Le
JOURNAL des deux rives 3,20 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Janvier 2017
Numéro 130
1917 - 2017
Le centenaire d'Octave Mirbeau
En 2017, sera commémoré, un peu partout dans le monde, le centième anniversaire de la mort du grand écrivain français Octave Mirbeau (1848-1917). Journaliste influent, critique d’art d'une rare lucidité, pamphlétaire redouté, romancier novateur et auteur dramatique à succès, Mirbeau, le grand démystificateur, est l'incarnation de l'intellectuel éthique, engagé Dessinpour de Paul Renouard (1897) la Justice, la Vérité et la Beauté ; il a mis son génie au service des opprimés et des grands créateurs. Le J2R s'associe à tous les acteurs locaux, régionaux et nationaux pour commémorer dignement l'œuvre immortelle de cet écrivain qui vécu à Triel à la fin de sa vie. (J2R)
Projet de musée Le Corbusier
maires bâtisseurs
rIFIFI à Villennes
électrochoc communautaire ou fait du (petit) Prince
Constructions à Andrésy et à Triel
Le maire remet de l'ordre au
On est devant un dilemme : pour réaliser un projet culturel qui pourrait être l'incarnation du fait intercommunal dans la vallée de la Seine, faut-il cautionner une méthode de gouvernance anti-démocratique ?
A Andrésy, l'opposition entre en lutte contre la politique du maire qui bétonne massivement des quartiers. A Triel, le PLU de Triel va rendre la possible le bétonnage du centre-ville et de la zone de la Gare.
Rififi : dans une ambiance de campagne municipale, Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine depuis 2014, a fait adopter une délibération retirant les délégations de son premier adjoint, Olivier Hardouin.
page 7
pages 8 et 16
sein de son conseil municipal
page 21
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BETHEL n’est pas une association comme les autres. Crée en 1976, elle a pour objectifs aussi bien l’insertion de jeunes en difficultés que le maintien de l’apprentissage d’une formation en ébénisterie d’art qui n’existe pratiquement plus. Elle participe également à la préservation du patrimoine. Ne recevant aucune aide publique, pour subsister, l’association organise chaque année deux expositions-ventes afin de vendre les meubles restaurés dans ses propres ateliers
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LE JOURNAL DES
O
éditorial
Janvier 2017
Octave Mirbeau, l’immortel
ctave Mirbeau, un des grands écrivains français, était aussi un journaliste influent, critique d’art d'une rare lucidité, pamphlétaire redouté, romancier novateur et auteur dramatique à succès. Justicier des arts et des lettres, il est le chantre de Claude Monet, de Vincent van Gogh et d'Auguste Rodin. Romancier à succès, il est l'auteur de L'Abbé Jules (1888), du Journal d'une femme de chambre (1900) et de La 628-E8 (1907). Au théâtre, il a triomphé sur toutes les scènes du monde avec une grande comédie de mœurs et de caractères, toujours actuelle, Les affaires sont les affaires (1903), et il a ouvert des voies nouvelles avec Six farces et moralités d'une étonnante modernité (1904). L’année Mirbeau est reconnue par le ministère de la Culture et de la Communication comme une commémoration nationale et fait partie des 100 grands évènements nationaux. La commémoration de cet écrivain français a été ainsi labellisée par le ministère de la Culture d'une manière solennelle par un comité scientifique sous l’égide de Philippe-Georges Richard, délégué aux commémorations. Octave Mirbeau s’était installé à Triel, avec son épouse, en 1909, dans la villa qu’il avait fait construire à Cheverchemont au milieu d’un parc planté de peupliers ; il y est décédé. Il avait résidé, auparavant, à Carrières-sousPoissy de 1893 à 1898. Les sources d'inspiration sont inépuisables grâce aux travaux de la Société littéraire Octave Mirbeau et à la passion théâtrale des Comédiens de la Tour à Triel. « Souvent les journalistes sont les pires ennemis de la liberté d’expression, ils s’autocensurent », affirmait Octave Mirbeau. Il disait aussi : « Ceux qui se taisent disent plus de choses que ceux qui parlent tout le temps. » Notre journal se plait dans la communication juste, justifiée, parfois débordante et qui ne satisfait pas forcément tout le monde.
Agathe Agann photographe
Rugby : Triel les Mureaux conquérant
Plaire et déplaire sont les galons des journalistes. C’est dans leurs extrêmes que l’on peut reconnaître nos engagements : dénicher l’information, l’analyser, la vérifier, rédiger le texte et le relire pour identifier les manques ou les abus et le parfaire, puis l'éditer et distribuer le résultat. Tout cela a un prix dans un contexte difficile pour la presse en général et, en particulier, dans la presse locale qui n’est pas subventionnée. Cet effort vaut-il la peine ? Cette bonne question, nous nous la posons à chaque fois que le J2R est engendré par notre équipe de rédaction locale. Le rédacteur en chef est un inconscient et mène une bataille presque perdue d'avance, contre vents et marées ; pourtant, il tente de vivre cette épopée comme jadis le faisait l’immortel Mirbeau. « Nous mourons plus des imbéciles que des crapules. Ah ! je commence à vénérer les belles canailles. Au moins, avec elles, il y a des chances pour que fleurisse la belle fleur de l'intelligence. » Quelle clairvoyance avait cet Octave ! « En art, l’exactitude est la déformation et la vérité est le mensonge. Il n’y a rien là d’absolument vrai, ou plutôt il existe autant de vérités humaines que d’individus. » Il avait un avis sur tout, de l'éclectisme, pouvons nous dire ! Pertinence ? A chacun de répondre ! Cette belle anarchie, celle qui accepte la loi a minima et la liberté au maximum est une vraie leçon pour aujourd’hui. Ne sommes-nous pas plutôt dans une époque où la loi tente de nous envahir pour que le législateur n’ait rien à se reprocher mais notre liberté ne s’en trouve-telle pas encadrée ? Heureusement, Monsieur Octave Mirbeau, décédé il y a exactement un siècle, n’est pas parti avec son œuvre ! r
Salon du livre illustré à Villennes-sur-Seine www.journal-deux-rives.com
Succès du 1er Répair Café à Triel-sur-Seine
La Rédaction
Constructions illégales à Andrésy 3
LE JOURNAL DES
Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 06 79 69 51 50 ou trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Mac Guffin et Sonia Qin. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (40 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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SOmmaire
Janvier 2017 ÉDITORIAL Octave Mirbeau, l’immortel
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Intercommunalité : finances publiques
Projet de musée
La fronde s'amplifie :« Nous ne sommes pas des pigeons ! » Musée Le Corbusier à Poissy :
électrochoc communautaire ou fait du (petit)
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Prince
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ACTUALITé locale Andrésy
L'opposition veut atténuer
Conflans
Après la disparition de Michel Rocard, le PS est-il mort ?
Conflans
Malgré l'urgence de la situation des Tibétains, Caranco botte en touche
Carrières s/ Poissy Chanteloup Orgeval Morainvilliers
Effroy met son grain de sable dans l'aménagement de la Plaine - Bernard Tranchant, à la voix chaude, s'est produit à Chanteloup-les-Vignes - MC Synchro : une grève pour rien Orgeval lance un appel au mécénat pour restaurer l'église Saint-Pierre-Saint-Paul
Morainvilliers ou la colère des privilégiés !
- Le commissaire-enquêteur est favorable au projet du PLU de Triel - La fuite en avant... et l’intrigue immobilière à Triel - La Poste de Triel est réduite au service minimum - Joël Mancel signe le manifeste
Triel Verneuil
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la densification urbaine pages
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16-18
pour un meilleur accueil des migrants
Trois années de l’adolescence de Gotlib
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Vernouillet
Alerte sanitaire concernant le site pollué d’Eternit à Vernouillet
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Villennes
- Le maire remet de l'ordre - La solidarité s'organise à Villennes
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pour accueillir une famille syrienne
Débats - Seine Vexin Découverte de l’Europe Projets Concertation Commerce
Une délégation d’Yvelinois au Parlement européen
GPS&O fait passer la pilule du PLUi
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Co-construire les Mureaux à l'horizon 2030
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Ouverture de « L’échoppe de bière »
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3e ChocoTrail : belle victoire pour Boitel
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Un stage en Espagne pour les jeunes gymnastes triellois
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- Renaissance de la boxe muriautine en présence de Tony Yoka - Lutte : Un titre et deux podiums pour Betigov
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sports Athlétisme Gymnastique Sports de combat
CULTURE Cinéma et livres
- « La Sociale », l'heure de la refondation sonnera-t-elle ? - Lire Le mouchoir de la duchesse
Théâtre
F(l)ammes magnifiques et émouvantes
Commémoration Commémoration
Annonce
Lancement de l'année Octave Mirbeau décédé en 1917 Année Mirbeau : Les Comédiens de la Tour deux fois solidaires
Bâtisseurs en Herbe
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LE JOURNAL DES
intercommunalité
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finances publiques - fiscalité
La fronde s'amplifie : « Nous ne sommes pas des pigeons ! » Depuis juin 2015, ce différend, très technique, couve entre la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPS&O) et des communes de l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) : c'est une question de « sous ». Qui va payer et pour quels objectifs communautaires (compétences, diraient les experts) ? Le 19 novembre, Joël Mancel, maire de Triel, a sonné le tocsin de ce « combat » au nom des habitants de l'ancienne CA2RS.
Lors du conseil communautaire du 17 novembre, un protocole financier général, qui fixe, en somme, la participation des communes au pot commun, avait fracturé la droite majoritaire : 59 élus ont voté pour, 45 contre et 22 se sont abstenus. Certes, le protocole a été adopté, mais cela a provoqué la fronde de sept maires de l'ancienne CA2RS qui contestent le principe de ce protocole « inéquitable » selon eux - et déplorent la méthode de passage en force. Le 19 novembre lors d'une conférence de presse, à Triel-sur-Seine, sept communes de l'ancienne communauté d'agglomération des 2 Rives ont dénoncé le manque d'écoute et se sont prononcées contre le pacte fiscal instauré par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Hugues Ribault, J-F Trancart, Karine Kauffmann, Yannick Tasset, Joël Mancel, Pascal Collado, Michel Pons, respectivement maires d'Andrésy, Chapet, Médan, Orgeval, Triel-surSeine, Vernouillet et Villennes-sur-Seine, ont expliqué leur refus d'accepter le pacte fiscal (particulièrement, en ce qui
La fronde s'est concrétisée médiatiquement lors de la conférence de presse du 19 novembre 2016 à Triel-sur-Seine. (J2R)
concerne le volet du protocole financier entre les 73 communes) au conseil communautaire du jeudi 17 novembre. Les expressions « inéquité entre citoyens », « double peine » et « coquille vide » ont été utilisées pour démontrer la fragilité de la position de GPS&O. Après l'alerte, la tempête fiscale
Le Journal des 2 Rives avait déjà alerté la population sur les conséquences de ce vote(1), selon l'analyse de Denis Faist, adjoint au maire d'Andrésy: « Certaines communes seront donc surfiscalisées, notamment celles de l'ancienne communauté d'agglomération des 2 Rives. Je veux alerter les habitants au nom de l'équité territoriale. Il faut connaître les deux principes avancés par l'exécutif de la CU. D'abord, le premier principe consiste à maintenir des recettes fiscales issues de la fiscalité des ménages au 1er janvier 2015. La majorité de la CU refuse la mise en œuvre d'une convergence des taux moyens pondérés sur douze ans, mais elle veut concentrer la totalité de la fiscalité sur la taxe d'habitation au taux de 7,62 % dès la première année. C'est comme cela que le budget pourrait être équilibré, selon le débat du budget au conseil communautaire, le 14 avril dernier. En outre, le deuxième principe permet une certaine fixation de la pression fiscale des ménages au niveau du bloc communal. Ce principe, qui ne repose sur aucune base juridique ni législative, est critiqué, voire contesté par un certain nombre de communes de la CU. En somme, ce principe vise à transférer, dans un sens ou dans l'autre, de la fiscalité de la CU vers de la fiscalité des communes afin, www.journal-deux-rives.com
soit-disant, de garantir une neutralité fiscale du bloc communal aux contribuables de chacune de nos villes. » En séance du conseil communautaire, le protocole a été finalement adopté de justesse grâce aux 22 votes d'abstention du groupe Démocratie et Solidarité (dont le chef de file, François Garay, membre de l'exécutif, a tenu des propos très critiques sur ce protocole). En fait, les conseillers communautaires dont les maires de sept communes de l'ancienne CA2RS ont tout tenté pour négocier un « pacte » équitable. Ils ont introduit un amendement pour une augmentation de la pression fiscale de 1,5 % en lieu de 3,5 %, taux adopté notamment dans les communes de l'ancienne CA2RS. Niet était la réponse du président Ph. Tautou. Les maires frondeurs ont estimé que les habitants de l'ancienne CA2RS seront « pénalisés à vie » par une stratégie politique fiscale portée par Philippe Tautou, président de GPS&O. Les habitants de l'ex-CA2RS seront « surfiscalisés » éternellement. Le temps de la tempête est arrivé. Paradoxalement, M. Tautou était l'ancien président de la CA2RS et avait été porté à la présidence de la CA2RS, en 2014, par ces mêmes sept maires frondeurs. Fin 2016 et en cette nouvelle année, ils le regrettent d'une manière amère, à l'instar de M. Mancel : « C'est un mépris total pour nous, les sept maires de l'ex-CA2RS, de la part d'un président [Ph. Tautou] avec qui nous avons travaillé pendant 5
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intercommunalité
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finances publiques - fiscalité dix ans au moins pour six [communes] d'entre elles, et à qui nous avons apporté notre soutien en janvier dernier [2016]. » Piégés comme des pigeons
La détermination de ces maires frondeurs est visible car ils le font savoir et ils agissent : ils font passer le protocole contesté au peigne fin du contrôle de la légalité. La préfecture devrait donner également son avis. Le groupe majoritaire pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur la suite de la gouvernance de la communauté urbaine. Le président pourrait-il être mis en minorité ? « Nous sommes déterminés, a conclu Pascal Collado, car ce protocole va plomber certaines de nos communes sur le plan financier ! » On a évoqué le cas de Médan (perte de 80 000 euros dès 2016 ; 600 000 euros par an pour Andrésy, Triel... Cette instabilité de gouvernance va entraîner un choix difficile entre une augmentation des impôts et une réduction des services aux habitants. Par cette démonstration de force, les maires frondeurs ont ouvert le débat sur les voies et moyens de cette intercommunalité (atypique et unique en France). Depuis les premiers débats sur sa création en 2015, on constate des désaccords de fond, qui se manifestent jusque dans la majorité sur « les attributions de compensation » et la cagnotte à verser au pot commun de la communauté urbaine. Cela pourrait permettre une saine discussion collective et réduire l'opacité qui continue à caractériser la construction de GPS&O. Il est temps que les administrés soient (bien) défendus par les maires, qu'ils soient frondeurs ou non. Hugues Ribault l'a bien précisé : il s'agit de « se battre pour les contribuables de l'ancienne CA2RS » qui ont été piégés comme des pigeons par les experts et les technocrates lors de la construction de cette méga-intercommunalité, engageant pourtant tous les administrés des 73 communes de la communauté urbaine. Ce dossier reste explosif car il peut avoir des conséquences juridiques et politiques inattendues(2). r
1. http://www.journal-deux-rives.com/actu/06730denis-faist-protocole-financier-communaute-urbaine-gpso-inequitable-envers-lensemble 2. Pascal Collado n'a pas exclu la possibilité de porter cette affaire sur le terrain contentieux au tribunal administratif de Versailles.
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Agir Pour l’Avenir de l’Intercommunalité (APAI) est né ! La fin de l'année est propice aux ruptures ; ainsi Pascal Collado, maire de Vernouillet et conseiller communautaire, a endossé la responsabilité de présenter le nouveau groupe politique Agir Pour l’Avenir de l’Intercommunalité (APAI), au sein de Grand Paris Seine & Oise. Le jeudi 15 décembre, le groupe dissident de la majorité a été officiellement déclaré devant les 129 élus communautaires. Il s'agit, pour les frondeurs, de « bâtir une communauté urbaine ambitieuse et solidaire, capable de relever les Collado, présidéfis auxquels notre territoire est confronté ». Pascal dent du groupe APAI, Ainsi, huit conseillers communautaires ont portera-t-il le combat quitté la majorité déstabilisant le groupe majo- jusqu'au bout ? (J2R) ritaire de l'exécutif. Le nouveau groupe est composé des maires et des conseillers communautaires des villes d’Andrésy, Orgeval, Médan, Triel-sur-Seine et Villennes-sur-Seine. Au total, ce sont huit communes sur douze de l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS). Trois communes (Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy et Morainvilliers) obéissent à des logiques internes d'appareil, autrement dit les maires de ces trois communes sont dans l'exécutif de GPS&O et, par conséquent, ils doivent rester loyaux envers le président Philippe Tautou. Il est quasi-certain que Les Alluets-le-Roi et Chapet vont devenir aussi frondeurs ! Le différend politique entre GPS&O et des communes de l'ancienne CA2RS a ses racines dans la fiscalité ; très technique, il remonte à la genèse de GPS&O. La question posée est : qui va payer et pour quels objectifs communautaires (compétences, disent les experts) ? Lors du conseil communautaire du 17 novembre, un protocole financier général, qui fixe, en somme, la participation des communes au pot commun, a fracturé la droite locale majoritaire : 59 élus ont voté pour, 45 contre et 22 se sont abstenus. Certes, le protocole a été adopté, mais cela a provoqué la fronde des maires de l'ancienne CA2RS. Coup politique ? Pour sortir de ce piège, les huit frondeurs ont pris deux décisions majeures. D'abord, ils taclent, voire tentent de faire invalider, sur les plans réglementaire (préfecture) et juridique (tribunaux), les délibérations adoptant le dit pacte fiscal et financier. A cet effet, ils ont réuni un groupement de commandes pour demander conseil à un avocat spécialiste de la question. Les communes d'Andrésy, de Triel et de Vernouillet ont voté, au sein de leur conseil municipal, une assistance juridique contre d'autres villes de l'intercommunalité. Cette coopération juridique est valable pour un an et les communes paient au prorata de leurs populations et/ou leurs budgets. Aucune des communes frondeuses n'a le droit de se retirer pendant douze mois. Leur réaction consiste en la création d'un groupe dissident (APAI) pour batailler politiquement, séance par séance, dans les prochains mois, voire au cours des prochaines années. En réalité, ce coup politique est porté contre le président Philippe Tautou qui n'a pas su gouverner avec méthode et tact pendant la période d'installation de cette intercommunalité indigeste et ingérable pour les maires et les autres conseillers communautaires. Le président de ce groupe dissident, Pascal Collado, est le plus remonté car il n'avait pas réussi à « négocier » à l'amiable. Il était confronté à un mur d'incompréhension, voire de négligence sur ce dossier explosif qui aurait des répercussions non seulement politiques mais aussi fiscales pour les habitants du secteur. En matière de fiscalité intercommunale, nous payons encore et toujours l'absence de préfiguration et l'impréparation de cette intercommunalité gigantesque. Même les élus de droite, accusent, désormais, le président Philippe Tautou, par des gestes d’ordre politique, du manque de co-élaboration, voire d’écoute. Il sort affaibli, suite à cette rupture, démontrant qu'à ce rythme-là l'opposition va devenir bientôt majoritaire ! r www.journal-deux-rives.com
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intercommunalité
Projet de musée
Musée Le Corbusier à Poissy : électrochoc communautaire ou fait du (petit) Prince Le J2R est engagé pour la culture et le projet de musée Le Corbusier le met dans un dilemme profond : pour aboutir à un projet qui pourrait être l'incarnation du fait intercommunal dans la vallée de la Seine, faut-il cautionner une méthode de gouvernance antidémocratique ? Depuis le lundi 19 décembre, les communicants sont à l'œuvre pour montrer que le projet de musée Le Corbusier est irréversible. Selon la ville de Poissy, celui-ci a pris « un tour plus concret » par la signature d'un partenariat (c'est le terme qui convient ici) entre Karl Olive, maire de Poissy, Philippe Bélaval, président des Monuments nationaux, Antoine Picon, président de la Fondation Le Corbusier et Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Cette convention a scellé ce que nos confrères de Yvelines Première appellent « [un] nouveau pas vers la création d’un musée autour de l’œuvre de Le Corbusier à Poissy. » Maladresse sémantique Le débat public a commencé le 15 décembre lors du conseil communautaire de Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), où les 127 élus communautaires devaient adopter ou non une délibération, dans le chapitre culture, concernant le projet de musée Le Corbusier. Plusieurs élus, de droite et de gauche, ont soulevé un problème de sémantique : l'exécutif a tenté, le 15 décembre, de faire croire qu'une convention de partenariat n'était en fait qu'une convention « d'étude de faisabilité pour un futur musée Le Corbusier ». Philippe Tautou, président de la communauté urbaine GPS&O a recommandé à certains conseillers de porter des lunettes afin de lire « étude de faisabilité » ou encore « déclaration d'intention » là où était écrit, noir sur blanc, « partenariat ». Une « maladresse sémantique », a plaidé, le 21 décembre, Karl Olive, maire de Poissy et deuxième vice-président de l'exécutif. Karl Olive avait insisté, le 15 décembre, pour que le conseil commu-
nautaire de GPS&O se prononce sans tarder pour l'implantation de ce futur musée à Poissy. Sinon, la Fondation Le Corbusier irait voir ailleurs à ClermontFerrand, en Suisse... En bon attaquant, Karl Olive avait alors tenté un parallèle avec l'arrivée, décidée en juillet 2016, du Paris Saint-Germain à Poissy, opportunité historique pour Poissy et le territoire de GPS&O. Mais pourquoi concentrer tous les « bons projets » dans la cité du Roi Saint-Louis ? Aucun débat ou début de concertation n'a eu lieu avant ce vote du 15 Ont signé la convention Antoine Picon, président de la Le Corbusier, Karl Olive, maire de Poissy, décembre. Les habitants des 73 com- Fondation Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine munes n'ont jamais été consultés ou in- Grand Paris Seine & Oise, et Philippe Bélaval, présiformés de ce projet d'envergure nationa- dent des Monuments nationaux. (DR) le, voire internationale ; ce projet, donc pilotage, mis en place, saura calmer les tentaantidémocratique, n'a même pas été évoqué tives dépensières des architectes de ce projet dans les différentes séances du simulacre de de musée. débat sur le PLUi, en octobre et novembre Électrochoc communautaire 2016. Peut-être y a-t-il une opportunité à ou fait du (petit) Prince saisir, mais dans la période d'austérité que Avant 2014, il était question de mettre en nous vivons, est-il nécessaire d'investir dans place un pôle culturel autour de l'œuvre de Le ce projet, soit-il prééminent comme le nom Corbusier. En effet, la précédente municipalité Le Corbusier l'indique ? Dans le même temps, PS avait amorcé la démarche qui a abouti à des réductions des subventions des associa- la reconnaissance de l'architecte Le Corbusier tions sont annoncées. Quel vice-président de et l'inscription de ses œuvres au patrimoine GPS&O se porte volontaire pour expliquer architectural de l'UNESCO. Cette logique aux contribuables moyens le bien-fondé de pousse à explorer la mise en place de ce proce projet de musée ? jet dans un bref délai. Toutefois, brusquer Stéphane Hazan, au nom du groupe de les habitudes des 127 conseillers commudroite Indépendants Seine et Oise (ISO), nautaires, la plupart maires des communes a porté l’estocade en termes de démocra- de GPS&O, pourrait être contre-productif à tie locale : « Le débat était sidérant et à ce jour moyen et long termes. C'est un électrochoc personne ne sait le montant de la facture que devra communautaire qui commence à avoir des régler la communauté urbaine GPS&O, et donc ses effets néfastes pour la gouvernance : Pascal contribuables, pour faciliter cette installation en ter- Collado, frondeur récent, considère que cette mes de voirie, d'assainissement... » Fait rarissime convention signée le 15 décembre est « un chèà la communauté urbaine, le vote a eu lieu que en blanc » qui n'augure rien de bon pour les à bulletins secrets, par voie électronique ! finances publiques locales. Au final, les conseillers ont adopté cette L'intérêt de cette intercommunalité GPS&O convention par 66 voix pour, 49 contre et reste à définir, alors qu'elle est loin d'avoir précisé 9 abstentions. Ainsi GPS&O sera donc le une méthode et un projet territorial. D'ailleurs, maître d'ouvrage d'un futur musée dont le des votes comme celui du projet Le Corbusier et coût, non précisé dans la convention, devrait le pacte fiscal, contesté par de nombreux maiavoisiner les 40 millions d'euros ; ce montant res, ont démontré, une fois encore, que le bébé est contesté par Karl Olive car aucune étude GPS&O est né d'une « déformation territoriale ». Ce sérieuse n'existe. Justement, c’est la preuve bébé risque de devenir la caricature d'un (petit) que la gouvernance de GPS&O est devenue prince qui pourrait perdre son royaume par des absurde et inefficace, la porte étant ouverte décisions « irréversibles » qui sont du fait du (petit) aux gaspillages. Espérons que le comité de Prince. r www.journal-deux-rives.com 7
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ACtualité locale
Andrésy
L'opposition veut atténuer la densification urbaine Le 5 décembre, Virginie Muneret, une des opposants de la politique d'urbanisme de l'actuelle majorité, a réuni environ 130 personnes pour examiner la problématique et les enjeux des projets de construction à Andrésy, dont le maire, Hugues Ribault, est son ancien mentor. Plus de 1300 logements sont prévus. Le leitmotiv était clair : « refus de l'urbanisation massive des quartiers !» Au chalet de Denouval à Andrésy, environ 130 personnes se sont réunies pour examiner la volonté du maire Hugues Ribault de bétonner la commune. Sous l'égide d'Andrésy Dynamique. Virginie Muneret a rappelé que le maire d'Andrésy allait au-delà des exigences de l'Etat pour les constructions : en deux ans, « le maire a multiplié par presque deux le nombre de constructions d'ici à l'horizon 2022. » En utilisant les mêmes analyses de 2015, notamment lors d'une réunion du conseil municipal sur les orientations de l'urbanisation à Andrésy, elle a déclaré que « le territoire [d'Andrésy] ne pourra pas intégrer dans de bonnes conditions plus de 3000 personnes supplémentaires (23 % de plus) sur 18 hectares au vu de nos voiries, de nos équipements et de nos contraintes géographiques ! » Virginie Muneret a signalé également d’autres incohérences entre ce qui est écrit dans le PLU et d’autres documents d’orientation que la municipalité avait validés en dé-
cembre 2015 : le Programme Local de l’habitat signé avec l'ancienne CA2RS prévoyait 612 logements « et non pas 1300 comme c'est le cas en 2016 ; l’étude filigrane sur les besoins scolaires sur la ville qui prévoyait 14 classes alors que le PLU en prévoit 10... » Rassembler les opposants La réunion du 5 décembre 2016 a également servi à fédérer tous les mécontents de la gestion Ribault, notamment les riverains qui se plaignent des coups partis ici et là : c'est-à-dire des achats de parcelles qui seraient ensuite regroupées pour La cartographie des projets de construction de la ville mondensifier davantage. Densifier, c'est tre une volonté de «bétonner» au maximum la ville sans la formule magique depuis que l'on avoir un projet urbain. (DR) tente de mettre en œuvre une politique na- ments sociaux. En revanche, il faut prévoir les tionale qui tend à ne pas gâcher et gaspiller besoins d'équipements futurs. Les saturations les ressources foncières et a fortiori naturel- des transports, des axes routiers, des écoles les. Certes, certains riverains s'appuient sur et du collège « vont conduire à une remise en cause des prétextes fallacieux pour protester contre du cadre de vie ». Pour l'opposante numéro 1 la construction à outrance des quartiers. Ce d'Hugues Ribault, « il faut stopper la densification phénomène est connu comme l'effet Nymby d'Andrésy ! » Pour cela, Mme Virginie Muneret (not in my backyard). Autrement, ils accepte- a lancé une pétition. Elle compte faire signer raient de nouvelles constructions, mais pas à (par Internet d'abord) environ 300 personnes côté de leur domicile ! Mme Muneret a af- pour ensuite la présenter aux autorités comfirmé que ce n'est pas le cas de la majorité pétentes et aussi à M. le maire d'Andrésy. des personnes présentes à la réunion du 5 décembre. Elle a exigé, en outre, d'être associée aux projets déjà engagés (terrains CCI, gare et anUne pétition lancée cienne station BP) et elle a demandé l'arrêt Pour elle, ce sont plutôt des citoyens qui des achats de terrains et la vente de ceux déjà cherchent à s'informer et à pouvoir agir dans achetés pour construire de nouveaux logele cadre d'une concertation utile et néces- ments ! Faut-il pour autant un référendum, saire pour l'avenir d'Andrésy. « Les projets de comme ce fut le cas en 2010 ? Une certaine Monsieur le maire d'Andrésy vont provoquer une adjointe à l'urbanisme à Andrésy, Muneret urbanisation massive de nos quartiers : plus de 1300 Virginie « avait argumenté pour une urbanisation logements supplémentaires sont prévus, dont plus de des coteaux de l'Hautil » « Pas de tout ! », a-t-elle 570 logements sociaux ! » Bien sûr, Mme Mune- rétorqué. r ret n'est pas contre la construction des loge-
démagogie et projets dantesques !
Hugues Ribault, maire d'Andrésy, a rapidement réagi aux attaques de son ex-adjointe à l'urbanisme dans le bulletin municipal de décembre 2016 : Andrésy Dynamique « pratique la stratégie de la démagogie, en feignant de découvrir les objectifs de développement inscrits dans le PLU précédent de 2006 » ; ce PLU avait été élaboré par l'adjointe à l'urbanisme de l'époque (Virginie Muneret). Du côté d'Andrésy Energies renouvelées, le chef de file, Lionel Wastl, a fustigé la politique d'urbanisme de la majorité actuelle : « M. Ribault a refusé de construire et ne respecte pas la loi SRU » pendant son premier mandat (17 logements par an) et d'une manière insuffisante durant le 2e mandat (2008-2014). Par conséquent, des constructions dantesques (le projet CCI comporte 289 logements et à celui de la Gare environ 250) vont bouleverser le quotidien des Andrésiens pour au moins deux ans. C'est beaucoup trop ! r 8 www.journal-deux-rives.com
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ACtualité locale
Janvier 2017
Conflans-Sainte-Honorine
Après la disparition de Michel Rocard, le PS est-il mort ? Le 17 novembre, construite autour de trois tables rondes, la soirée « Michel Rocard » a rendu hommage à l'homme politique de la deuxième gauche, celui qui avait vu juste ! Le Parti Socialiste, la Fondation Jean-Jaurès et l’Association MichelRocard.org, ont réussi à rendre un hommage solonnel à l'ancien Premier ministre Michel Rocard, disparu en 2016. « Un homme, une pensée, une certaine idée de la politique » était le fil conducteur de cette séance de calino-politique entre socialistes, voire entre des militants de la gauche « plurielle ». Autour de Jean-Paul Huchon, Catherine Tasca et Alain Bergounioux, tous trois Yvelinois et très impliqués dans le parcours politique de Michel Rocard, ce sont l’ensemble des Conflanais et des Yvelinois qui ont été invités à participer à cette soirée. Plus qu’un hommage, elle a permis de (re) voir la vision politique de Michel Rocard, toujours autant d’actualité et moderne, dans le contexte des débats et des enjeux actuels. Nécessité et pragmatisme Au cours de la soirée, des termes utilisés par les différents intervenants (fraternité, humanisme, rigueur de la parole donnée, éthique...) ont nourri les échanges entre les intervenants ; les propos de Catherine Tasca les ont illustrés : « Michel Rocard était le meilleur
Premier ministre avec qui [elle] a eu la chance de travailler ; M. Rocard avait un gouvernement de projet [de société]..., mais les centristes n'avaient pas suivi, d'où le recours au 49-3 ». Ainsi, comme la concertation et le consensus n'avaient pas bien marché, Rocard était passé en force(1). Cela dit, Rocard avait réussi sur plusieurs fronts : contribution sociale généralisée (CGS), création du Conseil supérieur de l'audioviUn brin de nostalgie a traversé le panel des socialistes réunis à Conflans-Sainte-Honorine. (J2R) suel, négociations avec les Kanaks... Il voulait, toujours, convaincre par à le faire pour le leadership de ces terres qui l'échange et par l'argumentation, car Michel restent, semble-t-il, de gauche. Rocard ne croyait que dans la « nécessité de gaDans des plaidoyers convergeant pour gner une majorité » ! l'unité locale du PS, plusieurs voix se sont D'une manière classique, les caciques so- exprimées pour « utiliser la méthode Rocard pour cialistes ont joué la même musique en met- reconquérir le pouvoir ». Emboîtant le pas, Gaël tant en exergue toute la partie rose de l'an- Callonec, membre du conseil municipal de cien Premier ministre. Alain Bergounioux a Conflans et membre d'EE-LV, a évoqué sans ainsi parlé des idées de Michel Rocard et de pudeur « les positions progressistes voire avantson rapport au Parti avec une table ronde gardistes de Michel Rocard dans la lutte contre le « Michel Rocard et le PS ». Jean-Pierre Huchon, changement climatique, la création de l'AFME, son qui était son fidèle lieutenant, a évoqué le engagement en faveur de la taxe carbone, la défense Rocard de Conflans-Sainte-Honorine : tou- des pôles. Sa conviction qu'il ne fallait pas espérer tes les avancées urbaines ont transformé la un retour de la croissance, et qu'il fallait partager le ville en un laboratoire d'idées et un labo ur- temps de travail, réguler et taxer la finance etc... » bain(2). Suite à cette prise de position, tout le Alors, pourquoi le PS va-t-il si mal à monde semblait content. Sandrine GrandConflans-Sainte-Honorine, son ancien fief ? gambe, Première secrétaire fédérale du PS et Désunion, animosité, concurrence d'égos et Christophe Paris, secrétaire de la section de pas de renouvellement programmatique se Conflans, ont montré leur entière satisfacsont conjugés pour aboutir à une impasse où tion de la soirée. les « Vallsistes », les « Hamonistes » se sont disEn somme, cet hommage à Michel Roputés (en 2014) et continueront sans doute card pourrait être le premier pas d'une nou-
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Conflans-Sainte-Honorine velle construction programmatique entre militants de la gauche « plurielle », mais il semble que c'est trop tôt pour déterminer la réussite ou non de cet exercice de calinothérapie politique, car les enjeux d'appareil vont apparaître dans les prochaines semaines, voire pendant plusieurs mois qui s'annoncent désastreux pour les hommes et les femmes de gauche(3). Enfin, Conflans-Sainte-Honorine ressemble à la France qui a perdu non seulement des hommes d'Etat de la carrure de Michel Rocard mais également sa foi dans l'idéal politique. r 1. Echos discordants de quelques militants EE-LV qui n'ont pas fait le déplacement : « Rocard est l'élu qui a abandonné les salariés de la LTT. C'était un de ces politiciens carrièristes, qui n'avait en effet aucun respect pour ceux qui ne pouvaient rien lui apporter ». Un autre a écrit : « Un des premiers combats auquel j'ai participé à Conflans-Sainte-Honorine en 1987 a été celui qui nous a opposés à Michel Rocard sur le projet d'usine d'incinération d'ordures ménagères et d'ordures industrielles provenant de la station d'épuration d'Achères. Cette usine, dont la Lyonnaise des eaux était le maître d'ouvrage, aurait été située sur le site du SIAAP, en face de Conflans, et devait recracher ses fumées nocives par des cheminées de 48 mètres de haut qui n'auraient pas manqué d'embellir le paysage. La mobilisation des populations et la création du CAPUI, plus sans doute l'obligation de respecter certaines normes françaises et européennes avaient fait capoter ce projet monstrueux... » 2. Voir l'encadré ci-contre. 3. La guerre fratricide entre la section de Conflans et celles de Triel, de Verneuil et de Vernouillet. continue. Le 8 décembre 2016, Marie-Hélène Lopez-Jollivet a été élue par les militants du PS, mais ce résultat (60 % contre 40 % pour son adversaire Christophe Paris) est contesté par certains ; la 7e circonscription est «gelée» jusq'à la décision de PS national. Selon JeanPierre Lacombe, militant de gauche, la victoire de Mme LopezJollivet «doit être modérée en tenant compte du fait que les socialistes de Conflans se sont précisément prononcés pour la liste de Paris/Desnoyers par 45 voix contre 39 à la liste LopezJollivet/Sautot.» Quant aux 60 % dans la circonscription cela reste à voir dans l'attente des contestations sur des adhésions suspectes à Vernouillet et Triel. Mahmoud Ben Amor, connaisseur des sections socialistes à Triel, a corroboré en écrivant sur sa page FB : « La toute petite section du parti socialiste de la ville de Triel-sur-Seine qui ne s'était pas réunie depuis juin 2012 et qui compte 6 adhérents a eu en 2016 la visite du père noël plus tôt avec un très beau cadeau 8 nouveaux adhérents dont certains n'habitent même pas dans la ville. Magique et si on était tout le temps en période électorale on aurait eu quelques représentants au conseil municipal. Certes le socialiste à Triel est très rare mais de là a en avoir huit nouveaux adhérents... La ficelle est trop grosse.»
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Michel Rocard, un urbaniste, un aménageur, un bâtisseur Michel Rocard était d’une certaine manière, un urbaniste, un aménageur, un bâtisseur. Il nous lègue une morale et une pratique de la politique faisant figure d’exemple : la justice sociale, de l’inquiétude pour la planète à la construction de la solidarité sur le terrain.... Michel Rocard est Malgré la guerre fratricide au PS dans la 7e circonscription, d'abord l’homme ayant de jeunes socialistes montrent leur foi dans la pensée ropermis à Conflans de cardienne. (J2R) revendiquer une identité de ville fluviale à travers la valorisation du monde des voies d’eau. Rappelons que Michel Rocard, alors ministre du Plan et de l’Aménagement des Territoires de 1981 à 1983, était l’initiateur des voies navigables de France dont l’importance est fondamentale à Conflans en tant que capitale de la batellerie. Michel Rocard, ce sont 40 ans de combat pour le transport fluvial. Depuis son élection à la mairie de Conflans en 1977, le nouveau maire avait pris conscience que la voie d’eau est un enjeu majeur pour Conflans, pour la France mais aussi pour l’Europe. Michel Rocard, c’est un militantisme pour un urbanisme fluvial, déjà conscient des enjeux environnementaux car utiliser la voie d’eau était moins coûteux et moins polluant que la circulation routière. Michel Rocard est à l’origine aussi de la zone de stationnement pour les bateliers. La force de Conflans est et sera toujours cette culture de la navigation n’ayant jamais perdu de son âme. Ce dernier a aussi impulsé la vie culturelle et associative à Conflans. Prenons l’exemple du théâtre Simone Signoret où les Conflanais se retrouvent ensemble pour passer un moment convivial. Nous lui devons également l’arrivée du RER A en 1984, permettant à Conflans d’être très bien desservi en matière de transports en commun. Nous lui devons aussi la création de la Place Romagné, lieu de vie aujourd’hui, approprié par les Conflanais, notamment par les lycéens y déjeunant entre midi et deux. Michel Rocard est aussi l’homme de l’innovation car il souhaitait mettre en place un urbanisme social et de vivre ensemble à travers l’habitat partagé et autogéré. Cependant, ce projet novateur n’a pas fonctionné car notre pays n’était pas prêt à l’époque au niveau des initiatives. Déjà, Michel Rocard avait compris que l’innovation était synonyme de progrès. Il était très attaché à la transformation sociale à l’heure où une grande partie du monde était dominée par les conservatismes et l’ultra-libéralisme. Bien avant tout le monde, Michel Rocard avait compris les enjeux de la participation à l’heure où les politiques publiques locales commencent seulement maintenant à se pencher sur ces sujets aujourd’hui. Michel Rocard a été hier l’un des premiers à avoir compris les enjeux de l’urbanisme de demain. r Pierre Mialinko
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Conflans-Sainte-Honorine
Malgré l'urgence de la situation des Tibétains, Caranco botte en touche Malgré les appels à l'aide, l'Etat et les autres autorités « compétentes » n'ont pas répondu favorablement à ce cri de désespoir des Tibétains dans la Confluence.
droit, inconditionnel et universel, doit être mis en œuvre par le préfet, représentant de l’Etat dans le département.
Notre Ponce Pilate de préfet Pour autant, les autorités compétentes ne doivent pas s’exonérer de leurs obligations. En premier lieu, le préfet de la Région Île-de-France, lors d'une conféPour le préfet de la région Ile-de-France, J-F Caranco, la question d'hébergement des Tibétains était secondaire.(J2R) rence de presse le 8 novembre dernier, s'est auto-félicité de la gestion du dossier au bord du naufrage physique et financier. des réfugiés : sur 5225 migrants de la place Le collectif de la Confluence avait déjà maniStalingrad à Paris, « 1700 places [ont été créées festé contre la décision de fermeture des bainsau 15 novembre 2016 ; sur l'hébergement, [l'Etat] douches. En outre, il a demandé, dans un tract a progressé ! » « On se démerde pas mal », a-t-il de la fin novembre 2016, de trouver une solution lancé sur un ton pas de tout catholique pour d’extrême urgence : proposer un terrain pour que un préfet. Pour le préfet Caranco, il fallait des bâtiments modulaires puissent être installés prendre en compte, progressivement, tous (pour l'accueil de tous les sans-abri et l'installation les cas, l'objectif affiché par l'Etat étant de de sanitaires en nombre suffisant) ou réquisivider les gymnases et d'envoyer les migrants tionner des logements ou des bâtiments vacants. vers des Centres administratifs d'orientation Certains bâtiments sont vides dans la vallée de la (CAO), afin de traiter les dossiers d'asile po- Seine ; en particulier, l'ancien siège de la Commulitique pour tous ces réfugiés. nauté d'agglomération 2 Rives de Seine pourrait Quant aux Tibétains de la Confluence, « Je n'ai servir pour au moins l'hiver. Au moment où des pas été saisi formellement », a-t-il répondu à nos inter- familles se mobilisent et accueillent des sans-abri, rogations. Alors que l'hiver approchait, il a laissé les élus, notamment ceux de Conflans-Saintel'impression que la question de l'hébergement des Honorine, ne peuvent rester indifférents à ces Tibétains était secondaire, voire inexistante. « De drames humains. toute manière, a-t-il commenté, ils s'insèrent bien dans la Le Collectif de la Confluence est passé à l'ofcommunauté chinoise à Paris ». Tel celui de Ponce Pi- fensive en exigeant deux actions à court terme : late, son cynisme est de haut niveau ! - la mise à disposition, par la préfecture, de Après le 8 novembre, une mis- locaux pérennes pour abriter dans la dignité les sion officielle de la préfecture des sans-abri, Tibétains ou autres réfugiés dans nos Yvelines a fait le déplacement pour villes ; constater la triste réalité des 80 Tibé- la réouverture, par la municipalité de tains sans domicile et sans statut de Conflans, des bains-douches de la ville. r réfugié. Que faire ? Des personnes de bonne volonté se sont démeCitoyens - Bénévoles - Confluence Ecologie Sonées pour faire face, dans l'urgence. 1. lidarité - Conflans Energie Populaire - Europe EcoPar l'intermédiare de la page Face- logie Les Verts - Collectif Etrangers Français en Ligue des Droits de l’Homme - Parti Commubook, « Soutien aux réfugiés Tibétains Yvelines niste - Parti de Gauche - Parti Socialiste - UL-CFDT de Conflans-Sainte-Honorine », les Ti- 2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ponce_Pilate : Ponce Pibétains arrivent à se loger parcimo- late, préfet romain de Judée, est essentiellement connu Environ 80 Tibétains dorment dehors au Pointil de la pour avoir ordonné, selon les Évangiles, l'exécution et Confluence.(DR) nieusement. Le bateau « Je Sers » est le crucifiement de Jésus de Nazareth. www.journal-deux-rives. 11
Depuis deux ans, le collectif de soutien aux réfugiés et sans-abri de la Confluence (1) s’est mobilisé pour un droit à l’hébergement d’urgence. Le préfet de la région Île-deFrance, Jean-François Carenco, a botté en touche comme l'avait fait jadis le 5e préfet de Palestine, Ponce Pilate(2). Le collectif de la Confluence est passé à l'offensive. Un grand nombre de personnes démunies et de sans-abri continuent à être aidés par l'association La Pierre Blanche, notamment 300 Tibétains qui demandent l'asile en France, vu les conditions politiques dans leur pays d'origine. 60 d'entre eux sont ainsi hébergés dans des familles de Conflans ou aux environs. 65 ont pu être logés provisoirement au Pointil. Mais, il reste malgré tout près de 100 personnes, tibétaines ou non, sans solution d'hébergement à ConflansSainte-Honorine ! De plus, fin août, la municipalité a décidé, sans consultation, de fermer les bains-douches, privant les personnes sans-abri ou mal logées d'un droit à la dignité élémentaire, celui de l'accès à l'eau. Les températures ont déjà été négatives, la nuit, pendant le mois de novembre, alors que l'hiver n'était pas encore là. Il y a une urgence, humaine et sanitaire ! « Toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence » (Art 345-2-2 code de l’action sociale et des familles). Ce
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CArrières-sous-Poissy
Effroy met son grain de sable dans l'aménagement de la Plaine L’exploitation d’un gisement de 200 ha de sable fait partie des plans d’aménagement de la ZAC Ecopôle entre Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine. Un recours juridique de taille vient défrayer la chronique de cette zone d’aménagement déjà contestée par le passé. Un « tremblement de terre » juridique a eu lieu sur la Plaine entre Triel et Chanteloup, le 26 novembre 2016. Anthony Effroy et Philippe Paillet, respectivement conseillers municipaux de Carrières-sous-Poissy et de Triel-sur-Seine, ont déposé, par l'intermédiaire de leur avocat, un mémoire pour attaquer l'arrêté préfectoral qui aurait permis l'exploitation de 200 ha de sable de cette plaine. C'est l'un des premiers contentieux qui risquent de rebattre les cartes en matière d'aménagement urbain d'une zone du territoire de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Une requête introductive d'instance a été déposée, le 26 novembre 2016, auprès du tribunal administratif de Versailles par MM. Anthony Effroy et Philippe Paillet. Contestation de la légalité d'un arrêté du préfet C'est une première pierre dans le jardin de Philippe Tautou, président de Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) et ancien président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS), qui avait lancé la zone d'activités, dite Ecopôle, et notamment l'exploitation et l'aménagement d'une zone de 200 ha de l'ancienne ZAC des 3 Cèdres, jadis portée par la ville de Carrières-sousPoissy. Selon M. Effroy, l'arrêté n° 2015321-0003 du préfet des Yvelines, en date du 17 novembre 2015, ne serait pas légal. Cet arrêté autorise les sociétés GSM et Lafarge Granulats France à exploiter conjointement une carrière de sable et de graviers sur le territoire des communes de Carrières-sous-Poissy et de Triel-sur-Seine. Le 12
Anthony Effroy a exhibé une copie de son recours auprès du TA de Versailles.
délai pour pouvoir former un recours en annulation était la fin novembre ; d'où la surprise quasi-générale des grands manitous de l'aménagement territorial de la vallée de la Seine. Recours en trois arguments de fond M. Effroy a contesté trois points, en particulier. D'abord, cet arrêté ne s'appuie pas sur une procédure en amont qui aurait dû être transparente. Autrement dit, M. Effroy soutient que l'absence manifeste d'un marché public entre l'établissement public foncier d'Îlede-France et les deux sociétés commerciales pour exploiter la carrière en question constitue un vice de procédure. Ce manque de transparence est latent selon M. Effroy. Le J2R a interrogé les services de GSM qui nous renvoient vers les communicants... de GSM. En outre, M. Effroy a mis en avant l'avis des autorités publiques compétentes, telles l'Agence régionale de Santé et la Commission permanente de protection de la nature ; celle-ci avait donné deux avis défavorables sur les mesures compensatoires dans le cadre de cet aménagement d'ensemble de la Plaine. En troisième lieu, l'afflux de 200 camions conduirait à une mise en danger de la santé des rivewww.journal-deux-rives.com
(J2R)
rains et des habitants des communes voisines. Le manque de transparence et le non-prise en compte des enjeux de santé et de l'environnement ont conduit ces deux conseillers municipaux, MM. Effroy et Paillet, à rebattre les cartes de l'aménagement de la Plaine et, audelà, de la Seine Aval alliant Poissy à Mantesla-Jolie. Effectivement, Anthony Effroy met en cause toute une architecture rodée depuis les accords d'exploitation des carrières à Achères, à Triel, même si, selon nos sources, la fragilité de l'accord sur l'exploitation de carrières à Achères est aussi compromis par un arrêt du Conseil d'Etat du 11 juin 2014(1). Ce dossier est exploitable par les opposants, notamment par celles et ceux qui considèrent que les projets des élus actuels sont « dépassés » et « inutiles ». r 1. Le Conseil d'Etat a mis en avant une règle de jurisprudence : « Considérant (...) qu'eu égard notamment aux obligations qui peuvent être imposées par le régime des installations classées au propriétaire du terrain en cas de dommages pour l'environnement, il incombe à l'autorité administrative, lorsque le demandeur n'est pas le propriétaire du terrain, de s'assurer de la production de l'autorisation donnée par le propriétaire, sans laquelle la demande d'autorisation ne peut être regardée comme complète, mais également de vérifier qu'elle n'est pas manifestement entachée d'irrégularité. » CE, 11 juin 2014 n° 362620
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chanteloup-les-Vignes
Bernard Tranchant, à la voix chaude, s'est produit à Chanteloup-les-Vignes Le dimanche 4 décembre, Bernard Tranchant a délecté les amateurs de la chanson française dans l'église de Chanteloup-les-Vignes. Un moment de poésie et de tendresse. Dans l'église chantelouvaise, nous étions près de 150 amateurs de bonnes chansons françaises : Avec le Temps, La Fanette, l’Ile Saint-Louis, les Clowns, A Paris ou Les uns contre les autres, et aussi Que serais-je sans toi ?. L’intimité cool de cette église accueillait généreusement le public présent. La petite lampe rouge de l’espérance des catholiques était allumée au-dessus de l’autel et donnait une belle profondeur à tout le spectacle. Quatre artistes Bernard Tranchant chantait de sa voix chaude, suave et grave de grands poètes de nos chansons : Brassens, Ferré et tant d’autres. Il était parfois en duo avec sa complice Geneviève qui amusait et pimentait leurs interprétations. Cette dernière nous a également proposé quelques chansons en solo. En outre, Karen Jullien, professeure de piano et de chant, passionnée de chansons Françaises, chantait, accompagnait, colorait à sa façon ce spectacle. Enfin, Kiara promenait ses deux ans en rythme et
(De g. à dr.) Geneviève Monjaret-Tranchant, Bernard Tranchant et Karen Jullien lors du concert du 4 décembre. (DR)
en silence d’un bout à l’autre de l’estrade sans un mot, sans un bruit. Un tour de chant très poétique Spectacle consacré à la beauté, des voix remarquables, des instruments magiques dans un site harmonieux. Quelques citations pour faire durer un moment de poésie : - Jean Ferrat : Que serais-je sans toi, qui vint à ma rencontre ? Que serais-je sans toi ? Qu'un cœur au bois dormant, que cette heure arrêtée au cadran de la montre… - Léo Ferré : Avec le temps… Avec le temps,
va, tout s’en va – On oublie les passions et on oublie les voix – Qui vous disaient tout bas – Les mots des pauvres gens… - Starmania : On danse les uns contre les autres – On court les uns après les autres – On se déteste, on se déchire – On se détruit, on se désire – Mais au bout du compte – On se rend compte – Qu’on est toujours tout seul au monde… Et bien d’autres, qui sculptent le cœur pour fredonner la vie ! r
MC Synchro : une grève pour rien Au départ, les grévistes ont fait croire que la grève à MC Synchro allait être « illimitée ». En réalité, le patron a gagné ce bras de fer !
« Grève illimitée chez MC Synchro à Chanteloup-les-Vignes », a relayé le J2R à ses internautes car une vingtaine de salariés se sont mis en grève, le 5 décembre ; devant l'entrée de MC Synchro, ils ont protesté contre la direction. Deux jours plus tard, la grève a continué et les sala-
riés de MC Synchro ont fait semblant d'y croire sur la durée et sur les revendications d'une manière déterminée. La CGT était aux avant-postes de l'action à Chanteloup-les-Vignes. Selon le syndicat de M. Martinez, les grévistes revendiquaient trois points : l'embauche d'intérimaires, une meilleure répartition des bénéfices de l'année en cours et une augmentation de plus de 3 % des salaires. « L'ensemble des salariés ne sont pas satisfaits », a expliqué un syndicaliste CGT. Cette négociation annuelle entre la direction et le syndicat CGT n'a pas abouti dans le sens voulu par les salariés. Trois www.journal-deux-rives.com
Certains salariés se sont montrés déterminés au départ de la grève à MC Synchro. (J2R)
sites sont concernés : Rennes, Valenciennes et Chanteloup-les-Vignes. Mais, les grévistes se sont heurtés aux obstacles juridiques et économiques. Vers la mi-décembre, les grévistes se sont rendus à l'évidence : des salariés des autres sites de MC Synchro ont remplacé les grévistes et le juge des référés n'a rien trouvé à dire. r 13
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orgeval
Orgeval lance un appel au mécénat pour restaurer l'église Saint-Pierre-Saint-Paul Après de nombreux travaux de consolidation et de restauration, notamment ceux du clocher, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul a été choisie par la Fondation du Patrimoine pour un appel au mécénat à caractère public. L’église Saint-Pierre-Saint-Paul, située au centre du village d’Orgeval, est un élément important de son patrimoine : son imposant clocher de 37 mètres de hauteur en pierres de taille et son portail ont été classés au titre des monuments historiques, respectivement en 1886 et 1926 ; le reste de l’édifice est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1962. Sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, en partenariat avec l’association Histoire d’Orgeval, la Ville d’Orgeval lance une campagne de mobilisation du mécénat populaire pour soutenir la restauration de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul. Bâtie en 1152 par Agnès de Montfort, elle fut ensuite reconstruite après la guerre de 100 ans en 1490 puis agrandie en 1510 jusqu’en 1549 avec le beau porche Renaissance, qui conserve aujourd’hui encore une grande partie de ses éléments d’origine. L'église d’Orgeval garde donc des traces de son héritage à la fois roman, gothique flamboyant et Renaissance. De nombreux travaux de consolidation et de restauration ont été menés au cours des siècles ; les derniers, datant de 1978, 1998 et 2001, ont porté sur les toitures, le massif oriental et les façades sud et ouest. Un diagnostic a été réalisé en 2010, mettant en avant la détérioration très importante de la façade nord (pierre éclatée et sombre), le déchaussement des parties basses du mur et le mauvais état du portail de 1549, désormais soutenu par des étais peu esthétiques. En 2012, suite à un orage très violent, des travaux ont été lancés en urgence pour restaurer entièrement le clocher en pierres de taille suite à une fissure apparue au niveau de la flèche. La commune d'Orgeval souhaite poursuivre la restauration de son église, en particulier celles du beau porche Renaissance et de la fa14
Vue aérienne de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul lors des travaux de 2015.
çade nord, trop longtemps délaissés, ainsi que la reprise des soubassements qui menacent à plus ou moins long terme de s'effondrer. Ces travaux de restauration présentent désormais un caractère d'urgence. Ils seront soutenus, en partie, par la DRAC (45 264 euros), mais la commune ne peut pas apporter la totalité des 225 736 euros restants et fait donc appel à votre générosité. Désormais faire appel au soutien financier, pour rendre à cet édifice toute sa qualité, est l'objectif recherché par cette souscription à caractère public. Sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, en partenariat avec l’association Histoire d’Orgeval, la ville d’Orgeval espère que vous serez sensibles à cet appel pour couvrir le coût des travaux, estimé à 271 000 € HT ; ceux-ci permettraient d’assurer la pérennité du porche Renaissance et de la façade nord, ainsi que la reprise des soubassements. Selon le bulletin municipal (n°7, novembre 2016), « Les particuliers ainsi que les entreprises d'Orgeval ou des villes voisines peuvent participer à cette restauration en faisant un don ». Ce geste permet d'obtenir des avantages fiscaux au titre de l'impôt sur le revenu : réductions à hauteur de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour faire une donation : www.fondation-patrimoine.org/fr/ile-defrance-12/tous-les-projets-593/detail-eglisesaint-pierre-saint-paul-a-orgeval-44346 www.journal-deux-rives.com
( Archives J2R)
Fondation du patrimoine Créée par la loi du 2 juillet 1996 et reconnue d’utilité publique, la Fondation du Patrimoine est le premier organisme national privé indépendant qui vise à promouvoir la conservation et la mise en valeur du patrimoine de nos régions. Qualifiée d’« exemple de gestion de qualité » par la Cour des Comptes en 2013, la Fondation du Patrimoine accorde son soutien à des projets de sauvegarde du patrimoine public et associatif, en participant à leur financement par le biais de souscriptions faisant appel aux particuliers et aux entreprises. Chaque don permet de bénéficier d’une réduction d’impôt au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt de solidarité sur la fortune, ou de l’impôt sur les sociétés. Pour en savoir plus : Ville d’Orgeval 123 rue du Docteur Maurer – 78630 Orgeval Sandrine Le Ruyet, directrice des affaires générales Tél. : 01 39 22 35 22 Mail : dag@mairie-orgeval.fr
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Morainvilliers
Morainvilliers ou la colère des privilégiés ! La France a beaucoup changé depuis trente ans et le débat sur les réfugiés en est la preuve. Les réactions de certains habitants de Morainvilliers, lors de la réunion d'information du 7 décembre avant l'arrivée de 35 réfugiés, montre que les happy few sont dans l'entre-soi, tellement acquis depuis des années. Morainvilliers est une jolie commune de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Tous les habitants du village se connaissent et les moindres faits et gestes des uns sont décortiqués par les autres. Marquée par une tradition yvelinoise dans tous les sens du mot, les happy few(1) qui ont choisi et obtenu une maison de rêve sont satisfaits d'y vivre. La majorité des habitants prennent leur voiture individuelle pour le trajet domicile-travail. Tout le monde semble être heureux ! Peut-on voir partager ce sentiment de bonheur ? L'arrivée, le 12 décembre, de trente-cinq réfugiés d'origines syrienne et afghane a provoqué une colère sans nom chez 80 % des participants à une réunion «inoubliable» du 7 décembre. Elle ne peut que rester dans les annales de l'histoire locale comme étant le symbole de la peur de l'étranger, de l'incompréhension des enjeux géo-politiques mondiaux, voire d'un comportement raciste banalisé par un discours politique sans complexe. Oui, c'est le joli village de Morainvilliers, où des associations en charge de ce dossier ont été conspuées ! Le sous-préfet des Yvelines y a été interpellé brutalement : Combien est-il payé pour « organiser l'invasion de la France » ! Rien ne ferait changer l'avis de ces happy few : ni l'assurance que la sécurité sera sérieusement gérée par la Gendarmerie nationale, ni l'expertise de l'association Aurore, spécialisée dans la gestion de ce type de dossiers. Pendant la réunion, organisée à la demande de la mairie, peu de monde a pris le contre-pied de ces happy few. « Il fallait que l'avalanche de peur, de haine et de racisme implicite passe », a déclaré, plus tard, un participant de cette réunion mortifère.
L'arrivée de 35 réfugiés à la maison des Petits frères des pauvres à Morainvilliers ne risque pas de bouleverser la donne sociale : Les « happy few » sont dans l'entre-soi ! (J2R)
Côté pile, le terme « solidarité » semble tellement étranger qu'il est parfois considéré comme un gros mot pour les happy few ! Mais la donne géopolitique et le fait humain sont là pour leur rappeler que l'individualisme à outrance ne peut pas subsister dans un monde complexe et globalisé. Côté face, le quotidien à Morainvilliers n'a pas été bouleversé car les 35 réfugiés ne pourraient pas constituer « la jungle de Morainvilliers ! » Que faire ? Rien, sinon laisser le temps au temps. Avec le temps, on devrait prouver que ces hommes et ces femmes qui fuient ne sont que le reflet de notre impuissance face aux défis du monde aujourd'hui. Plus tard, se posera la question de savoir ce que chacun de nous aurait fait(2) ou non pour ces « migrants » ou « réfugiés » de la bêtise humaine au début du XXIe siècle ? Quelques jours plus tard, le 15 décembre, les 35 réfugiés étaient hébergés dans une maison de vacances gérée par l'association Les Petits frères des Pauvres à Morainvilliers. Selon l'accord entre le propriétaire des lieux et les pouvoirs publics, les migrants ont la possibilité d'y rester jusqu'au 23 avril 2017. Le 15 décembre, certains réfugiés étaient à l'intérieur en train de jouer aux cartes, de lire ou d'apprendre les nuances du français. Une vingtaine étaient à l'extérieur pour jouer au criquet, jeu préféré des Anglais. Pendant l'affrontement des deux équipes, le temps semblait s'arrêter. Les joueurs semblaient www.journal-deux-rives.com
être des jeunes, s'amusant à tuer un peu le temps. En attendant les procédures administratives, les 35 réfugiés sont logés, à deux par chambre. L'association Aurore prend en charge la logistique du quotidien et un minibus les acheminera tous les jours à la gare de Villennes-sur-Seine. Enfin, des habitants de Morainviliers, tels Georges et Fabien, ont commencé à s'intéresser au sort de ces réfugiés en donnant des vêtements et en s'interrogeant sur le sens du mot fraternité. r 1. Happy few : personnes privilégiées 2. http://www.journal-deux-rives.com/20161216/06803solidarite-sorganise-villennes-accueillir-famille-syrienne
Des réfugiés syriens traversant la frontière entre Autriche et l’Allemagne. (DR)
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Triel-sur-Seine
Le commissaire-enquêteur est favorable au projet du PLU de Triel Le processus de modification du PLU de Triel-sur-Seine a fait un pas de géant : le commissair e-enquêteur Jean-Luc Jarrousse a donné, le 22 novembre, un avis favorable.
Ce projet de modification de PLU vise à consolider les objectifs immobiliers de la ville, c'est à dire à mener à bien la construction d'environ 100 logements par an d'ici à 2020. Quelques réserves minimes peuvent être facilement levées ; six recommandations, que la mairie peut suivre ou non, complètent cet avis, satisfaisant les volontés des pouvoirs publics de « faire la ville sur la ville » ou de densifier le tissu urbain existant. Tous les opposants à cette modification sont renvoyés à leurs chères études ! Méthode rôdée et des vœux pieux Le PLU est la base de la réglementation de l'utilisation des sols dans toutes les communes de France. A Triel, ce règlement a fait l'objet d'un processus de modification en 2016, suite à une précédente modification adoptée en 2013, toujours contestée par certains aux tribunaux. Le rapport d’enquête du commissaire-enquêteur, comprenant 120 pages, complétées par 380 pages d'annexes et de documents connexes, a été transmis, le 22 novembre dernier, à MM. Pierre Chiffre de la communauté urbaine (GPS&O) et Michel
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Poirot, adjoint au maire de Triel-sur-Seine. A première vue, la mairie de Triel a emporté la mise sur tous les points demandés dans le cadre de cette première modification du Plan local d'urbanisme depuis 2013. Le principe de densifier davantage le tissu existant a été acté, notamment dans le quartier de la gare de Triel, sur le site de l'ancien Parc municipal et dans le centre-ville désuet. Quant à la procédure de l'enquête publique, menée du 19 septembre au 19 octobre 2016 inclus, le commissaire-enquêteur a jugé qu'elle s'était déroulée d'une manière satisfaisante même si certains habitants ont fait constater que les registres n'étaient disponibles qu'à certains créneaux horaires de l'enquête publique. « Le public aurait pu et dû réagir par Internet », a été la réponse du commissaire-enquêteur. Il ressort d'une recommandation qu'il faudrait faire une nouvelle réunion publique pour évoquer, une nouvelle fois, le projet de la gare de Triel ! Voilà pour la méthode rôdée. Quant au fond, les motifs de cette modification ont été abordés et validés par le commissaire-enquêteur : la mise en compatibilité du PLU avec la loi ALUR, concernant notamment la suppression du COS et la taille minimale des terrains constructibles. L’adaptation du règlement afin de concilier la prise en compte des principes fixés par la loi ALUR de manière équilibrée sur le territoire communal, pour atteindre les objectifs de logements fixés dans le PLU approuvé le 2 juillet 2013. Ceci comprendrait : - l'adaptation du zonage pour plusieurs secteurs : Pissefontaine, Les Coteaux, le cen-
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tre-ville et son extension ; -la création de périmètres [...] aménagement. De plus, il est demandé de modifier des erreurs matérielles [...] ponctuelles du zonage, du règlement et des annexes (carte de l’aléa argiles) afin d’en améliorer la lecture et l’application et de remédier à quelques imperfections apparues lors de l’instruction des permis de construire notamment sur la composition des clôtures, l’interdiction des caravanes isolées, les bornes enterrées, les reculs à respecter par rapport aux emprises publiques et aux limites séparatives, les voies de desserte en impasse, etc. En somme, tout est passé comme une lettre à la Poste. Quant aux réserves, faciles à lever, le commissaire-enquêteur met en garde la mairie : - pour qu'elle prenne en compte dans le PLU l’avis de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP) concernant la protection de la chapelle Sainte-Anne, inscrite au titre des monuments historiques ; - afin qu'elle complète la modification de l’article UB.7 du règlement pour assurer, sur la parcelle surplombante en cas de dénivelé, une augmentation significative du retrait par rapport aux limites séparatives. Les six recommandations, que la mairie n'est pas obligée de suivre, sont des vœux pieux. On y trouve, notamment, le respect d'une hauteur maximale des batiments à partir du sol (11 mètres dans les secteur UA.p). Il est aussi question d'atténuer l'obligation de logements sociaux (relever le seuil de 3 à 6 ou 7 logements). Prochaine étape, les tribunaux ? Affaire à suivre... r
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Triel-sur-Seine
La fuite en avant... et l’intrigue immobilière à Triel Sur fond de crise économique, une affaire commerciale tourne à la catastrophe, une sorte de fuite en avant. Conséquence : deux commerces ont fermé.
Au 228 rue Paul-Doumer à Triel, le commerce « Au bonheur des saveurs » avait été lancé en 2013 avec beaucoup d'enthousiasme et un nom à l'américaine « Chicken burger » ; la petite entreprise, gérée par Monsieur B. et ses deux fils, avait fait des travaux pour servir un jeune public triellois. Ils allaient « révolutionner » le commerce local. Par la suite, le père a loué un bâtiment au 224 de la même rue, devenu par la suite l'annexe dite L'Atelier. Monsieur B vendait du poulet rôti, des sandwiches à l'américaine et du couscous. Ce fourre-tout culinaire se voulait en phase avec la clientèle trielloise. « Boulevard des Kebabs »
Au départ, Monsieur B avait des objectifs louables : faire marcher l'économie locale, créer de la richesse et embaucher du monde. Ainsi, il a avait envisagé d'installer une épicerie fine dans le local annexe. Malgré les travaux entrepris, notamment après l'autorisation de mettre une porte donnant sur la rue adjacente, l'idée de l'épicerie fine avait été rejetée par les autorités compétentes puis abandonnée par l’intéressé ! Le centre-ville aurait-il pu faire vivre une deuxième épicerie, fut-elle fine ? Entretemps, Monsieur B avait trouvé une locataire et décidé de sous-louer le local du 224 rue Paul-Doumer pour qu'il devienne L'Atelier. Ce dernier appartient à une Trielloise qui opère dans le secteur de la décoration intérieure depuis quelques années. Rapidement, en 2015, elle a pris ses quartiers à l'Atelier et l'a embelli. Cela a donné un certain charme au centre-ville de Triel, qui était devenu antinomique de la gastronomie avec son « boulevard des kebabs » (sic). Pour la rôtisserie « Au bonheur des sa-
Récemment, deux commerces ont fermé. Une cause commune à ces fermetures est l'intrigue immobilière, doublée d'une fuite en avant de Monsieur B. (J2R)
veurs », les affaires ne tournaient pas rond. D'abord, certains voisins ont signalé que le système d'évacuation de la cuisine n'était pas aux normes ; des services d'hygiène ont mis le nez dans l'affaire et ont demandé des travaux de mise aux normes. En raison du ralentissement de la conjoncture, Monsieur B. ne pouvait payer ses loyers, accumulant des retards. La propriétaire du 228 a envoyé des huissiers, tandis que celui du 224 était venu plusieurs fois « récupérer » son argent. Ce fut sans succès car Monsieur B. a accumulé un an de retard dans le premier cas et « plusieurs mois » dans le deuxième. En outre, la question de la sous-location de L'Atelier devenait extrêmenent complexe, à tel point que la commerçante a décidé de partir d'une manière inopinée vers la midécembre. « Monsieur B. a sous-loué par l’intermédiaire d'une agence immobilière », a expliqué cette commerçante, mais elle a soupçonné Monsieur B. de participer à « une intrigue immobilière ». Loyers impayés
Interrogé par le J2R, le vrai propriétaire du local du 224, Monsieur G., a confirmé que Monsieur B. « avait du mal à payer ses www.journal-deux-rives.com
loyers ». Le propriétaire avait, à juste raison, pris une assurance pour se prémunir des éventuels impayés. Non seulement l'intrigue immobilière continue, mais la crise s'éternise. Selon les chiffres de Procos(1), la moyenne des commerces de centre-ville a fini le mois de décembre à - 1,0 % (- 1,1 % pour les boutiques de rez-de-chaussée et - 0,9 % pour les galeries marchandes). Ces mauvaises performances, notamment celles des sites parisiens et niçois, dues à la chute du tourisme, affectent l’ensemble des résultats. « Toutefois certains centres-ville parviennent à bénéficier du rebond d’activité observé », a conclu la note de conjoncture de Procos, mais pas à Triel-sur-Seine. L'état de son centre-ville a empiré non seulement par la déliquescence commerciale, qui est structurelle, mais par l'intrigue immobilière de certains commerçants qui professent un goût pour la fuite en avant avec des conséquences lourdes dans les années à venir. r 1. Fédération pour l'urbanisme et le développement du commerce spécialisé.
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Triel-sur-Seine
La Poste de Triel est réduite au service minimum
Depuis décembre, la Poste n’assure plus, au maximum, son service qui satisfaisait ses clients. En effet, la direction a réduit les créneaux horaires (ouverture uniquement l'après-midi) et elle peut désormais fermer ses portes sans préavis. Vraiment désolant !
A nouveau, la poste de Triel a été fermée d'une manière inopinée le 5 décembre 2016. En réalité, depuis le 22 novembre, les horaires se sont réduits et la Poste est ouverte uniquement les après-midi à partir de 14 h 30. Interrogé par le J2R, le maire de Triel a fait part de sa consternation car la commune n'a pas été contactée ni mise au courant. Que faire ? Selon les indications de certains employés de la Poste, il s'agit d'une récente restructuration des services : le personnel doit se partager entre Vaux, le matin, et Triel, l'après-midi. Décidément, la direction de la Poste veut vraiment pousser ses clients à aller dans les
Contraste saisissant entre l'inauguration de nouveaux locaux de la Poste de Triel, le 12 février 2013, et des fermetures « inopinées » depuis le 5 décembre 2016 ! (J2R)
autres villes ou bien à utiliser des services concurrents (Pick Up, Mondial Relay, UPS etc.), pour l'envoi et la réception de lettres et de colis. Sur la photo de droite, on peut lire les plages horaires, qui « permettent de servir une clientèle de plus en plus exigeante ». Il est
évident que cette dégradation d'un important service public est à déplorer ; le cercle vicieux, qui s'est installé à Trielsur-Seine, peut aboutir, si rien n'est fait, à une véritable déliquescence de la ville ! r
Joël Mancel signe le manifeste pour un meilleur accueil des migrants Le maire de Triel-surSeine, a signé un manifeste à l'initiative de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), en faveur de l'accueil des migrants. Ce manifeste a été signé par de nombreux élus.
La Ligue des droits de l'Homme a dévoilé, le 23 novembre, le manifeste des élus pour des migrants. Voici le texte : « Je soutiens l’accueil des migrantes et des migrants ! 18
A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire. Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières, Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère, Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves, Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits, Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays, Parce que les réactions xénophobes dont les migrants www.journal-deux-rives.com
sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la 'jungle' de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République, Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux. » Lors de la cérémonie de vœux, le 6 janvier, Joël Mancel a confirmé : « Ils ont fui des pays en guerre ». D’ailleurs, deux réfugiés étaient présents à la cérémonie. En outre, le maire a remercié les Triellois qui continuent à se rendre utiles pour un bon accueil (cours de français, café des voisins et échanges amicaux, etc.). r
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Verneuil-sur-Seine
Trois années de l’adolescence de Gotlib Après son décès, le 4 décembre 2016, nous complétons les hommages à Gotlib, dessinateur et auteur de BD, par une évocation de son séjour dans notre territoire. C'était peu après la Deuxième Guerre mondiale : il était en pension au château des Groux à Verneuil, où avait été installé un foyerorphelinat pour les jeunes juifs hongrois. Marcel Gottlieb, qui vient de disparaître, avait passé une partie de l’été 1947 au château des Groux à Verneuil-sur-Seine ; il y est, ensuite, resté jusqu’à l’âge de 16 ans. Un château disparu Le château des Groux était, en fait, une grande villa, entourée d’un large parc.
Le château des Groux était géré par une association caritative. (DR)
en septembre 1942, et enfermé au camp de Drancy puis au camp de travail et de concentration de Blechhammer. Transféré à Buchenwald, il y fut assassiné en février 1945. Ayant échappé à des rafles, ainsi que sa mère et sa sœur, le jeune Marcel avait vécu caché pour échapper à la persécution des juifs dans la France occupée. Après que sa mère l’ait fait séjourner en colonie de vacances au château des Groux pendant l’été 1947, elle l’a confié pendant trois ans à l’institution qui gérait le foyer-orphelinat qui y était installé. Une exposition Les mondes de Gotlib a, déjà, rendu hommage au dessinateur, en 2014, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Son dossier de presse(1) précise cette période heureuse de l’adolescence de Gotlib : « À l’été L'affiche de l'exposition «Les mondes de Gotlib», en 1947, les enfants sont envoyés en colo2014. (DR) nie de vacances au château des Groux à Verneuil-sur-Seine dans un foyer pour Pendant la Deuxième Guerre mondiale, enfants et adolescents géré par une association juive le « château » fut transformé en foyer pour hongroise de Paris et dépendant de l’Œuvre de proenfants et adolescents orphelins, géré par tection des enfants juifs. Dans ce lieu où résonnent le une association juive hongroise, liée à l’Œu- hongrois et le yiddish, Marcel fait sa bar mitsvah et vre de protection des enfants juifs (OPEJ). découvre les romans de Victor Hugo, d’Alexandre La villa a été démolie en 1957 ; seules les Dumas, la musique de Tchaïkovski. La fermeture du dépendances subsistent, route de Chapet. foyer en 1950 met un terme à ce que Gotlib considère comme l’une des plus belles périodes de sa vie. » Le séjour initiatique de Gotlib Il y a, en particulier, rencontré la gent féau château des Groux minine et la religion de sa famille ; il a raconté, Né à Paris en 1934, dans une famille juive avec humour, cette double initiation dans son originaire de Hongrie, Gotlib a grandi à Pa- livre autobiographique J’existe, je me suis renconris, dans le XVIIIe tré. Cet ouvrage peut être feuilleté sur le site arrondissement. Internet de l'éditeur, Dargaud (2). Son père était peinVous pouvez écouter un extrait d’une tre en bâtiment tan- lecture de cet ouvrage, qui a été diffusée dis que sa mère était par France Culture dans le cadre de l’expocouturière. Enfant, sition (3). La partie concernant son séjour à il se passionnait Verneuil se trouve à la fin de l’enregistredéjà pour le dessin, ment, à 44 mn 28 s du début. r à travers des livres et des hebdoma- 1.www.facebook.com/l. php?u=https%3A%2F%2Fwww.mahj. daires pour la jeu- org%2Fsites%2Fmahj.org%2Ffiles%2 Fatoms%2Ffiles%2Fdossier_de_presnesse, publiant des se_gotlib.pdf&h=4AQHMNMIv&s=1 bandes dessinées 2.http://www.dargaud.com/bd/GOTLIB-BIO/Jaméricaines. Son existe-je-me-suis-rencontre/J-existe-je-me-suisrencontre-tome-1-J-existe-je-me-suis-rencontre père fut arrêté par la police française, 3.www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/ jexiste-je-me-suis-rencontre# www.journal-deux-rives.com 19
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Vernouillet
Alerte sanitaire concernant le site pollué d’Eternit à Vernouillet Depuis la mi-décembre et de façon régulière, des riverains proches du site Eternit à Vernouillet ont eu de la poussière qui se dépose de façon importante dans leur jardin, sur leur maison et leur voiture. Ils s'inquiétaient d’autant plus que cela correspond à des travaux de démolition d’un hangar sur le site Eternit. Le maire de Vernouillet a été prévenu par l'association Bien vivre à Vernouillet. S'agissait-il d'un procédé de désamiantage du site ?
Il est important de rappeler que ce site d'environ 16 hectares est largement pollué à l’amiante ainsi qu’à une vingtaine d’autres polluants. Mais, ce n’est pas seulement le sol qui est pollué ; les deux bâtiments de l’ancienne usine le sont aussi. La totalité de la structure, extérieure et intérieure, du hangar est amiantée, sur une superficie de plusieurs milliers de m2. Il pou-
Le contrôle et le suivi de ce site amianté posent de véritables problèmes aux pouvoirs publics. Heureusement, des lanceurs d'alerte sont toujours là pour veiller. (J2R)
vait sembler que les conditions de désamiantage réglementaires (confinement, brumisation… ) n'étaient pas respectées. Les riverains, s’inquiétant à juste titre, ont informé la municipalité de Vernouillet ainsi que l'association Bien vivre à Vernouillet. Ce chantier est aussi situé à proximité du centre commercial Val de Seine et de deux campings. Par ailleurs, la zone industrielle héberge, également, diverses activités, telles une ébénistérie et un centre de fitness. L'association Bien vivre à Vernouillet (BVV) a fait part aussi de
l'absence de panneau de chantier indiquant le nom des entreprises et la nature des travaux. Vu les photos des dépôts de poussière, l'association BVV a alerté le jeudi 15 décembre la DRIEE, l’inspection de Travail, l’Agence Régionale de la Santé ainsi que le sous-préfet des Yvelines à Saint-Germain-en-Laye. Enfin, les autorités compétentes dont la préfecture ont assuré, au mois de janvier 2017, que la situation n'était pas grave car il n'était pas question d'un désamiantage sauvage. Ouf ! A suivre. r
Procédures de dépollution conformes à la règlementation Le plan de retrait est le document technique obligatoire permettant de réaliser un chantier de désamiantage. Il est établi et diffusé par l'entreprise afin de présenter la méthodologie de travail ainsi que les mesures et moyens de prévention mis en œuvre pour assurer la sécurité et le respect de l'environnement. Le plan de retrait est diffusé au minimum un mois avant le début des travaux auprès des organismes officiels de prévention : - l'inspection du travail en charge du secteur des travaux, - le service de prévention des risques de la CRAM (Caisse Régionale d'Assurance Maladie), - l'OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics), - la Médecine du travail en charge du suivi médical des salariés de l'entreprise de travaux. Quant au chantier proprement dit, il est indispensable de suivre un protocole précis : Après la validation du plan de retrait exprimée tacitement par les organismes de prévention un mois après la réception du document, l'entreprise de désamiantage est autorisée à mettre en place son chantier et démarrer les travaux de désamiantage. Les grandes étapes d'un chantier de désamiantage sont : - l'installation de chantier (délimitation de l'emprise du chantier, installation,raccordements, signalisation), - le confinement ou la préparation de la zone de travail, - le test au fumigène (contrôle de l'étanchéité de la zone et vérification de l'aéraulique prévisionnelle), - le retrait des matériaux amiantés, - le nettoyage fin, - l'examen visuel des surfaces traitées - le test libératoire, - la réception des travaux et le repli des installations, - l'analyse de restitution (à la charge de la maîtrise d'ouvrage). r 20
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Villennes-sur-Seine
Le maire remet de l'ordre Rififi à Villennes-surSeine : dans une ambiance de campagne municipale, Michel Pons, maire depuis 2014, a fait adopter une délibération retirant les délégations de son premier adjoint, Olivier Hardouin. Ce dernier n'a pas cherché à changer le cours de l'histoire, mais les choses ne s'arrêteront pas là. Les veilles rancunes d'un village cossu vont à nouveau fleurir les balcons de la ville d'ici au printemps 2020. Des coups sont partis, tandis que l'opposition comptait les points. Dans un communiqué de presse, diffusé le 1er décembre, lors de la réunion du conseil municipal du même jour, le maire a annoncé : « J'ai décidé, après avoir consulté les membres du conseil municipal, de retirer au premier adjoint les délégations que je lui avais confiées ». Dans une réminiscence de la campagne municipale de 2014, les trois listes (deux fusionnées pour devenir la majorité actuelle et celle de l'opposition) ont mis sur la place publique les divergences de forme et de fond sur la gestion municipale de Villennes-sur-Seine. Ne pas se tromper de procès Sur un ton laconique, Michel Pons a ouvert la séance en faisant référence au cadre juridique qui lui permet de faire adopter, d'une manière discrétionnaire, « la délibération qui enlève les délégations du premier adjoint ». Celui-ci, M. Olvier Hardouin, un grand gaillard, s'est tenu sans vaciller pendant l'exposé des motifs de
Est-ce le procès de l'autorité ou l'absence de celle-ci ? (J2R)
M. Pons : « Dissensions graves, mécontentements... », a martelé le maire pour finir avec le « défilé incessant de colistiers [de la majorité] qui ont menacé de démissionner ! ». Valérie Thomassen, adjointe au maire devenue la cinquième de la majorité, a tenté de défendre le soldat Hardouin : « Si vous jugez et condamnez sans raison, alors que M. Pons n'a rien mis en place pour résoudre les problèmes inhérents au groupe, votre conscience vous titillera... », a-t-elle argumenté pour défendre « l'un des nôtres ». M. Charles, une des voix, semble-til discordante, de la majorité a avancé deux points importants : « [Il ne fallait] pas se tromper de salle [en faisant allusion à la salle où l'on
Valérie Thomassen, élue de la majorité, a tenté de défendre M. Hardouin. Sans succès. (J2R)
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tenait le conseil municipal] ; ce n'était pas un procès » ni une salle de récréation. M. Hardouin a contesté le procès et les différentes « attitudes viriles », sorties de leurs contextes. « J'ai une voix qui porte », s'est-il défendu. Pas de Noël pour Olivier Hardouin En effet, l'autorité du maire a été mise en question par ce vote en plein conseil municipal. C'était le procès de l'autorité ou de l'absence de celle-ci, pour reprendre l'analyse de M. Charles. On a failli entendre une avalanche de noms d'oiseaux mais la majorité tenait à en rester là. Stoïque, Michel Pons a fait preuve, ce soir, d'autorité et a « assumé son rôle autoritaire ». Passé au vote, le conseil municipal a adopté la destitution par 18 voix. Neuf conseillers ont voté contre et un conseiller s'est abstenu sur un total de 28 bulletins exprimés. Interrogée, l'opposition actuelle, dirigée par M. Degand, a admis qu'elle a voté pour le retrait des délégations d'Olivier Hardouin car il ne fallait pas lui faire de cadeaux... même pour Noël. Par ce vote, M. Pons a tranché dans le vif car la question de la dissension entre colistiers couvait depuis fort longtemps, selon les dires des uns et des autres après cette réunion du conseil municipal. En cherchant un peu de sérénité, Michel Pons s'est fixé comme objectif de « reconstruire quelque chose de positif sur de nouvelles bases ». r 21
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actualité locale
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Villennes-sur-Seine
La solidarité s'organise à Villennes pour accueillir une famille syrienne A été lancé le 3 décembre un projet d'accueillir une famille chrétienne syrienne à Villennes-sur-Seine à l'initiative de l'association Réseau-Villennes. Dans une période chargée d'émotion, il est encourageant de voir des exemples qui sortent de l'ordinaire. Béatrice Destison, présidente de Réseau-Villennes, a lancé officiellement le projet d'accueillir une famille chrétienne syrienne à Villennes-sur-Seine. Héberger des migrants ayant fui leur pays en raison de la situation géopolitique (guerre, dictature, spoliation...) est un acte de solidarité pour les membres de Réseau-Villennes, association qui s'est constituée depuis quelques mois pour préparer et mettre en œuvre une idée humaniste : accueillir dans la commune chic de Villennes une famille de réfugiés en attente d'asile politique par l'Office français de
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protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Ce projet part d'un constat historique selon Béatrice Destison : « Beaucoup d'entre nous ont connu dans leur famille ou parmi leurs amis des drames de cette importance. L'accueil de Français leur a sauvé la vie et permis de reconstruire une nouvelle vie, une vie d'immigré. La France est riche de sa diversité. » Certes, la complexité du dossier et une certaine réticence de certains de nos compatriotes conduisent à s'interroger sur le bien-fondé de la solidarité nationale sur cette question-clé, non seulement pour la France mais pour l'Humanité toute entière. Les membres de Réseau-Villennes ne se posent pas ce type de questions et sont convaincus que l'Histoire leur donnera raison. C'est une « évidence que Villennes peut accueillir une famille venue de Syrie » ! Une famille, dont la démarche de reconnaissance du statut de réfugié est en cours, a donc, légalement, le droit d'y résider. L'association est en contact avec le réseau des chrétiens d'Orient, depuis le début de ce projet. Au-delà de la contribution pécuniaire (10 € pour l'adhésion à l'association) de chacun de
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Béatrice Destison, présidente de l'association Réseau-Villennes, (J2R)
nous, Réseau-Villennes a sollicité Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, pour « obtenir un appartement afin de le mettre à disposition de cette famille pour une durée limitée d'un an », renouvelable une fois. Le temps pour cette famille d'acquérir son autonomie, de commencer son intégration, l'association Réseau-Villennes animera un pôle de solidarité pour l'accueillir dans de bonnes conditions, la soutenir et l'aider. En attendant l'arrivée de cette famille, Réseau-Villennes a sensibilisé les Villennois aux enjeux de cette grande question du début du XXIe siècle. r
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Janvier 2017
Découverte de l’Europe
Meulan-Les mureaux-Poissy
Une délégation d’Yvelinois au Parlement européen Le 30 novembre 2016, une délégation d’une trentaine d’Yvelinois s’est rendue au Parlement européen à Bruxelles pour découvrir les institutions de l’Europe. Ce voyage a été rendu possible par l’intervention de la Maison de l’Europe des Yvelines et celle du député européen Alain Lamassoure.
Suite à la demande de la Maison de l’Europe des Yvelines (MdEY) auprès d’Alain Lamassoure, député européen appartenant au Groupe PPE, une visite des institutions européennes a été organisée et réalisée le 30 novembre pour une trentaine d’Yvelinois. Il y avait un groupe d’une quinzaine de jeunes lycéens et de jeunes suivis par les missions locales dans le cadre du dispositif Mouv’in Europe 6, dont Mohamed Bediar (Lycée Charles-de-Gaulle de Poissy), Sarah Alem (Lycée François-Villon des Mureaux), Chloë Malnoury (Lycée Adrienne-Bolland de Poissy) et Aliou Ngaide (Lycée JacquesVaucanson des Mureaux). Un deuxième groupe d’élus des communes des Yvelines comprenait Honorine Koenig et Ludovic Belhomme des Mureaux. Evidemment, ils étaient accompagnés par un représentant de la MdEY, qui est également membre du comité de Jumelage de la commune des Mureaux, M. Robert Delerin. Découverte des institutions Départ des Mureaux direction gare du Nord via gare Saint-Lazare pour prendre le THALYS. Arrivée à Bruxelles au Parlement, enregistrement des identités avec une sécurité identique à celle d'un aéroport pour l’embarquement. Déjeuner au Parlement dans la salle de restauration des représentants de tous les pays européens. Accueil par le député européen Alain Lamassoure. Après le déjeuner, ce dernier a animé une conférence-débat sur le rôle et la place de l'Europe dans le contex-
te politique acutel. Ensuite, le groupe s'est rendu à la tribune publique de l’hémicycle pour assister à une séance plénière. Cette séance était consacrée au budget européen, et les échanges étaient très intéressants en particulier avec le représentant anglais. Ensuite, une série d'étapes a ponctué le reste de la visite : • Déplacement dans un autre bâtiment au comité des régions de l’Union européenne, même réception qu’au Parlement concernant la sécurité. • Présentation du comité des régions de l’Union européenne par un représentant du groupe politique PSE. • Débat avec le groupe et le représentant sur les interactions concernant les décisions prises par les parlementaires. • Retour à la gare de Bruxelles, arrivée à la gare du Nord puis aux Mureaux vers 22 heures. Une subvention a été donnée par le Parlement pour couvrir en partie les frais engagés par la MdEY. Le complément a été assuré par les participants. Le comité de jumelage des Mureaux, présidé par JeanPierre Bonin, a décidé dans le cadre de son ouverture européenne de prendre en charge ce complément pour les lycéens et les élus volontaires de la ville. Les lycées François-Villon et JacquesVaucanson ont désigné un élève méritant et faisant partie d’une classe à vocation européenne. Ceux-ci sont chargés de réaliser un compte rendu qui va être présenté à leurs camarades au cours du second trimestre de l’année scolaire.
Le député européen Alain Lamassoure lors de la visite d'un groupe d'élèves et de conseillers municipaux yvelinois. (J2R)
gions européennes ; ils ont rencontré des élus et personnes désignés par les instances politiques des différents pays européens, impliquées dans notre vie de tous les jours (transport, environnement, emploi, mobilité…). r
Bilan La journée fût riche d’informations pour les lycéens et les élus. Ces derniers ont pu découvrir les activités et les missions Mohamed Bediar (Lycée Charles-de-Gaulle de Poissy), Sarah Alem de ces instances que (Lycée François-Villon des Mureaux), Honorine Kœnig et Ludovic Belhomme (conseillers municipaux aux Mureaux), Chloé Malnoury (Lycée ce soit le Parlement Adrienne-Bolland de Poissy) et Aliou Ngaide (Lycée Jacques-Vaucanou le comité des réson des Mureaux) découvrent le Parlement européen. (J2R) www.journal-deux-rives.com 23
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débats
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projet de territoire en débat
GPS&O fait passer la pilule du PLUi Le 15 novembre 2016, la cinquième réunion publique organisée par la communauté urbaine GPS&O s'est tenue aux Mureaux afin d'entendre les avis et les ressentis de la population autour du PLUi et bien au-delà. « Notre rôle est d’assembler et de coordonner, c’est-à-dire que l’on doit avoir absolument tous les intervenants sur un territoire pour essayer de leur demander à un moment donné de participer à élaborer les meilleures réponses aux problèmes qui nous sont posés. L’objectif qui était le nôtre et qui est toujours le nôtre, c’est d’essayer de trouver quel est le dénominateur commun, qu’est-ce qui pourra vous être présenté demain et qui recevra l’acceptation de tous », a conclu Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise à la fin de la réunion d’Aubergenville le 9 novembre dernier. C’est dans la même optique qu’il avait ouvert, en présence de son hôte François Garay, maire des Mureaux, « ville étape » comme ce dernier l'a présentée, la cinquième réunion organisée par GPS&O sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi). Sous-titrée « Construire ensemble Grand Paris Seine & Oise », cette réunion a abordé de nombreuses problématiques déjà évoquées lors de réunions publiques qui se sont déroulées avant puis après la création de GPS&O : organisation, emplois, économie, logement, transports, tissu urbain, le rural, l’urbain, l’éducation, la culture, la tranquillité locale, les atouts, l’intégration, le bétonnage, etc. Quelle évolution pour GPS&O ? La question de l’organisation « du mode d’emploi » afin de faire grandir la communauté urbaine, comme l'a précisé Philippe Tautou dans son discours d’ouverture, se fait à un « rythme accéléré » ; il n’y peut rien puisqu’il doit appliquer la loi qui a conduit à la création de GPS&O. D’où l’initiative d’aller à la rencontre des habitants des 73 communes qui forment cette intercommunalité. Le président a commencé par un rappel de l’histoire de sa création par la fusion de six Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), dont les défun24
Philippe Tautou (au micro), président de Grand Paris Seine & Oise a porté la bonne parole lors des six réunions publiques pour évoquer l'avenir de ce vaste territoire, qu'il n'a pas, lui-même, voulu, mais qui lui a été imposé. Voilà comme on refait l'histoire ! (J2R)
tes Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine et la communauté de communes Seine&Vexin. Ce n’est pas un échelon supplémentaire mais bien nouvelle entité qui a été créée. A la question « Pourquoi un si grand territoire ? » qu’il a posée lui-même aux 197 personnes venues ce soir, il a répondu que les conseils municipaux des 73 communes ont été sollicités et qu’une majorité de « oui » s’est dégagée. Maintenant « Les choses sont faites », a-t-il ajouté. Cette explication est superficielle car elle ne mentionne pas le débat acharné en 2015 et la volte-face de certains élus (dont Philippe Tautou lui-même). Par les six réunions publiques autour du PLUi, celui-ci souhaite entendre les avis et les ressentis des habitants pour organiser l’évolution de GPS&O. Mais n’est-ce pas un peu tard ? Témoignages et interrogations Cette soirée a été profondément tournée vers l’échange avec la population. Pour cela, Lucie Campana, directrice chez Campana Eleb Sablic, était en charge de la réunion. Elle a présidé les échanges et avant cela introduit un film de témoignages sur la vision de 78 habitants de la communauté urbaine ayant accepté de donner leurs avis et leurs ressentis. Ces personnes ont apporté des analyses variées des sujets déjà évoqués plus haut comme la nécessité d’améliorer les transports (A13 et RER E), les problèmes de l’éducation (dans le sens des études avec les grands pôles qui existent déjà sur le territoire) et de l’emploi (exemples : l’usine de Renault/Flins et Airbus Defence and Space, avec le témoignage de Hugues Emont son www.journal-deux-rives.com
directeur), de comment abolir les frontières entre les différentes communes, sur la forme que peut prendre GPS&O, sur ce que cela peut apporter, sur le logement social ou non, sur l’urbanisation à outrance que cela peut engendrer, sur l’extension des carrières de l’usine Calcia dans le Parc du Vexin (les associations de défense du parc étaient également présentes pour diffuser des tracts sur le bilan de la situation), sur l’intégration des communautés, sur les problèmes religieux et terroristes et évidement sur la question de la sécurité. Cependant, il n’y avait pas la question des pouvoirs et de l’impact de la communauté urbaine sur les municipalités. En somme, la gouvernance ou l'absence de celle-ci n'a pas fait l'objet d'une présentation, voire d'un débat. Pourtant, plusieurs maires étaient présents : Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, Jean Mallet, maire de Mézy-Sur-Seine, et Jean-Louis Francart, maire de Chapet. Certains de ces témoignages, très instructifs, ont montré que les gens étaient peu informés sur les fonctions de GPS&O, malgré les informations qui ont été diffusées avant et après sa création. Certains donnaient l’impression de confondre le Grand Paris et la Communauté urbaine GPS&O, parlant de communes qui n’en font pas partie. A travers ces témoignages, une idée forte a émergé : l’harmonisation ! Il faut que la communauté urbaine harmonise son mode de fonctionnement afin que s'établissent des échanges entre les différentes communes. Selon nos informations, dix pôles d'information ont été ou vont être mis en service pour mieux servir la population. Cela dit, les
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débats
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projet de territoire en débat habitants doivent passer par le guichet communal. A la suite de cette vidéo de 27 minutes, certaines des personnes y ayant témoigné ont précisé leurs avis ; elles ont, ainsi, ouvert les échanges sur des sujets déjà évoqués avec les participants, auxquels la parole a été « distribuée » par Lucie Campana. Échanges ou discussion orientée ? Un peu des deux Cet exercice a été intéressant car il a permis un début de discussion mais aussi l’apport de précisions. Par exemple, Hugues Emont, le directeur du site d’Airbus Defence and Space aux Mureaux, a pu parler de l’économie dans le territoire et des atouts de ce dernier pour permettre son développement. Il a évoqué la visite du Président de la République, François Hollande, venu poser la première pierre de l’usine de la future Ariane 6 aux Mureaux. Les échanges ont beaucoup tourné autour des avis, des ressentis et des problèmes évoqués. Cependant, les témoignages des personnes présentes ont donné une vision plus concrète : c’est le cas d’un jeune qui a soulevé le problème de la discrimination lors des recrutements et qui a demandé à GPS&O d’obliger les patrons à embaucher, en éliminant les discriminations. Est-ce que cela fait partie des compétences de GPS&O ? Pas vraiment, mais c'est bien de laisser la parole se libérer, dans un monde
(De g. à dr.) Suzanne Jaunet, en charge du dossier «Urbanisme» au sein de GPS&O, et Marc Honoré, maire d'Achères, sont des élus communautaires optimistes malgré le mauvais départ de cette méga-intercommunalité « unique en France ». (J2R)
décomplexé comme le nôtre, n'est-ce pas ? Cette réunion était la cinquième des six organisées au quatrième trimestre 2016 pour parler du PLUi avec les habitants. La dernière, qui a eu lieu à Poissy le 23 novembre au Centre de diffusion artistique. Quant au PLUi, où en est-il ? Effectivement, l’urbanisme fut peu évoqué au cours de ces réunions qui devaient lui être consacrées. Pour-
tant, le PLUi est en route comme l'a montré un panneau dans la salle et intitulé : « URBANISME : les grandes étapes de l'élaboration du PLUi ». Depuis avril 2016, la décision a été prise, lors d’un conseil communautaire, d’établir un PLUi qui doit être approuvé en décembre 2019. r
Des réunions autour du PLUi valent-elles la chandelle ? La réunion d'information de Grand Paris Seine & Oise du 23 novembre 2016 à Poissy a attiré encore du monde (250 participants). Le nombre important de personnes présentes montre qu’il y a une forte attente mais la manière de traiter la question ne correspond pas à son intitulé, qui mentionnait le Plan local d’urbanisme intercommunal. Pour déterminer les orientations de GPS&O, ne faudrait-il pas mieux faire confiance aux élus que nous avons choisis et aux citoyens motivés et informés, notamment ceux qui œuvrent dans des associations locales et sectorielles ? Justement, le collectif NOPIVALS a pris position et distribué un texte qui cadre le débat sur les aménagements du passé et à venir dans la vallée de la Seine. Cette tribune n'engage pas la ligne éditoriale du J2R.
Lettre ouverte du Collectif d’associations NOPIVALS au sujet du PLUi « Nous avons participé aux cinq réunions publiques précédentes organisées par GPS&O pour le PLUi.
Photo de la réunion à Poissy, sur laquelle Philippe Tautou est seul à l’écart, écoutant les interventions du public. (J2R)
Suite aux témoignages exprimés dans le film et les interventions dans la salle, il en ressort les points suivants : - les habitants souhaitent que l'on préserve leur cadre de vie et veulent bien vivre ensemble ; - ils veulent des trains à l'heure et un réseau de bus avec un meilleur maillage et une meilleure amplitude horaire ; - ils sont pour un développement économique local et la sauvegarde
des commerces en centre-ville ; - ils veulent une urbanisation raisonnable et non pas une continuité, sans fin, d’un espace sur-urbanisé qui ne respecte pas l’identité des territoires ; - ils souhaitent un arrêt de la hausse des impôts. ; - les jeunes qui se sont exprimés nombreux, veulent des formations, des stages et des contrats d’apprentissage sur le secteur. www.journal-deux-rives.com
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projet de territoire en débat
Comme cela a aussi été souligné, ces réunions ne peuvent s’assimiler à de la concertation. N’est-il pas consternant que GPS&O fasse appel à une agence de com' (budget de 300 000 €), pour connaître les attentes des habitants ? Les élus locaux ont-ils à ce point perdu la proximité avec leur population ? De plus en plus éloignés du terrain et donc moins au contact des habitants, trop d’élus préfèrent l'odeur du bitume et le bruit des bétonneuses et passer du temps sur « leurs grands projets ». Prenons quelques exemples : - En 2009 le président du conseil départemental avec la quasi-unanimité des élus, voulait imposer un circuit de F1 à Flins. M. Philippe Tautou, président de GPS&O, disait à l’époque : Le projet F1 se fera, car il en vaut la chandelle, alors qu'il devait sacrifier 178 ha de terres agricoles et était situé sur la réserve d’eau potable la plus importante du département. Neuf millions d’euros auraient été dépensés inutilement. C’est la mobilisation citoyenne qui a eu raison de cette aberration ! - La réalisation d’un viaduc de 700 m de long par 40 m de haut, qui défigurera le parc du Vexin et la magnifique vallée de la Montcient (coût 70 millions d'euros). - Le pont d’Achères (120 millions d'euros), qui sacrifiera une île piétonne en créant, par-dessus, un pont routier qui saturera toute la zone. A ce sujet, Ph. Tautou, président de GPS&O, disait à l’issue d’un nouveau vote du conseil général, après l’avis négatif du commissaire enquêteur : ‘’Là où il n’y a rien: il y aura un pont !’’, en oubliant les centaines de riverains et les paysages qui seront à jamais défigurés. - Investir 46 millions d’euros dans la création d’une zone pour industries lourdes (ZAC Ecopôle), alors que dans le même temps 70 ha sont en vente chez PSA à Poissy. Mais aussi la transformation du port de plaisance de Triel en port de retraitement de déchets (40 M€), un port surdimensionné à Achères (400 ha), des déviations inutiles et coûteuses comme la voie de contournement de Verneuil-Vernouillet (40 M€). La déviation RD 28/A13 (400 M€) aurait un impact catastrophique sur des centaines d'hectares de terres agricoles (Tessancourt, Hardricourt, Mézy, Juziers, Gargenville). S'y ajoutent les projets privés dont l'aboutissement est lié au soutien de certains élus, voire de l’Etat : - L’ouverture d'une carrière dans le Parc naturel du Vexin pour alimenter la vieille cimenterie de Gargenville, une activité très polluante dans une zone où vivent 11 000 habitants et qui augmentera la pollution de l'air dans la vallée de la Seine, dont la situation est préoccupante. - Un centre commercial de 40 000 m2, pour 100 M€, sur un site contenant 85 000 m³ de polluants dont de l’amiante, avec des conséquences inévitables pour les commerçants de Vernouillet et Triel-sur-Seine. Conséquences : De nouveaux axes routiers que personne ne demande dans les témoignages et dans les réunions du PLUi et une urbanisation trop forte accentuant la congestion des transports ne feront qu’aggraver les conditions de vie dans la vallée de la Seine. Ces centaines de millions d’euros dépensés à mauvais escient conduiront sans aucun doute à une nouvelle augmentation des impôts. Mais de ces conséquences néfastes, les élus ne nous en parlent jamais ! Durant ces réunions publiques, il n'a jamais été question d'un certain nombre de ces «grands projets inutiles et coûteux», qui occupent nos associations, et les amènent souvent devant le tribunal administratif de Versailles. Et pourtant, un peu de bon sens et une véritable écoute de la part de nos élus permettrait de faire évoluer positivement notre territoire pour le bien-être de tous les habitants. Nous demandons donc que soient abandonnés ces projets coûteux et qu’un travail soit fait pour : - une création de logements mieux pensée ; - une relocalisation des emplois ; - une implication majeure dans la formation et l'éducation des jeunes de ce territoire. Les pistes sont nombreuses : aides aux contrats d’apprentissage ou d’alternance, à la création d’entreprise, à la reconversion des seniors, soutien aux entreprises pour la phase administrative de ces contrats, circuits courts (serre de production autour d’Azalys : 200 emplois pérennes)…
Conclusion
Ce nouvel épisode du PLUi, sur le principe fondamental du droit des sols, éloigne encore un peu plus les citoyens de la maîtrise de leur environnement proche ou lointain, en lissant un règlement à l’échelle d’une communauté urbaine et non plus à celle d’une commune ou d’un quartier. Il ne peut y avoir de concertation sans prise en compte des demandes des habitants et des associations. Nous souhaitons que les élus se préoccupent donc sérieusement de l'investissement dans l'humain et non pas, exclusivement, de nouvelles infrastructures routières ou autres projets très contestés voire inutiles et aux coûts astronomiques pour les contribuables. Nous appelons donc les habitants et les associations à se mobiliser pour s’opposer aux projets inutiles ou surdimensionnés et, ainsi, faire respecter leur cadre de vie et leurs ambitions pour notre territoire. Regroupées dans le collectif NOPIVALS, depuis deux ans, des associations travaillent ensemble, tout en respectant les engagements locaux de chacune. Contactez-nous !» Le 23 novembre 2016 - Collectif NOPIVALS (Non aux Projets Inutiles en Val de Seine) http://nopivals.fr contact@nopivals.fr r 26
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débats
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cONCERTATION
Co-construire les Mureaux à l'horizon 2030 Le temps est à la concertation tout azimuts et Les Mureaux n'échappe pas à cette règle. Le 25 octobre la ville a officiellement lancé la concertation « Les Mureaux 2030 ».
Tous les habitants sont invités à donner leur avis sur la ville de demain à travers de nombreux thèmes : urbanisme, transports, environnement, déplacements... C'est un outil puissant à caractère participatif à condition de suivre scrupuleusement la méthode démocratique à travers tout le processus de cette concertation. La ville des Mureaux fait les choses en grande pompe, depuis le 25 octobre, pour le projet territorial « Les Mureaux 2030 ». Toute la presse locale et régionale était présente pour visionner « une esquisse du film sur les Mureaux 2030 » présenté ensuite à la cérémonie des voeux en janvier 2017. Des membres du conseil municipal junior ont fait le déplacement pour témoigner leur envie de participer à cette procédure de concertation afin de dessiner la ville des Mureaux pour l'année 2030 ! Selon François Garay, maire des Mureaux depuis 2001, « Il faut se tourner vers les acteurs locaux », tels des professionnels, des habitants, des membres des associations, etc. « L'habitant, a-t-il poursuivi, a le droit à la parole ! ». Cela voulait dire que l'on n'avait pas le droit
à la concertation. Ouf, nous commencions à nous inquiéter ! Cela dit, le maire a voulu réoccuper l'espace médiatique laissé, suite à une série des débats organisés par ses « frères ennemis » de la gauche « hamoniste », sous l'égide de l'association « L'Avenir aux Mureaux ». Même si le maire nie cette raison, il s'agirait, pour lui, de ne pas diffuser « des tracts, mais de passer aux actes ! » Quant aux outils, la mairie a mis en place tout un éventail de choix. D'abord, Lors de la cérémonie des voeux aux Mureaux, les membres du conseil municipal des enfants ont sensibilisé le public préune « boîte à idée numérique » sent à la concertation «Les Mureaux 2030». (DD) est disponible sur le site Internet de la ville. Cette plateforme Internet de citoyens sera invité à effectuer un tour de permet à chaque habitant de s'exprimer sur la ville, à participer aux réunions publiques des thèmes comme l'éducation, les déplace- et, enfin, à rendre ses préconisations. ments urbains, l'environnement, l'attractivité En somme, il s'agit de donner la parole ou encore le vivre ensemble. Cette platefor- pour co-construire la ville de 2030 en metme est ouverte à tous. Cela dit, les contribu- tant en avant les mutations envisagées (Eole tions sont examinées par les élus et/ou les dans un contexte intercommunal fixé). Il experts en concertation publique. résultera un « diagnostic partagé » qui confirChaque habitant peut aussi remettre dans mera ou infirmera les choix, prévus, à caracune urne, en mairie, des contributions pour tère urbain et d'une manière irréversible. Au participer à la co-construction de la ville de premier semestre 2017, les élus attendent demain avec les élus. Il ou elle remplit un des résultats dont une synthèse des contriformulaire pendant les horaires habituels butions écrites, numériques et orales. Une en mairie. En troisième lieu, la ville met en exposition du 22 novembre au 7 décembre, place un panel citoyen, qui sera formé de a complété la démarche participative. r trente Muriautin(e)s, tirés au sort. Ce groupe d. Delerin
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Economie
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commerce de proximité
Ouverture de « L’échoppe de bière » Avec L’échoppe de bière, les passionnés de bières ont maintenant leur quartier général à Poissy ; c'est aussi un lieu pour ceux et celles qui veulent en déguster dans un cadre chaleureux et en plein centre ville. Unique est le mot, unique parce qu’une telle enseigne est une première à Poissy. Unique parce que son créateur, Pierre, avait entrepris bien avant son ouverture un voyage au long cours au pays de la bière… Découverte est en effet son maître mot ! Déjà presque un habitué, Thibault témoigne : « Le patron est un connaisseur et saura vous conseiller parmi ses nombreuses bières locales et européennes ! En plus, on peut déguster sur place et même y manger un morceau avec des saucissons de qualité et des terrines d’épicerie fine ! alors go ! ». La bière n’étant plus la seule affaire de quelques grands brasseurs, « la pro-
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duction artisanale et locale acquiert ces dernières années ses lettres de noblesse et mon objectif est de vous faire connaître de véritables découvertes gustatives… », nous dit Pierre. Il y aussi le plaisir de se retrouver dans un cadre accueillant propre à la convivialité. « N’hésitez pas à rejoindre mon Facebook pour être averti en premier (…) Je mets aujourd’hui l’accent sur la Rodéo + brassée par la belle brasserie Bendorf. Lors de l'inauguration de ce nouveau commerce, le maire de Poissy, Karl Olive (à dr.), a fait le déplaceTriple au nectar d’abricot, vieillie en fût ment. (DR) de muscat, elle ne vous laissera pas indifférent. Une superbe rondeur, le parfum et la Karl Olive présent lors de l’inauguration sucrosité de l’abricot qui se mêlent superbement le 10 décembre. Une très bonne adresse à celle du muscat, le tout enrobé par le côté boisé qui contribue à la vie commerciale avec du fût.. tout ça donne une bière remarquable- l’ouverture du Carrefour City et la Poste ment équilibrée et pleine de saveurs. » Pour les à proximité ! r intéressés, dépêchez vous, il n’y en aura pas pour tout le monde ! L’échoppe de bière, cave à bières à Poissy. Vente Pour conclure vous y trouverez les à emporter et dégustation sur place de bières artisameilleures bières de France, d’Europe nales françaises et d’ailleurs ! 114 rue du Général de (déjà 80 références). L’ambiance et le paGaulle – 78300 Poissy. Du mardi au jeudi : 11 h – 20 h tron sont vraiment très sympas. Le PisVendredi et samedi: 11 h – 23 h – 09 83 48 11 30 ciacais Pierre Vergnal a eu le soutien de
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SPORTS
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Athlétisme
3e ChocoTrail : belle victoire pour Boitel Dimanche 11 décembre 2016, s’est déroulée la troisième édition du ChocoTrail d’Hardricourt, qui avec 2300 participants est devenu le 1er trail des Yvelines et le 2e d’Île-deFrance, tout en soutenant l’association « Imagine For Margo »
2 300 participants pour la troisième édition du ChocoTrail, qui associe des courses dites trails et le chocolat du sponsor principal (Barry Callebaut) à Hardricourt, tout en dédiant l’événement à l’association « Imagine For Margo ». L’unique enjeu de ces courses est de gagner des médailles en chocolat. L’un des organisateurs des courses est Reynald Cédolin, membre du club de Triathlon des Mureaux, le Trinosaure. Ce club est très impliqué dans l’évènement, les triathlètes, qui ne couraient pas, participant bénévolement à son organisation. Le maire a, réellement, participé Les courses de cette édition 2016 étaient les deux trails habituels de 13 km et 24 km, une course populaire de 8,5 km, et deux courses enfants (1,5 et 3 km) pour les 6-15 ans. Ces dernières se sont faites aux abords du stade d’Hardricourt, chemin des Gloriettes. Les départs des deux courses enfants ont été donnés par le maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines, Yann Scotte, une fois que ce dernier eut terminé sa course ; il a, effectivement, mouillé le maillot.
Grande nouveauté cette année, à Hardricourt : les départs des courses adultes ont été donnés en bord de Seine. Etaient présents Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et maire de Verneuil-sur-Seine, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines et maire d’Aubergenville, Cécile ZammitPopescu, conseillère départementale des Yvelines et maire de Meulan-en-Yvelines, ainsi que François Garay, maire des Mureaux. Un départ et une arrivée dans le brouillard
La victoire de Corentin Boitel était plus que
Les arrivées se sont faites sur le stade méritée. (J2R) d’Hardricourt, dans le brouillard pour certains. Les coureurs ont tous eu une médaille présenter son association aux coureurs, duen chocolat, remise par la « mère Noël », ou rant le Chocotrail, afin de les sensibiliser sur par ses elfes, à l’arrivée. Ensuite, ils ont pu al- la question. Sur le stand, il était possible de ler se reposer et se restaurer dans le gymnase faire un don, tout en achetant des médailles du stade, où les attendaient kinés, chocolats en chocolat identiques à celles que les couet autres boissons chaudes. En effet, il faut reurs remportaient à l’arrivée de leurs courreconnaître que le temps se prêtait bien à la ses. Cette association, créée en 2011, a été conservation du chocolat. Ce n’était, heu- reconnue d’intérêt général. reusement, pas le froid que les habitants ont connu les premiers jours de décembre. Une belle victoire A partir de 12 h 30, il y a eu la remise des « Imagine For Margo » prix des différents trails, en fonction de pluLes coureurs ont pu également se rendre sieurs catégories, dont celles des enfants. La sur le stand de l’association « Imagine For victoire de Corentin Boitel est à noter sur le Margo ». L’ambition de cette association est 24 km, car il a devancé le second de la course de collecter des fonds afin d’aider la recher- de plus d’une minute. Le dernier tronçon de che européenne à apporter des traitements cette course était assez rude. spécifiques pour les enfants atteints du canCette troisième édition du ChocoTrail, cer. Effectivement, chaque année en France, très réussie, est à marquer d’une pierre blanun cancer est diagnostiqué chez 2500 enfants che : elle fait de cet événement, chaleureux et adolescents, dont 500 en meurent. Hélène et convivial, le premier trail des Yvelines. r d. Delerin Talbot, représentante de l’association, a pu
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SPORTS
Gymnastique
Un stage en Espagne pour les jeunes gymnastes triellois Le J2R a rencontré Dominique Semedo, un entraîneur de gymnastique au club triellois L'Avenir de Triel. Après avoir organisé un stage pour de jeunes gymnastes dans son club au Portugal en 2015, M. Semedo va répéter l'expérience, en avril 2017, cette fois-ci à Madrid, en Espagne.
J2R : Pouvez-vous nous présenter votre association L’Avenir de Triel et votre rôle dans l’organisation ? Dominique Semedo : L’Avenir de Triel est une association loi 1901. C’est un club de gymnastique artistique masculine et féminine. Elle a été créée en 1925. Moi, je suis entraîneur dans le club depuis septembre 2011 et j’entraîne, notamment, les garçons. J’ai reçu une formation professionnelle pour être entraîneur d’Etat de gymnastique et dans le cadre de ma formation, j’ai terminé différents projets pour valider mon année. J2R : Quelle est la nature de ce club ? Les élèves y sont-ils plutôt pour le plaisir ou pour la compétition ? D.S. : Cela dépend de l’âge des pratiquants, des tout-petits jusqu’à l’âge adulte. Après, en général, les personnes s’inscrivent pour le plaisir de faire de la gym. Petit à petit, avec le groupe, l’équipe, l’ambiance, voilà très rapidement, on commence à faire des compétitions. L’objectif principal du club c’est de participer aux compétitions. J2R : Quels sont les niveaux de compétitions auxquelles participent les jeunes gymnastes ? D.S. : On évolue sur différents niveaux de compétition. Le plus petit c’est le niveau départemental ; on continue aussi sur le niveau régional, et ça va jusqu’au niveau national avec le Championnat national en fin d’année. Dans ces compétitions, il y a des compétitions par équipe et des compétitions individuelles, aussi bien pour les filles que pour les garçons. J2R : Comment avez-vous eu l’idée pour ces stages ? Comment le premier stage au Portugal, l’année dernière, s’est-il déroulé ? D.S. : L’idée de ce stage est venue dans le 30
cadre de ma formation professionnelle. Comme je l’ai dit, j’avais des projets à réaliser, notamment un projet d’animation avec un club. Donc j’ai eu l’idée de faire un stage à l’étranger puisque c’était inédit et original. Comme je suis portugais, j’ai réussi Les étoiles sont l'objectif pour ces jeunes sportifs triellois. (DR) à avoir des contacts avec un club de gymnastique au Portugal, qui m’a permis et d'assurer un encadrement correct pour de mener à bien ce projet et ils ont été très plus de monde. sympathiques. J2R : Quels avantages ces stages ont-ils pour les jeunes gymnastes ? J2R : Maintenant vous avez prévu de faire un D.S. : Je pense que des stages de cette stage similaire, mais cette fois-ci en Espagne. nature permettent vraiment d’innover et D.S. : Oui, ce stage durera une semaine de redonner parfois envie à ces jeunes de en avril 2017. L’objectif principal reste le continuer la gymnastique. Ce sont des adomême, c’est-à-dire faire un stage de perfec- lescents ; de plus, ce sont des garçons, qui tionnement en gymnastique dans un centre seront donc très vite attirés par d’autres disd’entraînement avec, également, la présence ciplines, comme le foot, le judo et le tennis. de gymnastes internationaux, comme l’équi- Dans une période de leur vie où ils sont pe nationale espagnole. Il y aura, notam- toujours incertains de ce qu’ils vont faire ment, un gymnaste qui a fait les derniers par la suite, je pense que c’est important de Jeux Olympiques à Rio. Voilà, c’est vraiment les motiver et de les « garder ». En venant l’objectif principal : offrir encore une autre à la gym, presque tous les jours, au même vision de la gymnastique dans un cadre dif- endroit, cela crée une routine et parfois on férent. Après, on a d’autres activités qui sont peut se lasser d’avoir toujours la même choprévues, bien sûr, en dehors des entraîne- se, toujours le même lieu. Un stage, comme ments, à savoir des visites culturelles, des celui-ci, permet vraiment de diversifier tout loisirs et d’autres activités sportives qu’on ce qu’on peut faire en gymnastique. ; il va va mettre en place au fur et à mesure dans leur donner envie, sûrement, de continuer les prochaines semaines, où l'on organisera et bien sûr, leur permettre aussi d’avoir des vraiment le planning. résultats plus importants. J2R : Avez-vous déjà choisi les élèves qui parJ2R : Quel est le bilan de ces stages européens ? ticiperont ? D.S. : Tous les objectifs ont été atteints. D.S. : Oui, on a déjà les participants. Ils Depuis le stage au Portugal, l’équipe a fait de sont huit, cette fois-ci, avec deux entraî- réels progrès. Dernièrement, l’équipe s'est neurs qui accompagneront le groupe. J’irai classée vice-championne nationale en 2015 avec eux. L’âge moyen, c’est 13 ou 14 ans. au Championnat national de gymnastique, et Le plus âgé, il a 16 ans. Pour le moment on est arrivé champions nationaux en 2016. c’est un stage uniquement pour les garçons. Ayant discuté avec plusieurs personnes de ce On aurait aimé que ce soit un stage mixte projet, c’est une opportunité incroyable pour mais on est conscient que, plus on amène les jeunes puisque peu de personnes ont la de monde, plus il faut de ressources humai- chance de vivre une telle expérience. C’est nes et plus il faut anticiper l’organisation du une vraie occasion pour ces enfants. r stage. Actuellement, on n’est pas en mesure de proposer aux filles de participer au stage Propos recueillis par Sonia Qin. www.journal-deux-rives.com
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SPORTS
sports de combat
Renaissance de la boxe muriautine en présence de Tony Yoka Le 7 novembre 2016, pour officialiser l’ouverture en septembre dernier, d’une école de boxe anglaise et la création du Ring Olympique des Mureaux, Tony Yoka est venu à la rencontre de la nouvelle jeune génération. En cette soirée d’entraînement dans la nouvelle école de boxe du Ring Olympique des Mureaux (ROM), située au gymnase Pierre-de-Coubertin, un invité exceptionnel est venu pour officialiser le retour du noble art dans la commune, suite à la disparition du Boxing Amical des Mureaux (BAM). L’homme de Rio Un géant ou plus simplement, comme le nomme le coach Moktar Hadjri : « C’est l’homme de Rio. Avant c’était Belmondo, maitenant c’est Tony ! » ; Tony Yoka, champion olympique de boxe 2016 dans la catégorie des poids lourds, est venu pour, d’une certaine façon, officialiser cette renaissance. Il est également venu faire la joie de la nouvelle génération de boxeurs muriautins en dédicaçant des photos, des dessins et en faisant des selfies. Il faut dire que Tony Yoka est un ancien du club de boxe des Mureaux et cela lui tenait à cœur d’être là pour soutenir ce nouveau club.
Tony Yoka, champion olympique à Rio 2016, est venu soutenir l’école de boxe des Mureaux, à l'occasion de son ouverture. (Photo DD)
Cette rencontre s’est faite en présence de François Garay, maire des Mureaux, de Nasser Gaouaou, président du ROM, de Moktar Hadjri et, évidemment, de la trentaine d’enfants du cours, ainsi que de leurs parents. C’est reparti ! Nasser Gaouaou est un ancien boxeur d’Argenteuil de 56 ans. Il a effectué 50 combats dans les années 80 et depuis « [il n'a] jamais quitté la boxe ». Il était important pour lui de re-
lancer la boxe aux Mureaux. De même, François Garay souhaite, avec cette école de boxe, « préparer une nouvelle génération pour les jeux olympiques de 2020/24 ». « Redémarrer avec une nouvelle fraîcheur », a précisé le maire des Mureaux tout en ajoutant que ce n’est que le début. Avec de nombreux appuis et bien au-delà des querelles passées, François Garay est heureux d’avoir pu dire « C’est reparti ! » r d. Delerin
Un titre et deux podiums pour Betigov Les 12 et 13 novembre 2016, les lutteurs de l’AVSL se sont rendus à la 14e édition du Trophée des Volcans à ClermontFerrand où le jeune Daoud Betigov a remporté le titre dans la catégorie Cadets 58 kg lutte libre.
Pendant deux jours, les six lutteurs engagés par l’Association Vexin Seine Lutte Meulan (AVSL) ont participé au Trophée des Volcans à ClermontFerrand. Ce tournoi international attire des clubs venant d’autres pays dont les Etats-Unis et la Russie.
Le premier jour de la compétition, le samedi 12 novembre, deux lutteurs du club étaient en lice. Sami Elaloua s’est présenté dans la catégorie Benjamins 30 kg et il a remporté la compétition. Il a donné ainsi le premier podium et le premier titre que l’AVSL allait remporter durant ce weekend. Daoud Betigov, le même jour, est entré en piste en Cadets 58 kg gréco-romaine et il a réussi à monter sur la troisième marche du podium. Cependant, ce jeune cadet, grand espoir de la lutte dans les Yvelines n’en est pas resté là. Le dimanche, 5 lutteurs sont entrés en compétition : Julien Arnal en Minimes 55 kg, Manuel Mesen Chavez en Minimes 60 kg, Hugo Sarrazin en Cadets 76 kg, Rizvan Salguiriev en Juniors/Seniors 60 kg, ainsi que Daoud Betigov, encore une fois, en Cadets 58 kg Libre. Ce derwww.journal-deux-rives.com
Daoud Betigov (à dr.), élève au lycée François-Villon s'est hissé au top à ClermontFerrand. (DR)
nier a brillé en remportant le titre par 10 à 0. Ainsi, Betigov conforte sa position de meilleur lutteur des Yvelines en étant double médaillé de ce tournoi international. r d-D. 31
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Cinéma et livres
« La Sociale », l'heure de la refondation sonnera-t-elle ? Gilles Perret, cinéaste reconnu, revient sur une institution qui nous concerne tous, mais que nous connaissons mal. Le film rappelle que cette conquête de haute lutte est menacée par les appétits financiers de certains. Voir la webtélé 2R(1) Sous l'égide de la Ligue des Droits de l'Homme(2), le film documentaire « La Sociale » a été présenté et projeté le 5 novembre au Ciné-ville de Conflans-Sainte-Honorine. Environ 200 personnes se sont réunies à l'occasion de cette avant-première, pour poser des questions et échanger avec le réalisateur Gilles Perret. Philippe Laville, élu au CC LDH, coresponsable du Groupe de travail national LDH « Santé-bioéthique », organisateur du récent colloque « Pour une santé égalitaire et solidaire » était aussi présent. Dans un cinéma engagé et optimiste, Gilles Perret vise avec ce film à démontrer que la Sécu est toujours d'actualité et, surtout, que son histoire est liée à la France. Le terme sécurité peut aussi se décliner avec la sécurité sociale dans un pays plus solidaire.
Soixante-dix ans après la création de la Sécurité sociale, concrétisant l'aspiration à vouloir vivre sans l'angoisse du lendemain, ce film retrace l'histoire de ses concepteurs et de ses acteurs au quotidien, d'une longue lutte pour la dignité, au cœur des enjeux actuels pour notre santé ; il éclaire les avancées et les régressions de la protection sociale solidaire ainsi que les mena(De g. à dr.) Gilles Perret, le cinéaste, et Philippe Laville, préces qui pèsent sur elle. sident de la LDH Conflans-Chanteloup, à l'avant-première Ce très beau film est du film documentaire «La Sociale» (J2R) accessible par tous les publics ; son montage dynamique d’images d’ar- successifs de droite et de gauche. chives et de situations d’aujourd’hui, parfois A gauche et à droite, le choix est à la « retrès drôles, et toujours très instructives, associe fondation idéologique car la gauche est déchirée entre la de courtes interventions « didactiques », dont flexisécurité et le retour au plein emploi, » et la droite celle du sociologue Frédéric Pierru, qui fut qui cherche à « instaurer un contrat unique à tiroirs, aussi un des principaux orateurs du Colloque où les parties sont laissées libres de fixer les conditions « Pour une santé égalitaire et solidaire » , initié qui leur conviennent le mieux ».(3) L'heure du choix par le Comité régional LDH-IdF. entre la précarité et la sécurité est arrivée ! r Le film « La Sociale » peut être considéré comme la suite des « Jours heureux » du même 1. https://youtu.be/z-pizC4iVaQ Gilles Perret. En effet, le cinéaste cherche à 2. Ligue des droits de l’Homme – Section de Conflans, Chanteloup, Maurecourt – Maison de quarplacer cette problématique sur la scène média- Andrésy, tier de Fin d'Oise - 25 av. Gallieni 78700 Conflans 3. Pour une refondation politique de la sécurité sotique en France, dans une période où l'on met ciale, par Diana Filipova, in Le Monde, novembre en cause «les acquis sociaux» par les différents 2016, page 10.
Lire Le mouchoir de la duchesse Voyagez au cœur de l'artisanat d'art ! Ce petit tome nous mène à travers son univers. Le lecteur aura l'occasion de voir les complexités de plusieurs métiers.
Ce livre écrit par Bérengère Desmettre, très illustré au moyen de photos réalisées par l'auteure, contient aussi un glossaire et des adresses. Bérengère Desmettre nous garantit une aventure littéraire fascinante ! L'auteure de ce livre a vraiment mis 32
Ce livre garantit une aventure littéraire.
l'effort dans sa recherche, en voyageant partout en Europe afin d'obtenir, de première main, les informations requises pour écrire ce manuel d'esthétique, qui ressemble aussi à un carnet de voyage au pays de l'artisanat d'art. Le lecteur rencontrera une vingtaine d'artisans d'art, tels que tourneur sur bois, luthier, tailleur de pierre, éventailliste et parfumeur. Ce guide propose un voyage sentimental pour www.journal-deux-rives.com
repenser son rapport à l'objet, tout particulièrement à l'objet d'art. Le voyage commence avec le mouchoir, un objet banal que Bérengère Desmettre infuse avec émotion et signification. En liant le mouchoir à son histoire personnelle ainsi qu'à l'usage de cet objet dans d'anciennes civilisations, l'auteure réussit à élever le mouchoir au-dessus de son existence originale. Bérengère Desmettre passe ensuite au gant, présentant l'évolution du gant, les différents types de gants ainsi que l'art de les porter. Nantis de la petite histoire cachée dans la grande, les objets quotidiens deviennent porteurs de mémoire et d'intelligence, actes de survie parfois ou gestes de poésie. r
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Théâtre contemporain
F(l)ammes magnifiques et émouvantes Les 8, 9 et 10 décembre 2016, les spectateurs de la pièce de théâtre F(l)ammes ont fait un triomphe à ses interprètes ; dix jeunes femmes vivant dans des quartiers populaires d’Îlede-France. L’une d’elles est originaire de Mantes-la-Jolie et une autre des Mureaux.
Les 8, 9 et 10 décembre, Madani Compagnie a présenté dans la salle de spectacle du Collectif 12, à Mantes-La-Jolie, la pièce de théâtre F(l)ammes : une création (textes et mise en scène) d’Ahmed Madani, dont les actrices sont dix jeunes femmes vivant dans des quartiers populaires d’Île-de-France. Ahmed Madani fait un théâtre poétique et politique. Il poursuit aujourd’hui un cycle théâtral mené avec des habitants de quartiers populaires. Dans les contexte actuel, nous devons saluer l'effort de cet artiste car la culture déterminera largement le sort de la société française. Des jeunes femmes, issues de l'immigration Ce spectacle met en scène dix jeunes femmes, filles de parents immigrés. Comme le dit le synopsis de la pièce : « …elles sont seules expertes de leur réalité, de leur féminité. Point aveugle de l’histoire de l’immigration en France, les moins visibles des minorités visibles s’explorent et s’expriment, chantent et dansent. Explorer leur moi
Au milieu de ses actrices et de la Madani Compagnie, Ahmed Madani est heureux du triomphe de la représentation de sa pièce F(l)ammes à Mantes-la-Jolie. (DD)
intime, comprendre leurs doutes, leurs peurs, faire état des promesses dont elles sont porteuses, sont les moteurs de cette aventure artistique. » Elles présentent leurs histoires individuelles dans lesquelles beaucoup de jeunes femmes peuvent se retrouver. Ce n’est pas seulement une introspection individuelle : elles confrontent leurs histoires, s’interrogent sur elles-mêmes et conduisent le public à s’interroger également. Leurs jeux, qui mêlent le théâtre, la danse et le chant, touchent profondément le public. A la sortie du spectacle, on sort avec une meilleure idée des enjeux sociétaux qui sont d'une complexité effarante. Cependant, le théâtre permet la synthèse d'un moment magique où l'on capte le véritable sens de la vie vécue par les uns et les autres.
Laurène Dulymbois fait partie de la Madani compagnie où Ahmed Madani a fait la mise en scène de F(l)ammes. (DD)
ovationnées par des applaudissements pendant un bon moment. Il faut dire que l'une des actrices, Haby N'Diaye, est originaire de Mantes-la-Jolie. Dans la salle se trouvait son fan club, qui a fait exploser l'applaudimètre mantois. Également au casting, Laurène Dulymbois, une jeune femme des Mureaux, qui a exercé ses talents au Conservatoire GabrielFauré, mais aussi au sein de la Webtélé du Journal des Deux Rives. Elle a expliqué que la représentation du samedi soir était la 26e et que quatre-vingt dix autres étaient prévues partout en France. Laurène, actuellement en tournée avec la Madani Compagnie, jouera bientôt à Nantes avec les neuf autres actrices : Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Yidi N’Diaye, Haby N’Diaye et Inès Zahoré. A priori, le moment le plus fort de cette tournée sera cet été en Avignon, pendant le festival off. En attendant leurs représentations à Nantes et en Avignon, elles vont Deux talents se reposer pendant un mois. Un repos bien locaux mérité puisqu’elles ont joué la pièce deux Lors de la repré- fois le 8 et le 9 décembre, sous une pluie sentation du samedi 10 d’applaudissements à chaque fois. r décembre, la salle les a d-D. www.journal-deux-rives. 33
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Commémoration
Lancement de l'année Octave Mirbeau décédé en 1917 « Aujourd’hui l’action doit se réfugier dans le livre. C’est dans le livre seul que, dégagée des contingences malsaines et multiples qui l’annihilent et l’étouffent, elle peut trouver le terrain propre à la germination des idées qu’elle sème. » Octave Mirbeau, Clemenceau, Le Journal, 11 mars 1895
de la mort du grand écrivain français Octave Mirbeau (1848-1917). Journaliste influent, critique d’art d'une rare lucidité, pamphlétaire redouté, romancier novateur et auteur dramatique à succès, Mirbeau, le grand démystificateur, est l'incarnation de l'intellectuel éthique, engagé pour la Justice, la Vérité et la Beauté ; il a mis son génie au service des opprimés et des grands créateurs. Une commémoration
Depuis le mois d'octobre 2016, la commémoration du centenaire de la mort de l'écrivain yvelinois Octave Mirbeau fait l'objet d'une série d'initiatives locales, nationales et internationales. Mandatée par le président de la Société littéraire Octave Mirbeau, Sonia Qin, étudiante à l'université américaine Dartmouth(1), a réussi à faire naître une dynamique qui va au-delà des espérances trielloises : des colloques nationaux (janvier 2017) et internationaux (décembre 2017), des conférences sur l'œuvre de ce grand homme de lettres que fut Octave Mirbeau et lectures. Au niveau local, les maires de Triel-sur-Seine et de Carrières-sous-Poissy devraient piloter une série d'actions locales. Une carte postale a été éditée afin de marquer l'année 2017 comme l'année Mirbeau(2). En 2017, on va commémorer, un peu partout dans le monde, le centième anniversaire
labéllisée au niveau national
Justicier des arts et des lettres, il est le chantre de Claude Monet, de Vincent Van Gogh et d'Auguste RoSonia Qin, chargée de projet, Philippe-Georges Richard, délédin. Romancier à succès, il gué aux commémorations au ministère de la Culture, et Jorge est l'auteur de L'Abbé Jules Rodrigo Acosta, initiateur de l'année Mirbeau 2017. (J2R) (1888), du Journal d'une femme de chambre (1900) et de La 628-E8 (1907). français a été ainsi labellisée par le ministère Au théâtre, il a triomphé sur toutes les scè- de la Culture d'une manière solennelle par nes du monde avec une grande comédie de un comité scientifique. Philippe-Georges mœurs et de caractères, toujours actuelle, Richard, délégué aux commémorations, a Les affaires sont les affaires (1903), et il a ouvert expliqué que le nom s'est imposé par son des voies nouvelles avec Six farces et moralités poids dans l'Histoire de la pensée et donc d'une étonnante modernité (1904). la littérature française. Sonia Qin, chargé du L’année Mirbeau est reconnue par le mi- projet Commémoration Octave Mirbeau et nistère de la Culture et de la Communica- Rodrigo Acosta, directeur du J2R, ont rention comme une commémoration nationale contré M. Richard pour le tenir au courant et fait partie des 100 grands événements na- de l'état d'avancement de la commémoration tionaux. La commémoration de cet écrivain et de ses implications régionales, nationales
Mirbeau, prototype de l'intellectuel engagé Octave Mirbeau est né le 16 février 1848 à Trévières, dans le Calvados. Il débute sa carrière de « prolétaire de la plume » en 1873, travaillant comme secrétaire personnel ou « nègre » pour d’autres auteurs. Il accède à la notoriété en 1885 grâce à ses chroniques littéraires. Une longue carrière d’écrivain s’engage, jalonnée de romans, contes, théâtre, chroniques. En 1900 il est au sommet de sa gloire avec Le journal d’une femme de chambre et le succès mondial de sa pièce Les affaires sont les affaires. Mirbeau est le prototype de l’intellectuel engagé, mettant sa plume au service des combats artistiques, littéraires, politiques ou pour défendre la cause des enfants. Ardent dreyfusard, il paye l’amende d’un montant de 7 555,25 francs, à laquelle a été condamné Émile Zola pour son J’accuse, paru le 13 janvier 1898 dans L’Aurore. Critique d’art redouté et reconnu, il sacre Monnet, Rodin et Pissarro « génies de leur siècle » et lance de jeunes peintres comme Van Gogh et Gauguin. Il soutient Maxime Gorky, Ibsen, Alfred Jarry et Oscar Wilde. 34 www.journal-deux-rives.com
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Commémoration et internationales(3). Les sources d'inspiration sont inépuisables grâce aux travaux de la Société littéraire Octave Mirbeau et à la passion théâtrale des Comédiens de la Tour à Triel. Mme Martine Leblond-Zola a, par ailleurs, accepté de « marrainer » le centenaire au niveau local. Des répercussions internationales
Grâce aux efforts de la Société Octave Mirbeau, plusieurs événements sont déjà prévus pour l’année de commémoration d’Octave Mirbeau. Le 27 janvier 2017, il y aura un grand colloque au Palais du Luxembourg sur Octave Mirbeau et la société française de la « Belle Époque ». Le 11 mars, Elena Fornero présentera le colloque qu'elle organise sur l’amitié littéraire entre Mirbeau et un jeune auteur égyptien, Albert Adès. Le 25 mars 2017, il y aura une journée d’étude à la Sorbonne sur Les paradoxes d’Octave Mirbeau, organisée par Marie Bat, Pierre Glaudes et
Émilie Sermadiras. L’université de Chicago fera aussi un grand colloque en décembre 2017. Du côté international, il y aura un colloque en Hongrie du 8 au 10 juin 2017, organisé par l’Association Internationale Zola et Naturalisme (AIZEN), en collaboration avec l’université de Debrecen. Le sujet du colloque sera Zola, Mirbeau et le naturalisme. Il est aussi prévu qu’en février 2017 une séance académique sera consacrée à Mirbeau à Bruxelles, dans le cadre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique. De surcroît, plusieurs livres sont prévus cette année. Par exemple, l’historien d’art et romancier Alain (Georges) Leduc a l’intention de parachever d’ici la fin de 2017, un volume provisoirement intitulé Octave Mirbeau l’oxyvore. La publication de Mirbeau et la Bretagne par Samuel Lair est prévu en janvier 2017. Le numéro 24 des Cahiers Octave-Mirbeau devrait paraître en avril 2017.
Comme Mirbeau était un grand dramaturge, beaucoup de ses pièces de théâtre seront jouées partout en France en 2017. Notamment, il y aura deux représentations séparées de Le Journal d’une femme de chambre à Paris. L’une est déjà montée au Folie Théâtre jusqu’au 4 mars 2017. L'autre création théâtrale sera la pièce Rédemption montée par Teatr’Opera. Elle mettra en scène des personnages de nombreux romans mirbelliens et devrait circuler à travers la Belgique et la France tout au long de l’année Mirbeau. Enfin, le J2R prévoit de publier un dépliant présentant l’année Mirbeau afin d'informer et intéresser le public. r Sonia QIN
1. http://dartmouth.edu/ 2. http://boutique.journal-deux-rives.com/produit/lot-dedix-cartes-postales-1917-2017-annee-octave-mirbeau/ 3. https://www.facebook.com/octavemirbeau2017/
Année Mirbeau : Les Comédiens de la Tour deux fois solidaires Les 2 et 3 décembre, dans le cadre du Téléthon, la troupe des Comédiens de la Tour a assuré trois représentations successives dont la recette brute, une jolie somme (plus de 2400 €), a été reversée au Téléthon. Le thème : Mirbeau fait des siennes. Quelques semaines avant le début de l'année Octave Mirbeau (2017, centenaire du décès du Triellois), les Comédiens de la Tour ont sélectionné et joué avec beaucoup de pertinence une sélection de textes de l'auteur, issus de plusieurs œuvres : tour à tour graves, caustiques voire grinçants ou cruels, ou complètement déjantés (Le concombre fugitif), mais toujours très actuels (La grève des électeurs) et modernes. Doublement solidaires, les Comédiens de la Tour ont invité, le samedi soir, en tant que spectateurs une dizaine de réfugiés de la Maison des Tilleuls de Triel venus avec des riverains; ils ont eu là l'occasion, peut-être
la première, de découvrir ce qu'est le théâtre. Sans doute n'ont-ils pas bien compris les textes, mais, en témoignent leurs rires, ils ont apprécié le jeu expressif des acteurs. Ces
jeunes hommes, majoritairement du Soudan, ont montré leur curiosité et leur volonté de découvrir et d'apprendre. Bravo et merci à la troupe ! r
Philippe Prévost (à g.) a accueilli dix réfugiés lors d'une présentation d'Octave Mirbeau.
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