GastroJournal 33/2016

Page 1

No 33 | 18 aoĂ»t 2016 Prix: CHF 4.30 www.gastrojournal.ch Service abos: TĂ©l. +41 (0)44 377 53 05 Tirage: 20 736 Ex., WEMF AZA 8046 Zurich Hebdomadaire officiel de GastroSuisse pour la restauration, l’hĂŽtellerie et le tourisme

La cuisine dans les jeux vidéo

Bilan en demi-teinte Ă  GenĂšve

Massimo Bottura

AprĂšs les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es, les concours et les tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©s, les jeux vidĂ©o s’attaquent Ă  la cuisine. Un bon moyen, peut-ĂȘtre, de toucher la jeune gĂ©nĂ©ration et de lui montrer, par le jeu, la rĂ©alitĂ© du mĂ©tier. 11

Le Geneva Lake Festival a du pain sur la planche. Son comitĂ© tire un bilan rĂ©jouissant de la nouvelle formule, pourtant ­certaines critiques sont Ă©mises. Les responsables vont devoir en tenir compte, s’ils escomptent renouveler l’expĂ©rience. 13

Le chef de ModĂšne, dont l’établissement a terminĂ© sur la premiĂšre marche du World 50 Best restaurant, cuisine pour des dĂ©munis Ă  cĂŽtĂ© des JO de Rio. 11

AU MENU

Amener le restaurant Ă  la maison Actuellement, en Suisse, la vente Ă  l’emporter explose. Le marchĂ© se diversifie Ă©normĂ©ment et tous types de restaurants commencent Ă  faire appel Ă  des services de livraison. De plus, depuis quelques mois, les repas en kit ont fait leur apparition. Il s’agit de plats, dont certains Ă©lĂ©ments sont prĂ©-cuisinĂ©s et que le client n’a plus qu’à terminer. L’avenir de la restauration se jouera-t-il chez les clients? Quels enseignements tirer de l’arrivĂ©e de ces tendances? 11

Annonces immobiliĂšres

dĂšs page 6 ou www.immojournal.ch

Se doter d’une bonneconnexion Wi-Fi De nos jours, une connexion sans fil qui fonctionne est primordiale et fait partie des ­ critĂšres de rĂ©servation des ­ clients. GastroJournal vous donne quelques conseils pour optimiser votre installation. 13

À LA MINUTE

Par la coopĂ©ration, de nouveaux clients L’industrie hĂŽteliĂšre est en difficultĂ© dans le canton des Grisons. En dix ans, les destinations grisonnes ont perdu environ 60% de leurs touristes. Depuis peu, une coopĂ©ration s’est instaurĂ©e entre l’École Club Migros, Suisse Tourisme et GraubĂŒnden Tourismus. DĂšs septembre, des voyageurs pourront aller se dĂ©tendre aux Grisons avec des visites, des cours de peinture de paysage et du yoga. Ils pourront mĂȘme apprendre Ă  cuire des tartes aux noix, le tout en rĂ©sidant dans diffĂ©rents hĂŽtels, y compris, l’HĂŽtel Schatzalp Ă  Davos, l’hĂŽtel Rosatsch Ă  Pontresina et le Romantik HĂŽtel Schweizerhof Ă  Flims. Une aubaine en basse saison.

Lancer des bouĂ©es de sauvetage Notre hĂŽtellerie-restauration a besoin d’investir si elle entend rester attrayante. Mais le bĂąt blesse au niveau du financement, surtout du cĂŽtĂ© des banques qui se retirent sur la pointe des pieds plutĂŽt que de venir en aide Ă  des professionnels dans l’eau jusqu’au cou et qui surnagent. Christine Bachmann

Plus de 50% des hĂŽtels helvĂ©tiques de luxe sont en mains Ă©trangĂšres, c’est un fait. Mais ce phĂ©nomĂšne gagne maintenant de plus en plus de terrain dans les Ă©tablissements de classe moyenne, comme le dĂ©montre l’exemple emblĂ©matique d’Interlaken. Les raisons de ces reprises d’exploitation sont souvent

HygiÚne Tome 1 Connaissances / Bases théoriques 2013, Classeur, 274 pages

CHF 89.90

simples: manque de relĂšve ou absence de fonds propres. Ce dernier Ă©lĂ©ment donne souvent le coup de grĂące Ă  la plupart des entreprises familiales. Qui n’a pas de fonds propres n’obtient en effet pas de crĂ©dit des banques et celui qui n’a pas de crĂ©dit ne peut pas non plus investir. Celui qui ne peut investir n’attire

pas les clients et un Ă©tablissement ainsi boudĂ© devra tĂŽt ou tard fermer. C’est un vĂ©ritable cercle vicieux. L’étonnant, dans cette Ă©volution, c’est que l’Etat se garde bien d’intervenir et se contente d’observer en laissant le marchĂ© livrĂ© Ă  lui-mĂȘme. Or, il serait plus que temps de porter secours Ă  une branche mal en

HygiĂšne Tome 2 Une aide Ă  la mise en oeuvre 2013, Classeur, 214 pages

CHF 150.– pour les membres de GastroSuisse

CHF 300.–

pour les non-membres

www.gastrobuch.ch info@editiongastronomique.ch TVA et frais d’envoi compris.

+41 (0)44 377 53 16

point plutĂŽt que de rester les bras croisĂ©s et soutenir ainsi l’aliĂ©nation d’un volet important de notre patrimoine. Les revers inĂ©vitables dans ces conditions vont encore s’accentuer avec le temps, alors que les possibilitĂ©s ne manqueraient pas pour prĂȘter main-forte Ă  un secteur en dĂ©tresse. 9

Le théùtre en plein air de Ballenberg monte cette annĂ©e encore une piĂšce de Jeremias Gotthelf, jouant Ă  guichets fermĂ©s devant un public entiĂšrement acquis. D’aucuns pourraient cependant s’étonner de la maniĂšre dont Gotthelf dĂ©peint certains ­artisans et en particulier les aubergistes, avec un meunier et plusieurs tenanciers, peu re­ commandables. Jeremias Gott­ helf est en fait pour beaucoup dans la mauvaise image collant Ă  ces derniers, surtout en Suisse alĂ©manique, alors que Gottfried Keller, qui les avait en haute estime, mais dĂ©nonçait lui aussi les esprits bornĂ©s et orgueilleux, ne pouvait guĂšre rectifier le tir en tant qu’intellectuel habile Ă  la dĂ©rision. Or, l’entreprise familiale typique de l’hĂŽtellerie-restauration est restĂ©e jusqu’à ce jour exemplaire pour notre Ă©conomie et notre sociĂ©tĂ© avec sa proximitĂ© au marchĂ©, sa modestie, sa responsabilitĂ© sociale. L’image nĂ©gative qui perdure est injuste, mais elle est si profondĂ©ment ancrĂ©e qu’on aurait besoin, pour y remĂ©dier, d’un apĂŽtre de la moralitĂ© de la veine d’un Gotthelf. pg

PUBLICITE

Rapport CRC: effondrement drastique de la demande www.gastroprofessional.ch


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.