Le
JOURNAL des deux rives
Septembre - Octobre 2012
2,50 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 106
Fabrique 21 : vitrine ou avatar ?
Le 27 septembre inauguration de Fabrique 21. C'est la vitrine de l'écoconstruction dans les Deux Rives. Pierre Cardo, l'architecte de cette tentative de réindustrialisation de la vallée de la Seine, a réussi une première étape. Cela dit, cette nouvelle filière devrait être validée par le marché. Hélas, la conjoncture étant défavorable, des infrastructures, tel le Port de Triel, risquent d'être mis en cause. Alors, Fabrique 21, sera-t-il l'« avatar » du 21 siècle ? (voir pages 25 et 26) (photo J2R)
Carrières-s-Poissy
Triel-sur-Seine
Orgeval
La Poste se rétracte ... Le service public assuré
L'État retoque le PLU
Expropriations en vue
La Poste a été contrainte, dans l’intérêt des administrés, de revoir son dispositif de distribution des colis et recommandés sur le territoire communal.
Depuis l'échange houleux du conseil communautaire de la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS), le projet de PLU de Triel fait encore parler de lui.
La CA2RS a voté le 9 juillet une procédure d’expropriation pour la future gare routière d’Orgeval. L'acquisition à l'amiable n'ayant pas abouti, deux propriétaires seront affectés par cette décision d'acquisition forcée de propriété.
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pour construire la gare routière
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LE JOURNAL DES
éditorial
Septembre - Octobre 2012
La vie n'est plus un long fleuve tranquille
L
es douze communes de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine s'apprêtent à faire la rentrée 2012-2013. La crise se perpétue et certains observateurs commencent même à évoquer une récession au début 2013. Que faire ? Et avec quels moyens ? Au niveau de l'interco', le défi de l'emploi reste une préoccupation majeure des dirigeants : un tiers du dernier bulletin institutionnel (n°3) y a été consacré. En somme, valoriser le territoire « en devenir » consiste à mettre en œuvre une politique de projets prioritaires qui favorisent l'écoconstruction et le transport fluvial. Peu importe les dégâts collatéraux d'ordre environnemental. Pierre Cardo, le président de ce « meccano institutionnel », avait rétorqué à une interpellation (2 janvier 2012) sur le prix à payer pour ces projets nuisibles à l'environnement qu'il « préférait voir un(e) habitant(e) occupé(e) avec salaire que de voir un chômeur devant un paysage immaculé ». Dont acte ! Mais les moyens ne sont plus là : crise oblige, le budget escompté sera revu à la baisse ; la dotation de l'État (DGF...) sera probablement réduite ainsi, contrariant la « gestion dynamique » de la CA2RS. La récente mise en cause du financement du Canal Seine-Nord et des lignes TGV (dont le LN à l'Ouest) surprend les élus et annonce une période de vaches maigres... Côté recettes, le dogma néolibéral (pas d'impôts) empêche aussi les collectivités de se doter des moyens financiers pour industrialiser le territoire et pour « créer des routes et des infrastructures » telle la liaison RD 55-RD 190 (Pierre Cardo, le 15 décembre 2011). La logique des années 70 prédomine ici : on favorise l'autoroute sans se rendre à l'évidence que le règne de la voiture individuelle est fini.
Il faut, au contraire, favoriser les transports en commun (TC) en même temps que l'on urbanise fortement. La centralité de Carrières est un bel exemple de cette logique dépassée : on construit des logements sans investir d'une manière comparable dans les réseaux de TC. À terme, un site de 4 600 logements posera de vrais problèmes de déplacement. À quand un vrai système de TC en boucle desservant toutes les communes de l'interco' ? Après la rentrée, les habitants ont raison de s'inquiéter car on est en train de modifier le territoire et par ce biais, les modes de vie de tous. Sur la déviation de la RD154, l'ADIV, une sorte de «lobby environnemental local», a annoncé un débat, le 12 octobre à la salle Résédas à Vernouillet. Les nuisances aériennes continuent malgré les paroles incantatoires du député Arnaud Richard. Par ailleurs, la CA2RS reste une boîte noire qui est indéchiffrable financièrement malgré une certaine apparence de transparence. L'interco' à 12 a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Voilà pourquoi la vie locale n'est plus un long fleuve tranquille ni pour les élus, ni pour les habitants. Par conséquent, la CA2RS devrait se poser la question de savoir si la population adhère aux « cinq projets » délibérés et votés par des instances illégitimes d'un point de vue constitutionnel (1). Elle devrait aussi mettre un moratoire sur des projets qui posent problème tant sur le plan budgétaire que sur le plan écologique. La crise conduirait ainsi, paradoxalement, à sauvegarder l'équilibre entre l'Homme et la Nature, ici, dans les Deux Rives.
On favorise l'autoroute sans se rendre à l'évidence que le règne de la voiture individuelle est fini.
Rodrigo Acosta
(1) La CA2RS à 12... anticonstitutionnelle ! numéro 102, pages 19 et 20.
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LE JOURNAL DES
Sommaire
Septembre - Octobre 2012
ÉDITORIAL
Le Journal des deux rives
La vie n'est plus un long fleuve tranquille
page
3
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5
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6
actualité locale
Andrésy
L’instauration du quotient familial, une polémique de plus
Une saison culturelle de toutes les envies
Carrières Chanteloup Confluence Triel Verneuil
La Poste se rétracte... le service public assuré
page
7
En direct de Curiosity
page
8
Pierre Cardo, l'atypique...
page
9
Molière à Kliptown, un pari gagné
page
10
Les seniors ne sont pas oubliés
page
11
Les dons de sang ne connaissent pas la crise
page
11
L'État retoque le PLU La Poste ferme ses portes... pour s'embellir La Fête de l’Air a tenu ses promesses Une saison à découvrir : du classique à «l'Aramdam»
Vernouillet Orgeval Villennes
Marie-Hélène Lopez-Jollivet : « 12 e occupation illégale » Hostilité au pont d'Achères et à son « cortège de nuisances » Expropriations en vue pour construire la gare routière
Une nouvelle adresse gourmande Trois étoiles pour le Campanile
page
12
page
13
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15
page
16
page
17
page
18
page
19
page
21
page
21
Enquête Le Pont d’Achères : coûte que coûte
22 à 24
pages
Économie
PSA Poissy et le projet A104 : d'Aulnay
la leçon
Le Canal Seine-Nord prend l'eau
page
25
page
26
page
27
page
28
environnement Marée noire à Andrésy
Controverse
Esnol : «Il faut démanteler les campements illicites de Roms»
SPORTs
Billet d'humour
De sacrés JoJo !
course à pied
La foulée trielloise : des vainqueurs inédits
page
31
Bennacer intouchable
page
31
page
32
Volleyball
La nouvelle saison du « CAJVB »
un Jour un livre Histoire
« À nous deux Paris » L'ancienne cité naturiste se dénude
pages
29-30
CULTURE
pages
33-34 35
page
Visite pour les 100 ans de l’usine d’Astrium
page
36
souvenir
« Je suis journaliste et j’aime travailler avec vous... »
CUISINE
Recette
Roquette en salade à la fleur de sel
Dernières nouvelles 4
page
37
page
38
page
39
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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél-Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq ( ), Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Pierre Tassain et Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : David D'Aubin et le club CAJVB. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Maquettage : 2ds-créations
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LE JOURNAL DES
Septembre - Octobre 2012
ACtualité locale
Andrésy
L’instauration du quotient familial, une polémique de plus La majorité de droite n’en voulait pas mais l’instaure. L’opposition de gauche le demandait mais vote « contre »… L’arrivée tardive du quotient familial sur Andrésy a été à l’origine de débats houleux entre les deux camps politiques sur la ville, autour de cette question. L’instauration du quotient familial, depuis septembre, n’estelle pas l’occasion pour la majorité de M. Ribault d’augmenter les tarifs municipaux ? « Enfin ! Après 11 ans de mandat ! ». Au cri du cœur des élus de l’opposition, en ce début de conseil municipal d’Andrésy du 3 mai dernier, on pouvait penser que l’instauration de la tarification au quotient familial à Andrésy allait être une rare décision consensuelle entre la majorité de M. Ribault et l’opposition PS-EELV de la ville. Las ! Le quotient familial a été l’occasion d’une brillante passe d’armes entre les deux camps. Mais une passe d’armes à front renversé : la majorité UMP de la ville s’était jusque là toujours opposée au quotient familial et Andrésy demeurait la seule commune sans tarification différenciée selon le niveau de revenu des usagers. Quant à l’opposition Andrésy Citoyenne, celle-ci réclamait le quotient familial depuis 2008, date des dernières municipales. Ce dossier avait même été au cœur de la campagne et un réel point de divergence entre les deux camps politiques qui s’affrontaient à l’époque pour conquérir la mairie. Quatre ans après, la majorité de droite votait donc le quotient et la majorité de gauche s’y opposait ! Comment en est-on arrivé là ? Au sein de l’opposition, c’est Laurence Wastl, spécialiste des affaires scolaires sur la ville et ancienne candidate suppléante EELV aux dernière cantonales, qui a mené le combat, chiffres et arguments à l’appui. D’abord, l’élue écologiste a rappelé que la ville d’Andrésy était dans l’obligation de mettre en place le quotient familial : « Vous y êtes obligés par la Caisse d’assurance familiale pour continuer à percevoir ses financements. Ce n’est donc pas un acte volontaire mais contraint de votre part ».
L’opposition d’Andrésy a ensuite critiqué le périmètre choisi qui exclut encore certaines prestations de la ville, comme celles de l’école de musique et de danse. Mais surtout, la méthodologie choisie qui est des plus « opaque » et « stigmatise les Andrésiens en situation les plus précaires ». La ville instaure sept tranches mais pour la plus basse, il n’y a pas de tarif : « Il faut que ces personnes fassent une demande auprès du CCAS ». L’opposition y voit là une procédure dérogatoire gênante. Mais le cœur du conflit a porté sur les nouveaux tarifs et l’opposition andrésienne a voulu démontrer que l’instauration de tarifications modulées en fonction des ressources a permis en fait à la mairie d’augmenter globalement les tarifs. « Quand nous avons étudié les nouveaux tarifs, nous avons cru que vous nous aviez envoyé des tableaux inexacts », ont commencé par dire les cinq élus de l’opposition. Chiffres à l’appui, Laurence Wastl a démonté le système : « Pour la restauration scolaire, seules deux tranches sur sept vont connaître une diminution de leurs tarifs et trois une augmentation ; pour une journée complète de centre au centre de loisirs, l’augmentation est généralisée www.journal-deux-rives.com
(Infographie : J2R)
à toutes les tranches, de 6,4 à 42 % » (voir notre graphique). Tout juste l’opposition a-t-elle accordée un satisfecit pour la baisse du tarif périscolaire le matin. Côté majorité, on n’a pas contesté les chiffres, si ce n’est de dire qu’il existait des « effets de seuil inévitables ». La maire-adjointe à la scolarité a répondu à certaines attaques de l’opposition. Marie-Françoise Perroto a rappelé notamment qu’Andrésy proposait des tarifs dégressifs familiaux, selon le nombre d’enfants et que la restauration était moins chères qu’ailleurs. L’adjointe de M. Ribault a surtout regretté l’absence de l’opposition à certaines commissions qui ont préparé le conseil municipal et que Laurence Wastl « fait de la politique. Et sur ce dossier du quotient familial, c’était un scandale ». L’opposition est persuadée que la population réagira à ces nouveaux tarifs. De son côté, le maire d’Andrésy a clairement masqué une politique de gestion des deniers publics (avec une hausse des recettes) derrière une mesure qui à l’étiquette sociale, au regard de l’augmentation presque généralisée des tarifs pour tous les revenus concernés par la nouvelle grille tarifaire des services municipaux. r 5
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ACtualité locale
Septembre - Octobre 2012
Andrésy
Une saison culturelle de toutes les envies
Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette nouvelle saison culturelle, qui débute dès le vendredi 21 septembre, espace JulienGreen avec, au menu, un spectacle d'humour, orchestré par le musicien, jongleur, comédien, acrobate et homme à tout faire, Warren Zavatta, petit-fils du grand Achille, pour mieux se rendre compte du souci de la municipalité d'offrir des moments de divertissement ouvert à tout public. Des têtes d'affiche ? Elles seront nombreuses à fouler la scène locale entre le show chorégraphique contemporain, Fusion, le 20 octobre, proposé par Patrick Dupond, ce danseur étoilé qui fait son grand retour sur la scène après de nombreuses années d'absence, mais aussi le célèbre Quatuor déjanté, ne lésinant pas sur les artifices et numéros d'acrobatie pour interpréter, le 1er février, à leur manière décalée, de célèbres morceaux du répertoire classique, sans oublier Patrice Laffont qui revisitera une pièce de boulevard, « Coup de foudre », le 19 avril, tandis que l'orchestre de chambre de la Nouvelle Europe devrait enchanter les amoureux de belle musique, le 24 mai ; tout comme les danseurs de l'Opéra national de Paris, le 9
rock. Pour les plus petits ? Ne manquez, sous aucun prétexte, Babouille Bonbon « quand je chante, je tourne rond », ce concert rock, le 10 avril, qui met en scène trois personnages grandiloquents, débordant de facéties et d'extravagances pour interpréter des morceaux évidemment entraînants, mais aussi « Le fabuleux voyage de la fée Mélodie », le 21 mai, et « Molière dans tous ses éclats », le 23 mai. Enfin, les accros au jazz devraient La formation vauxoise Vocalises enchantera cette être aux anges grâce à ce cabaret, nouvelle saison culturelle andrésienne. (Photo J2R) orchestré de mains de maître, par juin, en démonstration dans ce spectacle le célèbre Caveau de la Huchette, quartier de ballets forcément enchanteur. Musique, latin, à Paris, le 22 juin. En guise de clôture ? Une pièce sonore, danse, théâtre, show humoristique, spectacle jeune public : il sera vraiment difficile conjointement mise en scène par Nicolas de faire la fine bouche tout au long de ces Bralet et l'école de musique et de danse Ivry-Gitlis, le 28 juin. Comme de coutume, neuf mois de programmation. Ainsi, les mélomanes se délecteront d'un des tarifs préférentiels sont appliqués aux concert d'orgue, harpe et flûte traversière, jeunes de moins de 18 ans, étudiants âgés organisé par l'association des amis de l'or- de moins de 26 ans, ainsi qu'aux personnes gue, église Saint-Germain-de-Paris, le 23 de plus de 65 ans, demandeurs d'emploi, septembre, ainsi que des Gospels Voices personnel communal et abonnés à la Nacelle élevant le ton, le 5 octobre, dans le cadre d'Aubergenville. Côté abonnements, il vous du festival Les Gourmandises, que chapeaute en coûtera, selon les spectacles, entre 13 et le Conseil général des Yvelines, alors que 25 euros la place, contre 15 et 28 euros si la formation vauxoise Vocalises devrait don- vous n'optez pas pour la formule abonnener envie de fredonner de nombreux airs ment à trois spectacles. r de variété, le 14 décembre. Plus actuelles, les prestations musicales avec Elmer Food *Pour s'abonner ou réserver, contact à l'accueil de la du lundi au vendredi, de 8h45 à 12h00 et de Beat, le 26 octobre, et Les Fatals Picards, le mairie, 13h30 à 17h15, le samedi, de 8h45 à 12h00. 22 février, révisitant un nouveau répertoire Tél au 01 39 27 11 00.
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Depuis de nombreuses années, la cité andrésienne privilégie la diversité dans sa programmation culturelle. Le cru 2012-2013 sera tout aussi éclectique.
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Septembre - Octobre 2012
ACtualité locale
Carrières-sous-poissy
La Poste se rétracte... le service public assuré À l’issue d’une réunion qui s’est déroulée à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye, le jeudi 16 août, en présence du sous-préfet des Yvelines, Philippe COURT, de représentants de la Police Nationale, de La Poste et d’Eddie Aït, maire et conseiller régional d’Île-de-France, la Poste a été contrainte, dans l’intérêt des administrés, de revoir son dispositif de distribution des colis et recommandés sur le territoire communal.
Le service en Zone Urbaine Sensible (ZUS) devrait reprendre progressivement et partiellement à partir du lundi 20 août. Le bras de fer n'a pas eu lieu car la Poste a été contrainte de revoir son dispositif en ZUS. Le maire se félicite de l’intervention du sous-préfet qui a su rappeler à la Poste ses obligations – telles que définies dans les articles L1 et suivants du Code des postes et des communications électroniques – afin d’assurer un service postal universel sur l’ensemble du territoire. La reprise de la livraison des colis et recommandés est actée après une valse de décisions malheureuses de la part de la Poste. En effet, depuis plusieurs semaines, les colis et recommandés adressés aux habitants de la ZUS de Carrières étaient avisés d’office. Après plusieurs réclamations, la Poste avait expliqué dans un courrier que les recommandés ou colis n’étaient plus distribués en ZUS. Informé de cette situation, Eddie Aït avait interpellé la direction de la Poste et souligné le caractère « indigne et discriminatoire » de ce dispositif. Une action en justice était également envisagée. La suite a été un classique : changement de ton et d'arguments. Lors de la rencontre en sous-préfecture à Saint-Germain-enLaye, les difficultés rencontrées par les postiers dans l’exécution de leur mission ont été évoquées. La Poste a ainsi parlé principalement de difficultés d’accès aux boîtes aux
Tout est bien qui finit bien, le service postale a repris progressivement.
lettres. Concernant la sécurité des agents, les représentants du groupe la Poste ont reconnu qu’aucune plainte ni aucune main courante n’avait été déposée en raison d’incivilités et de vols dans le quartier depuis plus de trois ans. L’argument de la sécurité des agents, invoqué par la Direction, dans un premier temps, pour justifier ses pratiques à Carrières-sous-Poissy, n’était donc plus recevable. En parallèle de la réunion, le cabinet de Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministère du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, s’est également saisi du dossier. Parmi les décisions actées, la Poste sera désormais intégrée à la cellule de veille mise en place par la municipalité. Cet organe d’échanges regroupe différents acteurs du territoire, parmi lesquels des représentants www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
de la police municipale, de la police nationale, des pompiers, des bailleurs sociaux, des services municipaux (politique de la ville, gestion urbaine de proximité, CCAS), de la prévention spécialisée et des collèges de la ville. Il se réunit régulièrement pour faire le point sur différentes situations rencontrées sur le territoire. Un travail partenarial sera également mis en place avec les bailleurs sociaux de la ville afin de résoudre les difficultés d’accès aux boîtes aux lettres évoquées lors de la rencontre. Tout est bien qui finit bien : la distribution des colis et des recommandés a repris progressivement et partiellement à partir du lundi 20 août. Un nouveau système de distribution et des aménagements d’accessibilité devront être mis en place avant une reprise totale du service. r 7
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ACtualité locale
Carrières-sous-poissy
En direct de Curiosity Curiosity est le plus récent rover conçu par la NASA afin d’explorer (partiellement) l’environnement de la planète Mars. Grâce aux médias, sa silhouette nous est devenue familière aujourd’hui. Le lundi 6 août, pour les quelques centaines de spectateurs présents avant sept heures du matin, salle Louis-Armand à Carrières-sous-Poissy, c’était l’arrivée (risquée), après un voyage de plusieurs mois et des millions de kilomètres parcourus, d’une sonde. À bord, un engin de 900 kg qui devait se poser sans dommage dans une zone savamment étudiée pour qu’il cherche (et trouve ?) des traces laissées par de l’eau, si celle-ci a bien existé un jour sur Mars. Ce lieu choisi après un appel international, c’est le cratère Gale, situé au pied d’une immense montagne (le Mont Sharp) car, et les spécialistes présents l’ont bien précisé, Curiosity est un « géologue » équipé d’appareils automatiques pouvant recueillir et analyser des échantillons de roches martiennes. Ainsi, pendant d’interminables minutes, les animateurs du Parc aux étoiles de Triel qui partageaient l’espoir du succès de l’atterrissage de la sonde, ont décrit et commenté minutieusement toute l’histoire des sondes envoyées vers Mars, depuis Viking 1 et 2 en 1976 jusqu’à Pathfinder en 1997, etc. C’est maintenant Curiosity qui continue l'exploration de la planète rouge, avec à son bord un véritable laboratoire mobile,
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De g. à d. : Christophe Denis, Jean-Pierre Martin, Gilles Dawidowics, Oliver de Goursac… partagent l’enthousiasme général. (Photo J2R)
dont plusieurs appareils essentiels ont été conçus et réalisés en France par le CEA et le CNES. Ces instruments : les plus performants jamais envoyés sur Mars, notamment un laser qui peut « tirer » sur des roches éloignées sans se déplacer et les analyser dans un four après des manipulations gérées par des automatismes singulièrement complexes. Vive les robots ! Mais les minutes passent chargées d'une extrême tension dans la salle, à Carrières, mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique où les équipes suivent la manœuvre d’approche de la sonde – presque 7 minutes. Après avoir traversé l'atmosphère à une vitesse de 5,9 kilomètres/seconde, pendant lesquelles le bouclier est porté à 1 500°, un énorme parachute de 16 mètres de diamètre se déploie pour ralentir la sonde. Puis, à 20 mè-
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tres, un robot allume des rétro-fusées et, à l’aide de trois câbles longs de plusieurs mètres, le rover est posé au sol. Aussitôt, la sonde s’élève pour aller s’écraser assez loin afin que la poussière que dégage sa chute n’affecte pas les objectifs des caméras. Alors, première réaction d’ensemble, la salle explose devant la réussite tant attendue et les applaudissement accompagnent ceux que l’écran transmet : accolades des techniciens du Jet Propulsion Laboratory (JPL), explosion de joie des équipes à qui l’on doit cet exploit qui a coûté 2,5 milliards de dollars ! Un enthousiasme général éclate aussi quand les premières images prises par Curiosity apparaissent sur les écrans : à plus de 570 millions de kilomètres, Curiosity va pouvoir remplir sa mission… c’est maintenant que l’exploration commence ! r
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ACtualité locale
Chanteloup-les-vignes
Pierre Cardo, l'atypique... Le 11 juillet à Chantelouples-Vignes, Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, Catherine Arenou, maire de Chanteloup et une centaine de personnalités ont rendu hommage à Pierre Cardo, ancien député-maire, qui a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. Pourquoi partir ? Parce qu'il n'est pas comme les autres politicards : il a su s'arrêter avant que les urnes le sortent par la petite porte. Déjà le 9 février dernier, lors de l'émission chez nos confrères de Yvelines Première, l'ancien député à l'écharpe blanche a déclaré : « J'arrête la politique tout en laissant un héritage [politique] à mes successeurs ». Après trente-trois ans de politique locale et nationale (élu maire en 1983, conseiller général en 1985, député en 1993)(1), il a œuvré pour le social (emplois jeunes...) dans les Yvelines, pour la réhabilitation du tissu urbain (avant la mise en place de l'ANRU), pour la politique au sens noble du terme, même s'il savait être « dur » dans les combats politiques contre ses opposants socialistes et contre certains de ses « amis » de droite. Le préfet Jean-François Carenco l’a rappelé : parfois, ses amis politiques de droite posaient plus d'obstacles que les socialistes pendant la mandature de Jean Borotra au Conseil général des Yvelines. Monument de la République ! Le préfet Caranco avait croisé le chemin de Pierre Cardo en 1991, lors de son passage à la Préfecture des Yvelines comme secrétaire général, et avait soutenu son action : « Quel attachement au service public, que d’actions menées dans la recherche et l’application au quotidien d’une politique humaniste et humaine, que de gens secourus ou fermement tancés… mais toujours amis ! » Dans un éloge républicain, le préfet Caranco a refait le parcours de l'homme à l'écharpe blanche : c'est l'homme des principes de la laïcité, de la subsidiarité, de l'humanisme à la sauce française. « L’écoute, le respect de l’autre et des différences, la primauté de l’intérêt général, la force de conviction et de l’expé-
rience » ont caractérisé Pierre Cardo. Ses succès « ne doivent rien au hasard » et « s’appuient sur un énorme travail et une connaissance parfaite de dossiers pourtant très techniques » , a déclaré le préfet. Pierre Cardo, Pierro, adorait se frotter au quotidien du peuple : il a pratiqué le tissu associatif et vivait chichement avec et pour les Chantelouvais. Il allait (trop?) loin en organisant des camps d'été pour les jeunes, sans mesurer « les effets inéluctables » sur sa famille. Passons, cet homme est La République honore l'homme à l'écharpe blanche. (Photo J2R) passionné car l'espérance est la source de la générosité. Cette Méditerranée. Pour ce qui est du choix de valeur consolide celles du respect et de la la couleur, elle correspond à la synthèse tolérance dans un contexte républicain et de toutes les couleurs, comme Chanteloup. Le blanc, c’est aussi le symbole de laïque. Pour J-F Carenco : le rêve est d'avoir la loyauté (et la royauté !), de l’honnêteté, de la fidélité par rapport à ses convictions : 36000 maires comme Cardo. Il faut vraiment être consensuel pour ar- « C’est pourquoi je conserverai cette écharpe, car river à cette conclusion. Le consensualisme c’est ainsi que l’on fera avancer la société [en pode Pierre Cardo est une sorte de recherche litique], en ayant des principes et des convictions (parfois par la force !) de la modération po- auxquels on est attaché et qu’on défend quoi qu’il litique. Réformer, bâtir... sans détruire les arrive. Je la conserverai pour la chance que j’ai de fondations de la République. C'est ainsi vivre à Chanteloup, pour garder le lien que j’ai que le Sarkozysme pur et dur n'était pas en avec vous tous, quoi qu’il arrive, parce que j’aime phase avec Pierro, le bâtisseur de la Commu- ce territoire ». Le mot de la fin revient à Catherine Arenauté d'agglomération des Deux Rives. J-F Carenco a terminé son éloge par ses mots nou, qui salue ainsi son prédécesseur à la : « C’est un monument que la République honore mairie de Chanteloup: « C’est un esprit libre, il n’est pas dans l’apparence et encore moins dans l’apaujourd’hui ». parat, il préfère l’âme à l’enveloppe, il aime sauver ceux que tout le monde rejette. C’est un humaniste « Il préfère l'âme à l'enveloppe » Pierre Cardo a éclairci le mystère de sa au sens premier du terme ». Tout fut dit, ou plutôt résumé, de la vie célèbre écharpe blanche qui ne le quitte presque jamais et qui lui a valu nombre de de l’homme à l’écharpe blanche. Il redonne remarques. C’est tout d’abord une ques- toutes ses couleurs et sa dignité à une distion climatique, parce qu’il est né dans tinction nationale parfois galvaudée. r le Sud de la France et qu’il a passé une (1) Président de la CA2RS et de l’Autorité de Régulapartie de sa jeunesse de l’autre côté de la tion des Activités Ferroviaires (ARAF). www.journal-deux-rives.com
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CHANTELOUP-les-Vignes
Molière à Kliptown(1), un pari gagné Du 17 au 31 août dernier, sept jeunes(2) de Chanteloup ont séjourné dans le pays de Nelson Madela.
« J'espère que notre groupe était digne de Chanteloup et de la France pendant notre séjour en Afrique du Sud ». Voilà comment Tauty Correia, un des membres de la délégation chantelouvaise, a affirmé son attachement à bien faire pour l'image non seulement de Chanteloup mais aussi de l'interco' des Deux Rives de Seine. Dire que ce séjour à caractère culturel, humanitaire et sportif aurait bouleversé les rapports nord-sud serait utopique. Cependant, les sept jeunes, accompagnés de trois adultes dont Neusa Thomasi, directrice de la Compagnie des Contraires, ont fait un carton auprès des hôtes (les jeunes Sud-Africains de l'association KYP, dirigée par Jean et Thando Benzana) à Kliptown un des quartiers pauvres de Soweto : quatre représentations de la pièce de Molière, L'Avare ; un travail humanitaire pour rendre plus vivable le quotidien de quelques centaines d'habitants ; un échange sportif axé sur les pratiques du jonglage et du football. Financé par l'Institut Français (à hauteur de 80%) et le reste par la Fondation d'Auteuil et la ville de Chanteloup-les-Vignes, ce voyage inédit pour les sept jeunes de Chantelouples-Vignes a modifié leurs perceptions du monde et de l'environnement. D'abord, sur le plan culturel, jouer un rôle dans la pièce de Molière, L'Avare, devant un public inconnu
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Une expérience inoubliable dans le (Photo J2R) pays de Nelson Mandela.
et nombreux, fut un apprentissage de la rigueur pour Younès (qui a joué Harpagon), Tauty (La Flèche) et Zacharia (Cléante). En plus, leurs vis-à-vis sud-africains étaient des filles anglophones et plus âgées (entre 20 et 22 ans). Nos trois jeunes et le groupe ne se sont jamais éloignés du but : jouer au plus près de la mise en scène demandée par Neusa Thomasi... qui a l'habitude de chercher la perfection. La langue était aussi un obstacle à surmonter car la pièce était jouée à la fois en français et en anglais. Les répliques à nos jeunes acteurs amateurs de Chanteloup se faisaient en anglais... du Kliptown, un quartier défavorisé du Soweto, le ghetto sud-africain. Cette ville est marquée par une pollution urbaine massive qui provoque allergies et autres maladies aux jeunes et aux personnes âgées.
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Sur le volet humanitaire, les jeunes de chez nous ont contribué à l’amélioration du quotidien des quelques centaines de personnes qui s'entassent dans ces habitations sans assainissement, sans eau. À cet effet, trois lavoirs ont été construits grâce à l'impulsion du volet humanitaire de la délégation chantelouvaise. Certes, ce n'est pas suffisant mais, comme l'a souligné Zhora El Mennani, éducatrice en charge de ce volet pendant le voyage, « Ce n'est qu'un début, en espérant que les Sud-Africains puissent prendre la suite... ». Un troisième objectif affiché par la délégation était d'échanger sur les pratiques et la pédagogie sportives là-bas, à Kliptown. Selon Jean Mendy, un inlassable animateur sportif dans les Deux Rives, « comme la culture, le sport à une vocation universelle ! » Ainsi, dès qu'un ballon était sur le terrain, cela attirait du monde. Environ 400 gamins ont pu également assister à des séances d'initiation au monocycle ou au jonglage. Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience sud-africaine ? Tauty était la plus succincte : « Ce voyage (et ses trois volets) nous a formés et c'est à ce jeune âge que l'on pourrait apprendre des autres cultures et d'autres pays... ». Plus prosaïquement, ces jeunes ont pu apprécier le paysage et les modes de vie dans les Deux Rives... et cela les a fait grandir, dans une époque où rien n'est facile, quel que soit le pays où l'on grandit ! r (1) Afrique du sud (2) Younes Boulahia, Tauty Correia, Zakaria Aziqui, Amiel Guehi, Nicolas Noukipo, Babacar Dembele et Adama Kanté.
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Confluence
Les seniors ne sont pas oubliés Depuis de nombreuses années, le foyer des anciens de Maurecourt a décidé de rester mobilisé tout au long de ces deux mois d'été.
« Cette période de vacances est propice à la solitude, reconnaît Serge Tréhout, le président de cette association dynamique avec ses 300 adhérents. Les retraités se replient sur eux-mêmes. Nous faisons tout pour rompre cet isolement qui n'est pas une fatalité ». Dans cet esprit, le foyer donne rendez-vous, deux fois dans la semaine, les mardi et vendredi, à l'espace Gérard Blondeau à Maurecourt, où l'ennui est forcément banni. « Jeux de cartes et de société, parties de pétanque, rencontres de billard, sans oublier l'incontournable goûter déliant les langues permettent de divertir, tout en créant du lien social », assure Serge. Ce que ne dément pas Claudine, 72 ans, une habi-
génération avec qui on refait le monde ». Soucieux d'offrir des activités éclectiques, le président se démène comme un beau diable pour dénicher des animations coup de cœur. Sorties (Barbizon, Dieppe, Fontainebleau…), dernier séjour sur le Rhin avec 50 seniors, ainsi repas dansants ponctuels sont « autant d'occasions pour garder le moral », soutient le président. Une recette qui fonctionne puisque les adhérents viennent de tout le confluent s'adonner à telle ou telle de leur passion. N'hésitez donc pas, si vous êtes à la retraite et que le manque Les seniors ne s'ennuient pas dans ce club de relations humaines vous pèse, le foyer qui privilégie les relations humaines. des anciens saura répondre à vos désirs (Photo J2R) de nouer des contacts qui sont, affirme tuée du club, qui met en exergue « l'impor- M. Tréhout, « le meilleur médicament contre la tance de sortir de chez soi pour ne pas tomber dans dépression ». r la déprime. Je peux vous assurer que la solitude au *Le foyer des anciens donne rendez-vous les mardi et vendredi, espace Gérard Blondeau, de 14h00 à 18h00. quotidien pèse. Ici, je retrouve des personnes de ma Cotisation annuelle : 19 euros.
Les dons de sang ne connaissent pas la crise L'amicale des donneurs de sang bénévoles de ConflansSainte-Honorine a le sourire à l'orée de cette rentrée.
Il faut dire que cette association caritative ne cesse, au fil des ans, d'attirer de plus en plus de candidats à ce geste civique sauvant de précieuses vies. Ce ne sont pas les deux dernières collectes de ce week-end, maison de quartier Chennevières, qui viendront infléchir cette tendance résolument haussière. « Nous avons réussi l'exploit, en pleine période estivale, d'accrocher pas moins de 200 donneurs, se félicite Sébastien Pluchart, le tout nouveau président qui a pris la succession de l'emblématique Wilfried Bodiot, à la tête de l'amicale pendant près de dix ans. Sous la houlette de l'EFS (Etablissement Français du Sang), cette collecte a même attiré de jeunes donneurs qui donnaient pour la première fois de leur vie ». À l'image de Bénédicte, 22 ans, qui s'est présentée spontanément au prélèvement. « Plus d'une fois, j'avais envie de donner, mais je trouvais toujours une excuse pour me défiler, révèle cette étudiante en sociologie. Hélas, il aura fallu que mon oncle soit gravement malade et ait besoin d'être transfusé pour que je me rende compte de toute l'importance de cet acte. Désormais, j'ai décidé de
venir trois à quatre fois dans l'année ». Ce qui ne pourra que réjouir les bénévoles conflanais qui se montrent ambitieux pour les mois à venir. « L'an dernier, nous avions enregistré 861 dons. Pourquoi ne pas atteindre la barre fatidique des 1 000 prélèvements d'ici décembre ? ». En attendant, l'association prépare, d'ores et déjà, les deux collectes exceptiondu président Sébastien Pluchart, les collectes se nelles qui se dérouleront le Autour (Photo J2R) portent au mieux dans la cité batelière. week-end des 20 et 21 octobre. « Pour l'occasion, c'est la ville qui a décidé de tien. À ce sujet, le collège du bois d'aulne donnera nous donner un coup de pouce en nous ouvrant grand le bon exemple en organisant une collecte chapeautée les portes de la salle des fêtes, tout en affichant l'évé- par les élèves. Ces derniers se chargeant d'attirer le nement sur tous les panneaux électroniques de la cité maximum de leurs proches adultes à venir se faire batelière, annonce le président. Nous espérons bat- prélever ». Rappelons qu'il est possible de dontre des records de participation ». Pour l'heure, ce ner, dans l'année, à cinq reprises pour les dernier poursuivra son opération séduction, femmes, contre six chez les hommes. Pour notamment auprès de la jeune génération, les éventuels craintifs récalcitrants, la piqûre en allant dans les lycées conflanais prêcher est indolore. Plus aucune excuse de se défiler. la bonne parole sur la nécessité de consacrer À bon entendeur… r un peu de son temps libre pour venir secourir tous ceux qui sont dans l'attente. « Plus que *Prochaines collectes : les samedis 20 octobre et 22 décembre (14h00- 19h30), dimanches 21 octobre et 23 jamais, l'EFS a besoin de votre sang, lance Sébas- décembre (9h00-13h30). www.journal-deux-rives.com
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Triel-sur-seine
L'État retoque le PLU Depuis l'échange houleux du conseil communautaire de la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS), le projet de PLU de Triel fait encore parler de lui. La préfecture des Yvelines a donné un avis « non conforme » au projet de PLU présenté par Triel. Selon certaines sources communautaires, le projet de PLU triellois a du plomb dans l'aile. D'une manière prémonitoire, Philippe Tautou, 1er vice-président de la CA2RS, avait prévenu en séance : « Sachez simplement que vous [les élus de Triel] allez dans le mur... » Et Pierre Cardo d'ajouter : « Le projet de PLU de Triel est incompatible avec certaines dispositions de l'aménagement de la CA2RS... » En attendant la réaction de la sous-préfecture à nos questions sur le sujet, voici en résumé les raisons de l'avis pas du tout favorable des services de l'État : - La zone entre Triel et Chanteloup ne concorde pas avec le projet de couronne urbaine de la CA2RS de février 2010. Autrement dit, il faut bétonner à fond ici et maintenant pour être en règle avec la CA2RS et avec le PLH (Programme local d'habitat) ; - la capacité foncière du projet de PLU triellois ne fournira pas assez de foncier pour la construction de logements (dont ceux dits sociaux) au-delà de 2014 ; - l'aire de grand passage pour les gens du voyage n'est pas inscrit formellement sur le PLU ; - le projet de ferme photovoltaïque (et la possibilité de rouvrir la décharge) n'est pas bien précisé sur le projet du PLU. Joël Mancel, maire de Triel, se disait « triste et inquiet » en juillet 2012 car la ville de Triel avait travaillé avec les services techniques de la CA2RS. Ce coup de tonnerre devrait le mettre au bord de la dépression... Le triomphalisme du premier adjoint de Triel, Jean-Yves Six, qui a la charge de l'urbanisme depuis dix-sept ans, s'est dissipé entre juillet et août(1). À première vue, la CA2RS semble avoir savonné la planche de Triel, mais la triste réalité est que Triel est un bazar incompréhensible pour le commun des serviteurs de l'État ainsi que par 12
Les deux architectes du PLU triellois, unis pour le meilleur ou pour le pire !
de nombreux triellois. Depuis dix-huit mois, des retards s'accumulent sur ce dossier. Le 26 avril 2012, J.-Y. Six avait expliqué que l'enquête publique se déroulerait en septembre 2012... mais que la municipalité trielloise se mettait hors-laloi car elle limitait la capacité de construire volontairement.... et il n'est pas sûr que cela passe la grille du contrôle de la légalité. Comprenne qui pourra ! Effectivement, le projet de PLU n'est pas conforme à la loi et aux dispositions d'amé-
(J2R)
nagement de la CA2RS. Par conséquent, des amendements restent à faire et cela risque de compromettre le planning politique de Jean-Yves Six, qui se voyait déjà l'architecte du renouveau de Triel en mettant en avant un PLU flambant neuf en 2013. Juste une année avant les élections municipales de 2014. r (1) Le maire-adjoint avait avancé pendant les débats publics de 2012 sur le PLU : « Une ville de la CA2RS nous regarde en exemple de concertation et nous a demandé des conseils.... Le projet de PLU de Triel est une belle réussite dans tous les sens du terme ». http://www.journal-deux-rives.com/actu/01253-peu-pluurbanisation-triel
«Laver ou ne pas laver son LINGE SALE EN PUBLIC» Face aux critiques du vice-président de la CA2RS, Philippe Tautou, en charge de l'aménagement du territoire lors du conseil communautaire du 9 juillet, Triel par l'intermédiaire de Joël Mancel, le maire, a tenu bon en défendant son projet de PLU... et en faisant retirer la délibération en question. Un précédent ! Cela prouve qui est le véritable maître de l'aménagement dans l'interco' du fait que le droit de sols reste de la compétence unique de la commune. Surtout qu'il n'y a pas de PLU intercommunal. Stupeur dans la salle du conseil communautaire ! Que faire pour sortir de l'impasse ? Pierre Cardo, dans un dernier mouvement tactique, a demandé plus de cohérence, soulignant l’inutilité autrement de se mettre dans l'interco'. De fait, deux principes s'opposent : celui de la libre administration, sous-entendu par les propos de M. Mancel, et le principe de la cohérence territoriale prônée par Philippe Tautou. Le premier permet au maire d'être le maître chez lui, tandis que le deuxième principe prescrit une meilleure cohérence dans le choix de l'urbanisation future de l'ensemble des 12 communes de l'interco'. Denis Faist, le sémillant conseiller municipal d'Andrésy, considère que mettre des observations ou des remarques peut passer, mais de là à émettre des réserves... c'est de l'ingérence dans les affaires communales. Ce sera la première fois que l'on retoque le PLU ouvertement et devant un public médusé. Pour s'en sortir après une demi-heure de débats sur le manque d'information sur le PLU de Triel pour se prononcer en connaissance de cause, Philippe Tautou a sonné la retraite, malgré son désaccord total avec J-Y Six, adjoint à l'urbanisme de Triel, ne voulant pas laver le linge sale devant témoins. Étonnant ?
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La Poste ferme ses portes... pour s'embellir Tout le monde en parle dans les rues de la ville : la Poste ferme ses portes du 14 septembre au 18 décembre 2012. Explications.
Le service public (courrier simple, paquets) restera opérationnel dans un local provisoire au fond du parking de l'actuel site. Un embellissement est à l'ordre de jour. Les travaux d’aménagement du bureau de poste de Triel-sur-Seine, rue Paul-Doumer, entraînent à partir du 14 septembre sa fermeture provisoire. Entre le 15 septembre et le 15 décembre, le bureau de poste temporaire ouvrira sur l'arrière dans la cour à partir du lundi 17 septembre à 14h30. Selon nos sources, le fonctionnement de la Poste sera un peu modifié. Les opérations et services proposés pendant les travaux seront : - les affranchissements de lettres ; envoi de colis ; envoi d'express ; achat ; produits prêts-à-poster ; timbres ; recharges téléphoniques ; - les remises des instances ; lettres recommandées et colis. Il faut porter une attention particulière au fait que des opérations financières seront affectées par les travaux en raison des normes de sécurité contre la tentative de vols et des attaques probables. Ainsi, les dépôts de chèques seront possibles dans les locaux
provisoires de la Poste de Triel. Pour toute autre transaction et les virements financiers, il faudra se déplacer aux guichets des villes environnantes. La Poste préconise d'aller plutôt à Vaux-sur-Seine ou à Meulan-enYvelines. Bonjour les heures de trajet... si l'on ne possède pas de voiture. S'embellir Nous avons posé la question aux responsables de la Poste à Triel-sur-Seine sur les raisons de cette fermeture. Poux eux, il est indispensable de mettre aux normes ce bâtiment, notamment pour le public ayant un handicap. De toute manière, le bureau de Triel est le plus vétuste des communes des Deux Rives et le local n'est pas conforme à la politique de modernisation des services publics. D'ailleurs, le Journal des Deux Rives a été souvent critique de la situation actuelle. Plusieurs articles, une pétition et des relances auprès des autorités compétentes sont le lot de l'action de certains commerçants et habitants de Triel. Vous avez été entendus ! Comme dit le dicton populaire : « Il vaut mieux tard que jamais ! » Concrètement, le bâtiment avait été cédé à un promoteur privé qui a décidé de faire des appartements dans la partie supérieure du bâtiment. Un permis de construire a été déposé et selon nos informations, aucun recours n'a été formé... Par conséquent, les services de la Poste (après rénovation et réaménagement des locaux intérieurs) seraient plus « accueillants » pour un public qui attendait
La Poste reste opérationnelle dans un bureau provisoire dans le parking. (Photo J2R)
ces modifications depuis quatre décennies. Il faut saluer l'effort des autorités publiques et notamment M. Hugues Ribault, ancien président de la commission départementale des services de la Poste, qui a poussé pour que ce dossier avance depuis trois ans. En conclusion, le J2R se réjouit et espère que le public triellois sera compréhensif pour faire un dernier effort afin d'avoir un service public postal digne de ce nom. r
Horaires Les horaires d’ouverture seront les suivants : le lundi de 14h30 à 17h30 ; du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 17h30 ; le samedi de 9h30 à 12h30. En outre, la Poste assure que la distribution du courrier demeure inchangée et qu’elle ne sera pas affectée par ces travaux. Celle-ci s’effectuera six jours sur sept, comme à l’accoutumée.
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La Fête de l’Air a tenu ses promesses Samedi 8 septembre, les passionnés d’aviation sont venus en famille à la cinquième édition de la Fête de l’Air, qui s’est tenue sur l’aérodrome des MureauxVerneuil.
À l’entrée de la fête, les visiteurs étaient accueillis par le soleil et l’« Union Jeep Vexin », présente au meeting aérien avec un camp militaire de l’infanterie américaine de1944 et des animations sonores qui ont attiré surtout les plus jeunes. L’aérodrome des Mureaux-Verneuil est géré par le SIVU (Syndicat Inter-communal à Vocation Unique), présidé par Eugène Dalles, maire adjoint à Verneuil, avec la présence de Philippe Tautou, maire de Verneuil, François Garay, maire des Mureaux et Emmanuel Hiron, maire adjoint dans cette dernière commune. La fête s’est déroulée sous le soleil et la chaleur avec des expositions statiques d’appareils de différents modèles et tailles. Parmi ces appareils, la structure en bois d’un « Spitfire » a été présentée au public. Dans le hangar 15, des expositions étaient organisées avec jeux, découvertes et surprises. L’association « Olympus593 » a présenté une exposition autour du « Concorde » (1). Les films à la gloire de l’avion mythique et un moteur confié par Air France ont provoqué joie et curiosité des fans. Mais la surprise
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fut la rencontre avec Jacky Ramon(2), en uniforme, qui a été l'avant-dernier pilote du supersonique. Fierté et jovialité ont éclairé ses anecdotes qui ont passionné le jeune et le moins jeune auditoire. L’APCCT (Association Philatélique et Cartophile du Canton de Triel-sur-Seine) a présenté son exposition « La genèse de la poste aérienne »(3), en rappelant aussi l’épopée des pilotes de l’Aéropostale. L’Armée de Terre était également là, avec la présentation statique d’avions anciens et de collection, d’un hélicoptère « Gazelle »(4) et de nombreux appareils de simulation de vol.
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Côté restauration, des membres de l’Amicale Région Nord Pas-de-Calais-Verneuil-Triel-Vernouillet ont tenu un stand de restauration avec l’aide de l’AVF (Accueil des Villes de France) locale. Tout l’après-midi ce sont des baptêmes de l’air, des démonstrations acrobatiques et bien d’autres voltiges aériennes qui ont envahi le ciel des Mureaux pour un grand spectacle en vraie 3D que les visiteurs et les habitants des différentes communes entourant l’aérodrome ont pu apprécier à leur juste valeur… visuelle et sonore. r
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Une saison à découvrir : du classique à l'Aramdam Samedi 15 septembre, l'espace Maurice-Béjart se déchaînait dans la salle du cinéma : Verneuil nous présentait sa prochaine saison culturelle.
Beaucoup de choses que le public n'arrivera jamais à voir, à découvrir pour les parents, les enfants, les grands-parents, ravis des différents spectacles que nous fourniront les comédiens, les poètes, les musiciens, les chanteurs et les magiciens… des événements à venir en cours d'année : comme le promet la version officielle de la saison 2012-2013, c'est un vrai régal pour les papilles ! « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert ! » C'est une phrase d'André Malraux, que chacun de nous peut déguster à chaque nouvelle saison. Des événements qui nous font découvrir des surprises, des nouveaux styles artistiques : les années 2012 et 2013 nous apporteront de belles découvertes, du théâtre classique à la comédie... On y trouve une pincée d'humour, qui amuse les enfants en présentant Molière dans tous ses états ! Une grande scène dévoilant des personnages cocasses. Une comédie très amusante nous amène des situations hilarantes avec « Le clan des veuves ». Ces trois veuves-là, personne ne leur résiste ! Ne pas rater le festival « Blues sur Seine » avec Candye Kane, une artiste à part dans le paysage musical américain. Elle offre de sa voix puissante un joli répertoire, « blues » et « rythm'n blues ». Ne pas oublier les pompiers en concert : l'orchestre des sapeurs-pompiers des Yvelines ; 45 musiciens amateurs, de haut niveau et jeunes professionnels. Citons également de manière non exhaustive : - Théâtre avec « Yoann et Enzo » avec le « Club des célibataires ». - Nicole Ferronni - One woman show - qui de l’œuf ou de la poule est apparu en premier ? - Événements spéciaux : « Les voix du poème », le 15e « Printemps des poètes ». - Conte musical : Jardin d'arc-en-ciel. Myrtille, une petite fée espiègle et un peu clown. 16
Sophia Aram (en haut) et sa crise de foi complètent la saison classique à la Molière !
- Crise de foi : Sophia Aram, One woman shown. Coup de coeur : la croisade moqueuse de cette humoriste régalante. Elle crible, non pas avec des balles mais des mots durs les trois monothéismes... sans oublier les politicards avec un sens du détail irrésistible. « Elle pointe avec finesse les incohérences des textes sacrés » (Nouvel observateur). « Cette crise de foi ne mérite aucun traitement curatif » (L'Express). - Fête de la musique : rendez-vous inconwww.journal-deux-rives.com
tournable des mélomanes. Des concerts pour tous et pour tous les goûts. Cette fête anime la ville chaque année. Espérons que les commerçants du centre-ville seront davantage associés à cette démarche en amont. Bla.. bla : le premier magazine féminin théâtral et improvisé, théâtre d'improvisation. Rien ne leur fait peur et tout est prétexte à des improvisations sans limites... r Pierre Tassain
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Marie-Hélène Lopez-Jollivet : « 12 e occupation illégale »
Les gens du voyage connaissent les limites de la loi en vigueur.
(Photo J2R)
Le dimanche après-midi, le 26 août, une longue file de caravanes traverse la Plaine de Triel. Le cortège des Gens du voyage est reparti le 2 septembre après une injonction préfectorale.
s'annonçait rock-and-roll pour l'édile PS, Marie-Hélène Lopez-Jollivet. L'occupation illégale des terrains dans les communes des Deux Rives est habituelle pendant cette période estivale. Même la commune d'Eddie Ait, maire de Carrières-sous-Poissy et conseiller régional, vice-président de la CA2RS chargé de la question des gens du voyage, est occuPendant environ un mois, ces 150 ca- pée par environ 50 caravanes, stationnées ravanes avaient occupé illégalement les sur un terrain de football, qui se trouve parkings autour du centre de traitement en face de la passerelle à l'île de la Déride la Poste et le centre logistique de Lidl vation. à Chanteloup. Lieu d'arrivée : l'ancienne Pour Marie-Hélène Lopez-Jolivet (PS), usine d'Eternit à Vernouillet. La rentrée maire de Vernouillet et vice-présidente en charge des finances de la CA2RS, trop c'est trop : « C'est la 12 e occupation illégale dans ma commune. La loi doit être appliquée et ces caravanes doivent repartir le plus tôt possible ! » Un recours juridique a été introduit par le propriétaire du site Eternit auprès des autorités compétentes et le Préfet des Yvelines a été saisi(1) par l'édile PS, qui déclare : « Il faut noter que cette intrusion sur cette enceinte privée a occasionné des dégradaMarie-Hélène Lopez-Jollivet proteste et le fait savoir. (Photo J2R) tions (destruction de la www.journal-deux-rives.com
barrière d’entrée notamment) et a été accompagnée de raccordements "sauvages" aux réseaux d’électricité et d’eau de la société ». Le maire PS a aussi souligné « le risque sanitaire » qui pourrait apparaître à court terme « en raison de la dangerosité du site (présence de bâtiments désaffectés notamment) ». Dans ces conditions, la ville de Vernouillet a considéré que « l’occupation illégale de ce terrain privé n’est pas acceptable ». Elle a par la suite adopté « une position de fermeté sur ce sujet...». La commune de Vernouillet respecte la loi sur l'aire d'accueil des gens du voyage ; Mme le maire de Vernouillet a expliqué : « L'usine est désaffectée et des produits nocifs ont été stockés par l'ancien exploitant du site industriel. Le site est dangereux et surtout il est inacceptable de voir la loi bafouée comme cela ». Certains commerçants se sont inquiétés au sujet de la « tranquillité locale » sans forcément prendre en compte les apports de cette communauté nomade : chiffres d'affaires en hausse dans une conjoncture morose ! En définitif, le site a été occupé pour une période d'une semaine et le campement a été levé le dimanche 2 septembre en fin d'après-midi. Les caravanes ont disparu dans la circulation estivale de la rentrée... (jusqu'à la prochaine fois ?) r (1) La préfecture a envoyé l'arrêté daté du 29 août 2012.
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ACtualité locale
Vernouillet
Hostilité au pont d'Achères et à son « cortège de nuisances » Bien qu'ayant rejoint la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), Vernouillet n'accepte pas pour autant tous les projets soutenus par l'équipe de Pierre Cardo.
Le maire, Mme Lopez-Jollivet, condamne la décision du Conseil général des Yvelines de poursuivre le projet routier entre Achères et Triel, malgré l'avis défavorable du commissaire-enquêteur. Un cortège de nuisances Les divergences entre les maires de Vernouillet (PS) et de Verneuil (UMP) risquent de gêner la gouvernance de la CA2RS. Le maire PS de Vernouillet marque son « étonnement » de la décision du Conseil général des Yvelines (CG 78) de « poursuivre en l’état le projet de liaison entre la RD 30 et la RD 190, qui comprend notamment un nouveau franchissement de la Seine », entre Achères, Carrières et Andrésy. Marie-Hélène Lopez-Jollivet rappelle pourtant que le débat public et les conclusions du commissaire étaient sans équivoques : « Elles indiquent clairement que les travaux d’aménagement du territoire ne présentent pas un caractère d’utilité publique ». Mme Lopez-Jollivet refuse l'augmenta-
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tion des flux routiers dans Vernouillet Si elle n’est pas opposée à une liaison entre Achères et le Pont de Triel, via la plaine de Chanteloup, elle refuse fermement le projet « tel qu’il est actuellement envisagé par le CG 78 ». Pas question, pour l’édile de Vernouillet, d’accepter une connexion routière à quatre voies qui « conduira à un accroissement notable des flux de circulation sur la RD 154 traversant Vernouillet avec son cortège de nuisances associées pour la population : bouchons, pollution, bruit… » Le maire de Vernouillet reprend aussi la principale critique émise par le commissaire-enquêteur, à savoir l’existence au même endroit de deux projets routiers (la connexion départementale en question mais aussi la A104) : avant d’accepter une telle route, « Il faut avoir une vraie vision d’ensemble de tous les programmes d’infrastructures routières ». Pour Mme Lopez-Jollivet, les élus et les habitants doivent pouvoir obtenir « la liste exhaustive des conséquences nuisibles » de tous ces projets. Vernouillet contre Verneuil Enfin, le maire socialiste s’oppose ouvertement aux arguments tenus par son collège UMP de Verneuil, Philippe Tautou qui, en tant que conseiller général des Yvelines (voir site du J2R : « La majorité UMP départementale passe outre l’avis défavorable du commissaire enquêteur ») a affirmé que les deux projets routiers n’avaient
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rien à voir et étaient finalement complémentaires. Pour Mme Lopez-Jollivet, il est évident que le pont d’Achères et la A104 « ne sont pas complètement déconnectés l’un de l’autre ». La position de Mme Lopez-Jollivet ajoute de la zizanie au sein de la CA2RS, déjà perturbée par les positions divergentes en son sein des maires des villes concernées. Vernouillet rejoint Carrières-sous-Poissy dans le camp des opposants au pont d’Achères. Rappelons que le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, longtemps favorable au projet routier, est devenu aussi un opposant si la A104 ne se fait pas dans son intégralité (de Méry à Orgeval). En face, Philippe Tautou est favorable au projet départemental. Il est, à cet égard, assez déroutant de constater que l’un – Philippe Tautou – affirme (en séance départementale) que la connexion routière entre Achères et Triel permettra de diminuer les flux routiers des voiries adjacentes pendant que l’autre évoque « un accroissement notable des flux de circulation sur la RD 154 » qui passe à Vernouillet et… à Verneuil ! Pierre Cardo, le président de la CA2RS, ne s’est pas exprimé sur le dossier. Il n’a en tout cas jamais émis de réserves sur ce projet routier départemental et l’on peut supposer que son silence vaut consentement... r
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ACtualité locale
Orgeval
Expropriations en vue pour construire la gare routière La CA2RS a voté le 9 juillet dernier une procédure d’expropriation pour la future gare routière d’Orgeval. Deux propriétaires seront affectés par cette décision classique d'acquisition forcée de propriété, l'acquisition à l'amiable n'ayant pas abouti.
La compétence transport et parkings relais a été transférée à la Communauté d’Agglomération lorsqu’Orgeval a rejoint la CA2RS. Le projet de gare routière et de parc relais, prévu sur les Terres Fortes, répond aux besoins de transport et de stationnement des usagers de la ligne Express A14 (en direction de la Défense) et à la nécessité d’améliorer les conditions générales de desserte en bus de plusieurs communes de l'interco'. Afin de mener à bien ce projet, il est nécessaire de faire des acquisitions foncières, et donc de recourir à la procédure de Déclaration d’Utilité Publique (DUP), pour permettre l’expropriation des propriétaires qui ne souhaitent pas vendre leurs terrains. Des négociations amiables ont été conduites par Yannick Tasset, le maire d’Orgeval. Certains propriétaires y ont répondu favorablement. Le prix proposé était supérieur à celui estimé par les ser-
L'emplacement de la future gare routière ling en allant vers Orgeval.
vices des Domaines, référence normalement utilisée lors des DUP. [NDRL: pour mémoire, un membre de l'opposition municipale à Orgeval s'était fait l'homme d'affaire d'un propriétaire foncier, contre l'intérêt de la commune, et avait tenté d'imposer un prix cinq fois supérieur à celui des Domaines]. Au cours du conseil communautaire du 9 juillet, Philippe Tautou, vice-président à l’Aménagement du territoire, a estimé que « La valorisation foncière proposée [par la municipalité] était bien au-delà de ce qui était envisageable ». Malgré tout, deux
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propriétaires refusent encore de vendre, ce qui contraint l’Agglo à cette procédure d’expropriation. Le président Pierre Cardo a rappelé que la CA2RS favorise les transports en commun. Pour lui, le parking est indispensable, d’une part pour dégager les commerçants de la zone commerciale d’un stationnement gênant, mais également pour la sécurité des personnes qui sont obligées actuellement de traverser en face du bowles deux voies de la (Photo J2R) RN13 pour rejoindre l’arrêt de l’Express A14. M. Cardo a précisé que vélos et motos pourront également stationner sur le parc relais. Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet et vice-présidente aux Finances, a tenu à souligner que cette gare routière et son parc relais étaient une réalisation très importante pour tout le secteur. Le Conseil communautaire a voté à l’unanimité pour la procédure d’expropriation et a donné le pouvoir au président Pierre Cardo « d'effectuer l’ensemble des actes et études préalables nécessaires à l’aboutissement de cette Déclaration d’Utilité Publique ». r
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Controverse
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orgeval
Une nouvelle adresse gourmande À Orgeval, après l’arrivée de l’épicerie fine du « Panier d’Ana », une nouvelle boutique de centre-ville vient réjouir les papilles des gourmets : la boulangerie pâtisserie « Florent et Laurence », située à côté de la pharmacie. Un décor sobre et chic met particulièrement en valeur les délicieuses pâtisseries. Quant au pain plus quotidien, l’excellente baguette « tradition » mérite bien le titre de « meilleure baguette des Yvelines » obtenu par Florent Letellier dans son ancienne boulangerie de Saint-Germain-en-Laye. Elle
Après Saint-Germain, Orgeval attire le (Photo J2R) meilleur des Yvelines.
côtoie des pains plus rustiques au seigle ou aux céréales. Malgré sa réputation de période la plus
creuse de l’année, la semaine du 15 août a vu affluer les clients dès le premier jour d’ouverture. Leur curiosité n’aura pas été déçue et gageons qu’en automne, on fera la queue sur le trottoir le week-end ! En choisissant de quitter Saint-Germain-en-Laye pour venir s’implanter à Orgeval, cet artisan démontre une nouvelle fois l’attractivité du village. Cette nouvelle boutique vient encore renforcer la vitalité du commerce de centreville. On ne peut que s’en féliciter pour tous les Orgevalais et les villages alentours. r Ouverture en semaine de 7h à 20h, le dimanche de 7h à 13h30 et fermeture le mercredi. Tél. : 01 39 65 51 19
VIllennes
Trois étoiles pour le Campanile La crise est aussi le moment propice pour améliorer son image de marque et se préparer à la reprise. L'hôtel Campanile de Villennes vient d'être labellisé trois étoiles par un organisme indépendant. Investir pendant la crise n'est pas habituel mais certains le font : le groupe Louvrehotel, société mère de la chaîne d'hôtels Campanile, a mis en place une politique d'investissement pour mieux se placer dans la perspective de la reprise prochaine. Il s'agit de faire la différence, notamment par l'image de marque de la chaîne avec les services associés. Vincent Oisel, directeur de l'hôtel Campanile Villennes, est ravi d'avoir passé l'examen de labellisation, organisé sous l'égide de l'État. Il s'agissait de présenter 26 des 82 chambres de l'hôtel pour « une inspection sans concession » : les lits, les douches, les aménités... et même la possibilité d'avoir un fer à repasser à minuit ! La société Sphinx a rendu son rapport, qui a été ensuite validé par la Préfecture des Yvelines. Ce label est valable pour cinq ans se-
lon la loi en vigueur depuis 2012 et ce système est toujours encadré par le Ministère du tourisme. Le décor idyllique (golf aux alentours...) et le parc paysager de 12 000 mètres carrés ont fait le reste, sans oublier l'apport quoti- Un hôtel trois étoiles mérite bien «un parc paysager d'exception». (Photo J2R) dien du personnel. Campanile Villennes passe donc dres-dirigeants en région parisienne avec de deux étoiles à un trois étoiles. Sans des exigences dignes d'un hôtel trois étoidoute, ces améliorations ne changent en les. Il ne reste qu'à espérer la fin de cette rien la qualité de l'accueil pour les clients crise qui frappe d'une manière sévère noactuels à la fois pour l'hôtellerie et pour la tre économie locale. r restauration (65 couverts avec terrasse enPour plus de renseignements soleillée). Ceci dit le directeur, M. Oisel, Campanile Villennes sur Seine d'Orgeval compte désormais attirer une clientèle des 235,Route 78 670 Villennes sur Seine grandes entreprises qui envoient des ca- Téléphone: +33 1 39 75 25 22 www.journal-deux-rives.com
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Enquête
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concertation
Le Pont d’Achères : coûte que coûte Le projet routier entre Achères et Triel est allé de surprise en surprise cet été. D’abord, par l’avis « défavorable » du commissaireenquêteur, suite à l’enquête publique. Ensuite, par le coup de force du Conseil général des Yvelines qui a décidé de passer outre cet avis. Ce pont d’Achères a semé la confusion et la zizanie au sein des élus de la CA2RS. Les acteurs concernés par le projet de connexion RD 30 / RD 190 entre Achères et Triel, avec franchissement de la Seine à Carrières, ont vécu trois mois d’événements agités et de surprises avec l’enquête publique. Réserves et oppositions de tout bord Ce projet routier (liaison RD 30 – RD 190) a soulevé, pendant l’enquête publique au début de 2012, une levée de boucliers
chez les riverains, les associations de cadre de vie et certains maires pour deux raisons. D’une part, parce que cette connexion départementale importante risque de faire office d’autoroute : la future francilienne démarrant à Méry, s’arrêterait devant la Seine, au niveau d’Achères. Les automobilistes emprunteraient alors la nouvelle départementale 2 x 2 voies : le pont d’Achères, la plaine de Chanteloup jusqu’au pont de Triel. D’autre part, parce que le pont entre Achères, Carrières et Andrésy serait construit en zones urbaines, notamment au-dessus des habitations de l’île de la Dérivation et à quelques centaines de mètres des habitations sur la rive droite (Carrières et Andrésy, quartier Denouval). Parmi les élus, trois dans notre interco' se sont fait remarquer pour leur réserve ou opposition au projet routier. Marie-Hélène Lopez-Jollivet (maire de Vernouillet, PS) refuse « avec fermeté » le projet tel qu’il est actuellement envisagé par le CG 78. En effet, pas question, pour l’édile de Vernouillet d’accepter une connexion routière à quatre voies qui « conduira à un accroissement notable des flux de circulation sur la RD 154 traversant Vernouillet avec son cortège de nuisances associées pour la population : bouchons, pollution, bruit… ».
Les élus de la CA2RS, autour de Pierre Cardo (à g.) et du Conseil général dont le président, Alain Schmitz (à.d.), font pression auprès de la préfecture des Yvelines. Ces élus comptent sur un allié du poids, le sous-préfet, Philippe Court (au centre). (J2R)
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(Voir p.18) Eddie Aït (maire de Carrièressous-Poissy, PRG) tient un discours proche mais reste dans une position extrêmement ambiguë sur ce dossier (voir notre encadré). Enfin, Hugues Ribault (maire d’Andrésy, UMP) fait preuve, sur ce dossier, de qualités admirables de contorsionniste : après avoir, en tant que conseiller général des Yvelines, soutenu le projet du pont d’Achères et voté toutes les délibérations, M. Ribault s’oppose désormais au pont. Il exige dorénavant un franchissement sous-fluvial commun avec la A104 (à 2 x 5 voies ?) et la construction intégrale de cette dernière jusqu’à Orgeval… Voilà donc trois élus de poids au sein de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives opposés au projet du pont d’Achères. Ce qui n’empêche pas l’interco d’y être favorable ! Comprenne qui pourra… Quoiqu’il en soit, malgré la pression de Pierre Cardo et de Philippe Tautou, l’enquête publique s’est clôturée par une divine surprise : le commissaire-enquêteur, contre toute attente, a émis un avis « défavorable » au projet. Quels sont ses arguments ? Divine surprise : avis défavorable Commissaire-enquêteur Le pont qui enjambera la Seine est d’abord « très présent dans le paysage et sans mesure pour compenser cette sensation. Il y a dégradation des conditions sonores (multiplié par 4), même si on reste dans les normes règlementaires. Il y a dégradation des conditions de qualité de l’air et de l’environnement sonore », notamment pour les habitants de l’île de la Dérivation, mais aussi pour les habitations situées sur la rive gauche, à Carrières et à Andrésy, avec les vents dominants sud-ouest. « Des lieux très calmes subissent une augmentation très importante de leur ambiance sonore », martèle le commissaire. Le projet routier, au niveau du pont, a aussi « des incidences plutôt négatives sur le paysage, avec absence de mesures compensatoires pour l’insertion du viaduc », notamment au niveau des murs anti-bruits. Mais l’enquête publique a bien révélé l’incohérence suprême que constitue la présence de deux projets routiers au même endroit, entre Achères, Carrières et Andrésy : une autoroute souterraine et un pont ! Pour l’expert désigné, « nous touchons ici au problème de fond du dossier : comment justifier de faire un pont à l’emplacement où l’État a prévu de faire un franchissement sous-fluvial ? ». Voilà « une position très
du
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Enquête
concertation
Eddie Aït en eaux troubles Le maire de Carrières a toujours été officiellement opposé au projet routier qui, d’après lui, serait une « atteinte grave à l’intégrité de l’île de la Dérivation. Le département préfère se voiler la face et poursuivre coûte que coûte le projet. C’est regrettable ». Eddie Aït va encore plus loin en considérant que cette nouvelle route est « d’une utilité contestable », alors même qu’il participe aux décisions concernant les divers projets de développement de la plaine de Chanteloup qui rendent chaque jour plus légitime un nouveau franchissement de Seine. En effet, Eddie Aït est aussi vice-président de la CA2RS qui est… favorable au projet. Beaucoup soulignent « l’ambiguïté » du maire de Carrières, dont sa ville profite à plein des projets de développement de la CA2RS et qui va construire des milliers de logements pour un accroissement de population estimé à 8 500 habitants. Comment Eddie Aït compte-t-il absorber les flux engendrés par cette urbanisation ? Uniquement par le pont de Poissy ? Enfin, le vice-président de la CA2RS ne s’est pas manifesté lorsque le journal d’information de l’interco a affirmé que le commissaireenquêteur avait émis un avis « favorable » sur le projet, ce qui est inexact. D’où cette interrogation : Eddie Aït est-il réellement opposé au pont d’Achères ou n’est-ce qu’une façade pour plaire à ses électeurs ?
difficile à développer car on entend à la fois le CG 78 qui dit "Je fais tout seul parce que l’État ne décide pas assez vite" et des déclarations de bon sens qui confirment que l’on pourrait étudier une mutualisation d’un seul franchissement en sousfluvial », analyse sévèrement le commissaire. Le Conseil général des Yvelines, financeur du projet, s’est réuni en assemblée le 13 juillet dernier, suite à l’avis défavorable du commissaire-enquêteur. La majorité UMP/ Divers droite des Yvelines a réalisé, ce jourlà, ce que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de « coup de force » en demandant au préfet de poursuivre le projet routier de 4 voies entre Achères et Triel, par la plaine de Chanteloup, ce malgré l’avis défavorable issu de l’enquête publique. Philippe Tautou n’est pas que vice-président de la CA2RS et maire de Verneuil : il est aussi conseiller général UMP. Et c’est lui en personne qui a sonné la charge contre la conclusion du commissaire, en remettant en cause ses arguments défavorables. Parlant au nom de sa majorité, Philippe Tautou a expliqué que le Conseil général prenait acte de l’avis défavorable mais qu’il restait convaincu de l’utilité publique de ce projet qui désenclaverait la boucle de Chanteloup, en permettant le développement des projets de ce territoire que ce soit en ma-
Deux élus, piliers de la CA2RS, qui comptent être écoutés sur ce sujet épineux et fâcheux : le premier Philippe Tautou (à g.), contredit le second, Eddie Aït. (Photo J2R)
tière de développement économique, de logement et d’aménagement durable. Sur ce point, le président Alain Schmitz, ainsi que le conseiller UMP de Poissy, Jean-François Raynal, ont insisté sur l’urgence de « désenclaver la boucle et permettre le développement de la filière écoconstruction ». D’autant que le CG 78 s’est investi financièrement sur ce projet. Arguments fallacieux du CG 78 Philippe Tautou a usé de l’argument traditionnel de réduction de la circulation routière sur les voies environnantes, grâce au pont d’Achères – ce qui compenserait l’impact polluant du projet. Argument non vérifié par les derniers projets routiers franciliens (notamment le prolongement de la A104 entre Roissy et Cergy) qui accentuent le trafic sur les voies secondaires connectées à la nouvelle route. Pour répondre à cette critique de fond, la majorité de droite du département a développé un argument qui ne tient pas devant la réalité du projet routier : « Les deux projets répondent à des objectifs différents ». Pour Philippe Tautou, on ne peut concevoir un souterrain à la place du pont si l’on veut avoir une desserte fine du territoire avec un maillage sur le réseau routier existant. Mais, l’étude des projets A104 et de la liaison RD 30-RD 190 www.journal-deux-rives.com
infirme la position de M. Tautou : il est bien prévu une entrée/sortie de la Francilienne sur les deux rives de Seine, tout comme pour la connexion départementale. Ainsi, la A104 servira de « desserte fine » sur le territoire de la CA2RS – ce qui est d’ailleurs toujours le cas pour une voirie autoroutière traversant des zones urbaines. Les deux projets sont bien redondants, du moins sur le papier. Quoiqu’il en soit, la majorité UMP de M. Schmitz reste convaincue que – jamais, ô grand jamais – cette liaison départementale « dans l’hypothèse où la A104 ne serait pas réalisée, ou de façon partielle [en s’arrêtant à Achères], comportera des caractéristiques géométriques non compatibles avec un statut autoroutier et ne pourra
Joël Tissier (EELV), le seul vote « contre »
Le conseiller général du canton d’Andrésy a argumenté, en séance, sa position : « On ne peut accepter un tel projet routier en zones urbaines : j’ai pu constater, par de nombreux courriers, la détresse des populations de l’île de la Dérivation ». Par ailleurs, M. Tissier a rappelé qu’il faut « rendre prioritaires les transports en commun car cette liaison routière ne résoudra pas les problèmes de circulation engendrés par les projets d’urbanisation de la boucle de Chanteloup. » Joël Tissier a été le seul conseiller général à voter « contre » ce projet routier.
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concertation pas écouler le trafic dédié à la A104. La liaison sera une route départementale destinée à écouler un trafic local ». Qui peut être convaincu par une telle affirmation ? Le projet départemental entre Achères et Triel sera-t-il interdit aux camions ou aux véhicules venant du nord par la future A 104 ? Que vont faire les usagers de la future A104 si elle s’arrête à Achères ? Préfèrerontils entrer dans Poissy pour rejoindre la A13 et A14 ou poursuivre sur le pont d’Achères/ Denouval jusqu’au pont de Triel, en évitant ainsi les engorgements de Poissy ? Philippe Tautou et sa majorité croient-ils réellement en ce qu’ils affirment ? Une connexion souterraine n’est pas envisageable pour le CG 78 car le département « n’est pas en mesure de réaliser un tel ouvrage souterrain » pour des raisons techniques et financières. Le PS et le PCF lachent la Majorité En conclusion, la majorité de M. Schmitz considère finalement que « les remarques du rapport ne sont pas de nature à justifier un avis défavorable ». Philippe Tautou a resservi la menace prophétique que sans cette connexion départementale, la boucle mourra : « Ce projet concerne la survie économique de ce territoire. Cet axe local est aujourd’hui indispensable au développement de l’emploi et de l’habitat ». L’opposition départementale de gauche avait jusqu’à cette date toujours soutenu ce projet routier. Cette séance du 13 juillet a décidément été bien désagréable pour la majorité départementale puisqu’elle n’a plus été soutenue par le PS et le PCF. En effet, leurs élus se sont abstenus, même s’ils ont rappelé leur attachement au développement économique de la plaine de Chanteloup. Le Conseil général des Yvelines, au terme de cette séance, a donc décidé de passer outre l’avis défavorable du commissaireenquêteur, « convaincu de l’utilité publique de ce projet router ». Il promet de « s’adapter » aux critiques formulées du commissaire-enquêteur. Le conseil général réitère au préfet des Yvelines la demande de déclaration d’utilité publique. Les élus favorables au projet ont décidément du mal à accepter les conclusions. Un dernier épisode de cette saga a agité le Landernau, ici dans la CA2RS. Le magazine d’informations des Deux Rives, de juillet-août, n°2, affirme en effet, en page 5, qu’à l’issue des enquêtes publiques, l’avis – « consultatif » insiste bien l’article – du commissaire-enquêteur s’est révélé… « positif » ! En guise de preuve, le magazine 24
Les élus favorables au projet ont du mal à accepter l'avis défavorable du commissaire-enquêteur. Les associations s'apprêtent à une nouvelle bataille juridique. (J2R)
des 12 maires de la CA2RS et de son président, Pierre Cardo, liste les aspects qui ont été effectivement validés par le commissaireenquêteur, notamment les « mesures en termes d’impacts sur les sous-sols et les milieux naturels », sur l’intérêt « économique » du pont entre Achères et Carrières-Andrésy. Certes, nos magazines municipaux travestissent souvent la réalité pour mieux l’enjoliver. Mais jamais nos élus (qui sont responsables des écrits) n’ont poussé jusqu’au mensonge. C’est dorénavant chose faite, au niveau de la CA2RS. L’ADIV Environnement s’est ironiquement moquée de cette opération de désinformation orchestrée par Pierre Cardo et Philippe Tautou, sans réaction des autres élus de la CA2RS : « Après lecture du magazine de la CA2RS [qui évoque un avis positif du commissaire-enquêteur], avez-vous compris que le commissaire avait remis un avis défavorable » au pont d’Achères ? Et de conclure : « La CA2RS vous informe-t-elle vraiment » ? Que fera maintenant le représentant de l’État sur cet épineux dossier ? Actuellement, les élus locaux autour de Pierre Cardo font pression auprès de la préfecture pour que celle-ci passe outre l’avis défavorable du commissaire-enquêteur. Ils ont reçu le soutien du sous-préfet cet été, Philippe Court, qui rappelle que la connexion RD 30 - RD 190 « figure dans le projet de protocole du contrat de territoire de la Confluence [Seine-Oise], ce qui est la reconnaissance de son utilité ». Lui aussi affirme que ce nouveau « barreau départemental ne peut être considéré comme un substitut à la A104 ». Mais il n’est pas assuré que le préfet ne www.journal-deux-rives.com
prenne pas en considération les conclusions négatives de l’enquête publique. Car s’il déclare le projet d’utilité publique, il prend le risque d’ouvrir la boîte à claques judiciaire. La principale association environnementale qui suit ce projet, l’ADIV Environnement, a déjà prévenu : si le préfet acceptait ce projet, « son arrêté préfectoral ferait l’objet de recours en justice ». Ce projet du pont d’Achères risquerait de s’éterniser pour devenir un autre serpent de mer, aux côtés du projet A104, enterré et déterré régulièrement depuis plus de 30 ans ! r Lionel WASTL
« un pays de non droit ? » Pour l’ADRESP et le COOPA (Collectifs d’Opposants au Pont d’Achères), il faut un « moratoire sur le pont tant que l’État n’aura pas annulé sa décision sur le tracé vert de la A104 au même endroit ». Les associations comptent « interpeller le préfet afin qu’il reporte la décision de déclaration d'utilité publique ». Enfin, elles rappellent que « plus de 1 600 riverains et usagers des berges de Seine ont signé une pétition pour un moratoire du pont ». Des habitants majoritairement de Carrières et d’Andrésy. L’ADIV Environnement, de son côté, a déploré la « mascarade du 13 juillet » : le CG 78 a « décidé de poursuivre son projet de liaison sans prendre en compte l’avis défavorable du commissaire enquêteur – ce qui est très rare ». Ainsi, « après avoir bâclé la phase de concertation, ce sont maintenant les avis et conclusion de l’enquête publique qui sont méprisés » par le CG 78. L’ADIV conclut sévèrement son réquisitoire : « Le conseil général se croit-il dans un pays de non droit ? ».
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Économie
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Fermeture de l'usine PSA d'Aulnay
PSA Poissy et le projet A104 : la leçon d'Aulnay
L’usine ultra-moderne d’Aulnay, à la jonction de deux autoroutes ferme. Pendant que PSA-Poissy sort renforcée malgré l’absence de la A104, tant demandée par les décideurs locaux. D’où la question : la Francilienne est-elle réellement « indispensable » au site de production de Poissy ?
La décision de fermer l’usine PSA d’Aulnay est un choc pour la Seine Saint-Denis et une leçon pour notre territoire yvelinois qui abrite un autre centre de production PSA, à Poissy. L’usine d’Aulnay fermera en 2014. 3 300 salariés sont concernés. PSA-Poissy profitera pour récupérer 1 500 d’entre eux et, surtout, une partie de l’assemblage de la remplaçante de la C3. C’est une bonne nouvelle pour Poissy, sauf pour les 1 300 intérimaires qui ne seront pas reconduits. C’est aussi un paradoxe : la vieille usine de Poissy, construite en 1938, survit à l’usine « ultra-moderne » d’Aulnay, montée en 1973, pour remplacer les usines parisiennes de Javel. Pour le magazine économique L'Usine Nouvelle, cela va « renforcer la position dominante de Poissy » dans le groupe PSA en France(1). PSA Aulnay et ses trois autoroutes
Mais l’affaire a aussi un intéressant retentissement sur un dossier connexe : le projet de prolongement de la Francilienne sur notre territoire, entre Méry et Orgeval. Car, voilà une usine PSA qui disparaît alors qu’elle est implantée sur 160 hectares idéalement situés à la jonction de trois autoroutes, de deux lignes de RER et proche de Roissy. Le journal Les Echos(2) rappelle aussi que le « site devrait voir l’implantation d’une gare du métro automatique Grand Paris Express » et que ce territoire du nord-est « deviendra un pôle majeur du Grand Paris ». En conclusion, malgré sa position stratégique, censée lui conférer un surcroît de
Frédérik Bernard, maire de Poissy, à propos de PSA : «L'aménagement du territoire semble être devenu l'apanage exclusif des entreprises en difficultés économi(Photo J2R) ques».
compétitivité, l’usine d’Aulnay sera rayée de la carte francilienne. PSA Poissy et la A104 Lors des débats publics concernant le dossier A104 entre Méry et Orgeval, les défenseurs du projet routier ont toujours argumenté sur le fait que cette infrastructure devenait vitale pour la pérennité de PSA Poissy. Combien de fois nos élus locaux (nous pensons d’abord aux maires de Poissy, Conflans et d’Andrésy) ont martelé, par voie de presse ou pendant les débats publics, que l’autoroute était « nécessaire au développement économique du territoire » et qu’il ne fallait « pas oublier que PSA était le premier employeur des Yvelines ! ». En conséquence, il s’agissait de choisir un tracé passant au plus près de l’usine afin de l’irriguer. Aussi, le directeur de l’usine, Jean-Marie Brom exigeait l’autoroute : « vivement que ça se fasse ! Avec les 700 camions qui nous approvisionnent chaque jour, la circulation a une importance non négligeable »(3). Le directeur n’hésitait pas à l’époque à user de l’art de la prétérition en affirmant que « pour l’instant, [PSA] ne brandissait pas la menace d’un départ ». Autre exemple : l’ancien maire UMP de Poissy, Jacques Masdeu-Arus qui rappelait à l’actuel maire PS, Frédérik Bernard, en plein www.journal-deux-rives.com
conseil municipal, que « la A104 était essentiel pour Poissy. [En la refusant], vous condamnez toute l’activité économique de Poissy et de la région. Plus aucun investissement économique ne se fera (…) : le passage de l’autoroute est indispensable à la survie de PSA »(4). Face à eux, les opposants à la A104 réfutaient ces menaces prophétiques. Victor Blot, porte-parole du collectif contre la A104 en zone urbaine, aimait rappeler que « la compétitivité économique ne se mesurait pas au nombre de kilomètres de bitume construits sur un territoire ». Ainsi, cette décision de fermer l’usine d’Aulnay, située au milieu d’autoroutes a un étrange écho ici, dans les Yvelines. Cet événement économique semble donner raison à celles et ceux qui s’opposent à l’arrivée d’une autoroute en plein Conflans, Carrières et Poissy censée assurer la pérennité de PSA Poissy. La position multimodale d’Aulnay n’a pas fait le poids face à la situation économique et financière du groupe PSA. Les splendides certitudes des décideurs politiques et économiques locaux viennent d’en prendre un sacré coup… r Lionel Wastl (1) Pauline Ducamp, www.usinenouvelle.com, 12 juillet 2012. (2) Les Echos, 13-14 juillet 2012.
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Économie
PROJETS EN QUESTION
Le Canal Seine-Nord prend l'eau Le grand projet fluvial entre le Nord Pas-de-Calais et l’Oise, encensé par tous les élus locaux, est trop cher en cette période de crise. Le gouvernement et Bouygues sifflent la fin de la récréation... La crise remet en cause un certain nombre des certitudes économiques. Sans ce canal Seine-Nord, quelle est alors la rentabilité du projet controversé de la plate-forme portuaire d’Achères/Conflans ? Le projet portuaire de Pierre Cardo à Triel semble aussi menacé… La voie d’eau artificielle à grand gabarit entre le Nord Pas-de-Calais et l’Oise sera– t-elle un jour construite ? Long de plus de 100 kilomètres, ce projet ancien devait se concrétiser avec le Grand Paris. Il semble être à nouveau enterré. Un coût «sous-évalué» Bouygues a annoncé que « l’opération d’attribution du partenariat public-privé pour la construction et la maintenance de l’ouvrage était suspendue »(1). Pour la société privée, « ce projet n’est pas finançable sans une forte participation publique ». Si le gouvernement actuel veut encore croire au canal Seine-Nord, le ministre-délégué aux transports, Frédéric Cuvillier a bien confirmé que le coût du canal était « sous-évalué ».
Pierre Cardo : «Pas possible de l'annuler» Interrogé par la rédaction du J2R, Pierre Cardo, président de la CA2RS, minimise les déclarations des bétonneurs tels Bouygues. Pour lui, ils s'inquiètent de leurs marges en raison de la mise à plat du schéma national d'infrastructures de transports (SNIT)... Une expertise des coûts est réclamée et il est certain qu'un nouveau rapport de forces devrait ultérieurement s'instaurer. Selon le président de la CA2RS, ils vont demander plus aux départements et aux régions et à certaines métropôles... En définitif, le Canal Seine-Nord sera seulement retardé. Il ne sera pas possible de l'annuler ! Les enjeux liés à l'activité économique (et le besoin de créer des emplois dans la Picardie et au Nord) sont tellement importants que ce canal se fera. En revanche, pour Pierre Cardo, il faudra s'interroger sur certains projets pharaoniques (lignes TGV peu ou pas rentables...). -R.A.
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Voies Navigables de France (VNF) avait estimé le coût global du projet du canal à 4,3 milliards d’€. Pour le site Le Moniteur, le canal Seine-Nord est un « projet sous-évalué et non finançable ». Bouygues Construction a déjà financé plus Pas de canal... pas de port d'Achères ?... pas de A104 ? de 10 millions d’€ (Photo VAC Conflans) d’études, « sans y avoir jamais cru ». Il aurait refusé de débourser sons analogues : estimation évasive et probaà nouveau près de 5 millions d’€(2). blement trop faible de son coût, surtout en D’un côté, les partenaires privés ne veu- période de crise économique. Un autre élu est allé encore plus loin : lent plus financer, sans garantie, des études techniques ; de l’autre, l’Etat ne pourrait Hugues Ribault, maire d’Andrésy. Lors du supporter un tel coût financier, en cette pé- Conseil municipal du 30 juin 2011, le maire UMP avait affirmé que le port d’Achères riode de disette budgétaire. Le projet Canal Seine-Nord était pour- « était sur un croisement extrêmement important : tant une priorité. Il devait réduire la circula- l’axe Paris/Rouen /Le Havre et de l’arrivée du tion des poids lourds de l’ordre de 500 000 Canal Seine-Nord. Le port d’Achères, dans le cadre par an. Localement, le canal Seine-Nord était d’un “gateway”, suivra une logique d’un estuaire ». l’une des raisons avancées pour soutenir les Et de conclure, assuré : « les travaux du Caprojets de développement du territoire de la nal Seine-Nord vont être accélérés ! ». H. Ribault, pourtant associé aux comités de pilotage sur Confluence. la confluence et sur le port d'Achères, semblait bien mal informé... Le port d'Achères est-il encore viable ? En premier lieu, le grand port d’activité Le port de Triel économique d’Achères, situé sur le confluent, est-il encore viable ? en face du vieux Conflans et d’Andrésy. Et qu’en est-il des projets de développeLe maire de Conflans, Philippe Esnol, l’avait ment de la boucle de Chanteloup ? La Combien précisé(3) : le port d’Achères « repose sur munauté des Deux Rives (CA2RS), autour la réalisation concomitante de deux autres grands de Pierre Cardo, a lancé son propre projet projets d’infrastructures : la A104 et le Canal de port industriel à Triel. Déjà remis en Seine-Nord. » Le sénateur-maire enfonce le cause par le député UMP, Pierre Morange clou : il faut le port d’Achères pour « sup- (voir notre article : « Pierre Morange conteste la porter les conséquences de l’énorme augmentation du pertinence du port de Triel », numéro 104, daté fret fluvial engrangée par le Canal Seine Nord-Eu- avril-mai 2012, page 24), ce projet ne semble rope ». viable qu'avec, en perspective, le projet du Le maire de Conflans, fidèle supporter Canal Seine-Nord... Le port de recyclage de déchets indusdu prolongement de la A104 dans sa ville a même affirmé que le canal, le port d’Achères triels de la CA2RS est-il encore utile, sans et la A104 étaient complémentaires : « une fois canal Seine-Nord, censé connecter le Nord les cargaisons arrivées au port d’Achères, comment de l’Europe et l’Ile-de-France ? Gageons que seront-elles transportées à leur destination finale ? Si les maires des 12 communes de la CA2RS l’Etat n’acte pas très vite le bouclage de la Franci- nous affirmerons le contraire... r Lionel WASTL lienne, alors il faudra stopper le projet de plate-forme multimodale ». (1) Le Monde.fr, 30 août 2012 Selon nos informations, le grand port (2) Le Moniteur.fr, 29 août 212 d’Achères serait aussi menacé pour des rai- (3) VAC Magazine, juin 2011, p. 21 www.journal-deux-rives.com
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SEPTEMBRE - octobre 2012
Environnement
Acte de délinquance dans la Seine
Marée noire à Andrésy Vendredi 20 juillet, à 15 heures, la Seine à Andrésy était polluée par un acte de vandalisme. Des dizaines de litres de fuel domestique ont été déversées dans les canalisations des eaux pluviales, entraînant une pollution locale « assez sérieuse », en aval d’Andrésy. Des dizaines de pompiers, de gendarmes et de techniciens ont été mobilisés tout l’après-midi et la soirée. Un barrage flottant a été mis en place. Le biotope des rives andrésiennes a été perturbé. Avec les vacances, les berges de Seine, en ce vendredi 20 juillet, sont prisées des promeneurs en famille et des coureurs. À Andrésy (au niveau de la rue de Chanteloup) et en allant vers Carrières-sous-Poissy, l’air est devenu absolument irrespirable à partir de 16 heures. On venait de déverser des litres de pétrole dans la Seine. Le bras mort d’Andrésy était « assez sérieusement » pollué, selon les pompiers, même si la pollution restera « locale ». Immédiatement, les quais d’Andrésy ont été envahis par une vingtaine de camions et véhicules légers des pompiers, des gendarmes, de la police nationale et des services techniques de la SEFO (la Société des Eaux de Fin d'Oise) ainsi que de Voies Navigables de France (VNF). « On aurait cru qu’un pétrolier avait échoué devant chez nous » s’exprime un riverain, tant l’odeur d’hydrocarbure était forte et prégnante. Rapidement, les pompiers se sont aperçus que la pollution émanait de la canalisation principale des eaux pluviales se jetant dans la Seine, au niveau de la rue de Chanteloup, à Andrésy. Il était évident que quelqu’un a « déversé dans les canalisations des eaux du fuel domestique », confirmait un technicien. La canalisation irrigue tout le haut d’Andrésy et Chanteloup-les-Vignes. Immédiatement, la police est partie en investigation, sur les hauteurs. En vain. Barrage flottant Les pompiers ont placé un barrage flottant sur ce bras mort de la Seine, pour tenter
de limiter la pollution et éviter que les berges de Carrières (notamment les habitants de l’île de la Dérivation) ne soient touchées plus en aval. Des analyses vont être réalisées pour connaître exactement le produit qui a été déversé car un doute subsiste sur sa nature exacte « en raison de la lourdeur extrême du liquide qui a été jeté », nous précise un technicien. Il semblerait que la brigade fluviale n'avait pas tous les moyens d'action nécéssaires. Pendant des heures, jusqu’en soirée, les techniciens ont tenté de pomper le liquide polluant sur les berges de Seine localement fortement touchées. Les services de secours présents à Andrésy ont regretté l’absence d’intervention de la gendarmerie fluviale : « Ils n’ont pas envoyé de bateau de dépollution très efficace qui nous aurait permis de récupérer plus facilement le liquide polluant ». Des conséquences sur les batraciens
Cet acte de vandalisme a des conséquences locales sur l’environnement à Andrésy : les rives sont fortement polluées sur une centaine de mètres (de la rue de Chanteloup jusqu’aux immeubles Denouval). C’était un endroit actuellement prisé des batraciens : « Chaque soir, c’est un festival de coassements très agréable. J’ai bien peur que ce ne soit fini ! », déplore une riveraine émue par cette pollution. Grenouilles et crapauds se font rares en Ile-de-France car ils restent très sensibles à la pollution. Hélas, comme le relève l’association Ro-
La Gendarmerie réagit à sa mise en cause L'adjudant Jean-Christian Siguier, le commandant de la brigade fluviale de gendarmerie de Conflans-Sainte-Honorine s'insurge de la manière dont nous avons abordé ce dossier : «L'article de Monsieur Lionel Wastl relatif à la pollution du fleuve Seine à Andresy en date du 21/07/2012 entache l'action de mon unité. En effet, ce journaliste se permet de mettre en cause l'action de la brigade fluviale sur cette pollution... Je vous précise que l'unité (de gendarmerie de Conflans-Sainte-Honorine) a été présente dès l'alerte donnée et que tous nos moyens disponibles ont été engagés. En outre, nous ne détenons pas de bateau de dépollution comme indiqué et si tel avait été le cas, il aurait été utilisé sans réserve. L'enquête judiciaire relative à cette affaire est en cours et nous nous employons à identifier l'auteur de cette pollution ». L'adjudant J-C Siguier l'indique que tous les moyens ont été mis à disposition mais que la brigade ne dispose pas de bateau de dépollution. Espérons que les autorités compétentes soient en mesure de répondre à ce manque de moyens dans un avenir proche. -R.A.
bin des Bois qui lutte « pour la protection de l'Homme et de l'environnement notamment au plan local » : en mer, la marée noire relève de la criminalité ; en eau douce, elle relève de la banalité ». La mairie d’Andrésy a porté plainte contre cet acte délictueux aux conséquences importantes sur le cadre de vie des Andrésiens. r Lionel WASTL
La Seine à Andrésy était touchée par une pollution au fuel domestique.
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(Photo J2R)
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Controverse
campements des roms
Esnol : «Il faut démanteler les campements illicites de Roms»
Le sénateur maire de Conflans Sainte-Honorine (PS), Philippe Esnol a cosigné une tribune dans le quotidien Le Monde intitulée « Le gouvernement a raison de démanteler les campements illicites de Roms ».
soutenir dans sa politique d’expulsion des camps illicites de Roms. Les autres élus socialistes de notre territoire, ainsi que les écologistes (qui ont sou-
tenu la candidature de Philippe Esnol aux dernières sénatoriales) n’ont pas réagi à la position de Philippe Esnol. r -L.W.
Philippe Esnol rappelle que les expulsions des camps ne font qu’appliquer des décisions de justice. En tant qu’ « élu de gauche », le maire de Conflans veut « mettre l’idée de justice au cœur de l’action publique ». Ainsi, la fin de ces camps roms répond aussi au problème « d’insalubrité intolérables, aux tensions croissantes avec les populations avoisinantes ». Des démantèlement de camps «dans la dignité»... L’élu de gauche, connu pour ses excès d’humeur, appelle, dans ce dossier, à la fin des « polémiques stériles et des instrumentalisations politiques » : pas question de comparer la politique d’expulsion du gouvernement Ayrault avec celle du gouvernement Fillon. Car « un démantèlement ne saurait être le résultat d’une injonction politique », comme cela était le cas sous la présidence Sarkozy. Pour les signataires de cette tribune – tous élus de gauche -, «c’est dans la dignité et le respect du droit qu’il s’agit d’avancer » dans la politique actuelle d’expulsion des camps Roms. Philippe Esnol rejoint Eddie Aït Voilà donc dorénavant deux élus locaux de gauche du territoire Seine-Aval qui approuvent les expulsions des camps de Roms. Rappelons en effet, que le maire de Carrières (PRG), Eddie Aït, durant l’été 2010, avait exigé « l’évacuation et l’expulsion » du camp Rom de la boucle de Chanteloup et une « mise en œuvre concrète » des mesures du président Sarkozy en la matière (voir « Le camp des Roms dans la Plaine : Mobilisation et inquiétudes », numéro 94, daté sept-octobre 2010, page 5 et ss.). Le maire et conseiller régional de gauche avait même personnellement écrit au président Sarkozy pour le 28
Les élus ne réagissent pas forcément de la même manière avant et après les élec(PhotoJ2R) tions : Philippe Esnol fournit une preuve éclatante de cet axiome.
Dans l'Essonne, c'est fait ! Et demain à Chanteloup ?
A la demande du Ministère de la Défense et de la municipalité de Massy, un référé en expulsion a été jugé mardi 21 août 2012. L'avocat de l'Association a prévenu la presse sur la décision prise en justice : expulsion du bidonville de Massy dans les 24 heures. Ce lundi 27 août, le maire de Massy s'excuse ou presque : «Je sais que le démantèlement ne règle pas la situation des campements illicites, mais en attendant des solutions durables qui demandent du temps, l'Etat de droit doit-il fermer les yeux? Je considère que non. J'aurais préféré que la quasi totalité des familles acceptent la proposition qui leur avaient été faites.» En revanche, son aile gauche (EELV d'Evry) n'est pas d'accord avec lui : «Je n'ai pas bien compris pourquoi on n'attendait pas le procès. Je ne comprends pas pourquoi on est dans cette urgence », s'est interrogé Hervé Pérard, maire-adjoint EELV. Selon Serge Guichard, défenseur des Roms dans l'Essonne, 19 enfants vivaient dans le campement. Tous étaient scolarisés. On risque d'interrompre l'école, de les remettre à la rue, a-t-il dénoncé. Cécile Duflot (EELV), le Ministre de l'écologie et des territoires, a proposé que l'on [Les associations qui défendent les Roms] fasse la liste des terrains de l'Etat, disponibles pour résoudre les problèmes de re-allocation de terres pour les Roms. Mais, tout le monde sait qu'à Massy il n'y a pas besoin d'aller chercher loin,
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le terrain existe : il y a des milliers de mètres carrés prêts à être convertis en bureaux... et certains de ces mètres carrés étaient occupés par des Roms... Les expulsions risquent de se multiplier même ici dans le cas du campement de Chanteloup qui abrite depuis des années un groupe de 70 Roms malgré l'assertion d'un des défenseurs des Roms de Chanteloup, le Secours catholique : rien à signaler ici dans le camp nous dit-on. Comme pour conjurer cette possibilité, le collectif Romyvelines a réagi vivement à la vague d'expulsions (Lille, Grenoble, MassyEvry...), dans un communiqué du 27 août : «Nous dénonçons aussi très vivement les mesures de démantèlement des campements de Roms de cet été dont le dernier ce matin à Evry, ville du Ministre Manuel Valls est emblématique de cette politique discriminatoire et dans la continuité du précédent gouvernement. Les conséquences en sont désastreuses, jetant des familles à la rue ou dans le provisoire en hôtel ou en foyer, non choisis, entraînant la déscolarisation, le non suivi sanitaire. » Enfin, le collectif Romyvelines, en phase avec le collectif Romeurope demande un moratoire sur toutes les expulsions ; et une vraie démarche de concertation au niveau local avec les associations et les Roms. -R.A.
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Septembre - Octobre 2012
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billet d'humour
De sacrés JoJo ! Les JO, vous avez remarqué perspicaces que vous êtes, que cela se passe souvent en été. Et même toujours, non ? Alors on vit ça toujours à peu près de la même manière : je reviens de la plage ou du bureau, je m’arrête devant la télé de l’hôtel ou du magasin d’électronique du coin, hagard comme les autres clients. Tous tournés vers l’écran. Rééquilibrer le Madiran Je me dépêche de rentrer chez moi. En arrivant, j’allume la télé. Je cours me changer pour mettre une tenue en relation avec l’événement. Mais à peine mes baskets enfilés, une clameur effrayante me rappelle immédiatement devant l’écran. Un événement important ? Non c’est le lancer du marteau. On regarde tout de même les athlètes, tous taillés dans un unique patron. L’exercice dure deux minutes. On les voit ôter leurs survêtements. Puis deux minutes plus tard les remettre et aller s’asseoir. Des écrans géants déclinent des listes de nombres verts
indiquant leur performance. L’ennui aidant, on se demande, pourquoi ces lanceurs de marteaux, disques, javelots et de poids ne lancent pas, chacun dans leur discipline évidemment, leur « outil » tous en même temps. Il ne viendrait à personne l’idée d’organiser des JO où les concurrents du 100 ou du 4000 courraient chacun son tour ? On s’ennuierait ferme. Je note dans mon pense-bête de proposer dans un blog spécialisé une modification du règlement olympique pour que, quelque soit la discipline, la compétition se fasse sous forme de confrontation directe des athlètes : plongeon haut vol libre hommes, synchronisé (ils plongent à deux, c’est
un bon début non ? pourquoi pas en mixte comme au tennis ?, saut en hauteur et en longueur. Ça mettrait du piment non ? A propos de piment, je me rappelle que j’ai un truc sur le feu. J’ai commencé à préparer la sauce en vue d’un plat de pâtes « pennes » et fruits de mer : ça t’aide à tenir un 10 000 sans problème. Faut être honnête, ce sont les pâtes qui font la course. Les moules et les autres fruits de mer t’irriguent bien un peu en métaux et minéraux. Et surtout en suavité et bonheur. Un peu comme une course que tu gagnes. Mais comme je ne cours pas, j’assaisonne la préparation d’un peu de piment pour rééquilibrer le Madiran un peu capiteux que je déguste avec la gourmandise d’un matou. Un débit en « montagnes Russes » Les journalistes sont sur les starting bloc : qui du kenyan ou de l’éthiopien va mordre la médaille en or. Le journaliste maître de cérémonie s’est entouré des médaillés des vingt dernières années et de quelques journalistes sportifs grande gueule (pléonasme !) pour assurer le spectacle. On est proportionnellement d’autant plus ému qu’on reconnaît une gloire plus ancienne. Tiens mais c’est machin. Ah ! oui je me souviens bien de sa course. Il a viré à droite aux quatre cents alors qu’on le croyait mort à mi-course. Tu vois c’était une autre époque çà ! Dis-donc il a drôlement mal vieilli ! Ouais comme journaliste il manque de niaque et on a un peu de mal à le suivre dans le virage de ses réflexions et son débit en « montagnes Russes » doit beaucoup à ses anciennes performances au steeple chase. Mais on ne va pas bouder son plaisir : le Madiran est juste exceptionnel. Un mot tabou Mais très vite il faut que je me ressaisisse. Car l’apéro en sport individuel te mène très vite à la défaite. Ou alors il faut tenir tous les rôles de chacun des équipiers avant de démarrer complètement la partie : mettre la table, ne pas oublier les glaçons, les grignotes, les légumes, les sauces et, surtout il faut impérativement que soit déjà apprêtée toute la succession des mets avec la rigueur et minutie d’un défilé militaire nord coréen : les apéritifs (on vient d’en parler), l’entrée, le plat principal, la salade, les fromages, les fruits et la glace. Sinon, très vite, tu n’es plus en mesure d’effectuer le parcours dans sa totalité. www.journal-deux-rives.com
Et passer du Madiran, même accompagné d’un kilogramme de cacahouètes pour aller sans détour arracher sauvagement l’emballage du cornet de chocolat glacé, délogé sans ménagement de sa longue hibernation du fond du tiroir le moins accessible du congélateur, est un acte disqualifiant. Si j’osais un mot tabou, c’est presque du dopage. La simple pensée d’une faiblesse qui me saisirait pour me jeter dans les bras langoureux mais redoutablement languissants qui caractérisent la prise de substances, breuvage et autres décoctions modernement scientifiques mais magiques, me fait sursauter, et je me dis que j’ai juste le temps d’aller gouter ma sauce avant la diffusion annoncée d’une rétrospective des vingt dernières années. Tant pis je me doucherais après le diner : comme pour tout athlète, la douche se prend après l’effort. Ce raccourci-ci, personne ne me le reprochera. D’abord, parce que je suis tout seul et que je tiens à le rester. Ensuite, j’ai mieux à faire avec de l’eau chaude qu’à en asperger mon importante personne. Les pâtes me semblent mieux mériter ce sort à ce moment précis. Vite, j’ai encore un peu de temps pour mettre l’eau à chauffer. La soirée risque d’être longue. Aussi, me fautil une bonne quantité de pâtes pour tenir la distance ? Breaking news Je reviens juste devant le poste pour constater que les différents protagonistes commencent à lever les genoux pour conte-
nir du mieux qu’ils peuvent des mentons irrésistiblement attirés par le sol fluo. Pas de doute, la pression commence à monter sérieusement. Le maître de cérémonie fait diversion pour commenter un médaillé d’or français, qui a pulvérisé le record du monde du 10 Km nage libre. Comme cette discipline est peu, voire jamais retransmise du moins dans sa totalité, comme pour s’en excuser, le journaliste vedette se lance dans une longue diatribe, ressassant la carrière du champion français depuis au moins la Révolution française, explique son succès par 29
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billet d'humour
Finissant en beauté sur l’image du champion français de natation recevant des mains d’une ancienne gloire la médaille d’or et un bouquet des mains innocentes d’une future championne, le reportage laisse la place à un retour brutal au direct. Surpris, le journaliste-médaillé-de-la-discipline-en-1950, souligne la dramaturgie de l’événement : le grand favori a été battu une fois par son rival à Berlin. Et toute la discussion tourne autour de cette rivalité ! Tout à coup, s’inscrute en rouge vif « breaking news ». Un journaliste haletant, muni d’un microphone gigantesque, hurle l’exploit en cours de réalisation : une française (une anglaise, une chinoise, une néerlandaise, une congolaise en fonction du pays où l’on se trouve) est en train d’écraser toutes ses concurrentes à l’épreuve du laser radial. En incrustation en haut et à droite de l’écran, nous avons le privilège de suivre en direct les émotions des parents et amis de la jeune athlète réunis pour l’occasion dans l’unique café-épicerie-poste/Thomas Cook/ Redoute/Rue du Commerce du village.
jeune championne. Après avoir esquissé un allo timide, elle écrase de sa main le micro et crie à l’attention de sa tribu « Maman, c’est le Président ! » Rouge, au bord de l’apoplexie, elle fait du mieux qu’elle peut pour contenir ses émotions et répondre au Président de la République qui la félicite. Après ce dernier témoignage de la reconnaissance du pays et de la République à sa digne et prodigue représentante, les journalistes reviennent sur l’événement central du moment. Les athlètes arrivent au stade sous l’acclamation du public. Et j’ai l’impression que ces félicitations s’adressent également à moi : les pâtes sont parfaites. Et je parcours alternativement chacun des athlètes et plats qui se présentent devant moi. Seule différence : je connais à l’avance l’ordre d’arrivée des plats et en dehors des deux premiers et trois derniers, la course est vraiment ouverte pour les places de 3 à 6. Hélas personne ne se rappelle jamais, sauf l’intéressé et son concurrent immédiatement derrière lui, de ceux qui finissent au milieu du troupeau. Ils ne sont pourtant qu’à quelques fractions de seconde du premier. Une éternité dans ce monde où l’important est d’être devant, quelque soit la discipline, l’activité à laquelle tu consacres le plus clair de tes efforts. Nous vivons un monde guinessbookesque. T’es un gros dormeur. Vite il faut homologuer la plus grande sieste du monde. Et si tu es le créateur de la discipline, fastoche pour homologuer l’exploit. D’où l’inflation des disciplines olympiques : il y a une trentaine de disciplines et rien que l’athlétisme compte une cinquantaine d’épreuves et la natation plus de quarante. Même le site officiel des JO de Londres sur lequel j’ai puisé pour vous ces précieuses informations, prévient que la liste n’est pas exhaustive. Ce sont des milliers de médailles qui sont distribuées pour l’essentiel à une poignée de pays (toujours les mêmes, certains pays n’ayant jamais vu leur drapeau accroché au mât sans parler même d’entendre un hymne national).
« Maman, c’est le Président ! » Une fois la victoire assurée, une clameur immense et impressionnante par rapport à la densité du lieu s’élève. La mère est en pleurs. L’ancien instituteur de la petite écrase des larmes, juste récompense d’un investissement personnel et dévoué dans l’éducation des 15 gamins des quatre cantons qui dépendent de l’école où il officie son sacerdoce. Tout à coup le reporter en direct de l’épreuve tend un téléphone mobile à la
Des mœurs guerrières Je suis ramené dans ces pensées à la réalité par les hurlements du téléviseur : les athlètes sont maintenant bien calés sur leur starting block. La tension est à son comble. J’en avale d’un seul trait mon troisième verre de Madiran. Au milieu de la course, je sers de la salade et la sale avec frénésie. Un coup de dents crocodilesque sur un morceau de pain certes innocent mais savoureux achève de libérer ma nervosité. C’est fini, la course est
la participation d’un lointain ancêtre comme muletier d’élite dans la Grande Armée et son fait d’arme resté dans toutes les mémoires : avoir repêché, dans la Bérézina gelée, un médaillon contenant une mèche de Joséphine de Beauharnais que Napo avait négligemment fait tomber alors qu’il battait la retraite.
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terminée. Le champion reste champion et son dauphin en est pour ses frais : il roule des yeux du ciel au sol. Satisfait de son chrono, il a juste le temps de réaliser le moment qu’il est en train de vivre, que déjà un acolyte saute la barrière pour lui jeter le drapeau du pays sur le dos. C’est ainsi que les trois premiers se retrouvent arborant le drapeau de leur pays comme une cap de Superman bariolé pour faire le tour du stade et saluer le public. Pourquoi cette nouvelle manie des drapeaux comme si le fait que le monde n’a plus connu de guerre mondial depuis soixante dix
ans manquait. On peut préférer ces batailles de pacotille sur les stades où est avant tout célébré l’individu et non le collectif à celles plus violentes des théâtres d’opération. On a tout de même l’impression qu’elle entretient des mœurs guerrières qui ne demanderont qu’à s’exprimer le jour J. Or les JO et le sport en général ne font en réalité que célébrer le hasard de la nature qui a fait certains individus plus adaptés à telle ou telle discipline et la capacité des pays à transformer ces dons naturels en médailles sonnantes et trébuchantes, en gloire éphémère et avantages de toute sorte. Achevée en même temps que l’énième ralenti de la course sous tous les angles et sous toutes les coutures, cette dernière pensée m’incite à changer de chaîne. Après avoir zappé entre les cinq cent soixante dix canaux offerts à mon bon plaisir, je décide de finir mon repas (fromage et dessert) sous un bon vieux jazz… Crampes et envie de vomir : j’ai dû un peu trop surestimer ma force... r M. Kleich (1) Je reste prudent car il y aura toujours un lecteur pour me dire que je suis un ignorant car telle année à cause d’une épidémie de turista, d’une guerre bactériologique ou par le fait d’un principe quelconque que voulait faire gagner son cheval au chien d’arceau (à moins que cela ne soit le contraire), les JO ont été joués du 15 novembre au 7 décembre 19…. Il se peut aussi qu’un lecteur m’objecte que les jeux de Sydney se sont passés en hiver, puisque telle était la saison à cette époque de l’année.
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Course à pied
La foulée trielloise : des vainqueurs inédits Le 26 août c'était la rentrée sportive dans les Deux Rives et elle était assez inédite.
Kante (43'20''), Piegelin (34' 43''), Tatard (35' 30'') dans la course de 10 km... Perrin (17' 24''), Domise (17' 29''), Vincent-Viry (17' 30'') dans les 5 km sont des inconnus pour les habitués de la Foulée trielloise. La participation de 360 coureurs n'était pas à la hauteur des ambitions affichées par les organisateurs. Côté femmes et dans le scratch, le podium des 10 km est tout à fait nouveau : Emilie Bodenant (41' 22''), Severine Jacqueray (41' 50'') et Cattia Chemperal (44' 30''). Les gagnants, des presque inconnus ici dans les courses locales, ont eu un temps propice à l'exploit mais sans vraiment savoir comment s'y prendre. Les habitués du bitume de Triel ont apparemment « oublié » le rendez-vous de ce dimanche 26 août. En outre, il n'y avait pas de chrono canon mais toujours une ambiance sportive et festive
pour ceux qui aiment le bitûme et des perfs personnels. Fin tacticien « Il faut partir à point », a souligné Ibriham Kante, le champion incontestable de la 14e édition de la Foulée trielloise. Arrivé premier dans la course de 10 km, il a dominé la course en laissant partir ces adversaires de la journée et les faisant travailler : Rémi Piegelin, jeune universitaire de Besançon appartenant au club Team intersport Besançon, et JeanFrançois Tatard de Franconville ont lancé et relancé le rythme de la course pendant les deux premiers kilomètres. Fin tacticien, Kante a laissé faire jusqu'au kilomètre sept (justement après la côte de la sente de Beauregard) et a pris le contrôle de la course sans aucun problème. Après avoir attaqué sans succès sur la côte de Beauregard, Piegelin s'est assuré sa deuxième place du podium et Tetard a surtout veillé à ce que les autres prétendants, ne puissent pas lui ravir sa 3e place. Côté femmes et dans les 10 km, pas de suspense non plus : Emilie Bodenant (41'
Bennacer intouchable ! Lors des 10km Fin d'Oisienne, la météo était au rendez-vous : pas de vent et un bon soleil de septembre. La température était aussi favorable pour les exploits sportifs. Après un départ classique, sous un soleil agréable, Mustapha Bennacer (Foulées de SaintGermain) a dominé l'épreuve de Conflans-Sainte-Honorine. Avec un chrono de 32' 02", il était intouchable. Côté femmes, Mireille Mull-Jochem (Foulées de Saint-Germain) a aussi dominé la course de A à Z. Le départ est donné à 10 heures pile pour un parcours de trois boucles (10 km au total) dans la ville de la batellerie. Cette année, la course de Conflans-Sainte-Honorine, nommée la Fin d'Oisienne, du 16 septembre avait été désignée comme la course où se disputerait le
championnat des Yvelines pour les 10 km. Rapidement, les favoris de la Fin d'Oisienne ont contrôlé la suite des événements : Bennacer, Armani, Lozano, Tatard, Afatach, El Yacoubi se lancent à la conquête des rues de Conflans-Sainte-Honorine. Trois tours et l'affaire peut être bouclée. Mais, il est plus facile de le dire que de courir. Au premier tour, le groupe de leaders s'est progressivement dégagé avec en tête le futur champion de la journée, Mustapha Bennacer (dossard numéro 207). Il est suivi par Eddy Cloutier (dossard 202) du club A3 Alençon et par cinq autres possibles prétendants au podium... tels Caillot (N° 126), Armani (N° 28), Rezak (N° 500), Monteiro (N°2) et Abdelaziz (N° 278). Au 7e kilomètre, Gomez, El Yacoubi cédaient du terrain. Normal car ces coureurs sont plus habitués à des courses plus courtes. A ce moment là, le licencié de l'équipe de la Foulée www.journal-deux-rives.com
Le podium des vainqueurs.
(Photo J2R)
22'') du club Essonne Athlétic est venu chasser sur les terres des Yvelines. Il faut dire que seule Severine Jacqueray (41' 50'') de Pierreffitte Multi-athlon aurait pu la stopper dans sa marche vers le sommet. La troisième place a été laissée faute d'une réelle concurrence à Cattia Chemperal (44' 30''), qui n'était pas aussi percutante comme que dans le passé. Pour les reste rien d'autre de significatif à signaler sauf que l'organisation est toujours bien rôdée et que les bénévoles de la foulée trielloise démontrent leur niveau de compétence et d'amabilité pour une rentrée classique sous le signe de la convivialité. r R.A.
Voir également la vidéo, des photos et interviews de l'événement : http://www.journal-deux-rives.com/actu/02422-14e-edition-foulee-trielloise-vainqueurs-inedits
de Saint-Germain, Mustapha Bennacer, a souri et commencé à savourer sa victoire car il savait que personne ne viendrait le chercher pour lui disputer la première place. Il était seul face à luimême et il a relancé sans relâche. La messe a été dite : l'ordre d'arrivée sera 1e Bennacer (32' 02''), 2e Cloutier (32' 49''), et 3e Lozano (33' 01''). Christophe Gevers (N° 236 et un chrono de 33' 35''), Yannick Caillot (N° 126, 33' 36'') et Jean-François Tatard (N°131, 33' 38'') ont fermé la marche. Coïncidence ou hasard, l'ordre du scratch était similaire à celui de la catégorie hommes seniors : Bennacer, Cloutier et Lozano... Côté femmes, Mireille Mull-Jochen (N° 233) avec un chrono de 37' '22'' est loin devant Sylvie Quittot (N° 143, 38' 51''). r R.A. Les résultats ont été publiés sur le site internet du J2R et des photos y sont également disponibles http://www.journal-deux-rives.com/actu/02471-10-kmfin-oisienne-bennacer-intouchable
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SPORTS
SEPTEMBRE - octobre 2012
Volleyball
La nouvelle saison du « CAJVB » La rentrée s'annonce intense pour l'équipe de volley de la Confluence. Le CAJVB (Conflans-AndrésyJouy-Volley-Ball) reprend le chemin de l'entraînement depuis la fin août... Lundi 27 août, les séniors masculins en Nationale 1 reprenaient avec une séance journalière jusqu’au jeudi, date de départ en stage à Dijon(1). Mardi 28 août, les féminines en Nationale 3 prenaient également le chemin des parquets avant le départ en stage également à Dijon. Jeudi 30 août, c’était au tour de l’équipe 2 masculine en Régionale 1, de s’entraîner tous les deux jours au gymnase Bérégovoy à Conflans-Sainte-Honorine. De jeudi à dimanche les séniors masculins et féminins qui évolueront en championnat de France se sont retrouvés pour un stage dans les installations sportives de Dijon. Cette manifestation financée en partie par le Centre national pour le développement du sport (CNDS) visait à permettre l’intégration des nouvelles recrues et de quelques jeunes, effectuer un gros travail foncier et technique pour remettre les participants dans de bonnes conditions physiques avant le retour à la compétition. Même si sur la photo (voir ci-dessus), l’ambiance semble ludique et détendue, le programme de ces trois jours s’étalait de huit heures le matin à 22 heures avec une alter-
Les joueurs du CAJVB ont effectué des stages de mise en forme.
nance d’ateliers de renforcement musculaire en extérieur, travail de musculation en salle et volley-ball en gymnase du vendredi matin au dimanche après-midi. Les féminines 1: hélas n’étaient pas nombreuses en raison des vacances scolaires et des obligations professionnelles, mais Olivier Le Flem, l’entraîneur assisté de Stéphane Mercier, a pu commencer la reconstruction d’un groupe, autour de l’Américaine Jana Angel qui a montré déjà de belles dispositions sur le plan du volley mais qui apporte surtout son optimisme et sa motivation aux jeunes du CAJVB. Deux des nouvelles joueuses, la centrale Carole Bellicaud et la réceptionneuse-attaquante Patricia Mazzanti, ont pu ainsi décou-
L'équipe féminine doit se reconstruire.
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(Photo CAJVB)
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(Photo CAJVB)
vrir le club, son projet, et s’intégrer avec les joueuses restantes de l’année passée. Atcha Tangklang, la jeune cadette complétait l’effectif de ce stage très réussi selon les participantes. Les masculins 1 : sous la direction de Jacek Szerszen pour la technique et le collectif assisté de Laurent Guillot pour la partie préparation physique ont pu intégrer les nouveaux joueurs, Artjoms Andilevko, le Letton, Yann Briet le pointu de retour au club et Nicolas Szerszen promu de l’équipe des cadets. Seul manquait à l’appel, Youssef Abouelkhiyam, le libéro de retour également au club, retenu par ses obligations professionnelles. Deux joueurs de l’équipe 2 complétaient le groupe, le Junior Quentin Dumont et le néo-sénior Victor Vezien qui va probablement intégrer l’équipe première. Les séniors masculins 2, dirigés cette année par Julien De Corte, ont réalisé trois entraînements en trois jours au Gymnase Pierre-Bérégovoy, avec une forte intégration de jeunes du club. Souhaitons donc une bonne reprise à l'équipe CAJVB, en espérant que les bons résultats soient au rendez-vous(2). L’appui du public sera un atout supplémentaire. Donc venez encourager les sportifs de la Confluence. r (1) Centre de Ressource et d'Expertise à la Performance Sportive, est un établissement public du Ministère des Sports, de la Jeunesse. (2) Premier résultat chez les masculins 1 : Samedi 22 septembre, premier match à domicile - CAJVB perd contre GRENOBLE : 3 contre 2 et se rattrape le samedi 29 septembre en battant CASTRES 3 sets à 0. Les féminines gagnent leur premier match à domicile (3-0)
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Septembre - Octobre 2012
un jour un livre
« À nous deux Paris » Cet ouvrage revient sur une période qui nourrit la nostalgie... «À nous deux Paris !» de Benoît Duteurtre, Fayard, 320 p., 19 €. Pour qui est né dans la première moitié des années soixante et qui a connu le chemin de la migration province-Paris à ses vingt ans, il y a une jubilation certaine à feuilleter « À nous deux Paris » comme on feuillette un vieil album de famille un soir de déprime. Ce qui est chouette quand on dépasse quarante ans, c'est qu'on adore les époques de ses vingt ans. C'est d'ailleurs pour ça que Radio Nostalgie marche fort et que les groupes de rock sexagénaires voire septuagénaires ont un succès fou. Ils s'adressent à un public qui ne tire plus le diable par le queue et qui a les moyens de claquer l'équivalent d'une bourse d'étudiant pour se payer quelques instants de bonheur : celui de se croire encore étudiant ! La vie trépidante du jeune Demortelle-Rastignac démarre sur des chapeaux de roues « dès que l'ancienne locataire disparut dans l'escalier ». Pendant quatre ans c'est une histoire non stop. C'est peu et beaucoup à la fois pour réussir ou se perdre. L'auteur dans sa grande bonté, et on sent qu'il est très proche de son personnage, permet à Jérôme de réussir et se perdre à la fois. Un mythe gorgé de littérature Ce diable du Deuteutre nous entraîne avec un style efficace et une force de la narration puissante, dans les turpitudes d'un jeune garçon qui a encore la trace de ses boutons de puberté et qui ne sait pas encore s'il aime le sexe et lequel, s'il veut devenir historien de l'art, génie du jazz, de la musique contemporaine ou du pop. Et il est prêt à payer ce qu'il faut pour trouver des réponses à ses questions. D'abord décidé, les dents serrées et les poings bien engoncés au fonds des poches de son blouson skaï. Puis, chien fou, le jeune Jérôme culbute quille après quille, les genoux écorchés, le sang qui bat les tempes. Il finit par s'écraser. Et on se remémore et on se rassure, ce n'est ni du DVD ni du cinéma mais de la VHS, avec ces images défraîchies, ses dialogues grésillant comme une mauvaise friture. Et on se rappelle ce Paris comme un tonneau fumant du quel émerge des effluves eni-
Quelle époque !
vrantes. Certains s'en contentent, d'autres veulent goûter à ce qui est sous l'écume, au fond du tonneau. Ils y entrevoient, avant d'y sombrer, l'espace d'un instant fugace toute la lignée des naufragés qui les ont précédés.
L’auteur
Benoît Duteutre est né en 1960, près du Havre. C’est l’arrière-petit-fils du président René Coty par sa mère. Dès l'âge de quinze ans, il présente ses premiers textes à Armand Salacrou, auteur dramatique établi au Havre, qui l'encourage à poursuivre ses efforts. Le Havre, une ville en grande partie détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruite selon les principes du classicisme structurel apparaîtra tout au long de son œuvre. Il a obtenu le prix Medicis en 2001 pour Le Voyage en France.
Dans un Paris en mutation 1980. Le clinquant Forum des Halles a remplacé l’ancien « ventre de Paris »,cher à Zola. Les bars des alentours résonnent de new wave et la cocaïne échauffe les noctambules et les autres. A peine arrivé de sa Normandie natale, Jérôme est certain de pouvoir épancher ici sa soif de modernité. Mais pour ce musicien de vingt ans pressé de se faire un nom, la « montée à Paris » est aussi un mythe gorgé de littérature. Rastignac vêtu de skaï, il cherche l’Histoire aux portes des boîtes de nuit et plonge dans un tourbillon futile, persuadé d’y retrouver l’esprit bohème. L’humour se mêle à une dérive plus sombre dans ce tableau nourri de souvenirs. Après ses récits autobiographiques, Benoit Duteurtre choisit de peindre un pseudo double guidé par l’ambition impatiente, la passion de la musique funky, une sexualité indécise, et tout l'amour d'un jeune provincial pour la ville légendaire... dans laquelle se profile l'inattendu d'un monde nouveau.
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(Montage J2R)
L'épopée balzacienne est un exercice auquel se sont essayé beaucoup d'écrivains. Car eux-mêmes sont souvent des provinciaux (Balzac était né à Tours) qui s'inspirent de leur propre expérience pour essayer d'en faire un appareil universel. Un tableau nourri de souvenirs Benoît Duteurtre n'est pas en reste. Il est normand comme son Jérôme de héros (Dieppe au lieu du Havre : on sent que l'auteur n'a pas trop forcé sur son habilité pour se dissimuler et se démarquer de son personnage). Evidemment à part le titre et la citation dans laquelle le jeune Rastignac déclame sa flamme à Paris « Paris, à nous deux ! » il ne faut pas chercher la tournure de phrase du grand Maître. Ce style est d'abord dans cette force narrative qui écrase parfois les situations les plus tragiques comme les plus burlesques et finalement rend l'ensemble de la geste tellement dérisoire. Jusqu'au moment où l'infâme oncle Poport, roi de la cuvette de chiotte, et toute la famille jettent au caniveau toute la misérable production artistique de l'artiste en devenir. Derrière l'histoire tragicomique de Jérôme se profile deux autres chocs qui constituent la trame et l'arrière plan du roman. Il y a d'abord l'histoire d'un Paris qui est en train de finir sa mutation, dans la crise économique et le sentiment du déclin. La capitale d'une France où un Mitterrand cynique fraîchement élu allait « piloter le mouvement de la gauche vers le capitalisme, à l'inverse de son programme ». Mais aussi et surtout un Paris qui finissait de couler comme le béton qui allait combler le trou des Halles et défigurer Paris. Du Paris torturé où ont éclos tant de talents, 33
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un jour un livre ou Los Angeles. Le cliché de Paris, le Forum des Halles, le charme désuet des nuits branchées, des hordes de petits malins qui traînent autour des halles et qui rejouent les personnages sensationnels de Fred parcourant le sous-sol interlope de « Subway » ou le jeune postier de « la Diva ». Touristes de l'intérieur exhibant haut le magazine «Actuel» comme une preuve de reconnaissance, un sésame qui permet de se retrouver toujours au plus près de la plus faunesque des faunes branchés du moment. L'auteur, sans mépris mais avec une certaine rage, nous fait part de son regret d'un Paris ancien vivant devenu compassé, confit dans sa gloire mais oubliant qu'elle n'est pas un lieu de folie créative. Paris ne se contente plus que de mettre en scène des créations venues d'ailleurs.
allait bientôt sortir des chemins propres, balisés de part et d'autre de Mac Donald, Bistro Romain, le forum des Halles et de Chaînes de Cinéma. On pourra traverser la rue Saint Denis et l'îlot Chalon sans crainte. La canaillerie sera mise sous cellophane et vendue dans des lieux de pseudo perditions crées et pétris par des business plans tirés au cordeau par des gourous venus de Canberra
Patrimoine Yvelinois
Le Club Historique d’Andrésy vient de publier un nouvel ouvrage passionnant sur l’église Saint-Germain-de-Paris d’Andrésy, chef-d’œuvre gothico-renaissance classé Monument Historique qui recèle bien des trésors. Son auteur, Thierry Soulet, spécialiste des édifices religieux, vous invite à cheminer pas à pas dans cette église et à partir à la découverte de son architecture, de ses œuvres d’art sur toile, de sa collection de chapiteaux Renaissance et de ses remarquables et lumineux vitraux. Cet ouvrage tout en couleurs, conçu comme un guide, est amplement illustré, commenté et complété par un glossaire très instructif. Il a remporté un vif succès lors des Journées du Patrimoine Pour vous procurer ce livre et en avoir un aperçu, il suffit de vous rendre sur le site internet du Club Historique : http:// histoire.andresy. free.fr Un nouveau livre sur l'église d'Andrésy format "guide" 11 cm x 22 cm, 120 pages, prix : 15€ Extraits [En évoquant l'architecture de l'Eglise SaintGermain-de-Paris] «Le chevet plat de l'église (15) donnant à l'est, témoigne par son hétérogénéité architecturale, des différentes étapes d'agrandissement de l'édifice. Trois volumes se dégagent nettement et délimitent la structure de l'espace intérieur : (1) Une nef centrale, haute et étroite, éclairée par une unique fenêtre gothique constituée de deux lancettes surmontées d'une rose dont le réseau intérieur n'a pas été réalisé...»
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Au milieu des soixante-huitards planant Enfin, ce roman est aussi une façon pour les quinquagénaires de faire leur affaire aux soixante-huitards qui occupent le haut du pavé. Comme tout jeune personnage de vingt ans, Jérôme se construit avant tout contre ses aînés. Et on se remémore ces enquêtes du Nouvel Obs sur la bof génération, pas assez politique, égoïste, et qui a tout. Jérôme se revendique Punk, s'habille en skaï pendant que ses aînés ne juraient que par la laine et les fibres natuConçu volontairement comme un guide, cet ouvrage a pour objectif de «donner à voir». L’église SaintGermain de Paris à Andresy ne retient pas forcément l’intérêt du passant : son architecture extérieure, certes ancienne, demeure très humble et ne prédispose pas forcément à pénétrer dans le sanctuaire. Et pourtant ! Cette église est riche à bien des égards. Sa structure intérieure, fruit de modifications inattendues, ses œuvres d’art sur toile (des XVIIe, XVIIIe et XXe siècle), sa collection de chapiteaux Renaissance, lui confèrent un intérêt certain en Ile-de-France. Ce guide, largement illustré, commenté et complété par un glossaire vivant, permet de cheminer pas à pas, de manière logique et compréhensible, dans les nefs de ce chef d’œuvre gothico-Renaissance classé Monument Historique.
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relles, carburent aux lignes de coke pour étancher cette soif d'hyperréaliste pendant que les soixante-huitards planaient, cool, portés par les volutes de marijuana et de champignons hallucinogènes. Hélas les aînés veillent et ont leur mot à dire sur la performance de celui qui veut devenir. Jérôme devient ainsi vite l'homme à tout faire d'une égérie qui se croît proche du firmament alors qu'elle entrait sans se rendre compte dans un monde où l'on commence à tout formater : les goûts, les sons avec une efficacité d'entreprise US de soda, « Je ne t'ai pas engagé pour tes talents de pianiste mais je t'ai engagé comme faire valoir » lui crache-t-elle à la figure. Oui, ce livre est un peu une revanche sur les soixante-huitards : talons, costumes à paillettes, déhanchement de funky, bref la bande des bains douches, du magazine Actuel, du Club rose bonbon (tiens l'auteur n'en parle pas. Pourtant l'Olympia n'est pas si loin !) contre les Philippe Solers, Régis Debray, voire Glucksmann et Henri Lévy qui eux ont fait de la politique sous la férule déroutante d'un Normalien qui mettait en scène sa posture voltairienne alors qu'il s'est trompé à peu près sur tout. Vous rendez-vous compte ? Un homme du XIXe siècle : J-P Sartre himself ! r M. Kleich
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Bloc-notes de l’histoire
L'ancienne cité naturiste se dénude Avec l'ACV, la mémoire de Villennes, aucun risque de s'ennuyer tant ses bénévoles savent faire partager leur passion de l'histoire locale et, plus particulièrement, de la commune. Pas étonnant que les journées du patrimoine le week-end du 15 septembre, qui avaient pour thème « Les patrimoines cachés », aient suscité un vif intérêt et une grande curiosité de la part des visiteurs venus découvrir l'ancienne cité naturiste, baptisée Physiopolis, et située sur l'île de Platais. Un lieu secret, caché des regards indiscrets, ressuscité l'espace d'une visite commentée par le chef de file de l'ACV, Michel Khon . « Cette première cité naturiste de France, qui a vu le jour en 1927, sous l'impulsion de deux frères médecins, Gaston et André Durville, avait pour vocation d'offrir un lieu de vie sain, en osmose avec la nature, détaché des contraintes et inconvénients de la ville, et où il était bon de se purifier, souligne Michel. Un véritable havre de paix qui séduira près de 2 000 estivants chaque week-end ». Après avoir embarqué, les passagers ont ainsi découvert le quotidien de toutes ces personnes venues se ressourcer en visitant bungalows et terrain de sport, où de nombreuses activités se déroulaient. Aujourd'hui, le site est équipé de chalets, où plus de 300 estivants y séjournent ponctuellement. Après cette escapade pédestre, les esprits curieux n'ont rien manqué de la causerie captivante, animée par Monsieur Khon, sur cet endroit au riche passé. Intarissable, ce
Forte fréquentation pour cette visite inédite d'une île méconnue du public.
dernier a utilisé vidéo et photos, prêtées gracieusement par des résidents, pour reconstituer l'histoire de cette île, partagée entre les localités de Villennes, Médan et Triel. « Outre son aspect villégiature, Physiopolis fut également un refuge pour nombre de Parisiens, lors de la Seconde Guerre Mondiale, révèle Michel, qui n'a pas ménagé sa peine pour aller collecter une mine d'informations auprès des anciens habitués du lieu. Je peux vous assurer que c'est un privilège pour le public de visiter ce site privé. Il a fallu l'accord des résidents pour y pénétrer ». Depuis 2003 et l'arrivée de l'électricité, cet espace de vie collectif, autrefois convivial, a perdu un peu de sa chaleur humaine, selon quelques témoins avertis. Une incursion qui n'était pas pour déplaire à Huguette, impatiente d'embarquer sur l'île. « Pour tout vous dire, avant ces journées du patrimoine, j'ignorais qu'un camp naturiste avait été aménagé. C'est un choc. À l'époque, j'imagine que cela faisait jaser
(Photo J2R)
et remuait les consciences ». Et de confier au coin de l'oreille : « Ce n'est pas pour autant que je suis tentée par le naturisme, car je suis bien trop pudique pour cela ». En tout cas, pour l'ACV, la mémoire de Villennes, ce premier rendezvous culturel en appellera d'autres, tout au long de cette saison 2012-2013, puisque l'association, membre de la fédération « Histoire des Yvelines », multiplie les conférences, causeries, visites, sorties, parutions, la dernière en date, « Villennes », dans la collection Mémoire en images, aux éditions Alban Sutton, au prix de 21 euros, de son président en personne. Avis aux candidats ayant le désir de mieux connaître le passé de leur commune d'adoption : les bénévoles sont prêts à vous accueillir. r David d'Aubin * Contact ACV au 06 82 66 35 92 ou 01 39 75 71 92 ou par mail : mémoire.villennes@free.fr
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Centenaire de l'usine aux mureaux
Visite pour les 100 ans de l’usine d’Astrium Dans le cadre des 100 ans du site Astrium des Mureaux, le 15 septembre une visite ouverte aux familles des employés de l’usine a été organisée, ainsi que de nombreuses animations afin de les emmener dans les étoiles.
L’usine d’Astrium n’a pas 100 ans d’existence. Cependant, cela fait 100 ans que le site abrite des activités liées à l’aéronautique. L’objet principal de l’usine Cryo-espace des Mureaux est la fabrication du réservoir principal d’Ariane V et l’intégration du lanceur. C'est-à-dire relier le réservoir principal au moteur (Vulcain II), au bâti-moteur et à la jupe avant. Ces parties encadrent la partie usinée ici par 150 compagnons. Ce terme désigne dans l’aéronautique les ouvriers. Le site compte 2 500 personnes et recrute. Il faut 10 mois de travail pour réaliser un réservoir et 6 à 7 sont réalisés par an. Le réservoir fait une tonne mais à l’étape finale, il fait 6 tonnes, 5m40 de diamètre et 24m de haut. Depuis le premier tir d’Ariane V, il y a 16 ans, c’est le même réservoir. « Astrium est très fort pour ça », a souligné Grégory Gavroy du service communication d’Astrium. Une fois l’intégration terminée, l’ensemble est envoyé à Kourou, pour le lancement, par la Seine. Durant leur visite du site, commencée vers 17 heures, les familles ont pu voir toutes les étapes de la réalisation de ce réservoir et l’intégration au lanceur. Elles ont visité l’usine et découvert de nombreuses animations : simulateurs de vol, jeux et photos souvenirs. À l’extérieur de l’usine, la visite continuait avec des jeux pour les enfants, comme par exemple la réalisation de fusées à eau, conçues par eux et lancée ensuite dans le ciel bleu de cette belle fin d’après-midi. Dernière étape : la salle des maquettes où les visiteurs ont pu retrouver les miniatures des plus grandes réalisations présentes et à venir d’Astrium EADS. De la fusée Diamant à Ariane V ME, en passant par Hermès et à l’ATV (module d’ISS), toutes étaient là, encadrant la maquette du SpacePlane, un projet d’avion suborbitale. « L’idée est de montrer qu'Astrium sait le faire », a expliqué Grégory 36
Le savoir-faire français est un avantage compétitif dans l'aérospatiale.
Gavroy pour présenter le projet de cet appareil. Parmi les visiteurs, de la salle des maquettes se trouvaient Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine, et Eugène Dalles, maire adjoint de ce dernier, qui accompagnaient Alain Charmeau, président d’Astrium Space Transportation. Ce dernier a parlé de l’évolution de l’entreprise, qui peut prendre deux directions : Ariane VI ou Ariane V ME. Celles-ci peuvent se suivre également. « Nous souhaitons faire Ariane VI mais il faut 20 ans pour monter le projet », a précisé Alain Charmeau. Il a ajouté que vis-à-vis de la concurrence, il faudra améliorer Ariane en permanence. L’idée sera de faire Ariane V ME dans un premier temps, le temps de réaliser le projet Ariane VI. Mais l’évolution va dépendre du choix de la direction et des commandes des donneurs d'ordre tel l'État... Sur le parcours de la visite, deux associations tenaient des stands pour aller à la rencontre des www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
familles. L’association « Solidarité Aérospatiale »(1), fondée en 1995, regroupant des salariés actuels et anciens, a deux axes de soutien : l’aide aux chômeurs pour retrouver un emploi et l’aide aux familles par le biais du soutien scolaire des enfants et l’alphabétisation des parents. L’association « Elles bougent » était également présente. Elle offre l’opportunité aux jeunes femmes de se préparer aux métiers de l’ingénierie par l’information, des concours, la mise en contact et autre forum (www.ellesbougent.com). r Damien Delerin (1) « Solidarité Aérospatiale » Soutenue par la direction, l’association s’engage concrètement sur : • le soutien scolaire individuel aux Mureaux à la demande des assistantes sociales ou la Réussite Éducative • l’aide collective pour les devoirs aux Mureaux dans une association • le soutien scolaire à la fondation des Apprentis d’Auteuil à Hardricourt • l’éveil de jeunes enfants en maternelle dans le quartier de la Vigne Blanche aux Mureaux. • une présence de bénévoles au foyer de SDF de Meulan • une aide pour les chômeurs à retrouver un emploi Contact : solidarite@astrium.eads.net
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SOUVENIR
Disparition de François DArcq
« Je suis journaliste et j’aime travailler avec vous... » C’est ce que nous disait souvent François lorsque l'on mettait en place la maquette du Journal des Deux Rives. Avec sa longue expérience à l'Equipe, c'est lui qui a permis au J2R d'arriver à un niveau de professionnalisme valable. Nous aussi nous aimions bien travailler avec lui et il va nous manquer.
Nous savons tous que François était un perfectionniste et qu’il aimait le papier, la littérature et les débats d'idées. Il me rappelle ce personnage romantique (à Budapest, pendant la deuxième guerre mondiale), qui garda coûte que coûte toutes les traductions en Hongrois des livres essentiels de la pensée occidentale, voire mondiale (Platon, Dantes, Saint Agustin, Cervantes, Shakespeare... et ce Frenchy de Molière). L'Armée rouge approcha et les obus détruisirent tous les bâtiments sauf celui de la Bibliothèque nationale magyar... Le bois manquait et pour lutter contre le froid des nuits gelées, le soldat Ivanov avait tenté de brûler certains de ces livres « bourgeois ». Notre gardien du temple s'offusqua et s'opposa par tous les moyens et vit le commissaire Sobchat pour lui dire simplement : « Vous comptez aussi brûler Gogol ? » Le commissaire du peuple (juif et bourgois par ailleurs...) s'arrêta et demanda : « Vous avez traduit Gogol en hongrois ? » Oui... Vous devinez la suite... Interdiction de toucher à la bibliothèque de notre « gardien du temple de la réflexion et du savoir ». Effectivement, cette histoire aurait pu s'appliquer à François. François était également un passionné de la rédaction à la virgule prêt : combien de fois il nous a fait amender un titre, une phrase et parfois le texte entier... Mais son but permanent, c’était de toucher le lecteur d'une manière juste et claire pour « montrer la vérité ». Il savait trouver dans les méan-
10 mars 2012 : François Darcq prend position sur le port d'Achères.
dres du Petit Robert et du Grevisse le sens juste des mots et puis, expliquer, argumenter, débattre, polémiquer étaient les maîtresmots dans son quotidien. Et même si nous n’étions pas toujours d’accord, ce sont ses idées que l’on adoptait car François était un type formidable et honnête intellectuellement. Était-il un redresseur de torts ? Peut-être. Car il détestait les injustices quels que soient les acteurs en cause. Je dirais que François aimait le concept d'état des droits : c'està-dire que tous (État, collectivités, élus, citoyens, entreprises...) doivent respecter dans l'esprit et dans la lettre les règlements et les lois élaborées et adoptées en société après une large concertation et un débat pour modifier les règles. Il refusait l'arbitraire ! Zola, Mirbeau étaient souvent présents dans sa réflexion quotidienne. C'était son angle de lecture de notre société contemporaine : le 13 janvier www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
2009, François avait écrit à propos de l'affaire Dreyfus et le pamphlet « J'accuse » : On peut imaginer qu’un Zola serait aujourd’hui le bienvenu, en cette époque où, malgré les enseignements de l’Histoire et particulièrement de la Seconde Guerre Mondiale, un racisme en pleine recrudescence prospère à nouveau, en une expansion multiforme avec des cibles qui vont se multipliant. Les événements de ces jours derniers suffisent à l’imaginer. Ainsi, François est dans la lignée de nos nombreux hommes de qualité (notre échelle est évidemment locale), qui arpentent les siècles dans notre monde bien tourmenté. Merci, François, de nous avoir permis de mieux connaître la belle langue française et sa culture MILLÉNAIRE qui restera vivante tant qu'il y aura des hommes et des femmes prêts à prendre la relève ! r 37
LE JOURNAL DES
Cuisine
Septembre - Octobre 2012
Recette
Roquette en salade à la fleur de sel Fille du Sud, la roquette a toujours poussé sur les bords des chemins du soleil. Ses feuilles épaisses, charnues, vert mat, dégagent lorsqu'on les froisse une saveur piquante.
Roquette en salade à la fleur de sel . Préparation : 10 minutes, 30 minutes à l'avance
Son nom vient du latin eruca, de urere, qui signifie « brûler ». Elle était déjà cultivée dans les potagers des Romains, et la tradition de sa culture ne s'est jamais éteinte, d'Italie jusqu'en Grèce et en Turquie. En France, la roquette a toujours été cultivée dans le Midi, pour entrer dans la composition du mesclun, composé de salades et d'herbes, surtout consommé dans la région niçoise. C'est la vogue du mesclun qui a remis au goût du jour la piquante roquette devenue une salade à la mode. Mesclun, qui es-tu ? Ce n’est pas le nom latin d’une quelconque salade, mais un mot d'origine provençale qui signifie « mélange »… Un savant mélange, résultat d’un assemblage de jeunes pousses de plusieurs salades afin d’obtenir cette saveur douce, amère ou piquante, avec une consistance plus ou moins molle ou croquante. Sa composition varie selon les goûts : laitue, mâche, roquette, chicorée, scarole, feuille de chêne. On peut même ajouter du pissenlit, des pousses d'épinard et des plantes aromatiques. Ce mélange, légèrement amer, sera servi juste arrosé d'un filet d'huile d'olive, parfumé avec des fines herbes et de l'ail. r C.s.B.
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Marché : 200 g de roquette 4 cuillères à soupe d’huile d’olive fruitée ½ citron Poivre blanc Fleur de sel de Guérande
1 - Lavez la roquette et essorezla. Mettez-la au réfrigérateur, dans un sac en plastique, et laissezla refroidir 30 minutes au moins avant de servir.
2 - Mettez ensuite la salade dans un saladier. Arrosez-la d'huile en mince filet et du jus du citron. Tournez afin que chaque brin de roquette soit bien assaisonné.
3 - Portez le saladier à table. Au moment de déguster, poudrez la salade de sel et poivre. Cette salade accompagne grillades et rôtis.
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DERNIÈRES NOUVELLES...
ANDRÉSY «Octuor-sur-Seine» Persona non grata
Depuis 2003, c’est la même rengaine à Andrésy : Hugues Ribault, le maire de la ville continue d’exclure plusieurs associations de cadre de vie qui n’ont pas ses faveurs. Au mépris total du règlement intérieur voté pourtant en conseil municipal. Ces associations (Andrésy-Qualité-Pour-Tous, Sauvegarde des Coteaux de l’Hautil, COPRA…) ont pu, en leur temps, émettre des réserves sur certaines actions du maire. Hugues Ribault les considère donc comme persona non grata au forum de septembre 2012. Seule la Ligue des Droits de l'homme a été épargnée... jusqu'à nouvel ordre.
CARRIèRES-SOUS-POISSY Une école de plus rénovée
Une centaine de personnes ont assisté à l'inauguration de l'école et du centre de loisirs Mistral rénovés. Coût : 1,5 millions d'€ a indiqué Eddie Aït, maire et conseiller régional, qui poursuit sa politique de réhabilitation de tous les équipements publics d'ici à 2015. En outre, il était aussi question de construire « dans une commune qui le mérite et qui en a besoin », selon J-F Reynal, vice-président du Conseil général et que « là où il y a une centralité, il y a vie et donc une école...» (propos du sous-préfet Philippe Court). Poétique et sympathique, n'est-ce pas ?
CHANTELOUP La municipalité réagit suite à la fermeCAF Depuis avril 2012, la Caisse d'allocation familiale (CAF) tente de « réorganiser » le service public rendu aux chantelouvais depuis des lustres. Prétextant un incident du 25 juin qui a eu lieu hors des locaux de la CAF, la direction de la CAF a pris unilatéralement la décision d'arrêter le service public sine die. La commune n'est pas d'accord et le fait savoir. ture de la
TRIEL-SUR-SEINE
Diplômes Grande première : le maire et ses adjoints ont réunit solennellement les collégiens qui ont réussi au Brevet des collèges et les lycéens triellois qui sont devenus bacheliers cette année pour leur remettre félicitations, diplômes, cadeaux et les gratifier de discours parfaitement de circonstance. Journées du Patrimoine Cette année, en plus de la traditionnelle et enrichissante visite de l’église, l’association Triel, Mémoire et Histoire a proposé un parcours historique sur la rive gauche de la Seine où est situé un petit monument caché correspondant au thème retenu cette année par le ministère. Pour information, ce parcours sera probablement proposé dans le cadre du prochain Téléthon.
VERNEUIL-SUR-SEINE
L'aéronautique, plus que centenaire Mercredi 13 juin, Pierre-Alain Antoine, officier de réserve à la retraite, ancien pilote de chasse et historien est venu au cinéma Frédéric Dard compter l’histoire de l’aéronautique et la place qu’occupe Les Mureaux. En effet, « Les Mureaux et l’aéronautique : une très longue histoire ». Du premier vol de Clément Ader, en passant par les frères Wright (de leur période américaine et française), par le meeting Reims en 1909, de l’exploit de Blériot la même année, des innovations techniques jusqu’à l’aérospatiale et le renouveau de l’ingénierie avionique par l’arrivée après la seconde guerre mondiale d’ingénieurs Allemands, sans oublier la passion des pionniers, dont beaucoup de constructeurs de moteurs automobiles, Pierre-Alain Antoine a fait partager toute cette histoire aux curieux présents. Plus tard, l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) a eu sa base aux Mureaux de 1966 à 1999. La fermeture de cette base marqua la fin de la présence militaire sur cet aérodrome «sur herbe» qui est le plus grand du Monde et aujourd’hui d’Europe. Au cœur de l’avancée de l’aéronautique, ce territoire a continué à l’être par la suite avec la construction du Nord Atlas et par l’installation de l’Aérospatiale (aujourd’hui Astrium/ EADS. Voir aussi article page 36).
dans une grande fresque historique. Commentaires sur le site du J2R : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02486-vernouillet-spectacle-ombreslumieres-embrase-parc-buissons.
VILLENNES Michel Kohn raconte
Vous saurez tout ou presque de la cité villennoise en parcourant le nouvel ouvrage de Michel Kohn, le président de L'ACV, la mémoire de Villennes, qui s'intitule « Villennes-sur-Seine », dans la collection mémoire en images, aux éditions Alan Sutton, au prix de 21 €. Contact auprès de l'ACV : memoire. villennes@free.fr
VERNOUILLET
Spectacle nocturne D’Ombres et de Lumières, une réalisation collective grandiose qui a remporté un très vif succès. Une page de l’histoire locale au temps de la Révolution a été présentée avec son lot de péripéties, de personnages célèbres ou inconnus formant onze tableaux
ON NOUS ÉCRIT : Serge Leroy, directeur de l'agence immobilier Century 21 les Deux Rives, nous écrit à propos de l'article paru dans le numéro 105, daté juin-juillet 2012, du Journal des Deux Rives. « Je suis particulièrement surpris de la légende apparaissant sur la photo de la page 18 concernant l'article "On n'en peut PLU" (NDLR : faisant le point sur l'état d'avancement du projet de PLU de la vile de Vernouillet). Cette légende ne correspond en rien à la position de mon fils et moi-même. Nous étions présent à cette réunion pour avoir de l'information car nous sommes des professionnels qui comptent sur le secteur. En tant que démocrate convaincu, nous ne sommes jamais lassés de débat, c'est l'inverse qui nous chagrine, et de plus, en tant que professionnels nous n'avons pas d'avis public à avoir. Merci d'apporter un droit de réponse à cette légende dans le prochain numéro de votre publication.» En réalité c'est un rectificatif qui nous est envoyé ici et non pas un « droit de réponse ». La photo incriminée montre un public clairsemé et cela justifie la légende. La rédaction du J2R n'a jamais voulu faire croire ou porter à croire que les « professionnels de l'immobilier » étaient lassés du débat. D'ailleurs, le point de vue de M. Serge Leroy le démontre... www.journal-deux-rives.com
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