Fév-mars 2018
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 137
Andrésy
Municipales de 2020 : Cet article met en lumière les tactiques de MM. Hugues Ribault et Denis Faist pour l’élection municipale de 2020. Page 10
Carrières-sous-Poissy
Le Cousteau de la plaine : l’océan du capitaine Alban aux antipodes de l’océan du commandant Cousteau. Page 12
Orgeval
Scandale écologique dans les Yvelines
A la place d’une nation « Start-up », on risque de devenir une nation « Poubelle ». Daniel Louvet est l’un de ces citoyens engagés qui, depuis longtemps, « pensent global et agissent localement ». Page 15
Vexin - Les Mureaux
La Micro-Folie des Mureaux : cette ville a décidé de mettre en œuvre un projet innovant. La ville prend également le leadership dans les nouvelles technologies. Page 27
Entre Chanteloup, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine, les habitants du triangle de déchets en ont assez ! Le J2R avait été LE premier à avoir constaté les dégâts en avril 2017. Depuis, ce problème complexe est sur la scène médiatique à l’échelle régionale, voire nationale. Pourtant, on regrette, d’une part, l’absence d’anticipation de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et, d’autre part, l’indécision de l’État qui laisse pourrir la situation. Jusqu’à quand ? Où allons-nous ? pp.7,12-13
Le bidonville de Triel : les riverains ont payé leur tribut.
Les Roms ont été accueillis dans la plaine, accompagnés durant dix ans, et dernièrement dans un terrain appartenant au département des Yvelines. Tournerons-nous la page en 2018 ? Page 16
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ÉDITORIAL
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2018
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Face à l’épidémie de bétonite, stop ou encore ?
i on faisait la liste de tous les projets immobiliers sortis de l’imagination fertile de nos élus de tous niveaux rien que ces dix dernières années, il y a de quoi attraper le tournis ! Dans la série «Les ahurissants», remontons par exemple en 2009 : ils envisageaient très sérieusement de bâtir un circuit de Formule 1 à Flins
on entendre du côté d’oppositions hétéroclites, pour certaines purement de circonstance dans le genre Ôte-toi de là que je m’y mette(1) ou bien Not In My BackYard(2). Triste constat : beaucoup de nos élus, dont la mission est pourtant très importante, sont choisis par un électorat qui se réduit comme peau de chagrin et est peu enclin à les contrôler pendant Tout récemment, à peine « Dans cette démocratie leurs mandats. Dans cette mis hors jeu sur le projet démocratie dévitalisée, ils dévitalisée, ils de port industriel à Carvont agir sans intelligence [les élus] vont agir sans rières-sous-Poissy, ils resne percevant plus l’intérêt sortent de leur musette un intelligence ne percevant général. Faudra-t-il des projet de port de plaisance plus l’intérêt général.» Zadistes dans le Bois de enrobé d’habitats résidenVerneuil pour leur faire entiels dans la base de loitendre raison sur le projet sirs du Val de Seine. On l’avait presque oude déviation qui, immanquablement, entraîblié celui-là. À force, ils se disent que dans nerait dans son sillage un nouveau trafic et le lot, ils finiront bien par en passer un ! des zones urbanisées de toutes sortes ? Artificialisation des sols, gâchis du paysage et des terres agricoles, rien ne les arrête ! Les avertissements naturels n’empêchent pas cette diarrhée immobilière ! Alors quelles sont les causes de cette obstination stérile ? Paresse de l’imagination, besoin irrépressible et quasi-pathologique d’une génération à l’esprit intoxiqué au cours de l’ancienne période productiviste ? Pour certains, la motivation serait peut être moins avouable ? Tout cela serait sous la pression de la promotion immobilière qui n’a que faire de l’intérêt public ! «Changement de paradigme, projets inutiles, artificialisation dangereuse, etc.», peut-
Les commerçants du CC de Charvaux
Réfugiés dans le 78 : l’amorce d’une mobilisation
Les associations qui œuvrent avec une expertise croissante depuis des années sur ce dossier ont pourtant démontré sa nuisance et son inutilité ! À l’instar d’un vieux conflit séculaire, on en finirait par oublier la raison initiale du projet, alors on le maintient sous perfusion en réactivant des argumentaires désormais dépassés, comptant sur un épuisement hypothétique des combattants. Le gâchis considérable de NotreDame-des-Landes devrait servir de leçon à tous ! r La rédaction 1. Se dit pour qualifier la conduite de gens qui veulent occuper la place d’un autre, qui n’ont pour principal mobile qu’une ambition impatiente.
2. Le terme est utilisé généralement pour décrire l’opposition de résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils en subiront des nuisances.
Pierre Bédier se définit comme un politique vintage.
Paul Lamiral, réalisateur en herbe
Kevin Paqui, Bertrand Gance et Michael Le Nedic
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SOMMAIRE Journal des 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo ACOSTA. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 RÉDACTION ET PUBLICITÉ : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 3974 3563 06 7969 5150 ou courriel : trielnews@gmail.com site Internet : www.journal-deux-rives.com LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, nondiscrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darcq Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François FavreMarinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Susanne Nally, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Augustin Blin, Laura Goncalves et Mac Guffin. DROIT ET ACCÈS À L’INFORMATION PERSONNELLE N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2018 ÉDITORIAL Face à l’épidémie de bétonite, stop ou encore ?
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INTERCOMMUNALITÉ : Inondations
L’urbanisation noie notre territoire
Poubelle vallée
Don Quichotte de la plaine : « Sauvez la plaine de Carrières/Triel/Chanteloup !»
Concertation
Pierre Cardo veut
Fiscalité
La taxation jupitérienne s’annonce forte
sous des projets inutiles
se rendre utile en présidant le
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Codev !
dans nos territoires
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ACTUALITÉ LOCALE Andrésy
Le maire d’Andrésy soutient-il la candidature Faist ?
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Conflans
J. Dray, un sage dinosaure en visite
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Carrières s/ Poissy Carrières s/ Poissy
L’océan du capitaine Alban aux antipodes de l’océan du commandant Cousteau L’Etat doit-il prendre le relais de GPS&O ?
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Chanteloup
Jardins familiaux : l’avenir vert de Chanteloup
Orgeval
Daniel Louvet, la conscience éthique et écologique d’Orgeval
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Triel
Roms : l’impasse du bidonville
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Triel
Le bidonville : Triel a payé son tribut
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Triel
Rencontre avec le Père Matthieu Berger, curé de Triel et de Meulan
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Triel
Triel crée sa maison de santé pluridisciplinaire
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Triel
Emile Zola raconté par son arrière-petite-fille
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Verneuil
L’ADIV-Environnement tourne-t-elle la page de la RD 154 ?
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Verneuil
La déambulation chinoise à Verneuil
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Chapet
Un projet de logements inquiète les Chapetois
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Villennes
En marche ! à la conquête des Yvelines et, d’abord, de Villennes
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BAM l’Héritage au sommet de la boxe
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livre
Entre la Seine et l’espace, il y a Les Mureaux
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Technologies
La Micro-Folie des Mureaux
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passe par la permaculture
DÉBATS - DOSSIERS - SEINE VEXIN Aérospatiale
Rêver l’Espace avec la présidence muriautine des villes d’Ariane
Bibliothèques
Emmanuel Macron en visite aux Mureaux,
Infrastructures
Hardricourt : le coeur battant
pour promouvoir la lecture
de la démocratie et de la proximité
SPORTS Boxe anglaise CULTURE
apporte la culture à tous
Annonces et publicité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - FEV-MARS 2018
Intercommunalité
L’urbanisation noie notre territoire sous des projets inutiles INONDATIONS
Vue du site où l’on projetait l’Ecoport industriel en face de l’Île de Villennes-sur-Seine. Photo prise le 2 février 2018. (DR)
La crue a fait déborder la Seine. La nature s’est fait entendre et a repris ses droits, mais le « Tout construire » est en éveil, droit dans ses bottes. Voici une tribune de l’association Triel Environnement. Le 18 janvier dernier, à Triel, Jean-François Raynal, vice-président du conseil départemental en charge des mobilités, présentait le réaménagement de la route départementale 190, appelée boulevard urbain, en 4 voies entre Poissy et Triel. Coût : 19 millions d’euros pour cette transformation de 2 à 4 voies qui ne ferait que créer des goulets d’étranglement aux entrées des communes de Triel et de Poissy. De plus, les arbres qui bordent la voie actuelle seraient abattus. Les problèmes de circulation, le bruit et la pollution aux particules fines ne feraient qu’augmenter !
Constat alarmiste Rappelons que le projet de réaménagement de la RD190 s’accompagne d’une volonté de construire 8000 logements à Carrières-sousPoissy, dont 3500 environ en cours de finition. Ce sont les plus importants, auxquels s’ajoutent 1000 logements à Triel et un projet de 450 logements, enclavés à Verneuil dans la base de loisirs régionale, dans l’axe des pistes
de l’aérodrome Les Mureaux-Verneuil. C’est le dernier avatar connu sous le nom de « La Pointe de Verneuil ». Comment vouloir alors fluidifier la circulation, alors que l’espace est et sera davantage saturé et qu’existeront, de toutes façons, des goulets d’étranglement ? Le projet prévoit bien des voies de bus de Poissy jusqu’à l’Ecopôle, mais aucune pour circuler et desservir Triel ! Lors de cette réunion du 18 janvier, les associations ont demandé la mise en place d’une table-ronde pour revoir le pré-projet. Sans succès !
Des alternatives existent Il est grand temps de comprendre que le TOUT CONSTRUIRE à n’importe quel prix ne fera qu’empirer la situation. Des solutions existent, moins coûteuses, plus respectueuses de l’environnement et de la qualité de la vie des habitants. - Augmentons la fréquence des bus, des trains et des RER pour favoriser l’usage du transport collectif ! - Développons des transports collectifs moins polluants ! - Créons de véritables pistes cyclables en site propre ! - Incitons les entreprises à développer le télétravail ! - Créons des espaces de travail partagé au cœur des villes qui développeront le tissu éco-
nomique de notre territoire ! - Privilégions des petites navettes pour Triel, par exemple pour tourner entre la rue Paul-Doumer et le pont sans provoquer de bouchons !
Voilà à quoi devrait servir l’argent public, celui de nos impôts !
Les constructions qui répondent aux exigences environnementales mais aussi sociales rendent la vie des habitants plus agréable. Prenons l’exemple du quartier des Mureaux qui a été labellisé «écoquartier» : il facilite le mieuxvivre ensemble, en conciliant mixité sociale, écologie, culture. Pourquoi ne pas s’en inspirer au lieu de bétonner le centre-ville de Triel ? Rien ne se fait bien si tous les acteurs ne sont pas ensemble(1). L’urgence de prendre le temps de construire des logements de qualité est indispensable, et si cette initiative de construction n’est qu’aux mains des promoteurs les plus bétonneurs, les constructions ne répondront pas aux exigences environnementales qui rendent la vie des Yvelinois meilleure.
D’autres projets inutiles sur notre territoire
D’autres projets dispendieux existent. La déviation de la RD154 qui passerait dans les Bois de Verneuil, d’un coût financier élevé, n’a, a priori, qu’un usage très limité au prix de ../… www.journal-deux-rives.com
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INONDATIONS : L’URBANISATION NOIE NOTRE TERRITOIRE SOUS DES PROJETS INUTILES la destruction d’une partie d’un poumon vert régional essentiel. Le projet du pont sur l’Île de la dérivation à Achères s’inscrit dans la même logique avec un coût actuel fixé à 120 millions d’euros.
Une touche d’espoir... Vendredi 26 janvier, les associations Rives de Seine Nature Environnement et APTERS revenaient, en conférence de presse, sur leur combat qui a conduit à l’annulation par le tribunal administratif de Versailles, le 12 janvier dernier, de l’ensemble des autorisations permettant l’aménagement d’une plateforme portuaire de 34 hectares, qui aurait été située sur les communes de Carrières-sous-Poissy et de Triel-sur-Seine. Au vu de la mobilisation générale des habitants et de toutes les associations, le commissaire enquêteur avait donné un avis défavorable pour l’ensemble de ce projet. Pour les magistrats, l’étude d’impact n’était pas fiable et le port industriel était nuisible à l’environnement. Il devait traiter des déchets industriels en limite d’habitations, dans une plaine dont les sols sont déjà pollués. Hélas, le préfet Morvan a déclaré à la presse que l’État allait faire appel de la décision du tribunal. Un cas rarissime !
La santé publique en question
Il y a quelques années un large secteur de la ZAC, dite de l’Ecopôle, était constitué de
champs d’expansion de crues. Depuis, ces terrains ont été surélevés. A force de les réduire et de les supprimer, les inondations dans ce secteur densément habité des Yvelines sont de plus en plus importantes. Après la récente inondation, nous pouvons nous demander si la poche d’amiante enfouie dans le sous-sol du site de l’ancienne usine Eternit n’est pas en train de se fissurer et se répandre dans l’eau souterraine. Cette usine qui fabriquait de l’amiante est située en limite du champ captant de Verneuil et de Vernouillet. Cette station alimente et approvisionne en eau potable les habitants de ces communes. Nous parlons là de santé publique ! Par ailleurs, la région Île-de-France lance un programme de protection de nos arbres remarquables qui sont un « patrimoine extrêmement important » selon Yann Wehrling, conseiller régional. Constat alarmant : les oiseaux, eux aussi, sont en train de disparaître : en 13 ans, 73 % des moineaux ont disparu à Paris. Sans oiseaux, sans abeilles, sans arbres mais avec de l’eau et de l’air pollués, quel sera l’avenir pour nos enfants, que leur restera-t-il ? Des routes, du béton, un sol minéralisé ? Des solutions existent, arrêtons la fuite en avant ! Evitons le « Tout construire » sans réflexion sur le long terme, conservons nos arbres, nos zones humides, préservons les champs d’expansion et créons de nouveaux, où les eaux
peuvent se répandre lors d’un épisode de crue et éviter ainsi des inondations de plus en plus importantes et répétitives ! Enfin, dans le cadre du Plan d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Grand Paris Seine & Oise, Triel ainsi que les communes voisines devraient aussi, entre autres, répertorier tous ses « éléments remarquables ». Il est temps, car à vouloir « Tout construire », nous pouvons tout détruire : notre cadre de vie, notre qualité de vie, notre santé ! Il ne faut évidemment pas tomber dans un refus de tous projets, mais avancer, en réfléchissant comme Triel Environnement et d’autres associations le proposent, vers un urbanisme durable où les décisions sont prises avec les citoyens pour des projets respectueux de l’environnement, de notre environnement. A quand une véritable concertation pour un vrai vivre ensemble, intelligent et porteur d’une vision d’avenir ? r 1. https://www.kaizen-magazine.com/article/ ecoquartier-mureaux-mieux-vivreensemble/ Autres liens (URL) : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/ developpement-durable-zone-expansion-crues-7643/ https://reporterre.net/Pour-se-proteger-descrues-une-solution-cooperer-avec-la-nature
Le site du projet « La Pointe de Verneuil » fera l’objet d’un bras de fer entre les associations environnementales et les élus. (DR) www.journal-deux-rives.com
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Don Quichotte de la plaine : « Sauvez la plaine de Carrières/Triel/Chanteloup !»
POUBELLE VALLEE
Un citoyen engagé, Alban Bernard, a lancé une pétition sur le site Avaaz.org : petition/Ministre_dEtat_Ministre_de_la_Transition_ecologie_et_solidaire_Mrs_les_elus_Sauvez_la_plaine_de_Carrieres_Triel_Chantelo (Crédit photo : A. Bernard)
Début février, Alban Bernard, citoyen de Carrières-sous-Poissy, a découvert l’indicible : la décharge à ciel ouvert qui s’est développée depuis quelques années dans la plaine, zone interstitielle entre Chanteloup-les-Vignes, Carrièressous-Poissy et Triel-sur-Seine. Devant l’urgence sanitaire et environnementale, il a lancé une pétition à caractère national, qui a déjà atteint les deux milles signataires et elle continue à grimper. Le J2R a rencontré l’initiateur de ce mouvement pour le réhabilitation de la plaine. Déterminé à changer la donne, il a entrepris, avec une pétition en ligne et un effort de lobbying, de mettre la pression sur les autorités compétentes, notamment le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot lui-même. Sa pétition a déjà été signée par environ deux mille personnes. Avec un arsenal de communication (vidéos, page Facebook, Tweeter et un site Internet), Alban Bernard a décidé de mettre un coup d’accélérateur pour sauver la plaine de cette situation désastreuse dans laquelle elle se trouve. « C’est un bordel ! », a-t-il lancé lorsque l’on a évoqué le constat environnemental de cette plaine.
Selon la pétition lancée début février, « la plaine de Carrières-sous-Poissy / Triel-sur-Seine / Chanteloup-les-Vignes est laissée à l’abandon après plusieurs années d’insalubrités orchestrées par des personnes malintentionnées qui ont littéralement dévasté la nature. De nombreuses montagnes d’ordures à l’air libre polluent le sol et se dispersent au gré des vents. C’est intolérable. » Le ton est donné pour expliquer aux élus, aux acteurs économiques et aux citoyens de la Seine Aval que le temps de l’action est arrivé. « Les élus doivent prendre leurs responsabilités devant cette situation » car les tergiversations du passé ont contribué à un état d’immobilisme, voire d’abandon. Le campement de Roms a été évacué en août 2017 ; après dix ans de squat et d’équivoques, nous sommes condamnés à trouver une solution, quel que soit le coût. Pour M. Bernard, peu importe l’origine de cette double crise, sanitaire et écologique. Tout le monde a su profiter de l’absence de l’état de droit et en premier chef, les Roms du campement évacué en 2017. Il affirme que la réhabilitation de cet espace d’environ 12 000 m2 devrait être une priorité nationale. Le coût de réhabilitation de la plaine est relativisé lorsqu’on le compare aux dépenses de la réalisation du Parc du Peuple de l’herbe (23 millions d’euros). « Sous prétexte que la pollution est déjà importante, s’est-il insurgé, on ne peut pas laisser cette terre à l’abandon ! » En outre, M. Bernard constate qu’aucune réaction n’a été constatée de la part des autorités compétentes. Cependant, dès que le
nombre de 2000 signataires aura été atteint, M. Bernard envisage d’aller voir les maires de Chanteloup-les-Vignes, de Carrières-sousPoissy et de Triel-sur-Seine, respectivement Mme Catherine Arenou, M. Christophe Delrieu et M. Joël Mancel. A-t-il peur de devenir le « Don Quichotte de la Plaine », confronté au moulin à vent, que semble être la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise ? Au contraire, « cela m’excite », a-t-il répondu d’une manière cavalière. En conclusion, M. Alban Bernard veut « réveiller la population comme un volcan » qui fait éruption après une longue période d’accalmie. Il veut que cette décharge devienne une affaire nationale. Cet homme voit loin et s’il réussit, sa gloire lui permettrait d’ériger un monument au centre de la plaine pour honorer ce geste citoyen. r
A. Bernard sur le site le 17 février. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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Pierre Cardo veut se rendre utile en présidant le Codev ! CONCERTATION
Cela faisait six ans que Pierre Car- Pierre Cardo, ancien député-maire, a livré les raisons pour lesquelles il a accepté la do n’avait pas abordé des sujets présidence du Conseil de développement (Codev) de GPS&O. (J2R) liés à la politique locale au nord gramme de développement économique de machin de plus » dans le paysage technocratique des Yvelines. C’est un retour aty- la boucle de Chanteloup élaboré fin des an- suite à la réforme territoriale de 2015. Cette nées 90, on peut constater qu’il a accumulé communauté urbaine est un fait politique et pique ! Après son départ de la tête de l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) et son travail à l’Autorité de régulation ferroviaire (AREF), il s’est occupé à ses hobbies et aux autres passions. Cependant, Pierre Cardo a voulu se rendre utile lorsqu’on l’a appelé, dans l’urgence, pour servir la communauté urbaine en tant que président du Conseil de développement (Codev). Le J2R l’a rencontré le 13 février au siège du journal. Rencontrer Pierre Cardo avec son sourire convivial est toujours agréable malgré les points ardus à aborder : avis motivés dans la concertation de la communauté urbaine; composition de ce conseil de développement; critères et critiques pour procéder à faire une analyse neutre de l’action de l’exécutif. A quoi sert-il de présider un « machin » de plus ?
Retour à ses premiers amours Le retour annoncé le 8 février de M. Cardo a fait exploser le compteur de la page Facebook du Journal des 2 rives : M. Lionel Wastl, élu municipal à Andrésy, a par exemple commenté ce retour sur la toile : « En guise de renouvellement des élites et des pratiques politiques locales, ça se pose là avec le retour du dinosaure, élu député de notre circonscription il y a un quart de siècle !» Ensuite, quand on connaît son prowww.journal-deux-rives.com
les zéros pointés. Souvenons-nous : filière bois, Ecopole, ferme solaire et Ecoport de Carrières ! Mais il ne faut pas être méchant : il a soutenu et participé au splendide développement urbanistique de Carrières dit La Centralité, avec ses amis Tautou et Bédier. Pour Pierre Cardo, les choses sont simples : il ne revient pas, il « vient différemment » et se considère comme un ancien de la vie politique qui est « revenu à ses premiers amours, la vie associative et le sport ! » En décembre 2017, Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, l’a contacté pour lui proposer la fonction bénévole de président du conseil de développement adossé à la communauté urbaine. Après trois jours de réflexion, M. Cardo a donné son accord pour préparer cette tâche. Il a certainement posé ses conditions notamment la liberté de choix pour coopter les 50 membres de ce conseil. Actuellement, il a déjà réuni une trentaine de personnes de la société civile avec des profils divers et varié. La liste sera publiée dans le J2R lorsqu’elle sera annoncée. Ce conseil de développement, qui est une obligation de la loi NOTRe, devait se réunir déjà au début de la création de Grand Paris Seine & Oise. Cependant, M. Cardo n’y est pour rien. Il est là pour se rendre utile et, avec son bâton de pèlerin, il a commencé à structurer cette instance qui ne sera pas « un
par conséquent, il lui « appartient de faire des avis justifiés » pour que les élus soient capables de confirmer leurs idées ou les faire évoluer. L’avis « impartial » du conseil de développement devrait être guidé par l’expertise et la neutralité afin que les choix politiques et ses avis coïncident afin de voir émerger un territoire « harmonieux ». Pierre Cardo a donné quelques pistes sur des sujets récurrents comme la construction de logements dans les communes de la communauté urbaine. « Pour moi, il faut savoir où l’on construit et pourquoi ! », a-t-il lancé. La nouvelle urbanisation est indissociable de l’arrivée concrète d’Eole. Par exemple, le conseil devrait donner un avis sur le Plan local d’urbanisme intercommunal et sur le Plan local d’habitat intercommunal, deux documents d’urbanisme qui sont le socle de la politique publique en matière d’aménagement de territoire. Ce conseil a également la capacité de s’autosaisir et d’émettre des idées sur tout sujet ayant trait à la communauté urbaine. Pierre Cardo « sera le garant de ce travail collectif » qui est basé sur le volontariat et sur l’envie de servir le territoire et non pas s’en servir. Nous espérons que Pierre Cardo ne se trompe pas sur ce choix qu’il a fait après avoir globalement réussi tant de défis dans sa vie locale et publique. Il veut se rendre utile et faire taire les critiques de tout bord. r
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Intercommunalité
FISCALITÉ
La taxation jupitérienne s’annonce forte dans nos territoires
Au-delà de l’actualité de la réforme de la suppression de la taxe d’habitation, nous devrions aussi nous interroger sur la finalité des deux autres taxes : la TFBP, taxe foncière sur les propriétés bâties et la TFPNB, taxe foncière sur les propriétés non bâties. Est-ce une taxation de redistribution à caractère social ou un mode de financement de services rendus à la population ? A quelle échelle territoriale doit-on taxer la propriété et dans quel but ? A l’instar de la taxe inondation, cette explosion fiscale risque de porter tort à la Commu- Par une réforme jupitérienne, Macron veut une nation «Start-up.» (DR) nauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). environ un tiers des recettes proviennent de ce service vont, au départ, utiliser largeQuel que soit l’effet de la réforme de la suppression de la taxe d’habitation (TH) et, a fortiori, des taxes locales, l’armature fiscale territoriale a été largement modifiée depuis 2015 et ses changements sont, de plus, en train d’associer des espaces « démunis » aux zones à forte croissance économique. Ceci permettrait de prendre appui sur les zones urbaines denses et, plus encore, pour les métropoles. Cependant, le mouvement reste incomplet, laissant de grands espaces ruraux orphelins, sans modèle d’organisation propre. Que serait demain, sans fiscalité propre ?
Comment compenser la perte de la taxe d’habitation ? En 2017, les villes et les territoires démunis ont été obligés de taxer davantage car ils n’ont pas une attractivité économique forte par définition. Selon l’UNPI, il y a une forte corrélation entre communes « pauvres fiscalement » et la « pression fiscale ». La réforme de la suppression de la TH va-t-elle accentuer ou, plutôt, renverser cette situation ? Selon l’analyse avancée par le Comité des Finances Locales (CFL), afin de compenser « à l’euro près » le manque à gagner pour les collectivités et les EPCI suite à la suppression de la taxe d’habitation, évaluée à « 26 milliards d’euros en 2020 », compensations d’exonérations intégrées(1), le président du CFL a confirmé qu’il excluait que la compensation se fasse via les dotations de l’Etat, « même partiellement », car elles risqueraient de devenir « une variable d’ajustement pour l’Etat ». Nouveaux impôts comme Gemapi Pour une majorité d’élus de base, cette réforme va à l’encontre de la cohésion des territoires. A la périphérie des grandes métropoles ou dans des zones rurales, cela remettrait en cause leur autonomie fiscale car
des taxes locales. Le fait intercommunal n’est pas encore en mesure de se subsistuer au rôle communal : l’échelle n’est pas bien ajustée et les compétences sont parfois contestées par des élus en désaccord par la célérité de la loi NOTRe. Cela pose aussi le problème de la représentation démocratique de ces intercommunalités. A partir de cette clarification démocratique, le contribuable pourrait consentir, à nouveau, à être imposé selon de nouveaux principes et des objectifs politiques à une échelle nouvelle. Qui payera la ville et notamment les équipements publics « rendus nécessaires et en proportion » pour un fonctionnement sain d’un territoire donné ? Nouvelles compétences, telle la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI), signifient nouvelles charges, et des nouveaux impôts. Dans le cas de GPS&O, le risque est l’émergence d’une pression fiscale à dose homéopathique. Selon nos confrères du Courrier de Mantes du 22 février, la communauté urbaine enregistrerait une réduction de recettes de 6,5 M€, conséquente à la fermeture de la centrale EDF, et de 1 M€ au titre de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). La seule réponse de l’exécutif est « la solidarité communale jouera son rôle » car il n’est pas question d’augmenter la pression fiscale au sein de l’intercommunalité. Or, le 8 février 2018 à la réunion du conseil communataire GPS&O, a été adopté le principe de l’élargissement de compétences pour gérer l’eau pluviale et ruissellement et de la taxe inondation. Cette décision se traduit déjà, à Verneuil-sur-Seine, par un vote favorable. Une recette annuelle d’un million trois cents mille euros entrerait dans le budget communautaire pour anticiper, gérer les dégâts liés aux inondations à venir. Toutefois, les frais de fonctionnement
ment ce montant. Ainsi, GPS&O utilise le levier communal sans vergogne. Mais compte tenu de l’austérité budgétaire actuelle, on peut se demander jusqu’à quand GPS&O réussira à ne pas augmenter ses impôts ?
Transformation jupitérienne Avec la diminution des foyers contribuables et un certain désengagement de l’Etat, les budgets communaux risquent de pâtir. Selon une analyse de l’OFCE-Sciences Po Paris en 2017, en raison d’exonérations et d’abattements, « 15,5 % de ménages français ne paient pas de taxe d’habitation ». Pour ceux qui la paient, cela représente « 1,4 % du revenu disponible ». Les dotations de l’Etat sont en baisse depuis quelques années et les collectivités locales devraient faire des efforts supplémentaires de l’ordre de 13 milliards d’euros pour réduire la dépense publique dans l’avenir. Les élus, à l’instar des maires de l’Association des petites villes de France, sont inquiets : « en 2020, la part de fiscalité locale qui continuera d’être assise sur des valeurs locatives obsolètes pèsera trois fois plus que la part de TH dégrevée... » Par conséquent, le risque est de voir des communes démunies et impuissantes sans un véritable levier fiscal, à moins que les intercommunalités se substituent progressivement. Cela appelle une double « transformation jupitérienne », fiscale et territoriale dans les années à venir. r 1. L’estimation du gouvernement d’un manque à gagner de 10,2 milliards d’euros pour les collectivités se base sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Cette estimation n’inclue pas les exonérations, évaluées à « 1,7 milliard d’euros en 2017 », selon André Laignel. Avec la suppression de la taxe d’habitation pour tous les foyers annoncée pour 2020, ce chiffre s’élèverait donc à 26 milliards d’euros par an, selon les calculs du CFL.
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Le maire d’Andrésy soutient-il la candidature Faist ?
ANDRÉSY
Dans un article repris par le J2R, le blog d’Andrésy Energies Renouvelées a mis en lumière les tactiques de MM. Hugues Ribautl et Denis Faist, respectivement maire et premier adjont de la ville d’Andrésy, en vue de la prochaine élection municipale de 2020. Dans un échange musclé au cours de la réunion du conseil municipal d’Andrésy, le 15 février, Lionel Wastl, chef de file de l’opposition AER a tenté de tirer une réponse claire sur l’appui politique de M. Hugues Ribault à Denis Faist, candidat déclaré à l’élection municipale de 2020.
Un silence assourdissant M. Faist est-il bien le candidat de M. Ribault et de la majorité municipale d’Andrésy ? M. Ribault, maire : « Je peux réserver ma réponse ? ». Bien tenté, mais M. Ribault a esquivé. M. Ribault, candidat en 2020 ? Autrement dit, Lionel Wastl a posé la question qui brûle : « Pouvez-vous nous dire, M. Ribault, si vous serez alors candidat, pour la quatrième fois, en 2020 ? » M. Ribault, maire : « Je peux réserver ma réponse ? Et de toute façon, je n’ai pas envie de vous répondre ». De toute façon, tout le monde est légitime à se présenter et M. Ribault sait qu’il est très tôt pour se dévoiler. Cela démontre que M. Ribault n’a pas encore préparé sa succession. Ainsi, il peut être surprenant que le maire d’Andrésy ait refusé de répondre aux questions de l’opposition dans la mesure où son premier adjoint, Denis Faist, en se déclarant urbi et orbi, a affirmé que le maire ne se représenterait pas et, ensuite, qu’il soutenait sa candidature. Il ressort que le maire d’Andrésy n’a rien confirmé de tout cela ; c’est une mauvaise nouvelle pour Denis Faist qui s’est autoproclamé « son digne successeur », tout en tentant
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un rapprochement avec les macronistes, pour récupérer l’étiquette LREM. Par ailleurs, au début de l’année 2018, M. Faist a laissé entendre que sa liste serait ouverte à toutes les bonnes volontés et il a commencé à recruter dans le mercato politique andrésien.
La stratégie du bluff Néanmoins, cela confirme ce que nous avons présagé : face à un maire qui ne veut aucunement laisser sa place, malgré ses promesses de quitter son poste en 2017, Denis Faist est parti à l’offensive, a pris les devants et surtout décidé de bluffer, du moins en partie, en affirmant qu’il avait le soutien du maire. Hugues Ribault est piégé : il ne pourra pas barrer la route à un deuxième candidat de sa majorité, après l’épisode Muneret en 2014, sans se mettre à dos ses élus et ses militants. Il confirmerait l’image, déjà entrevue en 2014, d’un élu incapable de décrocher. Interrogé par le J2R, le 16 mars, le maire a confirmé son souhaite de laisser sa place à son éminence grise de toujours, argentier d’Andrésy depuis 2001 : pour le maire, M. Faist « est le mieux placé pour faire face aux défis dans le contexte intercommunal complexe. » Une droite andresienne éclatée, desunie Actuellement, la majorité de M. Ribault est éclatée : certains ne souhaitent absolument pas la candidature d’un Denis Faist qui, venant du centre-droit, tente manifestement de récupérer l’étiquette LREM, ce que certains élus étiquetés LR n’accepteront jamais. Maires et adjoints encartés LR, élus UDI, minorité LR/PCD, élus proches de LREM, indépendants juppéistes... On commence à ne plus rien comprendre au paysage politique de la droite andrésienne qui passe son temps à régler ses comptes. Il est à craindre que 2019 ressemble à 2013. La majorité va, de nouveau, s’entredéchirer et passer son temps à faire de la politique interne, oubliant d’œuvrer pour les Andrésiens. Mme Virgi-
Hugues Ribault, maire d’Andrésy. (J2R)
nie Muneret reste en embuscade et attend le moment propice pour déclarer sa candidature. Dans cette guerre de mouvement locale, des enjeux politiques à caractère national auraient des répercussions sur la suite de ces mouvements d’humeur. r
Retour à 2014 Après avoir annoncé en 2013, qu’il ne se représenterait pas une troisième fois, le mairesortant, Hugues Ribault, a tourné casaque quelques mois plus tard et annoncé finalement sa candidature pour 2014. Entre temps, sa fidèle alliée, maire adjointe à l’Urbanisme, Virginie Muneret, s’était déjà proclamée candidate, comme convenu dans le groupe majoritaire dès 2012. Par ailleurs, Mme Muneret parvint à obtenir l’étiquette UMP. Furieux, le maire sortant déchira sa carte du parti (UMP) en direct. Finalement, Hugues Ribault réussit à se faire réélire avec seulement 37 % des suffrages. Après cette victoire, un « pacte » fut passé : M. Ribault restait en poste deux ans, puis démissionnait pour laisser la place à Denis Faist. Pourtant, en 2018, le maire n’a pas donné sa démission. r
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CONFLANS
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J. Dray, un sage dinosaure en visite
Julien Dray a été accueilli par une dizaine de militants PS. (J2R)
Le 3 février 2018, la poignée de socialistes de la Confluence a accueilli Julien Dray, membre du PS qui tente de ranimer le vieux parti en déliquescence. Une dizaine de militants conflanais sont venus malgré le froid et la pluie afin d’accueillir Julien Dray, un cacique de la rue de Solférino. De l’aveu même de l’intéressé, c’était la première fois qu’il était en visite à Conflans. Pierre Mailunka et Pierre-Emmanuel Guigo ont fait venir cet illustre socialiste qui prend un peu de recul et tente d’analyser les raisons de cette crise structurelle du vieux parti socialiste. D’abord, M. Julien Dray a tenté de dédramatiser la situation au niveau national : « Il ne faut pas avoir honte d’être socialiste ! » Il faudrait plutôt serrer les rangs afin d’analyser, de proposer et d’avancer dans un débat public et politique qui ne cessera pas après le congrès PS de 2018. Pour M. Dray, les valeurs
du PS sont à ressortir eu regard aux enjeux du XXIe siècle : les méfaits de la mondialisation, la laïcité, l’ubérisation de l’économie, la contrainte environnementale et la révolution numérique sont au centre du débat politique local, national, voire international et le PS ne devrait pas être absent. Pour se rassurer et rassurer les siens, M. Dray a affirmé qu’il y « a encore de la vitalité [au PS] et ce n’est pas une maison de retraite !» En somme, le PS doit s’adosser à ce monde «nouveau» tant vanté par le président Emmanuel Macron. De plus, les socialistes ont déjà surmonté d’autres périodes difficiles. Par exemple, M. Dray a fait allusion à la reconstruction du PS après la défaite historique de 1993. La droite avait démontré sa force pour ensuite dégringoler. La gauche «plurielle» de Lionel Jospin a repris les chemins de la victoire en 1997, dans un cadre de cohabitation, avec le gouvernement « le plus à gauche du monde ! ». Julien Dray a ressorti le vieux concept de « socialisme municipal » de l’expérience du pouvoir.
Toutefois, Julien Dray ne s’est pas épargné une sorte d’autocritique : « nous avions tout [le pouvoir] et nous avons tout perdu ! » Le PS n’a plus de vision de société et il ne donne plus d’espoir pour une renaissance de la gauche, actuellement émiettée. Il faudra que M. Dray se rappelle aussi que les partis naissent, se développent, se consolident et puis ils peuvent - et doivent - disparaître. Au cours du XXe siècle, les radicaux-socialistes, la SFIO, du côté de la gauche, les différents rassemblements pour la République, à droite, ont démontré ce parcours systématique des organisations politiques en France. Il n’est pas convaincant de penser que « le passé forge un avenir » en termes d’organisations politiques. Cependant, les partis devraient être les lieux du débat des militants afin de forger une ligne politique, une vision du pays à un moment donné. Autrement dit, il faut évidemment théoriser. C’est un exercice dans lequel M. Dray excelle. Il a lancé un certain nombre d’idées assez innovantes pour la suite. D’abord, les militants devraient toujours donner leurs avis afin de « contrôler les actions du gouvernement ». Ainsi, M. Dray a souligné l’importance de dissocier l’exécutif, le parlement et le parti du gouvernement. Chaque année, selon lui, il faudrait que ce parti au pouvoir « donne un quitus » pour confirmer ou infirmer les choix et les mesures du gouvernement. Réfléchir aussi aux enjeux mondiaux permettrait au parti de construire, de se projeter dans l’avenir. A titre d’exemple, M. Dray a cité Michel Rocard qui avait été un des premiers à s’alarmer sur les méfaits de la mondialisation : Rocard aurait expliqué que « la mondialisation allait dévorer nos démocraties ». Ceci est confirmé par des actes au début du XXIe siècle, selon l’analyse de M. Dray. Dans la continuité de l’ancien penseur du socialisme français, Julien Dray a affirmé que « le socialisme devrait s’adosser une fois de plus au terme “progrès” ». La juste répartition des richesses produites dans un monde de plus en plus inégalitaire devrait être un des principes à adopter pour regagner des électeurs de gauche. En effet, ce sont de vieilles questions économiques et sociales qui démontrent bien, selon M. Dray, que M. Macron n’a rien apporté de nouveau dans ce soi-disant « nouveau monde ». M. Dray a donc conclu que le PS gagnera en revenant aux fondamentaux de la pensée et des valeurs de la gauche. r
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CARRIÈRES/POISSY L’océan du capitaine Alban aux
antipodes de l’océan du commandant Cousteau
« Déchargeons la plaine !» est le mot d’ordre de la majorité des habitants/riverains du triangle infernal allant de Carrières-sous-Poissy à Triel-sur-Seine en passant par Chanteloup-les-Vignes. Une pétition a été initiée par « capitaine Alban » Bernard (médaillon). (DR)
Le commandant Cousteau se battait pour préserver la beauté des océans en les filmant. En 2018, le «capitaine» Alban Bernard, le chef de file de la plaine, filme la mer de déchets dans le triangle infernal de Carrières, de Triel et de Chanteloup avec son drone afin de réveiller les élus, la communauté urbaine et enfin l’Etat, afin qu’ils agissent pour qu’elle soit nettoyée rapidement. Selon les estimations d’Alban Bernard, cet océan de déchets polluants représente maintenant une superficie de 7 à 8 terrains de football.
Comment en sommes-nous arrivés là ? En 1999, le préfet des Yvelines (l’Etat) a interdit de cultiver ces terrains agricoles définitivement, mettant fin à l’agriculture dans notre boucle de la Seine. Les terres, abandonnées sous la contrainte, sont donc devenues des jachères. Quelques années plus tard, sont venus s’installer, successivement, quatre camps de la communauté Rom. Les dépôts sauvages dans la plaine, alors commencés, se sont amplifiés doucement et périodiquement pour devenir en mai 2017 une décharge sauvage. Un syswww.journal-deux-rives.com
tème organisé s’est mis en place entre les Roms, des entrepreneurs de la démolition et diverses sociétés sans scrupules voulant éviter de payer les centres de traitement des déchets. Certains, encore plus malhonnêtes, facturaient pourtant à leurs clients les frais de décharge sur un site de recyclage des déchets (payant) ! Il faut savoir que la loi française ne permet pas d’expulser quiconque, si aucune proposition de logement n’est proposée. Alors pourquoi n’a t-on pas trouvé de solution pour reloger la communauté Rom depuis 10 ans et les avons-nous laissés vivre sur la plaine, dans des conditions qu’aucun d’entre nous n’accepterait ? S’ils avaient été relogés et si les accès à la plaine avaient été condamnés, nous ne serions jamais arrivés à cette situation désastreuse. Ce fiasco engage donc la responsabilité des maires de Carrières-sous-Poissy, de Chanteloup-les-Vignes et de Triel-sur-Seine, les élus de l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et ceux de la communauté urbaine GPS&O ainsi que les préfets qui se sont succédé depuis 10 ans. En juin 2017, les associations Triel Environnement, ASAEECC «Votre vie à Carrières» et Rives de Seine Nature-Environnement ont alerté les médias et écrit au président de GPS&O, M. Tautou, pour qu’il agisse ; celuici n’a pas répondu à ces associations. Trois mois plus tard, le volume des déchets a triplé ! Sa masse pourrait se situer entre 5000 et 7000 tonnes. Grâce à la cartographie des zones de dé-
chets, réalisée par Alban (consultable sur Internet : dechargeonslaplaine.fr), nous pouvons estimer qu’il faudra nettoyer plus de 25 hectares, soit l’équivalent de 7 terrains de football pour une masse estimée à plus de 7000 tonnes de déchets à évacuer, trier et recycler. Il a fallu deux incidents(1), l’un ayant entraîné la mort d’une petite fille dans un camp de Roms, pour que le préfet prenne les arrêtés d’expulsion demandés par les maires de Carrières-sous-Poissy et de Triel, acceptant donc qu’il soit procédé au démantèlement de trois des quatre camps de Roms présents. Le maire de Carrières a, alors, fait fermer presque toutes les voies d’accès à la plaine. L’hémorragie semble stoppée, en tout cas le déchargement de déchets, correspondant à 20 camions par jour, s’est arrêtée. Les Roms du dernier camp en place devraient prochainement être expulsés, selon la préfecture pour mettre définitivement fin à ces dépôts sauvages. Cependant, l’accès à la plaine est toujours possible ! Depuis cinq mois, une sorte d’immobilisme politique a pris place ; les associations, n’ayant aucun signe sur le devenir de la plaine, se demandaient quand commencera, enfin, le nettoyage. Avec l’aide de Bruno Piva, propriétaire terrien, Alban a décidé d’agir en filmant la plaine en direct, puis avec son drone ; ensuite, il a créé une pétition, un site Internet, une page Facebook et un compte Twitter. A sa plus grande surprise, c’est un électrochoc pour ../…
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CARRIÈRES/POISSY des milliers de personnes stupéfaites, prenant connaissance de cette catastrophe écologique. Courant février 2018, les journalistes sont revenus dans la plaine, alors que les discours dissonants entre le maire de Triel, de Carrières et le président de la communauté urbaine sont plus qu’inquiétants. En tout cas, avant la conférence de presse du 16 mars, ils ne laissent pas penser que la communauté urbaine travaille vraiment sur le futur nettoyage de la plaine, comme le maire de Carrières l’avait indiqué. Des signes encourageants montrent le soutien de la population, puisque Alban en lançant la pétition « déchargeons la plaine », adressée au ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, a déjà récolté plus de 2500 signatures en quatre semaines ! Il faut savoir que la gestion des dépôts sauvages est de la responsabilité des maires et donc des intercommunalités, alors que les décharges sauvages sont traitées par l’Etat ! Alors, qui va financer le nettoyage et le tri des déchets ? Combien de temps faudra-t-il ? Personne n’est capable aujourd’hui d’établir un échéancier.
Se retrousser les manches... et après ? Avec Alban, Bruno, les associations et tous les défenseurs de la plaine vont continuer sans relâche à essayer de faire entreprendre le nettoyage de la plaine, quitte à retrousser leurs manches faute d’actions efficaces des élus. Il est indispensable de réduire les lenteurs administratives de nos institutions et rendre les élus plus responsables et efficaces qu’ils ne l’ont été depuis 10 ans. Il faut éviter un enlisement dans la paperasse et des consultations interminables de bureaux d’études (à quel coût ?). Les associations et riverains exigent une action immédiate pour une remise en état de la plaine afin de lui redonner un caractère sain ; ils veulent que soient, ensuite, établies des propositions d’aménagement, comme des serres hors sol et pourquoi pas un parc d’activités « Espace Plaine Nature » dans une belle forêt comme l’ont fait d’autres collectivités. Un autre danger inattendu s’est produit, le lundi 26 février, alors qu’il n’y avait plus personne dans la plaine : un incendie y a été déclenché, à l’emplacement de l’ancien camp de Roms. Apparemement, des pneus ont brûlé ! Le danger de ce genre d’incendie dans la plaine vient de la présence de pots de peinture, de plastiques, d’amiante et d’autres matériaux extrêmement polluants. Les risques d’émanations toxiques et de pollutions diverses sont d’autant plus inquiétants. Il est impératif que cet océan de déchets disparaisse rapidement. Les autorités doivent, donc, intervenir par « ordonnances », c’est à dire en prenant des mesures de nettoyage immédiates car il s’agit d’une question de salubrité et de santé publique ! r 1. «Incendie criminel dans le camp de Roms», site Internet Actu 78, 16 mai 2017.
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L’Etat doit-il prendre le relais de GPS&O ?
Pour Philippe Tautou, président de Grand Paris Seine & Oise, ce dossier est complexe et coûteux. « C’est infernal », a-t-il lancé aux confrères du Courrier des Yvelines. (J2R) Afin d’interpeller Nicolas Hulot sur la plus grande décharge sauvage d’Île-de-France, les pétitions lancées par Alban Bernard ont déjà recueilli plus de 2500 signatures. Avec l’aide des associations locales de Triel et de Carrières-sous-Poissy, les médias sont venus sur place à plusieurs reprises. Les journalistes ont tous constaté la nécessité d’informer la population et, surtout, les pouvoirs publics, en raison des risques sanitaires et environnementaux évidents. L’urgence est donc à la sécurisation et au nettoiement de la plaine, au plus vite, pour concevoir des projets en concertation de la population, tout en redonnant à la plaine son caractère agricole d’antan. Sans la médiatisation de France 2, France 3, CNEWS, BFM TV, LCI, M6 et de nombreux journaux nationaux (Les Échos, Le Parisien) et locaux, cette catastrophe écologique continuerait à prendre des proportions gigantesques dans la plaine, sans que les élus de la communauté urbaine ne bougent le petit doigt. Il est à noter que son président, alerté par les associations locales, l’été dernier, ne s’était même pas donné la peine de leur répondre. C’est donc contraint et forcé par cette médiatisation sans précédent que la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) est, enfin, sortie de son silence en organisant une conférence de presse, le vendredi 16 mars. Toutefois, les principaux intéressés n’y avaient pas été conviés ! A court terme, seule une simple étude est envisagée. Celle-ci sera vite obsolète, car les déchets continuent et continueront d’arriver dans la plaine, malgré la fermeture des accès principaux par le maire de Carrières-sousPoissy. Cette étude pourra-t-elle être suivie
de mesures efficaces immédiatement ? En l’absence de financement, le président de la communauté urbaine botte déjà en touche ! Mme Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, vice-présidente de la communauté urbaine ainsi que du conseil départemental, s’est enfin réveillée lors de cette conférence ! Pourquoi n’a-t-elle pas pris sa plume pour écrire à la place de M. Millienne, député de la 9e circonscription, alors que les déchets s’entassaient devant ses yeux, depuis de nombreuses années ? Pas un mot ou un déplacement de sa part depuis cinq mois. La communauté urbaine GPS&O et, avant elle, la Communauté d’agglomération 2 rives de Seine (CA2RS), toutes deux présidées par M. Tautou, n’ont jamais su gérer cette plaine depuis dix ans, par manque de volonté et de courage certainement. Seuls les maires de Carrières-sous-Poissy ont pris des décisions mais leurs mesurettes de fortune ont, souvent, eu des résultats contraires. La solution serait que l’État, par le biais du ministère de la Transition écologique et solidaire, gère cette plaine directement et ordonne une mission de suivi de l’avancement du projet car la communauté urbaine apparaît, depuis dix ans, comme incompétente en la matière. L’action citoyenne engagée par les Carriérois a eu plus de résultat en deux mois que dix ans de gestion par les intercommunalités. M. Tautou demande que les habitants s’en occupent, en attendant un nettoyage, mais c’est déjà le cas avec l’aide de plusieurs associations de Carrières-sousPoissy et de Triel-sur-Seine ; sans eux et sans l’initiative d’Alban Bernard, la situation serait encore plus catastrophique. r
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Jardins familiaux : l’avenir vert de Chanteloup passe par la permaculture CHANTELOUP
Des familles sont prêtes à jouer le jeu dans le cadre de jardins familiaux. (Archives J2R)
L’initiative des jardins familiaux de Chanteloup-les-Vignes mérite notre soutien. Nous partageons l’espoir de la municipalité que réussisse ce projet, porté par l’ensemble des acteurs de la ville. Alors qu’au nord, Chanteloup serpente et se faufile, s’étire dans les bois de l’Hautil, que les vignes surplombent toute une vallée dont le regard par temps clair déroule les routes qui descendent en direction de la Seine et laisse apparaitre la région parisienne, voilà qu’au sud non loin du quartier de la Noé, des espaces verts sortent de terre. Au village, dans l’interstice étroit de ruelles qui se penchent et se tournent le dos, on voit les murs, des briques, de la tuile au lieu d’herbes folles ou de pivoines. On démolit une maisonnette, on engloutit son jardin au profit d’une résidence érigée sur trois étages ! Et se ramènent au vent les propos des anciens aux cris de leurs sciatiques réclamant des bancs qu’autrefois ils avaient pour s’assoupir un peu devant Mère Nature. Pour que la ville ne se cadenasse pas, la nuit, d’une fermeture éclair en acier-béton et ne s’étouffe elle-même, les habitants et les élus ont soutenu un projet qui les porte vers un avenir vert aux marches de la terre. Derrière le stade David Douillet, à la frange est du territoire de Chanteloup-lesVignes, au site dit « La Gauche des Marottes » 10 000 m2 abriteront une vingtaine de parwww.journal-deux-rives.com
celles de 120 m2 destinées aux habitants ainsi qu’un jardin-témoin tourné vers la diffusion de la permaculture (agriculture permanente). La création de cet espace témoigne de la volonté d’entrer dans l’ère du développement durable, de s’entourer d’un écosystème, de s’inscrire également dans un projet pédagogique à destination des éducateurs (parents-enseignants) afin que les enfants profitent de cet art de vivre. Des espaces de découverte, démonstration et formation appuieront la volonté d’expérimenter une autre manière de respecter la nature par l’homme. Lieux d’échanges intergénérationnels, les heureux privilégiés de ces jardins familiaux pourront s’adonner à la culture de la terre, aux plantations, s’entraider, se conseiller entre amis ou en famille. En cultivant leurs légumes, les jardiniers, experts ou en herbe, apprécieront le goût du naturel dans leurs assiettes et renoueront avec la terre qu’ils apprendront à apprivoiser avec les saisons et à respecter. Pour cette initiative, on privilégiera la forme et la technique du jardin-mandala. L’intelligence verte permet la création et la plantation dans un espace en forme de cercle. Si artistiquement, la vue en est agréable, c’est au niveau du respect de la terre que cette décision prend une tout autre dimension. On ne l’épuisera pas, mais on la fortifiera. Elle sera enrichie de micro-organismes de sols (éléments locaux). Ces expériences de culture privilégient un équilibre plus harmonieux entre la terre, son climat, ses semis
et l’espèce humaine à son service. Aérer les sols, drainer les excès d’eau, combiner les plantes de manière à minimiser la pousse des mauvaises herbes. Les spirales aromatiques cassent les codes de la culture droite et trationnelle. Cette initiative voit le jour avec le soutien de la Fédération Nationale des Jardins Familiaux(1). Ces jardins entrent dans l’espace de terrains non cultivés depuis vingt ans, appartenant à l’Etat mais délaissés, ayant l’avantage de ne pas être pollués. La ville n’est donc pas propriétaire et signera des concessions. Chaque parcelle comprendra une cabane en bois et un récupérateur d’eau de pluie qui pilotera le système d’arrosage. Les terres seront défrichées au printemps 2018, labourées et travaillées pour faciliter l’installation des potagers. Le coût de l’opération, environ 100 000 €, devrait être financé à 80 % par l’Etat, la Région Île-de-France et le Département des Yvelines. La gestion doit être confiée à une association. La liste des candidatures s’allonge avec, actuellement, 36 préinscritions : des Chantelouvais qui rêvent déjà de leurs salades et lorgnent dans les magasins spécialisés, sur les outils judicieux pour occuper leurs temps libres. Les locataires de ces parcelles devront respecter des règles de la permaculture, l’ordre caché de la nature. r 1. http://www.jardins-familiaux.asso.fr/
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Daniel Louvet, la conscience éthique et écologique d’Orgeval
ORGEVAL
Près de cinquante ans de vie politique locale n’ont pas entamé la vitalité de Daniel Louvet qui, par son parcours, a démontré que l’éthique et l’écologie font partie de ses fondamentaux. Compère, opposant, puis tombeur de M. Yannick Tasset (maire d’Orgeval de 2001 à 2017), Daniel Louvet est l’un de ces citoyens engagés qui, depuis longtemps, « pensent global et agissent localement », tout en gardant une éthique politique sans concession. Pour lui, l’honnêteté prime. D’abord, il y a quelques mois, nous avons croisé ce bel homme de 73 ans, chez le coiffeur de Villennes-sur-Seine, connu de nombreux habitués sous le surnom Colombo. Daniel Louvet y a évoqué ses voyages en Afrique dans le cadre de sa profession et son appréhension pour le compteur Linky. «Ma réticence provient du fait que ce compteur, dit intelligent, permet d’espionner les usagers-habitants», a-t-il rétorqué à des partisans de Linky. Il a, par la suite, relancé le débat en affirmant que « Linky n’apporte rien à la population ! ».
Savoir jouer collectif Fils d’agriculteur et homme du terroir, il adore les collines et les vergers d’Orgeval :« Je suis heureux d’être dans les champs tout en regardant mes animaux, dont mes lapins. » Sur ses 5000 m2 de terre, il cultive encore des légumes, des pommes de terre, dans une logique «raisonnée», c’est à dire sans pesticides. Cet engagement pour la préservation de l’écologie et de la nature l’avait conduit à créer, dans les années 1980, l’Association pour la préservation des sites orgevalais (A.P.S.O.). Déjà concerné par l’éthique et l’écologie, durant le mandat de M. Bernard Saint-Léger, il s’était fâché contre un propriétaire foncier sur la question de l’environnement ; une série de contrariétés juridiques et, même, des procès en avaient résulté. Entre-temps, Elisabeth Louvet, sa compagne, avait tenté de détrôner Bernard Saint-Léger, sans succès. Mme Louvet est devenue conseillère régionale sous l’étiquette écologique. Daniel Louvet avait repris le flambeau en 1995 et avait été élu conseiller municipal d’opposition d’Orgeval. Parmi les cinq membres de sa liste, figurait Yannick Tasset, personne clé dans son parcours. Tous deux figuraient dans l’opposition et se préparaient pour la relève. En 2000, l’action de M. Louvet a conduit à l’annulation du plan d’urbanisme de la commune (plan d’occupation des sols). Sachant jouer collectif, Daniel Louvet a participé à la victoire de
Daniel Louvet, conseiller municipal d’Orgeval, le 24 novembre 2017 lors de la réunion du CO.P.R.A. (J2R) la liste conduite par M. Yannick Tasset en 2001. M. Louvet est devenu maire-adjoint à l’urbanisme et à l’environnement. Pendant ces années, il s’est employé à concevoir, mettre en œuvre et expliquer la nouvelle politique d’urbanisme, respectueuse de l’écologie et de la nature. Son cheval de bataille était la réalisation d’un bassin de retenue pour prévenir les effets néfastes de la recrudescence des pluies torrentielles. Le maire, Yannick Tasset, ne voulait pas de ce bassin et, par voie de conséquence, une première divergence politique est apparue entre les deux hommes.
De la divergence à la rupture De la divergence à l’avertissement, il y avait un pas. Dans un autre dossier d’urbanisme, un permis de construire dans une zone boisée, donc interdite à l’urbanisation, a fait comprendre à M. Louvet que le loup était entré dans la bergerie : en 2003, au bureau municipal, avait été évoqué un permis de construire près d’un hangar à chevaux. Totalement illégale, cette construction comportait des commodités, dont une salle de bain au premier étage. « Le bureau municipal s’était exprimé clairement contre, a expliqué M. Louvet, mais, le lendemain M. Tasset l’avait signé ! » Ainsi, la rupture était consommée entre MM. Tasset et Louvet. De plus, ce dernier a pointé un comportement du maire, assez peu exemplaire : de 2001 à 2004, « il s’est fait payer le double des indemnités possibles lorsqu’il officiait aux deux syndicats de coopération intercommunale. » M. Louvet a fait bande à part et a rejoint une liste adverse à celle de M. Tasset. Ensuite, une affaire d’anticipation à l’urbanisation, opposant M. Tasset
à M. Louvet, a commencé vers 2011. Ce parcours a été parsemé de visites au pôle financier de Versailles, d’interpellations des autorités compétentes à Saint-Germain-enLaye, d’audiences à Versailles en 2013, etc.
Source d’inspiration ? Anticiper un reclassement de parcelles est un classique dans le jeu d’acteurs en matière d’urbanisme ; toutefois, il est répréhensible que cette valorisation bénéficie à une seule personne. En outre, faire porter les frais de travaux à la charge du contribuable est inadmissible. Voilà la raison de la détermination de Daniel Louvet : ces faits sont inacceptables « au moment où les Français demandent la moralisation de la vie politique », a-t-il martelé lors de la réunion du conseil municipal du 9 janvier qui marquait la fin de l’ère Tasset. Pour autant, Daniel Louvet est-il satisfait ? Pas vraiment : « Monsieur D. doit aussi partir du conseil municipal ! » Il faut séparer les « fruits pourris » des autres qui ont une éthique. Pour bien marquer cette idée, il a souligné que « les abus ne sont plus admissibles ». Il s’agit de suivre le principe éthique pour mener une politique publique, notamment dans un contexte de contrainte écologique, enjeu mondial au XXIe siècle : la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique se font déjà sentir au niveau local. Daniel Louvet a une seule réponse : « penser globalement et agir localement ». Espérons que les jeunes vont s’inspirer de cette personnalité locale qui a su marquer son temps par ses actions concrètes dans le nord des Yvelines. r www.journal-deux-rives.com
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Roms : l’impasse du bidonville
La peur est entrée en ville : un tract-pétition anonyme, signé d’un mystérieux « collectif Pas de bidonville à Triel », ayant pour adresse une boite postale anonyme de Chanteloup, avait été distribué, dans des boites aux lettres d’habitants de Triel et chez des commerçants. Cette pétition circulait aussi sur Internet, où le nombre de 800 signataires s’affichait le soir du 13 février 2018. Ce texte s’en prend au bidonville situé près d’un rond-point à l’entrée de Triel et réclame « sa fermeture définitive dans les meilleurs délais » car « il nuit à l’image de notre ville ». Il est certain que, parmi les riverains présents à la réunion du conseil municipal de Triel le soir du 13 février, les initiateurs de ce tract-pétition étaient présents ; ils ont, peut-être, pris la parole. Cependant, personne n’a assumé le rôle de chef de file. D’une manière claire, s’agit-il de la honte ou d’une manœuvre éhontée de certaines manipulateurs de peurs ? En tout cas ce «chef » de file a introduit un climat délétère dans notre ville. Joël Mancel, maire de Triel depuis 2008, a fait l’historique et a tenté de démontrer que sa responsabilité n’était pas engagée : il a hérité de ce problème inextricable et s’est battu comme il a pu. Au départ, il n’a pas voulu scolariser les enfants des Roms de la plaine mais la loi l’a
obligé à le faire. Peine perdue. Il a tenté une approche humaniste en donnant la possibilité à la communauté Rom de la plaine de vivre et d’exister dans un terrain, certes pollué, mais vivable. Il a même plaidé la cause de l’Etat pour qu’il accélère sa politique d’hébergement de ces personnes (environ 200 à l’époque) en mallogement. Après dix ans, le bilan est négatif car les Roms de la plaine ont été expulsés et certains sont venus s’installer sur le terrain appartenant au Conseil départemental des Yvelines, près des habitations. Le 1er mars, un des intervenants du public a pris le Par la suite, il a pris deux arrêtés d’insalubrité et de risque contre-pied de la majorité de l’auditoire. Rarissime ! (J2R) de la santé pour évacuer le campement illicite qui s’était créé. Toutefois, au confort rudimentaire, sont une meilleure solution c’est à la police nationale de faire exécuter cette que de vivre dans la rue ; cela leur permet de dormir décision municipale. à l’abri, de faire la cuisine, de se retrouver en famille, Pour le maire, ce problème revient à de partir au travail ou à l’école le matin et d’en revel’Etat : « C’est au sous-préfet de prendre une déci- nir le soir.» Et de poursuivre : « On peut penser sion claire en espérant que, pour la fin de la trêve que ce bidonville nuit à l’image de la ville, car il n’est hivernale, une décision définitive aura été prise ». pas caché. Chacun peut le voir en arrivant à Triel. Des nuisances s’accumulent, ont rétorqué les Mais ce pourrait être aussi la fierté des Triellois riverains qui ont repris les arguments de ce que d’accueillir avec bienveillance et pour quelques tract-pétition : « Ce bidonville pose des problèmes mois cette population particulièrement précaire.» En de sécurité... Les abords sont devenus totalement effet, « la fermeture définitive dans les meilleurs déinsalubres (excréments, déjections, immondices, rats, lais » du bidonville, sans que le logement ou décharges sauvages en bord de route). Cette insalu- l’hébergement durable de ses 130 habitants brité peut conduire à des risques sanitaires majeurs (et non pas plusieurs centaines) ne soit prénon seulement pour les occupants mais aussi pour les paré, aurait pour conséquence de les mettre habitants » de Triel. On a parlé de la prolifé- à la rue, et provoquer la reconstitution d’un ration de rats... mais tout suite l’élu aux ser- bidonville un peu plus loin. vices techniques a répondu que c’est plutôt En somme, nous sommes devant un prol’inondation récente qui a fait monter les rats blème inextricable qui se déplace : la comde la ville. Et les rats des champs ? munauté des Roms en question a été déjà Pour les Triellois accueillants, notamment évacuée d’Achères (2007) et du triangle le collectif Romyvelines, tout n’est pas si noir. entre Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-lesC’est plutôt du clair-obscur : «Des femmes, des Vignes et Triel-sur-Seine (2017). Actuellehommes et des enfants habitent dans ce lieu parce ment Triel subit cette situation ; la question qu’ils n’ont pas de logement, et nulle autre part où qui reste sans réponse est de savoir jusqu’à aller. Leurs caravanes, certes petites et entassées et quand. r
Le 13 février 2018 au conseil municipal à Triel, la question des Roms a accaparé les échanges entre les élus et le public présent. Un groupe de riverains proches du collectif «Pas de bidonville à Triel» a fait allusion à un tract-pétition anonyme qui voulait en finir avec le campement de Roms à la sortie de Triel ; le collectif Romyvelines, qui s’occupe du dossier Roms depuis 2007, a réagi et pris la parole pour l’expliquer et défendre les droits des Roms.
Le bidonville : Triel a payé son tribut
La réunion publique du 1er mars 2018 à la salle Grelbin a été un moment passionnel : environ 120 Triellois et, même, des voisins de Carrières ont souligné leur ras-le-bol de ce problème de bidonville et, plus généralement, de l’état de la plaine entre Triel, Carrières-sous-Poissy et Chanteloup-les-Vignes. Tous sont d’accord pour dire que « c’est un bidonville » qui a généré un état de malaise généralisé, avec la peur, le sentiment d’insécurité et la non-compréhension totale des agissements des autorités publiques. Malgré l’écoute et la pédagogie de M. Stéphane Grauvogel, sous-préfet des Yvelines, expliquant que l’Etat « était conscient » de l’ampleur du problème, le campement de Roms a dépassé le seuil de saturation. Cela a crevé l’abcès car les personnes présentes (sauf une poignée) ne voulaient plus de bidonville à Triel : « On en a marre et c’est la faute des élus et de l’Etat », a lancé un participant dans le micro baladeur. Avec la mobilisation inattendue des Triellois sur ce dossier, l’Etat a modifié sa position: il considère, désormais, que l’opportunité est là pour agir et déloger ces 138 personnes habitant dans le bidonville, dont une soixantaine d’enfants. Cependant, le problème ne va pas disparaître et d’autres sites seraient visés par ces Roms qui cherchent à occuper l’espace où la nature a horreur du vide. Enfin, aucune solution à long terme n’a été esquissée car c’est un problème européen depuis que la Roumanie et la Bulgarie font partie de cette communauté économique européenne qui n’a plus de raison d’être à cette échelle là. r
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Rencontre avec le Père Matthieu Berger, curé de Triel et de Meulan
TRIEL-SUR-SEINE
Le Père Matthieu nous a reçus, simplement, chez lui au presbytère de Triel pour évoquer son nouveau rôle comme curé de Meulan. Ce nouveau défi pour lui va lui demander encore plus d’efforts et de travail puisqu’il aura à présent à gérer neuf clochers comptant en tout 35 000 habitants !
Le Journal des Deux Rives : Père Matthieu, merci de nous recevoir chez vous, dans votre presbytère. Comment arrivez-vous à gérer votre nouveau rôle de curé de Meulan en plus d’être curé de Triel ? Père Matthieu : C’est vrai que ce fût un changement. Passer d’une ville de douze mille habitants à un ensemble de villes qui regroupe neuf clochers et trente-cinq mille habitants ce n’est pas rien ! Disons que je prends mon temps, j’écoute les gens. J’écoute ce qu’ils ont à me dire, ce qu’ils ont à m’apprendre. Je regarde le dynamisme de certaines paroisses qui pourrait profiter à d’autres afin de mettre en place une coopération, un esprit de solidarité entre elles. Je prie énormément pour cela. J2R : Que représente pour vous ce nouveau rôle, ce nouveau défi ?
Père Matthieu : Pour moi, c’est une véritable marque de confiance de l’évêque envers moi. Il me confie une mission tournée vers l’avenir. C’est une vraie chance, à prendre comme un cadeau de la part de l’évêque et surtout de la part du Christ. J2R : Avez-vous hésité avant d’accepter ce nouveau rôle comme curé de Meulan ? Père Matthieu : J’étais conscient de la responsabilité que cela engageait, du temps et du travail supplémentaires que j’allais devoir fournir, mais je n’ai pas hésité longtemps. Comme je l’ai dit, c’était une véritable chance, un vrai cadeau, et un cadeau ça ne se refuse pas. Pour Le Père Matthieu dans son bureau au presbytère de Triel. (J2R) moi, c’est un bonheur pour les deux paroisses, qui vont pouvoir s’aider entre elles. Leurs dif- velle mission que je tâcherai d’accomplir férences feront leurs richesses avec le temps. comme il le se doit. r Je remercie l’évêque et Dieu pour cette nou-
Triel crée sa maison de santé pluridisciplinaire Très attendu des Triellois et de la communauté médicale, le projet de maison de santé pluridisciplinaire, porté par la ville de Trielsur-Seine, aboutit. Ouverture envisagée au premier semestre 2019. Issue d’une concertation d’une durée de trois ans avec les médecins, la maison de santé accueillera plusieurs disciplines médicales et paramédicales sur 700 m2, au cœur de ville, à côté du bureau de poste. En 2019, le docteur Jérôme Fer, ophtalmologiste, prendra sa retraite ; les Joly, deux médecins généralistes, vont aussi partir bientôt. Au centre médical vétuste de la rue du Pont, il n’y aura plus personne pour accueillir de plus en plus de malades, jeunes et vieux, qui ne sauront plus où aller. Afin de compenser le départ en retraite de ces médecins et de proposer aux professionnels de santé des conditions d’exercice en phase avec leurs attentes, la Ville de Triel-sur-Seine conduit depuis plusieurs années un projet de création d’une maison de santé pluridisciplinaire, regroupant plusieurs professionnels. La commune va acquérir l’immeuble, où se trouve le bureau de poste, qui sera conservé, pour y implanter la maison médi-
cale. Les professionnels de santé s’installeront dans les étages, qui seront complètement réaménagés, ainsi que dans une extension à construire ultérieurement, en bordure nord du terrain. Plusieurs disciplines seront regroupées : - Un pôle médical-infirmier avec cinq cabinets de médecine générale, trois de spécialistes de proximité et une salle de soins infirmiers ; - Un pôle kinésithérapeutepodologie ; - Un pôle orthophoniste-or- L’actuel dispensaire est vétuste et hors norme. (J2R) thoptiste ; - Un pôle dentaire. Cependant, il est connu par des urbanistes n’aura pas de chance de pouvoir attirer une équipe que construire une maison de santé ne suffit médicale». Quant au risque de construire pour pas. Lors de son passage à Triel, le président rien, M. Poirot a expliqué que la maison de du Sénat, Gérard Larcher, avait averti les élus santé est nécessaire, mais cela ne suffit pas triellois : plusieurs centres (ou maisons) de pour réussir ce projet. Par conséquent, le santé restent vides en France, notamment risque existe, mais il est mesuré par les élus dans les zones rurales et dans la banlieue. en charge du dossier. La ville devrait acheInterrogé par le J2R, Michel Poirot, adjoint ter l’immeuble actuel de la Poste pour faire à l’urbanisme, l’a admis : Triel n’a pas encore les travaux dès que possible, ce projet de une certitude sur les médecins qui vont pro- maison de santé ne dépend pas de la réalibablement utiliser cette maison de santé. Il sation, ou non, de l’opération immobilière faut, toutefois, la construire, sinon « la ville «ilôt-théâtre». r www.journal-deux-rives.com
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TRIEL-SUR-SEINE Emile Zola raconté
par son arrière-petite-fille
Martine Le Blond-Zola, arrière-petite-fille d’Emile Zola a témoigné, à l’occasion de la conférence proposée par l’association Triel Mémoire & Histoire, dans la salle Grelbin de Triel-Sur-Seine, le samedi 10 février 2018. Anecdotes, histoires vraies, nous redécouvrons le grand artiste Emile Zola.
Emile Zola était un écrivain et journaliste français, né le 2 avril 1840 à Paris et mort le 29 septembre 1902. Son père immigré d’origine italienne, mort en 1847, a marqué la jeunesse de l’écrivain. Celui-ci a beaucoup souffert de ses origines, étant un fils d’immigré ; il a subi énormément de moqueries et d’injures, on pourrait considérer son succès comme « la revanche de l’immigré ». En 1864, Zola rencontra sa première femme Alexandrine Meley qui avait un très fort caractère ; ils se marièrent en 1870. Il rencontra Jeanne Rozerot qui, à l’inverse de sa femme, était très douce ; elle faisait ressortir le meilleur de Zola et cela s’est ressenti dans ses écrits. Il tomba amoureux d’elle rapidement et ils fondèrent une famille : ils eurent une fille Denise, la grand-mère de Martine Le Blond-Zola, et un fils Jacques, son grand-oncle. L’écrivain fut, pendant longtemps, victime de diffamations au sujet de ses deux femmes « qu’il faut pourtant considérer avec respect », a souligné Mme Le Blond-Zola. Zola loua une maison à Médan avec Mme Zola ; par la suite, il louera la maison Les Framboisiers à Cheverchemont pour sa deuxième famille. Emile Zola est indirectement lié à Triel ; il loua la maison Les Framboisiers pour pouvoir observer depuis Médan sa compagne et ses enfants sur leur balcon ; il fit, bien souvent, faire des portraits d’eux à leur balcon. Il venait rarement voir Jeanne. En effet, il
Martine Le Blond-Zola a été pédagogue avec un public attiré par l’histoire locale. (Crédit : Jean-Claude Desmonts)
se déplaçait à vélo et grimpait les pentes à pied ; pour éviter l’effort physique, il faisait parvenir des lettres à sa bien aimée : « Chère femme adorée, je suis rentré hier soir dans mon trou et je vous ai très bien vus à midi. Quand je ferme les yeux je la revois toujours, votre chère maison ; et, cette nuit, je pensais que je voudrais une photographie de vous trois, à cette fenêtre, où vous me paraissez si loin... ». Paul Alexis, qui était un ami intime d’Emile Zola, a aussi loué une maison à Cheverchemont avec sa femme et ses filles, en 1889. Il rendait souvent visite à Jeanne et aux enfants. Zola était très proche d’Alexis ; après sa mort, le 28 juillet 1901, il prononça ces mots chargés d’émotions : « Messieurs ce n’est pas un discours que je veux prononcer mais un adieu ému que je viens adresser à l’ami qui s’en va. Pendant près de trente ans sa vie a été mêlée à la mienne et sa collaboration bien précieuse...» Avec Alexis disparaissait un des derniers survivants des « soirées de Médan ». Disparu, Flaubert. Morts : Goncourt, Maupassant, Daudet ! « C’était ton tour, Alexis ! […] Au revoir, ami, de tout mon cœur ! » Mme Le Blond-Zola a également témoigné de l’amour que Zola portait envers les animaux, dont il était entouré dans sa maison de Médan ; elle nous a même confié que, durant un séjour à Londres, il développa de l’affection Pour la conférencière, Emile Zola s’est battu pour la pour une souris qui venait justice et pour la vérité. (Crédit : Jean-Claude Desmonts) tous les jours à la même www.journal-deux-rives.com
heure ; il fut bien chagriné quand un jour il ne l’a vit plus. Emile Zola était un artiste tout autant doué en rédaction qu’en photographie : « Il avait l’œil d’un artiste », affirme son arrièrepetite-fille. Il a photographié des membres de sa famille, notamment Denise, et écrit de grands classiques comme l’Assommoir, Nana, Germinal, L’Œuvre. Il savait comment assembler les mots pour les faire ressentir aux lecteurs comme dans les descriptions de Paris dans La Curée. Sur la cheminée de sa maison était gravés les mots « Aucun jour sans une ligne » qui démontrent la volonté dévouée de Zola. Toutefois, plus que tout, Emile Zola était une figure de morale. Il voulait défendre la vérité et dénoncer la misère, ce qui l’amena à écrire la lettre J’accuse, parue dans le journal L’Aurore pour défendre la cause d’Alfred Dreyfus. « Cet homme s’est battu toute sa vie contre les inégalités, il avait espoir en la science et en l’avenir, il croyait en la paix universelle s’en était même fait sa philosophie de vie. S’il revenait de nos jours, il serait terriblement déçu et se révolterait », a déclaré Martine Le Blond-Zola. Enfin, aidé par l’association Maison Zola-Musée Dreyfus, financée par feu Pierre Bergé, le musée ouvrira ses portes en 2019 : « Ce sera un espace muséographique de lutte contre l’intolérance et contre la ségrégation », a expliqué Martine Le Blond-Zola. Ce mémorial sera consacré à l’Affaire Dreyfus qui a divisé la France ; de nombreuses lettres, des documents et divers objets hétéroclites permettront de retracer en détails le parcours de ce capitaine alsacien qui fut accusé à tort. Le musée sera un point d’attraction touristique sans égal dans les Yvelines. r
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L’ADIV-Environnement tourne-t-elle la page de la RD 154 ?
VERNEUIL
L’ADIV-Environnement résonne comme « écologie appliquée au terrain ». Lors de la dernière AG, fin janvier, l’ADIV a tourné la page de l’ère Cullin et de la RD 154. La conférence de presse du 3 mars à Verneuil-sur-Seine a permis de faire le point sur ses actions. Il en est ressorti que cette association a fait le deuil du dossier RD 154 car aucun recours n’est possible sauf celui d’un propriétaire foncier qui défie les autorités expropriantes. Cependant, l’ADIV-Environnement a passé en revue la liste des prochaines actions à mener, dont celles concernant le dossier d’urbanisation « La Pointe de Verneuil ».
R enforcement
des actions environnementales
Il a été question de biodiversité au niveau de l’Île-de-France, avec un exposé de Maxime Zucca, spécialiste reconnnu, qui a insisté sur le fait que chacun d’entre nous peut, à son niveau, contribuer aux inventaires des espèces présentes dans notre territoire et ainsi les protéger. En outre, mis à part le formalisme d’une AG classique, c’était le départ formel de Michel Cullin, ancien président de l’association, qui a souhaité prendre du recul et quitter sa fonction de secrétaire de l’association : il a été chaleureusement remercié par l’ensemble des participants pour le travail accompli au cours de toutes ces années. Lors de la conférence du 3 mars, les membres de l’ADIV-Environnement présents ont rappelé ses engagements environnementaux. D’abord, des actions d’information : pour l’association, il s’agit d’informer sur tout ce qui touche à l’environnement dans notre territoire (le projet LNPN, par exemple), mais aussi de faire prendre conscience des richesses de notre environnement par des sorties nature (Nuit du papillon, sorties oiseaux, etc.). Quant à la lutte contre la déviation RD 154, il ne reste que l’espoir d’un rebondissement politique, tel que la disparition du département et la fin de la mandature de M. Tautou qui permettraient de changer la donne politique. Qui sait ?
Une partie de dirigeants de l’Adiv-Environnement, le 3 mars 2018. (J2R) palité de Verneuil a demandé une modificaProchain combat à Verneuil
tion du PLU de la commune mais y a ensuite En revanche, l’ADIV-Environnement sait renoncé. M. Tautou veut maintenant profiter quel est son prochain dossier d’envergure et du passage au plan local d’urbanisme interde friction avec les élus de la région : la Pointe communal (PLUi) pour supprimer discrètede Verneuil. Le terrain nommé ainsi se situe ment cette zone N, sous le prétexte qu’elle est au cœur de l’Île de Loisirs du Val de Seine : polluée. L’ADIV-Environnement annonce il s’agit plutôt d’un rectangle situé le long qu’elle veillera, bien entendu, jalousement sur de la Seine entre l’étang de la Grosse Pierre cette zone N. Pour compléter, ses dirigeants et l’étang du Gallardon ; ce terrain d’une sont prêts à en découdre : « Des actions [seront dizaine d’hectares est complètement entou- menées] contre tous les projets que nous jugeons ré d’espaces naturels, abritant des espèces inadaptés au développement de notre territoire, tels remarquables. Une partie de ce terrain est que la liaison RD30-RD190 avec création du Pont classé en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt d’Achères ». r Faunistique et Floristique) et en zone N au niveau du plan local d’urbanisme (PLU), c’est-à-dire en zone où il n’est pas possible de construire. Pour l’ADIV-Environnement, il s’agit d’un problème classique d’ouverture à l’urbanisation (450 logements plus une marina et des cinémas), sans prise en compte de l’impact de cette nouvelle urbanisation et sans anticipation de la mise en service des équipements nécessaires pour les futurs habitants. « Les gens tiennent à leur cadre de vie », car ils se sentent en état d’asphyxie ! Malgré ce sentiment qui traAssemblée générale de l’ADIV-Environneverse toute la région, la municiment, fin janvier 2018. (DR)
La vie secrète du bois
La défense du Bois de Verneuil, havre de biodiversité dans une zone soumise à une forte pression urbaine, est une action importante pour l’association. Elle souhaite aussi profiter du printemps 2018 (le printemps étant une période propice pour découvrir la nature), pour montrer qu’elle n’a nullement baissé les bras dans son combat pour un cadre de vie en phase avec l’impératif écologique. Il s’agit d’une série d’actions visant à faire connaître les richesses du Bois de Verneuil avant de mobiliser les citoyens hostiles à la construction d’une déviation dont l’inutilité a toujours été démontrée. Parmi les actions envisagées, on peut citer : 8 avril (9 heures 30) : randonnée pédestre pour découvrir le tracé de la déviation ; 26 mai (soirée) : Nuit du papillon, organisée dans le cadre de la Fête de la nature... r
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VERNEUIL/CHAPET La déambulation chinoise à Verneuil Le week-end du 10 et du 11 février, la culture et la tradition chinoises ont été à l’honneur à Verneuil. Voici une déambulation de l’esprit chinois, incarné par les amis de la Chine dont le Dragon Bleu.
Le nouvel an asiatique a été l’occasion pour le club Dragon Bleu, épaulé par la ville de Verneuil-sur-Seine et l’association des commerçants et artisans de Verneuil, de mettre en scène une première déambulation dans les rues du centre-ville. Ainsi, le samedi 10 février, partis du Clos du Verger, une vingtaine de « dragons » ont rendu hommage à la culture chinoise en proposant la célèbre et emblématique Danse des lions et du Dragon. L’initiative de cette parade revient à Frédéric Pinlet, maître du kung-fu et grand animateur de la vie sportive et locale. Cette danse a été effectuée devant les commerçants participants à l’opération « Le Nouvel an asiatique ». Nous avons effectivement constaté une chorégraphie sobre et digne d’un quartier de «Little China» à Paris (Belle- Culture du monde à Verneuil : la Chine était à l’honneur les 10 et 11 février. (J2R) ville). Nous avons vu, aussi, des Vernoliens avec des costumes et des chapeaux chinois. Pour Julien Fréjabue, adjoint au maire de la de cette première expérience. Cependant, M. façon, la Chine s'est réveillée depuis longville en charge de la jeunesse et des sports, « la Fréjabue a donné rendez-vous pour tirer un temps dans le monde ; cela se ressent dans le ville devait accompagner des initiatives des associations bilan global de cette déambulation et pour nord des Yvelines. r telle le Dragon Bleu » ; il s’est montré satisfait trouver les moyens de la pérenniser. De toute
Un projet de logements inquiète les Chapetois Le village de Chapet (1300 habitants) pourrait compter une centaine de logements en plus d’ici dix ans. Ce n’est pas vraiment du goût des habitants.
Village paisible situé à proximité de Verneuil-sur-Seine et des Mureaux, Chapet pourrait voir sa population fortement augmenter dans les années à venir. Un programme de 100 logements est, en effet, prévu au niveau du plateau du Mitan, actuellement un champ. Cette opération pourrait faire passer la population au-delà du seuil des 1500 habitants. En Île-de-France, une ville de plus de 1500 habitants est concernée par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) et se doit donc de construire 25 % logements sociaux. Il y a quelques années, le projet prévoyait même plus de 300 logements ! Impensable pour les habitants de cette petite bourgade. Pour lutter contre ce projet, une association s’est formée, il y a deux ans. Son nom : Préserver Chapet. 115 foyers sont adhérents de celle-ci. Ses requêtes sont nombreuses. Sur sa page Facebook, elle affirme « vouloir conserver l’harmonie de la commune et sa convivialité…une évolution démographique raisonnée » et dénonce les futurs « barres d’immeubles locatifs de 12 mètres de hauteur à la gouttière. » Les membres de l’association sont toutefois prêts à tolérer le projet à une condition : www.journal-deux-rives.com
C’est sur le plateau du Mitan que 100 logements doivent être construits d’ici une dizaine d’années. (J2R)
la réalisation d’une déviation pour faire diminuer la circulation routière dans la commune. Après l’enquête publique réalisée il y a quelques mois, le commissaire-enquêteur avait d’ailleurs fait part de son inquiétude par rapport aux nouvelles constructions tant que les difficultés de circulation à Chapet ne seraient pas résolues, car beaucoup d’automobilistes traversent la commune pour rejoindre l’A13 et la chaussée n’est pas en très bon état. Or, il semble que la fameuse déviation ne soit pas, à ce jour, la priorité du département des Yvelines, notamment pour des raisons financières, même si le maire de
la commune, M. Francart, aimerait qu’elle soit réalisée. La parole revient à Armand Taloni, un des fondateurs de l’association et ancien président : « Notre discours reste le même. On est ouvert au dialogue et on n’est pas opposé à tout. On est prêt à accepter les nouvelles constructions si elles sont en harmonie avec le village et s’il y a la création d’une déviation. » Si chacun campe sur ses positions, le combat de l’association pourrait bien s’intensifier dans les mois et les années à venir. Elle organisera son assemblée générale annuelle fin mars. Affaire à suivre. r
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Actualité locale
En marche ! à la conquête des Yvelines et, d’abord, de Villennes
VILLENNES
A la fin janvier, à l’Espace des Arts de Villennes-sur-Seine, environ 120 «marcheurs» des Yvelines, c’est à dire les militants du parti La République en marche (LREM), se sont réunis pour présenter leurs objectifs politiques pour les années à venir. La méthode et les moyens mis en œuvre laissent penser que LREM sera probablement le parti dominant dans les années à venir. Les militants du parti LREM ont montré une belle logistique, une méthode et un certain savoir-faire pour mettre en avant une réthorique gagnante. Les participants de la réunion du 27 janvier 2018, à Villennes-surSeine, étaient tous conscients que le cheval LREM est probablement le meilleur moyen pour conquérir des mairies yvelinoises. D’où la nécessité de forger déjà un ancrage local qui sera probablement animé par un réseau de militants et d’élus convaincus par le parti du président Macron. Cela se traduit par le lance- Les « marcheurs » se convertissent progressivement en militants classiques d’un ment d’un projet citoyen par le comité local. parti jeune et plein d’avenir dans les Yvelines. (J2R) La référente départementale LREM Yvelines, Chaïness Taleb, a souligné la nécessité de « travailler la main dans la main pour préparer les prochaines échéances politiques » : élections européennes 2019, élections municipales en 2020, etc. Dans ses remarques introductives, Mme Taleb a mis l’accent sur la structuration du mouvement en parti politique : 12 500 « marcheurs » adhérent à l’idée d’ancrer le parti dans les Yvelines au détriment de la droite classique car le PS est en mort clinique, suite aux ravages des socialistes durant la dernière décennie. Le défi est simple : pérenniser le parti tout en essayant « de faire la politique autrement ! » C’est presque la quadrature du cercle car la méthode proposée par et pour les militants présents à Villennes-sur-Seine contient les racines d’une contradiction. Sur le papier,
les militants échangent, décortiquent et analysent les enjeux locaux et les font remonter aux instances nationales. En termes de langage LREM, « c’est partir de la base [la commune, la cellule démocratique par excellence] et de transformer le pays ». En effet, les Américains appellent cela la « grass-roots democracy ». Cependant, lorsque l’on évoque un dossier ou un enjeu, la multiplicité des choix conduit à un débat sans fin, de fortes empoignades et des divergences de poids sur les mesures à mettre en œuvre. Un vrai bazar pour rester poli. Or, avec la méthode quasiment technocratique proposée dans les 8 pôles(1) de débats, il est plus que certain que la parole sera verrouillée ! Au niveau national, l’exemple des Jeunes LREM démontre ce comportement déviationniste par rapport aux objectifs louables
d’une démocratie exemplaire par la base. Ce qui reste à faire est considérable ; selon certains experts LREM, « ce n’est pas gagné ». Même Mme Taleb le reconnaît : « Je ne sais pas combien de marcheurs arriveraient à leurs objectifs » de décrocher une mairie dans le territoire des Yvelines, fief de la droite républicaine. Vaincre la droite classique passe par un combat de terrain et l’on est conscient que les militants LREM ont un avantage au niveau national qui a du mal à se concrétiser dans certains fiefs yvelinois, par exemple dans le Mantois. r 1.Les 8 pôles sont les suivants : animation, formation, communication/événementiel, idées et projets, société civile, administration et finances, international et, pour terminer en beauté, politique.
Villennes-sur-Seine : une future vitrine LREM ?
Pierre-François Degand (à g. sur la photo), Jean-Michel Charles, Valérie Thomassen, acteurs politiques locaux à Villennes-sur-Seine, se sont montrés tous au meeting politique LREM de Villennes. Quelle que soit la liste municipale gagnante, la prochaine mandature municipale sera probablement LREM. Le geste récent de Michel Pons, maire LR, de prendre en compte les autres sensibilités démontre le poids du parti du président. Lors du remaniement du bureau municipal, Pierre-François Degand est devenu adjoint avec dix-neuf voix sur 28. Il devient ainsi l’homme fort car il est aussi le suppléant de la députée Natalia Pouzyreff. De plus, Katia Lefeuvre, épouse de M. Degand depuis 2008, a obtenu le poste de huitième adjointe déléguée aux relations institutionnelles et à la transition numérique et énergétique. Avec tous ces atouts, l’ancrage LREM sera probablement plus facile à Villennes-sur-Seine qu’ailleurs dans les Yvelines. r
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Rêver l’Espace avec la présidence muriautine des villes d’Ariane
AÉROSPATIALE
En 2018, la ville des Mureaux préside la Communauté des Villes d’Ariane (CVA). Cette présidence s’est ouverte le 26 janvier avec l’inauguration officielle de la maquette d’Ariane V trônant au centre du Rond-point de l’Europe, avant une cérémonie en mairie des Mureaux.
Cette maquette est un symbole qui met en évidence la longue histoire qui lie Les Mureaux à l’aventure de l’aérospatiale. La ville des Mureaux aurait pu être la Toulouse du Nord, mais les aléas de l’histoire, nés des deux grandes guerres du début du XXe siècle, en ont décidé autrement. C’est cette ville de Toulouse, qui assurait la présidence de la Communauté des Villes d’Ariane (CVA) en 2017. Elle l’a transmise aux Mureaux pour 2018. En 2019, Séville sera la présidente, mais pour l’instant les habitants des Mureaux deviennent des Murionautes.
Étroite
collaboration entre lycéens et apprentis de la vallée de la Seine
La maquette d’Ariane V a été inaugurée le vendredi 26 janvier, en présence de Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), de François Garay, maire des Mureaux et viceprésident de GPS&O, et de Hugues Emont, directeur d’établissement. Les Mureaux d’ArianeGroup est une création unique, fruit de la collaboration de lycéens et d’apprentis de la vallée de la Seine. Cette maquette de 800 pièces d’aluminium, mesurant 12 mètres de haut et pesant plus de 800 kilos, a été dessinée par les élèves de l’IUT de Mantes-enYvelines, qui ont également réalisé les plans de l’ouvrage. Les élèves du Lycée Antoine Lavoisier de Porcheville ont conçu et réalisé les fondations et le socle en béton. Les élèves de l’AFORP et le Centre de Formation Industriel et Technologique (CFIT) de Mantes-
Philippe Tautou, président de GPS&O, Hugues Emont, directeur d’établissement Les Mureaux ArianeGroup et François Garay, maire des Mureaux. (DD)
la-Ville ont réalisé l’usinage des pièces, l’assemblage des douze tronçons, le montage de l’ensemble et le suivi de l’installation du parafoudre. Les élèves du Lycée Jacques Vaucanson des Mureaux ont conçu, réalisé et installé l’éclairage. Le Lycée Jean Jaurès d’Argenteuil et l’AFORP de Drancy ont également participé. Cette réalisation a mis cinq ans à se dresser vers les étoiles.
Faire rêver avec les étoiles Une bonne partie des élèves étaient présents pour l’inauguration du 26 janvier. Le soir, dans la salle du conseil municipal de la mairie des Mureaux, juste à côté d’une maquette de la future Ariane 6, François Garay, président de la CVA, a ouvert la présidence muriautine, devant une trentaine de personnes. Il était accompagné de Hugues Emont, qui devient secrétaire général de la Présidence de la CVA, et Boris Venon, conseiller délégué à l’innovation aux nouvelles technologies, à l’information et à l’image de la ville et, pour une année, vice-président de la CVA. Ils furent rejoints par le maire de la ville de Kourou, François Ringuet, venu aux Mureaux pour l’occasion. Deux représentants du conseil municipal des
enfants ont ouvert cette inauguration. Ils ont parlé des Petits Conseillers d’Ariane. C’est un petit groupe, formé par eux et rejoint par trois membres du conseil municipal des jeunes, qui travaille sur l’Espace afin d’organiser des événements autour de l’Espace aux Mureaux et dans GPS&O. De nombreux événements sont, notamment, prévus durant cette année de présidence muriautine, en lien avec l’Espace, comme « Ciel en Seine » et « L’Aventure Spatiale Russe ». Hugues Emont a pris ensuite la parole : « Nous voulons faire rêver spatial ! ». Ce sera une présidence très soutenue selon François Garay. Plusieurs associations ont participé à cette inauguration, notamment l’Amicale des Anciens Salariés d’Ariane Group et l’association des parlementaires. Un autre objectif de cette présidence, qui souhaite moderniser la CVA, est le partage de la connaissance de l’Univers : de nombreuses conférences scientifiques sont attendues aux Mureaux : « [...] passer de la CVA 5 à la CVA 6 ». François Garay souhaite que les Murionautes et, par extension, les « GPS&Onautes » soient des « forces dynamiques » ! r
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BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES Emmanuel Macron en visite
aux Mureaux, pour promouvoir la lecture Le mardi 20 février, le président de la République, Emmanuel Macron, accompagné par la ministre de la Culture, est venu visiter la Médiathèque des Mureaux et sa Micro-Folie. C’était une belle entrée en matière qui lui a permis de recevoir le rapport d’Erik Orsenna sur les bibliothèques.
Pour sa première visite aux Mureaux en tant que président de la République, la troisième de façon générale, Emmanuel Macron s’est rendu à la Médiathèque et sa Micro-Folie (cf. page 27).
Pour une ouverture le dimanche Emmanuel Macron était reçu par François Garay, maire des Mureaux et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) ainsi que par Philippe Tautou, président de GPS&O, et Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France. Pour cette visite, le chef de l’Etat était accompagné par la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Celle-ci a constaté, dans son discours, que la bibliothèque des
P. F.
Delauzanne
Mureaux, l’une des seize mille de France, fait partie des 130 ouvertes le dimanche.
Service évolutif À l’occasion, Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna sur ce sujet. Parmi les dix-neuf points de ce rapport, l’un préconise l’extension des horaires d’ouverture de ces établissements culturels. Erik Orsenna, dé- Le Président Emmanuel Macron (à dr.) a écouté les explicasigné comme l’ambas- tions de François Garay (au centre). (DR) sadeur de la lecture par la ministre de la Culture, a rédigé ce rapport public évolue également dans les pratiques avec le concours de Noël Corbin, inspecteur de lecture. A la suite de cette présentation, le général des affaires culturelles. La remise de Président Macron a visité l’atelier braille qui ce document constitue la première étape vers est animé par l’association « Valentin-Hauy ». un plan « bibliothèques ». Les deux rédacteurs Comme son prédécesseur, François Holdu rapport sont d’accord pour dire : « Les bi- lande, M. Macron aime venir aux Mureaux. bliothèques d’aujourd’hui ne sont plus celles que vous Pourquoi néglige-t-il les autres 72 communes croyez. » Il convient, toutefois, de vérifier si le de GPS&O ? r
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Hardricourt : le cœur battant de la démocratie et de la proximité INFRASTRUCTURES
Fin janvier, Yann Scotte, conseiller départemental des Yvelines et maire d’Hardricourt, a présenté ses vœux à travers lesquels il défend le territoire des Yvelines, les actions et les pouvoirs des communes ainsi que les services de proximité comme le CHIMM.
La cérémonie des vœux d’Hardricourt s’est tenue, le 27 janvier, dans la salle des fêtes de cette commune « rurbaine », comme le dit luimême M. le Maire Yann Scotte, également conseiller départemental des Yvelines. Ce terme, né de la contraction des mots « rural » et « urbain », est revendiqué par le maire car il lui semble le mieux définir sa commune.
Exemple de gestion saine D’ailleurs, le plan local d’urbanisme d’Hardricourt a été conçu dans ce sens, expliqua le premier adjoint au maire aux finances, Fabrice Pourché, qui a ouvert la cérémonie des vœux. Dans la salle, il y avait beaucoup de monde, malgré la crue de la Seine. De nombreux maires voisins étaient présents, dont Karl Olive, maire de Poissy, commune où la crue était très importante. Le premier adjoint au maire a rappelé l’attachement de l’équipe municipale à son territoire local et à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), dont le président était présent. Le discours du premier adjoint s’est voulu rassurant sur l’état de santé financier de la commune, puisqu’il a annoncé que le budget est stabilisé après de nombreux efforts sans hausse des taxes locales. Il n’y en aura pas en 2018 « même en fonction de la suppression de la taxe d’habitation ». Soucieux des équilibres à respecter Yann Scotte réaffirma son attachement au territoire local, allant à l’encontre d’une potentielle disparition du département des Yvelines. « Il y a des équilibres simples à préserver », déclara le maire. Pour lui « la commune est menacée ». Il est
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Yann Scotte, conseiller départemental des Yvelines et maire d’Hardricourt a accueilli avec bienveillance M. Jonas Maury, meulanais d’origine et député-suppléant. (J2R)
conscient des bouleversements politiques qui se sont déroulés en 2017 et il ne pensait pas être, un jour, de la même génération que le président de la République. Toutefois, il est inquiet par rapport à la baisse des dotations globales et il se bat pour maintenir les services publics de proximité. Pour lui, c’est localement, à l’échelle de la commune, que ces services sont mieux gérés. Il est pour la décentralisation des pouvoirs et ne voit pas les actions gouvernementales actuelles aller dans ce sens. Il voit plutôt une recentralisation qu’il associe à la vision du « Grand Paris » du gouvernement. « La technomacronie n’est pas ma patrie ! », a-t-il précisé. Pour lui, l’action des élus locaux est essentielle car ils sont, eux, sur le terrain et ils sont donc plus avisés pour prendre les choix adaptés aux situations. La baisse des dotations et la suppression à venir de la taxe d’habitation sont vues comme des freins aux actions des communes. Tout en développant son discours sur ce sujet, Yann Scotte, aidé des élus de son conseil, a mis un casque de chantier et un blouson jaune. Des bottes en caoutchouc furent posées à côté de
son pupitre. Cette tenue est celle de l’élu de terrain mais c’est aussi celle qu’il portait depuis quelques jours en raison de la crue de la Seine.
« Le combat est gagné ! » Pour M. le Maire, 2017 ne fut pas « qu’une année de combat électoral ». Ce fut également une année de combat pour conserver les outils assurant les services de santé de proximité. Évidemment, Yann Scotte faisait référence au Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) et à la décision de l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer son service de réanimation. Un combat a été mené pour sauvegarder ce service, avec l’ensemble du personnel de l’établissement, des médecins, des élus locaux, des usagers… « Depuis jeudi [25 janvier], le combat est gagné », a-t-il affirmé en présence du collectif qui a mené le combat. La fin de la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux nouveaux bacheliers de la commune et à des habitants d’Hardricourt ayant remporté des concours pendant l’année 2017. r
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BAM l’Héritage au sommet de la boxe
Sport
BOXE ANGLAISE
Le club historique de boxe des Mureaux, BAM l’Héritage, a décroché le titre de meilleur club de boxe, le 24 février 2018 à Saint-Quentin dans l’Aisne. Avant d’arriver en finale, quelques uns de ses boxeurs se sont frayé un beau parcours, parsemé d’obstacles, dont certains non sportifs. Un retour en arrière s’impose : le samedi 3 février 2018, à Bourgoin-Jailleu se déroulaient les demi-finales seniors du championnat de France amateur élite. Les boxeurs de BAM l’Héritage y ont brillé.
Trois des quatre victorieux à Borgoin-Jailleu Ainsi, en demi-finales seniors amateur élite, trois boxeurs du club se sont hissés au sommet du championnat de France. Dans la catégorie des moins de 52 kg, Issa Ba (9 combats) a perdu aux points en livrant un très beau combat face au champion de France en titre, un boxeur ayant plus de 90 combats à son actif. C’était un excellent moyen d’entrer en lice dans ce monde rude de la boxe. Dans la catégorie des moins de 60 kg, Khalil El Hadri, champion de France en titre, a remporté son combat par 3-0 ; il s’est qualifié pour les finales à Saint-Quentin. Dans la catégorie des moins de 64 kg, Warren Esabe a cogné fort et a remporté son combat par 3-0, se qualifiant aussi pour les finales. Dans la catégorie des moins de 81 kg, Ambroise Preira a défait, par 2-1, son adversaire qui était archi-favori en raison de son titre de champion de France. Il s’est, donc, qualifié pour les finales. C’était un bon présage de constater que trois boxeurs du
Quelques grands champions parmi les membres du club en déplacement au championnat de France de boxe. (DR)
même club, BAM l’Héritage, allaient participer aux finales du championnat de France amateur élite senior. C’était un point culminant de l’histoire du club, qui avait traversé une période turbulente durant les trois dernières années.
Une finale aigre À Saint-Quentin (Aisne), le 24 février ont eu lieu ces finales du championnat de France. Pour les boxeurs de BAM l’Héritage, c’était un moment d’émotion et, quelques fois, de déception. Khalil El Hadri, champion de France en titre des moins de 60 kg, rencontrait Lounès Hamraoui, pour la deuxième fois en finale. Khalil a perdu à la majorité des juges (3-2). Plusieurs observateurs ont estimé que cette décision était injustifiée et inimaginable. Les commentateurs de la chaîne SFR Sport, dont Dominique Nato, ont même déclaré en direct qu’ils « restaient sans voix, que non, non, ils ne sont pas d’accord » avec ce verdict. Les coups les plus durs, le plus gros débit et la plus grande efficacité étaient du côté du boxeur Khalil El Hadri ; enfin, tout le monde s’est accordé à souligner l’aberration de cette décision ! Certains ont, même, employé le mot «volé» pour qualifier ce combat. Dominique Nato l’a également analysé comme Collectivement, c’était le top car la coupe du meilleur club de étant défavorable France 2018 est revenue à BAM l’Héritage. (DR) à celui auquel les
juges ont donné la victoire. Dommage pour l’esprit sportif ! Khalil El Hadri méritait largement la victoire et aurait dû être sacré champion de France 2018. Dans le même registre, décevant, Warren Esabe, en moins de 64 kg, a combattu le champion de France en titre Mehah Yanis ; par la suite, Esabe s’est, lui aussi, incliné à la majorité des juges (3-2). Encore une décision incroyable : même les commentateurs de la chaîne SFR Sport n’étaient pas d’accord avec les décisions des juges et ont préféré ne pas alimenter la polémique. Quant à Ambroise Preira, qui rencontrait Nogaus Leclerc, en moins de 81 kg, il a fait la différence en remportant sa finale et est devenu le nouveau champion de France 2018. Au vu des résultats de cette saison et du nombre de participants de BAM l’Héritage à ces championnats de France et en finale, la coupe du meilleur club de France 2018 a été attribuée à ce club yvelinois. En parallèle, Abadila et Azziz Hallab ont remporté le trophée de meilleurs entraîneurs de France 2018. r
Prochains rendez-vous pour Bam l’Héritage
- Élie Konki, qui a participé aux JO de Rio avec la Team Solide, va effectuer son quatrième combat professionnel avec Ringstar France à Paris le 7 avril 2018. - Zakaria Attou, champion d’Europe EBU, mettra son titre en jeu le 30 mars 2018 à Levallois. - Khalil El Hadri passera chez les professionnels après les championnats de France et effectuera son premier combat dans la même soirée que Zakaria Attou. r
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Culture
LIVRE
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Entre la Seine et l’espace, il y a Les Mureaux
La présentation du livre consacré à l’histoire, passée, présente et future Les Mureaux de la Seine à l’Espace a eu lieu mardi 21 février 2018 à l’hôtel de ville des Mureaux. Edité à l’occasion de la présidence, en 2018, de la Communauté des villes Ariane par cette ville, l’ouvrage accompagne avantageusement cet évènement international tout en permettant de faire connaitre une ville « qui ne laisse personne indifférent ». Un livre(1) consacré à l’histoire d’une commune ou d’un lieu connu nécessite l’assemblage d’ingrédients incontournables : le passé (l’histoire), le paysage agricole ou construit (le patrimoine), l’avenir (innovation et créativité), auxquels s’ajoutent la relation d’un certain nombre d’évènements. Tout ceci est réuni sur plus de deux cents pages avec textes bilingues, riches illustrations et format adapté. Ainsi sont évoqués les différents aspects de cette ville de tradition, Les Mureaux, qui a aussi une vision d’avenir. La présentation fut un moment inoubliable, en particulier pour M. François Garay, maire des Mureaux (voir photo ci-dessous).
Présidence des Villes Ariane Bruno Ferret, journaliste chevronné, a écrit Les Mureaux de la Seine à l’Espace à la demande de la municipalité avec talent, respect et rigueur. Il a pris le temps d’explorer la ville, ce qui lui permet d’évoquer les siècles passés, le « long sommeil », les réveils successifs (vignes, industrie...), sans oublier avions, hydravions et l’explosion des constructions de logements. Ecrit dans un style clair et fourmillant de détails (dates, chiffres...), ce livre nous conte l’histoire sans détours mais avec de nombreuses anecdotes qui montrent que son auteur est allé aux sources des informations. En 2018, Les Mureaux préside la Communauté des villes Ariane qui rassemble les villes, les industriels et les agences spatiales
Bruno Ferret (ci-dessus) est journaliste depuis 34 ans, il a beaucoup travaillé dans la presse informatique et nouvelles technologies. (J2R) qui participent à la construction de la fusée Ariane car c’est là que sont fabriqués et intégrés les étages d’Ariane (aujourd’hui 5, demain 6). Toutefois, seulement une vingtaine de pages sont consacrées à la société Ariane Group, bien qu’elle soit intégrée à la ville. En effet, cet ancien petit village de vignerons est devenu une ville de 32 000 habitants, qui occupent une bonne place dans un chapitre bien nommé Ville humaine par excellence. Là, le photographe, Arnaud Späni, a réussi d’innombrables portraits qui passeront à la postérité : les enfants des conseils municipaux des jeunes (pages 172-173), des responsables associatifs, des étudiants, des chefs d’entreprises (pages 185 à 196).
Retour à la Seine Hommes ou femmes, seniors ou juniors, tous expriment avec leurs mots cette recherche de l’excellence, de la réussite auxquelles s’ajoute l’ambition de transmettre aux autres des connaissances et une motivation que les activités culturelles mises à leur disposition leur ont permis d’acquérir. Au fil des pages il apparait, quand même,
que ce livre, où tout a l’air parfaitement ordonné, ressemble plus à une hagiographie qu’à un reportage ; nous aurions aimé nous balader dans des lieux moins colorés et moins neufs, pourquoi pas vétustes ou inattendus ou tout simplement insolites. Non, tout est beau, clair, vaste et généreux ! C’est une ville rêvée qu’on nous présente et pourtant tout a l’allure du vrai, du moins sur les photos. La qualité des photos frôle le témoignage et parfois une certaine poésie semble se dégager « au fil de l’eau » mais c’est un fait que la Seine est toujours photogénique et que la vie aux Mureaux a toujours été liée à ce fleuve, malgré ses caprices. Il convient de rappeler, ici, que des peintres impressionnistes, notamment Gustave Caillebotte (1848-1894), ont fréquenté le Cercle nautique et qu’encore aujourd’hui le restaurant Les voiles est synonyme de yachting, de gastronomie dans un décor exclusif. r 1. Les Mureaux, de la Seine à l’Espace, Editions Privat, 2018, Bruno Ferret et Arnaud Späni, 26 €, 253 pages
Bruno Ferret (à g.) le co-auteur, François Garay, maire de la ville des Mureaux et Boris Venon, conseiller municipal délégué àl’innovation et aux nouvelles technologies. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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Culture
La Micro-Folie des Mureaux apporte la culture à tous TECHNOLOGIES
Cet équipement culturel novateur permet de découvrir en un même lieu, de manière interactive et en très haute définition, les chefsd’œuvre de huit institutions et musées nationaux. Il n’était pas complètement fou le projet qui a conduit à l’ouverture, le 12 janvier dernier, d’une Micro-Folie au sein de la médiathèque des Mureaux.
Le nouveau nœud d’un réseau international de la culture interactive
Cet équipement est le septième du réseau des Micro-Folies, déjà déployé depuis janvier 2017 dans quatre villes françaises, en Birmanie et en Turquie. Leur nom fait référence aux folies du Parc de La Villette, l’Etablissement public du parc et de la grande halle de la Villette coordonnant ce projet, porté par le ministère de la Culture, en partenariat avec de nombreux établissements culturels. Comprenant un Musée numérique, un espace de réalité virtuelle et un Fab-lab, cette Micro-Folie sera, bientôt, complété par un espace de convivialité et d’échanges.
Les trois parties actuelles de la Micro-Folie Le Musée numérique est une galerie d’art virtuelle, composée d’un écran géant et de tablettes interactives, avec casques audio, à accès libre, fixées sur des poteaux. Une vidéo, en ultra-haute définition, projetée en boucle, présente, de manière scénarisée, plus de 250 œuvres des différents établissements culturels. Des tablettes permettent d’interagir pour afficher des informations complémentaires. Ce lieu peut se transformer facilement en espace scénique pour la répétition ou la présentation de spectacles. L’espace de réalité virtuelle propose une expérience unique d’immersion dans divers lieux du monde, grâce à des casques de visualisation en 360°. Le Fab-lab permet de réaliser soi-même, avec l’aide d’un animateur, diverses productions au moyen des plus récentes technologies numériques. Ses équipements (micro-ordinateurs, imprimantes 3D, brodeuse numérique, machines de flocage de tissus et de découpe de cartons) sont destinés à tous ceux dont la créativité est au centre de leur activité ou de leurs loisirs.
Les allocutions des partenaires du projet
François Garay, le maire des Mureaux, a relaté la genèse du projet, qui lui a été suggéré dès le soir de l’inauguration de la première Micro-Folie à Sevran. Philippe Tautou, président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, et Cécile Zammit-Popescu,
M. Tautou s’évade de sa réalité quotidienne, en essayant la réalité virtuelle. (J2R)
vice-présidente déléguée à l’action culturelle, ont immédiatement apporté leur soutien. Le maire a insisté sur l’intérêt de ce nouvel outil culturel qui apporte la culture à toutes les populations, en évitant les déplacements physiques vers les musées et les monuments historiques de la France et du monde ; la Micro-Folie s’enrichira par des accords avec de nombreuses institutions culturelles. François Garay a mentionné le coût de sa réalisation : 250 000 €. L’emploi de deux animateurs constituera la principale partie des coûts de fonctionnement. Philippe Tautou a rappelé qu’il préside la plus grande communauté urbaine de France, avec 408 000 habitants. La médiathèque, située au centre du territoire, est l’incarnation de la politique culturelle de GPS&O ; le projet de la Micro-Folie, correspondant exactement à son ambition, l’enthousiasme : c’est un objet culturel novateur, mis au service des Muriautins ainsi qu’à l’ensemble de la population de la communauté urbaine, en particulier des « publics difficiles », qui constituent un quart de ses habitants. Gérard Derouin, sous-préfet de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, a affirmé que cette réalisation montre que la culture et la communication peuvent exister dans les villes moyennes et dans les territoires ruraux. Bel exemple de co-construction entre l’Etat, une ville et une intercommunalité, c’est une démonstration que celle-ci ne consiste pas seulement en infrastructures et en grands équipements mais qu’elle permet la culture pour tous, la culture partout. Didier Fusillier, président de la Villette, a rappelé le déploiement, depuis un an, de ce projet collectif, citant les nombreux partenaires et ceux qui le rejoindront bientôt. Les
Micro-Folies sont des lieux où l’on découvre les merveilles de la nation, les chefs d’œuvre et les technologies de demain. Sans annoncer la visite d’Emmanuel Macron et de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen (lire page 23), il a mentionné que celle-ci a voulu cette réalisation aux Mureaux, dans le cadre de la réhabilitation et de la dynamisation des bibliothèques et des médiathèques dans toute la France. Catherine Pégard, présidente de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, a affirmé que la participation des partenaires culturels a pour but de donner envie d’aller à Versailles, au Centre Pompidou, au Louvre... Toutes les institutions culturelles sont à égalité pour faire vivre ce projet, en France et au-delà de ses frontières. En tant que présidente des résidences royales européennes, elle s’engage à convaincre ses collègues européens de participer à ce projet afin de continuer à le faire avancer. « C’est parler de la culture, mais avec les mots d’aujourd’hui, en intéressant ceux qui feront la culture de demain. »
Un équipement communautaire pour toutes les communautés
Répondez aux invitations du maire des Mureaux et du président de GPS&O : - Si vous êtes issus d’un autre pays que le nôtre, la Micro-Folie est un excellent moyen, près de chez vous, pour mieux connaître la culture française ainsi que celles d’autres régions du monde ; - Si vous n’habitez pas aux Mureaux, vous serez, néanmoins, bien accueillis, dans ce nouvel espace culturel et dans ses ateliers technologiques. r www.journal-deux-rives.com
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