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Édition du 31 JANVIER 2014

L’ADRESSE

LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS

Tragédie de L’Isle-Verte : Les résidences privées pour aînés dans la tourmente. Par Luc Maurice, Président du conseil d’administration du RQRA Je suis profondément touché par ce qui est arrivé à L’Isle-Verte. À la suite de cette tragédie, il est compréhensible que plusieurs personnes se soient questionnées à propos des règles mises en place dans les résidences privées pour aînés, dont notamment la sécurité des lieux, les processus d’évacuation et la formation du personnel... Tout semble remis en question. Des résidences comme celle de L’Isle-Verte, il y en a beaucoup au Québec, et elles sont toutes très importantes. Elles permettent aux gens qui choisissent d’y habiter de se sortir de l’isolement, de socialiser, de conserver leur autonomie plus longtemps et de profiter de soins et d’assistance dans un endroit plus convivial qu’un milieu institutionnalisé. La Résidence du Havre avait une excellente réputation et comme les résidences membres du RQRA, elle était essentielle pour sa communauté.

Une évolution à vitesse grand V  Il est important de se rappeler que notre industrie est jeune. Je me souviens, il y a à peine 30 ans, qu’elle était principalement constituée de petites maisons et de motels transformés, représentant moins de 10 000 unités dans toute la province. Aujourd’hui, nous sommes passés à plus de 130 000 unités ! L’offre s’est également diversifiée et comporte maintenant des immeubles tous plus différents les uns que les autres, parfois sur plusieurs étages, offrant de multiples services aux résidents, de même qu’une main-d’œuvre plus qualifiée. Au Québec, c’est près de 20 000 employés qui travaillent dans nos résidences quotidiennement. Le secteur d’activités se professionnalise très rapidement, et ce, tout en améliorant la qualité de ses lieux et de ses services. De là, l’importance de bénéficier d’une offre plus étendue et plus variée afin que nos parents et grands-parents puissent avoir du choix au moment de magasiner leur lieu d‘hébergement. On convient de l’importance du choix pour atteindre les plus hauts standards de qualité. Au Québec, les résidences privées possèdent le taux de fréquentation le plus élevé au monde. En effet, 18,6 % des personnes âgées de plus de 75 ans choisissent d’y vivre. Dans le reste du Canada, ce taux est de 7 % seulement, avec des loyers plus chers. Ces chiffres démontrent que nous faisons déjà très bien notre travail. Que l’offre répond bien à la demande.

La disparition de cette résidence nous fait cruellement prendre conscience de l’impact de toutes les nouvelles réglementations dans notre industrie. La certification des résidences privées, qu’une modification majeure entrée en vigueur l’an dernier est venue resserrer de façon importante, est un règlement complexe. Et comme toute nouveauté, il comportera invariablement des lacunes dans sa mise en application. Les instances gouvernementales devraient donc s’assurer de mettre en place un processus continu de validation et de suivis au cours des premières années d’application. Elles se devront d’écouter les aînés, les propriétaires de résidences et les CSSS, c’est-à-dire les principaux acteurs concernés, afin d’y apporter les ajustements qui s’imposent.

Je suis très fier de notre industrie. Et je serai d’autant plus fier de contribuer à l’améliorer davantage. Je demeure persuadé que c’est à nous, avec la précieuse collaboration des instances gouvernementales, d’améliorer le « qualimètre » de bonheur dans les résidences. Le secteur privé et les instances gouvernementales doivent absolument travailler main dans la main afin que nous puissions continuer de répondre adéquatement aux besoins grandissants d’une société confrontée au vieillissement accéléré de sa population. Notre industrie a su démontrer qu’elle pouvait évoluer rapidement. Elle est appelée à se transformer encore davantage, car la personne âgée de demain n’aura pas les mêmes exigences que celle d’hier.

Quant à l’obligation d’installer des gicleurs dans toutes les résidences, oui, je réitère que c’est un incontournable. Au cours des deux dernières années, le RQRA a demandé, à plusieurs reprises, une aide financière à notre gouvernement afin de permettre aux résidences n’étant pas pourvues de gicleurs (souvent les plus anciennes ou les plus petites ayant des moyens limités) d’installer ce type de système. Nous continuerons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour supporter les membres sur cette question.

Au-delà de tout ce que l’on a dit sur cette nuit à la fois brûlante et glaciale qui a secoué toute une communauté tissée serrée et qui nous a tous profondément ébranlés, notre rôle, comme propriétaires et gestionnaires de résidences demeurera toujours de maximiser la qualité de vie de ceux qui nous ont précédés. Nous souhaitons que le gouvernement aide les aînés à pouvoir rester plus longtemps dans nos résidences, en milieu non-institutionnalisé, le chez-soi qu’ils ont choisi. En attendant, nos pensées et nos prières sont avec les gens de L’Isle-Verte.


Pignon sur l’actualité • Tragédie de L’Isle-Verte : Les résidences privées pour aînés dans la tourmente������������������������������������ 1 • Le congrès RQRA sort gagnant sur toute la ligne��������������������������������������3

Quartier bien-être • Dix conseils pour bien vieillir����������������������4

Zone gestion • Planification stratégique 2014-2017 : le RQRA poursuit sa lancée�����������������������5 • En 2014, soulignons le 10e anniversaire des dispositions sur le harcèlement psychologique au travail����������������������������6 • Être en place ou ne pas être en place, telle est la question����������������������������������7

Voisinage • Le RQRA décerne cinq Prix Distinction à des résidences privées pour aînés������������8 • Les associations de résidences pour aînés du Canada font le point�������������������������� 10

Carrefour certification • Réanimation des résidents: une consigne sans équivoque mais pas facile à appliquer pour autant��������������������������� 12

Coin Formarez • C’est parti !�������������������������������������������� 14

Journée Portes Ouvertes 2014 Dimanche 27 avril 2

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Pignon sur l’actualité Le Congrès RQRA sort gagnant sur toute la ligne

Les photos de ce reportage sont éloquentes et traduisent bien la performance de cet événement rassembleur qui a marqué l’année 2013 dans le cœur des membres du RQRA.

Par Johanne Clément, Responsable des communications Le RQRA a accueilli plus de 700 participants au somptueux Hilton Lac-Leamy lors de son congrès annuel en novembre dernier, un record de participation qui a comblé les organisateurs. Pas moins de 350 congressistes ont pris part aux conférences et à l’exposition, qui regroupait 90 kiosques dans un magnifique salon voué aux affaires et au réseautage. À l’issue de l’événement, un sondage a permis d’établir que les participants ont beaucoup apprécié l’ensemble du congrès, leur satisfaction générale atteignant les 99 %. La conférence d’ouverture de Jean-Marc Chaput, « Soyons gagnants à 300 % », a donné le ton de façon magistrale. Tout au long des trois jours de l’événement, plusieurs moments forts restent mémorables : Guy Nantel a fait se tordre les 400 convives du traditionnel Gala, tout en les faisant réfléchir à la corruption. L’émotion était palpable lors de la remise des tout premiers Prix Distinction, alors que cinq propriétaires de résidences lauréats se voyaient attribuer les honneurs par le RQRA (voir article en page 8). Très innovateur, le quiz sur la certification a remporté un vif succès, en permettant à 200 gestionnaires de résidences de parfaire leur connaissance du nouveau règlement tout en s’amusant avec l’animatrice, Jocelyne Cazin, toujours aussi enjouée. Les résultats de l’évaluation révèlent aussi que les ateliers et les conférences ont obtenu la faveur des participants, les taux de satisfaction allant dans certains cas jusqu’à 100 % !

Les congressistes ont réservé une chaleureuse ovation à Jean-Marc Chaput, le conférencier d’ouverture, qui les a fait rire tout en touchant leur cœur.

Le quiz sur la certification : tout un tour de force que de faire rire, en abordant un dossier aussi épineux que la certification.

Le spectacle de l’humoriste Guy Nantel, un des moments forts du Congrès RQRA

Les 90 kiosques d’exposition occupaient la vaste salle de bal du Hilton Lac-Leamy.

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Quartier bien-être Dix conseils pour bien vieillir Texte paru dans le magazine américain Slate.com

7. Éviter de manger gras et manger des graisses utiles. Les oméga-3 réduisent peut-être le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ce sont des

Le magazine américain Slate.com a publié les recommandations de Front

acides gras polyinsaturés que l’organisme ne peut pas fabriquer et dont il

Porch, un important réseau de communautés de retraite de la Californie,

a absolument besoin. Ils doivent donc être impérativement apportés par

pour vieillir en bonne santé, qui a été repris dans agevillage.com. Nous

l’alimentation : l’huile d’olive, les poissons gras comme le maquereau, les

reproduisons ici ces conseils, que nous avons trouvés utiles et amusants.

légumes verts à feuilles en contiennent.

1. Lutter contre la somnolence de l’après-midi. Cette fatigue est liée au

8. Réduire le sel. Une pression artérielle élevée peut provoquer des accidents

grand âge. Elle se manifeste bien naturellement après le déjeuner. Boire

cardiovasculaires, lesquels entraînent souvent un déclin des fonctions

un verre d’eau et manger un aliment à haute valeur antioxydante, un

cognitives. Le désir de sel vient d’une perte progressive des fonctions

pruneau par exemple, revitalise le corps et stimule l’esprit.

gustatives liée au vieillissement. Plutôt que d’agiter le bras qui porte la salière, faites de l’exercice avant le repas.

2. Faire de la gymnastique mentale. Exemple : essayez de repérer cinq objets rouges au cours d’une promenade, puis tentez de vous les remémorer

9. Maintenir l’équilibre. En plus des exercices qui améliorent la force et la

dans l’ordre une fois à la maison. Garder les fonctions cognitives actives

souplesse, pensez au tai-chi, au yoga, à la marche sur des surfaces non

permet de retarder d’éventuels troubles neurodégénératifs.

homogènes, aux exercices aquatiques... Ils sont excellents pour l’équilibre.

3. Utiliser des bâtons de marche plutôt qu’une canne. Essayez la marche

10. Danser régulièrement. La danse redonne du tonus, de l’optimisme,

nordique avec deux bâtons. Cette activité vous oblige à vous concentrer

oxygène le cerveau et réduit ainsi le risque d’accident cardiovasculaire,

sur l’équilibre, muscle le torse, dynamise les fonctions cardiaques.

en plus d’exercer la mémoire. Il n’y a pas de contre-indications. À

Parlez-en à votre médecin avant de vous lancer. La marche nordique

consommer sans modération.

est particulièrement recommandée aux aînés; en effet, l’utilisation des bâtons offre une stabilité supplémentaire et diminue les contraintes articulaires, notamment au niveau des genoux. 4. Dîner en duo. Prendre ses repas en compagnie est un excellent moyen de perdre du poids, mais aussi de stimuler les relations sociales et l’activité cérébrale. Les personnes âgées mangent moins quand elles sont accompagnées et ont tout intérêt à pratiquer ce «sport» plusieurs fois par semaine. 5. Rompre avec les routines. Changer les routines stimule les fonctions cérébrales. Intéressez-vous à des produits alimentaires nouveaux, essayez des recettes nouvelles, trouvez de nouveaux chemins pour vous rendre au supermarché ou chez vos petits-enfants. 6. Utiliser des supports de la voûte plantaire. Des chaussures capables de soutenir la voûte plantaire ou des talonnettes orthopédiques peuvent réduire la fatigue, la sudation et les douleurs aux pieds.

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Zone gestion Planification stratégique 2014-2017: le RQRA poursuit sa lancée Par Yves Desjardins, Président-directeur général Pour le RQRA, l’automne 2013 a été un moment de marquer une pause. Une pause pour dresser le bilan des réalisations des trois dernières années. Une pause pour jeter les bases de la prochaine planification stratégique triennale. Comme une planification stratégique est un gage d’une croissance durable, le conseil d’administration et les représentants régionaux ont entrepris cette tâche importante afin de déterminer précisément où ils souhaitaient amener l’association durant les trois prochaines années et comment ils comptaient s’y prendre pour l’y amener. Plan stratégique 2010-2013 : un bilan positif  La révision de chaque orientation du plan stratégique 2010-2013 a révélé des résultats forts positifs. Force est de constater que depuis 2010, le RQRA a changé et s’est amélioré. L’association s’est professionnalisée et a instauré une culture de qualité. De plus, elle a su créer un esprit de corps et elle a mobilisé ses membres autour d’une vision commune. Sa notoriété a augmenté de même que le nombre de ses membres. Au cours de cette période trisannuelle, le Regroupement est devenu un acteur public incontournable et un important interlocuteur du gouvernement. Analyse de l’environnement interne et externe  Fort de ce bilan positif, il était essentiel, avant d’aller plus loin, d’effectuer un examen complet de l’environnement interne et de facteurs externes afin d’établir les stratégies favorables à la progression de l’association. L’analyse des forces, des faiblesses, des opportunités et des menaces a permis de dégager des constats frappants dont voici les principaux.

humaines est un réel obstacle à l’accomplissement de la mission des résidences pour aînés. Concernant les opportunités, le vieillissement accéléré de la population amènera certes une croissance du secteur. En tirant partie de cette croissance, les promoteurs devront toutefois développer et opérer de manière professionnelle. Quant aux menaces, elles sont nombreuses. La principale réside dans les coûts d’opération qui, déjà, surpassent la capacité de payer des aînés qui habitent les résidences. Se distinguer, se positionner, rayonner  Voilà en quoi se résume le plan stratégique 2014-2017. Le RQRA doit se distinguer en assurant un rehaussement continu de la qualité. Pour se distinguer, le RQRA doit redéfinir son membership et revoir sa philosophie. Le RQRA ne peut plus seulement proposer, il doit imposer. L’association se devra d’exiger de ses membres un engagement sans réserve relativement à la qualité de leur résidence et des services qu’ils offrent. Le RQRA doit se positionner et manifester fièrement son appartenance au secteur privé. Les membres de l’association devront s’engager à manifester leur adhésion au fait qu’ils sont au service de leurs résidents et qu’ils agissent de manière professionnelle et attentionnée. Le RQRA doit rayonner et prendre les moyens nécessaires pour propager une image positive du secteur des résidences privées pour aînés. Il doit être de toutes les tribunes et communiquer avec un ton plus critique et une plus grande intensité. Le Regroupement doit être proactif et assurer une plus grande présence dans tous les médias, traditionnels ou sociaux.

La diversité et la représentativité des membres est certes la plus grande force de l’association. Les difficultés externes majeures sont la perception négative du public à l’égard des résidences pour aînés et les communications. À l’interne, le manque d’attractivité du secteur en termes de ressources

Voilà, en résumé, les défis qu’attend le Regroupement pour continuer d’être la voix du secteur des résidences pour aînés. Avec des stratégies bien élaborées, le RQRA entend ainsi poursuivre sa mission et persévérer dans les valeurs qu’il véhicule.

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En 2014, soulignons le 10e anniversaire des dispositions sur le harcèlement psychologique au travail Par Nathalie Montreuil, Commission des normes du travail L’année 2014 marque le 10e anniversaire de l’entrée en vigueur des dispositions en matière de harcèlement psychologique au travail. En adoptant, en 2004, des dispositions législatives donnant à tout salarié le droit à un milieu de travail exempt de harcèlement psychologique, le Québec se démarquait sur la scène mondiale. En guise de prélude à cette année anniversaire, nous vous proposons la chronique suivante donnant de l’information sur le harcèlement psychologique et proposant des outils facilitant la mise en œuvre d’une démarche de prévention en harcèlement psychologique. La prévention : une approche gagnante  La Commission des normes du travail est convaincue que la prévention demeure la meilleure approche pour assurer un milieu exempt de harcèlement psychologique dans les entreprises, quelle que soit leur taille. Bien des situations difficiles peuvent être évitées si l’employeur met en place des moyens préventifs. De plus, toute entreprise qui entreprend une démarche de prévention afin de prévenir le harcèlement fait des gains, tels que la réduction de l’absentéisme, un recrutement plus facile, le maintien de l’intérêt et de la motivation ainsi qu’une meilleure productivité. Bref, mieux vaut éviter d’attendre qu’un cas de harcèlement psychologique survienne pour entamer une démarche de prévention. Trois capsules vidéo pour vous aider à mieux comprendre ce qui constitue du harcèlement psychologique  Il peut être difficile de différencier une situation de harcèlement psychologique d’une situation où l’employeur applique son droit de gérance. Pour vous aider à mieux comprendre ce qu’est le harcèlement psychologique au travail, la Commission a mis en ligne des capsules vidéo dans son site Internet au www.cnt.gouv.qc.ca. Ces capsules illustrent des situations problématiques pouvant se présenter en milieu de travail ainsi que les moyens qui auraient pu être pris pour les régler. Une trousse complète d’information contenant

Ce que dit la loi  Le harcèlement psychologique au travail est une conduite vexatoire qui se manifeste par des comportements, des paroles ou des gestes répétés qui : • sont hostiles ou non désirés; • portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique du salarié; • rendent le milieu de travail néfaste. Une seule conduite grave peut aussi constituer du harcèlement psychologique si elle produit un effet nocif continu pour le salarié. Selon la Loi sur les normes du travail, l’employeur peut et doit agir. Il a l’obligation de fournir un lieu de travail sans harcèlement psychologique et doit, par des moyens raisonnables, prévenir toute situation de harcèlement psychologique. Journée thématique sur le harcèlement psychologique, c’est maintenant le temps de s’inscrire  Le 12 juin 2014 se tiendra la journée thématique sur le harcèlement psychologique au travail. Cette journée organisée par la Commission sera l’occasion de mieux connaître le profil des salariés qui déposent une plainte pour harcèlement psychologique, de faire une revue de la jurisprudence et de jeter un regard sur les moyens de prévenir et de résoudre les situations de harcèlement psychologique au travail. Cette journée aura lieu le 12 juin 2014 à l’hôtel Plaza Québec. Inscrivezvous dès maintenant au www.cnt.gouv.qc.ca/journeehp2014. Pour toute question  Par ailleurs, pour toute question sur les normes du travail ou sur les recours prévus par la loi, vous pouvez vous adresser au Service des renseignements de la Commission des normes du travail. • Région de Montréal : 514 873-7061 • Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 265-1414

plusieurs outils est également accessible au www.cnt.gouv.qc.ca/hp.

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Être en place ou ne pas être en place, telle est la question Par Guy Choquette, Directeur des opérations GESPRA Je me souviens de mon premier cours de cuisine, lors duquel mon professeur tentait de nous expliquer l’expression « Mise en place », utilisée couramment dans le jargon du métier. Elle désigne le concept de planification relatif à toutes les étapes nécessaires et préalables au service d’un repas. Ce n’est cependant qu’après plusieurs années en gestion des services alimentaires que j’ai été en mesure d’apprécier les avantages du concept et de l’appliquer sous toutes ses formes. Gérer un service alimentaire à même une résidence pour aînés constitue plus que jamais un tour de force. Il s’agit d’un service incontournable dans l’expérience de notre clientèle, où le niveau de la prestation est directement relié à la réputation et à la rentabilité de l’organisation. Étonnamment, de nos jours, encore plusieurs résidences dans notre milieu ne se dotent que de très peu de structures pour encadrer leur service alimentaire. Dans la conjoncture actuelle, où nous assistons à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, où le prix des denrées fluctue incessamment et où les exigences gouvernementales se multiplient, il s’avère plus que jamais impératif de devenir plus efficace. Dans le but d’aider à optimiser notre productivité, voici quelques suggestions : • Instaurer un menu cyclique, assurant une base de planification nutritionnelle et budgétaire. • Travailler avec des feuilles de production, permettant de spécifier les besoins en denrées et en personnel. • S’approvisionner au moins deux jours à l’avance, de façon à éviter les substitutions de produits pouvant s’avérer plus coûteux. • Effectuer, autant que possible, toute la préparation des aliments la veille du service, laissant ainsi une marge de manœuvre en cas d’imprévus. La clé du succès d’un service de repas réussi repose sur la qualité de la mise en place de plusieurs éléments de base. La planification des moindres détails, où chaque initiative peut être mise en œuvre graduellement, fera en sorte que notre clientèle puisse continuer de percevoir ce service fondamental comme la pierre angulaire de son expérience au sein de notre résidence. Mettons la table pour 2014… Soyons en place !

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Voisinage Le RQRA décerne cinq Prix Distinction à des résidences privées pour aînés Par Johanne Clément, Responsable des communications C’est à Gatineau, lors de son congrès annuel le 14 novembre dernier, que le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) a décerné avec fierté cinq Prix Distinction, dont les Prix Résidence de l’année. Mme Jocelyne Cazin présidait le gala, qui fut l’occasion de dévoiler les lauréats, des résidences qui se sont distinguées en contribuant à améliorer la qualité de vie des aînés de façon significative. Les résidences émérites ont reçu une plaque personnalisée en plus d’un magnifique panier cadeau offert par le partenaire officiel, le Groupe Jean Coutu. Leur Prix Distinction était aussi assorti d’une campagne leur région.

Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA a remis un Prix Distinction à Marie-Hélène Lepage, directrice de L’Oiseau bleu, de Saint-Georges, celui de la Résidence de l’année (catégorie 100 unités et plus)

Dans la catégorie Résidence de l’année, 100 unités et plus, deux

Le Prix Coup de cœur a été décerné à la Résidence Le Saint-Patrick

prix ex æquo ont été alloués : La Résidence L’Oiseau Bleu (Saint-

(Québec) pour « La grande marche Vieillir en santé ». Cette activité a

Georges-de-Beauce) pour son « Parc Les 4 Saisons », un immense

rassemblé 1500 marcheurs de 70 ans et plus qui, ensemble, ont parcouru

ensemble récréatif à l’usage des résidents, comportant des sentiers

virtuellement les Amériques, jusqu’à la Terre de Feu, en comptabilisant

sécuritaires, une ménagerie, des terrains de jeux, des balançoires et

et en cumulant quotidiennement chaque pas effectué du 10 juin au 16

des abris. Quant à la Résidence Wales Home (Canton de Cleveland),

septembre 2013. Ce Prix Distinction était le choix des membres du RQRA

elle a été honorée pour le programme « Ange gardien en milieu de

qui ont été consultés lors d’un vote en ligne.

de presse et d’une annonce publicitaire dans un hebdomadaire de

vie », incluant, entre autres, le jumelage de chaque résident à un préposé attitré, son « ange gardien », et l’aménagement d’un vaste

Enfin, le Prix Mention spéciale du C.A. a été attribué à la Seigneurie de

jardin thérapeutique sur son terrain.

Salaberry (Québec). Les membres du conseil d’administration du RQRA ont été touchés par le geste humanitaire des deux propriétaires qui ont

Dans la catégorie Résidence de l’année, 99 unités et moins, c’est

organisé, à leurs frais, des funérailles pour un de leurs résidents décédé,

le Grand Manoir (Saint-Jean-de-Matha) qui a reçu le prix, pour sa

qui était un orphelin de Duplessis, sans famille.

réalisation « De la campagne à votre résidence », qui consistait en

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la construction, sur le terrain de la résidence, d’une cabane à sucre,

Initié en 2013, le programme de reconnaissance du RQRA avait suscité

de sentiers de randonnée, d’un chalet et d’une fermette abritant des

40 candidatures de la part de ses 650 membres. Les Prix Distinction

animaux et permettant de pratiquer la zoothérapie.

seront à nouveau présentés en 2014.

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Sur la photo, on aperçoit (de g. à dr.) Normand Messier (Groupe Jean Coutu), Jean-Marc Bélanger (Société de gestion Cogir) et Julie Marion, directrice-générale de la résidence Le Saint-Patrick, qui a reçu le Prix Coup de coeur.

Luc Maurice, président du Conseil d’administration du RQRA, a remis un Prix Distinction à Maryse Plante et à Luc Bergeron, les propriétaires de La Seigneurie de Salaberry, de Québec, qui se mérite le Prix Mention spéciale du CA.

Yves Desjardins félicite Brendalee Piironen, la directrice de la Résidence Wales Home, lauréate d’un Prix Distinction

Jean Robitaille, avec sa famille, le récipiendaire du Prix Distinction Résidence de l’année

Partenaire :

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Les associations de résidences pour aînés du Canada font le point Par Yves Desjardins, Président-directeur général L’alliance canadienne des résidences privées pour aînés du Canada (ACRA) a tenu sa rencontre biennale en décembre dernier. L’ACRA regroupe les associations de résidences pour aînés des provinces les plus populeuses, soit l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario, la Saskatchewan et le Québec. Dans les autres provinces (le Manitoba et les provinces de l’Atlantique), il n’existe pas d’association de résidences pour aînés. Il faut dire qu’on y retrouve au total moins de 160 résidences pour aînés

Toujours selon l’enquête de la SCHL, on recense 667 résidences pour

(source : SCHL).

aînés en Ontario. Elles sont surtout de type AL ou LTC. Au Québec, on dénombre 1 173 résidences. Depuis mars 2013, c’est le règlement sur la

Cette alliance entre les provinces a été créée en 2008 lors d’un forum

certification des résidences pour aînés qui a établi les deux catégories

international qui se tenait à Montréal. Elle a pour objectif de favoriser les

de résidences, soit pour personnes autonomes et pour personnes semi-

échanges et le partage d’information sur la vision, les principaux enjeux

autonomes.

et défis, les pratiques et les services offerts aux membres. À l’image des précédentes, cette troisième session de travail s’est avérée fort enrichissante.

Parmi les défis communs à toutes les provinces, notons la sécurité incendie. Les codes du bâtiment et de sécurité incendie sont nationaux. Seul le

Si tous les participants conviennent de la richesse de ces échanges,

Québec possède des exigences supplémentaires en cette matière. Tous sont

aucun ne voit la nécessité de transformer cette alliance en association

également confrontés à l’accroissement des exigences gouvernementales.

fédérale formelle. D’autant plus que les préoccupations pour chacune des

Des exigences visant certes la santé et la sécurité des résidents, mais qui

associations se rattachent majoritairement au domaine de la santé, une

ne tiennent pas compte du milieu de vie. Seuls l’Ontario et le Québec

juridiction provinciale.

appliquent un programme gouvernemental de certification.

Un portrait des résidences pour aînés au Canada

Le recrutement, la rétention et la formation du personnel sont également



des enjeux importants communs à tous. Il n’y a qu’au Québec qu’on retrouve

Basé sur une enquête nationale sur les résidences pour aînés1 réalisée en

un règlement provincial visant la formation du personnel d’assistance et

2013 par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL),

de soins.

le portrait national du secteur d’activité montre la présence de plus de 2 500 résidences privées pour aînés, totalisant 208 301 unités locatives.

La confiance mitigée des organisations publiques par rapport au secteur

Le Québec représente, à lui seul, 50 % de ce marché.

privé est aussi une réalité vécue dans toutes les provinces.

Dans les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-

Tous s’entendent pour dire qu’un encouragement tangible des gou-

Britannique, on compte près de 600 résidences, de types « independent

vernements pour promouvoir la vie en résidence pour aînés serait un

living (IL) » et « assisted living (AL) ». Ce nombre n’inclut pas les

allègement pour les systèmes de santé des provinces. Une aide financière

établissements de type « long term care (LTC) ». Fait particulier en

complémentaire comme le crédit d’impôt pour maintien à domicile tel

Colombie-Britannique : le personnel des résidences pour aînés ne peut

qu’il existe au Québec serait assurément un moyen à privilégier partout

distribuer des médicaments ou poser un geste médical sans qu’il y ait

au Canada.

sur place une infirmière ou un infirmier diplômé. D’ailleurs, leur venue en résidence est très récente. En Alberta et en Saskatchewan, environ 65 %

Au cours de la prochaine année, plusieurs initiatives provinciales seront

des résidences pour aînés sont publiques.

mises en place. La poursuite de ces échanges et de cette concertation demeure donc bénéfique pour que chacune des organisations de cette

1

Cette enquête exclut les établissements de soins de longue

durée et les résidences de moins de 10 unités.

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alliance puisse améliorer son positionnement et réaliser pleinement sa mission.

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Carrefour certification Réanimation des résidents : une consigne sans équivoque mais pas facile à appliquer pour autant Par DANIÈLE MARCHAND, Responsable des dossiers gouvernementaux Les gestionnaires de résidences pour aînés s’interrogeaient depuis

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longtemps et de plus en plus au sujet de la voie à suivre lorsque les

SÉCURITÉ ET PREMIERS SOINS AVANT TOUT 

résidents expriment le désir de ne pas être réanimés s’ils se retrouvent

Cette consigne repose d’abord sur l’énoncé qu’on retrouve à l’article 2

en situation d’arrêt cardiorespiratoire. Quasi inimaginable en résidence il

de la Charte des droits et libertés de la personne à l’effet que tout être

y a dix ans à peine, cette question pour le moins délicate, qui comporte

humain dont la vie est en péril a droit au secours. Mais elle découle

souvent une forte charge émotive, leur est pourtant de plus en plus

aussi de l’article 17 et de l’Annexe III du règlement sur la certification,

souvent posée au fil du vieillissement et de la perte d’autonomie

qui obligent les responsables de résidences pour aînés à établir, à faire

croissante de leur clientèle. Mais alors que ni les gestionnaires de

connaître et à faire respecter une procédure à suivre, en cas de danger

résidences ni le RQRA ne disposaient de quelque balise que ce soit

pour la vie ou l’intégrité d’un résident. Or, la procédure consiste d’abord

pour guider leur réflexion, voici que le nouveau règlement sur la

à s’assurer de la sécurité du résident et à lui prodiguer les premiers

certification en vigueur depuis mars dernier leur donne une consigne

soins, pour ensuite appeler le service d’urgence 9-1-1 en donnant toute

claire à ce sujet.

l’information pertinente sur la nature de l’urgence.

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La Direction générale adjointe des services aux aînés du ministère de la Santé et des Services sociaux est formelle : il est impossible aux responsables de résidences de respecter la volonté des résidents ou de leurs représentants de ne pas être réanimés. Le premier motif invoqué par la Direction est que les résidences privées pour aînés ne sont pas des établissements de santé au même titre que les CHSLD ou les centres hospitaliers. Le MSSS fait aussi valoir que les deux seuls types de professionnels habilités à statuer au sujet de la pertinence de réanimer ou non une personne, les médecins et les infirmières, sont très peu nombreux, voire absents de la majorité des résidences pour aînés. Dans cette perspective, il va sans dire qu’il n’est plus pertinent de faire signer un formulaire de fin de vie ni aucun autre document de ce type en résidence pour aînés et que les nouveaux résidents doivent être informés de cette règle avant même de signer leur bail. L’information doit aussi être intégrée au document d’accueil qui leur est remis. IMPORTANT : AVISER LES RÉSIDENTS  La règle doit aussi s’appliquer même si la volonté d’un résident a déjà été exprimée par écrit, si le document en question a été ratifié par un médecin ou si la demande du résident a fait l’objet d’un acte notarié, comme c’est parfois le cas. Or, un grand nombre de ces formulaires ou documents ont été remis à des gestionnaires de résidences membres du RQRA, et plusieurs d’entre eux ont exprimé leur déception de ne pouvoir honorer l’engagement qu’ils ont pris envers leurs résidents à ce sujet. Ils ont été invités à les informer de la consigne du MSSS dès que possible et à leur expliquer que leur document serait consigné dans leur dossier et transmis, avec les autres documents cliniques pertinents, aux ambulanciers si ceux-ci devaient être appelés. Les résidences pour aînés qui gèrent à la fois des ressources intermédiaires et des places privées doivent cependant adopter deux façons de faire différentes, lorsqu’elles sont confrontées à des situations d’urgence impliquant des résidents qui ne souhaitent pas être réanimés. Les règles sont différentes, en effet, dans les établissements du réseau de la santé tels que les CHSLD et dans les ressources intermédiaires, qui sont en quelque sorte le prolongement de l’établissement auquel elles sont liées par contrat.

L’ADRESSE - ÉDITION DU 31 JANVIER 2014

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Coin Formarez C’est parti ! PAR Céline Germain, Conseillère à la formation et responsable des programmes, Formarez Les rencontres pour déployer le programme de formation sont commencées

compétences qui sont offertes en milieu de travail avec les outils de Formarez

dans la plupart des régions du Québec, et la réponse est excellente ! Ce sont les

peuvent s’acquérir plus rapidement. Même si le contenu et l’évaluation des

commissions scolaires qui sont chargées de transmettre l’information, mais

compétences sont tout à fait les mêmes, les stratégies de formation en ligne,

l’équipe de Formarez est toujours disponible pour donner des informations

notamment, permettent de les acquérir beaucoup plus rapidement. Certains

complémentaires. Plusieurs résidences nous ont demandé de leur donner

employés pourraient mettre plus de temps que ce qui est alloué, mais le tableau

un aperçu du nombre d’heures requis pour l’acquisition de chacune des

qui suit présente un aperçu de la réalité. La stratégie de formation en milieu

compétences du programme. Nous avons hésité à le faire jusqu’à maintenant

de travail permet un apprentissage plus rapide, mais requiert un plus grand

parce que, comme il s’agit d’une démarche personnalisée, cela peut varier

investissement de temps et d’organisation de votre part. N’oubliez pas que c’est

d’une personne à l’autre et, surtout, d’une stratégie à l’autre. En général, les

vous, en tant que gestionnaire, qui devez choisir la stratégie que vous privilégiez.

(en classe)

(portail Formarez)

Durée variable en milieu de travail (trousses

Compétence 1 : Besoins de la personne âgée

12

N/D

6

Compétence 2 : Éthique et professionnalisme

15

N/D

7

Compétence 3 : Infections et contamination

9

2

N/D

Compétence 4.A : Maladies et incapacités physiques

30

5

N/D

Compétence 4.B : Déficits cognitifs et santé mentale

18

N/D

9

Compétence 5.A : Procédés de soins et d’assistance aux AVQ

12

12

N/D

Compétence 5.B : Activités non réglementées d’assistance aux AVQ (incluant l’évaluation)

30

30

N/D

24

24

N/D

Compétences à acquérir

Durée

(incluant l’évaluation)

Formation spécifique exigée par le code des professions

(administration des médicaments et soins invasifs d’assistance aux AVQ, incluant l’évaluation)

Total heures d’apprentissage

150

Pour toute information : 514 526-3737 14

Durée en ligne

Formarez)

95

www.formarez.com

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Encadrement et évaluation par la CS

15

15


L’équipe de rédaction YVES DESJARDINS, Président-directeur général RQRA

Nathalie Montreuil, Responsable des partenariats Commission des normes du travail

JOHANNE CLÉMENT, Responsable des communications RQRA

GUY CHOQUETTE, Directeur des opérations GESPRA

Danièle Marchand, Responsable des dossiers gouvernementaux RQRA

LUC MAURICE, Président du C.A. RQRA

CÉLINE GERMAIN, Conseillère à la formation et responsable des programmes Formarez

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