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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

SEPT 20

PROTECTION

Interview

PAUL SUCH & BÉAT KUNZ Le CEO de Hacknowledge et le CEO de Swiss Cyber Security Days nous présentent les menaces en matière de sécurité informatique et expliquent comment nous en protéger.


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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EDITORIAL

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CONTENU... 04 Protection des données 08 Interview: Paul Such et Béat Kunz 10

Phishing

14 Cybersécurité et assurance 16

Si la sécurité a un prix, l’insécurité a un coût

FOCUS PROTECTION.

La branche des services de sécurité privée est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis. L’un d’entre eux repose sur le fait qu’il n’existe pour l’heure aucune formation professionnelle initiale pour les métiers de la sécurité.

A

ujourd’hui, les examens professionnels proposés par l’Association des entreprises suisses de services de sécurité (AESS) sont les seules reconnaissances professionnelles dans ce domaine. Les diplômés des examens professionnels d’agent-e professionnel-le de sécurité des spécialisations «Surveillance», «Protection de personnes», «Manifestations» et «Service de centrale» disposent d’un brevet fédéral. Ils sont donc considérés comme des professionnels compétents et garantissent des prestations de grande qualité. Par l’introduction et le développement des examens professionnels, l’AESS a accompli un travail de pionnier au cours des vingt dernières années et elle a contribué substantiellement à la professionnalisation de la branche des services de sécurité privée. Cependant, il reste un long chemin à faire dans le domaine des formations: l’AESS encourage une formation échelonnée et conforme à la branche. D’ailleurs, l’association travaille à proposer, à l’avenir, un certificat fédéral de capacité Safety & Security. L’AESS est convaincue que la branche des services de sécurité privée ne réussira à s’établir comme branche sérieuse avec un niveau de salaire adéquat que si elle dispose d’une formation professionnelle initiale solide.

En plus de la problématique liée à la formation, l’érosion des prix est un phénomène qui affecte la branche des services de sécurité privée. Sur le marché, la qualité des concepts ne semble pas prioritaire pour la sélection d’entreprises privées proposant des prestations de sécurité, mais le prix l’est. Néanmoins, la sécurité a, à juste titre, un prix. Le dumping sur les prix a des répercussions négatives sur la qualité des prestations fournies, mais également sur le niveau des salaires et la formation des employés. Il nuit

Sur le marché, la qualité des concepts ne semble pas prioritaire pour la sélection d’entreprises privées proposant des prestations de sécurité, mais le prix l’est.

Automobile

finalement à l’ensemble de la branche et à la sécurité de notre pays. Pour résoudre ce problème, c’est principalement aux donneurs d’ordre d’agir: une remise en question fondamentale doit avoir lieu dans les grandes entreprises et auprès des pouvoirs publics. Le critère du prix ne doit pas occuper la première place des appels d’offres. Il est impératif d’accorder davantage de poids à la qualité. C’est pourquoi, l’AESS réagit en publiant le manuel «Acheter des services de sécurité privée de qualité». Il est important que les clients d’entreprises de services de sécurité privée évaluent les prestataires d’après le critère de «meilleure valeur» (best value) et sélectionnent une entreprise qui garantit des prestations de grande qualité, mais également un prix concurrentiel. Grâce à cette best value, le public profite d’une sécurité optimale.

CHEF DE PROJET: Hugo Pillet COUNTRY MANAGER: Pascal Buck TEXTE: Andrea Tarantini, Gerold Brütsch-Prévot IMAGE DE COUVERTURE: iStockphoto LAYOUT: Anja Cavelti CANAL DE DISTRIBUTION: Tribune de Genève & 24heures, Septembre 2020 IMPRESSION: CIL Centre d’Impression Lausanne SA

SMART MEDIA AGENCY AG Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 pascal.buck@smartmediaagency.ch

Mais alors, que nous réserve l’avenir? La branche devrait évoluer vers une plus grande cohésion entre l’homme et la technique: les prestations assumées par les humains seront de plus en plus soutenues par des systèmes vidéo intelligents, des caméras vidéo, des drones et des robots. L’humain ne sera en aucun cas totalement remplacé par la technologie. On observera davantage une synergie judicieuse entre prestations humaines et outils techniques. Dans ce domaine également, la branche des services de sécurité privée rencontre de nouveaux défis et travaille infatigablement à des solutions professionnelles et sûres.

- LUC A. SERGY, DIRECTEUR AESS

Bonne lecture! Hugo Pillet Chef de projet senior

TEXTE LUC A. SERGY

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PROTECTION DES DONNÉES

La protection des données sur Internet Google, Amazon, Facebook & Co. font des affaires avec nos données personnelles valant des milliards, mais cela semble paraître normal. La situation est différente en ce qui concerne le traitement professionnel des données des clients car les lois sur la protection des données garantissent la sécurité. TEXTE GEROLD BRÜTSCH-PRÉVOT ET ANDREA TARANTINI

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out le monde en a parlé, et en parle encore aujourd’hui. Les journaux aussi y ont consacré une impressionnante quantité d’articles. Le Règlement général sur la protection des données, proposé par l’Union européenne, touche les internautes européens et suisses également. Bien évidemment, il concerne aussi de nombreuses PME en Suisse. L’objectif du règlement européen est d’offrir une meilleure protection aux internautes. Mais aussi de leur donner la possibilité de faire valoir leurs droits auprès des fournisseurs de services digitaux. Le consommateur transparent et volontaire Ce que nous laissons derrière nous en termes de données privées, de noms, de préférences et d’images sur Internet est volontaire. Personne ne nous oblige à rendre notre vie publique, à publier ce que nous mangeons, buvons ou faisons. Ce qui se trouve sur le net y reste pour l’éternité, partagé et retransmis mille fois, réparti dans différentes bases de données. D’ailleurs, le consommateur transparent est déjà un fait. Avec nos cartes clients, nous permettons à des grandes entreprises de nous proposer des offres sur mesure. Il s’agit là d’une démarche volontaire. Google, Amazon, Facebook ont un tel succès parce que les utilisateurs fournissent leurs données personnelles.

Dans ce cadre, les lois sur la protection des données garantissent une protection. Mais personne n’en jouit car qui se protège réellement lorsqu’il fait des recherches Google, par exemple? Des études ont démontré que seule une personne sur dix se soucie de ses traces numériques. Online-shop et protection des données des clients La situation est différente lorsqu’un consommateur commande un produit ou un service dans une boutique en ligne. Après tout, vous devez fournir votre adresse, votre numéro de téléphone, parfois même des données personnelles telles que votre taille, votre poids et votre compte bancaire. Si vous vous rendez sur un site web, même sans passer de commande, votre adresse IP, la date, l’heure, le système d’exploitation et le navigateur sont reconnaissables et sont utilisés à des fins statistiques. Néanmoins, en raison de la loi sur la protection des données, un magasin en ligne ne peut pas utiliser ces données à sa guise. La vie privée des clients et leurs données sont protégées et ne peuvent pas être utilisées de manière abusive. La Constitution fédérale suisse le garantit. Les commerçants en ligne sont donc tenus de traiter les données de manière strictement confidentielle. Elles ne

peuvent pas être transmises à des tiers et ne peuvent certainement pas être vendues. En outre, les clients doivent être protégés contre tout accès non autorisé, contre les abus, les contrefaçons ou les pertes. Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Les entreprises ne peuvent utiliser les informations personnelles des clients qu’après avoir demandé leur accord. Des précautions techniques de sécurité doivent être prises pour le traitement des transactions. Il s’agit notamment de la protection par mot de passe ainsi que de la protection des données du client qui passe de la page du navigateur à celle de la boutique en ligne. Cela est important lors de la transmission de données sensibles telles que les numéros de cartes de crédit et les codes secrets. La norme actuelle est le cryptage dit SSL (Secure Socket Layer). Le droit européen en Suisse Le règlement général sur la protection des données (RGPD) vise à offrir aux consommateurs une protection supplémentaire et uniforme dans toute l’Europe. Bien que la Suisse ne soit pas membre de l’UE, ce règlement s’y applique aussi et non seulement aux organisations et entreprises européennes, mais aussi à celles qui concentrent leurs activités commerciales sur des personnes résidant dans l’UE. De plus, cette

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uniformisation apporte aussi une certaine sécurité aux consommateurs suisses qui commandent des marchandises dans d’autres pays européens. En ce qui concerne la protection des données, l’exemple des «cookies» montre, entre autres, comment la Suisse ne peut pas échapper à la nouvelle réglementation européenne. Les cookies facilitent la navigation. Si le site web connaît déjà les données de connexion, les mots de passe et les noms d’utilisateur peuvent être enregistrés. Cependant, ils transmettent également les données de navigation aux opérateurs des sites web. Les cookies de suivi sont désagréables pour l’internaute car ils lui fournissent en permanence des bannières publicitaires personnalisées. Le règlement de l’UE sur la protection des données vise à remédier à cette situation. Les utilisateurs doivent avoir la possibilité d’accepter ou de refuser explicitement l’utilisation de cookies. De nombreux opérateurs de boutiques en ligne ont déjà procédé à cet ajustement. Cette protection cohérente des données pourrait toutefois aussi être une option pour les consommateurs. Si les cookies sont rejetés, un contenu gratuit n’est même plus possible car il est financé par de la publicité. Les clients publicitaires ne s’intéressent ainsi qu’à la publicité destinée à un groupe cible.


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ISACA BRANDREPORT

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La «confiance» et la «sécurité» ne devraient jamais être considérées uniquement comme des options ISACA, l’Association internationale pour la gouvernance des systèmes d’information, soutient les entreprises dans la lutte contre les cyberattaques. INTERVIEW SMA

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nternet est un outil essentiel pour la plupart des entreprises. Malheureusement, il n’offre pas que des opportunités, mais crée également des vulnérabilités potentielles facilitant les cyberattaques, en particulier envers les petites et moyennes entreprises (PME). ISACA aide les entreprises à lutter contre cette tendance. Jeff Primus, expert en sécurité et membre du comité directeur du chapitre ISACA Suisse et Lead ISACA Suisse romande, nous en dit davantage à ce sujet. Aujourd’hui personne ne conteste l’importance de la cybersécurité. Selon vous, Jeff Primus, que signifie exactement la notion de «cybersécurité» pour les PME? Tout d’abord, nous devons examiner le contexte dans lequel évoluent actuellement les entreprises. Amplifiées par l’accélération des changements mondiaux, les cybermenaces se diffusent rapidement et ont un impact considérable dans le monde entier, avec un effet majeur sur la Suisse, plateforme clé d’échange d’information. Dans un tel contexte, les PME se doivent d’être prêtes à faire face à des perturbations majeures de leurs systèmes d’information résultant de cyberattaques. L’incapacité à activer les solutions préparées pour ce type de scénarios, susceptible d’affecter la livraison des produits et services, peut avoir des conséquences majeures sur la survie des entreprises. La discipline de «gouvernance de la cybersécurité» ne cesse donc de gagner en importance. En quoi consiste la gouvernance de la cybersécurité? Elle met l’accent sur la définition d’objectifs, de mesures, de rôles et de responsabilités afin d’aider à protéger les systèmes d’information, de manière à maximiser leur valeur ajoutée tout en réduisant les risques. Par exemple, dans le contexte de la pandémie de coronavirus, le télétravail est devenu la pratique la plus largement adoptée pour assurer la continuité des opérations. Les entreprises ouvrent par conséquent plus de «portes» afin de permettre le flux d’informations entre le centre de données de l’entreprise et les employés en télétravail. Ces «portes» contribuent à une hausse de la fréquence des cyberattaques qui exploitent les vulnérabilités ainsi crées. Ces attaques, remettent en question les bases de la sécurité et de la vie privée en termes de confidentialité, de protection des données, d’intégrité et de continuité des opérations. La gouvernance de la cybersécurité apporte aux entreprises un ensemble d’outils permettant de gérer l’ensemble de ces aspects. La gouvernance de la cybersécurité devient donc l’une des bases de la continuité des opérations. Quel rôle joue la protection des données? Selon les statistiques officielles 2019 publiées par le gouvernement suisse, 99% du pouvoir économique est basé sur les PME, ce qui fait que la majorité des entreprises sont vulnérables face aux cyberattaques. Dans le contexte de la pandémie, la convergence de la sécurité de l’information, de la protection des données et de la continuité des opérations devient un aspect incontournable pour réduire l’impact financier, opérationnel, juridique et réputationnel des cybermenaces. L’une des conditions essentielles pour la réussite d’une gouvernance convergente consiste à appliquer des cadres et des certifications bien établis comme COBIT, ISO 27001,

etc. Le problème: l’implémentation de ces cadres peut s’avérer très exigeante en matière de main-d’œuvre et de coûts. Elle est à la portée des grandes entreprises, mais pas de la plupart des structures plus modestes. La solution? Elle repose sur une «approche d’implémentation légère». En divisant des grands cadres en parties plus petites et plus faciles à mettre en œuvre, les PME peuvent choisir un sous-ensemble de mesures qui répond le mieux à leurs besoins. Dans l’idéal, les entreprises devraient adopter la «sécurité» et la «protection des données» dès la conception pour les inscrire dans l’ADN du système d’information. Cela signifie que ces deux facteurs essentiels devraient être pris en compte dès le début du développement des applications et de l’acquisition des infrastructures. Pourtant, une des plus graves erreurs commises par de nombreuses organisations consiste à mettre en place des concepts sans incorporer ces facteurs, qui ne sont ajoutés que plus tard, comme s’il s’agissait d’options. L’application COVID du gouvernement a relancé le débat sur la question du partage des données des utilisateurs avec les organisations. Comment peut-on gagner la confiance des utilisateurs? Suite à des événements comme le vol des données de Swisscom en 2018, les citoyens hésitent à faire

confiance aux organisations, ce qui explique la nécessité pour les entreprises de cultiver la «confiance dès la conception». Comment peuvent-elles y parvenir? En intégrant les mesures de sécurité et de protection de données tout au long du cycle de vie des applications. En appliquant ces pratiques, les applications comme SwissCovid seront plus largement adoptées. Le nouveau cursus d’ISACA permet de se former à ce type d’implémentation: «Ingénieur certifié en solutions de protection des données». Comment fonctionne ISACA et en quoi ses services sont-ils utiles aux entreprises? Actif en Suisse depuis plus de 30 ans, ISACA est un réseau d’experts qui souhaitent se perfectionner dans des domaines comme la gouvernance & l’audit des systèmes d’information, la cybersécurité et la gestion des risques. D’un côté, ISACA promeut le partage de connaissances et, de l’autre, elle fournit des formations et des certifications approfondies. Ces dernières sont des outils précieux pour les professionnels qui souhaitent renforcer leur expertise technique et organisationnelle. Comment votre entreprise, ACTAGIS, aide-t-elle ses clients à mettre en pratique les principes d’ISACA? ACTAGIS, partenaire officiel et exclusif du chapitre suisse d’ISACA en Suisse romande, propose des

Certifications (Certified Information Systems Auditor) CISA est la référence en matière d’audit, de contrôle, de surveillance et d’évaluation des systèmes d’information d’une organisation. Il s’agit de la certification la plus ancienne et réputée. Elle est particulièrement prisée par les auditeurs informatiques et souvent exigée à certains niveaux hiérarchiques. (Certified in the Governance of Enterprise IT) CGEIT, destinée aux fonctions de gouvernance de systèmes d’information, est la seule certification capable d’apporter les compétences nécessaires pour évaluer, concevoir, mettre en œuvre et gérer des systèmes de gouvernance alignés sur les objectifs de l’entreprise. (Certified in Risk and Information Systems Control) CRISC est destinée aux experts de la gestion du risque et apporte une expertise en matière d’identification et de gestion des risques informatiques pour les entreprises et d’implémentation et de maintenance de mesures de contrôle des systèmes d’information visant à atténuer ces risques. (Certified Information Security Manager) CISM apporte une expertise en gouvernance de la sécurité de l’information, du développement et de la gestion de programme, de la gestion des incidents et de la gestion des risques. Elle est destinée aux cadres qui travaillent dans le domaine de la sécurité de l’information. (Cybersecurity Nexus CSX) CSX-P est conçue pour les professionnels de la sécurité qui souhaitent approfondir leur expertise dans des environnements de cyberlaboratoire. Elle reste la première et la seule certification qui évalue un panel de compétences de cybersécurité reconnues au niveau mondial et couvrant cinq fonctions de sécurité: Identification, Protection, Détection, Intervention et Rétablissement. (Certified Data Privacy Solutions Engineer) CDPSE permet aux professionnels de la branche l’implémentation de la protection des données dès la conception des systèmes, réseaux et applications informatiques tout en intégrant les mesures adaptées aux environnements nouveaux et existants. (Control Objectives for Information and Related Technologies) COBIT est un outil utilisé dans le monde entier pour la gestion et l’audit des systèmes d’information. Il convient aux personnes impliquées dans les missions d’architecture et de gouvernance.

services de conseil et de formation. Actifs sur le marché depuis plus de 25 ans, dans la gouvernance des systèmes d’information et des domaines de cybersécurité, les consultants d’ACTAGIS offrent leur expertise aux entreprises et aux organisations afin de créer plus de valeur en réduisant les risques et les dépenses. Plus d’informations sur www.isaca.com et www.actagis.com

À propos de Jeff Primus Fondateur & CEO I Consultant Senior Formateur officiel et accrédité ISACA, BCI, PECB CGEIT, CRISC, CISA, CISSP, SABSA-SCF, MBCI ISO 27001 LA+LI, 22301 LA+LI, 27005 RM, 20000 LI, 9001 LI+LA, COBIT 5 CDPSE et Délégué certifié à la protection des données - RGPD

Il possède plus de 25 ans d’expérience dans le domaine de la gouvernance des systèmes d’information, de la sécurité et de la continuité des activités, et dirige des équipes de consultants qui participent à des missions critiques pour les entreprises. En tant qu’expert, Jeff Primus implémente des systèmes de gestion de la sécurité, de protection des données et de continuité des activités conformes aux normes ISO 27001, RGPD, ISO 22301 pour des organismes du secteur public, des entreprises multinationales et des PME en Suisse et en Europe. Il enseigne en tant que maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne, à l’Université de Genève et à HES-SO-Valais. Il a également écrit de nombreux articles consacrés à la sécurité

À propos d’ISACA ISACA est l’association internationale qui réunit les spécialistes des domaines de la gouvernance et de l’audit des systèmes d’information, de la cybersécurité et de la gestion des risques. Fondée en 1969, cette organisation compte désormais plus de 140 000 membres. Le chapitre suisse a été fondé en 1988 avec le statut d’association et compte aujourd’hui plus de 1 500 membres. Pour plus d’informations, visitez www.isaca.ch


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BRANDREPORT HERBAMED

Est-on bien protégé contre le coronavirus? Par rapport aux autres pays, la Suisse a assez bien résisté à la première vague du virus. Cette constatation s’applique à la fois au domaine de la santé et de l’économie. Certes, tous font des choses utiles. Par exemple, les mains sont lavées beaucoup plus souvent. Dans la mesure du possible, les règles de distance sont respectées. Il existe aussi des mesures sophistiquées pour que les cas d’infection puissent être contrôlés et, dans les transports publics, le port du masque est obligatoire. Cependant, il ne faut pas surestimer l’effet de ce dernier. En effet, le masque ne protège qu’une partie minuscule, quoique importante, de la surface du corps. D’ailleurs, les virus peuvent s’établir sur plus de 95% de la surface corporelle et les virus sur les cheveux ou les vêtements peuvent aussi être transmis par le biais des mains. Pourtant, pour l’Office fédéral de la santé publique et pour le Conseil fédéral, les options de protection sont épuisées. L’arrivée d’un vaccin semble encore lointaine, son succès n’est en aucun cas garanti et il faut tenir compte de ses éventuels effets secondaires.

Luc-Henri Geny, Pharmacien à Lausanne

À

présent, reste à savoir s’il faut compter avec une deuxième vague et si celle-ci n’est pas déjà en cours. Beaucoup de Suisses ne veulent plus entendre parler de coronavirus car ils en ont assez. Cependant, il faut bien tenir compte de cette vérité inconfortable: le cauchemar n’est pas encore fini. Cela rend tout le monde conscient du fait qu’il faut continuer à rester vigilants en termes de comportements et, par conséquence, de protection.

N’est-il pas possible de faire plus pour se protéger? Oui, c’est possible, en optant pour des mesures à l’interne. L’aveuglement des autorités sanitaires et des milieux politiques face aux vastes possibilités d’utilisation des plantes antivirales est incompréhensible. En effet, dans la littérature médicale, il existe beaucoup d’informations bien fondées sur le mode d’action des plantes antivirales qui sont connues dans le monde entier.

complexes et sophistiqués que les virus ne peuvent pas outrepasser. Pourquoi ne pas en profiter? Il ne faut pas négliger le potentiel de la phytothérapie et de l’homéopathie dans le cadre de la protection contre le coronavirus. À Bühler, se situe Herbamed SA, un fameux fabricant de médicaments homéopathiques et d’origine végétale qui a fabriqué un nouveau produit pour protéger ses propres employés et leurs familles. Il s’agit d’une combinaison de sept plantes médicinales antivirales. Sur la base de cette recette et en y ajoutant du zinc, l’entreprise a également produit un complément alimentaire en vente libre. Son effet s’assimile à celui d’une vaccination orale contre le coronavirus. Ce produit renforce les défenses de l’organisme contre les virus grippaux et ne perd pas son efficacité même avec un virus muté. Il est disponible sous forme de spray buccal propolis-sureau dans les pharmacies et drogueries et peut être utilisé par toute la famille.

Les plantes doivent également se protéger contre les attaques virales, mais elles ne peuvent ni s’enfermer dans des pièces sûres, ni s’enfuir. Elles ne disposent que de leur propre chimie végétale pour éviter la disparition de leur espèce. Par évolution, de nombreuses plantes ont développé des mécanismes de défense extrêmement

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AZUR PRÉVOYANCE FUNÉRAIRE SA BRANDREPORT

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La prévoyance funéraire, une démarche essentielle et rassurante

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Avoir un contrat de prévoyance, c’est vivre avec la certitude de partir dans le respect de ses volontés.

Florence Bédoïan

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uisque la mort est une réalité inéluctable, il est important de penser à son propre départ. Veuton être incinéré ou déposé en terre? Souhaitet-on un service laïque ou religieux? Préférons-nous nous en aller simplement dans le silence? Puisque les volontés sont différentes d’une personne à l’autre, la prévoyance funéraire est une démarche rassurante qui garantit le respect des choix de chacun. Au moment du décès d’un être cher, cette démarche dispense aussi les proches de tout choix difficile et soulage la famille du poids financier des funérailles. Dans ce domaine, Azur Prévoyance Funéraire SA, le spécialiste de la prévoyance funéraire depuis 2001, propose une large gamme de prestations, toutes adaptées aux souhaits, à la culture, à la religion et au budget de ses clients. Ce dernier peut d’ailleurs être ajusté lors d’un entretien avec des conseillers experts qui proposent un soutien tout au long du projet de prévoyance. Florence Bédoïan, administratrice d’Azur Prévoyance Funéraire SA, souligne les avantages d’une telle décision. Florence Bédoïan, que comporte un contrat de prévoyance funéraire? Tout d’abord, un contrat de prévoyance est unique. Cela va du choix du cercueil à la rédaction anticipée de l’avis mortuaire, en passant par le choix du lieu de la cérémonie,

le type de sépulture et même les fleurs. Nous prenons le temps d’étudier ensemble les volontés de nos clients, de les rassurer sur d’éventuelles inquiétudes et d’établir un budget en fonction de leurs possibilités. Il faut prendre le temps de la réflexion car c’est une démarche personnelle qui est parfois difficile à entreprendre. Pourquoi cette pratique est-elle courante aujourd’hui? L’établissement d’un contrat de prévoyance funéraire rassure la personne concernée car elle sait qu’elle sera prise en charge rapidement et que tout se déroulera selon ses volontés. Aujourd’hui, les membres d’une famille vivent souvent aux quatre coins du monde. Pour les enfants, il est rassurant de savoir que leurs parents ont tout prévu et que, le temps de revenir de l’étranger, l’organisation a déjà commencé. De plus, il existe parfois des conflits dans les familles. Le contrat de prévoyance tranquillise et met tout le monde d’accord. Nous remarquons aussi qu’il y a de plus en plus de gens qui vivent seuls. Dans ce cadre aussi, c’est rassurant de savoir que tout est organisé et que nos volontés seront respectées. Enfin, l’aspect financier est aussi important puisque toutes les personnes qui viennent nous voir savent que, le moment venu, elles ne laissent pas une charge financière à leur famille. Quelles sont les formules que vous proposez? Nous avons la possibilité de proposer deux formules de base. Par exemple, la première formule «simplicité» coûte 2’920 francs. Cependant, nous constatons que nos contractants se dirigent vers une formule personnalisée. Dans notre domaine, il est difficile de rester sur une formule préétablie puisque les volontés sont différentes d’une personne à l’autre et la notion de simplicité est propre à chacun. Personne ne souhaite la même chose et c’est cela qui fait l’essence de notre métier.

Plus exactement, à quoi correspond la facture qui incombe sur le contractant? Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, Azur Prévoyance Funéraire n’est pas une assurance et un contrat de prévoyance n’est pas une cotisation mensuelle, basée sur un capital décès et calculée selon l’âge du souscripteur. Dans le cas d’un contrat de prévoyance, la facture correspond au prix réel et total des obsèques si elles avaient été organisées à la date de la souscription du contrat. Une fois le contrat intégralement payé, que le décès ait lieu dans une année ou 20 ans plus tard, les tarifs des fournitures et des prestations des pompes funèbres sont garantis. Le seul réajustement qui pourrait être fait le moment venu concerne les frais de tiers (augmentation des frais du crématoire, de la parution de l’avis mortuaire et des fleurs par exemple) que nous ne maîtrisons pas. Certains contractants décident aussi de modifier leur contrat, ce qui est possible en tout temps. De plus, si une personne déménage à l’étranger et nous fait parvenir un courrier avec une demande de remboursement de son contrat, nous y répondons de suite. Enfin, en cas de force majeure, comme lors de la pandémie de Covid-19, certaines familles ayant dû renoncer aux cérémonies, les prestations non-exécutées ont été remboursées à la succession. Notre rigueur est aussi notre force dans le domaine sensible du funéraire. C’est pourquoi nous ne dérogeons pas à notre règle: nous ne pouvons pas rembourser à n’importe qui. Qu’en est-il du système de placement mis en place? Azur Prévoyance Funéraire SA est une société anonyme, dont l’unique but est la gestion des contrats de prévoyance et des fonds qui lui sont confiés, pour garantir le moment venu la bonne exécution des volontés

des contractants. Il est donc important que les capitaux placés soient, in fine, garantis. Les fonds sont gérés par des institutions financières helvétiques. Azur Prévoyance Funéraire SA opte pour des placements sécurisés, uniquement en francs et en Suisse. Les rendements sont plus faibles mais ne présentent pas de risque. Ainsi, l’argent du contrat n’est pas versé à une entreprise de pompes funèbres qui pourrait l’utiliser comme une trésorerie pour son fonctionnement. Ce qui pourrait présenter des risques en cas de difficultés de celle-ci. Quelle est l’importance du soutien des conseillers en prévoyance? Il est important de faire appel à des professionnels du funéraire pour que tout ce qui est consigné dans le contrat soit réalisable lors du décès, mais aussi de se tourner vers une entreprise de prévoyance funéraire de longue date qui a pignon sur rue. Nous voyons fleurir des plateformes internet qui ne sont pas des professionnelles du funéraire, qui donnent des informations et des conseils sur ce qu’il faut faire le moment venu et qui se proposent de consigner vos volontés sans connaitre les us et coutumes locales, les pratiques et les taxes, puisque les formalités sont différentes d’un canton à l’autre. Seule une société indépendante et spécialisée dans ce domaine comme Azur Prévoyance Funéraire SA peut garantir le respect des volontés de ses clients et la sécurité optimale des fonds versés. Plus d’informations: www.azur-prevoyance.ch Tél. 022 342 66 22 TEXTE ANDREA TARANTINI

LA PRÉVOYANCE FUNÉRAIRE : un acte de cœur envers ses proches, une solution qui vous apporte paix et sérénité. Avec Azur Prévoyance Funéraire, • Vous êtes écouté(e) et conseillé(e) par des professionnels qui vous proposent un choix de solutions respectant vos volontés, vos vœux et votre budget. • Vous seul(e) avez la possibilité de modifier votre contrat, en tout temps, sur simple demande.

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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INTERVIEW PAUL SUCH ET BÉAT KUNZ

«La cybersécurité nous concerne tous, sans exception!» La cybersécurité est l’une des principales menaces pour les entreprises, les organisations et les individus. INTERVIEW ANDREA TARANTINI

A

ujourd’hui, la transformation digitale et les progrès technologiques vont de pair avec les risques de cyberattaques en constante augmentation qui mettent à mal les entreprises et les organisations suisses. Toute société dépend désormais d’un système d’information et d’outils qui lui permettent de communiquer, de stocker, manipuler et échanger tous types de données. Cette dépendance est à la base de vulnérabilités importantes qui concernent non seulement les entreprises et l’économie mais aussi l’État et la société tout entière. Fasciné par l’évolution du monde économique ainsi que celui de la recherche et de l’innovation, Béat Kunz, économiste d’entreprise, s’intéresse depuis 2017 au développement du monde digital, de la cybersécurité et de la cyberdéfense en Suisse. Ainsi, avec quelques associés, il crée le Forum national dédié à la cybersécurité, les Swiss Cyber Security Days qui réunit les principaux acteurs nationaux et internationaux du domaine. Dans l’interview qui suit, l’expertise de Béat Kunz ainsi que les connaissances approfondies de Paul Such, CEO de Hacknowledge SA, une des sociétés suisses les plus performantes dans le domaine de la cybersécurité, nous aident à comprendre les enjeux et les défis actuels en termes de cybersécurité. Pourquoi la cybersécurité devrait-elle être une priorité aujourd’hui? Paul Such: Du fleuriste au banquier en passant par le secrétaire et le gouvernement, toutes les sociétés, indépendamment de leur secteur d’activité, sont aujourd’hui dépendantes d’un système d’information fonctionnel. Au quotidien, toutes les entreprises et les organisations gèrent des factures, des commandes, une comptabilité et des dossiers clients par exemple. De nos jours, les progrès technologiques sont proportionnels aux risques en termes de cyberattaques. Aujourd’hui, nous ne pourrions pas travailler sans informatique, c’est pourquoi nous ne pouvons éviter de soulever le thème de la cybersécurité qui doit être une priorité. Aujourd’hui, connaît-t-on le taux actuel d’entreprises et d’organisations qui dédient assez d’attention et de ressources

à la sécurité de leur technologie et aux mises à jour de leurs systèmes? PS: Malheureusement, nous ne disposons pas (encore) de chiffres précis à ce sujet en Suisse. Globalement, les problématiques de cybersécurité sont désormais un sujet de préoccupation pour les directions et les conseils d’administration et les budgets alloués à la sécurité augmentent. Le problème, c’est que la sécurité est un sujet transverse à la société qui concerne toutes les entreprises et organisations qui disposent d’un système d’information. Indépendamment du secteur d’activité, on ne devient pas «plus sûr» en ajoutant une solution magique ou en embauchant plus de monde. Aujourd’hui, on sait que, en moyenne, les sociétés mettent toujours plus de deux mois à se rendre compte qu’elles ont eu un incident de sécurité. Cela nous fait donc comprendre que beaucoup d’efforts sont encore nécessaires. Augmenter son niveau de sécurité, cela implique une certaine cohérence, de la rigueur et de la méthode. Il s’agit d’un effort permanent!

Quels sont les principaux types de cyberattaques? PS: Le sujet est vaste et les types de cyberattaques sont nombreux et en constante évolution. Il existe par exemple des attaques par déni de service (DoS) ou par déni de service distribué (DDoS), ces attaques entraînent l’effondrement du système d’information d’une entreprise qui devient inopérant suite à un excès d’informations inutiles provenant d’un réseau d’ordinateurs contrôlés par le pirate. Un autre type d’attaque est l’interception de données, l’Homme du milieu (MiTM). De nombreuses cyberattaques ciblent les utilisateurs. C’est notamment le cas de l’ingénierie sociale, de l’hameçonnage (phishing) et du harponnage (spear phishing). Souvent, les entreprises doivent aussi faire face aux attaques via un code malveillant (virus ou cheval de Troie, par exemple), aux attaques web et leurs variantes (Injection SQL, XSS), aux attaques sur les mots de passe et celles venant de gouvernements et englobant souvent les attaques déjà mentionnées.

La confidentialité des données devient une priorité pour un plus grand nombre d’acteurs, indépendamment de leur secteur d’activité. Quelles sont les conséquences de cela? PS: Certaines contraintes régulatrices ou légales (nouvelle LPD, GDPR, directives FINMA) ont poussé de nombreuses sociétés à prendre enfin au sérieux les aspects liés à la confidentialité des données. Cependant, et par expérience, quand un projet est uniquement conduit pour répondre à une exigence légale ou de conformité, il s’avère souvent techniquement un échec.

Quelle est la différence entre menace, vulnérabilité et risque? PS: Ces trois notions sont très proches, mais elles méritent d’être clairement distinguées. Une menace est un danger comme un accident, une erreur, une malveillance passive qui porte sur la confidentialité, une malveillance active qui concerne le contenu de l’information ou le comportement des systèmes de traitement, qui existe dans l’environnement d’un système indépendamment de celui-ci. En revanche, une vulnérabilité est une faiblesse du système, comme un bug ou un problème de configuration, qui le rend sensible à une menace. En général, les vulnérabilités les plus courantes sont celles liées à l’humain (social engineering), autrement, les bugs et les problèmes de configuration et relatifs à un correctif manquant sont également très répandus. Enfin, un risque est la probabilité qu’une menace particulière puisse exploiter une vulnérabilité donnée du système.

En 2020, quels sont les principaux challenges en termes de cybersécurité? PS: Cette année est un peu particulière. À cause du Covid-19, de nombreuses sociétés ont dû s’organiser pour permettre le travail à distance. Elles ont notamment dû fournir des ordinateurs portables aux employés, permettre des connexions distantes et gérer les problématiques de dimensionnement par exemple. Cela a évidemment fait surgir de nombreuses contraintes en termes de sécurité, particulièrement pour les entreprises au sein desquelles ces problématiques n’avaient pas été anticipées.

Et quelles sont les principales mesures que doivent prendre les entreprises? PS: Il est essentiel que toutes les entreprises mettent en place le minimum technique comme des contrôles

d’accès, des mots de passe forts, une authentification à deux facteurs, une gestion adaptée des vulnérabilités. Ensuite, il faut gérer la sécurité comme quelque chose de transverse à l’entreprise. D’autres mesures importantes concernent l’évitement de silos et la responsabilisation des utilisateurs. Quelles sont les questions qu’une entreprise ou une organisation devrait se poser pour tester sa cybersécurité? PS: Tout d’abord, une entreprise ou une organisation doit se demander contre quels risques et quels acteurs elle souhaite se protéger. S’agit-il par exemple d’une protection contre la concurrence déloyale, un acteur étatique ou un hacker amateur? Ensuite, elle doit pouvoir identifier les risques qu’elle est prête à prendre. C’est probablement une bonne idée de réaliser un test d’intrusion tout en gardant à l’esprit qu’un test de x jours représentera ce qu’un pirate pourrait envisager après x jours de recherche. Cependant, il faut faire attention au fait que, pour que le test soit utile, il faut impérativement que le périmètre et le nombre de jours pris en compte soient représentatifs. Comment s’informer au sujet des dernières nouvelles en la matière? Béat Kunz: Des événements dédiés au thème de la cybersécurité contribuent largement à informer le public et les experts sur les principales cybermenaces qui nous guettent. Ensuite, il y a des associations professionnelles qui se focalisent sur la sécurité informatique. Enfin, les associations patronales et les médias participent activement à mettre en exergue les dangers auxquels nous devons faire face. La formation, représente-t-elle une solution importante dans ce cadre? BK: Bien entendu, c’est même essentiel! Les EPF, les Universités et les HES ont fait un travail considérable en mettant sur pied des filières de formation dédiées à la cybersécurité. La Confédération, le Département fédéral de la défense et notamment les Polices cantonales participent très activement à l’effort de formation consacré à ce thème. Melani joue un rôle d’information fondamental comme centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information. Et quelle est l’importance d’évènements et conférences traitant du thème de la cybersécurité? BK: Ils sont essentiels car ils permettent l’échange d’informations et représentent donc une formidable plateforme de réseautage et de formation. Ces évènements et conférences sont d’ailleurs une vitrine des principaux prestataires en sécurité informatique. Que retenir de la crise sanitaire de Covid-19 en termes de cybersécurité? BK: Je pense que l’usage d’Internet, notamment pour le télétravail, fait que le public a pris davantage conscience du rôle joué par les technologies dans l’opérationnel des entreprises et dans les échanges interpersonnels. Dans ce cadre, les failles de sécurité sont perçues comme des défauts graves et inacceptables, moralement répréhensibles. Aujourd’hui, l’usager exige davantage d’éthique des développeurs pour protéger ses données.

Paul Such, CEO de Hacknowledge SA et Béat Kunz, CEO de Swiss Cyber Security Days (scsd.ch)

Comment voyez-vous le futur en termes de cybersécurité? BK: Les dépenses relatives à la protection des données liées aux infrastructures ou aux individus vont croître très sensiblement ces prochaines années. De même, les États investissent des moyens considérables pour la cyberdéfense et pour contrecarrer les attaques terroristes. Selon le WEF (forum économique mondial), les cyberattaques feront partie des dix risques les plus importants de notre planète dans les dix années à venir. Ce thème nous concerne donc tous, sans exception!


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PHISHING

Qu’est-ce le phishing et comment identifier les pièges? Aujourd’hui, de nombreuses personnes tombent dans les pièges des attaques de phishing, une technique de social engineering utilisée par des malfaiteurs pour voler et s’approprier de données personnelles et de comptes privés. TEXTE ANDREA TARANTINI

A

ujourd’hui, nous échangeons des informations par courriel, nous payons nos factures et effectuons nos achats en ligne. Utiliser tous ces services signifie divulguer des données personnelles qui peuvent, un jour, nous être soustraites. Résultant de la contraction des mots anglais «password» (mot de passe), «harvesting» (moisson) et «fishing» (pêche), le terme «phishing» désigne une technique d’escroquerie, l’hameçonnage, utilisée par des acteurs malveillants pour se procurer les données des internautes. Souvent, il s’agit d’informations relatives à des comptes de messagerie personnelle ou de réseaux sociaux et à des services bancaires ou postaux. Mais comment identifier une attaque de phishing? Reconnaître une attaque Les attaques de phishing sont nombreuses tout comme leurs modalités. Identifier les risques n’est donc pas une tâche facile. Cependant, toutes les attaques ont des caractéristiques communes. Que le piège se trouve dans un lien Internet, dans un e-mail, dans un commentaire sur un réseau social ou dans un SMS, l’escroc essayera toujours, sous différents prétextes, de soutirer les données personnelles de sa victime. Il peut s’agir, par exemple, d’une mise à jour de compte, du renouvellement nécessaire des données de la victime pour des raisons de sécurité mais aussi de données requises pour un remboursement ou un envoi postal. Les courriels, des moyens privilégiés Lorsque la fausse demande est envoyée par mail, l’expéditeur est généralement une autorité comme une banque, la Poste ou des sites dédiés à la vente. Ceci bien que, en réalité, les prestataires fiables ne nous demanderont jamais de divulguer nos informations personnelles. Un courriel de phishing contient généralement un lien vers un site frauduleux qui demandera à la victime de remplir un formulaire ou de communiquer son nom, adresse électronique, nom d’utilisateur, mot de passe ou données bancaires par exemple. Lorsqu’un e-mail étrange nous parvient, il faut contrôler tout d’abord s’il nous est directement adressé, ce qui n’est pas souvent le cas. L’adresse de l’expéditeur doit également être contrôlée. Il convient encore de faire attention aux fautes d’orthographe qui peuvent indiquer qu’il s’agit d’une attaque de phishing. Ensuite, il est nécessaire de se demander si la requête nous concerne réellement: doit-on vraiment recevoir un envoi du type mentionné dans le message ou nous faut-il vraiment sécuriser notre compte bancaire? Les caractéristiques des liens frauduleux Souvent, un lien falsifié contient des fautes de frappe. Un problème courant dans l’utilisation de liens dans le cadre d’attaques de phishing concerne l’adressage du lien et sa réelle destination qui, généralement, ne correspondent pas. Il est en effet aisé, de nos jours, de

Exemple fictif d’une attaque de phishing par mail. Comme il est souvent le cas, ici l’adressage et la destination du lien diffèrent, même si seulement de quelques lettres près. créer des faux liens portant un nom et dirigeant vers une autre page que celle indiquée. Il faut donc se rappeler qu’un lien vers une page sécurisée sera toujours caractérisé par l’indication «https» qui, contrairement à son cousin «http», est un protocole de transfert hypertexte sécurisé qui protège d’une attaque du type «man in the middle». Sur un ordinateur, afin de vérifier si le lien mène bien à la page indiquée, il suffit de passer la souris sur le lien. Sur un téléphone, la vérification peut se faire en cliquant sur le lien et en attendant qu’une

fenêtre pop-up s’affiche qui indiquera la destination réelle du lien. Il existe également des dispositifs Internet d’identification de liens qui réalisent ce travail de vérification très rapidement. Commentaires sur les réseaux sociaux Sur les réseaux sociaux, les commentaires et les messages étranges cachent aussi souvent des attaques de phishing. Dans ces cas, il faut porter une attention particulière au profil de l’utilisateur qui, s’il s’avère

vide ou suspect, peut indiquer un faux profil utilisé pour du phishing. Lorsque le message contient une adresse url écourtée, du type bit.ly, il est important de vérifier l’adresse complète au travers de sites comme Unshorten.me par exemple. Des SMS publicitaires Lorsque l’on reçoit un SMS de la part d’un destinataire inconnu, il s’avère essentiel de ne pas répondre à son message. Ceci est vrai surtout si le message contient une adresse écourtée ou une demande de répondre par STOP ce qui permet aux cybercriminels de demander des données, de nous en voler et de comprendre que le numéro de téléphone est déjà attribué. Comment se protéger? Dans tous les cas, il est important d’être vigilant face aux attaques de phishing. Il faut analyser le contenu et identifier l’émetteur, les liens éventuels et la page web concernée. La vérification de la validité du certificat de sécurité et l’analyse des pièces jointes sont essentielles pour bien se protéger. Ainsi, il ne faut jamais suivre un lien ou ouvrir une pièce jointe et supprimer le mail ou le message en question. Lorsque nous avons été victime d’une attaque, il est important de modifier nos mots de passes, surtout les plus sensibles et ceux qui ont été affectés. Il faut éviter d’utiliser des mots de passe évidents. Ensuite, si l’attaque vise nos données bancaires, il est nécessaire d’informer l’autorité compétente afin qu’elle puisse bloquer les cartes et les comptes si besoin. Afin d’aider autrui à ne pas subir une attaque de phishing, il est utile de signaler la page concernée et la marque abusée. Tout compte suspect et toute adresse internet ou e-mail doivent également être signalés et bloqués.


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IBC INSURANCE BROKING AND CONSULTING SA BRANDREPORT

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Comment révolutionner le choix de son institution de prévoyance? IBC Insurance Broking and Consulting SA met en place une démarche unique qui facilite le choix de son institution de prévoyance.

mise en place de solutions de réassurance innovantes et de Gestion de la Santé en Entreprise et de l’absentéisme. Son savoir-faire et son expertise ont permis à IBC de mettre en place une démarche unique garantissant un accès privilégié à un processus rigoureux de

sélection, fondé sur un ensemble de facteurs critiques. Les services spécialisés proposés par IBC répondent en effet aux devoirs et aux obligations de ses entreprises clientes, leur permettent de réduire le temps que leurs collaborateurs consacrent au projet de prévoyance

Exemple de cas concret – Fusion et consolidation Marcos Conde Managing Partner IBC Insurance Broking and Consulting SA

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ujourd’hui, dans toute entreprise, la bonne gouvernance recommande une évaluation périodique des contrats avec les divers prestataires de service. Ceci est également vrai dans le cadre de la prévoyance professionnelle. En effet, des facteurs externes comme la politique, l’économie, la législation et la tarification ont un rôle important dans ce domaine. D’ailleurs, par exemple, la structure d’âge définie peut varier d’année en année et la structure financière d’une fondation peut être affectée par des situations particulières, comme la crise sanitaire de Covid-19, et se retrouver en situation de sous-couverture. C’est pourquoi, comme le soutient Marcos Conde, Managing Partner et responsable du département «Employee Benefits» chez IBC, «bien que, dans la commission de prévoyance, il existe une représentation paritaire entre employeurs et employés, tout patron d’entreprise porte une responsabilité envers ses employés et doit régulièrement réviser, voire remettre en question, la solution de la caisse de pension». Toutefois, de nombreux clients considèrent l’exercice de la LPP complexe et risqué. En effet, la multitude d’institutions de prévoyance disponibles dans le marché Suisse ainsi que les variations de modèles d’assurance et les multiples critères à analyser rendent le choix d’une fondation particulièrement compliqué. Dans ce cadre, il est donc important de faire appel à des entreprises spécialisées comme IBC. En tant qu’acteur national au service des entreprises suisses, IBC est un fournisseur de valeur ajoutée en matière d’analyse et de maîtrise des risques, de mise en œuvre de solutions globales d’assurance, de conseils et d’optimisation de la prévoyance professionnelle, de

Situation

Objectifs

Deux entreprises de taille moyenne en Suisse (entre 150 et 200 employés chacune) doivent mener un projet d’intégration de leur prévoyance suivant la fusion de deux groupes aux États-Unis. Un groupe est formé pour analyser la situation de chaque entreprise et faire ses recommandations.

Obtenir des conditions financières plus intéressantes au vu de la nouvelle taille de l’entreprise. Harmoniser les conditions tout en minimisant les coûts et les préjudices aux assurés. Profiter des compétences accrues du groupe pour implémenter une approche plus dynamique à la gestion de la prévoyance.

Processus

Solution

Identification des caractéristiques des fondations et des critères de sélection. Revue des conditions des plans et création d’un nouveau cercle d’assurés. Calculs des impacts sur les coûts (directs et US GAAP) et les risques avec réinvestissement des économies afin d’optimiser les prestations en capital à long terme.

Sélection d’une institution permettant de définir la stratégie de placement, sélectionner les gestionnaires de fortune et décider des paramètres ayant un impact sur les prestations des assurés. Implémentation d’un plan premier pour les salaires assurés au-delà d’un niveau défini conjointement avec la commission de prévoyance.

professionnelle et garantissent une solution sur mesure qui assure l’équilibre souhaité entre la sécurité et la valeur globale des prestations. Afin de comprendre les besoins de ses clients en termes de prévoyance professionnelle, IBC analyse d’abord leur profil de risque en identifiant le degré d’influence qu’ils souhaitent retenir sur différents paramètres qui seront ultérieurement définis par la Commission de prévoyance. Pour chaque paramètre, il existe un niveau de risque auquel l’entreprise et la population assurée sont exposés. Les choix sur le contrôle de ces paramètres auront donc un impact sur le niveau des risques retenus. La gestion des risques varie néanmoins dans chaque modèle de prévoyance selon la flexibilité de gestion qui a été transférée à l’œuvre de prévoyance. «Nous utilisons un outil d’analyse qui comprend trois critères essentiels de décision. Il y a d’abord la structure, l’organisation et la solidité financière d’une fondation, puis la promesse de prestation et les coûts», explique Marcos Conde. IBC propose alors une pondération de ces trois volets en adaptant l’analyse aux besoins réels de ses clients «Grâce à tous ces éléments, mais aussi à l’écoute et à notre pilote automatique, nous sommes ensuite aptes à identifier les fondations qui répondent le mieux au profil de nos clients et à fournir à ces derniers la solution la plus adéquate», soutient Marcos Conde. Défini comme une base de données nourrie, chaque année, avec les rapports annuels des fondations de prévoyance, le pilote automatique permet donc à IBC de réaliser une analyse qualitative totalement neutre. Ainsi, quel que soit le secteur d’activité de ses clients, IBC leur propose une analyse complète de leur plan de prévoyance et leur garantit des solutions innovantes et sur mesure. www.ibc-broker.com


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BRANDREPORT ICT-FORMATION PROFESSIONNELLE SUISSE

Les cyberspécialistes à l’épreuve du piratage En novembre 2020, les premiers candidats se présenteront à l’examen de Cyber Security Specialist avec brevet fédéral organisé par ICT-Formation professionnelle Suisse.

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xé sur la pratique et les compétences opérationnelles, ce titre professionnel est une nouveauté. Lors de l’examen, les cyberspécialistes réunis dans le Hacking Lab devront faire face à des cyberattaques simulées, l’occasion de mettre tout leur savoir-faire à l’épreuve.

Des spécialistes qui protègent les entreprises Les entreprises et organisations sont régulièrement la cible d’actes malveillants via des réseaux cybernétiques qui peuvent occasionner d’énormes dommages, tels que la perte de données ou les interruptions de service. La protection des systèmes critiques contre ces attaques exige des mesures concrètes développées et mises en œuvre par des professionnels chevronnés. C’est là qu’interviennent les Cyber Security Specialists. Leurs principales tâches

consistent en la protection préventive des systèmes d’information et de communication contre les cyberattaques et en la gestion réactive des incidents de sécurité. Un examen axé sur la pratique et les compétences opérationnelles L’organe responsable de l’examen fédéral est ICT-Formation professionnelle Suisse, l’association nationale pour la formation professionnelle initiale et supérieure en informatique et en médiamatique. Élaborées en étroite collaboration avec des organisations spécialisées, les épreuves présentent un haut niveau de qualité. Les titulaires d’un brevet fédéral de Cyber Security Specialist peuvent non seulement se prévaloir d’un savoir-faire technique, mais aussi de compétences managériales. L’examen se compose de trois parties:

1) Partie: cybersécurité La première partie de l’examen se déroule dans le Hacking Lab virtuel de la Haute école technique de Rapperswil (HSR), un laboratoire où aura lieu un exercice de simulation en matière de cybersécurité développé conjointement avec l’entreprise Compass Security spécialisée dans le piratage éthique et les tests d’intrusion. Exposés à des situations de menace simulées mais réalistes, les candidats doivent déceler les vulnérabilités d’un système réel et contrer les attaques informatiques. 2) Partie: projets et économie d’entreprise La deuxième partie de l’examen sert à évaluer les compétences en gestion de projets et les connaissances en économie d’entreprise inhérentes à la profession. En tenant compte des ressources disponibles, les candidats doivent planifier, conduire et surveiller des projets. Ils doivent également conseiller les instances concernées en matière de solutions de sécurité et calculer les dépenses y afférentes.

sécurité de l’information ou de la cybersécurité ainsi que des personnes ayant suivi avec succès l’instruction en cybernétique de l’Armée suisse. Divers instituts de formation proposent des cours préparatoires en cours d’emploi. Des compétences opérationnelles testées de manière indépendante D’excellentes perspectives de carrière s’offrent aux titulaires du brevet fédéral de Cyber Security Specialist, que ce soit dans l’économie privée ou au sein des institutions publiques. Les Cyber Security Specialists évoluent dans un environnement de travail hautement sensible. C’est pourquoi des brevets fédéraux attestant de compétences opérationnelles contrôlées de manière indépendante constituent un atout décisif. Le brevet fédéral a été développé par ICT-Formation professionnelle Suisse en collaboration avec l’Armée suisse (Base d’aide au commandement [BAC]), le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) ainsi que la Mobilière et UBS.

3) Partie: direction et communication La troisième partie de l’examen a pour but de tester, en collaboration avec l’Association Suisse pour la Formation des Cadres (ASFC), les compétences personnelles et sociales exigées des Cyber Security Specialists, en particulier dans les domaines de la conduite d’équipe et de la communication. Les compétences opérationnelles font l’objet d’un examen oral portant sur une étude de cas et un entretien professionnel.

Que faire après le brevet fédéral? Les Cyber Security Specialists BF peuvent se perfectionner en vue d’obtenir le diplôme fédéral d’ICT Security Expert. Les ICT Security Experts conseillent la direction et le comité de crise sur la stratégie de sécurité et tous les aspects de la sécurité autour des technologies de l’information et de la communication.

À qui s’adresse le brevet fédéral? Il concerne des professionnels pouvant justifier de plusieurs années de pratique dans les domaines de la

Informations complémentaires: formationsuperieure-ict.ch

BRANDREPORT DIVORCE.CH

L’intérêt de l’enfant dans le divorce ou la séparation de ses parents Aujourd’hui encore, trop de parents, submergés par l’émotion, négligent l’intérêt supérieur de leur enfant.

Me Douglas Hornung

E

n Suisse, chaque année, plus de 12 000 enfants sont touchés par la désunion de leurs parents, qu’ils soient mariés ou non. Heureusement, la plupart des parents agissent en tant qu’adultes. Ils comprennent que la situation s’avère pénible pour leur enfant et que tout doit être fait pour limiter au mieux les conséquences néfastes pour leur enfant. Plus de 95% des divorces ou séparations sont prononcés par consentement mutuel sans que le tribunal soit forcé de décider et d’imposer une solution. Plus de la moitié des utilisateurs du site www.divorce.ch ont des enfants et plus d’un tiers d’entre eux conviennent d’une garde alternée. Malheureusement, il reste encore trop de parents qui se déchirent et forcent des divorces/séparations «bagarre» entraînant des frais judiciaires très importants, des longueurs (deux ans de procédure en moyenne jusqu’au Tribunal fédéral), et l’exacerbation des sentiments et des émotions. Souvent, un des deux parents «gagne» sans se rendre compte qu’il n’y a pas de véritable gagnant, mais plutôt une victime centrale: l’enfant gravement traumatisé. L’intérêt des enfants est protégé par la Constitution et d’importantes conventions internationales. Ainsi, par exemple, en matière internationale, seul le tribunal du lieu de la résidence habituelle de l’enfant est compétent

pour décider définitivement de tout ce qui concerne l’enfant (autorité parentale, garde alternée ou non, droit de visite, contributions). Si l’un des deux parents est domicilié en Suisse et l’autre se trouve à l’étranger, avec l’enfant, le tribunal suisse reste compétent pour prononcer le divorce. Il décidera de l’éventuelle contribution post-divorce entre ex-époux, de la liquidation du régime matrimonial et du partage ou non des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés pendant le mariage. Mais, le Tribunal devra néanmoins renvoyer au Tribunal du lieu de la résidence habituelle de l’enfant toute décision relative à l’enfant.

L’étude de la jurisprudence démontre cependant que l’application concrète du principe aboutit en réalité à favoriser la mère au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans toutes les décisions du Tribunal fédéral, sur les cinq dernières années, il n’y a pratiquement aucune décision qui finit par accorder la garde de l’enfant au père (quelques rares exceptions lorsque l’enfant est un adolescent). Lorsqu’il y a des éléments concrets de maltraitance de l’enfant par la mère et que les rapports de services sociaux préconisent que la garde soit attribuée au père (5A_794/2017), la décision force une garde alternée et refuse d’attribuer la garde au père.

À juste titre, les tribunaux insistent sur l’importance prioritaire des intérêts supérieurs de l’enfant, principe fondamental et dominant tout le droit de la famille. Les intérêts des parents sont relégués au second plan.

Par ailleurs, le Tribunal fédéral considère qu’une mère (qui ne travaille pas déjà) n’a pas d’obligation de travailler tant que le plus jeune des enfants n’a pas atteint l’âge de la scolarité. Il postule ainsi que l’intérêt de l’enfant

est mieux sauvegardé et protégé avec une mère qui ne travaille pas et un père réduit au rôle de tiroir-caisse. Mieux encore, lorsque la mère ne travaille pas et que les revenus du père sont faibles, le Tribunal fédéral considère depuis des années qu’il ne faut pas tenir compte des impôts, dans les charges du père, pour décider du montant de la contribution pour l’enfant. Toujours au motif que les intérêts de l’enfant passent avant les intérêts de tiers, y compris ceux de l’administration fiscale. Ainsi, un père avait un salaire mensuel de CHF 4’500, et la mère avait une capacité de gains fixée à 900.- par mois. Résultat judiciaire: une contribution mensuelle de 2 070.- par mois (600.- pour l’enfant de quatre ans et 1’470.- pour la mère) soit 46% de son salaire, plus 8 900.- d’arriérés de pension (5A_454/2017). À l’évidence, l’application concrète des beaux principes arrive parfois – trop souvent encore - à des résultats choquants et totalement irréalistes. Car l’intérêt de l’enfant n’est certainement pas, à chaque fois et quel que soit le contexte, que la garde soit systématiquement attribuée à la mère lorsque les parents ne sont pas suffisamment adultes pour trouver une solution acceptable et équilibrée. L’intérêt de l’enfant n’est certainement pas non plus d’avoir un père perclus de dettes et de poursuites, notamment des impôts. Mais c’est ainsi en l’état actuel de la jurisprudence lorsque les parents ne peuvent pas trouver eux-mêmes une solution concrète, acceptable et équilibrée. Heureuse et toute récente exception juste avant impression: garde des enfants de 5 et 9 ans attribuée au père (5A_11/2020). N°1 du divorce en ligne 100% de succès depuis 2007


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

ALLIANZ SUISSE BRANDREPORT

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«L’assurance complète a beaucoup d’avantages décisifs, notamment pour les PME» Allianz Suisse s’en tient au modèle d’assurance complète pour la prévoyance professionnelle, mais pour quelles raisons? INTERVIEW SMA

supportent ensemble la perte et le risque de devoir verser des contributions d’assainissement en cas de sous-couverture. De nombreuses entreprises ne veulent pas s’exposer ni exposer les fonds de prévoyance de leurs collaborateurs et collaboratrices à ce risque. Je suis donc convaincue que l’assurance complète a beaucoup d’avantages décisifs, notamment pour les PME. Monika Behr Responsable du ressort Vie et membre du Directoire

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es entreprises ont un rôle important à jouer dans la prévoyance professionnelle de leurs employés. Alors que la loi impose uniquement des prestations minimales et un financement au moins paritaire entre employeur et employés, les entreprises peuvent décider d’aller au-delà des prestations minimales en cas de retraite, invalidité et décès. Quels sont les avantages d’une assurance complète dans la prévoyance professionnelle? Interview avec Monika Behr, responsable du ressort Vie chez Allianz Suisse et membre du Directoire. Monika Behr, Allianz Suisse s’en tient au modèle d’assurance complète pour la prévoyance professionnelle. Quels modèles de prévoyance existent et quelles sont les principales différences? En plus de l’assurance complète, il existe la solution (semi-)autonome. Dans l’assurance complète, les risques «décès», «invalidité» et «vieillesse» sont transférés à une société d’assurance, les fondations semi-autonomes supportent elles-mêmes le risque «vieillesse» et les caisses de pensions autonomes également les risques «décès» et «invalidité». Une différence essentielle est le fait que l’assurance complète accorde un taux d’intérêt garanti, tandis que dans les autres modèles, la rémunération de l’avoir de vieillesse varie davantage. Vous abordez la garantie de taux. Pourquoi êtes-vous convaincue que l’assurance complète restera une bonne solution à l’avenir? Les trois modèles ont tous des avantages et des inconvénients. Les besoins, les attentes et l’appétence au risque des clients sont déterminants pour choisir le bon modèle. Dans l’assurance complète, les garanties sont primordiales. Les clients transmettent tous les risques à la société d’assurance et n’ont pas à réfléchir aux risques de placement, aux réserves de fluctuations de valeur ni aux provisions. Dans le cas des caisses de pensions (semi-)autonomes, les avoirs de vieillesse des assurés sont placés par la fondation. En cas de hausse des cours en bourse, les assurés profitent de rendements élevés sur les placements. Mais ils peuvent aussi se retrouver en sous-couverture si jamais la situation n’est pas bonne. Dans ce cas, les employés et les employeurs

Mais l’assurance complète est, elle aussi, soumise aux turbulences de la bourse. Existe-il donc aussi le risque de «sous-couverture»? Une sous-couverture n’est pas possible dans l’assurance complète. Les assurances doivent – contrairement aux caisses de pensions (semi-)autonomes – respecter les dispositions de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) et offrir bien plus de garanties. C’est pourquoi les avoirs de vieillesse des assurés sont placés avec une part d’actions très faible et investis dans des solutions moins volatiles. La FINMA vérifie régulièrement le respect des dispositions et fait en sorte qu’il y ait suffisamment de capital pour respecter les exigences. Notre excellente solvabilité et notre très bonne note (AA) montrent qu’Allianz a une position très solide. Dans ce cas, peut-on dire que l’assurance complète est particulièrement adaptée aux clients ayant un besoin de sécurité élevé? Oui, en effet. L’assurance complète est particulièrement appréciée par les PME, l’épine dorsale de l’économie suisse. Ces entreprises n’accordent pas seulement de

l’importance à la sécurité, mais aussi à la stabilité et à la confiance et ne souhaitent pas exposer à des risques inutiles les avoirs de vieillesse de leur personnel. La crise du coronavirus a durement frappé les caisses de pensions suisses. Globalement, les taux de couverture ont fortement chuté et ne remontent que timidement. Quels effets avez-vous sentis dans l’assurance complète? Dans la tourmente, les clients apprécient d’autant plus le fait d’avoir un havre de sécurité. Il s’est une nouvelle fois avéré que l’assurance complète était le bon choix pour de nombreux clients. La demande de telles solutions a augmenté en raison de la crise du coronavirus. À juste titre: même pendant la crise, notre situation en matière de capital ne s’est pas sensiblement détériorée. Quels sont, à votre avis, les plus grands défis de la prévoyance professionnelle? Le taux de conversion légal de 6,8% est beaucoup trop élevé. Il ne prend en compte ni les taux négatifs ni l’augmentation de l’espérance de vie. L’avoir de vieillesse disponible à la retraite ne suffit donc plus pour financer la rente de vieillesse prescrite par la LPP. Pour chaque franc converti en rente, il faut ajouter 30 centimes. Une lacune considérable, qui est comblée par les assurés actifs, qui reçoivent moins sur leur capital épargné. Une redistribution qui contredit l’idée du processus de couverture du capital et sape notre LPP, conçue en 1985 et qui mérite une grande reconnaissance internationale. Une réduction du taux de conversion obligatoire est

indispensable. Bien sûr, l’élévation de l’âge de la retraite aussi simplifierait la situation. Vous dites que les taux de conversion doivent être abaissés, ce qui a des conséquences importantes sur le niveau des rentes de vieillesse. Comment les retraités pourront-ils encore financer leur niveau de vie à l’avenir? Nous recommandons à nos clients de donner à leur personnel plus de possibilités d’épargne et de rachat, par des adaptations des plans de prévoyance, afin qu’un capital vieillesse accru soit disponible à la retraite et que le niveau de vie habituel puisse être maintenu. Par ailleurs, il est de plus en plus important pour les assurés d’épargner dans le 3e pilier à titre privé et de combler ainsi les éventuelles lacunes de prévoyance. Nous devons donc tous prendre la responsabilité de notre prévoyance pour pouvoir profiter en toute sérénité d’une retraite bien méritée. La prévoyance privée est donc de plus en plus importante. Mais comment trouver la solution adaptée parmi les nombreuses offres du marché? Effectivement, pour pouvoir profiter de la retraite sans souci, une prévoyance privée est indispensable. Il est important de choisir la prévoyance qui correspond à son propre profil d’investisseur et prend en compte la situation spécifique. Pour les uns, c’est un produit très axé sur la sécurité, avec des perspectives de rendement limitées. Pour les autres, c’est une solution de prévoyance qui offre de meilleures perspectives de rendement grâce à des fonds de placement, mais qui présente aussi des risques accrus. Une chose est sûre: la prévoyance vieillesse est une question qui se pose à long terme, et la solution retenue doit donc pouvoir être adaptée de manière flexible à un changement de la situation de vie. Même si les jeunes en particulier n’aiment pas se pencher sur le sujet, je suis convaincue qu’il n’est jamais trop tôt pour le faire. Un dernier point: de quoi êtes-vous particulièrement fière chez Allianz? Je suis particulièrement fière de la grande orientation client de l’ensemble de l’entreprise et de l’engagement infatigable des collaborateurs pour donner sans cesse le meilleur pour les clients. Je me réjouis aussi beaucoup du fait que nous soyons depuis des années en tête du comparatif des caisses de pensions dans l’assurance complète pour la rémunération des avoirs de vieillesse et que nous ayons été distingués à la 1re place comme assureur le plus durable dans le Dow Jones Sustainability Index (DJSI) depuis trois ans. Nous sommes une assurance dotée d’une capitalisation très solide et orientée sur la durabilité, c’est précisément ce que nos clients apprécient beaucoup dans toutes les branches d’assurance.


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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CYBERSÉCURITÉ ET ASSURANCE

La cybersécurité, une priorité dans le secteur de l’assurance Aujourd’hui, dans le secteur de l’assurance, les évolutions technologiques vont de pair avec les risques de cyberattaques. TEXTE LOÏC DUBOST, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES COURTIERS EN ASSURANCES (ACA) ET ANDREA TARANTINI

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es progrès en matière d’innovation contribuent fortement à la croissance économique du secteur de l’assurance. Cependant, dans ce secteur, si le besoin d’innovations est important, il s’avère nécessaire de l’équilibrer avec une grande attention et des stratégies adaptées aux risques en matière de sécurité et, plus particulièrement, de fuite ou vol de données sensibles. Ainsi, au cours des dernières années, ce secteur s’est en effet développé mais, étant donné l’importance des risques, il a aussi dû augmenter ses dépenses en cybersécurité. Traitement de données sensibles Si les démarches en termes de cybersécurité sont une priorité dans le secteur de l’assurance, c’est principalement parce que les compagnies et les courtiers en assurance collectent et traitent un grand nombre de données dites «sensibles», selon la loi LPD suisse, et «spéciales», selon le Règlement RGPD de l’Union Européenne. Il s’agit, par exemple, de données de santé, relatives aux assurances médicales ou aux assurances vie, de préférences sexuelles, en lien avec la famille assurée, les mariages ou les partenariats enregistrés. Ces données peuvent également concerner des mesures sociales telles que l’AI ou les retenues sur les salaires. Outre ce type de données sensibles, les assurances ou courtiers peuvent également collecter des informations relatives aux appartenances politiques ou syndicales, aux convictions philosophiques ou religieuses.

Les risques en matière de cyberattaques Aujourd’hui, les attaques sont de plus en plus diversifiées sur des systèmes toujours plus complexes et fragiles, ce qui rend difficile l’établissement d’une liste des priorités. Cependant, les sources de risque dans le secteur de l’assurance concernent surtout les pirates informatiques. Ainsi, le risque numéro un pour une compagnie d’assurance est représenté par le vol, de longue durée et de grande ampleur, des données clientèle qui viendraient alors à la connaissance du public. Dans ce cas, le dégât d’image résulterait en une perte commerciale importante. Il existe également des risques représentés par les acteurs malveillants y compris à l’interne des organisations. Autrement dit, un risque important pour une assurance concerne le chiffrement in situ de ses données clients par un rançongiciel ou ransomware. En revanche, pour ce dernier, il existe des remèdes assez robustes à la portée d’une compagnie d’assurances. Il ne faut pas oublier que les accidents d’origine naturelle sont aussi une source de risques importante. La protection des données en Suisse La protection des données personnelles est un principe inscrit dans la Constitution depuis fort longtemps. L’utilité de ce dernier, et des lois qui en découlent, est de protéger le citoyen individuel contre les dérives du traitement de ses données par la puissance

publique ou par une organisation privée. Ce principe est donc essentiel mais il doit encore être appliqué par une technologie qui augmente continuellement la portée de ses capacités. Aujourd’hui, la Loi sur la Protection des Données personnelles et son ordonnance, l’OLPD, régissent la protection des données personnelles pour les entités fédérales et privées. Des lois cantonales équivalentes ont également été mises en place, qui régissent les organes cantonaux et entités relevant des cantons. Bien qu’elle soit nécessaire, l’application de la LPD soulève de nombreux problèmes. Un des principaux concerne les sanctions pénales, relativement faibles, et les dommages-intérêts qui sont difficiles à démontrer. D’ailleurs, l’enchevêtrement des lois fédérales et cantonales, ainsi que leur obsolescence pose également problème. Un autre grand défi concerne le manque de compétences humaines. Plus longtemps les sociétés et les administrations suisses n’appliquent pas les lois de protection des données et moins les ressources humaines locales seront développées en proportion du besoin. Mise en place d’une bonne stratégie de protection des données Afin de respecter la loi, aujourd’hui, les acteurs de l’assurance doivent développer toutes leurs affaires

dans un climat de confiance avec leurs clients. En effet, dans le cas du vol de leurs données personnelles, un grand nombre de clients réagissent en changeant de prestataire. Les risques évoluant tous les jours vers plus de complexité, ou richesse, selon que l’on se place du point de vue de l’assaillant ou du protecteur des données, il n’existe pas de recette prête à l’emploi pour définir une bonne stratégie de protection des données des clients. Trois mots-clés peuvent cependant donner la direction à suivre: flexibilité, simplicité et humain. En effet, toute initiative de sécuriser les données par pur automatisme serait vouée à l’échec. Comment réagir donc à une cyberattaque? Il faudrait réagir selon un plan confidentiel et prévu à l’avance. Par exemple, il faudrait tout de suite couper les connexions de réseaux informatiques de tous les équipements suspectés. Il faudrait également déclencher de suite le plan d’audit des systèmes et données qui ont été compromis ou non. Sans oublier que les questions suivantes sont essentielles: comment cela s’est-il produit? Depuis combien de temps cette cyberattaque est-elle active? Qui peut l’avoir menée? Suivant la première mesure de gravité et criticité, il faut ensuite déclencher le plan de communication de crise, vers le public, les clients, les partenaires, les autorités et vers le régulateur (si le RGPD s’applique).

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

ARGOS GROUP BRANDREPORT

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«Se protéger contre les risques de cyberattaques est essentiel pour toute entreprise» Puisque les risques en termes de cyberattaques seront de plus en plus conséquents à l’avenir, les assurances en cybersécurité constituent une priorité pour les entreprises. la cyberassurance permet de transférer son risque et de s’entourer d’experts afin d’affronter les problèmes financiers, juridiques et réputationnels liés aux cyberattaques et aux fraudes.

Joël Ramos Directeur technique, Economiste d‘entreprise HES, Brevets fédéraux en assurances sociales et en conseil financier

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ujourd’hui, l’importance de la cybercriminalité dans le secteur de l’assurance est croissante. Les entreprises sont de plus en plus dépendantes de leurs systèmes informatiques et de leurs infrastructures numériques. Cette véritable montée en puissance technologique expose chaque entreprise au véritable danger que constitue la cybercriminalité. Aucune entreprise n’est à l’abri d’une attaque car cette menace vise les multinationales comme les PME. Conclure une assurance cybersécurité constitue alors une véritable plus-value pour toute entreprise. Ceci permet de se protéger contre les demandes de rançon, les attaques virales générales, le vol ou la fuite d’informations. C’est ce que souligne Joël Ramos, directeur technique de Argos Group qui aide ses clients à définir les risques et à se protéger convenablement. Avec une augmentation considérable des cyberattaques et une évolution permanente des nouvelles technologies,

Comment une société comme Argos Group se protège-t-elle des cyberattaques? De manière générale, Argos Group a mis en place différentes procédures en termes de sécurité. Tout d’abord, l’entreprise procède régulièrement à une analyse complète pour s’assurer que la protection anti-virus est suffisante. Ensuite, l’employé contrôle que les supports externes de données introduits dans l’ordinateur soient exempts de toute contamination. En cas de découverte d’un virus, le poste de travail infecté ne doit plus être utilisé. Toutes les identités sont uniques, personnelles et ne peuvent pas être partagées avec d’autres employés. Nous utilisons également l’authentification double via le système de MFA (reconnaissance par multi-facteurs). Concernant la messagerie électronique, le collaborateur doit s’assurer de la source des fichiers attachés. C’est pour toutes ces raisons qu’il est primordial de sensibiliser les employés et de les former aux risques et à la manière de réagir. Quel a été l’impact du coronavirus en termes de cybersécurité? Son impact a été très fort et l’instabilité créée par cette pandémie a favorisé les actions des cybercriminels. De nombreuses entreprises n’étaient pas prêtes à réaliser du télétravail. Par exemple, nous avons remarqué une augmentation du nombre d’attaques de phishing par mail. La Covid-19 nous a rappelé qu’un virus représente un problème concret et que

l’invisible et l’intouchable ont des effets destructeurs plus conséquents des incidents tangibles.

la cyberattaque par l’intervention d’experts et la prise en charge des frais associés.

Quel rôle joue Argos Group en matière de cybersécurité par rapport à ses clients? La devise de Argos Group est «prévoir pour préserver». Ainsi, nous jouons un rôle de Risk Manager auprès de nos clients. Au sens large, la gestion des risques se définit comme la maîtrise consciente des dangers. Son but est de déceler les risques qui peuvent empêcher la réalisation d’un objectif. Avec nos clients, nous identifions les risques et définissons la protection la plus adaptée contre ces derniers. Le client peut alors décider de renoncer à son objectif premier parce que le risque est trop élevé. Il peut réduire les risques et limiter les dommages, opter pour une assurance et choisir la couverture adaptée ou décider de prendre personnellement en charge le risque.

Enfin, elle inclut une couverture pour les propres dommages, à savoir l’élimination des malicieux ainsi que la reconstitution et/ou récupération des données électroniques et des logiciels. Elle offre une couverture en cas de perte de produit d’exploitation dû à une cyberattaque ou dans le cas d’une cyberextorsion.

Que couvre cette cyberassurance? La cyberassurance offre trois garanties importantes. Il y a d’abord une responsabilité civile et une protection juridique contre les dommages à des tiers. En effet, si des clients portent plainte pour atteinte au respect de la vie privée et aux droits de la personnalité ou pour transmission d’un virus à un tiers, l’entreprise assurée bénéficiera d’une protection juridique lors de la procédure administrative ainsi que d’un remboursement sur les préjudices de fortune consécutifs à la violation de la sécurité des informations.

En plus de ces garanties, la cyberassurance offre une palette d’autres modules liés notamment aux escroqueries de cartes de crédit ou aux achats en ligne. Il est donc recommandé de se rapprocher d’experts comme Argos Group pour être guidé au mieux. Comment voyez-vous l’avenir de l’assurance en cybersécurité? Je pense qu’elle sera de plus en plus nécessaire. Aujourd’hui, nous sommes toujours plus digitalisés. Pourtant, nous avons toujours un train de retard par rapport aux cybercriminels. Les risques sont nombreux et ils le seront davantage à l’avenir. Dans ce contexte, l’assurance en cybersécurité a toute sa légitimité. Se protéger contre les risques de cyberattaques est essentiel pour toute entreprise et même pour les ménages privés. TEXTE ANDREA TARANTINI

Deuxièmement, elle propose une assistance complète en cas de gestion de crise: elle est là dès la phase qui suit

HOME ASSISTANCE MÉDICAL & SERVICES BRANDREPORT

«Il est essentiel de protéger et soutenir, tout en préservant l’autonomie à domicile» Home Assistance Médical & Services améliore la qualité de vie de ses patients en préservant leur autonomie dans un environnement familier et dans la vie active et sociale.

Yves Eckert Fondateur et Directeur

O

rganisation de Soins à Domicile (OSAD) sous mandat délivré par l’État de Vaud, Home Assistance Médical & Services, fournit des prestations prises en charge par l’assurance maladie. Bien qu’elle s’occupe principalement d’apporter des soins à des seniors de plus de 65 ans, l’organisation se charge également des soins postopératoires de patients plus jeunes, par exemple des soins de courte durée au retour d’une opération ou suite à un accident. Les 50 collaborateurs de l’établissement - 25 soignants, une quinzaine d’auxiliaires de vie, cinq femmes de ménage et cinq personnes au niveau administratif - assurent le bien-être de leurs patients en respectant leur rythme biologique et leurs horaires. Yves Eckert, directeur de Home Assistance Médical & Services souligne l’importance de l’autonomie et de la dimension sociale dans les soins à domicile. Yves Eckert, qu’est-ce que le Caring? Il s’agit d’une vision humaniste des soins infirmiers. Cette façon d’aborder le métier est vraiment importante dans les soins à domicile. Afin d’apporter plus de tranquillité à la patientèle que nous suivons, nous préférons avoir une petite équipe d’intervenants attitrée à chaque patient. Pour nous, il est essentiel de protéger et soutenir

tout en préservant l’autonomie à domicile. En effet, nos patients ont toujours une liberté de choix par rapport à leur propre rythme car, dans la philosophie du Caring, on n’impose rien. C’est important dans la prise en charge de troubles cognitifs comme l’Alzheimer, par exemple, car ces patients peuvent facilement se sentir menacés par un environnement toujours changeant.

Au cœur de ces prestations se trouve la protection du patient et de sa santé qui est assurée par la mise en pratique rigoureuse de mesures d’hygiène. Nous avons également une partie de soins privés, telles que des prestations de compagnie ou d’aide à la vie quotidienne. Pour l’aide aux repas, nous collaborons avec un traiteur et nous laissons choisir à nos patients ce qu’ils désirent manger.

Quelle est la différence entre un soignant et un bon soignant? Dans les soins à domicile, ce sont particulièrement les compétences sociales du soignant, son aptitude à avoir une vision systémique d’une situation et son adaptabilité à l’environnement de la personne qui font réellement la différence. Lorsqu’on est à domicile, on est invité dans l’intimité de la personne et on est au cœur de son monde. On voit, entend et vit beaucoup plus de choses et d’émotions avec le patient que dans un environnement externe.

Dans le cadre de la crise sanitaire de coronavirus, quels sont les avantages des soins à domicile pour des personnes isolées et à risque? Bien souvent, les soins à domicile sont davantage une prestation sociale et d’hygiène qu’uniquement des soins de plaies par exemple. Le confinement dû à la pandémie a eu un impact sur le psychisme des gens et encore plus chez les seniors qui se retrouvent dans des situations extrêmes d’isolement. En règle générale, le manque de contacts sociaux et surtout le manque d’activité physique est à craindre pour les personnes qui sont déjà en situation de baisse de santé et de mobilité réduite. Souvent, pour leur protection et afin d’éviter une éventuelle contamination, certains seniors sont isolés et leurs seules interactions sociales se résument aux visites de nos soignants.

Quelles prestations proposez-vous? Nous proposons des soins à domicile classiques, tels que des soins infirmiers et des soins de base et d’hygiène, comme l’aide à la toilette ou à l’habillage par exemple.

Comment votre organisation a-t-elle réagi face à la crise sanitaire? Notre avantage a été la quantité de matériel à disposition tels que masques, gants et gel désinfectant. Chaque année, nous devons faire face à la grippe et nous avons donc réussi à mettre en place un plan d’action rapidement. Dès le début du mois de mars, nous avons renforcé toutes les mesures de protection et de sécurité et rendu obligatoire le port du masque pour tous les intervenants externes. Tous nos collaborateurs qui avaient un doute sur leur état de santé ou qui souhaitaient se faire tester ont eu l’occasion de le faire. Au niveau de l’équipe, nous avons instauré des briefings beaucoup plus rapprochés. Puis nous avons mis en place un «tracking» spécifique de l’état de santé de nos patients, ainsi que des appels téléphoniques plus fréquents pour assurer leur protection, contrôler que tout aille bien, mais également pour éviter qu’ils se sentent isolés socialement. Que faut-il retenir de cette crise? Avoir du matériel de protection est essentiel. Mais il faut aussi prévoir des plans de sauvetage et surtout savoir rester humble par rapport à une menace invisible. TEXTE LAETIZIA BARRETO

Home Assistance Médical & Services Route Aloys-Fauquez 2, 1018 Lausanne +41 21 601 70 00 / 0800 94 94 94 (numéro gratuit) www.homeassistance.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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AUTOMOBILE

Conclure une garantie automobile est important Quiconque possède une voiture le sait: souvent, les frais de réparation peuvent être très élevés - d’autant plus que le véhicule vieillit. Dans ce cadre, souscrire une garantie automobile s’avère important. TEXTE SMA / TRADUIT DE L’ALLEMAND PAR ANDREA TARANTINI

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ourquoi devrait-on souscrire une garantie automobile? Nombreuses sont les personnes qui ne voient pas l’intérêt d’une telle garantie. Néanmoins, il vaut mieux bien réfléchir avant de décider de ne pas opter pour une garantie automobile. En effet, souvent, les réparations peuvent s’avérer plus coûteuses que prévu. Un problème à la boîte de vitesses peut engendrer des frais s’élevant à 4000, voire 6000 francs. Dans le cas d’une avarie du moteur, on parle de 7000 ou 8000 francs de réparations. Une garantie automobile représente une protection contre tous frais de réparations inattendus. Ce qu’il faut savoir sur la garantie automobile L’un des principaux avantages de la garantie automobile concerne la valeur de l’investissement qui est

maintenue. Autrement dit, la valeur du véhicule reste stable. D’ailleurs, une garantie automobile augmente également la valeur de revente du véhicule. C’est pourquoi, il existe différents types de garanties, notamment les garanties pour les voitures d’occasion et les voitures neuves. Toutefois, comme les garanties automobiles peuvent varier selon le fournisseur, il est important de procéder à une comparaison.

légale pour les voitures d’occasion est d’au moins un an et le vendeur est responsable de tout défaut que la voiture peut avoir eu au moment de la vente. La situation est différente pour les propriétaires d’une voiture neuve car, dans ce cas, la période de garantie s’étend souvent sur deux ans, voire plus. Outre ce critère, il est également courant que la période de garantie soit basée sur le kilométrage.

Voiture neuve ou d’occasion? L’état de la voiture que l’on conduit a de l’importance dans le cadre d’une garantie. En effet, le cadre juridique joue également un rôle dans ce domaine et le fait de conduire une voiture neuve ou un véhicule d’occasion est déterminant. Par exemple, la garantie

Une combinaison de trois paramètres Mais quelle garantie convient le mieux? Pour répondre à cette question, il peut être utile de se référer à quelques points cruciaux. Lorsque l’on souscrit une garantie automobile - ou une garantie de véhicule en général - trois paramètres importants entrent en jeu: l’année de fabrication,

le nombre de kilomètres parcourus et les performances du véhicule. Ces trois critères ont une influence décisive sur le choix de la garantie appropriée. Par exemple, une vieille voiture nécessite une garantie différente de celle d’une voiture neuve. Idéalement, la période de garantie et l’étendue de la couverture sont coordonnées. La garantie automobile toujours un tuyau d’initié? Les pratiques actuelles montrent que, bien que les garanties automobiles soient de plus en plus demandées, elles ne sont pas très répandues. En général, il reste donc encore beaucoup de travail éducatif à réaliser à ce sujet. Cependant, une chose est sûre: quiconque décide de souscrire une garantie automobile est toujours sur la bonne voie - ou sur la bonne route plutôt. Comment savoir quelle garantie automobile est la plus appropriée? Il faut se demander: S’agit-il d’une voiture neuve ou d‘occasion? La garantie semble-t-elle adaptée au véhicule? Que couvre-t-elle exactement? Y a-t-il des conditions associées à la conclusion de la garantie qui pourraient constituer un obstacle? La surtaxe est-elle vraiment rentable?

BRANDREPORT QUALITY1 AG

Tous les avantages d’une garantie automobile Une garantie automobile est plus importante qu’elle n’y parait. Elle protège non seulement à long terme contre les frais de réparation élevés mais augmente également la valeur de revente du véhicule. Interview avec Generoso Braem, responsable des ventes et du marketing chez Quality1 AG.

Une garantie automobile protège contre les coûts de réparation élevés. Generoso Braem Responsable des ventes et du marketing

Generoso Braem, la société Quality1 AG est le premier fournisseur de garanties automobiles en Suisse. Pourquoi une garantie automobile est-elle si importante? Ce qui est crucial, c’est la sécurité offerte au détenteur du véhicule une fois la garantie souscrite. Dès cet instant, les risques sont couverts. En effet, nous ne pouvons pas savoir de quoi est fait l’avenir et quels coûts nous attendent. Les coûts des réparations du moteur

ou de la boîte de vitesse peuvent être très élevés. La préservation de la valeur du véhicule est également un argument important: contrairement à une assurance automobile, une garantie automobile a pour objet le véhicule et non son détenteur. En vendant par exemple une voiture, la garantie continue de couvrir le véhicule. L’acheteur achète la durée résiduelle avec la voiture, ce qui procure davantage de sécurité et de confiance dans l’investissement. C’est donc un avantage considérable par rapport aux véhicules ne disposant pas de garantie.

Outre les garanties automobiles, vous proposez également d’autres prestations – lesquelles? Notre pack de services est toujours plus demandé. Un exemple: qui achète une nouvelle voiture, bénéficie seulement quelques années du service gratuit, voire même pas du tout. Le pack de services est particulièrement intéressant pour les entreprises mais aussi pour les particuliers, car il n’existe ainsi pas de frais surprises. Le pack comprend tous les travaux de service; des factures de service importantes et imprévues ne sont donc plus à craindre. Sur ce point, il est utile de s’adresser aux garagistes.

Quels sont les objectifs de la société Quality1 AG pour l’avenir? En tant que leader du marché, nous voulons continuer à séduire nos clients avec des innovations et des produits parfaitement étudiés. Il est sur ce point particulièrement important de bien connaitre les besoins de nos clients afin de pouvoir les transposer dans l’adaptation de nos produits ou dans l’élaboration de produits complémentaires. Nous travaillons sans cesse à l’amélioration de nos produits – laissez-vous surprendre. Un de nos principaux objectifs est d’offrir aux détenteurs de véhicule à la fois sécurité et confiance dans leur véhicule.

Qu’est-ce que vos clients ne savent pas en matière de garantie automobile? Ils connaissent rarement la différence entre une assurance automobile et une garantie automobile. Lors d’une collision, l’assurance automobile prend ainsi en charge les réparations. Une garantie automobile couvre, pour sa part, les coûts de réparations dues à des dommages techniques imprévus.

Vous trouverez davantage d’informations auprès de votre partenaire Quality1 ou sur www.quality1.ch.


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

WECCO SA BRANDREPORT

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Financement hypothécaire, faites appel à un acteur 360° L’acquisition d’un bien immobilier représente très souvent l’investissement de toute une vie. Pour bénéficier de la meilleure expertise possible, on ne peut que conseiller de faire appel à un spécialiste neutre et indépendant. Un réel atout permettant d’englober, avec un interlocuteur unique, tous les aspects d’un domaine complexe et dans lequel les idées reçues sont très répandues.

Actuellement 8 propriétaires sur 10 effectuent leur renouvellement au dernier moment et sans comparer les offres du marché. Christian Wenger Fondateur et Administrateur

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es Suisses rêvent de devenir propriétaires. Surtout actuellement, alors que les taux hypothécaires atteignent des niveaux historiquement bas. Si les futurs propriétaires ont logiquement tendance à se focaliser sur les taux uniquement, il faut tout de même garder à l’esprit que l’acquisition d’un bien implique aussi d’autres critères à considérer attentivement. Ainsi, outre les aspects bancaires, les questions fiscales et de prévoyance doivent également entrer dans la réflexion. Une approche globale, personnalisée et totalement indépendante adoptée par la société de conseil en financement immobilier Wecco SA, établie à Fribourg et active dans toute la Suisse romande et la région bernoise.

indépendance totale face aux établissements financiers. Nous prenons ainsi en charge tous les aspects propres à un financement efficient et accompagnons nos clients tout au long du processus d’acquisition. Lorsque l’on prend un engagement aussi important, ce soutien professionnel s’avère essentiel.

De plus, chaque situation économique, juridique et immobilière est unique et propre aux personnes concernées. Il s’agit donc de pouvoir bénéficier de conseils sur mesure et adaptés à sa situation personnelle. C’est précisément sur cette approche à la fois complète, simple et transparente que nous basons notre activité. Grâce à

notre large réseau de partenaires, nous permettons en outre aux actuels et futurs propriétaires d’obtenir les conditions les plus attractives du marché. Pour terminer, nous prenons également en charge toute la gestion administrative pour nos clients qui s’évitent ainsi des tâches souvent chronophages.» Renouvellement hypothécaire, un moment clé Soucieuse d’accompagner ses clients sur le long terme, Wecco SA entend également sensibiliser les actuels propriétaires sur l’importance de leur renouvellement hypothécaire. Car après des années à bénéficier d’un taux initialement fixé, il s’agit d’un moment clé pour améliorer ses conditions et refaire le point de sa situation. «Le renouvellement hypothécaire se révèle souvent tout aussi important que le financement initial, ajoute Christian Wenger. Actuellement 8 propriétaires sur 10 effectuent leur renouvellement au dernier moment et sans comparer les offres du marché. C’est pourtant l’occasion rêvée d’optimiser l’ensemble de sa situation financière, de renouveler tout ou partie de son prêt aux conditions les plus favorables et/ou d’améliorer sa prévoyance.» Dans un marché aussi concurrentiel que celui du financement immobilier, il vaut donc largement la peine de se faire conseiller et accompagner par un spécialiste neutre et indépendant.

«Nous offrons au futur propriétaire un service à la fois plus large et plus pointu en lui apportant notre maîtrise des trois métiers que sont la banque, l’assurance et la fiscalité, souligne Christian Wenger, fondateur de Wecco SA. Des domaines complexes qui nécessitent une vision globale et des conseils spécifiques. Je voulais aussi que cette démarche s’inscrive dans une

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TCS BRANDREPORT

019

Des expertises qui sauvent des vies Sur près de 600 tests «pré-expertise TCS» ou «Occasion TCS» effectués en un an, les experts du centre technique du TCS Genève ont constaté plus de 7 000 défauts sur les véhicules. Des constats qui permettent chaque année d’éviter le pire et de contribuer ainsi à améliorer la sécurité routière dans notre canton.

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es pneus déformés, des câbles de frein à moitié sectionnés, des équipements vétustes ou rafistolés ou des accessoires non homologués: les experts du centre technique TCS de Meyrin observent chaque jour de graves défauts qui mettent à la fois le conducteur, mais aussi les autres usagers de la route en danger. L’an dernier, ils ont ainsi effectué près de 600 contrôles «Pré-expertise» ou «Test Occasion» et relevé près de 7’000 défauts graves et légers sur les véhicules. Le plus inquiétant? Près d’un défaut constaté sur huit est un défaut grave. «Nous voyons tous les jours au moins un défaut sérieux en matière de sécurité routière, commente Bernard Falconnet,

expert ASA, responsable du Centre technique de Meyrin. Il nous est plusieurs fois arrivé de demander au propriétaire d’appeler un patrouilleur pour amener son véhicule directement au garage. Le danger n’est pas seulement pour celui qui conduit, mais aussi pour les autres». Une façon pudique de dire que le TCS sauve des vies, directement ou indirectement. Défauts d’entretien Si, en grande partie, les défauts constatés ne s’avèrent pas directement dangereux, ils sont toutefois révélateurs du degré d’entretien de la voiture. Malgré l’instauration des contrôles obligatoires périodiques (le

premier après cinq ans, le deuxième après trois ans, puis tous les deux ans), de nombreuses voitures arrivent à l’atelier dans un piteux état. «Nous avons régulièrement des propriétaires qui nous signalent simplement que leur voiture fait de gros grincements quand ils freinent, raconte Fabio Aretano, expert ASA. En fait, les plaquettes de freins et les disques sont complètement usés, ce qui représente un grand danger en cas de freinage d’urgence». Parmi les défauts importants, les experts repèrent en outre des rotules de suspension qui menacent de se rompre, ainsi que de l’usure importante au niveau du châssis ou de la carrosserie susceptibles de transformer le véhicule en petit poucet de la route: «un jour, j’ai contrôlé une voiture qui avait le support de la batterie qui s’était détaché sous le plancher, raconte Fabio Aretano. Celle-ci pouvait tomber à tout moment sur la route et provoquer un accident.» Des petites économies qui engendrent de grands frais Le manque d’entretien régulier, les négligences ou les rafistolages «créatifs» peuvent être à l’origine d’un mauvais comportement du véhicule, d’une casse subite, voire de l’usure accélérée du moteur ou d’un plus gros équipement (échappement, direction, transmission, etc.). «Une simple pièce en caoutchouc qui évite habituellement des frottements se dégrade et c’est le risque à terme d’avoir une casse mécanique, explique Bernard Falconnet. C’est pour cela que nous sommes attentifs aux détails. Souvent, il n’y a pas de quoi s’alarmer, mais il faut corriger ces petits défauts pour ne pas se retrouver avec une plus grosse facture au final.»

Contrôle de la rotule de direction lors d’un test au centre technique TCS de Meyrin.

Pneu usé «à la corde».

Un exemple d’équipement «créatif» pour un départ en vacances chargé.

Les défauts les plus fréquents Carrosserie/châssis Electricité (phares, batterie, etc.) Freins Pneus Moteur

17% 12% 11% 9% 8%

TEXTE YVES GERBER ANNONCE

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