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N° 125 La démocratie locale fait les frais du Grand Paris Seine & Oise - février 2016

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Le

JOURNAL des deux rives

3,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Février 2016

Numéro 125

La démocratie locale fait les frais du Grand Paris Seine & Oise

Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont et conseillère régionale, dénonce le déni démocratique depuis la création et l'installation de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, puis l'élection de Philippe Tautou le 21 janvier à Mézières-sur-Seine. (p.5 et ss) Très impliquée dans les combats locaux pour préserver l'environnement, Mme Senée, comme les autres maires de petites communes, n'aura guère de voix au chapitre. Les « petits » ont perdu la bataille de la gouvernance et seront par voie de conséquence affectés défavorablement par la mise en place d'une politique axée sur « une valorisation » du territoire, synonyme de bétonnage. Élu par une confortable majorité (66 voix sur 128 votes exprimés), Philippe Tautou est à la tête d'un exécutif de 15 vice-présidents et 6 délégués. (Photo J2R)

Ph. Tautou à l'aise !

M. Larcher à médan

Tout est à faire

G. Larcher prône la transparence et l'équité territoriale

pour la réussite du

GPSO !

Le 21 janvier, Philippe Tautou, président du pôle métropolitain, a été élu à la présidence de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Un sans faute !

Le 16 janvier, le président du Sénat, Gérard Larcher, a tenté d’instaurer une bonne gouvernance au nord des Yvelines. Pas sûr qu'il ait été entendu !

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La championne Astrid Guyart

«Team building» à la française

Astrid Guyart, escrimeuse qualifiée pour les JO de Rio, a animé le 27 janvier une séance de découverte de l’escrime au COSEC de Triel. Une douzaine de cadres et d'ingénieurs d'Airbus aux Mureaux y a participé.

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LE JOURNAL DES

éditorial

Février 2016

J2R, quinze ans déjà !

B

onne nouvelle pour les amis et aussi pour les autres ! Le Journal des deux rives ou J2R entame sa seizième année d’existence. Jailli un beau matin dans un paysage à l’époque quasiment vierge en matière de média local, le J2R n’a eu de cesse de suivre et parfois précéder les mouvements erratiques de l’actualité : orages locaux, bourrasques politiques, tempêtes judiciaires et même (fréquents) hommages de ses lecteurs. Frappé à plusieurs reprises par des épisodes d'hostilité récurrente qui n’ont eu raison ni de sa ligne éditoriale ni de son comité de rédaction, il récolte aujourd’hui le sentiment que certains traduisent par la formule : « S’il n’existait pas il faudrait l’inventer ». Commencé sur quatre feuilles A4 (jaunes), mal imprimé, le J2R a su rester le poil à gratter indispensable au bon équilibre des débats et de l’information citoyenne locale. Ainsi, tel la petite souris perdue dans le labyrinthe, il a appris à échapper aux obstacles visibles et invisibles mis sur son parcours : pressions diverses, menaces directes ou camouflées, lettres anonymes ou non et même quelques coups de gueule épidermiques d’élus en mal d’éloges et englués dans leur autosatisfaction permanente. Engagé dans des combats considérés comme perdus d’avance mais finalement gagnés parce que justes, il n’a jamais été seul car aujourd‘hui le goût du risque et l’impertinence se sont propagés amenant nombre de citoyens à s’exprimer sans (auto) censure. Quel est le moteur de cette modeste contribution au débat public local ? Et maintenant avec la méga-intercommunalité qui a été construite en dépit du bons sens et sans tenir compte de l'avis défavorable de la majorité des maires, ruraux ou non.

Des opposants à Calcia dans le Vexin

Des opposants à l’A104 à Conflans-Sainte-Honorine

Cette pugnacité et cette détermination proviennent de l'envie d'éclairer nos lecteursconcitoyens et par ce biais de franchir de nouvelles frontières pour mieux comprendre les enjeux locaux et leurs interactions avec les défis de société, voire ceux à l'échelle mondiale. «Think global & act local» a laissé la place au retour de la proximité et de la sobriété dans un contexte de crise endémique. Le J2R continuera à agir avec la même détermination et sur le même territoire historique en ajoutant ici et là une excursion dans le Mantois, terra incognita par ses affres politiques. Sur le plan philosophique, face à la montée de la bêtise (politique, économique etc.) nous suivrons les préceptes d'Albert Camus qui avait bâti une doctrine journalistique : «Pour peu que l'on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticité d'une nouvelle. C'est à cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. »(Cahier du « Monde», N° 20888 daté du 17 mars 2012) Alors que nous sommes entrés de pleins pieds dans un XXIe siècle de tous les dangers, continuons à penser, écrire, lire, diffuser et finalement acheter le Journal des deux rives qui s’annonce indépendant et l’est réellement. C‘est le prix à payer pour que vivent notre démocratie locale et la liberté d’expression continuellement évoquée mais souvent bafouée. Souhaitons ensemble qu’en 2016 et après, de belles pages accompagnent nos voeux de « longue vie au Journal des deux rives et à ses lecteurs ». r La Rédaction

Le directeur du J2R à «France Inter» www.journal-deux-rives.com

Les futurs élus du territoire

Et les futurs champions d’escrime à Triel-sur-Seine 3


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SOmmaire

Février 2016

Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, François Nugues et Jeanine Provost. Ont participé à ce numéro : Anne-Sophie Boko, Fabien Dézé et Waldemar De Laage. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,20 € (en raison du coût de fabrication du journal). Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €)

www.journal-deux-rives.com WEB ou DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de nos réclames.

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ÉDITORIAL EDITO : J2R, quinze ans déjà !

Intercommunalité GPSO Philippe Tautou à l’aise !

Gérard Larcher prône la transparence et l’équité territoriale Marie-Hélène Lopez-Jollivet : nouveau territoire, nouvelles ambitions

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Fidélité politique ou la méthode mantaise

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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy Chanteloup Triel

Verneuil Vernouillet

- Andrésy, « fleuron remarquable », pas si vite ! - Battre le record de la plus grande écharpe ! - Alain Mazagol : un maire-adjoint qui dérape dans la presse - Voeux remarqués et un square en hommage à Clarissa Jean-Philippe - Ecopôle : l’enquête publique démarre - La médiation à la française s’exporte - Pierre Cardo, chapeau l’artiste !

dans les

Yvelines

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Ouverture d’un parcours historique - Salon des auteurs, promotion de la lecture - 1er Salon du bien-être autrement

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- PLU : des opposants déboutés Soutenu par la ville, le skipper Maxime Sorel a rencontré des élèves vernoliens - Une école maternelle aux Terres Rouges, prélude d’une urbanisation frénétique ? - Un plan B pour relancer le Centre commercial du Val de Seine - Le terrain de Matrax serait traité dans le cadre d’un aménagement d’ensemble

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Les Mureaux, centre de gravité du Grand Paris Seine & Oise

CHIMM Réfugiés

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Villennes L’Ecopôle, une ZAC à forte nuisance ajoutée Seine-Vexin / Débats GPSO

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Pour un hôpital de proximité !

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A Limay, on ferme la porte aux demandeurs d’asile

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La championne Astrid Guyart initie à l’escrime des cadres d’Airbus Defence La lutte yvelinoise se relance

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sports Escrime Lutte Rugby

Après une défaite cinglante les Sangliers se réveillent

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CULTURE Rencontre Contributions à l’histoire de GPSO

Philippe Vadjoux, un économiste serein Le(s) Grand(s) Paris de notre nouveau territoire

Traditions et symboles Après le Président et la place de la République, plantons des arbres de la liberté ! (1ere partie)

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intercommunalité

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Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise

Philippe Tautou à l'aise ! Le 21 janvier, Philippe Tautou, président du pôle métropolitain, a été élu à la présidence de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Un sans faute ! Philippe Tautou, maire de Verneuil, présidera aux destinées de l'intercommunalité Grand Paris Seine & Oise (GPSO) suite à l'élection du 21 janvier à Mézières-sur-Seine. Par un écart très important de 14 voix (64 en sa faveur et 50 pour son concurrent Paul Martinez, maire de Buchelay), Philippe Tautou a assuré qu'il présidera le GPSO avec « honnêteté et transparence ». Voici un premier aperçu sur ce moment démocratique sans précédent.(1) C'était un moment démocratique assez impressionnant où les grands électeurs (128 sur 129) se sont exprimés après un discours policé des prétendants à la présidence de l'intercommunalité GPSO (Grand Paris Seine & Oise). Philippe Tautou, le favori de Pierre Bédier, a expliqué que son bilan (de la CA2RS) et sa méthode « transparente » pour l'élaboration du futur projet intercommunal sont les raisons à prendre en compte pour lui faire confiance ; en revanche, Paul Martinez, maire de Buchelay, qui est passé premier à l'oral, a dénoncé le « clanisme » de certains élus qui veulent mettre la main sur le vaste territoire de la Vallée de la Seine. Réitérant son message depuis le début de sa candidature, M. Martinez a souligné le rôle majeur de la commune, qui « doit être au coeur de la gouvernance ». Le candidat FN, Cyril Nauth, maire de Mantes-la-Ville, a, de son côté, dénoncé cette intercommunalité qui « présage des mauvais événements à venir » dans notre démocratie locale. Le résultat a montré que la « démocratie organisée », selon les propos d'un maire de l'ancienne CA2RS, est puissante : quatorze voix d'écart ont été difficiles à surmonter pour Paul Martinez, l’adversaire de Philippe Tautou. Au final, les votes blancs (10 voix), les votes de la gauche cynique et les quatre voix du FN ont participé de la victoire de M. Tautou. François Garay, poids lourd du GPSO, avait ouvert la séance avant de passer la parole au doyen Serge Ancelot. Ph. Tautou n'a pas montré de signes d'émotion, mais il devrait être satisfait du résultat car ses appuis d'amitiés et de connivence politique - MM Bédier et Garay - ont démontré

Philippe Tautou accumule des postes dans la Vallée de la Seine : maire de Verneuil-surSeine, président du syndicat de configuration métropole et président du GPSO. (J2R)

qu'ils savent mobiliser les grands électeurs pour leur cause. Espérons que le président élu puisse réussir dans cette tâche titanesque qui l'attend : rendre plus démocratique l'intercommunalité et permettre aux voix discordantes d'apporter un plus à cette diversité communale. Rendez-vous dans quatre ans pour faire taire les sceptiques ! Le 29 janvier suivant, l'exécutif du GPSO a été élu. Sur les 129 délégués communautaires (élus, adjoints, conseillers de 73 communes) 126 grands électeurs ont pris part à l’élection des 15 vice-présidents : 1. Sophie Primas (Aubergenville), 2. Karl Olive (Poissy), 3. Pierre Bédier (Mantes-la-Jolie), 4. Catherine Arenou (Chanteloup-les-Vignes), 5. Laurent Brosse (Conflans-Saint-Honorine), 6. François Garay (Les Mureaux), 7. Eric Roulot (Limay), 8. Suzanne Jaunet (Achères), 9. Jean-Luc Santini (Mantes-la-Jolie), 10. Cécile Zammit-Popescu (Meulan), 11. Pierre-Yves Dumoulin (Rosny-surSeine), 12. Dominique Pierret (Drocourt), 13. Christophe Delrieu (Carrières-sous-Poissy), 14. Jean-Luc Gris (Gaillon-sur-Montcient), 15. JeanMichel Voyer (Hargeville). et des 6 conseillers délégués : 1. Marc Honoré (Achères), 2. Dominique Bouré (Limay), 3. Dominique Belhomme (Aubergenville) et 4. Michel Lebouc (Magnanville). F. Deveze et Rama Sall. r 1. Voir aussi : https://youtu.be/x7i0p3hUEw4

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Le doyen demande et obtient des excuses de Karl Olive ! Dans un échange post-électoral, sur le réseau social Facebook, le doyen Ancelot a critiqué, le 26 janvier, « Monsieur K.O. , l'homme -élu- qui prétend, publiquement, qu'il faut cinq heures et demi pour assurer un scrutin si l'on met des isoloirs.... O combien mais je ne supporte pas l'incorrection d'un petit monsieur prétentieux qui débite une ineptie intolérable (mon scrutin dans les règles de l'art : 40 minutes et non 5 heures et demi comme il l'affirmait....) ». La sénatrice Sophie Primas a tenté jouer les intermédiaires par le réseau social FB, pour ne pas diviser la droite yvelinoise : « Il ne parlait pas de la prochaine fois ? Pour les élections de vp [vice-présidents] ? [qui a pris 7 heures]» Mais Serge Ancelot était intraitable : « Un gentleman aurait pour le moins présenté ses excuses à l'issue du scrutin... » Quelques minutes plus tard, sur le réseau social, Karl Olive en bon communicant de la toile a fait son meaculpa : « J'ai présenté mes excuses à Serge qui a parfaitement rempli son rôle lors de l'installation du nouveau président...» r 5


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Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise

Gérard Larcher prône la transparence et l'équité territoriale Le 16 janvier, le président du Sénat, Gérard Larcher, a tenté d’instaurer une bonne gouvernance au nord des Yvelines. Au mois de janvier 2016, la campagne pour la présidence battait son plein dans les 73 communes de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Gérard Larcher, président du Sénat, est venu le 16 janvier à Médan appuyer implicitement la candidature de Paul Martinez, ancien président de la Communauté d'agglomération de Mantesen-Yvelines (CAMY). Il est inhabituel de voir le deuxième personnage de l’Etat dans les petites communes comme Médan. Dans le cadre de la cérémonie de vœux, Mme Karine Kauffmann, maire de Médan, a accueilli Gérard Larcher, qui a décrit rapidement la situation catastrophique du pays : fragilité économique, danger du terrorisme, et instabilité des finances publiques locales. Dans le cadre de la réforme territoriale, ont été votées des lois - MAPTAM et NOTRe - qui ont permis de fusionner des intercommunalités. M. Larcher a donné son avis, non pas sur le périmètre, mais sur la manière de procéder à la gouvernance de ce « grand patatoïde » de 404 000 habitants sans pôle urbain dominant. En grand défenseur de la commune, cellule de la démocratie, Gérard Larcher a conseillé aux petites communes de se rassembler autour de la bonne gouvernance qui prend en compte la pluralité des identités communales, voire territoriales. Pour lui, il devient impératif de fixer des lignes de conduite qui soient en phase avec les principes de la République : transparence, équité territoriale et responsabilité démocratique. Face à la méthode mantaise, cet exposé de motifs semble être au coeur de la divergence entre les gagnants et les perdants du scrutin du 21 janvier 2016 à Mézières-sur-Seine. Le 16 janvier à Médan, plusieurs maires des communes voisines étaient présents : Michel Pons, maire de Villennes, Hugues Ribault, maire d’Andrésy, Pascal Collado, mai6

Gérard Larcher, président du Sénat, était à Médan lors de la cérémonie des voeux du maire, Mme Karine Kauffmann. (J2R)

re de Vernouillet, Jean-Louis Francart, maire C’était pour Mme Kauffmann un mode Chapet... Le député-maire Pierre Mo- ment important pour les Médanais et aurange était également venu de Chambourcy delà pour les petites communes de la Compour échanger sur l’avenir du territoire avec munauté urbaine GPSO. « M. Larcher est le président du Sénat. Enfin, Paul Martinez, attaché, explique-t-elle, aux petites communes ! » maire de Buchelay et candidat malheureux En évoquant le grand défi de mutualiser les à la présidence de la communauté urbaine moyens de 73 communes, Mme Kauffmann Grand Paris Seine & Oise a longuement mé- a souligné que « la peur n’est pas de fusionner dité sur ce message du président du Sénat mais de perdre l’identité de chacun de nos territoiqui fixe le socle d'une gouvernance « collégiale res ». Voilà le défi pour les années à venir. et transparente ». Comment mutualiser les ressources tout en Mme Karine Kauffmann était honorée gardant une identité communale ? r d’entendre le bref discours de Gérard Larcher ce 16 janvier 2016. Il a également parlé du terrorisme et ses risques ; il a évoqué la fragilité de nos finances locales et l’instabilité de la dotation globale de fonctionnement (DGF), le rôle et la place de la République... idée et vision noble qui restent Le 16 janvier Mme Kauffmann a aussi mis en service un mini-car d’actualité. pour améliorer le service à la population. (J2R)

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Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise

Marie-Hélène Lopez-Jollivet : nouveau territoire, nouvelles ambitions Le Parti socialiste a touché le fond et s'est marginalisé au nord des Yvelines. Tout est à faire : un nouveau projet alternatif au rouleau compresseur de Pierre Bédier et une nouvelle méthode de travail avec les autres partis de la gauche yvelinoise. Marie-Hélène Lopez-Jollivet en tire les conséquences et se projette dans l'avenir. Le 27 janvier, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire honoraire (PS) de Vernouillet et conseillère communautaire jusqu'à la disparition de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine, s'est livrée à une analyse de la situation politique dans la Vallée de la Seine. En plus de ce diagnostic, elle a tracé les perspectives pour sa famille politique qui semble avoir touché le fond de l'abîme politique. Voir WEBTELE 2R (http://dai.ly/x3pseld). Rebâtir la gauche... L’ancien maire de Vernouillet n'est pas tendre avec les siens : la gauche « est marginalisée » dans les communes de la Vallée de la Seine. C'est le moment d'agir pour pouvoir remonter la pente depuis que la gauche est tombée très bas. A-t-elle atteint le fond du puits ? Mme Lopez-Jollivet le pense et, pour cette raison, elle souhaite que la gauche réagisse par « une ardente obligation d'incarner ses valeurs ». Lesquelles ? Tout cela reste à débattre entre socialistes. Lors de l'élection du président du Grand Paris Seine & Oise (GPSO), le 21 janvier dernier, Mme Lopez-Jollivet a regretté que « la gauche n'ait pas présenté un candidat », mais elle semble comprendre l'attitude de François Garay (maire DVG des Mureaux) qui a pactisé avec « les acolytes » de Pierre Bédier plutôt que de rester à la marge des prises de décision. En outre, elle a aussi regretté le choix du gouvernement (NDLR : social-libéral)

Mariel-Hélène Lopez-Jollivet s'est prêtée à une interwiew avec la rédaction.

d'avoir adopté des lois (MAPTAM et NOtre) qui tendent à diminuer le rôle et la place des minorités ou des oppositions. Ainsi, des communes entières ne sont pas représentées dans l'échiquier nouveau de la communauté urbaine GPSO : Andrésy, Verneuil, Vernouillet, Triel-sur-Seine... En définitive, les enjeux politiques se sont déplacés non seulement sur le plan géographique en raison de l'élargissement du périmètre, mais aussi par rapport à la cartographie électorale : trois, voire quatre circonscriptions des Yvelines, six intercommunalités fusionnées, 73 communes et plusieurs syndicats à vocation multiple ou unique se sont retrouvés dans cette communauté urbaine ; celle-ci semble poser de multiples problèmes aux 15 vice-présidents et 4 délégués en termes de projets, de personnel et de ressources... sans parler de l'environnement et de l'économie. Affaiblissement de la commune Farouche adversaire de Philippe Tautou, président du GPSO, maire de Verneuil et ancien conseiller général des Yvelines, Marie-Hélène Lopez-Jollivet assène ses arguments : c'est un système autoritaire qui se www.journal-deux-rives.com

(J2R)

met en place dans les 73 communes de la communauté urbaine GPSO, entraînant des changements importants : le rôle et la place du maire vont être réduits ; avec la diminution des ressources, des maires deviendront des lobbyistes(1) du territoire en lieu et place du rôle moteur exercé jusqu'en 2016. Prête pour les législatives 2017 Quant à son futur, Mme Lopez-Jollivet envisage de reconquérir le territoire en commençant par Conflans-Sainte-Honorine qui « est un territoire de reconquête » pour le PS. Même si elle ne se considère pas « comme étant la cheffe naturelle » de la gauche, elle veut « se rendre utile » pour les prochaines échéances électorales, présidentielles et législatives. Serait-elle la candidate PS aux législatives ? Sans ambages, elle a répliqué : « Je ferai tout pour y être ! » Le ton est celui d’une personnalité qui semble se donner les moyens de ses ambitions politiques sur les deux rives de la Seine. r 1. Groupe de pression avec plus ou moins de réussite. Il faut aussi noter que les vice-présidents seront mieux placés pour défendre leur commune que ceux qui sont restés simples conseillers communautaires.

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Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise

Fidélité politique ou la méthode mantaise Malgré un référé au TA, qui a été favorable le 29 janvier aux artisans de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, Philippe Tautou a facilement remporté une double victoire : la présidence et un exécutif à sa guise. Cette efficacité politique résulte d'une méthode qui est bien rôdée dans le Mantois. Le vote du 21 janvier a vite été plié : 64 voix pour M. Philippe Tautou et 50 pour M. Paul Martinez. Circulez il n'y rien à voir. On pourrait s'interroger sur les facteurs de cette victoire limpide. D'abord, le candidat Tautou avait une certaine expérience dans les combats politiques du terrain : il avait détrôné Jacques Massacré à Verneuil en 2001; il avait ensuite construit sa carrière avec et pour Pierre Cardo lors de la naissance de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine ou CA2RS (6 et puis 12 communes); il a su éradiquer le socialisme (voire toute la gauche) à Triel, Verneuil et Vernouillet... Étant légitimé par le suffrage universel depuis 15 ans, il a écarté aussi ses opposants un par un dans les méandres de la CA2RS. Bilan, gouvernance et fidélité En effet, la deuxième raison de cette victoire sans bavure tient à la double confrontation entre les deux méthodes de gouvernance, celle de la CA2RS contre celle de la CAMY

Un site « lanceur d'alertes » a démontré par 31 épisodes la méthode mantaise d'un certain «Tonton Pierre »... C'est un résumé de la fidélité en politique dans les Yvelines, forcément plus schématique...

ou Communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines. Ph. Tautou a su vendre son bilan comme étant plus positif (sic) que celui de la CAMY, représenté par P. Martinez. En matière de méthode, M. Tautou préconisait, sous l'égide de Pierre Bédier, la formation de groupes politiques au lieu de se servir des maires dans une sorte de conférence de maires qui aurait eu la responsabilité finale pour tout projet et toute décision stratégique. En outre, la fidélité politique a payé. Dans un interview au J2R en 2008 Ph. Tautou avait souligné ses liens forts avec M. Bédier : « La proximité que j'ai avec Pierre Bédier va me permettre de lui dire, mieux que par le passé, quels sont les projets qui me semblent les plus importants et sur lesquels

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on peut avoir son soutien. » Déjà on évoquait la déviation RD 154, le Pont d'Achères et le développement économique de la Plaine. Avec François Garay, un poids lourd du Grand Paris Seine & Oise, les liens datent de 2001 quand « ils avaient l'habitude de se voir une fois par trimestre. » Le 29 janvier les conseillers communautaires du GPSO ont ainsi élu un bureau exécutif, composé de quasiment tous les conseillers départementaux (vous savez ceux qui ont voté la hausse de 66% de la taxe foncière sans même sourciller), un tiers des 19 venant de l'ex CAMY, trois représentants seulement (et en bout de liste !) de petites communes mais trois communes représentées deux fois. C'est la méthode mantaise. r -R.A.

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ACtualité locale

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Andrésy

Andrésy, « fleuron remarquable », pas si vite ! Les vœux sont indispensables quel que soit le contexte économique d'un territoire. En effet, cet événement peut être le moment de communion et de clarification entre les élus et leurs administrés. Le 20 janvier, la cérémonie de vœux de la ville d'Andrésy a illustré la nécessité d'avoir des moments permettant de développer le lien entre eux. De plus, elle permet des échanges avec les habitants qui n'ont pas eu la chance d'avoir des cérémonies dans les communes moins dotées de la feue Communauté d'agglomération Deux Rives de Seine (CA2RS). Après les tragédies de 2015 en France, la ville d'Andrésy et son équipe municipale ont tenu à remonter le moral de leurs administrés et de leurs voisins venus en nombre même de loin, certains du Mantois. Certes, d'une manière prétentieuse, la ville s'est octroyée le titre de « fleuron remarquable » de la CA2RS. Cependant, en regardant les prestations des élèves de l'école de danse et musique d'Andrésy et le duo remarquable et remarqué de Roman Bonaton et Cécile Magdelaine, on s'est vite rendu compte que le titre revenait d'office à Andrésy. Epoustouflant dans les deux cas : les petites danseuses ont amusé le public avec leur légèreté et leur volonté de bien faire pour le bonheur de leurs parents et des nombreuses personnes présentes. En outre, le duo composé de Roman Bonaton et de Cécile Magdelaine a frappé les esprits avec une prestation qui volait très haut tant en qualité qu'en beauté. Ces deux danseurs du Lido sont des dignes héritiers de l'école de Pierre Bergam. D'ailleurs, la patte de Florence Delahaye, artiste connue au niveau international, a été visible dans la prestation de ce soir de vœux à Andrésy. Bâtir une ville harmonieuse En passant au plat principal de la soirée, présentée par Angélique Montero-Mendez, adjointe au maire, Denis Faist, premier adjoint au maire, a présenté ses vœux à Hugues Ribault, le maire. Comme la tradition l'impose, M. Faist a remercié l'ensemble de l'équipe municipale, le personnel de la commune et surtout les travailleurs de l'ombre qui sont en appui pour tout ce qui fait avancer la

commune. Il a formé trois vœux pour 2016 : respect communal et gouvernance exemplaire pour la suite dans le cadre du Grand Paris Seine & Oise (GPSO) ; plus de moyens de l'Etat car « il devient quasi-impossible de garder le même niveau de service [à la population] et d'investissement » dans le cadre de ce chamboule-tout de la réforme administrative actuelle ; consolidation, dans le contexte actuel français, de la liberté et de la différence qui sont « richesses de la République ». Hugues Ribault, maire d'Andrésy lors des voeux à l'Espace Dans ces conditions, on Julien-Green. (J2R) pourrait imaginer que la gestion du « fleuron rémarquable » de la Seine Un exercice d’autosatisserait un long fleuve tranquille. « Certainement faction ET de contradictions pas», a assuré, à son tour, le maire Hugues Ribault. Bâtir une ville d'une manière harPour les élus d'opposition, Andrésy monieuse entre deux contraintes (construire Energies Renouvelées et leur tête de file, plus de logements sociaux et maintenir le Lionel Wastl, Hugues Ribault, maire LR caractère environnemental), ne pas augmend’Andrésy, a accumulé les propos venant ter la pression fiscale et ne pas froisser des en contradiction avec ses actes et décihabitants, qui cherchent justement à garder sions passés. Voici un florilège : la Nature, sont des défis permanents dans la - Il ne peut pas voter «pour» et donc gestion d'une ville, quelle que soit sa localisoutenir le projet intercommunal Grand sation dans un contexte de vaches maigres. Paris Seine & Oise (GPSO) obligeant 73 S'ajoute à cela la modification du périmètre communes à se marier après avoir voté territorial, introduite par la loi MAPTAM de «contre» le projet gouvernemental de rejanvier 2014. fonte intercommunale en Île-de-France ; - Il ne peut pas condamner la baisse des Changement de discours dotations de l’Etat aux communes tout en sur l'intercommunalité portant l’étiquette d’un parti (« Les RépuEn effet, la création du GPSO a démonblicains ») dont le candidat défait, Nicolas tré que le maire a changé d'avis sur ce sujet Sarkozy, prévoyait une réduction des dé(voir ci-contre), mais il l'a assumé en plaidant penses de l’Etat trois fois supérieure à celle le pragmatisme. Il s'était opposé en 2014, mise en œuvre par le gouvernement sociamais désormais il veut compter pour que la liste actuel ; communauté urbaine du GPSO soit « plus - Il ne peut pas déplorer la baisse de démocratique, éclairée et transparente ! » Ni plus la dotation de l’Etat à Andrésy tout en se ni moins. Hugues Ribault n'a pas peur des lançant dans des projets superflus comme défis, notamment ceux concernant l'entrée l’ouverture au public de l’île Nancy (projet d'Andrésy dans le « patatoïde intercommunal ». Trek’Île) dont le coût pour les contribuaIl a plaidé pour la création et la consolidation bles andrésiens est de 400 000 €, soit deux d'un conseil de maires qui soit une force de fois plus que la baisse de cette dotation ! propositions et d'actions pour l'élaboration - Il ne peut pas se prétendre « éco-exemd'un projet de territoire. Selon M. Ribault, plaire » alors qu'il détruit la biodiversité de Andrésy participera à la construction de ce cette île sauvage d’Andrésy, à coups de projet territorial tout « en restant elle-même ». pelleteuse ! r Un vœu pieux ? r www.journal-deux-rives.com

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andrésy

Battre le record de la plus grande écharpe ! « A nos aiguilles ! », expliquent en substance les résidentes de la maison de retraite DomusVi d’Andrésy. Voici un reportage sur un effort collectif dans lequel tout le monde se retrouve. Et tout cela sans faire allusion à la rentabilité ! Les tricoteuses se mobilisent pour battre le record de la plus grande écharpe au monde. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers : les résidents, tricoteurs et tricoteuses, du groupe DomusVi participent au défi de la plus grande écharpe du monde. Un défi de taille, puisqu’il faudra réaliser une écharpe de plus de 67,760 km, actuel record. Mais les résidents, les familles et les membres du personnel n’ont pas hésité à sortir aiguilles et pelotes pour répondre à la demande de l’association « Voiles des Anges » qui vient en aide aux parents ayant perdu un enfant. Accompagnement ludique L'équipe de choc, composée de Raymonde, Janine, Madeleine et Christine, a tricoté tout un après-midi dans le cadre d'un atelier avant de rencontrer le J2R. Dans une ambiance conviviale, Raymonde a donné le rythme et chacune de ses collègues a suivi. Elles sont débordantes d'énergie et des défis comme celui de battre le record du monde ne leur fait pas peur de tout.

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(De g. à dr.) Raymonde, Coralie l’animatrice, Janine, Madeleine et Christine. (J2R)

Chacun contribue selon ses possibilités : en réalisant des morceaux d’écharpe, en recherchant des tricoteurs et tricoteuses bénévoles, en offrant de la laine ou en demandant des dons de laines. Les résidences ont jusqu’au 15 mai pour faire chauffer leurs aiguilles et envoyer leur contribution. Après homologation du record, les différents morceaux seront mis en vente. Au-delà de l’action bienveillante, ce projet s’inscrit dans l’accompagnement ludique et thérapeutique proposé aux résidents : créativité et travail en groupe, entretien de la mobilité, échanges intergénérationnels, expression des souvenirs et des ressentis, stimulation de la mémoire… Ce type d'exercice conduit aussi à créer des liens entre résidentes de la maison de

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retraite DomusVi. Elle se parlent et parlent de la technique utilisée dans le temps. Enfin, par ce défi « mondial », Raymonde, Janine, Madeleine et Christine affirment que le don de soi pour une bonne cause (cas de l'association «Voiles des Anges») est important pour leur bonheur quotidien dans cette longue marche de la vieillesse. DomusVi en bref : DomusVi est le 3e groupe privé d’accueil et de services en France. Il propose une offre complète aux personnes âgées avec près de 200 résidences médicalisées, 15 résidences non médicalisées, 46 agences d’aide à domicile (dont 14 agences polyvalentes d’aide et soins à domicile), réparties sur l’ensemble du territoire. Le groupe emploie plus de 12 500 personnes.


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Andrésy

Alain Mazagol : un maire-adjoint qui dérape dans la presse En deux articles et une semaine, Alain Mazagol, le maire-adjoint chargé des Travaux de la ville d’Andrésy, a battu tous les records de dérapage : ses déclarations accumulent les bourdes et les propos quasi diffamatoires. Dans la Gazette du Val d’Oise du 3 février 2016, le bras droit de M. Ribault annonce la création de commerces sans aucune garantie, puis ne sait pas qu’il y a déjà une boulangerie à la gare. Dans la Gazette du Val d'Oise du 27 janvier 2016, Alain Mazagol pense qu’on peut « remettre de la biodiversité » après avoir coupé des centaines d’arbres et d’arbustes et finit par accuser les riverains de l’île d’avoir « jeté dans la Seine 10 m3 de tuiles », sans aucune preuve ! Dans le numéro du 3 février 2016, le maire-adjoint aux Travaux présente le projet immobilier de la gare (220 logements). Il affirme : « une boucherie, une boulangerie, une épicerie fine, un pressing, un fleuriste s’installeront à la gare ». Or, si des mètres linéaires seront bien réservés à des locaux commerciaux, ni la mairie, ni les aménageurs ne peuvent maîtriser et choisir le type de commerces qui s’installeront. Il serait d’ailleurs très étonnant qu’un boucher s’installe à quelques centaines de mètres du supermarché Casino, celui-ci ayant déjà eu des conséquences fâcheuses sur le chiffre d’affaires de la boucherie du centre-ville. Le maire-adjoint évoque une boulangerie : y en aurait-il deux à la gare dans quelques années ? Pas du tout : Alain Mazagol ne semble pas connaître l’existence de la boulangerie... de la gare ! Le bras droit de M. Ribault déclare en effet dans le même article que « il ne sera plus nécessaire de traverser la ville pour aller chercher son pain » ! Les boulangers actuels de la gare apprécieront ! Le maire-adjoint aux Travaux annonce dans la presse (La Gazette du 27 janvier 2016) que le projet Trek’Île sur l’île Nancy permettra une « rénovation du pigeonnier ». Or, le même élu a affirmé le contraire lors de la réunion du conseil municipal d’Andrésy de

Alain Mazagol : « plus nécessaire de traverser la ville pour acheter son pain ». (J2R)

septembre dernier : « Il n’y a pas de remise en état du pigeonnier, ni de bouchage de trous. Il n’y a pas de profondes modifications et travaux sur le pigeonnier ». La question du pigeonnier est importante car il abrite actuellement sept espèces de chauve-souris, dont deux qui sont considérées comme « rares » en Île-de-France. M. Mazagol règle ses comptes avec les riverains

Les élus d’Andrésy ont l’habitude des errances de M. Mazagol qui s’est souvent contredit en commission ou en conseil municipal sur le projet actuel de déforestation de l’île Nancy. C’est ainsi que le nombre d’arbres abattus a été compris entre « 6 et 12 » dans la bouche du maire-adjoint aux Travaux, selon les réunions. Mais la déclaration préalable des travaux précise « 35 arbres abattus ». Malgré les 20 000 m² rasés sur l’île pour créer une mare artificielle, le maire d’Andrésy a continué d’affirmer, en conseil municipal (4 février 2016), que seuls « 6 ou 7 arbres » avaient été abattus. Très au fait des questions écologiques, le maire-adjoint aux Travaux (et aux Espaces verts) n’hésite pas non plus à affirmer que « la biodiversité de l’île sera remise comme dans le temps » ! Ainsi, voici comment on fait de www.journal-deux-rives.com

l’écologie : on rase tout sur l’île puis on replante, tout en coulant une dalle de bentonite afin de créer une mare artificielle. Depuis le début des travaux de déforestation de l’île Nancy, la majorité d’Andrésy confond « espace naturel sauvage » (ici en voie de disparition) et « parc urbain » ! Le maire-adjoint aux Travaux est en butte à une forte opposition des Andrésiens contre ce projet Trek’Île. Alors, Alain Mazagol règle ses comptes avec l’association Trank’Île et les opposants au projet : « ces habitants donnent des leçons alors qu’ils n’hésitent pas à jeter 10 mètres cubes de tuiles dans la Seine... Quand on veut faire de l’écologie, on va jusqu’au bout ! ». M. Ribault interpellé Les élus AER ont interpellé le maire sur cette grave accusation. Ils ont demandé à M. Ribault si sa municipalité avait une quelconque preuve pouvant étayer les affirmations de M. Mazagol. Le maire a répondu que non. Le maire-adjoint aux Travaux a donc « diffamé » publiquement, par presse interposée, les habitants d’Andrésy. Le maire d’Andrésy n’était pas au courant des articles : non seulement, il ne contrôle pas sa majorité et les propos de son maireadjoint, mais en plus il ne sait pas ce qu’on écrit sur sa ville dans la presse locale ! r 11


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CARRIÈRES-sous-POissy

Vœux remarqués et un square en hommage à Clarissa Jean-Philippe La cérémonie de voeux du week-end du 16 janvier a amorcé une série d'hommages à caractère local et national.

Lors du discours du maire et de la présentation des élus municipaux, nous avons retenu Le samedi 16 janvier a été l’occasion pour les quatre informale maire et toute l’équipe municipale d’adres- tions suivantes : ser leurs vœux à tous leurs partenaires privés • Fin des emet publics ainsi qu’aux présidents d’associa- prunts toxiques tions, aux services de l’Etat et aux élus très pour la ville avec le nombreux de notre communauté urbaine soutien du sous-prénouvellement créée (GPSO - Grand Paris fet qui était présent Seine & Oise) ; le dimanche 17 janvier fut le dans la salle ; tour des Carrièrois et des Carrièroises pour • Création de recevoir les voeux de leurs élus. deux maisons de la jeunesse, une du Remise de la médaille de la ville côté centre et l’autre Une haie d’honneur pour le régisseur de du côté Saint-Louis ! la ville qui nous quitte pour d’autres fonc- Nous ne connaistions et remise de la médaille de la ville à sons pas où l’exacte Clarisse Jean-Philippe a été honorée par les siens. (DR) deux anciens médecins carrièrois, dont Ma- localisation, mais dame Catherine Arenou, maire de Chante- cela ne devrait pas un affichage sur les panneaux municipaux loup-les-Vignes. C’était aussi l’occasion pour tarder ; auraient largement été suffisants. Peut-être les artistes de l’école de musique de Carriè• Ouverture de l’école des Bords de Seine une bonne résolution pour l’année prochaires de se produire sur scène pour l’animation à la rentrée de septembre 2016 ; nous avons ne ? musicale de cette soirée et rendre hommage quand même senti dans cette annonce un aux personnes décédées lors des attentats de peu de fébrilité, mais elle montre au moins Hommage aux victimes des attentats 2015. que le chantier avance heureusement dans le de 2015 bon sens. Comment ne pas évoquer les attentats de • Lancement d’une Web télé avec 2015 et le tragique destin de Clarissa Jeandes jeunes pleins de talent d’une as- Philippe, policière en exercice le jour des sociation Carriéroise. attentats de « Charlie Hebdo » ! Le maire et les Carrièrois sont loin de l’avoir oubliée : Démagogie caractérisée le maire a donc rappelé l’inauguration d’un Seuls absents remarqués de la parc à son nom quelques jours avant. Cette soirée, l’ancien maire, Eddie Aït, et jeune policière habitait à Carrières-sousson équipe qui ont préféré boycotter Poissy face à ce parc et elle passait régulièreces vœux en prétextant qu’en temps ment devant pour faire son footing. de crise il aurait été plus judicieux de De nombreuses personnes avaient fait le dépenser cet argent pour la caisse déplacement pour cet hommage : Stéphane des écoles ou pour le centre com- Grauvogel, le sous-préfet de Saint-Germainmunal d’action sociale CCAS. Même en-Laye, les maires de plusieurs communes, si cette idée est évidemment loua- des Carriérois, une délégation de policiers ble, c’est, de la part de notre ancien municipaux, des anciens combattants venus maire, un prétexte faisant preuve de avec leurs drapeaux, et des enfants de l’école beaucoup de démagogie et d’Alzhei- Champfleury, qui sont venus chanter deux mer en matière de dépenses ! chansons ainsi que la famille et les proches Par contre, nous regrettons une de Clarissa. nouvelle fois la dépense de cartons Clarissa ne sera pas oubliée, son souvenir d’invitation pour les vœux envoyés restera désormais gravé à Carrières-sousM. Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, a à tous les Carriérois. Une invitation Poissy sur une plaque, dans nos mémoires et rendu hommage à Mme Jean-Philippe. (DR) générale par le biais d'Internet et dans nos cœurs. r 12

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CARRIÈRES-sous-POissy

Ecopôle : l'enquête publique démarre Le commissaire enquêteur du projet de la ZAC Ecopôle Seine Aval a lancé l'enquête publique.

L’association locale, ASAEECC votre vie à Carrières, a rencontré le commissaire-enquêteur afin de mieux comprendre les enjeux économiques et environnementaux de la dite ZAC. Ce moment d’écoute a été possible grâce à l’accueil du commissaireenquêteur. Néanmoins, ce projet pose de nombreuses questions et soulève plusieurs incohérences : pourquoi une enquête publique sur un projet est ouverte alors que deux autres projets dont dépendent ce dernier sont loin d’être réalisés, voire peut-être abandonnés ? Pour commencer, le Pont d’Achères, pont à 4 voies qui devrait passer au-dessus l’Ile de la Dérivation. Actuellement, ce projet est contesté devant les tribunaux par l’as-

sociation carriéroise « Non au pont d’Achères » qui se bat pour protéger les résidents et leur qualité de vie. Pour rappel le commissaire enquêteur avait pourtant émis un avis défavorable, mais l’Etat est passé outre cet avis défavorable ! Le deuxieme projet contesté, le Port industriel, a été entaché d’irrégularités par un autre avis défavorable du commissaire enquêteur de l’époque. Ainsi, ce projet reste bloqué par une dizaine de recours en justice, émanant de plusieurs associations de l’environnement et de la qualité de vie... Le maître d’ouvrage, Port de Paris, semblerait affaibli sur ce dossier et se concentre sur un autre projet: le port multi-modal dit « le port d’Achères ». Quant à l'Ecopôle, le commissaire enquêteur a reconnu que ces trois projets étaient liés. Comme pour toute création de ZAC on ne connaît pas les entreprises, polluantes ou non qui s’installeront, ce qui ne présage rien de bon pour les riverains excédés par les nuisances.

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En outre, il a été question des problèmes dus à l’augmentation du trafic routier dans un contexte déjà difficile actuellement : d'abord, l’Ecopôle augmenterait de 17 % le trafic estimé à 1190 véhicules/jour ; l'urbanisation future aggravera la circulation non seulement à Carrières, mais dans toutes les villes du secteur (via le pont vers Poissy) ; en outre, le pont d’Achères fait partie du programme d’extension de l’A104 (en tout cas correspondant à son tracé envisagé). Il a été aussi évoqué l’historique de la ville de Carrières-sous-Poissy, une ville sacrifiée depuis les années 1980 par les épandages industriels de la ville de Paris, (qui ont eu pour conséquence l’arrêt définitif en 1999 de l’agriculture dans la boucle). Aujourd’hui défigurée par un urbanisme galopant, avec une surdensité dans des conditions souvent bruyantes comme les bâtiments construits au bord de la RD 190, Carrières-sous-Poissy va encore porter un nouveau fardeau avec ce projet dit Ecopôle Seine Aval. r

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Chanteloup-les-Vignes

La médiation à la française s'exporte Promovil a innové depuis 1996 pour la médiation entre les usagers de la banlieue. Désormais ce savoir-faire s'exporte. Depuis 20 ans, l'association Promévil (Promotion des métiers de la ville), dont le siège est établi à Chanteloup-les-Vignes, connaît une croissance constante. Le vendredi 18 décembre, cinq médiateurs ont signé des contrats pour pérenniser leur statut au sein de Promévil. Lamine Thiam a tracé des perspectives au niveau européen. Le J2R a aussi interviewé l'un de ses médiateurs, Moussa BA, qui représentera les Yvelines dans le cadre d'un projet européen sur la médiation. Voir WEBTELE 2R. (http://dai.ly/x3irmwg) Aujourd’hui, Promévil compte environ 200 salariés, essentiellement employés des métiers de la médiation sociale, avec une forte présence notamment dans les transports de la SNCF. Ses salariés agissent dans toute l’Îlede-France, mais également dans l’Oise et en Bourgogne. Les résultats du partenariat entre la CA2RS et les entreprises du territoire en termes d’emploi ont été manifestes lors de la signature des contrats d’embauche de nouveaux salariés par l’association Promévil.

L’utilité de ces médiateurs dans les transports et sur les espaces publics n’est plus à démontrer : elle permet d’éviter l’escalade de violences et le respect des cadres nécessaires au vivre ensemble en instaurant le respect des Au centre de la photo, Mlle Malika Kolili (en bleu) et Moussa BA sont autres, l’apaiseentourés par les promoteurs de Promovil. (J2R) ment, l’écoute et le dialogue pour éviter la montée et l’ex- pour ses habitants, et avait réalisé des actions pression des tensions. Le CNAM d’Île-de- comme celles proposées par Promévil. Cette France, partenaire prestigieux, apporte son dernière trouvera dans l'avenir, parmi les deconcours à la professionnalisation et à la mandeurs d’emploi du territoire, des profils structuration de cette filière professionnelle qu’elle cherche pour mener à bien ses misqui recrute à tous niveaux de qualification, sions. d’abord sur des contrats aidés puis durableEnfin, ce savoir-faire commence à s'exporment, avec des perspectives d’évolutions vers ter dans le cadre d'un programme européen des postes d’encadrement de proximité. qui se concrétisera par une mission au PorDans une démarche où tout le monde est tugal et en Belgique. Promévil a profité de gagnant, la feue CA2RS avait investi dans ce lancement pour fêter ses vingt ans d’exisses missions de développement de l’emploi tence ! r

Pierre Cardo, chapeau l'artiste ! Début février, tout le microcosme s'emballe à la nouvelle que l'ancien députémaire Pierre Cardo « tire sa révérence ».

Les confrères du Parisien (2 février 2016) ont été laudatifs : « L'abbé Pierre des banlieues », le député sincère et le visionnaire... des Yvelines. Certainement, on ne peut que regretter le départ de Pierre Cardo de la vie politique locale, voire nationale, en raison du vide qu'il a laissé depuis son départ progressif de la politique en 2012 et puis 2014. Visionnaire et pragmatique Le J2R a toujours eu des rapports cordiaux avec M. Cardo même si, de temps à autre, l'un des articles l'avait fâché. Il n'avait jamais osé nous blacklister comme ses successeurs l'ont fait à la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) et à la mairie de Chanteloup. Au contraire, Pierre revenait à la charge : il avait 14

l'habitude de décortiquer les arguments des économique qui lui était défavorable. Pierre a eu oppositions, voire de les démolir. On savait raison trop tôt ou trop tard. Des exemples déboraussi que Cardo adore façonner les pierres qui dent : formation des jeunes pour se préparer au progressivement constituent des fondations de marché de l'emploi, l'éco-construction, et surtout son œuvre politique : il a remis sur pied une l'intercommunalité. Chapeau l'artiste - et musiville massacrée par l'urbanisme à outrance des cien - qui a toujours souligné cet adage : « Pour années 1970 et par l'oubli des petits bourgeois faire de la politique, il faut aimer les gens !» r égoïstes que nous sommes devenus. Pierre par pierre, Cardo a su donner une image positive de ce territoire meurtri par des années de pollution afin de le sortir par le haut. Visionnaire et pragmatique, il prenait son bâton de pèlerin afin de convaincre les autorités compétentes du bien-fondé de tel ou tel outil ou projet qui serait par la suite expérimenté non seulement dans sa commune mais dans les autres villes de la CA2RS. Parfois, il a échoué par manque d'arPierre Cardo, 66 ans, se retire de la chose publique. (Archives J2R) gent et notamment par un contre-cycle www.journal-deux-rives.com


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triel-sur-Seine

Ouverture d'un parcours historique Samedi 30 janvier 2016, la première des dix-sept plaques du nouveau parcours historique de Triel-sur-Seine a été dévoilée devant près de 150 Triellois qui s’étaient déplacés de bon matin sous une pluie hivernale de circonstance. L’un des objectifs de l’association historique de Triel-sur-Seine (Triel, Mémoire et Histoire ou TMH), créée en 2008, est de valoriser et de faire connaître le patrimoine de la ville. Une étape importante vient d’être franchie : 17 panneaux jalonnent désormais un itinéraire touristique finement étudié pour apporter aux promeneurs des informations destinées à satisfaire leur curiosité. Comment en est-on arrivé là ? Juin 2012, TMH répond avec succès à l'appel à projets lancé par la municipalité. La bourse qui lui est attribuée ainsi qu’une subvention obtenue par le député Arnaud Richard du Ministère de la Culture permettent à un groupe de travail de s’atteler au projet de création d’un parcours de découverte du patrimoine historique de la ville. La tâche s’annonce vaste mais intéressante : recherches variées, rédaction des textes, choix des documents et des photos, mises au point et relectures multiples puis désignation du meilleur prestataire… Enfin pose par les services techniques de la ville des panneaux sur des supports adaptés, résistant aux UV et au vandalisme. En septembre 2014, le travail en cours était annoncé dans le n°6 des Cahiers de TMH concluant : « Il ne reste plus qu'à fixer la date de l'inauguration ! » Maintenant qu’elle a eu lieu, le parcours échappe à ses concepteurs pour entrer lui aussi dans le patrimoine historique de Triel et ainsi pérenniser l’information sur des lieux qui ont vu se dérouler la grande et la petite histoire locale. Quelques exemples : lieux comme l’ancien auditoire royal (panneau n°14) et l’hôtel de l’Image disparu (panneau n°7), évocation de la présence d’hommes et de femmes célèbres comme la villa où habita Guy de Maupassant (panneau n°5) et la maison disparue de Caroline Otero (panneau n°4). Cette première tranche de 17 panneaux implantés dans le centre de la ville est un début. Maintenant, il reste à réaliser la suite car le territoire de Triel est vaste et bien d’autres lieux re-

La présidente de TMH, Danièle Houllemare, ainsi que les membres de l'association ont présenté quelques panneaux avec force et des explications pertinentes. (J2R)

marquables méritent d’être incorporés dans une nouvelle promenade encore en projet. Comment visiter les lieux ? Un dépliant téléchargeable sur le site Internet de THM (www.trielmemoirehistoire.fr) fournit le moyen d’envisager une balade complète (moins de deux heures) ou des promenades thématiques (témoins de l’Ancien Régime, célébrités, Belle Epoque etc.) ou tout simplement de se perdre au

gré de ses pas. Ceux qui disposent d’un smartphone peuvent aussi scanner un flashcode disposé sur chaque panneau afin d’obtenir des informations complémentaires. L’OMS (Organisation mondiale pour la santé) préconise, afin de rester en bonne santé, de s’assurer qu’on a bien fait 10 000 pas dans la journée. Ce parcours de moins de 5 km devient ainsi une opportunité à saisir. r

Itinéraire : 1- La gare et chemin de fer de 1892 2- Église Saint-Martin de Triel 3- Le château de Triel 4- La propriété de la Belle Otéro 5- La villa Stieldorff 6- Bateaux-lavoirs et bains chauds 7- Hôtel de l'Image 8- Théâtre Octave-Mirbeau 9- Les bacs et le pont à péage 10- Le nouveau pont de 1956 11- Le port au plâtre 12- Le puits artésien 13– L’hospice et la chapelle Sainte-Anne 14- L’ancien Auditoire Royal 15- La propriété Senet 16 - Le relais de la poste aux chevaux 17- La mairie-école Ce parcours permet d'appréhender la richesse du patrimoine historique de la la ville de Triel-sur-Seine. En outre, il vous encourage à garder la forme en marchant. r www.journal-deux-rives.com

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triel-sur-Seine

Salon des auteurs, promotion de la lecture Écrivains et lecteurs étaient au rendez-vous samedi 23 janvier 2016 à l’Espace Senet pour une journée consacrée au Salon des auteurs. L’ambiance studieuse mais détendue s’était installée salle Guy-de-Maupassant (une référence littéraire) qui accueillait une vingtaine d’auteurs et des associations historiques locales pour une journée consacrée aux rencontres auteurs/lecteurs. Ces derniers étant venus pour l’incontournable dédicace qui coiffa, après achat, la première page du roman, du beau livre ou de la BD, gardant ainsi la trace de cette rencontre avec l’auteur. Cet événement est presque une première à Triel-sur-Seine et ce sont la bibliothèque municipale et, donc, la ville qui ont donné l'occasion au public d'approcher des auteurs triellois ou régionaux ; pendant cette journée, il a été possible de découvrir la grande diversité des talents qui nous entourent dans des domaines aussi divers que la fiction, le documentaire, les souvenirs, la bande dessinée, l'histoire locale... Jeunes et moins jeunes se sont côtoyés, ont fait des échanges ou des rencontres inattendues et,

Cette première fut l'occasion pour le public d'approcher des auteurs locaux.

encore une fois ce fut l’occasion pour tous de partager leur émotion par la promotion du livre et de la lecture. r

(DR)

Jean-Bernard Rigaudeau, CEHA Poissy Laurent Panetier, auteur de BD Lulu Inthesky, illustratrice free lance Madeleine Arnold-Tétard, auteure dans le Vexin

Liste d'auteurs présents :

Michel Kohn, ACV, la mémoire de Villennes

Bernadette Dieudonné, CEHA Poissy

Michel Stotzenbach, écrivain à Triel-sur-Seine

Clotilde Noël, Club historique d’Andrésy

Roselyne Bussière, chercheuse

Ghislaine Bizot, écrivaine à Vernouillet

Triel Mémoire et Histoire et ses membres

Giovanni Del Franco, écrivain à Andrésy

Yves Saint-Yves, spécialiste de l'aviation

Guy Roques, spécialiste du TGV

Thibault Arvengas, devoir de mémoire

1er Salon du bien-être autrement Cette première initiative de la nouvelle association l'Arts Vers Nous Yeh, AVNY, appelle à des nouveaux rendez-vous dans les années à venir.

L’association « l'Art Vers Nous Yeh » (Avny) a organisé les 30 et 31 janvier à l’espace Rémi-Barrat le « Salon du bien-être 2016 Autrement ». En partenariat avec la ville de Triel-sur-Seine, Avny a su réunir plus d’une quarantaine d’exposants professionnels dans un lieu multi-fonction qui permet le déroulement d’un événement ouvert au grand public de Triel et de ses environs. C’est une première qui raproche le public du phénomène du bien-être. Selon les organisateurs, le bien-être est un état lié à différents facteurs 16

considérés de façon séparée ou conjointe : la santé, la réussite sociale ou économique, au plaisir, à la réalisation de soi, à l’harmonie avec soi-même et avec les autres. Avec plus de mille visiteurs, le salon a réussi à se forger une place dans les activités de ce week-end chargé. Pour l’Avny, le salon devait être à l’image de la thématique qu’il porte : « le bien-être autrement ». Ainsi, les organisateurs se sont attachés au travers de ces deux jours, à ce que les visiteurs puissent expérimenter une véritable expérience du « bien-être autrement » lors des différentes rencontres, expériences visuelles, sonores, gustatives, artistiques qu’ils seront amenés à vivre. La quarentaine d’exposants ont montré les différents métiers et activités liés au thème du salon. Chaque thématique disposait d’une zone (couleur), ce qui a permis de construire des www.journal-deux-rives.com

parcours de découverte. Le salon a privilégié les intervenants et les productions locales. Quelques exemples des disciplines représentées : soins du corps et de l’esprit, les apports de la nature, le monde des cristaux, du bois, l’art et la gastronomie. L’association Avny a souligné que les bénéfices ont permis à ses adhérents de poursuivre leur mission de création de lien au travers d’actions artistiques et musicales. r

Chantal Pottier (au centre) était l'artisane de cette première à Triel-sur-Seine. (DR)


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Février 2016

triel-sur-Seine

PLU : des opposants déboutés Le 22 janvier, le Tribunal administratif de Versailles a rendu un jugement par lequel il déboute les opposants à la modification du Plan local d'urbanisme (PLU) en date de 2013. Le verdict a été rendu après l'examen, le 8 janvier, de trois procès en un. Ces trois procès ont été examinés le 8 janvier pour un verdict en date du 22 janvier. En somme, ces trois procès en matière administrative concernent la validation ou non du PLU version 2013. L'association « Les Amis de Triel » et deux anciens conseillers municipaux (MM. Houllemare et Acosta) ont contesté la modification de ce PLU pour des raisons différentes et variées. Les uns pour empêcher la construction sur le site du Parc municipal, les autres pour sauvegarder la zone agricole entre Triel et Chanteloup. En outre, la densification était au cœur de la problématique abordée par les trois opposants à ce PLU, version 2013. Il faut noter que la modification de ce PLU avait commencé en 2011 (voir photo ci-contre) et est arrivé au conseil municipal vers le mi-juillet 2013. Des arguments de fond et de forme ont été présentés au TA de Versailles. D'abord, sur la forme (ou légalité externe en termes de loi administrative), les trois contestent, grosso modo, la manière dont l'enquête publique s'était déroulée : pas assez de concertation et beaucoup d'amateurisme ! Le déclassement du Parc était contesté, surtout par les arguments des « Amis ». Sur le fond, deux autres points ont été soulevés par « Les Amis » et l'ancien maire JeanPierre Houllemare : l'abus de pouvoir et une erreur manifeste d'appréciation, notamment sur le zonage, auraient entaché la procédure de modification du PLU. Ces arguments ont été balayés non seulement par le rapporteur public mais aussi par la décision du président du TA de Versailles, le 22 janvier. En cascade, le TA de Versailles a écarté les autres arguments de fond. Quant aux arguments plus « politiques », tels l'absence de prise en compte des risques de ce PLU modifié et des équipements nécessaires dans le cadre de l'ouverture à l'urbanisation, le juge administratif a suivi les arguments du rapporteur public :

Le 22 janvier, le verdict du TA de Versailles a été succinct : le requérant «n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération attaquée». Par conséquent, le PLU version 2013 n'est plus contesté. (Archives J2R)

ce sont des « arguments plus politiques qu'urbanistiques ». Dont acte, la justice a tranché et le PLU n'est plus caractérisé par une fragilité juridique malgré des arguments plus techniques tels le manque de libre administration de la commune et l'incompatibilité entre normes juridiques (autrement dit, la cohérence entre le Schéma directeur de la Région Île-de-France, le PLU et les plans de préventions de risques...). Les trois opposants à la modification du PLU risquaient également une amende qui varierait entre 500 euros et 3 000 euros par tête pour payer les frais d'avocat de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En réalité, la demande de la commune de Triel n'a pas été suivie d'effet dans les cas des anciens conseillers municipaux mais elle l'a été pour « Les Amis de Triel ». Le président de cette association, M. Philippe Paillet, a été interrogé pour savoir si l'association allait faire appel ou non. Sans vouloir se prononcer, M. Paillet a laissé penser que l'association en question ne ferait pas appel de la décision du 22 janvier. Quant aux deux autres pétitionnaires, ils ont clairement expliqué que cette affaire se termine là. Désormais, la municipalité de Triel-surSeine a les mains libres pour continuer son programme de construction notamment au centre-ville. Ainsi, la zone proche du théâtre et le site du Parc municipal vont vivre prochainement des transformations sans précédent dans www.journal-deux-rives.com

les annales de l'histoire trielloise. C'est le prix à payer pour se mettre en conformité avec la loi SRU, devenue ALUR : 25 % du parc de logement doit être à caractère social ; Triel arrive à peine à 10 %.. r

Des villes en colère ! Dans un communiqué du 2 février, plusieurs maires des Yvelines, dont Joël Mancel, ont fustigé la méthode pour atteindre le seuil de 25 % de logements sociaux dans ces mêmes communes qui n’ont pu satisfaire aux obligations triennales 2011/2013 de la loi SRU modifiée par la loi ALUR. Les maires soulèvent les difficultés concrètes, voire les impossibilités pratiques de mettre en œuvre et respecter le dispositif législatif et réglementaire existant qui est uniformément dénoncé, dans un contexte budgétaire morose aggravé par le tarissement des sources de financement. Ils dénoncent également un modèle mathématique coupé des réalités : aucune prise en compte des spécificités locales, géographiques, urbanistiques et/ou architecturales mais une application aveugle de ratios mathématiques sur les territoires sans distinction y compris de la rareté et de la cherté du foncier Enfin, les élus jugent ce dispositif très fortement aggravé par la loi ALUR qui démultiplie les obligations dans un délai maintenu et qui conduit inexorablement à l’irréalisme... Enfin, ils demandent à être reçus par le Premier ministre pour évoquer les exigences suivantes : un moratoire sur ces dispositions particulièrement iniques et coupées des réalités ; une approche conventionnelle avec les pouvoirs publics qui tienne compte de la situation urbaine et financière de leurs collectivités. r

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Verneuil-sur-Seine

Soutenu par la ville, le skipper Maxime Sorel a rencontré des élèves vernoliens Agé de 29 ans, Maxime Sorel est certainement l’un des plus grands espoirs de la voile française. Le natif de Saint-Malo a en effet terminé l’an passé à deuxième place de la Transat' Jacques-Vabre dans la catégorie Class40. Une performance tout à fait remarquable. Ses liens avec la ville de Verneuil l'ont conduit le 29 janvier à rendre visite aux élèves de l'école Jean-Jaurès. Désireux de voir plus haut et de trouver de nouveaux sponsors, Maxime Sorel a passé l’an dernier un partenariat avec la ville de Verneuil-sur-Seine. « Eric Gloriant, le président des Bretons de Verneuil qui est un ami à moi, souhaitait faire venir un skipper l’an passé pour les fêtes de Verneuil au mois de juin, raconte le skipper. Il a pensé à moi. J’y suis allé et j’ai passé un très bon moment avec les enfants. » Séduite par la sympathie du skipper, la ville de Verneuil a alors décidé de soutenir Maxime Sorel jusqu’à son prochain grand ob-

Maxime Sorel a expliqué aux élèves du CM2 de l'école Jean-Jaurès les fondamentaux de la Transat Jacques-Vabre. (DR)

jectif, la Route du Rhum en 2018 où il visera un podium (il avait terminé 23e en 2014). « On considère qu’il a de l’avenir alors on a envie de l’aider, explique Julien Fréjabue, le conseiller municipal chargé de la vie sportive et de la jeunesse. Une subvention symbolique de 1000 euros pour son association « Du souffle dans les voiles » a été votée lors d’un conseil municipal en novembre dernier. En plus de l’aider lui, on soutient également une bonne cause, la lutte contre la mucoviscidose. » Rencontre des élèves de Jean-Jaurès En retour, le skipper breton s’est engagé à venir à la rencontre des élèves d’une classe de CM2 qui pratiquent la voile à la base de loi-

sirs. Chose qu’il a faite le 29 janvier dernier à l’école Jean-Jaurès dans la classe de Mme Bellanger. « Quand je parle de voile avec des enfants, ils ont les yeux grands ouverts, confie Maxime Sorel. J’ai envie de leur apprendre le milieu de la mer, leur expliquer que c’est une vraie aventure humaine. Ces enfants m’avaient déjà suivi lors de la Transat Jacques-Vabre, on avait échangé des mails, ils scrutaient l’avancée du bateau. » Le skipper, qui n’a pas caché sur sa page Facebook son plaisir d’être venu à la rencontre des élèves, devrait revenir à Verneuil au mois de juin, peu après la Transat anglaise qu’il disputera en mai. Pas de doute, ce partenariat a le vent en poupe. r

Passionné avec une envie d'entrer dans la cour des grands de la voile

Dans l'interview (voir http://dai.ly/x2vg5h5) que Maxime Sorel nous avait accordé le 6 juin 2015, il nous avait expliqué les raisons de son engagement dans ce métier passionné et passionnant : il rêvait depuis qu'il était à l'école primaire (8 ans) de concevoir un bateau et de traverser le grand large. Pour sa grande première sur l’Atlantique en solitaire, il avait porté haut les couleurs de la campagne « Vaincre la mucoviscidose », avec son Akiliria de 1re génération. En arrivant 23e de sa catégorie (Class740) à Pointe-à-Pitre, Maxime Sorel avait validé la course et ainsi obtenu le sésame pour participer à l'édition 2016 de la Transat' Jacques Vabre. Dans sa préparation pour la Transat' Jacques-Vabre (le départ a eu lieu le 25 octobre 2015), il avait conçu et fabriqué un nouveau bateau, plus innovant en technicité. Mais il était conscient que le coût aurait été prohibitif ; d'où sa recherche depuis quelques années d'un réseau de partenaires qui lui permettrait de continuer son métier passionnant et contraignant. Maxime est aussi polyvalent car il peut aussi être son meilleur VRP afin de convaincre les petits au CM2 et grands partenaires. Il a monté son projet en s'appuyant sur une cause noble, combattre Maxime Sorel était venu à la fête de Verneuil le 6 la mucoviscidose. Ayant un physique fin, ce skipper passe presque inaperçu. Cela dit, derrière cette juin afin de dédicacer ses livres. (J2R) bonhomie, sa détermination le fait surmonter tous les obstacles possibles et inimaginables pour devenir l'un des grands de la voile française. r

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vernouillet

Une école maternelle aux Terres Rouges, prélude d’une urbanisation frénétique? Pascal Collado, maire de Vernouillet, veut construire une école maternelle de quatre classes (pouvant accueillir 129 enfants) près du collège Emile-Zola. Une réunion publique a été organisée le 4 février. Pour le maire, le choix d'équiper la ville s'impose afin de prévoir sa future urbanisation. Des opposants à cette décision du maire de construire une nouvelle école sont, toutefois, apparus. Ils pensent que cette école ne serait pas nécessaire : le nombre de places disponibles dans les écoles élémentaires est de 91 enfants (délibération du conseil municipal du 24/09/2015). Le tableau ci-dessous explicite la méthode utilisée pour établir cet argumentaire. Recensement d’effectifs par école élémentaire à Vernouillet

En outre, pour ces empêcheurs de tourner en rond, la construction de cette école présenterait un «danger de santé publique» en raison de la proximité de champs « traités aux phytosanitaires » et de la « possible » déviation de la RD 154. Les adhérents du « Bien vivre à Vernouillet », fer de lance de la contestation, ont fait appel à la sénatrice Sophie Primas, présidente de la mission commune d’information sur les pesticides, qui a préconisé un changement de politique dans le traitement de pesticides en zone agricole : « C’est en se fondant sur les connaissances disponibles, que le principe de précaution commande (...) Il est important d’agir afin de limiter l’exposition de la population, et notamment celle des populations sensibles, c’est-à-dire les femmes enceintes et les jeunes enfants. » En outre, le conseiller départemental Jean-François Raynal a également déclaré en réunion publique « qu’il ne fallait pas d’école près d’une déviation ». Le coût de cette nouvelle école pourrait atteindre au minimum trois millions d'euros. Et certains craignent, d'ores et déjà, que le

L'ancienne majorité voulait en 2011 rendre urbanisable cette partie du plateau de Vernouillet. Prévue sur le site utilisé par le collège Emile-Zola, l'école modifiera le quotidien des collégiens. (J2R)

commerce du centre ville soit de plus en Deux Rives de Seine malgré les promesses plus «sacrifié». Suite à ces positionnements, du candidat Pascal Collado pendant la camtous les commerçants ont écrit aux élus pour pagne municipale de 2014 : il s'était engagé à demander le maintien des écoles en centre ne pas densifier la ville car il n'était pas quesville après avoir constaté une fréquentation tion d'atteindre le seuil de 10 000 habitants plus importante le mercredi matin avec les à Vernouillet. nouveaux rythmes scolaires. Quant à la cirAu-delà de l'enjeu environnemental, la culation, la nouvelle école n'aurait pas une déviation de la RD 154 pose la véritable desserte adaptée pour les usagers car le ter- question sur l'avenir de Vernouillet. Si celrain prévu près du stade des Terres rouges se le-ci se réalise et si le projet de l'école est terminerait « dans un cul de sac ». adopté, une nouvelle vague d'urbanisation Au fond, cette école anticipe l'ouverture apparaîtra, notamment sur le plateau (majoà l'urbanisation de tout le plateau de Ver- ritairement agricole) de Vernouillet.. r nouillet. A terme et avec le possible avènement de la RD 154. Selon le Programme local de l'habitat intercommunal (PLHi) pour 2015-2020, il est envisagé de produire 168 logements dont 38 à caractère social. De plus, la municipalité envisage la construction de logements dans la zone industrielle de la Grosse Pierre et des logements supplémentaires au Parc. S’y ajoutent quinze logements en diffus entre 2015 et 2020. Le total serait d'environ deux cents cinquante logements dans le cadre de trois opérations d'urbanisme orchestrées par la Adapter le plan aux réalités du terrain reste une feue Communauté d'agglomération tâche difficile lorsque le legs du passé resurgit. (J2R) www.journal-deux-rives.com

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vernouillet

Un plan B pour relancer le Centre commercial du Val de Seine Depuis dix ans, les vicissitudes de ce « transfert », autrement dit de l’extension et de l'expansion du CC Val de Seine ont marqué le tissu économique local de la zone industrielle de la Grosse Pierre. Dernièrement, lors de deux réunions début décembre, a priori sans lien entre elles, des bribes d’information conduisent à penser que le projet initial dit « Desjouis » a du plomb dans l’aile. Ainsi, une question s’impose : a-t-on prévu un plan B ? Ce projet de transfert est devenu l’Arlésienne des 2 Rives. Le dossier de création du Val de Seine 2 - certains l’ont appelé pompeusement « Deck 78 » ou « Deck Seventy-eight » - avait été déposé en préfecture le 21 octobre 2010 pour un passage en Commission Départementale d’Aménagement Commercial. L’ancienne équipe municipale de Marie-Hélène Lopez-Jollivet avait misé sur un projet « en partenariat entre les villes de Triel et Vernouillet, le promoteur et la CA2RS ». Ce projet prévoyait 22 000 m² de surface de vente dont le transfert du Carrefour Market et de la galerie commerciale. L’objectif affichait, rappelons-le, l'implantation d'un centre commercial sur une friche industrielle de 18,6 ha. Un projet architectural qui occuperait avantageusement un emplacement actuellement désaffecté sur la Zone industrielle de la Grosse Pierre. Du plan A au plan B Pour ce projet A (pour Arlésienne), un protocole d’accord de cession a été signé entre le promoteur Desjouis et les propriétaires-commerçants des murs de la galerie 20

Au début de décembre 2015, la situation rappelait furieusement celle de 2005.

établissant un prix de cession de 1800 € / m2. Ce projet devait être axé sur le bien-être, les loisirs et l’équipement de la personne ; il aurait répondu aux plus hautes exigences environnementales actuelles (selon les communiqués officiels du promoteur). Il faut toutefois rappeler que le site est pollué à l’amiante sur presque toute sa surface. Commencé en 2004, à l’initiative de Carrefour, il a fait l’objet de multiples rebondissements depuis 2010 (quasi-certitude que le projet se fasse), puis 2011 (recours en première instance) et 2014 (incertitudes qui s'accroissent suite aux recours par d’autres enseignes). Malgré cela, la procédure d’enquête publique a eu lieu entre mars et avril 2014. Aux dernières nouvelles, le projet a été bloqué juridiquement par trois associations environnementales et de santé. Pourtant, les commerçants continuent à travailler dans un site, qui vient de voir un changement de toit. Depuis 2010, le problème de fuites sur le toit empoisonnait la vie des commerçants et des clients. Ainsi, depuis la rentrée de septembre, des couvreurs ont changé complètement le toit pour lui donner une nouvelle vie et une clarté rare dans ce vieux centre de proximité. Néanmoins, le problème du transfert ne permet pas un retour à la normale lorsque l’on sait que le promoteur Desjouis tarde à donner de ses nouvelles. Pour dissiper les doutes, Pascal Collado, maire de Vernouillet, a convoqué quelques commerçants-propriétaires et une réunion a eu lieu le 4 décembre www.journal-deux-rives.com

(J2R)

2016 pour faire le point de la situation de ce pseudo-transfert. D’abord, selon les dires d’un participant à cette réunion, le promoteur Desjouis est devant un dilemme : soit il va jusqu’au bout de ce transfert avec le gros handicap de perdre devant les jurisdictions compétentes, soit il rebondit en proposant un plan B. Celui-ci consisterait en la création-expansion du site actuel vers les terrains de l’exMatrax (site en ruines actuellement). De plus, le maire de Vernouillet exige que ce plan B s’inscrive dans un plan d’aménagement global de la zone industrielle où les rôles de l’EPAMSA et de la communauté urbaine seraient incontournables. Cela dit, le portage foncier sera assuré par l’Etablissement public foncier de la région Île-de-France. En conséquence, le promoteur Desjouis ne jouera plus les premiers rôles et même le maire de Vernouillet sera cantonné à « émettre des avis » mais sans avoir véritablement le pouvoir sur le droit des sols car cette compétence serait transférée à la méga-agglomération. Merci qui ? Saturation commerciale dans le 78 En troisième lieu, lors de la réunion sur la méga-agglomération à Triel le 5 décembre, Joël Mancel a déclaré que le projet A du centre commercial Val de Seine « ne verra pas le jour » et par conséquent que l’on « revient à la case du départ ». Cette nouvelle, pas encore officielle, confirme notre analyse depuis 2007 que le concept de centre commercial dans les Yvelines est dépassé. Au jeu des chaises musicales (Art de Vivre à Orgeval, agrandis-


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vernouillet sement à Chambourcy, White Parc à Vilennnes... et Family village à Flins), Deck78 n’a pas eu la chance de poursuivre le « mythe ». Un exemple : Chambourcy souffre de la mauvaise conjoncture et de la concurrence d’Internet. En effet, sept boutiques sont fermées actuellement. Il est à souligner que le taux de vacance des centres commerciaux en France s’établit entre 15 à 20 %. En somme, la rentabilité n'est plus au rendez-vous. En conclusion, il est temps de relancer ce centre commercial car il souffre aussi de la conjoncture et de l’inaction des pouvoirs publics. « Notre centre commercial, s’inquiète un commerçant, il est en train de fermer ! » Voilà le mal, l’inquiétude. Son contraire, l’optimisme s’impose : une dynamique devrait se mettre en place afin que les commerçants unis, propriétaires et locataires, exercent leurs qualités

Les nouveaux commerçants du centre commercial Val de Seine devraient exercer pleinement leur métier dans un contexte de proximité. (J2R)

d’entrepreneur et fassent en sorte que leur avenir s’éclaircisse. Il faut tourner la page et

relancer le centre commercial par le bouche à oreille. r

Le terrain de Matrax serait traité dans le cadre d'un aménagement d'ensemble

Depuis la fermeture de l'usine Matrax (2009), la friche industrielle a pris le pas sur l'ensemble de la zone industrielle de la Grosse Pierre à Vernouillet.

Quel gâchis ! Peu à peu, les autorités compétentes prennent la mesure de l'ampleur des aménagements à faire d'ici à 2020. Cela dit, entre-temps il faudra acheter, garder et préparer le terrain de Matrax avant de le transférer pour un aménagement ultérieur où l'élargissement de Carrefour Market se ferait en utilisant l'existant (voir ci-dessus) et en s'articulant avec les acteurs économiques existants. Ce serait finalement l'Etablissement public foncier d'Ile-de-France (avec son antenne des Yvelines) qui prendrait à sa charge le traitement de la friche industrielle de l'ancien site de Matrax. Environ 5000 mètres carrés feront l'objet d'une acquisition pour une durée de trois ans avant de transférer ce bien foncier à d'éventuels acquéreurs pour un élargissement du centre commercial Val de Seine. Par cette décision du début de janvier, on pourrait donc accepter l'idée que le transfert

En 2009, la fermeture de Matrax reflétait, à l'échelle locale, la désindustrialisation. (J2R)

du centre commercial du Val de Seine (projet dit Deck 78) n'a plus de raison d'être. En plus des recours qui fragilisent le projet de transfert, cette sage décision de traiter d'abord le site Matrax tout en élargissant le Carrefour Market donne le signal d'un changement de cap par les autorités compétentes dont l'EPAMSA et la Communauté urbaine GPSO, qui joueront des rôles déterminants. Tous www.journal-deux-rives.com

deux vont être les acteurs de l'aménagement d'une zone industrielle qui périt doucement. Il était temps que les acteurs de l'aménagement prennent conscience des enjeux économiques et urbains de cette situation tout en abandonnant un projet inutile et contesté par les habitants et certaines associations locales et nationales. r 21


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Février 2016

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Villennes-sur-Seine

L'Ecopôle, une ZAC à forte nuisance ajoutée Rives de Seine-Nature Environnement (RSNE) et l’APTERS de Villennes s’associent pour informer les habitants des conséquences de la création d’une ZAC de 200 hectares en face des habitations. Vendredi 22 janvier, les associations RSNE et APTERS ont organisé, à Villennes-sur-Seine, une réunion publique sur le thème du projet de création de la ZAC Ecopôle Seine Aval, qui a fait l’objet d’une enquête publique jusqu’au 8 février. Une partie du puzzle de l'aménagement a été présentée et décortiquée pour une bonne compréhension des enjeux économiques et environnementaux des années à venir. Plus d’une quarantaine de citoyens avaient fait le déplacement pour en savoir un peu plus sur ce dossier, qui de l’aveu même de l’Autorité Environnementale est très difficile à appréhender du fait qu’il n’a pas été actualisé depuis 2011. Philippe Sénèque, le président de l’APTERS, association des riverains

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contre le projet du port industriel, a ouvert la séance en remerciant la commune de Villennes-sur-Seine pour la mise à disposition de la maison des associations et a rappelé l’importance de participer à l’enquête publique, qui s'est déroulée dans les mairies de Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine. S’en est suivi un exposé d’une trentaine de minutes, dispensé par Anthony Effroy, président de Rives de Seine-Nature Environnement (RSNE) ; ce dernier, qui a confirmé la complexité du dossier soumis à enquête publique, a tenté de développer les grandes lignes du projet afin d’en faciliter sa compréhension. En somme, il s’agit de la dernière partie du puzzle pour la mise en oeuvre d’une filière « des déchets industriels et du BTP ». « Cet aménagement, porté par l’EPAMSA, qui se fera sur 200 hectares a pour objectif l’installation d’activités industrielles, de logements et d’un lycée technique avec internat, » a souligné M. Effroy. Selon lui, cette ZAC, qui ne fait que reprendre deux anciennes ZAC, créées en 1996 et 2001 et qui n’ont jamais rencontré de succès économique, ne pourrait connaître une attractivité que si le projet de port industriel se faisait, or ce port est fortement contesté par

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les populations et a déjà fait l’objet d’un avis défavorable lors de l’enquête publique de 2013. Par ailleurs la réussite économique du projet semble, quoi qu’il en soit, être fortement conditionnée par le développement d’activités de traitement de déchets et d’industries lourdes liées au projet d’ « Ecoport ». Inacceptable pour les associations qui rappellent la présence de nombreux habitants à proximité, ainsi que l’intérêt écologique et environnemental du site (68 espèces protégées présentes). Deux élus de Villennes-sur-Seine étaient également présents, Olivier Hardouin, 1er adjoint au maire, et Christine Hanon-Batiot, conseillère déléguée à l’environnement. Même s’ils ont reconnu l’importance du développement économique et de la création d’emplois, les deux élus ont regretté que l’impact sur la commune de Villennes ne soit pas abordé dans le dossier d’enquête et que le type d’activités prévues sur le site puisse présenter de lourds inconvénients pour les Villennois. Ils ont tous deux indiqué qu’un courrier serait adressé par la commune au commissaire-enquêteur. La réunion publique s’est achevée sur des échanges avec le public, sous la forme de questions/réponses. r


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Voeux 2016 : 73 comme Une

Les Mureaux, centre de gravité du Grand Paris Seine & Oise

Le 9 janvier 2016, une cérémonie des vœux du maire s’est tenue au COSEC des Mureaux. En plus des forces vives des Mureaux, invitées pour l’occasion, la plupart des personnalités importantes des 6 EPCI ayant fusionné dans la communauté urbaine GPSO étaient présentes.

François Garay, maire des Mureaux et allié objectif du président du GPSO, a présenté ses vœux au territoire et son bilan. (DD)

Comme chaque année, François Garay, maire des Mureaux, a tenu à présenter ses vœux aux Muriautins au COSEC PabloNeruda le samedi 9 janvier. Mais cette année, cette cérémonie marquait une mutation importante de la vie du territoire dont fait partie la commune des Mureaux. Au 1er janvier 2016, six établissements publics de coopération intercommunale ou EPCI, dont la Communauté d’agglomération de Seine&Vexin où se trouvait la commune des

Mureaux, ont fusionné. 73 communes sont maintenant rassemblées dans la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPSO), où comme il est écrit sur la carte d’invitation « 73 communes ou 73 comme une ». Une communauté urbaine dont François Garay était le premier président coopté depuis le 1er janvier 2016 en attendant l’installation officielle de celui qui est devenu président, Philippe Tautou. La plupart des maires du territoire, notamment Eric Roulot (Limay) Jean Mallet

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Seine-Vexin

Février 2016

Voeux 2016 : 73 comme Une

(Mézy-sur-Seine), Ghislaine Senée (Evecquemont), Cécile Zammit-Popescu (Meulan-en-Yvelines), Jean-Louis Francart (Chapet), et des présidents des anciennes EPCI, comme Paul Martinez (CAMY ou communauté d'agglomération Mantes-en-Yvelines), sont venus assister à la cérémonie. En attendant le début de la cérémonie, des membres du Centre de la danse Pierre-Doussaint, inauguré le 13 décembre 2015 aux Mureaux, ont présenté des tableaux dansés sur la scène, montrant la technique et le niveau de ce centre. Bernard Durupt, premier maire-adjoint, a présenté cette cérémonie comme il le fit l’an dernier. Il a donné la parole directement aux représentants du conseil municipal des enfants. Ces derniers ont présenté leurs vœux mais aussi une vidéo réalisée avec la collaboration de certains des enfants du conseil. Cette vidéo, parodie d’un journal télé, présente ce qu’est la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, du moins les aspects positifs en écartant le fait que tout n’est pas encore en place. C’est plutôt une présentation de ce que le GPSO peut apporter à la ville des Mureaux. Malgré une image sombre, quelques problèmes de son et la mise à l’écart des problèmes inhérents à la création d’une telle communauté urbaine, qui ne peut évidemment pas se faire en un jour, cette vidéo est un résumé intéressant du Grand Paris Seine & Oise. Bernard Durupt reprit la parole à la suite de la vidéo pour revenir sur la question d’organiser des vœux dans le contexte économique actuel en soulignant qu’une cérémonie de vœux est un lieu de rencontre et de discussion, ainsi qu’un moment de « bilan et de présentation des perspectives d’avenir. » Il a ensuite abordé également la question de la communauté urbaine avant de passer la parole au maire des Mureaux, François Garay, premier président du GPSO, coopté. Hommages et pas d'escargot Les événements marquants l’année 2015, et le sursaut républicain, qui en a découlé, ont été l’objet de l’introduction du discours de François Garay. Il a ainsi pu rappeler les fondamentaux de notre société : Liberté, Egalité et Fraternité. Des notions qui sont chères au maire des Mureaux comme le vivre ensemble : « Aux Mureaux comme ailleurs le vivre ensemble est possible dans le respect de chacun et nous n’accepterons jamais qu’une poignée d’individus viennent mettre à mal cet idéal ! » 24

F. Garay : « Ils [les membres du gouvernement] ont peut-être un attachement à nos idées ! » (DD)

François Garay a continué son discours en revenant sur le fait le plus marquant aux Mureaux à la fin de cette année 2015. Le 8 décembre dernier s’est éteint Roger Le Toullec à l’âge de 89 ans. Il a été le maire communiste des Mureaux de 1977 à 1989 et conseil général des Yvelines de 1976 à 1988. De nombreux hommages ont été rendus à sa mémoire et il était important de l'honorer lors ces vœux : « Je salue son combat politique ! » « Au-delà de la tristesse, 2015 fut une année forte pour les Mureaux ! » François Garay est alors revenu sur les autres événements marquants dans la Communauté d’agglomération de Seine&Vexin qui a rejoint le GPSO. Il a évoqué l’inauguration du Pôle Molière en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. François Garay a alors souligné le fait que beaucoup de membres du gouvernement, dont le président François Hollande (7 mai 2015), sont venus aux Mureaux durant cette année. « Ils ont peut-être un attachement à nos idées ! » « La ville des Mureaux est un laboratoire d’idées », a expliqué le maire. « Et tout le monde le reconnaît ! » Il a exposé ensuite toutes les innovations mises en place aux Mureaux, qu’elles soient éducatives, économiques, sportives ou culturelles. Il est revenu sur cette année électorale et a fait une remarque sur le résultat des élections départementales. Il aurait souhaité au Conseil départemental des Yvelines « un peu plus de représentation de tous les courants politiques de vie française ! » En se servant de la baisse des dotations aux communes comme introduction, François Garay a ouvert le sujet de l’équilibre des budgets et de la recherche de ce dernier. Revenant alors sur un article publié dans le www.journal-deux-rives.com

« Journal du Net », repris par « Le Parisien » et « Les Nouvelles des Mureaux Seine&Vexin », qui montrerait, par des chiffres, que les Mureaux est la commune la plus endettée des Yvelines et la 7e de France, Monsieur le Maire a souhaité rétablir la vérité. Il s’est appuyé sur les réserves foncières, les capacités d’autofinancements et les participations à la rénovation urbaine qui restent à percevoir pour annoncer : « Je peux vous assurer que la situation de notre ville est tout à faire saine ! » Quant à l'intercommunalité, il a rappelé des faits ayant amené le passage de la Communauté d’agglomération de Seine&Vexin, qu'il a eu l’honneur de présider, au GPSO. Il est revenu également sur les projets achevés et ceux qui vont se poursuivre comme le nouveau commissariat. La question des métiers et de la formation est vue par la création de deux grands campus de formation : le campus sur les mobilités, l’intelligence et la transition énergétique et le campus des formations d’aides à la personne. « Eole sera un marqueur fort du Grand Paris Seine & Oise », a expliqué François Garay en traitant la question des mobilités. C’est un enjeu important pour lui et pour le territoire. Il faut, selon lui, penser à un vrai maillage pour le territoire de la communauté urbaine. C’est l’un des premiers projets à mettre en œuvre : « Tous ces projets préfigurent les grandes lignes du Grand Paris Seine & Oise ». François Garay a répondu aux critiques qui disent que le GPSO n’est pas prêt, que cela est trop rapide, que le projet n’est pas assez avancé, que la proximité va être perdue... A cela il a répondu par la devise de l’escargot : « J’avance. Je ne recule jamais. S’il faut je contourne l’obstacle mais j’arrive toujours au bout de mes objectifs et de mon projet ! » r Damien Delerin


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Février 2016

voeux du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux

Pour un hôpital de proximité ! Le jeudi 28 janvier, le directeur du CHIMM, Frédéric Mazurier, a présenté ses vœux pour 2016 dans la première partie du nouveau bâtiment de l’EHPAD Châtelain Guillet à Meulan. Mme Cécile Zammit-Popescu, maire et conseillère départementale des Yvelines a plaidé pour un hôpital de proximité et solide en termes budgétaires. Rassemblés dans la Salle événementielle du nouveau bâtiment de l’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) Châtelain Guillet à Meulan-en-Yvelines, les invités aux vœux du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) ont pu ainsi découvrir cette nouvelle extension. Frédéric Mazurier a présenté ses vœux en présence de son équipe de direction et de la présidente du Conseil de surveillance, Cécile Zammit-Popescu ; cette présidence, elle l'assume en alternance annuelle avec le maire des Mureaux, François Garay. Le directeur a fait le bilan de son année de gestion du CHIMM : il tient son budget malgré les événements que le centre hospitalier a rencontrés en 2015. Comme l’a précisé Monsieur Mazurier : « Le budget du CHIMM est conforme au niveau national. Morose avec une lueur d’espoir ! » Monsieur le directeur est revenu sur le départ de l’Oncologie, qui est dû, a-t-il rappelé, à « une réflexion médicale ». Le CHIMM

Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM (en arrière-plan), et Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines et présidente du Conseil de surveillance (au premier plan), lors des voeux de l’hôpital. (DD)

doit instaurer un plan de retour à l’équilibre mais pas de reconversion. L’objectif semble de se recentrer sur les services restants reconnus par leurs efficacités et leurs qualités. Le CHIMM continue à recruter et à attirer. En tant que directeur, Frédéric Mazurier ne doute pas de son établissement, de sa capacité de fonctionnement et de sa place dans les établissements du nord des Yvelines.

« La préservation et le développement » Madame Zammit-Popescu a rappelé son attachement au CHIMM et son intervention contre le départ du service d’Oncologie de Meulan à l’hôpital de Mantes. Aux côtés de nombreux élus (locaux ou régionaux), de maires des communes locales, comme François Garay et Yann Scotte (maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines) et de tous les syndicats représentant le personnel de l’ensemble de l’établissement, elle s’était mobilisée et elle est prête à continuer pour que les services du CHIMM demeurent intacts. Elle et Yann Scotte, élus en binôme au Conseil départemental des Yvelines, vont être vigilants pour assurer « la préservation et le développement » du CHIMM. Malgré les garanties qui lui ont été données pour que demeurent les trois plus importants services - la maternité, la réanimation et les urgences - « les inquiétudes persistent », Les médaillés du travail témoignent l'attachement du personnel pour cet hôpital de proximité. (DD) selon Madame le maire. Madame www.journal-deux-rives.com

Zammit-Popescu a enfin salué le travail du personnel surtout après les attentats de janvier et novembre 2015 qui ont mobilisé de nombreux hôpitaux. Cette cérémonie de vœux s’est terminée autour d’un buffet mais aussi avec des visites guidées du nouveau bâtiment de l’EHPAD. Madame le maire de Meulan a ainsi pu visiter cette nouvelle extension de l’EHPAD Châtelain Guillet qui se situe dans sa ville. A la suite des discours, des prix ont été remis aux médaillés du travail au titre de la promotion du 1er janvier 2016. Médaille d’or : Claudine Breton Médaille de vermeil : Francis Armand Christine Brugial Liliane Chainet Philippe Ferrand (maire de Juziers) Paul Makélélé Mireille Rohrbach Daniela Vendrame Médaille d’argent : Guy Bammy Gilles Bernuit Marie-Claire Bréval Françoise Cagnant Hugues Curier Sophie Gaudens Sophie Thebaud. r -D.D. 25


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Février 2016

réfugiés dans les Yvelines

A Limay, on ferme la porte aux demandeurs d'asile Lepré-accueil COALLIA, situé à Limay, a fermé ses portes jusqu’au 4 janvier !

Dans le parcours du combattant pour obtenir un statut d’asile politique, des réfugiés hébergés dans les Yvelines doivent passer par une étape supplémentaire dans une procédure qui était déjà longue et complexe. Celle-ci impose, en effet, désormais à tous les nouveaux demandeurs d’asile de s’adresser d'abord à une plateforme de pré-accueil chargée d’enregistrer la demande et de délivrer une convocation au « guichet unique » au sein de la préfecture de Versailles. Pour les Yvelines, à Limay, le centre agréé de préaccueil COALLIA est opérationnel depuis quelques mois avec ses lacunes et défaillances décrites longuement par des réfugiés de Mézy-sur-Seine et de Triel-sur-Seine. Cela dit, le pire est arrivé : le centre de pré-accueil a fermé ses portes jusqu’au 4 janvier 2016, sans préavis. Les réfugiés ont appris cela à leurs dépends. Depuis le 17 décembre, à l'arrivée dans les lieux, la première chose que l’on remarque est le petit carton expliquant la fermeture (voir photos : « Closed until 04/01/2016 »). La veille, une douzaine de personnes avaient pourtant obtenu leur ticket pour pouvoir s'y présenter le 17 décembre. Il y avait une longue queue où certains étaient là depuis une journée, pour être sûrs d’entrer dès l’ouverture des grilles ; d’autres sans domiciliation attendaient seulement de pouvoir prendre leur courrier. Tout le monde se bousculait et cela a bien failli tourner en une bagarre générale. Il faut en outre noter qu’il n’y avait, bien sûr, ni toilette ni banc pour s'asseoir. Absences de COALLIA Depuis novembre, le comité de soutien aux réfugiés des Tilleuls (à Triel) est sollicité par les réfugiés qui affirment que trouver une place dans le pré-accueil de demandeurs d’asile géré par l'association COALLIA à Limay est quasi impossible pour cause de trop longues files d’attente. Pour dénoncer ces retards et la fermeture inopinée, une lettre a été envoyée au préfet le 18 décembre, dont voici un extrait : « Cette situation, outre qu'elle est inacceptable sur le plan 26

humanitaire, est particulièrement préjudiciable aux droits des demandeuses et demandeurs d'asile, de même qu'à l'intérêt général : - Elle retarde l'enregistrement de leur demande, et donc allonge le temps pendant lequel ils/elles n'ont aucun statut donc aucun droit. Par exemple, tant qu'ils/elles ne sont pas enregistré(e)s, il leur est très compliqué d'accéder à des soins médicaux. - Elle allonge le temps nécessaire à l'obtention du statut de demandeur d'asile (ou à son refus). - Pour les personnes hébergées temporairement en foyer d'urgence (Triel, Mézy, etc.) à qui une durée maximum a été impartie pour régler leur situation, les semaines (voire les mois ) passées à attendre d'être enregistrées s'impute sur le temps qui pourrait être efficacement consacré à leurs démarches. » A l’évidence, la fermeture de COALLIA risque de leur faire dépasser le délai de 120 jours après leur arrivée en France au-delà duquel leur demande risque d'être considérée comme « tardive ». En plus, le manque d'explications en direction des intéressé(e) s provoque une perte de confiance envers l'administration française, poussant des personnes souhaitant demander l'asile à des décisions inappropriées (par exemple quitter leur hébergement provisoire pour rejoindre la jungle de Calais).

Un panneau bricolé affichait une fermeture inopinée du centre COALLIA. (DR)

Ainsi, les bénévoles du RESF (Réseau éducation sans frontières) et le collectif du cercle de silence de Mantes attirent l’attention des pouvoirs publics sur l'urgence de la situation et demandent donc de prendre immédiatement des mesures pour reprendre très rapidement l'enregistrement des demandes d'asile et augmenter de manière très importante le nombre de demandes enregistrées. r Anne-Sophie BOKO

« Beaucoup de misère ou de malheur » Témoignage d’un membre du «Cercle de silence» suite à une visite impromptue du 11 janvier 2016 : Par un temps froid (6°) et humide, nous étions 8 personnes lundi matin à 9 h 30 à Limay à la porte du local de Coallia pour voir ce qui se passait pour les demandeurs d’asile du 78; en effet, Coallia à Limay est le seul centre de « pré-enregistrement » obligatoire pour eux, avant de pouvoir accéder à un rendez-vous à la préfecture ; nous savions que des personnes couchaient dehors avant de pouvoir accéder au local que nous croyions fermé jusqu’au 4 janvier 2016, d’après une affichette sur la porte le 17 décembre dernier. A 9 heures 30, c’est la foule devant le local de Coallia : 70 à 80 personnes attendent dehors ! Notamment une mère enceinte et deux petits enfants, un père avec une poussette et une autre dame enceinte. Un jeune sahraoui fait « la police » ; en fait, ayant déjà son « statut » de réfugié, Mustafa vient tous les lundis, nous dit-il, aider les personnes qui attendent ; arrivé à 5 heures, il a fait une liste avec une cinquantaine de noms, selon leur heure d’arrivée ; il dit qu’il y avait au moins 10 personnes (tibétains, sahraouis) qui ont passé la nuit dans un escalier et les couloirs de la résidence (ancien foyer), ce que confirment les intéressés, premiers de la file ; il restent des oreillers, des duvets et des couvertures empilés soigneusement que leurs propriétaires (tibétains) reprendront plus tard. A 10 heures, la grille est ouverte par un « vigile », employé de Coallia. Le chef de centre en personne est à la porte grillagée en haut de l’escalier qui mène au local en sous-sol ; il organise lui-même la file, très calmement puis ensuite compte le nombre de personnes de la file jusqu’à 50 ; les suivants (une bonne vingtaine ce matin) n’auront pas de tickets cette semaine, ils peuvent repartir... et revenir plus tôt lundi prochain ! [...] Le chef de centre veille lui-même au bon déroulement de l’attribution des tickets ; le « vigile » note soigneusement le nom de chaque receveur du ticket (chaque jour a une couleur différente) à partir des extraits de l’acte de naissance (?) pour les Tibétains ou tout autre document présenté (pour l’orthographe des noms) : l’opération est longue et laborieuse ! Les personnes rencontrées dans la foule : beaucoup d’échanges entre les personnes qui attendent et celles qui sont venues « surveiller » ce qui se passe ; [...] certains réfugiés repartiront avec deux autres personnes d’entre nous vers une association locale pour manger et avec la consigne d’appeler le 115... Beaucoup de misère ou de malheur mais surtout beaucoup de dignité ! r

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Février 2016

Escrime

La championne Astrid Guyart initie à l'escrime des cadres d'Airbus Defence Astrid Guyart, escrimeuse qualifiée pour les JO de Rio et ingénieur d'Airbus Defence & Space, a animé le 27 janvier une séance de découverte de l’escrime au COSEC de Triel pour une douzaine de cadres et d'ingénieurs d'Airbus (qui a un pôle de conception et production aux Mureaux).

C'était l'occasion pour ces cadres de découvrir de vieux réflexes sportifs insoupçonnables. Astrid Guyart a expliqué, montré et encadré une séance de « Team building », autrement dit pour construire des liens solides et fraternels entre ces cadres afin de faire face aux défis de leurs carrières exigeantes et concurrentielles. (http://dai.ly/x3p6s5q) Joël Mancel, maire de Triel, a remercié Astrid Guyart de sa venue ainsi que tous les participants à cette séance sportive organisée par le Club Triel Escrime (Laurent Massé, secrétaire, et Nathalie Savio, présidente). Astrid Guyart a un charisme qui se ressent. C'était visible lorsque la dizaine de cadres et d'ingénieurs d'Airbus se sont mis à faire de l'escrime pour la première fois de leur vie. Elle a montré par deux ou trois gestes le B.A-BA de ce sport classique et percutant. Afin de tisser des liens entre ces professionnels, ils se réunissent de temps à

Ce moment est immortalisé avec le maire de Triel (2e à g.) malgré la fatigue de la séance d'initiation. (J2R)

autre dans un contexte tout à fait particulier pour un « team building ». A Triel, où il faut toujours construire, cela tombe bien pour tisser ces liens afin de préparer ces cadres à mieux coordonner leur travail ; en matière de précision, ces cadres et ingénieurs sont particulièrement bons. Tout suite, ils ont commencé à batailler en fleuret. Astrid Guyart, escrimeuse émérite, plusieurs fois médaillée en compétitions internationales et qualifiée pour les Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro (Brésil), a parfois arrêté les compétiteurs pour mieux expliquer ce qui n'allait pas et/ou ce qui il faudrait faire. Cette séance a été possible grâce à l'apport technique et humain de Nathalie Savio, et de la ville de Triel-sur-Seine qui a gracieu-

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sement mis à disposition les équipements du COSEC. La séance sportive s'est terminée par une petite compétition entre deux groupes formés après une première escarmouche entre les différents participants. A la fin, tout le monde était satisfait d'avoir rencontré la championne Astrid Guyart. Cette dernière a remercié le maire de Triel, M. Mancel, et a exprimé des encouragements pour les participants afin qu'ils continuent dans leur découverte des disciplines tellement excitantes et exigeantes. Extrait du palmarès d’Astrid Guyart : • 2015 : Médaille d'or à la coupe du monde de Gdansk (Pologne) • 2013 : Médaille d'or à la coupe du monde par équipes de Shanghai (Chine). r

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Février 2016

Lutte gréco-romaine et libre

La lutte yvelinoise se relance Dans les Yvelines, un renouveau sportif s'opère actuellement grâce à l'arrivée des nouveaux lutteurs.

Le club des Lutteurs Montalbanais (CLM) a accueilli durant six ans dans ses rangs Daoud, l'un des frères Betigov, afin de le former à la lutte gréco-romaine, une discipline vieille comme Homère et l'Iliade. De retour en région parisienne, la famille Betigov a choisi de s'installer aux Mureaux et, tout naturellement, Daoud et son frère Nurlan s'entraînent depuis la rentrée 2015 au club AVSL (association Vexin-Seine-Lutte) de Meulan-Les Mureaux. Cette arrivée a donné une nouvelle impulsion au club qui n'arrête pas de récolter de bons résultats depuis deux mois (compétitions à Dreux et à Aulnay). Cette dynamique s'est confirmée dans les compétitions de bon niveau à Rouen (76) à Aulnay (93) et à Créteil (94). Il faut l'admettre : la lutte n'est pas très connue ni pratiquée en France malgré son illustre passé des années de l'avant-guerre. Dans cette discipline sportive, deux types de lutte se conjuguent par des catégories de poids - lutte libre et gréco-romaine. Dans les Yvelines, deux clubs (AVSL de Meulan-Les Mureaux et AS Mézières) persistent à garder un groupe soudé autour de cette discipline sportive. Pour les distinguer, la lutte libre consiste à attaquer plus librement avec des prises au-dessous de la ceinture de son adversaire. En outre, le club AVSL a également enregistré une baisse des effectifs depuis deux ans. Certes, l'austérité et son impact sur le pouvoir d'achat des foyers ont limité le nombre de pratiquants,

notamment les enfants ; à cela s'ajoute la concurrence d'autres disciplines plus médiatisées ! Mais cela relève du passé. A la rentrée scolaire de septembre dernier, on a vu débarquer Rizvan Salguiriev (17 ans), Manuel Messon (15 ans) et les frères Betigov, notamment l'aîné, Daoud, 14 ans et arborant un palmarès impressionant : champion de France en minime Depuis novembre dernier, l'AVSL a participé à quatre compétitions de bon niveau. (De g.à dr.) Nathan Toulain, (50 kg) en lutte gréco-romaine. Daoud Bétigov, Julien Arnal, Manuel Messon et ses paDaoud Botigov a obtenu ce tirents et (assis) Sami Elaloua et Nurlain Bétigov. (J2R) tre le 15 février dernier à Cluses dans un contexte très compétitif du club en demi-finale et a perdu. Idem à Créteil. Il de lutteurs montalbanais (CLM, créé en 1935, y avait aussi un excès de confiance et cela et qui est une référence dans la discipline). a contribué à sa perte. Dommage ! A parD'ailleurs, le CLM organise chaque année un tir de ce revers, Daoud s'est remis au travail tournoi qui est un must pour la lutte française, et a fait une belle prestation mi-décembre à la coupe Jean-Delmas où plus de 150 lutteurs Soissons (77) dans le cadre des championprennent le tapis bleu-jaune-rouge mythique nats de France par équipe : il a amorcé une pour se montrer et démontrer leur technicité belle performance chez les « Diables rouges » et leur rapidité. de Bagnolet (94) qui avaient demandé au Sans négliger ses études au collège dans club AVSL les services de notre champion. la commune des Mureaux, Daoud affiche Résultat : invaincu dans sa catégorie ! une volonté dans les entraînements qui déQuant à Nurlan (poussin dans la catégopasse le cadre des loisirs. Parfois, il s'entraîne rie de 30 kg), il tente de suivre les pas de son quatre ou cinq fois par semaine et cherche grand frère. En effet, il va à l'essentiel : il encore à améliorer son endurance physique s'entraîne avec les grands et il bataille avec en marchant jusqu'à l'école. Pendant ses der- panache. A Dreux (deux victoires sur trois niers combats, notamment ceux à Dreux, matchs), à Aulnay-sous-Bois (idem) et à le 29 novembre 2015, et à Créteil le 20 jan- Rouen, Nurlan égalise la performance de vier, Daoud a pratiqué une lutte fulgurante Sami, Julien et Nathan de l'AVSL. mettant sur le tapis ses premiers trois adverPar leur apport au club AVSL, les nousaires. Il a attaqué comme Ajax l'aurait fait veaux lutteurs ont amorcé une nouvelle étadans les récits d'Homère, mais Daoud est pe, dynamique, dans cette discipline olympitombé à Dreux sur un adversaire redoutable que dans les Yvelines. r

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Février 2016

Rugby

Après une défaite cinglante les Sangliers se réveillent Malgré la défaite contre SQEY début janvier, le réveil sportif du RCTLM contre Stade de Reims a déclenché une dynamique qui semble se confirmer.

Les Sangliers de Triel-Les Mureaux se sont confrontés le 10 janvier au club de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQEY) dans un match retour du championnat promotion honneur territorial (PHT). Dans un froid hivernal et face à une pluie gênante, les équipes de première du RCTLM et de l'ASQEY ont foulé le terrain glissant du stade LéoLagrange aux Mureaux. Malheureusement pour les Sangliers, qui jouaient à domicile, le vent, l'arbitrage et la qualité de jeu de l'ASQEY, notamment dans la première période, ont contribué à leur défaite. (Voir https:// youtu.be/lVeoPZqk60A) Les Sangliers s'inclinent contre ASQEY Dans des conditions difficiles pour jouer au rugby, les deux équipes, RCTLM et ASQEY, sont entrées dans le match avec un peu d'appréhension à 15 heures, sous l'arbitrage de Yann Leclerc. Malgré le vent, qui était contre le RCTLM en première période, les Sangliers ont attaqué sur le flanc gauche de leurs adversaires de Saint-Quentin-enYvelines. Les premières escarmouches - attaques, placages - ont été favorables au RCTLM mais le vent et le terrain glissant ont aidé la défense du club ASQEY. Même une tentative de chandelle vers la gauche n'a pas donné de résultats probants aux Sangliers. Pire une faute - la première d'une série longue durant la première période - a rendu la balle aux joueurs de Saint-Quentin-en-Yvelines. A partir de ce moment là, la dynamique a changé de camp et les joueurs de l'ASQEY ont diversifié leurs attaques avec des mauls groupés compactés et pénétrants, des passes à droite et à gauche et puis, plus important, des coups de pied bien millimétrés. Un de ces coups a permis d'avancer la balle vers les 20 mètres du RCTLM ; puis une faute des Sangliers a permis aux visiteurs d'ouvrir

Le 17 janvier, la victoire éclatante contre Stade de Reims à l'Hautil a sonné le tocsin d'une dynamique qui pourrait porter le RCTLM (à. dr.) à la montée en 2016-2017. (J2R)

le score avec une pénalité, qui a été ensuite réussie par l'équipe ASQEY. Score 0-3 en faveur des visiteurs à la 17e minute. Le RCTLM a hésité à répondre par un jeu ordonné ; même la détermination a commencé â être minée chez les Sangliers. On s'est interrogé sur le collectif, est-il soudé ? Est-il capable de répondre à des situations extrêmes ? Le moral dans les chaussettes, les Sangliers ont attaqué et obtenu une touche à cinq métres de l'en-but adverse. Cinq mètres interminables ! Ensuite, le RCTLM a encore perdu la balle et, bien sûr, l'équipe de la plaine de Saclay (ASQEY) a su profiter avec une contre-attaque qui a démoralisé les fans du RCTLM. Avec un jeu de pied intelligent et en diversifiant les attaques à gauche et à droite, la troisième ligne d'ASQEY a mené l'attaque vers la gauche et puis a marqué, facilement ! Score 0-10 pour les visiteurs. Les Sangliers ont commencé à se disputer et à contester d'une manière irraisonnable l'arbitrage. Certes, l'arbitre du match a exercé d'une manière tatillonne, notamment pour les fautes commises par les Sangliers ; mais parfois on avait l'impression que l'arbitre négligeait de siffler tel ou tel agissement des joueurs d'ASQEY. Triel-les-Mureaux a subi les raids incessants des numéros 10 et 7 de l'équipe d'ASQEY après une pénalité qui a vu s'alourdir la peine pour les locaux : score 0-13. www.journal-deux-rives.com

Lorsque les Sangliers attaquaient, TrielLes Mureaux se heurtaient à une défense solide qui se positionnait convenablement pendant les touches et les mêlées. Un blessé, un carton, une pénalité pour indiscipline, démontraient que les Sangliers étaient hors du sujet. On avait l'impression que l'hibernation avait envahi les têtes et les corps de ces gaillards de l'ovalie hautiloise. Ainsi, dans une attaque sur le flanc gauche, l'équipe d'ASQEY a marqué vers la 35e minute. Le cauchemar a continué pour les Sangliers qui étaient livides et déboussolés. Score 0-20 ! On priait pour la fin de cette première mi-temps. Triel-les-Mureaux a mené une attaque et a réussi une percée vers le camp d'ASQEY. Après une faute d'ASQEY, la pénalité a été réussie par Rosario (n° 15) qui a, au moins, sauvé les apparences. Les Sangliers ont enfin marqué trois points. Sans qu'il y ait de répît, l'équipe d'ASQEY a continué à jouer d'une manière rapide et intelligente en profitant des lacunes (dans les placages) des Sangliers. Les visiteurs ont encore marqué un essai (+5 points) et ont réussi la transformation (+2) pour « verrouiller » le match avant la fin de la mi-temps. Score 3-27. Malgré les remontrances de Lionel Fernandes pendant la pause et les encouragements de leurs fans, les carottes étaient cuites pour les Sangliers. Est-ce à cause de l'arbitrage ? « L'arbitrage, a expliqué Guillau29


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Février 2016

Rugby me Payen, entraîneur d'ASQEY, a fait un bon match ; tous les mauvais gestes [des joueurs du RCTLM] ont été sanctionnés ». Au contraire, pour Lionel Fernandes, le coach du RCTLM, il y avait deux poids, deux mesures : « C'était scandaleux ; les cartons n'étaient pas justifiés ! » En tout cas, le RCTLM y a cru un moment, juste après le début de la deuxième période. Malgré le fait de jouer à 14, le RCTLM a mobilisé ses joueurs avec détermination et rage : les Sangliers ont attaqué avec brio mais ils ont manqué leur marche vers l'en-but à cinq mètres ! Certains dans la foule ont décrié l'arbitrage qui favorisait uniquement les visiteurs. Le RCTLM aurait-il été arrêté par l'arbitrage ? Non, la défense d'ASQEY était aussi solide et virile pour pousser les attaques des Sangliers. C'était la clef du match car la confiance n'a plus abandonné les joueurs d'ASQEY. Vers la 60e minute, le RCTLM a cependant mené une attaque qui s'est traduite par un essai (+5) et une transformation (+2). Score 10-27 et encore Do Rosario était présent pour donner un peu d'espoir aux fans du RCTLM. Et puis le match est entré dans une phase bizarre : à chaque décision de l'arbitre, les joueurs et fans du RCTLM contestaient cette décision. C'était du quasihouliganisme ! On était surpris de voir un comportement qui n'est pas propre aux fans de ce noble sport, le rugby. Peut on accepter la défaite ? Si contestation il y avait, il fallait faire appel aux instances compétentes. Dans une série de mauvais gestes et d'algarades, les joueurs du RCTLM ont été lourdement sanctionnés : 1, 2, 3, 4 cartons en moins de dix minutes. Le RCTLM a joué à 14, à 13, à 12... Mais, l'équipe d'ASQEY s'est re-

lâchée et a commencé à perdre des balles face aux adversaires. A la fin, tout le monde a commencé à délaisser le jeu et le niveau s'est équilibré par le bas à la 70e minute. Avec dix minutes de temps, il était temps d'arrêter le cauchemar ! Score final : 10-27 en faveur des visiteurs.

Les Sangliers écrasent le Stade de Reims Le 17 janvier à l'Hautil, le RCTLM s'est réveillé après son cauchemar du 10 janvier, en écrasant le Stade de Reims par un score de 48 - 0. Ainsi, les Sangliers se sont repris après leur défaite contre l'ASQEY. Par Depuis le 10 janvier, le collectif du RCTLM a fait la suite, les Sangliers devaient un sans faute contre le Stade de Reims, le club de Chesnay et Terres de France Rugby. Trois victoires gagner les trois matchs restant consécutives ! (J2R) pour pouvoir se qualifier pour une montée éventuelle. Lionel Fernandes, re 34 - 0 Encore raté pour la transformation. coach du RCTLM, s'est montré satisfait du A quatre minutes de la fin du match, Hazzan niveau d'implication et de qualité technique (15) a terrassé ses adversaires par un sprint de ses joueurs. (http://dai.ly/x3n2hk6). et un changement de trajectoire qui a surpris Retour sur cette leçon d'ovalie. Le RCT- tout le monde, même les fans des Sangliers. LM a donné une leçon de rugby au Stade de Score 41 - 0 après une transformation réusReims : huit essais, quatre transformations et sie par Mike Pereira Garcia (14). A la fin, et cinq points de bonus offensif. D'abord, au pour conclure la journée cauchemardesque premier mi-temps, Yann Hardy (dossard 5), pour les joueurs du Stade de Reims, Ali Arthur ont contribué pour que le score soit Hazzan a réussi l'exploit de marquer à noufavorable au RCTLM 12- 0 au 35e minute de veau pour terminer avec un score de 48 - 0. jeu. Quelques minutes plus tard, suite à une La descente aux enfers pour les visiteurs a percée du flanc droit, les Sangliers ont mar- été vraiment horrible et fatigante. r qué un essai de plus sans pour autant réussir la transformation. Score 19 - 0 à la fin de la 1, 2, 3 et peut-être première période. 4 matchs gagnés ! Après la pause, le festival des Sangliers a continué. RCTLM a marAvec huit matchs gagnés, les Sangliers peuqué un essai de plus vers la vent toujours prétendre à une montée. Depuis 10e minute de jeu. Charles mi-janvier, plusieurs clubs ont mordu la pousMasson (7) était à nouveau sière face au RCTLM : vivace et avait la capacité de - le 31 janvier à Chesnay : les seniors sont alproduire un jeu extrêmement lés arracher une victoire serrée au Rugby Cellois offensif. Malheureusement, Chesnaysien : 12- 6 en faveur du RCTLM. cette transformation n'a pas - le 7 février à domicile : les seniors ont emété réussie. Score : 24 - 0. porté le match et le bonus offensif avec une Par la suite, Mike Pereira victoire rassurante 24 - 7. De la motivation et de Garcia (14) a débordé à droite l’envie pour la suite. après une combinaison fulgu- le 14 février à Fontenay-les-Roses : sur le parante qui a permis aux locaux pier, l’association sportive fontenaisienne (3 vicd'alourdir le score : 29- 0 Entoires et 18 points dans le classement) est plus core les Sangliers ont raté la faible que le RCTLM (8 victoires et 36 points). transformation. Les joueurs du RCTLM doivent continuer avec la Ensuite, Ali Hazzan (15) a même combativité et méthode pour réussir cette marqué des essais consécutifs deuxième partie du championnat. r Le 10 janvier, le club de Triel-les-Mureaux était contré par le vent et parfois par un arbitrage litigieux. (J2R) à cinq minutes d'intervalle. Sco-

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REncontre

Philippe Vadjoux, un économiste serein Il est rare de rencontrer, dans les Yvelines, un économiste qui n'est pas étiqueté « néolibéral ». Ce qui est rare est cher, nous apprend-on à la faculté d'économie. Nous avons rencontré Philippe Vadjoux non seulement pour ce théorème, mais aussi pour la pertinence de son analyse du contexte actuel sous l'angle économique. Le diagnostic, pessimiste, est partagé ; il est temps de changer de braquet et de modèle économique. Voici la mutation économique qu'il propose dans son essai L'économie a-t-elle un sens ? . L'ouvrage(1) de Philippe Vadjoux aborde un sujet, par essence, difficile : « L’économie n’est pas d’origine divine ou naturelle, elle dépend de nous, elle évolue. La recherche d’une nouvelle économie plus démocratique, plus créative, plus diversifiée, au service des êtres humains et respectueuse de la planète, n’est pas utopique. » Voilà que le ton est donné à notre rencontre. Ce Normand, qui a récolté de nombreux diplômes, est un « pur produit de la République ». En effet, il y a un côté campagnard lorsque l'on aborde des questions importantes telles : « Pourquoi travailler, produire, échanger, investir ? Quels sont nos besoins ? Nos priorités ? D’abord le développement humain (santé, éducation, etc.) ou l’accumulation d’objets ? L’économie doit-elle conduire à l’empoisonnement des habitants par les pesticides, les perturbateurs endocriniens, à l’exploitation des enfants dans les pays pauvres, à la destruction d’espèces animales, aux multiples mensonges et scandales ? Le profit est-il légitime s’il ne tient pas compte des coûts sociaux, environnementaux ? Pourquoi les décisions essentielles concernant notre mode de vie sont-elles prises par des groupes puissants, dans leurs seuls intérêts ? » Le rouleau compresseur néolibéral Ph. Vadjoux tente d'aller du concept à la réalité et vice-versa dans son essai de 346 pages. Cet ouvrage me rappelle mes souvenirs de mes années de fac à l'université de Dartmouth (USA), foyer des penseurs comme Thorstein Veblen(2) et John Hicks(3) mais les universités américaines, comme la doctrine occidentale en matière économique, ont été « prises en main » par les néoconservateurs. Sur ce point, on ne peut qu'être d'accord avec l'analyse de Vadjoux. Selon l'auteur, les contradictions du capitalisme abondent dans la réalité économique : pourquoi avoir donné « plus pour le travail et moins pour le capital ? » Et inversement ? En outre, la politique dite de l'offre (qui a supplanté la politique de la demande jadis préconisée par Keynes et

ses compagnons) a fait des ravages non seulement dans les pays du tiers-monde mais aussi dans les pays dits industrialisés : les premiers souffrent de plus en plus de la pauvreté ; quant aux seconds, ils ont cédé leur appareil industriel aux doctrinaires qui cherchent la main d'œuvre la moins chère car cela est synonyme de compétitivité. Mais après quatre décennies de révolution néolibérale, le constat est alarmant : le rouleau compresseur des néolibéraux n'a résolu ni les Philippe Vadjoux, économiste, nous a reçu le 14 janvier 2016 chez lui à Villennes. (J2R) problèmes du tiers-monde ni les problèmes endémiques de chômage dans les pays occidentaux. Philippe Vadjoux est sévère : « Les Stiglits et les économistes alternatifs ont mené le Société de consommation débat ; même le rapport du FMI (2015) a remis en et gouvernance cause toute cette période libérale ». Ce rapport accuse même la croissance des inégalités, notamment le « trickle-down effect », comme étant un des fac« Dès la fin du XIXe siècle un savant, Svante teurs importants du ralentissement économique August Arrhenius, établissait la relation entre l'effet de actuel. Pour Ph. Vadjoux, a été créée une classe serre et la consommation industrielle de charbon. Dans dominante que l'on pourrait qualifier d'«extractive les années 1950 et 1960 de nombreux observateurs déclass » qui s'est attribué toute la plus-value de l'apnonçaient les impasses de la «société de consommation». pareil économique et de l’exploitation naturelle. Nous savions à peu près tout. Les travaux des scientifiques et notamment du GIEC ont alourdi le constat au Prédation et croissance fil des ans. Il a fallu attendre 2015 et la COP 21 pour Voilà les prédateurs qui sont parmi nous. Justrouver un accord international sur les limitations au tement, il est temps de bâtir un nouveau rapport réchauffement climatique. de forces qui permettrait aux citoyens de s'apPourquoi cette prise de conscience a-t-elle demandé proprier des outils économiques. L'individuatant de temps ? Pourquoi les causes profondes de ces délisme à outrance est fini selon l'analyse de Vadrèglements ne sont-elles toujours pas dénoncées ? » joux car « le système capitaliste dans une sorte de pacte Faustien nous a tiré vers le bas ! » Et des défis, tels le * changement climatique et la pollution environ« Peut-on admettre que notre mode de vie, notre nementale, démontrent qu'un nouveau système avenir soient déterminés par des multinationales qui doit émerger pour mieux produire, commerciadominent le monde et se jouent des états ? Face à ces liser et consommer, mais avec modération ! puissances, la démocratie participative et la gouvernance Justement, la conclusion de l'ouvrage et celle mondiale sont les seules réponses appropriées. Peut-on de la rencontre avec Philippe Vadjoux nous laisaccepter une société marchande envahissante, fondée sur sent sur notre faim, même s'il développe les idées un profit calculé «hors sol» qui ne tient pas véritablede John Dewey (auteur des années 1930), écoment compte des effets humains et environnementaux ? nomiste américain, qui avait prôné une démoOr, on peut concevoir une économie «encastrée» dans la cratie participative où l'économie devait occuper sphère humaine et dans la biosphère (Cf Karl Polanyi). une place subordonnée et non pas dominante Mesurer c'est gouverner, disaient les anciens. On peut comme c'est le cas aujourd'hui. En somme, aussi encourager une économie hybride qui verrait émerPhilippe Vadjoux devrait réfléchir à l'utilité de ger, au côté des entreprises traditionnelles, des entreprises la croissance(4) et sa course effrénée qui a causé fonctionnant de façon démocratique et proposant des tant de tort à l'Humanité depuis l'avènement des produits novateurs, durables, utiles (les SCOP, SCIC, révolutions industrielles. r -R.A. commerce équitable, économie du partage etc. en étant les prémices). La véritable concurrence ne résiderait plus entre des produits «tête de gondole» mais entre ces en1. L’économie a-t-elle un sens ? Essai, Philippe Vadjoux, L’Harmattan, Paris, 346 pages, 29 euros treprises marchandes et solidaires, entre deux modes de 3. A Theory of Economic History, John Hicks, Clarendon Presse, 1969, 182 pages. production, deux modes de vie. » r 4. Décroissance sereine, Serge Latouche, Ed. Mille et une nuits, Paris 2004, 172 pages.

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Le(s) Grand(s) Paris de notre nouveau territoire Au-delà des questions, qui font déjà partie du passé, sur la justification du périmètre de notre intercommunalité, certains s’interrogent sur sa dénomination. Dans un prochain article, nous étudierons plus en détails le retour de la « Seine & Oise ». Dans celui-ci, nous cherchons les raisons du choix de l’expression « Grand Paris », dont l'apparition n’est pas récente. Nous les trouverons pas très loin, dans l’OIN qui a préfiguré notre territoire. Jusqu’où s’étendra géographiquement le Grand Paris ?

Vous rappelez-vous les débats, en 1967, pour le choix du nom du centre commercial qui allait être le deuxième plus important de France lors de son ouverture, deux ans plus tard ? Il se construisait au Chesnay, au sein d’un ensemble de 37 immeubles résidentiels. Leur promoteur, le groupe Balkany, avait décidé d’appeler cet ensemble PARIS 2. Nous pouvons lire dans La lettre de Parly 2 n° 54 de mars 2004(1) : « Quelque temps plus tard,

les responsables de la construction et du plan d’Union Soviétique vinrent observer le projet. Ce parrainage fut suivi d’articles élogieux de la Pravda, au moment où une délégation du Conseil de Paris accompagnait le Général de Gaulle à Moscou. Les Russes parlaient beaucoup de PARIS 2 pensant qu’il s’agissait de la nouvelle capitale de la France ce qui déLe Grand Paris, vu par l’agence allemande LIN, Finn Geipel + Giulia Andi, membre du Conseil scientifique de l’Atelier Internatioclencha la ire des élus nal du Grand Paris (J2R) parisiens. Ceux-ci menacèrent d’entamer un vait s’appeler Grand Paris Seine Aval ? Ils procès. Bien que Paris fut décliné de moult façons : n’ont pas eu la possibilité de le faire, les deux Paris Pressing, Paris Parfums, Paris Plage... Il fut intercommunalités ayant été créées simultadécidé de modifier le nom de l’ensemble immobilier, nément, le 1er janvier 2016 ! ce fut l’occasion d’une belle campagne de publicité, La Métropole du Grand Paris rassemble où fut évoquée l’idée de transformer PARIS 2 en la ville de Paris et 130 communes de la petite PARADIS 2. Mais ayant froissé les autorités couronne, qui constituaient autrefois le départemporelles, le promoteur ne voulut point offenser le tement de la Seine ainsi que sept communes de spirituel ; c’est ainsi, en analogie avec Marly plus la grande couronne ; il est tout récent mais une proche, que PARLY 2 fut choisi. » autre intercommunalité avait déjà intégré son nom dans le sien : Grand Paris Seine Ouest. Origine du Grand Paris Celle-ci, regroupant huit villes de Marnes-laet ses extensions Coquette à Boulogne-Billancourt et Vanves Pourquoi les élus de la Métropole du depuis le 1er janvier 2010, est devenue un terGrand Paris ne se sont-ils pas opposés au ritoire de la Métropole du Grand Paris. Bien fait que le nom de leur territoire soit repris qu’elle n’existe plus, son nom abrégé GPSO dans celui de la communauté urbaine qui de- est toujours utilisé pour désigner ce territoire ;

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Contributions à l’histoire de GPSO son nom de domaine Internet agglo-gpso.fr ne peut pas être repris : notre intercommunalité s’est constituée non pas comme une communauté d’agglomération mais sous le statut de communauté urbaine. Rappelons que la première extension de la ville de Paris s’est faite en 1860, suite à la loi du 16 juin 1859, dite loi Riché du nom de son rapporteur ; celle-ci portait sur l'extension des limites de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers, supprimant onze communes suburbaines du département de la Seine. Paris est devenu un département le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964 relative à la réorganisation de la région parisienne. Les autres parties du département de la Seine, entièrement enclavé dans celui de la Seine-et-Oise, sont alors devenues les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-SaintDenis et du Val-de-Marne. Le département de la Seine-et-Oise a alors été découpé pour constituer les départements de l'Essonne, du Val-d'Oise et des Yvelines. La notion de Grand Paris est, toutefois, plus ancienne. La mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris mentionnait, sur son site Internet(2), que Napoléon III avait été, en 1860, à l’origine du premier projet de Grand Paris. Trop ambitieux, celui-ci qui se serait étendu de Saint-Germainen-Laye à Marne-la-Vallée n’avait pas été retenu par le Baron Haussmann avec lequel l’Empereur avait entrepris la reconstruction de Paris. Les deux villes délimitant ce Grand Paris sont devenues, en 1977, des extrémités de la ligne A du RER, l’une des lignes de transport régionaux les plus fréquentées du monde. Lorsque Nathalie Kosciusko-Morizet avait l’ambition de présider la Métropole du Grand Paris, se plaçait-elle dans la lignée de l’un de ses arrière-grands-pères. C’est à André Morizet, maire de Boulogne-Billancourt, qu’avait été confiée, en 1936, la mission sur la réforme administrative du Grand Paris. Considéré comme un visionnaire, donnant à sa ville son nom actuel et un programme novateur d'urbanisation et de modernisation, il évoquait le Grand Paris, en 1932, dans un livre intitulé Du vieux Paris au Paris Moderne. Il a été nommé président du Comité supérieur d'aménagement et d'organisation générale de la région parisienne, en 1936, par le gouvernement du Front populaire mais la guerre a perturbé les projets autour du Grand Paris. En 2008, après la création du secrétariat d’Etat au développement de la région capitale, confié à Christian Blanc, le nom « Grand

Paris » a été utilisé, avec des parenthèses qui nous ont inspiré celles du titre de cet article, pour une consultation lancée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy : « Grand Pari(s) de l’agglomération parisienne – consultation internationale pour l’avenir du Paris métropolitain ». Dix équipes d’architectes et d’urbanistes ont alors réfléchi afin de produire des propositions stratégiques pour le développement de la métropole parisienne dans les 15 années suivantes. Les 10 scénarios résultant de cette consultation ont été présentés, en avril 2009, dans l’exposition Grand Pari(s) à la nouvelle Cité de l’architecture et du patrimoine. A l’occasion de son inauguration, Nicolas Sarkozy a fait un discours sur le Grand Paris(4), déclarant notamment : « Le Grand Paris, ce n’est pas seulement l’élargissement des frontières de Paris. Le Grand Paris, c’est Paris qui veut jouer un rôle dans l’économie européenne et dans l’économie mondiale. Le Grand Paris, c’est Paris qui veut être la carte maîtresse de la France en Europe et dans le monde. Le Grand Paris, c’est la volonté de penser le développement de Paris dans une perspective beaucoup plus large que les limites du périphérique, que les limites de la Petite Couronne, beaucoup plus large que celles de l’Ile-de-France. Le Grand Paris c’est la volonté de penser l’avenir de Paris dans le cadre d’une stratégie d’aménagement et de développement des territoires à l’échelle nationale. » Le Président de la République a évoqué l’extension du Grand Paris dans chaque direction. Pour la nôtre : « A l’Ouest, autour de la Cité financière de la Défense, des services aux entreprises à haute valeur ajoutée et l’université Dauphine qui s’y installera d’ici à cinq ans. A l’Ouest encore la vallée industrielle de la Seine autour du port d’Achères et du pôle universitaire de Cergy-Pontoise. Son avenir est dans les éco-industries et la logistique. » Dans la foulée, a été promulguée, le 3 juin 2010, une loi sur le Grand Paris, mettant l’accent sur son futur réseau de transport. Le début de son article premier précise : « Le Grand Paris est un projet urbain, social et économique d'intérêt national qui unit les grands territoires stratégiques de la région d'Ile-de-France, au premier rang desquels Paris et le cœur de l'agglomération parisienne, et promeut le développement économique durable, solidaire et créateur d'emplois de la région capitale. Il vise à réduire les déséquilibres sociaux, territoriaux et fiscaux au bénéfice de l'ensemble du territoire national. Les collectivités territoriales et les citoyens sont associés à l'élaboration et à la réalisation de ce projet. Ce projet s'appuie sur la création d'un réseau de transport public de voyageurs dont le financement des infrastructures est assuré par l'Etat. » Ce réseau sera le Grand Paris Express, approuvé par un décret d’août 2011. www.journal-deux-rives.com

En 2012, a été élu un nouveau Président de la République, François Hollande, qui a nommé un nouveau Premier ministre, JeanMarc Ayrault. Celui-ci, lors d’un discours à l’université de Marne-la-Vallée, a introduit, l’année suivante, l’expression « Nouveau Grand Paris »(5). Cette dénomination ne correspondait, en fait, qu’au futur réseau de transport. C’est, toutefois, le transport par voie fluviale qui semble constituer l’un des principaux arguments pour le développement du Grand Paris, en accroîssant la compétitivité de l'agglomération francilienne. Le Grand Paris s’étendra-t-il jusqu’à l’embouchure de la Seine ? Dans son discours de 2009, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait faire « enfin le choix stratégique que nous dicte la géographie : Le Havre, c'est le port du Grand Paris et la Seine est l'axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner ». Après la Seine Aval, le retour de la Seine & Oise Le premier nom envisagé pour notre nouvelle intercommunalité, nommée parfois précédemment « Grand Mantois », était « Grand Paris Seine Aval ». La Seine qui constitue son axe est restée dans son appellation, qui dorénavant comprend l’Oise ; toutefois, seules deux communes, Andrésy et Conflans-Sainte-Honorine, en sont riveraines sur une très faible distance, à la confluence. Trois autres affluents de la Seine auraient pu être choisis : - l’Aubette de Meulan, qui s’y jette à la limite des communes de Hardricourt et de Meulan-en-Yvelines ; - la Mauldre, qui rejoint la Seine à Epône ; - la Vaucouleurs, qui se jette dans la Seine à Mantes-la-Ville. Le terme « aval » n’était pas très significatif car il est tout à fait relatif, Paris étant en aval des villes traversées par le fleuve depuis sa source. D’autres sont en aval de notre territoire jusqu’à son estuaire. En fait « Seine Aval » désignait, depuis dix ans, le territoire faisant l’objet d’un projet de développement, dont les contours ont été repris pour définir ceux de la nouvelle très grande intercommunalité. « SEINE AVAL, LE GRAND PARI(S) DE L’OUEST » est le titre du site Internet de l'Etablissement Public d'Aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA)(3). Le « s » est entre parenthèses, mais la référence s’y trouve déjà. L’EPAMSA a été désigné pour piloter l'OIN Seine Aval sur un territoire identifié comme un espace de développement stratégique en Île-de-France, décrit 33


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Contributions à l’histoire de GPSO ainsi : « A 35 mn de Paris et 25 mn de la Défense, le territoire Seine Aval est l'un des maillons stratégiques du Grand Paris, au cœur des grands projets de la Vallée de la Seine (axe Paris - Normandie) et de Confluence Seine Oise avec le canal Seine Nord Europe. » Le signe OIN désigne une Opération d'Intérêt National ; c’est « un projet de développement de territoire porté par l'État et les collectivités locales au bénéfice de ses habitants, de ses entreprises, de son environnement ». Cette opération, qui réunissait l'État, la Région Ile-de-France, le Département des Yvelines, 51 communes et 7 intercommunalités, avait été créée le 6 mars 2006 et concrétisée par un protocole signé le 31 janvier 2008. Sa justification était la suivante : « Face à la désindustrialisation qui a lourdement frappé ce territoire dès les années 1970, les acteurs politiques ont décidé collectivement de s'engager à long terme en faveur du développement et de l'attractivité de Seine Aval. ». Les objectifs de ce territoire étaient : • le développement économique au profit de l'emploi, • l'amélioration des conditions et du cadre de vie des habitants, avec un objectif de construction de 2 500 logements neufs par an, • l'amélioration du réseau et de l'offre de transports, • la préservation et la mise en valeur de l'environnement. Un excellent document de novembre 2010 décrit les objectifs de l’OIN : SEINE AVAL IDF Un territoire de développement majeur pour l’Axe Seine(6). Il s’agit de la contribution de l’EPAMSA et de l’Agence d’urbanisme et de développement de la Seine Aval (AUDAS) à la Mission portant sur le développement et l’aménagement durables de l’Axe Seine, qui avait été confiée à Alain Lecomte. Ce document présentait le territoire de Seine Aval IDF, « dont l’identification n’est pas immédiate en raison de son appartenance à l’aire urbaine francilienne et à son caractère multipolaire ». Voici les titres de ses principales parties : - le territoire à la confluence de la façade maritime de Paris et de l’Europe du Nord ; - un territoire de la métropole parisienne, organisé autour d’un réseau de pôles urbains ; - un territoire associant « Ville & Nature » dans une relation de proximité exceptionnelle en Ile-de-France ; - un territoire qui souhaite retrouver une relation forte avec le fleuve ; - un développement rapide marqué par un déséquilibre entre Habitat et Emploi ; - un poids de population comparable à l’aire urbaine caenaise et supérieur à celle du Havre ; 34

Les artisans de l'OIN en 2008 ont misé sur le développement des transports en commun ; huit ans plus tard, c'est au tour de l'intercommunalité d'essayer d'atteindre cet objectif. (J2R)

- le principal pôle résidentiel de l’ouest francilien ; - une desserte de qualité à renforcer, plaçant le territoire au cœur des échanges entre Paris et la Normandie ; - un « maillon » important dans le dispositif fluviomaritime et logistique de l’Axe Seine ; - un territoire façonné par le développement industriel ; - des filières économiques majeures (L’automobile, L’aéronautique, Les éco-industries, L’éco-construction et l’efficacité énergétique, La santé et les services à la personne, La logistique fluviale) ; - des zones d’activité économiques (ZAE), « moteur » du développement local ; - un bassin d’emploi local, un bassin de déplacement aimanté vers Paris ; - une volonté collective de développement extrêmement forte, impulsée et coordonnée par l’OIN Seine Aval IDF. Leurs contenus, après remplacement des mots « Seine Aval IDF » par GPSO, pourraient-ils s’appliquer à notre communauté urbaine ? Une zone géographique, comprise en partie dans la Seine Aval, fait l’objet, depuis 2013, d’un Contrat de Développement Territorial (CDT), porté par l’association « Confluence Seine-Oise »(7) ; celle-ci regroupe 28 communes : Saint-Germain-en-Laye et Maurecourt, associées aux anciennes communautés d’agglomérations CA2RS et PAC ainsi qu’à celle de Cergy-Pontoise. « Ce CDT […] vise à faire de la Confluence un grand pôle métropolitain, ˝un éco-territoire˝ associant qualité de vie, offre de services en particulier dans le domaine des loisirs et du tourisme et développement économique et urbain. Il s’inscrit dans les objectifs du Grand www.journal-deux-rives.com

Paris et de l’Axe Seine en particulier avec le projet d’équipement structurant du port Seine Métropole. » Dans ce projet, se trouve, certainement, la justification de l’ajout des mots « Seine & Oise » au nom « Grand Paris ». Géopolitique nationale ou bassins de vie

L’une des idées de Nicolas Sarkozy, dans son discours de 2009, semblait avoir été adoptée, avant son élection, par le président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise : « Le Grand Paris c’est un projet qui n’appartient pas à un parti, qui n’appartient pas à un camp mais qui concerne tout le monde et qui appartient à tout le monde. » Pourra-t-il la mettre en œuvre alors que les 15 vice-présidents ne représentent pas toutes les opinions politiques ? Des divergences se sont manifestées à propos des objectifs de la création de cette intercommunalité, à l’échelle d’un département de taille moyenne. Une question se pose pour les élus ainsi que pour tous les habitants : le but est-il, principalement, le développement économique comme pour le Grand Paris ? Ou bien, malgré sa dimension, la communauté urbaine doit-elle s’organiser autour des communes, dans une logique de proximité, de coopération territoriale et de mutualisation ? r Michel Kohn 1.http://www.parly2.com/_lp2_data/20002010/2004/52.pdf 2. http://www.prefig-metropolegrandparis.fr/Y-voirclair-dans-le-Grand-Paris/Grand-Paris-une-deja-longue-histoire 3.http://www.epamsa.fr/index.php/fr/decouvrir-seine-aval/un-territoire-des-ambitions 4.http://www.citechaillot.fr/data/expositions_bc521/ fiche/22844/discoursprgrandparis30-4-09_0c547.pdf 5. http://www.driea.ile-de-france.developpementdurable.gouv.fr/le-nouveau-grand-paris-a4227.html 7. http://www.iau-idf.fr/fileadmin/user_upload/Enjeux/CDT/fiches/F_confluence.pdf


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Traditions et symboles

Après le Président et la place de la République, plantons des arbres de la liberté ! Cet article actualise celui que nous avions rédigé le jour du pavoisement de notre pays, après les attentats de novembre 2015. En inaugurant un chêne, planté en mémoire des victimes de ces tragiques événements et de celles du mois de janvier précédent, le Président de la République montre qu’il a entendu notre appel ; cet arbre est un autre symbole de la République. Nous ne soulignerons pas, ici, la contribution de la plantation d’arbres à la lutte contre le réchauffement climatique. La dernière journée de la Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques COP 21 a été qualifiée par ses organisateurs de « jour historique » et le résultat final a été présenté comme « un acte majeur pour l’humanité ». Les participants se sont engagés à maintenir le réchauffement global « bien en dessous de 2 ° C » mais seulement « à atteindre, dès que possible, le plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre ».

Rappelons, toutefois, qu’après la tempête catastrophique de la fin de l’année 1999, qui avait abattu de nombreux arbres, des communes avaient décidé de replanter des arbres. Ainsi, des plants offerts aux habitants par des municipalités sont devenus de beaux arbres qui prospèrent, depuis le début du siècle, dans leurs jardins. La liberté de faire la fête Heureusement la fête de Noël n’a pas été supprimée malgré la dérive laïciste, en réaction à d’autres idéologies fondamentalistes ; celle-ci vise à supprimer les évènements et les manifestations issus d’une religion, même ceux qui sont entrés dans les traditions de nous tous, y compris les non-croyants. Les actes abominables accomplis au nom d’un dieu ont fait resurgir une doctrine du XIXe siècle qui prônait l’exclusion de la religion de toutes

les institutions publiques et revendiquait le droit pour les laïcs de gouverner l’Église. Certes, en interdisant les voiles intégraux, burqas et niqabs, nous devons bannir les comportements des personnes qui veulent vivre en France mais refusent de s’y intégrer. La plupart des maires ont, avec raison, évité d’installer des crèches dans le hall de leur hôtel de ville et dans des bâtiments publics, malgré le caractère traditionnel de leurs santons. Nous avons maintenu les festivités de fin d’année ! Noël est une fête chrétienne, commémorant la naissance de Jésus de Nazareth, mais elle a succédé à des festivités païennes qui marquaient le solstice d’hiver, symbole de la renaissance du soleil. Pour de nombreuses familles, se rassemblant autour d’un repas et perpétuant l’échange de cadeaux, la période de Noël a perdu son aspect religieux depuis le milieu du XXe siècle. -M.K. (La suite... au J2R n° 126)

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N° 125 La démocratie locale fait les frais du Grand Paris Seine & Oise - février 2016 by Journal des 2 Rives (Yvelines) - Issuu