Le
JOURNAL des deux rives
Octobre-novembre 2016
3,20 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 129
Combattre « Poubelle Vallée » par l'action citoyenne La Vallée de la Seine comprend un territoire très vaste, celui de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Parmi les défis de cette intercommunalité, qui a été tant décriée par les citoyens avant et pendant son lancement, l'environnement est bien placé dans l'agenda politique. En attendant les actions de GPS&O sur le terrain, des habitants de Carrières-sous-Poissy et de Triel se sont mobilisés, le 15 octobre, pour nettoyer environ deux kilomètres de la RD 190, dans l'axe principal de la « Poubelle Vallée ». Selon les organisateurs, 760 kg de déchets ont été récoltés ; c'est un premier acte d'un « Demain » meilleur à condition que nous balayions devant notre porte ! (J2R)
Département : où va passer l'argent ?
Un coup de massue fiscal, pour faire quoi ?
Yves Vandewalle, conseiller départemental, a toujours la même détermination. L'élu local s'interroge, dans cette tribune, sur la destination finale d'une partie de vos impôts locaux.
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Prochain roi de la boxe mondiale ?
GEns du voyage
Zakaria Attou décroche
Aire de grand passage : à
Sa quête de la ceinture de champion de l’Union européenne a été semée d'embûches. Enfin, le boxeur pisciacais a trouvé le graal le 24 septembre à Chanteloup-les-Vignes. Son public était aussi au rendez-vous.
Des caravanes sont parties du terrain de baseball à Orgeval, mais d'autres se sont installées ailleurs. Le dossier des aires de (grand) passage des gens du voyage revient sur la scène locale depuis des années. Il faut trouver une solution satisfaisante.
une ceinture européenne
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quand une solution pérenne
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Réserver au 01 39 70 32 00 2/4 rue Galande - TRIEL
LE JOURNAL DES
C
Se ressourcer par le bas !
'est du déjà-vu : la France souffre de son élitisme et de son système étriqué et inapte à se moderniser. Jacques Turgot le disait déjà avant la Révolution de 1789. Deux siècles plus tard, ce scénario se reproduit avec les mêmes acteurs, notamment les politiques, celles et ceux qui prétendent nous gouverner. Dans une période inextricable de la vie politique française, Didier Picot (« Vendons les Parisiens » Ed. Saia, 224 pages, 14 €) tente de nous expliquer pourquoi nous sommes dans l'impasse en prenant le cas du projet « sans intérêt national » LGV Bordeaux-Espagne : un projet anti-économique, anti-écologique, voire un gâchis de temps et d'argent public. Cette analyse pourrait aussi s'appliquer aux projets « inutiles », qui sont contestés par les habitants de la Vallée de la Seine, et aussi dénoncés par le collectif NOPIVALS (Non aux projets inutiles en Val de Seine). Des habitants, dont certains militant pour un environnement viable, se sont réunis, le 13 octobre à Triel, pour partager leur diagnostic : ce sont des projets « sans réelle concertation, au mépris des populations impactées » dans une recherche anachronique pour la croissance économique peu créatrice d'emplois, mais surtout destructrice de la Nature. Justement, ces projets inutiles vont faire bénéficier principalement les promoteurs et les firmes du BTP par le bétonnage à outrance et des prestations «inopinées» auprès des élus locaux. Ainsi, la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) est devenue un machin qui, depuis onze mois, ne fonctionne pas vraiment : une chambre d'enregistrement pour 127 super-conseillers municipaux ; un manque de visibilité et de proximité, qui se caractérise par une absence de vision territoriale. La triple peine fiscale, infligée par le conseil départemental, la communauté urbaine et les communes, est visible sur l'avis d'imposition que vous avez reçu en septem-
Futurs urbanistes à Vernouillet (27 sept.)
éditorial
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Des élus yvelinois manifestent à Paris (21 sept. 2016)
bre. Où va l'argent du contribuable ? Certes, l'Etat a réduit des recettes (- 200 M€ pour le département par exemple), mais cela n'explique pas tout : la pression fiscale yvelinoise va générer 600 M€. La différence ira-t-elle dans de nouveaux projets inutiles ? En effet, nos élus qui font partie de l'élite française ont perdu contact avec la France qui travaille, souffre et qui est tentée par les extrêmes, notamment par le Front national. Cette élite est « l'ensemble des femmes et des hommes, élus et non élus, à Paris et en province, qui exercent les pouvoirs exécutifs, administratifs, législatifs, judiciaires et contrôlent les contre-pouvoirs » que sont les corps intermédiaires. Il s'agit de l'élite politique, médiatique et intellectuelle qui dirige la France. Dans une logique d'entre-soi, ces « élus du peuple » font et défont les règles de la République pour leur propre intérêt ; ils se servent de l'intérêt général pour faire avancer leur intérêt de caste, de clan ! Pendant ce temps, les politiques s'activent pour des élections en 2017. Cependant, le quotidien exige une réponse et celle-ci se trouve dans l'action locale menée par des habitants qui se regroupent pour combler le vide de l'Etat et des « élus ». Des ateliers de réparation, des paniers bio, des cycles courts de proximité sont des phénomènes qui modifient le mode de vie des habitants. On s'implique par le bas car c'est une des solutions à un monde hyper-matérialiste et égoïste, produit d'un capitalisme à outrance et sans éthique. Ainsi, le nettoyage de la RD 190 entre Triel et Carrières-sous-Poissy, le 15 octobre, préfigure la manière dont notre démocratie sera demain. Une révolution par la base est en cours. Heureusement, les citoyennes et les citoyens s'organisent et, par ce biais, ressourcent la démocratie. Les Américains appellent cela la « grassroots democracy » ! r
Participation au PLUi à Pissefontaine www.journal-deux-rives.com
Le réseau BNI change de président
La Rédaction
Parcours historique à Andrésy 3
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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 06 79 69 51 50 ou trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Alyssa Adjaoui, ADIV environnement, Aurélie Beaucheron, Claude Barouh, Fabien Dèze, Vincent Di Sanzo, Mac Guffin et Yves Vandewalle. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (40 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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SOmmaire
ÉDITORIAL Se ressourcer par le bas !
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Intercommunalité : Rentrée sportive Tribune
Après les JO, quels sports pratiquerez-vous ? (2e partie)
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Un coup de massue fiscal, pour faire quoi ?
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ACTUALITé locale Andrésy
Parking, casse-tête municipal
Conflans
Conflans-Sainte-Honorine : Les « sans-douches » se manifestent
- Vers un « Demain » meilleur, premier nettoyage citoyen - La passerelle entre Carrières et Poissy devrait voir le jour en 2019 - Le boxeur Zakaria Attou
Carrières s/ Poissy Chanteloup
décroche une ceinture européenne
Orgeval
- Une brocante réussie au Relais de Chanteloup - « L'Art de Vivre » du dernier des Mohicans - Les caravanes sont parties du terrain de baseball
Médan
Pèlerinage littéraire de François Hollande : « Emile Zola a parlé au nom de la France »
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- Gérard Larcher : « Il faudra parfaire l'imparfait » en matière de réforme territoriale
Triel
- Manifestation des animateurs, en grève, devant la mairie de Triel - Hygiène urbanistique : modification du PLU triellois
Verneuil
Solutions douces pour les déplacements en ville - Ecole maternelle, le maire emporte la manche contre Bien vivre à Vernouillet - Ex-DECK78, le début de la fin
Vernouillet
Christian Menard, l'inarrêtable
Villennes
inventeur villennois
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Débats - Seine Vexin Environnement Après le brexit Laïcité
Le CO.P.R.A.184 fête ses 25 ans
Réinventer l’Europe pour quoi faire ? Jean-Louis Bianco reste ferme sur les fondamentaux de la Laïcité Fermeture de la centrale de Porcheville : le maire de Limay réagit
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Qu'est-ce que tu veux emporter au paradis ?
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- Magie et fleurs ont envouté les Mureaux - Fleurs en Seine entre pluie et soleil
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- Découvrez Créateurs au Carré, un lieu d’exposition et de vente - 126 couronnes de lauriers au Campus
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Marche nordique
Frison surprend son monde aux championnats de France
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Match de gala CULTURE
Le Variétés FC fait la fête à Hardricourt
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Emplois Hommage Seine et Vexin Réussite sports
Cinéma et livres
Théâtre et
- François Ruffin : «On est bien dans le rôle d'outsiders» - Le décalage culturel selon Halimata Fofana
- Philippe Prévost et sa scène passion - Chantal Lorio, une artiste qui étonne ! peinture L'association Bethel expose Artisanat le meilleur de la Renaissance près le Festival des fromages, Semaine du goût A un plateau aux saveurs très diverses
La mémoire GPS&O
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de - Le deuxième eaxe de GPS&O : la Route de Qua-
rante sous (2 partie) - Andrésy : l’Histoire se transmet aussi par l’objet
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REntrée sportive
Après les JO, quels sports pratiquerez-vous ? Deuxième partie d'une enquête(1) sur l'état des activités sportives dans notre territoire.
un autre qui ne se pratique pas sur un plan horizontal mais verticalement. Les sports athlétiques
Après les sports de ballon et de balle et ceux de tir, présentés dans le dernier numéro du J2R (n° 128, sept. 2016, p. 5 et ss), nous passons en revue d’autres activités pratiquées dans les communes de la partie orientale de GPS&O : les sports athlétiques, les sports aquatiques et nautiques ainsi que les sports de combat. Faites votre choix ! La plupart des disciplines sont présentes dans de nombreuses villes. Si, dans certaines communes, le développement de certains sports en salle a été favorisé en fonction d’une partie de leur population, d’autres activités de plein air se sont implantées où existent les ressources naturelles nécessaires. Aux deux sports qui sont à l’origine des jeux olympiques, nous avons ajouté
TABLEAU 1 athlétisme x Achères x Andrésy x Carrières-sousPoissy x Chantelouples-Vignes Chapet x ConflansSainte-Honorine Ecquevilly Evecquemont x Les Mureaux Médan x Meulan Orgeval x Poissy Triel-sur-Seine Vaux-sur-Seine x Verneuilsur-Seine x Vernouillet Villennessur-Seine
Deux utilisent des engins à deux roues ou à roulettes. Dans le dernier sport, la monture, qui est animale, est encore plus un athlète que son cavalier. (voir tableau 1). La gymnastique et l’athlétisme (14e et 15e disciplines les plus pratiquées en France) sont très bien représentées. Ne sont pas comptabilisées ici les courses à pied, qui peuvent se pratiquer partout mais font l’objet d’une compétition annuelle dans de très nombreuses communes (12 Km de Carrières-sousPoissy, Foulée chantelouvaise, Cross de Chapet, Course des berges à ConflansSainte-Honorine, Course des 10 côtes à Ecquevilly, Trail de Morainvilliers, Cross des Mureaux, Cross d’Orgeval, La Pisciacaise, Foulée trielloise, Cross de Verneuil, La Vernolitaine, Foulée villennoise). Une autre manifestation annuelle, Selle en Seine, organisée par
gymnastique x x x x x
escalade x x
Les sports aquatiques et nautiques
Nous avons regroupé les sports qui se pratiquent dans l'eau, le plus souvent celle d'une une piscine, et ceux qui mettent en œuvre une embarcation sur un plan d’eau. 1. Erratum : Une erreur s'est glissée dans le tableau n°2 page 7 du 128 du J2R (sept. 2016) : il manque une croix dans la case badminton pour la commune des Mureaux. Le club de badminton aux Mureaux compte 52 licenciés.
cyclisme
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le syndicat mixte SMSO, qui aménage et met en valeur les rives de la Seine et de l’Oise, propose plusieurs circuits traversant notre territoire aux cyclistes en VTC ou VTT. Les villes d’Achères, d’Andrésy, de Carrières-sous-Poissy, de ConflansSainte-Honorine et de Villennes disposent d’un mur d’escalade. Au moins 8 pistes de roller et/ou skating existent dans notre territoire. Il y a autant de poneys-clubs et de centres équestres, permettant de s’initier à l’équitation ou de pratiquer ce sport, classé troisième en France.
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REntrée sportive La localisation de ces activités dépend, pour les premiers, des investissements qui ont été faits par quelques communes, pour les autres de l’hydrographie de notre territoire, traversé par la Seine (voir tableau 2). Deux piscines gérées par la communauté urbaine l’étaient, auparavant, par la CA2RS (Andrésy et Verneuil). La piscine de Meulan est administrée par un syndicat de 19 communes, qui en a confié la gestion au groupe Vert Marine, comme pour celle de Conflans-Sainte-Honorine. Celle-ci dispose d’un espace de plongée, avec l’une des rares fosses françaises de 20 mètres. Deux autres piscines se trouvent aux Mureaux et à Poissy. Certaines proposent de l’aquagym et de l’aquacycling/aquabiking (vélo dans l’eau). Certains clubs de voile, créés au bord de la Seine à la fin du XIXe siècle pour pratiquer le yachting, existent toujours à Conflans-Sainte-Honorine, aux Mureaux et à Triel. Un autre est actif à Vaux-surSeine. L’étang de la Grosse Pierre, plan d’eau de 55 hectares à Verneuil, est le lieu des activités de la Base Nautique de l’Ouest (BNO) : voile, planche à voile, paddle, canoë. Le kayak se pratique également, sur la Seine, à Meulan et,
TABLEAU 2 Andrésy Conflans-Sainte-Honorine Les Mureaux Meulan Poissy Triel-sur-Seine Vaux-sur-Seine Verneuil-sur-Seine Villennes-sur-Seine
natation x x x x x x
depuis peu, à Villennes. L'aviron n'est pas réservé aux habitants des belles rives de la Seine. Des bras du fleuve, non utilisés par les navires marchands mais suffisamment larges pour que les yoles d’aviron puissent se croiser et se dépasser, sont le cadre verdoyant de l’évolution des rameurs de trois clubs situés à Andrésy, à Villennes (à l’origine, à Poissy) et à Meulan. Ce sport n’est donc pas lié à un type d’habitat mais les lieux, où il a pu se développer, avaient favorisé l’établissement de villégiatures par les Parisiens qui y venaient canoter. Thomas Baroukh, qui a obtenu une médaille de bronze avec l'équipe française « quatre sans barreur poids léger » s'entraîne depuis plus de 18 ans au Cercle Nautique de Versailles. Celui-ci a pu être créé, en 1908, dans la ville royale grâce à la présence du Grand Canal dans le parc du château. Les sports de combat
Sport de combat avec arme, comprenant plusieurs disciplines olympiques, l’escrime est proposée dans quatre villes. Les principaux sports de combat sans arme sont très implantés dans notre territoire : sports de préhension,
plongée x x x x
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utilisant des techniques de saisie de l'adversaire afin de le projeter au sol ou de le contrôler à l'aide de prises de soumission et d'immobilisations (judo, lutte), sports de percussion où l’adversaire est frappé au moyen des membres antérieurs ou postérieurs (boxe, karaté, taekwondo). Divers arts martiaux, d’origine orientale, peuvent être pratiqués dans six communes (voir tableau 3, page suivante). Deux des sports les plus représentés sont ceux classés en 4e position au plan national (judo) et au seizième rang (karaté). Toutefois, la boxe dont nos champions s’entraînent à Chantelouples-Vignes et aux Mureaux, est pratiquée dans six autres communes urbaines, alors que ce sport ne comptait que 45 000 pratiquants en 2013, soit 44 fois moins que le football et 25 fois moins que le tennis (voir tableau 4, page suivante). La lutte gréco-romaine et la lutte libre peuvent être pratiquées dans un seul club de notre territoire : l’AVSL Lutte Meulan, qui a obtenu de beaux succès dans diverses régions françaises. S’y entraînant avec son fils Mateo, le directeur de notre publication a pu ainsi qualifier cette activité : « Vivre le sport avec mon fils me donne un coup de jeunesse et me pousse à me tenir en forme avec sagesse. » Pratique intercommunale
Depuis quelques années, certains clubs sportifs ont cherché à atteindre une taille suffisante en couvrant plusieurs communes, parfois au delà des limites communautaires, ou bien en se situant au niveau de l’une des communautés d’agglomération, fusionnées dans GPS&O au début de l’année 2016. Ce dernier cas est celui de la première association de la liste suivante : - VO2 Rives de Seine (course à pied
La boxe, une école de la vie ? Le champion olympique en or, Tony Yoka, est membre du club ACVL, dont le nom complet est « Association pour l’amélioration des conditions de vie dans la ZAC La Noé ». La ville de Chanteloup-les-Vignes, anticipant sa victoire, l'avait désigné comme son ambassadeur aux JO. Il y a grandi depuis son arrivée, avec sa famille, en 1987 à l’âge de 5 ans. Le champion a promis d’aller à la rencontre des jeunes des quartiers pour échanger avec eux. Il pourra témoigner comment son sport peut leur transmettre des valeurs de respect, de dépassement de soi, de maîtrise et d'endurance et à certains de changer de cadre de vie. Lorsque son prédécesseur Christophe Tiozzo a créé son académie en 2008, il a précisé : « Rien à voir avec la «bagarre» ou les bastons qui opposent souvent les jeunes des cités. En apprenant à canaliser son énergie, à maîtriser son geste, on retrouve peu à peu confiance en soi. En fréquentant un club, en écoutant les conseils d'un entraîneur, on s'habitue à respecter des règles. » Même ceux qui n'apprécient pas la boxe peuvent reconnaître son rôle dans l'insertion sociale et professionnelle. r 6
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TABLEAU 3
escrime
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Andrésy Carrières-sous-Poissy Chanteloup-les-Vignes Conflans-SainteHonorine Ecquevilly Meulan Orgeval
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- Football Club de Villennes-Orgeval ; - Aviron Meulan-Les Mureaux-Hardricourt ; - Union Tennis de table Meulan-Les Mureaux. La plupart des communes se sont dotées d’un service des sports, certaines ayant créé un office municipal des sports et/ou une école municipale des sports. Les
palmarès des villes
les plus sportives
Marquant bien une de ses spécificités sportives, Vaux-sur-Seine la ville des Mureaux lance Villennes-sur-Seine x son école municipale de boxe pour les enfants de 6 à 14 ans, « afin de arts TABLEAU 4 boxe karaté taekwando les champions martiaux préparer qui marqueront les jeux Achères x olympiques de 2024 ». Nous avons classé Andrésy x x x les villes de notre Carrièresterritoire en fonction x x sous-Poissy du nombre de sports Chanteloupx x x x pratiqués. Quelques les-Vignes représentants de Conflans-Saintex communes qui Honorine auraient pu monter Ecquevilly x sur le podium feront remarquer que Les Mureaux x x certains de leurs Meulan x x sports ne figurent pas dans notre liste ou ont Orgeval x été regroupés sous Poissy une même rubrique. x x Ce classement Triel-sur-Seine x donne, néanmoins, une évaluation de la Vaux-sur-Seine x diversité de l’offre Verneuilx x x sportive. sur-Seine C’est la ville de Vernouillet x x Meulan-en-Yvelines Villennesx qui obtient la médaille sur-Seine d'or avec 19 sports : à côté des disciplines à Villennes-sur-Seine, Orgeval, Médan, classiques, elle dispose d’une piscine et il est Chanteloup-les-Vignes, Morainvilliers et possible de naviguer en aviron, en canoë Triel-sur-Seine) ; ou en kayak sur la Seine ; divers sports de - MLSGP78 Rugby (Maisons-Laffitte, combat, en particulier la lutte mais pas la Saint-Germain, Poissy) ; boxe, peuvent y être pratiqués de même - Aviron-Club de Villennes-Poissy ; que le tir à l’arc. Trois villes se retrouvent - Rugby Club de Triel-Les Mureaux ; sur la deuxième marche, avec 17 sports : - Cercle d’Escrime Orgeval- Andrésy, Conflans-Sainte-Honorine Villennes ; et Poissy. Les suivantes du classement, - Vélo-Club d’Orgeval-Villennes ; proposant plus de dix sports, sont Les www.journal-deux-rives.com
Mureaux (16), Verneuil-sur-Seine (15), Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine (14), Achères, Vernouillet et Villennes-surSeine (12), Carrières-sous-Poissy (11). r Les sports dans le J2R Au cours des 12 derniers mois, les sujets traités par le J2R montrent une grande diversité des événements sportifs : - Arts du cirque, en particulier, haute voltige avec la compagnie Biosph’Air, à Chanteloup-les-Vignes ; - Le tournoi du club de football américain « les Lycans » des Mureaux ; - Les championnes départementales du club VO2 Rives de Seine ; - Tony Yoka, champion du monde de boxe amateur super-lourds, ambassadeur de la ville de Chanteloup-les-Vignes pour les JO de Rio ; - La boxeuse Gaëlle Amand a remporté la ceinture WBC International des poids plumes . - Succès du triathlon des Mureaux à l’Île de Loisirs du Val-de-Seine ; - Le tournoi des étoiles de handball de Triel, avec une trentaine de clubs de toute la France ; - Victoire des « petits » Sangliers du Rugby Club Triel-Les Mureaux ; - Un joueur de l’Olympique Foot Club des Mureaux qualifie l’Îlede-France lors de la demi-finale de Coupe des Régions UEFA ; - La marche nordique avec l'association « Pousse-cailloux » d'Andrésy ; - Deux titres aux championnats d’Îlede-France de cross pour VO2 Rives de Seine, dont 6 athlètes ont été qualifiés pour les championnats de France ; - Astrid Guyart, escrimeuse qualifiée pour les JO de Rio, a animé une séance de découverte de l’escrime à Triel ; Victoire écrasante du Rugby Club de Triel-Les Mureaux contre le stade de Reims ; Réouverture de la patinoire de Mantes-la-Jolie ; - 26 trophées ont été décernés par la CAMY aux jeunes espoirs du sport mantais ; - La Course des berges a réuni 1200 participants à Conflans-Sainte-Honorine ; - Le club de lutte AVSL a fait une belle prestation à Dreux ; - Après une défaite à l'extérieur, le Rugby Club de Triel Les Mureaux se relance ; - Au Cross international des Mureaux, le vainqueur du cross court masculin est devenu champion départemental ; - Le club VO2 Rives de Seine s’est fait connaître dans plusieurs rencontres d’athlétisme dans différentes régions de France ; La Friend’s Cup au golf de Villennes-sur-Seine ; - Succès de la Foulée trielloise, sous un chaud soleil. Si vous considérez que d’autres sports méritent d’être mieux connus, vous pouvez nous communiquer des informations relatives à vos activités sportives et aux clubs, où vous les pratiquez (trielnews@gmail.com). r
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Tribune
Un coup de massue fiscal, pour faire quoi ? Yves Vandewalle, conseiller départemental de la majorité monochrome des Yvelines, a toujours la même détermination malgré les petites attaques dont il est la cible de la part de Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines. L'élu local s'interroge, dans cette tribune, sur la destination finale d'une partie de vos impôts locaux : « Où va passer l'argent ? C'est toute la question ! »
tionnelle sur les droits de mutation (environ 50 millions) et la taxe départementale sur l'électricité (environ 7 millions). Soit un total supérieur à ce qui était nécessaire pour compenser les conséquences des décisions iniques de l'Etat.
L'article paru dans le journal Les Echos du 12 septembre se contente de reproduire un discours officiel sans mise en perspective, et c'est bien dommage pour un journal qui se veut « sérieux ». Pourquoi ? Parce que si l'effet conjugué de la baisse progressive de la dotation de l'Etat et de l'augmentation des prélèvements de péréquation rendait inévitable une augmentation des impôts, fallait-il lever près de 190 millions d'euros supplémentaires par an sur les particuliers et les entreprises yvelinois ? Car ce n'est pas seulement la taxe foncière départementale qui a été relevée de 65 % avec une recette supplémentaire de plus de 130 millions d'euros mais aussi la taxe addi-
Une augmentation déraisonnable Un train peut en cacher un autre ! Le but principal de ces augmentations est de soutenir une certaine capacité d'investissement et c'est là que le bât blesse. Le département des Yvelines a un sacré coup de Car si je souscris aux investissemain. (DR) ments qui relèvent de la compétence du conseil départemental (comme les collè- Coignières et Les Essarts-le-Roi pour réges, les routes, les aides aux communes, etc.) duire et supprimer les embouteillages quoet à des dépenses extraordinaires comme le tidiens que subissent des dizaines de milliers cofinancement d'Eole, est-il normal de dé- d'automobilistes aux intersections entre la penser des dizaines de millions d'euros pour RN10 et les routes départementales. J'attends l'aménagement du pôle gare de le logement qui n'est pas une compétence départementale et alors même que la dyna- Saint-Rémy-lès-Chevreuse, avec notamment une maison du tourisme et de l'écomobilité. mique de la construction est forte ? Ma réponse est clairement non et on J'attends l'achèvement de la restauration aurait donc pu procéder à une augmentation du château de la Madeleine qui se dégrade des impôts plus raisonnable comme je l'avais lentement mais sûrement, faute d'entretien alors que c'est un site touristique d'impordemandé en séance. Mais les augmentations sont là et comme tance avec plus de 50 000 visiteurs par an. Sans compter le très haut débit Internet disait madame Margaret Thatcher « I want my money back » pour les contribuables du sec- qui est devenu un service public comparable à l'eau potable ou l'électricité. teur rural. Où va passer l'argent ? That is the quesJ'attends notamment des investissements dans les collèges et en tout premier lieu dans tion ! r celui de Magny-les-Hameaux qui est vétuste et inadapté aux évolutions pédagogiques, Yves Vandewalle, ancien député, mais aussi sur les carrefours de la RN10 à
conseiller départemental des Yvelines, président du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse.
Yvelines : impôts, une augmentation excessive ! L'augmentation massive de la taxe foncière (131 millions d'euros de plus en 2016, soit + 65 %, 125 € par foyer en moyenne pour les particuliers et 35 millions de plus pour les entreprises) a été votée en janvier par le conseil départemental afin de « restaurer des niveaux d'épargne permettant de financer les investissements en limitant le recours à l'emprunt ». Pourquoi ? 1) Parce que la diminution des dotations de l'Etat est importante et pérenne. L'Etat réduit progressivement sa Dotation Globale de Fonctionnement depuis 2013 (moins 39 millions en 2016), jusqu'à atteindre une baisse de 132 millions d'euros par an en 2017 pour le Département des Yvelines, la plus sévère de tous les départements. 2) Parce que le département n'a, de ce fait, quasiment plus les moyens de financer ses investissements et qu'il est nécessaire de maîtriser l'endettement (330 millions d'euros fin 2015) car le service de la dette a augmenté rapidement de 13,5 millions d'euros en 2014 à 28,4 M€ en 2016 malgré des taux d'intérêts historiquement bas. Une augmentation des impôts est donc inévitable. Mais 65 %, c'est beaucoup trop ! r 8
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ACtualité locale
Octobre-novembre 2016
Andrésy
Parking, casse-tête municipal Lors de la réunion du conseil municipal du 28 juin dernier, interrogés sur les problèmes récurrents de stationnement dans le centre ancien, le maire, Hugues Ribault, et son adjoint aux travaux, Alain Mazagol, s’en sont violemment pris aux commerçants andrésiens. Contacté par la rédaction du J2R le 27 septembre, le cabinet du maire a minimisé les propos tenus au conseil municipal. « Il s'agit plutôt de considérations généralistes », a-t-on avancé. « Il serait bien que les commerçants laissent la place aux clients ! », s’est exclamé le maire d’Andrésy lors des questions diverses posée par l’opposition Les Républicains/PCD sur les problèmes du marché d’Andrésy ; le maire et sa majorité ont surpris l’assemblée en portant des attaques directes envers les commerçants d’Andrésy. Question d'horaires Alors qu’un débat s’instaurait sur les raisons de la fragilisation du marché d’Andrésy, le maire a commencé à se plaindre des commerçants des halles : « Le gestionnaire du marché a quelques difficultés à faire respecter les horaires, pas de tous les commerçants, mais de quelques uns et cela pose un problème au niveau du nettoyage
ensuite ». L’opposition a rappelé aussi les tensions qui existaient entre l’adjoint aux Travaux, Alain Mazagol, et les commerçants du centre : « Il existe un certain nombre de décalages dans le discours tenu par M. Mazagol [et la réalité], notamment pour la Fête de la Musique ». Ce dernier a répondu en déplorant la présence d’un orchestre sur la terrasse de l’avant-Seine : « Je suis allé voir ce qui se passait ce soir-là et j’ai trouvé qu’il y avait malgré tout un danger de circulation ». Mais les attaques directes sur les commerçants andrésiens ont concerné les problèmes de stationnement, aux heures de pointe, et les samedis matins.
Depuis octobre 2012, le nombre de parkings a été réduit mais compensé par ailleurs en ville. (J2R)
Les commerçants critiqués Après avoir nié tout problème de stationnement, MM. Ribault et Mazagol ont ensuite fait des reproches aux commerçants du boulevard. Le maire a d’abord rappelé que « des contrôles permanents de stationnements sont faits ». Mais le maire a reproché aux commerçants de garer leurs voitures devant leurs boutiques : « Il serait bien que les commerçants laissent la place aux clients. C’est comme le marché le samedi matin, c’est pareil ». « On
a vu sortir, en courant, les
!» Encouragé par le maire, Alain Mazagol, son fidèle adjoint, n’a pas résisté à la tentation de critiquer directement les restaurateurs, agents immobiliers et banquiers du centre-ville : « Les patrons des restaurants disent commerçants
qu’ils veulent des places : il faudrait qu’ils ne laissent pas leur voiture au-delà de la dépose des objets qu’ils ont à déposer. Hier, par hasard, j’étais avec la Police municipale [dans le centre]. Les agents sont passés pour verbaliser et vérifier les gens qui stationnaient. Et là, on a vu sortir en courant tous les commerçants du quai pour enlever leur voiture : les banques, les agences immobilières et certains restaurateurs ». Il est de notoriété publique que l’adjoint aux Travaux, Alain Mazagol ne s’entend pas très bien avec les commerçants andrésiens, mais de là à les attaquer ainsi frontalement, en pleine réunion du conseil municipal ! La restructuration du centre ancien a coûté très cher, a réduit le nombre de places de stationnement et a entraîné une baisse énorme du chiffre d’affaires des commerçants pendant près d’une année. Pour tout cela, les commerçants n’y sont pour rien. Ils ont déjà beaucoup souffert des choix de la majorité municipale pour ne pas avoir à subir de tels propos excessifs tenus par le maire d’Andrésy et son adjoint, Alain Mazagol. r
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Conflans-Sainte-Honorine
Les « sans-douches » se manifestent Les SDF et les mal-logés de Conflans n'auront plus de douches municipales. Depuis le 19 septembre la grogne monte, 70 personnes ayant protesté contre la fermeture des bains-douches, décidée par le maire M. Laurent Brosse. Des Conflanais ont encore manifesté leur mécontentement le samedi 24 septembre 2016. Une pétition a été lancée. Un nouveau collectif s'est mobilisé les 19 et 24 septembre pour demander au maire de Conflans, M. Laurent Brosse, de modifier sa décision sur la fermeture des bains-douches municipaux. Même avant l'ouverture des portes de la salle du conseil municipal, certains membres de ce collectif avaient répondu à l'appel de dix organisations politiques locales pour la réouverture des bains-douches. Le collectif a souligné le besoin d'hygiène pour les populations fragilisées par la crise qui traverse le pays. En outre, les réfugiés tibétains ont aussi utilisé ces douches. Véronique Legrand, venue montrer sa détermination pour changer la donne, a expliqué au maire avant la réunion du conseil municipal les raisons de son indignation : « Il y a des jeunes sans travail qui sont dans la rue ; il y a des travailleurs pauvres ; sortez de votre logique d'apothicaire ! » « Madame, je ne changerai pas d'avis pour si peu
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Des réfugiés tibétains vivant à Conflans parmi les manifestants du 24 septembre afin de réclamer la réouverture des bains-douches accessibles toute la semaine. (J2R)
d'utilisateurs conflanais ; vous devriez voir l'état de nos finances et je vous invite à lire le rapport de la Chambre de comptes régionale sur nos finances ». Selon le maire, l'austérité budgétaire a conduit à une série de coupes dans les services à la population, dont les vacations pour une centaine d'enfants et la fermeture, depuis le 5 septembre, des bains-douches municipaux. Depuis 1928, ce service public a servi des générations de Conflanais. Environ 100 personnes l'ont utilisé chaque mois. La fermeture a été décidée par le maire suite à un changement d’horaires qui avait eu lieu en 2015. Afin que les réfugiés tibétains vivant à Conflans puissent les utiliser, les bains-douches étaient devenus plus accessibles la semaine mais
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fermés le dimanche. Mais, ce changement a inexorablement conduit à une réduction du nombre d'usagers venant aux bains-douches, notamment le week-end : plus qu’une cinquantaine de personnes par mois. Si l'on suit la logique d'apothicaire, il fallait fermer ces « antiquités socialistes ». Les utilisateurs principaux venaient surtout de villes extérieures. Par cette action, le maire exacerbe l'ambiance délétère qui vogue dans le pays, opposant les uns (ceux qui ont des moyens) aux autres (les pauvres ou les « sans-douches »). r
1. WEBTELE 2R https://youtu.be/8IWBnpTegD8
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CArrières-sous-Poissy
Vers un «Demain» meilleur, premier nettoyage citoyen Le 15 octobre, un groupe de citoyens déterminés se sont rendu sur l'axe principal de la « Poubelle Vallée », la RD 190 entre Trielsur-Seine et Carrières-sousPoissy. En attendant que les pouvoirs publics ne sortent de leur léthargie, les 50 habitants ont nettoyé environ deux kilomètres de la RD 190. Selon les organisateurs, 760 kg de déchets ont été récoltés ! Désormais c'est à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) de prendre la suite de cette action afin de relever le défi environnemental dans les 73 communes restantes. Evidémment, les organisateurs attendaient plus de participants pour cette première action civique et citoyenne pour défendre l'environnement dans la plaine entre Triel et Carrières-sous-Poissy. Par cet acte, les bénévoles ont marqué leur refus de laisser cette plaine envahie par les déchets. Les bas-côtés de la route départementale 190, qui traverse la «Poubelle Vallée», étaient jonchés d'inmondices et d'autres déchets ac-
Des déchets et immondices sur la RD190
cumulés par les automobilistesempruntant cet axe très chargé. Trois associations qui œuvrent pour l'environnement et le cadre de vie y ont convergé : Triel Environnement, l'ASAEECC « Votre vie à Carrières » et Les gens du partage. Les Triellois ont commencé à nettoyer les bords de la RD 190 à partir du rond-point Des Triellois, Carrièrois et Vernoliens se sont mis au boulot avec sud de leur ville et ils détermination et courage. Il fallait montrer l'exemple. (J2R) avancèrent en enlevant des pneus usagés, des boîtes Mac Do, des sacs, des bouteilles étaient passés, il y a quelques jours avant le 15 en plastique et divers autres immondices. Ils octobre, avec des engins coupant les mauvaises ont ramassé des déchets sur la route jusqu'au herbes mais aussi en « pulvérisant des déchets divers niveau de l'usine Azalys où les bénévoles de - papier, plastique, verre, métal, bois - qui jonchent le Carrières-sous-Poissy les ont accueillis avec sol. » La prochaine fois, il faudra que les autorides honneurs et un apéro citoyen. De leur tés compétentes soient capables de donner un côté, les Carrièrois avaient commencé leur autre type de consignes aux services. Ainsi, elles auraient facilité le travail des bénénettoyage à la hauteur de l'immeuble GKN pour avancer vers Triel. Des sacs et des gants voles qui, au lieu d'enlever des morceaux éparavaient été fournis par l'association « Let's Do pillés de matériaux divers (papier, plastique...), It France » qui a donné un coup de pouce aux auraient ramassé des déchets entiers. C'était laboassociations organisatrices. rieux mais, à la fin, Triellois et Carrièrois se sont Alain Lafon, un des bénévoles, a synthétisé retrouvés autour d'un verre de l'amitié pour évola pensée des participants : « La poubelle road ça quer les prochaines actions afin de préparer un suffit ! » et il a continué en expliquant que la col- monde meilleur pour « Demain ». Cette action est lecte des déchets par des bénévoles représente à reproduire avec l'apport d'autres bénévoles et la plusieurs mètres cubes, « qui pourraient alimenter prise en compte que la « Poubelle Vallée » contient l'usine Azalys d'incinération toute proche ... en espé- d'autres niches de déchets entre Chanteloup et rant contribuer à réduire un peu son déficit chronique. » Carrières-sous-Poissy, sans oublier les sentiers Il a été constaté que les services de GPS&O dans des forêts à l'Hautil et près de Bures ! r
Une trielloise qui sait s’impliquer pour l’environnement
Deux organisateurs efficaces pour une route propre www.journal-deux-rives.com
Un bénévole avec plein d’idées neuves
Un apéritif a couronné le nettoyage de « Poubelle Vallée ». 11
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CArrières-sous-Poissy
La passerelle entre Carrières et Poissy devrait voir le jour en 2019 Il y aura bien une passerelle pour franchir la Seine entre Poissy et Carrièressous-Poissy. Le projet a été confirmé par les différents partenaires de l'opération. L'ouvrage, dédié aux piétons et aux cyclistes, sera réalisé à l'horizon 2019-2020. L'ASAEECC(1) reste dubitative sur cette annonce ; ce projet sera-t-il remis en cause ou encore, une nouvelle fois repoussé, en 2019 ou en 2020 ? Rien n'est moins sûr ! Ce franchissement de la Seine en circulations douces (piétons, cycles) offrira une desserte directe de la gare de Poissy (SNCF, RER A, EOLE à venir) pour les habitants de Carrières-sous-Poissy, et permettra de rejoindre, sur la rive droite, le parc départemental du Peuple de l’herbe. Nous sommes très favorables à un aménagement pour les piétons et les cyclistes mais une dépense de 20 M€ pour une passerelle parait démesurée en ces temps de crise économique. L'aménagement du pont de Poissy aurait certainement eu un coût bien plus faible. Nous regrettons qu'aucun plan n'ait été présenté ! Projet jamais abandonné Après avoir choisi dans un premier temps le tracé le plus droit et le plus direct, mais irréalisable vu l’état des piliers de l’ancien pont côté Poissy, les différents intervenants et décideurs ont opté cette fois pour un tracé s'écartant de cet édifice. En effet, le premier tracé aurait été sur un plan architectural compliqué à réaliser car les piliers encore présents aujourd’hui du côté de Poissy auraient pu s'effondrer. A quoi ressemblera cette passerelle ? Elle sera longue de 460 mètres ; elle partira du croisement de la RD 30 et du cours du 14 juillet côté Poissy, prendra quelques mètres de hauteur puis redescendra pour venir s’appuyer sur les vestiges du pont côté Carrières-sousPoissy à l’endroit de l‘historique arche marinière. Les premiers travaux ne devraient pas commencer avant 2019-2020 et devraient durer au moins trois ans selon les études et les prévisions. 12
La passerelle n'utilisera pas les piliers de l'ancien pont de Poissy, bombardé durant la Deuxième Guerre mondiale. ( Archives J2R)
L’ancien pont sera préservé mais plusieurs questions restent posées, notamment l'aménagement et sa mise en oeuvre. A ce stade de la commande publique, aucune image du projet n'a été présentée au public et nous ne pouvons donc pas nous exprimer sur l’aspect esthétique. D’autres points devront être relevés prochainement : - Le coût jugé plutôt élevé par de nombreux riverains est-il justifié ? - Quel sera le gain de temps réel ? Les RER roulant jusqu’à 1 h du matin, quelles seront les garanties de sécurité pour assurer les traversées nocturnes du public ? Les habitants des villes voisines ne seront-ils pas www.journal-deux-rives.com
trop nombreux à venir se garer du côté de la rue de la Senette et de la rue de la Reine Blanche ? Une bonne nouvelle ? Il faut l’avouer, il était temps de prendre enfin une décision sur ce projet qui permettra aux Carriérois d’aller à Poissy plus aisément en toute sécurité mais aussi à nos voisins de Poissy de se rendre au Parc du Peuple de l’herbe et sur les bords de Seine côté Carrières. Pour d'autres, le pont va favoriser les stationnements sauvages pour éviter de payer le parking près de la gare et éviter le pont de Poissy souvent saturé. r 1. Association de soutien des activités économiques, des artisans, des associations et de la qualité de vie à Carrières-sous-Poissy
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chanteloup-les-Vignes
Le boxeur Zakaria Attou décroche une ceinture européenne La troisième occasion a été la bonne pour Zakaria Attou. Après avoir échoué l’an passé en Espagne contre Roberto Santos dans la quête de la ceinture de champion de l’Union européenne, puis fait match nul fin avril contre Emanuele Della Rosa en Italie, le boxeur pisciacais a enfin décroché le graal samedi 24 septembre à Chanteloup-les-Vignes. Une nouvelle fois opposé à Della Rosa, Zakaria Attou a été déclaré vainqueur aux points à l’unanimité des trois juges, sous les yeux du récent champion olympique des super-lourds, Tony Yoka. Il signe à 33 ans le plus beau succès de sa carrière, ce qui lui permet d’intégrer le top 10 mondial. « Cette ceinture européenne marque le vrai début de ma carrière internationale, confie le responsable du service des sports de la ville de Chanteloup. Ce n’est que du bonheur. Si j’avais perdu, cela aurait sûrement signifié la fin de ma carrière. J’y ai pensé en entrant sur le ring et forcément il y avait une pression sup-
plémentaire. Mais j’étais vraiment déterminé et j’ai géré le combat du début à la fin. J’ai été plus intelligent et plus technique que l’Italien. » « Le
public m’a
» Outre la victoire, Zakaria Attou retient également l’énorme soutien que lui a apporté le public du complexe sportif David-Douillet tout au Le boxeur Zakaria Attou avait l'appui total du public chantelouvais long du combat. « J’ai le 24 septembre 2016. (DR) déjà boxé dans des salles avec beaucoup plus de monde mais jamais je n’ai encore deux ou trois ans. « Je n’ai pas envie de connu une telle ambiance. J’avais des frissons un peu me précipiter, prévient l’Yvelinois. Une carrière, ça se partout dans le corps, le public scandait mon nom. construit petit à petit. On met du temps à monter et Cela m’a donné la force nécessaire pour gagner le com- on peut très vite redescendre. Je n’ai pas envie de faire bat. Tout cela prouve que l’on peut fédérer un public n’importe quoi. » Mais le nouveau champion de autour de la boxe à Chanteloup. Je suis fier de cela. l’Union européenne ne veut pas non plus se fixer de limites : « Peut-être que je défendrai mon Cette victoire n’est pas seulement la mienne. » Après s’être entraîné sans relâche tout titre. Mais il peut aussi y avoir une opportunité pour l’été pour préparer ce combat, Zakaria At- disputer un championnat du monde. C’est mon rêve tou goûte actuellement des vacances bien ultime. Je me sens encore frais, j’arrive à maturité. » méritées. Puis viendra le temps d’envisager Cela promet encore de beaux combats pour la suite de sa carrière, lui qui se voit boxer les années à venir. r
donné des frissons
Une brocante réussie au Relais de Chanteloup Le 8 octobre, une « boutique » à l'air libre aurait été un autre nom pour cette brocante traditionnelle organisée par le Relais de Chanteloup-les-Vignes. Des affaires à un moindre prix pour remettre des articles recyclés dans une économie saine et plus économe des ressources naturelles.
Le Relais Val-de-Seine de Chanteloup-les-Vignes a organisé sa braderie semestrielle le 8 octobre durant toute la journée. Dans ses locaux, au 15 rue Panhard-Levassor, une multitude de gens se sont déplacés pour profiter d'articles de bonne qualité à un prix abordable. Ainsi, on a trouvé des vêtements, chaussures, livres, etc. Cet événement semestriel est devenu le lieu de prédilection des amateurs de brocantes. La brocante du Relais a également réussi son pari de rassembler tout ce beau «linge» qui cherche aussi un coup de cœur dans les objets de collection www.journal-deux-rives.com
Après la brocante du 16 avril, celle du 8 octobre confirme la pérennité de l'action du Relais de Chanteloup. (J2R)
tels des livres ou des DVD. Il fallait seulement prévoir quelques euros pour les vêtements, les chaussures, les ceintures... Un autre public composé des membres d'associations caritatives et d'enseignants a trouvé son bonheur du weekend. Sinon, flâner était aussi une possibilité offerte aux promeneurs de ce samedi 8 octobre. r 13
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orgeval
« L'Art de Vivre » du dernier des Mohicans Depuis 2014, la même scène se reproduit : une poignée de personnes entrent dans la galerie marchande, en sous-sol, presque vide du centre commercial « Art de vivre » à Orgeval. Pourquoi un seul commerçant, le Tabac d'Art de Vivre, continue à exister tandis que la majorité des commerçants sont partis vers l'étage supérieur ou ont fermé boutique ? Nous avons mené notre enquête : JeanMichel, le commerçant, se dit déterminé à combattre, pour le principe, contre la société Altarea-Cogedim. Le conflit juridique se terminera par une confrontation classique entre le petit et cette grande société, spécialiste des centres commerciaux. Malgré nos tentatives par téléphone et par courriel, cette dernière n'a pas donné suite à nos demandes d'information et de réaction. Les années passent et se ressemblent : la crise économique frappe de plein fouet le secteur du commerce de détail et les commerçants du centre commercial Art de vivre n'en sont pas exempts. Le 16 septembre dernier, Jean-Michel, le commerçant du Tabac d'Art de Vivre survivait à la crise avec stoïcisme. La crise se manifeste localement D'abord, la crise économique semble s'éterniser selon les données du Procos, l'observatoire de la distribution en détail (50 enseignes interrogées sur leurs performances dans 50 pôles de référence, situés dans 15 agglomérations). Depuis huit mois, l’évolution de l’activité du commerce spécialisé s’établit à - 0,1 % en France. L’activité du commerce de détail spécialisé qui s’était bien maintenue en juillet, a de 14
nouveau fléchi au mois d’août, à périmètre comparable, selon l’enquête de panel mensuel de Procos. Le chiffre quasi étal de 0,1 % en juillet est le résultat d’un mois de soldes et d’un climat légèrement plus clément par rapport aux mois précédents, alternant entre fraîLe Tabac d'Art de Vivre à Orgeval survit à la fois à la crise et à la maucheur et chaleur. vaise entente entre le bailleur et le locataire. (J2R) L’attentat du 14 Entre 2014 et 2016, la diminution de son juillet à Nice a, sans doute, eu des répercussions sur la fréquentation des sites urbains. Ce chiffre d'affaires a été astronomique, selon le sont en effet les centre commerciaux périphé- propriétaire du Tabac d'Art de Vivre, ce qui a riques qui ont les meilleures performances, durci les positions des deux côtés de la table avec d’excellents résultats pour l’équipement de négociation. « Deux ans de galère » pour ce de la maison mais aussi les moyennes sur- dernier des Mohicans qui a connu de meilleurs faces textiles. Août, marqué par la canicule, moments en matière de commerce au CC Art ressort très négativement pour nombre d’ac- de Vivre. « J'ai subi une perte d'exploitation énorme tivités. Comme les mois précédents, les cen- de 400 000 euros sur l'ensemble de la période examinée tres-villes, centres commerciaux inclus, sont par les experts », a indiqué le Mohican d'Art de en recul. A Orgeval, depuis le départ de Darty Vivre. En outre, il a souligné que le promoteur et de Bricorama du centre commercial Art de «Altarea voulait [l']indemniser à un prix dérisoire qui Vivre, ce sont encore les moyennes et petites correspondrait à un bon tiers de la valeur [faciale] de [son] commerce». Comment allait-il faire pour surfaces périphériques qui souffrent le plus. rembourser son prêt et recommencer ailleurs. « On voulait me voir à poil », insiste-t-il. Plier bagage coûte qui coûte Suite à ces départs prévus depuis quelques temps, les commerçants de la galerie commerComment s'en sortir ? Aucune réponse ciale en sous-sol avaient le choix : soit partir n'est possible de la part des élus car, selon à l'étage supérieur, soit négocier une sortie Jean-Michel, « ils se sont défaussés ! ». Jean-Michel, honorable avec indemnités à la clef. Certains sur un ton bas, a analysé la situation en 2016, commerçants (La maison de Villeroy, la café- suite au rapport de l'expert nommé par le tritéria, un artisan, l'agence de voyages...) ont dé- bunal de commerce : « Après ces deux années de cidé de plier bagage, mais ce n'est pas le cas de contentieux, la partie adverse m'a menti et m'a mené en Jean-Michel du Tabac d'Art de Vivre. Il a résis- bateau à la fois sur le déménagement au premier étage té parce que les modalités de la négociation en et sur la situation commerciale du centre commercial 2014 ne lui convenaient pas : payer cent mille dans son ensemble. » Il a conclu par une phrase euros de plus pour des frais d'agencement de qui résonnera dans les halls vides de la galerie sa nouvelle boutique au premier étage du cen- marchande : « Je ne bougerai plus d'ici, même s'ils tre commercial lui posait un véritable problè- changent d'avis et me proposent de prendre en compte me de trésorerie. les frais de déplacement à l'étage supérieur. » Perte d'exploitation astronomique Les propriétaires ont tardé à réagir et n'ont pas donné suite à la réclamation de son locataire Jean-Michel car « ils [les propriétaires] ont promis de mettre des commerces partout après le départ de Darty », a martelé Jean-Michel. www.journal-deux-rives.com
Il est temps que les autorités compétentes, notamment la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, se saisissent de ce contentieux classique entre bailleur et locataire, afin d'éviter des drames économiques, qui pourraient un jour être regrettés. r
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orgeval
Les caravanes sont parties du terrain de baseball Le dossier des aires de passage des gens du voyage revient sur la scène locale depuis des années quel que soit le niveau de pouvoir, municipal, intercommunal ou départemental. Les élus sont dépassés par ce phénomène qu'ils ont eux-même provoqué par leur indécision dans le passé. Le cas d'Orgeval est typique : plus de 35 caravanes ont occupé l'espace public pendant le mois d'août ; leur départ a eu lieu le samedi 16 septembre. Les riverains et les utilisateurs des bois des alentours ont contacté la mairie sans succès dans cette période.
Cela fait une dizaine d'articles que le Journal des Deux Rives consacre à ce sujet récurrent de la vie intercommunale depuis 2008. Triel, Carrières, Vernouillet, Orgeval sont les plus souvent touchées par ces visiteurs du printemps ou de l'été dans le Val de Seine. Depuis la loi Besson (5 juillet 2000), toute commune de plus de 5000 habitants doit se doter d'une aire de passage pour des caravanes des gens du voyage. La majorité des communes de l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine n'avaient pas accompli leur devoir et cela produit une série d'occupations « illégales » au printemps et en été. Orgeval vit depuis 2013 de telles occupations sur le terrain de baseball, situé
bre, a provoqué la grogne généralisée des usagers du bois ; elle ne semble pas être la seule en colère. On peut s'interroger sur la passivité des instances chargées désormais de cette « tâche » et/ou « tache » des élus, c'est-à-dire la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Le machin montre ainsi ses limites en Le terrain de baseball d'Orgeval a été occupé par 40 carava- matière d'information des nes pendant le mois d'août. (DR) riverains. Cela dit, la mairie, que nous avons contactée, sur le plateau Saint-Marc. « On a perdu le ter- n'a pas encore donné son point de vue sur rain depuis 2013 et malgré leur départ le terrain est cette question gênante. C'est un problème rédevenu impraticable », a expliqué, le 18 septem- current qui mérite une solution pérenne ! r bre, le président de l'association sportive qui s'occupe de ce sport américain. Le maire aux abonnés absents Sylvie Desmarais, usagère des bois aux alentours de ce campement illégal, a mis en garde la mairie contre les effets de cette installation estivale. Pour elle, le même scénario se reproduit à chaque arrivée : «[C]es personnes ne respectent pas malheureusement l'environnement. Aux alentours du haut du plateau Saint-Marc, ces terrains sont transformés en "toilettes à l'air libre'' ». On vous laisse imaginer les bonnes senteurs dans la forêt, surtout avec la météo que nous avons eue pendant l'été et au début du mois de septembre ! La promeneuse orgevalaise a adressé un courriel le 23 août dernier à la mairie, mais elle n'a pas eu d'écho (voir ci-dessus). Ce qui l'a gênée, le plus, était les conditions exécrables d'hygiène. Des branchements électriques ont bien été effectués ; alors pourquoi n'avoir pas installé « des toilettes provisoires », comme sur les chantiers, et bien entendu à la charge de leurs utilisateurs ? Pour Sylvie, cet incident, qui s'est terminé le 16 septem-
Les terrains des alentours sont devenus de vrais dépotoirs. (DR)
Comportement inadmissible ! « A nouveau les gens du voyage ont envahi le terrain de baseball et les alentours deviennent une infection ! Il y a des déjections partout avec papier hygiénique jusqu'à la sortie du bois sur le chemin allant à la ferme. Il devient donc pratiquement impossible de promener son chien tranquillement. Un tel comportement est inadmissible et il faudrait leur demander de nettoyer. Je ne suis pas la seule à être mécontente d'autant que si par malheur on ne ramasse pas des déjections de nos chiens on a droit à une sérieuse amende. Je compte sur vous pour maintenir un minimum d'hygiène pour cet environnement. » Signé et envoyé à M. le maire d'Orgeval par courriel le 23 août 2016 : Sylvie Desmarais. r www.journal-deux-rives.com
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Médan
Pèlerinage littéraire de François Hollande : « Emile Zola a parlé au nom de la France » Le président de la République a participé au pèlerinage littéraire de Médan à la Maison Zola - Musée Dreyfus, le dimanche 2 octobre, en présence d’Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, de Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, de Karine Kauffman, maire de Médan, de Pascal Collado, maire de Vernouillet, d'Hugues Ribault, maire d'Andrésy et de Jean-Frédéric Berçot, conseiller communautaire de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Sous le haut patronage de M. François Hollande, président de la République, environ 500 personnes se sont rendues à Médan lors du 114e anniversaire de la mort d'Emile Zola ; c'était, également, l'opportunité d'honorer la mémoire d'Alfred Dreyfus, qui a été réhabilité il y a 110 ans ! Presque une éternité par rapport au temps accéléré de 2016. Hors la période de guerre, depuis la mort de l'écrivain en 1902, le premier dimanche d'octobre à partir de 15 heures, un hommage est rendu
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(De g. à dr.) François Hollande, Karine Kauffmann et Martine Le Blond-Zola. (DR)
à l'écrivain Zola dans les jardins de sa mythique maison de Médan. On ne compte plus les écrivains, hommes politiques, avocats, journalistes, ministres, et présidents de la République qui ont été invités à cet événement majeur de la littérature. Quelques exemples illustrent ce propos : Anatole France, Henri Barbusse, Blasco-Ibanez, Louis-Ferdinand Céline, Louis Aragon, Jean Rostand, Pierre Mendès France, Alain Decaux, François Mitterrand, Jean d'Ormesson, Robert Badinter, Jacques Chirac... Certes, parfois dans l'histoire du pays, quelques rares hommes d'Etat (et par conséquent politiques) ont manié la plume littéraire et le verbe politique : MM. Georges Clemenceau, Charles de Gaulle, Georges Pompidou et, enfin, François Mitterrand. Ce dernier avait cru dans « les forces de l'esprit » et avait chargé Pierre Bergé, le millionnaire faiseur de rois, de construire un musée pour Dreyfus à la maison d'Emile Zola. Le 2 octobre, le Président Hollande a annoncé l'année 2018 comme la date d'ouverture
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du Musée Dreyfus dans la maison d'Émile-Zola. Une plaque commémorative a été dévoilée pour marquer, dans le marbre, le passage du président actuel. Espérons que la parole présidentielle se concrétisera dans le temps. Maintenant, c'est le tour de François Hollande en tant que président de la République française de rendre hommage à l'illustre citoyen de Médan. Après les orateurs de 2013, 2014, 2015 (respectivement Bernard-Henri Levy, JeanPierre Chevènement et Christiane Taubira), le discours présidentiel était porteur des valeurs républicaines, faisant l'éloge de la justice et de la droiture en littérature (est-ce le cas en politique ?). Une fois encore, le Président Hollande en tant qu'orateur du pèlerinage littéraire de Médan a rendu hommage à l'écrivain Emile Zola, qui avait écrit « J'accuse » pour défendre le capitaine Alfred Dreyfus dans un contexte d'antisémitisme et de repli sur soi à la fin du XIXe siècle. Certains démagogues d'aujourd'hui veulent faire revivre ce monde anxiogène et, pour contrer leurs discours, il nous faut des hommes et des femmes de conviction et de talent ayant un message universel de justice et de liberté. Zola était « prêt à tout perdre pour interroger la conscience nationale » ; Zola réveilla et, par ce biais, bouleversa le cours de l'histoire française, voire de l'histoire universelle. Car, Emile Zola était, selon François Hollande, une sorte de lançeur d'alertes qui avait crié pour « la vérité » et démontré que « la droiture est une vertu et la forfaiture un crime ». Pour M. Hollande, « le combat pour la justice d'Emile Zola sera toujours celui de la France.» r
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Triel-sur-Seine
Gérard Larcher : « Il faudra parfaire l'imparfait » en matière de réforme territoriale Le 30 septembre, Joël Mancel, maire de Triel, et son équipe majoritaire ont accueilli le deuxième personnage de l'Etat, M. Gérard Larcher, président du Sénat. Celui-ci est habitué à aller sur le terrain pour vérifier que les lois de la République sont en phase avec les besoins des acteurs économiques et, au-delà, des habitants des territoires en mutation. Triel, une des 73 communes de Grand Paris Seine & Oise a fait part des difficultés transitoires et des projets à court et à moyen termes. Triel-sur-Seine(1) a vécu une matinée inattendue le 30 septembre : tout le monde s'agitait autour de l'Espace Senet. Les commerçants s'interrogeaient : qui pourrait être cette personnalité importante de la vie politique nationale et yvelinoise qui vient rendre visite à notre « belle dormante ». C'est effectivement Gérard Larcher qui s'est promené au centre-ville, de l'Espace Senet vers le nouveau pont en passant par la boutique Ephèmère, par le salon de coiffure Sun & cut, par l'agence d'architecture PBO et par l'incontournable société des cafés Pfaff. Rôle et place du conseilleur municipal
Lors de cette visite de terrain organisée à la demande du président du Sénat, l'ancien ministre du Travail et sénateur des Yvelines a fixé deux priorités. Il s'agit d’entretenir ses liens avec les élus locaux du département et sa connaissance des problématiques du territoire, notamment sur le volet du développement économique de proximité. Quant au premier point, il est ostensiblement clair que Gérard Larcher s'inquiète du rôle et de la place des conseillers municipaux dans l'avenir. Dans ce monde complexe et ayant
pour but de tout métropoliser, il est temps de « réfléchir » pour rédéfinir au rôle des représentants de la commune au sens noble du terme. Ce sont les seuls élus qui gardent « une certaine légitimité » démocratique pour les habitants. M. Larcher a l'habitude de dire que la commune est la cellule de la démocratie. Bravo camarade-citoyen ! Toutefois, les lois relatives à la Gérard Larcher (au centre), président du Sénat accompagné par réforme territoJoël Mancel (à. g), maire de Triel-sur-Seine. La sénatrice Sophie riale (MAPTAM, Primas suit le pas cadencé du président Larcher. (J2R) NOTRe) et les mutations qu'elles engendrent se traduisent, torial, il ne repose pas uniquement sur de sur le terrain, par des créations de territoires grandes entreprises ou sur des centres comcomme la Communauté urbaine Grand Pa- merciaux ; il faut aussi un tissu économique ris Seine & Oise qui posent problème, ainsi local qui se base sur une proximité entre que l'a souligné le maire de Triel, Joël Man- les producteurs et les consommateurs. En somme, Gérard Larcher a proné un équilicel, pendant la conférence de presse. bre entre les grands projets et les petits (souRetour d'expérience vent ruraux). Triel a des projets et a besoin Ainsi, des projets de l'ancienne inter- d'aide pour leur faire parcourir les méandres communalité (NDLR : la Communauté administratifs : la rénovation du centre-ville, d'agglomération 2 Rives de Seine) sont dans la maison médicale, l'aménagement de l'enl'impasse et la fiscalité a été alourdie sans trée de ville... En plus, M. Larcher a distillé aucun débat de fond. Justement, le prési- de bons conseils à M. Mancel pour éviter le dent du Sénat est venu sur le terrain pour désert médical et/ou des écueils en matière avoir ce retour d'expérience et « parfaire l'im- d'urbanisme. parfait », sans pour autant se livrer au sport En conclusion, il faut de l'harmonie favori des législateurs, c'est à dire l'adoption pour vivre à la fois dans la grande métrode nouvelles lois, qui alourdissent le cadre pole (Paris ou la Région Île-de-France ?) et juridique et le fonctionnement territoriaux. dans une commune comme Triel-sur-Seine. « Le département des Yvelines, explique-t-il, Quant à la question d'actualité de l'arrivée vit deux grandes mutations » avec les deux Eta- des réfugiés, Gérard Larcher a fixé les prinblissements publics de coopération inter- cipes d'humanité et de la règle républicaine communale qui posent question : GPS&O dans la concertation locale avec des élus qui et la communauté d'agglomération Saint « supportent » à la fois les Roms et les réfugiés, Germain Boucles de Seine (SGBS). Il est comme c'est le cas à Triel. r important d'examiner « l'effet des lois sur le Depuis juin 2016, Vernouillet, Ecquevilly, Meulan-enfonctionnement des communes et évaluer l'impact à 1. Yvelines, et Triel-sur-Seine ont été visitées par Gérard Larcher, qui fait d'ores et déjà campagne pour les Sécourt et à moyen termes. » Quant au dynamisme économique terri- natoriales de 2017. www.journal-deux-rives.com
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Triel-sur-Seine
Manifestation des animateurs, en grève, devant la mairie de Triel
Le 19 septembre 2016, des animateurs des centres de loisirs de Triel ont montré leur colère car les moyens se réduisent progressivement en raison de l'austérité budgétaire dans les collectivités locales et Triel ne fait pas exception à cette dure réalité. La ville a vécu une journée de grève dans les centres de loisirs, conduisant les parents à se débrouiller autrement avec leurs enfants.
Vingt-deux animateurs des centres de loisirs de Triel se sont donné rendez-vous devant la mairie sur la RD 190 pour protester contre l'austérité ambiante. Ils ont débrayé pour la journée entière modifiant les journées des parents et de leurs enfants qui ont dû trouver une solution alternative. « Garderie ou accueil de loisir, il faut choisir », a-t-on lu sur une des banderoles
faites maison. Selon Julie D. , une des manifestantes, les revendications sont les suivantes : « Nous demandons la professionnalisation de l'animation ; pour cela, il faudrait que les animateurs puissent passer le BPJEPS (diplôme d'animateur). Nous aimerions qu'une catégorie A soit créée dans la filière animation, ce qui nous permettrait de pouvoir évoluer et nous demandons à ce que Environ 20 manifestants ont revendiqué des moyens supplémentaires devant la mairie de Triel. (DR) les directeurs de structures soient en catégorie B. » En outre, les grévistes demandent la En attendant le point de vue de la modification des « nouveaux taux d'enca- municipalité trielloise, qui a été contacdrement, même s'ils ne sont pas appliqués pour tée, il est évident que l'on mesure là le moment à Triel ». Selon leur avis, ces taux l'ampleur de l'austérité sur le quotidien, vont s'y appliquer dans un bref délai qui notamment sur la vie des enfants. Enfin, conduiront à avoir 14 enfants par ani- les manifestants ont souligné que leurs mateur et 18 en école élémentaire. Pour revendications étaient contre la politiles manifestants, ce serait impraticable que gouvernementale et non pas contre car « leur rôle premier est de garantir la sécurité la ville de Triel-sur-Seine. de l'enfant ; avec tout cela c'est impossible. » Ils veulent aussi être reconnus comme véTrès utile effectivement de savoir que ritables acteurs dans la vie de l'enfant et le maire ne partage pas la ligne politique non comme « gardiens ». du gouvernement actuel. r
Hygiène urbanistique : modification du PLU triellois Nous publions cette tribune, envoyée par M. Di Sanzo, bien que l'enquête sur la révision du PLU soit terminée.
L’anarchie urbanistique qui règne actuellement à Triel-sur-Seine, chacun peut en être témoin en voyant un peu partout des chantiers bouleverser l’aspect de sa ville. Jusqu'à présent, elle a pu, presque, conserver un certain équilibre entre respect de la nature et habitations. Afin de remédier aux carences du PLU actuel, la municipalité a ouvert une 18
enquête publique sur sa modification, du 19 septembre au 19 octobre 2016. La révision du PLU de Triel est une occasion donnée à ses habitants de faire connaître leur avis pour que la ville ne soit pas défigurée définitivement. Une association donne un avis motivé sur cette modification : Oui, il faut modifier le PLU de Triel-sur-Seine. C hangements à marche forcée Certains quartiers sont plus exposés que d’autres mais il est encore temps d’agir. Certains professionnels de l’immobilier et d'autres moins professionnels ont profité de la situation pour multiplier les atteintes, irrémédiables, à www.journal-deux-rives.com
l’environnement triellois. Espérons que le nouveau PLU stoppera leur ardeur. Le J2R avait déjà annoncé une concertation sur le sujet en juin : A Triel un PLU ne peut pas en cacher un autre. Dans le cadre des limites légales, Triel a donc étudié les aménagements qui pouvaient limiter les dégâts et trouver quelques règles plus contraignantes à imposer surtout dans les secteurs à préserver : les bords de Seine, les côteaux et le hameau de l’Hautil. GPS&O et Triel vont conduire ces changements à marche forcée pour qu'une adoption définitive ait lieu dès fin décembre 2016. r
Vincent Di Sanzo
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Verneuil-sur-Seine
Solutions douces pour les déplacements en ville Les aménagements pour les piétons et les cyclistes sont-ils dangereux pour la circulation ? Verneuil pourrait faire des émules.
La municipalité de Verneuil-sur-Seine a mis, en été, une partie du centre-ville en zone 30 : une belle initiative critiquée par bon nombre d’automobilistes qui considèrent que tout ce qui porte atteinte à leurs privilèges est inacceptable. Depuis quelques années, une révolution silencieuse a permis aux piétons et aux cyclistes de reprendre un peu possession de l’espace public : de l’instauration des zones 30 à l’autorisation des doubles-sens cyclables, les mobilités douces sont favorisées mais les automobilistes ont l’impression que cela augmente les risques. Regardons les chiffres de la sécurité afin d’évaluer ces nouvelles pratiques. Intéressons-nous d’abord au nombre de piétons tués chaque année en France : ils sont renversés par des voitures ou des motos (jamais un piéton n’a tué un automobiliste). Le nombre de victimes a nettement Graphique 1 : Morts par an en France
diminué à partir de 2003 (l’année de mise en place des radars) et depuis il diminue constamment pour passer sous la barre des 500 piétons tués par an. Sachant que les piétons n’ont pas changé de comportement, c’est bien la baisse de la vitesse des voitures qui améliore la sécurité (voir graphique 1). En ce qui concerne le nombre de cyclistes tués, on observe une tendance semblable mais ce nombre s’est stabilisé autour de 150 malgré l’augmentation considérable de l’utilisation du vélo ces dernières années (et l’augmentation des double-sens cyclables) (voir graphique 2). Ralentir la circulation Ces chiffres montrent que c’est bien le comportement des A Verneuil-sur-Seine, la zone 30 a modifié les comporautomobilistes qui est dangetements des cyclistes et des automobilistes. (DR) reux et non celui des piétons ou des cyclistes. Lorsque la vitesse des voitures sant le bruit et la pollution devrait être l'obdiminue, les piétons et les cyclistes comp- jectif des aménagements en centre-ville. r tent moins de victimes dans leurs rangs. Le double-sens cyclable en Graphique 2 : Morts par an en France faisant ralentir les voitures contribue également à améliorer la sécurité de tous. Il faut donc limiter la vitesse à 30 km/h dans toutes les villes comme cela a été fait dans les agglomérations de Grenoble (400 000 habitants), Sceaux, Bougival, Fontainebleau, Fontenayaux-Roses, etc. Diminuer partout la vitesse des voitures pour rendre nos villes plus sûres tout en rédui-
Comment utiliser le nouveau parking Véligo de la gare de Verneuil-Vernouillet ? A l’occasion des travaux dans la gare de Verneuil-Vernouillet, la SNCF a construit un abri sécurisé Véligo afin de favoriser l’utilisation du vélo pour se rendre à la gare. Véligo est un service ouvert aux voyageurs franciliens détenteurs d’une carte Navigo afin de les inciter à rejoindre les transports en commun en vélo. 20 000 places Véligo sont prévues à l’horizon 2020 en Île-de-France conformément au nouveau PDUIF (Plan de Déplacements Urbains d’ÎÎle-de-France). Pour pouvoir utiliser cette consigne Véligo, il faut être en possession d’une carte Navigo, s’inscrire sur le site de veligo.transilien et payer un abonnement supplémentaire annuel de 20 euros. Cet abri de (seulement) 40 places devrait permettre de simplifier la vie des cyclistes qui sont de plus en plus nombreux à chercher désespérément un emplacement libre chaque matin pour attacher leur vélo. Cet abri sécurisé a été mis en service fin octobre ; mais nous vous conseillons de réserver votre place dès que le site Véligo donnera la possibilité de s’inscrire : http://veligo.transilien.com/fr/articles.php r www.journal-deux-rives.com
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Vernouillet
Ecole maternelle, le maire emporte la manche contre Bien vivre à Vernouillet « Bien vivre à Vernouillet », une association vigilante pour la santé des habitants de Vernouillet a été déboutée en référé par le juge administratif. Malgré nos relances, Pascal Collado, le maire, ne répond pas et s'isole dans un mutisme classique.
Le tribunal administratif de Versailles a rejeté, le 6 octobre, la demande de l’Association Bien vivre à Vernouillet qui demandait la suspension des travaux de construction de la future école des « Terres Rouges » à Vernouillet. Cette procédure en référé aura, au moins, permis que la municipalité de Vernouillet se mette en conformité et prenne enfin les mesures nécessaires pour éviter un fort risque pour la santé publique. « Qui perd gagne ! » Si c’était un jeu, nous aurions pu dire que la municipalité est mauvaise joueuse et la règle du jeu est « Celui qui perd, gagne ! ». Mais là il s’agit, tout de même, de santé publique ! En effet, à proximité de la future école, doit être réalisée une voie de contournement de Verneuil-sur-Seine et de Vernouillet ; une fois l’école ouverte, se poseraient donc des problèmes de pollution. Le Conseil départemental des Yvelines aurait-il pris toutes les précautions nécessaires ? Devons-nous être rassurés ? Des agriculteurs auraient également témoigné lors d’une réunion publique, en 2015, que le terrain où sera construite l’école avait été traité par des produits phytosanitaires. Lors de la 4e Conférence environnementale, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé la réalisation d'une grande étude épidémiologique relative aux riverains des zones agricoles exposées aux pesticides dans l'air ambiant. Ceci ayant été confirmé par le ministère de la Santé, cette étude sera effectuée en 2017. Aujourd’hui, le tribunal n’a cependant pas ordonné la suspension des travaux alors que l’association lui avait pourtant transmis des éléments accablants. Sur l'amiante par 20
Depuis le 3 octobre 2014, Pascal Collado n'a pas donné de conférence de presse sur la gestion municipale de sa ville. S'est-il « bunkerisé » ? Le J2R s'interroge ! (J2R)
exemple : une subvention non utilisée depuis 2012. Il est affligeant qu’une subvention départementale de 250 000 € pour traiter les préfabriqués vétustes et amiantés de l’annexe de l'école élémentaire du Clos-des-Vignes n’ait pas été utilisée depuis quatre ans. Les enfants y'ont encore fait, malheureusement, la dernière rentrée scolaire. Régularisation avant le référé Une lettre du Directeur Général de la Santé du 4 juillet 2016 indiquait au 2e paragraphe qu’il serait préférable de construire l’école ailleurs. Le comble c’est qu’à Vernouillet, il y aurait d’autres emplacements possibles. Le 6 octobre, cette demande complémentaire de l'association BVV a été rejetée par le tribunal, tout simplement parce que la municipalité de Vernouillet, faute d’avoir tout mis en œuvre avant la procédure, a pris les mesures nécessaires afin que le tribunal rejette ce recours. La municipalité a donc été obligée de prendre plusieurs décisions importantes : - régulariser la délégation de l’adjoint à l’urbanisme (8 septembre 2016) ; - faire un nouvel arrêté de permis de construire (27 septembre 2016) ; - s’engager à mettre une barrière physique entre l’école et les champs. L’association BVV a communiqué le jugement du tribunal aux services de l’Etat, ce dernier l’ayant soutenue en lui donnant des éléments de www.journal-deux-rives.com
santé publique pour défendre son action. Le jugement a également été transmis à des associations nationales qui l’avaient également encouragée dans cette démarche préventive ; c’est pourquoi l’association souhaite que ce jugement soit rendu public.(1) Elle a également publié sur son site www. bien-vivre-a-vernouillet.org sa lettre de renouvellement de son alerte et demande au préfet d’intervenir afin que la législation sur l'amiante soit respectée à Vernouillet. Des élus à l'écoute ? Il est très dommageable qu’une municipalité n’écoute pas les associations et encore moins celles de sa commune mais, de plus, demande au tribunal une amende à l'encontre de l'association pour procédure abusive ; cette requête a été rejetée naturellement par le tribunal. Dans cette affaire, la municipalité de Vernouillet ne sort pas la tête haute, même si le tribunal a rejeté la demande faite par l'association. Il est souhaitable qu'à l'avenir les municipalités et nos institutions, telles la Communauté urbaine GPS&O et le Conseil départemental des Yvelines, prendront en compte les alertes des associations qui sont vigilantes pour la santé des citoyens et, donc, la qualité de vie des habitants. r 1. Documents disponibles sur http://www.journaldeux-rives.com/actu/06646-bien-vivre-vernouilletassociation-vigilante-sante-habitants-vernouillet
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Vernouillet
Ex-DECK78, le début de la fin L'avis défavorable pour le projet d'extension du centre commercial Val de Seine, au titre de la loi sur l’eau, sonne la fin de ce projet anachronique. Défavorable : telle est la conclusion de l’enquête au titre de la loi sur l’eau qui a été déclarée en juillet concernant le projet DECK78. Les motifs explicitement énumérés ont de quoi inquiéter tout lecteur attentif et amener nos décideurs à stopper ce projet car dans ce dossier, « le principe de précaution doit supplanter les opportunités économiques » (p. 50). Des associations environnementales avaient exprimé leurs remarques auprès du commissaire enquêteur en juillet dernier.(1) Les dangers mis en évidence par le commissaire enquêteur
Le rapport publié par le commissaire enquêteur(2) n’est pas tendre envers ceux qui ont constitué la masse de papiers soumis à l’enquête publique car « le dossier ne comprenait ni la note de synthèse susceptible de permettre au public d’apprécier instantanément les grands enjeux [environnementaux] du dossier, ni l’avis de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France en date du 17 décembre 2013. » Il ajoute : « La complexité du débat et la gravité du danger justifient que l’on convoque ici le principe de précaution » (p.18). Les deux principaux problèmes concernent (on le savait déjà) : - le sous-sol pollué et la nature des pollutions sur lesquels est mis en relief « le cas particulier de l’amiante ». ; - l’étanchéité détériorée de la dalle de béton sensée l’isoler, rendant possible la pollution de la Seine toute proche. Un sous-sol pollué de longue date Quantifier la masse à dépolluer permet d’avoir une idée de ce qui se présente. En effet, « le site est constitué en surface, sur une épaisseur variant de 4,50 à 6,30 mètres, de remblais constitués des résidus des anciennes activités de la société Eternit. Le volume des terres polluées, estimé à 85 000 m3 sur une superficie de 8 hectares, est réputé confiné dans une poche rendue étanche par des membranes en géotextile. Une dalle de béton de 30 cm d’épaisseur (le dossier est approximatif sur ce point également) est supposée garantir l’imperméabilité de la surface. » Quant à la
Le projet d'extension du centre commercial Val de Seine (Deck 78) a connu des aléas juridiques et conjoncturels depuis 2009. Enfin, l'avis défavorable du commissaire-enquêteur met fin à ce feuilleton qui a empoisonné la vie économique et politique des localités autour de la zone industrielle de la Grosse pierre. L'enterrement (définitif) de ce projet ouvre la voie à une réflexion d'ensemble sur l'avenir de cette zone en pleine déliquescence. (DR)
nature des pollutions « outre l’amiante, les substances polluantes détectées dans les sols au droit du site du projet sont de nature diverse : hydrocarbures totaux, polychlorobiphényles (PCB), trichloréthylène, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux... » Un champ captant exposé aux pollutions ? « Compte tenu de l’absence d’étanchéité des dispositifs de confinement des substances polluantes identifiées sur le site, il est probable que les eaux brutes drainent lesdites substances au long de leur parcours. Le champ captant est aujourd’hui exposé aux pollutions qui circulent dans le sous-sol au droit du site Eternit. Qu’en sera-t-il lorsque le nouveau confinement réalisé par le pétitionnaire donnera à son tour des signes d’usure, de vieillissement, et que les constructions réalisées dans l’intervalle auront rendu impossible toute intervention en sous-œuvre ? » (p. 32). Pollueur-payeur ! A cela s’ajoute une constatation que les associations environnementales avaient relevée dès le début du dossier : « Il est pour le moins surprenant de constater qu’aucune autorité n’a jamais obtenu de la société Eternit, toujours propriétaire du site concerné par la présente enquête publique et responsable de son état, la dépollution complète des lieux ou, a minima, la mise en place de dispositifs susceptibles de contenir durablement les pollutions générées pas www.journal-deux-rives.com
son activité industrielle. Il est également surprenant que le projet fasse supporter par des tiers, publics et privés, la charge financière qui incombe à la société Eternit en matière de dépollution... Cette situation contrevient au principe pollueur-payeur exposé en ces termes à l’article 110 du code de l’environnement : le principe pollueur-payeur, selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur ». Le cas particulier de l’amiante De nombreuses précisions médicales et pathologiques, décrites dans le rapport, doivent certainement rappeler à certains anciens ayant travaillé chez Eternit quelques souvenirs ! Pour les autres, il est rappelé que « l’amiante est une matière abondamment employée dans l’industrie pour ses nombreuses vertus (elle est incombustible, incompressible, isolante, résistante…). Elle se caractérise par l’extrême finesse de ses fibres (une fibre d’amiante est jusqu’à 2000 fois plus fine qu’un cheveu humain), ce qui favorise leur inhalation. Il est établi que l’inhalation de l’amiante peut provoquer des affections telles que l’asbestose et le cancer, en particulier le cancer du poumon. D'autres localisations de cancers provoqués par l’amiante sont évoquées par la littérature scientifique : larynx, appareil digestif, colon, rectum et appareil urogénital, mais ce point fait débat. Pour certains, le danger de l'amiante est exclusivement celui de l'inhalation des fibres dégagées 21
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Vernouillet par ce matériau. Pour d’autres, l'absorption par voie buccale d'amiante contenu dans l'eau potable serait à l’origine de cancers des ovaires. » L’amiante et les autres substances cancérigènes sont stockées dans des conditions qui ne permettent pas à l’heure actuelle d’éviter leur libération en dehors de l’espace dans lequel elles avaient été confinées. Les dangers et les risques Les conséquences possibles de phénomènes naturels imprévisibles, tels que des inondations par remontée de nappe, ne sont pas prises en considération, notamment au regard du caractère mobile des substances polluantes dans le sous-sol. La protection de la Seine, des nappes d’eau souterraines et du champ captant de Verneuil-Vernouillet contre les pollutions ne constituent pas une préoccupation du pétitionnaire, qui considère le risque comme « acceptable » en termes de santé publique. La pérennisation… des risques Au delà de la constatation de la situation actuelle, il y a tout lieu de croire qu’il faut s’inquiéter pour le futur si ce périmètre pollué était laissé à nos enfants en l'état, centre
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commercial ou pas, car « dans l’hypothèse où ce projet serait réalisé conformément aux engagements pris par le pétitionnaire (qui fait preuve par ailleurs d’exigences louables pour assurer la protection des personnels en phase de chantier), les risques attachés à la diffusion des polluants dans le sous-sol et en Seine ne seraient pas durablement écartés. Au contraire, la masse des constructions constituerait un obstacle majeur. Le dossier ne présente pas de scenario selon lequel des dispositifs techniques susceptibles de contenir et confiner réellement ces substances pourraient être mis en place sans être devenus obsolètes ou inefficaces dans des délais inférieurs à la durée de vie des bâtiments. » Dès lors, comment empêcher que des infiltrations dans les eaux de surface, les nappes et la Seine surviennent à nouveau ? Comment y remédier dans des conditions économiques acceptables ? Les décideurs doivent admettre que ce DECK78 est obsolète avant de naître et que sa construction aurait de graves conséquences sur la santé des habitants et des effets à long terme ; ils doivent abandonner ce projet et dépolluer le site car « il n’est pas raisonnable de prendre cette responsabilité en connaissance de cause » (p.48). r 1. http://www.journal-deux-rives.com/actu/06415-projet-centre-commercial-marque-presence-damiante 2. http://www.yvelines.gouv.fr/Publications/Enquetespubliques/Eau/Enquetes-2016
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Le Sénat et l'amiante Débattant de l’interdiction d’exploiter ce matériau, le Sénat écrivait en 1997 : « C'est l'un des premiers dossiers de santé publique impliquant l'ensemble de la population qui fait l'objet d'une décision politique aussi absolue, voire radicale, qui met un terme aux insuffisances et aux silences du passé et qui engage l'avenir d'une manière aussi nette. Dans le passé, cette procédure s'était appliquée dans quelques cas (…), mais ces dossiers n'avaient pas l'envergure du dossier amiante. En effet, peu d'incertitudes subsistent sur ce dossier. Il convenait donc de mettre en œuvre le principe de précaution. Ce n'est plus l'époque de la politique du "wait and see" ou de la maxime "dans le doute, abstiens-toi". Aujourd'hui, le politique doit prendre des décisions politiques dures sur des certitudes scientifiques molles. C'est l'heure du "dans le doute, décide". r
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Villennes-sur-Seine
Christian Menard, l'inarrêtable inventeur villennois Pour faire taire les déclinistes, voire les contempteurs de la France, un certain nombre d'acteurs de l'innovation continuent à imaginer, concevoir, produire les futurs produits qui vont révolutionner l'industrie. Dans le domaine des déplacements, Christian Menard a breveté les freins du futur (pour les autos, camions, avions...) ; ils se caractérisent par le fait de réduire considérablement la pollution. La société BMW l'a fait venir comme l'un de ses inventeurs VIP au salon de l'Automobile de Paris, édition 2016. Produire un million de freins « non polluants » fin 2017 est le pari de cet ingénieur de Villennes qui a inventé et déposé un brevet pour des freins révolutionnaires ; leur nom FICAPE signifie « frein intégral collecteur anti-poussières et écologique ». Une innovation éco-compatible Selon l'inventeur yvelinois, ce frein est doté d'un dispositif de « ventilation à l'intérieur du confinement du frein et, et par ce biais, il propulse des poussières par un dispositif de friction vers un réceptacle qui filtre et qui garde la pollution » dans une sorte de sac rechargeable. Deux brevets à l'INPI protègent cette invention de la société « Fiape brake and security ». Les produits toxiques présents dans les équipements des voitures et des camions sont connus par leur haut niveau de dangerosité : cadmium, cuivre, nickel, manganèse, plomb... Selon les statistiques sur la santé publique en France et dans les pays développés, les freins sont responsables de 20 % de la pollution atmosphérique liée à l'usage des voitures et des camions en ville. Selon certains observateurs, 48 000 morts prématurées sont dues à la pollution en milieu urbain et la Région Île-de-France affiche le triste nombre de 1700 morts prématurées par an. En réalité, c'est une course contre la montre pour réduire l'impact du diesel mais aussi des autres sources de pollution comme les freins, quel que soit le type de moyen de locomotion (électrique, hybride, essence...). C'est tellement dramatique que plusieurs
états des Etats-Unis veulent interdire certains composants des freins ! D'où le défi technologique, industriel et financier de ce dossier. Christian Menard, ingénieur des Arts & Métiers, ancien de Thomson et brillant inventeur de l'allumage électronique dans les années 70, est un habitué de ce type de défis. Au lieu de se reposer pendant sa retraite, il continue à gamberger sur l'avenir du déplacement urbain. L'ingénieur Christian Menard à l'intérieur du bâtiment 5 de la Porte Peugeot, Safran et Airde Versailles où la société BMW l'a convié le 5 octobre 2016. (J2R) bus sont des entreprises qui connaissent la réputation de cet ingénieur une société québécoise, Astéria Performanaffable et déterminé. « En expérimentant sur les ce Inc. Christain Menard est l'un des trois freins carbone des avions, explique-t-il, j'ai commencé associés, qui ont décidé de s'allier avec des à réfléchir à un dispositif conçu pour endiguer la pol- entreprises chinoises : la fabrication d'envilution » inhérente à l'usage constant des freins. ron 20 millions de freins est envisagée dans Le brevet numéro 1402461 est « la solution » vingt ans, soit « un million fin 2017 ». Deux dont le marché a besoin pour résoudre le pro- compagnies chinoises, Lu Xing du Hebei et blème des émissions de poussières toxiques Xuzhou Shengmao, ont mis trente millions lors de l'usage des freins. de dollars sur la table afin d'établir un partenariat classique. En même temps, les autoriPierre d'achoppement, le financement tés chinoises ont homologué le système de Sur le chemin de Damas qui constitue la freinage de M. Menard. Pour les Chinois, il mise route de cette innovation, il a rencontré est impératif d'intégrer ce système de freinades Français, des Canadiens et des Chinois, ge de haute performance notamment pour pour passer à l'industrialisation de ces freins. les poids lourds, en les produisant industrielLa phase de recherche et développement lement. Toute sorte d'applications sont pos(R&D) a pris environ un an tandis que les sibles et envisageables. Les trois partenaires essais (prototypes et simulations) se sont tablent sur une production annuelle d'un bien déroulés durant six mois. Mais la pierre million deux cent mille freins par an ! Une d'achoppement est le financement de la fu- aubaine pour Menard qui pourrait profiter ture production. M. Menard a été en contact largement de son brevet. avec des Canadiens pour la R&D ; ceux-ci Transmission du savoir-faire étaient prêts à finaliser les négociations pour une production industrielle en France (au Cependant, Christain Menard ne fait Mans), mais l'opacité d'un des acteurs qui ne pas cela uniquement pour l'argent. Il aime voulait pas « déterminer un prix de sortie » d'une les défis et surtout il souhaite « transmettre ce paire de freins en phase industrielle a fait ca- goût » pour l'invention et les sciences liées à poter le projet en France. Voilà pourquoi la l'industrie. Il est impliqué dans une formadésindustrialisation du pays s'est aussi ampli- tion pour de futurs ingénieurs à l'Université fiée depuis les années 2000 ! Cinq millions de Cergy-Pontoise. En rencontrant Chrisde dollars ont été dépensés en R&D et le tian Menard, l'ingénieur villennois, on peut temps pressait pour trouver une solution se rendre à l'évidence que la France a des afin de produire en masse ces freins. Une des ressorts parfois cachés qui méritent un peu ramifications de ce projet est incarnée par de lumière. r www.journal-deux-rives.com 23
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débats
Octobre-novembre 2016
environnement
Le CO.P.R.A.184 fête ses 25 ans Le dimanche aprèsmidi 2 octobre 2016, le CO.P.R.A. 184 a organisé un événement ouvert à tous les publics, à la salle des Fêtes de Conflans-SainteHonorine, autour du thème « Les 25 ans d'actions de notre collectif ». Un moment de nostalgie territoriale.
Le public présent était originaire des villes d'Achères, d'Andrésy, de Carrièressous-Poissy, de Chanteloup-les-Vignes, de Conflans-Sainte-Honorine, d'Eragny, d'Herblay, de Maurecourt, de Neuville, d’Orgeval, de Pierrelaye, de Poissy, de Triel-surSeine ... Ces nombreux visiteurs confirment l’audience que ce collectif environnemental a acquis depuis 1991, commencement de sa lutte contre le « Projet autoroutier de la Francilienne en zones urbanisées ». Réunir dans un même lieu des expositions et des interventions relatives au « Tracé vert autoroutier », au « bruit » et à la « pollution atmosphérique » ainsi que celles relatives à l’action de France Nature Environnement Île-de-France (FNE IdF) et permettre au monde associatif d’exposer la richesse du patrimoine local, tels sont les objectifs que le collectif a réussi à atteindre. Christiane Paravy, présidente (la photo), a rappelé le projet dit « Tracé vert » et refait le point sur ce tracé choisi par l’Etat à l’issue du débat public de 2006, pour informer les populations qui suivent l’action du collectif depuis le début et, surtout, les nouveaux habitants ; ceux qui viennent de s’installer
dans la région découvrent, avec stupeur, l’existence de ce projet destructeur pour leur environnement et leur santé. Un stand proposait vidéos, plans et interviews, dont l’intérêt « informatif » reste d’actualité. Invitées, les associations locales d’histoire, d’archéologie et de préservation du patrimoine ont fait (re)découvrir, à travers leurs explications, leurs revues, livres et vidéos, les richesses inestimables du patrimoine que recèle notre région. Des associations de Carrières-sous-Poissy, d'Orgeval et de Triel y étaient présentes.
Christiane Paravy présidente du CO.P.R.A.184 et Antoine Pérez-Munoz de Bruitparif. (J2R)
Un projet toujours d'actualité Le stand « Bruit et pollution » proposait des documents et des conférences ; l’une, faite par Antoine Pérez-Munoz de Bruitparif, a permis d’ouvrir le débat à propos des questions relatives au bruit et à la santé. Ensuite, Yorghos Remvikos, expert international et professeur en santé environnementale, a fait le point sur l’(in)action des politiques face à la dangerosité avérée scientifiquement des particules fines que nous respirons. La France est à la traîne et se contente d'effets d'annonce. Certains penseront, à juste titre et avec inquiétude, que leur espérance de vie risque de se rétrécir ainsi que celle de leurs enfants. Toutefois des progrès sont possibles si chacun prend conscience du danger et agit au moins individuellement. Mme Dominique Duval, présidente de FNE-IDF, très sollicitée sur le stand qu'elle tenait, a pu énumérer les actions qui ont été
entreprises en Île-de France. Pour conclure, la présidente a rappelé « qu’il fallait rester très vigilants car ce projet A104 » est toujours d’actualité. En effet si le précédent président de la région IDF, JeanPaul Huchon, ne voulait absolument pas financer ce projet, la nouvelle présidente, Valérie Pécresse, est à 100 % favorable au « Prolongement de la Francilienne » en zones urbanisées. Une enquête publique a eu lieu, du 19 septembre au vendredi 21 octobre 2016, dans le cadre du « Plan Local de Déplacements » de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Les communes d’Éragny-surOise, Maurecourt et Neuville-sur-Oise font partie de cette intercommunalité. Espérons que les habitants se sont déplacés dans les mairies de cette communauté d’agglomération, afin d’inscrire et de développer, dans les registres, leur position : « NON au projet A104 en zones urbanisées ». r
1991-2016 Le CO.P.R.A. 184 lutte depuis 1991 contre le « Projet autoroutier de Prolongement de la Francilienne en zones urbanisées, entre Orgeval et Méry-sur-Oise » qui menace la santé et le cadre de vie de près de 300 000 habitants. Il regroupe 17 associations et compte plus de 15 000 adhérents et sympathisants à travers ses 12 comités de ville. Apolitique, dirigé par un conseil d’administration de 115 membres, le CO.P.R.A. 184 réunit des citoyens de tous horizons et de toutes convictions. L’action au service de la population doit continuer : « Il faut obtenir l’annulation du Tracé vert A104 parce que la priorité est la sauvegarde de notre environnement et notre santé seraient mis en danger par ce projet dans notre région où l’urbanisation est galopante, depuis quelques années (300 000 habitants concernés, actuellement. Combien dans 10 ans ? Dans 20 ans ?). Il faudra donc bien trouver des idées innovantes dans le développement des transports alternatifs, pour résoudre ces problèmes. » Assemblée générale ordinaire - vendredi 18 novembre 2016 à 20 heures - Salle des Calandres à Éragnysur Oise. r 24
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débats
Octobre-novembre 2016
Après le brexit
Réinventer l’Europe pour quoi faire ? En pleine campagne électorale dont les médias enlisent le débat dans les plus mauvais recoins de la personnalisation électorale, la section PS de Vernouillet a organisé, autour de Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, députée européenne PSE, un débat sur « L’Europe après le Brexit ». Cette question complexe mais qui pourrait être porteuse de promesses pour l’avenir à condition de retrouver l’esprit des fondateurs.
(De g. à dr.) Michel Loubry, secrétaire de la section locale du PS, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, députée européenne PSE, et Marie-Hélène Lopez Jollivet, maire de Vernouillet pendant onze ans. (J2R)
Après une ouverture de Michel Loubry, secrétaire de la section locale du PS et de Marie-Hélène Lopez Jollivet, maire de Vernouillet pendant onze ans, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, députée européenne PSE, a qualifié « d’électrochoc » le Brexit que l’Union européenne a connu le jour du vote. S'y ajoute « la montée de l’extrême droite en Europe, comme par exemple avec la victoire de l’AFD (Alternative pour l’Allemagne) en Allemagne ».
compte tenu de l’ampleur des intérêts de chacun. Quelques étapes : - Détricotage de tous les liens ; - 8000 textes législatifs dérivés du droit européen à revoir par le parlement ; - Fin de la contribution à l'UE de 13 Mds€ ; - Fin de la contribution à l'UK de 6 Mds€ ; - Sort des 1100 fonctionnaires britanniques à Bruxelles ; - Conséquences économiques (City) ; - Ensuite retricotage de nouveaux liens.
Le Brexit en quelques chiffres. Le Brexit est une procédure inédite qui commence par l’activation de l’article 50. L’annonce récente par le gouvernement britannique de son déclenchement en mars 2017 permettra ensuite le début des négociations. Ce seront deux ans de marchandages dont on ne sait pas trop ce qu’il en résultera
Y a -t-il un remède provisoire ? Il semblerait que nos députés européens soient bien démunis pour ne pas dire divisés, puisque « Du côté du Parlement européen, les discussions sont nombreuses sur la sortie rapide ou non des parlementaires britanniques. Le groupe du Parti populaire européen (PPE), qui ne compte aucun député britannique, aimerait bien voir les parlementaires
disparaitre au plus vite ; mais les autres groupes dont celui des Socialistes et démocrates perdraient de l’influence à voir partir trop rapidement les députés britanniques. » Vers une Europe à deux vitesses Toujours est-il « que l’objectif des membres de la Délégation socialiste française et plus largement des membres du groupe S&D est de travailler à la construction d’une Union européenne forte ; mais il faut accepter que tous les états n’avancent pas à la même vitesse sur l’intégration des politiques européennes ; c’est pour cela qu’il est important de réenchanter l’Europe et encourager la prise de conscience citoyenne. » Ces positions sont bien intéressantes d’autant plus que la députée européenne connaissait assez le dossier pour faire face au jeu des questions-réponses de la salle sur des sujets préoccupants : la question du TTIP/TAFTA (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement),
Des visions opposées Selon Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy (photo à g.) « Du côté du Parlement européen, les discussions sont nombreuses sur la sortie rapide, ou non, des parlementaires britanniques. » Le groupe du Parti populaire européen (PPE), qui ne compte aucun député britannique, aimerait bien voir ces parlementaires disparaître au plus vite ; mais les autres groupes dont celui des Socialistes et démocrates perdraient de l’influence à voir partir trop rapidement les députés britanniques. Par ailleurs, sur la Présidence du Conseil de l’Union européenne, que chaque pays de l’UE prend à tour de rôle pendant six mois, il a été acté que, suite au Brexit, la Grande-Bretagne ne présidera pas l’UE en 2017. Cette décision est normale ; il est important d’activer rapidement le mécanisme de sortie (article 50 du TFUE) et de prendre en compte le résultat du référendum du 23 juin. r www.journal-deux-rives.com
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débats
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Après le brexit
Jose Manuel Barosso, ancien président de la Commission européenne, est un des fossoyer de l'Europe par son immobilisme et sa méthode cynique de « gouverner ». En outre, il semble avoir fait des « piges » pour la banque Goldman Sachs pendant sa mandature à Bruxelles. (Archives Commons)
le rôle de la France au sein de l’UE, l’accueil des réfugiés qui doit se faire par l’ensemble des pays de l’UE… Elle s’est aussi efforcée de nous expliquer les difficultés de fonctionnement du gouvernement européen et, par là même, l’impuissance des institutions européennes à se montrer vraiment partie prenante face à des Britanniques qui ne chercheront qu’à tirer le maximum de bénéfices de la situation. Comme d’habitude on peut penser que les questions de gros sous vont faire surface, que de sordides marchandages se feront par-dessus la tête des populations et que les lobbys qui sont déjà à l’œuvre tireront profit une fois de plus de l’ab-
sence de réelle volonté politique et de consensus de leurs interlocuteurs. Déjà la City s’agite en raison des enjeux considérables (58 milliards d’euros de profits) auxquels le gouvernement britannique n’est pas insensible. La feuille de route de Bratislava Depuis cette réunion comme un semblant de réponse, une lueur d’espoir aurait pu être formulée si l’actualité n’était pas si encombrée : il s’agit des « avancées du sommet de Bratislava : une unité à vingt-sept face au Brexit, la conversion de l'Allemagne à un effort de défense européen avec la mise sur pied de gardes-frontières et de gardes-côtes européens ; le doublement du
plan Juncker, qui va passer de 300 milliards d'investissements à 500 milliards, le renforcement des mécanismes d'une garantie jeune pour lutter contre le chômage » (Jean-Marie Colombani – Direct Matin n°1939, p. 3). Toujours est-il que le Brexit peut être un cauchemar salutaire d’où l’Europe sortira renforcée ou affaiblie, en fonction de la volonté des vingt-sept de donner un nouveau souffle au projet européen. Le succès suppose, comme le prédisait Michel Rocard qui fut député européen de 1994 à 2009, à la fois une vision commune et une révision du processus de décision qui retrouve « l’enthousiasme fédéralisant des fondateurs. » r C. BAROUH
L'Europe est un espace de paix Selon Marie-Hélène Lopez Jollivet (photo à g.) : « On a rêvé d'une Europe construite sur un modèle strictement opposé au modèle américain. Face à l'individualisme, aux valeurs travail, religion, développement économique à tout prix, on misait sur la supériorité du collectif, sur la responsabilité des états pour protéger les plus vulnérables, sur la qualité de la vie et ce que nous n'appelions pas encore le développement durable, on misait surtout sur l'assurance d'un espace de Paix... Notre vieille Europe allait s'offrir une cure de jeunesse grâce à l'Europe, elle allait construire un nouveau modèle que le monde entier nous envierait... La lumière de l'Europe éclairerait le monde ! Aujourd'hui, 60 ans après sa création, l'Europe ne fait plus rêver personne. Pire, elle serait un monstre froid, technocratique, dangereux et inefficace des griffes duquel il faudrait se libérer. Le discours simpliste des populistes de tous bords caricature les acquis certains de l'Europe, estompe les avancées pour les peuples et réécrit l'histoire des supposés passés héroïques des nations. Naturellement, l’Europe ne pourra être relancée sans que les Anglais en sortent. Tant qu’ils seront là, on ne pourra pas mettre à l’ordre du jour la rénovation de la communauté. Le paradoxe est que la City pousse le pays à y rester. Les financiers profitent du désordre européen pour faire des affaires. Mais la sortie des Anglais n’est pas suffisante. Pour peser sur les affaires du monde, il faut que les Européens le veuillent. Ne rêver d’Europe qu’à propos d’affaires économiques et sociales est un rêve creux. » r 26
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débats
Laïcité
Jean-Louis Bianco reste ferme sur les fondamentaux de la Laïcité Le 10 octobre 2016 aux Mureaux, à l’initiative de l’association « L’Avenir aux Mureaux », une conférence s’est tenue en présence du président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco. Sa visite s’est déroulée en deux temps.
Dans l’après-midi, Jean-Louis Bianco, ancien ministre sous François Mitterrand, est allé à la rencontre des élèves du Lycée François-Villon des Mureaux en compagnie des membres de l’association organisatrice « L’Avenir aux Mureaux » dans le cadre des « Rencontres des Mureaux ». Une rencontre apaisante Jean-Louis Bianco a rencontré 120 élèves de terminale et de première ; ceux-ci ont été d’une grande maturité dans leurs échanges avec l’ancien ministre comme l'a souligné Ali Mohammad, président de l’association « L’Avenir aux Mureaux ». La rencontre avec ces élèves était apaisante, selon Nathalie Germain, conseillère principale d’éducation (CPE) au Lycée François-Villon. A l'ouverture de la conférence qui s’est tenue à vingt heures, Jean-Louis Bianco a exposé l’historique et les enjeux de la laïcité. Cela a donné la tonalité et l’ambiance générales de ce moment partagé. Effectivement,
M. Bianco a présenté et commenté les fondamentaux de la laïcité dans cette conférence avec pour thème : Qu’estce que la laïcité ? Devant la centaine de personnes présentes, M’Barek Akafou, Jacqueline Dagès et Jean-Louis Bianco ont animé les débats de cette soirée. Pour Jean-Louis Bianco, il est important de participer à une telle rencontre autour de ce sujet car, en tant que président de l’Observatoire de la laïcité, il a pour objecJ-L Bianco pose la question : « La France est-elle laïque ? » tifs : « d'établir un état des lieux, de rappeler les règles juridiques, de donner de bonnes solutions là où il peut y avoir la « Nouvelle Réserve », une librairie indépendes conflits, mais surtout d’échanger ! » et « de dante à Limay, les personnes venues assister faire connaître la laïcité ! » C’est pour cette rai- et participer à la conférence ont pu acheter son qu’il répond toujours présent si cela est son dernier livre : La France est-elle laïque ? , possible. qui a été publié officiellement le 20 octobre. Certains ont réussi à se le faire dédicacer, Un livre en dédicace juste avant le début de la conférence, par Échanger est un moyen pour lui de s’en- l’auteur, fort ravi de leur faire ce plaisir. richir, intellectuellement parlant, sur ce sujet. Dans la salle, plusieurs élus de la comIl nourrit sa réflexion par les échanges. Ce- mune des Mureaux étaient présents comme pendant, aucun contradicteur n'était présent Bernard Durupt, 1er maire-adjoint, et Boris à cette soirée de débat sur un sujet délicat Venon, président du groupe PS au conseil dans une société qui se déchire sur le rôle et municipal. Des élus voisins et l'ancien maire la place de l'Islam en France. de Meulan-en-Yvelines, Guy Poirier, ont J-L Bianco n’est pas arrivé à cette confé- également assisté à cette conférence. r rence les mains vides. Par l’intermédiaire de d. Delerin
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Economie
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emplois
Fermeture de la centrale de Porcheville: le maire de Limay réagit Le 21 septembre 2016, le Comité Central d’Entreprise EDF SA, réuni à Levallois, a entériné la mise en arrêt définitif de la centrale de Porcheville dans les Yvelines.
2016, est confirmée. Dès cet automne, deux unités de production seront en arrêt garanti et ne seront plus disponibles pour l’alimentation du réseau. Les représentants du personnel ont émis, évidemment, un avis négatif. Reaction du maire de Limay
Le 21 septembre le Comité Central d’Entreprise d'EDF SA a entériné l’arrêt définitif de la centrale EDF de Porcheville : deux des quatre unités de production au printemps 2017 puis fermeture complète en 2018. Auparavant, la centrale était prévue pour fonctionner jusqu'en 2023. La décision est intervenue tel un couperet. Les directions nationales d’EDF n’ont pas perdu de temps pour notifier la fermeture anticipée de la centrale de Porcheville. L’annonce de Michel Tournier, directeur de la Division thermique, lors de sa venue à Porcheville le 2 septembre
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« Je demanderai au préfet de convoquer rapidement un comité de suivi », a déclaré Eric Roulot, le maire de Limay, une commune voisine de Porcheville, en réaction à cette annonce. Ensuite, Eric Roulot, le maire de Limay, a réafirmé son soutien « aux employés et aux salariés des entreprises sous-traitantes : l’impact social et économique pour notre territoire est conséquent. Mes inquiétudes, quant à la capacité d’EDF de répondre à la demande de pointe dans le cadre des missions de service public qui lui sont imparties, restent fortes.» Après cette décision d’EDF, l'élu communiste a exigé que « des propositions élaborées par les représentants du personnel sur la reconversion de ce site soient sérieusement étu-
Le Mantois en deuil
C’est la perte de plusieurs centaines d’emplois (200 salariés d'EDF, 130 prestataires dont 64 permanents, des dizaines d’entreprises sous-traitantes) que s'apprêtent à subir le Mantois et une bonne partie de la vallée de la Seine. Depuis janvier, les effectifs ont déjà été réduits dans la centrale de plus de 15 %. Les collectivités du Mantois vont, en conséquence, être privées de recettes financières importantes. r d. Delerin
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diées. Le sens de ces propositions s’inscrit dans une volonté de mettre en œuvre un projet novateur, respectueux de l’environnement, répondant aux enjeux du territoire et conservant la vocation énergétique et industrielle de ce site de 120 ha. » Un des enjeux est celui du foncier (est-il pollué ?) et de savoir comment la partie ouest de la centrale pourrait être « utilisée dans la logique d'extension du port à l’est de la plate-forme existante. »
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HOMMAGE
disparition
Qu'est-ce que tu veux emporter au paradis ? Yves Mattelig, artiste peintre aquarelliste, professeur à l’Académie des Peintres de Triel-sur-Seine est décédé, début juillet. Aurélie Beaucheron, une de ses éléves, rend hommage à cet homme magnifique, qui était un grand pédagogue et qui a su marquer son temps à l'échelle de Triel et de ses environs.
Début juillet 2016, mon professeur d’aquarelle est décédé. Sa femme le suivit quelques jours après. C’était un couple fusionnel très aimé de la ville. Leur secret était constitué par la gentillesse et la curiosité. Dans la rue, nous sommes quelques élèves en quête de quelque chose que l’on n’arrive pas à nommer. Je ne voulais rien écrire. Une jeune femme est venue me donner des informations et me fit changer d’avis. Elle comme moi, nous voudrions comprendre, nous réunir, parler un peu de lui, voir à quel moment tout aurait pu changer. Je l’ai vu il y a trois mois, il était avec sa femme. Il me semblait amaigri et ne plus avoir envie de dessiner. Je ne sais rien de plus. Le reste n’est qu’au passé. Il s’est révélé aux cours de l'Académie des Peintres de l’Abbaye de Poissy où il a fait ses plus grandes rencontres. Il a vendu sa première toile durant cette période et en fut si heureux qu’il ne marqua jamais d’attachement à garder une peinture pour lui. Il me disait de ne jamais parler de travail mais de passion. D’aller partout, de rester près des écrivains. Il peignait, à la commande, des maisons. Il respectait l’interprétation du dessin. Il fallait que le dessin soit juste pour rester fidèle à une réalité. Il adorait ses chevalets de table qu’il avait, lui-même, réalisés. Il demandait que nos peintures soient faites de photos personnelles, de
nos vacances, nos souvenirs, notre jardin. Le cours était silencieux. Il aimait que l’on montre nos travaux afin de voir où il était possible d’affiner ce qui serait peint à la maison et ce qui serait peint en cours. Il distinguait les univers de l’exercice pour parvenir à nos fins. Il faisait tout le temps dessiner, j’avais l’impression de ne faire que de la barre, de ne jamais pouvoir m’envoler. La première fois que je fis sa connaissance c’était au salon des peintres de Triel-sur-Seine ; j’avais été touchée par une aquarelle de Marrakesh. Il était présent et monsieur Vivarez, le directeur de l’Académie, nous avait présentés. Je lui parlais de porte, de fenêtre, de lieu de passage où le temps semble s’arrêter. Il me parla de ses voyages souvent tournés autour des îles et du bassin méditerranéen. Il revenait de NewYork où il avait beaucoup dessiné au feutre et à l’encre les gratte-ciels de la ville. Je rejoignis son cours en fin d’année. Je fis des nuanciers. Il me prêta le sien. Il disait que cela m’amuserait car je n’aurai jamais le même. C’était vrai. L’exercice de la pomme lui permit de tout dire de la vie. Je n’y arrivais pas d’après photo : peindre d’après nature me faisait plus de bien. Je ne réussis jamais à lui expliquer en quoi j’avais besoin, en premier, d’emmagasiner une mémoire en peignant d’après nature et non d’imagination. Je dus le quitter pour les Beaux-Arts et ne le croisais plus que pour parler de nos vies. Il y a quelques mois, sans le relier à monsieur Mattelig, je discutais avec monsieur Denis, directeur de l’Académie des Peintres de l’Abbaye de Poissy. Nous avions parlé du peintre qui dans les campagnes apporte instruction aux habitants, de son rôle dans une éducation sociale, de son importance dans la vie des hommes, du repère qu’il peut être. Je travaillais sur un projet de formation. Je recueillis des témoignages et m’en interdisais autant pour donner la priorité à ma vie. J’ai recroisé, peu de temps après, madame Vivarez, professeur d’acrylique. Elle me disait d’aller le voir. J’avais en tête une promesse dif-
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férente : celle de parler à monsieur Denis de Solère, peintre monumental, récompensé lors d’une exposition de la ville. Monsieur Mattelig était heureux que j’aille à sa rencontre discuter de Balthus et des anges. Cette année 2016, c’est monsieur Mattelig qui fut récompensé à la dernière exposition de la ville. L’annonce de sa mort rend tout con. Le temps n’existe plus. Les dates se mélangent. Je l’avais appelé, sans le savoir, aux Îles Marquises où il était. Il me décrivit les plages, la lumière, les personnes avec qui il était. À son retour, il montra son carnet de voyage où il avait fait exploser les couleurs. Il avait gardé des échantillons de tissus, des étiquettes de rhum et de bananeraie, et réalisé des croquis de cocktails et de perroquets aux teintes vives. Il voulait que l’on soit heureuses. Peindre des fleurs pendant une grossesse. Des vues sur une jetée bretonne. Des flacons de parfum, des parcs… Séverine fit pour lui un peu de pastel et changea de méthode de peinture. Elle gagna un trait plus assuré, une vue lointaine et nette. Il disait que j’étais longue à cerner mais, une fois les pièces en mains, simple à comprendre. Il me comparait à une autre élève du mardi, une instinctive qu’il fallait rendre libre. Il aimait que l’on dise qu’il était graphiste. Il lui arrivait de dessiner sur nos carnets. Il me montra comment on cadre, chez les décorateurs, les natures mortes. Toujours centré. Pour moi, ce n’était pas de la peinture. À côté de ses aquarelles, il me montra des pochades de femmes nues faites à la gouache. Il me disait « Si je pouvais, je ferais ça en plus grand ! ». J’avais un dessin sur le cancer du sein qu’il voulait que je renomme sur la maternité. Dans mon carnet, il fit des arbres, reprit une maison et oublia, un jour, où j’étais sur mes pins, de me donner un ordre. Ce jour-là, il resta assis à côté de moi, ne parla plus et me regarda peindre. Il me disait qu’à la fin je savais ce que je voulais et que je lui rappelais un artiste japonais qu’il voulait que je vois. Ce souvenir, je l’emporte au paradis. Merci, professeur ! r Aurélie Beaucheron
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Seine et vexin
Magie et fleurs
La magie et le délire d’Eric Antoine ont envouté les Mureaux Le 8 octobre 2016, Eric Antoine, le délirant magicien, a envoûté les spectateurs venus nombreux au Cosec des Mureaux pour assister à la représentation de son dernier spectacle « Magic Délirium ».
Le Cosec Pablo-Neruda a eu la chance de recevoir le délirant magicien Eric Antoine, un véritable maître dans son domaine, capable d’émerveiller son public mais aussi de le faire rire aux éclats. Un spectacle adapté En ce samedi soir, les spectateurs venus nombreux ont constaté que la réputation de ce magicien n’est pas surfaite. Eric Antoine a livré un spectacle « Délirant » à une foule qui a été intégrée du début jusqu’à la fin à ses tours d’illusionniste. Eric Antoine a aménagé son « magico-
mique show » pour la salle plus intime qu’est le Cosec Pablo-Neruda des Mureaux. Comme il le dit lui même : « Je suis un escroc...euh un illusionniste ! Il ne faut pas croire ce que je vous dis même si je vous explique. » Effectivement, même lorsqu’il présente un tour et qu’il expose comment il le fait, le résultat de l’explication est souvent un coup de théâtre qui fait dire au spectaOn se souviendra d'Eric Antoine et de son partenaire Berteur cette unique phrase : nard, toujours en noir. (Photo (c) MIKELKL) « Mais comment fait-il ? » Accompagné par Bernard, son partenaire toujours en noir et ca- pété pendant tout son spectacle et conclu goulé, sur scène et aussi en coulisses, et de de son final avec la participation de tous les son humour souvent en dessous de la cein- enfants présents dans la salle. Ce spectacle ture mais également percutant, Eric Antoine vaut le détour : le « dé-tour » de magie évia ébloui la salle comble du Cosec. demment. r « Je me souviendrai des Mureaux », a-t-il ré d.Delerin
Fleurs en Seine entre pluie et soleil
Le weekend du 17 et du 18 septembre 2016, s'est tenue la fête Fleurs en Seine, le rendez-vous des amoureux des plantes, fleurs et jardins de la rentrée dans le parc de l’Oseraie, sur les bords de Seine aux Mureaux. Si, l’an dernier, le soleil était là, il s’est caché sous la pluie le samedi mais les visiteurs sont venus surtout le dimanche.
La fête des plantes et du jardin Fleurs en Seine, toujours organisée par l'association éponyme, s’est tenue cette année le weekend du 17 et du 18 septembre pour le bonheur de ses habitués, toujours aussi nombreux à venir malgré le plan Vigipirate. 30
Cela n’a pas empêché le festival d’accueillir 110 exposants dans le parc de l’Oseraie : pépiniéristes, horticulteurs et artisans en art et décoration de jardin. Ouverte officiellement à midi le samedi, sous une fine pluie, la fête s’est terminée à 18 h le dimanche sous un temps suffisamment clair et beau pour attirer un grand nombre de visiteurs comme chaque année. L’an dernier, Fleurs en Seine avait attiré près de 17 000 visiteurs pendant le weekend. Et comme l’a précisé, Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont, en sortant du festival : « C’est toujours aussi bien ! » Conseils et animations Cette année, les nombreux visiteurs ont pu bénéficier des conseils de Claude Bureaux, chroniqueur jardin sur Franceinfo et de Marie-José Meyran de la Société d’Horticulture de Beauvais, qui a animé une démonstration d’art floral. L’Association des Compagnons d’Île-de-France (ACIF) a donné également des conseils de jardinage et a proposé des visites du jardin pédagogique. Des animations ont été proposées par le www.journal-deux-rives.com
Un festival «Fleur en Seine » mitigé. (J2R)
CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) des pays de l’Oise sur le thème de l’arbre. La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) a proposé un quizz sur les arbres. L’Office du Développement Durable, présent au festival cette année, a proposé une animation aux visiteurs, en leur permettant d’afficher leurs souhaits pour la biodiversité et la planète. Cependant, il faut noter cette année l’absence du concours de broderie, dont l’exposition des œuvres réalisées mettait une note supplémentaire à l’attractivité du festival. Le rendez-vous est donné aux visiteurs le weekend du 16 et du 17 septembre 2017 pour la prochaine édition. r
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réussite
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Artisanat local et métiers de la santé
Découvrez Créateurs au Carré, un lieu d’exposition et de vente Au 65 du boulevard Noël-Marc à Andrésy près des bords de Seine se trouve un lieu chaleureux et authentique, dédié aux artisans créateurs qui y exposent. Devant le succès grandissant de cette jolie boutique, sur la sollicitation par la mairie de Conflans-Sainte-Honorine, une boutique éphèmère « Créateurs au Carré » y ouvrira ses portes pendant la période de Noël. Stéphanie vous accueille tous les jours de la semaine à partir du mardi et le samedi en continu. Est-ce une boutique de créateurs ? Stéphanie : « Oui et un lieu où on se sent bien. CRÉATEURS AU CARRÉ accueille une trentaine de créateurs français qui peuvent exposer tout au long de l’année, au rythme des saisons, dans un cadre que j’ai voulu chaleureux et authentique. Chaque créateur va pouvoir y exposer ses objets dans un espace dédié et personnalisé selon
son univers. Ensuite, je veux dynamiser l’espace en organisant des ateliers créatifs, des soirées à thème, des vernissages, et des « ventes privées ». Tout cela permet de faire la promotion de tous les exposants auprès de la clientèle d’ Andrésy et des communes environnantes, particulièrement friande du fait-main, du made in France et de l’unique ! » Comment l’idée
elle venue ?
vous est-
Stéphanie : « Elle a mûri lors de mes marchés et expositions artisanales (y compris sur le marché traditionnel d’Andrésy où j’ exposais mes créations Suite à une sollicitation de la mairie de Conflans-Saintedepuis deux ans) ; j’ai pu ainsi mesurer Honorine, Stéphanie a décidé d'ouvrir une boutique pendant l’attente considérable des clients vis-à-vis la période des fêtes de fin d'année dans la commune de Conflans : « La boutique de Noël de Créateurs au carré ». du fait-main, du made in France, de la (Photo J2R) création locale. Un véritable retour aux sources ! Or, sur la commune d’Andrésy, ce concept n’exis- lent progressivement dans la boutique : venez voir le Collier tait pas. » court de collection “PALAKA” ! » Qu'allons-nous
teurs au carré ?
trouver
chez
Créa-
Stéphanie : « Je propose une sélection de pièces uniques et pointues, créées par des céramistes, bijoutiers, maroquiniers, illustrateurs, graphistes, designers, couturiers… et destinées aussi bien aux tout-petits, aux enfants qu’aux adolescents et adultes. En ce moment de nouvelles créations de “VERRE, UN AUTRE UNIVERS”, s’instal-
Organisez-vous des ateliers créatifs ? Stéphanie : « Oui, CRÉATEURS AU CARRÉ se veut aussi un lieu de créativité avec ses ateliers bihebdomadaires, à destination des enfants, ados, adultes où chacun peut échanger autour d’une activité créative, en journée ou en soirée. Alors, j’espère vous rencontrer. A très bientôt… » r MAc Guffin
126 couronnes de lauriers au Campus Le 7 octobre, 126 étudiants de la promotion 2016 du Campus du CHIMM, dans six formations, ont reçu leurs diplômes, lors d’une cérémonie à l’américaine.
Réunis dans la salle de spectacle du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM), les étudiants du Campus de formation, situé sur le site de Bécheville, ont reçu leur diplôme de fin d’études. Les 126 étudiants honorés ont reçu leur diplôme d’Etat d'infirmier, d'ergothérapeute, de psychomotricien, d'aide-soignant, d'éducateur de jeunes enfants ou d'aide médico-psychologique.
Madame Simonneaux, directrice des Ressources Humaines du CHIMM, remplaçant Monsieur Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM, retenu à une réunion de l’Agence Régionale de la Santé (ARS), a présidé l’ouverture de la cérémonie. Elle était accompagnée sur l’estrade par Madame Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, conseillère départementale et vice-présidente du Conseil de surveillance du CHIMM, ainsi que de Madame Annick Riou, directrice du Campus. Le taux de réussite de la promotion varie entre 92 et 94 % d’après Madame Riou. Elle a évoqué l’avenir du Campus avec le nouveau Groupement Hospitalier de Territoire (GHT), qui va devenir un centre de formation pour l’ensemble du territoire. Elle a rappelé les partenariats avec l’univerwww.journal-deux-rives.com
sité de Saint-Quentin-en-Yvelines mais aussi celle de Nanterre et la création d’une école virtuelle. « Les formations sont installées, on va aller au-delà ! », a-telle conclu ainsi son discours de la cérémonie. Madame Zammit-Popescu a souligné que ce centre de formation permet aux jeunes des quartiers proches d’accéder à ses formations d’où l’importance de son implantation. Elle a affirmé aussi que les élus sont tous attachés au CHIMM et à son Campus et que les derniers mois ont été difficiles avec le Groupement hospitalier territorial. Les diplômés ont ensuite été appelés, les uns après les autres, pour recevoir leur petit chapeau et surtout leur diplôme d’État. Un sésame qui va ouvrir les portes de la vie active à beaucoup d’entre eux. r 31
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Octobre-novembre 2016
SPORTS
marche nordique
Didier Frison surprend son monde aux championnats de France Sous un soleil qui irradiait les paysages de l'Ile de loisirs à Verneuil, la 2e édition des championnats de France de marche nordique s’est déroulée, le 22 octobre, dans des conditions idéales. Voir Webtélé 2R(1) L'essor de la marche nordique est incommensurable depuis quatre ans (+15 % par an en termes d'effectifs). Plusieurs raisons expliquent cette fulgurance : les séances sont relativement courtes (moins de deux heures) et intenses, permettant d’améliorer les capacités cardio-vasculaires, d’oxygéner le corps, et de solliciter 85 % des chaînes musculaires. En observant les 300 participants à l'Île de loisirs du Val-de-Seine, à Verneuil, pendant ce championnat, on a vu des gestes classiques du ski de fond : il s’agit d’accentuer le mouvement naturel de balancier des bras pendant la marche et de propulser le corps vers l’avant à l’aide des bâtons. « Toute la partie supérieure du corps travaille, ce qui en fait un sport beaucoup plus complet que la marche traditionnelle. La dépense calorique est d’ailleurs presque deux fois plus élevée », souligne site spécialisé futura-sciences.com. Eunice Barber, championne du monde de saut en longueur et d’heptathlon a accompagné les compétiteurs pendant la première partie de la journée. Un rebondissement de dernière minute Après Notre-Dame-de-Monts, les meilleurs spécialistes français de la discipline s'étaient donné rendez-vous pour se disputer les titres nationaux. La fin de cette 2e édition des championnats a été marquée par événement surprenant : Franz Liskowitch (dossard 1) semblait avoir la victoire en poche menant la course dans le dernier kilomètre, mais il a pris une pénalité, l'obligeant à faire un tour de plus. Cette boucle supplémentaire plus petite, juste avant le ligne droite de l’arrivée, devait être effectuée à la fin de la course. Alors que le speaker de la compétition annonçait déjà la victoire Franz Liskowitch et 32
Le podium hommes : (de g. à dr.) Frans Liskowitch, 2e, Didier Frison, 1e, et Mathiew Dudit,3e. En médaillon (en haut à g.), Nathalie Jaunet a dominé ses concurrentes. (J2R)
incitait la foule à l’applaudir, Didier Frison (n° 9), du même club, s’est présenté dans la ligne droite de l’arrivée alors que Franz Liskowitch sortait de son tour de pénalité. Didier Frison s’est arrêté devant l’arche de l’arrivée n’arrivant pas à croire que son partenaire était derrière lui. Il franchit, le premier, la ligne d’arrivée, devenant ainsi champion de France 2016 de marche nordique. Le deux concurrents font partie du club « To Be Sport », qui a aussi brillé dans le classement par équipes. Nathalie Jaunet championne pour la seconde fois
Coté femmes, Nathalie Jaunet (club APV Vannes) s'est lancée avec un groupe aguerri à des compétitions de marche nordique. Elle a attendu avant de monter progressivement en tête de la course et de prendre le contrôle des opérations à partir du 10e km. Une belle opération pour cette sociétaire, qui a logiquement gardé le titre de championne de France. Le club remportant le titre par équipe est, évidemment, celui de « To Be Sport ». Avec les hommes arrivés les deux premiers, ce club a marqué de précieux points pour le classement général. Georges Pochon, référent Marche nordique à la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), a déclaré que cette seconde édition a été une réussite, l'organisation ayant été très efficace. Le lieu de la prochaine édition n’est pas encore déterminé mais le rendez-vous est donné pour 2017. www.journal-deux-rives.com
Cette journée consacrée à la marche nordique avait commencé à 9 heures avec plusieurs courses au programme dont l'une à 12 h, dans un brouillard épais : l’Open 12 km chronométré. La remise des récompenses de cette course s’est faite avec la participation de la championne Eunice Barber avant qu'elle parte pour Paris. Au total, cinq épreuves ont eu lieu, réunissant environ trois cents personnes. François Garay, maire des Mureaux, était présent pendant toute la journée. Pour lui, la réussite de ce championnat augure de bonnes choses pour la marche nordique dans la Région Îlede-France, en particulier dans l'Île de loisirs du Val-de-Seine car ce lieu est devenu un point d'ancrage de ce sport qui monte (il y a environ 30 000 pratiquants en France). En outre, Jordi Marimon, responsable de ce sport en Espagne, était venu prendre des renseignements afin d’organiser la même épreuve dans son pays. MM. Garay et Marimon souhaiteraient mettre en place un tournoi européen de six nations dans les années à venir. Pourquoi pas faire des Yvelines le lieu central pour la marche nordique dans le cadre des Jeux olympiques de 2024 ? En conclusion, Georges Pochon, référent Marche Nordique à la Fédération Française d’Athlétisme, s'est montré entièrement satisfait par le déroulement de cet événement sportif de haut niveau dans l'Ile de loisir du Val-de-Seine. r 1. https://youtu.be/1U8aBMt2ROY
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match de gala
Le Variétés FC fait la fête à Hardricourt Le Variétés Football Club était en représentation, le 25 septembre dernier, à Hardricourt dans le cadre d'un match de gala au profit de l'association Laurette Fugain (voir ci-dessous). Il y a eu du monde ce dimanche à Hardricourt, et du beau monde. Pour l'inauguration du stade de la ville, baptisé du nom du président actuel de l'USH, Rémi Férey, le Variétés FC était de sortie. Et la fête fut belle. C'est le maire Yann Scotte l'a ouverte en rendant un hommage mérité à celui qui préside aux destinées du club depuis 30 ans. « On ne veut pas seulement rendre hommage aux gens lorsqu'ils décèdent ; c'est bien de le faire aussi de leur vivant. Et Rémi le mérite bien. » Puis il a dévoilé la plaque qui officialise le nom du stade. Hardricourt a résisté Quant au match, il a permis de voir que Frédéric Piquionne, Laurent Fournier, Christophe Cocard, Samir Amirèche et leurs amis n'ont rien perdu de leur technique balle au pied. Même si le physique est déclinant, les anciennes gloires ont gratifié le nombreux public de gestes de grande classe. En face, les vétérans d'Hardricourt ont bien résisté en première période (1-1) avant de lever le pied en fin de match. Score final : 5-1 pour le Variétés FC mais l'essentiel était ailleurs.
Les joueurs de Variétés (en noir) ont pris l'ascendant sur Hardricourt au milieu de la deuxième période où les attaques se sont multipliées sous la baguette de F. Piquionne. (J2R)
Ce gala avait aussi pour but de récolter des fonds pour l'association Laurette Fugain qui aide à lutter contre la leucémie. Les joueurs de deux clubs ont unanimement apprécié le geste de la ville. Tout comme Benoit Ottmann dont la société O'Tour Du Sport, a offert la plaque commémorative. Une belle fête qui a fait dire à Rémi Férey: « C'est tout le
club qui est honoré à travers ma modeste personne. C'est une reconnaissance pour tous ces bénévoles du club, et ça fait plaisir. » Il faut maintenant espérer que le nombreux public qui s'est déplacé ce dimanche vienne soutenir son équipe en championnat. r Malick DAHO
L'Association Laurette Fugain lutte contre la leucémie « Comment pouvons-nous imaginer être un jour receveur si nous n’avons jamais été nous-même donneur ? » Tous les jours, une vie peut se transformer en enfer. Tant que nous n'y sommes pas confrontés, nous ne l'imaginons pas. Laurette a souffert plus de 10 mois, puis elle nous a quittés dans les terribles souffrances d'une leucémie aiguë. Pendant tout ce temps d'hospitalisation, on a pu constater à quel point il y avait un inconcevable manque d'information auprès du public concernant les Dons de Vie. Il est difficilement acceptable de voir mourir un être humain parce que d'autres n'ont pas su qu'ils pouvaient le sauver. Pour que d'autres malades ne soient plus jamais confrontés lors de leur hospitalisation à l'insuffisance dramatique des dons, DONNONS ! C'est en hommage à Laurette et pour tous ceux qui sont aujourd'hui atteints par cette maladie que nous avons créé cette association, pour faire prendre conscience à tous, et notamment aux jeunes, que donner son sang, ses plaquettes, son plasma, son sang de cordon, sa moelle osseuse, ses organes peut sauver des vies, pour faire de ce geste un acte citoyen et naturel. Devant le formidable soutien qui s'est développé autour de l'association (grand public, médias, médecins...), la mission s'est progressivement ouverte à l'aide à la recherche médicale ainsi qu'aux actions de réconfort destinées aux malades et à leurs proches, afin d'avoir une action globale sur le thème de la leucémie et des maladies hématologiques. Les actions menées par l'association Laurette Fugain ont permis l’obtention du label Grande Cause Nationale en 2009 pour les Dons de Vie et ont généré une nette augmentation des dons de sang, plaquettes et des inscriptions sur le registre des donneurs de moelle osseuse. r Pour en savoir plus : http://www.laurettefugain.org/ www.journal-deux-rives.com
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cinéma
François Ruffin : «On est bien dans le rôle d'outsiders» Devant un public intéressé par le film culte Merci patron ! , François Ruffin, son producteur, ainsi que Saïd Bahis et Majid Eddaikhane, producteurs du film Ils l'ont fait ont débattu des enjeux de société par le prisme de la lutte sociale, le 16 septembre au cinéma Le Chaplin à Mantes-la-Jolie. L'analyse et l'interview de M. Ruffin mettent en perspective l'état des luttes sociales en France avant les présidentielles de 2017. Voir Webtélé 2R.(1)
Merci patron !, le film culte de François Ruffin et l'équipe de Fakkir a été présenté à Mantes-la-Jolie. D'abord, le film est une allégorie de l'histoire de Robin de bois. « On prend aux riches pour donner aux pauvres », a souligné un gamin dans le film. Frédéric Lordon, dans un billet du journal Le Monde diplomatique, disait justement que Merci patron est « un vrai clairon » qui pourrait conduire à une possible levée en masse. En somme la révolution latente ! Établir un rapport de forces Les Klurs, héros malgré eux, sont-ils repré-
sentatifs « des sans-dents » ? Non, parce que Ruffin a démontré que ceux qui se croient du mauvais côté de la pyramide de la richesse peuvent gagner ; « pas souvent » mais quand ils l'ont fait c'est génial. Ce film nous enseigne aussi plusieurs principes des luttes sociales : faire confiance et se faire confiance est la clé pour aboutir à des résultats inespérés, notamment faire reculer les puissants qui se croient tout permis. Dans une sorte de documentaireLe film Merci patron de François Ruffin a été projeté comédie, selon la thèse déau cinéma Le Chaplin de Mantes-la-Jolie. (DR) fendue par le film, les Klurs tresse. Pour lui, la gauche caviar n'a rien à et leurs amis établissent un rapport de forces entre les petits et les gros cirer de cette souffrance et elle pousse les poissons de l'oligarchie qui nous gouverne. opprimés de la globalisation à traverser le En plus, les « outsiders » gagnent leur pari tout désert intellectuel et politique. en restant dans la joie et dans la bonne huEn conclusion, la morale de ce film est meur. double : les pauvres sans dents peuvent bien François Ruffin, avec sa casquette de Ro- mordre à condition de s'organiser et ainsi bin de bois des temps modernes, a produit ils sont plus forts. Au contraire, les riches un film qui fait appel aux références françai- ont des faiblesses et il faut savoir aller les ses, américaines et anglaises en matière de titiller pour qu'ils cessent d'être arrogants lutte entre les puissants (souvent les riches) et irrespectueux de l'humain. Vive les outet les pauvres. Lors du débat, il a déploré le siders de la Picardie qui sont incarnés par le transfert de la justice économique et sociale film et ses « acteurs-agitateurs ». r vers le débat identitaire en France : « Marine Le Pen a congelé la colère » des peuples en dé- 1. https://youtu.be/CwvFkIcRbVA
Le décalage culturel selon Halimata Fofana
Le lundi 5 septembre, le Réseau des Associations pour la Coopération Internationale du Val de Seine (RACIVS) a fait sa rentrée littéraire avec une invitée vedette, Halimata Fofana.
C’est dans les bureaux de la direction Action Sociale Seine et Val Les Mureaux, que le Réseau des Associations pour le RACIVS par la voix de son président Thiam Saidou, a proposé aux habitants de la Vallée de la Seine un échange litté34
raire avec Halimata Fofana, auteur de Mariama, l’écorchée vive. « Vous allez découvrir un pan noir de ma vie. Ce récit n’a pour but ni de choquer ni de m’exhiber inutilement. J’ai souhaité mettre des mots sur ce mal qui me rongeait. Il fallait que je dépose ce poids à terre afin de m’en détacher, d’analyser et de comprendre ce qui m’était arrivé, pour tourner la page et avancer. Aujourd’hui, cette délivrance est achevée. Cette histoire ne m’appartient plus. Et pourtant, elle est là et sera toujours présente à ceci près que maintenant je suis maître de mon corps. En espérant que ces quelques lignes puissent sauver des petites filles de cette barbarie », a présenté ainsi Halimata son www.journal-deux-rives.com
ouvrage presque auto-biographique, publié aux éditions Karthala. Ce roman est, ainsi, un moyen de présenter ce phénomène en montrant une réalité ainsi que les contradictions culturelles de tous horizons ; l'une d'elles est de dire que l’Homme et la Femme sont égaux, alors que, dans la réalité, cela n’est pas le cas dans de nombreux domaines. Elle souhaite montrer qu’il n’y a pas de fatalité, sauf la mort, et que les expériences, bonnes ou mauvaises, ne font pas un individu, mais ce sont les actions de l'individu qui en font ce qu'il est. Ce roman peut aider les jeunes d’aujourd’hui à trouver leur place. r
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Théâtre et peinture
Philippe Prévost et sa scène passion
Présenter la saison théâtrale des Comédiens de la Tour est un délice avec Philippe Prévost. Cet homme a été moulé non seulement pour le théâtre vivant, mais pour symboliser l'universalisme avec une petite touche française. Et comment ne pas évoquer 2017, année de l’hommage à Octave Mirbeau écrivain et e journaliste du XIX siècle, qui habita à Triel pendant des années.
La perspicacité est une sorte d’étincelle dans les yeux de Philippe Prévost, président de l’association Théâtre et culture à Triel, autrement dite « Les Comédiens de la Tour ». Cette troupe de théâtre a été constituée dans les années 1970 avec un « esprit d’ouverture large » selon les propos de M. Prévost. « Chacun des 80 comédiens qui forment le groupe actuel a sa place pour s’exprimer et exprimer sa passion », c’està-dire l’art dramatique dans un contexte local qui perdure. « Vivez notre scène passion ! » est le leitmotiv qui ne semble pas vieillir malgré les années. On n’ose plus demander l’âge du capitaine Prévost. Plutôt, on l’interroge sur la saison qui s’annonce inoubliable car on va rendre hommage à un autre fils prodigue de Triel, un dénommé Octave Mirbeau, écrivain et journaliste engagé au XIXe siècle.
Justement la saison 20162017 sera l'année Octave Mirbeau. Les comédiens de la Tour ont joué la quasi-totalité des œuvres d'Octave Mirbeau. En février 2017, quatre pièces seront mises en scène dans un spectacle de presque deux heures. Ce sera l'occasion de (re)découvrir « les farces et moralités » d'un des écrivains les plus prolifiques en France avant la Grande guerre. Mirbeau sera honoré comme il se doit car on va fêter le 100e anSelon Ph. Prévost, un comité de soutien de « l'année Mirniversaire de sa mort (1917). beau » a été créé en concertation avec Pierre Michel, président de la société Octave-Mirbeau, Rodrigo Acosta, diPour l'anecdote, Mirbeau était recteur de publication et les communes de Triel-sur-Seine, né un 16 février, le même jour de Carrières-sous-Poissy et de Villennes-sur-Seine. La que celui de son décès. marraine du comité « l'année Mirbeau » est Mme Le BlondZola de Médan. (J2R) Octave Mirbeau et ses écrits résonnent par leur force, dans un contexte de conflit larvé entre monde intellectuel se mobilisent en sa faveur, groupes de la société. Il s'était battu contre la il vit un enfer. Grâce à l’amour des siens, il xénophobie. Il était dreyfusard et pour mon- parvient à survivre. C'est une pièce à visée trer une fois encore l'engagement intellectuel, tant pédagogique qu’historique. la pièce « L'affaire Dreyfus » de Pierre Dupoyet Mis à part son pacifisme, Octave Mirsera jouée en avril 2017 par Les Comédiens beau avait pris position dans des débats de de la Tour. L’affaire Dreyfus a divisé la France société qui restent, hélas, d'actualité. Il avait de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. dénoncé l'antisémitisme, la pédophilie ; en Le capitaine Dreyfus est injustement accusé, revanche, il s'était toujours rangé avec « les car juif, d’espionnage et de trahison au pro- pauvres », les indigents, les oubliés. En somfit de l’Allemagne. L’armée, la raison d’état, me, Octave Mirbeau agissait comme « un l’antisémitisme qui se déchaîne font de lui le Don Quichotte » du XIXe siècle. Sa plume coupable idéal. Condamné par avance, il est était redoutée et redoutable par son efficaenvoyé au bagne. Alors que sa famille et le cité dans le quotidien L'Aurore. r
Chantal Lorio, une artiste qui étonne ! Chantal Lorio, diplômée de l'Ecole nationale des BeauxArts de Paris, a proposé, le mardi 4 octobre, un vernissage de son exposition à l'Espace Julien-Green d'Andrésy.
Dans la galerie des Passions de ce haut lieu culturel des Yvelines, Chantal a illuminé les couloirs, parfois sombres et non animés, de l'entrée de la salle andrésienne. Il fallait voir ses œuvres qui ont été exposées jusqu'au 6 novembre. Heureusement, Hugues Ribault, maire d'Andrésy, et
Angélique Montéro-Mendez, maire adjointe déléguée entre autres à la vie culturelle, ont accepté d'accueillir cette artiste reconnue. Elle avait exposé en 2015 à Maurecourt ; elle a son atelier à Andrésy où elle peint avec la même chaleur et des couleurs qui fascinent. A Maurecourt, elle avait indiqué qu'elle allait se lancer dans la sculpture pour explorer l'art sous une autre dimension. Chose faite à Andrésy avec ses sculptures pleines de légèreté et de tendresse et des éventails blancs qui sont magnifiques. En outre, ses derniers tableaux dénotent aussi une « réflexion sur l'inconscient de l'Humanité ». Tout un chantier, qui semble faire appel à l'imagination et à l'abstracwww.journal-deux-rives.com
tion classique chez les artistes ! Cela dit, Chantal est une artiste qui a travaillé pour ses Chantal Lorio, peintre et sculpsculptures, trice. (J2R) avec le papier comme matériau. Selon l'artiste, le papier « est fragile et malléable », ce qui correspond le mieux à sa manière de voir le monde. Tél. : 01 39 70 23 20 - mda.maurecourt@aliceadsl.fr r 35
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ARTISANAT ET semaine du goût
L'association Bethel expose le meilleur de la Renaissance L’association Bethel vous invite à découvrir sa nouvelle exposition-vente de meubles anciens restaurés les 5 et 6 novembre 2016. Des objets exceptionnels à des prix convenables. L'artisanat et la solidarité se conjugent au centre de l'Oiseau Bleu. Venez nombreux.
Depuis quelques années, l'association Bethel du Val-d'Oise organise cette exposition-vente. Cette exposition vous permet d’admirer un grand choix de meubles et d'objets de la Renaissance au XXe siècle : armoires, commodes, bonnetières, vaisseliers, bergères, fauteuils, chaises, bibliothèques, travailleuses, semainiers et autres pièces intéressantes. Vous pourrez découvrir ce lieu prestigieux et le mobilier d’époque qui le compose, le temps d’une visite : des ateliers vivants sur les pratiques de l'ébénisterie seront organisés afin de présenter la marqueterie et le tournage sur bois. Longtemps laissé à l’abandon, cet ancien relais de poste de l’époque d’Henri IV a été restauré par l’association Bethel, qui l’a
Des objets exceptionnels à des prix convenables pourrait être le slogan de cette expo-vente.
transformé en centre de formation. Tout en respectant son intégrité architecturale, des ateliers fonctionnels ont été aménagés au moyen de matériaux nobles valorisant l’environnement. Les stagiaires reçoivent un enseignement en restauration de meubles anciens par un ancien élève de l’école Boulle. Lieu : 12 Bis Rue Macaigne-Fortier 95650
(DR)
Boissy L'Aillerie - Près de Cergy-Pontoise (A13 Sortie n°15) - Entrée Libre r Renseignements : Catalogue sur le site Internet : www.association-bethel.fr Tél. : 01 34 66 98 80 Courriels : assbethel@sfr.fr assbethel@9business.fr
Après le Festival des fromages, un plateau aux saveurs très diverses La Fête du flan de Triel a été annulée mais le Festival des fromages s’est tenu, comme chaque année, à Meulan. Nous avons parcouru ses nombreux stands pour tenter de constituer le plateau qui sera proposé aux Français le 23 avril 2017 ; deux semaines plus tard, le meilleur « fromage » sera choisi pour 5 ans. 36
Les programmes de certains candidats aux élections présidentielles ont de nombreux trous comme le gruyère ; ils sont souvent du flan. Ce n’est pas de pâtisserie, dont il s’agit, mais du métal dont on frappait, autrefois, la monnaie, cette expression faisant, donc, référence à de la fausse monnaie et, par extension, à toutes sortes de mensonges. Resterez-vous comme deux ronds de flan (les yeux ronds que vous ferait votre étonnement) devant le plateau de fromages que nous allons constituer ? Si vous n’êtes pas d’accord avec sa composition, n’en faites pas tout un fromage ! www.journal-deux-rives.com
En mai 2017, vous choisirez le meilleur pour les 5 prochaines années ! (DD)
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semaine du goût Au rythme auquel sont annoncées les candidatures à la fonction de Président de la République, d’autres étant attendues, elles seront bientôt presque aussi nombreuses que les variétés de fromages français. Ceux-ci ont de nombreuses formes et des consistances variées ainsi que des goûts divers : à pâte molle ou ferme, pasteurisés et peu gustatifs ou à saveur corsée, jeunes ou affinés, inodores ou pestilentiels.
reconstruire l’Europe sur des bases gastronomiques, sans réintroduire des quotas laitiers : il mixe des recettes des six pays fondateurs, tout particulièrement l’Allemagne et la France ; il conserve le caractère marqué du munster mais sa forte odeur a été éliminée. Deux autres fromages représentaient leur Le Festival des fromages à Meulan-en-Yvelines fait partie du décor culturel et culinaiterroir : un brie de re. Malgré la météo capricieuse, le week-end du 8 et du 9 octobre a eu lieu la dernière édition de cet événement festif et convivial. (DR) Meaux JFC et une L’allée de gauche bouine FF, spécialité Nous avons commencé notre tour du Fes- loin, un cantal entre deux, marqué FB, semblait de la Sarthe, qui donne un goût neuf au moyen tival par l’extrémité. Deux stands PCF et FG, hésiter (entre la souplesse du rocamadour et la d’anciennes recettes : elle est réalisée à partir de placés côte à côte, ne présentaient qu’un seul fermeté de l'ossau-iraty) ; il pourrait être un bon restes de fromages, auxquels sont ajoutés crème fromage estampillé JLM : le « fromage rouge » candidat pour figurer sur le plateau, où il a, sou- fraîche, ail et persil. d’origine marocaine, ressemblant à un autre, vent, déjà été présent. Un autre fromage se distinguait par son nom européen, l’edam. Celui-ci a la belle couleur rouféminin comme celui de ce dernier ; en effet, ge de sa pellicule de paraffine qui, lorsqu’elle est L’allée de droite nous n’en avons pas trouvé beaucoup dans ce enlevée, dévoile une pâte jaune pâle. Nous y avons découvert un grand stand, festival. Mêmes les chèvres et les brebis sont De nombreux stands proposaient des bleus précédé d’une petite table qui lui était accolée : masculins ! Une tomme de Savoie, estampillée (d’Auvergne, de Bresse, des Causses, de Gex...) portant le sigle PCD, orné d’une croix, elle ne NKM, offrait une saveur douce et fruitée avec mais pas de verts. Sur le stand EELV, nous présentait qu’un petit fromage à pâte molle et à un léger goût herbacé. Son affinage aurait pû se avons trouvé plusieurs fromages qui semblaient croûte fleurie : un saint-marcellin, marqué JFP, prolonger un peu, permettant à sa croûte de avoir été moulés avec la même louche. Nous bien moins connu que d’autres de la même ca- s'épaissir. avons choisi un autre qui rappelle la nature, le tégorie, en particulier le saint-nectaire. Enfin, tout à l’extrémité de cette allée de banon, plié dans des feuilles de châtaigniers liées droite, le stand FN ne nous a pas attirés, l’exhapar un brin de raphia, mais les feuilles séchées Le long stand LR présentait sept fromages laison nauséabonde de son fromage unique ne avaient perdu la teinte de la chlorophylle. bien alignés, dont deux semblaient, toutefois, nous ayant pas donné envie de le goûter. ProEnsuite, le stand PS présentait un grand se mettre en avant, portant respectivement les duit dans les Hauts de France, il veut porter haut choix, mais aucune présélection n’avait été faite. marques NS et AJ : l’un petit, l’autre carré com- les couleurs de notre pays. Ce maroilles, marqué Nous avons vu quelques produits qui pour- me le pont-l’évêque. Celui-ci, un vieux pané, MLP, dont l'odeur persistante crée l'exclusion, raient faire partie du plateau. Celui qui était au avait subi une pasteurisation qui peut lui avoir ne pourrait pas partager une même assiette avec premier plan et portait la marque FH n’était pas donné un aspect plus rigide, bien qu’il puisse, à des fromages non produits chez nous. un fromage de Hollande mais l’époisses, à pâte l’occasion, sortir de sa croûte. Ayant bénéficié Enfin, dans une section réservée aux fromolle et à croûte lavée. Il y avait un roquefort, d’un long affinage, il a une pâte bien moelleuse mages de notre terroir, nous en avons trouvé fromage français le plus connu dans le monde, et un goût franc. Le premier, un brocciu, a déjà deux, dont les recettes proviennent de celles en particulier par les Américains qui le bannis- eu la première place sur le plateau ; y reviendra- de fromages bien connus : un port-salut PT et sent lorsque Marianne rencontre des problèmes t-il comme Napoléon Ier, également de petite un reblochon PB. L’ancien mot reblocher serait à avec l’oncle Sam ; caractérisé par sa douceur, son taille ? Identitaire de la Corse, où il est désigné l’origine du nom de ce fromage savoyard, fabricrémeux et sa saveur très marquée, il était estam- comme le « fromage national », il s’est bien intégré, qué à partir du lait d’une deuxième traite que pillé AM. Un tupi, originaire de Catalogne, était de même que l’emmental et la mozzarella, dans des fermiers faisaient, frauduleusement, pour encore dans le pot de terre, portant l’inscription la gastronomie française. Très nutritif, il est, gé- leur compte après celle pour le propriétaire : il MV, où la fermentation de sa pâte crémeuse lui néralement, consommé frais, mais il peut deve- signifiait « pincer de nouveau » ou « traire une deuxièavait donné un goût fort et piquant. nir très sec. Produit depuis longtemps dans l’Île me fois ». de Beauté avant son rattachement à la France, il Après avoir vu tous ces fromages et de nomLe virage, au centre n’a pas été consommé par les Gaulois contraire- breux autres, nous nous demandons si le proEn allant vers le centre de l’exposition, nous ment à la fourme d’Ambert ; celle-ci se préparait chain président de la République saura mieux avons trouvé un fromage isolé qui s’évadait, non déjà à l’époque des Arvernes, avant la conquête faire que ses prédécesseurs. En effet, nous nous pas en marchant mais en coulant : un camem- de la Gaule par Jules César, qui y aurait goûté rappelons l’interrogation de Charles de Gaulle : bert, marqué MM, n’était pas aussi jeune que sa avant d’arriver à Gergovie. « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe croûte parsemée d'un léger duvet blanc le laisUn produit nouveau sur le marché, désigné 246 variétés de fromages ? ». r sait penser mais il était très affiné. Un peu plus sous le nom BLM, résulte d’une tentative de www.journal-deux-rives.com 37
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la mémoire de GPS&O
Le deuxième axe de GPS&O : la Route de Quarante sous (2e partie) La première partie de cet article rappelait que la Route de Quarante sous a été construite entre 1772 et 1880. La bibliothèque de Mantes-la-Jolie possède un document de 1819 mentionnant la Route de 40 sols. A cette époque, les travaux étaient réalisés par les habitants dans le cadre de la corvée royale. Une indemnité journalière de quarante sous était attribuée pour une charrette ou un attelage de chevaux de trait avec leur conducteur. Cette deuxième partie examine diverses autres hypothèses sur l’origine de la dénomination de la route.
A quoi correspondaient 40 sous ? Le document du C.R.A.R.M.(1) examine plusieurs autres explications : - le montant d’un droit de péage : toutefois, les péages étaient de quelques deniers, alors que deux sols valaient 480 deniers ; - le prix du mètre carré de terrain : le prix payé par mètre superficiel (nom de l’unité de surface de l’époque) pour l’expropriation des terrains les mieux situés était, effectivement, de deux francs ; - le butin de bandits de grand chemin : se cachant dans les bois de Morainvilliers, ceux-ci n’auraient trouvé que 40 sous dans les poches d’un homme qu’ils avaient assassiné, un maraîcher revenant de Saint-Germain ou bien un marchand de bœufs s’y rendant depuis Poissy. Une autre supposition est que les « 40 sous » proviendraient d’une déformation de l’expression « par en-dessous » : celle-ci désignait la route « d’en bas », dont il est question, sa latitude étant moins élevée que celle de l’autre route, dite « d’en haut », reliant la capitale à la 38
La route nationale était un lieu de balades, à pied ou en vélo, comme ici à Epône.
Normandie par la rive droite de la Seine. Ces diverses hypothèses n’étant pas très convaincantes, il en reste une à préciser. Des travaux d'utilité publique Si le mot « chômage » n’est apparu dans un texte officiel qu’en 1849, le manque d’emplois et la misère induite existaient déjà depuis la fin du XVIIe siècle. En 1698, des ateliers publics avaient été établis dans l’Election de Mantes ; selon un courrier de l’intendant de la Généralité de Paris : « [Ils] contribuèrent à retenir beaucoup de peuple dans leur pays, par la subsistance qu’ils trouvaient en travaillant. » Un mémoire annexé précisait l’état des grands chemins aux environs de Mantes, qui pourraient être réparés par quatre ateliers employant des gens de Mantes, Senneville, Guerville et Mézières : « [Ces chemins] sont si mauvais qu’on y voit tous les jours des voitures, des chevaux et des bœufs embourbés, et souvent même il y en a qui périssent. » Rappelons que parmi ces chemins se trouvait le « Chemin aux bœufs » qui, longeant notre « route de 40 sous », reliait la Normandie au marché de Poissy pour y conduire les troupeaux destinés à l’alimentation de la capitale. En 1790, chaque département a reçu une allocation pour financer des ateliers de charité(2), afin d’éviter la mendicité des pauvres valides ; une mesure particulière s’est appliquée à Paris : des ateliers de secours avaient pour but d’y faire travailler des ouvriers, qui pouvaient être affectés dans www.journal-deux-rives.com
(DR)
des départements voisins. Ce système d’assistance a été, à nouveau, organisé en 1849. Un document sur la répartition des dépenses d’amélioration des routes dans le département de Seine et Oise montre que des travaux étaient prévus, sur la Route Nationale N° 190, entre le pavé d’Hennemont (à la sortie de Saint-Germain-en-Laye) et Mantes. Les ouvriers étaient payés à la tâche. Il n’y avait pas de « charges sociales » mais une retenue de 2 % sur le salaire était prescrite pour faire face aux dépenses d’infirmerie. Parmi les ouvriers, il y avait des « insurgés graciés » de la Révolution de 1848 ; les 120 ou 130 qui avaient été dirigés à Poissy pour être occupés à des travaux sur les routes ne purent pas y rester car, « manifestant une hostilité persévérante, ils présentaient un danger à côté de la Maison centrale, où 850 détenus étaient toujours prêts à saisir l’occasion de s’évader ». Un salaire journalier de quarante sous était-il en vigueur sous le Premier Empire ? Selon un ouvrage de référence(3), les ouvriers à l’aise pouvaient gagner 3 à 4 francs à Paris, mais seulement la moitié en province. Toutefois, une lettre du ministre des Travaux publics au Directoire du Département de Seine et Oise avait fixé la règle pour les ateliers de secours : « [Les prix seront fixés] de telle sorte que chaque ouvrier puisse gagner à la tâche un tiers ou un quart de plus que le prix qu’on est dans l’usage de donner dans chaque canton pour une journée. » Jean
LE JOURNAL DES
cULTURE
Octobre-novembre 2016
la mémoire de GPS&O Bauvit et Pierre-Emile Renard ont terminé leur étude en concluant que, s’agissant d’une œuvre sociale, la somme de 40 sous, assez élevée à cette époque, aurait pu « frapper l’imagination populaire au point de donner un tel surnom à la route ». Ce nom perdurera grâce à des activités implantées le long de la route, à Orgeval. La
Zone commerciale des Quarante sous devrait prendre une nouvelle ampleur, après sa restructuration prévue dans quelques années. r
Michel Kohn - ACV, la mémoire de Villennes
1. Jean Bauvit et Pierre Emile Renard, « La Route de QuaranteSous », Bulletin spécial du Centre de Recherche Archéologique de la Région Mantaise, édité par la commune d’Epône, 1987
de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines, 123-1 | 2011, URL : http://mefrim.revues. org/603
2. Anne Conchon, « Les travaux publics comme ressource : les ateliers de charité dans les dernières décennies du xviiie siècle », Mélanges de l’École française
3. Jean Tulard, « La vie quotidienne des Français sous Napoléon », Livre de poche Hachette, 1978
Andrésy : l’Histoire se transmet aussi par l’objet Début octobre, une exposition assez exceptionnelle par la qualité et l'originalité des pièces présentées a été réalisée par le Club Historique d’Andrésy sur le thème de l’agriculture. L’histoire de l’agriculture d’antan a disparu, les outils sont restés. Un témoignage « du travail de ces hommes et de ces femmes et, à travers la variété de leur outillage, de leur étonnante inventivité » a été exposé dans des vitrines organisées par thèmes. « La pierre, le bois puis le fer ont été mis à contribution pour mieux travailler la terre, la rendre plus productive et ainsi apte à nourrir les populations. » Le cheval a été remplacé au tournant du XXe siècle par la mécanisation, le tracteur, le camion et les engrais « chimiques pour améliorer les sols, lutter contre les parasites, les prédateurs. Andrésy a été touché par cette révolution, peut-être moins qu’ailleurs du fait de l’importance de la viticulture restée longtemps plus traditionnelle. » Marche forcée vers l'urbanisation Il n’y avait ni tracteur ni camion mais une grande quantité d’objets qui, aujourd’hui, nous paraissent insolites et nous interrogent sur leur usage. On sait que jusqu’aux années 1950 ils jouaient un rôle essentiel dans le travail de la terre. Et puis il y eut cette marche forcée vers l’urbanisation (qui n’est pas finie). Cette massification constructive qui a tout écrasé sur son parcours dévastateur sauf l’ardeur d’associations comme le Club Historique d’Andrésy et tans d’autres, que nous pouvons remercier. Gabriel Dupuy,
(De g. à dr.) Gabriel Dupuy, président de l'association CHA, Denis Faist et Hugues Ribault, respectivement 1er adjoint et maire d'Andrésy. (J2R)
président du CHA, a affirmé : « On ne refait pas l’histoire. En tous cas, il est important de bien conserver la mémoire de cette histoire des hommes et de leur agriculture. » r C. Barouh
- Gabriel Dupuy et Gilbert Tissier, La pomme de terre au pays d’Andrésy et alentour. CHA 2010. - Jean-Bernard Rigaudeau, Carrières-sous-Poissy, Autrefois l’agriculture, CEHA 2014.
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Château de La Roche-Guyon
© Pauline Fouché [graphisme & illustration]
EXPOSITION DU 09.04.16 AU 27.11.16
établissement public de coopération culturelle créé et soutenu par le Conseil départemental du Val d’Oise
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