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21.05.2004

19:11 Uhr

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édito

En couverture “Elections 2004“ - Illustration par Thomas Brodahl (xtrapop) Photomontage par xGraphix

Editions Mike Koedinger S.A. Téléphone 29 66 18-1 Fax 26 18 74 77 E-mail office@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com Bureaux 39 rue Anatole France, Luxembourg-Bonnevoie Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg Directeur de la publication Mike Koedinger mike@mikekoedinger.com Administration Stephanie Simon stephanie@mikekoedinger.com Isabelle Ney isabelle@mikekoedinger.com

REDACTION Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 29 66 19 E-mail press@paperJam.lu Web www.paperJam.lu Comité de rédaction Eric Chenal (Blitz), Francis Gasparotto (tempo!), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Florence Reinson, Carlo Schneider (tailormade) Rédaction Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Florence Reinson (-45) florence.reinson@paperJam.lu Collaborateurs rédactionnels Jérôme Bloch, Gaël Calvez, Jacques Demarque, Neil Hearfield, Nourdine Idir. Photographie Eric Chenal (Blitz), Frédércic Di Girolamo (Blitz), David Laurent (Blitz), Olivier Minaire (Blitz) www.blitz.lu ERRATUM Dans notre derniére édition, les photos de l’article “SMS, so many services” (Dossier Télécommunications, page 108), ont été attribuées, par erreur à Eric Chenal. Elles sont, en fait, dûes à Olivier Minaire.

PUBLICITE Régie pub exclusive tempo! SA Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 26 29 66 20 E-mail contact@tempo.lu Web www.tempo.lu Directeur associé Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Directeur commercial Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Chargée de clientèle Ludivine Plessy (-37) ludivine.plessy@tempo.lu

PRODUCTION Directeur artistique Guido Kröger (xGraphix) www.xGraphix.lu Mise en page xGraphix www.xGraphix.lu Impression Victor Buck www.victor-buck.com

DIFFUSION paperJam est diffusé à 20.000 exemplaires par édition. paperJam pour vos clients ou vos salariés? Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Abonnements Par virement au compte BCEE IBAN LU87 0019 1655 8851 4000 des Editions Mike Koedinger SA. Standard: 10 numéros/an: 40 €. 3 x 10 numéros/an: 80 €. Tarifs internationaux et formules grand volume sur simple demande. Diffusion en kiosque Messageries Paul Kraus Diffusion Michel Greco www.greco.lu © Editions Mike Koedinger S.A. Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

EDITO

A la rencontre du développement durable Le Développement durable est à la mode: concilier performance économique, viabilité écologique et équité sociale devient de plus en plus une nécessité et donc un défi pour les entreprises. Et elles seront les premiers tirer profit d'un développement plus durable qui se base sur un nouveau mode – plus respectueux – de management. Il n'est donc pas un hasard que paperJam et tailormade, un des premiers bureaux de conseil en management au Luxembourg et dans la Granderégion (www.tailormade.lu) ont choisi ce thème pour la première édition de leur cycle de conférences "Les rencontres paperJam - tailormade". Le 8 juin prochain, des experts de renommée internationale discuteront à Luxexpo, ensemble avec des acteurs nationaux et – élections législatives obligent – des responsables politiques des défis posés aux entreprises par le développement durable, mais aussi des opportunités liées au développement durable pour l'économie et les entreprises luxembourgeoises, comme la nanotechnologie ou encore l'écologie industrielle. Le programme détaillé de cette journée, ainsi que les modalités d'inscription, sont disponibles sur le site Internet de tailormade. Ces inscriptions sont ouvertes jusqu'au premier juin (attention: nombre de

places disponibles limité à 80 personnes). La coopération de paperJam et tailormade pour créer un nouveau cycle de séminaires, inédit au Luxembourg, s'inscrit dans une logique et approche commune: contribuer à l'excellence économique du pays et de la Grande-région, par la recherche de nouveaux cré-

neaux économiques, pour susciter des réflexions et favoriser des débats publics. Au courant des années 2004 et 2005, nous organiserons toute une série de séminaires et conférences qui répondront toutes aux mêmes critères d'exigence, et d'efficacité et qui couvrant une large gamme de secteurs industriels et des services. ■ Carlo Schneider

Le développement durable sera le thème du premier cycle de conférences “paperJam-tailormade”, le 8 juin prochain.

Photo: David Laurent (Blitz)

EDITEUR

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PIDAL

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ACTUALITE: Luxair: Alain Georges, en liberté

ACTUALITÉ:

20

en couverture 10 | Elections 2004:

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"Il n'y a pas de grand clivage

politique au Luxembourg". A quelques jours des élections législatives, le sociologue Fernand Fehlen porte un regard sans concession sur le paysage politique luxembourgeois, constatant que sa petitesse géographique en réduit

Le cinéma luxembourgeois...

54

36 | VOXmobile sur les chapeaux de roues Le nouvel opérateur offre 20.000 abonnements gratuits et ambitionne d'être le leader des fournisseurs de

52 | Protection contre l'immigration d'Europe de l'Est Les ressortissants de huit des dix nouveaux membres de l'UE devront attendre au minimum deux ans pour profiter de la libre circulation des

contenus et d'applications.

travailleurs.

38 | Telindus Un pied dans l'open source

54 | Le cinéma luxembourgeois résolument européen Le pays a réussi à se forger une

également sa dimension idéologique.

petite place dans le métier, mais la concurrence est rude.

LUXEMBOURG

actualité

EN COUVERTURE: Elections 2004: “Il n’y a pas de grand clivage...”

La Belgique, elle aussi, dispose désormais d'un système de tax shelter...

40 | Heureux salariés luxembourgeois

ENTREPRISES

Le cabinet Robert Walters a analysé les différences sala-

58 | Quand Culture et Economie se rencontrent Le tout nouveau Centre Culturel de

riales existant entre le Luxembourg et ses voisins. L'inno-

Rencontre de l'Abbaye de Neumünster entend financer

20 | Alain Georges, en liberté L'ancien

vation est au rendez-vous...

une partie de ses activités grâce à des partenariats avec

président du Conseil d'Administration de Luxair s'interroge sur les risques d'une influence trop pesante de l'Etat sur le bon fonctionnement de la société.

24 | Six mois pour convaincre Luxair, au sortir d'une mauvaise année 2003, s'est engagée dans une profond chantier de restructuration.

28 | Cegedel Libéralisation, acte III 29 | Tango TV: retour au tempo endiablé

des entreprises.

42 | Les partis en ligne… avec leurs idées ? Les sites Internet des partis politiques passés à la loupe…

44 | De l'espace, enfin! La livraison de nombreux projets en 2004 et 2005 va plus que doubler l'offre en matière d'immobiliers de bureaux au Luxembourg.

46 | Loi sur les délais de paiement Les

veut revenir à l'esprit innovant de son créateur.

retards coûtent désormais beaucoup plus cher

30 | Systemsgroup: l'avenir en marche

48 | "Je n’ai jamais été aussi libre"

groupe renforce l’équipe dirigeante actuelle.

32 | Forum mini-entreprises Développer

GRANDE REGION 62 | Un nouveau souffle pour l’environnement Présentes au 7e Salon des Eco-industries de Metz, du 20 au 22 avril, les entreprises luxembourgeoises

Assurée de son maintien dans le groupe Tele2, la chaîne

L'arrivée d'un nouveau directeur pour les sociétés du

60 | Rencontres du prestige et de l'art de vivre Luxembourg, capitale du luxe.

confirment la montée en puissance de ce rendez-vous biennal.

64 | e-bird: Donner des ailes à la Grande Région Dirigeant clé de l’Histoire contemporaine, Mikhaïl

66 | L'art contemporain pose ses valises à Metz Après deux ans de travaux et plus de vingt ans

Gorbatchev n’avait jamais mis les pieds au Luxembourg.

de nomadisme, le Fonds régional d'art contemporain prend

C’est désormais chose faite…

l'esprit créatif des jeunes

ses aises dans une ancienne demeure patricienne du XIIe siècle.

Capgemini Luxembourg reprend son nom initial et en

50 | La précarité gagne les institutions européennes La réforme introduite par Bruxelles

profite pour lancer un business modèle de profit-sharing.

prévoit la fin du statut d'auxiliaire, remplacé par celui

parvient à s’arrimer au projet de méga-zone urbaine

Plusieurs banques de la place s’y intéressent de près.

d'agent contractuel. Le but: faire des économies...

sur les anciennes friches de l’Arbed.

34 | Risque et profit: : tout se partage!

67 | Esch-Belval: un projet fifty – fifty

En

échangeant 8,75 ha avec le Luxembourg, la Lorraine

paperJam juin 2004 05

10


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30/09/2004 1/10/2004

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MODULE 2 Le management opérationnel : entretien et conduite de réunion Le management opérationnel : entretien et conduite de réunion Coaching collectif

21/10/2004 22/10/2004 23/10/2004

Jeudi Vendredi Samedi

8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 heures

MODULE 3 La mobilisation des énergies La mobilisation des énergies Coaching collectif

18/11/2004 19/11/2004 20/11/2004

Jeudi Vendredi Samedi

8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 heures

2/12/2004 3/12/2004 4/12/2004

Jeudi Vendredi Samedi

8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 et 14.00 – 18.00 heures 8.30 – 12.30 heures

MODULE 4 Le change management Le change management Coaching collectif Evaluation du projet d’entreprise (1) Evaluation du projet d’entreprise (1)

24/01/2005 25/01/2005

Remise des certificats

Février/2005

(1)

Lundi Mardi

À prévoir 1 heure par candidat (la date et l’horaire seront définis avec le candidat)

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GRANDE REGION: Esch-Belval: un projet fifty – fifty

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DOSSIER:

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outils IT&TELCOS 68 | Les téléphones portables 68 | L'actualité des produits

COMMUNICATION

RH et formation

76

114 | Le bon wagon Luxembourg s'est doté d'un nouvel instrument financier destiné à contribuer à la diversification de ses activités: la titrisation.

116 | ABBL: Les banquiers mettent la main au portefeuille

117 | Toujours plus active La Commission de

72 | Nouvelles campagnes

surveillance du secteur financier (CSSF) ne chôme pas.

73 | Business Web Directory

Et entend bien le faire savoir.

dossier

118 | FETA Le premier agent de transfert fête ses dix

PLACE FINANCIERE: Bourse de Luxembourg: "Inventer l'avenir"

international communities 130 | Grey-haired VCs take ‘hands-with' approach to investing in European success NOBELUX forum brings together leading Nordic and Benelux VCs to discuss the European venture capital market and entrepreneurial climate.

132 | British Chamber of Commerce: New data protection law has broad scope, but does it have teeth?

ans

RH

Les institutions de la Place financière (5)

76 | La Formation professionnelle à petits pas La formation professionnelle est en dévelop-

120 | Objectif excellence pour la LAIP

prochement and provide insight into social etiquette,

pement, mais semble néanmoins tarder à se faire une place au soleil.

La Luxembourg Association of Investment Professionals

culture and doing business in Romania.

82 | Guide pratique formation continue

qualité professionnelle de la Place.

86 | Recruter mois, recruter mieux Ralentissement économique oblige, les entreprises recrutement moins. Les cabinets de recrutement doivent donc s'adapter...

92 | Guide pratique recrutement/conseil

plaide pour la reconnaissance des standards AIMR et la

MON ARGENT 121 | "Des perspectives de croissance intéressantes" Investir en actions revient progressivement dans les mœurs. Eclaircissements avec Paul Warin-

96 | Intérim: les nouveaux enjeux Le travail temporaire entend miser davantage sur la formation pour renforcer son poids sur le marché du travail.

104 | Guide pratique intérim

finances

134 | "Don’t be scared of getting close to Romanians" FirstTuesday speakers encourage a rap-

go et Roland Werdel (Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat)

ressources humaines 122 | Who's who: départs et arrivées dans les

loisirs 136 | Golf Les Fondamentaux 138 | 1er Intercompany Indoor Golf Open Retour en images sur le convivial événement du 28 avril dernier, au Golf de Preisch.

140 | Dresscode L'essentiel accessoire 142 | Plaisir du Palais, Resto News, La Recette

entreprises luxembourgeoises

PLACE FINANCIERE 106 | "Il faut inventer l'avenir" La Bourse de Luxembourg se trouve au devant de défis cruciaux pour son avenir. Ce qui n'entame pas la confiance de Raymond Kirsch, son nouveau président...

126 | Sondage monster.lu / paperJam

144 | Le club paperJam invité par le Restaurant La Lorraine

Vous avez précédemment changé d’employeur parce que…

128 | Agenda des formations

146 | Le chiffre du mois par Carlo Schneider

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en couverture ELECTIONS 2004

A quelques jours des élections législatives, le sociologue Fernand Fehlen porte un regard sans concession sur le paysage politique luxembourgeois, constatant que sa petitesse géographique en réduit également sa dimension idéologique. ENCORE DEUX GROSSES semaines et les jeux seront faits. Le 13 juin, 217.683 électeurs seront appelés aux urnes (rappelons qu'au Luxembourg, le vote est obligatoire...), pour élire leurs représentants à la Chambre des Députés. Un scrutin duquel sortira la formation d'un nouveau gouvernement. Se dirige-t-on vers une nouvelle coalition entre chrétiens sociaux et libéraux, ou bien les socialistes parviendront-ils à retrouver leur place perdue en 1999? Les

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enjeux de ce scrutin national, couplé, faut-il le rappeler, à des élections européennes qui ne semblent pas vraiment passionner l'opinion – que ce soit au Luxembourg ou dans les autres pays – semblent se limiter à cette seule interrogation, étant entendu qu'un bouleversement profond de la donne politique actuelle entre ces trois partis dominants semble assez peu probable. En dépit de cette situation de fait, le microcosme poli-

tique luxembourgeois n'en reste pas moins passionnant à observer. C'est ce que fait Fernand Fehlen depuis un bon nombre d'années déjà. Sociologue, enseignantchercheur au Centre universitaire de Luxembourg, il dirige l'Unité de recherche interdisciplinaire sur le Luxembourg (STADE, voir encadré) et supervise, depuis le début de l'année, une étude commanditée par la Chambre des Députés sur la participation politique au Luxembourg.

Monsieur Fehlen, comment caractériseriez-vous le tissu politique luxembourgeois? C'est très facile et ça se résume en un mot: "petit"! Le champ politique est petit, les gens se connaissent entre eux, ce qui détermine aussi un certain style de politique. Il n'y a pas d'attaques personnelles entre les acteurs, car ils se côtoient tous les jours. La loi électorale en vigueur au Luxembourg est évidemment déterminée par cette petite dimension, avec le système du panachage qui est vraiment fait sur mesure.


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ELECTIONS 2004 en

couverture

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en couverture ELECTIONS 2004

Quelle est, justement, l'influence d'un tel système dans le jeu politique? Ce panachage détermine, dans un certain sens, tous les débats politiques qui sont menés au Luxembourg, puisque c'est par ce système que la sélection du personnel politique se fait. Dans la mesure où seule peut être élue la personne qui a su réunir assez de votes personnels, il y a une mise en oeuvre de différentes stratégies pour obtenir ces votes panachés. Je n'irai pas jusqu'à caricaturer et dire qu'au Luxembourg il suffit de faire la tournée des bistrots pour obtenir ces votes panachés, car c'est évidemment bien plus compliqué. Mais en résumé, c'est clairement la notoriété

"Avec le système de panachage, c'est clairement la notoriété qui prime".

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qui prime. Le panachage est un système vraiment conservateur, qui privilégie la permanence du personnel politique. Ce panachage a donc profondément influencé le champ politique, la façon de faire. C'est un système qui va dans le sens du clientélisme ou du corporatisme, qui n'est autre que du clientélisme de groupe. Au Luxembourg, les partis sont très faibles en raison de ce système. Dans d'autres pays, pour accéder aux places d'une liste qui vous amèneront au parlement, il faut passer le filtre du débat inter-parti. Ici, il faut avoir d'autres compétences. Cela explique aussi pourquoi on a tellement peur, au Luxembourg, de proposer de grands projets de réformes, car nécessairement, il y a toujours le risque de froisser l'un ou l'autre lobby. Ce système de panachage n'a t-il donc que des aspects négatifs? Non, bien sûr et je dois vous avouer qu'en bon Luxembourgeois, j'ai un petit faible pour ce système! Il permet tout de même une proximité entre l'élu et l'électeur et cette proximité est réelle grâce à la petite dimension que nous évoquions tout à l'heure. On a toujours de grandes chances de rencontrer des ministres dans la rue... Finalement, le panachage arrange un peu tout le monde. Cela explique-t-il pourquoi il n'est pas vraiment remis en cause? Bien sûr! Son ancrage est très profond et il faut voir que tous les élus actuels le sont grâce à ce système!

Vouloir le changer serait donc remettre en cause leur propre fond de commerce! Il y a quelques années, il y a eu une réforme de la législation électorale et les voix qui demandaient un changement du système de panachage étaient très marginales. Il est d'ailleurs facile des les analyser! Elles venaient de ce que j'appellerai des "hommes de parti", des "hommes d'appareil". Il en existe très peu au Luxembourg, mais il y en a, et ce sont souvent les intellectuels des partis. Je ne citerai qu'un nom, qui est en quelque sorte le porte-drapeau des anti-panachage: Ben Fayot (député socialiste, NDLR) qui, depuis une vingtaine d'années, fait une analyse très lucide de ces mécanismes. Nous-mêmes allons aussi étudier cette stratégie qu'il convient de mener par rapport au panachage, sur la base d'une grille allant de la sphère privée (les connaissances personnelles, l'appartenance à la famille, ...), élargie progressivement vers la sphère publique. On pourra alors montrer combien le débat public est influencé par ce positionnement des personnalités qui l'animent. Cette situation rend-elle impossible toute réforme en profondeur du système électoral tel qu'il est actuellement en vigueur? Nous avions proposé un système de réformes, développé dans la perspective de la promotion féminine. Nous avions en effet constaté que les femmes sont les plus pénalisées par le panachage, car, en règle générale, elles disposent peu de ce capital notoriété.

Nous avons toutes les idées pour faire des listes de parité, des listes "chabadabada", comme on dit en France, mais elles sont court-circuitées par le panachage. Il y a des partis qui ont vraiment fait des listes paritaires, mais l'électeur n'a pas suivi... Si l'on doit vraiment un jour ou l'autre faire la promotion des femmes en politique par le biais des quotas, il faudrait de toute façon qu'il n'y a ait plus de panachage. Nous avions alors proposé un modèle sur lequel la moitié des députés serait élue par un système "classique". Mais cela ne remet-il pas aussi en cause l'organisation actuelle du pays en plusieurs circonscriptions? Effectivement, un tel modèle nécessiterait une circonscription unique. Là aussi, le débat est intéressant, car on ne peut que constater une grande disparité entre deux circonscriptions très grandes et deux petites. Le vote proportionnel fonctionne-t-il encore correctement dans ces deux petites circonscriptions? Le problème est que les électeurs de ces petites circonscriptions sont un peu mis à l'écart, puisqu'ils n'ont pas le droit de donner leur vote panaché aux grands ténors qu'ils ne voient qu'à la télévision. Il y a beaucoup de gens travaillant au centre, mais vivant dans le Nord ou l'Est. Ces circonscriptions ne cadrent donc pas avec les réalités sociologiques, celles du monde du travail ou même celles des médias! Les gens du Nord et de l'Est sont exclus du débat politique national,


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ENTREPRISES actualité

Photo: David Laurent (Blitz)

“La catastrophe du 6 novembre a sans doute agi comme le révélateur d'une certaine anxiété”.

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en couverture ELECTIONS 2004

parce que leurs représentants figurent très peu dans les débats nationaux. Les seuls qui ont intérêt à garder ces circonscriptions, finalement, ce sont les hommes politiques euxmêmes! Cette absence de réel renouvellement de la classe politique, couplée à la présence quasi-continue du parti chrétien-social (PCS), au pouvoir depuis 1945, estelle une bonne chose, alors qu'il y a une nette tendance à un certain désintérêt de la part de la population? Cela apporte en tous les cas une certaine stabilité au système et il faudrait un petit

"Ce n'est pas vraiment l'état de l'économie qui importe, mais la façon qu'ont les citoyens de la vivre".

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séisme, comme en 1974, pour faire changer cela (A la suite des élections du 26 mai 1974, le PCS, bien qu'ayant remporté le plus grand nombre de sièges (18), choisissait, de lui-même, de se placer dans l'opposition, laissant le pouvoir à une coalition Parti Socialiste (17 sièges) – Parti Démocrate (14), NDLR) . Et pour l'instant, on ne voit pas ce qui pourrait provoquer ce séisme. De toute façon, il faut aussi voir qu'il n'y a pas de grand clivage dans la population luxembourgeoise, celle qui peut voter. C'est donc aussi, quelque part, normal qu'au niveau politique, il n'y ait pas non plus de si grand clivage. Le seul phénomène récent, c'est l'ADR, qui est l'expression d'un problème social: les laissés pour compte du boom économique que nous avons connu depuis 15-20 ans. Ceci dit, on voit très bien que les partis ont de grandes difficultés à se renouveler, et le phénomène est évidemment renforcé par le système de panachage. A chaque nouveau candidat potentiel, il y a toujours le risque de perdre des voix panachées. C'est un cercle vicieux, en quelque sorte. Il y a aussi le problème spécifique aux élections européennes, où tout le monde sait très bien que les personnes qui sont sur les listes et qui ont eu le plus de voix n'iront pas forcément siéger. Ils ne sont là que pour attirer les voix. Ces élections européennes, justement, ne gagneraientelles pas à être organisées à une autre date que celle des élections législatives?

Il y a évidemment un problème de visibilité de ces élections européennes, pour lesquelles il n'y a pas vraiment de campagne spécifique. Mais il s'agit là, aussi, d'une question de pragmatisme à la luxembourgeoise: ça coûte moins cher d'organiser un seul scrutin. Il est vrai que cela escamote tout à fait les enjeux européens, mais d'un autre côté, les partis politiques luxembourgeois n'ont pas de politique européenne qui soit différente de leur politique tout court. Il y a le cas de l'ADR, qui aura peut-être son siège, cette fois-ci. Lors des dernières élections, on a remarqué que les gens votant pour l'ADR sur le plan national donnaient quand même leurs voix à d'autres partis pour les européennes, parce que l'ADR donnait l'image d'un parti qui n'avait pas une envergure ou un savoir-faire pour siéger au parlement européen. Les électeurs de ce parti le ressentaient bien. Cette fois-ci, l'ADR se donne une dimension européenne et il sera intéressant de voir si le message passera suffisamment pour lui procurer un siège. Vous avez évoqué l'évolution des acteurs politiques. Qu'en est-il de l'évolution du tissu électoral? C'est une très bonne question et nous sommes justement en train de travailler dessus, en étudiant les mutations observées depuis le début du XXe siècle. Ces mutations sont évidemment étroitement liées à celles de la société luxembourgeoise, et cela s'est fait en deux étapes.

A partir des années 50, il y a eu la fin progressive de ce que j'appellerai la société agricole et rurale, qui s'est maintenue très longtemps au Luxembourg, jusque dans les années 70. C'est le Parti chrétien-social qui incarnait cette situation: ruralité, catholicisme, PCS, une société renfermée sur elle-même. Dans ce contexte, l'année 1974 marque évidemment une rupture pour une société dans laquelle l'industrie prend vraiment son rôle au niveau politique. C'était déjà le cas dans les années 20 et 30, mais la deuxième guerre mondiale avait renvoyé de nouveau la société luxembourgeoise à sa ruralité. L'identité nationale ne se fait pas seulement par la langue, mais aussi par l'attachement au sol et chaque luxembourgeois a, quelque part, un ascendant qui a été agriculteur ou éleveur. La coalition libérale et socialiste a incarné le passage de cette société rurale, catholique, chrétienne sociale, à une société plus ouverte et plus moderne, marquée par les changements de mœurs. C'est l'avènement de la génération de mai 68, même si , ici, le mouvement a commencé un peu plus tard et atteint son point d'orgue en 1971. La seconde étape, c'est l'avènement de la place financière, avec cette croissance incroyable qu'aucun autre pays d'Europe n'a connue, avec ce que l'on peut appeler une immigration dorée qui a transformé la société de fond en comble. Dans cette situation, la réaction des Luxembour-


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geois a été un repli dans un secteur protégé et très bien rémunéré: la fonction publique avec tous les secteurs assimilés. Si, au début du siècle dernier, nous étions une nation de paysans, nous sommes, aujourd'hui, un pays de fonctionnaires au sens large du terme.

RECHERCHE

Bientôt un institut politique à part entière? C'est en 1993 qu'a été créée, au sein de la cellule informatique du CRP Gabriel Lippmann, la cellule STADE – STAtistique et DEcision – suivant deux axes autonomes. Il y a, d’une part, la recherche opérationnelle et son application à la planification et au contrôle de la production industrielle. D’un autre côté, il y a les statistiques et la sociologie empirique, placées sous la responsabilité de Fernand Fehlen. Depuis 2000, STADE est devenue une unité de recherche interdisciplinaire sur le Luxembourg, rattachée, en mai 2002, au Centre Universitaire, ce qui confirma son statut de pôle de recherche en sciences sociales à part entière, autour duquel pourrait s’articuler un futur Centre Interdisciplinaire d’Etudes sur le Luxembourg (CIEL). En septembre dernier, l'unité de recherche a été intégrée comme telle à la Faculté des Lettres, des Sciences Humaines, des Arts et des Sciences de l'Éducation de la nouvelle Université du Luxembourg. En 1999, à l’occasion des élections législatives, européennes et communales, la Chambre des Députés lui a confié une étude qui a permis la mise en place d’une cellule de compétence en sciences politiques. Début 2004, une deuxième étude similaire a débuté, en partenariat avec l'ILReS (l'Institut Luxembourgeois de Recherches Sociales et d’Etudes de Marché), dans le but de comprendre le fonctionnement du champ politique luxembourgeois en général et les rapports de force tels qu’ils se manifestent à l'occasion de ces élections législatives et européennes de juin 2004. "Ce qui est intéressant, note M. Fehlen, c'est que nous avons pris la relève d'un institut belge qui avait réalisé une étude similaire en 1974, à une époque où il n'y avait pas encore les ressources adéquates au Luxembourg. Je vois désormais dans cette perspective la création d'un véritable institut permanent en science politiques. Je pense qu'on est sur la bonne voie et j'espère que tout sera bien en place pour les élections de 2009". ■ J.-M. G.

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Cette spécialisation du marché du travail peut-elle, à terme, avoir des conséquences particulières? Cela risque en effet de conduire à des tensions si l'économie venait à faiblir. La question se pose de savoir quand cela arriverat-il? Ce n'est pas vraiment l'état de l'économie qui importe, mais la façon qu'ont les citoyens de la vivre. Les Luxembourgeois suivent beaucoup les médias allemands. Donc, là, par mimétisme, il se peut que l'on importe, au Luxembourg, un peu de la morosité économique. Mais il suffit que le Statec annonce une prévision à la hausse de la progression du PIB pour que l'optimisme revienne. L'économie luxembourgeoise est de plus en plus portée par les frontaliers et les étrangers. Or, ils sont exclus du champ politique, puisqu'ils ne votent pas. Ce paradoxe ne risque-t-il pas, à la longue, de poser des problèmes de fond? Dans la population des frontaliers, lesquels représentent tout de même beaucoup de monde, il y a en effet un important potentiel de gens qualifiés qui pourraient participer de façon fort utile au débat poli-

tique. Ils pourraient porter peut-être un regard nouveau et des solutions originales à tous les défis qui se posent à la société luxembourgeoise. D'un autre côté de l'échelle sociale, il y a toute l'immigration ouvrière qui existe aussi. Tous les gens qui ont des difficultés à trouver un logement décent, par exemple, sont également exclus du débat politique. C'est d'ailleurs un peu le dilemme du parti socialiste ouvrier, qui a du mal à se positionner vraiment, puisque la majorité des ouvriers n'ont pas le droit de vote. Nos hommes politiques, penseurs d'Etat, surtout au Parti chrétien-social, ont

proposé la solution de la double nationalité. Une des utilités serait de donner accès à la vie citoyenne de façon plus simple, voire plus rassurante, à un certain nombre d'acteurs qui en sont exclus pour le moment. Là, il y aussi un consensus de la part des grands partis. Seule l'ADR est contre cette double nationalité. En attendant, la situation actuelle favorise de nouveau la permanence et le conservatisme que nous évoquions précédemment. L'absence d'innovation dans les programmes des partis vient de là. Le danger est, évidemment, que ces partis s'éloignent trop des réalités du terrain.

"Les électeurs des petites circonscriptions sont un peu mis à l'écart du débat politique national".


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Est-ce pour toutes ces raisons précédemment évoquées que l'on ne peut que constater une absence de réelle campagne électorale? Oui, évidemment, puisque les groupes de population qui posent vraiment problème, et qui ont, du reste, des problèmes et des difficultés dans la vie de tous les jours, ne sont pas ceux qui pourraient participer au débat.

ETUDE

Les électeurs si loin de leurs élus... L'enquête menée par la cellule STADe, avec l'ILReS, sur le thème de la participation politique au Luxembourg, montre que 56% des électeurs Luxembourgeois se sentent éloignés des élus qui les représentent. Ce sentiment d'éloignement est encore plus prononcé dans la tranche 18-24 ans (81%), chez les célibataires (71%), dans la ville de Luxembourg (71%) et chez les femmes (69%). A l'inverse, c'est dans la tranche d'âge des plus de 65 ans (48%) et celle de la population gagnant moins de 2.500 euros par mois (45%) que l'on trouve les plus "proches" des élus. "Cela renverse totalement le discours traditionnel lié à la petite dimension géographique du pays", commente Philippe Poirier, Docteur en Sciences politiques, chercheur au sein de la cellule STADe. Cela peut sembler d'autant plus étonnant que les élus nationaux sont généralement aussi des élus communaux. Se pose donc aussi la question de savoir ce que l'on entend exactement par proximité, mais, clairement, certaines formes de relations à l'élu ont tendance à disparaître". Les modes de scrutin en vigueur, eux, rencontrent l'adhésion des électeurs, du moins en théorie. 55% de la population "électorale" userait du vote panaché. "Tout comme en 1999, les électeurs annoncent leur intérêt pour un tel mode de scrutin, mais en 1999, il y eut tout de même 59% des électeurs qui ont choisi le vote de liste", rappelle Philippe Poirier, qui estime donc qu'il s'agirait là d'une transformation majeure du comportement électoral des Luxembourgeois si le panachage était effectivement majoritairement employé. En revanche, le principe du vote obligatoire fait toujours recette, puisqu'ils sont 82% à souhaiter son maintien. ■ J.-M. G.

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Y a t-il des domaines plus exposés que d'autres à ce danger d'éloignement que vous évoquez? L'exemple de l'éducation est assez significatif. Les enfants qui ont vraiment des difficultés scolaires ont des parents "exclus" du jeu politique. Or, en raison d'un certain corporatisme, les partis prennent soin de ne pas froisser les enseignants, qui sont un lobby très fort. Cela explique cet immobilisme dans la politique de l'éducation. Avec l'étude PISA (Programme for International Student Assessment: enquête réalisée dans tous les pays de l'OCDE en 2000, au terme de laquelle le Luxembourg a été classé à la 29e place, sur 31 pays, NDLR), on nous a donné de très mauvaises notes, mais les conclusions qu'on en a tiré ont été minimes. L'explication est toute simple et bête: on a peur du lobby des enseignants. En France, certains ont voulu "dégraisser le mammouth". Ici, on ne veut pas le dégraisser, mais on pourrait tout de même l'activer un petit peu. Car entretemps, le mammouth piétine les jeunes élèves...

Cela ne veut évidement pas dire que rien n'a été fait, mais l'offensive scolaire que les libéraux nous promettaient n'a pas eu lieu. Tout juste quelques petites avancées notamment dans l'enseignement des langues. C'est là le grand problème". ■ Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

"Dans la population des frontaliers, il y a un énorme potentiel de gens qualifiés qui pourraient participer de façon fort utile au débat politique".


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actualité ENTREPRISES

Alain Georges, en liberté L'ancien président du Conseil d'Administration de Luxair s'interroge sur les risques d'une influence trop pesante de l'Etat sur le bon fonctionnement de la société.

ALAIN GEORGES, PRÉSIdent depuis 3 ans du Conseil d'Administration de Luxair, n'a pas sollicité le renouvellement – annuel – de son mandat à l'occasion de l'assemblée générale ordinaire du 10 mai dernier. Ou tout du moins lui a-t-on demandé avec insistance de ne pas le faire, ce qui, à conséquence égale, n'en revient cependant pas au même... Clairement, Alain Georges semble avoir été sacrifié par son ministre de tutelle, conséquence des quelques échanges d'amabilités entre les deux hommes, dans la gestion de la "crise" qu'a traversé Luxair suite au dramatique crash du 6 novembre 2002. Abandonné en bout de piste, après trois années à la tête de la compagnie, Alain Georges nous livre ses premières impressions d'ex-président et ses inquiétudes quant à l'avenir d'une compagnie aérienne qui n'a, à ses yeux, d'indépendante que le nom.

Peut-on dire, en effet, qu'il y a un "avant" et un "après" 6 novembre? Peut-être Luxair s'était-elle laissée bercer par une certaine confiance, sans doute superficielle, que la société avait en elle-même. Mais la catastrophe du 6 novembre a sans doute agi comme le révélateur d'une certaine anxiété. Je reste néanmoins persuadé qu'en dépit des mélodrames qui ont suivi ces événements, Luxair a les moyens de sortir de cette crise encore plus forte et plus dynamique.

Monsieur Georges, que retiendrez-vous de vos trois années passées à la tête de Luxair? Je retiens avant tout l'aspect merveilleux, au sens médiéval du terme, de l'activité du transport aérien. Même plus de 100 ans après le premier vol des frères Wright, il est toujours fascinant de

Quel est, selon vous, l'importance de cette crise? Il s'est surtout agi d'une crise des mentalités, qui servira peut-être à mieux attaquer les problèmes considérables que Luxair doit affronter: aussi bien en externe, avec la concurrence des compagnies low cost et la déréglementa-

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voir s'envoler ces engins colossaux et de mesurer l'ensemble de compétences, de performances et de responsabilités hors du commun que cela implique. Voilà pour les aspects positifs. Evidemment, le tragique accident du 6 novembre 2002 reste le fait le plus marquant. Le deuil, les souffrances m'ont profondément marqué et ont aussi beaucoup changé Luxair.

tion des activités aériennes, qu'en interne, où il lui faut trouver les structures de gouvernance, les productivités, les stratégies qui lui permettent d'avancer. Ce sera ardu, mais réalisable si tout le monde pousse dans le même sens. En cela, je souhaite beaucoup de succès à mon successeur, qui aura à mener à bien cette démarche. Dans quelle mesure la situation de "niche" exploitée par Luxair est-elle un frein à ce développement? On utilise souvent le terme de "niche" comme métaphore pour parler de "monopole". Certainement, pendant un temps, Luxair a bénéficié d'un monopole de fait, puisque cette niche était tellement petite que les concurrents ne voyaient aucun intérêt à s'y précipiter. Mais cela est révolu, aujourd'hui! Regardez le tarmac du Findel et vous y verrez des avions de British Airways, KLM, VLM, ... British Airways opère, aujourd'hui, plus de vols vers Londres que Luxair... Ce qui différencie Luxair des autres compagnies, c'est que les concurrents ne volent que lorsque c'est profitable, alors que Luxair, qui se veut une société citoyenne, continuera à assurer des liaisons même si elles ne sont pas profitables. Au moins pendant un certain temps.

Luxair assure, en quelque sorte, un service public du transport aérien? La société est, en tous cas, moins regardante sur ses recettes, car elle se considère comme faisant partie du tissu économique luxembourgeois. Mais il faut bien voir que la concurrence ne se limite pas au seul tarmac. Il y a les transports de bus entre Luxembourg et Francfort ou Charleroi, il y aura bientôt le TGV vers Paris... Ne parlons donc plus de monopole, ni de notion de "national carrier"! Il ne restera plus, à l'avenir, que des transporteurs qui opèreront là où leur business model sera le mieux adapté. Cette mutation dont vous parlez est-elle facile à envisager compte tenu du poids important que représente l'Etat dans tous les rouages de la compagnie? La vie d'une société active dans le transport aérien baigne dans les réglementations contrôlées par l'Etat: l'agrément des avions, des pilotes, la définition des routes aériennes, les droits de survol, les "slots"... Après la dérégulation imposée en 1979 par les Américains et Jimmy Carter, certaines compagnies qui n'ont pas su se sortir de cette culture de société semi-étatique, ont disparu.

Tous les efforts de Luxair doivent donc aller dans ce sens et si de grosses sociétés comme Lufthansa ou British Airways y sont parvenues, une plus petite société, comme la nôtre, plus flexible et mobile, doit aussi y parvenir. Mais il est clair qu'une culture d'entreprise d'un demi-siècle n'est pas facile à quitter, surtout si tout le monde ne pousse pas dans le même sens. Y a-t-il eu une réelle réflexion, au Luxembourg, quant à un désengagement progressif de l'Etat? Lorsque je suis arrivé à la tête de Luxair, on en parlait, effectivement. Mais la catastrophe de novembre 2002 a changé les attitudes et le souci du long terme a fait place à des questions de court terme. On n'en parle plus aujourd'hui. Pensez-vous, ainsi, qu'on en parlerait toujours s'il n'y avait pas eu ce drame? Je ne sais pas si les intentions exprimées à l'époque auraient été au bout. N'oublions pas non plus qu'il y a eu les attentats du 11 septembre 2001 et des crises géopolitiques qui font que l'ensemble du secteur aérien a été ébranlé et a perdu la belle confiance qui était la sienne auparavant.


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actualité ENTREPRISES

Qu'en est-il d'une entrée en Bourse de Luxair? Ne serait-ce pas là un des moyens susceptibles de soutenir les mutations devenues indispensables? J'avais, en effet, proposé l'idée d'une cotation en Bourse comme vision à moyen terme. Un tel objectif est très motivant pour une entreprise et, une fois cotée, devient un excellent stimulant pour maintenir une bonne performance continue. Dans le cas de Luxair, il faut bien voir qu'en fin de course, c'est la Bourse, ou bien l'Etat, qui constituent les investisseurs de dernier ressort. La compagnie a été créée avec l'engagement d'un certain nombre de grandes sociétés du pays, convaincues par le gouvernement de l'importance de pouvoir disposer d'une ligne aérienne nationale. Et depuis? Arbed est sortie du capital il y a une vingtaine d'années, RTL Group il y a deux ans... Combien de temps les autres resteront-ils (outre l'Etat, actionnaire à 23,1%, les autres actionnaires "luxembourgeois" sont la BCEE (13,4%), le Groupe Luxair et "autres" (13,2%), Dexia-BIL (13,1%) et la BGL (12,1%), NDLR)? Et qui voudra racheter les prochaines actions libérées? Personne n'en veut!

J'ai passé trois années à chercher des actionnaires potentiels. Je n'ai trouvé que les Suisses de Panalpina. J'en suis fier, mais il en faudrait d'autres. C'est pourquoi la Bourse constitue certainement une issue, mais il faut pour cela que Luxair décide d'entrer vraiment dans un effort de restructuration et de rationalisation à moyen terme. Entrée en Bourse ou pas, cet effort est de toute façon indispensable si la compagnie ne veut pas devenir, à terme, une petite filiale de Lufthansa (déjà actionnaire à 13%, NDLR). La société possède une bonne rentabilité, grâce à l'activité Cargo. Avec un effort sérieux au niveau des activités aériennes, elle afficherait un très joli compte de pertes et profits. Sur un plan plus général, comment jugez-vous l'évolution du "ciel aérien" luxembourgeois et de ses deux fleurons, Cargolux et Luxair? Cargolux et Luxair sont assurément deux grandes réussites. Dans les deux cas, il s'agit de l'aboutissement de ce qui ne fut, au départ, d'un rêve un peu fou, auquel peu de gens croyaient. D'un côté, Luxair, indépendamment de ses problèmes actuels, est une société solide,

“L'ensemble du secteur aérien a été ébranlé et a perdu sa belle confiance”. 22 paperJam juin 2004

dotée d'une flotte moderne et d'un des Cargo center parmi les plus efficaces du marché. De l'autre côté, Cargolux est une des compagnies-cargo leader dans le monde. Elle a gagné de l'argent en 2003, là où d'autres, même les leaders, en ont perdu. N'oublions pas non plus Lux-Airport, créée l'année dernière, qui dispose d'un grand potentiel dans sa mission de rendre l'aéroport du Findel plus performant et plus rentable. Tout cela peut donc paraître encourageant, mais il y a deux problèmes à résoudre. Tout d'abord, l'opinion publique et le monde politique ne voient pas le transport aérien comme une réelle activité économique, au même titre que peut l'être un DuPont à Contern ou un Arbed à Belval. Les problèmes d'environnement doivent être attaqués, non seulement en cessant de développer des zones de terrains à bâtir à Hamm, mais aussi en concevant des avions toujours plus silencieux et moins polluants. L'autre problème vient du fait que l'Etat est actionnaire à près de 40% de Luxair et est majoritaire dans Cargolux, au travers de ses participations directes et indirectes. Il s'agit là d'un réel danger pour la culture entrepreneuriale de ces entreprises, voire pour leur survie. L'Etat luxembourgeois est un grand capitaliste, ce qui est inévitable, dans un certain sens, puisque le pays n'a jamais eu de culture capitalistique privée. Il ne s'agit pas d'un reproche, mais d'un constat. Les différents ministres des transports que j'ai connu jusqu'à présent, n'ont jamais pratiqué de politique vraiment différente en fonction de leur appartenance à tel ou tel parti. Estimez-vous que le système de gouvernance actuel chez Luxair n'est pas approprié? Ce thème m'est très cher et je l'ai d'ailleurs mis en exergue dans le dernier rapport annuel de Luxair, insistant sur le fait qu'il est indis-

pensable de s'appuyer sur un système de gouvernance solidement structuré, définissant les pouvoirs à tous les niveaux, déléguant clairement les responsabilités et organisant une reddition des comptes régulière et un contrôle objectif, le tout suivant des procédures transparentes et des objectifs connus bien arrêtés. Si je l'ai écrit, c'est que, quelque part, je ne suis pas sûr que tout soit en place de la sorte. Je ne tiens pas à entrer dans la polémique, mais tout ce qui s'est passé dernièrement doit servir de leçon et amener à réfléchir sur les problèmes de la bonne gouvernance et la gestion des conflits d'intérêt. Ce qui revient à poser la question de l'interventionnisme de l'Etat dans la gestion de la compagnie... L'Etat est inévitable. Il faut donc faire le maximum pour qu'il gère correctement les choses. Si les procédures de gouvernance usuelles ne sont pas respectées, si chaque organe de direction ne fait pas son travail, c'est le désordre. C'est même un comportement irresponsable. On arrive facilement à une situation de fuite devant les responsabilités et de refus de prise de décisions importantes. Il s'agit là d'un risque énorme de démotivation et il y a un risque pour l'Etat, qui est actionnaire indispensable, mais ne comprend pas bien cette démarche collective qui doit être celle d'une société privée. Le ministre dit "c'est comme ça"... Or, dans une entreprise privée, il y a en général plusieurs personnes qui mettent leurs idées en commun et prennent des décisions de manière collective. A chaque niveau, il y a des tâches bien définies par les statuts et les lois. Mais il peut arriver qu'un actionnaire se mêle de la gestion courante ou bien que la direction générale empiète sur les prérogatives du Conseil d'Administration. La politique du "Je" est alors privilégiée au

détriment du "Nous". Nos sociétés doivent être organisées autour du "Nous". Le Comité de direction doit décider en tant que comité, et cela doit continuer ainsi, par délégation, jusqu'au bas de l'échelle. Si ce système n'est pas observé, c'est alors la paralysie. Ce premier problème est exacerbé par celui des conflits d'intérêt, qui est gravissime et crucial dans le cas de Luxair. L'Etat tient à la fois le rôle de régulateur, imposant les normes pour les pilotes et les avions; de contrôleur, surveillant les opérations (un contrôleur du gouvernement siège, du reste, au Conseil d'Administration de Luxair, NDLR); de fournisseur, via l'Administration de l'Aéroport et Lux-Airport, dont Luxair et Cargolux sont les deux principaux clients; de co-contractant et, enfin, d'actionnaire principal, autrement dit responsable, à ce titre, de la bonne santé financière et de la bonne exécution de l'objectif social de Luxair, en tant qu'entreprise privée. Or, toutes ces compétences sont logées dans le même ministère, sous la responsabilité du même fonctionnaire. Personnellement, je serais bien incapable d'avoir une seule de ces responsabilités sans que cela n'influe sur les quatre autres. La qualité des décisions prises par l'Etat, quel que soit le haut niveau de compétence du ministre, en souffre et est forcément biaisée. La culture entrepreneuriale est étouffée par la plénitude des pouvoirs de l'Etat. C'est la source d'une crise d'identité et Luxair peine à trouver sa personnalité et sa vie sociétale car elle ne sait pas très bien où elle se situe. Une société qui veut avoir une vie à long terme doit avoir une vie entrepreneuriale propre, de haut en bas, jusqu'au dernier des employés. C'est cela qu'il faut renforcer pour que cette culture fonctionne pleinement chez Luxair". ■ Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron


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actualité ENTREPRISES

Six mois pour convaincre Luxair, au sortir d'une mauvaise année 2003, s'est engagée dans une profond chantier de restructuration.

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compagnie souffre, comme toutes les autres, de la crise la plus grave de toute l’histoire de ce secteur, à laquelle vient s'ajouter la pression de plus en plus forte des compagnies à coûts et tarifs bas (qui, elles, sont florissantes, pour l'heure), qui se trouvent aux portes du Luxembourg. Sans oublier,

évidemment, les effets du crash du 6 novembre 2002 et la crise interne qui a alors éclaté au sein de la compagnie. Un ensemble très difficile à gérer en même temps. Si la page du crash semble tournée, et la remise en ordre interne à ce niveau est achevée ou presque, Luxair souffre

néanmoins de la lourdeur des structures et des frais de personnel dont la hausse (+9% en 2003, soit 106,9 millions d’euros) est devenue intenable face à la réalité du secteur. "Là, il faut prendre en compte l’implication de l’Etat, l’actionnaire majoritaire, et donc pour Luxair une fonction, une

Les dirigeants de Luxair tablent sur un retour à l’équilibre des activités “airline” pour 2005.

Photo: David Laurent (Blitz)

VOILÀ LUXAIR PLACEE AU pied du mur... Les résultats 2003 de la compagnie, présentés le 12 mai, ne laissent en effet plus aucune possibilité d’attendre. Au contraire, il faut agir. Et vite. La nomination de Marc Hoffmann, président du comité de direction et administrateur délégué de Dexia-BIL, comme nouveau président du conseil d’administration de Luxair est, dans ce contexte très difficile, considérée partout comme un signe positif. Si le groupe Luxair affiche un bilan 2003 tout a fait respectable, c’est essentiellement grâce aux activités de cargo handling et, dans une moindre mesure, au handling passagers, au catering, aux airport shops et à Luxair Tours (ce dernier étant toutefois toujours en négatif, mais en redressement, selon la direction). Au total, ces activités ont généré 9,8 millions d'euros de bénéfices. A l’inverse, l’activité de transport aérien est en plein marasme et a affiché 10,6 millions de pertes en 2003, avec un chiffre d’affaires en chute de 9%, à 172,3 millions d’euros. Du coup, le bénéfice net du groupe devient quasi symbolique, à 3,6 millions d’euros, contre 29,6 millions en 2002. De quoi s'interroger ouvertement sur l'avenir de Luxair... En soi, ce mauvais bilan 2003 n’est pas une surprise et chacun s’attendait d’ailleurs à des résultats inquiétants. La


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actualité ENTREPRISES

PIERRE GRAMEGNA (CARGOLUX)

"Le modèle d’affaires de Cargolux a de beaux jours devant lui" Pratiquement dans le même temps que Luxair, Cargolux (dont Luxair est un des actionnaires fondateurs et qui représente un partenaire d'affaires essentiel dans les activités de Cargo handling) a également changé la tête de son Conseil d'Administration. Pierre Gramegna, l'actuel Directeur de la Chambre de Commerce, y a remplacé Roger Sietzen, dont l'intérim à ce poste (il avait remplacé à titre provisoire, Heiner Wilkens, poussé dehors par son conseil d'administration, en total désaccord avec sa vision d'entreprise) durait depuis... avril 2001. Compte tenu des liens unissant les deux compagnies, Luxair a évidemment tout intérêt à ce que Cargolux continue sur sa croissance, dont il en bénéficie pleinement. "Pierre Gramegna est un politique qui a été choisi par l’Etat avec une casquette Luxair, tandis que Heinzmann était sorti du comité de direction de Cargolux", notent d'ailleurs certains observateurs, qui s'inquiètent de cette sorte de "mainmise" de l'Etat sur Cargolux. Contrairement aux apparences, Pierre Gramegna – qui fut également administrateur Luxair entre 2002 et 2003 – n'est pas forcément un "novice" dans le métier: "J’ai eu la chance au cours de ma carrière de diplomate d’être souvent amené à m’intéresser au secteur aérien. J'ai par exemple été, en tant que directeur des relations économiques internationales au ministère des Affaires Etrangères, responsable de la politique aérienne du Luxembourg dans ses aspects juridiques et diplomatiques en étroite coopération avec le ministère des Transports. La plupart des négociations en cours avaient le plus souvent pour objet d’assurer des droits d’atterrissage pour la société Cargolux. J’ai dans le passé également été engagé de près dans les négociations de droits aériens en faveur de Cargolux au Japon à l’époque où j’y étais Ambassadeur". Dans un contexte autrement plus confortable que celui de Luxair, Pierre Gramegna arrive au moment où la compagnie cargo affiche un résultat record pour 2003. "Le modèle d’affaires de Cargolux a fait ses preuves et a de beaux jours devant lui", estime-t-il, n'écartant pas l'hypothèse, encore floue, certes, d'une future entrée en Bourse. "Il s'agit d'une solution parmi d’autres pour donner à Cargolux les structures de capital nécessaires pour son développement futur. Je prendrai le temps nécessaire pour consulter tous les actionnaires et toutes les parties intéressées pour apprécier les avantages et inconvénients de toutes les options". Pour l'heure, Pierre Gramegna en est encore au stade de l'information: "M’informer et mieux comprendre le potentiel de Cargolux et les défis qui s’offrent à elle". ■ J.-M. G. et M. V.

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responsabilité qui vont parfois au-delà de l’entreprise et de sa gestion. Certaines décisions peuvent être prises dans l’intérêt de l’Etat, mais peut-être pas dans celle de la rentabilité de l’activité", notent des observateurs, qui insistent sur l'urgence d'agir sur la structure et les frais de personnel, sans quoi tout redressement sera impossible. Le processus est en route, puisque Christian Heinzmann, le Directeur général et président du Comité de direction de Luxair, a annoncé que le conseil d’administration venait d’approuver un plan – "qui a reçu l’aval du politique", a-t-il précisé – visant à retrouver l’équilibre en 2005. "Il y aura des décisions impopulaires mais pas de plan social, a ajouté M.Heinzmann, Il faudra se remettre en question, surtout dans l’airline. Nous allons analyser toutes les faiblesses de la société, nous comparer au niveau européen et revoir la structure de la société pour une hausse de la productivité. A nous de faire mieux ce que nous faisons déjà bien et d'arrêter ce que nous ne faisons pas bien. Cette restructuration sera menée avec les partenaires sociaux. Nous nous sommes donné six mois pour cela". Il est dans les attributions du président du Conseil d'administration de définir les grandes orientations stratégiques de la société. C'est donc à Marc Hoffmann, nommé à la succession d'Alain Georges, que revient cette lourde tâche. "La première chose sera de redéfinir les attentes de chacun de nos actionnaires, nous a-t-il expliqué. Nous avons des actionnaires privés et publics et il est important de clarifier les visions et les stratégies souhaitées par chacun. Il est également important que Luxair se redéfinisse elle-même". Luxair est une compagnie "régionale" et, aux yeux du nouveau président de son C.A., est capable de tirer son épingle du jeu de cette position. "A condition d'opérer à partir d'une base de coûts basse et d'exploiter les niches rentables. Il est impératif que nous soyons

flexibles et capable de réagir rapidement aux menaces, tout en allant chercher les opportunités quand elles existent". Dans cette optique, M. Hoffmann juge le plan de restructuration mis en œuvre "extrêmement bien articulé". Arrivant avec, derrière lui, une gestion pour le moins réussie des adaptations structurelles entreprises chez DexiaBIL, Marc Hoffmann entend bien "exporter" son expérience chez Luxair. "Fondamentalement, quelle que soit l'activité d'une entreprise, il y a de nombreux points communs dans la façon de la gérer, au niveau des ressources humaines, des relations avec les partenaires sociaux ou des volets financiers. Que je n'ai pas, au départ, un "passé" important dasns le secteur aérien, n'est pas un handicap, surtout dans le rôle spécifique de président de Conseil d'Administration", estime-t-il. Au sortir de la période de fortes turbulences qu'a traversé Luxair dans la continuité du crash du 6 novembre 2002, Marc Hoffmann aura donc aussi la tâche de rendre un maximum de sérénité et d'apaisement au sein d'une société particulièrement secouée par les événements. "Ces tragiques événements ont mis en lumière des retards que nous avions dans certains aspects de la gestion de l'entreprise, mais nous avons su les résorber depuis. La sérénité et l'apaisement viendront avec les résultats de la mise en place de notre nouvelle stratégie", assure M. Hoffmann. Quelles seront, au final, les conséquences sur l'équipe de direction de Luxair de ce changement de présidence et ce plan de restructuration? Il est évoqué, par exemple, des retouches dans certains modes de fonctionnement, comme par exemple l'abolition du système de prise décision à l’unanimité, au sein du comité de direction. Mais un signe fort est à souligner: ce comité de direction a survécu aux fortes turbulences sans qu’aucune tête ne tombe... ■ Jean-Michel Gaudron et Marc Vandermeir


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actualité ENTREPRISES

CEGEDEL

Cotation parisienne réussie

(05/05) Le leader mondial des opérateurs satellites poursuit son expansion boursière. Après Luxembourg et Francfort, SES Gobal a ainsi choisi Euronext – plutôt que le London Stock Exchange – pour s'y faire coter et élargir sa visibilité sur les marchés financiers internationaux. Une offre secondaire internationale portant sur 67,7 millions de FDR (Fiduciary Depositary Receipts) a été couronnée de succès, pour un montant global de 507 millions d'euros. Le free float de SES Global passe ainsi à 32% www.ses-global.com

CSA

Une nouvelle ligne aérienne Luxembourg-Prague ‹

(01/05) Alors que la République tchèque entre dans l'Union européenne, une nouvelle ligne aérienne reliant Prague et Luxembourg va voir le jour, début juin, assurée par la compagnie CSA. Le Grand-Duché vient ainsi s'ajouter aux destinations de Bruxelles et d'Amsterdam déjà exploitées, pour compléter les lignes de la compagnie tchèque vers les pays du Benelux. Sept vols par semaine, d'une durée de 1h40, sont prévus, en coopération de codes communs avec la compagnie aérienne française Air France. www.czechairlines.com

ENTREPRISE DES P&T

300 accords de roaming pour LuxGSM... (21/04) LuxGSM, le réseau de téléphonie mobile de l'Entreprise des P&T, exploité conjointement avec Mobilux et CMD, a franchi le cap des 300 accords de roaming, en signant avec un opérateur sudaméricain. Grâce à ces 300 contrats, les clients LuxGSM sont désormais en mesure d'être connectés automatiquement à un réseau étranger dans 120 pays sur tous les continents, y compris dans les 10 nouveaux Etats membres de l'Union. Parallèlement à ces 300 contrats, le roaming GPRS fonctionne déjà dans une trentaine de réseaux, également aux USA. www.ept.lu

P&T LUXEMBOURG

... Et communications internationales en baisse (15/05) L'Entreprise des P&T a procédé à une révision de sa tarification pour les communications internationales. Les appels au départ du réseau fixe vers les destinations des deux premières zones tarifaires (y compris, désormais les nouveaux Etats membres de l'UE) baissent jusqu'à 15%. Une révision qui s'accompagne également d'une simplification de la composition des zones tarifaires, désormais au nombre de 7. Le transfert de certaines destinations dans des zones tarifaires moins chères implique des diminutions de prix atteignant jusqu'à 66% (vers la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie). www.ept.lu

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Libéralisation, acte III C'EST LE 1ER JUILLET 2004 que sera enclenchée la troisième et avant-dernière phase de la libéralisation du marché de l'électricité, suivant un processus désormais bien engagé dans tous les grands secteurs d'activités économiques (on pense notamment à celui des télécommunications). A cette date, tous les clients non résidentiels (autrement dit les clients professionnels) auront le libre choix de leur fournisseur, en attendant l'échéance du 1er juillet 2007 où le marché sera intégralement ouvert, y compris aux clients particuliers. L'étape précédente du processus était intervenue au 1er janvier 2003, avec la baisse des seuils "d'éligibilité" d'un client libre de choisir son fournisseur d'électricité: de 20 GWh à 9 GWh pour les consommateurs finaux et de 800 GWh à 90 GWh pour les distributeurs locaux. Comme dans tous les pays industrialisés, l'acteur historique bénéficie, de fait, d'une position forcément dominante. Au Luxembourg, Cegedel assure ainsi la fourniture de 69,1% de la demande totale d'énergie électrique du pays. Les 30,9% restant sont assurés par la SOTEL, qui couvre l'approvisionnement des entreprises du secteur sidérurgique. C'est donc forcément avec une certaine sérénité que cette "vieille dame" de 75 ans (dignement fêtés en 2003) aborde la nouvelle donne concurrentielle, évidemment consciente des efforts à fournir et des adaptations à réaliser. La principale d’entre-elles sera d'ordre légal, puisque les obligations européennes en matière de libéralisation imposent une séparation de corps entre les activités de gestionnaire de réseaux et celles de fournisseur d'électricité. Cette sérénité est forcément

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

SES GLOBAL

En 2003, Cegedel a enregistré un chiffre d’affaires consolidé record de 322,7 millions d’euros. renforcée par les résultats records de l'exercice 2003, dans un contexte de hausse de 11,1% des ventes d'électricité sur le plan national. Cegedel a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 322,7 millions (+20,1%), avec un périmètre de consolidation élargi, il est vrai, avec l'intégration de cinq nouvelles entités (Cegedel International, Global Facilities, Soteg, Twinerg et Watt Re), pour un bénéfice net consolidé de 18,4 millions qui a bondi de 50,8%. Cegedel S.A., pour sa part, a atteint le cap des 300 millions d'euros de chiffre d'affaires (300,9 millions), soit une hausse de 19,2%, pour un bénéfice net en progression de 10,3% à 14,9 millions d'euros. “Nous n’avons perdu qu’un nombre très limté de clients, ce

qui est un processus tot à fait normal dans un marché ouvert à la concurrence, note Romain Becker, Directeur général de Cegedel. D’un autre côté, on a augmenté notre chiffre d’affaires par des activités à l’étranger, ce qui contrebaance le recul sur le plan national”. Néanmoins, en dépit de ces fondamentaux pour le moins solides et compte tenu de cet environnement en mutation, Cegedel ne s'attend pas à une année 2004 exceptionnelle. La société entend bien, néanmoins, maintenir une certaine stabilité dans ses résultats. Ce ne sont pas les actionnaires qui s'en plaindront, eux qui ont touché un dividende net par action de 1,70 euro, en hausse de 14,1% par rapport à l'exercice précédent. ■ J.-M. G.


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ENTREPRISES actualité

Tango TV: retour au tempo endiablé Assurée de son maintien dans le groupe Tele2, la chaîne veut revenir à l'esprit innovant de son créateur. "Si je devais la résumer en une phrase symbole, ce serait ‘Back to the future', parce que nous voulons revenir au concept de Hugo Stenbeck, le fondateur de Tango, qui était en avance sur son temps. La limite sera bien plus celle de notre innovation avant d'être celle d'un marché. Celui qui innove a toujours une longueur d'avance. Et l'innovation passe par les hommes, qui sont au centre de tout". D'où l'idée maîtresse du projet d'Antoine Santoni: placer les hommes au cœur d'une stratégie de synergies profitables au groupe Tele2. "Avant même d'entrer dans des considérations techniques, il faut définir une ‘global picture', le cadre qu'on donne à cette chaîne. Pour nous, c'est simple, c'est un retour aux sources. L'opérateur de téléphonie mobile doit être autre chose que des prix qui baissent tous les quinze jours. Le concept Tele2 place ainsi la téléphonie mobile au centre de son action, avec des satellites qui enrichissent le paysage. Ce n'est pas du tout dans l'idée de la télévision commerciale telle que pourrait l'être RTL. Tango TV, c'est une chaîne au service d'un opérateur de téléphonie. Il faut une synergie très forte, plus de vitalité. C'était l'idée de Stenbeck. Maintenant, c'est le bon moment, avec l'arrivée de l'UMTS, qui permet une forte valeur ajoutée, même si l'UMTS n'est qu'un atout

parmi d'autres à notre disposition. Il faut y adjoindre des concepts originaux, être profitable et répondre aux attentes du marché". Le sport et l'information seraient-ils des outils de ce concept? Beaucoup ont pu s'étonner de voir Tango TV assurer la retransmission du récent match de Coupe Davis entre le Luxembourg et la Grande-Bretagne, un événement de réputation internationale. Mais Antoine Santoni a encore d'autres idées. "Notre deuxième événement, ce sont les tables rondes sur l'actualité luxembourgeoise et européenne, qui se greffent sur le concept des '20 secondes'. Nous avons un excellent feed back, et pas seulement du monde politique, mais de tous côtés. Nous pensons avoir réussi à vendre la politique à la TV. Nous garderons cette approche". Reste un problème majeur: le fait que la couverture de l'information et des sports coûte cher et que, hormis dans l'esprit de téléphonie mobile, l'info ne rapporte pas. En l'absence de contrat de concession, Tango TV n'a pas d'obligations particulières de la sorte. Alors, l'info, oui, mais autrement... "Parce que nous avons aussi le devoir d'informer la jeunesse sur ce qu'est la politique. Ce n'est pas du vidéo-clip, mais c’est être en phase avec l'actualité, en faisant participer les jeunes et tous les citoyens",précise M. Santoni.

Encore faut-il que le marché publicitaire suive. "Ce marché est ce qu'il est. Plutôt que de vouloir avoir prise sur des cycles économiques que personne ne peut influencer, il faut de nouveaux concepts et une nouvelle offre pour les clients.

Notre stratégie, c'est un marketing innovant qui permette d'offrir un produit sur plusieurs plate-formes média. Dans ce cadre, il faut impérativement maîtriser les coûts afin de pour proposer des prix plus intéressants". ■ Marc Vandermeir

Antoine Santoni : "Tango TV est une chaîne au service d'un opérateur de téléphonie. Il faut une synergie très forte, plus de vitalité".

Photo: David Laurent (Blitz)

"Mon souci numéro Un, c'est le marché, le client et le but est de lui offrir quelque chose qui le satisfasse davantage. Ce qui n'empêche qu'on peut être plusieurs en phase sur le marché, avec un esprit innovant”. Le tout nouveau CEO de Tango TV, Antoine Santoni, sait où il veut aller et tient surtot à faire passer un message important, pour faire taire les rumeurs: "Tango TV continue et reste dans le giron Tele2. Le conseil d'administration de la maison-mère à Stockholm, n'a pas dit ‘oui' sans raison au maintien de Tango TV dans le groupe, et à notre projet" Y a-t-il eu une recette miracle pour sauver Tango TV de la vente? Antoine Santoni et Alex Zivoder, CEO de Tango/Tele2, affichent une belle sérénité face à l'avenir et s'appuient manifestement sur une stratégie basée à la fois sur un rapport win-win entre la chaîne TV et le groupe Tele2, et sur une nouvelle grille de programmes en phase avec cette synergie nouvelle, ou retrouvée. Côté programmes, bien logiquement, c'est le mutisme. "Notre grille évoluera, tout est arrêté et prêt. Le public jeune restera notre focus, se borne à expliquer Antoine Santoni, mais rien n'empêche de viser aussi un public plus âgé, jusque 40 à 45 ans". Le nouveau CEO, en revanche, est beaucoup plus disert sur la stratégie globale.

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actualité ENTREPRISES

Systemsgroup: l'avenir en marche LES RUMEURS VONT EN général bon train et il suffit de pas grand-chose pour les faire courir encore plus vite. L'annonce du recrutement, début avril, d'Axel Pierard, au sein de Systemsgroup – en qualité de nouveau Directeur des sociétés ComputerSystems, NetCore et Tertio – pouvait légitimement faire penser à un changement plus profond au sein du groupe tenu à bout de bras, depuis plus de 20 ans par son fondateur, John Rollinger, qui affiche aujourd'hui 60 printemps... "Il est vrai que j'atteins un âge certain, explique-t-il. J'ai envie de faire autre chose que d'être à la fois au four et au moulin". D'où la volonté affichée, depuis un moment déjà, de trouver une personne susceptible de reprendre une partie de ses activités opérationnelles, afin de lui laisser plus de temps pour plancher activement sur l'avenir de la société et les orientations stratégiques à envisager, "ce que je n'ai vraiment pas eu le temps de faire ces dernières années, regrette-t-il. C'est ainsi qu'est arrivé Axel Pierard, qui était, depuis 2002, Directeur Sales & marketing chez Ubizen, après neuf années passées chez Compaq Computer (dont les trois dernières en tant que directeur de la filiale luxembourgeoise). Systemsgroup et M. Rollinger, il les connaissait donc bien... mais de l'extérieur. "Je suis désormais dans une phase où

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je découvre le groupe de l'intérieur, explique M. Pierard. Mais il est déjà évident qu'il est possible de mettre en œuvre beaucoup de synergies entre les différentes sociétés". Désormais membre du comité de direction, M. Pierard prend en main la direction commerciale et marketing de ComputerSystems, Netcore et Tertio, aux cotés de Mme Andrée Rollinger (Direction Administrative et Financière) et de M. Henri Seiter (Direction Technique).

Objectif: 25 millions de chiffre d'affaires Fondée en 1981 en tant que franchisée de Computerland, devenue Computersystems en 1992, la société s'est muée en véritable groupe en janvier 1998, avec la création de Systemsgroup, en tant que Soparfi, et la filialisation des activités IT (chez Computersystems), infrastructures de réseaux et Téléphonie IP (chez Netcore) et services (chez Tertio). "Nous avions fait ce choix stratégique afin de donner plus de visibilité à certaines activités très peu connues du marché, telles les réseaux d’entreprise et, aujourd'hui, la téléphonie sur IP", rappelle M. Rollinger. Cette orientation a payé, puisque le groupe, qui emploiera, d'ici à la fin de l'année, plus de 100 per-

sonnes, a toujours affiché des résultats en croissance, y compris pour 2003, où la progression de 17% du chiffre d'affaires a de quoi laisser rêveur, dans le contexte que l'on sait. Pour autant, les perspectives 2004 ne sont pas forcément aussi réjouissantes: "Le Luxembourg a un an de retard, si bien qu'on subit cette année ce que nos voisins ont dû encaisser en 2003. Je ne prévois pas de reprise avant 2005", analyse M. Rollinger, qui ne perd pas espoir d'arriver, prochainement, au cap symbolique des 25 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit l'équivalent du milliard de nos anciens francs. En tout cas, l'heure est venue, pour lui, d'étudier plus profondément "les 1.001 opportunités" qui existent et de peaufiner les grands axes de l'organisation du groupe, en formalisant les stratégies futures. "Pour toute PME, il arrive un moment où il faut réfléchir sur l'avenir de la société au-delà de la présence du ou des fondateurs, constate John Rollinger. Souvent, les dirigeants fondateurs, au bout de 30 ans, persistent dans des stratégies et méthodes qui leur sont familières et ont de plus en plus difficile de s’adapter à des marchés en constante évolution. Il était nécessaire pour moi de prendre plus de recul envers l’opérationnel pour engager nos sociétés vers de nouveaux horizons".

Pour le reste, M. Rollinger demeure Administrateur-délégué et Président du Conseil d'administration et confirme qu'aucun des trois actionnaires de la société "n'a l'intention de vendre ses parts à qui que ce

soit", coupant ainsi court à toute spéculation au sujet du dernier grand groupe informatique indépendant au Luxembourg, qui ne peut évidemment que susciter quelques convoitises... ■ Jean-Michel Gaudron

Axel Pierard, le nouveau venu (à g.), aux côtés des actionnaires historiques: Henri Seiter, Andrée et John Rollinger.

Photo: Eric Chenal (Blitz)

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L'arrivée d'un nouveau directeur pour les sociétés du groupe renforce l’équipe dirigeante actuelle.


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actualité ENTREPRISES

FORUM MINI-ENTREPRISES

Astra Net enfin au Luxembourg

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(07/05) Comme annoncé dans le dossier télécommunications du dernier paperJam, Luxembourg Online a lancé un service de diffusion Internet à haut débit s'appuyant sur les satellites Astra. Ce service "sat.internet.lu", qui est basé sur l'offre Astra Net développée par SES Global à destination d'une clientèle professionnelle, propose une liaison montante satellite et une voie retour par modem téléphonique classique. En outre, cette offre est aussi disponible pour tous les abonnés du réseau du câblo-opérateur Eltrona. www.online.lu; www.internet.lu

FTA COMMUNICATION TECHNOLOGIES

Ouverture d'un centre technique au Luxembourg (03/05) C'est dans le parc audiovisuel et de télécommunication de Betzdorf que FTA Communication Technologies (FTA), leader européen sur le marché des équipements de réception par satellite, a décidé d’implanter son centre de recherche-développement et d'y adjoindre son centre administratif, actif dans le pays depuis 1991. "La finalisation du regroupement de nos deux activités sur le site de Betzdorf marque une transition importante dans la stratégie internationale de notre société" a expliqué M. Eli Bloch, Président du directoire de FTA. www.ftacom.com

ARCELOR

Cap au Brésil... (27/04) Le leader mondial de la sidérurgie a officiellement inauguré son usine brésilienne de Vega do Sul, opérationnelle depuis juillet 2003: un site de laminage à froid, de décapage et de galvanisation d’aciers plats au carbone d'une capacité annuelle de 880.000 tonnes. Il s'agit d'un des plus importants investissements (400 millions de dollars) effectués par Arcelor depuis sa création. Le groupe est très présent au Brésil, où il emploie directement plus de 14.000 personnes, pour un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de dollars. www.arcelor.com

ARCELOR

... et du bonus pour Belval (27/04) C'est à Esch-Belval qu'Arcelor entend localiser la production de palplanches à destination du marché britannique, suite au rachat des activités commerciales palplanches britanniques de Corus. Dans le cadre de cette transaction, tout le personnel commercial et technico-commercial chargé des ventes de palplanches au Royaume-Uni doit rejoindre Arcelor. www.arcelor.com; www.corusgroup.com

CARGOLUX

Tarifs adaptés 11/05) La compagnie aérienne luxembourgeoise de fret a décidé d'adapter ses tarifs à la hausse des prix du carburant. Une surtaxe de 20 centimes d'euros par kilo (ou l'équivalent en devise locale) a ainsi été mise en œuvre. La précédente adaptation du tarif (qui avait été de 15 centimes d'euro par kilo) datait de décembre 2003. www.cargolux.com

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PROMOUVOIR L'ESPRIT d'entreprise représente un challenge d'envergure dans la mesure où il en va de la pérennité de l'économie et des entreprises luxembourgeoises. Quoi de plus judicieux que de sensibiliser les forces vives de la nation dès leur plus jeune âge? C'est ainsi que le "Forum des mini-entreprises et de l'esprit d'initiative" a été lancé, il y a trois ans, par le ministère de l'Education nationale, de la Formation professionnelle et des Sports. L'édition 2003 de ce forum se tiendra le 10 juin prochain sur le campus du Geesseknäppchen. "L'idée est née de la caravane 2000 lancée pour promouvoir l'esprit d'entreprise et d'innovation, mais tout ce qui tenait alors à l'organisation était trop lourd car la caravane visait très large, elle englobait aussi la culture, la musique, ... Le but du Forum est de donner aux jeunes le goût d'entreprendre", explique Lucien Klein, le directeur adjoint du Lycée technique d'Ettelbruck qui fait partie du comité d'organisation de ce Forum depuis la première heure. "L'esprit d'entreprise est quelque chose que l'on cultive ici depuis toujours", précise-t-il. On retrouve, parmi les élèves des huit écoles participant cette année à l'opération, en majeure partie des classes commerciales. Douze minientreprises seront présentées lors de ce forum, contre 11 l'an dernier et 10 lors de la première édition. "Au début, les élèves sont très réticents et puis, une fois au forum, ils sont très enthousiastes et aussi très fiers", précise, pour sa part, Elisabeth Reisen, professeur de sciences économiques. "C'est une expérience très enrichissante pour les classes de 11e commerce car elle balaie la glo-

Photo: David Laurent (Blitz)

LUXEMBOURG ONLINE

Lucien Klein: "L'esprit d'entreprise est quelque chose que l'on cultive ici depuis toujours" balité du cours et donne la possibilité aux jeunes de faire appel à des compétences qu'ils n'auraient pas l'occasion de développer en cours, tel que l'esprit créatif". Les élèves disposent d'un temps limité – une année scolaire – pour développer leur entreprise et commercialiser leur produit, avec l'objectif de réaliser du profit. L'entreprise est créée par une Assemblée générale de constitution et les élèves lui donnent une structure en élisant notamment un directeur. Une fois le projet et l'année scolaire terminés, il faut liquider l'entreprise. En tant qu'actionnaires, les élèves doivent apporter un capital qui, s'il s'avère insuffisant, sera complété par l'école. De quoi motiver les jeunes à

faire de leur entreprise une réussite … Avant de liquider l'entreprise, ses membres présenteront leur projet aux autres élèves participant à l'opération, lors du Forum auquel sont attendus aussi bien les parents, que le grand public mais surtout les chefs d'entreprise. Ces derniers n'ont cependant pas montré un grand intérêt lors des deux précédentes éditions. Les projets seront notés et se verront, pour certains d'entre eux, remettre un prix, allant de 250 à 500 euros, par les sponsors du Forum Le budget dévolu par le ministère de l'Education nationale, pour cet événement, s'élève à 25.000 euros. Reste à motiver davantage le public cible, mais cela ne se budgétise pas... ■ F.R.


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actualité ENTREPRISES

Risque et profit: tout se partage! "IL N’Y A PAS EU DIVORCE parce qu’il n’y a pas eu mariage". Le message de Jean-Claude Amiel, General Manager de Capgemini Luxembourg a le mérite d’être clair, au moment d'abandonner la "particule" Ernst & Young accolée au nom de la société depuis quatre ans. "Lorsqu’en 2000, nous avons acquis la branche informatique d’Ernst & Young, nous avons signé un contrat qui nous donnait le droit de combiner nos deux noms, seulement, jusqu’en mai 2004", rappelle-t-il. A l’époque de cette fusion, le groupe s’était félicité de pouvoir offrir à ses clients un support complet allant de la stratégie et la transformation jusqu’à la réalisation et la gestion. "Nous revenons à nos principes et à nos valeurs de base: une société fortement technologique impliquée dans le consulting, les compétences technologiques et l’outsourcing", explique-t-il. "Le nom d’Ernst & Young nous intéressait parce qu’il avait un impact fort, surtout aux Etats-Unis et en Allemagne". Pour autant, Capgemini Luxembourg reconnaît aujourd’hui avoir acquis, grâce à cette expérience, des compétences dont l’entreprise peut aujourd’hui se servir seule. Pour preuve, la présentation, début mai au Grand-Duché, du World Retail Banking Report 2004 avec les leaders de la finance, ING et EFMA.

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"On a abandonné le nom mais ni le savoir faire ni les gens!", prévient Marie-Pierre Wiame, Marketing & Communication Manager. Pas question, en effet, pour les huit employés qui ont rejoint Capgemini Luxembourg en 2000 de refaire le chemin inverse; ces derniers se sentant apparemment plus d’affinités auprès des spécialistes du conseil et de la stratégie informatique qu’auprès des auditeurs. "Il s’agissait d’un transfert one-way. Ernst & Young devait respecter la loi aux Etats-Unis, faisant obligation de séparer les missions de prescripteur (audit, fiscalité) et de réalisateur. On a pris ce qui était de notre ressort. Il n’y avait aucune légitimité ni de raison pour qu’un transfert existe dans l’autre sens", précise JeanClaude Amiel.

Développer le profit-sharing Un mois et demi après ce changement de branding, le consultant en informatique veut aujourd'hui montrer qu’il en a surtout profité pour redéfinir son approche du marché (Business Collaborative Expérience) et ajuster son image. Sa nouvelle campagne de communication l’exprime très clairement en mettant en avant le coach, Darren Cahill, plutôt que le joueur, André Agassi, ou bien le producteur,

Tony Visconty, plutôt que le chanteur David Bowie. "Pendant longtemps, nous avons fait des annonces parfois immodestes de nos succès financiers qui aujourd’hui, comme pour pratiquement l’ensemble de la profession, ne sont plus là. Désormais, nous disons et sommes convaincus que notre succès, c’est celui de nos clients", explique MariePierre Wiame. Pour Capgemini Luxembourg, ce changement de cap s’accompagne dans la pratique d’une nouvelle définition du business basé sur le modèle du profit-sharing."On assume les risques à deux et si nous en avons, nous partageons les profits: jusqu’à 50%, selon les risques potentiels encourus", reprend Jean-Claude Amiel. Deux banques de la Place viennent de recevoir une proposition pour cette nouvelle façon de faire du business et pour une troisième, qui doit les rejoindre, Capgemini Luxembourg est prêt à monter d’un cran au-dessus. "Pour notre offre Business Technology Optimization, notre rémunération sera plafonnée à un pourcentage des économies que notre client aura pu faire sur une période convenue", confie Jean-Claude Amiel. Une prise de risque qui résulte en partie des difficultés rencontrées sur le marché fin 2003 mais surtout du lancement de l’approche ‘Business Collaborative Expérience’. "Si

Photo: David Laurent (Blitz)

Photo: Eric Chenal (Blitz)

Capgemini Luxembourg reprend son nom initial et en profite pour lancer un business modèle de profit-sharing. Plusieurs banques de la place s’y intéressent de près.

Jean-Claude Amiel (à d.), General Manager de Capgemini Luxembourg: "Si on ne fait pas preuve d’audace et d’originalité, on sera comme tous les autres". on ne fait pas preuve d’audace et d’originalité, on sera comme tous les autres". A ce jeu-là, Capgemini ne risque-t-il pas de se brûler les ailes? Jean-Claude Amiel est formel: "Ce n’est pas une proposition suicidaire. Encore faut-il avoir le courage raison-

né d’avancer rapidement. Il suffit parfois de trois mois!". Une chose est sûre, les quatre ans passés avec Ernst & Young auront permis au groupe d’entrer avec crédibilité sur le marché bancaire et financier et, apparemment, d’y trouver sa place. ■ Gaël Calvez


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actualité ENTREPRISES

VOXmobile sur les chapeaux de roues Le nouvel opérateur offre 20.000 abonnements gratuits et ambitionne d'être le leader des fournisseurs de contenus et d'applications. LE DERNIER-NÉ DES OPÉrateurs de téléphonie mobile a enfin lancé son offre commerciale, le 12 mai dernier, après avoir laissé planer le suspense jusque dans sa campagne publicitaire, démarrée quatre jours plus tôt. Et l'on comprend désormais mieux cette stratégie lorsque l'on sait que VOXmobile offre un abonnement gratuit à vie aux 20.000 premiers clients, défiant ainsi ses concurrents. Un succès incontestable puisqu’au soir du septième jour, 17.000 personnes avaient déjà rejoint VOXmobile: 5.000 selon le mode pré-payé et 12.000 abonnés. Cette affluen-

ce massive, qui a dû rappeler de bons souvenirs à Jean-Claude Bintz (12.000 abonnements avaient été souscrits dans le premier mois du lancement du réseau Tango), n’a pas été sans poser quelques gros problèmes d’organisation. Initialement, un client s’adressant à l’un des “VOXshops”, était censé repartir avec son numéro d’appel définitif, toutes formalités administratives et techniques étant réglées. Un scénario contrarié par le trop grand nombre de clients, qui n’ont pas permis un échange aussi “poussé” avec les vendeurs du réseau, obligés de

parer au plus pressé. Quant au back-office, il a, lui aussi, souffert, et dû s’appuyer sur le soutien d’une trentaine de travailleurs temporaires pour pouvoir digérer, dans les meilleurs délais, la masse d’informations recueillie. Pascal Koster, co-fondateur de VOXmobile, n’en n’est pas encore revenu, lui qui pensait que le niveau de 10.000 abonnés ne serait atteint que dans un délai d’un mois. Pour tous les clients qui n’auront pas eu le temps de se jeter sur cette offre de lancement (ou qui auront manqué de patience devant les files d’attente), une seule offre d’abon-

Jeannot Grethen (à g.), le directeur commercial et Jean-Claude Bintz entourent Laurent Schonckert, le directeur du Groupe Cactus, partenaire de VOXmobile pour la distribution.

nement sera disponible pour un coût mensuel de 4 euros. Mais, contrairement à l'abonnement gratuit, dont la facturation se fait à la minute, cet abonnement VOXTime facturera la minute pleine, puis toutes les 15 secondes, à l'instar de ce qui se pratique chez les autres opérateurs. Jean-Claude Bintz avait annoncé que VOXmobile n'allait pas casser les prix, mais miser sur une plus grande offre de contenus et d'applications – sans pour autant les dévoiler – et avait annoncé que des accords nationaux et internationaux avaient été conclus pour la fourniture de contenus. Il n’empêche qu’au final, les tarifs annoncés s’avèrent également très concurrentiels: 7 et 12 cents par minute (tarif réduit et plein tarif) pour un appel vers un autre abonné VOXmobile; tarif unique de 12 cents (10 à partir de la 3e minute) vers un autre réseau mobile ou vers un réseau fixe. Chez Tango ou LuxGSM, ces tarifs s’échelonent entre 7 cents et 24,79 cents.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Tarifs MMS différenciés

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VOXmobile, pour qui tous les accords de roaming devaient être conclus avant fin mai, ne sera cependant pas en mesure de proposer autant d'accords que ses concurrents. Du reste, en date du 17 mai, ces accords se limitaient, pour ce qui est des opérateurs frontaliers, à Bouygues Telecom pour la France, Proximus pour la Belgique et E-plus pour l'Allemagne.

Là où VOXmobile souhaite aussi se démarquer, c'est au niveau de la facturation du MMS, différente selon qu'il s'agisse de texte ou d'images. Le MMS texte coûte 12 cents vers un numéro VOXmobile et 20 cents vers un autre numéro et le MMS image, respectivement 20 et 35 cent. Chez Tango, le MMS est facturé 39 cents et chez LuxGSM entre 45 et 99 cents selon la taille. VOXmobile vise ainsi clairement la cible des jeunes. C'est le seul opérateur de téléphonie mobile à offrir la messagerie unifiée et multimédia qui permet de consulter et de traiter tout types de messages – vocaux, e-mails, SMS, MMS – depuis une même plate-forme (www.vox.lu). La distribution des produits de VOXmobile sera assurée par Cactus et les magasins ElectroHauser, avec lesquels l'opérateur s'est allié. Le groupe Cactus a pris 50% des parts de la société Topline distributions créée à cet effet. Quant au réseau UMTS, M. Koster estime qu'il devrait être ouvert "pour septembre, une fois toutes les autorisations reçues, offrant une couverture de 90%. Le réseau de base est le même que le réseau GSM. Tout est prêt, il manque seulement le réseau d'accès. On utilise le réseau LuxGSM et on utilise la centrale de base UMTS. Aujourd'hui, nous n'avons pas encore placé les antennes mais cela ne prend qu'une semaine". L'UMTS sera disponible au même tarif que GSM et les prix "data" devraient diminuer. ■ Florence Reinson


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actualité ENTREPRISES

TELINDUS

Toujours plus international 11/05) Plus que jamais, le groupe Paul Wurth étend ses activités internationales, en particulier vers la Chine, pays qui a représenté plus d'un tiers des nouvelles commandes obtenues en 2003. Le groupe a également renforcé sa présence en Russie, au travers de nouvelles commandes d'équipements spécialisés. Au final, plus de 220 personnes sont réparties dans 13 filiales, représentant près d'un tiers de l'effectif total du groupe, pour une contribution de 38% au chiffre d'affaires total du groupe. Ce dernier a atteint, en 2003, le niveau record de 177,06 millions d'euros. Le groupe affiche néanmoins des pertes (3,17 millions d'euros), en raison du réajustement de la valeur comptable de la filiale Primorec, due à la mise en service industrielle retardée du procédé Primus. www.paulwurth.com

SELECT BUSINESS TRAVEL

Intégration du réseau international Synergi (04/05) Spécialisée dans les voyages d'affaires au Luxembourg, Select Business Travel (Groupe Voyages Flamang) a rejoint le réseau international de gestion de voyages Synergi, dont elle devient le représentant exclusif au Luxembourg. Présent dans plus de 50 pays, avec près de 3.000 agences et un volume de 12 milliards de dollars US, Synergie (dont le siège se trouve à Chicago et le siège européen à Londres) figure dans le peloton de tête mondial des voyages d’affaires. www.select.lu

ORACLE USER GROUP

Pour un échange d'expériences (19/03) L'Oracle User Group pour le Luxembourg a été créé à l'initiative de Georges Goy (Assurances La Luxembourgeoise), Pascal Scardoni (SIGI Syndicat Intercommunal de Gestion Informatique), Joel Claudot (RTL Group), Patrick Thill et Philippe Reynaud (Oracle Luxembourg). Objectif: faire se rencontrer régulièrement des utilisateurs Oracle afin d'échanger les expériences dans le monde des bases de données, applications serveurs, datawarehouse, Business Intelligence, solutions Groupware, Applications (ERP-CRM-SCM), etc... Une dizaine de sociétés a déjà intégré ce groupe d'utilisateurs. Informations: patrick.thill@oracle.com

TECHNOPORT SCHLASSGOART

Reconnaissance européenne (27/04) L’incubateur high-tech du Technoport Schlassgoart, initiative du CRP Henri Tudor, a officiellement reçu la licence européenne de qualité "EC-BIC", devenant ainsi le premier organisme luxembourgeois à recevoir cette marque de qualité européenne. Le Technoport se voit attribuer le statut A qui correspond au statut le plus élevé, dans le respect du système de qualité inspiré du modèle de référence EFQM (European Foundation for Quality Management) pour les évaluations annuelles et de l’ISO 2001 pour la définition des processus. www.technoport.lu

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Un pied dans l'open source ACTEUR MAJEUR, ÀU Luxembourg et autour, de l'intégration de services en informatique et télécommunications, Telindus a pris le parti d'ajouter une corde à son arc, via son département eSolutions, en développant, depuis quelques mois, une offre de logiciels libres. "Il ne s'agit pas du tout de proposer une quelconque migration vers Linux, mais bien plutôt de jouer, visà-vis de nos clients, le rôle de l’éditeur pour certaines applications à Code Source Libre (CSL), créées et maintenues par une Communauté de développeurs" précise Jean Racine, le tout nouveau responsable de l’activité de développement de solutions logicielles sur mesure de Telindus. Car logiciel libre n'est pas synonyme de Linux. D'ailleurs certains en utilisent, peut-être sans le savoir, sur d'autres plates-formes, comme par exemple le serveur Apache, qui pilote aujourd'hui plus de 60% des sites Web et sur lequel se base une solution commerciale comme IBM WebSphere... Avec son offre, Telindus eSolutions ne cherche pas à forcer le marché, mais seulement à accompagner les entreprises désireuses de franchir le pas du "Libre". "Tout est clairement question de culture d'entreprise, précise M. Racine. Certains trouvent leur bonheur, et la sécurité, dans les produits commerciaux, tandis que d'autres choisissent d'investir seuls, à leurs risques et périls, dans les logiciels CSL. Nous visons, entre ces deux extrêmes, les entreprises ouvertes au phénomène, mais soucieuses de s'entourer de garde-fou". La première application CSL proposée et supportée par eSolutions s'appelle Typo3. Il s'agit d'un CMS (Content Management System ou système de gestion de contenu), multi-langues, multi-plateformes et multi-sites, devenu, en six ans d'existence une référence en la matière. Des

Photo: Eric Chenal (Blitz)

PAUL WURTH

Jean Racine: "Nous visons les entreprises ouvertes au phénomène du "Libre", mais soucieuses de s'entourer de garde-fou"

centaines de sociétés à travers le monde en sont les utilisateurs – et donc, au moins occasionnellement les contributeurs – comme par exemple Dassault Systèmes, leader mondial de solutions de gestion de Cycle de vie des produits et pionnier sur le marché du logiciel 3D. S'il est évidemment prématuré de parler de réelle orientation stratégique pour Telindus, cette incursion dans l'univers du “Libre” répond en tous les cas à la volonté du groupe de mieux servir le marché des PME, prépondérant au Luxembourg et dans la Grande Région. "Pour une société qui n'a pas les moyens d'investir plusieurs dizaines de milliers d'euros dans l'acquisition de logiciels propriétaires, l’application Typo3 a l'avantage de ne rien coûter en

licence, même si les frais d'intégration et de formation ne sont pas à négliger", rappelle Jean Racine. Outre l'approche financière et "open source", M. Racine identifie, comme autres avantages des solutions CSL, une plus grande facilité de personnalisation et d'adaptation aux besoins et à l’environnement de l’entreprise cliente, mais aussi une garantie de pérennité, confortée par l'existence d'une large et importante communauté de développeurs, qui met le produit logiciel à l’abri des aléas de l'activité commerciale. "Et bien entendu, nous avons également l'avantage d'être, pour nos clients, un interlocuteur local, de proximité, connaissant parfaitement le marché et l'environnement", conclut-il. ■ J.-M. G.


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actualité LUXEMBOURG

Heureux salariés luxembourgeois Le cabinet Robert Walters a analysé les différences salariales existant entre le Luxembourg et ses voisins. L'innovation est au rendez-vous...

"LES SALAIRES DE LA plupart des métiers de la place luxembourgeoise ont connu une relative stabilité, voire, dans certains secteurs, un léger ralentissement au Luxembourg depuis la fin 2001" constate Pascal Meier, Country Manager du cabinet Robert Walters à Luxembourg. Créé en 1985 à Londres, ce cabinet a rapidement acquis une taille mondiale et s'est imposé comme l'un des leaders du recrutement de cadres financiers. A Luxembourg, il est spécialisé dans le recrutement de cadres financiers, juridiques fiscaux et RH expérimentés dans de nombreux secteurs d'activité. Depuis trois ans, ce cabinet participe annuellement à une vaste enquête sur les salaires dans les pays dans lesquels le groupe est présent; il est donc bien placé pour comparer les salaires luxembourgeois avec ceux des autres pays européens. "Dans un contexte économique de récession et de tension, ces deux dernières années ont été évidemment moins favorables à l'évolution des salaires, indique Pascal Meier, ceci alors que, de 1998 à 2000, la croissance extrêmement forte avait provoqué une nette augmentation des salaires et avantages puisque l'offre d'emplois était largement supérieure à la demande. Depuis la fin 2001, on est entré dans une période de

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prudence et de raison". A cette prudence s'ajoutent une réflexion plus grande sur le profil des candidats recherchés et une exigence plus importante sur la qualité de ces mêmes candidats. Au Luxembourg, intéressons-nous à cinq grandes lignes de métiers, significatives de la situation conjoncturelle des salaires du pays. En premier lieu, visons la Banque Privée, secteur dans lequel les salaires ont, globalement, connu un ralentissement ou, au mieux, une stagnation totale selon les entreprises. Une évolution qu'il convient, selon Pascal Meier, de mettre en parallèle avec le renforcement de la politique réglementaire dont la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) est le garant. "Lucien Thiel, le directeur général de l'ABBL parle à ce propos, à juste titre, de ‘frénésie réglementaire'. Il n'a pas tort. Cette frénésie entraîne une forte demande en juristes et en compliance officers". Aujourd'hui, il existe ainsi une réelle pénurie de profils compétents et expérimentés dans ces métiers, mais, cette forte demande ne se traduit pas forcément par une augmentation de salaires. Ainsi, dans la Banque, en général, les salaires ont un niveau équivalent à ceux de Paris mais supérieurs de 15% à ceux de

Bruxelles. "Au Luxembourg, un gestionnaire de fortune bénéficiant d'une expérience d'environ 10 ans reçoit une rémunération fixe brute d'environ 80.000 euros par an, comme à Paris alors qu'elle est plutôt de 70.000 euros à Bruxelles", précise M. Meier. Dans le domaine de l'administration de fonds, si la stagnation est une réalité, les choses pourraient changer dans un proche avenir. "Nous vivons une forte demande de compétences. Elle devrait entraîner d'ici 1 à 2 ans, pour les fonctions de management, une hausse du niveau de rémunération en faveur des profils universitaires avec expérience. On trouve aujourd'hui de plus en plus des personnes de qualité, avec d'excellentes capacités de management. Les entreprises ont compris, depuis peu, qu'elles devaient élever le niveau de formation de leur personnel dans ces métiers", note Pascal Meier.

Le prix, sans surenchère L'environnement technologiquement très pointu, le contexte international, la pression de la compétition, la hausse de la qualité des services sont autant de facteurs qui nécessitent le recrutement de profils de plus en plus cali-

brés, bénéficiant de fortes qualités managériales et stratégiques. Pronostic de M. Meier: "Je parie sur une augmentation de 10 à 15% des salaires des fonctions de management et de direction d'ici l'année prochaine". Troisième métier exposé à la compétition internationale, les fiscalistes. Selon Pascal Meier, une différence conséquente apparaît pour le métier de fiscaliste. "Ces professionnels sont très recherchés et les salaires toujours très élevés au Luxembourg. Ici, un directeur fiscal avec 10 ans d'expérience atteint en moyenne un revenu de 125.000 euros par an, contre environ 105.000 euros en France et 120.000 euros en Belgique. Je souligne que ceci ne prévaut pas dans les environnements de conseil. Les experts luxembourgeois en fiscalité des sociétés et des personnes physiques sont particulièrement appréciés dans le reste de l'Europe". Pour ce qui est des métiers liés aux ressources humaines, le Country Manager du cabinet Robert Walters à Luxembourg a relevé très peu de mouvements ces deux dernières années. Dans une conjoncture difficile, ces professionnels ont en effet été directement impliqués et sollicités dans des stratégies de réduction des coûts, d'optimisation du personnel, de diminution du


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LUXEMBOURG actualité

recrutement et de relations sociales plus sensibles. "Mais, si les niveaux de salaire ont stagné à Luxembourg et dans le reste de l'Europe, ils restent supérieurs en moyenne de 20% à ceux pratiqués en France et de 15% en Belgique", précise-t-il.

Promouvoir l'image Dernière ligne de métiers, enfin: les fonctions financières dans les sociétés commerciales ou industrielles. Les niveaux de salaires en Europe y sont très proches de ceux du Luxembourg, car les compétences et les profils recherchés sont très similaires, tout comme les problématiques et enjeux sont identiques aux autres pays européens. Un "Finance Manager" travaillant dans un groupe international et possédant environ 6 à 8 ans d'expérience est rémunéré autour de 70.000 euros, aussi bien au Luxembourg, qu'en France et en Belgique. "Il est à noter que, même si le niveau de rémunération de ces métiers est inférieur à ceux du secteur bancaire, l'employabilité de ces experts est plus forte lorsqu'ils décident de quitter Luxembourg pour un autre pays car le contenu de leur fonction reste très proche à celui pratiqué au Luxembourg". Aux yeux de Pascal Meier, les sociétés n'ont en général pas profité de la situation de récession économique pour tirer les salaires d'embauche à la baisse. Les entreprises ont, ainsi, verrouillé les hausses à l'embauche, réduit ou optimisé leurs effectifs. Mais lorsqu'elles ont recruté, c'est à un niveau de salaire relativement cohérent par rapport au passé. "Néanmoins, il n'existe plus de surenchère sur les salaires à l'embauche, comme dans d'autres domaines, on a retrouvé une certaine raison et une plus grande cohérence", note-t-il. Faut-il dès lors en conclure que les salaires bruts sont

beaucoup plus attractifs au Luxembourg que dans le reste de l'Europe? "Pour les profils universitaires expérimentés, ils sont globalement proches de ceux pratiqués en Europe Continentale: il est faux de penser qu'ils sont nettement supérieurs. Londres est un marché naturellement supérieur de 35% à Luxembourg sur les métiers financiers, mais le coût de la vie est y supérieur d'environ 40%... Ce qui reste en revanche beaucoup plus intéressant chez nous, c'est la politique fiscale et la structure des rémunérations. Cette dernière est beaucoup plus innovante que celles des autres pays européens, avec entre autres des avantages en nature qui rendent le package net bien plus intéressant". Reste à sortir la boule de cristal pour tenter d'y voir clair quant à l'avenir. Pour Pascal Meier, l'évolution de la place luxembourgeoise et des métiers qui la composent va naturellement influer sur les recrutements et sur les salaires. Luxembourg resterat-il un centre de décision, de gestion et d'innovation ou deviendra-t-il un centre de production et d'administration? Quels profils seront nécessaires pour accompagner ces évolutions? "Ces questions démontrent que ce serait une grave erreur de considérer que l'on peut attirer des experts internationaux en ne se basant que sur une politique salariale attractive", prévient-il, préconisant plutôt d'axer la politique sur le développement de la place et des forces d'attraction différentes. "L'ABBL y travaille, mais il y a, de la part de tous les acteurs économiques, un gros effort à fournir pour promouvoir notre pays à l'étranger. Nous constatons en effet que nos plus forts éléments d'attractivité, ce sont notre vocation internationale et notre pluralisme culturel. Plus que les salaires". De l'emploi en perspective pour des vendeurs d'image internationale? ■ Marc Vandermeir

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Les partis en ligne… avec leurs idées ? Les sites Internet des partis politiques passés à la loupe…

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ainsi curieux de constater qu’il n’y a que sur le site de Déi Léink qu’apparaissent les comptes-rendus de leurs congrès". L’une des interrogations majeures que l’étude tentera de résoudre concerne l’opportunité, pour les "petits" partis, aux budgets limités, d’investir davantage sur le médium Internet afin de disposer d’une visibilité accrue. "Il est évident qu’il convient de connaître la fréquentation d’un site afin de mesurer l’impact potentiel qu’il peut avoir sur la campagne", tempère M. Kies. L’aspect participatif des sites a également été étudié de près, pour constater que rares sont les opportunités de sondages ou de forums permettant au citoyen de s’exprimer et donner son avis. L’approche retenue peut d’ailleurs être très révélatrice de la "couleur" d’un parti, selon qu’il s’agisse d’une organisation plutôt de droite ou de gauche. Il est ainsi intéressant de noter qu’en termes de "participation", le site du parti socialiste fait presque figure d’exception. "Au total, on a établi une grille d’analyse comprenant plus de 100 critères, précise François Altwies, co-organisateur de Firsttuesday Luxembourg. Si un ou deux d’entre eux peuvent être discutables, pris individuellement, l’ensemble donne néanmoins une vision représentative de la situation". L’idée n’est pas d’établir un classement du meilleur site, mais de donner un aperçu du paysage Internet existant, avec le constat qu’il y a certainement beaucoup d’efforts

à consentir pour améliorer cet existant, ne serait ce qu’au niveau de l’approche linguistique pour laquelle aucun des partis ne semble avoir trouvé de solution efficace. "On n’a pas l’impression que le développement des sites réponde à la mise en place d’une véritable stratégie Internet, constate François Altwies. Peut-être la première chose que pourraient faire les partis,

c’est de jeter un œil sur la charte graphique imposée au niveau des sites eGouvernement, et de plus s’en inspirer". Le parti chrétien-social, par exemple, ne fait guère dans l’originalité, pour présenter ses représentants au gouvernement ou à la chambre des députés, en se contentant de renvoyer directement l’internaute vers les sites de ces deux institutions…

La réalisation de cette première analyse "luxembourgeoise" revêt, évidemment, un caractère particulier, en pleine période de campagne électorale. Mais l’idée est de la pérenniser, à l’avenir, afin de mieux mesurer la progression de chacun. Qui sait si pour les élections de 2009 Internet ne constituera pas une arme de démocratisation massive… ■ Jean-Michel Gaudron

François Altwies (à g.) et Raphaël Kies s’appuient sur une grille d’analyse forte d’une centaine de critères.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

COMMENT LA CLASSE politique luxembourgeoise utilise-t-elle le média Internet? Quelle place prend, aujourd’hui le Web dans leur stratégie de communication? En marge de la grande étude européenne STOA, réalisée en 2003 auprès de 144 partis politiques représentés dans les 25 pays de l’Union européenne, Firsttuesday Luxembourg s’est penché sur le sujet et présentera, le 8 juin prochain ses propres observations. Il s’agira du fruit d’un travail d’analyse réalisé en collaboration avec Raphaël Kies, chercheur auprès de l’Institut universitaire européen de Florence (Italie), spécialisé dans toutes les problématiques liées au concept de eDemocracy, c’est-à-dire la réflexion sur l’utilisation des nouvelles technologies au service de la démocratie. L’étude européenne STOA s’est intéressée aussi bien aux sites des partis politiques qu’à ceux des parlements de chaque pays. Si dans la première catégorie, le Luxembourg s’en sort avec une honorable moyenne, le site de la chambre des députés, lui, obtient une peu reluisante 24e et avant-dernière position, devançant seulement le site du parlement de Chypre… Un comble lorsqu’on se rappelle de l’important budget consacré, en son temps, à son développement. "Les sites des partis politiques constituent un peu le miroir qui renvoie l’image de leur philosophie, de leur vision de la communication, estime Raphaël Kies. On peut ainsi avoir une idée de leur volonté de transparence. Il est


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actualité LUXEMBOURG

De l'espace, enfin! La livraison de nombreux projets en 2004 et 2005 va plus que doubler l'offre en matière d'immobiliers de bureaux au Luxembourg.

IL FUT UN TEMPS PAS SI lointain où le marché de l'immobilier au Luxembourg souffrait d'un taux de vacance ridiculement faible (inférieure à 1%), confinant presque à une situation de réelle pénurie dans laquelle il était devenu bien difficile de mener à bien un quelconque projet. Ce temps est, aujourd'hui, révolu, et le secteur a bien rebondi. Il profite aujourd'hui, et encore pour quelques temps, de la concrétisation massive de vastes projets arrivés à maturité. L'espace disponible va donc en s'accroissant, au gré des livraisons de ces nouveaux complexes immobiliers de surfaces plus ou moins conséquentes et le taux de vacance grimpe doucement, mais sûrement. Selon les chiffres présentés par Jones Lang LaSalle, il a progressé de 1,4% en glissement annuel pour atteindre

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5,6% fin 2003 et a déjà passé le cap des 6% au terme du premier trimestre 2004, ce qui correspond à quelque 146.000 m2. Ce taux de vacance devrait, du reste, continuer sur la lancée haussière jusqu'à la fin de l'année. "La morosité économique est sans doute la raison principale de cette augmentation du taux de vacance et la légère reprise économique constatée depuis 2003 ne devrait pas avoir un impact significatif sur la situation d'ici la fin de l'année", tempère tout de même DerekDe Changy, European Director et Directeur de Jones Lang LaSalle Luxembourg. En dépit de cette amélioration générale, Luxemburg affiche tout de même un des taux de vacance les plus faibles du marché européen (il est de 14% à Francfort ou de 11% à Londres, par exemple). C'est principalement en périphérie que les taux de vacan-

ce restent les plus élevés, puisqu'ils atteignent 66% en moyenne... Le secteur de l'aéroport, Munsbach ou encore Bertrange sont, ainsi, particulièrement délaissés. Au centre-ville, la surface vacante totale a, également, fortement augmenté et a pratiquement doublé en l'espace d'un an, pour atteindre 17% (soit près de 25.000 m2 disponibles au cours du 1er trimestre 2004).

Le secteur financier dans la cave Il est, en revanche, plus difficile de trouver de l'espace de bureau dans les quartiers en vogue comme Gasperich (8%), le Kirchberg (5%), la gare (3%) et surtout le Limpertsberg, proche de la saturation complète (1%).

Pour cette seule année 2004, les principaux projets spéculatifs concernent la première phase de l'Atrium Business Park, à Bertrange (22.000 m 2) ainsi que les 17.000 m2 du Glacis Business Centre au Limpertsberg. Pour 2005, d'autres grands projets seront livrés, notamment le Kowak à Gasperich (20.000 m2, dans une première phase, sur un total de 70.000 m2), ainsi que la première phase du projet K2 au Kirchberg (20.000 m2) et celle du projet H2O (15.000 m2) à Howald. "Ainsi, l'offre future totale atteindra, en 2004, le double de la moyenne observée sur les cinq dernières années et s'élèvera à 2,2 fois cette moyenne en 2005", précise M. De Changy, qui table sur un total de 175.000 m2 pour les réalisations à venir d'ici à 2005. A côté de ces offres spéculatives, la partie non spécula-


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D’ici à 2005, le total des nouvelles surfaces disponibles devrait atteindre 175.000 m2

tive, concernant des surfaces déj�� louées, n'est pas à négliger: elle représente près d'un tiers du marché. La prise en occupation assurée par les administrations publiques et les institutions européennes ont d'ailleurs largement contribué, en 2003, à maintenir le secteur à flots, compensant le faible volume réalisé dans le secteur financier (-52% de prise en occupation par rapport à la moyenne des cinq dernières années). On peut ainsi citer la Banque Européenne d'Investissement, qui a loué 5.800 m2 de nouveaux bureaux à l'aéroport; la Cour de Justice Européenne, qui a pris 10.500 m2 en occupation et la Cour des Comptes Européenne, qui a également loué un peu moins de 5.000 m2 dans le quartier du Kirchberg. Au total, 52.000 m2 ont été pris en occupation par

diverses administrations en 2003, ce qui a permis d'arriver à une croissance globale de 18% au cours de l'année écoulée, avec une prise en occupation dépassant les 135.000 m2, soit 9% de plus que la moyenne sur 5 ans. De cette situation a découlé, en 2003, un mouvement globalement à la baisse en ce qui concerne les loyers, renforcé par un certain manque d'intérêt du marché pour les immeubles dits "de seconde main". C'est dans le quartier de Gasperich que cette diminutione a été la plus prononcée, puisque les loyers ont accusé jusqu'à 10% de baisse en 2003. Ils ont néanmoins amorcé une reprise en 2004 et atteignent aujourd'hui 24 euros euros/m 2/mois, hors TVA. Un mouvement similaire a été noté au centre-ville: le recul des "prime rents" a atteint 6% en cours d'année

2003 (jusqu'à 31,50 euros/m2/ mois, hors TVA), mais depuis le début de cette année, le mouvement est reparti à la hausse jusqu'au niveau de 33 euros/m2/mois, hors TVA. Si dans les quartiers du Limpertsberg et de la Gare, ces "prime rents" sont demeurés stables par rapport à 2002, ils ont en revanche plutôt progressé dans le quartier vedette du Kirchberg, frôlant même les 10% de mieux jusqu'à un niveau de 30 euros/m2/mois, hors TVA. En ce qui concerne le nombre de transactions, celui-ci a connu une hausse de 28% en moyenne annuelle, ce qui a entraîné une réduction de 200 m2 de la taille moyenne des transactions, qui dépassent actuellement tout juste les 1.000 m2. Globalement, c'est dans la périphérie de Luxembourgville que se concentre la grande majorité de la dispo-

nibilité en espaces de bureaux (66%, contre 17% au centreville ou 5% au Kirchberg).

Le marché de l'investissement en baisse Reste qu'en 2003, peu de produits étaient vraiment disponibles, ce qui a contribué à une forte baisse du marché d'investissement, qui s'est limité à 100 millions d'euros, contre 224 millions d'euros en 2002, pour un "prime yield" en léger repli à la mi2003 (0,40 point de baisse), atteignant 6,35%. "La demande des investisseurs pour des produits haut de gamme et générant de bons revenus reste cependant élevée", précise Derek de Changy. La principale transaction a concerné, en 2003, un montant de 50 millions d'euros

déboursé par un investisseur américain, Blackstone, dans le cadre d'un "Sales and lease back" (cession-bail) conclu par la Deutsche Bank pour les 11.000 m2 de son siège social au Kirchberg. Une opération qui s'est inscrite dans le cadre global d'une opération internationale entre Blackstone et la banque allemande. Pour autant, Ce sont toujours les allemands qui dominent le marché luxembourgeois de l'investissement. En 2002 et 2003, ils ont trusté plus de la moitié du volume total investi. Depuis l'année 2000, près de 58% des investissements ont été réalisés au Kirchberg, qui est resté, de loin, le quartier préférentiel des investisseurs avec 33% du volume total investi au cours des deux dernières années, contre 24% pour le Centre-ville pendant la même période. ■ Jean-Michel Gaudron

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actualité LUXEMBOURG

Six priorités pour l'entrepreneuriat high tech (03/05) Au terme d'un long processus de concertation, 6 mesures prioritaires destinées à améliorer le climat entrepreuneurial high-tech au Luxembourg ont été présentées par le CRP Henri Tudor. Il s'agit de propositions allant dans le sens de la création d'outils financiers d'encouragement (bourses start-up, prêts remboursables), mais aussi de facilités administratives (nouveau statut de sociétés commerciales sur le modèle anglais "One day company"; réduction des délais d'accès aux aides pour la R&D, révision des règles et des définitions d'intervention des organismes de financement publics et semipublics). www.technoport.lu

FÉDÉRATION DES EMPLOYEURS EUROPÉENS

Les salaires au Luxembourg dans le top 3 européen Selon le rapport "Pay in Europe 2004", réalisé par la Fédération des employeurs européens (FedEE), le Luxembourg affiche le 3e salaire médian brut le plus élevé en Europe, avec un montant horaire de 20,08 euro. Seuls le Danemark (27,89 euros) et la Suisse (22,03 euros) affichent un salaire horaire plus élevé. La France, avec 14,22 euros de l'heure, est le seul grand pays européen à ne pas figurer dans le top 10 (14e). www.fedee.com

STATEC

Prévisions de croissance en hausse (03/05) A cinq semaines des élections, le Statec a publié les premières estimations des comptes nationaux 2003, ainsi que les comptes révisés pour les années 2001 et 2002. Il y apparaît une perspective de croissance plus élevée que ce qui fut annoncé à l’automne 2003: 2,1% au lieu de 1,2%. Au cours des trois dernières années, la croissance du PIB aurait été plus élevée, en moyenne, de 0,5% par an. "Cette révision ne change pas le jugement global porté sur une économie en convalescence, elle confirme les signaux détectés au cours de 2003, annonciateurs d’un tournant à la hausse", précise le Statec. www.statec.lu

GOUVERNEMENT

Apprentissage et FPC: réforme en vue (13/05) La ministre de l'Education nationale, de la Formation professionnelle et des Sports, Anne Brasseur a présenté le 13 mai 2004 les détails de l'avant-projet de loi relatif à la réforme de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue... 6 objectifs ont été identifiés, parmi lesquels l'amélioration et l'harmonisation de la formation professionnelle initiale, ou encore un meilleur accompagnement au travers de la validation des acquis professionnels ou la création de portefeuilles d’orientation regroupant les certificats attestant l’expérience acquise. La ministre s'est dit confiante de voir cette réforme se concrétiser dès la rentrée scolaire 2006/2007. Sous sa propre tutelle? Réponse le 13 juin...

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LOI SUR LES DÉLAIS DE PAIEMENT

Les retards coûtent désormais beaucoup plus cher SELON UNE ÉTUDE DE LA Commission européenne, les retards de paiements dans l'UE (des Quinze), seraient responsables d'un cas sur quatre d'insolvabilité. Un constat qui l'a incité à proposer une loi sur le sujet. La directive 2000/35/CE du 29 juin 2000 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales aurait dû être transposée le 8 août 2002. Le Luxembourg affiche près de deux ans de retard puisque la loi transposant la directive – et retouchant la loi modifiée du 23 juin 1909 et la loi du 22 février 1984 relative au taux de l'intérêt légal – n'a été votée que le 16 mars dernier et publiée au Memorial le 6 mai. La nouvelle loi s'attache, d'une part, aux relations commerciales entre les entreprises, et, d'autre part, entre les entreprises et l'Etat ou les communes. Elle prévoit un taux d'intérêt de retard beaucoup plus élevé que ce qui était en vigueur depuis 1984, à savoir le taux directeur de la BCE (actuellement de 2,02%), augmenté de 7%, alors que c'est le taux d'intérêt légal (4,75% actuellement), qui était d'application jusqu'alors. Il était également possible de fixer entre les parties un taux conventionnel. "On a donc désormais un taux largement supérieur au taux d'intérêt légal. Nous constatons de plus en plus que les gens payent hors délai. Nous sommes d'avis que cette nouvelle loi est une bonne chose. Les mauvais payeurs n'ont qu'à bien se tenir", note Tom Wirion, conseiller de direction à la Chambre des Métiers. Outre un taux d'intérêt plus élevé, la nouvelle loi prévoit que les intérêts de retard courent automatiquement, sans mise en demeure, à partir de la date de délai de paiement, sans que les entreprises créancières n'aient à envoyer de lettre

Photo: David Laurent (Blitz)

TECHNOPORT SCHLASSGOART

Tom Wirion (Chambre des Métiers): "Nous constatons de plus en plus que les gens payent hors délai". recommandée à leurs débiteurs. Auparavant, les intérêts n'étaient calculés qu'à partir de la mise en demeure ou du recours en justice. Le délai de paiement est, en principe, fixé dans un contrat. Sinon, la loi prévoit que les intérêts courent 30 jours après réception du bien, de la facture ou des services. "Là où les créanciers y gagnent, c'est au niveau des procédures administratives. Nous avons désormais un enclanchement automatique avec un taux d'intérêt conséquent", se réjouit M. Wirion. La procédure judiciaire en matière de relevé est censée garantir une condamnation rapide, afin que les lenteurs de la justice ne dissuadent pas de faire appel à elle. La loi innove encore dans le sens où elle accorde au créancier le droit à

un dédommagement raisonnable pour ses frais de recouvrement, qu'il doit prouver. En revanche, ces frais "ne doivent pas être disproportionnés par rapport au montant de la dette. Il s'agit là d'un bémol et la pratique devra démontrer ce que cela veut dire", précise M. Wirion, qui émet encore une petite critique par rapport à une disposition de la loi qui prévoit que si les deux parties sont d'accord, elles peuvent déroger au taux d'intérêt et au délai à partir duquel les intérêts courent. "Globalement, c'est une bonne loi qui peut laisser espérer que la moralité de paiement va revenir", ajoute ce dernier. Si la procédure pour récupérer son dû s'avère plus simple et automatique, reste à voir si les entreprises auront le réflexe d'y avoir recours. ■ F. R.


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Les sacs bleus contiennent différents maté-

geste, celui sans lequel rien ne serait pos-

riaux d’emballage. Il faut les trier par type

sible : vous triez vos déchets. Et vous les

de matériau. Les emballages défilent sur un

triez de mieux en mieux. Grâce à vous,

tapis roulant, un aimant prélève l’acier et

nous pouvons répartir vos déchets d’em-

nous faisons le reste manuellement : les

ballages ménagers en différentes fractions

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actualité LUXEMBOURG

"Je n’ai jamais été aussi libre"

Mikhaïl Gorbatchev : "Dès 1985, j’ai été parmi les premiers à soutenir la construction de la Maison Europe".

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actualité

L’EUROPE SERAIT-ELLE ce qu’elle est aujourd'hui, élargie à 25, ouverte pardelà ce qui fut, il n’y a pas si longtemps que ça le rideau de fer, si un homme comme Mikhaïl Gorbatchev n’avait pas existé? Seuls les historiens des siècles futurs auront pour eux – peut-être – le recul suffisant pour établir un avis formel sur la question. Sans attendre jusque-là, une réponse positive à cette interrogation ne fait guère de doutes, tant l’influence de ce personnage clé de l’Histoire aura été grande. C'est lui qui amorça la réforme (révolution?) économique, prônant la reconnaissance du rôle du marché et de la propriété privée. C'est encore lui qui mit fin, en 1988, au régime du parti unique et fit voter une nouvelle loi électorale dès l'année suivante... Devenu président de l'URSS en 1990, suite aux réformes constitutionnelles engagées, il transféra alors le pouvoir du Parti Communiste aux assemblées législatives élues dans les républiques de l’URSS. L'éclatement du bloc soviétique, dont il en sera finalement, politiquement, la victime, était en marche... Aussi la visite "privée" à Luxembourg de l’ancien plus haut dirigeant de l’ex-Union Soviétique, entre 1985 et 1991, constitue-t-elle forcément un petit événement, à la fois pour l’homme et pour le pays hôte. "J’ai rencontré Jean-Claude Juncker et Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean, avant tout pour faire

leur connaissance, puisque je ne les avais jamais rencontrés auparavant. Je suis là à titre privé et ma personne n’a plus guère d’importance aujourd’hui", estime-t-il, en toute modestie, complétant d’un grand sourire qui ne laisse rien paraître de ses 73 ans: "Je ne me suis jamais senti aussi libre que maintenant". L'occasion lui a également été donnée de rencontrer René Steichen, le conseiller juridique de la Fondation pour la recherche politique, économique et sociale de Moscou (la Fondation Gorbatchev), qu’il a créée en 1991, contre vents et marées. Gorbatchev n'est, aujourd'hui, guère prophète en son pays, loin s'en faut... Invité, début mai, à l’initiative de Dexia BIL, dans le cadre d’une conférence internationale, le père de la "perestroïka" (la reconstruction, la refonte, en version originale), a donné son appréciation sur les défis qui attendent l’Europe et le monde à l’aube du XXIe siècle. La question européenne fut évidemment au cœur des réflexions de cet Européen convaincu... "Dès 1985, j’ai été parmi les premiers à soutenir la construction de la Maison Europe", aime-t-il à rappeler. A cette époque, en effet, il estimait déjà que la seule voie possible à l’avènement d’une vraie Europe économique et politique passait par une libération complète des armes nucléaires et chimiques. Un processus forcément irréalisable d’un simple claquement de doigts,

mais pour lequel il prôna une mise en musique par étapes. Il reçut même un soutien sans faille de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II et M. Gorbatchev ne manque pas de rappeler, aujourd’hui encore, une phrase prononcée par le Saint-Père à l’occasion d’un entretien privé qu’il accorda au dirigeant soviétique en 1989: "L’Europe doit respirer avec deux poumons", insistant sur le fait que les changements en cours dans le monde ne devaient en rien suivre les seules inspirations occidentales. "Nous devons avoir des points communs à la source de nos pensées", estimait alors M. Gorbatchev… Sans pour autant plaider pour une adhésion de la Russie à l'Union européenne, Mikhaïl Gorbatchev sait que les deux parties doivent avancer dans la même direction. "Une Europe qui englobe la Russie est la seule Europe capable d'être un partenaire crédible pour les États-Unis, la Chine ou toute autre puissance émergente", martèle-til. Et de rappeler que de leur côté, l'Ukraine, la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan ont, eux aussi, jeté les bases d'une collaboration économique approfondie. "Il faut savoir prendre le meilleur du passé, pas seulement pour l’URSS, mais aussi pour l’Europe. Nous avons besoin de dirigeants qui savent prendre des décisions. C’est peut-être plus difficile, de nos jours, mais il y a aussi plus de possibilités qui s’offrent à eux", estime Mikhaïl Gorbatchev. ■ Jean-Michel Gaudron

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Dirigeant clé de l’Histoire contemporaine, Mikhaïl Gorbatchev n’avait jamais mis les pieds au Luxembourg. C’est désormais chose faite…

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La précarité gagne les institutions européennes La réforme introduite par la Commission prévoit la fin du statut d'auxiliaire, remplacé par celui d'agent contractuel. Le but: faire des économies...

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Du reste, des mesures de dégagement de quelques 600 fonctionnaires sur 3 ans (2002-2004) touchent aussi bien la Commission que le Parlement et le Conseil. Trois cent d'entre eux seront remplacés, mais par des jeunes commençant au bas de l'échelle des salaires. Ce qui fâche surtout les auxiliaires, c'est la baisse de salaire de 20 à 30% qu'ils devront supporter, alors qu'ils exerceront les mêmes tâches. "Quand le Conseil a posé les statuts de ce contrat, il a stipulé que le salaire devait respecter les conditions du marché. Le salaire minimum net est de 1.433 euros, aussi bien à Bruxelles qu'à Luxembourg", explique Jean-Pierre Tytgat, président de l'Union syndicale, un des syndicats des fonctionnaires européens. Rappelons qu'au Luxembourg, le salaire social minimum est de 1.403 euros... "Nous craignons que notre capacité de recrutement diminue, que ce salaire ne nous permette pas de recruter de la main-d'œuvre qualifiée", explique-t-il. D'autant plus que la progression de salaire est lente. Par exemple, pour une secrétaire qui possède un BTS (Bac +2), de l'expérience professionnelle et parle deux ou trois langues minimum, le salaire ne s'élève pas à plus de 1.622 euros net. "Actuellement, en tant qu'auxiliaire, elle gagne en moyenne 20 à 30% en plus. Il y a des personnes qui sont là

depuis longtemps et elles sont fortement dévalorisées. Avec le nouveau classement, on tire donc un trait sur le passé. Le syndicaliste explique qu'il y a une tendance à sous classer les nouvelles recrues. "Les gens ont peur de réclamer pour ne pas être viré, mais une institution publique n'a pas le droit de violer ses propres règles. Les recrutements liés à l'élargissement se font un ou deux échelons plus bas, ce qui représente 8 à 10% de salaire en moins. Cela permettra d'amortir en une dizaine d'années les coûts de la réforme".

vu son contrat d'auxiliaire prolongé jusqu'au 30 septembre. Son chef d'unité à Eurostat lui a annoncé: "’Tu peux déboucher le champagne, au lieu de te retrouver au chômage pendant le mois d'octobre, tu pourras venir travailler en temps qu'intérimaire’. C'est encore moins bien rémunéré qu'un contrat

Dangereux intérim La Commission compte environ 1.500 auxiliaires, dont 300 au Luxembourg. Jusqu'à aujourd'hui, l'auxiliaire pouvait voir son contrat renouvelé jusqu'à une période maximale de 3 ans (elle n'était que d'un an il y a deux ans, mais a été alongée). Pour les auxiliaires qui n'avaient pas dépassé cette limite de 3 ans à la fin du mois d'avril, leur contrat d'auxiliaire a été prolongé jusqu'à fin septembre. Une sélection sera ensuite opérée pour proposer à ces auxiliaires, dès le 1er novembre, des contrats d'agent contractuel d'une durée maximale de cinq ans. Sophie (prénom d'emprunt) est dans cette situation. Elle a

d'agent contractuel", s'insurge-t-elle, songeant sérieusement à trouver un emploi moins "précaire". M. Tytgat met en garde visà-vis de ce statut d'intérimaire qui peut être dangereux en cas de chômage. "La Commission est contrainte de recourir en grand nombre à des sociétés car elle manque de person-

Le chantier de la réforme du statut des fonctionnaires européens ne fait pas que des heureux...

Photo: Eric Chenal (Blitz)

A L'HEURE OÙ L'UNION européenne s'apprêtait à accueillir dix nouveaux membres, elle opérait en même temps une des réformes administratives les plus poussées depuis l'adoption, en 1968, du statut de fonctionnaire. Le Conseil a adopté les propositions de la Commission sur la modernisation du statut du personnel du service public et le nouveau statut de la Commission est entré en vigueur le 1er mai dernier, en même temps que l'on célébrait le cinquième élargissement de l'UE. Mais cette réforme n'a guère réjoui les fonctionnaires et le personnel temporaire (de toutes les Directions générales) à faire la fête. En effet, elle touche tous les aspects de la carrière et les conditions de travail des fonctionnaires et autres agents de l'Union européenne. Trois textes concernent le personnel non permanent. Le plus important introduit un nouveau type de personnel, l'agent contractuel, qui remplacera progressivement le personnel auxiliaire actuel, avec un salaire moindre. C'est tout bénéfice pour la Commission qui cherche à faire des économies par tous les moyens, sachant que les institutions dépendent à environ 20% de travailleurs externes. Les dépenses administratives représentent 5% des dépenses globales des institutions et le plafond est aujourd'hui presque atteint.


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nel. Elle reçoit souvent des crédits plutôt que des postes. Cela a amené un certain nombre de difficultés car c'était de la précarité pure. Des sociétés comme Perrylux se sont créées en pratiquant de l'esclavage déguisé et la Commission devenait dépendante. Depuis l'époque de la Commission Santer, on réfléchit à intégrer ces personnes que l'on utilisait par l'intermédiaire de ces sociétés", explique-t-il. Les auxiliaires avaient pour but de remplacer temporairement un fonctionnaire absent ou de faire face à un manque de personnel ou une surcharge de travail exceptionnelle. Recruter des agents pour une durée limitée ne convenait pas pour occuper une activité permanente, ce qui est le cas dans les Offices. "On

a pensé changer ces statuts pour en faire des contrats plus longs et moins rémunérés, afin d'avoir un impact à la fois sur la masse de crédit et sur la stabilité des personnes", explique le président de l'Union syndicale. Ces Offices, créés il y a deux ans environ, sont au nombre de trois: l'Office inter-institutionnel à Luxembourg (OIL) chargé des infrastructures; le même Office à Bruxelles (OIB) et le Pay Master Office (PMO), chargé de l'exécution des paiements.

Cotisations retraite à la hausse Les agents contractuels, eux, relèvent, du statut de fonctionnaire (ce qui n'est pas le cas des auxiliaires), c'est-à-

dire qu'ils bénéficient du système de pension communautaire et de sécurité sociale de la Communauté et payent des impôts communautaires. Ces derniers "retournent au budget de l'Union (impôt marginal de 42%), ce qui veut dire que la charge nette budgétaire est moindre. On peut ainsi avoir du personnel permanent et des recettes au niveau du budget", souligne le fonctionnaire. Dans les Offices, le contrat d'agent contractuel peut être renouvelé jusqu'à quatre fois dans une limite de dix ans, "ce qui est excessif par rapport au droit national", concède M. Tytgat. Et, à chaque nouveau contrat, on repart à zéro. "C'est de la stabilité dans l'instabilité". En revanche, ce contrat peut être transformé en contrat à durée indéterminée.

Il n'en va pas de même dans les Directions Générales. "Dans les DG, la suppression de l'auxiliaire demandait un substitut, on a utilisé la même structure mais les contrats ne peuvent aller jusqu'à une durée indéterminée, car il s'agit de remplacer temporairement un fonctionnaire ou de répondre à une surcharge provisoire de travail ou à un programme spécifique qui a une durée dans le temps". Le cumul des contrats ne pourra excéder une période de 5 ans. Normalement, après un contrat d'agent contractuel de 3 ans, on ne peut plus prétendre à un tel contrat dans une autre institution. L'agent pourra toujours se tourner vers les Offices mais en perdant toute son ancienneté.

Dans les grandes lignes, la réforme, qui touche donc aussi les fonctionnaires, prévoit encore un coût pour ceux-ci qui pourraient voir leurs cotisations pour la retraite passer de 11 à 14% (contre 8% au Luxembourg). Le système de pension passe également de 35 à 37 ans de cotisations. La réforme introduit la possibilité de lutter contre le harcèlement moral et stipule la nécessité de protéger la santé et la sécurité des personnes au travail. Le système des carrières sera lui davantage basé sur le mérite des personnes, ce qui devrait pousser à la concurrence entre les fonctionnaires. Certain le verront comme un bien d'autres comme un mal. ■ Florence Reinson


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Protection contre l'immigration d'Europe de l'Est

LA GRANDE FAMILLE européenne vient d'adopter dix nouveaux frères qui viennent grossir la population de l'Union d'environ 75 millions d'habitants, la portant ainsi à quelque 455 millions. Le plus grand élargissement de l'histoire de l'Union européenne n'aura pas été réalisé sans peine et n'est d'ailleurs pas encore tout à fait terminé. En effet, si la libre circulation des personnes constitue désormais une réalité pour les ressortissants de ces pays d'Europe orientale, ces Etats baltes et méditerranéens, il n'en va pas de même pour les travailleurs qui en sont issus. La libre circulation des travailleurs ne sera réellement possible pour ces populations que, au mieux, dans deux ans et, au pire, dans sept ans. Le Traité d'adhésion prévoit pour ces pays, excepté pour Chypre et Malte, une période transitoire identique durant laquelle les 15 "anciens" Etats membres continueront à rendre obligatoire le permis de travail pour tout citoyen polonais, hongrois, tchèque, slovaque, slovène, lituanien, letton, et estonien désirant gagner le marché du travail de la "vieille Europe". Avec à peine 760.000 habitants pour Chypre et 395.000 habitants pour Malte – pays qui ravit au Luxembourg son statut de plus petit Etat de l'Union européenne – le risque de voir ces deux îles désertées au profit des Quinze

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est fort peu probable, d'autant plus que leurs taux de chômage ne sont guère élevés, affichant respectivement 3,3% et 6,9%. D'où leur statut "à part" dans ce dossier. D'office, jusqu'en avril 2006, les Quinze appliqueront cette restriction, sauf cas particuliers spécifiés par le pays, comme par exemple en Irlande, où cette période transitoire ne sera pas pratiquée, excepté dans le domaine de l'assistance sociale. D'autres Etats, moins menacés par l'afflux de maind'œuvre provenant de l'Est, tels que la Grande-Bretagne ou la Suède, pourraient aller dans le même sens, indique Joseph Faber, conseiller de direction première classe au ministère du Travail et responsable de la cellule "Permis de travail". A l'issue de ces deux années de transition, chaque Etat pourra faire la demande écrite à Bruxelles pour une autre période transitoire de trois ans. Aucune condition n'est requise pour motiver cette requête. Enfin, les Quinze auront encore la possibilité de demander un autre délai de deux ans avant d'ouvrir leur marché du travail aux nouveaux membres. Dans ce dernier cas, il leur faudra néanmoins prouver que l'ouverture totale de leur marché du travail serait de nature à le perturber, précise Joseph Faber.

"L'Allemagne et l'Autriche ont déjà annoncé qu'elles iraient jusqu'au bout de la période de sept ans", indique le fonctionnaire. La raison invoquée réside dans la proximité de ces pays avec bon nombre des nouveaux adhérents, l'Allemagne ayant une frontière commune avec la Pologne et la République tchèque et l'Autriche avec la Slovénie, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque. Il est bien connu que l'immigration va là où l'on trouve des amis et comme l'Allemagne accueille déjà sur son sol de nombreux travailleurs venant de Pologne et que ce pays affiche un taux de chômage de 20% (données d'Eurostat datant de 2002), on imagine facilement ses craintes.

5 millions de migrants sur 10 ans Quant au Luxembourg, il reviendra au prochain gouvernement de décider de prolonger ou non la période de transition. Lors du précédent élargissement, en 1995, de l'Union à l'Autriche, à la Suède et à la Finlande, aucune période transitoire n'avait été prévue. En revanche, suite à l'adhésion de l'Espagne et du Portugal, en 1986, une période de transition avait été inscrite

Photo: David Laurent (Blitz)

Les ressortissants de huit des dix nouveaux membres de l'UE devront attendre au minimum deux ans pour profiter de la libre circulation des travailleurs.

Joseph Faber (ministère du Travail): "Le Luxembourg accepte 90% des demandes de permis de travail et les refus concernent généralement les personnes non qualifiées".

dans le Traité d'adhésion mais elle n'était pas identique dans les dix pays de l'Union. "Le Luxembourg avait adopté une période transitoire de sept ans – plus longue que ses voisins – afin d’éviter la première vague d'immigration portugaise, en raison de la forte

population originaire du Portugal déjà présente à l'époque sur le territoire grand-ducal, explique M. Faber. J'ai assisté à différentes réunions dans le cadre du pré-élargissement où des experts ont présenté des études qui prédisaient que les flux migratoires provenant des


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dix nouveaux Etats s'élèveraient à 5 millions de personnes et que ce flux serait étalé sur dix ans. Ce qui fait qu'en moyenne, un demi-million de ces personnes quitteraient leur pays chaque année". "Nous avons déjà des échos de la Chambre des Métiers qui est submergée par des demandes de Polonais qui veulent établir leur société dans le pays", explique encore le fonctionnaire. Outre l'autorisation d'établissement requise pour chaque entreprise créée, qu'elle provienne d'un ancien ou d'un nouveau membre de l'Union européenne, les ressortissants de dix pays entrants doivent obtenir un permis de travail pour exercer une quelconque activité pro-

fessionnelle, c'est-à-dire procéder exactement de la même manière qu'auparavant. Pour espérer se voir décerner ce précieux sésame, il faut que le poste que l'on vise soit publié auprès de l'Administration de l'emploi et qu'aucun ressortissant des Quinze – des dix-sept avec Chypre et Malte – ne convienne pour ce poste.

Le Luxembourg pourvoyeur de visas Trois types de permis sont délivrés: le permis A, d'une durée maximale d'un an, n'autorise pas son détenteur à changer de profession ni d'employeur. Le permis B, délivré pour quatre ans, auto-

rise le travailleur à changer d'employeur mais pas de profession. Le permis C a une durée illimitée et permet à son détenteur de changer d'employeur mais aussi de profession. Le permis B ne peut être obtenu qu'à l'issue de la validité du permis A et le permis C qu'une fois le permis B expiré. "Le Luxembourg accepte 90% des demandes de permis de travail et les refus concernent généralement les personnes non qualifiées. 25% des demandeurs d'emploi au Luxembourg sont des personnes non qualifiées", explique Joseph Faber. L'an dernier, quelque 4.811 permis de travail ont été délivrés à 4.120 personnes (répartis en 2.535 permis A,

1.079 permis B et 589 permis C). Le nombre de permis délivrés à des ressortissants des 10 nouveaux membres de l'UE s'est élevé à 474 (211 à des Polonais, 78 à des Slovaques, 71 à des Tchèques, 60 à des Hongrois, 20 à des Lituaniens, 13 à des Slovènes, 9 à des Estoniens, 8 à des Lettons, 2 à des Maltais et 2 à des Chypriotes). A ces détenteurs de permis de travail, il faut encore ajouter les personnes qui ne formulent pas de nouvelle demande, mais qui ne quittent pas le territoire pour autant. Les fichiers de la Sécurité sociale ne sont, pour l'heure, pas transmis au ministère du Travail. Les travailleurs qualifiés issus des nouveaux Etats membres, tout comme ceux

des pays tiers, sont donc les bienvenus sur le territoire Grand-Ducal, en manque de personnel bardé de qualifications. C'est l'employeur qui introduit la demande de permis de travail pour la personne qu'il souhaite engager. Une procédure gratuite qui prend environ deux mois pour la première demande. Toutefois, certains pays acceptent mal cette restriction d'embauche et la Pologne entend appliquer le même régime aux pays qui pratiquent cette politique. D'autres profiteront des délocalisations d'entreprises quittant la vieille Europe pour la nouvelle où la maind'œuvre s'avère meilleur marché. ■ Florence Reinson


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Le cinéma luxembourgeois résolument européen Le pays a réussi à se forger une petite place dans le métier, mais la concurrence est rude. La Belgique, elle aussi, dispose désormais d'un système de tax shelter...

LE CINÉMA LUXEMBOURgeois a réellement commencé à se développer il y a à peine quinze ans, lorsque les deux lois sur son financement ont été votées. Aujourd'hui, 450 personnes vivent de la production audiovisuelle au Luxembourg et une dizaine de longs-métrages y sont produits chaque année. L'an dernier, pour la première fois, les productions luxembourgeoises ont été récompensées grâce à la création, par le gouvernement, du Filmpräis qui devait, au départ, se tenir tous les ans et qui, finalement aura lieu tous les deux ans.

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Un hommage à une profession pas toujours facile à exercer dans un petit pays qui a eu des difficultés à se faire prendre au sérieux par ses voisins. "Au niveau de l'ULPA, l'Union luxembourgeoise de la production audiovisuelle, nous avions plaidé dès le départ pour un Filmpräis tous les deux ou trois ans. D'abord, parce qu'il n'y a pas assez de films, tout simplement. Ensuite, je crois que le fonds de soutien a travaillé très durement sur le projet et qu'il n'a ni les finances ni les gens pour faire cela chaque année", estime Claude Waringo, pro-

ducteur chez Samsa Film. Un avis que partage Jimmy de Brabant, Managing director de Delux productions. Et, les deux hommes trouvent tout à fait normal qu'un pays récompense le travail audiovisuel qui y est fait. "Avoir un prix au Luxembourg, je crois que c'est important pour communiquer d'abord au Luxembourg, à défaut de vraiment communiquer vers l'extérieur. Si la production en général a plutôt bonne presse au GrandDuché, il reste quand même à convaincre certains politiciens ou partis au Luxembourg pour qu'ils voient et qu'ils sachent

aussi ce qui se fait à ce niveau dans le pays", estime M. Waringo. Le marché luxembourgeois étant limité et les télévisions nationales n'investissant pas dans la production, très peu de films sont tournés en luxembourgeois. D'ailleurs, les producteurs installés dans le pays ne parlent pas forcément la langue. Peut-on dire dès lors qu'il existe un cinéma luxembourgeois? "Non, j'ai pas envie que ça existe, tranche M. Waringo. Je crois que le cinéma luxembourgeois est né 50 ans après les autres et ce serait une connerie de dire qu'en 10 ans, on a trouvé


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Jimmy de Brabant (à g.) et Claude Waringo sont tous deux d’avis que la production nationale ne permet pas d’envisager d’organiser un Filmpräis chaque année...: notre chemin personnel luxoluxembourgeois. Ce n'est pas vrai. Nous faisons du cinéma strictement européen. Je crois que l'on vit vraiment dans l'ère européenne et il faut faire des films pour l'Europe, pas seulement pour le Luxembourg, et espérer qu'ils puissent voyager. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne peut pas traiter de sujets luxembourgeois". Un discours que le ministre chargé des Communications, François Biltgen, préfère tempérer, estimant que le cinéma national existe bel et bien, "même s’il est réalisé en coproduction. Ce sont les his-

toires originales issues de la vie et du patrimoine socioculturel national qui font réellement défaut. Ce sont ces projets là que nous voulons soutenir et nous leurs accordons une attention particulière comme ce fut le cas avec les 'chômeurs'. Plusieurs scénarii bien de chez nous sont en cours d’élaboration". Et de citer en exemple Perl oder Pica, de Pol Cruchten, basé sur le roman de Jemp Hoscheit. "Néanmoins, nous ne pouvons financer les productions à 100%, regrette le ministre. Pour ce faire, nos budgets devraient être au moins quadruplés".

Jimmy de Brabant, lui, se pose encore la question de savoir ce qu'est, à proprement parler, un scénario luxembourgeois ou un scénario anglais, qui s'attacherait à la culture et la langue du pays. "Je ne sais pas comment je financerais un film en luxembourgeois, notet-il. Pour moi, le Luxembourg, c'est très international et cela l'a toujours été. Peut-on parler de cinéma luxembourgeois ? Peut-être, parce que il y a des productions. Moi, j'ai deux projets avec deux metteurs en scène luxembourgeois, mais les deux se tourneront en anglais et ce ne sont pas des sujets luxembourgeois".

Si M. de Brabant affiche clairement les raisons qui font qu'il y a peu de films en luxembourgeois, Claude Waringo est convaincu que "cela va venir" et assure que ce n'est pas qu'une question de financement. "C'est aussi un problème de réalisateurs et de scénaristes. Aujourd'hui, je ne dis pas que c'est gagné au niveau de la production, mais si on fait encore quelques changements, on pourra simplement dire: voilà, on les attend nos jeunes". Le cinéma "luxembourgeois" se démarque par sa professionnalisation, ce qui était loin d'être le cas il y a

quelques années encore. "Sur le plan 'petite industrie', je trouve qu'il y a une excellente base, d'excellents techniciens, il y a un potentiel ici qui est réel, qui a grandi assez rapidement et qui va rester à peu près ce qu'il est aujourd'hui. Il est à la taille du pays et est déjà plus important que d'autres pays européens. Il y a une vraie situation locale sur le terrain et c'est à nous (l'industrie de production, NDLR) de la maintenir et de la faire vivre", souligne M. de Brabant. Si les compétences techniques existent au GrandDuché, cela ne suffit pas pour

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pouvoir parler de marché". Quand on parle long-métrage, coproductions internationales, le territoire luxembourgeois ne vaut rien pour la simple raison qu'il n'y a pas assez d'habitants au Luxembourg", conclut Claude Waringo. "Ce qui ne veut pas dire que le marché luxembourgeois au niveau de la production luxembourgeoise ne vaut rien, au contraire. Je crois qu'aujourd'hui, on est de plus en plus accepté par les grands pays qui nous entourent, comme un partenaire possible, parce qu'au début ce n'était même pas imaginable dans leur tête. Depuis 15 ans, on a bien réussi à mettre le Luxembourg sur la carte européenne de l'audiovisuel", insiste-t-il. Et c'est, en partie, grâce aux deux lois qui financent le cinéma que le pays a pu y parvenir, indique encore le producteur. Le 13 décembre 1988 a été instaurée la loi sur les certificats d'investissement audiovisuels (dite loi "tax shelter"), un financement qui représente, au plus, 25% du budget total, si on tourne tout le film au Luxembourg. Une autre

loi, mise en place le 11 avril 1990, a créé le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle. Ce second outil permet de soutenir, par un mécanisme d'avances sur recettes, notamment, la production, la coproduction et la distribution des œuvres d'origine luxembourgeoise.

Le tax shelter luxembourgeois copié Jimmy de Brabant pense qu'il s'agit là d'un système "qui fonctionne extrêmement bien, qui a fait ses preuves et est probablement celui qui dure depuis le plus longtemps en Europe. Il y a d'autres pays qui ont mis en place des aides et qui les ont abandonnées parce que leur système n'était pas assez bien structuré. Le mécanisme luxembourgeois est un des meilleurs en Europe, si ce n'est le meilleur", affirme-t-il. C'est grâce à ce système de tax shelter, que de nombreux producteurs étrangers choisissent de venir coproduire des films au Grand-Duché. M. de

“Le financement des chaînes de télévision nous fait défaut”.

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Brabant assure que les coproductions ne sont pas l'apanage du Luxembourg. "On a tous besoin de coproductions, indispensables pour pouvoir financer les films correctement. Il y a au minimum un autre pays, mais parfois trois ou quatre autres pays européens pour monter un financement. Ce n'est pas parce que le Luxembourg est plus petit qu'un autre pays qu'il a besoin de plus de coproducteurs", précise-t-il. Si la politique de financement du cinéma luxembourgeois est satisfaisante, il manque néanmoins, par rapport à ses voisins, une importante source de revenus. "Aujourd'hui, le problème fondamental, c'est le financement des chaînes de télévision qui nous fait défaut. Ces chaînes pré-achètent des films et cet argent entre dans la production", explique le producteur de Samsa Film. Par exemple, en France, pour un film normal, qui coûte entre 5 et 10 millions d'euros, au minimum, la moitié de cet argent provient des chaînes payantes et des chaînes en clair. Faute de télévision susceptible de financer le cinéma, les certificats audiovisuels étaient une bonne solution pour le Luxembourg. Un mécanisme qui fonctionne bien et qui, logiquement, a été copié. Les Pays-Bas ont adopté le tax shelter, il y a trois ans; la France il y a deux ans et la Belgique, le 1er janvier dernier. C'est ce dernier pays qui inquiète d'ailleurs le plus M. Waringo. "Cet immense tax shelter est presque doublement plus intéressant que le nôtre. Au Luxembourg, nous avons toujours le tax shelter mais toujours pas l'avantage du financement de la télévision. Les pays voisins, eux, ont toujours la télévision et, désormais, ont le tax shelter. Quelque part, nous avons donc à nouveau un petit problème, car les producteurs francophones se tournent d'abord vers la Belgique, où il y a plus de décors, mais

aussi la mer, les Ardennes et Bruxelles qui ressemble à Paris". L'Ulpa, dont M. Waringo est un des membres fondateurs, a tout de suite réagi et profité des élections toutes proches pour rencontrer, ces dernières semaines, tous les présidents des partis politiques luxembourgeois. "On leur a proposé un certain nombre de choses et j'étais assez content de voir que cela leur semblait assez réaliste. Nous les attendons désormais après le 13 juin pour transformer l'essai".

Discrimination positive Cinq propositions ont été présentées aux politiciens. La plus importante pour Claude Waringo, est celle visant à instaurer une discrimination positive pour les films "plus" luxembourgeois. "Nous voudrions simplement que les dépenses luxembourgeoises qui génèrent une aide de 25% soit doublées, c'est-à-dire que si nous dépensons 100, que le gouvernement accepte que ce soit 200 et que l'aide double de 25 à 50%. Cela ne permettrait toujours pas de financer entièrement un film au Luxembourg, mais cela donnerait un coup de pouce". La deuxième proposition concerne la production audiovisuelle. Le projet venait au départ de RTL qui avait demandé à l'Ulpa de lui proposer des sujets de documentaires, de téléfilms, … "En tant que producteur, nous sommes très intéressés par ce petit marché. La question du financement reste aujourd'hui ouverte et il faudra sûrement encore deux ou trois ans de discussions pour savoir où l'on veut aller". Le troisième voeu de l'Ulpa a déjà été réalisé, avec le vote, tout récent, de la nouvelle loi sur les intermittents du spectacle qui, jusqu'alors, n'avaient droit sur toute une vie qu'à 4 fois un mois de chômage. Désormais, ils bénéficient du salaire social mini-

mum durant maximum 4 mois d'affilé, mais autant de fois que nécessaire. Le problème de la formation n'a pas été oublié. "Il y a surtout un gros manque d'information auprès de jeunes lycéens, constate M. Waringo. On a vraiment envie de mettre en place une espèce d'année préparatoire, après le bac, où les jeunes pourraient faire 6 mois de pratique et 6 mois de théorie". Cependant, le producteur est absolument contre une école de ciné au Luxembourg. Enfin, l'Ulpa voudrait profiter de la nouvelle loi concernant les fonds d'investissement, Sicar, votée au Parlement le 12 mai dernier, pour trouver un nouveau mode de financement. "On est en train de voir si dans ces énormes fonds d'investissement - on parle de milliards d'euros par an -, il n'y aurait pas une petite place pour une Sicar spécialisée en achat de droits, mais je ne vois pas encore très bien comment cela pourrait être mis en place". Claude Waringo pense que les mentalités des politiques ont changé. En tout cas, dit-il, "Je crois que les ministres responsables savent très bien qu'ils ont mis des milliards dans les infrastructures et personne ne leur a dit que c'était une connerie, parce qu’on en avait besoin. Maintenant, ce qu'on leur dit, vraiment: prenons un dixième du budget mis dans les infrastructures et faisons une vraie politique culturelle au Luxembourg. Je crois qu'ils ont compris". Le cinéma luxembourgeois a bien évolué et ce n'est pas fini. "Pour moi, il est évident que dans 2-3 ans, on va arrêter de faire une course contre le cinéma américain avec un dixième de ses moyens, parce que l'on ne sait pas le faire. A mon avis, les cinéastes, les réalisateurs qui vont rester seront ceux qui auront pris une autre voie, vers le grand public, avec des sujets intéressants et culturellement valables", conclut Claude Waringo. A bon entendeur … ■ Florence Reinson


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Quand Culture et Economie se rencontrent Le tout nouveau Centre Culturel de Rencontre de l'Abbaye de Neumünster entend financer une partie de ses activités grâce à des partenariats avec des entreprises.

L'ABBAYE BÉNÉDICTINE de Neumünster - qui date de 1606 et fut détournée de son utilité première en 1796 pour devenir une prison durant deux siècles -, est désormais méconnaissable aux yeux des ex-taulards, après cinq années consacrées à donner une seconde vie à ce site classé. Le premier Centre culturel de rencontre du pays est ainsi né et a ouvert ses portes ce 28 mai. "L'idée des Centres culturels de rencontre vient de France où Jacques Rigaud, alors directeur de cabinet du ministre de la Culture, Jacques Duhamel (de 1971 à 1973, NDLR), a eu l'idée heureuse de trouver un avenir à des bâtiments historiques vides ayant perdu leur fonction première", explique Claude Frisoni, directeur de l'Abbaye de Neumünster. Au milieu des années 80, le ministre luxembourgeois de la Justice, des Affaires Culturelles et de l'Environnement (de 1984 à 1989), Robert Krieps, avait lancé le débat sur la construction d'une nouvelle prison, celle du Grund étant vétuste. M. Krieps, interné dans cette prison à l'âge de 17 ans avant

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d'être déporté par les Nazis, tout comme 3.500 autres Luxembourgeois, s'est battu pour classer ce bâtiment monument culturel. C'est Jacques Santer, alors Premier ministre, ministre du Trésor et ministre de la Culture (de 1989 à 1995), qui, en 1993, déposa une loi de réhabilitation de l'Abbaye visant à transformer l'ensemble des bâtiments de l'ancienne prison en Centre culturel de Rencontre.

Autofinancement Le budget voté à l'époque – restauration et mobilier compris – correspond à un montant actualisé d'environ 42 millions d'euros. "Ce chantier n'a pas dépassé le budget, insiste M. Frisoni. Nous avons seulement demandé une rallonge de 1,73 millions d'euros pour l'installation d'équipements qui ne pouvaient être prévus dans la loi de 1993, tels que la climatisation de la salle de spectacles, pour permettre l'installation de projecteurs de théâtre, le contr��le centralisé des portes, ou encore des équipements multimédias".

Outre la seconde vie qu'ils offrent à des monuments historiques menacés de disparition, les CCR poursuivent deux objectifs, l'un culturel, l'autre économique. Le thème culturel proposé par Claude Frisoni évolue autour du "dialogue des cultures et de la culture du dialogue". "J'ai finalisé le thème mais la voie inspirée par l'expérience française était naturelle", précise-t-il. "Allier l'économie et le culturel était dans la philosophie du projet", ajoute encore le directeur, qui a intégré le groupe de travail en 1997. "L'idée est d'autofinancer une partie des activités du centre grâce à la location de salles, l'organisation de séminaires, la mise à disposition de structures adaptées aux congrès internationaux, explique-t-il. Fondamentalement, on est un centre culturel. On va essayer d'autofinancer 25% de nos activités, puis 30% et ensuite davantage. C'est pour nous un apport d'équilibre, de liberté, d'autonomie et donc de qualité", ajoute-t-il. La volonté était d'établir un "lien avec le monde économique même si la mission privilégiée reste le

culturel. Des rencontres entre artistes et créateurs mais aussi entre monde économique et culturel auront lieu", s'enthousiasme M. Frisoni. A cette fin, les deux "mondes" disposeront d'un lieu privilégié de rencontres: la brasserie où se tiendra un apéro-jazz tous les dimanches, après la messe. D'ailleurs, l'Eglise Saint-Jean voisine étant actuellement en travaux, le CCR va prêter sa chapelle qui deviendra ensuite une bibliothèque virtuelle. Mais en attendant que cette chapelle soit, elle-même, prête, c'est dans la salle de spectacles Robert Krieps – du nom de l'ancien président du parti socialiste, pas très calotin – que seront, provisoirement, donnés les Offices. "Dès 2005, j'espère avoir mis sur pied un forum-débat permanent sur l'économie de la culture et la culture de l'économie comme l'a fait Rigaud en France", annonce encore Claude Frisoni. Une voie déjà ouverte par le forum sur la diversité culturelle et l'économie, qui a eu lieu ces 24 et 25 mai à l'institut Pierre Werner. "Je voudrais que l'on innove avec le partenariat, le


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sponsoring, le mécénat. Aujourd'hui, les entreprises sont moins généreuses. On ne peut plus accepter que l'économie considère les culturels comme de doux rêveurs", insiste celui qui a quitté la direction de l'agence luxembourgeoise d'action culturelle au début 2002 pour relever un autre défi.

Partenaires privilégiés Claude Frisoni envisage ainsi de créer un club de partenaires privilégiés qui accompagneraient financièrement l'ensemble des activités et s'associeraient à l'image du CCR. Le partenaire jouirait d'une priorité de réservation mais c'est le Centre qui déciderait de l'utilisation de l'argent apporté. "Les entreprises bénéficieraient d’un partenaire de prestige, d’un retour d’image très positif et de structures adaptées à leurs besoins. En revanche, le contenu de la programmation resterait du ressort du CCR. Il s'agirait, dans l'idéal, d'un partenariat sur 3 ans avec 5 ou 6 entreprises, pas plus", explique-t-il. La dotation de l'Etat pour le budget 2004 – une demiannée – s'élève à 1,944 million d'euros. "C'est moins que ce que nous espérions, à savoir 3 millions, mais certains postes difficiles à estimer, comme le chauffage ou le nettoyage, bénéficient d'un crédit non limitatif ", précise M. Frisoni. Depuis le classement du bâtiment, le vote de la loi en 1993, le début des travaux en 1998, la nomination du Conseil d'administration du CCR en 2001, chaque étape aura été longue à franchir et, malgré l'ouverture ce 28 mai, Claude Frisoni estime que les travaux de finition prendront encore six mois, sans pour autant perturber le fonctionnement du centre. Le directeur est d'avis que la longueur des travaux a été bénéfique car "cela a permis de faire mûrir le projet". Et ce

dernier de saluer l'œuvre de l'architecte: "Il a gardé les vieilles pierres, a respecté la beauté du bâtiment mais a rendu le lieu fonctionnel. Il a réalisé un mariage audacieux entre le classicisme et le contemporain. Cet un endroit de dialogue culturel. On ne ressort de l'Histoire que ce qu'il y a de positif", rassure-t-il. Situé dans une zone classée patrimoine mondial de l'Unesco, le Centre culturel de rencontre est constitué de trois bâtiments totalisant 12.000 m2: l'abbaye bénédictine de Neumünster datant de 1606 – elle est devenue une prison en 1796, après la prise de la forteresse par les révolutionnaires français –; l'ancien hôpital militaire de la garnison prussienne, édifié en 1866, et, enfin, la salle Robert Krieps, qui abritait autrefois un atelier – le Tutesall – où les prisonniers fabriquaient des sachets. L'abbaye se compose désormais d'une salle d'exposition de 350 m2, d'une brasserie, d'un restaurant de 300 couverts maximum, d'une bibliothèque virtuelle, de salles de réunions, de presse et de visioconférence. Adjacent à l'abbaye, on trouve le cloître Lucien Wercollier – incarcéré dans le Grund durant 15 jours, en 1942, pour avoir, notamment, refusé d'enseigner en langue allemande – où prendra place une exposition permanente des œuvres du sculpteur; mais aussi un jardin, une terrasse et une verrière qui a été imaginée et ajoutée aux bâtiments existants par l'architecte, Jean Ewert. L'hôpital militaire, rebaptisé bâtiment Robert Bruch, héberge 12 studios et 2 ateliers résidences pour les artistes, ainsi que l'Institut culturel francogermano-luxembourgeois Pierre Werner et l'Institut européen des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe. Enfin, le Tutesall a été transformé en salle de spectacles et de conférences pouvant accueillir 280 personnes. Les trois bâtiments encadrent un parvis pour les spectacles en plein air.

Photo: David Lauent (Blitz)

LUXEMBOURG actualité

Claude Frisoni: "Les autorités ont bien compris qu'aujourd'hui la culture est un secteur d'activité, un gisement d'emplois".

Le directeur de l'Abbaye de Neumünster a encore l'ambition de réaliser un partenariat avec les réseaux de CCR. En octobre, se déroulera une bourse européenne de textes dramatiques. Par ailleurs, M. Frisoni envisage d'organiser un atelier d'écriture chorégraphique. C'est pourquoi, des studios ont été prévus, afin de pouvoir loger les artistes étrangers en visite au Luxem-

bourg pour un projet culturel bien précis. "Les autorités ont bien compris qu'aujourd'hui la culture est un secteur d'activités, un gisement d'emplois", se réjouit M. Frisoni. "Il existe 700 festivals en France, c'est aussi pour cela que les touristes en ont fait la première destination du monde. La culture a un prix mais il faut en accepter les coûts, parce que cela fait mar-

cher le commerce, l'industrie et cela aurait dû être une évidence depuis longtemps. Si un spectacle en plein air, avec un jeu de son et lumière sur la falaise, est organisé il y aura plus de touristes au Luxembourg", conclut le directeur. Le menu du CCR est déjà bien garni. Il est à découvrir dans son magazine, sorti le 19 mai, qui paraîtra trois fois par an. ■ Florence Reinson

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actualité LUXEMBOURG

ADEM

RENCONTRES DU PRESTIGE ET DE L'ART DE VIVRE

(07/05) A l'occasion de la présentation du bilan 2003 de l’Administration de l’emploi (ADEM), le ministre du Travail et de l'Emploi, François Biltgen, a annoncé une restructuration de ses services. "Il ne s’agit pas de faire de l’activisme, mais d’augmenter l’efficacité de l’ADEM", a-t-il déclaré. Il a notamment été décidé de séparer les services de placement de l’offre d’informations. Le nouveau site Internet de l’ADEM devrait, par ailleurs, être prochainement mis en ligne. www.adem.lu

Luxembourg, capitale du luxe

PARLEMENT

Les médias ont enfin leur loi (13/05) Parmi les derniers textes adoptés dans le sprint de fin de session parlementaire: celui sur la liberté d'expression dans les médias. Un texte qui a dépoussiéré – le mot est faible – la loi du 20 juillet... 1869. Voilà donc mis en place "un cadre juridique moderne et adapté aux exigences de ces métiers", qui vise à assurer le juste équilibre entre la liberté d'expression dans les médias et le respect des droits fondamentaux des citoyens, dans le respect de l'article 10 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que des jurisprudences relatives de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg. ww.chd.lu

AGENDA 08/09 JUIN

Fiscalité de l'épargne IFE Benelux organise, à l'hôtel le Royal à Luxembourg, deux journées sur le thème de "l'Actualité fiscale de l'épargne, quelles incidences sur l'offre produits et la stratégie de placement de vos clients ?". Renseignements et inscriptions: Stéphanie Leroy Farasse (+33 1 44 09 24 21; sleroy@efe.fr) et Delphine Van Hende (+32 2 533 10 15, ifebenelux@ifexecutives.com).

11 JUIN

A viable Vision Vous désirez que votre entreprise produise de l'argent aujourd'hui tout comme dans l'avenir... Le CRP Henri Tudor a invité, dans ses locaux, le docteur Goldratt à présenter aux CEOs et top managers luxembourgeois sa philosophie managériale qui a changé la manière de faire du business aux Etats-Unis. Il démontrera, en présentant ses méthodes prouvées, que réaliser dans quatre ans un bénéfice net égal au chiffre d'affaires des ventes courantes est non seulement possible mais également faisable. (Inscription: 600 euros). Pour informations supplémentaires et inscriptions auprès de Jos Schaefers (jos.schaefers@tudor.lu)

8 JUIN

Le développement durable Le thème du premier séminaire organisé conjointment par paperJam et tailormade qui se déroulera, le 8 juin prochain, dans les locaux de Luxexpo (FIL), portera sur le "Développement durable – de la contrainte vers l’opportunité". De nombreux experts internationaux évoqueront ce sujet d’actualité et seront disponibles au travers de rencontres et de tables rondes. Montant de l'inscription: 350 euros. Attention: nombre de places limité à 80. Programme et inscriptions: www.tailormade.lu.

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POUR LA PREMIÈRE FOIS au Luxembourg se tiendra, du 4 au 7 novembre prochain, à Luxexpo, un salon du luxe, que Denis Muller, directeur général d'Andromedia, la société parisienne organisatrice, en collaboration avec Luxexpo, préfère intituler "Les rencontres du prestige et de l'art de vivre". "Il s'agit d'une exposition ou plutôt d'un événement car le terme salon est plutôt péjoratif", explique-t-il. Il faut dire que l'événement s'adresse aux personnes fortunées, contrairement aux salons traditionnels: "Ici, on travaille avec un noyau restreint, tant au niveau des exposants que des visiteurs", indique M. Muller. "On ne veut pas plus de 100 exposants et on en a déjà environ la moitié". Cet événement est organisé, sous cette forme, pour la première fois en Europe. "On ne travaille qu'avec les maisonsmères et aucun commerce luxembourgeois ne sera présent sauf si la maison-mère le souhaite", insiste le directeur général. Andromedia estime que les revendeurs ne sont pas en mesure d'apporter des collections suffisamment prestigieuses. "On veut positionner cet événement à un très haut niveau et ce n'est qu'en travaillant avec les maisonsmères que l'on peut y arriver". Quatre des plus grands couturiers viendront présenter, ensemble, leurs nouvelles collection lors de deux soirées de gala privées. Une cinquantaine de tables devrait être vendue, pour l’occasion, à des banques et des grandes entreprises, au profit d'une œuvre caritative. “Toutes les plus grandes marques élitistes – surtout françaises, italiennes et suisses – ont répondu présentes à cet événement”, indique M. Muller. Et si Andromedia a choisi le

Photo: David Laurent (Blitz)

Restructuration annoncée

Denis Muller: "L'objectif est de faire de cette exposition un événement incontournable et qui aura encore lieu, dans l'idéal, tous les ans“ Luxembourg pour exposer le prestige et l'art de vivre, c'est parce que "il y a une clientèle à fort pouvoir d'achat et parce qu'il n'y a pas de salon organisé dans ce secteur d'activité", explique M. Muller. "En terme d'image et de notoriété, le Luxembourg est une bonne idée". Ce dernier tient à insister sur la qualité de cette exposition. "Toute la partie organisation est prise en charge par les plus grands professionnels. Bernard Trux, qui a inventé dans les années 70 le concept du défilé de mode, assurera la direction artistique", tient-il à préciser. La société française Belloir et Jallot aura en charge l'organisation du défilé, et la société DECO – à l'origine du

salon "Elégance et prestige" qui se tient à Bruxelles depuis plusieurs années – s'occupera de l'habillage des lieux. "Si on a 10.000 visiteurs la première année, c'est bien. L'objectif est de faire de cette exposition un événement incontournable et qui aura encore lieu, dans l'idéal, tous les ans". Du côté des vendeurs de luxe grands-ducaux, le pessimisme semble pourtant de mise: "Les quelques entités luxembourgeoises qui ont été approchées ont mal réagi. Elles n'y croyaient pas", s'étonne Denis Muller. Ce dernier a le sentiment qu’il y a déjà eu des rntreprises qui ont voulu faire ce genre de choses au Luxembourg et qui ne se sont pas concrétisées. ■ F.R.


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J. Walter Thompson - Crédit photo : Gettyimages

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actualité GRANDE RÉGION

Un nouveau souffle pour l’environnement Présentes au 7e Salon des Eco-industries de Metz, du 20 au 22 avril, les entreprises luxembourgeoises confirment la montée en puissance de ce rendez-vous biennal. IL Y A LE PRESTIGIEUX Pollutech*, il y a désormais, dans sa juste mesure, l’européen et régional Salon des Eco-industries à Metz. "Ce salon est devenu pour nous un moyen de renouer des contacts locaux", reconnaît Roland Marion, ingénieur géologue chez Enviro Services international, un des participants à l'édition 2004 de ce salon. Installée à Livange depuis plus de trente ans, l’entreprise s’est spécialisée dans le domaine de l’environnement

en s’orientant plus particulièrement vers les études de site et les opérations de réhabilitation des sols et des eaux. "L’histoire des travaux environnementaux est à la fois plus figée et plus mûre au Luxembourg. En France, et par conséquent en Lorraine, on sent une effervescence qui justifie qu’on soit là", confie-t-il. Venue se soumettre à la concurrence, l’entreprise est repartie avec des contacts sérieux auprès de deux sociétés françaises de traitements de

déchets, l’une en Champagne, l’autre en Alsace, à qui elle propose des travaux de dépollution. "C’est un endroit pertinent pour rencontrer la profession et notamment les bureaux d’étude et les laboratoires agréés étrangers", poursuit-il. Né dans la mouvance des lois de 1992 qui prévoyaient qu’en 2002, les décharges n’accueilleraient que "les déchets ultimes", le Salon des Eco-industries a, plusieurs années de suite, mis l’accent

Une vitrine du marché français

Photo : Olivier Minaire (Blitz)

Thierry van Ravestyn (Phi Data Luxembourg) a profité du salon pour présenter une application environnementale d’un de ses produits.

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sur les obligations faites aux industriels pour se mettre aux normes. Douze ans après, le Salon ressemble davantage à un forum qu'à un marché. Vingt-cinq conférences étaient organisées cette année sur des thèmes aussi emblématiques que l’émergence de la filière éolienne et des énergies renouvelables, la valorisation des déchets industriels dangereux ou les sols et soussols de l’"après mines". La fréquentation a, elle, atteint un record historique avec 6.000 visiteurs soit 1.000 entrées de plus qu’aux éditions précédentes.

"Ce Salon est important pour la Grande Région. Ce sont non seulement près de 300 entreprises du secteur de l’environnement mais surtout des entreprises tournées vers l’export", apprécie Sabrina Sagramola, Responsable des Affaires Européennes au sein du Département international de la Chambre de Commerce du Luxembourg. L’institution s’est chargée, pour la seconde fois, de mettre en place un stand luxembourgeois réunissant neuf entreprises: Enviro Services International, European Geophysical International, J. Lamesch Exploitation, KS Environmental Services, LC Consult-Groupe Luxocontrol, Phi Data Luxembourg, Polygone, Rotarex et Editus Luxembourg. Pour les entreprises du secteur environnemental comme

KS Environmental Services, ce Salon a surtout permis de pénétrer le marché français, voire d’y accentuer sa présence. "Nous avons eu quatre ou cinq contacts valables parmi lesquels Kronenbourg, le Syndicat des eaux et la mairie de Saint-Avold", confie Frédéric Bouchet, géologue chez EGS (à Kleinbettingen), une entreprise spécialisée en mesures de paramètres en forages (diagraphies). D’autres, comme Phi Data, leader sur le marché de l’identification et de la gestion de données par codes barres ou puces électroniques, se sont, en revanche, servis du salon pour proposer une application environnementale de leur produit. "Notre système peut permettre de gérer des échantillons lors de prélèvements sur le terrain, d’automatiser le relevé de compteurs d’eau ou offrir une traçabilité des containers industriels", explique Thierry van Ravestyn, Branch Office Manager chez Phi Data Luxembourg à Windhof. Une initiative payante pour l’entreprise qui récupère une vingtaine de contacts. Plus d’un mois après leur retour, toutes ces sociétés ont confié leur désir de participer à l’édition suivante confirmant ainsi la notoriété dont les Eco-industries bénéficient désormais. ■ Gaël Calvez *Salon international des équipements, des techniques et des services de l’environnement, Pollutech se tiendra cette année à Lyon du 30 novembre au 3 décembre 2004. www.pollutech.fr


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actualité GRANDE RÉGION

E-BIRD

PAPERJAM, MONSTER.LU, LESFRONTALIERS

Vous, les frontaliers (27/05) Jusqu'au 4 juin, il est possible de participer au grand sondage en ligne "Vous, les frontaliers", proposé par paperJam, en collaboration avec www.monster.lu et www.lesfrontaliers.lu. Une grande enquête destinée à mieux cerner le profil de ces dizaines de milliers de travailleurs franchissant chaque jour la frontière. 18 questions sur cinq grands thèmes (Emploi-travail; Transports & logements; Loisirs-Culture-Sorties; Consommation et Politique) y sont proposées. Les résultats et les premiers commentaires seront présentés lors d'une manifestation spéciale qui se tiendra le jeudi 1er juillet et seront développés dans l'édition paperJam à paraître le 2 juillet 2004. www.paperjam.lu/sondage

MÉDIATEURS

Une brochure pour plus de transparence (14/05) La brochure "Les médiateurs dans la Grande Région" vient d'être publiée. Elle expose les particularités des différents partenaires et fournit des conseils pour une réalisation efficace des démarches. Quelques exemples tirés de la Grande Région illustrent la façon dont différents problèmes transfrontaliers ont pu être résolus. Par ailleurs, après son adoption le 4 novembre 2003 à Trèves, la "Déclaration commune sur la coopération en cas de réclamations émanant de citoyens de la Grande Région" a été signée à titre complémentaire en présence du nouveau médiateur luxembourgeois, Marc Fischbach. www.grande-region.net

OREFQ

40% des mouvements frontaliers européens en Grande région (18/05) Selon les chiffres présentés par l'Observatoire régional de l'emploi, de la formation et des qualifications (OREFQ), la Grande Région Saar-Lor-Lux représente, à elle seule, 40% de l'ensemble des mouvements de travailleurs frontaliers dans l'Europe des Quinze, qui concerne 350.000 salariés, environ. Près de 104.000 de ces mouvements frontaliers concernent le Luxembourg, chez qui 38% de l'emploi salarié intérieur est occupé par des travailleurs frontaliers. Et sur les 52.000 frontaliers venant de France, 10% sont des travailleurs intérimaires.

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TOUT RESTE ENCORE confidentiel. Pourtant, à l’heure où paraît cette édition de paperJam, les seize projets candidats à l’opération e-bird (e-Based Interregional Development) seront soumis à l’appréciation d’un comité de sélection composé de Dominique Lorette (Conseil Régional de Lorraine), JeanClaude Sinner (Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme du Luxembourg), Christine Leton (Direction des Relations Internationales de la Région Wallonne), Brigitte JüschSchumann (Ministère Sarrois de l’Environnement), Thomas Geib (Ministère de l’Intérieur et du sport de RhénaniePalatinat) et Herbert Lennertz (Communauté Germanophone de Belgique). "Ils ne seront pas tous forcément validés", prévient Adeline Cartier, assistante technique du projet. Lancé le 5 mars à Luxembourg, ce programme de quarante-deux mois (2004-2007) offre, pour la première fois, la possibilité d’un cofinancement européen à des projets issus de la Grande Région qui souhaitent précisément renforcer l’identité et le sentiment d’appartenance de ce territoire de 65.000 km2 situé au cœur de l’Union Européenne. "Le but, c’est l’intérêt commun. Si une entreprise nous présente un projet de développement qui va dans ce sens, nous l’étudierons sachant que les entreprises ne peuvent de toute façon recevoir que 5% de l’enveloppe", rappelle Adeline Cartier. Les 2,5 millions d’euros du Fonds européen de développement régional (Feder) semblent ainsi davantage destinés aux associations, aux universités et aux autorités publiques. Prévoyant de soutenir une vingtaine de projets, e-bird a fixé une moyenne de 250.000

Photo: Eric Chenal (Blitz)

Donner des ailes à la Grande Région

Adeline Cartier: "Les seize projets comptent au moins trois nationalités différentes et, toujours, un mélange francophone-germanophone". euros par projet, financés pour moitié par le Feder et pour le reste par les participants ou leurs institutions. "Avec ce premier appel à projets d’e-bird, nous avons souhaité inviter les gens qui avaient déjà un projet sur la Grande Région; des acteurs qui avaient envie d’aller encore plus loin dans leur collaboration mais n’en avaient pas forcément les moyens", insiste Adeline Cartier. Parmi les trois thèmes identifiés par les organes politiques et techniques de la Grande Région, "la cohésion économique, sociale et le développement territorial" a été l'objet de huit projets, "la culture et le savoir", cinq, et "la formation et la recherche", trois. "Alors que nous avions

imposé aux projets la participation de deux territoires différents, les seize comptent au moins trois nationalités différentes et, toujours, un mélange francophone-germanophone", se félicite Adeline Cartier. Pour certains d’entre eux, tous les territoires sont représentés. "Il s’agit surtout de mise en réseau d’acteurs. Dans le thème 'culture et savoir', il s’agit d’essayer de communiquer ou de faire connaître la culture du voisin, d’en faciliter l’accès, de faire l’apprentissage de la langue", confie-t-elle. Un second appel à projets devrait être lancé fin septembre; le comité se réservant si besoin la possibilité d’en lancer un troisième ou un quatrième en 2005. ■ G. C.


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actualité GRANDE RÉGION

L'art contemporain pose ses valises à Metz Après deux ans de travaux et plus de vingt ans de nomadisme, le Fonds régional d'art contemporain prend ses aises dans une ancienne demeure patricienne du XIIe siècle.

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faut que le public s'approprie le lieu. Nous aussi, nous faisons partie de l'œuvre d'art", soutient Béatrice Josse, entourée par quelques-unes des peintures et photographies de la collection permanente, soit plus de 600 pièces réalisées par plus de 150 artistes différents. Les visiteurs les plus perspicaces auront également remarqué que tout le mobilier est sur roulettes: une façon de casser les certitudes, même si le lieu est, soit-dit en passant, capable d'offrir 468 m2 d'espaces d'exposition, 300 m2 de jardins, une cour de 200 m2, un centre de documentation (riche de 5.000 ouvrages) et une salle de conférences.

lectures performances: Emmanuel Laugier/Peter Downsbrough, Enrique Vila-Matas/Dora Garcia", précise Mme Josse. C'est d'ailleurs l'un des principaux partis pris artistique de ce projet: créer un pôle de réflexion autour de l'écriture contemporaine. Outre les soirées art et œnologie, le FRAC a prévu de mettre en place un cycle de conférences d'initiation à l'esthétique, un cycle de réflexion sur les usages et les usagers de l'art et, environ trois fois par an, des résidences internationales de critiques d'art. Un studio de 30 m2 a été amé-

L'art contemporain en Sarlorlux "Palindrome – De gauche à droite, livier se dit reivil, mais sur les plaques de marbre fichées au sommet du portail, des lettres sont effacées, ou se déplacent sous les jeux de la lumière, de l'ombre et puis du temps: on lit maintenant réveil", écrit Thierry Hesse. Aux antipodes de la notice historique, le FRAC a préféré confier à l'écrivain messin, auteur du "Cimetière américain", le soin de rédiger à sa façon une histoire du lieu, remise à chaque nouveau visiteur. "On souhaite établir un rapprochement entre la littérature contemporaine et les arts visuels en proposant des

nagé pour recevoir, dès septembre, un critique d'art polonais. "L'idée, c'est aussi de pouvoir accueillir quelqu'un du réseau Sarlorlux", rappelle Béatrice Josse. Depuis la création du FRAC en 1983, de nombreuses collaborations ont vu le jour avec le Casino Luxembourg-Forum d'art contemporain: actions urbaines en 1996 et 1997 à Metz et à Luxembourg, ou bien publication du Guide de l'art contemporain en Sarlorlux en 2002. "Nous avons aussi des échanges informels. Par exemple, les courts-métrages de Duras qui

seront projetés en juin, je les ai vus au Casino", poursuit-elle. Un rendez-vous officiel a par contre été pris avec son directeur, Enrico Lunghi, et la directrice du Mudam MarieClaude Beaud, pour préparer ensemble 2007, l'année de la culture au Luxembourg. L'idée: la croisière s'amuse en péniche; une œuvre qui longerait la Moselle. Les amarres sont prêtes à être larguées... ■ Gaël Calvez 49 Nord 6 Est – FRAC, 1 bis rue des Trinitaires, F-57000 METZ. Tél. +33(0) 3 87 74 20 02; www.fraclorraine.org.

Béatrice Josse: "On veut que le public se rende compte qu'il n'est ni dans un musée ni dans un centre d'art".

Photo :Olivier Minaire (Blitz)

VOILÀ QUI DEVRAIT PERmettre de patienter... Plus d'un an avant l'ouverture programmée, fin 2005, du Musée d'art moderne de la ville de Luxembourg, à quelques mètres du Fort de Thüngen, la Lorraine installe son propre Fonds régional d'art contemporain dans le plus ancien édifice civil de Metz: une magnifique demeure patricienne de la fin du XIIe siècle, réhabilitée par l'architecte Jean-François Bodin grâce à un budget de 3,7 millions d'euros. "On prend le contre-pied de cette façade pour créer à l'intérieur un univers contemporain", rassure Béatrice Josse, directrice du FRAC. L'exposition inaugurale, qui doit s'achever le 30 mai, "White Spirit", a, d'ailleurs, tout fait pour aller dans ce sens. Un labyrinthe a été construit dès l'entrée pour empêcher les visiteurs de s'attarder sur l'aspect patrimonial du lieu et les contraindre, une fois à l'intérieur, à deviner et à ressentir, plutôt qu'à voir, ces nouveaux espaces dédiés à l'art contemporain. "On veut que le public se rende compte qu'il n'est ni dans un musée ni dans un centre d'art", prévient Mme Josse. Un pari, en partie, déjà largement réussi depuis l'ouverture du lieu, le 15 mai. Dans cet hôtel Saint-Livier rebaptisé "49 Nord – 6 Est" (les coordonnées GPS du bâtiment...), il a été quasiment impossible de distinguer l'exhibition des collections permanentes ou des bureaux! "Il


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GRANDE RÉGION actualité

Esch-Belval: un projet fifty – fifty DEPUIS LE 6 MAI, LE PROjet de réhabilitation des friches industrielles d'EschBelval est devenu officiellement un projet commun avec la Lorraine. Henri Grethen, le ministre de l'Economie, s'est déplacé en personne, à Metz, pour signer cet accord de principe avec Frédéric de Saint-Sernin, le Secrétaire d'Etat à l'Aménagement du Territoire en France. Rappelant aux membres du comité de suivi sa naissance à Esch-sur-Alzette et ses vacances passées de l'autre côté de la frontière, à Russange et Rédange, le ministre luxembourgeois n'a pu que se féliciter de "cette collaboration née sur les cendres de la sidérurgie. Dans un passé qui n'est pas si lointain, la frontière ne nous séparait pas. Avec l'ouverture de l'Europe à 25, elle ne devrait plus nous séparer du tout", a-t-il insisté. Au-delà des intentions, la Lorraine n'a, de son côté, plus le sentiment de récupérer les miettes d'un projet de 1 milliard d'euros d'investissements publics et créateur de plus de 20.000 emplois d'ici 15 ans. "Nous nous sommes arrimés au projet", a, ainsi, confirmé le Secrétaire d'Etat français. Le déclic? L'échange d'un territoire de 8,75 ha longeant chaque côté de la frontière. Sur les 8,75 ha qui lui seront cédés par Russange, le GrandDuché a prévu d'installer des parkings P+R. En contrepartie, les communes de Russange et Rédange devraient utiliser les

8,75 ha qu'elles récupèrent pour y créer un parc d'activités du bassin de l'Alzette d'environ 20 ha. "Ce projet est voué à dynamiser le triangle Longwy-Thionville-Luxembourg; il s'agit de rechercher des complémentarités et d'éviter la concurrence", a cependant rappelé Frédéric de Saint-Sernin. Mais comment l'éviter sachant que les entreprises qui viendront s'installer sur le parc d'activités du bassin de l'Alzette ne seront pas soumises au même régime? "Une adaptation est sûrement nécessaire pour aplanir le différentiel fiscal entre les deux pays. Il faut qu'on soit un peu incitatif", a concédé M. de Saint-Sernin. La réponse semble plutôt à chercher du côté des projets eux-mêmes.

Des activités complémentaires Installé à proximité immédiate du site de Belval-Ouest, le parc d'activités lorrain bénéficiera forcément de son rayonnement. Dans un premier temps, il pourrait accueillir les projets dont le Grand-Duché ne veut pas (comme les hôtels) mais aussi ceux qui ont davantage intérêt à s'installer en France. Le coût élevé des surfaces immobilières au Luxembourg rend en effet plus intéressant une externalisation des activités fortement consommatrices d'espace.

Photo : Frédéric Di Girolamo (Blitz)

En échangeant 8,75 ha avec le Luxembourg, la Lorraine parvient à s’arrimer au projet de méga-zone urbaine sur les anciennes friches de l’Arbed.

Dans un premier temps, le parc d’activités lorrain pourrait accueillir les projets dont le Grand-Duché ne veut pas, mais aussi ceux qui ont davantage intérêt à s'installer en France.

D'après une étude confiée au cabinet Ernst&Young en octobre 2003, les activités industrielles légères, de support aux entreprises de Belval et d'entreposage/archivage auraient ainsi leur place sur ce parc de l'Alzette. L'étude suggère également qu'une entreprise puisse séparer ses fonctions. La partie tertiaire (siège social) serait sur le sol luxembourgeois et la partie activités (production légère, logistique) en France. Pour autant, rien de cela ne pourra se faire tant que le secteur n'aura pas été désenclavé. D'où cette deuxième conven-

tion signée également par les deux parties dans laquelle le Grand-Duché s'engage à construire une route qui desserve Belval depuis l'A30 française et l'A4 luxembourgeoise ainsi qu'un giratoire. Luxembourg devient ainsi maître d'ouvrage de l'opération y compris sur la partie de territoire appelée à devenir luxembourgeoise d'ici a priori quatre ans, le temps estimé pour effectuer les modifications législatives nécessaires. En France, les conseils généraux de Moselle et de Meurthe-et-Moselle complèteront ce dispositif en construi-

sant la route d'accès au giratoire avec l'aide du Fonds structurel européen soit, pour l'instant, un coût d'un peu plus de 15 millions d'euros. Cette route pourrait entrer en service en 2008 à peu près au même moment où le parc d'activité du bassin de l'Alzette deviendrait commercialisable. Dans l'esprit de coopération transfrontalière qui transparaît au travers de ce projet, il semble quasiment acquis qu'il y ait à l'avenir une commercialisation commune des deux entités, voire une recherche concertée des investisseurs. ■ Gaël Calvez

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outils IT & TELECOM

GSM/TÉLÉPHONIE IP

Les dernières nouveautés SIEMENS Le nouveau GSM MMS CX65 tri-bande de nouvelle génération est doté d’un écran 65.536 couleurs grand format, d’une caméra vidéo intégrée et d'un flash connectable. Il comprend des fonctions telles que Java pour personnaliser le téléphone, un joystick pour les jeux et le courrier électronique. Pour la facilité, le CX65 offre un assistant de téléchargement animé. Il possède une autonomie de 5 heures en communication et de 250 heures en veille et une capacité de 11 MB. Le CF62 se présente dans un boîtier à clapet compact (85 g. et 78 cm3). Il est équipé d'un écran couleurs haute résolution et d'un appareil photo QuickPic avec flash. Le CF62 est un GSM tribande, compatible JAVA, GPRS et WAP. Il offre 5 heures d'autonomie en communication et 220 heures en veille. Le C65 (voir photo ci-dessus), un téléphone-caméra, allie caméra CIF intégrée, écran 65k couleurs haute résolution (130x130 pixels) et fonctions MMS. Il possède des applications comme Java, WAP et GPRS et a une autonomie de 410 heures de veille et de 300 minutes de conversation. Le PenPhone est un tout premier téléphone mobile tri-bande en forme de stylo (140 mm de long). Il reconnaît la voix, l'écriture manuscrite et permet de composer des numéros ou d'écrire directement des messages texte sur n'importe quelle surface. www.siemens.com MOTOROLA, lance le V80, un GSM tribandes GPRS. Malgré son poids de 100 g et son volume de 70 cm3, le V80 comporte un appareil photo numérique VGA intégré avec viseur externe, retardateur, zoom 4x et mode nuit. Son clapet à ouverture rotative de 180° s'ouvre d'une simple pression. Prix conseillé: 500 euros TTC. www.motorola.com [>> 70]

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LOGICIELS

SÉCURITÉ

SIEBEL SYSTEMS lance Siebel 7.7, la dernière version de sa suite leader du marché d’applications de CRM (Customer Relationship Management). Cette

NETSCREEN va plus loin avec sa plate-forme de sécurité réseau intégrée nouvelle génération, NetScreen ISG-2000, la première passerelle de sécurité intégrée conçue pour offrir la meilleure fonctionnalité de protection NetScreen intègre un pare-feu, un réseau privé virtuel et propose une fonctionnalité de détection et de périphérique des réseaux et des applications contre les menaces, tout en optimisant les performances et en simplifiant les réseaux d'entreprise et d'opérateur. Le nouveau système

nouvelle version renforce les séries de solutions de CRM sectorielles de la société par des analyses avancées, des enrichissements et des nouveautés en matière de fonctionnalités, de processus métiers et d’applications d’intégration. Cette gamme regroupe maintenant 23 applications sectorielles, qui reposent toutes sur une architecture unique basée sur des standards et intègrent les meilleures pratiques commerciales, marketing et service. www.siebel.com/siebel7

IMPRIMANTES DANKA BELGIUM lance les systèmes Couleur Bureautiques Infotec ISC 2432 et 2828, des systèmes d'impression multi-fonctionnel pour le sur-format A3 qui rend accessible au réseau les fonctions de copie, d'impression et de numérisation, voire de fax et de finition performante pour les brochures en lignes. Ces nouveaux systèmes sont particulièrement économiques sur des sites où l'on imprime et copie principalement noir et blanc avec un volume couleur assez faible. Le ISC 2432 peut produire jusqu'à 24 pages pleine couleur et 32 noir/blanc à la minute. La version ISC 2838 atteint une rapidité de 28 ppm en couleur et 38 ppm en noir/blanc. Définition de 600 ppp en mode copie. Le mode impression permet d'atteindre une qualité de 1200 ppp. www.danka.be

prévention des intrusions. Prix de vente recommandé: entre 50.000 et 150.000 dollars selon les fonctionnalités requises. www.netscreen.com

SERVEURS

permet aux fournisseurs d’accès et de services de gérer efficacement leurs appels internationaux et de développer des services innovants à destination de leurs abonnés. Les services ciblés dans ce marché incluent les appels en 3 phases, le téléphone à partir d’un PC, les services de type “trouvez-moi/suivezmoi”, la visiophonie, la gestion de la présence et le support des commutateurs d’entreprise (PABX).

ECRANS DMAX lance une nouvelle version de son écran plasma 42 pouces. Le V_max PD-4210 capitalise sur le succès de la gamme de téléviseurs à écran LCD et plasma de Dmax mais surprend par ses nouveautés. L'une d'elles est le double tuner TV qui permet d'afficher simultanément deux applications vidéo à l'écran (Picture by Picture). Le V_max 42 pouces est exécuté dans un caisson en acier

BULL annonce le serveur lame NovaScale 2040 qui simplifie le déploiement des infrastructures des grands centres informatiques, en particulier les infrastructures de télécommunication. Doté de lames 4 processeurs Intel Xeon MP pouvant être combinées avec des lames 2 processeurs au sein d’un même châssis, il offre ainsi une densité élevée associée à une

grande modularité et une forte évolutivité. Le serveur lame Bull NovaScale 2040 est particulièrement adapté au déploiement et à l’exploitation de milliers de serveurs et d’applications en réseau pour les télécommunications et la fourniture de services Internet. www.bull.be

BULL annonce également la passerelle NGate7 pour répondre à la demande croissante du marché telco de la voix sur IP. Cette nouvelle offre s’appuie sur les composants standard SS7 d’Intel. NGate7

inoxydable. Doté d'une vitre protectrice, il est très silencieux car dépourvu de ventilateurs. Prix conseillé: 4.375 euros. www.dmax.be.

MAXDATA lance ses nouveaux écrans Belinea TFT, le Belinea 10 15 36 (modèle d'entrée) et le Belinea 10 19 10 (plus pointu...). L'écran de 15''Belinea offre un rapport de contraste de 400:1 et une netteté de 250 cd/m_. Grâce aux hauts-parleurs intégrés et au temps de réaction de seulement 25 millisecondes, cet écran est particulièrement adapté au rendu de jeux et d'images vidéo. Le 19'' TFT est équipé d'un panneau MVA avec un large angle de vision et des temps de réaction très courts. Il garantit un haut contraste et une netteté sans pareil. Prix de vente conseillé: 299 euros (hors TVA) pour le 10 15 36 et de 549 euros (hors TVA) pour le 10 19 10. www.maxdata.com


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Plus de ports et un gain d'espace. Génial! Avec les solutions réseau HP ProCurve, vous disposez de plus de ports réseau, et vous gagnez un espace précieux dans vos racks. Le Switch HP ProCurve 2650 est un switch géré de faible coût, empilable et multicouches. Il est doté de 50 ports dans un rack 1U, soit la plus haute densité de ports du moment ! Avec le Switch HP ProCurve 2848, offrant des possibilités de l'ordre du gigabit, vos PC les plus performants, vos portables et vos serveurs disposent d'une bande large maximale. Les deux modèles sont équipés de mécanismes de sécurité robustes, et contrôlent votre réseau jusqu'à ses limites grâce aux routes statiques layer 3 pour communication interVLAN. En outre, ces concentrés de technologie sont disponibles pour un prix nettement inférieur à ce que vous pouvez imaginer.

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outils IT & TELECOM

LACIE sort un nouvel écran

[68 >>] NOKIA, parmi ses nouveaux modèles,

propose une... console de jeu: la N-Gage QD (voir photo ci-dessous). Elle se distingue par sa longue autonomie, des commandes de jeu ergonomiques, un écran plus lumineux, de puissantes fonctions de téléphonie. La console s'illustre aussi par ses fonctions de téléphonie intelligentes, telles que le PIM, le navigateur XHTML, le courrier électronique et la possibilité de télécharger et d'installer des applications additionnelles de la Series 60. Disponible début juin. Prix indicatif: 199 euros HT. Le Nokia 7610 se distingue, lui, par ses fonctionnalités photographiques et ses nombreuses fonctions intelligentes. Ce nouveau photophone est le premier modèle du fabricant à offrir une résolution de plus d'un million de pixels. Il permet de capturer, enregistrer, imprimer et envoyer des photos et vidéos de haute qualité. Ce modèle tribande devrait être disponible avant le mois de juillet. Prix de vente indicatif: 500 euros. www.nokia.com SONY ERICSON sort son premier téléphone bi-mode 3G. Le Z1010 possède un grand écran TFT 65 536 couleurs, une caméra fixe VGA/vidéo QCIF, une seconde caméra dédiée à la vidéo et un petit écran à niveaux de gris sur l'extérieur du combiné. Il est possible d'écouter la radio en mode streaming. Le téléphone est équipé d'un haut-parleur et d'un casque. Le lecteur média du Z1010 accepte les formats mp3 et mpeg4. Le Z600, avec appareil photo intégré, est muni d’un écran MD-TFD (Mobile Digital Thin Film Diode) 65.536 couleurs qui présente des réactions ultrarapides dans l’affichage de vidéos et d’animations, une grande visibilité à l’intérieur et à l’extérieur et une haute résolution. Le Z600 supporte les plates-formes Java et Mophun, permettant de télécharger le plus grand nombre de jeux et d’applications mobiles disponibles. Il permet de transférer des photos, des mélodies de l'ordinateur au téléphone et inversement. www.sonyericsson.com ■

LCD haute résolution, le photon19vision. Cet écran plat à cristaux liquides a été conçu pour répondre aux besoins spécifiques des concepteurs graphiques et des créateurs de contenu numérique. Outre sa résolution de 1280 x 1024 à 75 Hz, cet écran possède une assise réduite, une luminosité plus intense (250 cd/m2), un taux de contraste de 400:1 et des possibilités de rotation et d'inclinaison. Cet écran de diagonale 19'' dépasse à peine les 9 kg. Prix: 749 euros TVA comprise. www.lacie.com.

LAPTOPS CETIS rend possibles toutes les tâches journalières grâce à un ordinateur assez puissant, le M5200N. Esthétique et ergonomique à la fois, il offre de robustes performances avec ou sans fil, un faible niveau de consommation et un poids des plus légers. Asus a réussi à concentrer dans 1,55 Kg toute la puissance de votre desktop (Pentium M 1.7 Ghz, 512 Mbytes de Ram, HD 60 Gb, Combo DVD – CDRW, WiFi etc.) sans sacrifier l’autonomie qui peut dépasser les 8h. www.asus.com

PACKARD BELL annonce le lancement en juin de sa nouvelle série Packard Bell EasyNote H5, qui allie la puissance d'un processeur Intel Pentium 4 et les performances vidéo de la puce nVIDIA GeForce FX GB 5100 à une connectivité optimale. L'EasyNote H5 offre une performance élevée même lorsque

plusieurs applications multimédias intensives, telles que jeux et outils d'édition photo et vidéo, tournent en même temps. Des ports FireWire et USB 2.0 et un lecteur de cartes 3-in-1 sont intégrés. Prix indicatif: 1.399 euros TVAC. www.packardbell.be

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STOCKAGE

PROCESSEURS

IOMEGA révolutionne la sau-

INTEL lance une nouvelle génération de processeurs pour téléphones mobiles et assistants numériques communicants, capable de prendre en compte plusieurs protocoles sans-fil haut débit. Ces puces sont assez puissantes pour réaliser des vidéoconférences sur des téléphones portables, et lire de la vidéo de qualité DVD sur des assistants numériques. Intel fournit aussi une

vegarde informatique en incorporant les performances d'un disque dur dans un disque amovible, avec son nouveau lecteur Iomega REV de 35 Go/90 Go. Ce lecteur offre la vitesse et la simplicité d'utilisation d'un disque dur. Les disques REV transfèrent les données jusqu'à huit fois plus rapidement qu'une bande, ont une taille inférieure à celle d'un jeu de cartes et permettent la réécriture plus d'un million de fois (estimation). Prix: en version externe USB 2.0: 399 euros, et en version interne ATAPI: 379 euros, tous les deux fournis avec un disque. Les disques REV sont disponibles individuellement pour 59 euros. www.iomega.com

LACIE pulvérise les records de stockage avec le Bigger Disk, premier disque à franchir la barre de 1 téra-octet. Le Bigger Disk associe à une capacité de stockage encore jamais atteinte, une connectivité universelle puisqu'il intègre deux ports FireWire 800, un port FireWire 400 et un port USB 2.0. Ce disque intègre des mécanismes de rotation rapides à 7.200 rpm et fait monter les taux de transfert à 800 Mbits/s. Il s'avère également très efficace comme navette de données et peut ainsi contribuer à résoudre les problèmes d'encombrement du réseau. Prix public conseillé : 1.149 euros TVA comprise. www.lacie.com

EMC lance son CLARiiON Disk Library, créant ainsi une souscatégorie dans l'infrastructure destinée au stockage de données. Ce système est axé sur le back-up et la restauration de données, deux aspects qui constituent actuellement le principal défi pour les départements informatiques. Il réalise des back-up sur disques durs, qui sont plus rapides et plus fiables que les bandes. Les clients peuvent intégrer immédiatement le nouveau système d'EMC dans leur infrastructure existante. www.emc2.be

nouvelle génération de mémoires flash additionnelles, un accélérateur pour le rendu 3D, et des logiciels et des modèles de référence. Prix: Le processeur Intel PXA270 à 312 MHz est vendu au prix indicatif de 32 dollars (USD) pour 10.000 unités. Le nouvel accélérateur multimédia Intel 2700G est vendu au prix indicatif de 17 dollars (USD) pour 10.000 unités. www.intel.com

ADAPTATEUR INTEL lance un adaptateur 10 Gbps Ethernet (10 GbE) pour serveurs. Grâce à celui-ci, les barrières qui rendent peu pratique l'utilisation d'un 10 GbE pour les centres de données, tombent.

Le nouvel Intel PRO/10GbE SR Server Adapter utilise la technologie optique XPAK, ce qui en diminue le prix de 40 % par rapport aux autres adaptateurs. Prix: 4.770 USD www.intel.com

ENVIE D'ÊTRE PUBLIÉ ICI?

Envoyez vos communiqués de presse avec illustration à press@paperJam.lu


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outils COMMUNICATION

FPC

L'avenir en pointillés Comme nous le laissions entendre dans notre dernière édition, l'avenir de la Fédération des professionnels de la Communication (F/P/C/) s'inscrit, aujourd'hui, en pointillés et, avec lui, la traditionnelle "Nuit des Trophées", qui récompense, depuis 8 ans, le petit monde la communication au Luxembourg. Le problème vient essentiellement du fait qu'hormis l'organisation pour le moins exigeante de cette manifestation, la F/P/C/ n'a guère d'autres activités concrètes, loin de ses objectifs premiers qui étaient de "faire progresser les connaissances et l'efficacité des pratiques dans les domaines du marketing, de la publicité et des relations publiques, ainsi que des communications économiques et sociales en général". Les trois associations qui la représentent (la MarkCom, l'association des agences offrant un service de conseil en marketing et en communication; Espace Pub, l'association des régies publicitaires et Design Luxembourg, l'association des graphistes et photographes), planchent donc sur une refonte complète, encouragés par l'accueil pour le moins mitigé de la dernière édition des Trophées F/P/C/. Problème: le moment n'est pas encore venu pour l'annonce de solutions concrètes... Affaire à suivre! ■

DEXIA BIL AGENCE Advantage Communication SUPPORT presse, affichage DIR. ARTISTIQUE Samy Guenane, Christian Delcoigne COPY Michael Mertens GRAPHISTE J. Sampaio, P. Namèche, S. Allaume PHOTO Frank Weber ACCOUNT Karine Proust-Renaudet

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LUXEMBURGER WORT AGENCE Advantage Communication SUPPORT presse, affichage, DIRECTEUR ARTISTIQUE Samy Guenane, Ghislain Giraudet COPY Fabrizio Zanier GRAPHISTE Marlène Hignoul PHOTO Frank Weber ACCOUNT Karine Proust-Renaudet

OPL AGENCE Advantage Communication SUPPORT presse, affichage DIRECTEUR ARTISTIQUE Pietro Namèche COPY Pietro Namèche GRAPHISTE Pietro Namèche PHOTO Frank Weber, Xavier Patris (annonce) ACCOUNT Bob Gillen

ENTREPRISE DES P&T AGENCE Advantage Communication SUPPORT presse DIRECTEUR ARTISTIQUE Samy Guenane COPY Michael Mertens GRAPHISTE Jean Sampaio PHOTO Frank Weber ACCOUNT Karine Proust-Renaudet

BUREAU MODERNE AGENCE Advantage Communication SUPPORT presse, magazine DIRECTEUR ARTISTIQUE Christian Delcoigne COPY Michael Mertens GRAPHISTE Ronny Gerber ILLUSTRATION Digital studio ACCOUNT Valérie Giraudet

SOURCES ROSPORT AGENCE binsfeld communication SUPPORT presse écrite ART DIRECTOR Frank Kaiser GRAPHISTE Fred Hilger PHOTOGRAPHE Pascal Habousha ACCOUNT MANAGER Frédérique Theisen, Claude Nesser

CEGEDEL AGENCE binsfeld communication SUPPORT presse écrite, affichage CONCEPTEUR-REDACTEUR Frank Kaiser GRAPHISTE Kathrin Anderl ACCOUNT MANAGER Claude Nesser

BANQUE DE LUXEMBOURG AGENCE binsfeld communication SUPPORT presse écrite ART DIRECTOR Frank Kaiser CONCEPTEUR Frank Kaiser GRAPHISTE Camilo Matiz ACCOUNT MANAGER Claude Nesser


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COMMUNICATION outils

SITE DU MOIS

fellnerbooks.com

CETREL AGENCE binsfeld communication SUPPORT presse écrite ART DIRECTOR Frank Kaiser CONCEPTEUR Frank Kaiser GRAPHISTE Sandrine Feyereisen PHOTO Yves Fonck ACCOUNT MANAGER Claude Nesser, Xavier Godfrin

TRANSFAIR AGENCE Comed Supports Presse, Affichage, PLV ART DIRECTOR David Bail GRAPHISTE Natasha de Marneffe COPY Claude Muller ACCOUNT Claude Muller

C'est un vrai coup de cœur... Pas vraiment un site business à proprement parler, mais plutôt un plongeon dans un univers haut en couleurs et en mouvements, sur fond de musique douce, électro-organique. Une réalisation 100% flash pour le moins réussie pour la librairie Fellner Art Books, qui propose même une visite panoramique 360° de ses locaux. Un site multilingue vraiment original, dépaysant, qui rappelle qu'il est possible de joindre l'utile au très agréable en naviguant sur le Web. Le tout sans nécessairement investir des sommes astronomiques... Un vrai plaisir! (réalisé avec signegeorge(s))

CMI.LU Site d'auto-promotion convivial, avec la pointe d'originalité habituelle, mais manquant singulièrement de gaieté dans les tons... ☺☺☺☺☺ Design: Contenu: ☺☺☺☺☺ Navigation: ☺☺☺☺☺

☺☺☺☺☺ ☺☺☺☺☺ Navigation: ☺☺☺☺☺ Design:

Contenu:

EPT.LU Nouveau visage pour CCP Connect, la solution d'Internet banking de l'Entreprise des P&T, Compatible Macintosh et disponible en uxembourgeois! ☺☺☺☺☺ Design: Contenu: ☺☺☺☺☺ Navigation: ☺☺☺☺☺

BANQUE RAIFFEISEN AGENCE binsfeld communication SUPPORT affichage CONCEPTEUR Marc Binsfeld REDACTEUR Eric Perot GRAPHISTE Dominique Henry ACCOUNT MANAGER Frédérique Theisen, Marc Binsfeld

EURO SPACE CENTER AGENCE Repères Communication SUPPORTS Presse magazine, affichage, print, radio et TV ACCOUNT Jeannic Lecomte ART DIRECTOR Jeannic Lecomte INFOGRAPHISTE Eléonore Warmont

PAPERJAM.LU Notre site

... ET AUSSI

LUXEXPO AGENCE cmi creative communication DIFFUSION Presse Nationale CREATIVE DIRECTOR Fred Thouillot COPY Karine Touati ACCOUNT Céline Velluet

LETTERSHOP AGENCE Repères Communication SUPPORTS Presse magazine ACCOUNT Francis Nicolay EQUIPE CREATIVE Benoît Billo, Jeannic Lecomte PHOTO Gettyimages

ALARMTILT.COM (avec Synapse Internet Services) La plate-forme d'envoi de messages d'alertes, développée par M-PLIFY (voir paperJam mai 2004 page 110) BOUVY.LU (avec Sit-Net.lu) Le spécialiste de l'automatisation en tant qu'instrument d'autonomie. CITY-PORTES.LU (avec Sit-Net.lu) Vitrine colorée et illustrée du spécialiste de l'aménagement au service de la maison. IFG.LU (avec Sit-Net.lu) Site interactif de l'agence IFG Sàrl. Immobilier, Finances et Gestion. QUALITE.LU Le portail d'information de référence en matière de qualité pour le GrandDuché de Luxembourg.

COMMUNIQUEZ-NOUS les lancements et les changements importants de vos sites en envoyant un message à press@paperJam.lu.

fait peau neuve, avec plus de contenu et plus d'images. ☺☺☺☺☺ Design: Contenu: ☺☺☺☺☺ Navigation: ☺☺☺☺☺

PLAZA.LU Nouveau design pour le repertoire web Plaza.lu, avec une rubrique News et une fonction "DNS" d'infos sur les noms de domaine Internet et leur réservation (avec E-connect) ☺☺☺☺☺ Design: Contenu: ☺☺☺☺☺ Navigation: ☺☺☺☺☺

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La Formation professionnelle à petits pas La formation professionnelle est en développement, mais semble néanmoins tarder à se faire une place au soleil.

IL N'EST PLUS GRAND monde, aujourd'hui, qui osera remettre en doute l'importance de la formation professionnelle continue. Si la Chambre de Commerce (avec l'IFCC) et la Chambre des Employés Privés (avec le LLLC) ont récemment créé leur propre structure dédiée à la formation continue, c'est évidemment pour répondre à un besoin croissant en la matière. Le lancement, au début 2003, de la plateforme Internet d'échanges entre offreurs et demandeurs (www.lifelong-learning.lu), couplé à une intensive campagne de promotion, a également été un signal fort lancé à destination du marché. Plus de 105.000 visites y ont été recensées, pour un total de 60.000 visiteurs uniques. L'apprentissage tout au long de la vie, le développement de la société des

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connaissances: tous ces grands thèmes sont plus que jamais ancrés dans les discours et, de plus en plus, dans les actes. La loi modifiée du 22 juin 1999 relative à la formation professionnelle continue (FPC), elle, offre un moyen de mettre la partition en musique et, au fil des ans, les chiffres présentés par l'Institut national pour le développement de la formation professionnelle continue (INFPC) montrent son impact grandissant auprès des entreprises du pays. Ainsi, en 2002, pas moins de 272 entreprises ont investi, dans la formation, un montant total de 102,3 millions d'euros, dont 14,8 millions (14,5%) financés par l'Etat. Les chiffres 2003, eux, ne sont pas encore clôturés, mais le nombre total de dossiers traité par l'INFPC a dépassé les 650

unités, alors qu'ils n'étaient que 147 en 2001. "Il existe trois facteurs que l'on peut influencer pour améliorer la compétitivité: promouvoir la recherche et le développement, améliorer l’accès au capital et pérenniser l’approche lifelong-learning, indique Marc Hostert, président du Conseil d'administration de l'INFPC. Sur ce dernier point, c'est par le biais de la formation continue qu'on peut avoir de l'influence. Il faut donc sensibiliser les gens à ne pas avoir peur de s'engager dans ce processus et les amener à voir les opportunités qui les attendent". Rappelons que pour une entreprise qui met en place des actions de formation, l'intervention étatique se traduit de deux manières: soit une aide directe, qui correspond à 10% net d'impôt du coût de l'investisse-

ment retenu, soit une bonification d'impôt, qui équivaut à 10% du coût de l'investissement retenu, portés en déduction de l'impôt sur le revenu de l'année en cours. En 2000 et 2001, l'intervention publique a correspondu à 16% imposables du coût de l'investissement global réalisé en matière de FPC. Il est intéressant de noter que c'est le mécanisme d'aide directe qui a été largement sollicitée par les entreprises, puisqu'il représente 96,1% des demandes introduites.

"La fréquentation des cours laisse à désirer" "L'INFPC a atteint son rythme de croisière, mais nous avions un retard, car le life long learning ne fait pas


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RESSOURCES HUMAINES dossier

Marc Hostert (INFPC): "Il faut sensibiliser les gens à ne pas avoir peur de s'engager dans ce processus et les amener à voir les opportunités qui les attendent". Photos: Eric Chenal (Blitz)

partie de la tradition luxembourgeoise", a néanmoins tempéré Anne Brasseur, la ministre de l'Education nationale, de la Formation professionnelle et des Sports. Du reste, les chiffres Eurostat sont là pour le montrer, puisqu'en 2002, le Luxembourg n'affichait qu'un taux de 4% de la population active (25-64 ans) ayant suivi une formation, ce qui place le pays en queue de peloton européen. "De manière générale, la fréquentation des cours laisse à désirer", regrette, ainsi, Jan Thommes, secrétaire général de l'asbl Interformation qui regroupe, depuis 2001, une trentaine d'acteurs concernés par la promotion et le développement de la FPC. Il y a pourtant une très belle offre, disponible au Luxembourg, mais la façon de communiquer laisse à désirer. Résultat:

certaines formations sont finalement annulées, faute de participants. Il y a clairement encore beaucoup de travail à accomplir ces prochaines années pour développer cette culture de formation continue". A ses yeux, si le travail de l'INFPC est éminemment important dans sa mission de promotion de la formation professionnelle continue, elle mériterait, néanmoins, d'être un tant soit peu moins "administrative", en particulier à destination des PME. "Pour des petites entreprises, l'idée de devoir passer beaucoup de temps à remplir tout un formulaire pour attendre, au bout de six mois, une aide de 1.500 euros peut être décourageant. Sans doute faudrait-il mettre en œuvre, pour elles, des procédures allégées, ou alors des taux de subvention plus important", suggère-t-il.

Du coup, M. Thommes, attentif aux propositions des différents partis politiques au sujet de la formation, présentées dans la dernière édition de paperJam, attend beaucoup de la part du futur gouvernement qui sortira des urnes le 13 juin prochain. Et de suggérer, à qui veut l'entendre, un changement dans la tutelle des activités de formation professionnelle continue, que M. Thommes verrait plutôt dans les compétences du ministère du Travail que celui de l'Education nationale. "C'est aussi à l'Etat de donner un signal fort en matière de FPC, estime-t-il. Souvent, lors des recrutements, on privilégie les diplômes, mais nullement les certificats de formation continue. La reconnaissance de ce genre d'acquis est encore très faible", regrettet-il, trouvant néanmoins un

argument à avancer à ceux qui se poseraient la question de l'intérêt de suivre de telles formations, en l'absence de toute reconnaissance ultérieure: "Il faut que ces gens-là y aillent pour euxmêmes, pour leur propre développement personnel, leur propre épanouissement. Si ils ont, après, la chance que l'entreprise finance cette formation, alors c'est tout bénéfice".

"Acheter autrement" Mais, au sein des entreprises, la concrétisation de mesures de formation laissent encore à désirer et le prétexte des attentats du 11 septembre a souvent été avancé pour justifier les réductions sévères, voire les suppressions, des crédits. "On peut avoir l’impression

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Jan Thommes (Interformation): "On peut avoir l’impression que certains patrons craignent de qualifier leurs collaborateurs". Photos: Eric Chenal (Blitz)

que certains patrons craignent de qualifier leurs collaborateurs. Sans quoi, quelle serait leur logique à ne pas investir dans ce que nous honorons appeler les ressources humaines?", s’interroge M. Thommes. L'utilité profonde de cette loi modifiée du 21 juin 1999 n'est, du reste, pas forcément perçue de la même façon par les professionnels de la formation. "L'un des effets très positifs de cette nouvelle loi est d'avoir permis aux entreprises de planifier davantage et de mieux structurer leurs programmes de formation, note Patrick Honorez, Directeur général de la société de formation Key Job Luxembourg. Mais sans doute faudra-t-il attendre encore un an ou deux avant que tout soit entré définitivement dans les mœurs".

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Une analyse qui rejoint celle de Christophe Pitie, associé chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg, en charge de PwC Academy. "La mise en œuvre de cette loi reste un sujet de discussion au sein de beaucoup d'entreprises", constate-t-il, confirmant que pour les plus petites des entreprises, "récupérer quelques milliers d'euros par le biais de procédures très complexes n'en vaut pas forcément la chandelle. Il s'agit alors bien plus de miser sur la prise de conscience de l'employeur qui aura compris combien la formation est une nécessité pour ses employés".

Coût, ou investissement? Au sein de PricewaterhouseCoopers Luxembourg, PwC Academy, a accueilli

en 2003, en six mois d'existence, pas moins de 2.400 participants à ses cours, constitués à 80% de formations intra-entreprises établies sur mesure. "En dépit du ralentissement économique, les entreprises n'achètent pas forcément moins de formations, mais ils achètent autrement, constate M. Pitie. Elles recherchent davantage la qualité, ne voulant pas engager de dépenses inutiles, et cibler davantage les employés qui sont envoyés en formation". Une analyse complétée par Isabelle Faber, sales manager de PwC Academy: "Les entreprises n'achètent plus de formations techniques trop généralistes: elles recherchent vraiment des contenus directement adaptés à leur propre contexte et leur propre activité".

Si, au fil des ans, la demande a forcément évolué, devenue certainement plus qualitative que quantitative, l'offre a dû, également, s'adapter, d'autant plus que le public adulte n'est pas spécialement partant pour replonger dans une ambiance de bachotage. D'où l'importance accrue du volet "pédagogique" d'une formation. "Sur le seul plan technique, nous nous devons d'être irréprochables, explique M. Pitie, mais il faut également faire en sorte que le transfert de connaissances de l'instructeur vers l'apprenant soit le meilleur possible, ce qui implique la mise en œuvre de toute une série de techniques pédagogiques. Tous nos formateurs ne sont pas lâchés dans la nature, sous prétexte qu'ils sont compétents en une matière". Le


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Copyright © 2004 PricewaterhouseCoopers. All rights reserved. PricewaterhouseCoopers refers to the network of member firms of PricewaterhouseCoopers International Limited, each of which is a separate and independent legal entity.


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Patrick Honorez (Key Job): "Sans doute faudra-t-il attendre encore un an ou deux avant que tout soit entré définitivement dans les mœurs". Photos: Eric Chenal (Blitz)

principe de base est qu'un adulte apprendra plutôt par la pratique et par l'échange d'expérience, et moins par la réflexion personnelle et le bachotage, comme peut le faire un enfant. A l'occasion d'une récente journée "Open Up" organisée par PwC Academy, à laquelle ont été invités à participer les responsables de formation ou les responsables RH, il a été présenté quelquesunes des dernières techniques pédagogiques qui se sont développées ces derniers mois. Il y a, par exemple, la méthode de la "pensée parallèle", au cours de laquelle les différents intervenants dans une discussion mettent leurs idées en parallèle plutôt que de les opposer: les interlocuteurs ne confrontent donc pas

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directement leurs points de vue, mais envisagent successivement les différentes aspects du sujet débattu. On peut également citer l'outil d'évaluation des compétences "360° feedback", importé des EtatsUnis il y a une dizaine d'années, qui permet à un cadre de comparer sa propre évaluation de son niveau de maîtrise de compétences managériales clés, à la perception de son entourage. "De plus en plus d'employeurs souhaitent également qu'il y ait un "avant" et un "après" formation et que leurs employés ressortent de la formation foncièrement différents du moment où ils sont arrivés", note M. Pitie. D'où l'importance d'une relation établie avec l'entreprise en amont même de la forma-

tion, afin, d'une part, de mesurer le niveau exact de connaissances de l'apprenant, mais aussi de s'assurer, avec l'employeur, que les connaissances acquises lors de la formation seront concrètement mises en oeuvre dans le cadre de l'entreprise. Offrir une approche différente en matière de formation est désormais devenu indispensable pour les acteurs d'un marché devenu, de surcroît, de plus en plus concurrentiel et qui ne répercute pas nécessairement les effets du frémissement économique que tout le monde annonce avec plus ou moins de franchise. "A période égale, l'année 2004 est moins bonne que l'année 2003", note même Patrick Honorez. "Le volume de formations est sensiblement identique, mais


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Christophe Pitie (PwC Academy): "De plus en plus d'employeurs souhaitent également qu'il y ait un "avant" et un "après" formation". Photos: Eric Chenal (Blitz)

les prix sont bradés. Il peut même parfois arriver que l'on maintienne une cession de formation avec un seul élève, afin d'éviter que le formateur n'ait strictement rien à faire". Outre le climat économique général, cette situation tendue résulte également d'une pression accrue de la part de certaines autres structures de formation concurrentes, "qui pratiquent des rémunérations extrêmement basses, constate M. Honorez. En ajoutant 30% de plus sur leurs salaires, on n'arrive même pas au salaire de base en vigueur chez nous". D'où une réflexion en profondeur sur de nouvelles façons d'envisager le métier de formation, d'autant plus que le "core business" historique de Key Job – les formations sur les produits de type Office au sens large – revêt,

aujourd'hui, un intérêt moindre, compte tenu des connaissances généralement acquises par les utilisateurs. "Comparé à il y a quelques années, le rapport des utilisateurs avec les ordinateurs a complètement changé. Il y a à peine 10 ans, il fallait parfois commencer par expliquer ce que c'était qu'une souris et ce qu'était un double clic", se souvient M. Honorez. Aujourd'hui, Key Job a développé davantage le volet "applications", qui débouche sur des développements informatiques concrets. "Cela représente aujourd'hui un tiers de notre chiffre d'affaires", calcule M. Honorez, qui souhaite, à l'avenir, développer un concept de "rapid learning", qui s'opposerait, en quelque sorte, à celui de "elearning". L'idée est de développer des modules rapides

d'utilisation, pas nécessairement sophistiqués, mais permettant une communication interne au niveau de l'entreprise et se basant sur les moyens technologiques propres à Internet. "Nous travaillons sur la mise en place d'une plate-forme qui nous appartiendrait et sur laquelle les clients auraient accès à des contenus de formation, mais pas nécessairement informatiques. On pourrait très bien imaginer que nous puissions véhiculer des modules de formation sur les nouvelles réglementations dans le secteur bancaire ou bien les procédures qualité". Parallèlement, Key Job planche sur le développement d'une une offre de "blended learning", sur la base d'un contenu offert dans le monde entier, qui serait alors combiné avec des

modules de e-learning standardisés, ou bien des cours en présence d'un formateur. "Cela va tout à fait à la rencontre des besoins exprimés par les entreprises, notamment sur la question des coûts par tête d'apprenant", estime M. Honorez, persuadé que la combinaison du elearning avec d'autres micromodules, mais aussi du coaching, permet de minimiser l'effort, donc les coûts. "Clairement, la formation ne doit plus constituer un coût, mais réellement un investissement", tranche M. Pitie, dans une version plus moderne d'une phrase attribuée, au début du XIXe siècle, au président américain Abraham Lincoln: "A ceux qui prétendent que la formation est coûteuse, demandez-leur le prix de l'ignorance". ■ Jean-Michel Gaudron

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Guide pratique Liste complète sur www.index.paperjam.lu. Inscription et mise à jour gratuite. CONTRASTE EUROPE 6-12, rue du Fort Wallis L-2714 Luxembourg ✆ 26 20 12-97  26 20 12-98  info@contraste.com  www.contraste.com

FORMATION CONTINUE ABYSS PARTNER

APYDOS

295, rue de Luxembourg L-8077 Bertrange ✆ 26 25 79  26 45 94 38  partner@abyss.lu  www.abyss.lu Organisme de formation agrée par le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue (www.lifelong-learning.lu)

9, rue O. de la C. de Chene L - 1361 Luxembourg ✆ 26 97 62 83  26 97 62 82  info@apydos.com  www.apydos.com

ACEMIS CONSEIL 4, rue Jean-Pierre Brasseur L-1258 Luxembourg ✆ 26 44 13 61  rjakobs@acemis.fr  www.acemis.com Organisme de formation agrée par le ministère

ADT-CENTER ASSEMENT DEVELOPMENT TRAINING CENTER

ARPEGIA CONSEIL 28 rue du Commerce L-3450 Dudelange ✆ 26 51 37 05  26 95 09 96 Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

AXEL ASSETS MANAGEMENT 15, boulevard du Prince Henri L-1724 Luxembourg Organisme de formation agrée par le ministère

AXIOME CONSULTING

105 rue de Mamer L-8081 Bertrange ✆ 26 31 51-1  26 31 51-99  mail@adt-center.lu  www.adt-center.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

6, rue Henri Schnadt 2530 Luxembourg ✆ 46 63 66 30  46 63 66 21  info@axiome-consulting.com  www.axiome-consulting.com Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

AFOREST LUX

BABEL SERVICES

Domaine Schlassgoart, bâtiment 4 L-4289 Esch-sur-Alzette ✆ 53 26 19  53 07 81  aforest@pt.lu  www.aforest.net Organisme de formation agrée par le ministère Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

5-7 Berlerstrooss L-9638 Pommerloch ✆ 95 74 94  26 95 09 96 Organisme de formation agrée par le ministère

AMSIT 6-12, Rue du Fort Wallis L-2714 Luxembourg ✆ 26 20 12 97  26 20 12 98  info@amsit.com  www.amsit.com

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BEBOP 1, rue de Steinsel L-8154 Bridel ✆ 26 33 27 20  33 65 88  skinsch@bebop.lu  www.bebop.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

CAPGEMINI LUXEMBOURG 36, rte de Longwy L-8080 Bertrange ✆ 44 04 98-1  44 04 98-38  infolux.lu@capgemini.com  www.lu.capgemini.com Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

CARGOLUX AIRLINES INTERNATIONAL Luxembourg Airport L-2990 Luxembourg ✆ 42 11-1  43 54 46  info@cargolux.com  www.cargolux.com Organisme de formation agrée par le ministère

CENTRE NATIONAL DE FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE - C.N.F.P.C.

CTG LUXEMBOURG

CHAMBRE DE TRAVAIL 23, rue des Bruyères, B.P. 1263 L-1274 Luxembourg ✆ 48 86 16-1  48 06 14  ak-l@ak-l.lu  www.ak-l.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

CHAMBRE DES MÉTIERS 2, circuit de la Foire Internationale BP 1604 L-1347 Luxembourg ✆ 42 67 67-1  42 67 87  contact@cdm.lu  www.chambre-des-metiers.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

COMPUTACENTER

rue. Jean-Pierre Thill - z.i. L-9085 Ettelbruck BP 209 L-9003 Ettelbruck ✆ 81 89 39-1  81 64 03  direction.ettelbruck@cnfpc.lu  www.cnfpc.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

26-28, rue Edward Steichen L-2540 Luxembourg ✆ 26 29 1-1  26 29 1-815  infolux@computacenter.com  www.computacenter.com Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

CENTRE DE RECHERCHE PUBLIC HENRI TUDOR

COMPUTERSCHOUL

29, av. John F. Kennedy L-1855 Luxembourg ✆ 42 59 91-1  42 59 91-777  info@tudor.lu  www.tudor.lu

CHAMBRE DE COMMERCE DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG 7, rue Alcide de Gasperi L-2981 Luxembourg ✆ 42 39 39 1  43 83 26  chamcom@cc.lu  www.cc.lu

43, rue Pierre d'Aspelt L-5710 Aspelt ✆ 81 12 03  81 12 04  info@computerschoul.lu  www.computerschoul.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

COMPUTERSYSTEMS 49, rue du Baerendall L-8201 Mamer ✆ 31 33 88-1  31 33 89  www.comsys.lu

10 A, z.a. de Bourmicht L-8070 Bertrange ✆ 29 87 27-1  29 87 27-298  info.lu@ctg.com  www.ctg.com Organisme de formation agrée par le ministère

DELOITTE 3, rte d'Arlon L-8009 Strassen ✆ 45 14 51  45 14 52 401  d&t@deloitte.lu  www.deloitte.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

DE WITTE ET MOREL GLOBAL RESOURCES 9 b, Plateau Altmünster L-1123 Luxembourg ✆ 26 02 30-30  26 02 30-26  eresourcing.luxembourg@tmp.com  www.hudson.com Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

DIMENSION DATA LUXEMBOURG 5d, rue Eugène Ruppert L-2453 Luxembourg ✆ 25 48 25-1  25 48 30  info@didata.lu  www.lu.didata.com

DOUBLE A TECHNOLOGIES GROUP 66, rue de Luxembourg L-4221 Esch-sur-Alzette ✆ 26 53 27 54  26 53 27 55  info@doubleA.lu  www.doubleA.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue


1/1-ABYSS+TUDOR

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Un partenariat inter-régional entre les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur (B), l'Université Nancy 2 (F), l e C e n t r e d e R e c h e r c h e P u b l i c H e n r i Tu d o r ( L ) et l'Université du Luxembourg (L)


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EASI 28, dernier Sol L-2543 Luxembourg ✆ 26 18 58 11  26 18 58 00  info@easi.lu  www.easi.lu

EDS LUXEMBOURG Hamm Office Park 13A rue de Bitbourg L-1273 Luxembourg ✆ 26 43 55-1  26 43 55 200  delphine.bernard@eds.com  www.eds.com

EDUCDESIGN 68, M. Hack L-3240 Bettembourg ✆ 26 51 61-1  26 51 61-51  info@educdesign.lu  www.educdesign.lu Organisme de formation agrée par le ministère

ERNST & YOUNG 7, parc d'activité Syrdall L-5365 Munsbach ✆ 42 124-1  42 12 44 21  ernst.young@lu.ey.com  www.ey.com

GETRONICS BELGIUM 15, rue des Scillas L-2529 Howald ✆ 48 30 15-1  48 30 15 23 70  webteam.be@getronics.com  www.getronics.lu

GFI LUXEMBOURG 183, rue de Luxembourg L-8077 Bertrange ✆ 26 25 45  26 25 45 45  nathalie.thielmans@gfi.lu  www.gfibenelux.com

GROUP 4 FALCK SOCIÉTÉ DE SURVEILLANCE ET DE SÉCURITÉ Anciennement: Securitas 14, rue du Père Raphaël L-2413 Luxembourg ✆ 48 97 16-1  49 04 82  info@group4falck.lu  www.group4falck.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

ETUDES ET FORMATION S.A.

GUIDANCE

335, route de Longwy L-1941 Luxembourg ✆ 44 91 99  44 92 08  marcant@etform.lu  www.etform.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

7, rte des 3 Cantons L-8399 Windhof ✆ 31 37 36  31 46 47  info@guidance.lu  www.guidance.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

EUROCOST INTERNATIONAL

HERMES ENGINEERING

1B, bd Pierre Dupong L-1430 Luxembourg ✆ 26 25 33 20  26 25 94 44  info@eurocost.com  www.eurocost.com

FINANCE & MEDIATION 41, cité Millewee L-8064 Bertrange ✆ 26 31 02 69  31 87 48  gennen@finance-et-mediation.lu  www.finance-etmediation.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

FONTAINE MANAGEMENT 41, cité Millewee L-8064 Bertrange ✆ 27 62 11 11  27 62 11 11  info@fontaine-management.lu  www.fontainemanagement.lu Organisme de formation agrée par le ministère

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99, rue de Bonnevoie L-1260 Luxembourg ✆ 52 37 77  52 30 01  mail@hermes-ecs.com  www.hermes-ecs.com

HUMAN CAPITAL FOCUS 40, rue de Luxembourg 5314 Contern ✆ 26 35 21 21  26 35 21 12  info@hc-focus.com  www.hc-focus.com

H&P CONSULTING 8, rue du Commerce L-8220 Mamer ✆ 42 80 96  42 80 97  hplux@hplux.com  www.hplux.com Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INFODATA 202, rte de Luxembourg L-7241 Bereldange ✆ 33 16 48  33 75 55  infodata@infodata.lu  www.infodata.lu

INLINGUA FORMATION LANGUES 72 rue du Cimetière L-1338 Luxembourg ✆ 40 35 47  40 35 48  infoinlingua@inlingua.lu  www.inlingua.com Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INSTITUT DE FORMATION BANCAIRE, LUXEMBOURG 20, rue de la Poste L-2346 Luxembourg ✆ 46 50 16  46 50 19  secretariat@ifbl.lu  www.ifbl.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INSTITUT DE FORMATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE (IFCC) 7, rue Alcide de Gasperi L-2981 Luxembourg ✆ 42 39 39 220  42 39 39 820  formcont@cc.lu  www.cc.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INSTITUT DE FORMATION SECTORIEL DU BÂTIMENT 2, Circuit de la Foire Internationale BP 1604 L-1347 Luxembourg ✆ 26 59 56  26 59 07 44  contact@ifsb.lu  www.ifsb.lu Organisme de formation agrée par le ministère

INSTITUT EUROPÉEN D'ADMINISTRATION PUBLIQUE 2 circuit de la Foire Internationale L-1347 Luxembourg ✆ 42 62 30-1  42 62 37 Organisme de formation agrée par le ministère

INSTITUT NATIONAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE – INFPC 38, rue de l'Avenir L-1147 Luxembourg ✆ 46 96 12-1  46 96 20  infpc@infpc.lu  www.infpc.lu  www.lifelong-learning.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INSTITUT UNIVERSITAIRE INTERNATIONAL LUXEMBOURG Château de Munsbach 31, rue du Parc L-5374 Munsbach ✆ 26 15 92 16  26 15 92 28  peggy.king@iuil.lu  www.iuil.lu Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INTEGRATED NETWORK SOLUTIONS 6, rue Jean Bertholet L-1233 Luxembourg ✆ 26 44 64 303  26 44 64 200  Sylvain.Barone@inseurop.com  www.inseurop.com

INTERFORMATION 31, rue de la Semois L-2533 Luxembourg ✆ 26 00 82 02  45 73 10  info@interformation.lu  www.interformation.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

INTERPRETATION EUROPE –OUTSOURCING PARTNERS LIMITED 6, rue Jean Engling L - 1466 Luxembourg – Dommeldange ✆ 26 47 85 03 / 021 77 51 22  26 47 85 04  formation@interpretationEurope.com  www.interpretationEurope.com

ION+ HUMAN RESOURCES SERVICES 5, rue Jean Origer L-2269 Luxembourg ✆ 49 76 22 1  49 76 22 50  ion@ionplus-hrs.com Organisme de formation agrée par le ministère

KEY JOB 6, rue de la Fonderie L-1531 Luxembourg ✆ 49 06 09 1  49 06 70  info@keyjob.lu  www.keyjob.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

LANGUAGE ENTERPRISES 23, rue Nicolas-Ernst Barblé L-1210 Luxembourg ✆ 75 97 18  75 85 06  info@language-enterprises.lu  www.language-enterprises.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

LE FOYER 6, rue Albert Borschette L-1246 Luxembourg ✆ 43 74 37  43 74 32 57  contact@lefoyer.lu  www.lefoyer.lu Organisme de formation agrée par le ministère

LUXCONTROL 1, av des Terres Rouges L-4330 Esch sur Alzette ✆ 54 77 11-1  54 79 30  info@luxcontrol.com  www.luxcontrol.com Organisme de formation agrée par le ministère

LUXEMBOURG INSTITUTE FOR FINANCIAL TECHNOLOGIES 16, rue de la Chapelle L-8017 Strassen ✆ 26 31 00 38  26 31 00 98  L.I.F.T.@internet.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

KPMG TAX ADVISERS

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10, rue Antoine Jans L-1820 Luxembourg ✆ 46 78 38 1  46 52 27  tax@kpmg.lu  www.kpmg.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

13, rue de Bragance L- 1255 Luxembourg ✆ 44 40 91 – 600  44 40 91 – 650  formation@LLLC.lu  www.LLLC.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue


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PRICEWATERHOUSECOOPERS ACADEMY

MYSTARTER DOTNET LUXEMBOURG SCHOOL OF FINANCE 209, rte d'Esch L-1471 Luxembourg ✆ 26 11 44-1  26 11 44-210  info@lsf.lu  www.lsf.lu

LUXSCAN TECHNOLOGIES ZARE, Ouest L-4384 Ehlerange ✆ 54 04 16  54 04 17  info@luxscan.lu  www.luxscan.lu Organisme de formation agrée par le ministère

MARK'S CONSULTING 36 r. de Luxembourg L-8077 Bertrange ✆ 31 21 18-20  31 21 18-50 Organisme de formation agrée par le ministère

MATRIX CONSULTING 7A, rue Neuve L-7391 Blaschette ✆ 26 33 05 35  33 10 68  info@matrix.lu  www.matrix.lu Organisme de formation agrée par le ministère

MEDIACOAT 16, rue des Primevères L-2351 Luxembourg ✆ 27 62 17 10  27 62 00 17  mail@mediacoat.com  www.mediacoat.com Organisme de formation agrée par le ministère

MÉDIATION 137, Val Sainte Croix L-1371 Luxembourg ✆ 45 67 45 1  Fax : 45 67 47  mediation@mediation-sa.lu  www.mediation-sa.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

MEETINCS 11, rue Beatrix de Bourbon L-1225 Luxembourg ✆ 45 99 45 1  Fax : 45 99 45 210  meetincs@meetincs.lu  www.meetincs.lu Organisme de formation agrée par le ministère.

MEGA DEVELOPPEMENT 28A r. de la Chapelle L-5213 Sandweiler ✆ 35 83 04  35 83 10 Organisme de formation agrée par le ministère

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NEOFACTO 66, rue de Luxembourg L-4221 Esch-sur-Alzette ✆ 26 53 10 08  contact@neofacto.com  www.neofacto.com

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PARFININDUS 117 rte d'Arlon L-8009 Strassen ✆ 31 51 50-1  31 51 50-222 Organisme de formation agrée par le ministère

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PROLINGUA LANGUAGE CENTRE 4, place de Strasbourg L-2526 Luxembourg ✆ 40 39 910  48 61 02  info@prolingua.lu  www.prolingua.lu Organisme de formation agrée par le ministère. Adhérant au portail de la formation professionnelle continue

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LA_LUXEMBOURGEOISE

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Le Régime Complémentaire de Pension, un régime à suivre sans modération... ! Le 8 juin 1999, le gouvernement a voté une loi sur les régimes complémentaires de pension (RCP) mis en place par les employeurs en faveur de tous les salariés ou seulement pour une catégorie spécifique de salariés. Cette loi a changé de façon fondamentale l’aspect juridique et fiscal des régimes complémentaires de pension. Bien souvent il faut faire face à l’idée préconçue que ces plans n’existent que dans certaines grandes entreprises. Et bien non, selon les chiffres de l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale, plus de 800 RCP sont actuellement en vigueur au Grand-Duché de Luxembourg.

Avantages Les avantages sont multiples: compétitivité de l’emploi, attractivité fiscale, fidélisation des salariés, protection des salariés et de leur famille. Un RCP peut prévoir des prestations en cas de retraite, en cas de décès et en cas d’invalidité qui sont versées en complément aux prestations légales prévues par la Sécurité Sociale. Dans toutes ces situations souvent difficiles, le salarié ou sa famille se trouvent privés d’une certaine partie du revenu habituel; un RCP bien élaboré va donc diminuer ou compenser cette perte. La fidélisation reste un élément majeur dans la plupart des entreprises. Il

est important de savoir que la loi du 8 juin 1999 accorde au salarié sortant prématurément, au plus tard après dix années de service, un droit acquis: le montant déjà constitué lui revient. L’employeur a la faculté de raccourcir ce délai, rendant son plan de ce fait encore plus attractif.

Fiscalité Le traitement fiscal des RCP est très simple: la totalité de ce que l’employeur investit dans un tel plan est soumise à un impôt forfaitaire de 20% payable par l’employeur. Cet impôt ainsi que les investissements sont une charge déductible pour l’entreprise. En contrepartie, toutes les prestations versées (rente ou capital) ne sont pas taxées comme revenu dans le chef du bénéficiaire.

Financement Le financement d’un RCP peut se faire soit par des provisions au bilan (dans ce cas une assurance insolvabilité doit être souscrite), soit par un fonds de pension ou encore par une assurance de groupe. Dans tous les cas, même en cas de faillite de l’employeur, les droits du salarié sont protégés.

Participation personnelle de l’affilié La législation prévoit également une participation personnelle de l’affilié qui depuis le 1er janvier 2000 peut déduire fiscalement une cotisation annuelle

maximale de 1200 EUR. Les prestations versées ne sont pas taxées et cette déduction se veut un complément aux déductions fiscales déjà existantes pour des assurances vie ou pension à titre privée dans le cadre de l’article 111 et 111bis L.I.R. Depuis de longues années les grandes entreprises proposent des régimes complémentaires de pension à leurs salariés, mais c’est avec la mise en application de la loi du 8 juin 1999 qu’un intérêt croissant est noté dans des entreprises de taille moyenne de tous les secteurs. Dans ces PME les employeurs ont ou sont en train de découvrir les avantages d’un RCP pour recruter et fidéliser de bons éléments. La mise en place d’un RCP doit seulement se faire après une analyse spécifique des besoins et des possibilités financières de l’entreprise. En général, l’employeur détermine luimême le budget qu’il veut mettre à disposition et qui s’élève en moyenne entre 2 et 4% de la masse salariale. Comme une RCP constitue un engagement à long terme, il est évident qu’un tel contrat doit être élaboré sur mesure. Pour profiter au maximum de tous les avantages prévus, il est indispensable de s’adresser à de vrais professionnels qui ont non seulement une vue générale du marché, mais qui savent faire bénéficier les entreprises et les salariés de leur savoirfaire.

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Recruter moins, recruter mieux... Ralentissement économique oblige, les entreprises recrutement moins. Les cabinets de recrutement doivent donc s'adapter...

LES ANNÉES DORÉES DES ressources humaines semblent bien loin. Fini le temps où les pages spéciales consacrées aux offres d’emploi débordaient dans le Luxemburgaer Wort et où pullulaient sur la Toile les sites Internet spécialisés dans le recrutement. Certes, l’emploi salarié intérieur, au Luxembourg, a continué à progresser en 2003, avec une croissance moyenne établie par le Statec à 2%, correspondant à la création de quelque 5.424 emplois. Croissance, oui, mais moins forte qu’en 2002, par exemple, où elle avait atteint 3,3% (soit 8.649 emplois nouveaux). "Les premiers postes pour lesquels les recrutements ont vite cessé, concernaient le project management, le marketing ou les ressources humaines", explique Rachel Treece, directrice de fast,

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cabinet spécialisé dans le secteur financier. Ensuite, il y a eu les activités d'agent de transfert, de service à la clientèle, toutes ces fonctions un peu plus opérationnelles et techniques. En revanche, on a toujours continué à assurer le recrutement de comptables, de juristes ou de responsables compliance: tous ces métiers dont une société ne peut se passer". En corollaire à ce fort ralentissement économique, les cabinets de recrutement ont dû tendre le dos et faire face à cette nouvelle donne. "Cela ne nous a pas empêché de rester toujours au plus près de nos clients, tient à préciser Bernhard Dedenbach, Directeur de Korn/ Ferry International à Luxembourg. Nous les avons accompagné, même sans avoir nécessairement de mandat pour un recrutement. On a aussi fait appel à nous

pour de simples conseils, ou bien la mise en place de méthodes d’évaluation de compétences qui permettent de mieux passer le cap difficile. Même si ce conseil n’est pas toujours rémunéré, il est indispensable, pour nous, d’être, de la sorte, aux côtés de nos clients. C’est exactement comme pour un mariage, où il faut parfois traverser des périodes plus difficiles, mais toujours en pleine confiance l’un envers l’autre". Mais cette situation n'est pas forcément aisée à vivre pour tout le monde… "On se trouve en face de deux difficultés, explique, ainsi, Nathalie Delebois, Branch Manager chez Ajilon. Non seulement les entreprises recrutent moins, mais les offres doivent être très attractives afin d’inciter les professionnels en poste à s’engager vers un nouveau défi". Sans

compter que le développement d’un site comme Monster.lu a complètement changé la donne et a rendu le processus plus complexe. "Il y a un plus grand volume de CV traités, mais pas forcément de meilleure qualité, regrette-t-elle. Récemment, j'ai eu à traiter 300 CV pour une même demande de poste, san pouvoir en retenir aucun". Obligées d’être plus attractives, les entreprises affichent également un degré d'exigence plus élevé, parfois même un peu trop et, dans certains cas, peu en adéquation avec la réalité de la fonction. "Bien que certaines entreprises soient amenées à licencier et que de bons candidats soient en recherche active d’emploi, nous ne trouvons pas toujours pour autant des candidats réunissant l’ensemble des compétences requises, prévient


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Bernhard Dedenbach (Korn/Ferry International): "Il est fâcheux que certaines pratiques peu déontologiques jettent le discrédit sur la profession". Photos: Eric Chenal (Blitz)

Mme Delebois. Il peut parfois exister une incohérence entre les attentes du client et la réalité des compétences requises pour le poste. Le risque est alors d’engager des candidats surqualifiés qui pourraient se retrouver déçus dans leur nouvelle fonction". Pour faire face à la nouvelle donne et aux besoins moins flagrants des entreprises à recruter, les cabinets spécialisés ont donc dû, parfois, revoir leur façon de travailler et leur palette d’offres. Ainsi, fast, qui avoue réussir à maintenir un rythme constant dans le nombre de placements de candidats, a, par exemple, beaucoup misé sur les activités de "training". "Devant la difficulté, voire l'impossibilité pour les sociétés de recruter, elles se tournent vers les compétences dont elles disposent en interne et souhaitent les former", constate Rachel Treece, (voir

aussi notre article spécial formation, page 76). En matière de recrutement, les démarches d’outplacement (le reclassement professionnel de personnes licenciées) représentent également une alternative sur laquelle les cabinets spécialisés se penchent de plus en plus. "Les entreprises commencent à comprendre la grande valeur ajoutée que peut représenter l’outplacement dans un processus de transition professionnelle", estime Carmela Ciarmoli, l'une des deux associées de CD Associates. "L’impact est nettement plus important et on note une réelle volonté des entreprises de mettre en pratique de nouvelles choses en la matière". L’appel à l’outplacement se retrouve à tous les niveaux de l’entreprise, que ce soit au niveau employé ou cadre dirigeant. "On note également que beaucoup de gens actifs

dans le secteur financier souhaitent se réorienter vers autre chose. Ce n’est pas vraiment surprenant lorsque l’on voit que c’est dans le secteur bancaire qu’il y a eu le plus de licenciements ces derniers temps et que les possibilités de se replacer sont moindres", constate Yvonne Dechering, l'autre associée de CD Associates, pour qui le phénomène touche autant les Luxembourgeois que les frontaliers. "Il fut un temps, c’est vrai, où les sociétés préféraient licencier des frontaliers plutôt que des Luxembourgeois. Mais ce n’est plus vrai, aujourd’hui", confirme sa collègue Carmela Ciarmoli.

Pratiques douteuses? Mais l’évolution du marché a également eu des effets plus pervers et davantage mis en

lumière des pratiques condamnables. Comme, par exemple, l’envoi de CV adressés directement aux entreprises par certains cabinet peu scrupuleux, sans même que le candidat en soit informé. Et il peut même arriver qu’un même CV soit envoyé plusieurs fois, de la sorte, à une entreprise, par plusieurs recruteurs différents. Le but: être évidemment le premier à attirer l’attention de l’entreprise qui recrute et, ainsi, décrocher le contrat… Car il y a deux modes de fonctionnement en matière de recrutement: les recruteurs qui ne sont payés qu’au résultat et ceux qui se voient confier un vrai mandat de recrutement, rémunéré, en règle général, à hauteur d’un tiers au moment de signer le contrat, un tiers à la présentation du candidat et un tiers à la signature, ou bien sur la

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Nathalie Delebois (Ajilon): "Il peut parfois exister une incohérence entre les attentes du client et la réalité des compétences requises pour le poste". Photos: Eric Chenal (Blitz)

base d’un certain pourcentage du premier mois de salaire du candidat recruté. Ces deux pratiques cohabitent, mais globalement, les adeptes de la première – les plus nombreux, aidés par une approche commerciale plus facile – sont assez mal vus des seconds, qui plaideraient presque la concurrence déloyale. "Un recruteur qui dépend, économiquement, du fait qu’il puisse placer quelqu’un, ou non, mettra tout en œuvre pour conclure le plus vite possible la mission, avec une structure de frais la plus basse possible. C’est en totale contradiction avec l’approche qualité souhaitée par le client", déplore Bernhard Dedenbach, qui estime qu’un recruteur à qui l’on confie un vrai mandat, "fera tout, et parfois plus, pour identifier et motiver un candidat". Et, parfois, passer de longs mois

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en discussions et négociations, assorties, souvent, de déplacements lointains pour aller voir le candidat sur place. "En tant que candidat, je ne confierai jamais mes données personnelles à quelqu’un que je n’aurai jamais rencontré, à l’exception du cas particulier de sites comme Monster.lu, dont le fonctionnement est justement basé sur une large mise à disposition de CV. Il est fâcheux que certaines pratiques peu déontologiques jettent le discrédit sur la profession, regrette-t-il. Il appartient aux deux parties, entreprises clientes et candidats, de bien se rendre compte de l’intérêt de travailler avec l’un ou l’autre recruteur". Si, pour certaines entreprises, envisager un recrutement est plutôt une source de coût qu’autre chose – et c’est

pour cela qu’elles seront tenté de dépenser le moins possible pour parvenir à leurs fins – un mauvais recrutement reste, pour tout le monde, certainement plus néfaste sur le plan économique… Dorian Duval , Manager chez Accea (anciennement Creyf's Select), identifie les coûts directs et indirects qu’impliquent un recrutement raté. "Imaginons un salarié licencié avant d’avoir presté six mois. Outre les salaires perçus et l’indemnité de rupture, l’entreprise doit également supporter les coûts de formation de cet employé, que ce soit via un centre de formation ou bien en termes de non-productivité et de temps investi par les collègues ou le manager. Sans oublier les frais de recrutement et de sélection et ceux liés au remplacement du salarié. Au total, pour un

employé ayant passé entre quatre et six mois dans l’entreprise, le coût peut équivaloir jusqu’à 13 mois de salaire"… A ces coûts directs, quantifiables, doivent s’ajouter des coûts "cachés", liés à la mauvaise ambiance de travail et la situation de stress autant pour ses collègues que ses managers; mais aussi l’impact négatif sur la clientèle et sur le climat social de l’entreprise, pour peu que plusieurs "mauvais" recrutements viennent corroborer les impressions négatives ressenties par le personnel.

Processus rallongés "Recruter mal coûte bien plus cher que de ne pas recruter du tout", confirme Nathalie Delebois, qui a noté, en ces temps économique-


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Headhunting, Search & Selection In-& Outplacement & Transition Coaching Human Resources Management & Counselling

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Rachel Treece (fast): "Avec un peu plus de flexibilité, les employeurs pourraient compter sur des forces de travail motivées et plus matures". Photos: Eric Chenal (Blitz)

ment plus délicats, une réelle évolution dans la façon de procéder des entreprises. Elles font, par exemple, preuve de prudence avant de faire savoir qu’elles souhaitent recruter. "Les processus de recrutement sont également beaucoup plus longs et peuvent s'étaler en moyenne sur deux mois, alors qu'il y a quelques années, tout pouvait se faire en deux semaines. Les entretiens, par exemple, sont plus nombreux. Auparavant, une embauche pouvait se faire au terme du second entretien. Aujourd’hui, il faut parfois jusqu'à cinq entretiens avant que l’entreprise n’effectue son choix. Le client ne veut pas se tromper". Il y a quelques années encore, les entreprises étaient dans une période faste où les recrutements se

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faisaient à tour de bras, et où il était indispensable, pour elles, de faire systématiquement appel à un cabinet spécialisé afin de se soulager de cette tâche contraignante. Pour beaucoup, ce tempslà est, aussi, révolu. "Le processus de recrutement met, plus qu’auparavant, l’accent sur l’analyse des compétences et de la personnalité du candidat, estime Mme Delebois. Avant, lorsqu'il y avait pénurie de ressources, notre premier objectif était de trouver le plus vite possible le bon candidat. Aujourd'hui, outre notre réactivité, notre valeur ajoutée est d’apporter notre expertise dans l’ analyse des candidatures. Nous nous assurons également de la future bonne intégration du candidat dans son nouvel environnement".

Il n’empêche que, de plus en plus, les entreprises procèdent elles-mêmes à leurs recrutements et ne consultent plus les sociétés spécialisées que pour des profils très complexes, ou bien pour faire appel à leurs méthodes d’assessment. Ceci, notamment, afin de départager, en phase finale d’un recrutement, des candidats qui auraient un profil équivalent. "Nous travaillons alors en collaboration avec le responsable du recrutement de l’entreprise cliente qui cherche à apporter un service de qualité à ses clients internes", précise Mme Delebois. Toute humaine soit elle, l’activité de recrutement peut également trouver, dans les nouvelles technologies un support fiable et de qualité. C’est ainsi que le fournisseur de logiciels Microtis, a ajouté

un module "Recrutement" à sa famille de produits Gesper, qui vient compléter la gamme existante (salaires, gestion personnel et formation). Ce module permet, en outre, d'utiliser Internet pour collecter les CV et les candidatures. "Il est possible de créer le ‘job description’ que l'on veut, le publier sur Internet et façonner ce que l'on veut au niveau de la collecte des renseignements", précise Guy Tescher, Administrateur-délégué de Microtis. Il s’agit, au départ, d’un outils client serveur "traditionnel", mais que l’entreprise peut greffer sur sa propre interface Internet, intégré dans sa propre charte graphique, lui permettant d’éditer les informations sous une forme déjà pré-formatée, dans un esprit "Straight

Through Processing". Indépendant des autres modules Gesper, il leur est évidemment interconnectable, de sorte de sorte qu'un candidat qui serait finalement recruté serait déjà enregistré dans la base de données principale et "récupéré", par exemple, au niveau du module Gesper Personnel, sans qu'il soit utile d'encoder à nouveau les données. L’argument commercial mis en avant par Microtis est simple: "Une société qui procède à dix recrutements la première année amortit déjà l'acquisition du logiciel. Et il l'est une fois pour toutes! Ailleurs, il faut mettre la main à la poche pour chaque campagne de recrutement", explique Pascal Robert, Administrateur-directeur de Microtis.


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Guy Tescher (Microtis): "Aujourd'hui, 75% des demandes de recrutement se font, en moyenne, par voie électronique". Photos: Eric Chenal (Blitz)

La guerre des talents Cette facilité technologique n’est pas si anecdotique que cela, quand on voit à quel point les mœurs ont évolué. Il y a quelques années, un responsable de recrutement ne traitait pratiquement que des candidatures spontanées ou des réponses à des offres par le seul biais de la lettre de motivation manuscrite. Les demandes de recrutement par voie électronique étaient, de fait, assez marginales. "Aujourd'hui, elles représentent en moyenne 75% du total et pour certaines sociétés informatiques, c'est même plutôt proche du 100%", constate Guy Tescher. Les années sombres semblent tout de même derrière

nous et, aujourd'hui, les acteurs s’accordent, en grande partie, à parler de frémissement du marché, annonciateur d’une prochaine vraie reprise. Mais cela reste encore bien fragile. "Depuis deux ans, nous vivons la plus grande crise démographique que l’humanité ait connu depuis la peste noire du 14e siècle", s’inquiète Marios Paras, Managing Director du Groupe Vedior à Luxembourg. On n’arrête pas de nous dire qu’il y a de plus en plus de candidats sur le marché. Mais où sont-ils? On se trouve vraiment dans une situation de guerre des talents, qui nécessite une plus grande flexibilité de la part de tous, aussi bien de la part des recruteurs que des candidats". L’élargissement de l’Union européenne peut, naturelle-

ment, constituer un vivier de compétences non négligeable, mais les restrictions d’embauches qui touchent les pays membres (lire page 52) restreignent forcément l’ampleur du phénomène: "Il faut joue le jeu avec intelligence, estime M. Paras et cibler les gens ayant des qualifications de très haut niveau, qu’on ne trouve ailleurs qu’ici", prévient M. Paras. L’idée est aussi de pouvoir cibler les catégories de métiers qui devraient avoir le vent en poupe dans les prochaines années. Selon une récente étude du Bureau américain de l’Emploi, des professions comme l’aide médicale à la maison ou bien l’aide sociale devraient être pourvoyeurs d’emplois d’ici à 2010, au moins autant que des fonctions plus techniques comme administrateur de

base de données, par exemple. Pour autant, sur le "petit" marché luxembourgeois qui nous intéresse, la situation semble aller en s’améliorant. "En novembre dernier, il y a eu, en l'espace de quelques semaines, pas moins de 5 demandes pour des fonctions de project manager. Cela a sonné pour nous comme le signal d'un début de reprise", estime Rachel Treece. Un constat confirmé par Nathalie Delebois: "Le secteur IT est de plus en plus demandeur, car bon nombre de projets informatiques gelés par le passé commencent à se débloquer. Quant au secteur financier, le domaine des fonds est très actif, en particulier pour des fonctions juridiques et de compliance". Reste aux entreprises à exploiter au mieux la struc-

ture du marché de l’emploi tel qu’il se dessine au Luxembourg. "Un marché jeune, en particulier dans le domaine ‘opérationnel’, avec des candidats de 20-22 ans, avec assez peu de recrutements pour les personnes plus âgées, explique Mme Treece, fervente adepte de politiques d’aménagement du temps de travail, en particulier pour les femmes. Beaucoup ont les compétences requises, mais ne peuvent pas les mettre en oeuvre faute de pouvoir travailler à temps partiel. Avec un peu plus de flexibilité, les employeurs pourraient compter sur de telles forces de travail motivées et plus matures. Tout le monde serait gagnant". Qui a dit que la femme était l’avenir de l’Homme? ■ Jean-Michel Gaudron

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LILITH-PROJEKT

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Intérim: les nouveaux enjeux Le travail temporaire entend miser davantage sur la formation pour renforcer son poids sur le marché du travail

CELA FAIT AUJOURD'HUI dix ans que le Luxembourg dispose d'une loi sur le travail temporaire et le prêt temporaire de maind'œuvre, puisque c'est le 19 mai 1994 qu'a été voté le texte réglementant des pratiques jusqu'alors laissées à la libre appréciation du marché. Un vote intervenu pas moins de cinq ans après le dépôt original du texte par... Jean-Claude Juncker, alors ministre du Travail du gouvernement Santer, en 1989. Ralentissement économique oblige, le travail intérimaire marque également le pas, avec une chute marquée en 2003. Daniel Oudrar, Administrateurdélégué de Creyf's Interim, mais aussi le tout nouveau président de l'Union luxembourgeoise des entreprises de travail intérimaire (ULEDI), fait état d'un recul

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du nombre de travailleurs intérimaires en équivalent temps plein: "Entre 2001 et aujourd'hui, près de 40% des salariés temporaires ont disparu et ne sont plus actifs dans le secteur. Il y avait près de 6.000 intérimaires ETP en 2001 et plus que 3.800 aujourd'hui", affirme-t-il, rappelant que l’ETP constitue toujours l’unité de calcul de la profession.. Ces chiffres ne se reflètent pas dans les données officielles communiquées par l’ADEM ou l’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS). Selon les toutes dernières statistiques publiées par le CEPS/Instead, en cette fin du mois de mai, dans le cadre du programme national EURES Luxembourg, le nombre moyen "brut" de travailleurs intérimaires a, ainsi, presque doublé en un

peu plus de cinq ans, passant de 3.737 en février 1999 à 7.655 en octobre 2003, date des dernières données disponibles auprès de l'IGSS. Un quart de ces travailleurs se retrouve dans le secteur de la construction et du bâtiment et plus d’un millier d’entreprises font appel à eux. Une analyse plus poussée des chiffres montre cependant que si la progression est constante, elle est loin d'être régulière. Et si entre 1998 et 1999, le pays a compté près de 1.400 travailleurs intérimaires de plus, il y en a eu à peine 77 entre les premiers semestres 2002 et 2003.

Maturité et reconnaissance La même tendance s'observe dans l'évolution du


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Daniel Oudrar (ULEDI): "Entre 2001 et aujourd'hui, près de 40% des salariés temporaires ont disparu et ne sont plus actifs dans le secteur". Photos: Eric Chenal (Blitz)

nombre de contrats de mission: il y en avait en moyenne 9.205 en 1999 et 13.336 au 1 er semestre 2003, mais la progression n'a été que de 587 unités entre 2002 et 2003 alors qu'elle avait été de 2.364 entre 1998 et 1999. "Ce qui change aussi, beaucoup, c'est la longueur moyenne des contrats d'intérim, note Franz Clément, Chargé de recherches au Centre de Ressources et de Documentation EURES Luxembourg. Tous secteurs confondus, elle était de 31 jours en 2000 et est tombée à 22,5 jours en 2003. Avec un phénomène assez curieux à relever: il y a de plus en plus de personnes employées en intérim dans le secteur de l'Horeca, mais pour des missions de plus en plus courtes. Et c'est exactement le contraire pour le secteur financier".

Plus spécifiquement, la durée moyenne des missions, en constant repli, est aujourd’hui inférieure à 8 jours, “ce qui donne une image trompeuse du travail temporaire au Luxembourg, regrette M. Oudrar. Pour couvrir un mois de prestations, il faut donc 2,5 salariés en moyenne”. Rapportée à l'emploi total au Luxembourg, la part du travail intérimaire est évaluée à 1,6% (en ETP), ce qui se situe dans la moyenne généralement observée chez nos voisins, même si en France, ce taux est un peu plus élevé (2,7%). "'Cette loi de 1994 a été une excellente initiative, estime pour sa part Marios Paras, aujourd'hui Directeur de Vedior Group au Luxembourg. Il a permis d'assainir le marché et de fidéliser, d'une certaine façon, aussi bien les candidats que les

entreprises clientes. Aujourd'hui, le marché est arrivé à une certaine maturité et sa contribution à une certaine régulation du chômage est réelle". Longtemps dénigré, le travail intérimaire a, ainsi, conquis, au fil des ans, ses lettres de noblesse. La signature de récentes conventions salariales signées dans de nombreux secteurs, entre les syndicats et l'ULEDI en est une preuve indéniable. "Contrairement à ce qui pouvait être le cas avant la loi, nous sommes aujourd’hui reconnus comme un acteur économique à part entière", se réjouit, ainsi, Daniel Oudrar. Une évolution en cours, donc, mais en cours, seulement... "Le chemin est loin d'être fini et on ne fait qu'apercevoir, au loin, la lumière au bout du tunnel", estime M. Paras, qui aime-

rait bien que le gouvernement, dont il reconnaît avoir apprécié, par ailleurs, la capacité à réagir efficacement pour éviter que la crise ne touche plus profondément le marché de l'emploi au Luxembourg, donne quelques signes d'encouragement à destination de certaines franges de la population. Comme par exemple cette des travailleurs handicapés ou bien celle des 4565 ans. "Il faudrait réellement mettre en place des mesures fortes à l'attention de ces gens-là, qui représentent toujours un fort potentiel sur le marché de l'emploi dont ils sont pourtant délaissés", estime M. Paras. A ses yeux, une meilleure reconnaissance de la "profession" d'intérim est également indispensable de la part d'autres acteurs économiques et sociaux. C'est pourquoi Vedior Group est

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Marios Paras (Vedior Group): "Aujourd'hui, le marché est arrivé à une certaine maturité ". Photos: Eric Chenal (Blitz)

en train de lancer une série d'actions destinées, par exemple, à convaincre les banques que des salariés intérimaires ont droit aux mêmes "traitements" que des salariés "normaux", en matière de prêts ou d'assurance prévoyance. Au travers du programme baptisé "VIA – Vivre l'intérim autrement", Vedior entend ainsi mettre en œuvre, avec une banque de la place, un programme de prêt de projet, pour des montants allant jusqu'à 5.000 euros, ou bien des produits d'assurance et de prévoyance. "Nous voulons également faciliter l'accès à l'épargne, en faisant en sorte que les salaires des premières heures d'une mission soient versés sur un compte d'épargne", précise M. Paras. Cette meilleure reconnaissance du secteur de l'intérim, c'est également la

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volonté affichée par l'ULEDI et son nouveau président. Forte de 17 entreprises (sur la trentaine que compte le secteur au Luxembourg, voir notre guide pratique en fin d'article), l'ULEDI entend donner une impulsion nouvelle à la profession, renforcer sa notoriété et se rapprocher davantage de sa tutelle. Si, globalement, la loi telle qu'elle est en vigueur depuis 10 ans, semble satisfaire tout le monde, les professionnels du secteur ne verraient pas d'un mauvais œil la refonte de certains de ses aspects. Comme, par exemple, une accélération des procédures de demande de la garantie bancaire (correspondant à 11% du chiffre d'affaires de l'année précédente), toujours "coincées" en fin d'année, ou bien une simplification des démarches de renouvellement annuel de l'autorisation

d'exercer, un processus pour lequel l'ULEDI souhaiterait, par ailleurs, être davantage consulté. A la mi-mai s'est tenue la première assemblée générale de l'Association, depuis son changement de direction. Il y a été décidé du plan d'action à mettre en œuvre pour les deux prochaines années. "Nous sommes très sensibles à la sécurité et à la santé de nos salariés. Le travail temporaire est souvent qualifié ‘d’accidentogène’, à tort très certainement. Cependant, nous ne pouvons ignorer le coût social que représente ces journées d’arrêts pour la communauté. Aussi, nous avons décidé de mettre en œuvre un programme de formation sécurité adapté à destination de tous les salariés intérimaires. C’est un projet ambitieux mais nécessaire. Même si l’aspect

du financement n’est pas encore bouclé, nous avons un souci de masse critique, nous entendons agir de manière responsable, explique M. Oudrar. Nous allons présenter notre plan auprès de nos deux ministères de tutelle, ainsi que de la sécurité sociale et de la Caisse d'assurance Accident et nous espérons démarrer ce programme d'ici à la fin de l'année". L'objectif avoué est que tous les salariés temporaires puissent bénéficier de cette formation, thématique devenue aujourd'hui prioritaire, en attendant que soient résolues les questions de durée et de financement de ces formations. "En France ou en Belgique, de tels programmes existent, ils sont réglementés. Au Luxembourg, rien n'est encore fait en la matière", rappèle M. Oudrar.


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Jean-Pierre Mullenders (Randstad Interim): "On ne vend pas un être humain. On vend un service, une possibilité de répondre à un besoin". Photos: Eric Chenal (Blitz)

Une société comme Manpower, par exemple, mise, aujourd'hui, plus que jamais, sur ce volet formation, tant pour les employés permanents des entreprises de travail temporaire, que pour les travailleurs intérimaires. "Il s'agit vraiment d'un domaine devenu essentiel, confirme Liliane Adam, Directrice de Manpower Luxembourg. On le voit à tous les niveaux et l'intérim n'y échappe pas. Les qualifications demandées, aujourd'hui, correspondent à celles de personnels permanents pouvant travailler dans les sociétés. C'est vraiment une situation différente de celle d'il y a quelques années et nos candidats se doivent, désormais, d'être formés au mieux". Un autre des enjeux majeurs à relever pour

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l'ULEDI sera également de gérer au mieux la situation de "surcapacité" qui est celle du marché luxembourgeois. Faute de chiffres statistiques véritables, il est difficile d'établir un réel "classement" des sociétés actives dans ce secteur. Mais il n'est pas exagéré de penser que les principales enseignes internationales (Adecco, Creyf's, Manpower, Randstad, Rowlands/ Vedior...), se partagent près de 60% du marché.

Des règles à respecter Ceci ne laisse donc que très peu de place pour la petite trentaine d'autres sociétés constituant ce marché particulièrement atomisé. "D'où la question légiti-

me de s'inquiéter quant à la pérennité de certaines de ces entreprises, qui sont forcées d'effectuer une très forte pression sur les prix et sur les marges, au détriment, parfois, de certaines règles déontologiques de base", s'inquiète M. Oudrar. Certaines pratiques, en matière de rémunération, peuvent ainsi laisser perplexes, même si, aujourd'hui, la situation s'est certainement assainie. "Il a pu y avoir des dérives par le passé, confirme Jean-Pierre Mullenders, directeur de Randstad Interim à Luxembourg. Les entreprises ont évidemment des coûts à maîtriser, alors que l'intérimaire demande à être rémunéré le mieux possible. Et la société de travail intérimaire se retrouve entre le marteau et l'enclume. Mais il y a évi-

demment des règles de base à respecter, ne serait-ce que pour ce qui est du salaire de l'intérimaire, qui ne doit en aucun cas être inférieur au salaire minimum. D'un autre côté, il peut arriver que des intérimaires peu qualifiés soient trop exigeants en matière de rémunération. C'est aussi à nous de les ramener à la raison. On doit évidemment prendre en compte les revendications des deux parties, sans que cela se fasse au détriment de la personne. On ne vend pas un être humain. On vend un service, une possibilité de répondre à un besoin". Avec, en filigrane, la certitude qu'un salarié intérimaire productif, rémunéré à sa juste valeur, sera davantage source de rentabilité que de coûts pour l'entreprise qui l'emploiera...


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Liliane Adam (Manpower): "Aujourd'hui, même pour ce qui touche à des travailleurs intérimaires, on nous demande de faire pratiquement du travail de recrutement" Photos: Eric Chenal (Blitz)

D'où la volonté de l'ULEDI d'aller plus en avant dans l'idée d'établir une sorte de label de qualité, qui serait, de surcroît, directement lié aux actions de formation, assorti d'un vrai code de déontologie. "Cela imposerait quelques obligations aux acteurs et constituerait un bon moyen de porter vers le haut la qualité des prestations", assure M. Oudrar. Cette qualité dans la prestation est évidemment revendiquée par tous les acteurs. Jean-Pierre Mullenders, par exemple, n'y voit rien d'autre qu'une obligation de fait. "Il est évidemment important de ne pas prêter le flanc à la critique qui a une bonne raison d'être au départ, quand on nous parle de la précarité des emplois que nous assurons, note-t-il. A partir du

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moment où il y a des règles du jeu, c'est à nous de les suivre. Et avant de remettre en cause une règle, il faut évidemment d'abord l'appliquer". Par la force des choses, la nature des rqpport entre les entreprises de travail temporaire et leurs clients s'est quelque peu transformée. Des processus de décision rallongés, des exigences de qualification plus élevés... et une relation différente à entretenir. Illustration avec Liliane Adam, Directrice de Manpower Luxembourg, l'un des plus anciens acteurs de la place, qui fêtera ses 40 ans de présence en 2005: "C'est aussi notre rôle d'accompagner les entreprises dans des périodes plus difficiles, rappelle-t-elle. Nous sommes davantage sur le terrain, auprès d'elles. On

ne peut pas se contenter d'aller voir les clients uniquement quand ils nous le demandent. Nous cherchons à mettre en place des relations plus de partenariat, de collaboration étroite, que de relation commerciale. Mais aujourd'hui, même pour ce qui touche à des travailleurs intérimaires, on nous demande de faire pratiquement du travail de recrutement". En moyenne, le "taux de placement" d'un travailleur intérimaire, c'est-à-dire la conversion de son CDD en CDI, est d'environ 30%. Un chiffre à peu près admis par les différents acteurs du marché, mais qui était, dans les années 2000, plutôt proche du double... Ceci étant, ce chiffre est probablement de nature à augmenter dans les prochaines

années, compte tenu d'une certaine systématisation de la part des jeunes diplômés arrivant sur le marché du travail. "Le niveau de qualification est plus élevé qu'avant. D'où l'intérêt de notre étroite collaoration avec l’ADEM afin de faire comprendre au demandeur d'emploi qu’une ou plusieurs missions dans l’intérim est une possibilité de trouver un emploi et d’acquérir une expérience supplémentaire. C’est parfois plus important qu'un simple CDD. Car même si l'intérimaire ne décroche pas un CDI au terme de sa mission, nous sommes toujours là pour lui trouver un autre poste", rappelle Mme Adam. Le mouvement perpétuel dans le temporaire... Savoureux contraste... ■ Jean-Michel Gaudron


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"Il faut inventer l'avenir " La Bourse de Luxembourg se trouve au devant de défis cruciaux pour son avenir. Ce qui n'entame pas la confiance de Raymond Kirsch, son nouveau président...

213 VALEURS MOBILIÈRES, dont 34 émissions obligataires d'Etat, de communes et de sociétés luxembourgeoises; 14 émissions obligataires étrangères; 10 émissions d'actions de sociétés luxembourgeoises et 155 de sociétés étrangères: voilà à quoi ressemblait la première cote officielle de la Bour-

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se de Luxembourg, il y a 75 ans de cela, le lundi 6 mai 1929, soit treize mois après la constitution de la société anonyme de la Bourse de Luxembourg. Dotée d'un capital de 7 millions de francs de l'époque, elle comptait neuf banques comme actionnaires, dotées de 3.250 actions chacune.

3.750 autres titres furent remis à la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat, chargée d'en placer ensuite 2.500 en souscription publique. La première liste publiée des autorisations comptait 8 banques et 8 agents de change, presque tous bruxellois. Le premier président de son conseil d'administration

fut Aloyse Meyer, également président du Conseil d'administration de l'Arbed, qui siégea à l'avenue de la PorteNeuve entre 1928 et 1947. Ses deux successeurs immédiats (Victor Buck, jusqu'en 1957 et Tony Neumann, jusqu'en 1963) étaient également de hauts dirigeants du géant sidérurgique, un des


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"Nous n'étions pas tellement intéressés à nous fondre dans une autre organisation, puisque nous aurions alors perdu nos avantages de "niche player".

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piliers naturels de la Bourse de Luxembourg. C'est ensuite la Chambre de Commerce qui prit le relais de la direction de l'institution, avec deux bails de douze ans chacun pour deux de ses directeurs honoraires Paul Weber (1964-1976) et Carlo Hemmer (1976-1988). Ce n'est qu'à partir de 1989 que l'on trouva, à la tête du Conseil d'administration de la société de la Bour-

se, des hommes directement issus du monde financier: Edmond Israël, président honoraire de Cedel S.A. (devenue Clearstream par la suite), jusqu'en 1996, puis Rémy Kremer (administrateur-délégué honoraire de la BGL), jusqu'en 2001 et Jean Krier, ancien président du comité de direction de la BIL. Il aurait donc dû lui revenir l'insigne honneur de fêter comme il se doit le 75e

PRÉVISIONS

"10% de croissance" Les premiers chiffres disponibles pour l'année 2004 ont de quoi rendre Raymond Kirsch optimiste. "La Bourse s'est très bien développée au cours des premiers mois et nous sommes sur une trajectoire qui prévoit une progression annuelle de l'ordre de 10%. Mais il faut évidemment travailler et compter sur une conjoncture suffisamment soutenue pour que ça puisse marcher". Si la Bourse de Luxembourg excelle en matière de cotation d'organismes de placement collectif et d'obligations, l'activité actions semble de plus en plus marginalisée. Au point que revient, régulièrement, dans les conversations, la question de son existence même. "Mais il s'agit là d'une activité historique pour la Bourse de Luxembourg et si bon nombre d'entreprises maintiennent leur engagement auprès de nous et cotisent, chaque année, c'est qu'elles y trouvent suffisamment de bonnes raisons", tranche M. Kirsch. Les chiffres, pourtant, ne sont guère encourageants, avec une chute marquée des échanges: 494,2 millions en 2001, 224,3 millions en 2003... Mais M. Kirsch ne s'en inquiète pas. "Cette chute dramatique est évidemment l'illustration d'un découragement de beaucoup de petits investisseurs qui sont entrés en Bourse au plus haut et qui ont beaucoup perdu. Mais mon expérience pratique de banquier m'a montré qu'un certain nombre d'investisseurs revenaient vers les actions. Le nombre de gens prêts à prendre le risque d'être actionnaire a, certes; diminué, après avoir artificiellement gonflé autour d'une période d'euphorie. Mais à long terme, il s'agit d'un processus salutaire et indispensable pour une économie comme celle du Luxembourg". En dépit de la disparition des avantages fiscaux liés à la loi Rau, le courant semble donc toujours passer entre les épargnants luxembourgeois et leur Bourse... "La loi Rau était, d'une certaine façon opportuniste, pour ne pas dire démagogique, dans la mesure où elle a favorisé artificiellement les actions d'entreprises luxembourgeoises. A la fin du compte, on sait pourtant que ces actions n'étaient pas seulement celles d'entreprises qui allaient se développer, mais aussi celles des banques qui se sont servies de cet argent. Le gouvernement a mis en place une formule remodelée, qui table sur les actions non plus luxembourgeoises, mais européennes. C'était une façon de retenir les investisseurs. Très souvent, les investisseurs qui ont procédé à un placement, ne veulent plus y toucher. L'investisseur conservateur est en ce sens plus typique que l'investisseur innovateur. Le législateur a eu raison de miser là-dessus et d'offrir à cet investisseur conservateur la chance de rester dans son produit tout en changeant la nature législative de ce placement". ■ J.-M. G.

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anniversaire de la première cotation en Bourse de Luxembourg, mais il nous quitta subitement le 30 octobre dernier, foudroyé alors qu'il participait à l'assemblée générale de la "Federation of European Securities Exchanges", à Amsterdam. C'est Raymond Kirsch qui lui succéda, début février 2004, c'est-à-dire après que son mandat à la tête de la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat soit arrivé à échéance, étant donné que les statuts de la Bourse prévoient que le président du Conseil d'Administration ne soit pas un banquier "actif". Vice-président de l'institution depuis 1993, M. Kirsch avait déjà été, entre 1979 et 1985, au ministère des Finances, le Commissaire du gouvernement près de la Bourse de Luxembourg. Autant dire qu'il maîtrise plutôt son sujet et peut porter, sur son passé et son futur, un regard pour le moins avisé. "La Bourse est en bonne santé" tient-il avant tout à faire passer comme message, à l'heure des festivités de ce 75e anniversaire. Monsieur Kirsch, vous qui avez accompagné depuis longtemps l'évolution de la Bourse de Luxembourg, comment la jugez-vous? "La Bourse de Luxembourg n'a pas connu à proprement parler une croissance normale. Celle-ci s'est basée sur la cotation des obligations internationales. Aujourd'hui, plus de 30.000 produits différents issus de 5.000 entreprises et institutions différentes sont cotés. C'est un nombre conséquent! Tous les mois, nous comparons notre part de marché sur ces emprunts internationaux par rapport à Londres. Jusqu'ici, nous nous défendons plutôt bien, puisque nous en détenons environ les deux tiers, alors que Londres est à 25%, le reste se répartissant essentiellement entre Francfort et Paris...

Cela va-t-il durer? Cette question dépend de beaucoup d'acteurs, y compris de la Commission européenne, mais aussi d'autres Etats hors de l'Europe. Quelle a été, selon vous, la base de ce développement réussi? L'élément majeur a été la véritable internationalisation de la Bourse de Luxembourg, sur un segment de niche qu'elle occupe souverainement. C'est un mouvement qui a été mené en parallèle avec l'internationalisation de la place financière elle-même. Le premier geste allant dans ce sens a été, en juillet 1963, la cotation d'un emprunt pour le système autoroutier italien Autostrade. Depuis lors, le nombre de ces instruments s'est multiplié. Et dans le même temps, les compétences de la Bourse se sont affinées... Evidement! Pour ces affaires que l'on qualifie de "wholesale banking", il faut une excellente technique, fiable, mais aussi une certaine rapidité d'exécution, ainsi qu'une politique de neutralité des opérateurs. Chacun joue parfaitement son rôle: la Bourse pour la cotation et la CSSF pour la supervision et le contrôle de la place. Est-il plus facile de parvenir à ce niveau d'excellence lorsqu'on est un "petit" comme la Bourse de Luxembourg? Certainement! Dans les institutions plus traditionnelles et plus sophistiquées, d'une certaine façon, il est clair que la rapidité ne peut pas être la même. La Bourse de Luxembourg a, c'est vrai, cet avantage, mais encore faut-il que les gens qui aient à faire les travaux soient efficaces et intelligents, sinon, cet avantage ne se concrétise pas! Lors de la constitution de la plate-forme Euronext, en septembre 2000 (alliance


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D'autres partenariats techniques d'importance sont-ils encore en projet? D'autres partenariats techniques existent déjà, mais celui avec Euronext est évidemment le plus prestigieux. La tendance est évidemment de voir s'il y a encore d'autres partenariats utiles, ailleurs, et de les mettre en œuvre. Mais pour un partenariat, il faut que les deux parties y trouvent un avantage. Actuellement, nous voulons surtout garder ce que nous avons déjà. Alors l'appétit des autres est un peu plus limité...

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Avez-vous l'impression que la Bourse de Luxembourg dispose d'une visibilité suffisante, tant au Luxembourg qu'à l'étranger? Il est vrai que nous avons un problème, tant vis-à-vis de son public luxembourgeois, que vis-à-vis du public étranger. Trop souvent, la place financière est simplement résumée comme étant une place de défiscalisation. Or, s'il est vrai qu'il s'agit d'un des aspects de la place, il y en a d'autres! La Bourse, en tant que telle, n'a de toute façon rien à voir avec cette défiscalisation et c'est ce point de vuelà qu'il convient d'expliquer aux Luxembourgeois et aux étrangers, en mettant en avant ses spécificités.

récemment votée (lire par ailleurs l'article page 116, NDLR). Il y a deux grandes questions: quel est le message que nous voulons faire passer à l'étranger et, ensuite, qui paye quoi? Celui qui paye le plus veut avoir, en toute logique, le plus d'influence sur le positionnement du message.

Quelles sont concrètement les actions de communication qu'il convient de mener? Il est clair que pour ce qui est de la communication visà-vis des Luxembourgeois, la Bourse peut et doit la faire, dans une large mesure, elle-même. La petite fête donnée à l'occasion du 75e anniversaire était une bonne occasion pour expliquer ce qu'est vraiment la Bourse. Pour ce qui est du volet international, il est clair que nous préférons nous situer dans le cadre de l'ensemble de la place financière. Il faut plus de moyens, c'est plus cher et c'est plus représentatif si nous sommes tous réunis. Il faut aussi avoir à l'esprit que le message à porter vers l'étranger est différent d'un pays à l'autre. La perception du Luxembourg à Londres est certainement différente de celle à Francfort! Il faut donc à chaque fois redimensionner le message. Dans quelle mesure la Bourse contribue-t-elle à cette mission de promotion? Je rappelle que, depuis l'année passée et l'extension de la base des membres de l'ABBL, la Bourse de Luxembourg est membre de cette association. Nous avons donc automatiquement contribué à la dotation spéciale de 2,38 millions

Cette discussion est en cours, tant au niveau de l'ABBL que du ministère du Trésor. Mais à quelques semaines des élections, ce n'est évidemment pas le moment de prendre des décisions. Je suppose que les débats reprendront sitôt le nouveau gouvernement formé.

"Nous ne savons pas quel sera le marché naturel de la Bourse de Luxembourg d'ici cinq ans".

Photo: Eric Chenal (Blitz)

entre les Bourses de Paris, Bruxelles et Amsterdam, NDLR), la Bourse de Luxembourg, bien qu'étroitement liée à ses consœurs du Benelux, a choisi de rester à part. Son existence même avaitelle été, à l'époque, menacée? C'est effectivement un point qui a été beaucoup discuté au Luxembourg. Mais l'analyse des actionnaires luxembourgeois de la Bourse, c'est-à-dire les banques, était simple: la Bourse de Luxembourg est un "niche player" dans les finances internationales et les actionnaires ne voulaient pas perdre ces niches. Pour cela, a priori, nous n'étions donc pas tellement intéressés à nous fondre dans une autre organisation, puisque nous aurions alors perdu nos avantages. Nous sommes plutôt intéressés à entretenir d'excellentes coopérations techniques et technologiques avec les autres places boursières. Ainsi, depuis novembre 2000, nous bénéficions d'un accord de reconnaissance mutuelle des membres et d'accès réciproque avec Euronext. Cela ne s'est peut-être pas encore énormément traduit dans les chiffres, mais cela donne une ouverture et une possibilité. De toute façon, les changements d'habitude dans les marchés boursiers prennent un peu de temps. Ce n'est pas du jour au lendemain que tout change brutalement.


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Quelles sont, pour l'heure, les pistes privilégiées et les axes de réflexion que vous menez avec les autorités de la place? D'une manière générale, nous sommes tous d’accord pour dire que la Bourse a bien fait son travail. Il en est de même autour de l’idée qu'à l'avenir, le Luxembourg doit faire de son mieux pour conserver ses avantages concurrentiels. Il y a un consensus assez large pour faire en sorte que la Bourse de Luxembourg conserve cette activité de contrôle des admissions. Mais dans le détail? Comment se feront les choses? La Bourse décidera-t-elle toujours ou bien se contenterat-elle de préparer une décision ensuite donnée par la CSSF? Dans quels délais? Quel sera exactement le nouveau rôle de la CSSF? Une société déjà cotée devra-t-elle faire l'objet d'une nouvelle analyse? Les interrogations ne manquent pas.

faut remplir une condition de base: avoir une analyse très détaillé de comment les choses fonctionnent à l'heure actuelle et d'estimer quel est le minimum que nous devons changer. J'ai l'impression que la CSSF aussi est sur la même trajectoire. Le gouvernement, de son côté, pousse et

Cela peut-il déboucher sur des changements profonds de statut ou de structure? Cette question ne se pose pas sous cet angle-là. Je pense qu'il est normal que, dans une économie développée comme Luxembourg, nous ayons à la fois une administration qui contrôle et règle les opérations délicates et, d'un autre côté, une société privée qui soit spécialisée dans le commerce de valeurs mobilières. Cette situation devrait rester en l'état, mais la question se pose de la subdivision du travail. Qui fera quoi? Dans quels délais? Avec quels possibilités de recours à tel ou tel moment? Etes-vous, dans ce contexte, préoccupé par le devenir immédiat de la Bourse de Luxembourg? L'adaptation qui s'impose peut se faire dans de très bonnes conditions si toutes les parties concernées gardent leur sang-froid et se développent normalement. Il

souhaite pouvoirconsqcrer un accord entre la CSSF et la Bourse de Luxembourg. Si ce n'est pas le cas, les choses pourront évidemment se compliquer. On peut aussi, à la limite, se tuer nous-mêmes. Mais ce n'est pas mon ambition". ■ Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

"L'adaptation qui s'impose peut se faire dans de très bonnes conditions si toutes les parties concernées gardent leur sang-froid".

Photo: Eric Chenal (Blitz)

A l'occasion des cérémonies du 75e anniversaire, vous avez évoqué, dans votre allocution, la nécessité "d'inventer l'avenir". Précisément, que souhaitez-vous inventer? Ce que j'ai voulu dire, c'est que si nous avons un passé et un présent qui sont confortables et prestigieux, notre avenir ne peut en aucun cas être une simple extrapolation de ce passé. Le futur est marqué par de nouvelles règles communautaires et une de ces nouvelles règles, celle concernant l'émission des prospectus des valeurs mobilières, est de nature à remettre en cause les systèmes boursiers fonctionnant essentiellement sur base d'entreprise privée (la directive européenne prévoit que ce soit désormais la CSSF qui soit responsable du processus d'admission d'une valeur à la cote officielle, une activité qui génère aujourd'hui 50% des revenus de la Bourse de Luxembourg, NDLR). Les prescriptions européennes tablent sur une réglementation bureaucratique et administrative plus forte. A l'heure actuelle, cette directive existe et nous savons donc dans quelle direction ça va. Au Luxembourg, que ce soit la Bourse, la CSSF ou le ministère du Trésor, nous sommes en train de voir quelles modalités techniques nous devons mettre en œuvre pour conserver la position de force que nous avons à Luxembourg, tout en restant en règle avec ces questions de réglementation administratives qui touchent un certain nombre d'opérations. Il s'agit là, clairement, du grand thème qui va nous préoccuper ces prochaines années et qui va au-delà du Luxembourg et de l'Europe. Car, éventuellement, il se pourrait qu'un certain nombre de choses qui se font au sein de l'Europe se fassent, demain, aux Iles Caïman, aux Bahamas ou à Singapour. Dans un tel contexte, nous ne savons pas quel sera le marché naturel de la Bourse de Luxembourg d'ici cinq ans.


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Le bon wagon Luxembourg s'est doté d'un nouvel instrument financier destiné à contribuer à la diversification de ses activités: la titrisation.

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d'un bilan comptable. Elle se traduit, pour n'importe quelle entreprise, par le financement (ou le refinancement) d'un portefeuille d'avoirs, isolés dans une structure spécifique. Ce (re)financement est basé sur une estimation des flux financiers prévisionnels de ce portefeuille. Dans la plupart des hypothèses,. de telles opérations ne sont néanmoins intéressantes qu'au-delà d'une centaine de millions d'euros, compte tenu des frais juridiques et de conseil particulièrement élevés pour monter une telle structure.

Un marché de 217,2 milliards d'euros en Europe Au Luxembourg, deux options sont possibles quant aux "véhicules" de titrisation tels que définis dans la loi du 22 mars 2004: une société de titrisation, qui présente la particularité d'être "compartimentée" (une même société peut ainsi servir de support à plusieurs opérations de titrisation) ou bien un fonds de titrisation, qui ne serait toutefois pas soumis à la loi sur les fonds, mais serait dédié uniquement à la titrisation. "Il s'agit d'un produit parfaitement complémentaire des fonds d'investissement, estime Me Dupont. Il permet de faire valoir la même expertise et la même réputation que

l'on connaît au Luxembourg, mais avec des produits plus sophistiqués pour lesquels les fonds ne sont pas forcément adaptés". A l'heure où les banques se trouvent confrontées à des réflexions de fond quant à la gestion des risques liés à leur portefeuille crédit, en vertu des accords de Bâle II, la titrisation peut représenter un bon moyen d'alléger ces portefeuilles. Un constat qui rend Me Dupont optimiste: "Nous pensons que cette possibilité sera de plus en plus utilisée. C'est en ce moment que se structurent les transactions des titrisations et on peut s'attendre à ce que tout décolle à partir de l'automne". Si les "acteurs" de ces opérations seront, naturellement, les banques, les entreprises qui feront appel à elles (les "originators"), sont de tous types. Et la "matière" titrisée également, comme, par exemple, des... wagons de train! "Pour la société qui a procédé de la sorte, il s'est agi d'une technique d'escompte des loyers de ces wagons. Ainsi, elle a tout de suite perçu du cash afin de réinvestir dans de nouveaux wagons". Il suffisait d'y penser... En 2003, le marché de la titrisation en Europe a représenté un montant global de 217,2 milliards d'euros, loin du niveau record de 157,7 milliards atteint un an plus tôt. Les actifs liés à ces opérations sont principalement

localisés au Royaume-Uni (35% du marché), en Espagne (17%) et en Italie (16%). Au Luxembourg, Me Dupont voit, dans le développement de la titrisation, l'émergence probable d'un nouveau métier: celui de représentant fiduciaire (Security Trustee): "Il s'agit d'une sorte d'agent des créan-

ciers du véhicule de titrisation, en charge de la gestion des sûretés accordées aux créanciers, et qui aura un rôle de surveillance et de coordination. On espère qu'il s'agit là d'un nouveau métier qui se développera fortement sur la Place". ■ Jean-Michel Gaudron

Le cabinet d'avocats Arend & Medernach a contribué à l'élaboraton du texte de loi sur la titrisation.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

SI LE LUXEMBOURG N'A pas été, loin s'en faut, le pays le plus prompt à adopter, dans sa législation, des dispositions relatives aux activités de titrisation, il n'en est pas moins celui qui semble avoir été le plus loin dans l'élaboration d'un texte voté le 9 mars dernier et qui ne laisse que peu de place aux zones d'ombre et aux interrogations qui ne manquent pas d'entourer cette pratique importée des Etats-Unis. C'est, en tous cas, l'avis de Maître Philippe Dupont, avocat à l'Etude Arendt & Medernach, à Luxembourg, un des membres du Comité juridique qui a planché sur l'élaboration du texte, initié par le Pr. André Prüm, directeur du laboratoire du Droit économique du CRP Gabriel Lippmann. "Le texte luxembourgeois va plus loin que n'importe quel autre texte en vigueur ailleurs, en matière de sécurité juridique, un aspect qui est de plus en plus recherché par les sociétés, mais aussi par les régulateurs ou bien les agences de notation. Ainsi, notre loi tend à donner à toutes les questions qui posent des soucis des réponses claires et précises. Il s'agit là, pour nous, d'un argument essentiel de vente, associé à toute la tradition luxembourgeoise de flexibilité et de pragmatisme". La titrisation, pour faire simple, est une technique permettant de sortir des avoirs


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ALFI

(06/05) L'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement (ALFI) a annoncé que 200.000 euros de son budget de 800.000 euros seront spécifiquement consacrés aux opérations de promotion du secteur des fonds d'investissement. "Notre effort sera ciblé 'b2b'", a précisé Thomas Seale (photo), le président de l'ALFI, qui a indiqué que ce montant serait autant consacré au développement de la plate-forme Web qu'à la participation de membres de l'ALFI à des événements internationaux. "Ce que nous souhaitons aussi, c'est que nos clients dissocient complètement l'image générale de la place financière de celle des fonds d'investissement", a également précisé Rafik Fischer, ancien président de l'ALFI, aujourd'hui viceprésident. www.alfi.lu

ALFI

...Et objectif 2.000 milliards (06/05) Après avoir atteint le cap symbolique des 1.000 milliards d'euros d'actifs sous gestion (1.032,77 milliards fin mars 2004), Le Luxembourg vise désormais la barre des 2.000 milliards. "A nous de nous donner les moyens de les atteindre. En se basant sur une croissance annuelle de 10%, on y parviendra à l'horizon 2010", espère le président de l'ALFI, Thomas Seale. Un calcul basique que Rafik Fischer a néanmoins tempéré: "Si on nous avait posé en 2000 la question de savoir quand on y parviendrait, on aurait répondu dans six mois. Mais il y a eu le krach boursier. On n'est jamais sûr de rien, mais on peut raisonnablement penser que les 2.000 milliards d'euros peuvent être atteints entre 10 et 12 ans". www.alfi.lu

STATE STREET CORPORATION

8,7 milliards d’euros gérés pour ABN Amro (14/05) ABN Amro Asset Management et State Street Corporation ont signé un accord de sous-traitance des services d’administration de fonds et d’opérations sur investissement pour ABN Amro Asset Management en Europe. Les actifs sous gestion couverts par cet accord s’élèvent à 8,7 milliards d’euros, répartis en une centaine de portefeuilles. Dans le cadre de cette opération, 16 employés d’ABN Amro seront transférés à la State Street Bank Luxembourg. www.statestreet.com

DEXIA

Kempen & Co bientôt cédé 29/04) Le groupe Dexia a confirmé que des pourparlers ont été engagés avec un groupe d'investisseurs et le management de Kempen & Co, visant à la reprise de sa participation (100%) dans cette société. Ce projet s’inscrit dans la politique de recentrage de Dexia sur ses marchés principaux: le secteur public local et le marché des particuliers. Kempen & Co est une banque néerlandaise d’investissements spécialisée dans la gestion d’actifs, la banque privée, l’intermédiation boursière et le conseil en opérations de fusions/acquisitions. www.dexia.lu

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ABBL

L'association met la main au portefeuille LA PROMOTION DE LA place financière est un sujet qui déchaîne les passions. Ce thème fut une nouvelle fois au cœur des discussions de la dernière assemblée générale de l'Association des banques et banquiers Luxembourg, qui s'est tenue le 28 avril et au cours de laquelle a été voté un budget exceptionnel de 2,38 millions d'euros pour la mise en en œuvre du projet de promotion de la place. Cette stratégie de promotion (voir aussi l'édition de mars 2004 de paperJam, page 24) se décompose en deux phases dont la première – la moins onéreuse mais la plus importante – a déjà, selon Lucien Thiel, directeur de l'ABBL, été réalisée. Il s'agissait en effet, dans un premier temps, d'établir l'image de la place, "celle que l'on veut véhiculer, mais aussi celle que l'on cherche à atteindre. Il s'agissait d'un travail considérable car il a été fait avec tous les acteurs de la place", assure M. Thiel. La seconde étape, celle consistant à mettre en œuvre la promotion de la place, ne coûte pas le même prix et a, par conséquent, provoqué de nombreuses discussions. L'assemblée a tout de même réussi à se mettre d'accord sur une enveloppe budgétaire de 2,38 millions d'euros pour cette année. Un montant qui ne fait pas partie du budget de l'ABBL – lequel s'élève, lui, à 4,692 millions pour 2004 – et se traduira par une augmentation de 50% de la cotisation des membres de l'association. Autant dire que les banques,

Photo: David Laurent (Blitz)

200.000 euros pour la promotion des fonds...

Les dirigeants de l’ABBL (Lucien Thiel, le directeur, au centre, et François Moes, le président, à droite), ont su convaincre leurs pairs... qui s'évertuent à réduire leurs coûts d'exploitation (-3,2% en 2003) et leurs effectifs (-2,4% en 2004), ont plutôt réfléchi à deux fois avant de s'engager. Ces institutions financières affichaient, l'an dernier, des résultats en baisse de 6% de leur produit net bancaire et de 8% de leur résultat avant provisions. François Moes, reconduit dans sa fonction de président – faute de candidat déclaré venant de Kredietbank Luxembourg, comme cela aurait dû être le cas selon le principe d'alternance à la tête de l'ABBL – a avoué que la diminution du nombre de banques et, par ricochet, de cotisations à l'ABBL, posait un problème au niveau du budget de l'association. Un phénomène inéluctable appelé à se prolonger, puisque M. Moes prévoit encore qu'une demi douzaine de banques va encore disparaître cette année, mais que

l'association est en mesure de contourner en ouvrant ses portes à d'autres acteurs du secteur financier... Du reste, M. Moes a rappelé que les diminutions des effectifs des banques (600 réductions de postes en 2003) étaient compensées par les augmentations auprès des autres professionnels du secteur financier. La décision d'établir un budget à part pour la promotion de la place a justement été prise dans le but de rallier d'autres professionnels du secteur et, pourquoi pas, le gouvernement qui s'était déjà montré intéressé sans pour autant vouloir bourse délier. Rien n'est de toute façon à attendre de sa part avant les législatives. Quant aux assureurs, avant qu'ils ne rejoignent le mouvement, il y a, de l'avis de François Moes, "encore un bout de chemin à parcourir". ■ F.R.


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Toujours plus active La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) ne chôme pas et entend bien le faire savoir. droit luxembourgeois, deux directives européennes en matière de fonds d'investissement, dont la directive "société de gestion", instituant encore une nouvelle catégorie de professionnels. Pas loin d'une quarantaine de sociétés répondant à ces nouvelles obligations ont déjà été agréées, pratiquement toutes depuis le début de l'année 2004 (on n'en comptait que 3, fin 2003) et une quinzaine de dossiers sont encore en cours d'instruction, "mais devraient être rapidement validés, précise Jean-Nicolas Schaus. Cela dépasse ce que nous avions initialement envisagé et montre que l'approche que nous avons eue et la logique qui a été la nôtre étaient bonnes". Au total, les professionnels du secteur financier représentent près de 4.500 employés, auxquels il faut ajouter 22.500 personnes salariées au niveau des banques. Un chiffre qui, lui, subit plutôt un mouvement baissier assez prononcé depuis 2 ans: de 23.861 fin 2001, le nombre total d'employés dans les banques est tombé à 23.300 fin 2002 et 22.529 fin 2003, soit 5,6% de baisse en 24 mois. "La tendance des prochains mois serait plutôt à la poursuite de cette baisse, car les banques continuent de se restructurer, précise M. Schaus. L'évolution de l'emploi est donc autant d'ordre conjoncturel que structurel", tient-il à tempérer. Le nombre d'établissements bancaires, lui aussi, a été revu fortement à la baisse: 169 au 31 décembre (contre 177 un an plus tôt

et... 210 fin 1999). Trois banques ont "disparu", suite à des fusions (ING/Crédit européen; BHW Allgemeine Bausparkasse/BHW Bausparkasse et Banco Bradesco/Banco Mercantil de Sao Paulo) et huit autres ont cessé leur activité (Frankfurter Sparkasse, BFI Bank, Volksbank Saar-West, Banque pour l'Europe, Banco Popolare di Verona e Novara, KHB International, WGZ-Bank Westdeutsche Genossenschaftzentrale et Banque fédérale du

Crédit Mutuel). "Six autres banques devraient encore fusionner en 2004", prévient, d'ailleurs, M. Schaus. Parallèlement, quatre nouvelles banques ont commencé leurs activités en 2003, dont deux banques islandaises (Kaupthing Bunadarbanki et Islandsbanki hf), les deux autres étant issues de la scission des activités de Crédit Agricole Indosuez Luxembourg (avec la création de Crédit Agricole Investor Services Bank). "On ne peut pas

vraiment parler de profonde modification structurelle du paysage bancaire à Luxembourg, commente le directeur de la CSSF. On parle beaucoup de la mutation du private banking, sur fond de rapatriement de capitaux vers l'étranger, mais nous n'avons pas observé de mouvement particulier allant dans ce sens. Peut-être est-ce devenu plus difficile de faire du private banking aujourd'hui, mais ce n’est pas impossible". ■ Jean-Michel Gaudron

Jean-Nicolas Schaus: "Peut-être est-ce devenu plus difficile de faire du private banking aujourd'hui, mais ce n’est pas impossible"

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

"GENDARME" DE LA place financière, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) voit ses missions, au fil des ans, gagner en volume, au gré des bouleversements législatifs, particulièrement nombreux ces derniers temps. Actuellement forte de près de 200 employés, la CSSF ne compte néanmoins que 180 équivalent temps plein. Jean-Nicolas Schaus, lors de la traditionnelle présentation des activités de la Commission, a donc évoqué l'actuelle phase de consolidation de ses effectifs, afin de tendre vers un nombre de 200 temps plein. "Il nous reste ensuite la possibilité de faire la demande au gouvernement pour procéder à des recrutements supplémentaires, mais il faut pour cela étudier les disponibilités budgétaires", a-t-il expliqué. Pour ce qui est de son activité de surveillance, le champ d'action de la CSSF ne cesse, donc, de s'élargir. La récente loi du 2 août 2003, entrée en vigueur en octobre, a défini plusieurs nouvelles catégories de professionnels du secteur financier. Fin 2003, la Place comptait 142 PSF. Ils étaient 154 fin avril et une bonne vingtaine de dossiers sont encore en voie d'instruction. Depuis octobre, une quinzaine de sociétés ont reçu un agrément en relation avec une des nouvelles catégories de PSF créées. Autre nouveauté législative qui a directement eu un impact sur les entités surveillées: la loi du 20 décembre 2002, dite "UCITS III", transposant, dans le

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finance PLACE FINANCIÈRE

BANQUE LBLUX

Excédent des commissions en croissance

DRESDNER BANK

Forte hausse du résultat d'exploitation (26/04) La Dresdner Bank Luxembourg S.A. a réalisé au cours de l’exercice 2003 un résultat d'exploitation de 218,6 millions d’euros, en progression de 21%. Le résultat des opérations financières, en pertes en 2002, a enregistré une forte hausse de 54,5 millions pour finir à 45,3 millions. Son bénéfice après impôts est de 150,4 millions d’euros. La banque, qui a réorienté sa politique en matière de portefeuille-crédit, a, en comparaison annuelle, subi une baisse du volume de ses activités (total du bilan majoré des engagements hors bilan) de près de 16% à 15,6 milliards d’euros.

www.dresdner-bank.lu

VITIS LIFE

Primes 2003 en hausse de 7% (14/05) La compagnie d'assurance Vitis Life Luxembourg a enregistré en 2003 un encaissement de primes de 104 millions d'euros en progression de 7% par rapport à 2002. Aussi, le montant du bénéfice net réalisé en 2003 est-il de 5,3 millions d'euros, dépassant ainsi le niveau précédent la période des troubles boursiers de 2002. Par rapport à 2001, la progression est de 6%. La compagnie explique ses bonnes performances par la mise en place d'une stratégie multi-distribution et la création de nouveaux produits et services, en particulier sa clientèle "High Net Worth Individual". www.vitislife.lu

BGL

Cap 100.000 pour le Web et Phone Banking (14/05) La Banque générale du Luxembourg a profité de la Foire de printemps pour fêter son 100.000e client Web et Phone Banking. La BGL a, tout récemment, relooké son interface Web, pour en faire un outil de gestion trilingue plus complet des comptes à distance. Au menu: consultation de soldes, de mouvements; établissement de virements et d'ordres permanents; réalisation d'opérations en Bourse; consultation d'informations financières; simulation de prêts personnels et crédits hypothécaires...

www.bgl.lu

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FETA

Le premier agent de transfert fête ses dix ans L’UN DES CHEFS DE FILE dans le domaine de l'agent de transfert, FETA, filiale détenue à 100% par la Dexia-BIL, célèbre, en ce mois de mai, ses dix ans d'existence. Constatant le développement des marchés financiers au début des années 1990, Dexia-BIL avait décidé de créer un service à part entière pour l’activité "agent de transfert". C'est ainsi que First European Transfer Agent a été le premier prestataire de services en Europe continentale à se spécialiser dans des activités d’agence de transferts. Si, aujourd'hui, FETA occupe la position de leader au Luxembourg, avec environ 50% de parts de marché, elle a connu des débuts un peu difficiles, se rappelle Michel Malpas, président du comité exécutif de Dexia Fund Services (DFS). "La société a bien évolué depuis ses débuts, route d'Arlon, où on était les uns sur les autres. A l'époque de sa création, on ne savait pas trop ce qu'était la fonction d'agent de transfert", avoue-t-il. Sandra Reiser, l'actuelle directrice de FETA, travaillait déjà à l'époque à la BIL, dans le service agent de transfert. "La start-up est devenue une grande entreprise, se réjouit M. Malpas. FETA est une société très dynamique qui s'est installée comme le premier prestataire luxembourgeois d'agent de transfert et comme un acteur important sur le marché mondial". Aujourd'hui, l'agence emploie 300 personnes au Luxembourg.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

(30/04) Pour sa 30e année d'existence, la banque LBLux (filiale de la Bayerische Landesbank – BayernLB – et de la Landesbank Hessen-Thüringen GZ – Helaba –) a allié des taux de croissance jugés "encourageants" en ce qui concerne l’excédent des commissions (+12% à 17,3 millions) dans les domaines du Corporate Banking et surtout du Private Banking, avec une réduction des frais généraux. Le résultat d’exploitation avant provisions pour risque, s’est élevé à 35,9 millions d’euros et le résultat net de à 25,3 millions d’euros. Le total du bilan de la banque a accusé, quant à lui, un repli de 1,5 milliards d’euros à 12,4 milliards d’euros, en raison, notamment, de la faiblesse du dollar par rapport à l'euro. www.lblux.lu

Michel Malpas: "Les dernières années ont été difficiles, ce qui nous a poussé à investir dans de nouveaux produits". Sur les cinq dernières années, les transactions sont passées de 144.000 par an à 6 millions. Cependant, Michel Malpas avoue que "les dernières années ont été difficiles. On a diminué le nombre de transactions, ce qui nous a poussé à investir dans de nouveaux produits et on ne fait plus uniquement que de l'agent de transfert". Du nom First European Transfer Agent, il ne reste finalement plus grand chose, constate M. Malpas, si ce n'est le "First". "On a dépassé les frontières de l'Europe et si on est toujours un agent de transfert, on fait aussi autre chose", souligne-t-il. Fin 2002, FETA a connu des modifications importantes du point de vue de son management qui a été intégré au sein de DFS. "Aujourd'hui, on cherche à offrir des services intégrés. et à s'ouvrir vers d'autres marchés. Nous sommes présents sur 11 centres financiers et nous

allons continuer à nous développer. Nous souhaitons offrir à l'avenir des solutions pour tous nos clients où qu'ils soient", annonce M. Malpas qui ambitionne de voir DFS se situer au 15e rang mondial d'ici trois ans. Enfin, FETA a reçu un beau cadeau pour son dixième anniversaire: le prix de "Meilleur agent de transfert européen de l’année" que lui a décerné le magazine spécialisé ICFA (International Custody and Fund Administration). FETA peut être fier de devancer ses principaux concurrents américains et européens. Comme il le fut déjà en 1997, en étant le premier agent de transfert de la Place à recevoir la certification ISO 9001. En mars dernier, FETA a également reçu la certification ISO 15022 de la part de Swift, dans le cadre de la mise en place du nouveau service SWIFTNet Funds, dont il sera un des acteurs "pilotes". ■ F.R.


FORTIS

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Série: Les institutions de la Place financière (5)

Objectif excellence pour la LAIP AGENDA Une conférence sur les „hedge funds“ est prévue à la rentrée, non pas sous un aspect technique, mais plutôt sous la forme d'une table ronde avec un débat plus général sur leur intérêt et comment ils contribuent à l'efficience des marchés.

CONSTITUÉE IL Y A UN PEU plus d'un an, la Luxembourg Association of Investment Professionals (LAIP) prend doucement son rythme de croisière. Au début du mois de juin, elle supervisera, pour la deuxième année, à Luxembourg, une session d'examens relatifs à l'obtention de la qualification de Chartered Financial Analyst (CFA). Ce "label" CFA, développé depuis 20 ans par l'Association for Investment Management and Research (AIMR) est, aujourd'hui, un véritable standard international: plus de 55.000 personnes en sont titu-

65 MEMBRES

LAIP mode d'emploi Fondée officiellement le 15 janvier 2003, la LAIP a été admise au sein du réseau AIMR un mois plus tard. Elle fonctionne avec un comité de 10 membres, présidé par Léon Kirch (Co-Fund manager chez Nordea Investment Funds) et comprend 65 membres, dont 52 titulaires de la qualification CFA. "Nous sommes ouverts à tous ceux qui adhèrent au code de déontologie et qui ont une expérience professionnelle conséquente, précise M. Kirch. Idéalement, nous souhaitons évidemment que tous les titulaires CFA à Luxembourg soient membres de l'association". En 2003, 16 nouveaux diplômés ont été reçus au terme des examens de juin. L'association dispose de trois sources de financement: la cotisation des membres (fixée à 50 dollars US par an), l'allocation de certains budgets par l'AIMR pour des événements ponctuels (conférences, promotion dans les médias...) et le sponsoring pour certains événements. Au fil du temps, la LAIP fait son chemin, puisque la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) l'a récemment consultée dans le cadre de la rédaction d'une circulaire. "Nous sommes intéressants pour eux, dans la mesure où nous représentons l'AIMR, qui est tout de même une référence au niveau international, et que nous sommes indépendants", explique M. Kirch. ■ ww.laip.lu

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laires, à travers le monde. Initialement, ce sont surtout les Américains qui étaient concernés, mais en 2003, pour la première fois depuis 1984, il y a eu plus de candidats au concours hors Etats-Unis (51.715 contre 49.712). "Le programme CFA n'est pas encore très connu au Luxembourg. AIMR est encore trop 'américain' aux yeux de beaucoup. Nous devons donc travailler pour une meilleure visibilité, explique Léon Kirch, CoFund Manager chez Nordea Investment Fund, et président fondateur de la LAIP. On a trop souvent tendance à réinventer la roue, au Luxembourg. Or, il y a beaucoup de savoir-faire au niveau international qui n'attend qu'à être exploité ici". Jusqu'à l'année dernière, le Luxembourg était un des derniers pays dans lequel l'AIMR ne disposait pas de relais, ce qui peut paraître paradoxal quand on sait que cette association, forte de plus de 68.000 membres dans 117 pays, est la plus importante au niveau international dans le secteur financier. La qualification CFA s'obtient au terme de trois années d'études "personnelles", avec un examen chaque année. Plus de 150 candidats étaient inscrits, au Luxembourg, l'année dernière et ils sont encore 120 pour cette année. "Mais il y a aussi deux autres conditions à remplir, précise M. Kirch: adhérer à un code de déontologie, renouvelé tous les ans, et justifier d'une certaine expérience professionnelle".

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

La Luxembourg Association of Investment Professionals plaide pour la reconnaissance des standards AIMR et la qualité professionnelle de la Place

Léon Kirch: "Il y a beaucoup de savoir-faire au niveau international qui n'attend qu'à être exploité ici". En cas de non-respect de ces règles déontologiques, des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait de la qualification de CFA sont possibles. "Cela peut clairement avoir un impact sur la valeur d'un professionnel sur le marché", précise M. Kirch. Par la promotion de ce standard international, la LAIP, qui tient, par son appartenance à un réseau mondial, à se différencier d'autres associations pouvant paraître similaires, entend contribuer à renforcer

l'excellence de la place financière au Luxembourg. "Le pays va être confronté, à terme, à un certain problème de compétitivité. Le secteur financier devient de plus en plus sophistiqué et a besoin de compétences et d'expertises. Si le Luxembourg ne veut pas devenir seulement le back office de l'Europe, il va lui falloir attirer les compétences, avoir de bons gestionnaires, des responsables de front-office qui apportent une réelle valeur ajoutée", prévient M. Kirch. ■ Jean-Michel Gaudron


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MON ARGENT finance

"Des perspectives de croissance intéressantes"

ACTIONS LUXEMBOURGEOISES

Si proches, si loin... Le marché actions luxembourgeois représente une activité marginale en Bourse de Luxembourg. Il n'en demeure pas moins que quelques valeurs de qualité y sont cotées: Arcelor, RTL Group, SES Global et y côtoient des acteurs locaux de renom comme Le Foyer, Banque Degroof Luxembourg ou Cegedel. "Auparavant, le marché luxembourgeois privé était porté par les avantages fiscaux liés à la Loi Rau, qui s'achève cette année", rappelle Paul Waringo. L'intérêt fiscal n'est donc plus le même, mais il y a néanmoins des clients investis dans les Fonds Rau, car ils voient des perspectives de développement pour des grosses sociétés comme Arcelor, SES ou RTL". La récente opération de cotation de SES Global sur le marché d'Euronext Paris constitue un modèle d'émancipation des actions "luxembourgeoises" sur des marchés où elles possèdent une meilleure visibilité et sont susceptibles d'attirer plus d'investisseurs institutionnels internationaux. "SES, qui vient d'élargir son float avec une cotation à Paris, est clairement une action que l'on peut recommander à l'achat, compte tenu du business model et des perspectives dans les années à venir. Il faut juste que le marché le perçoive comme tel!", estime M. Waringo. La disparition de la Loi Rau n'a, semble-t-il, pas l'effet catastrophique annoncé et l'intérêt des investisseurs luxembourgeois pour les valeurs locales reste de mise. "Pour l'investisseur résident, le marché actions a toujours l'avantage que les entreprises sont de qualité et plus proches de lui. Il en reçoit des informations régulièrement et il est donc plus facile, pour lui, de se faire une idée concrète". ■ J.-M. G.

LES MARCHÉS BOURSIERS, mis à mal en 2001 et en 2002, ont repris quelques couleurs, depuis. Echaudés par des pertes souvent colossales, les investisseurs semblent envisager à nouveau l'opportunité d'investir dans des valeurs mobilières. Les marchés actions seraient-ils redevenus l'eldorado des investisseurs? Réponse avisée de deux spécialistes de la BCEE: Paul Waringo, Chef du Service Private Banking et Roland Werdel, Chef du service Institutionnal Asset Management, qui définit la politique d'investissement propre à la Spuerkeess. Messieurs, investir en actions estil, aujourd'hui, un acte porteur? Roland Werdel: Nous sommes d'avis que les niveaux d'évaluation des Bourses sont assez intéressants actuellement. En Europe, on relève des Price/Earning ratios de l'ordre de 16-17, soit un rendement annuel de 6%. A comparer aux rendements monétaires (1% pour le dollar US ou 2% pour l'euro) ou obligataires (4%). On reste donc encore bien au-delà des rendements monétaires, avec des perspectives de croissance intéressantes. Paul Waringo: D'une manière générale, les marchés actions ne sont pas trop chers. Un investissement en actions se justifie donc à long terme, à partir des niveaux actuellement observés, même en tenant compte d'un scénario de hausse des taux d'intérêt, tel que nous l'anticipons à court et moyen termes, surtout aux Etats-Unis. Quelles sont les zones géographiques que vous privilégiez? RW: Avec le temps, les différences de performances entre les marchés de différentes zones géographiques sont moindres. L'environnement est peut-être actuellement plus favorable pour les entreprises américaines, mais l'évaluation est, en contrepartie, meilleure pour les entreprises européennes. Nous sommes cependant assez optimistes sur un marché comme le Japon, qui a vécu des

changements fondamentaux. Les entreprises japonaises qui se sont restructurées recommencent à investir massivement. PW: Nous avons également une demande de la part d'une certaine clientèle concernant les pays de l'Europe de l'Est, qui rencontrent un succès analogue à celui que l'on pouvait observer récemment pour l'Asie du SudEst ou la Chine. Mais en règle générale, la clientèle traditionnelle est plutôt à la recherche de marchés bien établis, bien organisés. Et pour les secteurs d'activité? RW: Nous restons relativement optimistes sur certains secteurs cycliques. On sent, actuellement, que le marché anticipe un ralentissement de la conjoncture globale, mais nous ne sommes pas d'avis que nous assisterons à une nette dégradation de la croissance mondiale jusqu'à la fin de l'année. Dans quelle mesure l'investissement en action demeure-t-il un outil spéculatif puissant?

PW: En 2003, on a pu noter un retour des investisseurs dans le marché actions, même si on est encore loin des niveaux atteints en 1999-2000. On ne peut pas parler de retour massif, mais compte tenu de la bonne performance des marchés actions depuis un an et demi (entre 50% et 60% de hausse), il est normal que l'engouement revienne. RW: En 1999-2000, beaucoup de gens sont venus aux actions en espérant réaliser des plusvalues importantes et rapides. Ceux-là ne sont plus forcément là aujourd'hui, ce qui n'est pas le cas de ceux qui visent le long terme. PW: Cela demeure l'éternelle question en matière d'investissement: quel est le profil de risque que l'on vise? Si on veut acheter un appartement dans six mois, ce n'est pas la peine d'aller sur le marché actions. Mais il est évident qu'à un horizon de 5-10 ans, ou au-delà, les actions doivent prendre une part prépondérante dans un investissement". ■ Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

Paul Waringo (à g.) et Roland Werdel: “Les marchés actions ne sont pas trop chers”

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Investir en actions revient progressivement dans les mœurs. Eclaircissements avec Paul Waringo et Roland Werdel (Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat)

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ressources humaines WHO´S WHO

CHANGEMENTS DE POSTE OU D'ENTREPRISE?

Envoyez-nous quelques lignes d'infos accompagnées d'une photo à press@paperJam.lu

L'équipe d'AJILON LUXEMBOURG s'est renforcée avec l'arrivée d'une nouvelle Sales & Recruitment Consultant: SEVERINE BARBETTE, 29 ans. Précédemment Consultante Ressources Humaines chez TMP - De Witte & Morel, elle aura désormais pour mission de développer, outre le recrutement, les services d'évaluation de personnel.

ARNAUD GHILAIN, 26 ans, a rejoint le service commercial de GREY WORLDWIDE LUXEMBOURG en tant qu'Account Manager. Occupant précédemment un poste similaire chez Kneip Communication, il sera en charge de la gestion de comptes nationaux et internationaux ainsi que du développement de nouveaux clients de l'agence.

CLT-UFA

Président du Conseil d'Administration Jacques Santer C'est une page qui se tourne chez CLT-UFA, filiale de RTL Group. Suite à la décision de Gaston Thorn de démissionner de son poste de Président du Conseil d’administration, c'est JACQUES SANTER qui a été nommé à ce poste, presque devenu un refuge pour anciens premiers ministres et présidents de la Commission européenne. M. Thorn, qui fut nommé Président Directeur-Général de la CLT en 1987, dirigea le gouvernement luxembourgeois entre 1974 et 1979 et présida à Bruxelles entre 1981 et 1985. M. Santer, lui, fut premier ministre luxembourgeois entre 1984 et 1995, puis présida la Commission européenne jusqu'en 1999. "Je suis persuadé qu’il nous apportera un conseil et un soutien précieux dans la poursuite du développement du Groupe pendant les années à venir", a commenté Gerhard Zeiler, Chief Executive Officer de RTL Group.

GROUPE LE FOYER

Chief Operating Officer Marc Lauer MARC LAUER a rejoint le GROUPE LE FOYER en tant que nouveau Chief Operating Officer, fonction dans laquelle il sera responsable au niveau opérationnel des activités d’assurances Vie et Non-Vie ainsi que des activités financières. Notamment titulaire d’une Licence en Sciences Economiques ainsi que d’une Licence en Sciences Actuarielles, obtenues à l’Université Libre de Bruxelles, Marc Lauer a mené toute sa carrière professionnelle dans le secteur des assurances. Employé depuis septembre 1989 auprès du Commissariat aux Assurances, il était depuis juin 1995 Membre du Comité de Direction. L’arrivée de M. Lauer s’inscrit dans la volonté du Groupe Le Foyer de renforcer son équipe dirigeante.

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Un nouveau Graphic Designer chez CMI CREATIVE COMMUNICATION: CHRISTOPHE BERGER, 28 ans, qui aura la responsabilité de la mise en page des supports print de l'agence. Cet ancien des Editions Dupuis et de CIC, agence à Namur, était, ces quatre dernières années, infographiste chez l'Imprimerie Faber.

Le directeur de la filiale luxembourgeoise du fournisseur de progiciels bancaires CALLATAŸ & WOUTERS, XAVIER BONTEMPS, a décidé de quitter ses fonctions et s'éloigner, quelques temps du monde professionnel. La gestion opérationnelle de la société d'origine belge a été confiée à un comité dirigé par Alain VAN WASSENHOVE, directeur Engineering du Groupe.

L'équipe d'ABYSS PARTNER vient de se renforcer, avec l'arrivée de THOMAS DILLY, 24 ans, qui prend les fonctions de commercial et de responsable communication.

A 45 ans, Mme RITA GOFFIN prend un nouveau virage et est devenue la nouvelle Human Resources Manager chez GUARDIAN AUTOMOTIVE-E à Grevenmacher. Elle était, depuis septembre 2002, responsable des ressources humaines pour le groupe F.N.P. à Junglinster (actif dans le secteur du Bâtiment), après avoir acquis, pendant plus de 20 ans, une expérience RH dans le domaine industriel en Belgique, au sein de groupes internationaux.

CHRISTOPHE GOULLET, 34 ans, a rejoint l'équipe de ROBERT WALTERS, cabinet spécialisé dans le recrutement de fonctions de management, en tant que Senior Consultant. Après 10 ans d'expérience en tant que Directeur Général d'une société française spécialisée dans la formation continue, il devra contribuer au développement grandissant de cette structure internationale.

Un nouveau directeur pour GAX, la société de solutions Internet: TONY HEGARTY, ancien directeur de l'e-business et des technologies de l'information chez PricewaterhouseCoopers à Luxembourg. Sa mission consistera désormais à développer les services financiers et la présence de GAX dans le secteur public, ainsi qu'à promouvoir l'utilisation et l'accessibilité du site Internet, aussi bien dans le domaine public que dans le domaine privé.

PIERRE GUERSING, 27 ans, rejoint l'équipe commerciale d'AUDIOVISION LUXEMBOURG en tant que Product Manager. Diplômé de l'Université Technologique de Longwy, il était auparavant Délégué Commercial "Division Mac / Sécurité Internet" chez CBC, à Luxembourg.

Le fournisseur de technologie pour le développement de solutions d'e-business PROGRESS SOFTWARE BELUX a nommé HERMAN KISSEL, 40 ans, au poste Professional Services Manager". Fort de 18 années d'expérience, il était, auparavant, Associate Director chez LogicalCMG.


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ABBL

Président François Moes Selon un principe établi de présidence tournante, un dirigeant de KBL aurait dû succéder à FRANÇOIS MOES à la tête de l'ASSOCIATION DES BANQUES ET BANQUIERS, LUXEMBOURG (ABBL), dont le mandat arrivait à échéance fin avril. Faute de candidat présenté par la Kredietbank, qui a estimé ne pas être en mesure de présenter un dirigeant susceptible de consacrer suffisamment de temps à cette mission, François Moes rempile donc pour deux années supplémentaires à la tête de l'ABBL... Mais peut-être devrait-il composer avec un nouveau directeur, dans l'hypothèse où Lucien Thiel, actuellement en poste, serait élu à la Chambre des Députés à l'issue du scrutin législatif du 16 juin prochain.

IFBL

Directeur Werner Eckes L'INSTITUT DE FORMATION BANCAIRE, LUXEMBOURG (IFBL), change de tête: WERNER ECKES a, ainsi, pris la succession de Jeff Kintzele, appelé à renforcer la gestion de la Luxembourg School of Finance. Luxembourgeois de 47 ans, M. Eckes a passé les 27 années de sa carrière professionnelle au sein de la Banque Internationale à Luxembourg, devenue Dexia-BIL, dont 17 ans d’expérience en ressources humaines et en formation. Il a notamment été, entre 1994 et 1998, responsable du service Formation Banque Commerciale, avant d’être, pendant deux ans, Responsable du service Formation et Développement au sein des Ressources humaines, puis Responsable, jusqu’en 2004, de l’unité Education & Management Development.

CONFÉDÉRATION LUXEMBOURGEOISE DU COMMERCE

Président Erny Lamborelle ERNY LAMBORELLE a été reconfirmé, courant avril, au poste de président de la CONFEDERATION LUXEMBOURGEOISE DU COMMERCE (clc), l'organisation professionnelle représentant une cinquantaine de fédérations issues des secteurs du commerce, des transports et des services, pour un nouveau mandat de quatre ans. M. Lamborelle est actuellement le Directeur général d'Electrolux Luxembourg, mais est également candidat aux prochaines élections législatives pour le DP. Il a d'ores et déjà annoncé son intention de démissionner de ses responsabilités au sein de la clc s'il était appelé à siéger à la Chambre des Députés.

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A 37 ans, ALAIN LORANG vient de prendre en charge la fonction de Chargé de Formations Commerciales au sein de la Direction Commerciale de AXA LUXEMBOURG. Fort d'une expérience de 15 ans dans la vente et le marketing dont 5 dans le domaine des assurances, il quitte Le Foyer ou il occupait successivement les postes de Commercial, de Content Manager et de Formateur.

MARTIAL ORIGER, 40 ans, a rejoint PC-WARE INFORMATION TECHNOLOGIES, nouvelle société de distribution de licences logicielles établie à la Cloche d'Or, en tant qu’account manager. Ancien d’Econocom, de Systemat, de CSS et plus récemment de Computersystems, il a en charge le développement des activités commerciales au Luxembourg.

Un nouveau Délégué Commercial Véhicules Utilitaires a été nommé chez AUTOPOLIS: ALEXANDRE PLUCINSKI, 28 ans, qui sort de deux années chez Renault Trucks en tant que Responsable Commercial utilitaire Luxembourg. Dans sa nouvelle mission, il va assurer la promotion et la vente de la gamme utilitaire Opel auprès des entreprises luxembourgeoises.

Au sein de PC-WARE INFORMATION TECHNOLOGIES, nouvelle société de distribution de licences logicielles établie à la Cloche d'Or, JEAN-CHRISTOPHE RENOUPREZ, 24 ans, a rejoint Martial Origer (lire par ailleurs) pour l’assister dans ses activités. A 24 ans, il a précédemment travaillé pour Twenty4Help à Maastricht et Xerox Europe Limited à Dublin.

CMI, CREATIVE COMMUNICATION renforce son équipe et développe son activité en accueillant STEPHANE TAVERNE, 30 ans, au poste de Sales & Marketing Manager. Il a été, les huit dernières années, Product Manager pour la division luxe du groupe L' Oréal (Helena Rubinstein, Lancôme).

FRS, leader mondial des solutions d'analyse et de reporting financier et business unit de S1 Corpo-ration, a désigné ALAIN TAYENNE au poste de directeur général, où il dirigera, désormais, le développement des relations de l'entreprise avec des banques mondiales. Il occupait, jusqu'alors, à Luxembourg, le poste de Vice-président EMEA et APJ chez FRS, après avoir été contrôleur financier pour Axa Banque, toujours au Luxembourg.

COMPUTACENTER BELUX a engagé Johan VAN DEN SPIEGEL, 39 ans, au poste de Technology Sourcing Manager. Dans cette fonction, il sera responsable du support à la vente ainsi que de la chaîne d'approvisionnement. Depuis plus de 20 ans, il est actif dans le secteur ICT et travaillait, précédemment, chez Systemat Belux, où, pendant 10 ans, il a été Purchase Manager.

Le Board of Trustees de l'INTERNET SOCIETY compte désormais, dans ses rangs, PATRICK VANDE WALLE, Président du chapitre luxembourgeois de l'ISOC, depuis 2000, et qui rejoint la structure faîtière pour un mandat de 4 ans. Ce Belge de 43 ans, est, depuis cette année, Chef de projet Nouvelles Technologies de l'Information à l'Office des Publications Officielles des Communautés européennes, après avoir passé dix ans en tant qu'ingénieur système à la Direction Générale Société de l'Information.

Après avoir parcouru le monde avec des comédies musicales comme 'Jesus Christ Super Star' et 'Miss Saigon' depuis 1993, FILIP VEIRMAN, Ingénieur du Son de formation, vient d'être engagé, à 34 ans, par AUDIOVISION LUXEMBOURG en tant que Chief Event Technician.

Précision: une petite erreur s'est glissée dans notre dernière édition, au sujet de JEOFFREY SKOCZYLAS, qui est venu renforcer l'équipe commerciale de Codex Productions, et qui n'est âgé que de 26 ans, et non 35....


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ressources humaines SONDAGE

SONDAGE MONSTER-PAPERJAM

Nombre total de réponses: 214 Sondage réalisé entre le 13/04 et le 26/04, sur le site www.monster.lu

Prochains sondages: Jusqu'au 07/06: Pourquoi envisageriez-vous de travailler (ou travaillez-vous) à l’étranger? Du 07/06 au 21/06: Comment gérez-vous votre équilibre vie professionnelle/vie privée ?

LÉGISLATION

Les licenciements En principe, pour des entreprises de moins de 150 salariés, l’employeur n’est pas obligé de convoquer un salarié à une entrevue avant de procéder à son licenciement et peut lui notifier de suite la résiliation du contrat. Si un entretien préalable est décidé, il peut avoir lieu au plus tôt le deuxième jour ouvrable et travaillé après l’envoi de la lettre de convocation. Le licenciement peut alors être notifié au salarié au plus tôt le lendemain de l’entretien préalable et au plus tard 8 jours après. La notification du licenciement peut être effectuée par lettre recommandée ou bien remise en main propre au salarié. Pour toute cause autre que la faute grave, un préavis de licenciement est prévu, lié à l’ancienneté de service: de deux mois (pour une ancienneté de moins de 5 ans) à 6 mois (à partir de 10 ans et plus). L’employeur a néanmoins la possibilité de libérer le salarié de tout ou partie de ce préavis. Un salarié qui a fait l’objet d’un licenciement peut, pendant son préavis, demander un congé (6 jours maximum) pour rechercher un nouvel emploi. Pour ce qui est des licenciements dits "collectifs", qui s’appuient sur un plan social, ils concernent les licenciements effectués par un employeur pour des motifs non inhérents à la personne des travailleurs, et concernant, pour une même période de 30 jours, au moins 7 salariés, ou bien pour une même période de 90 jours, au moins 15 salariés. ■ J.-M. G.

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"Aujourd’hui, on ne fait plus de sentiments“ ACTIF DEPUIS UNE VINGtaine d’années dans le milieu des ressources humaines, Gerd Herrmann, actuel Administrateur-Consultant de la société HR Services, aurait plutôt pensé, au vu de ses propres expériences et observations, que le résultat de ce sondage aurait été inversé. "Les conséquences de la situation économique telle que nous al avivons actuellement font que le nombre de licenciements est tout de même important, constate-t-il. Et même si on parle de moins, dans les médias, de plans sociaux importants, les licenciements existent toujours bel et bien!" Ainsi les entreprises cherchent-elles préférentiellement, selon lui, à toujours rester en deçà des limites légales d’un plan social (voir encadré). La "cible" de ces licenciements a également quelque peu évolué: si les cadres ont été particulièrement touchés en 2002 et 2003, notamment, ce sont aujourd'hui plutôt les employés et les ouvriers qui font les frais de ces manœuvres de restructuration. Quant à leur nationalité, dans la très grande majorité, il ne s'agit pas de travailleurs luxembourgeois. "On peut estime que 90% des personnes touchées par les licenciements sont des travailleurs frontaliers ou des étrangers résidants", calcule M. Herrmann. Quant à la manière dont les choses se passent lors de ce moment douloureux, il apparaît que ce n’est pas tou-

jours la panacée non plus. "On a pu constater au fil des ans que les cadres et les DRH sont beaucoup plus secs. J’ai vécu moi-même un licenciement dans le cadre d’une fusion entre deux banques, en 1998, mais je me souviens d’un contexte beaucoup plus humain. Aujourd’hui, on ne fait plus de sentiments. A l’américaine!" Quant à la troisième possibilité de réponse à ce sondage, relative au cas de figure où l'employé est "poussé” à démissionner, M. Herrmann aurait également pensé voir une proportion de réponses plus élevée. "Le problème du harcèlement moral est réel dans les entreprises et ce n’est pas un

hasard si le gouvernement a tenu à légiférer en la matière. Le phénomène a pris de l’ampleur ces deux ou trois dernières années, et cela ne nous plaît évidemment pas! On constate que les gens s’attaquent à plus faibles qu’eux et cela peut donner lieu à des situations tragiques". Reste qu’aux yeux de M. Herrmann, la situation sociale générale semble, au fil du temps, s’améliorer passablement. "Le nombre d’offres d’emploi publiées dans les journaux ou sur Internet constituent un indicateur fiable: il est actuellement en hausse", constate-til. Le plus dur est peut-être passé… ■ Recueilli par J.-M. G.

Gerd Herrmann, Administrateur-Consultant chez HR Services

Photo: Eric Chenal (Blitz)

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Grey-haired VCs take ‘hands-with' approach to investing in European success NOBELUX forum brings together leading Nordic and Benelux VCs to discuss the European venture capital market and entrepreneurial climate.

"GREY HAIR IS VERY important in venture capital", said Dr Jos B. Peeters, Managing Partner of Capricorn Venture Partners, a Belgian VC firm that provides startup and early-stage capital to entrepreneurs in the IT, life sciences and advanced materials sectors, and which currently has 44 million euro under management. He meant, of course, that the seniority of a venture capitalist reflects his experience and therefore the weight of his opinion on VC matters. By that rule of thumb, there was plentiful evidence of seasoned VC know-how on display at the Nordic-European Venture Forum, organised by NOBELUX (the Chamber of Commerce for Belgium, Luxembourg and the Nordic countries), held on recently in Kirchberg. Not that they were all greyhaired; some had brown, some had blond — some had very little hair at all. They were, however, all venerable pros in the field of European venture capital, keen to share

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their inside knowledge on a couple of key VC issues. One topic raised was the importance of international cooperation among VC firms. "Good cooperation among investors is essential to success", said Bjørn Bjorå of Teknoinvest Management, a Norwegian firm with strong transatlantic links that has invested in 78 companies since 1984, predominantly in life sciences and IT fields, with 125 million euro currently under management. "Teknoinvest always coinvests with other VCs, investment banks and private equity partners in the scientific community. Networking is the answer to the paradox of being a small entity in a global business environment". This view was shared by Dr Peeters, who said, "The fastest way up the learning curve [for smaller VCs] is to joint-venture with a parent VC, as this allows you to use existing operational systems and leverage international resources to benefit your portfolio companies". One caveat, he warned: "Your

partner's size can degrade your brand and hamper your own growth". A further benefit of cooperation among VCs was pointed out by Dirk Boogmans, President & CEO of the Belgian investment company GIMV: "A VC is more likely to read a business plan if it is presented to him by another VC, rather than by a start-up company directly".

"Big differences between countries" The great international exposure of the VCs at this forum means they are well placed to observe global trends in entrepreneurial activity. "In the USA", according to Mr Bjorå, "the temperature is higher than ever — It's quicker to get a company from R&D to commercialization now". Europe, however, presents a mixed picture. "Things are moving very fast in Denmark, and the atmosphere is very good because there have been some very good recent successes", said Seppo Mäkinen,

a Senior Partner of Biofund Management Oy Ltd, Finland, a leading European venture capital investor in life sciences, "but in Finland, taxation is changing and bearing down on entrepreneurship investments". "In Norway, the government offers tax incentives for R&D, and there is currently a seed-capital scheme underway for rural areas, though there is still greater need for investment in research", said Mr Bjorå. In Belgium too, where there is "very active subsidizing of technology and R&D", according to Mr Boogmans, government schemes are becoming regional rather than federal. Speaking about entrepreneurial activity in Belgium, he said, "There is less, now, but it's of better quality. There are more good management teams than there were two or three years ago". Adding a German perspective to the mix, Falk Strascheg, a Managing Partner of Extorel GmbH and former Chairman of the European Venture


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NEWS international

Capital Association, said, "It's very difficult to find first-round venture capital these days. People are no longer so interested in initial investment rounds". German state schemes were "big lossmakers in 2001, 2002 and 2003", he said, but added that his government has given 250 million euro to the European Investment Fund, matching an investment from the EIB, to help intensify seed-capital activity. The European Investment Fund's Secretary General, Robert Wagener, was at the forum too. He explained that the EIF always co-invests as a minority investor, never taking a majority stake in its portfolio companies, twothirds of which are active in the technology and life sciences sectors. Thus, the EIF plays a "catalytic role" in filling the gap in the seedcapital market.

entrepreneurial managers. "It's good to inform the entrepreneur before investing that it might be necessary to change the CEO or management", said Mäkinen. In Germany, though, where limited companies (GmbH) are not obliged to have a board of directors, the VC's influence is more "unofficial", according to Mr Strascheg, and it is "very difficult to change the management without very well-documented motives". Mr Boogmans commented, "It's better to take a ‘handswith' rather than a ‘handson' approach to the management team", which elicited approving nods all round.

One way to limit the potential for failure of an investment is to conduct a thorough risk-analysis of the entrepreneur's project, including its intellectual property. Henrik Olsson is a patent attorney with Awapatent AB, Sweden, one of the top three IP law firms in Europe, which provides IP risk-analysis for VC companies. "We work in the dream theatre", he claimed, "we make or break people's dreams". Whatever precautions are taken, there will always be risks associated with investing in dreams, but an experienced VC should be able to assess those risks, the better to assist the realisation of

community

those dreams. Perhaps Bjørn Bjorå best summed up the role he and his VC colleagues play when he said, "Our business is to support outstanding people with business success". Given the uncertainty of the current economic climate, any support for the EU's innovators ought to be welcomed and appreciated. So, young entrepreneurs of Europe, the next time an elderly, greyhaired man takes you by the hand, offers you money and says, "I'll make your dreams come true", just say thank you — unless he's wearing a wig, in which case you might want to call the cops instead. ■ Neil Hearfield

Mathilda Nankwaya (Nobelux) and Erna Hennicot-Schoepges, minister of Culture, Higher Education and Research.

Mr Wagener reminded the forum that the European Union invests only 2% of its GDP in R&D, whereas the US and Japan each invest 3%. "The effectiveness of the EU lies in its ability to invest in R&D", said Wagener, and we should therefore welcome the news that the EU research budget will be doubled to 40 billion euro for the period 2006-2010. Venture capital can greatly stimulate entrepreneurial activity and thus contribute enormously to that drive for European effectiveness, but only when it is invested in the right companies, led by the right management. Making the right investment choices is where a VC's experience comes to the fore. This was a consensus opinion among panellists at the forum. Where they differed, somewhat, was in their approach to dealing with

Photo: David Laurent (Blitz)

"Quality of the management team is paramount"

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international community NEWS

British Chamber of Commerce

AGENDA AMCHAM

AMCHAM HR Committee Networking After Hours (06/07) 18:30-20:30, Banque Générale du Luxembourg (27, avenue Monterey). Topic: "Outsourcing: Human capital management from a legal point of view in Luxembourg." Speakers: Marie-Béatrice Noble and Marielle Stevenot (Noble & Scheidecker, Avocats à la Cour).

For reservations, contact Margot Parra: parra@amcham.lu

PRIMESPHERE

After-ENSA Seminar (06/10) As a follow-up activity to the HP ENSA@WORK 2004 conference and exhibition in Munich, primesphere’s After-ENSA Seminar, in Luxembourg, will focus on the latest trends and developments in the storage industry and their potential for the optimisation of demanding IT environments. The agenda of this high-level event includes, among others, presentations by keynote speakers from HP, Brocade and Microsoft. Also, primesphere will officially introduce its latest storage product development to the Luxembourgish market: VLM – SAN Volume Lifecycle Manager, an intelligent management layer to manage the lifecycle of a complex SAN environment. Participation at this seminar is free of charge. Registration deadline: Monday 7 June 2004.

Registration and further information: www.primesphere.com

BRITISH CHAMBER OF COMMERCE

British Chamber Lunch (11/06) 12:00, Hilton Luxembourg (12, rue Jean Engling). Lunch & presentation: “AGN Tax Surveys 2004.” Speaker: Karl Horsburgh, AGN Horsburgh & Co. Karl Horsburgh is a Chartered Accountant and Réviseur d’Entreprises specializing in international tax planning. He is Chairman of the European Tax Group for AGN “Accountants Global Network”. Each year AGN carries out comparative surveys covering: salaries and social security charges, corporation tax, VAT, inheritance tax, and holding company jurisdictions. The objective of the surveys is to take a typical case and have the different countries in Europe apply their tax rates to this situation. The final result is a comparative table and graph showing which country leaves most in the pockets of the individual, the shareholder or the family. Karl will present the comparative graphs and tables and draw attention to the differences and the advantages of living in or doing business in the different countries in Europe.

Registration and further information: www.bcc.lu

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DESSERT FOR THE 80-ODD guests at the British Chamber lunch on 23 April at the Novotel consisted of sweet buns, coffee and Patrick Santer — the invited speaker and rapporteur of the Law of 2 August 2002 on the protection of persons with regard to the processing of personal data. Mr Santer began his address by pointing out that the so-called Data Protection Law actually protects the persons whose data are involved, not the data themselves. Its purpose is to “protect the fundamental rights and freedoms of natural persons ... as regards the processing of personal data, and ensure respect of the legally protected interests of legal persons”. It implements the EU Data Protection Directive 95/46/EC and repeals Luxembourg’s Law of 31 March 1979 on the usage of name data in computer processing. The previous law was “prehistoric”, said Santer, “in light of the technical evolution since 1979, in particular with respect to computer technology, the ever-growing number of databases and the increasing international flows of data”. A new law was necessary, therefore, to properly regulate the use of personal data in today’s IT world. Updating the law was no easy task, given its wide scope. “It applies to a great variety of data, processed by a great variety of operators, for a great variety of purposes,” said Santer. The text of the new law applies to “any operation performed upon personal data, whether or not by automatic means, such as collection, recording, organisation, storage, adaptation or alteration, retrieval, consultation, use, making available, blocking, erasure or destruction”.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

New data protection law has broad scope, but does it have teeth?

Patrick Santer : “The previous law was prehistoric, in light of the technical evolution since 1979”. In essence, the new law stipulates that agreement must be sought from persons before any party is permitted to process their personal data; that such processing must be done for a specified, explicit and legitimate purpose; that ‘data subjects’ have the right to access and correct their data; and that any party intending to process personal data must notify, and receive authorization from, the Commission Nationale pour la Protection des Données (CNPD). Mr Santer discussed these main provisions of the law in some detail, as well as others, such as special provisions for sensitive data (religious, ethnic, political etc.), the collection and storage of surveillance data, and the transfer of data to non-EU countries. He was reluctant to give a personal opinion about the

efficacy of the new law, but said he agreed with some criticism about its scope and content: “Over-regulation and administrative burden are major issues which may endanger the future of the law,” he said, addressing concerns in certain sectors that the law goes too far and should include more exemptions from the requirement for notification. The law imposes a penalty, for those breaching its provisions, of an eight-day to oneyear prison sentence and/or a fine of 251 to 125,000 euro. That would surely be considered ‘teeth’ in most people’s view. So it is not toothless, but whether the new data protection law turns out to be a tiger or a kitty-cat, as ignored and unenforceable as the one it repeals, remains to be seen. ■ N.H.


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international community NEWS

"Don’t be scared of getting close to Romanians" ROMANIANS LIKE TO DO business face-to-face; they consider e-mails and faxes too impersonal. Actually, it’s more like eyeball-to-eyeball. Eye contact is very important to them, and they typically communicate only half-an-arm’s length apart. Touching is frequent too, and they’re given to Italian-style gesticulation. It’s all about sincerity, openness and building trust. Basically, the Romanians like to get up close and personal. The speakers at this month’s FirstTuesday gave us a close-up on this and various other aspects of Romania. First was the country’s Diplomatic Counsellor here, Dr Nicolae Iordan-Constantinescu, with some basic facts about his homeland: "Romania sat at the crossroads of three great empires — Russian, Ottoman and Austro-Hungarian — which marked our present and our history". One surprising trace left, not by those empires, but by 12th-century settlers from Luxembourg, was linguistic: "There is some danger that the ‘Lëtzebuerger Sprooch’ may disappear [here], but don’t worry, it can still be found in Transylvania, where there are a lot of people who still speak it". On Romania’s economy, he said unemployment is 4.5% (1 million people), salaries are low (monthly average of US$ 500-1,500 for a general manager, 300-900 for a specialized engineer, 100 for a bilingual secretary), but FDI in 2003 was US$ 10.4 billion,

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inflation is falling, and there has been 5% annual GDP growth since 2000. Dr Iordan proudly claimed that Romania’s ICT infrastructure "can compete with any in the world", citing the particular success of Romanian antivirus software firms. Mr Georges Calteux, the second speaker, of Luxembourg’s Service des Sites et Monuments Nationaux, talked about Luxembourg’s involvement in renovating historical sites in Romania, notably the ‘Maison de Luxembourg’, in the town of Sibiu, which accommodates a tourist office, language centre and Kulturcafé, and will house the Luxembourgish Consulate. He confirmed that Luxembourg’s heritage in Romania is strong, that he was indeed able to communicate in Lëtzebuergesch there, and highlighted another connection: fortifications in the town of Alba-Iulia are very similar to those in Luxembourg city, as both were built by Vauban in the XVIIth century.

Plenty of opportunity for Luxembourgish business Mr Bernard Elvinger was next at the mic: "I see great opportunities for Luxembourgish SMEs, financial institutions, handicrafts etc. in Romania". His company, Agrilux, has been operating successfully there for many

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

FirstTuesday speakers encourage a rapprochement and provide insight into social etiquette, culture and doing business in Romania.

Georges Calteux, Clara Moraru, Me Bernard Elvinger and Dr Nicolae Iordan-Constantinescu.

years. He praised its business climate, saying there was "no lack of skilled labour, including IT staff". Frequent media focus on negative aspects — safety, corruption, poverty — is "exaggerated", he said. "I always feel welcome and perfectly safe there". He said his business hadn’t encountered any corruption and claimed that it was more of an issue for "big companies that come into Romania with pockets full of money and their own set of laws". He couldn’t deny the poverty issue, though. "There is no doubt that you will see poverty, owing to lack of

employment and wages that are way below those in Luxembourg", but he said salaries were rising steadily, contributing to increased quality of life. He also said Romania was "a very beautiful country for tourism, and great for fishing". Clara Moraru, Managing Director of Outsourcing Partners Ltd (and Romania’s unofficial ambassador to FirstTuesday networking), provided useful insights about the etiquette to observe when doing business in her country: "Romanians are very traditional; pride, honour and ‘saving face’ are important,

as are respectful behaviour, formal dress and punctuality". Once you’ve avoided all the social minefields and earned their respect, though, they are very friendly and generous, especially with their food and ‘tuic’ (wine), which flows copiously at business lunches that often last all day long. Incidentally, the Romanian expression for ‘Cheers!’ is ‘Noroc!’, but don’t be tempted to say ‘Prost!’ — it means ‘stupid’. Bear this in mind next time a Romanian is eyeballing you over a glass of tuic. ■ Neil Hearfield


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loisirs GOLF

Les Fondamentaux

LE TUYAU DU MOIS

Teambuilding PaperJam vous propose des conseils utiles pour vous entraider, quel que soit le niveau de chacun.

1. 1. Pour vérifier la posture au putting

2. Placez une balle au niveau des yeux

3. Elle doit tomber sur la ligne de putt

2.

3.

LEXIQUE:

Divot Motte de terre que les bons joueurs arrachent en frappant la balle et qu'il convient, évidemment, de replacer soigneusement...

LET’S GOLF TOGETHER:

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DANS LE PROCHAIN NUMÉRO: Un peu d'histoire... Nous nous intéresserons à l'évolution du sport dans le temps et évoqueront quelques grands champions...

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UN PRO DU CIRCUIT Américain, Jim Furyk a l’habitude que l’on se moque de son swing. Au début du mouvement, le club monte droit au ciel, puis il contourne le joueur au sommet du swing et plonge vers la balle selon une trajectoire improbable… L’impact semble réussi in extremis. La balle par contre, finit invariablement sa course à quelques mètres de la cible… Malgré son swing qualifié de "plus laid" du circuit, Jim fait partie des meilleurs joueurs du monde. Le golf fait partie des sports où la technique supporte quelques préférences personnelles. Cela dit, certains fondamentaux sont incontournables. Malheur à ceux qui espèrent bâtir un jeu solide en faisant l’impasse sur ces techniques de base. Tôt ou tard, en golf comme en business, le manque de fondamentaux crée un plafonnement de la performance très difficile à surmonter. "Where the mind goes, the ball follows…" (La balle va où l’esprit la guide…) Le premier fondamental relève de la préparation mentale du coup. Se concentrer sur un mouvement qui n’est pas en relation avec une cible et un projet de trajectoire précis revient à lancer une boule de bowling les yeux fermés en espérant qu’une quille se trouve sur son passage… De nombreux débutants sont tellement obsédés par la complexité du mouvement qu’ils oublient souvent à quoi il sert: lancer la balle vers un objectif. Le deuxième fondamental relève de l’adaptation. Sur un parcours, chaque coup est différent. Savoir réagir

en quelques secondes à une nouvelle situation constitue la base du jeu. L’enchaînement que les bons joueurs réalisent avant chaque coup s’appelle la "routine". Elle se travaille comme n’importe quelle autre technique et devient assez rapidement "automatique". Observez tous les joueurs à la télévision… Ils ont des morphologies très différentes,

des swings uniques… mais leur prise de main – le grip – ne supporte pas la moindre fantaisie. A haute vitesse, une main mal placée va tourner sur elle-même, occasionnant une ouverture ou une fermeture de plusieurs degrés au niveau de la face de club à l’impact. A l’arrivée, la balle pourra dévier à plus de cinquante mètres à côté de sa cible. Le grip et la position du corps doivent donc être minutieusement adaptés à chaque joueur dès le début de sa pratique. Cette approche évitera également les blessures et les ampoules.

Enfin, l’impact... Au golf, ce n’est pas le joueur qui lève la balle. C’est le club. Malheur aux joueurs de squash ou de badminton. Ils devront se débarrasser rapidement de leurs coups de poignets. Pour éviter de prendre une mauvaise habitude, les débutants devront éviter d’abuser du "tee". Ce petit ustensile permettant de surélever la balle n’est autorisé qu’au départ de chaque trou… Le reste du temps, il faut la jouer au sol… L’entraînement doit donc se faire en laissant la balle à même le gazon. En jouant, un golfeur ne se voit pas. Parfois c’est d’ailleurs mieux pour lui… Lorsqu’à la veille d’une compétition, il se rue chez le Pro, il justifie souvent son manque de bases techniques par un lapidaire: "Oh, je ne veux pas être Pro. Je joue juste pour mon plaisir…" Or justement, la base du plaisir se trouve dans les progrès et dans le contrôle de la balle… Pour éviter frustrations et pertes de temps inutiles, commencez donc le golf par quelques leçons avec un Pro en veillant à mettre en place les fondamentaux plutôt qu’en privilégiant la puissance à tout prix. Cet investissement initial produira un rendement durable… et si d’une part il est assez facile de mettre en place une bonne technique, il s’avère d’autre part terriblement ardu de changer de mauvaises habitudes par la suite… ■ Jérome Bloch, Pro de golf, Président de Business Golf Solutions (www.businessgolfsolutions.com)


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loisirs GOLF

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Reportage pphoto: David Laurent (Blitz)

1 Intercompany Indoor Golf Open Retour sur le convivial événement du 28 avril dernier, au Golf de Preisch. ELLES ÉTAIENT DIX... DIX équipes finalistes à avoir franchi les qualifications de ce premier Intercompany Indoor Golf Open, disputées sur des simulateurs de golf installés, pour l’occasion, dans les entreprises participantes. De la simulation à la réalité, il n'y eut qu'un pas, franchi sur les greens du Golf de Preisch, où les joueurs durent, cette fois-ci, réaliser les approches, les tentatives de trou en un et le concours de drive dans des conditions réelles. Cette compétition originale axée sur le Networking était ouverte aux joueurs confirmés, mais aussi aux débutants. On se permettra de signaler que l’équipe paperJam prit ainsi, un temps, la tête du concours après l’épreuve des

approches, grâce à un trou en un réalisé par un de ses néophytes! Les entreprises inscrites pouvant inviter des clients à rejoindre leur équipe, c’est le Team "Contraste" qui a su rassembler le meilleur effectif. Légèrement devancés après la deuxième épreuve, les joueurs emmenés par Dominique Breyer se sont envolés au concours de drive avec des coups de canons dépassant pratiquement à chaque fois les deux cent smètres. La prochaine édition de l’Intercompany Indoor Golf Open devient internationale. Elle se déroulera à partir de novembre prochain au Luxembourg, en France et en Belgique. La finale est programmée à Paris pour fin avril 2005. ■ J. B. et J.-M. G.

Ludivine Plessy (team paperjam)

Mike Koedinger (team paperJam)

L’équipe SGBT, brillante deuxième

Aurélio Angius (team paperJam)

L’équipe Pricewaterhouse-Coopers

Un représentant de l’équipe Dimension Data

Les équipes Dimension Data et Oracle en bon voisinage

Jérome Bloch (Business Golf Solutions) bien entouré

Annick Rivière (C.Com) et Aurélio Angius (team paperJam)

LE CLASSEMENT DE LA FINALE 1. Contraste: 1880 pts 2. Société Générale Bank & Trust: 1710 pts 3. Banque Degroof 1560 pts 4. paperjam 940 pts 5. Oracle 860 pts

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L’équipe Luxexpo

Les grands vainqueurs: l’équipe Contraste


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loisirs DRESSCODE

Photos: Eric Chenal (Blitz)

L'essentiel accessoire

PIERRE DILLENBURG Homme de goût et familier du gotha, il s’efforce de nous initier aux secrets de l’habillement du beau monde au travers de six thèmes: en ville et au travail, tenue de soirée, la cravate, les chaussures, les accessoires homme et la tenue de week-end. Cinquième volet de la série...

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L'ESSENTIEL ÉTANT, PAR définition, élémentaire et indispensable, il faut avouer que chez beaucoup de représentants de la gente masculine, c'est plutôt l'accessoire qui semble primordial. Ceci, au risque de négliger ce qu'un langage plus torturé que correct croit devoir définir de nos jours de "basique". C'est surtout dans leur façon de s'habiller que beaucoup d'hommes croient au pouvoir magique de l'accessoire pour se donner l'assurance, voire des airs de faux macho. Or, et l'expression parle d'elle-même, il s'agit en l'occurrence d'une touche supplémentaire qui, en matière d'habillement et de paraître, peut aussi bien devenir le point sur le "i" que faire basculer tout l'assemblage dans le ridicule. Comme pour tant d'autres choses, ici encore le "trop" est l'ennemi du "bien". Alors quels sont ces accessoires qu'un homme peut ajouter à sa tenue sans courir le risque du mauvais goût? Une belle montre, une discrète chevalière, de jolis boutons de manchette figurent certainement en tête de la liste. Mais il y a aussi les lunettes, les ceintures, les porte-documents, les mallettes, les étuis, les parapluies, les couvre-chefs, les gants, les mouchoirs et même ces désormais omniprésents et souvent dérangeants téléphones portables. Si personnellement je me contente d'une seule montre de qualité, j'en connais qui

sont des collectionneurs passionnés de ces compteurs du temps, hélas trop souvent lourds et voyants! Quant aux boutons de manchette, l'on n'en possède jamais assez, précieux ou de fantaisie, selon l'occasion ou l'humeur du jour. J'ai révélé dans un article antérieur que je ne suis pas un adepte des épingles à cravates; elles font toutefois partie de la panoplie d'accessoires permettant à l'homme d'ajouter une touche plus personnelle et un brin de fantaisie à sa garde-robe. Les pins, emblèmes, macarons et autres signes d'appartenance à un club, une tendance, un mouvement, portés en général à la boutonnière, à réserver, à quelques exceptions près, aux insignes d'ordre nationaux et internationaux, sont devenus chose courante à notre époque. C'est que dans une société de plus en plus concurrentielle, beaucoup d'hommes, mal à l'aise dans leur peau et dans la foule anonyme dans laquelle ils évoluent, essaient par des signes distinctifs de ce genre et par d'autres lubies de se donner de l'importance. Aussi longtemps qu'il ne s'agit pas de piercings ou de tatouages, je n'y vois pas trop d'inconvénients. Les choses se gâtent pourtant lorsqu'une ou même deux boucles d'oreille jettent leurs étincelles à partir d'une tête dont les traits ne sont guère fait pour ce genre d'originalité. On ne voit plus guère de

chapeaux sur la tête des hommes sous nos cieux pourtant si incertains. Ma calvitie achevée et mes fragiles sinus m'obligent toutefois à y recourir à la moindre petite brise. A cause d'une peau qui ne véhicule pas la moindre trace de mélanine, il en est de même dès que le soleil se pointe à l'horizon. Même si la plupart des hommes sont rébarbatifs en la matière, un beau chapeau de feutre, un léger panama sont des accessoires aussi élégants et virils qu'utiles et agréables. Nos ancêtres le savaient et ne s'en privaient pas! En ce qui concerne les accessoires en cuir, oublions en l'occurrence les piètres imitations pour n'acheter que du vrai, de forme classique, dans les couleurs sobres. Quant aux parapluies, on en voit de moins en moins, beaucoup

d'hommes préférant jouer les héros intrépides et rentrer chez eux, au travail ou ailleurs, trempés jusqu'aux os. Je ne reviendrai pas sur l'importance, il est vrai plus capitale qu'accessoire, de la cravate et de la pochette, alors que je me suis étendu amplement à ce sujet à une autre occasion. N'oublions pas néanmoins les gants que l'homme moderne n'adopte plus guère dans ses tenues de ville. Ils restent pourtant en hiver un précieux complément dans la mise d'un homme soucieux d'un équilibre harmonieux entre l'essentiel et l'accessoire. Pour conclure, ayons une pieuse pensée pour ces "business cards" que certains hommes sortent à tout bout de champ! Leur utilité incontestable va malheureusement souvent de pair avec un goût plus qu'accessoire! ■ Pierre Dillenburg

“Dans une société de plus en plus concurrentielle, beaucoup d'hommes, mal à l'aise dans leur peau (…) essaient par des signes distinctifs de ce genre (…) de se donner de l'importance”.


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loisirs

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PLAISIRS DU PALAIS

RESTO-NEWS Ouverture remarquée au centre-ville d’un établissement très "PARISIEN" dont le décor a été dessiné par Samy Chams (le Baôli de Cannes aussi lui). Blanc, au sol mélange de parquet wengé et de schiste. L'entrée, sobre, est marquée V.I.P Room "FAMOUS CLUB" Paris, St.Tropez, Cannes (fif) et Luxembourg. Après l'entrée un long bar, puis une grande salle lounge/restaurant. L’exposition de tableaux d'art à l'année de la galerie parisienne "ENRICO NAVARRA" côtoie d'énormes écrans plasma encadrés. En prenant l'escalier à l'entrée, on aperçoit l'énorme lustre en cristal, emblème du V.I.P Room de Jean-Roch. A l'étage une salle restaurant/lounge, un petit bar et un coin table d'hôtes. Aux fourneaux Denis Kiner propose une cuisine classique franco-italienne. Concept intéressant, "AFTER WORK" du lundi au vendredi, restaurant lounge tous les jours et club ouvert du mercredi au dimanche. Cave à cigares. Service voiturier pour les clients de l'établissement (091 85 84 70). Le coin table d'hôtes. est aussi disponible pour des soirées privées.V.I.P Room "Famous Club", 19 rue des Bains Luxembourg (Centre-ville) 26 18 78 67 ••• Changement de propriétaire et d’atmosphère dans cette charmante "STUB’L" de Neudorf. Rachel et Claude Rameau s'y installent au joli mois de mai et font souffler dans les lieux un vent de jeunesse et d'innovation. Meubles anciens, murs bordeaux, nappage crème et bordeaux. Toiles d'artistes. Une petite salle avec feu ouvert est réservée aux nonfumeurs. La cuisine est traditionnelle, à base de bons produits du terroir et à prix raisonnables. En salle, préparation de belles pièces de viande dans une rôtissoire verticale. Au lunch, le plat du jour est autour de 9 euros et le "LUNCH D'AFFAIRES" sous les 20 euros. Spectaculaire livre de cave, c'est la passion de Claude dont il ne faut pas oublier les remarquables connaissances oenologiques. Il vous prodiguera aussi ses conseils pour acheter (à prix étudié) et emporter les flacons figurant sur la carte. La petite salle sur l’arrière est un vrai petit bijou. Braustüb'l, 273 rue de Neudorf, Luxembourg (Neudorf) 43 10 81 ••• ERRATUM Dans les RESTO-NEWS de l’édition avril 2004 de paperJam, nous avons attribué un numéro de téléphone erroné au restaurant La Cheminée (Oetrange Moulin) de M. Charles Vassol. C’est bien au 26 35 20 31 que vous pourrez effectuer vos réservations. En outre, dans le CLUB PAPERJAM de l’édition de mai, la photo attribuée à M. Dominique Colaiani restaurant La Mirabelle, est en fait celle de l’un de ses excellents collaborateurs. Nous prions Charles Vassol et Dominique Colaiani de bien vouloir nous excuser de ces regrettables erreurs. ■ Textes et photos: Jacques Demarque

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Salada Nissarda… VOICI VENU LE TEMPS DES salades. Elles fleurissent sur les cartes de restaurant et leur composition relève plus de l’imagination et de la "tendance" que de la gastronomie ou de la diététique. En Provence, par instinct, on mange depuis toujours la salade au début du repas, faisant de la diététique comme Monsieur Jourdain de la prose, sans le savoir! Les nombreuses variétés de salades cultivées permettent de composer une assiette pleine de vivacité et de couleurs. Mais il

ne faut pas oublier la salade "féroce", champêtre, le pissenlit sauvage étant la plus connue, mais aussi la pimprenelle, le pourpier ou la douce amère. S’agissant de l’assaisonnement, Marie Mauron, grande dame de la littérature provençale rappelle ce vieil adage: "Per faire uno bono vinaigretto, fau per lou vinaigre un avare, per la sau (sel) e lou pebre (poivre) un sage e per l’oli (l’huile) un proudigue". Restons en Provence pour dire quelques mots sur la sala-

de niçoise, un classique. Tomates en quantité, mesclun, oignons blancs, anchois, quelques olives noires de Nice, un ou deux oeufs durs, sel poivre et huile d’olive, c’est tout simple. Ensuite nos grandsmères au gré des saisons, ajoutaient quelques petits artichauts violets, des fèves et des poivrons, le concombre n’intervenant qu’avec discrétion. Si donc vous voulez rester authentique, oubliez le thon, les haricots verts et les pommes de terre. ■ J.D.

SOYEZ UN CHEF AVEC… JACQUES PETREMANT, DU RESTAURANT LA CARAVELLE QUI NOUS PROPOSE…

… LA SOUPIERE DE POISSONS EN FEUILLETAGE Dans une grande casserole, faire un bouillon avec l’eau, le vin blanc et le fumet de poisson. Y ajouter au premier bouillon carottes, poireaux, oignons, céleri et tomate grossièrement émincés. Assaisonner et laisser cuire. Réserver. Dans quatre petites soupières individuelles allant au four, disposer les poissons coupés en gros cubes. Couvrir avec le bouillon et les légumes. Ajouter la feuille de basilic. Fermer avec la pâte feuilletée collée au jaune d’oeuf et la badigeonner avec le reste du jaune pour coloration. Mettre au four préchauffé à 250° pendant 8 à 10 minutes. Terminer pendant 8 à 10 minutes à 220° en surveillant.



Ingrédients pour 4 personnes: ( ) 4 coquilles Saint-Jacques 4 scampis décortiqués 150 g de filets de sole 150 g de lotte 150 g de dos de cabillaud 1 carotte 1/2 poireau 1 branche de céleri 1 oignon frais avec le vert 4 belles feuilles de basilic 1 tomate émondée pâte feuilletée (1 rouleau) 1 cube de fumet de poisson 1/2 litre d’eau 1/2 litre de vin blanc sec, sel, poivre 1 jaune d’oeuf battu

Photo: David laurent (Blitz)

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SON VIN PRÉFÉRÉ: Le château Ducru-Beaucaillou, Saint-Julien SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: Le restaurant Astoria, 44 avenue du 10 Septembre , Luxembourg (Belair) CARAVELLE, Route de Longwy, lieudit  LA Grevelsbarrière, Bertrange, 31 74 07


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loisirs

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CLUB PAPERJAM

Le Club paperJam invité par...

… Le Restaurant La Lorraine C’EST EN 1984 QUE Pierre Bousch ouvre La Lorraine, à l’angle stratégique de la place d’Armes et de la rue Chimay. Comme il est pratiquement né dans un parc à huîtres, les fruits de mer et crustacés il connaît! Et c’est une brasserie à la parisienne qu’il veut là, tout de suite, en plein coeur de la ville. La mer est loin, il faut vaincre les idées reçues sur "les mois en r"… Mais l’homme

est entreprenant et volontaire. Il organise la livraison quotidienne de tous les produits de la mer avec ses propres véhicules et s’assure les services du meilleur écailler des Halles de Paris. La renommée arrive très vite et l’établissement croît et embellit, avec les Ducs de Lorraine restaurant gastronomique du 1er étage et, enfin, Le Bistrot de la Lorraine en 1996, au moment où arrive le nou-

veau directeur Emmanuel Sarrazin. L’association de ce rigoureux mais souriant professionnel avec Pierre Bousch intervient alors que ce dernier éprouve le besoin de prendre du recul. Début 2004, deux atmosphères sous l’unique enseigne de La Lorraine: au 1er la gastronomie et au rez-de-chaussée la mer et le terroir. Emmanuel Sarrazin nous a reçu dans le luxueux cadre du 1er étage. ■ Jacques Demarque

C’est avec un brin de malice que notre hôte "aveugle" les flacons qui nous sont servis. La coupe d’accueil plonge les invités dans la perplexité. C’est un crémant Hartmann brut du domaine Alice Hartmann d’une grande finesse et d’une rare élégance, subtil résultat d’un assemblage de riesling, chardonnay et pinot noir. Particularité: lors du dégorgeage, c’est du vin de glace qui est utilisé en guise de liqueur d’expédition. Après une dégustation à l’aveugle de quelques crus d’eaux minérales (mais oui!) organisée par Max Weber des sources Rosport, la première entrée, bonbons de foie gras servis dans un consommé tiède de canard à la noix de muscade, est accompagnée d’un Viognier "Y" Yalumba 2002 australien. 100% viognier, il en a toute la typicité, rehaussée d’une belle complexité aromatique et d’un corp puissant caractérisant sa provenance. Toujours dans les blancs le Clos Marie "Cuvée Manon" 2002 de chez F. Julien C. Peyrus, côteaux du Languedoc servi sur le crousti-moelleux de noix de Saint Jacques rôties est une découverte. L’assemblage 50% roussane, 40% grenache blanc, maccabeu et clairette donne un vin très aromatique, à la fois fin et puissant, terminant sur des notes épicées et poivrées.

Francis Gasparotto (tempo!)

John Rollinger (Systemsgroup) et Fernand Thill (Telindus)

Max Weber (Sources Rosport)

L’excellente gougeonette de Saint Pierre en croûte de mendiants, pollenta croustillante au serpolet, crémeux de petits pois mérite ce Pouilly Fuissé "Hors classe" 2000 du domaine Ferret, élégant, très rond et gras. Il n’a rien à envier à ses grands frères de la côte de Beaune. On revient dans le Languedoc, cette fois dans les rouges, avec une autre découverte, le Domaine de la Grange des Pères 2000. Ce vin de pays de l’Herault, le "Pétrus du Languedoc" est un assemblage de 40% syrah, 40% mourvedre et 20% de cabernet sauvignon, chaleureux, très aromatique avec des notes de fruits rouges, épices et notes herbacées. Il est servi en parfait accord avec ce gigot de lait des Pyrénées rôti, sobrement accompagné de petites garnitures de saison et de son jus gras de cuisson.

Isabelle Faber (PwC Academy)

Daneil Eischen (Interact)

Vivien Vetkamp (State Street Bank)

Gaby Lommel (CMD)

Renald Wauthier (CTG) et Xavier Feller (Siemens)

Restaurant La Lorraine, 7, place d’Armes Luxembourg (Centre-ville) 47 14 36

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Reportage photo: Eric Chenal (Blitz)

Comme toutes les choses, particulièrement les bonnes, ont une fin, passons à la conclusion de ce dîner et à l’excellent dessert au nom évocateur de doux alizés, une Variation de douceur des îles. Il est accompagné d’un Alsace 2002 du domaine Rolly Gasman. Vinifié traditionnellement avec un vieillissement de onze mois en fûts de chêne, d’une grande finesse et fraîcheur, ce muscat sec développant des arômes de fruits blancs et fruits exotiques est une délicate touche finale à cette soirée parfaitement réussie grâce au charisme et à la compétence d’Emmanuel Sarrazin notre hôte. ■ J.D.

Nathalie Delebois (Ajilon)

Karine Ratel (Villa Pompei) et Guy Kess (Kess Advanced Technology)

Emmanuel Sarrazin (Restaurant La Lorraine)

Jean-François Muller (Garage Konz)


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index

INDEX ORGANISATIONS CITEES CHIFFRE DU MOIS par Carlo Schneider

A ABBL

1.300.000 C'est le nombre de chercheurs aux Etats-Unis dépensant chaque année 285 milliards de dollars US en R&D. Deuxième force mondiale: la Chine avec 743.000 chercheurs et 72 milliards de dollars US de dépenses. Et l'Europe ? Loin, très loin ....

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO

paperJam JUILLET-AOÛT 2004

B

dossier: Place financière

La place financière se trouve à l'aube de profondes mutations indispensables pour assurer son avenir. La promotion de la place, l'harmonisation fiscale, les nouvelles niches en cours de développement, les opportunités offertes par l'élargissement de l'Union européenne, le succès de l'industrie des fonds ... Comment la place financière du Luxembourg se positionne-t-elle par rapport à ces nouvelles donnes? Autres sujets: les dernières nouveautés en gestion d'héritage et les offres des providers en matière de reporting, à l'heure où de nouvelles exigences législatives sont à mettre en oeuvre.

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146 paperJam juin 2004

C

40, 106, 124, 116 Abyss Partner 83, 122 Accea 88 Adecco 96 Administration de l'Aéroport 20 Administration de l'emploi 52 ADR 10 Advantage Communication 72 Agence luxembourgeoise d'action culturelle 58 Agrilux 134 Ajilon Luxembourg 88, 122 Andromedia 60 Arbed 20, 67, 106 Arcelor 28, 121 Astoria 142 Athlon 109 Atis Real 31 Autopolis 124 Autostrade 106 Awapatent AB 130 Axa Banque 124 Axa Luxembourg 122 Banco Bradesco 117 Banco Mercantil de Sao Paulo 117 Banco Popolare di Verona e Novara 117 Banque de Luxembourg 72 Banque Degroof Luxembourg 121, 138 Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat 20, 106, 121 Banque Européenne d'Investissement 44 Banque fédérale du Crédit Mutuel 117 Banque internationale à Luxembourg 124 Banque pour l'Europe 117 Banque Raiffeisen 73 BCE 46 Belloir et Jallot 60 BFI Bank 117 BGL 2, 20, 106 BHW Allgemeine Bausparkasse 117 BHW Bausparkasse 117 BIL 106, 118 Binsfeld Communication 72 Biofund Management Oy Ltd 130 Blackstone 44 Bouvy 73 Bouygues Telecom 36 Braustüb' 142 Breitling 19 British Airways 20 British Chamber of Commerce 132 Bull 68 Bureau Moderne 72, 129 Bureautrend 148 Business Golf Solutions 136 Cactus 36 Callatay & Wouters 122 Capgemini Luxembourg 34 Capricorn Venture Partners 130 Cargolux 20, 24 Casino Luxembourg-Forum d'art contemporain 66 Caves Bernard Massard143 CD Associates 88, 91 Cedel 106 Cegedel 28, 72, 121 Cegedel International 28 Centre culturel de Rencontre de l'abbaye de Neumünster 58 Centre universitaire de Luxembourg 10 Cetis 68 Cetrel 35, 73 Chambre de 6, 24, 62 Commerce 76, 106 Chambre des députés10, 42 Chambre des Employés Privés 76 Chambre des Métiers 46, 52 CIC 122 City-ports 73 CK 133 Clearstream 106

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CLT-UFA 122 CMD 57, 144 cmi creative communication 73, 122, 124 Codex Productions 124 Comed 73 Commissariat aux Assurances 122 Commission européenne 46, 50 Commission Nationale pour la Protection des Données 132 Communauté Germanophone de Belgique 64 Compaq Computer 30 Computacenter 124 Computerland 30 ComputerSystems 30, 124 Confédération luxembourgeoise de Commerce 124 Conseil de l'UE 50 Conseil Régional de Lorraine 64 Contraste 138 Cour de Justice Européenne 44 Cour des Comptes Européenne 44 Crédit Agricole Indosuez Luxembourg 117 Crédit Agricole Investor Services Bank 117 Crédit européen 117 Creyf's Interim 85, 96 Creyf's Select 88 CRP Gabriel Lippmann 10, 114 CRP Henri Tudor 63, 83 CSS 124 CSSF 40, 106, 117 CTG 144 Danka Belgium 68 Dassault Systèmes 38 DECO 60 Déi Léink 42 Delux productions 54 Design Luxembourg 72 Deutsche Bank 44 Dexia-BIL 20, 24, 48, 72, 113, 118, 124 Dexia Fund Services 118 DHL 51, 53 Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’URbanisme du Luxembourg 64 Direction des Relations Internationales de la Région Wallonne 64 Direction générale Société de l'Information 124 Dmax 68 DuPont 20 E-connect 73 Econocom 124 Editions Dupuis 122 Editus Luxembourg 62 EFMA 34 EGS 62 Electro Hauser 36 Electrolux Luxembourg 124 EMC 68 Entreprise des P&T 72 Enviro Services international 62 Ernst & Young 34, 67 Espace Pub 72 Etude Arendt & Medernach 114 EURES Luxembourg 96 Euro Space Center 73 Euronext 106, 121 European Geophysical International 62 European Investment Fund 130 Eurostat 50, 52, 76 Extorel GmbH 130 F.N.P. 122 fast 88, 105 Fédération des professionnels de la communication 72 Federation of European Securities Exchanges 106 Fellner Art books 73 FETA 118

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Fiat 43 Firsttuesday Luxembourg 42, 134 Fondation pour la recherche politique, économique et sociale de Moscou 48 Fonds européen de développement régional 64 Fonds national de soutien à la production audiovisuelle 54 Fonds régional d'art contemporain 66 Fortis 119 Frankfurter Sparkasse 117 FRS 124 Garage Kontz 144 GAX 122 GIMV 130 Global Facilities 28 Golf de Preisch 138 Grey Worldwide Luxembourg 122 Groupe Le Foyer 122 Groupe Vedior 88 Guardian Automotive 122 Helena Rubinstein 124 HP 69 HR Services 91, 126 IBM 27 IBM WebSphere 38 IFBL 124 IFCC 76 IFG 73 ILReS 10 Imprimerie Faber 122 INFPC 76 ING 34, 117 Intel 68 Interact 144 Interformation 76 Interieur Bauwens 137 Internet Society 124 Iomega 68 Islandsbanki hf 117 J. Lamesch Exploitation 62 Jones Lang LaSalle 44 Kaupthing Bunadarbanki 117 KBL 124 Kess Advanced Technology 144 Key Job Luxembourg 76 KHB International 117 KLM 20 Kneip Communication 122 Korn/Ferry International 88 KPMG 111 Kredietbank Luxembourg 116 KS Environmental Services 62 l’Institut universitaire européen de Florence 42 La Bourse de Luxembourg 106 La Caravelle 142 La Cheminée 142 La Luxembourgeoise 87 La Mirabelle 142 L'Abbaye bénédictine de Neumünster 58 Lacie 68 Lancia 33 Lancôme 124 LC Consult-Groupe Luxocontrol 62 Le Foyer 121, 122 Lemogne 133 Lesfrontaliers.lu 139 Lettershop 73 Lexus 65 Lilith Project 95 Linux 38 LLLC 76 LogicalCMG 122 L'Oréal 124 LSAP 17 Lufthansa 20 Luxair 20, 24 Lux-Airport 20 Luxembourg Association of Investment Professionals 120 Luxembourg School of Finance 124 Luxemburger Wort 72, 88 Luxexpo 60, 73

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LuxGSM 36 Luxinnovation 115 Lycée technique d'Ettelbrück 32 Maison de Luxembourg 134 Manpower 96, 101 MarkCom 72 Maxdata 68 Mercedes 23 Michel Greco 141 Microtis 88, 105 Ministère de l’Intérieur et du sport de Rhénanie-Palatinat 64 ministère de l'Education nationale, de la Formation professionnelle et des Sports 32, 76 ministère des Affaires étrangères 24 ministère des Finances 106 ministère du Travail 52, 76 ministère du Trésor 106 Ministère Sarrois de l’Environnement 64 Mobilux 125 Monster 139 Monster.lu 88 M-Plify 73 Natur Musée 139 Musée d'art moderne de la ville de Luxembourg 66 NetCore 30 Netscreen 68 Nobelux 130 Nokia 68 Nordea Investment Fund 120 Novotel 132 OCDE 10 Océ 39 Océal 123 Office des Publications Officielles des Communautés européennes 124 Offices 50 OIB 50 OIL 50 OPL 72 Oracle 138 Outsourcing Partners Ltd 134 P&T 147 Packard Bell 68 Panalpina 20 Panerai 13 paperJam 73, 76, 136, 138, 139 Parlement 50 parti chrétien-social 10 Parti démocrate 10 Parti socialiste 10 Party Rent 135 PC-Ware Information Technologies 124 Perrylux 50 Phi Data Luxembourg 62 Pidal 4 Plaza 73 PMO 50 Pollutech 62 Polygone 62 PricewaterhouseCoopers Luxembourg 76, 122 Progress Software Belux 122 Proximus 36 Pwc Academy 76, 79, 144 Randstad Intérim 96, 99 Renault 8, 9 Renault Trucks 124 Repères Communication 73 Restaurant La Lorraine 144 Robert Walters 40, 122 Rosport 25 Rotarex 62 Rowlands 103 Rowlands/Vedior 96 RTL 29, 54 RTL Group 20, 121, 122 Sacred Heart University 101 Samsa Film 54 Sécurité sociale 52 Service des Sites et Monuments Nationaux 134 SES Global 121 Siebel Systems 68

Siemens 37, 68, 144 SIExpo 71 Sit-Net.lu 73 Société Générale Bank & Trust 138 Sodexho 127 Sony Ericson 68 SOTEL 28 Sources Rosport 72, 144 STADE 10 State Street Bank 144 Statec 10, 88 Synapse Internet Services 73 Systemat 124 Systemat Belux 124 Systemsgroup 30, 144 36, 61 T Tango Tango TV 29 Tango/Tele2 29 Teknoinvest Management 130 Tele2 29 Telindus 38, 115, 144 tempo 144 TMP- De Witte et Morel 122 Transfair 73 Trois Quarts 139 Twenty4Help 124 30 U Ubizen ULPA 54 Union luxembourgeoise des entreprises de travail intérimaire 96 Union syndicale 50 Université du Luxembourg 10 47 V Valorlux Vedior Group 96 Villa Pompéi 144 VIP Room Famous club 142 VLM 20 Volksbank Saar-West 117 VOXmobile 36, 74, 75 28 W Watt Re WGZ-Bank Westdeutsche Genossenschaftzentrale 117 X Xerox Europe Limited 124


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3.5.2004

13:46 Uhr

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Convivial Un bel endroit invite à s’attarder. La table Haller de USM – pour travailler, discuter, vivre, dîner. Demandez-nous une documentation détaillée.

Distributeur au Luxembourg: BUROtrend sa, 5,rue de l’Eglise, Hollerich, B.P. 1067, L-1010 Luxembourg Tél. 48 25 68 1, info@burotrend.lu, www.buro.lu BECKSTREETFIVE, 5,rue Beck, L-1222 Luxembourg Tél. 48 25 68 55, info@burotrend.lu USM U. Schärer Söhne AG, CH-3110 Münsingen Tél. +41 31 720 72 72, Fax +41 31 720 72 38, info@ch.usm.com, www.usm.com


paperJam juin 2004