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CHEVA L I E R S DE C O LO M B

J ANVIER 2010

COLUMBIA

Construire une culture de la vie


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C H E VA L I E R S D E C O LO M B Janvier 2010 ♦ vOLUMe 90 ♦ nUMérO 1

COLUMBIA arTIClES

8 Images de vie L’initiative d’echographies des Chevaliers de Colomb aide les femmes à choisir le don de vie. PAR COLLEEN ROULEAU

14 « La grâce abonde en ces murs » Les Chevaliers de Colomb et les Sisters of Life (Sœurs de la Vie) célèbrent le cinquième anniversaire de la Villa Maria Guadalupe. PAR L’ÉQUIPE DE COLUMBIA

16 Un souffle d’espoir pour des victimes de l’avortement L’œuvre vitale du Projet Rachel donne espoir et compassion aux victimes de l’avortement. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

20 Quand l’amour sauve des vies L’organisme Maggie’s Place combat la culture de la mort en implantant des résidences au profit des femmes enceintes. PAR AMBRIA HAMMEL

23 Quelle valeur un enfant? De nos jours, la culture est malheureusement marquée d’un manque d’appréciation et même d’agressivité quant au don qu’est l’enfant.

La parabole du Bon Samaritain (Lc 10.25-37) a été tenue comme le modèle de la spiritualité durant le concile Vatican II et elle continue à servir de modèle aujourd’hui, notamment pour le mouvement pro-vie.

PAR ANTHONY ESOLEN

SECTIONS

Art Resource, NY/ Victoria & Albert Museum, London

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Construire un monde meilleur 6

Nouvelles des Cheveliers

La tentative d’imposer aux contribuables de subventionner l’avortement ne résiste pas à l’analyse. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

L’hiver rendu moins pénible grâce à « Des manteaux pour les mômes » • Les Chevaliers de Colomb lancent un programme de 1 million $ pour nourrir les familles

Aprendre la foi, Vivre la foi Grâce aux sacrements de baptême et de confirmation, nous partageons la vie de la Trinité. PAR L’ÉVÊQUE WILLIAM E. LORI,

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Chevaliers à L’œuvre

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L’Année sacerdotale Le père Thomas King, jésuite inspirait une foi et une révérence profondes pour la dignité de la vie humaine. PAR DAVID M.A. GREGORY

Des Pères pour bien faire Construire une culture de la vie au foyer.

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Application de nos Degrés

PAR ED RIVET

AUMÔNIER SUPRÊME

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É D I TO R I A L

COLUMBIA ÉDITEURS

QUAND LA CULTURE de la mort entre en jeu, il est facile de voir que la vérité a été obscurcie. Considérez par exemple que, à la lumière du 27e anniversaire de la décision du 22 janvier de Roe c. Wade de la cour suprême des ÉtatsUnis, l’un des faux principes sur lesquels la cour s’est appuyée pour en arriver à cette décision c’est celui-ci : « La cour n’est pas obligée de répondre à la difficile question, à savoir quand la vie commence. Quand les professionnels des diverses disciplines médicales, les philosophes et les théologiens sont incapables d’arriver à un consensus, le système judiciaire, à ce point dans l’évolution de la connaissance humaine, n’est pas en mesure de spéculer quant à la réponse ». Assurément, c’est un fait scientifique que le développement de l’embryon ou fœtus est un être qui vit et grandit — ce n’est ni une tache de tissu ni un rhinocéros. Et pourtant, parce que l’enfant à naître reste caché, il est facile de prétendre autrement. Depuis quelques années, à mesure que s’améliore la technique de l’écographie et qu’elle devient davantage disponible, plus en plus de personnes parviennent à croire parce qu’elles ont vu. Des mères, et aussi des pères, regardent d’émerveillement le miracle de la vie qui devient visible grâce à l’échographie, et là, la réalité de l’humanité de la vie ne peut plus être réfutée. Pensons maintenant au mensonge que l’avortement est « sans danger » et qu’elle est essentielle à la santé de la femme. Sans prendre en compte les complications de santé et les décès maternels associés à l’avortement, un nombre incommensurable de femmes et d’hommes ont souffert de blessures psychologiques et affectives à cause de l’avortement. C’est un fait que les défenseurs de l’avortement aimeraient oublier.

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N’oublions pas le mantra de la « liberté de choix » qui, fort à propos, omet l’objet du choix odieux que l’on défend. Tout en semblant affirmer une valeur humaine essentielle, le genre de « liberté » proposée est en elle-même fausse parce qu’elle n’a aucune relation à la vérité et traite tous les choix d’une façon identique. L’ironie avec cela, c’est que la jeune femme effrayée qui se croit piégée pense très peu au culte du « choix » parce qu’elle ne voit pas d’autre issue que l’avortement. D’un autre côté, l’authentique liberté affirme toujours la vie; elle est mesurée par son contenu et non pas par la liberté de faire un choix. Si, au cœur de la culture de la mort il y a un ramassis de mensonges et de tromperies, au centre de l’implantation de la culture de la vie il doit y avoir la pratique de la charité et de la vérité. Ceci est bien en évidence dans l’œuvre constante de l’Ordre des Chevaliers de Colomb. Par exemple, dans le présent numéro de Columbia, nous voyons un projet des Chevaliers de Colomb dans le domaine de l’échographie qui vient en aide aux centres agréés médicalement de ressources pour la grossesse pour aider aux femmes à choisir la vie. (Page 8.) De la même façon, notre Ordre appuie les ministères post-avortement tel que le Projet Rachel qui vient en aide à ceux qui souffrent, afin qu’ils trouvent espoir et guérison au sein de l’Église catholique. (Page 16.) Les frères chevaliers des conseils locaux appuient les centres de maternité qui offrent une ambiance d’amour aux femmes enceintes en état de crise. (Page 20.) De ces façons, et bien d’autres encore, au moyen de la lumière de la vérité et de l’amour, nous devons contrer les ténèbres et la tromperie de la culture de mort.♦ ALTON J. PELOWSKI COORDINATEUR À LA RÉDACTION

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Donald R. Kehoe TRÉSORIER SUPRÊME Emilio B. Moure AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION COORDONNATEUR Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org ASSISTANT À LA DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE Brian Dowling brian.dowling@kofc.org ARTS GRAPHIQUES DESIGN Lee Rader

El L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉPCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: www.kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Knights of Columbus, Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2010 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVETURE Dans une image échographique, un enfant à naître à 20 semaines de gestation.

COVER PHOTO: Getty Images/UHB Trust

Réfuter le mensonge en exprimant la vérité

Chevaliers de Colomb ________


C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

La Santé, les Politiciens et la Conscience Catholique La tentative de certains législateurs visant à imposer aux contribuables de subventionner l’avortement ne résiste pas à l’analyse par le Chevalier suprême, Carl A. Anderson CES DERNIERS TEMPS, un troublant nouveau développement s’est produit sur la scène politique américaine. Depuis des décennies, les citoyens de ce pays ont dû souffrir le raisonnement de certains politiciens catholiques qui, tout en se disant « personnellement opposés » à l’avortement, prétendent ne pas pouvoir « imposer » leur opinion au reste de leurs concitoyens. Or cet raisonnement manque de sincérité et repose sur un faux principe, à savoir que la conscience catholique peut être mise de côté et oubliée, sur la place publique. Pourtant, aujourd’hui, ces mêmes personnes qui prétextaient ne pouvoir tenir compte de leur conscience personnelle dans un débat public s’apprêtent à recourir à la loi séculière pour imposer un point de vue particulier aux citoyens. En s’employant et même en votant pour ajouter l’avortement parmi les soins de santé bientôt couverts par la législation, plusieurs politiciens catholiques risquent en effet d’avoir un poids décisif dans l’obligation faite à leurs frères catholiques de financer l’avortement à même l’argent des contribuables. Tout en disant ne pouvoir infliger leurs consciences à quiconque, ces politiciens n’hésitent pourtant pas à imposer un point de vue politique immoral — auquel en principe ils s’opposent — aux consciences des citoyens catholiques. Les politiciens catholiques ainsi prêts à abandonner leur conscience s’inscrivent en faux contre l’héritage laissé par le plus éclatant homme d’État catholique de l’histoire américaine, le frère Chevalier John F. Kennedy. Lequel, alors qu’il s’exprimait sur son rôle en tant que catholique et que candidat à la présidence, a déjà dit : « S’il s’avérait un jour — et

tout peut arriver — que ma charge présidentielle m’oblige à contrevenir soit à ma conscience personnelle, soit à l’intérêt national, alors je démissionnerais ; et j’ose espérer que tout serviteur de l’État honnête et consciencieux ferait de même. » Si certains pourraient à bon droit juger que des politiciens catholiques se sont érigés contre les recommandations de leurs évêques en matière de politique publique et cela, sur divers sujets, le point important à retenir est celui-ci : il est parfois normal voire légitime d’être raisonnablement en désaccord, mais le droit inaliénable à la vie dans le contexte de l’avortement ne souffre par contre aucune discussion — il s’agit d’un droit fondamental à propos duquel on ne saurait faire aucun compromis. Comme le cardinal Joseph Ratzinger — devenu depuis le pape Benoît XVI — l’a déjà souligné à propos des politiciens catholiques en 2004 : « Tous les enjeux moraux n’ont pas le même poids moral que l’avortement. » Il a poursuivi en disant que : « L’Église exhorte les autorités civiles à rechercher la paix et non la guerre et à faire preuve de modération et de miséricorde dans l’application d’une peine aux criminels. Toutefois, il peut être permis de prendre les armes pour repousser un agresseur ou d’avoir recours à la peine capitale. Les catholiques peuvent légitimement avoir des opinions différentes sur la guerre ou la peine de mort, mais en aucun cas sur l’avortement [...] » Les politiciens catholiques doivent maintenant examiner les effets du projet de loi fédéral forçant les catholiques à collaborer avec l’avortement. Dans sa célèbre encyclique pro-vie, Evangelium Vitae, le pape Jean-Paul II n’a-t-il pas écrit : « L’in-

troduction de législations injustes place souvent les hommes moralement droits en face de difficiles problèmes de conscience en ce qui concerne les collaborations, en raison du devoir d’affirmer leur droit à n’être pas contraints de participer à des actions moralement mauvaises. » Il ajoutait ensuite : « Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal [...] Cette coopération ne peut jamais être justifiée en invoquant le respect de la liberté d’autrui, ni en prenant appui sur le fait que la loi civile la prévoit et la requiert (74). » Il est doublement ironique de constater qu’une loi qui forcerait des millions de personnes à violer leur conscience simplement en payant leurs impôts — et qui obligerait du même coup des milliers de médecins, infirmières, hôpitaux et organismes catholiques à prendre part au fléau de l’avortement — est actuellement à l’étude en cette époque où une majorité d’Américains, et de plus en plus nombreux qui plus est, se disent pro-vie. Les hommes catholiques en poste à Washington ont le pouvoir de prévenir cette tragédie morale. Et ils devraient, de fait, tout mettre en œuvre pour s’y opposer, sans hésitation. Vivat Jesus!

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APRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

Renouvelés et renforcés dans la foi Grâce aux sacrements de baptême et de confirmation, nous partageons la vie de la Trinité par l’évêque William E. Lori, Aumônier Suprême À L’OCCASION DE LA FÊTE du Baptême du Seigneur (cette année, le 10 janvier) nous rappelons que, au cours de son ministère public, le Seigneur a conféré à l’Église sa vie sacramentelle. Lorsqu’on nous demande comment nous sommes devenus membres de l’Église, la plupart répondent en disant : « par le baptême ». Pourtant, notre réponse ne serait que partielle si nous omettions les deux autres sacrements d’initiation. « Renés par le Baptême, nous sommes fortifiés par la Confirmation et nourris de l’Eucharistie » (Compendium, 251). BAPTISÉS DANS LE CHRIST Le terme « baptiser » signifie plonger dans l’eau. Que le baptême soit célébré par immersion ou, le plus souvent, en versant de l’eau sur la tête, l’effet est le même : la personne baptisée est plongée dans la mort et la résurrection du Christ. Par le baptême, nous recevons le partage initial de l’Esprit Saint et les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité (252). Selon le plan du salut de Dieu, les événements tels que l’arche de Noé et le passage miraculeux du peuple de Dieu à travers la Mer Rouge, étaient, pour ainsi

La 22e tranche du programme de formation à la foi présenté par l’aumônier suprême, Mgr William E. Lori, porte sur les questions 250-270 du Compendium du catéchisme de l’Église catholique. Les articles archivés se trouvent sur le site www.kofc.org.

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dire, en « prévision » ou encore une « préfiguration » du baptême. L’histoire de Noé nous enseigne comment l’eau est à la fois source de mort et de vie, tout comme, par le baptême le péché et la mort sont « noyés » en même temps qu’est générée la vie nouvelle de la grâce. En traversant la Mer Rouge, Israël a été libéré de l’esclavage de l’Égypte. Ainsi, quand nous passons par les eaux du baptême, nous sommes libérés de l’esclavage du péché. En traversant le Jourdain, Israël a hérité de la Terre promise, image de la vie éternelle qui s’enracine en nous (253). Toutes ces réalités spirituelles ont été accomplies dans le Christ. Faisant nôtre la pensée de saint Léon le Grand, nous pouvons affirmer que le passage de la mort à la vie du Christ s’est répercuté dans le baptême. C’est ainsi que le Christ ressuscité a envoyé les Apôtres prêcher l’Évangile et baptiser les disciples au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint (254-255). Qui donc, alors, peut être baptisé? Comme réponse sommaire, on peut dire : « toute personne qui n’est pas encore baptisée » (257), y compris les tout-petits qui sont nés avec le péché originel (cf. 75-78). Par le baptême, ceux-ci sont libérés du pouvoir de Satan et deviennent enfants de Dieu. Au baptême des petits enfants, les parents font une profession de foi en leur nom. Une fois atteint l’âge de raison, l’enfant baptisé fait sa propre profession de foi. Les parrains et l’Église entière, toutefois, partagent la responsabilité d’attirer les gens à la foi, les aidant à se préparer au baptême (par le recours au catéchuménat) et à grandir dans la vie nouvelle de la foi et de la grâce (258-259).

D’habitude, dans l’Église latine, il revient à l’évêque, au prêtre ou au diacre de présider le baptême. En cas de nécessité, toute personne peut baptiser, « pourvu qu’elle ait l’intention de faire ce que fait l’Église » et qu’elle ait recours à la forme admise du sacrement (260). Une telle latitude quant au ministre est liée au fait de son importance. Les instructions du Compendium sont révélatrices à cet égard. « Le Baptême est nécessaire pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont la possibilité de demander ce sacrement » (261). Toutefois, grâce à la puissance salvifique de la force du Christ, d’autres personnes sont sauvées en dehors du baptême ordinaire. Dans cette catégorie se trouvent les personnes qui meurent pour la foi (baptême de sang); celles qui espèrent le sacrement, mais ne peuvent le recevoir; ou encore celles qui, sous la force de la grâce, sont sincèrement à la recherche de Dieu (baptême de désir). Les enfants qui meurent sans baptême sont confiés à la miséricorde de Dieu (262). Nous devrions être reconnaissants d’avoir été baptisés, notamment lorsque nous nous arrêtons aux effets du sacrement. Car non seulement enlève-t-il le péché originel, mais enlèvet-il encore tous les péchés commis avant le baptême. Grâce au baptême, nous partageons la vie de la Trinité, c’est-à-dire, la « grâce sanctifiante », et, ainsi unis au Christ, nous sommes faits membres de son Corps qui est l’Église. Le baptême nous fait partager égale-


APRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

ment le sacerdoce du Christ. Unis dans l’offrande de lui-même et libérés du péché, nous sommes habilités à offrir à Dieu chacun des aspects de nos vies. CONFIRMÉS DANS L’ESPRIT SAINT Le deuxième sacrement d’initiation conféré aux baptisés, « s’appelle Confirmation, parce qu’elle confirme et renforce la grâce baptismale ». Au sein des Églises orientales, il s’appelle chrismation, décrivant le rite qui y est associé — l’onction avec le saint chrême, consacré par l’évêque le jeudi saint. Tout comme le baptême, la confirmation n’est conférée qu’une fois (269). En Occident, c’est l’évêque qui normalement confère

INTENTIONS DU

ce sacrement, bien qu’il puisse y déléguer un prêtre. En Orient, ce sont les prêtres qui confèrent la chrismation tout de suite après le baptême (270) Ce sacrement tient ses racines profondes dans l’Écriture et la tradition. Dans l’Ancien Testament, les prophètes recevaient l’onction de l’Esprit Saint. Non seulement Jésus a été conçu par le pouvoir de l’Esprit Saint, mais il a vécu toute sa vie et pratiqué tout son ministère en union totale avec l’Esprit Saint. À la Pentecôte, l’Esprit Saint est descendu sur les Apôtres et les a rendus capables de proclamer l’enseignement et les actes du Christ avec courage et puissance. Les Apôtres ont transmis le don de l’Esprit Saint aux néophytes en

leur imposant les mains. Successeurs des Apôtres, les évêques continuent d’accomplir ce geste lors du sacrement de confirmation (263). Dans un certain sens, la confirmation permet à celui à qui elle est conférée d’avoir un partage dans le mystère de la Pentecôte. Elle inaugure une effusion spéciale de l’Esprit Saint dont nous recevons le « sceau ». Nous sommes marqués pour toujours comme disciples du Christ et membres à part entière de l’Église. Grâce à ce sacrement, les dons de l’Esprit Saint (la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu) s’approfondissent en nous. Ainsi sommes-nous capables de témoigner du Christ (268).♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

PHOTOGRAPH OF POPE: CNS photo/Paul Haring — ST. THOMAS AQUINAS: CNS Photo/Nancy Wiechec

Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que les jeunes sachent utiliser les moyens modernes de communication sociale pour leur croissance personnelle et pour mieux se préparer à servir la société. MISSIONNAIRE : Pour que tout croyant dans le Christ prenne conscience du fait que l’unité entre tous les chrétiens constitue une condition pour une annonce plus efficace de l’Evangile.

Saint Thomas d’Aquin (c. 1225-1274) Fête : le 28 janvier Saint Thomas d’Aquin, le saint patron des étudiants et des écoles catholiques, a été instruit par des moines bénédictins durant sa jeunesse. Ces derniers, constatant la diligence de Thomas tant dans l’étude que la prière, incitèrent ses parents à l’envoyer suivre des études supérieures à l’université de Naples. C’est là que Thomas discerna sa vocation et joignit l’ordre des Prêcheurs (fondé par saint Dominique en 1216), malgré l’opposition de sa famille. Il enseigna par la suite à Paris, Cologne, Naples, Orvieto et Rome. Tandis qu’il grandissait en sainteté, Thomas eut des visions mystiques d’une telle puissance qu’il en a notamment conclu : « De tels secrets m’ont été révélé que tout ce que j’ai écrit jusqu’ici n’a, maintenant, que peu d’importance. » Peu de temps après sa mort, en mars 1274, l’Église tira parti du don d’intelligence qu’avait Thomas. Sa Somme théologique devint le livre de référence des théologiens. Nommé Docteur de l’Église en 1568, la qualité de ses écrits a été soulignée à chaque concile œcuménique tenu depuis sa mort, con-

firmant ainsi la déclaration de son mentor, saint Albert le Grand : « Le cri qu’il lance à travers sa doctrine retentira un jour à travers le monde. » Le pape Jean-Paul II a pour sa part écrit en 1998, dans son encyclique Fides et Ratio (Foi et Raison) : « Tout en soulignant avec force le caractère surnaturel de la foi, le Docteur Angélique n’a pas oublié la valeur de sa rationalité [...] C’est pour ce motif que saint Thomas a toujours été proposé à juste titre par l’Eglise comme un maître de pensée et le modèle d’une façon correcte de faire de la théologie. » Comme modèle fidèle d’humilité, de rigueur intellectuelle et de conscience spirituelle, saint Thomas d’Aquin nous incite à partir en quête de la vérité tout en gardant à l’esprit que « l’amour prend le relais, quand la connaissance atteint ses limites » (cf. Somme théologique, tome II, question 27-4).

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NOUVELLES DES CHEVELIERS

L’hiver rendu moins pénible grâce à « Des manteaux pour les mômes »

L’adjoint au Chevalier suprême, Dennis A. Savoie, aide une jeune fille à choisir son nouveau manteau lors d’une distribution « Des manteaux pour les mômes » qui s’est tenue à New Haven, au Connecticut, le 2 décembre dernier.

Les Chevaliers de Colomb lancent un programme de 1 million $ pour nourrir les familles AVEC L’AUGMENTATION INHABITUELLE du nombre de citoyens canadiens et américains qui risquent de souffrir de la faim, et la diminution tout aussi particulière du nombre de gens qui donnent aux organismes de charité, les Chevaliers de Colomb ont réagi en engageant 1 million $ et une légion de bénévoles dans le cadre du programme « Nourrir les familles ». En vertu de cette initiative, chaque juridiction canadienne et américaine est invitée à travailler de concert avec ses paroisses et autres organisations communautaires afin de recueillir des denrées au profit de banques alimentaires locales. Les États et les provinces qui voient un nombre significatif de leurs Conseils participer toucheront une partie des fonds engagés dans le programme. 6 ♦ COLUMBIA ♦

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CET HIVER, les Chevaliers de Colomb sont fiers de poursuivre leur programme « Coats for Kids » (Des Manteaux pour les mômes), distribuant ainsi des manteaux chauds à beaucoup d’enfants à travers les États-Unis et le Canada. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne « Aider un enfant dans le besoin », lancée en 2006 avec une offensive télévisée invitant les gens à donner aux œuvres caritatives qui prennent soin des enfants défavorisés. « Alors que notre nation affronte une économie difficile, nous croyons qu’il est très important de relever les défis au sein même de nos communautés afin d’aider concrètement les personnes les plus défavorisées », a déclaré le Chevalier suprême Carl A. Anderson. Durant plusieurs semaines étalées entre novembre 2009 et janvier 2010, environ 10 000 manteaux confectionnés par Ultimate Apparel ont été distribués dans plus de 20 villes froides d’Amérique du Nord. Jusqu’ici, des distributions couronnées de succès ont eu lieu en Pennsylvanie, au Massachusetts et au Connecticut ; de nouvelles distributions sont prévues pour le Wisconsin, l’Ontario et ailleurs encore. « Grâce au programme ‘Des manteaux pour les mômes’, nous permettons à des familles peu fortunées de s’assurer que leurs enfants seront protégés contre le froid cet hiver, de préciser l’adjoint au Chevalier suprême, Dennis A. Savoie. Nous espérons que pour tous ces gens, les vêtements rendront l’hiver 20092010 plus clément et plus radieux. » Pour en savoir plus sur le programme, allez sur www.kofc.org/coatsforkids.

« Alors que plus de gens que jamais risquent de souffrir de la faim, et que de moins en moins de personnes ont les ressources financières pour verser de l’argent à des œuvres caritatives, les Chevaliers de Colomb espèrent que leur effort résoudra en partie le problème et incitera, du même coup, d’autres organisations religieuses et caritatives — de même que des entreprises et des corporations — à mettre sur pied de semblables programmes », a dit de son côté le Chevalier suprême Carl A. Anderson. « Si certains ne sont pas en mesure de donner beaucoup d’argent, en revanche beaucoup peuvent donner une boîte de soupe pour aider leur prochain. Les Chevaliers de Colomb, chose certaine, s’engagent à leur donner l’occasion de venir en aide à autrui. » « Nourrir les familles » est l’un des nombreux projets s’inscrivant dans le programme d’entraide entre voisins mis sur pied par les Chevaliers de Colomb. Cette dernière initiative a pris son essor dans la foulée d’un sommet sur le bénévolat tenu par les Chevaliers à New York, en février 2009. Le sommet avait attiré les responsables des plus importantes organisations caritatives des États-Unis, dont l’Armée du Salut, United Way, Catholic Charities, Points of Light ainsi que le National Fraternal Congress.


D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

Un exemple vivant Construire une culture de la vie au foyer

PHOTO: Jupit er Images

par Ed Rivet À PLUSIEURS REPRISES, le pape Jean-Paul II a sonné le cor convoquant les catholiques à contrecarrer la culture de la mort actuelle en construisant une nouvelle culture de la vie. L’Église, pour sa part, enseigne que toute société, voire de la civilisation du monde entier, est fondée sur la famille. L’amour entre les époux, ainsi que l’amour entre les parents et leurs enfants se veulent le reflet de l’amour de la Trinité, amour qui donne la vie. Cet amour se trouve au cœur d’une culture qui, en toute sincérité, porte respect au sommet de la création de Dieu, c’est-à-dire, les humains. Toutefois, il ne suffit pas de suivre les enseignements de notre foi en refusant de faire partie de la culture de la mort. En adoptant simplement un esprit de respect de la vie, on ne répond qu’à moitié à l’appel de construire une culture du respect de la vie. Pensez à ce qu’implique le terme « construire ». Ce n’est pas un terme passif, puisqu’il faut des matériaux, des outils et un travail pour aboutir à une œuvre tangible. De même, s’il nous faut construire une culture de la vie, dans nos foyers d’abord, nous devons songer aux matériaux, aux outils et au travail dont nous aurons besoin pour mener à bien ce projet. En fin de compte, la construction d’une culture de la vie impliquera nécessairement que notre vie devienne un exemple, qu’elle crée une culture qui englobe à la fois un esprit intérieur et un vécu quotidien en conséquence. Évidemment, la prière agit autant comme outil que d’un labeur d’amour qui enrichira l’attitude familiale propre à défendre la vie et vous permettra de partager cette attitude avec d’autres. Les prières à la Sainte Famille peuvent devenir sources des grâces de patience, de pureté et de courage qu’ont manifestés les membres de la Sainte Famille. Les foyers qui encouragent la pureté du cœur chez les enfants pourraient donner lieu à une génération de jeunes personnes courageuses qui changeront le monde en faveur de la vie. Parmi les matériaux disponibles pour construire la culture de la vie, on compte les enseignements de l’Église. Les conseils fournis par l’Écriture, la tradition sacrée et les enseignements du magistère constituent un don incroyable, mais comme tout don, il faut le recevoir. Le matériau remarquable dont nous disposons comprend la catéchèse tirée de la théologie du corps du pape Jean-Paul II. Cet enseignement aide à faire la lumière sur la signification du fait d’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Une fois qu’on se voit et qu’on voit chaque personne de ce point de vue, une profonde révérence pour la vie s’installe inévitablement.

La prochaine remarque pourrait s’avérer inattendue et même troublante pour certaines personnes. Pour les maris et les pères encore dans leurs années de fécondité, la validation et la pratique de l’enseignement de l’Église concernant la planification des naissances constitue un instrument essentiel de la construction d’une culture de la vie. La contraception peut paraître anodine et d’aucune façon un facteur négatif de votre vie conjugale, mais elle agit comme un poison subtil et insidieux, s’attaquant à l’amour conjugal et la culture de la vie. Ayant vécu une partie de ma vie conjugale de l’un et l’autre côté de cette réalité, je peux vous garantir que la liberté et les bénédictions que prodigue le vécu de cette vérité l’emportent de beaucoup sur la crainte qui conduit au recours à la contraception. Adoptez l’instrument qu’on appelle la planification familiale naturelle (PFN) et vivez les vertus qu’exige sa pratique. Vous en récolterez un amour plus profond pour votre femme et, d’emblée au sein de votre foyer tout entier, se répandra, de cette pratique, un respect profond de la vie. Enfin, permettez que vos enfants vous observent à faire des choses qui transforment en action vos convictions quant au respect de la vie : offrez des articles à un centre de ressources pour femmes enceintes; participez à des activités qui prônent le respect de la vie ou priez devant un centre d’avortements; ou contactez votre député quand un projet de loi important se présente au feuilleton. Faire agir ainsi notre foi crée une impression durable par rapport au rôle que nous jouons quant à la tournure que prendra la société. En effet, toute construction exige des efforts. Que vous étudiez la théologie du corps, pratiquiez la PFN ou encouragiez une œuvre pour le respect de la vie, apprenez à suivre l’exemple de saint Joseph. Il connaissait bien l’admonition du psaume 127, 1 qui prévient : « À moins que le Seigneur ne bâtisse la maison, vains sont les efforts de ceux qui la construisent. » Joseph se fiait autant sur la force spirituelle que sur le travail de ses mains en vue de pourvoir à sa famille. Votre vécu exemplaire servira au bien-être de votre famille ainsi qu’à celui de votre communauté, de votre pays et du monde entier.♦ ED RIVET écrit depuis le Michigan où il est membre du conseil St. Peter 6534 d’Eaton Rapids. Il est directeur aux affaires législatives du Respect de la vie du Michigan depuis 1988 et sa femme Michelle et lui enseignent la planification familiale naturelle, depuis 1998.

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L’initiative d’echographies des Chevaliers de Colomb aide les femmes à choisir le don de vie par Colleen Rouleau

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a vie est remplie de nouveaux départs et Rachel Owens en sait quelque chose. En tant que directrice générale de la clinique médicale Choices, à Iowa City, dans l’État du même nom, elle a la chance d’aider des femmes à retrouver l’espoir malgré l’adversité et les conditions difficiles. À titre de l’un des premiers centres de grossesse à obtenir un appareil à ultrasons haute fidélité 3/4D grâce au financement offert par les Chevaliers de Colomb dans le cadre de leur initiative spéciale en faveur de l’échographie, la clinique Choices dispose aujourd’hui d’un puissant outil pour aider les femmes qui hésitent. Le nouvel appareil est source de réjouissance et d’espoir pour tous ceux qui s’emploient à construire une culture de la vie. Avec l’aide de Conseils de Chevaliers de Colomb partout à travers les États-Unis, les centres de grossesse provie certifiés, comme la clinique Choices, peuvent offrir des soins exceptionnels aux femmes aux prises avec des grossesses difficiles. Lancée officiellement le 22 janvier 2009, l’initiative des Chevaliers de Colomb en faveur du recours à l’échographie permet de doubler les sommes réunies par les Conseils locaux et d’État grâce au fonds 10 ♦ C O L U M B I A ♦

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pour la Culture de la vie, mis sur pied par l’organisation afin de faciliter l’accès à l’équipement échographique le plus sophistiqué. Jusqu’ici, 12 centres d’aide à la grossesse ont bénéficié du projet, qui permet aux Chevaliers d’assurer concrètement la santé et le bien-être des femmes enceintes et de leurs bébés. DES FENÊTRES OUVERTES SUR L’ENFANT À NAÎTRE La clinique médicale Choices, rénovée en grande partie grâce au bénévolat accompli par des Chevaliers locaux, a officiellement ouvert ses portes le 3 septembre 2009. Deux Chevaliers siègent à son conseil d’administration — Robert H. Sinclair du Conseil 2818 Bishop Davis, à Williamsburg, et Terry Ducharme, du Conseil 842 Marquette d’Iowa City. De concert avec le député d’État Patrick T. O’Keefe et le directeur suprême David A. Bellendier, ils ont joué un rôle-clé en aidant la clinique à acquérir l’appareil d’échographie. La campagne à l’échelle de l’État, appuyée par plusieurs Conseils locaux, a été dotée par le Conseil suprême d’un chèque supplémentaire de

PREVIOUS PAGE: Getty Images/ Steve Murez — Courtesy GE Voluson Image Library

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À gauche : le Dr Michele Krieger, une gynécologue-obstétricienne qui donne bénévolement de son temps au centre accueil grossesse « Life Choices » de Kearney, au Nebraska, pratique une échographie sur une femme enceinte.

MOTHER: Melenbacker Photography — 3/4D IMAGE: Courtesy Philips Healthcare

Ci-dessous : la plus récente technologie échographique permet d’obtenir des images en trois et en quatre dimensions (cette dernière permettant aux mères de voir leurs bébés en temps réel).

36 000 $. De plus, le Conseil 14385 St. Wenceslaus, à Iowa City, a lancé un projet baptisé « KCANS4LIFE » afin de recueillir les 10 000 $ supplémentaires qui permettront d’entretenir le nouvel appareil. Depuis le début de juin, la clinique médicale Choices a fourni des échographies à des dizaines de femmes. Rachel Owens espère pouvoir en arriver à voir cinq à sept femmes par jour. L’échographie, expliquet-elle, est cruciale, elle permet de vraiment prendre soin de ces femmes. « De voir leur enfant en gestation grâce aux ultrasons, cela renforcit le lien de confiance entre la mère et notre conseiller », indique Rachel Owens. Les images sont en trois dimensions et la capacité 4D permet aux femmes de voir leur bébé en temps réel. On remet également aux femmes un DVD avec les images de leur bébé. La clinique est ouverte aux femmes désireuses d’être aidées pendant la grossesse et même après. « Nous sommes là pour les épauler dans leurs prises de décisions », ajoute Rachel Owens. Les statistiques montrent que 90 pour cent des femmes qui pensent à la possibilité de l’avortement choisissent plutôt la vie,

quand elles ont la chance de voir leur bébé par échographie. Fait intéressant à noter, dans le cas des hommes, cette proportion monte à près de 99 pour cent. Comme l’explique Mme Owens : « Les hommes sont plus visuels, et comme ils ont l’envie innée de protéger, l’imagerie à l’aide d’ultrasons agit puissamment sur eux. » La directrice générale de Choices ne tarit pas d’éloges pour l’œuvre des Chevaliers et leur appui constant à l’égard de la clinique. « Je ne suis pas catholique moi-même, mais je n’en suis pas moins impressionnée : leur mission est pro-vie jusqu’au bout des ongles ! Le fait d’avoir à nos côtés de tels formidables hommes de Dieu est si précieux. Voir les Chevaliers en action a restauré ma foi dans la gent masculine. Et bénéficier de leur générosité est l’un des meilleurs aspects de mon travail. » Le soutien des Chevaliers a également été précieux pour Dot Harms, directrice générale de Culture of Life Family Services (COLFS), à San Diego. Son établissement est un centre médical catholique multi-services qui offre aussi du soutien non conflictuel aux femmes vivant des grossesses difficiles. Les femmes s’y présentent en provenance de partout

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en Californie du Sud et l’an dernier seulement, le centre a fourni l’équivalent de 90 000 $ en soins médicaux gratuits. Avec deux nouvelles cliniques d’avortement qui ont ouvert leurs portes dans San Diego North County, le COLFS a senti l’urgent besoin d’ouvrir un deuxième centre d’aide à la grossesse à Escondido ; ils ont toutefois besoin là-bas d’un nouvel appareil à échographie. Dot Harms avait entamé un très long processus de demande en ce sens auprès d’une autre organisation pro-famille, lorsqu’elle entendit parler du programme des Chevaliers de Colomb facilitant l’acquisition de tels appareils. Peu après, un chèque de 25 000 $ remis par un donateur anonyme et un don du même montant accordé par le Conseil suprême ont permis au centre d’obtenir son appareil d’échographie plus rapidement que prévu. De plus, le nouvel appareil jouit d’une technologie à la fois plus avancée et moins encombrante, portative même, ce qui permet de le faire voyager d’un centre COLFS à l’autre. Déjà, plusieurs vies ont été sauvées et transformées. « Un jeune Marine s’est présenté avec sa fiancée », raconte Dot Harms. L’enfant devait naître avant le mariage, et lui avait la conviction qu’elle devait se faire avorter. L’échographie a radicalement transformé sa vision des choses. « Avec ces ultrasons, c’est comme si ce petit bébé passait une audition pour la vie, ajoute Dot Harms. Il n’y a pas vraiment d’autre moyen d’aider ces femmes que de nous appuyer sur notre foi et sur l’échographie. » Cette technologie peut aussi aider les femmes à penser à l’adoption (le COLFS a facilité 12 procédures d’adoption l’an dernier). « Je crois fermement à l’adoption, explique Dot Harms. J’encour12 ♦ C O L U M B I A ♦

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Rachel Owens (à droite) directrice générale de la clinique médicale Choices à Iowa City, donne des renseignements à une jeune femme. On a acheté l’appareil de diagnostic à ultrasons pour la clinique grâce à l’initiative d’echographies de l’Order. age les femmes à penser au cadeau qu’a fait Marie au monde. Car elles ont la chance elles aussi de donner à quelqu’un un trésor, une vie — or c’est là le cadeau le plus désintéressé qui soit. » Dot Harms a elle aussi grandement apprécié l’aide des Chevaliers. « Il est très positif pour notre ministère de savoir que ces derniers nous appuient et travaillent même avec nous. Ils ont été d’un incroyable soutien. » « LE BON CHOIX » Lors du 126e Congrès suprême, en 2008, les délégués avaient adopté à l’unanimité une motion pour la création d’un fonds « Culture de la vie », dont les revenus allaient permettre à l’Ordre à poursuivre son « engagement de longue date envers le mariage, la famille et le don de vie ». Un an plus tard, dans son rapport 2009, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a proposé à ses frères Chevaliers de relever ce défi : « Nous devrions nous assurer que les centres d’aide aux grossesses difficiles disposent de toutes les ressources nécessaires, non seulement grâce à notre programme en faveur des échographies, non seulement grâce à notre fonds ‘Culture de la vie’, mais aussi grâce au temps, au matériel et à la maind’œuvre que peuvent fournir nos Chevaliers et leurs familles, dans des milliers de Conseils répartis dans diverses communautés, grandes et petites. Beaucoup des mères qui ont choisi d’avoir leur


enfant auront besoin d’aide, après la naissance. Construire une culture de la vie va nécessairement les aider, elles aussi. » Laurie Bollig, directrice de la Loreto House à Denton, au Texas, ne saurait être plus d’accord. Elle offre son amitié à toutes les femmes qui passent la porte de la Loreto House. « Je trouve cela de plus en plus facile d’aimer ces femmes qui viennent vers nous. Quand vous entendez les histoires de violence et d’abus, difficile de ne pas vouloir les prendre dans vos bras et de les rassurer en leur disant que tout ira bien à partir de maintenant. » Selon la directrice Bollig, beaucoup de jeunes femmes ont juste besoin de se faire rappeler — ou même dire pour la première fois — que Dieu les aime. Ainsi, un mois après avoir été à la Loreto House, une jeune femme est revenue pour dire qu’elle avait réfléchi au fait que Dieu avait un projet pour elle. « Elle m’a confié avoir changé son approche de la vie, se souvient Laurie Bollig. Dieu me bénit en me permettant de trouver en ces femmes autant de filles spirituelles. » En plus d’aider les femmes enceintes, la Loreto House offre également un éventail complet de services pro-vie, fournissant des soins aux personnes âgées ainsi qu’aux mourants. On trouve une chapelle sur place, et tout le personnel a été formé par les Sisters of Life (Sœurs de la vie).

Le mari de Laurie Bollig, Randy, agit comme vice-président de l’établissement et est membre du Conseil 4771 Denton. Il explique que l’ex-député d’État, Leo E. Hanus (2004-2006) avait donné le coup d’envoi en obtenant un premier don de 1 500 $ qui a ouvert la voie à la campagne de collecte de fonds en vue de l’achat d’un nouvel appareil à échographie. Lorsque l’appareil a fait son entrée dans l’établissement, Laurie l’a surnommé « Gabriel ». « Cette machine est notre propre ange de vie qui ouvre les yeux des mamans aux merveilleuses petites vies à l’intérieur d’elles », explique-t-elle. Le député d’État du Nebraska, Michael G. Conrad, adore le programme d’échographies de l’Ordre en faveur depuis la première fois qu’il a entendu parler, en juin 2008. Il a tout de suite

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POUR LA

LES MEMBRES DU CHAPITRE JEAN-PAUL II des Chevaliers de Colomb dans les comtés de Camden et Gloucester (New Jersey) se sont joints le 3 novembre dernier à Denise Cocciolone, présidente-fondatrice du National Life Center (NLC), afin de célébrer le lancement du projet conjoint Chevaliers-NLC sur les ultrasons et les échographies. L’adjonction au bâtiment du NLC à Woodbury de ces deux étages totalisant 882 pieds carrés permettra d’installer une salle d’échographie, une salle de bains accessibles aux handicapés, une rampe extérieure en ciment, des bureaux additionnels et de l’espace de rangement, tout cela afin d’aider le personnel ainsi que les mères et enfants dont ils prennent soin. Le Conseil d’État du New Jersey, de concert avec les 41 Conseils du Chapitre Jean-Paul II, a financé le projet. De plus, la Fondation Tom et Glory Sullivan, de Potomac, au Maryland, a fourni 20 000 $ afin d’aider à la complétion des travaux. Afin de couvrir les frais de construction estimés à 88 000 $, les Chevaliers de plusieurs Conseils environnants se sont portés bénévoles pour réaliser les travaux. Ils travailleront aux côtés des employés de l’entrepreneur Cipriani Builders, ainsi que de l’entreprise d’architectes Habitech (Joseph Badame), qui ont fourni l’équivalent de 5 000 $ en

voulu l’implanter dans son État. À l’époque, une campagne avait cours au Nebraska afin d’exiger des médecins qu’ils montrent aux mères une image de l’échographie avant de procéder à l’avortement. Craignant que les cliniques d’avortement ne privilégient les appareils de mauvaise qualité, Michael Conrad voulait s’assurer qu’elles avaient plutôt des appareils haute fidélité, pour que les femmes puissent clairement voir leurs bébés. Il fallut une année de planification et d’organisation avant d’acheter un premier appareil. « L’argent disponible est d’abord allé aux activités pro-vie, à la publicité, et ainsi de suite, explique Michael Conrad. Mais les dons continuaient d’affluer de partout dans l’État. Placés dans un certificat de dépôt, les fonds ne cessaient d’augmenter. Nous savions qu’un jour, nous allions utiliser cet argent pour financer un projet important. » Même si le gros de la population du Nebraska vit dans l’extrême est de l’État, certaines femmes doivent tout de même voyager de six à huit heures pour avoir un avortement. « Il fallait donc installer l’appareil dans un endroit stratégique », précise le député d’État. D’avoir ainsi accès à un appareil à échographie bien situé permettrait aux femmes du Nebraska de choisir la vie sans avoir à trop s’éloigner de leurs foyers. Par conséquent, les Chevaliers ont choisi le centre d’aide à la grossesse Life Choices, à Kearney, qui a reçu l’appareil en juillet 2009. « Juste avant notre réunion d’État, nous sommes allés là-bas, et avons payé pour l’appareil. Nous avons pu voir des images de bébés, dit Michael Conrad. Même si, ce faisant, nous n’aurions sauvé qu’une seule vie, l’investissement en valait la peine. Nous devons encourager les Conseils à faire de même — c’est vraiment la bonne chose à faire. »♦ COLLEEN ROULEAU écrit depuis Edmonton, en Alberta, où elle habite avec son mari, Louis, un membre du Conseil 4530 Our Lady of Fatima, et leurs trois enfants.

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par Bill Harris

services professionnels pour le projet. La fraternité St. Andrew, de l’église épiscopale de Woodbury, s’est également investie dans l’aventure. « Depuis 1970, le personnel du National Life Center fournit des soins attentionnés et des conseils aux femmes enceintes, aidant ainsi à sauver environ un demi-million de bébés, explique Denise Cocciolone. Le NLC reçoit des milliers de demandes chaque mois. Chaque femme est traitée avec respect, dignité et gentillesse. La confidentialité la plus totale est garantie, et nos services sont gratuits. » Elle ajoute : « En offrant des services d’examen par échographie, le NLC permettra à ses clients de voir des images exceptionnellement nettes de leur enfant à naître. Grâce à cette technologie, les femmes concernées, nous l’espérons, choisiront plus volontiers la vie pour leur enfant. » La construction de la nouvelle annexe devrait être terminée au courant de février, et dès le début du printemps les clients du National Life Center pourront bénéficier d’examens échographiques. BILL HARRIS ex-grand Chevalier du Conseil 439 Camden, au New Jersey, a également déjà été député du district No 55 du New Jersey.

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« LA GRÂCE ABONDE EN CES MURS » Les Chevaliers de Colomb et les Sisters of Life (Sœurs de la Vie) célèbrent le cinquième anniversaire de la Villa Maria Guadalupe par l’équipe de Columbia

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renant la parole devant les Sisters of Life (Sœurs de la Vie) en juillet 1998, le cardinal John O’Connor de New York (19202000), avait rappelé que même avant de fonder la communauté en 1991, il avait rêvé d’ouvrir un centre de retraite pro-vie qui allait devenir un « lieu de paix, de tranquillité, de lumière et de repos, ainsi qu’un lieu d’amour ». Le plus important quand on s’affaire à implanter une culture de la vie, avait-il ajouté, c’est « la conversion des âmes et celle des cœurs . Voilà à l’évidence, poursuivit-il, « le charisme, l’apostolat de ces religieuses pour la vie ». Les paroles du cardinal O’Connor sont aujourd’hui immortalisées sur une plaque de bronze située près de l’entrée de Villa Maria Guadalupe, le centre de retraite propriété des Chevaliers de Colomb et administré par les Sisters of Life (Sœurs de la Vie). L’aumônier suprême, l’évêque William E. Lori de Bridgeport, au Connecticut, a redonné vie le 5 octobre dernier aux paroles du cardinal O’Connor dans son homélie à l’occasion d’une messe commémorant le cinquième anniversaire de Villa Maria Guadalupe. Les religieuses de la communauté Sisters of Life (Sœurs de la Vie), des représentants des Chevaliers et des amis se sont rassemblés dans les installations vieilles de 93 ans de Stamford, au Connecticut — situées à mi-chemin entre la ville de New York et celle de New Haven où l’Ordre a son siège social — afin de célébrer la formidable œuvre de grâce qui se déroule depuis cinq ans en ces murs. ACCUEILLIR LES INVITÉS En juillet 2004, quatre ans après le décès du cardinal O’Connor, le Conseil suprême a aidé à la matérialisation de sa vision en se portant acquéreur d’un centre de retraite qui avait déjà servi de couvent et d’école dirigés par les sœurs bernardines (franciscaines). Les Chevaliers du secteur ont consacré d’innombrables heures à rénover tant l’intérieur que l’extérieur de la maison, qui fut rebaptisée Villa Maria Guadalupe. Les salles de réunion qu’on y trouve furent elles aussi renommées en l’honneur des fondateurs respectifs des Sisters of Life (Sœurs de la Vie) et des Chevaliers ; le bâtiment lui-même fut consacré trois mois plus tard. Depuis lors, les religieuses de Villa Maria — neuf sont en résidence, assistées de novices — ont servi des milliers d’invités et prié avec eux. Parmi ces derniers, il y a eu des hommes et des femmes engagés activement au sein du mouvement pro-vie; des femmes enceintes, des mères célibataires et d’autres mamans, celles-là 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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blessées par l’avortement ; et d’autres personnes encore, y compris des prêtres, des religieux, des couples mariés et de jeunes adultes. Au total, plus de 1 600 personnes viennent y faire une retraite chaque année. Sœur Mary Karen, la supérieure de l’établissement, annonce à tous ceux qui arrivent : « Bienvenue dans la maison de Notre-Dame de Guadalupe. Ici, vous avez toutes les raisons d’espérer une guérison. » Elle répète ensuite les réconfortantes paroles de Notre-Dame à saint Juan Diego : « Ne suis-je pas là, moi qui ai l’honneur d’être ta Mère ? [...] As-tu besoin d’autre chose encore ? » En plus des retraites qui mettent l’accent sur une variété de thèmes spirituels et pro-vie, Villa Maria Guadalupe organise sur une base régulière d’autres événements, tels que des fins de semaine de formation au profit des « Co-Workers of Life » (Collègues pour la vie) et des manifestations saisonnières comme les heures saintes de l’Avent et la fiesta Guadalupe annuelle. Le 4 juillet 2009, les sœurs et les Chevaliers ont tenu leur première « Fête de la vie ». Plus de 700 personnes de tout âge, dont plusieurs jeunes familles, ont assisté à l’événement qui a duré toute la journée et mis en vedette de la nourriture, de la musique, des causeries catéchétiques, une messe ainsi que, en soirée, une procession eucharistique. Le tout s’est inspiré du site « Amour et Vie », un projet conjoint des Sisters of Life (Sœurs de la Vie) et des Chevaliers de Colomb lancé à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse 2008, à Sydney, en Australie. « Grâce à leurs missions complémentaires, les Sisters of Life (Sœurs de la Vie) et les Chevaliers de Colomb collaborent et, à travers Villa Maria Guadalupe, ils construisent une culture de la vie, indique Mère Agnes Mary, supérieure de cette communauté. Chaque année, ajoute-t-elle, des milliers de personnes viennent vers cette maison bénie consacrée à Marie afin d’être renouvelés dans le Christ et de raffermir les liens qui unit son peuple. » La célébration du cinquième anniversaire de cette fructueuse collaboration entre les deux groupes s’est poursuivie après la messe du 5 octobre dernier, avec le dévoilement et la consécration d’un nouveau vitrail de Notre-Dame de Guadalupe. Parmi l’assistance, signalons Edwin Rambusch, dont l’entreprise a conçu et installé le vitrail, qui est visible dès qu’on a franchi la porte d’entrée du centre de retraite. Était également présent Mgr Eduardo Chavéz, postulateur de la cause pour la canonisation de Juan Diego et membre de la communauté franciscaine bernardine.


La Villa Maria Guadalupe vue de l’extérieur, un jour de printemps. • Après la messe, l’aumônier suprême, l’évêque William E. Lori, a béni le nouveau vitrail Santa Maria Guadalupe qui ornera le centre de retraite. EXPANSION DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION Le Chevalier suprême Carl A. Anderson a ensuite donné ses idées sur le caractère irremplaçable de l’œuvre des Sisters of Life (Sœurs de la Vie) en tant que communauté religieuse consacrée, enracinée dans la prière et dévouée à la cause de la vie. « Autant nous avons besoin d’organisation comme les Chevaliers de Colomb pour accomplir les ‘gros travaux’, autant, a-t-il dit, nous travaillerons en vain si nous ne pouvons en même temps compter sur les communautés de vie consacrée, lesquelles sont au cœur du travail de construction de la civilisation de l’amour et de la culture de la vie. » Avec Villa Maria Guadalupe, les Sisters of Life connaissent une expansion en dehors de l’archidiocèse de New York pour la première fois ; depuis, la communauté a ouvert également une maison à Toronto. Aujourd’hui, le groupe compte plus de 70 membres, novices et postulantes comprises. « Un jour, j’en suis convaincu, les Sisters of Life seront présentes à travers le monde et elles formeront une importante communauté globale », dit le Chevalier suprême. Puis, rappelant les réalisations des Chevaliers de Colomb malgré leurs humbles débuts, il ajoute que « les Sisters of Life iront encore plus loin dans beaucoup de domaines ». Au nom de mère Agnes Mary, malade et qui n’a pu assister aux célébrations, sœur Mary Elizabeth a pour sa part raconté quelques anecdotes qui montrent qu’en seulement cinq ans, d’innombrables vies ont été changées à Villa Maria Guadalupe, concrétisant ainsi la vision du cardinal O’Connor. « Nous avons eu la joie de voir cette vision se matérialiser de fin de semaine en fin de semaine, ici à Villa Maria Guadalupe, dit sœur Mary Elizabeth. Vraiment, la grâce abonde en ces murs. »♦ JANVIER 2010

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UN SOUFFLE D’ESPOIR POUR DES VICTIMES DE L’AVORTEMENT

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NDLR : L’allocution suivante a été prononcée durant la fête du 25e anniversaire de la fondation du Projet Rachel qui a eu lieu le 8 septembre dernier à Milwaukee, au Wisconsin. Fondé en 1984, le Projet Rachel et le Secrétariat national de « Post-abortion Reconciliation and Healing (NOPARH — ou « la réconciliation après l’avortement ») sont un programme de service social de l’Église catholique, axé sur les femmes et les hommes qui ont eu recours à l’avortement.

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icki Thorn — ainsi que ceux et celles qui se dévouent au Projet Rachel — ont accompli un travail avant-gardiste pour aider les blessés ambulants souvent silencieux : c’est-à-dire ceux qui souffrent après avoir subi le désastre d’un avortement. Depuis plusieurs années, l’Ordre des Chevaliers de Colomb collabore de diverses façons avec le Projet Rachel. Nous avons aidé à soutenir les œuvres de cet organisme, et nous avons cocommandité avec lui deux conférences sur l’effet de l’avortement sur les hommes. Ces conférences ont eu lieu à l’Institut pontifical Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille à Rome. Le Projet Rachel est vital au débat sur l’avortement : il offre une guérison aux survivants de l’avortement que l’on oublie trop souvent — les parents de l’enfant avorté. Quand le pape Benoît XVl a parlé à ce sujet l’an dernier, Vicki et moi étions là, à Rome. Il a dit : « Dans le débat, souvent purement idéologique, une espèce de conjuration du silence se crée à leur égard. Ce n’est que dans l’attitude de l’amour miséricordieux que l’on peut se rapprocher des victimes pour leur porter secours et leur permettre de se relever et de reprendre le chemin de l’existence ». Il est impossible de nier que chaque avortement fait de multiples victimes. D’abord, il y a l’enfant, les parents, les frères et sœurs, et aussi le personnel médical.

L’œuvre vitale du Projet Rachel donne espoir et compassion aux victimes de l’avortement par le Chevalier Suprême Carl A. Anderson

PARDON ET GUÉRISON Jeune curé de paroisse, le Père Karol Wojyla a acquis une vraie compréhension du traumatisme conséquent de l’avortement. Dans son livre : Amour et Responsabilité (1960) il discute de la réponse complexe et affective d’une femme : « En sus des effets physiologiques, l’avortement provoqué cause une névrose d’angoisse avec des sentiments de culpabilité, voire souvent une profonde réaction psychotique. Dans ce contexte, on peut déceler la signification de déclarations par des femmes qui souffrent de dépression … qui parfois, une décennie après l’événement, regrettent l’interruption de la grossesse et se sentent coupables de cet acte » (284-5). Voilà les personnes que le Projet Rachel a aidé à guérir : des femmes et des hommes bourrés de regrets longtemps après l’avortement. Ces personnes ne sont pas des personnages abstraits; elles sont nos voisines, des membres de nos familles et des coreligionnaires. Il y en de toutes les horizons, dans tous les groupes sociaux-économiques et de toutes les ethnicités. Tous ceux qui connaissent Vicki savent que, souvent elle cite des statistiques provenant de la Guttmacher Institute, qui démontrent que, aux États-Unis, de 33 pour cent à 40 pour cent des femmes ont eu recours à un avortement. Il s’ensuit donc qu’un nombre équivalent d’hommes est aussi impliqué dans le processus, et qu’à cause de cela, il nous faut choisir nos paroles avec prudence dans ce débat. La compréhension du pape Jean Paul II du traumatisme de l’avortement est articulée dans Evangelium Vitae. S’adressant directement aux femmes ayant eu recours à un avortement, il a dit : « Mais

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ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l’espérance. … Si vous ne l’avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilité et avec confiance au repentir: le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n’est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. Avec l’aide des conseils et de la présence de personnes amies et compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie » (99). Le pape Jean Paul II a écrit au sujet des pressions qui poussent une personne à avoir recours à l’avortement, des pressions que nous devons comprendre chez ces personnes. Il faut aussi voir ces pressions dans le cas des personnes qui pensent à la possibilité d’avoir recours à l’avortement. Il a écrit : « A cela s’ajoutent les difficultés existentielles et relationnelles les plus diverses, accentuées par la réalité d’une société complexe dans laquelle les personnes, les couples et les familles restent souvent seuls face à leurs problèmes. Il existe même des situations critiques de pauvreté, d’angoisse ou d’exacerbation dans lesquelles l’effort harassant pour survivre, la souffrance à la limite du supportable, les violences subies, spécialement celles qui atteignent les femmes, rendent exigeants, parfois jusqu’à l’héroïsme, les choix en faveur de la défense et de la promotion de la vie » (11). J’étais à la cathédrale Our Lady of Angels de Los Angeles lorsque j’ai commencé à penser à la douleur, aux causes et à l’importance que joue le rôle de l’Église dans le pardon et la guérison. Dans une alcôve du confessionnal, il y une image d’un tableau de Rembrandt sur le retour de l’enfant prodigue. Sur ce tableau nous voyons le père qui embrasse affectueusement son fils. Il ne porte pas de jugement ; il l’aime tout simplement et le pardonne. À cet instant, on ne voit que l’amour qui surmonte la douleur du péché et de la faiblesse, et la guérison commence. Pendant que je contemplais ce tableau, j’ai eu l’idée que nous pourrions aborder le débat sur l’avortement d’une autre façon si seulement nous avions à l’esprit le pardon et la guérison qui est à l’œuvre dans le Projet Rachel. Notre façon de discuter de l’avortement avec des personnes qui nous sont inconnues ou en publique pourrait changer 18 ♦ C O L U M B I A ♦

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TROUVER DES POINTS COMMUNS De plus en plus, le message que l’avortement est douloureux et nocif pour la femme est compris clairement. Les sondages nous disent clairement que ces choses changent dans l’esprit et le cœur des Américains. Le peuple américain n’appuie plus le régime Roe c. Wade. Il ne s’agit pas ici d’une observation qui porte à la controverse; c’est tout simplement la vérité. Si on s’en tient aux récents sondages sur l’opinion publique, y compris le sondage commandé par l’Ordre des Chevaliers de Colomb, Roe c. Wade, qu’on a d’ailleurs interprété comme permettant l’avortement sans restriction tout au cours de la grossesse, n’est pas conforme à l’opinion de la grande majorité des Américains. Deux autres sondages — un par Pew, et l’autre par Gallup — démontrent un plus grand consensus d’opinion sur cette question que la rhétorique des débats politiques laisse entendre. Pew a découvert que 18 pour cent des Américains favorisent l’avortement sans restrictions. Vingt-huit pour cent ont répondu que l’avortement est légal dans la plupart des cas, et vingt-huit pour cent disent que l’avortement ne devrait jamais être légal dans la plupart des cas, et 16 pour cent disent qu’il ne doit jamais être légal. En d’autres mots, 72 pour cent des Américains sont contre l’avortement sans restrictions. Un autre sondage Gallup plus récent a fait les manchettes en disant que la majorité des Américains s’affichent maintenant comme pro-vie. Toutefois, ni l’un ni l’autre de ces sondages ne donnent la vraie image. Un sondage, commandé par les Chevaliers de Colomb au Marist College Institute, démontre entre autres que : • Quatre-vingt-six pour cent des Américains imposeraient des restrictions importantes à l’avortement. • Soixante pour cent des Américains limiteraient l’avortement à des cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère — ou encore qu’ils ne le permettraient pas du tout. • Soixante-dix-neuf pour cent des Américains appuient des objections de conscience contre l’avortement pour le personnel médical. Cela comprend 64 pour cent de ceux qui s’identifient comme « pro-choix ».

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Le Chevalier suprême Carl A. Anderson a livré l’allocution principale lors des célébrations marquant le 25e anniversaire du Projet Rachel. Apparaissent également sur la photo, William Thorn, membre du Conseil 3702 Bishop Leo J. Brust, à Milwaukee, Vicky Thorn, fondatrice du Projet Rachel et William Callahan, évêque auxiliaire à Milwaukee.

si nous comprenions qu’il y a 33 pour cent des chances qu’elles ont eu recours à l’avortement. Notre façon d’écrire les prières universelles à la messe concernant l’avortement pourrait être modifiée si nous réfléchissions au fait que plus de trente-trois pour cent des paroissiens ont probablement été impliqués dans un avortement. Notre façon de voir la question de l’avortement serait probablement différente si nous l’abordions du point de vue de l’amour et du souci des survivants, tout en protégeant ceux qui sont à risque, c’est-à-dire les enfants à naître et leurs parents. La douleur de ces parents n’est pas abstraite; au contraire, elle est réelle. C’est à nous de devenir l’accolade du Christ et de son Église pour ceux qui endurent cette douleur.


CNS Photo/Paul Haring

• Soixante-neuf pour cent des Américains vreté épouvantable qu’un enfant doive approuvent que les dirigeants religieux s’exprimourir pour que d’autres vivent à leur guise. ment contre l’avortement. Pris dans l’ensemble, je crois que les plus • Cinquante-neuf pour cent disent que les pauvres parmi les pauvres sont ceux dont dirigeants religieux ont un rôle clé à jouer dans la pauvreté est dans la perte d’un enfant. le débat de l’avortement. Nous devrions les reconnaître comme le • Quatre-vingts pour cent des Américains visage du Christ dans nos vies, et à l’exemcroient que la santé et de la femme et de ple du Projet Rachel, nous devrions avoir l’enfant à naître peut être protégée en droit. pour eux des bonnes paroles, une oreille Cela comprend 68 pour cent de ceux qui s’iattentive et un accueil qui les aide à guérir. dentifient comme adhérent fortement à des Seul l’amour peut surmonter la tragédie thèses pro-choix. de l’avortement, et c’est en chacun de nous De plus, les statistiques indiquent que, que doit commencer cet amour. depuis octobre 2008, près de tous les groupes Parfois nous entendons des politiciens démographiques penchent vers la position et d’autres dire que le cas de Roe c. Wade pro-vie, exception faite chez les Catholiques comme un principe juridique établi, qu’il non pratiquants et les hommes âgés de moins est maintenant loi. L’an dernier, durant de 45 ans. notre congrès suprême annuel qui a eu Les statistiques indiquent que le peuple lieu à Québec, j’ai dit à nos membres que américain accorde une plus grande impor- Alveda King, nièce de feu le révérend Martin Luther l’Ordre des Chevaliers de Colomb ne retance à la vie humaine. Loin de la grande King Jr, à gauche, ainsi que d’autres femmes ont connaîtra jamais que le cas de Roe c. Wade division que beaucoup croient exister dans publiquement exprimé leur regret d’avoir subi un est un principe juridique établi, et qu’il le domaine de l’avortement, il y a un grand avortement. Elles étaient devant la Cour suprême lors sera contesté en droit. Comme tous les cas terrain d’entente. des droits de la personne dans le passé, si de la Marche pour la vie, à Washington, D.C. Qu’est-ce qui a provoqué ce changement nous, le peuple, ne reconnaissons pas un soudain de l’opinion publique pour l’orienter cas de cette ampleur comme principe juvers la position pro-vie? C’est mon opinion que le Projet Rachel y est ridique établi, il n’est donc pas un droit constant. pour une grande part. Comme nous nous efforçons de protéger en droit les enfants à Considération prise qu’un tiers des Américains sont touchés directe- naître, nous devons aussi tenter d’aider les blessés vivants de l’ament par l’avortement, on peut dire que tout le monde connaît des vortement. Je crois que nous avons un bon modèle pour ce faire personnes qui portent les blessures de l’avortement. dans l’homélie que Paul VI a donné à la conclusion de Vatican II. Deux statistiques de notre plus récent sondage en disent long Voici ce qu’il a dit : « La vieille histoire du bon Samaritain a été le à ce sujet. D’abord, 53 pour cent des Américains croient que, modèle et la règle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans à longue échéance, l’avortement fait plus de tort que de bien à bornes pour les hommes l’a envahi tout entier. La découverte et la femme. La deuxième, encore inédite jusqu’ à l’heure actuelle l’étude des besoins humains…. ont absorbé l’attention de notre présent, c’est qu’en songeant à l’avortement, le même nombre, Synode. Reconnaissez au moins ce mérite, vous les humanistes 53 pour cent, souhaite entendre l’opinion des femmes qui ont modernes qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et eu recours à l’avortement. Seuls les médecins, à 64 pour cent, sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus sont davantage consultés à ce sujet. que quiconque, nous avons le culte de l’homme ». Vicki Thorn et l’œuvre réalisée par le Projet au cours des dernières L’APPEL DE L’AMOUR 25 années ont apporté ce message du bon Samaritain à ceux qui ont le Enfin, la marée commence à monter. Nous l’avons constaté durant les plus besoin du message de guérison de l’Église catholique. conférences pour les hommes au sujet de l’avortement, qui ont eu lieu Par son beau travail dans les diocèses de par le monde, et des autres à San Francisco et à Chicago. Même les journalistes des publications ministères post-avortement qui ont imité divers aspects du Projet hostiles ont laissé couler des larmes quand ils entendirent les histoires Rachel depuis 1984, le travail d’avant-garde de Vicki Thorn et du Projet des sentiments d’amertume que l’avortement laisse aux parents. Rachel est devenu un modèle de la guérison et du pardon qui sont au Ce sont des mensonges qui ont conduit notre pays à croire que cœur même de la théologie de l’Église catholique. l’avortement était un choix nécessaire aux femmes. Ce que vous savez Nous aussi devons espérer devenir le visage guérisseur de tous, vous qui avez travaillé au Projet Rachel, c’est que l’avortement l’amour du Christ. Nous devons nous efforcer de reconnaître chez est un choix tragique. Avec l’avortement, personne ne gagne; il n’y nous les blessés ambulants, qui sont souvent invisibles, qui vivent a que les morts et les blessés. Il n’y a pas de meilleur argument que parmi nous. Nous devons être sensible au fait que beaucoup de cela contre l’avortement, et aucun autre organisme n’a fait davantage ceux qui nous écoutent parler contre l’avortement ont eux-mêmes pour rendre ce message clair et changer notre entendement des nom- été ses victimes. Nous devons tenter de guérir et non de conbreuses victimes de l’avortement que le Projet Rachel. damner ceux qui ont vécu une si grande douleur. Bref, nous deLa Mère Teresa a dit que c’est sous le déguisement de détresse d’un vons répondre à notre propre vocation d’aimer et de partager cet pauvre que le Christ nous apparaît. Elle a aussi dit que c’est d’une pau- amour avec ceux qui en ont le plus grand besoin.♦ JANVIER 2010

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Quand l’amour sauve des vies L’organisme Maggie’s Place combat la culture de la mort en implantant des résidences au profit des femmes enceintes par Ambria Hammel

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amantha était enceinte de sept mois et de son premier enfant, l’été dernier, mais la date prévue de son accouchement n’était pas ce qui la préoccupait le plus. Après avoir passé un certain temps dans un grand refuge pour femmes de la région de Cleveland, il lui fallait trouver dans les prochains jours un autre endroit où se loger. Le personnel d’un centre local d’aide à la grossesse lui recommanda une résidence communautaire pour femmes enceintes, la Zechariah House, alors sur le point d’ouvrir ses portes. L’établissement offrait une chambre privée aux mamans et à leur bébé, qu’elles pourraient occuper jusqu’à ce que l’enfant atteigne six mois. Samantha devint la première mère à vivre à la Zechariah House. « Il était si agréable d’avoir mon propre espace, ma propre porte d’entrée. Cinq ans que je n’avais pas connu ça », se souvient-elle aujourd’hui avec émotion. Dès sa sortie de l’hôpital, Samantha occupa la chambre aménagée pour elle et son bébé — un lit simple, un berceau, une chaise berçante et une table à langer. La Zechariah House, qui a ouvert ses portes en juin 2009, était le deuxième établissement qu’implantait en moins d’un an Maggie’s Place, basé à Phoenix. L’organisme, fondé en 2000 le jour de la fête des Mères, administre aujourd’hui cinq de ces maisons d’accueil catholiques. La mission est simple : procurer aux femmes enceintes qui, autrement, seraient seules dans la rue, un endroit où demeurer. Jusqu’ici, plus de 300 mamans ont pu profiter de l’expérience. Et toutes ont rapidement compris que ces endroits — trois en Arizona et une en Ohio ainsi que dans l’Idaho — n’ont rien à voir avec les refuges ou institutions semblables. On parle ici véritablement d’une maison. Mieux encore, d’une maison enracinée dans la tradition communautaire catholique et dans l’action pro-vie. « Le projet était déjà passablement avancé quand l’aspect pro-vie s’est imposé à nous », indique Mary Peterson, directrice et cofondatrice de Maggie’s Place. Elle

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et une douzaine de ses amis épris eux aussi de justice sociale s’étaient à l’époque réunis pour discuter de la possibilité d’ouvrir une maison pour les personnes dans le besoin. L’inspiration leur est venue tandis qu’ils priaient durant l’adoration eucharistique. À cette période, la colocataire de Mary Peterson, qui avait elle-même déjà été directrice d’un centre local d’aide à la grossesse, revenait à la maison avec plein d’histoires de femmes enceintes, apeurées et ne sachant quoi faire. Peu de temps après, Maggie’s Place vit le jour. OBJECTIFS ET ÉTAPES Mary Peterson est formelle : un miracle se produit chaque fois que naît un bébé. À ce jour, elle a été témoin de 169 « miracles », dont plusieurs sont aujourd’hui des écoliers en bonne et due forme. « Nous avons eu des femmes qui se sont levées de la table [d’avortement] et se sont mises à courir », raconte Mary, qui a vécu son propre lot de situations compliquées au cours de la dernière décennie. « Certaines des mamans aidées par Maggie’s Place se présentent après avoir vécu des problèmes d’alcool ou de drogue, ou essaient de se remettre sur pied après avoir fait de la prison. Certaines ne faisaient que passer d’un divan à un autre, chez des amis ou des proches, mais un jour tout s’est arrêté et il leur a fallu affronter encore plus d’adversité », dit Mary Peterson, qui ajoute que certaines femmes ont été « complètement abandonnées ». Elle se souvient particulièrement d’une femme enceinte que le personnel de la maison avait dû recueillir sur un terrain de camping, après avoir été laissée là par son compagnon de l’époque. « Souvent, les gens qui devraient les

En moins de 10 ans, plus de 300 femmes et leurs bébés ont vécu dans l’une ou l’autre des résidences Maggie’s Place, où du personnel bénévole leur est venu en aide.


aider ne peuvent ou ne veulent le faire », assurer son fonctionnement. indique Mary Peterson. « Depuis le début, dit Mary Peterson, Heureusement que le personnel de — les Chevaliers se sont rangés à nos côtés. » de jeunes femmes pour la plupart fraîches Par exemple, les membres du Conseil émoulues des études supérieures et dont 1363 Cœur d’Alène (Idaho), se sont occertaines poursuivent des études de cupés de peinturer les 4 200 pieds carrés médecine — sont là pour soutenir les réside murs de la Mary House, à Cœur dentes, 24 heures par jour, tous les jours d’Alène. Selon l’ex-grand Chevalier de la semaine. Elles travaillent individuDavid T. Carneiro, quatre hommes ont ellement avec chaque maman, pour les travaillé cinq jours à temps plein pour aider à mieux vivre en société, développer Mary Peterson, fondatrice de Maggie’s Place, se tient venir à bout de la tâche. D’autres bénévdes réseaux de soutien, maîtriser certaines devant une peinture représentant saint Michel Archange, oles avaient abattu des cloisons, refait des habiletés de base, se fixer des objectifs réal- à la St. Michael’s House de Phoenix. planchers et installé une rampe pour peristes et s’organiser pour prendre soin de sonnes handicapées, tout cela à temps leur enfant tout en s’efforçant de faire des économies en vue de l’avenir. pour l’ouverture de la maison, en octobre 2008. Les hommes, pour la La mère-type qui séjourne à Maggie’s Place a 22 ans ; certaines sont plupart retraités, ont également évacué les débris engendrés par les tout de même dans la trentaine voire la quarantaine. Quels que soient travaux et ramassé des meubles donnés par une banque locale. Enfin, leurs antécédents, les mamans poursuivent toutes un objectif tandis ils ont aménagé un grand jardin qui donne aujourd’hui des tomates, qu’elles vivent dans une Maggie’s Place. Par exemple, obtenir un des poivrons, des zucchinis, du maïs et des fines herbes dont profitent diplôme, rester sobre ou trouver un emploi. Tant le personnel que les les quatre employées, les quatre mamans et les trois bébés qui vivent principales intéressées célèbrent les étapes franchies, quelle que soit présentement à la Mary House. leur importance, fussent-elles modestes. Selon Calvin Meierbachtol, qui préside le comité pro-vie du Conseil Les mères demeurent motivées même après avoir quitté le foyer, 1363, Maggie’s Place lui a donné l’occasion d’être ‘proactif’ et d’aider qu’elles se dirigent alors vers leur propre logement, une autre structure les mamans », avant d’ajouter que « beaucoup d’autres hommes partad’accueil ou encore dans l’un des appartements de transition que Mag- gent probablement ce sentiment ». gie’s Place a établis peu après sa fondation. Jeff Langhorst, du Conseil 12313 Our Lady of Clairvaux, à Scotts« Depuis que je suis passée par là, j’ai atteint chacun des objectifs dale, dans l’Arizona, est l’un de ces Chevaliers. Son Conseil appuie Magque je m’étais fixés, si bien que je dois en trouver sans cesse de nou- gie’s Place depuis neuf ans, au moyen de campagnes de collecte de fonds veaux », souligne Melissa Jackson, qui a quitté la Elizabeth House, de et de travaux réalisés sur place dans deux de ses maisons. En fait, le ConTempe, en Arizona, en septembre 2008. « Mon objectif le plus am- seil agit ainsi sur une base à ce point régulière, qu’une entrée « Maggie’s bitieux a été de reprendre la garde de mes autres enfants », ajoute cette Place » figure en bonne place dans chacun des budgets du Conseil. dernière, qui deux jours plus tard allait avoir auprès d’elle ses deux en« Lorsque nous avons constaté que ces femmes auraient pu prendre fants de trois et quatre ans. Melissa a par ailleurs acquitté l’une des une autre décision et qu’elles ne l’ont pas fait, il nous a semblé que contraventions qu’elle devait payer et elle termine présentement sa for- nous devions nous engager », de dire Jeff Langhorst. Celui-ci ajoute mation comme adjointe administrative. Elle prévoit obtenir son per- que la présence des Chevaliers montre aux femmes que des hommes mis de conduire sous peu et, à terme, avoir sa propre maison avec une appuient leur décision de choisir la vie pour leur enfant. Dans le même immense cour à l’arrière. sens, Mary Peterson croit que même si l’interaction des mamans avec L’avenir de Samantha se dessine plutôt bien, lui aussi. Maggie’s Place les Chevaliers est brève, le fait que ces hommes les traitent dignement, lui a permis de retourner à l’école plus tôt que prévu. Si tout va bien, tant en parole qu’en action, cela fait toute la différence. elle sera un jour prochain infirmière. Selon cette fois le député de district Joseph K. Fairlie, du District # 24 Arizona, appuyer Maggie’s Place a sensibilisé bien des personnes. LA PRÉSENCE DES CHEVALIERS « Beaucoup de gens veulent être pro-vie mais ne savent comment Chaque maison rattachée à Maggie’s Place comprend une petite concrètement appuyer la cause », dit-il. Lorsqu’il parle aux gens de la chapelle où est conservé le Saint Sacrement, ce qui permet tant au per- mission au profit des mamans, ils s’y impliquent. Et plus il y a de sonnel qu’aux résidentes de se recueillir en toute tranquillité. gens qui s’engagent pour la cause, plus Maggie’s Place peut grandir. « La prière communautaire nous permet de son côté de nous rap- Il y a de la place pour de l’expansion, en autant bien sûr que la mission peler que nous sommes d’abord unies dans le Christ », souligne Mary et l’identité catholique des nouvelles maisons soient bien préservées. Peterson. On attend des employées comme des mamans qu’elles mè- Jusqu’ici, les percées réalisées dans d’autres États se sont bien intégrées nent des vies simples basées sur la divine providence et en comptant à l’ensemble existant, et Mary Peterson prévoit ouvrir des maisons sur les dons pour subvenir à certains de leurs besoins. « Je suis encore dans d’autres villes-clés. Sans compter, ajoute-t-elle, qu’elle aimerait étonnée de constater combien les gens sont généreux », dit Saman- voir s’en créer une quatrième en Arizona. tha, qui met à profit l’argent pour se procurer des couches, des jouets, « Savoir que les Chevaliers appuient notre œuvre, cela nous permet des articles de toilette ainsi que des vêtements. L’Église et la com- d’être plus courageuses et d’envisager plus sereinement des visées munauté dans son ensemble envoient régulièrement de l’argent ainsi d’expansion », a conclu Mary Peterson.♦ que de la main-d’œuvre à chaque établissement chapeauté par Maggie’s Place — chaque maison a besoin de 200 000 $ par année pour AMBRIA HAMMEL est journaliste au Catholic Sun de Phoenix. 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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Quelle valeur un enfant? De nos jours, la culture est malheureusement marquée d’un manque d’appréciation et même d’agressivité quant au don qu’est l’enfant par Anthony Esolen

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a veille de Noël, le prêtre de notre paroisse porte sous ses vêtements liturgiques, comme s’il n’était pas digne de lui toucher, un symbole du fait que Dieu est parmi nous. Il s’agit d’une figurine de l’enfant Jésus. Il le tient haut dans ses bras durant la procession d’ouverture, tandis que la communauté et le chœur chantent. C’est un moment d’émerveillement. Voilà Dieu en personne, cet enfant, le Verbe sans parole, emmailloté de langes comme, plus tard, il sera emmailloté d’un linceul. Plus jamais, en Occident, nos yeux ne verront dans un enfant un adulte défectueux. Car cet enfant en particulier était toute-puissance. En revanche, plusieurs centaines d’années avant Jésus-Christ, le peuple de Carthage massacrait des enfants pour apaiser le dieu Moloch, qui entretenait une sorte de relation économique avec ses adeptes. Pour obtenir la richesse, il fallait offrir des richesses. Pour obtenir d’abondantes récoltes, il fallait offrir du sang. Parfois, on représentait Moloch avec une large bouche, devant une fournaise. Il s’agissait, comme l’explique l’Écriture, de faire passer un enfant « par l’épreuve du feu » (cf. 2 Rois 23, 10), cérémonie qui ne se faisait pas de gaieté de cœur : tambours, tambourins et vapeurs narcotiques étouffaient les gémissements des enfants brûlés jusqu’à devenir méconnaissables. L’excuse reposait, en temps de famine, sur la superstition. Aujourd’hui, nous en faisons autant pour des motifs de commodité. Qu’arrive-t-il à une société qui dispose de ses enfants, comme nous le faisons depuis 40 ans? Par « nous » j’entends non seulement les personnes qui y participent activement ou qui y assistent, mais également tous ceux et celles qui vivent de l’ambiance culturelle qui en résulte.

CNS Photo/Cheryl Ravelo, Reuters

UNE PERTE DE MÉMOIRE TRAGIQUE Plusieurs afflictions arrivent aux gens qui, à la fois, tournent en sensiblerie l’Enfant Jésus et Moloch — qui oublient que l’Enfant a vaincu le monde et qui, par souci de modestie, se détournent de leurs propres sacrifices sanglants.

La première va de soi, c’est que nous apprenons à détester les enfants. Aujourd’hui, il existe des livres qui nous apprennent à quel point c’est corrompu d’avoir un enfant, et d’autres qui démontrent comment effacer toutes traces d’innocence enfantine. Il n’y a pas à s’étonner que le taux des naissances de beaucoup de pays d’Occident se trouve à la limite du suicide collectif. Jeune, j’avais 39 cousins et cousines tandis que ma femme en avait 42. Tant de monde donnait lieu à une enfance bien remplie. Pourtant, c’est une existence morne que nous proposons à nos enfants de nos jours. Pour ma part, j’ai deux enfants qui ont trois cousins et cousines germains. Et il n’y en aura plus. Nombreux sont les enfants seuls maintenant, et encore plus nombreux sont ceux qui ne profiteront jamais de la présence d’un frère ou d’une sœur. Voilà un phénomène nouveau dans le monde. Et nous gardons hors de vue le peu d’enfants que nous avons. Dans son livre intitulé The Death and Life of the Great American Cities [La Mort et la vie des grandes villes américaines] (1961), Jane Jacobs fait remonter le déclin des villes américaines au fait d’avoir exclu les enfants de la vie quotidienne, notamment en confiant à des institutions tous les aspects de leur existence. Les véritables liens de tout quartier, affirme l’auteure, sont forgés par les enfants — ses êtres plutôt indisciplinés qui entrent à l’épicerie et en sorte aussitôt, qui traversent les cours, qui relient les gens entre eux, parfois contre leur gré. Aujourd’hui, par contre, nous enfermons les enfants dans des écoles ou des garderies. Le deuxième effet se trouve dans le fait que nous sommes coupés du temps et des générations. Nous sommes sans racines. Autrefois, quand nous avions des familles riches d’enfants, nous leur racontions des histoires des enfants qui avaient vécu avant eux. C’est ainsi qu’une génération était liée à la suivante. Les gens qui vivent avec des enfants ne font pas qu’occuper un intervalle de temps déterminé, mais ils habitent sous un dais d’éternité. Comme la vie est pauvre sans cette

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éventualité! Comme il est mesquin de laisser vos ancêtres de côté, parce que vos descendants, s’ils existent, vous mettront de côté à leur tour. Ce phénomène aussi est nouveau dans le monde et aucune culture ne peut y survivre.

Durant la lecture du conte de Dickens, nous avons tendance à penser que c’est Tiny Tim, la personne handicapée qui a besoin d’être guérie grâce à Scrooge, si celui-ci pouvait seulement de se départir d’un peu de sa fortune. Pourtant, la personne handicapée, c’est bien Scrooge et c’est Tiny Tim qui est venu le guérir, en transformant ce cœur endurci avec son innocence et sa faiblesse d’enfant. Lorsque Scrooge, assagi et repenti, se réveille de sa dernière vision et se rend compte qu’il est toujours vivant, il danse autour de sa chambre et proclame cette parole lourde de signification personnelle et théologique : « Quel bébé je suis ». Il se peut que les gens qui disposent de leurs enfants manquent également de telles occasions d’accompagner dans la danse Ebenezer Scrooge, version nouvelle.

GÉNIE DE LA JOIE Ce qui nous mène au troisième effet de notre attitude culturelle par rapport aux enfants : la solitude et la peur de notre fragilité. Nous avons peur de la mort et ce que nous désirons voir écarter de nos vies, c’est bien le rappel de notre mortalité. Et les enfants constituent ce rappel. Tout parent, homme ou femme, est conscient qu’au fur et à mesure que les enfants grandissent, il ou elle vieillit et devient plus frêle. L’enfant nous rappelle, forcément, notre propre faiblesse, d’abord parce qu’il ou elle dépend tout à fait de nous et aussi parce que nous L’ÉMERVEILLEMENT REDÉCOUVERT en arriverons un jour à dépendre tout à fait de cet enfant. Le dernier effet se trouve une capacité diminuée pour l’émerveillement Arrêtons-nous au mensonge contenu dans le terme planned parent- — par rapport à nous-mêmes et au monde que le Seigneur nous a hood [parenté planifiée]. La mission de l’organisme qui porte ce nom donné. Regardez les yeux d’un nouveau-né. Quand notre fille est née, n’a jamais eu comme objectif de elle avait des yeux qui semblaient planifier les naissainces, au contraire, venir d’un autre monde. Ses yeux il existe pour garantir qu’elles n’arétaient remplis d’émerveillement, et riveront jamais — et si jamais elles se c’était merveilleux de les regarder. es gens qui vivent avec font, de voir à ce qu’on puisse se Pourtant, tant de choses dans débarrasser du produit. Même en notre système d’éducation semblent des enfants habitent supposant que le terme planned parconçues pour écraser l’émerveilleenthood corresponde à la vérité, il y a ment. On enseigne le mépris et l’imsous un dais d’éternité. un élément de timidité et de haine pertinence — d’excellents vices, pour les enfants sous le concept que selon le démon Screwtape de C. S. les naissances doivent être planifiées. Lewis, pour tenter les âmes jusqu’à En effet, une personne timide leur damnation. La beauté? Un tic désire à tout prix garantir sa sécurité nerveux — inhérente à l’observateur et prévoir toutes les éventualités. Comme le dit G. K. Chesterton, si plutôt qu’aux objets eux-mêmes; être stupéfait par le sublime c’est vous planifiez une aventure, est-ce encore une aventure? Si vous ma- jouer l’imbécile. La sagesse? Aristote affirmait que la philosophie comchinez la joie, est-ce encore de la joie? Si vous planifiez un enfant, cet mence dans l’émerveillement. Si tel est le cas, nous perdons le désir enfant n’est-il pas pure extension égoïste de vous-même, de vos vanités d’être sages, en perdant le sens de l’émerveillement. Nous finissons par et de vos caprices? La famille nous fait du bien, affirme Chesterton, nous transformer en des produits industriels, des bébés fabriqués, une justement parce qu’elle ne se conforme pas à nos souhaits — parce biomasse mécanisée. Comme l’expliquait Lewis dans The Abolition of que chaque enfant qui nous est né vient déranger notre routine. Le Man [L’Abolition de l’homme], dès que nous croyons avoir vaincu la Seigneur nous donne des enfants pour faire éclater cette dure carapace nature, de fait de ne plus pouvoir nous émerveiller devant un don qui du culte de nous-mêmes. exige révérence et gratitude, la nature se venge contre nous. Nous ne C’est un principe que saisissait bien Charles Dickens. Dans sa nou- pouvons vaincre la nature humaine qu’en nous réduisant à l’état d’obvelle intitulée A Christmas Carol [généralement connue en français jets ou de produits. sous le titre « Un chant de Noël »], quand le vieux grincheux Mais il y a de l’espoir. C’est certain, puisque le Seigneur nous goud’Ebenezer Scrooge est en présence du plus terrible des esprits — le verne, bien que nous nous efforcions de l’ignorer. Il nous faut retourner fantôme de Noël encore à venir — il prie le fantôme de lui présenter à l’enfant et nous souvenir comment c’était d’aimer les enfants. Alors, une vision de tendresse associée à la mort. Alors, le fantôme le trans- nous pourrons nous écrier comme le Psalmiste, « O Seigneur, notre porte au sein de la famille des Cratchet, où dans un coin sont placés Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre! Par la bouche des enune béquille et un tabouret pour Tim, le petit handicapé que tous les fants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi membres aiment tant. Quand Scrooge et le fantôme se présentent se brise en sa révolte » (Ps 8, 2-3). Quand nous aurons retrouvé l’émerdans la pièce, les autres enfants se conduisent admirablement : calmes, veillement de l’enfant, c’est alors et alors seulement que nous pourrons, très calmes, les Cratchet, habituellement si agités, étaient calmes comme des soldats marchant au combat, proclamer que le Seigneur comme des statues et, de leurs places, avaient les yeux fixés sur Peter nous a faits « un peu moindre qu’un dieu » (Ps 8, 6). Que cela nous [le plus âgé des fils], qui avait un livre devant lui. Et Peter se met à advienne et que le Seigneur accorde forces à nos jeunes!♦ lire : « Et il prit un enfant et le plaça au milieu d’eux ». Dickens n’a pas eu besoin de continuer le texte : « Il leur dit : ‘À moins que vous ANTHONY ESOLEN est professeur d’anglais au Providence College, éditeur ne deveniez comme l’un entre eux, vous n’entrerez pas dans le Roy- supérieur de Touchstone Magazine, et le traducteur en langue anglaise de la Divine aume de Dieu.’ » (Mt 18, 3) Comédie de Dante, publiée aux éditions Modern Library.

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CHEVALIERS

Á

L’ŒUVRE

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE

POUR RENFLOUER UN GARDE-MANGER

Le conseil St. John Newmann 7670, de Gansevoort, a donné 200$ à la banque d’alimentation St. Theresa. L’argent provenait des recettes d’un tournoi de golf commandité par le conseil. SÉMINARISTES

Les membres du conseil Immaculate Conception 14405, de Cainta, Luzon, distribuent des colis de produits de réconfort aux incarcérés de la prison municipale de Cainta. Dans ces colis, il y a, entre autres, du dentifrice, du savon, du shampooing et des vêtements.

DISTRIBUTION DE RIZ

UN FONDS

Les membres du conseil Kidapawan (Mindanao) 8249 distribuent le riz de la Commission nationale de l’alimentation à des familles dans le besoin. Étant donné la pénurie des stocks de riz et au prix d’achat du riz commercial, les Chevaliers de Colomb ont décidé d’acheter le riz de la CNA et de le revendre à des prix très abordables.

Sur une période de deux ans, le conseil St. Vincent de Paul 11456, de Dartmouth, Nouvelle-Écosse, a réuni 11 250$ pour sa paroisse. L’argent servira à repaver le parc de stationnement de l’église paroissiale.

AIDE COMMUNAUTAIRE

Le conseil St. Anthony 1461, de Batesville, Indiana, a ventilé plus de 13 000$ à diverses agences de la communauté, entre autres la banque municipale d’alimentation, un complexe de base-ball, trois écoles catholiques et dix classes d’instruction religieuse. DES LIVRES

Le cercle Meycauayan Bulacan (Luzon) 3767 a collecté et distribué des livres d’occasion à des enfants dans le besoin. Les Écuyers Colombiens ont loué un bateau pour aller porter les livres dans un village indigent situé à deux heures de trajet de leur communauté.

LE SOIN DES ANIMAUX

Le conseil St. Peter and Paul 11475, de Palmyra, Virginia, a construit de nouvelles niches pour «Caring for Creatures» (Des soins pour animaux), un sanctuaire qui accueil des animaux abandonnés. Le chenil avait besoin de plus d’espace pour entraîner les chiens en prévision de leur adoption.

Le Dr Eugene Glover, du conseil Bishop Eugene McGuinness 4660, de Wilson, Caroline du Nord, a fait don de 15 000$ au fonds du conseil pour les vocations. Avec cet argent le conseil a aidé 25 séminaristes diocésains. Le conseil Sacred Heart 2955, de Dodge City, Kansas, a organisé un petit déjeuner qui a rapporté 866$ pour le fonds «Adoption d’un séminariste» du conseil pour appuyer des séminaristes. PETIT DÉJEUNER POUR LEVI

Le conseil Blessed Sacrament 11001, de Lincoln, Nebraska, a organisé un petit déjeuner de bienfaisance pour Levi Dybdal, âgé de neuf ans, le petit-fils d’un membre du conseil qui souffre de leucémie lymphoblas-

Les membres du conseil Grand Bahama 10647 des îles Bahamas sont en compagnie d’un nombre de servants de messes de quatre paroisses de la région qu’ils ont reconnus. Les frères chevaliers ont remis un certificat d’appréciation à chacun des servants de messe.

tique aiguë. Plus de 170 personnes ont assisté au petit déjeuner qui a rapporté la somme de 1646$ pour venir en aide à la famille. ALIMENTATION FUTURE

Les membres du conseil Siquijor Island 6129 (Visayas) ont servi à manger aux élèves de l’école élémentaire de Pangi. Les Chevaliers de Colomb ont mis en œuvre un programme d’alimentation pour les élèves et les enseignants, et ils ont planté des pois quéniques sur le terrain de l’école.

UN PLACEMENT POUR L’AVENIR

Le conseil Father Thomas Carmody 6498, de Bloomington, Illinois, a fait don de 200 000$ au fonds de construction de l’Église Epiphany. On a remis cet argent au cours d’un souper pour les membres et leurs familles, souper qui a suivi une messe commémorative pour les frères défunts.

Le commandant Paul Younes (à droite) remet un drapeau américain qui a déjà flotté sur Baghdad au Père Randolph Chew. Ce geste est une marque d’appréciation pour les 187 caisses de produits de réconfort que les paroissiens de deux églises de la région ont envoyées en Iraq. C’est le conseil Father Christopher S. Rooney 3618, de Portsmouth, Rhode Island, le conseil du commandant Younes, qui a envoyé ces caisses.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

NETTOYAGE D’UNE ÉCOLE

Avant le début de l’année scolaire, les membres du conseil Holy Trinity 6093, de Surigao, Mindanao, ont enlevé la broussaille et les mauvaises herbes de la cour de l’école élémentaire locale. UN NOUVEAU TABERNACLE

Le conseil Oklahoma State University 11135, de Stillwater, Oklahoma, a fait don de 5000$ à l’église St. John pour aider à défrayer le coût d’achat d’un nouveau tabernacle en marbre avec guéridon.

tion spécialisée). L’argent servira à l’achat de matériaux d’éducation religieuse pour le centre qui sert de salles de classes pour des personnes ayant des déficiences intellectuelles. VISITES ASSIDUES

À tous les mois, le conseil Mgr Nolan B. McKevitt 689, de Marquette, Michigan, va rendre visite à trois maisons de soins infirmiers. Les frères chevaliers visitent les patients et ils leur offrent des divertissements. PEINTRES PAROISSIAUX

Les membres du conseil Holy Trinity 1072, de Trinidad, Colorado, ont repeint l’extérieur de leur église paroissiale. Grâce à ce travail bénévole, la paroisse a réalisé des économies de centaines de dollars. MAINS CHAUDES, GRAND CŒUR

Les membres du conseil Kalilayan 10165, d’Unisan, Luzon, s’apprêtent à ramasser des déchets dans les rues d’Unisan. Les Chevaliers de Colomb ont lancé un jour de nettoyage du littoral pour enlever les ordures et les débris des rues de la ville, ainsi que du littoral de la région.

MÉCHOUI

Le conseil St. Calixte 10975 (Québec) a tenu un souper méchoui – un agneau rôti à la broche – au profit de sa paroisse. Ce projet a rapporté plus de 2500$. UNE EXPÉDITION PARTICULIÈRE

Le conseil Prince of Peace 11537, de Hoover, Alabama, a fait don de 1000$ a «Special Education Explorer Center» (Centre d’animation d’éduca-

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Ayant entendu parler d’un projet de la compagnie d’électricité du Maine pour donner des mitaines aux enfants pauvres à la grandeur de l’État, le conseil Holy Spirit 13486, de Waterville a commencé a sollicité de l’aide pour donner 100 paires de mitaines à ce projet. La réponse à la demande du conseil a été telle, que les Chevaliers de Colomb ont obtenu plus de 400 paires de mitaines – dont plusieurs crochetées à la main par des paroissiennes et par d’autres bénévoles.

Les membres du conseil St. Thomas More 8129, de Dallas, Oregon, devant un amoncellement de 5000 kg de papier journal recyclé. Au cours des 24 dernières années, les Chevaliers de Colomb ont recyclé plus de 908 tonnes métriques de papier, ce qui a rapporté plus de 56 000$ au fonds des œuvres du conseil. La plupart de cet argent sert à donner des bourses d’études aux élèves et aux séminaristes.

paroisse St. Patrick, de Kathleen. Les fonds seront versés à l’orphelinat au retour du Père Chinnappa. CAMPAGNE DE CD/DVD

Le cercle St. Padre Pio 4992, de Henderson, Nevada, a lancé une campagne pour collecter des CD/DVD pour les troupes américaines déployées outre-mer. Les Écuyers Colombiens ont collecté 142 films DVD et 45 CD de musique pour les envoyer aux soldats américains à l’étranger.

DES ANGES GARDIENS

Quand le conseil Father Ben Powers 1315, de Bowling Green Kentucky, a appris qu’une femme de la paroisse s’était retrouvée en grande difficulté financière, les frères chevaliers ont décidé de lui venir en aide. Avec les recettes du programme de bingo et du fonds pour les œuvres de bienfaisance, ils ont pu lui acheter une voiture d’occasion et deux ans d’assurance. Ils lui ont aussi payé deux mois de loyer, et lui ont trouvé un emploi intérimaire.

AIDE À UN ORPHELINAT

Le conseil Father Michael A. Burke 14488, de Kathleen, Géorgie, avec l’aide de son auxiliaire féminin, a été l’hôte d’un petit déjeuner de crêpes au profit d’un orphelinat en Inde, dirigé par le Père Kadarapu Chinnappa. Ce dernier était en visite dans la

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Durant la foire du livre, organisée par la bibliothèque de Secaucus, Charles Emberger, du conseil Mary Immaculate 12769, de Secaucus, New Jersey, prend les empreintes digitales d’un enfant anonyme. Les Chevaliers de Colomb ont donné des trousses d’identification à plus de 200 familles. Dans chaque trousse, il y a les empreintes digitales et autres renseignements pertinents sur l’enfant.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

UN PEUPLE POUR LA VIE À l’aide d’une myriade de programmes, les Chevaliers de Colomb préconisent une culture de vie.

Les membres du conseil Our Lady of the Assumption 11077, de Fairfield, Connecticut, avec des élèves et des membres de la faculté de l’école Our Lady of the Assumption pour regarder de l’équipement sportif acheté par les Chevaliers de Colomb. L’école s’est adressée aux Chevaliers de Colomb pour l’achat de cet équipement parce que les administrateurs de l’école ont compris que leur budget ne le permettrait pas.

DES TABLES ET DES BANCS

Le conseil Patrick Power 4588, de Livermore, Californie, a fabriqué plus de trente bancs et des tables pour St. Clare’s Retreat, de Soquel. Cette maison de retraite est gérée par les Sœurs Missionnaires Franciscaines de Our Lady of Sorrows. UN BANQUET BÉNÉFICE

Le conseil Lachine 1776 (Québec) a été l’hôte d’un ban-

quet au cours duquel le conseil a distribué des dons à divers organisme, entre autres : 3000$ à un abri pour femmes maltraitées, et 1000$ à un club pour personnes âgées. UN BAL MILITAIRE

L’assemblée Padre Louis de Soto, de Bradenton, Floride, a organisé un bal militaire pour rendre hommage aux hommes et aux femmes qui servent dans les forces armées des États-Unis. Le sergent d’état-major Donald Wendt était l’invité d’honneur. Ce dernier est un pompier de Bradenton qui a mérité la médaille de l’Étoile de Bronze pour son service en Iraq.

ABOVE RIGHT: Bill Howard/The Colorado Catholic Herald

FILMS POUR LES ANCIENS COMBATTANTS

Jack Seified (premier plan à droite), du conseil St. Elizabeth 13141, d’Upper Uwchlan, Pennsylvanie, enlèvent, avec l’aide de Paul Quinn (à gauche) et Jim Smith, un arbre mort sur le terrain de l’église paroissiale. Les frères chevaliers ont ainsi enlevé plus de trente arbres morts sur le terrain de l’église St. Elizabeth.

Ayant appris que le Centre Alvin C. York, un hospice pour anciens combattants, désirait agrandir sa bibliothèque de vidéos et remplacer de l’équipement périmé, le conseil Marian 4563, de Murfreesboro, Tennessee, a organisé un petit déjeuner pour réunir des fonds et collecter des DVD. Le conseil a obtenu plus de 40 films et 350$ que l’on donna à l’hospice.

(Ci-dessus) Au cours de la récitation d’un rosaire pro-vie devant une clinique de Planned Parenthood (parenté planifiée) à Old Colorado City, Monseigneur Michael J. Sheridan, l’évêque de Colorado Springs, Colorado, donne la communion aux membres de l’assemblée Father Robert E. Kekeison de Monument. Plus de cent personnes ont assisté au rosaire et à une messe en plein air pour le respect de la vie devant cette clinique. Monseigneur Sheridan est membre du conseil St. Paul 11634.

l’auberge) est un refuge sûr pour femmes enceintes et leurs enfants qui aide les jeunes familles à se faire une vie saine et indépendante. • Le conseil St. Bonaventure 10049, de Manomet, Massachussetts, a tenu une réception-cadeau pour bébé au profit du centre de ressources pour femmes enceintes du diocèse de Boston. Les Chevaliers de Colomb ont réuni 2400$ et une valeur de 700$ d’articles pour bébés.

• Joseph F. Gubeli, fils, député d’État de la Caroline du Sud, remet un don de 2500$ à «Room at the Inn» (Une chambre à l’auberge). Ce don fut consenti par le fonds pour les œuvres de bienfaisance du conseil d’État après que l’organisme eut donné le nom du fondateur de l’Ordre, l’abbé Michael J. McGivney à son installation de Bluffton. «Room at the Inn» (Une chambre à

• Le conseil Oak Harbor (Ohio) 1944 a tenu un petit déjeuner de crêpes et réception-cadeau pour bébé au profit de Heartbeat Pregnancy Resource Center d’Ottawa County (Accueil grossesse). Le projet a rapporté 340$ en argent et une valeur de 700$ d’articles pour bébés. Le conseil a fait don également de 200$ à la fondation du diocèse de Toledo pour son programme d’animation et d’éducation pro-vie.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

UN DON SPÉCIAL

Le conseil Belvoir (Virginie) 11170 a fait don de 6000$ au programme de service communautaire de l’Armée américaine de Belvoir. L’argent sera versé pour aider les familles militaires qui ont des enfants ayant des besoins spéciaux. MISE À JOUR

Le conseil Holy Ghost 10325, de Wood Dale, Illinois, a réparé et repeint l’écriteau/ babillard de l’église Holy Ghost. Les frères chevaliers ont ajouté une nouvelle partie pour mettre les coordonnées de l’église, et ils ont remplacé les gonds pneumatiques qui maintiennent la vitrine en place. Le conseil a pris à sa charge tous les frais et la main-d’œuvre bénévole pour ce projet. COUP DE BALAI

Les membres du conseil Talakag (Mindanao) 11056 ont ramassé les ordures et les débris d’une rue achalandée de leur communauté pour en disposer comme il convient. MOYEN DE COMMUNICATION

Le conseil Père Donat le Blanc 7334, de Shediac, Nouveau-Brunswick, a organisé une danse au profit de Claudette Pellerin, l’épouse d’Hector Pellerin, un membre du conseil, qui souffre de

la maladie de Lou Gehrig. Ce projet a rapporté 10 000$ pour aider Claudette à acheter un ordinateur spécial avec lequel il lui est possible de communiquer. APPUI À L’USO

Le conseil All Saints 9709, de Raleigh, Caroline du Nord, a rénové le salon de l’USO (organisme venant en aide aux militaires américains, en particulier lors de leurs déplacements à l'étranger) de l’aéroport international Raleigh-Durham. Les Chevaliers de Colomb ont acheté et installé 1300$ d’armoires et de comptoirs pour faciliter l’agrandissement du salon. DON À LA PAROISSE

Le conseil Matt G. Gilmore 999, de Missouri Valley, Iowa, a fait don de 10 000$ à la paroisse St. Patrick pour aider à défrayer les dépenses de la paroisse. LOCATION D’ÉQUIPEMENT

Le conseil Wenatchee (Washington) 1545 a organisé un souper d’honneur pour les bénévoles qui se dévouent au programme de location d’équipement médical (KCHELP), du conseil. Les bénévoles livrent gratuitement à domicile l’équipement de soins de santé à plus de 3500 personnes nécessiteuses

Les membres du conseil Dolores 7466, de Samar, Visayas, apprêtent des colis de secours pour donner aux victimes d’une inondation. Les frères chevaliers ont rempli des sacs de vivres et divers articles pour ces familles.

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Les membres du conseil Charleston (Arkansas) 12875 s’efforcent de construire un atelier de travail au domicile de Brian King, un membre du conseil déployé en Iraq avec les forces armées américaines. King avait commencé la construction de cet atelier avant son déploiement, et son plan était de le terminer à son retour de la guerre. Sachant que l’atelier n’était pas terminé, les membres du conseil sont venus le compléter avant le retour de King.

de la région. Depuis 1998, ce programme (KC-HELP) a réuni plus d’un million de dollars pour secourir des gens de la communauté. BOMBARDEMENT D’UNE BASE MILITAIRE

En hommage au conseil et à son auxiliaire féminin, le conseil Our Lady of Fatima 3223, d’Indianapolis, Indiana, a reçu un drapeau américain qui était déployé sur Bagdad, en Iraq. Les frères chevaliers et leurs épouses ont envoyé 15 caisses d’articles de réconfort à un escadron en Iraq dont la base a été détruite au cours d’une attaque surprise. Les soldats ont perdu tout leur équipement militaire et leurs biens personnels. Lors d’une permission, le sergent Joseph Weston a remis ce drapeau au conseil en reconnaissance de son dévouement. SOIRÉE DES CHASSEURS

Le conseil Bishop Louis J. Reicher 9151, de Wimberly, Texas, a tenu sa tombola an-

nuelle d’un fusil de chasse de la soirée des chasseurs pour les œuvres de bienfaisance. Les Chevaliers de Colomb font tirer divers prix, dont certains sont des meubles artisanaux de fabrication locale. Au cours de la soirée, le conseil a distribué plus de 13 000$ à des organismes de bienfaisance. LA MAISON MCDONALD

Le conseil Archangel 11732, d’Aurora, Colorado, et le club St. Michael des hommes de la paroisse ont assemblé des étagères à la maison Ronald McDonald d’Aurora. Les étagères serviront à entreposer des aliments et des denrées de cet établissement qui offre le gîte aux parents des patients de l’hôpital d’Aurora pour les enfants malades. DON À UNE PAROISSE

Le conseil Laval (Québec) 2721 a fait don de 75 000$ à sa paroisse pour financer une rénovation majeure de l’intérieur de l’église.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

SYMPOSIUM SUR LES SOINS AUX AÎNÉS

Le conseil Spanaway (Washington) 6806, et le conseil Holy Disciples 11980, de Puyallup, ont collaboré à l’organisation d’un symposium sur les prestations fraternelles et le soins aux aînés, tenu à l’église Our Lady, Queen of Heaven. Des conférenciers ont parlé de diverses choses, parmi lesquelles Medicare, l’assurance des Chevaliers de Colomb, les soins de longue durée hospice et les testaments. UN SOUPER DE SPAGHETTIS

Le conseil Immaculate Heart of Mary 4463, de Moorhead, Minnesota, a organisé un souper de spaghettis qui a rapporté 1300$ pour la rénovation de la banque d’alimentation Dorothy Day. UNE OPÉRATION CARITATIVE

Les membres du conseil Yukon (Oklahoma) 6478, avec son auxiliaire féminin et un groupe de jeunes de la

tion. Le petit déjeuner a rapporté suffisamment d���argent pour acheter trois vaches pour la mission. FINANCES POUR DEREK

Durant le tournoi de golf annuel Classique Llamas, John Lake et Tony Sacheli, du conseil Father Dubois 7092, d’Okotoks, Alberta, sont avec un de leurs lamas de leur signalisation mobile. Les lamas, qui sont élevés dans la région pour la qualité de leur laine, sont des marques de signalisation mobile durant le tournoi qui a rapporté 20 000$ pour le fonds des œuvres du conseil. Autrefois, le conseil avait utilisé l’argent de ce fonds pour aider à la construction de l’église St. James qui a été inaugurée en 2007. Sur la photo, on reconnaît également Elva Painchaud et Vi Lake.

paroisse, ont envoyé plus de 50 caisses de vêtements, de fournitures scolaires et de jouets à un membre du conseil en Iraq. Ce frère chevalier, un membre de la U.S. Army Special Operations, a distribué ces articles aux enfants iraquiens. NOUVEL OSTENSOIR

Le conseil Chesapeake (Virginie) 8240 et l’assemblée All Saints ont donné un nouvel ostensoir à l’église St. Stephen, Martyr. BANNIÈRES DE LA LIBERTÉ

Steve Day, Tom Donaldson, Bill Southard et Julian Wagner, du conseil Our Lady of Fatima, d’Indianapolis, ont en main des pièces d’équipement que le conseil a recyclé durant une campagne cocommanditée par les Chevaliers de Colomb et Workforce Inc. Les membres du conseil ont collecté de vieilles composantes électroniques qui ont été réduites à leurs pièces de base pour être recyclées.

Le conseil Isaac Jogues 11312, de Lincoln, Nebraska, a commandité un souper bénéfice pour Derek Ruth, un garçon qui a subi une blessure au cerveau en jouant au football. Le souper a rapporté 5400$ à la famille Ruth pour contrebalancer des frais médicaux.

Quand le conseil Hopewell (New Jersey) 7103 a appris que 3000 hommes et femmes de la New Jersey National Guard seraient déployés en Iraq, le conseil a acheté deux bannières à remettre aux soldats. Les deux bannières avaient été signées par les frères chevaliers et les paroissiens de deux églises de la région. JEU DE QUILLES

Le conseil Precious Blood 5147, de Bath, New York, a fait dont de 3000$ au Centre médical VA Bath. L’argent

TOMBOLA PAROISSIALE

Le conseil Archbishop Fulton J. Sheen 7279, de Dix Hills, New York, a tenu une tombola qui a rapporté 3200$ à sa paroisse. L’argent servira à la rénovation de l’église.

servira à la rénovation d’une salle de quilles du Centre, un établissement pour la réadaptation des anciens combattants infirmes ou dérangés.

OYEZ, OYEZ!

Le conseil Burleson County 6366, de Caldwell, Texas, a donné 6000$ pour le financement de l’installation d’un nouveau système de microphone et haut-parleurs à l’église paroissiale.

CAMPAGNE DE PAPIER

Durant une campagne à cet effet lancé par le conseil Jubilee 4398, de Costa Mesa, Californie, le conseil a ramassé plus de 1407 kg de papier journal. Ce papier est donné à Fairview Developmental Hospital pour un programme vocationnel pour personnes ayant des déficiences intellectuelles. Les patients trient le papier et l’assemblent pour le vendre aux fleuristes et aux compagnies qui ont un besoin de papier propre et assorti. PETIT DÉJEUNER MISSIONNAIRE

Le conseil Oswego (Illinois) 7247 a commandité un petit déjeuner au profit de la mission des Frères passionistes en Inde. Cet événement annuel a pour but de réunir de l’argent pour acheter des vaches et des matériaux de construc-

Randy Hall (en haut), Harry Roberts (à droite) et John Kleespies, du conseil Joseph Sidle 5511, de Brookings, Oregon, s’affairent à mettre un panneau réclame pro-vie sur la route 101. Les Chevaliers de Colomb ont financé le panneau réclame et l’ont construit bénévolement.

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R E C RU T E M E N T C I B L É

FOURNITURES C OF C

FRANK A. ROTONDI, le directeur du comité pour le recrutement du conseil Mgr Edward J. McCormick 521, de Port Huron, Michigan, a une force extraordinaire : Il refuse de se laisser prendre par ceux qui disent «Je suis trop occupé pour me joindre aux C. de C.» «Je crois que sa stratégie (en parlant de recrutement), c’est de ne jamais s’avouer vaincu...», a dit Pietro Cervini, le grand chevalier du conseil Frank A. Rotondi (centre) du conseil Mgr Edward J. 521. «Frank se présente à McCormick 521, de Port Huron, Michigan, passe un un jeune homme pour lui plateau de nourriture au cours de la fête annuelle du expliquer qu’il est proba- conseil à l’occasion de la Saint Patrick, au sanctuaire blement déjà Chevalier de Marydale, une communauté pour les aînés. de Colomb parce qu’il va à la messe; en étant de Catholique, il fait déjà à peu près tout «Blitz» au cours de laquelle ce que nous faisons. Il leur rend facile l’aumônier du conseil ou un de nos la décision de devenir Chevalier de membres fait une annonce en chair Colomb en leur demandant de donner pour expliquer le fonctionnement de un coup de main avec une ou deux ac- l’Ordre et pour inviter les hommes à tivités par année et en payant la cotisa- penser à l’adhésion à notre Ordre. tion.» Après les messes, entre quatre et six Rotondi est devenu membre des membres du conseil se tiennent aux Chevaliers de Colomb en 1967, mais portes de l’église pour répondre à des son travail de routier ne lui laissait pas questions. Si un homme manifeste beaucoup de temps pour donner à son un intérêt à joindre nos rangs, le reconseil. Il a réintégré les rangs de l’Ordre cruteur prend ses coordonnées et ils après sa retraite en 2006. «J’ai trouvé conviennent d’un moment où le canque les hommes qui croyaient ne pas didat pourra assister à une soirée pouvoir y consacrer beaucoup de leur d’information. De là, on remet les temps finissent par s’impliquer beau- renseignements au sujet de ce candicoup plus qu’ils le croyaient possible», a dat à Rotondi qui prend rendez-vous dit Rotondi qui, avec son expérience, a avec lui et d’autres membres du conrecruté plus de vingt bons candidats. seil. À cette réunion, on lui donne «Tout ce que je demande à un des renseignements supplémentaires candidat, c’est de se joindre à notre sur l’Ordre, on répond à ses quesOrdre. Ce qu’il fait ensuite en tant que tions et on l’aide à remplir de formuChevalier de Colomb, et le temps qu’il laire de demande (No 100). consacre à l’Ordre, c’est à lui de dé«Si j’avais à donner un conseil aux cider. Bien entendu, pour le conseil recruteurs, ce serait de rester en conl’homme doit tout d’abord prendre tact avec leur candidat, même si ce soin de sa famille – ensuite, nous ac- dernier n’est pas consentant dès le décepterons le temps qu’il consent à part, dit Rotondi. J’ai vu des candidats nous consacrer». qui ont hésité pendant une année Cervini dit que la stratégie de avant de décider. Parlez avec vos canbase du conseil dans le domaine du didats tout comme si vous parliez à un recrutement, c’est l’organisation d’ ami, non pas comme à quelqu’un que une campagne de recrutement vous tentez de recruter.»

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JOIGNEZ LES AMIS DE L’ABBÉ MCGIVNEY Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :

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LEFT: Photo courtesy of Ricardo R. Ramales

DONNER DU TEMPS


L ’ A N N É E S AC E R D OTA L E

Un prêtre témoin de la vie Le père Thomas King, jésuite inspirait une foi et une révérence profondes pour la dignité de la vie humaine par David M.A. Gregory MÊME AVANT DE METTRE le pied sur le campus de l’uniDans son ministère, le père King, tant durant qu’en dehors des versité Georgetown à l’automne de 2006, j’avais entendu parler cours, traitait de la dignité de la vie humaine. En effet, en 1989, d’un jésuite légendaire du nom de Tom King qui présidait il a été cofondateur de la Faculté universitaire pour la vie et en a l’Eucharistie tous les jours à 23 h 15. J’ai traîné mon coloc à cette été le président pendant 15 ans. Conseiller des « Étudiants pour Eucharistie dès notre premier soir sur le campus et j’ai continué de la vie » et ardent défenseur des Chevaliers de Colomb, il croyait participer tous les jours de ma première année à l’université. Durant fortement au caractère sacré de la vie humaine et travaillait à exma deuxième et ma troisième année, j’ai servi d’acolyte à la célébra- poser la malice qu’est l’avortement. Le père King en est venu à tion du père King et j’en suis arpostuler que, si on pouvait arrivé à le connaître et l’aimer river, en toute conscience, à jusintimement en tant que prêtre, tifier l’avortement d’un enfant, mon conseiller spirituel et mon on pouvait, logiquement, justiami très cher. Un mois seulement fier l’avortement de l’enfant après avoir fêté son 80e anniverJésus dans le sein de Marie — saire de naissance, en mai 2009, quelle idée bouleversante. entouré de douzaines de ses amis Une Eucharistie commémorafidèles et d’anciens de l’université tive fut célébrée en hommage au dont il avait transformé les vies, le père King et le rassemblement père King s’éteignait, 23 juin. d’étudiants, d’anciens, de proDurant trois ans, j’ai appris de Le père Thomas M. King (1929-2009), professeur de théologie fesseurs, d’administrateurs, d’amis plus en plus de faits sur ce prêtre à l’université Georgetown et cofondateur du groupe « University et de membres de sa famille rembien connu, un homme qui a été plissait la chapelle Dahlgren, Faculty for Life », présidait une Eucharistie tardive à l’université nommé « Homme du siècle » de obligeant des douzaines de particGeorgetown en 1999, par un des pendant plus de 40 ans. ipants à se tenir debout dans les journaux du campus, The Hoya. allées. Le père Ronald Murphy, De fait, cet homme était l’objet d’un véritable mythe, ce qui se jésuite, y prononçait une homélie remarquable au cours de laquelle devinait en constatant le grand respect universel qu’avaient pour il décrivait l’expérience vécue lors d’un des nombreux pèlerinages en lui les membres de la communauté de Georgetown. Terre Sainte que le père King avait animés. Il décrivait comment le Thomas Mulvihill King est né le 5 mai 1929, à Pittsburgh père King et lui étaient tombés spontanément à genoux devant l’auet est entré dans la Compagnie de Jésus en 1951. Après son tel de la basilique de l’Annonciation sur lequel sont inscrites les ordination à la prêtrise, en 1964, il obtient un doctorat et ar- paroles : « Verbum Dei hic factum est. » (C’est ici que le Verbe de rive sur le campus de Georgetown en 1968. Au cours de cette Dieu s’est devenu chair.) En effet, le père King était fortement conquarantaine d’années à Georgetown, le père King donne des scient du Christ vivant, le Dieu qui s’est fait homme pour que nous cours tels que l’introduction au « Problème de Dieu » et, à la puissions devenir divins. Cette conscience pénétrait le cœur des permaîtrise, un cours avancé sur les mystiques catholiques. Ex- sonnes dont il influençait la vie. pert reconnu du paléontologue jésuite Pierre Teilhard de Profondément conscient de la présence constante de Dieu dans Chardin, il cherchait à intégrer la spiritualité de saint Ignace et par l’intermédiaire de toutes choses, le père King était un véhicule de Loyola dans ses cours, amenant des classes en retraites de indéfectible de la grâce de Dieu. S’il est vrai que sa présence nous week-end pendant des années et s’efforçant de conduire tous fera cruellement défaut, les personnes qui ont connu et aimé le père ses étudiants au Dieu vivant. King peuvent avoir confiance qu’il intercédera et priera pour nous. Il célébrait l’Eucharistie six soirs par semaine dans la chapelle Peut-être que ma chère amie, Andrea Pittaluga, a le dernier mot à Dahlgren du Sacré-Cœur pendant quarante ans, et attirait d’in- cet égard : « Nous pouvons sentir les murs du Ciel bondir de joie à nombrables membres de la communauté de Georgetown à un la présence du père King dans le Royaume ».♦ amour toujours plus profond de Jésus Christ. À vrai dire, des douzaines d’étudiants de premier cycle de Georgetown ont décou- DAVID M.A. GREGORY, est ancien grand Chevalier du conseil Georgetown vert leurs vocations à la prêtrise et à la vie consacrée, grâce à leur University 6375 et en dernière année à l’université Georgetown où il étudie la amitié avec le père King. philosophie et la théologie. CELEBREZ L’ANNÉE SACERDOTALE À L’AIDE D’UNE CARTE SPECIALE DE PRIERE DISPONIBLE AU SITE INTERNET DE WWW.KOFC.ORG/YEARFORPRIESTS

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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S

Fraternité LES MEMBRES du conseil Lancaster (Californie) 2455 aménagent le terrain autour de la maison du frère chevalier Leo Ballman et son épouse Barbara. Lorsque la municipalité a signalé la maison des Ballman comme terrain insalubre, les frères chevaliers sont allés réaliser le projet pour ce couple âgé de 80 ans. • Le conseil St. Jude 12092, de Blackwood, New Jersey, a lancé un programme de fonds pour une bourse d’études à l’école Our Lady of Hope. Ce fonds honore la mémoire du frère défunt Richard Simpson, un membre du conseil. Une bourse d’études de 1000$, au nom de Simpson, sera décernée annuellement à un élève méritant.

Charité

Unité

Patriotisme

AU COURS de réparations faites au parc de stationnement de l’église St. Edmond, les membres du conseil St. Edmond 10293, de Lafayette, Louisiane, font une moule pour couler du ciment. L’écoulement des eaux pluviales érodait le terrain et faisait disparaître la surface du parc de stationnement. Pour corriger le problème, les frères chevaliers ont installé un nouveau système d’égouttement du terrain. • Le conseil Redemptorist 9566, de Davao City, Mindanao, a distribué des sacs de riz, de nourriture en conserve et de nouilles à 138 familles dont les maisons furent endommagées dans un incendie. Les Chevaliers de Colomb ont donné des colis à chacune des familles affectées par l’incendie.

DURANT UN programme pour planter et entretenir des arbres, Reynaldo Guadalupe, du conseil St. John Nepomucene 12075, de Bacolod City, Visayas, enseigne la manière de planter des gaulis (arbrisseaux) à des enfants d’école. • Quand le bâtiment qui servait à l’éducation religieuse de la paroisse St. Jude est arrivé à un si mauvais état qu’il ne pouvait plus servir aux élèves, le conseil Sacred Hearts 11262, de Mineral, Virginie, s’est mis de la partie pour faire des réparations. Les frères chevaliers ont remplacé des portes, des murs, l’éclairage d’urgence et les tapis, réalisant ainsi plus de 25 000$ en économies à la paroisse.

LES MEMBRES du cercle Frank J. Parater 5069, de Richmond, Virginie, avec le Lt. R. Brian Alexander (3e à gauche), qui a remis un drapeau américain et un certificat d’appréciation au cercle. Cette cérémonie eut lieu après que les Écuyers Colombiens eurent envoyé des caisses de produits de réconfort aux soldats cantonnés au Camp Arifjan au Kuwait. • Le conseil Father Chirouse 5816, de Lynwood, Washington, donne un appui financier au frère chevalier Arnie Wheeler qui s’est impliqué dans le Projet «Hugs» (Câlins). Cette initiative envoie des colis de produits de réconfort aux soldats en Afghanistan.

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ENERO 2009


CHEVA L I E R S DE C O LO M B

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers de partout dans le monde ont la possibilité de faire une différence. Que se soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire une monde meilleur.

Des membres du conseil Sts. Gabriel et John Vianney 12335 à Colorado Springs, Colorado, travaillent à construire la charpente d’une maison construite par l’Habitat pour l’Humanité. Tous les trois mois les Chevaliers travaillent comme bénévoles dans le quartier Woodmen Vista, construit par l’Habitat pour l’Humanité et au magasin de l’organisation.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE « CHEVALIERS À L’ŒUVRE ». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OUBIEN À

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GARDE KEEP T RHE L A FA FO I TI H VIAVA L INT VEE

‘J’AI COMPRIS QUE DIEU IT QUIWAS ME C‘I’ÉTAIT REALIZED

GDEMANDAIT OD ASKING DE MEME TO CONSACRER LUI.’.’ BE ALL FOR ÀHIM Je me souviens très bien du moment où j’ai comthem’interpellait. moment I realized our Lord prisI recall que levividly Seigneur wasC’est calling me. à l’occasion d’une brève rencontre avec MySœurs vocation discovery during a brief endeux Paulines, dontoccurred le ministère était de vencounter with two Pauline sisters who were selling redre des livres religieux dans la rue, que j’ai découvert ligious books as part of their street ministry. After ma vocation. Quand je leur eus gentiment achetéI politely purchased a few the sisters quelques livres, l’une desbooks, sœursone me ofdemanda si asked me if I ever considered a religious j’avais déjà pensé à une vocation religieuse.vocation. Je lui ai “No, not «that I can was my response. répondu Non, pasrecall,” à ma connaissance. » She persisted and asked again, you’ve never Elle a persisté et m’a demandé “Marla, de nouveau « Marla, thought about being a sister?” Because I was on can’as-tu jamais pensé à devenir religieuse? » J’étais aalors reer track and had many aspirations, I decided to end à la poursuite d’une carrière et pleine d’aspiration. the withdeanmettre answerfinthat wouldensettle J’ai exchange donc décidé à laI knew discussion disthe issue: “Look, I’m not worthy to be a sister.” » ant : « Je ne suis pas digne de devenir religieuse. She said,simplement “But Marla, no one is worthy.” In Ellesimply m’a tout répondu que perthat moment, I realized that it was God asking me to sonne n’en est digne. C’est à ce moment que j’ai be all for him. The next year, I entered a Roman compris que Dieu me demandait de me consacrer Catholic congregation serving in theentrée mission of evanà lui. L’année suivante, je suis dans une gelization and catechesis. congrégation catholique romaine dont la mission As d’évangéliser of June 2008, Ietbegan under Bishop Gregory J. était de catéchiser. Mansour the first Maronite religious À compter de juin 2008, j’aicongregation commencé ofà women to be founded in the United States. fonder, sous la direction de Monseigneur l’évêque In imitation of Mary, are called to be spiritual Gregory J. Mansour, la we première congrégation remothers to God’s people radiating the light of his ligieuse maronite des États-Unis. hope and mercy. À l’image de Marie, nous sommes appelées à devenir des mères spirituelles du peuple de Dieu SISTER MARLA la MARIE LUCAS et de diffuser lumière que nous donnent son M ARONITE ERVANTS OF CHRIST THE LIGHT espoir et sa Smiséricorde. WEYMOUTH, MASS. SŒUR MARIA MARIE LUCAS SERVANTES MARONITES DU CHRIST EXMOUTH, MASSACHUSSETTS

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POUR ENCOURAGERPRIESTLY LES VOCATIONS LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE OS PRIÈRESAND ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP PLEASE , DO ALL YOUPOSSIBLE CAN TO ENCOURAGE ANDÀRELIGIOUS VOCATIONS . YOUR. VPRAYERS SUPPORT MAKE A DIFFERENCE . .

PM40063106


Columbia Janvier 2010