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Construire, à quel prix ?

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Le

JOURNAL des deux rives

3,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

mai - juin 2016

Contestation (1)

Numéro 127

Densification (2)

Concertation (3)

Contentieux (4)

Le consensus politique et la reprise immobilière récente conduisent à imposer une vague de construction massive dans les communes néo-urbaines de l'intercommunalité Grand Paris Seine & Oise, et a fortiori de la région Ile-de-France où un million de logements sont prévus d'ici à 2030, soit 70 000 unités par an. Les habitants sont confrontés à un choix difficile entre contestation (1) et contentieux (4) tout en se résignant parfois à participer à une concertation (3) qui aboutirait forcément à une densification (2) technocratique. Cependant, le débat s'annonce plus complexe que cela car d'autres possibilités existent : le projet communautaire (s'il sort un jour de l'assemblée GPS&O) devrait dessiner une certaine cohérence territoriale pour développer et pour sanctuariser des zones naturelles et agricoles. (pp. 5-8) (J2R)

Trois moF, sinon rien

Tony Yoka à Rio

Journée des métiers d'arts : 3 Meilleurs ouvriers de France présents

Il sera l'ambassadeur de la ville de Chanteloup-les-Vignes

L'association Seine d'Arts a organisé les 1er, 2 et 3 avril le circuit Métiers d'art pendant lequel la visite des trois Meilleurs ouvriers de France (MOF) a été remarqué à Orgeval, à Verneuil et à Villennes.

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Le champion du monde de boxe amateur endossera le rôle d'ambassadeur de la cité pour les JO de Rio. Il a signé le 23 mai un contrat avec la ville pour la représenter.

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une nouvelle caserne ?

Enquête aux Mureaux L'austérité budgétaire a bon dos pour ne pas investir dans un équipement public utile et nécessaire pour la population du Val-de-Seine. Quelques soldats du feu s'interrogent sur la date à laquelle la nouvelle caserne sera construite ! Les élus éludent le problème.

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LE JOURNAL DES

L

éditorial

mai-juin 2016

Votre petit coup de main pour sauver le J2R !

e Journal des Deux Rives (J2R), créé il y a 15 ans, est un journal local autour de Triel-sur-Seine, au Nord des Yvelines. Il assure une information fiable, indépendante des plus grands médias et des pouvoirs politiques, sur une actualité au plus près des habitants. Il donne, bien sûr, également la parole à qui veut la prendre, et facilite ainsi le débat local entre citoyens.

Un

journal avec peu de moyens, mais avec beaucoup d'énergie

Le magazine imprimé du J2R est diffusé en 1000 exemplaires à chaque parution (8 éditions par an). Il assure aussi l'édition de deux sites internets (www.journal-deux-rives.com avec 1200 visites uniques/jour et www.lesnouvelles-des-mureaux.com avec 500 visites uniques/jour) et des comptes Facebook associés. Avec peu de moyens, et beaucoup d'énergie, ce journal est devenu un poil à gratter local. Son équilibre financier est précaire, les revenus permettant juste de couvrir les dépenses, sans qu'il soit possible de rémunérer significativement et régulièrement ses contributeurs. Or, à la suite de la publication, sur le site Internet du J2R et dans le numéro 111 du J2R (daté juin-juillet 2013, pages 20 et 21), d’un article s'intitulant « Harcèlements à tous les étages », au sujet de la police municipale de Triel-sur-Seine, une plainte en diffamation a été déposée contre le J2R. C’était la première fois que cela nous arrivait depuis 15 ans ! En première instance, le tribunal de grande instance de Versailles a condamné en 2015 Rodrigo Acosta Garcia, directeur de publica-

M. Bédier s’ennuie-t-il danslesconseils GPS&O

Les juppéistes sont déjà en campagne pour les LR

tion de J2R, pour diffamation sur une personne ou agent dépositaire de l’autorité publique. Le J2R a fait appel. La cour d’appel de Versailles vient de rendre public son arrêt du 23 mars 2016 sur cette affaire. Le jugement est fondé sur la méthode de l'enquête, plus que sur les faits « qui n’ont pas fait l’objet d’un débat contradictoire ». Par ailleurs, il est reproché au J2R d'avoir permis « la rédaction d’un tel article par un étudiant effectuant un stage d’un mois... alors même que la complexité du sujet traité aurait mérité qu’il soit attribué à un journaliste expérimenté ».

Risque-t-il de disparaître ? En conséquence, le directeur de publication, Rodrigo Acosta Garcia, devra débourser environ 5000 euros d’amende, de dommages et intérêts et de frais de justice, auxquels s’ajoutent ses frais d’avocats. Ni le J2R, ni Rodrigo Acosta Garcia ne disposent de la somme demandée. Le journal est donc en danger de disparaître. Par conséquent, appuyé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), par de nombreux citoyens locaux et élus, et exerçant dans un territoire attaché à la liberté d’expression et d'information - on vous renvoie aux écrits d’Octave Mirbeau, résident de Triel au XIXe siècle - le J2R lance à toutes celles et à tous ceux qui sont favorables à un large droit d’expression et à la liberté de la presse un appel à l'aide(1) afin de sauvegarder un média d'information direct et citoyen dans les communes du Val de Seine.r 1. Voir : https://fr.ulule.com/journal-2-rives/

Gargantuades 2016 : la campagne dans la ville ! www.journal-deux-rives.com

Cook & cycle et son tour du monde

La Rédaction

Tournoi des Etoiles à l’Hautil : une édition de transition 3


LE JOURNAL DES

Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, François Nugues, Jeanine Provost et Hevé Roux. Ont participé à ce numéro : Fréderic Alves Bareiro, Jean-François Favre-Marinet, JeanPierre Grenier et Jean-Pierre Thierry, . Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,20 € (en raison du coût de fabrication du journal).

www.journal-deux-rives.com Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €) WEB ou DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de nos réclames. 4

SOmmaire

mai-juin 2016 ÉDITORIAL

EDITO : Votre petit coup de main pour sauver le J2R !

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Intercommunalité : Construire, à quel prix ? Construire « mieux et plus » ! Idéalistes d’un bord et caciques de l’autre,

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alliés pour détruire nos villages

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ACTUALITé locale Andrésy

Sculptures en l'Île s'ouvre à la Chine « Mutilations arboricoles »

Carrières s/ Poissy Chanteloup Orgeval Maurecourt

- Parc du Peuple de l'herbe : l'envers du décor - L'école des Bords de Seine sera-t-elle ouverte à la prochaine rentrée ? Tony Yoka en embassadeur de la cité pour les JO de Rio Journée des métiers d'arts : trois Meilleurs ouvriers de France présents

Verneuil

Concert fraternel pour et par les Tibétains - Le projet Gallieni ne suscite pas d'oppositions - Marche de la confraternité - Risque d'effondrement d'une maison à Pissefontaine - Pourquoi tant d’avions à basse altitude dans le ciel ? - Un rêve de gosse réalisé pour 230 enfants dans les airs

Chapet

Mitan, un projet mort-né

Vernouillet

Construire ou ne pas construire une école

Villennes

Urbanisation : réponses au préfet

Triel

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Seine-Vexin / Débats Politique

Visite présidentielle aux Mureaux

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Equipements

Inauguration-surprise du commissariat

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Economie

Domotic'Home, une start-up des Yvelines qui fait référence dans les NTIC

Equipements Chimm Débats

A quand une nouvelle caserne ? Le secteur hospitalier face à l'austérité

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La championne Gaëlle Amand, veut confirmer sa suprématie

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L'insatiable explorateur sportif Hedrich Les Sangliers du RCTLM sont devenus champions d'Île-de-France RPH

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Migration et mondialisation, une conférence inédite à Conflans

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sports Boxe féminine Sport-aventure Rugby Triathlon

CULTURE

Livres Cinéma Education artistique

Les Versaillais brillent au Triathlon des Mureaux

Jean-Pierre Thierry présente son livre choc « Trop soigner rend malade » La der du Festival Juniors, et après ? Favoriser l'accès à l'art et à la culture, devient un objectif de GPS&O

cONCERT sANSEVERINO www. journal-deux-rives.com

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intercommunalité

mai-juin 2016

Construire, à quel prix ?

Construire «mieux et plus» ! Toutes les communes de GPS&O(1) vont participer à l'effort de production d'un million de logements en 15 ans. C'est le rouleau compresseur de la promotion immobilière. Y aura-t-il de dérogations à la loi SRU ?

Lors d'un débat technico-politique, organisé, le 17 mai, par l'Observatoire régional du foncier en Île-de-France (ORF), tous les acteurs de la chaîne immobilière se sont fixé comme objectif de produire « plus et mieux » des logements pour atteindre un objectif d'un million de logements en 15 ans. Toutes les communes de l'Île-de-France, sans équivoque, sont incitées à contribuer à cet effort régional, voire national. Les promoteurs se réjouissent. Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, a martelé la même idée lors d'une conférence de presse le 18 mai même si des solutions pour les petites communes sont à envisager (voir ci-dessous). Des associations et des défenseurs de l'environnement et certains maires ruraux de Grand Paris Seine & Oise ont des soucis à se faire. Emmanuelle Cosse a souligné les objectifs en matière de production de logements en France : la tendance est favorable pour dépasser 400 000 logements en 2016 suite à la reprise de 2015. En parallèle, le seuil de logements sociaux - soit 25 % du stock - va aussi être renforcé partout, même dans les communes réticentes (et parfois carencées telles Triel, Orgeval...) comme celles de la rive gauche de Grand Paris Seine & Oise. Consensus et conjoncture favorables Pour situer le débat, il faut savoir que l'Île-deFrance compte environ 6 millions de logements. Selon l'INSEE, environ un quart correspondait à de l'habitat individuel, les trois quarts restants à de l'habitat collectif (chiffres 2012). La consommation foncière liée au développement de l'habitat a nettement baissé depuis 1999, passant de 900 ha/an entre 1982 et 1999 à 555 ha/an entre 2000 et 2012 (423 ha/an entre 2008 et 2012). Certes la crise économique avec ses répercussions sur l'immobilier neuf a ralenti la demande et donc la pression foncière. Le consensus politique dégagé depuis les

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement (1)

Geoffroy Didier, viceprésident de la région IDF (2)

La mobilisation pour rendre disponibles tous les terrains, publics et privés, a fait l'objet d'un consensus politique (voir médaillons 1 et 2) qui dépasse les clivages droite/gauche. Le terrain près de la gare de Triel en est un exemple pour densifier la ville. (J2R)

années 2010 semble aller vers un objectif de 70 000 logements par an dans la région Île-deFrance. Dans une convergence inusitée, MM. Patrick Ollier, Geoffroy Didier, respectivement président du Grand Paris et vice-président de la Région, et Mme Cosse l'ont répété lors des débats du 17 mai à Paris. « Libérons, mobilisons et finançons » le foncier afin de produire des logements était le message principal de Geoffroy Didier. « Facilitons, a expliqué à son tour P. Ollier, les négociations et la fluidité » dans la conversion des terres non urbanisées en mètres carrés de logements construits. Les élus en charge de la grande métropole parisienne (Grand Paris et Région) sont aussi conscients que les maires doivent y être associés : pour Geoffroy Didier, « les maires sont les seuls à connaître le besoin local » et de ce fait il faut s'appuyer sur ce maillage des mairesbâtisseurs. Dans ce sens, la présidente Valérie Pécresse les a réunis le 11 mai pour présenter les visions de la Région dans ce domaine. D'ailleurs, à mi-mandat des municipalités, il est essentiel pour des élus de construire sinon ils risquent de n'avoir rien fait pendant ce mandat. Une deuxième convergence unit des élusbâtisseurs et la profession immobilière. Pour la nouvelle présidente de la Fédération des promoteur immobiliers (FPI), Alexandra François-Cuxac : « Les chiffres du premier trimestre 2016 (NDLR : +14.7% et s’établissent à 30 804 ventes de logements neufs) confirment l’optimisme www.journal-deux-rives.com

retrouvé en 2015 face à la reprise du marché. Avec le décollage de l’accession, au point mort depuis plusieurs années, la construction de logements pourrait bien à nouveau fonctionner avec ses deux moteurs. La réforme du PTZ décidée par le Gouvernement en fin d’année contribue à ces résultats ; l’annonce de la prolongation d’un an du dispositif Pinel tout comme l’élargissement annoncé de 300 à 500 m de la bande autour des QPV sont autant de mesures qui devraient conforter la reprise ». L’alignement de tous les astres crée un climat particulièrement favorable à la construction parce que, créatrice d'emploi, elle est surtout un des piliers de la croissance économique classique. « Quand le bâtiment va » tout le reste semble suivre. Toutefois, les promoteurs de France et de Navarre sont gourmands : ils demandent la levée d'obstacles « à la construction (accélérer la rapidité du traitement des recours par les tribunaux, suspendre le sursis à statuer pour faciliter la mise en œuvre des PLUi, lutter contre les dispositions illégales des chartes et fluidifier l’accès au foncier constructible), si l’on veut accélérer la production de logements et l’emploi en France ». La participation des habitants et la concertation sont des concepts étrangers à leur vocable quotidien ! Cela pourrait créer des soucis dans l'équilibre entre les habitants et les acteurs de la construction. Ainsi, les 73 communes de la communauté urbaine GPS&O sont évidemment concernées par cet objectif qui réunit les forces politico5


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intercommunalité

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Construire, à quel prix ? économiques d'une manière claire et se précise sur le terrain. Quelles seront les conséquences dans les divers sites où l'on a vu des projets présentés ? Quel équilibre entre le besoin de la nature et celui de se loger ? Qui va payer les coûteux équipements publics ? Certains exemples peuvent nous permettre d'esquisser le début des réponses à ces trois interrogations de taille. Soucis à la pelle pour les NONistes... A Carrières-sous-Poissy, on bétonne pour construire 2.800 logements d'ici à 2023 ; des projets sortent des cartons à Chapet (projet Mitan de 340 logements d'ici à 2030), à Triel (projets Parc municipal et la Gare..., soit 200 logements) à Villennes-sur-Seine (projet de 80 logements). Ces projets immobiliers posent problème à certains habitants opposés à ces projets pour diverses raisons. Certains projets ont même été abandonnés en raison d'une farouche résistance à Pissefontaine où Bouygues devait construire 70 logements après une réunion publique houleuse et un contentieux de 2015. Le cas de Triel illustre une certaine atténuation de ce comportement NONISTE contre la construction de logements. Certes, la mise en carence (la préfecture a classé la commune de Triel, entre autres, comme ayant un déficit de logements sociaux) et les amendes conséquentes ont diminué les ardeurs non seulement des maires successifs mais, nous semble-t-il, de la population. Les dernières réunions publiques autour du projet de la gare de Triel attestent de ce changement d'attitude. En outre, le coût des contentieux est élevé et il faut se préparer pour durer tout en ayant des arguments solides et juridiquement valables. Depuis 2013, le PLU de Triel et le déclassement du Parc municipal font l'objet d'un contentieux qui semble perdurer par l'action de l'association « Les Amis de Triel ». Les opposants à la construction du Domaine du Parc à Villennes-sur-Seine ont déposé un contentieux et sont prêts à aller plus loin car « un

Des promoteurs comme Nexity savent se positionner quelle que soit la géographie et dans tous les segments du marché : exemples de projets livrés à Orgeval (en médaillon) et en cours à Carrières-sous-Poissy. (J2R)

PLU n'est pas de marbre » ! Ensuite et surtout, les actions du Grand Paris Seine & Oise vont se concentrer sur l'emploi et la construction car ils vont de pair avec le développement économique. Ainsi, parmi les huit zones prioritaires, on dénombre la Pointe de Verneuil (où l'opération va s'accélérer d'ici à septembre), la zone de Quarante-sous à Orgéval.... En parallèle, la médiatisation récente de l'arrivée d'un acteur important (groupe SNI) dans la construction de logements à Carrièressous-Poissy montre que le coup de fouet au chantier de la ZAC Centralité à Carrières-sousPoissy est un des moyens pour Pierre Bédier, président du conseil départemental pour promouvoir des logements intermédiaires pour la location. Pour ancrer dans la durée cette reprise et cette volonté politique à tous les échelons, il resterait, selon les promoteurs-constructeurs, « nécessaire de prendre des mesures structurelles fortes libérer des terrains constructibles à la vente, délivrer des autorisations de construire plus rapidement, lutter contre

les recours abusifs, alléger normes et réglementations, stabiliser le cadre juridique et fiscal… » En somme, les promoteurs-constructeurs exigent une carte blanche pour pouvoir faire et défaire le territoire. Le levier économique joue en leur faveur. Construire à quel prix ? Il est louable de produire à un rythme adéquat la palette de logements répondant aux besoins de nos concitoyens. Mais « le prix à payer » devrait être savamment estimé politiquement et débattu localement. D'abord, qui paiera pour les équipements publics ? Parmi les élus, les acteurs économiques et les experts, personne n'est capable d'avancer le moindre méthode pour pouvoir financer les équipements coûteux pour ces grands chantiers. On construit mais l'on s'interroge moins sur les conséquences en matière de crèches, d'écoles primaires, de voiries, de systèmes d'assainissement... Même Régis Pélissier, directeur régional de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a botté en touche sur la possibilité de voir élargir un

Faites un appel à l'intelligence collective ! Telle a été la réponse de Manuel Valls à Philippe Tautou après son interpellation, retranscrite sur le site Internet des confrères du Courrier des Yvelines. (2) Ainsi, nous avons appris que le président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise avait profité d'une visite du Premier ministre dans sa ville pour lui faire part d'une idée « innovante » : «On ne peut rester sur un principe de 25 % de logements sociaux pour chaque commune. Pourquoi ne pas passer à une logique de répartition au sein d’un territoire ?». Le manque de temps n'a, certainement, pas permis alors une discussion sérieuse sur ce sujet. Si Philippe Tautou prend l'initiative de renouveler, par écrit, sa proposition, nous lui suggérons qu'elle soit limitée aux intercommunalités auxquelles la compétence de l'urbanisme a été déléguée par les communes. Toutefois, la personne qu'il faut convaincre c'est Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l'Habitat durable, qui accompagnait Manuel Valls. Ce n'est plus Cécile Duflot qui est en charge de ce secteur, mais il y a une grande continuité, reflétée dans les dernières prises de position de Mme Cosse. r 2. http://www.78actu.fr/philippe-tautou-a-manuel-valls-il-faut-elargir-la-loi-sru-au-niveau-des-territoires_35592/

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Construire, à quel prix ? dispositif exceptionnel pour le financement des équipements publics par rapport à la tâche titanesque amorcée en 2016. Ensuite, la mobilité (transports publics, voitures particulières, intermodalité...) n'est pas intégré à la vague et la méthode de construction effrénée dans les Yvelines. 1500 logements locatifs intermédiaires dans les Yvelines d'ici 2019 Pour répondre aux besoins en logements des actifs et des jeunes ménages disposant de revenus médians, le Département des Yvelines a signé, le 9 mai, une convention innovante avec le groupe SNI (Société Nationale Immobilière), premier bailleur de France, pour favoriser la production de 1500 logements intermédiaires dans les Yvelines d’ici 2019 (voir ci-contre). « Sur une priorité comme le logement de nos jeunes, il nous faut imaginer de nouvelles solutions pour combler le déficit d’offres. Ce partenariat est le premier du genre entre le groupe SNI et un département. Je suis fier que les Yvelines soient précurseurs en la matière, comme elles l’ont toujours été en matière de soutien à l’habitat », a précisé Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines. Selon l'argumentaire de M. Bédier, de nombreux ménages se retrouvent avec des revenus trop élevés pour accéder au logement social, mais trop faibles pour se loger dans le privé. Il s’agit donc de développer une offre de logements avec des loyers inférieurs de 10 à 15 % au loyer du marché, grâce à une TVA réduite de 10 %. Le Conseil départemental des Yvelines mène une politique pour répondre ainsi directement aux besoins des jeunes qui s’installent, tout en renforçant la mixité sociale de l’habitat. Ces logements intermédiaires seront en effet intégrés dans des opérations immobilières comportant au minimum 25 % de logements sociaux. Le programme immobilier de la Centralité

André Yché, président du directoire du groupe SNI, et Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, ont signé une convention pour des logements locatifs intermédiaires. (DR)

de Carrières-sous-Poissy est un exemple de ce que veut faire le Département. Le groupe SNI va livrer prochainement 56 logements intermédiaires au sein d’une opération mixte composée de 146 logements libres et 50 logements en locatif social, réalisés dans la ZAC Centralité à Carrières-sous-Poissy, par Nexity. L’opération sera destinée à accueillir des ménages aux revenus moyens, notamment des jeunes en priorité; ainsi la typologie des logements T2 sera prépondérante. Manque de transports efficaces « Le secteur de Poissy est dans un bassin d’emploi, où le besoin de logements est très important. C’est également un site où les transports sont en plein développement avec l’arrivée du RER Eole et de la Tangentielle Ouest », a machinalement expliqué Pierre Bédier. Certes, la parole du politique répond à un certain relativisme. Nous savons tous que l'épée de Damoclès de la troisième couronne, notamment dans les Yvelines, réside dans le manque de

transports disponibles et efficaces. Avec le Grand Paris (qui n'est pas le GPS&O), ce propos politique est pertinent dans les départements de la première couronne où le réseau de transport avance à une vitesse météorique. Dans la Seine Aval, la prolongation d'Eole a été repoussée à 2025. La politique des pistes cyclables connaît une certain regain d'intérêt mais elle n'est pas globale par rapport aux 73 communes de la communauté urbaine GPS&O. Enfin, le cadre de vie va sûrement pâtir car plus on construit - en plus s'appuyant sur un modèle axé sur la mobilité par la voiture particulière plus la nature va disparaître et par conséquent l'atout de notre territoire va s'amoindrir, voire disparaître. Ce débat devrait se poursuivre à l'échelle de chacune des 50 communes rurales de la communauté urbaine et ensuite faire émerger un débat à l'échelle communautaire. r 1. Grand Paris Seine & Oise

La loi SRU et les communes rurales : une « aberration » pour Jean-Marie TEtart, député J2R : Les communes rurales(*) sont aussi dans l'obligation de construire des logements sociaux depuis l’adoption de la loi ALUR. Quelle est votre position sur cette question délicate ? J.-M. T.: Je trouve cela « idiot ». Les études d'impact n'ont pas été concluantes. A-t-on réfléchi à ce type de question? Passer d'un taux de zéro logement social à vingt-cinq me semble impossible dans un délai de sept ou huit ans. Des petites communes, entrées dans de grandes intercommunalités urbaines, se retrouvent soudainement soumises aux mêmes obligations que les grandes intercommunalités en matière de logement locatif social, à savoir atteindre assez rapidement 20 ou 25 % de logement social alors qu’elles n’en avaient peut-être pas en y entrant. Si elles n’atteignent pas ces taux, elles sont alors soumises à un prélèvement financier quelquefois majoré. Pour y répondre, elles sont alors obligées de ne construire que du logement social pendant des années. Par exemple, une commune de 1000 logements sera obligée de construire 250 logements sociaux en une dizaine d’années, autant dire qu’elle ne construira que du logement social dans cette période et elle sera donc amenée à concentrer ce parc de logement, ce qui va à l’encontre de la mixité sociale promue par le Gouvernement. r (*) Le plancher est de 1500 habitants (interview d'octobre 2015). www.journal-deux-rives.com

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Construire, à quel prix ?

Idéalistesd’unbordetcaciquesdel’autre, alliés pour détruire nos villages ALUR et Grand Paris : deux notions qui convergent afin de prolonger vers l’ouest l’urbanisation parisienne, en uniformisant notre territoire. La majorité des villes de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) va être transformée à l'horizon 2030 eu regard de l'objectif de construire un million de logements en Île-de-France. Le cas de Villennes, village préservé jusqu’à présent, est caractéristique de cette évolution imposée, issue de deux volontés : densification de la population et abolition des privilèges pour une mixité sociale. Après un exposé précis et objectif des faits, un débat sans concession doit émerger dans le cadre du projet « communautaire » GPS&O. Le préfet des Yvelines, représentant l’Etat pour faire appliquer ses lois, et le président du Conseil départemental, initiateur de GPS&O, ne se situent, assurément, pas sur la même ligne politique ; ils concourent toutefois à transformer des villages en villes, en particulier ceux qui seront desservis par le RER E (Eole). Celui-ci, lorsqu’il reliera Mantes à Paris, symbolisera plus GPS&O que la Seine, qui traverse la communauté urbaine, et l’Oise, dont seul le confluent y a été placé. Ces autorités menacent le caractère que Villennes a acquis et conservé, grâce à sa position au bord du fleuve et à sa liaison, par chemin de fer, avec Paris-Saint-Lazare. Un PLU qui n’a pas pas plu Des lambeaux de banderoles, portant des inscriptions hâtivement peintes sur des draps, pendent sur les clôtures et les murs des propriétés dans une rue de Villennes, maintenant célèbre, celle conduisant à la ferme de Marolles. Depuis la manifestation du 2 avril dernier contre le projet immobilier du Domaine du Parc(1), l’une d’elles demande la démission du maire et de son adjointe à l’Urbanisme, auxquels il est reproché d’avoir accordé le permis de construire. Les riverains, gênés par ce projet, sont suivis par une large partie de la population, opposée à un « bétonnage » intensif du village. En fait, ces deux élus, jusqu'à présent en charge de l'urbanisme, n’en auraient pas proposé suffisamment ! Pour cette raison, une 8

décision du préfet(2), notifiée le 16 mars, aurait pu déjà les pousser à la démission. Avec d’autres conseillers municipaux et le personnel municipal chargé de ce secteur, ils avaient travaillé à marche forcée pendant un an et demi pour préparer le projet de révision du plan local d’urbanisme et le faire adopter par le conseil municipal, le 15 décembre 2015 ; alors qu’ils déclarent avoir cherché à maîtriser l’urbanisation, tout en respectant les d’un nouveau quartier sur le plateau contraintes de la loi SRU amplifiées par L’émergence de Fauveau à Villennes. (J2R) la loi ALUR, le préfet a refusé ce projet de PLU pour deux motifs principaux : « Diagnostic territorial » baptisée « Organisation - La loi ALUR demande la densification des spatiale de la commune » ? Elle contient une illuscentres-villes, notamment pour la construction tration, montrant clairement que le centre du de logements sociaux ; village se situe dans une étroite bande entre la - Le schéma directeur de la Région Île-de- Seine et le coteau boisé. France (SDRIF) impose aux communes disGrand Paris Seine & Oise pourra-t-il trouposant d’une gare de construire dans sa zone ver une solution que les autorités demandent afin de limiter les déplacements. et que les habitants pourraient accepter ? PréEn fait, c’est tout le conseil municipal qui devrait cédemment directeur général des collectivités démissionner afin de montrer qu’il ne sert plus à locales au ministère de l'Intérieur, le nouveau rien, du moins pour le développement du village ! préfet n’a-t-il pas déclaré lors de sa première Depuis l’instauration de la communauté urbaine réunion avec la presse(5) : « Les regroupements des au début de l’année, c’est celle-ci qui a la charge de communautés de communes et d'agglomérations sont définir les plans locaux d’urbanisme, donc de re- une nécessité pour garantir l'avenir des communes et concevoir ceux qui n’ont pas été validés. pour apporter des solutions aux habitants. » ? De plus le nouveau PLU devra s’intégrer dans le plan L’ALUR dans un espace restreint ? local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Les professionnels de l’immobilier recon- GPS&O, communauté urbaine à laquelle la loi naissent que la loi ALUR(3) a introduit plus de ALUR a donné la compétence de l’élaborer. transparence, a amélioré l'équilibre des relations Ce sigle ne signifie-t-il pas, maintenant, commerciales, et tempéré le marché. Les articles « Plan local d’urbanisation imposée » ? Dans les inde cette loi en question sont ceux sur le renfor- tercommunalités auxquelles la compétence de cement de la production de logements sociaux. l’urbanisme a été déléguée par les communes, C’est une idée généreuse de bon sens qui ne en particulier dans les communautés urbaines, peut, toutefois pas, être appliquée de la même les quotas à respecter pour la production de manière à toutes villes françaises. Cécile Duflot logements, notamment de ceux dits sociaux, et les députés qui ont élaboré sa loi, le 24 mars devraient être calculés globalement au niveau 2014, ne pouvaient pas prévoir tous les cas. de leur territoire. C’est la proposition que PhiSerge Morvan, le préfet des Yvelines, qui lippe Tautou a faite au Premier ministre, Maa pris ses fonctions fin août 2015, n’a visible- nuel Valls, à la mi-avril, sans être bien entendu ment pas eu le temps de visiter toutes les com- (voir l’encadré de la page 6). r munes des Yvelines ni de s’informer sur leur 1.http://www.journal-deux-rives.com/actu/06161position géographique. Il n’a, certainement, rue-marolles-villennes-alerte-betonnage-outrance 2.http://www.78actu.fr/le-prefet-anpas pu consacrer une journée à lire entière- nule-le-plu-de-villennes_35743/ 3.https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidT ment le projet de révision du PLU de Villen- exte=JORFTEXT000028772256&categorieLien=id nes(4), comme nous l’avons fait. Son attention 4.http://www.ville-villennes-sur-seine.fr/index.php/Le-plan-local-urbanisme?idpa s’est-elle concentrée sur le plan de zonage et le ge=130&afficheMenuContextuel=true 5.http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/ règlement sans qu’il prenne connaissance, dans pays/yvelines/2015/08/27/le-nouveau-prefet-des-yvelines-veut-regler-de-dossier-de-l-aire-de-grand-passale document de présentation, de la partie du ge-dans-le-sud-yvelines_11561698.html www.journal-deux-rives.com


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mai-juin 2016

Andrésy

Sculptures en l'Île s'ouvre à la Chine Pour sa 19e édition, l'exposition d'art contemporain Sculptures en l'Île à Andrésy accueille trois artistes exceptionnels, dont les sculpteurs Du Zhenjun, Jean-Patrice Rozand et Pascal Morabito, architecte, designer, joailler, couturier... Ces trois artistes vedettes exposent dans le Parc de la maison du Moussel et dans celui de l'Hôtel de ville. Le maire Hugues Ribault ne cache pas sa satisfaction de pouvoir promouvoir l'art contemporain dans un environnement verdoyant et parfaitement naturel pour ce rendez-vous annuel, qui a été inauguré le 19 mai. La spécificité et l’originalité de l’exposition «Sculptures en l’île» est de proposer une promenade culturelle en pleine nature, dans un cadre environnemental unique, puisqu’il s’agit de partir à la découverte de 80 œuvres réalisées par 38 artistes et 17 collectifs, réparties le long de la Seine et sur l’île Nancy. Cet événement artistique surprend chaque année par l’insertion étonnante de créations uniques au sein d’un patrimoine fluvial, naturel et forestier remarquable. Les émotions procurées par ces rencontres impromptues, notamment celles des deux artistes interviewés, Du Zhenjun et Jean-Patrice Rozand, sont propices à une réflexion enrichissante sur les intentions des artistes et leur vision de l’art au cœur du monde végétal. Est-ce l’art

«Sculptures en l'Île» est devenu une rencontre exceptionnelle entre art contemporain et nature et a ouvert ses «portes» le 19 mai. (Photo mairie d'Andrésy)

qui sert la nature ou la nature qui sert l’art ? Chaque œuvre est susceptible de nous interpeller sur l’originalité de la création artistique et sur la force de la création naturelle. Les œuvres sont présentées dans trois lieux voisins : le Parc et la maison du Moussel, le Parc de l’Hôtel de ville et, enfin, dans l’île Nancy, le lieu qui a inspiré le nom de l’exposition : « Sculptures en l’Île ». Ces quatre lieux ont pour dénominateurs communs la Seine, ses rives et son décor naturel. Se promener parmi eux, c’est donc aussi contempler des créations artistiques « mises en Seine ». Une renommée internationale Dans le reportage du J2R(1), il ressort que Du Zhenjun et J-P Rozand frappent par leur simplicité, mais avec des implications universelles : par exemple, les deux expriment le monde dans une sorte de miroir « audio-

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visuel » pour l'un et « monumental » pour le second. « La simplicité est dans l'assemblage, » a souligné J-P Rozand. Par ailleurs, les trois invités d'honneur nous ont surpris par leurs œuvres désormais largement reconnues au-delà du cadre de leurs régions d’origine, pour atteindre une dimension nationale et internationale. En centre-ville, sur la place du 8-mai1945, sont exposées devant l’embarcadère Saint-Exupéry et l’Espace Saint-Exupéry, quatre oeuvres de Gilles Marion, « Crocodile », « Cheval », « Petit dragon » et « Samouraï », dont la réalisation et la représentation interpellent les visiteurs. La ville d’Andrésy présente également une sélection de 24 autres artistes dont vous découvrirez les créations tout au long de votre promenade artistique et paysagère sur l’île Nancy. r 1. Voir WEBTELE 2R : http://dai.ly/x49vq1v

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mai-juin 2016

Andrésy

« Mutilations arboricoles » L’association Comprendre et défendre l’arbre a déploré des actes de « prédation arboricoles » à Andrésy. Marc Duplan et Pierre Lacarrère, membres fondateurs de l’association « Comprendre et défendre l’arbre », association 1901 ayant siège à Belgentie (83210) ont déploré les actes de « prédation arboricoles » qui ont eu lieu dans le parc de l'Hôtel de ville d'Andrésy. Contacté par la rédaction, Hugues Ribault, maire d'Andrésy, a balayé toutes ces accusations. Ces deux comparses militent pour que ces pratiques de « prédation » cessent sur l’ensemble de l’Hexagone. Un des adhérents et/ ou militants d'Andrésy de cette association à caractère national a pris une série de clichés qui montrent ces actes prétendus de « prédation arboricoles ». Marc Duplan a explicité la notion de prédation utilisée par son association lorsqu'il s’agit de traiter un patrimoine vivant qui ne nous appartient pas et qu’il convient de transmettre aux générations suivantes. Selon M. Duplan, « arboristes grimpeurs de métier et impliqués dans la connaissance scientifique et biologique de l’arbre, nous dénonçons l’ignorance des gestionnaires, l’incompétence des exécutants ou l’incurie des prestataires et le caractère clientéliste de la gestion irresponsable du patrimoine arboré de nos collectivités [locales]. » Et l'ami de l'arbre a poursuivi avec une charge lourde : « Il n’est plus possible de plaider l’ignorance lorsque la communauté et la littérature scientifique dénoncent ces pratiques, lorsque les discours à vocation écologique insistent sur la nécessité de sauvegarder nos arbres, et notamment lorsque les centres de formation et la profession que nous re-

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Le Prix du « mutileur des arbres » a été décerné à la mairie d'Andrésy.

présentons transmettent des savoir-faire, un cursus de connaissances et des agrégations de compétences. » Visiblement pour les amis de l'arbre, les arbres ont été mutilés par des pseudo-professionnels d'élagage arboricole. Pour l'association de M. Duplan, ces actes relèvent « d’une action assimilable à de la délinquance arboricole susceptible d’être recherchée en responsabilité au titre de l’article 1382 et suivants du Code Civil » ! Les peines sont plafonnées à deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Ni plus ni moins. Quant au maire, Hugues Ribault, il n'y a rien à signaler car ces pratiques d'élagage sont effectuées, si l'on suit, par des personnes compétentes qui ont obtenu des diplômes professionnels. Le personnel municipal est qualifié pour ainsi faire. M. Ribault

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(DR)

s'apprête, d'ailleurs, à écrire en bonne et due forme aux deux dirigeants de l’association « Comprendre et défendre l’arbre » qui visiblement ne « connaissent pas le professionnalisme » du personnel de la collectivité. Voila la réponse municipale pour tenter de clore le dossier. Dernier point : l'association de défense des arbres a eu l'outrecuidance de récompenser la mairie d'Andrésy par le prix de « mutileur de la semaine » pour la prestation qualifiée « déplorable, inqualifiable et ignominieuse » d'un « coupeur de branches, ignorant et incompétent » Certes, en marge d'une visite à Andrésy, le J2R a pu constater que les arbres ont repris forme et sont devenus « beaux à voir » malgré les « mutilations arboricoles » dénoncées par cette association. r


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mai-juin 2016

CARRIÈRES-sous-POissy

Parc du Peuple de l'herbe : l'envers du décor Le site Internet ASAEECC «Votre vie à Carrières» a montré il y a quelques semaines des illustrations de l'insécurité et de la dégradation du parc. Ensuite, tout ou presque a été nettoyé. Cette fois-ci cela va être plus difficile pour le Conseil départemental des Yvelines de cacher la misère et les incohérences d'aménagement du parc en cours de réalisation.

Pour bien se rendre compte et pour ne pas être accusés d'être toujours négatifs, nous avons voulu commencer par vous montrer quelques photos qui contrastent avec la réalité, afin de vous faire votre propre jugement. C'est un bel observatoire, du vert, des aménagements flambant neufs, mais ce n'est que l'envers du décor, car la vue est différente lorsqu'on se rapproche. Un certain nombre de Carriérois nous ont envoyé de nouvelles photos et les témoignages suivants : Quant à la pollution, ce site reste dangereux pour autrui et surtout pour les enfants (il n'a jamais été dépollué, mais plutôt recouvert par une couche de 10 à 20 cm de terre saine). Certains expliquent que l'aménagement d'une aire de pique-nique est dénué de bon sens. En effet, les bancs ont été scellés seulement à 8 cm des tables ! Résultat : vous êtes obligés d'allonger vos jambes pour pouvoir les entrer sous la table ! A noter que ces aires

Une signalétique déjà dégradée

Des sauvageons étaient à la fête avec des graffiti

de pique-nique sont installées à proximité des habitations des riverains alors que le parc a une superficie de 113 hectares ! Un autre Carriérois a témoigné qu'il avait fait la remarque aux ouvriers qui scellaient les bancs. Ceux-ci étaient beaucoup trop proches des tables pour permettre de s’asseoir sans gêne. Dépités L’envers du décor d’un projet dit environnemental. (DR) eux-mêmes par cet aménagement imposé, ils ont répondu qu'ils en malheureuses : étaient bien conscients et l'avaient aussi fait remar- tags encore un peu partout dans le parc ; quer à leur hiérarchie qui n'en avait pas démordu - stigmates des passages d'engins sur des lieux pour autant. Il fallait bien respecter les ordres ! végétalisés ; - des détritus dans la végétation ; Un observatoire tout neuf déjà vandalisé ! - de nouvelles plantations mortes régulièrement Pourtant celui-ci n'est pas encore ouvert au changées. public mais l'absence de sécurisation le rend acRien n'est maîtrisé par le Conseil départemental cessible aux incivilités. Toujours en construction, il des Yvelines (CDY) et la mairie de Carrières-sousest déjà défiguré par des graffitti et d'autres tags Poissy n'est apparemment d'aucune aide à ce jour partout. En plus d'être dégradé, son utilisation est pour les riverains et n'a visiblement pas d'influence surtout dangereuse pour les enfants : sur le département. - escalier trop large et trop raide ; Des aménagements tenus secrets à proximité - filins de sécurité coupés ; des habitations ? - câbles arrachés. Répondant peu et de manière trop évasive, le En outre, des bouteilles et d'autres détritus jon- Conseil départemental des Yvelines et la mairie ne chent le sol au bord de la grève alluviale, amenés joueraient pas vraiment la transparence selon les par le courant de la Seine. Le spectacle est navrant riverains. et pourtant il fallait bien s'attendre à ce que la monLes photos ci-dessous montre le résultat des tée et la descente du niveau de l'eau pollue le site ! « 26 millions d'euros investis » dans ce parc ! r Vous pouvez encore faire des découvertes

Avec la pluie, les grenouilles vont être contentes. www.journal-deux-rives.com

Et les piétons vont désespérer...

Un parc qui devait être exemplaire est un non-sens ! 11


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mai-juin 2016

CARRIÈRES-sous-POissy

L'école des Bords de Seine sera-t-elle ouverte à la prochaine rentrée ? Moins de six mois avant la prochaine rentrée scolaire dans la toute nouvelle école des Bords de Seine, un point d’étape vient d'être fait par la municipalité lors d'une réunion début avril. La commission de la sécurité donnera son verdict en juin 2016. La construction d'un équipement public, tel qu'une école, n'est pas exempte de problèmes causés par la gestion du chantier (et/ou la conception hasardeuse du projet). Nous allons passer en revue les cinq points qui posent problème au chantier de l'école des Bords de Seine. En ce qui concerne les fuites, outre la fuite sur le toit, le dégât des eaux, conséquence majeure de la déconnection d’une canalisation d’eau, reste le dossier prioritaire. Elle crée, effectivement, des champignons. A ce sujet, le comité de quartier des Bords de Seine a demandé qu’un audit sur la qualité de l’air soit réalisé. Quant à l’architecture d’ensemble, la hauteur initiale des bâtiments devait être supérieure à 8 mètres et cette toiture devait être végétalisée. Mais la distance entre les deux bâtiments scolaires étant trop courte, un travail sur cette hauteur a été réalisé. De ce fait, cette toiture prévue dès le départ par l’architecte a été supprimée sur deux des trois toits de l’école. En troisième lieu, le stationnement pose problème. Un projet de réalisation d'un parking existe mais le nombre de places pouvant être créées reste à définir (au regard des autres parkings scolaires, une vingtaine de places serait un minimum). Certains pensent que le pédibus peut être une solution d'avenir. Pour mener les élèves jusqu’à l’entrée de l'école située dans la future sente piétonne (côté avenue de l’Europe), un pédibus comme celui qui a été créé dans le quartier du Centre est envisageable. Toutefois, la marche sur le trottoir de l’école (rue de la Reine Blanche) est compliquée. Certes 12

Le design architectural ressemble beaucoup à un paquebot à la dérive. (DR)

des améliorations concernant le stationnement gênant des véhicules ont été effectuées mais ce trottoir n’est pas bitumé. Sur les finances, le budget est 2,5 fois supérieur au budget initial et dépasserait même les 12 millions d’euros. Comment va faire la mairie pour subvenir à ce surcoût ? En conclusion, l’équipe municipale va continuer à œuvrer pour une ouverture dans les meilleures conditions. Pour preuve, un courrier sera envoyé aux familles entre le 30 juin et le 5 juillet et une visite de l’école sera organisée avant le 1er septembre. Pour être complet, les TAP (Temps d’activité périscolaire) auront lieu le mardi après-midi et un accueil de loisirs sera effectué le mercredi après-midi. Cette école sera rattachée au collège Flora-Tristan. L'opposition a réagi à cette réunion en écrivant un tract où elle rappelle que les plans d’aménagement avaient été validés par l’Inspection de l’Éducation Nationale. De plus, elle tient à souligner qu’un comité de suivi des travaux avait été installé et qu’une réunion de chantier avait été organisée en février 2014, confirmant le bon déroulement du chantier. L’ouverture avait alors été programmée pour septembre 2015. Toute la responsabilité revient donc, selon les rédacwww.journal-deux-rives.com

teurs de ce document, à la nouvelle équipe menée par Christophe Delrieu. La majorité élue en mars 2014 n’aurait pas assuré le suivi de chantier pendant près de 17 mois. Selon l’ancien maire, cet amateurisme coûte 300 000 € à la ville ; il demande, en conséquence, la réalisation d’un audit complet. r

Côté maternelles ?

Les places seront chères pour l'entrée d'un enfant en toutes petites sections à la rentrée prochaine ! Savez-vous, parents de Carrières-sous-Poissy, qu'un enfant né entre janvier et mars 2014 ne pourra pas comme vous l'imaginiez être scolarisé en Toute petite section (TPS) de maternelle à la rentrée 2016 ! Sachez que suite à une décision prise par la municipalité, les écoles des Dahlias, Mistral et Goéland seront privées de ces classes. Il n'y aurait pas assez de places pour accueillir les TPS à cause d' une augmentation possible des inscriptions en section maternelle. Alors que les quartiers de Carrières-sous-Poissy sont répertoriés en REP (refondation de l'éducation prioritaire), supposés donc disposer d'un accueil scolaire pour les enfants de moins de trois ans, rien ne sera ouvert. r


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mai-juin 2016

Chanteloup-les-Vignes

Tony Yoka en embassadeur de la cité pour les JO de Rio Le champion du monde de boxe amateur (super-lourds) a signé le 23 mai un contrat avec la ville de Chantelouples-Vignes pour devenir l’un de ses ambassadeurs. Dès le mois de septembre, Yoka fera des apparitions publiques de caractère sportif à l'attention des jeunes. Le lundi 23 mai, la commune de Chanteloup-les-Vignes a rendu public son partenariat avec le boxeur français Tony Yoka, un boxeur connu et reconnu par les milieux de la boxe depuis ses débuts à Chanteloup-les-Vignes. D'ailleurs, il est devenu le 20 mai champion du monde amateur des super-lourds au Palais des sport de Paris en battant par KO le croate Marin Mindoljevic. Un exemple de réussite En prévision des Jeux olympiques de Rio de cet été, Mme Catherine Arenou a voulu marquer un coup médiatico-sportif en offrant un contrat d'image entre le foudroyant Tony Yoka (107 kg) et la commune qui a vu

Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes et conseiller départemental (78), a officialisé le partenariat avec Tony Yoka, espoir de médaille olympique à Rio de Janeiro. (DR) grandir cet « artiste de la boxe » anglaise. Catherine Arenou, la maire (LR) de la commune, a souligné la valeur de cet athlète : « Tony Yoka a une superbe image auprès des jeunes de Chantelouples-Vignes », a-t-elle insisté

a habité rue de l’école, puis rue Paul-Gauguin et pour finir avenue de Poissy. Après avoir fait ses gammes au club BAM des Mureaux et à l’INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, à Vincennes).

« J’ai grandi à Chanteloup-les-Vignes où je suis arrivé en 1987 à l’âge de cinq ans », a déclaré Yoka à nos confrères du Parisien. Tony Yoka, 24 ans,

La ville des nouveaux talents Il est dommage que « la ville de talent », les Mureaux, et a fortiori la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise n'aient pas participé au financement du futur parcours olympien de Tony Yoka. Les élus, sauf Mme Arenou, ont raté une chance historique de se donner une image territoriale liée au sport au niveau mondial. Ce contrat pour un montant dérisoire de sept mille euros, vu la qualité du boxeur, a été signé entre l'athlète et la mairie pour une durée de six mois. Yoka portera donc les couleurs de la ville de Chanteloup-les-Vignes, la ville des nouveaux talents. Pour les besoins de ce contrat d'image, Yoka est licencié depuis septembre au club de boxe de Chanteloup-les-Vignes. Tony Yoka sera le porte-drapeau de Chanteloup-les-Vignes aux Jeux Olympiques de Rio. « J’ai beaucoup de copains ici. J’avais à cœur de renvoyer l’ascenseur à la ville qui m’a beaucoup apporté », a conclu le sportif avant son départ à Cuba pour un stage de préparation pour Rio. r

En 2009, Tony Yoka (à droite) avait été financé par la ville des Mureaux, la ville qui a laissé partir le talentueux Yoka. (Archives J2R)

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orgeval

Journée des métiers d'arts : trois Meilleurs ouvriers de France présents L'association Seine d'Arts a organisé les 1er, 2 et 3 avril le circuit Métiers d'art pendant lequel la visite des trois Meilleurs ouvriers de France (MOF) a été remarquée par les visiteurs d'Orgeval, Verneuil-surSeine et Villennes. L'association « Seine d'Arts » a organisé les 1er, 2 et 3 avril le circuit « Métiers d'art » édition 2016 à Orgeval, Verneuil, et Villennes. L'étonnante démonstration par trois « Meilleurs ouvriers de France » a complété les trois jours de métiers d'art. Selon Isabelle Davila, présidente de cette association, cette édition s'est caractérisée par une coopération et une mutualisation des moyens afin d'obtenir une meilleure visibilité des métiers et des artistes(1) qui veulent démontrer leurs passions aux visiteurs du nord-est des Yvelines. Cet événement culturel a emporté un vif succès auprès d'un public fort nombreux dans les communes de Verneuil, Villennes et Orgeval. L'apothéose de ces journées était la visite des «Meilleurs ouvriers de France» (MOF) : Gabrielle Cot, Jean-Pierre Lebureau, et Victoria Darolti. Ils ont porté (et continuent à le faire) le mieux l'excellence dans leurs métiers. « A travers eux, c'est le métier d'arts qui est mis en valeur », a souligné Isabelle Davila. Ces trois artisans « Meilleurs ouvriers de France » ont

Des Meilleurs ouvriers de France (MOF) : (De g. à dr.) Gabrielle Cot, haute couture floue, Jean-Pierre Lebureau, artisan ornemaniste zinc, Victoria Darolti, brodeuse d'art haute couture. (J2R)

montré leur savoir-faire au public les samedi 2 et dimanche 3 avril de 14 h à 18 h à l’espace Maurice-Béjart. C'était un vrai moment d’échange et de découverte ! Certains connaisseurs ont remarqué que les Journées métiers d'art à l'échelle europénne (JEMA) étaient comme une week-end de portes ouvertes des métiers d'art. Ainsi, l'Espace Maurice-Béjart de Verneuil, la salle de la Croisée à Orgeval et la salle des Arts à Villennes étaient devenus les trois lieux d'excellence artistique. Cet événement a conforté leur place et la renommée culturelle dans le territoire. Environ 45 professionnels sont sortis de leur atelier pour venir à la rencontre du public. Ils se sont répartis dans les trois communes pour les visiteurs qui venaient à la découverte des artisans d’art. Par exemple, Christian Dupuis, canneur, rempailleur a démontré avec brio et patience que son art est un travail maUne partie des 45 exposants des métiers d'art à Orgeval. (J2R)

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nuel et soigné pour le bonheur de tous. En outre, Irène Lussou, sculpteur d'envergure internationale a accompagné les artistes invités à cette journée des métiers d'art pour montrer son « ancrage » territorial et culturel avec les communes qui l'ont vu émerger : Triel, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. C'était sa manière de rendre hommage à ces trois villes à caractère culturel. Cette vitrine de l’excellence de notre région a permis de révéler la richesse et la variété de leurs métiers, leurs savoir-faire, leur passion et leur créativité. Tous ces professionnels à travers leurs créations ont présenté, partagé et expliqué leur métier sur les trois sites. Certains ont proposé des stages à un public avisé. Christèle Grandin, adjointe à la culture à Orgeval, a dressé un bilan satisfaisant de ces trois jours de métiers d'art, s'appuyant sur une initiative intercommunale. Seine d’Arts, l’association des professionnels des métiers d’art, va désormais organiser en collaboration avec les communes volontaires cet événement exceptionnel du nord-est des Yvelines. C'est ainsi qu'elle continuera à mettre en valeur ces professionnels. r 1. Voir WEBTELE 2R : http://dai.ly/x424qj9


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maurecourt

Concert fraternel pour et par les Tibétains Le 2 avril à la salle Blondeau de Maurecourt se sont réunies environ 150 personnes de la Confluence afin de rendre hommage, d'une manière festive, aux réfugiés tibétains. Ces derniers se sont trouvés au centre d'une lutte locale pour que les autorités compétentes soient à l'écoute de leur situation qui parfois peut être désespérante. Cela dit, cette fête a été l'occasion de découvrir des nouveaux talents musicaux : le duo composé de Marina Benomar et de Marc Minet a passé le témoin aux Tibétains qui se sont aussi produits comme des artistes du cru. La salle Blondeau de Maurecourt a une réputation culturelle et artistique. Ainsi, le 4 avril, elle a vu défiler une série d'artistes nouveaux sur la scène artistique et musicale. Organisée par l'association Les enfants de Laprak(1), la soirée au bénéfice des réfugiés tibétains a été un succès fraternel. En ouverture, le groupe composé de « Stéf et Mimi » a joué du rock & roll classique avec des belles reprises du répertoire des années 1960 et 1970. La voix magnifique de Marina Sans évoquer la musicologie contemporaine, à cette première prestation a sucédé le duo «printanier» de Marina Benomar et Marc Minet de Cergy-Pontoise. Avec un accent anglais parfait, Marina a chanté des œuvres d'Aznavour, de Bob Marley, et a rendu un hommage appuyé à David Bowie, récemment décédé. « We can be heros just for one day » a été l'hymne entonné par elle, pour tous les Tibétains présents à la soirée de Maurecourt. Marina a également enchanté son public et surtout ceux qui la découvraient ce soir-là avec deux compositions originales dont « Expectations ». Nous avons des grands espoirs dans l'avenir de la voix magnifique de Marina Benomar avec l'appui Marc Minet à la guitare. Le Tibet en vedette Juste avant l'intermède et sans ordre chronologique, la belle performance des artistes (en herbe ?) tibétains est à noter. Répartis en deux groupes folkloriques (un de Maurecourt et l'autre d'Andrésy), les Tibétains se sont démenés pour offrir à un public, acquis à leur cause, une soirée intense sous l'angle de la musique et pleine de nostalgie. Ces artistes amateurs chantaient avec leur tripes

«Je sers», fraternellement et musicalement, mes amis les tibétains de la Confluence. (J2R)

leur mal du pays et le sentiment de rejet de notre société contemporaine, accaparée par l’entre-soi et la consommation à outrance. Des souvenirs de leur terre natale et de leur culture ont ému le public avec des entonnaisons traditionnelles qui peuvent se retrouver dans les chants aborigènes des Amériques. Nous nous sommes demandé si la qualité de la prestation des ces artistes tibétains amateurs vient de leur souffrance. Sur le plan scénographique, un quatuor de Tibétains a empli de joie la salle Blondeau avec des chansons sur le quotidien de la Marina Benomar et Marc Minet se sont donnés à vie immuable dans les confins du fond pour ce concert fraternel. (J2R) Tibet. La soirée s'est terminée par une danse classique avec une chorégraphie traditionnelle. Le public était aux anges et ce moment de fraternité a permis, on l'espère, de dissiper les doutes : oui, il y a de la fraternité dans la Confluence (surtout chez les bateliers et sur leur bateau « Je sers »), malgré les refus de certains élus de tisser des liens entre ceux qui partagent le malheur d'être réfugiés et ceux qui souffrent de la mondialisation à la chinoise. Pour aider les Tibétains, contacter le bateau « Je sers » à Conflans-Sainte-Honorine ou par courriel : tuula. Les Tibétains ont montré aussi leur dextérité dans la arti@gmail.com r danse traditionnelle. (J2R)

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triel-sur-Seine

Le projet Gallieni ne suscite pas d'oppositions Deux réunions publiques, les 4 et 10 mai, ont abordé le projet immobilier à côté de la gare de Triel. Pas vraiment d'opposition frontale à ce projet... pour le moment. Comment garder l'équilibre entre un habitat confortable et le besoin d'un mode de vie plus proche de la nature ? Voilà le dilemme auquel se sont confrontés les 90 participants à la réunion du 4 avril 2016 à l'espace Rémi-Barrat près de la gare de Triel. Attablés par groupes de cinq ou six, les participants, qui ont été triés sur le volet, de la réunion sur le projet de la rue du Général Gallieni, près de la gare ont passé en revue tous les aspects esthétiques et urbains d'un ensemble immobilier qui comprendra environ 90 logements avec une hauteur maximale de quatre étages avec des parkings (2 par foyer ! ). Ville carencée D'emblée, la méthode choisie a permis de grouper les questions par ordre de priorité : Pourquoi construire et où ? Quels arbitrages en fonction de quels objectifs urbains et politiques au sens du PLU ? Quelle architecture ? Comment la circulation et les besoins en équipements publics seront-ils modifiés ? Joël Mancel, maire de Triel et son équipe, notamment Michel Poirot, son adjoint à l'urbanisme, se sont fiés à la qualité d'animation d'une société de conseil qui sait mener ce type de débats. De temps en temps, l'expertise de l'Etablissement public foncier d'Île-deFrance a été appelée à la rescousse, notamment, pour expliquer que tout est fait dans les règles : études des sols, portage foncier, contact avec les

autorités compétentes, etc. Sur le fond, la démographie (déclinante selon l'argument du maire) appelle une réponse en matière de construction pour les années à venir. En outre, les contraintes de la législation (lois SRU et Duflot) ont conduit à exercer une pression financière sur des villes auparavant récalcitrantes (on dit « carencées » dans le jargon de l'urbanisme) à la construction des logements (sociaux ou non d'ailleurs). En effet, les habitants à Triel ou ailleurs (voir le cas villennois) auraient pu s'opposer à cette nouvelle construction en utilisant les mêmes artifices : problèmes de circulation, impact sur l'environnement Joël Mancel, maire de Triel, n'a pas eu à argumenter sur le bien-fondé de ce projet. (J2R) et la nature, perte de qualité de la vie (en termes de verdure ou parfois en utilisant et de répondre plus concrètement aux interrogations des d'autres critères moins avouables !). En somme, « habitants. » A la question « combien cela coûterait à oui à la construction mais pas chez moi ! » C'est la carica- Triel ? », Michel Poirot, très en forme dans la diature du nymbiste (Not in my backyard) de base. Mais lectique, a répondu que la ville de Triel est « facTriel a changé depuis quelques années et il était turée de 202 euros/logement non construit par an ». En clair que l'auditoire n'avait pas ce type d'approche. fait, il s'agit d'une amende pour non-conformité Seul le conseiller d’opposition, Philippe Paillet a au seuil de logements sociaux. Merci qui ? Tous tenté une sorte d'attaque sans succès : « Plutôt de les anciens maires de Triel ont mal géré ce dosconstruire des logements, il faudrait construire des bureaux sier depuis l'adoption de la loi SRU en 2000 ! et des commerces ! » En conséquence, Triel va construire, selon l'expression de Michel Poirot, « non seulement ici La facture d'hier et de demain [rue Gallieni], mais ailleurs dans la ville » car il a Même si deux ou trois récalcitrants ont émis identifié des terrains pour construire 700 logedes doutes sur le fait de créer une telle densité ments de plus dans la partie urbanisée de la vilurbaine pour « vouloir mettre tous ces nouveaux le. En outre, il envisage à moyen terme [2020] habitants », la controverse n'a pas eu lieu. Cer- de construire 1490 logements entre Triel et tains participants ont même donné des conseils Chanteloup. Mais cela est une autre affaire à la municipalité : notamment, installer des jar- qui risque d'enflammer le débat public à Triel. dins sur les toits, améliorer la circulation douce Pour le moment, l'équipe municipale autour du (plus de vélos et moins de voitures individuel- maire, Joël Mancel, a savouré ce moment de les). Mais l'animateur de la soirée a souligné que grâce en invitant au pot de l'amitié tous ceux et « l'opérateur qui sera désigné aura la charge de détailler... celles qui sont restés à échanger avec lui. r

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Triel-sur-Seine

Marche de la confraternité Triel a su fêter avec audace le 70e anniversaire du Secours Catholique.

Dans le cadre des festivités qui entourent le 70e anniversaire du Secours Catholique en France, deux événements ont été organisés à Triel-sur-Seine les 25 et 26 mai. La marche de la Plaine avec et pour les Roms a été le point d'orgue de cet anniversaire. Fondé en septembre 1946 par le père Jean Rhodain, ancien aumônier des prisonniers de guerre, le Secours Catholique-Caritas France a été le fer de lance d'un mouvement de solidarité qui a agi pendant soixante ans en France. De l'urgence suite aux moments fatidiques de l'histoire du pays, elle est passée aux problèmes structurels de la société, chômage et précarité. A la limite d'un idéalisme bien ancré dans la croyance que l'humanité pourrait s'en sortir si les Hommes travaillent ensemble, le Secours Catholique a plaidé auprès des pouvoirs publics une mise en place d'une politique de justice sociale et de lutte contre les causes de pauvreté. A Triel a eu lieu un rassemblement festif devant l'Eglise Saint-Martin le mercredi 25 aprèsmidi. Comme partout en France, pour montrer que le Secours Catholique est une grande famille

et célébrer 70 ans d’engagement au service des plus pauvres. Ainsi, trois groupes de marcheurs du Secours Catholique venant de Mantes la Jolie, Limay, Porcheville et Gargenville ainsi que de Triel même ont convergé vers la place de l’église SaintMartin de Triel pour fêter ensemble cet anniversaire. Actions du CCAS pour les Roms Le lendemain, jeudi 26 mai aprèsmidi, une marche particulière organisée par le Secours Catholique a commencée au camp de Roms dans la Plaine de Triel. Pendant la marche, des convergences entre les Après une heure de marche, les particibénévoles et les Roms sont apparues. (J2R) pants se sont retrouvés au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de la mairie de En présence de Marc Potelon, délégué régioTriel pour y rencontrer son directeur et partager nal Île-de-France du Secours Catholique, Franavec lui un goûter pour fêter les 70 ans d'action çois Paget, délégué départemental des Yvelines, du Secours Catholique. Jean-Pierre Bercovici, a martelé à nouveau la nécessité de dialoguer un des bénévoles du Secours Catholique, a sou- avec toutes les composantes de la société : riches ligné l'importance de l'action du CCAS pour et pauvres et classes moyennes. trouver des solutions en matière d'insertion (doCette démarche a symbolisé la reconnaismiciliation, scolarité, travail...) pour les 250 per- sance de la communauté Rom pour le rôle-clé sonnes qui vivent dans le bidonville de la Plaine. du CCAS de Triel dans la scolarisation de ses Pour lui, notamment « les domiciliations ont permis à enfants. « Un grand merci » a clôturé la marche et leurs parents [d'enfants Roms] un accès plus facile à leurs le goûter fraternels de Triel. r droits... Ces enfants sauront lire, écrire et compter. »

Risque d'effondrement d'une maison à Pissefontaine Le 21 avril, le J2R a informé le public sur l'affaire de la maison qui risque de s'effondrer à Pissefontaine. Pourquoi est-on arrivé là ?

«Plusieurs centimètres» d'effondrement ont été déjà constatés selon Didier Dusclaux, président de l'association Préservons Pissefontaine. dans le reportage de la WEBTELE 2R.(1) Depuis la première quinzaine du mois de mars, une rupture de la canalisation des eaux a provoqué une modification du sous-sol dans le quartier de Pissefontaine. Avant le 12 mars, une maison a été affectée par l'apparition d'un « trou noir » et certains riverains se sont inquiétés auprès des autorités compétentes. La municipalité a publié un arrêté de péril pour une maison en particulier et leurs habi-

tants ont été obligés de déménager provisoirement pendant les expertises et les travaux éventuels. Le diagnostic nous est raconté par Didier Dusclaux, président de l'association Préservons Pissefontaine. Nous avons demandé la position officielle de la municipalité trielloise, qui a réagi officiellement par l'intermédiaire de Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine : « C'est une véritable préoccupation de ce désordre provoqué par une importante fuite sur le réseau public Dusclaux, président de l'association Préserd'alimentation en eau potable de ce quartier, distribuée Didier vons Pissefontaine, a dénoncé un PLU qui ne tient pas compte de la particularité du quartier. (J2R) par la SEFO. Cette maison ancienne qui n'a pas de fondation s'est fissurée et menace de s'effondrer. Nous avons pu- alerte et un expert judiciaire a fait l'état des lieux dont blié un arrêté de péril et proposé aux propriétaires le rapport nous a amenés à l'arrêté de péril imminent. de les reloger. Ils ont préféré une location sur Poissy. Nous sommes également en contact permanent avec les C'est très inquiétant car les fissures évoluaient avant propriétaires. » r le commencement des travaux. Nos services sont en 1. WEBTELE 2R : http://dai.ly/x46v08c www.journal-deux-rives.com

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VERNEUIL-sur-Seine

Pourquoi tant d’avions à basse altitude dans le ciel, le 8 mai ? Le 8 mai 2016, jour de la victoire contre le régime nazi, s’annonçait très bien avec un soleil magnifique, promesse d’une matinée calme au jardin mais les avions de ligne sont passés très bas toute la matinée.

L'Adiv-Environnement a mené une enquête très intéressante sur le sujet.(1) Celle-ci a été publiée sur le site Internet de l'association de préservation de la nature. Le J2R reprend et relaie le texte dans sa totalité. Nous nous situons à environ 40 km de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, dans l’alignement des pistes. Nous avons donc l’habitude de voir notre territoire survolé par des avions de ligne, à plus ou moins basse altitude. Mais le 8 mai, plusieurs phénomènes se sont conjugués pour que nous ayons l’impression d’habiter à proximité immédiate d’un aéroport. Beaucoup de vols provenant de destinations lointaines (donc les plus gros avions) arrivent le matin après une nuit de vol. Le vent est orienté à l’est obligeant les avions provenant d’Asie à effectuer un demi-tour à basse altitude au-dessus de notre territoire

(les avions décollent et atterrissent face au vent). Si ces dernières années, des efforts ont été faits pour que les avions optimisent leur descente vers les aéroports afin de diminuer les nuisances, lorsque les avions doivent contourner l’aéroport pour se présenter face au vent, cette manœuvre s’effectue à plus basse altitude. En cas de vent d’est, nous sommes à la fois survolés par les avions provenant directement de l’ouest et Depuis 2011, des associations pour la préservation de la par les avions provenant de nature et la lutte contre les bruits se battent pour atténuer l’est à plus basse altitude qui l'ampleur de l'activité de Roissy. (Montage J2R) contournent l’aéroport (en cas de vent d’ouest, la situation est inversée). Bien très importants travaux, un nouveau terminal entendu, à ces avions de ligne, il faut ajouter les pourrait être construit au nord du terminal E, avions de tourisme de l’aérodrome des Mureaux portant la capacité maximale de l’aéroport à qui ne sont pas répertoriés sur ces cartes. 140 millions de passagers ; ce nouveau terAvec environ 64 millions de passagers en minal pourrait être ouvert aux environs de 2014, l’aéroport de Roissy est le deuxième 2025. Nous allons devoir prendre notre mal d’Europe après celui de Londres, et le hui- en patience et nous intéresser à ce sujet imtième du monde pour le nombre de voya- portant.(2) r geurs. Il est dans les mêmes classements pour 1.http://www.adiv-environnement.org/pourquoi-autantle fret. davions-a-basse-altitude-dans-le-ciel-ce-matin/ Aéroport de Paris indique que, avec de 2. Voir le site www.flightradar24.com

Un rêve de gosse réalisé pour 230 enfants dans les airs Ce lundi 9 mai 2016, les Chevaliers du Ciel ont atterri à l’aérodrome des Mureaux-Verneuil. Détails de ce rêve de gosse.

Cela fait 20 ans qu'agit l’association des Chevaliers du Ciel, comme l’a précisé sa vice-présidente, Madame Christiane Monnier : « notre rôle c’est l’unification de tous les enfants », notamment handicapés pour leur offrir des baptêmes de l’air que les chevaliers ont proposés à l’aérodrome des Mureaux-Verneuil. 230 18

enfants ont pu ainsi bénéficier gratuitement de ces baptêmes qui les mettent avec des enfants sans handicap car dans les airs « ils ont tous le même plaisir de voler ! » Le tour de France aérien « Rêves de gosse » s’est effectué en 9 étapes du 6 au 14 mai 2016 et l’aérodrome les Mureaux-Verneuil est l’étape numéro 4 de cette 20e édition. Ce tour est associé à un important projet pédagogique développé par les partenaires dont la Jeune Chambre Économique de Grand Paris Seine Ouest et Dassault. L’aérodrome des Mureaux-Verneuil a accueilli la trentaine d’appareils et les nombreux enfants devant les yeux d’Eugène Dalles, préwww.journal-deux-rives.com

sident du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) qui gère l’aérodrome. Ce dernier a souligné l'objectif du SIVU, qui est de promouvoir ce lieu et accueillir des événements comme une étape de ce tour « Rêves de gosse ». Un représentant de Dassault, partenaire de l’événement, a souligné que le fait de voler est très positif pour un enfant qui ne peut marcher. « Il peut voler ! » L'aéro-club Roger-Janin, le club local, et son président Denis Gaschet, a également participé à cet événement qui a rassemblé de nombreux visiteurs durant cette journée bien que cette étape se soit déroulée un lundi. r


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mai-juin 2016

chapet

Mitan, un projet mort-né Le projet immobilier de 340 logements dans le quartier du Mitan a vécu. Accusé de tous les maux de l'urbanisme technocratique, le projet doit être repris depuis le début pour une coproduction avec les habitants. Qui perd gagne ! «Asphyxié, surdimensionnement, manque d'équipements publics...» ont été les critiques de la part des opposants à ce projet de 340 logements sur un terrain agricole de 16 hectares à l'est de Chapet, rue Mitan d'où le nom. « Mitanesque », entre mitage urbain et titanesque aurait pu devenir un néologisme dans l'urbanisme contemporain dans le cadre de ce projet monté et géré par l'EPAMSA, établissement public d'aménagement du Mantois et qui est devenu le bras armé de l'Opération d'intérêt national (OIN) de la quasi-totalité des communes de la Seine Aval. En plus, avec la création de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) l'imbrication institutionnelle sème la confusion dans ce projet Mitan. Cela étant dit, cette troisième réunion de concertation a réuni le 30 mai une centaine de personnes dont les membres de l'association « Préservons Chapet » opposée « d'une manière constructive » au projet immobilier. Armand Taloni, son président, a fermément expliqué son refus de ce projet dans l' état actuel et a menacé de le combattre juridiquement si nécessaire. Coup de tonnerre Suite à la restitution des ateliers d'où sont sortis des points de convergences et de divergences et à une sorte de pause pour voir les plans détaillant le projet en 2D, la douche froide est arrivée : le maire Jean-Louis Francart a lu la missive de Philippe Tautou, président de GPS&O, qui expliquait que le projet était « abandonné » dans son état actuel car il ne sera guère possible, parmi d'autres arguments, de le commercialiser ! Le maire a encaissé ! « J'ai reçu un coup » de tonnerre dans un temps pluvieux et exécrable. Pour lui, le changement de stratégie de la part de Ph. Tautou est inexplicable car en 2012, il tenait des propos différents par rapport à 2016. Il est difficile de

Le 30 mai, Denis Courtot, directeur de l'aménagement et du développement, Jean-Louis Francart, maire de Chapet (au centre) et Amélie Rolet, chef du projet au sein de l'EPAMSA. (J2R)

faire accepter au maire de Chapet les injonc- a été cité par lui-même plusieurs fois afin de tions paradoxales de la part des super-infras- tourner la page de ce premier épisode et de retructures politiques : « Il faut d'urgence construire tourner aux laboratoires pour proposer à la pode logements » puis le contraire. pulation et aux élus une nouvelle mouture du Cela dit, positivons : les échanges et la projet Mitan II sans mitage urbain. D'ailleurs, concertation avec la population ont permis en mettant l'accent sur ses origines paysannes, de cerner les limites d'une urbanisation à la M. Courtot a souligné que les Chapetois pourpapa des années 70. Les points de divergen- ront « garder les pommiers » tant affectionnés par ces ont été relevés : surdensification par rap- les opposants au projet. port aux communes rurales; surconsommaTournons la page et espérons que chacun tion foncière en fonction de l'objectif actuel des acteurs ait appris la leçon : rien ne peut se de préservation de l'agriculture périurbaine faire sans une concertation préalable qui tienne en Île-de-France; manque d'équipements compte des arguments pertinents à l'époque publics (crèches, écoles, VRD, COSEC...) d'Internet et d'un retour à la sobriété urbaine et enfin, hiatus entre ce qui est proposé pour « construire un projet réaliste et sain ». En guise comme projet et la demande actuelle de la de conclusion, le maire J-L Francart a regretté population qui préconise plus de sobriété le coup de Philippe Tautou et l'absence de « foncière » et de changement du mode de vie. concertation en amont avec la population. r Ainsi, le rôle et la place de la voiture sont posés dans un contexte de contrainte environnementale et d'austérité budgétaire. Selon l'association «Préservons Chapet», «il n'est pas envisageable de laisser le projet se développer tel qu'il a été présenté, sans vérifier, au préalable, que les infrastructures nécessaires ont été pensées, planifiées avant le démarrage de la première phase de leur projet.» Quant à l'EPAMSA, par l'intermédiaire de Denis Courtot, directeur Armand Taloni (à.g. avec le microphone), président de l'aménagement, «la portée du projet de «Préserver Chapet», a été déterminé et parfois est réduit en raison de la pression de la popumenaçant dans ses propos, notamment sur les suites judiciaires de ce projet, qui allait être abanlation et de la mode...» Le film «Demain» donné par la communauté urbaine. (J2R) www.journal-deux-rives.com

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Vernouillet

Construire ou ne pas construire une école Le 17 mai une réunion publique a dégagé les grandes lignes de réflexion relatives à la « future école » du centre-ville , choix ô combien pertinent malgré les obstacles dépeints par la municipalité de Vernouillet. Devant un public fort nombreux, le maire de Vernouillet, Pascal Collado a présenté l'état des lieux et des pistes de réflexion pour la future école du centre-ville. Quatre projets nous ont été présentés lors de cette réunion. Deux, surtout, étaient très intéressants à la fois pour la disponibilité d'un grand terrain (hypothèse 1) et le déplacement de la Poste à la place Conté (hypothèse 2), qui permettrait un mécano administratif et foncier. Ne pas détruire l'école des Tilleuls Concernant l'école des Tilleuls, actuellement vide, beaucoup de participants se sont inquiétés sur le devenir de ce bâtiment qui fait partie du patrimoine local auquel ils sont attachés. Pascal Collado, maire de Vernouillet, a affirmé qu'il n'était en aucun cas question de la détruire, contrairement à ce qui avait été affirmé par Mme Marie Péresse, adjointe au maire. Cela étant dit, cette ancienne école sera transformée à long terme, les idées n'étant pas précises sur la finalité et les usages ultérieurs de ce bâtiment. Le terrain à côté pourrait recevoir un petit établissement scolaire non relié aux Tilleuls, mais il y a un hic : l'impasse de la Salle, qui a une servitude de passage, ne peut être englobée dans ce futur projet. En outre, le problème du sous-sol reste entier du fait de sa fragilité : « C'est un gruyère », a-t-on l'habitude d'expliquer. Selon les anciens et les archivistes de la région, un chemin souterrain existait reliant l'Eglise de Vernouillet à Triel-sur-Seine à l'époque de la Révolution. Ce chemin est bouché, mais il serait très difficile, voire impossible de le combler. Un architecte, qui avait été mandaté par l'ancienne municipalité, dirigée par Marie-Hélène Lopez-Jollivet, refusa de s'occuper de ce projet, car il est trop dangereux. Par conséquent, il reste deux autres options « viables », hypothèses 3 et 4. Un pro20

Pascal Collado, maire (médaillon en haut), a présenté les quatre variantes possibles sans avoir tranché sur la décision de construire une école en centre-ville. (DR)

blème classique persiste : le coût élevé d'acquisition de ces terrains (de 500 à 1000 €/ m2 de terrain viabilisé). Si le projet d'école rue E. Bourdillon (Les Tilleuls) était donné à un promoteur, ce serait positif pour la commune; ces deux options « viables » en plein centre-ville donneraient de la vie aux commerçants mais ils coûtent très cher. Le prix du terrain à bâtir à Vernouillet reste prohibitif. Cela est le «nerf de la guerre» pour les aménageurs-promoteurs. Où construire l'école ? Il faut éviter le double discours que le maire a tenu lorsque la municipalité avait délibéré sur un terrain à côté de la Poste, qui aurait dû servir à une école en centre-ville et que finalement la mairie a préempté pour y faire construire des logements sociaux (certes un objectif louable et nécessaire eu regard aux lois SRU et ALUR). Mais cela résonne mal lorsqu'il y a quelques mois, M. Collado s'était insurgé sur le choix d'un promoteur qui voulait construire un immeuble de logements proche du centre-ville. En conclusion, l'équipe municipale maintient le choix de construire une école nouvelle sur les terrains excentrés près du collège Emile-Zola dans la zone dite des «Terres Rouges» et fera « peut-être » un jour une nouvelle école en centre-ville. Certains participants ont interpellé le maire : pourquoi ne pas réaliser une école en centre-ville au lieu de le faire à « l'extérieur de la ville ». Par opportunité foncière aurait été la réponse adéquate car le terrain du stade appartient à la commune et les autres terrains non. Le problème est que cette nouvelle école sera loin du centre ville ; il sera difficile de circuler le matin et le soir ; il n'y a pas de www.journal-deux-rives.com

parking et surtout elle sera localisée face à des champs qui reçoivent des pesticides, des vents d'ouest; surtout, cette future école sera construite devant une « probable » rocade (RD 154) qui entraînera des nuisances sonores et de la pollution. « De toute façon nous ferons l'école avec une rentrée en 2017 », a répliqué le maire à cette ensemble d'interrogations. r

Un calendrier Intenable « Pour les habitants et les commerçants du centre-ville, la réinstallation des enfants dans l’école des Tilleuls au centre-ville près de l’église devait être une priorité. Les équipes « en compétition » aux élections municipales étaient toutes d’accord sur ce point. Pourtant, la municipalité actuelle, avec sa lubie d’une nouvelle école aux Terres Rouges, a fait perdre déjà deux ans aux enfants et au personnel enseignant qui sont actuellement dans des préfabriqués inadaptés. Vide, le bâtiment des Tilleuls se dégrade de plus en plus. Pour remettre une école en centre-ville, les 4 scénarios proposés par la municipalité reposent sur de nombreuses inconnues. Allons-nous avoir 30 % d’habitants en plus dans le centre-ville avec une urbanisation très dense, une explosion de la natalité et/ ou une arrivée massive de familles avec plusieurs enfants ? Celles-ci nous conduisent à un calendrier intenable et fantaisiste (rentrée 2018-2019). » Jean-Pierre Grenier, Président de l’association Bien vivre à Vernouillet

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Villennes-sur-Seine

Urbanisation : réponses au préfet Le cas de Villennes montre la difficulté de répondre, partout, aux objectifs imposés de densification urbaine et de mixité sociale. Après un exposé précis (voir p. 8) et l'ouverture d'un débat intercommunal (pp 5-7), seul l’humour peut répondre à l'absurdité du refus du projet de PLU. Depuis notre article «Alerte sur un bétonnage à outrance» (n°126, mars-avril 2016, page 20) nous avons interrogé des habitants, certains qui soutiennent la majorité municipale ou l’une de ses deux composantes, d’autres qui leur sont opposés. Parmi les idées proposées, les quatre suivantes pourraient faire l’objet d’études de faisabilité. 1. La fermeture de la gare : Le tracé de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen, inaugurée en 1843 et prolongée ensuite jusqu’au Havre, avait fait l’objet de plusieurs projets et de longues polémiques.(1) Au lieu que les Orgevalais viennent à Villennes pour prendre le train, la situation inverse aurait pu être choisie ; les développements de chacune des deux communes auraient été très différents. La présence de la gare imposant la construction de logements à proximité, sa suppression pourrait-elle éliminer une partie des contraintes imposées ? Certes, les difficultés de circulation et de stationnement actuelles ne seraient pas accrues lors de l’arrivée d’Eole mais le village perdrait de son attrait. Dans une cinquantaine d’années, un nouveau maire constatant l’inutilité de ce bâtiment datant de 1911 pourrait le faire démolir, comme l’un de ses prédécesseurs qui a fait raser, en 1989, la « maison du garde-barrière » ; il ignorait que celle-ci avait, en fait, été la première gare construite en 1880(1). Certains Villennois savent qu’Eole ne constituera pas un progrès pour eux ; contrairement à ce qui est parfois dit et a même été écrit dans le magazine municipal, le RER allongera le temps de trajet vers Paris, en raison du plus grand nombre d’arrêts ! 2. Le Domaine du Parc dans l'ancien parc du château : La première partie de l’avenue Foch, où se trouve notamment la mairie, longe de grands terrains où ont été

Le futur téléphérique villennois, rapprochant de la gare les nombreux immeubles construits sur le terrain du golf. (Montage J2R)

bâties des villas au début du siècle dernier. Des Parisiens ont rassemblé plusieurs lots du parc du château dont la vente était proposée depuis 1893(1). Aujourd’hui, certaines villas ne trouvent pas facilement de nouveaux propriétaires ; leur situation, leur caractère architectural et la surface de leur terrain les rendent très onéreuses. GPS&O pourrait s’inspirer de l’exemple de son projet de réaménagement de la zone commerciale des Quarante sous à Orgeval, que pilote son troisième vice-président, chargé des Grands projets et de l’Attractivité. La société qui a acquis le centre commercial « Art de Vivre » a été désignée pour concevoir une nouvelle zone commerciale, conforme aux besoins actuels et aux attentes des consommateurs : après le rassemblement de tous les terrains, les bâtiments existants seront remplacés par d’autres, dans le cadre d’un plan d’ensemble cohérent. De la même manière, la première partie de l’ancien parc du château de Villennes pourrait être reconstituée. Après acquisition des terrains par l’aménageur choisi et la démolition des villas, à part celle qui est devenue la mairie, des immeubles pourraient accueillir une nouvelle population à proximité immédiate de la gare. Le nom « Domaine du Parc » conviendrait mieux à ce projet immobilier qu’à celui de la rue de Marolles. 3. Une ZAC, accessible par téléphérique : Une plus grande surface est disponible sur le plateau, séparée par l’autoroute A13 de la zone commerciale qui vient d’être évoquée, mais son accès depuis la gare n’est pas très rapide. Grâce à Maurice Magnet, maire de 1977 à 1989(1), qui avait encore la maîtrise des choix pour l’affectation des surfaces de la commune, ces anciens terrains agricoles ont été sauvés www.journal-deux-rives.com

de l’urbanisation. Un golf public y a été implanté en 1986, bordé d’un côté par une zone de pavillons de haut standing. Ce golf est l’un des plus fréquentés de l’ouest francilien. Bien que ce sport ne soit plus élitiste et qu’il soit pratiqué par de nombreux Villennois, ce n’est pas le cas pour la plus grande partie de la population de GPS&O. Bénéficiant d’un cadre dont le caractère paysagé s’est amélioré avec la création de diverses buttes et la plantation de nombreux arbres, des immeubles pourraient y être construits en grand nombre. La route prévue dans le projet de nouveau PLU, à la place du chemin de Fauveau, pour rejoindre les nouveaux immeubles du quartier de la Coudraie à Poissy pourrait être prolongée à travers ce nouvel ensemble afin d’absorber une partie de la circulation de la route départementale 113. Le groupe qui construit Villappolonia(2) à Poissy pourrait ainsi compléter celui-ci par ses équivalents villennois, Villartémisia et Villarèsia. Il faudrait, toutefois, rendre cet ensemble immobilier facilement accessible depuis la gare. Plusieurs villes françaises montrent actuellement l’exemple. Si le téléphérique de Grenoble, construit en 1934, n’a qu’un rôle touristique, plusieurs autres villes ont choisi ce moyen de transport pour relier des quartiers, en particulier lorsqu’ils sont situés à des altitudes différentes. Une quinzaine de projets seraient en préparation à Brest, Toulouse, Orléans, Chamonix ainsi qu’en Île-de-France (Créteil, Roissy…). Une récente loi assouplissant le régime des servitudes urbaines facilite les implantations de téléphériques urbains.(3) Ce projet de téléphérique villennois remplacerait celui de l’ascenseur, mentionné dans le PLU non validé ; installé le long de l’esca21


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Villennes-sur-Seine lier nommé « les 100 marches », il aurait permis de rejoindre, rapidement le plateau depuis le centre du village, sans voiture et sans fatigue. Après la Place verte, où une gare intermédiaire pourrait être installée, l’une des options serait que le téléphérique longe la rue de Marolles ! D’autres idées nous ont été proposées pour la densification de la population du centre de Villennes. Outre celui qui sera ensuite présenté, nous pouvons en résumer deux : - Une cité-jardin dans l’île : ce nom n’est pas nouveau ; il a été utilisé pour le projet de lotissement de l’île de Villennes(1). Le scénario précédent pourrait y être appliqué, pour la faire revenir à son état de prairie, avant d’y bâtir un grand nombre d’immeubles. Si ces termes n’étaient pas péjoratifs, les résidents d’une île voisine qui la nomment encore « l’île des milliardaires » pourraient, dans le futur, l’appeler « l’île des smicards ». - La fermeture du petit bras de la Seine : les arguments utilisés pour le golf pourraient s’adresser à l’aviron. L’établissement public Voies Navigables de France ne voudrait, toutefois, pas prendre le risque d’assécher cette partie du fleuve afin qu’y soit placée une barre de logements de chaque côté du pont de l’île. 4. Une tour de logements : L’espace étant très limité dans le centre de Villennes, il faut construire en hauteur pour atteindre les

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objectifs imposés. Le meilleur emplacement pour réduire les déplacements serait la place de la Libération devant la gare. Ce projet ne permettrait pas de construire le parking public souterrain, annoncé dans le projet de PLU refusé. Le parking qui serait bâti sous la tour devrait être affecté à ses habitants ; les règlements d’urbanisme l’imposent. La verrue des rivages séquaniens Cette place de la Libération perpétue la mémoire de la libération du village et de notre pays de la barbarie nazie. Aujourd’hui, ce que demandent les citoyens c’est d’être libérés de l’application, sans discernement, d’une législation qui uniformise notre région et de projets de développements macro-économiques grand-parisiens qui étendent l’urbanisation de la capitale à sa grande couronne. Face aux villes de GPS&O, déjà plus ou moins fortement urbanisées, que peut faire Villennes ? Représentant comme chacune d’elles 1/73 (1,37 %) du nombre de communes de la communauté urbaine, sa superficie n’est que 1,02 % de l’ensemble tandis que le nombre de ses habitants ne constitue que 1,28 % du total. Dans une récente déclaration sur le projet immobilier de la rue de Marolles(4), l’ancien maire, François Gourdon, a montré son expertise de la révision du plan local d’urba-

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nisme. Pour montrer la qualité du cadre de son village, il utilisait souvent l’expression « la perle des rivages séquaniens » qui le désignait dans la notice publicitaire pour le lotissement de l’île(1). Si le maire de Verneuil-sur-Seine, président de GPS&O, et sa 8e vice-présidente, adjointe au maire d’Achères, en charge de l’Urbanisme, ne parviennent pas à ouvrir les yeux du préfet sur sa bévue, c’est une autre expression qui s’imposerait pour désigner la ville que ce charmant village serait devenu. Nous leur avions suggéré la solution : un amendement des lois SRU et ALUR, que les députés des différents bords pourraient, unanimement, adopter. Dans les intercommunalités auxquelles la compétence de l'urbanisme a été déléguée par les communes, en particulier dans les communautés urbaines (devrions-nous, plutôt, dire urbanisées ?), les quotas à respecter pour la production de logements, notamment de ceux dits sociaux, devraient être calculés globalement au niveau de leur territoire. Merci à Philippe Tautou d'avoir tenté de faire adopter cette idée par Manuel Valls (voir page 6). r 1. http://memoire.villennes.free.fr 2. http://www.nexity.fr/neuf/26__26008 3.http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/021715073467-telepherique-urbain-les-villes-se-lancent-1202015.php 4. http://www.78actu.fr/projet-immobilier-route-de-marolles-l-ancien-maire-reagit-sur-le-plu_35157/


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politique et Equipements publics

Visite présidentielle aux Mureaux Le 12 mai 2016, le président de la République, François Hollande, est venu en visite chez Prodways, le leader français de l’impression 3D en France et troisième dans le monde, dont l’usine est située aux Mureaux. Dans un article du site « Challenges » du 19 décembre 2015, l’entreprise Prodways, située dans la zone industrielle des Garennes aux Mureaux employant 195 personnes, est présentée comme une société en pleine essor. Effectivement, depuis son rachat en 2013, cette société spécialisée dans l’impression en 3D a vu son chiffre d’affaires multiplié par 20 en deux ans. Il est de 20 millions d’euros en 2015. Prodways va devenir le numéro 3 de l’impression 3D au niveau mondial. Le matin du jeudi 12 mai, l’usine Prodways a reçu la visite de François Hollande, président de la République. Après Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, en avril 2015, François Hollande est venu encore une fois aux Mureaux pour défendre, dans l’enceinte

de l’usine Prodways, la loi dite « El Khomri », présentée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. « Le texte doit être défendu, il doit être regardé comme un texte de progrès, il doit être aussi conçu pour les salariés comme pour les chefs d'entreprise. Moi, je ne veux pas les opposer », a déclaré le président de la République lors de sa visite en présence de François Garay, maire des Mureaux. Cette loi «El Khomri » qui laissera des traces

François Hollande en visite aux Mureaux pour féliciter es dirigeants et le personnel de la société l'usine Prodways de leur réussite et valoriser la loi Travail. (DR)

En parallèle, des manifestations se déroulaient pour critiquer cette loi et le fait que Manuel Valls, Premier ministre, a utilisé, lors de sa première lecture à l'Assemblée nationale, le 49.3 pour faire passer cette loi. Certains manifestants ont dit que ce choix n’était pas démocratique. Un autre a ajouté « C’est plus le peuple qui gouverne mais un petit groupe de personnes qui n’ont plus de représentativité ! » Le vote de cette loi va sans doute laisser des traces. Loin de ces difficultés non encore

réglées, le président de la République a, durant sa visite, salué l’efficacité de l’usine Prodways et espéré que d’autres entreprises en France atteignent le même niveau de réussite. La bonne santé et la réussite d’entreprises comme Prodways peut apparaître comme des bons indicateurs de la relance économique de la France, à condition que cela ne soit pas un cas isolé. En tout cas, l’impression numérique 3D à la française, ça marche ! r

Damien Delerin

Inauguration-surprise du commissariat Le 8 avril 2016, dans la matinée, le nouveau commissariat des Mureaux a été inauguré en présence du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Le J2R a été « blacklisté » par les services de la préfecture des Yvelines, malgré l'invitation (et donc son accréditation) du service de presse de la Région Île-de-France.

Par cet équipement public, tant attendu, les pouvoirs publics ont fait le choix de mettre la sécurité au sommet des priorités de l'agenda politique depuis les années 2000. A ce titre, la Région Ile-de-France vient de voter le triplement de ses investissements de sécurité et parti-

cipe à la construction de commissariats, via une convention avec le ministère de l'Intérieur, qui sera renouvelée en septembre 2016. Les pouvoirs publics ont financé les 8,3 M€ qu'ont coûté ces travaux, dont 3,3 M€ pris en charge par la Région Ile-de-France, pour permettre aux 116 fonctionnaires de police d'assurer la sécurité des habitants des Mureaux dans les meilleures conditions. En présence de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, l’inauguration du nouveau commissariat des Mureaux a été sans doute l’événement le plus attendu depuis son ouverture le 10 mars. Un député étonné Une inauguration qui est un peu inattendue surtout pour les élus locaux. Jean-Marie Tétart, député de la 9e circonscription des Yvelines, a précisé son étonnement à propos de cette inauguration, déclarant que les élus n’ont été informés que le 6 avril. En raison de toutes les énergies déployées pour permettre la création de ce nouveau commissariat aux Mureaux, Jean-Marie Tétart a protesté par ce message au préfet des Yvelines. www.journal-deux-rives.com

Malgré l'absence du député de la 9e circonscription, M. Tétart, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a inauguré le commissariat des Mureaux. (J2R)

Un autre point étrange lors de cette inauguration : le directeur de publication du J2R, équipé d’une invitation envoyée par les services de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a été refoulé par les représentants de la préfecture. Il n’a pas pu visiter les locaux. En tout cas, cela est officiel. Le nouveau commissariat des Mureaux est ouvert. r -D.D. 23


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Economie

Domotic'Home, une start-up des Yvelines qui fait référence dans les NTIC L'entreprise Domotic'Home connaît une croissance annuelle exemplaire depuis ses débuts en 2012. Davy Ramos, jeune entrepreneur aguerri, a fondé sa start-up en Yvelines avec une double orientation : nouvelles technologies et domotique ; elle répond aux besoins des particuliers et à ceux de l'hôtellerie. « A chacun sa technologie », aime-t-il souligner.

Domotic'home est une société d'installation domotique ne développant pas de produits en interne mais travaillant avec les plus grands fabricants tels que Legrand, Schneider, Apple et Google (par l'intermédiaire de la start-up Nest, objects connectés). L'entreprise est également un membre actif du club de professionnels du bâtiment engagés dans l'éco-construction en Île-de-France Ouest. Domotic'Home emploie aujourd'hui une dizaine de collaborateurs et envisage un chiffre d'affaires d'un million d'euros pour 2016. Son mode de management réputé comme atypique produit d'excellents résultats. Le jeune PDG, âgé de 27 ans, se veut optimiste et toujours plus entreprenant : «D'ici 2020, le marché des objets connectés devrait peser près de 1900 milliards de dollars. La corrélation entre tous ces nouveaux produits passe par la domotique et donc l'habitat. Le bâtiment que nous connaissons aujourd'hui est en pleine métamorphose car nous vivons une vraie révolution technologique». Comment expliquer une telle performance économique ? La force de cette PME, dont la croissance est à deux chiffres (60 % entre 2014 et 2015), est de rendre possible diverses interactions de vos systèmes électroniques entre eux mais également avec vous. Un exemple : « Votre alarme est maintenant capable d'envoyer un ordre direct à vos volets roulants (fermeture de ceuxci en cas d'intrusion) et de vous avertir par téléphone au même moment) ». Davy Ramos, fondateur et gérant de la société Domotic'Home, homme de convic24

L’équipe Domotic'Home toujours prête à innover dans les nouvelles technologies et la domotique. (DR)

tions, estime que la finalité de l'entreprise est la performance globale. Cette dernière notion devrait prendre en compte la contrainte énergétique et l'innovation des nouvelles technologies. Son entreprise sera donc au centre de ces mutations au domicile et au travail. Sans oublier les déplacements entre les deux. Tout comme l'automobile, le bâtiment évolue à vitesse grand V depuis quelques années. Nous devons donc trouver pour chacun la technologie la plus adaptée et la plus évolutive : Domotic'home participe, par exemple, au grand programme de rénovation « banque active » lancé par le Crédit Agricole en y installant des écrans tactiles et en repensant tout le réseau informatique permettant ainsi un débit de 40 Gbit/s. Par ailleurs, elle a joué un rôle dans la conception et le lancement du laboratoire de la transition énérgétique aux Mureaux, Seinergylab. Cette plateforme du savoir-faire et d'expérimentation a été lancée en 2015 par les pouvoirs publics. Concernant le résidentiel, la demande est exponentielle et les chantiers domotiques s'enchaînent quand deux ans auparavant ils ne représentaient que 20 % du chiffre d'affaires. L'année 2016 s'annonce toujours très dynamique, avec une prévision de croissance sans précédent, grâce à de nombreux projets de développement, notamment en Île-deFrance. r R. ACOSTA Pour en savoir plus : contact@domotic-home.fr www.domotic-home.fr

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dAVY ramOS

M. Ramos porte son analyse sur la clientèle : - Les premiers sont très orientés économies d'énergie et sont sensibles aux biotechnologies. Dans ce cas, le but pour nous est de maîtriser les différentes consommations mais également de tirer partie de toutes les spécificités de la maison et de la météo : en profitant d'une exposition plein sud par exemple, le volet du salon s'ouvre automatiquement en hiver afin de profiter de l'effet thermique engendré par les rayons du soleil. Les seconds, vous l'aurez deviné, sont les férus de nouvelles technologies. Mais aujourd'hui qui ne l'est pas ? Beaucoup d'entre nous en effet possèdent un smartphone connecté à la voiture aussi bien pour écouter une playlist que pour déclencher le chauffage à distance. Domotic'home mettra alors en œuvre tout son savoir-faire pour intégrer au mieux les différents écrans tactiles, serveurs Web et autres, à vos habitudes de vies. - Le groupe hôtelier Besset Signature (5 hôtels hauts de gamme à Paris), a également fait confiance à Domotic'home pour plusieurs projets comme l'éclairage de la magnifique verrière de l'hôtel Vernet signé Gustave Eiffel (Paris 8e), et celui de l'éclairage de la façade de l'hôtel Edouard 7 à deux pas de l'Opéra (Paris 2e).» r


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equipements publics

A quand une nouvelle caserne ? L'austérité budgétaire suffitelle pour justifier l'absence d'investissemen dans un équipement public utile et nécessaire pour la population du Val-de-Seine.

Le président du Conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, l’a annoncé : il n’y aura pas de nouvelle caserne. Cela dit, certains s’insurgent contre cette carence en matière d’équipements nécessaires au service de la personne et de la sécurité publique. Enquête suite à une visite de la caserne des pompiers des Mureaux, encadrée par le secrétaire général CGT au Service Départemental d’Incendie et de Secours des Yvelines (SDIS78) le jeudi 28 avril 2016. Benoît Vanhaecke a exposé la problématique de la caserne de pompiers des Mureaux. Il a même montré une lettre ouverte(1) qui relate les faits relatifs à l’histoire de la caserne des Mureaux, construite en 1973. Certains éléments comme les vestiaires, les garages, les salles de repos (chambres pour les gardes de 24 h), les sols, le réfectoire, la cuisine et les bureaux ne sont plus aux normes. Même la voie de sortie des véhicules de la caserne est dangereuse avec une visibilité réduite. Il devrait y avoir une voie d’entrée et une de sortie dans les garages mais ce n’est pas le cas, explique Benoît Vanhaecke. La caserne est située dans un quartier résidentiel, alors que certains points du bâtiment ne sont pas aux normes incendie. Beaucoup de travaux ont été réalisés pour des mises en conformité mais ils ont grignoté l’espace à vivre des pompiers. Certes, de nouveaux bureaux ont été construits mais Monsieur Vanhaecke aurait préféré que ces préfabriqués soient utilisés pour créer des chambres pour les pompiers de garde et que les anciens locaux soient réaménagés en bureaux tout équipés. Le projet qui faisait l'unanimité Cette caserne avait été construite pour des sapeurs-pompiers volontaires qui dormaient chez eux à la résidence Pierre-Curie, juste à côté de la structure, et qui se mobilisaient à la sirène. Voilà l’histoire racontée par Benoît Vanhaecke dans une lettre qu’il a rendu publique et adressée également au Premier ministre, Manuel Valls, en visite dans la commune lors d’un conseil interministériel et au

Pas de nouveau centre d'incendie et de secours aux Mureaux pour remplacer l'actuel qui est à bout de souffle. (DD)

maire des Mureaux, François Garay. Depuis 1973, beaucoup de choses ont changé. L’effectif total de la caserne compte une centaine de pompiers : 54 professionnels et 36 pompiers volontaires. Les pompiers professionnels ont été recrutés quelques années après la construction et déjà le centre n’était plus adapté aux gardes de 24 heures. Benoît Vanhaecke est entré à la caserne en 1985 comme pompier volontaire. Déjà à l’époque, les anciens et le chef de centre lui affirmaient que bientôt une nouvelle caserne verrait le jour. En 1992, pour gérer au mieux la caserne, le Syndicat Intercommunal Vexin Seine (SIVS) avec, à sa tête, l’ancien maire d’Hardricourt et conseiller des Yvelines, André Cassagne, a été constitué. Le syndicat avait investi deux millions de francs dans un projet de nouvelle caserne. En 2001, le SIVS a été dissous et le personnel ainsi que les locaux ont été transférés au SDIS 78. Cela dit, le maire d’Hardrcourt, André Cassagne, en est devenu son président et la promesse d’une nouvelle caserne restait d’actualité. En 2014, François Garay, le maire des Mureaux, a annoncé la donation d’un terrain pour un nouveau centre de secours. Un terrain parfait pour cet équipement voulu par tous, pour permettre des interventions efficaces car il est situé à l’écart du centre-ville et près du stade Léo-Lagrange et de la zone d’activité des Garennes. Entre temps, des trawww.journal-deux-rives.com

vaux ont été effectués dans la caserne pour lui permettre de tenir jusqu’à la construction du nouveau bâtiment. Les bureaux en préfabriqué et les goudrons ont été refaits. 500 000 euros ont alors été investis dans les nouveaux bureaux aux normes. Le goudron a également coûté 500 000 euros. Au total, 1 million d’euros a été investi pour un équipement public « temporaire qui va durer ». En 2016, un renversement de la situation s’est opéré. Pierre Bédier, revenu aux affaires à la présidence du Conseil départemental des Yvelines, a récusé cet engagement unanime de la classe politique locale. En somme, la nouvelle caserne, promise depuis plus de 30 ans, ne verra pas le jour. Echec du politique et austérité tardive

L’échec de ce projet de nouvelle caserne, selon le secrétaire général CGT au SDIS 78, relevait d’une série de raisons. L’austérité a vaincu : tout en étant conscient d’être dans une période de restriction budgétaire, bien que le niveau de financement du SDIS 78 reste le même en 2016, soit 66,9 millions d’euros. Benoît Vanhaecke ne peut que constater une baisse des moyens et des effectifs qui ont des conséquences au niveau des services à la population. Depuis 1985, l’effectif (par exemple, pour la garde de jour) était de 21 pompiers par jour ; il est maintenant de 14 par jour. Ce 25


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equipements publics / CHIMM nombrre est le minimum pour un centre de secours standard. Il serait envisagé de descendre l’effectif à 13 aux Mureaux d’après Benoît Vanhaecke. Les délais des secours sur le secteur sont souvent « hors réglementation » selon le syndicaliste. Des ambulances des pompiers (VSAV) partent de Poissy pour aider les pompiers du centre des Mureaux car il n’y a plus que deux ambulances aux Mureaux. Pour information, les délais d’intervention sont de dix minutes en ville, de quinze dans la zone périurbaine et de vingt dans la zone rurale. Le syndicaliste a constaté que les VSAV de Poissy mettent 14 mn à venir. « La CGT a dénoncé ces hausses de délais qui sont les résultats de la baisse des effectifs ». M. Vanhaecke a également exprimé ses craintes à propos du personnel administratif, technique et spécialisé (PATS) travaillant au SDIS : ce sont, actuellement, 206 personnes. M. Vanhaecke expliqué qu’il y aurait, dans les plans départementaux, un rapprochement du SDIS 78 avec les Hauts-de-Seine. Cette

possible fusion des services pourrait entraîner une réduction du personnel. Actuellement, dans les Yvelines, il y a 1252 sapeurspompiers professionnels et 2589 volontaires, qui interviennent 99 500 fois par an dans le département en moyenne, soit 270 par jour. Un pompier coûte 83,32 euros par habitant dans les Yvelines alors que c’est 150 euros dans les autres départements. Aux Mureaux, les pompiers interviennent 5000 fois par an. Et concernant les moyens financiers, d’après Benoît Vanhaecke : « Nous sommes les parents pauvres du département avec Houdan ! » Par le biais de notre journal, M. Vanhaecke a lancé un appel au secours afin que les pompiers des Yvelines aient les moyens de faire leur travail : sauver des vies dans les meilleures conditions possibles, assurer la sécurité lors des accidents mortels ici et là. Maintenant, il a souligné qu’il faudra au moins cinq ans pour établir un nouveau projet de caserne et encore cinq ans pour sa construction. Ainsi, il resterait encore dix ans d’attente. r -D.D.

Benoît Vanhaecke est un pompier d'une certaine expérience aux Mureaux. (DD) 1. La plupart de ces faits se retrouvent dans la lettre ouverte que Benoît Vanhaecke a écrite pour alerter sur la situation de la caserne des Mureaux.

Le secteur hospitalier face à l'austérité Le soir du 12 mai 2016 dans la salle des spectacles du site de Bécheville, les syndicats du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les-Mureaux (CHIMM) ont présenté la loi « Touraine», dite de « modernisation de la santé », avec en fond les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).

Pour les syndicats du personnel du CHIMM (la CFTC, la CFDT, la CGT, FO et SUD), la loi « Touraine » dite de « modernisation de la santé » se présente ainsi : elle ne se résume pas qu’au médiatique tiers payant. Mais une réforme peut en cacher une autre : dès 2016, se mettent officiellement en place les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). En continuité de la loi Hôpital Patients Santé Territoire (H.P.S.T), le pouvoir des ARS (Agences Régionales de Santé, mises en place depuis 2008) se renforce, sous couvert de rationaliser l’aménagement du territoire de santé ; elles auront toute latitude pour affaiblir les hôpitaux publics. D’ores et déjà, les ARS sont sommées d’économiser 3 mil26

liards d’euros jusqu’en 2017 (cela représente encore 22 000 postes à détruire !). La déclinaison locale de cette coupe sanitaire pour l’Hôpital de Poissy Saint-Germain-en-Laye est catastrophique, 150 postes d’agents paramédicaux (infirmiers(ères), aide-soignants(es), ouvriers(ères), agents administratifs, secrétaires, ASH...) ainsi qu’une quinzaine de postes de médecins pourraient être « supprimés encore cette année !» C’est ce que dénoncent les syndicats représentants le personnel du CHIMM dans la salle de spectacle lors de la réunion du 12 mai. Devant une centaine de personnes se tenaient sur la scène Christel Gavory, Franck Virginus, le modérateur du débat, le Docteur Stéphane Barbas, Roland Lemyre de la CGT et le Docteur Paul Cesbon. C’est Roland Lemyre qui ouvrit le débat en présentant la loi et ses conséquences sur la santé. Selon nos informations, les projets médicaux partagés, qui constitueront le socle de chaque GHT, seront ainsi élaborés progressivement jusqu’au 1er juillet 2017. Les délais particulièrement restreints initialement prévus compromettaient la mise en place d’un schéma équilibré où chaque composante de l’offre de soins trouvait sa place, notamment les petites structures hospitalières. En matière de comité territorial des élus, une composition plus large est prévue avec l’intégration des maires des communes sièges et des représentants www.journal-deux-rives.com

La réunion publique du 12 mai avait pour but de décortiquer « la Loi Touraine, l’Avenir de l’Hôpital Public »(J2R)

des collectivités siégeant aux conseils d’administration dans le cas des établissements médicaux-sociaux, en plus des représentants des collectivités territoriales aux conseils de surveillance des établissements. Enfin, le décret qui instaure les GHT a repris l’ensemble des éléments sur ce comité prévus par la loi de modernisation de notre système de santé. Dans le département des Yvelines, il va y avoir deux GHT : le groupement GHT 78 Nord et le groupement GHT 78 Sud. Le GHT 78 Nord inclura le CHIMM. Pour la CGT, cette loi est un volet de la réforme territoriale. Selon Roland Lemyre le risque de suppression de 1200 à 1500 emplois peut se concrétiser à moyen et long termes. Cela prouve que cette loi inquiète non seulement les syndicats, le personnel hospitalier et les médecins, mais aussi les usagers. r -D.D.


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débats de société

Migration et mondialisation, une conférence inédite à Conflans Migrations et mondialisation : Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po, s'est exprimée le 9 avril à Conflans-Sainte-Honorine à l'invitation de la LDH. Au cœur de l’actualité en France et en Europe, alors que se développent tout autant des solidarités individuelles et collectives que des replis xénophobes inquiétants et des régressions des droits des réfugiés dans de nombreux pays, ilest temps de mettre les pendules à l'heure sur ce phénomène clivant à l'heure de la mondialisation. Dans le cadre des débats organisés par la Ligue des droits de l'Homme, la conférence « Exodes et migrations » a été présentée le samedi 9 avril, suivie du 55e ciné-débat de la section locale LDH, au CinéVille de Conflans-Sainte-Honorine. La soirée était aussi l'occasion de projeter le film « Terraferma ». Ce quatrième long-métrage d’Emanuele Crialese, fiction inspirée de la situation à Lampedusa, a obtenu le grand prix du jury à la 68e Mostra de Venise 2011. Cette projection a été précédée par celle de trois petits

courts-métrages d’animation consacrés aux Roms en France. «Je

migre, donc

je suis !»

Catherine Wihtol de Wenden, une sommité en matière de migrations dans le monde, a été invitée spécialement pour éclairer d'une manière didactique ce sujet. Des diapos, des carCatherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po, explique que l'homme a toujours migré tes ont accompagné et continuera à le faire. (J2R) les analyses présentées lors de la conférence. Catherine Wihtol c'est un phénomène méconnu et mal dide Wenden a une expérience sans commune géré, notamment en France : l'Europe a du mesure : directrice de recherche au CNRS, mal à s'accepter comme lieu d'immigration. professeur à Sciences Po, présidente du Co- Pourtant, l'Europe est la première destinamité de recherche « Migrations » de l'Associa- tion dans le monde. Pour Mme Wihtol de tion internationale de sociologie, auteur de Wenden, on a laissé le monopole du débat nombreux ouvrages sur les politiques migra- à l'extrême droite et aux xénophobes. Il ne toires et la citoyenneté en Europe et dans faudra pas continuer ainsi car cela est synole monde, elle a été consultante pour divers nyme d'abandon et de danger pour la démoorganismes dont l’OCDE, la Commission cratie. En outre, la mondialisation a accéléré européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. les migrations, ce phénomène étant ampliElle est aussi commissaire de l’exposition fié par le faible coût de l'aviation, dans un « Frontières », qui vient de se terminer, au Mu- contexte de plus en plus concurrentiel. Ensée de l’histoire et de l’immigration (Palais fin, le développement économique n'est pas de la Porte Dorée, Paris 12e). une alternative à la migration. La migration Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, est une option de vie : il n'y a pas d'espoir, certains points ressortent des migrations donc je migre. r -r.A. dans le monde au XXIe siècle. D'abord,

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SPORTS

mai-juin 2016

Boxe féminine

La championne Gaëlle Amand, veut confirmer sa suprématie Le 14 avril, la championne Gaëlle Amand, originaire de Villennes-sur-Seine, a battu Marisa Gabriela Nunez à Sarcelles (95) par supériorité technique. Gaëlle, connue par les lecteurs du J2R depuis ses débuts à Chanteloup-lesVignes, a affirmé son entière satisfaction de gagner le titre de championne du monde WBC. « Une ceinture de plus a la maison ! », a-t-elle lancé suite à sa belle victoire.

Le combat «Gaëlle Amand (57 kg) contre Marisa Gabriela Nunez (58,5 kg)» était le 14 avril à l'affiche à l'espace Venise à Sarcelles. Ce combat s'es déroulé devant 800 participants, dont 300 debout. Les deux boxeuses se sont disputé la ceinture WBC International des poids plumes. Certes la Française affichait un palmarès plus fourni que celui de l'Argentine : Mlle Amand (13-0 ; 1 KO) - Mlle Nunez (7 victoires, 5 défaites et deux matchs nuls). Gaëlle Amand est sortie victorieuse pour le bonheur de son coach actuel, Mariko Ibrahima, sans oublier ses anciens mentors, Bob Sita et « Bébé Weiss ». Organisée par Abdellilah Rahilou, frère de l’ancien champion du monde Khalid et responsable du club Rahilou Cergy Boxe, la soirée a sé-

duit des néophytes et au-delà des frontières du noble art de la boxe. Non seulement par la qualité et le niveau de sa boxe, Gaëlle Amand a démontré qu'elle était de retour après une absence de presque un an des rings. « Physiquement, j'ai été prête, mais, a-t-elle admis, techniquement je manquais de ring et de compétition. Certes, j'appréhendais Le 13 mai, le J2R a fait le point avec Gaëlle, notamment le moment du combat ». Et puis par rapport à ses défis de l'année 2016. (J2R) Gaëlle Amand est montée sur le ring et elle a facilement gagné par décision sa quête du Graal contre la Canadienne. du jury. Gaëlle est sur la voie de la relance Parfois, elle se désole d'avoir choisi ce après avoir passé un premier obstacle sur son noble sport : « En boxe, c'est difficile pour les fiobjectif : défier la Canadienne Jelena Mrd- nances car toutes les dépenses sortent de mes poches », jenovich, détentrice des titres WBC, WBA avant de pouvoir être remboursées, un jour suite à une victoire retentissante contre une hypothétique, par des sponsors. autre Argentine Edith Matthysse en mars Cependant, Gaëlle tente de concilier sa 2016. Ces deux boxeuses sont les meilleures vie professionnelle de haut niveau avec la sodu monde. briété d'une championne qui vit comme les Le temps, un facteur déterminant autres. Elle court entre rendez-vous sportifs, Pendant cette période de préparation, phy- séances de coaching, dossiers de sponsoring. sique et technique à son club Rahilou Cergy Heureusement, sa famille et son entourage Boxe, Gaëlle Amand prend son temps et fait sont là pour lui donner du courage et de la quelques passages à Villennes-sur-Seine où confiance lorsqu'elle pourrait avoir des moson fan club l'attend avec bonheur. Elle don- ments de faiblesse : « Je suis dans ma bulle, sport ne également des cours de coaching sportif et famille ! » Pense-t-elle à prendre sa retraite auprès de cadres en manque de souffle. Elle sportive ? Pas encore car il lui reste beaucoup cherche aussi à nouer de nouveaux parte- à prouver sur le ring : elle veut confirmer sa nariats. Malgré son CV sportif solide, les suprématie au niveau mondial. Au préalable, sponsors tardent à venir et elle commence à elle compte avec passion et sobriété faire s'impatienter car, à 32 ans, Gaëlle sait que le deux combats de préparation d'ici à la fin de temps peut être un facteur déterminant pour l'année 2016. r

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SPORTS

mai-juin 2016

Sport-aventure

L'insatiable explorateur sportif Hedrich Après la présentation officielle du prochain défi de Charles Hedrich à la Marina SaintLouis à Carrières-sousPoissy, le départ officiel a eu lieu le 20 mai au Quai d'Austerlitz à Paris. Charles Hedrich est une machine de défis à l'infini. Ce type-là se croit vraiment capable de tout pour le goût de l'aventure et un peu d'opportunité. On dirait un Américain égaré en France, donc un Frenchy. Pour mieux connaître son pays, la France éternelle, il va parcourir 3000 km à la rame par des voies navigables de France, tout en montrant, par l'exemple, que le défi majeur est de convaincre la France d'adopter l'esprit de l'association « Respectons la Terre » car celle-ci a un potentiel limité en matière de ressources. Champion des défis sportifs, il a présenté son nouveau, le 11 mai, à la Marina Saint-Louis à Carrières-sous-Poissy. Ce sacré explorateur a été convaincant pour pour démontrer à la Terre entière que la France n'a pas de ressources mais qu'elle a des idées novatrices ainsi que des hommes et des femmes qui y croient. Un tour de France de 3000 km Comme les rêves « politiques » ne sont plus attirants, c'est au tour des « explorateurs de l'intérieur », comme Charles Hedrich, de nous faire rêver par procuration : qui ne voudrait pas faire le tour de la France à la rame, avec un chien, sur 3000 km de voies navigables et en traversant 500 écluses de Paris à Royan tout en passant par Castelnaudary ? Que de bonheur ! Charles Hedrich a un palmarès qui impressionne : expéditions aux pôles nord et sud, dans l'Himalaya, en Afghanistan en pleine guerre civile, et plus récemment le passage du nord-ouest à la rame. Dans ce dernier défi, effectué en trois saisons (2013-2014-2015), il a été connu par sa prouesse et est devenu mondialement reconnu. Il est loin le temps où dans une journée d'entraînement (avec de la pluie) de printemps 2012, Charles Hedrich avait trouvé un abri dans la Marina Saint-Louis avant son défi de 2012 : un aller-retour de l'At-

Le 20 mai, l'explorateur sportif Charles Hedrich est parti pour son tour de France à la rame. (J2R)

lantique à la rame et en solo ! Le capitaine de la Marina, Michel Gatta, a sympathisé avec cet explorateur de haut calibre. Le Frenchy

a tout fait

pour devenir le n°1 du sport-aventure

Désormais, tout le monde se l'arrache car Charles le Frenchy a traversé les terres inhospitalières de Bering et du cercle polaire où il a failli laisser sa peau et son bateau. De toute manière, cet homme a une chance inouïe et un certain charme qui lui permettraient d'aller vers les 104 ans (au moins !) et encore plus de défis. Enfin, Charles Hedrich semble être en osmose avec la Nature quelles que soient la température et les conditions de la météo. Nous, les citadins, nous avions peur de quelques gouttes de pluie (il y avait des risques d'orage tout l'après-midi du 11 mai) mais lui, Charles, était dans son élément. La pluie l'a couvert et nous avions l'impression que celle-ci le protégeait. Avec une protection comme celleci, le défi de 2016 - Tour de France à la rame - semble être déjà acquis pour son palmarès. Retour vers la région parisienne : 20 octobre - Marina Saint-Louis de Carrières-sous-Poissy. r -R.A. www.journal-deux-rives.com

suivre Charles Hedrich PROXIMITÉ : Après avoir parcouru les quatre coins du Globe, Charles Hedrich a choisi la France comme terrain d’aventures pour sa nouvelle expédition. Un défi sportif 100 % français sur les voies navigables de France. ESCALES : Tout au long de son parcours de 3000 kilomètres, Charles Hedrich s’arrêtera dans des villes et des villages de France. Il optimisera ainsi le poids du Rameur des Glaces et ajoutera une dimension humaine à l’expédition. RENCONTRES : Lors de ces escales, des animations seront organisées. L’occasion pour Charles Hedrich d’échanger et de mettre à disposition le Rameur afin de le faire tester, en condition, aux curieux. Charles Hedrich : « Ce genre d’expédition m’intéresse beaucoup parce qu’à la fois il y a de la performance, de l’aventure, de la rencontre et des échanges extraordinaires. » Pour suivre l'aventure de Charles Hedrich : Site Internet : http://www.charleshedrich.com Le blog dédié à l'expédition : http://1er-tdframe. blogspot.com/ Véritable carnet de bord de l’expédition : actualités, newsletters, relevés de position GPS, prévisions météo, audio, photographies, vidéos, retombées médias… Pour en savoir plus sur les réseaux sociaux : Pages Facebook Charles Hedrich et Respectons la Terre Chaîne Youtube Charles Hedrich @CharlesHedrich et @Respectonslater Compte Google + Charles Hedrich Compte LinkedIn Charles Hedrich Compte Viadeo Charles Hedrich r

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Rugby

Les Sangliers du RCTLM sont devenus champions d'Île-de-France RPH Le dimanche 24 avril 2016 restera dans les mémoires de l'ovalie locale car les «Petits» Sangliers du Rugby Club Triel-Les Mureaux ont battu l'entente Mantes-Limay sur un score de 13 - 10. Dans une sorte de derby de la Vallée de la Seine, la réserve des Sangliers d'où l'adjectif «Petits» a mené le score tout au long du match qui s'est tenu au stade Léo-Lagrange des Mureaux.

Le Rugby Club Triel-Les Mureaux a accueilli environ 3000 personnes dans une journée emplie de bonheur et de fair-play. C'était aussi un dimanche de finales territoriales de rugby organisées pour la première fois dans la Vallée de la Seine. Parmi les cinq équipes du nord des Yvelines (la Vallée de la Seine), on assistait à un derby dans la réserve promotion d'honneur qui était un des matchs cruciaux. A 10 heures, les premiers matchs de cette journée des finales territoriales organisée par la Fédération Française de Rugby ont débuté plus ou moins en même temps. Sur le terrain principal, généralement réservé au football, le RCA Cergy Pontoise affrontait pour la finale des Réserves Honneur le SCUF ; le club de

La solidité du groupe et une expérience dans le jeu ont permis la victoire au RCTLM.

Cergy a remporté le match 19 à 14. Sur le terrain réservé au football américain, le RC Neuilly-sur-Marne affrontait le CO Gargenville et l’a battu 18 à 6. Et sur le terrain de rugby officiel, le RCTLM affrontait l’Entente Mantes-Limay (EML). En début de match, le RCTLM a marqué un premier essai et l’EML n'a réagi qu'avec une pénalité. Le score est de 7 à 3 jusqu’à la vingtième minute où le RCTLM marque une pénalité et monte le score à 10 à 3. Mais un peu avant la fin de la première période, l’EML a aussi marqué un essai et l'a transformé. A la pause, le score était de 10 à 10. Les supporteurs du EML respirèrent à nouveau. Dans la seconde mi-temps, il a fallu attendre la moitié de cette dernière pour voir le RCTLM marquer une pénalité qui lui a donné une avance de trois points déterminants.

(DR)

Malgré les assauts et la pression bien présente en fin de match devant la ligne d’essai du RCTLM, le score est resté en faveur de l’équipe locale soit 13 à 10. Le RCTLM a remporté le match et le titre de Champion d’Île-de-France RPH. Pour le co-président Marc Chalvidal, « la victoire a été un moment de communion entre tous jouers, bénévoles, staff, public du RCTLM ; c'était l'apothéose de l'année sportive ! » Quant au déroulement du match, M. Chalvidal n'a jamais douté de la solidité du groupe : « On savait que le match allait être difficile puisque l'EM-Limay était le champion sortant, mais le RCTLM disposait d'une groupe solide en avant et puis les vieux briscards et anciens de la mêlée ont mené la barque avec efficacité ! ». r 1. Voir WEBTELE : https://youtu.be/xnrW3nlZRqA

« Un sacré pari » Nous avons gagné un sacré pari pour une première année de rapprochement, un titre et une organisation sans faille pour la journée des finales et ce n’est peut être pas fini car nos cadets peuvent aussi écrire une page de l’histoire du RCTLM. Le club a montré sur le terrain comme en dehors qu’il fallait compter avec lui, nous avons montré l’image d’un vrai club et d’une grande famille unie. Ce fut une belle journée riche en émotions, elle démarra par la victoire de nos seniors qui ont montré que ce groupe mérite d’être là, la délivrance de fin de match après avoir défendu la ligne avec vaillance et courage, a laissé place à la communion de tout le groupe senior autour du trophée. Vous avez scellé les fondations d’une histoire qui débute....Bravo à vous, continuez-là... Félicitations à vous tous pour ce titre, beau match de nos anciens. Merci à Lionel, Frédéric et Jérôme de vous avoir menés jusque là. Merci à l’encadrement de cette équipe, Ange, François, José, Manu, Didier et Bibi. Nous avons accueilli les finales territoriales au stade Léo Lagrange sur toute la journée de dimanche. Nous sommes heureux qu’une telle journée ait pu avoir lieu chez nous, pour faire découvrir notre sport et notre club. Nous avons reçu de la part des instances du CIFR des félicitations pour notre organisation et sur notre prestation, mais aussi un trophée. Notre engagement, notre organisation ont été soulignés et il en est ressorti que l’on pouvait compter sur toutes les composantes du club. Une telle manifestation ne peut se dérouler sans aide aussi nous tenons à remercier en premier lieu tous nos bénévoles qui ont œuvré toute la journée pour que la fête soit belle : les licenciés et leurs familles, que ce soit nos seniors, nos Comètes, nos Pierrozes, nos cadets ou notre EDR et tous les amis bénévoles qui n’ont pas ménagé leur énergie pour que cette journée soit une réussite. Un grand merci à Bérénice et Sophie. Merci à vous tous. r Michel Broix et Marc Chalvidal Co-présidents.

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Triathlon

Les Versaillais brillent au Triathlon des Mureaux Le 15 mai, à l’Île des Loisirs du Val-de-Seine s’est tenue l’édition 2016 du Triathlon des Mureaux organisé par le club local : le Trinosaure. Un événement sportif qui s’est composé de plusieurs épreuves qualificatives à la coupe de France dans lesquelles l’équipe de Versailles a bien brillé surtout chez les hommes.

Une épreuve sportive de ce niveau marque les esprits des visiteurs de l’Île de Loisirs du Val-de-Seine entre les Mureaux et Verneuil-surSeine. Comme l’a précisé Guillaume Freulon, le président du Trinosaure, cette édition 2016, qui a attiré plus de 1000 personnes, compte trois grandes épreuves avec plusieurs courses. Ainsi le matin s’est disputée l'épreuve sélective Coupe de France pour les adultes : course CLM sur un format sprint avec des équipes de 3 à 5 tri-athlètes. Les onze premières équipes concourant dans les trois catégories (femmes, mixte et hommes) sont qualifiées pour la Coupe de France. Dans la catégorie « équipes hommes », les équipes de Versailles se sont imposées à la première et la deuxième place. Les prix et les récompenses ont été remis, après la course de la matinée, par Guillaume Freulon, François Garay, maire des Mureaux, Rama Sall, déléguée aux sports de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), Thibault Kerherve, président du Comité départemental des Yvelines de Triathlon, Thierry Zammut, conseiller technique de la ligue d’Île-de-France de triathlon et Stéphane Zimmer, directeur technique national adjoint de la Fédération Française de Triathlon. A 12 h 30, s’est déroulé l’Eco-Triathlon (vétathlon). C’est une épreuve ouverte à tous dont le parcours est libre. Les participants peuvent choisir leur parcours en fonction de différents tracés. L’épreuve est accessible sans certificat médical. Il n’y a pas de classement et c’est gratuit. L’après-midi a eu lieu la demi-finale du Championnat de France de triathlon pour

Les équipes de Versailles arrivées 1re et 2e au classement du sélectif Coupe de France pour les adultes Hommes au Triathlon 2016 des Mureaux. (Photo DD)

les jeunes. Le Triathlon des Mureaux 2016 a heureusement bénéficié d’un temps calme avec un peu de soleil ce qui a été un plus pour une

édition 2016, qui a été, encore un fois, une belle réussite. r -D.D.

Résultats Résultats équipe féminine : 1re équipe femmes : l’ ENVY Epinay Triathlon 2e équipe femmes : l’US Créteil 3e équipe femmes : Poissy Triathlon

Résultats Benjamins/Minimes Garçons : 1re HERPAIN Loic MG VMT 00:32:40 2e ROUX Julien MG Poissy 00:32:47 3e LASNE Antoine MG TCSQY 00:32:55

Résultats équipe mixte : 1re équipe mixte : le Stade Français Triathlon 2e équipe mixte : la Team Val Eure Triathlon 3e équipe mixte : la Triceps Winner

Résultats Cadets/Juniors Filles : 1re SKIBKA Manon CF TCSQY 01:02:23 2e SERODON Mathilde CF Versailles 01:02:40 3e MAHE Juliette CF ISSY TRIATHLON 01:03:03

Résultats équipe masculine : 1re équipe hommes : le Versailles Triathlon 2e équipe hommes : le Versailles Triathlon 3e équipe hommes : le Redstar de Champigny Résultats par club : 1re Versailles Tri / Les Versaillais M 00:16:49 2e Versailles Tri M 00:18:21 3e RSCC M 00:17:29 Résultats Benjamins/Minimes Filles : 1re MAGEUX Méline MF Poissy 00:36:50 2e MASSON Chloé MF Poissy 00:37:00 3e LECOMTE Manon MF Poissy 00:37:28 www.journal-deux-rives.com

Résultats Cadets/Juniors Garçons : 1re LAIDLOW Sam JG Poissy 00:53:38 2e MILLOT Gwenaël JG Poissy 00:54:59 3e KARDES ALEXIS JG B.F Tri 00:55:04 Voir WEBTELE 2R : https://youtu.be/BIG92xmGZx4 r

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livres

Jean-Pierre Thierry présente son livre choc «Trop soigner rend malade » «Trop soigner rend malade», par JeanPierre Thierry et Claude Rambaud, édité par Albin Michel en avril 2016, a mis sur la place publique le déséquilibre entre trop soigner et pas assez, sans oublier le rôle prépondérant de l'industrie pharmaceutique qui a pris le pas sur le politique. Voila le diagnostic de cet ouvrage choc qui pourrait devenir un best-seller. Le J2R a interviewé, le 16 mai, le co-auteur de ce livre choc, Jean-Pierre Thierry, qui habite Andrésy. Lors de l'entretien avec le docteur Thierry, on a évoqué sans ambage des sujets qui fâchent : pourquoi le système de santé dans les pays développés erre d'une manière accablante. Cependant, pour le docteur Thierry

Jean-Pierre Thierry a passé en revue les sujets de ce livre passionnant.

il ne faut pas exagérer : la situation interpelle mais elle n'est pas catastrophique. « C'est plutôt un constat préoccupant, a explique-t-il car de plus en plus de bactéries résistent aux antibiotiques. » Un expert américain a même récemment indiqué que « cette tendance de la médecine était beaucoup plus problématique que le changement climatique » dont tout le monde a parlé durant les négociations de Paris en 2016. Trop d'errements Quant à l'erreur médicale, largement examinée dans le livre de J-P Thierry, elle est devenue la troisième cause de mortalité aux Etats-Unis. Depuis la parution de «To Err Is Human» en 1999 (Institute of Medicine), le nombre de décès évitables car dus à une erreur médicale a été réévalué à plusieurs reprises : de 44 000 à 98 000 décès annuels, initialement, il a été réévalué à 195 000 en 2004 (par l'AHRQ, la HAS américaine) puis à 180 000 mais chez les plus de 65 ans (par l'inspection générale du Ministère de la santé américain) et enfin en 2011, par des universitaires, à 400 000 après extrapolation à partir des chiffres concernant les plus de 65 ans (soit 4 fois l'estimation initiale

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(J2R)

de 1999). Malgré les résultats encourageants constatés récemment grâce à la mise en œuvre de mesures en faveur de la sécurité des patients, une nouvelle étude parue le 3 mai 2016 dans le British Medical Journal a évalué la mortalité évitable à 251 000 décès pour le seul secteur hospitalier. En France, nous restons des mauvais élèves car cette problématique semble échapper aux autorités compétentes de la Santé publique. Selon le docteur Thierry, 50 % des prescriptions en matière d'ORL sont « inutiles ». Pour paraphraser un slogan politique, « trop de prescription tue la prescription » ! Faut-il estimer que l'industrie pharmaceutique « est mise en cause » par les conclusions de cet ouvrage ? Jean-Pierre Thierry est plus nuancé : il faudra engager un dialogue avec tous les acteurs de la Santé afin d'établir «une balance avantages/inconvénients» des médicaments (ou molécules) afin de fixer une série de mesures en matière de politiques publiques. Cela dit, il y aurait un problème de fond : qui fait les expertises avant validation, et puis, à mettre sur le marché la molécule ? Parfois on voit les mêmes acteurs dans l'expertise et dans le contrôle ce qui relève du mélange des genres. Ce système s'est accentué depuis les années 1980 et 1990 dans l'industrie qui est devenue juge et partie.


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livres Afin de mieux prendre en compte la troisième cause de mortalité aux Etats-Unis, après les maladies cardio-vasculaires et les cancers, les auteurs recommandent notamment une meilleure déclaration des causes de la mort dans les certificats de décès. Sur ce dernier point, la situation française est comparable et certaines recommandations sont avancées dans l'ouvrage du docteur Thierry (pages 209-212). En somme, ce livre et ses conclusions démontrent le piège dans lequel le système politique est tombé : la financiarisation de l'industrie pharmaceutique (avec des taux de rentabilités qui frisent les 30 %, voire les 50 %) a conduit à une déréglementation systémique. La finance impose son agenda sur le politique et par conséquence sur la Santé publique. Le candidat Bernie Sanders à la présidence des Etats-Unis a axé sa campagne sur cette déviation du capitalisme américain. En effet, la prééminence des finances sur des politiques publiques est une des « erreurs » en matière de Santé publique implicites dans cet

Maladies chroniques en colombie britannique Comment expliquer la progression explosive des maladies chroniques : le cas de la Colombie britannique au Canada. En seulement 10 ans, le pourcentage de la population de l’état canadien de Colombie britannique (4,5 millions d’habitants) touchée par au moins une maladie chronique a rapidement progressé. Le nombre moyen par tranche d’âge est ainsi passé de 1,2 à 1,5 entre 70 et 80 ans et de 1,4 à 2 pour les plus de 80 ans. Il y a trois explications possibles face à un tel constat : une véritable épidémie qui toucherait avant tout les personnes âgées ; une amélioration de la capacité à les diagnostiquer, ou enfin une baisse des seuils d’entrée dans la maladie qui expliquerait des diagnostics plus précoces que par le passé. Des spécialistes de santé publique canadiens ont discuté de leur poids respectif dans un article publié par le British Medical Journal (15 mars 2016). L’amélioration des prises en charge de maladies aiguës avant 70 ans ne permet pas d’expliquer l’évolution constatée. L’impact croissant de l’obésité est également plus que compensé par la baisse du tabagisme. Restent deux causes plausibles : une meilleure déclaration des maladies dans les bases de données épidémiologiques et la baisse des seuils de diagnostic pour des conditions tel que le diabète, l’hypertension, les cancers du sein et de la prostate. Si cette évolution ne s’est pas encore traduite par une baisse de l’état de santé perçue par les personnes âgées, les auteurs concluent par une mise en garde : privilégier le diagnostic en abaissant les seuils peut aussi favoriser l’anxiété et surtout une surmédicalisation inutile qui pourrait provoquer un désastre sanitaire. r

ouvrage. Espérons que ce livre pourra alerter non seulement les « malades » mais les futures décideurs politiques de 2017, présidentielles

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obligent. r 1. Voir WEBTELE 2R : http://dai.ly/x4av92x

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cinéma

La der du Festival Juniors, et après ? En ce mardi 12 avril de clôture du Festival des Juniors 2016, le jury féminin a voté pour « Chala, une enfance cubaine ». Ce film devient le dernier que le festival prime puisqu’il semblerait que l’édition 2016 soit la dernière, bien que tous espèrent un avenir. C’est dans la salle A du cinéma Frédéric-Dard des Mureaux le 12 avril que le jury composé uniquement de jeunes filles s'est réuni pour rendre le palmarès du Festival des Juniors 2016. Le film primé est « Chala, une enfance cubaine », réalisé en 2014, qui obtient le Grand Prix. « Chala, jeune cubain, malin et débrouillard, est livré à lui-même. Elevé par une mère défaillante qui lui témoigne peu d’amour, il prend soin d’elle et assume le foyer. Il rapporte de l’argent en élevant des chiens de combat. Ce serait un voyou des rues sans la protection de Carmela, son institutrice, et ses sentiments naissants pour sa camarade Yeni... » Ce film a atténué le climat pessimiste qui habitait le Festival des Juniors. Pour des raisons financières et surtout de la diminution des subventions, ce festival, lancé et organisé par l’association PlanLarge, s’arrête comme il a été précisé à de nombreuses reprises dans les colonnes du site Internet du J2R : « On a décidé d’arrêter avant de devenir complètement in-

Le film d'Ernesto Daranas est considéré comme « les 400 coups à Cuba » par les critiques.

visible ! » Effectivement, les activités, les ateliers et les soirées spéciales mis en place par le festival se réduisaient chaque année et ce festival n’aurait pas eu réellement d’intérêt si, en dehors des projections, il ne pouvait plus apporter un supplément culturel. Une pétition pour sauver le festival est en ligne ; en outre, une banderole, qui avait été installée avant la remise des prix, a annoncé la mort du festival. Ce message lugubre donnait une ambiance morose, juste avant que la présidente Madeleine Georganidis annonce le palmarès du concours de courts-métrages. Dieynaba Diop, maire-adjointe à la Culture aux Mureaux, a souligné une certaine compréhension de la colère qui couvait chez les organisateurs. Cependant, Mme Diop ne voulait pas être celle qui aurait mis fin au

Les lauréats du dernier Festival Juniors aux Mureaux.

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(DD)

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(DR)

festival. « Ce n’est pas un clap de fin », précise Dieynaba Diop. Elle a formé le vœu de faire vivre le festival sous une autre forme. Des discussions sont ouvertes avec la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise ; mais fin avril, on savait qu'il n’y aura pas de festival en 2017. Il reste un an pour trouver une solution. Afin que le jury du festival soit au complet, la remise du Grand Prix a eu lieu avant la projection des courts-métrages du concours Inter-visions. Dix courts ont été projetés et deux films hors concours, dont un qui a été fait pour rendre hommage, sur un ton humoristique bien marqué, au festival. Comme chaque année, les talents muriautins se sont déchaînes et ils ont montré encore une fois tout le potentiel créatif aux Mureaux. Quatre prix ont été remis. Pas de prix du meilleur film car le choix était trop difficile. Le Prix de la meilleure photo est allé à Charles Caleb pour le film « Itinéraire ». Le Prix des meilleurs acteurs a été décerné aux acteurs du film de San John « Itinéraire Fatal ». Le Prix écriture et scénario a été attribué à Al Bouznir. Et le Prix de la Mention Spéciale du Jury est allé Osman Khalid pour « Au bout de mes rêves ». En fin de cérémonie, le public a rendu un hommage vibrant aux organisateurs : le Festival des Juniors édition 2017 sera peut-être un rêve accessible et un grand merci pour le travail accompli depuis des années. r 1. Pour en savoir plus sur «Chala, une enfance cubaine » : http://www.bodegafilms.com


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Education artistique et culturelle

Favoriser l'accès à l'art et à la culture, devient un objectif de GPS&O Vendredi 13 mai 2016 à partir de 18h30 à la Médiathèque des Mureaux, la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise a organisé une soirée de présentation du Contrat Local d’Éducation Artistique (CLEA), antérieurement développé dans l'agglomération Seine&Vexin. Avant d’en venir à la présentation des missions 2015/2016 du Contrat Local d’Éducation Artistique et à son avenir, il faut savoir ce que c'est CLEA. Un CLEA est un dispositif s’appuyant sur la mise en place d’une résidence artistique, dite « résidence-mission », se définissant comme une résidence d’éducation artistique et culturelle. L’objectif est, comme l’a expliqué Christophe Gautier, responsable de l’espace

François Garay, maire des Mureaux a ouvert la séance de démarrage de cette action culturelle sous l'égide de la communauté urbaine GPS&O. La chanteuse Gasandji (médaillon à dr.) a joué une œuvre musicale. (DR)

musique et cinéma à la médiathèque des Mureaux : « Favoriser l’accès à l’art et la culture ». Les partenaires de ce contrat sont la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) d’Île-de-France, l’Académie de Versailles, le Conseil départemental des Yvelines, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, Les Mureaux, Meulan-en-Yvelines et le Festival Blues-en-Seine, depuis 2013 ; ils ont pour objectif à travers le CLEA de réduire les inégalités en matière d’accès à l’art et la culture. Ce contrat est une initiative de la commune des Mureaux, qui a été transférée en 2015 à la Communauté d’agglomération de Seine&Vexin, puis au 1er janvier 2016 à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Les enjeux et les objectifs du CLEA sont l’éducation artistique et l’ancrage territorial. Beaucoup de personnalités de la communauté urbaine GPS&O étaient présents comme son président Philippe Tautou, accueilli par l’hôte de la soirée, François Garay, maire des Mureaux. Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, conseillère départewww.journal-deux-rives.com

mentale des Yvelines et vice-présidente déléguée à la culture ainsi que Yann Scotte, maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines étaient présents également pour la présentation. Tous les partenaires du CLEA ont parcouru l’exposition sur le CLEA organisée dans la Médiathèque et ont assisté au bilan des résidencesmissions 2015/2016. Durant cette période, deux artistes ont été choisis par le comité de pilotage : - Gasandji, dont le projet « l’art pour changer la société » a pour but de susciter l’envie d’apprendre ainsi que la découverte de soi et du monde ; - Nicolas Guadagno, qui souhaite avec son projet « l'art magnifie le réel » faire prendre conscience que tout peut être musique autour de soi. Cette présentation, ouverte par François Garay et développée ensuite par Christophe Gautier, s’est faite dans la salle de la Médiathèque à travers un petit film qui a été réalisé durant les ateliers. Il montre comment les 375 participants, répartis en 20 groupes allant du primaire au lycée et même un d’adultes, ont réagi aux résidences-missions. A la suite de la projection, la chanteuse Gasandji est venue interpréter quelques morceaux. Cette dernière a montré nettement sa joie dans le film par rapport aux résultats qu’elle a obtenue auprès des enfants. Pour elle, c’est du positif ! r Voir WEBTELE 2R : https://youtu.be/UjcXZVrtRAg

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