Columbia Novembre 2025

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Le Christ-Roi est reprĂ©sentĂ© dans un dĂ©tail d’un vitrail du SĂ©minaire Saint-Joseph Ă  Yonkers, dans l’État de New York. L’Église cĂ©lĂšbre la solennitĂ© de Notre Seigneur JĂ©susChrist, Roi de l’Univers, le dernier dimanche de l’annĂ©e liturgique, soit le 23 novembre cette annĂ©e.

Mission de solidaritĂ© et d’espoir

Des dirigeants des CdeC et de la CNEWA visitent la Terre Sainte pour soutenir les communautés touchées par la guerre

Par le personnel de Columbia

Signes visibles de dévotion

Le pape LĂ©on reçoit des membres du conseil d’administration des Chevaliers de Colomb lors d’une audience pendant le pĂšlerinage du JubilĂ©.

Par le personnel de Columbia

Briser les barriÚres, construire la fraternité

AprĂšs ĂȘtre entrĂ© dans l’histoire de la NFL, LeRoy Jackson a forgĂ© un hĂ©ritage grĂące Ă  la foi et au service.

Par Zoey Maraist

« Quelle aventure! »

Gordon Schottlander, vĂ©tĂ©ran du jour J, se remĂ©more un siĂšcle d’évĂ©nements Ă©piques et de bĂ©nĂ©dictions de tous les jours.

La charité et la vérité sur la place publique

Dans cette pĂ©riode de tensions, les catholiques sont appelĂ©s Ă  interagir avec leurs adversaires avec civilitĂ© dans la quĂȘte commune de vĂ©ritĂ©.

Par R.J. Snell

Des Chevaliers sur la glace

Le match des anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey, soutenu par les Chevaliers, met l’accent sur la charitĂ© et la fraternitĂ©.

Par Elisha Valladares-Cormier

Rubriques

3 Pour la plus grande gloire de Dieu

L’action de grñce n’est pas un sentiment, mais un devoir et une discipline qui renforcent la foi et favorisent la joie.

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprĂȘme

4 Apprendre la foi, vivre la foi

L’appel à l’amour du Christ à travers les pauvres est au cƓur de l’Évangile et de la vision fondatrice du bienheureux Michael McGivney.

Par Mgr William E. Lori, AumĂŽnier suprĂȘme

6 Nouvelles des Chevaliers

Les Chevaliers universitaires, invitĂ©s Ă  ĂȘtre des ambassadeurs du Christ ‱ L’Ordre cĂ©lĂšbre l’annĂ©e de la canonisation d’Elizabeth Ann Seton ‱ Des reliques de la petite fleur font un pĂšlerinage national ‱ Les Chevaliers marchent pour la vie aux Capitoles d’État

8 Construire l’Église domestique

Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financiÚre

26 Chevaliers à l’Ɠuvre

Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modÚle de programmes « La Foi en action »

EN PAGE COUVERTURE

Des rayons de lumiĂšre traversent l’oculus de l’église du Saint-SĂ©pulcre Ă  JĂ©rusalem, construite au quatriĂšme siĂšcle sur le site traditionnel de la crucifixion et de l’ensevelissement de JĂ©sus..

L’adhĂ©sion Ă  l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes ĂągĂ©s de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-SiĂšge. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autoritĂ© enseignante de l’Église catholique en matiĂšre de foi et de morale, qui aspire Ă  vivre conformĂ©ment aux prĂ©ceptes de l’Église catholique et qui est en rĂšgle avec l’Église catholique.

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Le cƓur de son royaume

IL Y A UN SIÈCLE , au milieu des ruines d’une guerre mondiale et sous l’ombre menaçante d’une autre, le pape Pie XI proposa un remĂšde saisissant aux tourments de l’humanitĂ©. En dĂ©cembre 1925, il institua une nouvelle fĂȘte, Notre Seigneur JĂ©sus-Christ, Roi de l’Univers, qui devait ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e pour la premiĂšre fois l’automne suivant, le 31 octobre 1926. Faisant Ă©cho Ă  sa premiĂšre lettre encyclique, rĂ©digĂ©e plusieurs annĂ©es plus tĂŽt, le Saint-PĂšre dĂ©clara : « Les hommes doivent chercher la paix du Christ par le rĂšgne du Christ » (Quas Primas, 1).

Le pape Pie XI a Ă©galement citĂ© son prĂ©dĂ©cesseur LĂ©on XIII, qui, en consacrant le monde au SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus en 1899, a proclamĂ© que l’« empire [du Christ] ne s’étend pas seulement aux nations qui professent la foi catholique, ou aux hommes qui ayant reçu rĂ©guliĂšrement le saint baptĂȘme
 [mais] aussi [Ă ] tous les hommes privĂ©s de la foi chrĂ©tienne de sorte que l’universalitĂ© du genre humain est rĂ©ellement soumise au pouvoir de JĂ©sus » (18; cf. Annum Sacrum, 3).

Ces dĂ©clarations n’étaient pas des innovations, mais des rĂ©affirmations de vĂ©ritĂ©s profondĂ©ment enracinĂ©es dans les Écritures et la tradition sacrĂ©e. Les prophĂštes ont annoncĂ© l’avĂšnement du Prince-de-laPaix, dont le rĂšgne sur le trĂŽne de David « n’aura pas de fin » et s’étendra dans une paix sans fin (Is 9, 6-7, cf. Luc 1, 32-33).

Bien que JĂ©sus ait dit Ă  Pilate : « Ma royautĂ© n’est pas de ce monde », il a aussi enseignĂ© Ă  ses disciples Ă  prier, « que ton rĂšgne vienne, que ta volontĂ© soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10). Son rĂšgne est transcendant – « au-dessus de tout ĂȘtre cĂ©leste : PrincipautĂ©, SouverainetĂ©, Puissance et Domination » (Ep 1, 21), mais il est destinĂ© Ă  transformer ce monde, en façonnant les cƓurs et les sociĂ©tĂ©s selon la vĂ©ritĂ© divine.

Dans cette premiĂšre lettre encyclique, Pie XI dĂ©plorait qu’aprĂšs la Grande Guerre, la paix ait Ă©tĂ© « consignĂ©e en des

instruments diplomatiques, elle n’a pas Ă©tĂ© gravĂ©e dans les cƓurs ». Il avertissait qu’il « ne saurait donc y avoir aucune paix vĂ©ritable – cette paix du Christ si dĂ©sirĂ©e – tant que tous les hommes ne suivront pas fidĂšlement les enseignements, les prĂ©ceptes et les exemples du Christ, dans l’ordre de la vie publique comme de la vie privĂ©e » (Ubi Arcano Dei Consilio, 20; 47).

Au cours du siĂšcle qui a suivi, le monde n’a pas manquĂ© de sang versĂ©, allant des guerres mondiales aux conflits qui sĂ©vissent encore aujourd’hui, en passant par la polarisation croissante dans l’espace public. Pourtant, le remĂšde demeure le mĂȘme. Le rĂšgne du Christ ne s’impose pas par la force, mais s’établit par la conversion : sa vĂ©ritĂ© gouverne l’esprit, sa charitĂ© le cƓur, et sa loi la volontĂ©. C’est ainsi que le royaume du Christ vient sur terre, apportant sa paix non seulement aux personnes et aux familles, mais aussi aux nations et Ă  l’Église elle-mĂȘme.

Tout au long de cette annĂ©e du JubilĂ© de l’espoir, les Chevaliers de Colomb, avec l’Église tout entiĂšre, se sont tournĂ©s vers la source de cet espoir : la paix du Christ, dont le SacrĂ©-CƓur demeure le signe et la source de la misĂ©ricorde divine. Au printemps dernier, le pape LĂ©on XIV a commencĂ© son pontificat en saluant le monde depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre avec les premiers mots du Seigneur ressuscitĂ© : « Que la paix soit avec vous tous » Il a parlĂ© de « la paix du Christ ressuscitĂ© – une paix dĂ©sarmĂ©e, et une paix dĂ©sarmante, humble et persĂ©vĂ©rante ». Alors que l’Église se prĂ©pare Ă  cĂ©lĂ©brer la fĂȘte du Christ-Roi, ces paroles nous rappellent encore une fois que le rĂšgne du Seigneur progresse non pas par la force ou par dĂ©cret, mais par des cƓurs convertis, en retrouvant la paix du Christ dans le royaume du Christ. B

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

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ÉDITEURS

Chevaliers de Colomb

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES

Patrick E. Kelly

Chevalier suprĂȘme

Most Rev. William E. Lori, S.T.D.

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RÉDACTION

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

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Directeur éditorial

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Rédacteur en chef adjoint

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Rédacteur spécialisé

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Secrétaire de rédaction

Paul Haring

Directeur de la photographie

Cecilia Engbert

Productrice de contenu

Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – ApĂŽtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercĂ©dez pour nous.

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La grĂące de la gratitude

L’action de grñce n’est pas un sentiment, mais un devoir et une discipline qui renforcent la foi et favorisent la joie

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprĂȘme

LE JOUR DE L’ACTION de grĂące aux États-Unis est souvent marquĂ© par des dĂ©placements mouvementĂ©s, un repas copieux avec la famille et les amis, et le dĂ©but de la saison frĂ©nĂ©tique des achats de NoĂ«l. Mais devrait-il y avoir plus que cela? Comment devrions-nous aborder cette pĂ©riode des FĂȘtes consacrĂ©e Ă  rendre grĂące?

Une façon de faire est d’examiner de plus prùs le pouvoir transformateur que la gratitude peut jouer dans nos vies.

La gratitude est une vertu souvent nĂ©gligĂ©e. Ce n’est pas une Ă©motion passive, mais un choix intentionnel; un acte de volontĂ© qui a le pouvoir de transformer nos vies.

En tant que pratique spirituelle, la gratitude est une habitude qui nous aide Ă  saisir pleinement la prĂ©sence de Dieu dans nos vies et les dons extraordinaires qu’il nous a donnĂ©s. Par la gratitude, notre Seigneur nous donne « l’oreille qui entend, l’Ɠil qui voit » (Dt 29, 3; Pr 20, 12; Mt 13, 16). Nous voyons plus clairement son Ɠuvre magnifique, souvent cachĂ©e, dans notre vie. Nous comprenons son amour profond pour nous et la façon dont il nous façonne, nous encourage et nous prĂ©pare au fil des circonstances et des saisons de notre vie. Cela est particuliĂšrement vrai en pĂ©riode de difficultĂ©, oĂč il est plus difficile d’ĂȘtre reconnaissant.

Naturellement, la gratitude est la clĂ© pour vivre une vie plus heureuse et plus saine. Elle nous permet d’établir des relations plus solides, de mieux communiquer et d’avoir des Ă©motions plus saines. Elle nous sort de notre cadre Ă©troit et nous permet de voir le monde, et notre place dans celui-ci, avec Ă©merveillement et admiration. Il y a un dicton qui dit : « Je n’ai jamais connu une personne reconnaissante qui soit malheureuse ni une personne ingrate qui soit heureuse. » Lorsque nous concentrons nos esprits et nos cƓurs sur les dons que Dieu nous a donnĂ©s, nos inquiĂ©tudes, nos ressentiments et nos Ă©motions nĂ©gatives ont tendance Ă  s’évaporer.

Ce que les saints savaient, c’est que la gratitude nous mĂšne Ă  la saintetĂ©. Sainte ThĂ©rĂšse de

Lisieux a dit Ă  sa sƓur CĂ©line : « C’est l’esprit de gratitude qui attire sur nous l’abondance de la grĂące de Dieu, car, dĂšs que nous remercions Dieu pour une bĂ©nĂ©diction qu’il nous accorde, aussitĂŽt il nous envoie dix autres faveurs en retour. »

En effet, la racine latine du terme « gratitude » est gratia, ou grĂące. Et le manque de gratitude semble ĂȘtre la cause fondamentale de tant de problĂšmes qui Ă©branlent notre sociĂ©tĂ© actuelle, notamment l’égoĂŻsme et l’envie.

Le CatĂ©chisme de l’Église catholique compte l’ingratitude parmi les pĂ©chĂ©s contre le premier commandement parce qu’elle « omet ou rĂ©cuse de reconnaĂźtre » tout ce que Dieu a fait pour nous (2094).

EnracinĂ©e dans l’orgueil, l’ingratitude bloque nos progrĂšs spirituels. Cela mĂšne Ă  l’égocentrisme et Ă  un sentiment du droit fondĂ© sur la fausse idĂ©e que les autres nous doivent quelque chose. Dans une lettre adressĂ©e Ă  un confrĂšre prĂȘtre, saint Ignace de Loyola va jusqu’à dire que l’ingratitude est la « cause, le dĂ©but et l’origine de tous les pĂ©chĂ©s et de la malchance ».

Inversement, la messe est la forme la plus Ă©levĂ©e de reconnaissance que nous pouvons donner Ă  Dieu. Dans son essence mĂȘme, la messe est une expression profonde de notre gratitude envers le Seigneur pour le pouvoir de guĂ©rison de sa vie, de sa mort et de sa rĂ©surrection. Ce n’est pas une coĂŻncidence que le terme « Eucharistie » est dĂ©rivĂ© d’eucharistia, le mot grec pour « action de grĂące ».

Alors que nous approchons de l’Action de grĂące et de la pĂ©riode de l’Avent, soyons rĂ©ellement reconnaissants. Mais surtout, cultivons la gratitude comme une pratique spirituelle et une partie intentionnelle et permanente de notre caractĂšre. Elle nous guĂ©rira et nous apportera la grĂące et la paix du Christ.

« Soyez toujours dans la joie, priez sans relĂąche, rendez grĂące en toute circonstance : c’est la volontĂ© de Dieu Ă  votre Ă©gard dans le Christ JĂ©sus (1 Th 5, 16-18).

Vivat Jesus!

La gratitude est la clĂ© pour vivre une vie plus heureuse et plus saine. Lorsque nous concentrons nos esprits et nos cƓurs sur les dons que Dieu nous a donnĂ©s, nos inquiĂ©tudes, nos ressentiments et nos Ă©motions nĂ©gatives ont tendance Ă  s’évaporer.

L’appel Ă  la charitĂ© du pape LĂ©on

L’appel à l’amour du Christ à travers les pauvres est au cƓur de l’Évangile et de la vision fondatrice du bienheureux Michael McGivney

Par Mgr William E. Lori, AumĂŽnier suprĂȘme

DEUX JOURS AVANT de recevoir le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb en audience, le pape LĂ©on XIV a publiĂ© Dilexi Te ( Je t’ai aimĂ©), une exhortation apostolique sur l’amour des pauvres. Lors de notre rencontre avec le Saint-PĂšre, le Chevalier suprĂȘme et moi-mĂȘme lui avons assurĂ© que nous prendrions son enseignement Ă  cƓur et que nous le partagerions largement au sein de l’Ordre.

En lisant l’exhortation et en y rĂ©flĂ©chissant, j’ai reconnu dans les paroles du pape la vision spirituelle du bienheureux Michael McGivney. Le pape LĂ©on ne mentionne pas l’abbĂ© McGivney par son nom, mais il le dĂ©crit parfaitement. En mĂȘme temps, le Saint-PĂšre nous met au dĂ©fi de vivre notre principe de charitĂ© de maniĂšre plus vigoureuse.

Le pape LĂ©on enseigne que l’amour des pauvres et des personnes marginalisĂ©es est au cƓur de notre foi catholique. Saint Paul nous dit que, pour notre bien, le Christ « qui est riche, s’est fait pauvre, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Les Évangiles nous disent que JĂ©sus n’avait pas d’endroit oĂč reposer la tĂȘte (Mt 8, 20). Quand JĂ©sus a dit, « Heureux, vous les pauvres » (Luc 6, 20), il se rĂ©vĂ©lait Ă  nous. En effet, le Christ a enseignĂ© que tout ce que nous faisons pour les personnes dans le besoin, c’est Ă  lui que nous le faisons (Mt 25, 40).

DeuxiÚmement, le pape Léon montre que les auteurs chrétiens anciens et les fondateurs des communautés religieuses ont fermement lié la foi et le culte au fait de prendre soin des pauvres. On ne peut pas entrer dignement dans le sacrifice du Christ en ignorant ceux qui sont dans le besoin. Ainsi, le bienheureux

Michael McGivney a fait de la charitĂ© la pierre angulaire des Chevaliers de Colomb. Par ses paroles et son exemple, il a enseignĂ© que l’amour des pauvres est au cƓur de notre foi. Son souci pour les personnes qui sont dans le besoin dĂ©coulait naturellement de sa prĂ©dication et de sa cĂ©lĂ©bration des sacrements. TroisiĂšmement, le pape LĂ©on Ă©voque

diffĂ©rentes formes de pauvretĂ© : la pauvretĂ© matĂ©rielle de ceux qui n’ont pas ce qui est essentiel Ă  la vie, la pauvretĂ© de l’immigrant et du paria, et la pauvretĂ© spirituelle de ceux qui possĂšdent des biens terrestres, mais qui manquent de foi. L’abbĂ© McGivney a Ă©galement reconnu ces formes de pauvretĂ© : les veuves et les orphelins laissĂ©s sans ressources; les immigrants irlandais et catholiques marginalisĂ©s; un homme condamnĂ© Ă  la mort; et des paroissiens tiĂšdes dans la pratique de leur foi. Tout comme les grands saints, l’abbĂ© McGivney a non seulement reconnu ces formes de pauvretĂ©, mais il y a rĂ©pondu. En fondant les Chevaliers de Colomb, il a apportĂ© son soutien aux veuves et aux orphelins. Il a aidĂ© les hommes Ă  pratiquer leur foi avec plus d’ardeur. Dans sa charitĂ©, l’abbĂ© McGivney a transformĂ© la sociĂ©tĂ©, et mĂȘme le cours de l’histoire.

QuatriĂšmement, le pape LĂ©on nous rappelle que l’amour des pauvres signifie le respect de leur dignitĂ© et de leur individualitĂ©. Les pauvres ne sont ni des statistiques ni des problĂšmes Ă  rĂ©soudre. Ce sont des personnes créées Ă  l’image de Dieu et dotĂ©es d’une dignitĂ© propre. Ils ont un nom, un visage, une histoire personnelle et une destinĂ©e. Toujours prĂȘtre de paroisse, l’abbĂ© McGivney connaissait les pauvres par leur nom et les aimait. Pour lui, ils n’étaient pas des objets de pitiĂ©, mais des sujets d’amour Ă©manant du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus. En vivant notre principe de charitĂ©, nous avons le privilĂšge de servir les pauvres : les connaĂźtre, les respecter et les aimer en tant que personnes. Un dernier point. Le pape LĂ©on enseigne qu’aimer les pauvres n’est pas Ă  sens unique. Des pauvres, nous recevons non seulement de la gratitude, mais aussi une comprĂ©hension plus profonde de l’amour de Dieu. C’est Ă  travers eux que nous rencontrons JĂ©sus. Nous sommes enrichis spirituellement. En effet, la saintetĂ© du bienheureux Michael McGivney est inconcevable sans son amour pour les personnes qui sont dans le besoin. Il en va de mĂȘme pour nous aussi! B

Les pauvres ne sont ni des statistiques ni des problĂšmes Ă  rĂ©soudre. Ce sont des personnes créées Ă  l’image de Dieu et dotĂ©es d’une dignitĂ© propre. Ils ont un nom, un visage, une histoire personnelle et une destinĂ©e.

Photo par Paul Haring

DĂ©fi de l’AumĂŽnier suprĂȘme

Une rĂ©flexion mensuelle ainsi qu’un dĂ©fi pratique proposĂ©s par l’AumĂŽnier SuprĂȘme Mgr William E. Lori, archevĂȘque de Baltimore

« Vous serez dĂ©testĂ©s de tous, Ă  cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tĂȘte ne sera perdu. C’est par votre persĂ©vĂ©rance que vous garderez votre vie. » (Évangile du 16 novembre, Lc 21, 17-19)

JĂ©sus a promis Ă  ses fidĂšles disciples de nombreuses choses : qu’il sera toujours avec nous, que nous recevrons si nous lui demandons et qu’il nous donnera le repos. Il a Ă©galement promis que nous serions dĂ©testĂ©s et que nous serions persĂ©cutĂ©s pour l’amour de son nom. Nous devons persĂ©vĂ©rer et rester fidĂšles malgrĂ© les Ă©preuves que nous subissons pour notre foi. Puissions-nous toujours mettre en Ɠuvre l’avertissement de saint Paul : « Ayez la joie de l’espĂ©rance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus Ă  la priĂšre. » (Rm 12, 12).

DĂ©fi: Ce mois-ci, je vous mets au dĂ©fi d’en apprendre davantage sur la vie des saints en choisissant un ou plusieurs martyrs Ă  dĂ©couvrir dans vos lectures et en rĂ©flĂ©chissant ensuite Ă  la façon dont vous pouvez imiter sa persĂ©vĂ©rance et son espĂ©rance.

L’homme catholique du mois

Le bienheureux Giacomo

Alberione (1884-1971)

DANS LES DERNIÈRES HEURES de l’annĂ©e du JubilĂ© de 1900, Giacomo Alberione, un jeune sĂ©minariste dans le nord de l’Italie, a priĂ© devant le Saint-Sacrement. S’agenouillant dans l’adoration, il a reçu ce qu’il a dĂ©crit plus tard comme Ă©tant « une lumiĂšre particuliĂšre » l’invitant Ă  « faire quelque chose pour le Seigneur et pour les gens du siĂšcle nouveau ». Ce soir-lĂ  a Ă©tĂ© le dĂ©but de l’un des apostolats mĂ©diatiques les plus innovants de l’Église.

Giacomo Alberione a grandi dans une famille agricole pieuse de la rĂ©gion du PiĂ©mont, en Italie, et a fait son entrĂ©e au sĂ©minaire Ă  l’ñge de 16 ans. Il a Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ© par l’appel de l’annĂ©e du JubilĂ© du pape LĂ©on XIII pour le renouvellement spirituel et l’évangĂ©lisation, et il a Ă©tĂ© inspirĂ© Ă  proclamer l’Évangile dans l’esprit de saint Paul, en utilisant les moyens de communication les plus modernes. OrdonnĂ© prĂȘtre en 1907, l’abbĂ© Alberione a servi comme prĂȘtre de paroisse, directeur spirituel pour les sĂ©minaristes et rĂ©dacteur en chef du journal du diocĂšse. En 1914, il a fondĂ© la sociĂ©tĂ© de saint Paul, la premiĂšre de 10 fondations qu’il a

Calendrier liturgique

1 novembre Tous les Saints

2 novembre Commémoration de tous les fidÚles défunts

4 novembre Saint Charles Borromée

9 novembre Dédicace de la Basilique du Latran

10 novembre Saint Léon le Grand

11 novembre Saint Martin de Tours

12 novembre Saint Josaphat

17 novembre Sainte Elisabeth de Hongrie

21 novembre

créées. Connues sous le nom de la famille paulinienne, celles-ci comprennent cinq instituts religieux, quatre instituts séculiers et une association de collaborateurs laïcs.

Ces communautĂ©s, fondĂ©es sur la priĂšre et la dĂ©votion Ă  l’Eucharistie et Ă  saint Paul, se sont Ă©tendues Ă  tous les continents et ont Ă©laborĂ© des initiatives apostoliques dans le secteur de la publication, de la radio, du cinĂ©ma et de la tĂ©lĂ©vision.

Des annĂ©es 1940 aux annĂ©es 1960, le pĂšre Alberione a beaucoup voyagĂ©, visitant notamment les États-Unis, le Canada, le Mexique et les Philippines, pour orienter et encourager ces Ɠuvres.

Le pÚre Giacomo Alberione est décédé à Rome le 26 novembre 1971, à 87 ans, quelques heures aprÚs avoir reçu une derniÚre bénédiction du pape Paul VI. Il a été béatifié en 2003. B

Intention du Saint-PĂšre

Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie

22 novembre Sainte Cécile

23 novembre

La SolennitĂ© de Notre Seigneur JĂ©sus Christ, Roi de l’Univers

24 novembre André Dung-Lac et ses compagnons

Prions pour que les personnes qui luttent contre des pensĂ©es suicidaires trouvent dans leur communautĂ© le soutien, l’attention et l’amour dont elles ont besoin, et s’ouvrent Ă  la beautĂ© de la vie.

Les Chevaliers universitaires, invitĂ©s Ă  ĂȘtre des ambassadeurs du Christ

SOUS LE THÈME « Ambassadeurs du Christ », la 60e conférence annuelle des conseils universitaires a accueilli prÚs de 200 Chevaliers universitaires à New Haven, au Connecticut, du 26 au 28 septembre.

L’évĂ©nement s’est entamĂ© avec un souper de remise de prix le vendredi 26 septembre et s’est poursuivi tout au long de la fin de semaine avec une messe quotidienne, des discussions de groupe, des confĂ©rences et des occasions de priĂšre et de fraternitĂ©.

Dans son discours principal, le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly a abordĂ© la crise croissante de l’isolement chez les jeunes hommes. Il a Ă©galement parlĂ© de la nĂ©cessitĂ© de former des amitiĂ©s authentiques fondĂ©es sur la vertu comme remĂšde Ă  ce problĂšme.

« Un vĂ©ritable ami ne veut que ce qui est le mieux pour vous. Il veut que vous deveniez l’homme que Dieu vous a créé pour ĂȘtre », a-t-il dit. « Ce sont les amis qui vous encouragent Ă  faire des actes de grandeur. »

Le Chevalier suprĂȘme a comparĂ© l’exemple de saint Pier Giorgio Frassati, canonisĂ© le 7 septembre, avec le cas tragique de Tyler Robinson, l’homme de 22 ans de l’Utah arrĂȘtĂ© pour l’assassinat de Charlie Kirk, champion du discours civil, le 10 septembre.

« Tyler Robinson n’avait pas d’amis pour l’encourager Ă  aller vers la vertu et la sainteté », a-t-il dit. « Il n’avait pas non plus l’amitiĂ© la plus importante de toutes : l’amitiĂ© avec JĂ©sus-Christ. Mais Pier Giorgio Frassati avait les deux. »

Il a ajoutĂ© : « Faites tout ce que vous pouvez pour ĂȘtre lĂ  pour les jeunes hommes qui ont de la difficultĂ© Ă  rĂ©sister aux tĂ©nĂšbres. »

Un excellent exemple de la fraternitĂ© chrĂ©tienne est le Conseil 15105 John Henry Cardinal Newman de l’UniversitĂ© de Houston, qui a reçu le prix du conseil universitaire exceptionnel de cette annĂ©e. L’an dernier, le conseil a atteint 700 % de son objectif de recrutement en s’associant Ă  l’Institut thomiste pour organiser des confĂ©rences sur la thĂ©ologie et la

Dans le sens horaire, Ă  partir du haut : Les Chevaliers universitaires, y compris les cadets et aspirants des acadĂ©mies militaires amĂ©ricaines, participent Ă  une procession eucharistique Ă  l’église St. Mary’s Ă  New Haven, au Connecticut, le 27 septembre. ‱ Les participants se rĂ©unissent Ă  la fin de la 60e confĂ©rence des conseils universitaires, le 28 septembre. ‱ Le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly remet le trophĂ©e du conseil exceptionnel au Grand Chevalier David Bartlett du Conseil 15105 John Henry Cardinal Newman de l’UniversitĂ© de Houston, lors du banquet du 26 septembre.

philosophie catholiques, et des repas pour favoriser les liens de fraternité catholique. Les membres ont également dirigé une priÚre quotidienne du rosaire et ont participé aux efforts pro-vie, y compris la campagne 40 jours pour la vie et le programme Aide et soutien aprÚs la grossesse.

Le lendemain, le SecrĂ©taire SuprĂȘme John Marrella s’est adressĂ© aux participants, soulignant que le thĂšme de la confĂ©rence Ă©tait inspirĂ© par la 2eme lettre aux Corinthiens (5, 20).

« La motivation de notre sacrifice en tant qu’“ambassadeurs du Christ” doit ĂȘtre la mĂȘme motivation qui l’a conduit Ă  la Croix : l’amour », a-t-il affirmĂ©. « Si nous aimons vraiment les membres de notre famille, nos amis, nos camarades de classe et nos coĂ©quipiers, nous livrerons par des

paroles et des gestes ce message de réconciliation sur lequel saint Paul a écrit. »

Ce soir-lĂ , les Ă©tudiants se sont joints Ă  une procession eucharistique Ă  New Haven, suivie d’une messe de veillĂ©e Ă  l’église St. Mary’s, le lieu de naissance des Chevaliers de Colomb.

La confĂ©rence a pris fin le lendemain avec un appel du MaĂźtre SuprĂȘme Michael McCusker Ă  suivre l’exemple du fondateur de l’Ordre.

« Lorsqu’il Ă©tait jeune homme, le bienheureux Michael McGivney, avait dĂ©jĂ  pris cet engagement, tout comme vous », a-t-il dit. « Vous ne fuyez pas, vous n’abandonnez pas vos amis, vous n’abandonnez pas votre foi, vous n’abandonnez pas la vĂ©ritĂ© qui vit dans votre cƓur, votre esprit et votre Ăąme. » B

HAUT
Photo par Mike Ross
Photos par Paul Haring

L’Ordre cĂ©lĂšbre l’annĂ©e de la canonisation d’Elizabeth Ann Seton

ENVIRON 2 000 PÈLERINS, dont des Chevaliers et leurs familles, se sont rassemblĂ©s le 14 septembre au sanctuaire national St. Elizabeth Anne Seton Ă  Emmitsburg, dans le Maryland, pour une messe cĂ©lĂ©brant le 50e anniversaire de la canonisation de la patronne du sanctuaire, qui est devenue la premiĂšre sainte nĂ©e aux États-Unis en 1975.

L’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque de Baltimore William Lori, cĂ©lĂ©brant et homĂ©liaste principal, Ă©tait accompagnĂ© de l’archevĂȘque Timothy Broglio, prĂ©sident de la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques catholiques des États-Unis, et d’autres concĂ©lĂ©brants. Plus d’une dizaine de Chevaliers du QuatriĂšme DegrĂ© ont assurĂ© la garde d’honneur Ă  la messe du dimanche, qui coĂŻncidait avec la fĂȘte de l’Exaltation de la Sainte Croix. La messe a Ă©tĂ© le point culminant d’une cĂ©lĂ©bration de trois jours organisĂ©e par le sanctuaire, qui comprenait des concerts, des confĂ©rences, des visites de musĂ©es, des expositions et d’autres Ă©vĂ©nements familiaux pour honorer la vie et l’hĂ©ritage d’Elizabeth Ann Seton. B

Des reliques de la petite fleur font un pĂšlerinage national

Un Chevalier du QuatriĂšme DegrĂ© tient la garde alors que les pĂšlerins vĂ©nĂšrent les reliques de sainte ThĂ©rĂšse de Lisieux Ă  la maison de retraite du SacrĂ©-CƓur Ă  Alhambra, en Californie. Un reliquaire contenant certains des ossements de la sainte est en visite dans plus de 11 juridictions aux États-Unis du 1er octobre au 8 dĂ©cembre pour cĂ©lĂ©brer le centenaire de sa canonisation et l’annĂ©e du JubilĂ© de l’espoir. Depuis la messe d’ouverture de la tournĂ©e au sanctuaire national de la basilique Little Flower Ă  Royal Oak, au Michigan, le 1er octobre, les Chevaliers ont assurĂ© les gardes d’honneur pour les messes, les processions et les moments de vĂ©nĂ©ration. ThĂ©rĂšse, surnommĂ©e la petite fleur, est entrĂ©e au monastĂšre cloĂźtrĂ© des CarmĂ©lites Ă  Lisieux, en France, Ă  l’ñge de 15 ans et est connue pour sa « modeste voie » vers la saintetĂ©. Pour en savoir plus, visitez le site stthereseusa2025.com B

Les Chevaliers marchent pour la vie aux Capitoles

LES CHEVALIERS DE COLOMB et leurs familles faisaient partie des milliers de dĂ©fenseurs de la vie qui ont participĂ© aux marches vers les capitoles de l’État de Pennsylvanie et de l’Ohio, deux États oĂč les politiques contre l’avortement sont les plus vivement contestĂ©es au pays.

Les Chevaliers de Pennsylvanie ont servi de prĂ©vĂŽts, distribuĂ© des affiches « Aimez la vie, choisissez la vie » des Chevaliers de Colomb et ont contribuĂ© Ă  organiser une veillĂ©e complĂšte d’adoration eucharistique le 21 septembre Ă  la cathĂ©drale St. Patrick Ă  Harrisburg. Douze jours plus tard, les Chevaliers de l’Ohio Ă©taient parmi les 5 000 manifestants qui se sont rassemblĂ©s Ă  la chambre des reprĂ©sentants de l’Ohio pour la Marche pour la vie de l’État, le 3 octobre. Les Chevaliers ont distribuĂ© des affiches et ont aidĂ© Ă  diriger la marche en tant que prĂ©vĂŽts.

Il y a deux ans, huit marches d’État ont Ă©tĂ© organisĂ©es sous l’égide du Fonds d’éducation et de dĂ©fense de la Marche pour la vie. Cette annĂ©e, ce nombre a plus que doublĂ©, avec 19 marches. B

d’État

Des milliers de dĂ©fenseurs de la vie se rassemblent Ă  Harrisburg, au Pennsylvanie, devant le bĂątiment du Capitole de la Pennsylvanie avant la Marche pour la vie de l’État, le 22 septembre.

DIRIGER AVEC FOI

Échouer n’est pas une option

Personne n’aime Ă©chouer. Les hommes, surtout les maris et les pĂšres, n’aiment certainement pas Ă©chouer. Alors, n’échouez pas. Apprenez.

Il est possible de cesser de parler d’« échec » et de plutĂŽt prendre le rĂ©sultat positif ou nĂ©gatif de tout ce que nous entreprenons comme une occasion d’apprendre. Notre identitĂ© n’est fondamentalement pas une question de ce que nous faisons, mais de qui nous sommes, un fils adoptif ou une fille adoptive de Dieu. En prenant ce que nous pourrions considĂ©rer comme un « échec » ou un « succĂšs » comme la prochaine leçon que le Seigneur veut nous enseigner, nous pouvons dissocier nos tĂąches et la maniĂšre dont nous les accomplissons de notre sentiment d’estime de soi.

Dans notre examen de conscience quotidien, nous devons cultiver la discipline du discernement. Songez Ă  garder certaines des questions suivantes en tĂȘte de votre liste : Comment ce rĂ©sultat correspond-il Ă  mes attentes? Laquelle de mes attentes Ă©tait juste ou injuste? Que pourrais-je faire diffĂ©remment la prochaine fois pour obtenir de meilleurs rĂ©sultats?

En choisissant intentionnellement d’apprendre, nous pouvons nous motiver Ă  accepter l’autonomie et la rĂ©silience que Dieu nous donne plutĂŽt que de demeurer des victimes des circonstances ou du destin. Comprendre qui nous sommes vraiment peut nous permettre d’avancer pour devenir qui Dieu nous appelle Ă  ĂȘtre. B — Daniel J. Cellucci est prĂ©sident et chef de la direction de la Catholic Leadership Institute. Chevalier depuis 2021, il vit avec sa femme et ses quatre enfants Ă  Malvern, en Pennsylvanie.

LA MISSION DE LA FAMILLE

Songez Ă  la fin

Se prĂ©parer Ă  la mort signifie vivre avec l’éternitĂ© devant nous

Par le pĂšre Joseph Illo

CHAQUE NOVEMBRE, l’Église dirige nos pensĂ©es vers les quatre derniĂšres choses : la mort, le jugement, le ciel et l’enfer. La mort est une partie inĂ©vitable de la vie en gĂ©nĂ©ral, tout comme de la vie familiale. Pour les maris et les pĂšres, le fait de se prĂ©parer spirituellement pour son dernier jour apporte de la grĂące Ă  sa famille et au moment de sa mort.

J’étais un pĂšlerin Ă  la JournĂ©e mondiale de la jeunesse en France en 1997, lorsque j’ai perdu ma peur de la mort. À la tombe de sainte ThĂ©rĂšse Ă  Lisieux, j’ai lu une inscription tirĂ©e de l’une de ses derniĂšres lettres : « Je ne suis pas en train de mourir; je suis en train d’entrer dans la vie. » À ce moment-lĂ , j’ai senti les roses et j’ai su avec certitude que ThĂ©rĂšse Ă©tait vivante. Depuis, par la grĂące de Dieu, la mort n’a plus de pouvoir sur moi. La plupart des gens meurent au fur et Ă  mesure qu’ils vivent, alors le moment de devenir un saint est maintenant, par la priĂšre frĂ©quente et les bonnes Ɠuvres. Cependant, Ă  la fin de la vie, il y a quelques tĂąches finales Ă  accomplir. Faites tout votre possible pour aller Ă  la confession, recevoir l’onction des malades et recevoir le viatique, votre derniĂšre Sainte communion. Une bonne confession Ă  la fin de la vie est encore plus importante que l’onction. Si un prĂȘtre tente de l’ignorer, insistez sur ce point.

J’ai dĂ©jĂ  donnĂ© les derniers rites Ă  une catholique non pratiquante qui a Ă©tĂ© convaincue de recevoir le sacrement de rĂ©conciliation avant de rencontrer son crĂ©ateur. Quelques jours plus tard, alors que ses enfants priaient le rosaire Ă  son chevet, les ravages de l’ñge et de la maladie sont disparus de son visage. Elle s’est rĂ©veillĂ©e de son

coma en ayant l’air d’une jeune femme, a regardĂ© chacun de ses enfants Ă©tonnĂ©s dans les yeux, puis a fixĂ© son regard radieux sur un point au-dessus d’eux avant de rendre son dernier souffle.

Le Seigneur nous dit que la mort viendra « à l’heure oĂč vous n’y penserez pas » (Mt 24, 44). Comment pouvons-nous nous prĂ©parer? Tout d’abord, priez le rosaire chaque jour, car nous demandons la grĂące d’une sainte mort avec chaque « Je vous salue Marie ». Ensuite, allez rĂ©guliĂšrement Ă  la confession, normalement une fois par mois. Enfin, donnez vos directives de fin de vie Ă  trois personnes dignes de confiance, habituellement des membres de votre famille, en demandant que tous les efforts soient faits pour que vous puissiez recevoir les derniers rites, y compris le pardon apostolique.

Pour ceux qui sont prĂ©parĂ©s, la mort, bien qu’elle puisse ĂȘtre difficile, est le moment magnifique oĂč Notre Dame et saint Joseph nous mĂšnent Ă  Dieu. B

LE PÈRE JOSEPH ILLO est le prĂȘtre de la paroisse Star of the Sea Ă  San Francisco et membre du Conseil 16734 St. Joseph the Worker.

FINANCES FAMILIALES

Comment

notre famille peut-elle commencer à investir de façon

constante?

Pour de nombreuses familles, l’idĂ©e d’investir pour bĂątir une stabilitĂ© financiĂšre Ă  long terme peut sembler intimidante ou hors de portĂ©e. Une approche accessible et Ă©prouvĂ©e est le plan de placement systĂ©matique, une mĂ©thode de cotisation rĂ©guliĂšre Ă  un compte de placement par l’intermĂ©diaire de dĂ©pĂŽts automatiques. Ce faisant, « vous vous payez en premier », en mettant de cĂŽtĂ© des fonds avant qu’ils ne soient dĂ©pensĂ©s ailleurs et sans avoir besoin d’une surveillance constante ou d’un pouvoir de volontĂ©.

POUR VOTRE MARIAGE

Cette stratĂ©gie tire Ă©galement profit des achats pĂ©riodiques par sommes fixes, oĂč un investisseur achĂšte plus d’actions lorsque les prix sont bas et moins d’actions lorsque les prix sont plus Ă©levĂ©s, ce qui peut aider Ă  compenser les fluctuations du marchĂ©. Parce qu’il favorise l’engagement Ă  long terme, le plan de placement systĂ©matique aide les investisseurs Ă  rester sur la bonne voie. Historiquement, ceux qui maintiennent leurs placements sont plus susceptibles de profiter des jours les plus forts du marchĂ© et du pouvoir des rendements composĂ©s.

Mais surtout, le plan de placement systématique offre également la flexibilité à différents niveaux de revenu : vous pouvez commencer avec un petit montant, augmenter vos cotisations à mesure que le revenu augmente, ou suspendre vos cotisations en cas de besoin urgent.

« Papier abrasif » conjugal

Le mariage, comme tout ce qui a une grande valeur, demande de la foi, de l’espoir et la volontĂ© d’adoucir notre rudesse

DANS LE SACREMENT du mariage, Dieu donne Ă  chaque conjoint un outil unique pour la sanctification. C’est le don de l’autre personne, intentionnellement conçue avec des diffĂ©rences. La personne qui semblait autrefois « parfaite » peut bientĂŽt commencer Ă  nous irriter, comme un papier abrasif. Mais cette irritation, plutĂŽt que d’ĂȘtre un problĂšme polarisant, fait vraiment partie du plan de Dieu pour adoucir notre rudesse, pour nous rendre humbles et pour nous aider Ă  devenir les saints que nous sommes appelĂ©s Ă  ĂȘtre. Le concept de « papier abrasif conjugal » ne vise pas Ă  ĂȘtre nĂ©gatif, mais utile. Les diffĂ©rences, les frustrations et les conflits qui surviennent entre mari et femme ne sont pas des signes d’échec ou de manque d’amour. Ils sont inĂ©vitables, et ils doivent ĂȘtre acceptĂ©s avec beaucoup de patience et d’humour, comme des invitations Ă  grandir dans notre amour. Ces moments deviennent de vĂ©ritables occasions d’approfondir l’intimitĂ©, la communion et la confiance.

En bref, le plan de placement systĂ©matique offre aux familles catholiques une façon d’aborder l’investissement avec discipline et tranquillitĂ© d’esprit. Il s’agit d’une stratĂ©gie Ă©prouvĂ©e qui aide Ă  rĂ©duire le stress et le risque d’essayer d’anticiper le marchĂ©, tout en augmentant graduellement la sĂ©curitĂ© financiĂšre pour les annĂ©es Ă  venir. Pour obtenir plus d’informations et de ressources, visitez le site kofc.org/financesfamiliales B — Thom Duffy est directeur des services-conseils en placement pour les Chevaliers de Colomb et membre du Conseil 3928 St. George Ă  Guilford, au Connecticut.

Les Chevaliers sont appelĂ©s Ă  ĂȘtre des hommes qui mĂšnent avec la vertu et Ă  montrer comment bien aimer. Les petits gestes d’amour et de pardon, souvent cachĂ©s et inaperçus, sont les Ă©lĂ©ments constitutifs d’un mariage sacrĂ©. Cela signifie accepter l’appel quotidien Ă  la saintetĂ© par les joies et les difficultĂ©s ordinaires de la vie conjugale; les occasions quotidiennes de « mourir Ă  nous-mĂȘme » et de se sacrifier pour le bien de son Ă©pouse et de sa famille.

Plus un mari fait une place Ă  Dieu dans son mariage, par la priĂšre et la rĂ©ception des sacrements, plus il sera tĂ©moin de la grĂące Ă  l’Ɠuvre. MĂȘme les aspects les plus difficiles peuvent ĂȘtre des instruments de transformation. Avec le temps, ce qui semblait irritant vient Ă  faire partie du lustre. B

STEPHEN COLELLA est secrĂ©taire de cabinet de la vie paroissiale pour l’archidiocĂšse de Miami et membre du Conseil 13045 St. Mark Ă  Southwest Ranches, en Floride. Lui et sa femme, Kari, sont cofondateurs de Annunciation Ministries: Evangelization Through Marriage.

Ci-dessus : Le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly et les membres de la dĂ©lĂ©gation des Chevaliers de Colomb et de la CNEWA visitent la maison pour enfants Holy Family Ă  BethlĂ©em. ‱ Ci-dessous, Ă  partir de la gauche : Le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly et l’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque William Lori rencontrent le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de JĂ©rusalem. ‱ Le SecrĂ©taire SuprĂȘme John Marrella s’agenouille devant l’autel de la grotte de l’Annonciation Ă  Nazareth, le site oĂč l’ange Gabriel serait apparu Ă  la Vierge

Marie. ‱ En regard : L’AumĂŽnier SuprĂȘme Lori cĂ©lĂšbre la messe Ă  l’église de la NativitĂ© Ă  BethlĂ©em. Monseigneur Peter Vaccari (Ă  gauche), prĂ©sident de la CNEWA, a concĂ©lĂ©brĂ© la liturgie.

Photos par George Jaraiseh

MISSION de solidaritĂ© et d’espoir

Des dirigeants des CdeC et de la CNEWA visitent la Terre Sainte pour soutenir les communautés touchées par la guerre

Par le personnel de Columbia

Le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly et l’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque de Baltimore William Lori faisaient partie d’une dĂ©lĂ©gation de dirigeants catholiques qui ont voyagĂ© Ă  JĂ©rusalem, en Cisjordanie et en IsraĂ«l du 2 au 6 septembre, dans une expression de solidaritĂ© avec les catholiques et tous ceux qui souffrent de la guerre entre IsraĂ«l et le Hamas.

Avec le SecrĂ©taire SuprĂȘme John Marrella, ils se sont joints Ă  Mgr. Peter Vaccari, prĂ©sident de la mission pontificale de la Catholic Near East Welfare Association (CNEWA) et Ă  d’autres reprĂ©sentants de la CNEWA.

« Le moment de ce pĂšlerinage a Ă©tĂ© choisi prĂ©cisĂ©ment parce qu’il faut que les gens viennent ici, en Terre Sainte, pour montrer qu’ils se soucient des peuples qui vivent cette terrible situation, pour montrer que nous sommes solidaires, que nous voulons apprendre et comprendre, et aussi que nous voulons aider », a affirmĂ© l’archevĂȘque Lori, qui est Ă©galement vice-prĂ©sident de la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques catholiques des États-Unis.

Le voyage a coĂŻncidĂ© avec l’annĂ©e du JubilĂ© de 2025, qui porte le thĂšme « PĂšlerins de l’espoir ». Il comprenait des rencontres avec le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de JĂ©rusalem, le pĂšre Francesco Ielpo, OFM, custode de Terre Sainte; et Josef Blotz, grand hospitalier de l’Ordre de Malte. La dĂ©lĂ©gation a Ă©galement participĂ© Ă  des liturgies Ă  l’église du Saint-SĂ©pulcre Ă  JĂ©rusalem, Ă  l’église de la NativitĂ© Ă  BethlĂ©em et Ă  la basilique de l’Annonciation de Nazareth.

« Pour nous, c’est une mission d’espoir et de solidaritĂ© avec ceux qui souffrent », a dit le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly lors de la visite. « Je pense que c’est particuliĂšrement important que nous soyons ici pendant l’annĂ©e du JubilĂ© de l’espoir. »

UNE RÉGION EN CRISE

La plus récente vague de conflits dans la Terre Sainte a commencé le 7 octobre 2023, lorsque des militants du Hamas, opérant à Gaza, ont

attaquĂ© IsraĂ«l, tuant 1 200 personnes, principalement des civils, et prenant 250 otages. IsraĂ«l a rĂ©pondu Ă  cette attaque avec des frappes aĂ©riennes, des bombardements d’artillerie et des incursions armĂ©es Ă  Gaza.

En date du 4 septembre, le ministĂšre de la SantĂ© de Gaza a dĂ©clarĂ© que plus de 64 000 personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es, estimant que la moitiĂ© d’entre elles Ă©taient des femmes et des enfants. L’offensive israĂ©lienne a Ă©galement entraĂźnĂ© des pĂ©nuries alimentaires, un manque de soins mĂ©dicaux et des dĂ©placements massifs de population.

Juste une semaine avant la visite des officiers suprĂȘmes, le 26 aoĂ»t, le cardinal Pizzaballa et ThĂ©ophile III, patriarche grec orthodoxe de JĂ©rusalem, ont Ă©mis une dĂ©claration commune condamnant l’intention dĂ©clarĂ©e du gouvernement israĂ©lien d’occuper Gaza et d’évacuer ses rĂ©sidents.

« Nous ne pouvons que rĂ©pĂ©ter ce que nous avons dĂ©jĂ  dit : il ne peut y avoir d’avenir fondĂ© sur la captivitĂ©, le dĂ©placement des Palestiniens ou la vengeance », ont Ă©crit les patriarches.

Le lendemain, le pape Léon XIV a fait écho à ces sentiments dans son audience générale du mercredi.

« Je supplie que tous les otages soient libĂ©rĂ©s, qu’un cessez-lefeu permanent soit conclu, que l’entrĂ©e en toute sĂ©curitĂ© de l’aide humanitaire soit facilitĂ©e et que le droit humanitaire soit pleinement respectĂ©, en particulier l’obligation de protĂ©ger les civils et l’interdiction des punitions collectives, de l’usage aveugle de la force et du dĂ©placement forcĂ© de la population », a dit le pape.

Partageant les inquiĂ©tudes de l’Église universelle, la dĂ©lĂ©gation de Chevaliers et de membres de la CNEWA est venue avec « un message de solidaritĂ© et d’espoir pour ceux qui souffrent et sont dans le besoin en raison de la crise humanitaire dans la bande de Gaza ».

« Nous nous rĂ©unissons tous : la CNEWA, les Chevaliers de Colomb, la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques; nous sommes unis dans l’espoir, mais Ă©galement unis dans la charité », a affirmĂ© l’archevĂȘque Lori.

Dans le cadre de la visite, le Conseil suprĂȘme a fait un don de 250 000 $ pour soutenir les efforts de bienfaisance de la CNEWA dans la rĂ©gion, poursuivant le partenariat de longue date de l’Ordre avec l’organisme. Les fonds aideront Ă  rĂ©pondre aux besoins du patriarcat latin de JĂ©rusalem et soutiendront une variĂ©tĂ© d’efforts

humanitaires : servir ceux qui souffrent de la guerre à Gaza, fournir des denrées et des soins médicaux au Liban, et soutenir des initiatives caritatives et pastorales en Jordanie et en Syrie.

« LE

VISAGE DU CHRIST »

La dĂ©lĂ©gation a aussi visitĂ© plusieurs communautĂ©s chrĂ©tiennes dans le besoin, dont le centre Piccirillo de BethlĂ©em, oĂč des artisans ayant des besoins particuliers confectionnent des produits artisanaux en bois d’olivier, la maison St. Nicholas Ă  Beit Jala, une ville Ă  majoritĂ© chrĂ©tienne palestinienne en Cisjordanie, oĂč ils ont rencontrĂ© des personnes ĂągĂ©es et des rĂ©sidents handicapĂ©s, ainsi que le sĂ©minaire du patriarcat latin, Ă©galement Ă  Beit Jala.

Selon l’archevĂȘque Lori, malgrĂ© les ravages causĂ©s par les conflits dans la rĂ©gion, ces communautĂ©s chrĂ©tiennes continuent d’ĂȘtre un symbole d’espoir.

« MĂȘme en cette pĂ©riode difficile, oĂč il y a tant de dĂ©possession, tant d’injustice, tant de dĂ©fis liĂ©s au fait de simplement ĂȘtre l’Église sur cette terre rendue sainte, il y a des gens hĂ©roĂŻques qui exercent des ministĂšres extrĂȘmement importants et magnifiques, et mon admiration pour eux est sans limite », a dit l’AumĂŽnier suprĂȘme.

À la maison pour enfants Holy Familly Ă  BethlĂ©em, un refuge pour les orphelins abandonnĂ©s gĂ©rĂ© par les Filles de la CharitĂ© de Saint Vincent de Paul, le Chevalier suprĂȘme et l’AumĂŽnier suprĂȘme ont pris le temps de bercer des nourrissons pendant leur visite.

« Cette mission bienveillante a vraiment touchĂ© nos cƓurs », a dit le Chevalier SuprĂȘme Kelly. « Je pense que c’est l’une des façons dont les Chevaliers de Colomb peuvent contribuer ici, en aidant ces sƓurs courageuses qui font ce merveilleux travail. 
 Depuis notre fondation, nous aidons les personnes vulnĂ©rables. Notre voyage vise Ă  dĂ©terminer oĂč les Chevaliers de Colomb peuvent aider. »

Pendant un Ă©pisode de Connections with Msgr. Peter, une balado vidĂ©o de la CNEWA animĂ©e par Mgr. Vaccari, le SecrĂ©taire SuprĂȘme Marrella a parlĂ© du lien entre la charitĂ© des communautĂ©s chrĂ©tiennes et la prĂ©sence du Christ dans l’Eucharistie.

« Ce qui m’impressionne, c’est la façon dont vous et votre personnel ĂȘtes la prĂ©sence du Christ », a dit le SecrĂ©taire suprĂȘme Ă  Mgr. Vaccari. « Vous avez cette [prĂ©sence], vous et les Filles de la charitĂ© et d’autres ordres religieux que nous avons visitĂ©s. Ils sont le visage du Christ ici. »

Le Chevalier

SuprĂȘme Kelly et l’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque Lori vĂ©nĂšrent le sol oĂč JĂ©sus aurait priĂ© avant son arrestation dans le jardin de GethsĂ©mani, situĂ© dans l’église de Toutes-les-Nations Ă  JĂ©rusalem.

par George Jaraiseh

Photo

Dans le sens horaire, Ă  partir du haut : L’AumĂŽnier SuprĂȘme Lori dirige la dĂ©lĂ©gation dans la priĂšre Ă  l’église orthodoxe grecque St. George dans le village de Taybeh, en Cisjordanie. L’église a Ă©tĂ© endommagĂ©e par un incendie dĂ©clenchĂ© par des colons israĂ©liens en juillet. ‱ Le Chevalier suprĂȘme et l’aumĂŽnier suprĂȘme avec un travailleur du centre d’artisanat Piccirillo Ă  BethlĂ©em, oĂč des artisans ayant des besoins particuliers fabriquent des produits en bois d’olivier. ‱ L’aumĂŽnier suprĂȘme visite un rĂ©sident de la maison St. Nicholas Ă  Beit Jala.

LA PAIX À L’HORIZON

Le 24 septembre, le pape LĂ©on XIV a exprimĂ© ses inquiĂ©tudes pour la rĂ©gion en appelant tous les catholiques Ă  prier quotidiennement le rosaire pour la paix pendant le mois d’octobre. Le Saint-PĂšre a Ă©mis son appel dans son audience gĂ©nĂ©rale le jour suivant sa conversation avec le prĂȘtre de l’église de la Sainte-Famille Ă  Gaza.

Les Chevaliers de Colomb ont donc invitĂ© leurs membres Ă  rĂ©pondre Ă  l’appel du pape, en commençant par un rosaire, le 1er octobre, diffusĂ© en direct de l’église St. Mary’s Ă  New Haven, au Connecticut, le lieu de naissance de l’Ordre.

Le 10 octobre, soit dix jours plus tard et un peu plus d’un mois aprĂšs la visite de la dĂ©lĂ©gation de Chevaliers de Colomb et de membres de la CNEWA, un accord de paix nĂ©gociĂ© par les États-Unis a pris effet, suivi de la libĂ©ration des 20 otages vivants dĂ©tenus Ă  Gaza par le Hamas et de prĂšs de 2 000 Palestiniens emprisonnĂ©s par IsraĂ«l.

Le cessez-le-feu a donné un nouvel espoir, malgré des affrontements continus entre les deux parties, des questions sans réponse sur la gouvernance de la bande de Gaza et des demandes de retour des corps des otages décédés.

« Nous attendons ce jour depuis deux ans », a dit Joseph

Hazboun, directeur rĂ©gional pour le bureau de JĂ©rusalem de la mission pontificale de la CNEWA, dans un entretien avec OSV News, en notant toutefois que l’accord est un « cessez-le-feu » plutĂŽt qu’un vĂ©ritable « accord de paix », laissant prĂ©sager un exode des chrĂ©tiens toujours Ă  Gaza.

M. Hazboun a Ă©galement indiquĂ© que la CNEWA consacrera ses efforts pour rĂ©pondre aux besoins immĂ©diats des rĂ©sidents de Gaza, y compris la nourriture, l’eau et les soins mĂ©dicaux, aprĂšs le cessez-le-feu.

Le pape LĂ©on, qui, les jours prĂ©cĂ©dents, a annoncĂ© que son premier voyage apostolique sera en Turquie et au Liban, du 30 novembre au 2 dĂ©cembre, a Ă©galement accueilli la nouvelle avec des mots d’encouragement et de prudence.

« Comme j’ai dĂ©jĂ  eu l’occasion de le rappeler Ă  d’autres occasions, la paix est dĂ©sarmĂ©e et dĂ©sarmante », a-t-il dit aux pĂšlerins rassemblĂ©s le 11 octobre Ă  la place de Saint-Pierre pour une veillĂ©e de priĂšre et un rosaire pour la paix.

« [La paix] n’est pas dissuasion, mais fraternitĂ©, elle n’est pas ultimatum, mais dialogue », a dĂ©clarĂ© le Saint-PĂšre, en prĂ©sence d’une statue de Notre Dame de Fatima. « Elle n’adviendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le rĂ©sultat d’une semence de justice et d’un pardon courageux. » B

Signes visibles de dévotion

Le pape LĂ©on reçoit des membres du conseil d’administration des Chevaliers de Colomb lors d’une audience pendant le pĂšlerinage du JubilĂ©

Par le personnel de Columbia

Le pape LĂ©on XIV a accueilli les membres du conseil d’administration des Chevaliers de Colomb lors d’une audience privĂ©e au Vatican, le 6 octobre. Dans son discours, prononcĂ© dans la Sala del Concistoro du Palais du Vatican, le Saint-PĂšre a soulignĂ© le soutien de l’Ordre au Saint-SiĂšge et Ă  ses Ɠuvres de bienfaisance, qui, selon lui, apporte « la compassion et l’amour du Seigneur dans vos communautĂ©s ». En particulier, le pape a fĂ©licitĂ© les Chevaliers pour leurs « efforts visant Ă  dĂ©fendre la saintetĂ© de la vie humaine Ă  toutes les Ă©tapes de la vie, Ă  aider les victimes de guerre et de catastrophes naturelles, et aussi Ă  soutenir les vocations sacerdotales ».

L’audience a eu lieu pendant le pĂšlerinage du conseil d’administration Ă  Rome dans le cadre de l’annĂ©e du JubilĂ© de l’espoir. Comme l’a soulignĂ© le pape LĂ©on, le JubilĂ© a attirĂ© des millions de pĂšlerins Ă  Rome, oĂč ils ont pu admirer le cĂ©lĂšbre baldaquin de Gian Lorenzo Bernini et le monument de la chaire de saint Pierre dans la basilique Saint-Pierre. Ces chefs-d’Ɠuvre du XVIIe siĂšcle ont Ă©tĂ© restaurĂ©s Ă  leur beautĂ© originale l’an dernier par la Fabbrica di San Pietro dans le cadre de projets de plusieurs mois soutenus par l’Ordre. Ils sont maintenant « un signe visible de votre dĂ©votion continu au Vicaire du Christ », a dit le Saint-PĂšre.

À gauche : Le pape LĂ©on XIV rencontre le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly et l’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque William Lori avant son audience du 6 octobre avec le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb. ‱ En regard : Le Saint-PĂšre accueille les membres du conseil d’administration des Chevaliers de Colomb dans la Sala del Concistoro du Palais du Vatican.

Le Chevalier SuprĂȘme Patrick Kelly et l’AumĂŽnier SuprĂȘme et archevĂȘque William Lori ont Ă©galement rencontrĂ© le Saint-PĂšre en privĂ© peu de temps avant l’audience pour discuter des initiatives des Chevaliers de Colomb et de leur rĂ©cente visite en Terre Sainte. Le Chevalier suprĂȘme a prĂ©sentĂ© au pape un exemplaire reliĂ© des demandes de priĂšre soumises pendant la neuvaine au SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus de l’Ordre en juin dernier. Il a Ă©galement donnĂ© au pape une copie manuscrite d’une rĂ©solution de l’Ordre en l’honneur du nouveau pontife, adoptĂ©e par les dĂ©lĂ©guĂ©s lors du 143e CongrĂšs suprĂȘme en aoĂ»t, proclamant « sa loyautĂ© constante au pape LĂ©on XIV alors qu’il dirige l’Église universelle ».

« C’était une merveilleuse rencontre oĂč nous avons pu exprimer notre gratitude envers lui et ce qu’il reprĂ©sente pour nous », a affirmĂ© le Chevalier suprĂȘme dans un entretien avec Vatican News. « Nous avons Ă©tĂ© honorĂ©s qu’il ait exprimĂ© sa reconnaissance envers les Chevaliers de Colomb et les efforts que nous dĂ©ployons pour soutenir l’Église, soutenir le Vatican et soutenir la vie humaine. »

La veille, les membres du conseil d’administration se sont rĂ©unis pour la messe dans l’église du GesĂč Ă  Rome. Ils ont Ă©galement visitĂ© la chapelle du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus de l’église et vu la cĂ©lĂšbre peinture du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus de l’artiste italien du XVIIIe siĂšcle, Pompeo Batoni. La chapelle et la peinture ont Ă©tĂ© restaurĂ©es plus tĂŽt cette annĂ©e avec le soutien des Chevaliers de Colomb.

Au cours de la messe, les membres du conseil ont priĂ© « pour les intentions de notre Saint-PĂšre, et pour les intentions de priĂšre reçues pendant la neuvaine de l’Ordre pour le pape LĂ©on en juin dernier, que le TrĂšs SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus bĂ©nisse et protĂšge le pape LĂ©on XIV, et dans sa misĂ©ricorde, entende et rĂ©ponde Ă  ces demandes ». B

Photo par Vatican Media

Discours du pape LĂ©on XIV au conseil d’administration des Chevaliers de Colomb, le 6 octobre

JE SUIS HEUREUX de vous accueillir ce matin, vous tous, membres du Conseil d’administration des Chevaliers de Colomb, ainsi que vos familles qui vous accompagnent dans le cadre de votre pĂšlerinage en cette AnnĂ©e jubilaire de l’EspĂ©rance. Combien ce mot mĂȘme est important: espĂ©rance.

Des dizaines de millions de fidĂšles sont venus, comme vous, Ă  Rome durant cette AnnĂ©e Sainte pour visiter les tombeaux des ApĂŽtres, franchir les Portes Saintes et affermir leur foi. L’une des Ɠuvres d’art du Vatican que les pĂšlerins admirent assurĂ©ment en franchissant la Porte Sainte et en entrant dans la Basilique est le baldaquin de Gian Lorenzo Bernini, qui resplendit aujourd’hui dans toute sa beautĂ© originelle aprĂšs le premier travail de restauration complĂšte de son histoire. Une autre, dans l’abside de la Basilique, est le magnifique monument en bronze de Bernini qui protĂšge la Chaire de Saint Pierre, restaurĂ© au mĂȘme moment. Ces chefs-d’Ɠuvre conduisent quiconque les regarde Ă  contempler deux des principaux piliers de notre foi: la prĂ©sence rĂ©elle de JĂ©sus dans l’Eucharistie, et le pape comme successeur de Pierre, qui unit et guide l’Église.

Je désire vous exprimer ma profonde gratitude, Chevaliers de Colomb, pour votre générosité en vue de rendre possibles ces

projets. Ils sont un signe visible de votre dĂ©votion constante Ă  l’égard du Vicaire du Christ. Tout au long de son histoire, l’Ordre a soutenu de multiples maniĂšres l’action caritative du Souverain Pontife, notamment Ă  travers le Vicarius Christi Fund, qui lui permet d’exprimer sa solidaritĂ© envers les pauvres et les plus vulnĂ©rables dans le monde.

A travers plusieurs initiatives promues par vos conseils locaux, vos confrĂšres Chevaliers et vous cherchez en outre Ă  manifester la compassion et l’amour du Seigneur dans vos communautĂ©s locales, notamment Ă  travers vos efforts en vue de soutenir le caractĂšre sacrĂ© de la vie humaine Ă  chacune de ses Ă©tapes, aider les victimes de guerres et de catastrophes naturelles, et soutenir les vocations sacerdotales. Pour ces actions concrĂštes, ainsi que pour vos priĂšres et vos sacrifices quotidiens en faveur du peuple de Dieu, j’exprime ma sincĂšre et chaleureuse reconnaissance.

Chers frĂšres et sƓurs, je vous souhaite un pĂšlerinage fĂ©cond et je prie pour que votre sĂ©jour Ă  Rome, dans la Ville Ă©ternelle, nourrisse votre foi, confirme votre espĂ©rance et approfondisse votre amour pour l’Église. Puissiez-vous ainsi ĂȘtre renouvelĂ©s pour poursuivre l’admirable mission commencĂ©e par votre noble fondateur.

Avec ces sentiments, je vous confie tous Ă  l’intercession de Notre-Dame, Marie, MĂšre de l’Église, ainsi qu’à celle du bienheureux Michael McGivney, et j’accorde de tout cƓur ma bĂ©nĂ©diction Ă  chacun de vous, Ă  vos familles et Ă  vos proches. Merci beaucoup. B

BRISER LES BARRIÈRES, CONSTRUIRE LA FRATERNITÉ

AprĂšs ĂȘtre entrĂ© dans l’histoire de la NFL, LeRoy Jackson a forgĂ© un hĂ©ritage grĂące Ă  la foi et au service

Par Zoey Maraist

L’un des anniversaires les plus mĂ©morables de LeRoy Jackson a eu lieu le 8 dĂ©cembre 1962, lorsque la recrue des Redskins de Washington jouant comme porteur de ballon a marquĂ© un touchĂ© de 85 verges contre les Colts de Baltimore. À seulement 23 ans, Jackson Ă©tait dĂ©jĂ  connu pour sa vitesse exceptionnelle; le guide mĂ©dia de l’équipe l’a appelĂ© le « joueur des Redskins le plus rapide de tous les temps », notant qu’il avait parcouru 100 verges en 9,4 secondes. Quelques mois plus tĂŽt, lors du match d’ouverture de la saison contre les Cowboys de Dallas, il a intĂ©grĂ© l’histoire de la NFL comme premier joueur noir Ă  se prĂ©senter sur le terrain pour les Redskins, Ă©quipe connue aujourd’hui sous le nom de Commanders

Plusieurs dĂ©cennies plus tard, au milieu des annĂ©es 1990, Jackson a Ă©tĂ© reconnu dans un environnement complĂštement diffĂ©rent. À ce moment-lĂ , il a Ă©tĂ© membre du Conseil 4944 Immaculate Conception Shrine Ă  Washington, D.C., pendant plus de 15 ans et a aidĂ© Ă  encadrer un nouveau Chevalier nommĂ©

Arthur Robinson. Il lui a montrĂ© comment participer aux rĂ©unions et participer Ă  des Ă©vĂ©nements de bienfaisance comme le concours de lancer libre de son quartier. Robinson aurait pu servir plusieurs mandats comme grand Chevalier, mais Ă  l’époque, il n’avait aucune idĂ©e du passĂ© de Jackson.

« Vous savez qui c’est? », a demandĂ© un jour le beau-frĂšre de Robinson en pointant Jackson. « C’est le gars qui a jouĂ© pour les Redskins. »

Au dĂ©but, Robinson pensait qu’il plaisantait. « Je l’ai vu jouer dans les annĂ©es 1960 », dit-il.

Aujourd’hui, Ă  85 ans, Jackson est toujours connu comme un joueur d’équipe – comme athlĂšte qui a su briser les barriĂšres, un Chevalier fidĂšle et une prĂ©sence quotidienne Ă  la basilique du sanctuaire national de l’ImmaculĂ©e Conception, oĂč il travaille comme gardien de sĂ©curitĂ©.

« Il a Ă©tĂ© le pionnier », a affirmĂ© Robinson. « Il est un excellent exemple de ce que devrait ĂȘtre un Chevalier. »

JOUER AU BALLON

Bien qu’il vive Ă  Washington depuis longtemps, Jackson a grandi Ă  Chicago Heights, en Illinois, dans une famille de poseurs d’acier. Enfant, il aimait regarder les Bears de Chicago et les Cardinals de Chicago (maintenant les Cardinals de l’Arizona). Au secondaire, Jackson se dĂ©marqua en athlĂ©tisme et au football, puis il obtint tous les honneurs aux États-Unis dans les deux sports Ă  l’UniversitĂ© Western Illinois, oĂč un nouvel entraĂźneur de football a aidĂ© l’équipe Ă  exceller.

« L’entraĂźneur Lou Saban a commencĂ© Ă  recruter de toutes parts en Illinois et a bĂąti une Ă©quipe autour de deux ou trois joueurs », se rappelle Jackson. « Nous sommes devenus une Ă©quipe de football de premier plan. » (Saban encadrera plus tard plusieurs Ă©quipes de la NFL, y compris les Broncos de Denver et les Bills de Buffalo.)

La carriĂšre universitaire de Jackson a atteint son apogĂ©e au College All-Star Game, oĂč les meilleurs aĂźnĂ©s affrontent les champions en titre de la NFL. En 1962, c’était les Packers de Green Bay, entraĂźnĂ©s par Vince Lombardi, un Chevalier du QuatriĂšme DegrĂ©.

« C’était une grande expĂ©rience, parce que vous rencontriez alors certains des meilleurs joueurs des États-Unis, et vous aviez l’impression d’ĂȘtre l’un d’eux », se rappelle Jackson. MĂȘme si les Packers ont gagnĂ© 42-20, les jeunes du match All-Star ont livrĂ© un bon combat. « Ils ne s’attendaient pas Ă  une telle performance de notre part », a dit Jackson, « mais ils ont vraiment dĂ©couvert notre talent une fois sur le terrain. »

Jackson a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© lors de la premiĂšre ronde du repĂȘchage de la NFL en 1962 par les Browns de Cleveland. « Je ne pensais pas ĂȘtre repĂȘchĂ© par une Ă©quipe aussi bonne – ne pas ĂȘtre aussi haut dans l’repĂȘchage », se rappelle-t-il. Mais quelques mois plus tard, lui et son collĂšgue porteur de ballon, Bobby Mitchell, ont Ă©tĂ© Ă©changĂ©s Ă  Washington, puis Ă  l’équipe la plus au sud de la ligue et Ă  la derniĂšre Ă  intĂ©grer, en raison du refus du propriĂ©taire de l’équipe George Preston Marshall.

« C’était un peu un choc », dit Jackson. « Cet Ă©change m’a rendu mĂ©fiant. »

Les Redskins n’ont commencĂ© Ă  accepter les joueurs noirs qu’aprĂšs la pression de l’administration Kennedy, qui a interdit la discrimination sur les terres fĂ©dĂ©rales, y compris le site du nouveau stade de l’équipe.

Pourtant, Jackson est resté concentré. « Tant que vous y alliez et que vous faisiez votre travail, ils vous acceptaient tous », dit-il de ses coéquipiers.

Jackson, Mitchell et le garde John Nisby, tous Afro-AmĂ©ricains, ont officiellement intĂ©grĂ© les Redskins lorsqu’ils ont jouĂ© le match d’ouverture de saison de 1962 Ă  Dallas. Parmi les trois, Jackson fut le premier sur le terrain : Les Redskins ont perdu le tirage au sort et il a fait partie de l’équipe de lancement.

« Mon héritage pour la NFL sera que je fus le premier homme noir à jouer pour les Redskins de Washington », dit Jackson.

Mitchell jouera six saisons à Washington et sera intronisé au Pro Football Hall of Fame. Sur le terrain, Mitchell était concentré

Ci-dessus : LeRoy Jackson dans la chapelle Notre-Dame-d’Afrique Ă  la basilique du sanctuaire national de l’ImmaculĂ©e-Conception Ă  Washington, D.C., oĂč il est gardien de sĂ©curitĂ©. ‱ En regard : LeRoy attrape un touchĂ© de 85 verges contre les Colts de Baltimore, le 8 dĂ©cembre 1962, le jour de son 23e anniversaire.

Photo par Matthew Barrick

sur son travail, se rappelle Jackson, mais autrement il était terre à terre.

« Lorsque vous ĂȘtes sur le terrain avec Bobby, vous avez intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre prĂȘt Ă  jouer, ou vous allez en entendre parler au caucus », dit-il. « Hors du terrain, il Ă©tait un gars tout Ă  fait ordinaire. Je vais vous dire quelque chose que la plupart des gens ne savent pas : il aimait danser. Et il Ă©tait aussi un bon danseur. »

Jackson a Ă©tĂ© coupĂ© brutalement de l’équipe en 1963. Saban, maintenant entraĂźneur des Bills de Buffalo, l’a encouragĂ© Ă  essayer de jouer Ă  Buffalo ou dans la Ligue canadienne de football, mais le cƓur de Jackson n’était plus au football. Ce touchĂ© d’anniversaire demeurera le seul de sa carriĂšre.

« Ce fut une expérience difficile de me faire couper », dit Jackson. « Je me suis senti délaissé. »

SE JOINDRE À

DE NOUVELLES ÉQUIPES

Heureusement, Jackson avait dĂ©jĂ  construit une nouvelle fondation. L’annĂ©e avant d’ĂȘtre coupĂ©, il avait Ă©pousĂ© son amour du secondaire, Dorothy, et elle l’a aidĂ©e Ă  aller de l’avant.

« Ma femme a dit : “Ne te laisse pas abattre. Il suffit d’y aller pas Ă  pas, les choses s’arrangeront par elles-mĂȘmes” », se rappelle-t-il. « Alors, j’ai fait ce qu’elle a dit. »

LeRoy Jackson pendant sa derniĂšre annĂ©e Ă  l’UniversitĂ© Western Illinois, oĂč il a obtenu les distinctions universitaires et a Ă©tĂ© acclamĂ© comme l’arriĂšre le plus rapide du pays.

En 1964, Jackson est devenu chauffeur d’autobus, un poste qu’il a occupĂ© pendant 30 ans. « Vous rencontrez toutes sortes de personnes – des ambassadeurs aux travailleurs en entretien mĂ©nager », dit-il.

Jackson et Dorothy ont eu deux enfants, Mia et LeRoy III, et ont adoptĂ© de façon informelle une fille, Rosita. Jackson avait Ă©galement un fils plus vieux, Rodney, d’une relation antĂ©rieure. C’est Dorothy qui l’a introduit au catholicisme. « Quand nous sommes emmĂ©nagĂ©s ici Ă  D.C., nous avons visitĂ© diffĂ©rentes Ă©glises », dit-il. « Ma femme a rencontrĂ© un prĂȘtre, et je suppose qu’il a fait bonne impression sur nous. Nous avons tous deux convenu de devenir catholiques. »

Bien que sa carriĂšre au football fut derriĂšre lui, Jackson a continuĂ© de participer Ă  l’athlĂ©tisme, en participant Ă  l’interne et en entraĂźnant l’équipe de basketball pour l’organisme catholique de la jeunesse pendant environ 16 ans. « J’ai aimĂ© ĂȘtre entourĂ© de jeunes hommes, essayer de leur enseigner quelques compĂ©tences et les diriger dans la bonne direction », dit-il. Sa fille Mia a dit qu’il est devenu un pĂšre pour plusieurs de ses joueurs. « Ce n’était pas important d’oĂč venait l’enfant », dit-elle.

« S’il avait besoin d’aide, mon pĂšre allait l’aider. »

Jackson s’est joint aux Chevaliers de Colomb en 1979 aprùs l’invitation de Ben Thompson, le parrain de Mia. Il est actif au Conseil 4944 Immaculate Conception Shrine depuis.

« C’est une excellente organisation parce que vous travaillez avec vos frĂšres Chevaliers pour aider les gens de votre communauté », dit Jackson.

Reginald Tobias, membre de longue date et grand Chevalier actuel du Conseil 4944, se rappelle avec fiertĂ© avoir jouĂ© des parties de football de prĂ©saison avec Jackson et un ami prĂȘtre. « Je lui ai dit : “M. Jackson, vous devez dire Ă  ces personnes que vous avez jouĂ© avec les Redskins” », a dit Tobias. « Et Jackson me rĂ©pondait en riant : “C’est de l’histoire ancienne.” »

Jackson est particuliùrement reconnaissant du lien fraternel qu’il partage avec les Chevaliers dans l’Ordre.

« Vous tombez toujours sur un frĂšre Chevalier Ă  un moment ou un autre de votre vie », dit-il. « Et quand cela m’arrive, je me sens mieux pour le reste de la journĂ©e. »

AprĂšs avoir pris sa retraite du transport public, Jackson a acceptĂ© un emploi de garde de sĂ©curitĂ© Ă  la basilique du sanctuaire national de l’ImmaculĂ©e Conception. La plupart du temps, il arrive Ă  5 h pour Ă©teindre les alarmes et allumer les lumiĂšres de la plus grande Ă©glise catholique en AmĂ©rique du Nord. Il accueille les pĂšlerins du monde entier et se fait un point d’honneur d’égrener un chapelet et de lire les Saintes Écritures tous les jours.

« Cela vous fait vous sentir mieux », dit-il.

Au fil des ans, Jackson a connu Ă  la fois un triomphe et une perte. L’un des moments les plus difficiles s’est produit lorsqu’il a perdu sa femme et son fils LeRoy au cours de la mĂȘme annĂ©e. Plus rĂ©cemment, il est presque mort sur la table d’opĂ©ration pendant une chirurgie.

« J’ai vu une lumiĂšre blanche. Tout est devenu plus lumineux et plus brillant, puis soudainement, cela s’est mis Ă  s’estomper », a-t-il racontĂ©. « Mon mĂ©decin m’a dit qu’ils ont dĂ» me ressusciter. J’ai Ă©tĂ© mort pendant environ 45 secondes, prĂšs d’une minute. »

MalgrĂ© tout, Jackson dit que sa foi l’a soutenue.

« J’ai mis beaucoup de confiance dans le Seigneur », dit-il. « Il m’aide tous les jours. » B

ZOEY MARAIST écrit du nord de la Virginie.

Photo courtoisie
de Sequel
the yearbook of Western Illinois University

« QUELLE AVENTURE! »

Gordon Schottlander, vĂ©tĂ©ran du jour J, se remĂ©more un siĂšcle d’évĂ©nements Ă©piques et de bĂ©nĂ©dictions de tous les jours

Seul enfant de Solomon « Sam » et de Violet Schottlander, Gordon Schottlander est nĂ© le 10 janvier 1925 Ă  Londres, en Angleterre. Son pĂšre Sam Ă©tait un vĂ©tĂ©ran de la PremiĂšre Guerre mondiale et ne parlait que rarement de son service militaire. « AprĂšs la mort de mon pĂšre en 1975 », se rappelle Gordon, « nous avons trouvĂ© ses mĂ©dailles de bravoure, mais aucun document retraçant ce qu’il avait fait pour les obtenir ».

Les quatre fils de Gordon ont alors commencĂ© Ă  lui demander de parler de son service pendant la Seconde Guerre mondiale en lui disant : « Il ne faudrait pas que tu nous laisses dans la mĂȘme position, papa ».

« Je me suis donc mis à en parler et à en reparler », dit Gordon.

Gordon Schottlander aprĂšs son enrĂŽlement dans l’armĂ©e britannique Ă  l’ñge de 17 ans. La Seconde Guerre mondiale avait commencĂ© deux ans plus tĂŽt, en septembre 1939.

Ancien grand Chevalier du Conseil 10061 de la paroisse St. Gabriel de Burlington, en Ontario, Gordon a cĂ©lĂ©brĂ© son 100e anniversaire plus tĂŽt cette annĂ©e, le 10 janvier. Plus tard au cours du mĂȘme mois, il s’est entretenu avec Columbia au sujet de sa vie mouvementĂ©e, et notamment de son expĂ©rience lors du dĂ©barquement de Normandie, le 6 juin 1944. Ce tĂ©moignage personnel est une version adaptĂ©e de cet Ă©change, Ă  laquelle ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s des dĂ©tails tirĂ©s d’une entrevue menĂ©e en mars au collĂšge prĂ©paratoire Crestwood de Toronto dans le cadre du projet « Oral History ».

En 1938, mon pĂšre avait fait la prĂ©diction que s’il fallait qu’il y ait une guerre, Londres serait bombardĂ©e. Nous avons donc dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  l’ouest de la ville, et grĂące Ă  cette dĂ©cision, nous n’avons jamais Ă©tĂ© dans la zone de guerre. Deux ans plus tard, mon pensionnat Ă  Brighton a Ă©tĂ© fermĂ© parce que les Allemands avaient envahi la France et se trouvaient Ă  juste un peu plus de 30 kilomĂštres de la cĂŽte sud de l’Angleterre. Donc, Ă  l’ñge de 15 ans, j’ai fini l’école plus tĂŽt que d’habitude, et c’est lĂ  que s’est terminĂ©e mon Ă©ducation formelle. Durant cette pĂ©riode, nous Ă©coutions tous Churchill. Comme la plupart des Britanniques, nous le trouvions formidable parce qu’il tenait tĂȘte aux Allemands. À 17 ans, je me suis joint Ă  l’armĂ©e britannique. Je savais que je serais appelĂ© Ă  le faire, et je ne voulais pas ĂȘtre sous l’eau, sur l’eau ou dans les airs. Ceux qui se portaient volontaires pouvaient choisir le service dans lequel ils voulaient ĂȘtre affectĂ©s, alors c’est ce que j’ai fait. Mes parents ne voulaient pas

que je le fasse, mais ils ont compris. Je suis nĂ© juif, mais l’armĂ©e a dĂ» changer ce fait dans mes papiers; en me disant qu’autrement, s’il fallait que je sois capturĂ© par les Allemands, ils me tueraient probablement. Je suis donc devenu membre de l’Église d’Angleterre sur papier.

Ensuite, j’ai Ă©tĂ© rattachĂ© au Royal Berkshire Regiment, Ă  Reading, et j’ai suivi mon instruction Ă  Hull. Ça s’est passĂ© trĂšs vite parce qu’ils voulaient que les gens commencent leur service aussi rapidement que possible. C’était dur, ils ne nous mĂ©nageaient vraiment pas, mais j’étais jeune et en forme. À partir de lĂ , j’ai Ă©tĂ© affectĂ© au Corps des transmissions et envoyĂ© Ă  l’üle de Man pour une formation sur le code Morse et les drapeaux. Nous avons suivi un entraĂźnement de dĂ©barquement au pays de Galles et un entraĂźnement commando en Écosse. J’ai aussi suivi une instruction d’officier, qui n’était vraiment pas facile, et je suis devenu sous-lieutenant.

Enfin, j’ai Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  la ligne Mareth [en Tunisie] pour aider Ă  stopper l’invasion [allemande-italienne] de l’Afrique du Nord. J’y ai servi pendant neuf mois au service des transmissions, puis je suis retournĂ© Ă  Reading.

TRAVERSÉE DE LA MANCHE

Deux jours avant le jour J, j’ai Ă©tĂ© expĂ©diĂ© Ă  Portsmouth, sur la cĂŽte sud, aprĂšs n’avoir reçu qu’un court prĂ©avis. C’était pĂ©nible, le temps Ă©tait froid et humide, avec de la pluie et du brouillard, et nous pensions tous que l’invasion serait annulĂ©e, mais ils ont dĂ©cidĂ© d’aller de l’avant.

Je faisais partie du 5e Bataillon du Royal Berkshire, rattachĂ© Ă  la 3e Division du Canada. J’étais un jeune officier avec 30 hommes sous mon commandement, et beaucoup d’entre eux avaient le mal de mer, mais par chance, ce n’était pas mon cas.

Nous avons traversĂ© la Manche durant la nuit, dans un engin de dĂ©barquement. Nous avions un pasteur Ă  bord, et il a dit une priĂšre pour nous tous. Personnellement, je me sentais en paix et j’étais calme. ConsidĂ©rant que je devais veiller sur 30 hommes, c’était une bĂ©nĂ©diction, parce que mon attention Ă©tait sur eux plutĂŽt que sur moi-mĂȘme.

Le 6 juin 1944, le jour J, des soldats canadiens dĂ©barquent Ă  Juno Beach, en Normandie. Le souslieutenant Gordon Schottlander a dĂ©barquĂ© Ă  proximitĂ© en tant qu’officier responsable de 30 hommes du 5e Bataillon du Royal Berkshire, rattachĂ© Ă  la 3e Division du Canada.

Une des choses dont je me souviens vraiment clairement Ă©tait le bruit, non seulement celui des avions qui passaient au-dessus de nous, des centaines d’avions, mais surtout celui des canons des navires qui tiraient depuis quelques kilomĂštres derriĂšre nous. Et bien sĂ»r, quand nous avons commencĂ© Ă  approcher de la plage, les balles ont commencĂ© Ă  frapper le bateau. Nous savions que nous allions nous faire canarder, et c’est exactement ce qui s’est passĂ©.

Nous avons dĂ©barquĂ© Ă  Juno Beach Ă  environ 6 h 35. La porte s’est abaissĂ©e, et nous nous sommes mis Ă  courir sous une pluie de balles. Nous avions de l’eau jusqu’à la taille et avons dĂ» nous frayer un chemin aussi vite que possible jusqu’à la plage. Je pouvais sentir les balles siffler autour de moi, et certains de mes amis se sont fait toucher et sont tombĂ©s, mais nous n’étions pas autorisĂ©s Ă  les aider, c’était aux secours de le faire. Il fallait continuer d’avancer, parce que s’arrĂȘter revenait Ă  devenir une cible.

Une fois sur la plage et aprĂšs avoir passĂ© une petite colline, nous avons enfin pu nous mettre Ă  couvert. Nous avions perdu environ huit hommes, qui avaient Ă©tĂ© tuĂ©s, et d’autres encore avaient Ă©tĂ© blessĂ©s. Je pense que c’est juste en dessous de la moitiĂ© qui ont atteint la plage. Ça a Ă©tĂ© des moments pĂ©nibles.

Nous ne connaissions pas le plan d’ensemble, bien sĂ»r, et j’en savais encore moins que les autres parce que je n’avais rejoint cet effort qu’à la derniĂšre minute. La mission Ă©tait d’abord d’arriver jusqu’à la plage. Rendus lĂ , par contre, nous y Ă©tions coincĂ©s et nous ne pouvions pas bouger. En bons Britanniques que nous Ă©tions, nous nous sommes donc mis Ă  faire du thĂ© et Ă  rouler des cigarettes. Nous sommes restĂ©s lĂ  pendant quatre ou cinq heures jusqu’à ce que les AmĂ©ricains, je crois, aient fait taire la plupart des mitraillettes allemandes.

Plus tard, j’ai reçu l’ordre d’aller rejoindre mon rĂ©giment. Il y avait beaucoup d’autres troupes prĂ©sentes : des troupes canadiennes, britanniques, amĂ©ricaines. Les habitants de l’endroit Ă©taient heureux de nous voir; ils nous ont apportĂ© des Ɠufs, du vin, des repas chauds, et nous avons flirtĂ© avec les filles. Nous les avions libĂ©rĂ©s, et les habitants nous Ă©taient trĂšs reconnaissants.

DE CAEN AU CANADA

Reprendre Caen, Ă  environ 25 kilomĂštres au sud de Juno Beach, Ă©tait le prochain objectif. À mi-chemin, j’ai Ă©tĂ© blessĂ©. Un obus de mortier a atterri Ă  environ 10 ou 12 pieds de nous et a tuĂ© trois hommes qui se trouvaient prĂšs de moi. Mes jambes et mes genoux ont reçu des Ă©clats d’obus, et j’ai perdu connaissance. Quand je me suis rĂ©veillĂ©, je me suis demandĂ© pourquoi j’avais de l’eau dans mes bottes, mais bien sĂ»r, c’était du sang.

Les secours sont arrivĂ©s, ont pansĂ© mes plaies et m’ont renvoyĂ© en Angleterre. C’est lĂ  que la guerre a pris fin pour moi, quoique je sois restĂ© dans l’armĂ©e plusieurs annĂ©es de plus. Pour commencer, j’ai Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  un hĂŽpital prĂšs de Reading. Je me souviens qu’une infirmiĂšre lĂ -bas m’a fait tellement rire que mes points de suture s’en sont dĂ©faits. Le mĂ©decin n’était vraiment pas content de ça.

J’avais du mĂ©tal jusque dans le bas de mes jambes. Des petits morceaux ont continuĂ© d’en sortir pendant des annĂ©es.

J’ai ensuite Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  Bangor, en Irlande du Nord, pour rĂ©cupĂ©rer, et c’est lĂ  que j’ai rencontrĂ© ma femme. J’ai Ă©tĂ© assignĂ© Ă  Hollywood Barracks, dans le rĂ©giment Royal Ulster Rifles. Une de nos d’escorter les familles des officiers supĂ©rieurs qui venaient en visite. Durant une grande fĂȘte, un de mes amis et moi Ă©tions debout Ă  la porte quand une blonde et une brune sont sorties d’une voiture. J’ai dit : « Je vais prendre la blonde ». Son nom Ă©tait Colleen. Nous nous sommes rencontrĂ©s ce soir-lĂ , et nous ne nous sommes plus quittĂ©s des 65 ans qui ont suivi.

Le jour de la Victoire en Europe, Colleen et moi sommes allés au centre-ville de Belfast et avons célébré avec tout le monde.

L’annĂ©e suivante, nous nous sommes mariĂ©s lĂ -bas.

Étant pour ma part toujours dans l’armĂ©e, j’ai Ă©tĂ© envoyĂ© en 1947 Ă  la Royal West African Frontier Force, stationnĂ©e Ă  Freetown, en Sierra Leone, oĂč nous sommes restĂ©s jusqu’en 1950.

En 1950, nous sommes revenus en Angleterre, et j’ai dĂ» chercher du travail. Il y avait tellement de personnes qui quittaient l’armĂ©e Ă  ce moment-lĂ  que les emplois Ă©taient rares. Moi et Colleen habitions avec ses parents Ă  Plymouth, et un jour, aprĂšs

Photo par Imperial War Museum/AFP via Getty Images

ĂȘtre sorti d’un autobus par une pluie battante, je me suis mis Ă  l’abri prĂšs d’une entrĂ©e de porte. J’ai vu qu’il y avait des photos des chutes Niagara et de Toronto, alors j’ai dĂ©cidĂ© d’entrer. C’était la Maison du Canada. J’y ai pris quelques brochures, et plus tard, je les ai lancĂ©es sur le lit en disant Ă  Colleen : « Allons au Canada ». Et c’est exactement ce que nous avons fait. Si j’étais entrĂ© dans la Maison de l’Australie, nous aurions dĂ©mĂ©nagĂ© en Australie!

Nous sommes restĂ©s briĂšvement Ă  Windsor, en Ontario, puis Ă  Hamilton, oĂč notre premier fils est nĂ© en 1952. L’annĂ©e d’aprĂšs, nous avons dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Burlington. Trois garçons de plus ont suivi. J’étais un enfant unique, mais j’ai une grande famille maintenant, avec beaucoup de petits-enfants et d’arriĂšre-petits-enfants.

FOI, FAMILLE, FRATERNITÉ

Colleen vient d’une famille catholique, mais pour ma part, je sentais que pour que je devienne catholique, cela me devait venir du fond du cƓur. Avec l’aide d’un excellent prĂȘtre et de ma femme, j’ai rejoint l’Église en 1968. J’étais trĂšs heureux de le faire, et j’en suis toujours restĂ© heureux depuis.

Je me suis joint aux Chevaliers de Colomb en 1997, Ă  Surrey, en Colombie-Britannique, oĂč j’ai gĂ©rĂ© une entreprise sur la cĂŽte ouest pendant un certain temps. J’ai Ă©tĂ© impressionnĂ© par le travail que l’Ordre faisait et je me suis joint au conseil local. Les Chevaliers, pour moi, ont Ă©tĂ© une merveilleuse organisation. J’y ai eu tellement

de bons amis, et nous avons fait tellement de bonnes choses dans la communautĂ©. Ça a Ă©tĂ© trĂšs bon pour moi, spirituellement, Ă©motionnellement, et vraiment Ă  tous les niveaux, en fait.

Vivre une bonne vie, je crois, est d’agir du mieux que nous pouvons pour les autres et de ne faire de tort Ă  personne. Il faut ĂȘtre conscient de ce qui se passe autour de nous, prendre de bonnes dĂ©cisions et faire partie d’une famille – votre propre famille, bien sĂ»r, mais les Chevaliers sont aussi une famille pour moi depuis le jour oĂč je m’y suis joint. Je suis reconnaissant Ă  tous mes frĂšres Chevaliers, qui m’ont donnĂ© tant de choses dans ma vie. Il n’y a pas de meilleure organisation dans le monde.

Je ne sais pas pourquoi j’ai vĂ©cu jusqu’à devenir centenaire. Ma femme est dĂ©cĂ©dĂ©e alors qu’elle avait dans les 80 ans. Certaines personnes vivent longtemps, et d’autres non. Je pense que le fait d’ĂȘtre positif, de savoir apprĂ©cier les choses et de communiquer avec les gens aide. Mais il reste que la santĂ© joue un grand rĂŽle, et certains sont chanceux, alors que ce n’est pas le cas pour d’autres. Les choses sont ce qu’elles sont.

C’est au bon Seigneur de dĂ©cider du temps que vous avez, et quand il dĂ©cide qu’il est temps pour vous de partir, il est temps pour vous de partir. Je ne veux pas quitter cette vie en me disant : « Oh, j’aurais tellement voulu avoir fait telle chose ». Je veux la quitter en me disant : « Wow, quelle aventure ça a Ă©tĂ©! »” B

Photo par Nadia Molinari
Gordon Schottlander, qui a fĂȘtĂ© son 100e anniversaire le 10 janvier 2025, Ă  son domicile de Burlington, en Ontario, oĂč il est membre et ancien grand Chevalier du Conseil 10061 St. Gabriel’s Parish.

LA CHARITÉ ET LA VÉRITÉ sur la place publique

Dans cette pĂ©riode de tensions, les catholiques sont appelĂ©s Ă  interagir avec leurs adversaires avec civilitĂ© dans la quĂȘte commune de vĂ©ritĂ©

Le prophĂšte JĂ©rĂ©mie n’avait pas les États-Unis — ou toute nation moderne — Ă  l’esprit lorsqu’il a dĂ©crit la façon dont tous disent « “Paix! La paix!” alors qu’il n’y a pas de paix » (Jr 6, 14). Pourtant, cela dĂ©crit bien notre discours politique et culturel actuel. De nombreuses personnes dĂ©crient la rancune et la polarisation dans la vie publique, en vain, ce qui entraĂźne des appels Ă  la paix encore plus fervents.

Les catholiques sont des citoyens ordinaires, avec des devoirs et des droits comme les autres. Par consĂ©quent, ils ont des convictions et des points de vue politiques, avec les divergences habituelles. Tout cela est parfaitement normal et ne pose aucun problĂšme. De nombreuses questions politiques permettent aux personnes raisonnables de bonne volontĂ© de voir les choses diffĂ©remment sans se rĂ©vĂ©ler ignorantes ou infidĂšles. Les lois sur le zonage, le financement des Ă©coles et les droits de douane sont des questions que l’Église n’a pas dĂ©finies de maniĂšre dogmatique et que le droit naturel laisse non prĂ©cisĂ©es, de sorte que des points de vue diffĂ©rents sont attendus, sans que cela fasse scandale.

Les hommes et les femmes sur les bancs des églises peuvent avoir et ont différents points de vue sur de nombreux enjeux, tout en restant fidÚles à leur foi et à leur pays. Le patriotisme est une vertu, et les patriotes sont souvent en désaccord; il suffit de demander à James Madison et Alexander Hamilton.

Ou Ă  Charles Carroll, le seul catholique Ă  signer la DĂ©claration d’indĂ©pendance, qui a soutenu l’indĂ©pendance des États-Unis de la Grande-Bretagne dans la Gazette du Maryland sous le pseudonyme de « Premier citoyen ». Nous sommes des citoyens patriotiques, fiers d’ĂȘtre ainsi, et un peuple libre et indĂ©pendant dĂ©libĂšre, dĂ©bat et disconvient, comme il se doit.

Bien sĂ»r, certains dĂ©saccords sont fondamentaux, avec beaucoup plus en jeu que la politique fiscale. Les dĂ©bats sur l’avortement, l’euthanasie ou la dĂ©finition du mariage ne permettent pas aux fidĂšles catholiques de faire des compromis sur la vĂ©ritĂ© morale ou les enseignements clairs de l’Église. Un devoir essentiel est donc de reconnaĂźtre la diffĂ©rence et de rĂ©agir en consĂ©quence. Est-ce une question de prĂ©fĂ©rence? Ce dĂ©bat permet-il une diversitĂ© lĂ©gitime d’opinions? Nous devons prendre la responsabilitĂ© de bien former notre conscience, guidĂ©s par les enseignements de l’Église.

MĂȘme sur les questions fondamentales, les catholiques sont appelĂ©s Ă  ĂȘtre des semeurs de paix plutĂŽt que d’hostilitĂ©. AprĂšs tout, nous savons que nous ne sommes pas uniquement des citoyens de la CitĂ© de la Terre; nous sommes avant tout des citoyens de la CitĂ© de Dieu, l’Église. La politique est importante, surtout lorsqu’il est question de la vie et de la mort, du bien et du mal, mais la politique n’est pas l’ultime prioritĂ©, car l’éternitĂ© nous attend bien aprĂšs le prochain cycle Ă©lectoral ou le prochain cycle de nouvelles. Nous

prenons notre place lĂ©gitime dans le dĂ©bat public, mais avec une libertĂ© dont le non-croyant ne bĂ©nĂ©ficie pas; nous savons qu’un moment plus important nous attend‚ nous avons confiance en un Roi supĂ©rieur Ă  tous les souverains. Nous votons et dĂ©battons avec une libertĂ©, et une responsabilitĂ©, que les autres n’ont peut-ĂȘtre pas, surtout ceux qui ne placent pas leur espoir en Dieu. La politique est importante, mais elle n’est jamais la prioritĂ©.

CHARITÉ ET UNITÉ

Comme nous vivons dans l’espĂ©rance et la foi, les catholiques sont libres d’ĂȘtre charitables, mĂȘme envers leurs opposants politiques. Dans ses Exercices spirituels, saint Ignace de Loyola offre des conseils inestimables : « Il faut prĂ©supposer que tout homme vraiment chrĂ©tien doit ĂȘtre plus disposĂ© Ă  justifier une proposition obscure du prochain qu’à la condamner. S’il ne peut la justifier, qu’il sache de lui comment il la comprend; et s’il la prend mal, qu’il le corrige avec amour. »

Ce conseil est presque Ă  l’opposĂ© du discours politique actuel, surtout en ligne, oĂč de petites divergences sont mal caractĂ©risĂ©es, dramatisĂ©es et attaquĂ©es, souvent sans le moindre effort pour comprendre, et encore moins pour les interprĂ©ter dans la meilleure lumiĂšre possible. Mais cela n’est pas une façon de faire preuve de charitĂ© et ne reflĂšte pas la libertĂ©, l’espĂ©rance et la bonne humeur des enfants de Dieu.

La tradition catholique adhĂšre au droit naturel, affirmant que les ĂȘtres humains peuvent accĂ©der aux principes de base de la moralitĂ© par la seule raison. Cela constitue un fondement pour l’unitĂ© malgrĂ© les diffĂ©rends. Par exemple, nous savons tous que la vie humaine doit ĂȘtre prĂ©servĂ©e. Il est raisonnable de conclure que le Code de la route aide Ă  protĂ©ger la vie, mais la limite de vitesse exacte est une question de prudence, une question sur laquelle les personnes raisonnables peuvent ĂȘtre en dĂ©saccord.

Évidemment, l’Église n’a pas d’opinion fixe sur les limites de vitesse, alors pourquoi devrions-nous en avoir? Mais il existe d’autres questions de droit naturel sur lesquelles l’Église a toujours clairement pris position, comme le mal intrinsĂšque de l’avortement. Et cela soulĂšve une question importante : dans une sociĂ©tĂ© oĂč de graves violations du droit naturel sont permises ou mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ©es, comment les catholiques doivent-ils se comporter dans les discussions politiques?

Ici encore, la charitĂ© demeure essentielle. Les personnes qui se trompent sur des questions morales importantes ont besoin de nos priĂšres, qui les aident vraiment. Et bien que nous ne devons pas considĂ©rer tous les points de vue comme Ă©tant moralement Ă©gaux, nous pouvons tout de mĂȘme reconnaĂźtre que la plupart des gens, comme nous, tentent d’exprimer la vĂ©ritĂ© comme ils la comprennent. Ils ont peut-ĂȘtre tort, et mĂȘme de façon grave, mais ils agissent tout de mĂȘme de bonne foi. Deux perspectives peuvent parfois comprendre des vĂ©ritĂ©s partielles. Et le fait qu’une personne comprend la vĂ©ritĂ© ne la rend pas inaccessible aux autres. Il ne s’agit pas d’un relativisme; la vĂ©ritĂ© morale existe et peut ĂȘtre connue et dĂ©fendue. Mais la vĂ©ritĂ© est mieux offerte par la misĂ©ricorde et l’humilitĂ©, que par la condamnation. Si nous nous souvenons que les autres, comme nous, ont Ă©tĂ© créés pour ĂȘtre des personnes rationnelles en quĂȘte de vĂ©ritĂ©, nous pouvons les voir comme d’autres pĂšlerins avec un dĂ©sir commun.

LIÉS PAR LA FRATERNITÉ

De nombreuses questions permettent aux bonnes personnes, qui recherchent la vĂ©ritĂ©, et qui essaient toutes d’ĂȘtre raisonnables, d’arriver Ă  des conclusions diffĂ©rentes. L’unitĂ© dans la diffĂ©rence n’est pas toujours une contradiction, et nous n’avons pas besoin de la craindre. Nous n’avons certainement pas besoin d’ĂȘtre offensĂ©s par elle. Le calme et la charitĂ© dans de telles situations peuvent grandement contribuer Ă  donner l’exemple sur la façon d’ĂȘtre en dĂ©saccord de maniĂšre positive.

Cette posture favorise la fraternitĂ©. Lorsque nous nous souvenons que les autres sont Ă©galement patriotiques, lorsque nous interprĂ©tons leurs points de vue de façon charitable, lorsque nous nous souvenons qu’ils sont unis avec nous dans la quĂȘte de la vĂ©ritĂ©, il devient plus facile de les voir comme des prochains, ou mĂȘme comme des amis et des frĂšres. Ils ont des points de vue politiques qui sont importants pour eux; et nous aussi. Ils ont des familles, des primes d’assurance et des impĂŽts fonciers; et nous aussi. Ils ont des craintes et des rĂȘves pour leurs enfants; tout comme nous.

Peut-ĂȘtre sont-ils diffĂ©rents de nous en ce qui concerne les impĂŽts ou l’assurance maladie, mais ils demeurent des citoyens, des membres de l’humanitĂ© et ils sont peut-ĂȘtre mĂȘme sauvĂ©s par les mĂȘmes eaux du baptĂȘme. Nous pouvons ne pas ĂȘtre d’accord avec eux aux urnes ou dans la section des commentaires, mais nous sommes toujours appelĂ©s Ă  prendre soin d’eux, Ă  porter leur fardeau, Ă  chercher le bien commun et Ă  vivre en solidaritĂ© avec tous. Dans cette perspective, les arguments rhĂ©toriques faciles semblent une victoire vide de sens.

En tant que Chevaliers de Colomb en particulier, nous pouvons nous appuyer sur les principes de la charitĂ©, de l’unitĂ©, de la fraternitĂ© et du patriotisme dans nos relations avec les autres, que nos diffĂ©rends soient grands ou petits. Nous ne pouvons pas faire de compromis sur les questions fondamentalement importantes, mais une rĂ©solution ferme n’a pas besoin d’ĂȘtre mĂ©chante. Nous devons aussi ĂȘtre humbles. Nous savons certaines vĂ©ritĂ©s non pas parce que nous sommes brillants, mais parce que notre mĂšre, l’Église, nous les a enseignĂ©es. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. L’expression « Sans la grĂące de Dieu, tu serais lĂ  toi aussi » est plus qu’un clichĂ©; c’est un appel Ă  la modestie et Ă  la patience et Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ© envers les autres.

Et n’oublions pas ceci : les autres, peu importe leur opinion politique, sont des personnes avec un destin Ă©ternel. Si nous gagnons le monde entier, mais que nous perdons leur Ăąme, ou que nous risquons la nĂŽtre, en cherchant Ă  « gagner » un argument, qui gagne-t-on vraiment?

La paix n’abonde pas, et l’amertume tend souvent Ă  s’immiscer dans les dĂ©bats publics. NĂ©anmoins, nous devrions nous rappeler que toutes les divergences ne sont pas fondamentales, et mĂȘme quand c’est le cas, nous devons toujours suivre le commandement du Christ : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persĂ©cutent » (Mt 5, 44). En tant que catholiques et Chevaliers, nous pouvons commencer par faire exactement cela. B

R.J. SNELL est directeur des programmes universitaires et rédacteur en chef de Public Discourse pour le Witherspoon Institute à Princeton, au New Jersey. Membre du Conseil 10024 St. John the Evangelist de Lambertville, lui et sa famille résident dans la région de Princeton.

DES CHEVALIERS SUR LA GLACE

Le match des anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey, soutenu par les Chevaliers, met l’accent sur la charitĂ© et la fraternitĂ©

Remontant l’aile gauche de la patinoire Ă  toute vitesse, John Scott, un ancien joueur de la LNH et meilleur joueur du match des Ă©toiles de la LNH de 2016, capte la passe d’un de ses coĂ©quipiers des Canadiens de MontrĂ©al et lance la rondelle pour dĂ©jouer le gardien des Red Wings de Detroit. C’est le but! MontrĂ©al 5, Detroit 2

La foule rugit, les sirĂšnes retentissent, et les coĂ©quipiers de Scott le fĂ©licitent. Pourtant, aucune Coupe Stanley n’est en jeu, et les joueurs ne se disputent pas un gros contrat. Au lieu de cela, les deux Ă©quipes composĂ©es d’anciens joueurs de franchises lĂ©gendaires s’affrontent pour amasser des fonds pour les enfants handicapĂ©s. Ce match Ă©tait le troisiĂšme match annuel des anciens joueurs de la LNH organisĂ© par la fondation GH Pastor, en mars dernier Ă  l’arĂ©na Big Boy Ă  Fraser, au Michigan, Ă  environ 32 kilomĂštres au nord du centre-ville de Detroit. Les Canadiens ont remportĂ© la partie, marquant neuf buts contre six, mais la vraie victoire n’était pas affichĂ©e sur le tableau de pointage. La partie, organisĂ©e avec

le soutien du Conseil 2690 George F. Monaghan Ă  Livonia et de plusieurs autres Chevaliers tant sur la glace qu’en dehors, a permis de recueillir environ 35 000 $ pour des programmes de hockey sur luge pour les jeunes handicapĂ©s et pour d’autres organismes qui soutiennent les familles avec des enfants dans le besoin.

John Pastor, membre du Conseil 2690, dont la famille a Ă©tabli la fondation GH Pastor, a aidĂ© Ă  planifier l’évĂ©nement, et d’autres membres du conseil ont fait du bĂ©nĂ©volat pendant le match en tant que placiers et prĂ©posĂ©s aux loges. Angelo D’Amico, qui a passĂ© six ans comme juge de lignes dans la LNH, et John Horrigan, annonceur pour l’équipe des anciens joueurs des Bruins de Boston et laurĂ©at d’un Emmy, sont des Chevaliers qui ont repris leurs rĂŽles professionnels pour le match.

Pour Angelo, membre du Conseil 13272 St. Christopher Ă  Mississauga, en Ontario, et fils de John D’Amico, un juge de lignes intronisĂ© au Temple de la renommĂ©e du hockey, la partie Ă©tait un exemple Ă©vident de ce que signifie ĂȘtre un Chevalier.

Page en regard : John Scott (Ă  droite), qui a jouĂ© dans la LNH pendant huit ans, tente de marquer un but lors du match des anciens joueurs de la LNH 2025 organisĂ© par la fondation GH Pastor avec le soutien des Chevaliers locaux. ‱ Ci-dessus, Ă  partir de la gauche : Angelo D’Amico (deuxiĂšme Ă  partir de la gauche), un ancien juge de lignes de la LNH et un Chevalier de l’Ontario, avec des membres du Conseil 2690 George F. Monaghan Ă  Livonia, au Michigan, qui agissent Ă  titre de bĂ©nĂ©voles pour le match des anciens joueurs.‱ Alex Foster (Ă  gauche), portant une rĂ©plique du chandail de son pĂšre, Dwight Foster, un ancien joueur de l’équipe des Red Wings de Detroit, avec John Scott aprĂšs le match des anciens joueurs. Alex s’est joint Ă  l’équipe des anciens joueurs des Red Wings en l’honneur de son pĂšre, dĂ©cĂ©dĂ© en janvier.

« Le bienheureux Michael McGivney nous inspire Ă  faire une diffĂ©rence », affirme Angelo. « La partie n’a pas eu lieu dans ma communautĂ©, mais j’ai voyagĂ© ici pour faire une diffĂ©rence avec d’autres Chevaliers. C’est ça, l’essence mĂȘme de cette fraternitĂ©. »

John explique que la fondation GH Pastor a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2023 pour redonner Ă  des organisations qui soutiennent des enfants qui font face Ă  de graves dĂ©fis mĂ©dicaux, y compris son propre fils, qui a eu une tumeur cĂ©rĂ©brale, une niĂšce atteinte d’épilepsie et le fils d’un partenaire d’affaires, qui a reçu un diagnostic d’autisme et de trisomie 21.

Le hockey Ă©tant depuis longtemps une passion partagĂ©e entre les familles, la fondation a eu l’idĂ©e d’organiser un match de bienfaisance mettant en vedette d’anciennes vedettes de la LNH, dont les fonds serviraient Ă  soutenir les enfants handicapĂ©s et aux prises avec des problĂšmes de santĂ© graves. Selon John, l’un des objectifs Ă  long terme de la fondation est de crĂ©er une rĂ©sidence pour les personnes atteintes de trisomie 21 qui ne sont plus admissibles Ă  l’aide du gouvernement.

« C’est la valeur du hockey », dit-il. « La raison pour laquelle nous organisons cet Ă©vĂ©nement est notre amour du sport et le dĂ©sir de recueillir des fonds pour les diffĂ©rents organismes de bienfaisance. Et c’est aussi la mission des Chevaliers de Colomb : redonner Ă  notre communautĂ© et aider les gens moins fortunĂ©s que nous. »

La fondation a lancĂ© ses matchs d’anciens joueurs de la LNH au cours de sa premiĂšre annĂ©e, avec des anciens joueurs des Red Wings affrontant une Ă©quipe d’anciens joueurs de la LNH diffĂ©rente chaque annĂ©e; plus de 100 000 $ ont depuis Ă©tĂ© donnĂ©s Ă  des organismes de bienfaisance pour enfants. L’évĂ©nement met Ă©galement en vedette une compĂ©tition de hockey sur luge entre des Ă©quipes canadiennes et amĂ©ricaines, qui comprennent des athlĂštes paralympiques et d’autres athlĂštes handicapĂ©s.

Lors du match de hockey sur luge de 2024, Vladimir Konstantinov, une lĂ©gende des Red Wings et champion de la Coupe Stanley, est revenu sur la glace pour la premiĂšre fois depuis 1997, aprĂšs qu’un accident de voiture l’ait rendu partiellement paralysĂ©, mettant ainsi fin Ă  sa carriĂšre. Cette annĂ©e, il Ă©tait prĂ©sent Ă  titre

de capitaine honoraire de l’équipe amĂ©ricaine.

Cliff Liptak, grand Chevalier du Conseil 2690, explique que la partie de hockey sur luge Ă©tait une des principales raisons pour laquelle le conseil participait Ă  l’évĂ©nement.

« Les Chevaliers de Colomb ont toujours appuyĂ© les programmes pour les enfants handicapĂ©s. Nous Ă©tions donc contents de participer Ă  l’évĂ©nement », dit Cliff. « Nous voulons nous assurer que les enfants sont soutenus et qu’ils ont accĂšs aux choses qui les intĂ©ressent. »

Bien que ce n’était pas l’intention principale de l’évĂ©nement, le match de cette annĂ©e a Ă©galement Ă©tĂ© une occasion de rĂ©unir des athlĂštes et des partisans du Canada et des États-Unis, aprĂšs les tensions entourant le tournoi des 4 nations de la LNH le mois prĂ©cĂ©dent.

« Une chose que nous avons sentie, c’est que le hockey nous unit, et cela nous a donnĂ© l’occasion de cĂ©lĂ©brer la raison pour laquelle nous sommes lĂ  : le bien commun », affirme Angelo. « Si des personnes de deux pays diffĂ©rents peuvent combiner leurs efforts pour faire une diffĂ©rence dans la vie de quelqu’un par la foi et la charitĂ©, c’est une victoire. »

John, qui est nĂ© en Alberta et vit maintenant au Michigan, croit aussi que la camaraderie et la charitĂ© vont de pair. « Nous sommes diffĂ©rents joueurs de diffĂ©rentes Ă©quipes et nous nous rassemblons avec l’objectif commun de faire quelque chose de bien », dit-il.

Plusieurs Chevaliers ont mentionnĂ© l’impact Ă  long terme qu’ils souhaitent que l’évĂ©nement aura, bien aprĂšs la fin de la partie.

« Nous espĂ©rons continuer Ă  soutenir ces familles, Ă  rendre leur vie confortable et Ă  leur offrir une qualitĂ© de vie », affirme Pat Maher, un ancien Chevalier du Conseil 2690. « Le bienheureux Michael McGivney avait Ă  cƓur la famille, la communautĂ©, la fraternitĂ© et la charité  c’est ce qui compte aujourd’hui : voir les familles se rĂ©unir, amasser des fonds pour des organismes de bienfaisance et se soutenir mutuellement. » B

ELISHA VALLADARES-CORMIER est rédacteur spécialisé de Columbia et membre du Conseil 546 Sandusky, en Ohio.

Les membres du Conseil 7992 Father Vincent S. Sikora Ă  Burke, en Virginie, prĂ©sentent leur banniĂšre du conseil devant une chapelle Ă  Bangang, un village dans l’ouest du Cameroun, lors d’un voyage de mission avec l’organisme sans but lucratif Viridiane’s Hope for Children Health and Education. Les Chevaliers ont non seulement aidĂ© Ă  terminer la construction des murs intĂ©rieurs et extĂ©rieurs de la chapelle et Ă  Ă©riger un autel, mais ils ont Ă©galement forĂ© deux puits d’eau potable Ă  Bangang et Ă  Babouantou, plantĂ© des graines et participĂ© Ă  d’autres projets.

GLOIRE AU SACRÉ-CƒUR

Le Conseil 10655 Father Aloysius Nolan Ă  Kinkora, en Ontario, a organisĂ© une Heure Sainte avec l’icĂŽne du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus de l’Ordre Ă  l’église St. Patrick. Le pĂšre Jude Ogbenna, prĂȘte associĂ© et frĂšre Chevalier, a menĂ© l’adoration eucharistique.

DES FONTS POUR TOUTES

LES BÉNÉDICTIONS

Le Conseil 1773 de Perham, au Minnesota, a fait don de 300 $ amassĂ©s lors d’un petit dĂ©jeuner aux crĂȘpes pour couvrir la moitiĂ© du coĂ»t des matĂ©riaux nĂ©cessaires Ă  la construction d’un deuxiĂšme font baptismal Ă  l’église St. Henry. Mark Halbakken, membre du conseil, a construit le font, qui a Ă©tĂ© placĂ© dans la chapelle paroissiale pour permettre une plus grande flexibilitĂ© dans la planification des baptĂȘmes autour des heures de messe.

DES MOMENTS AU MONASTÈRE

Le Conseil 11109 St. Patrick Ă  Independence, en Oregon, a parrainĂ© un pĂšlerinage de 25 jeunes du programme de confirmation de l’église St. Patrick Ă  l’église Mount Angel Abbey Ă  St. Benedict. De nombreux Chevaliers se sont joints au pĂšlerinage et

le pĂšre bĂ©nĂ©dictin Andrew Schwenke a parlĂ© aux jeunes de l’histoire de l’ordre des BĂ©nĂ©dictins, du processus d’entrĂ©e dans la vie religieuse et de sa propre histoire de vocation.

DÉVOTION DU PREMIER

VENDREDI

InspirĂ© par la lettre encyclique du pape François, Dilexit Nos (Il nous a aimĂ©s), le Conseil 11745 St. Patrick Ă  Anchorage, en Alaska, a collaborĂ© avec le pĂšre Leo Walsh, prĂȘtre de la paroisse St. Patrick et aumĂŽnier du conseil, pour raviver la dĂ©votion du premier vendredi Ă  la paroisse. AprĂšs la messe de chaque mois, les participants prient la litanie du SacrĂ©-CƓur, puis participent Ă  un repas-partage organisĂ© par le conseil.

ABBÉ MICHAEL MCGIVNEY, PRIEZ POUR NOUS!

Des Chevaliers du Conseil 8753 Banal na Sakramento de Quezon City, Luçon Nord, ont assistĂ© Ă  la messe Ă  l’église Banal na Sakramento pour cĂ©lĂ©brer la fin de la neuvaine au bienheureux Michael McGivney du conseil. Une image de l’abbĂ© McGivney Ă©tait affichĂ©e pendant la messe.

La Foi

SAINTE FAMILLE, PRIEZ POUR NOUS

Le Conseil 6099 Holy Family Ă  Chattanooga, au Tennessee, a donnĂ© de petites statues de la Sainte Famille Ă  plus de 40 jeunes qui ont reçu le sacrement de la confirmation Ă  l’église St. Stephen. Depuis 2020, le Conseil 6099 et son groupe de femmes offrent des prĂ©sents sacramentels aux paroissiens qui reçoivent la premiĂšre communion et la confirmation.

Les Chevaliers du DegrĂ© patriotique de l’AssemblĂ©e 1197 Marquette Ă  Green Bay, au Wisconsin, assurent une garde d’honneur alors qu’ils mĂšnent une procession de la croix du jubilĂ© dans le sanctuaire national Our Lady of Champion lors d’une messe cĂ©lĂ©brant le JubilĂ© de 2025. AprĂšs la messe, les Chevaliers ont transportĂ© la croix dans une procession de 2,7 km dans les jardins du sanctuaire.

DROITE:
Photo par Sam Lucero The National Shrine of Our Lady of Champion

La Famille

Lope Suyom, membre du Conseil 14648 St. Peter the Apostle Ă  Telegrafo, aux Visayas, coupe l’herbe Ă  l’école primaire Canmogsay dans le cadre de la campagne annuelle Brigada Eskwela du pays, qui vise Ă  prĂ©parer les Ă©coles avant le dĂ©but de la nouvelle annĂ©e scolaire. Quinze Chevaliers ont amĂ©nagĂ© le terrain de l’école en trois heures.

UNE TONNE DE SOUTIEN

Le Conseil 61 Our Lady of Peace Ă  Stratford, au Connecticut, a reçu plus de 453 kg de denrĂ©es lors de sa collecte mensuelle dans le cadre du programme « Nourrir les familles ». Les denrĂ©es recueillies ont Ă©tĂ© donnĂ©es Ă  la banque alimentaire de l’église Blessed Sacrament, qui distribue plus de 700 sacs de denrĂ©es chaque semaine. Depuis mars 2023, le Conseil 61 recueille en moyenne 226 kg de denrĂ©es pour la banque alimentaire chaque mois.

DES ÉLÈVES DOUÉS

Le Conseil 14181 Good Samaritan Ă  Ellijay, en GĂ©orgie, a remis Ă  sept diplĂŽmĂ©s de l’école secondaire Gilmer une bourse d’études de 1 000 $ chacun. Le programme, nommĂ© en l’honneur du Chevalier de longue date Ed Elie, dĂ©cĂ©dĂ© en 2019, soutient les Ă©lĂšves depuis cinq ans.

AIDER UN FRÈRE À RENTRER À LA MAISON

Lorsqu’un membre du Conseil 6245 Immaculate Conception d’Annandale, au New Jersey, est dĂ©cĂ©dĂ©, le conseil a versĂ© 5 000 $, avec le soutien de dons individuels, pour aider sa femme Ă  envoyer sa dĂ©pouille au NigĂ©ria pour son enterrement dans le cimetiĂšre familial.

JOUER POUR UNE CAUSE

Le Conseil 10921 St. Joseph the Worker Ă  Orefield, en Pennsylvanie, et le Conseil 4050 Queenship of Mary Ă  Whitehall ont organisĂ© conjointement leur tournoi annuel de jeu de poches au Egypt Memorial Park. L’évĂ©nement a permis d’amasser plus de 4 000 $ et de recueillir 10 boĂźtes de denrĂ©es pour la Whitehall-Coplay Hunger Initiative, qui sert environ 1 000 personnes chaque mois.

UN DON DE CONGÉLATEUR POUR RÉCHAUFFER LES CƒURS

Le Conseil 10757 St. William Ă  Naples, en Floride, a fait don de 5 600 $ Ă  un centre de soutien aux personnes en situation d’itinĂ©rance, gĂ©rĂ© par les Ɠuvres catholiques du diocĂšse de Venice, pour acheter un nouveau congĂ©lateur. Le don provient des fonds amassĂ©s lors des dĂ©jeuners paroissiaux mensuels du conseil Ă  l’église catholique St. William.

IN MEMORIAM

Les Chevaliers de l’AssemblĂ©e 150 Cardinal Gibbons Ă  Hockessin, au Delaware, ont construit et installĂ© six bancs commĂ©moratifs, avec des plaques gravĂ©es avec les noms des membres dĂ©cĂ©dĂ©s de l’assemblĂ©e, au sanctuaire Our Lady, Queen of Peace dans la paroisse Holy Spirit. Le projet de 8 000 $ a Ă©tĂ© financĂ© par des dons individuels de membres et des dons au fonds commĂ©moratif.

PIQUE-NIQUE FAMILIAL PAROISSIAL

Les Chevaliers du Conseil 15829 Millville-St. André Bessette de Blackstone, au Massachusetts, a préparé un repas servi à plus de 100 personnes lors du pique-nique annuel de la paroisse Divine Mercy.

Edward Domich (Ă  droite) et d’autres membres du Conseil 8596 Siena Ă  West Dundee, dans l’Illinois, remplissent des sacs Ă  dos de fournitures scolaires pour les familles locales dans le besoin. Les articles proviennent de la collecte annuelle de fournitures scolaires organisĂ©e par le Conseil 8596 et F.I.S.H., une banque alimentaire, avec des dons totalisant plus de 227 kg, suffisant pour remplir plus de 75 sacs Ă  dos.

Le MaĂźtre SuprĂȘme Michael McCusker (en avant, troisiĂšme Ă  partir de la droite) avec le dĂ©putĂ© d’État de l’Île-du-Prince-Édouard Savio Dias (en avant, troisiĂšme Ă  partir de la gauche) et d’autres dirigeants des Chevaliers de Colomb, aprĂšs une cĂ©rĂ©monie d’exemplification du DegrĂ© du patriotisme (4e) au CongrĂšs d’État de l’Île-du-Prince-Édouard. PrĂšs de 30 hommes sont devenus des Sires Chevaliers pendant l’évĂ©nement, qui a Ă©tĂ© organisĂ© selon le nouveau format de cĂ©rĂ©monie instaurĂ© au dĂ©but de l’annĂ©e.

PRENDRE SOIN DE NOS ANCIENS COMBATTANTS

Les membres de l’AssemblĂ©e 100 Bishop Fenwick Ă  Norwalk, au Connecticut, ont collaborĂ© avec l’organisme House of Heroes pour faire des travaux Ă  la maison de Willie Jones, un ancien combattant de l’armĂ©e amĂ©ricaine. Ils ont rĂ©parĂ© et peint la terrasse, nettoyĂ© le sous-sol et installĂ© une rampe. Le projet de 5 000 $ a Ă©tĂ© financĂ© avec des fonds recueillis lors du repas des patriotes annuel de l’assemblĂ©e et carnaval communautaire

FESTIVAL D’ABAYAN

PrĂšs de 50 Chevaliers de plusieurs conseils et assemblĂ©es prĂšs de Butuan City, Mindanao, ont participĂ© au Festival d’Abayan 2025, un Ă©vĂ©nement religieux et culturel annuel qui rend hommage Ă  sainte Anne, patronne du fleuve Agusan. Les Chevaliers ont assurĂ© une garde d’honneur lors d’une procession de 30 minutes entre la cathĂ©drale St. Joseph et un site situĂ© Ă  proximitĂ© de l’AutoritĂ© portuaire des Philippines, oĂč la messe a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e. Ils ont ensuite accompagnĂ© l’image de sainte Anne lors d’un dĂ©filĂ© de trois heures.

TOUTE UNE COMPÉTITION

Les membres du Conseil 6550 Father Puetz Ă  Harrisonville, au Missouri, ont participĂ© Ă  une compĂ©tition annuelle de barbecue et Ă  un repas communautaire. L’équipe du Conseil 6550, reprĂ©sentant la paroisse Our Lady of Lourdes, a tentĂ© de battre neuf autres Ă©glises locales lors de l’évĂ©nement ƓcumĂ©nique, qui a rĂ©uni des centaines de personnes pour un moment de camaraderie chrĂ©tienne. Des Chevaliers du conseil Ă©taient Ă©galement sur place pour parler de l’Église catholique avec les personnes qui avaient des questions Ă  ce sujet.

JAMAIS SEUL

Le Conseil 1384 d’Annapolis, au Maryland, a recueilli plus de 36 000 $ au cours de sa collecte de fonds annuelle pour appuyer la recherche et la sensibilisation sur la fibrodysplasie ossifiante progressive, une maladie gĂ©nĂ©tique rare qui se traduit par une ossification progressive des muscles, tendons, ligaments et autres tissus mous. L’évĂ©nement a eu lieu pour la premiĂšre fois en 2023, aprĂšs que le fils d’un des Chevaliers du conseil a appris qu’il Ă©tait atteint de la maladie.

La Communauté

Des Chevaliers de plusieurs conseils prĂšs de Rapid City, au Dakota du Sud, placent des drapeaux sur les tombes des anciens combattants au cimetiĂšre national de Black Hills. Le Conseil 8025 St. Therese coordonne l’évĂ©nement depuis plus de cinq ans. Il s’agit d’une des nombreuses activitĂ©s organisĂ©es par les conseils tout au long de l’annĂ©e pour honorer les anciens combattants dĂ©cĂ©dĂ©s.

JUBILÉ DU PRINTEMPS

Des Chevaliers du Conseil 6884 St. Gerard Majella Ă  Seneca, en Caroline du Sud, ont servi des repas au festival annuel des arts du JubilĂ© du printemps de Pendleton. Environ 300 participants ont achetĂ© des saucisses, des hot-dogs et de l’eau auprĂšs du conseil, ce qui a permis de recueillir plus de 750 $ pour un organisme de bienfaisance.

GAUCHE:
Photo par Dale Preston

La Vie

MARCHE POUR LA VIE

Le Conseil 13513 St. Charles Borromeo Ă  Jacksonville, en Alabama, et le Conseil 3227 Joseph J. Burn Sr. Ă  Anniston ont organisĂ© une marche pour la vie avec cinq Ă©glises catholiques locales. Le groupe a fait une procession d’environ 1,6 kilomĂštre de l’église St. Charles Borromeo jusqu’à la place de Jacksonville. Les Chevaliers soutiennent cette marche depuis plus de 20 ans, mais c’était la premiĂšre fois qu’ils en Ă©taient les principaux organisateurs.

Mark Weiss, directeur des programmes liĂ©s Ă  la vie du Conseil 12912 Father Aufderheide Ă  Vandalia, en Ohio, et le pĂšre Kyle Schnippel, prĂȘtre de l’église St. Christopher, Ă  cĂŽtĂ© d’un prĂ©sentoir informatif pro-vie créé par le conseil et le comitĂ© sur le respect de la vie de la paroisse. L’armoire illuminĂ©e, montrant des modĂšles de fƓtus Ă  diffĂ©rentes Ă©tapes de dĂ©veloppement, a Ă©tĂ© bĂ©nie par le pĂšre Schnippel et placĂ©e prĂšs de l’entrĂ©e de l’église.

Des athlĂštes des Jeux Olympiques spĂ©ciaux tapent dans les mains des Chevaliers et des autres bĂ©nĂ©voles aprĂšs une compĂ©tition d’athlĂ©tisme dans le cadre des Jeux d’étĂ© d’état de Special Olympics Maine tenus Ă  l’UniversitĂ© du Maine Ă  Orono. Plus de 50 Chevaliers de quelque 20 conseils Ă  l’échelle de l’état se sont portĂ©s volontaires pendant la fin de semaine pour chronomĂ©trer des Ă©preuves sur piste, prĂ©parer des repas pour les athlĂštes, et plus encore.

COLLECTE EN SOUTIEN AUX BESOINS MÉDICAUX

Le Conseil 18577 St. Joseph Astoria, Ă  New York, et l’église St. Joseph ont organisĂ© une collecte de sang Ă  l’auditorium de la paroisse pour le New York Blood Center. Plus de 60 chopines de sang et de plaquettes ont Ă©tĂ© donnĂ©es pour aider les patients et faire progresser la recherche.

CHOISIR LA VIE

Les Chevaliers du Conseil 5378 Ramon E. Nazareno Ă  Calape, aux Visayas, ont Ă©tĂ© rejoints par les paroissiens de l’église St. Vincent Ferrer pour la premiĂšre marche pour la vie du conseil. Le thĂšme du mois de mars Ă©tait « Choisir la vie ».

TOUS LES STYLES D’APPRENTISSAGE SONT LES BIENVENUS

Le Conseil 2829 Santa Maria de Winston-Salem, en Caroline du Nord, a fait plusieurs dons, totalisant plus de 13 000 $, pour soutenir des programmes destinés aux élÚves ayant une déficience intellectuelle dans 10 écoles catholiques et publiques locales du Centre pour enfants de Winston-Salem et de la commission scolaire du comté de Forsyth. Les subventions ont été

versĂ©es par l’intermĂ©diaire de la fondation LAMB de la Caroline du Nord, une initiative parrainĂ©e par les Chevaliers de Colomb fondĂ©e en 1960.

UN AVENIR RADIEUX

Le Conseil 9349 Archbishop James V. Casey Ă  Littleton, au Colorado, a fait don de 10 500 $ Ă  Birthline of Colorado, le plus ancien centre de ressources pour femmes enceintes de l’état, pour aider Ă  Ă©tendre ses services et Ă  construire une nouvelle installation, BriteStar Health. Le conseil soutient l’organisme depuis 1985.

DES DONS QUI

SAUVENT DES VIES

Le Conseil 10579 Islands Ă  Savannah, en GĂ©orgie, a organisĂ© une collecte de sang Ă  la paroisse de St. Peter the Apostle, recueillant 40 chopines de sang. Depuis plus d’une dĂ©cennie, le conseil organise deux collectes de sang par annĂ©e, recueillant environ 500 chopines de sang au cours de cette pĂ©riode.

Veuillez soumettre les activitĂ©s de votre conseil Ă  l’adresse knightsinaction@kofc.org

Prix « Conseil Étoile »

Pour l’annĂ©e fraternelle 2024-2025, 2 967 conseils ont obtenu le prix « Conseil Étoile », qui rĂ©compense les rĂ©alisations exceptionnelles en matiĂšre d’adhĂ©sion, d’assurance et de programmation. Parmi ces conseils (listĂ© ici), 455 ont obtenu le prix « Conseil Double Étoile » (200 % du quota d’adhĂ©sion) et 244 ont obtenu le prix « Conseil Triple Étoile » (300% ou plus du quota d’adhĂ©sion).

De plus, 4 644 conseils ont obtenu le prix Colombien pour l’excellence en programmation; 4 886 conseils ont obtenu le prix AbbĂ© McGivney pour avoir atteint leur quota d’adhĂ©sion, et 3 856 conseils ont obtenu le prix des Fondateurs pour avoir atteint leur quota d’assurance.

8788 8789 8875 8954 8960 8975 9088 9215 9220 9291 9299 9310 9318 9368 9394 9564 9626 9674 9698 9708 9748 9759 9765 9794 9868 9967 9997 10090 10131 10209 10240 10333 10373 10390 10420 10463 10523 10524 10562 10574 10609 10646 10677 10861

Indique le statut « Conseil Double Étoile » Indique le statut « Conseil Triple Étoile » Pour obtenir la liste complĂšte des Conseils Étoiles 2024-2025 et pour plus d’informations sur ces prix, rendez-vous sur le site Ă  l’adresse www.kofc.org/fr/for-members/ resources/star-councilaward.html.

OFFICIAL

NOVEMBER 1, 2025:

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Chevaliers de la charité

Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la priÚre. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Barry Borsenik, dĂ©putĂ© d’État du Michigan (au centre, tenant une balle de baseball), s’est rĂ©uni avec des prĂȘtres et sĂ©minaristes du diocĂšse de Lansing Ă  Jackson Field pour la 25e partie de baseball de la SoirĂ©e annuelle des vocations des Chevaliers de Colomb. PrĂȘtres, sĂ©minaristes, religieuses et de nombreuses familles ont pris plaisir Ă  encourager les Lansing Lugnuts, une Ă©quipe de ligue mineure, tout en sensibilisant l’importance des vocations dans l’Église catholique.

Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers Ă  l’Ɠuvre».

Les photos, avec une description, peuvent ĂȘtre envoyĂ©es par courriel Ă  knightsinaction@kofc.org .

Photo par Michael Back

« Je suis Ă©merveillĂ© par l’Ɠuvre de la grĂące de Dieu. »

En grandissant sur la cĂŽte est du Canada, j’ai participĂ© Ă  la paroisse de ma famille, mais ma foi est restĂ©e tiĂšde. L’idĂ©e d’une vocation Ă  la prĂȘtrise ne m’avait jamais traversĂ© l’esprit.

Au lieu de cela, mon attention a Ă©tĂ© attirĂ©e par les connaissances scientifiques sur le monde naturel, ce qui m’a menĂ© Ă  entreprendre un doctorat dans une universitĂ© en Californie. Pendant mes recherches en doctorat, le SaintEsprit m’a amenĂ© Ă  poser des questions plus profondes auxquelles la chimie seule ne pouvait rĂ©pondre. Par consĂ©quent, j’en suis venu Ă  croire fermement en la foi catholique et j’ai cherchĂ© Ă  la vivre intentionnellement. JĂ©sus-Christ a rĂ©pondu au vĂ©ritable dĂ©sir de mon esprit et de mon cƓur.

Pendant cette pĂ©riode, j’ai senti un appel inattendu Ă  la prĂȘtrise. Les prĂȘtres du ministĂšre du campus ont soutenu mon discernement, et avec le temps, j’ai entendu Dieu m’appeler Ă  devenir prĂȘtre diocĂ©sain. AprĂšs mon doctorat, je suis entrĂ© au sĂ©minaire et j’ai Ă©tĂ© ordonnĂ© en 2016. Je suis toujours Ă©merveillĂ© par l’Ɠuvre de la grĂące de Dieu dans ma vie, et j’encourage les jeunes Ă  ĂȘtre ouverts aux façons surprenantes dont Dieu les appelle.

Le pĂšre James Fleming

Archidiocùse de St. John’s

Conseil 7405 Mary, Queen of Peace Torbay, Terre-Neuve-et-Labrador

Photo par Emma Hutchinson Photography

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