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Journal Journal des Profe ssion nelsnel des Profe ssion

édition centre val de loire

Les points de presse de l’entreprise

octobre – novembre ­– décembre 2013

L’entreprise

p. 7

Communication

Les nouveaux territoires de la communication B to C et B to B

au cœur de la reprise

entreprise

p. 19

L’investissement et la restauration des marges permettent la création de valeur et l’augmentation du taux de croissance économique Immobilier

p. 25

Un état des lieux en Touraine et dans le Loiret Les labels de performance énergétique

© Fotolia.com

Technologie

p. 30

Pour mieux connaître et utiliser avec profit Google, les réseaux sociaux, la 4 G

Numéro 5 | Octobre – Novembre ­– Décembre 2013 | Retrouvez tous les dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr


EL N N O I PT E C X E

2500 m2 de BUREAUX NEUFS LIVRAISON EN à TOURS-NORD

OCTOBRE 2013

Des services de qualité sur le site !"Crèche !"Salle de sport !"Restauration rapide !"183 places de parking

DES BUREAUX DE HAUTE QUALITÉ ÉNERGÉTIQUE

Équivalence en performance au label BBC Isolation par l’extérieur sur l’intégralité des bâtiments Chauffage/rafraîchissement par plafonds rayonnants VMC double flux Fenêtre à double vitrage + store intégré + survitrage Plateaux libres (possibilité de cloisonnement avant installation)

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Faibles charges locatives

Idéalement situés !"Zone de Tours-Nord

en pleine expansion (proche Petite Arche) !"Bus desservant l’immeuble !"Proximité immédiate de l’aéroport !"Proximité immédiate de l’accès autoroutier (A10 - A28 - A85) et du périphérique Nord Ouest !"Accès gare TGV en 15 minutes !"Nombreux hôtels et restaurants


éDITO Hervé BAZIN

Reprise ou pas reprise Les médias diffusent en ce moment une série de bonnes nouvelles qui nous laisseraient à penser que la France sortirait de la crise. Mais nous l’avons vu, il ne faut pas se réjouir trop vite, comme pour le bon indicateur de chômage en août, une erreur de SFR sur la transmission des données ou pour le marché automobile en septembre. Un jour de plus de vente dans le mois pour basculer dans le vert, première explication crédible, puis quelques jours plus tard nous apprenons que les constructeurs inondent leurs concessionnaires de véhicules de démonstration pour sauver un troisième trimestre encore dans le rouge. Bref, soyons prudents et surtout clairvoyants face aux informations que nous recevons, et les périodes électorales que nous allons traverser invitent les acteurs économiques à rester très professionnels face aux discours politiques. Les véritables bonnes nouvelles que nous attendons tous, sont celles de la reprise des investissements et de redécollage des exportations, les deux moteurs qui permettront à notre pays de redresser la tête, à baisser son chômage de masse pour in fine déduire sa dette et les impôts. Le seul indicateur de la consommation des ménages n’est plus pertinent, tout le monde l’a compris aujourd’hui, puisque pouvant provenir de produits de transferts sociaux générant immédiatement un accroissement du déficit commercial et de la dette. Le gouvernement a décidé de porter son effort sur les entreprises et notamment les PME et les ETI, seules capables de créer des emplois en France. Pour cela il faut conjuguer à la fois une politique de compétitivité et une politique de soutien à l’innovation, à l’investissement et à l’internationalisation de nos entreprises pour développer les exportations, les fameux 3i vertueux. C’est justement sur ces 3i, chers à Oseo, que s’est construit Bpifrance, la banque publique d’investissement. D’un projet politique issu du programme électoral du vainqueur de la campagne présidentiel 2012, c’est devenu aujourd’hui une réalité, un vrai projet économique, une banque publique dotée de 22 milliards de fonds propres. Elle rassemble sous le même toit, et surtout la même équipe de direction, Oseo spécialisé dans le crédit et la garantie aux TPE, PME et ETI, le FSI et CDC

Actualités

RevueS de presse --------n des professionnels

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--------n de l’entreprise

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--------n internationale

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--------n Indre

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--------n Indre-et-Loire

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--------n Loir-et-Cher

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--------n Loiret

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--------n Les entreprises qui bougent

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Bpifrance est aujourd’hui opérationnel, son réseau dans l’ensemble des régions françaises étant celui d’Oseo auquel sont venus s’additionner les métiers fonds propres, mais aussi de l’export avec l’arrivée de la Coface publique et d’Ubifrance. Notre pays s’est doté ici d’une machine de guerre que maintenant des pays voisins regardent de près, y compris les plus libéraux d’entre eux comme l’Angleterre. En effet, le libéralisme absolu a atteint ses limites, nous l’avons vu pendant la crise de 2008-2009, il faut aujourd’hui une politique forte de redéploiement industriel et pour cela il nous faut des moyens d’accompagnement et de soutien. Bpifrance est donc cet outil, à la disposition de la politique de l’État, mais aussi des régions associées dans la gouvernance régionale. Bpifrance est surtout un outil à la disposition des entreprises, TPE, PME et ETI pour les accompagner dans la recherche de l’excellence, les fameux 3i. En région Centre, le lancement commercial de bpifrance a eu lieu le mardi 17 septembre à Orléans en présence de son directeur général, Nicolas DUFOURCQ, du président de Région, François BONNEAU, et du préfet de région, Pierre-Étienne BISCH, mais surtout plus de 300 clients de la banque et partenaires qui sont venus massivement soutenir cette initiative publique qui manifestement a totalement dépassé les limites stériles de la campagne électorale de 2012. Le redressement économique de notre pays passe par l’industrie, seul secteur capable en peu de temps de générer de la valeur ajoutée, de l’export et de l’emploi. Remettons des usines dans nos régions et le reste suivra : services, commerces. Tout le monde est prêt, les taux d’intérêt restent bas, et nous percevons des frémissements économiques. Bpifrance est en ordre de bataille pour apporter aux entreprises les moyens financiers mais aussi l’accompagnement à l’export avec Ubifrance et Coface.

Une fois la confiance retrouvée, les entreprises embaucheront de nouveau et réinvestiront. Ces jours meilleurs sont pour bientôt, mais il faut pour réussir cette bataille un dernier élément essentiel, la formation. Il y a déjà dans notre région des signes de redressement en raison de son caractère plus industriel que la moyenne et surtout de son secteur de soustraitance aéronautique, le dernier Salon du Bourget en a été un révélateur. Mais toutes ces entreprises qui sont prêtes pour nous montrer le chemin sont freinées par l’absence de main-d’œuvre qualifiée disponible. Certaines entreprises se lancent dans la formation en créant des écoles internes. Il devient urgent de prendre dans ce pays des décisions pour adapter la formation, au moins professionnelle, aux besoins des entreprises. Il serait dommage de réussir cette bataille économique en laissant sur le bord de la route nos jeunes, car d’autres prendront la place, nous le voyons déjà dans notre région. Nous avons connu par le passé des vagues d’immigration d’Italie, de Pologne, d’Afrique du Nord, car nous manquions de bras et il n’y avait pas de chômage. L’Éducation nationale et la formation professionnelle seraient-elles le plus grand échec de la fin du siècle dernier dans notre pays ? Il est encore temps de redresser la barre, notamment sur la formation professionnelle et ses 26 milliards de ressources. On ne peut pas dire que nous manquons de moyens en France ou qu’il faille encore augmenter les impôts. Nous, qui avons la chance d’avoir un métier, un emploi, envoyons nos enfants qui n’ont pas la chance de suivre les voies royales des grandes écoles dans les entreprises, en apprentissage, en stage, en formation, ou au moins en découverte. Il y a de belles carrières à faire aujourd’hui dans l’industrie qui regorge de technologies avec des salaires attractifs. De plus, en région Centre, ces métiers peuvent s’exercer dans des endroits magnifiques où la qualité de vie est bien meilleure que dans les grands centres urbains, avec des coûts immobiliers abordables. Dessinons un avenir à nos enfants.

Hervé BAZIN Directeur Bpifrance pour la région Centre Servir l’avenir

DossierS -------n Communication

p. 7

--------n Immobilier

p. 19

-------n Technologie

Les nouveaux territoires de la communication B to C et B to B.

-------n Entreprise Sans investissement ni profit ni croissance.

p. 25

Un état des lieux en Touraine et dans le Loiret. Les labels de performance énergétique.

p. 30

Pour mieux connaitre et utiliser avec profit Google, les réseaux sociaux, la 4 G.

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--------n européenne

--------n Cher

Entreprises, spécialisés dans les apports en fonds propres à l’ensemble du tissu économique y compris les grands groupes. Le FSI a ainsi été créé en pleine crise par le gouvernement précédent pour soutenir nos grandes entreprises en difficulté temporaire ou attaquées par des fonds de pensions peu scrupuleux sur l’emploi et le pillage des brevets et des savoir-faire, un véritable fonds souverain à la française.

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revue de presse des professionnels n MANAGEMENT UNE BAISSE DE LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL

Une récente enquête réalisée par la Sofres pour le compte de l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) indique que 68 % des salariés sont plutôt désabusés sur leur qualité de vie au travail en estimant que celle-ci s’est dégradée dans les cinq dernières années. En fait, la qualité de vie sur le lieu de travail ne concerne pas les services de bien-être offerts par l’entreprise (espace de détente, massage, crèche…) mais principalement la pertinence des fondamentaux de la relation sociale et de l’organisation du travail. Pour Pascale Levet, directrice scientifique de l’Anact, « les salariés attribuent la qualité de vie au travail à la qualité des relations interpersonnelles. Celles-ci ne sont pas seulement le fait des personnes, elles sont aussi largement déterminées par la conception, l’organisation du travail et les conditions dans lesquelles il s’exerce, en favorisant ou non la reconnaissance, le respect et la coopération ». C’est d’ailleurs le mot « respect » qui arrive largement en tête des attentes (64 %) suivi de près par celui de « reconnaissance » prouvant là, que le management intermédiaire s’est peu à peu « dépositivé ».

n RELATION CLIENT NE PLUS VENDRE MAIS DONNER L’ENVIE D’ACHETER

Alors que les entreprises essaient toujours de tirer et d’attirer le client sur leurs terres

(offre de produits spécifiques) face à un consommateur nomade qui exprime clairement une demande personnalisée conforme à ses attentes intimes, l’expérience client permet d’associer les deux tendances en recréant des liens beaucoup plus souples, fidélisants, durables et empathiques. Pour Manuel Jacquinet, organisateur du French Forum de la Baule, « on avait un peu oublié ces vingt dernières années, à force de se focaliser sur le produit, que le commerce repose d’abord sur l’envie d’acheter. La relation client telle qu’elle a été modélisée est à revoir. Trop exclusivement centrée sur l’acte de vente, sourde aux affects qui entrent en jeu dans la relation du client avec l’entreprise, la marque ou le produit, elle demeure d’inspiration unidimensionnelle et par trop mécaniste ». C’est d’ailleurs l’un des grands paradoxes de la modernité économique qui fait que plus l’entreprise est importante ou dominante sur son marché, plus elle s’évertue à imposer son offre et à vendre ses produits en masse et non en qualité relationnelle. C’est aussi toute la problématique actuelle des formats standardisés de l’action commerciale et marketing qui ne tiennent plus vraiment compte des attentes profondes animant l’acte d’achat, à savoir : la dimension affective, la subjectivité, l’irrationalité, l’écoute et le respect du client. Un oubli bien regrettable alors même que l’envie d’acheter résulte, en réalité, d’une grande complexité associant un triple statut : celui de consommateur (utilisateur), de client (décisionnaire) et de citoyen (éthique). ENTRETENIR L’EXPÉRIENCE ÉMOTIONNELLE

Revenir à l’expérience client est une véritable priorité pour de nombreuses entreprises en B to C comme en B to B afin de donner et/ou redonner l’envie d’acheter, en

essayant de vendre bien d’autres choses que le produit et la bonne utilisation des points de contacts. Il s’agit en fait de pratiquer « une sorte de reengineering de la relation client » et de faire en sorte que la marque fasse vivre et revivre une expérience émotionnelle positive afin de « devenir incontournable, non interchangeable, non substituable » ainsi que le confirme Manuel Jacquinet. Celui-ci considère également que « le consommateur moderne ne veut pas seulement acheter un produit ou un service mais aussi un univers, un univers original, un univers identifiable. Par exemple, autrefois il achetait du café, désormais il achète du Nespresso, ce qui est bien différent dans son esprit ». L’une des raisons qui explique que le ecommerce est globalement apprécié, c’est qu’il a réintroduit les fondamentaux de la tradition commerçante à savoir : le souci du bien-être et/ou de la simplification de la vie du client, l’accueil, la proximité, la personnalisation, la réponse instantanée, le lien complice par le sourire et les conseils pratiques, la transparence de l’information (descriptif du produit/service, prix, offre de paiement, délai et suivi de livraison…) ainsi que le traitement rapide des problèmes et/ou des éventuels dysfonctionnements. Autant d’aspects qui nécessitent une parfaite connaissance du client et une qualité permanente dans la relation avec lui. Une approche qui doit représenter au moins 50 % de la vente face à l’offre et au prix qui représentent ensemble les autres 50 %. SIX POINTS CLÉS POUR RÉUSSIR L’EXPÉRIENCE CLIENT

à la place de la froideur administrative et de l’impersonnalité procédurière, l’entreprise doit s’obliger à appliquer les six points décisifs suivants :

1. écouter ce que les clients ne disent pas Savoir aller bien au-delà des attentes archétypales des « cibles » qui très souvent ne correspondent pas vraiment au vécu des clients. 2. Se différencier clairement Faire des choix stratégiques en s’imposant une différenciation claire et nette dans son offre de produits et services face à l’explosion permanente de nouveaux concepts partout où existe la concurrence. 3. Travailler les comportements internes L’attitude des collaborateurs correspond à 50 % de l’expérience client ce qui suppose des actions internes de sensibilisation très fines du point de vue de la qualité relationnelle et du sens psychologique. 4. Observer et tirer les leçons Toutes les relations doivent servir à favoriser l’expérience client en permettant des ajustements qualitatifs successifs. 5. Favoriser la continuité de services Accorder dans le cas d’actions multicanal (magasin, terrain, e-commerce…) une importance extrême à l’existence, en temps réel, d’une continuité de services permettant d’offrir au client un « visage unique » de la marque. 6. Relativiser en permanence l’espérience client Il s’agit de considérer que ce qui est fait de bien aujourd’hui sera forcément beaucoup mieux demain par l’effet de la concurrence, supposant qu’il existe en permanence un potentiel « ouvert » d’améliorations possibles à découvrir avant tous les autres ! Principales sources utilisées : L’Entreprise - L’Expansion

Le contrat de génération, un outil pour anticiper la transmission de votre entreprise

Vous êtes âgé de 57 ans ou plus ? Vous n’êtes peut-être pas pressé de prendre votre retraite mais avez-vous réfléchi au devenir de votre entreprise ? De très nombreuses activités, notamment commerciales et artisanales, ferment chaque année faute de repreneur. Avec le contrat de génération, vous pouvez être aidé pour anticiper cette transmission. Il vous suffit de recruter

UN JEUNE en CDI, de moins de 26 ans (jusqu’à 30 ans s’il est reconnu travailleur handicapé)

Pendant trois ans, vous pouvez le former et lui transmettre vos compétences en bénéficiant d’une aide de 4000 € par an. A l’issue, si vous jugez qu’il n’est pas encore prêt, vous pouvez reporter la transmission de votre entreprise, ou bien, le cas échéant, choisir un autre repreneur

www.contrat-generation.gouv.fr

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Votre chambre consulaire, votre organisation professionnelle ou votre comptable peuvent également vous aider pour préparer la transmission de votre entreprise.

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revue de presse deS entRepriseS n ENTREPRENEUR : UNE AUDACE TEINTÉE DE PESSIMISME Depuis 2008, la France a enregistré 562 000 créations nettes d’entreprises (hors autoentrepreneurs) d’après le comptage réalisé par le réseau mondial RSM d’audit, de conseil et d’expertise comptable. Le bond annuel moyen a été de + 4,5 % sur toute cette période faisant que la France est devenue le recordman du G7 (sept plus grands pays du monde). Il semble pourtant que seulement 40 % des entrepreneurs se sentent reconnus aux yeux de l’opinion publique pour leur contribution à l’économie, soit une large majorité (60 %) de pessimistes sur l’utilité de leur rôle. C’est du moins le résultat d’une étude CSA affirmant également que 67 % des petits patrons se disent pessimistes sur l’avenir du pays alors même que 58 % d’entre eux se déclarent ouvertement optimistes pour l’avenir de leur propre entreprise. MOBILITÉ INTERNE éVITER UNE DÉPERDITION INUTILE

Face au turnover régulier, voire rapide, des managers et cadres, la mobilité interne est devenue un nouvel enjeu des RH destiné à renforcer les passerelles entre certaines fonctions et métiers internes. Pour Jean-Yves Catin, consultant RH pour Hommes & Performance, il est clair que « les bons éléments frustrés en termes d’avancement vont finir un jour ou l’autre par quitter l’entreprise et tout le monde sera perdant ». Même avis pour Manuelle Malot, directrice carrières et prospective de l’Edhec, pour qui « nombre de collaborateurs arrivés au bout d’un cycle de deux ou trois ans se tournent trop vite vers l’extérieur, sans même avoir le réflexe de consulter les RH, car ils ne ressentent aucun appel du pied à bouger en interne.

Dommage, car les progressions hiérarchiques les plus rapides (mais pas forcément salariales) se réalisent souvent en interne ! ». Pour ces spécialistes, un tel gâchis de compétence pour l’employeur mais aussi pour le collaborateur pourrait être évité dès lors que l’entreprise dispose d’une stratégie globale à la fois fluide et harmonieuse sur le plan de l’innovation sociale. Cette déperdition est jugée d’autant plus incompréhensible que « les entreprises disent qu’elles font de la gestion des talents mais dans les faits cette question complexe et chronophage, dont la rentabilité n’est pas immédiate, passe après les problématiques quotidiennes, les relations avec les syndicats ou les plans de rémunération… » déplore Manuelle Malot. DES SOLUTIONS MULTIPLES

Alors que « les grands groupes disposent aujourd’hui de multiples outils sophistiqués pour promouvoir le mouvement dans leurs murs (assessment center, gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), comité de mobilité…) ainsi que le résume Véronique Cadiou, responsable de Page Assessment, des pratiques innovantes assez simples peuvent être mises en place » :  • à l’initiative des RH - Utilisation de journaux internes, intranet, discours de la hiérarchie, courriel tous les 15 jours, bourse de l’emploi indiquant la liste des postes à pourvoir. - Accompagnement humain des projets professionnels. - Échange de postes pendant une semaine, travail sur des cas transverses afin de prouver que l’on peut aller au-delà de ses fonctions actuelles et élargir son périmètre de compétence. - Associer les managers directs car ce sont eux souvent qui freinent le mouvement en ne voulant pas laisser partir leurs bons collaborateurs. • à l’initiative des collaborateurs - Postuler en direct sans passer par son n + 1.

- Indiquer sa disponibilité durant l’entretien annuel. - Cultiver son réseau interne (déjeuner, discuter et/ou rencontrer des collègues d’autres services…). - Travailler sur des projets transverses afin de se faire repérer par la direction et le management. - Faire preuve de créativité en démontrant que ses compétences sont également utilisables et/ou transférables dans une autre fonction, un autre secteur de l’entreprise.

n LABEL UNE NOUVELLE NORME AFNOR POUR LES RECOMMANDATIONS EN LIGNE

Selon le baromètre de Testntrust, société spécialisée dans la publication d’avis de consommateurs sur le web, 9 Français sur 10 (89 %) déclarent lire d’abord les commentaires d’autres consommateurs avant de choisir un hôtel, un restaurant, un appareil d’électroménager, alors même que 75 % d’entre eux estiment que les avis donnés sont souvent faux et fabriqués de toute pièce. La défiance est grande en effet vis-à-vis des recommandations sur le Net où de nombreuses dérives sont régulièrement constatées : avis bidons de l’entourage, avis rédigés par les professionnels eux-mêmes, achat d’avis à des sociétés d’e-réputations… Dorénavant pour rassurer les clients sur le web une nouvelle norme existe (NF Z74- 501) dont l’usage interdit l’achat d’avis de consommateurs, oblige les sites à publier les expériences de consommation vécues et identifiables et exige l’identification des auteurs d’avis. Les sites qui souhaitent apposer ce label peuvent le faire

librement sachant que celui-ci « engage leur responsabilité » ainsi que le confirme Raphaël Colas, président de la commission Afnor sur les avis de consommateurs, soulignant qu’« en cas d’utilisation abusive de la norme Afnor, le Code de la consommation sanctionne les pratiques commerciales trompeuses ». LES LIMITES DU « MADE IN FRANCE »

Une étude du Cepii (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) indique que « le remplacement systématique des produits de consommation importés, par des produits “made in France”, coûterait de 100 à 300 euros de plus par mois à chaque ménage ». Soit l’équivalent de 1 200 à 3 600 € supplémentaires par année pleine pour consommer uniquement français. Un luxe difficilement envisageable en pleine crise économique même si Valéry Accary, présidente de BBDO Paris, affirme que « le monde a besoin de la France » confirmant ainsi qu’« il existe un imaginaire de qualité à la française faite d’intransigeance de passionnés, d’audace dans les idées qui résonne encore même s’il n’est pas toujours suivi de réalité ! ». Pourtant d’après l’étude CLM-BBDO menée dans 25 pays, il existerait une déception dans les attentes des consommateurs « overseas » quant à l’aspect fonctionnel des produits français dont la technologie relèverait davantage du passé avec « une perte d’audace et de personnalité ». Selon elle, il manque cruellement aujourd’hui en France « de fleurons modernes à forte visibilité comme ont pu l’être à leur époque le Concorde ou le TGV ». L’étude montre également que les consommateurs étrangers sont « en demande d’une différenciation, de ce fameux “je ne sais quoi français”, qui aurait disparu selon eux ». Principales sources utilisées : L’Entreprise - L’Expansion

revue de presse internationale n SURVEILLANCE PRISM ET LA NSA

n DÉLOCALISATION SURTOUT EN EUROPE

Depuis la fin des années 40, soit depuis plus de soixante ans, les États-Unis ont mis en place plusieurs grands projets de contrôle de la technologie, de surveillance des citoyens et de domination commerciale. Après les projets Carnivore, Magic Lantern, réseau Echelon et Patriot Act, c’est actuellement le programme Prism qui fait l’actualité. Un système de méga surveillance révélé par l’ex-agent américain Edward Snowden, destiné à surveiller les communications électroniques sous l’égide de la NSA (Agence nationale de sécurité américaine).

La dernière enquête de l’Insee indique que seulement 4,2 % des entreprises françaises ont procédé à des délocalisations d’activités entre 2009 et 2011. Ce sont surtout les grandes entreprises internationales et exportatrices qui ont participé à 94 % des délocalisations, notamment dans le cadre de filiales déjà existantes. La part des entreprises de moins de 100 salariés ne représente en réalité que 2,7 % du total. Certains secteurs sont plus concernés que d’autres avec, par exemple, 25 % des entreprises de production d’équipements électriques ou encore 22 % des entreprises de fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques. En terme de destinations géographiques, 55 % des délocalisations directes concernent l’Europe, puis l’Afrique et le Maghreb (24 %) essentiellement dans le marketing, l’après-vente et les centres d’appels, ainsi que l’Inde et la Chine (18 %). Au total, les délocalisations occasionnent chaque année une moyenne de 6 600 suppressions directes de postes, soit 0,3 % de l’emploi salarié.

Les révélations de cet ex-informaticien de la NSA en exil en Russie ont confirmé, entre autres, que le système de visioconférence de l’ONU a été mis plusieurs années sur écoute, détournant ainsi des centaines de conversations diplomatiques, notamment celles concernant la représentation de l’Union européenne. Les Chinois étaient également sur le coup ! Le phénomène le plus inquiétant est que des liens secrets existent entre la NSA et les géants de l’informatique comme Google, Facebook, Microsoft, Cisco, McAfee… qui auraient touché plusieurs millions de dollars pour collaborer au programme Prism et/ou profiter d’accords gagnant-gagnant pour favoriser la domination commerciale des États-Unis. Selon Éric Filiol, chercheur en virologie et cryptographie opérationnelle, les programmes proposés aux particuliers et aux entreprises auraient presque tous des « backdoors », c’est-à-dire des accès cachés aménagés pour servir la NSA, que l’on associe communément à des failles mathématiques et/ou informatiques formant autant d’erreurs volontaires de programmation !

n ÉCONOMIE-FINANCE CROISSANCE EN BAISSE POUR LES BRICS Le retournement de la politique monétaire des États-Unis, laquelle avait ouvert en grand depuis 2008 les vannes de la liquidité afin de sauver le système bancaire américain et mondial d’une cascade de faillites, induit actuellement de nouveaux troubles financiers au sein des Brics

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(Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et autres pays émergents. Depuis l’annonce de la fin de l’injection massive de liquidités de la part de la Fed (Banque centrale américaine), ainsi que la prévision d’une hausse de ses taux directeurs, de brusques mouvements de capitaux sont apparus sur l’ensemble de ces marchés. La posture de la Fed annoncée en juin dernier met un terme à la sous-évaluation artificielle du dollar. L’effet immédiat a été d’entraîner pour tous ces pays (sauf la Chine) une perte notable de change allant de 10 à 17 % de leur valeur par rapport au dollar. D’autres effets secondaires sont attendus dans les prochains mois, comme une prévision de croissance en baisse, le renchérissement du prix des importations, l’augmentation de l’inflation, l’assèchement du financement des entreprises et la mise en difficulté de nombreux groupes industriels et financiers (notamment indiens et turcs) qui ont emprunté en dollars à bas coût. UN RETOUR BRUTAL À LA RÉALITÉ

Alors que le commerce international a réduit de moitié son rythme moyen au cours des deux dernières décennies (3,6 % en 2013), le PIB du monde développé subit également une faible progression, de l’ordre de 1,2 % selon les estimations conjointes du FMI et de l’OCDE. Il résulte de l’ensemble de ces indicateurs que les marges de manœuvre des politiques économiques sont actuellement épuisées, avec, en plus, une restriction budgétaire qui ajoute à la faiblesse de l’activité générale. Sous l’angle des marchés boursiers, la fin de « l’argent facile » en provenance des banques centrales a commencé à provoquer un coup d’arrêt à la course aux rendements et à l’accoutumance au risque, que l’abondance de liquidités ont rendu possible durant plusieurs années. Il s’agit dorénavant pour toutes les bourses mondiales habituées à l’aisance monétaire mais déconnectées de la croissance et de l’emploi réel notamment en Europe, dans les pays émergents

et au Japon, de subir un retour brutal à la réalité avec des ajustements radicaux. LA PRÉVISION D’UN PROCHAIN KRACH OBLIGATAIRE

Bien que toute la sphère financière et politique s’évertue en permanence à rassurer tout le monde, la période qui s’ouvre est jugée hautement périlleuse car totalement dépendante du pilotage de la politique monétaire américaine. Selon Bruno Cavalier, économiste d’Oddo Securities, « la Fed n’est jamais sortie d’une politique monétaire extrêmement accommodante sans causer de graves dégâts ». Il est vrai qu’après cinq ans d’attitude généreuse, le bilan de la Fed a triplé pour atteindre plus de 3 000 milliards de dollars. Ce dernier revirement de la Fed associé au fait que celle-ci doit réduire progressivement ses achats d’obligations et de bons du Trésor – actuellement 1 000 milliards de dollars par an – est lié au fait que les signes de reprise se confirment et que les prix immobiliers se sont stabilisés sur le territoire américain, annulant ainsi le besoin de peser sur les taux d’intérêt à long terme. Selon un récent sondage L’Expansion, 52 % des économistes et gestionnaires de fonds français interrogés envisagent une remontée possible du risque systémique sur les banques pour 2014. C’est notamment la prévision d’un nouveau krach obligataire sur les marchés financiers tel que celui de 1994 qui obsède une majorité de spécialistes. Une situation générale instable que résume Bruno Colmant, ancien président de la Bourse de Bruxelles, en indiquant que « les États et les banques marchent main dans la main. Si dans le couple l’un vacille, il emporte l’autre dans sa chute. C’est un risque systémique au carré ! ». Principales sources utilisées : Alternatives Économiques - L’Expansion Le Point - Sciences et Avenir

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revue de presse européenne

n 22 MILLIARDS D’EUROS POUR LA R&D Le 10 juillet 2013, la Commission européenne a annoncé que l’UE et des entreprises allaient pouvoir conjuguer leurs efforts pour investir, au cours des sept prochaines années, 22 Mrds d’euros dans la Recherche & le Développement. Plus de 17 milliards seront centrés sur cinq partenariats public-privé, appelés « Initiatives Technologiques Conjointes » (ITC), à savoir : • « Médicaments innovants » pour mettre au point une prochaine génération de vaccins, de médicaments et de traitements. • « Piles à combustible et hydrogène » pour développer l’utilisation de technologies propres dans les domaines des transports, de l’industrie et de l’énergie. • « Clean Sky » pour mettre au point des avions moins bruyants et produisant nettement moins d’émissions de CO2. • « Bio-industries » afin d’utiliser plus de ressources naturelles renouvelables et de créer des technologies innovantes pour fabriquer des produits de consommation plus écologiques. • « Composants et systèmes électroniques » pour donner un coup de fouet à la capacité manufacturière de l’UE dans le domaine de l’électronique. D’autres partenariats public-privé seront également encouragés, notamment dans les domaines des voitures vertes, des bâtiments économes en énergie, des usines du futur, des industries de transformation durables ou encore de la photonique et de la robotique. Les ITC sont ouvertes à un large éventail d’entreprises, y compris aux PME, tandis que les organismes de recherche de tout type peuvent postuler pour un financement. Ce train de mesures inclut aussi quatre partenariats public-public entre la Commission européenne et les États membres sur « les nouveaux traitements contre les maladies liées à la pauvreté », « les technologies de mesure de la compétitivité industrielle », « le soutien aux PME de haute technologie » et « les solutions permettant aux personnes âgées ou handicapées de vivre chez elles en toute sécurité ».

n UN PARLEMENTAIRE EUROPÉEN GAGNERAIT 878 % DE PLUS QU’UN CITOYEN DE L’UE ? Preisvergleich.de, le portail des consommateurs allemands, a comparé les statistiques des 27 pays de l’UE, pointant les écarts de rémunération entre les citoyens européens et leurs représentants. Ainsi, un député européen toucherait en moyenne 17 827 E par mois, soit 213 924 E par an. Mais si l’on y ajoute les indemnités diverses, il peut percevoir jusqu’à 1 069 622 E avant impôts, soit 878 % de plus qu’un citoyen moyen de l’UE. L’écart est encore plus fl agrant en Bulgarie où les députés toucheraient 2 051 % de plus que leurs simples compatriotes. Reprise en boucle dans tous les médias, cette étude paraît toutefois contestable dans la mesure où le revenu estimé additionne tous les montants, y compris les remboursements de frais de déplacement et de frais réels ou encore les sommes versées à des assistants parlementaires. Des chiffres largement contestés

De fait, les chiffres fournis par le Parlement européen attestent de revenus moins élevés. En effet, depuis 2011, conformément au statut unique, le salaire mensuel des députés avant impôt est de 7 956,87 E (seuls les députés siégeant au Parlement européen avant les élections de 2009 bénéficient du régime de rémunération antérieur, de fait plus favorable). S’y rajoutent les indemnités de frais généraux (4 299 E par mois) destinées à couvrir ses frais de bureau dans son État d’élection et les frais de déplacement. Un parlementaire gagnera donc 12 255 E brut par mois auxquels s’ajoutent le remboursement des titres de transport pour assister aux réunions, une indemnité annuelle de voyage de 4 243 E et une indemnité forfaitaire de 304 E par jour de présence aux réunions des organes du Parlement. Soit environ 160 000 E brut par an… très loin du 1 ME évoqué qui concerne peut-être quelques « brebis galeuses ». Plus justes semblent être les écarts de rémuné-

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ration pointés par le site consumériste allemand entre les députés des assemblées nationales de chacun des États-Membres et les citoyens : le député belge gagne en moyenne 105 700 E par an contre 27 465 E pour un compatriote salarié, tandis que les députés français seraient les mieux rétribués de la zone euro avec 157 520 E par an contre 25 469 E pour le Français moyen.

n LA CONSOMMATION DE DROGUES DANS L’UE Selon l’Observatoire des drogues et des toxicomanies (OEDT), 1 Européen sur 4 a déjà consommé une drogue au moins une fois dans sa vie. C’est même le cas pour 1 Danois ou 1 Français sur 3. Cannabis : la drogue la plus consommée Le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, tant dans les pays où sa consommation est interdite que dans ceux où elle est tolérée voire légale. L’usage est particulièrement important chez les 15-34 ans : 45 % en ont consommé au cours des 12 derniers mois en France, 44,5 % au Danemark et 42 % au Royaume-Uni. Trois millions d’Européens (1 % de la population) consommeraient cette drogue quotidiennement ou presque. Comme pour les autres drogues, l’usage de cannabis est plus important dans les pays d’Europe occidentale et du Nord que dans les pays d’Europe centrale et orientale. Cocaïne : une consommation en légère baisse Le Royaume-Uni et l’Espagne enregistrent le plus fort taux de consommation de cocaïne (10 % des jeunes adultes). L’étude de l’OEDT relève toutefois une baisse de cet usage dans les cinq pays présentant les prévalences les plus élevées que sont le Danemark, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Ecstasy et autres amphétamines Les amphétamines et l’ecstasy sont les stimulants de synthèse les plus fréquemment consommés et concurrencent dans une certaine mesure la cocaïne. L’OEDT estime qu’environ 12,7 millions d’Européens ont pris des amphétamines (dont l’ecstasy) au cours de leur vie ; 2 millions au cours

de l’année écoulée. Là encore, la réputation de l’ecstasy semble diminuer, en lien probable avec la mauvaise « qualité » des comprimés vendus. Héroïne et nouvelles drogues 1,4 million d’Européens consommeraient de l’héroïne (0,41 % de la population). Si une baisse de la consommation et de la disponibilité de l’héroïne est constatée depuis quelques années, si le recours à l’injection est également en recul, ce qui a probablement contribué à la baisse du nombre de nouvelles infections par le VIH… de nombreuses substances « moins connues ou plus obscures » sont apparues. De fait, en 2012, 73 nouvelles substances psychoactives ont été officiellement notifiées pour la première fois via le système d’alerte rapide de l’UE, soit le nombre rapporté le plus élevé depuis 2005.

L’EFFICACITÉ DES SYSTÈMES JUDICIAIRES Parmi les données réunies par la Commission européenne permettant de comparer l’efficacité des systèmes judiciaires dans l’UE, figure « la durée moyenne de résolution des affaires non criminelles ». Un indicateur qui, parmi d’autres, permet d’évaluer la « productivité » des Cours de justice nationales. Une franche fracture Nord-Sud

Six pays du sud de l’Europe trustent le peloton des « non productifs ». Le Portugal, où les Lusitaniens doivent patienter en moyenne 1 096 jours, soit près de 3 ans, pour obtenir des réparations ou être condamnés dans des affaires non criminelles. Malte (866 jours), Chypre (545), la Grèce (510), l’Espagne (473) et l’Italie (395) complètent le tableau des « improductifs ». La France (256 jours) est dans la moyenne, derrière la Suède (185), tandis que, du côté des plus vertueux, on retrouve la Pologne (49), la Lituanie (43) et le Danemark (27 jours). Sources : Eurostat, Tribune.fr, Europa.eu

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Complémentarité entre papier et numérique

n LES NOUVELLES FORMES DE COMMUNICATION LA COMMUNICATION « TECHNOLOGIQUE »

Depuis l’arrivée de l’Internet, la communication a largement tendance à « être instrumentalisée par les technologies de l’information et les outils de télécommunication ». Pour Pierre Musso, professeur en Sciences de l’information et de la communication, il existerait même une croyance selon laquelle « on communique bien parce que l’on dispose de moyens techniques sophistiqués (dernière version du logiciel, mobile…) ». Pour lui, cette croyance serait fondée en partie sur la philosophie des réseaux (réseau de neurones, réseau sanguin, réseau ferroviaire…) qui permettent de relier des entités physiques distantes, le tout dans un cadre organisé pour la vitalité de l’ensemble. C’est la raison pour laquelle les nouvelles formes de communication sont devenues de plus en plus sophistiquées, avec l’arrivée de nouveaux codes de communication et de nouvelles façons de penser. Cette évolution s’est largement transformée sous l’égide du marketing dit « alternatif » faisant qu’il n’existe plus un seul mode de communication dominant mais une communication multicanaux. En fait, la communication est devenue une pratique complexe associant quatre courants distincts : le message traditionnel (communication stricto sensu), l’information traitée, le marketing alternatif et la technologie. LE MARKETING ALTERNATIF

Selon une étude réalisée par Clipperton Finance, le ratio investissements pubs/temps passé est cinq fois plus important dans les journaux que sur Internet. Alors que l’Internet compte pour 36 % du temps passé sur un média en captant 19 % des investissements pubs, les journaux qui ne représentent que 17 % des investissements publicités atteignent à peine les 7 % de temps passé. Cela signifie que lorsque les médias traditionnels sont connus et appréciés ils ont une grande force de persuasion et d’influence face à l’Internet. Toutefois, la question du marketing alternatif est devenue dorénavant essentielle face à un consommateur qui se sait régulièrement manipulé par la publicité ainsi que par une partie de l’information médiatisée. Tout le problème de la communication « technologique », via l’Internet et les mobiles, est donc de savoir innover tout en conservant les fondamentaux du message et de la couverture ciblée sur un territoire donné.

Pour conserver son pouvoir d’attraction, la publicité doit agir sur les leviers suivants : • L’originalité • L’utilisation des nouvelles technologies et des nouveaux médias • L’intégration du consommateur au premier niveau en tant que vecteur d’information • La personnalisation de l’offre (one-toone) • La réponse à un besoin précis • L’exploitation subtile des cinq sens • Une offre alléchante apportant une réelle valeur ajoutée • Une relation de confiance entre l’annonceur et le consommateur • Une image de marque forte qui représente des valeurs et/ou une idéologie (écologie, transparence, commerce équitable…) Pour continuer à séduire et à étonner, la publicité doit impérativement devenir plus créative et se démarquer en permanence. C’est la raison pour laquelle de nouvelles formes de communication aux terminologies souvent anglo-saxonnes ont émergé tout au long de ces dernières années. Elles ont pour commun dénominateur d’être toutes permissives et non intrusives, permettant ainsi aux cibles de se renvoyer entre elles l’information et/ou d’avoir la possibilité d’aller la chercher directement à la source. Du fait de la crise de confiance et de la moindre adéquation des messages provenant d’organes de communication traditionnelle considérés comme intrusifs, de nouveaux outils regroupés sous l’égide du « Marketing alternatif » sont censés répondre au changement de mode de consommation, de choix et d’achat. L’intérêt de tous ces outils est qu’ils peuvent être utilisés en synergie pour créer un faisceau élargi de communication : 1. Email Selon une étude du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD), l’email reste l’un des canaux d’information préférés des internautes permettant de suivre l’actualité d’une marque, à condition que celui-ci ne soit ni trop invasif, ni trop répétitif. 38 % des internautes français déclarent ainsi préférer l’email pour s’informer sur les marques, contre 7,8 % pour les réseaux sociaux et ce, d’autant plus, que les boîtes emails sont principalement consultées sur ordinateur loin devant les appareils mobiles. Suite à un emailing promotionnel, près de 46 % des sondés affirment avoir acheté en ligne et 16,8 % en boutique. Aussi pour intéresser l’internaute la campagne e-mailing doit associer : • Un contenu qui s’adapte au contenant : par exemple, les tablettes et les téléphones n’ont pas la même taille d’écran ni les mêmes capacités techniques qu’un ordinateur. Il convient donc de créer un contenu qui s’ajuste à chacun d’eux tant au niveau du poids du message que du design. • Éviter de spammer le lecteur en préférant la qualité du message à la quantité. Cela suppose de qualifier et de cibler les publics afin de faire parvenir la bonne annonce à la bonne personne. Plus un email est adapté au récepteur et plus le taux de conversion est élevé. L’inverse est également vrai ! • Éviter les messages répétitifs en renouvelant les offres et les contenus afin de surprendre et d’intéresser les lecteurs. • Créer une landing page (page d’atterrissage) après la première étape du contenu de l’e-mailing. Il est recommandé de créer une page de destination de la campagne (fiche produit en pdf, site web ou page

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web spécifique) qui soit taillée sur mesure afin d’optimiser le taux de conversion (avec reprise des grandes lignes du message afin de ne pas disperser l’attention de l’internaute, un texte clair, une page courte à charger avec élimination de tout élément parasite). Pour se donner les meilleures chances de transformation, il faut bien baliser le parcours en vue de rediriger rapidement l’internaute vers l’action souhaitée (remplir un questionnaire, acheter le produit…). 2. Marketing viral Pour la Commission de Terminologie il s’agit d’une « Technique mercatique reposant sur la transmission de proche en proche, par voie électronique, de messages commerciaux ». Cela s’apparente au bouche-à-oreille électronique à partir d’un contenu divertissant ou informatif. Dans cette approche, le consommateur devient alors lui-même le vecteur du message auprès de ses propres relations et contacts, qu’il transmet volontairement à la manière d’un virus de manière plus ou moins consentie et acceptée. La plupart des sites communautaires jouent d’ailleurs pleinement sur cette « viralité » (FaceBook, YouTube, DailyMotion…). Les principaux points clés du marketing viral sont : • Un coût bien plus faible que celui d’une opération de marketing direct. • Une propagation très rapide du message. • Un auto-positionnement sur le public visé. • Un message perçu comme positif car provenant d’une connaissance plus ou moins proche. 3. Marketing de communauté Il consiste à créer puis à soutenir des communautés de niche (forum, fan club, blog, groupe d’utilisateurs) dont les membres partagent un intérêt commun pour le produit ou la marque. Cette marque fournira d’ailleurs à la communauté des outils, du contenu et de l’information sur elle et ses produits, afin de soutenir la communauté et lui donner une raison d’exister et plus encore de susciter le bouche-à-oreille. 4. Evangélisme technologique Cette forme de communication s’inspire des évangélistes religieux en créant un culte quasi religieux pour une marque ou un produit (exemple Apple), afin que chaque consommateur devienne un farouche défenseur de la marque et puisse à tout moment tenter de convaincre son entourage de l’adopter. Les évangélistes technologiques deviennent souvent des influents-clés, de véritables commerciaux sans commission !

5. Seeding Il s’agit d’une pratique utilisée par un grand nombre d’entreprises dans le milieu high-tech. Elle consiste à favoriser l’adoption d’un produit en le plaçant entre les mains des bonnes personnes, lesquelles deviennent ensuite des prescripteurs indirects par effet de contagion. 6. Blogging de marque Cette méthode consiste à créer une communication ouverte et transparente sur ses produits à partir de la création d’un blog officiel (entreprise) ou non officiel (fan). L’objectif est de faire participer de manière active la blogosphère en partageant des informations utiles sur la marque, ou le produit, afin que la communauté puisse les réutiliser et amorcer le bouche-à-oreille. 7. Cause Marketing L’objectif pour une marque est de participer, voire de s’associer, à certaines initiatives sociales et/ou éthiques afin de gagner en notoriété et en respectabilité. L’effet recherché est de sensibiliser au produit ou à la marque les personnes impliquées dans la défense de ces initiatives (commerce équitable, environnement, écologie…) et donc de gagner en visibilité dans les milieux concernés. 8. Marketing des influents Ce type de communication consiste à trouver, au sein de communautés-clés, des leaders d’opinion en contact avec un grand nombre d’autres personnes de leur communauté et, par conséquent, susceptibles de transmettre un message à un public plus large. 9. Street marketing Cette technique est à mi-chemin entre l’événementiel (construit autour d’une vraie mise en scène, proche du théâtre de rue) et la simple distribution de tracts ou d’échantillons, en vue de susciter l’attention d’un public cible mouvant, en créant pour lui des animations interactives afin de marquer les esprits. L’objectif est également de valoriser la marque ou un message précis en développant une animation et une communication de proximité dans des lieux spécifiques afin de créer du trafic et une augmentation des ventes. Le street marketing doit identifier précisément les zones clés de passages de la cible choisie : environs d’une université pour les étudiants, quartier d’affaires pour les cadres… C’est un concept peu coûteux faisant plus appel à la créativité et à l’imagination qu’aux moyens financiers et techniques.

Contrat de professionnalisation : un plus pour les entreprises

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Spécificités de la communication B to B

COMMENT LA PUBLICITÉ DOIT-ELLE FAIRE POUR SE DÉMARQUER ?

Particulièrement adapté aux besoins de qualification et de compétences professionnelles des entreprises, le contrat de professionnalisation constitue un dispositif sécurisé d’accès à l’emploi. Il est plus particulièrement adapté aux entreprises ayant des difficultés à trouver les bons profils lors de recrutements, notamment pour des raisons de compétences (technicités spécifiques, besoin de compléments par rapport à une formation classique……). Les avantages du contrat de professionnalisation :

L’employeur peut bénéficier de plusieurs aides :

Quelles sont les démarches à effectuer ?

• Adapter la formation au besoin opérationnel de l’entreprise. • Ce contrat peut prendre la forme d’un CDI ou d’un CDD de 6 à 12 mois. • La formation représente au maximum 25% de la durée du contrat. • La formation peut déboucher sur un diplôme ou une qualification reconnue par votre branche professionnelle. L’employeur peut bénéficiere

• Une exonération des cotisations sociales. • Une prise en charge des coûts liés à la formation. • Une aide de 1000 € pour l’embauche d’un jeune - 26 ans. • L’entreprise peut également bénéficier d’autres aides sous condition.

• Télécharger le formulaire de demande (www.travail-solidarité.gouv.fr). • Adresser ce document complété à votre OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé). • Une fois validé, votre OPCA réalise l’enregistrement auprès de la DIRECCTE.

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Les nouvelles formes de communication

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Dossier communication

LES NFCE

Les Nouvelles Formes de Communication Écrite sont également des outils du quotidien directement liés à l’usage des écrits diffusés sur les vecteurs de communication numériques (SMS, échanges interactifs en ligne, forums, blogs…). Elles se caractérisent principalement par une créativité et une prise de liberté par rapport à l’écrit classique notamment dans les formes suivantes : • Néologismes : Ils représentent généralement des mots issus du vocabulaire technique propre à I’Internet mais aussi des francisations brutales de mots généralement d’origine anglaise. • Rébus : 2m1 = demain, bi1 = bien, K7 = cassette. Les lettres mises en évidence doivent être « épelées » en ne prononçant pas la syllabe complète : paC se lira pa-sé et non pas paque. • Squelettes consonantiques : lgtps, tt, pr. La plupart des voyelles sont écartées et certaines consonnes sont également retirées en faisant en sorte que le mot reste lisible et compréhensible. • Phonétisations : koi, jamé, grav. Il faut prononcer les syllabes normalement pour reconstituer le mot d’origine. • Étirements : ouiiiiii. Une lettre est répétée pour marquer l’insistance. • Agglutinations : eske, savabi1. Les mots sont « traduits « puis accolés. Une agglutination est la combinaison d’une ou de plusieurs formes productives précédentes proposant ainsi un raccourci linguistique. • Didascalies électroniques : Il s’agit notamment des « smiley » qui permettent d’ajouter une dimension émotionnelle au discours pour évoquer l’ironie, la malice ou la tristesse. • Fautes de typographie : Les supports technologiques (claviers d’ordinateur, tablette, téléphone portable, écran tactile) façonnent directement la forme de l’écriture en instillant une forte présence de fautes de typographie comme par exemple : inversion (orthgoraphe), omission (orthgraphe), substitution (orthofraphe). • Relâchement de l’orthographe : Il se présente notamment dans les courriers électroniques, sachant que ceux-ci ne bénéficient pas du même soin que celui apporté aux supports papiers par cause de non-relecture, de rapidité d’écriture et/ou de moindre importance accordée au respect de la grammaire et de la conjugaison.

SPÉCIFICITÉS DE LA COMMUNICATION B TO B

La communication en B to B (business to business) se distingue sur de nombreux points de la communication envers le consommateur (B to C) par le fait d’enjeux relationnels et économiques plus stratégiques. La vocation du B to B est de favoriser un échange durable entre deux ou plusieurs entreprises en vue d’établir un contact pérenne dans un langage, des pratiques et une culture professionnelles compréhensibles entre partenaires. Les objectifs poursuivis sont d’installer une relation à distance à finalité contractuelle et/ou partenariale sachant que, en moyenne, une relation B to B qui s’est installée dure entre neuf et quatorze ans. À partir de là, la communication B to B doit établir un socle d’informations et de messages reposant, à la fois, sur la confiance et la crédibilité mais aussi sur le ciblage, l’intérêt technique et/ou commercial à travailler ensemble. QUATRE NIVEAUX DE COMMUNICATION EN BTOB

La politique globale de communication d’une société est souvent un mix de communication construit sur quatre niveaux : 1. Communication produit/marque : Il s’agit de mettre en valeur ce que le client achète en communiquant sur les fonctionnalités, les performances techniques, les avantages commerciaux, les nouveautés… 2. Communication corporate : Il s’agit de communiquer positivement sur la société afin de construire une image valorisante conforme au projet d’entreprise. Cette communication s’adresse à plusieurs publics aux intérêts souvent divergents (actionnaires, salariés, consommateurs, distributeurs, opinion publique, législateur, médias) en fonction des grandes actions menées par l’entreprise. 3. Communication institutionnelle : Il s’agit de communiquer sur les valeurs véhiculées et la culture d’entreprise (esprit fondateur, histoire, symboles, rituels…). 4. Communication de crise : Il s’agit de donner des informations précises, au bon moment et aux bons médias, afin de conserver le capital de confiance envers l’entreprise lorsque celle-ci est en situation de menace, risque, troubles sociaux, alerte alimentaire…

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LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA STRATÉGIE DE COMMUNICATION

À partir de là, la communication doit intégrer différentes phases en apportant, à chaque fois, des réponses pertinentes en terme de positionnement du message et/ou des produits comme en terme de segmentation du marché et des cibles sur lesquels communiquer. Il convient dès lors de mettre en place une stratégie de communication articulée sur les six étapes suivantes : 1. Analyse marketing de l’entreprise : sa culture, ses valeurs, sa place sur le marché et celui de ses produits, la notoriété de la marque, le contexte concurrentiel, les besoins exprimés ou à susciter, les méthodes de fabrication… 2. Recherche d’un positionnement clair et lisible du « premier coup » dans la présentation du produit, du service et/ou de l’entreprise, en terme d’intérêt ciblé.

LES sept TYPES DE QUESTIONNEMENT

Dans la mise en place d’un plan de communication B to B, il est nécessaire de pouvoir répondre précisément aux sept questions suivantes : • QUOI : quel produit, service, action veut-on promouvoir ? • POURQUOI : quels sont les objectifs de notoriété, d’image, de comportement et/ou d’information recherchés ? • À QUI : auprès de quelles cibles agir en fonction de leurs freins et motivations ? • COMBIEN : quel budget est-il alloué ? • COMMENT : par quels moyens adaptés à chaque type de cible et en fonction du budget ? • QUAND : selon quel planning d’action, plan média ? • DE QUI : qui est le porte-parole des messages de l’organisation ?

3. Définition des cibles de communication sachant qu’à chaque cible correspond un moyen d’action spécifique. Dans ce cas, les principaux intervenants en B to B sont : Prescripteurs (distributeur, leader d’opinion, experts). Décideurs (dirigeant). Acheteurs (service commercial). Utilisateurs (consommateur, utilisateur final).

LES 4C EN MATIÈRE DE PUBLIC CIBLE

Les différents publics cibles de la communication en B to B peuvent être regroupés en quatre catégories distinctes, auxquelles doit forcément correspondre un type spécifique de communication : • Client / Consommateurs / Réseaux de vente - Communication « marketing » • Citoyens - Communication sociale • Capitaux - Communication financière • Collaborateurs - Communication interne

4. Recherche du cœur de cible sur lequel doit se concentrer tout l’effort de communication en raison de son importance. Il doit bénéficier d’un traitement particulier, avec des opérations de marketing direct, de promotion ou de RP. De manière générale, plus la cible est vaste, plus il faut définir un cœur de cible qui se compose alors des catégories suivantes : • Utilisateurs les plus importants en nombre. • Consommateurs présentant le plus grand potentie. • Leaders d’opinion. 5. Définition des motivations et des freins de chaque type de cible en prenant en considération le fait que les clients sont souvent très différents les uns des autres (fournisseur industriel de biens, artisans, services, prestataire, utilisateur final…). • Exemples de freins à considérer en macro segmentation Taille de l’entreprise (nombre de salariés, CA…), localisation, caractéristiques géographiques, fréquence et volume d’achat, degré d’utilisation du produit, niveau de production annuel… • Exemples de freins à considérer en micro segmentation Mode de management, contrainte budgétaire de l’entreprise, qui est décisionnaire ?, importance de l’achat, critères de choix et bénéfices recherchés… 6. Élaboration des actions de création en fonction des cibles retenues et du positionnement : axes et thèmes des messages ; idées forces, slogans, visuels, symboles, intranet, presse d’entreprise…

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10. Guérilla marketing Ce terme décrit un marketing non conventionnel basé sur des méthodes agressives à petit budget. Il s’agit le plus souvent d’événements ponctuels dont l’objectif est de marquer les esprits, d’amuser, étonner, intriguer, surprendre et/ou susciter la conversation autour d’un événement, d’une marque ou d’un produit. C’est également l’occasion de créer une relation plus proche et moins formelle entre la marque et sa cible. La guérilla marketing s’appuie essentiellement sur le street marketing, le seeding et le marketing viral dans une portée qui se veut à la fois exceptionnelle, innovante dans le concept, créative dans la mise en application et originale dans le contenu. L’objectif est également d’activer le buzz marketing, sachant que toutes les techniques sont bonnes pour inciter le passant à s’y intéresser : manifestation factice, affichage mobile, affichage à la craie ou à la bombe de peinture au sol…

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LES DEUX GRANDS TYPES DE COMMUNICATION EN B to B

Il existe deux grands types de communication : la communication média publicitaire (vocation purement publicitaire dans les magazines, journaux, radio, TV, cinéma, bannières sur Internet) et la communication hors média (vocation marketing) regroupant l’ensemble de tous les autres outils (mailing, marketing direct, prospectus, réseaux sociaux, salon, foire, téléphone…). Ces deux grands moyens de communiquer sont absolument complémentaires, sachant que, par principe, on ne sait pas où se trouve la cible le jour J, au moment de l’envoi et/ou de la réception du message. Il faut donc savoir balayer sur le plus large spectre de supports distincts, sachant que chaque moyen de communication renforce l’ensemble du dispositif tout en présentant des caractéristiques spécifiques selon l’effet recherché. Exemple d’avantages à retirer avec la communication média en B to B • Moyen de communication polyvalent • Possibilité d’être délégué à une agence apportant ainsi un grand confort à l’annonceur • Faire une audience de masse de manière indifférenciée • Bonne efficacité pour recruter des consommateurs • Bonne efficacité pour valoriser la marque • Effet rapide sur la notoriété et les ventes • Capitalisation des effets • CPM (Coût Pour Mille personnes) faible • Communication contrôlée par l’entreprise • Intégrité du message respectée par les médias (format, code couleur, logo, emplacement…) • Crée l’intérêt et impressionne au moment de la découverte du message par les cibles tièdes ou chaudes Exemple d’inconvénients à retirer avec la communication média en B to B • Déperdition souvent forte si le média ne recouvre pas suffisamment le cœur de cible • Fort encombrement publicitaire dans les meil-

leurs supports pouvant créer un phénomène de saturation •M  essage forcément réducteur sur l’offre • R éactivité faible en terme de transformation des ventes (cela ne doit jamais être le but premier) •M  oindre efficacité pour les produits en phase de maturité et déclin que pour les produits nouveaux •M  oindre efficacité pour fidéliser la clientèle •A  ction visible qui ne peut être cachée à la concurrence • R isque de surenchère publicitaire Exemple d’avantages à retirer avec la communication hors média en B to B C’est une multitude de manières pour faire passer le message : • R elations publiques (RP) • P arrainage et mécénat • F oires et salons •B  âches grand format • C artes postales • S ponsoring. Communication événementielle • R elations publiques • R elations presse •M  arketing direct non adressé (dépôt rue ou boîte aux lettres) : imprimé sans adresse, prospectus, offres promotionnelles, journaux de distributeurs… comprenant un coupon-retour afin de constituer un fichier personnalisé •M  arketing direct adressé (le plus performant car basé sur des fichiers personnalisés, CRM) • I l tend à se développer de plus en plus avec le marketing relationnel en se présentant sous trois formes : - Marketing direct vendeur visant à provoquer un achat immédiat (VPC) - Marketing direct de qualification permettant d’identifier des prospects qui seront ensuite traités par d’autres moyens commerciaux et base de données - Marketing direct de fidélisation dont l’objectif est de créer, puis d’entretenir des relations suivies avec des prospects et des clients au travers d’une communication très personnalisée.

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AVANTAGES & INCONVÉNIENTS DU MARKETING DIRECT ADRESSÉ

Avantages : • Ciblage très précis • Effet rapide, mesurable mais éphémère • Pré-test facile des messages • Fidélisation • « Ticket d’entrée » faible. Moins visible par la concurrence que la publicité • Bon support d’accompagnement d’autres actions Inconvénients : • « Privacy », lassitude croissante, réglementation • Difficulté à toucher des audiences très larges • Difficulté à constituer de très bons fichiers • Nécessité d’un excellent suivi des opérations • Souvent moins adapté que la publicité à la communication de marque

n COMPLÉMENTARITÉ ENTRE PAPIER ET NUMÉRIQUE UNE VÉRITABLE RICHESSE CULTURELLE

Il est évident que le progrès technologique suppose d’insérer progressivement la dématérialisation des contenus (numérique) en complémentarité intelligente avec la formalisation classique des contenus (papier). C’est le même type de mariage de raison qu’entre le média et le hors média qui, sous l’effet de l’énorme pression exercée par les technologies de l’information et de la communication, fait que le temps est venu d’apporter aux lecteurs une offre « multiconte-

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nant », comme il en est de l’offre multicanal en communication, associée en plus à une offre d’« hypercontenus » (en grand nombre). C’est sur le « comment » et « en faveur de qui » que porte actuellement en Europe, notamment en France, le grand débat papier contre numérique ou complémentarité entre papier et numérique. D’un côté se trouvent les farouches partisans de la « chaîne papier » et, de l’autre, ceux de la « chaîne numérique » avec, au milieu, les modérateurs qui prônent une complémentarité intelligente, car incontournable à terme. Pour ces derniers, le pouvoir de lire, s’exprimer et de s’informer, doit s’effectuer à tout moment au gré des envies, des moyens mais aussi des urgences d’information de chacun. En cela, la complémentarité c’est en quelque sorte la liberté de choix dans une offre doublement enrichie ! Principaux supports papier (print) • Livres. Journaux & Magazines • Papeterie, documents de ville (carte de visite, lettre à en-tête…) • Plaquettes, brochures, prospectus… • Mailing, publipostage • Formulaires divers Principaux supports numériques (digital, online) • e-Book (pdf, e-pub…) • Internet, site web, blog, newsletter, emails, sms • Applications pour Ipad, tablette, smartphone… Clé USB, CD, DVD… Fonctions multimédia (audio, texte, photos, vidéo). Réseaux sociaux, forum LA PROBLÉMATIQUE DU CONTENANT

Au-delà de la motivation individuelle à préférer l’usage du livre papier à l’usage du livre numérique (eBook) ou inversement (comme c’est le cas pour les jeunes générations), la premier grande problématique actuelle se résume

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Dossier communication dans une guerre de positions entre les acteurs A de la chaîne traditionnelle du livre (fournisseur de papier, imprimeur, éditeur, diffuseur, presse, libraire, grands auteurs traditionnels) et les acteurs B de la nouvelle chaîne du livre numérique (éditeurs de logiciels, fabricants de technologies hard et mobile, e-distributeurs, e-plateformes sur l’Internet, sites web, petits auteurs de niche, dissidents). Pour bien comprendre les enjeux, il faut savoir que ces derniers sont avant tout liés à la perte d’hégémonie industrielle, économique et commerciale des acteurs de la chaîne A au profit progressif des nouveaux entrants de la chaîne d’acteurs B. Sur le fond, tout porte quasi essentiellement sur la domination des parts de marchés par le biais du « contenant » livre papier (histoire européenne) contre l’émergence d’une concurrence nouvelle fondée sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

• Facilité et confort de lecture • V isualisation tridimensionnelle des contenus • Parcours facilité de l’œuvre • C onfort pour le travail intellectuel, annotation • Valorisation des publicités et des messages • Structuration des textes généralement de qualité • Longue conservation • Prêt et partage, photocopie. Moyens de preuve LA PROBLÉMATIQUE DU CONTENU

En fait, le second vrai problème posé par la complémentarité du papier et du numérique est celui du contrôle du contenu, donc du lecteur, donc du marché. Pour le vrai lecteur, le principal est toujours et avant tout le contenu qui transmet l’information, le savoir, l’émotion. C’est d’ailleurs l’une des immenses chances qu’ont les sociétés démocratiques de pouvoir accéder à une offre littéraire merveilleuse et riche provenant de grands penseurs et écrivains, de scientifiques, d’explorateurs mais aussi liée à l’histoire, à la connaissance professionnelle ainsi qu’à de très nombreuses formes de savoirs variés et multiples. Force est de constater qu’après une floraison extraordinaire de contenus de qualité pendant plusieurs siècles, la « production culturelle » s’est peu à peu académisée et standardisée du fait d’une intermédiation très sélective, à la source directe des auteurs, ne faisant aujourd’hui paraître qu’une très petite par-

La principale raison tient au rôle décisif de filtration (sélection drastique des auteurs, messages, informations ; fortes barrières à l’entrée dans les circuits de diffusion pour les auto-éditeurs ; diffusion prioritaire des livres provenant des grands éditeurs du fait de l’importance de leur catalogue et de leurs réseaux de diffusion bien implantés et surtout maîtres de la manœuvre éditoriale en proposant des ouvrages bien markétés qui se vendent le mieux : romans, cuisine, loisirs…). Dans le cadre de cet appauvrissement culturel, ou pour le moins d’orientation institutionnalisée, au sein de la chaîne papier, les chiffres sont implacables avec la non-diffusion de 9 auteurs sur 10 proposant un manuscrit (niveau éditeur) et la diffusion préférentielle (niveau libraire) de quelques dizaines de grands éditeurs sur les 10 000 existant en France. LES AVANTAGES TECHNIQUES DU NUMÉRIQUE

• Gain de temps énorme dans la recherche de contenus • Facilité d’utilisation (pas besoin de se déplacer pour acheter) • Une consultation partout, à tout moment • Une plus grande exhaustivité des contenus • Liens hypertextes • Stockage facile, pas d’encombrement, poids léger • Acquisition de contenus moins chers, voire gratuits

UN RÉÉQUILIBRAGE NÉCESSAIRE

Depuis son invention par Gutenberg en 1440, le livre papier a un immense intérêt que personne ne saurait valablement contester. Il donne notamment de l’importance au contenu, du plaisir à lire et à toucher, tout en consacrant sa légitimité par l’observation de nombreuses règles et procédures de réalisation (maquette, structuration, rédaction soignée, correction…) permettant ainsi la transmission du savoir et de l’information dans de très bonnes conditions physiques. En face, le numérique représente une nouvelle race de livre aux contenus, certes souvent secondaires, mais aussi enrichis des différences. Il permet de contourner facilement l’ensemble des murs de pierre et de verre instaurés dans l’économie, les esprits et la culture traditionnelle, en permettant à des centaines de milliers de nouveaux contenus de paraître (provenant d’autres pays, d’autres langues, d’autres richesses culturelles) rapidement, facilement et sans aucune censure d’aucune sorte. Le numérique, même avec ses défauts, apporte de l’interactivité avec le lecteur, un accès libre et démocratisé au savoir et à l’expression écrite. Tout le monde peut lire et consulter des milliers d’ouvrages avec le même contenant. Tout le monde peut écrire avec un simple logiciel de bureautique (word, pdf…) et voir son « œuvre » accessible dans le monde entier via un simple lien ou site web. En cela, le numérique est un grand progrès, une évolution naturelle, en réorganisant autrement le pouvoir issu du savoir, comme en mettant chacun au même niveau d’information en quasi temps réel. Tout le reste n’est qu’affaire de business ! Principales sources utilisées : L’Entreprise http://fr.wikipedia.org www.journaldunet.com www.techno-science.net

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Pris dans l’engrenage économique de cette nouvelle concurrence, de la crise et du changement de comportement du lecteur, les acteurs de la chaîne papier se montre relativement hostile, et c’est bien compréhensible, du fait direct de l’érosion de leur suprématie et surtout de la baisse de leur CA après des décennies de croissance et de positions rentières. Il est vrai que pour le petit libraire qui voit son influence et ses ventes régulièrement diminuer, comme pour les grands éditeurs qui doivent vendre des best-sellers à grand tirage pour équilibrer leurs comptes, les perspectives de cette nouvelle situation ne sont pas rassurantes. Rappelons qu’actuellement, en France, le rapport des ventes de livres papier (97 %) sur le numérique (3 %) est encore largement en faveur des acteurs de la chaîne papier même si le volume des ventes diminue.

LES AVANTAGES TECHNIQUES DU PAPIER

tie de la production littéraire, intellectuelle, « compétentielle » nationale.

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n Région Centre La Banque publique d’investissement (BPI) existe officiellement en région Centre depuis mardi. Elle a été « lancée » par son directeur général, Nicolas Dufourq, le président du Conseil régional, François Bonneau, le préfet de Région, Pierre-Étienne Bisch, et le directeur régional, Hervé Bazin. BPIfrance est née du regroupement de Oseo, Caisse des dépôts et consignations Entreprises, Fonds social d’investissement (FSI) et FSI Région. Sa mission : aider les PME. « Nos quatre valeurs et priorités sont la proximité, la simplicité, la volonté et l’optimisme ! » a expliqué Nicolas Dufourq. Avec assurance, il ajoutait, croyant à la reprise économique : « Les vainqueurs de 2016 seront les investisseurs de 2013 ! » Balayant les critiques ou doutes exprimés naguère sur l’intérêt et l’efficacité de cette banque, François Bonneau affirme : « Ce n’est pas un machin, c’est une chance ! » Hervé Bazin, ancien patron d’Oseo Centre et premier directeur régional de la nouvelle banque, est bien placé pour rappeler : « En 2012, nous avons aidé, en région Centre, 3 600 entreprises pour un montant de 1,2 milliard d’euros et depuis février, nous avons aidé 430 entreprises (35 000 emplois) à hauteur de 25 M€ en préfinancement du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). » Bref, ils illustrent les uns et les autres l’une des valeurs avancées par BPIfrance : l’optimisme, « le moteur du développement économique ». Dans le Centre, BPIfrance compte 35 collaborateurs répartis entre Orléans et Tours mais ayant compétence sur toute la région. Source : La Nouvelle République, 25/9/13  Recherche de partenaires neurosciences & TIC : projet européen Human Brain project

Source : ARITT Mobilisation régionale pour la promotion du contrat de professionnalisation

L’État, le Conseil régional, les partenaires sociaux représentés par la COPIRE (Commission paritaire interprofessionnelle régionale pour l’emploi), Pôle Emploi, l’ARML (Association Régionale des Missions Locales du Centre), l’AGEFIPH, la Chambre de commerce et d’industrie du Centre et la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat du Centre ont signé, le 3 juillet dernier, la « Charte pour le développement du contrat de professionnalisation en région Centre ». Créé en 2004, le contrat de professionnalisation alterne des enseignements théoriques et des périodes de travail en entreprise. Conclu en CDD (6 à 12 mois) ou en CDI, le contrat permet à des jeunes ou adultes d’acquérir les savoir-faire professionnels (CQP, titre, diplôme…) en relation directe avec le poste occupé et les besoins des chefs d’entre-

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prise. 3759 contrats de professionnalisation ont été signés en 2012 en région Centre. Les employeurs ayant recours à ce contrat peuvent bénéficier d’une aide forfaitaire pour l’embauche d’un demandeur d’emploi de plus de 26 ans, d’aides spécifiques pour l’embauche d’un travailleur handicapé et d’exonération de cotisations patronales si le salarié est âgé de plus de 45 ans… Les entreprises peuvent aussi être accompagnées par leur OPCA dans l’identification de leurs besoins en compétences, la définition du profil du poste à pourvoir et le choix de la formation à mettre en œuvre. Les objectifs de la charte signée sont de mieux faire connaître ce type de contrat auprès des entreprises et particulièrement les PME-TPE, de les aider à mieux identifier leurs besoins en compétences, de promouvoir une offre locale de formation adaptée et de faire connaître les avantages de ce contrat aux jeunes et adultes en voie d’insertion ou de reconversion professionnelle. L’ambition des acteurs est d’atteindre 4 % du volume de contrats signés au plan national (2,3 % à ce jour) conformément au poids de sa population active. Source : DIRECCTE Centre

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Dans le cadre des projets du PCRDT thématique TIC, un très gros projet sur la simulation du fonctionnement du cerveau est en cours de montage : le projet Human Brain. L’appel à concurrence pour recruter des experts en neurosciences et TIC est lancé : rejoignez le consortium ! Le Human Brain Project (HBP) est un projet de recherche européen sur dix ans, à grande échelle dont l’objectif est de comprendre le cerveau humain et ses maladies. Une partie de son financement est réservée à des travaux

de recherche à effectuer par les nouveaux bénéficiaires qui vont rejoindre le consortium en 2014. Durée prévue de la participation au projet : avril 2014 à mars 2016 (deux ans) Ces nouveaux bénéficiaires seront sélectionnés parmi les propositions soumises en réponse à cet appel à la concurrence. L’appel à la concurrence couvre les rubriques suivantes du plan de travail du RAP : • Neurones des hommes et souris • Génotype à la cartographie du phénotype du cerveau de la souris • L’identification, la collecte et l’organisation multimodale humain et non humain • Neurosciences • Architectures cognitives • Nouvelles méthodes de regroupement des données médicales à base de règles • Configurations neuronales pour les systèmes informatiques neuromorphiques • Environnements virtuels robotiques, agents, systèmes sensoriels et moteurs • Théorie des circuits multi-échelle Ouverture des dépôts de candidature : 1er octobre 2013 Date limite : 6 novembre 2013 à 17 h (heure de Bruxelles) Langue dans laquelle la proposition doit être soumise : anglais Total des fonds communautaires disponibles : 8 287 500 € Renseignements sur : http://www.humanbrainproject.eu

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actualités Région Centre

http://formation-continue.univ-tours.fr Les Emplois d’avenir accessibles à toutes les entreprises

Les Emplois d’avenir visent à permettre à un jeune sans formation professionnelle d’acquérir une expérience et une qualification de façon à s’insérer durablement dans la vie active. Ciblés avant tout pour les employeurs du secteur non marchand (collectivités, associations, établissements publics…), les Emplois d’avenir n’étaient jusqu’à présent mobilisables par des entreprises privées que dans certains secteurs identifiés comme porteurs d’emplois en région Centre. Désormais, les Emplois d’avenir sont accessibles à tous les employeurs du secteur marchand quel que soit leur secteur d’activité (Arrêté du Préfet de la région Centre du 4 juin 2013). Les avantages pour l’employeur • L’aide de l’État (à hauteur de 35 % du SMIC horaire brut pour le secteur privé), • L’embauche d’un jeune soutenu par l’appui d’un conseiller pour élaborer son projet professionnel, • Un contrat type CDI ou CDD de 3  ans mais avec la possibilité de tenir compte des situations particulières (CDD d’un an renouvelable, temps partiel), • L’appui d’un interlocuteur de proximité soit à la Mission locale, soit à Pôle Emploi, soit aux Cap Emploi (pour les jeunes en situation de handicap). Cet interlocuteur propose à l’employeur des profils de jeunes adaptés au poste recherché et l’aidera au fil des mois à élaborer et mettre en œuvre un plan de formation adapté aux besoins du jeune, • Un suivi régulier du jeune recruté par l’interlocuteur de proximité qui s’engage à intervenir pour toute difficulté pouvant survenir au cours du contrat, • Une mobilisation de moyens déployés par les financeurs de la formation (OPCA, Conseil régional…). Le rôle de l’employeur • Offrir à un jeune l’opportunité d’accéder à un emploi, et lui permettre de vivre une vraie première expérience professionnelle enrichissante et reconnue, • Lui donner les moyens de bénéficier d’actions de formation concourant à l’acquisition de compétences ou de qualification, • Mettre en place un accompagnement et un encadrement pendant le temps de travail (tutorat). • Les employeurs intéressés doivent prendre contact avec les opérateurs locaux de

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actualités Région Centre

Source : DIRECCTE Centre L’université d’Orléans, nouveau partenaire de Pôle emploi Centre

Youssoufi Touré, président de l’université d’Orléans, et Jean-Marc Vermorel, Directeur régional de Pôle emploi Centre, concrétisent, par la signature d’une convention cadre, qui s’est déroulée le 17 juillet 2013, leur volonté conjointe de collaborer dans les domaines de l’information, de l’orientation et de la mobilisation des financements de la formation professionnelle continue, en faveur des demandeurs d’emploi. Par ce partenariat, l’université d’Orléans et Pôle emploi Centre souhaitent, ensemble, concourir au développement des compétences et contribuer à la formation tout au long de la vie des demandeurs d’emploi, en sécurisant les parcours professionnels. Contribuer ainsi au développement du capital humain est un facteur de développement économique et social et donc, d’attractivité du territoire régional. Cet accord sera illustré dès septembre 2013 par l’intégration de demandeurs d’emploi dans les formations qualifiantes et diplômantes de l’université d’Orléans, dont les projets sont validés par les responsables pédagogiques universitaires et les conseillers de Pôle emploi. Chaque demandeur d’emploi fait l’objet d’un parcours individualisé et d’un accompagnement personnalisé par les chargés de mission du SEFCO. Concrétisant un partenariat développé avec le Conseil régional du Centre dans le cadre d’une convention de formation professionnelle, cet accord accroît sensiblement le potentiel de demandeurs d’emploi de la région Centre formés, et augure d’autres développements possibles. Source : Université d’Orléans Des pistes pour favoriser l’innovation dans les PME

Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, ont dévoilé le 23 juillet 2013 certaines orientations du plan prévu à la rentrée en faveur de l’innovation. Le « corporate venture » (investissement des grandes entreprises en capital-risque dans des PME innovantes), secteur en pleine croissance avec seulement 32 millions d’euros, en 2008, contre 289 millions l’année dernière, devrait bénéficier d’un amortissement fiscal sur cinq ans (ce mécanisme n’existe pas à l’heure actuelle), permettant une réduction de la prise de risque. L’idée est d’inciter les grandes entreprises à parrainer et soutenir davantage les jeunes pousses. Les FIP (fonds d’investissement de proximité) et les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), qui permettent aux particuliers d’investir dans des PME en développement, verront, comme promis, leurs avantages fiscaux préservés jusqu’à la fin du quinquennat. Bercy veut, en outre, assouplir les règles qui régissent ces fonds, considérées comme trop contraignantes et empêchant parfois l’investissement, faute de lisibilité. Une mesure, visant à favoriser la concentration de ces fonds, devrait aussi voir le jour, évitant la dispersion du capital et le soutien à des entreprises peu ou pas innovantes. Un autre projet à l’étude concerne les « business angels » (particuliers qui investissent en nom propre dans les entreprises innovantes). Bercy privilégierait la piste du regroupement des acteurs. Les Sociétés d’investissement de business angels (SIBA)

verraient leur taille maximale réévaluée, le plafond actuel étant de 50 investisseurs au sein d’un regroupement. Source : Boris METON, « Des pistes pour favoriser l’innovation dans les PME », Les Échos Business

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Cher

Conférence : Transition Energétique

Les CCI 41, 28, 36 et 18 avec l’Ademe et le Conseil régional du Centre organisent une conférence avec Pierre Radanne, sur la transition énergétique… Contexte, enjeux et solutions pour les entreprises. Ancien président de l’Ademe, expert dans les politiques énergétiques et impliqué dans les négociations internationales, Pierre Radanne participe activement à l’édification du régime international de protection du climat qui a conduit la France à la ratification du protocole de Kyoto… La participation est gratuite, sur inscription uniquement. À Bourges, le 8 octobre, à 18 h 15, dans les locaux de l’école Hubert-Curien, 25 rue Louis-Mallet. Source : CCI du Cher

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Indre

Salon des Entreprises

Traditionnellement, l’Union des Entreprises de l’Indre (UDEI) et ses partenaires institutionnels organisaient le salon « L’entreprise entre en scène » en juin. Sous l’égide de l’Agglomération, ce rendez-vous économique d’envergure, qui s’appellera désormais le Salon des entreprises (et qui sera orchestré par Puzzle Centre), aura lieu les 4 et 5 décembre, en parallèle au Top des entreprises de La Nouvelle République. Les huit entités coorganisatrices* veulent ainsi mettre en œuvre un événement à forte valeur ajoutée pour les entreprises du département. Cellesci participant activement au développement économique et social de notre territoire, leur savoir-faire et leur diversité méritent que le

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grand public s’y attarde et que les échanges entre elles puissent s’intensifier. Ainsi, le 4 décembre sera une journée réservée aux professionnels, tandis que le 5 décembre donnera loisir à quiconque d’en découvrir les multiples facettes. * CAC, Agence de Développement Économique de l’Indre (ADEI), Aérocentre, CCI de l’Indre, Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Indre, Pôle Industriel Cœur de France (PICF), UDEI et Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM).

Source : Agglo de Châteauroux JCE : soutien aux travailleurs handicapés

La Jeune Chambre Économique (JCE) en partenariat avec Cap Emploi, s’investit dans l’insertion de personnes en situation de handicap au monde du travail. De jeunes cadres d’entreprise parrainent bénévolement leurs filleuls à travers différents modules (exemple : Maîtrise d’un entretien de recrutement.) Source : La Nouvelle République (16/9/13) L’accessibilité des commerces progresse

L’Association des paralysés de France a mené une opération d’information et de sensibilisation auprès des commerces locaux. La loi de 2005 instaure en effet le principe « d’accès pour tous » et concerne notamment les entreprises commerciales et artisanales qui reçoivent du public. Les commerces ont jusqu’en 2015 pour se mettre en conformité avec cette loi qui prévoit donc l’accessibilité aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap. C’est pourquoi la délégation de l’Indre de l’Association des paralysés de France a mené une action en ville, mercredi dernier. À travers une fiche d’autodiagnostic, les commerçants pouvait ainsi évaluer l’accessibilité de leur commerce mais aussi prendre connaissance de leurs obligations. Une opération plutôt concluante pour les membres de la délégation qui ont rencontré vingt-cinq responsables d’établissement, avec à chaque fois avec un bon accueil et une écoute attentive. Quatorze d’entre eux sont accessibles, avec par exemple des rampes inclinées ou des portes automatiques ; deux envisagent des travaux.

Pour les autres, les difficultés techniques ou l’approche de la retraite ne permettent pas d’envisager des améliorations dans l’immédiat. Seule une faible minorité ne s’est pas sentie concernée. Une nouvelle opération de ce type est envisagée par l’APF au mois d’octobre. Source : La Nouvelle République (14/9/13) Un syndicat intercommunal en gestation

Dans sa séance de lundi, le conseil de la communauté de communes s’est penché sur les contrats régionaux de solidarité territoriale (CRST), nouvelle évolution des contrats de pays. Ces contrats seront désormais élaborés et signés par la Région, les présidents de pays (ici, le président du Parc) et les présidents de communautés de communes. Pour l’heure cinq communes ont proposé des projets. En ce qui concerne le Schéma régional de cohérence territoriale (Scot), les travaux avancent pour la création d’un syndicat mixte. Des statuts ont été élaborés et seront transmis prochainement aux autres communautés de communes concernées : Cœur de Brenne et Marche occitane. La composition du bureau et le siège n’ont pas été définis ; ils le seront après négociations avec les partenaires. « Il s’agit de créer une structure juridique opérationnelle qui permettra de débuter le travail sur le Scot à l’issue des élections municipales de 2014, a rappelé le président. La création du syndicat mixte avant la fin de 2013, permettra par ailleurs d’obtenir des subventions pour la réalisation du Scot. » La réflexion du groupe de travail sur le développement durable a été présentée par Pierre Morizet, maire de Chazelet. Transition énergétique, Agenda 21, hydroélectricité, biomasse sont autant de sujets abordés. Pour la CDC, il s’agit maintenant de définir des priorités d’actions. En ce qui concerne le seuil de Saint-Aigny, le colmatage de la brèche va être demandé avant la réalisation des travaux. À la suite de l’inauguration de la partie réalisée par le Pays d’Argenton, la voie verte va être prolongée de plusieurs kilomètres. Source : La Nouvelle République (12/9/13)

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proximité que sont le réseau des Missions Locales, Pôle emploi et les Cap Emplois (pour les jeunes en situation de handicap).

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actualités Région Centre Indre-et-Loire

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PUBLI-INFORMATION

Performance du laboratoire de Touraine : le millionième test

ISOPARC en Touraine

Au cours des douze dernières années, les spécialistes du Laboratoire de Touraine ont manipulé un million d’échantillons d’obex* de bovin pour la recherche de l’ESB. Mises les unes sur les autres, ces petites boîtes de plastique atteindraient une altitude de 30 km ! Depuis le 1er janvier 2001, les équipes de ce service du Conseil général ont vécu une véritable épopée déclenchée par la crise dite de la vache folle. « Aujourd’hui, cette crise est derrière nous, explique José Delaval, responsable du Laboratoire de Touraine. Les ultimes tests en abattoirs pourraient avoir lieu au début de l’année 2014. » Cette crise sans précédent a modifié la vie de nombreux laboratoires publics en France. En cette fin 2000, six d’entre eux (dont le Laboratoire de Touraine) sont agréés par l’État pour mener des analyses expérimentales sur les premiers bovins morts issus des équarrissages. À l’époque, le marché de la viande rouge s’effondre littéralement, risquant de ruiner l’élevage français. Pour rassurer le consommateur, Jacques Chirac ordonne que seules les carcasses issues d’analyse négative soient livrées à la consommation. « Nous avons réagi en urgence pour faire face à l’énorme quantité de tests à effectuer : jusqu’à 1 600 par nuit ! » Le Laboratoire de Touraine a été parmi les premiers à travailler en 3x8 pour s’adapter aux horaires des abattoirs ; ceux-ci étant contraints de vider leurs chambres froides à 4 h du matin afin de stocker de nouveaux abattages. En quinze jours, trente biologistes ont été recrutés pour analyser tous les échantillons provenant de France et des DOM-TOM ; travaillant jusqu’à 70 heures par semaine… « Certains obex sont même arrivés en Concorde ! » Autrefois effectuée en huit heures, la recherche de l’ESB n’en prend désormais que deux. Aujourd’hui,avec 143 analyses quotidiennes, cette épopée prend – heureusement – fin. Reste cette performance à mettre à l’actif du Laboratoire de Touraine et de ses équipes.

Nous avons été conquis par le dynamisme d’Isoparc Le Taxibot a valu à TLD de gagner le prix national de l’innovation industrielle. Le groupe français, spécialisé dans les biens d’équipement aéroportuaire, a choisi Isoparc à Sorigny pour créer l’usine de fabrication de son tracteur d’avion révolutionnaire. Explications de Philippe Tessier, directeur DTV (Dispatch Towing Vehicule) de TLD.

» En quoi Isoparc est-il propice à la construction de l’usine du Taxibot ? Philippe Tessier  : Sachant que nous voulions rester en France, être à la fois à proximité de Montlouis-sur-Loire  (37) pour bénéficier d’un transfert de compétences et bien placés par rapport à notre site de Parthenay (79) était un premier avantage. Avoir de la place en était un second, car le développement du Taxibot en requiert beaucoup : outre 5 000  m2 d’ateliers et 800  m2 de bureaux, les travaux de construc-

tion qui débutent cet été comprennent aussi une piste d’essai. La situation du terrain est un atout supplémentaire  : il est à la fois relativement loin du voisinage et donc favorable aux tests du Taxibot, et propice à un projet d’extension. C’est un atout, car nous avons beaucoup d’ambition pour le Taxibot. De 3 hectares au départ nous avons la possibilité de nous agrandir jusqu ’ à 8. » Outre sa situation géographique et le potentiel d’extension qu’il offre, avez-vous choisi Isoparc sur un autre critère ? Par-dessus tout, le dynamisme du Président d’Isoparc (également Maire de Sorigny) et de la communauté de communes nous ont conquis. Ils ont montré leur détermination à soutenir notre projet et le confort de nos employés  en intégrant à Isoparc des facilités de restauration et de garde pour les enfants.

* Petit morceau en forme de V du bulbe rachidien caché par le cervelet.

Source : Conseil général d’Indre-et-Loire La CCI lance un réseau des entreprises culturelles

La démarche est quasiment inédite en France. Pour la première fois, une quarantaine de responsables d’entreprises culturelles du département se sont retrouvés, jeudi dernier, dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie de Tours, pour prendre part à un « networking ». Pendant près de deux heures, ils ont échangé leurs carnets d’adresses, leurs connaissances, leurs expériences. Depuis plusieurs mois, la CCI Touraine œuvre pour la création d’un réseau d’entreprises dans le secteur de la culture élargi au patrimoine, à l’audiovisuel, à la communication ou à l’artisanat d’art. Dans ces différents domaines, la CCI a recensé 450 sociétés en Indre-et-Loire. Une douzaine d’entre elles ont été sollicitées pour jouer les têtes de pont et identifier les besoins. Après la première rencontre de jeudi, d’autres initiatives devraient suivre : conférences, ateliers thématiques, visites… D’autres réseaux d’entreprises fonctionnent ainsi dans le département dans les secteurs du management, du tourisme (œnotourisme) ou des transports. Source : La Nouvelle République Des outils pour éviter la liquidation

Le président du tribunal de commerce de Tours, Didier Gadiou, constate que le nombre de procédures collectives de fin mai 2013 est égal à celui de 2012, soit 206 en Indre-et-Loire. « Mais, sur ce nombre, deux tiers sont des liquidations directes, déplore-t-il. Le dirigeant vient encore nous voir bien trop tard. » 95 % des sociétés concernées comptent moins de cinq salariés. « Les dirigeants, dans ces cas-là, sont mal encadrés, bénéficient de peu de conseils ; ce sont les plus fragiles, car ils n’ont pas d’outil de gestion. » • CONFIDENTIALITÉ. D’où l’intérêt de demander un rendez-vous au président du tribunal de commerce qui les accorde très rapidement. « Je rappelle que c’est un entretien confidentiel, souligne Didier Gadiou. La prévention permet de recourir au mandat ad hoc, si la cessation de paiement n’est pas déclarée, ou à la conciliation, si

* La SEPALE (SEM patrimoniale) associe le Conseil régional du Centre, Tour(s)plus, la caisse des Dépôts, la Set, la caisse d’épargne Loire-Centre et le Crédit Agricole Touraine-Poitou.

Philippe Tessier

directeur DTV (Dispatch Towing Vehicule) de TLD

TLD, leader mondial des équipements aéroportuaires Nombre de salariés :1250 Chiffre d’affaires : 314 M€

6 sites de fabrication (Sorigny sera le 7ème) : 2 en France, 1 au Canada, 1 aux USA, 2 en Chine.

Clients : compagnies aériennes, aéroports, sociétés de fret aérien, entreprises de services aéroportuaires, organisations militaires. Future usine de fabrication du Taxibot à Isoparc Début des travaux : été 2013 Installation à Isoparc : juillet 2014 Objectif à 2 ou 3 ans : 107 salariés Sur 3 hectares, 5 000 m2 d’ateliers

et 800 m2 de bureaux

Projet de la future usine de fabrication du Taxibot Opération réalisée grâce à la SEPALE*

• Parc multi-activités de 235 ha situé au sud de Tours (Sorigny) • Au carrefour de 3 autoroutes : A10, A85, A28 • Aéroport Tours Val de Loire à 23 mn • Aérodrome de Sorigny (sur place) • Gare TGV à 20 mn • Connexion très haut débit • 30 % de surfaces paysagées • Démarche environnementale (charte PALME) • Prix de vente : à partir de 21 € HT/m2

la cessation a moins de quarante-cinq jours. » Le tribunal de commerce de Tours enregistre un taux de réussite de 70 % des conciliations qu’il entreprend. « L’intérêt de la conciliation est que le chef d’entreprise reste aux commandes et garde l’initiative », insiste le président. • TARIF ABORDABLE. Le mandat ad hoc représente un ticket d’entrée à 500 €, pas forcément majoré – sauf en cas de procédure lourde. Autre inquiétude liée aux financements, celle des cautions. Pour Didier Gadiou, « plus on tarde et plus on prend le risque de voir la banque actionner les cautions ! ». La caution est gelée pendant la période d’observation d’une procédure collective, et, en cas de sauvegarde, elle est gelée pendant toute la durée du plan.

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• ASSURANCE SANTÉ. Depuis peu, il existe une assurance santé entreprise. «  Elle pourrait devenir obligatoire, précise le président. Cette assurance prévoit la prise en charge de tous les honoraires en cas de difficulté (expertcomptable, avocat, mandataire). Même s’il est difficile de se projeter dans les difficultés, ça change la perspective d’être assuré. » Source : La Nouvelle République - Agnès Aurousseau

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Loir-et-Cher

Les tops de l’entreprise Édition 2013

Les Tops de l’entreprise sont desti-

Isabelle DAVID 02 47 34 11 50 Contact :

w w w. i s o p a r c . f r

nés à promouvoir le rôle des acteurs économiques du département et à distinguer les entreprises les plus dynamiques. Les lauréats des cinq Tops de l’entreprise reçoivent leurs trophées lors d’une grande soirée au cours de laquelle un Top de l’année est également élu. • Cinq Tops de l’entreprise Ces prix s’adressent à toutes les entreprises, inscrites au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, ayant un établissement en Loir-et-Cher. Ils sont les suivants : - Top Innovation Produits - Top Innovation Services - Top Création ou Reprise - Top Oser entreprendre - Top Technologies de l’Information et de la Communication

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actualités Région Centre • Qui compose le jury ? Les organisateurs et leurs partenaires : - Le Conseil général de Loir-et-Cher - La Nouvelle République - La Chambre de Commerce et d’Industrie territoriale de Loir-et-Cher - La Chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher - La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loir-et-Cher - La CGPME 41 - Le MEDEF 41 • E xemples de critères de sélection pris en compte par le jury - La capacité à entreprendre, la motivation, le courage et la créativité du dirigeant - L e degré d’innovation, d’originalité, l’exemplarité de l’entreprise, du produit/ service - La conduite de l’entreprise - Les éventuels partenariats engagés - L’impact sur l’économie départementale • Le lauréat bénéficiera… - D e la communication mise en œuvre à l’occasion des Tops de l’entreprise. - D ’un film promotionnel de l’entreprise tourné spécialement pour l’occasion. - D’un soutien financier du Conseil général à hauteur de 5 000 € pour des dépenses en appui de l’action primée, en fonction des besoins exprimés par l’entreprise (dans l’année qui suit la remise du prix). - D’une réduction de 30 % sur les insertions publicitaires 2013 (hors produits non remisables) dans tous les supports de La Nouvelle République : le quotidien, TV Mag, les Thématiques, lanouvellerepublique.fr. Inscription avant le 18 octobre 2013 Contact : Marina Van den Broucque 02 54 58 43 81 marina.vandenbroucque@cg41.fr

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Source : Conseil Général du Loir-et-Cher Une pépinière spéciale Services innovants

C’est nouveau ! À l’initiative de la CCI de Loir-et-Cher et avec le soutien du Conseil général, huit bureaux fonctionnels de 21 à 25  m 2  sont disponibles à la Maison des entreprises, rue de la Vallée-Maillard à Blois depuis septembre. Il s’agit d’une offre particulièrement attractive pour les jeunes entreprises innovantes dans les services : le montant des loyers, 1 640 à 2 035 euros hors taxes par an, inclut les prestations « Jeune entreprise » et « Innovation » de la CCI. En plus d’une situation privilégiée à la Maison des entreprises (entre les grands axes routiers et le centre-ville, parking et dessertes bus) et de la mise à disposition d’une salle de réunion, le « loyer » comprend : •Q  uatre fois par an : l’accompagnement « Jeune entreprise » : - A ide dans la mise en place d’outils de gestion et suivis réguliers des tableaux de bord ; - Conseils et accompagnement en matière de stratégie commerciale, de marketing et de communication ; - Aide à la réalisation de plans d’affaires dans le cas de projets de développement. • P ermanences en propriété industrielle (une fois par mois) ; •R  encontres experts-comptables, avocats et notaires (tous les 15 jours) ; • I nformation et conseil dans les domaines de l’innovation, l’international, l’environnement et le développement durable, le juridique, la gestion ;

•M  ise en relation avec les centres de compétences dans les domaines de l’innovation et du transfert de technologie ; •A  ccès aux communautés extranet « Nouveaux entrepreneurs » (boîte à outils, fiches pratiques…) et « Innovation ». La pépinière Services innovants se veut un vrai service de proximité pour soutenir l’innovation dans les services. Disponibilité des bureaux dès septembre, réservations au 02 54 44 64 15. Source : L’Epicentre

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Loiret

L’université d’Orléans pionnière dans la coopération universitaire franco-croate.

L’université d’Orléans et l’université de Zagreb ont clôturé le 12 juillet 2013 leur 4e année de coopération universitaire par la remise des diplômes de Master à 10 étudiants croates, à l’université de Zagreb, en présence du recteur de Zagreb et de Mme l’Ambassadeur de France. Dans le cadre d’un accord inter-universitaire, l’université d’Orléans a pour partie délocalisé en 2009 un Master 2 de Sciences et Technologie, spécialité Techniques bio-industrielles. Cet accord a été le premier signé entre la Croatie et un membre de l’Union

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européenne dans le domaine des sciences exactes. La Croatie a depuis rejoint l’Union européenne le 1er juillet 2013. Le diplôme de Master est reconnu dans les deux pays. Chaque année, 10 étudiants croates du Master suivent, à Zagreb, des cours dispensés à la fois par des professeurs de l’université de Zagreb et de l’université d’Orléans. Ils rejoignent ensuite l’université d’Orléans pour assister à des travaux pratiques de hautes technologies (ICOA, CBM). Les étudiants suivent enfin un stage de 4 à 6 mois, en France ou en Croatie, à l’issue duquel ils rédigent et défendent leur mémoire. Les défenses ont lieu en visioconférence entre Zagreb et Orléans, mais également avec les universités françaises qui ont accueilli un stagiaire (Chartres, Nantes, Montpellier, Amiens). La réputation, à Zagreb, de ce master amène les meilleurs étudiants des facultés de Biotechnologie et de Biologie Moléculaire à se porter candidats. Confrontés à la difficulté de faire un choix parmi d’excellents dossiers, l’Ambassade de France en Croatie et l’université de Zagreb, tous deux partenaires de ce Master, ont décidé que deux étudiants supplémentaires suivront ce cursus Bac + 5 à la rentrée 2013/2014, portant à 12 le nombre d’inscrits. Source : Université d’Orléans Cosm’Innov, LE congrès sur la recherche en cosmétique

Cosm’Innov est le congrès européen sur la recherche en cosmétique qui se déroulera

les 8 et 9 octobre prochains au Centre de Conférences d’Orléans. Cette manifestation est désormais le lieu pour découvrir les dernières avancées en matière principales disciplines scientifiques de cosmétologie. C’est aussi l’endroit où les chercheurs universitaires, les grandes firmes, les PME et les start-ups à partager leurs connaissances et de participer à scientifiques discussion. Organisé par le Pôle de Compétitivité Cosmetic Valley à travers une initiative de l’Agence de Développement Economique du Loiret en partenariat avec la Société Française de Cosmétologie, Cosm’Innov a pour ambition de : • réunir tous les leaders de l’industrie dans le secteur des cosmétiques (R&D, réglementaire, marketing, communication…), les chercheurs universitaires travaillant sur des thèmes scientifiques avec la participation directe ou indirecte dans des applications cosmétiques, les leaders de l’industrie dans d’autres secteurs (industrie alimentaire, textiles, pharmaceutiques…) ; • p résenter les avancées récentes dans les principaux champs de recherche en cosmétologie ; • créer des liens entre la recherche académique et le monde de l’industrie ; • donner les perspectives de développement du secteur des cosmétiques. Le programme de COSM’innov 2013 rassemblera chercheurs académiques, chercheurs R&D de grands groupes, PME innovantes, start-up, jeunes chercheurs… autour des thématiques du congrès  : le

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actualités Région Centre kératinocyte, les peaux reconstruites, la formulation, la green Cosmetic, les nouvelles technologies et les applications cosmétiques.

n Les entreprises qui bougent

Programme et inscription sur www.cosminnov.com

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Source : Orléans Val de Loire Technopole Extension du parc d’activités de La Saussaye à Saint-Cyr-en-Val

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Dans l’objectif de développement du parc d’activités de la Saussaye, une concertation publique sera menée du 25 septembre au 6 novembre 2013 par l’AgglO. L’objectif est de pouvoir offrir de nouveaux terrains à des entreprises souhaitant s’implanter ou se développer sur le territoire de l’agglomération orléanaise. Le parc d’activités de la Saussaye, situé à Saint-Cyr-en-Val, constitue un parc d’activités de premier rang qui accueille sur près de 200 hectares, environ 90 entreprises et plus de 3 000 emplois. Il dispose encore de quelques terrains et bâtiments d’activités disponibles mais en proportion insuffisante pour répondre à la demande s’exerçant de la part des entreprises sur le territoire de l’agglomération. Une extension du parc d’activités est envisagée afin de conforter le tissu économique local, en facilitant l’implantation de nouvelles entreprises mais aussi pour pérenniser le bassin d’emplois. Les modalités de la concertation sont consultables sur www. agglo-orleans.fr Le calendrier prévisionnel : • Ouverture de la concertation publique : délibération du conseil de communauté du 27 septembre 2013 ; • Concertation préalable du 25 septembre 2013 au 6 novembre 2013 ; • Approbation du dossier de création de ZAC au 1er semestre 2014 ; • Lancement des études pré-opérationnelles mi 2014 ; • Début des travaux mi-2015.

• Sécuriser les ventes et les achats pour les agriculteurs et les éleveurs ; • Sécuriser les flux pour les organismes stockeurs ; • Sécuriser les achats de matières premières pour les industriels.

Cher

Source : ARITT

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Les Doux de Blancafort, licenciés sans causes réelles et sérieuses, gagnent aux prud’hommes

Indre

Les licenciés de la Safig réclament plus de moyens

Vingt-sept salariés licenciés de l’entreprise Doux, de Blancafort, avaient engagé une procédure devant le conseil des prud’hommes. Le délibéré de cette affaire a, mercredi 25 septembre, soulagé et ému les salariés, venus entendre le jugement. Défendus par l’avocat berruyer, Maître Serge Nonin, les ex-Doux ont touché des indemnités au-delà de leurs espérances, pour requalification de contrats mais surtout pour licenciements sans causes réelles et sérieuses. Les indemnités distribuées aux 27 anciens salariés vont de 12 000 à 62 000 euros selon l’ancienneté, pour un total d’environ 860 000 €. Les quatre personnes employées en contrat à durée déterminée n’ont pas été oubliées non plus. Source : Le Berry Républicain, 25/9/13 ODA développe ses projets innovants et plonge dans le bain européen

Leader européen du conseil en gestion du risque de prix et analyse de marché, ODA (Offre et Demande Agricole) basée dans le Cher, renforce ses projets via les réseaux européens pour répondre aux besoins des professionnels de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Exploitant agricole dans le Cher, Renaud de Kerpoisson a créé ODA en 1997 pour aider et accompagner les acteurs de toute la filière agricole dans la découverte des marchés et leur utilisation pour se protéger de cette volatilité croissante. ODA fait partie du réseau Enterprise Europe Network, a déposé récemment un projet européen et développe ses projets innovants sur le territoire. ODA remplit trois missions auprès de ses clients :

Sur les vingt et un salariés de la Safig licenciés en août, à La Châtre, seuls cinq occupent leur poste, pour quelques jours encore. Une dizaine d’entre eux sont allés à Paris. Ils ont rejoint des collègues des huit autres sites français de l’entreprise, spécialisée dans la numérisation de documents, reprise par Canon. Une centaine de personnes, selon les syndicats, ont manifesté devant le siège du groupe propriétaire, Les Petites Affiches. «  Il y a un ras-le-bol des gens qui vont partir, relève David Ferron, représentant du personnel. Ils se sentent floués, volés. Ils demandent un départ à la hauteur des moyens du groupe. » Les moyens consentis pour le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sont aujourd’hui de 850 000 €. Or, dénonce Philippe Nou, secrétaire CFDT du comité d’entreprise, « les Petites Affiches dégagent cinquante millions d’euros de trésorerie.  » D’après nos sources, le chiffre réclamé par les syndicats avoisine les dix millions d’euros. Ils permettraient de financer les cellules de reclassement, des formations, des mesures d’accompagnement et des indemnités supra-légales. Des représentants syndicaux ont été reçus à l’Assemblée nationale par les députés des circonscriptions concernées, dont la socialiste indrienne, Isabelle Bruneau. « Ils ont envoyé un courrier à Bruno Vergé, président du conseil d’administration des Petites Affiches », se réjouit Philippe Nou. Il souligne aussi que les ex-salariés de La Châtre peuvent compter sur le soutien de leur maire UMP, Nicolas Forissier, qu’il a rencontré la semaine passée : « Il s’est engagé à suivre leurs cas personnellement. »

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En attendant, les lettres de licenciement n’ont toujours pas été envoyées. Source : La Nouvelle République, Bertrand Slézak (16/09/13) Un nouveau souffle pour Mercier Berry

Rebaptisée Mercier Berry, l’ancienne entreprise berrichonne veut marquer, aujourd’hui, sa nouvelle orientation et son dynamisme. La société Mercier Saniclimat, créée en 1985, proposait des installations traditionnelles de chauffage et de plomberie. Arrivé à sa tête en 2010, Pascal Mourgues a donné une stratégie différente et une nouvelle orientation à l’entreprise. « Fort de quelque vingt années d’expérience dans le génie climatique, j’ai apporté mes compétences et ma volonté d’agrandir l’entreprise. J’ai senti qu’il y avait là, de vraies valeurs, un dynamisme qui ne demandait qu’à être canalisé. » En ouvrant les responsabilités à tous ses collaborateurs et en les faisant monter en compétences par une méthode managériale différente, Pascal Mourgues a insufflé un sang neuf à l’entreprise. Et les résultats sont là. Dans un marché tendu, l’entreprise compte quarante-cinq salariés et connaît une croissance de plus de 8 %. « Nous formons trois apprentis par an avec 100 % d’embauche et employons des personnes handicapées. Nous veillons par un effort soutenu et permanent, à la sécurité de nos chantiers. Depuis trois ans, nous n’avons eu aucun accident avec arrêt de travail, se félicite le chef d’entreprise. Notre métier ? L’ingénierie en solution multitechniques qui est l’art de coordonner différents métiers, dont le génie climatique et le génie électrique. Nous proposons une solution globale dans trois domaines d’intervention : le tertiaire, l’industrie et l’habitat. Nos objectifs ? Développer davantage notre activité dans le domaine industriel que sont les secteurs aéronautique, agroalimentaire, automobile et pharmaceutique. » Source : La Nouvelle République (15/09/13) F2R : un plan de départs qui inquiète les salariés

L’arrêt de la production des jantes Nissan, en novembre, et un plan de départs volontaires suscitent l’inquiétude de la CFDT et du comité d’entreprise. En janvier dernier, Kapil Gupta, P-DG du groupe indien Deltronix, actionnaire de F2R (Française de roues), annonçait dans nos colonnes un investissement de 4 M€ en 2013, sur le site de Diors. Il évoquait même « la success story des roues du futur ». Aujourd’hui, Patrice Perrot, délégué CFDT, et Franck Duval, secrétaire du comité d’entreprise, ne partagent pas cet enthousiasme : « L’arrêt de la production du modèle Qashqai est prévu en novembre et cela représente une baisse d’activité de 35 %. De 12 000 roues par semaine, on passera à 1 000 par mois. » Actuellement, F2R tourne à plein régime « avec 45 intérimaires pour octobre et des heures supplémentaires mais l’avenir s’annonce sombre d’autant que la direction a annoncé, le 11 septembre en réunion de CE avec les organisations syndicales, que l’on pouvait se retrouver en cessation de paiement faute d’investissements ou de nouveaux marchés ». Le délégué syndical s’avoue très inquiet : « Nous nous interrogeons sur cette annonce. De plus, la direction a prévu un plan de départs volontaires qui concernerait entre 20 et 30 salariés. » Patrice Perrot fait les comptes : « Tous les mois l’effectif diminue. Nous étions 380 CDI fin août plus 45 intérimaires. Nous étions 462 CDI quand Deltronix nous a rachetés en juillet 2010. » Une situation qui a poussé le syndicat et le CE à tirer la sonnette d’alarme auprès de l’inspection du Travail,

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actualités Région Centre

Source : La Nouvelle République, Jacky Courtin (14/09/13) Montupet conforte ses usines françaises

Deux nouveaux contrats viennent soutenir l’activité des usines françaises de l’équipementier automobile Montupet à Châteauroux (Indre) et Laigneville (Oise). Depuis le début de l’été, Laigneville fournit les prototypes de culasses pour un moteur V8 de l’allemand BMW. Grâce à ce contrat, l’usine, qui fournissait jusqu’à présent Renault et Ford, est confortée jusqu’en 2022. À Châteauroux, Porsche a commandé des liaisons au sol. Mais la production n’est prévue qu’en 2015. Et la mise en fabrication d’une nouvelle culasse pour Renault et Daimler est attendue pour l’an prochain. Dans cette usine de plus de 300 personnes frappée par les difficultés de PSA, Audi est devenu le deuxième client derrière Renault. Cette activité permet toutefois aux usines françaises de l’équipementier automobile de limiter la casse. Le chiffre d’affaires du premier semestre 2013  est de 222,4  millions d’euros, en hausse de 3,3 % par rapport à la même période de 2012. Le chiffre d’affaires annuel 2012 ressortait à 395 millions. Les dirigeants se veulent rassurants sur l’avenir des usines françaises. « Elles sont le support technologique des cinq autres », disent-ils. Toutefois, la part des ventes des sites du Mexique, de Bulgarie, et du Royaume-Uni est passée de 47 % à 54 %. Mi-juillet, Montupet avait annoncé son implantation en Asie, à travers la création d’une coentreprise avec Jaya Hind Industries (JHI), première fonderie d’aluminium en Inde. La nouvelle entité, d’un effectif d’environ 300 personnes, produira un nouveau moteur de petite cylindrée pour la filiale indienne de Ford. Source : Les Échos, Stéphane Frachet (22/8/13)

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Indre-et-Loire

Ainelec dans les Îles du Vent

Exactement à Tetiaroa, une petite île de Polynésie… Même si ce lieu paradisiaque est protégé, un complexe hôtelier de luxe, qui mise sur l’écologie, est en train de s’y installer. Et une entreprise amboisienne est partie prenante dans ce projet. « Nous avons été choisis suite à un appel d’offres il y a quatre ans », explique Alain Patrice, d’Ainelec. Cette entreprise d’une dizaine de salariés est spécialisée dans la conception et la réalisation d’onduleurs, ces matériels qui permettent la conversion de l’énergie captée par les panneaux photovoltaïques. Un travail de haute technologie pour les techniciens et les ingénieurs qui s’y adonnent. D’autant plus quand les commandes sont très particulières. Ainsi pour le marché de Tetiaroa s’agissait-il d’équiper tout le local technique permettant de transformer l’énergie photovoltaïque pour la fournir au complexe hôtelier. Le matériel est constitué de grandes armoires métalliques « bourrées » de cartes

électroniques. Une fois le matériel monté, il faut encore le tester avant qu’il ne prenne la direction de Tetiaroa. En tout, ce sont environ quinze tonnes de matériel qui vont quitter Amboise. Un container a déjà pris la mer depuis Le Havre et un autre va suivre ces jours-ci. Lorsque les onduleurs, chargeur et autre régulateur solaire arriveront à destination, un ingénieur d’Amboise partira une semaine en Polynésie pour l’installation. Pas vraiment des vacances mais de longues journées de travail. De toute manière l’hôtel n’ouvrira qu’en 2014, avec un prix à la journée autour de 2 500 euros. Source : La Nouvelle République, Pascal Laurent (12/9/13) STMicroelectronics distinguée par le Ministère de l’Économie

La société STMicroelectronics vient d’être distinguée par le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie qui lui a attribué 103 millions d’euros dans le cadre des investissements d’avenir pour son projet “Tours 2015”. Ce dernier, d’une durée de cinq  ans, consiste à développer une installation pilote pour la réalisation de micro-batteries sur l’usine de Tours-Nord de ST, technologies présentes dans de nombreuses applications à destination de l’habitat, l’automobile, les transports, l’énergie, le médical. “Tours 2015” s’inscrit en aval des recherches réalisées par le CERTEM (Centre d’Études et de Recherches Technologiques en Microélectronique) financé par le Conseil général à hauteur de près de 5 millions d’euros, qui a fortement contribué à l’ancrage de STMicroelectronics en Touraine et à son développement. Source : Conseil Général d’Indre-et-Loire STMicro : une réussite au service de la Touraine

Avec 1 445 employés sur son site de ToursNord, STMicroelectronics est le premier site industriel d’Indre-et-Loire et le premier investisseur industriel en région Centre. Derrière les vastes bâtiments blancs d’une entreprise implantée ici depuis 1973, se cache l’un des tout premiers acteurs mondiaux du secteur économique de la production de semi-conducteurs, et le premier européen. Des composants infiniment petits, mais puissants, pour l’informatique, l’électroménager, la téléphonie mobile, la télévision, l’électronique industrielle, l’automobile… Bref une intelligence électronique « made in Touraine » au service du plus grand nombre. Et si la Touraine peut s’enorgueillir de compter dans son parc industriel des fleurons de la pharmacopée ou de l’aéronautique, elle peut aussi se réjouir d’abriter une entreprise comme ST qui innove et qui investit sans cesse (300 M$ en quatorze ans sur le site), qui gagne des marchés et qui emploie. Source : La Nouvelle République, Pascal Landré (18/9/13) Fareva pressé de reprendre l’usine Pfizer d’Amboise

Le laboratoire pharmaceutique Pfizer vend sa dernière usine française, celle d’Amboise, près de Tours (Indre-et-Loire), au façonnier français Fareva. Le montant de la cession n’est pas communiqué. Le numéro un mondial des médicaments est sur le point de céder deux autres sites européens, en Allemagne et en Irlande. Fareva, qui a déjà acquis quatre usines Pfizer, dont deux en France, à Angers et

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du secrétaire général de la préfecture et du commissaire au redressement productif de la Région. « Car en décembre ou janvier, notre production va chuter à 90 000 roues par mois et il faut 145 000 roues pour que l’entreprise soit viable. » Patrice Perrot et Franck Duval regrettent le manque de lisibilité pour l’avenir : « Les investissements n’ont pas été à la hauteur de ce qui était prévu. Plus curieux, Deltronix a un chiffre d’affaires inférieur à F2R. C’est préoccupant car qui va faire vivre l’autre ? »

Val-de-Reuil (Eure) depuis 2006, obtient la garantie de fabriquer des médicaments Pfizer « pour une durée allant jusqu’à dix ans sur la plupart des produits », selon Bernard Fraisse, président-directeur général de ce groupe de 8 500 salariés (1,075 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2012). L’usine d’Amboise fournit, entre autres, l’antifongique Diflucan, la pilule érectile Viagra ainsi que l’hypertenseur Amlor, mais ne tourne qu’à 60 % de ses capacités. Bernard Fraisse espère achever les négociations et entrer dans l’usine avant juin 2014. Fareva s’est engagé à ne pas licencier pour motif économique, et à maintenir l’emploi des 473 salariés (sur 499) durant cinq ans. Une vingtaine de personnes des fonctions support resteront sur le site sous contrat Pfizer. Les quelque 1 200 autres salariés de Pfizer en France (siège à Paris, visiteurs médicaux) ne sont pas concernés par ce transfert. Cette usine d’Amboise, où Pfizer a investi 18 millions d’euros depuis dix ans, a compté jusqu’à 950 employés, avant la fermeture du laboratoire de recherche en 2008. En contrepartie, Pfizer avait annoncé un investissement de plus de 100 millions d’euros portant sur le développement d’un médicament ORL. Depuis la fin de 2011, la vente de ce programme au génériqueur Mylan faisait planer la menace d’une restructuration, voire d’une fermeture. Source : Les Échos, Stéphane Frachet (9/9/13)

Michelin : la Direction avance ses propositions

Le groupe manufacturier a dévoilé les mesures d’accompagnement de son plan social pour l’usine de Joué-lès-Tours. Pour les syndicats, on est loin du compte. Dans le détail, ce plan social se décline sur trois niveaux. Concernant les 476 salariés de Joué susceptibles d’être mutés sur l’un des 14 autres sites français du groupe, la direction veut « faciliter cette évolution géographique sur le plan professionnel et familial ». Les mutés recevront une prime « minimum » de 28 000 € en plus des frais liés au déménagement. Ils bénéficieront de deux semaines renouvelables de « détachement » pour découvrir leur nouveau poste. À défaut d’une intégration sur le site d’accueil Michelin, une aide professionnelle sera accordée au conjoint pendant neuf mois pour la recherche d’un nouvel emploi. De leur côté, les salariés qui refuseront la mobilité toucheront une prime exceptionnelle de départ (25 000 € au minimum) qui viendra s’ajouter aux indemnités conventionnelles. Par ailleurs, Michelin s’engage à prendre en charge leur projet de reconversion « sans limitation de budget ». Concrètement, « les personnes rentreront en congé de formation pendant sept à neuf mois selon leur âge » ; ce congé pouvant être renouvelé tous les trois mois « autant que nécessaire pour le retour à l’emploi ». Enfin, pour les plus anciens salariés, le

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actualités Région Centre

Source : La Nouvelle République, Pascal Denis (21/9/13)

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Loir-et-Cher

AdEchoTech primée Lauréate dans la catégorie Télémédecine à E-Santé 2013

MELODY, la solution robotisée d’échographie à distance développée par AdEchoTech, entreprise innovante du Loir-et-Cher a été primée Lauréate dans la catégorie Télémédecine à e-santé 2013. La cérémonie de remise des Trophées de la e-santé 2013 s’est déroulée le 4 juillet dans le cadre de l’Université d’été de la e-santé à Castres. Ces Trophées visent à récompenser les meilleures innovations dans le domaine du numérique appliqué à la santé. Cette 6e édition a permis de franchir une étape fortement marquée par l’ouverture à l’international  : parmi les 70 candidatures reçues, 25 % proviennent d’autres pays européens. 32 projets ont été présélectionnés et auditionnés par le jury qui a distingué, pour la qualité de leur innovation, 11 nominés et 7 lauréats, dont AdEchoTech qui a été élue lauréate dans la catégorie Télémédecine. MELODY est une solution robotisée d’échographie à distance. La télé-échographie est un concept nouveau provenant d’une migration technologique issue de la recherche en

médecine spatiale. Elle permet de pratiquer dans de bonnes conditions techniques et de responsabilité médicale une échographie sur un patient alors même que l’expert est distant du lieu d’examen ce qui n’était pas réalisable jusqu’alors. Ce concept maintenant techniquement opérationnel et validé permet d’envisager des domaines d’applications nombreux et variés notamment dans le domaine de l’urgence mais aussi dans le domaine de l’expertise en télémédecine (diagnostic anténatal…). La liaison entre les deux sites peut se faire par diverses technologies en fonction de l’infrastructure des réseaux de communication existante (satellite, internet…). Plus d’infos sur le site web d’AdEchoTech Source : ARITT

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manufacturier prévoit un dispositif qui leur permettra de travailler à 100 % pendant les deux tiers du temps qui les sépare de leur départ en retraite à taux plein. Ils seront ensuite dispensés de travail et payés à 75 % durant le dernier tiers. Cette mesure sera accessible aux salariés âgés de 56 ans et 3 mois le 31 décembre 2013. 250 personnes environ seraient concernées.

Pharmacie : Elizabeth Carbide investit à Blois

Elizabeth Carbide, ex-Epmo, qui fabrique des machines-outils sur mesure pour l’industrie pharmaceutique, étend son usine de La Chaussée-Saint-Victor, près de Blois (Loir-et-Cher). Trois millions d’euros sont investis pour doter le site de salles « grises », dont l’atmosphère est régulée, afin de tester de nouvelles machines de conditionnement. Propriété d’un actionnaire américain depuis 2001, cette usine de 97 salariés réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. L’usine ligérienne est la seule en Europe pour ce groupe familial de 450 salariés, qui dispose de cinq unités aux États-Unis et deux joint-ventures en Inde. Cette opération se situe dans un contexte de concentration des fournisseurs de l’industrie pharmaceutique. Source : Les Échos, Stéphane Frachet (23/9/13)

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Loiret

Principal fournisseur de produits à base de poulet de McDonald’s en France, Cargill célèbre les 20 ans du plus important site de production de Nuggets d’Europe (en volume), situé à SaintCyr-en-Val. L’entreprise vient de clore un cycle d’investissement de 12 millions d’euros pour renforcer sa capacité de production et d’innovation. Présente depuis plus de vingt ans dans le Loiret, Cargill confirme ainsi sa volonté de continuer à concourir au dynamisme économique de la Région Centre et de la filière avicole française. Avec son site d’Orléans, Cargill dispose aujourd’hui de la plus importante usine de produits élaborés à base de poulet en Europe (en volume) : 38 000 tonnes de produits finis y ont été élaborés en 2012. Cargill s’est implantée en France en 1964 et emploie actuellement environ 2 500 personnes sur 20 sites. L’activité de l’entreprise en France a commencé à Saint-Nazaire, avec le négoce international de farines de maïs et de soja. Notre développement est fortement lié à la région du Grand Ouest, principale région agricole française, où se trouve l’essentiel de nos sites. Cet attachement aux terroirs et les savoir-faire développés pour mettre en valeur les productions de ces régions, ont permis à Cargill de devenir un partenaire incontournable du monde agricole et de l’industrie agroalimentaire. Aujourd’hui, Cargill offre en France une large palette de produits et de services : • gestion de risques en agriculture ; • négoce et transformation d’oléagineux (achat de colza et de tournesol produits en France, importation de soja, embouteillage d’huile et production de biocarburant) ; • expertise nutritionnelle au service de l’élevage et du secteur de l’alimentation animale ; • production d’ingrédients alimentaires ; • production d’amidon et de produits dérivés ; • production de malt ; • fabrication de produits à base de poulet ; • élaboration de produits à base de cacao.

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Bebloom passe dans le giron d’Interflora

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Interflora a racheté la totalité de l’activité Internet de Bebloom, le numéro deux français de la vente de bouquets en ligne, implanté à Orléans. Les quatre boutiques Bebloom ne sont pas comprises dans le périmètre de cette vente. Interflora poursuit ainsi sa migration rapide vers les nouveaux canaux qui viendraient compléter un réseau particulièrement dense de boutiques physiques. Selon Yann Jallerat, fondateur et dirigeant de l’entreprise, l’activité

des deux acteurs est parfaitement complémentaire. Désormais, Bebloom propose des livraisons en moins de quatre heures via le réseau des 5 500 fleuristes d’Interflora. Il peut, par exemple, se positionner sur tout le marché du mortuaire qui est soumis à des délais réduits. Interflora, quant à lui, va s’appuyer sur une des spécialités de Bebloom, à savoir la vente additionnelle. Ces services complémentaires, qui commencent à être vendus sur le site d’Interflora, partent d’Orléans. « Nous avons démarré les premiers produits début juillet avec une augmentation jusqu’à Noël afin d’avoir une gamme blanche et objets qui soit intéressante. » En recherche de nouveaux relais de croissance, le géant du secteur de la fleur récupère une autre marque qui est déjà tombée dans l"escarcelle du groupe Bebloom. En mai 2012, Yann Jallerat rachetait Le Bouquet Nantais, positionné en entrée de gamme. Va-t-on voir Bebloom modifier sa stratégie ? Un transfert, par exemple, de son site d’Orléans… « Absolument pas, répond Yann Jallerat. Interflora était intéressé par notre marque et notre clientèle mais aussi par notre plate-forme de distribution. » Le secteur de la vente en ligne de fleurs est aujourd’hui mature, avec même une légère réduction du panier moyen de chaque client. Ses acteurs cherchent donc de nouveaux relais de croissance, comme celui de la vente additionnelle. Source : La République du Centre, Matthieu Villeroy (25/9/13) DB technique réalise l’étiquette du futur

Faire croître son activité alors que le secteur traditionnel de l’imprimerie est, lui, en plein marasme. C’est le pari audacieux et réussi par Dominique Bourin. Âgé de 57 ans, il a fondé, en 1991, son entreprise DB Technique, implantée sur la zone des Aulnaies, à Olivet. « Depuis l’installation dans nos locaux actuels, en 1994, quatre extensions ont été réalisées. Nous sommes passés de 400 m2 couverts à 1 800 m2 ! » Spécialisée dans la sérigraphique industrielle, cette PME de 35 salariés en CDI va clôturer son exercice 2013 sur un chiffre d’affaires de 4,2 millions d’euros, soit une croissance de 12 % par rapport à l’année précédente. L’innovation est le maître mot de DB Technique dont l’activité se répartit principalement entre l’automobile, le monde du luxe et celui du médical. « Trois de nos innovations ont été nominées pour la prochaine édition du salon professionnel Luxe Pack qui se tient à Monaco, à la fin du mois d’octobre : un procédé de métallisation pour les flacons, notre étiquette lumineuse et un petit écran vidéo inclus dans une boîte de maquillage. » Une politique de développement mise notamment en place, en 2009, à la suite du retournement de

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actualités Région Centre

conjoncture ressenti dans le monde de l’automobile. Pour y faire face, DB Technique a diversifié ses produits et mené une stratégie d’innovation, dans sa capacité de production. « Pour l’année 2014, nous projetons la mise en place d’une croissance externe, avec le rachat d’une structure travaillant dans un métier connexe au nôtre, géographiquement proche d’Orléans ». Source : La République du Centre, Matthieu Villeroy (24/9/13) Ces soupes qui font grandir Antartic

Depuis plus de trente ans, l’entreprise Antartic, qui appartient à Intermarché, fabrique des boissons, des sirops, des sodas sans conservateurs. La société de SaintMartin-d’Abbat cherche aujourd’hui « de nouveaux relais de croissance », explique Manuel Machado, directeur d’Antartic. Elle a décidé de faire ses premiers pas dans un secteur complètement différent : le marché des soupes. L’année passée, l’entreprise a réalisé un investissement conséquent de 14 millions d’euros. Un montant destiné au financement de trois projets. Celui d’une nouvelle ligne qui permet de conditionner tous types de liquides sans conservateurs. Celui de la construction d’un nouveau bâtiment de stockage où seront embouteillés les packs d’eau. Et enfin, celui de se doter d’une nouvelle production : une gamme de soupes. Cette décision n’est pas le fruit du hasard. « Nous avons des machines qui conçoivent déjà des briques de jus de fruits, l’investissement est donc minime », évalue Manuel Machado. L’adaptation des lignes actuelles a coûté 750 000 €. Autre argument qui conforte le dirigeant dans sa stratégie : « En hiver, nous accusons une baisse de la production, c’est l’occasion de maintenir notre activité toute l’année. »

Le projet avance à grands pas. Des personnes ont été recrutées ou sont actuellement formées à l’élaboration des soupes. Sa société de 262 salariés a réalisé un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros l’an passé. Le directeur espère atteindre les 200 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans et évalue le nombre d’embauches à une vingtaine de personnes. « D’ici cinq ans, nous aimerions vendre 10 à 15 millions de briques de soupes », s’avance-t-il. Où ? Chez Intermarché qui représente 90 % de son chiffre d’affaires mais aussi chez des grossistes. L’ambition de Manuel Machado est de réussir à construire une véritable filière d’approvisionnement de légumes en travaillant le plus possible avec les maraîchers locaux. Source : La République du Centre, Anne-Lise Bertin (24/9/13) Michel Gaudron reprend Roto Centre à Saran

Mise en vente depuis cet été par le groupe NRCO, l’imprimerie orléanaise Roto Centre (16 salariés), basée à Saran (45), va être reprise par son fondateur Michel Gaudron : la transaction doit être finalisée aujourd’hui mercredi. Spécialiste de la presse gratuite, Michel Gaudron a fondé avec Étienne Verdier le journal d’information Les Nouvelles d’Orléans – aujourd’hui disparu – et il dirige actuellement le gratuit de petites annonces Publi45. Rappelons que Roto Centre a beaucoup souffert du déclin des journaux gratuits, son principal marché : son CA a ainsi chuté de 34 % en 2012 pour s’établir à moins de 3 M€. Source : Lettre Valloire (18/9/13)

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Le site d’Axyntis de Pithiviers renforcé par un partenaire japonais

Le site de Pithiviers (Loiret) du groupe de chimie fine Axyntis va connaître un bel essor. Vendredi 13 septembre, le français a signé au Sénat un accord stratégique et industriel avec le groupe japonais Fuji Silysia, afin d’y développer une activité de chromatographie. Les deux partenaires vont ainsi installer une joint-venture à Pithiviers. L’investissement, qui s’élève à 3 millions d’euros, est financé à part égale par les deux groupes. Fuji Silysia apporte de l’argent frais, tandis qu’Axyntis met à disposition de nouveaux équipements et embauchera une dizaine de personnes pour cette activité dédiée à la purification et la séparation des molécules. « Cela conforte aussi le site de Pithiviers comme centre de recherche de notre groupe, en plus de son activité de production », estime David Simonnet, président du directoire et directeur général d’Axyntis, qui dispose de cinq usines en France. Ce site de 94 personnes possède 90 mètres cubes de volume réactionnel, et dispose d’un centre de R&D, d’un atelier pilote GMP, d’ateliers polyvalents de synthèse et d’une unité automatique de cristallisation / finition GMP. Le site devrait enregistrer un chiffre d’affaires de 22,8 millions d’euros en 2013, tandis qu’Axyntis atteindra les 80 millions d’euros. Source : L’Usine Nouvelle, Gaëlle Fleitour (13/9/13) La Faïencerie de Gien change de mains

Voici une belle transmission intra-familiale. Louis Grandchamp des Raux, pdg de La Faïencerie de Gien (12 M€ de CA) depuis 2002, date à laquelle il avait repris l’entreprise, vient de passer le relais à son fils Ludovic. La société emploie 170 salariés qui se répartissent entre

Gien, où se situent les activités de production ainsi qu’une unité de vente directe, et des boutiques situées à Paris, Bordeaux et Bruxelles. Source : Lettre Valloire (9/9/13) Shiseido rapatrie la R&D de Décléor et Carita à Orléans

Après le rachat des marques de soins Decléor et Carita au début des années 2000, le japonais Shiseido a décidé de regrouper les activités de R&D sur son site d’Ormes, près d’Orléans (Loiret). Le transfert est prévu durant ce mois de septembre. La production des produits Decléor et Carita est conservée à Argenteuil (Val-d’Oise), où l’usine emploie une centaine de salariés. Pour la recherche et le développement, six personnes affectées à la formulation et à la recherche sur les actifs rejoignent la trentaine de salariés des marques de Shiseido (Elie Saab, Lutens, Eudermine, Gaultier…). Six autres iront au siège de Decléor et Carita à Boulogne (Hauts-de-Seine) pour se rapprocher du marketing de ces deux marques, « qui conservent leur autonomie », précise Daniel Guillermin, PDG de Shiseido International. L’entreprise japonaise, cinquième fabricant mondial de cosmétiques, possède deux usines dans le Loiret. La première, à Gien, est dédiée aux parfums. Elle emploie 280 salariés. L’autre, à Ormes, produit des soins et emploie 270 personnes. C’est cette dernière qui abrite le laboratoire de R&D, actuellement en cours d’aménagement. « Hors les moules pour les emballages, nous investissons environ 2,5 millions d’euros. Ce qui correspond au rythme annuel d’investissement », indique Daniel Guillermin. La filiale française de Shiseido a réalisé un chiffre d’affaires de 206 millions d’euros en 2012. Source : L’Usine Nouvelle, Stéphane Frachet (3/9/13)

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dossier entreprise Comment maximiser ses profits ? Pourquoi investir en France ou en région ? Le business model, un outil stratégique

« L’esprit PME, c’est le véritable esprit d’entreprise lucide et combatif à la fois s’appuyant sur des valeurs fortes, une disposition d’esprit permanente relativement offensive, positive, constructive, ouverte. »

n L’ESPRIT PME UNE DISPOSITION D’ESPRIT OFFENSIVE Il existe une grande différence entre l’establishment patronal qui s’appuie sur un existant financier solide, une image forte et des cohortes de cadres supérieurs pour préparer les décisions et, les entrepreneurs authentiques qui s’impliquent corps et âme en occupant souvent plusieurs fonctions, en mobilisant leurs propres capitaux comme en prenant constamment des risques commerciaux, d’investissement et d’innovation. Alors que les premiers sont assez conservateurs et « politiques » dans leurs méthodes et mentalité de dirigeants, les seconds sont le plus souvent non-conformistes, battants sur le terrain, en portant constamment une oreille attentive à leurs collaborateurs et à leurs clients. En fait, l’esprit PME c’est le véritable esprit d’entreprise lucide et combatif à la fois avec une dimension guerrière s’appuyant sur des valeurs fortes, une disposition d’esprit permanente relativement offensive, positive, constructive, ouverte, associée à un type de comportement foncièrement humain et respectueux des autres. DE L’INTELLIGENCE RELATIONNELLE Alors que la tendance générale est plutôt à la prudence, à l’usage du bouclier, à rester sur la défensive, à entretenir des murs de verre autour de soi, les vrais entrepreneurs font partie, au contraire, d’une minorité de gens animés par l’esprit du risque maîtrisé, l’usage du glaive créatif pour créer des marchés, une énergie offensive ainsi que de grandes qualités rela-

tionnelles. Il convient donc de respecter tout particulièrement ce type de chefs d’entreprise qui mobilisent un vrai courage pour entreprendre, prennent des risques personnels et créent des emplois, formant ensemble le socle de l’économie humaniste de demain. C’est du moins l’avis de nombreux chefs d’entreprise leaders sur leurs marchés interviewés par le magazine L’Entreprise. Pour eux, l’esprit entrepreneurial regroupe un faisceau d’une vingtaine de dispositions d’esprit parmi lesquelles :

1. Être animé d’un esprit de conquête qui réunit « les quatre qualités qui animaient les explorateurs lors des grandes découvertes : la créativité, l’audace, la vision, l’enthousiasme », selon André Choulika, président de l’entreprise de biotechnologies Cellectis. 2. Avoir une vision globale et d’avenir animant un leadership qui doit se nourrir d’un projet dépassant largement le cadre formel de l’entreprise sachant que « sans projet, on ne va nulle part », comme l’affirme Jean Duforest, patron d’ïD Group. 3. Disposer d’une capacité à créer du lien interne mais aussi sociétal et environnemental considérant que c’est souvent « le nonmarchand qui tire la vision et doit se traduire par les notions de don et de service », revendique Jean Duforest pour qui « on réussit vraiment en équipe, pas contre l’autre ». Même avis pour Olivier Mellerio, joaillier rue de la Paix à Paris, pour qui « nous sommes au service de quelque chose qui nous dépasse. Nous ne poursuivons pas un destin solitaire, la famille, la collectivité passent avant ». 4. Donner l’exemple pour entraîner, c’est le credo de Stanislas de Bentzmann, coprésident et fondateur de Devoteam, qui mise davantage sur la générosité et le courage pour entraîner les gens et « ne surtout pas donner le sentiment qu’on court pour soi et pour l’argent. Si l’on n’est pas dans l’exemplarité, on perd tout de suite l’esprit de commando et le levier de la motivation. Des gens motivés, cultivés, il faut les nourrir ».

devient trop concurrentiel ». En fait, l’idéal est de « s’ancrer local pour vendre global », comme le souligne Jean-Daniel Beurnier, fondateur de la chaîne de magasins Internity.

9. Ne pas faire comme les autres en considérant que l’économie ce n’est pas forcément une fuite en avant éperdue vers toujours plus d’argent, ou toujours faire mieux que les autres sous prétexte de rafler une clientèle aveugle, mais s’appliquer à faire autrement en avançant à son rythme en toute conscience de ses limites. Il faut « penser long à l’encontre de la planète financière, c’est fondamental », affirme Jean-Luc Petithuguenin, Pdg de Paprec et d’Hélios. 10. Être responsable, non pas seulement sur le papier, mais dans l’esprit en étant un citoyen engagé aussi bien au service de son équipe, de ses salariés, de l’entreprise, ainsi que sous l’angle sociétal et environnemental, est le garant du succès en apportant une contribution citoyenne qui dépasse la fonction professionnelle habituelle. 11. Parier sur la diversité en sortant des conformismes habituels dans le profil des gens recrutés comme c’est le cas avec JeanLuc Petithuguenin, numéro trois français du recyclage Paprec dont le credo est de « recruter des gens de couleurs et de sexes différents, de formations, d’âges, d’origines sociales et culturelles variées ». Ce PDG agit sans complexe à l’encontre « de la pensée dominante qui veut que cette générosité qui permet de réussir ne soit plus de mise quand l’entreprise grandit », tout en affirmant que si « dans un grand groupe on n’ose pas, par conformisme, recruter une femme de 57 ans à un poste d’encadrement, chez nous, ça se fait naturellement ». 12. Avoir de l’enthousiasme dans l’action est à la fois un facteur de plaisir pour soi et de partage de sa passion capable d’entraîner la motivation collective. Pour Jean Duforest, « le levier de l’enthousiasme, c’est l’action. Agir

5. Innover constamment dans la bonne humeur en captant les besoins émergents, en faisant preuve d’intuition, en osant faire des ruptures dans les pratiques courantes, en bravant le scepticisme général, sachant que « la croissance ne vient que si l’on y croit, si l’on est ambitieux, si l’on innove », ainsi que le dit Denis Payre, fondateur de Business Objects et Kiala. 6. Être capable de résilience en sachant sortir de l’échec, surmonter les erreurs la tête haute, continuer pour ne pas s’effondrer, afin de devenir encore plus expérimenté(e) et affermi(e) considérant que « la croissance d’une PME se construit de tentatives en échecs et de rebonds en succès », pour Denis Payre. Même avis de la part de Jean-Louis Servan-Schreiber, ancien directeur de groupe de presse, qui affirme que pour rebondir et avancer « il faut savoir saisir sa chance. Mais ce n’est possible que si l’on se connaît bien, si l’on va vers ce que l’on aime et si l’on sait calibrer ses ambitions en fonction de ses moyens et de ses désirs ». 7. Rendre son entreprise pérenne en l’inscrivant dans la durée est une nécessité chez tous les entrepreneurs qui réussissent. L’objectif est de « refuser la tyrannie du court terme », confirme Choulika, « et considérer que la pérennité c’est comme la quête du Saint-Graal, tout est toujours à refaire et à réinventer ». Il faut également savoir transmettre les clés de la gouvernance et passer le flambeau le moment venu sans s’accrocher. 8. Savoir s’adapter face au marché, diversifier, externaliser, exporter… comme le reconnaît Philippe Matière, PDG d’une entreprise de construction, qui conseille même de « ne pas hésiter à changer de métier quand un marché

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pour servir, agir pour donner ». Selon sa propre expérience, « les inactifs n’ont pas d’influence, alors que le don et le service procurent du plaisir. Plus vous donnez de l’énergie, plus vous en recevez ! ». Même avis pour Denis Payre pour qui lancer une entreprise de croissance « c’est partir à la conquête de l’Everest. S’il n’y a pas l’enthousiasme, la passion, le plaisir, vous ne pouvez pas soulever des montagnes ! ».

13. Suivre son idée et son envie jusqu’au bout en sortant des sentiers battus si cela est nécessaire ainsi que le confirme Henri Seydoux, fondateur de Parrot, qui est « convaincu que le perfectionnisme est un frein redoutable ». Sa technique est de pousser ses troupes à avancer avec la passion du marathonien considérant qu’« il faut se permettre des choses avec des raisonnements incomplets et suivre son envie jusqu’au bout ». 14. Avoir l’esprit indépendant car « pour être un entrepreneur, il faut assumer seul son destin. C’est une responsabilité lourde. Mais la contrepartie n’a pas de prix : on dispose de la liberté de mouvement », ainsi que l’explique Jean-Louis Servan-Schreiber, ancien patron du Groupe Expansion et de Psychologies Magazine. Il faut également disposer d’un fort esprit d’initiative et être capable de désobéissance pour oser faire, car « la liberté d’action est le moteur du métier de patron », souligne Aliza Jabès, fondatrice de Nuxe. D’après Denis Payre, la liberté d’action est une valeur phare. « C’est ce qu’on vend aux collaborateurs de talent qui travaillent dans de grands groupes pour les convaincre de rejoindre un projet d’entreprise en création. » 15. Disposer en soi de l’esprit de liberté, et même cultiver l’esprit de rébellion, pour Frédéric Bedin, président de Public Système et de Croissance Plus, qui considère qu’« un entrepreneur, c’est quelqu’un qui passe outre, qui est libre par rapport aux normes. Prendre la liberté d’être entrepreneur est un pied de nez par rapport à ce qui est socialement acceptable ! ».

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L’esprit PME

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Dossier entreprise Il va même beaucoup plus loin en diffusant cet esprit de liberté auprès de ses collaborateurs indiquant que « tous les jours, dans ma boîte, des gens ont des idées inattendues, originales, innovantes, et c’est ce qui crée de la valeur. J’aime bien la désobéissance. Il n’y a que des grandes gueules dans ma boîte. Ce matin, j’ai reçu un mail d’un collaborateur qui me fixe un ultimatum, à moi son patron ! Ceux qui ont la capacité de faire ça sont des bons ! J’aime cet esprit de rébellion ».

16. Réussir financièrement pour l’entreprise et pas pour l’entrepreneur est l’une des grandes différences entre les bons entrepreneurs et les autres. C’est l’avis de Clément Fayat, patron du groupe de BTP Fayat, pour qui « ce n’est pas la réussite financière de l’entrepreneur qui compte mais celle de l’entreprise ». Même position pour Jean-Luc Petithuguenin, PDG de Paprec et d’Hélios, avouant que pour lui « la réussite financière n’a jamais été une motivation. C’est simplement le signe que l’entreprise marche bien ». Denis Payre assure, de son côté, que « s’enrichir ne peut pas être la motivation première de l’entrepreneur. Ça se verra, et il ne pourra pas mobiliser ses équipes ». Dans le cas des entreprises familiales, l’essentiel de la fortune reste souvent dans l’entreprise, comme le revendique Eric Hénaff en indiquant que « lorsqu’on a une entreprise familiale, tant qu’on n’a pas vendu, on n’est pas riche ! ». 17. Etre à l’écoute de ses salariés, cultiver le sens du clan et de la famille, privilégier l’ancrage dans son territoire favorise une proximité propice à une bonne écoute du client et à un management direct. Pour Jean-Daniel Beurnier, fondateur d’Avenir Telecom et de la chaîne de magasins Internity, le lien de proximité « c’est toute une chaîne relationnelle qui va du collaborateur au client. C’est aussi une dimension relationnelle et affective entre les salariés et les dirigeants qui est mécaniquement plus forte dans les boîtes installées en région ». Cet état d’esprit est identique chez Hervé Lecesne, président de Nactis, pour qui la réactivité et la disponibilité sont des forces auprès des clients, en s’appliquant également lui-même à donner l’exemple en interne, « consacrant 60 % de son temps à des réunions internes » et en revendiquant le fait que « s un salarié me pose une question, j’essaie de lui répondre rapidement, sans me réfugier derrière l’organigramme ou un

planning trop chargé. Ma porte est ouverte, on peut me joindre sur mon portable ».

18. Faire preuve de flexibilité, de créativité et d’agilité avec un grand sens de l’adaptation, permet de compenser l’effet de taille et la vulnérabilité face à la crise. Pour Stanislas de Bentzmann, cofondateur de Devoteam, « il faut garder en mémoire la précarité des débuts. L’instinct de survie est dans le code génétique des start-up ». Il faut également agir ici et maintenant comme le confirme Jean Duforest qui évoque également l’instinct de survie en affirmant que « ce qui compte pour l’entrepreneur, c’est le présent : chaque journée est vécue dans l’action. Ce qui n’est pas contradictoire avec la pérennité et la durabilité car je dois être responsable pour la génération future ». 19. Déléguer aux collaborateurs une autonomie et une liberté d’action suffisante est devenue une approche largement partagée dans les PME qui gagnent. Pour Stanislas de Bentzmann, « ces ERP qui gèrent tous les process, c’est efficace, mais c’est idiot : ça donne envie de réaliser ses projets ailleurs ! ». Sa méthode est de « faire confiance à des hommes responsables, leur demander d’être fidèles à l’entreprise et leur donner beaucoup d’autonomie ». Pour Clément Fayat, le constat est simple : « Si on ne fait pas confiance à quelqu’un, il ne va pas s’exprimer pleinement », ajoutant qu’« on a le droit de se tromper. Il faut alors ne pas être trop fier et savoir appeler au secours ». 20. Rester toujours maître de ses décisions sur le moyen et long terme en évitant le rendement à court terme en faveur des actionnaires. C’est la position d’Éric Cougnaud, P-DG du groupe familial éponyme, pour qui bien gérer son entreprise suppose qu’« il ne faut avoir de comptes à rendre à personne sinon à soi-même. Autrement dit, rester maître dans ses décisions est indissociable de la performance durable ».

n COMMENT MAXIMISER SES PROFITS ? SEPT CONSEILS DE BASE Pour augmenter ses profits et redevenir rentable, il faut savoir se recentrer sur l’essentiel,

c’est-à-dire sur son savoir-faire, ses principaux produits et services phares et surtout sur les meilleurs clients. En cela, le recours au bon sens, bien plus que les indicateurs sophistiqués, suffit pour augmenter ses profits, voire les maximiser, en appliquant quelques règles simples ayant fait leurs preuves.

1. Agir sur le catalogue de produits et services L’idée est de faire comme Apple qui, avec une gamme de seulement 20 produits, est devenue l’une des entreprises les plus rentables du monde. L’avantage dans la rationalisation de son catalogue est de pouvoir se concentrer non seulement sur l’amélioration des produits et/ou des services prioritaires mais surtout de répondre mieux et plus rapidement aux demandes de ses clients. Pour redéfinir son nouveau catalogue, il est nécessaire d’analyser la rentabilité produit par produit (ou service par service) en définissant ceux qui sont, à la fois, les plus populaires et les plus rentables et pas uniquement les plus populaires s’ils s’avèrent ne pas être rentables. 2. Faire le ménage dans sa clientèle En général, les entreprises passent plus de temps avec les clients mécontents, voire cassepieds, qu’avec les bons clients. Aussi la rentabilité d’une affaire exige de se débarrasser des clients qui sont des sources à problèmes et consomment trop de temps. Il est préférable de les laisser partir à la concurrence et/ou de les indemniser, plutôt que de perdre du temps avec eux. Dans le cas où ils reviennent à la charge, la meilleure manière de les dissuader est de leur proposer un service ou un produit à un tarif élevé, sans possibilité de remise et avec paiement d’avance. 3. Augmenter la valeur des services additionnels Sachant qu’en réduisant son catalogue on réduit momentanément son activité, il faut alors compenser en augmentant la valeur de ses services. La meilleure façon de procéder est d’interroger une partie de sa clientèle sur les services à fournir afin d’augmenter la valeur ajoutée des produits. Souvent en ciblant précisément les attentes de ses clients, la probabilité est grande d’augmenter ses profits en proposant simplement des services additionnels peu coûteux. 4. Ignorer ses propres préférences C’est toujours l’avis des clients qui compte bien

avant le sien, même si l’on trouve ses produits géniaux. La règle en la matière est de coller le plus précisément aux besoins des clients et non aux siens, en se disant éventuellement que l’on est en avance sur son temps ou que les autres n’ont rien compris. Peu importe, c’est la condition sine qua non de l’économie de marché que de favoriser l’adéquation de l’offre à la demande et de tirer un trait sur le temps où l’entreprise faisait la pluie et le beau temps sur son marché (hors monopole et oligopole).

5. Changer de stratégie Certains produits de premier plan doivent être proposés dans une offre de second plan en testant éventuellement un nouveau prix qui peut être l’occasion d’une augmentation des ventes. C’est aussi l’occasion de repositionner son offre en cherchant une niche « abritée » qui ne contient pas déjà des offres concurrentes similaires. 6. Mettre en avant une autre facette du produit Votre publicité promeut-elle l’avantage principal ? Avez-vous inclus tous les avantages ? Ciblez-vous les bons consommateurs ? Regardez tout cela attentivement. Si aucun de vos efforts n’augmente vos profits, économisez votre argent et trouvez un produit avec un meilleur potentiel de revenus. 7. Essayer d’autres médias Le problème de la publicité est de savoir si elle cible les bons consommateurs. Rien de tel pour cela que d’essayer différents journaux et/ou différentes catégories d’annonces, y compris les petites annonces des journaux payants et/ou gratuits. FAIRE ÉGALEMENT ÉVOLUER SON SERVICE CLIENTÈLE Il est clair que c’est l’insatisfaction des clients en matière d’assistance qui est le plus souvent responsable de leur mouvement volatile vers la concurrence. Le service clientèle a donc une importance stratégique en participant indirectement à l’augmentation ou à la réduction des bénéfices. Pour optimiser et améliorer l’expérience client, il existe trois conditions essentielles à remplir : • C réer une expérience de service clientèle homogène ; • Rencontrer le client où il se trouve, quand il le désire ; •R  ésoudre rapidement les problèmes de service clientèle. Il s’agit là de montrer un « visage unique » de la marque à partir d’un service clientèle homogène en qualité et en réactivité (en non en dent de scie) dans toutes les formes de communications et d’interactions avec le client. Ainsi, lorsque le client a besoin d’assistance il doit pouvoir « rencontrer » l’entreprise partout où il se trouve (via le web, le téléphone, l’email, Twitter, Facebook, rappel suite à un message déposé, accueil sur un lieu physique…) en bénéficiant d’une rapidité de réaction de sa part. C’est à ces conditions que l’entreprise peut augmenter son profit et ses marges, tout en stimulant la fidélisation de sa clientèle, le bouche-à-oreille et les recommandations, grâce à un bon niveau de satisfaction.

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RÉDUIRE ABSOLUMENT LE PREMIER TEMPS DE RÉPONSE

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Il est prouvé qu’un problème résolu dans les 24 heures au premier point de contact (ce qui arrive plus facilement si toutes les formes de communication sont synchronisées) peut coûter jusqu’à 170 % de moins qu’un problème dont la résolution demande 48 heures. En fait, le coût diminue ou augmente en fonction directe du délai de résolution et du nombre de points de contact en jeu. C’est même une référence-clé pour le service clientèle qui interfère directement sur les performances futures des ventes par le biais du montant du ticket moyen. Si le client bénéficie d’un « excellent » délai de résolution de problème, quel que soit le moyen de commu-

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Dossier entreprise nication, il pense alors tout naturellement que la marque le tient en estime ce qui l’incite à recommander ultérieurement. Si, au contraire, le client rencontre un délai de résolution beaucoup plus lent suite à sa demande, il est quasi certain que cette « expérience » négative fracture la relation de confiance et l’éloigne par la suite. DÉLAI DE RÉSOLUTION Coût approximatif de résolution en moyenne : Immédiat à moins de 24 H 4,70 $ 2 à 7 jours 7,80 $ 1 à 4 semaines 15,70 $ Plus d’1 mois 23,50 $ Source : UK Institute of Customer Service ANNULER LES PROBLÈMES D’INTERFÉRENCE Selon Craig M. Froehle, auteur de Service Personnel, Technology and Their Interaction in Influencing Customer Satisfaction, « avec l’introduction de nouveaux moyens de communication et d’autres points de contact avec la clientèle, les caractéristiques d’un système/ processus de service clientèle efficace sont en train de changer du tout au tout ». D’après ce spécialiste, la prolifération explosive des supports de communication pose non seulement un défi à toute entreprise cherchant à créer un service clientèle homogène mais représente aussi un risque de cloisonnement potentiel au sein même de l’entreprise. Par exemple, s’il existe un département qui surveille les interactions via les réseaux sociaux (Twitter et Facebook), qu’un autre s’occupe des réponses directes aux demandes d’assistance entrantes (par e-mail et téléphone) et qu’un troisième contrôle les communautés et les forums en ligne pour les problèmes avec les produits, cela signifie que chaque groupe ignore potentiellement les récents problèmes d’assistance pour un client donné. Cette situation d’interférence par manque de « visage unique » crée alors un risque d’insatisfaction du client dès lors qu’un seul des supports de communication avec la clientèle répond plus lentement, ou a un délai de résolution différent des autres. L’image de l’entreprise peut alors en pâtir tout en perdant, sans vraiment s’en rendre compte, des clients présents et futurs insatisfaits.

n POURQUOI INVESTIR EN FRANCE OU EN RÉGION ? PROJET GOUVERNEMENTAL 2014-2025  Dans son discours « Investir pour la France » du 09/07/2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu à rappeler qu’ « investir, c’est se projeter dans l’avenir ». Il a souhaité à cette occasion « parler de la France de demain » en dévoilant son nouveau plan d’investissements qui doit redessiner le visage de la France de 2025. Plusieurs priorités ont été fixées afin de « redonner de l’élan, redonner de la force, redonner de la confiance  » en ayant pour double ambition celle de la compétitivité de l’économie et celle du caractère durable de son développement. En faisant le choix de l’investissement en cohérence avec sa stratégie de politique économique, les quatre grands axes retenus sont : • Le rétablissement des finances publiques ; • La modernisation des dispositifs de formation ; • L e renforcement de la compétitivité des entreprises ; • L’engagement de la transition écologique. Rappel des principales priorités du programme « Investir pour la France »

• PIA 2  12 Md€ sont prévus en complément des orientations du redéploiement de 2,2 Md€ décidées en janvier 2013. L’objectif de ce nouveau PIA est de favoriser des projets innovants conduisant à la création de valeur pour la collectivité et la création d’emplois dans des filières d’avenir. Les dépenses du nouveau PIA monteront progressivement en puissance et prendront le relais du PIA 1 (35 Md€) dont les investissements décéléreront à partir de 2016. Plus de 50 % du financement sera consacré à des investissements directs ou indirects destinés à favoriser la transition écologique. Tous les investissements seront soumis à un critère d’éco-conditionnalité. Les autres priorités concernent les universités, l’industrie de demain, le numérique, la santé, l’excellence technologique.

Répartition du PIA en milliards d’euros : 3,65  Recherche et Universités 2,3 Transition énergétique, rénovation thermique et ville de demain 1,7 Innover pour une industrie durable 1,5 Excellence technologique des industries de défense 1,3 Aéronautique et Espace 0,6 Économie numérique 0,55 Jeunesse, Formation, Modernisation de l’État 0,4 Santé

• Mobilité Plus de 5 milliards d’euros par an pour la modernisation et le développement des infrastructures et services de transports avec également l’objectif de renouveler l’intégralité des trains Intercités entre 2015 et 2025. En complément l’État souhaite engager, en partenariat avec les régions, un diagnostic des complémentarités entre les dessertes TER et Intercités de façon à mieux articuler les parcours point à point d’aménagement du territoire et les parcours régionaux à compter de 2015. À cela s’ajouteront les financements mobilisés pour le Nouveau Grand Paris, soit environ 1,5  milliard d’euros par an. L’objectif est d’atteindre 200 km de métro supplémentaires, 72 nouvelles gares et 15 000 emplois induits chaque année, soit près de 30 Md€ d’effort collectif d’investissement. À moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare. Sur le plan national d’ici 2030, deux tiers de l’effort seront consacrés à la transformation des réseaux existants et un tiers aux grands projets grâce à la contractualisation avec les élus dans le cadre des contrats de plan État-Région. Priorité est donnée à l’amélioration des réseaux routiers et ferroviaires, ainsi qu’à la finalisation des quatre chantiers de LGV engagés. À partir de 2017, engagement progressif des grands projets retenus par le Gouvernement et renouvellement de matériel roulant pour adapter l’offre aux besoins des français. Sachant que l’avenir du transport ferroviaire de marchandises passe par les autoroutes

ferroviaires et le transport combiné maritime et terrestre le Gouvernement confirme le lancement de l’autoroute ferroviaire atlantique reliant Lille (Dourges) à Bayonne (Tarnos). La SNCF-Géodis doit lancer simultanément l’autoroute ferroviaire entre Calais (Côte d’Opale) et Perpignan (Le Boulou - Côte Vermeille). Quatre lignes d’autoroutes ferroviaires seront ainsi en service en 2015, permettant de transférer 150 000 poids lourds par an en 2015 sur des trains, avec un objectif de 500 000 par an en 2020. LE BESOIN DE MOBILITÉ Une expérience quotidienne pour tous les Français en moyenne de : • 38 minutes passées chaque jour dans les transports collectifs • 17 minutes en voiture

• Économie numérique L’objectif est de donner à la France la place qui lui revient sur la carte de l’économie numérique mondiale, enjeu de croissance économique et de souveraineté. Pour cela, il est prévu le déploiement de l’Internet à très haut débit sur tout le territoire avec 20 Md€ sur dix ans afin d’obtenir une réduction par dix du temps de téléchargement et la multiplication par dix des hauts débits actuels. L’objectif est d’atteindre 57 % de la population couverte par les opérateurs d’ici 2020, le reste l’étant par les collectivités locales. Pour cela, l’État subventionne à hauteur de 3Md€ les territoires les moins denses avec un soutien renforcé pour les territoires qui se regroupent autour d’un projet commun. L’autre grand objectif est d’investir dans les technologies stratégiques qui préparent l’Internet de demain en créant un environnement favorable à la naissance de champions français du numérique. Il s’agit également de sélectionner les meilleurs projets pour créer quelques nouvelles Initiatives d’Excellence, campus à rayonnement international ou encore permettre l’accès des laboratoires à des instruments de recherche de haut niveau. 4. Nouveau contrat de plan État-Région Les futurs contrats couvriront la période 2014-2020 en cohérence avec les financements

L’optimisation du service clientèle capable de s’adapter rapidement à l’imprévisible par le biais d’un « visage unique » de la marque nécessite une collaboration étroite entre les départements avec la réduction des cloisonnements qui les séparent. Cette collaboration doit placer le client au centre des efforts partagés en accélérant le délai de résolution par l’augmentation de l’agilité entre départements. À cette condition, l’assistance au client devient une expérience positive qui a un impact positif pour l’ensemble de l’entreprise. Cela nécessite toutefois trois axes d’action : • Des outils en libre-service (forums clients, questions fréquentes, répertoires d’aide, didacticiels en ligne…) qui habilitent les clients et réduisent tout à la fois les coûts de l’assistance et le délai de résolution. Si le client ne trouve pas ce dont il a besoin, l’assistance directe par son canal de communication préféré peut alors être fournie. • Mise en place d’une plate-forme avec technologie adaptée (SaaS, Cloud…) ; • Mise en place d’un bulletin de notes du service clientèle transmis simultanément à toute l’entreprise ; • Habiliter une équipe interne d’excellence en matière de service clientèle, avec éventuellement un turn-over hebdomadaire de salariés volontaires, qui est responsable de la collaboration inter services pour l’assistance clientèle.

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CRÉER UN « VISAGE UNIQUE » DE LA MARQUE

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européens et se caractériseront par une dimension stratégique plus forte que la génération précédente. La première priorité du gouvernement est d’améliorer les services et les réseaux existants avec des moyens confortés dans le volet mobilité des futurs contrats de plan ÉtatRégions (CPER).Ce volet doit associer les différents modes de transport (routier, ferroviaire, fluvial). De son côté, Réseau Ferré de France (RFF) doit mettre en œuvre une stratégie de modernisation du réseau ferroviaire à court et moyen terme structurée autour des objectifs de sécurité, de pérennité, de capacité, de régularité et de contribution du réseau à la transition énergétique. Cette stratégie sera déclinée dans l’ensemble des territoires en lien avec les collectivités. Une enveloppe moyenne de 2 Md€/an sera maintenue pour le renouvellement du réseau. Les trois autres principales thématiques retenues dans les CPER sont : • L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation ; • Le numérique et ses usages ; • La transition écologique et énergétique.

Le programme d’investissements d’avenir (PIA) est un mode original d’intervention de l’État destiné à mobiliser des acteurs privés ou publics autour d’un objectif de politique publique (par exemple le développement des énergies marines). Né du rapport Juppé-Rocard, le PIA est géré par le Commissariat général à l’investissement (CGI) et dirigé par Louis Gallois. La mise en œuvre de ce programme passe par des appels à projets ciblés dont les réponses obtenues sont analysées par un jury indépendant : les projets d’excellence retenus pourront alors bénéficier d’un financement du PIA. Le CGI s’appuie sur dix opérateurs, établissements publics de l’État, qui lancent en pratique les appels à projets dans leur domaine de compétence, gèrent et engagent les fonds pour le compte du CGI et suivent le projet en cours dans ses différentes étapes de réalisation. Le PIA permet ainsi d’investir de manière sélective en suscitant la prise de risque du porteur de projet et en le mettant en compétition avec ses pairs pour proposer un projet de qualité. C’est donc un outil puissant pour favoriser le rapprochement d’acteurs (grands groupes et PME, acteurs de la recherche, collectivités locales) afin de faire émerger de nouvelles technologies, ainsi que fédérer les laboratoires et universités françaises en pôles d’excellence à visibilité internationale.

• Investir pour la transition écologique et énergétique -M  aîtriser les nouvelles technologies de gestion, de transport et de production d’énergie et de chaleur (stockage d’énergie, piles à combustible, énergies marines, solaires, biomasse, biocarburants, géothermie, pompe à chaleur, réseaux intelligents). - I nciter les entreprises à limiter leur consommation d’énergie et à réduire leur impact sur l’environnement. - P ermettre une rénovation thermique ambitieuse des bâtiments. - F avoriser l’émergence de projets innovants pour la rénovation des bâtiments. -A  ccompagner les entreprises du secteur pour assurer la rénovation de 500 000 logements par an (dont 120 000 sociaux) afin de faire reculer la précarité énergétique et permettre aux ménages de consommer moins à confort constant. -D  évelopper des filières performantes de recyclage à une échelle industrielle.

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Qu’est-ce que le programme d’investissements d’avenir ?

-A  gir en faveur des technologies vertes (génie écologique notamment) en investissant dans les projets portés par les entreprises de ces secteurs en croissance.. Intensifier le développement de nouvelles solutions de transport de demain (réduction des émissions, connectivité, transport collectif). • Projet Linky Il s’agit du déploiement de près de 3 millions de « compteurs intelligents » Linky sous la tutelle d’EDF-GDF d’ici à 2016. L’objectif est de favoriser les économies d’énergie et de faciliter la vie des utilisateurs avec le relevé à distance, une aide à la maîtrise de la consommation et le pilotage automatique des appareils électriques du foyer. Ensuite, tous les logements en seront équipés d’ici 2020. • Accroître la performance industrielle. - I nnover et investir dans des projets industriels ambitieux et dans des relais de croissance pour relever le défi énergétique, écologique et du développement durable. Ces projets concerneront potentiellement toutes les filières industrielles (agroalimentaire, santé, bois, chimie, construction…) - Inciter à la robotisation et la modernisation des processus de production de sites industriels. - Accompagner le développement des technologies de pointe, notamment dans l’industrie aéronautique qui est fortement exportatrice et créatrice d’emplois pour tous les programmes qui favoriseront de réelles améliorations au plan environnemental (diminution du poids, réduction significative de la consommation de carburant,réduction des émissions de CO2 ou d’oxydes d’azote, recyclage des matériaux composites…). • Accélérer l’émergence de projets issus des pôles de compétitivité. - Accompagner les inventeurs et les créateurs du pays, y compris dans de nouvelles formes d’innovation. - Sécuriser et accroître la valorisation de la propriété intellectuelle des entreprises. • Investir dans les technologies clés en faveur de la santé Un effort d’investissement de 4,5 milliards d’euros par an est prévu pour la modernisation des hôpitaux sur tous les territoires en favorisant le développement de nouvelles

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technologies et de nouveaux équipements de santé. C’est aussi : - Accompagner des projets d’entreprises capables de concevoir, de valider cliniquement, puis d’industrialiser des produits de santé innovants (biotechnologies, dispositif médical…). - Lancer un nouvel appel à projets pour des instituts hospitalo-universitaires, pôles d’excellence associant une université, un établissement de santé et des établissements de recherche et réunissant, dans un domaine de spécialité donné, des équipes de chercheurs et de médecins français et étrangers pour rendre accessibles aux patients les dernières thérapeutiques. - Mobilisation des technologies numériques en faveur de la santé.

• Investir pour la jeunesse et les quartiers. - I dentifier et accompagner les initiatives entrepreneuriales qui implantent de l’activité dans les quartiers. - Stimuler la réalisation d’internats de la réussite dans les territoires pour renforcer les chances de chacun à l’école. - Mise en place d’un nouveau programme de renouvellement urbain pour 5 Md€ qui doit s’intégrer dans de véritables projets de territoire qui articuleront la vision urbaine avec la cohésion sociale, le développement économique avec les mobilités. Il doit également permettre de refaire la ville en même temps que de révéler tout le potentiel des quartiers. • Investir dans la formation. - Équiper des capacités d’accueil et de formation en alternance en faveur des principaux métiers recherchés aujourd’hui. - F aire émerger des opérations innovantes de formation ou de reconversion de site qui soient portées par des consortiums employeurs/organismes de formation et négociées avec les organisations représentatives dans les entreprises ou les régions concernées en accompagnement des mutations économiques.

• Innover en investissant pour moderniser l’État. - S électionner, sous une forme d’appels à projets, et donner les moyens d’accélérer la réalisation des projets ambitieux de transformation de l’action publique, pour améliorer la qualité des services publics pour les usagers.

n LE BUSINESS MODEL, UN OUTIL STRATÉGIQUE UNE CARTOGRAPHIE DES ÉLÉMENTS CLÉS DU PROJET Dans la création d’entreprise ou d’activité, la rédaction du business model ou modèle d’affaires (à ne pas confondre avec le business plan ou « plan d’affaires » plus comptable et financier) permet d’effectuer une représentation synthétique du positionnement de l’activité et de la logique d’entreprise ainsi que la modélisation de la façon dont l’entreprise va faire du business sur une période donnée. Il s’agit là d’un exercice majeur (souvent accompagné de PowerPoints) censé donner un aperçu complet de la vision du créateur et de sa capacité à créer de la valeur, tant au niveau de la finalité du projet (but, offres, stratégies) que des ressources humaines, financières et moyens déployés (infrastructure, organisation de l’activité, pratiques de diffusion ou de distribution, processus mis en place, règles de fonctionnement). Le business model est avant tout un outil de réflexion qui permet de cartographier les éléments clés du projet de création et de les organiser en un tout cohérent et pertinent. Quelles ques soient les définitions, les piliers de tout modèle économique sont : • La proposition de valeur faite aux clients qui doit satisfaire un besoin ou répondre à un problème ; • L’architecture de valeur qui comprend la chaîne de valeur interne de l’entreprise et la chaîne de valeur externe ; • L’équation de profit qui découle de la structure des coûts et du modèle de revenus adopté. LES dix PRINCIPALES COMPOSANTES DU BUSINESS MODEL En cela, le business model est un outil de « préparation » qui permet de manipuler les ressources dites « clés » à l’intention des partenaires du projet (banques, investisseurs, associés, fournisseurs). Il s’agit là de réaliser une sorte de mémo évolutif au fil de l’analyse et de la mise en place du projet, tenant compte du caractère incertain de l’évolution du cadre économique, de la volatilité des positions et des parts de marché, du changement des règles

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concurrentielles… En fait, il existe plusieurs formes de business models (celui de la création, du développement interne, de la croissance externe…) ainsi que de canvas (matrices) selon les publics et objectifs visés, la taille du secteur d’activité et de l’entreprise cliente. Les composantes habituelles du business model recouvrent généralement les dix points suivants :

1. Positionnement du projet ou de l’activité Il s’agit d’indiquer précisément ce qu’est l’entreprise et/ou ce qu’elle va faire afin que n’importe qui comprenne en 15 secondes (ou en deux ou trois phrases). Exemple : Un restaurant convivial sur le thème basque qui respectera « l’esprit basque » et les événements basques, dans lequel les clients seront invités à faire connaître leurs propres recettes « de famille » et leurs propres producteurs qui, après test par le restaurateur, seront ensuite proposées à la carte. 2. Segments de clientèle Les clients sont au cœur du projet car ce sont eux qui font vivre l’entreprise. Cela suppose d’indiquer précisément les cibles ou segments de cible (groupe homogène de personnes / d’entreprises ayant les mêmes besoins) avec qui l’entreprise engage le même type de relation, qu’elle peut servir avec le même canal de distribution, qui ont la même sensibilité à la communication et qui acceptent de payer le même prix. Il convient là de distinguer clairement ceux qui paient (les clients) des autres (les utilisateurs) en réalisant, à chaque fois, un nouveau document par cible (dans le cas de plusieurs segments de cibles) en ajustant l’ensemble des composantes du business model à chaque segment. Exemple : • Segment 1 : Les personnes natives du Pays basque qui veulent retrouver l’esprit de leur pays. • Segment 2 : les personnes voulant découvrir le Pays basque.

• Segment 3 : les personnes « fans » du Pays basque - Marché de niche.

3. Proposition de valeur La proposition de valeur est ce qui fait que les clients vont acheter le produit / service plutôt que celui d’une autre entreprise. Il s’agit de la combinaison de produits et/ou de services qui répond aux besoins, exigences de la cible / segments de client. La composante « proposition de valeur » est indissociable de la composante « segment de clientèle ». Exemple : • À quels besoins l’offre apporte-t-elle une réponse ? : Nouveauté et personnalisation ; Motivation affective. • Quel problème le produit / service résoutil ? : Besoin de la population basque de se retrouver entre soi, d’appartenir à une communauté. 4. Canaux Par quels canaux allez-vous faire connaître votre proposition de valeur ? Comment allezvous aider vos clients à choisir votre proposition de valeur plutôt que celle d’un concurrent (et donc à évaluer votre proposition de valeur afin de décider qu’elle est meilleure que celle des concurrents) ? Comment allez-vous vendre vos produits / services (vente en ligne, magasins, grossiste…) ? Quel système de SAV ? Quels seront vos points de contacts avec vos clients ? Exemple : • Distribution en restaurant. • Communication bilingue (basque et français) via les sites communautaires basques et les réseaux sociaux, auprès des offices de tourisme, tour-opérateurs, sites de voyages, guides touristiques. • Blog pour animer la communauté. 5. Relations avec les clients Quel type de relations établir avec la cible / chacun des segments de la cible (self-service, communautaire, assistance personnelle, SAV…) ?

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Sur quels supports seront-ils en relation avec l’entreprise (catalogue, site, appli mobile…) ? Comment entrer en relation avec les futurs clients ? Comment les fidéliser ? Exemple : • Self-service pour les soirées événementielles. • Service à table avec explication des plats.

6. Flux de revenus Qu’est-ce que les clients sont prêts à payer ? Comment chacun des segments paiera-t-il ? (Ponctuellement à chaque achat / location, abonnement, forfait annuel, prix fixes ou négociations possibles, prix différent par cible, prix en fonction des enchères, prix en fonction des volumes vendus…) Si l’entreprise propose un service gratuit à un segment de clients, lequel apportera des revenus ? Exemple : • Paiement à la consommation. • Abonnement avec remise pour les clients les plus fidèles. 7. Ressources clés Ce sont les ressources les plus importantes pour que l’affaire fonctionne : locaux, matériels, machines, fonds financiers, ressources humaines, achats de compétences, logiciels, marque… Ces ressources doivent être en lien avec les canaux de distribution, communication… Exemple : • Un financement pour acheter le fonds de commerce et l’aménager (350 K€). • Un permis d’exploitation, la licence IV, une formation préalable. • Organisation : un local, un chef basque, un blog. • Des recettes typiques de la région. • Du personnel de cuisine et de salle.

Exemple : • C onception et fabrication des plats avec les producteurs régionaux. • Organisation et animation des évènements basques.

9. Partenariats clés Ce sont les intervenants stratégiques du projet : fournisseurs clés, partenaires clés… Exemple : • Les producteurs et éleveurs du Pays basque. 10. Structure des coûts Quels sont les coûts les plus importants ? Quelles sont les activités les plus coûteuses ? Quelles sont les ressources les plus coûteuses ?… Exemple : • Coûts fixes avec le loyer et le personnel. • Coûts variables avec les matières premières. Principales sources utilisées : L’Entreprise L’Expansion cdn.zendesk.com marketeurweb.com arnoe.me gouvernement.fr businessmodelfab.com cci.fr

8. Activités clés Ce sont les activités les plus importantes à mener pour que l’affaire fonctionne : la production, la gestion logistique, l’ingénierie, la gestion d’un site web…

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dossier immobilier Le marché de l’immobilier d’entreprise au sein de l’agglomération de Tours

n Le marché de l’immobilier d’entreprise au sein de l’agglomération de Tours L’immobilier tertiaire tourangeau animé par les grandes opérations

Entretien avec Bertrand Bégat, Consultant Immobilier d’Entreprise chez IEL (Tours)

Un marché des locaux d’activités et entrepôts en croissance

Avec un volume de transactions qui s’élève à près de 52 200 m², la demande placée en locaux d’activités et entrepôts progresse pour la quatrième année consécutive (+ 14,3 % par rapport à 2011). Le volume placé total avoisine ainsi les

records enregistrés en 2007 et 2008. Cette croissance du volume commercialisé est principalement liée à la concrétisation de transactions d’entrepôts de grande superficie dont deux de plus de 5 000 m². L’absence d’offre neuve associée à la rareté des biens proposés à la vente obligent de plus en plus les entreprises à s’orienter vers la construction pour soi. Ainsi, avec 43 920 m² relatifs aux principales opérations en comptes propres recensées au cours de l’année, on aboutit à un marché global (transactions + comptes propres) qui avoisine les 96 000 m². En matière de localisation, Saint-Pierre-desCorps est la commune qui a enregistré le plus grand nombre de transactions et le volume placé le plus élevé avec neuf opérations représentant près de 14 500 m², soit 27,9 % du total placé au cours de l’année. La demande s’est portée principalement sur des bâtiments situés sur zone d’activités (64 % des transactions) et s’est exprimée très majoritairement à la location (80 %).

Chiffres Clés - Immobilier d’entreprise

Le marché des bureaux en 2012 (S.C.O.T. de l’agglomération de Tours) Superficie totale commercialisée 30 276 m² Part de la superficie placée neuve 42 % Nombre de transactions 80 Part des transactions réalisées à la vente 54,3 % Principales opérations en comptes propres 1 4 490 m² Offre neuve disponible 2 320 m² (Sources : conseils en immobilier d’entreprise partenaires, OE2T - 02/2013) Le marché des locaux d’activités et entrepôts en 2012 (S.C.O.T. de l’agglomération de Tours) Superficie totale commercialisée 51 918 m² Part de la superficie placée neuve 1,1 % Nombre de transactions 45 Part des transactions réalisées à la vente 17,5 % Principales opérations en comptes propres 49 300 m²

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Focus sur le marché de bureau à Orléans et son agglomération

En dépit d’une conjoncture économique dégradée, le marché de l’immobilier professionnel au sein de l’agglomération de Tours a plutôt bien résisté en 2012. Avec un volume de commercialisation s’établissant à 30 276 m² (+ 10 % par rapport à 2011), le marché de l’immobilier tertiaire est même repassé au-dessus de la barre symbolique des 30 000 m², un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2008. Cependant, en dehors de quelques grandes opérations (les six opérations portant sur des superficies de 1 000 m² et plus représentent 47,7 % de la surface placée totale), le marché s’est montré plutôt peu dynamique. Avec seulement 80 transactions réalisées au cours de l’année, l’activité est en recul au regard des années précédentes. Autre fait significatif, le volume des acquisitions est pour la première fois devenu majoritaire avec 54,3 % de la surface placée totale. Un chiffre à mettre également au crédit des transactions de plus de 1 000 m² puisque les cinq opérations les plus importantes en matière de superficie ont été réalisées à la vente et représentent 44,2 % de la surface placée totale. Avec 40,3 % de la surface commercialisée en 2012, c’est une nouvelle fois le secteur des activités financières et d’assurance qui constitue le moteur essentiel du marché tourangeau. Le stock de seconde main est resté stable pour la deuxième année consécutive et se

caractérise par d’importantes disparités en matière de qualité et d’accessibilité. Avec environ 2 300 m², la part de l’offre neuve immédiatement disponible présente, pour sa part, un niveau historiquement bas. Les valeurs locatives restent également stables au regard de celles observées en 2011. Par ailleurs, notons qu’en 2012, des réalisations en comptes propres de grande superficie ont contribué à soutenir le marché de manière significative. Ainsi, avec les 14 940 m² relatifs aux opérations en comptes propres recensées, on aboutit à un marché global (transactions + comptes propres) qui s’élève à plus de 45 200 m².

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Numéro 5  x | |Octobre xxxxxx––Novembre xxxxxxx – –xxxxxxxxx Décembre2013 2013 || Page Page 25 25  

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Dossier immobilier n Entretien avec Bertrand Bégat, Consultant Immobilier d’Entreprise chez IEL (Tours) Quelle est votre analyse du marché actuel ?

Le marché de l’immobilier d’entreprise, et notamment tertiaire, au sein de l’agglomération de Tours résiste plutôt bien à la crise. Néanmoins l’activité est en recul au regard des années précédentes (principalement dû à la baisse de recherche de locaux des petites entreprises). Ainsi, le relatif dynamisme du marché des locaux tertiaires s’explique en grande partie par la réalisation de grandes transactions dans le secteur bancaire, des assurances ou des institutionnels. De manière générale, le stock augmente et la demande diminue. L’offre en bureaux neufs est faible, et pourtant le volume des acquisitions devient de plus en plus important. Les valeurs locatives sont plutôt stables sur le marché du neuf et du restructuré.

Bon à savoir

Le Club Immobilier de Touraine est né Une nouvelle entité fédère l’ensemble des professionnels et acteurs économiques représentatifs des activités liées à l’immobilier sur l’ensemble du département d’Indre-et-Loire. Conseils en immobilier d’entreprise, agences immobilières, promoteurs, aménageurs, bailleurs sociaux, architectes, notaires, géomètres, experts-comptables, Conseil général, Communauté d’agglomération, Chambre de commerce et d’industrie et Chambre de Métiers sont rassemblés sous une même bannière, celle du Club Immobilier de Touraine, depuis le 10 janvier 2013, date officielle de dépôt des statuts de l’association. La décision avait été prise en décembre dernier, après une année difficile pour l’immobilier, tant au niveau national qu’international, quand le constat a été fait que le marché local, lui, bien qu’éprouvé, avait résisté mieux que partout ailleurs au repli ambiant. Le Club Immobilier de Touraine prolonge, en l’élargissant, les travaux de la commission Immobilier d’Entreprises de la FNAIM, qui réalise depuis de nombreuses années, entre autres échanges de données, une étude de marché annuelle (bureaux et locaux d’activité) en collaboration avec l’Observatoire Économique des Territoires de Touraine. Le Club de l’Immobilier de Touraine, qui travaille en commissions, « immobilier d’entreprises », « habitat », « commerce » et « communication », a pour objet l’analyse, le développement et la promotion des différents secteurs de l’immobilier.

Aussi, la rareté d’offre neuve oriente les utilisateurs vers les bureaux de seconde main récents ou rénovés, répondant à leur recherche de locaux de qualité tout en rationalisant leur coût immobilier. La répartition géographie de l’offre à un an évolue peu : 36 % en centre-ville et 64 % en périphérie. Offre neuve

Un nouveau programme au parc du Moulin à Olivet de 2 900 m², dont la livraison est prévue au cours de l’été 2014, viendra alimenter le stock d’offre de bureaux disponibles à des niveaux toujours très bas. Dans ce même secteur, un autre projet de 1 000 m² devrait s’établir à horizon 2015. Un immeuble de 2 200 m² sur l’avenue des Droits-del’Homme devrait rééquilibrer le marché immobilier tertiaire sur le territoire de l’agglomération orléanaise. Toutefois, ces nouvelles livraisons, qu’elles soient certaines ou en attente de pré-commercialisation, restent limitées au regard du faible stock disponible en neuf. Transactions du marché

Avec 14 200 m² traités, le marché a connu une hausse de 34 % au premier semestre 2013 comparativement à la même période en 2012. Cette évolution s’explique principalement par l’acquisition par Axereal d’un immeuble neuf de 5 370 m² à Olivet

alors que la seule grande transaction au premier semestre 2012 était la prise à bail de Pôle Emploi sur 1 440 m². En revanche, le marché accuse un léger repli des transactions en nombre (- 6 %), visible pour le segment de seconde main. Le secteur du centre-ville est d’ailleurs resté peu dynamique, avec seulement 2 130 m² commercialisés, soit 22 % du marché. La transaction moyenne du semestre est de 338 m². Loyers

Les valeurs locatives sont restées globalement stables depuis 2012. Les loyers moyens tant dans le neuf que dans le seconde main résistent sur des immeubles de qualité mais enregistrent une tendance à la baisse sur des immeubles anciens. Ils peuvent également rester stables grâce à des mesures d’accompagnement accordées aux propriétaires qui maintiennent des loyers faciaux. Les loyers pour les bureaux de seconde main oscillent entre 100 et 135 €/m²/an en centre-ville. En périphérie, la fourchette est plus large, de 90 à 130 €/m²/an. La valeur « top » s’élève à 145 €/m²/an en hyper centre d’Orléans. Source : Observatoire de l’Économie et des Territoires de Touraine

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Nous sommes implanté sur tout le Grand Ouest et possédons un large réseau. Notre activité s’articule autour de deux grands pôles : 80 % pour la location de biens professionnels (bureaux et locaux d’activité), 20 % pour les ventes aux entreprises et aux investisseurs. Les métiers tournent autour de la location et de la vente de biens professionnels existants via divers constructeurs avec, à la clé, des conseils en investissements spécifiques et répertoriés. Les clients d’IEL sont des entreprises et des administrations, des promoteurs et des aménageurs, ainsi que des investisseurs privés et institutionnels. Notre force est d’avoir bâti une structure régionale qui compte dans le paysage de l’immobilier d’entreprise. Nous travaillons beaucoup avec des clients fidèles.

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Focus sur le marché de bureau à Orléans et son agglomération Analyse BNP Paribas-Real Estate Research – 1er semestre 2013 Offre

L’offre disponible à un an se stabilise à des niveaux proches de 60 000 m² depuis plusieurs années. En revanche, l’offre neuve s’est sensiblement asséchée, pour ne représenter plus que 4 % du stock disponible à mi-année 2013. Il s’agit uniquement des petites surfaces à la location sur des immeubles déjà livrés qui se situent à 15 % en centre-ville et à 85 % en périphérie.

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LA MAISON ÉCOLOGIQUE OU COMMENT HABITER AUTREMENT ? DIAGNOSTIC ET LABELS DANS L’IMMOBILIER

La recherche d’économies sur la consommation classique d’énergie primaire (gaz, électricité, bois…) ne représente qu’une partie de la problématique écologique. Pour disposer d’un bon bilan énergétique, la maison verte doit former un ensemble cohérent et harmonieux reposant in fine sur sept principales dispositions.

n LA MAISON ÉCOLOGIQUE OU COMMENT HABITER AUTREMENT ? DES RÈGLES COMMUNES

Il n’existe pas de modèle unique dans la construction ou la rénovation de maisons écologiques. Que celles-ci soient passives, BBC, à énergie positive, autonomes…, toutes obéissent à un certain nombre de règles parmi lesquelles la nécessité de : • S e fondre dans le territoire • T irer parti des ressources locales • P rise en compte du climat et du relief • I ntégration des traditions régionales •O  rientation nord-sud pour profiter de l’ensoleillement • Présence de végétation au sud en guise de protection solaire et/ou d’un talus au nord pour stopper le vent • Volume compact du bâtiment pour limiter les pertes d’énergie • Utilisation de matériaux issus des filières écologiques locales pour amoindrir l’énergie « grise » ayant servi à leur fabrication et à leur acheminement • P rivilégier le recyclable en prévision du futur démantèlement de la maison • R ecours principal à une énergie puisée dans la nature

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LA MESURE DE LA PERFORMANCE DANS L’IMMOBILIER D’ENTREPRISE

• Adaptation du comportement des occupants afin de vivre en symbiose avec l’environnement LES sept PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DE LA MAISON VERTE

La recherche d’économies sur la consommation classique d’énergie primaire (gaz, électricité, bois…) ne représente qu’une partie de la problématique écologique. Pour disposer d’un bon bilan énergétique, la maison verte doit former un ensemble cohérent et harmonieux reposant in fine sur sept principales dispositions : 1. Penser avant tout usage bioclimatique Les pièces à vivre doivent être plutôt orientées au sud avec peu de cloisons et des espaces tampons non chauffés (buanderie, cuisine) au nord. À l’idéal, 50 % de la surface vitrée est utilisée au sud (dont véranda avec un double ou triple vitrage), 40 % à l’est et 10 % au nord. Afin d’éviter de souffrir de la chaleur en été, il est nécessaire de planter au sud des arbres à feuilles caduques (bouleau, cytise, figuier, frêne…) destinés à protéger de la chaleur, tout en laissant passer le soleil en hiver. Il est également nécessaire d’installer des brisesoleil (avant-toits) et d’adapter la position de la maison à l’éventuel relief en jouant avec les talus et/ou colline pour protéger des vents dominants. Par exemple, une bonne orientation permet de diminuer les besoins en chauffage de 15 à 30 %. 2. Choisir les bons matériaux de construction C’est une condition de base que de privilégier les matériaux adaptés au climat et aux filières locales. Il peut s’agir, par exemple, d’une structure à ossature bois avec caissons remplis d’isolants (paille, terre, chanvre…) ou encore d’une structure poteaux-poutres avec remplissage en panneaux isolantsou encore avoir recours au bois massif, à des briques monomur creuses qui se passent d’isolant, à du béton écolo de type Clinker, Cemroc, béton cellulaire… 3. Opter pour une bonne isolation Les solutions sont multiples, sachant que chaque produit dispose d���avantages et d’inconvénients pouvant faire varier les gains en isolation de 5 à 30 % selon les endroits de la maison (murs, toiture, ponts thermiques). C’est le cas, notamment, avec les isolants à

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base minérale (laine de verre ou de roche), synthétique (polystyrène…), végétale (liège, chanvre, lin, cellulose…) ou animale (laine de mouton, plumes de canard…). 4. Bien ventiler En théorie, une maison bien isolée et bien ventilée ne nécessite plus de chauffage, sauf dans le cas d’un hiver particulièrement rigoureux. Ainsi, l’échangeur de chaleur de la VMC double fl ux (ventilation mécanique contrôlée) récupère les calories de l’air vicié évacué afin de réchauffer l’air entrant apportant un rendement compris entre 60 et 90 %. C’est également le cas du puits canadien qui capte l’air extérieur en le faisant circuler dans un tuyau enterré à 2 mètres de profondeur, dont l’effet est de le réchauffer l’hiver et de le refroidir l’été grâce à l’inertie thermique du sol (peu de variation en degrés). 5. Privilégier les énergies vertes Le choix doit s’effectuer selon la région en optant soit pour le solaire, l’éolien, le bois de chauffage ou la pompe à chaleur associée à un plancher chauffant. Par exemple, pour un chauffeeau solaire, 2 à 8 m2 de capteurs plus un ballon de 250 à 400 litres peuvent couvrir de 40 à 80 % des besoins pour 4 personnes. En combinant l’eau chaude et le chauffage, il faut alors de 10 à 20 m2 de panneaux et un ballon de 500 à 2 000 litres pour assurer 50 % des besoins annuels d’une maison de 100 m2. Une pompe à chaleur standard permet d’économiser entre deux tiers et trois quarts de chauffage, sans compter l’éventuelle revente de l’électricité en surplus à EDF. 6. Gérer l’eau La récupération de l’eau de pluie et des eaux grises (douche et lavabo) abaisse la consommation d’eau d’environ 40 %. De la même manière, prendre une douche quotidienne au lieu d’un bain permet d’économiser 36 000 litres d’eau par an (36 m3). 7. Adapter son comportement Dans un foyer lambda, une bonne gestion d’énergie permet d’obtenir jusqu’à 20 % d’économie. Pour cela, il faut chauffer à 19 °C le jour et 17 °C la nuit, sachant qu’une baisse constante de 1 degré économise 7 % d’énergie. Il faut également laver à 30 °C, éteindre les appareils électriques en veille et choisir des lampes basse consommation qui brûlent quatre à cinq fois moins d’énergie et durent six à dix fois plus longtemps.

n DIAGNOSTIC ET LABELS DANS L’IMMOBILIER LES 8 DIAGNOSTICS OBLIGATOIRES

Depuis le 1er janvier 2011, tout contrat de vente d’un bien immobilier doit comprendre huit diagnostics obligatoires. Ceux-ci sont à la charge du vendeur afin d’apporter à l’acheteur une protection contre les vices cachés en cas d’apparition d’un dommage après la vente du bien. Ils peuvent servir également d’argument de négociation (logement sans travaux, économie d’énergie) et de critère d’estimation du prix de vente. Pour l’acheteur, les diagnostics apportent incontestablement plus de transparence sur l’état du bien immobilier ainsi que des arguments de réduction de prix en cas de travaux à faire. • Diagnostic plomb Il concerne l’absence de risque d’exposition et de contamination au plomb. La validité est d’un 1 an et illimitée en cas d’absence de plomb. • Diagnostic amiante Il recouvre l’absence de produits d’amiante dans les murs. Soit il impose des travaux, soit sa validité est illimitée. • Diagnostic termites Il contrôle l’absence de termites ou de zones susceptibles d’être contaminées. Sa validité est de 6 mois. • Diagnostic gaz Il garantit la bonne conformité des installations de gaz. Sa validité est de 3 ans. • Diagnostic ERNT Il détermine la possibilité de risques naturels et technologiques en fonction de l’emplacement du bien. Sa validité est de 6 mois. • Diagnostic électrique Il audite l’état de l’installation électrique et fait, si nécessaire, des préconisations d’amélioration. Sa validité est de 3 ans. • Diagnostic assainissement des eaux Il détermine si le système d’assainissement des eaux usées est conforme aux normes européennes, notamment en cas de maison individuelle sans tout-àl’égout. Sa validité est de 8 ans. • Diagnostic performance énergétique (DPE) Obligatoire depuis le 1 er novembre 2006 pour la vente d’un bien ainsi que dans

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Dossier immobilier

LES LABELS ENERGÉTIQUES POUR LES CONSTRUCTIONS NEUVES

En France, le secteur du bâtiment représente 46 % de la consommation d’énergie, avec 26 millions de résidences principales dont 13 millions sont des maisons individuelles, 6 millions des copropriétés et 4 millions d’immeubles collectifs d’habitations et maisons individuelles groupées. Cet ensemble loge 65 millions de Français et représente environ 2,6 milliards de mètres carrés bâtis, avec une consommation énergétique moyenne de l’ordre de 240 KWh/m2/an se situant ainsi au niveau E du DPE, soit une catégorie encore trop énergivore. L’usage du label énergétique permet d’attester qu’un bâtiment respecte bien un niveau global de performance énergétique supérieur à l’exigence réglementaire. Ce niveau de performance est lui-même contrôlé et certifié par un organisme agréé. Son obtention est alors un gage de qualité destiné à apporter un avantage lors de la vente d’un bien immobilier, ainsi que pour obtenir une aide de l’ANAH ou celle d’une banque. Cette démarche contribue également à améliorer le confort des habitants en permettant de réaliser, à terme, de réelles économies d’énergie. Il est toutefois conseillé, lors d’une rénovation, de ne pas engager de dépenses trop importantes en ce domaine dont le retour sur investissement pourrait être difficile à atteindre, sauf sur une longue période. • Réglementation thermique 2005 (RT 2005) La RT 2005 concerne les demandes de permis de construire déposées après le 1er septembre 2006. En France, c’est la RT 2005 qui définit les valeurs de performances énergé-

tiques minimales d’un bâtiment neuf et les modalités de son calcul. La RT 2005 définit une consommation d’énergie maximale exprimée en énergie primaire. Cette consommation comprend le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage. Les exigences de performances au m2/an varient selon l’énergie primaire utilisée. Si l’énergie primaire employée pour le chauffage est un combustible fossile, la consommation maximale doit être de 130 kWh/m2/an dans les zones climatiques les moins favorisées ou 80 kWh/m2/an dans la zone Méditerranée. Si l’énergie primaire employée provient d’une centrale électrique, la consommation maximale doit être de 250 kWh/m2/ an. La RT 2005 introduit également des performances minimales requises pour les équipements de chauffage, ainsi que des limitations de déperdition de chaleur et de ponts thermiques. • Réglementation thermique 2012 (RT 2012) Jusqu’à présent, les différentes RT se contentaient de réduire tous les cinq ans de 10 à 20 % les consommations en exprimant la valeur à respecter par rapport à un bâtiment de référence. Cette valeur exprimée en kWhep/m2 (kWh d’énergie primaire par m2 SHON) dépendait de nombreux paramètres propres liés au projet (forme du bâtiment, détail des installations…). La consommation en énergie primaire à respecter pouvait alors varier fortement d’un bâtiment à l’autre. Avec la RT 2012, le coefficient de référence calculé à partir des détails du bâtiment est remplacé par une valeur absolue, indépendante de la forme du bâtiment. Le gain par rapport à la dernière RT 2005 doit être de 50 % au moins. Ainsi, la future RT 2012 prévue pour 2013 exigera que toutes les constructions neuves présentent, en moyenne, une consommation d’énergie primaire inférieure à 50 kWh/m2/an. • HPE 2005 (Haute Performance Énergétique) Correspond à une consommation conventionnelle d’énergie primaire inférieure de 10 % à la consommation de référence de la RT 2005. • THPE 2005 (Très Haute Performance Énergétique) Correspond à une consommation conventionnelle d’énergie primaire inférieure de 20 % à la consommation de référence de la RT 2005.

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le cadre d’une location depuis le 1er juillet 2007, il dresse à partir de factures la consommation d’énergie moyenne. Sa validité est de dix ans si des travaux ne sont pas réalisés durant cette période. À compter du 1er janvier 2011, la nouvelle réglementation thermique 2012 s’applique pour les logements, en prévoyant la réalisation d’un DPE qui va de la note A pour une consommation énergétique totale (chauffage + éclairage) inférieure à 50 Kwh par m2/an, soit l’équivalent de 250 € de dépenses, à l’extrême de la classe G correspondant à une consommation supérieure à 450 Kwh par m2/an, soit environ 2 000 €. La bonne moyenne est D avec une consommation comprise entre 151 et 230 Kwh par m2/an soit entre 750 et 1 150 €.

• HPE EnR 2005  Correspond à une consommation conventionnelle d’énergie primaire inférieure de 10  % à la RT 2005  sachant que plus de 50 % de la consommation de chauffage doit être assurée par un générateur utilisant la biomasse ou par un réseau de chaleur utilisant lui-même plus de 60 % d’énergies renouvelables. • THPE EnR 2005  Correspond à une consommation conventionnelle d’énergie primaire inférieure de 30 % à la consommation de référence de la RT 2005. Ce label nécessite de recourir aux énergies renouvelables (biomasse, solaire thermique ou photovoltaïque, ou pompe à chaleur). • BBC EFFINERGIE Ce label est attribué aux logements neufs consommant en moyenne moins de 50 kWh/m2/an en énergie primaire selon les zones climatiques et l’altitude. En France, il est dispensé par l’organisme certificateur indépendant Promotelec. Cette valeur est modulable et peut atteindre 70 kWh/m2/an en Isère avec une consommation prenant en compte les besoins en chauffage, eau chaude sanitaire, auxiliaires de chauffage et de ventilation (pompes), éclairage et climatisation. Outre ces critères de consommation énergétique, les bâtiments BBC EFFINERGIE doivent respecter des contraintes d’isolation, d’étanchéité à l’air et de ventilation. Le surcoût d’une construction BBC varie de 5 à 10 %.

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• Les labels Minergie Ce label d’origine suisse définit la consommation énergétique d’un logement sur la base de l’étanchéité à l’air, la limitation des ponts thermiques, l’aération douce. Le label Minergie témoigne de la priorité apportée à l’enveloppe du logement afin de réduire au maximum les déperditions thermiques. En pratique, les maisons neuves labellisées Minergie ont une consommation énergétique quatre à cinq fois moins élevée que les bâtiments existants et deux fois moins élevée que les constructions aux normes suisses actuelles. Il existe plusieurs niveaux de construction Minergie : Minergie, MinergieEco, Minergie-P.

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• Minergie La consommation énergétique d’un logement neuf respectant la norme Minergie ne doit pas dépasser 38 kWh/m2/an en énergie finale, pondérée selon la source d’énergie primaire. Cette consommation énergétique comprend le chauffage, l’eau chaude sanitaire et l’électricité pour l’aération mécanique et ou la climatisation. Le label intègre

également une valeur limite d’investissement qui ne peut être au maximum que de 10 % supplémentaire. • Minergie-Eco En plus de respecter les critères Minergie, les constructions certifi ées MinergieEco doivent remplir des exigences de modes de construction sains et écologiques. Ce Label est applicable aux nouvelles constructions pour les catégories administrations, écoles et bâtiments locatifs, dont la surface minimale est 2 000 m2. • Minergie-P Ce standard fixe des exigences en matière de rentabilité, de confort et d’esthétique. La consommation énergétique dans l’habitation neuve ou ancienne ne doit pas dépasser 30 kWh/m2/ an en comprenant les besoins en chauffage, eau chaude sanitaire, aération et climatisation. Des fenêtres « triple vitrage » sont nécessaires pour atteindre de telles performances énergétiques. De plus, les logements Minergie-P exigent de recourir aux énergies renouvelables, à l’installation de luminaires économiques et de n’utiliser que des appareils électroménagers de classe énergétique A. Les bâtiments Minergie-P ne peuvent présenter qu’un surcoût de 15 % maximum. • PassivHaus Ce label allemand est le standard européen dans la construction de maison passive. Il est assuré en France par l’association La maison passive en France. Ses critères énergétiques sont au nombre de trois : une consommation en énergie utile pour le chauffage de 15kWh maximum/ m2/an peu importe l’altitude et la zone climatique. une valeur d’étanchéité de l’enveloppe. une consommation de l’habitat maximum de 120 kWh/m2/an. Contrairement au label Minergie, la consommation en énergie primaire dans une maison Passivhaus inclut, en plus du chauffage et de l’eau chaude sanitaire, la consommation des auxiliaires (pompes) ainsi que la consommation de l’électroménager. L’installation d’une ventilation double flux haute efficacité est quasiment obligatoire afin de réchauffer l’air en hiver et de le rafraîchir en été. • BEPOS (Bâtiment à énergie positive) Il s’agit d’un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme en dépassant son besoin en énergie à travers la production d’énergies renouvelables en quantité suffisante pour assurer son indépendance énergétique. La consommation énergétique au m2/an dans une maison BEPOS est donc de 0 kwh/m2/an. Un bâtiment ne peut être considéré comme positif que s’il a déjà

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obtenu le label BBC-Effinergie. Ce label sera obligatoire pour tous les logements neufs à partir de 2020. LES LABELS ENERGÉTIQUES POUR LA RÉNOVATION DE CONSTRUCTIONS EXISTANTES

Ce type de label ou de certificat nécessite la participation d’un expert en rénovation énergétique qui doit préconiser l’ensemble des travaux à réaliser. Par exemple, le changement d’un équipement de chauffage doit tenir compte également des déperditions calorifi ques du logement dans son ensemble. Principaux labels : • EVE (Label électricité verte) Le label d’électricité verte est une initiative du CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) et de WWF-France qui garantit, après audit indépendant, le respect d’un certain nombre de critères organisés autour de trois axes principaux : Respect de l’environnement Lutte contre l’effet de serre Protection des consommateurs Ce label écologique privé vise à éclairer le consommateur dans son choix afin de distinguer les offres et les démarches les plus qualitatives en matière d’électricité verte. • Minergie Ce label est éligible pour tous les logements anciens sachant que la consommation maximale en énergie primaire à atteindre ne doit pas dépasser 60 kWh/m2/an après rénovation. • Rénovation Énergétique Il est éligible pour tous les logements anciens selon 4 niveaux après rénovation : consommation maximale en énergie primaire de 100 kWh/m2 shon/an consommation maximale en énergie primaire de 150 kWh/m2 shon/an consommation maximale en énergie primaire de 210 kWh/m2 shon/an consommation maximale en énergie primaire supérieure à 210 kWh/m2 shon/an si le gain est supérieur à 50 % • BBC EFFINERGIE Rénovation Ce label est éligible pour tous les logements anciens construits après 1948. La consommation maximale en énergie primaire du logement rénové ne doit pas dépasser 80 kWh/m2  shon/an et peut être pondérée selon les régions et l’altitude.

n LA MESURE DE LA PERFORMANCE DANS L’IMMOBILIER D’ENTREPRISE Selon Jean-Louis Guilhamat, responsable Corporate Stratégies chez CB Richard Ellis France, « le poste immobilier est souvent le 2e centre de coûts des entreprises après les charges de personnel ». Pour améliorer la performance immobilière des entreprises, il préconise une analyse méthodique des coûts selon la logique de la « distribution de Pareto ». En répondant à des questions simples comme, par exemple, « Mon espace immobilier est-il efficace ? » ou « Mon taux d’occupation correspond-il à mes besoins ? », il s’agit alors de comparer les valeurs de référence observées sur le marché (valeurs Benchmark) aux performances obtenues dans l’entreprise selon six axes d’efficacité. Cette comparaison permet d’avoir une idée précise des économies potentielles que peut réaliser l’entreprise, tout en modélisant les situations afin d’intervenir sur les différentes performances. Pour ce spécialiste, « l’immobilier d’entreprise est un gisement de valeur et de compétitivité, à condition qu’on le considère en premier lieu comme un outil de travail pour les salariés avant d’être un coût. La gestion immobilière constituant un autre levier de la création de valeurs ». Les six principaux axes d’efficacité : 1. Performance financière Elle se détermine par l’optimisation du coût au m2 ou par poste de travail. Elle comprend, au départ, le loyer et les aspects juridiques du bail (état des lieux d’entrée/sortie, échéance des baux, état des lieux, clauses relatives aux obligations de réparation et celles négociables telles que le ravalement de façade, travaux de mise en conformité… Elle intègre également les différentes taxes (foncières, sur les bureaux, enlèvement des déchets), les charges liées au bâtiment (communes et privatives), ainsi que les postes de services à la personne (courrier, reprographie, postes informatiques…). De cet audit d’ensemble peuvent se déterminer ensuite des coûts d’exploitation directement liés à l’occupation du bien immobilier.

MON IMMEUBLE EST-IL EFFICACE ?

Principaux indicateurs utilisés dans la simulation CB Richard Ellis pour un calcul de performance de l’immeuble : • Surface SUBL (m2) • Surface SUN (m2) • Loyer (hors parking (m2/SUBL) • Loyer annuel (hors parking • Ratio SUN/SUBL 2. Performance de l’immeuble Elle évalue le rendement utile de l’immeuble, c’est-à-dire la proportion de surfaces réellement exploitables pour implanter des postes de travail. Elle permet ainsi de donner une idée sur les effectifs pouvant être hébergés sur le site. L’efficacité du bâtiment est calculée à l’aide du ratio Surface utile nette (SUN) / Surface utile brute locative (SUBL). Plus le ratio est élevé, plus la surface de l’immeuble peut être rentabilisée et utilisée pour loger les effectifs. En général, les coûts par poste de travail et le coût immobilier global annuel diminuent au fur et à mesure que ce ratio augmente. Il en résulte que l’augmentation de la Sun par des aménagements spécifi ques peut entraîner des économies considérables de coûts. 3. Performance opérationnelle Elle est mesurée par le taux d’occupation, c’est-à-dire l’effectif constaté (postes de travail occupés) par rapport au nombre de postes de travail installés. En général, toute entreprise dispose de réserves de postes non utilisés lui permettant d’aménager son espace de travail en fonction de ce dont elle a réellement besoin, et/ou de l’organisation qui lui sied le mieux, et non pas seulement en fonction de la répartition numéraire de ses effectifs. De là, découle différentes initiatives d’aménagement en Open space, plateau technique, desk sharing (espace de travail partagé)… MON TAUX D’OCCUPATION CORRESPOND-IL À MES BESOINS ?

Principaux indicateurs utilisés dans la simulation CB Richard Ellis pour un calcul de performance opérationnelle : • Nombre de postes de travail installés • Effectif constaté (postes de travail occupés) • Loyer/poste de travail (hors parking) • Loyer annuel (hors parking • Ratio poste de travail/effectif • Postes en réserve 4. Performance virtuelle Selon J.-L. Guilhamat, « cette approche consiste à concevoir une affectation optimale

de l’espace de travail des employés en optimisant le ratio postes installés/effectifs du site ». En réalité, il existe toujours un écart entre le nombre d’employés d’un site et les personnes physiquement présentes à un moment donné. C’est le cas, par exemple, avec une entreprise type comme « Renault qui estimait qu’environ 40 % de ses postes de travail n’étaient pas occupés à un instant “t” et que 15 % n’étaient tout simplement pas attribués ». En réalité, nombreux sont les espaces consommateurs de m2 (salles de réunion notamment) qui ne sont jamais utilisés à temps plein. Cette hypothèse suppose de prendre davantage « en considération le volume total horaire travaillé physiquement dans l’établissement, sachant que la mobilité des salariés a explosé ces dernières années, dont les causes sont bien connues : télétravail, nouvelles technologies, voyages professionnels, formations continues… ». 5. Performance fonctionnelle C’est l’un des leviers les plus importants ainsi qu’un élément essentiel de la maximisation de la performance immobilière via le calcul du nombre de m2 de SUN par rapport au nombre de postes de travail installés. La performance est directement liée au coût du loyer, ce qui amène habituellement les gestionnaires à agir sur la densification des espaces de bureaux en matière d’aménagement, d’équipement et d’agencement du mobilier. 6. Performance environnementale Il s’agit de faire des économies sur la consommation énergétique des locaux par m2. En France, les constructions immobilières sont à l’origine de 40 % de la consommation d’énergie avec des moyennes importantes (314 kwh/m2/an en 2007 dans les bureaux parisiens) alors que le Grenelle de l’Environnement a pour objectif de porter la consommation moyenne annuelle des bâtiments tertiaires à 150 kwh/m2/an en 2020. MES ESPACES SONT-ILS BIEN AMÉNAGÉS ?

Principaux indicateurs utilisés dans la simulation CB Richard Ellis pour un calcul de performance fonctionnelle : • Surface SUBL (m2) • Surface SUN (m2) • Loyer (hors parking (m2/SUBL) • Loyer annuel (hors parking) • Ratio SUBL (en m2/poste) Principales sources utilisées : CB Richard Ellis - Environnement Magazine Le Point - Sciences Et Avenir www.objectif-eco-habitat.com

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• EFFINERGIE rénovation Label éligible à tous les logements anciens construits avant 1948  ayant une consommation maximale en énergie primaire du logement rénové ne dépassant pas 80 kWh/m2  shon/an, laquelle est pondérée selon les régions et l’altitude.

• HPE Rénovation Eligible à tous les logements anciens construits après 1948. La consommation maximale en énergie primaire du logement rénové ne doit pas dépasser 150 kW/m2/an en étant pondérée selon les régions et l’altitude.

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Dossier technologie Télécoms et mobiles, l’arrivée du 4G

n TÉLÉCOMS ET MOBILES, L’ARRIVÉE DU 4G UN DÉBIT dix FOIS SUPÉRIEUR

La 4G ou « 4e génération » est un nouveau format de transmission de données en matière de téléphonie mobile. Elle permet le « haut débit mobile » en se rapprochant technologiquement de l’Internet sous forme d’« ADSL du téléphone » avec un débit dix fois plus rapide qu’actuellement. Elle succède à la 3G (qui permet déjà l’envoi de données) et à la 2G (voix et SMS) en offrant un téléchargement plus facile des applications même sans Wifi. La 4G fonctionne avec ses propres antennes et un modèle de téléphone qui supporte cette technologie dans une zone couverte par le nouveau réseau. L’intérêt pratique de la 4G est qu’elle permet un débit descendant théorique de 150 Mb/s et montant de 50 Mb/s, soit des débits théoriquement jusqu’à dix fois supérieurs à ceux de la 3G+. Cette nouvelle capacité d’échanges favorise une diminution des temps de réponse, l’augmentation de la capacité de transport des données, tout

Est-ce que Google dirige le Net ?

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« L’arrivée de la 4G permet des débits dix fois supérieurs à ceux de la 3G+ »

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en autorisant des usages en mobilité comme le cloud gaming, le streaming en haute définition, l’accès à tous les documents stockés dans un cloud, l’utilisation de la visioconférence, le visionnage de vidéos ou encore le partage et l’envoi de pièces « lourdes » (sons, photos, vidéos), etc. Par exemple, là où le téléchargement d’un album prend une vingtaine de minutes en 3G et 1,15 minute en 3G+, il ne prend que 10 secondes en 4G. Idem pour le téléchargement d’un film qui prend plus d’un quart d’heure en 3G+ et s’effectue dorénavant en 2 minutes en 4G. MAIS UNE LENTE COUVERTURE NATIONALE

Tous les opérateurs français qui ont obtenu des licences 4G à la fin 2011 doivent tenir les engagements de couverture fixés par l’Arcep. Ainsi les détenteurs de fréquences dans la bande des 800 MHz sont tenus de couvrir 98 % de la population dans les 12 ans après la date de délivrance de l’autorisation et 99,6 % au bout de quinze ans. Ils doivent, en outre, atteindre un taux de couverture minimal de 95 % de la population dans chaque département métropolitain à une échéance de quinze ans et de 40 % en cinq ans dans un certain nombre de zones de déploiement prioritaires (zones les moins denses). Dans la bande des 2,6 GHz, l’autre bande de fréquence dans laquelle il est possible d’exploiter la 4G, l’objectif est d’atteindre un taux de couverture de 75 % de la population métropolitaine également douze ans après la délivrance de l’autorisation. Globalement, selon l’effet toile d’araignée, 35 % de la population française doit avoir accès à la 4G d’ici la fin de l’année faisant que l’arrivée de cette technologie est destinée à devenir un véritable outil d’aménagement du territoire pour les collectivités locales. En 2013 et 2014, sa mise en place sera progressive et restera limitée sur le plan géographique ainsi qu’en termes de segmentation de clientèle. Ce sont les entreprises et les professionnels concentrés sur certains lieux équipés qui seront principalement desservis, ainsi qu’une clientèle grand public localisée dans les grandes zones urbaines. Il faut dire que la France n’est pas spécialement en avance en ce qui concerne le déploiement de la 4G alors que les premières offres commerciales ont été lancées en 2009 en Suède et en 2010 aux États-Unis. Aujourd’hui, plusieurs dizaines de pays ont recours à la 4G dont l’Allemagne et le Royaume-Uni avec de gros succès au Japon et en Corée du Sud. LES PRINCIPALES CONDITIONS D’UTILISATION

Pour en bénéficier, il est nécessaire de disposer d’un smartphone 4G, d’une tablette compatible 4G ou d’une clé 4G pour les PC. À noter que l’iPhone 5, compatible 4G aux États-Unis, ne l’est pas encore en France car il utilise la bande des 1 800 MHz. Il peut le devenir dans l’éventualité où l’Arcep accorde le droit aux opérateurs d’exploiter la 4G dans cette bande de fréquence. Actuellement 15 % des Français possèdent des tablettes et 45 % des smartphones avec un taux qui doit atteindre les 80 % dans les deux prochaines années. Dans les secteurs où la couverture 4G s’avère moins bonne, le téléphone basculera automatiquement sur le réseau H+, un réseau intermédiaire trois fois plus rapide que la 3G+. À titre indicatif, le forfait comprenant appels, SMS, MMS illimités et 4G est de l’ordre de 30 à 40 € selon les opérateurs avec en moyenne 2 Go de data rechargeables et un engagement de deux ans. Généralement, un complément d’une dizaine d’euros doit être la règle chez tous les possesseurs actuels de forfait 3G.

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n EST-CE QUE GOOGLE DIRIGE LE NET ? OUI, MAIS PAS TOUT SEUL !

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Numéro 5 | Octobre – Novembre – Décembre 2013 | Page 30 

E N P A R T E N A R I AT A V E C :

Alors même que la nouvelle économie devait tout ravager sur son passage en matière de gratuité, de liberté et de démocratie appliquée, alors même que certains trublions comme Google, actuellement l’étoile n°1 de la nouvelle économie, ont pris énormément d’importance tant du point de vue technique, économique que social, on peut tout de même se demander si le point de maturité du « web classique » n’a pas été atteint. Il est clair que le web est vieillissant pour deux grandes raisons, même si l’influence de Google perdure autant par son moteur de recherche que par ses innovations régulières et ses prises de position. La première raison du vieillissement du Web est que celui-ci repose principalement sur un modèle technique de livraison de contenus via des navigateurs qui ne sont pas conçus au départ pour permettre une interaction forte et une communication bidirectionnelle malgré des centaines de milliers de sites web, blogs et milliards de pages, vidéos et contenus pas toujours ciblés, qualifiés ou intéressants. La seconde raison est que les géants du Net centralisent l’essentiel du trafic, ce qui est parfaitement contraire à l’esprit de

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départ d’Internet qui a toujours prôné la décentralisation à outrance, même si Google affiche une position claire en matière de neutralité du réseau (liberté d’usage pour tous les acteurs). LA MUTATION DU NET

Pour Google, comme pour d’autres, c’est l’arrivée du web 2.0 qui a commencé à changer durablement les choses avec la présence concomitante de nouvelles technologies, la mobilité 3G/4G et de nouveaux usages. Toutes ces avancées ont contribué à changer profondément le paysage mondial d’Internet en le rendant à la fois plus concentré, plus « social », plus « domotisé » et plus « Apps ». Plus « social » face à l’immense « Tour de Babylone » que représente l’Internet, que Google a d’ailleurs parfaitement réussi à rationaliser, en favorisant l’émergence d’un nouveau mode de tri et de sélection des contenus grâce à la recommandation directe via les réseaux sociaux de ses propres « amis », collègues et communautés d’intérêts. Ainsi Facebook aurait déjà dépassé Google en terme de trafic pur face à des internautes qui font de moins en moins de recherches sur les moteurs pour

trouver les contenus en préférant utiliser leur timeline (Facebook, Twitter…). Un Internet plus « domotisé » par l’ensemble des services accessibles en matière de sécurité, de surveillance, de téléphonie, de consoles de jeux, de télévision, d’appareils électroniques…, avec l’usage communicant et multisupports des PC, smartphones, IPad et tablettes. Un Net plus « Apps » du fait que des centaines de milliers d’applications sont dorénavant accessibles par voie Mobile, sur Apple ou encore sur Androïd, en simplifiant nettement les usages (mais en les orientant vers les acteurs payants) s’exonérant ainsi de la gratuité du web classique.

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GOOGLE JOUE SUR LA CONCENTRATION D’INFORMATIONS

Malgré ces grands changements, Google a encore de très beaux jours devant lui, notamment avec l’avènement du cloud computing, cette technique qui consiste à centraliser les applications, les sources et les données, sur des serveurs décentralisés reliés eux-mêmes à de gigantesques data centers. Avec sa suite Google Documents et Apple avec son Mobile

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Me, ces géants du Net prouvent que l’Internet a perdu peu à peu de son idéal initial pour devenir un lieu de concentration d’informations placé sous tutelle oligopolistique. Un hyper-espace virtuel dans lequel chacun devient peu à peu otage du système par le biais d’une présélection des contenus à la source des moteurs de recherche, par la perte de souveraineté sur son propre contenu et par un renforcement économique des géants du Net. Soit autant d’évolutions qui rendent captifs les utilisateurs et entretiennent une aliénation technique à forte dépendance visà-vis des produits et services disponibles, tout en pouvant exploiter secrètement les données privées à l’insu de chacun en liaison avec les grands services secrets américains et autres Big Brothers. INTERNET PLACÉ SOUS POSITION DOMINANTE

Ce qui est sûr, c’est que l’hyper-espace d’Internet est devenu un enjeu économique majeur en s’appropriant les bonnes vieilles habitudes de l’économie de production à savoir : l’aliénation du client du point de vue des moyens technologiques et de l’accès, la claire domina-

tion de l’offre sur la demande avec l’obligation de se plier aux règles édictées, la mise sous contrôle tarifaire et technique du client… En cela, il est possible de dire que Google codirige l’avenir du Net avec bien d’autres acteurs, presque tous d’origine américaine, en occupant des positions franchement, voire abusivement dominantes, réunissant les quatre principaux pouvoirs : • Le pouvoir technique qui gère la stabilité et le développement technique d’Internet ; • Le pouvoir d’adressage, de distribution des adresses IP et noms de domaine ; • Le pouvoir économique des grands groupes qui impose implicitement toutes les modifications technologiques ; • Le pouvoir politique, avec les États, qui contribue à maîtriser de plus en plus ce média originellement citoyen ! Principales sources utilisées : Lexpress.fr mobile4g.fr dofollow.bz

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