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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

JUIN 19

ENERGIE & ENVIRONNEMENT

Interview

PIERRE EPARS

«La problématique durable repose sur trois axes: l’environnement, le social et l’économie»


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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EDITORIAL

Une ère nouvelle de l’innovation

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u 20e siècle, d’innombrables inventions ont changé radicalement la vie de l’homme. La voiture et l’avion ont permis une mobilité régionale, nationale et intercontinentale inconnue jusque-là, les systèmes de réfrigération ont rendu possibles la conservation et le transport des denrées alimentaires, et grâce aux télécommunications modernes on a soudain été joignable partout. Nos ressources semblaient infinies. Aujourd’hui, dans la deuxième décennie de notre siècle, la société a de plus en plus conscience de la fragilité de la vie sur terre. La réduction de la biodiversité et les effets sensibles du changement climatique nous montrent les limites. Devons-nous remettre en question, voire renoncer à notre qualité de vie? Pour la recherche et l’économie, la réponse est claire: non, nous ne le devons pas. Il faut par contre qu’advienne une ère nouvelle de l’innovation. Toujours plus, toujours plus vite et toujours plus haut – cet état d’esprit n’est plus viable à long terme. Nous devons faire en sorte que notre qualité de vie puisse être assurée avec une consommation de ressources et un impact environnemental nettement moindres. Il y a pourtant une bonne nouvelle: ces dernières années, les entreprises ont proposé beaucoup de solutions et produits innovants qui ont contribué à une crois-

Nous devons faire en sorte que notre qualité de vie puisse être assurée avec une consommation de ressources et un impact environnemental nettement moindres.

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E-Bike 14 Interview: Pierre Epars 16 Consommation 17 Énergie solaire

Immobilier Isolation Smart Cities

FOCUS ENERGIE & ENVIRONNEMENT. sance dynamique. Des technologies permettant une activité économique plus durable ont été développées, mises sur le marché et ont trouvé de larges applications. Aujourd’hui, les cellules solaires sont par exemple compétitives, faciles à installer; elles permettent une autarcie maximale et une alimentation électrique décentralisée. Avec les véhicules électriques modernes qui ne produisent pas d’émissions, on peut répondre aux exigences de mobilité les plus élevées possibles. Pour faire face aux défis du changement climatique, il existe un écosystème de solutions. Grâce à la transformation numérique, de nombreux process peuvent maintenant être gérés avec une efficacité renforcée et à un moindre coût. Dans une publication récente, swisscleantech montre comment, avec des technologies actuellement disponibles, la voie est ouverte vers un avenir respectueux du climat et comment les objectifs de

l’Accord de Paris peuvent être atteints. swisscleantech est convaincue que les entreprises profiteront de ces transformations et réorganisations indispensables, grâce à l’innovation, grâce à la capacité de créer des modèles économiques rentables pour ces nouvelles technologies. Qu’est-ce qui nous empêche d’agir ainsi rapidement? Les fabricants et les consommateurs ne sont pas encore tout à fait prêts à investir dans des produits et services durables parce qu’ils ne se rendent pas compte de toutes les possibilités et opportunités. En termes d’infrastructures, c’est évident. La mobilité durable signifie l’association intelligente de transports publics, de véhicules de location et de deux-roues. Ces chaînes de mobilité permettent d’atteindre une destination rapidement, à moindre coût, sans avoir son propre véhicule. Plus d’investissement à l’achat, de changement de pneus, d’entretien – comme c’est pratique! L’avenir durable n’est pas acquis L’avenir durable ne surviendra pas tout seul. Il faut mettre en place les bonnes conditions-cadre pour parvenir à ce changement, swisscleantech en est convaincue. Le comportement non-durable, qui porte en fin de compte préjudice à d’autres, est trop souvent l’option la plus avantageuse. Il incombe à l’Etat de corriger ces distorsions. L’occasion se présentera à nouveau à l’automne lorsque la loi sur le CO2 sera une nouvelle fois discutée au parlement. Une révision adaptée de la loi est nécessaire, une stratégie climatique innovante et clairvoyante aidera en effet l’économie suisse à devenir une économie durable. Toute hésitation conduira au contraire à moyen et long terme à des surcoûts significatifs.

CHEF DE PROJET: Eugénie Beck COUNTRY MANAGER: Pascal Buck TEXTE: Thomas Pfefferlé, IMAGE DE COUVERTURE: Groupe BG LAYOUT: Anja Cavelti CANAL DE DISTRIBUTION: Tribune de Genève & 24heures, Juin 2019 IMPRESSION: CIL Centre d’Impression Lausanne SA

SMART MEDIA AGENCY AG Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 pascal.buck@smartmediaagency.ch

Les dix prochaines années montreront si nous sommes capables de maîtriser les enjeux du changement climatique. Les innovations dans le secteur de l’énergie, l’industrie et le bâtiment seront essentielles. De même, l’utilisation de nouvelles technologies adaptées, la création de bonnes conditions-cadre et l’organisation d’une société moderne et progressive seront des éléments déterminants. Carsten Bopp, Président de swisscleantech (troisième en partant de la droite) entouré d’une partie du Comité directeur

TEXTE CARSTEN BOPP, PRÉSIDENT DE SWISSCLEANTECH

Bonne lecture! Eugénie Beck Chef de projet

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100% écologique 100% locale

Fait ici, pour ici, avec moi. La butte à hirondelles

Ce projet a permis de construire, dans la réserve naturelle de Peney, une butte artificielle pour accueillir les hirondelles de rivage en quête d’un nid. Le biotope ainsi recréé contribue à préserver une espèce qui a quasiment disparu de Suisse. Un projet mis en œuvre par Le Groupement Ornithologique du Bassin Genevois (GOBG) et soutenu par le Fonds Vitale Environnement, à découvrir en vidéo sur bit.ly/sig-hirondelles

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

FONTAVIS AG BRANDREPORT

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Les investisseurs ne sont pas les seuls gagnants: la planète aussi Ça semble trop beau pour être vrai: un investissement stable qui génère un bon profit pour les investisseurs tout en promouvant les projets énergétiques et infrastructurels durables. Et pourtant, c’est l’objectif des fonds gérés par Fontavis AG. «Focus Energie et Environnement» a interrogé le PDG Thomas Schmid et la Directrice du business development, Eliane Riner, pour en savoir plus sur leur fonctionnement. Thomas Schmid, Fontavis AG est un gestionnaire indépendant de fonds et d’investissement spécialisé dans les investissements directs dans les énergies propres et les infrastructures. Qu’est-ce que cela veut dire exactement? Notre mission principale consiste à construire un pont entre les domaines des énergies et des finances. Et nous y parvenons en plaçant des fonds dans différents projets infrastructurels et investissements proposés par des capitaux de long terme d’investisseurs tels que les caisses de retraite et les assurances, et notamment dans des domaines tels que la chaleur, le vent, le soleil, le recyclage et l’hydro. Le principe de tels «Fonds énergie et infrastructure» est répandu depuis bien longtemps à l’étranger, mais la Suisse ne s’en est que peu souciée de prime abord, ce qui est dommage, car c’est un énorme potentiel qui n’a pas été exploité. C’est la raison pour laquelle nous l’avons choisi. Pourquoi ce potentiel n’a-t-il pas été exploité? En Suisse, les PME ont beaucoup d’idées et de projets excitants qui contribuent au développement durable au niveau local, voire régional. Malheureusement, la plupart du temps, ces idées et projets manquent du capital nécessaire pour être réalisés. Paradoxalement, du côté des investisseurs, on constate une augmentation de la demande de tels projets, qui sont une alternative intéressante à l’investissement type «immobilier». Ainsi, nous sommes devenus des pionniers dans le domaine, et nous avons, par exemple, lancé le tout premier fonds énergie et infrastructure de Suisse, appelé «UBS Clean Energy Infrastructure Switzerland KGK», avec nos partenaires UBS et Mobiliar. Depuis, nous avons élargi cette offre avec deux fonds supplémentaires.

Vous avez senti la demande d’investissements dans l’énergie très tôt. En quoi cela vous a-t-il réussi? L’un des principaux avantages de Fontavis AG réside dans le fait que nos experts sont issus du secteur de l’énergie et qu’ils disposent donc de connaissances étendues dans le domaine. Avant, j’étais moi-même responsable du marché intérieur, au sein de la fondation «Klimarappen», et j’avais pour mission d’acquérir pour plus de 400 millions de francs de certificats de CO2 nationaux. À ces fins, j’avais à ma disposition tout un réseau de contacts dans différentes branches, et j’ai donc pu évaluer le potentiel d’un éventuel fonds énergie et infrastructure en Suisse. Cependant, la concrétisation de cette idée n’a pu être possible que parce que nous avons réussi à réunir une équipe fantastique: deux des quatre membres fondateurs de Fontavis AG sont issus du monde de l’énergie et les deux autres des banques, le couplage idéal de compétences. Eliane Riner, vous gérez et conseillez des caisses de retraite et des assurances depuis des années maintenant. Quels avantages proposezvous aux clients qui investissent chez vous? Premièrement, nous leur proposons une classe d’investissement stable, car nous investissons dans des entreprises et projets qui ne sont pas cotés en bourse. Ainsi, les investissements sont bien moins soumis aux fluctuations imprévisibles du marché des capitaux. Nous proposons des investissements à long terme avec un cash-flow régulier, ce qui est particulièrement intéressant pour des investisseurs tels que des caisses de retraite. En outre, nos clients ont l’assurance qu’ils investissent dans des projets qui auront un effet positif et durable. Je dois tout de même clarifier un point: nous ne choisissons que des investissements et objets qui sont attractifs économiquement parlant pour nos fonds. Cela est d’ailleurs également

valable pour nous investissements à l’étranger: nous n’investissons qu’aux endroits les plus rentables, par exemple les pays connus pour être très venteux. Et en quoi les exploitants et les développeurs des projets sont-ils gagnants? Nous leur permettons de réaliser concrètement leurs idées. Les projets énergétiques et infrastructurels sont très coûteux – on parle de sommes de sept, voire huit chiffres à payer en une seule fois. Cela réduit considérablement les possibilités de réalisation de nombreuses bonnes idées. Grâce aux grands volumes de capitaux fournis par nos investisseurs, nous sommes en mesure de promouvoir des petits et moyens projets intéressants qui n’auraient pas pu voir le jour autrement. L’un de vos projets actuels consiste en la planification et la construction d’une centrale de chauffage à bois à Engelberg. Pourquoi? L’investissement nécessaire pour ce projet peut monter jusqu’à 30 millions de francs. L’objectif de la centrale

Thomas Schmid

Eliane Riner

CEO

Directrice Business Development

thermique est de chauffer une grande partie de Engelberg. Ce projet nous permet de créer une économie circulaire locale qui profitera à toute la région. Nous sommes rapidement arrivés à la conclusion qu’Engelberg était prédestinée à accueillir une centrale thermique durable. C’est un point très important pour chacun de nos projets: nous devons recevoir l’accord de la population. C’est également important pour nos engagements à l’étranger, car nous y soutenons également des projets énergétiques et infrastructurels durables avec notre stratégie d’investissement. C’est donc également un avantage pour la Suisse, qui reste très dépendante des énergies étrangères. Nous nous procurons déjà l’électricité en externe, autant qu’elle soit propre! Retrouvez plus d’informations ainsi que l’offre complète de nos fonds pour investisseurs qualifiés sur www.fontavis.ch

Visualisation centrale de chauffage à bois Engelberg

SIGNA-TERRE SA BRANDREPORT

Pour une gestion efficiente des bâtiments Les deux grandes échéances de la stratégie énergétique 2050 et CO2 de la Confédération seront-elles honorées? Etat des lieux avec le Dr. Olivier Ouzilou, associé et Président de la société Signa-Terre SA. «En Suisse, et globalement en Europe, 50 % de l’énergie primaire est consommée pour le chauffage et la préparation d’eau chaude des bâtiments. Plus de 90% de cette énergie provient des combustibles fossiles. Or, ces derniers sont responsables de 40% des émissions de CO2», souligne M. Ouzilou. Il ajoute que la Suisse compte 1,67 million de bâtiments, dont une grande majorité doit être rénovée dans le cadre de la politique énergétique et climatique dictée par la Confédération.

exploitation des énergies renouvelables aussi élevée que possible, voire par ce que l’on appelle «bâtiment à énergie positive», c’est-à-dire, lorsqu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Or, nous confie M. Ouzilou, pour arriver à une tel niveau performance aux échéances prescrites, il faudrait être au minimum à un taux de rénovation annuel de 3 %; en mettant bien entendu l’accent sur la question énergétique et environnementale. Rénover est une chose, mais bien rénover et totalement en est une autre.

A la traîne… Cependant, le taux de rénovation de ces bâtiments n’est que de 1% par an, dont une faible part de nature énergétique. Mathématiquement parlant, si nous continuons à ce rythme, la Suisse ne sera pas en mesure d’honorer l’échéance 2030 qui consiste à réduire de 50% les émissions de CO2, ni celle de 2050 à zéro émission de CO2. Dans un tel cas de figure, nous pouvons être certains que la tortue n’arrivera pas avant le lièvre. Cette transition devrait être, selon M. Ouzilou, une «révolution» dans la rénovation énergétique du domaine bâti. «Il est indispensable, nous dit-il, de faire mieux, plus vite et à grande échelle».

Retour sur investissement Si l’on ne tient compte que des gains énergétiques, le retour sur investissement est en général assez rapide pour ce qui concerne l’électricité; à peine quelques années. Pour ce qui est de la «thermique», les coûts de la rénovation peuvent être conséquents, mais les projets sont souvent rentables. En effet, dans le domaine de la construction, on se doit de raisonner sur le long terme. Lorsque l’on pose les chiffres, nous nous rendons compte qu’au final toutes les parties sont gagnantes. Du point de vue du propriétaire, le bien immobilier prend de la valeur. Avec les consommations et leurs impacts maîtrisés, les usagers et la collectivité sont aussi gagnants. Par ailleurs, les aides financières et les possibilités de défiscalisation sont actuellement attrayantes.

Pôle de compétences Pour parvenir au résultat escompté, il est nécessaire de prendre en considération l’intégralité des facteurs liés à l’économie de la rénovation. Il s’agit d’un concept global. En ce sens, Signa-Terre SA se positionne comme partenaire privilégié pour accompagner les maîtres d’ouvrages et leurs représentants sur des projets de rénovation. Cette société réunit en effet des compétences axées autour de la gestion immobilière, de l’énergie, de l’ingénierie, de l’architecture et des technologies de l’information dans le domaine bâti. Minimum 3% Dans l’idéal, l’intégralité du parc immobilier Suisse devrait répondre, à terme, au label «Minergie P-ECO». Il se caractérise par des besoins très faibles en énergie et par une

Législation Les bases légales de la politique énergétique s’inscrivent encore dans un modèle d’incitation et d’encouragement, nous explique M. Ouzilou. Elle sont contraignantes, certes, mais nous ne sommes pas encore en mode «obligation» de rénover un immeuble. Or, à terme, et certainement dans l’urgence, il y aura probablement des lois qui imposeront d’effectuer des travaux selon des critères drastiques, à des coûts plus élevés qu’aujourd’hui et suivant des délais plus courts. Les propriétaires et les maîtres d’ouvrages ont donc tout intérêt à anticiper et à se faire accompagner sereinement par des sociétés expertes en la matière.

Gestion globale et numérique d’un bien ou d’un parc immobilier Signa-Terre propose un éventail de prestations et de solutions personnalisées. En tout premier lieu, des outils de monitoring visant à diminuer les charges d’exploitation et les dépenses énergétiques avec pour conséquence une maîtrise de l’impact environnemental. Signa-Terre SA est aussi en mesure d’accompagner son client dans l’élaboration d’une planification stratégique et opérationnelle d’entretien et de rénovation d’un bâtiment ou d’un parc immobilier. En tant qu’experte en informatique immobilière, cette société propose des solutions d’intégration numérique et de digitalisation de données techniques et patrimoniales afin de pouvoir les consolider et ainsi, permettre la mise en œuvre d’un plan d’investissements pluriannuel en toute connaissance de causes.

Passer à la vitesse supérieure «Les propriétaires de biens immobiliers et leurs représentants sont sensibles aux questions énergétiques et environnementales. La prise de conscience est effective, cependant, il est nécessaire d’accélérer quelque peu le processus afin de parvenir au taux minimum de 3% de rénovation par an. Nous avons tous à y gagner», conclue M. Ouzilou. Plus d’informations: www.signa-terre.ch olivier.ouzilou@signa-terre.ch

TEXTE EMMANUEL VIACCOZ


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INNOVATION E-BIKE

Pour et contre de la vélo-révolution La bicyclette, c’est du passé. En Suisse, la tendance grandissante est à l’E-Bike, et les raisons sont nombreuses: machine de sport, alternative écologique à la voiture, etc., le vélo électrique fait bonne figure et le paysage urbain ne saurait aujourd’hui s’en passer pour être qualifié de moderne. TEXTE ADRIAN GEORG SEIDL

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ans le monde entier, Amsterdam est connue pour être la capitale du cyclisme. Mais même dans nos grandes villes, et surtout par beau temps, on peut voir de nombreux enthousiastes se frayer un chemin vers le bureau sur leur deux-roues. Les vélos du futur côtoient de plus en plus les bonnes vieilles bicyclettes décaties et les «Single-Speed-Fixie» dans les rues et sur les pistes cyclables. Nous parlons bien sûr des très prisés E-Bikes. Selon l’Association transports et environnement (ATE), c’est environ 500 000 E-Bikes au total qui roulent dans les rues suisses. Aujourd’hui, un vélo sur trois vendus est un E-Bike, et la tendance est à la hausse. Le nombre d’accidents graves augmente Les pistes cyclables les plus fréquentées voient leur trafic augmenter, et il n’est pas rare que cela conduise à des accidents. Avec des accélérations et une vitesse plus importantes, un accident impliquant un E-Bike aura souvent de plus graves conséquences que ce même accident mais à bord d’un vélo classique. Depuis 2011, les E-Bikes constituent une catégorie à part entière dans les statistiques d’accidents du pays. En 2018, huit personnes sont décédées en Suisse des suites d’un accident d’E-Bike. Si l’on regarde les statistiques de plus près, on apprend également que les personnes plus âgées sont bien plus concernées par les accidents avec des conséquences graves que les jeunes. Plus de 63 % des victimes avaient plus de 55 ans. Ce fait est cependant relatif si l’on considère que plus de la moitié des utilisateurs d’E-Bikes ont 60 ans ou plus.

Il y a E-Bike et E-Bike Il existe aujourd’hui toute une gamme de différents modèles d’E-Bikes disponibles pour différents budgets (environ 400 modèles pour 80 fabricants). Il existe deux catégories d’E-Bikes, déterminées selon la puissance du moteur: les «motocycles légers» et les «motocycles». Ils sont équipés d’une assistance au pédalage et peuvent atteindre une vitesse allant de 25 à 45 km/h. Si vous songez à vous en acheter un, vous devez avant tout réfléchir à l’utilisation que vous allez en faire pour vous faire conseiller au mieux par un vendeur. Le prix varie beaucoup en fonction du type de vélo et de sa conception. Pour avoir un bon E-Bike, vous devriez compter un budget minimal de 1 500 francs. Certains modèles exclusifs peuvent coûter jusqu’à 8 000 francs. Et non, le plaisir n’est pas toujours gratuit. Certains modèles proposent ce que l’on appelle la «récupération», c’est-à-dire la possibilité de regagner de l’énergie. La sécurité commence avant même l’achat Outre le facteur principal de danger qu’est la vitesse, le poids important et la distance de freinage bien plus élevée que sur un vélo normal qui en découlent sont souvent sous-estimés. En cas de freinage d’urgence, la distance de freinage est de 10 m environ à une vitesse de 15 km/h. À 30 km/h, elle est de 24 m. Les freinages déjà compliqués avec un vélo normal sont pratiquement impossibles, en raison du système hydraulique. Il est primordial de penser à tous ces points importants au moment de l’achat. Afin de vous habituer au mieux

au maniement et aux particularités de votre E-Bike, il est recommandé de vous entraîner dès que possible en faisant des trajets d’essai dans un espace sécurisé. Si vous préférez jouer la carte de la sécurité, vous pouvez également participer à l’un des nombreux stages proposés pour apprendre auprès d’experts de l’E-Bike. Circuler en toute sécurité «Conduire un E-Bike procure de la joie, mais ce n’est pas chose facile. Il faut prendre le temps de s’habituer à la conduite différente pour pouvoir circuler en toute sécurité», déclare Christine Steinmann, Chef de projet sécurité du trafic à l’ATE. Il est également primordial de bien évaluer ses propres compétences de conduite. Pour les E-Bikes rapides qui disposent d’une assistance pédalage et qui peuvent rouler jusqu’à 45 km/h, le port du casque est obligatoire en Suisse. L’ATE recommande toutefois de porter un casque adapté, même avec des modèles plus «lents». En outre, pour rester bien visible, il faut toujours allumer le phare, même en journée. Il est également recommandé de porter des vêtements réfléchissants dans la rue pour augmenter les chances d’être vu. Pour finir, l’anticipation permet de reconnaître à l’avance les potentielles situations dangereuses et de vous mettre à l’abri. Green Mobility Greta Thunberg l’illustre parfaitement: les élèves font l’école buissonnière pour attirer l’attention sur le changement climatique. Les débats sur le climat

sont plus enflammés que jamais et divisent la société. Cependant, le mouvement vert a déjà atteint depuis longtemps le transport privé urbain. De plus en plus d’automobilistes conscients de l’environnement se mettent en selle sur leur vélo et apportent ainsi une contribution réelle à la mobilité durable. Et ils ont bien raison. En effet, le vélo électrique n’est pas seulement un loisir, il est bon pour la santé, il est écologique et il présente un très bon potentiel en termes de politique des transports. Dans le même temps, on demande aux politiques d’adapter les mesures de sécurité, les rues et les pistes cyclables afin de pouvoir devenir maître de cette mobilité en évolution. Conclusion La vélo révolution présente, en plus de son grand potentiel pour le trafic du futur, quelques risques. Elle n’est malheureusement pas la solution miracle contre les accidents, mais elle pourrait l’être contre le changement climatique (ou du moins elle pourrait permettre d’endiguer un peu le problème). Bien se renseigner au préalable sur le modèle d’E-Bike le plus adapté à ses besoins, le plus respectueux des mesures de sécurité et le plus sécurisé pour parcourir les rues: voilà la recette pour faire de cette bicyclette des temps modernes son meilleur allié au quotidien; et qui sait, peut-être que nous ferons bientôt concurrence à Amsterdam en devenant la nouvelle «Mecque de l’E-Bike».

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MOVE MOBILITY SA BRANDREPORT

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MOVE Mobility et Groupe E développent leur réseau de stations de recharge ultrarapides pour les voitures électriques de demain Début avril, MOVE Mobility et Groupe E ont mis en service, sur le parking du Comfort Hotel d’Egerkingen, quatre nouvelles bornes de recharge ultrarapides pour voitures électriques. Elles fonctionnent actuellement de manière bridée, mais pourront atteindre à terme la puissance de recharge maximale de 350 kW et être compatibles avec les modèles de voitures électriques qui seront mises en circulation dès 2020. Dans un cas idéal, la recharge de ces véhicules ne devrait pas prendre plus de douze minutes.

Nicolas Müller Responsable de l‘électromobilité Groupe E SA

M

ême si elles ne fournissent «que» 175 kW, les quatre stations de recharge ultrarapides de MOVE Mobility et Groupe E mises en service au Comfort Hotel d’Egerkingen sont actuellement du type des plus puissantes installées en Suisse.. Cela correspond à une puissance de recharge adaptée aux voitures électriques qui circulent actuellement en Suisse. Pour profiter pleinement du potentiel des chargeurs ultrarapides installés sur ce lieu stratégique,sis à proximité de l’échangeur autoroutier A1/A2, il faudra attendre les voitures électriques de nouvelle génération annoncées entre autres par Audi et Porsche. Grâce à la technologie développée par ABB, la puissance de recharge peut atteindre 350 kW, ce qui permet de recharger une voiture électrique à 80% en moins de douze minutes dans le cas idéal. Un laps de temps optimal pour une pause récréative et gustative au restaurant de l’hôtel Comfort, qui fait partie du groupe Autogrill.

Popularité croissante des modèles électriques En mars 2019 déjà, la Tesla Model 3 (qui peut être rechargée sans problème à Egerkingen) était la voiture la plus vendue en Suisse. MOVE Mobility et Groupe E estiment que la part de marché des voitures électriques, respectueuses de l’environnement et silencieuses, devrait passer de 25 à 50 % d’ici 15 ans. Cela représente entre 75 000 et 150 000 nouvelles immatriculations par an. Une évolution qui favorise la Stratégie énergétique 2050 et ses objectifs en matière de réduction de CO2. Si cette évolution se confirme, près de 60 véhicules en moyenne devraient transiter chaque jour par les stations de recharge du Comfort Hotel d’ici 2030. Par ailleurs, grâce aux systèmes de navigation intelligents, les

utilisateurs sauront avant leur arrivée si une borne est libre. S’il devait s’avérer que la demande excède l’offre, MOVE Mobility et Groupe E pourront ajouter deux nouvelles stations de recharge ultrarapides aux quatre existantes. Mais auparavant, les stations de recharge seront équipées d’un lecteur de cartes bancaires. Par ailleurs, MOVE Mobility et Groupe E mettront en service prochainement d’autres stations de recharge ultrarapides sur les aires autoroutières de La Côte, Lully et Bavois. Recharge facile avec le réseau MOVE Aujourd’hui, le réseau de recharge public de MOVE propose en Suisse 850 points de recharge (dont de

nombreuses sur des aires d’autoroute), ainsi qu’un accès à 3 500 autres points dans tout le pays. En Europe, les clients MOVE peuvent accéder à 35 000 points de recharge. Les exploitants de réseaux se coordonnent afin de proposer un système de recharge commun et pratique pour les voitures électriques. Ils y parviennent en particulier grâce à un système tarifaire qui comprend seulement trois catégories et une facturation unique . La recharge elle-même est simplifiée: il suffit de présenter devant le lecteur de la station de charge le porte-clés MOVE prêt-à-l’emploi, la carte MOVE de Groupe E ou d’un autre exploitant de réseau. TEXTE NICOLAS MÜLLER

Les stations de charge ultra rapides d’Egerkingen Actuellement, chaque station du Comfort Hotel dispose d’une prise CHAdeMO et d’une prise CCS de sorte qu’au total, l’installation propose quatre prises CHAdeMO et quatre prises CCS. Chaque station met à disposition une puissance permanente de 175 kW et pourra, à l’avenir, atteindre une puissance de crête de 350 kW. Plus d’informations: groupe-e.ch

Elles passent presque inaperçues, mais les quatre stations de charge d’Egerkingen pourront bientôt recharger une voiture électrique en seulement douze minutes.

GOFAST BRANDREPORT

Un réseau de recharge rapide pour tous et par tous Tout le monde peut participer à l’extension du réseau de recharge rapide pour véhicules électriques et contribuer ainsi à la réduction des émissions de CO2.

À

partir de 2020, les voitures neuves importées en Suisse ne devront pas rejeter plus de 95 grammes de CO2 par kilomètre afin de répondre aux directives de l’Union européenne. Cet objectif peut être atteint grâce à l’électromobilité qui, d’après la dernière étude de l’Office fédéral de l’environnement, émet 80% moins de CO2 que les véhicules à carburants fossiles. Pour y parvenir, l’Association des importateurs suisses d’automobiles souhaite atteindre une part de marché de 10% sur les véhicules électriques dès l’année prochaine. En effet, la vente de voitures électriques et hybrides en Suisse a augmenté de manière considérable: si 3,2% des véhicules importés en 2018 étaient électriques, leur part s’élève à 5,2% en avril 2019. Avec une demande croissante, le besoin d’un réseau de recharge rapide s’impose. GOtthard FASTcharge SA (GOFAST) a pour objectif de développer ce service. La start-up tessinoise est avec 30 sites le plus grand fournisseur de sites de recharge ultra-rapide en Suisse. L’entreprise a remporté l’appel d’offres lancé par l’Office fédéral des routes l’année dernière et s’apprête à installer des stations de recharge ultra-rapide (150 kW) à Pierre Féline (Vaud) et PierreAvoi (Valais), qu’elle exploitera pendant 30 ans. Mais ceci n’est pas tout, GOFAST prévoit d’étoffer son offre en Suisse romande et planifie d’y installer bientôt 20 sites. Au total 150 sites en Suisse vont voir le jour d’ici quelques années. En voici un exemple. Première borne de recharge rapide pour le Jura Jean-Paul Saucy se tient devant un bâtiment oblique blanc aux allures futuristes. Depuis près de trente ans, il exploite le garage Autos GT SA à Porrentruy. En 2012, il accueille les premiers véhicules hybrides et se passionne dès lors pour l’électromobilité. Après la construction d’un bâtiment Minergie en 2015 sur son terrain, il se mit à réfléchir à l’installation d’un dispositif de recharge. En s’intéressant de plus près à l’électromobilité, il comprit vite qu’une station de recharge rapide serait la solution la plus avantageuse. En effet, ces installations offrent une

capacité de charge élevée et sont souvent situées près des autoroutes ou dans les localités. «À trois minutes à pied de la ville et seulement 900 mètres de l’autoroute, mon emplacement était idéal», explique Jean-Paul Saucy. Enthousiaste, il contacta différents opérateurs de stations de recharge. Ceux-ci ne proposant que des stations de recharge lente, il poursuivit ses recherches et finit par découvrir un article sur GOFAST. Il jeta son dévolu sur l’entreprise dont le réseau s’étend à l’échelle du pays. «Je souhaitais pouvoir répondre à la demande future avec une borne de recharge de 150 kW.» Dans le café-boutique Ajoie, les voyageurs auraient en outre la possibilité de se restaurer et de travailler grâce au WLAN pendant la recharge de leur véhicule. Le garagiste rencontra rapidement un chef de projet de GOFAST pour faire l’état des lieux. Il ne dut s’occuper ni des plans, ni des permis.

Jean-Paul Saucy contemple sa borne de recharge équipée de toutes les prises possibles et les deux places de parc adjacentes. Il y voit souvent des Tesla, BMW i3 et Renault Zoé faire le plein d’électricité. Si la borne attire de nouveaux clients et représente un avantage de performance, ce n’est pas la raison principale pour laquelle elle a été installée. «Je souhaite que davantage de Suisses allemands et de Français découvrent notre beau Jura et puissent rentrer chez eux sans encombres.», déclare Jean-Paul Saucy. Il tire un bilan positif de sa collaboration avec l’équipe de GOFAST, sympathique, jeune et professionnelle. «Si je devais installer une autre station de recharge rapide, je n’hésiterais pas à faire appel à eux.», affirme-t-il. En ce qui le concerne, l’effort a été minime. Aujourd’hui, GOFAST se charge de tout... sauf de déblayer la neige.

Domenic Lanz, CEO de GOFAST, se réjouit lui aussi de cette bonne collaboration. «Il est important que des particuliers comme Jean-Paul Saucy nous proposent des sites. Tout le monde peut rejoindre le réseau suisse de recharge rapide.», souligne-t-il. Dans le garage Autos GT SA de Jean-Paul Saucy, toute la gamme Opel sera bientôt disponible en version électrique et Kia s’apprête à livrer sa première voiture 100% électrique, la Kia e-Niro. Afin que ces véhicules puissent parcourir la Suisse, un réseau de recharge rapide pour tous est nécessaire. Possédez-vous aussi un terrain qui pourrait accueillir une borne de recharge rapide? N’hésitez pas à contacter Toma Knezovic: t.knezovic@gofast.swiss. TEXTE MARINA MELNYCHUK

À propos de GOFAST GOFAST aménage et exploite le plus grand réseau de recharge rapide de Suisse. De l’Ampera (Opel) à la ZOE (Renault), toutes les voitures électriques, peuvent y recharger leur batterie. La formule de base: 100 kilomètres d’autonomie en dix minutes. D’ici quelques années, le réseau de recharge de GOFAST devrait compter plus de 150 sites. L’entreprise suisse a levé plusieurs millions de francs à cet effet et collabore avec différents partenaires visionnaires. GOFAST a pour objectif de couvrir l’approvisionnement en stations de recharge ultra-rapide du pays. L’entreprise entend ainsi permettre aux citoyens helvètes de se tourner vers l’électromobilité, et à la Suisse d’atteindre ses objectifs climatiques.

Jean-Paul Saucy, Autos GT (à gauche) et Toma Knezovic, Business Developement Manager de GOFAST (à droite).

Pour plus d’informations: www.gofast.swiss


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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BRANDREPORT HEIA-FR

Formez-vous pour bien négocier le virage énergétique! Vous êtes actif dans le secteur du bâtiment? Ingénieur ou architecte, planificateur, gestionnaire de parc immobilier ou encore installateur en chauffage? Vous le savez: la transition énergétique est lancée! de Fribourg, la Haute école d’ingénierie et d’architecture Fribourg a mis sur pied en 2013 une plateforme de formation et d’information à cet effet: Energie-FR.

Nathalie Bachmann Ingénieure en environnement Responsable du programme Energie-FR

L

es propriétaires privés, de même que les administrations publiques et le monde politique, sont aujourd’hui prêts à investir dans cette voie durable, tant pour les nouvelles constructions que pour la rénovation du bâti. Toutefois, sur le terrain les professionnels qualifiés manquent. Car, pour bénéficier de ce marché en plein essor, il faut être formé. Sur mandat du Service de l’énergie de l’État

Pour bénéficier de ce marché en plein essor, il faut être formé.

Workshop: Exemples pratiques de mesures d’optimisation

CAS HES-SO en Analyse énergétique du bâtiment

Parmi les formations les plus prisées figure le CAS (Certificate of Advanced Studies) en Analyse énergétique du bâtiment. Basé sur le Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB®), ce CAS s’articule autour d’un exercice réel et complet de rénovation d’un bâtiment. Il délivre les connaissances nécessaires liées aux enjeux de la rénovation, à la typologie des bâtiments, aux caractéristiques énergétiques des matériaux de construction, à la production de chaleur et d’eau chaude, aux techniques et aux outils d’analyse énergétique, ainsi qu’au calcul de rentabilité d’un projet de rénovation.

• demi-jour dédié à l’efficacité des systèmes

• formation en cours d’emploi pour

L’offre du programme Energie-FR va beaucoup plus loin encore: les formations continues dispensées visent des domaines variés comme les techniques du bâtiment, la mise en œuvre, l’exploitation, l’optimisation et l’entretien des systèmes de chauffage renouvelables ou encore la planification énergétique et des milieux industriels en général.

énergétique du parc immobilier • exercices pour développer des stratégies de rénovation pour des immeubles de diverses époques • 11 et 13 septembre 2019, HEIA-FR

d’entraînement dans l’industrie • visite d’une installation optimisée et modernisée • 27 juin 2019, patinoire de Guin

les professionnels du bâtiment

• travail pratique de rénovation • basé sur le Certificat énergétique

cantonal des bâtiments (CECB®)

• septembre 2019 à mai 2020, HEIA-FR Formation: Rénovation énergétique de l’enveloppe du bâtiment

Formation: Pompes à chaleur système-module

• journée de sensibilisation à l’efficacité

• journée consacrée au concept d’amélioration de l’efficience d’installations

• prescriptions techniques,

cahier des charges, documents importants, protocole de mise en service • 24 septembre 2019, HEIA-FR

Intéressé? Misez sur l’efficience énergétique! Informations et inscriptions sur www.energie-fr.ch

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Devenez les acteurs de la transition énergétique

Plongez au coeur des technologies du 21e siècle

Développez les Life Sciences de demain 2020

Bachelor Ingénierie

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Nouveau Campus au coeur des Alpes


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

HEIG-VD BRANDREPORT

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«Nos formations apportent des réponses pointues aux défis brutaux de notre société» Fabien Loi Zedda, Doyen et Chef du Centre Formation Continue de la HEIG-VD, détaille les formations mises en place par l’institution afin de faire face aux défis énergétiques et environnementaux actuels. Interview.

L

e contexte énergétique et environnemental actuel fait constamment apparaître de nouveaux défis. Pour les acteurs économiques et sociaux de la mobilité ainsi que des filières de l’énergie et de l’économie responsable, il s’agit donc d’agir rapidement et de manière incisive pour parvenir à faire face à la situation. Consciente de ces problématiques complexes, la HEIG-VD d’Yverdon-les-Bains propose de nombreuses formations ciblées. Plus importante HES de Suisse romande et deuxième du pays, l’institution mise en effet sur une approche pragmatique et concrète pour doter les professionnels concernés des bons outils. Interview avec Fabien Loi Zedda, Professeur et Doyen du Centre Formation Continue de la HEIG-VD qui, avec une équipe de professeurs et de praticiens chevronnés, dont Yves Delacrétaz, Professeur, ingénieur civil et docteur ès sciences techniques EPFL, s’impliquent activement afin de proposer des formations pertinentes dans ces différents domaines aux enjeux essentiels.

Le passé n’est que le prologue du futur.

Fabien Loi Zedda

sur dix-huit mois prépare les candidats qui se présenteront à l’examen du Diplôme fédéral supérieur. Après une première volée qui touche à sa fin, nous sommes sur le point d’en accueillir une deuxième afin de répondre à l’importante demande qui existe dans ce domaine.

Doyen et Chef du Centre Formation Continue de la HEIG-VD

environnementales, énergétiques et écologiques, nos formations comprennent trois pôles, la mobilité, la géothermie et l’environnement construit.

Et que dire par rapport à l’autre pôle concernant l’environnement construit? Focalisés entre autres sur les nouvelles énergies, nous proposons un CAS Bois-Energie qui permet aux participants de se spécialiser sur l’ensemble des étapes comprises dans cette filière, allant de la plante aux cendres, pour ainsi dire. Un deuxième CAS consacré aux aspects et enjeux techniques du chauffage à distance figure également parmi les différentes formations proposées au sein de notre panel de cours. Deux formations qui peuvent être suivies indépendamment l’une de l’autre et qui entretiennent cependant des liens intéressants. De plus en plus considéré par les acteurs et organisations de gestion et supervision des systèmes de chauffage, le bois et son utilisation au sein des chauffages à distance permet en effet d’amener une solution des plus intéressantes d’un point de vue environnemental et écolo-

La mobilité est en effet un enjeu crucial, que comprend la formation que vous proposez sur cette thématique? Nous organisons deux formations certifiantes de type CAS et sommes sur le point d’en proposer une troisième, intitulée Transports publics, qui devrait démarrer au début de l’année 2020. Le tout pourrait par ailleurs aboutir prochainement sur une formation globale de type DAS. Des formations destinées aux différents acteurs et professionnels de la mobilité qui, en considérant les défis actuels, doivent répondre à des besoins soudains et différents de ceux qu’ils ont pu connaître jusqu’à maintenant. Nous proposons en outre un cours préparatoire de Manager en transports publics. En collaboration avec l’Union des transports publics (UTP), cette formation qui se déroule

Parlez-nous de la manière dont la HEIG-VD organise et segmente ses formations dédiées aux problématiques énergétiques et environnementales. Nous articulons notre panel de formations autour de deux domaines principaux, à savoir l’ingénierie et l’économie. Les formations continues que l’on propose s’organisent à la fois à travers des cours ponctuels, soit des séminaires qui peuvent s’étaler sur un à plusieurs jours et débouchent ensuite sur différentes attestations, ainsi que des formations certifiantes telles que les CAS, MAS, DAS et EMBA. Par rapport aux problématiques

gique. Fait important à noter quant à ces formations: les participants peuvent tous bénéficier de subventions accordées par les pouvoirs publics dans l’optique de pouvoir suivre ces modules. Vous proposez en outre un volet consacré aux questions économiques? Tout à fait. Dans notre filière économie et services, nous nous focalisons notamment sur les aspects liés à l’innovation économique. Nous proposons ainsi une formation continue MAS en Développement Humain dans les Organisations. Comme toutes nos formations continues, l’idée principale consiste à pouvoir apporter des réponses pointues aux défis brutaux de notre société. Le tout avec des professeurs qualifiés et actifs sur le terrain, entre autres afin de pouvoir doter nos étudiants d’outils concrets immédiatement applicables en situation réelle. En étant ainsi orientés dans la recherche appliquée, nous veillons en effet à cibler les enjeux qui apparaissent au sein de la nouvelle donne économique, sociale et environnementale qui caractérise notre époque. Plus d’informations sur: www.postformation.ch www.heig-vd.ch

TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

ANNONCE

Les formations continues à la HEIG-VD www.postformation.ch

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OPTIMISATION ÉNERGETIQUE DES PROCÉDÉS INDUSTRIELS

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ÉNERGIES RENOUVELABLES : TECHNIQUES & APPLICATIONS

Techniques, conception et dimensionnement Profil thermique ou électrique BOIS-ÉNERGIE

CHAUFFAGE À DISTANCE

Conception, hydraulique et production de chaleur

Plaquette CAS CAD_formation continue 23.10.18 16:21 Page1 Affiche A0_OPEN-PI.qxp_Mise en page 1 16.04.19 13:18 Page1

Montage, validation et exploitation

Xylogie, aspects environnementaux Installations techniques et conception Page1

HEIG-VD FC_CAS ERTA 2015_formation continue 28.04.15 16:31 Page1

Affiche A0_CAS BE.qxp_Mise en page 1 21.02.19 11:47 Page1

Certificate of Advanced Studies HES-SO (CAS)

CHAUFFAGE À DISTANCE La formation est réussie lorsque l’étudiant a obtenu une note supérieur ou égale à 4 dans chacun des modules et réussi le travail de certificat. Un taux de présence de 80% est obligatoire. Le titre délivré est un Certificate of Advanced Studies en chauffage à distance et 12 crédits ECTS* sont accordés. * 1 crédit ECTS (European Credit Transfert and Accumulation System) correspond à 30 heures de formation/travail personnel.

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS Direction du cours •

Nicolas Weber, Professeur et directeur de l’IGT, HEIG-VD nicolas.weber@heig-vd.ch Tél. +41(0)24 557 61 59

Centre de formation Continue HEIG-VD Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud Centre Formation Continue Centre St-Roch – Secrétariat Centre Formation Continue Avenue des Sports 20, Case postale 521 1401 Yverdon-les-Bains

Cours ponctuels

OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE DES PROCÉDÉS INDUSTRIELS Inscription et information détaillée sur www.cas-cad.ch

www.heig-vd.ch

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10.2018

HAUTE ÉCOLE D’INGÉNIERIE ET DE GESTION DU CANTON DE VAUD

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RECONNAISSANCE ET TITRE DELIVRÉ Le CAS (Certificate of Advanced Studies) fait partie des formations continues dispensées par les HES et universités. Elles sont adaptées au personnes engagées dans la vie active et désirant se perfectionner.

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INTERVIEW PIERRE EPARS

«L’action politique doit être plus engagée pour soutenir la durabilité» A la tête de BG Ingénieurs Conseils, Pierre Epars s’implique activement pour favoriser et promouvoir le développement durable à travers son activité. Avec un rayonnement international, le bureau d’ingénieurs, qui figure parmi les plus importants de Suisse, impacte en effet directement l’urbanisation, l’aménagement du territoire, les transports ou encore l’exploitation des ressources énergétiques. Interview. INTERVIEW THOMAS PFEFFERLÉ

L

orsque l’on parle de développement durable, on pense d’abord et surtout aux aspects et enjeux énergétiques. Pourtant, comme aime le rappeler Pierre Epars, la durabilité ne peut se construire que sur plusieurs axes simultanément. CEO du Groupe BG, l’ingénieur analyse et détaille les principaux enjeux durables que doit relever la Suisse. Réfléchies et engagées, sa vision ainsi que les valeurs avec lesquelles il dirige l’entreprise permettent de considérer la donne actuelle de manière lucide et pragmatique. Interview. Avec votre expérience et votre connaissance du dossier durable, quels sont selon vous les principaux défis que doit relever la Suisse? Avant tout, je pense qu’il est important de reconsidérer la manière dont le développement durable est principalement abordé. En évoquant les problématiques liées à la durabilité, on a souvent tendance à se focaliser sur les aspects énergétiques qui entrent en jeu. Si l’énergie constitue bien entendu un des principaux leviers sur lesquels nous pouvons agir, il ne faut pas négliger les autres. Globalement, la problématique durable repose sur trois axes: l’environnement, le social et l’économie. Comment s’articulent ces trois axes? Il est évident que les impacts environnementaux liés à la croissance économique et industrielle s’avèrent très problématiques. D’où l’importance de développer, promouvoir et soutenir les nouvelles technologies et moyens dont nous disposons pour réduire notre impact sur l’environnement et optimiser l’utilisation réfléchie et durable de chaque ressource. En parallèle, il s’agit aussi de parvenir à développer un climat social au sein duquel l’humain et ses aspirations puissent se réaliser. Bon sens, changement et évolution des mentalités de même que prise en considération des souhaits émanant des jeunes générations sensibles aux questions environnementales constituent autant d’aspects compris dans cet axe social. Le volet économique doit quant à lui être abordé différemment. Sans forcément rechercher la croissance à tout prix, il est nécessaire de pouvoir maintenir et développer un climat économique favorable et stimulant. Dans ce sens, j’aime rappeler que la durabilité à un coût, elle nécessite en effet un investissement incisif et réfléchi. Pour cela, il est nécessaire de développer des conditions-cadres incitant les acteurs économiques et les particuliers à investir et soutenir dans la durabilité. Les investissements publics dans ce domaine ont également un rôle clé à jouer. Au sein du Groupe BG, quelle place occupe le développement durable et comment vous impliquez-vous dans ce sens? Le développement durable est une valeur centrale chez nous. Notre activité s’y articule dans son ensemble. Déjà à travers les importants projets d’urbanisation, de mobilité, d’environnement ou encore d’exploitation des ressources naturelles que nous pilotons et accompagnons en Suisse, en France et à l’international. A l’interne, nous avons par ailleurs créé une Direction de l’innovation. Une position

stratégique et engagée, qui permet ainsi de soutenir et favoriser des projets novateurs et prometteurs en matière de mobilité, d’habitat et d’énergie. J’ajouterais également que notre philosophie consiste aussi et surtout à promouvoir au maximum le développement durable auprès de nos clients. Et cela autant pour des petits projets que pour des grands. Nous veillons donc à sensibiliser notre clientèle sur ces enjeux tout en leur démontrant les avantages dont ils bénéficieraient en investissant aussi sur cet axe durable. C’est d’ailleurs un aspect essentiel, qui mériterait peut-être d’être davantage investi par les politiques. Il s’agit dans ce sens de faire en sorte que les investisseurs trouvent un intérêt concret dans la durabilité tout en les sensibilisant sur ce point. Dans le marché immobilier, il est en effet démontré qu’un bien durable et performant en matière de consommation énergétique voit sa valeur augmenter. Rappelez-nous les principaux projets de grande envergure sur lesquels travaille actuellement le groupe BG. Pour en citer quelques-uns, nous pouvons notamment mentionner l’agrandissement souterrain de la Gare

Cornavin à Genève. Toujours en région genevoise, nous pilotons également la démolition et reconstruction de l’usine de valorisation des déchets des Cheneviers. Un projet mené en étroite collaboration avec les Services industriels de Genève qui doit notamment permettre d’optimiser l’utilisation de la chaleur pour alimenter le réseau de chauffage à distance. A Lausanne, nous accompagnons et conseillons les autorités pour le projet du m3, une troisième ligne de métro qui doit permettre d’accentuer encore les performances de la région en matière de mobilité douce tout en pouvant absorber les flux toujours plus importants liés à la forte croissance démographique. Nous avons par ailleurs piloté le chantier de Nant de Drance, la plus grande centrale hydroélectrique de Suisse. Des travaux de très grande envergure, qui comprennent notamment quelque 17 km de galeries creusées pour un coût de plus de deux milliards de francs. La mise en eau est prévue pour cet été. Citons également le projet du nouveau métro automatique à Paris, pour lequel 50 de nos collaborateurs travaillent à plein temps sur place. Avec 200 km de tunnel, 68 gares et un coût dépassant les 20 milliards de francs, le projet n’est autre que le plus important d’Europe en matière de mobilité douce.

Pour revenir à la Suisse, comment conjuguer habilement croissance démographique, développement urbain et durabilité? L’aménagement du territoire représente un aspect majeur sur lequel il faut miser intelligemment. Complexe et primordiale, la densification des villes doit être mieux soutenue et davantage exploitée, notamment dans l’optique de préserver la biodiversité des espaces vierges. En tant que petit territoire, la Suisse nécessite une approche finement pensée pour accompagner sa croissance démographique. En parallèle, il est essentiel de mobiliser des ressources importantes pour améliorer la mobilité. Nos infrastructures saturées peinent à absorber correctement les flux de déplacement de la population. Outre les déclarations et les grands messages, il est nécessaire et urgent de proposer des solutions concrètes de développement des infrastructures de mobilité douce pour limiter le transport individuel motorisé. Si le projet Léman 2030 des CFF va dans cette direction, il faut réaliser qu’il ne constitue qu’un maillon d’une offre globale à développer. Justement en matière de mobilité, quelles pistes semblent les plus prometteuses selon vous? Il n’y a pas une solution unique à privilégier à tout prix. Comme en matière d’énergie, c’est le bon mix des différents moyens de transport qui constituera la solution la plus adéquate. Toutefois, en matière de mobilité individuelle, je pense que l’hydrogène a un bel avenir. Je suis convaincu que cette filière est amenée à occuper une place de plus en plus importante dans les transports, la logistique et la mobilité. En témoignent d’ailleurs les projets de grande envergure menés par les acteurs économiques actifs dans ces domaines. Bien sûr, encore faut-il veiller à utiliser des ressources énergétiques durables afin d’isoler l’hydrogène à partir de la molécule d’eau. On préférera évidemment le recours au solaire plutôt que les centrales à charbon pour cela. Sans constituer la solution unique et idéale sur le long terme, l’hydrogène doit plutôt être considéré comme une technologie de transition particulièrement prometteuse dans le contexte actuel. Permettant de concurrencer les acteurs de la mobilité électrique, les moteurs fonctionnant à l’hydrogène présentent également l’avantage de ne générer aucune émission de gaz à effet de serre. BG Ingénieurs Conseils en chiffres Nombre de collaborateurs: 650 Pays dans lesquels le groupe est implanté: 4 Chiffre d’affaires annuel: 96.9 millions de francs Nombre de bureaux: 21 Nombre de bureaux par pays: Suisse: 13 France: 5 Algérie: 2 Italie: 1


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■ INGENIOUS SOLUTIONS

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Votre Éco-quartier à Morges Un site d’exception dans un cadre de vie harmonieux et diversifié – Un lieu de vie unique et des services à la personne Un quartier moderne et connecté – Un projet durable et efficient Un projet durable et ambitieux Quartier durable en cours de réalisation, Églantine se veut à la pointe de l’écologie. Les espaces extérieurs sont conçus de façon à respecter la biodiversité: aménagement de noues paysagères, préservation et renforcement de la lisière des arbres existants. En plus du label Minergie, le quartier Églantine sera le premier quartier en Suisse dont 100 % des bâtiments visent la labellisation SNBS 2.0 (Standard de Construction durable Suisse). Au coeur d’une nouvelle vie Le quartier Églantine s’insère dans une perspective durable car il intègre harmonieusement l’environnement

naturel au tissu socio-économique local. Au-delà des aspects énergétiques et écologiques, l’un des enjeux du quartier Églantine a été de repenser l’habitat contemporain afin d’offrir aux habitants des standards de vie élevés. Les trois piliers du développement durable que sont l’environnement, l’économie et la société ont en effet été déclinés à l’échelle du quartier. La démarche participative «Morges Dialogue» portée par les autorités communales a été un très grand succès et a permis de fédérer les Morgiens autour de ce projet. La proximité de la gare de Morges est un atout majeur car elle favorise naturellement l’utilisation des transports en communs, associée à la mobilité douce. La

mixité sociale et générationnelle du quartier ont été les fils rouges de sa conception. Sur plus de 40 000 m2 avec 450 logements, ce lieu verdoyant réussit à mélanger 13 immeubles avec toitures végétalisées, dont des PPE, des immeubles locatifs à loyers abordables, des surfaces d’activités et des commerces de proximité, afin de réussir à satisfaire tous les projets de vie de ses futurs habitants. De nombreux espaces communs sont prévus pour se rencontrer: trois cours intérieures, une place publique, un grand parc, de nombreux jardins potagers et un verger. Ce projet représente l’opportunité de devenir propriétaire ou locataire au cœur de Morges dans un quartier durable.

Un quartier moderne et connecté Une application mobile est offerte à tous les habitants du quartier Églantine et propose de nombreux services: Réseau social de quartier (entraide, sécurité et animation de quartier); échange de services, prêt et vente de matériel entre habitants; informations pratiques liées au quartier et au logement; lien avec les gérances pour les opérations de maintenance, d’entretien et suivi des consommations énergétiques.

Contact: * ventes@morges-eglantine.ch ( +41 (0)79 500 14 89 www.morges-eglantine.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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CONSOMMATION LE MARCHÉ DE L’ÉNERGIE

L’énergie d’aujourd’hui et de demain En pleine mutation, le monde de l’énergie tend aujourd’hui à l’indépendance et au développement des énergies renouvelables hyperlocales. On entend parler de décentralisation de la production, de «Smart Living», d’ouverture totale du marché, d’offres d’énergie en ligne ou encore de stockage et même de blockchain. Mais qu’en est-il réellement de ces avancées? TEXTE SMA

O

n parlait des «nouvelles énergies renouvelables» il y a encore 4 ans. Aujourd’hui, elles n’ont plus rien de nouveau et sont proposées sous toutes les formes. Il est par exemple possible d’opter pour une énergie verte en ligne, ceci tant pour les ménages que les entreprises. Les panneaux solaires photovoltaïques sont devenus bien plus accessibles, couvrant les toits de toutes les nouvelles constructions et des habitations en cours de rénovation. Et une entreprise peut même s’équiper d’une installation de production sans débourser le moindre franc grâce à des formules en «contracting».

de stockage, confirment que l’avenir est à l’indépendance et au vert. Blockchain et Smart Living: pour aller encore plus loin Le digital offre d’innombrables opportunités, et l’énergie n’y échappe pas. Alors que les ingénieurs réfléchissent déjà à l’utilisation de la blockchain pour permettre une transmission transparente et sécurisée de l’énergie, en vue notamment de tracer son origine et son moyen de production, le digital a éga-

lement fait son entrée à travers les objets connectés. En effet, alors que la domotique se contente d’automatiser les objets, les solutions de Smart Living n’ont pas de limite, permettant par exemple de configurer des scénarii énergétiques autour de sa propre production. Il est ainsi possible de configurer son habitat pour optimiser l’énergie, tant sur le plan de l’éclairage, que du chauffage ou encore de la sécurité. Evolutifs et modulaires, ces systèmes répondront à des besoins dont nous n’avons peut-être même pas encore connaissance.

Force est de constater que les propositions commerciales ont répondu aux nouvelles demandes de consommateurs toujours mieux informés et soucieux de l’environnement.

Un seul mot d’ordre: consommer moins et mieux Le développement rapide de nouvelles solutions s’avère donc intéressant tant sur le plan écologique qu’économique. En entreprise comme chez nous, nous avons dorénavant la possibilité de participer activement à un changement non seulement bénéfique, mais nécessaire. Alors que les électriciens se transforment en énergéticiens, les consommateurs sont définitivement devenus des consom’acteurs.

La décentralisation a le vent en poupe Conséquence de la démultiplication des centrales de production, l’énergie est maintenant produite un peu partout près de chez nous. Et bien que la quantité ne suffise pas encore à couvrir tous les besoins, la création croissante de regroupements d’autoproducteurs et de micro-réseaux, tout comme l’avancée des technologies ANNONCE

À VOS CÔTÉS DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Alors que les électriciens se transforment en énergéticiens, les consommateurs sont définitivement devenus des consom’acteurs.

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

ESPACE.MOBILITÉ BRANDREPORT

011

Politique des transports: les experts demandent un changement radical En Suisse, les politiques et les autorités souhaitent modifier le comportement individuel des utilisateurs de la route en jouant notamment sur les facteurs prix et temps, en débattant par exemple sur les pendulaires, la tarification dynamique des billets ou encore les frais de parking. Mais les dernières recherches ont montré que les utilisateurs, eux, s’appuient sur d’autres critères, et c’est pourquoi les experts appellent à un changement radical du paradigme actuel.

TEXTE THOMAS SCHAUMBERG, GESCHÄFTSFÜHRER, ESPACE.MOBILITÉ

L

’économie comportementale est une science qui consiste à étudier les comportements décisionnels de la population au travers de l’expérience vécue. Elle a su ainsi se développer comme une discipline à part entière parmi les sciences économiques. Le prix Nobel d’économie a d’ailleurs été attribué à un économiste comportemental en 2017: l’Américain Richard Thaler s’est vu récompensé par le jury pour ses recherches et connaissances sur le processus de prise de décision humain. La circulation routière n’échappe pas à cette règle. Les comportements individuels de chacun, notamment sur le choix du moyen de transport. Si l’on veut que les politiques et les autorités prennent des décisions efficaces. Il est nécessaire qu’ils prennent en considération le comportement réel de chaque individu. Ainsi, lorsque les réflexions d’amélioration du traffic sont menées, il est d’abord nécessaire de se poser la question des attitudes de chacun, en particulier dans la cas de la mobilité. L’Homme n’est pas ce que l’on appelle un «Homo oeconomicus»: il ne prend que très rarement ses décisions en se basant uniquement sur les facteurs économiques classiques que sont le temps et le prix des déplacements. Il est donc grand temps que les connaissances en économie du comportement trouvent leur place dans les recherches, les pratiques et les politiques liées à la mobilité. Les choix de déplacements sont influencés par de nombreux facteurs individuels et environnementaux La recherche comportementale empirique montre que les personnes se basent sur d’autres critères que le temps ou l’argent pour prendre leurs décisions. Elles s’appuient en effet dans une large mesure comme la météo ou le jour de la semaine, des facteurs individuels comme le type d’activité (passe-temps ou travail, courses ou sortie), les habitudes ou encore des facteurs psychologiques comme la tranquillité d’esprit ou le besoin de flexibilité. Ces critères importants sont cependant à peine pris en compte lors des débats politiques, ce qui, malheureusement, mène systématiquement à une surestimation de l’importance des facteurs prix et temps.

et prix de plus de moitié. Si de tels résultats sont pris en compte lors de la détermination des mesures règlementaires classiques, basées sur ces deux facteurs (par ex.: les frais de parking ou la limitation des places de stationnement), on prend le risque de surestimer également leur effet. Ainsi, c’est la bonne estimation de gestion du trafic qui est essentielle, pour éviter les effets indésirables et contre-productifs, comme le trafic de recherche ou d’évitement, engendrent des frais supplémentaires pour les utilisateurs de la route et peuvent même nuire à l’environnement. Il est donc impératif de prendre en compte les derniers résultats de la recherche lorsque l’on souhaite évaluer l’efficacité attendue des mesures relatives à la circulation dès le stade de la planification des transports. Un changement radical est nécessaire dans les recherches sur la mobilité Or, jusqu’ici, l’économie comportementale a pratiquement toujours été ignorée dans les recherches sur la mobilité, et les recherches classiques ont montré que les personnes organisaient leurs déplacements en se basant sur les facteurs prix et temps, ce qui veut dire que les chercheurs se sont surtout concentrés sur la façon dont les modifications sur ces deux facteurs pourraient se ressentir dans ces choix. Aujourd’hui, il a été prouvé par des économistes comportementaux reconnus que ces recherches étaient faussées. «Celui qui ignore l’évidence économique comportementale ignore les aspects importants de la prise de décision humaine et tire les mauvaises conclusions» (Prof. Dr. Matthias Sutter, économiste comportemental au Max Planck Institut

PHOTO MARC LATZEL

de Bonn et à l’Université de Cologne, 2018). Les plus grands économistes comportementaux demandent donc un changement radical dans la recherche sur la mobilité. Les États-Unis sont un exemple très intéressant pour illustrer en quoi les connaissances en économie comportementale peuvent influencer la planification des transports: à Washington, D. C., plusieurs lignes de métro traversent la rivière Potomac, soit via un pont, soit un tunnel. Dernièrement, la «Blue Line» est devenue la ligne la plus engorgée du système de métros. Toutes les tentatives traditionnelles des autorités pour décharger la «Blue Line» ont échoué. Les passagers s’accrochaient à leurs habitudes et passaient pas ce tunnel, sans jamais chercher à l’éviter. C’est finalement la psychologie cognitive qui a apporté une première solution. Lors de la lecture d’un plan, les lignes verticales semblent plus longues que les horizontales et les lignes droites sont favorisées. Ces principes ont été appliqués au plan du métro afin de rendre la «Blue Line» visuellement moins attractive, optiquement. Les passagers qui se servaient du nouveau plan pour planifier leur trajet ont, pour 9,5 % d’entre eux, cessé d’emprunter la «Blue Line». Ainsi, de simples modifications de présentations peuvent avoir plus d’influence sur les déplacements que des incitations financières, par exemple. Demande de changement de paradigme dans la recherche et la politique L’évolution économique et démographique dynamique provoque l’augmentation du besoin en mobilité.

Les experts appellent à adopter une approche pragmatique orientée résultats et qui prenne en compte les connaissances en économie comportementale, plutôt que des interdictions et restrictions qui sont sans effet, voire contre-productives. Hans Werder, Président d’Avenir Mobilité/Zukunft Mobilität et ancien Secrétaire général du DETEC, a demandé, lors du colloque du 27 juin 2018 ayant pour thème «Économie comportementale et mobilité», à ce qu’un changement de paradigme soit effectué dans les recherches, les politiques et les pratiques liées à la mobilité. L’éminent économiste comportemental Gerhard Fehr, de FehrAdvice & Partners AG, a demandé à la même occasion un changement radical des politiques et autorités concernant le développement des systèmes d’incitation, en s’appuyant sur les recherches comportementales. Il est donc possible de trouver des solutions efficaces aux pratiques de mobilité en prenant en compte les facteurs décisionnels de la population. Les mesures financières n’ont généralement pas l’effet incitatif que l’on attend d’elles sur les déplacements des personnes. L’introduction de frais de parking dans le trafic d’achat ne conduit généralement pas à une évolution du trafic public, elle a plutôt des effets contre-productifs, comme le trafic de recherche ou d’évitement. Il est de la responsabilité des autorités de mettre en place des mesures qui aient l’effet escompté. Conclusion: L’économie comportementale offre une approche pragmatique et de solutions nombreuses pour les politiques de régulation du trafic routier. Elle conduit à un changement de paradigme permettant de développer des modèles de déplacements plus efficaces qui répondent mieux aux besoins des populations. Il est temps pour les autorités de prendre en compte ce changement de paradigme, en adoptant un changement d’approche radical pour le bien de tous, pour une économie dynamique et respectueuse de l’environnement.

C’est la conclusion d’une étude de FehrAdvice menée en 2018 et présentée lors d’un colloque organisé par Avenir Mobilité (une plate-forme de dialogue pour un trafic intelligent), et dont le titre est «Der Mensch im Verkehr: Ein Homo oeconomicus?» (L’Homme et la circulation: un Homo oeconomicus?). D’après cette étude, lorsqu’il s’agit de mobilité, l’Homme n’est pas forcément un Homo oeconomicus: il ne prend que très rarement ses décisions en se basant uniquement sur les facteurs économiques classiques que sont le temps et le prix. Rien que pendant l’expérience sous jacente à l’étude, l’exclusion de seulement trois facteurs environnementaux a conduit à une surestimation des facteurs temps

Jusqu’ici, les politiques pensaient qu’il suffisait de jouer sur les facteurs prix et temps pour répondre aux challenges liés aux déplacements, mais les nouvelles connaissances en économie comportementale ont montré que les décisions en matière de politique des transports doivent être basées sur la science et non sur des hypothèses infondées quant aux comportements des personnes. En outre, ces méthodes ouvrent des perpectives pour influencer les comportements et trouver des solutions aux problématiques du trafic.

espacemobilite.ch

Une adaptation graphique/optique du plan du métro de Washington, D. C. a permis de décharger la «Blue Line» d’une partie de ses passagers.


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

012

INVESTISSEMENT ÉNERGIE SOLAIRE

Protéger l’environnement en investissant dans le solaire Dans le contexte environnemental et écologique actuel, les défis à relever nécessitent la mise en place d’approches nouvelles et disruptives. Pour relever le challenge de la Stratégie énergétique 2050, particuliers, professionnels et institutions ont un rôle certain à jouer. Energie renouvelable parmi les plus prometteuses, le solaire continue son ascension, dopé par l’innovation et porté par la nouvelle ordonnance sur l’encouragement de la production d’électricité issue d’énergies renouvelables, entrée en vigueur début 2018. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

L

es défis environnementaux et durables auxquels nous sommes confrontés actuellement poussent les acteurs du domaine à innover pour mettre en place des solutions novatrices. Dans ce sens, les modèles disruptifs doivent certainement être privilégiés pour changer la donne de manière incisive et réfléchie. Il est en effet grand temps d’agir rapidement, notamment dans l’optique de pouvoir tenir l’échéance et les objectifs fixés dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050. En matière d’énergie renouvelable, le solaire constitue clairement un de principaux leviers sur lesquels nous pouvons et devons agir. Encore faut-il pouvoir bénéficier de mesures et conditions suffisamment incitatives pour pouvoir investir dans une installation photovoltaïque. Elaborée dans ce sens, la nouvelle ordonnance sur l’encouragement de la production d’électricité issue d’énergies renouvelables, entrée en vigueur début 2018, change la donne. Le principe: permettre aux entreprises actives dans l’installation de panneaux solaires de revendre directement l’électricité produite aux consommateurs finaux. En permettant ainsi aux sociétés qui disposent d’infrastructures photovoltaïques de se passer des grands groupes industriels et autres fournisseurs

les différents partenaires qui développent de nouveaux modèles économiques, les options d’investissement durable se développent à grande vitesse.

habituels, la démarche permet de stimuler le marché. En leur offrant la possibilité de renégocier le prix de l’électricité directement avec leurs clients, ce nouveau paradigme libéralise le marché, motivant ainsi petits et grands acteurs à se réinventer. Coupler investissement et énergie renouvelable Les synergies toujours plus nombreuses entre les autorités cantonales, voire fédérales, et les acteurs privés du domaine vont également dans se sens. Qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, les propriétaires d’installations solaires bénéficient en effet de subventions allant jusqu’à 30%. Poussant les services industriels et autres institutions actives dans la gestion énergétique à innover, ce nouveau paradigme d’économie écologique permet par ailleurs de soutenir les jeunes pousses de l’investissement durable et de mettre en avant les solutions novatrices qu’elles développent.

Obligations solaires Proposer un modèle gagnant-gagnant permettant de conjuguer investissements financiers et écologie, tel est le modèle d’affaires sur lequel a par exemple misé la société PrimeEnergy Cleantech, établie à Genève. Et le pari semble largement remporté si l’on considère les performances encourageantes de l’entreprise. Aujourd’hui, la société possède et exploite en effet un parc solaire comprenant quelques 55 centrales photovoltaïques situées entre la Suisse, la France et l’Allemagne. Des infrastructures, dont la puissance installée permet de produire l’électricité utilisée par plus de 5 500 ménages (24 mégawatts), financées par plus de 1 000 clients investisseurs depuis la création de l’entreprise en 2011.

Maillon essentiel dans la chaîne énergétique et durable, le financement, et les différentes manière de conjuguer investissement et plus-value écologique, méritent une attention croissante. En Suisse, entre les organisations et institutions qui fédèrent les acteurs de la branche et

Le modèle de PrimeEnergy Cleantech fonctionne sur le principe suivant: la société émet des obligations destinées à la fois à des clients privés, à des investisseurs aguerris ainsi qu’à des institutions comme des caisses de pension ou des assurances par exemple. Accessibles

par tranche de 10 000 francs, ces obligations permettent aux investisseurs de contribuer directement au financement d’infrastructures énergétiques solaires et de percevoir un intérêt fixe durant une période de cinq à dix ans, selon le type d’engagement choisi. A l’issue de cette échéance, les investisseurs sont remboursés du capital investi au préalable. Démocratiser l’investissement Aujourd’hui, les centrales construites en Suisse ainsi qu’en Europe suite aux investissements générés par PrimeEnergy Cleantech représentent plus de 260 000 m2 de panneaux photovoltaïques, principalement situés sur des toitures industrielles et agricoles. Si le modèle innovant élaboré par l’entreprise permet de doper l’investissement durable, il offre en outre la possibilité de l’étendre au plus grand nombre. Disponibles dès 10 000 francs, les obligations qu’elle émet permettent en effet d’ouvrir les possibilités d’investissements à différents profils d’investisseurs. Ce qui explique la présence d’acteurs institutionnels, de particuliers ou encore de professionnels actifs dans le secteur de la finance dans la clientèle de PrimeEnergy Cleantech.

Rapide, sain, peu encombrant:

PUBLIREPORTAGE

Le vélo est tendance, même en dehors des villes Certains considèrent le vélo comme un sport, d’autres l’utilisent tous les jours pour se déplacer ou pédalent pendant leurs vacances et autour du monde.

Une activité physique qui ne fait pas transpirer Un vélo sur trois vendu en Suisse est équipé d’un moteur électrique, et cette proportion augmente. L’assistance au pédalage permet de franchir des montées raides et de parcourir de plus longues distances, sans arriver à destination en nage. «Avec ou sans motorisation

Davantage d’espace pour davantage de vélos «En 2018, le peuple a donné un signal clair avec près de 75% de ‹oui› au vélo: neutre pour le climat, le vélo mérite une plus grande place dans la politique

des transports et l’aménagement du territoire», affirme Christine Steinmann. «L’ATE s’est toujours engagée en faveur de ce moyen de déplacement écologique, sain et peu

encombrant. Elle veillera à la mise en œuvre de l’arrêté fédéral en faveur du vélo pour qu’à l’avenir, encore plus de personnes de tout âge s’aventurent à vélo sur les routes.» Myriam Holzner

Comparaison des distances de trajet en voiture en %

voiture

7 19

87 %

La possibilité de compléter la force musculaire par une motorisation électrique a donné un nouvel essor à ce moyen de locomotion: des cyclistes du dimanche roulent désormais de front avec des athlètes du guidon ‒ et certains pendulaires ont troqué la voiture contre un vélo électrique.

électrique, le vélo est tendance», confirme Christine Steinmann, spécialiste du vélo à l’ATE Association transports et environnement. «C’est clairement le véhicule le plus agile en ville, et même en dehors des agglomérations sur des distances jusqu’à vingt kilomètres en version électrique. En faisant du vélo tous les jours, on garde facilement la forme tout en prenant l’air et le soleil, en hiver aussi.» L’infrastructure est loin d’avoir suivi partout le rythme de progression de la petite reine. «Parfois, les pistes cyclables se font désirer, ou alors elles sont trop étroites», regrette Christine Steinmann. Les pistes en site propre ou voies cyclables restent rares, en comparaison avec d’autres pays; en outre, elles prennent souvent fin d’un seul coup, forçant les cyclistes à s’arrêter. Les détecteurs des feux de circulation ignorent généralement les vélos et les laissent poireauter.

Bicyclette et vélo électrique

40

61

87 100%

vélo électrique

à pied

5 km

L’assistance e-bike coûte 45 francs par an, ou 25 francs pour les membres de l’ATE.

2.5 km

1

Les vélos électriques sont techniquement plus lourds et plus complexes que les modèles classiques. Même des dommages sans gravité s’avèrent souvent irréparables sur place. L’assistance e-bike ATE peut alors vous aider, en organisant le transport de votre vélo électrique vers un atelier de réparation ou chez vous, et en prenant en charge les frais de retour à votre domicile ou de poursuite de votre voyage.

20 km

bicyclette

Assistance dépannage pour vélos électriques

Davantage d’informations: www.ate.ch/e-bike

5

10

La plupart des trajets conduits en voiture sont possibles à vélo.

15

20

km

© Source: VCÖ Illustration: ATE


Il y a un Battery-Man en chacun de nous. Vous aussi, rapportez vos piles usagées.

batteryman.official

SYNCHRONE BRANDREPORT

Synchrone, conseil en stratégie et en communication pour les entreprises actives dans les énergies renouvelables, l’environnement et la santé S’il existe de nombreuses agences de communication, aucune sur l’arc lémanique ne ressemble à Synchrone. Par son expertise (énergies renouvelables, environnement et santé) et son approche pluridisciplinaire (conseil en stratégie d’entreprise et en communication), Synchrone s’est déjà imposée comme une référence sur le marché romand.

C

’est au début de l’année 2017, que l’agence Synchrone basée à Lausanne a été créée. Déjà deux ans donc, que Mr Stéphane Sciacca, Ingénieur EPFZ / MBA, et Mme Salima Fassi, Docteur en pharmacie / MBA, ont initié cette agence de conseil en stratégie et en communication spécialisée. Car Synchrone n’est pas une agence de communication traditionnelle. Avec une vingtaine d’années d’expérience dans la communication et le marketing pharmaceutique, Mme Fassi s’impose comme une experte reconnue dans le domaine de la santé. Ingénieur dans le domaine de l’environnement, Mr Sciacca a œuvré, pendant des années, en tant que consultant expert pour des acteurs publics et privés tant en Suisse qu’à l’international. Stéphane Sciacca confirme cette volonté de répondre à une problématique bien ancrée dans le paysage lémanique : «En créant Synchrone, nous avons souhaité aider les entreprises concernées à capitaliser sur l’expertise suisse dans chacun de ces domaines». Le pays est en avance sur la protection environnementale de manière générale, et la gestion des énergies renouvelables participe à cette réussite. En matière de santé, la Health Valley témoigne de la vitalité des startups, entreprises et autres centres de recherche. C’est donc bien une agence spécialisée dans la santé, les énergies renouvelables et l’environnement, qui a été souhaitée par les deux fondateurs.

Conseil stratégique et en communication dans des domaines spécialisés, l’approche unique de Synchrone C’est pour gagner en efficacité mais aussi gagner en image, que les clients de Synchrone s’enthousiasment pour le positionnement de cette agence vraiment pas comme les autres. Nous sommes loin des agences de communication traditionnelles, qui sont, le plus

souvent généralistes, et sans véritables conseils stratégiques. Dans le domaine de la santé ou de l’environnement, «il est difficile de faire de la communication sans passer par le conseil stratégique» nous explique Mr Sciacca. L’atout principal de Synchrone réside dans l’expertise dans chacun de ces domaines, et même lorsqu’il s’agit de répondre à une problématique de communication, cette maitrise du domaine va permettre d’être à la pointe du positionnement stratégique de la société et/ou du produit. En maitrisant à la fois la forme (communication) et le fond (conseil stratégique), Synchrone peut répondre à toutes les attentes en la matière. Le créateur de Synchrone nous le confirme: «Nous avons déjà accompagné des startups depuis leur phase de création jusqu’à leur développement. De l’élaboration du business plan, pour définir la viabilité d’un projet et trouver les financements nécessaires, à la communication pour faire connaître leurs services ou leurs produits, nous les avons appuyés en leur faisant profiter de cette expertise». Avec le large réseau de consultants et de partenaires de l’agence, les clients de Synchrone disposent d’une équipe flexible et collaborative de spécialistes, garantie d’un travail pointu et d’une grande réactivité, indispensable pour s’adapter en temps réel. «Ne pas se tromper de cible, être en phase avec les tendances du marché et les contraintes réglementaires et législatives, voilà encore des atouts, que nous pouvons assurer à nos clients tant en termes de conseil en stratégie d’entreprise qu’en ce qui concerne la communication» renchérit Mr Sciacca. Et l’approche spécialisée n’empêche en rien de répondre à des aspirations plus générales, puisque Synchrone accompagne aussi les entreprises dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur stratégie de communication digitale.

Si Synchrone répond aux attentes des entreprises de toute taille, l’agence spécialisée dans les domaines des énergies renouvelables, de l’environnement et de la santé, reste le partenaire privilégié des PME et startups romandes. L’arc lémanique concentre une grande partie des entreprises actives dans ces domaines, qui ont besoin de cette approche experte pour conforter leur positionnement sur le territoire suisse. Mais l’agence répond également présent, lorsque ces entreprises veulent conquérir de nouveaux marchés, et notamment sur le continent africain, où Synchrone conseille déjà quelques entreprises. «Accompagner nos clients à se développer à l’étranger fait partie de nos ambitions et de notre force. Et nous nous appuyons alors sur des experts possédant une grande expérience du contexte local pour garantir un service à la hauteur des attentes de nos clients.»

Parce que l’agence Synchrone n’est pas une agence généraliste, elle cherche toujours à apporter la réponse la plus précise et la plus exhaustive possible. Cela se traduit par la recherche constante de la qualité optimale du rendu pour satisfaire les clients. La satisfaction de ces derniers reste l’objectif ultime de l’agence créée par Mr Sciacca et Mme Fassi. Et réussir à conseiller une startup se lançant sur les marchés innovants de la santé et des énergies renouvelables ou accompagner une PME ou une grande entreprise à valoriser ses activités en matière d’environnement relève pour Synchrone de la même quête permanente: un accompagnement de qualité personnalisé et sur-mesure. Plus d’informations: www.synchrone-communication.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

014

IMMOBILIER

Immobilier, quels outils pour optimiser l’efficience énergétique? Dans le contexte environnemental et économique actuel, les enjeux durables s’avèrent de plus en plus concernants. Dans ce cadre, les propriétaires et acquéreurs immobiliers ont une carte importante à jouer. Pour s’engager en matière d’écologie mais aussi pour valoriser le patrimoine bâti, il s’agit de pouvoir utiliser les bonnes solutions énergétiques. Explications. TEXTE SMA

I

mpossible de passer à côté aujourd’hui. Et en particulier dans le domaine de l’immobilier. Le développement durable constitue en effet une thématique majeure, qui concerne de très près les acteurs de la branche. Il faut dire qu’en Suisse, avec un parc immobilier qui commence sérieusement à dater, les dépenses énergétiques des bâtiments et ouvrages représentent une part significative dans le bilan énergétique global du pays. A l’échelle nationale, notamment dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050, il s’agit ainsi d’optimiser la consommation énergétique du domaine bâti existant tout en veillant à construire du neuf hyper efficient. Dans ce cadre, parmi les outils clés à privilégier, on s’intéresse de près au Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB®). Un outil de diagnostic énergétique des plus utiles, qui permet de montrer de nombreux aspects sur un bien tout en poussant le niveau d’analyse jusqu’à différents degrés. Le CECB® peut ainsi permettre d’observer l’efficacité de l’enveloppe du bâtiment. En même temps, il offre la possibilité d’évaluer la quantité d’énergie nécessaire à un ouvrage utilisé de façon standard. Si la démarche est valable pour des biens existants, elle l’est également pour de nouvelles constructions.

Système de classement par étiquettes Suite au CECB®, les besoins énergétiques définis pour un ouvrage sont alors visualisés sur un classement allant de A à G, soit de «très efficace énergétiquement» à «peu efficace énergétiquement». Une étiquette énergétique qui, un peu comme pour les appareils électroménagers, offre aux propriétaires et acquéreurs la possibilité de pouvoir obtenir une évaluation objective, précise et professionnelle de l’état énergétique et de l’efficacité de leur bâtiment. «Pour pousser le niveau d’expertise un peu plus loin, il est en outre possible de procéder au CECB® Plus, détaille Christophe Gallier, directeur de l’entreprise ENGY Solutions Immobilières SA et expert CECB certifié par Suissetec Polybau dans le cadre d’un brevet fédéral en conseiller énergétique des bâtiments. Délivré sous la forme d’un rapport d’évaluation détaillé sur quatre pages, ce certificat énergétique est ainsi réalisé sur la base d’une collaboration entre propriétaires et experts énergétiques. Une coopération qui permet ainsi d’effectuer une visite des lieux ainsi qu’une étude des plans de construction et des factures d’énergie des dernières années.»

Si la démarche est valable pour des biens existants, elle l’est également pour de nouvelles constructions.

Mesures supplémentaires Outre les différentes données et informations fournies dans le cadre du CECB®, il est ensuite possible de réaliser différentes mesures pour faire le point sur les améliorations énergétiques possibles à entreprendre. Permettant de mesurer l’efficacité de l’enveloppe du bâtiment, des infrastructures techniques liées au chauffage et à la production d’eau chaude et des appareils électriques et autres installations, elles peuvent être définies et élaborées de manière précises, également dans l’optique de pouvoir évaluer leur coût. Autant de mesures qui sont alors décrites en détail pour définir jusqu’à trois propositions différentes de rénovations possibles en tenant compte des différentes subventions qui peuvent s’y appliquer. Ces variantes permettent ainsi d’évaluer les priorités

et biens immobiliers selon les coûts et les économies d’énergie réalisables. «Ces démarches concrètes permettent d’améliorer un bâtiment ou un bien pour optimiser son efficience et affiner dans le détail sa consommation d’énergie, ajoute Christophe Gallier. Pour les propriétaires et acquéreurs, en plus de pouvoir économiser de l’argent sur le long terme, ces mesures contribuent également au maintien, voire à l’augmentation, de la valeur de leur bien.»

Implication de la Confédération La Confédération et les cantons ont lancé le Programme Bâtiments dans le but de faire chuter la consommation d’énergie du parc immobilier suisse et de réduire les émissions de CO2. La Suisse doit 40% de sa consommation d’énergie, et à peu près un tiers de ses rejets de carbone, à ses bâtiments. Elle compte environ 1,5 million d’immeubles qui sont peu, voire pas isolés du tout, et demandent à être assainis de toute urgence sur le plan énergétique, ainsi qu’une forte proportion de biens - environ trois quarts - qui sont encore chauffés aux énergies fossiles ou directement à l’électricité. Un assainissement peut vraiment valoir la peine: une meilleure isolation peut dans certains cas réduire les besoins de chauffage de plus de moitié. Le remplacement d’un système de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles par un système fonctionnant aux énergies renouvelables peut, quant à lui, ramener les émissions de CO2 à un niveau proche de zéro. Le Programme Bâtiments permet à la Suisse de contribuer de façon essentielle à la protection globale du climat et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz et de pétrole. La Confédération et les cantons distribuent chaque année quelque 360 millions de francs dans le cadre du Programme Bâtiments.

BRANDREPORT ENGY

Valorisez votre patrimoine bâti Travaux de rénovation et transformation, optimisation énergétique ou encore diagnostics de matières polluantes constituent autant d’aspects à prendre en compte dans la gestion d’un bien immobilier. Des éléments sur lesquels s’est spécialisée l’entreprise ENGY Solutions Immobilières. Présentation.

P

our les propriétaires et acquéreurs immobiliers, la gestion et la valorisation de leur patrimoine constitue une tache complexe qui nécessite de pouvoir bénéficier de connaissances et compétences pointues. Spécialisée dans les solutions immobilières du domaine bâti existant, ENGY Solutions Immobilières SA propose ainsi une vaste palette de services leur étant directement destinés. Conduite et supervision de travaux de rénovation ou transformation, bilans énergétiques et diagnostics de matières polluantes constituent autant de services proposés par l’entreprise. Un atout de taille pour les propriétaires et acquéreurs qui, avec un interlocuteur unique, bénéficient ainsi de multiples compétences techniques de pointe.

«Nous sommes en effet en mesure de proposer l’ensemble des services demandés en matière de préservation, d’optimisation et de valorisation du patrimoine bâti, souligne Christophe Gallier, directeur de la société au bénéfice d’une formation en architecture et de 30 ans d’expérience dans le milieu immobilier, avec une spécialisation dans la conduite

de travaux de rénovation et transformation. Centrales dans le contexte actuel, les questions environnementales concernent en particulier les propriétaires de bien immobilier. Parmi leurs principaux défis, il s’agit bien sûr de pouvoir limiter au maximum les déperditions d’énergie. En repérant les faiblesses du bâtiment et en apportant notre expertise sur les modifications à entreprendre, nous nous impliquons activement dans cet effort écologique. En réalisant des économies sur le long terme, un bien immobilier voit en outre sa valeur augmenter sur le marché. On notera encore que certains cantons offrent des subventions ou des défiscalisations intéressantes pour soutenir ce type de projets.» Expertise multiple Premier genevois à être certifié par Suissetec Polybau dans le cadre d’un brevet fédéral en conseiller énergétique des bâtiments, Christophe Gallier est également expert CECB. Ayant suivi le brevet fédéral de gérant d’immeuble, sa vision pragmatique, sa gestion efficace des enjeux, sa connaissance du terrain et des acteurs locaux ainsi que son souci du client en font un interlocuteur clé pour

mener tout type de projets de valorisation du patrimoine bâti. De multiples spécialisations et domaines d’expertise qui lui permettent en effet de répondre aux demandes et besoins les plus diversifiés dans le secteur immobilier. Spécialisée dans les analyses et diagnostics avant travaux de matières polluantes, telles que l’amiante, le plomb ou encore les PCB, ENGY Solutions Immobilières SA mène par ailleurs des bilans CECB® pour l’optimisation énergétique des bâtiments. Basée à Genève, l’entreprise intervient sur tout l’arc lémanique et accompagne également propriétaires et particuliers dans leurs démarches pour solliciter les différentes subventions à disposition.

www.engy.ch info@engy.ch


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LECLANCHÉ BRANDREPORT

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Sur mer, sur terre, Leclanché stocke et distribue l’énergie du futur Un ferry et un navire marchand 100% électriques en Scandinavie, une station de stockage d’énergie révolutionnaire au nord de Berlin, des dizaines de bus zéro émissions en Inde: jour après jour, la société basée à Yverdon-les-Bains confirme son rôle d’acteur majeur de la transition énergétique

C

’est une tradition à laquelle jamais on ne déroge. Samedi 1er juin, dans la petite ville portuaire d’Ærø, sur l’île du même nom, au sud du Danemark, une bouteille de champagne a volé en éclats contre la coque du ferry Ellen – un bateau d’un nouveau genre, appelé à se multiplier. Ellen est le plus grand ferry au monde entièrement propulsé à l’énergie électrique, capable de transporter 200 passagers et une trentaine de véhicules sur 22 milles nautiques (40,7 km) en une charge. Au cœur de ce projet pilote européen: Leclanché SA.

Ellen a un cousin nordique. En août prochain, Yara Birkeland, le premier porte-conteneur à propulsion 100% électrique, sera lancé en Norvège. Fonctionnant d’abord avec un équipage réduit, ce petit navire de 15m sera entièrement autonome dès l’automne 2020. Il permettra de remplacer 40 000 trajets annuels de camions dans les zones densément peuplées de Norvège, contribuant ainsi à réduire les émissions de CO2 et de NOx, et réduisant le trafic routier. Là aussi, Leclanché fournit l’ensemble des systèmes de batteries de ce navire précurseur, qui annonce d’autres réalisations. La marine marchande, important pollueur et consommateur d’énergie fossile, entame sa mue. L’hybridation des navires est à l’agenda, avec des régulations de plus en plus strictes, restreignant ou interdisant l’utilisation des moteurs thermiques conventionnels dans les ports ou à l’approche de ceux-ci. Dans les carnets de commande de Leclanché, 9 ferries du groupe italien Grimaldi – trois cette année, les six autres d’ici 2021 – à

propulsion hybride, un ferry canado-danois, le premier ferry à propulsion hybride hydrogène (en Ecosse); et d’autres commandes de systèmes de batterie pour des navires marchands et des installations marines. Anil Srivastava, CEO de Leclanché, constate que la croissance s’accélère dans ce domaine stratégique: «Avec des commandes confirmées de plus de CHF 42 millions, qui seront livrées en 2019 et 2020, il s’agit d’une validation claire de notre stratégie sur le marché et de la confirmation que nos solutions complètes, basées sur notre propre technologie cellulaire interne de pointe, couplées à notre savoir-faire en matière de véhicules électriques.» Car Leclanché maîtrise l’entier de la chaîne des solutions de stockage proposées à ses clients: de la conception des cellules lithium-ion à leur fabrication, puis leur assemblage, en passant par le logiciel de commande et de contrôle des packs de batteries. Cette

caractéristique permet une souplesse unique, pour une adéquation à chacun des projets. Dans le secteur prometteur du transport électrique, Leclanché s’est concentré sur les transports de masse. Outre la marine marchande, l’électrification des bus, des camions et d’autres moyens de transport collectif figure en tête de la stratégie de la société suisse. Ainsi, 40 systèmes de batteries seront livrés cette année au constructeur de bus Ashok Leyland, en Inde. L’an dernier, Leclanché a annoncé la création de Nexcharge, une joint-venture avec le groupe indien Exide Industries, premier fabricant de batteries du sous-continent. Objectif: la fabrication de cellules lithium-ion, sous licence de Leclanché, pour le marché des transports publics indiens, appelé à une très forte croissance depuis que les autorités locales ont pris des mesures drastiques pour lutter contre la pollution qui étouffe les grandes villes.

L’autre secteur porteur d’avenir s’appelle «solutions de stockage». Le mois dernier, à une centaine de kilomètres au nord-est de Berlin, au milieu d’un champ d’éoliennes, Leclanché a participé à l’inauguration d’un système de stockage d’énergie sur batteries (BESS) révolutionnaire. Piloté par Enel Green Power, filiale du géant de l’énergie italien, et par la société allemande d’énergie renouvelable Enertrag, le BESS de Cremzow (Brandebourg) permet de stocker de l’électricité et d’assurer la stabilité du réseau allemand, en fournissant des services de régulation de fréquence au marché de la réserve de contrôle primaire du pays. Cette station, d’une capacité de stockage de 34,8 MW/h et d’une puissance livrable de 22 MW, utilise la technologie de Leclanché, qui permet des réponses de charges très rapides. Ce type de station est particulièrement indiqué pour la régulation des nouvelles énergies renouvelables. «Cremzow démontre clairement comment les solutions de stockage d’énergie résolvent certains des défis auxquels nos réseaux électriques sont confrontés aujourd’hui», estime Anil Srivastava. Leclanché compte plusieurs systèmes de ce genre déjà en opération dans le monde entier, et des projets en commande encore plus importants – notamment dans des environnements insulaires, où l’énergie renouvelable remplace progressivement les énergies fossiles. Fidèle à ses racines yverdonnoises, où elle est née voici 110 ans, la société Leclanché s’est ainsi réinventée en acteur fondamental de la transition énergétique.

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ISOLATION PERFORMANCES ENERGETIQUES

Isolations durables Pour diminuer l’empreinte écologique d’un bâtiment, plusieurs solutions sont disponibles sur le marché. En matière d’isolation, les produits et matériaux durables doivent être privilégiés. S’ils s’avèrent meilleurs pour l’environnement et le confort des habitants, ils participent aussi à l’amélioration de l’efficience énergétique d’un ouvrage.

L

’isolation constitue un élément de première importance dans la construction d’un ouvrage. Un peu légère sur les bâtiments construits il y a quelques décennies, cette couche protectrice est étudiée de près aujourd’hui et une attention particulière y est portée par les professionnels du secteur. Si des drames sanitaires ont été commis auparavant dans le cadre de l’élaboration et l’utilisation de matériaux d’isolation – comme avec l’amiante par exemple – les experts de la filière connaissent désormais les spécificités techniques de ces éléments avec une plus grande précision. Et dans le contexte actuel, marqué par des enjeux de taille en matière de développement durable, les matériaux isolants se doivent d’être particulièrement performants, écologiques et confortables, tant pour les professionnels de la construction qui les installent que pour les utilisateurs des bâtiments en question.

secteur de la construction. D’origine végétale, ce matériau constitue ainsi une alternative renouvelable intéressante pour une utilisation en tant qu’isolant au sein d’un logement. Utilisé depuis peu de cette manière, le chanvre présente l’avantage de ne contenir aucun additif potentiellement nuisible pour l’environnement.

Sur le marché actuel, les produits et matériaux disponibles que proposent les différents fabricants se multiplient. Pour s’y retrouver, il s’agit notamment de faire un petit tour d’horizon de leurs spécificités techniques et de leur impact environnemental.

Le liège, performances thermiques et acoustiques Parmi les autres matériaux isolant végétaux à privilégier, on peut aussi évoquer le liège. Ses atouts principaux: d’excellentes performances, tant en matière d’isolation thermique qu’acoustique. Généralement conditionné sous forme de plaques, ce matériau s’avère aussi très simple à poser. On peut notamment l’utiliser pour isoler les murs intérieurs et extérieurs, les combles mais aussi les sous-bassements. Imperméable et très difficilement inflammable, le liège s’avère par ailleurs étanche, léger et résistant aux insectes ainsi qu’aux rongeurs ou encore aux champignons. Avec une excellente rigidité ainsi qu’une grande facilité de coupe, le liège figure clairement parmi les meilleurs matériaux isolants d’origine végétale.

Isoler sa maison avec du chanvre Si le chanvre peut en étonner plus d’un lorsque l’on évoque ce matériau dans l’optique de l’utiliser comme un isolant, il faut savoir qu’il présente de nombreux avantages. On peut déjà mentionner le fait que le chanvre est utilisé depuis des milliers d’années en tant que matière première par l’homme. Ses premières utilisations étaient consacrées à la fabrication de vêtements, de papier et d’huile. Rapidement, on s’est aperçu qu’il pouvait également jouer un rôle central dans le

Et durant les étapes de sa fabrication et de la pose ce matériau ne représente aucun danger pour la santé. Un élément important à prendre en considération, surtout dans l’optique de préserver au mieux la santé des professionnels de la construction et des habitants, tout en leur offrant un confort optimal. Enfin, on peut encore relever que le chanvre s’avère facile à poser en tant qu’isolant pour les murs, le toit ou encore le sol, et cela pour d’anciennes comme de nouvelles constructions.

En intérieur, on privilégiera également des matériaux dont le pouvoir d’isolation phonique s’avère optimal. Outre le liège, on peut aussi conseiller de recourir à de la laine de coton. Idéal pour cloisonner efficacement les espaces intérieurs, ce matériau peut par ailleurs être associé au liège pour obtenir les meilleures performances possibles. À noter également: pour optimiser l’isolation acoustique, on veillera aussi à désolidariser complètement la cloison phonique de la structure primaire. Pour cela, on peut par exemple utiliser différents types de supports spécifiquement fabriqués dans ce but ainsi que des membranes dites «anti-vibratiles». On l’aura compris, pour diminuer au maximum son impact environnemental par rapport au choix de son isolation, il s’agit notamment de privilégier les produits fabriqués avec des matériaux d’origine végétale. Ce type de produits permet en outre de limiter dans des proportions importantes l’énergie grise, soit la quantité d’énergie nécessaire pour produire ces matériaux. La santé des occupants comme des travailleurs est en outre préservée grâce à l’absences d’additifs ou d’autres produits polluants et potentiellement néfastes. En fin de vie, on pourra ensuite recycler efficacement ses produits pour les utiliser à d’autres fins. Ce qui contribue encore une fois à diminuer l’empreinte écologique des bâtiments. Les classiques: laine de verre et de roche Massivement utilisées dans le secteur de la construction, la laine de verre ainsi que celle de roche sont aussi à considérer attentivement. Ces produits présentent également de nombreux atouts mais s’avèrent en revanches moins exemplaires d’un point de vue éco-

logique. La laine de verre, très légère, est notamment appréciée pour cette qualité ainsi que pour la facilité et l’efficacité avec laquelle elle est comprimée et travaillée. De par sa légèreté, on la trouve souvent en toiture, qu’il s’agisse de toits plats ou en pente. Quant à la laine de roche, elle s’avère surtout intéressante pour ses bonnes performances d’isolation phonique. Plus lourde que la laine de verre, on la trouvera notamment au sol ou encore dans des panneaux de cloisons. Avec des prix forcément intéressants sur le marché, ces deux types de matériaux sont logiquement utilisés dans de larges proportions pour tout type de construction. Pour leur fabrication, il faut cependant savoir que des étapes assez gourmandes en énergie s’avèrent nécessaires. Pour limiter son empreinte carbone, elles ne sont donc pas exemplaires. Certains organismes pointent également du doigt la volatilité des fibres qui se trouvent dans ces matériaux et leur potentiel impact négatif sur la santé des travailleurs qui sont en contact avec ces produits ainsi que des futurs occupants du logement une fois sa construction achevée. Les filières concernées sont toutefois de plus en plus nombreuses à privilégier les matières recyclées pour la fabrication de leurs produits. Et une fois arrivés à la fin de leur cycle de vie, ces matériaux peuvent également être récupérés pour ensuite être recyclés. Les filières concernées s’impliquent d’ailleurs de plus en plus activement dans le but de multiplier les possibilités de recyclage et de réutilisation de ces matériaux. TEXTE SMA

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

SMART CITIES

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Comment l’internet des objets va booster la croissance des villes intelligentes? À l’heure où les problématiques liées au développement durable deviennent centrales dans la croissance des villes, il s’agit de parvenir à mettre en place des solutions efficientes et mesurables. Dans cette optique, la technologie des objets connectés a un rôle clé à jouer. Car pour un développement urbain qui puisse allier croissance et écologie, il faut pouvoir mesurer et contrôler finement les infrastructures citadines. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

D

ans la course au développement durable, les villes intelligentes constituent un objectif de première importance. Derrière ce vaste terme, on fait bien entendu référence au développement urbain intégrant des technologies permettant d’optimiser l’efficience énergétique des infrastructures. Dans ce sens, l’internet des objets représente un atout de taille. On peut d’ailleurs déjà constater que de nombreuses villes ont commencé à utiliser cette technologie, notamment pour mieux gérer et contrôler leurs infrastructures. Aux quatre coins du globe, les villes intelligentes voient donc progressivement le jour. Si la course au smart cities est lancée, c’est parce que les villes d’aujourd’hui ne sont pas encore «intelligentes», loin de là. Et les exemples ne manquent pas: le trafic routier des centres urbains est congestionné et ralenti par de nombreux automobilistes à la recherche d’une place de parc roulant au pas, l’éclairage des places publiques et de nombreux bâtiments institutionnels fonctionne souvent à des moments où la lumière naturelle est suffisante et la gestion des déchets fonctionne encore souvent sur un système de relève hebdomadaire alors que les containers sont parfois quasiment vides ou, au contraire, débordent. De manière générale, on peut donc constater que le fonctionnement des villes est encore majoritairement basé sur d’anciens systèmes, élaborés pour la plupart il y a de nombreuses années alors que les problématiques d’efficience n’étaient pas aussi importantes qu’aujourd’hui. Prendre le pouls des villes Pour moderniser et améliorer ces aspects, la ville intelligente doit globalement se baser sur une vision organique des organisations urbaines. Plutôt que d’appliquer des méthodes fonctionnelles mécaniques, il s’agit désormais de prendre le pouls des villes. C’est à dire de les comprendre et connaître plus finement. Objectif: intervenir au bon moment, de la bonne manière et avec les bonnes infrastructures et les bons moyens. Pourquoi un tel besoin de précision? Car en considérant les problématiques écologiques, économiques et énergétiques, le gaspillage n’est tout simplement plus permis. Exemple avec le ramassage des déchets ménagers, pour lequel les camions qui effectuent leurs rondes de manière régulière, en se basant uniquement sur un calendrier préétabli, utilisent d’inutiles ressources énergétiques tout en contribuant à congestionner le trafic routier. L’internet des objets permet justement de résoudre ces problèmes. Comment? Par exemple en munissant les containers de déchets de capteurs indiquant leur niveau de remplissage. Ainsi, en étant informés en tout temps, les professionnels responsables de cette tâche savent exactement quand une ronde de ramassage s’avère vraiment nécessaire. Résultat: moins de perturbations de la circulation et moins d’utilisation de carburant.

En matière de circulation routière, d’autres dispositifs dits «intelligents» peuvent par ailleurs être intégrés au sein des agglomérations. C’est d’ailleurs le cas dans quelques villes, notamment pour améliorer la problématique du parcage. Car sans savoir où se situent les places disponibles, les automobilistes qui congestionnent le trafic en roulant lentement sont nombreux. La solution? Des capteurs intégrés sur les places de parking qui, en étant connectés à une application mobile disponible sur smartphone, informent les conducteurs

des emplacements libres. Ainsi, on limite les embouteillages ainsi que le gaspillage de carburant. Exemple asiatique Parmi les bons élèves en matière de villes connectées, on peut notamment mentionner Shanghai, la plus grande mégapole de Chine. Si le pays est souvent associé à d’importants problèmes urbains en raison de la densité de sa population, par exemple pour les questions liées à la qualité de l’air, certaines zones

En considérant les problématiques écologiques, économiques et énergétiques, le gaspillage n’est tout simplement plus permis.

citadines sont de véritables viviers technologiques. Shanghai a d’ailleurs commencé à utiliser la technologie de l’internet des objets en 1999 dans le but de pouvoir gérer sa croissance. Dans un premier temps, cela a notamment permis à la mégapole d’optimiser le fonctionnement de ses transports publics et leur utilisation par ses habitants. Il y a quelques années, en 2015, Shanghai a par ailleurs lancé un projet des plus novateurs pour améliorer la gestion de la demande énergétique. Le principe: un système informe les utilisateurs commerciaux d’électricité des moments durant lesquels la demande en énergie atteint son maximum. En retour, les utilisateurs sont récompensés s’ils parviennent à réduire leur consommation de manière temporaire durant ces pics. Éteignez la lumière! Autre problématique des villes durables, l’éclairage. Qu’il s’agisse des zones publiques ou encore des bâtiments, force est de constater qu’une quantité importante d’énergie pourrait être économisée à l’aide de systèmes plus intelligents. Aujourd’hui, les systèmes en vigueur fonctionnent pour la plupart sur un simple horaire qui prévoit les périodes durant lesquelles les éclairages doivent fonctionner ou rester éteints. Souvent, on peut s’apercevoir que les éclairages fonctionnent alors que la lumière du jour s’avère déjà suffisante ou encore quand personne ne se trouve dans les zones éclairées. Plusieurs dispositifs technologiques peuvent ainsi être intégrés dans l’optique de réduire cette consommation inutile d’électricité. Par exemple en utilisant des capteurs sensibles à la lumière ambiante qui peuvent déclencher l’éclairage en fonction du contexte lumineux. En Suisse, certaines communes ont même innové en allant plus loin avec des systèmes de détection de personnes. Éteints durant la nuit, les lampadaires de certains quartiers s’illuminent au passage des piétons, cyclistes ou automobiles, pour ensuite s’éteindre à nouveau. Progrès à venir Si les villes intelligentes semblent parfois tarder à se développer, il faut cependant savoir que l’implémentation de dispositifs connectés prend un certain temps. Car l’entreprise s’avère laborieuse, notamment en raison du changement important qu’elle représente pour les multiples acteurs concernés. Ainsi, il est conseillé aux collectivités d’opter pour des intégrations progressives, en commençant par les compétences dont elles disposent déjà telles que l’optimisation de la gestion des réseaux urbains, l’information en temps réel sur les déplacement ou encore le stationnement et l’éclairage public. Autant de possibilités techniques qui, en permettant de bénéficier d’un retour sur investissement rapidement mesurable, séduisent toujours plus d’agglomérations.


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