Le
JOURNAL des deux rives
3,20 €
JOURNAL INDÉPENDANT
mars-avril 2016
Numéro 126
Des acteurs de la réussite
Réussir la revue XXI (p. 14)
Trophée du Dragon 2016 (p. 27)
S'intégrer (p. 7)
Le 7e art, « Ils l'ont fait » (p. 3)
Face à la crise structurelle que nous vivons, des exemples s'accumulent pour montrer que la volonté peut parfois devancer le pouvoir. En partant du haut à gauche, Patrick de Saint-Exupéry, ancien grand reporter, lauréat du prix Albert-Londres a co-fondé la revue XXI et il est venu expliquer à Maurecourt cette belle réussite littéraire. Le sportif vernolien David Heuzé a gagné, pour la quatrième fois, l'une des plus importantes compétitions de kung fu. En bas à gauche, Denisa et Cristinel, deux habitants du bidonville de la Plaine, s'accrochent à une parcelle du rêve français. Avec succès ! Enfin, quatre copains de Mantes-la-Jolie sont venus projeter leur film très comique « Ils l'ont fait » qui démontre une fois pour toutes que « vouloir c'est pouvoir » même dans le monde complexe du XXIe siècle. (Photos J2R)
Ribault gagne en référé
Vernouillet perd en appel
peut se poursuivre
ville demande à être payée
Le projet Trek'Île à Andrésy Le 10 mars, le juge des référés a tranché : la commune d'Andrésy peut continuer son projet contesté dit Trek'Île sur l'île Nancy. Les opposants au projet se sont vu refuser l'arrêt des travaux.
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Primaires chez les Républicains
Une ancienne salariée de la
Bruno Le Maire,
Le 27 janvier la cour d'appel de Versailles a rendu un avis favorable à l'ancienne salariée du centre social : la ville doit s'acquitter d'environ 35 000 €. Le maire hésite.
David Carmier (LR) a donné ses raisons de rejoindre le candidat Bruno Le Maire dans le cadre des primaires de LR en novembre 2016. Pour M. Carmier, M. Le Maire incarne le mieux le renouvellement et une droite revigorée pour des enjeux du XXIe siècle.
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le renouvellement
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LE JOURNAL DES
F
« Ils l'ont fait », agir plutôt que subir !
ace à la crise structurelle que nous vivons, des exemples s'accumulent pour montrer que la volonté peut parfois devancer le pouvoir dans tous les sens du mot. Le 10 mars, au cinéma Frédéric-Dard des Mureaux a eu lieu la présentation de la comédie de 80 minutes « Ils l'ont fait ». Ce film montre bel et bien que la volonté est plus forte que le sempiternel défaitisme des banlieues. Derrière l'histoire d'un jeune de banlieue qui décide de monter une liste pour les élections municipales de sa ville face à un maire corrompu, ce film a plusieurs facettes. Juste avant les élections municipales de Mantes-la-Jolie, Khalifa Kamara, jeune Français d'origine sénégalaise, est radié de Pôle Emploi. Le jeune Camara, chômeur du Val-Fourré dans les Yvelines, décide de brusquer l'ordre «démocratique» établi par Jacques Adie, le sommet de l'homme politique cynique et malveillant. C'est le début d'une comédie avec un happy end à la française qui nous fait réfléchir aux chaos ou à l'éveil dans les banlieues, lieu de tous les clichés et tous les malentendus par excellence. Kamara décide de monter une liste politique et, par ce biais, de mener à bien un projet collectif pour s'engager pour la vie des habitants du quartier et prendre leur destin en main. Il est temps de choisir pour lui et pour « son peuple » en puisant dans le gisement des mythes fondateurs de la démocratie française : liberté, égalité et fraternité. Kamara devra réveiller la conscience politique des habitants « soumis » aux contraintes quotidiennes : boulot, dodo, et surtout galère. Il devra les convaincre que son projet est viable et réalisable avec peu de moyens et parfois avec un certain cynisme (les fins justifient les moyens). Dans une comédie rythmée et
La mascotte de la méga-agglomération
éditorial
mars-avril 2016
La jeunesse présente à l’ouverture de Magic form
bien écrite, les habitants sont convaincus que Khalifa Kamara est l'homme providentiel pour changer la donne politique locale qui se caractérise par un clientélisme aggravé, issu d'une tentation des parrains locaux de revenir à une forme de colonialisme à la Foccard. Certes, les clichés, qui sont omniprésents dans la société française, reviennent souvent dans le film : écart entre les élus et le peuple ; chômage et désespoir habitent les banlieues ; l'intérêt n'est plus général mais une somme des intérêts particuliers. Et pendant les élections c'est la fête de la démagogie... et de la magouille pour obtenir des places et « de la tune ». Kamara et ses frères sont partis à la conquête par une sorte de « braquage démocratique » d'une ville qui représente un budget annuel de 200 millions. Avec un mot d'ordre simple - certains diraient trop simpliste - « Votez pour nous, c'est voter pour vous ! ». La dynamique réussit et le jeune Kamara s'est trouvé élu (58 % des voix contre 42 % de son concurrent Adie) pour exercer une mandature qui l'on souhaite irréprochable. On attend avec impatience la suite : en effet, quel est le trait d'union entre les Khalifa, Rachid et Saïd sans oublier Mamadou ? Les nouveaux Khalifa seraient-ils à la hauteur d'une éthique démocratique, une fois arrivés à prendre la place de Pierre Adie ? C'est un sujet plus d'actualité qui démontre que le déterminisme géographique n'est pas de mise lorsqu'un groupe de copains se met en tête de « faire un braquage démocratique ». C'est le début d'une prise de conscience que les immigrants de la 2e génération peuvent (et doivent) revigorer notre vieille Europe démocratique. Commençons par la France éternelle ! r
Rencontre avec le co-fondateur du site «Les Jours»
La marraine du Cirque international des Mureaux
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La Rédaction
La Suède était à l’honneur à la 9e biennale des Arts naïfs 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, François Nugues et Jeanine Provost. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Fabien Dézé, Antoine Juliens et Pierre Michel. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,20 € (en raison du coût de fabrication du journal).
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ÉDITORIAL EDITO : « Ils l'ont fait », agir plutôt que subir !
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Françoise Descamps-Crosnier : « Le GPSO peut échouer ou réussir »
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Le dialogue social reste à construire
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Intercommunalité
Roms dans la Plaine : le bidonville de la honte !
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Trek'Île : la municipalité gagne le référé
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Alain Mazagol frappe avec un «STOP»
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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy
- Aït-Delrieu : le concours démocratique - Des élus privés de leur droit d’expression
Chanteloup
La « Lettre à la France » des jeunes Chantelouvais
Orgeval
Sarah Tézenas du Montcel expose ses oeuvres à Carabistouilles
Maurecourt Triel Verneuil Vernouillet
publiée par un historien
Comment (d)écrire le monde d'aujourd'hui ? - Nos ancêtres dans la Grande guerre 1914-1918 - Le chantier du centre ville sème la zizanie - A l'Île de loisirs du Val-de-Seine, entre menaces et incompréhensions
- Des gares en chantier... EOLE oblige - Affaire du parc : la ville de Vernouillet a été condamnée en appel
Conférence Sports en salle politique
Collectionneurs Jumelage sports Paris-Nice Kung-fu Marche nordique
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- « Non » à la suppression de la prévention
Villennes Alerte sur un bétonnage à outrance ! Seine-Vexin / Débats Talents
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Lutte contre la douleur au CHIMM
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Magic Form des Mureaux inauguré en fanfare
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Le cirque international des Mureaux, une belle édition
David Carmier incite les Yvelinois à rejoindre Bruno Le Maire A la recherche du canton disparu Changement au Jumelage aux Mureaux Michael Matthews le plus rapide, Nicolas Roche le plus applaudi Le club vernolitain Dragon bleu emporte quatre médailles au Trophée du Dragon Des Pousse-cailloux d'Andrésy s'invitent au stade Diagana
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Littérature
2017, l'année Mirbeau
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Art naïf
9e Biennale, une explosion de joie
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Traditions et symboles Plantons des arbres de la liberté ! (2
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LE JOURNAL DES
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intercommunalité
Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Françoise Descamps-Crosnier : « Le GPSO peut échouer ou réussir »! Le J2R connaît mal le Mantois. La création ex-nihilo de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPSO) nous conduit à rencontrer des élus qui étaient à l'origine de ce mastondonte de 404 000 habitants, 73 communes. Mme François Descamps-Crosnier, députée PS des Yvelines, a décortiqué avec nous les premiers (faux !) pas de l'intercommunalité.
Mme François Descamps-Crosnier est une députée agitée par les projets de loi car elle siège dans la commission des lois et surtout elle suit le projet de loi sur le renseignement. Elle ne désespère pas d'être présente et, peutêtre, élue aux élections législatives de 2017... mais cela est une autre histoire. Le J2R était là pour l'interroger(1) sur l'élaboration et la mise en œuvre de la communauté urbaine GPSO. Depuis LA réunion de Villennes-sur-Seine, le 4 novembre 2014, Mme Descamps-Crosnier a été cohérente : oui, elle a favorisé la naissance des intercommunalités à condition de concevoir un périmètre pertinent et d'élaborer d'une manière concertée un projet. En bonne connaisseuse des lois Chevènement (1999) et Voynet (2000), elle a fait campagne pour cette intercommunalité même si les élus aux commandes avaient « exclu Bonnières-sur-Seine et ses environs ». Que l'on choisisse 200 000 ou 400 000 habitants, le seuil n'est pas déterminant pour la réussite de la suite de cette expérience unique en France. Pas une tâche facile Unique car le bassin « économique » est multi-polaire (Poissy, Les Mureaux et Mantes) et cela requiert de jouer sur des synergies et d’abandonner des concurrences stériles du territoire pour tel ou tel projet créateur d'emplois. On pourrait adhérer à cet argumentaire, mais l'expérience de l'Opération d'intérêt national de Seine-Aval (OIN qui couvre 51 communes sur
La députée des Yvelines, qui a été toujours favorable à ce type d'intercommunalité, a reçu le J2R le 23 février 2016. (J2R)
73 de GPSO) n'a pas porté ses fruits... sur les trois mamelles de l'aménagement : l'emploi, le transport et le logement. La donne changerat-elle avec GPSO ? Oui, semble dire Mme Descamps-Crosnier car les débuts ont été durs : porter à la fois une fusion des intercommunalités et des conversions des communautés de communes ou d’agglomération à une et unique communauté urbaine a été rarement une tâche facile. En écoutant Mme Françoise DescampsCrosnier, il est trop tôt pour juger de la réussite ou non de cette intercommunalité et cela passe par la mise en place d'une « gouvernance solide » et une synergie à la fois ascendante et descendante : autrement dit, les 73 communes doivent faire remonter l'information et aussi faire descendre les outils et les actions de la communauté urbaine GPSO. « Elle [l'intercommunalité] peut bien fonctionner ou échouer », selon la méthode de gouvernance et l'implication des acteurs, économiques et sociaux. Quant à la situation actuelle que certains jugent comme un grand « bazar », Mme Descamps-Crosnier a estimé qu'il est important de surmonter ces premiers faux pas et d'utiliser les compétences notamment dans l'ancienne CAMY (communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines). C'est un problème d'organisation car le fait intercommunal n'est www.journal-deux-rives.com
pas en cause ici. C'est, plutôt, la « méthode choisie » de l’exécutif qui fait grief. élaborer un projet intercommunal En ce qui concerne l'élection du président et le choix des 15 vice-présidents et des six délégués, elle a implicitement dénoncé cette mascarade de démocratie : « C'était une démocratie pré-organisée », a lâché la députée des Yvelines. Elle a rappelé aussi que le projet reste à concevoir en concertation avec les maires et les élus communautaires. Selon la députée, « la somme des six projets des anciennes intercommunalités ne donne pas » forcément le projet intercommunal pour GPSO. « Les élus doivent être à la fois des relais des besoins à satisfaire, a-t-elle estimé, et des relais de la gouvernance de la communauté urbaine. » Si cela ne marche pas, cela équivaudra à un dysfonctionnement de la communauté urbaine dans sa configuration actuelle. Les élus de droite et de gauche se sont partagés « le gâteau intercommunal » et cela pose des interrogations pour le commun des mortels. Mme Descamps-Crosnier a défendu l'idée d'un exécutif « pluraliste » sans avoir à recourir à une pression quelconque. « La personne qui siège doit être en adéquation avec la compétence à exercer... », a-t-elle conclu. r 1. Voir aussi : https://youtu.be/p0nw96rHZJk
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intercommunalité
Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Le dialogue social reste à construire Les syndicats sont-ils prêts pour le dialogue social au sein de la méga-agglomération ? « Oui » ont répondu les initiateurs de la section Force ouvrière (FO) qui est née en janvier 2016 pour accompagner le chambouletout de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPSO). Au mois de mars 2016, le président de GPSO a rencontré les syndicats FO et CGT afin de voir les voies et moyens du dialogue social, indispensable dans cette période de réforme territoriale et de négociations sur les indices de salaires au sein de la fonction publique. Les réseaux sociaux sont une mine d'or lorsque l'on sait trier et vérifier l'information locale. Publiée le 15 mars, notamment par la page Facebook d'un collectif sous le pseudonyme « Ferdinand Bardamu »(1), le récit de la rencontre entre les syndicats et le président de GPSO donne le sentiment que c'est la débandade générale au sein de la communauté urbaine. Après avoir rencontré Philippe Tautou, le 1er mars dernier, les syndicalistes CGT ont publié un récit de cette réunion résumant leur rencontre avec M. Philippe Tautou. Voici un extrait hallucinant de leur premier échange, modèle du genre en France : - CGT : « Pouvez-vous définir la compétence Voirie ? » - Philippe Tautou : « C'est simple et compliqué. Tout ce qui est de mur à mur » - CGT : « Les espaces verts au milieu des voiries seront-ils transférés ? » - Ph. T. : « Oui, certainement » « Ce qu'on nous demande de faire pour une communauté urbaine est tout simplement de la folie ». L'échange entre la CGT et le président Tautou mesure l'ampleur de la tâche pour les acteurs sociaux et politiques d'ici à 2017. En tout cas, la méga-agglomération a été conçue et mise en place sans aucune concertation avec le syndicalisme local. Sébastien Chiovetta de FO avait déjà alerté les élus-maires lors des débats de 2015. Quid de la représentation syndicale au sein de la communauté urbaine ? 6
Une partie du bureau de FO au sein de GPSO : (de g.à dr.) Franck Carpentier, Sonia Lachaise, Pascale Malleron et Franck Agache (J2R)
Il faudra organiser des élections afin d'élire des représentants dans les commissions techniques paritaires afin de se mettre en conformité avec le Code général des collectivités territoriales. Quant aux élections, selon Franck Carpentier de FO, elles auraient lieu début juin 2016 ; mais la suite s'avère plus compliquée : « Harmoniser les pratiques entre les six intercommunalités qui ont fusionné n'est pas facile ». A l'instar de la Camy, certaines n'avaient pas de syndicat et depuis janvier 2016, tout le monde s'y met. « A l'ancienne Camy, plusieurs syndicats y sont venus pour expliquer l'intérêt du syndicalisme », a expliqué une représentante du bureau nouvellement formé par FO au niveau de GPSO. Cela dit, après une rencontre avec le président Tautou, M. Carpentier de FO a estimé « être dans l'inconnu » ! Selon les dires des syndicats, entre 25 et 30 % du personnel agrégé des six intercommunalitées fusionnées seraient sans aucune affectation. C'est un problème grave dans le cadre de cette construction intercommunale à une grande échelle. Mais revenons à la rencontre entre la CGT et le président Tautou : voici ci-dessous un extrait qui soulève l'incapacité politique de mettre un peu de sens dans ce maelström de la méga-agglomération. En somme, le www.journal-deux-rives.com
président de GPSO, Philippe Tautou, semble perdu et n'est pas vraiment aidé par son cabinet. Ignorer n'est pas admissible à ce stade politique de la construction de l'intercommunalité, voulue par lui-même à la fin de 2015. En fait, il ne sait rien, le président Tautou semble totalement dépassé par les événements... qu'il a, lui-même, contribué à créer. Enfin, dans un avenir proche, GPSO compte organiser un forum pour promouvoir la mutation (interne) entre les différents pôles de l'agglomération. Expliquer les métiers des uns et des autres au sein du personnel des 73 communes peut être bénéfique pour tous dans le cadre d'une mobilité choisie et non pas subie. A la demande de la CGT de pouvoir participer à ce forum avec un stand d'information, le président Tautou a catégoriquement refusé. Échange oui, mais dialogue social, il ne faut pas exagérer ! r 1. La page Facebook d'un dénommé Ferdinand Bardamu est apparue, il y a six mois, avec un site Internet (lesaventuresdetontonpierre.e-monsite.com) qui expose de nombreux faits méconnus de la méthode mantoise.
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intercommunalité
Accueil des Roms
Roms dans la Plaine : le bidonville de la honte ! Début mars, le collectif Romyvelines s'est inquiété de la situation des familles roumaines vivant en bidonville, sur le terrain entre les communes de Triel, Chanteloup et Carrièressous-Poissy. Ce sont actuellement un peu plus de 200 personnes dont la moitié d'enfants de moins de 18 ans. Malgré le risque des orages et de la grêle, le J2R a enquêté le 4 mars pour faire le point sur un dossier que nous avions traité en 2010 ! « Roms dans la Plaine : tâche ou honte pour nos élus » était, en 2010, le titre de notre dossier de six pages où les faits restent figés : la controverse entre ceux qui se sont opposés à l'installation sauvage des Roms de Roumanie et ceux qui prônaient « un humanisme » qui conduit à accueillir une partie de la misère du monde. Le collectif Romyvelines a continué à œuvrer pour une intégration « douce » de ces familles de Roms. Depuis 2010, le campement est devenu un véritable bidonville (urbanisme accepté mais sans avoir les aménités telles l'eau et l'assainissement). Il y a même une église évangélique et le bidonville offre un lieu de (sur)vie pour des jeunes scolarisés à Triel, à Chanteloup et à Carrières-sous-Poissy. Tout le monde semble s'accommoder de cette situation. Cela dit, la donne pourrait changer. Depuis la dernière semaine de février, l'intervenante sociale du PACT 78, organisme parapublic spécialisé dans l'intégration des foyers fragiles, a cessé de venir sur le terrain. En hiver, les dures réalités du bidonville ressortent : le point d'eau et le dépôt des poubelles sont à deux kilomètres à pied. En revanche, les conditions de l'accès à l'éducation et à la santé ont été nettement améliorées depuis 2010. Le collectif Romyvelines s'est mobilisé, encore en février 2016, pour mettre la pression. A la fin du mois, environ 70 habitants du terrain ont signé - preuve qu'ils goûtent aux calices de l'expression démocratique française - une pétition destinée au sous-préfet de
Le bidonville est la honte des élus de Grand Paris Seine & Oise. Cette situation devrait interpeller les pouvoirs publics. (J2R)
Saint-Germain-en-Laye, lui demandant que la mission du PACT soit prolongée ; celle-ci a été envoyée aux autorités compétentes. Un rendez-vous important a eu lieu le 3 mars avec le sous-préfet, le représentant de la préfecture de région et le PACT 78. En effet, la préfecture de région n'a pas encore renouvelé la subvention qui permettait au PACTYvelines d'aider concrètement les familles dans leurs démarches de recherche d'emploi et de logement ; cet opérateur social était missionné par la préfecture, depuis septembre 2013, dans le cadre d'une maîtrise d'œuvre urbaine et sociale (MOUS) pour accompagner les familles vers l'insertion et le logement. En attendant les conclusions officielles de cette réunion de la dernière chance, le J2R a enquêté sur le terrain de ce bidonville de la méga-agglomération Grand Paris Seine & Oise.(1) Il en résulte que l'intégration semble se faire progressivement malgré les conditions catastrophiques du site : insalubrité, manque de services de base (eau, assainissement, électricité...) et surtout une négligence de la part de la méga-agglomération sur un des problèmes urbains de ce vaste territoire de 73 communes. r 1. http://dai.ly/x3wy2rv
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Déterminés à s'intégrer
Malgré les conditions dures de ce bidonville, Denisa et Cristenel (photo ci-dessus) ont réussi à avoir un foyer « chaud » avec les moyens du bord. Autour d'un café, ils ont souligné l'importance d'avoir un travail pour pouvoir s'insérer, voire s'intégrer en France. Denisa a commencé à travailler au sein de l'entreprise d'économie solidaire « Arche d'espérance » et Christinel a décroché un poste de balayeur au sein de la feue Communauté d'agglomération Deux Rives de Seine. Avec la fusion de janvier, il fait partie du personnel de la méga-agglomération GPSO. r 7
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ACtualité locale
Andrésy
Trek'Île : la municipalité gagne le référé Dans une ordonnance du 10 mars, le juge des référés a tranché : la commune d'Andrésy peut continuer son projet contesté dit Trek'Île sur l'île Nancy. Les opposants au projet se sont vu refuser l'arrêt des travaux. Selon l'ordonnance, il n'y avait aucune gravité établie et le jugement sur le fond fera l'objet d'une confrontation juridique entre les opposants et la municipalité andrésienne, qui semble être soulagée de pouvoir continuer son projet, malgré le contentieux sur le fond, pour une ouverture au mois de juin 2016. Par une requête présentée le 28 janvier 2016, cinq Andrésiens ont tenté d'arrêter les travaux du chantier sur l'île Nancy invoquant des problèmes de gravité pour les requérants. Autrement dit, ces derniers ont voulu suspendre la décision du 23 décembre 2015 par laquelle le maire de la commune avait « autorisé les travaux, soumis à déclaration préalable, pour l'aménagement de l'île Nancy, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. » En revanche, l'avocat de la municipalité andrésienne a soutenu que « les requérants n'avaient
Dommage pour la nature, mais le fait est là et les bulldozers sont également là !
pas intérêt à agir » sur ce dossier et que les travaux litigieux « ne leur font pas grief ». Surtout, l'intérêt général de ce chantier a été invoqué pour pouvoir avancer tout en sachant que l'ensemble des travaux sont « démontables » (sic) si le juge du fond le décidera ainsi. Le problème de ce référé est que le jugement se base sur l'ampleur (ou non) de l'urgence du cas exposé par rapport à la sécurité des riverains et aux incidences (conséquentes) sur l'ordre public. La commune par le biais de son avocat soutient que tout a été fait dans les règles (sic) et que même le nombre d'arbres à couper va être diminué ; en outre, la hauteur des éoliennes n'allait pas dépasser les 12 mètres (chacune des éoliennes va mesurer 11,98 mètres pour être précis !). Il n'y avait, en outre, pas eu de sous-estimation du chantier (abattage d'arbres, impact sur la biodiversité...) et, surtout, la fréquentation de l'île Nancy par le public sera limitée à sept mois par an, de telle sorte que l'avis des Architectes des bâtiments
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(DR)
de France» sera respecté. Lors de la confrontation du 16 février, la cour a évalué chacun des points de vue. Par la suite, le président Gros a conclu par la décision de ne pas arrêter les travaux car l'urgence n'est pas établie. Seulement, il a fait part d'un « regret » notamment lorsque la municipalité avait commencé « les travaux avant leur autorisation... » En outre, selon la cour, les travaux sont trop avancés et ils peuvent être « demontés ». Quant au nombre d'arbres coupés, « l'arrachage des arbres est irréversible de même que l'aménagement d'une prairie humide qui a déjà fait l'objet d'un enlèvement de 40 cm de terre. » En conclusion, il est urgent de ne pas agir car ce qui est fait est fait. D'autre part, « l'intérêt général commande de ne pas priver les usagers d'une promenade dont l'aménagement est quasiment achevé ». Quelle sera l'utilité des prochaines audiences pour juger le fond de cette affaire ? La mairie compte ouvrir ce site au public avant l'été 2016. r
LE JOURNAL DES
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ACtualité locale
Andrésy
Alain Mazagol frappe avec un «STOP» Le 9 mars, le J2R a enquêté sur le panneau « STOP » de la discorde(1) entre la municipalité et certains riverains de la rue du Général Leclerc à Andrésy. Voilà comment M. Alain Mazagol, qui n’est pas prêt à déraper dans ce dossier, a abordé cette problématique de la sécurité routière dans un lieu calme et sans aucune histoire à Andrésy. Certains riverains récusent cette gestion municipale qui créerait plus de problèmes là où il n’y en avait pas. « Irrévocable », a lancé M. Alain Mazagol, adjoint au maire d'Andrésy, à la question de savoir si le panneau «STOP» de la discorde allait être mis en place dans l'intersection de la rue du Général Leclerc et de la rue Delamare à Andrésy. Voilà comment l'adjoint au maire à l'urbanisme et aux travaux, M. Alain Mazagol, a abordé le début d'une polémique locale entre certains riverains d'un quartier paisible d'Andrésy et la municipalité. Mazagol et son déclic Tout a commencé, il y a quelques semaines, avec la visite de M. Mazagol dans le quartier paisible près de la Seine à l'intersection de la rue du Général Leclerc et de la rue Delamare : il s'agissait de vérifier les dires de certains riverains sur le parking non autorisé dans la rue Delamare. Et puis c'était le déclic pour Alain Mazagol, il allait aussi répondre au problème de la circulation de la rue du Général Leclerc, car il avait constaté que « plusieurs accidents légers » [trois depuis un an, statistiques contestées par certains riverains] ont eu lieu dans ce carrefour. Pour lui, lorsque l'on montera la rue Delamare, il faudra avoir la possibilité de tourner à gauche sans le risque d'être contraint par la circulation en provenance de la rue du du Général Leclerc. C'est la traduction du principe de précaution selon les dires de M. Mazagol : « Il y a souvent des voitures qui gênent la visibilité.... de
Le «bon Dieu» a décidé d'installer un «Stop» afin de prévenir des accidents. (J2R)
plus, des voitures se garent sur le trottoir » ce qui oblige les voitures, dans la rue du Général Leclerc, à « se déporter sur la gauche ». D'où le risque «probable» d'accrochage. « C'est un fantasme sécuritaire », lui a rétorqué le porte-parole des riverains en colère, M. Francesco Porcelli dans une série d'échanges par courrier électronique que la rédaction a pu lire. Aucune étude sérieuse ni des statistiques fiables pourraient établir la dangerosité de cette intersection. Quant au principe de précaution, tant vanté par l'édile andrésien, ce n'est qu'un prétexte pour satisfaire une poignée de riverains de la rue Delamare. On sait désormais que les divergences du quartier sont bien tranchées sur ce dossier. Des « experts » consultés En outre, le même porte-parole a mis en question le bien-fondé de l'installation de ce panneau : M. Mazagol « a fait du clientèlisme de bas étage », ont affirmé ses détracteurs. M. Porcelli a également soulevé le fait qu'aucune concertation n'a eu lieu avec les riverains. Ceci n'est pas nécessaire pour Alain Mazagol, qui a un mauvais souvenir de la concertation de 2010 sur l'urbanisme à Andrésy : M. Mazagol a souligné que « la concertation n'a pas eu lieu parce que vous savez que après il ne se passe plus rien ! » Pour aller vite, M. Mazagol a décidé www.journal-deux-rives.com
d'avancer et a réfuté les charges de M. Porcelli : « Nous n'avons pas pris cette décision sous l'influence de [quiconque], mais en tenant compte de la vitesse escessive sur ce tronçon de rue et de la visibilité des véhicules venant de droite. » M. Mazagol a mis en avant un « bilan coût-avantage » et une consultation avec les « experts » de la police municipale (qui sont sous les ordres de la mairie) et de la police nationale. Pour M. Mazagol, il faut éviter à tout prix un accident et ainsi sa décision « est irrévocable » même si cette installation pourrait être « modifiée » dans la durée. Autrement dit, « laissons du temps au temps », a conclu l'édile qui n'est pas à une contradiction près. Justement, les riverains qui contestent cette installation ont insisté pour mettre en place un miroir adapté qui permettrait aux conducteurs de voir les voitures en provenance de la rue du Général Leclerc. Et M. Porcelli a ajouté que « la répression inutile là où le besoin n'existe pas ne doit pas vous empêcher d'aller consulter les faits et les chiffres ou statistiques concernant la dangerosité routière » de cette voirie. Et de conclure : « vous pourrez prendre une décision défendable. Tout le monde y gagnera en crédibilité et en confiance. N'est-ce pas utile lorsqu'on administre une ville ? » r 1. Pour un reportage vidéo, voir WEBTELE 2R : http://dai.ly/x3xdwc3
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CARRIÈRES-sous-POissy
Aït-Delrieu : le concours démocratique Dix mesures précises d'un plan de mobilité contre « macarons » pour une demi-heure ont caractérisé le duel entre MM. Eddie Aït et Christophe Delrieu, le 10 février, lors de deux réunions publiques presque à la même heure. C'est le signe même que la démocratie locale est très vivante à Carrières-sous-Poissy. Le problème qui reste est de savoir quand et comment des solutions vont être apportées aux riverains de la rue David et de l'avenue Vanderbilt ainsi qu'aux usagers des transports en commun. Mercredi soir, le 10 février, il fallait vraiment être un bon citoyen pour venir écouter, d'une part, la bonne parole du maire, Christophe Delrieu et, d'autre part, les propositions du premier de ses opposants, Eddie Aït, l'ancien maire. Les deux réunions Le J2R, avec l'appui de l'ASAEECC, a assisté aux deux réunions publiques qui ont montré deux styles différents : - Eddie Aït a commencé le premier : il s'agissait d'une réunion ouverte à tous ayant comme thèmes la mobilité, le stationnement et le transport concerté, notamment dans le quartier Saint-Louis. Une quarantaine de Carrièrois étaient présents pour écouter, échanger, débattre et surtout contester les décisions prises à la hâte, telle celle de l'interdiction de stationner le long du boulevard
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Les deux élus carrièrois ont joué leurs rôles respectifs : opposant contre apaisant. (J2R)
Vanderbilt. « J'ai acheté mon pavillon... et le droit (sic) de me garer devant chez moi » était une phrase qui revenait souvent dans les propos des habitants présents. M. Eddie Aït a proposé ses services afin de relayer ces désirs auprès des autorités compétentes. - Christophe Delrieu, maire, conseiller départemental et vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, a fait de la pédagogie pour dire que ces problèmes ont une origine : la politique urbaine (et surtout le projet de la Centralité) de l'ancien maire. Le nouveau plan de circulation des bus a été une nécessité du fait de l'urbanisation depuis 2014. Aucune des 15 personnes ne contestait la parole du maire. Certes, cette réunion était réservée aux rési-
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dents de la rue David ; le maire a d'ailleurs précisé que ce n'était pas une réunion publique. Troublante expression quand l'on sait que des journalistes étaient invités : c'est à n'y rien comprendre ! L'essentiel est de savoir que le maire allait distribuer des « macarons » de stationnement qui vont permettre aux riverains de se garer devant leurs portes pour 30 ou peut-être 45 minutes. En définitive, Eddit Aït veut « optimiser » le réseau routier tout en créant 300 places supplémentaires de stationement avant cette échéance. Il veut « co-construire une politique de déplacements efficaces, en faveur de la santé publique et de l'environnement ». Rien que cela ! En conclusion, les deux élus font déjà campagne pour 2020. r
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CARRIÈRES-sous-POissy
Des élus privés de leur droit d’expression Le 1er numéro 2016 du magazine municipal de Carrières-sous-Poissy suscite une certaine indignation de la part des élus minoritaires ; en effet le maire, Christophe Delrieu, a purement et simplement décidé de censurer la tribune « libre » des groupes d’opposition. Le maire justifie sa décision au motif que les tribunes de ses adversaires politiques comporteraient des termes diffamatoires. Dans un argumentaire assez ubuesque, M. le directeur de publication du bulletin municipal, Christophe Delrieu, craignait d’être assigné en justice pour diffamation par le
maire, Delrieu Christophe. Cela n’a jamais été vu dans les annales de la loi de 1881 ! Les deux tribunes intitulées Recherche services publics désespérément à Carrières-sous-Poissy et Mi-temps à près de 4000 € / mois : ça vous dit ? n’ont donc pas été publiées. Une décision qui ne passe pas pour Anthony Effroy : « En censurant la tribune de l’opposition, Christophe Delrieu méconnait la loi et la jurisprudence ; s’il estimait le contenu de la tribune diffamatoire, il aurait dû saisir la juridiction compétente. Une nouvelle fois, M. Delrieu démontre son manque d’attachement aux valeurs républicaines qu’il est censé représenter et défendre. Le magazine municipal ne lui appartient pas, ce n’est pas son outil de propagande, il appartient aux Carrièrois et doit permettre l’expression du pluralisme des idées. » Anthony Effroy ne semble pas vouloir en rester là, puisqu’il a déjà publié l’intégralité de la tribune sur le site Internet du groupe d’opposi-
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tion et sur les réseaux sociaux, tout en indiquant que ce texte serait distribué aux Carrièrois afin que chacun puisse se faire son avis. « Nous estimons que ce texte ne contient aucun terme diffamatoire ; il est amusant de constater que M. Delrieu ne semble pas apprécier que l’on évoque le montant de ses indemnités d’élu, d’autant plus qu’au moment où la tribune a été rédigée ses indemnités étaient inférieures à celle qu’il perçoit aujourd’hui, puisque qu’en tant que vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise c’est près de 5000 euros d’indemnités cumulées qu’il perçoit, une belle somme pour un élu à mi-temps, quand on sait qu’en parallèle il a fait le choix de conserver son poste de professeur des écoles. » Anthony Effroy a également décidé de saisir la justice : il a déposé une requête au Tribunal administratif de Versailles pour excès de pouvoir à l’encontre du maire. M. Effroy compte également informer le préfet de ces pratiques « d’un autre temps ». Affaire à suivre ! r
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Chanteloup-les-Vignes
La « Lettre à la France » des jeunes Chantelouvais publiée par un historien Ces adolescents sont âgés de 14 à 18 ans et ont déjà la chance que leur texte soit publié par un éditeur parisien. La métamorphose de Chanteloup passe aussi par l'éclosion de talents littéraires. Mounia, Yasmine, Anes, Cecile, Keysi ou encore Youssef font la fierté de Chantelouples-Vignes malgré leur jeune âge. En février 2015, ils ont réalisé un texte dans le cadre du club ados qui a retenu l’attention de Vincent Duclert, cet historien a regroupé dans son ouvrage intitulé « Lettres à la France » quarante textes d’auteurs classiques et contemporains, historiens, chanteurs… « La première ébauche du texte a été réalisée en novembre 2014, explique Youssef Dkhil, le responsable du club ados. Tout s’est accéléré par la suite avec notamment les attentats contre Charlie Hebdo. Cela a boosté leur envie de s’exprimer. Finalement, le texte a été achevé en février 2015 après un travail intense. Je ne peux qu’être fier d’eux. » Outre ce texte, les jeunes Chantelouvais
Un texte d'espoir de jeunes chantelouvais a été publié par une maison d'édition. (DR)
ont également tourné un clip en partenariat avec la maison de retraite des Tilleuls et le service jeunesse de la Ville d’Andrésy. Voici les paroles que l’on peut entendre : « Je t’ai écrit ces mots pour que tu entendes mes maux. La fraternité dans laquelle j’ai grandi nous fait défaut. Moi, le jeune, j’ai besoin d’être écouté, je suis l’avenir de cette nation blessée. Mais ne désespère pas car je veux garder espoir. J’aimerais que tu ouvres les yeux sans apercevoir, que liberté, fraternité, sont les maîtres mots pour que nous vivions ensemble, dans un monde, égaux. » «Un autre visage Chanteloup» Des paroles qui ont beaucoup touché la maire Catherine Arenou. « Ces jeunes écrivent l’histoire de la ville, se réjouit la vice-présidente du conseil départemental. Ce texte m’a à la fois émue et impressionnée. Cela prouve de
Le livre devrait avoir plus de valeur qu'une kalachnikov.
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qu’il y a énormément de richesses à Chanteloup-lesVignes. » L’édile a d’abord diffusé le clip lors de la cérémonie du 8 mai 1945, puis c’est le député Arnaud Richard qui a lu le texte à l’Assemblée nationale avant que le clip/texte ne remonte jusqu’aux oreilles/yeux de l’historien Vincent Duclert. Heureux que leurs écrits soient publiés (aux éditions Livre de Poche), les jeunes Chantelouvais sont surtout fiers d’avoir réussi à faire passer leur message. « Nous les jeunes, nous avons des choses à dire, insiste Yasmine, 18 ans. On a choisi des thèmes importants comme le vivre ensemble, la solidarité. Ce qu’on a écrit est plein de sincérité et cela a touché les gens. Je ne pensais pas que cela prendrait autant d’ampleur. » Anes, un collégien de 14 ans, abonde dans le même sens : « On est publié avec de grands auteurs, cela a de la valeur pour nous. On a voulu défendre une valeur comme la fraternité, montrer que nous serons toujours unis pour vaincre le terrorisme. Ce texte va changer la vision que les gens ont de Chanteloup-les-Vignes. On apporte de la joie. » C’est sans doute cela la plus belle victoire. r
Pour en savoir plus : Le Livre de Poche 31, rue de Fleurus 75006 Paris - http://www.livredepoche.com
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orgeval
Sarah Tézenas du Montcel expose ses oeuvres à Carabistouilles Sarah Tézenas du Montcel était à l'honneur lors du vernissage de son exposition, le 24 mars, au restaurant « Carabistouilles ». Un grand moment de tendresse pour faire oublier le contexte anxiogène du moment. Sarah Tézenas du Montcel est une artiste de Villennes qui a été bouleversée par les assassinats de janvier (à Charlie Hebdo) et de novembre 2015 à Paris et surtout par les répercussions sur Alexia et Nathalie, deux amies habitant à Médan. Avec son art, elle a rendu hommage à deux victimes : Fabrice, l’époux de la première, et Caroline, la sœur de la seconde. Le J2R du décembre 2015 (n°124, page 17) a déjà raconté ce premier épisode. A l'initiative de Guillaume Durand, patron du restaurant Carabistouilles à Orgeval, une exposition de Sarah Tézenas du Montcel, STM pour les intimes, a été organisée à la fin du mois de mars. Le vernissage du 24 mars fut un moment fort pour l'artiste, l'exposition étant surtout dédiée à Caroline et Fabrice, victimes du Bataclan. Ce moment a pris un sens plus profond après les attentats de Bruxelles. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Elle continue car la peur ne doit pas nous envahir malgré les échos médiatiques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Avec l'art de STM et la convivialité de Guillaume, nous défendons les valeurs de la
Un public fort enthousiaste entoure Sarah Tézenas du Montcel le 24 mars à Carabistouilles. société que nous voulons consolider. Le vernissage était ainsi un moment de tendresse que Carabistouilles a partagé avec un public avisé et séduit par l'art de Sarah : femme active, jeune maman, elle a comme nombre d’entre nous vécu les attentats de janvier et novembre 2015 en silence, meurtrie par tant de violence et d’incompréhension. « Quelques crayons en main, elle a fait de cette tristesse une matière première sincère, chargée d’émotion et s’est promis de chaque jour dessiner une humeur » pour alimenter son blog et sa page Facebook.
L'artiste STM et Christelle Grandin, adjointe à la culture et à la communication de la ville d'Orgeval. (J2R)
« Je suis Charlie… elle est artiste ! » Jour après jour depuis l'horrible attaque à Charlie Hebdo le 11 janvier, au fil de l’année 2015, son trait s’est affiné, son style affirmé et ses chroniques pleines de fraîcheur ont révélé une mine faite d’humour, de féminité, de légèreté. Certes, elle a évolué en utilisant les technologies numériques mais le message artistique reste le même : elle veut transmettre des étincelles et des étoiles qui nous échappent dans une société moderne, dont le
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rythme s'accélère, sans avoir ni boussole, ni direction. Pour reprendre le chemin de nos valeurs séculaires, on pourrait claironner haut et fort « Je suis Charlie... elle est artiste ! ». STM a partagé avec le public venu au vernissage une complicité rare : cette force de l'intérieur a vécu d'autres drames (en Israël ) et cela n'est pas visible mais perceptible lorsqu'on jette un œil à chacun des dessins de la série sobrement intitulée Bataclan. Pour les organisateurs, « Cet élan de bonne humeur, ces palettes de couleurs acidulées soudainement se sont tues au soir du 13 novembre : Caroline et Fabrice ne rentreront jamais du Bataclan. » Dès lors, pour leurs familles, STM « reprend les armes et ses nouveaux dessins, chargés d’émotions, de pudeur sont aussi sobres que puissants… un vibrant message d’amour ». En somme, STM veut transmettre les étoiles qui « brillent dans les yeux de [ses] enfants ». Flatté d’accueillir Sarah pour sa première exposition, Guillaume Durand de Carabistouilles a souligné que son établissement est une sorte d'auberge, un endroit qui vit, qui accueille pour pouvoir échanger et découvrir des talents et des secrets artistiques cachés des villes voisines telles Villennes, Médan, Triel, Verneuil et Vernouillet. Toutes les œuvres présentées sont en vente pendant l'exposition à Carabistouilles. r 13
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Maurecourt
Comment (d)écrire le monde d'aujourd'hui ? Le 11 mars, l'atelier d'écriture « Gaz à tous les étages » a invité trois auteurs/journalistes à la Maison des arts de Maurecourt dans le cadre de ses rencontres littéraires. Cette conférence a permis de revenir sur les fondamentaux de l'art ou de l'exercice de (d)écrire le monde contemporain. Ce monde complexe est devenu parfois indicible et incompréhensible pour le commun des lecteurs/internautes. Il ressort de cette conférence que de nouvelles voies existent afin de faire vivre et ressentir le monde par une approche vivante du journalisme. Le journalisme doit (sur)vivre pour raconter le monde et fournir un des outils de base pour la démocratie : l'information. Le 11 mars, trois auteurs ont expliqué la complexité du monde au XXIe siècle. Cette vaste problématique a été structurée par la dimension littéraire d'un journalisme innovant et vivant. Cette conférence unique dans notre territoire a permis de revenir sur les fondamentaux de l'écriture avec les éclairages de plusieurs intervenants : - Sophian Fanen, cofondateur du site Les Jours, ancien de Libération et auteur de plusieurs ouvrages ; - Christine Courcol, romancière après une longue carrière de 40 ans à l'Agence France Presse ; - Patrick de Saint-Exupéry, ancien grand reporter, lauréat du prix Albert-Londres et co-fondateur et directeur éditorial de la revue XXI. L'obsession de mieux informer Concis avec les mots à écrire et les choses à décrire aurait été une manière de traduire le triple message des deux premiers exposés par deux journalistes, qui ont sillonné le monde et les terres inconnues de notre territoire mental au sens collectif du terme. D'abord, Sophian Fanen, co-fondateur du tout nouveau site d’information Les Jours qui vient d’être lancé le 11 février. Pour lui, le monde de la presse a vécu une révolution et celle-ci va permettre à chaque journaliste de deve14
nir un orfèvre car « les sujets traités permutent et s'emboîtent » constamment. D'où la nécessité d'avoir « un esprit de commando » pour remplir une mission d'intérêt public qui est d'informer : il s’agit d’avoir ou de construire « des obsessions positives » dans la tête des journalistes du nouveau site Les Jours. Selon M. Fanen, avec un style léger, le journaliste avec « ses obsessions » (13 novembre, Balloré, la musique...) peut et doit se permettre de ralentir le flux de l'information afin de mieux la traiter pour la rendre intelligible au commun des lecteurs/ internautes. Et ces derniers doivent se rendre compte que le travail de collecte-traitementpublication a un prix et ce modèle économique a fait ses preuves (il a cité des exemples tels Médiapart, Netflix...). Le pari du site Les Jours est de constituer un groupe de journalistes qui donnent envie d'être lus. L'objectif est d'atteindre 25 000 abonnés payants d'ici à trois ans. Ralentir le processus d'accélération Dans un sorte de passage de témoin, Christine Courcol, désormais romancière, a raconté le passage d'un journalisme globalisé, avec l'expérience de 40 ans à l'Agence France Presse, à l'écriture d'un roman. Christine Courcol s'est mise enfin à l’écriture de son premier roman, « ce qui est tout juste l'opposé de l'écriture AFP... », explique-t-elle. Plus martiale et sans âme ! Pour Mme Courcol, plusieurs sentiers sont ouverts afin de (d)écrire le monde et, avec l'explosion de l'Internet, l'innovation et l'imagination n'ont pas de limite. Sauf le temps. Justement, la temporalité est un sujet en soi et plusieurs des remarques de ces trois auteurs ont souligné que « le flux » de l'information devrait se ralentir. Sortons de l'obsession du scoop et de la télé-information en continu. Patrick de Saint-Exupéry a fait méditer le public sur le fait marquant depuis l'arrivée d'Internet : l'accélération conceptuelle du temps et de l'espace. Ils se sont rétrécis au détriment de la compréhension de notre monde contemporain. Voilà une thèse que ne démentira pas le sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa, qui avait été remarqué mondialement en 2013 depuis la publication de son chef d'œuvre « Accélération ». www.journal-deux-rives.com
Pour Sophian Fanen, cofondateur du site Les Jours, la presse a vécu une révolution. (J2R)
Revenons au B.A.BA du récit qui rend lisible la vague mondialisée de l'information. D'une manière poétique, M. de Saint-Exupéry a présenté la revue « XXI » comme resituant le récit ou « la goutte d'eau qui raconte et explique la mer ». Le journalisme vivant devrait exclure un style distancié, voire formaté. Il devrait restituer le contexte, donner la place à la pluralité d'analyse et surtout laisser la possibilité d'approfondir/faire revenir les sujets traités pour mieux comprendre les enjeux du XXIe siècle. Un public fort nombreux a été accroché par ces trois récits et l'approche plurielle de la manière de raconter le monde contemporain. Pour les trois auteurs/journalistes, la forme et le fond comptent : la narration ou le récit permet de « nous représenter le monde et de nous représenter dans le monde ». L'atelier d'écriture « Gaz à tous les étages », en co-organisant cette conférence à la Maison des arts de Maurecourt, a marqué les esprits des personnes présentes. Ainsi, chacun de nous pourrait rechercher à une manière de s'informer et surtout de réfléchir à la complexité du monde sans pour autant tomber dans le piège du binaire (ou de manichéisme) ni de la bestialité de la technique. r Pour plus de renseignements : « L'association Gaz A Tous les Etages » courriel : ateliergate@gmail.com
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triel-sur-Seine
Nos ancêtres dans la Grande guerre 1914-1918 C'est en partenariat avec l'association des anciens combattants (UNC) que l'association Triel, Mémoire & Histoire a présenté une exposition originale consacrée aux Triellois de jadis dans leur quotidien durant la guerre de 19141918. Un hommage à ceux qui vivaient à Triel et aussi, surtout, à ceux qui combattaient dans les tranchées. Plus qu'un témoignage cette exposition, particulièrement riche en documents inédits, a fait revivre des Triellois que certains ont connus, père, frère, mère, oncle, amis, voisins, etc. et d'autres qui, morts au combat, ne sont jamais revenus. Pire, certains font partie des « disparus ». Leur corps n’a pas eu droit à une sépulture légitime dans le carré « Morts pour la France » du cimetière. Une « existence » par procuration Aujourd'hui leur nom est célébré solennellement chaque année, leur nom est inscrit sur le monument aux morts de la ville, leur nom est connu parce que leurs descendants habitent encore à Triel. Mais parfois leur nom n'était plus qu'une plaque de rue, un album de famille ou quelques lignes sur une « fiche matricule », en bas d'un diplôme ou d'une remise de décoration datant du siècle dernier. Cette présentation, riche de plusieurs dizaines de panneaux, leur redonne une existence par procuration. Elle a montré, au moyen de documents inédits (photos, extraits de lettres ou de carnets) qui et comment ils étaient, ce qu'ils pensaient, disaient et souhaitaient. Pratiquement des témoignages dignes et fiers qui rapportent la vie de tous les jours, ses peines et ses satisfactions parfois surprenantes. L'apport des Archives des Yvelines Tout aussi intéressante mais plus étendue et moins personnelle, s'ajoutait une représentation de cette époque thématique plus large sur « Les Français et la guerre, 1914-1918 », réalisée par les Archives départementales des Yvelines. Ainsi le visiteur attentif pouvait comparer les deux approches, l'une générale, l'autre comme un « coup de zoom » local et très instructif pour ceux qui prennent le temps de lire les textes authentiques et scruter les détails des nombreuses photos d'époque.
L'expo « Nos ancêtres dans la Grande guerre 1914-1918 » était à l'affiche à Triel. (J2R)
Lors des réunions préparatoires organisées par TMH chacun a sorti des dossiers, des photos, des objets, des cartes postales, des lettres, des carnets… et même des créations inattendues comme ces broderies réalisées par Robert Solleret (1892-1955), prisonnier durant de longues années en Allemagne. Sans oublier les commentaires et les souvenirs qui ont refait surface spontanément. Se rappeler et comprendre Pourquoi ressortir toutes ces empreintes de vie et de mort ? Pourquoi les montrer au public ? Pourquoi, douillettement installés dans notre paix durable, sommes-nous émus par ces « traces » d’un autre temps ? Pourquoi faut-il ressortir ces histoires de malheur et de misère qui nous paraissent bien lointaines ? Pourquoi toutes ces questions qui nous sautent à la figure comme des interrogations monstrueusement enfouies ? Les réponses ne sont pas simples. Evoquer le fameux et un peu usé « devoir de mémoire » ne suffit pas. La mémoire, le souvenir, les apitoiements aussi sincères soient-ils ne suffisent pas à faire prendre conscience de la dureté des faits historiques. Pas si der des der que souhaitée Rappelons-nous que la Grande guerre fut pour certains la « der des der » mais que, vingt ans après, les mêmes « remirent le couvert » pour des massacres qui durèrent plusieurs longues années. Rappelons-nous que le feu n’est pas éteint partout puisqu’autour de notre confortable territoire français plusieurs conflits, ces dernières années, furent déclenchés puis étouffés. Mais à quel prix ! Et qu’aujourd’hui encore des peuples souffrent (c’est un euphémisme) et essaient de venir se réfugier chez nous pour un légitime passage www.journal-deux-rives.com
provisoire car ils espèrent que la paix chez eux reviendra. Mais dans combien de temps ? L’accueil qui leur est fait doit sinon les réconforter du moins leur permettre d’espérer « rebondir », si c’est possible. Un autre effet d’évoquer durement ces temps anciens repose sur l’effort pédagogique entrepris (enseignants, anciens combattants, parents…) bien avant les périodes de commémorations auxquelles nous participons (livres, revues, visites des lieux, conférences, films, expositions…). Comprendre cette période lointaine, les manipulations, intrigues et mensonges des élites et des autres (tous pays confondus), c’est promouvoir l’envie pour les visiteurs d’aller plus loin dans leurs recherches de la vérité sur une époque pendant laquelle les gens avaient des motivations qu’ils trouvaient légitimes comme un nationalisme exacerbé ou un « besoin » de revanche inassouvi qui les faisaient maudire les « pacifistes » pour écouter les « bellicistes ». Ceux-ci ont conduit les forces vives à l’abattoir jusqu’à dépeupler une partie de l’Europe. Nous savons ce qu’il est advenu « après » ; eux ne le savaient pas. Des traces de vie, de misère et de mort Ces prises de conscience acquises, il faut montrer, de façon compréhensibles pour nos contemporains, ces « traces » de vie, de misère et de mort. Et puis les transférer, les diffuser le plus largement possible. C’est pour cela qu’un travail d’explications a été entrepris par TMH en invitant élèves, collégiens et lycéens à venir visiter cette exposition sur « nos ancêtres et la guerre » qui leur a appris à exercer leur esprit critique pour qu’ils comprennent ce qu’il ne faut pas faire la Guerre, et donc ce qu’il faut préserver la Paix. r 15
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triel-sur-Seine
Le chantier du centre ville sème la zizanie En raison des travaux, la circulation a été modifiée dans le centre ville de Triel. Cela a provoqué la colère de certains riverains. Depuis le 15 février, la municipalité de Trielsur-Seine a modifié le sens de la circulation de la rue Saint-Vincent, perpendiculaire à la rue PaulDoumer (RD 190) en raison des travaux (et du chantier énorme) de construction d'un ensemble immobilier au 95 rue Paul-Doumer. Cette inversion de la circulation de la rue Saint-Vincent n'est pas du goût de tous ; certains riverains le font savoir et ont entamé un recours gracieux. Manque de concertation et une aberration semblent être les arguments de M. Hervé Sigward qui a pris la tête de la contestation. Le chantier du 95 rue Paul-Doumer Construire des logements engendre des nuisances et des inconforts. La construction des 85 logements implantés au 95 rue Paul-Doumer a conduit à cette modification de la voirie le 15 février. Selon l'information envoyée par courriel et affichée sur les panneaux lumineux, pour permettre le bon déroulement des opérations liées aux travaux, une partie de la voirie sur l’avenue Paul-Doumer doit être occupée par le chantier. Ainsi, la rue Paul-Doumer passera en circulation à sens unique alternée avec feux tricolores les jours de semaine, entre 9 et 17 heures. La portion de circulation alternée est située entre la rue Saint-Vincent et la rue Trousseline. La municipalité a prévu, par ailleurs, des déviations pour les poids lourds indiquées à l’entrée de ville. En outre, la municipalité veut éviter « des
remontées de files trop importantes sur le carrefour de l’Espace Senet et de faciliter l’écoulement du trafic, le sens de circulation dans la rue Saint Vincent est inversé ». Selon l'argumentaire utilisé par la municipalité, « celle-ci [la circulation] s’emprunte donc depuis la Seine vers le centre-ville et non l’inverse ». Les accès à la Seine et le contournement du centre-ville par la rue du Pont et la rue Saint Martin restent inchangés. « Aberrant », a répliqué un des riverains qui est remonté contre cette mesure. M. Hervé Sigward considère « cette mesure potentiellement accidentogène et illogique ». Dans le reportage(1) du J2R du 24 février, M. Sigward a fait état du manque de concertation. Voilà pour la forme. Hervé Sigward a pris le chemin du combat juriModification provisoire ou non ? dique contre cette mesure « aberrante ». (J2R) Au fond de l'affaire, cette modification « va potentiellement entraîner des accidents » selon chantier est provisoire, le chef de file des contesles propos de M. Sigward. En plus les panneaux tataires n'est pas du tout convaincu car il a anade signalétique ne sont pas très visibles afin que lysé la réponse du maire comme étant « floue » : les automobilistes soient en mesure de les voir « Cette modification est mise en place pendant la durée avant de prendre ou non des virages. Ce plan du chantier, mais si elle se révèle bénéfique pour améliorer de circulation est incohérent et dangereux dans la circulation dans le centre de Triel, elle pourra être déla ville de Triel où la circulation est l'épée de finitive. Nous ferons une concertation des riverains pour Damoclès de l'urbanisme. Les alternatives pro- prendre cette décision le moment venu. » posées (ci-dessus) par la municipalité ne sont ni Justement, les riverains ont commencé à sifaites ni à faire : passer par la rue des Moineux gner une pétition pour « revenir à l'état antérieur » (1,85 mètres de largeur) et par les bords de Seine à cette prise de décision « pas suffisamment annonrisque de provoquer des accidents dans un quar- cée ». Enfin la municipalité a aussi renvoyé la restier pavillonnaire, notamment dans les périodes ponsabilité à la nouvelle communauté urbaine de sortie d'école. En outre, les élèves de l'école Grand Paris Seine & Oise, qui « est en pleine réorNotre-Dame vont être fortement impactés et ganisation depuis le 1er janvier » (sic). r seraient susceptibles de se trouver dans des situations dangereuses. 1. Voir WEBTELE 2R A l'argument avancé par la municipalité que le https://youtu.be/48gMJ7iSowg
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Verneuil-sur-Seine
A l'Île de loisirs du Val-de-Seine, entre menaces et incompréhensions Depuis janvier, la décision d'interdire l'accès aux chiens à l'Île de loisirs fait l'objet d'un âpre débat entre usagers de la base et les autorités compétentes. Dans la foulée, des « menaces à peine voilées » et des réactions déplacées ont envenimé la situation avec les amis des toutous. Le 2 novembre 2015, à la demande du directeur de l’Île de Loisirs du Val-de-Seine et après vote à l’unanimité des présents au conseil du syndicat, organe délibérant de gestion de la base de loisirs, une interdiction totale de la présence des chiens sur le site de l’étang du Rouillard a été décidée. Ainsi, le 10 novembre, le maire de Verneuil-sur-Seine a procédé à la signature de l'arrêté municipal 2015-033. La réaction des amis des chiens ne s'est pas faite attendre : pétition sur Internet, lobbying intense pendant les élections
régionales, campagne de sensibilisation dans les réseaux sociaux et dans les médias locaux. Parmi ceux qui aiment les chiens, Gilles M. a été très actif en formant le 5 janvier 2016 un recours gracieux (rejeté depuis), en mettant des vidéos (ironiques) et des textes sur les réseaux sociaux, en demandant des rendez-vous pour pouvoir « dialoguer » avec la direction de l'Île de loisirs et en envoyant des courriels à M. Jean-Yves R. Un exemple : « Je milite toujours et avec tous les moyens qui sont en mon pouvoir pour que vous reveniez sur votre décision et que nous puissions revenir sur la zone du Rouillard soit comme avant le 1er janvier... Puisque nous en sommes à discuter du dossier de l’interdiction des chiens sur la base, il semble y avoir un désaccord entre le règlement interne et l'arrêté municipal signé par M. Philippe Tautou, maire de Verneuil. » Un courriel assassin Le directeur a surréagi le 29 janvier en écrivant : « Vous portez contre moi des attaques personnelles. Vous ne devriez pas. La bonne idée serait d'arrêter. Vous ne savez ni qui je suis, ni d'où je viens. Alors, réfléchissez bien. Et faites le bon choix. » Etonné par ce texte « dans le style menaces à peine voilées, » Gilles M. a
porté indirectement l'affaire au président Pascal Collado, qui peine à s'exprimer clairement sur ce dossier. Contacté par le J2R, le directeur a reconnu que les rapports « se sont dégradés » entre les usagers Entrée de la base de et la direction. loisirs de VerneuilPour le direcsur-Seine. (DR) teur, cela ne leur donne pas le droit de citer son nom sur un sujet qui a été abordé par une autorité légitime démocratiquement parlant. Certes, son courriel « était sec », mais il faut savoir que l'on ne combat pas une décision d'un organisme délibérant par une mise en cause d'un fonctionnaire territorial. Le printemps arrive et un bon barbecue pourrait aplanir ces incompréhensions de style. r
Des gares en chantier... EOLE oblige Le 8 mars a eu lieu une réunion publique organisée par la SNCF. Objectif : l'amélioration des gares.
En matière d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et l'état des bâtiments dans le périmètre des gares de la société publique SNCF, Verneuil-sur-Seine a des progrès à faire avant l'arrivée d'EOLE en 2022. Le 8 mars, devant un public fort nombreux (environ 100 personnes), la SNCF avec l'appui de la ville de Verneuil-sur-Seine, a organisé une réunion d'information dans le cadre de travaux d'améliorations des gares vernoliennes. D'abord, les bonnes nouvelles arrivent à l'heure. En ce qui concerne la gare des Clairières de Verneuil, il s'agit de mettre à niveau le quai central en rehaussant les niveaux des quais. Rien de plus classique. Par ailleurs, il est question de remplacer la passerelle et d'instal-
ler deux ascenseurs. Dans la foulée un coup de peinture pourrait aussi compléter la réhabilitation de cette gare. Côté mauvaises nouvelles, le maire de Verneuil, Philippe Tautou a annoncé que le parking de la gare des Clairières deviendra payant après les travaux. Hélas, rien n'a filtré sur la tarification et/ou le futur mode de gestion de cet équipement public. En outre, la gare des Clairières sera fermée du 14 juillet au 15 août 2016 ; une navette de remplacement sera mise en place pour les usagers/clients des villes desservies. Quant à la gare de Verneuil-Vernouillet, elle fera également l'objet d'une amélioration de taille : rehaussement des quais, élargissement de certains quais, mise en place de rampes d'accès et d'ascenseurs et une amélioration de la signalétique (bandes d'éveil à la vigilance, alarmes et éclairages) sont prévus pendant les travaux qui ont commencé à la fin de mars 2016. Ce chantier durera environ www.journal-deux-rives.com
six mois ; en conséquence, ce chantier affecte le service entre Poissy et Mantes par la ligne J à partir de 22 heures. Dans le cadre de l'arrivée d'EOLE, la SNCF fait un effort pour transformer ces deux gares (Verneuil-Vernouillet et Clairières) dans un bref délai. Ces travaux sont nécessaires pour la mise sur les rails du projet Eole, qui est censé désengorger la circulation ferroviaire entre Paris et le Mantois. Au cours des questions posées par le public, l'insonorisation a occupé une large place dans le débat. Paradoxalement, les riverains ont sollicité la SNCF pour réduire le volume sonore des diverses annonces et nombreux avis aux usagers. La représentante de l'entreprise publique n'a pas apporté de réponses « sonores » car la sono ne marchait pas bien le soir du 8 mars. Mais cela reste anecdotique face aux travaux et un chantier qui risque de changer la mobilité de tous les habitants de Verneuil et de ses environs. r 17
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actualité locale
vernouillet
Affaire du parc : la ville de Vernouillet a été condamnée en appel Cette affaire avait commencé en 2012 et avait concerné plusieurs employés de l'ancien centre social du quartier du Parc à Vernouillet. Le pot de terre a gagné contre le pot de fer. Le 27 janvier 2016, la cour d'appel de Versailles a confirmé dans sa globalité la décision du Conseil des prud'hommes de Poissy en date du 14 janvier 2014 ; la municipalité de Vernouillet et la Ligue de l'Enseignement laïque des Yvelines avaient été condamnées en solidium pour un licenciement « abusif » et d' « harcèlement moral » d'une salariée Isabelle M. Ainsi, la cour d'appel de Versailles a rendu un arrêt dans l'affaire entre la commune de Vernouillet et Isabelle M., ancienne employée de la ville par le biais de la Ligue de l'enseignement entre 2008 et 2012. Isabelle avait travaillé en tant qu'écrivain public au « Parc » à Vernouillet. La ville a fait appel en extremis en février 2014 juste avant les élections de mars de la même année. Un rappel des faits s'impose. Vers la fin 2008, Isabelle M. était une des quatre employés licenciés suite au transfert en janvier 2009 de la gestion du centre social de la Ligue de l'enseignement à une structure interne à la municipalité. Un désaccord entre la Ligue et Vernouillet sur la politique sociale à mettre en œuvre avait été le véritable détonateur de la crise de 2008-2009. L'affaire était d'une simplicité biblique : il s'agissait de licencier pour des motifs économiques une employée de la structure (peut-être, la nouvelle gestion considérait-elle qu'Isabelle M. était en sureffectif ?). La raison invoquée par la Ligue était la fin du conventionnement entre la commune de Vernouillet et la dite Ligue en 2008. Deux griefs confirmés en appel En somme, cette crise s'était soldée par le licenciement des huit salariés dont Mme Isabelle M. Quatre salariés ont été repris par le centre social, version nouvelle, mais Isabelle M. était passée dans la précarité avec des CDD. Comme l'affaire du Parc a été vite médiatisée, la nouvelle gestion du service auprès du public avait donné l'ordre de « ne pas garder des contacts 18
Isabelle M. n'a pas encore digéré le dédain de la municipalité de Vernouillet.
avec les anciens de l'équipe ». Mais l'amitié était plus forte que la consigne technocratique et Isabelle M. a continué à parler aux anciens. Cela l'a conduite à des mises en garde et bientôt elle s'était trouvée mise à l'index et placardisée. « J'ai été poussée à la démission... en outre j'ai été harcelée », avait expliqué Isabelle M. en mars 2014, suite au jugement du Conseil des prud'hommes. Fin janvier 2016, la cour d'appel a confirmé la décision du Conseil des prud'hommes, qui était considérée comme sévère à l'époque par des observateurs interrogés : la commune avait été condamnée « à verser à Isabelle [M.] la somme de quinze mille euros à titre d'indemnité pour licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse... » et dix mille euros pour préjudice moral et environ deux mille euros pour indemnités diverses sans oublier les deux mille cinq euros d'intérêts légaux et les mille cinq cent euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. En outre, la décision du 14 janvier 2014 requalifie en contrat à durée indéterminée la relation contractuelle entre Isabelle M. et la commune de Vernouillet. Ainsi, la coquette somme d'environ trente-cinq mille euros a été attribuée à Isabelle M. pour le contentieux de l'affaire dite du Parc de Vernouillet. La cour d'appel est claire : d'abord, sur le licenciement abusif, le jugement du Conseil des prud'hommes a été confirmé ; sur la requalification des CDD en CDI, la cour estime que Madame M. « peut prétendre à l'allocation d'une indemnité de requalification et à des dommages-intérêts en réparation www.journal-deux-rives.com
(J2R)
du licenciament abusif ». Ainsi la cour a confirmé la décision des prud'hommes. En outre, le harcèlement moral est « en conséquence établi » et le juge en appel a confirmé l'indemnité de 10 000 € à titre de dommages-intérêts à l'employée lésée. Contacté le 17 mars 2016 par la rédaction, le directeur général des services (DGS) de Vernouillet n'a pas souhaité répondre aux questions posées par le J2R : « Cela ne vous concerne pas ! », a ajouté le DGS avant de raccourcir l'échange téléphonique. Plus tard dans la soirée, le service communication a expliqué que cette affaire relève du legs du passé [pendant la mandature de Marie-Hélène LopezJollivet NDLR]. Deux ans plus tard, Pascal Collado, le nouveau maire, doit répondre des décisions prises par son prédécesseur dans un contexte difficile pour les finances publiques de la ville. « Il faudra faire mieux avec moins », était le leitmotiv de la nouvelle municipalité après la prise de pouvoir. Cela dit, en matière de justice et d'état de droit, ce principe ne résiste pas à l'implacabilité de la décision souveraine du juge. Il est temps de tourner la page et espérons que les dotations espérées par le maire permettront à la commune de s'acquitter de ce fardeau du passé. r Voir WEBTELE 2R : http://dai.ly/x3ygbpt « La municipalité de Vernouillet condamnée, mais fait appel » - site J2R, vendredi, 21 mars, 2014 « La justice met les pendules à l'heure » - site J2R, vendredi, 5 octobre, 2012
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actualité locale
Vernouillet
« Non » à la suppression de la prévention Pascal Collado, maire de Vernouillet, ne veut pas dépenser plus dans la prévention spécialisée, quitte à fournir moins de services à la population. Des manifestants se sont donné rendez-vous le 18 mars au quartier du Parc à Vernouillet pour « faire revenir le maire sur cette décision ». Dans un contexte budgétaire serré, la décision du maire de Vernouillet, Pascal Collado, priverait, selon ses détracteurs, les jeunes et les habitants de Vernouillet du filet de protection éducatif en matière de prévention spécialisée. La coupe budgétaire « génère déjà inquiétude et angoisse. Elle est porteuse d'insécurité », ont argumenté les manifestants réunis le 18 mars à l'entrée du quartier du Parc à Vernouillet. La cinquantaine de personnes ont, par conséquent, demandé « que cette décision soit immédiatement abrogée ». A l'appel d'un collectif(1), les manifestants du 18 mars ont récusé la décision politique du maire de Vernouillet. « Les caisses ne sont pas vides, a affirmé Rachid, un des manifestants, car le maire continue à embaucher, notamment au sein de son cabinet malgré la crise. » Dans le même registre, les opposants à cette décision « désastreuse », insistent sur le fait que la décision du maire de Vernouillet traduit aussi l'abandon du Conseil départemental des Yvelines dans le secteur social. Ces élus de la même famille politique « se désengagent de la mission de prévention spécialisée dans onze villes des Yvelines ». Depuis décembre 2015, le collectif dénonce cet abandon du côté départemental. 70 ados impactés Ainsi, à Vernouillet, le maire a choisi de réduire la voilure en matière de prévention. Certes, il inscrira 55 000 € pour la prévention dans le budget 2016-2017. Mais, ses détracteurs estiment que cette décision traduit bel et bien 1. LDH section de Verneuil-sur-Seine, LDH Fédération des Yvelines, USD CGT Santé 78, CGT du Conseil départemental 78, PCF Front de Gauche de Verneuilsur-Seine, Parti de Gauche des Yvelines, Section PS de Vernouillet, Vernouillet Avenir, Section PS de Verneuil-sur-Seine, Vivre Verneuil Autrement, SUD santésociaux 78.
Les manifestants du 18 mars ont alerté la population et ont invité les Vernolitains à participer dans l'avenir à toute autre manifestation sur cette coupe des services à la population. (J2R)
un abandon pur et simple de la prévention : La maines à venir afin que M. Collado revienne municipalité « abandonnerait » 70 adolescent(e) s sur cette décision car « la prévention spécialisée a accompagnés par l'équipe éducative de fait ses preuves et c'est un outil essentiel pour servir les prévention spécialisée. Pour les manifestants, jeunes et leurs familles ». Quant à l'argument de cet abandon « s'accompagnerait d'un cortège d'effets manque de dotations (en raison de la disette néfastes » sur le soutien aux familles, sur la commandée par le gouvernement actuel), présence éducative auprès des groupes de pairs Mme Lopez-Jollivet a expliqué que le maire dont font partie les jeunes accompagnés, sur sait « trouver des financements pour des sujets qui les coopérations partenariales entre le bailleur l'intéressent ». Pour l'ancienne maire de Versocial (OSIC) et la commune. nouillet, cette décision reste « incompréhensible En outre, les manifestants, épaulés certes et dangeureuse » pour le quartier du Parc. par l'ancienne liste majoritaire à Vernouillet, Contacté par la rédaction, le service de ont souligné que cet abandon « s'opère alors communication du maire n'a pas donné que les associations de prévention spécialisée ont déjà suite à nos demandes de prise de position répondu aux appels à projets du Conseil départe- sur cette affaire qui risque d'enflammer non mental des Yvelines (intégrant Vernouillet) pour ce seulement le débat sur les orientations budqui est maintenu de la prévention spécialisée dans le gétaires de Vernouillet, mais aussi le quarsecteur. De ce fait, le risque existe de voir ces appels tier. r à projets devenir caduques ». Cela déstabiliserait toute la dynamique éducative de la prévention spécialisée dans les communes telles Mantes-la-Ville, Plaisir et maintenant Vernouillet. Plus prosaïquement, la décision « néfaste » du maire pourrait entraîner la suppression des sept postes éducatifs supplémentaires, alors que le Conseil départemental a déjà coupé son budget d'une manière drastique dans ce secteur. A l'instar de Mme Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire honoraire de Vernouillet, les manifestants appellent Aumar (au centre), un jeune du Parc, qui sera forà continuer la mobilisation dans les se- cément impacté par la coupe budgétaire. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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actualité locale
Villennes-sur-Seine
Alerte sur un bétonnage à outrance ! Depuis le mois de juillet, le projet immobilier « Le Domaine du Parc », au 154 rue de Marolles, a été lancé par un promoteur kosovar et un architecte de Versailles. Certains riverains contestent le projet (et son permis de construire), réclamant l'arrêt de la machine administrative. Le maire minimise l'affaire. Sur un terrain de 8871 m2, près de la ferme de Marolles, un projet de construction de 87 logements collectifs, dont 34 logements sociaux et une maison individuelle, dans un lieu privilégié de Villennes ne passe pas. Suite à la découverte du « pot aux roses » par les voisins, une pétition a été lancée pour faire reculer le promoteur. Certes, le permis de construire et le dépassement du délai légal de recours ont permis le début de la réalisation du projet malgré les lettres et les courriels de protestation des douze familles impactées. « Personne n'a eu connaissance de ce projet en amont, ce qui a empêché les possibles recours », a plaidé le groupe de contestataires, sous l'égide de l'Association de défense des secteurs de Marolles et de la place verte (Ademar). Selon eux, le manque de transparence de l'opération immobilière et la quasiillégalité des panneaux d'affichage ont accru l'exaspération des frondeurs villennois. Pis, ils se sentent trahis par le maire, Michel Pons, et même par des élus de l'opposition : « Le maire avait laissé faire pour privilégier les intérêts privés au détriment de l'intérêt collectif des Villennois ». L'opposition n'est pas épargnée : « Pourquoi l'opposition, sous le nom de l'association ADVENIR, dont le responsable est à la commission urbanisme, a admis ces procédés de dissimulation ? » Pendant les deux réunions publiques concernant la vie communale, et notamment celle de juin 2015 « aucun élu n'a évoqué ce projet », ont regretté les riverains. En somme, contrairement aux paroles de campagne du candidat devenu maire, « la ville va progressivement perdre son caractère naturel ». Effectivement, une série d'interrogations s'impose : pourquoi avoir accordé ce permis 20
Depuis la découverte du pot aux roses, l'association loi 1901 ADEMAR a poursuivi toutes les actions légales mises à sa disposition. 600 personnes ont signé une pétition. (J2R)
de construire tout en sachant que cela allait « défigurer » les caractéristiques de ce lieu ? Par ailleurs, « des risques d’effondrement » sont mentionnés dans un document de 1997 sur papier à en-tête de la mairie : celui-ci évoque le cas de catastrophe naturelle due à la sécheresse. Comment traiter les incidences à la fois sur la circulation et sur les multiples besoins en matière d'équipements publics ? Pourquoi n'avoir pas fait un débat public autour de ce projet ? Contacté par le J2R, le maire a balayé ces interrogations, en expliquant que « le sujet a été évoqué avec la personne qui [vous a] contacté. Les questions que [vous] posez sont ses affirmations. Elle connaît les faits et mes réponses à ces questions et bien d’autres. » Pour Michel Pons, le terrain a été classé « urbanisable selon le PLU de 2008 » ; ce projet respecte les règles d'urbanisme et de l'environnement : la légalité a été contrôlée par la préfecture et les services concernés (aménagement, agriculture), qui n'ont signalé aucune anomalie à ce sujet. En troisième lieu, le maire a voulu recevoir chacun des récalcitrants, mais ces derniers ont préféré « éviter le rendez-vous ». Pourquoi ? Mystère ! Dans l'état actuel du dossier, la communication n'existe pas et chacune des parties joue sa partition. Les riverains dénoncent la surdensification des immeubles et le maire minimise l'affaire. Quant à l'opposition, M. Pierre-François Degand a changé d'avis car, pour lui, ce projet est surdimensionné et cela va provoquer un goulot d'étranglement en bas de la rue de Marolles en raison de la multiplication des usagers de la voirie (750 voitures par jour www.journal-deux-rives.com
empruntent cette route en 2016). Les riverains ont corroboré cette analyse, en soulignant le cruel manquement d'équipements (crèches, écoles, VRD...) non seulement dans ce quartier mais dans toute la ville qui vivra une croissance urbaine sans précédent : à Villennes, 700 logements sont envisagés d'ici à moyen terme. En somme, pour ces riverains, on bétonne à outrance ! Ainsi, les riverains ne cachent pas leur détermination d'aller jusqu'à « l'action judiciaire à l'encontre de ce projet pour l'arrêter au moins pour quelques mois, voire pour quelques années ». Certes, garder un équilibre entre le besoin de construire et celui de sanctuariser la nature n'est pas tâche aisée. Certains riverains utilisent ce débat pour garder les indésirables, qu'ils soient d'origine kosovare ou africaine, hors de leur cadre bucolique. Cette tentation d'entre-soi se traduit par un effet « nymbiste » (Not in my backyard), c'est-à-dire « Ne construisez pas à côté de chez moi ». Admettons que les riverains de la rue de Marolles œuvrent pour le bien commun et cherchent à convaincre le reste de la population du bienfondé de leur arguments. Et reconnaissons la véracité des propos du maire : « Tout a été fait dans les règles du droit de l'urbanisme ». Alors il est temps d'organiser un débat autour de la question de l'ouverture à l'urbanisation dans des communes comme Villennes. En réalité, ce débat se déroule actuellement, pour les années à venir, avec la révision du PLU et Villennes fait figure d'exemple dans ce processus démocratique. « Mais, il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre », comme dit le proverbe ! r
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mars-avril 2016
Seine-Vexin
Le talent s'affirme
Le cirque international des Mureaux, une belle édition Le palmarès de la 15e édition du Cirque international des Mureaux en a constitué l'apothéose. Environ dix mille personnes ont assisté aux quatre séances programmées et animées par Christophe Ivanes, qui a reçu la médaille de la ville des Mureaux pour ses loyaux services à l'art du cirque.
Durant le weekend des 5 et 6 mars 2016, le Parc de Sautour a accueilli le Festival International du Cirque des Mureaux qui pour sa 15e édition a mis en avant le jubilé, c'est-à-dire les vingt-cinq ans de carrière dans le Monde du cirque de son directeur artistique et également Monsieur Loyal : Christophe Ivanes. Ricky Rech, qui a fait ses premières armes en tant que clown lors de la première édition du festival, a également été honoré en recevant le Prix de la ville des Mureaux. Depuis quinze ans, la ville des Mureaux organise son Festival international du Cirque, créé en 2002 par des passionnés. Devenu incontournable dans le calendrier hivernal des amoureux des chapiteaux, il fait désormais partie des plus grands festivals internationaux. Chaque hiver, le Festival international du Cirque des Mureaux concocte, avec la complicité de son directeur artistique Christophe Ivanes,
Les artistes de cette 15e édition ont tout donné à un public venu en nombre. (J2R)
une programmation inédite, diversifiée et de qualité. Un spectacle qui est intégralement accompagné par un orchestre codirigé par Eric Lesieur et David Fackeure. L’un des clowns des Rossyan a ouvert le gala au son de son saxophone pour honorer M. Loyal. Xanier Bouyer, la révélation Les amateurs des joies du cirque ont pu assister à deux représentations samedi après-midi et dimanche matin, avant de retrouver les quatorze numéros du festival le dimanche après-midi durant le « gala » de clôture. Pour terminer ce festival en beauté, la marraine Romina Micheletty (France), d'une beauté époustouflante, et le par-
rain du festival Rogério Gonçalvès (Portugal), virtuose des bâtons du diable, ont ébloui le public avec des numéros inédits et, nouveauté cette année, ils étaient membres du jury à part entière. C’est également à la fin du gala qu'ont été remis les prix du Festival et que Christophe Ivanes a été honoré en raison de son jubilé. Le public ne s'est pas trompé en choisissant Xavier Bouyer avec son numéro féerique comme la révélation de cette 15e édition. Enfin, François Garay, dans son style mi-sérieux, a appelé de ses voeux que le ce Festival devienne le Festival international du Grand Paris Seine & Oise. Avec Philippe Tautou comme M. Loyal ? r Damien Delerin
Palmarès
Le jury, présidé par Joseph Buglioni, et sous le parrainage de Romina Micheletty et Rogerio Gonçalves, a décidé de primer les artistes suivants : - 1er prix du jury au Duo Garcia (Portugal-GB) ; - 2e prix du jury à Galy Dew et Sacha Houcke (Grand-Bretagne et France) ; - 3e prix du jury à Alain Alegria (Mexique) ; - Prix du département des Yvelines à Dominik Gasser (Suisse) ; - 1er prix spécial du jury à Nathalia Supkova et Zdeneck Supka (République tchèque) ; - 2e prix spécial du jury aux frères Fretelli Curatola ; - Prix de la ville des Mureaux à Ricky Rech (France) ; - Prix du public à Xavier Bouyer (France), la révélation de ce festival ; - Prix du conseil municipal junior au Duo Garcia (Portugal/GB) ; - Prix club national du cirque français aux clowns Les Rossyan (France) ; (De g. à dr.) Alain Alégria, 3e prix du jury, et le Duo - Prix de la revue Bretagne circus à la famille Scholl (Allemagne) ; Garcia, 1er prix du jury, ont triomphé aux Mureaux. - Prix spécial costumes aux clowns Les Rossyan (France). Pour conclure le palmarès, François Garay, maire des Mureaux, a donné la médaille de la ville à Christophe Ivanes. r
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mars-avril 2016
Seine-Vexin
conférences interprofessionnelles
Lutte contre la douleur au CHIMM Une conférence très utile pour les professionnels de la santé a eu au CHIMM le mardi 15 mars 2016 Sur le site de Bécheville aux Mureaux, la seconde édition de l’inter-Clud des Yvelines a abordé la lutte contre la douleur à l’hôpital. L’inter-CLUD est le fruit de la coopération territoriale entre les comités de lutte contre la douleur, les services de soins palliatifs et les espaces de réflexion éthique de plusieurs établissements publics de santé des Yvelines. Une première conférence avait eu lieu à Poissy en 2014. Ce réseau d'établissements comprend le Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM), le Centre Hospitalier de Poissy-Saint-Germain, le Centre Hospitalier François Quesnay de Mantes-laJolie et le Centre Hospitalier de Versailles. Pour la seconde édition de cette rencontre sur le thème de la lutte contre la douleur, c’est le CHIMM qui prend le relais du CHI
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Docteur Céline Michel-Dhaine, présidente du CLUD, a réussi à constituer un panel d'intervenants de haut niveau. (J2R)
de Poissy-Saint-Germain. Près de 200 professionnels se sont ainsi réunis sur le site de Bécheville aux Mureaux pour des conférences et des ateliers pratiques. Cette journée a été ouverte à 8 h 30 par Monsieur Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM, et par le Docteur Céline Michel-Dhaine, algologue et présidente du CLUD. Le Docteur Michel-Dhaine était la principale organisatrice de
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cette journée. Dans la matinée, des conférences/débats dans la salle de spectacles ont eu lieu. A partir de 13 h 30, des ateliers ont suivi. Pour le Docteur Michel-Dhaine, cette journée a été « une réussite » surtout d’un point de vue organisationnel en attendant des retombées concrètes. La journée s'est terminée par une exposé d'Eric Fiat, philosophe renommé, qui a resitué le rôle et la place de la douleur dans le monde contemporain. r
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Seine-Vexin
mars-avril 2016
sports en salle
Magic Form des Mureaux inauguré en fanfare Jeudi 10 mars, en présence de François Garay, maire des Mureaux, et de Christophe Mateus, PDG du groupe, le « Magic Form » de la commune a été officiellement inauguré sous les regards des nombreux adhérents et la fierté du couple Aubry, gérant de la salle.
Située dans le Centre commercial Espace des Mureaux et ouverte depuis le 4 janvier, la salle de sport « Magic Form », gérée par Laurence et Hervé Aubry, a été inaugurée lors d’une belle cérémonie ce jeudi 10 mars en présence des nombreux adhérents et de François Garay, maire des Mureaux. Qu’est Magic Form ? Appartenant à un réseau national déjà très développé (75 clubs en France), dont le Président Directeur Général Christophe Mateus était présent ce soir aux Mureaux pour cette inauguration, la salle de sport accueille ses adhérents dans un cadre spacieux de plus de 900 m². Elle se situe dans l'emplacement de l’ancienne Halle aux Chaussures. Ce centre sportif comprend un vaste espace de cardio-training, un espace de musculation et un espace de renforcement musculaire doté d’équipements dernière génération de la marque Matrix (tapis de course, vélos, steppers, rameurs…). Il comprend également une vaste salle de 160 m² dédiée aux cours collectifs qui accueillent un grand nombre d’adhérent(e) s pour des cours de zumba, cuisses-abdo-fessiers, body-sculpt, body-gainage, cardio-boxe dispensés par des professeurs diplômés. Magic Form propose aussi dans son concept des programmes d’entraînement et de suivi personnalisés sur simple rendez-vous. Pour devenir membres, le prix d'ouverture se situe à 29,99 € par mois. Projet soutenu Laurence Aubry, après que Monsieur le maire ait coupé symboliquement le ruban bleu, blanc et rouge, a tenu la présidence de
(De g. à dr.) François Garay, maire des Mureaux, Laurence Aubry, Christophe Mateus, PDG du groupe Magic Form, et Hervé Aubry posent ensemble pour l’inauguration de la salle des Mureaux. (J2R)
cette cérémonie d’inauguration devant une bonne trentaine de personnes, sans compter la vingtaine d’adhérents occupés sur les différents appareils. Elle a remercié toutes les personnes ayant permis la réalisation de ce projet, comme Christophe Mateus et la mairie des Mureaux. Ce projet a été vivement soutenu par la mairie en raison du fait que cette salle répond à une vraie demande des habitants. Une telle structure manquait dans les équipements proposés aux muriautins. D’ailleurs François Garay a souligné l’importance de cette salle pour la ville et son rôle à venir auprès des habitants. Le maire souhaite, d’ailleurs, revenir ici dans dix ans « pour fêter les 10 ans de la salle ». « C’est la liberté » Mais avant que le maire prononce quelques mots montrant son attachement à la réalisation de cette salle et le soutien qu’il a apporté au projet, Laurence Aubry a laissé la parole à deux adhérentes : Monique et Loganne. D'abord, Monique, âgée de 82 ans, est la doyenne des adhérents de la salle alors que Loganne en est la benjamine avec ses seize ans. Cela montre que cette salle attire www.journal-deux-rives.com
toutes les générations et répond à leurs attentes. « C’est la liberté », a déclaré Monique en expliquant qu’elle vient à Magic Form en venant faire ses courses. L’ambiance sympathique et l’accès facile de la salle sont des atouts que Monique et Loganne ont mis en avant dans leurs discours concis. Le PDG de Magic Form, Christophe Mateus, après deux mois d’ouverture, est très satisfait du résultat. Pour l’instant, le Magic Form des Mureaux est le seul du secteur, mais le PDG de la marque étudie un possible projet d'ouverture à Poissy. A la suite des discours, les invités de l’inauguration ont pu visiter les installations et comprendre pourquoi cette salle attire autant de monde depuis qu’elle a ouvert ses portes le 4 janvier dernier. r Damien Delerin
Pour en savoir plus : Horaires d’ouverture de la salle de sport : – du lundi au vendredi de 9 h à 21 h – le samedi de 10 h à 17 h – Le dimanche de 10 h à 13 h Renseignements : 01 30 99 19 02 Mail : magicform-lesmureaux@outlook.com
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LE JOURNAL DES
mars-avril 2016
Seine-Vexin
Primaires chez les Républicains
David Carmier incite les Yvelinois à rejoindre Bruno Le Maire
Le 29 février, David Carmier (LR) a donné ses raisons de rejoindre le candidat Bruno Le Maire dans le cadre des primaires de LR en novembre 2016. Pour M. Carmier, Bruno Le Maire incarne le mieux le renouvellement et une droite revigorée pour des enjeux du XXIe siècle.
Reçu par un jeune fonctionnaire, par ailleurs adjoint au maire à Sartrouville, le J2R a approfondi le phénomène BLM ou l’ascension de Bruno Le Maire dans les rangs de la droite républicaine. Comment fait-on pour se mettre au service d’un homme et d’une cause politique ? David Carmier a l’air de répondre naturellement car depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, le jeune fonctionnaire Carmier a choisi les voies et moyens de l’alternance pour 2017 ; suite à l’échec politique de Sarkozy 1, il ne veut pas récidiver et s'était concrètement approché de « BLM [Bruno Le Maire], qui est agréable et porteur du renouvellement de la classe politique française ». David Carmier avait suivi la trajectoire de BLM en tant que ministre de l’Agriculture et ministre des Affaires européennes et savait que l’homme a un certain profil : c'est un homme de lettres et surtout une force de jeunesse qui souffle dans la vie politique sclérosée de la France contemporaine. « Faire autrement la politique » Ainsi, en 2014, BLM a confié à David Carmier la responsabilité d’organiser ses troupes yvelinoises dans le cadre de la campagne pour la présidence du parti LR et, par la suite, pour la campagne pour la présidentielle de 2017. L’intermède est la case des primaires de LR. La poignée de dix est devenue une armée d’environ mille militants avec un esprit de commando. David Carmier a pour tâche d’organiser les liens avec des élus yvelinois, les citoyens et les réseaux qui se forment autour de la candidature de BLM. Quant à l’état-major de BLM, il s’est réuni tous les mois et David Carmier s’y rend pour 24
David Carmier est le représentant de Bruno Le Maire dans les Yvelines. (J2R)
continuer ce travail de fond. En particulier, David Carmier s’occupe du dossier - ô combien emblématique - de la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales. La mère des réformes, dirait-on, car depuis les années 1980, avec l’arrivée de la décentralisation, les couches de complexification s’ajoutent au millefeuille administratif français. Pourraiton être efficace sous la présidence de BLM ? « Affirmatif », nous a expliqué David Carmier car il y a des économies à faire tout et mettant en oeuvre une méthodologie de la réforme qui s’appuie sur un réalisme concocté par Bruno Le Maire : « Le programme radical de BLM va permettre la conduite du changement ! ». Cet électrochoc provoqué par BLM va probablement être « bénéfique » afin de redresser le pays. Ce sera la conséquence de « faire autrement la politique » : « Les Français en ont assez de promesses politiques » qui ne tiennent pas sur la durée. Pour David Carmier, Bruno Le Maire « va être celui qui réussit les réformes en France » car il a un discours, une méthode et une direction politique. M. Le Maire a tout chiffré selon les dires de David Carmier et ses objectifs politiques « sont réalistes ». BLM n'a pas de talon d'Achille Au sujet de l’accueil de la candidature de BLM par les Français et en particulier dans les Yvelines, David Carmier est optimiste car « les gens ont une forte attente » et les tractages du 28 février à Saint-Germain-en-Laye, Conflans, Croissy et Mantes l’ont démonwww.journal-deux-rives.com
tré. En outre, beaucoup de jeunes épaulent BLM et cette dynamique s’avère aussi forte chez les habitants des zones urbaines que chez ceux des zones rurales. Malgré la crise du secteur agricole, David Carmier souligne que « les agriculteurs gardent une bonne opinion du passage de BLM au ministère de l’agriculture en 2003 ». Questionné sur le talon d’Achille de Bruno Le Maire, David Carmier minimise « son manque de notoriété » car ceux qui sont médiatiquement connus (MM. Juppé, Sarkozy et Fillon) doivent répondre pour les passifs de leurs actions politiques du passé. Ces derniers sont co-responsables avec les gouvernements successifs de la gauche du désastre politique actuel. Pendant les 60 réunions d’appartement que M. Carmier avait organisées dans le passé, Bruno Le Maire a « conquis le cœur et l’esprit des gens de droite dans les Yvelines ». En se plaçant en homme de synthèse de la droite (Orléanistes, Bonapartistes, Gaullistes...), Bruno Le Maire a une « vision qui consiste à donner plus de place à l’Etat dans ses rôles régaliens (police, armée, justice...) » et à laisser-faire les agents et les acteurs économiques qui se conduisent librement pour le bon fonctionnement économique et social de la France devant ses défis immenses dans les années à venir. r R. ACOSTA
Voir la Webtélé 2R : http://dai.ly/x3vdpa7
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mars-avril 2016
Vie associative
Collectionneurs et jumelage
A la recherche du canton disparu Le samedi 5 et le dimanche 6 mars 2016, l’APCCT(1) a invité les amateurs d’insolite de Triel et des environs à son 16e Salon des collectionneurs.
Comme tous les ans, les amateurs d’objets insolites et de collections les plus diverses se sont rencontrés durant deux jours à l’Espace Rémi-Barrat de Triel-sur-Seine pour chercher, échanger ou acheter la case vide qui déparait leur collection. Quelles collections ? Tout et même plus : fèves de galettes des rois, plaques de muselet, flammes, couvercles de camembert, étiquettes de vin ou de bière, buvards, emballages de sucre et même des télécartes, des pins, des timbres, des livres… La liste n’étant pas limitative, le club est ouvert à toutes les (bonnes) idées ! Cette année une exposition temporaire a été consacrée à l’évocation du canton de Triel tel que nous le découvrons sur les documents du temps jadis. Des vieilles photos, des séries de reproductions de cartes postales anciennes, des documents et anecdotes, le tout extrait des collections des membres du club afin d’évoquer l’Histoire et les histoires de ce canton qui entre maintenant dans l’Histoire. En effet, exit Triel-sur-Seine, bienvenue à Verneuil-sur-Seine. Le titre passe de la rive droite à la rive gauche et le canton s’agrandit. Mais les souvenirs restent présents et vivent grâce à la curiosité des ha-
16e Salon des collectionneurs les 5 et 6 mars 2016 à Triel-sur-Seine.
bitants qui ont posé de multiples questions lors des visites guidées par Jean-Claude Lagrave, président et les autres membres du club qui en savent long sur l’histoire locale et adorent partager leurs souvenirs. Ceci sans modération mais avec le plaisir du partage convivial. Un enrichissement mutuel C’est en partenariat avec la municipalité de Triel-sur-Seine que l’APCCT a le plaisir d’organiser ce salon et de présenter une exposition thématique qui a réservé, réserve et réservera des surprises à tous ceux qui viennent chaque année à ce rendez-vous passer quelques minutes, quelques heures ou même la journée entière tant il y a de rencontres à apprécier et/ou de choses à découvrir.
(DR)
Créée en 1983, l’APCCT regroupe les collectionneurs triellois, vernoliens, vernolitains et ceux des environs qui se réunissent pour partager leurs passions : philatélie (France, Monde, nombreux thèmes, études spécialisées), cartophilie (cartes anciennes & modernes, thématiques), numismatique, et toutes autres collections. Une fois par an l’association qui organise ce salon durant deux jours permet aux collections de sortir des tiroirs et aux collectionneurs de se rencontrer pour un enrichissement mutuel au cours duquel une vingtaine d’exposants montrent leurs trouvailles à des dizaines d’amateurs petits et grands qui ne regrettent jamais d’être venus. r -CsB. 1. L’Association Philatélique et Cartohile de l'ex-canton de Triel-sur-Seine. (APCCT)
Changement au Jumelage aux Mureaux Lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 8 mars, le Comité de Jumelage des Mureaux a élu Jean-Pierre Bonin, ancien principal du Collège Paul-Verlaine, comme son nouveau président. Yves Feunten, président démissionnaire pour des raisons personnelles, a préparé Jean-Pierre Bonin à le remplacer dans le cadre d'une transition sereine. Il laisse un comité porteur de projets avec des comptes en bonne santé. C’est en raison des nombreux projets que porte le comité de jumelage que cette élection a eu lieu lors d’une assemblée générale extraordinaire. « Il faut aller vite pour continuer les activités du
comité », a déclaré le nouveau président qui travaille depuis longtemps avec Yves Feunten pour organiser la transition. Le nouveau président a précisé ses cinq objectifs : privilégier les relations avec les partenaires ; développer le numérique et la langue anglaise, consolider des projets éducatifs, culturels et sportifs; développer le vivre ensemble et faire ensemble ; et maintenir les relations avec la Maison de l’Europe. Durant cette assemblée, un nouveau trésorier a été élu : Robert Delerin. Cet ancien professeur au Lycée Jacques-Vaucanson aux Mureaux, ancien chef des travaux au Lycée Adriennewww.journal-deux-rives.com
Bolland à Poissy, nouveau correspondant pour les Yvelines de la Maison de l’Europe, ancien maire-adjoint aux sports des Mureaux et récemment fait Chevalier des Palmes Académiques, a reçu cette fonction de trésorier au sein du bureau du Comité de Jumelage. Pour son nouveau président, Jean-Pierre Bonin, le Comité de Jumelage, qui est indépendant de la mairie, une originalité française, doit être « force de proposition pour les habitants voire pour la commune ! » Les principales villes jumelées avec Les Mureaux sont Idar-Oberstein (en Allemagne), Sosnowiec (en Pologne) et Nonentola (en Italie). r 25
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mars-avril 2016
SPORTS
Paris-Nice à Conflans-Sainte-Honorine
Michael Matthews le plus rapide, Nicolas Roche le plus applaudi Pour la 7e année consécutive, la célèbre épreuve cycliste Paris-Nice s’est élancée des Yvelines. Le 6 mars 2016, les 175 coureurs avaient, cette fois-ci, rendez-vous sur les bords de Seine à Conflans-Sainte-Honorine pour un prologue de 6,1 kilomètres.
Un parcours tracé en ville avec un départ au niveau de la place Fouillère et une arrivée en face de l’internat Montaigne dans la rue Anatole-France. Un effort favorable aux rouleurs même si la courte montée de la Sente des Laveuses (150 mètres à 16 %), noire de monde, a donné une possibilité aux puncheurs de s’exprimer. En l’absence de Tony Martin, triple champion du monde du contre-la-montre, le Hollandais Tom Dumoulin était cité par une grande majorité des observateurs comme le grand favori. Si le coureur de la Giant-Alpecin a tenu son rang en signant provisoirement le meilleur chrono, il a finalement été devancé à la surprise générale par l’Australien Michael Matthews pour à peine une seconde. « Je ne pensais pas gagner ici car c’était ma première course de la saison », confiera
L'Australien Michael Matthews (au centre) a été le plus rapide dans les rues de ConflansSainte-Honorine dans le cadre de cette 74e édition de Paris-Nice. (DR)
le vice-champion du monde sur route 2015 à l’arrivée. Du côté français, l’inusable Sylvain Chavanel, 36 ans, a réalisé la meilleure performance en signant le 9e temps à 9 secondes du vainqueur, juste devant un autre tricolore, Jérôme Coppel. En ce qui concerne les favoris, on retiendra que la 74e édition de ParisNice s’est peut-être jouée à Conflans-SainteHonorine. Deuxième du classement général final à 4 secondes de Geraint Thomas, Alberto Contador avait lâché 9 secondes à son rival gallois dans la capitale de la batellerie. La preuve que dans le cyclisme moderne, toutes les secondes comptent.
Nicolas Roche a été accueilli comme il se doit. (DR)
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Nicolas Roche à domicile L’autre événement marquant de ce départ de Paris-Nice était le retour de Nicolas Roche dans la ville où il est né le 3 juillet 1984 à la clinique des Tilleuls. Le fils de Stephen, vainqueur du Tour de France en 1987, a reçu à Conflans un accueil chaleureux de la part de l’équipe municipale mais aussi des spectateurs. « Toute ma famille maternelle est originaire de Conflans, a expliqué le coureur du Team Sky. Quand j’étais jeune, je venais souvent ici www.journal-deux-rives.com
rendre visite à ma grand-mère. J’ai aussi pratiqué l’athlétisme pendant deux ans au PLM Conflans qui était le club de ma mère. Je suis surpris et fier de l’attention que l’on me porte pour mon retour ici. » Nicolas Roche, qui disputait en 2016 son 8e Paris-Nice, espérait depuis quelques années un départ de l’épreuve de sa ville natale. « Chaque année, on partait plus ou moins loin de Conflans. On avait notamment été du côté de SaintGermain (en 2013). Il fallait juste être patient. » Supporté par sa grand-mère Marie-Louise dans une voiture suiveuse lors du prologue, Nicolas Roche a signé « à domicile » le 36e temps et a apprécié le parcours : « Le parcours n’était pas trop technique, il y avait moyen de prendre de la vitesse. C’est ce que j’aime ». Equipier modèle au sein du Team Sky pour son leader Geraint Thomas, l’Irlandais a été récompensé de ses efforts une semaine plus tard avec la victoire du Gallois à Nice. Outre le résultat sportif, le départ de Paris-Nice a aussi été un énorme succès populaire avec un fort engouement des Conflanais, que ce soit chez les commerçants, les différentes associations ou le public. En 2017, la « Course au Soleil » partira une nouvelle fois des Yvelines mais le nom de la ville qui accueillera le départ n’a pas encore été dévoilé. r Fabien DEZE
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mars-avril 2016
SPORTS
kung-fu
Trophée du Dragon : le club vernolitain Dragon bleu emporte quatre médailles Le Trophée du Dragon 2016 a été le point culminant d'un mois de folie pour les sportifs du « Dragon bleu » de Verneuilsur-Seine. Les sportifs du « Dragon bleu » ont enchaîné des compétitions début février. D'abord, les Vernoliens ont participé à la phase éliminatoire pour les championnats de France. Les combats étaient entrecoupés de démonstrations auxquelles les élèves du « Dragon bleu » ont également participé. Lors des qualificatifs, ces combats éliminatoires à coup portant ont permis d'écrémer les meilleurs sportifs de kung-fu de France. D'une manière endiablée mais mature, le Vernolien Eric Da Silva réussissait l'impossible en désarçonnant trois adversaires et en terminant médaille d'or. Axel Delamaire réalisait l'exploit d'être médaillé d'or dans sa catégorie, impliquant également une qualification pour les championnats de France. Chez les « grands », le dragon Damien Parrenin a obtenu une médaille d'argent d'autant plus méritée qu'il abordait pour la première fois l'épreuve de la compétition nationale. Par ailleurs, Omar N'Diaye s'est vu qualifié par manque de combattant dans sa catégorie. Julien Aucouturier, légèrement blessé, est reparti avec une médaille de bronze plus que méritée. Quelques jours plus tard, les 13 et 14 février, nos «Dragons Bleus» n'allaient pas en rester là notamment lors de la finale de la
Cette victoire est d'abord celle d'un club qui travaille sans relâche sous la houlette de Fréderic Pinlet (J2R)
compétition la plus prestigieuse de France : « Le Trophée du Dragon ». Ce « Trophée du Dragon » est devenu un véritable show, qui fait renaître de ses cendres le combat traditionnel chinois tel qu'il avait été pratiqué dans les années 1960. Cette renaissance résulte aussi de la présence massive de clubs français, tant de la préparation, que de leur présence dans les tribunes et que de leur implication à l'arbitrage et bien sûr sur le « ring » ! L'après midi de la compétition et notamment le soirée de gala, les sportifs du « Dragon bleu » se sont confrontés à des adversaires coriaces. Il a récompensé les combattants de qualité mais également les meilleurs combattants-stylistes. Le résultat est sans appel : les sportifs du « Dragon bleu » ont brillé !
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Trophée du Dragon - Anaëlle Turgis, médaille d'argent - Maxence Leroux, médaille d'argent - Victor Parent, médaille d'or - Milan Gerbeaux, médaille d'or - David Heuzé, médaille d'or et surtout... trophée du meilleur combattant pour la 4e année consécutive. Il conserve ainsi son titre de Meilleur combattant de France. r
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SPORTS
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marche nordique
Des Pousse-cailloux d'Andrésy s'invitent au stade Diagana Le 25 février très tôt, un groupe de marcheurs de l'association « Poussecailloux d'Andrésy » a avalé environ 10 km. En passant par les berges de la Seine, les six sportifs ont pratiqué la marche nordique, sport en vogue en France, qui permet à chacun de pousser la frontière de la marche, tout en s'épargnant les bobos propres à la course à pied.
La lecture du Canard en lacets, organe d'information de l'association de la marche nordique, Pousse-cailloux, à Andrésy est claire : l'homme et ses chaussures sont capables de pousser les cailloux des sentes et des sentiers inconnus pour le sportif peu averti à ce nouveau sport venu de la Finlande. Emanation du ski de fond (donc nordique), cette pratique sportive a vu le jour en 1997. Selon le site future-science.com, cette discipline offre un double avantage : elle est « plus intense que la randonnée, [et] moins traumatisante pour les articulations que la course à pied ». Ainsi elle est très pratiquée dans les pays nordiques et commence à attirer les foules en France au même titre que le cross et le trekking. Aussi, la marche nordique se pratique pendant les quatre saisons et permet à chacun de faire du sport
sur tout type de surface et à tout âge. Les médecins conseillent fortement aux sportifs, qui ont problèmes de dos, de réduire leurs prétentions sportives et de pratiquer la marche nordique. Un sport complet Selon Gérard Morales, par ailleurs vice-président de l'association andrésienne, l'essor Après 10 km et un travail de musculation, des sociétaide la marche nordique est inres des Pousse-cailloux d'Andrésy posent. (J2R) commensurable depuis quatre ans (+15 % par an en termes d'effectifs) et Ce type d'action associative et sportive s'inle cas andrésien est typique de cette croissance sère bien dans le cadre bucolique entre la Seine en nombre d'adhérents. Plusieurs raisons ex- et l'Hautil. Sans ce paysage, l'esprit même de la pliquent cette fulgurance : les séances sont marche nordique ne serait pas le même : Joëlle, relativement courtes (moins de deux heures) Danielle, Claudette, Blondine et Dominique et intenses, permettant d’améliorer les capa- sont des sociétaires d'Andrésy, conscientes que cités cardiovasculaires, d’oxygéner le corps, et tout cela repose sur une denrée fragile, notre de solliciter 85 % des chaînes musculaires. En cadre naturel qui manifestement fait l'objet voyant le groupe de six Andrésiens prendre d'une pression importante pour le « rentabililes pistes du stade Stéphane-Diagana, on a vu ser » et le rendre constructible. des gestes classiques du ski de fond : il s’agit Au lieu de cela, il est temps de construire d’accentuer le mouvement naturel de balancier des projets et de se lâcher dans la nature des bras pendant la marche et de propulser le avec tous les membres de la famille. Avec un corps vers l’avant à l’aide des bâtons. « Toute la effectif de 90 adhérents, les marcheurs ont partie supérieure du corps travaille, ce qui en fait un participé à une vingtaine de sorties de plein sport beaucoup plus complet que la marche tradition- air depuis janvier 2016, comprenant des disnelle. La dépense calorique est d’ailleurs presque deux tances de 10 à 15 km à chaque sortie. Finafois plus élevée », a souligné le site sus-mentionné. lement, l'autre objectif des Pousse-cailloux En outre, des bâtons en fibre de verre et de d'Andrésy pourrait être de pousser les froncarbone sont indispensables pour cette disci- tières et de changer les comportements pline. Il faut éviter les bâtons en aluminium car d'une société « consommée » par le cosmétique les vibrations ne sont pas amorties. et par les faux-semblants. r
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mars-avril 2016
cULTURE
littérature
2017, l'année Mirbeau Jamais les perspectives mirbelliennes n'ont été aussi grandioses, si on en juge par la masse de projets internationaux de toute nature qui sont en préparation et qui vont participer à l'hommage rendu à Octave Mirbeau en 2017.
Tout au long de l’année 2015, la Société Octave-Mirbeau a poursuivi la préparation de la commémoration Mirbeau de 2017, à l’occasion du centième anniversaire de son décès. Les choses ont bien progressé, grâce à la coopération de ses adhérents et correspondants, en France et à l’étranger, et, même s’il n’est pas certain que toutes les initiatives envisagées depuis deux ans verront bien le jour, en revanche d’autres ont fait leur apparition, laissant espérer une célébration digne du grand écrivain cher à nos cœurs. Un bref tour d’horizon permettra aux mirbeauphiles de se faire une idée des festivités mirbelliennes en préparation. Colloques - Programmé depuis longtemps par l’AIZEN (Association Internationale Zola et Naturalisme), en collaboration avec l’université de Debrecen, le colloque sur « Zola, Mirbeau et le naturalisme » aura lieu à Debrecen (Hongrie) du 8 au 10 juin 2017. - Celui d’Angers, organisé par la Société Mirbeau en partenariat avec le CERIEC de l’Université d’Angers, aura sans doute lieu fin mars ou début avril 2017, mais la date et le lieu n’ont pas encore été fixés et devraient l’être au cours du mois de février 2016, ce qui permettra de lancer un appel à communication. Les thèmes proposés à la réflexion seront d’ordre littéraire, mais ils restent à préciser. Il n’est pas exclu que la première journée du colloque puisse se dérouler au château du Plessis-Macé. - La journée d’étude prévue à Paris, au Palais de Luxembourg (où siège le Sénat) devrait avoir lieu le 27 janvier 2017, à l’initiative de la sénatrice écologiste d’Angers Corinne Bouchoux, mais cette date ne sera officielle qu’en avril 2016, pour des raisons administratives, ce qui retarde d’autant l’appel à communication. Le thème sera d’ordre politique et social.
- Organisé par Samuel Lair, un colloque centré sur Mirbeau et la Bretagne aura lieu en janvier 2017 à Morlaix, mais la date précise reste à fixer, ainsi que le lieu, salle municipale ou théâtre. - À Bruxelles, notre ami Paul Aron envisage un colloque, sans doute à l’Université Libre, qui portera sur le chien dans la littérature 1900, naturaliste et post-naturaliste. La date n’en est pas encore fixée. - Un autre colloque Mirbeau devrait avoir lieu à Bruxelles, en février 2017, dans le cadre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique, qui apporte son haut patronage à la commémoration Mirbeau de 2017. Il pourrait s’agir d’une séance publique, dont la date reste à fixer. - À la Sorbonne Pierre Glaudes, avec la collaboration de Marie Bat, a programmé un séminaire d’une demi-journée en mars ou avril 2017, qui fera suite à plusieurs séminaires Mirbeau qui auront eu lieu en 2015 et 2016. Le thème de celui de 2017 sera les contradictions et les palinodies de notre Octave. - Signalons également qu’il devrait y avoir, en 2017 comme chaque année depuis quinze ans, quelque part dans le Far West états-unien, une session Mirbeau, présidée par Anna Gural-Migdal, dans le cadre du colloque annuel de la RMMLA (Rocky Mountain Modern Language Association). Mais à ce jour j’en ignore encore la date, le lieu et le thème. - À Lódz, en Pologne, devrait avoir lieu une journée Mirbeau, organisée notamment par Anita Staron et Tomasz Kaczmarek, au cours de laquelle pourraient être lues diverses contributions, - À Belgrade, Jelena Novakovic va tenter d’organiser une table ronde autour de Mirbeau, susceptibles d’être publiée ou mise en ligne, et où seraient représentées des farces récemment traduites et publiées par Tomasz Kaczmarek. - En Italie, à Gênes ou à Bari, tout espoir n’est pas absolument perdu qu’Ida Merello et Ida Porfido puissent organiser une journée d’étude, susceptible d’être complétée par des conférences et des représentations théâtrales. Mais, pour l’instant, rien n’est décidé et la probabilité est très faible. - Une journée consacrée à Mirbeau et animée par Gérard Poulouin aura lieu à Thaon, près de Caen, dans le cadre de l’Université Populaire. www.journal-deux-rives.com
Antoine Juliens, dramaturge belge, porte le projet Rédemption, une sorte d'oratorio théâtral avec tous les personnages romanesques d'Octave Mirbeau. (J2R)
- Enfin, le colloque prévu de longue date à Grenade sur les traductions de Mirbeau en toutes sortes de langues se limitera probablement à une journée, sans doute en novembre 2017. Mais il pourrait être complété par des conférences, des représentations des Amants en espagnol et des projections de films inspirés par des œuvres de Mirbeau. Outre la Faculté des Traducteurs, qui devrait accueillir le mini-colloque, devraient être parties prenantes des festivités andalouses les départements de français de Grenade et de Cadix et la Maison de France, dirigée, à Grenade, par Françoise Souchet. Il est probable qu'un échantillon (à définir) des actes des colloques pourra paraître en 2018, au premier chef Célébrations nationales. r Pierre MICHEL
Deux projets soutenus par le J2R D'une part, l'oratorio théâtral d'Antoine Juliens, « Rédemption, ou la folie du toujours mieux », fera l'objet d'une série de présentations dans notre territoire. Le J2R sera le lien de ces événements culturels. D'autre part, pour la libre adaptation cinématographique de L'Abbé Jules par Laurent Canches, Shirel Amitay et Philippe Courtin, « Contre Dieu » les amateurs de l'oeuvre d'Octave Mirbeau lancent un appel à souscription. Les deux projets méritent largement d'être soutenus par les mirbeauphiles du monde entier. Mais le cas le plus urgent est celui de Rédemption. Alors, amis de Mirbeau, un petit effort, please ! r Pour en savoir plus : https://fr.ulule.com/redemption-oratorio-theatral/ https://fr.ulule.com/contre-dieu/
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cULTURE
mars-avril 2016
art naïf
9e Biennale, une explosion de joie La 9e Biennale des arts naïfs a donné, au mois de février, de la joie à tous, en permettant de laisser tous les malheurs du monde à l’extérieur de l’espace Julien-Green. Voilà le message que l’on retient lors du passage de cette exposition artistique dans la ville d’Andrésy. Entre le 13 et le 28 février, l’Art naïf était au centre de la vie culturelle. Revenons au vernissage du 13 février qui était déjà une explosion de gaîté et de joie pour le public venu en nombre et les 38 exposants. La cheville ouvrière de cette 9e biennale, Martine Clouet, a longuement remercié la municipalité et le maire, Hugues Ribault. Organisation rôdée Le samedi 13 février, tout le monde artistique de la Confluence était présent pour le vernissage de cette 9e Biennale d’Art naïf à Andrésy. Avec une organisation aguerrie à ce type d’exposition, le groupe international des Primitifs modernes dits “Naïfs”
Une partie importante des exposants était au vernissage du 13 février à l'espace JulienGreen. Bravo à la présidente Martine Clouet (à dr.). (J2R)
a accueilli environ 40 exposants en provenance de plusieurs pays européens. Artistes internationaux La 9e Biennale d’Art naïf a rassemblé des artistes venus des quatre coins du monde entre les 13 et 28 février. 38 artistes, de tous horizons, y ont exposé leurs œuvres. Pour cette année, Mady de la Giraudière en était la marraine : artiste de renommée internationale, elle a été primée dans de nombreux salons et nommée officier des Arts et Lettres en 2011. Martine Clouet, artiste peintre et présidente du Groupe International des Primitifs Modernes dits Naïfs nous en a dit un peu plus : « Mady de la Giraudière nous révèle à travers sa peinture, la poésie de la vie de tous les jours, elle nous entraîne dans un monde de couleurs un monde chaleureux, rassurant, faisant appel aux valeurs parfois oubliées : l’authenticité, la générosité, la joie, l’équilibre, la fidélité, le partage ». Du côté français, les peintres de Reims, du NordPas-de-Calais et d’ailleurs sont venus montrer l’état
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de cet art quasi-méconnu pour le grand public. Selon Claudine Loquen(1), cet art est à la frontière entre « le naïf et la singularité ». On emploie tout type de matériaux afin de montrer le bonheur, le bien-être, la joie et le coté positif de l’homme. Dans les 300 œuvres éclectiques de cette 9e édition, les 38 exposants ont trouvé les moyens de vous rendre heureux en vous promenant dans les différents stands des peintres belges, suédois, français... Bilan positif Le maire d’Andrésy ne s’était pas trompé lorsqu’il soulignait la dimension internationale de cette biennale. Hugues Ribault a aussi félicité Mme Martine Clouet pour le travail accompli afin de rendre Andrésy plus belle par l’art : « Notre Andrésy vaut bien » une biennale de ce niveau là ! Par conséquent, il a pris l’engagement de continuer le partenariat pour le 10e rendez-vous de l’Art naïf dans la Confluence. A l’heure du bilan, avec un nombre de visiteurs en hausse, les artistes interrogés étaient satisfaits de leur séjour à l’espace Julien-Green. Les bénévoles et la municipalité andrésienne se sont donné au maximum afin de réussir cette 9e biennale qui marquera les esprits des visiteurs. Avec ce beau travail et de tels artistes, la crise a ses heures comptées... à condition d’être naïf comme le rédacteur de ces propos. r 1. Voir : http://dai.ly/x3tmdno
LE JOURNAL DES
cULTURE
mars-avril 2016
Traditions et symboles
Plantons des arbres de la liberté ! Cet article est la suite de celui qui a paru dans le numéro 125 du J2R. Il actualise celui que nous avions rédigé le jour du pavoisement de notre pays, après les attentats de novembre 2015. Les événements en Belgique lui redonnent une actualité douloureuse. Inspiré du saint Nicolas chrétien, notamment par ses vêtements et sa barbe blanche, le père Noël est une invention anglo-saxonne et protestante. Créé en 1843 par Charles Dickens, il est devenu un personnage laïc, popularisé en rouge en 1931 par une célèbre boisson américaine qui s’est ensuite mondialisée. En décembre dernier, nous avons rencontré le « bonhomme Noël », le plus souvent dans de nouveaux temples, ceux de la consommation. A nouveau, la tradition du sapin de Noël a entraîné le massacre de nombreux arbres. Cette coutume, qui existait déjà à la Renaissance dans les pays germaniques, a été généralisée au début du XIXe siècle par la reine Victoria, dont l’époux était originaire de Saxe ; elle a été introduite dans différentes régions de France par des Alsaciens et des Lorrains qui s’y étaient installés après le rattachement de leur province à l'Allemagne en 1871. Mais, direz-vous, l’arrachage de ces arbres éphémères n’est pas une offense à la nature car la plupart ont été plantés pour maintenir cette tradition. De nouveaux arbres, en signe de notre volonté de liberté ! Les instructions présidentielles pour le pavoisement, le vendredi 27 novembre, en hommage aux victimes des attentats, ont développé les activités de la principale société française de fabrication de drapeaux. Cette opération à caractère symbolique nous a, aussi, rappelé l’origine, fréquemment admise, des couleurs du pavillon officiel de la France depuis 1794, et du drapeau officiel depuis 1812 : le bleu et le rouge de ce symbole républicain sont les couleurs de la ville de Paris, celles de la Garde nationale, entourant le blanc de la royauté. Depuis la période de la Révolution française, un autre symbole de la République, l’arbre de la liberté, a représenté la vie, la continuité, la
La plantation d’un arbre de la liberté en 1790, œuvre de Jean-Baptiste Lesueur (17491826). (DR)
croissance, la force et la puissance. Les Gaulois comme les Romains plantaient déjà des arbres, en signe de joie populaire. Ensuite des arbres de mai ont été introduits en de nombreux lieux pour célébrer l’arrivée du printemps. Après la Révolution, comme le montre le tableau de Jean-Baptiste Lesueur, les arbres de la liberté étaient plantés de manière solennelle, ornés de fleurs, de rubans tricolores et de drapeaux ; des cérémonies patriotiques et des réjouissances populaires rassemblaient les autorités et les magistrats ainsi que le clergé. Nous proposons de relancer cette tradition, mais sans y associer le faste révolutionnaire et sans y inviter les représentants des diverses religions. Le Président de la République a repris l’idée de l’actuelle ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, dont il était très proche en 2007. Ségolène Royal avait souhaité, lors de la campagne des élections présidentielles, « que tous les Français (aient) chez eux le drapeau tricolore ». En participant, le 10 janvier dernier, à la plantation d'un arbre du souvenir (lire l'encadré), il a entendu notre suggestion ; essayons de la faire adopter au niveau local par le président de notre nouveau territoire intercommunal : il pourrait planter un arbre de la liberté dans sa commune et demander aux 72 autres maires de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise de prendre la même initiative. r Michel Kohn www.journal-deux-rives.com
L'arbre du souvenir Venu de Belgique, où il a poussé avant d'être choisi par le service de l’Arbre et des Bois de la Mairie de Paris, ce chêne chevelu pourra normalement vivre près de 200 ans. « On a choisi un chêne car il incarne la force : il fallait qu’on inscrive dans la durée le souvenir de toutes les victimes sur cette place qui est devenue un lieu de mémoire et de recueillement », a expliqué au Parisien Rémi Féraud, maire PS du Xe arrondissement. Cet arbre, haut d'environ 12 mètres, a été planté au nord-ouest de la place de la République, à l'angle du boulevard Magenta (Xe arrondissement). Lors de son « inauguration », le dimanche 10 janvier, par François Hollande, Manuel Valls et Anne Hidalgo, maire de la Ville de Paris qui, reconnaissons-le, est à l'origine de cette initiative, une plaque a été dévoilée à son pied ; elle porte l'inscription : « À la mémoire des victimes des attentats terroristes de janvier et novembre 2015 à Paris, Montrouge et Saint-Denis. Ici même, le peuple de France leur rend hommage ». r
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