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CAFÉ FÉDÉRAL

Ein Sturm zieht auf Noch immer sucht die Wissenschaft nach vermeintlichen Hauptverantwortlichen für die Covid-19-Ansteckungen. Ungeachtet der fehlenden Datengrundlage einigte sich der Bundesrat darauf, die Pandemie-Bekämpfung auf dem Rücken der Gastronomie auszutragen. In keinen anderen Bereich griff der Staat so stark ein, obschon andere Massnahmen aus epidemiologischer Sicht ebenso ratsam gewesen wären. Das Gastgewerbe, das in griffige Schutzkonzepte investierte, erhielt den Schwarzen Peter zugeschoben. Weshalb? Wie sich herausstellt, weil in Restaurants und Bars 2,8 Prozent (!) aller Ansteckungen nachgewiesen wurden. Es stellt sich die Frage, ob der Sturm am richtigen Ort wütet. Das Parlament hat es verpasst, die Sturmschäden einzudämmen. National- und Ständerat liessen das wichtige Covid-19-Geschäftsmietegesetz fallen. Nachdem sie die Hoffnung auf eine politische Lösung selber geschürt haben, geben sie das Heft nun wieder zurück an die Kantone, Mietparteien und Gerichte. Ausserdem scheiterte eine branchenspezifische Ausfallentschädigung am Widerstand der bürgerlichen Mehrheit im Ständerat. Der Bund schiebt auch hier den Ball den Kantonen zu. Doch war von Anfang an klar, dass die Härtefall-Regelung vielerorts zu spät greifen wird. Nichts oder zu wenig tun wird sich volkswirtschaftlich, gesellschaftlich und kulturell rächen. Wenn man einen Sturm nicht verhindern kann, so sollte man sich bestmöglich dagegen wappnen. In meiner Position als GastroSuisse-Präsident sehe ich es als Pflicht, mich für diesen Schutz einzusetzen. Die von einer Schliessung betroffenen Betriebe haben die Pandemie nicht verursacht, der Schaden trifft sie unverschuldet. Gleichzeitig sollen diese geschlossenen Betriebe zur Senkung der Fallzahlen beitragen. Dem Staat kommt in dieser Situation die wichtige Rolle des Versicherers zu, der die Betroffenen entschädigt. Der Bundesrat muss also die Verantwortung für die wirtschaftlichen Folgen seiner Entscheide übernehmen und schnelle und pragmatische Ausfallentschädigungen beschliessen, die alle Betriebe in der Schweiz gleichermassen entlasten. Der Sturm wird nicht rasch vorbeiziehen. Aber aus jeder Krise lässt sich auch Positives entnehmen. Selten war so eine Solidarität wie in diesen schweren Zeiten zu spüren. Wir werden alles Mögliche tun, um diese Hoffnung in Taten umzusetzen und den Sturm Stück um Stück abflauen zu lassen; damit wir möglichst bald wieder der Sonne entgegenblicken können – am liebsten auf der ausgebuchten Terrasse des eigenen Betriebs.

«Nationalund Ständerat haben es verpasst, die Sturmschäden einzudämmen.»

GastroJournal Nr.  1/2/3 | 14. Januar 2021

Tempête à l’horizon Toutefois, cette année, la récente interdiction d’exercer pour l’hôtellerie-restauration causera plus de dégâts que le vent hivernal. Cette tempête arrache avec elle des emplois, des épargnes personnelles et bien plus encore. Aucune autre branche n’a été autant touchée au cours des dix derniers mois. Les scientifiques sont toujours à la recherche des principaux responsables présumés de la propagation du COVID-19. Malgré le manque de données sûres, le Conseil fédéral s’est entendu pour régler la crise sur le dos de la restauration. Dans aucun autre domaine, alors que d’autres mesures auraient été tout aussi judicieuses d’un point de vue épidémiologique, l’Etat n’est intervenu avec autant de force. L’hôtellerie-restauration, qui a investi plus que toute autre branche dans des plans de protection efficaces, a reçu la mauvaise carte. Et pourquoi? Il s’avère que 2,8 % (!) de toutes les infections ont été détectées dans des restaurants ou des bars. Le Parlement n’a pas réussi à endiguer les dégâts causés par la tempête. Le Conseil national et le Conseil des Etats ont laissé tomber l’importante Loi COVID-19 sur les loyers commerciaux. Après avoir eux-mêmes nourri l’espoir d’une solution politique, ils refilent maintenant la patate chaude aux cantons, aux locataires et aux tribunaux. En outre, une allocation pour perte de gain spécifique à la branche a échoué en raison de la résistance de la majorité conservatrice au Conseil des Etats. Là aussi, la Confédération renvoie la balle aux cantons. Or, il était clair dès le départ que, dans de nombreux endroits, la réglementation sur les cas de rigueur prendrait effet trop tard. Ne rien faire ou en faire trop peu aura des répercussions économiques, sociales et culturelles. Si vous ne pouvez pas faire reculer la tempête, vous devez vous armer du mieux que vous pouvez contre elle. En ma qualité de président de GastroSuisse, je considère qu’il est de mon devoir de m’engager pour cette protection. Les établissements touchés par la fermeture n’ont pas provoqué la pandémie et ses dégâts; ils n’y sont pour rien. En même temps, les entreprises fermées contribuent à réduire le nombre de cas. Dans une telle situation, l’Etat joue le rôle important d’assureur, en indemnisant les personnes touchées. Le Conseil fédéral doit donc assumer la responsabilité des conséquences économiques de ses décisions. Nous ne relâcherons pas nos efforts. La tempête ne passera pas tout de suite. Mais il y a des points positifs à tirer de toute crise. Rarement on a vu une telle solidarité en ces temps difficiles. Nous ferons tout notre possible pour transformer cet espoir en action et pour que la tempête retombe peu à peu; afin que nous puissions à nouveau dès que possible retrouver une place au soleil – de préférence sur la terrasse de notre propre entreprise. Une terrasse pleine. CASIMIR PLATZER Präsident / Président GastroSuisse

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GastroJournal 1/2/3 2021  

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