Le
JOURNAL des deux rives 3,20 €
JOURNAL INDÉPENDANT
MAI 2017
Numéro 132
Des maires s'opposent à la destruction de la nature
Malgré la décision du Tribunal administratif et les positions du préfet et du président du conseil départemental des Yvelines, favorables à l’entreprise Calcia, vingt-cinq maires du plateau du Vexin se préparent pour un double combat, juridique et politique, afin de faire prendre conscience de la dangerosité et la non-pertinence de l'exploitation de 104 ha et, à terme, 150 ha. (Pages 21-22)
Confluence
la boucle de Triel
rive gauche
Andrésy : fermeture de
Chanteloup : Repaire des
contraires tourne la page
Quand le chemin du bord de Seine sera-t-il enfin rouvert à Médan ?
Fermer une crèche ou un bureau de poste, cela relève du même constat : les services à la population financés par les impôts (locaux ou nationaux) pèsent dans les budgets des collectivités et de l'Etat.
Avec le démontage du chapiteau de Neusa Thomasi, l’animatrice-directrice du Repaire des Contraires, s’annoncent d’importants changements dans ce lieu essentiel du travail social auprès des jeunes Chantelouvais.
Le chemin longeant la Seine, entre Médan et Villennes, a été coupé depuis 1993 par des riverains. Cette servitude publique est bafouée et une association se bat pour que la loi soit respectée.
la crèche familiale
page 11
page 13
pages 19-20
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LE JOURNAL DES
L
éditorial
mai 2017
Double changement : d'air et d'ère
e gagnant du 7 mai, M. Emmanuel Macron, a devant lui un pays à l'arrêt. Il semble judicieux de souligner la nécessité pour la démocratie française de vivre un grand changement. Il est question d'une triple mutation : un changement d'hommes (et de femmes), une modification des comportements et, surtout, une entrée dans une nouvelle époque. « Une super OPA sur le pouvoir politique ! Une situation triste ! Une situation historique ! La fin du bipartisme ! » Tels étaient des titres de commentaires dans les grands médias du pays. Au-delà de ce premier constat, il est à noter que le paysage politique révèle un vrai clivage : les gagnants de l'ouverture et de la mondialisation et les perdants de cette même inexorable machine à faire des chômeurs et râleurs de tout poil. Avec cette finale âprement disputée entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le système démocratique français est au bout du rouleau. L'heure du vrai changement est arrivée ! Le style du mouvement En Marche ! a forcément changé la donne : des hommes et des femmes de tous horizons se sont mis debout pour éveiller la France. D'une manière optimiste et positive, ils allaient s'organiser pour prendre en main la destinée du pays. La force de la base semble avoir nourri les volontés de personnages et de personnalités - opportunistes sans doute - aux sphères du pouvoir. « Paris vaut une messe », avait dit Henri IV. M. Macron s’est lancé à la conquête du pouvoir avec des slogans « fourre-tout ». Néanmoins, le mouvement En Marche ! a su s'adapter et adopter une ligne gagnante pour rendre possible et imaginable un rêve français au XXIe siècle. En deuxième lieu, M. Macron a réuni avec lui et pour lui tous les ingrédients pour réussir sa super OPA politique. Il fallait une conjonction assez rare des astres : la déroute de la gauche institutionnelle, la défaite morale de la droite
Tricotage participatif à la Péniche de Triel
Rugby RCTLM : Victoire en 32e de finale !
républicaine et, surtout, la grogne du pays, notamment les délaissés de la ruralité et des zones en friche. En réalité, les changements du monde ont provoqué des réactions (repli identitaire, rejet du néolibéralisme à outrance), des protestations et des résistances. Quelles seront les conséquences sur le paysage politique local ? Il est indispensable de remplacer les visages des hommes et des femmes qui exercent des rôles de premier plan dans la politique yvelinoise. De nombreux habitants du département en ont assez de voir des hommes et des femmes politiques qui s'accrochent mais n'ont rien de nouveau à proposer. Sans tomber dans le jeunisme, une place plus large doit être donnée à une nouvelle génération de leaders politiques qui explorent d'autres horizons, ayant en perspective le monde hyper-complexe et interconnecté dans lequel nous vivons. Depuis six mois, Sarkozy, Juppé, Fillon à droite, Valls, Hollande à gauche sont tombés. A quand la chute des caciques du Mantois et des Mureaux ? L’heure des comptes est arrivée après la déroute de la droite républicaine qui est défaite par des crispations, par la trahison des fondamentaux (probité gaullienne...). La fébrilité a gagné chez les « Rep » et force est de constater que les forces de désunion sont en marche : non seulement les ténors ont appelé à voter Macron, mais l'UDI a pris une position ambiguë vis à vis d'Emmanuel Macron. En outre, Jean-Luc Mélanchon et Marine Le Pen ont consolidé leurs poids dans les Yvelines. Le Mantois est en passe de devenir « insoumis » avec des scores incroyables à Mantes-La-Jolie, Buchelay et Limay. Les 7e et 8e circonscriptions vont être très disputées. Il n’en reste pas moins que la France (en particulier, dans le département des Yvelines) sort divisée et radicalisée de cette élection. Des clivages nouveaux émergent. C'est un autre signe que les changements d'ère et d'air sont en marche ! La Rédaction
Le «Coeur vert» ne bat plus dans la plaine. www.journal-deux-rives.com
Législatives : enjeu écologique local ?
Législatives : enjeu national pour contrer E. Macron ? 3
LE JOURNAL DES
Journal des 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 06 79 69 51 50 ou trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François Favre-Marinet, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh,, Mac Guffin. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (40 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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SOmmaire
mai 2017 ÉDITORIAL Double changement : d'air et d'ère
3
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Intercommunalité : Fiscalité
Une inéluctable pression fiscale
Mal-logement
Les Roms de la Plaine
Infrastructures
Le combat contre l'A104 Victor Blot : « On ne lâchera jamais !» Antoine Mille : « Le Pont d'Achères risque d'être l'A 104 bis »
routières
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5-7
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devraient être évacués cet été
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Reprise de la construction de la mosquée de Carrières-sous-Poissy ?
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Repaire des Contraires : une page se tourne…
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Maurecourt en fête avec la 13e édition des Gargantuades
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Les réfugiés se lancent dans la cuisine...
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Triel-Seligenstadt :50 anniversaire du jumelage Une verrue ou un programme immobilier non réglementaire ? Thomas Gauvin, jeune écocitoyen heureux comme Cresus Quand le chemin du bord de Seine sera-t-il enfin ouvert à nouveau ?
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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy Chanteloup Maurecourt Triel Triel
Fermeture de la crèche familiale d'Andrésy : l'ubérisation continue
e
Triel Verneuil Villennes
8 9
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19-20
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21-22
Débats - dossiers - Seine Vexin Menaces contre l’environnement L’école de la vie et équipe-
Parc du Vexin : vingt-cinq maires contre le projet de Calcia
- Des champions de boxe muriautins échangent avec les jeunes
- Fin de l'ancienne chaufferie à gaz
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ment public
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handicapés
Le Campus du CHIMM accueille l’association Enfants Handicapés Espoir Ostéopathique
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Économie
Des aides mal employées et des entrepreneurs en faillite, qui en est responsable ?
Jeunes
Rencontre sports Sports de combat
Nous sommes allés déjeuner chez François
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- Un podium pour l'AVSL au championnat de France de lutte libre - Boxe thaï : rencontre avec le champion Moussa Chaker
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La nouvelle oeuvre « Mano a mano » de Pedro Marzorati se veut écologique
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CULTURE Sculptures en L’Ile La mémoire de GPS&O Arts et métiers
Le tacot de la rive droite
Journées européennes des Métiers d'art : à la recherche du bon périmètre
www. journal-deux-rives.com
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intercommunalité
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Fiscalité et finances locales
Une inéluctable pression fiscale La fiscalité locale est au centre de l'actualité intercommunautaire du fait de hausses fréquentes de la taxe d'habitation, de la taxe foncière sur le bâti et sur le non-bâti depuis quelques années. En 2017, un triple phénomène semble se pérenniser : conjoncturel par une économie atone, structurel par la baisse continue des dotations de l'Etat, intercommunal par une discorde fiscale entre les communes « riches » et la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise.
La taxe d'habitation et la taxe foncière sur le bâti et celle sur le non-bâti sont les principaux leviers fiscaux pour les communes dans un contexte politique très instable. D'ailleurs, c'est la seule « source fiscale » qui permet d'exercer la libre administration des communes dans un contexte de plus en plus recentralisé, correspondant au retour en force des pouvoirs d'en haut (régions, intercommunalités...). Dans cette période de présentation et d'adoption des budgets communaux, il est de bon ton de critiquer ou de caricaturer telle ou telle commune pour des hausses «exorbitantes» de la taxe locale, d'où cette impression d'étouffement pour les contribuables. Trois communes, en exemple Prenons les cas d'Andrésy, de Carrièressous-Poissy et de Vernouillet pour illustrer notre propos sur l'augmentation inexorable de la taxation locale.
Réunion publique sur la fiscalité à Vernouillet le 19 avril : le maire Pascal Collado a « une fois de plus » décrié la méthode Tautou de Grand Paris Seine & Oise sur la fiscalité locale. (J2R)
La pression fiscale a augmenté, à des degrés divers, à Carrières-sous-Poissy, à Vernouillet et à Andrésy. Pour Carrièressous-Poissy, Christophe Delrieu a fait adopter, le 29 mars, un budget 2017, qui marque une augmentation continue de la taxe d'habitation car elle a progressé de plus de +26 % sur trois ans (mandature d'Eddie Aït : +11 % de 2008 à 2014). Pourtant le maire Christophe Delrieu s'était engagé à maîtriser la donne fiscale. Les services à la population ont pâti : huit services publics ont été fermés en trois ans : une ludothèque, une microcrèche, un point d'information au droit, un point d'information tourisme, la prévention spécialisée et des antennes de la protection infantile. Il y a un flagrant manque de pédagogie pour faire mieux comprendre à la population les conséquences de la réduction des dotations de l'Etat et les sacrifices imposés par tel ou tel choix budgétaire. Un des opposants politiques du maire, Anthony Effroy, a voté fermement contre ce budget : « Depuis votre élection il y a 3 ans, c’est la 4e fois que vous augmentez les impôts, vous ne cessez de matraquer les habitants, la pression fiscale est au plus haut quand, dans le même temps, les services à la population se réduisent comme peau de chagrin. Cette situation, c’est la conséquence directe de votre politique désinvolte et de votre manque d’ambition pour notre ville. » Le même jour, le 29 mars, le www.journal-deux-rives.com
conseil municipal d'Andrésy a adopté, suite à la proposition du maire, Hugues Ribault, une augmentation des impôts des Andrésiens. « Scandale au conseil municipal, ont hurlé les opposants du maire, car, en même temps, celuici a augmenté les indemnités de la majorité ! » Hugues Ribault et sa majorité (LR) ont voté une double hausse d’impôts : augmentation de la taxe d’habitation de 1,18 point, soit une hausse de 8 % et celle de la taxe foncière de 3,5 points, soit une hausse de 18 %. Un an après avoir voté « pour » l’adhésion d’Andrésy à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), le maire est obligé d’augmenter la pression fiscale sans pour autant mutualiser ou faire profiter des économies d'échelle de la construction de l’interco GP&SO. La critique des opposants est classique : « La hausse des impôts servira notamment à financer des projets coûteux et inutiles comme le parc urbain Trek’Île ou le port de plaisance pour 25 bateaux ! » A Vernouillet, le 28 mars, lors de la réunion du conseil dédiée au débat d'orientation budgétaire (DOB), la fiscalité locale était au centre des débats et des prises de position politique. L'augmentation de 10 % du taux communal des impôts a été adoptée malgré les arguments de l'opposition qui a reproché au maire de ne pas avoir tenu ses promesses de campagne (non-augmentation d'impôts). Pour Pascal Collado, maire de Vernouillet, la baisse constante des dotations de l'Etat, notamment de la Dotation globale de 5
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Fiscalité et finances locales fonctionnement (DGF), a contraint la municipalité à augmenter la pression fiscale car le principe de «faire mieux avec moins a ses limites. Selon le maire, « depuis trois ans, [il a pu] compenser l'ensemble des pertes de dotations que la ville a dû subir pour participer au redressement des finances publiques. » En outre, la pacte fiscal voté par GPS&O(1) grève le budget de la ville de 438 000 euros par an : « Le pacte fiscal de 2016, nous l'avons pris de plein fouet et nous n'avions pas augmenté les impôts ! » Cependant, force est de constater qu'un triple phénomène est en œuvre dans les trois communes citées ci-dessus et ce triple effet augmente vraisemblablement la pression fiscale. 1e effet : une économie atone Tous les secteurs de l'économie marchande ont souffert d'une faible croissance depuis presque dix ans. Lors de la dégringolade de 2009, le Produit intérieur brut (PIB) avait chuté de 2,7 %. Malgré une reprise éphémère en 2010, l'économie française est restée dans une sorte de léthargie qui a duré jusqu'en 2017. Ainsi l'Institut national d'études de la statisque et des études économiques (INSEE) a estimé que le PIB français s'est remis sur les rails. En moyenne sur l'année, l'activité
regardant le critère synthétique du climat d'affaires. En effet, le marasme économique a affecté le territoire : les entreprises ne sont pas encore en mesure d'investir dans le territoire du nord des Yvelines et, par conséquent, elles ne contribuent guère à leurs budgets. Ainsi, un cercle vicieux s'est installé dans le périmètre de notre région affecté par la désindustralisation, notamment dans le secteur de l'automobile. Même le secteur du bâtiment et des travaux publics (le BTP) a été en récession jusqu'en 2015 et les premiers impacts visibles ont été les constructions dans les villes comme Andrésy, Carrièressous-Poissy et Triel-sur-Seine. 2e effet : les ponctions des dotations égalent l'augmentation de la pression fiscale
En 2015, le gouvernement actuel avait renoncé à réformer la dotation globale de fonctionnement malgré sa complexité et sa désuétude : 32,93 milliards d'euros sont répartis entre les communes et les Établissement publics de coopération intercommunale (dont environ 19 G€ pour les communes, les communauté urbaines, les communautés d'agglomération
Indicateurs du climat d'affaires
Un indicateur du climat des affaires permet une lecture rapide et simplifiée de la situation conjoncturelle. Il résume par une variable synthétique l’évolution des soldes d’opinion qui présentent des évolutions similaires dans le temps. En hausse, il traduit une amélioration du climat conjoncturel ; en baisse, sa dégradation; 100 = moyenne de longue période.
continue de progresser quasiment sur le même rythme qu'en 2016 : +1,1 % en 2016 après +1,2 % en 2015. Toutes choses égales par ailleurs, la croissance du PIB s'établit à +1,2 % en 2016, après +1,3 % en 2015. Mais, les retombées de cette reprise se font attendre au niveau des budgets communaux. Dans les enquêtes mensuelles de la Banque de France, la conjoncture en Île-de-France montre que la léthargie économique a duré quatre ans (mars 2012 à mars 2017), en 6
et les communautés de communes), les départements et les régions. Ce même gouvernement a continué le processus de rabotage des dotations dont la Dotation globale de fonctionnement (DGF) ; ainsi, environ 10 milliards d'euros ont été réduits des budgets communaux et intercommunaux. L’Association des maires de France (AMF) a dénoncé cette politique d'austérité qui implique la doxa européenne de redressement des finances publiques www.journal-deux-rives.com
en France. En 2014, c'était le début de la diminution de la DGF, avec - 3,5 %. Cela fait bientôt cinq ans que les élus de l'AMF dénoncent les coupes faites par le gouvernement de François Hollande. Si, au départ, il ne s'agissait que d'un « gel », les ponctions sont devenues au cours des années de plus en plus brutales et continues. L'AMF est montée, plusieurs fois, au créneau avec toujours ce même argumentaire : baisser les dotations contre le transfert des charges est dangereux pour l’investissement public ! Les maires et présidents de communautés de France sont conscients de la gravité de la situation économique et financière du pays et prêts à apporter leur contribution à l’effort de maîtrise de la dépense publique. Toutefois, l’Association des maires de France rappelle que les collectivités locales subiront en 2013, pour la 3ème année consécutive, le gel des dotations en euros courants, ce qui représente une diminution des ressources conséquente pour nombre de collectivités. A titre d’exemple, le prélèvement opéré sur la dotation de garantie, afin de financer la péréquation verticale (DSU, DSR et DNP), aboutit à une diminution de cette dotation de 6 % par an depuis 3 ans pour plusieurs milliers de communes. Cet effort est d’autant plus important que les dépenses des collectivités continuent d’augmenter, sous l’effet notamment de normes ou de transferts de charges. Cette baisse globale de la DGF, qui représenterait 29,8 milliards en baisse cumulée, en France de 2013 à 2017, met de la pression aux élus car ils doivent se résoudre à augmenter la fiscalité afin de mettre en œuvre leurs politiques (impliquant des investissements) et/ou garder le niveau de services à la population. Dans les trois cas illustrés ci-dessus, Andrésy, Vernouillet et Carrières-sous-Poissy ont des projets à réaliser : écoles (Carrières-sous-Poissy et Vernouillet), port de plaisance et le projet contesté de Trek'Île (Andrésy) sans oublier que l'augmentation démographique due à de nouvelles constructions va engendrer des besoins directs en matière d'équipements publics, notamment des crèches ainsi que des écoles maternelles et primaires, sans oublier des équipements sportifs.
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intercommunalité
mai 2017
Fiscalité et finances locales 3e Effet : une intercommunalité qui pèse lourd
Le fait intercommunal sème la discorde fiscale entre les communes « riches » et la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Depuis juin 2015, un différend financier et fiscal existe entre GPS&O et des communes de l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) : c'est une question de gros « sous ». Qui va payer et pour quels objectifs communautaires (compétences, diraient les experts) ? Lors de la réunion de conseil communautaire du 17 novembre 2016, un protocole financier général, qui fixe, en somme, la participation des communes au pot commun, a fracturé la droite locale majoritaire : 59 élus ont voté pour, 45 contre et 22 se sont abstenus. Certes, le protocole a été adopté, mais cela a provoqué la fronde de sept maires(2) de l'ancienne CA2RS qui contestent le principe de ce protocole - inéquitable selon eux - et déplorent la méthode de passage en force. Contrairement à ce qui avait été avancé par leurs architectes institutionnels, l'émergence d'un mastodonte intercommunal GPS&O, comprenant 73 communes et 405 000 habitant, a plutôt aggravé l'état de la fiscalité locale dans certains cas comme deux évoqués ci-dessus : Andrésy et Vernouillet. Cette dernière commune a évoqué un « manque à gagner » de 438 000 euros. Andrésy, aurait perdu environ 600 000 € ; comme les autres communes dites « frondeuses », elle devrait
Le pacte ne passe pas ! Réunion publique sur la fiscalité à Vernouillet le 19 avril : le pacte fiscal ne passe pas ! La municipalité autour du maire et conseiller communautaire Pascal Collado se fait le portevoix des frondeurs de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (les communes de l'ex Les technocrates et politiques du Mantois vont-ils CA2RS moins celle condamner les habitants des communes de l'ancienne de Verneuil-sur-SeiCA2RS à payer plus d'impôts sans pour autant voire ne). Les Vernolitains une améliorations des services à la population ? (DR) voient leurs impôts augmenter malgré «la gestion vertueuse» de leur municipalité (baisse des dépenses de fonctionnement). Le maire de Verneuil-sur-Seine (Philippe Tautou) a été explicitement mis en cause devant l'insistance de la trentaine de citoyens présents réunis dans une salle de l'école de danse qui n'a pas fini de vibrer ! Conclusion : un recours pour excès de pouvoir (illégalité) est porté devant le Tribunal Administratif de Versailles... Àsuivre. r envisager des frais d'avocat pour ce litige, voire ce contentieux juridique entre GPS&O et les communes récalcitrantes de l'ancienne CA2RS. Les maires frondeurs ont estimé que les habitants de l'ancienne CA2RS seront « pénalisés à vie » par une stratégie politique fiscale portée par Philippe Tautou, président de GPS&O. Les habitants de l'ex-CA2RS seront éternellement surfiscalisés. Par voie
de conséquence, la pression fiscale dans les trois communes en est une illustration. Pour conclure, on peut aussi évoquer le cas de Médan (perte de 80 000 euros dès 2016) et de Triel-sur-Seine (manque à gagner d’environ 600 000 euros par an) ! Cette instabilité dans le domaine fiscal va entraîner un choix difficile entre une augmentation des impôts et une réduction des services aux habitants. Les marges de manœuvre se rétrécissent de plus en plus pour les maires de ces communes et leurs budgets en témoignent. r
1. Denis Faist, élu d'Andrésy et président du groupe d'opposition à la présidence de GPS&O : « D'abord, le premier principe consiste à maintenir des recettes fiscales issues de la fiscalité des ménages au 1er janvier 2015. La majorité de la CU refuse la mise en œuvre d'une convergence des taux moyens pondérés sur douze ans, mais elle veut concentrer la totalité de la fiscalité sur la taxe d'habitation au taux de 7,62 % dès la première année. C'est comme cela que le budget pourrait être équilibré, selon le débat du budget au conseil communautaire, le 14 avril dernier. En outre, le deuxième principe permet une certaine fixation de la pression fiscale des ménages au niveau du bloc communal. Ce principe qui ne repose sur aucune base juridique ni législative, est critiqué, voire contesté par un certain nombre de communes de la CU. En somme, ce principe vise à transférer, dans un sens ou dans l'autre, de la fiscalité de la CU vers de la fiscalité des communes afin, soit-disant, de garantir une neutralité fiscale du bloc communal aux contribuables de chacune de nos villes. » Voir http://www.journal-deux-rives.com/actu/06742fronde-sein-communaute-urbaine-nous-ne-sommespas-pigeons 2. Dont les maires d’Andrésy et de Vernouillet.
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mai 2017
Mal-logement et insalubrité
Les Roms de la Plaine devraient être évacués cet été Le 5 avril 2017, l'évacuation du camp de Roms a été officialisée par les autorités compétentes dans une réunion de copilotage. Organisée par la sous-préfecture, cette réunion a donné comme perspective une évacuation probable en juillet. Les organismes d'aide comme le collectif Romyvelines s'interrogent sur les voies et moyens et s'inquiètent de l'avenir de ces habitants « mal aimés » de la Plaine. Le J2R a contacté les services de communication de GPS&O pour avoir leur réaction. Sans succès. Selon nos sources, les modalités pour l'évacuation ont été arrêtées pour le grand campement (grand terrain) et la petite extension sur le terrain du Conseil général des Yvelines. Le maire de Triel-sur-Seine prendra vraisemblement un arrêté «constatant les risques sanitaires et de sécurité». Sans autre possibilité que d'agir, les autorités publiques devraient mettre fin à ces risques par la fermeture de ces deux terrains. Le « camp de Roms » est dans une situation exécrable en raison des actes et phénomènes suivants : amoncellement des déchets, mauvais état du chemin d'accès qui rend difficiles les secours d'urgence, brûlages toxiques et prolifération des rongeurs. Ensuite, le maire devrait demander au préfet le concours de la force publique. Quant au petit terrain, le département, qui en est propriétaire, devrait entamer une procédure d'expulsion en référé devant les tribunaux. Les mal-aimés de la plaine ? M. Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, a souligné que celle-ci (comme, auparavant, la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine) « a eu à subir » pendant dix ans la présence des habitants du bidonville, ces « Roms mal-aimés » par les élus de la région sauf pour 8
Depuis dix ans, les Roms se sont déplacés entre Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sousPoissy et Triel-sur-Seine. Où iraient-ils cet été 2017 ? (J2R)
le maire de Triel, qui demandait un traitement humain de cette évacuation. M. Mancel a, en outre, demandé que toutes les familles aient une solution, qu'il n'y ait plus personne sur le « camp » le jour de la fermeture, que la force publique n'ait pas à intervenir et que le « camp » se ferme dignement. Le représentant du commissariat, pensant qu'il est souhaitable de « ne pas être seuls pour la fermeture », demande l'aide des services sociaux. Le président de GPS&O a osé exiger qu'il n'y ait plus de nouvelles implantations. Les conditions de salubrité sont clairement mauvaises. Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, s'est plaint des immondices des camps et de leurs alentours. Pour lui, il est temps de mettre en œuvre « des mesures radicales » car l'insalubrité peut conduire à des risques sanitaires pour les Roms eux-mêmes. Par exemple, selon un rapport officiel de l'Agence régionale de Santé (ARS), plusieurs cas d'hépatite A, de gale et de saturnisme (c'est à dire d'intoxication par le plomb) ont été diagnostiqués et traités. Pour le maire de Carrières-sous-Poissy, le saturnisme serait dû aux amas de ferrailles dans lesquels les enfants jouent. En effet, les Roms ont, souvent, une activité de ferrailleurs et désossent des objets récupérés. Valoriser ce territoire mal traité ? Certes, le résultat est là : la plaine est devenue une décharge à ciel ouvert. Ce sont, toutefois, des déchets et des gravats d'habitants www.journal-deux-rives.com
et d'artisans qui n'ont pas de sens civique, ni d'esprit écologique. Au contraire, Anne Laforge du collectif Romyvelines, médecin de formation, a soutenu que le saturnisme provient de la pollution par les métaux lourds (dont le plomb) des sols de la plaine. Cette pollution serait due aux épandages des égouts de la ville de Paris pendant des dizaines d'années. Ce collectif, qui s'est mobilisé depuis dix ans pour les Roms, persiste à demander une solution stable et pérenne pour le logement et l'insertion de ces habitants de la plaine. Anne Laforge a souligné que ce camp est un symptôme du mal-logement en Île-de-France. Elle s'est interrogée pour savoir comment les autorités vont faire pour les reloger tous. Une vingtaine de familles seront dans la rue et dans l'incertitude même après les affirmations et les promesses des services de la préfecture. La situation, déjà inquiétante, le serait encore plus en 2018. Cette expulsion prévue sonne comme la fin d'un chapitre dans l'aménagement de la plaine. Beaucoup d'efforts sur l'insertion et l'intégration par le social et l'humanitaire ont été faits depuis 2010, mais les autorités locales, notamment le président Philippe Tautou, n'ont pas daigné s'occuper sérieusement de ce dossier (réalisation d'un lieu pour les Roms, digne de ce nom et/ou construction rapide d'une aire du grand passage), plombant paradoxalement leurs plans pour « valoriser ce territoire en devenir » ! r
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mai 2017
Infrastructures routières
Le combat contre l'A104 Victor Blot : « On ne lâchera jamais !» Le 23 mars, le CO.P.R.A. 184 a réuni ses forces pour faire le point sur le dossier hautement politique de l'A104, notamment sur son prolongement entre Herblay et Orgeval. Christiane Paravy, présidente du CO.P.R.A. 184, a interpellé, par écrit, tous les candidats à la présidence de la République. De son côté, Victor Blot, fondateur et porte-parole, a dénoncé les agissements sournois de l'Etat après 25 ans de lutte. « On ne lâchera pas ! », a-t-il conclu. Le dossier A104 revient sur la scène politique comme à chaque fois que des élections ont lieu. Ghislaine Senée et Eddie Aït se sont positionnés sur cette politique de tout-routier. Christiane Paravy a rappelé les raisons pour lesquelles le combat contre la construction d'une autoroute en zone urbanisée reste d'actualité : la pollution, les nuisances sonores, les effets sur la santé et, surtout, le prix astronomique de cette prolongation démontrent que ce projet n'est pas viable et surtout qu'il s'oppose à l'intérêt général des Yvelines. Malgré l'appui récent de la Région Île-de-France et de la ville de Poissy, les adhérents du CO.P.R.A. 184 sont prêts pour entamer encore une fois le bras de fer contre les politiques qui ne sont pas en phase avec les attentes de la population. A cet égard, Victor Blot a été clair : « On ne lâchera pas ce combat » après 25 ans de mili-
tantisme contre ce projet. Pendant ce temps, ce projet a « usé » trois Premiers ministres et cela risque de continuer. Le débat public de 2006 a été un cas d'école car les militants contre l'autoroute urbaine ont confronté le projet aux effets pervers déjà visibles : bruits, pollution, augmentation des problèmes de santé. Telle a été la défaite pour le lobby Le temps passe et la détermination du CO.P.R.A. 184 reste intacte. Ici la conférence de 2015 qui a été des « bétonneurs » que le cas faite dans le même lieu que celle de 2017. (J2R) de l'A104 est démontré par les communicants afin de ne pas répéter les er- mobilité (vélo et transports en commun). reurs du passé (sic). Pour les militants du CO.P.R.A. 184, il faudra non seulement lever l'emprise foncière Toujours le rapport de forces de ce projet autoroutier «néfaste» mais aussi Pour Mme Paravy et MM. Blot et Lantoi- sécuriser la vieille route nationale 180 qui est ne, ce projet d'autoroute urbaine est caduc et délaissée par les pouvoirs publics depuis 30 non viable surtout sur le plan financier. Qui ans, accélérer la liaison de la Tangentielle ferva payer la facture, estimée à 3,5 milliards rée qui va soulager le trafic entre deux pôles d'euros pour une vingtaine de kilomètres ? économiques des Yvelines. Pour le trio anti-routes il s'agit de lever l'épée En somme, « essayons de résoudre les problèmes de Damoclès et d'abandonner « tout projet rou- de congestion urbaine avec des solutions du futur et tier sur zone urbanisée ». Carrières-sous-Poissy non pas du passé », a ajouté M. Lantoine. Sinon; est une illustration de ce qui va arriver dans la la vielle méthode du rapport de forces (en Boucle de Triel. L'augmentation massive des démocratie) n'est pas probante pour le lobby constructions va conduire à un plus grand des « bétonneurs » car Victor Blot et les siens nombre de foyers qui vont être gênés par la ne vont rien lâcher et vont, encore une fois, future liaison de l'A104. Pour les trois dé- faire mordre la poussière aux adversaires du tracteurs de l'autoroute, il ne faut pas créer CO.P.R.A. 184. r «d'aspirateur à voitures». Au contraire, il est indispensable de créer d'autres moyens de Webtélé 2R : https://youtu.be/0Dx6qqa3LIk
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Infrastructures routières
Antoine Mille : « Le Pont d'Achères risque d'être l'A 104 bis » Depuis la décision de justice de novembre 2016 qui a débouté l'association « Non au Pont d'Achères », les contestataires gambergent. Après quelques mois, ils reviennent requinqués pour continuer le combat contre ce projet autoroutier. A la réunion NOn aux Projets Inutiles en VAL de Seine (NOPIVALS) du 13 octobre 2016, on savait déjà que l'affaire serait peut-être jugée d'une manière défavorable aux opposants du Pont d'Achères. Le 17 novembre suivant, la cour d'appel du tribunal administratif a rejeté la demande de l'association qui contestait le bien-fondé de la déclaration d'utilité publique (DUP) de ce projet autoroutier, estimé à 100 millions d'euros. Fin décembre 2016, on pensait que les carottes étaient cuites pour ces opposants à la construction du Pont d'Achères. Après les pollutions des terres maraîchères par les boues du SIAP, après la décharge, après l'incinérateur, après l'exploitation des granulats et ses montagnes de terres, voilà que l'Etat et le Conseil départemental des Yvelines persistent et veulent engendrer un trafic de 100 000 véhicules/jour à travers la boucle de Chanteloup et de Triel-sur-Seine, territoire ceinturé par la Seine et le massif de l'Hautil. Deux ponts en entrée (entre Triel et Vernouillet ; entre Carrières-sous-Poissy et
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Antoine Mille, ici en 2013, président de l'association «Non au Pont d'Achères». (J2R)
Achères), deux sorties contraintes, une vers un pont puis un autre pont menant à Orgeval et l'autre vers une départementale RD190 qui traverse les centres-ville de Triel-sur-Seine, Vaux-sur-Seine et Meulan-en-Yvelines. Des critiques fussent sur le fond : « Les pouvoirs publics démontrent ici leur incapacité à intégrer l'urgence climatique et l'urgence sanitaire dans leurs politiques de développement. Pour le gain de quelques points d'une hypothétique croissance, ils sacrifient la qualité de vie et la santé de dizaines de milliers d'habitants » , a analysé Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont et conseillère communautaire GPS&O. Requinqué par l'entraide de la part de l'association ADIV-Environnement, Antoine Mille repart au combat : son association va se
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pourvoir en cassation et même aux instances juridiques de l'Europe (Cour européenne de justice). D'abord, il faudra que son recours soit accepté, mais « il ne lâchera pas l'affaire ». Pour M. Mille, le Pont d'Achères « risque d'être l'A104 bis ». Ainsi, l'association « Non au Pont d'Achères » a décidé de faire appel. Grâce à l'apport décisif, sur le plan financier, de l'ADIV-Environnement, les adhérents de « Non au Pont d'Achères » vont continuer à se dévouer pour une cause qu'ils trouvent juste. Antoine Mille a remercié l'ADIV-Environnement, le 28 janvier 2017, pour son soutien. C'est très courageux de la part de ces « nonistes » de « continuer le combat » ; seront-ils entendus par la suite ? r
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mai 2017
andrésy
Fermeture de la crèche familiale d'Andrésy : l'ubérisation continue Fermer une crèche ou un bureau de poste, cela relève du même constat : les services à la population financés par les impôts (locaux ou nationaux) pèsent dans les budgets des collectivités et de l'Etat. Andrésy, à l'instar de ce qui avait déjà été fait par le département des Yvelines dans le secteur de la petite enfance, envisage de fermer la crèche familiale. C’est avec surprise que les élus d’opposition ont appris, lors de la commission enfance-famille du 21 mars, la fermeture programmée de la crèche familiale, gérée par la municipalité, au 31 décembre 2017. Ainsi, le maire et son adjointe à la petite enfance ont décidé de fermer, définitivement, cette crèche. Raison invoquée : coût trop élevé, générant pour la ville un déficit de 358 000 euros contre 98 000 euros de déficit pour les Oursons. Austérité pour les services à la personne
Confirmée lors de la réunion de conseil municipal du 29 mars, la fermeture a fait réagir les deux oppositions, Andrésy Dynamique l'Avenir et Andrésy Energies renouvelées (AER). C'était une véritable douche froide pour les élus d'opposition. « A aucun moment, de quelconques problématiques, financière, structurelle ou de personnel, n’ont été remontées lors des commissions précédentes », a expliqué Laurence Alavi de la liste AER. Virginie Muneret, élue de la liste Andrésy Dynamique l'Avenir a corroboré, dans la critique de cette décision d'apothicaire : « Cette approche purement comptable de la politique familiale choque profondément le groupe Andrésy Dynamique. Encore une fois, vous avez travesti la vérité et n’avez pas fait preuve de transparence en avouant que vous alliez créer le RAM mais fermer la crèche familiale car non financé. » En réalité, Hugues Ribault, maire d'Andrésy, fait face à des choix douloureux sur le plan budgétaire, qui le conduisent à sacrifier les services à la personne. Cette décision abrupte diminue le service aux parents andrésiens actuels et futurs ; rappelons que 3200 personnes, dont de jeunes parents, vont arriver dans la ville dans les prochaines années, en fonction de la politique d’urbanisation massive de la majorité municipale ! De plus, la municipalité laisse les parents se débrouiller seuls
La crèche familiale va fermer d'ici à décembre 2017. (Crédit photo Ville d'Andrésy)
pour trouver un mode de garde sans se soucier des conséquences morales et pécuniaires pour eux. « C'est la liberté de choix », ont avancé certains fidèles du maire. D’ailleurs, Andrésy Dynamique s’en était inquiété lors d’une précédente réunion du conseil municipal par une question diverse en l'interrogeant sur la place que la municipalité allait pouvoir réserver aux enfants des assistantes maternelles libérales dans le local des Petits Princes, déjà exigu, puisqu’il y avait déjà les enfants de la crèche familiale. Le maire avait évité de répondre clairement en parlant de réflexion pour travaux d’extension ! Tout s’éclaircit au printemps 2017. Obliger à « s'ubériser » On peut contester l'argument de dire que le déficit de la crèche est trop important pour les finances locales, mais la municipalité a fait un choix délibéré de ne plus financer les modes de garde de la petite enfance. C’est une politique familiale qu’elle doit assumer. En 2012, la crèche familiale représentait 7,5 % du budget de la ville pour 100 familles ; c'est moins aujourd'hui, car il y a beaucoup moins d'assistantes maternelles. Qu'en est-il de la détresse de ces 14 femmes, assistantes maternelles, toutes andrésiennes, qui vont dans quelques mois se retrouver au chômage ? De leur côté, les assistantes maternelles de la crèche familiale profitent d’un statut de contractuelles leur garantissant l’emploi (du moins le croyaientelles jusque-là). Elles n’ont aucun rapport, hiérarchique ou financier, avec les parents et n’ont pas à gérer toute la partie administrative de la relation www.journal-deux-rives.com
avec ces derniers. Elles sont, par ailleurs, dotées en matériel nécessaire à la réalisation de leur mission. Avec cette fermeture, elles vont être licenciées puis devoir changer de statut (modification du système de retraite, de sécurité sociale), vivre dans l’incertitude d’obtenir ou non des contrats d’une année sur l’autre, les assistantes maternelles libérales ayant beaucoup de mal à trouver des contrats à Andrésy ; de plus, elles vont devoir renouveler, à leurs seuls frais, le matériel. En somme, la mairie obligerait ces assistantes maternelles à « s'ubériser ». Pourtant, certaines solutions existent. Une crèche familiale n’est pas obligatoirement prise en charge par une commune. A-t-il été envisagé d’en demander la reprise par le conseil régional, par la communauté urbaine GPS&O ou bien par une association ? Qu’a-t-il été prévu pour les parents qui ne pourront pas s’offrir les services d’une assistante maternelle libérale, soit parce que les horaires, déterminés par l’assistante maternelle, ne conviendront pas aux contraintes professionnelles des parents, soit parce que le tarif mensuel ne sera pas compatible avec leurs revenus ? Même si une place leur est proposée au multi-accueil, que feront-ils le jour de la semaine où leur enfant n’y sera pas reçu ? Devrontils envisager de travailler en temps partiel 4/5 et gagner moins bien leur vie avec un salaire réduit de 20 % ? Après la fermeture de la crèche familiale, M. Hugues Ribault osera-t-il encore mettre en avant son label UNICEF : Ville amie des Enfants ? r 11
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carrières-sous-POissy
Reprise de la construction de la mosquée de Carrières-sous-Poissy ? Retour sur la réunion publique du 26 mars sur la mosquée de Carrières-sousPoissy. Cette réunion publique concernant la mosquée en cours de construction avait été demandée par de nombreux Carriérois. Une première réunion publique avait déjà été organisée en décembre 2016 ; celle-ci s’était plutôt mal passée, suite à des rumeurs sur la gestion financière de l'association UMC (Union des Musulmans de Carrières). Son président et son trésorier « historiques » avaient d’ailleurs remis tous les deux leur démission. Vérification des finances de l'UMC L'Union des Musulmans de Carrières a pour objet d'assurer l’exercice du culte musulman, célébrer des cérémonies organisées en vue de l’accomplissement de ce culte, enseigner le message et la pratique de l’islam et pourvoir aux frais et besoins du culte : acquisition, location, construction, aménagement et entretien des édifices servant au culte. Pour la mairie, il était hors de question de poursuivre ce projet de construction avec une association fantôme sans président ni trésorier. Il fallait un interlocuteur. Cette condition étant vérifiée, cette nouvelle réunion devait permettre de clarifier la situation financière de l'association. Pour cela il a été demandé à un expert-comptable d’établir un bilan détaillé de sa comptabilité. En mars 2017, l’association a un nouveau trésorier et le président démissionnaire a accepté de reprendre son poste. Ces turpitudes ont malheureusement eu un effet négatif puisque de nombreuses personnes refusaient, au moins jusqu'à aujourd'hui, de faire des dons dans ce contexte peu rassurant. Solution financière pour la relance Il faut savoir que dans la religion musulmane, il n’est pas possible de contracter un prêt avec des intérêts pour financer une mosquée. Si la situation des comptes semble aujourd’hui clarifiée, les besoins de financement restent préoccupants. En effet, faute de dons suffisants, l’associa12
L'état des lieux de la construction de la mosquée de Carrières-sous-Poissy.
tion est aujourd’hui lourdement endettée envers la société chargée des travaux. Le maire et le président de l’association devraient donc retourner au Maroc pour obtenir, de nouveau, un financement important. Toutefois, le Maroc ne participerait financièrement à la construction de cette mosquée qu'à la seule condition de changer d'architecte. C'est un point de blocage, ne permettant pas à la situation financière de l'association de s’améliorer. Concernant le début des travaux, vous pouvez déjà apercevoir les murs de la mosquée s’élever au fur et à mesure des dons. Certains Carriérois se sont inquiétés de voir s'élever un étage au lieu du rez-de-chaussée prévu. Mais non, il y a bien deux niveaux de fenêtres avec un rez-de-chaussée unique. En effet, la mosquée aura une hauteur réglementaire entre 7 m et 7,20 m. Nous n'avons eu que très peu d’informations sur la construction en cours. La partie financière et les débats ont monopolisé presque toute la réunion. L'architecte a, quant à lui, essayé de rassurer l’assemblée, en nous assurant de son investissement dans ce projet ainsi que sa présence régulière sur le chantier. Risque d'enlisement ? Il est souhaitable que les travaux d’élévation se fassent dans de bonnes conditions et que la société qui a obtenu le marché les réalise entièrement, dans le respect des normes www.journal-deux-rives.com
(DR)
de construction. En effet, si le côté comptable semble éclairci malgré un endettement important, des interrogations préoccupantes restent du côté de la construction. Il est difficile de ne pas faire un rapprochement avec les déboires rencontrés lors de la construction de la mosquée de Mantes-laJolie. La société Limayenne Amana construction BTPE, chargée de la future mosquée de Carrières-sous-Poissy, est celle qui est intervenue à Mantes-la-Jolie ; elle aurait, récemment, été épinglée par la direction générale des finances publiques des Yvelines. Le chantier de la mosquée de Mantes-la-Jolie s’éternise depuis plusieurs années et la découverte de malfaçons importantes affecteraient la sécurité à l’intérieur du bâtiment ! Dans l’avenir, le maître d’ouvrage, c’està-dire l’association UMC, devrait trouver les fonds nécessaires pour terminer la construction, en cours, de la mosquée, tout en espérant qu'elle ne subira pas le même sort que celle de Mantes-la-Jolie. A la clôture de la réunion, des Carriérois ont rencontré le président de l'UMC et demandé une nouvelle réunion pour informer l’ensemble des citoyens de Carrières sur le fonctionnement de la mosquée dans l'avenir et leur présenter son futur imam. Tout le monde semblait y être favorable, y compris le maire. r
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mai 2017
Chanteloup-les-Vignes
Repaire des Contraires : une page se tourne… Avec le démontage du chapiteau de Neusa Thomasi, l’animatrice-directrice du Repaire des Contraires, s’annoncent d’importants changements dans ce lieu essentiel du travail social auprès des jeunes Chantelouvais. Mettre de la culture dans des quartiers populaires est un pari osé par les acteurs locaux et l’expérience du Repaire des Contraires a démontré son efficacité. Retour sur les dernières années… Un spectacle flamboyant comme un bilan ! Avec le spectacle « Paysage humain, rétrospective de six années de la compagnie », la Compagnie des Contraires nous a offert un spectacle féerique brassant sans vergogne la matière théâtrale, un spectacle flamboyant mêlant toutes sortes de références : l’Avare «la peste soit de l'avarice et des avaricieux». Bruno Lapassetet, chanteur lyrique invité à l’occasion, a chanté la sérénade de Don Giovanni Deh vieni alla finestra de Mozart, tout en ayant enfilé le costume du coq de Chanteclerc, la pièce de théâtre d'Edmond Rostand, Roméo et Juliette de Shakespeare, Vingt milles lieues sous les mers de Jules Verne, etc. Ce fut une espèce de mélange réussi de classiques, comme un patchwork d’émotions, un voyage imaginaire où le sens est moins important, des moments d’humour, de rêve et de rires, tout cela lissé par des extraits mu-
La dernière séance de la Compagnie des Contraires avant de faire peau neuve. (Copyright Céline
Sturm)
sicaux, un éclairage tantôt violet, tantôt bleu, tantôt vert, la rétroprojection des interprètes décalée sur écran en fond de scène. En outre, citons sans exclusive une jeune artiste faisant de belles figures au trapèze, Victoria McPherson, et au mât chinois, Olivier Brunel. Pour l’occasion des artistes circassiens professionnels s’étaient joints à la troupe animée par Neusa Thomasi. On peut citer encore la très polyvalente Marika Mazzanti. Quels objectifs pour le nouvel équipement ? La réponse est de faire du social avec de l’artistique ! Assurément l’objectif de la compagnie dirigée par Neusa Thomasi ne vise pas l'excellence circassienne même si de vrais talents s’y expriment ! La municipalité chantelouvaise a décidé d’investir tout en offrant à celle-ci un nouvel équipement opérationnel à la la fin de l’année ; elle af-
firme que « le futur centre des arts scéniques et circassiens sera un équipement 100 % municipal » et ajoute : « Offrant une nouvelle scène attractive, il sera (en plus) bien évidemment mis au service de la programmation culturelle de la ville ». tout en réaffirmant sa confiance dans le travail social de Neusa Thomasi à l’œuvre depuis maintenant onze ans ! Le chapiteau des Contraires a donc été démonté le 10 avril, jour de la dernière représentation à l'endroit où va être construite la nouvelle structure, plus moderne, plus fonctionnelle, plus modulable ; elle sera équipée d’une belle innovation : un puits de lumière. Pour l’occasion Pierre Cardo, en retraite politique, est venu. En attendant le Centre des arts de la scène et du cirque fin 2017, les cours de la Compagnie des Contraires ont déjà repris dans un petit chapiteau « temporaire ». r
Les arts du cirque sur les deux rives de la Seine
Savez-vous que la commune de Vernouillet abrite le créateur de la première école de cirque en France, Pierre Bergam, à l’issue d’une carrière de trapéziste ? Il créa, en 1962, le Trapèze Club de Paris, une école qui connut ses grandes heures rue Montorgueil dans les années soixante et soixante dix. L’école de Pierre Bergam a préparé, entre autres, la quasi-totalité des numéros aériens des galas de l’Union des artistes de cette époque. De nos jours, c'est dans le cadre de l'association Pirouettes & Saltos, que cet homme aux 96 printemps prépare, au chapiteau de Villennes, une dizaine de petites élèves aux arts aériens. « La préparation physique est essentielle et est la seule vraie assurance [...] avec assouplissements, tractions et abdominaux ». S'y ajoute la grâce propre aux enfants qui pratiquent en plus la danse classique ; retenus par les animateurs au moyen d'une corde lisse qui part en giration, ils enchaînent des figures éblouissantes pour le ravissement des spectateurs ! Entre autres élèves, notre Vernolitain a formé Florence Delahaye qui prépare avec Gabriel Dehu de spectaculaires ballets aériens en France et dans le monde entier. Son école est basée à Andrésy au Gymnase Louise Weiss. Du côté de Chanteloup-les-Vignes, va naître cette année un Centre des arts de la scène et du cirque en lieu et place du chapiteau de la Compagnie des Contraires et, associée à cette installation prometteuse, la Compagnie Biosph’air propose des stages de trapèze volant depuis l’été dernier sur une magnifique installation. r www.journal-deux-rives.com
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maurecourt
Maurecourt en fête avec la 13e édition des Gargantuades Tout est bon dans le village de Maurecourt, et la 13e édition des Gargantuades le prouve. Du 28 au 30 avril, à l'Espace Blondeau et au Square Drapier de Maurecourt (Yvelines) les acteurs politiques de la 7e circonscription, en prévision des élections législatives, ont rejoint les artistes, les commerçants et les habitants de la Confluence.
Le temps d'un week-end, se sont réunis les amateurs de gastronomie, de musique, de théâtre et de farniente. C'était un moment agréable et convivial, loin de l'actualité. Trois temps forts Le rendez-vous des Gargantuades de Maurecourt est devenu une institution dans la Confluence. Il faut avoir de l'appétit pour bien profiter de la vie sur un triple plan, théâtral, gastronomique et convivial. D'abord, le vendredi 28 avril, les Comédiens de la Tour, que l'on ne présente plus, ont joué Farces et moralités d'Octave Mirbeau. En effet, trois saynètes (Scrupules, L'Epidémie, Vieux ménage) ont été mises en scène par Sylvie Langlois et Philippe Prévost. Tout est dit dans les titres : nous sommes dans une période du XIXe siècle où l'on vivait globalement sans scrupules et dans une sorte de cynisme généralisé. Par exemple, dans le cadre de la saynète L'Epidémie, un conseil municipal d'une ville portuaire change d'avis sur le risque d'épidémie car les « puissants » allaient être affectés par le fléau. Sinon, les membres du conseil municipal menaient tranquillement leur vie monotone de petits notables de province, comme de vieux ménages qui se côtoient mais qui se connaissent plus... Les deux temps forts pour les gourmands se sont passés sans averses ! Justement, le programme de cette 13e édition a proposé : - le marché du terroir, samedi et dimanche, où vous avez pu retrouver les fidèles producteurs des régions de France ; 14
Les copains ont discuté, échangé sur l'art, la culture et bien sûr la gastronomie. (J2R)
- le Salon du livre gourmand, rencontre culturelle pour gourmets et gourmands ; - le troc plants, le samedi, organisé par les Jardiniers de France. Tout le dimanche, les visiteurs ont flané pour visiter les points gourmands dans le cadre du Salon du livre gourmand. Cela fait sept ans que ce salon propose des rencontres entre auteurs/gastronomes et le public avide de voir les nouveautés de la cuisine française et cosmopolitaine. Le thème de cette édition était l'Asie. Ainsi, des ateliers et des démonstrations ont eu lieu au cours desquels Thierry Braque, professeur de l'école de formation ICP Ferrandi, et, plus tard, Sandra Salmanjee ont cuisiné devant un public nombreux. En outre, Nadia Paprikas, Pascale Weeks, Pierre-Brice Lebrun ont présenté leurs œuvres récentes. Quant à la musique, les fans de beaux textes, accompagnés de belles notes, se sont régalés car le concert du samedi 29 avril avec « Courir les rues » et le « Folkband Malahide » en première partie ont fait fureur. « Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots », ce sont ces vers du poète Raymond Queneau qui ont conduit ces jeunes et pétillants musiciens à se mettre en selle et en scène avec leurs instruments sur le dos. Déjà invités à Maurecourt, ces musiciens se sentent à l'aise à l'espace www.journal-deux-rives.com
Blondeau pour communier avec un public fort imprégné par la chaleur de ce moment de grâce et de tendresse musicales. Gourmands et voyageurs en herbe Le dimanche 30 avril, une surprise pédagogique était proposée au public. Un atelier d'écriture pour suivre le périple mondial de deux jeunes de la Confluence (Jonathan et Coline) avait été lancé par l'école primaire « La Cérisaie » à Maurecourt. Jacques Melato, maître d'école au CM2, a encadré un groupe d'élèves motivés par ce voyage et par la gourmandise : 15 pays de Mexico à New Delhi pour couvrir 15 000 km. A Maurecourt, Stéphanie, Candice, Tyfenn, Maya, Baptiste et d'autres élèves ont suivi et continuent à suivre les voyageurs en vélo par l'intermédiaire de la page Facebook (Cookandcycle) dédiée à ce voyage. Actuellement, ces deux voyageurs sont en Argentine dans les immenses espaces de la « Pampa ». Effectivement les élèves se trouvent attirés par la nouveauté des lieux et par les rencontres avec les habitants de ces contrées lointaines. « On utilise la bibliothèque afin de nous préparer et faire nos recettes aussi », a déclaré Tyfenn. Enfin, il est clair que ces élèves ont appris à devenir gourmand et sont attirés par l'ouverture au monde. Une leçon pour les adultes dans ce temps de repli sur soi. r
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Triel-sur-Seine
Les réfugiés se lancent dans la cuisine... Le 23 avril, la Péniche de Triel a accueilli un grand repas préparé avec les réfugiés du Centre d'hébergement d'urgence (CHU) Les Tilleuls à Triel-sur-Seine. Ce fut un moment fort du weekend triellois, qui démontre l'engagement des réfugiés : ils ont fait leur cuisine chez des particuliers, puis ils ont partagé leurs plats avec les 80 participants et quelques convives triellois dont le maire, Joël Mancel. Le 23 avril, un repas fraternel a eu lieu à la Péniche de Triel-sur-Seine. Cet événement a été possible grâce à la volonté des réfugiés et des bénévoles ainsi qu'à l'accueil favorable de plusieurs partenaires : la ville de Triel, la Croix-Rouge, le Secours catholique, la Ligue des Droits de l'Homme et la Péniche de Triel. Plusieurs sources de financements ont été utilisées : subvention de 200 € de la mairie de Triel, collecte devant le supermarché du centre de Triel, appel aux dons via la cagnotte en ligne « ma cagnotte » (projet : www.lepotcommun.fr/pot/02qw5oj2). Depuis l'automne 2016, des bénévoles, en particulier des voisins, se sont réunis pour organiser et fournir un moment de détente convivial dans le cadre du Café des voisins, vite connu par les réfugiés comme le « Kafé Garage ». Pluie ou soleil, du café ou du thé est servi pour que les réfugiés (Soudanais, Afghans et Érythréens) se sentent les bienvenus dans ce quartier du centre-ville. Environ 120 réfugiés sont actuellement hébergés par le CHU de la Croix-Rouge à Triel-sur-Seine. L'apprentissage du français, des rencontres amicales entre des réfugiés et des riverains dans le cadre de compétitions d'échecs et de matchs de football ont complété « leur expérience » dans la commune. Suite à leur arrivée, à l'automne 2015, et à un incident provocateur de Génération identitaire, en novembre 2015, un comité de soutien de la Maison Les Tilleuls s'est créé, composé d’associations (LDH, Secours catholique,... ) et de particuliers. Des cours de français ont été organisés et dispensés pour les réfugiés qui souhaitent apprendre dans des locaux mis à disposition par la ville de Triel. Ces cours sont pris en main par des Triellois, Vernoliens et Vernolitains sous l'égide du Secours catholique. La Ligue des
Après le repas, une partie des participants est restée pour écouter la musique et échanger sur l'expérience trielloise. (J2R)
droits de l'Homme a aussi mis à disposition une équipe pour aiguiller les réfugiés dans les méandres administratifs en faisant appel à des organismes reconnus pour leurs compétences comme la CIMADE ou Domasile. Des ateliers de cuisine Lors de ces Cafés des voisins, est apparue l’idée d’organiser un déjeuner avec les réfugiés de la Maison Les Tilleuls de Triel, et une date a été proposée, le 23 avril. Rapidement, un groupe de travail s'est mis à l'œuvre afin de procéder à la mise en place de sept «ateliers cuisine» pour mener à bien cette idée. Diverses interrogations pratiques ont été soulevées : Quel type de repas ? Repas pour les réfugiés ou avec eux ? Comment impliquer les réfugiés volontaires, pour la planification et la préparation ? Ensuite, comment inscrire les réfugiés pour avoir un groupe d'une vingtaine de contributeurs, comment gérer l'incertitude quant à la présence des réfugiés qui peuvent être sur le départ d'ici au jour du repas ? En outre, le lieu choisi pour le repas, la Péniche de Triel, n'offre pas la possibilité de cuisiner, seulement celle de réchauffer éventuellement les plats en utilisant un four à micro-ondes sur place. Elle dispose cependant de tables et chaises en nombre suffisant pour 99 convives. Les courses et la préparation du repas se sont effectuées en « ateliers » dans cinq cuisines de particuliers riverains, avec deux ou trois réfugiés à chaque fois. Chaque atelier cuisine avait un budget pour des achats corwww.journal-deux-rives.com
respondant à ses besoins en matière de légumes, de viandes et de fruits. Les achats ont été effectués quelques jours avant le 23 avril dans des commerces de Triel-sur-Seine et de plusieurs villes voisines (Chanteloup-lesVignes, Carrières-sous-Poissy, Vernouillet). Certains cuisiniers ont commencé la préparation le samedi 22 avril mais la majorité a été à pied d'œuvre le dimanche dès 8 heures ! Un moment de frénésie a eu lieu pour savoir comment procéder pour suivre les recettes, notamment en raison de la barrière de la langue. Au final, les cuisiniers se sont bien débrouillés et ont apporté leurs plats vers 12 heures à la Péniche. Après, tout s'est déroulé comme prévu : Joël Mancel, maire de Triel, a fait une courte allocution pour dire un mot de bienvenue. « Ce repas est la preuve que Triel vous a accueillis correctement », a-t-il dit. Ensuite, les convives sont passés à table et ont profité de ce moment culinaire qui leur a permis de revivre leur pays d'origine. Les invités ont essayé plusieurs plats soudanais, afghans... « Un délice pour chacun de nous qui ne connaissions pas l'exotisme culinaire de ces contrées lointaines », a commenté un Triellois. Pour les organisateurs, l’objectif de ce repas était double : - réunir réfugiés et riverains dans une action commune, favorisant convivialité, échange et intégration ; - donner l’occasion aux réfugiés de contribuer eux-mêmes à la préparation d'un repas de leur pays d’origine. Pari gagné ! r 15
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Triel-sur-Seine
Triel-Seligenstadt : 50e anniversaire du jumelage 2017 est une année importante pour les villes de Triel-sur-Seine et de Seligenstadt dans le cadre de leur jumelage. Nicole Jusserand explique le menu. L'association au service du jumelage, Amitié Européenne de Triel/Seine (AET), prépare en grande pompe les 50 ans du jumelage Triel-Seligenstadt dans la ville allemande, lors du weekend des 16 et 17 septembre prochains. Nicole Jusserand, la présidente, que nous avons contactée, a donné les grandes lignes de la programmation pour fêter cet anniversaire. « Un demi-siècle d'amitié, de convivialité, d'échanges sportifs, culturels, familiaux réguliers se doit d'être fêté dignement ! », a déclaré Nicole Jusserand dans sa missive annonçant le programme de cet anniversaire. Fort de 150 familles adhérentes, soit environ 500 personnes de Triel et de ses environs, l'AET agit dans le cadre de deux jumelages, l'un avec la ville de Leatherhead en Grande-Bretagne, l'autre avec Seligenstadt en Allemagne. A Seligenstadt en septembre Dans le cas allemand, le cadre sera particulièrement festif puisque « La fête du vin » se tiendra également à Seligenstadt. Selon l'AET, l’hébergement est prévu dans des familles, à titre gracieux, car de nombreux liens existent maintenant entre les familles de ces deux villes jumelles. La souplesse est à l'ordre
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du jour en ce qui concerne la durée de ce séjour pour chaque participant français (3 ou 5 jours). Plusieurs choix sont possibles, selon « votre capital temps » : « Les familles hébergeant s’inscrivent et vous reçoivent en toute connaissance du programme. Si vous le pouvez, optez pour le séjour long qui vous fera profiter plus longuement de notre ville jumelle et de l’hospitalité de ses habitants ! » Si vous ne connaissez Au-dela du marché de Noël, Nicole Jusserand de l'AET s'occupe de deux jumelages, anglais et allemand. (J2R) pas de famille à Seligenstadt, l'EFS (association homologue de l'AET à Seligenstadt) se char- autres avec leurs différences fait aussi partie gera de vous en trouver une. Si vous préférez de son agenda. « Je ne m'occupe pas, a-t-elle siloger à l’hôtel, il sera possible de vous réser- gnalé, de questions politiques ! » ver la chambre (l’EFS a déjà posé des options De nombreux échanges ont été initiés dans différents hôtels), mais les frais d’héber- ou réactivés à l'occasion de ce jumelage. Cet gement seront à votre charge et seront à ré- anniversaire permettra aussi de donner naisgler sur place par vous-même. sance à de « grands projets » à caractère local. « Mon cœur bat Cette association, portée par un dynamisme entre Triel et Seligenstadt » reconnu, est là pour vous aider et vous enDans un contexte d'indifférence envers courager dans cette démarche de partage et l'Europe, voire une défiance totale, Mme Ni- d'amitié européenne. cole Jusserand reste optimiste. Personne « ne C'est dans un esprit de solidarité et de m'empêcherait d'aller en Allemagne car mon cœur bat convivialité que l'AET demande à tous d'en entre Triel et Seligenstadt ». Son but, d'une ma- faire part aux membres de vos associations nière précise et déterminée, est de rapprocher et de les inciter à faire vivre et rayonner ce des hommes et des femmes pour qu'ils se jumelage historique pour la ville de Triel-surconnaissent mieux. En somme, accepter les Seine. r
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Triel-sur-Seine
Une verrue ou un programme immobilier non réglementaire ? Face à cette réalisation (85 logements et 70 places de parking en sous-sol) en plein cœur du centre-bourg ancien, à Triel-sur-Seine, de nombreuses voix s’élèvent contre « l’urbanisation débridée qui sévit dans notre commune ». L'analyse du maire honoraire de Triel, Jean-Pierre Houllemare en fait écho. Construction réglementaire ou non ? Voilà la question qui taraude l'ancien maire de Triel-sur-Seine, Jean-Pierre Houllemare. En prenant soin de faire une analyse détaillée(1) de la règle de l'urbanisme qui contient le PLU de 2013, M. Houllemare a souligné quelques incongruités de ce chantier en se référant à l'article AU1 : seraient interdites « Les constructions qui, par leur nature, leur importance ou leur aspect, seraient incompatibles avec le caractère du paysage urbain environnant ». En outre, l'article UA6 prescrit «une implantation en retrait (de 4 mètres) est autorisée, en cas de constructions groupées, ou façade de plus de 16 mètres de longueur.» Cette possibilité offerte n’a pas été retenue par le promoteur. On se demande pourquoi. Plus préoccupant, c'est le contenu de l'article UA10, quant à la hauteur des constructions : 16 mètres en UAa - Le point le plus
Quel est le point le plus bas du chantier ?
Le dimanche 19 février, la circulation a été interdite afin de pouvoir démonter la grue du chantier Promogim dans la rue Paul-Doumer. (J2R)
haut se mesure à partir du point le plus bas de la construction (soit le terrain naturel, définitions PLU). Selon M. Houllemare, « le point le plus bas de la construction n’est autre que le sol du parking dont l’entrée se situe en rez-de-jardin à l’ouest et le fond en sous-sol à l’est, au droit de la rue Paul Doumer. Effectivement, le point NGF est d’abord noté à 23,70 m sur le permis de construire (PC) initial, puis à 24,05 m lors du PC modificatif (Pour quel motif ?). Comparée à la hauteur du faîtage, 42,92 m, la hauteur de l’ensemble de la construction est donc de 18,87 m, au lieu des 16 m maximum autorisés. Cette limite est respectée uniquement côté Paul Doumer, avec le point bas à 26,92 m.» Lorsque M. Houllemare a consulté le PC n° 078624 – 14 Y 0028, il y a trouvé les pièces utiles au constat et notamment le plan « qui mentionne (de manière très peu lisible) le tracé du niveau du terrain naturel (TN) retenu par le promoteur pour justifier la hauteur de la construction. Vérification faite, les différents points d’altimétrie relevés par le géomètre avant les démolitions autorisées n’ont pas été fournies (à priori non obligatoire) et seules les photographies prises sur l’emprise avant les démolitions permettent d’évaluer la réalité » du terrain et de contredire formellement le niveau du terrain naturel (TN) tracé sur le plan en coupe. Selon M. Houllemare, «l’erreur est grossière et ne paraît se justifier que par la volonté » de densifier la ville. Mais il a aussi évoqué une autre www.journal-deux-rives.com
hypothèse : «A moins que l’origine de l’erreur ne se trouve dans une mauvaise lecture de l’article 10 qui précise au point le plus bas de la construction ». La construction est ici réduite à l’immeuble d’habitation et ignore le parking, sur la dalle supérieure duquel elle est édifiée. Qui pourrait défier Promogim ? Quoi qu’il en soit, et selon M. Houllemare, la hauteur de l’immeuble, calculée à partir du point le plus bas, donc le terrain d’accès au parking, dépasse de près de 3 mètres les 16 mètres autorisés par le règlement du PLU 2013 en zone UAa ! Il est évident que le strict respect du règlement aurait conduit à la réduction d’un niveau sur une grande partie de l’immeuble, soit près de 20 % des droits à construire… Qui est responsable ? Le promoteur et sa SCI Ile-de-France ? Le service (de l'ancienne Communauté d'agglomération de 2 Rives de Seine, CA2RS) instructeur du permis ? Le maire signataire ? M. Houllemare n'a pas donné de pistes, mais il s'est interrogé : En cas d’action juridique, le juge considéreraitil cet immeuble incompatible du fait de son « importance ou de son aspect » ? Bonne question et on attend avec impatience le premier kamikaze qui tenterait de faire plier Promogim sur ce dossier. r 1.http://www.journal-deux-rives.com/actu/07023verrou-programme-immobilier-non-reglementaire Voir aussi le blog de J-P Houllemare http://jeanpierrehoullemare.123siteweb.fr/
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Verneuil-sur-Seine
Thomas Gauvin, jeune écocitoyen heureux comme Cresus Thomas est une personnalité marquante. Il est toujours souriant, quelle que soit la situation, de la vie. Malgré les aléas, il a su redonner de la force à celles et à ceux qui pensent que tout est fichu. Par la mise en place de l'association Les Ecolibris-Rive gauche, il s'est lancé dans une démarche écocitoyenne. Notre première rencontre a eu lieu dans l'une des innombrables courses à pied de notre région : les foulées de Triel, de Villennessur-Seine, la Vernolienne... Thomas Gauvin, fidèle au Verneuil Athlétique Club (VAC), courait pour le podium. De belles photos restent de l'événement. Thomas Gauvin a finalement emporté une médaille, mais cela ne lui a pas suffi. Pour lui, le bonheur de ses collègues et de ses concurrents était important. On court, on endure et on en sort tous gagnants par la bienveillance. Quelle philosophie ! Contrairement à l'approche hédonique, Thomas est un être qui suit les préceptes de la philosophie eudémonique. Celle-ci considère « que le bonheur relève de l'expérience d'une vie juste, à la fois équilibrée, engagée (dans les services de la cité ou de Dieu) et signifiante.»(1) Cette dernière approche a perduré dans les temps chez les philosophes de l'antiquité, aussi bien en Occident qu'en Orient. Ce bonheur-sagesse est le sommet de ce que l'homme recherche dans sa vie. Parfois, l'in-
Thomas Gavin a un jardin secret, comme nous tous ! (J2R)
vidivu ne le sait pas que lui ou elle est dans la bonne voie. Sans préjuger de l'avenir de Thomas, il est sur la bonne voie car il a décidé, avec quelques un(e)s de ses ami(e)s, de fonder une association qui se bat pour un « Demain meilleur » : Les Ecolibris Rive Gauche, dont le siège social à Verneuil-sur-Seine, regroupe déjà une dizaine d'adhérents. Ce jeune homme de 20 ans veut aller plus loin dans une démarche eudémonique. La pollution, le changement climatique, les inégalités environnementales sont des défis pour la planète et Thomas Gauvin veut participer à renverser la donne : « La situation est grave, mais on peut faire quelque chose ! » Sans aller dans des constructions théoriques compliquées, Thomas veut pratiquer un autre mode de vie et le faire partager à ses concitoyens. « Le naturel doit être une priorité », avance-t-il. Selon lui, il s'agit de proposer aux habitants
des solutions afin d'éviter des déchets. Ainsi, il avait participé à l'organisation d'une conférence « Zéro déchets » à Poissy. Une immense réussite. Son association Les Ecolibris Rive Gauche a aidé le Verneuil AC - Athlétisme pour des courses moins créatrices de déchets. La course du 26 mars, la Vernolienne, a démontré que l'on peut mettre en place un compost du ravitaillement et des sacs pleins de déchets recyclables. En effet, Thomas va arriver à ses fins, mais accompagné par les autres car il n'abandonne jamais l'espoir de changer le monde. Avec des têtes d'affiche comme celle-ci, nous pourrions redevenir optimistes dans un monde empli de cynisme ambiant et d'outrages à la planète. r 1. Heureux comme Crésus ?, Leçons inattendues d'économie du bonheur, 2e édition, Mickaël Mangot, Editions Eyrolles, 282 pages -17 €
Crésus était immensément riche. Était-il seulement heureux ? Depuis plusieurs décennies, des chercheurs iconoclastes comparent les situations économiques et les niveaux de bonheurs individuels à travers le monde. Ces travaux, dont les résultats défient parfois l'intuition, sont aujourd'hui regroupés au sein d'une discipline au nom poétique : l'économie du bonheur. Argent, travail, consommation... faisons-nous ce qu'il faut pour être heureux ? En évitant les clichés comme les réponses subjectives ou idéologiques, l'économie du bonheur fournit des repères bienvenus pour nos décisions, grandes et petites. Alors que le climat économique invite plus à la déprime qu'au bonheur, il est peut-être temps de prendre des leçons d'un genre nouveau ! Une deuxième édition enrichie, avec trois nouvelles leçons (sur l'immobilier, la retraite et la consommation collaborative). Extrait : « Fidèle à ses origines, l'économie du bonheur se charge d'analyser comment bien utiliser les deux ressources rares à notre disposition, le temps et l'argent, pour augmenter notre niveau de bonheur. Combien faut-il gagner pour être heureux ? Comment dépenser au mieux ses revenus ? Combien doit-on épargner ? Quel travail faut-il choisir ? Comment répartir intelligemment son temps entre travail et loisirs ? Autant de questions qui intéressent l'économiste (déviant) que je suis. » r 18
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Villennes-sur-Seine et Médan
Quand le chemin du bord de Seine sera-t-il enfin ouvert, à nouveau ? Voilà une question qui sème la controverse, voire la polémique, entre voisins. Pourtant la loi est claire : une servitude s'impose à tous et son application incombe aux autorités compétentes. En septembre 2015, nous avions annoncé la fondation de l’association Tourisme et loisirs pour tous, qui s’était donné pour objectif de rendre à tous le chemin longeant la Seine, coupé depuis 1993 par des riverains. Sa présidente, Marie-Thérèse Dutartre, ancienne première adjointe au maire de Médan, nous a communiqué les informations qu’elle a présentées, lors de la récente assemblée générale de l’association, sur les actions de l'association et la poursuite de l’attente de leurs résultats. Dès sa fondation, l’association Tourisme et loisirs pour tous s’est mise à l’œuvre pour faire appliquer une nouvelle loi qui lui donne la possibilité de faire rétablir le passage des piétons sur la rive de la Seine. Rappel
de l’évolution de la régle-
mentation sur la propriété des rives des cours d’eau domaniaux
Afin d’éviter les nombreux conflits entre les propriétaires riverains des cours d’eau et des promeneurs, la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a modifié et clarifié le code général de la propriété des personnes publiques. Un alinéa ajouté à l’article L2131-2 précise que la continuité de la servitude de passage, dite « servitude de marchepied »(1), doit être assurée tout au long du cours d’eau, la ligne délimitative ne pouvant s’écarter de celle du domaine fluvial. L’article L2131-4 donne la possibilité aux associations d’usagers intéressés de demander à l’autorité administrative compétente de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied, cette administration devant opérer la délimitation dans le délai d’une année suivant la date de la demande. Une loi du 30 décembre 2006 avait élargi l’usage de la servitude de marchepied aux piétons afin
L'extrémité, du côté de Médan, du chemin à reconstituer.
de faciliter l’accès du public aux cours d’eau. Actions de l’association La présidente a adressé, le 18 septembre 2015, une lettre au préfet des Yvelines, M. Serge Morvan, pour lui demander d’intervenir afin de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied, entre le restaurant Le Moulin rouge à Médan et Villennes. Une pétition, ayant recueilli environ 430 signatures, était jointe à ce courrier. 173 personnes avaient ajouté leur nom et leur signature, deux jours plus tard, à la brocante de Médan, de nombreux visiteurs s’y étant montrés très favorables à la réouverture du chemin. Une information est parvenue, début février 2016, du sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, M. Grauvogel, précisant qu’il avait confié le dossier à Voies Navigables de France (VNF). Alors que les riverains souhaitaient détourner la servitude de marchepied, derrière leurs propriétés, le long de la voie ferrée, l’association a fait part au souspréfet du caractère inacceptable de ce projet, en fonction de la réglementation. En juillet, un expert, enfin désigné, s’est rendu sur le site avec le responsable de la brigade territoriale de VNF. Il a fallu attendre le mois de septembre, pour que les riverains soient avisés du passage, le mois suivant, des www.journal-deux-rives.com
(DR)
géomètres pour procéder à des relevés topographiques. La décision préfectorale reste attendue
L’association a dû, alors, faire part au sous-préfet de son regret qu’une année se soit écoulée sans résultat et lui rappeler l’urgence de l’application de la loi. Rien ne s’est passé jusqu’en décembre, le dossier étant alors transféré à une autre personne de la subdivision Action Territoriale de VNF. Mme Dutartre, espérant que la nouvelle responsable agira, a obtenu deux fois un rendez-vous mais chacun a été annulé. Après de nouveaux échanges avec les administrations départementales, la sous-préfecture a annoncé une réponse à la fin du premier trimestre 2017. Celle-ci est parvenue le 17 mars : « L’opération de levés topographiques qui a eu lieu sur site à la fn du second semestre 2016 et au début de l’année 2017 est à ce jour terminée. Le géomètre finalise à l’heure actuelle les documents correspondants. » Cette information pourrait apparaître positive mais, un mois plus tard, les conclusions de l’expert ne sont toujours pas connues et le préfet n’a pas annoncé sa décision pour faire respecter les lois et les règlements. L’association Tourisme et loisirs pour tous est-elle la première en France à avoir 19
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Villennes-sur-Seine et Médan pris l’initiative de demander l’application des « dispositions particulières au domaine public fluvial pour les servitudes administratives » ? Indéniablement, elle a été la première dans le département des Yvelines, poussant le préfet à rechercher la procédure à appliquer et à choisir le service de l’Etat à faire intervenir. Extension aux deux rives de la Seine, dans sa traversée du territoire
Une très belle réalisation est appréciée par les promeneurs et les sportifs sur le territoire des Mureaux : ils peuvent se déplacer, à pied ou en vélo, en bord de Seine entre l’Île de Loisirs du Val de Seine (nom actuel de la base de loisirs régionale de Verneuil-surSeine) et la rue qui rejoint l’ancien chemin de halage, à proximité du pont entre cette ville et Meulan-en-Yvelines. La Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) donnera-t-elle, en coopération avec le Syndicat mixte d’aménagement, de gestion et d’entretien des berges de la Seine et de l’Oise (SMSO), une suite au projet « Chemin de Seine », qu’avait établi la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine ? Si elle confirme sa politique en faveur des liaisons douces, elle devrait se donner l’objectif, en amont des Mureaux, de prolonger ce cheminement jusqu’à Achères. Plutôt qu’une association se constitue dans chaque commune, où la continuité du chemin n’est pas actuellement assurée, l’association Tourisme et loisirs pour tous pourrait mettre à profit son expérience, en étendant ses actions au–delà de la commune de Médan, notamment à Villennes. Toutefois, la possibilité de « la demande à l’autorité administrative compétente de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied » n’est pas réservée aux associations d’usagers intéressés ; la réglementation donne, également, ce droit aux communes, aux départements et aux établissements publics de coopération intercommunale. Ne serait-il pas judicieux que GPS&O traite, globalement, ce dossier dans le cadre de l’élaboration, en cours, du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et de sa mise en œuvre ? r 1. Extraits de l’article L2131-2 du Code général de la propriété des personnes publiques : Les propriétaires riverains d'un cours d'eau ou d'un lac domanial ne peuvent planter d'arbres ni se clore par haies ou autrement qu'à une distance de 3,25 mètres. Leurs propriétés sont grevées sur chaque rive de cette dernière servitude de 3,25 mètres, dite servitude de marchepied. [...]La continuité de la servitude de passage, dite «servitude de marchepied», doit être assurée tout au long du cours d'eau ou du lac domanial ; la ligne délimitative ne peut s'écarter de celle du domaine fluvial, sauf à titre exceptionnel lorsque la présence d'un obstacle naturel ou patrimonial rend nécessaire son détournement. Dans ce cas, la ligne délimitative de la servitude est tracée au plus près de celle du domaine public fluvial, dans la propriété concernée.
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Un exemple à suivre : la voie verte Robert-Arnaud, ouverte en avril 2013, aux Mureaux jusqu’à l’Île de loisirs du Val de Seine. (J2R)
On nous écrit Suite à cet article publié sur le site Internet du J2R, une internaute a réagi par courriel : Bonjour, Je souhaiterais savoir pourquoi l'article mentionne seulement Médan quand le marchepied n'est pas respecté à Poissy, a Villennes-sur-Seine et dans bien d'autres communes? Je pourrais vous envoyer des milliers de photos de maisons qui ne donne pas accès aux marcheurs étant donné que c'est leur propriété privée et que le chemin passerait à 3 mètres de leur maison. La question de sécurité n'est jamais soulevée. Peut-être votre journal pourrait écrire un article sur la praticabilité et légalité d'appliquer une loi mise en place après que les permis de construire ont été donnés par les communes permettant la construction en bord de fleuves et rivières? Prenez le temps d'explorer les environs (Villennes-sur-Seine, l'Ile de Migneaux, l'Ile de Villennes,...) et ensuite expliquez à vos lecteurs comment le gouvernement va faire pour ouvrir le marchepied partout car l'appliquer seulement à certains et pas aux autres n'est pas juste. Cordialement, Janelle Dubos Un autre internaute s’est exprimé (Facebook) : Bonjour, Effectivement habitant aux bords de la Seine (Ile de la Derivation, voir photo ci-contre), j'ai l'obligation d'un marchepied que je respecte ; cependant la VNF se doit d'entretenir les berges, ce qu'elle ne fait pas. Celles-ci s'érodent et entraînent une dangerosité pour les promeneurs... Le prétexte est qu'elle n'a pas les moyens de le faire ; par contre, elle le trouve pour faire un aménagement des berges de la Seine entre Carrières-sous-Poissy et Andrésy. Alors que faire ? Qui est responsable en cas d'accident ? Eric Saberno Marchal Cet article n'a pas la prétention de faire le point sur toute la problématique de servitudes des bords de la Seine. Quant aux aménagements déjà faits, ce n’est pas VNF qui a aménagé le chemin du bord de Seine à Andrésy mais le département, par l’intermédiaire du syndicat mixte SMSO, dont c’est la mission. En outre, ce n’est pas le rôle du gouvernement de faire respecter la servitude de marchepied : comme l’article le décrit, c’est au préfet de faire respecter la loi, mais la communauté urbaine pourrait demander que ce soit fait partout, en ce qui concerne la servitude de marchepied, sur son territoire. Rodrigo Acosta, directeur du J2R. r
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Menaces contre l'environnement
Parc du Vexin : vingt-cinq maires contre le projet de Calcia Le jeudi 30 mars 2017, 25 maires du Vexin ont présenté leurs raisons d’aller contre le projet de l’entreprise Calcia d’extension de ses carrières dans le Parc naturel régional du Vexin français. Webtélé 2R(1).
Malgré la décision du Tribunal administratif et des positions du préfet et du président du Conseil départemental des Yvelines, favorables à l’entreprise Calcia, des élus du Parc régional du Vexin français se mobilisent contre le projet Calcia d’extension de carrières cimentières dans la commune de Brueilen-Vexin et, par extension, dans le parc. « Le PNR s'est engagé, a souligné Bruno Caffin, dans ce combat! par une motion qui a été adoptée et votée le lundi 27 mars 2017 ». Sur 99 communes qui constituent le PNR, seules deux abstentions ont été comptabilisées. Le matin du jeudi 30 mars, vingt-cinq maires en lien avec le parc et voulant montrer leur opposition ont organisé une conférence de presse à la ferme de SaintLaurent, route de Guitrancourt à Brueil-enVexin ; ils y ont présenté une motion. Une zone agricole de 550 hectares est l’enjeu à terme de ce projet mais il n’y a pas que cela à en croire les maires et les élus de la Vallée de la Montcient, de la Vallée de la Seine et du Vexin. Risques pour les habitants et l'avenir de leurs enfants A l’opposé, le préfet et le président du Conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, appuient l’entreprise. Dans ce contexte, le préfet des Yvelines a voulu lier, lors de l'exposition des motifs au tribunal administratif le 27 mars, les deux zones d'exploitation (104 ha et la suite 150 ha). Sans se faire d'illusions, les communes du PNR attendaient un jugement défavorable au mois d'avril 2017 car la plupart des arguments du PNR ont été rejetés par le ministère public. En effet, ces opposantes ont été déboutées au mois de mai. D'où la nécessité de rendre publique cette mobilisation afin de faire connaître les risques inhérents à ce type d'exploitation de la matière première dans un contexte de contrainte écologique.
Gérard Béguin, maire de Sailly et président du Syndicat de gestion des eaux de ruissellements de la Montcient, a été formel : ce projet détruirait tout le tissu économique autour de l'agriculture péri-urbaine et l'artisanat local. (J2R)
Cette mobilisation se fait alors que la société Calcia/Italcimenti/HeidelbergCement se préparerait à déposer un dossier de demande d'autorisation pour exploiter pendant 30 ans une carrière cimentière sur 104 hectares à Brueil-en-Vexin dans les Yvelines. Pour les élus : « Ce projet lié à des décisions prises il y a près d'un quart de siècle, leur paraît aujourd'hui risqué, voire dangereux, pour les habitants de leurs communes et l'avenir de leurs enfants. » Parmi les élus, plus de 25 (dont 25 maires), représentant environ 65 000 habitants, ont signé cette motion dans laquelle ils font part de leur opposition à ce projet qui menace la ressource en eau, les emplois, l'activité économique, les paysages et les terres agricoles de ce secteur du Parc naturel régional du Vexin français. Ce projet d’extension est destiné à poursuivre l'activité de l'usine de Gargenville construite en 1921, qui rejette dans l'atmosphère 1000 tonnes de CO2, des oxydes d'azote et des particules fines dans une zone classée comme sensible du point de vue de la mauvaise qualité de l'air, selon les élus. Parmi les signataires, Bruno Caffin, maire de Brueil-en-Vexin et vice-président du Parc naturel régional du Vexin français, Gérard Béguin, maire de Sailly et président du Synwww.journal-deux-rives.com
dicat de gestion des eaux de ruissellements de la Montcient, Thierry Jorel, maire de Fontenay-Saint-Père, Samuel Boureille, maire de Follainville-Dennemont, François Garay, maire des Mureaux et vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, Julien Crespo, maire de Vaux-sur-Seine, Jean-Marie Rippart, maire de Jambville, Jean Mallet, maire de Mézy-sur-Seine, Yann Scotte, maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines, Ghislaine Lapchinde-Poulpiquet, maire de Vienne-en-Arthies et vice-présidente du Parc naturel régional du Vexin français, Gut Paris, maire de Sagy, Stéphane Jeanne, maire de Oinville-sur-Montcient, Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont et conseillère régionale d’Île-de-France, ainsi que Dominique Herpin-Poulnat, maire de Vétheuil et vice-président du Parc naturel régional du Vexin français. Une opposition en quatre points Cette motion des 25 maires repose sur quatre points afin de maintenir le bien-être des habitants du Vexin et de plus loin encore. Pour les élus, cette extension menace les ressources en eau, les emplois et les activités économiques (notamment, touristiques), les 21
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Menaces contre l'environnement
Des menaces sur nos ressources en eau Le bassin versant de la Montcient est un écosystème fragile, très important à plusieurs titres, non seulement pour les villages riverains, mais pour la région toute entière. Au dessus de Breuil, comme tout le long des 11 km du cours d'eau, le plateau calcaire en pente douce joue un rôle de filtre naturel. En deux points, la Montcient offre des captages d'eau potable : - A sa source, le captage de Sailly et le forage de Drocourt couplés, fournissent plus de 3000 habitants des communes d'Aincoiurt, Saint-Cyer, Fontenay-Saint-Père, Sailly et Breuil-en-Vexin. Ce secteur serait directement affecté par la deuxième phase d'exploitants prévue par l'industriel Calcia sur une centaine d'hectares à Sailly. Une déclaration d'utilité publique (PIG) pour ce captage est actuellement en cours. Elle concerne les périmètres rapprochés Bruno Caffin, maire de Brueil-en-Vexin et vice-président du Parc et éloignés confondus. Conformément aux préconisanaturel régional du Vexin français, a impulsé un travail collectif sur tions du SDAGE pour notre région, il a été demandé une protection étendue au Bassin d'alimentation du captage ce dossier, ce qui dépasse les clivages gauche/droite. (J2R) (BAC), ce qui doit être fait par arrêté préfectoral. - En aval, sur les communes de Meulan-en-Yvelines, Gaillon-sur-Moncient et Hardricourt, quatre forages alimentent les 65 000 habitants de Meulan-en-Yvelines, Les Mureaux, Vaux-sur-Seine, Evecquemont, Mézy-surSeine, Hardricourt, Juziers, et même un quartier de la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Plusieurs études ont mis en évidence le fait que «ce sont les bassins versants des deux cours d'eau (La Moncient et l'Aubette) dans leur ensemble qui alimentent les forages». Un constat mentionné dans l'étude hydrologique jointe au dossier de la récente enquête publique portant sur ces forages. Sur tous leurs cours, La Moncient et l'Aubette ont été retenues pour le premier contrat trame verte trame bleue d'Ile-de-France. Ce contrat a fixé comme objectif d'assurer une bonne qualité de l'eau et des continuités écologiques des zones humides. C'est donc dans cette logique que la Montcient, ses champs captants, ses sources, son cours, ses bassins versant jusqu'à ses forages en aval doivent impérativement faire l'objet d'une protection particulière parce que l'avenir de nos ressources en eau est en jeu. r espaces naturels et les terres agricoles ; de plus, elle risque d’aggraver la pollution dans la Vallée de la Seine. En somme, on estime à 250 emplois qui seraient à terme détruits par le projet Calcia (avec une création de 100 emplois). En outre, le communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise vient de déclarer que la sauvegarde du paysage (dont le Vexin) était primordiale dans le cadre du nouveau Plan local d'urbanisme intercommunal. Ce n’est pas la première fois que les habitants et les élus se mobilisent en nombre contre ce projet. Depuis le samedi 11 octobre 2014, la mobilisation n’a pas fléchi, bien au contraire avec le groupe d’opposants «Vexin Zone 109 » (109 pour la parcelle). Ils se sont mobilisés contre la signature du Plan Intérêt Général (PIG), donnant à Calcia l’autorisation d'étendre son activité sur une zone proche du Parc Naturel du Vexin ; ce document a été signé le 19 mai 2015. La mobilisation continue ! r 1. https://youtu.be/339_3oJ8tUU
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Selon Bruno Caffin (à g.), maire de Brueil-en-Vexin, le projet d'intérêt général (PIG) va détruire ces paysages magnifiques du Vexin. (J2R)
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L'école de la vie et équipement public
Des champions de boxe muriautins échangent avec les jeunes Le dimanche 9 avril 2017, sous un beau soleil, plusieurs grands champions de boxe, majoritairement muriautins et membres du « BAM l’héritage », sauf Zakaria Attou, champion d’Europe professionnel, ont brillé devant des jeunes en répondant présents à l’invitation de l’association « L’Avenir aux Mureaux ». Les associations « L’Avenir aux Mureaux », présidée par Ali Mohammad, et « Tuto Train » de Sophia Bouznir et Meriem Bouznir se sont réunies avec l’objectif de réaliser un Forum des Talents. En ce dimanche après-midi, leurs dirigeants ont invité des talents muriautins de la boxe à venir parler de leurs parcours. Plus d’une quarantaine de personnes étaient présentes à cette rencontre. Abadila Hallab et son équipe du « BAM l’Héritage », en présence de son frère Ali Hal-
lab, multiple champion de boxe, et Zakaria Attou, champion d’Europe professionnel, sont venus présenter leurs parcours et échanger avec les futurs talents des Mureaux. Motiver les jeunes Effectivement, Eli Konki, qui a participé aux Jeux Olympiques de Rio, Ali Galtier, Christ Esabe, Marseille Bigot et Khalil El Hadri, tous champions de France dans leur catégorie et membres de l’équipe de France de boxe anglaise pour certains, visant les futurs Jeux Olympiques, ont échangé avec les personnes face à eux. L’objectif était de montrer que faire du sport peut se conjuguer avec des études et prouver que rien n’est « impossible », comme l’a dit Zakaria Attou. Il faut se fixer des objectifs, un but à atteindre pour y arriver, d’après eux, que cela soit dans le sport ou dans la vie professionnelle. Par leur présence, ils essaient de motiver les jeunes, ainsi que l’ont précisé Ali Hallab et Khalil El Hadri dans une interview donnée à la webtélé 2R(1). Développer les talents C’est l’objectif du « Forum des Talents » que veut mettre en place l’association « L’Avenir aux Mureaux » ; celle-ci compte déjà 70 parrains potentiels pour les jeunes des Mureaux,
Khalil El Hadri, Abadila Hallab,Christ Esabe, Zakaria Attou, Ali Galtier et Marseille Bigot (de gauche à droite) à la rencontre des jeunes. (DD)
afin de les soutenir dans leurs divers projets professionnels. C’est à l’image du travail qu’effectue le « BAM l’Héritage », a précisé Abadila Hallab. Ce club de boxe, qui a pris la suite du « Boxing Amical des Mureaux », en reprenant les boxeurs du club, qui s’entraînent entre Verneuil, Vernouillet et Poissy, encadre ses jeunes et les aide également dans leurs orientations en dehors du sport. Cette rencontre s’est terminée tardivement et, le temps aidant, autour d’un barbecue. r 1. https://youtu.be/1fVNuCHmVLE
Fin de l'ancienne chaufferie à gaz Depuis le 30 août 2016, un permis de démolition a été délivré pour la Chaufferie Grand Ouest et depuis le début avril 2017, la démolition a commencé.
Dans le cadre d’une Délégation de Service Public (DSP), la commune des Mureaux a confié depuis le 3 mai 2012 à Mureaux Bois Énergie (BME) un programme de rénovation et de développement des réseaux de chaleur aux Mureaux. Cela s’est concrétisé le 8 juin 2015 par l’inauguration de la chaufferie biomasse des Mureaux par Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité
et à l’Union douanière, François Garay, maire des Mureaux et président de la Communauté d’agglomération Seine&Vexin, et Yves Lederer, président de Coriance et de MBE. Démolition en six étapes Cette nouvelle chaufferie « biomasse », construit à proximité de l’ancienne à gaz dans le quartier des Musiciens, permet l’interconnexion des réseaux de Grand Ouest-Vigne Blanche et des Musiciens, existant depuis 1973. De ce fait, la chaufferie Grand-Ouest allait devenir inutile et depuis le 30 août 2016, un permis de démolition a été donné et c’est l’Entreprise de travaux Brunel qui démolit actuellement la chaufferie. La chaufferie Grand Ouest est située entre l’école Marcel-Pagnol et l’annexe maternelle de cette dernière école. La chaufferie a alimenté www.journal-deux-rives.com
une bonne partie de ce quartier pendant très longtemps car le quartier pavillonnaire se situant juste à coté a été construit il y a un peu plus de 30 ans et elle était déjà là. Le chantier va se dérouler en six étapes : évacuation des encombrants, désamiantage des bâtiments, démolition de l’intérieur des bâtiments, démolitions des murs extérieurs, démolition des cheminées et réhabilitation des sols et remblaiement du terrain par des terres de qualité. Selon le délégataire, MBE, les travaux vont prendre fin le 10 juillet 2017. Depuis le 31 octobre 2016, des travaux de désamiantage et de déconstruction sont en cours mais depuis avril, les bâtiments de la chaufferie commencent à disparaître. Les cheminées étaient encore récemment visibles, mais elles vont disparaître pour bientôt appartenir à l’histoire urbaine de la ville. r 23
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Seine-Vexin
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jeunes handicapés
Le Campus du CHIMM accueille l’association Enfants Handicapés Espoir Ostéopathique Samedi 22 avril 2017, le Campus du CHIMM aux Mureaux a accueilli pour la 3e fois l’association EHEO, qui met l’ostéopathie au service des enfants handicapés.
L’association Enfants Handicapés Espoir Ostéopathique (EHEO) Île-de-France Ouest, qui a été créée en mars 1993, est liée à l’Union Nationale Enfants Handicapés Espoir Ostéopathique (UNEHEO). Cela fait 25 ans que celle-ci met l’ostéopathie au service des enfants handicapés. Les consultations gratuites entre parents d’enfants handicapés, enfants eux-mêmes et ostéopathes (diplômés et étudiants) se font une fois par mois dans les locaux du Campus de formation du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM). C’est un retour aux sources en quelque sorte pour le président de l’association, Jérôme Chheangsun. Effectivement, l’association or-
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ganisait déjà des séances au CHIMM il y a une dizaine d’années. Jérôme Chheangsun s'estime satisfait de revenir au CHIMM, ce lieu parfait pour accueillir les ostéopathes et les enfants. « Il y a une volonté d’accueil et de vouloir faire ensemble », précise Jérôme Chheangsun en parlant de la convention passée entre son association, le CHIMM et le Campus. C’est par l’intermédiaire de Philippe Kostka, directeur de l’Institut de formation en psychomotricité du CHIMM, sollicité par l’EHEO se retrouvant sans lieu, et Mme Annick Riou, directrice du Campus Formation (Professions de Santé & Métiers d’aide à la Personne) que cela a été rendu possible. Ils ont appuyé le projet auprès de M. Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM, pour y permettre l’implantation des consultations. Parents, enfants et ostéopathes L’ostéopathie au service des enfants handicapés a pour objectifs de vivifier leur potentiel, d'améliorer leur immunité, de stimuler leur développement et leurs apprentissages, d'augmenter leur confort quotidien et
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d'accroître leur adaptation à la vie. Le travail avec les enfants se fait en équipes de 3 à 4 praticiens (diplômés et étudiants) bénévoles, afin d’avoir une meilleure analyse et de détecter plus rapidement le problème, explique l’une des praticiennes. Une séance de soin se décompose en deux temps : les praticiens soignent l’enfant, puis ils échangent entre eux. Les ostéopathes ont en priorité le bienêtre de l’enfant. D’ailleurs, les parents sont invités à s'impliquer(1). Dans l’association, 32 familles sont inscrites et suivies. Le samedi 22 avril, 22 enfants sont venus au bâtiment Bourgogne du CHIMM pour une séance de 9 h à 12 h. Les prochaines séances vont se dérouler un samedi, le 20 mai ou le 17 juin. Mathieu, qui a accueilli les familles, est dans l’association EHEO depuis plus de 20 ans. Il a fait partie des patients, avant d'être, maintenant, comme son père et beaucoup d’autres parents, bénévole de cette association. r 1. secretariat.idf.ouest@gmail.com)
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dossier
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économie
Des aides mal employées et des entrepreneurs en faillite, qui en est responsable ? Fin 2012, la feue Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine avait lancé une expérimentation, financée en partie par l'Union européenne : la location des véhicules électriques à destination des demandeurs d'emploi. En grande pompe, l'inauguration avait eu lieu. Voici un premier article d'une enquête sur l'action publique locale depuis 2012 dans notre zone de couverture. La gestion de ce parc de véhicules électriques a été déléguée à une entreprise locale, Auto 2. A ce jour, rien n'a été dit sur ce projet depuis le passage à une communauté urbaine de 404 000 habitants. Bilan pas très flatteur pour nos élus ! Nous avons tenté de joindre par téléphone GPS&O. Sans succès. Pierre Cardo ancien président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS), croyait à l'action publique sans relâche ; quand l'économie se trouvait dans une mauvaise passe, comme c'est le cas depuis 2010, M. Cardo s'est donné les moyens pour mener une politique locale « anti-cyclique » : en aidant les entreprises locales et en apportant des aides pour que la machine continue à marcher. En somme, il agissait comme un fervent keynésien. Dans ce contexte, Pierre Cardo, précurseur et toujours très pragmatique, avait pris l’une de ces initiatives qui ont émaillé toute sa carrière politique : la location de véhicules électriques à destination des demandeurs d’emploi afin de répondre aux demandes des entreprises. Ce projet a été une première en France. Besoin de mobilité pour les chômeurs Le constat était partagé sur ce besoin criant des chercheurs d'emploi dans les zones commerciales ou industrielles. Celles-ci sont difficilement accessibles par les transports en commun depuis la plupart des villes de l'ancienne CA2RS. Malgré des distances
Les défaillances dans le paiement des prestataires de la puissance publique sont chroniques, mais dans une période de crise elles sont catastrophiques pour le tissu économique local. (Archives J2R)
courtes (entre 10 et 15 km), les demandeurs d’emploi de l'ex-CA2RS sans moyen de transport, ne pouvaient (et ne peuvent toujours pas) bénéficier du développement des bassins d’emploi sur le territoire même de l'ancienne CA2RS (à Orgeval) ou à proximité (sur la RD113 jusqu’à Chambourcy, ou dans les zones du Sud Val d’Oise : SaintOuen l’Aumône, Cergy). Par ailleurs, pour les postes de faible qualification, les entreprises pratiquent souvent une flexibilité horaire extrêmement large et incompatible avec les amplitudes horaires des transports en commun (horaires très matinaux ou au contraire très tardifs). Dans ces conditions, le retour à l’emploi devient d’autant plus difficile. En troisième lieu, la présence de familles à hauts revenus sur le territoire de la CA2RS permet de penser qu’il existe un potentiel important d’emplois dans le secteur des services à la personne. Le constat de l'époque concluait que les particuliers proposent essentiellement des emplois à temps partiel. Les personnes employées doivent donc trouver des moyens de transport adaptés pour leur permettre de cumuler plusieurs emplois afin d’atteindre l'équivalent d'un temps plein. Fin 2012, des chiffres allaient conforter www.journal-deux-rives.com
ce diagnostic. Selon une étude de Pôle emploi de Poissy et de Conflans, en 2011, 1375 personnes étaient potentiellement concernées dans la zone concernée par l'action de l'ancienne CA2RS. Parmi les personnes suivies par les Relais Emploi, seulement 42 % avaient un permis de conduire en cours de validité. Les emplois visés représentaient 22 % dans le domaine de la santé et de l’aide à la personne, 9 % dans la vente et 10 % dans l’hôtellerie-restauration. Auto 2, un prestataire idéal Face à ce constat, la puissance publique (CA2RS) avait proposé, sur trois ans, l’expérimentation d’un service de location d’une douzaine de véhicules électriques (Renault Twizy) avec et sans permis, destiné à ses demandeurs d’emploi. Cette orientation présentait trois avantages : le modèle et la taille du véhicule étaient adaptés aux distances et à la configuration géographique de notre territoire « rurbain » et préparaient la transition énergétique en sortant du « tout auto » et « tout pétrole ». Cette cohérence allait de pair avec la politique de développement durable portée par l'ancienne communauté d’agglomération. Pour mener à bien cette expérimentation, il fallait une gestionnaire ad hoc. Celui-ci 25
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économie devait gérer le parc, avec les difficultés non prévisibles de répondre, avec peu de véhicules, aux besoins d'une quantité incommensurable de jeunes à la recherche d'un emploi. Les bénéficiaires étaient suivis par Pôle Emploi, les Relais Emploi Conseil, les missions locales et les travailleurs sociaux. Ces derniers avaient le possibilité de désigner les bénéficiaires. La location était accompagnée de propositions de solutions, visant à l’autonomie de la mobilité à l’issue de la période de location. La stabilisation dans un statut salarial devait aussi permettre l’accès à d’autres solutions propres à l’entreprise (covoiturage ou ramassage de salariés), ou propres au salarié (achat d’un véhicule, obtention du permis de conduire…). Par conséquent, le prestataire idéal était Auto 2, qui affichait un double objectif, social et environnemental. Cette société coopérative avait commencé, en novembre 2014, un contrat avec l'ancienne CA2RS pour gérer 10 véhicules électriques loués à des demandeurs d'emploi. Le montant du contrat s'est élevé à 140 000 € sur une période de trois ans. Les véhicules étaient loués pour des périodes d'un jour à six mois à des tarifs modiques (de 8 € la journée à 225 € le trimestre). En 2015, à titre d'exemple, ces véhicules ont permis à 36 personnes de démarrer ou garder un travail. Une défaillance programmée La création de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) a non seulement créé de l'incertitude dans la gestion de ce contrat entre une collectivité locale en liquidation (CA2RS) et la nouvelle (GPS&O), mais elle a contribué à la faillite d'Auto 2. Selon nos sources de première main, avec la création de GPS&O, les factures restaient impayées pendant quelques mois : elles étaient « très mal payées », a ajouté l'ancien gérant d'Auto 2. Par exemple, les factures d'octobre, novembre et décembre 2015 et janvier 2016 n'ont été payées qu'en avril 2016, alors que la loi impose un paie-
Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine, président de Grand Paris Seine & Oise, n'a pas répondu à nos interrogations sur ce dossier économique territorial. (J2R)
ment à terme de 30 jours. Par ailleurs, les factures étaient perdues dans les circuits administratifs des services fusionnés : une fois, elles partaient au service « emploi », une autre fois au service « transport ». Bref, il était un peu compliqué d'assurer un suivi et de faire des relances, quand on a une entreprise à gérer au quotidien avec l’impact sur la trésorerie ! Ce contrat représentant 50 % de l'activité, la trésorerie n'a donc pas suivi et la coopérative a été mise en liquidation judiciaire en juin 2016. Au moment de la liquidation, les factures de février à juin 2016 n'avaient pas été réglées (3500€ par facture). Triste sort pour des artisans et des PME du tissu économique local ! En conclusion, même si les situations financières de l'Etat et de la Sécurité sociale se sont améliorées fin 2016, des paiements des commandes de collectivités locales à des prestataires tel Auto 2, transitant par le Trésor public étaient au ralenti. Un cas l'a
illustré d'une manière symptomatique : l'architecte Pascal Brunel-Orain, le 8 novembre 2016, s'était plaint de la situation catastrophique pour la trésorerie de son agence d'architecture PBO dans ces termes : « Comme c'est étrange. Depuis hier [7 novembre 2016] le compte en banque bloqué en raison des absences de paiements du T.P (trésor payeur) sur nos différents projets publics. Et oui, a partir du 7 novembre et jusqu'aux votes des budgets au début du printemps [2017], les finances publiques empruntent gratuitement aux TPE et PME. » Les défaillances dans le paiement des prestataires de la puissance publique sont chroniques, mais, dans une période de crise conjoncturelle, elles sont catastrophiques pour le tissu économique local. A l'inverse de ce que préconisait Pierre Cardo à la fin de son action politique (vers 2012), la nouvelle puissance publique (GPS&O) a contribué à « faire crever le tissu économique français... » Cet exemple le démontre ! Voilà le bilan de GPS&O dans l'affaire de la défaillance d'Auto 2. r
Bilan de l'affaire auto 2 • Les 2 salariés de la coopérative ont été licenciés. • Le projet de location de voitures est arrêté et n'a pas été repris. Quand la coopérative s'est arrêtée, seulement 4 ou 5 véhicules étaient en location mais ces personnes se sont quand même retrouvées en difficulté pour continuer leur activité professionnelle. • Les 85 sociétaires de la coopérative Auto 2 ont perdu leur investissement. • Auto 2 développait d'autres activités qui ont, aussi, été arrêtées : - service d'autopartage grand public dans le Val d'Oise et les Yvelines, soit 14 véhicules ; - mise à disposition de véhicules électriques en autopartage dans une résidence intergénérationnelle à Follainville-Dennemont. • 2 sous-traitants étaient impliqués dans le projet ; ils ont aussi perdu de l'activité (dans des proportions moins importante que pour Auto 2). Ils étaient payés directement par l'ancienne CA2RS (en raison du volume de la sous-traitance et des règles des marchés publics qui impliquaient un paiement direct par la collectivité locale). Leurs factures étaient aussi payées en retard en 2016. r 26
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rencontre
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Art culinaire
Nous sommes allés déjeuner chez François François Faidy vous propose des ateliers de cuisine et de pâtisserie pour toute la famille (adultes, enfants, seniors) et de l'entraînement culinaire. Chef à domicile, il sera également le traiteur gastronomique de vos réceptions, cocktails, buffets et événements. François Faidy est chef et traiteur gastronomique à domicile. Dans sa vie professionnelle, il a d’abord été chez les grands, au restaurant Le Doyen puis il a fait de la cuisine pour les entreprises et beaucoup d’autres gens encore pour finalement, aujourd’hui, exercer et transmettre son art depuis son coquet pavillon de Carrières-sous-Poissy. Tous ceux qui comptent parmi ses relations et ses amis ont, un jour ou l’autre, passé un bon moment à sa table pour vivre, comme il se plaît à le dire, « un voyage des papilles ». Notre hôte, qui voue une admiration sans borne à M. Pierre Gagnaire « un chef extraordinaire », a une allure débonnaire et naturellement accueillante ! Au menu, il y avait, dans l’ordre, une terrine au cognac aux deux confitures, un parmentier de canard à l’ancienne en plat principal et, pour finir, un Carriérois, sa spécialité ; ce dessert, qui rencontre le succès, est un biscuit léger, punché au jus d’orange et Noyau de Poissy, couvert d’une délicieuse crème légère à la violette. Nous nous sommes régalés et avons aussi
parlé de ses activités en ce moment : François Faidy organise des ateliers avec pour thème « Comment bien manger avec la ligne et la forme au quotidien ? » Il a répondu à nos questions sur ces ateliers. Quel est leur but ? François Faidy : C’est à la fois une demande de ceux qui participent à mes ateliers et c’est devenu un besoin plus personnel [...] car, un jour, j’ai décidé de préserver mon capital santé avec une alimentation Chez François Faidy, on suit les préceptes de Guy de saine et savoureuse. Il s’agit Maupassant : «De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise.» (J2R) donc d’un programme qui a pour objectif d’adapter son alimentation à ses besoins nutritionnels ment de chaque participant. et son appétit, les recettes permettent de C'est à vous de découvrir les différents connaître le plaisir de cuisiner, de manger ateliers de ce chef sur son site Internet ; et, au final, de se sentir bien ! il sait s’adapter aux différents budgets et Quels sont les autres objectifs de attentes. Il en est de même pour son actices ateliers ? vité de traiteur gastronomique : « Tout est F.F. : A l’issue de ce programme, le par- préparé à la maison, à base de produits frais de ticipant saura acheter pour composer des qualité. Comme une fouine gourmande je recherrepas gourmands et équilibrés, variés et che toujours les produits de qualité en favorisant de saison, à moindre coût, découvrira des les produits fançais et locaux ». François Faidy méthodes de préparation simples d’une a, récemment, découvert deux fourniscuisine saine et savoureuse, avec les usten- seurs qu’il recommande avec insistance : siles de sa propre cuisine. La Ferme des Limousines à Thoiry, qui Vous pouvez donc vous déplacer à fait de la vente directe, en Île-de-France domicile ? et à Paris, de viande limousine et la Ferme F.F. : Bien sûr, très souvent, et Lecocq, producteur de volailles à Longnes, c’est particulièrement important dans également dans les Yvelines. Elle vend de ce programme car je veux appliquer bons poulets élevés en plein air ! r des principes culinaires adaptés aux Pour en savoir plus : 134, rue du Prieuré - Carrièresgoûts, au style de vie et à l’environne- sous-Poissy - Tél : 06 61 48 95 22
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SPORTS
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sports de combat
Un podium pour l'AVSL au championnat de France de lutte libre Le 5 mai, Manuel MesenChavez a fait un come back après avoir perdu son premier match. Il termine 3e chez les moins de 65 kg. Julien Arnal (<55 kg) et Samy Elaloua (<35 kg) se sont frottés aux meilleurs lutteurs hexagonaux (minimes, cadets, juniors) dans un championnat de France de lutte libre d'un niveau très élevé. Le 5 mai, à Saint Yrieix-la-Perche dans le Limousin, trois lutteurs de l'Association Vexin-Seine-Lutte (AVSL) se sont lancés dans une compétition de haut niveau, après une qualification régionale au mois de mars. Ergin Memisoglu, le coach-fondateur de l'AVSL, a dirigé cette petite délégation qui a brillé notamment avec l'exploit de jeune Manu Mesen-Chavez. Ce dernier a mal commencé le tournoi en perdant le premier match par supériorité technique de l'adversaire. Mauvais allumage. Manu a donc eu à livrer cinq
combats (dont 4 de repêchage) pour conquérir sa médaille de bronze. Au troisième match, Manu a sorti tout ce qu'il avait dans ses tripes pour faire tomber son adversaire coriace. Cette belle victoire a ouvert le chemin pour une victoire écrasante au quatrième match. Manu était à ce moment impérial et en forme. Justement, au 5e match, Manu a marqué des points et géré son match comme un grand champion en devenir. Certes, il lui reste quelques réglages à faire pour mieux se concentrer avant les combats de haut niveau. Ergin Memisoglu a commenté cette performance : «C'était un parcours exemplaire qui Ergin Memisoglu (à g.) et ses trois minimes de l'AVSL Sami Elaloua (au premier plan), Julien Arnal et Manuel récompense une années riche en belles mesen-Chavez. (DR) performances, puisqu'il s'était distingué en finissant second du tournoi gréco-romaine à Gries, en Alsace.» r international de Clermont-Ferrand en début de Les résultats : saison et avait, en avril dernier, pris la cinquiè- Manuel Mesen-Chavez, médaillé de bronze en < 66 kg Julien Arnal : 1 victoire et 2 défaites; il se classe 9 me place aux championnats de France de lutte Sami Elaloua : 2 défaites; il se classe 13 . e
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Boxe thaï : rencontre avec le champion Moussa Chaker Moussa Chaker, champion de France de boxe thaïlandaise 2017 nous a reçu, le 27 avril, au complexe sportif SaintMarc d'Orgeval. Dans une ambiance rigoureuse, la salle de combat du complexe sportif Saint-Marc d'Orgeval était emplie de pratiquants de la boxe thaï, une discipline noble de combat ancestral. Le champion de France 2017 Moussa Chaker (photo ci-contre) prodigue des leçons à ces jeunes et quelques vieux routards du COSEC. Le champion joue la modestie : «Je n'avais jamais aspiré à la gagner !» Pour boxer dans cette discipline, il faut s'armer d'un tempérament de fer et d'une dé28
termination à toute épreuve. C'est un sport où « l'on donne et on prend des coups ». Le 11 mars 2017 au gymnase Japy de Paris, Moussa Chaker s'est serré les dents et est allé chercher sa récompense finale car il ne fallait rien lâcher «à sa passion» de la boxe thaï, sport vénéré en Thailande. Il a décroché la ceinture de champion avec une belle technicité et brio. Pour ce champion atypique et non médiatisé, le sport n'est pas son gagne-pain car il travaille dans la fonction publique territoriale : il est gardien d'une école maternelle à Verneuil-sur-Seine. Avec ce titre, Moussa Chaker a trouvé son équilibre dans sa vie. Dans l'avenir, il envisage quelques combats de pro, histoire de finir en beauté. r www.journal-deux-rives.com
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sculptures en L'Ile
La nouvelle œuvre «Mano a mano» de Pedro Marzorati se veut écologique Avec l’œuvre « Mano a Mano », Pedro Marzorati nous présente une installation surprenante à l’occasion de la manifestation andrésienne Sculptures en l’Ile qui débutera en mai. Elle est à voir absolument, comme, il y a six ans, la réalisation in situ de Claude Lévêque, à la maison dite du Moussel. Pedro Marzorati est connu pour ses installations éphémères et périssables, notamment par les nuages de vêtements et l'accumulation de chaises formant une tour de Babel montées dans l’église Saint-Merri pour la nuit Blanche au mois d’octobre dernier. Le précaire dans le précaire en construisant une main géante en bois qui jaillit littéralement d’une fenêtre de la Maison du Moussel. Pour cela, il est artiste en résidence pour la réalisation de cette œuvre in situ, dans la vieille bâtisse et en dehors : « Cette maison a déjà une histoire, taillée par l’homme » et « le cadre d’Andrésy est idyllique ». L’artiste a commencé, le 6 avril, son travail. Au final, les visiteurs vont découvrir un assemblage de 20 tonnes de bois ! Les installation in situ de Pedro Marzorati se veulent aussi symboliques. Ainsi, à l’occasion de la COP21, il installa dans un lac du Parc Montsouris des filles d’hommes bleus couvertes par les eaux jusqu’au tronc, voire jusqu’à la tête pour repré-
«Mano a mano» symbolise la coopération entre les artistes Pedro Marzorati (au centre), Sebastian Cifuentes (à g.) et Christian Droin. (J2R)
senter le réchauffement climatique et sa conséquence la montée des eaux. Son Land Art vise l’émotion poétique, en ajoutant une prise de conscience : l’humanité prend l’eau ! « En 2007, quand j'ai commencé à réfléchir sur des installations illustrant le réchauffement global de la planète, je ne pouvais pas dire que les inondations, les tempêtes brutales et intempestives qui touchent de plus en plus certaines régions de la planète avaient un lien direct avec le réchauffement climatique ». La ville d'Andrésy va connaître des projets immobiliers qui donnent le tournis à ses habitants, voyant leurs quartiers résidentiels bousculés par les promoteurs et la loi ALUR conjugués. Ici la belle Maison du Moussel et son jardin, investis par toutes les expressions
artistiques, nous livre un message qui sonne comme un avertissement, un rappel de notre précarité ! En revanche, la pérennité de ce témoin du passé est assurée par les artistes qui lui confèrent le statut d'œuvre ! r L'artiste se confond avec son œuvre.(J2R)
Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73
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cULTURE
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La mémoire de GPS&O
Le tacot de la rive droite Le réseau de l'ancienne Compagnie des chemins de fer de Grande Banlieue (CGB) dans les départements de la Seine-etOise et de la Seine comportait plusieurs lignes d’un petit chemin de fer, dont nous trouvons encore des traces aujourd’hui. Après le tacot de la rive gauche, présenté dans la précédente édition du J2R, cet article est consacré au tramway qui reliait Poissy à Pontoise, en passant par Carrières-sous-Poissy et par Andrésy.
Alors que la ligne de Poissy à Saint-Germain-en-Laye existait depuis 1896, celle de Pontoise à Poissy fut établie en 1912. Sur quelques dizaines de kilomètres, elle desservait les autres villes suivantes : Cergy, Vauréal, Jouy-le-Moutier, Maurecourt, Andrésy et Carrières-sous-Poissy. Quelques anciens se souviennent encore qu’un train passait autrefois à Carrières-sous-Poissy. Cela ne dura qu’une vingtaine d'années, de 1912 à 1933. Si les photos de ce train dans Carrières sont très rares, on distingue par contre les rails sur de nombreux clichés. Ils étaient d'ailleurs encore partiellement visibles dans la Grande Rue dans les années 1970. La gare a été transformée en maison d'habitation. Dans les autres communes de la ligne, sauf celles de Poissy et de Pontoise, restent de nombreux vestiges : la plupart des gares, des viaducs, des remblais. La presse a relaté l'inauguration Un article publié dans le journal La Liberté de Seine-et-Oise, le vendredi 6 décembre 1912, était intitulé Le tramway de Pontoise : « La ligne de Poissy à Pontoise a été officiellement inaugurée, lundi dernier, par MM. Autrand, préfet de Seine-et-Oise; Aimond, sénateur, président du Conseil général ; Cornudet, député de la 1ère circonscription de Pontoise; Monnet, ingénieur en chef du Département ; Joyant, ingénieur ordinaire; Lévy, agent voyer en chef, et Monod, représentant de la Cie des Chemins de fer de Grande Banlieue, qui ont pris place, à Poissy, dans le wagon spécial, sont partis à 2 heures et arrivés à Pontoise à 3h. 45, après s'être 30
Souvenirs du tacot (de gauche à droite, de haut en bas) : arrêt à Andrésy, la ligne longeant la Seine à Andrésy, la gare de Carrières-sous-Poissy et passage dans Poissy de la ligne vers Saint-Germain. (DR)
arrêtés à chaque station ou halte. La mise en exploitation de la ligne a été retardée jusqu'au mercredi 5 décembre. » La traversée d’Andrésy et de Carrières-sous-Poissy La ligne arrivait de Pontoise par Andrésy, longeait la Seine à Denouval, grimpait le long du coteau et rejoignait la route d'Andrésy au bout de l'actuel domaine de Ronceray pour arriver à la gare. Le train continuait son parcours dans la Grande Rue puis la côte SaintBlaise (avenue Ernest-Jolly) avant de rejoindre Poissy par l’ancienne route nationale 13 (actuelle rue de la Reine Blanche) et l’ancien pont. A Poissy, la ligne se poursuivait à travers la forêt jusqu'à Saint-Germain-en-Laye puis rejoignait Paris. Après avoir traversé Andrésy sur les berges de la Seine, la voie ferrée passait sur un petit pont pour franchir un collecteur d’eau de la ville de Paris ; ce drain à ciel ouvert évacuait l'eau provenant des épandages, purifiée par la traversée de sables. 100 ans après sa construction, ce petit pont est resté en excellent état, aucune fissure n’étant visible dans le ciment ; même les rambardes métalliques sont encore présentes. Le train remontait depuis Denouval vers Carrières en passant par le lieu-dit «Les Escarpements» pour déboucher sur la route d'Andrésy à l'extrémité du parc du château de Champfleury. La gare était située juste devant le château du comte de Ronceray ; elle a été transformée en maiwww.journal-deux-rives.com
son d'habitation. Le train se faufilait ensuite dans la Grande Rue ; il a fallu rétrécir un peu le porche de l'église Saint-Joseph pour permettre son passage. Il s'arrêtait à la place Saint Pierre, au puits artésien et au chemin de Beauregard (sur la RN 13, actuelle rue de la Reine Blanche). L'arrivée à Poissy Après la traversée de la Seine par le vieux pont de pierre, le tacot arrivait à son terminus : la gare de Poissy. Le passage était étroit, notamment entre le restaurant l'Esturgeon et la pharmacie de la gare, qui n'existe plus. Le train débouchait ensuite sur la place de la gare du Chemin de fer de l'État, passait sous la voie ferrée Paris-Rouen pour arriver devant l’ancienne mairie. Le terminus se trouvait un peu plus loin sur la gauche, le long des voies du chemin de fer de l'État, à proximité de l'actuelle place Georges Pompidou. Les voyageurs pouvaient ensuite poursuivre leur voyage sur le réseau de l'État vers Paris Saint-Lazare ou vers Mantes ou bien continuer sur le réseau CGB vers Saint-Germain-en-Laye. Les marchandises étaient ainsi transportées jusqu'au cœur de Paris ; en particulier, les cultivateurs acheminaient leurs fruits et leurs légumes jusqu'aux Halles. A bord du tacot, des marchandises et des voyageurs
La ligne comportait de simples points d’arrêts ainsi que des gares avec des bâtiments en pierre meulière du pays. Celle
LE JOURNAL DES
cULTURE
mai 2017
La mémoire de GPS&O - arts et métiers d’Andrésy, conservée, est devenue la Maison des Associations. Le tacot comportait généralement une locomotive à vapeur, un wagon de marchandises et deux ou trois voitures pour les voyageurs. On imagine que le confort était tout relatif. La vitesse variait entre10 et 30 km/h selon les zones traversées. La distance Pontoise-Poissy était parcourue en 80 minutes. Deux ou trois trains circulaient par jour dans chaque sens. Le trafic de voyageurs ne dépassait guère 50 000 voyageurs par an, ce qui était nettement insuffisant pour assurer la rentabilité de l’exploitation. C’est pourquoi le concessionnaire, la Compagnie des Chemins de Fer de Grande Banlieue, s’efforçait de transporter des marchandises. La région étant alors essentiellement rurale, celles-ci étaient surtout agricoles : des engrais et des gadoues pour l’amendement des champs, des légumes destinés au marché parisien. Ce dernier trafic fit beaucoup pour la renommée du tacot qui, toutes les nuits, se transformait en « train des Halles ».
Les maraîchers de Cergy, d’Andrésy et de leurs environs chargeaient, le soir, des trains entiers de fruits et de légumes. Ceux-ci partaient vers Poissy où un embranchement leur permettait de rejoindre la ligne de tramway de Poissy à Saint-Germain-en-Laye, puis une autre ligne vers le centre de Paris en passant par l’Etoile. Ils parvenaient, directement, aux Halles où les «forts» déchargeaient leur cargaison qui était vendue dans la matinée. Le trajet ne durait guère plus de 4 heures, ce qui garantissait aux acheteurs des produits frais. Au cours de l’année 1931, ce trafic atteignit 3400 tonnes. Comme les Halles de Paris plus tard,
le tacot est entré dans l'histoire
Malgré les efforts de la compagnie, la ligne ne parvint jamais à l’équilibre financier. C’est le développement de l’automobile qui signa l’arrêt de mort du tacot. Pour les voyageurs, des autobus remplacèrent les trains à partir de 1929. La vitesse et le confort étaient meilleurs ; le déficit devint moindre
pour l’exploitant. Quant aux marchandises, le train des Halles fut victime de la suppression des tramways dans Paris. Le mouvement des voitures entrait en conflit avec les véhicules sur rail circulant sur la chaussée. Après la disparition des tramways parisiens, les rails restèrent encore en place. Le tacot aurait donc pu continuer à rouler nuitamment dans les rues de Paris pour rejoindre les Halles. Toutefois, les riverains proches de l’Etoile en décidèrent autrement : ils portèrent plainte contre cette circulation nocturne et bruyante. En 1933, le train des Halles disparut, laissant la place aux camions. Une page de l’histoire des transports régionaux se tournait. r Claude Barouh 1. Carrières sous Poissy Histoire : http://philgene.free. fr/train/cgb_pontoise_poissy.html 2. Club Historique d’Andrésy : http://histoire.andresy. free.fr/tacot.htm Cet article avait déjà été publié sur : http://www.journal-deux-rives.com/node/3395
Journées européennes des Métiers d'art : à la recherche du bon périmètre Pendant trois jours, les 31 mars, 1er et 2 avril, l'Espace Senet de Triel-sur-Seine a été le centre de la culture dans les communes de l'est de GPS&O. L'association Seine d'Arts a organisé, avec le concours de la municipalité de Triel et le soutien des pouvoirs publics dont la Chambre des métiers et de l'artisanat, un salon expo-vente des professionnels des métiers d'art. Un moment convivial et de découverte de leur savoir-faire. L'esprit de cette manifestation à l'échélle nationale est de mettre en exergue la culture par l'intermédiaire des professionnels des métiers d'art. Les Journées Européennes des Métiers d’Art ont rassemblé les professionnels des métiers d’art français et européens autour d’un thème polymorphe et fédérateur : « Savoir(-)faire du lien ». Trois communes du département des Yvelines ont été concernées : Triel, Vernouillet, Orgeval. S'y ajoutaient des professionnels du Val-d'Oise. Liens culturels, sociaux, économiques…
Liens entre générations, disciplines, territoires, professionnels… A travers cette thématique, l’Institut National des Métiers d’Art a souhaité valoriser la diversité des métiers d’art et des connexions qu’ils génèrent ou induisent : « Quelle que soit leur nature, culturelle, sociale, économique, etc., les liens créés par les métiers d’art sont au fondement de leur identité. C’est la transmission d’un savoir-faire entre un maître et son apprenti ; la rencontre d’un consomm’acteur et d’un professionnel autour de valeurs partagées ; le lien qui relie le citoyen à un patrimoine culturel immatériel et bien vivant, la relation de transparence et de proximité d’une entreprise non délocalisable avec son territoire… » Ces mots sont allés au cœur de tous les exposants présents à l'Espace Senet de Triel-sur-Seine. Susciter des vocations Pour la présidente de l'association Seine d'Arts, Isabelle Davila, tous ces professionnels, à travers leurs créations, ont présenté, partagé et expliqué leurs métiers afin de susciter des vocations parmi le public, en particulier des www.journal-deux-rives.com
Les sculptures d'Irène Lussou étaient des incontournables de ce salon des Métiers d'Art. (J2R)
écoliers qui sont venus leur rendre visite à l'espace Senet. Isabelle Davila s'est adressée aux acteurs politiques afin de revoir le cadre pertinent pour mener à bien une politique publique digne de ce nom : « Il est temps de créer un pôle Métiers d'Art à une échelle humaine dans une sorte de vitrine pour les professionnel », a-t-elle expliqué.. A bon entendeur salut ! r 31
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