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SEPT-OCT 2019
JOURNAL INDÉPENDANT
NUMÉRO 144
Conflans-Saint-Honorine
Municipales : Y a-t-il, à Conflans, une limite à la stratégie du «en même temps» ? Le maire sortant, Laurent Brosse (LR) a des soucis à se P.8 faire car sur le flanc gauche...
Carrières-sous-Poissy
Eddie Aït, du maire bâtisseur au candidat écolo : Depuis le 2 septembre, l’ancien maire de Carrièressous-Poissy, déchu pour une poignée de voix en 2014, est le premier... P.10
Médan
Les friches, voire les décharges sauvages, représentent l’avenir Domaine fluvial public : Du 27 juin au 11 juillet, a eu lieu une enquête publique relative à la délimitation, à Médan, entre le domaine public fluvial et les parcelles... P.14
Villennes-sur-Seine
Sophie Lehugeur, «J’aime enseigner» : Mme Lehugeur a reçu les Palmes académiques de l’Education nationale le 8 juin 2019. Cette personnalité de l’enseignement... P.21
Depuis l’éclatement de l’affaire de la «mer de déchets», on est train de passer de la prise de conscience à la mise en œuvre de projets d’envergure pour les territoires laissés en friche. Ces gisements fonciers devraient être à la base des projets réels et concrets de réaménagements proposés par les pouvoirs publics. A l’instar de ce mouvement, l’État, l’EPAMSA et la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, par l’intermédiaire du comité de pilotage adhoc, ont lancé la première phase du nettoyage et un appel à P.3 projets... Il était temps.
Le Vexin : Les anti-Calcia s’organisent pour une longue bataille
L’affaire Calcia passe de la médiatisation à la lutte judiciaire. Mise à part la conférence de juillet 2019, des militants d’AVL3C avec des élus déterminés et des avocats vont tenter le tout pour le tout.... P.26
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
éditorial
Entre un océan de déchets et la carence des pouvoirs publics
L’
océan de déchets à 35 kilomètres de Paris a fait l’objet d’une médiatisation nationale sans ambage, mais rien ne bouge ; le risque est de voir ce débat s’instrumentaliser dans les mois à venir !
Depuis douze ans, l’ancienne plaine maraîchère de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chantelouples-Vignes est devenue le dépotoir de gens sans scrupules et d’entreprises sans éthique. Nous pourrions dire qu’une filière s’est organisée avec la reprise de l’immobilier et de la construction en région parisienne. «Un trafic qui s’installé depuis 2016 !», a commenté Anthony Effroy, président de l’association Rives de Seine Nature et Environnement, RSNE, à Carrières-sous-Poissy. Il faut que l’Etat fasse analyser, de manière urgente, l’impact sanitaire et environnemental de la décharge puis agisse. Cette décharge d’environ 70 000 m3 s’enracine malgré les promesses de la part des personnalités politiques de haut rang, particulièrement la présidente de la Région Île-de-France qui avait promis, lors du colloque de la plaine en juin 2018, un système de vidéosurveillance dans les mois à venir. L’Etat avait aussi débloqué 800 000 € pour la création d’un groupement d’intérêt public ayant pour but de nettoyer et d’aménager l’ancienne plaine maraîchère. Le coût du netttoyage de la plaine avoisine les trois millions d’euros. Pour Anthony Effroy, la «carence fautive de l’Etat» est caractérisée. Dans un communiqué du 26 août, il a analysé la situation : «C’est bien le Préfet qui est compétent en la matière, puisqu’il a autorité sur l’ARS (analyses de l’air) et sur la DRIEE (analyses des sols). De ce fait, l’impact sanitaire et environnemental de cette décharge n’a, en 3 ans, jamais été évalué par les services de l’État. C’est un manquement grave que l’association [RSNE] dénonce régulièrement et nous étudions la possibilité de déposer une requête devant le Tribunal administratif pour carence fautive de l’État.» C’est chose faite (cf. page 5). Quant à Eddie Aït, ancien maire et conseiller régional, la situation est calamiteuse et l’Etat peut et doit rapidement intervenir: «Face aux risques sanitaires avérés, je demande au représentant de l’Etat de solder, en lien avec les collectivités territoriales, le passif des centaines de décharges sauvages qui perdurent encore en prenant les mesures administratives et réglementaires nécessaires pour obtenir le nettoyage et le traitement des dé-
Miracle, le 25 septembre le comité de copilotage a décidé d’amorcer le nettoyage du site. (DR)
chets par l’application du principe du pollueur payeur.» Selon Anthony Effroy, dans son communiqué du 26 août, l’enquête de police préliminaire semble être au point mort car il n’y a pas de résultat palpable depuis l’éclatement de cette affaire. Face à l’inaction des collectivités et du Préfet des Yvelines, l’association RSNE a décidé de réagir, en déposant plainte le 17 avril 2018, auprès du Procureur de la République de Versailles et en organisant des investigations, afin d’identifier la provenance des déchets. Dans son action pour réparer des torts à la nature, l’association RSNE est pleinement mobilisée et reste convaincue qu’une forte médiatisation reste le seul moyen d’obtenir une évacuation rapide de cette décharge sauvage. Par conséquent, elle a lancé des noms d’entreprises «qui seraient à la source de la mer de déchets». Il est consternant de constater que rien n’a bougé. Qu’attend-t-on ? Que la terre disparaisse ? Heureusement, des habitants et des entreprises se mobilisent. Suite à la forte médiatisation du dossier, plusieurs entreprises spécialisées ont proposé d’intervenir bénévolement pour évacuer une partie de la décharge. Si, jusqu’à présent, aucune opération n’a pu être mise en place, en raison d’un arrêté du maire de Carrières-sous-Poissy, interdisant la circulation des véhicules et des piétons dans la plaine, une nouvelle demande de partenariat lui a été adressée le 20 août, afin d’organiser conjointement une opération de nettoiement sur la décharge, dans le cadre du World Clean’Up Day, qui s’est déroulé le 21 septembre. Le maire n’a pas donné suite, les rapports entre lui-même et le président de RSNE étant exécrables depuis 2014. r La rédaction www.journal-deux-rives.com
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Sommaire Les 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta Rédacteur en chef : Augustin Blin Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA CEE : FR 52 535 004 063 RÉDACTION ET PUBLICITÉ : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 3974 3563 06 7969 5150 ou courriel : trielnews@gmail.com Site Internet : www.journal-deux-rives.com www.facebook.com/JournalDeuxRives/ LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, Augustin Blin, Enzo Defnel, Malick Daho, François Darcq Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François FavreMarinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Bruno Piva, Jeanine Provost, Hervé Roux, Julie Sutter et Valentin Jaunet. Ont participé à ce numéro : Fanny Aït Mouffok, C. Coina, Mohamed Diallo, Christiane Paravy, Mac Guffin. DROIT ET ACCÈS À L’INFORMATION PERSONNELLE N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire ? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019 éditorial
Environnement
Entre un océan de déchets et la carence des pouvoirs publics
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intercommunalité
Décharges à ciel ouvert
L’association RSNE porte plainte contre l’Etat dans l’affaire de la «mer de déchets» de la plaine
Energies
Le photovoltaïque,
renouvelables
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6-7
une filière en renaissance avec des retombées locales
actualité locale
Conflans
Y a-t-il, à Conflans, une limite à
Maurecourt
Le tai-chi se consolide à Maurecourt et dans ses environs
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Carrières s/ poissy
Eddie Aït lance sa campagne à tonalité verte Analyse politique : du maire bâtisseur au candidat écolo !
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Hommage
Claude Loiseau, un militant que nous n’oublierons pas ! Le CO.P.R.A. lui rend aussi hommage !
la stratégie du
«en même temps» ?
Délimitation du domaine public fluvial :
medan
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avis favorable du commissaire enquêteur
Triel sur seine
Début de campagne : une grande lessive s’annonce EMTA se lance dans un projet à trous : un projet de golf
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Verneuil sur seine
Fête de l’air aérodrome des Mureaux : succès malgré la météo Lancement d’une AMAP La Résidence Clémenceau : «chez nous, c’est chez vous !» Renaissance de l’Île de Loisirs du Val de Seine
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Villennes sur seine
Sophie Lehugeur, directrice de l’Ecole Saint-Exupéry : «J’aime enseigner»
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débats
- dossiers - Seine Vexin
Meulan Les Mureaux
Le Pôle de gérontologie Châtelain Guillet enfin inauguré Ferme de la Haye, un ancrage yvelinois La 4e vente de fournitures de ISA a battu des records d’affluence Forum de rentrée, «Ville prudente» met en avant ses bénévoles Les anti-Calcia s’organisent pour une longue bataille
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sports
Tennis
Thomas Memisoglu, le début d’une belle aventure dans la cour des grands
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Green-Yoga
Gaëlle Thomazic : «Je respire donc je lâche»
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Musique
Une journée dans les coulisses du Festival de musique de chambre de Giverny
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Memoire
Des chansons à Villennes aux pièces de théâtre et romans aux Mureaux, Jean Péheu et sa fille Jeanne à l’écriture et sur scène
culture
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Forum de Verneuil, le 1er septembre 2019
Commémoration de la Libération de Triel
Pierre Bergam (au centre) a fêté la sortie de ses mémoires
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Intercommunalité
CARRIERES-SOUS-POISSY
L’association RSNE porte plainte contre l’Etat dans l’affaire de la «mer de déchets» de la plaine
Le 5 septembre, lors d’une conférence de presse dans la plaine, Anthony Effroy, président de l’association RSNE1 , et Alexandre Faro, avocat à la cour, ont lancé les hostilités contre l’Etat pour son «inaction» dans l’affaire de la mer de déchets à Carrières-sous-Poissy : ils ont annoncé une double plainte, administrative et pénale, pour faire bouger les autorités compétentes. La «mer de déchets» (soit environ 70 000 m3 de gravats et de débris de chantiers) est au centre de l’action des associations à caractère environnemental comme Rives de Seine Nature et Environnement (RSNE). Son président Anthony Effroy, accompagné de Me Alexandre Faro, avocat à la cour, a lancé, le 5 septembre 2019, deux «grenades dégoupillés» pour faire avancer la ligne environnementale.
La mer des déchets au 5 septembre 2019. (J2R)
D’abord, Anthony Effroy a rappelé les faits : cette décharge sauvage a fait l’objet d’une alerte depuis 2017 par l’association ; ensuite les pouvoirs publics ont été obligés de prendre acte de l’ampleur des dégâts sans pour autant avoir une politique claire. M. Effroy a énuméré les lacunes : le nombre des déchets a doublé depuis 2017 ; les maigres promesses n’ont pas été tenues depuis le colloque de juin 2018 ! L’association Rives de Seine Nature et Environnement a identifié les origines de la majorité des producteurs de cette mer de déchets (une quarantaine d’entreprises) puis elle a transmis toutes les informations à la police et à la justice. Cependant, M. Effroy est arrivé à la conclusion que l’Etat et les services afférents n’ont pas bougé et n’agiront vraisemblablement pas, bien qu’un comité de pilotage ait été institué et que le dossier ait été récemment confié à l’Etablissement public d’aménagement Seine Aval (EPAMSA). «Je suis très inquiet, a-t-il souligné le 5 septembre, de cette léthargie de la puissance publique !» Pour Me Faro, il est évident que l’Etat ne remplit pas son rôle. De facto, ce site devrait être considéré comme une installation classée. Ainsi, une procédure stricte avec un cahier des charges solide aurait dû être instruit «avant l’ouverture» (sic). «C’est le moment de décisions courageuses», a lancé Me Faro à l’attention des journalistes et de quelques présidents d’associations écologistes venus de Vernouillet et du Vexin. Par conséquent, l’association RSNE a décidé de porter l’affaire en justice sur deux tableaux : l’association devrait saisir le tribunal administratif de Versailles pour «carence fautive de l’Etat» dans cette affaire. «Nous avons les preuves de son
Corinne Bonnafoux, vice-présidente de RSNE, et Anthony Effroy, président, ont lancé les hostilités contre l’inaction des pouvoirs publics. (J2R)
inaction», a ajouté Me Faro. En particulier, la plainte va mettre en évidence la carence de l’un des services de l’Etat, la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE). Me Faro, dans une séquence assez lyrique, a averti les journalistes : «Je m’inscris en faux contre les arguments qui seraient vraisemblablement avancés en disant que cette décharge est de la compétence de la commune !» Le ton a été donné pour la suite : l’association va «porter plainte au pénal et se constituer partie civile» afin d’avoir accès au dossier. La question latente est de savoir si la police et la justice «auraient fait traîner» l’affaire. Il semblerait, selon Me Faro, que personne ne veuille prendre sa responsabilité : ni l’Etat, ni le Département des Yvelines qui a une compétence
précise, ni la communauté urbaine. Ne parlons pas de la commune de Carrières-sous-Poissy ! Au contraire, il est temps de «réponses fortes avec leur lot de sanctions auprès des coupables». Pour le moment, l’expression «ni responsable ni coupable» ne convient pas. Les mesures annoncées, le matin du 5 septembre, par la ministre Brune Poirson, concernant la gratuité des déchetteries pour les entreprises du bâtiment, ne convainquent pas Me Faro. Au contraire, il considère qu’il faudrait «des sanctions fortes au pénal» pour punir les coupables de «ce crime environnemental». r Rodrigo Acosta 1. Association à caractère environnemental, Rives de Seine Nature et Environnement.
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Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Le photovoltaïque, une filière Le ministère de la Transition écologique et solidaire a retenu 107 projets sur le plan national. Deux de trois lauréats en Île-de-France, sont situés sur le territoire de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Outre le parc solaire à Triel-sur-Seine porté par l’intercommunalité, un projet du groupe Total à Gargenville d’une puissance d’environ 23,5 MWc (équivalent à la consommation électrique de 7 981 foyers) a été choisi. Le J2R a enquêté sur le secteur économique de l’énergie photovoltaïque. Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, s’est félicité, le 10 septembre : «La présence sur notre territoire de deux projets d’importance parmi les lauréats de l’appel d’offre national confirme notre volonté de favoriser et d’encourager la production de cette énergie propre. L’exploitation de ce potentiel est un levier pour contribuer, à notre échelle, à l’effort global de lutte contre le changement climatique et d’amélioration de la qualité de l’air.» Lors du colloque des 8 et 9 juin 2018, à Azalys, Arnaud Mine, président d’Urbasolar, société spécialisée dans le photovoltaïque avait déjà présenté ses réalisations notamment celle à Toulouse. Après un appel d’offres fructeux, la société Urbasolar avait emporté l’appel d’offres relatif à la plaine sur un site de 20 hectares au sud de la RD 190.
Le J2R avait été invité, le 9 septembre, à la 35e édition de la Conférence européenne sur l’énergie solaire et le photovoltaïque, événement qui est une référence dans la filière. Voici le résultat de notre enquête sur ce secteur économique qui a le vent en poupe.
Le photovoltaïque, une filière en renaissance
Des projets de centrale photovoltaïque se propagent partout en France et, plus largewww.journal-deux-rives.com
Martin Green de l’ACAP, à gauche, et R.P. Kenny, de la Commission européenne. (J2R)
Philippe Tautou, président de GPS&O, l’a souligné, le 10 septembre : «[Ce projet] répond d’abord aux engagements de la COP 21 en s’orientant clairement vers les énergies vertes, une volonté correspondant à l’un des axes majeurs du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) élaboré par GPS&O. D’autre part, ce programme innovant ne détruit pas d’espace naturel mais valorise au contraire les terrains d’une ancienne carrière aux sols pollués.»
ment, dans le monde en raison d’un contexte très favorable. D’abord, la transition écologique est un des axes majeurs de la politique publique du gouvernement et, au-delà, de l’Europe qui entreprend une nouvelle ère avec l’idée de proposer un European Green Deal. Selon des experts danois, la demande au sein de la Communauté européenne a explosé de 81 % entre 2018 et 2019 ! La recherche et la développement (R&D) ont été dynamiques depuis quelques années afin de rendre possible des innovations qui sont éloquentes pour les observateurs et les décideurs politiques. Il ne
faut pas oublier le marché, dans un contexte de changement climatique et de lutte contre la pollution suite à l’accord de Paris de 2016 ! Le potentiel est énorme lorsqu’on pense à mettre des modules photovoltaïques partout : sur des toits des centres commerciaux, des maisons, des édifices, sur des terrains pollués. Par exemple, un expert présent à la conférence de Marseille a avancé que le potentiel du photovoltaïque produit sur les toits des surfaces construites pourrait avoisiner 24 % de la production énergétique de la CE. Cette marche vers le solaire complétera le mix électrique qui comprendra le nucléaire, l’hydraulique, l’éolien et le solaire. Le président de GPS&O a précisé ce projet, le 10 septembre : «La conception, la construction et l’exploitation de ce parc solaire sont confiées à la société Urbasolar, l’un des leaders français dans ce domaine. Cette centrale au sol d’une puissance de 18,79 MWc produira de l’électricité pour l’équivalent de 6368 foyers. Sa mise en service est prévue à la fin du 1er semestre 2021.»
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Intercommunalité
en renaissance avec des retombées locales Réussir une transition juste vers la neutralité climatique des territoires et des villes est un des objectifs affichés par les politiques publiques à l’échelle européeenne, en particulier au niveau français. La France est le troisième producteur du solaire en Europe. Localement, cela pourrait se traduire par le passage vers des communes «décarbonisées», c’està-dire dépendant moins de l’énergie fossile. En outre, ce type de projet transformera le tissu économique et industriel. Déjà, les coûts de production ont considérablement baissé : la chute des coûts des modules de plus d’un facteur 100 en quelques décennies (à ce jour moins de 0,25 dollar/watt) conduit à une baisse des coûts de production photovoltaïque. Selon des experts, la tendance va se poursuivre avec une baisse probable des coûts de 23 % à chaque doublement de capacité. Il est à noter que les nouvelles technologies de cellules photovoltaïques à hétérojonction, dont le rendement approche 25 %, couplées à des modules haute performances et à durée de vie étendue, vont vraisemblablement contribuer à baisser le coût de production de l’électricité solaire. Certains chercheurs, dont le père du photovoltaïque australien, le professeur Martin Green, misent sur des rendements qui pourraient dépasser 30 % !
Un jeune chercheur français qui reste persuadé que la France sera pionnière dans le solaire. (J2R)
Un vent nouveau soufle sur des sites et des territoires délaissés
De nouveaux emplois seront créés dans la maintenance et dans la réparation des centrales. Alexandre Roesch, directeur général du Syndicat des énergies renouvelables (SER), a évalué à sept mille le nombre d’emplois directs que la filière a créés depuis 2010. En outre, vingt mille professionnels (couvreurs, électriciens...) ont été formés et sensibilisés aux retombées de la filière solaire. Des marchés s’ouvrent car cette baisse de coûts et l’augmentation des rendements vont améliorer la productivité par unité de surface installée. Cela va diminuer, à son tour, le poids financier de la partie non photovoltaïque des installations (extension du réseau, acquisition du foncier, maintenance...). La construction et le BTP vont aussi être affectés par le développement de cette filière car elle ouvre des perspectives dans leurs marchés respectifs, notamment sur des surfaces disponibles et non utilisables dans l’état actuel.
Des projets dans les territoires de GPS&O Ainsi, les sites dégradés, voire orphelins, peuvent être la cible d’une renaissance économique dans les secteurs délaissés comme la plaine de Carrières-sous-Poissy. Outre le parc solaire à Triel-sur-Seine porté par l’intercommunalité, un projet du groupe Total à Gargenville d’une puis-
Echanges, discussions, débats, lors de la conférence de Marseille, pour savoir quelle est l’innovation la plus impressionnante. (J2R)
sance d’environ 23,5 MWc (équivalent à la consommation électrique de 7981 foyers) va aussi voir le jour. Cette volonté est d’autant plus affirmée que dans le cadre d’un autre programme d’envergure nationale, Territoires d’Industries, GPS&O soutient également un projet d’ArianeGroup qui envisage l’installation de panneaux photovoltaïques sur son site industriel des Mureaux.
Défis de demain L’effort vers le solaire s’intègre dans un mouvement plus large tourné vers la transition énergétique pour une meilleure efficacité de la consommation de l’énergie, plus économe. Cependant, il reste des défis pour tous les acteurs de la filière. A part l’innovation et l’amélioration du rendement des modules photovoltaïques, trois défis se présentent. D’abord, la disponibilité foncière, surtout celle des sites orphelins, peut être un frein au dynamisme de la filière. Dans la vallée de la Seine, on assiste à une mise en
cause du modèle économique (projet Calcia, projet du Port industriel, golfs...) ; la production voire la réhabilitation des sites pollués devraient y être la priorité des pouvoirs publics dans les années à venir. Simplifier le cadre juridique afin d’accélérer le développement de sites de production d’énergie solaire est un défi permanent non seulement pour la filière mais aussi pour le législateur. Enfin, des solutions devraient être trouvées pour éliminer le risque d’incendies1, propagé sur des toits devrait être considéré comme un défi majeur dans le cadre de la renaissance de la filière photovoltaïque dans un contexte de réindustrilisation de la France et, a fortiori, de l’Europe. r Rodrigo Acosta
1. La chaine américaine Walmart a subi une série d’incendies sur certains toits de ses centres commerciaux aux Etats-Unis. Des experts en incendies se sont penchés pour enquêter sur les origines de ces incidents.
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Municipales 2020
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
CONFLANS-SAINTE-HONORINE
Y a-t-il, à Conflans, une limite à la stratégie du «en même temps» ?
Le maire sortant, Laurent Brosse (LR), a des soucis à se faire car sur le flanc gauche, des habitants manœuvrent pour une victoire de la gauche. Cependant, M. Brosse devrait aussi composer avec le groupe LaREM, animé par Michaël Littiere, qui ne veut pas être le dindon de la farce. Dans la capitale de la batellerie, les acteurs politiques en devenir sortent leurs armes. Dans la dernière livraison du bulletin municipal (VAC de juillet-août 2019, voir extrait ci-dessus), l’opposition de gauche a tiré sur les membres de la République En Marche ! (LaREM) : «Avec [le] ralliement [publié sur le JDD], Laurent Brosse se met en situation d’obtenir de LAREM la première place d’une liste d’union LAREM/LR aux municipales de 2020». Soucieux de «rétablir des vérités concernant [son] action politique dans la ville», Mickaël Littiere, animateur du comité LaREM Conflans et du collectif Conflans C’est Vous, a démenti toute négociation avec le maire sortant : «Il n’est pas question, aujourd’hui comme demain, de s’allier avec des partis et des personnes qui ne partageraient pas les valeurs de notre mouvement, La République En Marche ! est la première force politique de Conflans, les trois dernières élections nous ont nettement placés en tête des voix. Nous remercions une nouvelle fois tous les Conflanais de leur soutien à l’action d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, qui apportent des solutions concrètes aux défis écologiques, sociaux et économiques du pays.» Certes, l’appui de M. Laurent Brosse permet de donner des points positifs à l’action du maire sortant : « Il y a également de bonnes choses parmi les idées proposées par l’opposition, mais il y a aussi de bonnes choses qui n’ont pas encore été proposées. Notre collectif est un rassemblement qui va au-delà des clivages politiques pour unir toutes les bonnes volontés, qu’elles viennent de la droite, de la gauche, mais également de personnes extérieures à la politique.» www.journal-deux-rives.com
ché son envie «d’être candidat à la candidature». Voilà un élément qui pourrait enrayer la belle mécanique macronienne dans la Confluence. En revanche, l’Assemblée citoyenne de Conflans est confiante dans la renaissance de la gauche car un programme est actuellement présenté aux électrices et aux électeurs pour les prochaines élections municipales, «basé sur des valeurs de démocratie locale, d’écologie, de paix sociale et de solidarité et sur la défense du patrimoine, de l’environnement et du cadre de vie.» Pour Hugues Dusautoy, membre de la gauche conflanaise, «cette renaissance de gauche est souhaitable et souhaitée par la population.»
Michaël Littière, animateur du groupe LaREM à Conflans-Sainte-Honorine. (J2R)
De plus, les marcheurs sont partout : dans l’exécutif et aussi dans l’opposition. C’est vraiment un casse-tête pour constituer une liste ayant une logique «en même temps» à l’échelle locale, d’autant plus que M. Littiere n’a pas ca-
Cette élaboration d’un programme se fait par des réunions régulières, des rencontres avec les Conflanaises et Conflanais, et également par le moyen d’un forum participatif accessible en ligne. Prochainement, une élection aura lieu pour la tête de liste, des élus piliers et ceux ou celles qui préfèrent rester simple conseillers municipaux. r Mac Guffin
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MAURECOURT
Actualité locale
Le tai-chi se consolide à Maurecourt et dans ses environs
Depuis la rentrée de septembre, la traditionnelle discipline tai-chichuan est pratiquée dans la salle des Pyramides du Centre LouisAragon à Maurecourt. C'est une occasion pour reprendre un sport complet alliant la gymnastique, la souplesse et le bien-être. Le tai-chi-chuan est un art martial chinois appartenant à la tradition et à la légende en matière de styles et de source d’inspiration. Il en résulte même une influence sur le monde contemporain. Exécuté lentement, le tai-chi agit sur l’équilibre, la souplesse articulaire et tendineuse et sur le travail des muscles internes. C’est à la fois le relâchement de soi et la force de l’adversaire qui se rejoignent pour rendre une série de huit techniques connues et reconnues par des amateurs de cet art martial. Dans le cadre de l’association Taichi IDF 78, les amateurs de cet art martial sont initiés au style Yang et l’école Tung. Avec une pratique régulière, quel que soit l’âge, la relaxation s’installe progressivement et l’attention du corps en mouvement se développe. L’enseignement et la technique font une. Concrètement, Jacques Houyvet a pratiqué le karaté Shotokan de 1972 à 1984, et a découvert le tai-chi-chuan (les 24 mouvements de Pékin qu’il a pratiqués pendant deux ans) au sein d’un comité d’entreprise dans les années 90. Jacques a commencé le tai-chichuan, style Yang école Tung, avec Michel Dumas en 2004, et a obtenu son certificat de moniteur fédéral d’arts martiaux chinois internes de Taichi Chuan en 2011 ; il continue de travailler auprès de son professeur Sophie Lahayville. Jacques Houyvet suit régulièrement les stages de Master Tung Kai Ying, le maître de l’école Tung. Ainsi, à Maurecourt et dans ses environs, le tai-chi-chuan peut donc être pratiqué : - comme une gymnastique maintenant, améliorant la souplesse et fortifiant le corps ; - comme un bienfait sur la santé. Dans le cadre de ces entraînements, le style Yang de l’école Tung (Dong) sera enseigné par des enchaînements ou «formes» : la forme lente de Yang Chen Fu et la forme lente de Dong Jia. En outre, d’autres formes seront mises en œuvre : les formes rapides et le Qi Gong. En troisième lieu, un travail à deux sera proposé pour les amateurs (Tuishou ou mains collantes et Sanshou, connu aussi par le vocable «enchaînements à 2») ainsi qu’un exercice avec des armes classiques de ce noble art : le sabre, l’épée et les bâtons.
Le tai-chi-chuan en tant qu’art martial interne insiste sur le développement d’une force souple et dynamique appelée jing, par opposition à la force physique pure li. Une des règles du tai-chi-chuan est le relâchement song. Ce relâchement garantit la fluidité des mouvements et leur coordination. Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le pengjing, force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé. Selon un dicton : «Une partie bouge, tout le corps bouge ; une partie s’arrête, tout le corps s’arrête». Le pengjing est la force caractéristique du tai-chi-chuan ; on peut lui trouver une analogie avec une boule élastique. Frappez la boule et votre coup sera retourné contre vous. Plus simplement, le tai-chi-chuan contrôle les mouvements en exerçant des forces tangentielles ou de rotation.
Une pratique ancestrale dans le cadre du sport mais aussi ce que l’on pourrait dire du bien-être.
Lors des frappes, l’énergie est tout d’abord concentrée dans le dantian inférieur, qui est un des centres fondamentaux du qi (aussi connu sous la désignation hindouiste «second chakra»). Puis elle est libérée, accompagnée d’une onde de choc propagée par l’ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cette action «faire jaillir la force», ou fajing. Le tai-chi-chuan porte une attention particulière à l’enracinement. L’énergie doit aussi s’élancer des «racines» que constituent les pieds, puisque ce sont généralement eux qui, dans la majorité des cas, vont amorcer le coup que transmettra la main ou tout autre partie frappante. On dit parfois, «le pied donne le coup, la hanche dirige et la main transmet». L’énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d’être transmise par les mains. Les exercices de poussées de mains permettent d’appliquer les principes du tai-chi-chuan avec un partenaire, et ceci de manière progressive. Ils développent la sensibilité du pratiquant et ainsi sa capacité à transformer une action de l’adversaire à son avantage. Ils sont un prélude au combat libre sanshou. Source : Wikipedia
Les cours sont dispensés par Jacques Houyvet. (DR)
Les cours sont dispensés par Jacques Houyvet à la salle de danse Pyramide à Maurecourt le jeudi de 19 h à 21 h et le samedi de 10 h 30 à 13 h et de 14 h à 16 h. r
Mac Guffin
Pour plus de précisions : - courriel : taichi.idf78@gmail.com - téléphone: Marie-Odile au 06 89 92 54 04 voir aussi site web : www.taichi-idf78.com
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Municipales 2020
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
CARRIERES-SOUS-POISSY
Eddie Aït lance sa campagne à tonalité verte
Depuis sa défaite en 2014, Eddie Aït a fait du chemin dans la rédemption. Sa candidature ne surprend personne, mais elle reste à convaincre les habitants de Carrières. Dans une missive distribuée, le lundi 2 septembre, dans l’ensemble de foyers de la ville, M. Aït invite les Carriérois à «retrouver le plaisir et la fierté de vivre» à Carrières-sous-Poissy. Dans sa lettre aux Carriérois, Eddie Aït met en avant le fait que sa candidature «est celle de la proximité et du dialogue» en s’engageant à «mettre en place une conférence budgétaire citoyenne» et à promouvoir la concertation. Il est loin le temps où il prenait les habitants de haut. M. Aït affirme avoir changé. Il a également changé son approche politique. Il affirme ne plus être encarté à un
parti politique : «Je constituerai une liste sans étiquette partisane». En effet, M. Aït veut être le maire de tous les Carriérois. Pour cela, il est prêt à arrêter tous les nouveaux projets de logements collectifs. «La densité urbaine n’est plus soutenable. [Ainsi il décrétera] un moratoire sur tous les nouveaux projets de logements collectifs.» Est-ce un premier signe d’un mea culpa pour la Centralité qui était à l’origine de cette catastrophe urbaine ? Se basant sur une enquête de terrain (460 personnes interrogées), le projet de M. Aït vise aussi une moindre pression fiscale. Il veut «redonner du pouvoir d’achat en baissant immédiatement les impôts». Il sera intéressant de voir comment ce pari sera abordé et si M. Aït arrive à ses fins. Pour le moment, restons sur le lancement de sa candidature qui se veut «au cœur du bien commun pour notre ville». Il a enfin fait un appel à la population pour le rejoindre et l’alimenter avec des idées pour des actions concrètes à mettre en œuvre dans les années à venir. r Enzo Defnel
Eddie Aït lance sa campagne à Carrières-sousPoissy (DR).
Analyse politique : du maire bâtisseur au candidat écolo ! L'ancien maire de la ville Eddie Aït, déchu pour une poignée de voix en 2014, est le premier à se lancer dans la campagne municipale 2020 à Carrières-sous-Poissy. N'ayant pas trouvé d’investiture pour se déclarer, c'est sans étiquette avec une équipe située entre l'écologie sociale et la droite progressiste que le conseiller régional d’Île-de-France se présentera à la mairie de Carrières-sous-Poissy. Après avoir lu attentivement ses premières déclarations et ses premiers reproches à son adversaire principal, le maire actuel Christophe Delrieu, soit sur son site Internet ou chez nos confrères, on peut s’interroger. Nous nous sommes posé une question : estce que l’homme qui avait tant déçu en 2014 à Carrières a changé ? Son ego le trahirat-il comme il y a six ans ? En tout cas sur sa photo de pré-campagne, il est au premier www.journal-deux-rives.com
plan, bien net, derrière une partie de son équipe floutée en second plan.
«Afin que l’intérêt général soit de nouveau au centre des préoccupations», «celle du dialogue et de la proximité» et «qu'il sera le maire de toutes les Carriéroises et de tous les Carriérois». Nous avons déjà entendu ces vieilles rengaines politiciennes, reprises localement et nationalement, depuis des années et à chaque fois les électeurs ont été déçus. C’est comme si dans un CV, une personne indiquait qu’elle était motivée, sérieuse et professionnelle… Dans les deux cas, cela ne le démarquera pas des autres ; il n’est donc pas sûr que cela suffise à convaincre l’électorat carriérois. «L’écologie sera donc déclarée «Grande cause municipale» et tous nouveaux projets de logements collectifs seront stoppés».
Le candidat semble avoir perdu la mémoire car c'est pourtant lui avec son ami Philippe Tautou, président actuel de le communauté urbaine qui ont soutenu bec et ongle le projet de la Centralité à Carrières. Un projet tant décrié, piloté par l'Etablissement public d’aménagement de la SeineAval (EPAMSA) et dont les Carriérois voient aujourd’hui les résultats dans leur ville… complètement défigurée (logements de la RD-190). C’est donc un retournement de veste magistral pour l’ancien maire dans son nouveau programme. Faut-il parier sur un meaculpa de dernière minute ? Même si son intention est de tout stopper, cela sera bien difficile d’arrêter les constructions et si, par miracle, il réussissait, cela aurait un coût considérable pour la ville.
«Aux actuels déchirements politiques, je préfère la politique de la main tendue.» M. Aït fait certainement référence aux élus qui ont quitté la majorité actuelle pour passer dans l’opposition. Encore une perte de mémoire car, lors de son mandat, deux personnalités importantes de sa majorité,
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019 dont sa première adjointe, avaient démissionné de leur mandat n’acceptant plus sa façon de diriger la ville. En 2019, il n’a pas hésité, avec les nouveaux frondeurs, à unir leurs voix pour bloquer certaines délibérations, comme celles du vote contre les subventions du CCAS et de la caisse des écoles au conseil municipal du 9 juillet. Il n’est pas sûr que la main tendue s’adresse à ses opposants, sauf s’il y a un intérêt politique, comme son union improbable avec M. Effroy pendant ce mandat alors qu’il l’avait pourtant fustigé lors de la dernière élection municipale.
«L’élection municipale est un temps fort de l’expression démocratique dans notre pays. Nous sommes des centaines de femmes et d’hommes à travailler à la relève. La déchéance démocratique à laquelle nous avons assisté durant le mandat du maire sortant n’est plus tolérable». Pourtant, M. Aït, comme l’ensemble des groupes d’opposition, a pu s’exprimer librement tout long de ce mandat lors des conseils municipaux. Il est vrai que dans notre démocratie, dans toutes les villes de France, les délibérations votées par le conseil municipal ont la quasi-certitude d’être votées favorablement puisque la majorité en place est largement supérieure à celle de l’opposition. En cas de victoire, il bénéficiera de ce même avantage démocratique et ne sera pas en mesure de changer ces pratiques dont il a déjà bénéficié lors de son premier mandat de maire. «Les problèmes liés au logement, à la qualité de vie et au pouvoir d’achat n’ont pas été réglés. L’espace public est en pagaille. Alors que tout est bousculé dans le pays, notre ville doit
Municipales 2020
faire face à d’importants défis : environnementaux, sécuritaires, économiques, sociaux et migratoires. Hélas, la municipalité actuelle n’a pas pris le train du XXIe siècle.» Si la municipalité a loupé le coche selon lui, le candidat d’Agir pour Carrières a lui fait distribuer, dans les boîtes à lettres de la ville, une carte postale de campagne demandant aux habitants leurs idées sur ces sujets, et d’autres : «J’ai besoin de vos idées»; n’en aurait-il donc pas ? Il a donc lancé un appel à contribution intitulé «Une idée pour Carrières ?» auprès de la population. Cependant, d’un autre côté, il indique qu’ils sont déjà une centaine à travailler à la relève. En tout cas, il semble ne pas vouloir louper le train, à condition d’avoir des idées car la centaine de personnes au travail semblent manquer d’idées ! «Installation d'une nouvelle gouvernance, en permettant aux habitants de participer aux délibérations». Les concertations citoyennes ne marchent que si elles sont compatibles avec la politique de la ville pour ne pas dire celle de l’édile, donc avec des priorités budgétaires. Un conseil municipal ne s’improvise pas, ne pouvant pas déroger à certaines règles. Cette mesure, si ce candidat gagne les élections, pourrait même être révolutionnaire si elle est appliquée. «Notre ville est devenue difficile à vivre. Alors, je m’imposerai une obligation de résultats sur les sujets quotidiens essentiels : propreté, sécurité, déplacements, place des familles dans la ville… Cela suppose un changement de méthode radical : les Carriérois pourront évaluer et réorienter chaque année l’action municipale.
Une conférence citoyenne budgétaire sera installée et les impôts seront réduits. Chacun pourra assumer sa charge de responsabilité.». Pour ceux qui connaissent bien le candidat, ce serait effectivement un changement radical pour lui. Quelle serait la limite ? Eddie Aït s’était mis beaucoup de monde à dos lors de son mandat, ce qui lui avait couté sa réélection pour une soixantaine de voix ! «Je veux également vous redonner du pouvoir d’achat en baissant immédiatement les impôts. Carrières-sous-Poissy est devenue une des villes des Yvelines où la fiscalité est la plus élevée : 41 % supérieure à la moyenne nationale» C’est une promesse populaire qui peut inciter à voter pour son auteur, mais est-elle bonne pour la gestion d’une ville ? Le résultat ne serait-il pas de déséquilibrer les budgets ou remettre en cause des projets préparés par la municipalité actuelle, essentiels pour la ville ? Cette mesure, très risquée, aurait certainement des conséquences sur les services de la ville. Enfin, le candidat à la mairie de Carrièressous-Poissy vous assure de son dévouement et de son investissement sans faille. Ne remettons pas en cause son dévouement et son investissement. Toutefois, connaissant son bilan désastreux de son premier mandat (2008-2014), ce qui concerne l’urbanisation intensive au détriment de la qualité de vie et le manque total d’écoute. Toutefois, nous des citoyens, nous sommes pleinement rassurés de constater un si brusque changement de cap dans les idées de ce politicien. r Enzo Defnel
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Hommage
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
CHANTELOUP
Claude Loiseau, un militant que nous n’oublierons pas ! Les membres du comité de rédaction du Journal des Deux Rives sont en deuil. Claude Loiseau est décédé le 18 juin. Les obsèques ont eu lieu le 25 juin au cimetière communal de Chanteloup-les-Vignes. Un précurseur, c’est le mot qui me vient quand je pense à Claude Loiseau, mort le 18 juin. «Loiseau est mort, vive Loiseau !» a été le premier hommage de la part d’une personne qui avait également bataillé pour des causes comme la biodiversité, le respect de la terre agricole et de la justice foncière et immobilière... Pierre Cardo, ancien député-maire des Yvelines, s’est souvenu de son exigence et de son travail de terrain qui avait permis de défricher des sentiers nouveaux dans l’environnement. Claude était un bénévole avec une expertise formidable qui marqua son temps.
Claude Loiseau était un des premiers militants pour l’écologie. (J2R)
Derrière son air placide, Claude était un homme de conviction et très déterminé devant des élus et des acteurs qui voulaient à tout prix bétonner la plaine de Chanteloup, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine. Pour lui, le combat écologique n’avait pas de frontière communale. Il avait co-fondé le CO.P.R.A. 184 qui s’oppose à la construction de l’autoroute en milieu urbain. Il avait prodigué ses conseils aux Andrésiens, aux Carriérois et à tous les habitants qui se battaient pour l’écologie. A Andrésy, il avait été déterminant pour gagner la consultation contre le bétonnage des coteaux de l’Hautil ; il avait participé à plusieurs débats pour la prise en compte de l’écologie dans l’urbanisme futur à Triel. Il avait plaidé pour un aménagement écologique de la plaine. Bénévole, il avait été l’instrument sur le terrain de France Environnement à l’echelle de la Région Île-deFrance pour devenir vice-président depuis quelques années. Claude avait conceptualisé la fin du bétonnage à la papa avec «Construire, oui, mais pas n’importe où et pas n’importe comment !» Il avait sorti des cartons jaunes à certains élus de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine. Pierre Cardo a ajouté que Loiseau «s’était parfois méfié du politique... à tort !». Il avait contribué au Journal des Deux Rives avec des articles et des tribunes pertinentes. Enfin, sur le plan personnel, Claude aimait une bonne table et surtout le vin rouge. Le J2R perd avec lui un de ses premiers soutiens, mais ses idées et son combat resteront pour la postérité. Vive la biodiversité avec Loiseau ! A chaque fois que je verrai des coquelicots entre Triel et Chanteloup-les-Vignes, je sentirai son âme rôder entre la Seine et l’Hautil, sa terre d’adoption. r
Obsèques de Claude Loiseau. (J2R)
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Rodrigo Acosta
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Hommage
Le CO.P.R.A. lui rend aussi hommage ! En cette triste journée du 25 juin 2019, nous sommes tous rassemblés, ici, dans le cimetière de Chanteloup-les-Vignes, pour rendre hommage à Claude Loiseau. Qui était Claude Loiseau ? Certains d’entre nous l’avons connu à la création de notre collectif CO.P.R.A. 184, en 1991. Cela fait donc assez longtemps… 28 ans déjà… Mais d’autres le connaissent depuis beaucoup plus longtemps : les années 80, voire même les années 70, dans le cadre des activités d’associations locales de sauvegarde de l’environnement. Claude, tu étais, en effet, le président du Comité de Sauvegarde de Chantelouples-Vignes dont tu nous parlais, parfois, car tu avais très à cœur de vouloir protéger le patrimoine local de ta ville mais également des bourgades voisines (bâtiments anciens, vieux murs, mais surtout arbres remarquables et terres agricoles que tu défendais avec férocité et pugnacité). Dans ce cadre associatif, tu avais rédigé un petit journal intitulé Le Chant du Loup. Tu faisais également partie d’autres associations et collectifs : France Nature Environnement, section Île-de-France (FNE-IDF) : Dans ce cadre, tu participais à de nombreuses réunions thématiques liées à l’agriculture, à la défense des terres agricoles (qui sont toujours très recherchées par les promoteurs pour densifier l’urbanisation ou installer de gigantesques centres commerciaux), à la défense des forêts et de la biodiversité. Tu luttais également contre la pollution de l’air. Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports (FNAUT) : Tu étais très présent au sein des réunions de travail dans le but de développer les transports en commun dont tu étais un fervent défenseur. Collectif d’associations de Protection de l’Environnement de la Seine (CAPESA) : Au sein de notre collectif CO.P.R.A. 184, tu étais président du Comité CO.P.R.A. de Chanteloup-les-Vignes depuis 2006, c’est-àdire depuis 13 ans. Tu étais très assidu aux activités de notre collectif, en participant à toutes les réunions mensuelles de notre bureau, ainsi qu’aux
Hommage du CO.P.R.A. à Claude Loiseau. (J2R)
réunions du conseil d’administration et aux assemblées générales. Tu participais également à toutes les manifestations et conférences de presse organisées depuis 28 ans. Tu étais un membre actif, passionné par ce que tu faisais et ayant à cœur, dans tous les cas qui se présentaient, de défendre l’intérêt commun contre les intérêts particuliers. Ton engagement était sans faille et d’une moralité exemplaire. Tu dénonçais tous les «projets inutiles» dans les domaines de l’environnement, de l’agriculture et des transports, dont les raisons d’être ne te paraissaient pas valables car souvent poussés par des lobbies financiers. Pour nous, tu étais d’une aide précieuse car, grâce à tes appartenances associatives diverses, tu nous permettais souvent d’élargir les débats, à partir du local, vers le régional et même vers le national. Tes «questions diverses» très pertinentes dont tu nous faisais part, à la fin de nos réunions de bureau, permettaient d’enrichir nos réflexions, de manière significative et d’avoir une vue plus globale de l’ensemble des projets, dans notre secteur et dans la région. Etant donné que le maniement de l’ordinateur n’était pas ton point fort, c’est avec beaucoup de fougue et de détermination que tu rédigeais, à la main, de nombreuses pages de textes, bien argumentées et donc très précieuses.
Claude, tu étais quelqu’un de très attachant et d’une extrême gentillesse, quelqu’un de passionné qui ne ménageait jamais sa peine, toujours prêt à s’investir dans une bonne cause et à se déplacer pour assister à une réunion, même éloignée, car tu étais toujours porté par la hargne constante de défendre l’environnement, au sens le plus large et le plus noble du terme et la santé, ainsi que le développement de transports en commun très modernes, dans le seul but d’améliorer la vie des habitants. Claude, tu as été, durant toute ta vie, une «FIGURE du milieu associatif». Tu as défendu, de manière constante, et cela, jusqu’à la fin, toutes les causes que tu estimais justes, dans le domaine environnemental. Claude, ta détermination sans faille que nous avons appréciée, pendant tant d’années, ne nous quittera jamais et tu resteras toujours présent dans nos esprits. Nous présentons nos très sincères condoléances à ta compagne, Claire, et à toute ta famille. r Le 25 juin 2019 Christiane Paravy Présidente du CO.P.R.A. 184 Au nom du bureau exécutif et du conseil d’administration. www.journal-deux-rives.com
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Actualité locale
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
MEDAN Délimitation du domaine public fluvial :
avis favorable du commissaire enquêteur
Du 27 juin au 11 juillet 2019, a eu lieu une enquête publique relative à la délimitation, à Médan, entre le domaine public fluvial et les parcelles privées de la rue de Seine (entre le n°37 et l’ancien restaurant «Le Moulin Rouge»). Le commissaire enquêteur a décrit les conditions et le déroulement de l’enquête et a exposé ses conclusions qui ont motivé son avis favorable. Cet article est basé sur l’analyse des deux documents rédigés par le commissaire enquêteur, M. Pascal Nana Siewe, géomètreurbaniste : - rapport du commissaire enquêteur ; - conclusions motivées et avis du commissaire enquêteur. Ceux-ci peuvent être consultés sur le site Internet de la Ville de Médan, en entrant le mot «rapport» dans son moteur de recherche interne.
Délimitation du domaine public fluvial (DPF) et emprise de la servitude de marchepied
Le préambule du rapport précise que, dans l’arrêté d’ouverture de l’enquête publique, figure l’expression «préalable à la délimitation de la servitude de marchepied» mais que celleci n’indique que le phasage des opérations, l’enquête n’ayant pas pour but le tracé de la servitude de marchepied. L’historique et la situation sont, toutefois, rappelés dans le paragraphe I-1.c intitulé La reconquête des berges nécessitant la délimitation préalable du domaine public fluvial : «Dans un contexte où des propriétaires riverains avaient occupé l’emprise de la servitude de marchepied dont leurs propriétés sont grevées, la délimitation du domaine public fluvial vise à faire respecter la loi. La loi prévoit une servitude de passage le long des cours d’eau d’une largeur de 3,25 m avec, et c’est là le point des désaccords, une continuité de passage qui doit être assurée pour tous, tout le long du cours d’eau sur toute l’emprise de la servitude de marchepied. D’une part, les propriétaires riverains (14 au total, installés sur le linéaire concerné par l’enquête publique) s’opposent à l’ouverture de l’usage de la servitude aux piétons ; ils expriment leurs craintes pour l’insécurité et les actes d’incivisme que cette nouvelle situation va engendrer et pour la perte de valeur vénale que leur patrimoine immobilier pourrait subir du fait des dégradations et du manque d’intimité. Ils demandent que les pouvoirs publics prennent en charge l’entretien de la servitude de marchepied et que son accès soit réservé. D’autre part, pour la municipalité de Médan, l’argent public communal ne peut pas être engagé pour financer la réalisation, l’entretien ou la sécurisation des aménagements réaliwww.journal-deux-rives.com
L’extrémité de la zone concernée par l’enquête publique, du côté aval. (J2R)
sés sur ces parcelles qui demeurent la propriété privée des riverains à qui il incombe donc d’assurer cette continuité de passage. C’est ainsi que le 28 avril 2015, à l’occasion d’une réunion avec le sous-préfet de Saint-Germainen-Laye, la maire de Médan a indiqué son souhait qu’il soit mis un terme à l’impossibilité pour les promeneurs de cheminer le long des berges de Seine sur la servitude de marchepied, grevant les propriétés privées des riverains, sur le secteur situé entre la limite communale avec la ville de Villennes-sur-Seine et la crêperie du moulin rouge, en raison d’obstacles installés sur ce passage. Dans le même sens, la demande de l’association Tourisme et loisirs pour tous, en date du 18 septembre 2015, portant sur "la limite des emprises de la servitude de marchepied du Moulin Rouge jusqu’à Villennes-sur-Seine."» Le rapport rappelle ensuite le cadre réglementaire, la procédure qui a été mise en œuvre pour la délimitation au moyen d’un bornage ainsi que les modalités et le déroulement de l’enquête publique.
Observations du public Ayant reçu des observations de 67 personnes, le commissaire enquêteur fait l’analyse suivante : «L’enquête a connu un fort taux de participation ; elle a mobilisé l’ensemble des propriétaires riverains dont la plupart ne s’étaient pas exprimés pendant la phase de concertation».
La servitude de marchepied était bien présente dans tous les esprits, aussi bien pour ceux qui demandent qu’elle soit effective que pour ceux qui la refusent : «Bien que ce ne fut pas l’objet de l’enquête publique, toutes les 67 personnes qui se sont exprimées ont abordé la question de la servitude de marchepied, certains pour revendiquer son rétablissement, d’autres pour redouter une telle occurrence devenue inéluctable avec la délimitation du domaine public foncier qui vient d’être faite.» Nous reproduisons la liste des principaux thèmes des observations, sans les réponses des l’Etat, maître d’ouvrage, et de voies Navigables de France (VNF) et les observations du commissaire enquêteur, qui peuvent être lues dans le rapport : - Contestation des principes adoptés par le géomètre-expert pour effectuer la délimitation. - Observations sur la délimitation : «La délimitation réalisée conduit à incorporer des propriétés privées dans le domaine public foncier», il y a comme un «détournement de procédures». - Le maintien ou le rétablissement de la servitude de marchepied. - Certains riverains propriétaires ont refusé de signer le PV de délimitation proposé par le géomètre-expert. - «Le type d’enquête n’est pas approprié», elle devrait viser le code de l’expropriation ; «La régularité de l’enquête et son périmètre» ; «Absence d’information du public» ; «Le dossier d’enquête publique peut laisser planer le doute dans la mesure où il évoque le fait que la délimitation du domaine public est un préalable à la servitude de marchepied suivant la formule de cette délimitation, découleront les limites de la servitude».
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Actualité locale «Intégrer la démarche dans un projet d’ensemble », ou encore « violation du principe de l’égalité de tous devant la loi», «il convient de délimiter le domaine public foncier d’avec les propriétés privées tout le long du fleuve et sur les deux rives.» Pourquoi, en effet, se limiter uniquement à Médan, uniquement à ce linéaire et uniquement à cette rive du même fleuve alors que c’est le même statut d’occupation le long de la Seine jusqu’à Villennes-sur-Seine, voire jusqu’à son confluent ?
Réponse de l’Etat/VNF La demande de l’association Tourisme et loisirs pour tous, en date du 18 septembre 2015, portait sur «la limite des emprises de la servitude de marchepied du Moulin Rouge jusqu’à Villennes-sur-Seine». La délimitation effectuée par le cabinet QUALIGEO Expert porte bien sur ce secteur. Par ailleurs, le principe (de l’égalité de tous devant la loi) n’est pas utilement invocable contre l’acte de délimitation du DPF.
Marie-Thérèse Dutartre, présidente de Tourisme et loisirs pour tous, entourée par Gisèle Goldasz, secrétaire générale, et Jean-Jacques Bré, trésorier, lors de l’AG d’avril 2019. (J2R)
- «Confusion entre servitude de halage et la servitude de marchepied ?». - La répartition des responsabilités sur le domaine public foncier ; enjeux sécuritaires ; opposition au passage des particuliers sur les terrains grevés de servitude de marchepied. - Le sort des ouvrages édifiés sur le domaine public foncier par les riverains. Le commissaire enquêteur a estimé que «le public venu nombreux, a participé dans un climat calme empreint de civisme et de convivialité (mise à part des menaces verbales qui [lui] ont été rapportées». Il avait relaté ces faits dans le paragraphe II.4- Consultation du public : «Je me dois quand même de signaler que le jour de ma dernière permanence et de clôture de l’enquête, la présidente de l’association loisirs et tourisme à Médan que je venais de recevoir est revenue dans la salle me dire qu’elle venait d’être vertement engueulée à l’extérieur par un groupe de trois personnes supposées être des propriétaires riverains. Ceux-ci lui en voudraient d’être l’instigatrice de la reconquête des bords de Seine à Médan. Je lui ai demandé de faire une main courante à l’accueil de la mairie.»
Conclusions Le commissaire enquêteur a précisé les motivations de son avis favorable : procédure d’enquête publique justifiée, expression de tous les propriétaires concernés, précision suffisante du plan de bornage, utilité publique de la servitude de marchepied à conserver le long du domaine public fluvial considéré, délimitation du domaine public fluvial indispensable au positionnement exact de l’emprise de la servitude de marchepied, aucun enclavement de terrains du fait de la délimitation, ca-
ractère rassurant des réponses apportées par l’Etat et VNF pendant l’enquête, délimitation non conditionnée par la répartition ou l’absence de répartition des responsabilités sur le domaine public fluvial et ses rives, nécessité d’une réflexion d’ensemble pour concilier le respect, en milieu urbanisé, de l’intimité et de la tranquillité des propriétaires privés riverains et l’exigence de continuité d’un marchepied ouvert à tous les usages. En conclusion, M. Nana Siewe a formulé trois recommandations : - Faire un inventaire des situations de rupture d’itinéraires et proposer en vue de l’arrêté préfectoral le tracé de contournement des obstacles qui seraient reconnus exceptionnels ; - Recommandation au gestionnaire : adresser à titre contradictoire aux propriétaires privés concernés le projet d’arrêté de délimitation du domaine public fluvial quinze jours au moins avant la signature de l’acte. - Enoncer clairement un principe de répartition des charges et des responsabilités entre les propriétaires riverains, la municipalité de Médan et le gestionnaire de cet[te] infrastructure (VNF) afin de revenir à un principe simple, juste et de bon sens, gage d’efficacité de la décision de l’autorité publique.
Généralisation à l’ensemble des rives de la Seine dans notre territoire ? Ces conclusions sont emplies de bon sens et devraient permettre de mettre fin à une situation bloquée depuis 1993. Toutefois, des commentaires doivent être apportés aux réponses aux observations du public, classées dans le quatrième groupe :
Commentaires du commissaire enquêteur : Les populations réclament une application complète et harmonieuse de la servitude de marchepied au-delà de Médan, dans le sens justement de la loi de 2006 qui recommande une continuité de passage le long du fleuve. Cela dit, on peut comprendre que l’administration se soit bornée à l’examen du problème juste sur le linéaire qui lui a été soumis par la demanderesse (l’association Tourisme et Loisirs pour Tous à Médan), en considérant que aller au-delà ce serait statuer ultrapetita, c’est-à-dire accorder plus qu’il n’a été demandé. Au lieu d’une démarche volontariste l’Etat a préféré une mise en œuvre limitée ce qui en aggravant le sentiment d’injustice chez les propriétaires concernés, compromet la possibilité de réaliser de façon harmonieuse un marchepied en continuité. Ce traitement différencié entre les riverains au sein de la même commune ayant le même statut d’occupation est source de frustrations, d’où ce sentiment de l’inégalité de tous devant la loi. Les associations ACV, la mémoire de Villennes et Tourisme et loisirs pour tous, qui ne peuvent qu’approuver cet avis du commissaire enquêteur sur la «continuité du marchepied», demandent une action volontariste de l’Etat et, aussi, de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Elles ont élaboré et adressé à GPS&O, en octobre 2017, une proposition «Pour une voie verte sur chaque rive de la Seine dans toute la traversée du territoire». Celle-ci a été faite dans le cadre de la «concertation» pour le projet de Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et renouvelée plusieurs fois, notamment en juin 2019 à l’occasion de l’enquête publique sur l’élaboration du PLUi. A ce jour, les élus et les services de GPS&O n’ont transmis aucune réponse ! r C. Coina www.journal-deux-rives.com
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Municipales 2020
TRIEL-SUR-SEINE
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Début de campagne : une grande lessive s’annonce
Avec la rentrée d’octobre, tout le microcosme triellois s’agite en vue des élections municipales jusqu’à leur dénouement au printemps 2020. Les manœuvres des uns et des autres, encore souterraines, ont déjà commencé mais le temps de la cristallisation des listes n’est pas encore venu. Chacun a en tête les évolutions politiques nationales mais ce serait oublier que l’élection au niveau communal reste pour une bonne part une affaire locale. Une supernova politique nommée Les Républicains Les orphelins de LR, formation politique qui a perdu son pouvoir d’attraction telle l’étoile en fin de vie, sont désormais attirés par de nouvelles forces gravitationnelles. À leur gauche si l’on peut dire, La République En Marche ! (LaREM) et, à leur droite, le Rassemblement national. Il va falloir choisir ou non ! Au milieu, resteront les grognards de la galaxie Bédier qui commence à prendre l’eau. En politique averti, le sénateur en chef Larcher a sonné le tocsin. Jusqu’ici, LaREM a réussi le pari d’origine du leader du MODEM en mangeant l’électorat du centre, puis celui de la droite, après avoir auparavant siphonné le parti socialiste. Alors, les vieux briscards sont-ils au rancart ? Pas si sûr ! L’implantation locale reste leur atout : la pratique des gens, des contextes et du tissu associatif ! Cependant, l’état d’alerte est maintenant maximal ; leur survie impose d’intégrer, de toute urgence, les nouvelles attentes des citoyens. Il n’est donc pas si sûr que le grand remplacement entrepris avec succès par LaREM depuis les élections législatives et poursuivi avec les européennes, continue à l’occasion des prochaines municipales : l’ancrage des élus locaux, qui ont bien œuvré, pourrait freiner la brillante entreprise de substitution ! Triel-sur-Seine : un cas un peu particulier
Au plan local, à Triel-sur-Seine, avec la déliquescence de l’équipe municipale qui achève tant bien que mal son mandat, le phénomène va bien au-delà du cas d’école. Un jeune représentant de LaREM qui, naguère, naviguait dans les eaux de LR du côté de Meulan, croit avoir trouvé son point de chute en jetant son dévolu sur la commune. Pour constituer son équipe, il va à la pêche et, selon les dires, n’a pas trop de mal à le faire : dans l’équipe municipale, c’est, en efwww.journal-deux-rives.com
Une carte postale du Triel mythique, cher au cœur de nombreux habitants. (DR)
fet, le sauve-qui-peut ! Désormais laissé en marge et sans autre avenir que sa retraite, le maire en place ne bouge plus. Arrivé prématurément au terme de ses deux mandats, il semble être en mode pause depuis longtemps ! Tel un roi fainéant au niveau local, il aurait, peut-être, dû jeter l’éponge bien avant mais, «il préfère rester, toucher ses indemnités jusqu’au bout», médisent certains, «c’est toujours ça de pris !» À sa décharge, il n’est pas le seul ! Par contre, quelques autres sont superactifs car ils craignent de ne plus avoir de délégation dans un an et, disons les choses, de perdre le complément de revenu qui va avec, voire tout leur revenu : l’un s’agite beaucoup, se fait beaucoup voir – c’est le moment – en s’occupant de faire un peu partout des petits travaux : «Voyez comme je suis utile !» ; il s’est, malheureusement, construit une image controversée en couvrant la commune de panneaux de limitation de vitesse, à trente à l’heure tous ! Un autre encore, pas des moindres, est pris aussi d’agitation, mais davantage sur le mode communication pré-électorale : jusqu’au début des vacances, il a animé des réunions pour connaître les attentes des Triellois et exposer de futurs projets d’aménagement par-ci, par-là. Il était
bien temps ! Entreprise vaine : après le gadin sérieux qu’a été l’abandon en rase campagne du projet du Parc municipal, il a fini par se rendre compte, mais bien tard, qu’il n’y avait pas de projet important qui puisse se faire de nos jours dans une commune, sans que les citoyens soient consultés et, même, qu’il y soient associés car nombreux sont ceux qui veulent participer ! À Triel-sur-Seine, il y a d’autres prétendant(e)s, candidat(e)s courageux(ses) à la reprise de l’entreprise en difficulté, y compris au sein de la rédaction de ce journal. Pour eux, la question du bilan n’est pas leur sujet ; ils parleraient plutôt d’héritage ! Aussi, les idées, les propositions commencent à fuser et c’est bien ainsi. Pour certains, l’expression exclusive est la rouspétance ! Feraient-ils forcément mieux ? Les électeurs choisiront parmi les listes qui arriveront en tête au premier tour. De petites casseroles ou, malheureusement, des rumeurs assez odieuses font parfois office d’arguments électoraux souterrains à l’endroit de certains. Formons le vœu que les seuls caniveaux dont il sera question au cours de la campagne à venir seront ceux qui servent à l’évacuation des eaux de pluies ! r Mac Guffin
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Actualité locale
TRIEL-SUR-SEINE
EMTA se lance dans un projet à trous : un projet de golf
Le 8 juillet, une nouvelle réflexion a été lancée sur le devenir de l'entrée sud de Triel par la société EMTA (Entreprise moderne terrassement agrégats) et la Ville de Triel-surSeine. La municipalité souhaitant associer les Triellois aux réflexions qui concernent la transformation de la ville, cette consultation a fait l'objet d'un échange constructif entre le public (60 personnes) et une direction de la société exploitante du site EMTA. Un deuxième rendez-vous a eu lieu le 12 septembre avec une visite sur place où quelques orientations d’aménagement, de la part d'un public fort averti, ont été présentées et discutées. Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine, a ouvert cette réunion de consultation pour préparer le «Triel de demain». Il est paradoxal de constater que onze années après son élection, il soit toujours en train de parler de l’avenir de Triel... sans trop de résultat si l’on en juge en fonction de l’état de la ville, en particulier de la plaine en 2019.
Des enjeux majeurs et un projet classique de golf
Raphaël Wietzke, PDG d’EMTA, filiale de Veolia par l’intermédiaire de SARP Industries1, a esquissé un historique2 de ce site emblématique à la sortie de Triel en allant vers Carrières-sous-Poissy. Il s’agit d’un périmètre de 20 hectares à aménager. Par arrêté préfectoral, le site, classé décharge de classe 2, est frappé d’une limitation, voire d’une interdiction d’un certain nombre d’activités et d’usages du sol. Ainsi, il est interdit de construire pour des habitations ; d’aménager pour des campings ou des caravanes, de construire des écoles ou tout autre équipement public recevant du public. Les enjeux de la plaine sont multiples. Comment sécuriser, sur le plan juridique, cet ensemble de 200 ha pour un avenir compatible avec un territoire et une ville post carbone ? Comment faire pour rendre vivable et viable ce site pour les futurs habitants du territoire près de la Seine, sans oublier la biodiversité ? Pour M. Wietzke, il s’agit de proposer un projet pour améliorer l’image (déplorable) de Triel-sur-Seine et, a fortiori, de la plaine. Quant à l’entreprise EMTA, elle est aussi intéressée par ce changement, assurant ne pas avoir d’autre mobile en tête depuis son arrivée en 2017 ! EMTA n’est pas poussée par le fait que l’arrêté préfectoral de 2020
Raphaël Wietzke (à dr.), PDG d’EMTA, filiale de Veolia, a fait de la pédagogie auprès des habitants de Triel, notamment ceux qui habitent dans la plaine. (J2R)
pourrait décider de se passer de son savoirfaire et de son expérience sur la plaine ! La société EMTA est une entreprise qui veut du bien aux Triellois. Elle s’appliquera à suivre les prescriptions du PLUi en cours d’élaboration car les zones NE (nature et équipements) et NV (nature valorisée) seront respectées par ce projet de golf de neuf trous. Ce projet occupera un tiers du périmètre de 20 hectares. Les mots «valoriser, améliorer, développer» ont été galvaudés pour souligner l’importance d’un projet de golf banal de neuf trous. Ce golf pourrait d’inscrire dans un «Parc sport nature» qui permettrait un aménagement paysager avec quelques arbres ainsi que la création et la préservation d’une zone de biodiversité. Cet ensemble pourrait même être labellisé «éco certif». Martelant le souci de l’intérêt général, EMTA ne veut pas «un site à l’abandon» qui pourrait faire le jeu des vandales ou des personnes mal intentionnées créant les conditions d’une décharge sauvage.
Et le gagnant est... Interrogé, voire interpellé par le public sur le sens de ce projet, voire l’opportunité de faire encore un parcours de golf, consommateur en eau et en ressources naturelles, le PDG d’EMTA a esquivé : Ce golf est, pour Raphaël Wietzke, «compatible avec le souci 1. Sur le site de SARP Industries, cette entité est «la référence du traitement et de la valorisation des déchets spéciaux». En outre, la société se veut «la pionnière par laquelle les métiers du traitement des déchets spéciaux sont nés il y a 40 ans.» 2. 1972 à 1989 : exploitation du site comme une partie de la grande décharge de Triel d’environ 200 ha. 1976 : commencement de l’activité de la société EMTA à Triel. 1990 : l’exploitation de décharge à ciel ouvert a été arrêtée et le site devient un site de veille et de postexploitation. On contrôle l’émission de méthane et on continue à remblayer le site. 2005-2006 : Avec l’instauratioin de servitudes publiques, on a prorogé l’activité de remblai pour une période allant jusqu’à 2020. Pour en savoir plus : les informations relatives à la consultation sur l’aménagement de l’entrée sud de Triel sont disponibles sur Internet : entree-sud-triel. jenparle.net
Joël Mancel a ouvert la séance du 8 juillet 2019. (J2R)
écologique et en accord avec la biodiversité !» Plus virulent, un chef d’entreprise s’est montré inquiet car «le projet n’a pas de finalité (sportive, culturelle, sociale ?) et n’a pas de base sérieuse !» Certes, une ou deux remarques étaient en accord avec le projet, notamment pour la pédagogie afin de faire découvrir le golf à la petite enfance et aux propriétaires fonciers ! Ceux-ci, environ 290 dans la plaine, sont d’accord pour faire fructifier davantage leur patrimoine. A 3,89 €/m2, le prix de cession de la parcelle peut bien entrer dans le calcul d’EMTA qui aura des années d’exploitation de la plaine en raison de la demande exponentielle pour des sites comme celui de 20 ha à Triel. Le seul gagnant de ce projet d’aménagement classique serait l’exploitant EMTA, qui pourrait ainsi disparaître de l’actualité trielloise pendant dix, voire vingt ans... en attendant le prochain arrêté préfectoral en 2030 ou 2040. r Rodrigo Acosta www.journal-deux-rives.com
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Actualité locale
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VERNEUIL-SUR-SEINE
Fête de l’air à l’aérodrome des Mureaux : un succès malgré la météo
Le samedi 7 septembre 2019 s’est tenue une nouvelle édition de la Fête de l’air sur l’Aérodrome des Mureaux-Verneuil. Malgré un plafond un peu bas, en raison des nuages, le spectacle et les visiteurs étaient au rendez-vous. Cette 11e édition de la Fête de l’air, et non la 12e car la manifestation avait été annulée en 2016 par la préfecture, s’est tenue sur l’Aérodrome des Mureaux-Verneuil.
L’aéronautique, de l’aviation à l’Espace aux Mureaux Comme Eugène Dalle, président du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) de gestion de l’aérodrome, l’a dit «Le but de la manifestation est d’éveiller l’intérêt du public pour l’aéronautique». L’objectif est gagné en ce qui concerne la fréquentation de cette fête par le public, qui répond toujours présent. Il faut dire aussi que l’histoire aérienne a marqué profondément la zone entourant l’Aérodrome des Mureaux-Verneuil, comme le rappelle la présence d’ArianeGroup à quelques pas. Malgré l’absence, cette année, de la Patrouille de France qui, à plusieurs reprises, notamment en 2018, est venue assurer le spectacle et un plafond aérien bas, le spectacle fut de toute beauté.
VERNEUIL-SUR-SEINE
Pascale Alajouanine, multi-championne du Monde, d’Europe et de France de voltiges aériennes, aux commandes de son appareil juste avant sa démonstration. (Photo DD)
De l’aisance aérienne De 14 h à 17 h, de nombreuses démonstrations aériennes se sont déroulées dans le ciel de l’aérodrome avec en ouverture un Alpha Jet, un Airbus A400M et un Solo Display de l’Armée de l’air. Ces deux appareils ont subjugué les visiteurs par leur aisance. Pascale Alajouanine toujours au rendezvous
Ensuite, de nombreux voltigeurs aériens, sur des appareils anciens et récents, se sont succédé. Parmi eux, se trouvait une spécialiste, qui est venue souvent faire la démonstration de son talent de pilote lors des éditions précédentes de la fête. Il s’agit de Pascale Alajouanine, multichampionne du Monde, d’Europe et de France.
Les hangars de l’aérodrome se sont transformés en halls d’expositions avec des simulateurs de vol, des ateliers pour les jeunes et des expositions. Aux abords de la piste, de nombreux avions et planeurs s’exposaient également aux yeux des visiteurs. Ceuxci pouvaient visiter, à l’entrée de la fête, la reconstitution d’un camp militaire de la Seconde Guerre mondiale. Même si une petite baisse de la fréquentation était visible, peu de monde le matin et beaucoup plus l’après-midi, cette 11e édition a été un succès comme à chaque fois. r Damien Delerin
Lancement d’une AMAP
Le 28 août était un jour spécial pour les membres de l’AMAP lancée à Verneuilsur-Seine. Environ 30 personnes s’étaient donné rendez-vous sur le parking de la mairie pour institutionnaliser ce geste citoyen en phase avec l’urgence écologique.
L’AMAP organise des rencontres hebdomadaires dans le but de faire connaitre l’association et ses membres ; chaque famille adhérente y viendra récupérer son panier. C’est aussi un moment de convivialité et de partage. Le jour de l’inauguration, la trentaine de personnes se sont aussi régalées avec des plats cuisinés, dont de bonnes quiches offertes par les membres de l’AMAP.
Le 28 août 2019 à Verneuil-sur-Seine, les membres de l’Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) se sont donné rendez-vous pour lancer une nouvelle «pépite» du changement dans le mode de consommation. Cette nouvelle AMAP offre à ses membres des produits de qualité et une implication dans l’action locale et écologique, en créant un lien entre les habitants de Verneuil et des agriculteurs. Le cycle économique court établi consiste à fournir la production d’une maraichère de l’Oise au marché local.
Nous avons rencontré Camille, une jeune agricultrice, qui nous a expliqué : «Je travaillais dans une boîte de communication avec mon frère ; j’ai décidé de faire une reconversion et me lancer dans l’agriculture. Ceci a été très compliqué, mais je suis arrivée à m’adapter petit à petit et j’ai rencontré les membres de l’AMAP qui ont permis de rendre possible cette reconversion professionnelle.»
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Lors d’une démonstration, un hommage a été rendu à la famille Dassault.
Après quelques moments d’échange entre les membres de l’AMAP et Camille, tout ce petit monde est parti avec ses paniers tout frais. Camille est rentrée avec la satisfaction d’avoir réa-
lisé son rêve. L’AMAP de Verneuil constitue une preuve flagrante que la transition vers un mode de vie plus sobre en consommation (par ailleurs, sain) et moins producteur de CO2. r Mohamed Diallo
Les volontaires étaient au rendez-vous pour vous servir. (J2R)
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VERNEUIL-SUR-SEINE
Actualité locale
La Résidence Clémenceau : «chez nous, c’est chez vous !»
Allier la proximité à la modernité est la philosophie du personnel qualifié de la Résidence Clémenceau, un établissement médicalisé à taille humaine accueillant 71 résidents qui fournit un service aux personnes du troisième âge depuis 1993. On entre par la grande porte, Boulevard Clémenceau, d’où le nom de la Résidence Clémenceau, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et l’on se trouve dans un monde convivial. Il semble que l’hospitalité a été invitée : environ 70 personnes âgées de Verneuil-sur-Seine et ses environs vivent, partagent ce véritable lieu de vie médicalisé, qui s’inscrit dans la vie locale. La Résidence Clémenceau est entourée de verdure, accessible aux résidents pour les promenades. Le jardin est équipé de bancs et de tables ainsi que de deux tonnelles permettant aux résidents de profiter de moments de détente avec leurs familles. La résidence est située près d’un parc se trouvant à cinq minutes de la gare SNCF. Le centre-ville de Verneuil offre toutes les aménités et le charme d’une belle ville de province. Tout en respectant les standards de sécurité en vigueur, cette résidence répond aux exigences médicales des personnes hébergées. La résidence comprend 71 chambres, dont 10 communicantes permettant l’accueil des couples. Chaque chambre dispose d’une salle de bain avec douche. La décoration peut être personnalisée selon vos goûts. La restauration est élaborée sur place par des chefs, très sensibilisés aux goûts des résidents et à leur besoins nutritionnels. Les repas varient selon les saisons et le calendrier. Le personnel s’occupe des régimes «particuliers», ainsi que des invités des résidents si la demande est exprimée au préalable, des repas pour des fêtes à thème. «Chez nous, nous explique la direction, vous pourrez vous sentir en sécurité et profiter des animations quotidiennes par une équipe composée entièrement de professionnels, conscients de l’importance du bien-être et de la bienveillance. Dans le souci de proposer un confort optimal et une prise en charge individualisée pour chacun de nos résidents, notre solution d’hébergement s’adapte à votre besoin.» D’abord, l’accueil de longue durée. La logistique sur place permet à des résidents de faire appel à une gamme de services de la vie quotidienne. La Résidence Clémenceau offre une solution d’hébergement temporaire pour de courtes périodes, par exemple en cas d’hospitalisation du conjoint ou de déménagement. En troisième lieu, l’accueil spécifique de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de pathologies apparentées est assuré afin de garantir la proximité d’une équipe formée
et dédiée aux résidents les plus fragiles, dans un espace réservé. La résidence a fait le choix de s’équiper de la télémedecine afin de développer la téléconsultation auprès des résidents. Cette solution permet aux résident de bénéficier d’une consultation par un médecin traitant, sans opérer de déplacement. Elle permet également d’améliorer le délai de consultation des médecins traitants concernant des besoins médicaux simples. Avec une technologie de pointe, la Résidence Clémenceau met en œuvre un système médicalisé à distance avec un personnel capable de suivre les résidents pour des diagnostics 24 h/24 et 7 jours/7. Par ailleurs, l’établissement suit médicalement ses résidents d’une manière assidue. Des activités de tous types complètent la gamme de services de la Résidence Clémenceau. L’animatrice en charge de l’animation maintient les résidents dans une ambiance sereine et joyeuse. Des animations quotidiennes, variées et ouvertes sur l’extérieur, L’équipe de la Résidence Clémenceau Jours et nuits, ses équipes soignantes guidées et encadrées par un responsable soignant et un cadre de vie sont au service des résidents pour assurer leur confort et leur bien-être. Aidessoignantes, aides médico-psychologiques et auxiliaires de vie diplômées les accompagnent, selon leur souhait, pour toutes les étapes de la journée : lever, petit-déjeuner, toilette, repas, activités, sorties, coucher. L’équipe médicale, sous la direction d’une infirmière coordinatrice, est composée de trois infirmiers présents du lundi au dimanche dès 7 heures jusqu’à 20 heures. L’équipe assure une qualité de soins et sécurité de prise en
sont organisées pour permettre aux résidents de conserver leurs facultés physiques et intellectuelles : - Activités socio-culturelles : visites d’expositions, excursions dans des parcs et jardins, cinéma, etc. ; - Activités manuelles : peinture, jardinage, préparations culinaires, ateliers à visée thérapeutique… ; - Activités physiques : relaxation, réveil musculaire, gym douce ; - Activités d’expression et de communication : jeux de société, lecture, revue de presse ; - Activités cognitives : jeux de mémoire, atelier des saveurs, etc. Enfin, l’ensemble du personnel de la Résidence Clémencau a pour mission de répondre aux besoins de tous les résidents. Ainsi, les agents d’entretien, les cuisiniers, les plongeurs, la lingère et l’homme d’entretien sont là pour assurer «que chez nous, c’est chez vous ! ». r Publireportage charge. Responsables de leur planning de soin (médicaments, pansements, régime alimentaire, soins spécifiques), les infirmières sont à l’écoute des résidents pour répondre à leurs interrogations et à leurs souhaits. Une autre équipe d’infirmières assure également l’astreinte durant chaque nuit. Le médecin coordonnateur est présent chaque semaine. Il garantit le bon fonctionnement médical de la structure et épaule l’infirmière coordinatrice. Bien entendu, il est à votre disposition pour échanger avec les familles des résidents sur leur état de santé. Des soutiens paramédicaux sont également présents : une psychologue, un psychomotricien et des kinésithérapeutes libéraux.
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Renaissance de l’Île de Loisirs du Val de Seine
Le 14 septembre 2019 a eu lieu l'inauguration officielle des nouveaux équipements de l'Île de Loisirs du Val de Seine à Verneuil-sur-Seine. Plus de 40 personnes s'y sont rendues pour découvrir un nouveau parking, un centre équestre réhabilité et un cercle nautique flambant neuf. Maxime Sorel, navigateur breton, était présent pour donner son nom au Cercle nautique de l'Etang ; c'était un beau moment entre élus, habitants et utilisateurs de cet équipement public qui se modernise. Il sera un point d'ancrage pour les habitants cherchant la nature qui résiste aux bétonneurs. Sous un soleil généreux, des invités se sont retrouvés devant un parking tout neuf pour la première étape d’une série d’inaugurations de la journée du 14 septembre 2019. D’abord, Jean-Luc Santini, conseiller régional de la Région Île-de-France a présenté les grandes lignes de l’action régionale, notamment de la présidente Valérie Précresse : l’Île de Loisirs «doit être le jardin de ceux qui n’en ont pas et un oasis de verdure dans une véritable zone très urbanisée !» L’ensemble des Îles de Loisirs de la région attirent environ quatre millions de visiteurs par an. Depuis 2017, la région s’est engagée dans une diversité d’investissements à vocation touristique et sociale. La finalité est de garder un équilibre entre préservation de la nature et développement de ces sites de loisirs. En termes d’investissements, la région a apporté 1,6 million d’euros (247 places dans un nouveau parking), 2,65 millions d’euros (bâtiment pour le centre nautique) et 0,21 million d’euros pour de nouveaux bateaux et outils de navigation. Ces nouvelles infrastructures, tant attendues par les usagers, vont permettre de relancer ce site de loisirs. Un réseau d’assainissment neuf, un système d’électricité en phase avec l’économie circulaire(1) et les deux équipements pour les jeunes vont compléter l’offre de la base de loisirs. Selon Pascal Collado, maire de Vernouillet et président du syndicat en charge de la gestion de cette base, «l’Île de Loisirs s’inscrit dans la problématique de développement durable et rend le site plus attractif et plus accessible». Le groupe de visiteurs a continué la série d’inaugurations en passant par le centre d’équitation réhabilité. Ils ont constaté une nouvelle dynamique incarnée par Lise Ducelliez, nouvelle directrice. Celle-ci a évoqué le renouveau du cheptel avec dix chevaux et dix poneys. www.journal-deux-rives.com
L’espace Maxime-Sorel a été inauguré lors de cette journée ensoleillée. (J2R)
Tout le monde a posé au chalet du centre équestre de l’Île de loisirs de Val de Seine. (J2R)
Après un passage-éclair, les convives sont enfin passés au centre nautique Maxime-Sorel sur l’ancien site utilisé par l’association BNO avant sa fermeture. Le navigateur, toujours en activité et grand pédagogue, Maxime Sorel était présent pour partager ce moment du baptême du centre nautique. Le bâtiment, conçu et construit par Pascal Brunel-Orain, est fonctionnel et inséré dans un cadre naturel. L’armature est en bois. Le moment fatidique est venu pour sceller, par l’inauguration de ce centre nautique, le lien entre la ville de Verneuil-sur-Seine et le skipper Maxime Sorel. Honoré par ce geste symbolique, il a remercié les autorités com-
pétentes de l’Île de Loisirs. Enfin, il faut souligner le travail énorme accompli par JeanYves Roux, directeur de l’Île de loisirs du Val de Seine, qui a surmonté tous les obstacles inhérents à cette mission pour faire ressurgir un site «dormant» afin de pouvoir pérenniser le sport dans un cadre magnifique qui est la rive gauche de la Seine. r Rodrigo Acosta 1. Enercoop a remporté l’appel d’offres pour fournir la source énergétique pour l’éclairage du site.
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Actualité locale
VILLENNES
Sophie Lehugeur, directrice de l’Ecole Saint-Exupéry : «J’aime enseigner» Comme un été indien, des rencontres comme celle avec Mme Sophie Lehugeur sont quasiment inoubliables. Cette personnalité de l'enseignement public a marqué un bataillon d'élèves au niveau de l'école primaire partout où elle est passée, en particulier à Triel-surSeine. Quels que soient l'école et le lieu, Mme Lehugeur a su innover par sa pédagogie et par son écoute. Elle a reçu les Palmes académiques de l'Education nationale le 8 juin 2019 à Villennes-sur-Seine. La rédaction a rencontré Mme Sophie Lehugeur avant la pause estivale. Cette personnalité de l’enseignement public a marqué un bataillon d’élèves dans toutes les écoles primaires où elle est passée. Depuis vingt-cinq ans, dès son premier poste dans un quartier dit difficile, Mme la professeure maintient une ligne directrice solide et claire : «Ma mission est de rendre l’école passionnante pour mes élèves.» Mariée et installée à Triel-sur-Seine, Sophie Lehugeur incarne l’image du hussard de la République, propulsée par Charles Peguy1.
Rigueur et écoute L’éveil, l’ouverture, l’innovation dans la pédagogie ce sont des maîtres-mots dans son discours et dans son action. Elle est capable de rendre une tâche accessible à tous par l’écoute et, ensuite, par la mise en pratique de la bienveillance. «Je me souviens de mon premier poste à Mantes-La-Jolie, où j’avais pratiqué le double niveau», a-t-elle expliqué comme pour dévoiler son secret. Elle veut que le mot «intégration» se décline dans tous les sens du terme. On sent de la rigueur chez Mme Lehugeur, qui explicite les règles de base sans hausser le ton ou la voix. D’où vient cette rigueur ? De la lecture : elle avait dévoré les classiques, dont Victor Hugo, pour avancer dans la voie de la connaissance dans un milieu ouvrier. Certains membres de sa famille pensaient qu’elle allait vers une impasse ou, pire, vers la fainéantise. Elle en a déduit l’idée qu’il est important de «faire participer les familles aux développements pédagogiques des élèves». Son credo est de «faire participer la famille et rendre la fierté aux élèves !» Quels que soient l’école et le lieu, Mme Lehugeur a su innover par sa pédagogie et par son écoute. Elle a reçu les Palmes académiques de l’Education nationale le 8 juin 2019. PierreFrançois Degand, adjoint au maire de Villennes, a rendu hommage à cette enseignante
Remise des Palmes académiques à Mme Sophie Lehugeur, enseignante à Villennes-sur-Seine. (DR)
trielloise, en présence de Mme Brigitte Fauque, inspectrice de l’Education nationale et de Mme Laurence Occhipinti Noblet, représentante du ministre de l’Education nationale. Elle a conclu cette cérémonie en lisant une partie de son message pédagogique : «Lutter contre les inégalités, enseigner les valeurs de la République, de Liberté, d’Egalité et de Fraternité en éduquant les élèves pour lutter contre l’obscurantisme et l’intolérance, créer du lien à l’école.»
Education et liberté Pour elle, il faut «donner envie d’apprendre et transmettre le savoir et le savoir-faire» et cette propagation passe nécessairement par les parents. Un autre point important à souligner est la volonté de casser le mur de la méfiance entre les parents et les éducateurs. Il est indispensable de mettre en place de vrais conseils d’école où le travail et les projets sont le produit d’une co-décision : «Il faut un vrai partenariat avec les parents !» Quant à l’essence même de sa pédagogie, Mme Lehugeur l’a dévoilée en une simple phrase : «J’aime enseigner ; j’aime voir les yeux des élèves qui brillent quand ils comprennent les mots, les sens de chaque chose...» En somme, élargir le cercle des «poètes émancipés» de l’ignorance. Cette finalité est modeste mais elle est essentielle pour mettre de la cohérence et de la compréhension dans ce monde complexe et, parfois, schizophrène.
Sur la concurrence effrénée entre élèves «winners», Mme Lehugeur semble sceptique sur la méthode actuelle de la majorité des écoles et des foyers. A-t-on le droit d’échouer ? Oui, car le plus important c’est d’atteindre une certaine autonomie. Avec une dose de bienveillance, «l’école est le dernier bastion de communion entre nous», a-t-elle souligné. En guise de conseil aux parents, Mme Lehugeur reste optimiste. Pour apprendre à vivre ensemble, il faut se préparer à travailler beaucoup car on stigmatise trop les «élèves cancres» ; or, plus «on donne, plus on reçoit !» La société, dans son ensemble, «devrait mieux réfléchir aux voies et moyens d’apprendre». Voilà pourquoi le rôle et la place d’un maître d’école seraient à faire prévaloir dans un monde accéléré où l’on devrait réapprendre à apprécier les fondations de notre société par l’éducation. A l’instar de Sophie Lehugeur, il faut garder cette flamme inextinguible comme la soif de la liberté. r Rodrigo Acosta
1. Hussard noir est le surnom donné aux instituteurs publics sous la IIIe République après le vote des lois scolaires dites «lois Jules Ferry» et le vote de la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905. Cette expression a été inventée par Charles Péguy.
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Le Pôle de gérontologie Châtelain Guillet enfin inauguré
Le jeudi 5 septembre 2019, le Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) a officiellement inauguré son nouveau pôle de gérontologie Châtelain Guillet, situé à Meulan-en-Yvelines. Cet établissement était déjà opérationnel mais l’inauguration avait été reportée une première fois en raison des intempéries de janvier 2019. Ce nouveau pôle apporte une solution locale pour la gestion du vieillissement de la population, qui s’intensifiera dans les années à venir. En présence de la maire de Meulan-enYvelines Cécile Zammit-Popescu (conseillère départementale des Yvelines également) et du maire et des Mureaux, François Garay, tous les deux présidents en alternance du conseil de surveillance du CHIMM, la plaque inaugurant le pôle de gérontologie Châtelain Guillet fut dévoilée. Cette inauguration a réuni autour des maires des communes, sur lesquelles le CHIMM repose, des élus locaux, comme Yann Scotte, maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines, les cadres de l’établissement ainsi que la direction du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) des Yvelines Nord.
Augmenter l’offre de soins du CHIMM Ce pôle repose sur un Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) de six niveaux. En modernisant et en agrandissant celui-ci, il a donné naissance à ce pôle de gérontologie Châtelain Guillet, qui se spécialise dans les maladies d’Alzheimer et apparentées. La première pierre fut posée en 2014 et sa construction a eu lieu en deux phases : - Construction d’une nouvelle aile et des abords extérieurs ; - Rénovation et restructuration du bâtiment existant. Le pôle a, maintenant, une surface de plus de 8000 m2 et est organisé en six unités : l’unité protégée Alzheimer Tour Eiffel ou UPA (ouverte en septembre 2018), l’unité de soins de longue durée Madeleine ou USLD, l’EHPAD Montmartre et Opéra Garnier, l’unité d’hébergement renforcé Opéra Bastille ou UHR (le seul des Yvelines), le pôle d’activités de soins adaptés Saint-Lazare ou PASA, et le centre d’accueil de jour ChampsElysées ou CAJ. Les derniers travaux ont été réceptionnés en avril 2018. L’équipe soignante s’agrandit au fur et à mesure que les unités sont ouvertes. Actuellement, l’équipe compte 90 professionnels médicaux, paramédicaux et administratifs. Ce pôle offre désormais
une capacité de 95 lits d’EHPAD, 8 places d’accueil de jour et 32 lits de soins de longue durée. Il augmente ainsi l’offre des soins que le CHIMM propose. Isabelle Persec, directrice déléguée du CHIMM, a présidé les discours qui ont précédé le dévoilement de la plaque. Le premier, à prendre la parole, fut le Dr Mounir Oubbéa, chef du pôle gérontologie du CHIMM. Il a détaillé l’importance des différentes unités du pôle et a insisté sur la place qu’il prend au sein du GHT Nord Yvelines avec l’unique UHR du département. Isabelle Leclerc, directrice générale du GHT des Yvelines Nord, a mis en évidence la modernité de ce pôle et a remercié tous les organismes ayant permis sa réalisation comme l’Agence Régionale de Santé (ARS), le Conseil départemental des Yvelines et les banques qui ont participé au soutien financier du projet. Elle a remercié les partenaires comme les représentants des usagers, les familles et les résidents eux-mêmes. A l’équipe médicale, la directrice a envoyé, durant son discours, un message de soutien dans ses difficiles missions quotidiennes.
La question de la prise en charge et de l’autonomie Mme Moitsinga est intervenue ensuite à la place du Dr Marc Pulik, délégué départemental de l’ARS Île-de-France, qui s’était excusé de son absence. Elle a rappelé le sou-
La direction du CHIMM et du GHT Nord Yvelines avec les élus dévoilent la plaque inaugurant le pôle. (Photo DD)
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019 tien de l’agence en précisant qu’il y avait 23 projets de reconstructions et rénovations et que ce pôle faisait partie des 15 prioritaires. Elle a présenté les attentes de l’agence : «[...] demande d’aller plus loin dans la prise en charge.» L’ARS lancera prochainement un appel à de nouveaux projets afin qu’émergent des solutions pour les personnes âgées.
à prendre en compte. Le vieillissement de la population en France, comme dans le reste du Monde, aura un impact important sur la société. Le maire des Mureaux en dégage trois points : le parcours de vie, les métiers du grand âge et les mutations structurelles liées aux logements et à la dépendance durable.
Les questions de la prise en charge et de l’autonomie évoquées par Madame Moitsinga ont été évoquées dans le discours du maire des Mureaux, François Garay. Il a parlé des futurs «métiers du grand âge». Les Français vivent de plus en plus vieux et pour le maire des Mureaux c’est un fait important
Cécile-Zammit Popescu, maire de Meulan et conseillère départementale des Yvelines, fut la dernière à prendre la parole. La rénovation et la modernisation du pôle sont un plus pour le Quartier des Annonciades, où il se trouve à Meulan. Mme le maire est très heureuse d’avoir la présence «des anciens» au
Seine Vexin cœur de sa commune juste à côté du nouveau Collège privé Mercier-St Paul. L’achèvement du pôle est, pour elle, une bulle positive après les tempêtes très nombreuses que le CHIMM a traversées ces dernières années. Tous les intervenants sont heureux de voir ce pôle enfin terminé et être un outil face à la problématique du vieillissement de la population. Il répond à de nombreuses attentes qui en résultent. Toutefois, les questions du vieillissement et de la dépendance continueront à se poser. C’est un enjeu de plus en plus important pour les Français ainsi que pour toute la population mondiale. r Damien Delerin
MEULAN/LES MUREAUX
Ferme de la Haye, un ancrage yvelinois
Le samedi 15 juin 2019, la Ferme de la Haye fêtait le premier anniversaire de son magasin de produits bio lors d’une journée portes ouvertes. Un mois plus tard, un premier bilan encourageant a été fait avec Fabien Frémin, exploitant de la Ferme de la Haye. En juin 2018, la Ferme de la Haye a ouvert un nouveau service local à travers un magasin de producteurs. Fabien et Aurélie Frémin, exploitants de la Ferme de la Haye, ont continué à tenir ce point de vente sur le site même de la ferme durant l’année écoulée. Ils ont permis à la population locale de se fournir en fruits et près de 90 % de la production de la ferme est vendue ici. Ce magasin est ouvert le mercredi, le jeudi et le samedi de 15 h à 19 h.
Le magasin de la Ferme de la Haye (Photo DD)
Une équipe de vente s’occupe du magasin et Fabien Frémin espère pouvoir embaucher une personne supplémentaire si les ventes progressent et, par extension, l’ouvrir plus de jours dans la semaine.
Un an d’activité Après un an d’activité, la famille Frémin a organisé une journée anniversaire le samedi 15 juin, qui a pris la forme d’une journée portes ouvertes avec visites guidées de l’exploitation et dégustation de produits bio. Pour Fabien Frémin, ce fut un succès.
Les fermes proposant du maraîchage et de l’arboriculture bio sont peu nombreuses en Île-de-France ; par conséquent, l’exploitation de la famille Frémin est un plus pour les habitants des Mureaux, qui sont invités à en profiter. r
Projets d’extension Le magasin, aussi, a eu du succès mais sa marge de progression peut être plus importante. En ouvrant ce point de vente, les exploitants de la ferme ont voulu commencer à petite échelle. Ils ont en moyenne une centaine de clients dans la semaine sur les trois jours ouvrés. A côté, la production est également en vente sur les marchés de Fontenay-le-Fleury, de Maurepas et de Meulan-en-Yvelines. La production à mi-saison, a précisé Fabien Frémin, est bonne. «On n’a pas eu de gros soucis !». Il faisait référence aux aléas du temps évidemment.
Damien Delerin
Une équipe de vente s’occupe du magasin. (J2R)
Infos sur le magasin de la Ferme de la Haye Ouvert les mercredis, jeudis et samedis de 15 h à 19 h à côté de la Zone d’activitéa de la Haye 78130 Les Mureaux
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La 4e vente de fournitures de ISA a battu des records d’affluence
Dans les locaux de ISA la quatrième vente de fournitures scolaires est un succès. (DR)
Fin août et début septembre, l’association Insertion Solidaire Autonomie a réalisé sa quatrième vente de fournitures scolaires afin d’aider les familles pour la rentrée scolaire. Cette vente a battu, malheureusement, des records montrant sa nécessité.
Depuis juin, ISA avait commencé à annoncer cette quatrième édition de sa vente de fournitures scolaires auprès de ses partenaires comme le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) des Mureaux et au Conseil départemental des Yvelines, partenaires de l’association. Celle-ci est subventionnée par les services d’action sociale des Mureaux. L’action de l’association est donc limitée à un cadre précis et elle s’attendait à recevoir la visite de 200 à 250 familles.
Du 21 août au 10 septembre 2019, l’association Insertion Solidaire Autonomie (ISA) a organisé sa quatrième vente de fournitures scolaires dans ses locaux à destination des familles des Mureaux. ISA propose des fournitures de marques à des prix très inférieurs à ceux des grandes surfaces et de l’occasion.
«C’est une action pertinente et utile !» Dès le premier jour de la vente, comme l’a précisé sa présidente, Mme Jacqueline Dagès, professeur de français retraitée du Lycée François-Villon, il y a eu autant de familles que durant toute la vente 2018. Dès 11 h du matin, les familles attendaient devant les locaux de ISA. C’est un fait que la déléguée du préfet, Sophie Martin, présente lors de la première journée de la vente, a pu constater. Elle a vu l’utilité de cette action menée par cette association en déclarant «C’est une action pertinente et utile !»
D’où viennent les fournitures ? Cartables, stylos, crayons, gommes, Tipex, surligneurs, feutres, crayons de couleurs, cahiers... tous ces outils nécessaires aux écoliers étaient disponibles à l’achat, jusqu’à épuisement du stock, pour toutes les familles soutenues par l’association et des Mureaux. L’association achète des lots à une autre association «Dons Solidaires» qui fait de la récupération de fournitures scolaires auprès de fabricants, d’entreprises, de marques... ISA peut ainsi proposer à prix très réduits des marques comme Bic, Chipie et Airness. www.journal-deux-rives.com
Cette opération, encadrée par une dizaine de bénévoles (ISA en compte 25) se fait dans une démarche citoyenne et d’insertion. «Donner aux enfants leur permet de réussir», a déclaré la présidente d’ISA. La vente a une telle renommée que l’association est sollicitée par d’autres villes comme Mantes, afin que des familles y habitant profitent de la vente.
Malheureusement, cela dépasse son champ de compétence et le cadre de ses partenariats. Dans ces villes, aucune association ne propose de vente de fournitures scolaires. La ville d’Ecquevilly, par contre, est entrée dans ce cadre. Son CCAS a fait un don à l’association qui accueille des stagiaires en provenance de cette commune. Mme Dagès a expliqué que la date d’ouverture fixée au 21 août est liée au versement de l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS). Les familles qui ont reçu cette allocation le 20 août pouvaient, dès le lendemain, profiter de la vente. C’est pour cette raison que la présidente et le vice-président David Nauleau s’attendaient à un second pic de vente après la rentrée scolaire, le 2 septembre. Ils prévoyaient que les familles recevraient des listes complémentaires de fournitures. C’est pour cette raison que la vente s’est terminée seulement le 10 septembre. «On peut réassortir pendant toute l’année», avait ajouté la présidente. Cette opération pour aider les familles devait, donc, se tenir jusqu’au 10 septembre 2019 ou jusqu’à épuisement des stocks ; cependant les activités de ISA ne limitent pas à cette vente : il y a l’épicerie solidaire et une brocante de vêtements d’hiver qu’ISA envisage de faire le 16 novembre prochain, toujours dans un souci d’entraide et de solidarité. r Damien Delerin
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Le Forum de rentrée, «Ville prudente» met en avant ses bénévoles
Le samedi 31 août 2019 a été organisé le Forum de rentrée des Mureaux au COSEC Pablo-Neruda. Cet événement a marqué la rentrée de septembre, tout particulièrement celle des nombreuses associations sportives, culturelles ou solidaires de la commune. C’était aussi une journée de remises de décorations. Comme chaque année, la ville des Mureaux marquait la rentrée de septembre avec le Forum de rentrée.
La rentrée des associations C’est bien plus qu’un simple forum des associations. C’est le rassemblement de la grande majorité des associations de la ville mais c’est aussi un moyen de mettre en contact celles-ci et les habitants. C’est aussi là que les associations, qu’elles soient culturelles, sportives ou solidaires, lancent la reprise de leurs activités. Par exemple, chaque année, le Cercle Aqua-sport des Mureaux (CAM) reçoit énormément de visiteurs, qui veulent s’informer mais aussi s’inscrire. C’est aussi le moment de faire une présentation des grands rendez-vous qui ouvrent l’année, comme le festival Fleurs-en-Seine, organisés par les associations et/ou par la Ville. «Ville prudente» niveau 3 cœurs C’est aussi le moment parfait pour mettre en avant des animations nouvelles, comme la visite en réalité virtuelle de la ville à bord d’une montgolfière, et de décerner des récompenses. Cette année, la Ville des Mureaux a reçu des mains du responsable du comité 78 de l’Association Prévention Routière un diplôme de la «Ville prudente» niveau trois cœurs. Une panneau sera placé à l’entrée de la ville. Cette récompense honore les nombreuses actions menées pour la sécurité routière par la Ville des Mureaux. Cependant, le maire a souligné que les structures mises en place ne font pas tout le travail de sécurité. Il y a aussi le comportement des usagers de la route. Les incivilités et le nonrespect des règles provoquent des accidents. La tâche de sensibilisation est le travail de toutes et tous mais c’est aussi celui des bénévoles de l’association Prévention Routière, qui interviennent auprès des usagers présents et futurs. Médaille de la ville pour la carrière d’une bénévole Les bénévoles ne sont pas assez nombreux et ne se renouvellent pas. C’est aussi l’une des raisons du Forum de rentrée. L’un de ses buts est de faire découvrir aux habitants les associations, mettre en relation les associations également, recruter de nouveaux bénévoles et honorer les plus acharnés.
Le maire des Mureaux, François Garay, reçoit le diplôme de la «Ville prudente». (Photo DD)
Les rugbymen des Mureaux ont relancé la machine à gagner. (J2R)
Le talent muriautin tient à la vitalité du tissu associatif. (J2R)
C’est le cas de Mme Anne Caron, responsable de la gym volontaire. A la fin du Forum, commencé à 10 h et terminé à 18 h, juste avant le pot de l’amitié, elle a reçu des mains du maire et de Bernard Durupt, premier adjoint au maire, délégué à la vie associative, la médaille de la Ville pour sa carrière et son implication en tant que bénévole.
Le Forum de rentrée 2019 a été celui des records : pour le nombre d’associations et pour celui des visiteurs, plus de 2500. Ce résultat montre à quel point le tissu associatif des Mureaux est riche et attractif. r Damien Delerin www.journal-deux-rives.com
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Les anti-Calcia s’organisent pour une longue bataille
L’affaire Calcia passe de la médiatisation à la lutte judiciaire comme dans le cas de la plaine (cf. p.5). Le 5 juillet, à la salle des fêtes de Brueil, une conférence de presse a réuni l’avocat des militants d’AVL3C(1), Me Alexandre Faro, Mounir Satouri, député européen, et d’autres élus. «Malgré la tentative du passage en force par une autorisation d’exploitation de carrière à Brueil, le combat continue», nous ont expliqué les opposants à ce projet controversé. Ce combat classique, entre pot de terre contre pot de fer, semble prendre une tournure beaucoup plus juridique. Certes, début juillet, un groupe d’élus de la République est allé faire une démonstration de force médiatique devant le ministère de l’Environnement, mais seul un membre du cabinet du ministre, alors de Rugy, les a reçus. Des élus comme Mounir Satouri, député européen, se sont sentis ignorés, voire bafoués.
Vendredi 5 juillet, 14 h 30 à la salle des fêtes de Brueil : conférence de presse avec l’avocat Me Faro en présence de Mounir Satouri, député européen, et d’autres élus. Autorisation d’exploitation de carrière à Brueil. Le combat continue. (J2R)
Depuis 2017, des élus, des habitants et désormais des avocats se battent contre un projet dont le but est d’exploiter le gisement de calcaire situé dans une zone importante du Vexin, au cœur du Parc naturel du Vexin Français. Quand l’Etat et ses instances ne vous écoutent plus, «c’est au tour du juge administratif de départager», a analysé l’avocat Alexandre Faro qui avait été l’avocat des opposants au projet du circuit de Formule 1 aux Mureaux et à Flins. Il est évident que le contexte n’est pas le même : le travail de lobbying de la société HeidelbergCement a porté ses fruits car la nécessité de construire pour des projets liés aux JO de Paris demande davantage de ciment pour bétonner. Lors de la publication du décret pour exploiter la carrières, au moins quatre pages de références juridiques (visas) y ont été citées. «C’est un signe, qui ne trompe pas, de fébrilité», a analysé Me Faro. Sur le fond, l’avocat de l’association militante AVL3C n’a pas dévoilé ses arguments pour défendre la cause mais il a insisté sur le fait d’utiliser tous les moyens juridiques à sa disposition en incluant le droit de l’environnement à l’échelle européenne. Le député Mounir Satouri, «qui vit ce territoire depuis des années», n’a pas mâché ses mots : «Comme l’Etat a failli, nous [les écologistes], on va vous aider», a-t-il proposé, mais, d’abord, il faudra utiliser tous les moyens de défense de la nature et surtout s’organiser. Certains ont évoqué la création d’une Zone à défendre (ZAD), d’autres ont parlé de l’obstruction militante pour «empêcher des machines www.journal-deux-rives.com
On se prépare pour la bataille du Vexin. (J2R)
de guerre qui viennent détruire notre territoire». Pour Me Faro, il faut raison garder. D’abord, le juge peut annuler, amender le projet avec des restrictions. Il plaide pour que l’on examine le dossier de fond en comble avant de proposer une ligne de conduite pour arrêter ce projet. L’avocat dispose de 4 mois pour déposer un dossier de contentieux. En conclusion, comme chaque combat de ce type, le facteur temps est précieux. Les producteurs de béton ont des contraintes de rentabilité économique, des banques assurant des prêts pour des investissements, alors que les habitants peuvent s’unir et lutter pour leur terre. Toutefois, il est difficile de mobi-
liser les habitants et c’est aussi un facteur de temps qui pourrait jouer contre les militants d’AVL3C. En somme, les trois ingrédients sont là pour cette grande bataille du Vexin : un avocat conseil de renommée mondiale, un appui politique d’envergure qui s’est joint aux élus de terrain, puis la mobilisation populaire. Celle-ci pourra-t-elle persister ? Pour se rassurer, un militant a lancé : «Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu !». De manière classique, la bataille du Vexin s’annonce longue. r Rodrigo Acosta 1. Association Véxinoise de Lutte Contre les Carrières Cimentières - Vexin Zone 109
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Sports
TENNIS
Thomas Memisoglu, le début d’une belle aventure dans la cour des grands
Début juillet 2019, Thomas Memisoglu a joué dans le groupe élite Europe Grade 1 au Stade Français, dans un tableau assez concurrentiel où se trouvaient les meilleurs tennismen du moment. Suite à cette expérience, Thomas est parti en tournée «Tennis Europe» avec la Fédération Française de Tennis. Il a passé trois jours à Boulouris pour enchaîner une série de tournois en Suisse, en Allemagne et, au retour en France (à Annecy). Le J2R, qui va suivre ses exploits, encourage des internautes à venir avec nous pour l'épauler dans ses conquêtes dans la cour des grands du tennis européen.
- Sélection en stage national par le directeur technique national à Saint-Cyprien. - Titre de vice-champion de France de double à la coupe de France des 13 ans à Grenoble et 3ème du dernier tournoi national de Vexin Thelle des 14 ans. - Plus récemment, demi-finaliste du Tennis Europe de Héraklion (Crète). - Classement 274ème européen à 14 ans avec 78 points.
Le jeune Thomas Memisoglu est discret en dehors des courts de tennis. Sur un court, il se métamorphose et devient un vaillant sportif qui cherche à se dépasser.
Les tournois suivants étaient prévus en juin et en juillet : Tennis Europe au Portugal (Vilamoura et Portimao), puis à partir du 15 juillet en sélection avec la direction technique nationale (Oberentfelden en Suisse, puis Sofia en Bulgarie et enfin Annecy).
Déjà de brillants résultats à 14 ans Licencié au Tennis Club de ConflansSainte-Honorine, il vient d’intégrer les listes de haut niveau du ministère des Sports dans la catégorie «Espoir». En effet, Thomas est inscrit au Pôle Espoir du comité des Yvelines de Tennis à Feucherolles, s’entraînant 18 heures par semaine en horaires aménagés en fréquentant le Collège Jean-Monnet de Feucherolles, attenant au siège du comité ; il se retrouve engagé dans de très nombreuses compétitions régionales, nationales et internationales (notamment sur le circuit Tennis Europe). Ses résultats sont éloquents : né en 2006, il figure aujourd’hui dans la liste des meilleurs joueurs de la Fédération Française de Tennis dans sa catégorie d’âge, top 15 français, classé aujourd’hui 4/6. Son palmarès sportif impressionne Thomas joue depuis l’âge de cinq ans et fait partie depuis ses 6 ans du groupe Espoir de la Ligue des Yvelines de tennis, devenue l’an passé, Comité des Yvelines de tennis. Grâce à ses différents résultats, il a intégré son Pôle Espoir du comité des Yvelines à la rentrée 2017-2018. Thomas a, ensuite, remporté des tournois sur le circuit Élite francilien depuis l’âge de 8 ans, et de nombreux tournois de clubs locaux. Ses résultats les plus récents depuis cette intégration au Pôle sont les suivants : - Participation à 14 tennis Europe, dont 1/4 de finaliste à celui de Gradignan lui donnant ses premiers points internationaux en octobre 2018 ;
Sur l’année écoulée, son palmarès se situe à 47 matchs joués avec 20 victoires et 27 défaites, et en double 6 victoires et 5 défaites. La saison écoulée, Thomas a été 1/4 finaliste du Championnat de France des 12 ans et 1/2 finaliste en double notamment. Pendant l’été 2018, Thomas a été sélectionné 2 fois par la fédération sur la liste «National squad» de deux Tennis Europe (Koblenz, et Bludenz en Autriche où Thomas a remporté la consolante). Il a gagné également la consolante de Zetrud-Limay (Belgique-Bruxelles). Son palmarès se situe pour la saison écoulée, pour 75 matchs joués, à 51 victoires et 24 défaites.
Son projet sportif mérite un
Thomas est un Meulanais qui perce dans le tennis français. (DR)
Il est désormais possible de soutenir la performance sportive de Thomas à ce haut niveau. Dans le cadre d’un projet d’accompagnement Haut Niveau catégorie «Espoir», Thomas a besoin de nous tous, fans du tennis, lecteurs du journal et surtout des habitants de ce territoire de la Vallée de la Seine dont il est l’un de nos espoirs sportifs. Le projet d’accompagnement du sportif espoir que nous vous proposons contribuera au rayonnement de votre société, à travers les différents tournois que Thomas fera sur le plan local et aux niveaux du Département des Yvelines, de la Région Île-de-France, du territoire national et à l’international. Cet accompagnement permettra de traverser les socles du tennis de haut niveau exigés par la fédération : la culture du mérite par la valorisation de la performance (les victoires en tennis Europe) et la vitesse de progression (système de points marqués en tennis Europe).
- Formation comité, dont entraînements avec les entraîneurs du Pôle, préparateur physique, et suivi par un médecin du sport et kiné toutes les 2 semaines (coût estimé de 17 000 euros dont 3000 € à la charge de la famille) ;
accompagnement de nous tous
Cet accompagnement passe par des charges non négligeables pour les différents acteurs qui s’articulent autour du jeune espoir Thomas Memisoglu : famille, club, comité départemental, Département des Yvelines, commune, équipementier (Tecnifibre en textile et matériel) et votre société. Le coût financier estimé se répartit de la manière suivante :
- Déplacements Tennis Europe à l’étranger (coût réel pour la famille : 10 000 €), cours individuels club (500 euros, 1000 € hors participation du club). - Suivi par un préparateur mental à raison d’une fois par mois, selon les besoins. Ce projet s’inscrit dans un cursus de plusieurs années qui mériterait peut-être de réaliser une convention pluri-annuelle, éventuellement révisable en fonction de l’évolution du coût du projet chaque année, ou de constituer à nouveau un dossier chaque année sportive. r Rodrigo Acosta
Pour plus de renseignements veuillez nous contacter au 06 79 69 51 50 ou par courriel trielnews@free.fr
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Sports
GREEN YOGA
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Gaëlle Thomazic : «Je respire donc je lâche» des ressources «cachées». Certes, il s’agit de s’organiser pour désaccélerer et de se donner du temps. Quand l’on redeviendra son maître de l’horloge, une partie de la manche aura été gagnée. Des stages sont proposés pour une période de deux jours pour «lâcher prise». Ce type de stage est invariablement accompagné d’une alimentation «végétarienne» du déjeuner de chacun des deux jours. Gaëlle, votre professeur, précise : Il me tient à cœur de transmettre les valeurs et les bienfaits du yoga, pour que chacun découvre ses propres ressources et se reconnecte à lui-même.
Gaëlle Thomazic est une professeure qui renforce la coordination, l’alignement et la restructuration du corps. (DR)
Professeur diplômée de la Fédération française de Green Yoga, Gaëlle Thomazic propose des séances et des stages à Triel-surSeine. Rencontre avec cette spécialiste en gestion du stress où l'on trouve du sens et un retour à un temps désaccéleré. "Vivez votre vie dans le calme" est l'un des messages de Mme Thomazic. En regardant son parcours, on se rend compte que la société évolue actuellement vers un mode plus zen. Espérons-le car Gaëlle est une disciple de la détente, de la relaxation et de l’attitude bienveillante. Pour elle, c’est un art de vivre car il s’agit de transmettre «un bien-être aux gens qui stressent» en raison de leur mode de vie (boulot, vie accélérée et mauvaise alimentation). Gaëlle a intégré le professorat des diplômés de la discipline «Green Yoga» qui a pour finalité «de renforcer la coordination, l’alignement et la restructuration du corps, d’aider à gérer ses émotions et réduire les effets du stress sur l’organisme, de se reconnecter à soi-même tout en se reliant à ses aspirations profondes et développer ses talents physiques naturels.» Tout est possible comme par une sorte de magie si l’on entend par là que les limites de chacun sont connues car nos valeurs et notre mode de vie doivent ressortir en nous exerçant d’une manière hebdomadaire. Après ses stages, on constate que les personnes ont le sourire et l’anxiété tend à disparaître. Pour Gaëlle, chacun(e) de nous a www.journal-deux-rives.com
Par la pratique de postures tenues, de mouvements respiratoires («prayanamas») et de la méditation, on cherche à assouplir le corps et détendre le mental. Séance individuelle sur mesure adaptée à vos capacités. Possibilité de travailler sur les troubles liés au stress ou l’accompagnement de pathologies respiratoires et ostéo-articulaires en yogathérapie.
Parfois les ateliers de Gaëlle peuvent durer trois ou quatre jours sur des thèmes spécifiques avec comme finalité «de lâcher votre corps pour lâcher votre mental». r Rodrigo Acosta Tarifs et renseignements : gaelle.thomazic76@gmail.com Tél. : 06 86 72 16 37 - Triel-sur-Seine Facebook : Yoga’ailes
Gaëlle avait invité le public intéressé à venir au premier atelier sur la Péniche de Triel-sur-Seine, le mardi 24 septembre. «Thème : Equinoxe d’automne». L’automne est une saison de transition pendant laquelle on récolte les fruits des saisons précédentes, on trie, on s’ancre à la Terre mère pour entrer dans une période plus calme afin de préparer l’hiver... Nous utiliserons les postures, les mudras et les pranayamas pour activer les méridiens et les organes cibles liés à l’énergie de l’automne.
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Culture
MUSIQUE
Une journée dans les coulisses du Festival de musique de chambre de Giverny
Treize concerts, résidences d'artistes ont été les ingrédients pour une édition magnifique du festival «Musique de Chambre à Giverny» sous la direction artistique de Michel Strauss. Le thème de cette édition était «L'Europe dans tous ses Etats», rendant hommage à l'écrivain Stefan Zweig, qui avait publié, au début du XXe siècle, Le Monde d'hier, souvenirs d'un Européen. Fanny Aït Mouffok a été sur place pour nous faire vivre une partie de cette expérience onirique (du 22 août au 1er septembre 2019). Chaque année, les deux dernières semaines du mois d’août, le Festival de musique de chambre de Giverny rassemble près de 1500 spectateurs venus assister à la collaboration entre musiciens expérimentés et jeunes musiciens professionnels. Le thème de cette dix-huitième édition était «L’Europe dans tous ses états» avec comme compositeur invité le Hongrois Peter Eötvös. Deux concerts ont été consacrés aux célèbres compositeurs et musiciens Martial Solal et Vladimir Cosma. J’ai eu l’occasion de passer une journée entière auprès des trente instrumentistes et chanteurs «séniors» comme «juniors». J’ai pu ainsi côtoyer les membres de l’équipe administrative et artistique du festival qui permet de mener à bien ce beau projet tous les ans. A mon arrivée, je ne peux que constater que c’est loin des discordes et des tensions empoisonnant l’Europe actuellement que vivent tous les participants au festival. L’ambiance est à la détente malgré la dose de travail qui les attend chaque jour depuis le début de l’aventure. Ils ont eu deux mois pour appréhender les partitions et, lors de la première semaine du festival, leurs horaires de répétition s’étendaient de 8 h 30 à 19 h. Le programme des répétitions auxquelles j’ai pu assister s’organisait comme ceci : - 10 h 30 : Quatuor n°1 en ut mineur pour piano et cordes opus 15 ; - 11 h 30 : Morceaux de Vladimir Cosma hormis la musique de film ; - 14 h 30 : Kindertotenlieder de Gustav Mahler, pour voix et piano interprété par Sharon Coste et Jean-Claude Vanden-Eynden ; -14 h 45 : Les musiques de film de Vladimir Cosma ; - 17 h 30-19 h : Répétition générale avant le concert de 20 h où seront interprétées des œuvres de Beethoven et de Brahms.
Récréer le rêve européen par la musique classique est au cœur de la démarche artistique de Michel Strauss.(DR)
Ces séances sont réparties sur l’ensemble des espaces accessibles aux musiciens du festival. Les répétitions demandant le plus de musiciens prennent place dans l’auditorium situé sous le Musée des impressionnismes. L’une des pièces des maisons fournies par la Fondation Terra Costa pour loger les musiciens ainsi que l’équipe administrative est également utilisée comme salle de répétition. Les concerts du lendemain sont passés en revue. Les nuances à adopter y sont discutées en même temps que le tempo à suivre et l’interprétation à donner au morceau. A l’heure du déjeuner, j’ai eu l’opportunité de parler à Michel Strauss. En plus d’être un violoncelliste de renom, professeur au Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), Michel Strauss est le créateur et le directeur artistique du Festival de musique de chambre de Giverny. Les jeunes musiciens qu’il a sélectionnés pour le festival font partie des meilleurs instrumentistes avec qui il a été amené à travailler au fil des années. Les œuvres du programme sont également choisies pour permettre à ces musiciens juniors de jouer des pièces qu’ils n’auraient pas nécessairement l’occasion d’exploiter en conservatoire. Quant à la thématique de l’Europe, Michel Strauss tient à promouvoir l’ouverture à des cultures différentes sans oublier tout de même la situation politique, parfois déplorable, de certains pays d’Europe. La musique dans le cadre de ce thème
Le lieu est propice à la méditation musicale. (DR)
prend alors un rôle pleinement politique. A la fin de ma journée à Giverny je retiens une grande convivialité et une complicité évidente entre tous les participants. L’engagement et la dimension politique du festival de Michel Strauss n’empêchent pas l’amusement et le plaisir de jouer des œuvres peu entendues habituellement. Un événement musical original et facile d’accès depuis les Yvelines. A écouter absolument ! r Fanny Aït Mouffok www.journal-deux-rives.com
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Culture
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
MEMOIRE
Des chansons à Villennes aux pièces de théâtre et romans aux Mureaux, Jean Péheu et sa fille Jeanne à l’écriture et sur scène
L’élaboration du rallye pédestre des 2 Rives de Seine (& Oise), qui s’est déroulé aux Mureaux le 25 mai 2019, nous a fait connaître diverses anciennes célébrités de cette ville. Cet article concerne l’une d’elle qui a un lien avec Villennes, découvert à cette occasion. Jeanne Péheu, qui s’est fait connaître en littérature sous les noms masculins Grégoire Leclos et Jean Murelli, était la fille de Jean Péheu, un chansonnier de Montmartre qui possédait une maison à Villennes et a animé la vie locale. Jean Péheu avait choisi une maison de l’ancien centre de Villennes pour en faire sa résidence. Sa fille Jeanne, qui avait pris le pseudonyme Grégoire Leclos en littérature, était très attachée à la ville des Mureaux où elle a, longtemps, habité : elle a signé certains de ses romans du nom Jean Murelli, correspondant au premier nom de la ville, faisant référence à ses murs et ses murailles.
Jean Péheu, chansonnier à Montmartre, animateur des fêtes villennoises
Jean Péheu (1872-1949) était chansonnier à Montmartre, où il avait installé son cabaret Le Théâtre de l’Abri, après la Première Guerre mondiale. Il le dirigea jusqu’en 1930. Un article du journal Comoedia du 22/10/1919 nous donne des précisions : A l’heure actuelle, après des fortunes diverses, l’ancienne Sirène, devenue L’Abri, est dirigée par M. Jean Peheu, que seconde avec une activité inlassable Mlle Carmen Agius, danseuse fantaisiste-barmaid-costumière-diseuse et chanteuse. Mlle Carmen Agius possède, dans un étrange petit corps toujours en mouvement, une activité étonnante. M. Jean Peheu eût pu être un excellent comédien. En homme pratique, il préféra se consacrer au concert et à la chanson. J’en ai souvent éprouvé quelques regrets pour le théâtre. M. Jean Peheu, à l’époque où il jouait sous le nom de Fernandez, m’a laissé, dans un petit drame d’Oscar Méténier qui fut un modèle du genre granguignolesque, une impression de force et de terreur que je ne saurais oublier. J’aurais souhaité lui voir jouer L’Avare et des pièces du répertoire classique. La chansonnette et l’opérette légère l’attirèrent davantage.
En 1934, Jean Péheu a acquis le théâtre Paris-Folies, rue Montmartre. Se présentant toujours en costume bleu tendre sur scène, il a été l’un des imitateurs les plus célèbres de Mayol. Jean Péheu a acquis une maison à Villennes, à l’une des extrémités de la ruelle de la Lombarde ; il l’a nommée «Bravo Bis». Conseiller municipal, président du Comité des fêtes, il était devenu l’organisateur des festivités villennoises. A la fin des années 1920, il dirigeait la fanfare de Villennes. www.journal-deux-rives.com
Mary Perret, comédienne Mary Perret chantait et jouait la comédie. Alors qu’elle se produisait, au Théâtre Parisiana, en avril 1907, dans une fantaisievaudeville intitulée Les Colles de la femme, Le Journal amusant a écrit «On perret pour la voir et l’entendre» ! En 1909, dans l’opérette Béguin re roi à l’Alcazar, elle jouait Juliette, face à un Roméo. «C’est moins triste que dans Shakespeare», a commenté le journal Comoedia qui a ajouté : «Mary Perret, la gamine parisianette, au sourire aguichant, la gentille et à la fois très en chair Mary Perret, dont la jolie frimousse est appétissante comme de la pâtisserie.» En 1910 et 1911, elle était à La Scala, où elle a, notamment, joué dans une opérette à grand spectacle très applaudie Pâris ou le bon juge. Le journal Comoedia a jugé quelle était une Junon admirable au jeu intelligent et sûr. Elle a continué sa carrière au Théâtre des Variétés, à partir de 1913, commençant par un rôle dans La vie parisienne. Elle était une amie d’Yvonne Printemps et de Pierre Fresnay.
Jeanne Péheu, alias Grégoire Leclos, alias Jean Murelli, auteure de pièces de théâtre et de romans
Née à Paris en 1898, Jeanne Péheu s’installa, vers 1925, aux Mureaux, où vivait une partie de sa famille ; elle baptisa «L’ourserie» sa dernière maison, rue Maurice-Berteaux ; elle y vécut jusqu’à son décès, à l’âge de 84 ans, en septembre 1982. Elle repose au cimetière de Meulan. Une rue des Mureaux porte son nom. C’est sous le nom Grégoire Leclos qu’elle se fit connaître. Elle avait fondé aux Mureaux, en 1928, une compagnie de théâtre «Les trétaux de Grégoire», dont elle avait recruté les comédiens parmi ses amis et ses relations. Des acteurs professionnels, notamment sa mère Mary Perret, se joignaient souvent à la troupe. Elle-même assurait la mise en scène. Cette troupe muriautine fut active pendant 30 ans. De 1928 aux années 1950, Grégoire Leclos a créé plusieurs revues, mêlant musiques, chansons et théâtre. Elles étaient inspirées par des histoires locales, qui brocardaient des personnalités et des commerçants de la ville. Après la Deuxième Guerre mondiale, ses spectacles bénéficièrent de la collaboration de Denise Gence, de Frédérique Hébrard et de Louis Velle.
Culture
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT 2019
Des chansons à Villennes aux pièces de théâtre et romans aux Mureaux, Jean Péheu et sa fille Jeanne à l’écriture et sur scène. (DR)
Devenue célèbre dans les années 1930, elle a écrit pour le théâtre jusqu’en 1958. Après avoir rencontré, en 1954, un habitant des Mureaux nommé Frédéric Dard, qui l’a présentée au dirigeant des Editions du Fleuve Noir, elle y a publié des romans d’épouvante. Alors que, dans ses romans signés Grégoire Leclos, son style est très soigné, ceux publiés sous le nom Jean Murelli, sont emplis d’un langage fleuri et de mots argotiques. Frédéric Dard l’avait certainement influencée ! Son œuvre comprend une quarantaine de pièces de théâtre et de romans, dont onze romans publiés dans la collection «Angoisse» des Editions du Fleuve noir et un dans sa collection «Police». r Michel Kohn
Sources : - Résultats de nos recherches dans la presse ancienne (Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France) - Ouvrage Fouiller dans le passé - Les Mureaux de Marcel Denis (Médiathèque des Mureaux)
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