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Le

JOURNAL des deux rives 2,50 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Mars - Avril 2012

Numéro 103

Projets autoroutiers : les oppositions se radicalisent

Circulation prévue par la DDE (Page 18) En noir : En rouge : En vert : En bleu :

RP1

prévision 2015 sans déviation prévision 2015 avec déviation prévision 2020 sans déviation prévision 2020 avec déviation

11 426 Ecarts 9 958 -1 458 13 756 11 990 -1 766

2 096 2 524

Pont du Rouillard

Emprise 8m

Emprise 17m

Emprise 7,60m

Emprise 6 à 7m

RP Europe

6 7 7 8

Le

futur franchissement de la Seine entre Achères et Carrières, avec la pile ancrée sur l’île de la dérivation

289 128 572 582

Ecarts +839

Emprise 8m

+1 010

RP2

+4 644 +5 591

11 950 Ecarts 6 604 -5 346 14 387 7 951 -6 436

13 868 16 697

RP3

12 474 15 018

Autoroute A 13

RP4

10 901 13 125

RP5

bas de la carte, sur le territoire de Vernouillet, on voit le point de distribution de la circulation (RP5) vers les Mureaux à droite, et vers Orgeval en continuant tout droit

(crédit : nonaupont.org)

En

Le projet de 2 X 2 voies porté par le département des Yvelines entre Achères, Andrésy, Carrières - avec le franchissement de la Seine grâce à la pile ancrée à l’extrémité nord de l’île de la Dérivation - et Triel - en empruntant le pont ouvert en 2003 - est très loin de faire l’unanimité, tant chez les habitants – fortement mobilisés – que chez certains des élus. De plus, le Conseil d’Etat a débouté le 12 mars l’ADIV dans la lutte qu’elle mène depuis toujours contre le projet de contournement de Vernouillet et de Verneuil, qui resurgit fort opportunément (voir la carte).

Chanteloup

Vernouillet

Orgeval

Inauguration de la Maison des associations

Des projets

Un bastion UMP

Avec la nouvelle MDA, la municipalité met à la disposition des associations un outil favorisant tous les aspects de la vie associative et les thématiques qui les intéressent.

Les projets routiers locaux risquent d’affecter gravement la majorité des communes de la Boucle. Le maire de Vernouillet s’inquiète.

Le maire d’Orgeval et son conseil municipal se dressent contre les 30% d’augmentation des droits à construire. Paradoxe : un bastion UMP s’oppose à l’annonce d’un projet majeur du président-candidat UMP.

page 10

pages 17 et 18

page 19

de liaisons menaçants

refuse la règle des

30%


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LE JOURNAL DES

éditorial

MArs - Avril 2012

Construire plus... mais à quel prix ?

L

a loi sur le Grand Paris a fixé à 70 000 le nombre de logements à construire en Ile-de-France par an. Le gouvernement Fillon a proposé des idées originales pour densifier et stopper l’étalement urbain. La CA2RS devrait s’en inspirer, mais bien qu’ils soient volontaristes en la matière, nous proposons à nos élus quelques suggestions de bons sens. - SURÉLEVER LES TOITS. Les PLU doivent augmenter les hauteurs maximales autorisées. La CA2RS a des atouts indéniables en ce domaine : les « mètres carrés aériens » sont à prendre, surtout sur les hauteurs surplombant notre belle vallée de la Seine. Des villes comme Triel, Andrésy et Chanteloup possèdent, sur les coteaux de l’Hautil, de remarquables points de vue qu’il faut savoir optimiser. Il faudrait aussi densifier les berges de Seine et maximiser les points de vue sur notre fleuve. - CONSTRUIRE DES TOURS. Un maire a déjà compris l’intérêt de cette surélévation : Eddie Aït, l’édile de Carrières, grand supporter de la future tour Bouygues de neuf étages, devant le Pont de Poissy, qui deviendrait un « phare d’entrée de la ville ». Hélas, il est actuellement en train de reculer face à l’activisme d’un collectif de riverains. Ils ne veulent pas d’immeubles de grande hauteur. Dommage... - COMBLER LES « DENTS CREUSES ». Beaucoup de potentiel là encore, particulièrement dans les centresville de nos communes. Hugues Ribault, maire d’Andrésy, est un grand adepte de la couronne sur les dents creuses du vieux village. Actuellement, deux grands projets immobiliers sont en cours dans les ruelles du vieil Andrésy : près de 150 logements supplémentaires permettront d’augmenter la densité démographique du centre-ville.

- CONSTRUIRE EN ZONE INONDABLE. C’est l’évidence, car la CA2RS longeant la Seine, possède des centaines de milliers d’hectares inondables qu’il faut savoir « rentabiliser ». A Verneuil-sur-Seine, le maire a trouvé un terrain « en impasse », en bord de Seine et « entre deux étangs ». Mais hélas, la majorité écolo-socialiste de la Région gêne actuellement les velléités du maire Philippe Tautou d’utiliser au mieux ces terrains bordant les eaux. D’autres pistes sont à explorer : ponts habités, constructions sur pilotis, ou au bord des futures autoroutes. A ce propos, songeons aussi au potentiel existant le long des voies SNCF : un projet immobilier est envisagé autour de la gare d’Andrésy. A Triel, le maire, Joël Mancel, a dans ses cartons une urbanisation des abords de la gare. Pourquoi donc tous ces élus se poseraientils la question de savoir si la population préfère vivre plus entassée ou vivre mieux ? Si elle souhaite plus d’embouteillages et moins de zones naturelles et de forêts. Sont-ils encore libres de leurs choix ? Y’a pas à dire : la France et son gouvernement ont des idées, et la CA2RS de l’espace libre. Le Grand Paris doit stimuler nos élus dans leur volonté de développement de la plaine. Il convient d’inventer des solutions originales pour construire, et faire fi des réticences rétrogrades qui bloquent toute initiative ! Alors, Mesdames et Messieurs, les maires, décomplexez-vous et partez à la chasse aux mètres carrés perdus pour plus de logements ! Mais n’oubliez pas qu’au jeu de « qui perd gagne », les premiers risquent de se retrouver les derniers. r

Y’a pas à dire : la France et son gouvernement ont des idées, et la CA2RS de l’espace libre.

Challenge des 2 Rives

Carrières

La rédaction

(En savoir plus page 25)

Chanteloup

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Villennes 3


LE JOURNAL DES

Sommaire

MArs - Avril 2012

ÉDITORIAL

Le Journal des deux rives

Construire plus... mais à quel prix ?

page

3

Des arbres centenaires devront être sacrifiés

page

5

Denis, « la menace » centriste !

page

6

Projets routiers : le pot aux roses

page

7

Aït adversaire toujours du projet autouroutier

page

8

Êtes-vous prêts ?

page

9

actualité locale Andrésy Carrières Chanteloup

La Maison des associations a été inaugurée

page

10

Hommage au peintre Paul Jeannin

page

11

page

12

page

12

page

13

Les travaux vont se poursuivre

page

15

La Fondation PSG joue la convivialité

page

16

Vernouillet

Lopez-Jollivet se radicalise

page

17

page

Orgeval

Des projets de liaisons menaçants Un bastion UMP refuse la règle des 30% de N. Sarkozy « Lettre ouverte » au sommet de l’Etat

18

page

19

page

21

Maurecourt Triel

Verneuil

Villennes

Collectionnite aiguë Yves Quellec : « Il faut sécuriser ce branchement électrique ! » Remblaiements de la Plaine : Non, la messe n’est pas encore dite !

contre le bulldozer technocratique

Dossiers Les défis du sortant Arnaud Richard Estelle Rodes : « La question du développement durable est cruciale ! » 6 idées « iconoclastes » pour construire des logements dans la CA2RS

Parle-t-on partout de la même chose ?

pages

22-23

page

pages

24

25-26

page

27

Le casse-tête des agriculteurs cergyssois

page

28

Rugby Lutte

Le RC Triel progresse à son rythme

page

29

Florian Pagat, un parcours prometteur

page

30

Arts martiaux

David Heuzé décroche le trophée

page

30

un Jour un livre

Secrets de sourcier

page

31

Révélation !

page

31

Hier « La rue Chaude » à Vernouillet

page

32

Découvrir le musée du Jouet

page

33

La magie du verre et du feu

page

34

Un forum des métiers réussi

page

35

SPA, hammam, sauna : et si on s’y mettait ?

page

36

Des volailles de tous les jours

page

37

Environnement SPORTs

CULTURE

Histoire Expos Arts-métiers

Bien-être CUISINE Recette

En bref

4

pages

www. journal-deux-rives.com

38-39

Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Pierre Tassain, Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : Rachel Banon, Olivia Brisco, Guillaume Capoen, Fabien Déze, Jean Junk, Ergin Memisoglu, Sérieux Maquette : 2DS créations Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Abonnement 10 numéros : 23 €

www.journal-deux-rives.com Prix unitaire : 2,50 €. Notre site internet offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques  : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc.


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ACtualité locale

MArs - Avril 2012

Andrésy

Des arbres centenaires devront être sacrifiés Le grand projet de rénovation du centre ville d’Andrésy présenté par le maire, Hugues Ribault, a démarré mi-février par une exposition publique en mairie.

La première étape concerne la rénovation du vieux centre (boulevard Noël-Marc), avec une zone 30 km/h, une allée piétonne, une piste cyclable. Objectif : renforcer le commerce de proximité et développer l’attrait touristique de la ville. Tous les arbres centenaires du vieux centre seront sacrifiés (ils sont « malades »). Leur remplacement est prévu, avec l’ajout d’une troisième rangée d’arbres. Du 10 au 18 février, en mairie, les habitants auront pu découvrir les plans et les maquettes du projet. De Fin d’Oise jusqu’au vieux centre, la rénovation prendra six ans. Priorité au vieux centre, boulevard NoëlMarc, extrêmement délabré, dangereux pour les piétons, compte tenu d’une circulation et d’un stationnement anarchiques. Deux informations importantes pour les

parler d’un déplacement lointain. Dommage toutefois que ce monument ne reprenne pas la place naturelle qu’il devrait avoir le jardin de l’Hôtel de Ville. Malgré l’Agenda 21, les habitants n’ont pas été invités à participer à Les arbres du centre ville sont-ils malades ? (Photo J2R) l’élaboration du projet. Seuls les commerçants habitants du centre. Tous les arbres cente- du centre ont été conviés à deux réunions naires de la ville seront bien abattus. Les ri- de présentation. L’opposition municipale verains espéraient que le maire allait garder s’étonne que les élus non plus n’aient pas été la rangée proche de la Seine. Il n’en est rien, préalablement réunis et informés du projet. et cela risque de faire couler beaucoup d’en- Andrésy est la seule ville de la CA2RS à ne cre, même si la municipalité rappelle que de pas avoir réalisé d’investissements de voinouveaux arbres - et en plus grand nombre ries pour son centre ville depuis une dizaine d’années. - seront plantés. Ce grand projet peut constituer la rampe Déplacement du monument aux Morts de lancement vers une réélection de M. RiD’autre part, le monument aux Morts bault, en 2014. Il sera en tout cas au centre de la ville devrait changer de place pour se de la future campagne des municipales, car retrouver devant la bibliothèque. Un choix le projet global ne sera alors pas terminé. La rédaction du J2R reviendra longueapaisant, car l’Union des Anciens Combattants d’Andrésy ne voulait pas entendre ment sur ce dossier « passionnel ». r

Rendre le centre-ville aux piétons

Cette lettre ouverte dont nous publions des extraits est un véritable cri du coeur d’une Andrésienne.

« Monsieur le Maire, Je vous ai écrit le 23 février, m’interrogeant sur le désespoir – tellement sincère et surprenant – qui m’a saisie ce 18 février, au point de fondre en larmes devant vous, en découvrant en votre compagnie et avec M. Mazagol le projet d’aménagement du boulevard Noël-Marc. ../... Nous sommes donc devant deux options : Densifier le centre-ville (jusqu’à l’asphyxie pour Andrésy) n’a qu’un but, m’a-t-on expliqué en haut lieu : décourager la circulation automobile. Alors, soyez cohérent… Pour répondre à ce que les hommes, les femmes, les familles andrésiennes sont en droit d’attendre d’un vrai centre-ville… donnez l’exemple du mieux vivre à Andrésy en favorisant un autre rythme, un changement d’allure tellement nécessaire en cette époque survoltée, épuisante. • Il est possible d’interdire définitivement le stationnement des voitures boulevard Noël-Marc, de l’ancienne poste à Saint-Exupéry inclus, ce qui permettrait aux commerces et aux restaurants de s’étaler joliment sur de grandes pelouses, d’offrir de vrais services dans un espace délibérément reconquis pour le plaisir des Andrésiens.

• Il est possible de prévoir des parkings, des navettes gratuites (vous disiez y avoir songé !). • Il est possible de rendre cette zone piétonnière les week-end et les jours fériés pour inciter les familles à flâner, à lâcher les voitures… Les commerces ont toujours prospéré et profité d’un centre-ville piétonier. • Il est possible de contenir la circulation sur deux voies étroites, limitant ainsi l’allure des automobilistes en semaine. • Il est possible de surseoir à l’abattage de nos vieux tilleuls pour accompagner cette révolution ! Entre Utopie et Réalité, il y a place pour autre chose qu’un Axe Majeur à 4 Voies(1). Est-ce vraiment la signature que vous voulez définitivement imprimer à notre chère petite ville, rendez-vous des poètes il y a peu… et le souvenir que vous voulez laisser de votre mandature ? Les électeurs d’abord, les générations futures ensuite jugeront ... Quant à moi, je crie haut et fort : stop à ce projet : il n’est pas mûr ; il ne sert pas l’intérêt de la population en jouant la crainte de bousculer l’abusive dictature du business automobile ! »

Isabelle GELADE

(1) L’expression vous a échappé lors de ma visite ! Ça en dit long…, et ça se passe de commentaires !

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ACtualité locale

MArs - Avril 2012

Andrésy

Denis, « la menace » centriste ! L’annonce du retrait d’Hervé Morin de la course à la présidentielle entraîne des répercussions sur la vie politique locale, et sur les acteurs politiques qui privilégient les valeurs « humanistes » et travaillent à la réunification de la famille centriste. Monsieur « zéro pour cent », Hervé Morin, a jeté l’éponge pour les présidentielles. Certes, sur le plan local, les orphelins du Nouveau centre sont deçus. Mais Denis Faist pourrait

se présenter aux législatives en tant que « centriste indépendant ». Un rapprochement avec le MoDem semble l’intéresser...

ter nos aspirations humanistes, européennes et sociales est François Bayrou, le candidat du centre, dont il faut soutenir la démarche ».

L’UMP et le PS renvoyés dos à dos Denis Faist, maire-adjoint aux finances d’Andrésy, regrette la situation : « Ne nous laissons pas piéger par une politique sécuritaire et fragmentée qui mise sur le rejet de l’autre, ou par une politique interventionniste et dispendieuse qui propose des solutions du passé et mise, elle aussi, sur l’affrontement des Français ». Il renvoie dos à dos l’UMP et le PS. Aussi, lance t-il un message amical à son ancien chef « historique du centre », François Bayrou : « Au premier tour, le seul capable de por-

Allégeance au MoDEM ? Interrogé sur le sens de sa démarche si elle revenait à une « allégeance » au MoDEM pour une future investiture dans la 7e circonscription, Denis Faist répond qu’il compte se présenter en toute hypothèse... même comme « centriste indépendant ». En effet, les élections législatives de 2012, selon lui, « devront être l’occasion de faire émerger une force centriste. Elle devra réunir tous ceux qui, capables de faire le choix de la liberté, souhaitent participer à la réunification de notre famille, afin de pouvoir être en mesure de proposer aux Français une force politique en mesure de porter leurs aspirations et d’entendre leur voix, une force centriste unie ». En fait, Denis Faist tente d’évaluer son poids politique avant l’échéance de 2014 dans le cadre des municipales à Andrésy : l’adjoint aux finances d’Hugues Ribault, qui tient un peu la baraque à Andrésy, se verrait bien comme son successeur... Il serait intéressant d’entendre la réaction officielle du MoDEM local sur ce qui est un événement politique dans la CA2RS. En outre, le député sortant, Arnaud Richard, a du souci à se faire si Denis Faist persiste à croire en ses chances lors des prochaines législatives. En tout cas, les membres du Nouveau centre se désolidarisent de l’initiative de Denis « la menace » : « Nous soutenons Sarkozy... et puis on verra après le 5 mai », a lancé le 10 mars Michel Marqué, l’ancien centriste MoDEM passé au Nouveau centre. r

Denis Faist est-il un équilibriste de la politique andrésienne ?

(Photo J2R)

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ACtualité locale

Carrières-sous-poissy

Projets routiers : le pot aux roses Le COPRA vient de découvrir le pot aux roses : l’Etat a lancé un appel d’offres pour les études du « prolongement de l’A104 ». Le 10 février, un communiqué offensif est parvenu à la rédaction. En outre, Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy, demande une « mobilisation générale... », mais les opposants à l’A104 prennent du retard. Selon la puissante association COPRA 184, l’Etat joue un double jeu : il se garde de médiatiser sa non-décision sur l’A104, mais en coulisse les manoeuvres continuent pour prolonger l’104 jusqu’à Achères. Le facsimilé de l’appel d’offres publié dans cet article ci-dessus provient de la plate-forme des achats de l’Etat consultable à l’adresse ci-dessous(1) : Selon le communiqué du COPRA, cet appel d’offres signifie que l’Etat avance sournoisement sur le dossier A104 et qu’il a pris la décision de limiter le prolongement de l’A104 à Achères. L’association s’interroge : pourquoi alors n’a-t-il pas communiqué sa décision, qui devait être prise avant le 27 juillet 2011 ? Des courriers successifs (avec lettres de relance) à madame la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet puis au ministre des transports Thierry Mariani sont restés sans réponse à ce jour, « au mépris des populations concernées ». En outre, une série de questions se pose selon le COPRA : • Pourquoi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) n’a-t-elle jamais mis en oeuvre sa promesse de continuer à informer les acteurs, à l’issue du débat public du printemps 2006 relatif au « prolongement de la Francilienne » ? • Que penser de la précipitation du conseil général des Yvelines à lancer les enquêtes publiques de la Liaison RD30-RD190 ? (les enquêtes publiques se terminaient le 15 février 2012). • Le département ne serait-il pas en train de préparer le terrain à l’Etat qui limiterait le projet A104 à Achères pour desservir le futur Port Seine-Métropole ?

Facsimile de l’appel d’offres qui relance « administrativement » l’A104.

De plus en plus, l’Etat et les collectivités locales fournissent la preuve que les projets « A104 », « Port Seine-Métropole » et « Liaison RD30-RD190 » sont en fait indissolublement liés. Cette analyse devient réalité au sein du COPRA, malgré une lettre rassurante en date du 3 février de la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet(2). Les Franciliens sont-ils dupes ? Pour le COPRA la situation est grave car le manque de transparence et d’information de la part des autorités est accablant. Et le COPRA termine son communiqué avec un lapidaire : Les masques tombent et les dés sont pipés ! Une « mobilisation générale » probable ? Entretemps, Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy, demande aux maires du « Comité des maires contre l’A104 » de bâtir une stratégie commune et une riposte dans les plus brefs délais. A cette fin, une réunion en urgence est demandée par le maire de Carrières-sousPoissy qui souhaite la participation du COPRA 184 afin de « mutualiser les efforts de tous ». Il conclut par un appel à la mobilisation générale et reste déterminé pour contrer ce prolongement A104 « ni fait ni à faire ». Le COPRA, un métro de retard... Le dossier abracadabrantesque du pont d’Achères (au-dessus) et de l’ A104 (en-dessous) avait commencé dans l’extravagance. Comment deux collectivités ont-elles pu avancer en s’ignorant mutuellement sur leur projet routier respectif passant au même endroit, entre Achères et Carrières ? Pour faire avaler cet imbroglio, les élus de la CA2RS insistaient alors pour rappeler que les deux projets étaient « complémentaires » : l’un pour la desserte locale, l’autre pour les longues distances... alors même que la A104 prévoyait une entrée-sortie à Achères et une autre à Carrières-Andrésy ! www.journal-deux-rives.com

(Montage J2R)

Et puis, après la consultation publique concernant la liaison départementale RD190-RD30, beaucoup avaient vu poindre le compromis plus ou moins tacite entre le conseil général des Yvelines et l’Etat : « Je te fais un bout d’autoroute et toi tu me fais une 2x2 voies jusqu’au pont de Triel, direction A13... » Beaucoup, au COPRA, ne croyaient pas en cette solution cauchemardesque : « Il n’y a rien d’officiel ! », nous a t-on souvent répondu au COPRA, alors que les bruits de couloirs circulaient depuis plus d’une année sur ce couplage A104-pont d’Achères. Le tracé vert de l’A104 a été décidé après débats publics, et rien n’empêchera l’Etat de proposer un premier tronçon jusqu’à Achères, d’autant qu’il satisfera les partisans de l’A104 (Etat, chambre de commerce, Yvelines et Val d’Oise, Conflans et Achères) tout en évitant les villes qui y sont opposées (Carrières et Poissy). Un masque tombe. En effet. Mais il ne sera pas le seul. La confluence Seine-Oise est l’un des territoires stratégiques pointés dans le Grand Paris qui veut en faire « un cluster performant » autour du « Grand Centre de l’agglomération de Cergy-Pontoise », mais aussi « autour d’une centralité portuaire retrouvée avec la confluence historique (Conflans, Andrésy, Maurecourt, Achères) qui pourra devenir la porte fluviale et le port du Grand Paris »(3). L’A 104 y aura toute sa place Tous les élus le savent, y compris Eddie Aït, futur signataire de la Confluence. Le COPRA devrait le savoir. Mais les populations ne le savent pas… encore. r (1) https://www.marches-publics.gouv. fr/?page=entreprise.EntrepriseAdvancedSe arch&searchAnnCons&keyWord=A104 (2) Aux inquiétudes de COPRA, le ministre Nathalie Kosciusko-Morizet répond dans cette lettre : « Les différentes options qui résulteront de la poursuite des études qui se déroulent actuellement devront faire l’objet, le moment venu, d’une nouvelle saisine du président de la commission nationale du débat public. Il appartiendra alors à ce dernier de se prononcer sur la manière dont la concertation doit se poursuivre. » (3) Source : site du Grand Paris.

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Carrières-sous-poissy

Aït adversaire toujours du projet autouroutier Alors que l’enquête publique préalable à la Déclaration d’Utilité Publique du projet de création d’une voie nouvelle entre la RD 190 et la RD 30 se termine, Eddie Aït, maire et conseiller régional d’Ile-de-France, a tenu à rendre public, le 1er février 2012, le courrier qu’il a adressé au commissaire enquêteur et dans lequel il rappelle son opposition aussi formelle au projet. Sur l’A104, il y a bien cacophonie au sein de la CA2RS...

Le projet prévoit notamment un passage sur la pointe nord de l’Ile de la Dérivation, à Carrières-sous-Poissy, à moins de cinquante mètres des premières habitations. Si le viaduc est réalisé, il est à craindre une atteinte grave à l’intégrité de l’île de la Dérivation, pourtant qualifiée dans l’étude d’impact ellemême de « secteur de forte sensibilité paysagère », explique Eddie Aït, maire et conseiller régional d’Ile-de-France. De plus, aucun élément précis n’est apporté pour mesurer avec précision les mesures compensatoires prévues par le maître d’ouvrage pour atténuer les nuisances qu’entraînera le passage de l’ouvrage en surplomb des habitations et dans le paysage ! Dans sa lettre envoyée au commissaire en charge de l’enquête publique, Eddie Aït déplore également la non-prise en compte par l’étude d’impact du projet de reconversion des terres agricoles du secteur à travers le projet Cœur Vert initié par la communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, en partenariat avec la ville de Carrières-sousPoissy, la SAFER et l’EPFY. Enfin, Eddie Aït dénonce le projet présenté parce qu’ il implique une remise à jour du Plan Local d’Urbanisme de la ville qui, de manière indirecte, rend faisable la réalisation de l’autoroute A104 sans même qu’une procédure de mise en compatibilité entre le 8

«Non à l’A104» tout en favorisant des projets de construction massive.

PLU, et donc l’enquête publique, soit entreprise. Or, la ville est totalement opposée au passage de cette autoroute sur son territoire et a déjà plusieurs fois délibéré et entrepris des actions en ce sens. En conclusion, le maire de la ville de la Centralité est en résistance ouverte aux projets autoroutiers de la CA2RS.

(Photo J2R)

Sauf que c’est le même Aït Eddie qui avait donné son aval aux projets de construction massive dans la Boucle, argument utilisé comme alibi pour la construction de ces liaisons autoroutières... Contradiction ou incompréhension du dossier dans sa globalité territoriale ? r

A 104 : il y a bien divergences au sein de la CA2RS En quelques jours, on a pu vérifier les divergences existantes entre les élus de notre intercommunalité sur le dossier du prolongement de la Francilienne A104, entre Méry et Orgeval. Rappelons que l’ A104 arrivant à Achères, traverserait la CA2RS, au sud d’Andrésy, dans la plaine, puis à travers Carrières, avant de franchir à nouveau la Seine vers les nouvelles communes de la CA2RS. Ainsi, en se limitant aux déclarations des maires au mois de janvier, nous avons, à notre gauche, un Eddie Aït qui rappelle son opposition à une A104 « ni faite, ni à faire » et qui soutient ouvertement le collectif A104 (COPRA), et, à notre droite, Hugues Ribault, maire d’Andrésy, qui vient de distribuer dans sa ville une Lettre appelant, entre autres, à la construction de l’ A104 pour désenclaver la Boucle. M. Ribault affirme en effet (La Lettre du maire, février 2012) que « le prolongement de l’ A104 dans sa totalité est indispensable au développement harmonieux d’Andrésy et de son territoire. Protéger Andrésy, c’est dire NON au pont d’Achères et en même temps OUI au prolongement de l’ A104 dans sa totalité (jusqu’à Orgeval) ». Rappelons que M. Ribault, en tant que conseiller général, a voté les délibérations en faveur du pont d’Achères...

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Chanteloup-les-vignes

Êtes-vous prêts ? Le lancement de la saison de La Compagnie des Contraires s’est déroulé au chapiteau de la Plaine, le vendredi 10 février, à Chanteloup-les-Vignes. Bravant le froid, les acteurs-participants ont donné début février un aperçu de la saison qui débute : acrobaties, break dance, trampoline, clowns... Tout le monde est sorti ravi de ce spectacle. Il y avait de quoi, car on a pu applaudir, tout au long de cette soirée de lancement : - Trando Bezona, d’Afrique du sud (danse) : cet ambassadeur de la culture sud-africaine a électrisé le public comme seule la dynamite saurait le faire. - Sandrine Colombet (contorsioniste) : une belle démonstration d’un classique de l’art du cirque. Son image et son talent éveillent l’intérêt de tous en début de soirée. - Brice Pezon (jongleur, monocyle) : dynamisme est le mot qui vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on regarde cet artiste. Brice nous a fait rire et vibrer à ses multiples apparitions. Les cobayes, dont le député sortant Arnaud Richard, ont contribué à la réussite du spectacle. - Fredo (danseur) : Fredo semble sorti directement d’un clip de feu Michael Jackson avec sa méthode et sa chorégraphie personnelles. Fredo m’a incité à regarder le clip Thriller... Captivant comme l’original. - Florence et Marcel, duo « Dans l’autre sens ». Malheureusement pour eux et pour nous, ils n’ont pas pu terminer leur exhibition (une douleur musculaire...), mais ils possèdent le talent et l’expérience. Ce n’est que partie remise. - Victoria (trapèze fixe) : la petite danseuse se promène tout à son aise dans cet exercice délicat d’équilibrisme. Elle sera probablement une star dans les années à venir. Itinérant et ambulant La mobilité et la proximité constituent une des originalités de l’approche artistique et éducative retenue par la Compagnie des Contraires pour caractériser tout ce qui concerne, de près ou de loin, sa relation avec les habitants. L’activité créatrice est dans ce contexte utilisée comme un moyen de sensibilisation, de prévention ou de gestion so-

Le duo « Dans l’autre sens » a tenté l’impossible... devant Neusa Thomasi.

ciale, de développement et de renforcement positif des capacités d’action au niveau individuel. L’approche artistique éducative mobilise les habitants en valorisant leur rôle d’acteurs dans leur quartier. Les animations de proximité Toujours réalisés en plein air, les projets sont mis en place par des animations de proximité qui rendent naturelle la présence des artistes professionnels dans le quartier. Naturelle non seulement pour les jeunes, mais pour tout le tissu familial que l’on ne pourrait approcher autrement. Cette dynamique sociale contribue à renforcer les initiatives intergénérationnelles, dans le but d’encourager le réseau spontané d’entraide et de soutien entre les habitants. La Compagnie des Contraires utilise l’espace public comme un espace éducatif, un lieu d’apprentissage, d’échanges et de rencontres culturelles. Elle privilégie ainsi la mobilité en intervenant dans l’ensemble des quartiers, un moyen de renforcer la solidarité communale. Ainsi, à Chanteloup la présence d’un chapiteau permet une ouverture à un ensemble de personnes et d’acteurs qui se retrouvent pour www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

des actions collectives, comme par exemple, fin juillet, le spectacle de fin de saison. Une association

d’action culturelle de proximité

Fondée à Paris en 1991 par Neusa Thomasi, La Compagnie des Contraires est une association vouée à l’action culturelle et éducative itinérante, qui associe éducation populaire, théâtre interactif, création, recherche en socialisation et santé. Elle développe et expérimente des modes d’interventions originaux en allant au-devant des jeunes des milieux urbains et ruraux, dans leur cadre de vie, la rue, le quartier. Elle a développé au cours des années une réelle complicité avec les jeunes et les habitants des communes où elle est présente, en adaptant ses projets aux spécificités sociales et culturelles locales. Le chapiteau « Le Repaire des Contraires » vous attend à l’angle de la rue des Quertaines et de l’avenue Charles-de-Gaulle (à côté de l’école Ronsard). Mourad et Tahar vous y accueilleront avec grand plaisir. r Pour plus d’informations : Tél : 09 54 16 60 04 ou 06 81 07 05 18, http://www.compagniedescontraires.com/index.html

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Chanteloup-les-Vignes

La Maison des associations a été inaugurée

La MDA va promouvoir et pérenniser la vie associative locale.

Catherine Arenou, le maire de Chanteloup, était fière de faire visiter son nouvel outil associatif local. Le 18 février a eu lieu l’inauguration de la Maison des associations (MDA) aménagée dans un bâtiment réhabilité. Cet équipement public de 375 m2 est destiné à l’activité associative en générale. Deux objectifs ont été affichés par Catherine Arenou, maire de Chanteloup :

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(Photo J2R)

promouvoir la vie associative et pérenniser leurs actions locales. La MDA a été inaugurée dans une ambiance collégiale et festive : tout le monde associatif et politique a fait le déplacement pour cet événement. Les associations allant des «Restos du Coeur» à l’association « Lumières de Madagascar » étaient représentées pour prendre possession de leurs nouveaux locaux. La municipalité souhaite que « la MDA soit un véritable outil favorisant la vie associative.... Les acteurs associatifs pourront se renseigner sur tous les

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(de g. à d.) Penda N’Bods, Ablouh Marwa, Cathy Lamouille, Liliane Hou(Photo J2R) menou, Fatou Yalena.

aspects de la vie associative et les thématiques qui les intéressent ». r


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Maurecourt

Hommage au peintre Paul Jeannin Fidèle à sa vocation d’ouverture et de pédagogie vers les expressions artistiques, la Maison des arts Janusz Korczak a exposé un large choix d’œuvres figuratives du peintre conflanais. Par sa présence, Mme Hélène Jeannin a permis aux visiteurs de mieux ressentir la signification des scènes que le peintre s’est appliqué à interpréter à sa façon. Une sculpture, comme une peinture, un dessin ou une gravure sont reçus comme le reflet de celui qui les regarde et y accroche son imagination. Dans la subjectivité de sa perception, il y a une part de compréhension et une part de ce que projette l’œuvre. Ici, point d’abstraction, mais la représentation quasi-caricaturale de scènes de la vie quotidienne aux titres sans équivoque : « La pêche », « Désaccord campagnard » ou « Boulistes » Impression, accompagnée parfois du sens de l’humour et de la dérision accompagnant l’artiste qui, fidèle à ses idées, s’exprimait avec un art à la limite du « naïf » en y appliquant ses propres codes.

Selon JeanPierre Baudin, conseiller municipal à Maurecourt qui dirige la Maison des arts, Paul Jeannin, peintre et graveur de Conflans-Sainte-Honorine, devait « exposer à la Maison des Arts et était venu la visiter dans ce but. Mais le destin ne lui en a pas laissé le temps, il nous a quittés en juillet 2011. Autodidacte, il « L’artisan » : technique mixte, Paul Jeannin 2010. Un autoportrait peignait et gra- de l’artiste ? (Photo J2R) vait depuis plus de l’art contemporain à Dallas, expositions de quarante ans ». C’est grâce au peintre catalan Marc Car- de gravures nationales et internationales dus, diplômé des Beaux-Arts de Barcelo- en France, Belgique, Allemagne, Sicile, Esne et réfugié en France au moment de la pagne. guerre d’Espagne, qu’il a acquis une solide Il obtient en 1983 la médaille d’argent formation qui lui vaut la reconnaissance en peinture à Dallas (Texas). En 2000, la du public et des professionnels. À partir médaille de bronze en gravure aux Artistes de 1970, Paul Jeannin avait exposé régu- Français. En 2001, le prix Pinet de l’Acalièrement : Salon d’Automne à Paris, Bilan démie des Beaux-Arts. En 2002, le prix de la Fondation Taylor. En 2004, le prix Paul Louis Weiller de l’Académie des BeauxArts en gravure. En 2005, le prix Kiyosi Hasegawa de la Fondation Taylor... Certains de ses travaux se trouvent dans des collectons privées à Anvers, Gand, Mayence, New York, Paris, Auckland, Nevers, Nîmes ainsi qu’au musée de Digne. L’œuvre figurative de ce sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts reflète son imaginaire fertile et sensible. En gravure, il s’exprime surtout par l’eau-forte sur cuivre et sa technique est servie par un dessin et un sens de la composition parfaitement aboutis. Ce sens de la composition apparaît également dans ses tableaux, enrichi d’une palette de couleurs étonnante. Sa peinture comme ses gravures pourraient être s’éclairées par cette phrase : « Une fidélité à une certaine figuration laissant le champ libre à l’imagination du spectateur intéressé par l’ambiguïté de toute représentation ». r

« Boulistes » : gravure, Paul Jeannin 2002.

(Photo J2R)

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Triel-sur-seine

Collectionnite aiguë La collection, c’est comme d’autres addictions, une fois qu’on est tombé dedans, on n’en sort pas indemne. Samedi 3 et dimanche 4 mars, l’Espace Rémi-Barrat était le lieu où l’offre et la demande se sont rencontrées. Depuis que le collectionneur amasse des objets les plus divers, les échanges, le troc ou la vente n’ont cessé de tourmenter cet être étrange à qui l’on doit la fondation des plus beaux musées actuels. Certains ont L’offre et la demande, voilà comment fonc commencé très jeunes, d’autres découvrent tionne le marché de la collection. (Photo J2R) tardivement les joies de faire revivre de vieilles choses. douzième édition du salon des collectionneurs Les membres de l’Association philatélique accompagné d’une exposition remarquée. et cartophile du canton de Triel (APCCT) ont Tout se collectionne, mais actuellement, le goût de l’histoire et du partage. C’est pour- ce qui a le plus de succès depuis quelques quoi, très modestement ils ont organisé la années, ce sont les capsules de bouchons de

Champagne, plaques de muselets pour les spécialistes. Bien rangés dans leurs présentoirs rouges, les jolis petits ronds de métal décoré ont été, cette année encore, l’objet de convoitise pour certains, d’achat ou d’échanges pour d’autres. Mais l’intérêt des visiteurs ne s’est pas arrêté là car dans cette foire à la découverte, chacun a pu chercher et découvrir la pépite inattendue au milieu des photos anciennes, des cartes téléphoniques, des livres et des revues, des fèves de galettes des rois ou des traditionnels timbres et cartes postales de tous lieux, de tous pays et de toutes les époques. Cette année a été aussi l’occasion d’inviter les visiteurs à s’intéresser à l’histoire de la poste aérienne à travers quelques dizaines de panneaux d’une exposition qui a permis de rappeler que les débuts du transport du courrier par avion fut plus qu’une aventure humaine, et que les documents présentés ont été communiqués par … des collectionneurs. r

Yves Quellec : « Il faut sécuriser ce branchement électrique ! » Yves Quellec, propriétaire d’environ deux hectares dans la Plaine tire la sonnette d’alarme sur « un danger de mort  », car les Roms de Triel, installés depuis 2008, continuent à « se brancher illicitement » sur le transformateur EDF de la route de Poissy.

Le rendez-vous a eu lieu début mars en face de l’ancien restaurant Pigeon Bleu. C’était un après-midi d’hiver. On a constaté la présence de fils électriques qui relient le transformateur EDF au campement des Roms (environ 900 mètres de distance). Les fils sont reliés à un bric-à-brac de couleurs. Visiblement, les normes de sécurité (NF) ne sont pas respectées. Retour sur l’affaire : Yves Quellec avait demandé officiellement en 2010 « une sécurisation » de ce branchement à la mairie et aux 12

autorités compétentes, mais rien de pérenne n’a été fait depuis. À cette époque, selon le récit de Yves Quellec, la police municipale de Triel avait arraché les fils sur ordre de l’élu municipal chargé de la sécurité. En outre, par deux fois, un policier municipal est intervenu pour couper les fils reliés au transformateur. Aux risques et périls de l’agent municipal, des étincelles avaient été provoquées par cette intervention, jugée dangereuse par les techniciens d’EDF. Puis, la consigne avait été donnée par les autorités compétentes de ne plus s’amuser à couper les fils. Actuellement, Yves Quellec s’inquiète de la suite de cette affaire car les fils traversent toujours son terrain. Et parfois, des membres du campement de Roms entrent sur son terrain pour les réparer, sans aucune précaution. Qu’adviendra-t-il si un courtcircuit se produit mettant en danger de mort les membres du campement de Roms ? Qui sera responsable ? Ce flou juridique déplaît à M. Quellec, démuni et ne souhaitant pas avoir ultérieurement des problèmes. www.journal-deux-rives.com

Yves Quellec voit sa propriété traversée par des fils électriques. (Photo J2R)

Pour garantir la sécurité de tous, il demande uniquement que les fils cessent de traverser son terrain. Les autorités compétentes pourraient faire « déplacer en sécurité les fils à l’extérieur de (sa) propriété ». Comment isoler et-ou cacher ces fils qui se baladent librement entre le transformateur et le campement des roms ? Sera-t-il entendu ? Ces questions taraudent Yves Quellec et l’empêchent de vivre paisiblement sa retraite... r


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Triel-sur-seine

Remblaiements de la Plaine : Non, la messe n’est pas encore dite !

(de g. à d.) Le préfet Michel Jau, Corinne Minot, sous-préfète, et Philippe Court, sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye risquent un contentieux juridique sur cette affaire de « remblaiement » d’ici à novembre 2012. (Photo J2R)

Monique Ory de Def ’sitCapesa tient à apporter le complément d’information suivant à l’article publié dans le n° 102, du J2R , page 13, sous le titre « Remblais : La messe est dite, mais le maire dit : Attendons ». Dans le paragraphe : « A quoi bon s’insurger ? Contre qui ? L’Etat ? Trop tard, le contentieux administratif ne laisse que deux mois pour

réagir. Ces deux mois sont passés et rien n’a été entrepris sur le plan juridique ». L’arrêté n°2011320-0002 du 16 novembre 2011 de M. Claude Girault, secrétaire général de la préfecture des Yvelines, stipule dans son article 22 : Délais et voies de recours : « Le présent arrêté ne peut être déféré qu’au tribunal administratif (article R.514-3-1 du code de l’environnement) : - par les demandeurs ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle la décision leur a été notifiée ; - par les tiers, personnes physiques ou morales, les communes intéressées ou leur groupements, en

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raison des inconvénients ou des dangers que le fonctionnement de l’installation présente pour les intérêts mentionnés (article L.511-1 du code de l’environnement), dans un délai d’un an à compter de la publication ou de l’affichage de ces décisions .Toutefois, si la mise en service de l’installation n’est pas intervenue six mois après la publication ou l’affichage de ces décisions, le délai de recours continue à courir jusqu’à l’expiration d’une période de six mois après cette mise en service ». Ainsi Triel, les personnes physiques ou morales - dont les associations - ont jusqu’au 16 novembre 2012 pour contester éventuellement l’arrêté du 16 nov 2011. r

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verneuil-sur-seine

Les travaux vont se poursuivre

Cinq réunions de « concertation » ne suffiraient pas pour décourager les riverains qui se sentent lésés. (Photo J2R)

Quel que soit le différend juridique entre la municipalité et certains riverains, les travaux vont continuer avenue du Château à Verneuil-sur-Seine. Les aménagements de l’avenue du Château reprennent et entrent désormais dans la 2 e phase des travaux entre la place Charles-de-Gaulle et la rue de la Roseraie : assainissement du réseau d’eau, enfouissement des réseaux électriques, aménagement urbain (réfection de la voirie, mise

en sécurité des trottoirs et des carrefours, traitement des entrées d’habitations), aménagements paysagers (plantation d’arbres, mobilier urbain) sont maintenant terminés. Le projet mis en œuvre a fait l’objet d’une concertation préalable avec les riverains dans sa phase de conception ; cinq réunions organisées de février à mai 2010 avaient permis aux riverains de faire remonter leurs questionnements, remarques et propositions auprès de la ville. Ainsi, pour cette phase, les riverains ontils demandé, par exemple, la suppression de toutes les places de stationnement au

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droit de leur propriété, ce qui explique la différence entre la première partie de l’avenue déjà réalisée et celle-ci. Les habitants de l’avenue du Château et des rues avoisinantes ont été conviés le 9 février dernier à une réunion d’information. Philippe Tautou et les techniciens présents ont pu leur expliquer l’organisation à venir durant les travaux : un plan de déviation va être mis en œuvre, les passages piétons seront conservés et sécurisés comme l’accès des riverains à leur propriété en soirée. Les ordures ménagères seront collectées à leur porte, le chantier ne changera rien à l’usage actuel de la voirie. r

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verneuil-sur-seine

La Fondation PSG joue la convivialité

A la fin de la journée, chaque participant a reçu un goûter et un Tee-shirt.

« Partageons nos valeurs », tel est le slogan de la Fondation PSG qui s’est rendue à Verneuil-sur-Seine le 20 février. Une centaine de jeunes Vernoliens du club de l’Entente Verneuil Football, des centres de loisirs et de la section football de la ville, ont reçu les conseils d’une demi-douzaine d’éducateurs de la Fondation PSG. En effet, le club de la capitale, désireux de se donner une image conviviale auprès des clubs de la région, organise des journées

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dans différentes villes d’Île-de-France. Ce lundi 20 février, le stade FrançoisPons était donc le théâtre d’une journée placée sous le signe de la convivialité, comme l’explique Lotfi Aouadhi, co-organisateur de la journée : « Le PSG étant un club important, l’objectif était que les enfants s’approprient certaines valeurs de politesse, de courtoisie dans le sport, et peut-être donner goût à certains de venir pratiquer le football dans le club de la ville ». Une journée où les enfants ont pu participer à des ateliers le matin, puis à un tournoi dont le but était d’atteindre « le Parc des Princes », une structure gonflable installée pour l’occasion.

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(Photo G. Capoen)

Yannick Ernault, coorganisateur de la journée et directeur d’Anima-Jeunes, une structure de loisirs de la ville, estime pour sa part qu’il a vécu « une journée enrichissante, avec beaucoup de partage, d’échange et d’entraide, une journée pleine de jolies choses autour du football ». À l’issue de la journée, chaque participant a reçu un goûter et un tee-shirt offert par la Fondation PSG. Quant aux plus méritants, les « Coups de cœur » des éducateurs de la Fondation, ils sont repartis avec un maillot officiel du Paris Saint-Germain et deux places pour PSG-Ajaccio. De quoi rentrer à la maison avec des souvenirs plein la tête... r


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Vernouillet

Lopez-Jollivet se radicalise Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire (PS) de Vernouillet, s’oppose officiellement au projet routier reliant Achères à Triel. « Du fait de la A104 inachevée, les flux de circulation déboucheront immanquablement sur la RD 154 », à Vernouillet, explique-t-elle. Mme Lopez-Jollivet ne demande pas pour autant le prolongement de la A104, contrairement à son homologue d’Andrésy Hugues Ribault (UMP). Vernouillet prend une position radicale au sein de la CA2RS, qui va sans doute braquer certains maires d’autres communes a priori plutôt défavorables, voire neutres comme celui de Verneuil. Enfin, le maire de Vernouillet déplore de ne pas être incluse dans le périmètre de l’enquête publique, malgré sa demande. Le projet 2x2 voies entre Achères, Andrésy, Carrières et Triel porté par le département des Yvelines ne fait décidément pas l’unanimité, tant chez les habitants – fortement mobilisés dans le mouvement associatif – que chez certains des élus. Depuis le début, cette connexion RD30RD190 pâtit de deux défauts majeurs. D’une part, elle impose un pont routier dans une zone urbanisée (l’île de la Dérivation à Carrières et le quartier Denouval d’Andrésy), enjambant les berges de Seine, lieux de villégiature et de promenade prisés des Carriérois et des Andrésiens. D’autre part, le projet départemental surplombe le projet A104, censé passer au même endroit, mais en sous-fluvial. Caricature de ce que peut donner le mille-feuille administratif bureaucratique français : le département et l’État ont avancé dans leurs projets routiers respectifs sans jamais se concerter. Et ce, malgré la présence de deux conseillers généraux de la majorité, évidemment concernés par notre territoire, à savoir MM. Ribault (maire d’Andrésy) et Tautou (Verneuil-sur-Seine)(1). Sans A104, ou avec une A104 qui s’arrêterait à Achères, le pont départemental deviendrait un déversoir pour les 120 000 véhicules et camions attendus par jour. Le

conseil général des Yvelines avait parié sur l’absence à cet endroit-là de la A104, mais c’est ce tracé qui a pourtant été retenu, pour que sa connexion soit acceptée les bras ouverts par les élus. C’est le contraire qui est en train de se passer. Eddie Aït, maire de Carrières, qui aura pourtant besoin de cette connexion pour absorber l’accroissement démographique, prévu et que ses nombreux projets immobiliers Marie-Hélène Lopez-Jollivet en visite de terrain, avec Victor (Photo J2R) issus de la Centrali- Blot, porte-parole du COPRA. té laissent entrevoir, est officiellement hostile au tracé actuel de la prise en compte d’un contexte local en mutaconnexion. (Voir page 8) Même Hugues Ri- tion : « De nombreuses villes du territoire ont suscité bault, ancien conseiller général des Yvelines, des programmes de développement économique qui qui n’a jamais voté contre une délibération vont générer des flux qui ne sont pas pris en compte. sur ce projet routier, n’y est plus favorable ! Aussi, (maintient-elle) la concertation aurait dû Et voilà maintenant le maire de Vernouillet être élargie et renouvelée avant l’enquête publique et les conclusions auxquelles vous parviendrez (...) ne qui entre dans le débat. pourront porter sur l’ensemble des conséquences de ce projet », conclut-elle en direction de l’enquêRD154 : un pavé dans la mare Marie-Hélène Lopez-Jollivet fait siens teur public. les arguments des associations : ce projet routier « risque d’impacter gravement notre Vernouillet, libre et indépendante quotidien », surtout « avec les imprécisions non Le maire de Vernouillet, dernière venue éclaircies sur le raccordement de la A104 et la dans l’interco’, confirme son indépendance A13 ». Le pont d’Achères et la connexion d’esprit, qui devrait donner du souci à la jusqu’au nouveau pont de Triel entraîne- majorité UMP de la CA2RS. Dans son anaraient des « flux de circulation qui débouche- lyse, on peut constater l’absence de toute ront immanquablement sur la RD154 ». référence à la CA2RS. Son positionnement Le maire de Vernouillet craint même que contre démontre enfin que cette connexion « l’on soit contraint de procéder à un élargissement départementale ne bloque pas seulement de la RD 154 ». En fine politicienne, elle en au niveau du pont entre Achères et Andréprofite pour ouvrir un nouveau front, cette sy. C’est aussi de l’autre côté, vers Triel et fois-ci à destination de Philippe Tautou, son Vernouillet, que le projet routier ne passe collègue de Verneuil, qui lui a ravi le siège de pas. conseiller général : « L’impact n’est par ailleurs On attend avec impatience une prise de pas mesuré, mais bien garanti, sur le projet de voie position claire tant du maire de Verneuilde contournement de Verneuil-Vernouillet qui de- sur-Seine, Philippe Tautou, que du maire vrait bientôt connaître une avancée significative ». de Triel, Joël Mancel et, pourquoi pas, de De 2002 à 2011, une série de délibérations Pierre Cardo, le président de la CA2RS. r a été votée par le conseil général des Yvelines (1) Voir : http://www.journal-deux-rives.com/actu/01821pour concrétiser ce projet routier, mais sans ribault-exige-realisation-integrale-prolongement-a104. www.journal-deux-rives.com

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Vernouillet

Des projets de liaisons menaçants La future A104 et les liaisons respectives RD30RD190-RD154 constituent de véritables menaces pour le mode de vie non seulement des habitants de la Boucle, mais aussi des Vernolitains. C’est accompagnée de Christiane Paravy, présidente du COPRA, et de Victor Blot, porte-parole, que Mme Lopez-Jollivet, nouvelle vice-présidente de la CA2RS et maire (PS) de Vernouillet, a pu, le 23 février, constater sur les lieux que le parcours du futur prolongement de la Francilienne (A104) était contestable, et que des sites comme l’île de la Dérivation à Carrières-sous-Poissy seront dévastés. Un parcours riche d’enseignements : c’est bien une autoroute en zone urbaine qui menace les habitants de la Boucle et au-delà. Le conseil général des Yvelines étant passé outre la demande de « concertation élargie » du maire de Vernouillet, un appel d’offre ayant été lancé par l’État, et le vieux projet de contournement de Vernouillet et de Verneuil, il apparaît d’après Victor Blot que « les conséquences des choix qui sont faits aujourd’hui auront des impacts importants sur Vernouillet, mais aussi sur Verneuil et Triel ». Victor Blot ajoute que tous les élus qui ont visité le site « sont interpellés » et qu’il y a « d’autres solutions à trouver ». Il évoque un « vrai bouclage » et « un passage de l’autoroute par le Vexin français », en ajoutant que la plateforme multimodale d’Achères n’a pas été évoquée dans le débat public.

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Marie-Hélène Lopez-Jollivet sur le pont d’accès à l’Ile de la Dérivation, avec Christiane Paravy, présidente du COPRA. (Photo J2R)

C’est encore une fois « notre environnement » qui sera sacrifié, et si l’Ouest parisien a pu garder sa qualité de vie, c’est parce que pendant des décennies les habitants se sont défendus, car ils y tiennent et sont attachés à sa préservation. « On se croirait dans

!» Victor Blot développe : « Les habitants qui ont acheté sur les hauteurs d’Andrésy, sur les hauteurs de Maurecourt, sur les hauteurs de Fin d’Oise, sur les hauteurs du Vieux Conflans, sur les hauteurs du Plateau du Vieux Moulin et sur les hauteurs d’Herblay… quand ils ont acheté sur ces hauteurs-là, ils ont payé fort cher,

une république bananière

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ils ont acheté la vue… et aujourd’hui on leur dit : « C’est terminé pour vous, votre vue sera désormais sur les hangars, les entrepôts, les portiques, les containers, les grues, jour et nuit… avec 300 000 containers par an qui arrivent du Havre, de Chine…» On se croirait dans une république bananière. Eh bien, ça ne se passera pas comme ça ! » Le COPRA réserve encore bien des surprises aux « décideurs » avec de nouvelles mobilisations, consultations et en continuant à informer les habitants. Quant à Lopez-Jollivet, elle envisage d’interpeller François Hollande en cas de victoire aux prochaines élections présidentielles. r


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mars - avril 2012

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Orgeval

Un bastion UMP refuse la règle des 30% de N. Sarkozy Le maire d’Orgeval et son conseil municipal se dressent contre le principe énoncé par Nicolas Sarkozy de majorer de 30% les droits à construire. Paradoxe : un bastion UMP s’oppose à l’annonce d’un projet majeur du président-candidat UMP...

D’une manière classique, les élus d’Orgeval expliquent vouloir lutter contre la spéculation foncière dans un contexte de marché, et leur volonté de rester maîtres chez eux en matière d’urbanisme. Même si la préfecture rappelle souvent à l’ordre les maires des Yvelines qui ne répondent pas au critère de la loi SRU (20% de logements sociaux dans les Selon le site internet proche de la majorité communes de plus de 3500 UMP d’Orgeval, (Ensemble pour Orgeval, habitants). Par ailleurs, la EPO), le conseil municipal d’Orgeval a voté Une belle unanimité contre le 30%. (Photo J2R) commune d’Orgeval a déjà le 26 février une motion « contre la majoration été contrainte en 2009 de des droits à construire ». et de libérer des terrains publics relevait du densifier son PLU. Un rapide retour en arrière s’impose : le La motion du conseil municipal d’Orgeprésident de la République, Nicolas Sarkozy, « bricolage » et de « l’amateurisme ». Dans les Yvelines, des élus locaux anticival confirme aussi la réticence, voire le refus non encore candidat déclaré, annonce le 29 pent également : un refus a été aussitôt mis en absolu de certaines communes, à la densijanvier dernier à la télévision : « Pour les trois ans délibération par le conseil municipal d’Orgefication non maîtrisée. Par ailleurs, selon le qui viennent, tout terrain, toute maison, tout immeuval. Selon le site EPO, le vote de cette motion site EPO, L’Association des Maires de Franble verra ses possibilités de construction augmenter de avait également pour objectif d’endiguer l’ence (AMF) demande actuellement à être re30% ». Et de préciser : vous avez un pavillon çue par le secrétaire d’État au logement de 100 m², vous pourrez construire Benoît Apparu. Elle lui a fait part de ses 130 m². Vous êtes une collectivité, Mise au point de l’opposition craintes, à la fois sur les difficultés juvous avez 1 000 m², vous pourrez ridiques possibles (inconstitutionnalité) construire 1 300 m². Et quand, dans Au conseil municipal du 25 février, les conseillers municipaux d’opposition (Orgeval pour tous) , « conscients de l’enet sur les conséquences attendues de les règles de construction, on peut jeu, ont naturellement voté la motion présentée ». cette décision. construire un immeuble de six étaL’opposition reste fidèle à sa « doctrine » comme elle l’a ges, demain, on pourra construire toujours exprimée lors du débat sur le PLU : éviter un accroishuit étages. En somme, il s’agit de sement de la population au-delà des 7000 habitants en 2020... Un front uni ? En un front uni(1), et dès l’annonce densifier davantage le tissu urbain. « Encore une fois, certains membres de cette majorité (toujours les mêmes) pensent que 100% des Orgevalais partagent de cette proposition des +30%, la ville Mais certains élus, toutes tendances leurs positions ; ils se permettent de déformer la réalité et de (2) d’Orgeval a utilisé les moyens mis à sa confondues, s’opposent à cette den- porter des insinuations non fondées » . disposition par le futur texte de loi pour sification. Cette première remise en question de la décentralisation de l’urbanisme, très critiquée, mettra du temps à produire des refuser de se laisser imposer une maeffets. Et si Nicolas Sarkozy venait à être réélu, cela risquerait joration des droits à construire. Ainsi, Anticiper la lutte de mettre immédiatement le feu aux poudres dans le camp contre la spéculation, Yannick Tasset (UMP) se pose délibéUMP au niveau local. ou la victoire de Sarkozy ? rément en contradiction avec le préCela dit, le principe de la libre administration des collectiviCertains pensent que c’est une re- tés locales inscrite dans la Constitution permet au législateur sident-candidat UMP sur ce sujet fort de redonner la main aux communes et ainsi de passer à un centralisation qui ne dit pas son nom. autre thème de la campagne présidentielle. symbolique. r Cependant, les maires peuvent s’op(1) Deux conseillers de la majorité étaient abposer par délibération. « Un conseil sents et non représentés; 23 conseillers ont voté pour municipal pourra refuser ce droit, mais il faudra volée des prix du foncier qui s’est rapidement cette motion dont les conseillers d’opposition. Deux de la majorité se sont abstenus. qu’il prenne une délibération », a précisé Nicolas amorcée à Orgeval... En effet, cette mesure de conseillers (2) Selon le site EPO, l’opposition s’est ralliée à la majopour voter une motion qui indique que la municipaliSarkozy. Sans attendre, le maire de Paris Ber- densification possible prônée par Sarkozy ne rité té souhaite faire « respecter les engagements pris dans trand Delanoë a fait connaître son opposi- sera pas automatique, comme cela avait été an- le PLU » contre une décision de l’État. Pourtant, cette décision offrirait précisément à l’État l’occasion de retion à la réforme. Il a estimé le 30 janvier que noncé dans un premier temps. La commune a prendre en main l’urbanisation d’Orgeval (via le contrat mixité sociale) en oeuvrant pour l’annulation du l’annonce faite par le président de relever de le dernier mot : visiblement le conseil munici- de PLU. À quoi riment ces contradictions ? Les conseillers de l’opposition le savent-ils eux-mêmes ? 30 % les droits à construire sur les habitations pal d’Orgeval ne souhaite pas son application. www.journal-deux-rives.com

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Controverse

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ACtualité locale

Villennes

« Lettre ouverte » au sommet de l’Etat contre le bulldozer technocratique Dans une « Lettre ouverte à la présidence de la République, au gouvernement et aux élus locaux », le Collectif «Contre le projet de port industriel de Trielsur-Seine», qui se bat pour une alternative au « Port de traitement de déchets »(1), a donné une conférence de presse le 16 février. C’est la bataille de l’aménagement de la Plaine qui commence, car les deux porte-paroles du Collectif « Contre le projet de port industriel de Trielsur-Seine », Franck Trognée et Philippe Sénèque, sont déterminés à porter une première attaque contre le projet conduit par Pierre Cardo, Président de la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine (CA2RS). Franck Trognée et Philippe Sénèque ont réuni le 16 février la presse régionale pour annoncer - dans une missive de quatre pages, solidement argumentées -le lancement de « la bataille médiatique » sur un des aménagements phare de la Plaine tel qu’il a été décidé, et notamment l’aberration qui consiste à vouloir construire un port industriel « qui n’a d’ECO que le nom ». Contre le bulldozer technocratique de la CA2RS Pour les détracteurs de la CA2RS, le projet représente un véritable danger dans la boucle, déjà « polluée » par l’homme et ses activités économiques depuis des siècles. Pourquoi construire un port de 37 hectares aussi près de celui d’Achères (d’une surface de 400 ha) ? Le chenal de la Seine à cet endroit – entre la Nouvelle Marina Saint-Louis et l’Île-de-Villennes – est très étroit ; le passage de six péniches et plus par jour va conduire à une sape sans précédent des deux berges. En outre, les détracteurs du port de Triel craignent que cette infrastructure aille engendrer un trafic énorme et nuisances sonores et olfactives, qui affecteront la santé de la population des trois villes les plus proches (Triel-sur-Seine, Carrièressous-Poissy et Villennes-sur-Seine). Toujours sur le plan de la santé publique, le Collectif pointe la possibilité de voir une catastrophe de type « Fos-sur-mer bis »(2) car le niveau

Le Collectif « contre le Port de Triel » veut se faire entendre par les élus. (Photo J2R)

d’inondation va se trouver largement modifié... Voilà que simultanément au creusement du port vient se rajouter le remblaiement de la plaine, des millions des tonnes de gravats déversés dans la plaine sur un sous-sol instable, avec des conséquences imprévisibles. Quoi de plus naturel que les opposants à ce projet de s’interroger : « Les politiques, responsables et engagés dans ce projet pourrontils assumer » un tel désastre s’il advient. Quant à la «concertation de huit mois», ce n’était qu’ « une mascarade orchestrée » ! De plus, les habitants ont été trompés, car Ports de Paris « nous ont caché des choses » ! Un exemple : la viabilité économique du projet reste à prouver. On retrouvera certes là les attaques classiques contre la puissance publique et contre l’élu à l’initiative de ce projet, Pierre Cardo, l’ancien député de la 7e circonscription et actuellement simple conseiller municipal de Chanteloup, mais... président de la CA2RS. Les représentants présents du Collectif contre le Port de Triel se sont montrés très remontés contre cette mainmise, sorte de bulldozer technocratique, de la CA2RS. Mais, lorsqu’on les interroge sur la possible remise en cause du projet Écopôle (et son premier ensemble d’écobâtiments « Fabrique 21 »), le collectif esquive la question en soulignant que l’Écopôle ne fait pas l’objet de leurs critiques. Légitimité démocratique et intérêt général

Pour le Collectif, il est essentiel de passer à une action d’urgence pour mettre en échec « cette aberration » pseudo-écologique que sera un port de traitement de déchets industriels. Pourquoi ces trente millions d’euros ne sont-ils pas dépensés dans un autre projet en cohérence avec la volonté de faire de la Seine un lieu paysager avec le Parc naturel à Carrières et la revalorisawww.journal-deux-rives.com

tion des berges à Triel et au-delà. Sur le plan économique, le Collectif avance des idées : le projet fluvial et touristique de Creil dans l’Oise est un modèle d’inspiration : des emplois vont suivre, basés sur le tourisme fluvial et l’arrivée de la plaisance d’Europe du Nord (avec l’ouverture du canal du Nord). La sous-traitance, l’entretien, la réhabilitation des bateaux seraient aussi générateurs d’activité économique et d’emplois. Pour le Collectif de Villennes, il est temps de cesser d’opposer les « nantis » aux pauvres et aux chômeurs. Il convient de « rassembler les différents niveaux sociaux autour d’un projet, autour de l’essentiel, la Seine ». Le Collectif veut faire entendre à tous les élus que la coupe est pleine : « On en a marre de ce développement économique anarchique, qui nuit à notre cadre de vie », martèle Franck Trognée.(3) À la question de la légitimité de leur Collectif et du nombre de ses adhérents, Franck Trognée, d’une pirouette, ne résiste pas à l’idée de franchement « mettre en cause la légitimité démocratique de certains maires » qui ont été élus sur une plateforme municipale en 2008 et qui, progressivement, se retrouvent en train d’accoucher d’un monstre qui les dépasse : « Le plus gros centre de tri de déchets d’Europe » comptant à la fois AZALYS, le SIVATRU et maintenant le port de Triel et les remblaiements de la plaine ! La légitimité doit être plurielle pour concevoir, élaborer et mettre en œuvre des projets aussi colossaux au regard de l’intérêt général. Dans un tel cas de figure, « l’intérêt général doit se construire avec les habitants et non pas contre eux ». Les maires, lorsqu’ils ont été élus, n’avaient en rien connaissance de projets aussi considérables faisant courir de tels risques au bien-être des habitants de leurs villes... Pour conclure, la lettre ouverte et la pétition (1 000 signatures dont 600 sur une pétition papier) veulent faire savoir aux élu(e)s et à tous ceux et celles qui ambitionneraient de le devenir l’état d’esprit « belliqueux » du Collectif « Contre le projet de port industriel de Triel-sur-Seine ». r (1) Le port de Triel tel que défini par Ports de Paris dans le cadre de l’OIN (opération d’intérêt national) Seine-Aval, sans consultation véritable des populations des Deux Rives. (2) Les inondations et coulées de boue du 4 au 6 novembre 2011 ont affecté une centaine de communes dont les communes d’Andon, Antibes, Ascros, Auribeau-sur-Siagne, Biot, Cabris, Cannes, Cannet (Le), Caussols, Entraunes, Fos-sur-mer, Grasse... (3) Paroles de «nantis» ? (NDLR)

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Législatives 2012

Les défis du sortant Arnaud Richard Arnaud Richard (UMP) est au milieu du gué. À l’aube d’un rendez-vous électoral difficile pour la majorité UMP en juin 2012, il devrait se poser des questions, voire se remettre en question... Pourtant, «Arnaud» fait tout pour plaire tant au niveau local qu’au niveau national. « Arnaud Richard a du métier », écrit Guy Poirier, son adversaire politique à Meulanen-Yvelines, car le député sait « serrer les mains, n’est pas avare de bises aux dames, quels que soit leur âge ou leur condition »(1). Faire ses preuves En 2007, il a accompagné – en tant que remplaçant – Pierre Cardo dans sa victoire de juin 2007. En 2010, avec l’appui de Valérie Pécresse, sa marraine en politique, et la bénédiction de son mentor Borloo, ministre d’État, « Arnaud »(2) devient le « successeur de Pierre Cardo ». Il est actuellement membre de deux commissions : celle des affaires sociales et celle d’enquête RER en Île-de-France. Il participe aussi aux groupes d’études écoconstruction et à celui sur la laïcité. Il est assidu à l’Assemblée nationale : il fait partie des premiers 150 députés(3) qui parlementent et questionnent le gouvernement... Au niveau local, la rédaction du J2R lui avait prédit en juin 2010 « une période de deux ans pour faire ses preuves. Sinon, le bail précaire, dans un contexte démocratique, peu favorable... à la droite, risque de s’arrêter en 2012 ». Aux enjeux politiques et environnementaux de la 7e circonscription s’ajoutent trois défis pour « Arnaud » d’ici à juin 2012. Se métamorphoser Un vrai député doit avoir une doctrine et un programme. Ce n’est pas parce qu’il connaît le gotha de l’UMP ou parce qu’il a travaillé pour le Grenelle de l’Environement qu’il est un député hors pair. L’ombre de Pierre Cardo plane trop, hélas, et cela devient un inconvénient, notamment dans le cadre de projets contestés par les habitants. Par exemple, le Port de Triel est-il pertinent économiquement et sur le plan environne22

L’art de la formule ne suffit plus pour se faire élire.

mental ? Quelle est sa vision du territoire pour les années à venir dans les villes et les territoires de la 7e circonscription ? Le calque des années Cardo mérite d’être revisité en contextualisant les besoins économiques et les contraintes environnementales de notre territoire. Le « Capital naturel » ne peut pas être consommé - pardon, valorisé - par le seul arbitrage du marché : la conservation du foncier existant est capitale pour une réflexion juste et nécessaire à l’aube des évolutions de nos modes de vie. Certes, faire visiter l’Assemblée nationale aux collégiens et aux anciens(4) est un signe sympathique de proximité ; mais l’essentiel est de se préparer et de préparer l’avenir de la circonscription : « Gouverner c’est prévoir et (le député est) conscient de la nécessité des débats et des concertations,... tant dans le domaine de l’emploi que dans ceux de l’environnement, du cadre de vie, du logement, des transports ou de la sécurité. » Arnaud Richard a l’art de la formule mais cela ne suffit plus. On a envie de lui conseiller : « Détache-toi, Arnaud ! Poursuis ton idéal démocratique et forge ton caractère de député au service des autres, et par conséquent de l’intérêt général ». Sur la laïcité, par exemple, lors de l’affaire Baby-Loup entre 2010 et 2011, il avait tout un boulevard pour s’exprimer, mais il a réagi après la bataille judiciaire. Agir Le député Arnaud Richard devrait réduire le hiatus entre les paroles et les actes et www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

rendre des comptes à ses électeurs au niveau local. Son expression préférée « Je vais m’en occuper » devrait se traduire par des actes ou par des retours d’information concrets. Un exemple parmi d’autres illustre ces propos : Olivier D. lui avait expliqué en juin 2011 le problème de l’insécurité routière sur la rue de l’Hautil à Triel : « Les Triellois possèdent une autoroute de 2,5 km qui part de la forêt et descend dans la cour de la mairie. Personne n’a su y changer quelque chose depuis 1992... (et demande au député de venir voir sur place) si toutefois une bonne dose de courage vous permet de parcourir à pied les quelques fabuleux 200 mètres de pseudotrottoirs qui encadrent nos maisons ». Arnaud Richard avait demandé le dossier complet et Olivier D. le lui avait fourni. Depuis, nada... pas de réponse, sauf une carte classique de vœux pour « 2012 ». Olivier D, s’indigne : « Recevant ses bons vœux en carte postale, je lui ai répondu que s’il ne faisait rien pour la rue de l’Hautil, en effet, comme inscrit sur sa carte, il ne resterait que le simple successeur de M. Cardo qui, lui non plus, n’avait rien fait ! » Rappelons également l’inertie du conseiller général Philippe Tautou (UMP) et de la CA2RS auxquels le collectif, créé par une association de l’Hautil, s’est adressé en vain. Des résultats en demi-teinte La même conclusion peut être tirée pour le « projet éphémère » de maison de retraite médicalisée à Meulan-en-Yvelines. Il aurait dû s’en occuper, mais malheureusement, il n’y


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Législatives 2012 avait pas eu de suite. « C’est le roi de la parole..., lons...) et la part du trafic fluvial pour transpor- » de Meulan. Il a perdu les municipales et mais peu d’actes », assène un ancien colistier de ter le remblais serait importante (30% !) ». Fer- n’a pas su lui rester fidèle. Qui est prêt à rela campagne municipale de 2008 qu’Arnaud mez le ban et au suivant. C’est dur d’être partir en campagne politique avec lui, telle avait perdue à Meulan. député de base même dans la majorité. celle de 2008, au sud de la circonscription ? Quand le débat est de fond et sans Il est donc vital qu’il s’identifie à une comconcession, « Arnaud » semble avoir l’habi- Se sédentariser mune de la circonscription. Même dans le tude d’esquiver sous un prétexte classique de Arnaud a connu ou vécu à Rouen, Paris, pire de cas, s’il était battu en juin, il pourrait calendrier et/ou de confirmation par écrit : Meulan, Paris, Triel, Vernouillet... et sa per- rebondir en 2014 dans le cadre d’une campa« Il me sera particulièrement difficile d’assister à la manence parlementaire reste à Chanteloup- gne municipale et dans un lieu où le député réunion (NDLR du 22 septembre 2011) que les-Vignes. Certes, un député arpente son a un ancrage local. Triel-sur-Seine, de par vous organisez ce soir. En effet, alors que vous m’en territoire de 14 communes, mais il est temps sa spécificité politique locale et son absenaviez parlé au cours d’un précédent ce d’un véritable leader de la entretien, je n’ai reçu aucune invidroite classique, s’offre comme tation à participer à cette réunion le lieu idéal d’une possible imdont je ne méconnais pas l’intérêt, ni plantation politique pérenne. à intervenir comme vous me le proposiez ». Lors d’un autre débat Les trois enjeux sur le logement social (« trop », Un député devrait être selon ses colistiers à Meulan), il réactif aux temps changeants a adouci la tribune de l’opposide notre époque. En octobre tion UMP à Meulan, au risque 2010, lors d’un déjeuner de de faire imploser son groupe, presse, Arnaud Richard avait qui d’ailleurs a perdu la foi en égrené le b-a-ba de sa courte son leader. action politique : « La sécurité, Malgré son engagement c’est ma feuille de route pour finir sur nombre de dossiers épile mandat pour lequel on a été neux (la charte forestière de élus ! ». C’est du passé. Il est l’Hautil, l’A104, la batellerie, temps que le député sortant l’exclusion...), et d’autres tels prenne la mesure de sa future « les nuisances aériennes », Artâche s’il a envie de se faire naud Richard n’a pas obtenu réélire : les trois enjeux – se malheureusement les résultats métamorphoser, obtenir des escomptés, selon les dires de résultats et se sédentariser – ses concitoyens : « NKM, c’est s’annoncent vitaux pour sa ma copine », avait-il lancé avant survie politique, même si la de faire mine de se fâcher avec fonction – courroie de transNathalie Kusciusko-Morizet le mission entre les élus locaux 11 septembre 2011 : « J’ai écrit à et l’État et le service de l’inNKM pour lui exprimer cette colère térêt général – reste à consoqui est la mienne ! » et d’ajouter : lider. r Sérieux pour lui, la décision unilatérale du gouvernement n’était pas « grenello-compatible ». (1) Meulan-en-Yvelines, 1944-2011, La solitude l’accompagne déChroniques de la vie municipale, Guy Poirier, éditions Eurocibles, sormais car même ses interpella448 pages. tions répétées au gouvernement A. Richard : C’est dur d’être député de base... même quand on fait (2) Avec le tutoiement facile avec (Photo J2R) les uns et les autres, il est de cette ne servent à rien : récemment, partie de la majorité parlementaire. génération « wonderful » où tout le 2 mai 2012, il a questionné le semble lui réussir... Études à la Sorgouvernement sur les remblais prévus dans la qu’« Arnaud » s’identifie à une commune ou à bonne, ESSEC de Cergy-Pontoise, et même des articles dans Médiapart et dans Le Monde. Plaine(3). Les nuisances (olfactives, visuelles, un lieu-dit. Nous avions imaginé, dans un arde santé...) seraient nombreuses, a-t-il exposé ticle précédent, qu’il allait choisir Vernouillet. (3) http://www.nosdeputes.fr/arnaud-richard au nom des élus locaux, suite à la décision de Les indices convergent aujourd’hui pour dire (4) La ville de Triel a organisé, avec un service l’État et du CODERST qui a eu « la main un qu’il se prépare à atterrir à Triel. Sait-on où de transports, une visite de l’Assemblée nationale réservée aux seniors habitants Triel, en présence peu lourde ». Quelle a été la réaction et/ou la habite le député actuellement ? C’est la ques- du député Arnaud Richard, le samedi 18 février 2012. Son opposante (PS) Estelle Rodes n’est réponse du sous-ministre des transports tion tabou au sein de son entourage. pas contente : « En effet, si la découverte de nos Thierry Mariani ? : « La concertation a eu lieu La précédente tentative de sédentarisa- institutions est tout à fait fondamentale, elle ne avec les élus locaux... les matériaux sont inertes tion à Meulan fut un échec : en septembre doit pas être instrumentalisée à des fins électoralistes ». et des mesures compensatoires sont prévues (mer- 2007, il avait déclaré son « amour pour la ville (5) Une vidéo était disponible sur youtube.fr www.journal-deux-rives.com

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Estelle Rodes : « La question du développement durable est cruciale ! »

Estelle Rodes, conseillère municipale à Chanteloup, représentera le PS aux Législatives de juin 2012(1). La 7e circonscription des Yvelines pourrait-elle basculer ?

Le Journal des Deux Rives : Entre les présidentielles et les législatives, comment abordez-vous votre campagne ? Estelle Rodes : Qui sera le prochain président ? Cette question résonne dans la tête de tous les Français. Le Parti socialiste doit les convaincre que François Hollande est celui qui peut redresser la France. Sa politique est de faire face à l’individualisme à outrance, au rejet des autres, à la régression sociale. Il faut vivre ensemble pour pouvoir avancer. En remportant la victoire du 6 mai, François Hollande prendra en main l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy. Entre les problèmes de santé(2) et la question de la retraite(3), les cinq ans de mandat de Nicolas Sarkozy n’ont pas été efficaces au redressement de la France. Nos concitoyens ne sont pas encore concentrés sur la question des législatives ; en tant que candidate à ces législatives, mon équipe et moi-même allons animer d’abord la campagne présidentielle pour que la gauche gagne. J2R : En tant que candidate aux législatives, comment convaincre les électeurs qui sont lassés de la langue de bois ? E.R. : Je me distingue des autres candidats. J’ai pour ainsi dire un discours clair et précis. Je soulève des questions concrètes basées sur le quotidien des citoyens ; je m’interroge sur les services à la population, sur l’aménagement du territoire. Il faut partir des problèmes particuliers de la 7e circonscription pour résoudre des problèmes généraux en proposant des lois. Les difficultés que les citoyens rencontrent sont celles du quotidien. Il faut poser un vrai projet de loi. Les choix que feront les citoyens le 22 avril, le 6 mai et les 10 et 17 juin sont décisifs et fondamentaux pour leur quotidien. J2R : Que pensez-vous du débat sur le 24

pont d’Achères ? E.R. : Le débat sur le prolongement de l’A104 sur le pont d’Achères continue. C’est un projet aberrant qui manque de cohérence. En effet, il y a un mauvais tracé notamment au niveau de Carrières-sous-Poissy, et des problèmes au niveau des transports en commun. Par ailleurs, le manque de transports en commun sur la Boucle de E. Rodes : « Il faut réorganiser aussi le transport en commun. » (Photo J2R) Chanteloup ainsi que sur l’ensemJ2R : « Peu de notoriété, dogmatique ». Quelle ble de l’Île-de-France est récurrent. Il faut développer et réorganiser le transport en est votre réaction face aux critiques récurcommun pour qu’il soit souple et dense rentes sur votre candidature ? E.R. : Sur l’ensemble de la circonscripet trouver des modes alternatifs comme le vélo. L’objectif est d’améliorer les liaisons tion, je ne pense pas souffrir d’un manque entre les communes et de desservir le plus de notoriété. Le chemin à parcourir est cerde gares possibles. tainement encore long, mais ma rigueur, mes Ce souci a des répercussions sur la mo- principes et ma facilité d’écoute paieront. bilité, sur l’accès à l’emploi et sur l’insertion Dogmatique n’est pas le terme ; certes il y sociale. Il faut impérativement y remédier. a un clivage entre les élus de droite et de gauJ2R : Que proposez-vous face à la contra- che, mais je reste à l’écoute et je ne prends diction entre la hausse constante des deman- pas de décisions différentes juste par simple des de logements et le souhait de préserver opposition. Cette distance n’empêche en aucun cas le respect et l’entraide. Il faut être des espaces naturels ? E.R. : Il est impératif de préserver la pragmatique. J2R : Pourriez-vous adhérer au comité de faune et la flore de notre planète en gardant des zones naturelles. Il faut créer une soutien du Journal des Deux Rives ? E.R. : Je crois en la liberté de la presse, synergie entre l’environnement, les besoins de logement et la protection de l’agriculture mais je ne pense pas que mon adhésion et de proximité. Face à la hausse constante des mon image serviraient dans cette affaire. Cedemandes de logements, les constructions pendant, cette affaire entre le J2R et la maire s’étendent et grignotent doucement les es- de Triel relève d’un des principes fondateurs de notre démocratie. Donc je ferai partie de paces verts et les agricultures. La question du développement durable est votre comité de soutien. r Rodrigo ACOSTA, Olivia Brisco cruciale et d’actualité. Chacun doit trouver sa place et être acteur face à l’écologie. Chacun (1) Voir vidéo : http://blip.tv/wwwjournaldeuxrivescom/esdoit faire des concessions pour pouvoir avan- telle-rodes-ps-se-lance-dans-l-ar%C3%A8ne-5897203 (2) Selon le rapport de 2011 de Médecins du Monde, cer ensemble et ainsi penser à l’avenir. quatre millions de personnes en France n’ont pas de La solidarité avec les générations futures fait par- complémentaire santé ou renoncent aux soins. (3) Selon l’INSEE, de 2007 à 2010, on observe une tie intégrante des préoccupations du parti socialiste. hausse de 60 000 retraités pauvres. www.journal-deux-rives.com


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Grand Paris et politique du logement

6 idées « iconoclastes » pour construire des logements dans la CA2RS La loi sur le Grand Paris a fixé à 70 000 le nombre de logements à construire en Île-de-France. Le gouvernement Fillon a proposé des idées originales pour densifier et stopper l’étalement urbain. Les 6 idées pour le moins « iconoclastes » du gouvernement s’adaptent fort bien au contexte de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine… Amusonsnous à rêver… Pour Benoist Apparu, le jeune et dynamique secrétaire d’État au logement, les « nouveaux fonciers » permettront d’éviter l’étalement urbain et à notre région IDF de rattraper son retard en matière de construction de logements. Car il s’agit de passer de 40 000 à 70 000 logements à construire par an ! Alors, dans un contexte d’urbanisation durable, tout est bon pour construire du logement. Le gouvernement et les architectes du Grand Paris ont déniché des endroits pour le moins originaux pour construire. Six pistes très officielles, six idées considérées par le quotidien Le Figaro(1) – pourtant proche de la majorité présidentielle – comme « iconoclastes ». Application des six propositions d’urbanisation à notre petite CA2RS, particulièrement bien adaptée et dotée d’élus volontaristes en la matière.

et per mettront de juteux placements immobiliers. Un maire a déjà compris l’intérêt de cette surélévation : Eddie Aït, à Carrières, grand supporter de la future «tour Bouygues», de 9 étages, devant le Pont de Poissy, qui deviendrait un « phare d’entrée de la ville ». Hélas, il est actuellement en train de reculer face à l’activisme d’un collectif de riverains qui ne veut pas d’immeubles de grande hauteur. Dommage…

1- Surélever les toits Les PLU doivent augmenter les hauteurs maximales autorisées. La CA2RS a des atouts indéniables en ce domaine : les « mètres carrés aériens » sont à prendre, surtout sur les hauteurs surplombant notre belle vallée de la Seine. Des villes comme Triel, Andrésy et Chanteloup possèdent, sur les coteaux de l’Hautil, de remarquables points de vue qu’il faut savoir optimiser, afin qu’un maximum de propriétaires ou de locataires puissent en profiter. Par ailleurs, il faut densifier les berges de Seine et maximiser les points de vue sur notre fleuve : des appartements qui seront recherchés

2- Combler les « dents creuses » Beaucoup de potentiel là encore, particulièrement dans les centres-ville de nos communes. Hugues Ribault, maire d’Andrésy, est un grand adepte de la couronne sur les dents creuses du vieux village. Actuellement, deux grands projets immobiliers sont en cours dans les ruelles du vieil Andrésy : près de 150 logements supplémentaires permettront de maximiser la densité démographique du centre. Et puis, sur ce point, les élus UMP de la CA2RS seront applaudis par les oppositions écologistes puisque la suppression des dents creuses en centre urbain est l’une des mesures phare des programmes écologistes.

Le PLU devrait permettre l’augmentation de la densité « raisonnée ».

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(Photo J2R)

3- Construire en zone inondable C’est l’évidence : la CA2RS longeant la Seine possède des centaines de milliers d’hectares inondables qu’il faut savoir utiliser. Le maire de Verneuil, Philippe Tautou, ancien agent immobilier et bâtisseur en chef de notre CA2RS est capable de proposer un très beau projet sur la pointe de Verneuil. M. Tautou est un expert en la matière : il a trouvé un terrain « en impasse », en bord de Seine et « entre deux étangs », selon le descriptif officiel du projet présenté en conseil communautaire et voté à l’unanimité par l’assemblée. Hélas, la majorité écolo-socialiste de la Région gêne actuellement les velléités de M. Tautou d’utiliser au maximum ces terrains bordés par les eaux. Mais on peut aussi compter sur l’une des nouvelles recrues de la CA2RS : la majorité d’Orgeval s’est déjà enthousiasmée, sur son site, pour les « ponts habités » et « les constructions sur pilotis », qui permettraient de résoudre la crise du logement en IDF. Pourquoi ne pas songer à un pont d’Achères habité ? Enfin, même si l’adjoint aux Finances d’Andrésy trouve cela « sale », la CA2RS pourrait aussi autoriser les habitations sur péniche. Notre fleuve est un potentiel à exploiter : il ne doit pas être laissé aux seules péniches in25


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Grand Paris et politique du logement rains de plus de 1 000 m². Dans un souci d’équité sociale, les villes bourgeoises (Triel, Andrésy, Orgeval, Villennes et Médan...) se doivent de faire un effort pour partager le foncier non valorisé par du bâti. Les maires doivent être courageux : divisez ces terrains ! Augmentez le coefficient d’occupation des sols ! Densifiez les quartiers bobos et bourgeois ! Car, comme le dit le secrétaire d’État : « Tout changement passera par les maires : la population est très conservatrice et les maires bâtisseurs souvent sanctionnés ». Il faut savoir changer cela ! La Seine et la densité devraient aller de pair

dustrielles du futur port principal du Grand Paris, en face d’Andrésy : la plateforme multimodale d’Achères. 4- Construire en bordure d’autoroute Alors là, la CA2RS a beaucoup de chance : une future autoroute 2x3 voies traversera ou longera Andrésy, Carrières, Orgeval et Villennes. Il faudra savoir optimiser les bords d’autoroute, et si possible urbaniser aussi l’île de Migneaux. Et puis, il ne faut pas oublier la connexion départementale entre Achères et Triel, avec son pont au-dessus des berges carriéroises et andrésiennes. Un potentiel là encore exceptionnel que la CA2RS se doit d’utiliser pour respecter le PLH communautaire ! Que de mètres carrés à urbaniser au bord de ces futures routes qui traverseront notre belle CA2RS ! Ça coupera le sifflet au collectif anti-A104 qui, depuis 30 ans, entonne son sempiternel « pas d’autoroutes en zones urbanisées ». Avec le Grand Paris, ce sera : « Pas d’autoroutes sans zones urbanisées ». À propos de bordures, songeons aussi au potentiel existant au bord des voies SNCF : un projet immobilier est prévu autour de la gare d’Andrésy. À Triel, le maire, Joël Mancel, a dans ses cartons une urbanisation en face de la gare de Triel. Encore faut-il que RFF lâche ses terrains ! 5- Densifier les zones pavillonnaires Il existe dans les communes huppées de la CA2RS trop de grandes maisons sur des ter26

(Photo J2R)

6- Aménager les parkings

des centres commerciaux

C’est probablement – avec l’autoroute – l’une des plus merveilleuses des idées. La CA2RS est encore une terre de prédilection potentielle en la matière : la CA2RS soutient l’immense projet du centre commercial de la maire de Vernouillet, Mme Lopez-Jollivet. La seule socialiste de l’interco est très forte : elle peut faire d’une pierre deux coups. Un : je construis, comme on me le demande, des immeubles au-dessus des futurs parkings de mon centre commercial. Deux : une fois le petit commerce du centre-ville laminé par le centre commercial, je remplis ces nouvel-

les dents creuses par du nouveau bâti… À Andrésy, le maire a autorisé la destruction d’un bâtiment du XIX e siècle, répertorié comme « remarquable » par la Région, afin de construire le beau supermarché Casino. Un grand parking avec une station essence a surgi dans la ville : c’est tout de même plus intéressant qu’une antiquité ! Mais on a un souci à Andrésy : le parking se révèle surdimensionné. Voilà une bonne occasion d’appliquer les conseils du secrétaire d’État au logement ! De même, Carrières a deux beaux Leclerc, mais dont les alentours sont vides. Alors, tout ce « capital qui dort », comme le fait remarquer M. Apparu, il faut savoir l’optimiser ! Et puis, faire ses courses à l’hypermarché à pied, c’est un atout qui permettrait d’augmenter la valeur de ce nouveau foncier immobilier ! Y a pas à dire : la France et son gouvernement ont des idées et la CA2RS de l’espace libre. Le Grand Paris doit stimuler nos élus dans leur volonté de développement de la plaine. Il faut inventer des solutions originales pour construire et faire fi des réticences rétrogrades qui bloquent toute initiative ! Alors, Messieurs les maires, décomplexez-vous et partez à la chasse aux mètres carrés perdus pour plus de logements ! r Lionel Wastl (1) Le Figaro, 30/08/11 Montage pont habité, source : pss-archi.eu

Les centres commerciaux seraient-ils le gisement foncier de demain ?

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(Photo J2R)


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Dossiers

Interco’

Parle-t-on partout de la même chose ? Qui décide de la pertinence du périmètre d’une intercommunalité ? Deux cas au nord des Yvelines montrent deux méthodes, l’une par le bas et l’autre par l’arbitraire. À quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, il est intéressant de revenir un instant sur la loi du 16 décembre 2010, qui oblige les communes à rejoindre avant le 1er janvier 2013, une inter-communalité : communauté de communes ou d’agglomérations. Cette loi a pour objet de bouleverser le paysage communal et politique français avec des conséquences à long terme. Les communes et les interco’ déjà existantes s’organisent en se regroupant afin d’être prêtes pour ce rendez-vous. Mais les communes ne sont pas les seules à décider puisque le préfet a un rôle prépondérant à jouer. Sur le secteur, deux exemples donnent à réfléchir. La Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS) est créée en 2005. Au départ, elle se compose d’Andrésy, de Carrières-sous-Poissy, de Chanteloup-les-Vignes, de Chapet, de Triel-sur-Seine et de Verneuilsur-Seine. Six communes sur les deux rives de Seine, d’où le nom, qui correspondent à un certain bassin de vie, malgré des critiques concernant la pertinence du projet dit d’écoconstruction. Justement, le 28 avril 2011 à Versailles, le préfet Michel Jau dévoile le projet de schéma intercommunal des Yvelines devant la nouvelle Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI). Selon ce schéma, la CA2RS double sinon de population, du moins de nombre de villes adhérentes. La rejoignent Les Alluets-le-Roi, Médan, Morainvilliers, Orgeval, Vernouillet et Villennes-sur-Seine. Pierre Cardo, le président de la CA2RS, semble avoir réussi son pari institutionnel, mais il reste à prouver le bien-fondé de ces choix stratégiques en matière d’aménagement... Juste à côté, le projet de la Communauté d’agglomération « Vexin-Centre Seine-Aval » est mené par une association de préfiguration à la création de la Communauté d’agglomération regroupant Bouafle, Brueil-en-Vexin, Ecquevilly, Évecquemont, Flins-sur-Seine,

François Garay et Pierre Cardo : même méthode mais résultat divergeant. (Photo J2R)

Gargenville, Hardricourt, Jambville, Juziers, Lainville-en-Vexin, Les Mureaux, Meulanen-Yvelines, Mézy-sur-Seine, Montalet-leBois, Oinville-sur-Montcient, Tessancourtsur-Aubette et Vaux-sur-Seine. Ces dix-sept communes regroupent deux ensembles préexistants que sont la « Communauté de communes Vexin-Centre Seine » et la « Communauté de communes de Seine-Mauldre ». Cette association, effective depuis le 20 avril 2010, a entamé un processus d’intégration « négocié » par le bas : 40 réunions de travail, un bureau tous les quinze jours composé de sept maires, une assemblée générale composée de dix-sept maires, faisant appel à un cabinet d’études spécialisé ainsi qu’aux techniciens des villes mobilisées sur le projet d’interco’. Le but est d’établir une certaine cohérence par rapport au bassin de vie dans lequel ces communes évoluent et coexistent depuis toujours. Or, la décision préfectorale a cassé le 8 décembre 2011 la dynamique enclenchée depuis 2010. La scission en deux de la Communauté de communes de « Seine-Mauldre » pose problème et cette décision est critiquée par les élus concernés qui souhaitent que le préfet revienne sur sa décision. La Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) a voté, quant à elle, un avis final : 28 voix pour, sur 47 membres. Les élus de la future CA VexinCentre-Seine Aval ne sont pas non plus satisfaits de cette issue en raison de la non prise en compte d’un amendement qui aurait modifié le périmètre « préfectoral », afin de réunir les deux intercommunalités. De plus, ils regrettent le passage en force effectué par le préfet le 8 décembre. Par dessus tout, les élus, dont le portewww.journal-deux-rives.com

parole est André Cassagne, maire d’Hardricourt, n’acceptent pas l’arbitraire et le manque de concertation. Lors de leurs vœux, plusieurs maires favorables à l’association ont annoncé que si le projet préfectoral venait à aboutir, ils ne siègeraient pas dans cette interco’ imposée par le haut. André Cassagne prévient(1) que si la situation perdure au 31 décembre 2012, le Tribunal administratif pourrait être saisi ! Tout cela se fait bien sûr au détriment de l’élaboration du projet de territoire, car les hésitations institutionnelles ne permettent pas aux élus de s’asseoir à la même table pour construire un projet pérenne et innovant... Dans les deux cas évoqués ici, on constate deux méthodes : l’une qui consiste à fixer un périmètre par le bas : c’est la CA2RS de Pierre Cardo. En revanche, la remise en cause préfectorale du projet de préconfiguration d’une Communauté d’agglomération « Vexin-Centre Seine-Aval », constituée des deux Communautés de communes, pose la question de l’arbitraire... Une manière de recentralisation rampante (le veto du préfet) tant décriée par les élus locaux, quelle que soit leur couleur politique. Ces deux manières de faire ouvrent une période de trouble qui vient se surajouter aux interrogations majeures que posent les élections présidentielles et législatives. Face au rendez-vous théorique du 1er janvier 2013, comment définir le périmètre du « meilleur regroupement et de ce qu’est un bassin de vie » ? Peutêtre les rendez-vous électoraux de mai et juin permettront-ils de clarifier les choses... r Damien DELERIN (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/01827-elusfuture-interco-vexin-centre-seine-cherchent-castagne

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Environnement

Agriculture pÉriurbaine

Le casse-tête des agriculteurs cergyssois Valérie et Alain Crochot, agriculteurs certifiés bio, tiennent une exploitation sur les berges de l’Oise, à Cergy-Pontoise, nommée Les Plaisirs du jardin. Ce sont eux qui livrent chaque semaine des paniers de légumes bio à près de 40 familles andrésiennes, au sein de la jeune association « Les Colibris d’Andrésy », présidée par Sylvie Goldfain.

Ce couple d’agriculteurs très dynamique nous livre une analyse sur l’hiver en dents de scie qui a perturbé leur activité. Le Journal des Deux Rives : Un hiver qui a longtemps ressemblé à un automne pluvieux, aux températures extrêmement douces : cela a-t-il posé des problèmes à votre activité ? Valérie et Alain Crochot : Effectivement, la douceur des mois de décembre et janvier n’a pas été sans poser des problèmes d’organisation pour notre travail. Pratiquement, une bonne partie de notre équipe était en congés et nous avons dû effectuer un ramassage de légumes non prévu en cette période quasi « printanière ». Nous avons ramasé ainsi des choux-fleurs, des radis, des salades... qui étaient prévus pour mars, mais qui avaient poussé grâce à l’extrême douceur durant des semaines ! C’était assez incroyable et cela nous inquiète quand même. Pour l’instant, la douceur a été favorable pour nos semis sous serres : carottes primeurs, fèves, radis, navets, salades ont été en grande partie déjà semés. Mais le plus embêtant pour nous reste la prolifération d’insectes dans les serres (mouches, moustiques, aleurodes,...). Rien de grave pour les cultures ; mais l’hiver classique détruit habituellement par son froid la plupart des larves et des œufs non suffisamment enfouis. Nous devrons donc doubler de vigilance au printemps... J2R : Mais alors, que faites-vous des légumes d’hiver ? V. et A.C. : Du coup, nous avons encore 28

Les champs souffrent lors d’un changement brusque de température.

le stock des choux d’hiver dans les champs, que nous passerons... au printemps ! J2R : Comment avez-vous géré l’arrivée subite d’un froid sibérien ? V. et A.C. : « Noël au balcon, Pâques aux tisons ! » Nous avions bien remises en place les protections hivernales... Nous sommes passés d’un extrême à l’autre. Nous avions protégé les cultures du mieux possible, mais c’était quelquefois un peu dérisoire. J2R : Dérisoire ? Y avait-il eu des dégâts dans les champs cergyssois ? V. et A.C. : Beaucoup de plantes n’ont pas pu s’adapter à de tels écarts de températures. Les artichauts, les navets, radis et certaines salades qui étaient tous en pleine croissance, n’ont pas pu résister à des -10°, -12° au sol. Mais nous re-sèmerons ces plantes dès que possible. Cela fait partie de notre travail. Le printemps renaîtra alors ! J2R : Ensuite, il y a eu la neige, les très fortes gelées. Que pouviez-vous faire ? V. et A.C. : Les carottes et radis noirs n’ont pu être lavés. Le ramassage de légumes se limitait aux choux et aux salades (batavias rouges de serres). Le froid est devenu ensuite moins vif... Nous reprenons progressivement nos activités dans les champs et les serres. Nous distribuons www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

dans les paniers des conserves faites par nos soins avec les légumes estivaux. J2R : A quoi attribuez-vous le succès de l’AMAP et des paniers bio d’Andrésy ? V. et A.C. : Démarrée fin octobre 2011 sur Andrésy, la distribution de paniers de légumes bio hebdomadaire connaît un succès qui ne se dément pas. L’association « Les Colibris d’Andrésy », qui gère la distribution, en collaboration avec l’exploitation de Valérie et Alain Crochot, livre dorénavant plus d’une quarantaine de familles andrésiennes, mais aussi conflanaises, chantelouvaises et trielloises. Ce sont majoritairement des familles nombreuses qui ont adhéré. Ainsi, les paniers (15 € l’unité) nourrissent près de 150 habitants de notre territoire ! Les « Colibris d’Andrésy » sont organisés comme une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) : chaque semaine, le jeudi (de 18h à 20h) à Andrésy (salle Lepic), trois volontaires de l’association distribuent les légumes de l’exploitation agricole. Chaque famille «amapienne» vient chercher son panier. Des recettes sont aussi proposées chaque semaine. Pour tout renseignement, contactez la présidente des « Colibris d’Andrésy » : courriel sgoldfain@gmail.com r L.W.


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SPORTS

Rugby

Le RC Triel progresse à son rythme Il n’est jamais facile pour un promu de se faire une place à l’échelon supérieur. Mais avec du travail et de la rigueur, le RC Triel s’installe peu à peu dans le gratin du rugby francilien. En attendant encore mieux. Après la magnifique année 2011 ponctuée par le titre de champion régional de Promotion d’Honneur, le RC Triel s’attendait à vivre une saison très compliquée en 2012. En effet, avec la refonte du championnat d’Honneur, Triel s’est retrouvé dans une poule digne de la Fédérale 3 avec des clubs du calibre de Houilles ou Melun. Une sacrée différence de niveau pour les Yvelinois qui ont connu un début de saison difficile avec trois défaites lors des quatre premiers matchs. Des résultats qui n’ont cependant pas reflété le réel niveau de jeu des hommes de Vincent Kerlo. « On a affronté toutes les grosses équipes en début de championnat, explique l’entraîneur triellois. Certes on a souvent perdu, mais le contenu des matchs était très intéressant. On a par exemple mené sur le terrain de Melun, puis on est la seule équipe à avoir pris le point de bonus défensif contre Houilles (24-19). Une vraie performance ». À partir de la mi-novembre, le RCT prend son envol et enchaîne quatre victoires d’affilée contre Garches, Conflans, Finances

Les « Sangliers » de Triel ont donné le maximum pour un jeu de référence contre Houilles (Photo J2R)

Paris et enfin Yerres le 15 janvier. « C’est notre match référence, reprend Vincent Kerlo. C’est après de telles prestations que l’on constate qu’on a vraiment progressé dans tous les domaines, la touche, la conquête, les lancements de jeu. Je considère qu’on est au niveau de toutes les équipes de la poule ». Le maintien presque acquis Actuellement cinquième de son groupe avec cinq victoires et cinq défaites, Triel connaît un léger coup de moins bien après les épisodes neigeux qui ont perturbé le ca-

Triel perd contre Houilles Le 4 mars, c’était le temps des mêlées : on pousse, on défend, on s’effondre. L’arbitre, se voulant pédagogue, a alourdi le rythme de jeu... au détriment de la qualité et de la vitesse. Triel a cédé du terrain vers les trente mètres de son territoire. Après une légère farfouille avec la balle, Triel l’a perdue et Houilles en a profité pour marquer un essai de qualité à la 35e minute de la première période. Les joueurs de Houilles sont rentrés par le flanc gauche avec justesse et harmonie : Damien Sisivatu, dossard 11, a été ovationné par les fans de Houilles. 7-0 pour Houilles après la transformation. Triel devait réagir... mais le temps était lourd et le terrain n’a pas permis une amélioration du jeu dans les deux camps. Un carton blanc ici et là et Triel est pénalisé et continue à jouer en infériorité numérique. Le bulldozer de Houilles a grignoté sa défense. Triel a résisté jusqu’au sifflet de la fin de la première période. La deuxième période a commencé avec un blitzkrieg de Houilles qui a failli conduire à un autre essai. Miraculeusement, l’équipe Triel s’en est sortie et a réagi avec une défense solide avant de contre-attaquer et mener le ballon sur les vingt-deux mètres de Houilles. Après dix minutes de jeu, Triel a été pénalisé et Houilles a marqué : 10-0. Les Sangliers de l’Hautil ne se sont pas offusqués. Méthodiquement, ils ont cherché la faille de l’adversaire et l’ont trouvée à la 30e minute de jeu : une attaque magnifique de Triel côté droit est concrétisée par l’essai de Romain Churgerl (dossard 13). Les six points et la transformation ont fait rêver les supporters de Triel (10-7). Et si le come-back était possible ? Le jeu des deux équipes s’est amélioré. Houilles ne s’est pas laissé entraîner dans le piège triellois. Fatiguées, les deux équipes se sont cramponnées à une bataille d’usure. Les cartons blancs et rouges sont sortis par l’arbitre, parfois contesté par le public. Houilles a marqué une pénalité : 13-7. Enfin, Triel a gagné en crédibilité par un score convenable (un bonus en défense) et a surtout repris son destin en main après une défaite pitoyable contre Garches. R.A.

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lendrier. Rien d’inquiétant toutefois, le RCT n’étant plus qu’à une ou deux victoires du maintien, l’objectif avoué en début de saison. Si le coach yvelinois est dans l’ensemble satisfait du comportement de ses joueurs, il attend encore mieux l’an prochain : « Le but cette année était simplement de s’acclimater à un niveau de jeu supérieur par rapport à tout ce qu’on avait connu dans le passé. En 2013, j’espère bien qu’on pourra titiller un peu plus les meilleurs et jouer le haut de tableau. Mon ambition reste toujours de monter un jour en Fédérale 3 ». Ne pas griller les étapes De son côté, le président Marc Chalvidal préfère rester prudent : « C’est sûr que j’aimerais que le club monte en Fédérale 3 mais pour moi, c’est plutôt un objectif sur le long terme. Avant de vouloir jouer à ce niveau, il faut d’abord que le club se structure davantage, notamment au niveau financier en développant des partenariats ». La présence dans le staff de deux entraîneurs et d’un préparateur physique souligne bien la volonté de grandir du club du massif de l’Hautil. « On a aussi rénové les vestiaires pour améliorer les conditions de travail de l’équipe première, se félicite Marc Chalvidal. Pour une première année en Honneur, le bilan est jusqu’à présent très satisfaisant. On souhaite faire un peu mieux la saison prochaine ». En attendant, les Triellois veulent continuer à faire plaisir à leurs supporters en gagnant encore quelques matchs d’ici avril. r Fabien DEZE 29


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SPORTS

Lutte olympique

Florian Pagat, un parcours prometteur Il y a certaines disciplines sportives discrètes. C’est le cas de la lutte olympique, pratiquée à Meulan et aux Mureaux depuis longtemps.

au Championnat de France dans la Haute-Vienne. Florian Pagat, un de nos futurs champions, on l’espère, s’est classé 9e sur 16 (Voir aussi la vidéo de son tournoi en Normandie)(1). Faisant partie de l’élite régionale, Florian Pagat a obtenu ce sésame et a brillamment saisi sa chance, puisqu’il s’est qualifié au championnat interrégional, puis au championnat de France. Le week-end du 10 et 11 février se sont déroulés les Championnats de France de Lutte Libre à Saint-Yrieix dans la HauteVienne. Florian Pagat dans la catégorie minimes

Un jeune lutteur qui prend de l’expérience (Photo J2R)

Les jeunes sportifs de Meulan ont participé la première semaine de janvier aux éliminatoires régionales en Normandie et

Sociétaire du club depuis l’âge de 6 ans, Florian Pagat s’est qualifié à ce championnat de France suite aux championnats régionaux et interrégionaux. 150 lutteurs étaient présents et qualifiés, et seulement une quinzaine de jeunes « benjamins » avait obtenu le « sésame » du comité régional et de la Fédération française de lutte, pour participer aux qualifications pour ce championnat de France. En effet, excepté des lutteurs repérés par la fédération et détenant

un potentiel certain, les autres benjamins ne peuvent être engagés sur un championnat « minimes », puisque la différence d’âge ne peut aller que jusqu’à 3 ans. Son parcours sur ce championnat de France sera très satisfaisant puisqu’il terminera 9e sur 16 et sera le benjamin le mieux classé ! Ces résultats restent de bonne augure pour l’année prochaine, où Florian sera dans sa 1e année minime et pourra concourir en lutte libre et gréco-romaine. Dans ce championnat de France, Florian a gagné en deux périodes (7 à 1 et 8 à 7) contre le lutteur d’Aulnay-sous-Bois, qui avait terminé 7e l’an dernier lors du Championnat de France. En 1/4 de finale, Florian affronte le lutteur alsacien de Gries, contre qui il perd en 2 périodes (5 à 1 et au « tombé » en 2e période). Ce dernier lutteur termine 5e de son groupe. Au troisième tour, Florian rencontre le lutteur de Clermont-Ferrand, contre qui il perd en 1 période au tombé. Ce lutteur clermontois termine 3e. r Ergin Memisoglu (1)http://blip.tv/wwwjournaldeuxrivescom/avslr%C3%A9gionales-de-lutte-%C3%A0-valognes-normandie-15-janvier-2012-5899346

Arts martiaux

David Heuzé décroche le trophée Le kung fu offre un équilibre parfait entre la méditation et des exercices physiques qui fortifient à la fois l’esprit et le corps. Les Yvelinois peuvent être fiers de l’exploit du jeune David Heuzé, qui décroche le titre le plus convoité : le trophée du dragon. Alors que la Chine vient de nous faire entrer de plein pied dans l’année du Dragon d’eau, le 29 janvier à Paris se tenait pour la première fois depuis vingt ans une rencontre de combat de kung fu au KO System, tel que cela se pratiquait dans les années 70, les années Bruce Lee. Avec sa première place 30

(médaille d’or), David Heuzé, élève de l’école du DragonBleu de Verneuil-sur-Seine, s’est vu remettre de la part des dirigeants de la FFKADA /AMC le trophée du meilleur combattant styliste. Ce trophée, qui n’est décerné qu’une fois par an, récompense le combattant qui a fait montre de la plus belle technicité, en alliant l’élégance à l’efficacité. Les vertus du Kung Fu Le trophée du dragon est certainement la récompense que tout professeur peut souhaiter. Derrière ce Prix transparait tout l’esprit qui anime une école et un art, encore trop peu connus du grand public. Il est dommage que cette discipline n’ait pas sa juste place dans les médias. Ce sont des exploits sportifs de haut niveau qui mériteraient d’être reconnus à leur juste valeur. Pourquoi faut-il n’avoir que le cinéma www.journal-deux-rives.com

Un dragon pour trophée. (Faure Chappat)

pour voir ce qui existe de manière bien réelle ? « En Chine, le kung fu est un formidable moyen de canaliser l’énergie des jeunes, il est un vecteur de cohésion sociale et d’intégration nécessaire.... À méditer pour nos dirigeants », déclare Frédéric Pinlet, fondateur et professeur de l’école de kung fu wushu de Verneuil-sur-Seine. r Olivia Brisco


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cULTURE

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Un jour un livre

Secrets de sourcier Bernard Blancan est devenu sourcier à l’âge de 50 ans en rencontrant son père biologique, lui-même sourcier. Il se prend de passion pour cette pratique qui conserve son mystère en même temps que son efficacité. Il ne s’agit pas de croire en n’importe quoi. L’auteur a eu besoin que le don de sourcier aboutisse à un résultat concret et quantifiable. Le seul moyen était le forage. Il s’est donc déclaré auto-entrepreneur pour devenir sourcier professionnel. Il partage ici son parcours, ses succès mais aussi ses échecs, et équilibre avec justesse son propos entre croyance, superstition, réalités scientifiques et petites anecdotes. Il fait ainsi le point des connaissances historiques et scientifiques liées à la «sourcellerie», puis en présente les techniques et les outils : pendule, tonseur et baguette de

coudrier en Y ou en L. Après avoir lu ce guide, chacun devrait être en mesure de savoir s’il a ou non de l’eau souterraine dans son jardin, et d’en évaluer la profondeur. Et ce n’est pas sans intérêt. En localisant le point de forage, c’est-àdire l’endroit le moins profond avec le meilleur débit, vous pourriez faire des économies non négligeables, le prix du mètre foré étant d’environ 200 €. Dans la dernière partie, l’auteur témoigne de ses expérimentations, faciles à reproduire. Bien qu’elles n’aient pas de valeur scientifique, elles sont pour le moins troublantes et ouvrent le champ à la réflexion, à une recherche plus large, plus personnelle. «Secrets de sourcier», éditions Eyrolles, Une vie bien remplie 96 pages, 12 euros. (Photo J2R) Bernard Blancan a pratiqué plusieurs métiers, parmi lesquels celui le film « Indigènes », de Rachid Bouchareb. d’instituteur. À l’âge de 30 ans, il se livre à Il vient de réaliser son propre film, « Retour sa passion : acteur. Il obtient en 2006 le prix aux sources ». r d’interprétation au festival de Cannes pour Olivia Brisco

Révélation ! Thierry Gallier nous fait part de ses travaux sur le plus célèbre de tous les tableaux, la Joconde de Léonard de Vinci, et nous en livre une interprétation étonnante. La Joconde recèle un grand mystère aux multiples facettes. Depuis cinq cents ans, ce tableau semble fasciner et renfermer des secrets. Pourquoi ce tableau est-il si particulier ? L’auteur, Thierry Gallier s’empare de cette grande énigme et va analyser ce tableau sous un angle ludique en éclaircissant les moindres détails et en apportant sa propre interprétation. L’auteur approfondit l’étude du tableau en observant tout d’abord les réelles confusions faites volontairement par Léonard de Vinci. Ainsi, il constate deux paysages distincts de part et d’autre du buste, deux moitiés de visage différentes

La Joconde révélée, éditions Maxiness, 84 pages, 19 euros.

et des émotions opposées, qui conduisent au fameux sourire de Mona Lisa. Outre ces nombreuses découvertes, La Joconde nous révèle le mythe d’Isis, la déesse protectrice de la mythologie www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

égyptienne. L’ouvrage nous conduit étape par étape à des découvertes stupéfiantes basées sur des arguments convaincants, photographies à l’appui. r O.B. 31


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cULTURE

Bloc-notes de l’histoire

Hier, « La rue Chaude » à Vernouillet Il est des noms de rues comme des contes, des souvenirs ou des rêves. Ils sont parfois entourés de mystères tant qu’on ne leur a pas trouvé d’explications. Mais doiton toujours en avoir une ? (C. s. B.)

Mais hélas ! Trois fois hélas ! Le génial fabuliste ne connaissait pas notre région. Aujourd’hui encore on cherche toujours l’origine mystérieuse de ce nom insolite. Pourtant, une hypothèse voit le jour : celle de sources d’eau chaude. La vérité se trouve au bout des sondes, mais hélas ! Toujours hélas ! Pas une goutte d’eau chaude dans les entrailles de la terre à cet endroit, et « La rue Chaude » une fois encore nargue les historiens. À quelques lieues d’ici, à Chambourcy, Aujourd’hui, la rue Aristide Briand, qui, on trouve dans cette ville une rue Chaude, jadis, était appelée « La rue Chaude » pose, mais là aucun mystère. Au Moyen-Âge se comme il est aisé de le penser, une énigme trouvaient dans cette rue une forge et les aux Vernolitains curieux de découvrir l’hisrésidus : les chaudes ont laissé le nom à cettoire du nom des rues de leur ville. Les arte rue. On pensait enfin tenir la chives sont muettes et, faute de solution, mais la déception fut preuves irréfutables, on ne peut grande, car il n’y a jamais eu de toujours pas expliquer pourforge sur notre territoire. quoi elle est ainsi nommée. Sur Point de souvenirs gaulois, le plan de 1783, on trouve son point de sources chaudes, point ancêtre le Chemin de Chapet à de forge, et l’on se pose toujours Vernouillet. C’est ainsi qu’à cette la même question : qu’y avaitépoque on désignait les chemins il de chaud dans ce quartier ? d’un village. En 1821 figure sur Regardons un plan où figurent le plan établi à cette époque le Verneuil et Vernouillet. Que nom que nous recherchons. voit-on ? À Verneuil, un chemin Mais quel lointain souvenir, des Fours à chaux, à Vernouillet venu du fond des âges, a-t-il fait une rue Chaude, et l’on remarqu’au XIXe siècle, on lui attribua que que ces deux voies se dirice nom ? Remontons le temps et arrê- Rue Chaude, vue prise de la place de l’Église, actuellement rue geaient vers un même lieu, celui où se situait, sur le territoire de tons-nous au Moyen-Âge pour Aristide-Briand. (Photo J2R) Verneuil, un four à chaux. Cela un triste épisode de la Guerre de Cent ans. En ce temps-là, Vernouillet subis- ville de Vernouillet, nous serions à l’origine devient limpide, à Vernouillet, on a tout simplement écourté en disant : La rue Chaude. sait l’occupation des troupes anglaises. L’ar- du nom de ce lieu. Mais les Vernolitains, gens jadis très pru- Cette explication simple et claire a déjà été mée campait sur les hauteurs et les soldats désoeuvrés se baladaient dans la campagne des, dirent en termes voilés que c’était « La évoquée au cours de réunions historiques, où se trouvaient en abondance des vergers. rue Chaude ». Ceci explique pourquoi on ne mais elle n’a pas été retenue car au regard de Au cours d’une de ses promenades bucoli- trouve aucune trace dans les archives de cet certains, il manquait le document provenant ques, un jeune soldat cueillit une prune par-ci, épisode de notre histoire. La renommée de des archives authentifiant cette hypothèse. une autre par-là, mais à la fin du jour, il fut la rue se serait donc transmise secrètement Parfois il faut savoir distraire les mânes de pris d’une très violente colique alors qu’il se au cours du temps puis, un jour, peut-être Descartes. De ces cinq exposés, lequel retiendra trouvait au milieu du village. Il aperçut une durant la Révolution, ce secret s’afficha aux l’attention du lecteur ? Le Rabelaisien, le litfermière qui vaquait à ses occupations dans sa yeux de tous. Autre hypothèse hardie. Au Grand Siè- téraire, l’artisanal, le géologique, les fours à cour, l’appela et lui expliqua avec force gestes significatifs son très gros souci : « Water ! Wa- cle, quelque érudit vernolitain, ayant lu les chaux ? Laissons-lui le temps de faire son ter ! » gémit-il et, n’obtenant aucune réponse, œuvres de La Fontaine, pensa que le poète choix. r Jean Junk il usa ses dernières forces pour regémir : « aurait pris pour modèle cette rue dans la faClosed ! closed ! ». En rapprochant ces deux ter- ble « Le coche et la mouche », dans laquelle on P. S. – À ce texte, que M. Jean Junk nous confia il y a mes et prise d’une soudaine vision du futur, trouve le vers suivant : déjà quelques années, je rajouterai une sixième hypola lumière se fit dans l’esprit de la fermière et « Dans un chemin montant, malaisé, et de tous thèse : et si c’était tout bonnement le nom d’une famille résidant quelque part dans cette rue ? Il y a partout elle lui dit, geste à l’appui : « Au bordel, au fond les cotés au soleil exposé ». beaucoup de noms de rues qui évoquent le patronyme du jardin ! » L’Anglais comprit sur le champ et On aimerait pouvoir se réjouir de cette ou le surnom d’anciens résidants, ou celui de quelque (C. s. B.) se précipita vers l’endroit désigné. Soulagé et explication à la fois poétique et littéraire. propriétaire foncier. 32

galant homme, il remercia la dame. La fermière, charmée par ce gentil soldat, le fit entrer dans sa chaumière. Elle n’était point farouche et possédait aussi un don prémonitoire de l’histoire, ce qui fait qu’ils célébrèrent avec quelques siècles d’avance l’Entente Cordiale. De retour dans les rangs, le jeune conquérant conta son aventure à ses camarades, et les vergers furent vite dépouillés de leurs fruits. Dame Cunégonde, car c’était son nom, reçut beaucoup de visiteurs et les soldats dirent par la suite dans un français invraisemblable : « On va au bordel chez Cul est bon ». Ainsi, si l’on croit cette légende, peut-être apocryphe, grâce à cet épisode historique qui se déroula dans notre bonne

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Expositions et animations

Découvrir le musée du Jouet Visiter le musée du Jouet est une occasion de retrouver ses précieux jouets personnels qu’on ne pouvait quitter pour rien au monde ; un retour en arrière émouvant pour les plus grands, et un moment ludique pour les petits. Le

musée du jouet

: Une

visite incon-

tournable

Le musée du Jouet a ouvert ses portes il y a plus de trente-cinq ans et ne cesse d’accueillir un public de plus en plus large. Il est installé dans un bâtiment du XIVe siècle, la porterie fortifiée de l’ancien prieuré royal de Saint-Louis, démantelé après la Révolution. Des jouets par centaines Labellisé Musée de France, il présente environ huit cents jeux et jouets d’enfants, datant des années 1850 à 1950, exposés après avoir connu une vie trépidante. Poupées en porcelaine, ours en peluche, chevaux à bascule, voitures et trains électriques se confondent entre les murs de ce lieu chaleureux et vivant. Les plus petits s’émerveilleront et les plus grands se perdront dans leurs souvenirs d’enfance. Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30 ; avec la possibilité de faire une visite guidée ou libre selon les attentes de chacun. Une petite boutique est ouverte à l’entrée du musée pour emporter quelques souvenirs de ce moment passé à contempler ces jouets d’enfants. Des expositions temporaires La présentation des collections est régulièrement renouvelée autour d’expositions thématiques qui permettent d’évoquer des tranches de l’histoire de la ville. Deux ans sont nécessaires à la recherche et à l’élaboration d’un projet qui lui-même dure neuf mois. L’exposition « Le Colloque de Poissy de 1561 - Catholiques et protestants : dialogue et tolérance ? » est présentée jusqu’au 1er juillet 2012. Pour l’histoire, la reine Catherine de Médicis organisa un colloque au Prieuré Saint-Louis de Poissy entre les représen-

Un château en jeu de construction ancien.

tants du clergé catholique et les ministres du culte protestant. L’échec de cette tentative de conciliation permit au moins que soit enfin reconnu officiellement le droit à la diversité religieuse en 1562. Les missions du musée Depuis 2007, Hélène Meyer-Roudet se consacre au musée au titre de conservatrice. Avec passion et énergie, elle assure le bon fonctionnement du musée, avec toujours comme finalité de satisfaire au mieux les visiteurs. Au côté de Marion Abbadie et du reste de l’équipe, ils sont en charge de conserver, restaurer, étudier et enrichir les collections. Avec 10 000 jouets en réserve, le musée en expose 800. Il peut faire tourner les collections pour inciter les amateurs à devenir fidèles et découvrir à chaque visite de nouveaux jouets. Toujours plus de visiteurs L’objectif du musée est de rendre les collections accessibles à un public le plus large possible. Avec 18 000 visiteurs l’an dernier, le musée a connu une hausse de la fréquentation de 8% par rapport à l’année précédente. Le personnel fait en sorte de satisfaire les visiteurs grâce à un univers féerique et divertissant. Bien plus qu’un musée, un outil ludique

Des espaces-jeux sont aménagés le long du parcours pour une visite ludique et interactive, et de nombreuses animations, ateliers et spectacles sont proposés au cours de l’année. La famille réunie pour l’occasion www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

s’amuse et partage ainsi un moment privilégié. Un lien fort se crée entre les générations en découvrant ou redécouvrant des objets attachants. L’enseignement a l’opportunité de visiter le musée du Jouet. C’est une chance qui devrait être beaucoup plus saisie car en effet, c’est un moyen très pédagogique et instructif pour les jeunes. Le musée peut être perçu comme un vecteur de communication. Le musée incite les enfants des centres aérés et des écoles à venir passer un moment au pays du jouet. Pendant les vacances scolaires, des animations sont aussi proposées. Toujours en accord avec l’histoire Le Colloque de Poissy est le premier acte officiel d’un dialogue entre catholiques et protestants en France. Le musée du jouet consacre une exposition à cet événement historique. Les contributions au colloque 2011 paraîtront le 15 mars 2012. Des costumes des principaux acteurs (Charles IX, Catherine de Médicis) du colloque de Poissy de 1561 sont mis à la disposition des enfants. Le musée du Jouet de Poissy, élément du patrimoine culturel des Yvelines, contribue également au progrès de la connaissance et de la recherche. L’histoire de la ville de Poissy transparaît également à travers le musée avec ses collections de jouets et ses expositions thématiques et historiques. r O. b. Musée du jouet 1, enclos de l’Abbaye 78300 POISSY Tél. 01 39 65 06 06 www.ville-poissy.fr

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arts - métiers

La magie du verre et du feu Les Triellois et les visiteurs curieux des alentours peuvent se rendre depuis peu à l’atelier d’Isabel Davila situé à l’orée de la forêt de Triel-sur-Seine. Cette artiste verrier vous communiquera sa passion avec des créations uniques exposées dans un lieu haut en couleurs où règnent la précision, la création et la concentration. Ancienne laborantine, c’est par le biais de ce métier qu’elle a découvert le travail de souffleur de verre. Elle a su acquérir des techniques fondamentales et maîtriser toutes les finesses du travail du verre aux côtés de ses deux anciens patrons, élus meilleurs ouvriers de France. Artiste dans l’âme Isabel Davila se consacre entièrement à sa passion, qui est devenue son métier depuis maintenant trois ans à Triel-sur-Seine. L’activité d’artisane d’art est un juste équilibre entre le chaud et le froid, entre la matière et le feu, entre la créativité et la subtilité. Jamais en manque d’inspiration, elle sait s’adapter aux envies des clients : on retrouve des créations contemporaines comme le couple Amor qui dégage une certaine sensualité, des bijoux originaux ou encore des créations plus classiques, comme des services de verres à pied travaillés avec goût. Souffleur de verre au chalumeau, Isabel Davila se distingue du souffleur de verre à la canne, qui peut concevoir des pièces

plus volumineuses. Elle travaille avec de l’oxygène et du propane. On trouve dans son atelier des tubes de verre qualifié dur de la marque Pirex d’environ un mètre cinquante, ainsi qu’une palette de bâtons et de poudres colorées. De nombreuses créations demandent jusqu’à quatre heures de travail ; c’est ici Isabel Davila, souffleuse de verre, a ouvert son atelier en 2012 que s’opère toute (Photo J2R) la magie de l’élaboration de l’œuvre face au stress. Le verre Avant de se rendre à son atelier, il est est capricieux, et le moindre faux pas peut préférable de prévenir de sa venue. entraîner un risque ; elle ne doit pas lâcher De plus, Isabel Davila exposera ses créaprise et toute sa concentration doit être re- tions à l’Espace Senet de Triel-sur-Seine quise. pour la journée des métiers de l’art : Douze Après l’assemblage à main levée du verre, artisans d’Art de notre région, membre de l’artiste enfourne ses créations entre trente l’Institut National des Métiers d’Art se reminutes et une heure et demie pour une groupent et vous donnent rendez-vous chacuisson à 580 degrés afin d’effacer toutes que année. Un rendez-vous à ne pas manles tensions du verre. L’atelier regorge de quer le 31 mars et le 1er avril. pièces uniques d’Isabel Davila que l’artiste N’hésitez pas à la contacter pour décousera heureuse de vous faire découvrir. vrir l’univers fascinant qu’est la magie du verre dévoilé par le feu et une bonne dose Un moment qui vaut le détour de savoir-faire et d’art. r Isabel Davila se sent privilégiée de passer O. b. son temps à faire ce qu’elle aime. Par la ré- Pour plus d’informations ou pour rendre visite cente ouverture de son atelier, elle souhaite à Isabel Davila : Tél : 06 07 87 52 09 faire découvrir son art, et aussi... d’en vivre. Site : Idcreaverre.over-blog.com

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arts - métiers

Un forum des métiers réussi

Un groupe de visiteurs satisfaits des rencontres que le forum leur aurait permis de faire.

Le samedi 11 février a eu lieu le forum des métiers annuel. Un premier bilan positif... L’édition 2012 du forum des métiers a été organisée par les professeurs du collège Émile-Zola de Vernouillet. De 9 heures à 12 heures, élèves, parents, amis et politiques se sont pressés pour assister à une série de conférences dédiées à l’orientation des collégiens et à des visites de stands. Les métiers ont été abordés par branches : aéronautique, ressources humaines, construction et communication, sans oublier les filières indispensables pour la société : police et pompiers. Nous avons fait un zoom sur ces deux métiers. Organisé par les collèges du canton, le forum des métiers est un rendez-vous annuel qui a pour objectif de mieux expliquer aux élèves et aux parents les possibilités offertes en fonction des études suivies, quelle que soit l’orientation choisie par l’élève. Confronter

(Photo J2R)

le choix d’orientation avec la réalité des étu- par les professionnels qui, bénévolement, des et celle du marché du travail permet aux avaient pris l’initiative de coopérer pour que parents et aux élèves de mieux appréhender cette journée soit une réussite dans les Deux un avenir professionnel dans un monde de Rives. r Rodrigo ACOSTA plus en plus complexe. Cela dit, l’édition 2012 comporte encore de lacunes : les métiers des sports, de la gastronomie et de l’hôtellerie... Les professeurs du collège de Vernouillet avaient préparé une journée riche en débats et en échanges pour les futurs lycéens et/ou apprentis. Le lycée de Poissy était également représenté au cours des débats. Nous La Police nationale recrute « des cadets de la République ». (Photo J2R) saluons l’effort fait www.journal-deux-rives.com

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BiEN-ÊTRE

Hygiène

SPA, hammam, sauna : et si on s’y mettait ? Mens sana in corpore sano (« Un esprit sain dans un corps sain »), Sanitas per aquam (« La santé par l’eau »)… Les Romains fréquentaient quotidiennement les thermes pour l’hygiène corporelle et les soins du corps.

aux principes actifs du produit hydratant que l’on vous applique après en massage. Ensuite, lorsque l’on sort, peu importe l’heure, peu importe le temps, on se sent si léger, si propre, si délassé que pour un peu, en marchant vite, on décollerait. Je vous promets également une des meilleures nuits de votre vie le soir même ; on dort comme un bébé tellement la chaleur, le gommage et le massage ont détendus.

Mais bien plus que cela, on y rencontrait ses amis, on y faisait du sport, on jouait aux dés et on pouvait y conclure des affaires. Tous s’y rendaient, sans distinction de classe sociale, d’âge ou de sexe (mais dans des salles bien distinctes ou à des heures différentes, il ne faut pas pousser trop loin la démagogie quand même !).

Mais pas trop chez nous Il n’y a guère qu’en France où ce type de rituel n’est pas encore entré dans les habitudes. Aujourd’hui, à en croire les statistiques, nous prenons 5,2 douches ou bains par semaine, (mais c’est moins d’un par jour ça, non ?), et nous sortons la brosse à dents 1,8 fois par jour. On est loin des trois brossages quotidiens ! Bref, nous ne sommes pas les champions de l’hygiène. Alors, de grâce, mettez-vous-y vite ! Il y a toujours près de chez vous un institut ou un centre qui propose ce genre de services. Vous avez la flemme de vous renseigner ? Allez, je suis sympa, je vous donne mes meilleurs adresses. Il est tout nouveau et tout beau, au cœur du vieux village d’Andrésy, c’est l’institut L’Autre Beauté (voir interview). Deux jeunes femmes très sympathiques et professionnelles vous y accueillent, et hop ! le hammam, et hop ! le gommage suivi d’un massage accompagné d’une excellente tasse de Thé du Hammam (Palais des Thés, eh oui, s’il vous plaît, en plus elles connaissent les bonnes choses !). Un peu plus loin, mais pas tant que cela, il y a le spa Caudalie de l’hôtel Les Étangs de Corot(2) juste à côté de Versailles. Alors là, préparez-vous pour une expérience unique. Prévoyez une demi-journée et mettez-y le paquet. Votre banquier va vous en vouloir, mais tant pis, il faut connaître ça au moins une fois dans sa vie ! Commencez par un déjeuner dans l’un de leurs deux restaurants, l’un gastronomique, l’autre, Le café des Artistes, plus modeste, mais plus détendu. Un conseil cependant, ne faites pas un festin de roi, il faut attaquer la suite avec l’estomac pas trop chargé. Là vous entrerez dans l’univers du spa. Je vous recommande

L’hygiène à travers le monde Chez les Japonais, on prend également des bains très chauds(1), selon un rituel aussi compliqué que celui du thé. Les Indiens d’Amérique du Nord construisaient des tentes de sudation, plus pour l’expérience spirituelle (amplifiée par la prise de peyotl dans certains cas) que pour l’hygiène, mais peu importe, le résultat reste le même. Pour les Indiens d’Amérique du Nord, le passage dans la tente de sudation symbolise une nouvelle naissance. La tente est un ventre dont on ressort purifié corps et âme et avec les conseils des Esprits en plus… Au sud de la Méditerranée, on pratique le hammam à haute dose, alors ça doit bien servir à quelque chose tout ça, non ? Eh bien en premier, cela sert à être propre car souvent, le rituel s’accompagne d’un gommage énergique avec un gant de crin (ou un filet, ou une éponge, cela dépend de la méthode et du pays) et d’un produit nettoyant comme le savon noir dans les hammams par exemple. Pour ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience, je peux vous dire qu’il est assez incroyable de voir la grande quantité de peau morte qui tombe... Le fait de chasser toutes ces cellules mortes de votre épiderme a l’avantage de le rendre plus doux, plus lisse et plus réceptif 36

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d’avoir réservé un rituel complet : bain barrique, soin du corps, enveloppement, massage… Tout le monde est aux petits soins pour vous préparer corps et âme aux soins. Vous aurez également accès au hammam, au jacuzzi et à la tisanerie avant. À la fin de vos soins, vous serez couverts d’échantillons avant de partir, un sourire béat sur les lèvres et déjà dans un coin de votre tête l’envie de revenir bientôt. r Rachel BANON (1) Rituel pratiqué au Spa CINQ MONDES - 6, Square de l’Opéra Louis Jouvet - 75009 Paris - http://www.cinqmondes.com (2) Les Étangs de Corot - 55 rue de Versailles - 92410 Ville d’Avray - http://www.etangsdecorot.com

L’interview J2R : Comment se déroule une séance de hammam à l’institut L’Autre beauté ? Lise, responsable de l’institut L’Autre beauté(*) : La séance commence par une douche, et ensuite la cliente (ou le client) s’installe dans le hammam. Pour que l’effet soit optimal, le hammam est réglé à 41/42°, et elle y reste 20 minutes afin de bien éliminer les toxines et de détendre les muscles. Pour un soin complet, on propose ensuite un gommage tonique qui élimine les cellules mortes et masse en même temps. Un masque corporel au rasoul est ensuite appliqué pour adoucir et purifier tout le corps. Retour dans le hammam, moins chaud cette fois (39/40°) pendant environ 10 minutes. Pour que la relaxation soit complète, on peut compléter le soin avec un massage, mix des techniques orientales et occidentales. On fait choisir à la cliente son produit de massage, huile chaude, cire ou crème. On termine en offrant un thé pour réhydrater le corps qui a perdu de l’eau lors du hammam. J2R : Y a-t-il des contre-indications ? L. : Très peu. Cependant, le hammam n’est pas conseillé aux femmes enceintes, ni aux personnes souffrant de problèmes de circulation veineuse, comme les varices par exemple. J2R : À quelle fréquence conseillez-vous ce rituel ? L. : Une fois par mois est une bonne fréquence. J2R : Les hommes sont-ils autant adeptes que les femmes de ce type de soins ? L. : De plus en plus ! Ils ne sont pas aussi nombreux que les femmes, mais leur nombre est loin d’être anecdotique. Maintenant, les gens voyagent plus et ont découvert ces soins dans les pays du Maghreb. Depuis 5 ou 6 ans, j’ai pu constater une fréquentation en hausse des hommes à l’institut ; ils sont moins pudiques et pensent aussi à leur bien-être. (*) L’Autre beauté - 18 bld Marc-Noël - Andrésy - 01 39 10 08 92 - www.lautrebeaute.com


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Cuisine

Mars - Avril 2012

Recette

Des volailles de tous les jours L’oie, et surtout le chapon, ne sont plus rares aujourd’hui. Leur superbe présentation et leurs qualités gustatives en font des plats de fête très appréciés. Cela vaut donc la peine de les choisir de très bonne qualité. Le mieux, dans une grande ville, est de s’adresser à un bon volailler et de commander le volatile à l’avance. À la campagne, on trouve des éleveurs de qualité, mais là aussi, il vaut mieux réserver son oie ou son chapon pour la fin d’année.

d’une cuisson au bouillon ou double (poché puis rôti). Ils présentent l’avantage d’être beaucoup moins chers, ce qui les rend abordables. En contrepartie, tous ne sont pas exceptionnels, et nombre d’entre eux ressemblent à de gros poulets, ni plus ni moins. Ils auront quand même très belle allure sur la table et, avec une présentation un peu recherchée, se prêteront fort bien au jeu de la fête. L’ oie Pour cette volaille, les choses sont relativement faciles. On trouve en France deux sortes d’oies : la

Présentation de l’oie farcie aux pommes de reinettes. chapon de B resse Le choix est plus difficile, parce que le vrai chapon est rare. Le chapon de Bresse, bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée, est élevé selon des règles très strictes et « fini » en épinette. Son prix est très élevé... Un vrai produit de luxe ! Mais il est vraiment très bon, simplement rôti et servi avec des petits légumes.

Le

L es autres chapons Produits dans les Landes, le Gers, à Loué, à Janzé, en Auvergne ou ailleurs, leur qualité dépend du type d’élevage et leur prix est variable. Ils ne sont pas toujours, ou peu, engraissés en épinette, ce qui leur donne une chair plus dense, plus compacte, qui s’accommode bien

(Photo J2R)

grise, dite de Toulouse ou d’Alsace, est le plus souvent gavée et peut atteindre un poids important (jusqu’à 10 à 12 kilos après gavage) ; la blanche, traditionnellement élevée dans le Poitou et le Bourbonnais, ne dépasse pas les 5 à 6 kilos. L’oie non gavée doit être jeune (3 à 4 mois) et pas trop grosse (4 à 5 kilos) afin que sa viande soit encore tendre et moelleuse. Elle peut être blanche ou grise. Attention aux « vieilles oies » pondeuses, qui peuvent atteindre 4 ou 5 ans : elles sont dures et il faut les cuire très, très longtemps en sauce au vin pour qu’elles soient bonnes, comme un coq au vin. r C.s.B. www.journal-deux-rives.com

OIE FARCIE AUX POMMES DE REINETTES Pour 8 personnes Préparation : 1 heure Cuisson : 2 heures La liste des courses • 1 jeune oie peu grasse de 3 kg environ • 400 g de chair à saucisse • 2,5 kg de pommes • 2 échalotes • 300 g de mie de pain • 10 cl de lait • 1 œuf • 12 cl de calvados • 120 g de beurre • 1 citron • sel, poivre, noix de muscade. La préparation • Mettez la mie de pain à tremper dans le lait. Épluchez et hachez les échalotes. Pelez trois pommes, coupez-les en deux, retirez le cœur et les pépins. Détaillez-les en quartiers et arrosez-les avec le jus de citron. Faites fondre 30 g de beurre dans une poêle. Ajoutez-y les quartiers de pommes et faitesles cuire pendant 5 mn. Réservez-les et laissez-les refroidir un moment. • Hachez le foie de l’oie. Pressez la mie de pain. Dans un grand saladier, mélangez la chair à saucisse, le foie d’oie haché, les échalotes, la mie de pain. Ajoutez 2 cl de calvados, les quartiers de pommes et l’œuf entier. Assaisonnez de sel, de poivre et de noix de muscade râpée. Mélangez la préparation. • Préchauffez le four à th. 6 (180 °C). Garnissez l’intérieur de l’oie avec la farce, cousez les ouvertures avec du fil de cuisine, puis bridez-la. • Salez et poivrez l’extérieur de la volaille. Badigeonnez-la de beurre et mettez à cuire pendant 2 heures. Pendant la cuisson, arrosez-la régulièrement avec son jus. • Lavez le reste des pommes, puis évidez-les. Piquez-les ensuite en surface avec les dents d’une fourchette pour éviter que la peau ne se déchire pendant la cuisson. • Disposez les pommes évidées dans un plat creux, ajoutez sur chacune une noisette de beurre, arrosez enfin avec le calvados restant. Mettez le plat au four et laissez cuire pendant 30 mn environ. • Quand l’oie est cuite, faites chauffer un grand plat. Débridez la volaille, puis dressez-la au centre du plat. Entourez-la des pommes. • Allongez légèrement le jus de cuisson avec de l’eau et déglacez-le. Versez-le ensuite dans une saucière et servez sans attendre. Suggestion vins Sur l’oie farcie, servez un beau Mercurey rouge ou, plus classique, un Saint-Émilion grand cru. Enfin, accompagnez le dessert avec le même vin, d’un millésime plus ancien ou un Rivesaltes vieux.

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DERNIÈRES NOUVELLES...

ANDRÉSY

CARRIèRES-SOUS-POISSY

Un collège pas aux normes... A la dernière rentrée scolaire, la commission Sécurité avait menacé de fermer le tout jeune collège d’Andrésy pour non respect des normes de sécurité. Ce coup de semonce ainsi que l’activisme de la FCPE ont permis de réaliser les travaux nécessaires. Mais le collège high tech multiplie les problèmes et malfaçons depuis son ouverture (en 2009). Le maire, Hugues Ribault, conteste cette version : «La municipalité, a effectivement réagi très rapidement, mettant en place un plan d’action programmant des travaux durant les vacances scolaires de Noël 2011 et de février 2012, permettant ainsi de résoudre des dysfonctionnements liés à la sécurité.» Donc, il admet que les normes n’ont pas été respectées. En plus, le maire d’Andrésy a tenté manifestement, dans ce dossier, de court-circuiter le conseiller général du canton, et ancien adversaire, Joël Tissier. Enfin, après avoir enquêté, le J2R affirme que le maire connaissait parfaitement et depuis longtemps les malfaçons du collège d’Andrésy. Voir l’intégralité de l’article : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02064-m-ribault-connaissait-parfaitement-depuis-longtemps-malfacons-college Ribault furieux contre une association J2R Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault a utilisé la tribune de sa majorité (UMP/NC) dans le journal municipal de mars 2012 pour répondre à l’interpellation du président de l’Association «Sauvegarde des Coteaux de l’Hautil» contre un éventuel « conflit d’intérêts » parmi les élus de la majorité : « Propos absolument inacceptables et à caractère diffamatoire », selon la majorité d’Andrésy qui se réserve le droit d’attaquer en justice. Notre journal, qui a publié l’interview incriminé, en prend aussi pour son grade. locale et contre le

Décès

foudroyant de

Pascal,

notre

boucher du marché

Alors qu’il tenait son stand sur le marché des bords de Seine de Conflans-Sainte-Honorine, comme tous les mardis matin, Pascal est mort d’un AVC. Les secours avaient réussi à le réanimer, mais Pascal est définitivement parti probablement à cause d’un oedème cérébral. Il avait 50 ans. Le lendemain, à Andrésy, sa place était vide. Ses voisins, et notamment Jacky le fromager, n’avaient guère le coeur à sourire aux chalands. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, et, malgré le grand soleil, le coeur n’était plus à la fête dans le vieux centre d’Andrésy. Pascal était un boucher, originaire de Chanteloup, qui avait réussi à s’intégrer sur l’exigeant marché d’Andrésy. Apprécié pour son sourire et son amabilité, Pascal servait, les mercredi et samedi, les Andrésiens, avec l’aide de sa femme et de l’un de ses enfants. Ses obsèques ont eu lieu le 22 mars à l’Eglise de Saint-Roque de Chanteloup-les-Vignes. Le J2R adresse ses plus sincères condoléances à la famille de Pascal pour cette terrible épreuve. 38

Grand nettoyage de printemps : Seine A l’occasion de la semaine du Développement durable, la municipalité de Carrières-sous-Poissy, en association avec Berges en dérives, Éco garde 78, Libre Aventure et La Galiotte, organise, le samedi 31 mars, une grande opération de nettoyage des berges de Seine.Cette action, menée conjointement dans plus de 90 villes riveraines de la Seine, est coordonnée par l’association « la Seine en Partage » qui regroupe les communes riveraines de la Seine et dont Carrières-sousPoissy est adhérente. Pour cette première édition, les opérations de nettoyage seront localisées sur l’Île de la Dérivation et le chemin de halage en direction d’Andrésy. Après une matinée d’effort, les bénévoles sont invités à apporter leur pique-nique pour partager un repas sur l’Île de la Dérivation. berges de

12 Km de Carrières, une belle balade Vincent Zouaoui Dandri Le dimanche 11 mars a eu lieu les «12 km de Carrières», l’avant dernière course du challenge des Deux Rives. Vincent Zouaoui Dandri s’est offert une belle victoire avec un chrono de 39’01’’. Cet ovni des 12 km de Carrières a surpassé largement les autres concurrents de plus de trois minutes. Le deuxième, Yannick Caillot, a assuré un chrono respectable : 42’ 25’’. En troisième position, le probable champion du Challenge des Deux Rives, Guillaume Rémy, sociétaire du club d’ISSOU est magistralement arrivé avec un temps de 43’ 13’’ ! Voir les photos, la vidéo du vainqueur et les résultats : http://www.journal-deux-rives.com/actu/02027-12-km-carrieres-bellebalade-attendant-foulee-chantelouvaise pour

Gautry contre Aït, une affaire de plus

La haine est vivace malgré les réponses de convenance d’un protagoniste et de l’autre. Philippe Gautry, commerçant et candidat (SE) tente de faire «invalider l’arrêté» du 23 février 2012 signé par Eddie Aït, maire et candidat à la députation (PS-PRG), afin «de lui permettre d’afficher son enseigne sur son local de campagne». Le maire Eddie Aît ne se laisse pas impressionner en soulignant «le trait» avec un argument inégalable : La Réglementation spéciale de la Publicité, des Enseignes et Préenseignes, en zone PR3, approuvée le 6 janvier 1999 qui stipule notamment dans son article 5.2, deux types d’enseignes à plat seront utilisés sur un même bâtiment. Cette réglementation avait été votée par l’ancien maire de droite. Par ailleurs, le maire a expliqué qu’en 2009, le même règlement avait été utilisé pour faire démonter les panneaux mis par le même Gautry pendant la campagne législative de 2009. www.journal-deux-rives.com

CHANTELOUP Maison de l’emploi, sauvée ? La Maison de l’emploi traverse des turbulences financières... mais le député Arnaud Richard veille. Depuis deux ans, la Maison de l’emploi Seine Amont 78, située à Chanteloup-lesVignes, fait l’objet des restrictions budgétaires : -10% en 2011, et probablement pire en 2012. Suite à la proposition de la Direction Régionale d’Île-de-France des Entreprise, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) d’une baisse uniforme de 26% des crédits alloués aux Maisons de l’Emploi d’Ile de France, Arnaud Richard, député des Yvelines, rapporteur pour avis des crédits de l’emploi dans la Loi de Finances pour 2012, a alerté, directement dans l’hémicycle, le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé pour dénoncer cette décision qui aurait des conséquences dramatiques pour les projets des MDE. Pour la MDE Seine Amont, une telle décision aurait pour conséquence une perte de plus de 230.000 euros. Pour contrer une politique «comptable» prônée par la majorité en place, le député Arnaud Richard a fait le maximum et obtenu gain de cause. Aujourd’hui, le Ministre Bertrand, convaincu par les arguments du député Richard, vient de l’informer de sa décision « de verser une subvention complémentaire, mais exceptionnelle, de 150.000 euros qui s’ajoutera à celle négociée avec les services de la DIRECCTE.» Arnaud Richard se félicite de voir ainsi le Gouvernement prendre en compte ses légitimes demandes afin de permettre à la MDE Seine Amont 78 de poursuivre son action reconnue au service de demandeurs d’emploi de notre secteur. Il est heureux de voir que les élus de toutes tendances, réunis au sein de la MDE, lui ont fait confiance pour résoudre ce problème. Les usagers de la MDE 78 peuvent respirer... Yannick Caillot, vainqueur de la 8e édition de la foulée chantelouvaise

Yannick Caillot, dossard n° 525, a décroché la première place de la dernière course du challenge des Deux Rives avec un temps de 54’14’ sur une distance de 15 km. Le dimanche 25 mars, sous un soleil radieux et une température idéale pour une course de printemps, le licencié d’ASCA PEUGEOT a maîtrisé la course dès le départ. Guillaume Rémy, dossard n°479, est arrivé 2e avec un temps de 57’02’’ . Eric Chenailler a formé le trio de tête avec un chrono de 57’18’’. Malheureusement, la faible participation à peine 82 coureurs - pose problème pour les organisateurs... Avez vous une idée pour augmenter le nombre de participants à la foulée de Chanteloup ? Voir les photos et les résultats de cette 8e édition : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02067-yannick-caillot-vainqueur-8eedition-foulee-chantelouvaise


DERNIÈRES NOUVELLES...

RIVE GAUCHE «Octuor-sur-Seine» ORGEVAL Le débat d’orientation budgétaire et les principales décisions sont présentés par la majorité municipale à Orgeval. Selon JeanPierre Juillet, adjoint aux finances, Orgeval s’engage sur une évolution des dépenses limitée à 2%. Ce cadre très strict n’inclut pas les nouvelles charges liées à de nouveaux services ou à l’exploitation de nouveaux équipements. Il fait allusion à la nouvelle école maternelle, à l’augmentation des effectifs dans les centres de loisirs, dans les cantines ou en accueil périscolaire. Il y a également des postes qui risquent «le dérapage contrôlé», tels que le coût de l’énergie, la hausse de la TVA ou le doublement de la pénalité liée à la loi SRU. Ceci veut dire que si l’augmentation de certaines dépenses dépasse les 2%, comme par exemple les frais de personnel, d’autres devront rester stables, voire diminuer. Belle langue de bois.

TRIEL-SUR-SEINE

Encore une tentative de grignotage de la forêt de l’Hautil

Depuis le 16 février, les riverains de la grande sente des Beauregards, sur les coteaux de l’Hautil, s’interrogent sur le bienfondé d’une déclaration préalable (DP) demandée par l’aménageur-marchand de biens Battos. S’agit-il d’une première démarche pour obtenir l’autorisation de couper les arbres d’un espace forestier EBC, espace boisé classé ? La mairie de Triel a été alertée et le conseil municipal du 16 février a abordé la question... Le 3 mars, une visite de terrain s’imposait pour connaître les tenants et aboutissants de cette affaire.(1) Un collectif des riverains a demandé l’intervention de l’association « Bien Vivre à l’Hautil ». Environ douze personnes se sont mobilisées pour alerter le maire, Joël Mancel, et l’adjoint à l’urbanisme Jean-Yves Six. La réponse a été rapide : l’aménageur ne pourra pas abattre d’arbres sans autorisation. Quant à la construction d’un portail de six mètres de large, le dossier devra être examiné plus en détail. Mais les riverains ne sont pas rassurés pour autant. « L’aménageur va certainement urbaniser le terrain sauvagement ! », s’inquiète Hugues Vuillemin, un des riverains. De plus, le même résident observe que le maire a repoussé la demande qui lui a été faite de refuser en même temps l’autorisation de la construction du portail de six mètres. Les riverains se sont donc tournés vers l’association « Bien Vivre à l’Hautil » pour obtenir des conseils et réfléchir à une éventuelle action conjointe en justice de l’association avec les riverains. Contacté à plusieurs reprises par la rédaction, l’aménageur-marchand de biens Battos n’a pas souhaité s’exprimer.  (1) Voir la vidéo : http://blip.tv/wwwjournaldeuxrivescom/grignotage-de-la-for%C3%AAt%C3%A0-triel-sur-seine-6004991

Conférence débat sur la crise La Finance internationale est en crise. Dette publique, spéculation, chômage, délocalisations, austérité… Comment en sortir ? Il est temps d’ouvrir le débat ! Les candidats Europe Ecologie-Les Verts aux législatives 2012 ont organisé à Triel-sur-Seine une réunion publique le vendredi 16 mars. L’invité, Pascal Canfin, député européen, membre de la commission des affaires économiques et financières n’a pas manqué de rappeler que pour EE-LV la finance doit être au service de l’économie réelle et de l’emploi et que l’on impute la responsabilité de la crise à ceux qui en souffrent le plus :les chômeurs, les malades, les retraités… Débat sur l’éducation «Remettre l’éducation au coeur de l’action publique». Ce titre annonçait la teneur de cette conférence que le PS de Triel avait mis comme thème de la rencontre du 24 mars. Parmi les débatteurs on a remarqué Estelle Rodes, candidate aux prochaines législatives, François André, vice-président de la Fcpe 78 et Bruno Julliard, adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse et secrétaire national à l’éducation au Parti socialiste. Il apparaît que l’éducation devrait être un thème majeur de la campagne présidentielle et pour cela François André a annoncé que la FCPE interpellera les candidats aux présidentielles qui seront invités à répondre à une série de questions que se posent les parents d’élèves. Bruno Julliard n’a pas manqué de critiquer entre autre : la suppression massive de postes, le démantèlement du système éducatif et la fin de carte scolaire ce qui a créé une ségrégation scolaire. A cela s’ajoute la suppression de la formation des enseignants. Ce qui a manqué dans cette réunion, comme dans d’autres c’est la contradiction. A quand un vrai débat avec des pour et des contre ?

VERNEUIL-SUR-SEINE

Andromède en «Décontra’Acte»... Depuis le mois de février, l’association a ouvert un nouveau cours de théâtre à Vernouillet, chaque mardi de 14h 30 à 15h 30, dans le local des Restos du Cœur de Vernouillet. Comme aboutissement du projet, les participants monteront pour la première fois sur scène à l’Espace des Résédas à la fin du mois de mars. Destiné aux bénéficiaires et aux bénévoles des Restos, ce spectacle de variétés proposera une succession de sketchs créés à partir d’improvisations par les élèves du cours. Plusieurs acteurs de la troupe Décontr’Acte participeront également avec des sketchs issus du spectacle Cocktail de rires, et quelques nouveautés. « Le Mariage de Figaro » et « Peter Pan » : les premières dates ! Elles arrivent ! Les deux nouvelles productions des troupes Premier Acte et Deuxième Acte sont en développement depuis septembre. Après « Les Fourberies de Scapin » en 2011, les lycéens d’Andromède présenteront « Le Mariage de Figaro » de Beauwww.journal-deux-rives.com

marchais le 25 mai prochain. Les plus jeunes poursuivront la fête avec deux représentations du très attendu « Peter Pan » le 16 juin. Deux rendez-vous pour toute la famille, à ne manquer sous aucun prétexte ! •« Le Mariage de Figaro », de Beaumarchais. Vendredi 25 mai 2012 à l’Espace Maurice Béjart, Verneuil-sur-Seine (78). Séance à 20h30. Entrée libre sur réservation. • « Peter Pan », de Sir James Matthew Barrie. Samedi 16 juin 2012 à la Salle polyvalente François Pons, Verneuil-sur-Seine (78). Séances à 16h00 et 20h30. Entrée libre sur réservation ; Réservations : au 06.77.79.09.64 (appel, SMS) Par courriel : GhislaineBizot@aol.com Tabac-presse-loto propriétaire

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A partir du 29 février, des travaux de rénovation ont été effectués lors du petit déplacement du Tabac-presse-loto au centre commercial Maupas. Le nouveau patron, M. Fins Dosantos (Photo à d.), qui a pris le relais de M. Laurent Bordier (à.g.), a changé de place : le commerce Tabac-presse-loto occupe l’ancien local de Vidéofutur. La nouvelle et flambante boutique a ouvert ses portes à côté de la boulangerie. Le nouvel agencement permet une meilleure distribution des quotidiens et des livres. En outre, le public a un accès agréable à ses rayons. Depuis l’ouverture mi-mars, les horaires ont été adaptés à un public divers et varié. Horaires Du lundi au vendredi 7h - 13h 14h30 – 19h30 Samedi 7h – 19h30 sans interruption Dimanche 8h30 – 13h Tél.: 01 39 71 70 36

VERNOUILLET Lopez-Jollivet déboutée Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, a décidé d’interdire, par arrêté municipal, un concert à caractère raciste et xénophobe programmé dans la salle de concert privée « La Scène », à Vernouillet, le 24 mars. Deux jours avant le concert, le TA de Versailles a annulé le 22 mars ledit arrêté contre l’avis du maire, Marie-Hélène Lopez Jollivet a pris acte de cette décision... 39


103 du Journal des Deux Rives (Yvelines France)  

Le n° 103 daté de mars-avril 2012 est paru. This publication (n°103) is avalaible in its total version.

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