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N° 142 Grand débat, nouvel élan démocratique ? Fév-mars 2019

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3,50 €

Fév-mars 2019

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 142

Andrésy

Dilemme immobilier : des projets continuent et commencent à lasser la population. Avec l’arrivée du PLUi, va-t-on continuer à Page 11 construire ?

Carrières-sous-Poissy

Triel-sur-Seine

Grand débat,

Photo : C. Delvallée

Belvédère : c’est la surprise du début de l’année, M. Delrieu, maire (DVD) a décidé, seul, de lancer un projet sans l’avis de Page 12 GPS&O.

nouvel élan démocratique ? GPS&O aurait dû suivre la transparence. À quand l’heure du bilan ?

Vinci abandonne : le projet emblématique «Les Tilleuls» a été provisoirement abandonné par le promoteur. Reculer pour Page 20 mieux sauter ?

Médan

Mme Kauffmann : la commune veut préserver son caractère bucolique et reste réticente à une fusion avec Villennes. Page 16

La double passion, communale et démocratique, offre la possibilité de rebondir suite à la triple crise sociétale : celles de la proximité, de l’écoute et de la reconnaissance (p.3). Nous devons tirer un certain nombre d’enseignements à l’échelle locale : l’intercommunalité GPS&O est une catastrophe, qui nous oblige à la remodeler, voire la scinder en deux ; l’avenir du territoire passe par l’élaboration (concertée) d’un projet à la fois humain, économique et environnemental. Déclarons un moratoire sur les projets ni faits, ni à faire. Pages 5-9

Vernouillet : Rififi au sein de la majorité de M. Collado

Le conseil municipal du 21 février a acté la perte de confiance entre le maire et sa majoPage 25 rité. Quelles sont les raisons de cette crise de gouvernance ?


ÉDITORIAL

LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2019

E

Double passion, communale et démocratique !

n quittant la Mairie de Bordeaux, Alain Juppé a fait ce constat glaçant : « La montée de la violence sous toutes ses formes, verbales et physiques, le discrédit des hommes et des femmes politiques réputés " tous pourris", la stigmatisation des élites dont tout pays a pourtant besoin [...] dans ce climat général infecté par les mensonges et les haines que véhiculent les réseaux sociaux ». Dès lors, s’interroge le philosophe Alain Finkielkraut : « Comment faire de la politique dans un monde à ce point éclaté ? ». Chacun ressent, y compris à l’échelle locale, l’épuisement de l’organisation politique de la société française. La responsabilité incombe aussi aux citoyens lambda quand certains alimentent l’hystérie et beaucoup d’autres sont devenus indifférents à la chose publique ! Ainsi, les élus dont la base électorale se réduit comme peau de chagrin s’éloignent mécaniquement de leurs représentés. Conséquence : nous choisissons des élus supposés investis de l’intérêt général et en même temps nous contestons vertement leurs décisions dès lors qu’elles nous déplaisent. À notre échelle locale, une décision absurde a été prise : à peine la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine s’installait dans les esprits en répondant aux besoins de mise en commun des services publics locaux, il a été décidé de rassembler les regroupements de communes, en créant une usine à gaz trop éloignée : la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Parmi les causes de la crise que nous traversons, il y a le manque de transparence : les décisions structurantes des communes, des communautés de communes et du département sont trop souvent ressenties comme prises dans l’opacité malgré les règles qui organisent la consultation préalable et leur publicité. Par exemple, le choix des fournisseurs pour les marchés publics est un domaine particulièrement préoccupant. La situation renforce l’idée de l’entre-soi

Mady Chouquet (à.g.) à l’honneur

Triel : des commerçants sous la table

des élus et jette le discrédit sur leur action. De plus ou à cause de cela, beaucoup de citoyens s’éloignent de la chose publique. Cela tient aussi au manque d’éducation à la citoyenneté. Le citoyen est devenu davantage un client. L’individualisme règne. Il ne s’implique que ponctuellement lorsque l’action publique l’atteint directement. Le souci du bien commun s’éloigne. Pourtant, le rejet des politiques et des institutions est une impasse et, au final, nous sommes tous perdants. Parmi les remèdes, certains avancent la prise en compte du vote blanc. En réalité, il ne fait qu’encourager le « tous pourris ». Les citoyens seraient responsables de la situation en se défaussant, alors qu’il faut réinvestir le débat public. Dans le même temps, les politiques doivent faire le choix de la vraie transparence. Pourquoi ressentons-nous régulièrement qu’il y a des petits cercles d’initiés qui savent et qui décident en catimini ? Combien de fois sommes-nous mis devant le fait accompli ? Le citoyen doit avoir accès à la même information que les élus. Aujourd’hui, les moyens existent pour une complète information des citoyens et la transparence des éléments de leurs délibérations ; Internet ne se limite pas aux réseaux sociaux.

Une solution, selon Gérard Larcher(1), président du Sénat, serait de « remettre de la proximité et du dialogue dans les pistons de la République ». Quelle que soit la taille de la commune, la double passion, communale et démocratique, (de notre petite république, la commune) devrait s’étendre pour revitaliser la grande, la République française. C’est une des réponses à la triple crise de la proximité, de l’écoute et de la reconnaissance. Il convient, en effet, de remettre de la confiance en pariant sur l’intelligence et la décision collective, sur l’éducation et l’information. La rédaction 1. https://youtu.be/5oqBD266Nes

Tibétains sans-abri dans la plaine d’Achères

Claude Loiseau réclame des actions claires dans la plaine

Jacques Hémard (à dr.) fête avec son épouse ses 92 bougies

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SOMMAIRE Les 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA CEE : FR 52 535 004 063 rédaction et Publicité : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 3974 3563 06 7969 5150 ou courriel : trielnews@gmail.com site Internet : www.journal-deux-rives.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, nondiscrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Pierre-Arthur Blanchet, Alban Bernard, Augustin Blin, Malick Daho, François Darcq Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François Favre-Marinet, Marie-Thérèse EtienLefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Bruno Piva, Jeanine Provost, Hervé Roux et Julie Sutter. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Regis Drevon, Nadia Khouri-Dagher, Mac Guffin, JeanClaude Moulineau et Lionel Wastl. Droit et accès à l’information personnelle N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire ? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.

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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2019 ÉDITORIAL Double passion, communale et démocratique !

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3

Intercommunalité : bilan intercommunal

Grand Paris Seine & Oise, un bilan catastrophique

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M. Tautou demande encore du temps pour réussir l’intercommunalité - Les finances de GPS&O sont dans le rouge vif - Transition énergétique : Un zéro pointé pour la communauté urbaine

5-6

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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy

Hugues Ribault en forme olympique après 18 ans de mandat !

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Des projets immobiliers en perspective dans le quartier des Sablons

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- Un monticule dans la plaine, pour quoi faire ? - Clarissa Jean-Philippe : «Un symbole de la vocation citoyenne»

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Chanteloup

- Ouverture d’une boutique solidaire «Les Pot’iront» au centre-ville - Le Ring de Chanteloup honore ses boxeurs

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Confluence

Quelles perspectives pour les combats de la Ligue des droits de l’Homme ?

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Médan

Médan veut préserver son caractère bucolique

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Orgeval

Gens du voyage : rencontre avec Louisa Legrain

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Triel-sur-Seine

La nature a horreur du vide mais, à Triel, les cavités sont sous contrôle - Le promoteur ADIM abandonne le projet «Les tilleuls» - 2e édition du Café Urbanisme

Verneuil-sur-Seine Vernouillet Villennes

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Dessiner l’évolution urbaine de Triel, une tâche interminable Le maire rend hommage à ses bénévoles lors des voeux

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Vernouillet entre dans une période

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IKEA cède un terrain de 6 ha à un promoteur immobilier

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2019

- La Médaille militaire avec étoile de bronze décernée à Jean-Pierre Rospide - Les Restos du cœur ont reçu 2 500 € de flou politique

Débats - dossiers - Seine Vexin Les Mureaux

Les Mureaux : ville d’Espace et de nature

Hardricourt

Yann Scotte a du caractère

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Loisirs et passions

Un orgue en reconstruction à Vaux par les bénévoles de l’association AVRIL

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Meulan

2019 : optimisme pour le CHIMM

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addictologie

Le Centre Gilbert-Raby a retrouvé son élan

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GPS&O

G. Senée : « Il y a une crise de gouvernance au sein de Grand Paris Seine & Oise »

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- Fresques en l’honneur de Tony Yoka et en mémoire d’Alexis Vastine - C. Esabe et son club BAM l’Héritage Triomphent

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Disparition

Au revoir Philippe Ragot !

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livres à lire

Julie Sutter : «Pour se réaliser, il faut trouver son karma !»

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Exposition

Daïffa expose l’art de vivre oriental

Publicité

Photo exposition 2019 de Clic Triel

sports Boxe anglaise Culture

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34-35

En raison de l’évolution de l’inflation et du coût de fonctionnement du journal, le prix unitaire s’élève désormais à 3,50 €. L’abonnement annuel (6 numéros par an et l’accès au site Internet) reste inchangé, soit 30 € par an.


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Intercommunalité

Bilan de l’intercommunalité

Grand Paris Seine & Oise, un bilan catastrophique C’est un bilan pitoyable » selon l’analyse d’Andrésy Energies Renouvelées (AER) reproduite cidessous, suite à la lecture du rapport d’activité 2017 de GPS&O. La Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) a été créée en janvier 2016. Composée de six anciennes intercommunalités, elle vient de publier son rapport d’activité 2017(1).

Autosatisfaction et novlangue Le rapport d’activité 2017 de notre intercommunalité GPS&O tombe en plein mouvement des Gilets jaunes, mouvement qui souligne en particulier leur sentiment de ne pas être écoutés par les élites, notamment politiques. La lecture du rapport en apporte un exemple flagrant tant il emprunte tous les travers technocratiques que les Français condamnent avec, entre autres, des pages d’autosatisfaction écrites dans la plus pure tradition de la novlangue ou néoparler. A chaque page de ce rapport, la majorité LR, derrière MM. Tautou et Bédier, se félicite des services de l’interco sur le territoire qui comprend, rappelons-le, 73 communes et plus de 400 000 habitants. Des pages de lauriers tressés qui feront sursauter tout habitant du territoire, tant le service public réel rendu laisse partout à désirer !

Quand GPS&O découvre l’ampleur de la tâche qui lui incombe

A la forme s’ajoute le fond. Le rapport est souvent insupportable à lire car on a le sentiment que les élus de l’intercommunalité GPS&O découvrent ce qu’ils ont eux-mêmes « construit », à savoir : une méga-interco, sans bassin cohérent de vie et d’emploi, allant du confluent Seine-Oise jusqu’aux confins du Mantois. Il est ainsi sidérant de lire de la main de Michel Frangville, directeur général des services (page 7 du rapport), que GPS&O est « bouleversé par la prise en charge de nouvelles compétences » ! Sidérant puisque ce sont tous les élus intercommunaux, dont ceux d’Andrésy et de Verneuil-sur-Seine, qui ont décidé de choisir le degré ultime d’intégration, c’est-à-dire une communauté urbaine avec le maximum de transferts de compétences(2) alors qu’ils auraient pu opter pour une communauté d’agglomération moins intégrante. La raison en est écrite, noir sur blanc, dans les comptes rendus des ateliers de travail préparatoires à la constitution de cette interco : choisir la communauté urbaine permettait d’obtenir une dotation financière de l’Etat plus importante ! Peu importe si la faisabilité

Depuis le 21 janvier 2016, le premier exécutif de GPS&O est responsable, mais pas « coupable », de tout ce bilan. (J2R)

du transfert de tant de compétences n’était pas possible. On s’interroge sur les motivations et le sens des réalités de nos élus !

«Des

moyens financiers insuffisants», selon Philippe Tautou, malgré son cabinet d’experts

Philippe Tautou, président (LR) de GPS&O, l’a lui-même avoué, lors des débats du Forum métropolitain du Grand Paris, en déplorant que « les moyens financiers accordés sont nettement inférieurs à ceux attribués aux intercos construites par le passé » (p. 93 du compte rendu). Comment ne pouvait-il pas le savoir avant la création de GPS&O alors qu’il avait missionné un cabinet d’experts pour analyser la viabilité financière de ce projet(3) ? De même, c’est bien la majorité de M. Tautou et ses experts qui avaient estimé que le choix du statut le plus intégrateur (communauté urbaine) avait un « avantage financier » sur le choix du statut inférieur (communauté d’agglomération), la dotation passant de 17,9 à 24,6 M€. Cet argument est aussi rappelé dans la délibération 02 de la réunion du conseil municipal d’Andrésy du 5 novembre 2015.

Un rapport d’activité vide Ceci explique qu’à part quelques données budgétaires très générales qui renvoient aux dépenses obligatoires de l’interco en raison de ses compétences, ce document est vide. Prenons un exemple tout près de chez nous : les médias nationaux(4) ont relayé l’affaire de la plus gigantesque décharge à ciel ouvert sur la plaine de Carrières. Des années d’inaction de l’intercommunalité ont laissé se dévelop-

per plus de 7000 tonnes de déchets sur 44 hectares, cela à moins de 300 mètres des premières habitations. Alors que toute la presse nationale en a parlé, voici ce que dit le rapport d’activité de GPS&O de la plaine : on y parle de « définition d’une nouvelle gouvernance [...], d’orientations des futures phases et de mise en œuvre de projets de valorisation » sans jamais dire lesquelles, ni ce qui sera fait concernant les déchets d’icilà. L’urgence est de nettoyer le site avec les 700 000 € accordés, fin 2018, par l’État pour agir vite (voir la photo de la page 6) ! Voilà encore un bel exemple d’un discours creux qui ne peut masquer l’inaction des élus de GPS&O et renforcera le sentiment de défiance des citoyens.

P. Bédier : «GPS&O [est obligé] de morceler les appels d’offre», rendant impossible les économies d’échelle promises

Autre exemple assez frappant du vide de ce rapport annuel : pour tenter de donner de la substance à la soi-disant action des élus, le rapport fait un bilan des délibérations prises dans les conseils communautaires durant l’année 2017. Hélas, ce bilan se limite à compter le nombre de délibérations prises par compétences, sans précision des contenus ! On met en avant la quantité, à défaut de qualité ! Ainsi, nous apprenons que GPS&O a pris 22 délibérations concernant la voirie ! Pour quels résultats ? Les Andrésiens et les Triellois ont pu constater par eux-mêmes un investissement nul ou presque pour leur ville pour cette année 2017. Cette inefficacité, même le vice-président de ../… www.journal-deux-rives.com

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Intercommunalité

LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2019

Bilan de l’intercommunalité

Le J2R avait qualifié, en février 2018, cette décharge sauvage comme «le scandale écologique dans les Yvelines ». (DR)

l’interco, initiateur de ce projet, Pierre Bédier, l’a avouée (là encore lors des débats du forum métropolitain) : selon le président du département, GPS&O n’arrive pas à réaliser d’économies d’échelle car « GPS&O morcelle les appels d’offre », pour d’obscures raisons de protection des entreprises locales, ce qui réduit d’autant les possibilités de profiter de sa taille (p. 65 du compte rendu). La raison principale du regroupement de 73 communes, la réalisation d’économies d’échelle par mutualisation des moyens et des actions, est donc reconnue impossible par l’exécutif de GPS&O ! Pourquoi alors, avoir créé cette communauté urbaine ? Comment des élus à la tête du département et d’anciennes communautés d’agglomération ont-il pu ainsi se fourvoyer ? Prenons le cas des élus andrésiens : la majorité municipale, autour de MM. Ribault et Faist, y a cru, en votant favorablement pour ce projet, les yeux fermés ! Après nous avoir embringués dans cette interco sans émettre de réserve, sans déposer d’amendement, la majorité d’Andrésy joue aujourd’hui un double jeu bien dangereux pour les habitants non seulement d’Andrésy mais de toutes les 73 communes.

écrit à M. Tautou et a déclaré le 12 décembre dernier, lors du conseil communautaire, que GPS&O était une « une communauté urbaine à la dérive ».

D. Faist : « Une à la dérive... »

A cette inefficacité caractéristique d’un mastodonte administratif, qui s’ajoute au millefeuille que nous connaissons, s’ajoutent les petits arrangements locaux présents chez GPS&O. En effet, certaines communes savent tirer leur épingle du jeu, surtout quand leurs maires font partie de la majorité de MM. Tautou et Bédier. Par exemple, le rapport d’activité se félicite du renforcement du réseau de bus et des travaux de voirie à Conflans, Poissy et Achères. Ce sont trois communes dont les maires font tous partie de la majorité LR avec délégations.

interco

GPS&O

En effet, M. Faist ne s’est pas exprimé lors du conseil municipal du 20 décembre 2018 qui prenait acte du rapport de GPS&O mais le premier adjoint de M. Ribault est devenu un opposant virulent de l’interco. Appartenant au groupe ISO (Indépendants Seine et Oise), minoritaire de GPS&O, M. Faist a exprimé, par voie de presse, son inquiétude face à l’inefficacité et à la désorganisation des services de GPS&O. Son groupe a ainsi www.journal-deux-rives.com

La valse des responsables

administratifs et son coût financier

En effet, explique-t-il, en deux ans d’existence, l’interco en est à son quatrième responsable des finances et à son troisième responsable des ressources humaines. Le nombre de cadres dirigeants de l’interco recrutés à l’extérieur et qui ont quitté GPS&O ou été mis à l’écart se monte à douze. M. Faist a aussi rappelé que ce fort turn-over entraîne un coût financier de recrutement de 10 000 € par poste puisque GPS&O passe par un cabinet de recrutement extérieur. Il se demande aussi « pourquoi les éventuels candidats n’honorent pas leur rendez-vous une fois qu’ils se sont renseignés sur la CU [Communauté urbaine]»? Les recrutements extérieurs ne concernent d’ailleurs pas que les personnels d’encadrement.

GPS&O

ou les petits arrangements entre amis ?

Conflans « satisfait », mais Andrésy isolé... Sur ce point, les Andrésiens peuvent être très surpris de lire le témoignage du maire de Conflans (page 41) : alors qu’Andrésy ne profite que très peu des services de voirie de l’interco, la ville de Conflans en est satisfaite. Le maire (LR), M. Brosse, déclare en effet que le « service voiries était bien assuré car les agents travaillaient antérieurement pour la ville de Conflans, ce qui a grandement facilité l’efficacité des interventions grâce à une parfaite connaissance de la commune ». Où sont l’impartialité communautaire et l’intérêt général quand on constate que certaines communes sont avantagées ? En refusant de payer l’intégralité de nos impôts à l’interco, la majorité de MM. Ribault et Faist n’arrange pas la position d’Andrésy dans cette interco ! S’il fallait s’en convaincre, les deux rapports d’activité de GPS&O ne mentionnent jamais la ville d’Andrésy et n’en reprennent aucun visuel. Andrésy a disparu des radars alors qu’elle est la dixième ville la plus importante des 73 communes de l’interco. M. Tautou n’arrive même plus à en retrouver le chemin, même pour les petits fours des vœux du maire d’Andrésy ! r 1. http://www.andresy-energies-renouvelees.com/ bilan-de-deux-annees-pitoyables-de.html 2. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tablissement_ public_de_coop%C3%A9ration_ intercommunale#Comp%C3%A9tences_ exerc%C3%A9es_par_les_EPCI 3. « Conséquences fiscales de la fusion des 6 EPCI : éléments de synthèse », E. Julla, P.E. Huet, E. Filiol, B. Roux, Ressources Consultants Finances, 16 avril 2015. 4. https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/uneimmense-decharge-a-ciel-ouvert-aux-portes-de-paris-1045927.html


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Intercommunalité

M. Tautou demande encore du temps pour réussir l’intercommunalité

Bilan de l’intercommunalité Le 30 janvier 2019, a eu lieu la cérémonie de vœux de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise dans le hall numéro 5 du Parc des expositions de Mantes-la-Jolie. Quatre orateurs (Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie, Philippe Tautou, président de GPS&O, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, et Pierre Bédier, président du Département des Yvelines) se sont relayés pour affirmer que, malgré les erreurs de jeunesse, la communauté urbaine a des ambitions dans un monde incertain. En guise d’introduction de cette cérémonie de vœux, Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie, a exhorté les maires de 73 communes de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) à ne pas se comporter comme des consommateurs mais comme des acteurs politiques : « On est des édiles ! ». Plus tard, dans une autre séance de calinothérapie, Valérie Pécresse a rendu hommage à Philippe Tautou, car « être président de GPS&O est un sacré sacerdoce ! » Selon Mme Pécresse, M. Tautou a mené son travail avec « diplomatie, bienveillance, et énergie... » au détriment de sa santé. Revenons au message de Raphaël Cognet : il faut se faire confiance et faire confiance à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). « La CU c’est nous tous ! » En deuxième lieu, il convient de modifier la loi NOTRe ; nous comptons sur les législateurs pour le faire. Quant aux doléances, les habitants demandent plus de pouvoirs ; cela tombe bien car « nous y sommes favorables». En outre, il a plaidé pour mettre en œuvre une subsidiarité afin de faire mieux, en étant plus proche du terrain. Cela conduit à donner plus de souplesse et plus de pouvoirs aux maires et à la communauté urbaine GPS&O.

En finir avec la nostalgie du passé Justement, Philippe Tautou, son président, a assuré que la page devrait être tournée : «Il faut oublier les nostalgies de la CA2RS ou de la CAMY (1); on a fait les diagnostics nécessaires et on avance d’une manière solidaire ! » Deux exemples ont été avancés : la fermeture de la centrale de Porcheville représente une perte sèche de 6,5 millions d’euros qui a été prise en charge par l’intercommunalité ; les frasques financières du SIDRU (Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains) ont coûté la somme de 4 millions d’euros à GPS&O. Celle-ci va se mobiliser davantage

Le 30 janvier, M. Philippe Tautou a tenté de rassurer son auditoire sur l’avenir. (J2R)

pour la ruralité (investissements dans les équipements publics ainsi que la voirie et les réseaux divers). En somme, Philippe Tautou a posé des ambitions collectives pour les 73 communes, basées sur la créativité et l’innovation, notamment dans les trois axes de travail : mobilité, développement économique et services aux habitants. Tout cela repose sur la capacité « d’accueillir, de soutenir les entreprises innovantes » qui portent toujours le territoire « en devenir ». Il a seulement regretté d’avoir manqué de temps et de ne pas avoir pu aller plus vite ! Implicitement, il a demandé un autre contrat de confiance. Sera-t-il écouté ?

Refondons la communauté urbaine Dans une sorte de mea culpa, Pierre Bédier a tiré un bilan lucide de la communauté urbaine en exposant quelques perspectives : la situation ayant « radicalement changé » entre la conception et la mise en œuvre de la Communauté urbaine GPS&O, il est nécessaire de réformer sa structure et sa gouvernance mais cela se fera après les élections municipales de 2020. A partir des deux objectifs fondamentaux du territoire, la mobilité et le développement économique, les services à la population, constituant le troisième, seraient la variable d’ajustement en fonction du niveau de recettes (dotations ou impôts locaux). Comme les dotations vont vraisemblablement baisser, il reste la pression fiscale. Que de (belles) perspectives ! Pour compenser cela, Pierre Bédier a formé le vœu de refondation de la communauté urbaine : elle devrait se baser sur le développement industriel, non pas sur le développement résidentiel : « Nous devons réaffirmer notre vocation industrielle ! » Par

conséquent, il faut réduire les constructions immobilières car ce secteur n’a pas de retombées fiscales pour les collectivités mais il est source d’augmentation des dépenses en fonction de la croissance de la population et des services afférents. r

Verbatim Philippe Tautou a déclaré : « Après trois durs ans de travail, la méthode a commencé à porter ses fruits malgré quelques remous ici et là. La volonté politique est indispensable pour que les fondations soient solides et efficientes. » «La communauté urbaine se construit comme un soutient majeur aux maires et pour les communes. Qui aurait fait tout seul les mêmes efforts réalisés dans le cadre de la CU ? » « J’entends les critiques mais il est temps de passer à la vitesse supérieure ; c’est le temps de la CU car celle-ci entend soutenir les communes dans ses ambitions. » r

1. Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines.

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Intercommunalité bilan de l’intercommunalité Le jeudi 14 février à Ecquevilly, le conseil de Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) a présenté et débattu le rapport d’orientation budgétaire : le résumé du conseiller communautaire d’Andrésy, M. Denis Faist, est sans ambiguïté : « On n’a plus de sous, on va dans le mur, on sait qu’on y va, et on ne peut pas faire autrement, l’État est responsable ». Denis Faist, président du groupe Indépendants Seine et Oise (ISO) a fait un état des lieux de trois pages qui montre d’une manière synthétique la situation déplorable des finances de la communauté urbaine, ce paquetbot sans cap : « [Mais] c’est la faute de l’Etat ! » En détaillant ses propos, M. Denis Faist argumente : « Si nous sommes d’accord sur le fait que la contractualisation, d’une part, et la modification des critères de calcul de la DGF [Dotation globale de fonctionnement], d’autre part, nous ne pouvons que les subir. En revanche, le constat de notre CIF [Coefficient d’intégration fiscale], inférieure aux 0,35 du seuil de garantie, incombe bien aux anciens EPCI qui n’avaient pas rendu leurs compétences orphelines avant fusion, aux cadeaux faits à certaines tailles de commune sur les évaluations de la compétence voirie et probablement à la difficulté liée au pacte financier, ainsi qu’à la difficulté qu’à la CLECT [Commission locale d’évaluations des charges] de se réunir et de disposer de tous les éléments nécessaires à l’évaluation des charges réellement transférées, avant et après fusion. Quelles actions sont donc envisagées pour, a minima, repasser au-dessus d’un CIF de 0,35 ? Vous indiquez, aussi, que la "CU a pris en gestion les compétences qui lui ont été transférées…". Mais, quand vous nous avez proposé le mode le plus intégré d’un EPCI, vous connaissiez l’impact de ces transferts ainsi que le fait que la dynamique des dépenses engendrées n’est plus, sauf exception, du ressort des communes. J’ose supposer que ce n’est pas une découverte de 2019. » Ainsi, la catastrophe était largement prévisible, selon l’analyse de M. Faist. Par la suite, M. Faist poursuit sa charge : « En ce qui concerne la deuxième vague d’exonération de la TH, vous indiquez prévoir le pire à l’avenir. Si je suis relativement d’accord avec ce risque, je vous rappelle que c’est vous, contrairement à notre proposition, qui avez décidé, en 2016, de ne faire porter la fiscalité que sur la TH et de ne pas proposer une convergence vers les taux moyens des trois taxes. Enfin, l’affirmation selon laquelle nous avons bien fait de créer une CU (au moins pour des raisons financières) contre une CA, si elle est juste en termes de Dotation d’Intercommunalité, elle ne peut se contenter de cela car les compétences n’auraient pas été les mêmes et donc c’est le rapport rewww.journal-deux-rives.com

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Les finances de GPS&O sont dans le rouge vif cettes/dépenses qui serait pertinent. Mais avec des si… » Par conséquent, l’intercommunalité Grand Paris Seine & Oise a été mal conçue. C’est un paquetbot sans bousole et qui ne pourrait pas se mettre dans la bonne direction car des orientations politiques sont inexistentes. Après ces déclarations sans concession, M. Faist donne quelques pistes à explorer pour sortir de l’impasse : « Bien sûr, nous sommes d’accord pour ne pas toucher aux taux de la fiscalité, mais il me semble que ce principe de neutralité fiscale n’était pro- M. Denis Faist, adjoint aux finances d’Andrésy et président posé que pour la première du groupe Indépendants Seine et Oise. (J2R) année de la CU. La vraie question sur ce sujet étant : on refile la " patate Quant aux espaces publics dont la voichaude " aux suivants ? Toutefois, la revalorisa- rie, M. Faist déplore la concentration de tion des bases de 2,2 % est une petite bonne nouvelle ces investissements sur les quatre grandes dans ce contexte… En ce qui concerne la fermeture villes : « 30 M€ mais en grande partie fléchés sur de la centrale thermique de Porcheville, sachez que des projets lancés sur les quatre villes les plus peunous sommes évidemment prêts à accompagner toute plées. Quid de la rénovation et du gros entretien pour action pour faire bénéficier la CU de l’article 79 les autres ? Cela aussi est une priorité à notre sens. du projet de loi de Finances 2019 afin d’obtenir En conséquence, vous annoncez un programme une compensation de la perte étalée sur 10 ans. » d’investissements 2019 entre 80 et 90 millions À la lecture des arguments de d’euros. Au vu des taux de réalisation annuel M. Faist, il exhorte l’exécutif à arbitrer précédents, est-ce crédible et est-ce finançable ? » et se recentrer sur les grandes priorités : En ce qui concerne le financement de ces « Vous nous annoncez un projet de territoire pour investissements, des doutes subsistent pour juin 2019, j’aurai tendance à dire enfin ! Après trois M. Faist : « Une capacité d’autofinancement ans et demi sur cinq de notre mandat, il serait temps (CAF) à 0 en 2019. Outre que, même si elle et j’ajouterai que c’est probablement ce qui a man- était faible compte tenu, comme vous le dites, que qué à la gestion de ce paquebot depuis son origine. 3 EPCI avaient une CAF nulle ou négative, on Soutenir le développement économique et favoriser aimerait bien qu’ils soient cités car cela veut ausl’emploi, on ne peut qu’être d’accord mais il s’agit de si dire que ce sont les trois autres qui ont apporté cycles longs qui, s’ils doivent être engagés, ne peuvent cette CAF, c’est aussi la gestion des trois ans et résoudre l’équation de court terme qui est devant nous. demi passés qui ont réduit cette CAF de 13 M€ Développer les mobilités et en priorité Eole, mais à 0. Et donc un recours important à l’emprunt. avec un réseau de bus maintenu à l’existant… Le risque, compte tenu de notre situation financière et de notre capacité de remboursement, est d’avoir sur ces Renforcer la cohésion et la cohérence du terri- emprunts des conditions mauvaises voire usuraires. » toire… Si on ne peut qu’être favorable autour des programmes ANRU [Agence nationale Pour conclure, GPS&O « n’a plus d’argent, de renouvellement urbain] et des conventions la communauté urbaine coûte plus cher que les six autour des QPV, une difficulté inhérente à notre anciens EPCI pour moins de services à nos concicréation sur ce sujet est que notre intercommunalité toyens, la CU n’aura pas de solution durable à atypique, qui n’a pas été construite autour de véri- mettre en œuvre d’ici 2020. Si nous sommes évidemtables bassins de vie, mais sur les grandes infrastruc- ment d’accord pour organiser une action d’envergure tures existantes ou à venir le long de la vallée de la avec l’ensemble des maires et des conseillers afin de Seine, n’a ni cohérence, ni existence… Et ce n’est démontrer à l’Etat l’absurdité de ses décisions en pas un journal sans tribune qui lui conférera cela. ce qui concerne la CU GPS&O et ses spécificités, Développer l’attractivité et le cadre de vie, culture nous souhaitons aussi, à l’occasion du Grand débat et sports, mais difficile sur ce grand territoire national, questionner l’Etat sur un retour arrière d’ouvrir les structures à tous les habitants, même et/ou une relecture complète des lois MAPTAM et si on peut saluer les efforts en vue de proposer des NOTRe qui ont eu les effets nocifs que nombre de actions aux trois grands pôles géographiques... » maires ici présents ont constaté. » r


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bilan de l’intercommunalité

Intercommunalité

Transition énergétique : un zéro pointé pour GPS&O

Depuis 2018, un collectif d’une dizaine d’associations demande l’instauration d’un Plan climat air énergie territorial (PCAET), obligatoire pour les intercommunalités de plus de 20 000 habitants. Par ailleurs, le Groupe Indépendants Seine et Oise (ISO) et le Groupe Citoyens pour un Territoire Solidaire et Ecologique (CTSE) ont publié un texte commun relatif au zéro pointé qu’ils adressent à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) sur les sujets relatifs à l’environnement. Sur les sujets environnementaux, GPS&O mérite la plus mauvaise note ! Pour les EPCI comme Grand Paris Seine & Oise, le législateur a prévu que le Plan Climat-AirEnergie Territorial (PCAET) doit être adopté par le conseil communautaire au plus tard le 31 décembre prochain. Ce PCAET comprend un diagnostic, une stratégie territoriale, un programme d’actions et un dispositif de suivi et d’évaluation.

Un sujet quasiment abandonné Dans les Yvelines, pour ne citer que notre département, les communautés d’agglomération se sont déjà engagées dans la réalisation de leur PCAET. Ainsi, la CA Saint-Germain Boucles de Seine a délibéré en septembre dernier en approuvant les modalités de son élaboration, en recourant au marché à bons de commandes. Plus au sud, la Communauté d’agglomération SaintQuentin-en-Yvelines est plus en avance car elle a présenté son PCAET, le 11 décembre 2018, et a souhaité y associer les habitants par la création d’une plate-forme en ligne, baptisée Esqymo (Eco-laboratoire saint-quentinois de mobilisation et d’observation). Du côté de Grand Paris Seine & Oise, depuis sa création, il y aura bientôt trois ans, les groupes Indépendants Seine et Oise (ISO) et Citoyens pour un Territoire Solidaire et Ecologique (CTSE) interpellent régulièrement le président Philippe Tautou et le vice-président concerné M. Eric Roulot sur ces questions sans que cela soit suivi d’effet ou presque. En effet, les seuls éléments notables sont un marché de 60 000 euros, signé en mars 2017 pour la réalisation du PCAET, et quelques réunions de travail organisées jusqu’en février 2018 ; depuis, GPS&O reste bien silencieuse alors qu’il avait été annoncé en Conférence des maires que le PCAET devait faire l’objet d’une validation formelle, au plus tard, lors du conseil communautaire du 13 décembre 2018. Pire, il n’y a plus personne à la communauté urbaine pour

Malgré la pression du collectif Alternatives en Vallée de Seine, le dossier n’avance guère. (J2R)

suivre ce projet jusqu’à son terme puisque la Direction de l’Environnement (7 personnes) a été supprimée à l’automne : plus de service, pas de mode projet et aucune concertation. Depuis avril 2018, un collectif d’associations et d’habitants (Alternatives en Vallée de Seine) a également tenté, en vain, de rencontrer le vice-président délégué à l’environnement à ce sujet. Des lettres restent sans réponse. Les autres sujets environnementaux sont laissés à l’abandon. L’absence de PCAET se fait cruellement sentir quand on lit le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), dont le premier arrêt a été voté le 11 décembre dernier. Il est loin d’être à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux. Il va même à l’encontre de ces enjeux avec le maintien, malgré l’avis défavorable d’une majorité d’élus communautaires, du projet de carrière cimentière à Brueil-en-Vexin. ce sujet est-il jeté aux oubliettes

? Dans le domaine des mobilités, le constat est le même. Au mois de juin 2018, le Gouvernement a lancé un Plan de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique. Pourquoi ne pas saisir l’occasion de faire évoluer notre flotte de véhicule vers des voitures sans émission de polluants ni de CO2 ? Pourquoi ne pas travailler également ce sujet avec la région s’agissant des bus qui desservent nos communes ? La rénovation énergétique, la qualité de l’air, l’adaptation

aux enjeux climatiques et l’alimentaire sont également des enjeux qui, en contribuant à diminuer la production de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie globale, permettent d’améliorer la qualité de vie, la résilience du territoire aux risques et la création d’emplois. Sur ces sujets stratégiques, qui dépassent les clivages politiques tant ils concernent tous nos habitants, le Conseil de développement (CODEV), très tardivement installé par GPS&O, aurait dû être saisi afin d’apporter ses conseils avisés mais il n’en est rien. Il y a trois ans, la Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines et celle de Seine & Vexin avaient lancé les premières Assises de la transition énergétique, aux Mureaux, en réunissant, dans un même lieu, collectivités publiques, entreprises, industriels et universités, afin d’imaginer ensemble les contours de l’avenir de notre bien commun, pour parvenir à une transition énergétique durable et efficace. Toutefois les actes de cette journée, comme bien d’autres dossiers et projets initiés par les anciens EPCI existants avant la fusion, ont été jetés aux oubliettes par l’exécutif de GPS&O. Le Groupe Indépendants Seine et Oise (ISO) et le Groupe Citoyens pour un Territoire Solidaire et Ecologique (CTSE) estiment que la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise mérite sur ces sujets d’environnement un zéro pointé ! r www.journal-deux-rives.com

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Hugues Ribault en forme olympique après 18 ans de mandat !

Andrésy

La ville d’Andrésy a brillé, le 10 janvier, lors de sa cérémonie de vœux au cours de laquelle M. Hugues Ribault a explicité ses vœux à la fois sur les divers plans : local, européen et urbanistique.

En préambule, deux spectacles féeriques de l’école de danse classique municipale et, ensuite, de la Compagnie des Contraires de Chantelouples-Vignes, ont tissé la toile de fond de cette soirée, forte d’émotions pour les 300 personnes présentes. Cette première partie de la soirée a donné le rythme d’une ville « en mouvement ». D’abord, Denis Faist, premier adjoint en charge des finances, a rendu un hommage à M. Hugues Ribault pour sa détermination et sa vision de sa ville dans un contexte intercommunal en mouvement (glissant !). Dans une époque de défiance vis-à-vis des élus, M. Faist a souligné le besoin d’utiliser l’échelon local et son représentant dans une démocratie classique. A quoi sert l’élu de base ? Il œuvre pour l’intérêt général, qu’il défend ; c’est une nécessité démocratique. En citant Didier Deschamps, l’ancien capitaine de l’équipe de France de football, Denis Faist a ajouté que l’élu « peut et doit s’imaginer un avenir, bâtir un monde » pour les gouvernés. En comparant ce « bon homme » qu’est Hugues Ribault à Didier Deschamps, il a fait l’éloge d’un édile qui « respecte la parole donnée... et qui travaille en équipe tout en respectant l’état d’esprit de chacun ! »

Les trois vœux du maire

A ce moment-là, le premier magistrat d’Andrésy, depuis trois mandats, a démontré son état olympien. M. Ribault a formé trois vœux pour la France, pour ses communes et pour l’intercommunalité Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Le premier vœu s’adressait, d’emblée, à la France : « Pour le pays, il faut sortir des oppositions stériles » afin de pouvoir réussir ensemble. Pour lui, les Gilets jaunes devraient cesser leur violence car celles-

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ci vont à l’encontre de la démocratie française. En grand défenseur de la sécurité publique, il a plaidé pour que « chacun trouve son calme ». Il a également rendu hommage aux forces de police, qui « protègent la République, qui sont engagées dans la sécurité et la paix sociale ». Le deuxième vœu de M. Ribault concerne les communes françaises. Encourager la campagne publicitaire de l’Association des maires de France (AMF) était, dans son esprit, pour montrer les atouts de la commune : par la mise en place du Grand débat national public, « la commune a été reconnue comme le lieu démocratique... et la commune d’Andrésy va y participer ! » En troisième lieu, M. Ribault a formé les Hugues Ribault, maire d’Andrésy, lors de vœux d’amélioration et de stabilisation des rap- la cérémonie de vœux. (J2R) ports avec la communauté urbaine GPS&O. En somme, il faut que les compétences soient exerAprès trois mandats, Hugues Ribault a réicées à l’échelle pertinente. Il a préconisé une dose de subsidiarité(1) par un « retour aux communes de la téré sa doctrine en matière d’urbanisme. Pour gestion de la VRD et de l’espace public ». Quant au lui, la ville ne devrait pas dépasser le seuil de contentieux sur le pacte fiscal entre les anciennes 15 000 habitants. Dans ce sens, la communaucommunes de la Communauté d’agglomération té urbaine devrait mettre en place une mixité 2 Rives de Seine (CA2RS), il a prédit que les sept sociale «raisonnable» dans son PLUi et dans les communes(2) allaient gagner, en juin 2019, ce bras autres documents d’urbanisme. Anticiper les de fer juridique au Tribunal administratif de Ver- besoins en matière d’équipements et d’espaces sailles mais que ce résultat n’allait « impacter en rien publics est primordial avant d’ouvrir à l’urbales finances de la communauté urbaine. » De plus, les nisation de nouvelles zones. Dans une sorte sept communes concernées seraient revenues à d’héritage pour Andrésy, M. Ribault a souligné une situation de stabilité financière où chacune que son action « n’a cessé de mettre Andrésy en reprendraient ses «billes», d’une manière rétroac- mouvement, mais avec une finalité, une vision de la tive : vingt-cinq euros par contribuable andrésien ville d’Andrésy, qui conjugue ce développement urbain et par an et cela depuis la création de GPS&O. avec sa maîtrise qui va avec. » En somme, Andrésy De toute manière, M. Ribault a envoyé un mes- est une ville en mouvement et prête à « s’adapsage à l’exécutif de GPS&O : «Tournons la page ter » dans un monde complexe et conflictuel. afin de rechercher une synergie efficace pour un partena- En 2020, y aura-t-il un nouveau Jupiter de la riat durable» dans les prochains dossiers d’intérêt Confluence qui œuvrera pour la ville d’Andrégénéral : l’élaboration et l’adoption du Plan local sy ? r d’urbanisme intercommunal (PLUi), le PLHi et les grands projets du territoire, notamment pour 1. Selon le principe de subsidiarité, une autorité censon développement économique. Quasiment trale ne doit effectuer que les tâches qui ne peuvent olympiens ont été ses propos sur la suite : « On at- pas être réalisées à l’échelon inférieur. tend la négociation sur les moyens financiers et toute celle-ci 2. Andrésy, Chapet, Orgeval, Médan, Triel-sur-Seine, dépendra des données futures démographiques, écologiques, Vernouillet, Villennes-sur-Seine. et urbanistiques. »


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Des projets immobiliers en perspective dans le quartier des Sablons

Andrésy

Qui a désigné Aegefim Promotion et Bouygues Immobilier co-lauréats du projet d’aménagement du « nouveau » quartier des Sablons à Andrésy ? Ces deux sociétés de promotion immobilière ont annoncé, le 22 janvier, sur leur site Internet avoir été choisies à l’issue de la consultation sur l’aménagement du quartier des Sablons à Andrésy.

On s’interroge sur la procédure de décision. Le maire, Hugues Ribault, s’est bien gardé d’en informer les élus et les habitants alors que le conseil municipal avait l’occasion d’en parler lors de sa réunion du 13 février 2019. Voici l’analyse du groupe AER (Andrésy énergies renouvelées) sur ce projet immobilier du nouveau quartier des Sablons à la sortie de la ville. La découverte de cette esquisse d’aménagement sur le site d’Aegefim Promotion conduit à nous replonger dans nos dossiers pour tenter de comprendre comment un projet immobilier d’une telle ampleur peut être sélectionné à ce stade sans qu’aucun élu de l’opposition ni aucun habitant n’en soit informé, alors même qu’il engage des changements profonds pour la ville et ses habitants.

Que s’est-il passé

? Depuis 2014, la zone des Sablons fait l’objet d’une « convention de veille foncière » entre la ville d’Andrésy et l’EPFIF (Etablissement Public Foncier d’Île-de-France). Cette convention permet à l’EPFIF d’accompagner la ville « dans les études de définition du projet urbain », mais également et éventuellement de financer « des études urbaines et de faisabilité ». En 2015 les deux zones dites « Ouest Casino » et « Est Casino » deviennent une seule zone dite « Les Sablons » et une étude de faisabilité est annoncée. C’est son résultat que nous découvrons aujourd’hui. Depuis 2015, des préemptions ont été mises en oeuvre en particulier sur toutes les maisons situées rue de Triel. La quasi-totalité est inhabitée aujourd’hui. En 2018, cette veille foncière est transformée en maîtrise foncière la faisant ainsi passer à une phase plus opérationnelle. Elle annonce 350 logements dont 35 % de sociaux. ces dernières années

Le nombre de logements du projet s’envole En 2014, ce sont 110 logements dont 40 de sociaux (36,5 %) qui sont prévus au PLHi de 2015-2020 de la CA2RS. Le 29 mars 2018, ce sont 190 logements dont 70 de sociaux (37 %) qui sont prévus au PLHi 2018-2023 de GPS&O. Le 4 avril 2018 (soit 6 jours plus tard), ce sont 350 logements dont 35 % de sociaux qui sont annoncés dans la nouvelle convention d’action foncière avec l’EPFIF votée en conseil municipal. En janvier 2019,

Encore une fois, la concertation en amont, afin de faire participer les habitants, n’est pas de mise. (DR)

sur la page Internet d’Aegefim ce sont 400 logements qui sont annoncés. En 5 ans on passe ainsi de 110 logements à 400 !

Esquisse d’aménagement On le voit, ce projet est inscrit de longue date à l’agenda de la commune et son potentiel probablement connu depuis au moins 2015. On peut, dès lors, légitimement s’interroger sur la sincérité des engagements de la ville envers le PLHi alors qu’au même moment elle annonce le double de logements en conseil municipal ! Quelques jours avant le conseil municipal du 29 mars 2018, nous apprenions au cours d’une commission urbanisme élargie que deux promoteurs allaient faire des études de faisabilité. Depuis plus de nouvelles ! La première chose évidente est la disparition du bâtiment accueillant actuellement le supermarché Casino. Nous savons que celuici ne souhaite pas partir : on peut imaginer qu’il sera réinstallé au rez-de-chaussée d’un bâtiment en R+3 (probablement autour de 13 m) faisant l’angle de la rue de Triel et de la rue des Sablons. Une place est créée à peu près à l’emplacement de la station d’essence actuelle du supermarché Casino. La sente des Sablons semble, elle, conservée derrière ce même bâtiment. Densité et équipements Deux grandes artères sont créées en lieu et place des « Emplacements Réservés » déjà présents au PLU de 2015 (en rose) et qui sont repris dans le PLUi qui sera voté fin 2019 (en beige). Pour le reste on remarque que ce sont des maisons qui sont installées plus haut que les immeubles, plutôt que des attiques dans les deux autres gros projets immobiliers de la ville (CCIP et Gare). Avec 400 logements, ce sont autour de 1000 habitants que l’on peut attendre, le nombre d’habitant par logement dans les Yvelines étant de 2,5 environ. Ce sont également au moins 560 véhicules qui devront trouver où se garer. Pour comparaison, à la CCIP,

377 stationnements seront créés pour 290 logements pour un besoin théorique de 406. En terme de densité, avec 400 logements pour 4,2 ha on est à 95 logements à l’hectare. Ce dernier taux est susceptible de varier dans la mesure où le projet n’est aujourd’hui qu’une esquisse, probalement plus à la hausse qu’à la baisse. En outre, qu’en sera-t-il des dessertes de bus, alors qu’aucune ligne ne dessert aujourd’hui ce quartier ? En terme d’équipements, en particulier d’écoles, l’étude prospective de 2015 réalisée par la ville sur les besoins des écoles prenait une base de construction de 1300 logements d’ici 2022. Si la base de calcul était de 110 voire même de 190 logements pour Les Sablons, alors la prospective risque de s’avérer insuffisante. En outre, les enfants de ce quartier devront probablement aller vers Denouval ou Saint-Exupery. Si l’on en croit l’isochrone publiée sur le Géoportail, il faudra plus de dix minutes pour atteindre cette école ! De là à s’interroger sur la pertinence d’avoir écarté en 2015 la création d’une école vers les Sablons, il n’y a qu’un pas. En terme de salles associatives, on peut espérer que la ville jouera de son influence pour que des espaces leur soient réservés dans le projet.

Conclusion temporaire Voilà un nouveau projet qui fait irruption dans la ville alors que les deux autres grands projets immobiliers commencent : la première phase phase de la CCIP sort de terre et le permis de construire du quartier de la gare est annoncé pour la fin de l’année 2019. Encore une fois, la concertation en amont, afin de faire participer les habitants, n’est pas de mise alors même que le travail des voisins de la CCIP a permis des améliorations significatives du projet initial. Le projet des Sablons, avec une concertation (et non pas une information a posteriori) pourrait être l’occasion idéale pour réfléchir et créer de façon participative un projet qui engage l’avenir même de la ville. r www.journal-deux-rives.com

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Actualité locale

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carrières-s/Poissy Un monticule dans la plaine,

pour quoi faire ?

Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, a surpris tout le monde lors de la cérémonie des vœux, le vendredi 18 janvier : il a présenté un projet, embryonnaire pour le moment, une sorte de belvédère sur un axe imaginaire de Paris à la plaine. Cette idée surprenante est loin de faire l’unanimité. Lors de ses vœux du 18 janvier dernier, le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu, a dévoilé son idée de créer une colline de plusieurs dizaines de mètres de haut, en lieu et place de l’actuelle « mer de déchets », située dans la plaine maraîchère de la commune. Devant un parterre d’invités, le maire a détaillé son projet qui autoriserait des entreprises à venir déverser des déchets inertes du Grand Paris dans la plaine de Carrières-sous-Poissy, en échange de quelques contreparties, comme l’évacuation de En mars 2018, 200 personnes se sont mobilisées pour un nettoyage de la plaine. (J2R) la décharge sauvage et le recouvrement des déchets en métaux lourds polluants par plusieurs mètres de terres d’excavation du Grand Paris charge les terres excavées provenant de leurs chantiers. » jour. » Selon ce même communiqué, ce projet Express ou de déchets inertes, issus de chantiers Ainsi, Laurent Mogno, PDG d’ECT, a expliqué de belvédère est un danger pour l’avenir de la de démolition. les deux avantages de cette démarche : rapidité plaine : « Donner du crédit à ce projet fou et menaçant et transparence. Cependant, le CODEV, orga- c’est prendre le risque d’accepter encore plus de déchets sur Un belvédère sur nisme ad hoc de la Communauté urbaine Grand notre territoire. Donner du crédit à ce projet fou et menal’axe historique de Paris Paris Seine & Oise (GPS&O), s’est saisi du dos- çant c’est baisser les bras et accepter que cette décharge L’architecte Antoine Grunbach et la société sier et organise une série d’auditions pour prépa- fasse partie de notre quotidien pendant encore plusieurs ECT (Entre ciel et terre) semblent avoir participé rer un plan d’action à moyen et long termes avec années. » à l’accouchement de ce projet sur 30 hectares. un souci de concertation. Il faudrait que ce plan Dans ce dossier ultra-sensible, l’urgence est auLe défi est énorme car il s’agit de traiter avec les d’action instaure une redevance pour l’usage de jourd’hui à la dépollution de cette décharge sau330 propriétaires de 700 parcelles pour acquérir ce terrain à long terme. Il s’agit d’internaliser le vage ; ensuite, viendra le temps de la concertation le foncier nécessaire pour faire émerger ce mon- coût du Grand Paris pour que la plaine ne soit et de la co-construction pour un aménagement ticule. La réalisation de ce belvédère impression- plus considérée comme la poubelle des autres(1). durable, en tenant compte de la contrainte éconera beaucoup de monde par sa hauteur et par Par la suite, ce sera à la Communauté urbaine logique non seulement de la plaine mais de l’enl’ampleur de la tâche. L’idée de base est d’accueillir Grand Paris Seine & Oise de trancher. semble de la vallée de la Seine. En outre, Pierre la terre inerte du Grand Paris, qui proviendra des Bédier, président du Département des Yvelines grands chantiers pour l’organisation des JO et la Un dossier ultra-sensible et vice-président en charge de GPS&O du dévedesserte en transports en commun. Si ce projet de « montagne de déchets » s’ap- loppement économique, n’était pas au courant du M. Christophe Delrieu était ravi de l’effet pro- parente d’avantage à un ballon d’essai, voire à projet de M. Delrieu. Celui-ci a peut-être comduit par la présentation de son projet de belvé- une idée un peu farfelue, il met surtout en lu- mis une erreur stratégique pour le bon dérouledère dans la plaine, sur l’axe historique de Paris. mière l’absence de solution immédiate pour ment des projets à venir. Enfin, M. le maire de Quelques jours plus tard, à Verneuil-sur-Seine, supprimer la plus grande décharge sauvage de Carrières-sous-Poissy semble oublier le fait que M. Delrieu nous a posé la question : «Alors, France. L’absence de solution est d’autant plus l’intercommunalité a la compétence de l’aménavous en pensez quoi ?». En illustrant son propos, le regrettable que l’État a récemment débloqué gement et du développement économique. Pourmaire a affirmé que la création d’un belvédère 800 000 € pour financer une partie de la dépollu- quoi avoir agi ainsi ? En tout état de cause, ce prodans l’axe de la voie royale apporterait de nom- tion. A quoi servent ces fonds ? A payer des ar- jet est une bouteille lancée à la mer des déchets... breux avantages ; cet aménagement « paysager » chitectes de renom international qui se baladent qui s’accumulent de toute façon pour devenir un permettrait, notamment, aux Carriérois de venir de ville en ville pour nous apporter des recettes monticule d’idées sans avenir ! r scruter l’horizon et de bien voir les avions de la par copier-coller, sans aucun souci d’aménager le territoire de la plaine et au-delà d’une manière 1. Le 23 janvier, Eddie Aït, ancien maire de Carrièrespatrouille de France le 14 juillet ! sous-Poissy a réagi à l’annonce de M. Christophe Le fait que la plaine soit au centre de l’inté- cohérente. faite le 18 janvier 2019 : « Réaliser, sur l’exL’association Rives de Seine Nature Environ- Delrieu, rêt des élus et des acteurs économiques est très plaine maraîchère de la boucle de Chanteloup, un belpositif. Comme souvent, il s’agit de «valoriser» nement (RSNE) a rappelé, dans un communi- védère avec les déblais du Grand Paris, m’inquiète. et « dépolluer » sans aucune dépense pour les qué du 23 janvier, qu’en juin 2018, « le maire de Ce projet "farfelu" est dangereux pour l’environnement ce n’est rien d’autre que l’arrivée massive proacteurs publics et les collectivités. Selon nos Carrières-sous-Poissy et la Députée Natalia Pouzyreff car grammée de nouveaux déchets inertes sur le territoire confrères du Courrier des Yvelines, dans son édi- avaient annoncé un début des opérations de dépollution communal. Un comble alors que l’ex-plaine maraîtion du 23 janvier, « sa réalisation... à partir de terres pour septembre 2018. Ces engagements n’ont pas été res- chère est déjà recouverte de 36 000 m3 de déchets. rappel, la construction du Grand Paris Express inertes et surtout l’enlèvement des 7 000 tonnes de déchets pectés et la perspective d’une dépollution rapide s’éloigne Pour va générer en une dizaine d’années quelque 45 milexistants ne coûteront rien à la collectivité, puisque les opé- un peu plus à la lumière de ce projet, qui pourrait mettre lions de tonnes de déblais. Carrières-sous-Poissy rateurs du BTP [payeront] pour que nous prenions en plusieurs années à voir le jour, si tant est qu’il le voit un n’est pas la poubelle du Grand Paris ! » www.journal-deux-rives.com


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Actualité locale

Clarissa Jean-Philippe : «Un symbole de la vocation citoyenne»

carrières-s/Poissy

Carrières-sous-Poissy et, par-delà, tous les habitants des Yvelines ont rendu hommage le 8 janvier 2019 à Clarissa Jean-Philippe, policière municipale, chevalier de la Légion d’Honneur, victime de la folie terroriste en 2015. Christophe Delrieu, maire de Carrièressous-Poissy et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, a rendu hommage à Clarissa Jean-Philippe, policière municipale qui avait été tuée par un terroriste Daech à Montrouge (92). Les villes de Montrouge et de Carrières-sousPoissy lui ont rendu hommage ; à Carrières, environ quarante personnes se sont réunies pour se souvenir de Clarissa, originaire d’un département d’outre-mer, la Guadeloupe. Premier à prendre la parole, M. Delrieu a souligné son parcours exemplaire pour devenir « une incarnation de la République » : elle est arrivée à Mantes-la-Jolie avec plein d’énergie et de rêves. Suite à un parcours dans la sécurité privée, elle accéda à la fonction publique par une série d’étapes et d’examens physiques et écrits. Elle avait tout réussi quand elle s’installa à Carrières-sous-Poissy. Elle habitait près du Parc du Peuple de l’herbe, où elle allait courir tous les matins. Elle allait travailler à Montrouge pour se préparer à devenir policière municipale. Le 12 janvier 2015, quelques jours après sa mort, elle devait recevoir sa titularisation comme membre de la police muncipale de Montrouge. Elle avait rencontré un terroriste, ce triste jour du 8 janvier 2015.

Stéphane Grauvogel, le sous-préfet des Yvelines, a rendu hommage de cette manière à la policière municipale Clarissa Jean-Philippe. (J2R)

Pour le maire de Carrières-sous-Poissy, elle n’est pas morte car elle incarne toujours les valeurs qu’elle défendait c’est-à-dire la justice et la dignité dans le cadre de la République. Son hommage a été touchant avec un vœu : « La ville [de Carrières] veut faire perdurer son souvenir ! ». Comment faire ? C’est à chacun de nous de se rappeler pourquoi elle a été tuée et dans quelles circonstances. Ainsi, le sous-préfet des Yvelines, M. Stéphane Grauvogel, a conclu que Clarissa était « le symbole de la vocation citoyenne » pour assurer la sécurité de « tous ses voisins et des commerçants. » Tout en regardant son visage sur les photos qui en conservent le souvenir, il est indispensable de retenir son sourire et sa soif de vivre. Enfin, après la minute de silence et la Marseillaise, Clarissa ne sera jamais oubliée par les Carriérois, ni par les lecteurs du J2R. r

Le maire, Christophe Delrieu a déposé une gerbe de fleurs et les portedrapeaux étaient présents pour Clarissa Jean-Philippe. (Photos ci-contre : J2R) www.journal-deux-rives.com

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chanteloup-les-vignes Ouverture d’une boutique

solidaire «Les Pot’iront» au centre-ville Le 19 décembre, la municipalité de Chanteloup-les-Vignes s’est offert une boutique solidaire dans son centre-ville qui souffre d’un déclin depuis quelques années. Voilà une réponse de la part de la mairie et des acteurs de l’insertion par l’activité économique. Mme Catherine Arenou, maire de la ville, était aux anges ! Françoise Leger, présidente de l’association Agir-Combattre-Réunir (ACR) a précisé la finalité de cette boutique : « Proposer un service de proximité avec des produits des jardins de Cocagne ACR à destination des habitants du village de Chanteloup avec... [l’objectif affiché de mettre en place] un dispositif d’insertion et de formation. » Elle sera gérée par un agent commercial, recruté en décembre 2018 en Parcours Emploi Compétence (pour 12 mois) qui sera accompagné et formé par un encadrant technique des jardins de Cocagne de Conflans-Sainte-Honorine. Ce tandem va également accompagner et former quatre personnes par an réparties sur deux postes en CDI de 26 heures chacun, dédiés à l’approvisionnement, à la logistique et à la vente.

Un double volontarisme Avec le volontarisme de la municipalité et celui de l’association Agir-Combattre-Réunir, La boutique les Pot’iront a été inaugurée le 19 septembre 2018. Cette deuxième réalisation, après celle de Conflans-

Une cliente de Chanteloup-les-Vignes est heureuse d’avoir fait ses achats de produits frais au centre-ville. (J2R)

Sainte-Honorine en septembre dernier, a été possible par l’apport financier du département des Yvelines par l’intermédiaire d’ActivitY’, organisme ad hoc pour des projets destinés à servir le territoire et la population. Son directeur, Philippe Pascal, a précisé que l’investissement couvre à la fois les frais d’investissement et ceux de fonctionnement pour une durée limitée (deux ans). Avant l’ouverture, le chantier d’insertion « Bâtiment et Services Plus » a réalisé les divers travaux d’aménagement (peinture intérieure et extérieure, création d’une devanture et nettoyage des locaux, pose d’un rayonnage en conformité avec l’activité plus parquets et ameublements …).

La ville de Chanteloup a mis à disposition les locaux de la boutique et va participer aux actions de communication nécessaires pour la réussite à moyen et long termes. La boutique Les Pot’iront propose toute une gamme de produits locaux : légumes, fruits, fromages, yaourts, bières, limonades, tisane et miel... Les fournisseurs de tous ces produits se trouvent à une distance inférieure à 30 km. r Boutique «Les Pot’iront» - 56 rue du Général Leclerc Les horaires actuels sont - mercredi et jeudi de 8 h à 12 h 30 et de 16 h à 19 h. - vendredi et samedi de 8 h à 13 h.

Le Ring de Chanteloup honore ses boxeurs Le lundi 28 janvier, le club Ring de Chanteloup a réuni ses troupes pour déguster une galette des rois et fêter les réussites récentes de ses boxeurs à Saint-Nazaire et en Pologne. Il prépare aussi les prochains rendez-vous de 2019. Dans une ambiance conviviale, les adhérents et fans du club Ring de Chanteloup se sont réunis le soir du 28 janvier pour fêter non seulement les rois, en dégustant des galettes, mais aussi les « rois » de la boxe. Mme la maire, Catherine Arenou s’est rendue au club pour féliciter deux boxeurs qui ont fait un sans faute au mois de décembre dernier : Anauel Ngamissengue, 22 ans (76 kg) et Teddy Parisy, 16 ans (64 kg). Les matchs à Saint-Nazaire ont été difficiles, mais le travail en amont a payé pour Anauel Ngamissengue : malgré le fait d’avoir boxé contre des adversaires plus expérimentés, Anael a « arraché la victoire grâce au travail et la préparation tactique avec son coach, Vendelin Weiss (BéBé) ». Il a tout donné et www.journal-deux-rives.com

s’est libéré une fois sur la mythique Arena de Saint-Nazaire, où les meilleurs boxeurs amateurs s’étaient donné rendez-vous pour un gala inoubliable. C’est un travail d’équipe et une certaine connivence qui ont fait la réussite du boxeur Anael et de l’entraîneur Bébé : deux victoires par KO avant une finale gagnée par supériorité technique. C’est avec brio que le Ring de Chanteloup a rapporté une belle ceinture en or pour l’étoile montante de la boxe yvelinoise, Anael Ngamissengue. Prochaine étape : la coupe du Val d’Oise. Quant à Teddy Parisy, il a beaucoup appris dans ses combats en Pologne. C’était pour (De g. à dr) : Anauel Ngamissengue, Aidan lui une première expérience au niveau inter- Millet (14 ans), Clyde Chartier (15 ans), national. Teddy a échoué en phase finale, Maywene Schartier (12 ans),Vendelin Weiss terminant troisième dans un tournoi hyper- (BéBé) et Teddy Parisy. (J2R) compétitif. Son adversaire polonais avait 97 combats au compteur ; Teddy n’a fait que dé- rie éducative. Tous étant qualifiés, ce groupe a fendre pour ensuite obtenir un beau podium. thriomphé avec brio lors du championnat d’ÎleTeddy se prépare pour les échéances dans les de-France qui a eu lieu les 16 et 17 février à la combats futurs dans les championnats natio- mythique salle Pouchet à Paris. Pour l’entraîneur naux. Bébé, la clé de la réussite est le travail ; il en est Enfin, un petit groupe de boxeurs est au très fier car toute l’équipe a été formidable avec sommet de la boxe yvelinoise dans la catégo- le peu de moyens dont le club dispose. r


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Quelles perspectives pour les combats de la Ligue des droits de l’Homme ?

confluence

Le 27 janvier 2019, ce fut un grand succès pour les 120 ans de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) à Andrésy : au moins 150 personnes sont venues à l’Espace Julien Green, gracieusement prêté par la municipalité andrésienne. Le programme était bien empli avec des conférences, des débats, des interventions artistiques, des expos, des vidéos, du théâtre et de la convivialité. On retiendra l’essence de la conférence de M. Gilles Manceron qui a mis en perspective les prochains enjeux de la LDH au XXIe siècle. Depuis son débat à Saint-Germain-enLaye(1), la Ligue des droits de l’Homme enchaîne des événements festifs et sérieux pour démontrer qu’elle « œuvre pour l’effectivité des droits de toutes et tous ».

Des activités et un repas

LDH Nous savons tous que les Yvelines furent le théâtre des premières actions de la LDH, suite à l’affaire Dreyfus. Au long du XXe siècle, la LDH a contribué au développement de la laïcité et à la consolidation de la démocratie. Ce sont effectivement des acquis que ne sont pas prêtes à oublier les personnes présentes à Andrésy, dont les membres de la section LDH de ConflansAndrésy-Chanteloup-Maurecourt(2). Ces participants ont été sensibles aux activités qui ont eu lieu toute la journée : slams, chansons, expositions, table de livres, documentations diverses, danses et chants tibétains... Le repas convivial, auquel chacun avait apporté sa contribution, a été un moment privilégié de partage et d’émotion, concrétisant le thème « Exister parmi les autres », sur lequel l’atelier d’écriture avait travaillé en décembre. conformes aux objectifs de la

Une métamorphose nécessaire ? Ensuite, la conférence-débat avec Gilles Manceron, historien, auteur et élu national LDH, a permis de brosser les perspectives de l’action singulière de la LDH pour les années à venir. Certes, les combats de la LDH restent d’actualité si l’on analyse les échanges entre le public et les intervenants : droits d’asile avec la question de savoir si l’aide aux migrants est un délit ou devoir. Les droits civiques sont-ils évolutifs? Qu’en est-il de l’accueil des handicapés à l’école et dans la société ? Quelques illustrations ont été mises en avant. D’abord, une vidéo de demandes d’asile politique a été projetée pour montrer les contrastes entre les différents cas de

La section LDH Conflans-Chanteloup-Andrésy-Maurecourt était au rendez-vous à l’Espace Julien-Green. (J2R)

demandeurs d’asile. Un autre exemple : les sans-abri sont toujours un casse-tête pour les gouvernements en place. On habille Jean tout en déshabillant Paul et le problème des sansabri reste visible pendant les périodes d’hiver. En troisième lieu, les inégalités ont atteint des proportions sans précédent, comme la plupart des économistes le soulignent. Il aurait fallu, toutefois, examiner les causes profondes de ces phénomènes ! Ce n’était pas aisé dans le temps imparti pour cette conférence-débat. Par contre, Gilles Manceron a mis en évidence quelques lignes fondamentales de la LDH. Souvent, la LDH dépasse les conventions au profit de la défense des principes ancrés dans la démocratie dans un contexte d’Etat de droit. Celui-ci devrait assurer que tous les citoyens sont égaux devant la loi et sont traités de la même manière par les institutions. Faire régner la justice est un des éléments-clés de sa longévité depuis l’affaire Dreyfus au tournant du XXe siècle. Cette affaire avait divisé non seulement les familles mais toute la France. Avant, pendant et après les deux guerres mondiales, la LDH a eu des moments de crise interne : fallait-il prendre position pour ou contre Gilles Durand dans une affaire sombre au Havre ? Comment agir face au colonialisme ? Quels sont le rôle et la place de la LDH dans un monde bipolaire entre l’ouest et l’est ? La LDH avait perdu beaucoup d’adhérents. Il faudra voir si cette tendance baissière continue dans les années à venir.

Il faut que la LDH se revigore aussi par sa base. Il faudra appuyer les démarches venues des (jeunes) citoyens qui utilisent facilement les outils numériques. Il faudra contrer les forces déstabilisatrices de nos sociétés (les démagogues, les populismes, la xénophobie...) par le dialogue, par l’échange mais avec conviction. Pour finir, inverser l’ordre de priorité afin que la liberté soit la condition de la sécurité devrait être un point fort de la plateforme de la LDH. La citoyenneté repose, à la LDH, sur l’idée classique que les droits fondamentaux ne sont pas négociables, mais que parfois on se sent minoritaire, comme ce fut le cas lorsque tout le monde avait cru, à la fin du XIXe siècle, que le capitaine Dreyfus était coupable de haute trahison. Une question est restée sans réponse : comment redéfinir la laïcité « ravalée » afin de refonder le pacte social ? En outre, la LDH est confrontée à un dilemme issu de la crise des Gilets Jaunes : comment concilier les deux impératifs différents, la fin du monde et la fin du mois ? Un choix entre différentes positions possibles constitue un déchirement au sein d’une « sainte » institution qui défend volontiers des principes et des idéaux. Enfin, notre monde, de plus en plus binaire (oui ou non pour tel ou tel choix), ne permet guère le droit à la nuance et à la réflexion pourtant nécessaires pour la revitalisation de la démocratie occidentale. r

Revivifier la LDH

1.https://www.journal-deux-rives.com/actu/08626malik-salemkour-president-national-ldh-prononcereforme-loi-1905

par la base démocratique

La laïcité et la religion, surtout l’islam, ont été effleurés. La réforme de la loi de 1905, envisagée par le gouvernement actuel, est-elle souhaitable, voire nécessaire ? « Pourquoi pas, fut-il répondu, à condition que ce débat entre dans le processus démocratique ».

2. La LDH a été un acteur pour la réflexion et le débat, au plan local, depuis une quinzaine d’années : 61 cinédébats, 10 conférences, 20 cafés des droits, nombreux stands et pétitions... Pour en savoir plus : www.site.idh-france.org/conflans Tél : 06 76 98 91 02

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Médan veut préserver son caractère bucolique

Madame Karine Kauffmann, maire de Médan, a accueilli environ 200 personnes lors de la cérémonie de vœux de la ville de Médan. C’était l’occasion de tirer un bilan et de dresser des perspectives pour les années à venir. La question de la place et du rôle des «petites» communes en était la toile de fond. Médan est un lieu magnifique et le fait de célébrer les vœux au bord de la Seine permet de se rendre à cette évidence. Vers midi, le 26 janvier, tout le monde était sur place pour écouter le message annuel à la population, aux personnalités et aux représentants des institutions présents. La première annonce de Mme Kauffmann concernait le budget : Médan gère bien ses finances, sachant où investir, dans le patrimoine ! Mme Kauffmann compte réduire la contribution financière des Médanais, suite à la victoire probable des sept communes de l’est de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) dans leur litige avec l’intercommunalité. Ces communes ont contesté le pacte fiscal qui avait été « transféré à la communauté urbaine » sans faire une péréquation entre les 73 communes. Le gain probable pourrait représenter environ 77 000 euros par an, soit 3,5 points de taux d’imposition foncière. La frugalité semble être le mot-clé de la politique publique de Mme le maire : « La sauvegarde de notre patrimoine » cible l’école, l’accueil de la mairie et les services techniques, l’église, le lavoir de la rue Pasteur. C’est fondamental pour la mise en œuvre d’une politique d’offre touristique proposée par la municipalité actuelle. Cette politique confortera les actions de la Maison Emile Zola (lors de sa réouverture) et l’inauguration du Musée Dreyfus en octobre 2019.

La pression foncière vient de l’extérieur La « bétonnisation » de la commune pose problème pour la préservation du village bucolique. Au contraire, Mme Kauffmann veut «préserver» ce poumon de l’est de la communauté urbaine. Lors de la concertation sur le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), les élus médanais et les habitants ont été appelés « à s’engager afin d’intégrer les toutes dernières modifications que l’on souhaite apporter à ce document d’urbanisme ». En outre, Mme le maire s’est félicitée de l’action des parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale, qui ont laissé le seuil du nombre d’habitants à 1500, sans aucune modification, pour les communes rurales comme Médan. Sans cela, Médan aurait eu la contrainte de construire 150 logements dits sociaux ! Toutefois, la pression foncière vient de l’extérieur, apparemment des environs. www.journal-deux-rives.com

Un conseil municipal serré autour de Mme Karine Kauffmann, maire de la commune depuis 2014. (J2R)

Ainsi, la tentation de fusion communale entre Médan et Villennes pose problème sur l’aspect bucolique de la commune. Mme Kauffmann a mis en garde ceux et celles qui « ont des velléités de fusion, » qui équivaudrait « à un inexorable déclin » du village.

et Mme Kauffmann s’est considérée comme Pénelope : on tricote et on détricote... tout en attendant une fin paisible. A propos des bords de Seine, cela fait cinq ans que Mme Kauffmann a tenté d’œuvrer « pour faire avancer des projets privés en accordant des permis de réhabilitation sur cette rive... Comment aller de l’avant sans avoir nous-mêmes la maîtrise du foncier ? » C’est une vaste question qui nous conduit à garder une certaine vigilance pour tous les (futurs) acteurs de Médan et ses environs. Après tout, Médan restera un lieu sympathique pour les randonneurs avec ou sans aménagement nouveau. r

Avec GPS&O, on tricote et on détricote... Mme Karine Kauffmann a aussi dénoncé la gestion du syndicat SIARH, pour sa gestion de l’assainissement. Depuis 2015, la commune n’a pas constaté d’améliorations dans son réseau. Pire, elle a été menée en bateau sous un sordide « prétexte » par certains élus et dirigeants du syndicat SIARH : « Les élus du SIARH ont refusé d’intégrer ces travaux dans le budget au motif que ce réseau serait un réseau de collecte et non de transport, qui ne relèverait pas de sa compétence ». Furieuse, elle a accusé la direction, tout en épargnant son président (NDLR : Karl Olive) de faire perdre du temps et de l’énergie à tous. Son attaque était cinglante : « Je m’insurge contre le fait que, sous ce mandat, aucun centime du candidat n’aura été attribué à la création d’un nouveau réseau sur son territoire de onze communes alors que ses élus ont choisi d’investir 1,2 millions d’euros dans la construction d’un bâtiment totalement inutile, suivant un raisonnement économique largement contestable, relevant d’une autre époque ». Avec l’arrivée de la communau- Après le discours du maire, il était temps té urbaine GPS&O, on recommence de boire à la santé de la Seine. (J2R)


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Gens du voyage : rencontre avec Louisa Legrain

Nous nous croisons tous les jours et pourtant nous ne nous regardons pas. Cet état de fait peut durer une vie entière. Pourtant rien n’est plus ordinaire que de ne pas se voir. Il est temps de s’arrêter et d’échanger, que ce soit dans la Vallée de la Seine, à Paris ou en province. Cette-fois, nous avons passé du temps avec des Gens du voyage. L’idée de cette rencontre avec des personnes de cette communauté m’a été suggérée afin de percevoir le vécu de cette partie intégrante de notre population, souvent visée par des pétitions de toutes sortes. La dernière en date « Orgeval ville sereine » souhaite « que la ville trouve des solutions pour nous les riverains ou commerçants qui subissons actuellement une montée en puissance de l’installation de camps de Gens du voyage. » Les caravanes font partie du paysage depuis des années, même depuis un temps précédant nos générations. Toutefois, qui s’est déjà arrêté, qui a déjà fait un pas de côté pour rencontrer leurs propriétaires ? La majorité des habitants de notre territoire, dont je fais partie, ne le fait pas, en raison de certitudes ou plutôt de stéréotypes.

Un constat : la situation inégalitaire des Gens du voyage Afin de ne pas partir en terrain inconnu et, également, car une certaine appréhension de ma part se fait sentir, je sollicite M. François Godlewski, président de l’Association des Gens du voyage en Yvelines. Il n’est pas issu de cette communauté mais il est un ancien fonctionnaire d’Etat, qui a travaillé sur sa situation pendant la majeure partie de sa carrière. Il arrive à notre rendez-vous en voiture de Guyancourt, sous une pluie battante. Avant d’aller rencontrer des Gens du voyage, il m’explique beaucoup de choses et me donne des supports afin de bien les comprendre. J’apprends, notamment, que jusqu’au 5 octobre 2012, même avec la nationalité française, ils étaient les seuls citoyens dont certains devaient tenir un carnet de circulation, visé par l’autorité administrative tous les trois mois. Rencontres à Orgeval De plus, contrairement aux autres citoyens français, ils devaient attendre trois ans pour voter dans leur commune de rattachement alors que, pour tous les autres nouveaux habitants, cette durée n’est que de trois mois. Une autre inégalité subsiste encore : dans chaque commune, seuls 3 % des électeurs peuvent être des Gens du voyage. Au-delà, ils doivent trouver une autre commune de rattachement. Après ce long échange très instructif, nous nous dirigeons vers Orgeval. Notre attention étant portée sur les Gens du voyage,

nous remarquons beaucoup de caravanes. Nous nous arrêtons une première fois ; le vent souffle fort et la pluie est toujours battante. Il y a environ cinq caravanes sur ce petit parking. Un homme fume à la fenêtre d’une de celles-ci. M. Godlewski se dirige vers lui. La personne dans la caravane parle avec un léger accent, mais moins prononcé que celui de Brad Pitt dans Snatch. Il nous explique qu’il est venu ici, de sa commune de rattachement en Bretagne, pour s’occuper d’une de ses tantes malades. Ne connaissant pas bien le coin, il veut nous présenter son père qui, nous dit-il, nous répondra mieux. Il sort de sa caravane avec un pull «PSG». Toutefois, son géniteur n’est pas présent. Il s’excuse franchement et dit ne pas être légitime pour parler de la situation locale car il vient d’arriver et, pour lui, tout se passe bien. Il trouve que les autorités ont été plutôt accueillantes et arrangeantes. Il est ouvert et je lui parle des stéréotypes que je peux avoir ; il comprend et évoque la peur de l’inconnu. Il est resté sous la pluie pour nous répondre, sûrement par politesse car il est trempé !

Comment passer de la méfiance à la confiance ? Nous le laissons alors pour nous diriger vers un autre campement. Nous nous arrêtons pas loin de la Route des Quarante sous, dans un petit autre petit parking. La pluie tombe toujours drue. Il y a un peu moins d’une dizaine de caravanes présentes. Sur les lieux, je sens des regards posés sur nous mais personne ne sort. Est-ce en raison de la pluie ou d’une méfiance envers nous ? Sûrement un peu des deux. Nous avançons et M. Godlewski toque à la porte d’une caravane. Une femme d’environ 35 ans nous ouvre, bras croisés, sur la défensive. Derrière elle, une femme plus âgée et un adolescent nous regardent fixement. Il s’agit de sa mère et de son fils Lorenzo, apprendrons-nous plus tard. La femme la plus âgée nous sourit et paraît plus accueillante. Nous nous présentons et expliquons notre démarche. Nous sommes devant la caravane ; la pluie s’est calmée. Divers sujets sont abordés. En voici quelques uns, pêle-mêle. La mari, absent, est parti travailler dans le jardin d’un particulier pour gagner de l’argent. Afin d’apprendre à lire et à écrire, si les enfants ne sont pas scolarisés dans une école à proximité, ils vont dans un « camion-école », où les cours ne sont pas toujours assurés. L’achat d’une caravane nécessite de faire un emprunt, très désavantageux pour eux par rapport aux autres citoyens français. Etant donné qu’il n’y a pas assez de place sur les aires d’accueil des Gens du voyage, ils s’adaptent et s’installent sur des parkings où ils se raccordent aux réseaux de distribution d’eau et d’électricité de façon précaire. Souvent, ils ressentent un évitement des gens qui leur reprochent, souvent, leur sa-

Louisa Legrain entourée d’enfants de sa famille.(DR) leté ; n’ayant parfois pas accès à des sanitaires, ils doivent faire leurs besoins à l’extérieur ! Petit à petit, la mère de famille se détend. Elle décroise les bras et nous donne un éphéméride avec des paroles évangéliques. Elle explique qu’ils sont gitans et vont, régulièrement, à des rassemblements religieux. Derrière, le fils semble rassuré et nous fait écouter des informations relatives aux Gens du voyage : récemment, une jeune femme gitane s’est tuée en voiture juste avant de se marier.

La curiosité prend le pas Des sourires commencent à être échangés au cours des discussions. La femme s’appelle Louisa Legrain. Au fur et à mesure, d’autres personnes sortent des caravanes voisines pour nous saluer. Elles sont toutes de la même famille : l’oncle, la sœur et ses enfants, des cousins dont l’un s’appelle Willy. Le fils de Louisa, Lorenzo, commence à chanter une musique avec des paroles évangéliques. Sa nièce vient nous montrer une photo qu’ils ont faite avec Kenji Girac au BowlCenter d’Orgeval où il va régulièrement. Une certaine méfiance continue à se faire sentir mais la curiosité prend le pas sur celle-ci. Louisa Legrain, évoquant les pétitions des riverains qu’elle induit, explique naturellement que c’est « normal d’être malheureux ». Nous sommes toujours sur le parking ; il n’y a plus de pluie même si le ciel reste chargé de gros nuages. Au moment de prendre la photo, elle sourit, presque intimidée, accepte, se coiffe et appelle trois jeunes filles de sa famille. Elle les coiffe également dans la caravane. Elles sont heureuses. La photo est prise. Il est temps de partir. Les jeunes du camp ont mis une musique de rap. Le refrain scande « On se mélange pas ». Cela contraste avec le moment de partage qui vient de se réaliser mais le met aussi en avant. Un pas vers autrui peut s’avérer porteur de sens et de compréhension, d’un côté comme de l’autre. Cela change notre regard, au lieu de vouloir forcer l’inconnu à changer en quelque chose de connu. r www.journal-deux-rives.com

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Triel-sur-Seine La nature a horreur du vide

mais, à Triel, les cavités sont sous contrôle

Le 18 décembre 2018, se tenait une réunion publique organisée par la municipalité pour faire un état des lieux des carrières et des cavités souterraines. Il a été affirmé que des risques existent mais que le sous-sol est sous contrôle et que quelques améliorations sont, toutefois, à apporter.

Afin de permettre aux Triellois de bénéficier d’une information la plus large et la plus complète possible au sujet des carrières et des cavités que comporte le territoire communal, la municipalité de Triel-sur-Seine a organisé une réunion publique, en présence d’Alain Etcheberry, chef de service de l’Inspection générale des carrières (IGC) pour les départements des Yvelines, du Val-d’Oise et de l’Essonne et des élus suivants : MM. Joël Mancel, maire, Michel Poirot, adjoint au maire délégué à l’urbanisme, Jean-François Boutoille, adjoint au maire délégué aux travaux. Un compte rendu de la mairie sera probablement mis en ligne (la demande a été faite en début de réunion à M. le Maire). En attendant, cet article permet de couvrir les points principaux d’une manière succincte. L’auteur est membre de l’association S.O.S Carrières(1), qui avait participé à la mise en place du Plan de Prévention des Risques naturels (PPRn) dès 1992.

L’Etat est l’ultime responsable M. Etcheberry a rapidement cadré le débat en expliquant l’historique de l’Inspection générale des carrières, qui est un service du Conseil départemental des Yvelines, assurant également des missions dans les territoires du Val d’Oise et de l’Essonne. Ce service interdépartemental assure une gestion des risques liés aux cavités souterraines sur le patrimoine des trois départements. Il réalise également une consolidation des informations sur ce risque pour le public et les collectivités. Selon Alain Etcheberry, « la nature a horreur du vide ! » ; par conséquent, il est tentant d’émettre des bruits et des rumeurs qui brouillent les pistes. L’essentiel est de savoir que l’Etat est l’ultime responsable et le mandat de surveillance que l’IGC a reçu concerne un périmètre donné. Lors de la séance de questions-réponses, de nombreuses questions ont été posées par le public. D’une manière méthodique, M. Etcheberry a donné des éléments de réponse. Par exemple, un article paru dans le Courrier des Yvelines du 26 septembre 2018 affirmait « l’existence d’un Plan de Prévention des Risques Miniers (PPRM) à Triel », à la suite de déclarations de représentants d’une association récente, Mieux vivre à Triel. Non, il existe un PPRn(2) mouvements de terrain, concernant uniquement les anciennes carrières de gypse de l’Hautil, situées en dehors www.journal-deux-rives.com

Alain Etcheberry, chef de service de l’Inspection générale des carrières (IGC) pour les départements des Yvelines, du Val-d’Oise et de l’Essonne. (J2R) du centre-ville et un arrêté préfectoral n° 86-400 du 5/8/1986 plus un plan délimitant un périmètre(3) pour les anciennes cavités du centre-ville. Pour information, ces documents sont disponibles et consultables par tous, non seulement à l’IGC mais aussi au service urbanisme de la mairie de Triel. Quant à la problématique des nouvelles constructions et des demandes de permis de construire à l’intérieur de ce périmètre, toutes les demandes sont soumises systématiquement à l’avis et aux préconisations de l’IGC. Certes, la vérification des prescriptions émises par l’IGC lors de l’instruction des permis de construire peut poser des problèmes ! En effet, aucun organisme indépendant ne permet d’intervenir et de vérifier. Seul le maître d’ouvrage et l’architecte sont responsables du respect des recommandations. La législation actuelle(4) ne les oblige pas à transmettre les études de sol et d’autres réalisations à l’IGC ou au service urbanisme. De ce fait, la transparence des études demandées et leur suivi d’effet ne sont pas évidents. M. Etcheberry l’a, en effet, admis : « Nous n’avons pas de moyens coercitifs pour obtenir des études préalables... » Cependant, l’expert a interrogé tous les participants sur le fait de l’existence de constructions dans des zones à risques (en rouge sur le plan). Personne n’a répliqué. Techniquement, l’IGC maîtrise fort bien son domaine et les demandes de certains membres de l’association Mieux vivre à Triel ne tiennent pas la route : les techniques radar ou d’autres peuvent-elles être utilisées pour détecter des vides ou des cavités ? Non, c’est utopique ; seuls les sondages de sol et les carottages sont fiables. Contrôles et visites : la plupart des carrières ne sont plus visitables (manque d’oxygène). Dans une séquence très détaillée, on

a évoqué des contrôles vidéoscopiques, qui peuvent être effectués jusqu’à 70 m de profondeur. A titre d’exemple, des contrôles sont réalisés sous le domaine public, rue du Général Leclerc à deux endroits, une fois par an, selon une convention entre la municipalité et l’IGC. Des contrôles identiques peuvent être effectués pour des particuliers (par exemple, dans le domaine de Cheverchemont). Quant aux zones en bleu sur le plan, elles correspondent à des zones d’affaissement dirigées et provoquées volontairement (technique du foudroyage réalisée par affaiblissement des piliers de galeries et utilisation d’explosifs). Il n’y a plus de risques d’effondrement mais d’éventuels tassements peuvent se produire. Il a été précisé que les terrains de football à l’Hautil sont en zone bleue. Pour mieux comprendre l’état des risques du plateau de l’Hautil, l’expert a passé en revue les constructions en zone rouge impactées par le PPRn : 40 propriétaires d’habitations sur 70 ont fait l’objet de négociations (indemnisations et expulsions) dans le cadre de la loi Barnier(5). Des mesures financières sont aussi prévues, au cas par cas, pour des travaux de consolidation si le montant est inférieur à la valeur du bien immobilier. M. Etcheberry a conseillé à certains riverains de prendre contact avec la mairie pour plus de détails. Cependant, quelques améliorations peuvent être apportées dans l’avenir à condition de trouver un moyen de financer l’expertise et le coût des interventions de l’IGC. D’abord, il faut bien distinguer les galeries d’accès présentes sous certaines voiries de Triel et les carrières de gypse proprement dites, situées sous la forêt de l’Hautil. Des problèmes d’écoulement de nappes d’eau depuis le plateau de l’Hautil ont été évoqués mais ceux-ci ne peuvent pas être répertoriés et ne sont pas inclus dans le PPRn. ../…


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Actualité locale

Triel-sur-Seine Selon l’expert, des travaux de confortement et de comblement ont été réalisés à l’initiative du département pour mettre en sécurité certains tronçons sous-minés de la RD 2 (au bois Roger près de Cheverchemont) et de la RD 22. Si une mise à jour du PPRn est nécessaire, elle est du ressort et de la responsabilité du préfet et non pas de l’IGC ou des élus locaux. Dans l’hypothèse où des propriétaires effectueraient des travaux de confortement, ils pourraient, avec justificatifs, solliciter le préfet pour obtenir une modification du zonage. Pour finir sur la partie technique, M. Etcheberry a souligné que le centre-ville n’est pas concerné par des carrières ipso facto. Pour lui, il s’agit de cavités de deux ou trois mètres qui ne relèvent pas de la problématique du plateau de l’Hautil. Certes, il faudra être vigilant notamment dans des zones nouvelles ouvertes à des constructions, mais cela « a un coût et cela pose des problèmes » selon le premier magistrat, M. Mancel. Les 150 personnes qui ont assisté à cette réunion devraient être rassurées comme c’est le cas du président de l’association S.O.S Carrières, qui a remercié les organisateurs, la municipalité et M. Etcheberry de l’IGC pour sa disponibilité et ses compétences. En conclusion, cette réunion a certainement rassuré les Triellois à la suite de la désinformation entretenue par « certains opposants » à la muni-

(De g. à dr.) Michel Poirot, adjoint à l’urbanisme, et Joël Mancel, maire de la commune de Triel-sur-Seine. (J2R) cipalité dont un collectif Triel d’Aujourd’hui qui affirmait aussi « l’existence de carrières souterraines partout en centre-ville ». Cette attitude ne peut que nuire à l’image de Triel, à ses commerçants et aux propriétaires de biens. En effet, quelle crédibilité peut-on accorder dorénavant à l’association Mieux vivre à Triel et à ce collectif, dont les

Contrer l’alarmisme ambiant !

Des affaissements de chaussées sont survenus récemment à Triel. Par ailleurs, la maison du 177 rue Paul Doumer a été fragilisée et a dû être consolidée. Ces désordres peuvent avoir pour origine : - la présence de caves et de cavités de faibles volume et profondeur, générées par l’évolution du bâti ancien ; - la fragilité des fondations et du sous-sol du bâti ancien, amplifiée par les vibrations dues aux passages de poids lourds de plus de 3,5 t rue Paul Doumer (RD 190), ainsi que par les infiltrations dues aux inondations et crues de la Seine. En effet, le problème des affaissements n’est pas nouveau à Triel. Déjà en 1909, à la suite d’une délibération, le conseil municipal adressait une mise en demeure aux sieurs Choulet et Lemesle, domiciliés aux numéros 179 et 181, Grande Rue (actuelle rue Paul-Doumer) afin de procéder à la démolition de leurs immeubles devenus dangereux par suite d’affaissements consécutifs aux fouilles souterraines entreprises autrefois, en vue de retrouver un trésor appartenant à Jacques Stuart d’Angleterre. Un article paru dans le Courrier des Yvelines du 26 septembre 2018 et un tract alarmiste diffusé par l’association Mieux vivre à Triel dans les boîtes aux lettres des Triellois, affirmait « qu’il existait un plan de prévention des risques miniers de la commune, et qu’il fallait le réviser ». Ces informations sont totalement fausses et ont pu créer quelques inquiétudes chez certains Triellois. L’IGC a confirmé qu’il n’existe pas de carrières souterraines de gypse ou de calcaire (et d’anciennes exploitations) en centre-ville, la couche de gypse étant située entre + 91 et + 100 mètres NGF(6) (Nivellement Général de la France, cotes d’altitude par rapport au niveau de la mer). En revanche, il existe des caves et des cavités de faibles volume et profondeur, générées par l’évolution du bâti ancien. Cette association réclamait aussi au préfet « de prendre des mesures d’urgence nécessaires, suspendre les démolitions et constructions sur l’ensemble de la ville tant qu’un audit complet n’aura pas été effectué à l’aide d’un radar à pénétration de sol ». L’IGC a confirmé que l’utilisation de techniques radar sont très décevantes et inappropriées. En effet les matériaux sont hétérogènes et les vides sont peu décelables. Seuls les sondages de sol et les carottages sont fiables.r

dirigeants sont irresponsables et très mal informés ? r 1. L’Association S.O.S Carrières a été créée en 1992 (publication au J.O. Associations du 19/2/1992 n°8) à la suite d’un accident tragique à Chanteloup-lesVignes, survenu le 11/3/1991. Un jeune homme de 25 ans avait été enseveli vivant dans un fontis (30 m de diamètre, 80 m de profondeur) sur un terrain privé en bordure de la RD 22. C’est une association de sauvegarde et de protection de l’environnement. L’association a une mission de protection du cadre de vie en général, en faveur d’un développement harmonieux, préservant le patrimoine naturel et culturel de la région. S.O.S Carrières est une association à vocation intercommunale, voire interdépartementale. 2. PPRn : Plan de Prévention des Risques naturels, dûs aux mouvements de terrain. En effet, un Plan d’Exposition aux Risques (PER) a été mis en chantier en 1991 par le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. L’association S.O.S Carrières a participé à toutes les réunions de travail organisées par la sous-préfecture en présence des élus concernés, dont Pierre Cardo, député-maire de Chanteloup-les Vignes, et de nombreux spécialistes : Inspection Générale des Carrières de Versailles (IGC 78), Institut National de l’Environnement et des Risques (INERIS), Laboratoire Central des Ponts et Chaussés (LCPC), Directions Départementales de l’Equipement des Yvelines et du Val d’Oise (DDE). La mise en œuvre a été très longue, puisqu’il a fallu consulter d’anciens plans d’exploitants, les mettre à jour, entreprendre de nouvelles investigations. Ce projet de PER a ensuite été soumis à l’approbation des 10 conseils municipaux des communes concernées. Ensuite, comme le prévoit la procédure, il y a eu une enquête publique d’une durée de 2 mois avec la désignation d’un commissaire enquêteur. Des registres ont été déposés dans les mairies les 10 communes concernées afin que les citoyens et les associations puissent faire leurs remarques. Ensuite le commissaire enquêteur a remis ses conclusions au sous-préfet. Finalement, au bout de quatre ans de travail et de concertation, le PER transformé en PPRn a été approuvé et promulgué par arrêté préfectoral du 26/12/1995, complété par arrêté inter-préfectoral du 30/7/1997. C’est une servitude incluse dans le PLU de la commune de Triel et qui restreint considérablement les surfaces foncières à bâtir. 3. La zone orange concerne le centre-ville. Les zones bleues et rouges concernent les anciennes carrières de gypse de l’Hautil (périmètre délimité par le PPRn). 4. La législation pourrait être modifiée. S.O.S Carrières va entreprendre des démarches dans ce sens auprès de Mme la Députée de la circonscription. 5. Loi Barnier : fin 1994, des débats ont eu lieu au Sénat et à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de renforcement de la protection de l’environnement. 6. Voir planche F, établie par M. Feugueur géologue, pour S.O.S Carrières : extensions théoriques et réelles du gypse à l’Hautil.

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Le promoteur ADIM abandonne le projet «Les Tilleuls» à Triel

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Le site de l’ancienne maison de retraite «Les Tilleuls» est emblématique de Triel : l’urbanisme et le passé sont intermêlés. Le promoteur ADIM, filiale de Vinci, a décidé de ne pas donner suite à sa promesse de vente pour acquérir ce site en vue de la réalisation d’un projet de 80 logements, selon le permis de construire de septembre 2018. Depuis quelques semaines, la rumeur circulait dans le microcosme triellois : le projet de construction de logements sur le site de l’ancien EHPAD de Triel, «Les Tilleuls», aurait du plomb dans l’aile. En outre, les 130 utilisateurs actuels de ce bâtiment, des demandeurs d’asile, se sont interrogés sur la pérennité de ce centre d’hébergement d’urgence (CHU). En septembre 2018, le permis de construire déposé par l’ADIM a confirmé la fin d’une époque : avec la signature par l’adjoint à l’urbanisme de Triel-sur-Seine du permis de démolir les bâtiments existants et de construire un ensemble de 80 logements en lieu et place de l’ancienne maison de retraite, il était envisagé de sacrifier à la volonté de continuer une urbanisation, que ne veulent pas de nombreux Triellois mobilisés depuis novembre 2018, la jugeant désordonnée et irresponsable. Sans préjuger de la suite juridique du conten-

tieux entre les huit voisins et l’initiateur du permis de construire, l’ADIM, filiale de Vinci, a jeté l’éponge en tant que maître d’œuvre de ce projet avorté. L’information a été dévoilée lors de la cérémonie de vœux à Triel, le 11 janvier 2019, au cours de laquelle le maire, Joël Mancel, avait expliqué que les réfugiés «allaient rester» dans le bâtiment actuel. Nous pouvions en déduire que le projet de l’ADIM ne se réaliserait pas. Quelques jours plus tard, le maire a été interrogé par certains habitants du voisinage pour avoir plus d’éléments. Selon le maire, la société ADIM n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur le prix de vente du site avec le propriétaire, l’EHPAD de Sartrouville. Informé par la sous-préfecture, le promoteur ADIM a, alors, décidé de ne pas donner suite à son projet. La date limite pour l’option d’achat était le 31 décembre 2018. Etant donné le nombre de voisins qui contestaient le permis de construire, le promoteur n’était pas en mesure d’engloutir des moyens financiers pour un projet fragilisé par un mouvement de contestation de fond à Trielsur-Seine. En outre, il aurait également fallu résoudre le problème de consolidation des sols. Certes, le promoteur n’a pas fait de communication officielle sur cet abandon, mais le silence est révélateur d’une situation inconfortable sur ce dossier. Il pourrait transférer à l’un de ses confrères ce projet qui, toutefois, n’étant pas « purgé de ses contentieux » juridiques, n’a quasiment aucune valeur. Quelles sont les perspectives de ce projet ? L’avocat-conseil des auteurs du recours a

Depuis 2014, l’incertitude règne sur l’avenir de ce site emblématique de Triel-sur-Seine. (J2R) soulevé la possibilité offerte au promoteur de transférer le droit de construire à un tiers promoteur. Prudence et vigilance devraient être au centre de l’action des habitants de la rue Charles Dupuis à Triel-sur-Seine. Il convient, par ailleurs, de s’interroger sur la possibilité de mettre en œuvre une concertation, comme cela a été fait pour le projet du Parc municipal. C’est un moment fatidique pour Joël Mancel, maire de Triel : il n’est pas trop tard pour qu’il applique à ce projet son idée de « faire participer tous les Triellois ». r

TRIEL-sur-Seine 2e édition du Café Urbanisme Le collectif « Construire à Triel mais pas n’importe comment » a organisé, le 19 janvier, un deuxième rendezvous citoyen autour d’un café afin d’informer les Triellois des projets actuels de l’équipe municipale, dans une démarche de co-construction sur le devenir de la ville. Dans la poursuite des actions menées par un collectif de huit associations, la 2e édition de ce Café Urbanisme a été à la hauteur des espérances. Quel diagnostic partagé ? Quelles attentes pour l’aménagement de notre ville ? Quels sont les leviers d’action ? La péniche Arche Espérance a été le lieu politique, au sens historique du terme, pour réinventer Triel-surSeine. Dans une atmosphère constructive, le Café Urbanisme, ouvert à tous et gratuit, a abordé et approfondi avec la soixantaine de personnes présentes, les questions-clés sur la politique locale de l’urbanisme. Une intervenante, spéwww.journal-deux-rives.com

cialisée en droit de l’environnement, est venue décrypter les projets de Triel au regard du cadre législatif qui s’impose. Elle a facilité la compréhension du lexique employé et la cartographie des acteurs qui interviennent sur ce sujet : PLU, PLUi, EPFIF, GPS&O… Le collectif a dévoilé les résultats du sondage effectué depuis 2 mois auprès des Triellois, qui avait pour but de mieux connaître leurs aspirations. En matière d’améliorations liées à l’urbanisme, les Triellois souhaitent privilégier la réhabilitation pour 81 % des réponses, la Le 19 janvier a eu lieu la 2e édition du préservation et la mise en valeur des espaces Café Urbanisme à Triel. (J2R) verts pour 68 %. Il y a une réelle demande en faveur de places de stationnement suffisantes Puis la réalisation d’une passerelle pour (64 %), pour faciliter les transports doux relier Triel à Vernouillet avec des circulations (63 %), comme pour l’organisation d’un mar- douces à 45% des réponses, mais aussi l’augché d’une vingtaine de commerçants locaux mentation de la surface dédiée aux vélos et et/ou biologiques (59 % des réponses). aux piétons dans l’espace public (45%). Enfin, Concernant les quatre priorités pour un la création d’un Pôle vert alliant permaculture aménagement durable de Triel, on découvre et compostage est souhaitée à 34 %. Des ateen premier lieu avec 61% des réponses la de- liers de réflexion et de création ont permis de mande de réhabilitation massive des anciens réfléchir collectivement à une vision globale bâtis en appartements, ateliers d’artistes, es- pour la ville de demain. Un bel exercice résopaces de coworking, crèches, etc. lument tourné ver un avenir démocratique. r


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triel-sur-Seine En 2009, Triel-sur-Seine avait déjà fait l’objet d’un diagnostic urbain en bonne et due forme. Il avait été réalisé à partir d’un questionnaire de quatre pages, très bien conçu, pour préparer à la fois la révision générale du PLU (2013) et les projets mis en œuvre par les majorités successives. Deux mandats plus tard, il convient de revenir sur les résultats de ce diagnostic pour s’interroger sur l’état réel de la ville de Triel. Ce diagnostic est-il toujours d’actualité en 2019 ? Il est de bon ton de faire des diagnostics de l’état de la ville de Triel-sur-Seine. Des acteurs associatifs dont Triel Environnement et l’association Triel Autrement préparent des analyses, à partir de questionnaires qualitatifs, et de sondages sur Internet, qui tentent de donner une image relativement claire de la ville. Or, en 2009, un grand diagnostic urbain a été réalisé par les cabinets Menghetti et Citadia. Ces travaux sur un échantillon représentatif de Triel, comme ceux du Cabinet Coteba, ont été présentés, par la municipalité actuelle, comme le socle de sa politique d’urbanisme depuis le premier mandat du maire actuel, Joël Mancel. Toutes ces expertises ont été diffusées dans un document «programmatique» de synthèse.

Restructurer le tissu urbain Cette étude de programmation urbaine a révélé une série de handicaps de la ville et a proposé une stratégie globale pour « Dessiner ensemble le Triel de demain ! ». Selon ces expertises, certains points stratégiques de la ville devraient être requalifiés : les entrées de ville, les alentours du pont des années 1950 et de l’Espace Senet ; il faut aussi traiter les infrastructures, les coteaux et le plateau de l’Hautil avec un même type d’approche paysagère. En outre, il y avait le projet de relier le centre-ville à la Seine. D’une manière intéressante, cette idée est devenue le nec plus ultra de tous les édiles des communes du bord de la Seine, notamment celle d’Andrésy. A la question de la nouvelle centralité à dessiner, les experts ont exhorté les élus à renforcer et à restructurer le centre-ville par la mise en place d’une nouvelle dynamique économique. Deux options se présentent : - Etendre le centre-ville au-delà de son périmètre actuel, en allongeant sa longueur d’environ 300 mètres ; - Se concentrer sur un noyau dur près du pont, à côté de l’Espace Senet. En outre, il est essentiel de réhabiliter le centre commercial des Châtelaines pour ensuite relier les deux points de commerce de proximité. Les experts ont insisté aussi sur la nécessité de densifier la ville, notamment dans les zones où se trouvent des pavillons. On devrait faire

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Dessiner l’évolution urbaine de Triel, une tâche interminable ?

la chasse aux dents creuses, qui se situent dans le centre-ville et au nord de la ville. Cette volonté de densifier devrait être accompagnée par des équipements nouveaux et des infrastructures nécessaires au développement démographique de la ville. En termes d’équipements et d’espaces publics, il faudrait agir, de manière parallèle, pour relier les commerces Exemple d’un aménagement d’une place ouverte dans une existants au supermar- capitale régionale. (J2R) ché Auchan Market(1) et celui-ci aux différents quartiers de la ville. Dans En parallèle, le diagnostic montrait qu’il est ce cas de figure, se pose la question du position- indispensable de mettre en cohérence les deux nement du centre commercial des Châtelaines : parkings, celui d’Auchan Market et celui de René est-il un pôle secondaire ou un point-relais du Pion (fermé depuis 2017). Il suggérait aussi centre-ville ? Justement, un volet du questionnaire de créer une Maison de l’enfance à la place de abordait largement les voies et moyens de dépla- l’ancien Point d’information jeunes (PIJ), où se cements intra-muros et à l’extérieur de la ville. trouve actuellement le terrain de basket-ball, un espace de loisirs à ciel ouvert. En outre, il précoComment se déplacer demain ? nisait le déplacement du marché vers les quais de Ici se pose la question de la place et du rôle la Seine, où il se situait avant l’époque de l’ancien de la voiture individuelle dans ces déplacements maire Quijoux. quotidiens. Sur la mobilité en général, le constat La deuxième stratégie se caractérise par la est triple. D’abord, il faudra hiérarchiser la trame création de « places urbaines ». Ouverture est de la voirie, c’est à dire élaborer un plan de circu- le mot-clé de cette stratégie car elle permettrait lation pour la ville. Quels déplacements doit-on d’élargir visuellement le Parc Senet ; elle valorifavoriser et à quel moment de la journée ? S’ajou- serait l’îlot René Pion par la mise en place d’un tait au diagnostic l’état déplorable des sentiers et nouvel équipement public, par exemple une de certaines voies de circulation, qui a empiré crèche. Elle rendrait enfin facile la marche à pied depuis le transfert de la compétence de la voirie entre la gare, l’hôtel de ville, l’Eglise Saint-Marà la Communauté urbaine Grand Paris Seine & tin et la Seine. Comment inclure les quartiers du Oise. Ensuite, il faut rendre plus d’espace aux haut de la ville dans cette stratégie ? Ce diagnospiétons ; la ville de demain devrait être à nouveau tic reste muet sur cette question qui est devenue une ville piétonnière avec des espaces dédiés pour vitale pour rendre la ville durable et vivable dans les vélos. Quant au transit nord-sud, notamment les années à venir. sur la RD 190 (rue Paul Doumer), il faudrait réRestructurer le centre-ville est au cœur de la duire la circulation des poids lourds. Faut-il passer troisième stratégie qui consiste à « démolir une série par une nouvelle voie « poids lourds » au bord d’îlots vétustes » du centre-ville : entre la mairie et les de la Seine ? Faut-il créer une liaison en boucle bords de Seine, le carrefour des rues Paul Doupour raccorder les différents lieux névralgiques mer et Trousseline (ce qui est devenu le projet de la ville, par la mise en place de ronds-points, Promogim), avec le repositionnement du bâtien intégrant les entrées de ville ? Faut-il réaliser ment de l’ancienne école Charles Dupuis (devenu une déviation, qui serait construite au-dessus de la la Maison des associations et l’école de danse). Ces voie ferrée ? Toutes ces hypothèses de travail ont restructurations lourdes et ces projets de réhabilifait l’objet d’une réflexion de la part des élus sans tation aux alentours de la gare produiraient des efnécessairement passer à l’action sur le terrain. fets en termes de nouvelles constructions, notamment pour atteindre les quotas de logement social Stratégies et ambitions urbaines (20 % en 2009 et 25 % en 2014 en raison de la loi Pour mettre en œuvre une politique d’urba- ALUR). Au final, cette troisième stratégie prétend nisme, quatre stratégies ont été décrites dans ce avoir deux conséquences positives : multiplication diagnostic de 2009. La première concerne l’es- des commerces de proximité dans le centre-ville pace public avec la finalité de le valoriser par une et fourniture de nouveaux équipements publics série d’actions ou de projets : relier l’Eglise Saint- qui suivraient les équipements déjà réalisés ou Martin et le Théâtre Octave Mirbeau, en passant en construction (réhabilitation de l’hôtel de ville, par la Poste. C’est devenu le projet dit du théâtre. des terrains de tennis et de la Maison des jeunes). Ouvrir l’Espace Senet pour qu’il devienne une Une nouvelle signalétique viendrait redonner une agora ; dans ce but, il faudrait enlever la grille lecture vivante et nouvelle du centre-ville qui deet construire un rond-point qui permettrait de viendrait un vrai centre administratif ; toutefois, fluidifier la circulation sans avoir à faire appel à depuis que ces propositions ont été formulées, la un feu. Direction départementale des finances publiques ../… www.journal-deux-rives.com

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triel-sur-Seine des Yvelines a fermé la trésorerie de Triel et la Poste a réduit ses horaires et ses prestations. La quatrième stratégie se décline par une densification du centre-ville et des friches près de la gare dans un projet d’ensemble. La municipalité actuelle considère ce processus n’est « pas une fin, ni un objectif, [mais qu’il s’agit] simplement d’atteindre [s]es quatre ambitions : préserver le territoire naturel et agricole et notamment stopper l’artificialisation des sols tant intra qu’extra-urbains ; préserver la typicité des coteaux et de l’Hautil ; redynamiser le centre-ville et son commerce ; permettre un parcours résidentiel. » Cependant, la quatrième stratégie préconise un centre-ville « épaissi » entre l’Eglise Saint-Martin et le bord de la Seine ; déconcentrer les bâtiments publics entre la Seine et la gare en installant de nouveaux équipements, tels qu’une bibliothèque ou une médiathèque, près de la gare et les services publics répondant aux besoins de la population qui s’installe à Triel en raison des nouvelles constructions. En résumé, anticiper ou prévoir reste la clé pour mener à bien une politique urbaine saine et durable. Faut-il mettre en sens unique la rue Gallieni ? Faut-il envisager une liaison rapide pour réduire la circulation aux heures de pointe ? Ces interrogations avaient été soulevées par les experts.

De l’impasse au précipice Quant au quartier des Châtelaines, le diagnostic évoquait aussi une stratégie spécifique. Faut-il instaurer un polycentrisme ? De toutes façons, il s’agit de mettre en place des projets et des actions pour renforcer la vitalité et la dynamique des commerces et des services du centre commercial ; étendre et réhabiliter les équipements publics vétustes tels que le COSEC et le terrain de jeu près du centre commercial ; élaborer et mettre en place une coulée verte, c’est à dire un corridor entre le plateau de l’Hautil et la RD 190, voire la berge de la Seine. Un nouveau terrain de sport est à envisager soit à l’Hautil, soit dans l’espace entre Chanteloup et Triel. En outre, faut-il construire dans la zone interstitielle entre Triel et Chanteloup, en suivant une recommandation d’un rapport d’Europan pour l’EPAMSA ? Cette question a été tranchée par les « ambitions » de la municipal-

Quel que soit le résultat de tel ou tel sondage, la mobilité sera au cœur de la problématique urbaine entre les communes de Triel, de Vernouillet et de Verneuil-sur-Seine. Un réseau de téléphérique pourrait, à terme, être une des solutions pour remplacer progressivement la voiture individuelle. Une liaison rive droite et rive gauche s’imposera. (DR)

lité actuelle, qui a décidé de préserver les terres agricoles dans cette zone. En conclusion, ce diagnostic urbain a été l’outil de réflexion de la politique urbaine actuelle qui a promu la densification de la ville sans, pour autant, anticiper les besoins en équipements nécessités par les nouvelles et denses constructions. Le constat reste malheureusement d’actualité car un retard a été accumulé pendant tant d’années d’immobilisme : une note interne de la municipalité, en date du 9 novembre 2017, l’admet : « Malgré l’élan impulsé, l’Etat impose à ce jour encore 707 logements sociaux à construire dont 233 permis à déposer avant le 31 décembre 2019, faute de quoi les pénalités financières(2) seront alourdies, le préfet mettra à exécution ses menaces : confiscation de la compétence urbanisme et instauration d’un Projet d’intérêt général (PIG). Depuis 2014, l’équipe municipale respecte strictement ses obligations sans plus : pas un seul logements de plus que ne l’exige l’Etat »(3). En somme, ce diagnostic démontre que les racines du mal triellois sont structurelles.

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Triel est dans l’impasse et risque, au regard de l’image de la ville en 2019, de tomber dans un précipice(4) si une politique plus efficace n’est pas rapidement entreprise. r 1. A l’époque, il s’agissait de Simply Market, marque de la société Auchan. 2. Les Triellois ont supporté une charge de 707 x 259,74 €, soit 183 636 € en 2017 ainsi que les deux années suivantes. Par exemple, les 24 logements au 8 Grand-rue de Pissefontaine, retardés depuis 2 ans par le recours administratif de deux voisins, coûtent 24 x 259,74 € = 6233,75 € par an aux Triellois. Ce sont près de deux millions d’euros perdus par Triel depuis l’application de la loi ALUR, malgré la sortie de carence fin 2016. 3. M. le Maire a exposé à la députée et au président du Sénat combien il est nécessaire que le législateur modifie le seuil de 25 % et, au moins, en recule l’échéance. En l’absence d’une réflexion parlementaire susceptible d’aboutir, attendre que la loi change serait irresponsable et vain, plongeant Triel dans le précipice. 4. Selon les dires d’un connaisseur du dossier, la ville de Triel risque d’être à nouveau en carence en matière de production de logements sociaux.


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Le maire rend hommage à ses bénévoles lors des vœux 2019

triel-sur-Seine

Triel était une ville très sportive dans les années 2000 sous la houlette de l’adjoint aux sports, M. Joël Mancel. Depuis le début de sa première mandature, en 2008, la ville a évolué peu, mais la vie associative, avec ses bénévoles, a continué comme avant. Le 11 janvier a été l’occasion de rendre hommage aux personnes suivantes : François Lecouvey, Gérard Manach, Christine Clément, Nathalie Savio et Marc Chalvidal.

Environ 250 personnes se sont rendues au COSEC de Triel-sur-Seine à la cérémonie de vœux, édition 2019, dans un cadre convivial. C’était une belle soirée, dont l’ambiance a été égayée par des chorales (d’enfants et du groupe de gospel de M. Jacky Weber) ainsi que par des démonstrations sportives et des musiciens.

Inépuisable démarche pour Triel D’abord, à la présentation des vœux, Hélène Debaisieux-Dené, première adjointe à la vie des quartiers, à la mobilité urbaine et à la petite enfance, a souligné la nécessité de travailler en équipe malgré les divergences entre le maire actuel et certains membres de l’équipe majoritaire. Cela fait cinq ans que cette «dream team» fait illusion et on commence à se rendre à l’évidence que la ville vit une fin d’époque. Le maire de Triel a, toutefois, encaissé ce «coup» sans trop faillir, continuant la cérémonie comme si rien n’était. Toujours jovial ! Dans la continuité de son inépuisable démarche de VRP de la chose publique à Triel depuis 1996, Joël Mancel, a égrené les faits marquants et ceux moins visibles par la population. Certes, il a déploré la fermeture des services publics, tout particulièremnt celle de la trésorerie qui en est le dernier exemple ; il a évoqué rapidement la vague de contestations contre les constructions à Triel. A ce moment,

Joël Mancel, maire, ferme son cycle de vie politique en rendant hommage aux bénévoles. (J2R)

il a invoqué les raisons connues (loi SRU, PLHi, carences possibles...) et implicites pour cette pression, non seulement pour les voisins des constructions mais aussi pour la majorité qui ne sait pas comment sortir de cette impasse. En somme, la loi l’oblige à construire et pour le moment on n’est pas en mesure de s’exonérer de cette contrainte légale.

Le cœur triellois, le bénévolat Au cœur de la soirée, la remise des Triel d’or a marqué les convives de la soirée. D’abord, François Lecouvey, président du club d’échecs de Triel, a été récompensé pour son travail dans le lancement, l’organisation et la gestion bénévole de cette association dynamique qui a percé dans le paysage de ce jeu de stratégie entre Conflans et les Mureaux. Ensuite, Gérard Manach, président de la section de Versailles de l’Union Nationale des Parachutistes, a reçu le Triel d’or en reconnaissance de son parcours : ce réserviste de l’armée est moniteur de plongée à la fosse de Conflans, où il a l’habitude de conduire des jeunes de Triel ; il les initient aussi, dans le Val d’Oise, au parachutisme ascensionnel et à la chute libre en soufflerie de simulation. M. Manach participe à des compétitions

nationales et internationales de saut de précision. Par exemple, le 6 juin 2014, il était invité à la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement en Normandie pour représenter la France au côté des vétérans britanniques et américains et sauter sur Sainte-Mère-l’Eglise. A Triel-sur-Seine, il est bénévolement engagé comme Triellois pour la qualité de vie et la sécurité de la commune. La troisième lauréate, Christine Clément, a participé à la création du Comité de soutien aux réfugiés Les Tilleuls, et est membre de la Ligue des Droits de l’Homme. L’humanisme l’a toujours accompagnée dans les différentes étapes de sa vie. Elle reste humble et déterminée dans toute activité qu’elle entreprend. Pour elle, il ne s’agit pas forcément « d’aider les autres, mais de faire avec les autres ». Depuis octobre 2015, son action avec le Comité des Tilleuls auprès des demandeurs d’asile arrivés à Triel lui a donné l’occasion d’œuvrer pour un humanisme européen et de déployer toute son énergie au service de ces communautés qui ont choisi la liberté et la sécurité en traversant une partie de l’Afrique ou de l’Europe au péril de leur vie. r

Nathalie Savio et Marc Chalvidal honorés

Nathalie Savio est devenue en 2009 la présidente de l’association Triel Escrime, dont le nombre de licenciés s’est accru de 62 à 100. Elle a participé à l’inauguration du Complexe sportif Laura-Flessel à Chanteloup les Vignes ; elle a permis aux adhérents de rencontrer cette quintuple médaillée olympique. En 2012, elle était un élément moteur pour la création de la première Fête du sport à Triel-sur-Seine. Cette même année, elle a fait intervenir une multimédaillée mondiale et continentale au fleuret féminin, Astrid Guyart. En 2016, elle a lancé l’association sur la découverte et l’initiation de la pratique du « Sabre Laser » pour adultes. En avril 2018, la Fédération Française a intégré le Sabre Laser comme pratique sportive entière ; c’était une première mondiale. Le club triellois est classé en 3ème place sur 38 associations dans les Yvelines. Voilà pourquoi la ville de Triel a décerné la médaille de la ville à Nathalie Savio. En 2006, Marc Chalvidal est arrivé au club de rugby de Triel. En 2008, les moins de 15 ans sont devenus champions d’Île-deFrance. En 2010, il a succédé à son ami, le président Lucien Delahaye. En 2011, il a obtenu la labélisation de l’école de rugby par la Fédération française. En 2016, il a été Médaillé du Bénévolat du Comité de rugby et a obtenu avec les différentes équipes le titre de Champion d’Île-de-France en Promotion Honneur Réserve, Champion Île-de-France moins de 14 ans et moins de 16 ans et demi-finaliste du Championnat de France Balandrade Nord moins de 18 ans. En 2017-2018, il a été récipiendaire de la Médaille de bronze du Bénévolat de la Jeunesse et des Sports. Bravo pour lui ! r

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Verneuil La Médaille militaire avec étoile de

bronze décernée à Jean-Pierre Rospide

Le samedi 16 février 2019, au Champclos à Verneuil-sur-Seine, Jean-Pierre Rospide a reçu la Médaille militaire à la suite d’un acte de bravoure en opération en Kabylie, en 1961. Une belle cérémonie amicale et conviviale. Le 8 avril 1961, dans la forêt de Boumarek, en Kabylie, Jean-Pierre Rospide est avec son régiment pour tenter de neutraliser des rebelles civils. Il effectue alors son service militaire depuis quelques mois en Algérie. Il a 21 ans. Son unité d’une vingtaine d’hommes est alertée par l’hélicoptère du bataillon que le groupe rebelle armé est tout proche. Son supérieur, un parachutiste engagé, est blessé par balle et tombe au sol. Près de lui, Jean-Pierre appelle immédiatement les secours par radio et veille sur le blessé. Lui n’est pas touché ; ce n’est pas le cas de son chef qui décèdera malheureusement pendant son transfert à l’hôpital. Un mois après ce drame, à Tizi Ouzou, un honneur est rendu à Jean-Pierre. Cinquante-huit ans plus tard, Jean-Pierre se souvient avec émotion de cette première cérémonie et nous déclame fièrement la citation qui lui est décernée par un colonel : « Le soldat première classe Rospide Jean-Pierre du régiment d’infanterie de marine place 59 1 C - soldat calme et courageux a servi en Algérie depuis le 19 août 1960. Détaché à la section administrative spécialisée de Beni Chenacha a participé à toutes les sorties du Maghzen. S’est particulièrement distingué le 8 avril 1961 sur les pentes sud-ouest du Bouberak Près d’Abbo « Grande Kabylie » en continuant à donner l’assaut d’un élément rebelle important après la mort de son chef de

(De g. à dr.) : Guy Bevelet, Jean-Pierre Rospide, Philippe Tautou, maire de Verneuil, et Pierre Jégouic, maire adjoint. (J2R)

section et en participant ainsi à la mise hors de combat de six rebelles et la saisie de quatre armes. »

Un parcours civil et militaire varié La Médaille militaire est la troisième décoration française après la Légion d’honneur. Sur demande (Jean-Pierre a attendu 12 ans !), elle rend hommage aux soldats méritants ou tués en interventions extérieures et est décernée par un haut gradé ou un ancien combattant. Jean-Pierre a ainsi reçu sa médaille de Monsieur Guy Bevelet, ancien combattant vernolien médaillé, après avoir accueilli, le 3 novembre 2018, les félicitations de la ministre des Armées, Florence Parly, et du

vice-président de la FNACA des Yvelines, dont il est membre depuis 35 ans, M. Mesnil. Né le 12 juin 1939 au Pays basque français, à Mauléon, Jean-Pierre Rospide est un être atypique pour un homme qui a attendu longtemps, à travers cette médaille, de rendre hommage à son père : « Comme je suis porte-drapeau de la FNACA à Verneuil, lors des cérémonies, je porte toutes mes médailles militaires. J’en ai cinq maintenant. Je suis très très fier de cette médaille car je l’ai attendue longtemps. Je l’ai reçue avec beaucoup d’émotion. Mon père a fait la Première Guerre mondiale, il avait 18 ans en 1914 et est parti en guerre à 20 ans. Il a lui aussi reçu une décoration. Cette médaille, c’est pour lui rendre hommage ! » r 1. https://youtu.be/j4BQNO2uoL

Les Restos du cœur ont reçu 2 500 € À la base de loisirs, l’Île de loisirs du Val de Seine, à Verneuil-surSeine, les acteurs de la course amicale « Une course pas comme les autres » étaient présents le 25 janvier 2019.

L’événement sportif, « Une course pas comme les autres », le 16 décembre 2018, fut porté par l’association « Run en Seine », avec l’appui de l’Île de loisirs du Val de Seine à Verneuil-sur-Seine. Le même jour, il y avait, par ailleurs, une autre course du même type au Parc Meissonier de Poissy. Cette course, qui a réuni environ 250 personnes à Verneuil-sur-Seine, a fait partie d’une campagne de collecte de fonds pour la cause de Coluche, par la section locale des Restaurants de cœur, sise à Vernouillet. Laurence Minveille, bénévole à Run en Seine, a été touchante en évoquant la manière www.journal-deux-rives.com

dont la générosité locale s’était exprimée pendant la collecte : « Chaque donateur était fier de donner car il s’agissait d’impacter l’autre, le voisin » qui souffre énormément pendant cette période de crise. Cette collecte a touché tout le monde !

Rendez-vous chaine

l’année

pro-

Le 25 janvier 2019 a été le moment pour donner le chèque de 2500 euros à l’association qui œuvre pour la solidarité à l’échelle Tout le monde était « pour les restaurants de cœur ». (J2R) locale. Marc Descohand, représentant des Restaurants du Cœur, a pris la parole pour remercier tous les acteurs de jabue, adjoint aux sports, ainsi que les sponsors cette campagne : les bénévoles de Run en Seine, dont la chaîne Auchan Market. M. Descohand les muncipalités, celle de Vernouillet, repré- a donné rendez-vous pour la prochaine course sentée par le maire Pascal Collado, et celle de de ce type au mois de décembre 2019. r Verneuil-sur-Seine, représentée par Julien Fré-


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Vernouillet entre dans une période de flou politique

vernouillet

Le coup de théâtre a eu lieu le 24 janvier, jour où le maire a été mis en minorité. Le 21 février, Pascal Collado a été démis de ses délégations, mais il ne s’est pas déclaré vaincu. Le J2R a interrogé le maire sur cette période d’incertitude qui s’annonce ; il a répondu par une phrase laconique : « Ce sont les vicissitudes de la vie politique locale !» Une période difficile s’annonce pour la ville de Vernouillet en matière politique. Le 25 janvier, l’ancienne maire Marie-Hélène Lopez-Jollivet avait publié un message sur sa page Facebook : «Coup de théâtre ce soir au conseil municipal de Vernouillet. Celui-ci devait étudier la fusion des deux écoles de Marsinval et n’a pu se tenir faute de quorum. Seuls cinq élus de la majorité se sont présentés. La mise en minorité du maire [Pascal Collado] ouvre une période d’instabilité après l’humiliation infligée en public.» Qu’est-il arrivé au sein de cette majorité divers droite ? Selon Le Parisien, les quinze frondeurs, menés par Jean-Yves Denis, 4e adjoint en charge des finances, ont démandé le retrait de toutes les délégations à M. Collado. Leurs arguments sont un problème de gouvernance et un quasi-autoritarisme local. Un problème de gestion du personnel aurait abouti à un constat de risques psychosociaux. La charge est lourde ! Toutefois, Pascal Collado a minimisé la situation en expliquant qu’il s’agirait d’une incompréhension et de problèmes de communication. Ce n’est, toutefois, pas un hasard que ce conflit municipal ait commencé 14 mois avant l’élection d’avril 2020..

Signes avant-coureurs En décembre 2018, pendant les fêtes locales, on a effectivement constaté que les élus se parlaient à peine entre eux. Mme Hélène Brioix-Feuchet, 3e adjoint au maire, n’a pas adressé la parole à M. Collado tout en étant à quelques mètres de lui. On n’a pas vu le dynamique Carlos da Graça aux stands pour animer et faire rire des élus et des passants comme il l’avait fait en 2017. Plus tard, un des protagonistes de cette fronde a demandé conseil à Pierre Cardo sur la suite à donner à cette situation qui devenait intenable pour deux tiers de la majorité au pouvoir. Cette affaire tombe mal pour la droite locale, déjà affaiblie par les débats nationaux. Il faut savoir que M. Collado ne fait pas partie du parti Les Républicains (LR). Il avait, dans le passé, affiché les couleurs des Démocrates indépendants (DI). De plus, Jean-Yves Denis a été nommé référent LR de la ville de Vernouillet. Ainsi, M. Denis, qui a des atouts en main, attend avec patience une négociation. M. Collado ne va certainement pas laisser la place sans se battre politiquement. Il peut rester maire, mais sans mandats. Toutefois, il pourrait prendre

à témoin la population, en disant qu’il a œuvré et continuera à travailler pour l’intérêt général.

Egos mal placés et instabilité politique

Comme l’a souligné, sur les réseaux sociaux, Claude-Henri Ney, un ancien candidat à la mairie en 2014, «il est profondément regrettable de voir, du fait de quelques égos mal placés, la municipalité de Vernouillet, une nouvelle fois divisée. Certains, décidément ont la mémoire courte [NDRL : en 2005, le maire de Le 21 février, les 15 frondeurs menés par Jean-Yves Denis ont enl’époque avait fait l’objet trepris d’écarter le maire de la gestion quotidienne de la ville (J2R) d’un putsch, qui a abouti à l’élection de Mme Marie-Hélène Lopez-Jol- détailler, car on n’était pas dans un tribunal livet] ou faut-il croire que l’histoire n’est qu’éternel prudhommal, M. Denis a martelé les deux recommencement? » défauts majeurs de M. Collado : piètre gesLa tension était palpable à la réunion du tionnaire en ressources humaines et maire conseil municipal extraordinaire du 21 février. hyper-autoritaire ayant une propension à Presque un mois après le coup de tonnerre de concentrer tous les pouvoirs. « De crise en crise, la mise en minorité du maire, la salle du conseil le dialogue s’est disloqué », a conclu le porte-paétait pleine à craquer avec un public fort nom- role des frondeurs. Par voie de conséquence, breux. C’était comme une pièce de théâtre à la majorité s’est disloquée et n’a plus la capala fois tragique et comique, lorsque le maire cité d’agir pour Vernouillet. Pascal Collado est entré, faisant face à ces 80 personnes ; celles-ci étaient venues intriguées Dix voix pour le maire Tout retour en arrière n’est plus pospar la situation conflictuelle entre des « amis » qui avaient monté la liste Agir pour Vernouillet sible malgré les appels à conciliation pour la forme. Le maire a invité les frondeurs à mais, qui, désormais, se déchirent ! « frapper à [sa] porte », tandis que Mme HenUne majorité disloquée riette Larribau-Gaufrès, première adjointe, Le maire a rejeté en bloc toutes les allé- a admis que le mal est fait : « Une harmonie gations calomnieuses et les arguments de [entre anciens amis] n’est plus possible en raison quinze frondeurs de cette liste majoritaire. des mensonges, des manipulations et des calculs poliCes agissements relèveraient, selon lui, de la tiques... » Elle a exhorté les élus « loyaux » à méconnaissance de la gestion communale. poursuivre leur mission jusqu’en 2020. Lui, il se connaît comme directeur général Enfin, on est arrivé à la 16e délibération des services de la commune de Claye-sous- qui a retiré toutes les délégations du maire. Bois. Quant aux reproches de risques psy- Celui-ci, pour prendre à témoin le public chosociaux, suite à sa gestion managériale, il présent, a égrené toutes les 25 délégations les a réfutés point par point en disant qu’il qui touchent le quotidien des Vernolitains. est garant de l’organisation de la commune En somme, les prises de décision de la geset du projet politique municipal proposé en tion communale seront ralenties. L’opposi2014. Il a contre-attaqué en dénonçant l’ab- tion « historique » du groupe (4 voix), menée sentéisme des frondeurs dans les commis- par Mme Lopez-Jollivet, n’a pas participé au sions municipales. En tant que maire, il reste vote et les 15 frondeurs sont allés jusqu’au combatif et il se battra pour « l’intérêt général bout de leur logique. Dix votes ont été en des Vernolitains ». Par conséquent, il restera faveur du maire. Il fallait le faire pour « le pour exercer ses pouvoirs de police, sa fonc- bien collectif ». En conclusion, il est étonnant de voir tion dans l’état civil... Ironiquement, Jean-Yves Denis a fait valoir comment on manipule les termes « intérêt que le slogan de la liste Agir pour Vernouillet général » et « bien collectif » pour justifier soulignait que « seul on va plus vite, mais ensemble une telle décision prise par l’un des groupes on va plus loin ! » Au contraire, M. Collado a d’élus municipaux. C’est justement ce qui démontré son incapacité à éviter des « risques ne va plus dans cette démocratie locale, pyschosociaux » au sein du personnel commu- où les personnalités cachent leur jeu d’ego nal, dont la rotation est faramineuse. Il a, pour mieux avancer sur l’échiquier politique. toutefois, demandé un audit pour prévenir Le maire et les frondeurs ne semblent pas ce type de risques dans les mois à venir. Sans échapper à cette dérive. r www.journal-deux-rives.com

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IKEA cède un terrain de 6 ha à un promoteur immobilier

Villennes-sur-Seine

L’association Villennes Initiatives et Expression a annoncé ses fortes craintes à propos de cette cession foncière qui ouvre la voie à un grand projet immobilier d’environ 420 logements. Pour Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, c’est une affaire entre l’ancien propriétaire (IKEA) et le promoteur, dans le respect du droit de la propriété. L’association Villennes Initiatives et Expression (VIE) a diffusé, notamment aux internautes du réseau social Facebook, une information qui n’est pas du goût de la majorité des habitants de la ville de Villennes-surSeine, où le taux de logements sociaux ne dépasse pas, actuellement, 10 %.

Un projet disproportionné Pour VIE, c’est « un délirant projet d’aménagement de l’ancien terrain IKEA sur Fauveau avec 420 logements (quelques 1300 personnes) ! » ; il est « totalement disproportionné pour notre petite commune » (environ 5400 habitants) ; « Il est INDISPENSABLE de le contrer, de le redimensionner et de l’adapter (en éco-quartier notamment). » Ainsi, les habitants ont été incités à se rendre à la réunion du conseil municipal du jeudi 21 février, où cette question devait être abordée par le biais des modifications du PLU (Plan local d’urbanisme). Le propriétaire IKEA aurait cédé le terrain constructible de 6 hectares au promoteur Cogedim, avec le concours de France Habitat, spécialiste de la construction de logements sociaux. VIE dénonce le tour de passe-passe qui consisterait à céder ce terrain à un promoteur qui pourrait profiter du passage au PLU intercommunal (le 1er janvier 2020) pour construire 420 logements, alors que PLU actuel ne permet que 350 logements. C’est que l’on appelle de l’anti-

Récemment, un campement des Gens du voyage se trouve à proximité du terrain.. (J2R)

cipation foncière avec un juteuse plus-value. Le J2R est allé à la rencontre d’adhérents de VIE. Dans l’esprit de défendre le cadre de vie de tous les Villennois, cette association alerte la population sur ce projet « gigantesque ». Il pourrait défigurer la ville car il serait inadapté à la capacité de circulation dans la zone, le terrain étant éloigné du carrefour entre Orgeval, Poissy et Villennes-sur-Seine. En outre, le chemin de Fauveau n’est pas desservi en transports en commun. Malgré la contrainte de la loi SRU, les adhérents de VIE, rejettent la solution d’y construire des logements sociaux, qui risqueraient de créer un ghetto comme ce fut le cas du quartier de la Coudraie à Poissy.

Le défi d’une urbanisation nouvelle En revanche, ces adhérents de VIE demandent à la municipalité de « prendre en mains le dossier », notamment par une préemp-

tion du foncier, en utilisant l’outil dédié de l’Etablissement public foncier de la région Île-de-France (EPFIDF). Ils souhaiteraient « plutôt la construction d’un éco-quartier dans un esprit différent de ce qui pourrait être proposé » par les acteurs actuels (Cogedim et France Habitat). Contacté par le J2R, le maire, Michel Pons, est hermétique à cette demande : « Ce terrain a été vendu dans le cadre d’une transaction classique. Le droit de propriété devrait être respecté. » Toutefois, M. Pons a admis que la mairie veillera à ce que la demande du permis de construire soit faite dans le cadre strict des règles de l’urbanisme (PLU actuel et PLUi demain). Quant aux remarques des adhérents de VIE sur l’emplacement du futur quartier, l’ouverture à l’urbanisation « est toujours un défi » en matière d’équipements publics, de transports en commun et de circulation. r

Echos de la réunion du conseil municipal du 21 février Lors de cette réunion, le projet immobilier du Plateau de Fauveau a fait débat. Michel Pons a dû changer de position ; Dominique Crinon, adjointe au maire en charge de l’urbanisme, a pris la parole dès le début de la réunion pour repousser tout projet d’urbanisation du terrain en question. Il y a eu, plus tard, le vote d’une motion en vue d’une préemption. Certains conseillers ont eu du mal, semble-t-il, à suivre la majorité ; toutefois, la motion a été votée à l’unanimité. Pierre-François Degand avait clairement demandé cette solution, sur sa page Facebook : « Préemptons, achetons ce terrain et devenons maître de notre destin. La préemption est une "arme" aux mains des mairies qui peuvent soit faire le bien ou laisser faire le mal.» Après la réunion du conseil municipal, il y a fait ce commentaire : «Je voudrais remercier Dominique Crinon qui a fait hier un magnifique discours au conseil municipal dénonçant ce projet aberrant du plateau de Fauveau. Elle a eu le courage d’expliquer sans langue de bois qui était au courant des projets auxquels elle n’a jamais été associée. Elle a, malgré tout, recherché des solutions pour sauver notre village. Merci de nous avoir tenus au courant et du travail accompli. » r

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Les Mureaux

Seine Vexin

Les Mureaux : ville d’Espace et de nature

Le 5 janvier, 2019, François Garay, maire de la commune des Mureaux, a présenté ses vœux aux forces vives de la ville tout en faisant le bilan de cette année placée sous le signe de l’Espace et en esquissant les projets à venir pour les habitants et leurs voisins de GSP&O C’est dans une ambiance florale, avec l’entrée du COSEC Pablo Neruda aménagée en sousbois, puis dans une ambiance musicale jazz à l’intérieur que les invités à la cérémonie des vœux de François Garay, maire des Mureaux et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), ont été accueillis. Avant le discours du maire, prononcé en présence de nombreux élus locaux comme Philippe Tautou, président de GPS&O, Eric Roulot, maire de Limay, Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines et conseillère départementale des Yvelines, ainsi que Bruno Millienne, député de la 9e circonscription des Yvelines, d’autres discours ont été entendus.

Qu’attendre de 2019 ? Après la projection d’une vidéo rétrospective de l’année spatiale 2018, le maire, François Garay, a pris la parole. La première question qu’il posa en début de discours est importante : « Que devonsnous attendre de 2019 ? » Avant d’en venir aux projets de 2019, il est revenu sur 2018 avec les nombreux prix, labels et réussites que la ville des Mureaux ainsi que ses habitants ont reçu ou conservé, montrant ainsi les richesses de cette commune. Il salua la réussite du premier championnat e-sport aux Mureaux et a

François Garay, maire des Mureaux, reste très optimiste sur l’avenir de GPS&O. (J2R) annonçé la création d’une association e-sport d’ici nature dans la commune avec la création, notampeu dans la commune. Il commença ensuite le bi- ment, du Parc Molière. L’évolution du secteur de lan de cette année spatiale et de la trentaine d’évé- Bècheville a été évoquée avec le Campus départenements qu’elle a générés dans la ville en parte- mental et le site du Centre Hospitalier Intercomnariat avec ArianeGroup et le Parc aux étoiles munal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) avec de Triel. Il a présenté les actions des associations son campus de formation. locales comme La Gerbe et l’implantation de la librairie associative Aptimots dans le centre-ville. « GPS&O est jeune ! » Ensuite, le maire a rappelé l’adhésion de sa comDe nombreux projets avec l’intercommunalité mune à « Action Cœur de ville ». Cette opération sont à venir, dont un grand club intercommufait suite à l’annonce de la seconde phase de la ré- nal d’athlétisme et un centre nautique, en discusnovation urbaine avec, par exemple, le Pôle Léo- sion avec Meulan et Hardricourt. GPS&O a trois Lagrange et la nouvelle caserne des pompiers ; la ans d’existence et pour François Garay : « C’est redynamisation du centre-ville comprendra, éga- jeune ! ». Pour lui, de nombreuses avancées ont été lement, l’arrivée du RER E Eole et du Tramway permises par la communauté urbaine mais il y a du ciel. C’est un programme auquel la commune encore du travail et divers sujets, notamment les de Meulan-en-Yvelines va adhérer. François dotations qu’il juge inégales, font l’objet de disGaray a mis aussi en avant les réussites sportives cussions. Il a conclu sur GPS&O en disant : « Ce comme la montée en Nationale 2 de l’équipe territoire est d’une richesse incroyable ! » r féminine de handball et la développement de la

hardricourt Yann Scotte a du caractère Le 26 janvier, Yann Scotte, maire de la commune et conseiller départemental des Yvelines, a présenté ses vœux en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, qui voit en lui un élu de proximité de caractère.

Après la projection d’un film, retraçant les différentes actions et manifestations associatives, municipales ainsi que sportives, de 2018, Yann Scotte a pris la parole pour présenter ses vœux à l’assemblée présente, en revenant sur de nombreux éléments de la vidéo, comme l’inauguration prochaine de la nouvelle mairie. Il a rappelé que la France a connu une fin d’année difficile « douloureuse et chaotique » et que 2019 a commencé aussi difficilement. le maire est revenu sur le mouvement des Gilets jaunes, en rappelant que, lors des vœux 2018, il avait mis un casque de chantier, un blouson jaune, des bottes en caoutchouc, cette tenue étant celle de l’élu de terrain ; c’était aussi celle qu’il portait depuis quelques jours en raison de la crue de la Seine. « Je n’ai

pas la prétention d’avoir initié le mouvement ! », déclara Yann Scotte sur une note d’humour, cependant il a souligné ici, et déjà à l’époque, le mécontentement envers le gouvernement et les difficultés que rencontrent les élus locaux. Il a déclaré, dans son discours de ce jour, ne pas cautionner les violences, tout en précisant sa colère envers un ministre de l’Intérieur incapable de « gérer les manifestations ! » et un président qu’il a désigné comme « l’artificier de l’Elysée ! ». Il a, également, signalé sa sympathie envers ce mouvement qui recherche la « vraie justice ! ». Il ne faut pas réduire tous les Gilets jaunes à des casseurs, nuança t-il. C’est une crise de la société qu’il faut « penser » ou « panser ». Ces deux orthographes sont possibles pour le maire d’Hardricourt. Yann Scotte a souhaité qu’en 2019 les Français s’apaisent et travaillent ensemble pour améliorer la situation. M. Scotte a invité le président du Sénat à le rejoindre pour honorer de la médaille de citoyen d’honneur de la ville Jean Guilbaud, directeur de l’Ecole Marcel-Lachiver d’Hardricourt, qui va quitter ses fonctions en juin. À la suite de cette remise de médaille, Gérard Larcher a rappelé l’importance des 36 000 com-

Yann Scotte, maire d’Hardricourt, applaudi par Gérard Larcher. (DD) munes et des élus de proximité en France car ils sont les bases de la République. Il a affirmé que c’est vers eux que les Français se tournent dans les moments difficiles, en rappelant l’attentat de Strasbourg. Le président du Sénat voit dans le maire d’Hardricourt un élu présent, investi et qui a du caractère à l’image de son discours et de ses engagements. « Il faut une ré-inclusion dans la République », a déclaré Gérard Larcher, partisan d’une décentralisation plus importante, ajoutant qu’il faut « retrouver la confiance ! ». Pour terminer, le président du Sénat a fait trois vœux : un vœu d’autorité, un vœu de dialogue et le vœu que le pays retrouve sa cohésion. r www.journal-deux-rives.com

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loisirs & passions

Un orgue en reconstruction à Vaux par les bénévoles de l’association AVRIL

Restauré depuis neuf ans par les bénévoles de l’Association vauxoise de recherches et d’initiatives locales (AVRIL), l’orgue en reconstruction sera installé à l’Eglise de Saint-Pierre-ès-Lines de Vauxsur-Seine à la fin de l’année 2019. Créée en 1994 par Hélèna Havlicek et Jacqueline Touchard, l’association AVRIL est une institution dans le paysage vauxois, notamment dans la restauration et la protection du patrimoine local. Depuis neuf ans, l’association a décidé de se donner un défi de taille : il s’agissait de reconstruire un orgue qui avait été abandonné depuis vingt ans dans une crypte parisienne. Les bénévoles d’AVRIL avaient de la détermination pour procéder à un travail d’orfèvre. Fin 2018, les tuyaux, la table et le banc avaient été reconstruits. En outre, les buffet bas a été aussi mis à neuf tandis que le buffet haut est en cours d’embellissement. Il faut savoir que la réparation a concerné l’ensemble de 600 tuyaux dont 200 en bois. Ils ont été entièrement restaurés par des ateliers ad hoc réunissant toute l’équipe chaque premier vendredi du mois à partir de 20 h 30. Selon Patrick Darthoux, le processus continue et se terminera à la fin de l’année 2019 : « Cette équipe d’artisans bénévoles est épaulée par M. Michel Gaillard, facteur d’orgues et, par ailleurs, restaurateur renommé. » Le J2R a pu visiter le lieu où se trouve le cœur de l’orgue, sur les collines de l’Hautil. Les dimensions des buf-

Meulan

fets de l’instrument sont imposantes : hauteur de 5,5 m, largeur de 2 m et profondeur de 2 m. Pour accomplir cette immense tâche, une coordination a été indispensable entre plusieurs métiers issus de divers horizons. Il faut noter que des associations comme ALMA et la municipalité de Vaux-sur-Seine ont été efficaces pour le déroulement du chantier bénévole. « On tient le bon bout », a déclaré M. Darthoux à la fin de la visite improvisée pour le J2R. En tout cas, nous nous associons à cet

effort de préservation du patrimoine, par l’utilisation d’un savoir-faire traditionnel. En outre, vous pouvez toujours apporter une aide financière(1) pour que les bénévoles puissent acheter les matériels nécessaires à la réfection complète de cet orgue ; il devrait être inauguré par le curé Mathieu Berger à la fin de l’année 2019. r 1. AVRIL - 218, Rue du Général de Gaulle 78740 Vaux-sur-Seine

2019 : optimisme pour le CHIMM

Le 29 janvier, sur le site Henri IV du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux, s’est déroulée la cérémonie des vœux 2019 de cet établissement, présidé par Isabelle Leclerc, directrice générale du Groupement hospitalier territorial (GHT).

Le GHT des Yvelines Nord, dans lequel se trouve le CHIMM, se compose des hôpitaux de Mantes-la-Jolie, de Montesson, de Poissy-SaintGermain ainsi que des EHPAD de ConflansSainte-Honorine et de Sartrouville. Etaient présents François Garay, maire des Mureaux et président du conseil de surveillance du CHIMM, Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, vice-présidente du conseil de surveillance et conseillère départementale des Yvelines, ainsi que Yann Scotte, maire d’Hardricourt. Isabelle Persec, directrice déléguée du CHIMM et le Docteur JeanFrédéric Coblence, président de la commission médicale d’établissement, étaient également préwww.journal-deux-rives.com

Patrick Darthoux, responsable atelier de l’association AVRIL (Association vauxoise de recherches et d’initiatives locales). (J2R)

sents. La directrice a reconnu de nombreux atouts du CHIMM, comme la certification sans réserve de niveau A par la Haute Autorité de Santé et son Campus de formation, qui fait de l’établissement un point essentiel du GHT. Elle a profité de cette mise en avant du CHIMM dans son discours pour clarifier certains points : « Non, le CHIMM ne fermera pas ! Oui, il va évoluer ! Oui, il aura un rôle important dans la direction commune. » En 2018, le CHIMM a eu de belles réalisations et de belles avancées. La directrice a évoqué le Campus de formation, qui s’ajoute à celui du Centre Hospitalier Intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye en terme d’offres de formations, et l’EHPAD Châtelain-Guillet. Des projets médicaux partagés sont réalisés ou en cours, comme les départements de réanimation et des urgences. Trois pôles de direction seront créés : Formation, Logistique et Projet. Pour terminer son discours, Mme Leclerc a remercié les équipes, les élus et les usagers pour leur confiance, avant de formuler un vœu pour 2019 : « un hôpital public fort » ! Pour cela, il doit répondre à trois critères : exigence, solidarité et bienveillance. « C’est ainsi que nous continuerons à relever les défis…avec optimisme et confiance ! » Le Docteur Jean-Frédéric Coblence prit ensuite

Après les discours, un moment de pose pour les acteurs et les personnel du CHIMM. (DD)

la parole pour revenir sur les dix années de sa présidence de la commission médicale d’établissement, en précisant que cela fait quasiment un quart de siècle qu’il exerçait au CHIMM. Il a vu son établissement « profondément évoluer » ! François Garay, en tant que président du conseil de surveillance du CHIMM, a posé plusieurs questions sur le suivi des personnes âgées, l’EHPAD et la notion d’autonomie. Pour lui, le service public devrait rester de proximité. Enfin, François Garay est revenu sur la complémentarité des structures hospitalières et le fait d’étendre cette complémentarité aux structures privés et à la médecine libérale. r


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Addictologie

Dossiers

Le Centre Gilbert-Raby a retrouvé son élan

Le vendredi 14 décembre 2018, Antonio Garcia, directeur du Centre Gilbert Raby, et François Geraud, président de la Fondation L’Elan retrouvé, ont présenté le nouveau projet de cet établissement de soins de Meulan-en-Yvelines, reconnu pour son professionnalisme dans le domaine de l’addictologie.

Un véritable nouvel élan est l’objectif recherché par les protagonistes de la réunion du 14 décembre au centre Gilbert Raby. Il s’agissait de présenter le projet d’ensemble à l’horizon 2022. François Geraud de la Fondation L’Élan retrouvé, qui gère des établissements pouvant accueillir 8 500 patients, a présenté les principales valeurs qui cimentent l’action de la fondation : l’humanisme, la responsabilité, la transparence, l’ouverture et la formation. Ayant pour objectif de François Geraud, directeur de la fondation L’élan retrouvé, et Antonio Garcia, directeur du réinsérer par « une adaptation sans centre Gilbert Raby, ont présenté les axes d’avenir du Centre Raby. (J2R) relâche aux nouvelles normes et organiEnfin, tout est prêt pour pérenniser ce sation qui contribuent largement à la réflexion et à la somme, tous ont affiché un objectif clair : mise en place du futur soin en psychiatrie et en santé renforcer la place de référence qu’occupe le centre de réadaptation et de resocialisamentale. » Avec ses 32 structures y compris le Centre Gilbert-Raby et mettre son expertise tion, dans le cadre d’un hôpital de jour, centre Gilbert Raby (le plus ancien centre de au centre d’une démarche d’ouverture vers pour le traitement classique de l’addictopost-cure de l’addiction en France), ses 190 l’extérieur (associations, lycées, collèges...). logie. Ces projets permettent au Centre salariés sont là pour réapprendre aux usagers Quant aux moyens, il est envisagé de réha- Gilbert Raby de poursuivre, avec un nouà agir en collectivité, à s’insérer dans la cité. biliter un immobilier vétuste qui se trans- vel élan, les objectifs humanistes de ses formera en un bâti moderne de 12 000 m2 premiers pas au début du XXe siècle. r Depuis 2016, le Centre Gilbert-Raby, qui SHON (Surface hors œuvre net), dans un fait partie de la Fondation L’Élan retrouvé, cadre verdoyant de sept hectares au bord de est spécialisé dans la psychiatrie adulte, la la Seine. Ultérieurement, à l’horizon 2020, pédopsychiatrie et l’addictologie (addictions un corps de ferme sera également réhabilité. 1. Webtélé 2R : https://youtu.be/_z3fGxLS8Jg à l’alcool, aux drogues et aux médicaments). Toute son action est connue et reconnue par ses pairs comme étant emblématique d’une profession en constante mutation. Demain, nous verrons peut-être des personnes dépendantes aux écrans et aux réseaux sociaux venir ici pour se défaire de certaines pratiques néfastes pour la santé. En effet, le retour d’expérience est une richesse du Centre Raby qui, comme l’a souligné son directeur Antonio Garcia, permet d’intégrer de nouveaux procédés pour soulager les patients de leur détresse et de leurs maladies. Plusieurs projets ont été exposés : réhabiliter et moderniser le site Gilbert Raby, ce qui permettra de l’ouvrir à des partenaires publics ou privés. Le corps médical était là pour appuyer la démarche ; les docteurs Carole Mauger-Brichet et Foudil Hallou ont exposé leurs réflexions sur le sujet. En

(De g. à dr.) Antonio Garcia, directeur du Centre Gilbert Raby, et le docteur Foudil Hallou ont approfondi les questions techniques. (J2R) www.journal-deux-rives.com

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Dossiers

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G. Senée : « Il y a une crise de gouvernance au sein de Grand Paris Seine & Oise »

GPS&O

Le 8 janvier 2019, sur les collines de l’Hautil, la commune d’Evecquemont s’est offert une cérémonie de vœux très politique. Mme Ghislaine Senée a exposé les doléances de ses administrés relatives aux graves dysfonctionnements quotidiens, notamment en ce qui concerne l’environnement et la voirie. Perché sur le massif de l’Hautil, Evecquemont est le lieu idéal pour avoir une perspective globale des affaires publiques. Mme Ghislaine Senée, maire de cette charmante commune, avait convié une centaine de personnes à venir partager un moment amical à l’occasion de ses vœux à la population.

Double crise au niveau national C’était un moment politique comme Mme Senée l’a constaté, soulignant son amertume « après avoir vécu une année 2018 particulière avec le phénomène Gilets jaunes ». Selon son analyse, il s’agit bien d’une double crise, institution- Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont n’a pas été tendre avec l’exécutif de GPS&O. (J2R) nelle et politique, car M. Emmanuel Macron a déçu des pans entiers de la classe moyenne tique de proximité en s’appuyant sur aussi remercié le Parc régional du Vexin qui a permis de consolider le rôle et la place et, a fortiori, les électeurs qui lui avaient fait les 73 communes de GPS&O. d’Evecquemont dans le dispositif du parc. confiance pour rétablir la France. Entre un A la fin de la séance, Mme le maire a décerpouvoir jupitérien et « le peuple », il n’y a plus Bilan communal et médaille de la ville Pour revenir aux acquis de 2018, Mme né la médaille de la ville à Mme Mady Chourien et cela génère véritablement une crise de confiance. Certes, les Gilets jaunes ont des Ghislaine Senée a mis en avant les travaux quet. Depuis 70 ans, elle rend des services à revendications sociales mais Mme Senée dans l’école communale. « Il était temps » tous ses voisins, tissant des liens avec eux. semblait mitigée sur leur manière violente de mettre aux normes les WC et les alen- C’est une personne attachante qui va vers les de les exprimer. « La violence n’engendra que la tours. Le système d’éclairage des rues a été autres et vous donne une sorte d’étincelle violence » peut résumer son positionnement. modernisé au moyen d’ampoules LED qui pour continuer la vie d’une manière joyeuse. devraient consommer moins d’électricité. «Rayon de soleil» qui illumine les habitants Ce problème national résonne comme Quant à la fibre optique, le dossier avance : d’Evecquemont, elle pourrait rayonner, avec un écho du naufrage territorial au niveau elle sera bientôt installée. Mme Senée a sa bienveillance, dans la vallée de la Seine. r de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Elle a évoqué l’exemple d’une entreprise contractante de GPS&O qui n’a pas été payée et qui risque, de ce fait, d’être mise en liquidation. Qui fait quoi au sein de l’exécutif ? En outre, ce type de dysfonctionnement, non seulement adminstratif mais aussi politique, nourrit la double crise évoquée ci-dessus. Bientôt, il n’y aura plus de service de l’environnement ; quant aux problèmes de voirie, la quasi-totalité des communes s’en plaignent. En tant que conseillère communautaire de GPS&O, Ghislaine Senée a ciblé l’exécutif : « Il y a une crise de gouvernance au sein de Grand Paris Seine & Oise », ajoutant « Rien ne va plus ». Pour sortir de cette impasse, il faudra agir sur deux plans : - D’abord, réinventer d’autres méthodes de travail pour engendrer des pratiques efficaces entre la majorité et les autres groupes de la communauté urbaine. - Ensuite, mettre en œuvre une poliwww.journal-deux-rives.com

(De g. à dr.) Mme Mady Chouquet, la récipiendaire de la médaille de la ville, et Mme Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont. (J2R)


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boxe

Sports

Fresques en l’honneur de Tony Yoka et en mémoire d’Alexis Vastine

Le 7 janvier 2019, le LMX Ring Olympique, situé aux Mureaux, a inauguré trois fresques en mémoire de grands boxeurs, comme Alexis Vastine, disparu trop tôt, et en hommage à Tony Yoka, qui a fait le déplacement pour découvrir celle qui le représente. Ces fresques sont l’œuvre des artistes Kamel Amzal et Formose Mendy. Ce soir-là, il n’y a pas eu d’entraînement comme l’a expliqué Séverine Gosselin, présidente du LMX Ring Olympique, au club et à l’école de boxe situés aux Mureaux au Gymnase Pierre de Coubertin. Les sociétaires du club, petits et grands, ont eu le plaisir d’inaugurer trois fresques dans leur salle d’entraînement, en présence d’un boxeur, qui fait figure de modèle pour eux : Tony Yoka. (De g. à dr.) Mokhtar Hadjri, entraîneur, François Garay, maire des Mureaux, Alain Vastine, père d’Alexis Vastine, et Tony Yoka. (J2R) En mémoire d’Alexis Ce grand champion olympique, parrain avec son auteur, Kamel Amzal. Cette fresque paire de gants de boxe et un maillot qui seront de l’école de boxe, n’est pas venu seul. Les dans les teintes bleues inspirera les prochaines des lots pour une tombola lors de cette journée. parents d’Alexis Vastine, un grand cham- générations de boxeurs qui vont s’entrainer ici, Les deux artistes, auteurs des fresques, pion de boxe anglaise, qui est parti bien trop comme le grand Tony l’a fait de 2007 à 2015. Kamel Amzal et Formose Mendy, tôt, étaient présents pour découvrir une Comme l’a dit à plusieurs reprises Tony Yoka, ont également posé avec Tony Yoka fresque honorant la mémoire de leur fils. le club des Mureaux est son « club de cœur » ! mais aussi chacun devant ses œuvres. Sur la fresque représentant Alexis Vas- C’est avec ces trois mots qu’il termina la déPar cette inauguration(1), le LMX Ring tine et réalisé par Formose Mendy, il y a dicace qu’il fit sur la fresque le représentant. Olympique a rendu un grand hommage à également Mohammed Ali et Mike Tyson, Évidemment, Tony a accordé à ses fans, très Alexis Vastine et à Tony Yoka, dont les redeux grandes légendes de la boxe anglaise. nombreux, des dédicaces et des selfies, sous les gards vont pouvoir, désormais, inspirer toutes C’est un magnifique hommage d’intégrer yeux du maire des Mureaux, François Garay, les boxeuses et tous les boxeurs qui vont venir Alexis Vastine dans une œuvre avec ces deux et de son premier adjoint, chargé de la gestion s’entraîner entre les murs de ce gymnase. r grands boxeurs. Alain Vastine, qui a décou- de la vie associative, Bernard Durupt. Tony a vert la fresque avec son auteur, ainsi que également accepté de participer à une action de sa femme, étaient très heureux de la voir. solidarité organisée par la présidente du club, le Tony Yoka a découvert également sa fresque 30 mars prochain. Pour cela, il a dédicacé une 1. Voir Webtélé 2R : https://youtu.be/tBtZj4jvMYc

C. Esabe et son club BAM l’Héritage triomphent

Le vendredi 22 février 2019, lors des finales du championnat de France Amateur Elite seniors hommes, Christ Esabe et son club BAM l’Héritage ont été récompensés de leurs efforts par le titre de champion de France pour le premier, pour commencer.

Lors des finales du championnat de France Amateur Elite seniors hommes qui ont eu lieu à Rochefort (Charente-Maritime), le jeune Christ Esabe, sociétaire du club BAM l’Héritage, a remporté son combat dans la catégorie des moins de 60 kg, en battant, 5 juges à 0, David Prince, sociétaire de Lille Ring United. Christ Esabe est sacré champion de France et il remporte le trophée du plus jeune cham-

pion de France senior à 18 ans. Par ses résultats et par le nombre de participants de BAM l’Héritage à ces championnats de France, la Coupe Paul-Rousseau leur est attribuée. Elle est remise au meilleur club de France qui, en 2019, est, une fois de plus BAM l’Héritage. Les récompenses pour ce club ne s’arrêtent pas là. Abadila et Azziz Hallab ont rempor- Avec la victoire de Christ Esabe, le club BAM l’Héritage té, pour la deuxième fois, le s’est hissé au sommet du noble art en France. (DR) trophée de meilleurs entraîneurs de France 2019. leurs résultats à M. Bentchakal qui s’en est allé, BAM l’héritage et ses membres ont dédié le jeudi 21 février 2019. r www.journal-deux-rives.com

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Culture

disparition Ainsi va la vie, Philippe est parti et maintenant il vit dans nos souvenirs et nos cœurs. Thierry en parle très bien : « Nous perdons un compagnon de route, qui savait nous recevoir chez lui et participer à sa manière à la vie du journal. Nous avons partagé un dernier repas avec lui, la semaine dernière, et jamais nous n’aurions pu penser, une seconde, que c’était le dernier ! Je ne pourrai pas venir mardi, mais j’aurai une vraie pensée pour lui et sa famille. » Je l’ai connu il y a quelques années. A midi, lorsque j’étais seul, je m’invitais souvent chez lui ; sa porte était toujours ouverte. J’apportais mon casse-croûte et nous échangions autour du verre de l’amitié. J’appréciais beaucoup son humour. Je crois que Philippe avec nous c’était un peu comme les copains d’abord. Cette allusion à Brassens va lui plaire ! Longtemps bistrot à Rueil puis à Croissy, au début, il avait été boulanger comme son père à Poissy. Son affaire faisait brasserie et ça marchait fort à l’époque. Ensuite, il y eut le mariage, puis les enfants. Ces derniers noëls et le nouvel an étaient l’occasion de réunions en famille chez lui. On voyait bien qu’il préparait avec soin l’évènement en se mettant en cuisine. Philippe gardait une passion pour l’accordéon. Branché sur Radio Enghien, il était intarissable sur les grands accordéonistes, le Triellois Émile Prud’homme bien sûr ! Philippe pour les gens de Triel, c’était aussi le bon voisin, saluant sa voisine d’en face, appuyé à la fenêtre… Et cette relation avec la chatte de gouttière Mia qu’il avait recueillie. Il aimait aussi les comédies à la française et il a été ravi de découvrir La chèvre avec

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Au revoir Philippe Ragot !

Philippe Ragot à sa fenêtre en compagnie de Mia. (J2R)

Depardieu et Pierre Richard qu’on a projeté à la Péniche. Ce soir là, notre récompense a été de l’entendre s’esclaffer de rire.

La messe d’enterrement a eu lieu mardi 12 février à l’Église Saint-Martin de Triel-sur-Seine à 10 h 30. r

Philippe, mille fois merci ! Philippe faisait partie du quartier depuis fort longtemps. Il était là pour donner un coup de main ici et là sans attendre une contrepartie. Il n’a jamais envisagé de vivre dans un autre lieu qu’à Triel-sur-Seine, entre Ciel et Seine. Pour lui, le quartier avait tout ce qu’il faut pour vivre heureux, plein de chats, des bons voisins et surtout la proximité de la Seine. Je pense que ce fleuve le faisait rêver aux contrées lointaines. Philippe a écouté plusieurs fois mes récits sur mes différentes expériences dans la Nouvelle Angleterre (aux USA), mes voyages en Russie, en Ukraine, au Tadjikistan, sans oublier ma balade en Hongrie. Quels sont les liens qui unissent ceux ou celles qui voyagent beaucoup, « les déracinés » et ceux comme Philippe qui restent attachés à leur ville qui les a vus naître et grandir ? Comme dans l’ouvrage de Julio Cortazar, La Marelle, édité en 1963, le héros, Horacio Oliveira, le déraciné habitant à Paris vit, chante, écrit et consomme sa vie comme un romancier attendant son heure de gloire... Son meilleur ami resté à Buenos Aires, n’est jamais sorti de son quartier. Il détestait voyager malgré son surnom, Traveler. Dans l’histoire du livre, Horacio rentre précipitamment à Buenos Aires et se dispute avec Traveler sur son mode de vie. Suite à un échange philosophique, chacun croyait ce qu’il disait et vivait ce qu’il croyait. Chacun dans son milieu et avec peu de moyens, peut et doit faire le maximum pour vivre plus paisiblement dans ce monde tellement complexe et conflictuel qui nous conduit à être toujours sur nos gardes. Ainsi, Philippe, par son action et sa bienveillance, a permis de construire un petit havre de paix dans notre quartier Charles-Dupuis. Philippe était « notre gardien du bonheur périssable ! » Philippe, au nom des voisins, mille fois merci ! r www.journal-deux-rives.com


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Culture

Julie Sutter : «Pour se réaliser, il faut trouver son karma !» livres à lire

L’artiste trielloise Julie Sutter a publié son autobiographie romancée, Vintergaek (Ed. Saint-Martin). C’est un livre touchant qui raconte le parcours, les convictions d’une femme libérée qui a su surmonter tous les obstacles avec humanité et persévérance. C’est en partie grâce à son père Joseph qui lui avait montré la voie et la manière de faire le mieux dans ce monde parfois ingrat et injuste mais tout en cherchant à rendre un peu d’humanité à chaque instant de sa vie. Une belle rencontre littéraire !

Il est rare de voir un mélange entre les Danois et les Français. Avec la vie de Julie Sutter, on est conscient que ces deux pays ont connu les mêmes affres de la Deuxième Guerre mondiale et ses conséquences. D’abord, la petite histoire se mêle avec l’Histoire avec un grand H : elle a vécu le chaos et la pénurie de la guerre. Sa mère, belle et obstinée, qui s’appelait Gudrun, avait rejoint Joseph, son coup de foudre juste après la déclaration de la guerre. Elle a voulu rentrer à Paris pour retrouver son chéri, mais l’avait-elle regretté après ? C’est la question de fond qui ne sera jamais résolue car Gudrun était partagée entre l’amour de son pays (le Danemark) et son amour, Joseph Sutter, un Français d’origine alsacienne. De tout cela, deux filles ont résulté de cet amour européen avant la lettre. Justement, ce livre restitue la recherche des racines de Julie. A un moment donné, dans un voyage au Danemark, elle décida de ne plus parler la langue danoise car ses rapports avec sa mère n’ont jamais été clairs. Celleci aimait-elle Julie ? Pourtant la mère était une tigresse pour défendre sa fille lorsque quelqu’un voulait l’embêter. Julie s’est ré-

Julie Sutter dédicacera son ouvrage Vintergaek le 23 mars à la librairie Mic-Mac à Verneuil-sur-Seine. (J2R)

fugiée dans l’art et dans la rêverie : elle a même « traversé la zone d’au-delà ». Incroyable ! En somme, Julie raconte ses petits pas dans le quartier d’Antin (9e arrondissement de Paris) avec les inquiétudes de l’occupation par les Allemands qui avaient voulu « arianiser » la France et se débarrasser des Juifs... L’humanisme de Joseph, le père, fait la différence car ce père-là offre la possibilité de dire que la résistance n’était pas seulement celle des armes. Il fallait résister avec douceur et compassion : il aida des SDF, cacha des familles fuyant le régime et les collabos. De plus, Joseph était un bon cuistot qui aimait la vie et donnait le maximum pour égayer le monde avec sa lumière. Il s’identifiait à Saint-Martin. Tout sa vie, Julie a été guidée par l’esprit de son père, auquel ce livre rend hommage. Grâce aux enseignements de son père sur la religion, la politique, la littérature, l’amour, l’art et le cinéma, Julie devint une femme libre de ses actes et consciente qu’elle avait le libre arbitre pour se battre pour l’égalité entre les sexes. Une

série d’exemples cocasses mettent en lumière la difficulté d’être une femme dans l’aprèsguerre jusqu’aux années 1970. La contraception et le droit à l’avortement sont des acquis pour les femmes qui avaient lu Le deuxième sexe. Julie raconte aussi les périples de sa vie, notamment à Triel-sur-Seine. Sa frustration sentimentale s’est terminée avec un choix cornélien : fallait-il garder son enfant après ? Elle décida qu’il valait la peine et s’est libérée de ce qu’on en dirait. Quelle audace et quel courage de femme ! Elle s’accroche et croit dans son destin ! C’est un livre agréable à lire pour mieux découvrir la force que chacun(e) peut avoir en soi et qui permet d’avancer non seulement pour réussir individuellement mais aussi pour laisser une trace dans la vie collective. Julie est le rayon de lumière qui nous a toujours guidés. Ce livre rend compte d’une manière simple que des Julie existent quels que soient le temps et le pays, en France ou au Danemark. r

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Culture

Exposition

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Daïffa expose l’art de vivre oriental

Les toiles naïves et colorées de l’artiste algérienne Daïffa pourraient s’intituler « Femmes d’Alger dans leurs appartements, années 2000 », pour actualiser la série réalisée par le célèbre peintre français Eugène Delacroix, lors de son séjour en Algérie au XIXe siècle. L’artiste exposait récemment à la Maison des Arts de Maurecourt, où elle est désormais installée, dans ces paysages de bords de Seine qui inspirèrent tant les peintres impressionnistes jadis. En effet, l’artiste algérienne Daïffa célèbre, dans des tableaux naïfs, où les couleurs vives et éclatantes dominent, tout un art de vivre en Algérie et plus généralement au Maghreb et au Moyen-Orient ; celui-ci émerveilla les peintres-voyageurs du XIXe siècle, comme Eugène Delacroix. Mais cet « art de vivre à l’orientale » persiste encore, si l’on connaît ces sociétés de l’intérieur et non en touriste pressé, et malgré la médiatisation occidentale exclusive sur « l’islamisme » et l’austère voile. C’est ce que Daïffa nous a montré, le 24 novembre 2018, dans ses toiles.

Un art de vivre à l’orientale Ls Occidentaux ignorent que, même, les femmes les plus rigoureusement et austèrement voilées dans la rue, peuvent être très sexy et très dénudées en privé ! Ce sont surtout les plus rigoureusement voilées, pouvons-nous affirmer, comme le savent toutes les femmes arabes qui ont accès, comme Daïffa, à ces « intérieurs », quand les femmes vivent hors des regards masculins étrangers, entre parentes ou amies. Même sans être très sexy ou dénudées, les femmes arabo-maghrébines, en 2018, et malgré la modernité, les smartphones, Internet et la vitesse qu’impose parfois la vie moderne, savent continuer à cultiver, une fois chez elles (et même quand elles vivent en Occident), loin des bureaux et des foules urbaines des trottoirs, cet « art de vivre oriental » qui fascina tant les artistes au XIXe. « Art de vivre oriental » qui continue à attirer aujourd’hui, et par millions, les touristes occidentaux dans les riads richement décorés de Marrakech, dans les jardins aux palmiers enchanteurs de Tozeur ou dans les dunes de sable de paix et de sérénité en Algérie. Art de vivre oriental toujours fait, aujourd’hui comme hier, de « luxe, calme et volupté » comme le chantait Baudelaire, une fois les fenêtres fermées sur le bruit du monde ou ouvertes sur un patio ou un jardin… En effet, nous le savons toutes : une fois www.journal-deux-rives.com

Des couleurs vives, le plaisir de vivre, la tendresse de la vie... sont des thèmes qui ressortent de l’œuvre de l’artiste algérienne Daïffa. (DR)

rentrée chez elle après une journée de travail, ou bien quand vient le week-end, à Alger, Casablanca, Tunis, le Caire ou Beyrouth, la médecin-chirurgien à l’agenda chargé, la consultante-voyageuse surbookée, l’informaticienne aux compétences techniques inégalées, la jeune vendeuse illettrée du marché ou, bien sûr, la maman-mère au foyer (qui travaille à la maison pour les autres gratuitement), va se changer, revêtir une djellaba d’intérieur, se préparer un thé à la menthe bien chaud ou un coca glacé ou même une bière ou un verre de vin, et, si elle a des amies ou parentes, passer de bons moments à bavarder et à rire, comme le font toutes les femmes du monde sous toutes les latitudes ; toutefois, ici, ce décor d’orangers, de palmiers, de zelliges, de tapis colorés et d’étoffes, qui fit les bonheurs visuels des peintres-voyageurs de jadis, est resté inchangé ; le triste design IKEA n’a pas réussi à tuer car l’Orient reste l’Orient ! Les influences artistiques de Daïffa, qui est née et a vécu dans la ville saharienne d’El Goléa avant de s’installer en France en 1995,

puisent aux deux sources, algérienne et française, qui font son identité aujourd’hui : pour l’Algérie, l’artiste nous confie vouer une admiration à Mesli, artiste disparu en 2017, ainsi qu’à Baya, qui fut l’amie de Picasso. Pour notre part, nous percevons aussi Matisse, qui pareillement rapporta du Maroc des tableaux colorés de femmes en costumes traditionnels dans des décors chamarrés. Nous voyons aussi Botero, car lorsque Daïffa peint un corps nu ou dénudé, ce sont des femmes aux formes opulentes, comme souvent les femmes au Maghreb, passée la prime jeunesse !

Un

cri pour la liberté d’expression et de création

« Plusieurs de mes tableaux, je ne pourrais pas les exposer en Algérie », nous confie l’artiste. A cause du sein nu d’une femme qui se maquille, seule dans sa chambre. D’un corps qui se révèle à travers la transparence d’une nuisette, comme les portent les Algériennes lorsqu’elles sont au hammam (où elles ne sont donc pas complètement nues, comme le fantasment les Occidentaux depuis les tableaux ../…


Culture

LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2019

Exposition : l’artiste daïffa expose l’art de vivre oriental d’Ingres et consorts !). Ou à cause, bien sûr, du corps totalement nu d’une « Eve » qui cache sa pudeur d’une seule feuille de vigne, debout sur un sol jonché de pommes rouges. A côté de ses tableaux - et l’on notera une série de mini-tableaux aux figures géométriques, comme autant de motifs de tapis berbères - Daïffa expose aussi ses dessins d’humour et ses caricatures de presse. Elle est une habituée du Salon des Dessinatrices Arabes, du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger et du Maghreb des Livres à Paris. En effet, avant de s’exiler en France, Daïffa était dessinatrice de presse en Algérie. Alors survint l’islamisme et la guerre civile qui coupait les têtes des hommes et des femmes qui, comme elle, dénonçaient l’obscurantisme de ces pseudo-« traditionalistes » ; ceux-ci ne faisaient en réalité qu’importer une idéologie et une manière de se vêtir, ou plutôt de se camoufler, totalement étrangers à la culture et à l’Histoire algérienne, maghrébine et musulmane… Peu après son arrivée en France, Daïffa fut accueillie six mois par Charlie Hebdo, heureux de publier ses féroces caricatures sur le voile. Mais sa voie était la peinture, même si l’artiste continue de croquer des petits dessins acerbes mais vrais, sur l’Algérie, le monde arabe ou la détresse ignorée de l’Afrique. Ainsi, dans un dessin, un enfant africain, amaigri par la faim, est sommé de « ne pas manger trop gras, sucré ou salé ».

La force dans l’art féminin Pour ses enfants, l’Afrique du Nord c’est l’Afrique, avec toute la conscience d’appartenir, bel et bien, à ce continent et d’en être solidaire. Daïffa nous rappelle ainsi, indirectement, que l’Algérie fut l’un des leaders des mouvements Tiers-mondistes(1), qui s’élevaient autrefois contre l’arrogance culturelle occidentale vis-à-vis des cultures nobles et ancestrales de ces pays, dénonçant le pillage des richesses de ce continent, au profit des

Gérald Rutault, maire de Maurecourt, a accueilli, le 24 novembre 2018, l’artiste algérienne Daïffa à la Maison des Arts Janusz-Korczak. (J2R)

multinationales et autres entreprises du Nord. C’est là qu’est la force des artistes : sans hargne, sans haine, sans banderoles et sans manifs, leurs tableaux, romans et chansons, sont là pour nous raconter la fierté d’un peuple, la richesse de sa culture et l’enracinement de son Histoire. Revenons donc à nos femmes algériennes qui coulent des jours paisibles dans leurs appartements, loin des bruits du monde, aux côtés de leurs chats, bébés, orangers, palmiers, tapis douillets, tasses de thé partagées, bouquets de fleurs parfumées et jolies robes ethniques pour émerveiller leurs amoureux.

Bruno PHILIPPE

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Telle est notre force, nous les femmes : savoir nous abstraire de la fureur du monde, pour nous consacrer à des plaisirs tranquilles et quotidiens, dans nos maisons. Les hommes aussi savent oublier le bruit du monde et leurs soucis quotidiens, lorsqu’ils s’enthousiasment pour le match de foot ou de rugby de leur équipe préférée. C’est un peu plus bruyant et moins sujet à de jolis tableaux ! r Nadia Khouri-Dagher 1.www.au-coeur-du-monde.com https://www.facebook.com/people/Daiffa-Dessine/100009690092894

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