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Les

NOUVELLES

des deux rives 2,20€ JUIN 2010

JOURNAL INDÉPENDANT DES RIVES DE SEINE

Numéro 93

Qui osera urbaniser l'Hautil ?

Dossier exclusif pages 6 à 12


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LES NOUVELLES DES

ÉDITORIAL

JUIN 2010

Tous pour un… et chacun pour soi

L

’économie néolibérale a conduit à renforcer l’impératif de compétitivité dans un contexte de mondialisation effrénée. En termes de géopolitique, la Chine et les pays émergents prennent une place prépondérante dans les affaires du monde. Ce devrait être le signal d’un monde multilatéral qu’on pourrait imaginer propice à une vie de paix et d’harmonie.

Mais la démocratie représente-t-elle encore le modèle universel pour l’humanité ? Car les «  acteurs économiques  » se sont accommodés des transactions avec des régimes peu ou pas démocratiques du tout.

Cela dit, cette tendance lourde – libérale, mondialisée – affecte aussi l’Europe, par conséquent la France, et ce malgré les discours lénifiants pour la création d’un espace européen où il ferait bon vivre ensemble. L’Europe a récemment hésité pour « sauver la Grèce » de la catastrophe financière. Les impératifs financiers triomphent malgré la nécessité politique d’agir. Le diktat de nos «  ayatollahs  »

En ce qui concerne l'inteco' (CA2RS), elle devait mutualiser les moyens, porter les projets-phares, être proche des attentes et des besoins des gens… «  pour être un territoire attractif » économiquement parlant. Et si possible réduire la pression fiscale !

Or, cette vision des fondateurs de l'interco' devient difficile à concrétiser en raison d’une multitude de facteurs qui surgissent et viennent entraver la progression d’un véritable travail collectif. Qu'est devenu le «tous pour un ! » lancé en 2007 à la création de l’interco’ ? Le « projet partagé » n’est qu’un alibi de communication, et le site internet de l’agglomération, pourtant prévu fin 2009, tarde à sortir, ce qui nourrit le sentiment d’opacité de l’interco’. Deux villes, Carrières-sous-Poissy et Andrésy, ne jouent plus collectif, par exemple dans le domaine culturel (pour la première) et dans l’aménagement du territoire (la seconde). Plus surprenant, Hugues Ribault, le maire d’Andrésy et par ailleurs conseiller général, «consulte» actuellement la population sur un projet «  pharaonique  » de 44 hectares de lotissement, qui risque de déséquilibrer les quatre axes structurant la réalisation de cinq grands projets  (1) de l’interco’. L’édile d’Andrésy «consulte» mais ne pratique pas la concertation, ni avec sa population, ni avec les instances intercommunales. Ces indices sont néfastes pour la consolidation et la viabilité politique de l’interco’. Pourquoi Maurecourt, Villennes, Médan, Vernouillet nous rejoindraient-telles, si cette tendance – le « chacun pour soi » - s’amplifie ? Il est temps de mettre de l’ordre dans ce petit bazar intercommunal.

«Pourquoi Vernouillet, Maurecourt,Villennes, Médan... nous rejoindraient-t-elles, si cette tendance s'amplifie ?»

de la pensée néolibérale et de la concurrence effrénée pourrait conduire à des situations quasirévolutionnaires en Grèce et demain en Espagne ou au Portugal. Cherchons les vrais responsables de la débâcle  : les gouvernements précédents en Grèce et en Espagne… bien sûr et les spéculateurs professionnels qui ont bâti une économie sur «  un virtualisme  » et un endettement «  privé et public » sans précédent. En France, les réformes actuelles – sur les dossiers tels la retraite, l’éducation, la police, la santé – ne laissent guère présager à court et à moyen terme, une situation juste et équitable pour l’ensemble des Français. Le chacun pour soi l’emporte. Même les syndicats, victimes de leur faiblesse, sont également responsables de cette dégradation sociale !

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Rodrigo ACOSTA (1) Centralité de Carrières, Ecopôle sur la Plaine, Coeur vert, Couronne urbaine au nord de l'agglomération, Parc des berges de la Seine.

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SOMMAIRE

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ÉDITORIAL

Tous pour un... et chacun pour soi

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3

ART MODERNE

DOSSIER Consultation locale à andrésy pages 6 à 7

Les dix questions du projet La position du maire d'Andrésy

page 9

Le maire de maurecourt condamme le projet

page 10

L'avis des opposants au projet

page 12

ACTUALITÉ LOCALE

andrésy

Stéphane Diagana aux Cardinettes Suppresion de classe à l'école "le parc"

carrières

1e prix national de la "ville événementielle" Imaginer une ville innovante

13 page 14 page

page 15 page

chanteloup Tulipes contre le cancer

page 17

Côte de chanteloup la magie continue

Y-a-t-il encore un service public postal ? triel verneuil L'opposition aux "ULM" joue sur deux aspects vernouillet Jeunes et chômage

interco'

16

pages 18 à 19 pages 20 à 22 page 23 page 24

L'aire de grand passage ne se fera plus !

« Et si... », installation de Christine O'Loughlin à Andrésy. Sculptures contemporaines sur l'Ile Nancy

Page 34

RENCONTRE politique

Le nouveau député Arnaud Richard

page 25

CONTROVERSE triel-sur-seine Pour une poignée d'euros SPORTS

page

26

natation

Hugues Duboscq aux Mureaux

page

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rugby

Les juniors de Triel à nouveau champions !

page

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football

US Verneuil assure le maintien

page

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Dupont et Dupond

page

30

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RENCONTRE

CULTURE un jour un livre

bloc-notes de l'histoire Au bord de l'eau commémoration

L'appel du 18 juin 1940

page

32

espace

Autour des collections à Verneuil

page

33

Le jardin des arts à Andrésy

page

34

Pascal Quijoux reçoit le prix Louis bril

page

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M.-B éjart

sculptures

beaux - arts

CUISINE recette

Les tripes à la mode de Caen

EN BREF 4

pages

36 à 37

pages

38 à 39

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Le nouveau député Arnaud Richard nous a accordé un entretien exclusif, «Chez nous».

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SOMMAIRE

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ACTUALITÉ LOCALE

Une valeur sûre de l'athlétisme français donne son nom à un nouveau complexe sportif à Andrésy.

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Les Nouvelles des Deux Rives Journal indépendant, fondé en 2001 Éditeur fondateur : Rodrigo Acosta Directeur de publication : Rodrigo Acosta Commission paritaire : 0311 I 79525 ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271 Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z TVA FR 76 490 151 271 Publicité et rédaction : 50 rue des Créneaux - BP 31 78510 Triel-sur-Seine Tél.: 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Les Nouvelles des Deux Rives est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité.

A Chanteloup-les-Vignes, la fête de la commune a commencé par un dragon et s'est terminée par la belle course de côte.

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Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, Michèle Ballery, Christine Briquet, Guillaume Capoen, Damien Delerin, François Darcq, Robert Landsberger, Véronique Remont, Pierre Tassain, Raymonde Uhl, Lionel Wastl. Les photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de l'éditeur. Abonnement 10 numéros : 20 euros. Prix unitaire : 2,20 euros

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SPORTS

Un nouveau site internet a été mis en ligne depuis le 15 mai 2010. Plutôt que la reprise pure et simple du contenu rédactionnel de l’édition papier, ce site a vocation de complément. Il y a des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter.

L'Entente cycliste Verneuil Vernouillet et Triel a inauguré ses nouveaux maillots par un podium de qualité..

Le site est organisé en rubriques : ACTUALITÉ LOCALE - CULTURE SPORTS - MA VILLE - ASSOCIATIONS OPINIONS - NATURE - MA MAISON. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions...trielnews@free.fr

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DOSSIER

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CONSULTATION LOCALE À ANDRÉSY

La mairie d'Andrésy organise une consultation locale le mercredi 30 juin sur «un projet de ville, un projet durable». «Les Nouvelles de Deux Rives» portent à la connaissance de ses lecteurs toutes les pièces d'un dossier, par essence, complexe et politiquement sensible. Le journal ouvre ses colonnes à tous les points de vue.

10 questions sur le projet d’urbanisation des coteaux Passage en revue des points 3.- LES ÉCOQUARTIERS On peut s’étonner que RFF soit absent de cette consultation alors qu’il chauds du « projet de ville » SONT-ILS LA SOLUTION ? est propriétaire des terrains. présenté par la mairie. La question posée aux Andrésiens 1.- LA POPULATION D’ANDRÉSY VA-T-ELLE S’ACCROÎTRE DE 20% EN 10 ANS ? La logique du projet est simple  : il faut construire des logements pour absorber la croissance démographique attendue de la ville. Le maire veut atteindre 15000 habitants en 2016, ce qui représente un accroissement annuel de 1,75 %, soit un réel bond démographique supérieur à toutes les projections. En effet, la population andrésienne n’a pas progressé depuis… 1990 (12 500 habitants). De plus, contrairement aux apparences, la population francilienne s’accroît très modérément : +0,5 % par an de 1999 à 2006. La hausse dans les Yvelines se limite à +0,7 % et celle du territoire Seine Aval à 0,5 % par an.

2.- POURQUOI UN SEUL PROJET POUR LA GARE, L’ANCIEN COLLÈGE ET LES COTEAUX ? Hugues Ribault l’explique : il s’agit de donner un cadre «  cohérent et harmonieux  » au développement de la ville. N’empêche  : tous les opposants font remarquer que les problématiques sont différentes et, surtout, que ce projet global permet de faire avaler la pilule de l’urbanisation jusqu'à la lisière de la forêt de l'Hautil.

sous-entend que tous les projets d’urbanisation prévus seront en écoquartiers. Il faut savoir qu’actuellement 50% des opérations immobilières en France prennent la dénomination d’écoquartiers. Nos constructeurs sont-ils tous devenus irréprochables  ? Pas vraiment  : il n’existe aucune définition officielle de l’écoquartier. Ce dernier est composé de bâtiments dits HQE (haute qualité environnementale) mais cette norme reste peu exigeante  : il suffit de satisfaire 3 des 14 cibles étudiées (construction, gestion des énergies, confort, santé…) pour obtenir le label HQE – décerné... par les industriels de la construction (AIMCC) eux-mêmes ! Sur Andrésy, promettre des écoquartiers tout en proposant un étalement urbain et du mitage sur les coteaux est pour le moins contradictoire. L’extension de la ville va à l’encontre d’un développement urbain durable, prôné par le ministère de l’écologie.

5.- PLUS DE LOGEMENTS = PLUS D’ÉQUIPEMENTS PUBLICS ? Proposer un projet global permettrait, selon la municipalité, d’accroître les chances d’obtenir des équipements publics par l’aménageur. Le maire promet des voiries, de l’assainissement, des transports en commun, des crèches, une école et du commerce. Il faut rester prudent : ces équipements seraient financés par l’aménageur. Il fera d’abord les routes et l’assainissement. Le reste n’est en rien garanti : l’aménageur doit avoir un retour sur investissement. Dit autrement, exiger de lui des équipements, c’est augmenter irrémédiablement le nombre de logements construits pour une question de rentabilité. Le maire est le premier à le savoir  : lors du premier projet d’urbanisation avorté de l’Hautil proposé par sa majorité en 1991, le nombre de logements prévus avait grimpé en deux ans pour rentabiliser les équipements publics nécessaires.

4.- LA VILLE EST-ELLE MAÎTRE DE SON PROJET À LA GARE ? Dans ses tracts, le maire et ses Les terrains à urbaniser autour de la gare appartiennent à Réseau Ferré de France (RFF). Celui-ci peut décider du devenir de ses terrains et du type d’aménagement. Proposer un écoquartier face aux voies SNCF sera délicat tant les nuisances visuelles et sonores seront importantes. Par ailleurs, tout projet devra tenir compte d’un agrandissement du parking déjà saturé.

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élus promettent l’assainissement pour les habitants actuels des coteaux, jouxtant le projet. Il n’est pas sûr que l’aménageur finance des travaux extérieurs à la zone, surtout que le coût moyen du raccordement par maison neuve individuelle est de 22  000 €. A noter que les particuliers devront prendre en charge leur raccordement au réseau collectif.


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CONSULTATION LOCALE À ANDRÉSY

6.- L’HAUTIL  : URBANISÉ OU PROTÉGÉ ? « Touche pas à mes coteaux ! » : tel est le slogan proféré par les associations, vent debout contre ce projet. Il y a bien des zones constructibles prévues au-dessus de la RD55, jusqu’au bois. Elles auront des conséquences sur le biotope local, riche en graminées et en insectes. Plus gênant pour le maire : son projet feint d’ignorer le schéma de développement de la Région Ilede-France (au prétexte qu’il n’est toujours pas avalisé par le gouvernement) qui ne prévoit aucune urbanisation au-dessus de la RD55 mais un couloir écologique («  une coupure urbaine à maintenir  ») de 400 mètres de large. Le projet du maire prévoit un couloir qui ne représente que 25 mètres, soit 10% de l'espacé suggéré ! La majorité actuelle n’est pas non plus très cohérente avec sa propre politique d’urbanisme  : en 2008, elle a étendu au-dessus de la RD55 la zone de protection du patrimoine (interdisant de facto tout projet d’écoquartiers) et – encore mieux – classé en zone N (« naturelle à protéger  ») les coteaux  ! L’adjointe à l’urbanisme devra donc détricoter son propre PLU et déclasser les zones naturelles et les friches agricoles de l’Hautil, en parfaite contradiction avec les principes du Grenelle II… Ce projet est porté par l’établissement public d’aménagement du territoire Seine-Aval (EPAMSA) parce qu'Andrésy a adhéré à cette opération d’intérêt nationale (OIN SeineAval). Or, le dossier de présentation de l’EPAMSA est très clair sur un point : « Les espaces non urbanisées des coteaux demeurent des secteurs privilégiés de développement urbain ». Du côté de la mairie, on rappelle que le projet prévoit 2/3 d’espaces verts et qu’elle exige « l’excellence environnementale et paysagère des aménagements » - objectif écrit noir sur blanc dans l’appel d’offres de l’étude urbaine en question.

sera «  intégrée dans un système urbain et appelée à accueillir du logement ». On promet des rondspoints, une route bordée d’arbres et de pistes cyclables (malgré la pente). Ainsi, d’une déviation, la RD55 deviendra un axe routier central et englobé dans la ville. Les habitations actuelles en-dessous de la route ne tourneront plus le dos à l’axe routier. Les uns y voient « la fin de la coupure de la ville  », les autres une intégration dans la ville du principal axe routier d’Andrésy (+ de 15000 véhicules/jour).

8.- OPÉRATION IMMOBILIÈRE = OPÉRATION FINAN- 10.- ET SI LE « NON » L’EMPORTE ? CIÈRE POUR LA VILLE ? Une étude cadastrale permet de constater qu’une partie des terrains rendus constructibles appartiennent à la… municipalité. La valeur des terrains en sera décuplée et le budget de la ville fera une belle culbute. Bonne nouvelle face aux futures dépenses de fonctionnement du nouveau parc sportif.

9.- PEUT-ON IMPOSER À 7.- QUE DEVIENT LA RD LA VILLE UNE URBANISA55 ? TION ? Dans le projet, la départementale change radicalement de statut. L’étude est claire sur un point  : il s’agit «  d’urbaniser de part et d’autre la RD 55  ». Cette dernière

de décentralisation, les communes ont la maîtrise de leur foncier, via le PLU. Hugues Ribault a tout pouvoir pour protéger ou… construire sur l’Hautil. L’Etat n’a ni l’envie, ni les moyens d’urbaniser à Andrésy. Il n’arrive déjà pas à faire respecter la loi SRU sur les 20% de logements sociaux ou l’obligation d’une aire d’accueil pour les gens du voyage. Au niveau des villes de la SeineAval concernées par l’OIN, le protocole précise bien qu’aucun projet d’urbanisation ne peut être réalisé sans l’accord de la commune touchée.

Parmi les arguments avancés pour vendre le projet, l’affirmation selon laquelle, si on ne fait rien, l’Etat nous imposera une urbanisation, est mensongère. Depuis les lois

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A priori, le projet d’urbanisation devrait être abandonné. Mais un doute persiste si le non n’est pas massif ou si le taux de participation est faible. C’est le Conseil municipal qui aura le dernier mot en votant ou non ce projet d’urbanisation. En tant que Président de l’agence d’urbanisme de Seine-Aval (AUDAS), on voit mal M. Ribault abandonner un tel projet qui écornerait son image et freinerait sa carrière politique. Mais s’il prend le risque de passer outre le vote des Andrésiens, le maire prendrait alors un risque considérable pour sa campagne des cantonales en traînant comme un boulet ce qui pourrait passer pour un acte de déni démocratique.


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Etonnement... et cohérence Pierre Cardo, le président de de la politique d’aménagement de l’interco’ ». la CA2RS : «étonnement !» Pour Pierre Cardo, la décision d’une consultation populaire sur ce projet de lotissement de 44 ha à Andrésy a « surpris » tout le monde ! Certes, l’idée d’aménager les coteaux de l’Hautil est intéressante, mais il faut procéder par étapes  : «  La concertation, notamment au sein des élus communautaires, doit précéder la consultation ». Andrésy a choisi une voie périlleuse qui sort « du socle de la CA2RS ». Toutes les communes de la CA2RS jouent le jeu d’un partenariat « sur le plan technique, juridique et financier  ». Exemple : Carrières-sous-Poissy « sait utiliser toute la panoplie de la CA2RS pour faire avancer les axes

Ghislaine Senée : «Chercher une cohérence territoriale !» Ghislaine Senée, maire d’Évecquemont et conseillère régionale (Europe écologie) a appris les tenants et aboutissants du dossier par la presse. Hugues Ribault, maire d’Andrésy et conseiller général, doit rencontrer prochainement Mme Senée (sera-ce avant ou après le 30 juin ?). Pour elle, les écologistes de la région sont inquiets du grigno- Rappelons que la section Europe tage de l’espace vert. Mais il faut Ecologie d’Andrésy s’est prononrelativiser, il est primordial de gar- cée « contre » ce projet. der un équilibre entre la « volonté de préserver l’es- Philippe Tautou, vice-président de l’interco’ chargé pace naturel » et de l’aménagement du territoire, soutient H. Ribault : «  l’obligation de loger les Franciliens ». La cohé- «Le projet d’Andrésy s’intègre dans les 5 projets phares rence est à trou- (de l’interco’) et (il) a été pensé simultanément et de faver à partir de çon cohérente avec les autres projets de l’aggloméral’échelle du ter- tion…. Ce projet vise à mieux organiser les liens urbains ritoire sur lequel entre les villes du Nord de l’agglomération grâce à une repose le projet : urbanisation partielle du coteau et une densification du s’agit-il d’un pro- quartier gare, visant à offrir une offre diversifiée de logejet communal ou ments, des commerces de proximité et les équipements intercommunal nécessaires aux besoins de la population.» (six villes) ?

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Un Projet de Ville « cohérent, maîtrisé et respectueux de l’environnement » Le groupe majoritaire UMP/ NC d’Andrésy défend le projet d’urbanisation du maire, Hugues Ribault. Pour les 26 élus d’Andrésy, il s’agit de répondre au besoin criant de logements tout en protégeant les plus belles vues des coteaux de l’Hautil - d’où le nom donné au projet des Coteaux : «Les Belvédères». Le groupe majoritaire d’Andrésy est parti en campagne dès le samedi 5 juin sur le marché. Entouré de son chef de cabinet et de quelques adjoints (dont Virginie Munneret, l’adjointe à l’urbanisme), le maire a distribué des tracts à la population tout en donnant beaucoup de son temps pour expliquer son projet d’urbanisation. D’abord, il s’agit de rappeler aux Andrésiens qu’ils sont consultés et que rien ne sera décidé sans eux. Il est vrai que cette idée de consultation est saluée par bon nombre d’Andrésiens. Hugues Ribault précise, à chacune de ses réunions qu’il multiplie chaque soir en ville, que ce vote ne sera pas «  un chèque en blanc ».

La «bataille» contre l’Etat et l’interco' Pour le maire et ses élus, le projet d’urbanisation proposé est nécessaire. Il y a la «  pression sur la construction de logements  » et à tous les niveaux de collectivité, Andrésy doit batailler : l’Etat peut «  imposer ses choix  » (alors vaut mieux prendre son destin en main) et l’interco’ est là aussi. Le tract distribué à la population rappelle, en effet, que le maire a dû «  batailler ferme  » contre ses collègues de l’interco' « pour faire accepter l’engagement modéré d’Andrésy  » en matière de construction de logements dans le cadre du plan local de l’Habitat (PLH). 42 logements par an sur 20 ans

La majorité UMP soutient le projet de ville sur 44 hectares : tel sera l’effort fait par la ville d’Andrésy. Avec une stratégie globale : urbanisation des abords de la Gare, de l’ancien collège et des coteaux (de part et d'autre de la RD55) avec mise en place d’un «parcours résidentiel».

« Je ne serai pas un bétonneur ! » « Je ne serai pas le bétonneur que certains affirment : j’aime autant que vous ma ville !  », s’exclame t-il à chacune de ses réunions publiques ou privées. Le groupe majoritaire rappelle que les deux tiers des zones concernées seront «  laissées en espace libre  » avec un parc composé de sept belvédères. La qualité sera là aussi en terme de constructions : «  nous nous orientons vers un habitat de petits collectifs et moins consommateurs d’espace comme le préconisent les documents sur les écoquartiers ». Autre argument martelé par le maire et ses colistiers : un projet global permettra d’obtenir de l’aménageur «  les équipements du futur  ». Et de promettre réseaux d’assainissement, nouvelles voiries, déplacements doux, transports en commun, école et crèche, commerces de proximité et donc espaces verts. Un vote favorable le 30 juin semble

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(Photo DR)

donc indispensable pour les élus de la majorité afin que les habitants « accèdent aux logements et aux services dans des conditions exemplaires ! »

CHOIX DES TROIS LISTES MUNICIPALES Trois groupes pourront officiellement faire campagne dans les deux dernières semaines du vote. Outre le groupe majoritaire, le groupe d'opposition Andrésy Citoyenne (5 élus, sans étiquette) appelle à voter «non» à la consultation du 30 juin. Quant au groupe ex MoDem, un pas définitif a été franchi à cette occasion : leurs deux élus appellent à voter «oui» et rejoignent la majorité UMP/NC au pouvoir à Andrésy. Le dossier d'information prévu par la loi est consultable jusqu'au mercredi 30 juin inclus : - en mairie : au 4 Bd Noël-Marc - en mairie annexe : 2 rue Gustave-Eiffel Ouverture au public du lundi au vendredi de 8 h 45 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 15, le samedi de 8 h 45 à 12 h 15.


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Le maire de Maurecourt condamne le projet et la méthode Pour Gérald Rutault (app. PS), il manque « une vision globale de ce projet » par rapport aux enjeux environnementaux, économiques et politiques. L’équipe municipale de Maurecourt essaie de «  préserver les couloirs verts dans la cadre de la politique du Conseil général  », notamment avec les Espaces naturels sensibles, et en «  suivant les prescriptions du SDRIF ». Avec ce projet, la continuité des espaces verts vers Chanteloup sera coupée et cela pose une vrai problème d’aménagement : «  le prétendu écoquartier projeté sur les Coteaux-Belvédères fixera la toile de fond d’une urbanisation inexorable…  » qui interdira toute biodiversité. Tout le travail accompli par les acteurs publics autour de l’Hautil sera « réduit à néant » !

Faire la ville sur la ville Gérald Rutault aurait souhaité «  avoir un échange approfondi  » avec son voisin, Hugues Ribault. Le maire de Maurecourt a appris l’existence de cette consultation par voie de presse. De plus, sur le plan économique, quelle est la pertinence du projet  ? Est-il viable d’urbaniser ces coteaux  ? L’urbanisation à faible densité n’est plus préconisée par les acteurs de l’aménagement et par les pouvoirs publics  : «  il faut faire la ville sur la ville  ». Etendre l’urbanisation vers l’Hautil lui semble dépassé comme méthode pour fournir des logements aux Andrésiens et aux Franciliens. A contrario, il faut densifier la ville notamment en centre-ville. Toute politique d’urbanisation doit avoir comme impératif d’économiser l’espace parce que cela est moins consommateur d’énergie. Le but  : réduire les coûts de déplacement. Pour le maire de Maurecourt, si Hugues Ribault, fait preuve de « courage politique » en proposant cette consultation locale, la question reste par contre « manichéenne ». Les Andrésiens, et a fortiori les habitants des communes voisines,

ont besoin d’outils de réflexion et d’évaluation sur la bio-diversité, sur l’état des sols à l’Hautil et ses coteaux, sur le coût des déplacements individuels aujourd’hui et demain… L’avant-projet de l’EPAMSA ne « suffit pas» et reste une « esquisse d’architecte » ! Le maire affirme que ce projet d’urbanisation est contraire au Grenelle II et détruira l’exceptionnelle faune présente sur l’Hautil. La Communauté d’agglomération des 2 Rives doit «  se saisir  » de la question d’une manière globale. Est-on dans une interco’ ou pas ? A quoi sert de transférer les compétences d’aménagement si l’on permet à n’importe quelle commune de faire « tout à l’envers » ? Et le maire de Maurecourt de conclure : « J’ai l’impression que c’est chacun pour soi dans les 2 Rives ; et politiquement c’est embêtant ». Par conséquent, le maire de Maurecourt, se prononce «  contre ce projet d’urbanisation des coteaux d’Andrésy ».

IDF-Environnement : «  une menace sur les espaces naturels et agricoles » Pour son représentant local, Claude Loiseau : «La boucle de Chanteloup est un terroir mi-urbain mi-rural d’environ 4 000 hectares, peuplé de 54 000 habitants. Après des décennies de combat, les associations croyaient avoir sauvé l’équilibre du territoire. La Communauté d’agglomération se veut exemplaire avec une politique axée sur le développement durable… Mais la réalité est plus inquiétante avec ce projet. Alors que la municipalité de Chanteloup a décidé de classer en «  espace naturel sensible  » la totalité du coteau de l’Hautil, le maire d’Andrésy invente le concept de «  parc naturel habité  » qui ressemble à s’y méprendre à du pur marketing. L’association « Ile-de-France environnement  » est carrément in-

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dignée et courroucée par le vote de la municipalité d’Andrésy qui a créé cette zone d’aménagement différé (ZAD) sur le coteau de l’Hautil des deux côtés de la RD 55, jusqu’à la gare. Et pourtant : cette zone est classée par la Région (SDRIF) « non constructible  » au dessus de la RD 55 avec un couloir de continuité écologique. Sur Chanteloup et Maurecourt, le coteau est soit en zone naturelle, soit en zone agricole, celle-ci étant exploitée par un cultivateur bio. Le foncier est-il une matière première classique  ? Certains le considèrent ainsi  : les aménageurs, promoteurs et élus bétonneurs consomment allègrement l’espace naturel et agricole sans prendre en compte le changement structurel qui traverse notre société. Les terres agricoles ne doivent plus être considérées comme réserves foncières «  consommables  à discrétion  » par les acteurs de l’aménagement. Il est temps de trouver un équilibre entre l’usage agricole et les autres usages (habitat, industriel, économique, bureaux…) afin de réaliser un des projets phares de l’interco’ : un cœur vert avec une exploitation agricole à vocation énergétique. Au-delà de la seule activité de production, l’agriculture joue un rôle essentiel dans le développement durable de l’interco’ en terme d’espace et de nature, de respiration et de coupures vertes à proximité des six communes. La grande majorité des habitants de la boucle n’accepteront pas la disparition d’un patrimoine naturel qui doit être totalement sauvegardé dans sa partie nord. Des habitants demandent un développement harmonieux et durable. Elles s’opposeront à toute dérive qui mettrait en péril l’équilibre de la région et la qualité du cadre de vie. Un nouveau mode de gouvernance participative doit se mettre en place pour pérenniser les espaces verts.»


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CONSULTATION LOCALE À ANDRÉSY

L’interview imaginaire de Hugues Ribault, « à l’insu de son plein gré » Le maire d’Andrésy, conseiller général, vice-président de la Communauté d’agglomération des 2 rives, président de l’AUDAS (1) n’a pas souhaité répondre à une demande d’entretien avec la rédaction des «  Nouvelles des 2 Rives  ». La globalité des réponses provient des échanges avec le public pendant les trois réunions publiques organisées par la ville. La Rédaction.-  Pourquoi avoir choisi la consultation locale au lieu d’un processus de concertation ?  Hugues Ribault.- Je suis un démocrate et je donne la parole aux habitants. La question posée est pourtant simple : «  Est-vous favorable à l’élaboration du projet de ville comprenant l’aménagement des abords de la gare et des CoteauxBelvédères en écoquartier ? »  Je consulte et les Andrésiens ne devraient pas s’en plaindre. C’est moi qui ai décidé de les informer.

L.R.-  Comment expliquez-vous l’articulation et la cohérence entre le projet d’urbanisme d’Andrésy et les projets de la Communauté d’agglomération des Deux Rives  de Seine ? H.R.- Le Plan local de l’habitat a été décidé pour l’ensemble des villes des 2 Rives. Je mets en œuvre cette volonté de construire des logements pour nos concitoyens. Le besoin de logement est criant dans la zone et a fortiori dans l’Ile-deFrance. Je vous rappelle que l’OIN a chiffré le besoin annuel à 2500 logements par an sur les 51 communes dans son périmètre. Je suis donc cohérent. Enfin, la couronne urbaine au nord des 2 Rives est partie intégrante de la politique d’aménagement des 2 Rives.  De toute façon je vous promet que notre projet transversal sera dans «  la prochaine configuration du document  clé de l’aménagement territorial » de l’interco’. L.R.- La notion de mitage a été évoquée lors d’un dernier débat sur le projet d’Andrésy. Comment donner une autre image à cette notion tant décriée par le passé ?

H.R  -  Mitage… vous les journalistes. Nous innovons ici à Andrésy avec mon architecte, Jean-Marc Gaulier. Nous allons équiper la ville (crèches, école, aménagement de la RD55, 7 belvédères, et des pistes cyclables douces) à moindre frais car ce seront les aménageurs qui paieront les coût de l’aménagement. Enfin, les transports en commun seront proposés à l’ensemble des habitants de la ZAC. D’ailleurs, le problème d’assainissement sera complètement résolu par notre future ZAC. En plus, après la consultation, je lancerai des études complémentaires sur la biodiversité, sur les nouvelles offres de transports et notamment je lancerai une enquête publique pour la ZAC qui «  sanctuarisera» 30 hectares en espaces verts . L.R.-  Que feriez-vous si le NON l’emportait ? Allez-vous démissionner ? H.R.-  Non à la dernière question (inutile). Pour le reste, tout dépendra du pourcentage du NON… et de l’abstention ! » (1) Agence d’urbanisme et de développement de la Seine-Aval.

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CONSULTATION LOCALE À ANDRÉSY

L’opposition Andrésy Citoyenne dit NON La question posée est biaisée : elle la création d’équipements publics de créer un conservatoire de fruits et légumes à vocation pédagogique part du principe que les Andrésiens promis par le maire. sont d’accord sur une urbanisation Un « non » franc et massif s’im- ainsi que des jardins familiaux. massive de notre ville et le projet pose, le 30 juin, Andrésy Citoyenne A la gare, plutôt que de construire englobe deux quartiers aux enjeux propose de créer une fondation des à proximité immédiate des voies différents, l’un dense et déjà urba- coteaux du confluent, de la Seine ferrées des logements en guise de nisé, l’autre qui abrite une zone na- et de l’Oise et de classer la zone en mur anti-bruit, cette zone pourrait turelle et agricole protégée. être transformée en pôle de services aux Andrésiens : reVoter « oui », c’est donner un groupement des services muchèque en blanc à la majorité, 2001, quand Hugues Ribault s’opposait nicipaux (y compris une vériaugmenter la population de au premier projet d’urbanisation des table salle intercommunale de 20% et subir un accroissement côteaux : spectacles, la bibliothèque), de la circulation sur la RD « A l'époque [lors du vote au Conseil muni55.Comment M. Ribault peut-il cipal, en 1992], je m'étais déjà opposé à ce transfert de la poste, création proposer un tel étalement ur- projet que je trouvais démesuré par rapport d’une crèche, d’un véritable pôle médical, d’une maison bain en sacrifiant l’Hautil, point à la commune : 300 logements de types des associations ou des articulminant de la région, dernier pavillonnaires et sociaux !» sans. poumon vert de notre ville, (Le Parisien, 11 septembre 2001) sans avoir engagé de diagnosAprès le bitume de la A104, tic écologique, ni d’étude sur le du pont d’Achères et du défunt ruissellement des eaux ? espace naturel sensible. Cette fon- Circuit de F1 – tous défendus par Il n’y a, par ailleurs, aucune garan- dation, financée sur fonds publics et le maire actuel -, en cette année tie écrite des engagements finan- privés, aura pour objet de favoriser mondiale de la biodiversité, disons ciers de l’aménageur concernant le développement de l’agriculture et « non » au bétonnage d’Andrésy.

JEAN-FRANÇOIS THIL, ANCIEN MAIRE (PS) : «FAUSSES PROMESSES DU MAIRE ACTUEL» A quoi sert donc cette consultation puisque le conseil municipal a déjà voté, le 9 décembre 2009 la création de la ZAC sur les coteaux ? Par ailleurs, pourquoi le maire fait-il peur aux habitants en affirmant que si la ville ne fait rien, ce serait l’Etat qui imposerait un projet alors que M. Ribault lui a déjà confié ce projet d’urbanisation en signant une convention avec l’EPAMSA – dans lequel les représentants de l’Etat sont majoritaires ? A cela, s’ajoute les fausses promesses du maire actuel, M. Hugues Ribault : 42 logements par an pendant 20 ans et des équipements publics pour la ville. Faux et archi-faux ! Comment imaginer qu’un aménageur verse 5% pour financer ces équipements pendant 20 ans ? Ce projet prévoit une augmentation de la population andrésienne de 20 %, soit 2400 habitants en plus. Il faudra donc un double groupe scolaire supplémentaire sur les coteaux. Coût de

J-F Thil et le Collectif pour la protection des Coteaux d'Andrésy sur le marché. (Photo DR) l’équipement : 15 M €. Un aménageur verse 15% de son opération en équipement. Combien faut-il de logements (construits en une fois) pour parvenir à cette somme ? En considérant les subventions (40%), plafonnées sur 12 M €, il reste à financer environ 10 M €. Pour des lo-

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gements moyens de 200 K€, il faut en construire à peu près 330, rien que pour ce groupe scolaire ! Reste à financer les voiries, l’accueil périscolaire, la crèche promise… Et nous arrivons à une opération de 500 logements minimum et en une fois !


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Stéphane Diagana aux Cardinettes Inauguration du complexe sportif Le 29  mai, à Andrésy, devant une brochette impressionnante de personnalités sportives et politiques (cf. ci-dessous), le complexe sportif Stéphane Diagana a été inauguré par Roselyne Bachelot, ministre des Sports et de la Santé. Dans le cadre d’un financement croisé (Etat, Conseil régional, Conseil général, commune...) 8 millions d’euros ont permis la construction de ce bijou sportif. Pendant sept ans, et sans perdre le nord, ni tourner en rond (malgré les retards qui se sont comptés en années), Monsieur Hugues Ribault, conseiller général, et maire UMP de la ville d’Andrésy, a engagé des travaux herculéens (acquisitions foncières, déplacement d’un collège, construction d’un complexe sur une sortie de ville...). Sept ans ont conduit à une réussite certaine pour le sport et les loisirs : musculation, danse, piste d’athlétisme (hélas ne répondant pas aux normes officielles), aires de concours pour les lancers et les sauts, piste de jogging, skate park (très modeste...), terrain de football (en terre), et un aménagement innovant d’accès et de parking... Pour la ville d’Andrésy, «c’est l’aboutissement d’un projet structu-

rant, né d’une large concertation entre la ville d’Andrésy et les associations sportives». Le parc des Cardinettes et le complexe Stéphane Diagana symbolisent «une volonté commune» afin de rattraper le retard d’une ville de 12 700 habitants et se projeter pour les besoins de demain (actuellement 5500 sportifs andrésiens sont concernés par ce complexe). La hauteur de plafond de la salle principale a été réhaussée afin que le champion andrésien de twirling baton (Mathieu Mauclerc) puisse s’entraîner avec... son bâton magique. La ministre Roselyne Bachelot a inauguré le complexe dans la joie et la bonne humeur. Dans son discours, la ministre a rendu un vibrant hommage au champion  du monde et champion olympique Stéphane Diagana. Mme Bachelot n’a pas oublié de rappeler au public invité que le «  sport  touchait toutes les générations. Moi, par exemple, je fais du sport tous les jours, pendant une petite heure... » . Une visite collective d’environ vingt minutes a permis de constater la modernité des équipements. Monsieur Hugues Ribault, en maître de cérémonie, a expliqué la volonté de se doter des équipements mo-

Aboutissement d'un projet structurant...

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(Photo DR)

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Pour Stéphane Diagana, sept ans sont parfois nécessaires (Photo DR) pour réussir. dernes. Il a remercié tous les services techniques... Le nouveau complexe ne répond, néanmoins, pas aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale) en raison d’un surcoût trop élevé pour Andrésy. D’une manière simple, Stéphane Diagana a souligné que, de par son expérience olympique, «tourner en rond autour d’une piste de 400 m» n’est pas synonyme d’immobilisme... et que sept ans sont parfois nécessaires pour réussir. C’était le cas de cet équipement public. Le conseiller régional de gauche, Eddie Aït, représentant le président de la région Ile-de-France, JeanPaul Huchon, a fait son discours sur un ton iconoclaste : la région a participé à son financement ; cependant, il se pose la question maintenant de la gestion du complexe... et de son fonctionnement, qui est fort coûteux (voilà un sujet de réflexion pour la CA2RS dont le sport ne fait pas partie des compétences actuelles...). En effet, pour les Andrésiens, la facture sera lourde : les frais de maintenance annuels se monteraient aux alentours de 400 000 €. Actuellement, les élus de la ville font pression pour que la communauté d’agglomération participe aux frais  de ce nouveau complexe...


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Mobilisation contre une suppression de classe à l’école « Le Parc » L’inspection a décidé de supprimer une classe à l’école Fin d’Oise, avant que la municipalité fasse pression pour que ce soit l’école d’en face (Le Parc) qui paye les pots cassés. Entre les maternelles Fin d’Oise et Le Parc, une seule rue à traverser. Et dans les deux écoles, des problèmes d’effectifs. Pour la rentrée, au regard des prévisions, l’inspection a pris la décision, en mars dernier, de fermer une classe à Fin d’Oise. Celle-ci passerait donc de 5 à 4 classes, avec double niveau et effectifs chargés. Les enseignants et les parents d’élèves se sont mobilisés rapidement et efficacement auprès de la municipalité, qui est alors rentrée dans le jeu. Cette dernière a demandé l’autorisation de mettre en place une dérogation automatique afin d’inscrire tous les petits de l’école d’en face (Le Parc) à Fin d’Oise, entraînant ainsi la réouverture administrative de la cinquième classe de Fin d’Oise contre la fermeture administrative de la troisième classe de l’école Le Parc.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul Interpellé en pleine réunion de quartier par les parents d’élève du Parc, Hugues Ribault, le maire a défendu sa décision : « l’école Fin d’Oise est plus moderne, plus confortable pour nos enfants et elle a une cantine, contrairement au Parc ». Un dialogue de sourds s’est installé entre tous les protagonistes de cette double affaire : les parents du Parc tentent en vain de mobiliser les parents de Fin d’Oise – heureux que leur école ne soit plus menacée - ; mairie et inspection se rejettent la responsabilité ; quant aux deux équipes enseignantes, elles sont en concurrence pour une suppression de poste… Les parents d’élèves du Parc se mobilisent activement contre cette décision qu’ils jugent « injuste ». Banderoles sur les grilles de l’école, demande de rendez-vous auprès du maire et opérations coup-de-

poing. C’est ainsi qu’une dizaine de parents ont investi la commission de dérogations qui se réunissait, en mai, à la mairie. L’adjointe à la vie scolaire, Marie-Françoise Perroto, a dû annuler la commission. La FCPE « regrette » l’annulation de la commission de dérogation, « malgré la pression conjointe des parents, de l’inspection et des directions d’école ». Pour 2010, la mairie décidera seule et enverra les affectations. Les parents du Parc sont inquiets : la mairie peut librement « déshabiller » Le Parc pour habiller Fin d’Oise… Contactée, la FCPE d’Andrésy souhaiterait revoir la sectorisation de la ville : « actuellement, nous avons de gros excédents dans les écoles Marottes et Denouval alors que Fin d’Oise et Le Parc se vident ». Il faudrait aussi réduire le nombre de dérogations : plus d’une vingtaine, cette année, ont été accordées à Denouval. « Je n’ai pas le cœur à ça » a répondu Mme Perroto aux représentants FCPE. Cette dernière fait pression sur la mairie pour revoir la sectorisation, seul moyen de sauver Le Parc. L’inspecteur académique des Yvelines, M. Coignard, a en effet rappelé, dans un courrier que « l’affectation des élèves au sein des écoles d’une commune ne relève pas de [sa] compétence mais de celle du maire ». Pour l’école Le Parc, la suppression d’une classe accélérerait les échéances car elle ne serait plus

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composée que de deux classes. D’autant que le principe de fusion administrative des maternelles Fin d’Oise et Le Parc est prévu par l’inspection. Celle-ci serait d’actualité lors de la mise à la retraite de la directrice du Parc. Justement, pour complexifier l’affaire, certains accusent la municipalité de vouloir affaiblir l’école Le Parc au prétexte que sa directrice est la femme d’un militant socialiste de la ville bien actif sur le terrain… Affaire embarrassante pour Hugues Ribault au moment où le maire promet dans ses tracts, « de nouvelles écoles » avec le projet des coteaux.

Chute des subventions ou pas ? Autre polémique : la politique municipale en faveur des écoles. La FCPE, sur son site, constate une « baisse substantielle et régulière depuis 3 ans des subventions allouées aux projets de classes ». Et de chiffrer cette baisse : - 33% de 2008 à 2010, soit des subventions qui sont passées 23 540 € à 15 577 €. La mairie a vivement réagi en placardant sur toutes les écoles une lettre... La mairie conteste les chiffres de la FCPE et estime que la baisse se limite à 1,1 %. Contactée, la FCPE confirme qu’elle n’a pas les mêmes données et les mêmes méthodes de calcul que la mairie.


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CARRIÈRES-SOUS-POISSY

Carrières emporte le 1e prix national de la « ville événementielle » Le 27 mai, la ville de Carrières-sous-Poissy a été récompensée pour «Carrières-Plage». Elle a reçu le prix « éVillementiel » – prix de l’événement des communes - dans la catégorie des villes de 15 000 à 45 000 habitants. Ce prix a été décerné par Thierry Saussez, délégué interministériel à la communication auprès du premier ministre. Carrières-Plage devient ainsi la seule opération « plage » à être récompensée par un jury de professionnels. Eddie Aït, maire, a accueilli ce prix avec satisfaction : « C’est la confirmation des choix opérés par la municipalité en termes d’animations et d’activités estivales. Ces choix sont les bons : ils répondent aux attentes des Carriérois en particulier et des Français en général. Rappelons qu’il s’agit d’un prix national ». Composé de personnalités - dont Véronique Valette, directrice de la communication d’Eden Park le jury du prix «  éVillementiel  » «  sport  » a choisi de récompenser Carrières pour l’opération Carrières-Plage 2009 qui sera renouvelée du 17 juillet au 15 août 2010. La cérémonie se déroulait le jeudi 27 mai à la mairie de Boulogne Billancourt sous l’égide de Thierry Saussez, Délégué interministériel à la communication auprès du premier ministre et en présence de Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt. Soutenu par l’Association des maires de France et organisé depuis 2007 par les étudiants de l’Ecole française des attachés de presse, «  éVillementiel  » est le prix qui récompense les meilleures actions des communes dans le domaine événementiel.

Ce prix recompense la politique volontariste d'Eddie Aït. (Photo DR) Les événements sont sélectionnés selon plusieurs critères, notamment l’innovation, la pertinence, la citoyenneté́ et la créativité. Les villes sont jugées selon leur taille

(moins de 15.000 habitants, entre 15.000 et 45.000 habitants, plus de 45.000 habitants) dans trois domaines : la culture, le sport et le développement durable.

«CARRIÈRES-PLAGE» À L'HONNEUR  Plage de sable fin, transats et hamacs, bassin, terrasse et parasols de l’espace restauration, animations sportives et culturelles… «CarrièresPlage» offre un petit air de vacances aux Carriérois et aux habitants des Deux Rives. Aux installations proposées en 2009, viendront s’ajouter plusieurs nouveautés cette année, à commencer par un nouvel espace aquatique (Photo DR) pour les moins de 5 Le fun est accessible à tous... ans (pataugeoire). De même, un effort particulier a été mené en vue de nouer des partenariats avec les prestataires et entreprises de la Ville. Une vingtaine de partenaires se sont d’ores et déjà engagés.

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CARRIÈRES-SOUS-POISSY

Mille futurs architectes pour imaginer une ville innovante La 5e édition du festival d’architecture «  Bellastock  » s’est tenue à Carrières du 21 au 24 mai, sur le secteur de la ZAC des 3 Cèdres attenant au site Vanderbilt. Fondé sur une démarche innovante et ludique, « Bellastock » a réunit 1000 étudiants des 8 écoles d’architecture franciliennes autour d’une mission  : concevoir et construire une ville éphémère au moyen de sacs de sable…  Les étudiants ont été présents sur le site pendant toute la durée du festival. Ainsi, les installations nécessaires (sanitaires, espace restauration, eau, déchets…) et les mesures de sécurité (surveillance de la police) ont été prévues par les organisateurs en lien avec GSM, propriétaire du terrain concerné, et la Ville de Carrières. « Je suis fier d’accueillir ce festi-

L'audace en architecture est-elle possible à Carrières ? val à Carrières, particulièrement à l’heure où notre territoire se transforme avec le projet « Centralité » a déclaré Eddie Aït, Maire. En témoignage de ce festival, la ville et les organisateurs avaient prévu de conserver l’un des éléments du projet, les sacs de sables pouvant être végétalisés. Depuis 2006, le festival «  Bellastock  » réunit les étudiants des écoles d’architecture d’Ile-de-France qui, l’espace de quelques jours, doivent construire une ville éphémère. Le concept de ville éphémère permet d’aborder

différents aspects  du travail architectural tels que la construction, l’organisation d’un groupe, l’élaboration d’une ville écologique et propre, une réflexion sur l’habitat d’urgence… Les expérimentations sont menées en grandeur réelle et, au terme des 3 jours, l’espace utilisé est restitué en l’état. Un objectif qui démontre là encore la dimension environnementale et citoyenne de « Bellastock ». De par son   habitude de surprendre, le maire et conseiller régional Eddie Aït remettait le projet de «centralité» de Carrières entre les mains des étudiants qui auront une chance unique de travailler sur un sujet passionnant et d’actualité en matière d’urbanisme. Périmètre du futur espace naturel sensible

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Mètres Source : Orthophotographie - InterAtlas ®2008 EPAMSA 2010

AVEC OU SANS CONCERTATION ?... Après avoir relancé la ZAC des Trois Cèdres et terminé l’étude de centralité (qui a fait l'objet des trois réunions publiques les 14 avril, 6 mai et 19 mai), Carrières va prochainement ouvrir la phase de concrétisation de la ZAC Saint-Louis. Créée en 2004 et laissée depuis en suspens la ZAC Saint-Louis vise à la création d’un écoquartier. « Compte tenu de l’avancée des autres projets d’aménagements ces derniers mois, nous sommes désormais en mesure d’avancer sur ce dossier sensible. Après plusieurs années d’abandon, les attentes des habitants sont légitimement nombreuses  », a précisé le Maire Eddie Aït dans un communiqué du 23 avril dernier. L’étude de faisabilité n’excèdera pas 25 000 € et sera terminée vers l’automne 2010. La ZAC Saint-Louis couvre une superficie de 2,5 hectares et a vocation à désenclaver et revitaliser le secteur du centre commercial en réali-

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sant du logement social et en accession à la propriété, sous la forme d’habitat collectif et individuel, tout en restructurant les équipements et les commerces. En outre, le projet de centralité sur 44 hectares comprend une agora, 800 logements en 2013 (et 2800 logements à l'horizon 2020), des équipements de proximité (écoles, crèches, centre de loisirs...), des équipements structurants (salle de spectacles...et piscine écologique), une desserte en transports en commun. Cependant, cette concertation globale ne plaît pas à tout le monde : Le directeur du LECLERC, Monsieur Dubois, a lancé une polémique en soulignant que «l'emplacement du futur centre commercial ne (lui) convient pas...» (page 16, Courrier des Yvelines, 12 mai 2010). Cela dit, M. Dubois a posé un lapin aux autorités compétentes à deux reprises.

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CHANTELOUP-LES-VIGNES

Tulipes contre le cancer, et pour les malades Depuis cinq ans, les tulipes sont récoltées à Chanteloup-les-Vignes et offertes au public contre un don et le résultat de l’opération est destiné à aider des projets qui permettent d’améliorer la prise en charge, l’accueil et l’accompagnement des malades – et notamment des enfants – atteints de cancer. C’est un travail collectif du Lions Club Conflans Montjoie dans le cadre de l’opération « Tulipes contre le cancer ». Ce sont donc tous les ans environ 75000 Tulipes qui fleurissent à l’entrée de Chanteloup-les-Vignes, tout au long du mois d’avril. Les bouquets sont confectionnés par des bénévoles, membres du Lions Club, leurs proches, mais aussi des amis et des membres d’associations locales, comme l’Amicale des Anciens de Chanteloup ou encore les Scouts de Conflans-Sainte-Honorine, sans oublier le soutien de la ville de Chanteloup-les-Vignes et de l’agriculteur qui met gracieusement à disposition son champ. Afin d’élargir leur action, le Lions Club Conflans Montjoie a été rejoint par le Club féminin Poissy Blanche de Castille et, cette année, par le Club Poissy Pincerais. Ils ont décidé de consacrer la totalité de leurs dons à des services locaux, notamment ceux de l’Hôpital Poissy – Saint Germain.

En 2010, ce sont ainsi près de 40 000 tulipes – soit 8000 bouquets – qui ont été offerts par les différents Lions Club. 60% des bouquets ont été proposés sur le champ, le reste dans différents points comme le Centre Leclerc de Conflans, Art de Vivre à Orgeval ou encore le Centre commercial du Val-de-Seine à Vernouillet. Le succès de cette opération est grandissant d’année en année, grâce à la générosité de nos concitoyens. L’action a généré un résultat net de plus 10500 €, dont 8000 € pour le seul Club Conflans Montjoie. Le 21 mai dernier, les présidents des Lions Club Conflans Montjoie et Poissy Blanche de Castille ont ainsi pu financer, grâce au résultat de la précédente saison, l’aménagement du service de pédiatrie de l'Hôpital Poissy-Saint-Germain. Mme Hélène Iscovici y a réalisé une fresque de 150 m et des dessins dans toutes les chambres. Un chèque de 4850 € a été remis, par les responsables de l'opération locale "Tulipes", (Pascal Veiland, Anne-Marie Di Manno et Claude Ney), au Docteur Armangaud, chef du service de pédiatrie en présence de Pierre Cardo, président de la CA2RS, membre fondateur du Lions Club Conflans Montjoie et du Directeur de l’hôpital Gilbert Chodorge.

La récolte des tulipes au mois d’avril est assurée par les bénévoles Joël Arricastre, Annick Veiland, Daniel Mignon. (Photo DR)

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CÔTE DE CHANTELOUP LA MAGIE CONTINUE Le 6 juin, il faisait froid et la pluie a assombri les perspectives de la fête de la voiture ancienne à Chanteloup, et de l’ascension de la côte mythique. Mais, tout s’améliora et la journée fut réussie. Un groupe de Triellois, comme c’est l'habitude depuis trois ans, était allé à la rencontre des Anglais qui viennent chaque année «  faire la montée mythique de Chanteloup-les-Vignes  ». Selon le président de l’association Triel Auto Rétro, les Triellois et les adhérents des communes proches sont partis le samedi matin avec 25 voitures en direction de Lyonsla-Forêt pour retrouver les participants anglais au « meeting » de la côte de Chanteloup. La journée fut conviviale et permit un certain nombre d’échanges et d’événements : -Montée sur route fermée de la côte de Lyons ; -Réception par la mairie de Lyons sous la halle ; - Retour vers Triel après déjeuner d’une quarantaine de voitures; -Soirée buffet dînatoire à l’Espace Jeunes à Triel-sur-Seine avec la présence d’une centaine de personnes. Dimanche matin le meeting du centenaire de la course de côte de Chanteloup a eu lieu, avec pour la première fois des passages par Triel. La course de côte s’est déroulée sans aucun incident technique et tout le monde fut ravi de voir ces belles berlines se promener dans les rues des 2 Rives, à Chanteloup et à Triel. Le dimanche 6 juin, au parking Saint-Roch, les ascensions ont commencé vers 10 h 15. La remise des trophées a permis de mettre en valeur certaines de ces voitures. Les fêtes de Chanteloup ont agrémenté ces moments de détente et de loisirs pour tous.


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TRIEL ET VAUX

Y-a-t-il encore un service public postal à Triel et à Vaux ? Réduction des horaires depuis le 26 avril à Triel, fermetures des bureaux le matin à Vaux, fermetures inopinées (signalées par l’apposition d’un simple post-it de dernière minute...). C'est l'état déplorable qu’offre désormais dans notre secteur le service de la Poste. Y-a-t-il seulement encore un vestige du service postal public, chargé de satisfaire ses « usagers » puisque la banque postale annoncée n’en est encore qu’à ses vagissements et n’assure que très imparfaitement le service promis à sa «clientèle»? Depuis la transformation en société anonyme en mars 2010, le groupe de la Poste n'a plus de contrainte « juridique » ni institutionnelle pour servir le public dans les villes de Triel-sur-Seine et de Vaux-surSeine. Le « vieux » service public à la française a vécu : Philippe Denais, directeur d'établissement à Meulan qui gère la restructuration de la Poste souligne que son prési-

dent, J.-P. Bailly, a fixé un carnet de route et s'y tient : la concurrence du service de la Poste est un fait majeur et même les lettres de moins de 50 gr. feront l'objet d'une concurrence à partir du 1er janvier 2011. Une seule concession : dans le domaine de l'aménagement du territoire, la direction postale s'engage à proposer des « points contacts » à 5 km à la ronde, ou 20 minutes en voiture.

S’adapter à la demande Les arguments rodés de M. Denais se veulent convaincants. La concurrence « bancaire » pour la Poste n'ouvre pas les lundi à Triel, les DHL et autres FEDEX et EXAPAQ ne sont pas aussi présents que la Poste. Les études de « clientèle » montrent que la Poste s'adapte à la demande de la clientèle et notamment de la clientèle bancaire. Saviez-vous que 70% des opérations aux bureaux de Poste concernent des opérations financières et bancaires ? Le directeur est positif : « J'ai reçu des lettres de félicitations de mes clients pour l'ouverture de la Poste jusqu'à 12 h 30 ». En plus, il se bat pour la création d'un DAB (distributeur automatique de billets) au bureau de Triel.

Quant aux fermetures des lundi et autres vendredi, nos concurrents bancaires sont aussi fermés et le service de la mairie de Triel également. Certes, il admet que les jours de grève, on réquisitionne les « non grévistes » pour ouvrir l'agence principale à Meulan. Déjà qu’en 2008, on l’avait échappé belle : la Poste avait écrit pour «informer (sa clientèle) de la suppression des boîtes postales au sein du bureau de Triel-sur-Seine. »

Logique financière Pourquoi cette diminution de service au public ? Pourquoi les services à Andrésy et à Carrières-sous-Poissy et à Chanteloup sont-ils infiniment meilleurs qu'à Triel et à Vaux ? Andrésy, par exemple, ouvre entre 9 h 30 et 12 heures, puis de 14 h 30 pour fermer à 18 h 15. Les fermetures de la Poste les matins à Vauxsur-Seine sont-elles tolérables ? La population trielloise n’a plus accès au service public de qualité dans une ville qui a grandi depuis les années 70 ! Peut-on oser et ensuite évoquer la vétusté des bureaux… à Vaux et à Triel ? Trop d'attente dans les bureaux... sauf si l'on montre son sésame (carte PRO), les retards d'acheminements, et la pression constante de la hiérarchie sur le personnel caractérisent le service postal dans ces deux villes. De plus, quand on appelle un numéro commençant par 0825... la standardiste se trouve à 85 km de Nantes. Selon une logique implacablement financière, la Poste explique qu'elle perd de l'argent. Arrêtons la supercherie : moins il y aura de monde, moins la Poste sera « rentable ». D'où un fonctionnement déficitaire. On rentre dans une spirale qui conduit à la disparition progressive du service postal dans ces deux communes l’une à l’intérieure (Triel) et l’autre (Vaux) à l’extérieure des 2 Rives.

Certains élus de battent encore A Triel-sur-Seine : fermé !

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Mais certains élus se battent contre cette dérive néo-libérale. Des élus


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TRIEL ET VAUX

A Vaux : fermé ! se sont emparés du dossier comme MM. Eddie Aït, maire de Carrièressous-Poissy et Hugues Ribault, maire d’Andrésy et président de la Commission de la présence postale de proximité des Yvelines. Le maire de Carrières est un battant sur cette question : il s’est engagé pour l'amélioration du service public de la Poste auprès des habitants de Carrières. A Andrésy, la satisfaction

(Photo DR)

des habitants démontre que le service postal est encore à la hauteur. Dans le cas de Carrières, par exemple, pour l’ouverture d'une agence postale communale, un partenariat a été négocié entre la Poste et la municipalité : en supplément du bureau de poste principal, une indemnité, calculée sur la base de 900 € est versée par mois à la

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collectivité locale contre la gestion de l’agence par du personnel communal et ses horaires d’ouverture négociés. François Pain, directeur de la Poste des Yvelines, l'avait souligné en juillet 2009 : «(Je) reconnaîs la pugnacité d'un maire pour garder cette proximité du service postal». Distribuer le courrier, transporter des colis, fournir des services bancaires de proximité et aménager le territoire sont les 4 axes d'action de la Poste. Par conséquent, il y a un hiatus entre les agissements des responsables de la Poste à Triel et à Vaux et la «vraie» direction dans les Yvelines. A moins que le discours de M. Pain soit éloigné de la réalité du terrain. Le 5 mai dernier, les maires de Meulan, Triel et Vaux devaient être réunis pour évoquer et négocier avec la Poste sur un certain nombre d'aménagements (et pourquoi pas d'améliorations...) du service. Le maire de Vaux, J. Crespo, a choisi la politique de la chaise vide car il ne souhaite pas rentrer dans une logique libérale du service public. Le nouveau député, Arnaud Richard, a été saisi du dossier et une « motion pour l’amélioration  » du service public se prépare au Conseil municipal à Triel-sur-Seine. Enfin, une pétition circule dès maintenant (s'adresser aux mairies) dans les deux villes frappées par ce non service de proximité.


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VERNEUIL-SUR-SEINE

L’opposition aux « ULM » joue sur deux aspects Lors de la dernière commission consultative de l’environnement de l’aérodrome des Mureaux-Verneuil à la sous-préfecture de Mantesla jolie, le 30 novembre 2009, aucun vote n’a eu lieu, aucune décision ne fut prise sur l’implantation des ULM dit « 3 axes » sur la base. Or, la DGAC a donné son accord au SIVU, par lettre du 29 mai 2009. C’est un fait ! Pendant que les membres de la commission consultative étudient le cahier des charges de l’implantation des ULM «3 axes», proposé par le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) et la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) à la demande du sous-préfet, Thierry Hegay, les appareils volent. Comment cela est-il possible alors qu’aucun vote n’est intervenu ? Le SIVU, qui gère l’aérodrome et qui est à l’origine du projet, a obtenu le droit de la DGAC le 29 mai

2009, soit bien avant la dernière commission. La carte VAC de la base est maintenant modifiée afin de prévenir de la présence des ULM « 3 axes  » l’ensemble des pilotes d’ULM. Attention donc aux conséquences possibles concernant les mouvements d’appareils sur le terrain. Il y a même une école d’ULM qui fonctionne sur le site ! Alors, le combat est-il perdu pour les riverains et les membres de la commission ? Pas forcément !

Des oppositions Le conflit, qui tourne autour de la gestion et de l’implantation des ULM, a fait naître une opposition de la part des riverains. Une autre opposition, exprimée par des pilotes, organisée en Collectif, est née de l’agacement des riverains des villes alentours, mais qui cède à la facilité en réclamant rien moins que la fermeture de l’aérodrome et se base sur des informations approximatives et dépassées, tel que le nombre de mouvements qui s’ef-

fectuent sur le site ! Ce Collectif annonce 4 300 mouvements, alors que le nombre actuel approche les 9 000. De plus, le maximum de mouvements autorisés est de 20 000. Il ne sera pas dépassé avec l’implantation des ULM, puisque la marge est importante.

Contre le bruit : des silencieux Le SIVU est en train de subventionner les clubs et les pilotes de l’aérodrome pour que les avions, qui y sont basés actuellement puissent être équipés de silencieux. Certains ne le pourront pas à cause de leur ancienneté. D’un autre côté, les ULM ne le seront pas non plus. Comme souvent, dans une logique de vases communicants, le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) reste inchangé.

Maintenir l’aérodrome en l'état Une proposition, formulée par des (suite page 22)

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VERNEUIL-SUR-SEINE

UN GENDARME DES AIRS «AUTOPROCLAMÉ» ! Le site internet de l'ADIV, (Association de Défense des Intérêts Vernoliens) lance un appel citoyen pour déclarer les infractions aériennes au dessus de nos têtes (ou appel à la délation des éventuels «pilotevoyous» ?) en se posant la question suivante : «Sur l'aérodrome des Mureaux, y-a-t-il un gendarme des airs ? » L'article sur le site explique la règle et ce qui est autorisé dans l'espace aérien de l'aérodrome : - L’espace aérien de l’aérodrome des Mureaux se situe entre 0 et 1500 pieds d’altitude (environ 500m). Au dessus de 1500 pieds, les avions ne sont plus régis par les spécifications de l’aérodrome des Mureaux ; - L’aérodrome des Mureaux se trouve dans un espace fortement urbanisé, tout avion circulant dans l’espace de l’aérodrome des Mureaux est tenu de se conformer à des spécifications de vol ; - Le pilote doit en particulier suivre un circuit survolant la Seine, le nouveau pont à Triel, la RD-154 jusqu’au rond-point nouvellement créé, puis la ligne haute tension ceinturant Chapet et l’ouest des Mureaux, pour retrouver la Seine. En outre, l'ADIV incite les riverains à suivre les dif-

férentes étapes... pour lutter contre les « pilotesvoyous ». L'association pose carrément deux questions qui fâchent : «Comment sanctionner les pilotes qui ne respectent pas les spécifications ? Qui est le gendarme des airs ?» Et l'ADIV précise : - Il n’y a plus de responsable local pour le contrôle des pilotes. Personne au niveau de l’aérodrome, ni au niveau du gestionnaire ; - Le gendarme des airs est la DSAC-N (Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile Nord) située à ATHISMONS: adresse mail : francoise.rontard@aviation-civile.gouv.fr Enfin, l'ADIV préconise que chacun de nous fasse «le shérif de l'air» avec la question classique : Comment faire respecter notre espace ? En conclusion, quand l'Etat abandonne, le citoyen n'a plus d'autre recours que de se faire «justice luimême» avec les risques inhérents à cette dérive dangeureuse.

L’HISTOIRE AÉRONAUTIQUE DANS LA VALLÉE DE LA SEINE

(suite de la page 20)

riverains et des pilotes réunis, a vu le jour : celle de créer un musée de l’aviation pour rappeler l’histoire aéronautique du Val-de-Seine sur le site actuel de l'aérodrome. Selon eux, la fermeture de l’aérodrome ferait de cet espace vert, puisque la piste est en herbe, une zone livrée à l’urbanisation. Ce qui serait, d’un point de vue environnemental, une catastrophe. Si la commission finit par dire non à l’implantation des ULM « 3 axes », est-ce que le SIVU fera machine arrière ? La réponse est incertaine.

Depuis le 13 mai, à Biscarrosse dans les Landes, au « Musée de l’Hydravion », -où un pan de mur rappelle l’histoire aéronautique des Mureaux-, des festivités sont organisées pour fêter les « 100 ans de l’Hydravion ». Quel dommage, que l’hydrobase des Mureaux, plus ancienne que l’aérodrome, soit en ruine, car elle était le terminus de la ligne Bordeaux-Paris, qui partait de Biscarosse. Mais qui s’en souvient encore ?

Pour l’instant, mis à part la présence des ULM « 3 axes », les mouvements n’ont pas dépassé le maximum autorisé. Cela tourne toujours autour de 9 000. Mais la présence des ULM « 3 axes », qui empruntent les mêmes couloirs aériens que les avions de la base, commencent à créer des problèmes, d’après les pilotes. Des accidents auraient pu se produire à de nombreuses reprises.

Damien DELERIN

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VERNOUILLET

Jeunes et chômage, comment casser cette spirale infernale ? Une association, «le Cercle rencontres pour Le Cercle « Rencontres l’égalité d’accès à l’empour l’Egalité d’accès à ploi » agit pour atténuer l’Emploi » est une assoun des nos problèmes de ciation loi 1901 créée le société, le chômage des 1er octobre 2007. Dans jeunes. Le jeudi 10 juin a les Yvelines, ce réseau eu lieu au gymnase des de bénévoles ayant des Amandiers de Vernouillet liens privilégiés avec une sorte de « foire à les entreprises se dél’emploi des jeunes ». veloppe, afin d’accompagner les jeunes dans Animé avec une énergie leur accès à l’emploi. Ce inépuisable Guy Béransont des professionnels ger, un homme charisexpérimentés (responmatique et expérimenté, sables RH, consultants, continue à arpenter les enseignants, éducachemins où « les gens teurs, chefs d’entreoeuvrent pour l’emploi ». prises…). Le Cercle a organisé Sélectionnés par les cette opération « coup Deux jeunes de Carrières-sous-Poissy sont venus partenaires du Cercle, de pouce pour l’emploi » tenter leur chance... (Photo DR) les jeunes sont encadans les 2 Rives. drés par des bénévoles Dans ce temps de chô(parrains et marraines) mage endémique, surtout affectant Pour le diagnostic, il semble que les jeunes (18 à 30 ans), cette 6e l'emploi des jeunes s’améliore dans dans leur recherche d’emploi. édition a réuni au moins 150 per- les secteurs suivants : boulange- Avec leur parrain, les candidats sonnes à la recherche d’emplois. rie, boucherie, manutention… et de découvrent les réalités du marché du travail, les comportements et Chacun des candidats avait une SAV. personne référente pour se prépa- Il faut commencer par des « petits attitudes adéquats. Ils construisent rer à ce rendez-vous avec le monde emplois » et demander aux futurs un projet correspondant à leurs de travail. employeurs de faire un effort pour aptitudes et aux besoins des enLe Cercle a pour objectif d’aug- les jeunes qui méritent plus et qui treprises, sans oublier les métiers en tension. Ils sont suivis par leur menter l’efficacité des recherches se présentent en 2010. parrain jusqu’à leur embauche déd’emploi pour ces jeunes à l’entrée difficile sur le marché du travail. Quelques détails du Cercle finitive. Dans le prolongement de cette action, le Cercle organise des Cet exercice guide aussi les instituopérations « Coup de pouce pour tionnels (maison de l’emploi, comun emploi ». Le Cercle et ses bénémunes, CCI, chambre de métiers, voles vous accueillent à : Conseil général, etc.) pour mieux connaître le profil des jeunes. Avec -  Chanteloup-les-Vignes (maison environ 15 partenaires présents de l’emploi) (Carrefour, Addeco, CFA, IFA, -  Saint-Germain-en-Laye (mission KONE…) le Cercle accompagne et locale) soutient les candidats jusqu’à l’em- Saint-Germain-en-Laye (Bel Air) à bauche définitive. En amont, l’offre la Soucoupe. (les jobs…) et la demande (des - Sartrouville (mission locale) jeunes) sont préparés pour cette journée. - Poissy (mission locale bientôt).

Commencer par des «petits emplois» Marie-Hélène Lopez-Jollivet, la maire de Vernouillet, a donné le coup d’envoi à 9 h en remerciant le président Guy Béranger (Voir photo à droite) de son engagement pour l’emploi des jeunes (venant des communes au-delà des 2 Rives).

Guy Béranger, un homme (Photo DR) charismatique

Prochaines rencontres 12 octobre à la Médiathèque des Mureaux ; Renseignements au 01 39 74 77 95 2 décembre à Chanteloup-les-Vignes – Maison de l’emploi, de la Formation et de l’Entreprise. 2 mail du Coteau Chanteloup-les-Vignes.

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ACTUALITÉ LOCALE

INTERCO'

Sur la CA2RS, l'aire de grand passage ne se fera plus ! Depuis fin avril, un   groupe d’une soixantaine de caravanes de nomades est arrivé sur la Plaine. Il s’est installé à Carrières juste avant la limite de Triel-sur-Seine. Une réunion de crise a été demandée par Eddie Aït, maire et conseiller régional. Selon lui, l’Etat ne respecte pas ses engagements... notamment d’empêcher les gens du voyage de s’installer n’importe où sur le territoire des Deux rives. Réunis le 2 mai dernier en présence du sous-préfet de SaintGermain-en-Laye, les maires de la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine (CA2RS) ont décidé de «ne plus réaliser» l’aire de grand passage de 150 places prévue sur les territoires de Triel, de Chanteloup et de Carrières destinée aux gens du voyage. Chaque ville devra donc s'équiper des emplacements réglementaires, prévus au schéma départemental d’accueil des gens du voyage. Triel devra construire 19 places, Carrières et Andrésy 34 au total... Eddie Aït, vice-président de la CA2RS chargé des gens du voyage et maire de Carrières-sous-Poissy, précise : « En parallèle, nous poursuivons nos actions contre les occupations illégales en labourant la plaine et en fermant les chemins. La CA2RS mène également une démarche forte, celle de la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale, en  fa-

Les 60 caravanes de ce groupement de gens du voyage sont parties le  matin du dimanche 30 mai. (Photo DR) veur des résidents caravanes pour leur sédentarisation. » Pierre Cardo explique enfin que le schéma départemental a été modifié, et selon nos informations, chacune de communes conduira sa « politique d’accueil » des gens du voyage. Cela équivaut donc à décrédibiliser la légitimité de la CA2RS. Pourquoi ce revirement ? Pourquoi

tant de tergiversations ? Pourquoi en est-t-on arrivé à cette impasse dans un dossier pourtant connu comme étant complexe ? Pour gagner du temps ? Ces questions, entre autres, seront soulevées par les habitants des Deux Rives quand ils traverseront la plaine entre Carrières et Triel.

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POLITIQUE

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RENCONTRE

Arnaud Richard, le député qui se sent bien « chez lui » Sous un soleil d'été, Arnaud Richard, désormais député de la 7e circonscription suite à la démission de Pierre Cardo, arrive « Chez nous» à Triel-sur-Seine. Passé à table, il s'exprime d'une manière claire et simple sur la fonction qui l’ habite, celle de « servir les gens ». Rendez-vous est donné à 15 heures. Les copains du restaurant «Chez Nous» attendent l'arrivée du nouveau député : « Celui qui se présente avec de vieilles godasses ! » au Parisien. Mais non, je leur dis que cette « ficelle » journalistique est déjà prise et usée. Le député nous prévient par téléphone de son retard d'une bonne heure. C'est cela le prix de la renommée.

D'ailleurs, il appartient à la tradition du Parti Radical Valoisien (les radicaux de droite qui avaient fait et défait les gouvernements pendant la 3e et 4e République) : humaniste et «social» à la Séguin. Donc d'une tradition républicaine digne de porter la charge lourde de la députation de la 7e circonscription. D'origine modeste, il a grimpé dans l'ascenseur social avant qu'il ne soit en panne ! Il est fier de son passage au cabinet de Jean-Louis Borloo notamment dans les années de la réforme sur la politique de la ville. Le renouvellement urbain a pris un essor depuis : « On a mis des milliards dans ce projet pour améliorer le sort de nos citoyens dans

Bien sympathique Enfin, il arrive : « Avezvous mangé, Monsieur le directeur... car je suis affamé » explique-t-il en rentrant au restaurant «  Chez Nous » où le tenancier, Michel, se propose de lui servir un traditionnel sandwich jambon-beurre. C'est le meilleur de « Chez Nous ». Arnaud Richard a l'allure d'un fils de bonne famille BCBG, qui semble sortir d'un film tel « Un long fleuve tranquille » ou « Adieu, les enfants  ». Sans préjugé, je le «  scannérise » et j’analyse le personnage : il est beau, père de famille, pas encore un poids lourd (au sens propre et figuré du terme) de la politique. Sympathique quand même ! Il me fait bien penser à ces protagonistes d'un film d'action qui se battent en duel pour une cause perdue ou un principe (moral ?) : estil un D'Artagnan ? ou un Machiavel ? Vaste question qui ne pourra pas être abordée cet après-midi.

A l’écoute des gens Mais, revenons à notre territoire et notamment au problème du service postal à Triel et à Vaux : Pourquoi cette diminution de service au public ? Pourquoi est-ce que le service à Andrésy, Carrières-sous-Poissy et Chanteloup est bien meilleur qu'à Triel et à Vaux ? Selon une logique implacablement financière, la Poste explique qu'elle perd de l'argent. Arrêtons le massacre du service public ? Que va-t-il faire ? Il écoute, il réfléchit et il prend note : « Je vais vérifier certaines données et je vais me saisir de ce dossier comme celui de la décharge de l'Hautil, où je continuerai le travail de Pierre Cardo. En plus, je vais veiller au respect de l'état de droit ». Ce député est très républicain dans sa parole mais il vaut mieux l'attendre sur ses actes.

Bail précaire

les banlieues ! » Oui, Monsieur le député, mais vous savez que le hiatus entre l'annonce et la réalité persiste. De toute manière si la banlieue n'est plus un problème cela se saurait. Mais il persiste et explique le bien-fondé de la réforme et le besoin de renouveler le concept du service public. « Pourquoi est-ce que la CAF, la Poste, le Pôle emploi ne pourraient-ils pas se mettre ensemble pour mieux fonctionner dans le cadre d'une refonte territoriale ? » Vaste problématique que le député pourrait débattre lors de la énième réforme territoriale qui s’annonce.

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Que va-t-il faire d'ici à la fin de son mandat (2012)? Déjà, remplir les obligations du député  ! Et je pose deux questions de plus : « Pourquoi porter la charge de député ? Que pensezvous du sentiment de dénigrement du politique actuellement ? » Il s'arrête et il explique  : « Il faut prendre son temps pour expliquer simplement aux gens la difficulté de remplir notre fonction, qui est noble par essence, mais il ne faut pas non plus exagérer : les gens sont respectueux d'un politique qui est là pour servir le peuple ! » Arnaud Richard se sort bien de notre premier rendez-vous : il répond dans un langage simple et sans prétention. Il est affable et surtout il s'intéresse aux gens et à leurs problèmes. Cela dit, on lui donne deux ans pour faire ses preuves. Sinon, le bail précaire, dans un contexte démocratique peu favorable actuellement à la droite, risque de s'arrêter en 2012.


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ON NOUS ÉCRIT

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CONTROVERSE

Pour une poignée d’euros Le refus de la mairie de Triel à une demande de subvention (cf. ci-contre) a engendré une réponse cinglante de la part de Pierre Michel dont voici le texte : «Je viens de recevoir votre lettre du 15 avril, par laquelle vous m'informez que la ville de Triel n'accordera pas la moindre subvention à la très dynamique et conviviale Société Octave-Mirbeau, association loi 1901 que je préside.

Pas vraiment surpris Après le refus qui nous a été opposé l'an dernier, je ne suis pas vraiment surpris de cette décision par laquelle la municipalité trielloise croit devoir se ridiculiser une nouvelle fois aux yeux de ses administrés. Je ne vous ferai pas l’injure de supposer que vous ignorez tout de l’importance d’Octave Mirbeau dans l’histoire littéraire, artistique et politique de notre pays, car il suffit, pour s’en convaincre, de se reporter à Wikipédia et à nos différents sites, ce qu’un élu de Triel ne saurait manquer d’avoir fait pour mieux connaître le plus illustre de ses concitoyens. Loin de moi également l’idée que vous puissiez ne pas soupçonner l’existence de notre publication annuelle des Cahiers Octave-Mirbeau, qui viennent de dépasser les six mille pages en 17 ans, car des exemplaires de tous les numéros ont naturellement été envoyés à la mairie de votre ville, où vous avez eu tout loisir de les consulter et de juger de leur qualité. Je ne tenterai pas davantage de vous vanter l’incroyable productivité de notre petite association littéraire, qui vient de mettre en ligne le colossal Dictionnaire Octave Mirbeau (http://mirbeau.asso.fr/dictionnaire/) et qui a subventionné la très coûteuse publication des trois premiers volumes de l’énorme Correspondance générale du grand écrivain.

L'aumône de 80 euros

Enfin, vous vous en doutez, je ne vais pas continuer à plaider plus longtemps pour que la ville de Triel nous fasse de nouveau l’aumône

de 80 euros, car, heureusement, si modestes qu’elles soient, nos finances nous permettent de nous en passer sans véritable dommage, quoique sans le moindre plaisir. Non, ce qui motive cette lettre, ce sont les termes de la vôtre pour justifier ce refus bouffon. D’une part, vous affirmez, contre toute évidence, que nous ne répondons pas « aux principaux critères d’attribution (adhérents triellois, participation aux manifestations de la ville)  » : or vous savez pertinemment que la Société Mirbeau a quatre adhérents à Triel et qu’elle a tenu un stand lors de la fête des associations de la ville, à laquelle vous nous avez vous-même invités... D’autre part, vous nous incitez « à renouveler [n]otre demande l’an prochain ». Or, c’est exactement ce que vous m’avez écrit il y a un an déjà, avec le résultat que vous savez : nous avons eu la faiblesse de croire dignes de confiance une de ces promesses qui, en réalité, n’engagent que les naïfs qui les croient, comme le notait le lucide Octave Mirbeau... Dès lors, comment ne pas voir dans votre lettre un hypocrite exercice de langue de bois ?

Pour le plus glorieux de ses habitants Je regrette pour la ville de Triel que le plus glorieux de ses habitants n’y soit pas reconnu comme il le devrait et, en particulier, que l’exposition Mirbeau n’y ait pas été accueillie comme elle l’a été à Carrières-sous-Poissy et à Chambourcy. Je regrette pour la municipalité en place, qu’elle ait raté une belle occasion de réparer, fût-ce tardivement, l’erreur commise l’an dernier, sans doute par ignorance, et de redorer un peu son blason terni par ces dérisoires économies que vous êtes fort en peine de justifier. Mais cela ne nous empêchera évidemment pas de continuer à œuvrer pour faire reconnaître le génie d’Octave Mirbeau et pour diffuser largement ses œuvres, même à Triel, avec les modestes moyens dont nous disposons, mais avec toutes les forces que confèrent la passion et le bénévolat. Je vous prie de croire, Monsieur le maire-adjoint, à l’assurance de mon total dévouement à la cause de la mirbeaulogie.» Angers, le 17 avril 2010 Pierre Michel président de la Société OctaveMirbeau (michel.mirbeau@free.fr)

Depuis, Léon Janus, maire-adjoint, a fait savoir que l’année prochaine il est « prêt à travailler avec eux (NDLR : les membres de la société Octave-Mirbeau) autour d’un projet commun » (Courrier des Yvelines, 12 mai 2010).

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NATATION

Hugues Duboscq aux « 12h de natation » des Mureaux Samedi 12 juin, la piscine de Bécheville, aux Mureaux, a reçu la visite, dans le cadre du challenge des « 12h de Natation » organisé par le CAM, du médaillé olympique de natation Hugues Duboscq. Ce dernier est venu à la rencontre des nageurs et des athlètes handisports participant au challenge pour la première fois. Hugues Duboscq est compétiteur de natation de haut niveau, né le 29 août 1981 à Saint Lo. C’est un spécialiste de la brasse comme le montre son palmarès. Il est triple médaillé de bronze olympique au 100 m brasse à Athènes en 2004 et au 100m et 200m brasse à Pékin en 2008, médaille d’argent aux championnats du monde au 100m brasse à Rome en 2009, 10 médailles aux championnats d’Europe dont une en or au 200m en 2008 à Rijeka, et sans oublier le fait qu’il détient le record d’Europe du 100m brasse en grand bassin le 27 juillet 2009 obtenu à Rome lors de la finale. Aux championnats du monde militaire de 2009 à Montréal, il a gagné la médaille d’or au 50m, au 100m et au 200m des Championnats du Monde. Il fait partie de la Team EDF.

Duboscq au « 12h » Accompagné du Maire de la ville, François Garay et des membres de son staff et du service des sports, Jérôme Gourgouse et Vincent Rouleau, Hugues Duboscq est arrivé au complexe de la piscine de Bécheville vers 16h30. Il fut accueilli par le président du Cercle Aqua Sport des Mureaux (CAM), Claude Magnin et par les nageurs, qui l’ont reconnu. Le principe de ce challenge amical est simple, il faut savoir nager au moins 50 mètres pour y participer. Il ne faut pas nager 12 heures d’affiler mais nager aussi longtemps qu’il est possible pour réaliser la

plus longue distance. A la grande surprise générale, Hugues Duboscq a plongé dans le bassin, ce qui a plu à tout le monde. Les nageurs ont pu admirer sa technique et sa fluidité. Il fendait l’eau avec une telle facilité que c’était un magnifique spectacle à regarder. Il a effectué un 100 m en un temps record, puis il est sorti du bassin sous les applaudissements. Il a ensuite gagné un stand, situé dans le parc de la piscine, où il a signé de nombreux autographes aux nageurs, mais aussi pour le service des sports des Mureaux et pour le club de natation local. Cette année aux « 12h », des athlètes handisports sont venus nager avec Hugues Duboscq, qui a apprécié leur participa- H. Duboscq, un champion qui se mouille ! tion.

«Objectif Budapest !» 4 au 15 août Hugues Duboscq, après les autographes et avant de rejoindre François Garay, le Maire et Claude Magnin, président du CAM autour d’un pot de départ, a bien voulu répondre à nos questions. Damien Delerin.- Bonjour. Vous connaissiez les «12 h de natation » ? Hugues Duboscq.- Oui ! Il existe des « 12h » et même des « 24h ». D.D.- Qu’en pensez-vous ? H.D.- C’est sympa ! Cela permet de mettre de l’animation autour de la natation, de sensibiliser et de permettre aux gens de venir nager. D.D.- Comment trouvez-vous l’idée d’associer les « 12 h de natation », cette année, aux handisports. Vous trouvez cela bien ?

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H.D.- C’est bien ! Cela met en valeur l’« handisport ». Souvent, les personnes ont peur de se confronter aux handisports. Là, au moins, cela montre qu’ils peuvent nager ensemble. Puis dans l’eau, c’est un milieu où ils sont plus à l’aise. J’en ai vu pas mal. J’ai quelques copains qui sont des athlètes handisports. C’est vrai que sur terre, ils ont besoin d’avoir des artifices, des prothèses, alors que dans l’eau, ils n’ont besoin de rien. C’est un milieu de liberté pour eux. D.D.- Quels sont vos objectifs sportifs pour la fin de saison ? H.D. - Cette année, c’est les Championnats d’Europe à Budapest au mois d’août.


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SPORTS

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RUGBY

Les juniors de Triel à nouveau champions ! Les moins de 19 ans ont prouvé que l'avenir du rugby est assuré dans les 2 Rives Selon Dominique Monot, un des dirigeants historiques du club, Triel a démontré sa force dans sa jeunesse. Pour la deuxième année consécutive, l'équipe Juniors (moins de 19 ans) est devenue champion Danet France Nord-Est. La victoire a été obtenue contre l'équipe de Montigny-le-Bretonneux, l'autre concurrent sérieux en rugby toutes catégories confondues. Notons la bonne santé du rugby dans les Yvelines car deux équipes yvelinoises ont atteint la finale de la coupe Danet France Nord-Est lors des finales France à Pontarlier (25). La compétition, qui a commencé en octobre 2009, regroupe toutes les équipes des comités du rugby des zones Ile-de-France, Flandres, France-Comté , Alsace-Lorraine et Bourgogne.

La génération montante de rugby est un groupe de copains qui se (DR) fait surtout plaisir à jouer un sport de gentlemen !

L'equipe de Triel a remporté le titre par 32 à 5. Notons que Triel devançait son adversaire à la mi-temps 10 à 5. Pour l'occasion un car de supporters avait effectué le déplacement de nuit pour soutenir l'équipe trielloise. Mais, la fatigue ne figurait pas dans le vocabulaire triellois, car une énergie folle a galvanisé les troupes et a été transmise à tout le staff et à l'équipe sur le terrain. La jeunesse trielloise (et donc l'avenir de notre ville) est conquérante, au moins en rugby. Cela dit, c'est le sport des « gentlemen », n'est-ce pas ? Le staff adresse tous ses remerciements pour les encouragements, avant, pendant et après le match. (L'auteur remercie Dominique Monot pour ses photos).

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FOOTBALL

DERNIÈRES MINUTES

US Verneuil assure le maintien

Vélo

Course départementale L’association cy- au programme cliste (ECVVT) du D4/D3/D2/D1, cacanton a organisé dets et minimes. le 23 mai, avec Le podium était l’appui de la maire de qualité. de Vernouillet, la compétition annuelle du département des Yvelines. Il s’agissait de quatre courses

VTT

Le 1er but d'US Verneuil a été marqué par Raboteur.

L'après-midi du 30 mai, le match US Verneuil-Houilles SO était décisif pour le maintien. Voici le récit... En ce dimanche de fête des mères, ce match, disputé sous un ciel gris, était décisif pour les deux équipes. Respectivement avantdernier et dernier, l’US Verneuil et le Houilles SO devaient l’emporter pour se maintenir. Après un round d’observation, les verts et blancs se procurent les premières occasions, par Mathieu Raboteur qui perd son duel avec le gardien ovillois puis par Juan Prieto qui, après avoir éliminé le dernier rempart centre, ne trouve pas Samy Rivière seul au second poteau. Juste avant la mi-temps, l’US Verneuil ouvre le score sur un ballon en profondeur pour Raboteur, qui élimine le gardien et s’en va pousser le cuir dans le but vide. Les jaunes et noirs du Houilles SO se procureront quelques occasions mais pas de quoi inquiéter Yannick Ernault, le gardien vernolien et sa défense, hormis sur un centre qui file devant le but et est repris au second poteau par un attaquant ovillois. Le ballon heurte le poteau du portier de l’USV. En seconde mi-temps, l’USV contrôle le match et sur un ballon en profondeur, Samy Rivière adresse un caviar à Juan Prieto

(DR)

qui n’a plus qu’à pousser la balle au fond. Les verts et blancs pensent avoir fait le plus dur et se créent deux énormes occasions par le capitaine Thierry Lewis, tout d’abord sur un raid solitaire. Sa frappe n’est pas cadrée, puis sur une tête sauvée sur la ligne, consécutive à corner de Juan Prieto. Sur un long dégagement du gardien de Houilles, un attaquant passe devant Yannick Ernault et marque dans le but vide. Le match est relancé. Mais en fin de match, l’USV tient le score et se créera même une dernière occasion par Mathieu Billot, repris in extremis par un défenseur. L’arbitre siffle la fin du match, les verts et blancs peuvent laisser éclater leur joie malgré la fatigue d’un match sérieux et appliqué. Cette fois c’est sûr, on retrouvera l’US Verneuil, promu cette saison, en 2e division. US Verneuil : Ernault - Hemelka, Rambat, A.Billot, Tabbech - Taphanel, Lewis - Saliou, Rivière - Prieto, Raboteur. Entrés en jeu: Fernandès, M.Billot, Nival A noter que la réserve de l'US Verneuil, dont le match contre Bailly Noisy (b) n'a pas eu lieu pour cause de forfait de ces derniers, sont promus en 6e division avant même le dernier match de dimanche prochain.

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SPADS participe à la Transvesubie Le 30 mai, six montagne à parmembres du courir ; 8 000 m de SPADS (club dénivelés cumulés VTT) ont participé (3 300 m de positif à la Tranvesu- et 4 700 m de nébienne, un mythe gatif) et plus de 5 des sportifs en km de portage. VTT. Elle est exigeante  : 85 km de chemins de

Skate Nouvel équipement à Carrières Le skate-park ver- cé à l’unanimité ra le jour fin 2010. en faveur de cette Il sera financé à démarche qui vise hauteur de 80 % à créer un nouvel par la Région Ile- équipement sportif de-France, pour de proximité. un budget total de 200 000 €. Il sera construit sur le Complexe sportif Alsace. Le Conseil municipal du 27 mai s’est pronon-

Triathlon

Le 4 juillet à Andrésy En juillet, le triath- départ donné au lon s'ouvre à 250 niveau de l’île concurrents. La Nancy. La course course se dé- de vélo parcourra roule dans la ville les 20 Km abord'Andrésy située dant le massif de dans un méandre l'Hautil. Enfin, la de la Seine. Les course à pieds se 750 mètres de termine sur le bil'épreuve de nata- tume d’Andrésy. tion ont lieu dans http://www.andrela Seine avec un sytriathlon.fr


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UN JOUR UN LIVRE

Dupont et Dupond Notre cher Hergé (surtout dans les ventes aux enchères) inventa ces sosies, jumeaux, doubles, duos, frères siamois etc. Les éditeurs de BD Delcourt et Dargaud ont produit deux albums dont les personnages principaux rassemblent des similitudes troublantes. L’un caricature un certain Sarkozix sous titré « Tout pour ma Gaule » (quelle classe !). L’autre présente un « Quai d’Orsay » sous titré lui, « Chroniques diplomatiques » qui met en scène Alexandre Taillard de Vorms qui n’est autre que Dominique de V. dans son ancien habit de ministre des affaires étrangères.

entourage, entre les phobies de Rachidata (« Ce ne sont pas des esclaves, ce sont des magistrats ») et les engagements de son fiston (« Ben je vais soutenir mon ami Davidmartinus à son meeting, comme tu m’as dit. Je vais le soutenir à mort ! ») L’autre évoque à tout bout de champs et à tort et à travers ses maîtres à penser interchangeables que sont tour à tour Mao, Héraclite ou Sun Tse, («  C’est ça qu’il faut dire ») ou encore : « Il faut citer Erasme, Montesquieu, Schumann, Jaurès… Tous ceux qui ont œuvré pour la paix. » Mais tous les deux sont entourés de conseillers contradictoires et arrivistes qui se marchent sur les pieds quand ils ne se poignardent pas dans le dos. Continuellement se dessine une image froide ou torride du Pouvoir politique dans une gestuelle de la précipitation, un amalgame d’improvisation dans l’action et d’opportunisme dans l’observation.

Malgré un graphisme presque bâclé, un scénario lourd de sous entendus, des scènes convenues et des répliques attendues, nous nous trouvons en face de personnages qui donnent des détenteurs du Pouvoir une image sinon complaisante du moins inquiétante. L’un vitupère intensément tout son

Des caricatures ces BD ? Plutôt des pamphlets à la lecture facile au premier degré, terriblement troublants quand l’« entre les lignes » saute aux yeux du lecteur curieux et attentif au dessin (dessein ?) comme au texte.

Rompre avec la rupture ! Reste qu’un personnage sort du lot dans chacune. Un certain Arthur Maupas, bras droit de A. T. de V. qui a le don de déchiffrer et résoudre les problèmes ultra sensibles (« Ce problème est réglé ») et un certain Fillus dont S. s’obstine à ne pas suivre les (bons) conseils (« Il n’a réussi à anticiper ni les droites venant de la gauche, ni les gauches venant de la droite. ») Observons qu’entouré de seconds rôles tels Chiraquix (« Hé ! la p’tit cr… Sarkozix ! Viens boire une bière ! C’est ma tournée ! ») ou « la petite Ramaya » (« Euh.. Excusez moi chef… ») dominent des caricatures plus fortes et c’est bien normal : ce sont celles de celui qui crie haut et fort, le chef (« Alors ils sont où mes amis les riches ? ») Pour autant, et c’est là qu’intervient le plaisir de la bande dessinée, on

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ne s’ennuie jamais. Et même on applaudit parfois devant la critique retenue ou le trait souligné. L’action, soutenue par des dialogues explicites s’insère entre les personnages comme une péripétie parmi d’autres dans la vie quotidienne de ceux qui décident et qui sont confrontés aux contradictions entre promesses électorales et réalité devant l’événement (« La rupture vous l’avez voulue, vous l’avez exigée ! Eh bien, nous allons aussi rompre avec l’idée de rupture ! ») Tout un programme, plus proche des Guignols que de la satire irrespectueuse ou de la critique pure et dure. Vous avez dit « Politiquement correct ? »

C. s. B. Les aventures de Sarkozix, tout pour ma Gaule ! Lupano-Bazile- Maffre – Delcourt, 40 pages, 9,95 € Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques Blain & Lanzac, Dargaud, 96 pages, 15, 50 €


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BLOC-NOTES DE L'HISTOIRE

Au bord de l’eau En 1999 la DIREN Ile-deFrance publiait une fiche historique sous le titre «Rives et îles à Médan » qui décrivait les rives de la Seine, l’île de la Motte-desBraies, l’île d'Hernières et l’île du Platais. L’aspect du paysage n’est pas statufié en images successives comme des cartes postales jaunies, il est soumis à des évolutions perpétuelles. Exposé des motifs : La protection a été décidée en application de la loi du 2 mai 1930. On lit dans le dossier d'archives : «Des sites pittoresques que l'on compte sur les bords de la Seine, celui de Trielsur-Seine est peut-être l'un des mieux connus. La rive gauche a été singulièrement déboisée mais il y demeure encore quelques beaux éléments végétaux. L'autre rive, infiniment plus intéressante, constituée de propriétés boisées offrant des frondaisons variées, constitue un charmant décor de Seine. Les îles, véritables masses boisées, font partie intégrante du site de Triel-sur-Seine. Il convient donc de prendre une mesure de protection en faveur de ces éléments.» Identité : «Entre Meulan et Andrésy, un chapelet d'îles orne la Seine. En aval, les îles Crespin, NotreDame, Belle et du Fort agrémentent le paysage fluvial de la ville de Meulan. Maisons anciennes et vieilles églises se dessinent sur les quais et détachent leur silhouette sur les coteaux. Ces architectures se mêlent aux constructions industrielles qui sont venues s'installer en nombre au début du siècle sur les rives du fleuve. En amont, face à la ville Andrésy, l'île de Nancy et l'île du Levant ferment le cortège. Entre les deux groupes insulaires, face à Triel-sur-Seine, les îles de la Motte des Braies, d'Hernières et du Platais enrichissent ce paysage d'une végétation de plus en plus dense depuis l'après-guerre. Une belle route longeant la forêt d'Hautil, unit Meulan à Triel-sur-Seine, sur la rive droite. À Triel-sur-Seine, d'anciennes maisons, et d'autres plus récentes, alternent avec les silhouettes des nombreux arbres des berges. Au bord de l'eau, les

(Photo collection Gorças, DR)

feuilles argentées des saules, (...), les aulnes, droits sur leurs troncs (...) ponctuent le paysage. Ce rythme végétal s'embellit du port imposant des peupliers d'Italie, (...). Parfois, ce rideau d'arbres fait place à des terrains agricoles qui poussent leurs limites jusqu'au chemin de halage. Sur la rive gauche de la Seine, les berges sont moins riches en végétation. Quelques marronniers vivent encore à l'ombre du pylône du vieux pont détruit, qui reliait Triel-sur-Seine à Vernouillet. (...) La pointe boisée de l'île de la Motte des Braies apparaît en amont du nouveau pont de Triel-sur-Seine qui relie les deux rives de la Seine. Elle est accolée à l'île d'Hernières, elle aussi entièrement boisée et inaccessible. » «L'île privée du Platais, dont les rives sont bordées d'arbres, conserve encore des taches boisées qui circulent entre les deux cent vingt-trois bungalows de résidences saisonnières. Parmi les premiers à apprécier cette île fut Emile Zola et ses amis Paul Alexis, Henry Céard et Guy de Maupassant qui se réunirent souvent chez lui. Il avait fait construire son "Paradou" sur le terrain boisé qu'il avait acheté en 1878, celui qui a laissé la place en 1935 à la plage de Villennes. Un énorme toboggan, plongeant dans la vaste piscine de la plage, est installé sur son ancienne propriété. Au milieu de l'île, comme

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une longue chenille, une séquence de vestiaires peints en rouge et une rotonde encadrent la piscine. Celleci est ouverte au public mais constitue une enclave dans le centre naturiste de Physiopolis, crée en 1935 par les frères docteurs André et Gaston Durville. Le soleil, le sport et une alimentation saine étaient au programme des hôtes du centre, installés dans les bungalows, vivant sans électricité, avec une pompe d'eau potable. Depuis, les modes de vie sur l'île ont un peu changé, mais on essaye de préserver encore l'esprit de ces pionniers du bien-être. Sur la rive gauche, en proximité du centre ville de Trielsur-Seine, les berges ont fait l'objet d'un aménagement paysager respectueux. Par ailleurs, les berges sont soumises à des inondations, qui les rendent dangereuses une partie de l'année.» «Orientations pour la gestion à venir : II faut préserver la qualité boisée des berges et des propriétés qui les bordent. La rive droite pourrait être davantage plantée. Les îles de la Motte des Braies et d'Hernières doivent conserver intactes leurs masses boisées et la protection actuellement étendue à une profondeur de vingt mètres, devrait recouvrir entièrement les deux îles.» Source : DIREN Ile-de-France – 1999


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COMMÉMORATION

L'appel du 18 Juin 1940

Quel que soit l'endroit et le temps, la force d'un peuple réside toujours dans son pouvoir d'être aux rendez-vous historiques (DR) Verneuil-sur-Seine : le samedi 12 Juin 2010, 14 h 30 à l'Espace Maurice Béjart, Verneuil commémore la naissance de la résistance, autrement dit le 70e anniversaire de l'appel du 18 juin du général de GAULLE. Invitation de se plonger au coeur de la résistance. Sur

scène, les dix drapeaux tricolores tenus par des anciens combattants étaient impressionnants. Petite allocution de monsieur le Maire remerciant l'Association Nationale du Souvenir Français ainsi que le public présent venu en grand nombre. A suivi immédiatement le débat

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animé par Michel Anfrol, président des Amis de la fondation Charles de Gaulle et ancien journaliste de TF1, prévu avec six personnalités : Alain de Bataillon de Besse, président de l'association nationale des combattants volontaires de la résistance; Claude Marmon, historienne (fondation Charles de Gaulle); Yves Marie Larivière, historien et président de l'association régionale des résistants IDF; le général Pierre de Percin, président d'honneur du Souvenir Français; Serge Arvengas, vernolien, membre de la fondation Charles de Gaulle et cadet de la France libre; René Marbot, cadet de la France libre. Avec le premier sujet développé, Yves Marie Larivière, général d'armée, nous a présenté une rétrospective très intéressante de l'historique des deux guerres, depuis celle de 14/18 jusqu'à l'appel du général de Gaulle. Serge Arvengas en tant qu'ancien officier nous a èvoqué « les Cadets de la France Libre » qui ont fait l'objet de son ouvrage  « Sans Hésitation » et Claude Marmon nous a parlé des soucis familiaux du Général. Un film a été projeté. Enfin la manifestation s'est terminée par un hommage public devant la stèle du Général de Gaulle, parc de la Porte St Martin.


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COLLECTIONNEURS

Autour des collections à l’Espace Maurice-Béjart tites vignettes qu’un artiste « Il n’y aurait pas de colleca dessiné pour les boites de tion… sans les collectionneurs camemberts ou comme ici ! » C’est par cette phrase anopour les bouteilles de vin. dine que sont accueillis les vi«Au départ, on commence siteurs. Si l’homme crée l’obpar conserver quelques étijet, le collectionneur crée la quettes de bouteilles bues collection. L’APCCT (1) aurait (avec modération). Puis, pu en faire son slogan tant la quand le nombre devient sivariété des collections indivignificatif, le virus de la colduelles présentées à l’Espace lectionnite peut prendre le Maurice-Béjart du 11 au 16 mai dessus et s'installer durablesemblait inépuisable. En fait ce ment... » Encore des souvesont 27 collections proposées. nirs d’enfance : « Pourquoi je Les 18 collectionneurs ont euxcollectionne les romans polimêmes animé ce lieu consacré ciers anciens de la collection à la culture où grands et peLe Masque ? » Réponse  : tits se sont presque bousculés pour voir cartes postales, pin’s, « Très jeune je voyais avec fèves, timbres, monnaies, fos- J-L Koening transmet sa passion aux curiosité dans la bibliothèque siles, ou appareils photos an- enfants des écoles. de mon père ces ouvrages (Photo DR) ciens. aux titres énigmatiques, aux illustrations alliant l'étrange à avaient amenés à accumuler ces Mais moins classiques, il y avait d’exotiques araignées de Guyane, objets ayant un point commun. la simplicité d'un graphisme plutôt d’insolites boites à cigares, de sur- Par exemple : c’est sa première sommaire… » réalistes objets en forme d’œufs gorgée… de bière qui a provoqué Enfin tous ont pu vérifier que l’objet ou d’inquiétants tarots divinatoires. le rassemblement de capsules de quotidien, qui entre en Collection, Les objets de pompiers et les mu- bouteilles de bières. Pour d’autres devient un objet d’art incontourSurtout devant la démonsselets de champagne n’ont pas ce sont des frustrations d’enfance : nable. formée d’un assemblage manqué d’intéresser aussi bien les « Je n’ai jamais pu jouer avec les tration artistique d’emballages de pains enfants des écoles que les autres petites voitures miniatures de mon détournés dont les sous verre procollectionneurs venus commenter oncle car elles étaient enfermées tégeaient une véritable fresque. dans une vitrine. C’est pourquoi je leur exposition personnelle. APCCT : Association Philathélique des Les organisateurs leur avaient collectionne les Dinky Toys ». Eti- (1) Collectionneurs du Canton de Triel. demandé quelles motivations les quettes quand tu nous tiens pourrait-on s’exclamer devant ces pe-

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SCULPTURES EN L’ILE

Le jardin des arts à Andrésy Traverser la Seine à An- sur fond de clapotis. Man- donnent leurs explications dresy, accoster, pénétrer nequins féminins entrela- à ceux qui savent les écousur l’île Nancy. C’est là que cés dans un hamac déchi- ter mais elles dérivent auss’exposent les « sculptures queté. Jusqu’à un cercle sitôt vers d’autres questionen l’île 2010» c’est là que magique, formé de douze nements. l’art nous fait pénétrer dans culs de bois, les Ka. Tout Le visiteur n’est pas frustré un autre monde et cette ex- ici respire l’étrange, l’inso- pour autant. Il a toujours le périence possède bien des lite, l’originalité d’une créa- loisir de revenir, de (re) dévertus. Le mélange de vé- tivité maîtrisée. Pas d’uni- couvrir et de (re) trouver gétation contraste avec les formité, même les œuvres sinon des réponses attenmatériaux froids auxquels collectives sont disparates. dues, du moins le plaisir du les artistes ont donné un Le visiteur se sent un mo- partage entre la rencontre destin. Ensevelissement ment désemparé cherchant de « Créativité » et son ombragé de formes mode- des éclaircissements qui ne double : l’œuvre achevée. lées. Sonorités métalliques s’imposent pas. Les œuvres C. s. B. provenant d’une rive boisée parlent, se montrent, elles IRENE LUSSOU BÉNÉDICTE CHARPENTIER SCULPTEUR PEINTRE-SCULPTEUR VIT ET TRAVAILLE À VERNOUILLET VIT ET TRAVAILLE À VERNOUILLET

« Les filles du vent » sont une famille. Elles sont cinq ici, dressées sous les feuillages complices, mais pourraient être bien plus nombreuses. C’est l’air du temps qui les porte et sous les silhouettes, sous le drapé rugueux s’exprime le principe féminin, mélange de calme et d’observation surmontés de visages que la passion n’a pas marqués. Le drapé s’étire vers le sol. Ont-elles des jambes ? Le vent les caresse, le talent de l'artiste leur donne vie. Ont-elle un corps au-delà du buste ? Est-ce la plongée des sentiments que dégage leur regard intérieur qui trouble le passant distrait ? Les yeux mi-clos inspirent-ils un apaisement ou une inquiétude ? Le mouvement de leurs bras n’est-il dû qu’au hasard de l’inspiration ? Irène Lussou laisse au visiteur le soin de décrypter ses intentions.

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Les trois énergies présentées sont en réalité six, mais il faut les voir recto-verso pour tout comprendre ou presque. Car le message est à la fois simple et complexe. Lumière, matière, couleurs (primaires bien entendu), matière visible, énergie invisible. La dualité est partout. Les deux pôles de la matière sont ici sous nos yeux car ce qui est en haut se retrouve en bas et ces énergies font partie de l’homme qui portera un regard neuf sur la vie… De là à explorer l’arbre de vie il n’y a qu’un pas qui sera franchi quand on découvrira que « les feuilles sont les racines réalisées ». Explorer l’univers de Bénédicte Charpentier, c’est faire le grand écart entre astrophysique et métaphysique puisque sa référence au big-bang primaire lui permet de réunir, dans un même carré, tout et son contraire.

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SALON DES BEAUX-ARTS

Pascal Quijoux reçoit le prix Louis Bril Le 42e Salon Officiel des Beaux Arts de Triel a eu lieu du 1e au 7 mai. «Les Peintres de Triel et son Canton», menés par le président Vivarez, ont su répondre à une attente variée et « hétéroclite » de la population locale. L'Association «Les Peintres de Triel et son Canton» a été créée en mai 1965 dans le but de réunir de jeunes artistes, tous désireux de partager leurs connaissances et de soumettre leur talent au jugement du grand public. Le 42e salon officiel « Salon des Beaux-Arts » a décerné les prix suivants : 7° Prix Louis Bril attribué à Pascal Quijoux (« Les figurants ») ; Prix de la municipalité Huile : Pascal Quijoux ; Aquarelle : Marcel Lecluse ; Emaux : Christine Holler. Prix du salon Huile : Sophie Darcas ; Aquarelle : Marcel Lecluse ; Sculpture : Claude Petitjean. Informations : http://academiepeinture.canalblog.com

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RECETTE

Tripes à la mode de Caen La Normandie est riche en recettes traditionnelles dans lesquelles intervient souvent un ingrédient fameux  : la crème fraîche. Il est pourtant un plat qui n’en contient pas, qui possède depuis 1952 une confrérie, et prospère dans les boutiques des Champions du monde… de tripes à la mode de Caen. Nous avons rendu visite au champion 2009 : Christophe Hue qui tient une boucherie artisanale à... Caen. Fier de sa spécialité qu’il qualifie de « naturelle », il a installé en bonne place sa « Soupière d’or. » L’origine des tripes remonte au Moyen Âge où on les attribue aux traiteurs parisiens. Mais c’est un fameux restaurant du quartier des Halles qui les fit connaître à partir de 1832 et qui les présente encore aujourd’hui à son menu. Toutefois la paternité des « tripes à la mode de Caen » revient à un moine cuisinier de l’abbaye aux Hommes de Caen, du nom de Sidoine Benoît. La tradition veut que les tripes à la mode de Caen résultent «des préparations résultant de la cuisson des quatre estomacs du boeuf (panse ou rumen, où les aliments se ramollissent avant d'être ruminés, réseau ou bonnet, recouvert de petites alvéoles, feuillet, composé de replis comme les feuilles

d'un livre, caillette ou franche mule, le véritable estomac, où est sécrété le suc gastrique) et de pieds dans un bouillon assaisonné et contenant des légumes». Voilà qu’arrive le moment décisif : c’est toujours après une très longue cuisson à l’étouffée, dans une « tripière » dont le couvercle est luté  (*), donc étanche, que s’élabore la finesse de la tripe et des légumes qui l’accompagnent dans un jus inimitable qui vous régale « d’un produit canaille qui fait un régal royal.»

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LA RECETTE POUR 8 PERSONNES Aujourd’hui les tripes ne sont pas chères et vendues lavées, donc propres. Elles permettent de réaliser la recette suivante pour faire de vraies tripes à la mode de Caen.

INGRÉDIENTS - 3 kg de panse de boeuf (feuillet, caillette et franche muche). L'ensemble s'appelle « la mésentère » en patois normand.


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CUISINE

JUIN 2010

RECETTE tez vos carrés de panse et les demi-pieds, salez, poivrez au poivre du moulin, et versez le vin blanc, le cidre et le calvados. Mettre un couvercle qui s'emboîtera exactement sur la casserole. - Allumez votre four à 145° (th 5). - Mettez au four pour 5 heures de cuisson douce. Vous servirez ces tripes à la mode de Caen avec des pommes à l'anglaise par exemple et une bonne bolée de cidre fermier ou un bon vin blanc. Et, pour finir, un petit truc astucieux : s'il vous en reste égouttez les tripes puis dispatchez-les en portions dans des pots à confiture, et mettez du jus dessus. Vous les conservez au congélateur (2 à 3 mois au plus) pour servir les jours de manque d'imagination ou de temps pour cuisiner.

Christophe Hue, boucher à Caen et sa tripière d'or. (Photo DR) (Meilleure tripe du monde 2009). - 1 pied de veau coupé en 2 - 300 g de carottes émincées - 300 g d'oignons émincés - 1 blanc de poireau émincé - 2 gousses d'ail (dégermées écrasées et hachées) - 1 peu de fleur de thym - 1 feuille de laurier - 1 l de cidre brut - 1/2 l de vin blanc sec - 5 cl de calvados

PRÉPARATION - Mettez le morceau de panse et les 2 demi-pieds de veau dans une grande casserole. Remplissez d'eau froide et portez à l'ébullition puis gardez cette ébullition pendant 2 mn. Sous le robinet d'eau froide bien nettoyer les morceaux. - Egouttez puis coupez la panse en carrés de 7 à 8 cm de côté. -Dans le récipient allant au four, mettez au fond les carottes, les oignons, l'ail, le thym, le laurier et le blanc de poireau émincé, puis ajou-

* LUTER Dans les temps anciens, pour préserver les saveurs des tripes à la mode de Caen, on rendait hermétique le fait-tout en disposant autour du couvercle un mélange de farine et d'eau appelé un lut qui, en cuisant, devenait dur comme de la pierre et de ce fait empêchait les vapeurs de sortir. On mettait cette terrine dans le four du boulanger quand il avait fini de cuire ses pains et on les dégustait après 7 ou 8 heures d’une cuisson à température douce.

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• Un diagnostic énergétique des bâtiments municipaux. Carrières et Andrésy se sont engaANDRÉSY gées dans un processus d’Agenda • Agenda 21 : le simulacre continue 21. La première est exemplaire en Après un forum raté, les cinq ateliers de la matière : la municipalité va lancer travail proposés aux Andrésiens ont été fin 2010 la mise en œuvre d’un diadésertés : huit personnes par atelier (hors gnostic énergétique des bâtiments élus) en moyenne. Un règlement intérieur communaux. Cette étude d’un très restrictif, écrit par la municipalité, était montant de 4 000 euros permettra, imposé aux participants : 20 % d’entre eux à terme et par le biais de travaux qui ont refusé de le signer (dont le représentant pourront être préconisés, de rationaCARRIÈRES de la ville du COPRA ou d’IDF Environliser la consommation énergétique. • Eddie Aït : super star ! nement). Ces Andrésiens ont été exclus Très présent dans sa ville, au Conseil Ecoles, gymnase, espaces adminisdes ateliers et ne reçoivent plus aucune régional, deux fois invité dans l’émis- tratifs… Plus d’une dizaine de bâtiinformation de l’adjointe au développesion « C dans l’air » sur la Cinquième, ments feront l’objet d’un diagnostic ment durable, en charge de l’Agenda 21 et maintenant… au cinéma ! Eddie Aït énergétique. de la ville. Rappelons qu’un Agenda 21 est est un jeune maire qui est décidément censé proposer un développement durable CHANTELOUP partout ! au niveau local, en associant étroitement la L’édile de Carrières figure en effet • Baisser la facture du chauffage. population aux discussions et à l’élaboradans le dernier film de Jean Luc Go- La municipalité s’est mobilisée pour tion des actions envisagées. dard : « Film socialisme ». Pendant un peu obtenir une réduction des charges plus d’une minute, en dernière partie de chauffage anormalement élevées, • La ville jumelée du Niger touchée du film, une voix off, celle du Maire de suite aux inquiétudes exprimées par par la famine Carrières, a été utilisée par le cinéaste les habitants de la résidence du BéEn cette année 2010, le Niger subit une franco suisse. Il s’agissait d’une reprise guinage. Le maire, Catherine Aregrave crise alimentaire. Plus de la moitié partielle de son intervention prononcée nou, a ainsi exigé que l’Opievoy de la population est soumise à l’insécurité lors de l’émission "C Dans l’Air" d’Yves et France Habitation renégocient alimentaire ; plus des deux tiers du cheptel Calvi sur la réforme de la taxe profes- le contrat passé avec le fournisseur est menacé. Concrètement, les familles ré- sionnelle. Le « Film Socialisme » est un d’énergie et les conditions de reduisent leur nombre de repas journaliers. collage où il est surtout question de po- facturation entre les bailleurs. L’obLes pasteurs voient leurs troupeaux dépé- litique, d’Europe, du Proche-Orient, de jectif, outre la réduction des coûts, rir par manque de pâturage ou les vendent la devise de la République française… est également de faire que ceux-ci contraints et forcés à des prix très en des- Eddie Aït est « très fier de figurer dans cette soient les mêmes pour tous les losous du marché. œuvre cinématographique. Le talent de Jean- cataires, dans un principe évident Face à cette situation potentiellement dra- Luc Godard n’est plus à démontrer »… en- d’équité. matique, l’association andrésienne de ju- core moins maintenant, n’est-ce pas ? D’ores et déjà, avant même le résul-

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melage avec Korgom (AJAK) fait un appel aux dons pour l’achat de nourritures et de fourrage. « Il s’agit d’aller vite », nous déclare son président, Serge Granier, « nous devons les secourir dès le mois de juin ». Rappelons que les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %. Un récépissé sera envoyé par l’AJAK. Le règlement doit être établi à l’ordre de l’AJAK. http://associationajak.canalblog.com/

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La différence POMPES FUNÈBRES ET MARBRERIE

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tat de cette renégociation, le maire est satisfait : « J’ai obtenu que le prix d’achat de l’énergie, dont dépend pour une large part le montant des charges, diminue sensiblement. Il passera donc de 52 euros actuellement à 32,5 euros. » A plus long terme, la Ville souhaite faire évoluer le système de chauffage urbain, en y introduisant par exemple l’utilisation des énergies renouvelables afin d’optimiser le coût du chauffage urbain. Il s’agit en outre d’une orientation engagée par la Communauté d’Agglomération 2 Rives de Seine, à travers la filière dédiée à l’écoconstruction.

sage, criblage et une station de transit de produits minéraux. Pour le sous-prefet, Thierry Hegay : « ces deux projets sont situés en zone N, grevé d'une protection "espace boisé classé" au PLU de la commune de Vaux-surSeine. Par conséquent, la modification de l'affectation de l'usage des sols n'est pas "autorisée" cars ils risquent de compromettre, la conservation, la protection ou la création d'un boisement en espace boisé classé, figurant comme tel au PLU. » Le collectif contre cette décharge ne lâche pas la pression et compte relancer l'affaire en justice...

• Deux ans déjà ! TRIEL-SUR-SEINE C’est en juin 2008 qu’un groupe de • Les 40 ans des Comédiens de la Tour Triellois décide de créer « Triel Mémoire Voilà maintenant 40 ans que Les & Histoire ». Lors de son Assemblée GéComédiens de la Tour diffusent obs- nérale du 3 juin le chemin parcouru en tinément la culture à Triel et dans a étonné plus d’un. Des événements, des la France entière. Avec 91 spectacles recherches historiques, des conférences, montés, 837 représentations devant des sorties… le terreau de la mémoire plus de 52.000 spectateurs, ils sont vivante comme celui de l’histoire locale devenus des acteurs incontournables semblent inépuisables. Fonctionnant sous forme d’actifs atede notre espace culturel. C’est en mai 1970, que pour la pre- liers, l’association aborde les sujets avec mière fois, la compagnie trielloise passion : généalogie (pour grands et pefoule les planches d’un théâtre en tits), archives, presse, site internet (riche et représentatif), numérisation de docuprésentant « J’y suis, j’y reste », la coments d’archives, de cartes postales anmédie de Jean Valmy et Raymond ciennes voire de photos. L’an dernier ce Vinci. fut Jacques II et son hypothétique trésor La troupe participe aussi très régu- qui eut « sa » conférence. Cette année ce lièrement et gracieusement à des sont les carrières de l’Hautil et les caropérations caritatives (Lions Club, riers qui y travaillèrent durement. Plus Rotary, Téléthon, Enfants de Laprak, tard ce sera la Seine qui sera à l’honneur. Amnesty International, etc.) Un projet qui aura pour sujet « les bacs Des festivités sont en préparation et les ponts » qui permirent aux habitants pour ce 40 e anniversaire, et à l’oc- la traversée durant des siècles et encore casion de la dernière création « Cui- aujourd’hui. sine et dépendances » du 21 au 30 mai VERNEUIL-SUR-SEINE 2010 au Théâtre Octave-Mirbeau, • Réunion pédagogique les spectateurs nés en mai 1970 ont Une réunion « pédagogique » entre élus gagné des entrées gratuites. locaux a eu lieu le 2 avril. La question abordée était la réforme des collectivi• Le sous-préfet dit « non » à la tés territoriales, qui semble « faire plutôt décharge de l’Hautil à Vaux. consensus» selon la note envoyée à la réL'affaire de la décharge de l'Hautil daction. Tiens, tiens… ce n’est pas cela a connu un rebondissement suite à que l’on entend chez le président Larla pression de Pierre Cardo, ancien cher ni chez la majorité des élus locaux député de la 7 e circonscription. La en France ! société Petitdidier et Fils demandait Sur la réforme de la Taxe Professionl’autorisation pour installer sur le nelle : avant le 31 juillet, le parlement site une activité de broyage, concas- procèdera aux ajustements nécessaires

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à partir d’un fonds de réserve. Le calendrier prévoit un suivi précis jusqu’en 2014 suite à la mise en œuvre de la Contribution économique territoriale. (CET). La CET repose sur : - le foncier bâti économique : c’est la commune ou l’interco' qui en fixe le taux d’imposition ; - une part de la valeur ajoutée dont le taux est fixé par le parlement (pour assurer la péréquation avec les départements les plus pauvres). Le Sénat a également adopté le principe d’une cotisation minimale de 250 euros pour toutes les entreprises au dessus d’un chiffre d’affaires de 500 000 euros.

VERNOUILLET • Pas de commissariat ! Le projet de création d’un commissariat de plein exercice dans le canton de Triel (Vernouillet, Verneuil-sur-Seine, Triel-sur-Seine) ne verra pas le jour contrairement aux engagements pris par le Président de la république, alors ministre de l’Intérieur. La préfecture des Yvelines explique sa décision en ces termes : « Les contraintes budgétaires actuelles impactent la programmation de la Direction de l’Administration de la Police Nationale. Dans ce contexte, la création d’une circonscription de sécurité publique à Vernouillet n’apparaît pas se justifier sur un plan opérationnel. » Pas de commentaire.

INTERCO' • Une plate-forme pour l’éco-ZAC. La société Goodman construira, pour l’enseigne de distribution Lidl, une plate-forme logistique de 39 392 m² à Chanteloup-les-Vignes sur la ZAC Cettons II. Le nouveau centre de distribution permettra à Lidl d'approvisionner une quarantaine de magasins situés dans la région ouest de l’Ile-de-France. La plate-forme maîtrisera trois types de températures : froid « négatif », froid « positif » et température ambiante. Livraison prévue : 3e trimestre 2011. Une plate-forme logistique qui attirera, dans la plaine de Chanteloup quelques dizaines de camions supplémentaires pour une enseigne de hard-discount qui ne brille pas par la qualité des emplois proposés sur une « éco » ZAC : bel exemple d’écart entre la communication à destination des habitants et la réalité du terrain…


Coups de cœur de la rédaction Dimanche 20 juin

Journée de la rue au Chapiteau du Repaire des Contraires à Chanteloup de 16h à 21h Samedi 26 juin

Feu de la Saint-Jean

au Parc aux Etoiles à Triel-sur-Seine à partir de 19 h 30 www.hautil.org

Samedi 26 juin

Causeries de Villennes "Les transports à Villennes et en Ilede-France Jusquà l'arrivée du chemin de fer" à 20 heures 45 Exposé de Jean Ribet Maison des associations de Villennes Rens. 01 39 75 71 92 memoire.villennes@ free.fr

Jusq'au 26 septembre

Christine O'Loughlin

Du samedi 18 septembre au 25 septembre

“Ballon à dans le cadre des l'horizon !” balades en Yvelines dans le cadre des Sculptures en l'ïle, Journées du 13e édition Exposition sur l'Ile patrimoine Nancy, dans le parc de l'Hôtel de ville, le parc et la maison du Mousel et dans l'Espace Julien-Green. Andrésy Rens. 01 39 27 11 00 www.andresy.com

Participez à l'événement de la rentrée Organisé par la ville de Vernouillet Information au 01 39 71 56 24 mairie-Vernouillet.fr


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Les Dossier exclusif pages 6 à 12 JOURNAL INDÉPENDANT DES RIVES DE SEINE Numéro 93 2,20€ JUIN 2010 à thèmes (à 500 m d’EADS) 78130 LES MUREA...

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