
Stephen J. Thorne
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Stephen J. Thorne
Une mère endeuillée ramène secrètement au Canada la dépouille de son fils, soldat de la Grande Guerre
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Les dépenses de défense du Canada, mesurées en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) du pays, ont stagné pendant des années entre 1 et 1,4 %. Cependant, Mark Carney, le nouveau premier ministre, a annoncé le 9 juin 2025 une importante augmentation des dépenses militaires de 9 milliards de dollars au cours de l’exercice 2025-2026, c’est-à-dire une augmentation de 15 % par rapport au budget initial de 53,4 milliards de dollars du ministère.
Ce n’est pas par hasard que le nouveau total (62,7 milliards de dollars) représentait à ce moment-là 2 % du PIB, l’objectif de l’OTAN en matière de dépenses pour ses membres. (Par la suite, au mois de juin, l’alliance de sécurité occidentale s’est fixé un nouvel objectif de 5 %.) La population canadienne a généralement applaudi l’augmentation au Canada, en particulier dans le contexte des tensions attisées par le président américain Donald Trump et de l’instabilité mondiale croissante (Lire « Russia-Ukraine and the Middle East », en anglais seulement).
Cependant, enfouie dans le décret de M. Carney, se cachait aussi la promesse de renforcer le soutien aux anciens combattants, sans que le montant soit précisé. Même s’il ne fait aucun doute que les Forces armées canadiennes aient besoin de la part du lion des fonds supplémentaires pour améliorer les capacités militaires existantes ou émergentes, renforcer l’industrie de la défense du pays et diversifier ses partenariats en matière de sécurité, les anciens combattants du Canada et leur famille ont de plus en plus besoin d’aide.
« J’aimerais bien savoir quoi faire », s’exclame David Doucette, le nouveau président de la division de l’Île-du-Prince-Édouard de la Légion royale canadienne au sujet des difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes anciens combattants, comme son fils qui a servi en Afghanistan (voir page 64). « Ils ne sont pas enclins à se confier. Ils restent muets. »
En effet, dans le rapport annuel de 2025 de l’ombudsman des anciens combattants, la colonelle à la retraite Nishika Jardine a déterminé
que la santé mentale serait l’un des principaux enjeux que son bureau tente d’aborder.
« L’épouse d’un vétéran, qui est devenue l’aidante familiale du vétéran grièvement blessé, a expliqué qu’elle avait besoin d’un traitement en santé mentale pour elle-même et ses enfants, au-delà de ce que le Service d’aide [d’Anciens combattants Canada] peut offrir, a écrit Mme Jardine. Notre recommandation de janvier 2021 au ministre à cet égard est toujours en suspens, et le problème est peut-être encore plus pressant. »
Ainsi, alors que le Canada renforce sa puissance militaire, n’oublions pas ceux qui ont déjà servi. Cinq ans se sont écoulés, et il est plus que temps d’aborder les mesures de suivi du rapport de l’ombudsman, « Rapport sur les avantages pour soins de santé mentale destinés aux membres des familles ». Il n’y avait que trois préconisations :
• veiller à ce que les membres des familles, y compris les anciens conjoints, les survivants et les enfants à charge, aient accès de plein droit à un traitement de santé mentale financé par le gouvernement fédéral lorsque le problème de santé mentale est associé aux conditions liées au service militaire;
• effectuer une analyse de l’accessibilité aux services et aux avantages pour soins de santé mentale pour les membres de la famille;
• faire preuve de souplesse pour répondre aux besoins urgents des membres de la famille en matière de santé mentale.
« Il est injuste que les membres de la famille se voient refuser l’accès à un traitement de santé mentale pour une maladie ou une blessure attribuable aux conditions et aux difficultés uniques liées au service militaire », conclut le rapport. Effectivement.
L’annonce de M. Carney en juin mentionnait 2,6 milliards de dollars pour soutenir le recrutement militaire et conserver le personnel actuel. Il a noté que les Forces armées canadiennes avaient besoin de 13 000 membres de plus pour atteindre leur effectif autorisé de 101 500 d’ici 2030. La tâche sera encore plus ardue si les familles de ceux qui ont servi ne sont pas prises en charge correctement. Ce genre de chose se sait.
Les fonds arrivent pour les militaires. Le moment est venu d’en mettre de côté pour relever ce défi de longue date. L
Unsoir de l’été 1925, deux femmes et deux hommes se glissèrent dans le cimetière britannique de Loosen-Gohelle, en France, et filèrent vers la concession funéraire 20 de la rangée G. Ils déterrèrent la bière de la tombe n° 19, l’ouvrirent par une extrémité et en sortirent le corps, qu’ils mirent dans un sac avant de s’enfuir dans les ténèbres.
La dépouille était celle du capitaine William Arthur Peel Durie, ancien commis de banque de Toronto qui avait commandé la compagnie « A » du 58e bataillon (centre de l’Ontario). Il avait combattu à la crête de Vimy, à Passendale et à la côte 70. Les femmes étaient sa sœur Helen et sa chère mère, Anna Bella Durie, une femme que l’on disait opiniâtre.
Anna reconnut la dépouille de son fils, qu’elle appelait son « pauvre lapin chéri », grâce aux bottes qu’elle lui avait achetées pour Noël quelques jours avant sa mort.
« J’agissais telle une criminelle, de nuit, pour exhumer le corps d’un des officiers les plus courageux qui aient jamais quitté le Canada! » écrirait-elle par la suite.
On était le 25 juillet 1925. La dépouille d’Arthur, comme on l’appelait dans sa famille, avait été transférée peu avant d’une tombe de champ de bataille au cimetière de Corkscrew, près de


Quelques jours plus tard, Anna et Helen étaient à bord d’un navire qui faisait route vers le Canada, la dépouille d’Arthur dans une valise.



l’endroit où il avait péri, aux abords de Lens. Lorsque le petit groupe replaça le cercueil ne contenant plus que quelques fragments d’os et lambeaux de vêtement dans le trou et le recouvrit, la terre ne paraissait pas avoir bougé. Quelques jours plus tard, Anna et Helen étaient à bord d’un navire qui faisait route vers le Canada, la dépouille d’Arthur dans une valise. Les employés du cimetière et les officiers de l’Imperial War Graves Commission ne surent rien de l’expédition avant que les journaux torontois du 22 aout annoncent son enterrement au cimetière St. James, près de la rue Parliament, à Cabbagetown. C’était au moins la deuxième fois qu’Anna essayait d’exhumer les restes de son fils, mort au combat fin décembre 1917. Les hauts fonctionnaires de la commission ne la connaissaient que trop bien par ses précédentes tentatives et le flot de lettres qu’elle avait écrites, et ils se doutaient qu’elle était responsable du rapatriement peu orthodoxe d’Arthur.
s’enrôla à 34 ans, en juin 1915. Son père était feu le lieutenant-colonel William Smith Durie, premier commandant du Queen’s Own Rifles of Canada.
Anna avait 43 ans de moins que son mari. Ils n’étaient mariés que depuis cinq ans lorsqu’il mourut, en 1885. Elle se révèlerait d’une force redoutable : une femme de militaire chevronnée et expérimentée de l’époque victorienne, et une mère fervente qui n’allait certainement pas écouter les balivernes de qui que ce soit, et encore moins des pontes de l’armée et des gros bonnets des cimetières.
Un article du Toronto Star de 2014 lui valait le titre de « parent hélicoptère ».
Arthur connut à peine son père. Il avait quatre ans à son décès. Sa mère, veuve à 29 ans, avait reçu un enseignement classique et elle peina à maintenir le niveau de vie auquel elle était habituée.
Dans les années 1890, Anna perdit sa maison et six hectares de terrain sur le chemin Spadina de Toronto. Même si l’argent se faisait rare, elle réussit à envoyer Helen et Arthur dans des écoles privées, où ils furent éduqués avec l’élite de Toronto.
Quelques jours plus tard, Anna et Helen étaient à bord d’un navire qui faisait route vers le Canada, la dépouille d’Arthur dans une valise.
La sœur de Durie, Helen, fut complice des agissements de leur
mère.

Helen s’épanouit à l’école Bishop Strachan. Arthur resta perpétuellement dans les derniers de sa classe à l’Upper Canada College. « Semble travailler dur », écrivaient ses enseignants, « un peu lent ».
Arthur arrêta l’école au cycle intermédiaire et, en 1899, il fut engagé à la Banque Royale.
« Il aime le travail beaucoup plus qu’au début, écrivit Helen à son grand-père. J’espère qu’il va réussir. Il n’est pas très intelligent, mais il est extrêmement persévérant, et mère et moi espérons qu’il réussira. »
Il fréquenta la Toronto School for Military Instruction en automne 1908 et obtint le grade de « subaltern », terme militaire britannique pour un officier subalterne. Il s’enrôla

peu après la déclaration de guerre et fut incorporé dans le 58e en tant que lieutenant.
Anna suivit son fils alors qu’il commençait sa formation militaire à Niagara-on-the-Lake, puis en Angleterre. Elle s’installa dans un hôtel de Londres et demanda sans relâche aux responsables britanniques et français, ainsi qu’à ceux de la Croix-Rouge de la laisser faire du bénévolat en tant qu’infirmière ou de lui donner n’importe quel travail près du front.
Alors âgée de 60 ans, elle n’était pas étrangère aux conflits. Elle avait vu en 1862 le siège et la capitulation de La Nouvelle-Orléans, ville d’adoption de sa famille irlandaise, pendant la guerre civile américaine.
Ses offres furent toutes rejetées, mais Anna resta en Angleterre pendant une grande partie de la guerre, active auprès de la CroixRouge et soutenue par Arthur, tandis qu’Helen, professeure d’anglais, vivait principalement à Toronto.
Alors qu’Arthur survivait dans les tranchées boueuses et infestées de rats au front occidental, sa mère lui envoyait des gâteaux et des bonbons d’un magasin londonien de la rue Oxford.
Elle lui acheta également un bouclier et un casque pour près de 20 $ (l’équivalent de près de 590 $ CA de 2025).
Dans ses missives à sa mère et à sa sœur, Arthur parlait de la vie au front et des coins de campagne intacts qui lui rappelaient l’Ontario. Il gardait mieux son sang-froid pendant les bombardements qu’à la banque, avoua-t-il à Helen. Il demanda à sa mère de ne pas lui envoyer le casque. Il ne le porterait pas, dit-il. Aucun officier n’en mettait.
« En se promenant dans ce beau pays, on pourrait ignorer que la guerre fait rage », écrivit-il de son logement « quelque part en France » le 21 mars 1916. Le reste de son bataillon était à Vierstraat, en Belgique, dans le saillant d’Ypres, et il s’y rendrait bientôt.
« On voit les paysans labourer la terre, et tout est parfaitement calme, hormis les occasionnels coups de feu. »
Huit semaines plus tard, trois jours après une importante escarmouche au Bois du Sanctuaire (9 morts, 14 blessés, 6 commotionnés et 12 disparus), Arthur reçut une balle dans le poumon droit alors qu’il était dans une colonne de ravitaillement qui livrait des munitions près d’Ypres.
On était le 4 mai 1916. Un reportage du Toronto Telegram, dont le titre était « HELMET SAVED HIS LIFE » (LE CASQUE LUI A SAUVÉ LA VIE, NDT), rapporta à l’époque qu’il avait également été touché à la tête et avait été inconscient pendant deux jours.
« L’un des nouveaux casques en acier que portent désormais les soldats britanniques au front a sauvé la vie du Lieut. W.A.P. Durie de Toronto », rapportait le journal. Il y était dit que c’est un éclat d’obus, pas une balle, qui l’avait touché.
On ne saura peut-être jamais s’il avait cédé à sa mère et si le casque dont il s’agissait était celui qu’elle lui avait acheté.
« Le lieut. W.A.P. DURIE a été légèrement blessé », est-il indiqué dans le journal de guerre.
En fait, il fut déclaré « gravement blessé » et « dangereusement malade » et hospitalisé pendant quelques mois. Il avait encore un morceau d’acier dans la poitrine lorsqu’il reprit du service, bien que, selon les documents, cela ne lui causait « pas de problème ».
« Nous savions depuis toujours qu’Arthur allait être gravement blessé, c’est pour cela j’étais en Angleterre, confia sa mère dans une des lettres manuscrites inédites qui se trouvent aux archives de Toronto.
J’étais à Londres depuis un peu plus de deux mois et je m’habillais pour aller souper, un charmant soir de mai, lorsque la femme de chambre suédoise m’a apporté
un télégramme dans l’une de ces enveloppes brun rougeâtre que quiconque en Angleterre avec un homme au front redoutait. »
Anna partit immédiatement en France, faisant fi de l’interdiction faite aux civils d’aller au front. Elle se rendit à l’hôpital où se trouvait son fils, et s’empressa de critiquer les soins prodigués. Elle s’arrangea pour qu’il y eût toujours des fruits frais et des fleurs à son chevet.
« Il a tant de mal à respirer qu’il halète quand il parle », écrivit-elle à sa fille, lui disant qu’elle était choquée par le sang qui bouillonnait et fuyait de sa bouche chaque fois qu’il essayait de parler.
Il lui fut impossible de s’allonger pendant 12 jours. Sa mère l’accompagna à une maison de convalescence à Brighton, en Angleterre. Helen les y rejoignit peu de temps après.
Ils passèrent de nombreuses heures heureuses ensemble. Sa mère et sa sœur espéraient que la blessure d’Arthur marquerait son retour au pays. Sa sœur ne pouvait pas concevoir qu’une commission médicale autorise son bienaimé frère à servir aux premières lignes; il pouvait à peine marcher.
Pendant ce temps, Anna avait obtenu, sans que le sache son fils, une audience auprès de Sam Hughes, ministre de la Milice et de la Défense du Canada.
Elle obtint un poste d’état-major pour Arthur, mais il le refusa. Elle ne se laissa pas décourager et, usant de ses relations dans la bonne société londonienne, elle lui obtint des emplois dans l’administration en Angleterre et en France, qu’il refusa également.
« Je ne veux pas de poste, et je suis vraiment navré que tu aies parlé à Sir Sam Hughes, lui écrivit-il. J’aurais pu avoir du travail à Londres, mais je préfère rejoindre le 58e.
« Tout le monde sait que je veux y retourner et je crains que tu ne m’aies fait que du tort, dit-il à sa mère le 20 novembre 1916. Je sais
bien, très chère mère, tu crois que ce que tu fais est pour le mieux, mais ne penses-tu pas que tu es [parfois] un peu impétueuse?
« C’est un bataillon où les officiers et les hommes retournent tous dans leurs propres bataillons en France, et je rejoindrai le 58e en temps voulu. »
Aux dires d’Anna, « Arthur se montrait ferme : Les officiers impériaux retournaient toujours au front sans se plaindre, même avec empressement, et un Canadien ne pouvait pas faire moins. »
À Noël 1916, Arthur était de retour dans un « endroit tranquille » au front, savourant les colis de sa famille et envoyant des chèques en blanc à la maison pour payer les factures de sa mère qui s’empilaient. C’était un officier populaire; les hommes l’appelaient Bill.
À Noël, il lit aux garçons de la Compagnie « A » à laquelle il appartenait des poèmes de Robert Service.
« Tu n’imagines pas à quel point c’était étrange d’être au front le jour de Noël, écrivit-il. Nous étions très près de l’ennemi, qui pouvait nous entendre marcher dans l’eau » dans le no man’s land.
Mais Arthur eut une poussée de fièvre des tranchées et souffrit de neurasthénie, une sorte d’épuisement nerveux semblable à ce qu’on appellerait aujourd’hui le syndrome de fatigue chronique. Il fut envoyé en convalescence dans le sud de la France.
« Veux-tu bien me rejoindre là-bas? » demanda-t-il à sa mère en janvier 1917.
Anna le retrouva à Menton, au bord de la Méditerranée, dans la région de Nice. Ses lettres reflètent sa répulsion des histoires de son fils sur la mort et les cadavres pourrissant dans la boue. Les choses étaient sombres, différentes, dit-elle à sa fille.
« Je ne rentre pas chez moi avant la fin de la guerre, écrivit-elle. Si Arthur va au front en mars,


Il est indiqué dans un dossier de l'Imperial War Graves Commission que les restes de Durie avaient été déplacés initialement du cimetière Corkscrew au cimetière britannique de Loos, en France.
je retournerai en Angleterre; sinon, je resterai en France.
Je pense que, si tu viens, nous pouvons persuader Arthur de revenir. L’offre londonienne venait de sir Sam : il ne faut pas l’oublier. Je vais discuter de la situation avec Arthur, et on verra ce qu’il en est. » Arthur retourna au 58e en mars 1917, et il prit part à l’assaut de la crête de Vimy, où il fut gazé. Sa carte de la bataille, tachée de boue, illustrant les barrages rampants qui eurent tant succès, se trouve aux archives de Toronto.
Il combattit dans le 58e à Passendale plus tard cette année-là, où il récupérait les blessés et les ramenait en sécurité en faisant fi du feu nourri de l’ennemi. Il fut promu capitaine le 15 septembre, et deux semaines plus tard, il était de retour à Londres pour 10 jours de repos. Il « me donne l’impression d’un vieil homme brisé », écrivit Anna à sa fille.
Le repos l’aida, mais les hauts gradés « se sont aperçus que sa santé souffre, tout comme lui, et cela le rend sauvage », déclara sa mère. Arthur retourna à Londres en décembre, où il fut en
permission pendant 14 jours. Il retrouva son unité le 22.
Six jours plus tard, le 28 décembre 1917, le 58e relevait le 116e Bataillon (comté de l’Ontario) sur les lieux d’une autre grande victoire canadienne. C’est à la côte 70 qu’eut lieu la première action majeure menée par le Corps canadien sous les ordres d’un commandant canadien, le lieutenant-général Arthur Currie.
La bataille, qui dura du 15 au 25 aout, donna aux Alliés une position stratégique cruciale surplombant la ville minière occupée de Lens. Six Canadiens obtinrent la Croix de Victoria à la côte 70.
Les Canadiens tenaient ferme dans un secteur particulièrement actif.
La compagnie de Durie, la « A », occupait la tranchée Nabob, à droite; la compagnie « D » avait pris position dans la tranchée Nestor, à gauche, tandis que la compagnie « C » occupait des positions de soutien dans les tranchées Congress et Catapult et la compagnie « B » se tenait en réserve avec le quartier général du bataillon dans la tranchée Counter.
La relève se déroula sans incident. Le bataillon ne déplora
aucune victime pendant le mois de décembre, ce qui n’allait pas tarder à changer.
Tôt le lendemain, alors qu’un vent froid soufflait du nord, les Allemands déclenchèrent un assaut aux mortiers. Le mortier de 25 centimètres minenwerfer était une arme extrêmement performante et, ce jour-là, l’ennemi l’utilisa de manière très efficace.
« À 9 h 45, un bombardement massif de mortiers de tranchée est advenu devant la compagnie “A” (carré N.8.b.) et dans la tranchée de communication CANTEEN, dont la plus grande intensité a eu lieu à 10 heures », écrivit le major Dougall Carmichael, commandant par intérim du bataillon.
« Il y a eu plusieurs victimes, dont le capitaine W.A.P. Durie, O.C. [officier commandant] de la compagnie « A » et deux simples soldats qui ont été tués, et il y en a eu deux de blessés.
Trois ans plus tard, jour pour jour, un soldat écrivit à Anna pour lui expliquer que « Bill » était mort en cheminant dans la tranchée de communication une demi-heure après le début de l’attaque.
« Nous avons reçu l’ordre, en décembre, de nous rendre aux tranchées dans une partie très mauvaise de la ligne juste au nord de Lens, écrivait W.H. Edwards en 1920, et le 29 décembre 1917, les boches ont administré une raclée aux hommes de Bill en lançant un très gros tir de barrage sur notre front.
“Comme d’habitude, il était partout là-dedans à encourager ses hommes, alors qu’il aurait pu être allongé à l’abri dans sa casemate, mais pas lui : il est sorti, a recueilli les quelques hommes qu’il lui restait et est resté avec eux alors que son sergent le sermonnait pour qu’il descende, mais il a refusé de partir et a été touché, ce qui a été la perte du plus grand homme que le bataillon ait jamais eu. »


Selon les rapports, il mourut sur le coup. Peu de temps après, 20 Allemands sortirent de la tranchée d’en face et commencèrent à s’avancer.
« Le groupe était précédé d’environ 20 mètres par 2 éclaireurs », rapporta Dougall, un agriculteur de 32 ans qui allait finir la guerre décoré d’une Croix militaire avec barrette et de l’Ordre du service distingué avec barrette, et qui avait été cité à l’ordre du jour deux fois.


Les corps des soldats dont les familles pouvaient se le permettre étaient parfois rapatriés pour être enterrés dans un cimetière de leur ville natale. Le corps d’au moins un Canadien, le capitaine Robert Clifford Darling du 15e Bataillon (48th Highlanders), mort des suites de blessures en Angleterre le 19 avril 1915, fut officiellement rapatrié au Canada et enterré au cimetière Mount Pleasant de Toronto.
Les corps des soldats dont les familles pouvaient se le permettre étaient parfois rapatriés pour être enterrés dans un cimetière de leur ville natale.
« À ce moment-là, notre tranchée n’était pas bien gardée, mais le groupe a été dispersé par le sergent [Joseph] Hardy, qui a tiré sur les deux guides avec son révolver et par le lieutenant Horton qui a dirigé une mitrailleuse Lewis sur le reste. »
Les Allemands larguèrent 200 bouteilles de gaz sur la ligne canadienne le lendemain, à 4 h 30, blessant sept autres membres du 58e. Une explosion en toucha six autres.
Arthur fut enterré au champ de bataille dans une tombe creusée à la hâte dans ce qui allait devenir le cimetière britannique Corkscrew (Bully-Grenay), en France.
Avant la Première Guerre mondiale, l’armée britannique et donc l’Empire britannique n’avaient aucune politique prévoyant des lieux de sépulture pour les soldats morts au combat. Les morts étaient souvent placés dans des cimetières locaux ou, souvent aussi, dans les champs de bataille eux-mêmes.
Lorsque Fabian Ware apprit, après s’être porté volontaire auprès de la Croix-Rouge pour enregistrer l’emplacement des lieux de sépulture britanniques en 1914, que les registres officiels n’étaient pas conservés, il prit des mesures qui menèrent à la création de la Graves Registration Commission (commission d’enregistrement des sépultures, NDT).
Ware deviendrait major-général dans l’armée britannique à un âge avancé, et la commission deviendrait la Imperial War Graves Commission (commission impériale des sépultures de guerre, NDT). Aujourd’hui, la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth s’occupe des tombes d’environ 1,7 million de morts militaires du Commonwealth dans plus de 23 000 lieux de sépulture et de monuments commémoratifs dans le monde entier.
En avril 1915, la commission établit une politique d’« égalité de traitement après une égalité
de sacrifice ». L’ordonnance interdisait les exhumations à des fins de rapatriement pour des raisons d’hygiène et « en raison des difficultés à traiter de manière impartiale les demandes présentées par des personnes de différents rangs sociaux ».
Outre les questions d’hygiène et d’équité, il y avait la question de la guerre elle-même. La Grande Guerre – la guerre qui mettrait fin à la guerre – fut la première guerre industrialisée : une guerre où les mitrailleuses de versions raffinées étaient omniprésentes, où la mobilité et la précision de l’artillerie s’amélioraient, et où les avions étaient une arme qui offrait de toutes nouvelles possibilités pour faire la guerre. Les tacticiens militaires furent lents à s’adapter aux nouvelles réalités, et les massacres de soldats qui s’élançaient hors des tranchées et prenaient le no man’s land d’assaut sous le tir des mitrailleuses et de l’artillerie étaient courants. Le nombre de militaires morts à la Première Guerre mondiale s’éleva à plus de neuf millions. C’était, à toutes fins utiles, une tuerie industrialisée. À eux seuls, les pays du Commonwealth perdirent plus de 1,1 million d’hommes en uniforme entre 1914 et 1918, dont quelque 66 000 Canadiens. Rapatrier les corps était hors de question.
Mais, Anna Durie ne pouvait l’accepter. En juin 1921, Helen et elle se rendirent en France avec l’intention de rapporter la dépouille d’Arthur au Canada par tous les moyens.
Les responsables locaux de la commission tentèrent de retenir cette femme « tout à fait déraisonnable » qui avait « pratiquement perdu la raison sur ce seul sujet », mais en vain.
Dans l’une des nombreuses lettres qu’elle adressa à la commission au cours de deux décennies, elle déclarait que son contrôleur
adjoint, le colonel Herbert Tom Goodland d’origine britannique, était Américain « de naissance » et « peu susceptible, [lui semblaitil], de comprendre les normes canadiennes ». Goodland habitait au Canada depuis 30 ans.
Peu convaincues que la dépouille se trouvait en fait à l’endroit indiqué par la commission, Anna et sa fille, ainsi que deux hommes de la région, exhumèrent le cadavre d’Arthur enveloppé dans une couverture du cimetière Corkscrew pendant la nuit du 30 au 31 juillet 1921.
L’idéaliste Anna avait apparemment contourné la commission et cassé une sanction réticente des autorités locales pour le dérober.
« Avec l’aide de l’un des deux Français qui étaient avec nous, ma fille et moi l’avons placé dans un cercueil en chêne bordé de métal, sur lequel était apposée une plaque de plomb portant le nom et le numéro de son bataillon », écrivit Anna.
Mais, alors que le cercueil était hissé sur la charrette qui les attendait, le cheval rua et cassa les limons. Des éclats de bois s’enfoncèrent dans un flanc de l’animal. La dépouille d’Arthur fut laissée dans le nouveau cercueil et remise dans la tombe.
« Quand j’ai exhumé le corps de mon fils, il n’était qu’à quatre pieds sous la surface du sol, et maintenant le haut de son cercueil n’est seulement qu’à trois pieds sous terre », déplora-t-elle.
Comme ce fut le cas pour de nombreux cimetières de champ de bataille, les dépouilles de certains occupants du Corkscrew, notamment des membres du 58e, seraient transférées par la suite et regroupées dans un endroit plus convenable, dans le cimetière, plus grand, de Loos.
Furieuse de ne pas avoir été prévenue du transfert, convaincue qu’elle avait été induite en erreur et craignant que la dépouille de son fils ne soit perdue, Anna
« Je pense que Mme Durie a soudoyé quelqu’un à prix fort. La police avait été informée auparavant d’une éventuelle tentative. »

retourna en France à l'été 1925 été 1925 et organisa son propre transfert extraordinaire.
« Ce n’est que par des mensonges et de fausses déclarations que vous avez pu réussir à enlever la dépouille de mon fils bienaimé […] du cimetière Corkscrew », avait-elle écrit à Ware, alors viceprésident de la commission.
« Il n’est pas habituel de trouver un Anglais dépourvu à ce point du sens de l’honneur. » Ware avertit ensuite Goodland que l’incontrôlable Anna Durie était en route pour l’Europe, lui disant : « Je pense que vous feriez bien d’avertir les gens en privé de faire très attention à la façon dont ils lui parlent. »
L’annonce subséquente des funérailles d’Arthur à Toronto déclencha une enquête de la commission. Son rapport, publié le 4 septembre 1925, dépeignait une scène crue.
« On a découvert que le cercueil a été forcé, que le bois a été brisé et que la coquille de zinc a été coupée, y disait-on. Le cercueil était vide à part quelques [sept] petits fragments d’os et morceaux de tissu. »
« Je pense que Mme Durie a soudoyé quelqu’un à prix fort, écrivit le colonel Henry Osborne, secrétaire général de l’agence canadienne de la commission, dans une autre note. La police avait été informée auparavant d’une éventuelle tentative. »
Dans un dernier acte de défi, Anna remplit un formulaire de demande d’inscription personnelle pour la pierre tombale prévue pour la tombe maintenant vide de son fils
à Loos : « Il a pris le seul chemin et l’a suivi jusqu’à une fin glorieuse. »
La requête était superflue. La pierre tombale d’Arthur fut retirée du cimetière de Loos en 1928. L’emplacement de sa tombe est indiqué sur le site Web de la commission du Commonwealth comme étant au cimetière de Toronto (St. James’), au Canada. Les autorités françaises étaient très désireuses de faire un procès, mais leurs homologues britanniques et canadiens voulaient éviter de se mettre à dos un public aux oreilles compatissantes et de susciter un ressentiment qui persisterait parmi la population générale à propos de l'interdit de rapatriement. Il est noté dans un rapport interne de la commission que les gens « qui connaissent bien l’affaire estiment que toute réouverture par une procédure judiciaire [causerait] plus de tort que de bien ».
« Il y a d’autres Canadiens qui essaient de rapporter la dépouille d'un proche au pays », est-il écrit dans un document de mission daté du 2 novembre 1925. « Le bureau du Haut Commissaire n’est pas à l’aise sur ce sujet. »
En effet, la saga de Durie n'était pas la seule tentative par une famille de rapatrier du continent la dépouille d'un être cher. En 1919, avec le consentement du préfet du Pas-de-Calais, en France, la dépouille du major Charles Elliott Sutcliffe fut déterrée à Épinoy et inhumée de nouveau à Lindsay, en Ontario.
Et en mai 1921, après que la commission en eut refusé l’autorisation, William Hopkins, ancien maire de Saskatoon et père du soldat Grenville Carson Hopkins, emporta subrepticement d’un cimetière belge la dépouille de son fils unique à une morgue à Anvers. Elle fut récupérée avant de pouvoir être expédiée au Canada. Hopkins, menacé de poursuites judiciaires, retourna en Saskatchewan les mains vides; son auxiliaire local fut poursuivi en justice, mais la prison lui fut évitée.
Il est suggéré dans les dossiers que la contrebande de corps de soldats après la guerre, en particulier britanniques, était plus courante que les autorités ne voulaient l'admettre.
« Je suis acculé au dilemme, écrivit Ware alors que les gendarmes français enquêtaient en avril 1926. Il est inadmissible que nos cimetières soient violés ainsi en toute impunité – Dieu sait ce qui arriverait si cela se savait.
« Ce que la police craint, c’est que Mme Durie ait eu recours à une organisation qui existe en France pour gagner de l’argent de cette manière, et elle a d’autres preuves à cet effet.
« Je ne vois pas comment je pourrais arrêter le cours de leur enquête ni même si je devrais le faire. D’autre part, eu égard à notre politique générale, à nos propres intérêts et à la bienséance, nous devrions maintenant laisser madame Durie tranquille. »
La commission utilisa les voies diplomatiques canadiennes pour demander que l’affaire soit étouffée.
Les gendarmes, plus soucieux de trouver ses associés français, abandonnèrent les tentatives d’interroger Anna et fermèrent l’affaire le 31 mars 1928.
Anna n’a jamais officiellement reconnu devant la commission le rôle qu’elle a joué dans le vol de la dépouille de son fils. Et aucune épidémie causée par
un enlèvement de dépouille ne s’est jamais déclarée.
La mère qui ne voulait pas déclarer forfait a succombé à un cancer en décembre 1933, à l’âge de 77 ans. Sa fille, Helen, qui ne s’est jamais mariée, est décédée en 1963.
Elles sont enterrées à côté de William et d’Arthur dans le cimetière St. James. Une Croix du Sacrifice de 2,5 mètres de hauteur marque la parcelle d’Arthur, sur laquelle sont gravés les mots « he showed conspicuous bravery » (il a fait preuve d’une bravoure remarquable, NDT).
Le mémorial d’Anna atteste son dévouement en tant que mère et la force de la nature qu’elle était. « Elle était un arbre de vie pour ceux qu’elle a touchés, y est-il inscrit. Ses enfants se lèveront, et la diront bienheureuse. L
Des gens endeuillés se rassemblent en aout 1925 alors que les restes de Durie sont enterrés au St. James's Cemetery de Toronto. Le rapatriement peu orthodoxe est noté dans son dossier de service.




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Serge Durflinger

Le plus grand triomphe naval de la Nouvelle-France
Représentation de la bataille de la baie d'Hudson de 1697 par l'artiste Peter Rindlisbacher (ci-dessus). Le commandant Pierre Le Moyne d'Iberville (en regard, en bas), à bord de son navire, le Pélican (en regard, en haut ), défit trois bâtiments britanniques lors de ce conflit.
Né à Montréal en 1661, Pierre Le Moyne d’Iberville et d’Ardillières est le plus grand personnage militaire de l’histoire de la Nouvelle-France et l’un des plus éminents de l’histoire du Canada. C’était un soldat, un officier de marine, un corsaire, un commerçant et un explorateur audacieux. Pendant les 20 dernières années de sa vie, d’Iberville attaqua sans relâche les avantpostes et les établissements anglais en Nouvelle-Angleterre, à Terre-Neuve et autour de la baie d’Hudson et des Antilles. Ses exploits sont légendaires.
En 1699, il localisa l’embouchure du fleuve Mississippi et participa à la fondation de la colonie française de la Louisiane.
Toutefois, sa prouesse la plus connue fut sa victoire de septembre 1697 à la bataille de la baie d’Hudson, lors de l’un des rares engagements navals de l’ère coloniale en Arctique.
York Factory était un grand fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH), érigé où le fleuve Hayes se jette dans la baie d’Hudson, dans l’actuelle province du Manitoba. Il protégeait
l’accès aux régions de traite des fourrures et servait de centre d’expédition. En 1688, à la suite de plusieurs années d’affrontements dans la région au cours desquelles d’Iberville s’était distingué en capturant des postes et des navires de la CBH, la guerre éclata en Amérique du Nord entre l’Angleterre et la France et leurs colonies respectives. Connue sous le nom de guerre du roi Guillaume, elle s’inscrit dans la guerre de neuf ans, dont la scène était principalement l’Europe.
En 1697, l’Angleterre envoya une flottille composée de bâtiments de la Marine royale et de la CBH, commandée par le capitaine John Fletcher, à la baie d’Hudson. Le navire amiral de Fletcher était le Hampshire, un bâtiment de 46 canons déplaçant 489 tonnes. Les deux autres vaisseaux sous son commandement étaient la frégate Dering, de 36 canons, et le navire marchand Hudson’s Bay, armé de 32 canons.
D’Iberville, déterminé à expulser les Anglais de la baie d’Hudson, persuada Louis XIV de lui confier quatre bâtiments de la marine de guerre, notamment le navire amiral Pélican de 44 canons et 150 membres d’équipage, qui déplaçait 500 tonnes.
À leur arrivée à la baie d’Hudson, un épais brouillard sépara le Pélican des autres bâtiments français. Lorsque le navire de d’Iberville apparut devant York Factory, le 4 septembre 1697, il était seul. Le lendemain, à 9 h 30, il aperçut des voiles qui s’approchaient et, croyant qu’il s’agissait de ses propres navires, il mit le cap vers elles. Il s’aperçut trop tard qu’il s’agissait en fait de la flottille de Fletcher.
Bien que la puissance de feu des Britanniques surpassât la sienne, à presque trois contre un, d’Iberville décida tout de même d’engager le combat. « Ce qui arriva ensuite fut

Ce qui arriva ensuite fut sans doute l’action dans laquelle d’Iberville montra le plus de bravoure de toute sa vie.
sans doute l’action dans laquelle d’Iberville montra le plus de bravoure de toute sa vie », note l’historien Bernard Pothier.
Au bout de deux heures et demie de manœuvres, d’Iberville réussit à rapprocher le Pélican du Hampshire, et il engagea une bataille implacable. Le Pélican subit de graves dégâts et eut de nombreuses victimes, mais d’Iberville refusa de se rendre. Maitre tacticien naval, il écrivit : « Heureusement, je suis tombé sous le vent du Hampshire, j’ai tiré une bordée en pointant tous les canons vers sa ligne de flottaison ».
Cette décharge atteignit la poudrière du Hampshire, faisant exploser le navire et causant la mort de toutes les personnes à bord.
Le Hudson’s Bay, qui avait été endommagé, se rendit
immédiatement au Pélican après la destruction du Hampshire. Le Dering s’enfuit. Cependant, les dégâts subis par le Pélican étaient importants et, lors d’une violente tempête cette même journée, le navire sombra au large de York Factory, tout comme le Hudson’s Bay. D’Iberville rassembla les survivants et, même si nombre de ses hommes n’étaient pas en état de combattre, il les fit harceler l’avant-poste de la CBH sans répit pour donner l’impression d’une force plus puissante qu’elle ne l’était vraiment.
Le reste de la flottille française arriva le 10 septembre et se mit à bombarder le fort. Il se rendit trois jours après.
Ce fut une victoire étonnante qui renversa le rapport des forces dans la baie d’Hudson, jusqu’à ce que les Anglais reprennent le contrôle de la région lors du traité d’Utrecht, en 1713. Le très convoité Ordre royal et militaire de Saint Louis fut décerné à D’Iberville, le premier Canadien ainsi honoré. Il mourut subitement à La Havane en 1706, probablement de la fièvre jaune ou du choléra, environ une semaine avant son 45e anniversaire. L

Aaron Kylie
uand j’ai entendu la Dernière sonnerie et le Réveil pour la première fois, j’ai compris la vraie force de la musique et les émotions qu’elle peut transmettre, a écrit Oluwadarasimi David Oketona de la Kelowna Christian School, en Colombie-Britannique.
AVIS DE CONVOCATION –ASSEMBLÉE ANNUELLE/ LA LÉGION ROYALE CANADIENNE
Le Conseil exécutif national de La Légion royale canadienne convoque par la présente une assemblée générale annuelle qui se tiendra le samedi 22 novembre 2025, à compter de 9 h, au Legion House, 86 Aird Place, à Ottawa (Ont.).
L’ordre du jour de cette rencontre est comme suit :
1. Présentation des états financiers vérifiés
2. Approbation des vérificateurs pour 2025-2026
Cette rencontre a pour but de répondre aux exigences de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif. Tout membre désirant émettre un commentaire ou soulever des questions sur ces deux items, peut le faire par écrit, au plus tard le oct. 17, 2025, à l’adresse suivante : Direction nationale, 86 Aird Place, Ottawa ON K2L 0A1.
Tout la documentation liée à cette rencontre annuelle sera offerte en ligne sur le site Web de la Légion, à www.legion.ca, au moins 21 jours avant la tenue de la rencontre, ou suite à une demande écrite du membre, accompagnée d’une enveloppe-réponse préaffranchie (enveloppe 9” x 12” et affranchie au montant de 5 $), adressée la Direction nationale et reçue par celle-ci au moins 14 jours avant la tenue de l’assemblée.
J’ai gardé en tête les sons de ces morceaux, et j’ai acquis de nouvelles idées et perspectives sur le but de la musique. »
La composition d’Oketona, « The Sounds of Remembrance Day » (Les sons du jour du Souvenir, NDT), lui a permis de remporter la deuxième place dans la catégorie des compositions séniores à l’édition 2025 des Concours nationaux du souvenir de la jeunesse de la Légion, parrainés par la Fondation nationale Légion. Ces concours mettent en vedette les compositions, poèmes, œuvres d’art et vidéos consacrés au thème du souvenir réalisés par des élèves du niveau primaire (de la maternelle à la 3e année), du niveau junior (de la 4e à la 6e année), du niveau intermédiaire (de la 7e à la 9e année) et du niveau sénior (de la 10e à la 12e année).
Les gagnants du niveau national reçoivent des prix financiers, et ceux du niveau sénior ont droit à un voyage à la cérémonie nationale du jour du Souvenir, à Ottawa. Une sélection d’œuvres gagnantes est exposée au Musée national de la guerre à Ottawa. Les concours ont rendu hommage à 48 jeunes artistes à l’échelle nationale en 2025.
La liste des gagnants figure à la page 16. Le manque de place nous permet seulement de souligner quelques œuvres artistiques et littéraires des gagnants. Rendez-vous sur la page www.legionmagazine. com/2025RCLcontests pour voir toutes les meilleures œuvres.
PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES SÉNIORS


Yuanxi Liu de Burnaby, C.-B., a gagné à la catérorie séniore des affiches en couleurs grâce à sa création commémorant la Grande Guerre (ci-haut), tandis que Nancy Ge de Waterloo, Ont., a gagné la première place au concours sénior des affiches en noir et blanc.
Le cœur d’une mère, l’orgueil d’un père
Par Preston Kane, Beaverlodge Regional High School, Wembley, Alb.
Dans les champs maintenant tranquilles, les ombres dorment,
Là où les larmes des mères coulent encore doucement. Un fils, son garçon, une fois gardé si près, Maintenant perdu au-delà des frontières de ce monde.
Elle sent son rire dans la brise,
Un souvenir qui ne s’apaisera jamais.
Ses bras lui font encore mal, bien qu’il soit parti, Dans ses rêves, elle chante encore sa berceuse.
Un père est debout, les mains vides, Sa fierté désormais poussière, dans des contrées lointaines.
Autrefois fort et grand, son fils dira :
« Ne t’inquiète pas, papa; ça ira. »
Mais les batailles volent ce que les mots ne peuvent pas réparer, Et le silence est un ami amer.
La force des pères, maintenant sanctifiée, Un cœur alourdi par la peur et le doute.
La voix d’une sœur appelle au fil des années, Son rire taché de larmes cachées.
Elle pense aux jeux auxquels ils jouaient, Dans les champs de verdure les jours d’été.
Et quelque part, un enfant pleure seul
Un visage qu’elle ne connaitra jamais complètement
De petites mains sont tendues à un être cher, Un fantôme qui ne peut pas la serrer contre lui.
Pourtant, dans le sol, leur souvenir grandit
Dans chaque fleur qui pousse courageusement
Ils ont offert au monde un cadeau sans prix
Leur amour, leur vie, leur sacrifice.
POÈME INTERMÉDIAIRE DE LA PREMIÈRE PLACE
Le jour du Souvenir
Par Veronika Haidaichuk, Notre Dame Catholic High School, Carleton Place, Ont.
Dans les champs où poussent des coquelicots rouge vif, gisent ceux qui se sont battus il y a longtemps.
Ils défendaient la paix, ils défendaient la lumière, Ils étaient solidaires dans la nuit et les ténèbres.
Ils avaient quitté leur maison, leurs amis, leur ville, Ils ont tout donné, ils ont donné leur vie.
À travers des cieux sombres et des jours de terreur, Ils ont préservé nos espoirs et les rêves à venir.
Ils ont bravé le froid, la peur, la douleur, Ils ont lutté contre les tempêtes et la pluie sans fin.
Ils se sont battus pendant des jours pour que nous puissions vivre maintenant, Pour que la paix dure, ils ont fait un vœu.
Ils rêvaient d’un monde qui pourrait être, Une place pour tous, pour toi et moi.
Ils ont gardé leur courage, leur cœur fidèle, Afin que nous puissions construire un nouvel avenir.
Ils savaient que leur combat tracerait la voie, Pour la sécurité des enfants, pour qu’ils rient et qu’ils jouent.
Ils avaient la foi, ils avaient l’orgueil,
Ils ont laissé leur marque, ils ont payé le prix, Pour que la paix fleurisse, pour que la haine se fige.
Pour la lumière de la liberté, ils ont redressé la barre, Pour protéger nos vies, pour protéger notre terre.
Alors maintenant nous nous tenons la tête haute, Et remercions ces héros qui nous ont dit adieu.
Ils ont tout donné, ils ont fait de leur mieux, Pour que les cœurs futurs puissent vivre et se reposer.
COMPOSITION JUNIORE DE LA PREMIÈRE PLACE
Le Souvenir toute l’année
Par Georgia Morson, scolarisée à domicile, Saskatoon
J’ai récemment visité un musée militaire. Pendant ma visite, en posant les yeux sur les nombreux objets historiques fascinants et curieux, j’ai remarqué quelque chose que je n’avais jamais réalisé : se « souvenir », ce n’est pas seulement aller le 11 novembre à un service du jour du Souvenir, bien que ce soit évidemment une bonne chose. Le vrai souvenir dure toute l’année, pas seulement en novembre; le sacrifice que nos soldats et leurs familles ont fait pour nous est beaucoup trop grand pour cela. Il serait inouï pour une famille qui a perdu un être cher à la guerre de ne se souvenir de lui qu’en novembre ou même simplement le jour du Souvenir. Se souvenir d’un membre cher de la
SÉNIORS
Affiches en noir et blanc – Nancy Ge de Waterloo, Ont.; deuxième : Isabella Huang de Calgary; troisième : Stephanie Simonson de Hawarden, Sask.
Affiches en couleurs – Yuanxi Liu de Burnaby, C.-B.; deuxième : Signe Evren de Minnedosa, Man.; troisième : Kerstine Sebiano d’Esterhazy, Sask. Poésie – Preston Kane de Wembley, Alb.; deuxième : Avery James de Pisquid East, Î.-P.-É.; troisième : Meghan Cormier de St. Teresa, T.-N.-L.
Compositions – Brooklyn Stanford de Gull Lake, Sask.; deuxième : Oluwadarasimi David Oketona de Kelowna, C.-B.; troisième : Ellen Turner de Kenora, Ont. Vidéos – Micah Griffin d’Olds, Alb.; deuxième : Alixia Côté de Saguenay, Qc; troisième : Micah Kent de Waterville, N.-B.
INTERMÉDIAIRES
Affiches en noir et blanc – Annabelle He de Waterloo, Ont.; deuxième : Jessica Jia de Surrey, C.-B.; troisième : Phoebe Borejon de Stoughton, Sask.
Affiches en couleurs – Annabella Manery de Campbellford, Ont..; deuxième : Zixuan Zheng de Calgary; troisième : Abigail Hoskins de Gander, T.-N.-L.
Poésie – Veronika Haidaichuk de Carleton Place, Ont.; deuxième : Nash Hove de Gunn, Alb.; troisième : Loujin Farhat de Charlottetown
Compositions – Ziyan Bai de Charlottetown; deuxième : Leah Dunham de Nanaimo, C.-B.; troisième : Eloise Lush de St. John’s, T.-N.-L.
Vidéo – Olivia Craswell de Charlottetown; deuxième : Gus Cassidy de Saint John, N.-B.; troisième : Roman Polsky de Barrie, Ont.
JUNIORS
Affiches en noir et blanc – Evonne Cheng de Richmond Hill, Ont.; deuxième : Arya Smith de Lundar, Man.; troisième : Ewa Hu de Calgary
Affiches en couleurs – Elizabeth Bouchard de Chapleau, Ont.; deuxième : Freya He de Stratford, Î. -P.-É.; troisième : Caleb Lee de Calgary
Poésie – Maximus Snider, Woodstock, Ont.; deuxième : Oliver Vidal Yang de Burnaby, C.-B.; troisième : Eseose Lily-Ojo de Dieppe, N.-B.
Compositions – Georgia Morson de Saskatoon; deuxième : Anna Hartley-Banks de Corner Brook, T.-N.-L.; troisième : Emery Stewart de Big Valley, Alb.
PRIMAIRES
Affiches en noir et blanc – Solomon Velji de Calgary; deuxième : David Folkerts de Winnipeg; troisième : Elizabeth Zhang de Waterloo, Ont.
Affiches en couleurs – Ethan Chen de Kitchener, Ont.; deuxième : Sophia Covarrubias de Calgary; troisième : Vivian Anderson de Saint John, N.-B.
famille qu’on a perdu donne du chagrin, mais cela reste essentiel. Même s’il n’est pas présent physiquement, en se souvenant de lui, il prend une place particulière dans le cœur de sa famille. Une belle tradition qui existe depuis la guerre du Vietnam est de placer une table séparée (lors d’un grand évènement ou d’un jour saint, comme un mariage ou une célébration de Noël) en l’honneur d’un camarade disparu. Par de nombreux symboles, la table d’un soldat tombé au combat nous aide à nous souvenir de nos sœurs et frères d’armes. Par exemple, certains des symboles les plus significatifs sont : la nappe blanche représentant la pureté de leurs motifs pour répondre à l’appel du devoir. Les rondelles de citron sur l’assiette à pain représentent la perte amère du soldat tombé au combat. De plus, le verre à vin posé à l’envers illustre le fait que le camarade décédé ne pourra pas participer aux joyeux toasts lors du rassemblement. Les soldats tombés à la guerre nous ont quittés sur Terre, mais ce n’est pas une raison pour les oublier. Il serait absolument tragique d’oublier complètement quelqu’un qui a été aimé auparavant, et de ne pas penser à lui comme s’il n’avait pas donné sa vie pour nous. L
PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES INTERMÉDIAIRES


Manery de Campbellford, Ont., a eu une première place à la catégorie intermédiaire grâce à son affiche en couleurs servant à honorer les infirmières (ci-haut à gauche). Celle des affiches en noir et blanc a été gagnée par Annabelle He de Waterloo, Ont.
PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES JUNIORS


Elizabeth Bouchard de Chapleau, Ont., a gagné à la catégorie juniore grâce à cette affiche en couleurs (ci-contre), tandis qu'Evonne Cheng de Richmond, Ont., a gagné à la catégorie juniore des affiches en noir et blanc.

Michael A. Smith
long des rives de l’emblématique
Saint-Laurent et non loin des plaines d’Abraham où eut lieu l’importante bataille de 1759, des membres de la Légion royale canadienne se sont réunis lors du 60e Congrès de la Division du Québec du 17 au 19 mai 2025. À l’ombre d’une telle histoire, les légionnaires ont mis de côté leurs différences pour assurer le brillant avenir de l’organisation.
Le temps nuageux, frais et humide était parfait pour étudier dans une salle divers rapports des comités récapitulant le passé récent de la Légion dans la province et discuter de son avenir. Tom Irvine, président de la Division du Québec, s’est montré optimiste pour l’avenir.
« Je suis président provincial depuis trois ans, et je suis plus que satisfait des présidents et des membres de mes comités », a déclaré M. Irvine, qui a passé une grande partie de son mandat à diriger de l’hôpital où il était soigné pour plusieurs problèmes de santé. « Ils ont travaillé dur pour bâtir cette division en renforçant le nombre de membres, en la dirigeant adéquatement et en faisant preuve de détermination pour atteindre mes objectifs. »
Bien que le Québec soit la plus grande province canadienne en superficie et la deuxième en taille de population, la présence de la Légion y est relativement faible par rapport aux autres divisions : on n’y trouve qu’un peu plus d’une centaine de filiales et plus de 12 000 membres.
Cela sautait aux yeux dans la petite salle de congrès où un nombre restreint de délégués s’est retrouvé. Mais, comme l’a souligné M. Irvine, « c’est très significatif » que la Légion affiche une croissance solide dans la province.
« Je suis également satisfait du comité [de l’adhésion] », a-t-il ajouté, avant de demander à l’équipe, constituée de deux personnes, de se lever. Il a alors annoncé qu’elle avait supervisé l’ajout de plus de 600 membres cette année, ce qui a donné lieu à des applaudissements enthousiastes.
Dans son rapport de président, M. Irvine a également mentionné la création de deux nouvelles filiales, même si une autre filiale a été suspendue et attend une décision sur son avenir. Il a également réaffirmé l’importance d’identifier et d’éliminer les affaires de vol de vaillance, dont le nombre, a-t-il rapporté, est en hausse partout au pays. Dans la plupart des cas, des personnes occupant des postes de confiance sont impliquées.
« Ce qui ressort de cela, c’est que ces personnes ont occupé d’importants postes dans la direction de l’organisation, a déploré M. Irvine. Des postes de président, de vice-président, de sergents d’armes de filiale, etc., et même de district. »
Il a ajouté que l’élimination de tels faits à l’avenir était essentielle pour préserver l’intégrité et la crédibilité de la LRC.
Valerie MacGregor, viceprésidente, qui représentait le quartier général, a transmis les salutations de la Direction nationale après l’allocution de M. Irvine. Elle a largement fait écho au message de M. Irvine en réitérant l’importance du travail de la Légion et l’enjeu crucial de continuer à renforcer le nombre de membres.
« Les gens savent à quel point le travail que nous faisons est important », a déclaré Mme MacGregor. Elle a ensuite souligné que l’organisation ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers. « Une constante à laquelle nous sommes confrontés, a-t-elle expliqué, c’est que le monde change sans cesse. Cela veut dire que nous étudions de nouveaux projets et de nouvelles initiatives qui pourraient avoir une incidence directe sur notre travail, notamment sur la façon dont nous encourageons le souvenir. »
Mme MacGregor a cité les coquelicots biodégradables, les agendas du jour du Souvenir pour le personnel enseignant et le travail de coordination des organisations nationales dans la lutte contre l’itinérance des anciens combattants comme autant d’exemples qui illustrent l’évolution de la Légion pour encourager le souvenir chez les jeunes et agir positivement dans la vie des anciens combattants.
Dans le rapport du comité de la constitution et des lois dont elle est présidente, Mme Susan Donnelly a donné de bonnes nouvelles


concernant les différends entre membres, un défi continuel partout au Canada. Il n’y a eu que 10 plaintes de déposées, et une seule était légitime; il a fallu une médiation pour une autre. Mme Donnelly a également supervisé l’adoption de plusieurs statuts nouveaux ou modifiés, bien qu’elle ait noté que de nombreuses propositions de changement avaient dû être refusées, car il manquait des documents. Elle a donc rappelé aux délégués l’importance de joindre les documents appropriés.
Terrance Deslage, président du coquelicot, a également procédé à un rappel important en exhortant les membres à consulter le manuel de la Légion sur le coquelicot qui contient les lignes directrices sur l’utilisation des fonds recueillis dans le cadre de la campagne du souvenir annuelle. Il a également souligné la nécessité de rédiger et soumettre les rapports sur le coquelicot à temps.
« Votre retard dans vos rapports affecte les nôtres, a déclaré M. Deslage. Il est de votre responsabilité de les soumettre, car les fonds du coquelicot sont des dons du public, et ils font partie
intégrante du lien de confiance entre les Canadiens et la Légion. »
Norman Shelton, trésorier, a noté dans son rapport que la division affichait une bonne santé financière, bien que davantage de dons des filiales seraient bénéfiques pour soutenir le bureau d’entraide dans son travail. M. Shelton a également supervisé l’acceptation d’une motion visant à modifier la manière dont les filiales versent les revenus de la campagne du coquelicot à la direction du Québec. À l’avenir, les filiales enverront 5 % des ventes brutes au siège provincial, plutôt que 5 % des ventes nettes comme avant. Ce changement devrait renforcer les fonds alloués au bureau d’entraide. Ken Oullette, président du comité des services aux anciens combattants et aux ainés, a aussi signalé que des programmes offerts aux anciens combattants pourraient bénéficier de plus de fonds. Il a ensuite renseigné les délégués sur les travaux de son comité, comme les consultations avec un large éventail de groupes d’anciens combattants, la participation à des forums et les réunions avec des élus de tout palier.
La vice-présidente nationale Valerie MacGregor remercie le président sortant de la Division du Québec de son service (à gauche). Le nouveau président Luc Fortier s’adresse aux délégués (en dessous).
Les élections à la direction provinciale ont pris place au fil du congrès. La candidature du vice-président en exercice, Luc Fortier, de la filiale Chicoutimi, et de M. Rick Cartmel, de la filiale Churchill de Ste-Anne-de-Bellevue, a été proposée à la présidence. C’est M. Fortier qui a été élu. Un autre vice-président en exercice, Terrance Deslage de la filiale Greenfield Park, a battu M. Robert Trépanier de la filiale Cercle des légionnaires de la capitale nationale dans le vote pour le poste de premier vice-président. M. Trépanier, M. Yves Boucher de la filiale Trois-Rivières, Mme Sandra Morissette de la filiale Arthabaska de Victoriaville, M. Ron Kappert de la filiale Greenfield Park et M. Jean St-Laurent de la filiale Québec Côte-Nord ont été candidats aux trois postes de vice-président. M. Boucher, Mme Morissette et M. Kappert ont été élus. Mme Susan Donnelly de la filiale Saint-Eustache de Deux-Montagnes et M. Norman Shelton de la filiale Chomedey de Laval ont été élus président et trésorier par acclamation.
« Je me présente devant vous avec une conviction simple, mais profonde, a déclaré M. Fortier en s’adressant aux délégués après avoir été élu président. Je vous offre une Légion où chaque voix est entendue, où chaque filiale est soutenue et où les informations circulent avec clarté, respect, transparence et efficacité.
« Nos bénévoles sont le cœur de la Légion, a-t-il poursuivi. Écoutez-les, soutenez-les et fournissez-leur tous les outils qui peuvent leur être utiles, en particulier lorsqu’ils se trouvent dans des régions éloignées. Je vous demande de nous accorder votre confiance. Rendons notre division bienveillante, forte et mobilisée. Et n’oubliez pas de vous concentrer toujours sur ceux qui servent. » L
Russ Kelly ne sous-estime jamais l’importance d’un bon coup d’envoi; sur une table de billard ou ailleurs.
« J’allais souvent jouer [au jeu de la huit] à la succursale Jasper Place de la Légion, à Edmonton, entre 18 et 30 ans, et puis j’ai arrêté parce qu’il me fallait consacrer plus de temps à ma carrière. »
Désormais à la retraite, il joue à la filiale Mount Arrowsmith de Parksville, en ColombieBritannique, où il n’a « recommencé à jouer qu’il y a environ deux ans et demi ». Ces deux années ont apparemment été amplement suffisantes pour remettre de la craie sur ses vieilles queues, car il a depuis remporté la couronne en simple aux championnats nationaux de la Légion royale canadienne du jeu de la huit qui ont été organisés les 24 et 25 mai 2025 à la filiale Fredericton du Nouveau-Brunswick.
M. Kelly n’est pas le seul vainqueur qui représentait la filiale Mount Arrowsmith : ses camarades Brad Uytterhagen et Dave Williams ont décroché le titre chez les doubles. Quant à l’équipe championne, qui a triomphé au bout des deux journées de matchs serrés, elle était formée de quatre légionnaires de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut.
« Notre salle est remplie de champions », a annoncé Harold Defazio, représentant de la Direction nationale, lors de la cérémonie d’ouverture, en notant que les 40 joueurs de neuf divisions provinciales/territoriales (le Québec étant absent) et une équipe hôtesse avaient obtenu leur place grâce aux compétences affichées chez eux. La cérémonie s’est déroulée au sein de la filiale Fredericton à cause du mauvais temps, mais la bruine n’a

pas sapé le moral des participants qui se sont rassemblés pour les premiers matchs du tournoi à la ronde.
Avec seulement trois tables, il a fallu se rendre à l’évidence : le temps risquait de constituer un défi important pour tenir l’horaire, car, même si plusieurs matchs n’ont duré qu’à peine quatre minutes, d’autres ont pris jusqu’à un quart d’heure. Peu importe. La filiale Fredericton, qui logeait jusqu’à récemment dans un local temporaire, a surmonté de nombreux obstacles non seulement pour accueillir les compétitions de cette année, mais tout bonnement pour rester ouverte.
En avril 2018 et de nouveau en 2019, la crue des eaux de la rivière Saint-Jean avoisinante a inondé ses locaux et obligé ses membres à chercher un autre endroit quelques semaines seulement avant le tournoi national du jeu de la huit de cette dernière année, qui s’est quand même très bien passé.
« Nous n’étions censés être là que pendant trois ans, nous a
expliqué Joanne Gibson, présidente de la filiale à propos du local provisoire, mais nous y sommes restés pendant presque six ans ».
Les légionnaires eux-mêmes sont retournés début septembre 2024 à leur ancien bâtiment, rénové en un complexe de plusieurs étages à appartements et à usages multiples. La filiale Fredericton a accueilli les jeux nationaux de la huit trois fois, deux fois sous la présidence de Mme Gibson.
« Ça a été toute une épopée, croyez-moi, dit-elle, et nous nous y sommes dévoués cœur et âme. »
Peu ont résumé ce sentiment aussi bien qu’Ellen Whalley, présidente du Comité des préparatifs locaux, qui a gardé son sang-froid pour résoudre les problèmes qui se sont posés.
Le café, les pâtisseries et les repas en quantité qu’ont fournis les dames auxiliaires ont sans doute contribué, malgré les contretemps, à maintenir l’énergie pendant la planification.
« Remercions Dieu pour les bénévoles », a conclu Mme Gibson.

Les participants ont joué pendant 12 bonnes heures le premier jour, terminant le sixième des neuf tours à 21 h. Le premier coup d’envoi, à 9 h, s’était fait dans la joie et la bonne humeur. Et le respect a perduré malgré la compétitivité, les compliments comme « joli jeu » échangés avec des poignées de main après chaque match.
Dave Williams et Brad Uytterhagen de la C.-B. prennent une pose avec l’organisatrice Ellen Whalley et Harold Defazio (ci-contre), représentant national, après avoir remporté le titre des doubles. Bob Miklos, John Kynock, John Dugas et Lawrence Borden de la Nouvelle-Écosse— Nunavut arborent la plaque de l’équipe gagante.

septième match des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
le titre des doubles contre les Saskatchewanais Burt Blondeau et Steven Valentine, de la filiale Estevan. Bien que l’esprit sportif ait été, comme d’habitude, à l’honneur, il était évident que les deux paires de finalistes envisageaient le succès en leur for intérieur en affichant une concentration inébranlable.
« Deux sur trois sur la Dynamo; celui-ci pour le trophée », a dit M. Uytterhagen en parlant du mode éliminatoire convenu, de sa marque de table de billard préférée et des enjeux.
M. Williams et lui ont triomphé dans deux matchs consécutifs.
Doucement, mais surement, la foule s’est rassemblée autour des tableaux d’affichage à mesure que les points y étaient inscrits. Néanmoins, vu que personne n’avait d’avantage important, la discussion s’est tournée vers les bris d’égalité, provoquant un débat passionné sur la meilleure façon de faire avancer les choses dans la contrainte temporelle. L’enjeu de conclure les matchs de la poule était le plus pressant. La prudence régnait en maitre sur les trois tables à feutre bleu, et l’angoisse que le jeu risque de faire entrave au banquet de rôti de bœuf de la soirée montait. Des planches de cribbage ont été proposées pour occuper les concurrents en attente, alors que d’autres, comme les Albertains remarquablement joyeux, regardaient les Oilers d’Edmonton se mesurer aux Stars de Dallas à l’occasion du
Au bout du compte, quatre finalistes ont émergé de quatre divisions distinctes : Brad Uytterhagen et Russ Kelly de la ColombieBritannique des divisions 1 et 3, respectivement; John Dugas de la filiale Vimy d’Halifax, représentant la division 2; Fred Pebbles du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, de la filiale Norwood-St. Boniface de Winnipeg, le favori de la division 4. Ils étaient destinés à lutter pour le titre des simples.
« C’est ce qu’on fait faire à la bille blanche. Il faut savoir la contrôler. Savoir la positionner. Savoir la faire tourner. N’importe qui peut réussir le coup, » a expliqué M. Kelly, en réussissant les siens. En outre, a-t-il ajouté, la camaraderie dans sa filiale locale a joué un grand rôle : « Je suis très, très fier de notre Légion. C’est un bon cercle, avec du bon monde. » Pendant ce temps, M. Uytterhagen et M. Williams se disputaient
Les gagnants de l’équipe de la Nouvelle-Écosse–Nunavut Lawrence Borden, John Dugas, Bob Miklos et Jon Kynock de la filiale Vimy d’Halifax se sont joints à eux lors de la cérémonie de clôture grâce à leurs 47 victoires. L’équipe de la Saskatchewan s’est classée deuxième, ne les suivant que de trois victoires. Celle de la ColombieBritannique a décroché la troisième place grâce à ses 43 points.
Lorsque nous lui avons demandé comment il prévoyait célébrer la bonne fortune de sa direction divisionnaire, M. Kelly a levé son verre de vin et a fait un geste vers la salle remplie de champions qui allaient bientôt manger. « Nous allons aussi prendre des petites vacances, a-t-il expliqué. Nous avons traversé le pays, alors nous avons pensé visiter l’Ile-du-Prince-Édouard et faire le tour du Nouveau-Brunswick.
« Ma femme est la coordinatrice des voyages. Elle a une grande liste. »
La filiale Fredericton est déjà cochée; ses organisateurs de tournois, ses concurrents, ses observateurs, ses membres et ses bénévoles ont réussi leur coup. L

Garry Pond, ancien premier viceprésident de la Direction nationale et président de la Division de l’Ontario, est décédé à Ottawa le 30 mai 2025 à la suite d’une brève maladie. Il avait 73 ans.
Né à St. John’s, à T.-N.-L., M. Pond, l’ainé de huit enfants,
était sportif dans sa jeunesse.
Les emplois à Terre-Neuve étant rares, il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 1972. Après sa formation à Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, il a servi à North Bay (Ontario), à Shilo (Manitoba) et à Petawawa, (Ontario). Sa spécialité était la logistique : il disait qu’il s’agissait d’« être le fer de lance de la gestion des gens et des fournitures ».
Sa dernière affectation a été au Quartier général de la Défense nationale, à Ottawa, où il était technicien en approvisionnement. Il a pris sa retraite en 1996 avec le grade de caporal-chef, et il a travaillé pour l’armée à titre privé pendant 25 années de plus.
M. Pond a rejoint la Légion royale canadienne à Petawawa en 1988, puis la filiale ontarienne Carleton Place après son déménagement à Ottawa. En 1991, Ron Goebel, alors président de la filiale, lui a offert le poste de sergent d’armes. Il a alors commencé à gravir les échelons. « Il a toujours été un membre de la Légion très dévoué et mobilisé à accomplir toutes les tâches qui lui étaient affectées, en particulier celles qui concernaient le soutien et le bienêtre de nos anciens combattants, a déclaré M. Goebel, l’actuel président de la Division de l’Ontario. M. Pond a inspiré toutes les personnes qu’il a croisées à un moment

ou à un autre par sa gentillesse, sa générosité, sa sagesse et ses qualités de dirigeant. »
M. Pond s’est ensuite mis au service de la Division de l’Ontario. Il en est devenu le président pour un mandat de trois ans entre 2019 et 2022, en raison des restrictions imposées pendant la pandémie de la COVID-19. Il a alors présidé, entre autres, les comités des membres, de la constitution et des lois et le comité sur l’itinérance des
anciens combattants. Il est ensuite passé à la Direction nationale, où il a accédé au poste de premier viceprésident, le dernier palier avant le poste de président national. La filiale Carleton Place a organisé une journée de reconnaissance pour M. Pond le 27 avril 2025. Une réunion ordinaire du Conseil exécutif national de la Légion se tenait en même temps tout près, à Ottawa. Des représentants de la Légion des
quatre coins du pays étaient présents. Le président national, Berkley Lawrence, a notamment pris la parole. M. Pond est resté pendant tout l’évènement de trois heures et a emprunté une guitare pour chanter l’une de ses chansons préférées, Sonny’s Dream, du Terre-Neuvien Ron Hynes. Monsieur Pond laisse dans le deuil Linda, qui était son épouse depuis 51 ans, leur fille Rhonda, et leurs deux petits-enfants. L
À VOTRE SERVICE est une notice rédigée par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666 ou consultez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour accéder à des années d’archives.
Unancien combattant à admissibilité double est une personne qui a droit à des prestations d’invalidité en vertu de la Loi sur les pensions et de la nouvelle Loi sur le bienêtre des vétérans. L’évaluation est le terme utilisé pour déterminer le degré de l’invalidité qui sert à établir les prestations financières. Lorsque l’évaluation de l’état de santé d’un ancien combattant totalise 100 %, il n’y a pas de compensation financière supplémentaire. Pour toute nouvelle demande acceptée, seuls les avantages médicaux sont offerts. Pour certains anciens combattants, toutefois, il pourrait être plus avantageux d’obtenir la réponse à une demande dans le cadre d’une loi avant de faire une demande dans le cadre de l’autre. Même si les parcours diffèrent, les anciens combattants devraient réfléchir avant de déposer une nouvelle demande de prestations d’invalidité ou une demande de réévaluation.
Avoir une personne à sa charge à qui une pension de survivant pourrait être versée est l’un des facteurs à considérer. Pour que la pension de survivant soit perçue dans son intégralité, l’ancien combattant doit avoir bénéficié d’une pension d’invalidité de 48 % en vertu de la Loi sur les pensions. Ce montant mensuel est de 2 583,44 $ en 2025. Mais, si l’ancien combattant recevait une pension d’invalidité de 47 % avant son décès, la pension de survivant représente la moitié du montant qu’il recevait, ce qui est actuellement à 968,80 $. En d’autres termes, selon l’indemnité d’invalidité, un survivant pourrait ne plus avoir droit au versement d’une pension de survivant dans son intégralité. Chaque situation est unique, et il peut y avoir divers facteurs à prendre en compte. Il est donc important que les anciens combattants comprennent bien les éventuelles répercussions avant de procéder à une demande de prestations d’invalidité ou
à une évaluation. Aucune autorité législative ne peut annuler une décision concernant une indemnité d’invalidité.
Si vous êtes un ancien combattant à admissibilité double, un officier d’entraide d’une direction de la Légion royale canadienne peut vous expliquer quelle incidence une nouvelle demande d’invalidité ou une nouvelle évaluation pourraient avoir sur une pension de survivant. L














