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Le

JOURNAL des deux rives 3€

JOURNAL INDÉPENDANT

Juin-Juillet 2013

Numéro 111

Révélations embarrassantes ! Stress chronique, harcèlements, syndrome d'épuisement se manifestent dans les services municipaux ... Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s'en offusque et l'a fait savoir le 14 mai à Paris. Ici dans les Deux Rives, le J2R a enquêté sur une triste affaire à multiples rebondissements. (Pages 20 et 21) (Photos J2R)

Verneuil-s/Seine

astrium

Enquête

La pointe de Verneuil...

La nuit du record pour Ariane

Le prix du pain

au point mort

De 2002 à 2006, Verneuil-sur-Seine a révisé le plan local d’urbanisme (PLU) de la ville. Le projet phare du PLU consiste à urbaniser la Pointe de Verneuil, près de la base de loisirs. C’était sans compter avec les réticences et les oppositions de certains acteurs.

Dans la nuit du 5 juin, la fusée européenne Ariane 5 a battu son record de capacité. Cet exploit, retransmis par satellite, s’est réalisé sous les yeux de plus de 850 personnes réunies pour l’occasion au site d’intégration d’Astrium aux Mureaux.

page 15

page 23

L'association des consommateurs, UFC Que choisir, a démontré le contraste du prix de la baguette ici dans les Deux Rives. Nous reproduisons leur enquête... Que tous les enquêteurs soient vivement remerciés pour leur participation.

pages 28 et 29


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LE JOURNAL DES

éditorial

JUIN-JUILLET 2013

La controverse sur le Port s'installe

C

apricieuse comme la météo, la mobilisation citoyenne dans les Deux Rives a été difficile à interpréter ces derniers jours. Que s'estil passé le samedi 15 juin à Carrières-sousPoissy ? Un demi-échec ou une controverse qui s'installe... Les pessimistes pourraient dire « les carottes sont cuites et le bulldozer de la CA2R (Communauté d'agglomération des Deux Rives) et des Ports de Paris ont gagné » car la mobilisation (environ 100 personnes) n'était pas à la hauteur de l'effort consenti par les instigateurs de cette fronde contre le plan de Port industriel (des déchets « classés » selon les dernières précisions du site internet des Ports de Paris). Cependant, des hésitations existent : par exemple le coût de l'opération industrielle - sans qu'il y ait une assurance d'un retour sur investissement à 15 ans - pose problème dans une période de disette généralisée. Trente millions d'euros reste une somme qu'il ne faut pas dépenser à la légère. De plus le projet du port partagé entre le Port industriel et le Port de plaisance a été relancé par une troisième étude sur la question. Mais les élus semblent ignorer cette piste. Pourquoi s'acharner contre le capitaine de la Marina Saint-Louis, qui malgré la crise économique résiste contre vent et marée ?

entre l'activité industrielle et le Port de Plaisance. La manif commence à faire du buzz médiatique malgré le demi-échec du 15 juin : France 3 a fait un reportage d'environ deux minutes; Canal + s'est emparé du dossier suite à l'action du parrain Charles Hedrich qui est suivi par la chaîne cryptée dans son exploit sportif dans le grand Nord. Quant au Courrier des Yvelines, à Yvelines Première et au J2R, ils sont toujours à l'avant poste pour relater les épisodes de cette controverse d'aménagement. Une pause...

Le soutien de la population est un fait politique mais le pari des opposants est loin d'être gagné pour faire reculer les bulldozer de la CA2RS et des Ports de Paris. Les manifestants sont-ils fatigués ? Car en cette période de kermesses et de mariages de tout genre... c'est sur l'usure que comptent gagner les élus de la CA2RS. Mais il ne faut pas se tromper la détermination est intacte et les élus de l'agglomération peuvent et devraient sortir la tête haute en « promulguant une pause » sur ce dossier. Laissons une autorité de médiation (avec des élus de la République) ou un collège d'experts indépendants faire une analyse globale de la situation afin de mettre à plat un certain nombre d'arguments (fondés ou non) de la part des opposants au Port industriel. Comme dans le cas du projet de Notre-Dame des Landes près de Nantes, une cessation des hostilités permettrait de prendre du recul et de la réflexion afin de mieux appréhender les enjeux économiques, environnementaux et sociaux de ce projet. Il est temps que la CA2RS cesse de nier la réalité : ce projet portuaire pose problème et ce projet d'aménagement se fera avec les habitants et non pas contre eux. C'est de le B-A.BA de la concertation démocratique.

C'est sur l'usure que comptent gagner les élus de la CA2RS.

Faire du buzz

Le moment est capital car la situation reste bloquée depuis deux ans : Ports de Paris prédisait l'ouverture du port industriel début 2014; des oppositions politiques (Pierre Morange pour l'UMP et les élus verts tel Ghislaine Senée, MM. Satouri et Tissier) ont « plombé » la communication de l'agglomération. Mise à part la présence des élus EE-LV, Ghislaine Senée et Joël Tissier, François Gourdin, maire de Villennes, est venu « s'enquérir » à la fin de la journée de mobilisation. Il s'est ensuite positionné « pour un port partagé »

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LA Rédaction

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SOmmaire

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Le Journal des deux rives

ÉDITORIAL La controverse sur le Port s'installe

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La droite a failli exploser ! Wastl s'appuie

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sur la participation citoyenne

actualité locale

Andrésy

Carrières Chanteloup Orgeval Triel Verneuil Vernouillet Villennes

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La flottille d'Amsterdam débarque à la Marina Saint-Louis

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CO.ZAC 1, municipalité 0

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La Communication « made in Arenou »

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Du Molière à la sauce Cliptown Un véritable « pôle d'échanges »

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verra le jour

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« Tendres épis », votre boulangerie La Pointe de Verneuil... au point mort !

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JumpFun Park, la joie à proximité

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Un séminaire de Leader France

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Les « Roses » sont partout ! Un des derniers apports de « l’aire Gourdon »

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Le meilleur jumelage franco-allemand Bientôt la fermeture des « Tilleuls » ?

Dossiers

Révélations Crise Immobilière Astrium Nuisances aériennes

Port de Triel fiscalité

Enquête

SPORTs Football Triathlon Course à pied

CULTURE Un jour un livre Bloc-notes de l'Histoire Monument historique

Inauguration

Harcèlement à tous les étages.

20-21

Les Yvelinois n'osent plus acheter

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La nuit du record pour Ariane

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Nuisances sonores et chimiques : « cela ne va pas mieux »

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L'ultime manifestation ?

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Le pouvoir d'imposer

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Le prix du pain

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Coupe des Yvelines Verneuil s'incline avec panache Les Trinosaures relancent le triathlon des Mureaux Le retour en force d'Erwan Villemaine

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Profils de célibataires, ou comment ne pas le rester

La Seine bucolique, champêtre et urbaine

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La maison d'Émile Zola en rénovation

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Inauguration des fabriques restaurées du Désert de Retz

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Dernières nouvelles

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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double  : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq , Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost, Michel Stotzenbach et Pierre Tassain. Ont participé à ce numéro : Michèle Ballery, Guillaume Galpin, Nicolas Issertial et Youcef Zaouaou. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : 2ds-créations

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ACtualité locale

Andrésy

La droite a failli exploser ! Coup de tonnerre à Andrésy : le maire et son adjointe à l'urbanisme se sont déclarés « candidats » début juin pour la course aux municipales. Mais Hugues Ribault a renoncé pour laisser la place à Virginie Muneret, le 18 juin. Retour sur cette séance politique qui lassera des séquelles dans l'avenir.

au candidat EELV/MoDem, un seul petit nuage pourrait assombrir l'avenir de M. Wastl : une association « Construisons Ensemble un Andrésy solidaire » s'est construite sur la ville et rassemble les forces de gauche - le PS et le Parti de Gauche. L'ancien maire, Jean-François Thil donne un coup de main au groupe mais ne compte pas se représenter, selon nos informations. La gauche n'a pas encore de candidat mais deux personnes semblent sortir du lot : le militant socialiste (ancien élu sous la majorité de Mr Entre Virginie et Hugues, le divorce est consommé… Thil), Bernard Champagne ainsi que La majorité UMP/UDI se divise à (Montage J2R) Patricia Gomis, salariée de la célèAndrésy, malgré un pouvoir sans parbre crèche Baby-Loup, qui a pris la tête de Le 5, le maire sortant se lance tage sur la ville depuis 2001. l'association constituée « dans la perspective des Un boulevard semble s'ouvrir pour le dans la campagne des Municipales Épisode 2 : le lendemain, 5 juin. Le élections municipales » de 2014. candidat EELV/MoDem : Lionel Wastl. On imagine l'ambiance au prochain Une confusion totale a régné à la muni- maire sortant annonce sa candidature pour cipalité d'Andrésy : la majorité UMP/UDI un troisième mandat. Une déclaration qui Conseil municipal entre les anciens partisans a exposé ses dissensions dans la presse, sans surprend : les maires sortants attendent en du maire et les partisans de l'adjointe, sous le que les instances départementales puissent général janvier pour se positionner, ce qui regard probablement bien amusé de l'oppofaire quelque chose. Tout s'est accéléré en 3 leur permet de rester au-dessus de la mêlée sition de gauche... jours, probablement en raison aussi du dé- tout en faisant campagne discrètement par marrage fracassant de leur adversaire déclaré leurs supports de communication et leurs vi- La droite en danger ? Déjà en danger sur la ville avec la poussée dans cette campagne aux Municipales, Lio- sites de terrain. La candidature de M. Ribault n'évoque pas d'étiquette politique, ni de per- du vote écologiste (concrétisée par l'éclanel Wastl (EELV/MoDem). Reprenons les événements dans leur or- sonnes qui l'accompagneraient. Épaulé par tante victoire de leur candidat aux dernièson ancien directeur de cabinet et membre res Cantonales, Joël Tissier, face au même dre chronologique. de l'UMP, Hugues Ribault ne semble pas Hugues Ribault, battu dans sa propre ville vouloir laisser sa place. Selon nos informa- d'Andrésy), la droite andrésienne a pris de Le 4 : l'UMP 78 hésite tions, le maire d'Andrésy aimerait passer la très gros risques. entre Ribault et Muneret En face, le candidat déclaré de EELV et Le 4 juin, le bureau départemental an- main à son adjoint aux Travaux, Alain Mazanonce son plan de bataille dans les Yve- gol, très actif sur le terrain et en charge du du MoDem, Lionel Wastl, ancienne plume lines pour les prochaines municipales de grand programme de rénovation du centre de la candidate socialiste de 2008 sur la ville (Michèle Chatou) et de Joël Tissier, a promars 2014. Pour Andrésy, le message est ancien. bablement accéléré les événements à droite. des plus confus : l'UMP yvelinois annonce Parti tambour battant dans la bataille des (au conditionnel) un « ticket Ribault-Muneret Le 7, l'adjointe à l'urbanisme Municipales, l'équipe constituée autour du avec une passation de pouvoir en cours de mandat ». se lance à son tour Episode 3 : le 7 juin. L'adjointe à l'urba- candidat écolo multiplie les occasions de se Curieux exercice démocratique qui consiste à élire un maire sortant (pour un troisième nisme et au développement durable, Virginie présenter aux Andrésiens dans la ville. Ainsi malgré le retrait pragmatique (et sûmandat) pour que celui-ci lâche ensuite son Muneret annonce à son tour sa candidature, révélant ainsi la crise qui secoue la majorité rement un peu contraint) du maire sortant, poste à sa numéro 2... Mais, l'UMP annonce un peu plus loin municipale. En pleine négociation avec Hu- il n'en reste pas moins que cette division va qu'il « faut préparer les successions », notamment gues Ribault et l'UMP, Mme Muneret n'a certainement affaiblir la candidature de Mme à « Andrésy avec Virginie Muneret, pour favoriser pas apprécié la déclaration de candidature Muneret qui va devoir se faire diplomate afin l'émergence de femmes à des postes de responsabilité ». du maire sortant qui voulait manifestement de rassembler toutes les sensibilités à droite. Pas un mot de plus sur Hugues Ribault, mai- prendre les devants et décourager son ad- Cependant rien n'est gagné pour le candidat jointe à se présenter. Celle-ci a néanmoins EELV/MoDem qui va devoir s'imposer face re de la ville depuis 2001. Manifestement, l'UMP n'arrive pas à des atouts : elle est une fidèle cadre de l'UMP à la gauche. Il ne reste plus qu'à attendre le pousser dehors M. Ribault qui, malgré ses depuis de très nombreuses années et ses ré- candidat de cette dernière. Trois voies semblent donc se dessiner pour Andrésy. r derniers échecs électoraux(dont les cantona- seaux se sont développés au sein du parti. Dans ce contexte politique actuel favorable les), s'accroche à son poste andrésien. www.journal-deux-rives.com

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ACtualité locale

Andrésy

Wastl s'appuie sur la participation citoyenne Présenter une liste aux élections municipales de 2014 n’est pas chose facile à décider. C’est plus qu’un défi. C’est même un exercice périlleux qu’il faut pratiquer avec modération. Lionel Wastl a un an pour prouver aux Andrésiens que son équipe a la volonté de se charger de la gestion de leur ville. Préfiguration d’une confrontation à venir On a découvert certains membres présents autour de la table lors des débats précédant la consultation des projets d’urbanisme que l’équipe municipale en place avait courageusement instaurée. Par une rhétorique bien adaptée au sujet, les opposants réussirent à convaincre une population réceptive que les solutions préconisées ne correspondaient pas aux attentes légitimes des habitants. On peut leur souhaiter que par une campagne habile et intelligente ils réussiront à démontrer qu’ils ont les bonnes solutions aux bons problèmes et qu’ils sauront enclencher les moyens leurs permettant d’atteindre les objectifs que leurs électeurs attendent. Plus que des idées attrapent tout ou des slogans définitifs, c’est une méthode ouverte et démocratique qu’ils proposent. On peut

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remarquer dans les propos de leur chef de file, qu’un effet positif se ressent dans les priorités annoncées : proximité, responsabilité et qualité de vie. Ces mots clés correspondent parfaitement aux courants de pensée actuels qui portent les citoyens à s’intéresser sérieusement à la chose publique. Cela peut être un atout décisif. Responsabilité Pas celle de la pensée préfabriquée par les idéologies ou de la langue de bois démagogique mais celle de l’action collective concertée dans tous les domaines de la gestion d’une ville. Finie l’époque qui autorisait l’élu responsable à décider pour tous. Avec l’évolution intellectuelle des classes moyennes locales, de plus en plus de citoyens comprennent les mécanismes économiques, sociaux et politiques et ne s’en laissent plus compter par les experts ou les pouvoirs publics complices, souvent venus d’ailleurs pour les régenter et repartis après avoir sévi. Eux, les habitants, sont sur place, souvent depuis des années. Ils connaissent les lieux, les problèmes et proposent souvent des solutions intelligentes et inattendues. Parfois ils viennent d’arriver et s’aperçoivent trop tard qu’ils ont été trompés. Les exemples dans notre région sont nombreux et répétitifs (tour à Carrières-sous-Poissy, remblais à Triel sur Seine, transformation du centre ville d’Andrésy et plus généralement saccage de l’environnement proche par des projets routiers ou de développement économique

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obsolètes). Proximité et qualité de vie ne resteraient que des Lionel Wastl (au centre) prévœux pieux sente des membres de sa liste sans la prise pour les municipales de 2014. en considération des inévitables évolutions qui nous guettent. Qu’on le veuille ou pas, les effets du changement climatique, de la raréfaction donc du renchérissement de l’énergie, de la pression démographique ou les modifications de la pyramide des ages sont au pire à l’horizon de la décennie, au mieux pour la décennie suivante. Certains pourraient cependant être résolus à brève échéance (pollution, transports, agriculture de proximité…) Et c’est localement que des solutions peuvent et doivent être trouvées afin de prendre sur le terrain le relais d’inévitables compromis plus globaux qui provoqueront des changements supportables tant qu’ils ne sont pas vécus. Encore faudrait-il qu’une réelle prise de conscience se développe. Conduites par des novices de la politique ou des vieux routiers expérimentés, les prochaines campagnes électorales devront porter sur les problèmes fondamentaux de notre société à tous les niveaux. Relais nécessaires et amplificateurs des messages, les médias sous toutes leurs formes seront une fois de plus essentiels. r


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Carrières-sous-Poissy

La flottille d'Amsterdam débarque à la Marina Saint-Louis Sept bateaux, tous de plus de 22 mètres de long dotés de puissants moteurs pour aller en mer et remonter la Seine, sont arrivés au Port de Plaisance Marina Saint Louis à Carrières-sousPoissy le 30 mai. Ils sont restés à quai pour une période de 24 heures après avoir tenté de visiter Paris. Sans succès en raison du niveau de la Seine...

Par contre, le capitaine de la Marina, Michel Gatta a accueilli tous les sept bateaux de la meilleure manière afin de montrer le niveau d'hospitalité dans les Deux Rives. Dans le cadre du club huppé néerlandais de bateaux le Koningtelgke Nederlen Motorboot Club (KNMC), un groupe de skippers néerlandais - dont Ad Smaal est un des leaders - font annuellement un voyage mythique pour découvrir l'Europe par le réseau fluvial. Cette année, ils ont choisi de remonter la Seine depuis Amsterdam : c'est un voyage classique appelé le voyage « Salée et doux ». Salée car ils passent par la mer du Nord et aussi par la Manche et doux car ils viennent jusqu'au coeur de la capitale culturelle de l'Europe, Paris. Ils sont allés à Dunkerque, à Boulogne-sur-Mer, au Havre... Certes, durant cette année avec le niveau de la crue, la plaisance n'est pas aisée

Gentrie et Albert Van Ommen du bateau "Temporalis" (Photo J2R)

notamment pour l'accès à Paris. Le niveau de l'eau n'a pas permis à ces vacanciers de rentrer au pont de l'Arsenal. Ils sont restés pendant sept jours à Rueil-Malmaison pour attendre une accalmie... mais cela n'a pas été possible en raison de la météo de mai. De retour à Amsterdam, ils se sont arrêtés à la Marina Saint-Louis car c'est le seul endroit entre Paris et Rouen pour s'approvisionner en gaz et surtout pour être à l'abri des vents pendant cette période instable. Ad Smaal du "Kaaiman", Dick Baas de l'« Aurora », Piet Verhaar du « Royaaches », Albert Van Ommen du « Temporalis » nous ont invité à l'intérieur de leurs bateaux pour montrer la « belle vie » sur la Seine. C'est presque féerique, et confortable. Ces hommes et femmes

retraités ont une expérience de plus de 20 ans chacun sur l'eau et ils ont à leur disposition la meilleure technologie de la navigation. Parfois on se croit être dans la cabine d'un Airbus A380... Après leur départ, tout revient comme avant. Pas tellement, car les sept skippers sont maintenant au courant de l'accueil de la Marina Saint-Louis et ils vont passer le mot pour que d'autres plaiListe de bateaux : sanciers viennent et fassent - L'Aurora - Temporalis un arrêt techni- Chrismarpa, la belle vie que ici dans les - Kaaiman, Deux Rives. Le - White Princess - New King J2r sera là pour - Ms Rouyacheus Merion. les accueillir.r

Marina Saint-Louis : on fête la convivialité Le samedi 1er juin, une trentaine de personnes se sont réunies pour fêter la Plaisance à la Marina Saint-Louis de Carrières-sous-Poissy. Des riverains de la Marina Saint-Louis ont donné un appui gastronomique à l'activité de la Plaisance ici dans les Deux Rives. C'était un moment de convivialité et de plaisir. On a mangé du sucrée, du salée : des mets et de la grillade... Franchement, c'était très bon pour les gourmands. Pour Michel Gatta, le capitaine de la Marina, « C'était une occasion de réunir les clients et les riverains qui viennent découvrir le port de Plaisance. Tous me confortent dans l'idée que la Plaisance a un avenir... ici dans les Deux Rives ». Cela dit, les convives sont restés discuter sur tous les thèmes qui font le quotidien... et notamment la météo qui commence à s'améliorer. Fête à la Marina le 1er juin (DR)

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Carrières-sous-Poissy

CO.ZAC 1, municipalité 0 Une ordonnance du 29 avril 2013 du Tribunal administratif de Versailles achève le bras de fer qui opposait la Mairie de Carrières-sousPoissy à 23 requérants, dont le Collectif ZAC des Bords de Seine, contre un permis de construire de l'année 2011 Le 30 septembre 2011, la mairie accorde à la société Bouygues Immobilier SA un permis de construire dans le but de mettre en place 113 nouveaux logements. Suite à l'étude de ce projet de construction le Collectif ZAC décide de déposer un recours afin de modifier le projet de construction d'une tour de 9 étages. Le 29 décembre 2011 la mairie refuse ce recours en le concevant comme irrecevable, critiquant la légitimité même de l'association (bien que la préfecture des Yvelines a reconnu son statut dès le 13 juillet 2011), alors que la mairie semble

avoir ensuite concédé quelques critiques envers son propre projet de construction. Un recours en contentieux est alors déposé. La demande, avec 22 autres requérants, a été faite d'annuler ce permis de construire afin d'en établir un nouveau plus proche des aspirations des habitants du quartier représenté par le CO.ZAC. Cette démarche avait aussi pour but de demander un dédommagement de 500 € aux requérants à la charge de la maiL'action citoyenne de l'association CO.ZAC a commencé avec rie. une bataille juridique contre une tour de 30 mètres. (Photo J2R) Des négociations entreprises une économie à la municipalité des 11.500 € entre les requérants et la société de construction ont permis durant l'hiver qu'aurait pût avoir à payer la mairie en guise 2012 de mettre fin à cette affaire par l'aban- de dédommagement. Comme nous l'avons don du premier permis de construire par la également vu lors de l'affaire du projet de mairie qui a été contrainte de reconnaître les construction d'une barrière de protection arguments de l'association. Puis a réussi à sur le pont à l'initiative de cette même assoconvaincre la société Bouygues d'établir un ciation. Ces nombreux bras de fer démonnouveau permis de construire. Cela a per- trent le besoin d'une meilleure écoute entre mis d'annuler la demande de recours qui les élus et les habitants et prouve aussi l'ima été retirée par les requérants permettant portance d'un riche réseau associatif. r

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ACtualité locale

Chanteloup-les-vignes

La Communication « made in Arenou » La maire de Chantelouples-Vignes, Mme Catherine Arenou, est maintenant bien connue pour ses « coups de gueule », ses critiques acerbes ou ses injonctions contre le gouvernement actuel. Décryptage de sa communication avec pour exemple la dernière affaire : « MuMo ».

« L'art est un outil d'ouverture et de partage susceptible d'abolir les frontières et de transformer notre vision du monde ». Cette jolie phrase résume le concept du projet de la fondation « L’Art à l’Enfance » : le Musée Mobile ou MuMo. Ce musée itinérant qui a pour thématique « Vivre ensemble » est destiné à aller à la renMme le maire au marché de Chanteloup-les-Vignes en 2013. (Photo J2R) contre des enfants de France, d’Afrique puis du monde entier. Sa venue à Chanteloup-les-Vignes était très attendue mais, malheureusement, « l’inspection a roche. Après tout, un musée itinérant gratuit donc abouti à la sauvegarde de cette ligne de évoqué un calendrier trop court pour organiser une avec pour but « l’ouverture de l’art à tous » qui bus. Mais concernant le dossier MuMo, sa rencontre qui ne sera pas ‘’rentable’’ selon les termes va voyager en France, en Afrique mais aussi hargne et son combat ne semblent pas avoir de l’inspectrice ». La maire s’empare du sujet dans le monde entier et qui ne peut passer vraiment de raison d’être. La déception est et réagit vivement sur le sujet par un com- à Chanteloup-les-Vignes, c'est plutôt louche, grande et compréhensible, certes. Cepenmuniqué de presse (17/05) d’une manière non ? Le fait que le calendrier soit trop serré dant aller jusqu’à parler de stigmatisation est bien particulière, comme pour de nombreux est une aberration et est incompréhensible ! un peu fort. Pas sûr que la technique du bras autres sujets. Le parcours du musée mobile prouve égale- de fer marche cette fois-ci… A moins que ce ment que le gouvernement ne fait aucun ef- coup de com’ n’ait un autre but…. L’art de la rhétorique fort de décentralisation culturelle. Il est vrai Mme Arenou aime communiquer. Elle que Marnaz, en Haute-Savoie, qui a accueilli La communication y prend un malin plaisir et ne se débrouille le musée mobile les 13 et 14 mai est bien au service des élections d'ailleurs pas trop mal. Lorsqu’elle est en dé- plus près que Chanteloup-les-Vignes de la C’était donc ça. Créer le problème, instausaccord avec certaines décisions, elle le fait capitale culturelle qu’est Paris. rer la peur, donner l’idée d’une stigmatisasavoir haut et fort. La maire de Chantelouption à Chanteloup-les-Vignes et se présenter les-Vignes parle avec verve, utilise des mots La technique du bras de fer comme le mur contre l’infamie et l’injus« chocs » et des questions qui n’attendent pas On l’a vu précédemment quand la SNCF tice. Serait-ce sur ce sujet que Mme Arede réponses. Mais dans quel but ? voulait supprimer une ligne de bus matinale nou va axer sa campagne municipale ? Sur L’exposition mobile ne passera plus à qui allait à la gare de Poissy, Mme Arenou l’idée « Chanteloup-les-Vignes seule contre tous et Chanteloup à cause d’un calendrier trop s’était insurgée et avait finalement obtenu Mme Arenou seule capable pour vous sauver » ? court. Mme la maire s’en offusque et parle gain de cause (http://www.journal-deux-ri- Dur de se présenter comme telle quand on de « stigmatisation » de sa ville ! Elle déplore ves.com/actu/02747-chanteloup-aura-sons’indigne pour tout et n’importe quoi ou l’utilisation du terme « rentabilité » dans le do- bus-4-h-40). Se révolter, rester fixe le plus qu’on crée soi-même ce climat. La commumaine de la culture et critique ouvertement possible sur ses positions pour faire vaciller nication ronge de plus en plus la politique et le gouvernement qui souhaitait pourtant une « l’adversaire », l’asséner d’arguments impla- il serait temps que les maires, les députés, les « décentralisation culturelle ». cables : voici la technique de Mme Arenou. ministres et même le président commencent Il est vrai en effet que l’impossibilité d’un Elle l’avait fait en parlant de l’absence de pos- à parler un peu plus avec leur tripes qu’avec projet comme celui du MuMo de passer à sibilité des Chantelouvais d’utiliser le covoi- leurs amis les communicants. r Chanteloup prouve qu’il y a anguille sous turage comme le proposait la SNCF et avait www.journal-deux-rives.com

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Chanteloup-les-vignes

Du Molière à la sauce Cliptown Du 21 juin au 3 juillet, la Compagnie des contraires de Chanteloup-les-Vignes organise 6 représentations dans la région parisienne. Cette année 4 artistes sud-africains participeront aux spectacles, nous avons eu le plaisir de les rencontrer. Le cirque se trouve juste en face du collège Magellan. De là les artistes sud-africains peuvent observer la jeunesse de notre pays. C’est une culture différente et encore inconnue pour la plupart d’entre eux (c’est le premier voyage en France pour deux danseuses et la deuxième fois pour le danseur). Ils sont séparés par une route comme une rivière qui sépare deux mondes. En fond il y a les immenses barres d’immeubles qui sont pour eux un peu effrayantes en comparaison des cases de leur township. Une danse de bienvenue Mais une fois entré dans le cirque, ils nous accueillent à leur façon. Mbali Ndlosi, Zoleka Cumbi, Basetsana Lokwane et Tshepiso Khuzwayo (âgés d’une vingtaine d’années) entrent sur la scène, les trois filles ouvrent la danse. Elles nous impressionnent par leurs cris et leurs jetés de jambes, c’est une porte sur l’Afrique du Sud qui s’ouvre. La danse est pour eux un moyen d’expression et de partage traditionnel qui régit nombre de passages dans la vie, comme une sorte de rituel

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lorsque la jeune fille devient une femme… qui se doit d’être forte. Il faut d’ailleurs être forte et agile pour suivre leur chorégraphie. Suit alors la danse kampusch, que le danseur exécute sans musique car il alterne les cris, les chants et les coups qu’il donne sur des bottes en plastique. Le rythme est endiablé, c’est comme une invitation à le suivre. Alors que le spectacle semble terminé et lorsque nos sens, aiguisés par l’intensité du show, sont près à se reposer les muses sud-africaines entonnent un chant qui résonne dans tout la chapiteau. Ceci vaut bien une vague d’applaudissements (malgré notre petit nombre). Un projet d’échange et de partage En apportant cette culture, l’anglais mais aussi leur langue natale ces 4 artistes vont enrichir la célèbre pièce de Molière, l’Avare. En effet, c’est une adaptation de ce monument du théâtre français réadapté par Neusa Thomasi que nous propose la Compagnie des contraires. Comme un pont entre deux cultures, ces représentations verront ces 4 artistes jouer avec 7 jeunes chantelouvais (de 12 à 17ans). Ces derniers joueront les rôles masculins en français tandis que leurs coéquipiers sudafricains joueront principalement en anglais. Elles se dérouleront principalement dans les Deux Rives mais une représentation se fera également à Noisy-le-Sec et une autre à Nanterre. En ce qui concerne Chantelouples-Vignes deux représentations auront lieu le 30 juin à 17h et le 3 juillet à 15h au Chapiteau Repaire des Contraires, avenue Charles de Gaulles près de la gare.

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Neusa Thomasi accueille les danseurs sud-africains. (Photo J2R)

Il s’agit d’un projet à la fois artistique, linguistique mais aussi culturel et social car les 4 jeunes artistes succèdent cette année à des artistes français qui sont allés l’année dernière en Afrique du Sud. Ils ont participé au projet « Un Molière à Soweto », réalisé dans la banlieue de Kliptown, d’où sont originaires nos 4 visiteurs de cette année et leur association de danseurs et chanteurs KYP. L’originalité de ce projet et son importance artistique et culturel a attiré l’Institut Français qui l’a subventionné. La troupe sud-africaine séjournera en France dans la résidence d’artiste de la Compagnie des Contraires à Chantelouples-Vignes du 17 juin au 4 juillet 2013. A un moment où l’Afrique du Sud est peut-être sur le point de tourner une page de son histoire (en référence à l’état de santé de l’ancien président Nelson Mandela), ces artistes viennent tout droit de la ville de Soweto, très connue pour ses manifestions contre l’Apartheid. Il ne faut donc pas rater une occasion unique d’assister à un spectacle original avec la participation d’artistes venus de loin pour partager leur art et des émotions avec le public français. r Pour plus de renseignements : www.compagniedescontraires.com


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Orgeval orgeval

Un véritable « pôle d'échanges » verra le jour Le projet communal de gare routière est devenu un grand projet intercommunal qui pourrait bien fluidifier la circulation de la route des 40 sous... sauf que le retard dans le transport collectif reste important.

Selon les édiles d'Orgeval et notamment le maire Yannick Tasset, la Communauté d'agglomération des Deux Rives a pris en main le projet municipal de la gare routière qui deviendra un véritable « pôle d’échanges ». Son utilité va bien au-delà des usagers de l’Express A14 et de leur impatience légitime à régler leur problème de stationnement. Ce projet de gare routière, ou pôle d'échanges, accompagnée de son parc relais, Nouveau plan avec au centre la parcelle laissée en friche. Quais pour 6 bus; 311 places dans un est indispensable non seulement pour les parking aérien avec possibilité d’ajouter des niveaux; dépose rapide et taxi... et un Bricorama flamOrgevalais, mais également pour les habibant neuf. (DR) tants des communes voisines comme Morainvilliers, Les Alluets, Villennes ou Vernouillet. pour l’organiser que plusieurs petites communes. Il ne participe ni à l’achat du foncier, ni aux frais Depuis Orgeval, on peut prendre le bus pour L’Agglo a également plus de poids pour convain- d’aménagements de la voirie. aller travailler à Poissy, Saint-Germain, Versailles, cre le Syndicat de transports de l'Ile-de-France, Le Chesnay, Plaisir, Les Mureaux, Elancourt, STIF, d’accepter ses projets. En termes adminis- L'obstacle foncier Guyancourt, Saint-Quentin-en-Yvelines, soit tous tratifs, l'administration organisatrice des transports, La réalisation de ce projet s’est heurtée à de les grands bassins d’emploi des Yvelines. Le point AOT, est la clef pour modifier-améliorer le réseau nombreux problèmes techniques, financiers, junoir provient du fait que les arrêts de bus sont to- de transports. ridiques et administratifs, car il existe plusieurs talement éparpillés. Il est difficile, voir impossible intervenants : les communes (aujourd’hui l’interpour les usagers, d’effectuer des correspondances. Diagnostic en amont communalité), les propriétaires fonciers, le Conseil Ils préfèrent donc prendre leur voiture depuis leur Le STIF intervient essentiellement en amont général, le STIF ainsi que Bricorama et bien-sûr domicile pour venir prendre le bus à Orgeval plu- des projets locaux. Les communes, maintenant les l’Etat. Entre les nombreuses réunions de pilotage, tôt que d’utiliser dès le départ les transports publics. intercommunalités, font des propositions à partir il aura déjà fallu 2 ans pour obtenir le feu vert du Cela produit des problèmes de circulation sur Or- des besoins en transport public qu’elles consta- STIF et procéder à la mise en oeuvre du projet ! geval et aggrave, bien entendu, les difficultés de tent sur leur territoire. Ce diagnostic conditionne L’enseigne Bricorama ayant l’intention de s’instalstationnement. la suite des événements. Le STIF les étudie en ler sur les Terres Fortes, elle participera financièFluidifier le trajet domicile- travail est important fonction du trafic présent et à venir, compte tenu rement au rond-point et aux voiries nécessaires à pour les salariés-contribuables des Deux Rives et des perspectives démographiques, économiques et l’accès. Quant au bouclage financier, nos petites comcontribue à un équilibre entre développement éco- des futurs moyens de transport déjà programmés nomique et le mode de vie à la campagne. Lorsque (exemple, le prolongement du RER E). La gare munes n’avaient pas les moyens suffisants pour Pierre Cardo était président de la CA2RS, il avait routière d'Orgeval a été intégrée dans le schéma assumer ce projet, suite à l'adhésion en 2012 à par exemple déjà émis l’idée - suite à un débat à régional du STIF. Pour autant, sa réalisation reste l'agglo, c’est aujourd’hui la CA2RS qui en sera le Triel en 2007- d’une grande boucle pour réunir du domaine local et la participation financière du plus important contributeur. Après avoir stoppé les différents bassins d’emploi de la CA2RS, de STIF s'élève à 40% de l'investissement total. Le une tentative de spéculation foncière, la municipaChambourcy en passant par l’hôpital et le futur STIF a déterminé que six quais et 254 places de lité dû faire face à une nouvelle difficulté juridique: stationnement étaient nécessaires. C’est à partir de l’un des propriétaires refuse de vendre sa parcelle port d’Achères. C’est un exemple qui montre bien que les trans- ces éléments qu’il calcule sa contribution: 110.000 € malgré le lancement d’une DUP (déclaration d’utiports se pensent à l’échelle d’un territoire. C’est par quais soit 660.000€ pour la gare routière, lité publique). Il s’agit du grain de sable qui bloque pour cela que l’intercommunalité est plus efficace 3.100€ par place soit 787.400 € pour le parc relais. tout le projet. r www.journal-deux-rives.com

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Triel-sur-seine

Le meilleur jumelage franco-allemand Les 25 et 26 mai des hommes et des femmes qui constituent le socle du jumelage entre Triel et Seligenstadt se sont réunis à Triel-surSeine et ses environs. Bernard Marquet, représentant du Conseil de l'Europe, est venu afin de sceller l'amitié entre les peuples de l'Europe et surtout de fêter le 45e anniversaire du jumelage entre les deux villes.

Depuis janvier les membres de l'association Amitié Européenne de Triel (AET) sont excités à l'idée de voir Triel parmi les grands de l'Europe dans le domaine du jumelage. Et la visite des amis allemands - 85 au total - a marqué les esprits à jamais car la visite fut une réussite totale et surtout le jumelage Triel-Seligenstadt sera vraisemblablement le gagnant d'ici fin mai du concours ARTE (www.tandems.arte. tv/fr/carte). Tout le gratin était présent D'abord, l'amitié franco-allemande dans les Deux Rives se conjugue avec des activités diverses et variées. Des discours à l'Espace Senet, des visites de l'Eglise Saint-Martin et de la Seine en bateau... Des échanges avec les visiteurs allemands se sont effectués dans le cadre d'ateliers

de peinture, d'une initiation à la zumba puis de danse contemporaine, d'une visite du Vexin en partenariat avec le club Rétro Triel... et d'une séance de démonstration avec les pompiers de Chanteloup et de Conflans-Sainte-Honorine. (Voir encart ci-dessous) Quant aux discours officiels Le drapeau européen se hissera pour toujours à à l'Espace Senet du samedi 25 Triel. (Copyright Ciro Prota) mai, le gratin de Triel et des villes voisines s'est donné rendez-vous de partager un bon moment entre amis. pour y assister. Les trois maires de Triel D'ailleurs, la soirée s'est terminée au Coq depuis les années 90 étaient dans la salle : au vin où une multitude d'invités ont fesMM. Amour Quijoux, Jean-Pierre Houl- toyé tout au long de la nuit. C'était aussi lemare et Joël Mancel. Ce dernier évidem- une manière de recevoir les amis d'outrement a tenu le rôle d'animateur vedette en Rhin. multipliant les messages et en accueillant Pour Nicole Jusserand, la présidente de les amis allemands ainsi qu'un invité de l'AET, cette rencontre a permis de permarque, Vincenzo Cappello, maire de la pétuer le lien « humain » entre nos deux ville italienne de Piedimonte Matese, ville peuples après tant d'années de discorde jumelée avec Seligenstadt. Côté allemand, (au 19e et au début du 20e siècle). Le 45e Manfreid Kreis représenta madame le anniversaire signifie que le jumelage franmaire de Seligenstadt. M. Bernard Mar- co-allemand est « vivant » et cela continue quet, membre honoraire du Conseil de car Triel et Seligenstadt vont vraisemblal'Europe a décerné le drapeau d'honneur blement gagner le concours ARTE du Européen pour ce moment historique de jumelage franco-allemand. Il s'agissait l'amitié franco-allemande. de télécharger des photos par tous les ardents bénévoles et amis du jumelage Perpétuer le lien « humain » pour faire monter la « sauce ». Au dernier Un message est ressorti de tout cela : la comptage, le tandem de l'année Triel-Sepaix et l'amitié en Europe réside dans des ligenstadt devance de 19.000 photos tous échanges comme celui qui s'est effectué les autres concurrents. Bravo car il s'agisici dans la ville de Triel. Tout le monde sait d'un effort collectif et surtout d'une a eu envie de partager une pensée, une coordination de l'équipe de Seligenstadt idée pour visiter la région - certains sont et de Triel. r allés passer le dimanche à Versailles - et

Les pompiers : la tradition se perpétue... En marge des discours officiels, il y a eu des moments forts d'échanges entre des groupes sportifs, éducatifs et culturels. Ainsi, les pompiers de Triel et ceux des villes voisines dans les Deux Rives (qui sont officiellement à Chanteloup) perpétuent les liens d'amitié avec les pompiers de Seligenstadt. Pourquoi ce lien entre pompiers ? Avant la disparition de la caserne de Triel, les pompiers de Triel (caserne constituée majoritairement de bénévoles) étaient un des vecteurs majeurs de l'amitié franco-allemande et le socle de ce jumelage. D'ailleurs, des vieux réflexes sont vite apparus lors du 45e anniversaire de ce jumelage. Des liens se sont rapidement exprimés lors de la visite à Versailles le samedi 25 mai. Grâce à Stéphane Ceccaldi, sapeur pompier du SDIS 78, une belle visite du château de Versailles fut possible pour nos amis allemands. Le soir de samedi, comme tous les autres invités de Seligenstadt, les pompiers de Chanteloup se sont joints au Coq au vin pour le dîner de Gala offert par la municipalité trielloise. Tout cela s'est déroulé dans la bonne humeur et l'ambiance était au beau fixe car même la finale de la coupe d'Europe fut transmise (où Munich a gagné 2 à 1 contre Dortmund). Le dimanche 26 mai, les pompiers de Seligenstadt sont aussi allés visiter la caserne actuelle et celle qui se construit dans les Deux Rives. À ConflansSainte-Honorine, avec le concours des pompiers du fleuve, les allemands ont regardé une démonstration au centre nautique des pompiers avec le bateau pompe... ensuite une séance de navigation sur la Seine a permis de mieux connaître le site par rapport aux activités des pompiers. Après une visite du marché de Conflans-Sainte-Honorine s'est imposée pour se balader et faire quelques achats de souvenirs. Enfin, une photo souvenir a été prise avant de passer à table pour un BBQ de l'amitié. Les pompiers de Deux Rives (Capitaine Cyrille Butez, le lieutenant David Saquet et le président de l'amicale des pompiers Franck Pascual) ont remercié et formé le voeu de se revoir dans un avenir proche ici ou à Seligenstadt. Pourquoi pas à l'inauguration de la nouvelle caserne de Chanteloup ?

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Triel-sur-seine

Bientôt la fermeture des « Tilleuls » ? La maison de retraite « les Tilleuls » à Triel-sur-Seine qui engage une quarantaine d’employés pour environ 60 résidents pourrait bientôt être fermée. Le J2R est allé à leur rencontre pour avoir leur avis.

Une « bonne ambiance » dans la maison ! Ce terme est revenu plusieurs fois parmi les retraités interrogés. Ils félicitent le personnel gracieusement pour un travail « pas facile » mais qui font des « Tilleuls » une maison de retraite impeccablement tenue et propre. Lors de notre visite, nous avons pu être témoins de la générosité des employés qui, avec le sourire, servaient le déjeuner des seniors Qu’elles viennent de Verneuil, des Mureaux, de Mantes-la-Jolie ou de Triel même, tous les résidents interrogés ont semblé accablé par la possible fermeture du site. « Où aller ensuite ? », regrette une des dames vivant aux Tilleuls depuis 4 ans. Elle a loué le personnel et le bon emplacement de la maison de retraite : « fleuri et calme ». Un enthousiasme latent était perceptible à propos de la kermesse organisée ce 1er juin malgré la peur de la fermeture et la hausse des prix des maisons de retraite. « Un coup sur la tête » Voilà comment nous a décrit l’annonce

Un ancien, Gabi, exhorte les élus locaux à se mobiliser contre la fermeture probable de la maison de retraite les Tilleuls, un EHPAD* géré par le secteur public. (Photo J2R) de la probable fermeture des « Tilleuls » une des employées de la maison. Fraîchement arrivée il y a presque 3 ans, cette femme regrette déjà de devoir partir et s’inquiète pour le futur. 40 emplois sont en jeu et tous n’en retrouveront pas. Certains contractuels sont sans diplômes et ont peur de ne pas être réembauchés. La déception est d’autant plus grande que le maire de Triel, Joël Mancel, avait promis de lutter pour la préservation de la maison

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de retraite. Dans le procès verbal du Conseil municipal en date du 11 avril 2013, il était noté que « Monsieur le Maire dit aujourd’hui qu’il faut sauver la maison de retraite et la transformer ». Pourquoi s’être abstenu lors du conseil d’administration scellant ainsi le devenir des « Tilleuls » ? Une pétition devrait être rapidement créée pour tenter de sauver la maison de retraite de Triel et ainsi sauvegarder ses emplois et le bien-être de ses résidents. r * Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.

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verneuil-sur-seine

« Tendres épis », votre boulangerie À l'occasion de la fête du pain du 13 au 25 mai et du concours Banette, nous avons rencontré Jean-Michel Lenoir et son équipe à Verneuil. Ils sont aux fourneaux dès trois heures du matin pour vous servir un pain chaud et de qualité. Jean-Michel Lenoir et sa femme sont les patrons de la boulangerie « Tendres épis », certifiée qualité Banette à Verneuil. Si la boulangerie existe depuis au moins 60 ans à Verneuil – Mme Bonnet, une cliente que nous avons rencontrée, y vient depuis 40 ans – M. et Mme Lenoir sont arrivés eux il y a seulement un an. Auparavant boulangers à la campagne, ils ont décidé de s'installer en ville. L'intégration s'est faite rapidement et aujourd'hui, ils font partie intégrante du paysage de Verneuil. Leur boulangerie emploie 9 personnes dont deux apprentis (un apprentiboulanger en provenance de la Sarthe et

un apprenti-pâtissier à partir de septembre qui habite lui à Verneuil). C'est donc dans une ambiance bon enfant que nous avons été accueillis par cette équipe en plein travail où nous avons eu la chance d'observer la dextérité nécessaire au métier de boulanger. Ces artisans produisent en moyenne quotidiennement 500 baguettes, 430 traditions et une centaine de banettes. Une Jean-Michel Lenoir (à g.) et son équipe. (Photo J2R) quantité de travail impressionnante sans oublier les pâtisseries, dont ticulier aux jeunes. Jean-Michel Lenoir vous pouvez avoir un aperçu alléchant n'a d'ailleurs pas hésité à partager avec nous sa passion et son entrain pour sa dans les vitrines de la boulangerie... Cette agréable rencontre a aussi été profession en nous racontant ce qui fait l'occasion de parler du concours Banet- le charme de la banette : un pain entiète. Cette société, qui regroupe plusieurs rement façonné à la main, avec une mie boulangeries dans toute la France, lance plus moelleuse et alvéolée que la normale. pour la fête du pain un grand concours La banette est reconnaissable avec, entre avec pour gain un mois de banettes of- autres, ses fameux bouts pointus. On ne peut que vous encourager à alfertes. L'objectif de ce concours, en plus de donner un petit peu plus de visibilité ler voir de vous-mêmes dans une de leurs à ces boulangeries, est de faire découvrir deux boulangeries situées à Verneuil. Bon appétit ! r la profession au grand public, et en par-

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verneuil-sur-seine

La Pointe de Verneuil... au point mort ! De 2002 à 2006, les équipes municipales de Verneuil-sur-Seine ont révisé le plan local d’urbanisme (PLU) de la ville. Le projet phare du PLU consiste à urbaniser la Pointe de Verneuil, près de la base de loisirs. C’était sans compter que le Réseau Ferré de France (RFF) propriétaire de la gare de triage a refusé de céder cette zone destinée à la maintenance des voies ferrées, laissant ainsi à la CA2RS le soin de combler ces millions d’euros d'argent public déjà dépensés bien hâtivement.

Initiée en 2002, la révision du PLU a pris fin le 20 décembre 2005. Soumis à l’enquête publique du 2 mai au 6 juin 2006, le commissaire-enquêteur a émis un avis favorable sur le projet et a permis, le 3 octobre, d’être adopté à l’unanimité par le conseil municipal de Verneuil-sur-Seine. C’est le 18 novembre que la sous-préfecture de Saint-Germain-enLaye a rendu le PLU applicable. Le projet de la « Pointe de Verneuil et de la gare de triage » Selon la publicité immobilière déjà dans les têtes des élus, le projet était « à proximité de

tout ! » Sauf qu'en réalité il est « loin de tout » : de la gare, du centre-ville et des communes. Certes, seule la piste d'envol de l'aérodrome des Mureaux, et la station d'épuration sont proches ! Aucune liaison de franchissement des voies ferrées n'existe permettant d'atteindre un centre-ville déjà saturé ou même la gare si proche à vol d'oiseau. Au contraire pour les « fils de pub » de la promotion immobilière les arguments étaient déjà rodés : Ce lieu était donc particulièrement propice « à la réalisation d’aménagements paysagers, d’une programmation de logements (700), et d’équipements publics et 45 600 m2 de SHON pour des activités tertiaires etc ». La réalisation de ce projet s’inscrit pile poil dans la lignée de l’Opération d’intérêt national de Seine Aval qui souhaite la création de plus de logements et l’accueil de nouvelles activités économiques. Tout porte à croire que l’urbanisation de la Pointe de Verneuil ferait de cet endroit un lieu phare culturellement et économiquement. L’EPAMSA (l’établissement public d’aménagement Seine Aval) et la mairie de Verneuil ont, par le biais d’une convention, commencé à acquérir quelques terrains avec l’aide de l’établissement public foncier des Yvelines (EPFY). Une zone d’aménagement différée a été d’ailleurs créée en 2008. Un caillou associatif sur la pointe L'association « ADIV Environnement», présidée par Michel Cullin, s’est farouchement opposée au projet de la « Pointe de Verneuil ». Elle a regretté que l'urbanisation de la Pointe de Verneuil couperait la Base de loisirs en deux; elle a reproché le manque d’informations de la part de la mairie et la « hâte » dans lequel le

projet a été réalisé. En 2003, le président du syndicat mixte de la base de loisirs de Verneuil avait en effet obtenu l’autorisation du président de la région Ile-de-France d’acquérir une partie de cet espace pour « réunir » les deux parties de la base séparées par ces terrains. Mais l’urbanisation voulue par le PLU a fait « capoté » le projet faisant « manquer à jamais une belle occasion d’améliorer l’environnement et l’agrément de notre région ». Le projet est aujourd’hui au point mort. La CA2RS est devenue propriétaire foncière de la « Pointe de Verneuil » pour 3,5 millions d’euros à cause de la convention signée avec l'EPAMSA mais elle est désormais incapable d'utiliser ce terrain aux fins qu’elle aurait voulues. Le manque flagrant de communication entre la mairie de Verneuil-sur-seine, l’EPAMSA, la CA2RS et le RFF a fait perdre aux concitoyens 3,5 millions d’euros jusqu’à aujourd’hui. Certains diront que le droit de veto a été utilisé pour ennuyer un « ennemi politique » (Philippe Tautou étant UMP) car Jean-Paul Huchon président PS de la région et Mounir Satori, le représentant EE-LV à la Base de loisir ont fait de la politique. Cela dit, la raison principale est ailleurs : En application de la convention entre l'Etablissement foncier des Yvelines (EPFY) et la CA2R et la commune de Vernueuil, les Vernoliens devront payer 50% de cette somme et les habitants de la CA2RS (dont les autres habitants de la CA2R le solde ! ). Reste à répondre à la question aujourd’hui: « Qu’est-ce que va bien faire la CA2RS de ce terrain acheté au prix fort ? » . Son rachat par la région permettrait de préserver cet espace naturel à réhabiliter. r

Mise au point de la CA2RS Le service du cabinet de M. Philippe Tautou, président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) nous a envoyé un texte le 3 juin pour apporter les précisions suivantes : 1.- La CA2RS n'est aucunement propriétaire des parcelles acquises nécessaires pour la réalisation du projet "Pointe de Verneuil". Je vous informe en effet que le portage foncier est de la compétence de l'EPFY, qui seul supporte le financement de ces acquisitions. Sachez que c'est la procédure applicable en la matière. 2.- Vous prétendez que la somme de 3,5 millions d'euros a été perdue au préjudice de la CA2RS. Cet argument n'a aucun fondement, car la communauté d'agglomération n'a supporté aucun frais pour l'acquisition desdites parcelles. 3.- Vous souhaitez donner par ailleurs une coloration politique à ce dossier, ceci n'est nullement notre intention . Ce qui nous intéresse c'est de faire avancer les projets communautaires dans l'intérêt des citoyens de notre territoire. Le chef du cabinet de M. le président nous demande de publier "ces rectifications qui (leur) paraissent totalement fondées". Certes, l'EPFY porte le foncier en raison de la convention signée le 27 septembre 2010 qui stipule que le financement du foncier pendant une durée de quatre ans est effectué par l'EPFY mais à partir du cinquième année il est de la responsabilité des collectivités "commanditaires" du projet (dans notre cas ici le projet du Pont de Verneuil) de faire face à leurs responsabilités financières. La note salée sera payée par les contribuables quelque que soit le propriétaire final.

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vernouillet

JumpFun Park, la joie à proximité Qui aurait parié pour une longévité de cette PME de loisirs dans ce monde d'hyperconcurrence ? Pourtant Helen et Hacen sont toujours là pour démarrer une nouvelle saison et accueillir les enfants au JumpFun park, un « Espace Multijeux » privé donc payant à Marsinval. « Nous avons conçu JumpFun Park en se basant sur l'évolution du bio-rythme de vie des jeux de l'enfant en adoptant la verte attitude » nous explique le couple Smati(Helen et Hacen), originaire d'Angleterre, qui s'est installé à Vernouillet depuis six ans. En réalité, c'est un espace « alternatif » pour le loisir dans les communes proches de Vernouillet. On vient fêter des anniversaires, des fêtes de fin d'année pour les bambins et passer des moments de détente et de loisirs notamment les mercredis. Helen et Hacen persistent dans leur démarche malgré des débuts difficiles et notamment en raison de la crise économique qui frappe la France depuis 2008. Pour Hacen, un cadre international qui a tout lâché pour devenir simplement un « animateur écolo dans une sorte d'écolo du jour ». Ce qui prévaut ici c'est le partage de la joie, de la sérénité, et de l'amabilité. Leur décor est innovant avec des jeux gonflables qui permet de faire des galipettes

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Le soleil tarde à s'installer sauf à Jumpfun. (Photo J2R)

sans aucun danger pour les enfants. Un autre volet de la démarche de JumpFun est de pouvoir vivre en parfaite harmonie avec la Nature généreuse. En outre, les liens se nouent entre les jeunes clients et le duo JumpFun au cours des saisons. Pour Hacen et pour Helen, « le rêve est d'avoir un espace de jeu tel que les gens le rêvent dans leur petite enfance... » et la recherche de l'harmonie de l'enfant fait le reste. Un minigolf, un espace pique-nique et un pédalo agrémentent aussi le moment de loisir pour les enfants qui choisissent JumpFun comme lieu de vie après les heures d'école... Évidemment les horaires sont adaptés aux besoins des enfants qui s'activent les mercredi ou les week-ends.

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Cela dit, JumpFun est un lieu qui responsabilise aussi les parents car leur présence est obligatoire pendant les moments de détente et de loisir des bambins. Maintenant que le soleil est au rendezvous, venez partager un moment avec JumpFun afin de faire un loisir dans un cadre authentique et naturel. L'accueil est toujours cordial et le duo de propriétaires-gérants assument « une sorte d'utopie qui mène à un contexte et train de vie décalé et sympa... » r

Renseignements : Tél 013975 5995 2 avenue de Bures - à 5 mn d'Orgeval et la N13 site internet : jumpfun78.com


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vernouillet

Un séminaire de Leader France Le 4 juin 2013 la Maison des associations de Vernouillet a accueilli un séminaire sur le thème : « Panorama des actions de développement agricole soutenues par LEADER » suivi d’une visite du magasin de vente de produits locaux « Les producteurs des 4 saisons ». LEADER et LEADER France sont des organisations non gouvernementales qui accompagnent les porteurs de projets financés partiellement par des fonds européens. Coopération et expérience sont les maîtres mots de ces partenaires du monde agricole dont les représentants, venus de toutes les régions de France, nous ont présenté leurs projets. LEADER (www.una-leader.com) est un programme Européen qui a pour but

de soutenir des initiatives de développement en milieu rural. Il permet de faire appel au Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER). Sa mise en œuvre s'appuie sur une assemblée locale composée d'un partenariat d'acteurs publics et privés assistée d'une équipe technique et se veut un véritable laboratoire d'expérimentation des politiques publiques locales par une approche ascendante et intégrée. Localement le projet « LEADER Seine-Aval » est présidé par Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet qui a accueilli les participants et les a guidés ensuite pour une visite d’un espace de vente de 300m² initié par un agriculteur local. Depuis mars 2009, seize communes de Seine Aval sont réunies autour d'un programme LEADER FRANCE (www.leaderseineaval.com), qui vise à la création de liens durables entre mondes agricole et urbain. Ce programme est porté par l'Association pour un Développement Agricole Durable en Seine Aval (ADADSA) et bénéficie d'une enveloppe d’un million € jusqu'au 31 décembre 2014. Il associe à

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parité des acteurs publics et privés (élus, agriculteurs, associations) et soutien une diversité de projets (circuits-courts, filières locales d’approvisionnement de restauration collective, etc.). Un débat sur du thème « Les actions agricoles soutenues par LEADER » a ouvert la discussion en posant diverses problématiques comme : le type d'agriculture concerné, les partenaires à associer aux projets, la création d'emplois, les objectifs importants permettant de s'impliquer dans des projets de développement agricoles ou encore : « Y-a-t-il un lien entre le développement agricole et le développement des espaces ruraux ? » La visite du magasin de vente directe de produits locaux qui a suivi renvoie au développement de circuits courts de commercialisation et à l’objectif de valorisation des ressources locales. Sa création qui « relève d’un véritable partenariat entre la profession agricole et l’action publique » propose de répondre aux demandes croissantes des consommateurs qui plébiscitent la proximité des producteurs et recherchent des produits saisonniers de qualité. r

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Villennes-Médan

Les « Roses » sont partout ! Les « Roses » comme on les appelle sont les membres militants de l’association Advenir. A l’occasion de la fête des mères, ils ont été aperçus un peu partout dans Villennes-sur-Seine pour distribuer des roses. Mais ce n’est pas leur premier coup d’éclat, ni leur dernier… Pierre-François Degand, président de l’association Advenir de Villennes-surSeine, a crée ce groupe militant pour « plus de transparence politique » et pouvoir exprimer l’avis des citoyens villennois sur « les sujets sociétaux ». Force est de remarquer que l’association a l’air de se porter plutôt bien d'après les nombreuses opérations qu’elle a réalisées ces derniers temps. Les mots d’ordre de cette association citoyenne ont l’air d'être la bonne humeur et la solidarité. En temps de crise, la formation d’associations

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comme Advenir ayant pour but la « favorisation de la démocratie participative » et « l’écoute des concitoyens » fait du bien. Leurs opérations Les « Roses » d’Advenir se sont fait connaître du grand public particulièrement lors de la fête des mères. Ils ont distribué, sur deux jours et dans tout Villennes-sur-Seine, 250 roses aux mères de la ville mais aussi aux commerçants pour les « remercier de leur Les « Roses » à la Foulée villennoise. (J2R) investissement ». Ils sont passés aussi par donner une bonne image de l’association en monla gare pour donner un peu le sourire à ceux sortants de « l’enfer des transports en trant que ses membres sont des citoyens comme les autres et qu’Advenir est ouverte à tous ». commun ». Bientôt une future opération pour l’asCar la lutte pour une meilleure desserte de la SNCF est une de leurs principales sociation Advenir ? Selon M. Degand, ils luttes ainsi que l’amélioration de la circu- seront bien présents à la manifestation de lation dans la ville de Villennes-sur-Seine. la Marina contre le Port de Triel le 15 juin Pour ne rien enlever à leur capital sym- prochain à distribuer des tracts, affublés pathie, ces citoyens engagés ont participé de leurs maillots roses. Un bon moyen aux courses villenoise de 5 et 7km (com- d’approcher l’association et de militer en me nous le montre notre photo)! 15 mem- même temps pour la sauvegarde du port bres de l’association ont ainsi couru avec de plaisance. r leurs maillots roses. L’idée était simple :

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ACtualité locale

Villennes-Médan

Un des derniers apports de « l’aire Gourdon »

La nouvelle halle en fer forgé du marché de Villennes.

A Villennes-sur-Seine, une nouvelle halle pour le marché vient tout récemment d’être installée. Elle marque le début de la fin des 25ans de mandat du maire François Gourdon. François de Gourdon, maire de Villennes-sur-Seine, offre une sorte de cadeau d’adieu à son village. Ce cadeau est une nouvelle halle pour le marché. Cette idée qu’il aurait eu en se promenant sur les ChampsElysées démontre sa capacité d’initiative. On peut dire que « Mr le maire » a eu l’œil aiguisé car lorsqu’il a repéré ce style de halle en fer forgé, il a immédiatement pensé qu’elle plairait aux villennois. Il semble avoir

(Photo J2R)

vu juste. « En 25 ans de mandat, c’est la première fois qu’un ouvrage ne souffre d’aucune critique », dit-il (rapporté par Le Courrier des Yvelines). Cette structure permet le renouveau d’un lieu de rassemblement très important dans la vie du village, qu’est le marché. Cela participe à l’attrait de cette place commerciale où l’on vient aussi bien pour acheter que pour discuter. De plus elle permettra d’accueillir d’autres évènements comme des expositions artistiques. Malgré son coût de 140.000 €, le maire avait annoncé que la dette du village devrait être en 2014 au niveau de 1989 (le fait que la Région paye près de la moitié du montant de la halle, soit 60.000 € contribue à amoindrir les coûts pour le village). Un bilan conséquent Le maire s’est donc arrangé pour que son futur successeur ne soit pas handicapé www.journal-deux-rives.com

dans son action par son bilan financier… quel prince. Pourtant il sera difficile pour celui ou celle qui lui succèdera de ne pas être affublé de l’ombre du bilan de M. Gourdon. Au service de ses concitoyens depuis un quart de siècle, Mr Gourdon a permis d’embellir le village et de le développer que ce soit grâce à la construction de la bibliothèque, du skatepark, de la maison de l’enfance, du mur d’escalade ou encore l’agrandissement de hôtel de ville. Avec l’agrandissement de la bibliothèque et la construction de la tour de Beaulieu, celui qui a choisi le 9 janvier de « vivre [ses] passions » laisse derrière lui un village rayonnant qui a su conserver son intimité tout en développant des infrastructures dignes d’une grande ville. Voilà la marque de François Gourdon, le maire bâtisseur. r 19


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Révélations

Harcèlement à tous les étages Suicides, stress chronique, harcèlement moral ou sexuel, syndrome d’épuisement, absentéisme… Les manifestations des « risques psychosociaux » sont nombreuses. Le Conseil économique, social et environnemental s'en offusque. Le J2R a enquêté sur ce phénomène au sein même de Triel-sur-Seine. Le contexte économique et social « n’a fait qu’amplifier » les risques psychosociaux (RPS), que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public. Le Cese, qui a rédigé un avis présenté à la presse le 14 mai dont le J2R, appelle le Gouvernement à « placer la prévention des risques psychosociaux parmi les priorités de son action ». Mme Clémence (1), membre de la police municipale de Triel-sur-Seine, ne devrait pas être mécontente de cette demande. En effet, une enquête du J2R amène à penser qu’elle a été victime de harcèlement et de préjudices moraux et financiers par M. F....., un Destinations à risques... psychosociaux. (Montage J2R) des responsables de la police municipale et M. S., haut-fonctionnaire de la mai- d’administration et de technicité) ». Des phrases nes…), accusations de vol ou encore notarie de Triel-sur-Seine. Le maire, Joël Mancel, dures et incompréhensibles. A noter que sa tion arbitraire… Cet harcèlement qui a touporte une responsabilité politique dans cet prime a, elle, bien été supprimée comme le ché Clémence et son collègue Lucas(2) aurait montrent ses bulletins de paie. Pour quelles une origine raciste. Elle est martiniquaise et harcèlement. raisons quitterait-elle la police municipale son coéquipier est turc. Elle aurait, de plus, Une triste affaire de Triel ? Quelle faute grave a-t-elle bien pu reçu plusieurs piques du fait de ses origines : L'affaire date de 2011. Cette année-là, commettre pour ainsi discréditer sa « valeur « On ne comprend pas pourquoi vous n’êtes pas resle maire de Triel se félicitait d’une « baisse professionnelle » ? tés en Martinique ». Selon Clémence, il y aurait de 17,09% de la délinquance en 2010 » (édito Statistiques, rapports, témoignages… donc une discrimination raciale au sein de mars-avril 2011). Il congratulait « la réorga- Tout semble indiquer que Clémence est une la police municipale de Triel. Et ceci depuis nisation de la police municipale, maintenant plus employée modèle et qui fait bien ce qu’on que M. F..... est arrivé dans la police muniproche de la population ». Derrière ces beaux lui demande : « prévention et surveillance du bon cipale en 2009. chiffres se cachait une affaire plus sordide ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la saluMalgré la force et le courage qu’il a fallu de menace, diffamation et harcèlement. brité publique ». pour amorcer un mouvement de contestaLes reproches du haut-fonctionnai- tion, le maire est resté de marbre. Il a même Clémence, brigadier, s’est faite convoquée par le Directeur général des services le re de la mairie vont de pair avec M. F.... refusé d’entendre personnellement 4 agents 17/04/2011 et l’entretien s’est révélé plutôt de la police municipale qui dénonce des municipaux sous le prétexte que « votre statut choquant. Dans un rapport que nous avons « problèmes de comportement ». Ce même hom- de fonctionnaire ne vous autorise pas à vous sousconsulté, Mme Clémence cite M. S.: « On me qui semble ne lui porter aucun respect. traire à la voie hiérarchique pour faire part de vos vous demande tout simplement de demander votre Tutoiement, sobriquets (« Clem’ »), remise remarques. Votre premier devoir est celui du respect mutation » ; « On souhaite se séparer de vous » ; en doute perpétuelle du travail de ses agents, que vous devez à Monsieur F..... dans l’exercice « on va vous POURRIR la vie » ; « on va vous véritable harcèlement (contrôle du méde- de vos fonctions » dans une lettre le 31 mars supprimer 50% de votre indemnité spéciale de la cin pour une absence de 4 jours alors que 2011. Le 25 novembre, lors du Conseil de fonction et on vous supprime votre IAT (indemnité d’autres ont été absents 1 mois, 3 semai- discipline paritaire des Yvelines (composé 20

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Révélations

La PM de Triel cache de véritables surprises pour le commun des mortels.

de trois maires et syndicalistes), Clémence a écopé de quinze jours de mise à pied dont sept avec sursis. Après un long congé maladie, la policière Clémence est revenue dans la police en 2013 mais ne touche toujours pas sa prime dépossédée par le fonctionnaire de la mairie, M. S.... Peut-être subit-elle encore aujourd’hui ce genre de harcèlement malgré le silence de la mairie et de la police de nos jours. M. S...., qui a été contacté par nos soins, nous a signalé que l’affaire était pour lui « classée ». Pourtant, lorsque nous avons rétorqué que Mme Clémence ne recevait toujours pas sa prime, l'important fonctionnaire de Trielsur-Seine n’a pas souhaité répondre et a mis brutalement fin à la discussion. Bien que la couverture médiatique de ce type de cas soit moindre, les risques psychosociaux n’ont pas disparu pour autant. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est donc emparé du sujet et, après une enquête de 6 mois, a sorti son rapport sur la prévention des risques psychosociaux (RPS). La réaction du CESE face aux RPS Cinq grands principes d’action ont été énoncés par Mme Sylvie Brunet, rapporteure du projet, pour que ce genre de mésaventure n’arrive plus. Car en plus de provoquer chez l’employé un mal-être qui peut aboutir à certaines extrémités plus ou moins dramatiques, le stress au travail et les risques psychosociaux ont un coût. Selon l’INRS, le coût du stress reviendrait de 2 à 3 milliards d’euros par an. L’impact du stress sur la compétitivité est donc « largement sous-es-

(Photo J2R)

timé ». Voici quelques recommandations et principes énoncés par le rapport de la CESE que la mairie de Triel et ses services devraient suivre : • Intégrer la santé comme une composante de la stratégie globale de l’employeur. Le bien-être au travail améliore la productivité et ne devrait pas rester au second plan. Enfin, la promotion d’un dialogue social autour de la santé et le bien-être au travail devrait être une priorité (ce qui ne semble pas être le cas pour la mairie de Triel et sa police). • Réactiver le droit d’expression des salariés est une composante importante de la prévention des RPS malgré ce que pense Joël Mancel qui préconise le pur et dur respect de la hiérarchie (le chef a toujours raison). Les entreprises et la fonction publique doivent comprendre que le bilan social, le bien-être au travail a un énorme impact sur les performances sociales. • Faciliter le recours à la procédure de médiation tant pour les salariés que pour les demandeurs d’emplois. La médiation entre Clémence et MM. Mancel, F..... ou S..... a été inexistante. On imagine que l’affaire aurait pu tourner tout autrement si une procédure comme celle-là existait. • Elaborer et mettre en œuvre pour chaque employeur public un plan d’évaluation et de prévention des risques psychosociaux (RPS) et élargir le droit à la protection fonctionnelle aux faits de harcèlement. • Améliorer la détection et la prise en charge des victimes. Ces pistes à suivre ne sont que quelques www.journal-deux-rives.com

unes sur les nombreuses qu’ont proposées la rapporteure Sylvie Brunet et son équipe. La séance plénière et d’autres informations sont disponibles sur le site du CESE : http://www.lecese.fr/content/seance-du14-mai-2013-la-prevention-des-risques-psychosociaux On peut se demander combien de temps mettront ces recommandations à être appliquées lorsque des instances publiques comme la mairie et la police municipale semblent gangrenées par des accusations plus que douteuses de harcèlement moral, de diffamation ou de non réaction face à des plaintes graves et sérieuses. Faut-il que, comme France Télécom, la mairie de Triel attende de détruire un certain nombres de carrières (et de vies) pour agir et construire un plan pour prévenir les risques psychosociaux (RPS) et assurer le bien-être de ses employés ? r SÉRIEUX (1) Le nom a été changé pour soucis de confidentialité. (2) Voir (1) .

M.S., l'énigmatique fonctionnaire de Triel. (J2R)

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Crise Immobilière

Les Yvelinois n'osent plus acheter Comme chaque trimestre, la chambre des notaires de Paris organise une conférence de presse pour informer la population du cours et des ventes de l’immobilier en Ilede-France. Focus sur la situation en Yvelines… « Pas grand-chose à dire pour ce 1er trimestre 2013, si ce n’est qu’il varie des autres ». L’air moribond, c’est par cette phrase que Christian Bénasse, président de la chambre des notaires, nous a accueilli. Le volume des ventes

baisse toujours…

C’est le constat principal. Les franciliens n’achètent plus. La crise qui entretient la précarité et la peur d’un effondrement des banques ainsi que le marché immobilier fait que les habitants d’Ile-de-France achètent moins. En Yvelines, par rapport au 1er trimestre 2012, les ventes des appartements anciens ont baissé de 18% ! Les appartements neufs entretiennent une baisse de 21% et les maisons anciennes une baisse de 11%.... Les ventes immobilières ne sont pas en grande forme. La logique voudrait alors que les prix suivent et baissent. Mais pourtant…

Le prix de l’immobilier se stabilise « Les trimestres se suivent et se ressemblent ! ». L’effondrement des ventes ne s’accompagne toujours pas d’une baisse flagrante des prix. Depuis 2012, en Yvelines, le prix du m² des appartements anciens n’a baissé que d’1,3% ce qui équivaut en 2013 à un prix de 3850€ le m². Même constat pour les maisons anciennes qui enregistrent une baisse de 2,2% du prix médian par commune. Le prix médian d’une maison ancienne dans les Yvelines est donc de 364 900€. Le département 78 a tout de même une particularité. Selon les communes, le prix des maisons anciennes a réalisé un grand écart. Ainsi, le prix médian d’une maison de Chatou est de 720 500€ (soit une hausse de 16%) alors qu’à Houilles, le prix médian est de 319 800€ (soit ici une baisse de 17,7%). Si vous voulez emménager, ne le faites pas en été ! 22

La confiance n'est plus au rendez-vous dans le marché immobilier yvelinois.

C’est ce que préconise en tout cas les notaires grâce à l’apparition dans leur rapport d’une certaine statistique : la CVS (corrigé de variation saisonnière). En effet, les prix de l’immobilier augmentent en fonction de la saison. L’été est propice à la hausse des prix et pour cause, c’est le moment que la plupart des français choisissent pour déménager ou emménager. On a plus de temps, la rentrée scolaire fait de ce déménagement pendant les vacances souvent un impératif, etc… www.journal-deux-rives.com

(Photo DR)

Il existe une décorrélation évidente concernant l’immobilier en Ile-de-France. Les prix résistent malgré l’effondrement des ventes. Le marché est bloqué, il est tout sauf fluide. Les acheteurs attendent avant d’acheter ou même de louer. Espérons que Cécile Duflot, ministre du logement, s’active rapidement pour percer cette bulle immobilière en Ile-de-France. r Guillaume Galpin


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Astrium

La nuit du record pour Ariane Dans la nuit du mercredi 5 juin 2013, la fusée européenne Ariane 5 a battu son record de capacité en permettant la mise en orbite de l’ATV « Albert Einstein ». Cet exploit, retransmis par satellite, s’est réalisé sous les yeux de plus de 850 personnes réunies pour l’occasion au site d’intégration d’Astrium aux Mureaux. Accueillis par Hugues Emont, directeur du site des Mureaux d’EADS Astrium, les visiteurs exceptionnels du centre d’intégration de la fusée Ariane 5 ont assisté, sur grand écran, au 55e succès de cette dernière. Ce lancement est plus qu’un succès ! C’est un record ! Un nouveau record Effectivement, le mercredi 6 juin 2013 à 23h52, Ariane 5 ES a décollé, de Kourou en Guyane, pour placer l’ATV-4 (Automated Transfer Vehicle) « Albert Einstein » sur sa route vers la Station spatiale Internationale (ISS). Ce « cargo de l’espace » a une masse totale d’environ 20,2 tonnes. C’est la plus lourde charge utile jamais injectée en orbite par un lanceur Ariane. L’ATV est également le véhicule spatial polyvalent le plus évolué jamais conçu et fabriqué en Europe, avec la mission de s’arrimer automatiquement à l’ISS à 28 000 km/h, avec une précision de moins de 10 cm, le 15 juin. (Voir encadré) Parmi le public, constitué par les familles et amis des nombreuses petites mains ayant usinées le lanceur, se trouvaient le sous-préfet Philippe Portale,

ainsi qu’Hervé Gilibert, le Chief Technical Officer and Chief Quality Officer d’Astrium. Habituellement, lors des 50 derniers lancements, il y assistait à Kourou. Ce soir, il était présent aux Mureaux mais en liaison permanente avec le centre de Guyane, assurant ainsi la même supervision. De plus, comme il l’a précisé lui-même, il a toute confiance en son équipe et en son prédécesseur présent en Guyane. Le lancement de la fusée Ariane 5 est pour lui moins compliqué, en raison de la profonde connaissance du lanceur après 54 missions réussites, que la mise en orbite de l’ATV. Le 5e est dernier ATV, le « George Lemaître », dont le lancement est prévu mi-2014, fait actuellement l’objet de premiers tests de recette systèmes sur le site Astrium de Brême en Allemagne. Après Astrium va se tourner vers la conception du MPCVSM, un module pouvant transporter des hommes, mais pour 2017. Les sept dernières minutes Hervé Gilibert a expliqué que le plus vital dans ce lancement est la période des sept dernières minutes. Durant ces quelques minutes, les techniciens passent le relais aux ordinateurs. C’est l’automatisation du lancement. Durant ces « sept minutes », la fusée subit des centaines de tests. Si un problème aurait survenu, le lancement aurait été annulé. Hervé Gilibet s'était préoccupé notamment de la fenêtre de lancement, habituellement d’un quart d’heure, voire plus, elle n’était que d’une seconde. Le lancement ne devait nullement être retardé. A 22 heures 52, l’écran géant a retransmis des images de Kourou jusqu’au lancement. Et à 23 heures 52, le silence s’étant installé dans l’usine depuis le décompte des sept dernières minutes, continua pendant l’ascension de la fusée Ariane vers les étoiles. Il a fallu attendre plus d’une heure pour entendre le centre de Kourou annoncer que le lancement était

une réussite. Pendant cette heure, les spectateurs ont assisté à l’élévation du lanceur, aux multiples séparations et à la mise en orbite de l’ATV-4 par image de synthèse. La conclusion de cette nuit de record est à laisser à Alain Charmeau, CEO d’Astrium Space Transportation « Ce nouveau record à l’emport démontre également que le système industriel mis en place depuis qu’Astrium est maître d’œuvre d’Ariane 5 est générateur de fiabilité et d’économies d’échelle. Un atout essentiel qu’Astrium exploite dans le développement et la fabrication d’Ariane 5 ME, comme dans les études du développement industriel d’Ariane 6, projets sur lesquels nos équipes travaillent avec acharnement ». r

L’ATV-4 « Albert Einstein » a réussi Astrium, maître d’œuvre du véhicule de transfert automatisé ATV, démontre pour la quatrième fois son aptitude à réussir des rendez-vous automatisés dans l’Espace. Des lasagnes aux expérimentations scientifiques, 6,6 tonnes de charge utile ont été emportées sur l’ISS. Plus de place pour les astronautes : l’ATV-4 constituera un module utile à part entière de la station spatiale pendant ses 5 mois de mission. Au terme d’un vol de dix jours, « Albert Einstein », le quatrième véhicule de transfert automatisé (ATV) fabriqué pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA), s’est parfaitement arrimé à la Station spatiale internationale (ISS) ce 15 juin à 16 heures 7 CEST. La manœuvre s’est déroulée à 28 000 km/h avec une précision de moins de 10 centimètres. Astrium, numéro un européen de l’industrie spatiale, assure la maîtrise d’œuvre du développement et de la fabrication de ce vaisseau-cargo. Maintenant que l’ATV est arrimé, l’opération de ravitaillement de la station peut commencer, ainsi que les manœuvres de rehausse d’orbite (« reboost ») de l’ISS. L’ATV fera également partie intégrante de l’ISS en offrant de l’espace utile supplémentaire. A mesure de son déchargement, le véhicule sera également rempli de rebuts de la station. Lors de sa rentrée contrôlée dans l’atmosphère terrestre audessus du Pacifique sud, « Albert Einstein » aura alors parcouru, au total, près de quatre millions de kilomètres.

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Nuisances Aériennes

Nuisances sonores et chimiques : « cela ne va pas mieux » Le 24 janvier 2013, l’AG du CIRENA avait décidé d’exercer auprès du Conseil d’Etat un recours en annulation contre l’arrêté ministériel du 15 novembre 2011 portant modification du dispositif de la circulation aérienne en région parisienne et aussi contre le nouvel arrêté ministériel du 5 septembre 2012 portant modification du dispositif de la circulation aérienne en région parisienne. L’audience a eu lieu le 22 mai. Décevant !

C'est un dossier lourd qui nuit à la santé de milliers d'habitants dans les Deux Rives. En avril 2012, des élus Franciliens et des Associations de Riverains de Roissy et d’Orly, dénoncent le projet gouvernemental, défendu par de faux arguments, dont résultera plus de pollution chimique dans l’atmosphère de l’agglomération parisienne, pour des gains sonores quasi inexistants et des nuisances supplémentaires pour certaines populations déjà lourdement affectées. Janvier 2013. Une campagne de mesure donne raison aux opposants au relèvement de 300 mètres de la procédure d'approche de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle qui craignaient que les villes éloignées soient plus impactées par le bruit. La routine d'une audience ordinaire sans surprise

22 mai 2013. Philippe Houbart, président du CIRENA nous communique : "L'audience au Conseil d'Etat s'est déroulée avec une salle un peu moins pleine que la dernière fois. Les responsables associatifs étaient bien là mais les élus moins, sauf la Maire d'Evecquemont [Ghislaine Sénée, Conseillère Régionale EE-LV] . Philippe Esnol [sénateur -maire de Conflans-Ste-Honorine (PS)] s'est excusé pour des raisons familiales. Arnaud Richard [député (UDI)] qui de-

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Ghislaine Sénée s'inquiète Mme Sénée, maire (EE-LV) d'Evecquemont et conseillère régionale Ile-de-France a assisté à l'audience du Conseil d'État. Elle nous a communiqué le texte suivant : « Je suis très inquiète car, ayant assisté à cette audience, il est clair que ce dossier ne sera jamais jugé sur le fond par le conseil d’Etat. Il y a un refus manifeste des pouvoirs publics à vouloir prendre en compte les impacts environnementaux désastreux de cette modification du dispositif de la circulation aérienne en région parisienne et ce, alors même que ce dispositif a été justifié par la mise en application des lois Grenelle et du traitement des nuisances sonores. Un comble ! Cela démontre que le traitement des nuisances, la lutte contre le réchauffement climatique, la qualité de l’air, l’amélioration de la qualité de vie et la santé des franciliens sont encore des sujets mineurs, moins prioritaires que les hypothétiques gains de croissance et d’attractivité supplémentaires que le trafic aérien de marchandises et de personnes pourrait engendrer. Sur ce dossier, l’Etat se trompe de priorité. Des solutions existent en terme de traitements de nuisances et de limitation de la pollution. Elles sont mises en pratique sur des aérodromes européens situés en zone dense. Il faut donc continuer à se battre et à exiger que la défense de notre environnement, de notre cadre de vie et de notre santé soit réelle. » G. S.

vait venir n'est pas venu mais a rappelé hier soir pour s'excuser. D'entrée le rapporteur public a posé son intervention sur le fait qu'il n'y avait qu'un seul arrêté mais qu'il regroupait trois trajectoires indépendantes, Roissy face à l'est, Roissy face à l'ouest et Orly face à l'est, afin de mieux préparer ses conclusions. Cette affirmation est fausse car les contrôleurs aériens ont toujours indiqué que les trois trajectoires étaient indissociables et forcément à la même hauteur pour des raisons de sécurité (notre avocate fait rapidement le nécessaire pour le souligner au Conseil d'Etat). Le rapporteur public est resté sur des arguments de forme, reprenant ceux du référé et notamment pour Roissy le vote du 12 juillet 2011 sur le projet de relèvement par une CCE irrégulière. Nos 500 pages de recours sur les arguments de fond, c'est à dire sur les nuisances sonores et chimiques ont été balayés d'un " cela va mieux " alors que nous attendons toujours le résultat d'une étude complète (avant/après) sur le sujet que la DGAC se refuse de faire et fait tout pour qu'elle ne se fasse pas. Conclusions du rapporteur public : annulation partielle du décret NKM [Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'écologie (UMP)] du 15/11/2011 concernant et seulement Roissy face à l'est. Tout est ainsi prêt pour au prochain jugement de nos recours contre l'arrêté Ganwww.journal-deux-rives.com

dil de septembre 2012, le rapporteur public puisse dire que la correction d'irrégularité de la CCE du 12 juillet 2011 étant faite, il valide l'arrêté Gandil. « Je crains que se soit le scénario cauchemar qu'ils nous préparent. La justice publique est bien malade... » N'attendons plus le Conseil d'Etat et mobilisons nos élus et la Région Ile-de-France pour exiger : - le couvre-feu à Roissy comme il existe à Orly de 23 h à 7 h - le plafonnement à 500.000 mouvements à Roissy comme l'a déjà Orly à 250.000 - la mise en place généralisée des atterrissages en descente douce, moteur au ralenti et sans palier. A quoi sert le Conseil d’État ? et Comment le Conseil défend-t-il les droits des citoyens face à l’administration ? Raisonnablement institué pour défendre les citoyens face à l'Administration, ce dossier a montré depuis le début les limites de cette bonne intention et la toute puissance des experts, technocrates et institutions chargées de missions qu'elles ignores malgré les beaux discours concernant l'environnement et la santé des citoyens. Un texte a beau confirmer que dans sa fonction contentieuse « le Conseil d’État veille à préserver l’intérêt général et l’efficacité de l’action administrative, tout en protégeant au mieux les droits des citoyens », il apparaît que le mieux a ses limites... économiques. r C.s.B.


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Port de Triel

L'ultime manifestation ? « Ils n’en veulent pas ! ». Et pour cause, une nouvelle manifestation pour sauvegarder le port de plaisance est organisée le samedi 15 juin et partira de la marina. Anthony Effroy, l’organisateur du comité de soutien du port de plaisance est l’homme qui effraie la CA2RS. Il nous a parlé de son combat et de cette manifestation. « On veut faire de nous une ville poubelle !» Voici comment les manifestants prennent la décision d’implanter un port industriel à Carrières-sous-Poissy. La région est déjà une des plus polluées : incinérateur, usines de traitement de boue, déchets d’hydrocarbures et même de chlorure de vinyle (un gaz toxique). La création d’un port industriel dont l’activité principale serait apparemment le traitement des déchets n’est donc pas vraiment du goût des riverains. Si les élus se plaisent à répéter que le port de Triel est un « écoport », les riverains ne sont pas dupes. « Eco » ne veut pas dire écologique mais économique ! Les politiques se bornent à rabâcher que le traitement des déchets sera seulement le traitement de déchets « inertes » du BTP et que le port est fait pour re-dynamiser cette zone économiquement parlant. Ils ne répondent à aucune interrogation de leurs détracteurs, de leur citoyens. Bref, les riverains assistent à une véritable politique de l’autruche. De plus, les récentes études

A la fin de la manif, un groupe déterminé veut faire plier Ports de Paris afin de leur faire ac(Photo J2R) cepter le principe d'un «port partagé entre l'activité industrielle et la plaisance».

économiques montrent que l’intérêt financier est en réalité très faible. « Et pourquoi donc créer un port industriel à côté du projet d’un parc naturel qui est celui du peuple de l’herbe ? » , se demande le défenseur de la Marina, M. Effroy. La proximité entre deux projets si éloignés semble inconcevable. L’aménagement du territoire manquerait cruellement de cohérence et dégraderait fortement ce nouveau parc.

« C’est tout le quartier qui subirait les nuisances du port et au-delà ! » Ce n’est pas moins de 2000 personnes qui habitent ce quartier et souffriraient de la création de ce port industriel. Mais le traitement des déchets au port requiert une certaine circulation sur la Seine qui aurait un impact aussi important sur les populations plus éloignées de Saint-Louis. La volonté apparente qu’ont les élus à finaliser ce projet sans pour autant Une centaine de manifestants ont foulé le pavé le 15 juin. que les habitants (Photo J2R) aient conscienwww.journal-deux-rives.com

ce de sa finalité a donc poussé M. Effroy et le comité de soutien au port de plaisance à manifester une nouvelle fois le samedi 15 juin 2013. « Nous, nous attendons » Ce serait deux fois plus que la dernière manifestation organisée le 13 avril qui avait déjà réussi l’exploit de réunir 200 personnes ! M. Effroy a aujourd’hui consolidé son réseau et l’a organisé. Il connaît les associations et a prouvé sa valeur. Le comité de soutien a aussi changé d’angle pour organiser la manifestation. Alors que celle du 13 avril avait été réalisée à la hâte, celle du 15 juin est en préparation depuis déjà un bout de temps. Cette marche contre le port de Triel se clôtura par un barbecue, l’après-midi. Le combat militant n'est pas incompatible avec un repas « à la bonne franquette ». Une manifestation politique puis culturelle et festive, c’est peut-être en effet la clé pour une manifestation réussie… Les récentes études économiques prouvant le faible taux de rentabilité du port de Triel et la pression de l’opinion publique face aux élections municipales de 2014 laissent bon espoir au comité de soutien que ce projet sera bientôt abandonné… Le succès annoncé ou non de la manifestation du 15 juin en décidera ! r -G.G.

du monde

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fiscalité

Le pouvoir d'imposer

Margaret Tatcher, décédée en 2014, connue comme «la Dame de fer» a été un des porfendeurs du levier fiscal au niveau mondial. (DR)

Les collectivités sont exsangues, nous-dit-on ! Partout, en Espagne, en passant par les Etats-Unis et bien sûr la France, les finances sont au rouge. Mais a-t-on tout dit sur les impôts locaux et sur les finances locales ? Selon Anne Michel dans un article dans le Monde de février 2012(1), il manquerait dix millions d'euros de crédits pour le secteur des collectivités locales françaises sur un besoin de financement global de 22 milliards (18 ME pour les collectivités et 4 ME pour les hôpitaux). Dans l'attente de la création, en 2013, d'une nouvelle banque du secteur local, copilotée par la CDC et La Banque postale, le marché est bloqué. A eux deux, le Crédit agricole et BPCE ne pourront pas fournir plus de 6,5 milliards, le reste du marché se répartissant entre la future banque des collectivités, la CDC, la Société générale (de façon marginale) et les banques étrangères. Pour Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de la commission des finances de l'Association des maires de France (AMF), l'Etat doit agir, notamment en ouvrant de 26

nouveaux prêts d'urgence par la CDC. « Il y a des investissements importants difficilement différables, de long terme ou adossés à des subventions, dit M. Laurent. L'Etat, obnubilé par la dette, doit soutenir la dépense publique lorsqu'elle finance l'investissement. » Mise à plat du financement public La récente annonce d'une mise à plat du financement du canal Seine-Nord et des lignes TGV surprend les élus et annonce une période de vaches maigres... non seulement en France mais partout dans un monde occidental où prédomine le dogme néo-libéral (pas d'impôts, le problème c'est l'Etat, la compétitivité... etc.). Outre-atlantique, deux communes américaines de Californie viennent de déclarer forfait - le terme faillite ne correspond pas - à leurs dettes. Simplement car en fin de compte, l'Etat et ses contribuables apureraient les comptes. Même la ville de New York, déficitaire comme jamais en 1975, avait été sauvée... par un fond ad hoc de l'époque. En 2012 et toujours aux Etats-Unis, c'est la crise immobilière qui a affecté les caisses publiques en raison du fort déclin des droits de mutation. En clair, c'est le cas aussi de l'Espagne : les régions « autonomes » de Catalogne et d'Andalousie sont aussi obligées de www.journal-deux-rives.com

demander de l'aide à l'Europe en passant par l'Etat espagnol. Elles ont vécu à crédit pour lancer des projets pharaoniques qui n'étaient pas viables dans un contexte d'économie surchauffée par la spéculation immobilière et les acolytes de Karviel. Éviter le débat interminable entre le capital et le travail

Comment financer l'investissement public dans une conjoncture dégradée, voire dans une des pires crises depuis les années 30 ? La solution n'est pas si simple car les nantis tiennent à garder leurs avantages. D'abord, l'immense majorité de propriétaires fonciers et immobiliers ont bénéficié d'un large éventail d'aides à la personne (prêts au primo accèdent et prêts à taux zéro côté demande) et d'autres incitations (ou « niches fiscales » comme le Scellier, côté offre) dans un contexte spéculatif des années 80 et avant la crise de 2007. Une corrélation a été établie entre ces bénéficiaires et la majorité des seniors (issus de la génération baby-boom et des 30 glorieuses) : les « vieux » sont devenus la « classe possédente » pour reprendre la terminologie marxiste. Ainsi, des jeunes retraités avec un excellent pouvoir d'achat dépassent la moyenne française en richesse immobilière et surtout ce déséquilibre met en péril la solidarité trans-générationnelle


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JUIN-JUILLET 2013

fiscalité

depuis l'après-guerre. En outre, ces seniors possèdent souvent des maisons secondaires et un portefeuille financier bien garni... La génération de « happy few » a fait des affaires et engendré une plus-value dans le foncier et l'immobilier. L'annonce faite récemment par le gouvernement de raccourcir la durée afin d'être exempte de la taxe sur la valeur ajoutée immobilière confirme la prédominance de ce lobby. Mais, cette « solution » n'est pas bonne à long terme. Il faut revenir à un des fondamentaux, la propriété foncière. Pourquoi ne pas mettre en oeuvre une imposition qui éviterait des débats interminables entre l'imposition du capital et celle du travail. Il s'agit de l'impôt unique sur la propriété foncière et immobilière à sa juste valeur ! Le théoricien de cette imposition au 19e siècle, Henry George, qui avait profité des gains de la plus-value pendant la période de l'expansion de la ligne ferroviaire aux EtatsUnis connaissait le sujet du fond en comble : il a spéculé et les améliorations des grands travaux publics ont largement produit des plusvalues immobilières et foncières. La réforme sur la contribution économique territoriale et sa contribution foncière pour les entreprises a démontré que techniquement ce type de ré-

forme est possible dans le cas hexagonal. Sans parler d'un impôt prohibitif, il s'agit de mettre à jour les vraies valeurs cadastrales, en phase avec le marché actuel. Depuis 1975, les différents gouvernements successifs n'ont pas voulu heurter les « propriétaires-contribuables-citoyens ». Et par conséquent, les valeurs cadastrales ne bougent qu'à la marge. L'immobilier, par définition, ne bouge pas et peut être quantifiable et repérable. Une autre avantage serait de réduire la thésaurisation (l'acte d'accaparer les biens fonciers et immobiliers) et d'économiser le sol agricole. Avantages d'une imposition sur la propriété

Depuis la victoire idéologique des monétaristes et les orthodoxes de l'école de Chicago, le concept de la taxation a perdu du terrain et des partisans. Cela dit, depuis des temps immémoriaux, les communes et les villes s'étaient agrandies, il y avait toujours une sorte d'imposition quelque soit le régime politique : le philosophe Toqueville parla de la taille, de la corvée avant la Révolution française. Parfois, la taxation était arbitraire... et a fomenté des rébellions... ici même en France. Sans arriver à ces extrêmes, la vraie ques-

tion est de savoir comment « l'élu-décideur » à un échelon local peut faire passer la pilule de l'urgence de taxer les biens fonciers et immobiliers. Depuis les années 80, les services d'assainissement de l'eau sont dans un régime de sous-investissement car personne ne veut assumer le pouvoir de taxer... Les équipements publics telle une crèche ou une école nécessitent de lourds investissements publics. Ce n'est plus possible de faire porter d'une manière sournoise ces frais aux acquéreurs finaux de l'immobilier car cela biaise le fonctionnement du marché et cela induit à des pratiques opaques dans l'urbanisme dans un contexte de spéculation perpétuelle. L'élu-décideur devrait faire preuve de pédagogie pour faire comprendre que les avantages d'une taxation sont visibles pour tel ou tel services à la population. Sinon, l'incompréhension resterait de mise entre le citoyen et l'élu-décideur. r R.A

(1) "Financement des collectivités locales : la panne sèche" (Le Monde site internet en date du 07 février 2012) Lien : http://www.lemonde.fr/crise-financiere/

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Christopher DUfOURNy 06.95.42.33.48 christopher.dufourny@safti.fr http://www.safti.fr/agents/fiche/32871-Christopher_DUFOURNY.html Conseiller indépendant du réseau SAFTI, immatriculé au RSAC de versailles N°790 572 960 et agissant pour le compte de l’agence immobilière SAFTI (523 964 328 RCS Toulouse – Carte professionnelle N°T2105 – Caisse de garantie financière : CEGC)

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Dossiers

Enquête

Le prix du pain Dans une récente enquête de terrain, l'association des consommateurs, UFC Que choisir, a démontré le contraste du prix de la baguette ici dans les Deux Rives. Nous reproduisons ici leur enquête... Comme l'UFC Que choisir le dit dans son bulletin n° 118, mai 2013 : Que tous les enquêteurs soient vivement remerciés pour leur participation. Le pain, notamment sous la forme « Baguette », est un élément important de notre alimentation, que la plupart des Français consomment tous les jours et qui de ce fait finit par représenter une part non négligeable dans un budget familial annuel. C’est pourquoi, dans cette première enquête « Boulangeries », nous avons cherché à établir des comparaisons de prix entre les communes du Val-de Seine (de notre secteur) pour la baguette standard et les qualités « tradition » et « supérieure ». Nous y avons ajouté une étude de prix pour les principales viennoiseries (pain au chocolat et croissant) ainsi que l’observation de paramètres sur l’hygiène et l’affichage des prix. Échantillon de 14 villes Les communes : nous avons délibérément, pour cette enquête, sélectionné des communes-tests en attendant d’adapter notre questionnaire et de couvrir l’ensemble de nos agglomérations dans une nouvelle enquête plus complète à paraître dans l’année. L’étude portant sur 14 d’entre elles est assez significative, tout en n’étant pas exhaustive ; elle concerne Achères (4 boulangeries), Andrésy(4), Bouafle (1), Ecquevilly (1), Flins (1), Maurecourt (1), Meulan (4), Oinville-sur-Moncient (1), Orgeval (2), Poissy (12), Triel (3), Vaux (2), Verneuil (2) et Vernouillet (1). Ce choix est néanmoins resté tributaire de la disponibilité des enquêteurs bénévoles d'UFC Que choisir. 1. La baguette ordinaire : de façon nette, il y a les communes à 0,90 € et celles à 0,95 € avec peu d’extrêmes (0,85 € et 1,00 €). Cela reflète-t-il le niveau de vie de la commune ou la qualité du pain délivré ? 28

2. La baguette Tradition : les prix varient à l’intérieur d’une même commune entre 1,10 € et 1,20 € avec des extrêmes à 1,00 € et 1,30 €. Les rares explications données à ce sujet font état, soit de farines différentes, soit d’un travail spécifique : avec plus d’interventions manuelles et des temps de repos de la pâte plus longs sans que l’on puisse établir véritablement un classement à ce sujet. Il y a aussi des différences de poids d’une boulangerie à l’autre pour une même appellation, (c’est le cas entre les villes de Flins, Ecquevilly, Meulan). Ainsi, par exemple, sur Meulan une boulangerie était considérée comme bonne mais chère compte-tenu de l’affichage du prix unitaire. 3. Notre enquêtrice a fait l’effort d’acheter les produits dans toutes les boulangeries et de les peser. Cette boulangerie était la seule à respecter le poids standard des baguettes (250 g le plus courant), recommandé mais libre et non obligatoire. Cette notion de différence de poids s’applique d’ailleurs à tous les types de baguettes. 4. La baguette similaire correspond à la qualité supérieure autre que Tradition. On peut se demander si, dans certains cas (à 0,90 €), il ne s’agit pas d’une baguette ordinaire bien que présentée comme baguette « qualité supérieure »… En résumé concernant ces différentes baguettes, il est difficile d’obtenir des informations fiables et complètes concernant leur spécificité. Dans bon nombre de cas les personnes interrogées ne savent pas ou ne souhaitent pas donner de détail sur la qualité et l’origine de la farine employée, le travail de la pâte. Signalons toutefois des magasins qui n’ont pas hésité à nous renseigner parfaitement sur tous ces éléments (« Les Pains de la forêt » et « la Huche à pain » à Achères, « Graines de Mitron » et Descamps à Meulan, Boillon à Triel, Ecquevilly et Flins). 1. Croissant ordinaire : les prix varient de 20 %, ce qui est beaucoup. Nous avons ajouté une colonne croissant au beurre pour les enseignes qui affichent ce seul produit. Cependant, la distinction entre croissant ordinaire et croissant au beurre reste problématique. Certains disent ne faire que des produits au beurre, d’autres…. ne le disent pas ! 2. Pain au chocolat : les prix sont variables de 1,00 € à 1,20 €. Concernant ces deux précédents articles, www.journal-deux-rives.com

nous aurions aimé savoir si le produit est réellement « fabriqué sur place ». Il est quasiment impossible d’avoir l’information. Si l’on se réfère à à une enquête de la revue nationale Que Choisir (N° 503 de mai 2012), d'après la Fédération des entreprises de boulangeries et de pâtisseries industrielles : « On peut néanmoins estimer ... qu'une viennoiserie sur deux n'est pas fabriquée par l'artisan ». Les artisans qui assurent leur production (y compris la pâte) auraient tout intérêt à le signaler. 3. L’hygiène : le mauvais classement assez général peut surprendre. Nous avons simplement appliqué les normes recommandées. Nous savons très bien que dans une petite boutique c’est la même personne qui manipule la monnaie et les articles eux-mêmes. Ceci étant, dans certains magasins des gants, des pinces, des papiers sont utilisés pour éviter de souiller les denrées alimentaires, en sachant toutefois que les risques de pollution alimentaire sont limités. Citons, à titre d’exemple: « Les Charvaux » à Andrésy, « Au Pain d’Autrefois », Boillon et « les Châtelaines » à Triel. Flins emploie plus de personnel en cas d'affluence : d'où le 0/1 selon les circonstances, hygiène respectée s'il y a du monde car une personne est dédiée à la caisse. Il semble utile de le préciser. 4. Affichage des tarifs : le respect ou non de l’affichage correspond à 3 niveaux d’information : (voir notes de 0 à 2 sur le tableau). L’affichage est souvent déficient, soit mal disposé soit incomplet et fréquemment difficile à déchiffrer. En dehors même de l’aspect règlementaire des prix, nous aurions aimé voir apparaître clairement, le poids des articles, le prix au kg, la fabrication locale (et non simplement la cuisson d’une pâte préparée ailleurs) etc. r En conclusion, ce nouveau type d’enquête locale donne, dans notre secteur, une idée de la prestation et des prix des boulangeries traditionnelles. Des améliorations apparaissent comme indispensables. Notre objectif est l’information la plus complète possible du consommateur sans esprit polémique et avec, si possible, la collaboration des artisans boulangers euxmêmes. Ceux-ci ont tout intérêt à se distinguer des productions industrielles et à assurer une réelle transparence sur les produits utilisés et le travail fourni localement. Sur tous ces sujets, d’une manière générale, l’affichage a clairement besoin d’être perfectionné. Ce travail d’investigation sera poursuivi par notre Association.


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Enquête

ENQUETE BOULANGERIES/PATISSERIES - AVRIL 2013 - UFC-QUE CHOISIR VAL-DE-SEINE Commune

Magasin

Baguette ordinaire

Baguette dition 1,10 €

Achères

La Huche à pain

0,90 €

Achères

Aux délices d'Achères

0,90 €

Achères

SAS les pains de la Forêt

0,90 €

1,05 € 1,10 €

tra-

Baguette similaire

Croissant ordinaire

Croissant beurre

au

Pain au chocolat

Hygiène

Affichage tarifs

0,80 €

1,00 €

0

2

1,10 €

0,90 €

1,05 €

0

2

1,05 €

0

2

Achères

La Délicieuse

0,90 €

0,80 €

1,00 €

0

1

Andrésy

Boulangerie des Charvaux

0,85 €

1,05 €

0,85 €

0,95 €

1

2

Andrésy

Boulangerie Centre

du

0,90 €

1,05 €

0,95 €

1,00 €

0

1

Andrésy

Au plaisir de la Tradition

0,90 €

1,10 €

0,90 €

1,00 €

0

1

Andrésy

Boulangerie de la Gare

0,90 €

1,05 €

1,00 €

1,10 €

0

2

Bouafle

Boulangerie Bouafle

de

0,85 €

0,95 €

0

2

1,10 €

0,80 € 0,70 €

Ecquevilly

Dubois

0,85 €

1,15 €

Flins

Boulangerie Château

Du

0,90 €

1,10 €

Maurecourt

Mongreville Fils

&

0,90 €

Meulan-en-Yvelines

Graines de Mitrons

0,90 €

0,95 € 1,10 €

1,10 €

0,90 €

0,90 €

Meulan-en-Yvelines

Ferry

0,90 €

1,10 €

0,95 €

Meulan-en-Yvelines

Descamps

0,90 €

1,10 €

1,10 €

1,00 €

0,90 €

0,95 €

0/1

1

1,00 €

0/1

2

1,05 €

0

1

1,10 €

0

2

1,00 €

1,10 €

0

2

0,95 €

1,10 €

0

2

Meulan-en-Yvelines

Guyan

0,90 €

1,10 €

1,10 €

1,00 €

1,10 €

0

2

Oinville/Montcient

Baguette En un éclair

0,90 €

1,15 €

1,20 €

0,90 €

1,05 €

0

1

Orgeval

Florent & Laurence

1,00 €

1,40 €

1,00 €

1,20 €

0

2

1,00 €

1,10 €

0

1

0,95 €

1,15 €

0

1

1,10 €

0

2

Orgeval

Brioche d'Antan

0,95 €

1,00 €

Poissy

Au Soleil

0,95 €

1,15 €

1,15 €

Poissy

Ateliers Gourmets

0,90 €

1,10 €

1,05 €

des

Poissy

Maison Pottier

Poissy

Le grenier Pains

Poissy

L'Amandine

Poissy

Rétrodor

à

0,95 €

1,15 €

1,15 €

0

0

0,95 €

1,00 €

1,10 €

0

1

0,95 €

1,15 €

0,95 € 0,85 €

Poissy

Au Père Pétrin

0,92 €

1,15 €

Poissy

La Griotine

0,90 €

1,15 €

Poissy

Boccador

0,90 €

1,10 €

Poissy

Saladepain

0,95 €

1,10 €

1,12 €

0,95 €

1,15 €

0

2

1,10 €

0

1

0,85 €

1,10 €

0

2

1,00 €

1,05 €

0

1

0,80 € 1,00 €

1,00 €

0

2

1,10 €

0/1

1

Poissy

Mille Pâtes

1,00 €

1,30 €

1,00 €

0

0

Poissy

Les Douceurs d'Emma

0,90 €

1,15 €

0,90 €

1,10 €

0

0

Triel-sur-Seine

Au Pain d'Autrefois

0,95 €

1,20 €

0,95 €

1,05 €

1

2

Triel-sur-Seine

Boillon

0,95 €

1,20 €

Triel-sur-Seine

Les Châtelaines

0,95 €

1,20 €

0,95 €

1,00 €

1,10 €

1

2

1,00 €

1,05 €

1

1 0

Vaux-sur-Seine

Boutin

0,95 €

1,15 €

1,20 €

0,90 €

1,05 €

0

Vaux-sur-Seine

Durieu

0,95 €

1,10 €

1,00 €

0,95 €

1,00 €

0

2

Verneuil-sur-Seine

La Délicieuse

0,90 €

1,15 €

0,90 €

1,10 €

0

1

Verneuil-sur-Seine

Au fin Gourmet

0,90 €

1,10 €

0,90 €

1,10 €

0

2

Vernouillet CC VDS

Tendres Epis

0,90 €

1,10 €

0,95 €

1,10 €

0

1

Source : Bulletin UFC Que choisir, n° 118, mai 2013

www.journal-deux-rives.com

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LE JOURNAL DES

SPORTS

JUIN-JUILLET 2013

Football

Coupe des Yvelines : Verneuil s'incline avec panache

Debouts de gauche à droite: Yannick Ernault, Kemal Tabbech, Tanguy Boucherie, Thomas Ernault, Samy Rivière, Ludovic Ozier, Mathieu Raboteur, Grégory Mignaton (entraîneur) - Accroupis de gauche à droite: Camille Angel, Fatih Liman, Virgil Nevé, Matthieu Billot. (Photo J2R)

Chatou a vaincu cette fois-ci sur la plaine de Chanteloup par une nette victoire (4-2) contre l'Entente Verneuil le dimanche 16 juin. Cela dit, Verneuil est passé près de l'exploit car l'équipe des Deux Rives a mené largement son rival sur le plan technique et sur le score (20) pendant 30 minutes de la première mi-temps.

En tout état de cause, c'était une journée digne pour le football (une température de 20°C et un soleil de printemps) où des buts ont agrémenté le spectacle au cours de la journée : avant le match Verneuil-Chatou, on a vu des joueurs crier, pleurer, gagner et évidemment perdre dans quelques matches au cours de la journée sportive. Dans une finale quelque soit le niveau, tout peut arriver et le match n'est fini jusqu'au sifflet final. Le dimanche 16 juin, devant 500 30

personnes, l'Entente Verneuil avec un maillot noir-blanc a rencontré Chatou en jaune pour une place au zenith dans le paysage du football yvelinois. Même avant le match, la tension était latente : le capitaine du Chatou, Pedro Peixoto craignait les co-équipiers de Virgil Nevé de Verneuil car « Chatou avait perdu une finale l'année dernière » et cela pourrait se reproduire. Les aficionados de Verneuil étaient là pour « leur équipe de coeur ». C'était un jour historique pour les Vernoliens « pouvoir grimper et réussir sa finale ». On a vu des Triellois, des Orgevalais, des Vernolitains et bien sur des Vernoliens. Si l'on ajoute les Chantelouvais, c'était vraiment une équipe encouragée par les habitants des Deux Rives qui se sont donné rendez-vous pour voir des buts et à la fin « un trophée ». Début tonitruant pour les Vernoliens Indiscutablement, le début du match était favorable à l'Entente Vernolienne, le regroupement des Portugais de Verneuil et l'US Verneuil. Après une période de 5 minutes d'observation qui parfois rimait avec une fébrilité dans les deux équipes, les Vernoliens faisaient jeu égal aux joueurs d'AS Chatou. A la minute www.journal-deux-rives.com

8', une belle construction offensive de Verneuil a failli surprendre le gardien de Chatou. Idem à la dixième minute et heureusement que le gardien de Chatou est sorti pour défendre sa cage vis-à-vis des renards de la zone de réparation. Ô surprise ! A la 14e minutes, encore et encore Verneuil tenta sa chance et avec courage les joueurs de Grégory Mignaton, l'entraineur Vernolien, ont mené une attaque de côté gauche. L'ailier vernolien dribbla et passe son obstacle et puis centra le ballon sur la zone de réparation. Danger pour l'AS Chatou. Effectivement, le renard Virgil Nevé, dossard numéro 9, surgit et crucifia le gardien de Chatou. Magnifique, un geste majestueux et inoubliable ! Score 1-0 pour Verneuil. La réaction d'AS Chatou ne s'est pas fait pas attendre : deux attaques arrivèrent à réveiller le gardien de Verneuil. Les co-équipiers de Samy et de Virgil ont relancé des attaques contre Chatou. La domination vernolienne a surpris la quasi totalité des fans présents ici au stade de Chanteloup-les-Vignes. Encore, Camille Angel (11) de Verneuil porta une attaque et la défense de Chatou céda du terrain. Le capitaine Pédro Piexoto s'inquiéta : « Nous


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SPORTS

JUIN-JUILLET 2013

Football ne défendons pas assez ! » lança-t-il à ses co-équipiers. Plus que cela, les Vernoliens gagnèrent tous les duels au milieu de terrain. Pire pour Chatou, une attaque, toujours avec vivacité, de Verneuil est lancée par le milieu de terrain, Mathieu Raboteur, et l'élan porta le ballon vers la gauche de la cage de Chatou; le centre arriva et le coup de tête de Samy Rivière permit le ballon de s'accueillir sous le fond de la cage d'AS Chatou. Ce but magnifique de Samy (8) conforta les fans et le staff vernolien et l'on se mit à rêver. Verneuil joua plus agressif et maîtrisa le milieu de terrain. Et si l'on gagnait la finale ? ! Il y a eu même une opportunité de voir augmenter le score... Remontée progressive de Chatou La remontée a été dure pour les co-équipiers de Pedro Peixoto, mais l'expérience de ce type de match a influencé la suite des débats. Chatou passa le ballon de mieux en mieux ; ils ne laissèrent aucun espace au Vernoliens. Chatou s'approcha dangereusement de la cage défendue par le gardien Vernolien. Et puis à la 30e minute, un ballon bien centré est intercepté par un attaquant de Chatou et termina dans la cage de Verneuil. Rien à faire ni à dire. Score 2-1 pour Verneuil. Avec panache, Verneuil attaqua à nouveau car il n'était pas question de « jouer petit » et à la défensive. Les joueurs de Verneuil auraient pu verrouiller le match mais ils voulaient gagner d'une manière limpide quitte à laisser des efforts et de l'énergie qui seraient nécessaire en deuxième période. En tout cas, le spectacle était assuré et les duels étaient indécis : une fois c'était Chatou qui l'emporta ; une autre fois, c'était Verneuil. Verneuil porta deux attaques consécutives qui ont failli sceller le match : un bon tir croisé qui se termina en corner sans suite; un bel effort du milieu de terrain vernolien a trompé la défense de Chatou et le tir enroulé a été dévié par le gardien. Juste à ce moment là, le chance a souri à AS Chatou. Dans un contre-attaque classique, et rapide le ballon a voyagé 60 mètres en moins de dix seconds pour terminer dans la cage de Verneuil. La défense Vernolienne s'est un peu assoupie dans cette action. En effet, le match est relancé selon le gardien de Chatou qui a exulté : « Ce n'est pas fini ! » Score 2-2 et donc un nouveau match qui commença. Interrogé par la rédaction juste avant le début de la deuxième période, Grégory Mignaton a répondu « Ce n'est pas un nouveau match; c'est la suite du match ! » Franchement, les fans de Verneuil auraient souhaité qu'il se trompe car la suite du match n'était pas favorable aux Vernoliens.

C'est à ce moment, pendant les quinze minutes de la deuxième période que le match est gagné par Chatou. Des attaques incessantes de Chatou usèrent le physique des joueurs de Verneuil. Le dossard n°2 de Chatou, qui rappelle par son style de jeu le blond Emmanuel Petit dans l'équipe de France, passa à l'offensive et distribua des bons ballons dans la zone Chatou s'était méfié de Verneuil jusqu'à la 2e période. (Photo J2R) de réparation. Le danger guetta le gardien Ernault de Verneuil. Malgré quelques contre-attaques fonseca (12), rien ne marchait pour Verneuil, de qualité de Verneuil, l'expérience de Chatou excepté un tir franc (32') et une passe en profons'imposa sur le milieu de terrain et Chatou mar- deur (40'). Physiquement, les joueurs ont souffert qua à la 26e minute après une erreur manifeste de la chaleur et la fatigue s'installa dans les deux de la défense de Verneuil. Score 3-2 pour Cha- camps ; deux ou trois moments d'énvervements tou. Deux minutes plus tard, après une attaque ont conduit l'arbitre (qui était impeccable au long de Chatou, la défense vernolienne concéda un du match) à sortir des cartons jaunes. corner à droite de la cage de Verneuil. Encore Ces finales départementales, très bien organiune erreur de défense et comme un débutant, sées par le District des Yvelines de Football et l’U.S. le gardien s'est fait sacrifier par un coup de pied Chanteloup, sous un soleil radieux, se sont très bien bien placé qui envoya le ballon aux petits filets. déroulées dans une excellente ambiance sportive, en présence d’un public nombreux et connaisseur. r Score 4-2 pour Chatou. R.A. Malgré quelques tentatives de la part de Da-

Le mot de l'entraîneur de Verneuil Journal des Deux Rives: Grégory, quel est votre sentiment après cette défaite en finale? Grégory Mignaton: Des regrets et également de la satisfaction d’être arrivé jusque-là. Comme on ne vit pas avec des regrets je vais retenir la satisfaction, dans un premier temps de la qualité de jeu affichée par mon équipe depuis quelques semaines et dans un deuxième temps du parcours accompli cette saison. Je suis arrivé à l’entente il y a maintenant un an et le travail qui m’attendait était immense et je pense qu’avec l’ensemble des dirigeants du club nous avons réussi à monter une vraie équipe de football avec tous les composants pour réussir dans l’avenir. J2R: A 2-0, avez-vous cru que le match était gagné? G.M.: Non pas du tout, j’ai pensé que nous devions continuer à jouer au football, car il restait beaucoup de temps, et je savais qu’il pouvait marquer à tout moment et renverser la tendance. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait! Le football est un jeu avant tout, et lorsque l’on joue, la sensation de plaisir est primordiale. Je ne sais plus qui a dit ça mais j’ai aimé cette phrase : « les victoires restent dans les almanachs, mais la façon de jouer reste dans la mémoire des gens ». J2R: Qu'est-ce qui a fait la différence? G.M.: L’expérience je pense. Il faut se méfier de l’instantané, de l’instinctif, ce que nous n’avons pas fait. L’important c’est de maitriser au maximum les événements et c’est ce que Chatou a réussi à faire, notamment sous l’impulsion de son capitaine et de son entraineur. La performance est le fruit d’un couple entre (compétence) savoir-faire et (motivation) envie de faire, il faut trouver le bon équilibre et je pense que nous ne l’avons pas encore trouvé. J2R: Julien Moulès, l'entraineur de Chatou, a dit que vous n'aviez rien à faire en 2e division, et qu'il a craint la défaite au vu de vos 30 premières minutes, qu'en pensez-vous? G.M.: Je le remercie déjà pour ce compliment, c’est un entraineur expérimenté et je pense que ses choix tactiques ont grandement participé à la victoire de son équipe, notamment quand il a repositionné son N°8 entre Fatih Liman et Camille Angel. Dans tous les cas ils n'ont jamais baissé les bras et ont été très solide, mentalement, félicitations à eux.

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JUIN-JUILLET 2013

Triathlon

Les Trinosaures relancent le triathlon des Mureaux Le 18 mai a eu lieu le Triathlon des Mureaux, épreuve qui avait cessé d'exister depuis 17 ans. Le club Trinosaures des Mureaux et ses 150 bénévoles avec l'appui de la ville des Mureaux ont réussi la relance de ce triathlon mythique. Des initiations, des rencontres interclubs et surtout les phases éliminatoires du championnat de France ont rempli la journée sportive... pour les 700 inscrits

A 11 heures, François Garay, le maire des Muraux, a donné le top pour le départ du triathlon « découverte » qui est une sorte d'initation à une compétition complète (400 mètres de natation, 10 km de vélo et 2,5 km de course à pied). Ainsi, environ 30 compétiteurs - hommes et femmes - se sont lancés dans une épreuve en famille. Pour Luc et Christine Francille, habitants de Verneuil-sur-Seine, le triathlon est une manière « de se mesurer contre soi-même ». Pour Christine, qui a commenté la course après l'effort, « Le vélo a été le plus dur et le plus fantastique a été la rencontre avec la Nature... C'est une expérience à vivre ». Les trois sports - natation, vélo et course à pied combinés est un exercice complexe pour les débutants. Pour l'instigateur de cette renaissance du triathlon ici dans les Deux Rives, Guillaume Freulon, « Il s'agissait de faire renaître une des épreuves la plus prestigieuses de l'époque. Avec une nouvelle équipe (du club Trinosaures) et le fait d'avoir un site idoine pour ce type de triathlon, le défi à relever était de réunir plus de 700 inscrits pour la journée ». Et ce fut le cas : des compétiteurs de toute l'Ilede-France se sont confrontés tout au long de la journée. Surtout au milieu de l'aprèsmidi, les cadettes, les cadets se sont lancés pour les qualificatifs de championnat de France le 1er juin à Chateaureaux. Là 32

Mise à part la beauté du geste sportif, les 700 participants à la renaissance du triathlon dans les Deux Rives ont passé un moment agréable. (Photo J2R)

ils devraient prouver que les meilleurs de l'Ile-de-France sont aussi les meilleurs de France et de Navarre. Guillaume, lui-même, était dans une course contre la montre : il était là pour donner un coup de main, pour informer, pour encourager les participants-coureurs. Tout devait se synchroniser afin de montrer à tous les pratiquants du triathlon que les organisateurs des Deux Rives sont quasi pros de la logistique sportive. Le seul hic était le temps qui a failli noircir le tableau avec une probabilité de pluie. Heureusement, les cieux étaient cléments et la réussite fut totale. Le but était aussi de ne pas gêner ni les habitants ni les commerçants des villes voisines telle Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. Ils ont dit : M. Pujol-Siwane, 1er de la course Juniors cadets, qualificative pour le championnat de France le 2 juin : « J'étais prêt et bien préparé pour la nage; très vite, un groupe s'est détaché du peloton. La partie vélo de l'épreuve nous a conduit à faire l'écart et j'ai gagné sur la course à pied ». M. Trimbour, 2e de la course Juniors cadets : « Je ne suis pas un vrai nageur, puis sur le vélo je ne suis pas encore au top. On se battait en fait pour la 2 et 3e place car on savait que PujolSiwane était au dessus de nous ». www.journal-deux-rives.com

Pierre Gantet, le 3e de la course Juniors cadets : « Au départ de l'épreuve de natation, j'étais surpris par un moment d'hésitation de la part de celui qui devait donner le top... Sur la route (en vélo) j'ai creusé l'écart et j'ai roulé avec les deux autres en tête. La troisième place était logique en sachant que j'étais déjà "qualifié d'office" en raison de mes précédentes courses ». Marine Vetillard, 2e de la course minimes filles appartenant au club de POISSY : « Je suis contente de cette qualification au championnat de France ». Cela conforte la petite pouce de Poissy après sa 3e place du championnat de France de duathlon (course à pied, vélo et course à pied). Emilie Leroy, 1ere cadette féminine appartenant au club de POISSY : « Je suis partie vite à la nage afin de faire la différence; avec le vélo, j'ai accentué l'écart et avec Sandra (Dominquez, la 2e de l'épreuve) on s'est organisé pour distancer tout le monde. Je suis contente de mon podium et cela s'ajoute à ma 2e place de la Coupe d'Europe ». En conclusion, Cédric Gosse, le président de la Ligue régionale de triathlon de l'Ile-de-France, a souligné que les qualifications de cette journée « illustraient bien que le niveau de l'Ile-de-France est comparable au top niveau français ». On verra cela au championnat de France à Chateaureaux. r R.A.


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Course à pied

Le retour en force d'Erwan Villemaine

Le dimanche 26 mai, la foulée de Villennes a donné son lot de surprises : Erwan Villemaine (32' 50'') est de retour sur les sentiers de la victoire dans la course des 10 km. Côté femmes, Catia Champeval (40' 32'') a marqué une belle victoire ici dans les terres des Deux Rives. Sous un temps froid mais dégagé, la 23e édition de la Foulée villenoise a accueilli environ 300 coureurs toutes courses comprises. La chrono a été assuré par 1FOHELP.

La course des 10 km (qui était en réalité 9,77 km) est partie à toute allure : pas de temps pour s'adapter aux chemins escarpés de Villennes. Le beau parcours a exigé un bon niveau physique pour tous les coureurs dans les trois épreuves (2 km, 5 km et 10 km). En effet, et si l'on fait abstraction de la température (trop froid pour la saison), la course a été une belle réussite et notamment dans la course phare des 10 km où 180 coureurs se sont affrontés pour une place au podium et surtout pour un meilleur chrono individuel. Deux surprises de taille Pour Erwan Villemaine (32' 50'') dans la course des 10 km, la victoire était presque une évidence : "Après une pause de sept ans, [il] est de retour pour le haut niveau de compétition... Ici, c'était une course difficile par la topographie mais [Erwan] vient de gagner la course de Negmawon à Martinique, course mythique là-bas qui célèbre la fin de l'esclavage...". Mais revenons à la course, Yannick Caillot (33' 19'') et Cyril Lacrouts (33' 37'') n'ont pas réussi à défaire le verrou du néoMartiniquais Villemaine. Le public présent, qui avait fait le déplacement pour encourager les participants, a remarqué la bonne performance de Anis Chefirat (33' 59'') et d'Hervé Thiol (34' 49''), quatrième et cinquième de la générale.

Erwan Villemaine (en médaillon) du club martiniquais "PELEEN" a devancé tous les habitués du challenge des Deux Rives. (Photo J2R)

Sur les autres catégories, côté féminine, dans la course des 10 km le spectacle était de qualité. Catia Champeval (40 ' 32'') et Celia Caillanet (40' 52'') se sont disputées la première place du podium jusqu'au but de la course, mais la sociétaire du FLEP a su faire la différence au dernier kilomètre. Hélène Tabu (43' 08'') a consolidé sa troisième place sans problème majeur. Ainsi, Catia Champeval et Celia Caillanet ont gardé la suprématie dans cette course du challenge des Deux Rives. Et de surcroît, elles ont pris une avance importante dans la catégorie Vétéran féminine en se classant première et deuxième respectivement. Encore une autre surprise Quant à la course de 5 km hommes, elle fut rapide et a vu la victoire facile de Hervé Perrin (17 ' 9''), suivi de Moustapha Lamine (17 ' 50'') et Abdenour El Yacoubi (18' 1''). Tandis que la catégorie femmes a enregistré la victoire de la sociétaire du club martiniquais "PELEEN", Géraldine Leclou a conquis une victoire avec un chrono de 21 ' 19''. Leclou a été suivie par deux coureures de VO Deux Rives, Chloé D'Epenoux (21' 59'') et de Clary D'Epenoux (22' 20''). D'ailleurs, le club VO Deux Rives a créé la surprise en emportant la victoire par équipes. En conclusion, la foulée villinoise a été www.journal-deux-rives.com

une belle course qui fait briller le Challlenge des Deux Rives après la déception de la course à Chanteloup-les-Vignes. Alain Larigeldie, l'homme clé de cette réussite, a souligné que la course « a gagné en notoriété et que la 23e édition a enregistré une augmentation de 25% dans la participation ! » Pour cela, il fallait aussi compter sur la présence de 25 bénévoles et une logistique irréprochable. 15 podiums pour Vo2 Rives de Seine La 23e édition de la Foulée villennoise était inscrite d'une croix rouge sur l'agenda de VO2 Rives de Seine : Pour Laurent Condette, président du VO2, « il était important de briller sur « [leur] terres » comme à Orgeval et à Chanteloup précédemment ! C'est chose faite, puisqu'en dépit de l'absence de cinq de nos meilleurs athlètes, le club a obtenu 15 podiums dont 5 victoires (voir les résultats en détail sur le site internet du club http://vo2rs. fr). Et il a ajouté : «Nous avons aussi remporté le classement par équipe de la course du 5 km chez les hommes et les femmes. Nul doute aussi, qu'avec 27 engagés nos couleurs étaient les plus visibles sur les courses et les plus remarquées sur les podiums !» Félicitations à tous les coureurs du club et un grand merci à « leurs » bénévoles qui ont aidé à la bonne organisation de la course. r R.A. 33


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Un jour un livre

Profils de célibataires, ou comment ne pas le rester

S'adressant aux célibataires et s'appuyant sur la réplique finale de « Certains l'aiment chaud », Karine Le Marchand et Alix Girod de l'Ain ont écrit que « L'amour est tout près ».

A l'heure où le mariage pour tous devient une réalité française, les célibataires ont certainement besoin de conseils. C'est fait. Les auteures, Karine Le Marchand et Alix Girod de l'Ain, conseillées par des spécialistes(1), ont concocter un ouvrage qui leur est spécialement destiné. Voila les célibataires classés en 19 catégories(2), neuf pour les hommes et autant pour les femmes (parité opportune) plus une dix-neuvième concernant les « hyper exigeants (es) » mais laissons la parole aux auteures : « Que l'on soit célibataires récents ou « endurcis », mariés ou divorcés, l'amour reste la grande affaire d'une vie. Si certains semblent d'éternels « médailles d'or du couple », pourquoi tant d'autres, ni moins beaux, ni moins drôles, ni moins malins, rament, de râteau en histoire d'un soir ? La malchance, vraiment ? Bien conscientes que le célibat, lorsqu'il est vécu douloureusement, est un sujet sérieux, nous nous sommes tournées vers les meilleurs psys et sexologues qui nous ont longuement reçues pour répondre à toutes nos questions : - Pourquoi les éternels célibataires trouvent-ils pas l'âme soeur ? - Quelle est l'origine de leur mal-être ?

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- Quels sont les défauts insupportables pour les conjoints potentiels ? - Quelles petites choses changer en soi pour trouver l'amour ? Nous avons découvert que, s'il n'y a pas de fatalité à être malheureux en amour, il y a des points communs chez tous les recalés du couple. Ce livre se présente donc sous la forme d'une série de profils. À la suite de chaque portrait plantant le ou la célibataire dans son contexte social et professionnel (Alix, qui les a rédigés, y a volontairement distillé un peu d'humour, il ne s'agit pas de se plomber le moral !), vous trouverez, sous la plume de Karine, des pages d'analyse, faites d'explications, de décryptages et de conseils. Nous ne pouvons hélas pas vous garantir qu'après la lecture de ce livre vous serez «mariés dans l'année», mais nous pouvons vous promettre ceci : comme nous, vous aurez appris des choses, sur vous, mais aussi sur ceux qui vous entourent. Personne n'est parfait, mais, c'est la bonne nouvelle de ce livre, tout le monde, ou presque, est perfectible ! » . r C.s.B. (1) Avec la participation des spécialistes suivants : Sophie Cadalen, Serge Héfez, Alice de Lara, Sylvain Mimoun, Caroline Thompson, Maryse Vaillant.

LES AUTEURES Alix Girod de l'Ain vit à Paris. Journaliste, elle travaille pour le magazine ELLE depuis 1997 dont elle est éditorialiste depuis 2000. Elle est l'auteur d'un essai, Comment se faire épouser ?, de trois romans, De l'autre cote du lit (adapté au cinéma avec Dany Boon et Sophie Marceau en 2010), Sainte Futile et Un bon coup de jeune (tous chez Anne Carrière), ainsi que d'une BD chez Casterman, La vraie vie du Dr Aga,avec Soledad Bravi. Karine Le Marchand est née bien après Alix, à Nancy. Après des années d'études, notamment de musique au Conservatoire (chant, harpe, flûte traversière...), elle monta à Paris pour devenir mannequin, entre autres... Par un concours de circonstances improbable, sa carrière finalement prit un tournant en 1995 quand elle démarra à la télévision en voulant faire de la radio. Depuis, elle a présenté notamment Les Maternelles et On n'est pas que des parents (magazine psychologique consacré au couple) sur France5. Ecrit-produit-présenté Les tabous de la virilité et Les tabous du plaisir féminin sur France 2, puis plus récemment L'amour est dans le pré sur M6, où elle tente depuis 2009 de marier des agriculteurs célibataires. Elle est l'auteur de Devenir heureux, ces épreuves qui font notre force chez Calmann-Lévy.

(2) Profils hommes : 1 - Le mutique. 2 - L'homme en colère. 3 - Le monomaniaque. 4 - Le Dom Juan. 5 - Le bon pote rigolo. 6 - Le vieux garçon. 7 - Le radin. 8 - Le flippé de l'engagement. 9 -Le zizi addict. Profils femmes : 1 - L'hystérique. 2 - Celle qui fait peur. 3 - La coincée. 4 - La nunuche. 5 - La panthère. 6 - La sorcière. 7 - La grande brûlée de l'amour. 8 - L'infirmière. 9 - Celle qui a oublié qu'elle est une femme. Profil commun : L’hyper exigeant(e). Le célibat en France en quelques chiffres : Il y a 18 millions de célibataires (41 % des adultes), ce chiffre a doublé en 40 ans. 43 % des célibataires sortent d'un échec amoureux. 14 millions de personnes vivent seules, dont 44% n'ont jamais vécu en couple.

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Bloc-notes de l'Histoire

La Seine bucolique, champêtre et urbaine Chère au coeur des habitants des Deux rives, la Seine inspira écrivains, peintres et poètes au fil du temps et de son cours, aussi nous avons eu envie de l’évoquer telle que la découvrit vers 1880 un certain Louis Baron publié chez Laurens dans la collection « Les fleuves de France ».

Mystérieuses sources ... Il n'est pas facile aux étrangers d'atteindre sans guide la source de la Seine, entendez, car il en est plus d'une, la source jadis consacrée par les anciens à la déesse Sequana et naguère décorée par les édiles parisiens d'une emblématique statue. Elle se cache, chaste nymphe, sous le voile obscur, sous le voile rugueux des bois. Des chemins vaguement frayés à travers les champs, les ravines et les taillis d'une région montueuse et forestière, censément y conduisent ; mais qui s'y fie court le risque de s'égarer. Pour nous, nous l'avons cherchée longtemps, avec la délicieuse inquiétude de coucher à la belle étoile. Non loin de Verrey, d'où nous étions partis, c'était déjà presque le soir ; derrière la cime bleue du mont Tasselot, princière colline de la Côte-d'Or, le soleil disparaissait. D'autres cimes, plus basses, également bleues, arrondies, enchaînées, allongeaient leur grande ombre sur le vallon où sautille la Fontaine de la Dame. Nulle issue visible, nous prîmes sur la gauche, au hasard. A mille pas, un paysan ramenait à une ferme isolée une voiture chargée d'échalas : nous lui demandâmes où nous étions... En avant, une clairière s'élargit, bordée de taillis épais, une muraille de rochers aux formes tourmentées s'élève : vous êtes dans la bonne voie. Tout n'ira pas encore sans obstacles ; fréquemment les sentes se perdront sous les ondes des herbes folles ; fréquemment aussi vous aurez à traverser des ruisseaux, ou, pensant fouler des tapis de fleurs aromatiques, vous enfoncerez en des tourbes perverses ; mais ce n'est rien que cela ; vous touchez au but. Et quelle charmante péré-

Depuis le 19e siècle, la traversée de la Seine a été toujours possible par Triel.

grination ! Pays doucement agreste, robuste, sans apprêts embaumé et peuplé de patriotes, de braves et nobles murs .... Ainsi la guerre (de 1870 ! NDLR) n'a pas ensanglanté la source du fleuve illustre. La rude épaisseur de son voile, la vaillance de ses défenseurs ont soustrait la nymphe pudique à la malfaisance des barbares, sinon n'auraient-ils pas meurtri ton image, o déesse Sequana !... Les premières gouttes du fleuve La voici enfin, la source de la Seine. Récompense du voyage, nous éprouvons à la contempler une joie proportionnée à nos fatigues il nous semble la découvrir. Croyezle, ce plaisir d'explorateur n'est pas réservé aux seuls Livingstone, aux Brazza ; le monde connu est plein de choses inconnues, qui, lentement, se révèlent aux regards attentifs. On les a vues avant vous, qu'importé, si vous les voyez, vous, pour la première fois ? Les sensations sont personnelles : chacun de nous à son tour est le Christophe Colomb de quelque « terra ignota»; des terres ignorées de ses yeux. Au fond d'une clairière légèrement encaissée, encadrée de bouleaux, de peupliers grêles, et cernée d'un treillage clôturant la propriété de la ville de Paris, une grotte, artificiel entassement de rochers, s'arrondit en voûte arquée : sous la voûte un bassin placide miroite ; au milieu du bassin, un rocher porte l'effigie marmoréenne de la nymphe sculptée par jouffroy. Son beau corps, à demi envewww.journal-deux-rives.com

loppé d'un souple tissu, s'allonge nonchalamment ; son bras gauche, accoudé, s'appuie sur l'urne symbolique d'où s'épanche un mince filet d'eau, et, de sa droite, s'échappe une guirlande de fleurs et de fruits : bénignement ses doux yeux regardent couler les premières gouttes du fleuve enfant, du fleuve civilisateur. Et nous lisons sur du marbre cette inscription, où certains noms, maudits depuis 1870, sont furieusement grattés : « Sous le règne de Napoléon III, empereur des Français, avec le concours du Conseil général de la Seine, sur la proposition de M. le baron Haussmann, grand-croix de la Légion d'honneur, par délibération du XVIII août MDCCCLXV, fut érigé ce monument aux sources du fleuve qui a donné son nom au département de la Seine et auquel Paris doit son antique prospérité. MDCCCLXVII. » De Maisons-Lafitte à Meulan en passant par Triel… sur Seine ...La Seine, qui contourne la forêt de St Germain-en-Laye], devait jadis en être la limite. Mais des châteaux, des hameaux et des villages ont reculé la lisière des hautes futaies. Tel Maisons-Laffïte, si joliment situé aux bords du fleuve, et dont le château, chef d'oeuvre classique de François Mansart, le parc empli de villas somptueuses, les vieux moulins à contreforts, les cultures maraîchères et les habitations franchement paysannes, composent un tableau rustique et parisien si amusant ! Plus loin, sur la rive 35


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Bloc-notes de l'Histoire Alors Poissy, déjà privé du fameux marché aux bestiaux, où s'approvisionnaient les bouchers parisiens, s'étiolera dans la vilaine solitude de ses rues vieillottes ; il gémira au pied de son admirable église ogivale et romane, que l'on laisse tomber en poussière; il se rappellera avec douleur qu'il a été cité historique et florissante, que son Colloque est inscrit dans les annales de la France et songeant à la gloire et aux fritures passées, soupirera : « Maintenant tout est fini ; on ne peut plus venir à moi sans boucher son nez, et le poisson même me préfère Triel, Meulan et Mantes-la-jolie !... » La Seine attira l'activité économique et fournit des habitations même sur le pont.

opposée, Montigny-les-Cormeilles, Herblay, Meissonier et son fils, habitent dans l'enclos La Frette, Conflans-Ste-Honorine, Andrésy, de l'Abbaye des Dames Dominicaines de Strenouvellent le même aspect, la même im- Louis, fondée par Philippe le Bel et abolie en pression, mais déjà l'air est plus pur, l'hori- 1793 ? Que deviendront tant d'autres villas zon plus fluide plus léger. Heureux le citadin abritées par la forêt ? Car on fuira, n'en douqui peut fixer ses pénates à cette distance, tons point, devant l'invasion nauséabonde, ni trop loin, ni trop près de la grande ville, sans savoir hélas ! Où s'arrêtera la conquête hélas, l’est-il encore ? Voici que la presqu'île incessante de la puanteur? de St-Germain, comme celle de Gennevilliers, va recueillir le tropplein des égouts de Paris ; l'infecte émanation des vidanges menace d'étouffer les saines odeurs sylvestres : adieu, villégiatures parfumées. Poissy est voisin des plaines d'Achères, où des canaux déverseront la vase urbaine ; plaignons l'antique petite ville chère à SaintLouis. Que va-t-elle devenir ? Que deviendront ses pêcheurs à la ligne, toujours fidèles au rendezvous du restaurant de l'Esturgeon ? Que deviendront les charmants La terrasse du restaurant l'Esturgeon (Poissy) en 1903. hôtels, que le grand peintre

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Une multitude d'îles et d'îlots Du canot, que nous dirigeons prudemment, non sans peine, dans les passes innombrables formées par une multitude d'îles et d'îlots, processionnellement allongés sur le fleuve, nous apercevons au pied de faibles collines vineuses, parsemées de pommiers, des villages et des bourgades ignorés ailleurs, célèbres parmi les environs de Paris. Un sophora, étendu sur une guinguette comme une ombrelle de fabuleuse envergure, nous signale Villenes ; deux tours carrées, coiffées de campaniles, nous nomment Médan, et voici, près du bord, la simple demeure du maître écrivain naturaliste, Emile Zola. Cette jolie église neuve, c'est Vernouillet ; cette église ancienne, belle et délabrée, c'est Triel ; ces deux îles de maisons et de jardins qu'un pont relie entre elles et qu'un autre pont rattache aux deux rives du fleuve, également peuplées, c'est Meulan. Paisible chef-lieu de canton aujourd'hui, Meulan, - qui le croirait ? - a été une cité féodale, très guerrière, très redoutée et très malheureuse au moyen âge. r


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Monument historique

La maison d'Émile Zola en rénovation Médan a été le lieu de villégiature d’un des auteurs français les plus célèbres du monde : Emile Zola. Cette propriété d’un hectare est actuellement en rénovation et projette de rouvrir au public en octobre 2015.

C’est le vendredi 17 mai 2013 que Mme Martine Le Blond – Zola, arrière-petite-fille d’Emile Zola et vice-présidente de l’association « maison Zola – musée Dreyfus », a décidé de nous recevoir pour nous montrer l’avancement des travaux et nous parler de ce projet en devenir. C’est avec fierté que sa Mme Le Blond – Zola nous a parlé de son ancêtre et de sa bâtisse. Modeste cependant, elle se présente tout d’abord comme une fervente admiratrice et une sorte de garante du droit moral de l’écrivain. L’ouverture de la maison de Zola au public est une idée qui a traversé les âges. Sa grand-mère puis son père avaient eu ce désir mais ce n’est qu’en 1985 (date de création de l’association maison Zola - musée Dreyfus) que la maison s’est ouverte au public. L’histoire de la maison est presque aussi riche que la vie de son premier propriétaire ! En mai 1878, fort de son succès « L’Assommoir », Emile Zola acquiert une petite maison à Médan, au bord de la Seine. Ses autres

ouvrages « Nana » et « Germinal » lui permettront d’agrandir sa maison en construisant deux « tours » respectivement côté gauche et droit. La vie que menait l’écrivain était plus que confortable, ce dernier ayant accès à tout le confort moderne de l’époque (chauffage, eau courante, ect…). La matinée, Zola montait dans son impressionnant cabinet et y écrivait pendant 4 heures. Sa devise « Pas un jour sans une ligne » résume bien son état d’esprit. L’après-midi était réservé à la détente. Pêche, thé sur le pavillon, jardinerie… Cette maison a été aussi le lieu des très connues « Soirées de Médan » où le gratin littéraire se donnait rendez-vous. Cette vie faste, il la partageait avec sa femme, sept domestiques mais aussi et surtout la nature. Le calme ambiant et la sérénité qui se dégageait de son terrain (encore perceptible aujourd’hui) l’aidait à trouver l’inspiration. En effet, il écrivait exclusivement dans cette maison. C’était son sanctuaire, son lieu de méditation. Paris étant trop bourdonnant, Zola n’y laissait que ses dossiers préparatoires. Originaire d’une famille pauvre, l’auteur de « J’accuse » dépensait sans compter jusqu’au point de ne laisser après sa mort que peu de subsides à sa famille… Alexandrine Zola donna alors la maison à l’Assistance publique en 1905. La maison Zola était devenue une pouponnière pendant plus de 60 ans où enfants malades et infirmiers/ambulanciers stagiaires se côtoyaient. En mars 1983, la maison, son jardin et son parc passèrent dans l’Inventaire supplémentaire des mo-

Mme Martine Le Blond-Zola nous accueille. (Photo J2R)

numents historiques (ISMH). Après avoir signé un bail emphytéotique de 99 ans avec l’Etat, l’association Maison Zola – Musée Dreyfus s’est donc emparée de la maison pour l’ouvrir au public. L’arrivée de Pierre Berger en tant que président de l’association et principal mécène a permis aujourd’hui la rénovation de la maison. Les toits, la verrerie, les murs, l’électricité, la charpente étaient trop abîmées ou ne répondaient plus aux normes de sécurité. Un besoin urgent de restauration se faisait alors sentir. Le conseil d’administration et en particulier Mme Le Blond – Zola qui se sent « responsable » de la maison veillent au grain. Ce projet colossal emploie tous les corps de métiers, du paysagiste au maçon, et demande donc une surveillance constante. Cette fabuleuse entreprise est avant tout une belle aventure humaine. Et tous ces travailleurs acharnés font de leur mieux pour restaurer ce monument historique et l’ambiance qui existait dans cette maison. Car c’est le but avoué de Mme Le Blond – Zola : transporter les gens dans une maison typique du XIXème siècle qui a accueilli un des esprits les plus célèbres de son temps. r Guillaume Galpin

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LE JOURNAL DES

cULTURE

JUIN-JUILLET 2013

Inauguration

Inauguration des fabriques restaurées du Désert de Retz Plus de mille personnes étaient au rendez-vous au Désert de Retz ce 6 juin 2013. « C'est rare d'avoir tant de monde pour un événement culturel » a souligné Alain Schmitz, président du Conseil général des Yvelines.

Parfois, droite et gauche sont dans une communion, presque une religion, celle des Arts et des Lettres. C'était le cas de l'inauguration des fabriques(1) restaurées du Désert de Retz(2). C'est après moult travaux et d'investissements importants(3), que ce patrimoine yvelinois a pu retrouver sa beauté après quelques années de réhabilitation et de mise à neuf. Certes, certaines ruines resteront en état mais c'était voulu par les bâtisseurs de ce XVIIIe siècle, qu'on appelle aussi Siècle des Lumières, riche en idées de modernité et de progrès. Sans tomber dans l'historicisme, Pierre Morange, député-maire de Chambourcy a évoqué le périmètre de ce temple de la pensée philosophique et poétique. Il a expliqué les raisons de son attachement « viscéral » à ce patrimoine. « Ce désert habité a la vocation de continuer » à éclairer l'Humanité dixit M. le maire. Frédéric Mitterrand, ancien ministre en charge de la Culture a appuyé les propos de Morange et a même a ajouté avec son lyrisme bien connu l'argument de fond : « Défendre les Arts et les Lettres est une tradition bien française qui n'est ni de droite ni de gauche ; elle est simplement une idée française ! » Alain Schmitz, président du Conseil général des Yvelines, a su donner un appui financier indispensable pour réaliser les travaux de réfection de ces ruines abandonnées aux vicissitudes du temps depuis des lustres. « Rien ne peut se faire sans passion... Il s'agit d'un élan extraordinaire pour transmettre ce patrimoine [14 fabriques restaurées du Déserts de Retz], unique en France, à la postérité... » at-il ajouté à la démonstration du ministre. Pour ce faire, il a rappelé qu'il faut se doter des moyens et que le Conseil général se fixe comme objectif « d'être aux côtés des maires pour promouvoir toute action valorisant le patrimoine architectural ou historique ». Avis aux amateurs. L'ancien ministre de la culture et de la 38

Devant la célèbre colonne détruite enfin restaurée, Frédéric Mitterrand (ancien ministre) a remercié Pierre Morange (député maire de Chambourcy) d'avoir redonné son éclat à ce patrimoine français. (J2R)

communication, Frédéric Mitterrand, d'une manière poétique, a honoré les travaux des anciens écrivains liés au Désert de Retz et en particulier Raymond Radiguet. Dans ses livres, Le diable au corps et Le Bal du comte d'Orgel, cet écrivain dénote avec furia sa passion de vivre et de laisser une trace littéraire pour les années après la Guerre de 14-18. Cet écrivain a laissé une oeuvre marquante qui avait pendant les années 60, 70 et 80, été « négligée » par les médias et le monde littéraire. En 2012, Chloé Radiguet et Julien Cendres, l'écrivain présents à l'inauguration, ont édité les œuvres complètes de Raymond Radiguet et sa correspondance. Ce patrimoine littéraire ayant une forte assise ici dans les Yvelines et en particulier au Désert de Retz resurgit avec l'oeuvre de Julien Cendres. Frédéric Mitterrand a rendu un hommage fort appuyé par des mots bien choisis à l'oeuvre de Julien Cendres(2). Il s'agissait d'une rencontre entre le patrimoine ancien et l'actuel ; en somme, la perpétuation de la France d'idées, de rêve et d'imagination littéraire... Et justement, les poètes et écrivains qui philosophent ont besoin d'endroits comme celui du Désert de Retz pour pouvoir « exprimer en mots » cette force inégalable, celle de l'esprit des Arts et des www.journal-deux-rives.com

Lettres. A la fin de l'inauguration, l'ancien ministre Frédéric Mitterrand a remis les insignes de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres à l’écrivain Julien Cendres. r R.A. (1) Une fabrique est la représentation d'une oeuvre architecturale dans un tableau. Par extension, on donna le nom de fabrique à de petits monuments culturels ou exotiques servant à l'embellissement d'un paysage. (2) Désert : au XVIIIe siècle il désignait un endroit retiré, un enclos privilégié dans un parc beaucoup plus grand. (3) 450.000 € dépensés par le Ministère de la Culture auquels se sont ajoutés 250.000 € accordés par le Conseil général des Yvelines. Les visites sont organisées par la mairie de Chambourcy 01 39 22 31 37 - www.chambourcy.fr

LES BATISSEURS DE RUINES Le Désert de Retz est un domaine irréel situé à vingt-cinq kilomètres de Paris, à Chambourcy. Son éclat reste le reflet des goûts de la société éclairée du XVIIIe siècle, qui s'intéressait aussi bien à l'Egypte, à la Grèce et à Rome qu'à la Chine et au Siam. Un lieu fascinant, né de l'imagination visionnaire d'un homme dont le rêve continue de hanter les visiteurs d'aujourd'hui : riche de fabriques et d'arbres centenaires,ce Désert qui n'en est pas un, a inspiré des pages contrastées à Colette (En pays connu), servi de décor à un roman de Jules Roy (Le Désert de Retz), Abel Gance y a tourné un film (Au secours ! Au secours !) et les surréalistes parcoururent ses allées inspirantes.


DERNIÈRES NOUVELLES...

Maïlys Camus «Octuor-sur-Seine» championne de Twirl batôn

Les 1 et 2 juin se déroulait à Rouanne le championnat de France de Twirl batôn où se sont distingués les danseurs et danseuses d’Andrésy, principalement Maïlys Camus et Alan Blin. Maïlys Camus a réussi une performance grâce à un travail technique encore plus abouti que les années précédentes. En effet ces véritables athlètes, prouvant leur grande technique et de l’harmonie, ont offert aux jurés un grand spectacle artistique. Le club sportif de Dance Twirl d’Andrésy peut être fier car ses représentants ramènent pas moins de trois médailles. Maïlys Camus est sacrée championne de France cadette avec un show débordant d’énergie et attaché au thème du « Cirque du Soleil ». Avec son expérience et ses efforts elle se hisse à un très haut niveau et pourra représenter la France au championnat d’Europe solo junior de juillet en Suède, mais aussi à la Coupe du monde qui se déroulera aux Pays-Bas en août. Un été donc très chargé pour une brillante et prometteuse championne. r

L'atelier vélo, un franc succès L'atelier vélo qui a eu lieu le 26 mai à Andrésy fut un véritable succès. Il était question de renouveler ce type d'atelier dans les Deux Rives. Peut-être à Maurecourt et pourquoi pas à Triel-sur-Seine en septembre. Ici dans les Deux Rives, l'écologie gagne du terrain grâce à tous les bénévoles des associations telles « Un Vélo Qui Roule » et « Les Colibris d'Andrésy » qui ont permis d'animer et d'aider les gens à s'occuper de leurs vélos, mais aussi grâce au soleil qui était, contre tous les pronostiques, présent. Les organisateurs étaient ravis ! Il y a eu tellement de monde que toute tentative de faire des statistiques au fur et à mesure a vite avorté ! On peut estimer qu'on a vu une cinquantaine de vélos passer sur le stand pour des problèmes divers, allant du pneu à regonfler aux crevaisons, pédaliers à remplacer, dérailleurs à régler voire même à changer, et grosso modo tous les petits tracas qu'on peut avoir sur un vélo. r Fabrique 21, portes ouvertes Le 1 juin, à la Fabrique 21, une opération portes ouvertes a permis à un public local de s'initier aux fondamentaux de l'ecoconstruction avec à la clé une démonstration faite par la société Chaux & enduits de Saint-Astier. Le thème de cette journée était "la rénovation écologique". Les portes ouvertes sont un passage obligé pour mieux communiquer avec la population locale. Il s'agit de faire intégrer cette donne locale aux habitants : la filière de l'ecoconstruction est loin de faire l'unanimité ici dans les Deux Rives; et l'agglo ainsi que les acteurs de la filière font le pari que plus de communication sera salutaire. Pour Vicent Levistre

d'Énergies solidaires, il faut « attirer le plus grand nombre  »; ainsi une fois par trimestre ce type d'événement a été et continuera à être organisé avec des thématiques qui varient : la filière bois, la rénovation écologique... et bientôt on lancera le concours de la maison économe dans les Yvelines. En conclusion, il est important de continuer à offrir des occasions de mieux appréhender la filière ecoconstruction ici dans les Deux Rives. L'avenir et la réussite du projet de la CA2R passent par une appropriation locale des habitants et des professionnels.r

Natalia Baleato récompensée ! Le jeudi 23 mai, la directrice et fondatrice de la crèche Baby-Loup à Chanteloup a été reçue au quartier général du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, pour être décorée des insignes de chevalier de l’ordre du Mérite. « C'est une grande défenseur, avocate, militante de la laïcité que la République honore ce soir. Engagement, générosité, ténacité, voilà ce qui rythme et définit votre vie », a souligné Monsieur le Ministre dans son discours. La médaille de Chevalier de l'Ordre National du Mérite lui a été remise pour ce combat, mené depuis 22 ans au sein d'une structure innovante, favorisant l'émancipation, l'intégration et l'égalité dans un quartier en difficulté. r Course des côtes

Malgré le risque de pluie, le 9 juin a eu lieu le meeting de la course de côte de Chanteloup-les-Vignes. Devant une centaine de personnes et fans des bolides, environ soixante-dix pilotes ont pu mettre en avant l'habilité technique nécessaire pour monter les coteaux de l'Hautil par le versant de Chanteloup. Entendre et voir évoluer plusieurs voitures de grand prix d'avant guerre dans un village yvelinois aux rues encaissées n'est pas un spectacle banal. Tout le monde a apprécié les trois montées par catégorie : motos et side-cars, véhicules d'avant-guerre et véhicules d'après-guerre. Les pilotes étaient originaires majoritairement des départements limitrophes mais certains étaient venus de Belgique, d'Angleterre et du Pays-Bas. Le départ sur la place de la mairie de Chanteloup-les-Vignes a été un moment d'adrénaline et de nostalgie. r

Un festival BD à l'heure trielloise Pendant deux jours, samedi 22 et dimanche 23 juin 2013, l'Espace Rémi-Barrat près de la gare de Triel-sur-Seine a rassemblé le petit monde la BD. Pour son deuxième festival BD, la municipalité a invité plus d'une vingtaine d'auteurs à dédicacer leurs albums pour les amateurs inconditionnels et pour tous les visiteurs curieux des dernières nouveautés de ce 9e art qui s'est imposé à la lecture des petits et des grands. Quelles soient tournées vers le comique comme les BD de Laurent PANETIER (Les blagues corses) ou vers des aventures fantastiwww.journal-deux-rives.com

ques avec celles de Nicolas DEMARE (La quête de l'épée), il y en avait pour tout les goûts. La vente de BD neuves ou d'occasions était au menu évidemment, mais cet évènement a été enrichi de plusieurs expositions originales comme L'Égypte en BD ou le concours de dessin réservé aux enfants ; sans oublier le stand de caricature afin de se faire tirer le portrait par Doumé Cette année il semble que le millier de visiteurs ait été atteint pour le plus grand plaisir des dessinateurs et de la municipalité qui ont réussi, le temps d'un weekend, à faire baigner Triel dans le riche univers des bandes dessinées. .r

Football instable ?

Dans une lettre ouverte du 20 mai, Brice Fresko, un licencié du club de football triellois, a interpellé les élus municipaux triellois sur l'impérieuse nécessité de construire un terrain stabilisé sur l'Hautil. Selon M. Fresko, la demande d'une amélioration des infrastructures reste sans réponse. Selon un argumentaire rodé, « le club de TRIEL ATHLETIQUE CLUB FOOTBALL ne dispose pas d'infrastructures à la hauteur de ses ambitions et malgré le travail titanesque et quotidien de chaque homme, de chaque femme, tous bénévoles du club et qui vivent pour celui-ci...» Et il a ajouté : «Afin de continuer à former d'excellents joueurs, se développer, d’attirer toujours plus de jeunes talents et afin d’éviter de voir ceux-ci partir vers d'autres clubs et, au final, voir les équipes de toutes les catégories gravir les échelons départementaux et régionaux : il nous faut un terrain synthétique à TRIEL-SUR-SEINE.» Mesdames, Messieurs les élus de Triel, si vous voulez garder un club de football dans votre commune, il y a urgence...r

Feu vert à la Confluence Seine/Oise

Le 24 juin, la CA2RS a signé l'accord-cadre du Contrat de développement territorial (CDT) de la Confluence sur le bateau Le Signac amarré à l’écluse d’Andrésy. Depuis trois ans, la CA2RS travaille avec l’Agglomération de Cergy-Pontoise et les villes de Poissy, Achères, Conflans-Sainte-Honorine et Saint-Germain-en-Laye à l’émergence d’un territoire métropolitain qui devienne un interlocuteur reconnu de l’État et des autres partenaires institutionnels. La Confluence concourt aux objectifs de développement de l’Axe Seine et s’inscrit dans la stratégie du « Grand Paris », qui suppose l’émergence de grands pôles métropolitains. Le CDT a également pour objectif l’amélioration des moyens de circulation routière et ferroviaire: Eole, la Ligne Nouvelle Paris Normandie avec la gare Confluence. En ce qui concerne la CA2RS cela devrait permettre un développement territorial inscrit dans le schéma du « Grand Paris »et des mouvements tectoniques institutionnels. r

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J2R n°111 daté de Juin 2013