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SEPTEMBREOCTOBRE 2005

média économique et financier

Rolf Tarrach L’Université fait sa rentrée


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édito En couverture Rolf Tarrach (Université du Luxembourg) Photo: Andres Lejona (Blitz)

EDITEUR Mike Koedinger Editions S.A. Téléphone 29 66 18-1 Fax 26 18 74 77 E-mail office@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com Bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg Directeur de la publication Mike Koedinger mike@mikekoedinger.com Administration Stephanie Simon stephanie@mikekoedinger.com Isabelle Ney isabelle@mikekoedinger.com

On se réveille?

REDACTION

PUBLICITE Régie pub exclusive Tempo SA Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 26 29 66 20 E-mail contact@tempo.lu Web www.tempo.lu Directeur associé Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Directeur commercial Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Chargée de clientèle Vanessa Gourdange (-37) vanessa.gourdange@tempo.lu

PRODUCTION Directeur artistique Guido Kröger (xGraphix) www.xGraphix.lu Graphisme Kathrin Köhler, Elisa Kern, Tudor Baican, Marc Berens pour xGraphix www.xGraphix.lu Impression Victor Buck www.victor-buck.com

DIFFUSION paperJam est diffusé à 20.000 exemplaires par édition. paperJam pour vos clients ou vos salariés? Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Abonnements par virement au compte BCEE IBAN LU 87 0191 655 8851 4000 des Mike Koedinger Editions SA. Standard: 10 numéros/an: 40 €. 3 x 10 numéros/an: 80 €. Tarifs internationaux et formules grand volume sur simple demande. Diffusion en kiosque Messageries Paul Kraus

© Mike Koedinger Editions S.A.

Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

MÊME SI JEAN-CLAUDE Juncker rechigne, à cette époque de l’année, à parler de rentrée politique, partant du principe qu’il n’y a jamais vraiment de sortie – et le coup de bluff du référendum, aussi brillant sur le fond qu’il fut médiatique dans la forme, ne peut qu’en attester l’idée – l’implacable vérité du calendrier confère à cette fin d’été 2005 un parfum particulier. Car à bien y regarder, le pays vient de traverser une longue période d’hibernation dictée par les événements. La perspective des élections législatives de juin 2004 avait donné le signal d’un fort ralentissement dans les prises d’initiative, même sur certains dossiers sensibles. Les belles intentions affichées, ensuite, dans le cadre du programme de la coalition CSV/LSAP sortie des urnes, autour des quatre piliers «Modernisation, Innovation, Transformation et Intégration», ont eu bien du mal à résister à la vague «Présidence du Conseil de l’Union européenne»: cinq mois pour préparer l’événement et six mois pour le vivre, avec des sujets aussi sensibles que le pacte de croissance et de stabilité, les perspectives budgétaires ou bien encore la fiscalité de l’épargne. Pour l’actualité luxo-luxembourgeoise, on pouvait encore attendre… Ainsi, au bas mot, depuis 18 mois, le pays tourne au ralenti et ce n’est pas uniquement en raison d’une conjoncture mondiale défavorable ou de la flambée des prix du pétrole. On attend toujours de voir sortir du chapeau du ministère de l’Economie les premières fondations de la plate-forme

commune d'infrastructure à clé publique, un projet jugé pourtant crucial par tous les partis concernés. Certains attendent également que soit inscrit dans le marbre la suppression promise de l’impôt sur la fortune. Et puis on se demande toujours, aujourd’hui, quels plans de promotion de la place financière les professionnels vont concrètement mettre en œuvre, avec le soutien promis – mais pas en éclaireur – du gouvernement. Michel Maquil, élu à la présidence du conseil d’administration de la Fédération des professionnels du secteur financier, Luxembourg (Profil), en juin a, depuis, fait plutôt… profil bas. Dans ce contexte, l’adoption – avec un retard conséquent – du paquet télécom, des disposi-

tions légales sur les énergies renouvelables, de la loi sur les prospectus de valeurs mobilières ou les quelques retouches dans le régime d’aide des Classes moyennes feraient presque figure de simples amuse-bouches. Aujourd’hui, l’horizon se dégage. Après le 9 octobre, date des élections communales, plus personne n’aura d’excuses pour ne pas relancer la machine. Il restera alors au gouvernement 45 mois pour aller au bout de ses idées; un peu plus de 1.300 jours pour passer du programme à la réalité et montrer que, comme le rappelait JeanClaude Juncker, il y a deux ans, «il est plus facile de gouverner lorsque les caisses ne sont pas remplies»…  Jean-Michel Gaudron

Jeannot Krecké et Jean-Claude Juncker ne manqueront pas d’occupations au cours des 1.300 prochains jours...

Photo: Christophe Olinger/eu2005.lu

Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 29 66 19 E-mail press@paperJam.lu Web www.paperJam.lu Comité de rédaction Eric Chenal (Blitz), Francis Gasparotto (Tempo), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Frédérique Moser, Florence Reinson, Carlo Schneider (tailormade, consultant) Rédaction Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Frédérique Moser (-45) frederique.moser@paperJam.lu Florence Reinson (-45) florence.reinson@paperJam.lu Collaborateurs rédactionnels Corinne Briault, Gaël Calvez, Mary Carey, Jacques Demarque, Alain Ducat, Marc Vandermeir Photographie Eric Chenal (Blitz), David Laurent (Blitz), Andres Lejona (Blitz), Olivier Minaire (Blitz) www.blitz.lu Luc Deflorenne


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PLACE FINANCIERE Les 200 ans de la Banque Pictet

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ACTUALITE Vins et crémants: pas de révolution

EN COUVERTURE

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La rentrée universitaire

coverstory

LUXEMBOURG

finances

10 | L’Université du Luxembourg fait sa rentrée Les cursus sont prêts, les recrutements

38 | Marché du vin: chacun y trouve sa place C’est un peu un retour aux sources que l’ouvertu-

PLACE FINANCIERE

vont bon train et les étudiants s’inscrivent. La première vraie rentrée universitaire devrait bien se passer, mais des décisions importantes devront encore être prises.

re du magasin DiVinum, par le négociant éleveur belge Grafé Lecocq. Mais le marché n’en sera pas bouleversé.

62 | «Pas de compétition entre la Suisse et le Luxembourg» Au moment où la banque Pictet

44 | Pollution dans le Sud: fumée blanche certifiée? Un bilan des sources de pollu-

fête ses 200 ans, Christian Gellerstad, administrateur délégué de Pictet & Cie (Europe) à Luxembourg, envisage sereinement l’avenir, après les récents accords en matière de fiscalité internationale.

20 | Lippmann à la tête d’un réseau d’excellence Le Centre de recherche public coordonne la création d’une école doctorale européenne. Par ailleurs, il a transféré son laboratoire de droit économique à l’université.

actualité

tion en provenance des usines de Schifflange, Belval et Differdange va être établi. Un plan d’action suivra...

68 | Trading Online: l’horizon se dégage 46 | Faites du bien et parlez-en Le sponsoring a le mérite de permettre à des événements sportifs et culturels d’exister. Les budgets sont colossaux et les retombées économiques difficilement chiffrables, mais chacun y trouve son compte.

ENTREPRISES

Les brokers grossissent en gardant la ligne.

70 | Indice LuxX Tout nouveau, tout beau 72 | Agitateur d’idées

48 | Les vrais-faux retraités La centaine de

L’Economist Club souhaite faire avancer le débat sur les grands sujets économiques luxembourgeois.

24 | Objectif haute qualité En ouvrant un second site de production à Esch, l’Imprimerie Victor-Buck se donne les moyens de ses ambitions.

seniors consultants du Luxembourg, tous pensionnés, met bénévolement son savoir-faire au service de l’économie et des créateurs d’entreprises.

MON ARGENT

26 | Topsolar L’énergie à saute-frontières

50 | Une bouche et des oreilles pour les administrateurs L’ILA offre aux administrateurs de

28 | La technologie à valeur ajoutée humaine En l’espace de trois ans, SIT

sociétés luxembourgeoises une visibilité nouvelle et nécessaire sur la scène européenne.

Group, opportuniste, a pris une dimension nouvelle sur le marché IT luxembourgeois.

52 | Zarabina 10 ans au service des femmes

30 | Des idées qui rapportent Les douze lauréats 2005 du programme 1,2,3 GO, parmi lesquels trois sont installés au Grand-Duché, se partagent 63.000 euros.

54 | Les commerçants ont peur d'être mal vus Le projet de règlement sur les enseignes publicitaires fait frémir la Confédération du commerce. Ses membres craignent de perdre en visibilité.

74 | «Un outil d’épargne formidable» Les fonds et les Sicav constituent un mode de placement intéressant, selon Claude Hellers (Fidelity Investments Luxembourg).

ressources humaines 78 | Who's who: départs et arrivées dans les entreprises luxembourgeoises

84 | Sondage monster.lu / paperJam 32 | Buropolis L’espace bureautique repensé

56 | Prix pétroliers Peu de marge de manoeuvre

34 | Donner de la confiance… et en gagner! Près de 1.300 seniors ont appris à

GRANDE REGION

décrypter le fonctionnement de leur téléphone mobile dans les cours organisés par l’opérateur CMD.

36 | Astron Buildings Un autre élan suédois

Un désir de responsabilisation

58 | Deux pôles de compétitivité en Lorraine La Lorraine a obtenu le label «Pôle de compétitivité» pour ses filières «Fibres naturelles Grand Est» et «MIPI» (Matériaux innovants – Produits intelligents).

60 | Liberty Land Tous les loisirs sous le même toit paperJam septembre-octobre 2005 05

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PLAYTIME

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Les violons d’Ingres de Valentin Schoubs

outils

DOSSIER Elections communales

100

110 | Lydie Polfer (DP) «Ne nous plaignons pas

INTERNATIONAL COMMUNITIES Is there a R&D culture in Luxembourg?

case study

que la Ville attire des employeurs»

IT&TELCOS

134 | Des amitiés bien entretenues 112 | Marc Angel (LSAP) «Il faut réaliser

86 | Logiciels de gestion RH

d’urgence le concept bus/tram»

86 | L'actualité des produits

114 | Laurent Mosar (CSV) «Construire 1.000 nouveaux logements d’ici six ans»

COMMUNICATION

116 | Viviane Loschetter (Dei Gréng) «De la convivialité dans les espaces verts»

90 | Nouvelles campagnes

En langage diplomatique, le cadeau d’affaires se dit «cadeau de courtoisie». Près de 100.000 d’entre eux ont été distribués lors de la Présidence de l’UE.

136 | Le cadeau d'affaires idéal doit-il refléter les valeurs de l'entreprise, entretenir les relations professionnelles ou sert-il avant tout à faire plaisir? L’avis de six professionnels.

118 | Guy W. Stross (Déi Lenk) «Un concept 91 | Business Web Directory

trop axé sur le développement économique»

92 | Espace MarkCom

120 | Jacques-Yves Henckes (ADR) «Mettre

dossier ELECTIONS COMMUNALES 96 | Professionnaliser la fonction de bourgmestre Le ministre de l’Intérieur veut interdire le cumul des fonctions de bourgmestre et de député. Il ambitionne que chaque commune soit à même de fournir les mêmes services à ses habitants.

102 | Un bond vers l’interactivité citoyenne Une commune sur dix entend remanier son

sur un pied d’égalité le centre ville et les centres commerciaux»

international communities

140 | «Le métier que je fais, c’est en quelque sorte mon violon d’Ingres…» Véritable profession de foi exprimée par Valentin Schoubs, le nouveau directeur général de l’Hôtel Sheraton Luxembourg Aerogolf.

142 | playtime design, art, techno, expos, luxe, resto news, recette.

124 | Hot Prospects The recruitment market is heating up and so is the competition. Robert Half International is poised to extend their “specialised staffing services” deeper into the local market.

site Internet avant les élections communales du 9 octobre.

128 | Is there a Research and Development culture in Luxembourg?

106 | Elections communales: mode d’emploi Le Luxembourg ne fait pas dans la

Susanne Michel Ph.D., MBA responsible for C.E.T.T. (Centre of Economics and Technology Transfer) at the CRP, poses the question.

simplicité puisque deux modes de scrutin sont en vigueur. Le système majoritaire est utilisé dans les communes de moins de 3.000 habitants, le proportionnel dans toutes les autres.

playtime

148 | Le club paperJam invité par... Restaurant Le Jardin, Hôtel Le Royal. 150 | Le chiffre du mois, par Carlo Schneider

130 | New Luxembourg Centre Embry-Riddle Aeronautical University has landed

132 | Less Guessing More Knowledge 108 | Ce qu’ils feront de la capitale… Six candidats au fauteuil de bourgmestre de Luxembourg exposent leurs vues sur le concept de développement urbain de la capitale. Entre enthousiasme et scepticisme…

Brigitta Dennemeyer, President of Luxembourg based AvantIQ, talks about the company’s revolutionary new platform Inspiro and her passion for the world of IP trademark searching.

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G&CO

Les 1. 800 miles de la Pacific Coast Highway forment aussi, sans aucun doute, l’une des plus belles routes des Etats-Unis. Cette légende de bitume – un mythe pour tous ceux qui rêvent de grands espaces – part du sud de la Californie, entre San Diego et Los Angeles, et remonte toute la côte jusqu’à Seattle, tout au nord. Empruntant les trajets des routes US1 et US101, elle traverse de part en part la Californie, l’Oregon et l’Etat de Washington. Au fil des miles, les paysages les plus divers se succèdent. Plages de sable et falaises de granit, chaînes de montagnes escarpées, forêts impénétrables, vignobles célèbres et même zones d’observation de baleines. La nature est si exubérante et variée que l’on voudrait s’arrêter à chacun des points de vue aménagés pour profiter sans fin des paysages grandioses qu’elle offre.

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en couverture rentrée universitaire

L’Université du Luxembourg fait sa rentrée Les cursus sont prêts, les recrutements vont bon train et les étudiants s’inscrivent. La première vraie rentrée universitaire devrait bien se passer, mais des décisions importantes devront encore être prises. L’UNIVERSITÉ DU LUXEMBOURG (UL) S’APPRÊTE, le 26 septembre prochain, à effectuer sa première grande rentrée. Il s’agira, pour elle, d’un test grandeur nature durant lequel, sinon tout, beaucoup va se jouer et duquel dépendra en bonne partie, son avenir. A population égale (408.000 habitants en 2004), même la petite île de Malte (246 km2 contre 2.586 km2 pour le Grand-Duché) possède une université digne de ce nom, qui accueille 9.000 étudiants, dont 700 étrangers. Les étudiants avaient, en théorie, jusqu’au 1er septembre pour s’inscrire à l’UL mais, dans la pratique, un délai leur a été accordé. Une partie des inscriptions est désormais centralisée, ce qui pose encore quelques problèmes, alors qu’auparavant elles se comptabilisaient par faculté. D'ailleurs, l'université n'a pas été en mesure de nous fournir un chiffre provisoire des inscriptions. Elle dit s'attendre à accueillir le même nombre d'étudiants que l'an dernier, soit 3.200, à 10% près. Successeur juridique du Centre universitaire, de l’Institut supérieur de technologie, l’Institut supérieur d’études et de recherches pédagogiques et de l’Institut d’études éducatives et sociales, l’Université du Luxembourg aura encore besoin de nombreuses années pour trouver sa vitesse de croisière et être reconnue à l’étranger. Quoiqu’il en soit, l’établissement sera capable de démarrer, cette année, la plupart de ses vingt-trois nouveaux diplômes, onze Bachelors et douze Masters (voir notre carte en pages 12-13). Une grande partie des cours sera enseignée en français mais l’ambition de l’université étant de se caractériser, entre autres, par le multilinguisme, l’allemand et l’anglais feront

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également partie intégrante des cursus. Les doyens de chaque faculté devaient communiquer au recteur, pour début septembre, le pourcentage des différentes langues utilisées pour les diverses formations. Le recteur, Rolf Tarrach, a passé une partie de l’été à plancher sur un document développant la stratégie de l’université. L’épreuve a été envoyée mi-août aux membres du Conseil de gouvernance, avant d’être discutée lors de leur prochaine réunion, qui devait se tenir le 10 septembre. Au moment de mettre sous presse, nous n’avions pu obtenir d’écho de cette réunion. «Ce document donne un caractère à l’université. Il expose une ‘time line’ pour les dix prochaines années et ce que cela coûtera. Le plan stratégique s’étend sur dix ans, mais est découpé en deux parties, la première va jusqu’en 2009 et la seconde de 2010 à 2015. Mon mandat va jusqu’en 2009 et le plan le plus précis court aussi jusqu’en 2009. Cette période coïncide également avec le gouvernement en place. D’ici à 2009, nous aurons une certaine base pour la recherche, nous aurons défini le caractère international de l’université. Dix ans, c’est le temps minimum pour qu’une université fonctionne», explique M. Tarrach. Le recteur y aborde également des sujets délicats. «J’espère qu’un jour nous pourrons choisir les étudiants, que nous aurons plus de demandes que de places. La question sera de savoir si on donnera la priorité aux étudiants luxembourgeois ou pas. Il faudra peut-être organiser des examens d’entrée. On pourrait imaginer de leur réserver un tiers des places». Favoriser ces derniers serait sans doute en contradiction avec les directives européennes et ne garantirait pas la sélection des étudiants les plus prometteurs.


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rentrĂŠe universitaire en couverture

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en couverture rentrée universitaire

Au service de l’économie Le président de l’Economist Club du Luxembourg, Pierre-Yves Augsburger estime, dans un document intitulé «L’Université du Luxembourg, quelle université? Une contribution au débat public», que la discussion sur cette institution reste trop conventionnelle et que la question est de savoir si le business plan intègre bien le fait que l’université sera une institution pour servir les secteurs de pointe de l’économie du pays. «On constate, avec le rapport PISA, le même phénomène qu’avec les rapports sur les pensions complémentaires: on sait ce qui ne fonctionne pas, mais personne ne bouge réellement. Nous estimons que l’université se doit d’abord d’être au service de notre économie, que ce soit l’économie économique ou l’économie éducative. L’éducation au Luxembourg se trouve confrontée à une demande multiculturelle, dans des proportions qui ne correspondent pas à la réalité de l’Union européenne. Résultat: la qualité de l’enseignement est en chute et il conviendrait d’améliorer la formation des enseignants et que cette formation soit plus orientée au service de l’économie nationale. Nous ne sommes pas certains que tout le monde ait compris cela au Luxembourg», insiste Nicolas Ries, administrateur de l’Economist Club. L’ECL se demande encore si l’Etat pourra se montrer assez ferme afin que «notre université ne soit pas dans une large mesure le réceptacle et la sortie par le haut de certains enseignants du secteur secondaire et supérieur. A terme, le défi de notre université sera de combiner un interventionnisme étatique approprié avec le dynamisme du secteur privé». M. Ries est aussi convaincu que l’Université ne pourra se passer de la recherche. «Il convient d’harmoniser cette recherche avec les objectifs de l’économie nationale. Les caisses de l’économie luxembourgeoise se rempliront avec des idées nouvelles, des produits et des services innovants». Et Luc Henzig, président sortant de l’Economist Club, de poursuivre: «Il faut se reposer la question du rôle des CRP. On a l’impression qu’il n’y a pas, aujourd’hui, une réelle concertation entre l’Université et les CRP. Quant au rôle de l’Etat, il devrait être en mesure d’apporter une orientation stratégique, mais ensuite de laisser les initiatives des actions au secteur privé, ce qui permettrait d’éviter que des acteurs financés par des fonds publics se positionnent en concurrence d’acteurs privés».  F.R.

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un accord avec une fondation qui n’est pas encore créée et qui le sera par l’ABBL, une de nos partenaires. Nous sommes en train d’écrire la convention. Il faut aussi attendre le recrutement de trois nouveaux professeurs en finance».

La recherche comme moteur Le recteur de l’université insiste: «Le moteur de l’université est la recherche». D’ailleurs, il a annoncé vouloir stopper le développement des enseignements pour se consacrer désormais à celui de la recherche. «Il existe quatre catégories de recherche et il faut exercer un peu des quatre. Il y a la recherche née de la curiosité, celle qui ramène des prix Nobel et dont les gens pensent qu’elle ne sert à rien. Il y a celle motivée par les problèmes de la société et qui constitue donc une recherche plus locale. Nous avons ensuite la recherche motivée par les problèmes et intérêts des entreprises. Dans ce cas-ci, il s’agit d’une recherche plus internationale puisque nous avons beaucoup d’entreprises étrangères au Luxembourg. La dernière catégorie est un peu différente, c’est la recherche basée sur les opportunités que l’on trouve au Luxembourg, telles que les institutions européennes» et qui sera du ressort de la «Gouvernance européenne», une des dix lignes de recherche approuvées en juin dernier par le conseil de gouvernance. Mais la recherche au sein de l’Université du Luxembourg ne pourra se faire sans une collaboration – mais aussi un financement – du secteur privé et d’institutions comme la Chambre de Commerce. «Les activités de recherche sont mises en oeuvre par

Rolf Tarrach: «Tous les laboratoires sont des collaborateurs potentiels pour nous aider».

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

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Le document prévoit encore que l’université pourra accueillir 6.500 étudiants dans une décennie. «Il nous faudra plus, mais la croissance sera modérée», assure M. Tarrach qui souhaiterait que le nombre de professeurs augmente plus vite que celui des étudiants. Pour l’année académique 2004-2005, l’université comptait 3.200 étudiants, dont 1.800 Luxembourgeois, 290 Français, 187 Portugais, 130 Belges, 74 Allemands, 50 Franco-Allemands, 48 Camerounais, 45 Franco-Belges, 38 Italiens, 27 Chinois, 21 Marocains et 6 Britanniques. Les frais d’inscription, qui auparavant étaient nuls, ont été fixés à la somme plutôt symbolique de 100 euros, afin d’éviter que des étudiants fantômes ne viennent fausser les statistiques. «Je suis contre des frais d’inscription plus élevés pour les étudiants étrangers, comme cela se pratique en Angleterre, parce que nous risquons de n’avoir que des fils de riches et pas forcément les étudiants les plus brillants. Cette question fera certainement débat», prédit le scientifique. L’inscription à la Luxembourg School of Finance (LSF) s’élève, quant à elle, à 17.500 euros. «Les MBA sont très chers de manière générale. Il s’agit de formation pour des gens qui travaillent déjà et qui est généralement prise en charge par leur employeur», explique M. Tarrach. Le budget de la LSF, qui constitue le noyau du département Finance de l’université, est intégré dans celui de l’université. Inaugurée en octobre 2002 et organisée, au départ, comme un organisme indépendant au sein de l’université, son intégration dans celle-ci n’est pas terminée. «Il reste encore à signer


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Je suis très content des discussions très utiles au sein du Conseil de gouvernance. Notre collaboration s’avère constructive et positive»

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MODE D’EMPLOI

Le Processus de Bologne Dans une déclaration commune, signée à Bologne le 19 juin 1999, les ministres européens de l’Education ont posé les bases de l’espace européen de l’enseignement supérieur. 29 pays ont pris part à ce processus dit de Bologne: Europe des Quinze, Estonie, Hongrie, Islande, Lettonie, Lituanie, Malte, Norvège, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Bulgarie et Roumanie. La Déclaration souligne notamment que la réalisation d’une plus grande compatibilité et comparabilité entre les différents systèmes d’enseignement supérieur exige une dynamique soutenue. A travers la Déclaration de Bologne, l’Europe s’est donnée plusieurs objectifs à atteindre avant la fin de cette décennie, dont notamment celui d’adopter un système de diplômes facilement lisibles et comparables, qui se fonde essentiellement sur deux cursus, le Bachelor (anciennement les candidatures en Belgique et la licence en France) et le Master (appelé avant licence en Belgique et maîtrise en France). Par ailleurs, Bologne prévoit de promouvoir la mobilité en surmontant les obstacles à la libre circulation, aussi bien pour les étudiants que les enseignants, les chercheurs ou le personnel administratif, ce qui suppose la reconnaissance et la valorisation des périodes de recherche, d’enseignement et de formation. Enfin, les années d’études d’un cursus sont remplacées par des crédits ECTS (European Credit Transfert System), visant à promouvoir davantage la mobilité des étudiants. Ce nouveau système ne réduit plus un cursus aux seules heures en présentiel mais prend en compte à la fois la participation aux cours magistraux, les travaux pratiques, les stages, les recherches, mais également le travail personnel. Un crédit ECTS équivaut, de manière absolue, à environ 24 heures d'activités d'apprentissage, tandis qu’une année de travail représentera 60 crédits. Un Bachelor s’étendra, en moyenne, sur 180 ECTS, soit trois années, et le Master sur 60 ou 120 ECTS. ■ F.R.

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le biais de projets», précise le recteur. C’est ainsi que des conventions sont signées avec des entreprises telles que Eurobéton, avec laquelle l’université est liée pour un projet de recherche d’une durée de trois ans. Rolf Tarrach a, par ailleurs, quelques idées pour un MBA qui pourraient se concrétiser grâce à la coopération avec d’autres institutions. Il est également prévu qu’une collaboration s’opère avec les Centres de recherche publics, le Centre hospitalier, le Laboratoire national de santé et le Ceps/Instead (centre d’études de populations, de pauvreté et de politiques socio-économiques). «Tous les laboratoires sont des collaborateurs potentiels pour nous aider». Cela prendra du temps avant de mettre en œuvre ces collaborations. Des accords doivent être signés avec les CRP qui ont soumis un document au rectorat et qui doit encore être discuté avec lui.

Mobilité réduite L’Université du Luxembourg n’a pas encore les reins assez solides pour pouvoir organiser seule des cursus entiers. C’est pourquoi des accords ont été signés avec une dizaine d’universités partenaires avec lesquelles les enseignements seront partagés. «Il y aura peut-être aussi des formations qui seront offertes par l’Université du Luxembourg seule». Pour l’heure, les partenariats avec les universités étrangères concernent surtout les pays voisins et le recteur voudrait voir ces accords étendus à des pays plus lointains, sans quoi la mobilité des étudiants, voulue par le projet de loi sur l’Université, risque de se restreindre à la Grande Région. Les critères pour choisir les universités partenaires doivent encore être déterminés. Avant toute chose, le recrutement reste une priorité et il prendra du temps. Pour l’heure, «nous avons nommé une dizaine de nouveaux professeurs-chercheurs. Pour 2006, nous cherchons à pourvoir environ quinze postes de professeurs et assistants-professeurs, une vingtaine de postes d’assistants, c’està-dire de doctorants, dix postes d’assistants-chercheurs, à savoir les post-doctorants, ainsi que des collaborateurs scientifiques. L’idée est de disposer de beaucoup plus d’assistants et d’assistants-chercheurs, de faire croître le nombre de professeurs et diminuer celui des vacataires. Il existe deux types de

vacataires: ceux qui viennent enseigner parce qu’il n’y a pas suffisamment de professeurs sur le marché et ceux qui exercent, en entreprise, dans le domaine qu’ils enseignent, et qui ont des connaissances que les professeurs n’auront jamais. Ceux-ci sont très intéressants pour l’université». L’établissement compte aujourd’hui environ 800 vacataires que le recteur voudrait voir diminuer de 20 à 30% d’ici 5 à 10 ans. Rolf Tarrach se dit satisfait des candidatures reçues, même si, et c’est plutôt normal, elle proviennent surtout de jeunes enseignants. Les professeurs déjà en poste, issus des différents instituts desquels est née l’université, se trouvent dans les comités de recrutements, ce qui risque parfois de poser un certain nombre de problèmes car, comme le rappelle M. Tarrach, «il est parfois difficile d’engager un professeur plus qualifié que soi». Rien qui ne puisse cependant ternir l’optimiste dont fait preuve actuellement le recteur. Ce dernier se dit «très content des discussions très utiles au sein du Conseil de gouvernance. Notre collaboration s’avère constructive et positive», ce qui n’était pas le cas il y a quelques mois encore. M. Tarrach était tellement déçu du peu de marge de manœuvre qui lui était dévolu qu’il pensait même jeter l’éponge, à peine arrivé, et retrouver sa chaire de professeur en Espagne. «La prochaine séance du Conseil de gouvernance (le 10 septembre, NDLR) sera très intéressante, car nous allons discuter de mon modèle et de mes idées. Il faudra que le Conseil de gouvernance soit plus ou moins d’accord avec moi car je ne pourrai pas exécuter une mission si je ne suis pas d’accord avec celle-ci». Et d’ajouter: «Aujourd’hui, je suis optimiste et je pense que ce que je présente au Conseil de gouvernance n’est pas très éloigné de son point de vue. Mais il se dit aussi conscient qu’ «il se peut que quelques politiques au Luxembourg aient un point de vue assez différent de mon plan stratégique». Et ce sont les politiques qui doivent accorder ou non le projet de budget du rectorat, approuvé par le Conseil de gouvernance, qui s’élève, pour 2006, à quelque 49,7 millions d’euros, en hausse de plus de 52% par rapport aux 32 millions de l’année en cours. La décision de l’Etat devrait tomber en octobre prochain. Le recteur estime qu’un budget correct pour une université tourne autour des 150 millions d’euros. «L’Etat investit peu dans l’enseignement supérieur, 0,3% du PIB alors que la moyenne européenne est de 1,1 % du PIB», insiste M. Tarrach. «La recherche peut coûter beaucoup d’argent. Si on décide de ne pas faire de recherche, l’université pourrait coûter la moitié. Je pense que l’on se tromperait. Il y a une logique, c’est qu’il n’y a jamais assez d’argent public». Le budget actuellement dévolu à la recherche s’élève à 4 millions d’euros et M. Tarrach réclame 1,7 million supplémentaire. Dans le détail, son budget prévoit une augmentation de 6,7 millions d’euros pour les recrutements, une soixantaine de nouveaux postes, plus 600.000 euros pour le remplacement des fonctionnaires partant à la retraite par des enseignants chercheurs, avec un contrat d’employés privés à imputer au budget, non plus de l’Etat, mais


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The pursuit of perfection


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en couverture rentrée universitaire

Formations continues et post-universitaires L'IUIL, l’Institut universitaire international, créé en 1974 sous forme d'établissement d'utilité publique, réalise, depuis 1999, outre l'organisation de formations post-universitaires en droit européen, des formations diplômantes et continues, qui couvrent les domaines de l’entrepreneuriat, le management de la santé publique, et les médias et la communication. L’institut propose, en partenariat avec les universités du Luxembourg, de Nancy 2 et Robert Schuman Strasbourg, un Master en Contentieux européen. L’IUIL n’étant pas habilité à délivrer de diplôme, la formation est sanctionnée par l’un de ses partenaires. Une nouvelle formation, le Master en Droit et Economie / Master en Droit européen, spécialité Droit pénal européen des Affaires, débutera à la rentrée 2006. Un cursus post-universitaire dans le domaine de la santé démarrera le 3 octobre prochain. L’Executive MBA en Healthcare Management s'adresse aux décideurs du secteur de la santé publique et se concentre sur les techniques de gestion et de management hospitalier. Ce programme est organisé en partenariat avec les universités de Salzbourg (Université de Salzbourg Business School), Trèves (International Health Care Institute) et Marburg (Institut Health Care Management). Une nouvelle session de la formation en «Management d’entreprise pour cadres et dirigeants», organisée par l’IUIL en coopération avec l’Institut de Formation de la Chambre de Commerce (IFCC), la Chambre des Métiers, et HEC Liège. Quant aux projets dans le domaine du management des médias, ils sont en phase d’élaboration. ■ F.R. www.iuil.lu

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D’emblée, le recteur avait annoncé vouloir œuvrer à la promotion féminine (voir interview dans notre édition de mars 2005, page 44). «Au niveau du doctorat aujourd’hui, on trouve 50% de femmes, un pourcentage qui s’étiole par la suite», regrette M. Tarrach. Une tendance qu’il entend bien inverser. Il voudrait aussi que des femmes siègent dans la commission de recrutement.

Promotion féminine Par ailleurs, la déléguée aux questions féminines aura notamment pour mission de récolter les données concernant le nombre de candidatures de femmes reçues pour un poste, le nombre de CV de ces dernières retenus dans les short lists et le nombre d’entre elles qui sont finalement engagées. Enfin, l’université participe, à sa manière, à l’initiative européenne «Chercheurs en Europe 2005», qui vise à présenter au grand public les facettes multiples du métier de chercheur et de sensibiliser les jeunes aux carrières scientifiques. La déléguée aux questions féminines va mettre en marche un programme pour les femmes et les hommes parents d’enfants en bas âge qui se verront offrir de diminuer leur charge d’enseignement, afin que leur nouvelle condition de parent ne les oblige pas à sacrifier le temps qu’ils consacrent à la recherche. Un argument de plus pour attirer au pays des chercheurs, du personnel qui se fait plutôt rare. ■ Florence Reinson

Rolf Tarrach: «La recherche peut coûter beaucoup d’argent. Si on décide de ne pas faire de recherche, l’université pourrait coûter la moitié. Je pense que l’on se tromperait ».

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de l’université. Le recteur estime encore qu’il faut prévoir une augmentation d’un demi million d’euros pour l’informatique et autant pour la bibliothèque. Il faut compter pas moins de deux millions et demi d’euros pour les locaux provisoires sur le campus du Kirchberg, à côté de l’IST, l’Institut supérieur de technologie, intégré à l’UL. En attendant qu’un site unique soit désigné et un bâtiment érigé. Un groupe de travail avait en charge la réalisation d’une analyse de plusieurs sites et a recommandé au gouvernement - qui aurait dû se décider avant les vacances un emplacement. Quant au site de Belval, où s’installera la future Cité des Sciences, il devrait être prêt au plus tôt dans cinq ans. Ces installations permettront de concrétiser la relation très étroite avec le CRP Gabriel Lippmann, souhaitée notamment par le recteur. La question de la bibliothèque universitaire sera intégrée dans le budget 2006. Le gouvernement veut une bibliothèque nationale et universitaire qu’il prévoyait d’installer sur le plateau du Kirchberg, un emplacement quelque peu éloigné des campus actuels. M. Tarrach estime qu’il en faudrait une à Belval et une à Luxembourg, mais est d’avis qu’un site central unique serait plus judicieux. Une autre problématique reste presque entière, celle des logements. De 178 logements étudiants en 2004, la ville de Luxembourg en comptera 250 à la rentrée. Une thématique qu’il s’agira d’affiner en fonction des différents campus.


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Lippmann à la tête d’un réseau d’excellence LE CENTRE DE RECHERCHE PUBLIC GABRIEL Lippmann, créé en 1987, a pour mission la recherche scientifique appliquée et le développement technologique, ainsi que le transfert de technologie et la formation permanente de haut niveau. L’établissement public a également pour vocation de renforcer le tissu économique du pays par la création de nouvelles compétences technologiques en son sein et le transfert de ce savoir-faire aux entreprises. Pour mener à bien ses objectifs, le CRP dispose de quatre laboratoires: la cellule de recherche en environnement et biotechnologies, celle de recherche, d'étude et de développement en informatique, le laboratoire d'analyse des matériaux, ainsi que celui de droit économique. Le centre de recherche fournit également des formations spécifiques, très ciblées, répondant à la demande des entreprises, dans les domaines, notamment, de la sécurité informatique, la cryptographie – en collaboration avec l’Université du Luxembourg –, ou la qualité de l’eau. Par ailleurs, le laboratoire d’analyse des matériaux du CRP est l’initiateur et le coordinateur d’un projet de création d’un réseau d’excellence, dénommé «Nanobeams», visant le développement de nouveaux instruments de mesure à l’échelle du nanomètre, financé par la Commission européenne à hauteur de cinq millions d’euros. Ce réseau regroupe, entre autres, des universités de Louvain, Munster, Royan, ou Aix-la-Chapelle.

Éviter la concurrence «Il est prévu, dans le cadre de ce réseau, de créer une école doctorale européenne en nano-analyse qui sera opérationnelle en automne, explique Fernand Reinig, administrateur-directeur du CRP Gabriel Lippmann. L’idée est que les chercheurs obtiennent un doctorat à sceaux multiples. Nous voulons essayer d’attirer cette école au Luxembourg. D’abord, il s’agira de faire de la recherche en matériaux, ensuite, les étudiants devront choisir deux laboratoires pour y effectuer leur thèse. L’idée est d’avoir un point d’attache au Luxembourg. Notre intention est de collaborer avec l’université, mais on ne peut pas encore

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Photo: Luc Deflorenne

Le Centre de recherche public coordonne la création d’une école doctorale européenne. Par ailleurs, il a transféré son laboratoire de droit économique à l’université.

Le laboratoire d’analyse des matériaux peut se targuer de posséder l’un des cinq NanoSIMS 50 livrés dans le monde.

apposer de sceau luxembourgeois sur le diplôme». Jusqu’à ce jour, l’Université du Luxembourg n’est en effet pas en mesure de délivrer des doctorats. Il faut encore définir un règlement interne et publier un règlement grand-ducal qui détaille la manière d’obtenir un doctorat au Luxembourg. La formation aura lieu au sein du CRP. Elle débutera en novembre et les étudiants pourront choisir d’y effectuer une partie de leur thèse. Le nombre de candidatures admises sera restreint à une vingtaine provenant des différentes universités du réseau. A côté des travaux de recherche de ses unités, le CRP forme depuis plus de dix ans des docteurs ès sciences. «Nous nous associons toujours avec des universités étrangères habilitées à délivrer le diplôme académique en cotutelle. La recherche associée aux

doctorats est faite dans les laboratoires du CRP. Nous comptons du personnel titulaire d’un doctorat et donc habilité à diriger des recherches». Environ six doctorants par an passent par Lippmann. Le Centre de recherche aimerait développer avec l’Université du Luxembourg la recherche autour des matériaux, de l’environnement, de la biotechnologie, de l’informatique, et offrir ensemble des formations doctorales. Les chercheurs du CRP interviennent dans les formations initiales des 1er et 2e cycles de l’université. «L’idée est de se concentrer sur les 2e et 3e cycles. On aimerait aussi que des professeurs de l’université participent à des projets de recherche chez nous. L’université ne couvrira pas tous les domaines et nous non plus».


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PRESTIGE ET PERFORMANCES. Sous le signe du «B ailé», Breitling et Bentley partagent un même souci de perfection. Une même exigence de fiabilité, de précision, d’authenticité. Une même alliance de prestige et de performances. Chez Breitling comme chez le légendaire constructeur anglais, la technologie la plus moderne se marie à la grande tradition. Cet esprit de noblesse et d’exclusivité culmine dans l’atelier Mulliner, le joyau des usines de Crewe, où artisans et techniciens réalisent les vœux les plus personnels des propriétaires de Bentley.

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Si on veut atteindre une certaine excellence, il faut que l’Etat intervienne davantage dans les coûts de base »

SACRED HEART UNIVERSITY

MBA La Sacred Heart University, présente à Luxembourg depuis 1991, propose un MBA (Master of Business Administration) avec concentrations en finance, management ou comptabilité ainsi que des certificats professionnels en leadership, finance et comptabilité. Le MBA se compose de douze cours obligatoires et deux cinq cours à option, orienté comptabilité, finance ou management. Ces formations se distinguent par leur flexibilité, la rentrée académique pouvant se faire toutes les six semaines, ce qui cadre bien avec un travail professionnel. Les cours ont lieu à raison de deux soirs par semaine, à la Chambre de Commerce au Kirchberg, où la Sacred Heart a élu domicile. Au total, les cours du MBA peuvent s'étaler de 10 mois à temps plein jusqu'à deux ou trois ans en travaillant. L’établissement accueille, par cursus, entre 70 et 80 étudiants, autant d’hommes que de femmes, de toutes nationalités, dont l’age moyen s’établit à 36 ans. La Sacred Heart organise, le 21 septembre prochain, une journée portes ouvertes avec séances d’information à 17h00 et 18h30. Pour l’heure, la collaboration éventuelle avec la toute jeune Université du Luxembourg n’est pas à l’ordre du jour, mais n’est pas impossible à terme.  F.R. www.shu.lu

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Dans l’optique d’organiser la recherche avec l’Université du Luxembourg, d’éviter la concurrence et de créer un pôle de masse critique, le conseil d’administration, avec le support du ministère de tutelle, a décidé de se séparer de son laboratoire de droit économique et de le transférer, ainsi que ses huit chercheurs, dès le 1er octobre, à l’Université. «Les moyens sont trop limités au Luxembourg. Il faudrait se mettre d’accord sur qui fait quoi et faire des choix, ce qui n’est pas toujours facile ici. L’université aura son rôle à jouer pour le droit. Notre laboratoire de droit, créé en 1996, a bien fonctionné et a connu de très bons résultats, en participant notamment à l’élaboration de la loi sur le commerce électronique, sur la titrisation, ou encore la fiducie», tient à préciser M. Reinig. Le CRP allait donc perdre une unité de recherche et s’est mis à réfléchir à son remplacement par une autre activité. «Au sein du Conseil d’administration, nous comptons beaucoup de membres travaillant dans les secteurs sous-traitants de l’automobile. Ces différentes entreprises se sont rendu compte que le secteur était très concurrentiel et qu’il fallait innover rapidement. Nous avons réfléchi à la possibilité de créer un laboratoire pour ces entreprises, en vue de moderniser les produits qu’ils peuvent offrir au secteur automobile». L’idée était de créer une unité de recherche qui travaille de manière étroite avec les entreprises pour réaliser études de marché ou prototypes, commandités par une ou plusieurs entreprises du secteur. C’est ainsi que LEA, le laboratoire de recherche en équipements automobile, est né en mai dernier, avant de conclure, deux mois plus tard, un partenariat avec l’Industrie luxembourgeoise des équipementiers de l’automobile (ILEA). Le laboratoire se met petit à petit en place et l’ILEA doit lui soumettre, en octobre, des projets potentiels. A charge du CRP de choisir ceux qui lui semblent opportuns et à même d’engendrer des retombées potentielles pour le Luxembourg. Le premier projet devrait démarrer d’ici à la fin de l’année. Depuis la création du CRP Gabriel Lippmann, l’Etat n’a jamais accepté de financer entièrement ses activités. Le centre de recherches définit des projets, des objectifs scientifiques et commerciaux, ainsi qu’un budget. Chaque projet est réalisé en cofinancement avec un partenaire extérieur dont la participation varie en fonction du type de projet et peut aller jusqu’à 100% si le fruit de la recherche peut ensuite être utilisé par l’industriel. La moyenne du financement extérieur s’élève, sur ces cinq dernières années, à environ 40%. «La participation financière du tiers prouve son intérêt, mais 40% du financement provenant des entreprises, ainsi qu’un budget établi par projet peut commencer à poser problème, notamment parce que nous sommes désormais une centaine de personnes à travailler ici. Si on veut atteindre une certaine excellence, il faut se spécialiser et pour cela, il faut que l’Etat intervienne davantage dans les coûts de base, à savoir le matériel et les salaires», estime l’administrateur-directeur. Deux tiers des chercheurs du CRP occupent un CDD, allant de 18 mois à 4 ans. Par ailleurs, la pénurie de chercheurs se fait également sentir au Grand-

Duché. Le pays reste attractif grâce à ses salaires, mais les chercheurs luxembourgeois sont plutôt rares, car ils sont effrayés par les CDD. «Il nous faudrait plus de postes pérennes dont les coûts seraient pris en charge par l’Etat. Nous sommes en discussion avec le gouvernement, mais ce n’est pas facile, car le ministère a peur que le CRP se fonctionnarise».

Financement Le CRP est lui d’avis que les chercheurs ont mieux à faire que de perdre leur temps à chercher des fonds et réclame un financement pluriannuel, sur quatre ans, voire sur une législature. A l’heure actuelle, le Lippmann ne sait pas encore à combien s’élèvera exactement son budget pour cette année. «Nous avons eu une idée du budget pour 2005 fin juin 2005», déplore M. Reinig. «Nous avons toujours des idées prometteuses et il nous faut des moyens budgétaires dynamiques. Nous sommes convaincus que nos résultats européens montrent que nous méritons la confiance d’avoir des moyens budgétaires supplémentaires», ajoute-t-il. Le CRP Gabriel Lippmann perçoit aujourd’hui de 6 à 7 millions d’euros par an. Si l’Etat veut respecter les objectifs de Lisbonne et de Barcelone et consacrer 1% de son PIB à la recherche publique, il doit multiplier son budget par trois. Le budget 2005-2007 du CRP, transmis au gouvernement dès décembre 2004 et refusé, s’élevait à 35 millions d’euros. «Le plan pluriannuel permettrait de savoir à quoi s’attendre et serait un gain de temps. Nous essayons de l’obtenir depuis 5 ans». Le centre de recherche souhaiterait que le gouvernement sache où il veut aller et appelle de ses vœux un dialogue plus soutenu avec le ministère. «La présidence de l’UE terminée, le ministre a entamé des discussions et des réunions utiles sur les objectifs et la façon d’atteindre ces objectifs». Aujourd’hui, M. Reinig espère que le CRP sera fixé sur le budget de la période 2005-2007 avant la fin de l’année.  Florence Reinson


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entreprises

Objectif haute qualité En ouvrant un second site de production à Esch, l’Imprimerie Victor Buck se donne les moyens de ses ambitions. CET ÉTÉ, L’IMPRIMERIE Victor Buck a inauguré un nouveau centre de production, établi à Esch-sur-Alzette. Une nouvelle étape clé dans le développement de l’entreprise, alors même que le secteur de l’imprimerie connaît, en général, un passage pour le moins délicat. Problème de conjoncture? Sans doute un peu, mais pas que ça. «Si le marché souffre, c’est davantage dû à la structure des entreprises, qui sont bien souvent familiales et pour lesquelles la sauvegarde des intérêts personnels est parfois préjudiciable au bon fonctionnement général, note Nicolas Buck, directeur de la société fondée au Luxembourg en 1852. Dans ce contexte, il est vrai que notre évolution se situe un peu en marge du marché. L’évolution d’une société ne doit pas seulement se concrétiser dans le matériel, mais également dans les mentalités». Sur ce plan-là, celui qui fut désigné entrepreneur de l’année au Luxembourg par Ernst&Young (voir paperJam décembre 2004, page 8) revendique pleinement une approche collégiale dans la gestion de l’entreprise, que ce soit l’Imprimerie Victor Buck ou sa «petite sœur» Victor Buck Services, spécialisé dans le suivi, complet et sécurisé, de tout type de documents à destination du secteur financier et qui a été la première entreprise du pays à se voir décerner l’autorisation d’exercer comme «nouveau» PSF (en

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tant qu’agent de communication à la clientèle, en l’occurrence) dans le cadre de la loi du 2 août 2003.

24 nouveaux emplois C’est donc au terme d’intenses réflexions communes que l’idée d’une extension géographique a germé. En 2001, à l’aube de fêter son cent cinquantenaire, l’imprimerie avait déménagé de Gasperich – où elle commençait à se sentir à l’étroit dans 1.500 m2 – vers la zone d’activités Am Bann de Leudelange, dans des nouveaux locaux de 4.000 m2 plus modernes et fonctionnels. A cette époque-là, la société traitait quelque 1.200 tonnes de papier à l‘année. A la fin 2005, ce sont environ 5.000 tonnes qui auront été utilisées, ce qui positionne Victor Buck largement au premier rang dans le pays – sur ce segment précis du marché offset à feuilles – et dans le Top 3 du Benelux. «La valeur ajoutée de notre activité se trouve dans le papier imprimé. Nous devions donc répondre à une meilleure organisation de notre surface de production pour nous adapter à la croissance de nos activités», explique Nicolas Buck. Si le besoin s’est évidemment fait sentir en termes de capacité d’impression, il a également fallu être en mesure de proposer une palette de services la plus complète pos-

sible, sachant que bon nombre d’autres acteurs du secteur de l’imprimerie sont bien souvent spécialisés dans l’une ou l’autre des prestations, mais pas dans toutes. Il ne restait alors plus qu’à trouver des locaux adaptés à cette activité, ce qui ne fut pas nécessairement le plus simple. Pas question, en tous les cas, d’imaginer un investissement foncier dans un terrain et dans un nouveau bâtiment Evoqué pour la première fois fin 2004, le projet a finalement abouti, en avril 2005, avec la décision de se tourner vers un bâtiment déjà existant sur la zone d’activité Lankels à Esch-sur-Alzette. Des locaux de 4.000 m2 déjà adaptés aux métiers de l’imprimerie, puisque occupés précédemment par Data Document, un groupe d’impression d’origine néerlandaise. En trois mois et demi, le bâtiment fut réaménagé et une partie des machines déménagées de Leudelange, si bien que la production a pu commencer dès le 10 août. Elle est alors montée en puissance pour atteindre, à la miseptembre, son rythme de croisière définitif. 80 personnes sont employées sur le site qui est exclusivement dédié à la production et dans lequel ne se trouve aucun bureau administratif ou aucun espace d’accueil. Parmi ce personnel, 24 emplois nouveaux ont été créés, dont 5 pourvus en collaboration avec l’ADEM. «Cet-

te implantation à Esch constitue pour nous une étape importante. Désormais, nous pensons être tranquilles pour les quatre ou cinq années à venir», calcule M. Buck. Ainsi, sur le site de Leudelange, la priorité dorénavant sera donnée à la qualité des travaux d’impression, dans un environnement désormais plus spacieux et permettant plus de flexibilité et traitement de plus gros volumes, avec un flux logistique adapté. C’est également à Leudelange que Victor Buck Services maintient le cœur de ses activités. A Esch-sur-Alzette, l’accent sera notamment mis sur tous les travaux dits «de façonnage» (pliage, piqûre, brochage, collage...). mais quelques travaux d’impression y seront également possible: ceux de type «notices techniques», multilingues, où la qualité ne se mesure pas nécessairement au rendu des couleurs, mais à la gestion des codes de langues. Certains processus, jusqu’alors externalisés, seront également de nouveau «insourcés», ce qui permettra également d’envisager une croissance du volume de production. Par cette nouvelle répartition géographique et technique de ses activités, Victor Buck place la barre encore un peu plus haut, conscient que la recherche de la haute qualité lui impose de se couper d’une partie du marché. «En général, tout le monde fait un peu de tout: cartes de visites, rapports annuels,


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Photo: David Laurent (Blitz)

entreprises

création de sites web..., constate M. Buck. Nous pensons qu’il s’agit là de compétences bien différentes et spécifiques. Nous avons donc pris le parti de nous limiter à des produits très spécifiques, hautement qualitatifs. De toute façon, d’ici à une dizaine d’années, on peut penser qu’il y aura de moins en moins d’imprimeurs et que ceux qui resteront seront ceux qui auront su se spécialiser».

Parc machine renouvelé en 2006 En même temps que la société met la dernière main à cette extension d’activité, l’avenir immédiat de Victor Buck est déjà en marche, avec une feuille de route au contenu fort simple: «Etre reconnu comme un leader qualitatif», résume Nicolas Buck. Ainsi, à partir de 2006, de nouveaux investissements seront engagés pour le renouvellement du parc machine de Leudelange, avec des équipements susceptibles d’offrir une qualité d’impression encore supérieure à celle d’aujourd’hui et, cerise sur le gâteau, des groupes vernis pour une finition encore plus brillante. Et s’il devait subsister un bémol à une rentrée qui s’annonce sur les chapeaux de roues pour Victor Buck, ce serait l’annonce d’une nouvelle tranche indiciaire de 2,5% pour le 1er octobre. «Cela sera

Nicolas Buck: «Cette implantation à Esch constitue pour nous une étape importante. Désormais, nous pensons être tranquilles pour les quatre ou cinq années à venir».

forcément pénalisant pour une société comme la nôtre, qui vise également l’export comme débouchés dans le futur», regrette Nicolas Buck, qui ne remet pas en cause, dans sa globalité, le principe de cette index, mais souhaiterait davantage le voir appliqué de manière différente selon les tranches salariales. «Indexer le salaire d’un ouvrier qui gagne 2.000 euros brut par mois, cela me semble tout à fait logique. Mais pour des gens qui gagnent le double ou plus,

j’estime qu'il ne faudrait appliquer cette indexation que sur une partie du salaire seulement». Pas question, pour autant, de focaliser le débat sur la compétitivité du Luxembourg aux seuls problèmes de l’indexation salariale. «Notre principal chantier reste l’intégration et surtout l’éducation. A en juger par les les discussions incessantes entre mesdames Delvaux et Brasseur, on a des soucis à se faire», estime M. Buck.  Jean-Michel Gaudron

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CIPLUX

Unico: premier projet au Kirchberg

CLT-UFA

Deux nouvelles concessions (29/07) Le conseil de gouvernement a donné une suite favorable à la demande de la CLT-UFA en vue d’obtenir deux nouvelles concessions pour des programmes TV à rayonnement international: il s’agit de RTL7 (chaîne à caractère général composé de films, séries et événements sportifs) et Teleshop 7 (chaîne de téléachat), deux nouveaux programmes destinés principalement aux Pays-Bas. www.rtlgroup.com

SES GLOBAL

Croissance à deux chiffres sur orbite... (08/08) Au cours du premier semestre 2005,SES Global a affiché une hausse de 9,7% de son chiffre d’affaires à 609,2 millions d’euros et un bénéfice – hors éléments exceptionnels – en progression de près de 5% à 168,5 millions d’euros. Le premier opérateur mondial de satellites a, également, franchi le cap des 100 millions d’abonnés, avec 103 millions de foyers connectés. Sur base des revenus récurrents, le chiffre d'affaires a augmenté de 11% et l'EBITDA du Groupe s'est accru de 7,4% pour atteindre 437,6 millions d'euros, générant ainsi une marge d'EBITDA de 71,8%. Il y a un an, Romain Bausch, Président et CEO de SES Global, avait annoncé un retour à une croissance à deux chiffres... www.ses-global.com

SES GLOBAL

Et TVHD on air (08/08) La télévision haute définition (TVHD) est désormais une réalité et SES Astra s’est positionnée avantageusement dans le déploiement de cette technologie d’avenir. La chaîne allemande Premiere propose déjà, sur un canal Astra de démonstration, un échantillon spécial de son nouveau bouquet «Premiere HD» à contenus HD inédits, dont le lancement officiel, via Astra, est prévu pour novembre 2005. Dans le même temps, British Sky Broadcasting (BSkyB) a conclu un contrat de longue durée pour l’utilisation de trois répéteurs supplémentaires sur la position orbitale 28,2° Est d'Astra afin de transmettre ses services de TVHD à partir du premier semestre 2006 au Royaume-Uni et en Irlande. www.ses-astra.com

M-PLIFY

Le gouvernement client (12/08) Récemment confronté à quelques «crises» importantes (black out électrique, pollution de l’eau, ...), le gouvernement luxembourgeois a décidé d’investir dans la solution AlarmTILT Emergency développée par la société luxembourgeoise M-Plify. Le but est de joindre instantanément des personnes clés lors de tels événements majeurs, quel que soit l'endroit où elles se trouvent et les moyens de communication à leur disposition. La solution est, ainsi, connectée aux principaux réseaux de communications (GSM, SMS, RTC, RNIS, IP) existants. Pendant environ 6 mois les principaux utilisateurs du gouvernement en valideront le concept, définiront des scénarios d'urgence et des adaptations répondant aux besoins futurs seront implémentées. A moyen terme, AlarmTILT pourra être intégrée dans un réseau IP gouvernemental dédié. www.alarmtilt.com

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TOPSOLAR

L’énergie à saute frontières INUTILE, POUR COMMENCER cet article sur une entreprise d’énergies renouvelables, de faire pour vous référence au prix du baril de pétrole: entre le moment où nous écrivons ces lignes et où le baril frôle les 70 dollars, et celui où vous lirez cet article, il ne fait aucun doute que ce prix aura déjà été largement dépassé. Un peu partout, donc, l’heure est plus que jamais aux énergies alternatives et, surtout, renouvelables. Parmi elles, bien sûr, l’énergie solaire et photovoltaïque, dont il faut avant toute chose rappeler – précision utile en cet été «pourri» qu’elle est tirée de la lumière, et non du soleil. En Belgique, un effort très important est effectué par les autorités politiques pour favoriser le recours à l’énergie solaire. Ainsi, en Wallonie, si l’on tient compte des primes régionales, provinciales et, éventuellement, communales, l’installation est couverte à plus de 50%. Ceci permet aux entreprises et aux habitants qui se tournent vers cette énergie renouvelable – et donc parfaitement inscrite dans le processus de développement durable – d’amortir leur installation sur une période (10 à 15 ans en moyenne) qui se rétrécit au fur et à mesure que le prix du mazout augmente. Pour bénéficier des primes, il faut obligatoirement passer par une entreprise agréée, qui a elle-même suivi une formation ad hoc et répond à des critères stricts. La lumière, comme le marché, ne connaît pas de frontières et parmi les entreprises agréées se trouve une PME luxembourgeoise,

Topsolar, établie à Wahl. Elle développe son savoir-faire en énergies renouvelables depuis quinze ans, une époque où ces dernières ne connaissaient pas encore l’engouement actuel. L’entreprise, qui comptait ainsi parmi les premières dans ce secteur, a été portée sur les fonts baptismaux par Raymond Reiners, associé depuis quelques années à Marco Grosbuch. «La demande au Luxembourg a été tirée vers le haut – nous faisions alors jusqu’à 20 installations par an – lorsque l’Etat a octroyé une prime de 25%», explique Raymond Reiners. «Et cela a tourné à l’explosion depuis 2000, lorsque la prime a grimpé à 40%. Cette croissance a particulièrement marqué le photovoltaïque, car la prime était de 50% de l’investissement, avec en plus des subventions sur l’électricité produite». Mais, depuis la fin 2004, les subventions sont arrêtées. Un nouveau règlement a été

publié le 3 août qui donne priorité aux technologies contribuant le plus à réduire la production de CO2 (lire page 56). «C’est ce creux dans la législation grand-ducale et les multiples difficultés rencontrées par les demandeurs par rapport à une administration bureaucratique qui nous ont amenés à nous tourner vers le marché belge, précise Raymond Reiners. Des conférences organisées à Attert nous ont aussi montré combien, en Région wallonne, la politique est volontariste. Avec une information très poussée menée par les autorités alors qu’ici, cela repose sur le secteur associatif. Nous avons ainsi lancé les procédures et participé aux sessions qui nous ont permis d’être agréés dans le cadre de la procédure ‘Soltherm’, qui permet à nos clients de bénéficier des primes. Nous, nous apportons un savoir-faire lourd de nos 15 ans d’expérience» ■ M. VDM

Les difficultés rencontrées au Luxembourg ont poussé Raymond Reiners à se tourner vers la Belgique.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

(09/08) C’est à CIPlux, filiale luxembourgeoise de la société belge CIP, Construction & Investment Partners, qu’est revenu le concours organisé par le Fonds d'Urbanisation et d'Aménagement du Plateau de Kirchberg, pour la vente d'un premier lot à bâtir sur la rue Edouard Steichen, dans le quartier Grünewald. En coopération avec l’architecte Arlette Schneiders (avec qui CIP a déjà travaillé pour le Plaza Grande Duchesse), CIPlux va développer l’Unico, un bâtiment ayant une superficie commerciale de +/-1.700 m2 de rez-de-chaussée et 7.292 m2 de bureaux. CIPlux planifie le début des travaux au cours du premier trimestre de l'année 2006 et la vente du bâtiment vers la fin de l'année 2007. www.cip.be


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La technologie à valeur ajoutée humaine BIENTÔT, SIT GROUP QUITtera les locaux de Luxembourg-Hollerich, trop exigus pour sa cinquantaine de collaborateurs. Ils étaient 10 il y a deux ans. Même courbe pour le chiffre d’affaires, passé d’un million d’euros en 2002 à, selon les prévisions, plus de 10 millions pour 2005! Magie? Non, sauf à considérer qu’une stratégie reposant sur l’humain ancré localement constitue, dans une entreprise à vocation technologique, une sorte de pierre philosophale... «Jusqu’il y a deux ans, notre société était un acteur fort discret, dans un marché de niche, le brokerage – achat-vente – de parc informatique d’occasion, n’y ajoutant que des services plutôt bas de gamme», commente Jérôme Grandidier, CEO de SIT Group. Mais en 2003, s’est présentée l’occasion de reprendre le personnel d’un distributeur informatique tombé en faillite. Du coup, SIT s’est positionnée dans la vente de PC et la fourniture de compétences associées. Grâce à quelques beaux contrats auprès de gros donneurs d’ordre luxembourgeois, SIT est devenu le premier vendeur IBM du pays. «Grosso modo, un PC sur deux vendu au Luxembourg vient de chez nous. Nous avons développé un partenariat solide avec IBM. Comme eux, nous développons les services. Nous n’hésitons pas à recourir à leurs spécialistes au besoin. C’est intégré dans nos packages, c’est clair et rassurant

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pour le client». Clarté et transparence sont des maîtres mots. «On travaille à livre ouvert: le client voit les prix d’achat, les marges. Chacun sait où il met les pieds et peut donc aller à l’essentiel», remarque M. Grandidier. L’approche marketing du duo associé à la tête de SIT Group est une force. «Nous sommes des commerciaux à la base, opine le CEO de la société. Nous ciblons la satisfaction du client, la bonne réputation, l’efficacité. Nous essayons de rester prospectifs et réactifs, d’analyser le marché, les niches émergentes, les tendances. Le reste est question de choix stratégiques, comme accorder une place de choix au facteur humain». Ainsi, la société poursuit l’engagement de techniciens, souvent repêchés dans des sociétés trop tôt disparues: «reconnus sur le marché luxembourgeois, appréciés d’une clientèle existante dont ils ont la confiance, ces gens compétents représentent un capital précieux dans un petit pays comme ici, où tout se sait très vite!» L’atmosphère dans les locaux semble témoigner d’une satisfaction générale, nourrie aussi à la transparence. «En interne, nous essayons d’être cohérents aussi, car nous n’avons rien à cacher», assure M. Grandidier. SIT Group s’appuie, outre sur les bonnes personnes aux bonnes places, sur un réseau de partenaires. «Nous fonctionnons dans chaque domai-

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

En l’espace de trois ans, SIT Group, opportuniste, a pris une dimension nouvelle sur le marché IT luxembourgeois

Jérôme Grandidier: «La place que nous avons prise, nous n’aurions logiquement jamais dû la prendre».

ne avec un ou deux fournisseurs clés, mondialement reconnus. Nous leur servons de tête de pont». Ainsi, SIT Group installe – une première! – un vrai centre de réparation IBM au Luxembourg. C’est là la sixième branche d’un groupe dont le socle de compétences est large et rare. La vente reste dans le «project management».

De l’image à la notoriété Dans le deuxième pilier, l’achat-vente d’occasion n’est plus une fin en soi, mais s’oriente désormais vers un servi-

ce qui débarrasse le client de son parc informatique désuet, en liaison avec les filières de recyclage. Et le leasing s’adapte au terrain, avec un partenaire financier bien ancré au Luxembourg. Troisième pan: le développement des I Series, systèmes Unix et autres storages, se complète d’un quatrième axe d’avenir, le Networking et la téléphonie nouvelle génération. Un département, une fois de plus, créé avec toute une équipe, issue d’une entreprise spécialisée ayant coulé. Enfin, garanti par de sérieuses références dans le pays, le volet outsourcing et consulting n’est pas le moins productif.

«SIT Group est profitable dans chacune de ses entités. Nous n’avons pas encore une grande notoriété, par rapport à certains noms prestigieux que nous concurrençons voire devançons pourtant ici. Mais nous avons une bonne image. Nous sommes clean et tenons nos engagements». Lucide, Jérôme Grandidier ajoute. «La place que nous avons prise, nous n’aurions logiquement jamais dû la prendre!» Mais faits et chiffres sont là! Avec les avantages d’un pouvoir de décision rapide et concentré sur un terrain local bien maîtrisé, SIT Group incarne la success story made in Luxembourg...  Alain Ducat


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Des idées qui rapportent Les douze lauréats 2005 du programme 1,2,3 GO, parmi lesquels trois sont installés au Grand-Duché, se partagent 63.000 euros. «UNE RÉALISATION CONcrète de la Grande Région, stimulant l’esprit d’entreprise et d’innovation»: c’est avec ces paroles empreintes de satisfaction que le ministre de l’Economie, Jeannot Krecké, a salué, début juillet, la clôture de la 5e édition du parcours interrégional 1,2,3 GO qui s’est tenue à la Chambre de Commerce. Ce programme, piloté par les Chambres de Commerce et d’Industrie de la Grande Région et Business Initiative, permet à des créateurs d’entreprises d’être conseillés et encadrés pour l’élaboration de leur plan d’affaires; et ce, grâce à un réseau de quelque 270 entrepreneurs et cadres dirigeants venant de tous horizons. Le système a cependant une limite, en ce sens que c’est la viabilité du plan d’affaires qui est analysée, et pas nécessairement l’activité développée par la société. Pour l’édition 2004/2005, 94 projets sélectionnés (dont 17 projets luxembourgeois) ont pris le départ d’un parcours qui a mené cinquante d’entre eux à la rédaction de leur «business plan», élaboré avec l’appui de «coaches», selon les critères du bureau de conseil Mc Kinsey. L’évaluation a été confiée à un jury de trois membres qui a sélectionné les douze lauréats. Le podium est à l’image de cette initiative interrégionale: parmi les lauréats, cinq sont Allemands, trois sont Luxem-

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bourgeois, deux sont Belges et deux sont Français. Ils se partagent une enveloppe de 63.000 euros, garnie par l’asbl Business Initiative et financée à hauteur de 60% par des partenaires privés et 40% par les ministères de l’Economie de la Grande Région. Lors de la remise des prix, Jeannot Krecké les a félicités d’avoir «franchi une étape» dans leur démarche de création et d’innovation. Il a également encouragé «tout le monde à continuer. Ayez le plaisir de créer des emplois! Car créer un emploi, c’est donner la possibilité à quelqu’un de gagner sa vie avec dignité», a-til souligné.

Les trois lauréats luxembourgeois En jetant un rapide coup d’œil en arrière, il peut être rassuré: la plupart des sociétés primées par l’initiative 1,2,3 GO ont assuré leur pérennité. Selon les chiffres de la Chambre de Commerce, les 145 projets récompensés depuis février 2001 ont abouti à la naissance ou au développement de 143 sociétés, lesquelles ont permis de créer 560 emplois. Au Luxembourg, les 34 sociétés primées emploient actuellement 109 personnes, pour un chiffre d’affaires global annuel de plus de 4 millions d’euros. De belles perspectives que les trois lauréats luxembour-

geois de l’édition 2004/2005 ne quitteront pas des yeux, alors qu’ils portent leurs sociétés sur les fonts baptismaux. Achim Kopmeier décroche la 3e place (meilleur participant luxembourgeois) et remporte un prix de 7.000 euros pour sa station d’épuration économique. Cet ingénieur sarrois de 36 ans, établi à Junglinster, a fait du traitement des eaux usées sa spécialité. Depuis une douzaine d’années, il mûrit son projet: un système d’épuration qu’il décrit comme économique, compact, écologique et… mobile à la fois! «Ce concept réduit d’un tiers les coûts de construction et de deux tiers l’occupation au sol par rapport à une station classique», explique l’ingénieur. Autre avantage: même en cas de fortes pluies, le système permet de traiter très rapidement les eaux usées (20 à 50 fois plus vite qu’une station classique, selon son concepteur) et sait rester discret: «L’installation est compacte et fonctionne en circuit fermé. De l’extérieur, elle ressemble à un petit bâtiment qui peut être installé à proximité des habitations, voire dans une structure mobile permettant de répondre aux besoins saisonniers d’industriels ou de viticulteurs», expose-t-il. L’environnement serait, selon lui, également mieux préservé. «Le procédé résout le problème des

boues résiduelles, car les déchets sont séchés – donc ils ne sentent pas du tout – et pressés de manière à former des pellets qui peuvent être utilisés comme combustibles». Le jeune ingénieur est à la recherche d’une commune prête à accueillir une station pilote. La société chargée de développer le procédé, Epuramat, a été constituée fin juillet. Achim Kopmeier espère créer 10 emplois d’ici cinq ans. Une confiance qui se nourrit des lourds investissements auxquels le Luxembourg devra consentir d’ici 2015 (près de 800 millions d’euros) afin de respecter les normes européennes en matière d’épuration. Djalil Coowar remporte avec la société AxoGlia Therapeutics un prix de 6.000 euros pour un projet en biotechnologies. La genèse du projet associant l’Université de Luxembourg et l’Un iversité Louis Pasteur de Strasbourg remonte à l’an 2000: une thèse a alors débouché sur la synthèse d’une molécule très prometteuse pour le traitement de maladies neurodégénératives (plus précisément les neuropathies à composantes inflammatoires, telles que la maladie d’Alzheimer ou la sclérose en plaques). Cette molécule aurait une double action: elle réduirait l’inflammation des cellules atteintes et permettrait de


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générer de nouvelles cellules saines. «Alors que les médicaments actuels ne permettent de que freiner la maladie, cette découverte permet d’envisager un traitement curatif de certaines pathologies», explique Djalil Coowar, docteur en chimie organique et porteur du projet. Pas d’emballement cependant! Le médicament miracle n’est ni pour demain, ni même pour après-demain. «Le business model d’AxoGlia Therapeutics - une société de droit luxembourgeois qui devrait être fondée cet automne par six chercheurs de Luxembourg et de Strasbourg - prévoit le développement de plusieurs molécules, jusqu’à un stade précli-

nique. Une fois mises au point, la société les vendra à des laboratoires pharmaceutiques qui se chargeront des essais cliniques; lesquels déboucheront, ou non, sur la mise au point de médicaments», précise-t-il. Les associés ont choisi d’établir leur société à Luxembourg «où le background politique est très favorable à ce type d’entreprises et permet d’envisager un financement de l’Etat, qui nous est indispensable, car il s’agit d’investissements à haut risque». Si tout se passe bien, AxoGlia Therapeutics pourrait devenir «le premier pilier du secteur des biotechnologies au Luxembourg» et employer une dou-

zaine de chercheurs et techniciens d’ici cinq ans. Fränk Diederich empoche 2.000 euros pour son projet M-Ticket qui permet la vente et la distribution de tickets via les GSM. En plus de ce prix, cet ingénieur diplômé en automatisation, âgé de 36 ans, se voit attribuer le prix spécial décerné par le CRP Henri-Tudor, qui lui donne droit à six mois d’hébergement gratuit au Technoport Schlassgoart. L’idée innovante que Fränk Diederich entend développer avec sa société Mocom repose sur la commercialisation de tickets de spectacles, via les téléphones portables. En surfant sur

le site www.mocom.lu (à partir du 19 septembre), les clients pourront choisir un événement parmi ceux proposés par les organisateurs-partenaires. Ticket d’entrée pour un musée, un spectacle, une salle de cinéma… tout est, théoriquement, envisageable. Grâce à un système de réservation et de paiement électronique (dans un premier temps, via Internet puis directement via le GSM), le client recevra sur son portable un code, un «M-Ticket» ou ticket virtuel. Le soir du spectacle, il n’aura plus qu’à présenter son portable au guichet - le code étant lu avec un scanner fourni par Mocom afin de se voir ouvrir les portes. «Le téléphone portable va ainsi

devenir l’outil universel de commande, de paiement et de réception des tickets», explique Fränk Diederich. Si le fondateur de Mocom, dont il est actuellement l’unique employé, n’est pas le premier Européen à se lancer sur ce créneau, il serait en revanche le seul dans la Grande Région. Après la phase de lancement – le business plan prévoit d’atteindre la rentabilité d’ici 12 mois – Fränk Diederich espère diversifier son activité et «trouver de nouvelles applications pour l’utilisation du code électronique». S’il atteint ses objectifs, il devrait pouvoir créer 6 à 8 emplois d’ici cinq ans. ■ Frédérique Moser

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Encouragés dans leurs démarches, Djalil Coowar, Fränk Diederich et Achim Kopmeier n’en sont que plus déterminés à développer rapidement leurs sociétés.

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BUROPOLIS

L’espace bureautique repensé HERMÈS (19/07) C’est au mois d’octobre que le magasin Hermès à Luxembourg-ville fera peau neuve, au 13 rue Philippe II, dans un nouvel espace de 150m2, réparti sur deux niveaux, conçu par l'agence d'architecture intérieure parisienne Réna Dumas, comme l’ensemble de tous les magasins Hermès dans le monde. Présent à Luxembourg depuis 1968, le magasin est devenu une boutique exclusive Hermès en 1992. www.hermes.fr

ATRIUM BUSINESS PARK

Doucement, mais sûrement (10/08) Le complexe immobilier Atrium Business Park, établi à Bertrange depuis le début de l’année, se remplit doucement, mais sûrement. Le site, qui offrira, au final, près de 50.000 m2 de surfaces, assortis à une série de services sur site (restauration, crèche, fitness...), vient de s’offrir un locataire de choix en la personne de Citibank Luxembourg, conseillé par Jones Lang LaSalle Luxembourg. La banque d’origine new-yorkaise y établira, début 2006, son siège social luxembourgeois dans 4.000 m2 de bureaux, pour un peu moins de 300 employés. www.citigroup.com; www.atrium.lu

DUPONT LUXEMBOURG

Hytrel, de Malines à Contern (30/08) C’est désormais sur son site luxembourgeois de Contern que DuPont centralisera le compoundage (dernier ajout de pigments ou autres additifs pour donner ses caractéristiques physiques à un produit, avant expédition chez le client final) de l'élastomère Hytrel, effectué jusqu'à présent en Belgique, à Malines. Le transfert des installations est prévu d’ici à la fin de l’année 2006 et devrait générer la création de 10 postes de travail. www.dupont.com

VISION IT GROUP LUXEMBOURG

Certification Microsoft (23/08) Vision IT Group Luxembourg a reçu toute une série de certifications dans le cadre du Microsoft Partner Program. La société est ainsi devenue Gold Certified Partner pour les compétences suivantes: Advanced Infrastructure Solutions (Systèmes d'information), Integrated E-Business Solutions (Solutions e-Business intégrées) et Learning Solutions (Formations). Fondée en avril 1997 en tant que Microsoft Certified Partner, Vision IT Group Luxembourg compte aujourd’hui 50 employés. www.vision.lu

XEROX LUXEMBOURG

La gestion documentaire en PSF (01/08) La firme Xerox affiche de nouvelles ambitions pour le Luxembourg. Fin juin, le ministère des Finances a agréé Xerox Luxembourg en tant que PSF, avec la double compétence d’agent de communication à la clientèle et d’opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication. La société entend mettre l’accent sur la fourniture de services de gestion documentaire, qui génère environ un quart du chiffre d’affaires de Xerox, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne. Sur le marché belgo-luxembourgeois, Xerox emploie 350 personnes, dont une vingtaine au sein de la toute nouvelle entité Xerox Luxembourg, dont l’objectif affiché est d’augmenter le chiffre d’affaires lié à la fourniture de services de gestion documentaire de 20 à 30%. www.xerox.be

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ALORS QUE L’ENGOUEMENT accompagnant l’ouverture d’un magasin Ikea de l’autre côté de la frontière belge, ne se dément pas, Luxembourg s’apprête également à vivre un événement de taille: «Un concept unique dans le Benelux, qui va marquer autant notre société que l’ensemble du marché et qui va aussi inciter les gens à modifier leurs repères en la matière», affirme Marc Linster, Gérant associé de la société Linster Bureautique, à l’évocation du site «Buropolis», le nouveau «petit» bijou de la société, sur le point d’ouvrir ses portes dans la zone d’activités de Bourmicht, à Bertrange. Plutôt à l’étroit dans leurs locaux historiques de la rue Glesener (occupés depuis… 1951!), les frères Linster ont, depuis un bon moment déjà, entamé une réflexion quant à une relocalisation de leur activité sur un site plus spacieux et plus fonctionnel, impossible à envisager en plein centreville. C’est désormais chose faite avec le projet Buropolis, développé en famille, en partenariat avec l’architecte Thierry… Linster, un cousin. Le bâtiment principal, en forme de L, abrite trois grandes

salles d’exposition. Un premier espace de 250 m2 est dédié aux machines bureautiques (imprimantes, copieurs multifonctions, caisses enregistreuses, …) et un autre de 730 m2 est consacré au mobilier de bureau et au mobilier scolaire et parascolaire. Mais la principale surface d’exposition, qui couvre près de 850 m2, a été aménagée en «self» pour des petites fournitures de bureau et du petit mobilier. «Il s’agit d’un concept unique de supermarché pour matériel de bureau: dans cet espace, le principe est que les gens peuvent repartir immédiatement avec ce qu’ils ont acheté», explique Jean-Luc Linster, responsable commercial de Bureaupolis. Outre une partie réservée à l’équipement «de luxe» (stylos et fournitures papeterie haut de gamme), le visiteur aura également à sa disposition un «copyshop» dans lequel il pourra à loisir photocopier ou relier tout type de documents. L’ensemble du bâtiment est complété par un immense hall de stockage de près de 900 m2, équipé de quatre quais de déchargement, qui vient s’incruster au «creux» du L, de manière à former un ensemble presque carré. «Il s’agit là de la disposi-

tion idéale qui permet de raccourcir et d’optimiser les flux de personnes et de matériels», constate Marc Linster, qui mesure aisément la différence de confort avec les locaux de la rue Glesener. «Avec nos zones de stockage sur 5 niveaux, il fallait une heure pour décharger cinq palettes. Là, en dix minutes, nous pouvons traiter six palettes». Entre 5 et 6 millions d’euros ont été nécessaires au développement de ce site, dont l’inauguration est attendue pour le mois d’octobre, avec un retard de près de deux ans sur les plans initiaux. «Le chantier a été retardé en raison de fouilles archéologiques, ce qui a compliqué les choses et demandé des investissements supplémentaires de l’ordre de 600.000 euros compte tenu des normes de construction qui ont évolué entre temps», explique Marc Linster. Il a ainsi fallu aménager un bassin chauffé de 560 m3 pour l’alimentation en eau… A la rue Glesener ne subsistera plus qu’une simple papeterie pour des petites fournitures, histoire de garder un pied dans ce quartier de la gare où la société a toujours été présente, depuis sa création, en 1906.  J.-M. G.

Les frères Linster ont imaginé un concept unique de supermarché pour matériel de bureau. Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Nouvelle vie au Luxembourg


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Donner de la confiance… et en gagner! Près de 1.300 seniors ont appris à décrypter le fonctionnement de leur téléphone mobile dans les cours organisés par l’opérateur CMD.

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offre de services, pour nous distinguer des autres opérateurs et fournisseurs du marché», explique Gaby Lommel, directrice de la communication et des relations publiques. Destinés initialement aux seniors, ces cours — qui se déclinent en modules de longueur variable — ont également séduit les entreprises.

Proies commerciales? Des formations «institutionnelles», organisées à la carte, permettent à des professionnels d’exploiter au mieux le potentiel des outils de téléphonie, généralement fournis par leur employeur. Les particuliers peuvent aussi bénéficier de tels cours, en s’inscrivant directement auprès de CMD. Il leur en coûtera 5 euros les deux sessions d’une heure trente, s’ils sont clients du provider, et 10 euros s’ils ne le sont pas. Mais les seniors constituent néanmoins, pour l’heure, les principaux auditeurs de ces formations, généralement financées par les communes ou les associations locales du troisième âge. Autant de proies commerciales pour CMD? Gaby Lommel s’en défend: «Certes, le logo de CMD apparaît en entête sur les fiches du cours, mais nous n’essayons jamais de vendre pendant la session», assure-t-elle. «La niche que pouvaient encore constituer il

y a quelques années les personnes âgées est prise: à l’heure actuelle, moins de 1% d’entre eux ne sont pas équipés», avance pour sa part Patrick Reisdorff. La directrice de la communication reconnaît que CMD espère «évidemment gagner des parts de marché» grâce à ces prestations, mais elle réfute l’idée selon laquelle il s’agirait là de son objectif premier. Pour étayer ses propos, elle assure que le fournisseur n’a jamais fait d’étude pour en cerner précisément l’efficacité commerciale. «Les formations

sont pour nous des outils qui fonctionnent à moyen et à long terme. En aucun cas à court terme. Elles servent avant tout à construire une bonne image de CMD», souligne-t-elle. Quant à Patrick Reisdorff, qui ne ménage pas sa peine durant ses cours pour tenter de «combler le fossé technologique entre les générations», il n’hésite pas à parler d’un véritable «rôle social» pour une entreprise qui se doit d’accompagner «ceux parmi ses clients qui ont sans doute le plus besoin de téléphonie mobile».  Frédérique Moser

Patrick Reisdorff: «Ces cours visent surtout à combler le ‘technology gap’ entre les générations. D’un point de vue commercial, la niche du 3e âge est déjà prise».

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

MARTINE SCHMITZ, LA soixantaine alerte et la mise en plis impeccable, jette un regard suspicieux sur l’engin qu’elle a posé devant elle. «Cet appareil, c’est déjà un petit ordinateur pour moi. Si je suis venue à ce cours, c’est pour essayer, pour voir si je suis vraiment trop stupide pour m’en servir. Mais si je n’y arrive pas, je n’en ferai pas une maladie…», lâche-t-elle dans un large sourire. Un sourire qui s’efface immédiatement pour faire place à une forte concentration, alors que démarre la session. Face à elle et à ses sept «camarades», Patrick Reisdorff, formateur chez CMD, commence la leçon consacrée ce jour à l’utilisation du répertoire et des SMS. Lors des cours précédents, les élèves ont appris le vocabulaire de base, les procédures de tarification, le cheminement dans les menus… et ont surtout vaincu «leur peur de mal faire, de casser l’engin, de tout supprimer d’un coup, ce qui constitue souvent le principal blocage», explique le formateur. Comme Martine Schmitz, près de 1.300 personnes âgées, affichant 68 printemps en moyenne, ont déjà suivi les formations organisées par le fournisseur de téléphonie mobile. Avec succès, semblet-il, puisque 90% des élèves se déclarent satisfaits «Cette initiative, prise il y a plusieurs années lors d’un comité de direction, visait à élargir notre


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Bientôt au Luxembourg? (27/07) La compagnie italienne Fila est actuellement en négociations avec le gouvernement en vue d’ouvrir un bureau au Luxembourg, d’ici l’automne. Fila, qui a conservé son siège historique à Milan, est une filiale de Sport Brands International dont le métier de base s’articule autour de la création, du développement, de la production et de la distribution d’équipements et de vêtements de sport. Dans un premier temps, le bureau établi au Luxembourg devrait employer trois personnes. En outre, la société n’exclurait pas, à moyen terme, d’ouvrir une boutique dans le pays. www.fila.com

WITRY&WITRY

Projet retenu à Dudelange (13/07) Le cabinet d’architectes Witry&Witry a été retenu parmi cinq autres projets par la commune de Differdange dans le cadre du réaménagement de l’ancien Hôtel de Ville. Les lieux abriteront notamment la bibliothèque municipale, une salle de spectacle déjà existante, mais rénovée - et l’école de musique. Le chantier devrait probablement commencer dans un an, à l’automne 2006. www.witry-witry.lu

SBS BROADCASTING

Permira et KKR aux commandes (22/08) Le groupe de radio-télévision SBS Broadcasting, basé à Luxembourg, et qui exploite 16 stations de télévision, 21 grandes chaînes à péage et 11 réseaux de radiodiffusion, devrait passer, courant novembre, sous le contrôle des fonds d'investissement Permira et Kohlberg Kravis Roberts (KKR). Montant de l’opération: 1,69 milliard d’euros en cash pour la quasi-totalité de l’actif de SBS, ainsi valorisée à 2,09 milliards d’euros. Les actionnaires recevront environ 46 euros par action détenue, soit une prime de 15,9% par rapport au cours de l'action à la mi-août (et plus de 37% par rapport au début d’année). Permira et KKR maintiendront les activités de SBS sous leur propre nom, tandis que l'entité SBS sera liquidée administrativement et décotée des bourses américaine (Nasdaq) et néerlandaise. www.sbsbroadcasting.com; www.permira.fr; www.kkr.com

ARCELOR

Consolidation au Brésil (28/07) Le groupe sidérurgique Arcelor a annoncé le regroupement de ses activités brésiliennes dans les aciers plats et longs au carbone (le producteur d’aciers plats au carbone CST, leader mondial du marché des brames; Vega do Sul, spécialisée dans le laminage à froid, le décapage et la galvanisation; Belgo, le plus important producteur d’aciers longs au carbone en Amérique latine) au sein d’une société unique, contrôlée majoritairement par Arcelor et cotée à la bourse de São Paulo (Brésil). La création de ce groupe brésilien renforce la position d’Arcelor au Brésil tant sur le marché domestique qu’à l’exportation. «La nouvelle entité brésilienne consolide le rôle du Groupe au Brésil et en Amérique Latine et crée les conditions de son expansion sur les marchés de l’Amérique du Nord pour ses activités aval» annonce-t-on chez Arbed. www.arcelor.com

LAB

Certification ISO 9001:2000 (25/08) Le Groupe de Sociétés Lab a obtenu la certification internationale ISO 9001:2000 pour son système de gestion de la qualité. Actif notamment dans la gestion de documents et de données, les documents numérisés et l'hébergement d'images, les services de media backup et le backup en ligne, le support IT et les services de Data Centre, Lab est la première société de ce secteur à obtenir cette certification. www.lab.lu

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ASTRON BUILDINGS

Un autre élan suédois POUR SON 40E ANNIVERsaire, Astron Buildings, société spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de bâtiments non résidentiels en acier, a reçu un plutôt joli cadeau: un nouvel actionnaire! Et non des moindres, puisqu’il s’agit du groupe suédois Lindab, actif – notamment – dans ce secteur de la construction. L’accord du rachat de 100% du capital d’Astron auprès de l’actionnaire unique, Parker Hannifin – pour un montant de 74,5 millions d’euros, hors dette – avait été dévoilé courant juin, mais il restait suspendu à certaines «réserves», définitivement levées fin août. Ce changement de cap n’est pas une surprise en soi. Il constituerait même plutôt une bonne chose pour Astron, qui se retrouve désormais intégrée au sein d’un groupe dont le «core business» est en relation directe avec sa propre activité. Ce n’était pas vraiment le cas jusqu’à présent, puisque Parker Hennifin est un groupe spécialisé dans le «motion control», en particulier les composants hydrauliques pour machines agricoles...

La présence d’Astron dans ses actifs résultait, en fait, d’un «accident» historique, puisque la société figurait dans la corbeille lors de l’acquisition par Parker Hannifin, au printemps 2000, de Commercial Intertech, autre géant des systèmes de contrôles hydrauliques. Au milieu des années 60, Commercial Intertech avait, pour ses propres besoins, mis au point, aux Etats-Unis, un nouveau système de conception et de construction rapide de bâtiments industriels. Le contexte de réindustrialisation dans l’Europe post-deuxième guerre mondiale, incita alors le groupe à commercialiser ce procédé... Ainsi débarqua Astron au Luxembourg, en même temps que DuPont de Nemours, et commença, en 1965, la commercialisation de bâtiments. Aujourd’hui, Astron dispose de deux sites de production (Diekirch et Prerov, en République tchèque) et quelques bureaux de vente et d’engineering qui emploient, au total, quelque 650 employés, dont 350 au Luxembourg. La société a construit, en tout, plus de 29 millions de m2 et son chiffre d’affaires en 2004 a avoisiné les 115 millions d’euros

«Ce changement d’actionnaire est très positif, se réjouit David Brodetsky, managing director d’Astron. Lindab sera davantage en mesure de nous appuyer dans nos démarches de croissance et nous pourrons bénéficier, en outre, des effets de masse lors des achats de matière première». Achetant environ 200.000 tonnes d’acier par an, Lindab possède en effet des arguments de négociation autres qu’Astron et ses 50.000 tonnes par an… Autre atout intéressant: l’existence, dans le groupe Lindab, d’une société similaire à Astron, quoique trois fois plus petite. «Cela va nous permettre d’échanger nos savoirfaire et de nous inspirer mutuellement de ce que chacun est capable de faire mieux que l’autre», prévoit M. Brodetsky. Arrivés au 1er septembre 2001, le managing director et son équipe ont été confirmés à la tête de la société, Lindab ayant clairement fait savoir qu’il n’était pas question de changer une formule gagnante. La marque Astron n’est, ainsi, nullement remise en cause, pas plus que les sites existants.  J.-M. G.

David Brodetsky: «Lindab sera davantage en mesure de nous appuyer dans nos démarches de croissance». Photo: Luc Deflorenne

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Marché du vin: chacun y trouve sa place C’est un peu un retour aux sources que l’ouverture du magasin DiVinum, par le négociant éleveur belge Grafé Lecocq. Mais le marché n’en sera pas bouleversé. GRAFÉ LECOCQ, LE DERNIER négociant éleveur belge de vins – avec toutefois le géant mondial belge de la grande distribution, Delhaize – vient de s’installer au Luxembourg, en ouvrant son magasin «DiVinum» à Mamer. Comme l’indique Bernard Grafé, administrateur délégué et quatrième génération, «cette ouverture au Luxembourg est aussi un peu un retour aux sources puisque mon arrière grandpère, Henri Grafé Lecoq, était luxembourgeois. Avec son épouse, elle aussi luxembourgeoise, il est venu s’installer à Namur pour y travailler comme professeur. Mais c’est lui qui, il y a 125 ans, a créé dans ce qui est aujourd’hui la capitale wallonne notre maison de négoce éleveur qui porte toujours son nom». Grafé Lecocq est un nom très bien connu, en Belgique, de tous les amateurs de vin. La maison y est leader de l’élevage de vins en fûts de chêne, avec une capacité de plus de 1.200 barriques. Et ses caves, situées depuis toujours sous la citadelle de Namur, sont uniques, avec une hygrométrie de 90% et une température constante de 11°. De quoi faire rêver bien des palais… De plus, une fois mis en bouteille, les vins sont conservés dans des caveaux sous la cathédrale et le palais de Justice de Namur.

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La maison Grafé Lecocq ne propose que des vins français. Pourquoi cette spécificité hexagonale? «Nous avons une activité de négociant éleveur», explique Bernard Grafé. «En prenant en charge les vins pendant cette étape cruciale qu’est le mûrissement et l’épanouissement en fûts de chêne, parfois jusqu’à 24 mois, nous faisons un choix qualitatif délibéré, plutôt que quantitatif. Et nous avons ainsi acquis un savoir-faire de 125 ans. Nous ne voulons dès lors pas nous disperser. Il y a des régions vinicoles françaises où nous sommes présents depuis 25 ans sans discontinuer. Les abandonner ou se disperser pour des vins où nous n’aurions pas le même savoir-faire serait à mon sens une erreur, car, pour bien faire, il faut un ancrage. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bonnes choses ailleurs, mais la France reste un pays qui propose des vins extraordinaires, merveilleux, avec des produits du terroir dont l’élevage révèle le très fort potentiel. Ces produits du terroir sont des vins fins avec une forte identité de terrain. De plus, il y a une évolution au sein même de l’Hexagone; moi, par exemple, j’ai un réel coup de cœur pour les vins de la vallée du Rhône».

Outre l’origine familiale, la décision d’ouvrir un point de vente au Luxembourg – le premier hors Belgique – est aussi due à une sensibilité œnologique et au marché. Il y a bien sûr le souhait de faire connaître les produits Grafé Lecocq au-delà du marché local, mais aussi un net intérêt d’une clientèle luxembourgeoise qui se présentait à Namur. Sans oublier un marché «culturellement de sensibilité intéressante, puisque le Luxembourg produit des vins depuis 2.000 ans et que le consommateur y est de qualité». Et Bernard Grafé de souligner que «des clients (lui) ont dit aussi apprécier son intérêt pour un marché luxembourgeois considéré comme trop petit par ceux qui visent haut».

Apporter notre pierre à l’édifice Bernard Grafé n’entend pas du tout révolutionner le marché, très concurrentiel dans ce secteur de la vente de vins uniquement en maisons spécialisées. Reste que la consommation annuelle moyenne s’élève à 58 litres par habitant, comprenant certes les achats transfrontaliers. Mais on arrive ainsi, malgré tout, au même volume de consommation qu’en France et au double de celui de

la Belgique. «Il ne faut pas se leurrer, il y a beaucoup plus gros que nous sur ce marché», précise l’administrateur délégué. «Nous n’avons pas la volonté de renverser le marché, mais plutôt d’apporter notre pierre à l’édifice». Et, la concurrence, Bernard Grafé sait ce que c’est, puisque le marché belge est lui aussi très concurrentiel. De plus, 280 millions d’hectolitres de vin sont produits chaque année dans le monde, dont 220 seulement sont consommés. «Nous avons bien conscience que le marché n’est pas en croissance. Mais le marché grand-ducal représente quelque 30 millions de bouteilles par an, sur lequel nous pouvons nous faire notre petite place, avec plus de 500 crus à proposer, en visant plutôt le haut et le milieu de gamme». Grafé Lecocq va évidemment lancer une campagne de marketing pour faire connaître son magasin – cave de Mamer. En ciblant aussi la clientèle d’affaires, un marché que la maison connaît fort bien en Belgique puisqu’il représente 50% de son chiffre, dont 25% vers les entreprises et 25% vers l’Horeca. Ce dernier segment sera aussi une cible luxembourgeoise. «Notre savoir-faire dans le marché d’affaires est connu. A Namur, nous disposons d’un stock d’un million de


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Bernard Grafé: «Le marché grand-ducal représente quelque 30 millions de bouteilles par an, sur lequel nous pouvons nous faire notre petite place, avec plus de 500 crus à proposer, en visant plutôt le haut et le milieu de gamme».

bouteilles et de millésimes anciens. Cela nous permet d’offrir aux entreprises des solutions sur mesure par exemple pour des colis. Et notre logistique nous permet une distribution dans toute l’Europe». Clientèle particulière comme d’affaires se verront proposer des événements à thème chez DiVinum, parmi lesquels les primeurs 2003, des vins de terroir, des accords mets-vins. Et des cours d’œnologie? «Nous n’avons jamais fait de l’œnologie en tant que telle. La grande question, dans notre métier, est de savoir si l’on peut à la fois être juge et par-

tie. Parfois, j’ai un peu de mal vis-à-vis de ce qui se fait. Car il ne faut pas masquer un objectif commercial derrière quelque chose qu’on vend comme un produit éducatif. C’est une question de correction visà-vis du consommateur».

C’est motivant pour tout le monde Bernard Grafé entend encore utiliser une spécialité maison comme un véritable outil pour se faire connaître. «Cette spécialité, c’est la capacité d’écoute et de conseil. Ce n’est

pas un hasard si le gérant de notre magasin de Mamer est un ancien viticulteur de Chablis. C’est pour apporter un conseil personnalisé». Cette arrivée constitue-telle un coup en plus pour les producteurs luxembourgeois? L’administrateur délégué se veut tout à fait rassurant. «Nous ne venons pas du tout ici avec l’idée de leur grappiller des parts de marché. Nous, nous élevons nos vins et nous venons avec notre signature. Nous ne prenons pas de références. Bien sûr, nous sommes un opérateur supplémentaire. Mais, par notre

volume limité et des marques différentes, nous sommes en réalité complémentaires». Quant à l’avenir, Bernard Grafé le voit de manière optimiste. Certes, dit-il, les marchés sont déstructurés et il y a surproduction. Cela sème la pagaille et les marchés vont dans tous les sens. «Les prix cassés font du tort, tout comme les prix trop élevés. Je pense que les professionnels luxembourgeois du vin ont plus peur de ce phénomène que de l’arrivée d’un acteur structuré. Mais la crise sur certains vins sera finie d’ici cinq ans, parce qu’elle est en grande partie pure-

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ment conjoncturelle. Et l’effet de mode des vins du Nouveau Monde sera alors passé». L’approche n’est guère très différente à La Cave du Sommelier, à Steinfort. «La maison Grafé Lecocq est une belle maison», admet d’emblée Pascal Carré, directeur et Meilleur Maître sommelier de Belgique 1996-1997. «Dans l’absolu, c’est toujours bon pour la clientèle de disposer de points de comparaison. C’est motivant pour tout le monde, et le soleil brille pour tout le monde. Cela stimule de nouveaux projets et, au bout, c’est le client qui est gagnant». Précisons cependant que Pascal Carré n’est pas négociant éleveur, mais marchand de vin et qu’il propose des vins – de qualité – du monde entier, dont il sélectionne lui-même les bouteilles. Cela tant au profit d’une clientèle privée que d’une clientèle d’affaires, ou de la restauration. Avec entre autres beaucoup d’événementiel.

Concurrence, mais aussi complémentarité, donc, comme l’explique Françoise Bathy, chargée des relations publiques et de la communication de La Cave du Sommelier. «Oui, il y a concurrence, mais comme elle existe partout. Il n’y a plus guère de secteur où quelqu’un jouisse d’un monopole. Cette concurrence provoque une émulation positive. Et ce qui est rassurant pour le marché luxembourgeois, c’est que nous voyons que la clientèle est de qualité, avec un niveau de connaissance du vin qui progresse chaque année. Les cours d’œnologie connaissent d’ailleurs une fréquentation élevée, tandis que les clients eux-mêmes sont de plus en plus soucieux de la qualité et du conseil apportés». Ce conseil que Pascal Carré met lui aussi en avant comme une spécificité. «Ce qui fait ma grande différence, c’est que je suis avant tout sommelier. J’harmonise ainsi les vins avec les plats, j’apporte mon expé-

rience pour la garde, etc. C’est un travail d’aboutissement. Chez un marchand de vin, ce qui fait la différence, c’est l’origine du maître de maison, le caviste. Il y a une quinzaine d’années, les cavistes disparaissaient. Aujourd’hui, ils font un retour fort parce qu’ils ont justement cette capacité de conseil et de nouer les liens avec les clients».

Le marché est encore fluide Le maître sommelier admet néanmoins que le marché n’est pas tout rose. Il considère que sa chance est d’être arrivé dans une période difficile, qui obligeait à se battre. «Beaucoup voient le Luxembourg comme un Eldorado, mais n’ont pas la compétence. Ils disparaissent très vite, mais font du tort au métier et à son image. Le Grand-Duché et la Belgique sont bons au niveau commercial. Mais il ne faut pas oublier

que la personne qui met un prix pour un vin – ou pour tout autre produit – le met précisément pour un produit de qualité. Il y a une quinzaine d’années, on bluffait encore beaucoup autour du vin». Françoise Bathy, de son côté, rejoint l’avis de Bernard Grafé à propos des producteurs luxembourgeois, en estimant qu’il y a vraiment une place pour eux, car il y a vraiment de très beaux vins. Le problème est que les vins luxembourgeois ont toujours été beaucoup consommés dans le pays même. Comme le marché est plutôt à la baisse, il faudrait un effort supplémentaire de travail à l’exportation, mais qui est difficile pour les petits producteurs. Pour ce qui est de l’offre de vins, Pascal Carré admet que les vins du Nouveau Monde ont apporté une concurrence supplémentaire. «Mais la concurrence fait du bien là aussi, car elle permet d’établir des points de comparaison».

Photo: David Laurent (Blitz)

Au Luxembourg, la consommation annuelle moyenne de vin s’élève à 58 litres par habitant, comprenant les achats transfrontaliers.

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Quant à la surproduction, le sommelier ne la nie bien sûr pas, mais il s’interroge, car tout finit malgré tout par être consommé. «Et, même si les prix sont tirés à la baisse, le marché est encore fluide. Il est clair que l’on vend plus de vins français (en Belgique, ils représentent 70% du marché et cette proportion semble la même au Luxembourg, ndlr) mais la clientèle est ouverte à découvrir de nouvelles choses, ce qui est une caractéristique des marchés luxembourgeois et belge». Il y a une demande, aussi, pour des vins d’Espagne et du Portugal. «Ce sont des pays qui évoluent. Moi, je recherche et je goûte. Si c’est bien, nous le proposons à notre clientèle».

Aller à la rencontre des consommateurs Pour ce qui est de la concurrence de la grande distribution, Pascal Carré considère qu’un effet de marche arrière est en train de s’opérer car le client désire un interlocuteur. Il est vrai que de grands vins et de grands noms sont aussi proposés en grande surface. «Il y a quelques années, les cavistes ne pouvaient pas combattre la grande distribution. Maintenant, sur les grands vins, nous pouvons aussi acheter à la propriété et nous pouvons ainsi être moins chers. Car ces vinslà ne sont pas notre première source de revenus. Nous, nous proposons de bons rapports qualité – prix, qui expriment tout le travail du caviste pour trouver des appellations peu connues à très fort potentiel œnologique». Enfin, rejoignant là encore Bernard Grafé, Pascal Carré estime que la grosse évolution du secteur de la vente de vin réside dans le fait que si, avant, on pouvait se contenter de vendre, maintenant il faut plus. Plus, c’est-à-dire faire vivre son magasin, voyager pour découvrir, etc. «Il faut être passionné, car il y a des attentes nouvelles de la clientèle». [>>42]


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DIRECTIVES EUROPÉENNES

Luxembourg à la traîne (11/07) Avec un taux de communication des mesures nationales d’exécution des directives européennes de 97,32%, le Luxembourg figure au 24e rang des 25 Etats de l’Union... Le pays avait, au 11 juillet, un déficit de communication de 69 directives sur le total de 2.573 textes arrivés à échéance. C’est principalement dans les domaines «Justice et Affaires intérieures» (80%) et «Emploi et Affaires sociales» (92,41%) que le retard a été accumulé. Seule l’Italie, avec 97,01%, fait moins bien, alors que le pays le plus avancé en la matière est la Lituanie, qui a communiqué 2.616 mesures nationales sur un total de... 2.617 directives. La moyenne européenne se situe à 98,78%. Fin juin 2003, Luxembourg pointait au 6e rang de l’UE15... http://europa.eu.int/comm/secretariat_general/sgb/droit_com/index_fr.htm

PORTABILITÉ

Avantage Voxmobile (01/09) Plus de six mois après l’entrée en vigueur de la portabilité mobile au Luxembourg, environ 10.000 abonnés ont «porté» leur numéro d’un opérateur vers un autre. En chiffres bruts, le principal bénéficiaire est Voxmobile, qui enregistre un «bénéfice» de 3.000 abonnés environ. Sans surprise, le «grand perdant» est LuxGSM. Du côté de chez Tango, on observe un équilibre entre les «entrants» et les «sortants». A noter que sur le site du GIE Telcom, il est désormais possible de savoir directement à quel réseau est rattaché un numéro de téléphone. www.telcom.lu

SNCI

Prêts à moyen et long terme révisés (22/07) Un projet de règlement grand-ducal a été approuvé par le gouvernement, fixant de nouvelles conditions générales pour les prêts à moyen et long terme accordés par la SNCI. Le but est d’élargir au maximum le cercle des bénéficiaires potentiels en portant la limite inférieure du montant de ces prêts à 25.000 euros (au lieu de 125.000 euros) et en portant le niveau de fonds propres des entreprises bénéficiaires exigé par la loi organique de la SNCI à 25.000 euros (au lieu de 500.000 euros). Le texte inclut également les terrains et les actifs intangibles amortissables dans les investissements éligibles au financement et prévoit explicitement que les reprises d’entreprises constituent également des investissements éligibles. www.snci.lu

GPL

Krecké ferme face aux pétroliers (05/07) A l’occasion de la cérémonie des 25 ans du Groupement pétrolier luxembourgeois, Jeannot Krecké n’a pas cédé le moindre pouce de terrain devant les professionnels du secteur, concernant le soutien financier que peut apporter l’Etat. «Vous me demandez d'augmenter vos marges, je vous donnerai une réponse lorsque j'aurai la vôtre concernant le stockage», a lancé le ministre, faisant allusion au dernier rapport de l'Agence internationale de l'Energie qui a épinglé le Luxembourg et son niveau insuffisant de réserves (80 à 87 jours, au lieu de 90 jours, voir paperJam avril 2005, page 60). «Je vous ai écrit à ce sujet, vous ne m'avez jamais répondu», a déploré le ministre, sévère.

COLOPHON 2007

Base de données média internationale (07/07) Parmi les projets en lice dans le cadre de l’année culturelle 2007, citons Colophon: un ambitieux projet d’élaboration d’une base de données internationale regroupant l’ensemble des publications magazine et des réseaux associés existants dans le monde et très portés sur le design, la photo ou l’illustration. Cette base de données, anglophone, comptait, fin août, plus de 330 références inscrites et plus de 920 «covers» disponibles. Et il est possible, à chaque instant, de suggérer l’ajout de nouvelles références. www.colophon2007.com

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[40>>] Qu’en pensent les

producteurs luxembourgeois? Pour le savoir, nous avons rencontré Marc Krier, des Caves Krier Frères. Et il situe le débat ailleurs. «Je pense bien plus à ceux qui sont sur place, comme Cactus, qui ont des heures d’ouverture très larges, même le dimanche. Cela exige beaucoup de personnel et une rentabilité forte mais difficile. Quant à savoir s’il y a encore de la place, je suis l’évolution démographique comme tout un chacun. Mais jusqu’où ira cette croissance démographique? De plus, les gens veulent de moins en moins se déplacer. Il faut aller à leur rencontre. Toute cette problématique explique aussi le succès de la grande distribution». Marc Krier ne cache pas que, en tant que vigneron très traditionnel, il a, ces quinze dernières années, perdu beaucoup de vente directe, au profit de la grande distribution. Jusqu’alors, sa clientèle n’allait pas en grande surface pour acheter son vin. «Nous nous démarquions par la qualité». Mais, aujourd’hui, selon Marc Krier, aller à la rencontre des gens, c’est aussi être présent en grande distribution. Une politique qui a bien réussi aux Caves Krier Frères, qui sont présentes notamment chez Auchan, Cactus et Courthéoux. Et en Belgique – depuis 30 ans et en exclusivité - via l’enseigne Makro. Marc Krier n’entend cependant pas se lancer dans une course à la présence partout ou presque. «Chacun doit connaître ses limites. Je préfère mes débouchés actuels, en les travaillant bien et en même temps en augmentant notre notoriété et notre image de qualité. Car la peur principale, pour un vigneron traditionnel, c’est la perte de son image». Au passage, le viticulteur constate que des clients viennent aussi chez lui après avoir acheté ses vins en grande distribution, pour découvrir d’autres produits. Marc Krier constate la régression des vins luxem-

bourgeois. «C’est le cas depuis 20 à 25 ans. Mais le dynamisme des vignerons privés est une réalité. Ainsi, ces vignerons privés – dont nous – se sont regroupés pour occuper un stand à la foire de mai. Et ils y ont trouvé une clientèle. Reste que, malgré tout, il n’y a plus aujourd’hui un seul client fidèle qui prend tout son stock chez un seul fournisseur. Les gens sélectionnent. Et cela provoque une mévente et des frais supplémentaires».

S’allier plutôt que se concurrencer Pour le vigneron, cette situation oblige à de gros budgets de notoriété et de marketing. Elle explique aussi l’alliance stratégique et technique entre les caves Krier et les caves Gales, pour travailler surtout à l’export. «Il faut s’allier plutôt que se concurrencer, même s’il faut évidemment maintenir la différence de marques». La difficulté des vins luxembourgeois provient aussi, selon notre interlocuteur, de la présence d’une large population étrangère et de souche étrangère, qui a tendance à ne pas consommer les vins indigènes. De plus, les responsables des rayons vins sont «presque uniquement des étrangers, qui ne connaissent pas grandschose à nos vins, même si certains sont très bien informés». Et les centrales d’achat ne sont pas au Luxembourg. Idem pour les restaurants où le sommelier «souvent étranger, a du mal à se souvenir où il est, surtout en haute gastronomie». Le même discours sévère vaut pour les entreprises: «il y a un snobisme luxembourgeois qui considère que nos produits ne sont pas assez chers et les chefs d’entreprises ne les offrent donc pas en cadeau». La concurrence des vins français, italiens, espagnols et portugais ne gêne pas Marc Krier. Mais bien celle des vins du Nouveau Monde, car ils ne sont pas produits sous les mêmes critères économiques. «Ils font les quotas qu’ils veulent. Les Aus-

traliens mettent des copeaux de chêne dans des cuves inox d’un million de litres…». Marc Krier ne se considère pas plus gêné par les importateurs et négociants sérieux et réputés. «Ce qui me dérange, ce sont ces petites boîtes qui ouvrent et ferment très vite, la prospection par téléphone, etc. Cela nuit à notre réputation de vigneron. Or, notre produit est un produit de confiance et il faut donner ce sentiment. Nous, nous nous concentrons sur la qualité, le service, l’accueil, la tradition. C’est un très grand atout pour une clientèle fidèle et de connaisseurs».  Marc Vandermeir


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Pollution dans le Sud: fumée blanche certifiée? Un bilan des sources de pollution en provenance des usines Arbed de Schifflange, Belval et Differdange va être établi. Un plan d’action suivra...

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Soleuvre et Ehlerange, proches du site de Belval n’ont pas été avertis par les autorités!». Au-delà des anecdotes, il y a des interrogations légitimes. L’administration de l’environnement procède régulièrement à des analyses du degré de pollution. Les riverains s’inquiètent quant aux émissions de l’aciérie électrique, par exemple. Mais tout le monde en convient: afin d’y remédier, il faudrait assainir à la source.

Réduire, si possible, à néant En juin dernier, les ministres de l'Environnement (Lucien Lux) et de la Santé (Mars Di Bartolomeo), ont rencontré les responsables de ProfilArbed et Ares (Groupe Arcelor) pour discuter de ces aspects environnementaux, en relation avec les différentes usines sidérurgiques. Chez le géant d’acier, comme aux services de l’Etat, on souligne que les responsables de ProfilArbed et Ares ont présenté les mesures prises en matière de réduction des nuisances, «ceci dans le cadre de la certification de leurs sites sidérurgiques selon la norme ISO 1400», d’après les communiqués officiels, seules sources autorisées. On y insiste sur les «efforts réalisés pour réduire les émissions atmosphériques par la mise en place de systèmes appropriés de traitement des fumées. Ces travaux ont permis au cours des dernières

années de réduire de façon substantielle les concentrations des substances polluantes gazeuses et surtout poussiéreuses dans les rejets dans l’air, en provenance des aciéries à arc électrique». Le duo ministériel n’a pas manqué de rappeler que, «malgré ces travaux de réduction des émissions de poussières, le niveau et le seuil sanitaire du plomb et les seuils sanitaires de dioxines/furannes/PCB, pris comme référence, présentent des dépassements ponctuels et sporadiques dans les alentours immédiats des différents sites sidérurgiques et en particulier à Schifflange».

La prise en main gouvernementale a eu le mérite d’enfoncer le clou. En vue de poursuivre la lutte contre la pollution, les travaux relatifs à la caractérisation des émissions diffuses en provenance des usines de Schifflange, Belval et Differdange seront poursuivis, non seulement pour résoudre les émissions de fumées et poussières, mais pour en réduire, si possible à néant, les résidus dangereux. «Un bilan des sources diffuses, présentes sur chaque site sidérurgique, sera établi», dit-on à l’administration de l’Environnement et au ministère de la Santé. «Un plan d’action prévoit que les sources de pous-

sières aux teneurs les plus élevées en plomb et en zinc seront traitées prioritairement». Par ailleurs, l’appel à un expert neutre pour évaluer la situation environnementale a été retenu par les deux parties, ce qui correspond aussi à un engagement commun d’agir dans la transparence vis-à-vis du citoyen riverain. A n’en pas douter, tous ceux qui, dans le Sud, ont un esprit un peu vert, veilleront à ce que ce plan ne se cache pas derrière des écrans de fumée pour faire chou blanc…  Alain Ducat

Pour pallier les problèmes de pollution, Arcelor annonce la mise en place de systèmes appropriés de traitement des fumées.

Photo: David Laurent (Blitz)

ESCH, SCHIFFLANGE, DIFferdange, Pétange… Le Sud s’est nourri, dès les grands assauts de la sidérurgie lourde, de ces usines qui ont façonné le paysage et donné du travail à plusieurs générations. On n’en est évidemment plus là. Les usines se sont raréfiées et elles ont changé. Les mentalités aussi. On pense davantage aujourd’hui à la qualité de l’environnement. Ainsi, depuis des années, on connaît le problème, maintes fois relayé, tant par les habitants que les mouvements écologistes ou des élus au cœur vert: les légumes-feuilles, cultivés près des aciéries, sont pollués aux dioxines, au plomb… A l’ombre du géant Arcelor – qui n’est toutefois pas nécessairement le seul vecteur de pollution du secteur –, les mesures atmosphériques et terrestres succèdent aux interdictions de consommer les cultures des potagers. Fréquemment, la polémique rebondit et récemment encore, le mouvement Déi Lénk soulignait avec ironie que «les recommandations de ne pas manger, ni de cultiver des légumes-feuilles sont limitées à certains secteurs, les plus touchés, de Schifflange, Esch et Differdange». Ce qui avait valu au conseiller communal de Belvaux, Léon Kunnert, d’interroger ses pairs sur le fait de savoir «si les dioxines et autres polluants respectent les frontières entre les communes, étant donné que les habitants des quartiers de Belvaux,


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Faites du bien et parlez-en Le sponsoring a le mérite de permettre à des événements sportifs et culturels d’exister. Les budgets sont colossaux et les retombées économiques difficilement chiffrables, mais chacun y trouve son compte. LE GRAND-DUCHÉ ACCUEILle deux tournois de tennis professionnel d’importance sur son sol: le Fortis Championships Luxembourg, réservé aux dames, qui se tient du 24 septembre au 2 octobre au CK Sportcenter Kockelscheuer, et le tournoi hommes Mobilux Open, qui se déroulera à la Coque du 19 au 27 novembre. Sans le soutien de gros sponsors, ces tournois n’auraient jamais vu le jour. Il faut compter des centaines de milliers d’euros pour l’organisation de tels événements, un investissement qui augmente en fonction du «prize money» offert aux joueurs. Difficile d’en connaître les coûts exacts, les organisateurs de ces tournois sont tenus par leurs sponsors de ne pas divulguer de montants. Fortis Championships, qui s’appelait l’an dernier encore le Seat Open, offre 585.000 dollars pour l’ensemble du tournoi. Le changement du sponsor principal coïncide avec l’évolution du tournoi de la catégorie Tier III – 225.000 dollars et une voiture – à Tier II. Le Luxembourg fait désormais partie du cercle fermé des 16 tournois au monde dans cette tranche. Contrairement au Mobilux Open, qui n’en est qu’à sa deuxième édition, le «Fortis Championships» a derrière lui quatorze éditions, d’abord

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sous forme de tournois d’exhibition. L’an dernier, le tournoi a attiré 15.000 spectateurs, à raison de 6 à 35 euros l’entrée pour la journée. Fortis a signé un contrat de trois ans avec l’IWPT, International Women’s Tennis Promotion. Par Fortis, on entend, bien évidemment, l’actionnaire de la Banque Générale du Luxembourg (BGL), sponsor historique du Seat Open. Il y a une quinzaine d’années, quand l’IWTP a commencé à organiser des tournois d’exhibition, elle s’est tournée vers la BGL. «A l’époque, les ‘tournois-shows’ n’existaient pas tellement au Luxembourg, mais cela permettait quand même d’inviter des joueuses de niveau international», se souvient Kik Schneider, directeur marketing et coordination commerciale. «Je me rappelle très bien qu’à l’époque c’était un projet ambitieux et l’équipe d’organisateurs m’a tout de suite inspiré confiance». Une confiance honorée quelques années plus tard par la WTA qui en a fait un tournoi officiel, avant qu’il ne devienne Tier III, ce qui était déjà une première au Luxembourg. «Aujourd’hui, le tournoi entre dans les très grands événements, en devenant Tier II. Le prize money augmente et, évidemment, les retombées pour un sponsor augmentent aussi». Du même coup, leur

participation financière doit également être revue à la hausse. Le sponsor principal a décidé de se retirer et une réflexion a été menée au sein de la BGL. «Cela m’a conduit à aborder notre actionnaire, Fortis, avec comme argument qu’une retransmission télévisée de ce tournoi à l’étranger avait un intérêt pour Fortis, alors que cela ne représentait pas une véritable plus-value pour la BGL». L’idée était donc de convaincre Fortis de devenir le sponsor en titre, ce qui n’a pas été très difficile, assure M. Schneider.

Indispensable sponsoring En devenant le sponsor principal du tournoi, Fortis permettait en outre aux organisateurs d’être candidat pour un tournoi de niveau Tier II. Une soixantaine de sponsors se sont ralliés à l’événement. De plus, c’est une bonne chose que le tournoi s’appelle Fortis plutôt que BGL car «nous réalisons en fin d’année un projet de rebranding et la BGL s’appellera aussi Fortis». M. Schneider ne dira pas grand-chose de l’investissement que représente un tel tournoi. On saura juste que l’apport de la BGL reste là où elle était et que le surplus provient de Fortis, correspondant

à 75% de la part de la BGL et 25% de Fortis. Un bon sponsoring, cela veut dire être visible lors de l’événement et pour y contribuer, il faut compter la même somme que le chèque du sponsoring pour la communication autour du tournoi, estime Kik Schneider. Par communication, on entend les invitations au tournoi, la publicité, les loges VIP, les calicots, les vêtements des juges de ligne et des ramasseurs de balles ou encore les hôtesses d’accueil lors de l’événement. «Si le sponsoring n’est pas obligatoire, il est, pour moi, indispensable pour une entreprise considérant qu’elle a un rôle à jouer dans la société. Je ne fais pas de différence entre mécénat et sponsoring. Aujourd’hui, une entreprise ne veut pas seulement être perçue comme une machine à profit. Une entreprise comme la BGL, cinquième employeur du pays, actionnaire de nombreuses sociétés, doit montrer à la communauté à laquelle elle appartient qu’il y a autre chose que l’aspect commercial», explique M. Schneider qui avoue ne pas pouvoir mesurer le retour sur investissements. Le service communication de la BGL comptabilise le nombre de fois où l’on fait mention - textes et photos de la banque dans la presse et

compare cet espace aux prix que coûtent les publicités dans les médias. «A partir d’un moment, s’il y a une continuité dans le sponsoring, on peut parler de return on investment, estime-t-il tout de même. Si nous avons opté pour le tennis, ce n’est pas parce que ce sport est mieux que les autres, c’est l’approche qui nous a séduits». Par an, la BGL reçoit 4.000 demandes de sponsoring de petits événements. «Chaque demande est traitée. Nous essayons de donner satisfaction à la moitié. Le budget de ce petit sponsoring est compris entre 300.000 et 400.000 euros. Le sponsoring de grands événements culturels et sportifs s’élève, lui, à un total situé entre 600 et 650.000 euros».

Image de marque Le tournoi «Mobilux Open», classé ATP Challenger et baptisé du nom du sponsor en titre, est doté de 150.000 dollars et de l’hébergement gratuit des joueurs et des entraîneurs. Outre le prize money, les organisateurs doivent prévoir dans leur budget la taxe à payer à l’ATP Tour, qui gère les tournois professionnels hommes, accordant le droit d’organiser le tournoi. Cette taxe, qui est fonction du prize money, s’élève à 25.000 euros.


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Le TTL Open, qui organise ce tournoi depuis deux ans, n’en est pas à ses débuts. Il s’occupe, depuis 15 ans, de grands matchs d’exhibition dans le pays et, de 1998 à 2003, il a organisé le Mobilux Junior Open devenu, en 2004, le Raiffeisen Junior Open. L’idée de se lancer dans l’organisation d’un tournoi professionnel hommes lui a été soufflée par ses partenaires qui souhaitaient progresser dans le sponsoring. Les dix premiers joueurs mondiaux sont exclus de ce tournoi, mais il peut accueillir quatre joueurs clas-

sés entre la onzième et la cinquantième place, ce qui constitue l’appât pour les sponsors. Les six membres du comité de coordination du tournoi mettent pratiquement une année pour organiser cet événement. Quant au coût d’un tel tournoi, il sera bien gardé, les sponsors ne voulant pas parler argent et les organisateurs étant tenus au secret. Toutefois, Raymond Haag et Vic Elvinger, responsables de l’asbl TTL Open annoncent vaguement un montant de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour l’organisation de l’épreuve, il faut compter une trentaine de responsables, de nombreux bénévoles, une quarantaine de juges de lignes, le double de ramasseurs de balles. Durant les dix jours du tournoi, M. Haag estime que plus de 300 personnes seront nécessaires. Ces gens doivent être habillés et les juges de ligne rémunérés. «Pour une bonne gestion, le sponsoring doit couvrir tous les frais du tournoi. Il n’y a pas de nombre fixe de sponsors mais plus vous attirez de gros sponsors et plus c’est facile.

Pour un tel tournoi, on préfère qu’il n’y ait pas trop de sponsors», indique M. Haag. Ils sont finalement une quarantaine, allant de Mobilux à des fournisseurs officiels qui apportent des prestations en nature. «Il faut quand même un apport minimum de quelques milliers d’euros au départ de la part d’un sponsor», ajoute-t-il. L’an dernier, le tournoi a attiré environ 6.000 spectateurs. Cette année, il déménage de Esch à la Coque, au Kirchberg, «c’est pour nous une plus-value. Nous sommes convaincus que cela va donner

plus de punch au tournoi». Les organisateurs espèrent mobiliser entre 8.000 et 10.000 spectateurs pour cette deuxième édition. Les billets d’entrée pour la journée sont vendus entre 5 et 25 euros. M. Haag ne s’attend pas à dégager des bénéfices. Il est évident que pour un petit pays comme le Luxembourg, il est plutôt difficile d’engendrer des bénéfices pour un tel événement, aussi prestigieux soitil. Ce qui compte avant tout pour les organisateurs, c’est de ne pas avoir de dettes. ■ Florence Reinson

Photo: David Laurent (Blitz)

Deux tournois de tennis professionnels d’envergure ont pu voir le jour grâce au soutien de sponsors.

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Les vrais-faux retraités «SI NOUS ÉTIONS AUX commandes de l’entreprise, voilà ce que nous ferions…». Une mission menée par les «Luxembourg Seniors consultants» (LSC) se conclut généralement ainsi: sur une série de recommandations destinées à aider une entreprise ou une institution qui se trouve à un moment clé de son histoire. Qu’il s’agisse de la recherche d’un partenaire ou d’une diversification de son activité, elle peut trouver auprès des membres de l’asbl un soutien technique, administratif, comptable, commercial ou informatique. «L’association se compose de cadres et de dirigeants d’entreprise en retraite ou en pré-retraite qui viennent d’horizons divers: ingénierie, commerce, finance…, explique son président, Jean-Paul Juncker, jadis ingénieur à l’Arbed. Son objectif est de maintenir en éveil l’esprit de ses membres et d’utiliser leurs compétences pour les transférer aux entreprises ou aux administrations qui en ont besoin». Mus par cette double motivation, les experts de LSC interviennent bénévolement, la facturation de leurs services se limitant au remboursement des frais engagés: déplacements, moyens de communication, etc. «Un petit pourcentage est dévié afin de subvenir au fonctionnement de l’asbl», précise M. Juncker. Un principe immuable, quelle que soit l’ampleur de la mis-

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sion: si la plupart d’entre elles durent de deux à trois semaines, il arrive aux seniors consultants d’intervenir sur des projets plus conséquents, pour le compte de gouvernements étrangers notamment. Ainsi, des experts luxembourgeois ont-ils à plusieurs reprises bouclé leurs valises pour la Chine, la Russie ou des pays émergents où ils ont participé à des programmes de développement économique. Autant d’occasions d’entrer en contact avec leurs homologues étrangers, notamment européens et américains. Car la collaboration internationale est l’un des piliers de ce réseau de quelque 25.000 experts. «En général, nous parvenons à satisfaire les demandes au Luxembourg. Mais si nous ne disposons pas des compétences requises ici, il nous arrive de collaborer étroitement avec des experts étrangers, voire de leur confier la mission», explique le vice-président de LSC, Fernand Simon, ancien membre du comité de direction de la Banque Générale du Luxembourg.

Pas une deuxième carrière! L’esprit toujours en alerte, les seniors consultants ne se reposent pas sur leurs lauriers récoltés durant leur carrière. Pour rester dans le coup, ils participent aux séminaires des

Photo: Luc Deflorenne

La centaine de seniors consultants du Luxembourg, tous pensionnés, met bénévolement son savoir-faire au service de l’économie et des créateurs d’entreprises.

Les Seniors consultants se réunissent chaque mois pour faire le point sur les projets en cours.

centres de recherche publics. Ils observent également avec intérêt l’édification de l’Université du Luxembourg, dont ils comptent bien figurer parmi les «élèves» les plus attentifs, en tant qu’auditeurs libres. «Mais attention, notre objectif n’est pas de faire une deuxième carrière!», prévient Jean-Paul Juncker. «Et encore moins de faire concurrence aux professionnels. Il y a de nombreux domaines où nous pouvons être très utiles sans leur nuire. C’est ce créneau-là que nous cherchons». Sollicités par la Chambre de Commerce, les adhérents de LSC épaulent les

créateurs d’entreprises et les jeunes diplômés au chômage, servent de coaches dans le programme 1,2,3 GO ou réalisent des missions économiques pour le gouvernement. Ils peuvent ainsi faire équipe pour réaliser des études de marché, offrant leur temps sans compter. «Si nous n’étions pas là, certaines études n’auraient tout simplement pas été faites, faute de moyens financiers», explique le viceprésident de LSC. Ainsi est-il, par exemple, d’une étude marketing menée en 2003 auprès de 75 entreprises de la Grande Région. Le

but était de mesurer leur intérêt à utiliser l’ancien atelier de recherche de l’Arbed. «C’est suite à cette étude qu’il a été réaménagé pour devenir un laboratoire industriel au service des PME», se félicite JeanPaul Juncker. Pour les retraités très actifs de LSC, servir l’économie nationale et aider les entreprises à devenir plus compétitives, est donc «un hobby comme un autre, qui vaut bien le golf ou la garde des petits-enfants!», lance Jean-Paul Juncker avec un large sourire.  Frédérique Moser www.l-sc.net


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Une bouche et des oreilles pour les administrateurs L’ILA offre aux administrateurs de sociétés luxembourgeoises une visibilité nouvelle et nécessaire sur la scène européenne. ILA POUR INSTITUT LUXEMbourgeois des administrateurs. Cette asbl, créée le 14 avril dernier, vient combler une lacune surprenante: «Il y a deux ans, au moment où l’Europe sifflait le début de la marche, avec l’adoption d’un plan d’action européen sur la modernisation du droit des sociétés et le renforcement du gouvernement d’entreprise, le Luxembourg s’est retrouvé démuni. Nous étions, avec l’Autriche, les plus en retard», relate Patrick Zurstrassen, président du conseil d’administration de The Directors’ Office et membre fondateur de l’ILA (voir encadré). Quatre grandes défaillances faisaient alors du Luxembourg la lanterne rouge de l’Europe: «Le manque de connaissances et de visibilité générale sur les évolutions de la gouvernance en Europe; le fait que la Bourse de Luxembourg n’ait pas de règles de conduite des sociétés cotées; l’absence d’institut ou d’organe qui permet aux personnes exerçant la gouvernance de mieux comprendre leur rôle et d’être mieux outillées; enfin, on pouvait regretter la nonreprésentation du Luxembourg à Bruxelles dans ce domaine», détaille Patrick Zurstrassen.

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Luxembourg ne pouvait rester plus longtemps sur le bascôté, alors que la Confédération européenne des associations d’administrateurs (ECODA) prenait justement son envol, au printemps dernier. A l’initiative de huit dirigeants établis au Grand-Duché, l’ILA a donc été constitué au printemps et a immédiatement intégré ECODA.

3.750 administrateurs de société de gestion et de Sicav Estimant que la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne constituait le moment opportun pour «corriger le tir et montrer que le Grand-Duché se plaçait au centre des discussions», les fondateurs d’ILA ont activement soutenu la tenue, à Luxembourg, de la deuxième Conférence européenne du Gouvernement d’entreprise, organisée conjointement le 28 juin dernier au Kirchberg par la Présidence et la Commission européenne. C’est dans ce cadre qu’ils ont officiellement inauguré et présenté ILA au grand public.

L’institut se donne pour objet «la promotion, le développement et la formation au métier d’administrateur de société, qu’elle soit industrielle, commerciale ou financière, que sa mission soit privée ou publique, marchande ou non marchande». Son objet et ses statuts sont largement inspirés de l’exemple des trois associations fondatrices d’ECODA, à savoir The Institue of Directors, constitué à Londres en 1903, l’Association belge des administrateurs, constituée à Bruxelles en 1998 et l’Institut français des administrateurs, né à Paris en 2003. Si l’asbl luxembourgeoise a opté pour la dénomination d’institut, c’est, selon ses fondateurs, «pour souligner sa mission de recherche et de formation». Bien que le plan d’action soit en cours d’élaboration, l’ILA a déjà défini cinq domaines d’intervention: pratiques professionnelles et droit; études et formation; relations extérieures; communication et relations publiques et enfin travaux sectoriels (sociétés cotées, PME, OPCVM, etc.). «Les services très immédiats et très ponctuels, ce sont les conférences, les séminaires de formation avec des enseigne-

ments à la carte», souligne Patrick Zurstrassen. Parmi les thèmes déjà envisagés figurent «La bonne compréhension des nouvelles normes comptables», «La responsabilité civile des administrateurs», «Les comités d’audit: ce que cela change», «La gestion des hôpitaux et des écoles»… Le programme pour 2006 pourrait ainsi compter six à huit formations délivrées soit par des experts de la place, soit par des intervenants étrangers, contactés notamment par le biais d’ECODA. L’ILA proposera également de courtes sessions pratiques, consacrées à de «petites choses sans trop d’importance, mais qui en ont tout de même. Par exemple, aider les administrateurs à négocier les polices d’assurance en responsabilité civile ou en défense en justice, afin que les garanties soient plus efficaces que celles qu’ils auraient prises individuellement», avance son président. Quelques mois après la création de l’ILA, Patrick Zurstrassen constate avec satisfaction que les lacunes pointées du doigt par les fondateurs de l’asbl commencent à se combler. Ainsi, «le Codeplafi (le comité de développement de la place financière de Luxem-

bour, ndlr) a mis en place un groupe de travail en gouvernement d’entreprise qui regroupe aussi bien le barreau que les réviseurs, mais aussi la Bourse, l’ABBL ou encore l’ACA… Autrement dit tout le monde. C’est un forum au sens pur du terme. Quiconque détient une information concernant le gouvernement d’entreprise informe ses partenaires. Désormais, il n’est plus possible à quiconque au Luxembourg d’ignorer ce que le voisin fait». Ce groupe de travail ne détient aucune autorité officielle, mais fonctionne «à la méthode luxembourgeoise», selon le principe de la concertation. La première réunion du groupe de travail, placée sous l’égide de la CSSF et présidée par Patrick Zurstrassen, s’est tenue en mars 2005 et trois autres réunions sont prévues d’ici à la fin de l’année.

Une représentation efficace à Bruxelles Une autre avancée, majeure, concerne la maturation par la Bourse de Luxembourg, du code de conduite applicable aux sociétés cotées. «On peut raisonnablement penser que


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d’ici à la fin de l’année, la Bourse de Luxembourg disposera d’un des codes les plus modernes, les plus adaptables, les plus flexibles d’Europe», se réjouit le président le l’ILA. Mais les objectifs d’ILA dépassent aussi largement le cadre national. «Les administrateurs luxembourgeois doivent absolument être à Bruxelles autour de la table. La Commission est une source inépuisable d’initiatives. En matière de gouvernement d’entreprise et de droit des sociétés, une vingtaine sont déjà en cours», relève Patrick Zurstrassen. Ce dernier a été admis dans le groupe de vingt experts (qui ne représentent pas leur pays, mais ont été choisis pour leurs compétences individuelles) mis en place par la Commission européenne et chargé de lui donner des avis techniques en vue de l’élaboration de propositions législatives.«Désormais, nous avons des oreilles et une bouche à Bruxelles pour savoir ce qui s’y décide et exprimer nos points de vue et nous disposons d’un groupe de travail à Luxembourg qui permet de connaître les avancées dans chaque domaine. C’est globalement bien», assure le président de l’ILA. La situation s’est améliorée, certes, mais il reste beaucoup à faire. Pour finaliser et mener à bien l’ensemble de ses objectifs, l’ILA compte sur le savoir-faire de ses membres et l’expérience de ses confrères européens. Des membres dont il espère voir le cercle s’agrandir rapidement: la campagne de recrutement bat son plein. L’ILA affiche ainsi l’ambition «de compter dans les prochains mois une cinquantaine de membres effectifs et une douzaine de membres affiliés parmi les émetteurs de la Bourse de Luxembourg, les cabinets d’avocats, les firmes d’audit, les consultants en recrutement et les banques et prestataires de services financiers». Le conseil d’administration pourrait ainsi être élargi jusqu’à 20 membres, ainsi que le prévoient les statuts.  Frédérique Moser

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Patrick Zurstrassen: «D’ici à la fin de l’année, la Bourse de Luxembourg disposera d’un des codes de conduite les plus modernes et les plus flexibles d’Europe».

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298.000 euros pour un projet (18/07) L’Union européenne a sélectionné, dans 31 pays, 295 projets qui bénéficieront d'une aide au titre du programme Leonardo da Vinci, d’un montant global de 86 millions d'euros, en vue de stimuler l'innovation dans la formation professionnelle. Pour le Luxembourg, un seul dossier a été retenu: celui de la société Eurocordial. Il s’agit d’un projet de communication et de réorientation professionnelle au travers des langues, qui doit être définitivement validé début octobre. Il recevra un soutien de 298.000 euros.

RIO

Tarifs 2005 approuvés (01/08) La directrice de l’Institut luxembourgeois de Régulation, Odette Wagener, semble avoir vu juste, lorsqu’elle expliquait, dans ces mêmes colonnes, que le retard en matière de tarifs RIO (Reference Interconnect Offer, NDLR) serait comblé pour 2006 (les tarifs 2004, par exemple, n’avaient été approuvés qu’en avril... 2005). Ainsi, le RIO 2005 a-til été approuvé début août par la direction de l’Institut, sur base des derniers documents datant du 29 juillet. Idéalement, les tarifs 2006 devraient être approuvés avant le 31 décembre prochain... www.ilr.lu

FAILLITES D'ENTREPRISES

+1,8% en 2004 (24/08) Selon les indications relevées dans le «Conjoncture Flash» du Statec, daté d’août 2005, 665 faillites d’entreprises ont été prononcées par les tribunaux de commerce luxembourgeois en 2004, soit 1,8% de plus qu’en 2003. Les secteurs les plus touchés ont été l’Horeca (+42%) et l’industrie (+31%). En revanche, il y a du mieux dans les branches Construction et Commerce (-11%). Mais en terme de personnel, c’est tout de même la construction qui paie le plus lourd tribut, avec 703 personnes licenciées suite à une faillite, soit 40% du total (près de 1.800 personnes). Après une forte croissance sur la période 1995-2001 (16% en moyenne), le nombre de faillites s’est stabilisé autour de 600 unités ces trois dernières années.

RELOGEMENT DES NUMÉROS MOBILES

10 mois de délai supplémentaire (01/09) Le calendrier du plan de relogement des numéros de téléphones mobiles, qui aura pour conséquence de remplacer le «0» des préfixes par un «6», communiqué par l’ILR en avril dernier, a été décalé de 10 mois. Pour des raisons de délais de livraison des équipements techniques pour les opérateurs, la mise en service des nouveaux numéros mobiles – en parallèle avec les numéros existants – devrait désormais se faire au 1er septembre 2006, au lieu du 1er novembre 2005. La mise hors service des numéros mobiles existants (021, 028, 061, 068, 091 et 098), elle, interviendrait au 1er mars 2007. www.telcom.lu; www.ilr.lu

STATEC

Relance de l’industrie au deuxième trimestre (29/08) Selon les chiffres publiés par le Statec, l'industrie luxembourgeoise a accru, au cours du deuxième 2005, sa production – corrigée des variations saisonnières – de 2,4% par rapport au premier trimestre. Comparé au premier semestre de l'année 2004, l'indice de la production industrielle, corrigé de l'inégalité du nombre de jours ouvrables, a augmenté de 4,9% au cours des six premiers mois de 2005. Lors du premier trimestre 2005, l'activité de l'industrie sidérurgique luxembourgeoise a diminué d'un quart (-25,4%). Un repli largement compensé par la forte expansion des autres branches industrielles (+9,1%). Principal bénéficiaire: le secteur énergétique (+ 35,2%), qui semble profiter largement des effets de la libéralisation des marchés. www.statec.public.lu

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ZARABINA ASBL

10 ans au service des femmes L’ASBL ZARABINA, QUI FÊTE cette année ses dix ans d’existence, peut être fière du chemin qu’elle a parcouru. Fondée par la socialiste Vera Spautz, élue à la Chambre des députés en juillet 2004, Zarabina a démarré ses activités avec deux employés et en compte aujourd’hui treize, auxquels il faut ajouter un vingtaine de chargées de cours et de freelances. A l’époque de sa création, l’ambition de l’association visait à promouvoir le développement de l’emploi féminin et s’adressait aux chômeuses et aux femmes qui souhaitaient réintégrer le marché de l’emploi après une période d’absence. En une décennie, Zarabina a accueilli 2.500 femmes et permis à 2.000 d’entre elles de trouver un emploi. «Nous avons commencé par offrir des cours d’information et d’orientation sur le marché de l’emploi», se souvient Mme Spautz. Ensuite, tout au long de son existence, l’association aura initié plusieurs projets – bureautique, nettoyage, … dont le mentoring. «L’idée de lancer le mentoring est née en 1998, suite à une conférence internationale rassemblant des spécialistes en la matière. Nous trouvions que les postes de décision étaient rarement occupés par des femmes et que le peu de femmes dans la hiérarchie dirigeante ne reflétait pas l’effectif réel de celles-ci au sein des entreprises», explique Uta Mieden, directrice de l’asbl. C’est ainsi que l’équipe de Zarabina s’est mise à réfléchir, il y a cinq ans, à un projet qui permettrait de promouvoir les femmes à des postes de direction. «Le mentoring est un système qui fonctionne bien. Il consiste en un tandem composé d’une femme gérante ou chef

Photo: David Laurent (Blitz)

LEONARDO DA VINCI

Uta Mieden et Vera Spautz oeuvrent à la promotion des femmes dans leurs entreprises. d’entreprise et d’une jeune femme ou d’une mère au foyer qui veut réintégrer le marché de l’emploi». La première, le mentor, accompagne et soutient sa cadette, appelée mentee, qui doit au préalable avoir imaginé un plan de carrière. En règle générale, le «tandem» reste formé durant une année, à raison d’un rendezvous toutes les quatre à six semaines, le temps nécessaire pour être prêt à atteindre les objectifs visés dans le plan de carrière. «Nous formons les couples, après avoir réalisé plusieurs entretiens qui nous aident à trouver les meilleurs partenaires», souligne Mme Mieden, avant d’avouer qu’il est difficile de trouver des mentors qui ont du temps et veulent partager ce projet. Par ailleurs, un autre problème rencontré est celui de la langue car le groupe cible est germano- et luxembourgophone même si Vera Spautz aimerait élargir ce projet aux francophones. Quoiqu’il en soit, en quatre ans d’existence, le mentoring a convaincu vingt-trois couples, dont environ dix-huit se sont révélés être un succès. Le projet comporte aussi un programme de qualification de

gestion de compétences, étalé en quatre modules. Le programme de mentoring, gratuit pour les participantes, est sanctionné par une certification reprenant les modules de compétence de gestion, ainsi que la description des compétences acquises. «Nous avons suivi tous les projets et avons constaté que les femmes ont toutes évolué dans leur carrière, ont trouvé un nouvel emploi, ont fondé une entreprise ou se sont lancées en tant qu’indépendante. Il y a aussi des échecs, surtout dus à un mauvais choix des partenaires», assure Mme Mieden. L’an prochain, Zarabina envisage d’organiser une grande conférence sur le mentoring. «Le but est de travailler avec des entreprises qui veulent pratiquer le mentoring en leur sein», explique Mme Spautz. Tous les projets de Zarabina sont soutenus pas le ministère de l’Emploi et celui mentoring l’a également été par le Fonds social européen. Malgré ces différents succès, Zarabina n’a pas l’intention d’augmenter sa vitesse de croisière. L’asbl préfère miser sur la qualité plutôt que sur la quantité.  Florence Reinson


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Les commerçants ont peur d’être mal vus Le projet de règlement sur les enseignes publicitaires fait frémir la Confédération du commerce. Ses membres craignent de perdre en visibilité. LE MINISTÈRE DE LA CULture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche planche depuis plus de cinq sur une refonte de la loi du 18 juillet 1983 concernant la conservation des sites et monuments nationaux. Tandis que la majeure partie de la loi en vigueur ne subit que quelques modifications ponctuelles, toute la partie consacrée à la publicité connaît des modifications importantes dans la nouvelle mouture. De quoi aiguiser l’intérêt de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC), qui a analysé en détail le projet de règlement grand-ducal définissant les prescriptions en matière d’affichage et d’enseignes publicitaires. «Nous avons soumis le texte à nos membres. Sur la vingtaine de réponses reçues, tous émettent un avis négatif», affirme Françoise Schlink, conseiller à la CLC. Principale revendication: des dimensions trop réduites pour l’affichage publicitaire. «Le nouveau texte n’apporte aucun changement quant aux limites dimensionnelles. C’est toujours 1,5 m2 de surface au maximum pour une publicité fixée sur la façade d’un immeuble. Cela demeure

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excessivement réduit», souligne Françoise Schlink. Sans parler de l’article qui stipule qu’«il ne peut y avoir qu’une seule publicité pour une même activité ou pour un même produit». Dans son avis, la CLC plaide donc en faveur d’une meilleure visibilité offerte aux commerçants. Les enseignes d’entreprises fixées sur les façades n’ont pas seulement, selon elle, un but publicitaire, mais servent également comme «indicateur pour aiguiller les clients». Or, dans certains cas, il existe une distance considérable entre l’enseigne fixée sur un immeuble et la voie publique; «avec un panneau publicitaire de 1,5 m2, impossible d’atteindre ce but», affirme la CLC. Cette dernière admet que l’article 6 du projet de règlement permettrait, certes, de placer des publicités de taille supérieure sur un support mobile ou immobile à moindre distance de la voie publique, mais que ces publicités seront soumises à une autorisation ministérielle. «En cas de réponse négative, une publicité de 1,5 m2 fixée sur le bâtiment est insuffisante», souligne Françoise Schlink. Ce régime des «autorisations ministérielles» prévu par

le projet de règlement inquiète fortement la CLC. De telles autorisations sont en effet nécessaires dans de nombreux cas. Trop nombreux, estime la représentation des commerçants. «Ce règlement contient plus d’exceptions que de règles communes. Il y en a tant que cela revient pratiquement à une décision individuelle dans chaque cas», relève le conseiller de la CLC. «Cet état de fait ne manquera pas d’entraîner une augmentation considérable du travail administratif, tant pour les entreprises concernées que pour les administrations compétentes. Dans le contexte de simplification administrative voulue par le gouvernement, ceci tourne exactement dans la direction opposée», constate Françoise Schlink. Mais pour la CLC, il y a plus inquiétant encore: elle n’a trouvé dans le texte aucune mention des critères retenus par le ministère pour délivrer les fameuses dérogations, indispensables, par exemple, pour apposer des panneaux publicitaires sur un parking ou une clôture entourant un immeuble commercial. «Dans ce contexte, on ne peut pas exclure le risque de décisions

arbitraires. Les entreprises qui feront une demande n’auront aucune idée de leurs chances de réussite. Elles seront totalement dans le flou», déplore le conseiller.

Une définition trop large Aux yeux de la CLC, le problème fondamental de ce règlement réside dans la définition bien trop large que le législateur aurait donnée au terme «publicité». En l’occurrence, «toute inscription, forme ou image destinée à informer le public et à attirer son attention (…) et visible de toute voie ouverte à la circulation publique». Dans l’un des ses avis, le Conseil d’Etat a d’ailleurs attiré l’attention du législateur sur le fait que même les panneaux de signalisation en matière de circulation routière pourraient tomber sous l’application du texte! Il en serait de même pour l’affichage cinématographique, pour lequel la CLC revendique ni plus ni moins que l’exception culturelle. Dans son avis, elle estime indispensable que les affiches apposées sur les façades de cinéma ne fassent

pas l’objet de restrictions imposées par le projet de règlement. «L’objectif des affiches cinématographiques n’est pas de constituer une publicité pour les exploitants de cinéma – qui ne disposent même pas d’un droit exclusif de projection du film en question –, mais vise la promotion d’une œuvre culturelle». C’est pourquoi elle réclame qu’«une exemption pour les affiches de cinéma (soit) insérée dans le texte». Parmi les autres catégories de professionnels qui pourraient voir leurs pratiques publicitaires bouleversées par le nouveau règlement, les sociétés de sécurité sont particulièrement exposées. Les panneaux fleurissant sur les clôtures des entreprises, dont elles assurent la surveillance, pourraient en effet tomber sous l’application du nouveau texte. Une autorisation ministérielle serait alors nécessaire pour chaque enseigne. Or, selon Françoise Schlink, «l’objectif des enseignes n’est pas la publicité pour la société de sécurité. Leurs clients choisissent d’apposer ces enseignes sur la façade ou la clôture de leur propriété pour assurer leur sécurité; en l’absence de


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cette mention, l’effet dissuasif serait considérablement réduit». Là encore, la CLC réclame des «dispositions spécifiques permettant, dans certaines limites quant aux dimensions et au nombre de panneaux sur un même site, l’apposition sans autres formalités d’enseignes dissuasives». Les réserves émises par la CLC sur le projet de règlement grand-ducal sont donc nombreuses. «Cela ne signifie pas que nous réclamons des forêts de panneaux publicitaires le long des routes!», s’empresse de préciser Françoise Schlink. «Mais il faut bien se rappeler que le Luxembourg dispose d’une réglementation très rigi-

de en matière de publicité. Ce que nous réclamons, c’est une réglementation un peu plus praticable pour les enseignes d’entreprises», souligne-t-elle.

Difficile de faire moins! Eric Hieronimus, le directeur marketing de Munhowen, abonde dans le même sens lorsqu’il évoque les effets possibles de ce texte pour les enseignes de débits de boissons. «Regardons ce qui se fait au Luxembourg et ce qui se fait ailleurs, en matière de visibilité des marques. Ici, elle est propre, honnête, gentille,

beaucoup moins agressive», assure-t-il. Et de citer les deux types d’enseignes de brasseries élaborées par la société Munhowen, selon que l’établissement est situé ou non dans une localité à l’environnement protégé: «dans le premier cas, une enseigne en fer forgé, dans le second cas, un bandeau vert avec notre nom et celui du client. Moins que cela, c’est difficile!», assure Eric Hieronimus. Quoi qu’il en soit, le sujet sera mis sur la table de la Fédération des Brasseurs dès la rentrée. Du côté des professionnels de la publicité, en revanche, le sujet ne semble pas provoquer d’inquiétudes. Heike Fries, la nouvelle présidente de la

MarkCom (la fédération luxembourgeoise des agencesconseil en communication) est sereine. «Celui qui utilise et applique l’affichage va devoir considérer ces contraintes comme base de travail, ni plus ni moins. Le législateur doit accepter la publicité de même que celle-ci doit s’intégrer dans l’entièreté du cadre d’une société. Les deux conditions sont reprises par le projet de règlement qui ne touche néanmoins ni le principe de la pluralité d’expression, ni la liberté du contenu de la publicité», estime-t-elle. Cette nouvelle «base de travail» pourrait toutefois bouleverser les habitudes, estime

pour sa part un avocat de Luxembourg qui a étudié le texte pour le compte de l’un de ses clients. «Les dispositions antérieures n’étaient pas appliquées stricto sensu, il y avait de nombreuses violations dans tout le pays et les sanctions n’étaient pas appliquées de façon systématique», souligne le membre du barreau, qui précise n’avoir «connaissance que d’une seule affaire où la société a été condamnée. Ce nouveau projet de règlement est plus restrictif que le précédent et il a clairement pour but de combler les lacunes de l’ancienne loi», prévient-il.  Frédérique Moser

Photo: David Laurent (Blitz)

La CLC revendique l’exception culturelle pour les affiches cinématographiques.

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PRIX PÉTROLIERS

L'indispensable outil B2B (23/08) Index2006, la 8e édition du Business Guide de Mike Koedinger Editions vient de paraître, dans un format encore plus convivial et plus facile à manipuler. Un ouvrage de référence, riche de 372 pages, référençant plus de 10.000 entreprises, institutions et décideurs du Luxembourg et de la Grande Région, classés en 6 catégories. Des index thématiques et un index général permettent d’aller droit au but dans ses recherches, en même temps que 17 cartes du pays et de la région permettent de mieux localiser les références trouvées. Mise à jour des données gratuite et immédiate sur www.index.paperjam.lu. INDEX2006, Business Guide Luxembourg, 8e édition, 372 pages, 10 euros en kiosques. MPK http://www.index.paperjam.lu

ENERGIES RENOUVELABLES

Soutien revu et corrigé (01/07) Le Conseil de gouvernement a approuvé des amendements au projet de règlement grand-ducal instituant un régime d’aides pour les personnes physiques en ce qui concerne la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie et la mise en valeur des sources d’énergie renouvelables. Ces modifications concernent notamment le coût maximal éligible d’une installation solaire servant à la production d’eau chaude sanitaire, augmenté de 4.000 euros à 5.000 euros (l’aide financière est fixée à 50% des coûts effectifs) et l’ajout d’un nouveau type d’installation éligible: les systèmes combinés, englobant à la fois une ventilation contrôlée et une pompe à chaleur. www.gouvernement.lu/salle_presse/conseils_de_gouvernement/index.html

1ER TRIMESTRE 2005

PIB: décélération de la croissance (19/07) Selon les données publiées par le Statec, le PIB national (exprimé en volume) a marqué une nouvelle décélération au premier trimestre 2005 en affichant une croissance de 3,1% en variation annuelle (par rapport au premier trimestre de l'année 2004). Pour ce qui est du quatrième trimestre 2004, la croissance du PIB est révisée marginalement à la baisse (de 3,8% à 3,6%) tandis que pour l'ensemble de l'année, l'estimation est maintenue à 4,5%. Le Statec précise néanmoins que les données de base relatives au premier trimestre 2005 sont encore incomplètes. www.statec.public.lu

AGENDA 30.09.2005

Investissements immobiliers internationaux Présentation d'un large choix en matière d'investissements immobiliers internationaux par Maïté Prosperi (Groupe Haziel), en collaboration avec Damac Properties, Gruppo Erasur et Pierre & Vacances Conseil Immobilier. La présentation aura lieu de 17h00 à 20h00 à l'Hôtel Royal. Informations et inscriptions: Mme Prosperi Tel 46 10 14; Fax: 46 10 16; info@haziel.lu; www.haziel.lu

05.10.2005

Le microcrédit et vous Conférence organisée, à la Chanbre de Commerce, de 18h00 à 20h00, par la Jeune Chambre Economique du Grand-Duché de Luxembourg (JCEL) en partenariat avec la Chambre de Commerce de Luxembourg. Objectif: informer le grand public sur la microfinance et le microcrédit et lui exposer les possibilités à sa disposition pour s'impliquer concrètement dans le développement de la microfinance. Infos et inscriptions: microfinance@jcluxembourg.com.

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Peu de marge de manoeuvre LA FLAMBÉE DES PRIX pétroliers ne faiblit pas et la consommation de cette source d’énergie continue à progresser. Un cercle vicieux que seule une diminution de la demande pourrait enrayer. Le Groupement pétrolier luxembourgeois (GPL) estime que la marge de manœuvre du pays est limitée. «Le marché pétrolier au Luxembourg a progressé de 6% au premier semestre 2005, comparé avec le premier semestre 2004», constate le GPL. Ce sont les ventes de diesel qui augmentent le plus (+16%), mais ce phénomène n’est pas nouveau et est lié à l’augmentation du parc d’automobiles diesel. En conséquence, les essences subissent un recul de 10% de leur consommation. Le marché du chauffage a également régressé, affichant –6%. Il faudra attendre les statistiques de l’été pour savoir si ce recul se confirme, mais beaucoup de foyers ont retardé leur commande de mazout espérant que les prix allaient diminuer, ce qui n’est pas le cas. Le litre de mazout de chauffage vaut aujourd’hui 0,599 euro contre 0,368 euro au 1er janvier 2005, soit une hausse de près de 63%. Le diesel affiche, lui, 0,961 euro le litre, contre 0,724 au 1er janvier 2005 (+33%), et

0,622 au 1er janvier 2004 (+54%). Quant aux essences sans plomb 98 et 95, elles valent respectivement 1,308 et 1,243 euro, contre 0,902 (+45%) et 0,877 (+41%) euro au 1er janvier 2005. Conséquence directe de cette hausse irrémédiable des prix du pétrole: la prochaine indexation automatique des salaires (2,5%) interviendra plus tôt que prévu, le 1er octobre. Le Premier ministre a annoncé une augmentation de 50% de l’allocation de chauffage destinée aux familles les plus démunies, pour 2005 et 2006. Actuellement, le salaire mensuel pour une personne ne doit pas dépasser 1.467 euros, 2.200 pour un couple et 2.619 pour un ménage de trois personnes, pour pouvoir prétendre à cette aide; mais ces seuils vont, également, être étendus. Jean-Claude Juncker a annoncé, le 6 septembre dernier, qu’une diminution de TVA n’était pas envisageable et que le gouvernement prévoyait de lancer une campagne d’information sur les économies d’énergie. Du côté du GPL, on dit partager l’avis du Premier ministre. «La marge de manœuvre de notre pays est très faible. Baisser les accises n’est pas une solution, car nous nous situons déjà au

minimum absolu. Les accises pour le mazout de chauffage ne s’élèvent qu’à 10 euros pour 1.000 litres. Pour le diesel, nous sommes en-dessous du minimum européen, avec 265 euros pour 1.000 litres. Le Luxembourg a obtenu un délai jusqu’en 2008 avant de devoir porter ce taux à 305 euros», explique René Winkin, secrétaire général du Groupement pétrolier. La seule marge possible serait les accises sur l’essence, qui s’élèvent à 442 euros pour 1.000 litres. «Une des réactions face à l’augmentation des prix pétroliers devra aussi être une diminution de la demande. Nous sommes dans une situation, accentuée par les catastrophes naturelles aux EtatsUnis, de fragilité entre approvisionnement et consommation», ajoute-t-il. Début septembre, les pays membres de l’AIE, l’Agence internationale de l’Energie, ont décidé de mettre sur le marché 2 millions de barils par jour pendant trente jours, soit 60 millions de barils. La contribution du Luxembourg en volume sera limitée et ne sortira pas du pays, la majeure partie de ces stocks se trouvant en Belgique ou aux Pays-Bas.  Florence Reinson

Malgré la hausse des prix, les ventes de carburant ne diminuent pas… Photo: David Laurent (Blitz)

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En vente dès aujourd’hui

LE MORCEAU DE VOTRE VIE


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Deux pôles de compétitivité en Lorraine La Lorraine a obtenu le label «Pôle de compétitivité» pour ses filières «Fibres naturelles Grand Est» et «MIPI» (Matériaux innovants – Produits intelligents). Les premiers projets devraient voir le jour cet automne.

TROIS MOIS POUR RÉPONdre à l’appel à projets du gouvernement et à peine plus pour lancer les premiers dossiers. Labellisée «Pôle de compétitivité» le 12 juillet pour ses filières «fibres naturelles du Grand Est» et «MIPI» (Matériaux innovants - Produits intelligents) avec 65 autres pôles en France sur 105 dossiers de candidatures, la Lorraine veut battre le fer tant qu’il est chaud. «Le pôle de compétitivité est une coquille dans laquelle il y aura plusieurs projets de recherche/développement», rappelle Jean-François Champigny, chargé de mission économie au Secrétariat Général pour les Affaires Régionales (SGAR) à la Préfecture de la Région Lorraine. «Le milliard et demi de crédits prévu par l’Etat sur trois ans ne sera pas réparti au prorata du nombre de pôles de compétitivité labellisés, mais suivant la pertinence des projets proposés par les pôles. Et les premiers arrivés seront les premiers servis». Des projets concrets? «Dans le pôle fibres, c’est par exemple un textile réalisé avec des matières naturelles, comme le lin ou le coton, qui a la capacité d’être élastique uniquement grâce à la façon dont il est tissé et qui n’a pas besoin d’être repassé. Dans le pôle

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MIPI, c’est la possibilité d’améliorer la conception des formes dans la filière verre et cristal en lui proposant de travailler avec le CIRTES de Saint-Dié dans les Vosges qui conçoit habituellement des formes en 3D pour les canalisations et l’automobile». C’est d’ailleurs là l’argument choc mis en avant par l’Etat pour promouvoir ces 67 pôles de compétitivité: ces «écosystèmes de croissance» mettent en réseau entreprises, centres de formation et unités de recherche autour d’un projet commun de développement et d’innovation. Une belle idée, certes, qui doit cependant faire partie de tous les projets d’aménagement du territoire écrits ces vingt dernières années…

MIPI: un partenariat avec le Luxembourg et la Sarre «Avec les pôles, c’est différent, se défend Jean-François Champigny. Sur la forme, tout d’abord. L’appel à projets a engendré une réelle compétition entre les régions, les entreprises et les centres de recherche. Sur les moyens d’action ensuite. La Lorraine reçoit environ 8 millions d’euros par an de la

DRIRE, alors que le budget prévu ici se monte à 1,5 milliard d’euros». Mieux, ces pôles seraient bien plus importants qu’une mise en réseau, qui se pratique déjà avec les clusters, puisqu’ils intègrent aussi des collectivités locales et des partenaires extérieurs à la Région. «Pour MIPI, notamment, nous avons reçu l’association officielle du Luxembourg et de la Sarre et j’ai moi-même rencontré des représentants des CRP Henri Tudor et Gabriel Lippmann. Nous espérons bientôt, en partenariat avec le Luxembourg, pouvoir mettre en contact des organismes de formations pour proposer un cursus commun aux ingénieurs», affirme Jean-François Champigny, sans hésiter à parler de «mythe» quand on évoque les relations entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche. «Ce n’est pas vrai que les entreprises et les centres de recherche se rencontrent. Certains mais pas tous. En montant le pôle MIPI, une entreprise lorraine s’est, par exemple, rendu compte qu’elle faisait travailler un laboratoire à Marseille alors qu’elle pouvait trouver les mêmes compétences à Nancy». Porté par de grands groupes (Arcelor, Mittal Steel et SaintGobain Pont-à-Mousson), le pôle MIPI regroupe environ

3.000 entreprises employant plus de 70.000 salariés ainsi que 1.800 chercheurs (5 centres de recherche privés et 27 laboratoires de recherche publics appartenant aux Universités de Metz et de Nancy et à des écoles d’ingénieurs comme l’ENSAM, l’ENIM, Supélec à Metz ou l’InSIC à Saint-Dié des Vosges) et 160 spécialistes du transfert de compétences (Critt, Cirtes, Metal 2T, Apollor, Plastinnov…). Il s’organise autour de trois projets majeurs: la conception de solutions acier attrayantes et compétitives par des procédés durables, l’élaboration d’outillages rapides et intelligents et, enfin, la réalisation de matériaux nouveaux pour les marchés du futur (les nanotechnologies). Il vise neuf marchés mondiaux: l’automobile et la soustraitance automobile, le bâtiment, l’emballage, les canalisations, l’outillage, la mécanique, l’énergie et les machines spéciales. «On essaie d’encourager des projets qui ne sont pas très évidents à promouvoir, reconnaît M. Champigny. Il y a également un intérêt régional avec ces pôles. Si Arcelor peut, grâce au pôle MIPI, donner aux PME lorraines un peu de son savoir-faire, c’est déjà beaucoup. Il en va de même si on peut par exemple réussir à faire tra-


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vailler Saint-Gobain avec des Lorrains plutôt qu’avec des centres de recherche éloignés». Associant les filières papetière, textile et forestière de la Lorraine et de l’Alsace, le pôle «fibres naturelles Grand Est» regroupe, pour sa part 1.210 entreprises et 46.500 salariés du sud lorrain et d’Alsace, pour un chiffre d’affaires global de 8 milliards d’euros. Il implique également 302 chercheurs dédiés aux sciences de la fibre naturelle, soit quinze laboratoires spécialisés des Universités Henry Poincaré à Nancy et de Haute-Alsace, la plate-forme UHP d’Epinal, le pôle textile de Mulhouse et

cinq centres de transfert de technologie (bois, textile, papier, plastique…).

Orienter le projet vers le bon financeur «Actuellement, nous faisons tout pour que les projets développés dans ces pôles soient formalisés le plus vite possible et puissent être présentés aux instances financières: la Caisse des dépôts, l’Agence nationale pour la recherche (ANR), l’Agence de l’innovation industrielle (AII) ou le groupe Oseo. L’Etat aura pour mission de les

orienter vers le bon financeur: vers l’AII s’il s’agit d’un projet compris entre 50 et 100 millions d’euros, mais vers le groupe Oseo pour un projet de PME», précise Jean-François Champigny. Ces aides prendront la forme de crédits d’impôts-recherche et d’exonération et d’allègement de charges. «Dans le cas d’un projet développé avec un industriel ou un laboratoire luxembourgeois ou belge, seuls les français bénéficieront de l’aide publique mais ils auront des partenaires étrangers, ce qui n’est pas le cas des autres pôles en France. La Lorraine est, je crois, parmi les seules

régions à avoir créé un pôle international». Un atout inédit qui a, de fait, étonné plus d’une personnalité politique en Lorraine en découvrant qu’aucun des deux pôles de compétitivité lorrains n’avaient été retenus dans la catégories des pôles «à vocation mondiale» (15 l’ont été sur les 67)… Toujours est-il que d’ici fin octobre, date du prochain CIADT (Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire), les premiers dossiers lorrains devraient voir le jour. Six seraient d’ores et déjà dans les tuyaux pour le pôle fibres et une dizaine pour MIPI.  Gaël Calvez

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Jean-François Champigny: «Actuellement, nous faisons tout pour que les projets développés dans ces pôles soient formalisés le plus vite possible et puissent être présentés aux instances financières».

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Avec Jean-Pierre Masseret (29/08) Sénateur de la Moselle et président du Conseil régional de Lorraine, le socialiste Jean-Pierre Masseret a été nommé par le président français Jacques Chirac en tant que membre du conseil de surveillance de la toute nouvelle Agence pour l’Innovation Industrielle. Une structure destinée à sélectionner et à financer les grands programmes d’innovation industrielle de recherche et de développement. La présidence du conseil de surveillance, fort de 21 membres (7 représentants de l’Etat et 14 «membres qualifiés», dont 2 sénateurs) est assurée par le P.-D.G de Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa.

DROBEN

Electricité verte wallonne (16/08) C’est une première en Wallonie: la société DROBen (Développements et réalisations d’objectifs basés sur les énergies nouvelles) a établi à Meslin-L’Evêque, près de Mons, une ligne de production de panneaux ou modules photovoltaïques, d’une capacité de 7.000 m2 par an (soit 1,2 MWatts/an). L’investissement annoncé est de 500.000 euros et 7 personnes sont prévues d’y être employées. La société, initialement active dans le simple négoce de panneaux solaires, a franchi le pas de la production, compte tenu de la demande. Objectif: doubler la capacité de production d’ici à la fin 2006. www.droben.com

IKEA

Prévisions exactes… (24/08) Les prévisions des dirigeants du géant suédois de l’ameublement et de la décoration se sont révélées exactes. Le 24 août, dès le jour de l’ouverture du premier magasin transfrontalier d’Ikea, à Sterpenich, la clientèle s’est, en effet, révélée être à 50% grand-ducale. Ikea, qui prévoit un chiffre d’affaires 2006 de quelque 60 millions d’euros pour son sixième magasin belge, avait ainsi tapé tout juste avec un budget publicitaire de lancement de 530.000 euros, dont 50% au Luxembourg, ciblant ainsi une clientèle au pouvoir d’achat nettement plus élevé, et qui ne doit donc plus aller à Metz ou en Allemagne pour trouver cette enseigne.

COTES DE MOSELLE

Eoliennes indésirables (25/08) Mauvaise surprise pour la société Eiden et les élus des communes de Ranguevaux et de Neufchef, en Moselle. Une étude commanditée par la Préfecture de région a déclaré le secteur «Cotes de Moselle et buttes témoins» (qui s’étend du nord de Thionville à la Vallée de Gorze, au sud de Metz) zone «non favorable» au maintien d’un parc d’éoliennes installé en 2003. Une décision prise au nom de la «conservation de l’unité paysagère», qui constitue un manque à gagner certain pour les communes concernées: les 6 éoliennes rapportaient en effet, chacune, pas moins de 39.000 euros au titre de la taxe professionnelle et 12.000 euros d’impôts fonciers.

SYNDICAT D’INITIATIVE DE VIRTON

Binsfeld accusé de plagiat (02/08) Georges Behin, président du syndicat d’initiative de Virton met en cause un ouvrage des Editions Guy Binsfeld, proposant 88 promenades, en Belgique, en France ou en Allemagne. Il y retrouve «la copie conforme, sans autorisation, de circuits, repérés par les S.I., autorisés par les propriétaires locaux, balisés avec l’aide de la Région wallonne et imprimés par l’Institut géographique national. Nous payons évidemment les droits sur les cartes mais il n’y a pas de copyright sur les chemins publics», réplique Rob Kieffer, directeur des Editions Binsfeld, qui réfute le plagiat. Le ministre wallon du Tourisme Benoît Lutgen pourrait, pour sa part, envisager «une réaction, politique et juridique», afin de défendre «un droit moral et intellectuel du concepteur, qui investit sur ce concept».

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LIBERTY LAND

Tous les loisirs sous le même toit «LIBERTY LAND», LE NOM n’a vraiment pas été choisi par hasard. Car ce projet de la société BMB (Benelux Masterbuilders), de Wiltz, est implanté à Bastogne, ville symbole s’il en est de combat pour la liberté. Mais le rapprochement s’arrête là puisque Liberty Land n’est qu’un projet de très vaste parc de loisirs qui a, fin août, reçu son permis d’urbanisme. Le bourgmestre Philippe Collard, ne cache pas que, pour Bastogne, ce projet est une aubaine. «Ce qui nous a intéressés il y a un an, lorsque le projet nous a été présenté, c’est la création d’une discothèque, qui évitera à nos jeunes de devoir faire une quarantaine de kilomètres, avec les accidents de la route et la mortalité routière que cela implique. De plus, le projet prévoit de construire notre parc des expositions, sur le site». A cela s’ajoutent un karting, des terrains de tennis et de squash, une piste de ski couverte, un bowling, un centre thermal et de fitness, une piscine, un complexe de cinémas, un mur d’escalade... Sans oublier un hôtel et un restaurant de standing reliés au centre thermal. «Donc un plus touristique évi-

dent. Tandis que ce sont autant d’activités que nous, pouvoir public, n’avons pas la possibilité de subventionner». Philippe Collard estime que l’estimation d’une zone de chalandise de 150.000 clients potentiels est «peut-être» optimiste. Mais il n’existe aucune autre infrastructure du genre dans un très vaste périmètre et «l’hinterland» commercial de Bastogne est très large avec, traditionnellement, « un public grand-ducal très, très important, jusqu’à 50% des visiteurs les samedis de marché et le dimanche». Le bourgmestre ne cache pas non plus qu’un maximum de garanties sera exigé et que l’infrastructure d’accès – parmi laquelle un rond-point destiné à sécuriser la circulation – devra être réalisée avant que le moindre permis complémentaire soit accordé. Tout ou rien, donc. Quant à l’enquête publique, qui a donné lieu à une réunion d’information où sont venus quelque 150 habitants, elle n’a donné lieu qu’à 3 ou 4 réclamations, qui ne concernaient pas le fond du projet. Dont une émanant d’une commune luxembourgeoise, qui ambitionnait le même projet…

Christian Binet, directeur de BMB, souligne d’emblée l’aspect «unique» de Liberty Land, qui est que «toutes ces activités sont rassemblées sous le même toit». Et d’afficher une grande confiance quant à l’attrait du site, estimant que la zone de chalandise annoncée «s’étend bien au-delà des 150.000 habitants, puisqu’elle touche au moins toute la région wallonne et le Luxembourg, soit environ 4 millions d’habitants». De quoi, donc, justifier un investissement de l’ordre de 65 millions d’euros. Et susciter bien des appétits. Du coup, à en croire Christian Binet, des entreprises belges, luxembourgeoises, hollandaises et allemandes, ainsi qu’une bastognarde, se sont déjà manifestées comme candidates investisseur - acquéreur pour chacune des activités prévues. BMB entend bien introduire cette année encore les différents permis de construire afin que les premiers coups de pelle soient donnés au printemps prochain. L’objectif est que les travaux ne durent pas plus d’un an, soit une inauguration au cours du printemps 2007.  M. VDM

Christian Binet (BMBB): «La zone de chalandise touche au moins toute la région wallone et le Lluxembourg». Photo: Olivier Minaire (Blitz)

INNOVATION INDUSTRIELLE


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Pas de compétition entre la Suisse et le Luxembourg Au moment où la banque Pictet fête ses 200 ans, Christian Gellerstad, administrateur délégué de Pictet & Cie (Europe) à Luxembourg, envisage sereinement l’avenir, dans la continuité des récents accords en matière de fiscalité internationale. DU HAUT DE LA COUR Saint-Pierre, 200 ans d’histoire vous contemplent... C’est à cette adresse du centre de Genève, à deux pas de l’Hôtel de ville, que se trouvait le premier siège social de la banque De Candolle, Mallet & Cie, constituée le 23 juillet 1805. Au fil des changements historiques d’actionnaires, l’établissement a pris, en 1926, l’appellation qu’on lui connaît aujourd'hui: Banque Pictet & Cie, mais c’est dès 1841 que la famille Pictet entra dans la banque, avec la nomination au poste d’associé d’Edouard Pictet, qui était le neveu de l’épouse du fondateur Jacob-Michel-François de Candolle. Aujourd’hui, Ivan Pictet, associé senior de la banque, représente la 8e génération de la famille... En deux siècles, la banque privée genevoise s’est imposée parmi les plus grandes banques privées indépendantes d’Europe, et affiche, aujourd’hui, 160 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont la moitié provient

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d’une clientèle institutionnelle, domaine dans lequel Pictet fait également figure de pionnier en Suisse. C’est en novembre 1989 que Pictet a débarqué au Luxembourg, aux prémices du formidable développement de l’industrie des fonds d’investissement, porté par la loi du 30 mars 1988 relative aux organismes de placement collectif, pour lesquels le pays fut le premier, en Europe, à légiférer. A la tête de Pictet & Cie (Europe) depuis le 1er juillet 2002, mais présent au Luxembourg depuis plus de cinq ans, Christian Gellerstad ne cache pas un certain enthousiasme teinté de fierté, au moment de franchir ce cap hautement symbolique du bicentenaire. Monsieur Gellerstad, que représente ce 200e anniversaire pour Pictet & Cie? «Il s’agit d’un cap forcément important dans la vie d’une institution comme la nôtre.

C’est aussi l’occasion de faire un retour sur soi et de réfléchir aux valeurs qui ont permis ce succès, ce développement, mais aussi à la façon de leur permettre de vivre pour plus longtemps encore et de s’interroger positivement sur les défis que l’avenir nous réserve en tant que banquier. A quelles valeurs pensez-vous en particulier? «Mon sentiment est que ces valeurs doivent être d’abord profondément humaines, puisque notre métier s’appuie sur des hommes et des femmes et, encore plus, sur une relation de confiance très forte qui doit s’installer entre un client et son banquier. Confier son patrimoine à un tiers est une décision qui est forte, et nous devons respecter ce devoir fiduciaire qui nous est confié, au plus près. Au-delà de ces valeurs humaines, nous nous appuyons aussi sur une expertise qui a traversé le temps et qui s’est

développée en cherchant toujours à être à la pointe de ce métier. Une de nos voies a été de nous concentrer et nous spécialiser dans la seule gestion de patrimoine, privée et institutionnelle, ceci afin d’être les meilleurs dans ce domaine et, accessoirement, d’éviter tout conflit d’intérêt potentiel. Qui dit expertise dit performance: envie du respect et de la confiance de nos clients, mais aussi de la performance que nous leur apportons dans la gestion et, de plus en plus dans la transmission de leur patrimoine aux générations futures. N’oublions pas que nous en sommes aujourd'hui à la huitième génération des représentants Pictet dans cette maison. Il est évidemment plus facile, après avoir fait face à autant de transmission de patrimoine au sein même de l’entreprise, de pouvoir guider et conseiller les familles dans le même objet pour leurs circonstances propres.


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«Je pense que la place financière du Luxembourg est finalement sortie renforcée du Traité signé entre la Suisse et l’Union européenne quant à la fiscalité de l’épargne».

Quelles dates marquantes peuton retenir de ces 200 ans? «Il y en aurait évidemment beaucoup! Mais je citerais 1967 comme une des grandes dates clés. C’est l’année à laquelle la banque s’est lancée dans la gestion institutionnelle. Elle fut d’ailleurs une des premières à le faire en Suisse. Sur les 160 milliards d’euros d’actifs en dépôt que nous avons mondialement, près de la moitié sont des actifs de type institutionnels: caisses de pension, trésorerie d’entreprise, fondations diverses, avec de belles références internationales. Et puis, on peut également citer cette année, l’année du bicentenaire! Il s’agit évidem-

ment d’une grande fierté, autant pour les associés que pour les collaborateurs qui y travaillent. Nous avons donc souhaité organiser un événement au Luxembourg, afin de partager cet enthousiasme et pour remercier les autorités du pays pour le support que nous avons reçu depuis 1989, ce qui nous a permis d’établir cette tête de pont européenne qu’est, aujourd’hui, Pictet & Cie (Europe) qui, avec plus de 25 milliards de dépôts, participe pleinement à la croissance du groupe dans son ensemble…» Etre sous le feu des projecteurs n’est pourtant pas le genre de la maison...

«Il est vrai que nous avons toujours été plutôt discrets, par essence, dans notre fonctionnement et dans notre approche des marchés dans lesquels nous sommes présents. C’est la raison pour laquelle, ici, au Luxembourg, au cours de ces quinze années de présence, nous n’avons pas organisé de manifestation de cette ampleur. Mais il nous a semblé que l’occasion d’un bicentenaire était suffisamment forte pour sortir du bois et de cette réserve inhérente à notre métier et notre institution et faire un peu parler de nous. L’esprit de cette célébration est davantage l’esprit d’une fête que d’une présentation de

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notre groupe. C’est pour cela que nous avons souhaité y associer les «vieux grenadiers» de Genève, ainsi que l’une ou l‘autre surprise liée au patrimoine genevois. Dans quel contexte Pictet a-t-elle été amenée à s’établir au Luxembourg? «La fin des années 80 correspondait à la volonté du groupe de s’étendre en Europe et notamment de trouver un «porte-avions» au sein de l’Union européenne. A cette époque, nous n’étions présents qu’à Londres. Cela correspondait également au grand essor des métiers des fonds de placement dans lequel Luxembourg a joué un rôle phare en Europe et

PREMIUM BRANDS

A vos marques, prêts... investissez! Dernier né de la gamme de fonds de Pictet: le PF-Premium Brands, qui se veut fondamentalement innovant, en se focalisant sur la notoriété des grandes marques qui peuplent notre environnement de consommation. Pictet mise sur le fait que ce segment «premium brands» bénéficie de la polarisation toujours plus accentuée de la demande de consommation entre marques bon marché d’une part, et produits de luxe de l’autre. Forte reconnaissance de la marque, produits et prestations haut de gamme, qualité ou/et longévité fort élevées, caractère innovant: voilà les critères de définition des sociétés éligibles dans ce fonds, et qui, de surcroît, présentent des rendements attrayants, une structure des prix stable et des marges supérieures à la moyenne, mais aussi une forte croissance des résultats et un excellent retour sur investissement. C’est ainsi que l’on retrouve, entre autres marques sélectionnées, Brunswick (bateaux, fitness), Carnival Cruises (Voyages), Compagnie financière Richemont (joaillerie/horlogerie), Davide Campari (boissons et spiritueux), Estée Lauder (soins cosmétiques), Four Seasons (hôtellerie), Lindt (confiserie) ou encore Puma (articles de sports). Le concept n’a évidemment rien d’arbitraire. Selon Pictet à Genève, des simulations, effectuées sur les six dernières années, ont montré qu’un portefeuille modèle de type «premium brands» aurait littéralement cassé la baraque, tant sur l’indice MSCI World Consumer Discretionary que sur MSCI World, en affichant une supériorité marquée dans le rapport risque/rendement. Au moment de fêter son bicentenaire, Premium Brands se positionne résolument sur l’avenir, en misant sur différents facteurs démographiques et socio-économiques (croissance économique et démographique des pays émergents, hausse du pouvoir d’achat féminin, essor du tourisme et des loisirs, ...) comme support de la croissance de ce secteur ces prochaines années.  Alain Ducat

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dans le monde entier, jusqu’à être devenu la deuxième place mondiale. Au fil du temps, non seulement l’objectif européen et de plate-forme opérationnelle pour les fonds s’est matérialisé, mais aussi le développement d’une activité de private banking au sens classique s’est très fortement développée au Luxembourg. Nous pensons être une alternative aux très grandes banques de la Place qui ont, pour beaucoup, été intégrées dans des groupes internationaux multimétiers et dans lesquels certains de nos clients ne se retrouvaient plus. L’expertise juridico-fiscale au Luxembourg permet d’autre part d’offrir toute une pan-

oplie d’outils et de structures qui sont intéressantes pour des ressortissants d’autres pays membres de l’Union. Depuis sa création, la banque est restée indépendante. Cela a-t-il été facile, et surtout ces dernières années, où la pression s’est quelque peu accentuée? «L’indépendance répond à une volonté ferme. C’est même un des fondements stratégiques les plus forts de l'entreprise, qui souhaite ne croître que de façon organique dans le secteur de la gestion de patrimoine. C’est de cette volonté farouche d’indépendance que découle une partie des valeurs qui animent cette institution comme la maîtrise du risque, qui caractérise non seulement la gestion de l’entreprise, mais également la gestion offerte à la clientèle. Cette indépendance est le fait que Pictet et Cie appartient à 8 personnes, associés gérants, indéfiniment responsables sur leur patrimoine des avoirs confiés à leurs clients. Cela génère une relation de confiance tout autre entre le banquier et son client, sachant que leurs intérêts sont alignés en terme de maîtrise des risques, de durée de la relation et de solidité financière de l’institution. De toute façon, on ne change pas une formule qui marche. L’histoire du groupe Pictet est une histoire de croissance ininterrompue. Les tentations de diversification ou de rapprochement, lorsqu’elles surgissent, sont rapidement évacuées en raison de l’efficacité de la formule de management qui découle de la forme juridique de l’institution… Est-il facile d’être une banque suisse au Luxembourg, quand on connaît les différentes rivalités qui ont pu animer les deux places financières ces derniers temps? «Je pense qu’il y a toujours eu une très grande ressemblance entre le développement des places financières suisses et luxembourgeoises. Il en

découle beaucoup plus une complémentarité qu’une rivalité entre elles. La preuve est que de nombreuses banques suisses opèrent ici et continuent de s’y développer. Au final, c’est de toute façon le client qui doit déterminer dans quelle juridiction il trouvera les meilleures conditions, qu’elles soient d’ordre affectif ou technique. N’avez-vous pas eu, néanmoins, une position délicate au moment des interminables discussions sur la fiscalité de l’épargne? «Je pense que la place financière du Luxembourg est finalement sortie renforcée du Traité signé entre la Suisse et l’Union européenne quant à la fiscalité de l’épargne. Mais la Suisse également! Il faut bien se rendre compte que c’est la première fois que le secret des affaires du banquier est légitimé dans un contrat transnational alors que sa reconnaissance se limitait, jusqu’alors, au seul droit national. Il y a peut-être eu un trou d’air au Luxembourg au début des années 2000, lié à ce secret bancaire. Mais aujourd'hui, la destinée et le contenu de ce secret entre la Suisse et le Luxembourg sont intimement liés. Il n’y a donc pas de compétition entre les deux sites. A plus long terme, il faudra évidemment que les autorités des deux pays se montrent attentives à ce que ce secret des affaires ne soit pas dénaturé par d’autres types de pression au niveau européen ou international. Quel regard portez-vous sur la place financière luxembourgeoise dans laquelle vous êtes actifs depuis plus de cinq ans désormais? «Durant tout ce temps, le Luxembourg a clairement renforcé ses compétences dans la conception et l’administration de fonds. Tous les acteurs mondiaux sont aujourd’hui présents et se développent auLuxembourg. Dans le domaine du private banking, malgré le [>>66]


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[64>>] trou d’air auquel je

La passe de six (14/07) Pour la sixième année consécutive, Clearstream a été récompensé, cet été, par JPMorgan Chase Bank, qui lui a décerné le "Quality Recognition Award" pour la qualité de ses services opérationnels en matière de transferts de fonds au cours de l’année 2004. Il a notamment été mis en avant un taux de STP (Straight-Through Processing ou traitement direct) de 99,47% dans les transferts de fonds. Un taux qui a atteint 99,7% au terme du premier semestre 2005. www.clearstream.com; www.jpmorganchase.com

BCEE

Premier semestre soutenu (08/08) La BCEE a annoncé pour le premier semestre 2005 une progression jugée «appréciable» de 11,3% de son résultat avant provision (79,9 millions d’euros), porté par les performances de son métier de «banque classique». Ainsi, les dépôts de la clientèle non bancaire s’affichent en progression de 5% à 16,45 milliards. Dans le domaine des crédits à l’économie nationale, la hausse est particulièrement notable: +12,7% à 7,05 milliards d’euros. Au final, le résultat net est en progression de 8,3% à 55 millions d’euros, la banque revendiquant, dans le même temps, une «progression modérée des coûts».

KNEIP COMMUNICATION

Certification SAS 70 Type 1 (09/08) Spécialisée dans la publication financière pour les fonds d'investissement, Kneip Communication vient d'obtenir la certification SAS 70 de Type I (qui correspond aux exigences de la loi de Sécurité financière du 2 août 2003), à la suite d'un audit réalisé par Ernst & Young Luxembourg. La société n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’elle annonce poursuivre l'audit de ses systèmes et procédures de contrôle dans le but d'obtenir la certification SAS 70 de Type II (plus proche du cadre juridique américain et de la loi Sarbanes-Oxley). Avec 105 employés, Kneip figure parmi les leaders européens en matière de production de rapports financiers des fonds, de publication des valeurs liquidatives et d'avis financiers. www.kneip.lu

PSF

Sun Microsystems Financial Sector sur les rails (01/07) C’est finalement fin juin que Sun Microsystems Financial Sector (SMFS) a reçu son agrément PSF d’opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication. Concrètement, Sun Microsystems Luxembourg a transféré l'intégralité de son organisation dans cette entité PSF dirigée par Pierre Hénin (directeur général de Sun à Luxembourg et Pascal Schoof (responsable de la division «client solution»). La cinquantaine d'employés à temps plein de Sun au Luxembourg porte donc désormais l'étiquette SMSF, la société étant alors amenée à sous-traiter ses activités «non financières» et détacher des ressources humaines auprès de Sun Microsystems Luxembourg. http://lu.sun.com

CAISSE D’EPARGNE

Un œil sur Luxembourg (08/08) Le groupe bancaire français Caisse d'Epargne a confirmé la tenue de négociations avec la banque portugaise Millenium BCP, en vue d’acquérir des participations majoritaires dans les filiales de BCP en France et au Luxembourg. De son côté, BCP a fait savoir que les négociations avec la banque française ont atteint un "niveau avancé". Elles portent sur l'acquisition de 80,1% du capital de Banque BCP France et de Banque BCP Luxembourg, le tout pour un montant de 109 millions d'euros. www.caisse-epargne.fr ;www.banquebcp.lu

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faut vraiment aller de l’avant et je pense que les autorités politiques du pays semblent de plus en plus sensibles à cette nécessité de positionner le Luxembourg financier sur le devant de la scène. L’attractivité de la place luxembourgeoise est-elle toujours aussi forte, à vos yeux? «L’attractivité d’une place se mesure souvent selon les investissements qui y sont faits. Les chiffres parlent donc plutôt en faveur de la compétitivité de la place financière du Luxembourg que le contraire. De par la diversité des acteurs de la place, il est difficile de définir des opportunités singulières sur lesquelles on peut miser pour l’avenir. En revanche, les représentants des différents groupes nationaux de

Il reste l’éternel problème de la promotion, qui ne semble pas, pour l’heure, connaître de réelle impulsion... «Le premier pas, qui est le plus difficile à faire, consiste en la prise de conscience de la nécessité de promouvoir la place, ses qualités, les services qu’elle offre, en tant que telle. Aujourd’hui, la phase d’organisation de cette promotion est entamée. Mais elle est complexe, puisque différents métiers et différents types d’acteurs coexistent. Mais elle aboutira très certainement à quelque chose d’efficace dans les 18 à 24 prochains mois… Cela ne viendra-t-il pas un peu tard? «Oui et non. La place a continué, ces derniers temps, de croître à un rythme élevé. Mon sentiment est qu’il n’y a pas eu d’occasions manquées par un déficit de promotion, mais je suis persuadé qu’il reste, en revanche, beaucoup d’opportunités devant nous qu’il faudra capturer à l’aide de cet effort de promotion. Il

banquiers ont chacun de bonnes raisons de poursuivre le développement de leurs affaires. Un thème générique consisterait, bien sûr, dans le développement de tout ce qui est lié aux caisses de pension. Le chapitre de la prévoyance sociale, en général, doit amener des opportunités pour le Luxembourg, autant en ce qui concerne la conception de produits que la gestion financière et opérationnelle. Je ne mettrais qu’un seul bémol: il faut que l’industrie des fonds s’assure de pouvoir maintenir une base de coûts qui soit suffisamment compétitive au niveau international, que ce soit les coûts d’installation que les coûts salariaux».  Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

«Il faut que l’industrie des fonds s’assure de pouvoir maintenir une base de coûts qui soit suffisamment compétitive au niveau international».

Photo: Eric Chenal (Blitz)

CLEARSTREAM

faisais précédemment référence, les cartes du Luxembourg sont aujourd’hui excellentes pour proposer un private banking de qualité, compétitif tant en termes de performances que de tarification, avec des conditions-cadre assez uniques, notamment pour les résidants. On peut par exemple faire allusion à l’abolition éventuelle de l’impôt sur la fortune, l’absence d’impôt sur les successions, une fiscalité sur les revenus de l’épargne très modérée, l’absence de droits de timbre sur les transactions financières ou encore un savoir-faire en terme de structuration et de conseil fiscal et juridique de premier ordre. Le pays a vraiment les bonnes cartes en mains et on ne peut que sentir une énergie renouvelée au sein des banques de la Place pour conquérir les marchés et le cœur des nouveaux clients.


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Trading Online: L’horizon se dégage Les brokers grossissent en gardant la ligne. LE ROYAUME DES BROKERS n’a plus de frontière depuis l’ouverture d’Internet au trading boursier. Mais l’ancrage luxembourgeois demeure intéressant pour le monde très virtuel du online trading. Petit tour d’horizon, sans prétention exhaustive… E-Trade a plus de 20 ans d’expérience dans le trading en ligne, 3 millions de comptes titres, près de 100 milliards de dollars US en dépôts de clients particuliers dans le monde et une présence commerciale dans 13 pays. Considérée comme le premier acteur global du trading et de l’investissement en ligne, la société a lancé son service web etrade.com en 1996, passant d’un statut de simple courtier en ligne à un modèle beaucoup plus développé avec des services bancaires, d’assurances et de courtage institutionnel. L’arrivée, en avril dernier, du site www.etrade.fr, le dernier-né de ses sites internationaux, marque un intérêt accru du groupe pour les traders actifs français ou francophones. Le tout, de l’aveu même des services de communication du géant, avec un regard affûté tourné vers la place financière grand-ducale. Chez E*trade, on n’exclut pas une implantation dans le Benelux, pour compléter la gamme de services adaptés localement, telle qu’elle existe notamment en France, au Royaume-Uni,

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en Allemagne, en Suède, en Finlande, au Danemark ou en Islande, pour n’évoquer que les bases européennes. Un bureau à Luxembourg – déjà ciblé par des formations et séminaires - en plus du centre parisien ferait assez bonne figure dans ce contexte.

Offshore et secret bancaire La relative fragilité de la bulle Internet aurait plutôt servi E-Trade, selon le viceprésident Matthias Helleu: «Nous sommes une entreprise de technologie, pour nous c’est plus facile. Au milieu d'une période de basses eaux économiques qui a maintenu les marchés boursiers au plus bas et tué beaucoup d’entreprises Internet, E-Trade a su utiliser ses stratégies innovantes pour tirer son épingle du jeu». Hors Etats-Unis, la société a choisi de concentrer ses efforts sur la seule clientèle des traders actifs, le courtage sur les marchés boursiers américains et leurs dérivés, le Forex et les futures, ainsi que des services de recherche et d’analyse approfondis. Et les finances tournent: en 2004, E*Trade Financial a réalisé un résultat net de 389 millions de dollars US pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars US. Né de la joint-venture entre la Banque Générale du Lux-

embourg (groupe Fortis) et TD Waterhouse (filiale à 100% de TD Bank, c’est l'un des plus importants courtiers en ligne au monde), Internaxx gère à Luxembourg une clientèle internationale, issue de plus de 110 pays: Europe (Angleterre, Belgique, Luxembourg, Allemagne…), Asie (HongKong, Singapour), Moyen Orient (Emirats Arabes Unis). Selon Robert Glaesener, general manager de la société, c’est une clientèle «autonome dans la prise de décision d'investissement, recherchant une plateforme d'exécution efficace, située sur une place financière internationale "offshore" reconnue, distribuant une large gamme de produits financiers (actions, produits dérivés et fonds d'investissement) et soutenue par un groupe mondialement reconnu». Aussi implantée sur le sol luxembourgeois, au Rollingergrund, HMS Lux est plus modeste. Fondée en 1972, spécialisée dans le marché interbancaire et le online trading, HMS est une société indépendante, enregistrée comme courtier-commissionnaire. Le département Online Trading n’y a été lancé que depuis 2003. Difficile donc d’en tirer des conclusions sur l’état général de cette activité made in Luxembourg. Toutefois, diton chez HMS Lux, «depuis la mise en œuvre de nos platesformes en ligne, nous enregis-

trons une recrudescence dans ce domaine». Pas au point toutefois de connaître (ou de faire connaître plutôt) le chiffre d'affaires spécifique de ce département, actif au milieu d’autres… Chez HMS, le profil de la clientèle semble plutôt classique. «Nous comptons parmi nos clients, des institutionnels, des clients privés, des Hedges Funds et des day-traders». Quant à savoir d’où sont originaires les traders ou quel est le nombre moyen de transactions en ligne sur le site, la communication se replie prudemment: «nous préférons ne pas répondre, pour des raisons évidentes de discrétion et de respect du secret bancaire». On notera au passage que cette tendance à la discrétion absolue est poussée, chez certains opérateurs de la place, jusqu’au black-out total. Des chiffres dans le contexte luxembourgeois? Keytrade est une banque de droit belge, disposant de 21 millions d’euros de fonds propres. Membre d'Euronext et cotée à la Bourse de Bruxelles, elle propose une offre intégrée de services boursiers et bancaires en ligne. Keytrade s’est installé en 1999 à Luxembourg, où se retrouve une demi-douzaine d’employés. Dans ses derniers résultats, Keytrade souligne que le total de ses produits d'exploitation connaît une légère progression de 1,6%, à 5,37 millions d’eu-


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ros. Et Keytrade Luxembourg y contribue pour 378.000 euros. Avec une clientèle totale qui frise les 50.000 unités, en nette progression au cours du premier trimestre 2005, des avoirs titres et cash confiés au groupe qui ont crû de 11% durant les trois premiers mois de l’année, pour atteindre 1,89 milliard, Keytrade a des arguments pour y croire. Elle double d’ailleurs son budget marketing pour recruter de nouveaux clients et collaborateurs. Le Luxembourg contribue pour 158.000 euros dans un bénéfice consolidé avant impôts, en léger tassement, de 1,955 million d’euros. Keytrade, malgré un contexte boursier assez incertain, constate une progression satisfaisante de sa clientèle et de ses avoirs, des résultats stables, même avec un volume de courtage en baisse.

Belles perspectives En fait, comme on le note chez Internaxx, «la situation au Luxembourg n'est pas particulière ou différente de celle des autres pays d'Europe en général. Le trading online est de nouveau en pleine expansion en Europe. Après deux années moroses pour les marchés financiers, les investisseurs sont revenus dans le marché. Ceci s'est concrétisé

Photo: Blitz

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Robert Glaesener et Manoj Narain: «La situation au Luxembourg n'est pas particulière ou différente de celle des autres pays d'Europe en général».

par une activité plus intense depuis début 2004. Malgré tout, les investisseurs sont désormais mieux informés et plus avertis». Et les prévisions sont bonnes. Selon le centre de recherche Forrester, le nombre d'Européens utilisant les services de courtiers en ligne devrait passer de 4 millions en 2002 à près de 10 millions d'ici 2007. Ainsi, beaucoup de marchés européens ont vu une croissance forte cette année. En Angleterre selon Nielsen/ Netratings, le nombre de visiteurs uniques sur des sites financiers (sites de banques et de courtiers en ligne) a cru de près de 60% du mois d'octobre 2004 au mois de juillet 2005. L'Allemagne, selon Forrester, est le marché le plus important en Europe.

Manoj Narain, general manager chez Internaxx, relève deux tendances essentielles. «Nous avons constaté au cours de ces deux dernières années un mouvement de concentration et de consolidation parmi les principaux acteurs européens. Ainsi, des fusions, nationales ou internationales, ont entraîné des disparitions de courtiers totalement indépendants d'une institution financière. Ceux-ci ont en effet été repris dans le giron d'importants groupes bancaires. Citons Consors et Boursorama». Une deuxième tendance voit l’émergence du marché des courtiers spécialisés et en particulier l’émergence de courtiers en ligne qui s'adressent aux investisseurs actifs et autonomes. «Ces courtiers ne donnent pas de conseils, se concentrent sur l'exécution rapide des ordres

à prix attractifs et mettent à disposition des produits et outils spécifiques. En effet, ces courtiers, tels qu'Internaxx, visent une large clientèle d'investisseurs "self directed". Selon une étude menée par JPMorgan, la clientèle self-directed représente 6,5% des ménages européens détenant des actions, mais détient seulement 5% des actifs. Elle se distingue par une très grande activité de courtage. Ces clients ne sont pas prêts à payer les tarifs "bancaires normaux" et font appel à des courtiers en ligne». Ainsi, au Luxembourg comme ailleurs, personne ne lève les bras au ciel ni les mains en l’air: ce n’est pas la bourse ou la vie! Mais, profitant des paradoxes de l’existence, des brokers grossissent, en gardant la ligne.  Alain Ducat

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Indice LuxX BEI

Développement durable dans la pierre (13/07) Présente depuis bientôt 40 ans au Luxembourg, la BEI a entamé, cet été, le chantier de son nouvel immeuble de 72.500 m2, prévu d’être livré en 2007. Un bâtiment conçu par les architectes allemands Ingehoven und Partners (et dont le suivi du chantier sera assuré par le bureau d'études luxembourgeois S&E Consult), qui permettra de concentrer sur un site unique les personnels dispersés au Findel et à Hamm. Coût de l’investissement: 135 millions d’euros, avec une priorité donnée à l’environnement, avec des qualités écologiques allant au-delà des exigences de la réglementation actuelle. www.bei.org

CLASSEMENT DES BANQUES ABBL

La vie sans Dexia-BIL (09/08) Comme chaque année, l’ABBL a publié un classement des banques membres selon la somme de bilans (Deutsche Bank y apparaît en tête, loin devant la BCEE), les capitaux propres (la première place est occupée par la BGL, devant la Deutsche Bank), les dépôts clients (encore la BGL, devant la BCEE), le résultat net (la palme revient à la BGL, avec un chiffre presque double de celui de WestLB International) ou encore le nombre d’employés (là encore, la BGL est au premier rang, devant la BCEE). A noter, cependant, que ces données sont faussées par l’absence de Dexia-BIL (première, en 2004, en dépôts clients, et deuxième en capitaux propres et en somme bilantaire), le groupe Dexia ne communiquant désormais plus ses résultats qu’en fonction des métiers et non plus des entités physiques. www.abbl.lu

ORCO PROPERTY GROUP

OPA croate (23/08) Le groupe immobilier international Orco Property Group, dont le siège se trouve à Luxembourg, a procédé au rachat de 2 millions d’actions de la société croate Suncani Hvar, cotée en Bourse de Zagreb et qui détient un portefeuille d'actifs essentiellement composés d'hôtels. Une opération d’un montant de 27,3 millions d’euros et qui s’appuie sur une émission obligataire échangeable cotée en Bourse de Luxembourg. Dans le même temps, Orco a lancé une OPA sur 821.422 autres titres détenus par des actionnaires minoritaires, pour un montant potentiel de 12,9 millions d’euros. Au final, la participation potentielle d’Orco pourrait atteindre un maximum de 67,44% de Suncavi Hvar. Le 27 septembre, date de la publication des résultats semestriels, ces opérations devraient davantage être détaillées. www.orcogroup.com

SAL. OPPENHEIM

Rachat de SGG à Luxembourg (25/08) Sal. Oppenheim International, la tête de pont luxembourgeoise de la banque allemande basée à Cologne, a procédé à l’acquisition de la totalité du capital de la société Services Généraux de Gestion (SGG) et de ses filiales, afin de renforcer et développer ses activités dans le domaine de la banque privée et de la gestion de patrimoine. SGG, avec ses 115 employés au Luxembourg et à Genève, se classe en seconde position sur la place financière de Luxembourg dans les domaines de l'ingénierie financière, de la domiciliation de sociétés et du Family Office. Ses liquidités et ses encours de participation clients s'élèvent à 30 milliards d'euros. www.oppenheim.lu

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Tout nouveau, tout beau C’EST UN INDICE LUXX profondément remanié qui a entamé cet été 2005, au terme de la dernière intervention de la Commission de la Bourse de Luxembourg, laquelle a profité du retrait de la cotation des actions de la Kredietbank Luxembourg (qui pesaient, tout de même, un cinquième de l’Indice) pour revoir entièrement la composition de l’indicateur boursier national, mais aussi les critères d’éligibilité. Ainsi, outre les actions des sociétés luxembourgeoises cotées en Bourse de Luxembourg ayant, directement ou indirectement, une activité économique significative au Luxembourg et dont une partie de l'actionnariat est luxembourgeoise, les actions de certaines sociétés étrangères cotées en Bourse peuvent également être intégrées dans l'indice LuxX. Il s'agit des sociétés étrangères ayant acquis une société luxembourgeoise ayant fait partie de l'indice LuxX avant son acquisition et qui, d'autre part, continuent d'avoir, directement ou indirectement, une activité économique significative au Luxembourg. De surcroît, une partie de l'actionnariat de cette société devra rester luxembourgeoise. Il appartiendra à la Commission de la Bourse de décider pour chaque société étrangère concernée si les critères applicables en la circonstance sont effectivement remplis. Bienvenue, donc, à Fortis, Dexia et KBC Group, dans un Indice LuxX qui, de surcroît,

est désormais de type «ouvert», le nombre de sociétés pouvant entrer dans sa composition n'étant pas limité, comme cela était le cas jusqu'à présent. De 10, le nombre de sociétés est ainsi passé à 13. On y note l'arrivée d'Utopia et le retour d'Audiolux. Arcelor, SES Global, RTL Group, Luxempart, BGL Investment Partners, Cegedel, Le Foyer et Banque Degroof Luxembourg complètent le panier, dont les plus grosses composantes sont Fortis, SES Global et Arcelor (20% chacun). À noter néanmoins que l'offre publique d'achat lancée le 20 juin par la banque belge Degroof sur sa «fille» luxembourgeoise donnera lieu à une prochaine et légère retouche de l'Indice LuxX, puisqu'au terme de cette OPA, il est prévu que les actions Banque Degroof Luxembourg soient retirées de la cotation... Elles représentent, actuellement, 0,35% de l’Indice.

Ce nouvel indice redonnera-t-il un peu de vigueur au marché action luxembourgeois? Lors des six premiers mois de l’année, le volume des transactions «actions» a atteint 109,06 millions d’euros, contre 160,71 millions un an plus tôt (-32%), avec un recul de 36% sur le segment des actions nationales (98,13 millions d’euros de transactions). Pour ce qui est des performances du nouvel Indice LuxX, sur ses deux premiers mois d’existence, en dépit d’une «pointe» à +7% début août, la progression globale a été de 4,53% (entre le 1er juillet et le 31 août). Une performance qui s’inscrit dans la moyenne des résultats des autres places financières internationales. Sur les huit premiers mois de l’année, l’Indice luxembourgeois a gagné 11,4%.  J.-M. G.

Evolution de l’Indice LuxX, du 1er juillet au 31 août 2005.


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Agitateur d’idées L’Economist Club souhaite faire avancer le débat sur les grands sujets économiques luxembourgeois.

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d'actualité et, ainsi, susciter le débat», relève M. Augsburger, élu à la présidence de l’association en 2004 – c’est la première fois qu’un non Luxembourgeois accède à ce poste –, pour un mandat non renouvelable de deux ans. L’ADUSEC avait pris l’habitude de publier, chaque année, un bulletin économique reprenant un certain nombre d’articles et de réflexions économiques. Si l’Economist Club Luxembourg – qui compte aujourd'hui pas moins de 150 membres, individuels ou «corporate» – n’a pas, pour sa part, conservé cette tradition, il n’en a pas moins poursuivi les débats d’idées et marqué un intérêt prononcé sur certains dossiers. Ce fut notamment le cas sur le très discuté thème des pensions, avec la publication d’un rapport intitulé «L’Avenir de nos pensions», réalisé «en interne» et coordonné par Fernand Grulms, grand spécialiste de la question.

sions notamment la mise en place d’indicateurs de mesure dont il est intéressant de suivre l’évolution dans le temps. Mais il est dommage que les spécialistes qui gèrent le système de pensions jugent ces indicateurs peu populaires», regrette M. Grulms, qui note que «le système des pensions continue, aujourd’hui, d’être géré dans le brouillard». Sans intention d’une polémique gratuite, mais bien plus d’une réflexion et d’une incitation au débat, l’Economist Club souhaiterait que quelques initiatives émanant du législateur permettent au dossier de

Pas de polémique gratuite Le premier volet de ce rapport avait été publié en 2000, bien avant la publication des travaux du Bureau international du Travail de Genève (début 2001) et la célèbre Rentendesch qui s’était tenue fin décembre 2001. Une mise à jour de ce premier document avait ensuite été publiée, en décembre 2002. «Nous propo-

progresser de manière positive. «Actuellement, les idées sont plutôt focalisées sur la manière de rapprocher les systèmes de pension privés et publics, plutôt que de réfléchir à une gestion saine et durable du système», note, pour sa part, Nicolas Ries, membre du conseil d’administration de l’Economist Club, en soulignant que toute action politique visant à toucher au système des pensions en place ne reçoit que rarement l’approbation des concernés qui sont aussi et surtout des électeurs... A l’heure de la rentrée 2005, c’est l’Université du Luxem-

bourg qui a occupé les esprits et le positionnement de cette institution a servi la publication d’un autre document de synthèse (voir en page XXX) publié fin août. «Il n’est pas question pour nous d’occuper systématiquement le terrain et de parler pour ne rien dire. Nous ne voulons pas que l’on se lasse de nous», tient à préciser Luc Henzig, président sortant de l’Economist Club, qui tient avant tout à privilégier le maintien des contacts avec les différents acteurs économiques – privés et publics – du pays.  Jean-Michel Gaudron

Nicolas Ries, Luc Henzig et Pierre-Yves Augsburger: «Pas question pour nous d’occuper systématiquement le terrain et de parler pour ne rien dire».

Photo: Luc Deflorenne

AU COMMENCEMENT ÉTAIT l’ADUSEC, l’Association des étudiants en sciences économiques, fondée au début des années 60, à une époque où la profession d’économiste n’avait pas encore vraiment droit de cité au Luxembourg. «Le tissu économique du pays était essentiellement composé de juristes et d’ingénieurs de l’industrie. La qualité d’économiste n’était alors pas très prestigieuse», explique le Suisse Pierre-Yves Augsburger, président de ce qui est devenu, entre temps, l’Economist Club Luxembourg. Car évidemment, au fil des ans et du développement affirmé des activités de la place financière, la fonction d’économiste a pris une ampleur toute autre. Mais il faut attendre 1977, par exemple, pour voir un économiste de formation (Norbert Von Kunitzki, en l’occurrence), intégrer la direction générale de l’Arbed... Il n’est donc pas étonnant qu’en 1998, l’ADUSEC ait pris un virage essentiel en abandonnant son appellation d’origine pour devenir l’Economist Club, avec l’idée d’en faire un groupe de réflexion, un espace d’échange entre économistes de tous horizons, au travers des déjeuners-conférences et autres visites d’entreprises. Réfléchir et échanger, oui, mais pas seulement. «Nous sommes également amenés à prendre position et faire connaître l'avis de nos membres sur des thèmes économiques


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finance place financière

Un outil d’épargne formidable Les fonds et les Sicav constituent un mode de placement intéressant, selon Claude Hellers (Fidelity Investments Luxembourg).

Monsieur Hellers, pourquoi investir dans des fonds?

«Les avantages sont nombreux. Les fonds sont soumis à la supervision de la CSSF et les promoteurs sont tenus de respecter les contraintes du prospectus. Les clients bénéficient donc d’une transparence et de la supervision d’une autorité de tutelle. Les fonds offrent également un accès aisé à des gérants de qualité, dans le monde entier et pour toutes les classes d’actifs, à un coût relativement limité compte tenu de la performance qu’ils peuvent générer. Les gérants sont des spécialistes qui passent 100% de leur temps à analyser et suiv-

TENDANCES

Information first Le souci d’une information la plus précise possible de l’investisseur devrait être une priorité absolue pour tout promoteur de fonds. «Prenons par exemple un investissement en actions, il est vrai que le rendement peut être plus important, mais le risque aussi. Or, dans les années de flambée des marchés boursiers de 1999 à 2001, beaucoup sont ceux qui n’ont pas du tout été informés de cette composante ‘risque’», se souvient M. Hellers. Ainsi un investisseur qui souhaiterait investir directement dans un des fonds profilés de Fidelity, devrait remplir un questionnaire précis, portant sur son horizon d’investissement, son aversion au risque, le return espéré… «Nous avons également récemment développé les Target Funds. Il s’agit d’une gamme de fonds correspondant à des horizon d’investissement bien précis et dont le niveau de risque diminue au fur et à mesure que l’échéance s’approche», explique M. Hellers. Autres sources d’information non négligeable: les manifestations plus «grand public», tels que les European Funds Awards, où l’excellence de la gestion de Fidelity a régulièrement été récompensée ces dernières années.  J.-M. G.

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re des valeurs dans le respect des règles de cet art qu’est la gestion. Le client bénéficie réellement d’un portefeuille bien diversifié d’un point de vue des secteurs et des valeurs, limitant ainsi le risque spécifique d’une action - ou émetteur - et d’un secteur. Comment se profile l’offre par rapport à la demande? «Grâce aux médias spécialisés et à l’Internet, les investisseurs sont de mieux en mieux informés, de sorte que les banques changent un peu d’approche. Aujourd’hui la plupart ne se contentent plus de proposer les seuls produits «maison»’, mais également ceux d‘autres promoteurs. Le client souhaite de plus en plus avoir un «best of» des produits existants. Les attentes des investisseurs ont-elles changé? L’explosion de la bulle financière de la fin des années 2000 a fait prendre conscience aux investisseurs du risque associé aux marches financiers. D’autre part, compte tenu de l’incertitude sur l’évolution démographique et le niveau des pensions, de plus en plus de gens se rendent compte qu’il est temps de se constituer une épargne supplémentaire. Dans ce cadre, les fonds constituent un outil formidable pour faire fructifier ses économies.

Cela a entraîné une plus grande vigilance envers les gérants qui, de plus en plus, doivent réellement créer de la valeur pour le client. S’agit-il d’un phénomène de mode? «Il y a toujours des produits de mode dans le monde financier. Mais concernant les fonds, il s’agit réellement d’une évolution des mentalités. Aujourd’hui, les gens recherchent avant tout une certaine excellence, or leur banquier n’est pas toujours à même de répondre optimalement à leur demande. Quels sont les produits les plus porteurs en ce moment? «Les marchés émergents font désormais de plus en plus

partie intégrante de tout portefeuille. Les performances récentes de ces zones qui tirent aujourd’hui la croissance mondiale attirent les investisseurs. On note ainsi l’attrait grandissant pour les fonds des pays de l’Est, l’Amérique Latine, l’Asie de sud-est, l’Inde….Mais les fonds obligataires demeurent les plus demandés. L’avenir s’annonce donc porteur pour les fonds? «Absolument, et on peut s’attendre à la poursuite de la consolidation dans l’industrie des fonds. D’une part, nous aurons les promoteurs qui se spécialiseront dans la gestion et d’autre part des distributeurs qui conserveront la maîtrise sur les clients».  Propos recueillis par J.-M. G.

Claude Hellers, head of sales Benelux (Fidelity Investments Luxembourg).

Photo: David Laurent

INVESTIR DANS LES FONDS demeure une alternative très attrayante par rapport à un investissement «en direct». C’est, du moins, l’avis de Claude Hellers, head of sales Benelux chez Fidelity Investments Luxembourg, dont les fonds domiciliés au Luxembourg et distribués dans 17 pays, affichaient, fin juin, un encours de 52,8 milliards de dollars US, ce qui en fait une des plus importantes Sicavs de droit luxembourgeois du marché.


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DIRECTEUR GENERAL ADJOINT MARTIN ISLER Dans le cadre de la réorganisation de l’organigramme de direction de la compagnie LUXAIR, le Suisse MARTIN ISLER, a été nommé directeur général adjoint, responsable de la direction «Airline» et membre du comité de direction. Agé de 49 ans, il a effectué la quasi-totalité de son parcours professionnel au sein de la compagnie aérienne Swissair. Il y a assumé des responsabilités de haut niveau dans différents domaines de l’aviation, participant notamment à la création de Swiss International Airlines où il était en charge du «Network Management» et de la stratégie de la flotte.

COUR DES COMPTES

PRESIDENT MARC GENGLER Conseiller à la COUR DES COMPTES depuis 2000, MARC GENGLER en a été nommé président, avec effet au 1er juillet dernier. Agé de 39 ans, il avait été, entre 1991 et 1999, conseiller puis secrétaire parlementaire auprès du parti chrétien social.

INSPECTION DE LA CONCURRENCE

RAPPORTEUR DANIEL BECKER L’inspection de la concurrence, organe d'instruction des plaintes en matière de concurrence et d'assistance à la Commission européenne et aux 24 autorités nationales de concurrence, créé par la loi du 17 mai 2004, s’est renforcé avec la nomination d’un rapporteur: Daniel Becker, 32 ans, économiste de formation. Nommé le 1er août dernier, il a, auparavant, acquis une expérience dans le secteur financier au sein de diverses institutions financières à Luxembourg et à l'étranger.

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Après sept années passées chez Broadcasting Center Europe (Groupe RTL), en tant que directeur marketing et commercial, ERIC ANSELIN a renforcé, le 1er juillet, en tant que directeur général adjoint, l’équipe de SEVIC SYSTEMS, société spécialisée dans la conception et la distribution de composants électroniques pour l'automobile et de systèmes multimédia embarqués.

L’institut spécialisé dans les études de marché qualitatives et quantitatives, QUEST MARKET RESEARCH, compte un nouveau chargé d'études au sein de l'équipe de psychologues. Il s’agit de MICHAËL ACKERMAN, 27 ans, fraîchement diplômé en psychologie commerciale et industrielle de l'ULB.

GE FLEET SERVICES vient de promouvoir ALEXANDRE BARBEREAU au poste de directeur commercial Belgique et Luxembourg, à compter de ce 1er juillet, en remplacement de Ed van der Sande, devenu député à la deuxième chambre des Pays-Bas. M. Barbereau, présent au sein du groupe depuis 1999, a assumé diverses fonctions au Benelux, en France et au Royaume-Uni.

Une nouvelle consultante au sein du département Web chez BIZART: MARIE-HELENE BEHAREL. Agée de 41 ans, elle affiche douze années d'expérience dans la communication électronique et était, précédemment, responsable marketing et commercial chez Office City.

Après 20 années passées dans le domaine des services informatiques au Luxembourg (Olivetti/ Getronics, Cap Gemini) en tant que branch manager et sales director, DOMINIQUE BREYER, 44 ans, a changé d'horizon. Il a pris en charge la direction de la société immobilière IMMOCRIS, spécialisée dans les habitations résidentielles, les immeubles de bureaux et l’investissement.

Parmi le 5 nouveaux associés cooptés chez ERNST & YOUNG LUXEMBOURG: PASCAL DEISGES, 36 ans, membre de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises. Il a déjà acquis une expérience de 13 ans au sein de Ernst & Young Luxembourg dans le domaine des sociétés commerciales et industrielles ainsi que dans le secteur public. Il est en outre responsable des aspects d’audit interne, de gouvernance d’entreprises et de gestion des risques pour ces mêmes organisations.

Entré chez SAP BELUX en 2001, HENK DE METSENAERE vient d’être nommé au poste de marketing & partnerships director. Agé de 31 ans, l'ancien business unit manager de SAP Belux fut l'un des pionniers du lancement sur le marché de solutions SAP pour PME et fait désormais partie de l'équipe dirigeante de SAP.

A 43 ans, RENE DESSARD, (exAdia et Adecco sur la Belgique, la France et le Luxembourg, puis créateur d’Ainsicom, spécialisée dans la veille commerciale et économique), a rejoint une autre structure de travail temporaire: DLSI. Il y a été engagé en tant que Travailleur désigné à la sécurité au travail et oeuvre à la prévention et à la diminution des accidents du travail des personnels intérimaires au sein de l’entreprise utilisatrice.

A 33 ans, CHRISTOPHE D'HAESE vient d'être nommé Responsable de la Clientèle Privée chez CARMIGNAC GESTION (LUXEMBOURG). Il a occupé, précédemment, plusieurs fonctions commerciales et technico-commerciales dans le secteur bancaire et des assurances chez Leleux Associated Broker, Citibank IPB ou encore Paneurolife.


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COMMERZBANK INTERNATIONAL

DIRECTEUR GENERAL ADJOINT MARC FLAMMANG Depuis le 1er juillet dernier, le Luxembourgeois MARC FLAMMANG, 36 ans, occupe les fonctions de directeur général adjoint à la COMMERZBANK INTERNATIONAL. Arrivé en 2001 dans la banque, en provenance de la BGL, où il était en charge du département de la clientèle institutionnelle, il était jusqu’alors responsable de la gestion patrimoniale private banking. Dans sa nouvelle fonction, il va diriger et développer les activités private banking du groupe à partir du Luxembourg.

PECOMA INTERNATIONAL

DIRECTEUR GERD H. GEBHARD Suite à la nomination de Fernand Grulms au comité de direction de l’ABBL, c’est GERD H. GEBHARD qui a été nommé à la direction de la société PECOMA INTERNATIONAL, spécialisée dans le domaine du conseil en matière de régimes de pensions complémentaires. Agé de 42 ans, cet économiste spécialisé en finance, ancien de Ernst & Young et J.P. Morgan Asset Management, était, depuis 1999, administrateur délégué de la fiduciaire Eurolux.

VILLEROY ET BOCH

DIRECTEUR-GERANT LAURENT TURMES Après 4 années passées à la direction générale de VILLEROY & BOCH à Luxembourg, Claude Peiffer, 54 ans – dont 23 de présence au sein de l’entreprise –, a passé le relais à LAURENT TURMES qui, depuis trois ans dirigeait le secteur «hôtelrestaurant» de l’entreprise. Agé de 39 ans, Laurent Turmes affiche une expérience de 16 années au sein de la maison, d’abord en tant que responsable de la vente au Luxembourg dans le secteur «fabrications spéciales pour hôtels et restaurants», avant de diriger le secteur «hôtel-restaurant» depuis 2002. Une fonction qu’il conserve par ailleurs.

80 paperJam septembre-octobre 2005

La fédération des professionnels de la communication au Luxembourg, MARKCOM, a une nouvelle présidente en la personne de HEIKE FRIES. Cette jeune Allemande de 36 ans, ancienne chef de production chez Made by Sam’s auprès de Will Kreutz, est, depuis août 2000, administrateurdélégué de Grey Worldwide Luxembourg, qu’elle a contribué à établir dans le pays.

Une promotion pour LAURENT GRILL, country manager d’ENTERASYS Luxembourg: le voilà nommé, parallèlement, directeur de la Région Europe de l’Ouest de cette société internationale, fournisseur de réseaux sécurisés, en plus de sa fonction de country manager qu’il occupe depuis 2002. Agé de 35 ans, il avait été, en 2000 et 2001, directeur commercial chez Firstmark Luxembourg.

CHRIS GARRATT est le dernier «businessman senior» en date à rejoindre l’équipe experte de FAST TRAINING à Luxembourg. Cet ancien directeur général Europe en charge des projets Grands Comptes au sein de WorldCom va contribuer au développement d’une nouvelle série de cours avancés en matière de leadership, gestion de projets et gestion du changement, destinés au personnel dirigeant.

Après avoir présidé aux destinées de Pecoma International, société de consultance actuarielle et en pensions, FERNAND GRULMS reprend le chemin de l’ASSOCIATION DES BANQUES ET BANQUIERS, LUXEMBOURG (ABBL), dont il fut longtemps le directeur adjoint jusqu’en 2000. A 45 ans, il y a été nommé membre du comité de direction, plus spécialement en charge du vaste dossier de la communication et de la promotion de la place financière.

L'équipe d'AJILON LUXEMBOURG s'est renforcée avec l'arrivée d'une nouvelle sales & recruitment consultant, plus spécifiquement en charge des profils financiers: SEVERINE GERY. Agée de 29 ans, cette titulaire d'un Master en Finance et Fiscalité était, précédemment, Consultante en recrutement chez Heidrick and Struggles.

Après 8 années de présence au service d’entreprises nationales et de groupes internationaux du secteur commercial et industriel chez ERNST&YOUNG LUXEMBOURG, FABIEN HAUTIER, 34 ans, a été coopté en tant qu’associé de la firme. Au sein du département «International Tax», il est plus particulièrement spécialisé dans la restructuration et dans le financement de groupes de sociétés.

Le fournisseur international de solutions de stockage de données STORAGETEK a engagé CHRISTOPHE JACQUES en tant que marketing manager pour son organisation Belux. A 29 ans, il dirigera notamment le “Total Channel Program”, destiné au réseau de vente indirecte. Il était auparavant marketing communication specialist chez LXE, une société spécialisée dans les ordinateurs sans fil pour l’industrie.

L’IMPRIMERIE FR. FABER renforce sa présence sur le marché luxembourgeois en créant son département digital. Le responsable en sera YVES JEANBAPTISTE. Agé de 40 ans, il vient de passer 11 années chez Canon Luxembourg (dont la moitié en tant que responsable du développement du marché graphique).

L'Association luxembourgeoise des membres et utilisateurs de SWIFT (ALMUS) a procédé à la réélection de son conseil d'administration et a élu YVES LAHAYE en tant que Président. Agé de 43 ans et actuel managing director, en charge des Opérations, au sein de Dexia-BIL, il a succédé, pour un mandant de 3 ans, à Michel Harlange (également Dexia-BIL).


En tant que spécialiste de la gestion des rémunérations, SD WORX est le partenaire idéal qui apporte un support pratique pour assister efficacement ses clients dans la gestion quotidienne de leur personnel dans de multiples domaines.

Calcul des rémunérations

Administration sociale et fiscale

Information sociale

Prise en charge du processus global d‘établissement des décomptes de rémunération

Gestion des déclarations et des relations avec les administrations fiscales et sociales

Législation sociale, sécurité sociale et fiscalité des salaires. Membre de l‘association de fait des mandataires ad hoc

Assistance sur site

Formations (organisme de formation agréé)

Recrutement

Remplacement d‘un collaborateur temporairement absent ou dans le cadre d‘une politique d‘outsourcing des Ressources Humaines

En partenariat (IFBL, Chambre des Métiers), dans nos locaux ou intra-entreprise

Assistance à chaque étape du processus de recrutement (annonce, tri des CV, présélection des candidatures, etc.)

Amélioration des processus Ressources Humaines

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ressources humaines who’s who

CHANGEMENTS DE POSTE 0U D‘ENTREPRISE? Envoyez-nous quelques lignes d‘infos accompagnées d‘une photo à press@paperJam.lu

STATE STREET BANK LUXEMBOURG

CHIEF OPERATING OFFICER CHRIS STUART-SINCLAIR Suite au départ de Martin Dobbins, nommé au poste de regional director of operations process management, CHRIS STUART-SINCLAIR a été engage chez STATE STREET BANK LUXEMBOURG en tant que nouveau chief operating officer. Il était, ces quatre dernières années, chez ABN Amro, Asset Management (AAAM) à Luxembourg, où il a occupé la fonction de deputy head of asset management en charge de la distribution et de l'administration de fonds étrangers. Cette nomination intervient un peu plus d’un an après qu’AAAM ait annoncé sous-traiter auprès de State Street ses services d'administration de fonds et d'opérations sur investissement.

COMMERZBANK INTERNATIONAL LUXEMBOURG

MANAGING DIRECTOR CORNELIUS OBERT Pour succéder à Adrien Ney, le nouveau directeur général de la compagnie aérienne Luxair, COMMERZBANK INTERNATIONAL LUXEMBOURG a fait appel à CORNELIUS OBERT, 54 ans, pour occuper, aux côtés de Bernd Holzenthal, les fonctions de managing director. Entré dans le groupe en 1988, M. Obert a été successivement deputy general manager dans la filiale Cosea à Singapour puis managing director de P.T. Bank Finconesia à Djakarta et, enfin, depuis février 1999, general manager de la filiale de la Commerzbank à Johannesburg.

82 paperJam septembre-octobre 2005

PAUL LEYDER, 34 ans, expert comptable, a été coopté associé chez ERNST & YOUNG LUXEMBOURG. Depuis 10 ans, au sein du département «Corporate Tax», il s’est spécialisé dans le conseil en fiscalité directe à des entreprises nationales et des groupes internationaux du secteur commercial et industriel.

Agé de 45 ans, BRUNO ROSSIGNOL est devenu, cet été, le nouveau responsable des relations presse de CLEARSTREAM. Cet ancien journaliste de l’Agence France Presse était, précédemment, directeur de la communication du broker français Exane, après avoir été responsable des relations presse d’Euronext à Paris.

Membre de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises au Luxembourg et en Belgique, ISABELLE NICKS, 37 ans, fait partie des nouveaux associés cooptés chez ERNST & YOUNG LUXEMBOURG. Présente dans la firme depuis 11 ans, elle s’est spécialisée dans l’industrie des services financiers, et principalement dans la révision des établissements de crédit et des fonds d’investissement.

Anciennement Incident manager et Application specialist chez Husky Injection Molding Systems Luxembourg, GREGORY SCHMIDT, 29 ans, vient de rejoindre le secrétariat social SD WORX LUXEMBOURG en tant qu'ICT Coordinator. Il y aura pour mission la gestion de l'infrastructure ICT et la coordination des projets informatiques avec la clientèle.

Ancien manager au département HR consulting chez PricewaterhousCoopers Luxembourg puis chez PwC Academy, ELS-KATRIEN RENARD, 37 ans, a rejoint le cabinet luxembourgeois DE WITTE&MOREL en tant que responsable du pôle "Human Capital Solutions". Elle y développera et encadrera le département regroupant les activités d'assessment centers, de gestion de compétences, de coaching, de formation, de gestion des rémunérations et d'outplacement.

Active depuis 10 ans chez ERNST & YOUNG LUXEMBOURG au sein des services financiers, principalement pour le compte des banques et autres clients du secteur financier, SYLVIE TESTA vient d’être cooptée en tant que nouvelle associée. Agée de 40 ans et membre de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises, elle était auparavant en poste chez E&Y à Strasbourg.

Après avoir occupé pendant plus de six ans le poste de marketing manager chez Real Solutions, ANNE THIEL est venue renforcer l’équipe vente d’EASI RESOURCES au Luxembourg. A 29 ans, elle a été nommée account manager avec, pour mission, le développement des activités de la société.

A compter du 1er janvier 2006, RTL GROUP comptera un nouveau chief financial officer. Thomas Rabe, appelé à prendre ces mêmes fonctions au sein et Bertelsmann AG, serai, ainsi, remplacé par IGNACE VAN MEENEN, qui sera également head of corporate centre. Cet Allemand de 37 ans était, depuis 1999, directeur financier du groupe RAG (énergie et produits chimiques).

Après 16 ans passés chez Editus, dont il fut Directeur Commercial jusqu'en janvier 2005, NICOLAS VAN MOFFAERT a rejoint FARVEST pour en assurer la direction commerciale. Agé de 42 ans, il aura en charge l'ensemble des stratégies commerciales des différentes divisions de l'agence (HR One, Made in Luxe, Financial One), et le lancement de nouveaux projets pour 2006.


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ressources humaines sondage

Qui dit culture d’entreprise, dit aussi esprit d’équipe

Quelle importance accordez-vous à l’ambiance de travail? C’est important mais ce n’est pas essentiel 20%

C’est primordial pour rester au sein de la société 38%

42% Ça n’a pas d’importance tant que je suis bien payé et que mon travail est intéressant Nombre total de réponses: 523 Sondage réalisé du 1er au 15 juillet sur le site www.monster.lu. Prochains sondages: du 16 au 30 septembre: Avez-vous une part variable (prime) sur votre salaire; du 1er au 15 octobre: En combien de temps l’intégration au sein de votre société s’est-elle déroulée?

Législation

Les congés «luxembourgeois» En plus des jours fériés légaux (voir paperJam juillet-août page 90), la législation luxembourgeoise prévoit un certain nombre de jours de congés. En voici les grandes lignes. Le congé de maternité: versé par la Caisse de maladie, il est de 8 semaines avant et 8 semaines après la naissance de l’enfant. Le congé d’accueil (pour une adoption d’enfant non encore admis à la première année d’études primaires): payé par l’Etat, il dure 8 semaines, voire 12 en cas d’adoption multiple. Le congé parental (interrompre sa carrière pour s’occuper de son enfant de moins de 5 ans): payé par l’Etat, il peut être de 6 mois si le parent suspend intégralement son travail ou de 12 mois s’il continue à travailler à mi-temps Le congé pour raisons familiales (en cas de maladie d’un enfant): à charge de l’Etat, il est, en principe, de 2 jours par an et par enfant, mais peut être prolongé en cas de maladie exceptionnellement grave. Le congé pour la recherche d’un nouvel emploi (pour tout salarié licencié avec préavis): 6 jours maximum, payé par l’employeur. Le congé-formation: réservé aux délégués du personnel, sa longueur (1 ou 2 semaines) dépend de la taille de l’entreprise. Le congé spécial pour volontaires (services d’incendie, protection civile...): un total de 42 jours (maxi 6 par an), payés par l’Etat. Le congé-éducation (pour les salariés de moins de 30 ans désirant compléter leur formation professionnelle): 60 jours par salarié, (maximum 20 jours pouvant être pris en 2 ans) payés par l’Etat. Le congé politique (pour bourgmestres, échevins et conseillers communaux): payé par l’Etat, il varie entre 2 et 30 heures par semaine. Le congé de coopération au développement (pour les membres d’ONG): 6 jours au maximum par an, payés par l’Etat. Le congé culturel: payé par l’Etat, limité à 60 jours par salarié, avec un maximum de 20 jours pouvant être pris sur une période de 2 ans. Le congé sportif (pour les sportifs de haut niveau, encadremen, juges, arbitres): maximum 12 jours par an, pris en charge par l’Etat.  J.-M. G.

84 paperJam septembre-octobre 2005

A LA LECTURE DE CE SONdage, Frédéric Senet, country manager-Luxembourg du cabinet de recrutement Antal International Network, ne peut s’empêcher de faire référence à une étude faite au sein du réseau Antal International, démontrant que la raison première de la fidélité d’un employé à son employeur réside dans le lien de confiance établi avec son supérieur direct. La deuxième raison évoquée est, justement, l’équilibre existant au sein de la structure professionnelle entre l’ambiance de travail et le contenu du job. La rémunération, elle, ne vient qu’en troisième position. «De plus, l’environnement de travail à Luxembourg est en partie en décalage avec celui de nos voisins français, allemands ou belges, constate M. Senet. Beaucoup plus international et compétitif, il sollicite davantage la capacité des employés à rester extrêmement performant tout au long de leur carrière afin de préserver leurs responsabilités».

Qui dit responsabilités élevées, dit également gestion du risque optimale de son rendement à moyen et long terme, «et par conséquent, un niveau de rémunération directe en liaison avec le risque de voir sa valeur ajoutée diminuer au fil des années», complète-t-il. Du coup, devant le constat que le marché luxembourgeois de l’emploi, particulièrement dans le secteur des services financiers, est en train de trouver son nouveau souffle, M. Senet comprend aisément la dichotomie présentée par ce sondage entre d’un coté les personnes qui attachent énormément d’importance à l’ambiance de travail pour à la fois rester motivées et rester performantes et les autres, qui considèrent que la stimulation intellectuelle et leur salaire sont les moteurs de leur carrière. «C’est la combinaison de ces deux populations qui dynamise un marché du travail et le tire vers le haut», estime-t-il. En tant que professionnel du recrutement, Frédéric Senet

reconnaît volontiers être amené à utiliser les tendances décrites dans ce sondage comme autant de filtres lors de la sélection des ressources qui seront mises en relation avec ses clients. «Ceux-ci nous mandatent en effet pour faire monter à bord de leur structure des profils expérimentés, avec une valeur ajoutée immédiate et surtout, une capacité à adhérer à leur culture d’entreprise à long terme. Et qui dit culture d’entreprise, dit aussi esprit d’équipe, empathie, ouverture aux autres et, par conséquent, contribution optimale à l’ambiance de travail». Une société, quelle qu’elle soit, est, au départ, et avant toute chose, composée d’hommes et de femmes qui adhèrent à des valeurs et à une vision d’entreprise. «De là à dire que la performance d’une banque ou d’une grosse industrie est en partie liée à l’ambiance de travail qui y règne, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement», conclut M. Senet.  Propos recueillis par J.-M. G.

Frédéric Senet, country manager-Luxembourg du cabinet de recrutement Antal International Network. Photo: David Laurent (Blitz)

Sondage Monster.lu / paperJam


ADECCO

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outils it &télécom

Portables LENOVO lance le ThinkPad X41 Tablet qui offre un nouveau triplé d'innovations en matière de tablettes PC: tablette à technologie d'écriture, clavier pleine taille, poids minimal. Il peut être utilisé comme tablette avec un stylo numérique ou comme ordinateur bloc-notes traditionnel. Il est équipé du clavier pleine taille

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TOSHIBA fête ses 20 ans de

LOGICIELS DE GESTION RH

Les dernières nouveautés MICROTIS, éditeur luxembourgeois de la famille de logiciels de ressources humaines Gesper (voir photo ci-dessus), lance la nouvelle version de son logiciel compatible avec les nouvelles dispositions de la Sécurité Sociale. Gesper produit les fichiers compatibles au format Seculine que l'utilisateur peut envoyer à la Sécurité Sociale par la messagerie sécurisée Sofie de Cetrel. Ces nouvelles fonctionnalités automatisent les flux d'échange de plus en plus importants entre les entreprises et la Sécurité Sociale. La communauté grandissante des utilisateurs de Gesper peut disposer de ces nouvelles fonctionnalités gratuitement par téléchargement à partir du site de Microtis. www.microtis.lu. CARTESIS annonce la disponibilité de Cartesis Planning 4.1, solution logicielle de planning et de gestion prévisionnelle multi-secteurs pour les groupes et leurs filiales ayant conclu l'acquisition d'INEA Corporation. Cartesis Planning 4.1 marque une nouvelle étape en vue de fournir une plate-forme unifiée englobant les trois piliers du BPM: Management Reporting et Consolidation Financière, Planning et Gestion Prévisionnelle, Tableaux de Bord et Distribution d'Informations. Cette infrastructure permet l'unification des données, des métadonnées et des processus afin d'aboutir à des gains de productivité et une réduction du coût de revient total du système. www.cartesis.com [>>88]

86 paperJam septembre-octobre 2005

notebooks avec le Portégé R200. Ce notebook compact et poids plume – 1,3 kg - dispose d’un processeur Intel Pentium M Ultra LowVoltage 753 et d’une connexion intégrée pour réseaux sans fil. L’utilisateur en déplacement peut travailler près de cinq heures avec le Portégé R200, et près de 11 heures avec une batterie supplémentaire, en option. Le lecteur d’empreinte digitale permet à l’utilisateur d’avoir un accès simple au système et protège contre l’accès non autorisé. Prix de vente conseillé: 1.699 euros HTVA. www.toshiba.be

Routeurs JUNIPER NETWORKS introduit le routeur E320 pour les services «Triple Play». Avec le nouveau E320 Broadband Services Router, les fournisseurs d'accès peuvent étendre leurs services, du simple accès internet à des services infranet large bande pointus.

La convergence des services voix, données et multimédia - ou triple play - exige une plate-forme innovante qui peut fournir des services à de grandes quantités d'abonnés avec un niveau de qualité, de sécurité et de disponibilité garanti. Ce routeur est une plateforme taillée sur mesure pour les services multimédia à large bande

autres) peuvent également être imprimées. Conçue pour imprimer jusqu'à 300.000 pages par mois, la nouvelle imprimante laser permet la numérisation laser, l’impression électro-photographique. Sa vitesse d'impression est de 75 pages A4 à la minute. Prix: 19.900 euros. www.ricoh.be

LEXMARK présente la P4350, qui facilite l’expérience photographique grâce à son écran LCD couleur 1,7 pouce qui permet aux utilisateurs de visualiser leurs documents en couleur avant de les imprimer. Elle propose également l’impression depuis un

tels que l'IPTV, la vidéo à la demande et la téléphonie IP. Le nouveau routeur peut soutenir jusqu'à 128.000 abonnés individuels. www.juniper.net

Imprimantes KYOCERA sort le FS1118MFP, un multifonction aux performances puissantes. Intégrant la technologie exclusive de l'entreprise ECOSYS axée sur des composants durables, ce modèle affiche un coût total d’utilisation. La FS-1118MFP produit des documents en qualité 1.200 dpi, au format A4, à des vitesses d'impression allant jusqu'à 18 ppm. Prix: 649 euros HTVA. www.kyocera.be LEXMARK annonce aussi la P6350, un véritable labo photo à domicile. Les utilisateurs peuvent améliorer le rendu de leurs photos, directement depuis l’imprimante, grâce aux fonctions de correction automatique d’image, d’enrichissement des couleurs et de suppression automatique des yeux rouges. Pour des photos artistiques, l’imprimante permet d’appliquer des filtres couleur afin d’obtenir des effets tels que les nuances gris antique ou sépia. www.lexmark.be

RICOH lance l'Aficio AP900 pour les grands volumes. Parallèlement aux tâches d'impression régulières, les données IPDS d'IBM Host AS/400 et des autres systèmes (Unix, SAP et Linux entre

appareil numérique via PictBridge et des cartes mémoire; les fonctions de retouche des photos sans ordinateur; l’impression de photos au format 4x6 pouces sans marge en 38 secondes; des vitesses d’impression jusqu’à 22 ppm en noir et blanc et 15 en couleurs. Prix: 139 euros TVAC. www.lexmark.be

Disques durs LACIE dévoile ses disques durs SAFE Mobile Hard Drives avec contrôle d’accès biométrique. L’accès au disque repose sur l’authentification des empreintes digitales. L’utilisation est immédiate et ne requiert aucun logiciel ni lecteur spécifique. Discret, le boîtier du disque Compact SAFE imaginé par Porsche Design se glisse facilement dans une poche. Le cryptage physique inviolable est proposé sur les modèles supérieurs. Prix: 149 euros TVAC pour la version 40GB et 199 euros pour la 80G. www.lacie.com

Graveurs RICOH lance le DVD+R Double Layer 2.4x Printable, le premier compatible avec imprimantes à jet d’encre. Avec sa capacité élevée de 8,5 giga-octets (1,8 fois plus que


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Vous avez une idée en tête. De quels moyens aurez-vous besoin pour lui donner corps? C’est exactement ce genre de questions qui nous inspirent lorsque nous créons des logiciels. Des logiciels capables de tourner le regard d’un entrepreneur vers le futur. Et de le mener là où seul un visionnaire aurait pu le prévoir. www.microsoft.com/belux/potential

© 2004 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. Microsoft et “Your potential. Our passion.” sont des marques ou des marques déposées de Microsoft Corporation aux Etats-Unis et/ou dans d’autres pays.

nous voyons


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outils it &télécom

[86>>] IWAY SOFTWARE étend son offre au-delà des adaptateurs avec une nouvelle suite logicielle. «Adaptive Framework for SOA» comprend notamment Adapter Manager, un moteur d’exécution des applications, et Trading Manager, une solution de gestion des transactions. Elle comprend une suite d’outils de conception graphique intégrée, un moteur basé sur une architecture orientée service et un nouveau composant B2B: Trading Management. Trading Manager réduit les coûts et les erreurs de cette gestion, en assurant depuis un même environnement graphique la corrélation entre les documents, les transactions, les partenaires et les canaux de communication ou service. Il accepte tous les types de documents et de protocoles, et gère en temps réel les performances des messages et transactions. Ses possibilités d’intégration avec tout système interne sont par ailleurs très intéressantes pour les administrateurs EDI (Electronic Data Interchange). www.iwaysoftware.com SD WORX propose une solution sans faille de GRH. Grâce au module de base "Gestion du personnel", vous disposez d'un progiciel puissant en RH permettant l'administration des salaires, la planification des carrières et le suivi des formations. De nombreuses informations peuvent être «historisées». Un générateur de rapport très convivial permet d'établir des tableaux de bord très sophistiqués sans faire appel à l'informatique. Plus de 20% de la population bancaire sont déjà administrés avec Vision-x au Luxembourg (voir photo ci-dessous). www.sdworks.lu I.R.I.S. lance IRISPdf 4.0, la nouvelle version de sa solution professionnelle de production OCR à haut débit, pour transformer de grands volumes d’images en fichiers PDF indexés, de très petite taille, grâce à la compression JPEG2000. Sa vitesse de conversion atteint presque 60 images par minute. Elle génère simultanément du PDF, DOC, RTF, TXT, HYML, WordML et XML à partir d’une seule image. www.irislink.com

les supports mémoire DVD de 4,7 giga-octets conventionnels), le DVD+R 2.4x Double Layer permet d’enregistrer des films d’une durée de 4 heures, sans interruption et en qualité DVD (vitesse d’enregistrement 4,5 Mbps). Il offre une impression directe simple, sûre et de haute qualité au moyen d’une imprimante à jet d’encre. www.ricoh.be

Baladeurs PACKARD BELL lance le FunKey. Ce nouveau baladeur pèse à peine 30 g et est équipé d'un écran avec rétro-éclairage

bleu. Une pile AAA garantit à l'utilisateur jusque 8 heures d'écoute. Le FunKey est disponible avec une mémoire flash de 256Mo, 512Mo ou 1Go. Un système d'enregistrement et six égaliseurs sont intégrés de série, tandis que la radio FM est en option. L'utilisateur peut lire les formats audio tant MP3 que WMA et transférer de la musique de son PC en branchant le FunKey à un port USB. Prix conseillé: 49 euros (pour la version avec 256Mo). www.packardbell.be.

APPLE lance un nouvel iPod tout équipé révolutionnaire contenant 1.000 chansons, plus fin qu’un crayon. iPod nano pèse à peine 42 grammes et combine un design ultra-léger et ultraportable avec un magnifique écran couleur, la molette cliquable Apple (brevet en cours) et la capacité de stocker 1.000 chansons ou 25.000 photos.

iPod nano fonctionne en parfaite synergie avec l’iTunes Music Store.

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iPod nano intègre le même connecteur 30 broches pour station d’accueil que celui d’iPod et iPod mini, lui permettant de fonctionner sans problème avec le millier d’accessoires iPod existant. iPod nano est disponible en modèles 2 Go et 4 Go, respectivement au prix de 209 euros et 259 euros, tous deux proposés en deux coloris : blanc ou noir. www.apple.com/belgiumfrstore

Processeurs INTEL offre désormais, avec le lancement du processeur Intel Celeron D 351, sa technologie Intel Extended Memory 64 (EM64T) pour adressage mémoire 64-bits sur tous ses processeurs pour desktop et serveurs. Les PC à base d'un processeur Intel EM64T peuvent utiliser plus de mémoire virtuelle et physique, ce qui assure des performances supérieures, notamment pour les applications médias numériques. Ces données ne doivent plus être stockées dans une mémoire tampon (buffer) sur le disque dur. Les processeurs Intel EM64T développent une puissance de traitement suffisante pour la vidéo haute définition. www.intel.com

Ecrans VIEWSONIC dévoile un téléviseur 27’’ LCD multifonction dédié au Home Cinéma. Le NextVision N2750w possède un écran panoramique d’une diagonale de 69 cm.

ms, le N2750w assure un affichage sans scintillement ni rémanence. Prix indicatif: 1.000 euros. www.viewsoniceurope.com/lu

Sécurité TREND MICRO lance trois nouvelles solutions pour la détection et l'élimination du spyware et du grayware. Les solutions s'adressent tant aux utilisateurs privés qu'aux PME et grandes entreprises. Ces nouvelles solutions offrent une protection contre les logiciels espions les plus sournois. Les solutions Trend Micro Anti-Spyware permettent une détection de haute précision et en temps réel, l'élimination du spyware et du grayware et sont modulables et faciles d'accès. Elles sont compatibles avec d'autres logiciels antivirus et de sécurisation et peuvent être déployées individuellement ou dans une stratégie de sécurisation à plusieurs niveaux et ce, à différents endroits du réseau. www.trendmicro.be

Solutions STORAGETEK présente IntelliStore, une solution d’archivage intelligent qui fournit une capacité 10 fois supérieure aux autres solutions existantes. Elle permet de positionner la donnée sur une solution appropriée de stockage mixte (disques ou bandes) en fonction des besoins, des coûts et des performances. Prix: 68.000 euros pour une solution 4 terabytes avec 1 terabyte d’incrémental au prix de 8.200 euros. www.storagetek.be

SUNBELT SOFTWARE

Avec sa résolution native de 1280x720, il affiche les programmes HDTV tout en respectant le format 16:9. Intégrant de nombreuses technologies d’amélioration des images, comme le mode 3:2, un filtre en peigne numérique 3D, la dernière version du programme interne, et un temps de réponse extrêmement court de 16

distributeur exclusif de DoubleTake, la solution la plus utilisée pour la réplication des données et la disponibilité des serveurs en environnement Microsoft, annonce une nouvelle fonction: l’EnterpriseView Server Groups. Celle-ci permet à l’administrateur système d’organiser rapidement, de surveiller et d’administrer d’un seul coup d’œil des dizaines de serveurs Double-Take répartis en groupes et dispersés dans toute l’entreprise, voire dans le monde entier. www.sunbeltsoftware.com


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outils communication

VICTOR MEDIA AWARDS

A vos votes! Alors que MarkCom et Design Luxembourg planchent déjà sur ce que sera la version 2006 des Design & Communication Awards, forts de l’expérience du 27 mai dernier, IP met la dernière main à l’organisation des premiers Victor Media Awards. Une autre occasion pour le milieu de la publicité luxembourgeois de se retrouver sous les feux de la rampe, même si cet événement, dont

VOXMOBILE AGENCE Moskito Productions SUPPORT Presse GRAPHISTE Peter Becker PHOTO David Laurent (Blitz)

PIZZA HUT AGENCE Mikado Publicis SUPPORT presse ACCOUNT Jean-Luc Mines, Marithé d’Amato ART DIRECTOR Didier Leclercq COPY Frédéric Thill GRAPHISTE Olivier Debuys PHOTO Studio Frank Weber

POLYPRINT AGENCE Comed SUPPORT Presse COPY & CONCEPT & PHOTO Carlo Dickes ART DIRECTOR Charles Nilles ACCOUNT Claude Muller

MOBILUX AGENCE Mikado Publicis SUPPORT presse ACCOUNT Simone Steinmetz COPY Frédéric Thill GRAPHISTE Didier Picard

COMPUTER SYSTEMS AGENCE M&V CONCEPT SUPPORT Mensuel économique et financier GRAPHISTE Pascale Rigaux ART DIRECTOR Alain Joachim ACCOUNT Marc Devresse

VOXMOBILE AGENCE Moskito Productions SUPPORT Nico GRAPHISTE Alain Tshinza

la soirée finale de remise des trophées se déroulera le 24 octobre au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, est spécifiquement dédié aux créations publicitaires luxembourgeoises dans le domaine de l'audiovisuel (radio, TV et cinéma) et d'Internet. L’originalité de ces «Victor» réside aussi dans le fait qu’aux côtés des professionnels (annonceurs et agences de publicité), le grand public, lui aussi, appelé à voter pour ses publicités préférées, chacune de ces deux catégories de votant contribuant, donc, pour moitié, dans le résultat final. Outre un trophée pour chacun des quatre domaines concernés (radio, TV, Cinéma et Internet), le jury indépendant – qui a procédé, au départ, à la sélection de8 spots par catégorie, remettra un «Prix spécial». La période de vote, qui a lieu en ligne sur le site www.victor.lu, s’arrêtera le 25 septembre. C’est donc maintenant ou jamais que vous pouvez donner votre avis! 

PHILHARMONIE AGENCE Binsfeld Communication SUPPORT Affichage GRAPHISTE Astrid Kampowski ART DIRECTOR Kathrin Anderl PHOTO Stock ACCOUNTS Marc Binsfeld, Marc Haas

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BERNARD-MASSARD.LU (avec Interact) Les nouveautés de la rentrée: une plate-forme de paiement en ligne entièrement sécurisée via Cetrel et un service d'étiquettes personnalisées, pour tous les grands moments de la vie…

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CMD AGENCE Advantage Communication SUPPORT Presse quotidienne et affichage ART DIRECTOR Ghislain Giraudet COPY Michaël Mertens GRAPHISTE Ronnie Gerber PHOTO Xavier Patris ACCOUNT Valérie Giraudet

ASPORT AGENCE Advantage Communication SUPPORT Presse quotidienne et affichage ART DIRECTOR Christian Delcoigne COPY Michaël Mertens GRAPHISTE Laurent Leduc ACCOUNT Annick Welter

BGL AGENCE Concept Factory CRÉDIT David Solito / André Hesse / Valerie Ghanime / Emanuelle Baroni PHOTO Fabrice Mariscotti (Blitz)

...ET AUSSI COEURGRENADINE.LU (avec H2a) Site du restaurant cœur grenadine situé à Esch. CAMPAGNOLA.LU (avec Sit-Net) Toutes les saveurs d’Italie en quelques clics de souris! DEXIA-AM.COM (avec The Reference, à Gand) Nouvelle version du site, avec accès sécurisé pour les investisseurs institutionnels, mais aussi de nouvelles informations et fonctionnalités. DUGAS.FR (avec H2a) Site catalogue et d’information de l’importateur de spiritueux depuis 25 ans au service des professionnels. EMOTION.LU (avec Lola Communication) Quand une agence de communication fait appel à une autre pour le design et la programmation de son site… FAYMONVILLE.COM Nouveau site multilingue du leader dans la construction de semi-remorques pour le transport exceptionnel. Système CMS avancé et fonctions de publication automatique des véhicules en stock (avec MUM). SIGELUX.LU (avec Synapse Internet Services) agence immobilière en ligne. PEPSOO.COM (avec E-connect) (Vente en ligne de produits consommables informatiques (cartouches, DVD, CD-R…). COMMUNIQUEZ-NOUS les lancements et les changements importants de vos sites en envoyant un message à press@paperJam.lu.

MNM.LU (avec Lola Communication) Présentation quadrilingue du Musée National des Mines de Rumelange.

STOP-DISCRIMATION.INFO (avec Concept Factory) Relookage et enrichissement de la vitrine polyglotte (20 langues) de la campagne européenne "Pour la Diversité. Contre les Discriminations".

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Efficacité des médias: la quête du Graal pour les annonceurs IL ÉTAIT UNE FOIS UN PETIT PAYS CONFRONTÉ à une conjoncture économique hésitante. Loin de l’euphorie des époques antérieures, les investissements médias n’avaient progressé que de 0,3% sur les 6 premiers mois par rapport à 2004. Il était donc grand temps pour le courageux annonceur de se lancer à la recherche de la sacro-sainte efficacité de ses investissements. Mais où chercher? Doit-il absolument suivre la route des mass media? Le prix à payer pour emprunter la piste des supports spécialisés n’est-il pas trop élevé? Et au-delà du chemin à suivre, l’annonceur élu a-t-il un message suffisamment fort et une mise en forme assez créative que pour mériter le Graal tant convoité? Suivons quelques instants notre Lancelot de la communication dans sa quête, non sans lui fournir l’équipement nécessaire pour triompher des épreuves qui l’attendent. Grimoire TNS Plurimedia 2005 Sort puissant commandité et financé en commun par le groupe saint-paul et Editpress pour faire la lumière sur le monde des médias luxembourgeois (univers: résidents 15+, soit 366.800 personnes). Sélectivité Arme de précision pour évaluer l’adéquation entre la cible visée et l’audience globale du support. Calcul: couverture du support sur la cible visée / couverture du support sur l’univers global x 100. Couverture Amulette qui donne le pourcentage d’une cible donnée entré en contact avec le support sélectionné au cours de la dernière période, c'est-à-dire: - presse quotidienne, station radio, station TV = hier; - magazine hebdomadaire et cinéma = dernière semaine; - presse mensuelle = dernier mois. Coût pour mille contacts (CPM) Monnaie d’époque (€ ) nécessaire pour toucher une fois 1.000 personnes de la cible visée. Méthode de calcul: prix de l’espace publicitaire / audience du média x 1.000. Première épreuve à surmonter: les brouillards de l’indifférenciation. Armé de la notion de sélectivité, notre annonceur a vite fait de vérifier l’adéquation de l’environnement média avec les cibles retenues, par exemple les cadres supérieurs (voir illustration ci-contre).

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Coût pour mille, sélectivité, couverture, voilà autant de notions barbares qui effrayent les annonceurs les plus téméraires dans leur quête du Graal: l’efficacité des investissements médias...


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Partant du principe que plus le média est apprécié par la cible, plus une publicité pertinente destinée à cette cible est facilement acceptée, certains médias deviennent très intéressants et la brume semble se dissiper. Malheureusement, une cible se dérobe encore et toujours à son regard: les frontaliers. Pas la moindre trace de ces créatures nomades dans son grimoire. Elles semblent condamnées à l’oubli, au risque de fausser sensiblement le jugement de notre annonceur sur certains supports (par exemple paperJam...), qui obtiennent très probablement d’excellents scores sur cette cible. Mais oublions les frontaliers, car voici qu’apparaît la seconde épreuve à surmonter: combattre un horrible monstre au long coût. Pour triompher, notre annonceur dégaine sa notion de CPM, une arme redoutable qui lui permet de calculer l’argent dépensé pour toucher une personne dans un support donné. Il découvre ainsi avec stupeur qu’un support plus sélectif et moins cher dans l’absolu peut avoir un CPM exorbitant et une couverture tellement limitée qu’il risque de se détourner de sa quête en poursuivant les mirages de la facilité (voir illustration ci-contre, en haut). Se ressaisissant, il se dirige vers l’ultime épreuve de sa quête: le labyrinthe des comparaisons. Notion clé pour juger de l’efficacité d’un investissement média, le CPM développe tout son intérêt en combinaison avec la notion de couverture. Heureusement, il existe des plans qui lui permettront de trouver la sortie, non sans faire de nombreuses découvertes en chemin (voir illustrations ci-contre au milieu et en bas). Pour les médias «quotidiens», la meilleure couverture est synonyme du meilleur prix. Au niveau de la radio, DNR et Eldoradio se tiennent dans un mouchoir de poche. Tout en présentant une plus grande sélectivité sur certaines cibles que RTL, leur CPM reste tout à fait correct. Ce qui n’est pas du tout le cas pour le monde des quotidiens: Tageblatt et les 2 quotidiens francophones ont un CPM nettement plus élevé que le Wort pour une couverture nettement moindre. Enfin, dans les médias «hebdomadaires», il faut noter que le cinéma reste loin derrière, mais jouit d’une sélectivité forte sur une cible plus jeune. Notre annonceur arrive au bout de son périple, les limites de la pure optimisation budgétaire sont atteintes. Il ne lui reste alors plus qu’à tenir compte de l’impact créatif d’une campagne, de son image d’annonceur et de la qualité de l’environnement au moment où le message est véhiculé… et le Graal est à lui. Mais que la route fut longue et périlleuse sans une bonne agence média pour l’épauler. 

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L E A D E R S H I P E T T E CH N I Q U E S M A N AG É R I A L E S

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M O D U LE 1 Le manager dans le contexte de son entreprise

14/10/2005

Vendredi

8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures

M O D U LE 2 Leadership et encadrement d'une équipe Leadership et encadrement d'une équipe Leadership et encadrement d'une équipe

17/11/2005 18/11/2005 19/11/2005

Jeudi Vendredi Samedi

8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures 8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures 8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures

8/12/2005 9/12/2005

Jeudi Vendredi

8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures 8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures

Coaching collectif

10/12/2005

Samedi

M OD U L E 4 Gestion du changement Gestion du changement

26/01/2006 27/01/2006

Jeudi Vendredi

8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures 8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures

Coaching individualisé (*) Coaching individualisé (*)

3/02/2006 4/02/2006

Vendredi Samedi

8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures 8.30 – 12.30 et 13.30 – 17.00 heures

17/02/2006

Vendredi

9.00 – 11.00 heures

M OD U L E 3 Management opérationnel: entretien et conduite de réunion Management opérationnel: entretien et conduite de réunion

Epreuve de clôture (*)

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8.30 – 12.30 heures

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Professionnaliser la fonction de bourgmestre Le ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Halsdorf, veut interdire le cumul des fonctions de bourgmestre et de député. Il ambitionne que chaque commune soit à même de fournir les mêmes services à ses habitants. LE MINISTRE CSV DE L’INTÉRIEUR ET DE L’AMÉnagement du territoire, Jean-Marie Halsdorf, a lancé un pavé dans la mare, il y a quelques mois, en annonçant à la Chambre des députés son intention d’interdire le cumul des mandats de député et de maire et de créer un poste à temps plein, professionnalisé et rémunéré, de bourgmestre. Une problématique qui prend tout son sens et toute son importance à l’approche des élections communales du 9 octobre prochain. Aujourd’hui, sur les 60 députés que compte la Chambre, 19 cumulent cette fonction avec celle de bourgmestre. Entretien avec Jean-Marie Halsdorf. Vous qui avez précédemment cumulé les fonctions de député et de maire de Pétange (de janvier 2000 à juillet 2004), pourquoi estimez-vous aujourd'hui que ces deux fonctions ne peuvent pas être exercées simultanément? «Je le pensais déjà à l’époque où j’exerçais simultanément ces deux fonctions. Lorsque j’étais députémaire, je disais déjà qu’il était dans l’intérêt des deux fonctions de ne pas les cumuler, car je voyais le travail qu’il y avait à faire en tant que député et en tant que maire. De plus, cette situation a largement évolué ces dernières années. Voilà pourquoi j’ai dit récemment que je voulais une professionnalisation de la fonction de bourgmestre et non un bourgmestre professionnel comme cela a été dit. Le député est beaucoup plus sollicité que jadis. A côté de la Chambre des députés, il y a beaucoup d’organisations internationales, telles que l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe, la délégation luxembourgeoise à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’assemblée parlementaire de l’OTAN, la

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délégation luxembourgeoise auprès du conseil interparlementaire consultatif du Benelux, la délégation luxembourgeoise auprès du conseil parlementaire interrégional, le Comité des Régions. Toutes ces assemblées doivent jouer leur rôle. Le député doit aussi être davantage présent et assumer les nouvelles responsabilités européennes, parce que l’Europe de demain sera celle des régions et que c’est, justement, dans la région que tout se fait. L'interdiction de cumul que vous souhaitez viseraitelle également le mandat de député européen? «Le troisième niveau est occupé par le député européen. Il prend aussi toute sa dimension. Le référendum au Luxembourg me donne raison. Les Luxembourgeois veulent que la politique européenne soit plus présente, qu’elle soit mieux gérée et plus focalisée. C’est pourquoi le député européen a un grand rôle à jouer aussi. Le Luxembourg compte six députés européens, il s’agit pour eux de marquer une présence et mener une politique européenne adéquate pour positionner le Luxembourg et la Grande Région dans l’Europe. A tous les niveaux - local, national ou européen -, les trois mandats doivent être plus présents et renforcer leur rôle parce qu’il n’y a plus de frontières. N’y a-t-il pas des avantages à cumuler ces deux fonctions? «Je vois aussi beaucoup de parallélisme entre les fonctions de bourgmestre et de député. Il y a des avantages et des désavantages à assumer les deux fonctions. L’avantage, c’est que l’on voit mieux les interconnexions entre le réseau national et local. On sait également mieux utiliser certaines pistes et certains moyens qui se présentent pour organiser sa commune.


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Le désavantage, c’est que vous avez tellement de choses à faire au Parlement et dans votre commune que, parfois, les jours sont très courts ou très longs. Il y a des moments où, si vous n’avez pas une bonne équipe à qui déléguer, c’est très difficile. En donnant un vrai salaire avec une vraie option professionnelle au poste de bourgmestre, nous aurions aussi peut-être d’autres personnes qui seraient intéressées à devenir bourgmestres. Aujourd’hui, un bourgmestre a droit à un congé politique, qui est fonction de la taille de la commune, et perçoit une indemnité. A titre d’exemple, pour une commune comme Pétange, de 15.000 habitants, le congé politique est de 16 à 18 heures, pas plus, par semaine. C’est très difficilement faisable. Le bourgmestre de la Ville de Luxembourg dispose d’une tâche presque complète, 30 heures par semaine, et d’un salaire conséquent.

NON-CUMUL

Ce qu’en pensent les députés-maires… Camille Gira (Déi Gréng): député-maire de Beckerich «La séparation des mandats de bourgmestre et de député est une revendication de longue date des Verts luxembourgeois. La condition en est bien sûr la professionnalisation de la fonction de bourgmestre avec comme corollaire la possibilité de vivre financièrement de cette fonction de responsable local. On pourrait imaginer un statut semblable à celui de député pour les bourgmestres responsables de communes d'une certaine taille. Pour nous, il est de plus en plus évident que la tâche de bourgmestre nécessite de plus en plus de disponibilité, même dans des communes de moyenne envergure, qu'il n'est plus acceptable que cette fonction soit toujours exercée en quasi-bénévolat. Un pays avec 60 députés peut et doit se donner 60 bourgmestres professionnels». Alex Bodry (LSAP): député-maire de Dudelange «Le bourgmestre à plein temps pour les villes d’une certaine importance, c’est devenu une évidence. Comment voulez-vous diriger une entreprise publique disposant d’un budget de dizaines de millions d’euros et un personnel de quelques centaines d’unités sans une plus grande disponibilité et un professionnalisme plus poussé au niveau politique? Comment voulezvous gérer les innombrables syndicats de communes sans recours à des professionnels? Le congé politique doit être révisé de fond en comble. Si l’objectif politique est clairement fixé, encore faut-il se mettre d’accord sur le détail des modalités d’une telle réforme. Quel serait le statut professionnel du bourgmestre professionnel? Comment serait-il élu? La fin de la fonction de député-maire signifie-telle également la fin des députés-échevins? Toute cette réforme devra s’inscrire dans un processus de révision du fonctionnement de la Chambre des députés, à la lumière de la nécessité de traiter plus en profondeur les dossiers européens. Nous avons également besoin de députés à temps plein». Emile Calmes (DP): député-maire de Préizerdaul «Je suis favorable au cumul du mandat députébourgmestre du fait que j'en fais l'expérience depuis

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16 années. Le fait d'être - en temps que fonctionnaire – libéré de vos obligations professionnelles permet d'exercer vos mandats politiques professionnellement et à plein temps. Il est vrai qu’en période d'opposition parlementaire, vous avez plus de temps libre pour vos activités communales, qu'en période de majorité. En outre, la Chambre des députés ne siège pas tous les jours, ni toute l’année. De toute façon, le double mandat est de loin un avantage pour votre commune et région. L'expérience acquise au niveau communal constitue aussi un avantage pour faire de la politique nationale». Roland Schreiner (LSAP): député-maire de Schifflange «Il paraît évident que dans les grandes communes il devient de plus en plus difficile de gérer les affaires communales de par leur envergure et de par leur complexité en tant que bourgmestre non professionnel. C'est aujourd'hui un métier à plein temps. Pour moi le bourgmestre professionnel est de rigueur pour les communes dépassant les 5.000 habitants. Vu la complexité des dossiers parlementaires nationaux et européens et le temps qu'il faut pour les traiter de façon convenable, il me semble clair qu'il deviendra de plus en plus difficile de concilier les mandats de bourgmestre et de député. Il faut aussi se rendre compte que le cumul des deux mandats comporte certains avantages pour l'accomplissement des missions, parce qu'ils sont corollaires. A ce stade il est très difficile de se prononcer définitivement, étant donné que de nombreuses questions y relatives restent à résoudre». Marie-Thérèse Gantenbein (CSV): députée-Maire de Hesperange «La question pour ou contre le cumul des mandats de député et de bourgmestre et la professionnalisation de cette dernière fonction est très intéressante et mérite d'être débattue. Pourtant, pour des raisons évidentes de «fairness», cette question devra être posée après les élections. J'ai, en ce qui me concerne, une opinion bien arrêtée à ce sujet, que je me ferai un plaisir de vous communiquer après le 9 octobre 2005».  F. R.

Pourquoi vouloir une professionnalisation de la fonction de bourgmestre? «Parce que je suis d’avis qu’il faut réorganiser notre pays. Lorsque nous avons rédigé la loi sur l’aménagement communal, celle sur l’aménagement du territoire, l’IVL, ou encore le programme directeur de l’aménagement du territoire, il s’agissait d’initiatives politiques visant à organiser notre pays. C’est pourquoi l’IVL tente d’organiser notre pays en tenant compte d’une augmentation de 4% de l’économie annuelle et en prévoyant un dédoublement du modal split, à savoir le nombre de personnes qui se déplacent en transports en commun. Aujourd’hui, 12,5% des navetteurs prennent un bus ou un train, alors que les autres se déplacent en véhicule privé. Nous voudrions doubler ce pourcentage à l’horizon 2020. Au niveau du développement du pays, nous disposons du programme directeur de l’aménagement du territoire inscrit dans la législation de 1999. Ce grand programme comporte plusieurs instruments que sont les plans régionaux – nous avons six régions au Luxembourg –, détaillant ce qui doit être fait dans quelle région. Les quatre plans sectoriels majeurs – du logement, du transport, des grands ensembles paysagers et des zones d’activité – s’attachent, eux, aux détails. Si nous organisons notre pays de cette manière, il faut aussi l’organiser du côté des communes. Nous aurons à partir de l’année prochaine 116 communes contre 118 aujourd’hui. J’ai proposé à la commission spéciale de la Chambre des députés un concept pour une réforme territoriale administrative du Luxembourg. Et, justement, dans ce contexte, nous voudrions donc que les communes deviennent plus performantes. Les communes éprouvent-elles des difficultés à répondre aux besoins des citoyens? «Les petites communes, et nous en avons beaucoup au Luxembourg, éprouvent des problèmes à prester des services de base. Par service de base, on entend l’accueil dans les écoles, des réseaux de canalisation et une voirie performants, mais aussi des infrastructures sportives et culturelles adéquates. C’est pourquoi il faut rassembler les petites communes, soit par des fusions (ce qui a déjà été le cas pour


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Qu’entendez-vous par «bourgmestre professionnel» et à quel niveau se situerait la masse critique des communes pour l’instauration de ce poste professionnalisé? «Cela pourrait concerner, mais je ne peux pas le dire maintenant, les communes qui ont plus de 10.000 habitants, alors que les autres auraient un bourgmestre semi-professionnel. Toujours est-il qu’il faut une approche plus cohérente et plus conséquente à ce niveau-là. Aujourd’hui, la fonction de bourgmestre est plutôt honorifique. Lorsque j’étais bourgmestre de Pétange, je touchais quelque 1.400 euros par mois. Avoir une commune comme Pétange, qui réalise un chiffre d’affaires de 37,5 millions d’euros et un bourgmestre qui ne peut pas assumer sa tâche comme il se doit, ce n’est pas normal. Au Luxembourg, nous n’avons que deux niveaux où nous prenons des décisions, le national et le local. C’est une grande différence par rapport à la Belgique ou la France. Le niveau local prend, au GrandDuché, une tout autre dimension. Les maires ont un rôle à jouer à la fois au niveau local, mais aussi régional, voire de la Grande Région. Maintenant, il faut voir à quel seuil on place la barre pour les fusions; 3.000 habitants? Est-ce que l’on impose des fusions? Moi, je suis plutôt contre. Il existe la charte de l’autonomie communale que nous avons signée au Luxembourg et il faut la respecter. Cette charte prévoit que si on veut réaliser des fusions, la population a voix au chapitre et nous devons organiser un référendum. Il faut dire aux communes qu’elles ont le choix entre la fusion et la communauté de communes. Celle-ci doit, à mon égard, mener, après deux ou trois législatures, à une fusion. Lorsque l’on a pris l’habitude de travailler ensemble, il est plus facile d’avoir une seule administration plutôt que trois. Je veux, et je crois que tout le monde le veut, un Luxembourg performant et des structures qui soient optimisées. Les mandats de député, de maire ou de député-maire font partie de ce concept. Il s’agit d’un vrai package que nous voulons présenter. A quel stade se trouve ce projet? «Tout est en discussion. Je pense que nous allons discuter du calendrier encore en automne. Nous allons aborder les différentes pistes qui ont été évoquées dans ce concept. Nous allons fixer un calendrier avec la commission spéciale. En décembre dernier, la Chambre des députés a proposé une motion et demandé au ministre de présenter un concept pour le printemps, de discuter ensuite de ce concept, avec les propositions des députés, et de le finaliser pour l’été 2006.

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Ce projet vise-t-il aussi à rendre le poste de bourgmestre plus attractif? «Certainement, je pense qu’il sera plus attractif. Il sera aussi certainement plus représentatif qu’actuellement et prendra une tout autre dimension. Je pense que le bourgmestre de demain devra aussi prendre des décisions de la même manière qu’une petite entreprise. Cela ne sera pas évident parce que personne ne veut bouger. Je suis d’avis que ce sont des discussions à mener maintenant. Si nous les menons maintenant, je suis persuadé que nous aurons une certaine marge de manœuvre. Si nous attendons encore cinq ans, il n’y aura plus de marge de manœuvre et nous serons forcés de le faire quand même. Ce sera alors beaucoup plus douloureux. Si les communes veulent vraiment tenir la barre et respecter toutes les législations et directives européennes, il faut vraiment avoir une masse critique. En matière d’eaux usées, je pense qu’il faut de grands syndicats régionaux, tout comme pour l’eau potable, ce qui existe déjà au Luxembourg. Il faut plus de hiérarchie dans les différentes prestations. Estimez-vous qu'il existe également d'autres cumuls de mandats qu'il s'agirait de limiter ou d'interdire? «Non, mais il y aura un autre problème à résoudre une fois l’interdiction du cumul de ces mandats. Si le bourgmestre est professionnalisé, que fera-t-on avec les échevins? Est-ce qu’un échevin pourra cumuler les fonctions? Ce sera une question qu’il faudra se poser. Parce que sinon, tous les députés deviendront alors échevins.

Je voudrais créer des établissements publics de coordination régionale, justement pour coordonner la politique régionale et mieux gérer les flux financiers du national vers le local. En 1990, l’Etat a versé aux communes 24,8 millions d’euros. L’année passée, il leur a versé 110 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de 425%. Il y aura de plus en plus d’argent qui ira aux communes et il faudra un concept global afin de le dépenser au mieux. Mon approche globale et régionale est basée sur les six régions du pays. Les recettes des communes augmentent, mais les attentes des citoyens et leurs besoins augmentent beaucoup plus en comparaison. Sur 25 ans, les recettes non affectées que l’Etat a fournies aux communes ont augmenté de presque 575%. En 1990, la dette publique des communes était de l’ordre de 260 millions d’euros, en 2002, elle a doublé. Il faut s’interroger sur la dette des communes. Son augmentation doit être considérée car elle pourrait hypothéquer la marge de manoeuvre des communes performantes. Je voudrais une communauté politique performante sur 100% du territoire, c’est mon souci majeur. Ce qui signifie les mêmes prestations dans toutes les communes, à des coûts et des prix similaires. C’est pourquoi il faudra aussi revoir tout le financement des communes. Il y a des communes qui profitent excessivement de l’impôt commercial. Il faudrait fixer aussi un taux maximal par commune en impôt commercial et mieux redistribuer cet argent aux communes les plus faibles. Il y a là tellement de discussions à mener».  Florence Reinson

Jean-Marie Halsdorf: «Aujourd’hui, la fonction de bourgmestre est plutôt honorifique».

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

quatre d’entre elles), soit par des communautés de communes. Les communes doivent avoir des masses critiques pour bien prester ces services de base. Or, nous avons beaucoup de communes, quelque 60 à 80, qui n’ont pas cette masse critique-là. Pour mieux prester ces services de base, mieux préparer l’avenir, mieux rencontrer les nouveaux développements de notre société, il faut également une professionnalisation du bourgmestre dans les communes qui atteignent une certaine masse critique.


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Un bond vers l’interactivité citoyenne Une commune sur dix entend remanier son site Internet avant les élections communales du 9 octobre. «AUJOURD’HUI, AVOIR RECOURS À INTERNET pour s’informer est un réflexe pour près de sept résidents luxembourgeois sur dix», relève Carole Brochard, consultante chez MindForest et auteur d’un «Etat des lieux de la présence Internet des communes à la mi-2005». «Aussi, il paraît logique que le résident ait le même réflexe d’aller sur le site Internet de sa commune lorsqu’il a affaire à son administration communale, qu’il s’agisse de renouveler ses papiers d’identité, d’inscrire son enfant au précoce ou de commander ses poubelles», note-t-elle. Les chiffres recueillis dans le cadre du programme gouvernemental eLuxembourg illustrent bien ce propos: 35% des internautes affirment avoir eu des contacts avec une administration en ligne en 2004. La recherche d’informations sur les sites web des autorités publiques représente même le 4e service le plus utilisé par les internautes du pays, après la messagerie, la recherche d’informations sur des produits et des services et la recherche relative aux voyages.

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Mais que trouvent exactement les citoyens lorsqu’ils surfent sur les sites officiels? Quels services, quelle interactivité leur sont proposés? S’agit-il d’un prolongement de l’administration communale sous forme d’un guichet virtuel, évitant les déplacements à l’Hôtel de Ville? Quel regard les communes ellesmêmes portent-elles sur leur site? C’est pour répondre à ces questions que MindForest a entrepris d’effectuer une recherche afin de mesurer, quantitativement et qualitativement, la présence Internet des communes du pays.

Du modèle de base à la version luxe L’analyse, établie au cours du premier semestre de cette année, fait écho à l’étude initiale réalisée fin 2003, en collaboration avec le SIGI (Syndicat intercommunal de gestion informatique). Pour brosser cet


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Carole Brochard (MindForest): «Le retour sur investissement est généralement bon. La majorité des communes estiment que leur site Internet est suffisamment efficace pour avoir comme impact un allègement de la charge des employés communaux.»

état des lieux, Carole Brochard a classé les sites selon quatre catégories, «définies avec soin afin de limiter la subjectivité lors du jugement», et qui correspondent à quatre stades de développement. MindForest s’est appuyé sur les définitions proposées par l’ARTESI Ilede-France dans son analyse des sites franciliens. - le «site vitrine» équivaut au type minimal. Il se limite généralement à une description de l’équipe municipale ainsi que des attraits touristiques de la commune et présente la liste des services municipaux. - Le «site d’information» génère de l’information de manière dynamique et fournit des données actualisées, le plus souvent sur la vie politique et associative de la commune, ou encore concernant les démarches administratives (mais en restant au stade de l’information, sans services ni interaction avec le citoyen). - Le «site de services» se distingue essentiellement par les formulaires qu’il propose en téléchargement.

Le service passe aussi par la fourniture d’informations qui ne sont pas propres à l’administration communale, mais peuvent rendre service aux citoyens: horaires des bus, météo,… - Le «site transactionnel» est le plus interactif,. Il permet au visiteur de réaliser une ou plusieurs procédures en ligne, sans passer par l’étape du papier. Le formulaire est donc rempli en ligne, puis directement envoyé à l’Administration communale qui peut le traiter directement. «Entre les deux études, la situation a évolué très favorablement, constate Carole Brochard. Il y a 18 mois, le baromètre avait fait apparaître une situation très disparate. L’univers des sites communaux était divisé en trois parts quasiment égales: un tiers de sites vitrine, un tiers de sites d’information et un tiers composé des sites de services et des sites transactionnels». Quatre communes sur dix n’avaient soit aucun site, soit un simple site vitrine, parfois composé d’une unique page indiquant l’adresse et les

coordonnées téléphoniques de l’administration communale. En mai 2005, le paysage est remodelé. Afin d’affiner son classement, Carole Brochard a intégré deux nouvelles sous-catégories: les sites «vitrines+» et les sites «transactionnels+», qui vont un peu plus loin, tout en restant dans la même catégorie, en proposant plus d’informations (pour les sites vitrines) et plus de procédures à réaliser en ligne (sites transactionnels). Son premier constat: la moitié des communes qui ne disposaient pas de sites web fin 2003 en sont désormais dotées. La consultante a également relevé «un net recul des sites vitrine, qui ne représentent plus que 20% des sites web». A l’autre extrêmité du classement, le nombre de sites transactionnels a connu une forte augmentation, de l’ordre de 50%. Ces «modèles de sites» représentent ainsi désormais 16% du total. Un constat qui conduit la consultante à émettre l’hypothèse selon laquelle «certaines communes ont brûlé les étapes, en

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Types de présence web des communes du Luxembourg mi-2005

passant directement à un site de services, voire à un site transactionnel de type ‘guichet citoyen’. La nonprésence en ligne ne traduisait donc pas un désintérêt pour Internet, mais une maturation d’un projet de plus grande ampleur».

Les résultats à l’été 2005 site vitrine 12% pas de site 6%

site vitrine + 8%

site ne fonctionnant pas 2%

site transactionnel+ 8% site transactionnel 8%

site de services 20%

site d'information 36%

Nombre total de réponses: 555 Sondage réalisé du 1er au 15 avril sur le site www.monster.lu.

ELUXEMBOURG

Un guichet unique en 2006 Lancé dans le cadre du programme gouvernemental eLuxembourg, le projet de guichet unique pour les entreprises et les citoyens prend lentement corps. Fruit d’une collaboration entre le SIGI, plusieurs communes dont Luxembourg et Esch-sur-Alzette, ainsi que des prestataires privés, ce projet consistera, selon le plan directeur de la gouvernance électronique, en un «portail personnalisable suivant le cycle de vie des cibles concernées». Autrement dit, il fonctionnera selon le profil de l’utilisateur (personne âgée, famille, gestionnaire de société, etc.) et permettra à chacun d’effectuer des transactions en ligne, comme le téléchargement puis l’envoi de formulaires aux administrations concernées. Le citoyen confronté à des démarches administratives pourra aussi, le cas échéant, se voit routé vers le site Internet de sa propre commune. Les études en cours permettront de mieux cerner les attentes des utilisateurs et de connaître les fonctionnalités dont ils souhaitent disposer en priorité: déclarations fiscales, changement d’adresse, établissement de titres de transport… Dans une première phase, un ou deux services critiques seront proposés aux citoyens, puis l’offre transactionnelle du site sera peu à peu enrichie. Un développement en «step-by-step» — selon les vœux du ministre de tutelle, Claude Wiseler — et qui devrait aboutir à une offre complète de services en ligne d’ici 2006.  F. M.

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Au début de l’été, l’état des lieux laisse apparaître la situation suivante dans les 116 communes du pays: - 7 communes n’ont pas encore de présence en ligne, parmi lesquelles Colmar-Berg, Fischbach, Tuntange et Schieren; - 14 communes disposent d’un site vitrine, avec très peu d’informations, parmi lesquelles Winseler, Hoscheid, Kopstal et Bourscheid; - 10 communes disposent d’un site vitrine+, avec quelques actualités et statistiques, parmi lesquelles Troisvierges, Hobscheid, Neunhausen et Saeul; - 43 communes disposent d’un site d’informations proposant peu (ou pas) d’interactivité avec le visiteur, parmi lesquelles Bettendorf, Echternach, Junglinster et Lorentzweiler; - 24 communes disposent d’un site de services, permettant de télécharger des formulaires, parmi lesquelles Bertrange, Wiltz, Remich et Mondercange; - 8 communes disposent d’un site transactionnel offrant la possibilité d’effectuer des démarches en ligne, parmi lesquelles Beckerich, Garnich, Redange et Schuttrange; - 10 communes bénéficient d’un site transactionnel+, permettant d’effectuer de nombreuses démarches en ligne ainsi que, dans certains cas, de renvoyer les formulaires remplis par la voie électronique. Figurent parmi celles-ci Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Hesperange, Mamer, Steinsel et Strassen. Ces résultats n’étonnent nullement Yves Wengler, le président du SIGI, lequel apprécie d’un œil averti cette nouvelle configuration. «Je me réjouis qu’actuellement, la plupart des communes se soient rendu compte qu’un site Internet est nécessaire et utile, assure-t-il. C’est la confirmation qu’on est sur de bons rails; que les autorités publiques ont reconnu à temps qu’une demande se crée de la part des citoyens». Quant à savoir s’il est préférable d’attendre plus longtemps pour avoir d’emblée un bon site, Yves Wengler est nuancé: «Ce n’est pas mauvais d’avancer étape par étape, à condition de ne pas rester trop longtemps sur les paliers, prévient-il. Les communes, que ce soit au niveau de l’impulsion donnée par les politiques ou de celui des fonctionnaires, doivent apprendre à travailler avec l’outil Internet, à ne pas le considérer comme une charge de travail supplémentaire. C’est le plus grand challenge du SIGI: développer une ‘culture Internet’ dans les communes». Les deux «états des lieux» réalisés par MindForest sont en ce sens une mine d’informations pour le SIGI. A cela s’ajoute un sondage particulièrement éclairant, que les deux partenaires ont réalisé cet été dans le cadre d’une collaboration avec RTL et dont

paperJam s’est vu offrir la primeur pour la publication des résultats. «L’une des parties les plus intéressantes de l’enquête concerne le retour sur investissement, c’est-àdire la possibilité de cerner l’impact du site Internet sur la charge des employés communaux», indique Carole Brochard.

Un boom attendu après les élections La consultante se félicite donc que «la majorité (même si elle est courte) des communes estiment que leur site Internet est suffisamment efficace pour avoir comme impact un allègement de la charge des employés communaux». C’est le cas pour 49% des communes, qui affirment qu’en allant chercher euxmêmes l’information dont ils ont besoin, les citoyens sollicitent de moins en moins le personnel administratif. L’autre partie particulièrement instructive du sondage porte sur l’avenir du site. «A la question de savoir quand les sites communaux vont proposer un service de type ‘guichet citoyen’ à leurs visiteurs, huit communes se considèrent déjà dotées d’un tel site. La plupart des autres (59%) envisagent un projet à moyen terme, d’ici un à trois ans», indique Carole Brochard. Pour les communes lancées dans l’aventure et dont les projets doivent aboutir à court terme, la grande majorité avance des dates comprises entre la fin de l’été et octobre 2005. «Environ 10% des sites devraient ainsi être remaniés d’ici les élections communales», estime l’auteur de l’étude. Peut-on en déduire qu’Internet pourrait jouer un rôle à part entière dans la campagne électorale? Yves Wengler en doute: «Je crois que ce n’est pas encore le cas. Les citoyens ne sont pas prêts à se servir du web pour débattre de leurs convictions politiques. Ils en attendent avant tout du service, qu’on leur facilite la vie». Ceci étant dit, la question de l’Internet pourrait néanmoins intervenir indirectement dans la campagne, en ce sens que «l’absence de site peut servir comme argument à l’opposition», estime le président du SIGI. Yves Wengler attend avec impatience les résultats du 9 octobre, car il est persuadé que «les nouvelles équipes en place dans les Hôtels de ville, dans lesquelles figureront plus de jeunes, prendront mieux conscience de la nécessité d’une présence efficace sur le web. Dans les six prochaines années, la demande devrait fortement augmenter», assure-t-il. Histoire de doper encore cette demande, le SIGI mise également sur l’émulation. En collaboration avec MinForest, le syndicat intercommunal prévoit ainsi d’établir d’ici quelques mois un hit-parade des cyber-communes, «après avoir prévenu chacune d’entre elles pour leur laisser le temps de se retourner, bien évidemment», souligne Carole Brochard. Ce palmarès fonctionnerait alors comme «une sorte de clics d’or», glisse-t-elle dans un sourire. Les bourgmestres n’ont plus qu’à bien se caler dans les starting-blocks. Leurs administrés ne tarderont pas à les accueillir au bout… de la ligne.  Frédérique Moser


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Elections communales: mode d’emploi Le Luxembourg ne fait pas dans la simplicité puisque deux modes de scrutin sont en vigueur. Le système majoritaire est utilisé dans les communes de moins de 3.000 habitants, le proportionnel dans toutes les autres. LE 9 OCTOBRE PROCHAIN, COMME TOUS LES six ans, les citoyens se rendront aux urnes pour élire directement leurs conseillers communaux. Une nouvelle loi électorale, entrée en vigueur en février 2003, s’appliquera pour la première fois aux communales. Cette loi maintient le principe du panachage, qui permet à l’électeur de répartir ses voix sur plusieurs candidats figurant sur des listes différentes, mais abolit le deuxième tour de scrutin, ainsi que les sections électorales pour les communes votant d’après le système majoritaire, ce qui constitue une simplification importante des procédures. Par ailleurs, en cas de parité de voix entre deux candidats, ce ne sera plus le plus âgé des deux qui sera proclamé élu, mais ils seront départagés par un tirage effectué par le président du bureau de vote principal. Enfin, la loi du 21 février 2003 permet aux résidents non-Luxembourgeois, ressortissants de l’Union européenne ou non, vivant dans le pays depuis cinq ans, de voter et/ou de devenir candidat pour ces prochaines élections communales, sans pour autant perdre le droit de vote dans la commune de leur pays d’origine.

Vote des étrangers Cette bonne nouvelle est tempérée par les délais d’inscription sur les listes électorales. En effet, les étrangers avaient jusqu’au 31 mars… 2004 pour s’inscrire, soit près d’un an et demi avant le rendezvous aux urnes, ce qui n’aurait pas été un problème en soi si ces mêmes étrangers n’avaient pas dû prouver, à la date de leur demande d’inscription, qu’ils habitaient dans le pays depuis cinq ans. En résumé, les résidents étrangers n’ont le droit de participer aux

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communales que s’ils vivent dans le pays depuis six ans et demi. Chaque commune forme une circonscription électorale. Les élections se font, soit d’après le système de la majorité relative, dans toutes les communes dont la population est inférieure à 3.000 habitants, soit d’après le mode de la représentation proportionnelle. Sur les 118 communes du pays, 32 tombent sous le mode proportionnel et 86 sous le scrutin majoritaire. Dans les communes où les élections se font par scrutin majoritaire, chaque électeur dispose d’autant de suffrages qu’il y a de conseillers à élire au conseil communal. Les candidats sont élus suivant les voix obtenues jusqu’à ce que tous les sièges à pourvoir soient occupés. En d’autres mots, ce sont les candidats qui ont le plus de voix qui sont élus. Au cas où le dernier poste à pourvoir réunirait deux ou plusieurs candidats à égalité de voix, le président du bureau principal de vote procède à un tirage au sort. Dans le système majoritaire, les candidats n’ont pas forcément de couleur politique et il ne sont pas obligés de l’afficher s’ils en ont une. Dans les communes où le scrutin proportionnel est en vigueur, des listes sont constituées pour chaque commune par les partis politiques. Ces listes sont présentées conjointement soit par cinquante électeurs inscrits dans la commune, soit par un conseiller communal, sortant ou en fonction. Toute candidature isolée est considérée comme formant une liste à elle seule. Une liste ne peut être pourvue d’un nombre de candidats supérieur à celui des conseillers à élire dans cette commune et être majoritairement composée de candidats ne possédant pas la nationalité luxembourgeoise. Enfin, les partis se voient attribuer dans toutes les communes où ils présentent une liste le même numéro d’ordre, déterminé par tirage

au sort par le président du bureau principal de la ville de Luxembourg, assisté de son secrétaire. Chaque électeur dispose, comme pour le scrutin majoritaire, d’autant de suffrages qu’il y a de conseillers à élire. L’électeur qui vote pour une liste adhère en totalité à cette liste et attribue ainsi un suffrage à chacun des candidats de cette liste. Le citoyen n’a ainsi d’autre choix que d’accepter tous les candidats de la liste. En outre, il peut attribuer deux suffrages à chacun des candidats jusqu'à concurrence du total des suffrages dont il dispose. Les suffrages donnés à une liste en totalité (suffrages de liste) ou aux candidats individuellement (suffrages nominatifs), comptent tant pour la liste dans le calcul de la répartition proportionnelle des sièges entre les listes qu’aux candidats pour l’attribution des sièges dans les listes. Le suffrage exprimé dans la case figurant en tête d’une liste compte pour autant de suffrages de liste qu’il y figure de candidats.

Candidatures apolitiques L'attribution des sièges se fait en deux temps. En premier lieu, on établit le nombre de sièges revenant à chaque liste électorale, proportionnellement aux suffrages obtenus pour chaque parti. Ensuite, les candidats qui ont obtenu le plus de voix à l'intérieur de chaque parti sont élus. Par exemple, si le parti X obtient 3 sièges à pourvoir, ce sont les 3 candidats ayant reçu le plus de suffrages qui seront élus. Dans tous les cas, où il y a parité de voix, est élu le candidat qui est désigné par tirage au sort. Quelque soit le mode de scrutin, les candidats doivent être présentés au moins trente jours avant celui fixé pour le scrutin. Ainsi, la remise des présentations de candidatures entre les mains du président devait


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avoir lieu au plus tard le vendredi 9 septembre 2005 à 18 heures. Les conseils communaux sont composés de 7 membres, y compris le bourgmestre et le collège des échevins, dans les communes de moins de 1.000 habitants, de 9 membres pour celles de 1.000 à 2.999 habitants, de 11 pour celles de 3.000 à 5.999, de 13 pour celles de 6.000 à 9.999, de 15 pour celles de 10.000 à 14.999 habitants, de 17 pour celles de 15.000 à 19.999 et de 19 pour celle de plus de 20.000 habitants (cela ne concerne, pour l’heure, qu’Esch-sur-Alzette). Cas particulier: à Luxembourg-Ville, le conseil communal compte 27 membres). Les communes de moins de 10.000 habitants comptent deux échevins, celles de 10.000 à 19.999 habitants en comptent trois. et les communes de plus de 20.000 habitants quatre. C’est le cas pour Esch-surAlzette, alors que le conseil communal de capitale comprend 7 échevins. Les échevins et le bourgmestre sont choisis parmi les membres luxembourgeois siégeant au conseil

communal et sont nommés pour une période de six ans. Le bourgmestre est nommé par le Grand-Duc. Les nouveaux conseils communaux et collèges des bourgmestre et échevins entreront en fonction au moment, respectivement, de leur nomination et de leur assermentation. Ainsi, dès qu’une nouvelle majorité se sera formée, le conseil sorti des urnes pourra entamer ses travaux sans devoir attendre le 1er janvier suivant, comme le stipulait l’ancienne loi. Au Grand-Duché du Luxembourg, le vote est obligatoire jusqu’à l’âge de 75 ans selon la nouvelle loi, et non plus jusque 70 ans, pour tous les électeurs inscrits sur les listes électorales. Ceux qui n’auraient pas pris part au vote et pour lesquels les excuses fournies n’auraient pas été acceptées, seront cités devant le juge de paix. Une première abstention non justifiée est punie d’une amende de 100 à 250 euros. En cas de récidive dans les cinq ans de la condamnation, l’amende est de 500 à 1.000 euros.  Florence Reinson

Photo: Andres Lejona (Blitz)

Les partis politique ont opté pour une campagne courte. Il leur faut regorger d’ingéniosité…

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Ce qu’ils feront de la capitale… Six candidats au fauteuil de bourgmestre de Luxembourg exposent leurs vues sur le concept de développement urbain de la capitale. Entre enthousiasme et scepticisme… PAS UNE RÈGLE À SUIVRE IMPÉRATIVEMENT, encore moins un programme politique: le concept de développement urbain de Luxembourg est avant tout un outil stratégique pour les quinze années à venir, a souligné le bourgmestre Paul Helminger, lors de la présentation du plan en juin dernier. Elaboré à la demande du collège des bourgmestre et échevins par le bureau d’études en urbanisme Zilm, cet ambitieux programme porte sur l’identité future de la capitale. Une capitale que les élus veulent «nationale, régionale et européenne». Le développement de la Ville doit veiller à conserver une harmonie générale, tout en regroupant les multiples pôles d’activités et de loisirs dans les différents quartiers. Ainsi, les activités financières et européennes seraient implantées au Kirchberg, à Hollerich et Gasperich, tandis que les activités commerciales et artisanales se concentreraient sur les zones survolées par des couloirs aériens, tels Merl, Neudorf ou Hamm. De grands projets d’urbanisation portent également sur l’aménagement des entrées (ou portes) de la Ville, où l’accent sera mis sur la valorisation des nombreux atouts de Luxembourg en matière d’offre culturelle et touristique ainsi que sur la création de nouvelles infrastructures. Cet important développement, pour lequel différentes options sont dessinées en fonction de plusieurs scénarios d’évolution démographique, ne saurait toutefois faire l’impasse sur la qualité de vie urbaine, insiste le bureau d’études.

De nouveaux ascenseurs et un téléphérique Ainsi, les concepteurs du plan mettent l’accent sur la mobilité pour relier les quartiers entre eux, en privilégiant les trajets courts, à pied ou en deux-roues. Des projets originaux ou insolites sont également analysés, comme la possibilité d’installer de nouveaux ascenseurs reliés à des passerelles pour franchir la vallée de la Pétrusse, voire d’y aménager un téléphérique.

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Pour les trajets intra-urbains plus longs, les infrastructures de transport existantes ou à venir seront prises en considération… Entendre par là, notamment, le fameux concept de train-tram ou tram intégré (le «BTB»), qui revient en force. Dans le même temps, des efforts particuliers seraient faits afin de rapprocher lieux de travail et noeuds intermodaux de transports. L’environnement et la qualité de vie font également l’objet de toutes les attentions des urbanistes, le plan prévoyant de conserver (au minimum) toutes les niches vertes présentes sur le territoire de la ville, voire d’en relier certaines pour créer une unité propice aux promenades et à la détente. Le concept de développement urbain devrait être définitivement achevé en ce début de campagne électorale et pourrait ainsi servir de base de travail à la nouvelle équipe qui s’installera au Knuedler après le 9 octobre. Mais tous les partis l’entendentils de cette oreille? PaperJam a interrogé six candidats sur le regard qu’ils portent sur cet outil ainsi que sur les grandes orientations urbanistiques qu’ils comptent donner à la ville… si les urnes leur sont favorables, bien sûr! Lydie Polfer s’exprime au nom du Parti Démocratique (DP), Laurent Mosar en celui du Parti Chrétien-social (CSV), Marc Angel pour le Parti socialiste (LSAP), Viviane Loschetter au nom des Verts (Déi Greng), Guy Stoos pour La Gauche (Déi Lenk) et Jacques-Yves Henckes au nom de l’Aktiounskomitee fir Demokratie a rentege Rechtegkeet (ADR).  Frédérique Moser


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LYDIE POLFER (DP)

Ne nous plaignons pas que la Ville attire des employeurs » LYDIE POLFER, 53 ANS, ANCIENNE BOURGMESTRE libérale de Luxembourg (1982-1999) et députée européenne depuis le 20 juillet 2004, compte bien retrouver son fauteuil au Knuelder. Si vous décrochez les clés de l’Hôtel de Ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail, ainsi que l’espère M. Helminger? «Bien sûr, il s’agit d’un outil de travail important qui fait non seulement l’analyse de l’acquis, mais formule également des propositions intéressantes en vue de consolider les points forts et corriger les points faibles de chaque quartier de la ville, en tenant compte des potentialités et des besoins respectifs. Ce concept de développement esquisse ainsi une vision globale de la ville pour les années à venir, en tenant compte des spécificités de chaque quartier. Ces propositions seront très utiles notamment lors de l’élaboration du nouveau projet d’aménagement général de la Ville. Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposez-vous pour que cela change? «Il s’agit en premier lieu de créer une dynamique susceptible d’attirer ou de faire revenir des habitants au centre-ville. Pour cela, le centre-ville doit faire valoir ses qualités de lieu de résidence. La création de logements supplémentaires – notamment étudiants — s’impose, par une récupération progressive de surfaces laissées à l’abandon ou transformées indûment en locaux administratifs. Cette création de logements est un processus de longue haleine, par ailleurs déjà entamé, comme le montre l’exemple du complexe immobilier autour du théâtre des Capucins. Le développement de l’Université de Luxembourg constitue à mes yeux une opportunité supplémentaire pour le développement de la ville. Des efforts restent également à faire afin d’inciter les milliers de gens qui y travaillent à rester plus souvent après leur travail. Ceci passe notamment par des offres culturelles spécifiques ou encore par des actions promotionnelles des commerçants. Ici, le city manager a un domaine important à creuser. Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitation? «Tout d'abord, ne nous plaignons pas que le territoire de la Ville de Luxembourg attire des employeurs. Ceci est plutôt une bonne chose, surtout par les temps

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qui courent. Il est vrai cependant que des quartiers traditionnellement d’habitation se sont vu être envahis par des surfaces de bureau. Il faut veiller à un sain équilibre entre habitat et travail. Les occupants des bureaux, c’est-à-dire les entreprises, devraient être encouragés davantage à s’implanter dans des locaux mieux adaptés à leurs besoins dans des zones réservées à des fins commerciales et administratives. Le moment est propice puisqu’il y a des bureaux disponibles dans ces zones. Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020? «Depuis les années 90, grâce à la réorganisation des services des bus, la Ville de Luxembourg a atteint un modal split de 28% pour les mouvements à l’intérieur de la ville, c’est-à-dire là où la Ville est seule compétente. Malheureusement pour les mouvements qui entrent et sortent de la ville ce pourcentage oscille entre seulement 12 et 15%. Il faut donc améliorer la desserte de la ville en matière de transports en public pour ceux venant y travailler (…). Il faut éviter de trop simplifier le problème et de faire croire que la solution serait de bannir les automobilistes du centre-ville. Il nous faut plutôt un saut qualitatif en matière de transports en commun par l’élaboration d’alternatives intéressantes et réalistes qui apportent réellement une plus-value aux utilisateurs des transports publics. Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir la mixité sociale? «Cette évolution est déjà entamée! Le centre, le quartier de la gare et le Kirchberg sont les quartiers où les services banquiers, assurances, mais aussi les administrations sont concentrés. Il faut veiller à ce qu’il y ait dans ces quartiers ou dans les quartiers avoisinants, des logements en nombre suffisant (…). La mixité sociale passe également par le maintien d’un sain équilibre basé sur des logements de tailles différentes (…). Quelles stratégies faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «Le commerce de proximité ne peut survivre que si les gens y font leurs achats, c’est une évidence. Il s’agit en l’occurrence de promouvoir auprès de la clientèle potentielle les avantages que ne peuvent offrir les grandes surfaces.

Pourquoi ne pas organiser des marchés hebdomadaires dans les quartiers résidentiels? D'autre part, il faudra veiller à avoir des quartiers d’une taille qui garantisse une clientèle suffisante. La survie ou le développement du commerce de proximité passe également par une mise à la disposition des locaux de commerce à prix abordables. Afin de désengorger le Limpertsberg, la Ville devraitelle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contraindre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier? «De concert avec le gouvernement, il est prévu de désengorger le Limpertsberg en établissant certains lycées (Vauban, Michel Lucius, etc.) à d’autres endroits de la Ville. Il n’est pas possible de contraindre les élèves à fréquenter des lycées implantés dans leur quartier, alors que tous ne sont pas dotés d’un lycée classique et d’un lycée technique (…). Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? «Il est vrai que la situation est intenable. Au vu et su de tout le monde, des activités criminelles s’y déroulent en pleine journée, sans qu’on ait l’impression que les forces de l’ordre aient comme objectif de déloger ces personnages. Depuis 1998, la ville a, à son service, des agents de surveillance, (mais) ils n’ont pas compétence pour dresser des procèsverbaux (…). Nous continuerons à faire des efforts au niveau de l’éclairage et de l’éclaircissage du parc. Mais on interviendra surtout énergiquement auprès des autorités nationales afin que la police soit dotée des moyens en hommes nécessaires pour assurer l’ordre public».  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de Mme Polfer sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12844.html

Lydie Polfer: «Il faut éviter de trop simplifier le problème du trafic dans la capitale et de faire croire que la solution serait de bannir les automobilistes du centre-ville».

Photo: Olivier Minaire (Bitz)

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LAURENT MOSAR (CSV)

Construire 1.000 nouveaux logements d’ici six ans » LE CHRÉTIEN-SOCIAL LAURENT MOSAR EST LE principal challenger de Lydie Polfer pour le fauteuil de bourgmestre de la capitale. Cet avocat de 47 ans fut élu pour la première fois en 1994 à la Chambre des députés; il en est actuellement le vice-président. Entré au conseil communal de Luxembourg en 1997, il en est échevin depuis janvier 2000. Si vous décrochez les clés de l’Hôtel de Ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail? «C’est une bonne base pour la poursuite du développement de la ville. Il n’est toutefois pas achevé: il devra encore faire l’objet d’un débat politique au sein des instances communales et être discuté avec les citoyens de la ville (…). Ce qui est certain, c’est que des règles uniformes et à portée générale devront présider à ce développement, selon qu’il s’agisse des quartiers à vocation purement résidentielle ou ceux destinés à accueillir des activités nouvelles (…). A cet égard, j’estime que le concept du bureau Zilm constitue un excellent instrument de travail. Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposez-vous pour que cela change? «Des mesures destinées à raviver la ville haute devront être prises en priorité. Nous préconisons une approche d’ensemble, combinant une politique favorisant le logement avec des initiatives précises en matière d’offre culturelle et sociale, du tourisme et de flexibilisation des horaires d’ouverture des magasins du centre-ville. Une telle politique devra être menée de concert avec les concernés, notamment le city manager, le Luxembourg City Tourist Office et, bien entendu, les commerçants (…). Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitations? «Les quartiers résidentiels doivent rester des quartiers résidentiels (…). Les quartiers d’habitation ne doivent dès lors pas accueillir des activités économiques de toute espèce qui nécessitent des locaux dont le marché du logement se verrait privé (…). Ceci est toutefois impossible sans base légale adéquate, et j’insisterai auprès du ministre de l’Intérieur pour que les initiatives nécessaires soient prises dans les meilleurs délais (…).

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Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020? «En Ville de Luxembourg, le modal split est de 33-67: un tiers des mouvements de personnes sur le territoire de la ville sont d’ores et déjà effectués via les transports en commun. Cet état des choses est dû largement au service excellent offert par les autobus de la Ville de Luxembourg. La capitale n’est donc pas trop concernée par les efforts qui doivent être entrepris au niveau national, afin de porter le modal split du pays de 12-88, tel qu’il est actuellement, à 25-75. Cela étant, nous considérons l’amélioration de la mobilité en Ville comme un sujet prioritaire (…). Parmi les mesures dans notre programme, je ne citerai que le raccordement des grands campus scolaires de Limpertsberg et du «Geesseknäppchen» au chemin de fer, et un délestage du trafic d’autobus en plein centre de la Ville. Certains quartiers, comme le Kirchberg et la «Cloche d’Or» notamment, devront également être rendus accessibles par rail. Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir une mixité sociale? «Une affirmation importante de notre programme est que tous les quartiers de la Ville sont des quartiers pour vivre (…). Même les quartiers dont le développement économique sera accentué continueront d’accueillir des habitants, de toutes les couches sociales. D’ailleurs, notre programme en faveur du logement – 1.000 nouveaux logements à prix abordable d’ici 6 ans – prévoit que ces habitations seront implantées dans l’ensemble des quartiers de la Ville, en évitant toute ghettoïsation (…). Quelles stratégies faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «Le commerce «de quartier» est un facteur important de la vie et de la cohésion sociale. Dès lors, il faudra en garantir l’accès par tous les moyens de transports – public surtout – et veiller à ce qu’il trouve des locaux à prix abordables, à proximité de ses clients. L’abaissement du taux de l’impôt commercial communal à 225 points (soit une baisse du taux d’impôts global des entreprises de 30,38% à 29,67%), affecte le commerce de quartier dans une certaine mesure, mais ce n’est pas là le principal souci de ce genre d’activité. Je penche

plutôt vers une politique qui facilite l’implantation proprement dite du commerce de proximité, avec les moyens de la politique communale. Afin de désengorger le Limpertsberg, la ville devraitelle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contraindre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier? (…) Il est d’ores et déjà acquis que certains lycées situés au Limpertsberg seront transférés vers d’autres quartiers de la ville. L’implantation de lycées dans tous les quartiers ou presque de la ville serait pourtant illusoire – et ne servirait à rien. La ville accueille (d’ailleurs) des milliers de lycéens qui n’habitent pas la capitale. Les campus scolaires (…) devront recevoir un raccordement efficace au rail (pour alléger le trafic d’autobus). En dehors de cela, il est concevable que la ville oriente les lycéens qui habitent dans la capitale vers l’un des campus plutôt que vers l’autre. Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? Le parc a toujours son sens, ce n’est que le sentiment d’insécurité qui y règne – surtout à certaines heures – qui en limite la portée. Nous (prévoyons d’installer) des caméras de surveillance et de renforcer les patrouilles de la police. En outre, il faut clôturer le parc, du moins certaines parties (…) D’ailleurs, dans la mesure où les compétences des agents communaux seront étendues, ces agents pourront également être sollicités en vue d’en assurer la surveillance (…).  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de M. Mosar sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12845.html

Laurent Mosar: «Le quartier de la Sauerwiss à Gasperich est l’exemple parfait de ce que nous envisageons de faire: construire de nouveaux logements à coûts modérés, à proximité de nouveaux espaces verts».

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MARC ANGEL (LSAP)

Il faut réaliser d’urgence le concept bus/tram» MÊME S’IL N’EST PAS LA TÊTE DE LISTE OFFIcielle du LSAP, Marc Angel mouille sa chemise dans la campagne. Ce chargé de cours de 42 ans, résidant à Merl, est conseiller communal à Luxembourg depuis janvier 1994 et député depuis le 3 août 2004. Si vous décrochez les clés de l’hôtel de ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail, ainsi que l’espère M. Helminger? «Ce concept de développement urbain constituera non seulement un outil de travail, mais nous voulons en faire un véritable instrument politique. C’est pourquoi il est également indispensable de créer au sein de l’administration communale un service pour le développement urbain (Stadtplanungsamt). En effet, ce dernier ne peut se limiter à la tâche de délivrer des permis de bâtir, mais il doit s’inscrire dans une stratégie globale, qui prenne en compte les aspects économiques et écologiques ainsi que les intérêts spécifiques des citoyens (…) Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposez-vous pour que cela change? «Dans le sillage de la politique menée par la coalition DP-CSV ces 36 dernières années, la population du centre-ville a diminué de près de 50%: d’un côté des surfaces d’habitation ont été transformées en bureau, de l’autre côté rien n’a été fait pour utiliser les surfaces d’habitations vides (…). Il y a donc en partie un manque de demande ou d’intérêt, faute de combattants. A noter aussi l’absence d’initiatives pour retenir ceux qui travaillent en ville, voire attirer des personnes venant de l’extérieur (…). Pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui a été fait dans d’autres villes? Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitations? «(…) Il faut tout d’abord veiller à ce que les règlements existants soient appliqués à la lettre ou qu’ils soient remaniés là où cela est nécessaire. En outre, les Socialistes aimeraient également explorer deux pistes supplémentaires: les instruments incitatifs et la lutte contre la spéculation immobilière. Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020?

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«Cela fait des années que nous répétons ad nauseam que plus d’autobus ne résoudront rien. Pour augmenter le taux des trajets assurés par les transports publics, il faut réaliser rapidement le concept d’ensemble avec le bus et le tram ainsi qu’avec d’autres moyens alternatifs (…) Il y a aussi pas mal à faire au niveau des infrastructures, telle une véritable gare d’autobus au centreville (p.ex. au Glacis) ainsi qu’au niveau de la sécurité et du service des usagers. Il ne faut pas non plus oublier de promouvoir la mobilité douce, à savoir rendre la ville aux piétons et créer un réseau cyclable cohérent et sécurisé (…) Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir une mixité sociale? «Je ne pense pas que l’on puisse véritablement développer une ville par quartiers thématiques de façon dirigiste. Et notre ville ne s’y prête certainement pas. (…) Par contre, ce qui me semble important et possible c’est d’aider les quartiers existants à garder leur identité propre et à se développer harmonieusement (…). Pour ce qui est de la mixité sociale, celle-ci passe par une politique de logement volontariste. Certes, les responsables communaux ne peuvent intervenir dans le marché, mais une commune dispose néanmoins d’instruments de pilotage, tels le logement social, la location-vente ou encore les logements locatifs publics (…). Quelles stratégies faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «Pour bon nombre de petits commerces, les loyers dans les quartiers sont excessifs. Ce qui est envisageable ici, c’est la location de surfaces commerciales à un prix abordable dans le cadre de projets immobiliers publics. Une autre possibilité, c’est la création d’un marché couvert (…) qui aurait l’avantage de permettre à de petits producteurs, qui n’ont pas les moyens d’ouvrir un commerce, d’écouler leur marchandise. (…) C’est là en tout cas un domaine où le city manager devrait faire le lien entre le monde commercial et l’administration communale pour trouver des solutions sur mesure (…). Afin de désengorger le Limpertsberg, la ville devraitelle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contraindre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier?

«C’est l’Etat qui établit le plan sectoriel lycée dans le cadre de l’aménagement du territoire (…). Dans cette logique, un plan sectoriel lycée doit impliquer toute l’agglomération autour de la ville (…). Il faut aussi ajouter le problème de l’implantation à moyen terme de l’université dans la ville. Les socialistes veulent décharger le Limpertsberg et implanter les deux facultés installées en ville en des endroits faciles à joindre par le transport public et faciles à relier avec la troisième faculté implantée à Esch-Belval. Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? «Le problème se pose dans les heures creuses et quand il fait sombre. Il n’y a pas de solution miracle à cela: ce qu’il faut, c’est sentir la présence des agents municipaux de garde, mais aussi mettre en place des grillages autour des aires de jeux et les fermer à partir d’une certaine heure. Au-delà, on peut réfléchir à la façon de se réapproprier les endroits devenus peu sûrs en y attirant plus de personnes. Plusieurs pistes s’offrent à cet égard (buvettes, sanitaires, accès facilité à la Vallée de la Pétrusse, éclairage, «beach club» en été, à l’instar de ce qui se fait à Paris etc.)».  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de M. Angel sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12846.html

Marc Angel:«On ne peut pas développer la capitale par quartiers thématiques, de façon dirigiste. Il faut en revanche aider les quartiers existants à se développer harmonieusement, tout en gardant leur identité propre».

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VIVIANE LOSCHETTER (DEI GRÉNG)

De la convivialité dans les espaces verts» VIVIANE LOSCHETTER CONSTITUE AVEC FRANçois Bausch le tandem de tête pour la course des Gréng à l’Hôtel de ville. Agée de 46 ans, cette pédagogue sociale est conseillère communale de Luxembourg depuis le 1er janvier 2000. Elle a fait son entrée à la Chambre des députés en juillet 2004.

Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitations? «Par des mesures dissuasives d’un côté et par des mesures encourageantes pour promouvoir des nouvelles habitations qui sont abordables pour chaque portefeuille.

Si vous décrochez les clés de l’hôtel de ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail, ainsi que l’espère M. Helminger? «En fait, le concept de développement urbain est notre outil de travail pendant la campagne électorale. Nous espérons que ce concept devienne le plus vite possible réalité, car la ville en a bougrement besoin. Cela demande, outre de la compétence, du courage politique. Et c’est ce courage politique que nous avons l’intention d’apporter dans les locaux de l’Hôtel de ville.

Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020? «C’est probablement le point qui demande le plus de courage, de persévérance et de conséquence politique. Il faut absolument augmenter l’offre du transport public actuel non seulement en quantité, mais également en qualité. Il faut également redonner sa place au piéton et au cycliste. Imaginez que pour effectuer une distance d’un kilomètre, la quasitotalité des personnes prennent la voiture! Il s’agit donc aussi d’encourager un changement de mentalité par des campagnes de sensibilisation, mais également en votant des mesures qui redonneront un équilibre entre les différents moyens de transport.

Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposezvous pour que cela change? «Un premier pas a enfin été réalisé par la création du poste de city manager. Maintenant il s’agit de créer l’équilibre délicat en donnant d’un côté une liberté d’action certaine à cette personne et d’autre part en prenant des décisions politiques qui permettront de créer des synergies entre associations culturelles et sociétaire d’une part et le monde des commerçants d’autre part. L’idée est de créer des plus-values pour la ville et son commerce et non de vouloir concurrencer avec les grandes surfaces aux alentours de la ville. L’objectif est de redonner envie aux gens de venir en ville pour faire leurs achats, mais également pour l’offre culturelle ou pour le bien-être dans les rues piétonnes, pour la convivialité des terrasses en été, pour les plaines de jeux, pour les semaines thématiques, pour l’aspect pratique des heures d’ouverture et je l’espère bientôt aussi pour la qualité du transport public!

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dre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier? «Dans chaque quartier, cela ne me semble pas réaliste. Par contre, une planification à moyen et long terme s’impose pour garantir une meilleure répartition. Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? «C’est un thème qui me tient particulièrement à cœur. Nous avons des espaces verts fantastiques, mais ils ne sont pas exploités pour favoriser la convivialité. Pour combattre les problèmes actuels, outre la répression nécessaire, les parcs doivent se remplir de vie pour les petits, pour les jeunes, pour les étudiants et les employés, pour les personnes retraités, pour les sportifs et pour les artistes ».  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de Mme Loschetter sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12847.html

Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir une mixité sociale? «Je pense que cela est tout à fait possible. L’important est de faire grandir lentement les nouveaux quartiers afin que les infrastructures puissent s’adapter aux besoins des résidents. Quelles stratégies (liées à la mobilité, la fiscalité ou autres) faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «Le petit commerce ainsi que les commerces de proximité dans les quartiers sont précisément une plus-value de la ville, qu’il faudra encourager, également au niveau de la fiscalité. Afin de désengorger le Limpertsberg, la ville devrait elle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contrain-

Viviane Loschetter: «L’usage des espaces verts est un thème qui me tient particulièrement à cœur. Nous avons des parcs fantastiques mais ils manquent de vie, d’offre de loisirs pour les gens de tous âges».

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GUY W. STOOS (DÉI LENK)

Un concept trop axé sur le développement économique» GUY W. STOOS, 55 ANS, FIGURE EN SECONDE place sur la liste Déi Lenk-La Gauche, derrière Janine Frisch qu’il a d’ailleurs remplacée au conseil communal de Luxembourg en février 2003, en vertu du principe de rotation. Il s’agit du premier mandat politique de ce cartooniste résidant à Ettelbruck.

bureaux tout en veillant à encourager l’installation de commerces de proximité et des infrastructures sociales nécessaires afin d’améliorer la qualité de vie. Une attention particulière sera toutefois requise pour garantir des prix socialement abordables tant pour la location que pour l’achat de ces logements.

Si vous décrochez les clés de l’hôtel de ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail, ainsi que l’espère M. Helminger? «Le concept de développement urbain, outre le mérite d’analyser les points forts et les points faibles de chacun des 24 quartiers de la ville, risque fort de rester au stade de vœux pieux quant à sa projection dans le futur. Il est trop axé sur le développement économique et ne résout donc aucun des problèmes auxquels la Ville se voit confrontée depuis belle lurette, à savoir la circulation, le transport public, la situation au niveau de la population (80.000 habitants par rapport à 125.000 emplois sur le territoire de la ville), les prix exorbitants dans le secteur immobilier, etc. Or les taux de croissance actuels ne permettront sûrement pas un développement tel que préconisé par le concept Zilm. Une des dernières décisions de l’actuel conseil communal ayant été d’abaisser le taux de prélèvement de l’impôt commercial, nous montre clairement la direction prise par la majorité actuelle: appliquer un dumping fiscal pour concurrencer d’autres pôles de développement décentralisés du pays. Nous doutons fort que le développement du ban de Gasperich ou de la Porte de Hollerich se fasse en respectant les recommandations exprimées dans le concept Zilm, ne serait-ce qu’au niveau de la mixité. Il suffit de voir ce qui s’est passé au quartier du Kirchberg, où en son temps le plan d’urbanisation prévoyait également des commerces au rez-dechaussée des immeubles. Tant que l’administration communale ne jouera pas un rôle plus déterminé, courageux et actif au niveau du développement urbain, les promoteurs privés continueront à transformer la ville à leur guise et à leur rythme.

Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitations? «Tout simplement en faisant respecter à la lettre les règlements et lois existants à ce sujet.

Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposez-vous pour que cela change? «La seule solution pour résoudre ce problème sera de repeupler le centre-ville en récupérant les surfaces habitables inoccupées ainsi que les habitations transformées, souvent illégalement, en surfaces de

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Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020? «Pour réaliser cet objectif il n’y a pas 36 solutions: les différentes formes de transport public devront être améliorées sans tarder pour rendre plus attractif le fait de renoncer à l’utilisation de la voiture. Le plus important sera d’accorder une priorité absolue au transport public, surtout au niveau des infrastructures. Le projet BTB, malheureusement avorté à l’époque, pourrait servir de base à un concept de transport public efficace (pour) acheminer les utilisateurs vers leur lieu de travail. Il faudra également veiller à inclure la Grande Région dans ce concept. Pour ce qui est du transport public en ville nous sommes d’avis qu’un tram sera le seul moyen de transport efficace et écologiquement supportable. Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir une mixité sociale? «D’abord, les quartiers thématiques se résument actuellement à inciter les activités artisanales à s’installer du côté de l’aéroport (les artisans étant apparemment moins sensibles aux nuisances sonores?) et de réserver les autres quartiers aux entreprises du secteur tertiaire. De toute façon, la mixité sociale passe par la mise à disposition de logements à des prix abordables. Dans ce domaine, la responsabilité de la commune est engagée afin de trouver les solutions adéquates: subventions, concours d’architectes pour développer de nouvelles formes d’habitat à moindre coût, mise à disposition de terrains, création d’un service public de construction de logements et autres. Quelles stratégies (liées à la mobilité, la fiscalité ou autres) faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «La base d’une telle stratégie ne pourra être qu’une analyse détaillée, quartier par quartier, des

besoins exacts de la population. Il va de soi qu’une aide devra être accordée au niveau des loyers afin de garantir une survie économique au commerce de proximité (…). Afin de désengorger le Limpertsberg, la ville devraitelle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contraindre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier? «Au niveau national, le Luxembourg dispose d’un plan sectoriel lycées qui tient compte de la situation exceptionnelle de la ville et plus spécialement de ce quartier. L’implantation régionale de nouveaux lycées aura pour conséquence (…) une réduction du nombre d’élèves des lycées du Limpertsberg. Des décisions définitives ne pourront toutefois être prises qu’après l’implantation définitive de l’Université du Luxembourg (…). Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? «Le parc de la ville est à considérer comme un service offert par la ville et devrait donc logiquement disposer du personnel d’encadrement nécessaire au bon fonctionnement. En dehors des heures de grande fréquentation, les problèmes éventuels de sécurité sont clairement du domaine de la police grandducale».  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de M. Stoos sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12848.html

Guy W. Stoos: «La zone de loisirs de Kockelscheuer est un endroit qui méritera une attention particulière lors de la réalisation du plan de développement du côté du ban de Gasperich, afin d’éviter toute remise en question de ce véritable havre de paix à 10 minutes du centre-ville».

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JACQUES-YVES HENCKES (ADR)

Mettre sur un pied d’égalité le centre-ville et les centres commerciaux » JACQUES-YVES HENCKES EST LA TÊTE DE LISTE de l’ADR. Cet avocat de 60 ans a fait ses armes politiques à Luxembourg, où il est entré pour la première fois au conseil communal en 1975. Elu député à cinq reprises depuis 1984, il siège au Krautmart depuis les dernières élections législatives. Si vous décrochez les clés de l’Hôtel de Ville, le concept de développement urbain établi par le bureau d’urbanisme Zilm constituera-t-il votre outil de travail, ainsi que l’espère M. Helminger? «Le concept Zilm constitue une bonne base de discussion: il dresse un état des lieux et indique des options tout en laissant aux politiques le choix des options à retenir. Il appartient maintenant aux politiques de faire ces choix et il appartient aux citoyens de se déterminer en fonction de ces choix lors des prochaines élections communales. Luxembourg a la fâcheuse réputation d’être une ville morte après 18h00. Quelles mesures proposez-vous pour que cela change? «Le centre-ville est mort à partir de 18 heures, mais il a aussi perdu de son attractivité dans la journée. Il faut réagir et le redynamiser, en agissant à plusieurs niveaux: éliminer les camions à partir de 10 heures du matin, étendre l’animation à toutes les rues (…), prévoir des concerts à dates et heures fixes, favoriser, voire organiser des évènements majeurs qui attireront une partie du public au centre-ville. Les parkings doivent être gratuits entre 19 heures et minuit, les dimanches où les commerces sont ouverts, le jour de la braderie; bref, il faut mettre sur un pied d’égalité le centre-ville et les centres commerciaux. Par ailleurs, il faut faire des efforts pour que la ville retrouve des ménages. Ceci n’est pas chose facile. L’extension de l’un des parkings du centre ville doit être engagée, les nouveaux emplacements étant réservés aux résidents. Près de 52 logements sont inoccupés, car le rezde-chaussée est réservé à un commerce et qu’il est impossible d’accéder à l’étage sans passer par le commerce qui, lui, est fermé. La Ville devrait proposer des solutions, par exemple en considérant les pâtés de maisons comme une copropriété horizontale avec une entrée commune permettant d’accéder par l’arrière, par des esclaliers ou des ascenceurs, aux

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habitations. Elle devrait faire établir un plan d’aménagement particulier pour faciliter la tâche des propriétaires et leur indiquer les solutions possibles. Comment entendez-vous lutter contre l’implantation excessive de bureaux dans les quartiers d’habitations? «Ce ne sont pas que les entreprises qui ont transformé des locaux d’habitations en bureaux. L’Etat et la commune en ont fait de même, mais pour eux cette transformation était licite. Nous voulons la rendre illicite et exclure cette dérogation du règlement des bâtisses. Par ailleurs, il faut établir un «plan logement» qui fixera les quantités de logements qui devront exister, dans les zones mixtes notamment. La législation actuelle prévoit des pénalités pour ceux qui ont transformé illicitement des habitations en bureaux. La menace d’une plainte devrait faire réfléchir. Mais une nouvelle loi permettant de recourir à des moyens fiscaux par exemple serait la bienvenue. Que faut-il mettre en place pour atteindre un modal split de 25% (un quart des trajets assurés par les transports publics) d’ici 2020? «La solution du RER (appelée Bus-Train, concept de l’ingénieur Schummer) est une solution attractive qui devrait inciter les automobilistes à abandonner leur voiture. Le concept gouvernemental du train-tram est difficilement réalisable et n’apportera aucune solution. Si la ville se développe par quartiers thématiques, pour rapprocher les lieux de travail du domicile, comment parvenir à maintenir une mixité sociale? «La mixité sociale ne se décrète pas. Les ménages ayant des revenus modestes ou moyens, surtout celles avec des enfants, n’arrivent pas à acquérir un logement alors que le prix d’un terrain avoisine les 75.000 euros l’are. Il faut augmenter l’offre pour faire baisser les prix. La Ville doit établir elle-même des PAP et les pré-financer, ce qui permettra d’accélérer les procédures de mise sur le marché des logements et d’augmenter l’offre. Par ailleurs, il faut doubler les primes d’acquisition et les porter à 6.000 euros et à 1.000 euros par enfant. La Ville doit aussi offrir aux intéressés la possibilité d’un bail emphytéotique de 99 ans pour

ses propres terrains à construire. Les acquéreurs n’auront dès lors pas à payer le terrain. La mixité sociale résultera de cet ensemble de mesures qui viendront s’ajouter à celle de la SNHBM et du Fonds du Logement. Quelles stratégies faut-il développer pour soutenir le commerce de proximité? «Il faut d’abord, dans le plan d’aménagement de la Ville, définir des zones où l’on veut établir des commerces de proximité auxquels devraient s’ajouter des centres de soins pour personnes âgées, des médecins, etc. Certaines communes y sont bien parvenues sans mesures particulières, simplement en faisant de la publicité et des démarches en ce sens. Afin de désengorger le Limpertsberg, la ville devrait elle se doter d’un «plan sectoriel lycées» et contraindre les élèves à fréquenter des lycées de proximité implantés dans chaque quartier? «Le Limpertsberg héberge des lycées mais aussi une université. Limpertsberg doit garder son université mais pour ce faire cette dernière doit pouvoir s’agrandir. Il faut dès lors déloger les lycées environnants sur d’autres sites, ce qui est possible. Nous sommes opposés à un «plan sectoriel lycées» alors que l’élève a le droit de choisir son lycée. Que faut-il faire pour redonner son sens au parc de la Ville et y réduire le sentiment d’insécurité? «Il faut établir une vidéosurveillance par la police, au moins sur l’aire de jeux des enfants, afin de repousser ailleurs notamment les trafiquants de drogue et les délinquants sexuels.  Propos recueillis pas F. M. Retrouvez l’intégralité des réponses de M. Henckes sur http://www.paperjam.lu/c/articles/12849.html

Jacques-Yves Henckes: «J’ai choisi cet endroit car on a, d’un côté, une vue sur les origines de la Ville et, de l’autre, une perspective sur les gratte-ciel du Kirchberg. C’est ainsi que j’imagine l’avenir de la capitale: une ville qui évolue, qui se modernise, tout en conservant sa qualité de vie.».

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Les bourgmestres du Luxembourg (situation au 01.09.2005)

NOTES Les communes de Bastendorf et Fouhren, d’une part, ainsi que de Kautenbach et Wilwerwiltz, d’autre part, fusionneront en 2006 pour donner naissance à deux nouvelles communes, Tandel et Kiischpelt. Les conseils communaux de chaque localité restent en place jusqu’aux élections communales du 9 octobre. A la suite de quoi Tandel et Kisschpelt seront dirigées chacune par un seul conseil communal, avec un bourgmestre unique. La couleur politique du bourgmestre de Sauel, Nicolas Schockmel, demeure une énigme. Elu sans étiquette, il n’en figure pas moins sur la liste des élus membres du DP… et du CSV! 

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Hot Prospects WITH 9200 EMPLOYEES worldwide Robert Half International (RHI) is the world’s largest “specialised staffing firm.” It also lays claims to a lot of other “firsts.” The company bills itself as the world’s first specialised recruitment agency, when, in 1948, it was created by Robert Half, who wanted to go against the trend of the times and offer people career advice without charging for it. It was also the first recruitment agency admitted to the S&P 500 index. In 2004, RHI placed over 200,000 temps worldwide and generated revenues of 2.7 US billion. With those kinds of figures, Ian Graves, Managing Director for Continental Europe told paperJam “You might wonder who can afford to buy us? We can look people in the eye and mean it when we say, “We are going to be here.” And one of the places where they have an office is Luxembourg. By 1st January 2006 the Luxembourg team will move to new premises in the city. In town to discuss their presence in Luxembourg with Alix Burton at the helm, Ian Graves spoke with paperJam… Can you tell us a bit about your activities in Europe? “What is significant in continental Europe is our infrastructure in Belgium, developed after 15 years. In the same way we built up Belgium, we will replicate in Luxembourg. I want to take our European Business through the same kind of growth. The expansion time is correct at

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Photo: Luc Deflorenne

The recruitment market is heating up and so is the competition. Robert Half International is poised to extend their “specialised staffing services” deeper into the local market.

Ian Graves (right): "The expansion time is right at the moment."

the moment for Continental Europe. We were originally focussed on the U.S. and the market there is so big we didn’t have to look anywhere else. But now aprox. 20% of our total global staffing revenue is International. There’s a huge investment going on in Europe. There’s a lot of competition out there. Do we need another recruitment firm? What does RHI have to offer that you think is a point of differentia-

tion from other recruitment firms? “The two key elements in our mission statement are a focus on “specialised staffing services” and high professional standards. We actually mean our mission statement. Corporate governance, ethics, and corporate integrity – these are our buzzwords. Our values are not negotiable for hiring or placements. We have very clearly defined goals for what we want to achieve in the next five years.

Specialised is our differentiator. Don’t confuse us with the generalist high street providers. We are not in this market. Each division develops its own specialisation but follows the same strategy. The teams all come from the background that they are specialised in. We have a very clearly defined methodology. We believe in strategic staffing, and complementary specialised business lines. There is an increased demand for specialised personnel within the recruitment

business lines and we continue to invest in candidates and consultants. The market is hotting up right now – a few years ago job vacancies were harder to come by – now candidates are harder to come by. We have been here a long time and we have a strong long-term outlook. Our infrastructure is solidly in place. We have an experienced field market team. We have an established network of offices, which is important in this industry as it grows more glo-


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You talk about RHI being open to new ideas. It’s true sometimes that American firms are ahead in flexibility and openness in corporate culture. But it’s also true that a lot of companies say they are open to new ideas but really aren’t. “Let me give you an example. I am not the aficionado of Luxembourg. We rely on local people to give us guidance on what we should do. For example we chose Alix because she has already worked 4 years in the market and understands the candidate and the client perspectives. Right now, we will only deal with finance and accounting, Alix’s speciality – she is very focused on that. Alix suggested that for the moment we should focus on this specialisation – and we are open to her ideas. Here’s another example, Harold Messmer, Jr. CEO, at the “Chairman’s Club Winners” event in Arizona invites people to come and sit in a room at tables of ten and talk about how we can keep on improving the company. I know because I’ve witnessed it. There is open communication. What is your specific strategy for Luxembourg? “There has been a fast market expansion in Luxembourg in the last 6 to 12 months. Certain strong trends are evident such as an increased demand for specialised financial profiles. At the same time the market is anticipating and preparing for compliance with new

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regulations such as SOX and the new EU savings directives. Luxembourg is going through a diversification of its economic landscape. You have the growth of EU institutions here. All of these trends are going to place further demands on the local career market and a lot of these positions are for highly qualified people with highly specialised profiles. That’s where we come in. The specialised approach of Robert Half International “We have specialised divisions within our recruitment services of which our core products, including RH Finance and Accounting and Accountemps, our temporary recruitment in Accounting, Finance and Banking, currently play an important role worldwide (note – Accountemps is also the flagship of RHI’s staffing business generating USD 993 million in revenues 43% of staffing revenues in 2004). Let me clarify the meaning of “temp”. There is a change in attitude towards temporary employment. Temps used to be considered second-class citizens. But this isn’t true anymore. Now people are more mobile. They might choose to be a temp out of choice. Students or younger people might choose to temp to find out what career choices they want to make, but senior people choose to be temps too. It can be a lifestyle choice. Robert Half pioneered “Strategic Staffing.” Some companies might want to hedge for six months by hiring temporary staff until additional permanent staff is feasible. For more senior interim management there is “seasonal work”. For example the demands of SOX require teams of highly qualified people working for a limited amount of time. There is a technology division but it is not so big in Continental Europe yet. It’s a waiting to happen area. Our OfficeTeam section has been massive in the States and is growing in Belgium.

Robert Half Legal is an area that could be interesting to develop in other locations. This brings together experienced project and full-time professionals for law firms and corp. legal departments. It is important to remember that the retention of employees is as important as the hiring. The idea is to make as good a fit between candidate and client as possible. Our company is proof that we practice what we preach. In 58 years we’ve only had 2 chairmen. Alix, we’ll let you have the last word. What can RHI do for candidates and clients in Luxembourg? “We focus on what we do best and that is specialised staffing. There is a need for the kind of language skills you find locally and in the surrounding region. Our strong network with neighbouring countries (who we speak to on a daily basis) can help us match the right people to the right career. We are a big company and the large size creates opportunities. But local presence is a

strong feature in what we do. Luxembourg is very central for Continental Europe. Our success comes down to our processes; on site interviews with candidates and clients. We reference a candidate before we match them with clients, and we give a one-hour in depth grilling to find out what you really want to do with your career. We are very selective with our clients as well and we turn some down for various reasons. Our job is also to give candidates the right career choice. Diversification in the industry is making positions more interesting for candidates but when we brief people we really try to find out what they want to do. We want to make the best client customer fit possible. But finally, it is Ian Graves who has the last word… “The success of RHI in Luxembourg comes down to Alix and her team. RHI has a lot of confidence in the Luxembourg office and offers her full support».  Mary Carey

Alix Burton (left): "We focus on what we do best".

Photo: Luc Deflorenne

bal. We have a state-of-the-art tech platform and we continually re-invest our profits back into the company. And we have proven brand quality. We also have a quality assurance program in place. It doesn’t do any good if you never go to a restaurant again because you didn’t like the food. The restaurant needs to know why you didn’t like it. We need good and bad feedback. And not just from our customers. We have a very open corporate culture too and we are open to new ideas.


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Is there a R&D culture in Luxembourg? Susanne Michel Ph.D., MBA responsible for C.E.T.T. (Centre of Economics and Technology Transfer) at the CRP-Santé, poses the question.

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We are going to develop close relationships with entities like Lux Innovation and we need to unite our efforts.” To attract companies in selected areas to come to Luxembourg they also need finance from private investors. In Europe, there are 60 odd Specialist VC’s in the life sciences. In 2010 all European countries will be committed to putting in a percentage of their GDP towards R&D. The fact remains that the greater the financial investment and belief in R&D, the greater the potential for end results. “Sweden has the highest percentage of GDP and the greatest commercial output.”

tions in Luxembourg is a huge advantage. Susanne also states, “It’s important to remember that all the CRPs in Luxembourg are extremely young! If you look at Medicon Valley (www.mediconvalley.com) it’s one of the biggest European Incubators, one of Europe's strongest life science clusters, spanning the Greater Copenhagen area in Denmark and the Skåne region of southern Sweden. But you have to remember that Copenhagen University has been conducting research for 500 years!” Luxembourg is just beginning.

“Is there a Research and Development culture in Luxembourg? What would it take to get there? How committed is Luxembourg towards making this happen?” These are all questions that need to be asked. Building an R&D culture takes time, especially when ethical issues surrounding such activities as stem cell research or genetic modification raise strong reactions. How ready are Luxembourgers to support an R&D culture? This is another of the C.E.T.T.’s jobs –to raise awareness about the issues and the potential

positive impact successful R&D activities could have for the region. In 2002 a survey revealed that Luxembourgers are cautious as to methodology and risks. Questions were asked such as, “would you eat a modified tomato?” Talking to people and educating them helps to reduce negative attitudes towards certain areas of research. To further this work Susanne also aims to host a meeting of industry players and another survey assessing attitudes will be conducted next year.  Mary Carey www.crp-sante.lu

Does size matter? Is Luxembourg too small to compete against richer and larger countries? Susanne explains it may be small but it has real advantages that can attract researchers. There are many international collaborators in Luxembourg who bring their foreign experience here. Luxembourg offers “an incredible opportunity to link clinical and lab research.” Most of the heads are practicing in the labs and have a double degree such as Dr. Terzis, the Director of Neuroscience, who is also a practicing doctor. Many of the researchers have studied abroad and bring back their contacts and knowledge where they can integrate it. This wide range of experience coupled with the close connec-

Susanne Michel: "How committed is Luxembourg?"

Poto: Luc Deflorenne

WITHIN THE CENTRE DE Recherche Public Santé (CRPsanté), the C.E.T.T. (Centre of Economics and Technology Transfer), headed by Susanne Michel, is responsible for assisting and coordinating the commercial activities in biotechnology and biomedicine, and for carrying out research in biotechnology and economics. It also contributes to areas of research in bioethics. Through international recognition and increased funding, the centre can contribute much to Luxembourg, the greater region, and Europe and improve the public health sector while it contributes towards economic development. The CRP functions as both a business accelerator and an incubator. It contains 4 labs with concrete patent and commercial opportunities. The details of much of the research cannot be discussed because of patent issues but Susanne can say there is commercial interest in the U.S. Susanne explains that the biomedical research has great scope for opportunities but there are many problems similar to the pharma industry. The long R&D Time requires high investment and high needs, and the financial community, to whom they partly look for venture capital, has no clue what the risks and the real values are in biotech and biomedical. “Tech transfer is not something you can do in a vacuum.


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AGENDA

Speculation? eBay eyes Skype At time of paperJam going to print, the international rumour mill is abuzz with speculation that eBayInc. is in talks to buy Web telephone phenomenon Skype Technologies SA. The Wall Street Journal and the New York Post reported that eBay may buy Skype Technologies, headquartered in Luxembourg, for between USD 2 billion and USD 5 billion. The deal would also represent a landmark of success for local company Mangrove Capital Partners, the first investors to discover and back the technology, developed by Niklas Zennström and Janus Friis, founders of KaZaA. www.ebay.com; www.mangrove-vc.com

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British Chamber of Commerce After Year 1 of the Sarbanes-Oxley Act In the Hilton Luxembourg, Jonathon Wyatt (Protiviti) will talk about “Was it worth the time and money? Some key learnings for listed and non-listed companies”. Since its creation in May 2002, Protiviti has established itself as a world leading provider of independent risk consulting and internal audit services. Jonathan Wyatt is a Managing Director in Protiviti’s London office. Info and registration: www.bcc.lu

(21/09/2005)

First Tuesday & Wireless Wednesday Technology Briefing on Wireless Broadband Access At the occasion of Bureautec2005, FirstTuesday Luxembourg is organising Two Events at One Venue on WirelessWednesday, in co-operation with Siemens. The session will address and incorporate today's converging and diverging issues surrounding the wireless broadband access technology WiMAX and provide a comprehensive view on the WiMAX underlying technology, regulatory and spectrum challenges, business opportunities and challenges as well as a Siemens solution description. Registrations at 16h45 at a dedicated conference room. This more technical session will be followed by WirelesssWednesday on WiMax. Experts from e.g. ISPA, Siemens and Telindus will discuss the advantages as well as the outlook of the WiMax technology in the Greater Region. The panel will start the VIP Forum of Bureautec 2005 at 18h00. Registrations at 17h45, in the main patio. Info and Registrations at http://www.firsttuesday.lu

(28/09/2005)

Amcham Fincom Pension Fund Conference This seminar will include presentations on the following: Pensions The EU Perspective; ALFI Update on Pensions; The Multinational Point of View; Asset Manager Viewpoint; Roundtable discussion and questions. The event will take place on BCEE, Place des Martyrs. Non-Member fee: 20 euros Info and registration: ayaydin@amcham.lu; www.amcham.lu

(18/10/2005)

Deloitte Conference Building your talent pool - The road to improved organisational performance Presentation of global and local results of the "Pulse" Survey 2005 on the status of Talent Management. Special focus will be put on Luxembourg and European particularities. Debate on the survey results from a local perspective with Key Players on the Luxembourg Market; Results of recent Research on Talent Management; Workshop. Info and registration: luevents@deloitte.lu

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New Luxembourg Centre

Embry-Riddle Aeronautical University has landed MORE EDUCATION OPPORtunities are presenting themselves in Luxembourg as the economic landscape diversifies. Steve Gilbert is the Centre Faculty Chair for Embry-Riddle Aeronautical University’s new Luxembourg Centre. The Centre continues the school’s tradition of teaching the science, practice and business of aviation, aerospace and related technologies. The second Master of Science in Technical Management (MSTM) program begins in January 2006. Steve is busy in his role of setting up the centre, establishing it as an entity and assembling the faculty, of which many will be Americans, but many will be Europeans as well. His job includes marketing the programs at presentations, expos and trade shows, while maintaining communication between the home campus in Daytona Beach, Florida and its Luxembourg partner, Centre de Recherche Public Henri Tudor. “The timing is right to come to Luxembourg,” he says. “The ‘centre of gravity’ in the aerospace industry has made a definite shift towards Europe, especially since 9/11 and the opening of the EU to the east.” Steve has a piloting background with extensive operational experience. He has managed and instructed for various USAF flight schools, and has also been involved in international market development throughout Europe and a member of Embry-Riddle’s adjunct faculty staff for over 20 years.

Photo: Olivier Deflorenne

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Steve Gilbert: “The timing is right to come to Luxembourg”

Embry-Riddle has campuses in Daytona Beach, Florida and Prescott, Arizona to serve “traditional” students, while its Extended Campus provides lifelong, and e-learning opportunities. To foster the exchange of knowledge, Embry-Riddle faculty are taking part in seminars, workshops and conferences throughout the region. The University is also participating in combined aviation related research projects with Henri Tudor. The second MSTM program was developed in conjunction with several leading aerospace companies in the U.S., including Boeing, Lockheed and Delta Airlines. The program combines MBA core courses with a management program suited for technically oriented professionals, engineers and technicians. The intensive, 2year program is conducted in English on alternating weekends and focuses on realworld problems and requires a

final thesis, or Capstone Project, leading to real-world solutions. Embry-Riddle chose Luxembourg as a place to set up its first European Centre, partly because of the strong traditional bond existing between America and Luxembourg. The school also expressed gratitude for the encouragement offered by Centre de Recherche Public Henri Tudor and Cargolux Airlines. At the same time, Steve sees Luxembourg as the perfect pivotal point between Hamburg to Toulouse, two major aerospace centres in Europe. The University’s centre in Luxembourg makes possible a forum through which Steve and his colleagues are hopeful that “an academic partnership will result in a mutual approach to solving industry problems to the benefit of both sides of the Atlantic”.  Mary Carey www.embryriddle.edu


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Less Guessing. More Knowledge. Brigitta Dennemeyer, President of Luxembourg based AvantIQ, talks about the company’s revolutionary new platform Inspiro and her passion for the world of IP trademark searching.

Tell us about Inspiro... “It’s 3 times more efficient than our old system We are using it internally to great success and through a “soft launch” with a few select clients to get feedback. It’s really a “sharing platform” for knowledge, when and where people want to share. Inspiro can help people realize what the service is behind an unused trademark. It can help pin point the important marks or point out which marks are not relevant. How will it improve the search process? “To do a good search, you need transparency and huge streams of up to date data. With trademark and product names you have two kinds of searches – identical and similar. Imagine all the possible letter variations! Inspiro can find the needle in the haystack, and it is smart enough not to give you information you already have. It

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doesn’t make you pay twice for the same data. What are some of the trends in IP? “Marketing departments go in for trends and word fashions. Every period has its naming zeitgeist. There are approx. 50 million trademarks in the world right now. Almost 80% will never be used. Large pharmaceutical companies will register 10 to 20 names for the same product in the hope that one might be accepted by the food and drug administration. They have to apply and do searches in 50 countries. Each trademark can cost one half million euros. The trademark department of the company hopes the marketing department will use the name because of the cost, but the marketing department doesn’t want to because the naming zeitgeist has changed! What will the owners do with the names? Inspiro can help because of the knowledge sharing. Why are you based in Luxembourg? “Partly because I lived here with my family. Also the quality of language skills is so high for the business. Good searchers are hard to find. They need to speak a few languages – to look at words in a different way - to see vowels and consonants as two skeletons within a word. No matter how automated a system you will always need humans. This is what makes AvantIQ special –

the other big players only do automated searches. We have local associations all over the world because of the languages. What is the situation with Luxembourg IP and local trademarks? “There are approx. 8.700 Luxembourg trademarks. The internal market is small. We have to think global. But we have done some work in Luxembourg we are proud of. We were selected for Arbed’s project to rename (to Arcelor) for logistics, planning and searches. We started with 170 name candidates and it took three months, 52 countries and we looked at 8,000,000 trademark documents!

develop what we have when we have money. Inspiro is set to hit the industry. Will you undergo corporate expansion? “We do have a new search department in the U.S. and one opening in Australia to facilitate 24 hour searching. But I am patient. When you are a young entrepreneur, you have 1.000 ideas. You run

We have to be global What’s it like to be a business woman in Luxembourg? “When I started this company I had lost my marriage and my job. A woman couldn’t find a job here ten years ago. I had to make money, be independent, work and build a company and look after my children. I needed a loan from the bank and it took me 7 stressful years to get out of the red. As soon as I could, I went to the bank and got back my guarantees. Everything we have at AvantIQ we own. No loans. I never want to go back to a situation where I owe money. We

after everything. Look at it like tennis. A new player runs and jumps at every ball –an experienced player knows how to wait for the ball to come to him – to calculate. I can still be a visionary and see things in the future. The business plan for Inspiro was written up five years ago and the time is just right for it now.  Mary Carey

Brigitta Dennemeyer: "Our searchers are walking libraries."

Photo: Luc Deflorenne

AVANTIQ, HOUSED IN UNassuming quarters on Route d’Arlon, is one of the world’s biggest players in IP and trademark information. Brigitta Dennemeyer started the company ten years ago with three people. AvantIQ’s new platform, Inspiro, takes data from any source, reviews it, analyses it and delivers a complete report. It has been designed to function similar to the way humans do - (based on industry habits), and it’s simple to use.


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case study cadeaux d’affaires

Des amitiés bien entretenues En langage diplomatique, le cadeau d’affaires se dit «cadeau de courtoisie». Près de 100.000 d’entre eux ont été distribués lors de la Présidence de l’UE. LA DIPLOMATIE N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE DE négociations et de tractations de couloirs. Elle se nourrit également de petites choses, de politesses de bon aloi qui entretiennent l’amitié – fut-elle de façade — entre grands de ce monde. Aussi, au sein du gouvernement luxembourgeois, la question des «cadeaux» est-elle traitée avec le plus grand sérieux. Le ministère d’Etat, celui des Affaires étrangères et le Service d’information et presse (SIP) collaborent étroitement sur cette question, certes marginale, mais récurrente lors de toute rencontre importante. Il n’y qu’à voir le déploiement d’énergie auquel se sont livrés les employés du SIP et du Groupe Protocole et organisation, lors du dernier grand événement en date, la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne, pour se faire une idée. Mil Jung, le directeur du SIP, a présidé le comité de pilotage chargé d’orchestrer ce grand concert, qui a duré tout le premier semestre 2005. «Nous avons commencé à réfléchir à cette question dès janvier 2004. La distribution de cadeaux est devenue une tradition à part entière lors des présidences, et une certaine surenchère est apparue avec les années: chaque pays veut offrir les cadeaux les plus beaux, les plus utiles, les plus originaux. Il est vrai que c’est une occasion très intéressante de communiquer sur son pays», explique-t-il.

fier rapidement si le cadeau a plu. Lorsque j’ai vu que le commissaire européen belge Louis Michel en portait une lors d’une conférence de presse, je me suis dit: ‘c’est gagné!’», se réjouit encore le directeur du SIP. Selon l’importance de chaque réunion, le colis offert aux invités pouvait se voir étoffé de présents plus personnels et originaux. Evidemment, ce «petit plus» était intimement lié au statut du récipiendaire. Pour chaque catégorie d’invités, des montants «maxima» ont ainsi été fixés: 250 euros pour un chef d’Etat ou de gouvernement, 150 euros pour un ministre ou un commissaire, de 20 à 50 euros pour un membre des délégations ou de la presse. «Un journaliste de bonne humeur lorsqu’il fait son papier écrira sûrement un texte plus positif pour le Luxembourg», croit savoir Mil Jung. Comme sous le sapin de Noël, personne ne devait être oublié! Vu l’importance de certaines rencontres, la somme consacrée aux cadeaux a parfois grimpé très haut. Bien que les comptes généraux n’aient pas encore été faits, selon Mil Jung, une estimation du coût des présents offerts lors du premier Conseil euro-

Le cadeau d’affaires est un voyageur. Il doit donc être typique du pays, utile, élégant, mais, surtout, pratique à transporter en avion…

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Photo: Luc Deflorenne

De 20 à 250 euros par invité Pour sélectionner les présents et organiser la logistique, cinq personnes ont été occupées en amont de la Présidence, et quatre l’ont été à temps plein pour la distribution. Soit environ 2.000 heures de travail pour «choyer» comme il se doit les hôtes du gouvernement luxembourgeois, presse incluse! Il faut dire que pour rassembler et gérer les 104.394 cadeaux commandés pour l’occasion – dont 95% ont été effectivement offerts – il fallait des bras. Les services de l’Entreprise des P&T furent également de la partie, pour assurer le stockage et la livraison à bon port, à chaque rencontre, des montagnes de colis. Chaque participant aux réunions de travail s’est vu remettre son petit paquet, contenant au minimum un livre sur le Grand-Duché, des chocolats, une cravate ou un foulard de soie. A titre d’exemple, ce sont ainsi 30.000 cravates et 20.000 foulards, sélectionnés avec une attention toute particulière par Mil Jung en personne, qui ont été distribués. «Parce qu’elles ont une grande visibilité, les cravates permettent de véri-

péen a été réalisée: 100.000 euros environ. Parmi les plus présents les plus prestigieux, des œuvres artistiques (des sculptures d’Auguste Tremon et Jemp Bastien ou des sérigraphies de Bert Theis, Tina Gillen, Jean-Marie Biwer ou Roland Schauls) et musicales (avec un CD de l’Orchestre philharmonique, des solistes européens…), toutes choisies en collaboration avec le ministère de la Culture et le Musée national d’Histoire et d’Art. Pour les autres présents – tasses en porcelaine, serviettes de bain, vins de Moselle, eaux-de-vie, papeterie, etc. –, six soumissions publiques ont été organisées, ce qui a permis à 31 fournisseurs de voir leurs marchandises partir aux quatre coins du monde. «Fort heureusement, nous avons réussi à travailler essentiellement avec des entreprises luxembourgeoises», glisse Mil Jung. «Ces cadeaux, qui ont alimenté nombre de discussions de couloirs entre les membres des délégations, furent une excellente occasion de montrer que le Luxembourg n’est pas qu’un centre financier, mais qu’il est aussi un lieu de culture, d’histoire et de gastronomie», se félicite-t-il.  Frédérique Moser


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case study cadeaux d’affaires

«Le

cadeau d'affaires idéal doit-il refléter les valeurs de l'entreprise, entretenir les relations professionnelles ou sert-il avant tout à faire plaisir?»

JÉRÔME GRANDIDIER (DREAMCAR)

Un accélérateur de communication FLORENCE HENRY (CAVES BERNARD-MASSARD)

Le but ultime: faire plaisir à son destinataire «Le but ultime du cadeau d’affaires est de faire plaisir à son destinataire. Ce n’est que si ce but est atteint que l’investissement, l’effort qu’une entreprise alloue à une telle action peut se justifier. Dans la recherche de ce but à atteindre, chaque entreprise doit faire l’inventaire des produits ou services qui peuvent faire l’objet de tels cadeaux tout en respectant son éthique ou sa philosophie. Beaucoup de cadeaux sont faits sans réelle réflexion préalable et il n’est pas rare que l’on reçoive des gadgets sans utilité réelle ou de moindre qualité qui nuisent in fine à l’image de l’offrant au lieu de la renforcer. Ceci ne veut pas dire que le gadget en lui-même – surtout s'il est créatif - soit à proscrire. Certaines agences publicitaires, par exemple, sont passées maîtresses pour en découvrir de nouveaux chaque année pour leur propre communication. Mais tout dépend du domaine dans lequel on évolue. Le vin offre cet avantage d’être un vecteur de sympathie et de plaisir partagé. Ceci lui confère un large spectre d’utilisation et limite a priori le risque d’un échec. Par ailleurs, l’énorme choix parmi les vins à offrir permet à l’entreprise offrante de se singulariser et de refléter d’une certaine manière sa propre personnalité et ses propres valeurs. Certaines opteront pour le côté plus festif et solennel d’un vin effervescent de qualité ou d’un champagne, d'autres préfèreront mettre en évidence leur originalité en allant rechercher un vin d’une origine peu ou pas connue. D’autres encore voudront mettre en avant leur appartenance nationale et sélectionneront l’un des excellents crûs de notre Moselle. D’une certaine manière, le vin plus que tout autre cadeau permet ainsi le renforcement des relations professionnelles de l’entreprise, par la recherche du plaisir du destinataire tout en reflétant ses propres valeurs».

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RUTH LATIN-HERBER (DOMAINES DE VINSMOSELLE)

Un coffret cadeau prestigieux «Chaque année, les Domaines Vinsmoselle font fusionner l’univers de l’art avec celui du vin pour revêtir d’un habit de fête les meilleurs crus de la Moselle, rendant ainsi hommage aux vignerons, caviste et maîtres de chais qui, jour après jour, s’emploient à extraire le plus doux des breuvages de ce que la vallée leur offre en héritage. Sélectionnés parmi les lieux-dits les plus réputés de la Moselle luxembourgeoise et réunis dans la prestigieuse collection «Série limitée – Art & Vin», les Grands Premiers Crus forment une palette gustative particulièrement représentative de la région mosellane, des Portes de la Lorraine jusqu’à Grevenmacher. Parmi ces vins sélectionnés, quatre sont également disponibles dans un coffret-cadeau prestigieux. Le coffret haut de gamme est disponible au prix de 55 euros auprès des Domaines Vinsmoselle, vinothèques et magasins spécialisés».

Encore quatre mois avant Noël. Largement le temps d'offrir à vos meilleurs clients un cadeau dont ils se souviendront: la conduite d'automobiles de rêve, sur route ouverte. Dreamcar ou le summum du cadeau d'affaire... La société luxembourgeoise, qui propose des stages de conduite de voitures de prestige - Ferrari, Lamborghini, Porsche, Chevrolet Corvette, entre autres -, travaille régulièrement avec des entreprises. Les bons clients et/ou collaborateurs de ces compagnies sont récompensés par quelques heures de rêve automobile. «Nous ne sommes pas loin du cadeau (d'entreprise) idéal, sourit Jérôme Grandidier, directeur et cofondateur de Dreamcar. Lors des stages, la magie opère». Car rouler en Ferrari est une expérience unique. Et vivre ce moment avec un client resserre les liens professionnels. De fait, après quelques heures de rêve, la réalité reprend le dessus. Les rapports professionnels redémarrent. Mais ils ont évolué. «Dreamcar est un formidable accélérateur de communication. Les stages permettent de créer un relation forte basée sur une expérience commune», explique Jérôme Grandidier. Autre avantage de la formule, les stages de conduite atteignent les personnes visées. «Souvent, les cadeaux d'entreprise sont redonnés à d'autres collaborateurs. Ils perdent tout leur sens», remarque M. Grandidier. Avec Dreamcar, les refus sont très rares. Les voitures de prestige, par leur rareté et leur coût, sont réservées à une petite minorité de personnes très aisées. On peut croiser quelques Porsche dans les rues luxembourgeoises. Mais qui a déjà conduit une Lamborghini? Et qui serait si peu intéressé de le faire qu'il refuserait un essai gratuit? «En résumé, nos stages incarnent des valeurs de prestige, de dynamisme, de notoriété qui sont recherchées par toutes les sociétés. Immatériels, ils voient les clients repartir sans rien de concret dans les mains. Par contre, leur tête est pleine de bruits, d'odeurs, de sensations», rappelle le directeur de Dreamcar. Des impressions fugaces, mais qui marquent. Un souvenir fort, qui modifie durablement et positivement les relations professionnelles. Dreamcar? Désespérément la Rolls des cadeaux d'entreprise...


MUSÉE NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE ET CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE ABBAYE DE NEUMÜNSTER, LUXEMBOURG-GRUND Les inscriptions des classes ou de groupes se feront “online”sur le site internet: www.science-festival.lu.

Die Anmeldung der Schulklassen und Gruppen erfolgt “online” unter: www.science-festival.lu Musée national d’histoire naturelle 25, rue Münster L-2160 Luxembourg tél: +352 462 233 425/423 fax : +352 462 233 441

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case study cadeaux d’affaires

«Le

cadeau d'affaires idéal doit-il refléter les valeurs de l'entreprise, entretenir les relations professionnelles ou sert-il avant tout à faire plaisir?»

(HERMÈS)

LAURENCE GRAFF (SODEXHO)

Le cadeau d’affaires ne supporte aucune faute de goût «La prestigieuse maison Hermès innove dans le domaine des cadeaux d’affaires en créant un département entièrement dédié au service raffiné du «faire plaisir» et de la distinction. Le monde Hermès a ceci de singulier qu’il se soucie du détail qui fera la différence. Pour satisfaire cette exigence si particulière, l’équipe d’Hermès Luxembourg en collaboration avec Hermès Paris accueille chaque demande avec attention, qu’il s’agisse d’une création exclusive, de la personnalisation d’un objet de la collection, ou simplement de glisser dans les fameuses boîtes oranges un petit bristol personnalisé à la main qui rendra le présent unique, délicat et donc forcément apprécié par celui ou celle qui le recevra. L’art d’offrir est en soi un plaisir à redécouvrir et à soigner: c’est à ce titre que la maison Hermès cultive le sens du service en conseillant les entreprises sur le choix de l’objet et la meilleure façon de valoriser le geste. Il y a très certainement, dans la collection, l’objet qui répondra avec pertinence à chaque demande. En cas de doute, la maison propose également la solution ouverte des «Présents Liberté» (cartes cadeau) à découvrir et à choisir dans la boutique en bénéficiant d’un conseil avisé et attentif. En associant son nom à la signature et au savoir-faire Hermès, l’entreprise fait le choix de la justesse, de l’excellence et de la séduction. Le cadeau d’affaires ne supporte aucune faute de goût, aucune inexactitude car l’image de la société est un message à transmettre avec beaucoup de précaution pour atteindre l’effet de plaisir escompté. C’est en cela que la marque se distingue et affirme sa différence: un gage de qualité, d’attention et de soin qu’il n’est plus besoin de prouver. L’objet Hermès, qu’il s’agisse de soie, de cuir, d’argent ou de porcelaine a forcément une place dans la vie de chacun. Il traverse le temps avec élégance et panache, à l’épreuve des modes et des tendances, parfois si éphémères. A partir du 13 octobre prochain, la boutique Hermès de Luxembourg accueillera ses clients dans un nouvel écrin d’espace et de lumière, au 13 de la rue Philippe II».

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Renforcer l’image de marque de l’entreprise

ROMAIN PENNING (IMPRIMERIE KREMER-MULLER & CIE )

Original, différent et exclusif «L’imprimerie Kremer-Muller & Cie vous offre la gamme classique pour vos cadeaux d’affaires comme par exemple: les calendriers de bureau, les agendas, les sous-mains, les cartes de vœux… Et puis il y a «Typesch Lëtzebuergesch» un calendrier à la fois original, différent et exclusif. Pour sa 4e édition ce calendrier trilingue (allemand, français et anglais) jette un coup d’œil coloré et frais sur les traditions et coutumes luxembourgeoises. Notre département KM-Edition a sollicité cette année l’artiste peintre Annick Sinner, qui a publié déjà 6 livres avec l’auteur Guy Rewenig, pour illustrer en autre la Saint Valentin, la Fête Nationale, la Reine des Vins, la «Schueberfouer» dans cet ouvrage unique. À l’image des dernières publications, le calendrier, avec un petit lexique des fêtes traditionnelles et manifestations culturelles au Luxembourg, sera aussi disponible en édition limitée, accompagné d’une sélection de quatre grands crus de la Moselle Luxembourgeoise issus des meilleurs vignobles des Caves Bernard-Massard, le tout emballé dans un coffret de luxe. Ce calendrier, ainsi que notre gamme complète de cadeaux de fin d’année, peuvent également être personnalisés. Si ces propositions peuvent vous servir de cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année, n’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous montrer et présenter plus en détail nos compétences professionnelles dans ce domaine».

«Avec Apogheos By Sodexho, nous avons développé une gamme de solutions pour les cadeaux d’affaires qui répond aux attentes de nos clients: développer et améliorer les contacts avec les clients, mettre en évidence l’entreprise et ses valeurs et renforcer l’image de marque de l’entreprise tout en respectant les budgets fixés et en satisfaisant le bénéficiaire du cadeau! Grâce aux Chèques Cadeau – Wellness et Travel Solutions, nous disposons d’une offre innovante et attractive, unique à Luxembourg, permettant aux entreprises de remercier leurs clients de leur fidélité. Le Chèque Cadeau: une petite attention pour toutes les occasions... Le Chèque Cadeau est le cadeau qui vaut tous les cadeaux, un geste simple qui apporte une satisfaction garantie! Vous êtes toujours certain de faire plaisir puisque vous laisser à son bénéficiaire toute liberté pour choisir la manière d’utiliser son chèque: prêt à porter, articles de sport, parfumerie, librairie, électroménager, bricolage… Et le choix est d’autant plus vaste que le Chèque Cadeau Sodexho est accepté dans plus de 150 boutiques et magasins au Grand-Duché de Luxembourg. Le Chèque Wellness: pour quitter le monde l’espace d’un instant... C’est le cadeau d’affaires trendy et réellement personnel qui donne la possibilité à son bénéficiaire de se ressourcer physiquement et mentalement: sauna, hammam, jacuzzi, balnéothérapie, massages traditionnels du monde entiers, solarium, fitness… Le Wellness by Sodexho est accepté dans les meilleurs espaces thermaux et centre de bien-être du Benelux. Le Chèque Travel Solutions: et le rêve devient réalité... Horizons exotiques ou découvertes culturelles, randonnées ou farniente, plage, montagne ou grand métropole… le voyage est peut être le seul loisir qui fasse vraiment l’unanimité. Une envie de bouger que vous pouvez offrir à vos clients grâce au Chèque Travel Solutions. C’est le chèque voyage à la carte par excellence, souple, simple à utiliser, idéal pour remercier vos relations d’affaires et vos clients».


B-MASSARD-K-MULLER

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Le métier que je fais, c’est en quelque sorte mon violon d’Ingres… » Véritable profession de foi exprimée par Valentin Schoubs, le nouveau directeur général de l’Hôtel Sheraton Luxembourg Aerogolf. SI L’ON CONSULTE UN DICTIONNAIRE, NOUS apprenons que le violon d’Ingres ou, dans sa forme moderne le hobby, est une activité secondaire ou de loisir. Premier d’une série d’interviews que des décideurs de tous horizons ont accepté de nous accorder sur ce sujet, l’entretien que nous avons eu avec Valentin Schoubs, directeur général de l’Hôtel Sheraton Luxembourg Aerogolf depuis le 1er juillet 2005, nous oblige à revoir cette définition! Valentin Schoubs, quel parcours avez-vous suivi pour accéder à ce poste? «Le point de départ de ce parcours n’est finalement pas loin d’ici, précisément à Malmédy, à l’Hostellerie Trôs Marets, où je suis arrivé comme jeune étudiant pour faire un stage et perfectionner mon français. Le restaurant de l’hôtel avait alors un macaron au guide Michelin. Une deuxième étoile lui a ensuite été attribuée… qu’il vient de perdre malheureusement… À la suite de votre départ? (rires) «Non, non, juste avant. Je plaisante évidemment. Sérieusement, cette expérience m’a profondément marqué pour la suite de mon métier, dans ma manière de voir les choses. M. Blesgen m’a inculqué les notions de service, de contact avec les gens, tout ce qui entoure et constitue ce métier qui, finalement, est un métier de magie… oui, vraiment magique! C’est vraiment là où tout a débuté. Par la suite, j’ai continué mes études et travaillé dans de nombreux restaurants. Après avoir terminé mes études c’est par la France que j’ai commencé à voyager, entamant un périple à travers les vignobles, m’arrêtant dans la famille Querre, dans le vignoble bordelais (Château Monbousquet). Daniel Querre était professeur à l’université de Bordeaux. Parti trois semaines pour faire les vendanges, je suis revenu après six mois! Voilà alors une passion naissante! «Mais oui et durant toute cette période, j’ai sillonné et parcouru le vignoble. Lorsque j’émettais le souhait de découvrir tel ou tel château, aucun problème, M. Querre téléphonait et m’organisait un rendezvous. J’étais reçu et logé au château, imaginez le bonheur… j’avais à l’époque 19 ans!

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A mon retour à Bruxelles, je trouve un emploi dans un hôtel County House qui me donne la possibilité d’alterner quatre mois de travail et trois mois de congé, ce qui me permet de continuer à voyager. Je pars donc au Canada et reviens alors à l’hôtellerie, occupant divers emplois dans divers hôtels ou restaurants. Sans permis de travail, puisque simple touriste, je suis parfois obligé d’abréger mon activité! À la fin des trois mois, à nouveau Bruxelles pour reconstituer un capital de congé et repartir au Canada avec un nouveau visa de touriste… etc! Belle expérience au cours de laquelle j’ai lié de solides amitiés. De retour en Europe, je débute avec la direction du restaurant de l’Hôtel Mövenpick Brussels. Classique dans cette chaîne, tout est préparé, calculé, emballé en Suisse et envoyé en Belgique. Pas de place pour l’initiative! En revanche, il est indéniable que la constance et la régularité sont les qualités majeures de cet empire. En Suisse, en Allemagne, au Canada ou en Belgique, les prestations sont identiques, sans surprise positive ou négative… pas de la haute gastronomie, mais un niveau tout à fait acceptable et très satisfaisant pour de nombreux clients. J’ai vu au Mövenpick de Toronto des files d’attente d’une cinquantaine de minutes pour obtenir une table. J’explique toujours à mes collaborateurs que, quel que soit le niveau culinaire de la prestation, sandwicherie ou gastronomie, il faut être constant et régulier dans la qualité. M’attachant à donner plus d’autonomie à notre cuisine, je me consacre en parallèle à la partie hôtelière de l’établissement. L’Hôtel Mövenpick Brussels devient sous ma direction le Four Points by Sheraton Brussels. Votre hôtel est un navire dont vous êtes le commandant. Il faut en assurer le commandement 24h sur 24 et 365 jours par an. Suivrez-vous le cap choisi par Mme Nobel qui vous a précédé à ce poste? «Le cap n’est pas uniquement donné par la direction, mais aussi à un plus haut niveau par la chaîne. C’est un cap qui nous amène vers la qualité. J’accorde la plus grande importance à l’accueil et au service du client. L’attitude doit être: «oui, je peux» et non pas «nos standards disent que…». La qualité d’un

hôtel dépend de la qualité de son personnel. J’ai là les gens et un outil splendide après cette complète rénovation. Combien de personnes dans votre «équipage»? «À ce jour, 106 personnes dont l’ancienneté remonte à 25 ans pour certains. Combien de collaborateurs directs, vos assistants? «Huit personnes à qui je délègue les différentes tâches, la vente, la restauration, la comptabilité, la politique des prix. C’est plutôt le marché qui décide de l’évolution… un peu comme pour les tarifs aériens. Pas un seul mais différents prix en fonction de la pression du marché, pour faire une offre plus adaptée par rapport à la concurrence et à la demande des clients. Lorsque la demande est forte, les prix sont standard. En revanche, en été par exemple, lorsqu’il est nécessaire d’attirer la clientèle les prix deviennent plus avantageux. Pour bien gérer tout cela, nous avons donc un «revenue manager». Si vous n’étiez pas dans l’industrie hôtelière, quelle autre profession auriez-vous aimé exercer ? «(Long silence)… c’est une question que je me suis souvent posée! Je suis dans ce métier par passion. Bon, je pense que je serais dans une activité où il y aurait des gens, des contacts… Autrement, peut être pilote d’avion ou pilote de formule 1, quelque chose du style, plutôt des caprices qu’une envie réelle. J’aime le métier que je fais, c’est en quelque sorte mon violon d’Ingres, mon hobby. Nous allions justement vous demander si vous aviez un hobby... Qu’en est-il ? «J’en ai un qui est directement lié à ma profession, c’est le vin… Celui-là, on le voyait venir! «L’autre hobby nécessite du temps et de la disponibilité. Je m’intéresse beaucoup à l’aviation. J’ai suivi des cours en vue de l’obtention de la licence de pilote privé, provisoirement interrompus. Je m’intéresse au développement des avions, à la technique, comment ça vole… car cela aussi, c’est magique.


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Quand sa profession est une passion, il reste peu de temps pour le hobby. Mais, alors, le vin… «Mon épouse saurait mieux dire que moi combien d’ouvrages et de magazines relatifs au sujet je possède. J’en lis un peu, mais je me dis toujours: “j’aurai un jour le temps de tous les lire”. J’ai aussi donné des cours, dans une école privée à Bruxelles. Un de ces cours était une initiation à l’œnologie, l’influence du terroir, du climat… pourquoi la vigne aime le manque d’eau en surface qui encourage les racines à chercher en profondeur l’humidité chargée en minéraux, pourquoi le vin produit par ces raisins qui poussent ici sera de belle qualité, alors que cent mètres plus loin le raisin produira quelque chose qui n’aura pas la même splendeur. Suivre et comprendre cela prend du temps. Acheter quelques bouteilles de chaque millésime et pendant dix ans en suivre l’évolution, c’est splendide, incroyable.

«Suivre et comprendre cela prend du temps. Acheter quelques bouteilles de chaque millésime et pendant dix ans en suivre l’évolution, c’est splendide, incroyable».

Avez-vous une région vinicole de préférence? «Comme je vous ai dit au début, ma première grande découverte en vins se fit naturellement en France, dans le Bordelais. Cette première expérience m’a fortement marqué. Mes amours, aujourd’hui, ont un peu quitté la France et se sont déplacées au nord de l’Italie, dans le Frioul. Il faut dire que mon épouse est italienne et originaire de cette région, ceci expliquant peut-être cela. De plus, nous passons chaque année nos vacances là-bas et je dispose de beaucoup plus de temps pour découvrir. Le vin, en Italie, est devenu ces dernières années un produit extrêmement abouti et gratifiant. Les petites propriétés produisent un vin de vraiment haute qualité. On ressent la présence de l’artisan proche aujourd’hui de sa véritable identité. Il y a quelques années, on ne jurait que par les cépages classiques, cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot, chardonnay. Aujourd’hui, on observe le retour des anciens cépages, on recherche aussi dans les assemblages.

Votre amour du vin et de la vigne est assez extraordinaire. Vous en parlez avec passion et vos yeux brillent. «Si je me demande aujourd’hui ce que je ferai à la fin de ma carrière, c’est peut-être sur cette île déserte que je me retirerai, pas avec Une bouteille mais avec un vignoble! Je me vois bien produire un bon petit vin. Bon, pas une île déserte, mais un coin tranquille où je pourrai enfin lire tous ces ouvrages et magazines que je n’ai jamais lus, (rires) et je dirai alors: “Ah c’était comme ça dans le temps. On a fait quand même des progrès depuis et on pensait qu’on savait déjà tant de choses”».  Jacques Demarque

Photo: Luc Deflorenne

Vous allez vous retirer dans une île déserte, quelle est LA bouteille que vous prendriez avec vous? «Je ne peux en prendre qu’une? (long silence) Alors ce sera probablement La Tâche… C’est peut être sentimental et romantique, car c’est un des premiers grands vins que j’ai dégusté et il est resté dans mon cœur et ma mémoire. Oui, sans aucun doute c’est La Tâche.

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COMPACT ET PRECIS



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Casio Computer lance l’Ex-S500. À peine plus grand qu’une carte de crédit, ce nouvel appareil allie miniaturisation et expertise digitale. Textes: Corinne Briault





CHIC ET CHOC

Petit dernier de la gamme d’appareils photo digitaux Exilim Card, l’Ex-S500 ne mesurant que 13,7 mm d’épaisseur aux endroits les plus fins, offre une résolution de 5 megapixels et permet une heure d’enregistrement vidéo standard pour la réalisation de films vidéo de grande qualité (en format MPEG-4). Ses possibilités d’enregistrement ultra-performantes se combinent au système Exilim Engine de Casio, garantissant une grande précision, une utilisation rapide et une faible consommation d’énergie pour le traitement d’image. Grâce à lui, adieu les photos floues! La dernière version de l’Exilim Engine contient un Anti Shake Digital Signal Processor prévenant les photos brouillées en cas de tremblements ou d’objets en mouvements. L’appareil permet la prise de 200 clichés en une seule charge grâce à la batterie rechargeable en lithium. Autant d’avantages qui devraient rapidement en faire un chouchou des utilisateurs d’appareils digitaux.

CHOPARD SO HAPPY

La nouvelle collection Lab. Pal Zileri joue sur les règles de l’élégance. Le créateur y a mêlé deux tendances d’inspirations radicalement différentes: le raffinement et la punk couture…

À l’origine de la collection: les ronds dans l’eau. Chopard a décliné, au fil des saisons, les cercles concentriques virevoltant autour d’un diamant avec Happy Spirit, puis sont apparus successivement des pendentifs ovales, carrés, en forme de cœur. Cette année, le collier vole la vedette. Composé lui aussi de cercles reliés les uns aux autres, comme le seraient des bulles à la surface de l’eau, le collier Happy Spirit a sa propre vie. Ses anneaux articulés valsent ensemble et viennent épouser la forme du décolleté dans une cascade de cercles étincelants. Le diamant reste l’âme de la collection. Un bijou à la fois mouvant et émouvant.



Apparemment éloignées, ces deux approches de la mode pourraient s’opposer. Le talent de Lab. Pal Zileri a été de les faire fusionner. Place à un nouveau look pour un nouvel homme. Les tendances, chez le créateur, s’expriment de deux manières. La première reflète l’élégance sensuelle, avec des vestons coupés soigneusement laissant deviner la griffe du tailleur. La simplicité de la coupe souligne la silhouette et évoque un homme tantôt fort, tantôt fragile. La seconde tendance tire son inspiration de la mouvance underground des clubs berlinois modernes. La Punk couture se fonde sur des costumes à la sobriété irréprochable, aux chemises et T-shirts sombres assortis, rehaussés d’imprimés scintillants ou de motifs Jacquard. Le créateur propose un streetlook mêlant cheap et chip, structuré et déstructuré, à l’allure discrète, idéal pour les circonstances les plus glamours…

Turquoise, corail, onyx, nacre. Chopard explore le répertoire des couleurs et des formes.

HOMMAGE A L’ITALIE

Dernière création de la maison, Cerruti 1881 Collection, est une évocation olfactive à la féminité, à la chaleur et à la sensualité italiennes. Appliquant sa philosophie de la mode à l’univers de la parfumerie, Cerruti a décliné sa puissance créatrice en élaborant des essences simples, mais raffinées, modernes et reflétant toutes les traditions italiennes. Cerruti 1881Collection est un hommage à l’héritage Cerruti, aux racines familiales. Le parfum recèle de la feuille d’olivier Corregiolo, du raisin Sangioves, authentiquement italien, notes uniques pour une fragrance rare. Agrémenté de cyprès de Toscane, de patchouli sensuel, Cerruti 1881Collection est un parfum floral oriental racé, enfermé dans un flacon aux courbes originelles. Une délicate élégance.

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FRISSON AUTOMNAL BE TWEED YOU AND ME… Composée de lignes classiques et tendances, la collection automne-hiver 2005 Le Tanneur met le tweed à l’honneur. Devenus des éléments phares de la mode, les accessoires font désormais figure d’indispensables. Formes, matières, couleurs différentes, les sacs se déclinent ainsi selon les envies et les circonstances. Le Tanneur et Compagnie s’est inspiré des collections prêts-à-porter de la nouvelle saison et propose toute une gamme de sacs afin que chacune trouve son «must» pour l’automne. Matière star des podiums, le tweed sera très présent dans les nouvelles lignes d’accessoires de la marque. Recoloré en grosse toile chinée orange pour la ligne Tweed, avec un bel imprimé en grosse toile Prince de Galles pour la ligne Genève, l’étoffe sophistiquée s’adapte à toutes les envies de féminité. Certains modèles aux anses courtes se portent à la main ou aux bras comme le faisaient les héroïnes de film d’avant-guerre. Tout en luxe, mais sans ostentation.

Chaumet enrichit sa collection de seize nouvelles pièces. Evoquant la nature, son éveil, elles révèlent le savoir-faire unique du joaillier. Bagues, pendants d’oreilles, montres, barrette-broches, colliers… La collection Frisson met en scène, sous une simplicité apparente, tout le raffinement et le talent des joailleries Chaumet. Chacune des seize pièces a été travaillée avec une technique exemplaire. Les pierres, telles que la tourmaline (qui vient d’Afghanistan et qui a été choisie pour sa couleur rose et sa grande transparence), le diamant, le saphir ou la perle de Tahiti sont travaillés dans des tailles multiples et constituent un témoignage de la sensibilité et de la connaissance des matériaux de l’artisan joaillier. Inattendue, la collection Frisson réinvente des nouveaux-portés joaillerie: un bijou de tête avec une barrette transformable en broche, des bagues trois pampilles pour un porté au petit doigt subtil et raffiné, un nouveau solitaire avec un diamant mobile réinterprétant le solitaire classique, une montre où s’accroche une tourmaline pendentif que l’on peut porter autour du cou sur un lien de satin rose. Un Frisson de plaisir à découvrir.

MY BLUE SWEET SHOES 

LES DIAMANTS SONT ETERNELS



Cet hiver, la femme Fratelli Rossetti affirme son caractère. Fatale, moderne, féminine… La nouvelle collection permet toutes les audaces.

TAG Heuer lance une magnifique collection de montres féminines serties de diamants. La plus audacieuse jamais créée par l’horloger suisse. Cette nouvelle montre est une alliance de haute joaillerie et de technologie d’avantgarde. La Diamond Fiction est sertie de 879 diamants scintillants, dotée d’un boîtier carré en acier poli soulignant le retour au style provocateur. Cette pièce inédite est la première montre au monde où le diamant donne l’heure. Il suffit d’appuyer sur un bouton, et 54 de ces pierres précieuses changent de couleur éclairant les chiffres par un diamant rouge scintillant de l’affichage digital. En trois mots, une idée scintillante.

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Des jeux de contrastes issus de triptyques de peaux différentes, une infinité de couleurs (rouge rubis, bec-decanard, tabac, octane…), du cuir, du vernis, Fratelli Rossetti offre, cet hiver, un choix de modèles avec un must: les empeignes lavées, à l’aspect usagé, et les chaussures lacées classiques aux talons hauts, fins et agressifs. La marque ose orner ses modèles de grosses franges et de pompons, de broderies en forme de spirales faites à la main. Une pléthore de détails présents sur toute la collection qui lui confère une allure résolument urbaine et chic. Fratelli Rossetti propose également une série de modèles plus spécifiquement dédiée au soir en satin, daim ou vernis, agrémentée de petites boules de cristal, de fleurs et des peaux précieuses à double boucle. La féminité jusqu’à la pointe des pieds!


Business solutions 10 salles de cinéma climatisées de grand confort / 1 salle de réception avec service traiteur / digital events / organisation de conférences, de séminaires et d’événements

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playtime SOYEZ UN CHEF AVEC… HERVÉ CIUFOLETTI, EXECUTIVE CHEF, SHERATON LUXEMBOURG AEROGOLF HÔTEL…

SALADE DE ROQUETTE ET ROSETTE AUX PARFUMS D’ITALIE Ingrédients pour 4 personnes: 100 gr de rosette (mâche) 100 gr de roquette 1 dl de vinaigre balsamique 3 dl d’huile d’olive 50 gr de pignons de pin 20 gr de graines de sésame 12 tranches de jambon de Parme 4 champignons de Paris bien blancs 1 morceau de parmesan (150 gr), sel, poivre

Restaurant Signature et Crossroad Bar et Bistro, Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel Tel.: 34 05 71 / Fax : 34 02 17 www.sheraton.lu

Couper les champignons de Paris en tranches fines. Prendre le morceau de parmesan et faire des copeaux avec un «économe» épluchelégumes, 6 par personne. Réserver. Mélanger dans un saladier la roquette et la rosette, assaisonner avec l’huile d’olive, le vinaigre balsamique, le sel et le poivre. Dresser au centre de l’assiette la salade en dôme, parsemer les pignons de pin et les graines de sésame dans toute l’assiette. Mettre les tranches de champignons par dessus la salade, disposer les tranches de jambon de Parme autour de la salade et finir la décoration avec les copeaux de parmesan et un petit filet d’huile d’olive sur l’ensemble.

SON VIN PRÉFÉRÉ: Le Château Beychevelle SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: La Rameaudière

À TABLE! 

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Food 4 body & soul… tout un programme. C’est le credo de Claude et Jeremie, les nouveaux gérants du Full Monty. Nouveau cadre et nouveau concept pour ce Café-LoungeRestaurant proche de la galerie Auchan. Le personnel est jeune et bondissant, les prix raisonnables et toujours Eldoradio live le jeudi soir, sans oublier les soirées à thème. Les pizzas, de 20h30 à 21h00, ont leur happy hour. 11h00-01h00. Fermé le dimanche. Full Monty 2a, rue Carlo Hemmer Luxembourg Kirchberg 26 43 22 66 fullmonty@crosscom.lu

Changement de propriétaire du côté de Sandweiler où Serge Reuter reprend le restaurant de Jean-Paul Hoffmann. Il faut dire que Serge fut le second de JeanPaul durant quatre ans et connaît donc bien son affaire. Le cadre a été complètement revu dans un style très actuel et la carte affiche la tendance, toujours gastronomique. Menu Delicious à 44 euros. 12h00-14h00, 19h00-21h30. Fermé lundi soir, mercredi et dimanche soir. Restaurant Delicious 21, rue Principale Sandweiler 35 01 80 www.delicious .lu info@delicious.lu

Escapade du Groupe Goeres au bord de la Moselle avec la reprise de La Tourelle. C’est «le style de la Ville au bord de l’eau» comme se plaisent à dire les dirigeants du groupe. Belle salle sous la charpente, tons pastel et le cellier pour les événements. Petite carte à prix doux, service très aimable et

aussi l’occasion de déguster les crus de Vinsmoselle avant d’en acquérir quelques bouteilles. 11h30-21h tous les jours. La Tourelle 12, route du Vin Stadtbredimus 23 69 85 11 latourelle@hpb.lu www.hpb.lu

Massimo, véritable boule d’énergie, est le nouveau manager d’Eagle. Idéalement placé en bordure du golf, à deux pas du 18e trou, l’établissement est à la fois restaurant, bar (25 sortes de cocktails) et bientôt Cigar Club. Vous demandez, Massimo organise, depuis le club sandwich jusqu’au barbecue géant pour 120 personnes… Tout est possible et les prix sont honnêtes. Soirées à thème le 2ème vendredi du mois. 10h0023h00 tous les jours. Eagle Club House Scheierhaff Canach 26 36 41


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Foetz (11 Route de Brill) Luxembourg (19 - 21 Rue de Hollerich) Sandweiler (11 Route de Luxembourg)

Téléphone : (352) 26 09 07-1 Fax : (352) 26 09 07-73 E-mail: jardins@president.lu www.president-luxembourg.com

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playtime  Anne Martignon (Hôtel Le Royal)

 Christiane Hoffman (Lilith Project)

 Jacques Demarque (Explorator) et Hans Felner (Felner Books)

 Renald Wautier (CTG Luxembourg)

 Vincent Ullens (Imprimerie Faber), Mike Koedinger et Antoine Santoni (T.TV)

LE CLUB PAPERJAM INVITÉ PAR… … LE RESTAURANT LE JARDIN, HÔTEL LE ROYAL Anne Martignon et Alain Ducourant, nos hôtes pour ce Club du 20 juin, ont prévu le dîner sur la superbe terrasse fleurie, solstice d’été oblige! La pluie en décida autrement, le repas est finalement servi à l’intérieur où le cadre ensoleillé relègue les caprices de la météo au rang de péripétie sans importance. Auparavant, Christelle Anglade et son équipe ont créé l’ambiance en préparant et servant aux invités, installés dans les profonds fauteuils du bar, d’excellents Mojitos en diverses versions, accompagnés de réductions de cassolettes Pomme Cannelle. Le menu concocté par le Chef Jean-Luc Chauvel débute par le Ballotin de chèvre au persil, tomates parfumées au basilic en jus, roquette italienne et balsamique. Jean-Christophe, le sommelier, a servi et commenté un riesling alsacien grand cru Vorbourg 2002 Clos Saint Landelin de chez R. Muré: robe dorée et attaque franche, floral et très équilibré. Avec le filet de bar aux légumes de Provence, sauce  Jacques Demarque (Explorator)

 Laurent Grass (Lola production)

vierge, nous découvrons un viognier Santa Julia 2002 argentin, jaune pâle, limpide, aux arômes de fruits à chair blanche, coing et pêche. Après l’agréable intermède du granité de Provence, l’expression et la puissance de l´Escudo Rojo chilien, cabernet sauvignon franc, Baron Philippe de Rotschild 2001 s’accorde a merveille avec le subtil médaillon d’agneau en croûte d’herbes, brochette de grenailles et ratatouille fondante. Ce très méridional dîner se termine sur la note aromatique d’une tartelette fraise basilic et la robe cuivrée d’un Languedoc-Roussillon Maury L. Louis Lafarge 1992, assemblage de grenache, muscat, malvoisie, où domine le velouté du pruneau et du fruit confit. Un baladin accompagne d’accords de guitare ce Club aux accents prononcés de vacances. Restaurant Le Jardin, 12 boulevard Royal, Luxembourg (Centre-ville) réservations 241 61 67 3

 Gilles Demarque (Luxmarine)  J. Bibauw (Le Royal), Ch. Hoffman, L. Grass, A. Martignon et et M. Koedinger

 Vanessa Gourdange (Tempo)  V. Ullens (Imprimerie Faber) et F. Gasparotto (Tempo)

 Hélène Turquey (Axis) et Marios Paras (Rowlands International)

Photos: Andres Lejona (Blitz)

 Hélène Turquey (Axis), Alain Ducourant (Le Royal) et Vanessa Gourdange (Tempo)

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INDEX ORGANISATIONS CITEES A ABBL

CHIFFRE DU MOIS par Carlo Schneider C’est le nombre de périodiques publiés au Luxembourg. Un chiffre impressionnant (qui correspond à un périodique par 1.000 habitants!),mais peu atteignent pourtant un tirage comparable à celui de paperJam (20.000)...

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO

paperJam novembre 2005

Dossier: assurances

Le marché de l’assurance est en pleine ébullition. Quel est l’impact des nouvelles dispositions législatives en matière de blanchiment ou d’intermédiation? Comment le Commissariat aux assurances intervient-il? Les assureurs, sous l’égide de l’ACA, ont mis au point, au printemps dernier, un nouveau code de déontologie de la profession. Quel en est le contenu? Jusqu’à quel point sera-t-il suivi par les sociétés d’assurance? Avec la recrudescence des catastrophes naturelles et des risques d’attentats, le rôle des sociétés de réassurance est de plus en plus prépondérant. Quels sont les mécanismes mis en œuvre? Les garanties proposées? Et notre guide pratique, reprenant l’ensemble des compagnies d’assurance agréées par le Commissariat aux assurances au Luxembourg.

PARUTION : 21.10.2005 DEADLINE PUB: 11.10.2005 www.tempo.lu

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50, 70, 80 ACA 50 Adecco 78, 85 Adia 78 Adm. de l'Environ. 44 ADR 108 ADUSEC 72 Advantage Comm. 91 Agence France Presse 82 AIE 56 AII 59 Ainsicom 78 Ajilon Luxembourg 78, 80 Almus 80 Amcham 130 ANR 59 Antal International 84 Apollor 58 Apple 88 Arbed 36, 48, 72 Arcelor 36, 44, 58, 70 Arche de Noe 131 Ares 44 Asport 4, 91 Astron Buildings 36 Auchan 42, 144 Audiolux 70 AvantIQ 132 Axis 148 AxoGlia Therapeutics 30 Banque BCP France 66 Banque BCP Lux. 66 Banque Degroof Lux. 70 Banque Pictet 62 Basic Consulting 90 BCE 78 BCEE 66, 70, 91 BEI 70 Belgo 36 Bertelsmann 82 BGL 46, 48, 68, 70, 80, 91 BGL Invest. Partners 70 Binsfeld Comm.90 Bizart 78 BMB 60 BMW 8, 9 BNP 43 Bourse de Bruxelles 68 Bourse de Lux. 50, 70 Boursorama 69 Breitling 21 BCC 130 Broadcasting 61 Brunswick 64 BSkyB 24 Bulo Concept 35 Bureau d'études en urbanisme Zilm 108 BIT de Genève 72 Business Initiative 30 Cactus 42 Cactus 42, 101 Cadillac 27 Caissé d'Epargne 66 Canon Luxembourg 80 Cap Gemini 78 Cargolux 130 Carmignac Gestion 78 Carnival Cruises 64 Cartesis 86 Casio 142 Caves Bernard-Massard 91, 136, 139 Caves Gales 42 Caves Krier Frères 42 Cegecom 2 Cegedel 70 Centre hospitalier 16 Centre universitaire 10 CEP-L 71 Ceps/Instead 16 Cerruti 142 Cetrel 86 Chambre de Commerce 16, 30, 48, 95 Ch. des députés 52, 96 Chambre des Métiers 18 Chaumet 144 Chopard 142 CIC Benelux 96 CIP 24 CIPlux 24 CIRTES 58

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Cité des Sciences 18 Citibank IPB 78 Citibank Luxembourg 32 Class Croûte 147 CLC 54 Clearstream 66, 82 CLT-UFA 24 CMD 34, 91 Codeplafi 50 Comed 90 Comité des Régions 96 Commerzbank Intl 80 Commerzbk Intl Lux. 82 Commission de la Bourse de Luxembourg 70 Commiss. européenne 20, 50, 78 Computer Systems 90 Concept Factory 91 Conseil de l'Europe 96 Conseil de l'UE 50, 134 Conseil d'Etat 54, 96 Consors 69 Corvette 136 Cosea 82 County House 140 Cour des Comptes 78 Courthéoux 42 Critt 58 CRP Gabriel Lippmann 18, 20, 58 CRP Henri Tudor 31, 58, 130 CRP Santé 128 CSSF 50, 74 CST 36 CSV 96, 108 CTG 133 CTG Luxembourg 148 Daimler Chrysler 41 Data Document 24 Davide Campari 64 De Witte & Morel 82 Déi Gréng 98, 108 Déi Lénk 44, 108 Delhaize 38 Deloitte 130 Design Luxembourg 90 Deutsche Bank 70 Dexia 15, 91 Dexia-BIL 70, 80 DHL 129, 147 DiVinum 38 DLSI 78 Domaines de Vinsmoselle 136, 144, 149 Dotcom Luxembourg 91 DP 98, 108 Dreamcar 136 DROBen 60 Dugas 91 Dupont Luxembourg 32 Easi Resources 82 eBay 130 ECODA 50 E-connect 91 Econom. Club Lux. 14, 72 Editions Guy Binsfeld 60 Editpress 92 Editus 82 Eiden 60 Eldoradio 144 Electro Security 109 Embry-Riddle Aeronautical University 130 EMC 89 Emoveo 91 ENIM 58 ENSAM 58 Enterasys 80 Entrep. des P&T 134, 151 Epuramat 30 Ernst&Young 24, 80 Ernst&Young Lux. 66, 78 Esso 76, 77 Estée Lauder 64 ETrade Financial 68 Eurobéton 16 Eurocordial 52 Eurodns 67 Eurolux 80 Euronext 68, 82 Exane 82 Farvest 82

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Fast Training 80 Faymonville 91 Féd. des Brasseurs 55 Felner Books 148 Ferrari 136 Fidelity Investments 74 Fila 36 Firstmark Luxembourg 80 Fonds du Logement 120 Fonds d'Urbanisation Kirchberg 24 Forrester 69 Fortis 46, 68 Sheraton Brussels 140 Four Seasons 64 Fratelli rossetti 144 Full Monty 144 GE Fleet Security 123 GE Fleet Services 78 Global Sat 57, 143 GPL 42, 56 Grafé Lecocq 38 Grey Luxembourg 80 Groupe Goeres 144 Groupe Oseo 59 Groupe RTL 78 Groupe Saint-Paul 92 Guide Michelin 140 H2a 91 HEC Liège 18 Heidrick & Struggles 80 Hermès 32, 138 Hilton Luxembourg 130 HMS Lux 68 Hostellerie Trôs Marets 140 Hôtel Le Royal 148 Hôtel Mövenpick 140 Hôtel Sheraton 140 Husky Luxembourg 82 I.R.I.S. 88 IBM 28 IFFC 18, 95 Ikea 60 ILA 50 ILEA 22 ILR 52 Immocris 78 Imprimerie Faber 80, 148 Imprimerie Kremer-Muller & Cie 138 Imp. Victor Buck 24 Index2006 56 Inea Corporation 86 Ingehoven & Partners 70 InSIC 58 Inspection concurr. 78 IRE 78 IEES 10 IFA 50 IGN 60 Institut Health Care Management 18 IST 10 ISERP 10 Intech 75 Intel 88 Interact 91 Inter’l Health Care Inst. 18 Internaxx 68 IUIL 18 Iway Software 88 IWPT 46 J.P. Morgan Asset Management 80 Jones Lang LaSalle 32 JPMorgan Chase Bank 66, 69 Juniper Networks 86 KBC Group 70 Keytrade 68 KKR 36 Kneip Communication 66 KBL 70 Kremer Muller 139 Kultur am Süden 90 Kyocera 86 La Cave du Sommelier 40 La Tourelle 144 Lab 36 Lab.Pal Zileri 142 LNS 16 LaCie 86 Lamborghini 136 LCTO 112

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Le Foyer 70 Le Tanneur 144 Leleux Ass. Broker 78 Lenovo 86 Les Jardins du Président 147 Lexmark 86 Lexus 17 Lilith Project 148 Lindt 64 Linea 3 149 Linster Bureautique 32 Lola Communication 91 Lola Production 148 LSAP 98, 108 LSC 48 Luxair 78 Luxair 99 LSF 4, 73 Luxempart 70 Luxenergie 131 Luxexpo 6 LuxGSM 42 Luxinnovation 56, 128, 133 Luxmarine 148 LXE 80 M&V Concept 90 Made by Sam's 80 Makro 42 Mangrove Cap. Part. 130 MarkCom 55, 80, 90 Mc Kinsey 30 Mercedes 37 Metal 2T 58 Michel Greco 105 Microsoft 32, 88 Microtis 86 Mikado Publicis 90 Mike Koedinger Ed. 56 Millenium BCP 66 MindForest 102 Mini Cooper 33 Ministère de la Culture 54, 134 Minist. de la Santé 44 Ministère de l'Emploi 52 Ministère des Affaires étrangères 134 Minist. des Finances 32 Ministère d'Etat 134 Mittal Steel 58 Mobilux 46, 47, 90 Mocom 31 Monster 80 Monster.lu 84 Moskito Productions 90 M-Plify 24 MUM 91 Munhowen 55 Musée d'Hist. natur. 137 Mus. nat. des Mines 91 MNHA 134 Nielsen/Netratings 69 Nissan 45 Océ 93 Olivetti/Getronics 78 Orco Property Group 70 OSCE 96 Otan 96 P.T. Bank Finconesia 82 Packard Bell 88 Paneurolife 78 PaperJam 84 Pass. Fitness 127,131,147 Pecoma International 80 Permira 36 Philharmonie 90 Philharmonie 49, 90 Pictet & Cie (Europe) Luxembourg 62 Pizza Hut 90 Plastinnov 58 pm@work 101 Polyprint 90 Porsche 136 PwC Luxembourg 82 ProfilArbed 44 Protiviti 130 Puma 64 PwC Academy 82 Quest Mark. Research 78 RAG 82 Raiffeisen 47 Real Solutions 74, 82

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Real Solutions 82 Région wallonne 60 Réna Dumas 32 Restaurant Cœur Grenadine 91 Restaurant Le Jardin 148 Restaurant Signature et Crossroad Bar et Bistro 144 Restaurant Thaïland 65 Restautant Delicious 144 Ricoh 86 Robert Half Inter.l 79, 124 Rockhal 79 Rowlands Internat. 148 RTL Group 70, 82 S&E Consult 70 Sacred Heart Univ 22,135 Sal. Oppenheim Int. 70 SAP Belux 78 SAS 125 SBS Broadcasting 36 SD Worx 81, 82, 88 Select Business 29 SES Astra 24 SES Global 24, 70 Sevic Systems 78 SGAR 58 SGG 70 Siemens 23, 130 Sigelux 91 SIGI 102 SIP 134 SIT Group 28, 86, 88 Sit-Net 91 Skype 130 SNCI 42 Sodexho 138 State Street Bank Lux. 82 Statec 52, 56 Storagetek 80, 88 Studio Frank Weber 90 Sun Microsystems Financial Sector 66 Sunbelt Software 88 Suncani Hvar 70 Supélec 58 Swiss Intern. Airlines 78 Swissair 78 Sympass 82 Synapse 91 Systemat 83 T.TV 148 Tango 42, 53, 91 TD Bank 68 TD Waterhouse 68 Telindus 127, 130 The Directors' Office 50 The Inst. of Directors 50 The Luxembourg CFA 65 Topsolar 24 Toshiba 86 Trend Micro 88 TTL Open asbl 4718 Université du Luxembourg 10, 30, 48, 72 Université Henri Poincaré 59 Université Louis Pasteur 30 Université Robert Schuman 18 Unix 28 Utopia 70 Utopia 70, 145 Vega do Sul 36 Victor Buck Services 24 Viewsonic 88 Villeroy et Boch 80 Vision IT Group Luxembourg 32 Voxmobile 42, 90, 152 WestLB International 70 Witry & Witry 36 WorldCom 80 Xerox 32 Zarabina asbl 52


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