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lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication 2/2026

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lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication 2/2026

ESD: une directrice aux multiples facettes
Comment Ludmilla Wüthrich, bâtisseuse de ponts et navigatrice à l’esprit d’équipe, veut diriger l’ESD Une droguerie mobile
Emanuel Roggen se rend sur le marché de Fribourg avec sa droguerie installée dans un vieux bus VW
Les allergies au cours de la vie
Les raisons pour lesquelles certaines allergies apparaissent et disparaissent au cours de la vie
Branche

Emanuel Roggen se déplace depuis près de six mois avec sa droguerie installée dans un vieux bus VW. vitamine a visité la droguerie mobile sur le marché de Fribourg et a accompagné Emanuel Roggen pendant une journée.

Ludmilla Wüthrich est la nouvelle directrice de l’ESD depuis six mois. Dans un entretien, elle nous parle de sa passion pour la voile, de ses qualités de leader et de ce qui l’enthousiasme dans la branche de la droguerie
Impressum vitamine
Editeur Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne, Téléphone 032 328 50 30, info@drogistenverband.ch
Distribution vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne
Directrice et responsable Ventes: Tamara Gygax-Freiburghaus, t.gygax@vitagate.ch
Annonces: Tamara Gygax-Freiburghaus, Marlies Föhn, Valérie Rufer, Janine Klaric, inserate@vitagate.ch
Abonnements et distribution: Sabine Andersen, vertrieb@vitagate.ch
Rédaction
Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine: Céline Jenni, c.jenni@vitagate.ch
Ont collaboré à la rédaction de ce numéro: Adrian Ritter, Claudia Merki, Désirée Klarer, Martina Huber
Conseils spécialisés: Dr oec. troph. (Univ.) Monika Wilhelm
Traduction: Marie-Noëlle Hofmann
Couverture: stock.adobe.com/Maksim
Production
Layout: Claudia Luginbühl
Impression: Courvoisier-Gassmann SA, Bienne 7e année: paraît 10× par an © 2026 – vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne

Magazine officiel de l’Association suisse des droguistes et média d’Employés Droguistes Suisse
Thème central

Créer un environnement de travail sain
Les droguistes donnent tous les jours des conseils de santé à leur clientèle. Mais comment les employés peuvent-ils rester physiquement et psychiquement en bonne santé derrière le comptoir? vitamine a discuté avec cinq droguistes.
Connaissances spécialisées

Les ronflements sont souvent bénins, mais les bruits nocturnes peuvent devenir un test de résistance pour une relation. Comment les ronflements se produisent-ils et quels conseils pour plus de tranquillité au lit?
18
Les réactions allergiques suivent des modèles spécifiques
Les enfants sont plus souvent allergiques au lait de vache, les adultes moins souvent. Pourquoi les allergies changent-elles au cours de la vie?
26
Hommage à Traugott Steger
Un hommage à l’œuvre et à la création de Traugott Steger, fondateur de HEIDAK, décédé début décembre 2025.
Editorial

Le cœur des droguistes bat pour la santé de leur clientèle. Ils conseillent, expliquent, recommandent, rassurent. Ils écoutent, restent debout longtemps, réfléchissent et restent aimables, même lorsque la journée est longue ou qu’ils sont fatigués. Lorsque les droguistes s’engagent quotidiennement pour le bien-être des autres, ils se demandent parfois si leur propre santé n’est pas oubliée là où l’on parle tant de rester en bonne santé. Les professionnels derrière le comptoir assument une grande responsabilité chaque jour. La charge de travail qui en découle reste souvent invisible. La gestion de la santé fait partie de la culture de travail. Si vous voulez que vos collaboratrices et collaborateurs restent engagés, attentifs et compétents à long terme, vous devez considérer la santé comme faisant partie du professionnalisme – non comme un bonus, mais comme une base. Les pauses, les postes de travail ergonomiques, la gestion valorisante et l’attitude ouverte face aux problèmes sont des éléments essentiels. Ces facteurs aident à retenir les professionnels et à attirer la relève dans la branche. Les droguistes ont une fonction de modèle. Qu’en est-il si les collaborateurs qui vous conseillent sont complètement épuisés ou travaillent en ayant des douleurs? Pour qu’une prévention soit crédible, elle doit aussi être appliquée. Dans l’article de couverture, cinq droguistes racontent leurs expériences en matière de gestion de la santé et montrent l’effet positif de mesures simples. Laissez-vous convaincre, car une équipe en bonne santé et de bonne humeur aura plus de succès.
Céline Jenni, Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine, c.jenni@vitagate.ch


Il n’y a plus de droguerie depuis des années à Fribourg. Emanuel Roggen en amène une dans la ville avec un vieux bus VW, 140 produits et la conviction que le conseil personnalisé fait toute la différence. Pour cette première en Suisse, il accepte de se lever tôt.
7 Désirée Klarer | F D Marie-Noëlle Hofmann | Miriam Kolmann
Cinq heures du matin, le réveil sonne, Emanuel Roggen ouvre les yeux, quitte son lit chaud, se fait un café et se prépare tranquillement pour la journée. Ce droguiste ES n’est pas du matin, comme il le souligne en souriant. Au lieu de 6h45 quand la ville dort encore, Emanuel Roggen préférerait se rendre au marché de Fribourg en fin d’après-midi avec sa droguerie mobile. Pour le reste, il referait tout exactement pareil. Mais commençons par le début.
C’est par nécessité qu’Emanuel Roggen a eu l’idée de la droguerie mobile. La fréquentation de sa droguerie à Domdidier (FR) avait nettement diminué. «Si les gens ne viennent pas à nous, alors allons à eux», a pensé le droguiste, qui a mis son idée à exécution. Après avoir obtenu l’autorisation de la pharmacienne cantonale fin février 2025, il a commencé à la mettre en œuvre.


«Si la porte est déjà ouverte, il faut y mettre le pied et avancer, même si le moment n’est peut-être pas idéal», a-t-il affirmé avec détermination. Il ne sert à rien de tout analyser. «En ligne, nous n’avons aucune chance en tant que droguerie, et encore moins si le commerce en ligne se développe vraiment. Mais hors ligne? Nous pouvons marquer des points.»
Clientèle enchantée
Entre les randonnées botaniques et son travail quotidien dans ses deux drogueries de Domdidier et Romont (FR), Emanuel Roggen achète un vieux bus VW, qu’il transforme en droguerie mobile. «J’ai toujours voulu un tel bus. Mais ça a été une surprise même pour moi que je le transforme en droguerie», dit-il. Le bus attire l’œil. «Bien sûr, nous aurions pu prendre un bus moderne dès le départ. Mais aurions-nous eu le même écho dans les médias? Je ne le pense pas.» Il a fait deux fois la couverture d’un journal,
a fait l’objet d’un reportage à la radio et même un média allemand a parlé du bus VW. Le retour sur la première droguerie mobile de Suisse est très positif, et pas seulement dans les médias.
«Le bus est une idée géniale. Tout aussi géniale que la droguerie Roggen. Les gens sont très aimables, toujours souriants, et conseillent leurs clients de manière amicale et compétente», s’extasie Eliane Vergara. Elle habite à Fribourg, mais elle connaît la droguerie à Estavayer-le-Lac (FR). C’est là que Christophe Roggen, le frère d’Emanuel, dirige également une droguerie et qu’Eliane Vergara passe ses vacances d’été. «Le fait de pouvoir acheter les produits directement sur le marché, sur commande, est un vrai plus pour moi», explique-t-elle. Christine Fürst, cliente de Guin (FR), est également très satisfaite. «Je connaissais déjà le père et j’ai une grande confiance en la droguerie. Peut-être encore plus sur le marché que dans les drogueries traditionnelles», explique-t-elle. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle pense ça.
Des faits sur la droguerie mobile
• Organisation du travail:
Emanuel Roggen est en route avec sa droguerie mobile depuis début septembre 2025. On le trouve sur la place du marché de Fribourg les mercredis et samedis de 6h45 à 12h00. Le travail se fait toujours à deux, et tous les collaborateurs doivent venir au moins une fois. Quatre d’entre eux peuvent même conduire le bus. «L’objectif est que la droguerie mobile fonctionne un jour sans moi», explique le droguiste.
• Finances: le droguiste estime que le projet nécessitera un investissement de 180 000 francs. Il en a déjà dépensé 60 000 pour l’achat, la transformation et la rénovation du bus VW. Son objectif est de réaliser à long terme un chiffre d’affaires annuel de 120 000 francs sur le marché, principalement avec des spécialités maison qui génèrent une marge de plus de 50 %.
Il veut observer la rentabilité sur une période de 36 mois. L’investissement devrait être amorti au plus tard dans cinq ans.
Entretiens de conseil, aussi «en passant»
En fait, Emanuel Roggen s’étonne des sujets que les gens abordent parfois au stand. «De simples douleurs au genou, des crampes, des mycoses vaginales ou des hémorroïdes, on a tout vu ici.» Ce que confirme sa collaboratrice Aurélie Chezeaux, qui l’accompagne ce jour-là. Le droguiste avait prévu initialement sur un formulaire de commande la possibilité de rappeler les clients qui souhaitaient discuter de sujets plus sensibles. «Mais nous n’en avons jamais eu besoin jusqu’à présent.» Si l’on observe le droguiste pendant un moment, on ne s’étonne pas de cette situation. Il prend le temps d’écouter ses clients, mais pas seulement. Les gens le connaissent ici. Il est souvent interrompu par des salutations.
Le plaisir des gens est palpable, ils se pressent devant le bus VW, même quand il neige ou qu’il fait très froid. «La gratitude est vraiment énorme. Les gens apprécient ce que nous faisons, soulignent l’importance de notre métier. Cette reconnaissance est un sentiment merveilleux», explique Emanuel Roggen. Sa sœur, Sonja Aerne-Roggen, droguiste CFC, partage son avis. Elle travaille en fait avec leur frère Christophe à Estavayer-le-Lac et n’a rien à voir avec la droguerie mobile de Fribourg. «Mais quand je suis sur place pour rendre visite à mon frère, je donne aussi des conseils spontanés.» Elle est convaincue que c’est génial d’être aussi proche des gens. Pas seulement pour la clientèle. «Mon frère a toujours de bonnes idées et il les met en œuvre. Aujourd’hui, pour survivre avec une droguerie, il faut être prêt à prendre des risques.»
Courage, passion, temps et argent
Mais en plus du courage, de la passion pour le métier et des autorisations nécessaires, il faut aussi des moyens financiers. Le droguiste fribourgeois a investi 60 000 francs pour le démarrage. Le moteur, les freins – tout a été refait sur le bus VW.
Il faudrait maintenant investir à nouveau entre 20 000 et 30 000 francs pour une installation frigorifique. «On nous avait dit que ce serait très simple. Il s’avère que «très simple» signifie que nous devons tout faire faire sur mesure.» C’est pourquoi il va acheter un nouveau bus cet été. Il gardera l’ancien un peu plus longtemps pour des raisons de marketing «avant qu’il ne trouve peut-être une nouvelle vie chez un autre droguiste dans un autre canton», explique Emanuel Roggen. Ce vieux bus est très joli, mais pas très pratique. Pour y entrer, il faut se pencher au niveau d’un seuil, l’espace est restreint et la position dans laquelle on conseille la clientèle n’est pas très agréable. De plus, il faut remettre les produits que l’on a sortis directement à leur place. Chaque centimètre est utilisé. «C’est un peu du bricolage», dit-il en riant.
Mais ce n’est pas du bricolage. La droguerie mobile propose 140 produits, tous joliment disposés. Il s’agit presque exclusivement de spécialités maison, dont de nombreuses tisanes. Emanuel Roggen ne peut rien fabriquer sur le marché, il prend donc les commandes. Cette possibilité est très appréciée. On y trouve de tout, du bicarbonate de soude aux gouttes suédoises en passant par le détartrant. Il y a jusqu’à 15 commandes par jour. «Beaucoup de gens nous apportent aussi leurs flacons pour que nous puissions les remplir et qu’ils puissent les reprendre la prochaine fois.»
Selon les jours, le droguiste comptabilise entre 30 et 40 clientes et clients par matinée, dont environ la moitié sont de nouveaux clients.
À midi, il range tout et à 13h30, il reprend le travail à la droguerie de Domdidier. «C’est plutôt dur», concède-t-il. Une pause. Puis il sourit: «Mais la gratitude des gens vaut bien tous les réveils précoces.»

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du personnel spécialisé des drogueries et des pharmacies avec une seule commande.




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Ludmilla Wüthrich est la nouvelle directrice de l’ESD. Bilingue, la dirigeante, sportive à l’esprit d’équipe, se considère comme une bâtisseuse de ponts au-dessus du Röstigraben. Dans cette interview, découvrez comment cette navigatrice de 56 ans compte maintenir l’ESD à flot dans des eaux calmes, comment elle parvient à déconnecter et pourquoi elle est optimiste quant à l’avenir de la profession de droguiste.
7 Claudia Merki | F D Marie-Noëlle Hofmann | Miriam Kolmann
Ludmilla Wüthrich, le 1er septembre 2025, vous avez pris vos fonctions de nouvelle directrice de l’ESD. Vous êtes-vous bien intégrée?
Ludmilla Wüthrich: L’équipe de l’ESD de Neuchâtel m’a chaleureusement accueillie. Cela a facilité mes débuts. Très vite, nous avons abordé les points à l’ordre du jour. J’ai également été accueillie de manière très professionnelle par les responsables de l’Asso-
ciation suisse des droguistes (ASD), qui m’ont immédiatement intégrée dans le travail quotidien. Le canton de Neuchâtel m’a invitée à une rencontre avec tous les représentants importants de la formation professionnelle initiale et de la formation professionnelle supérieure. Nous sommes tout de suite entrés dans le vif du sujet. Il était également important pour moi de savoir comment la communication avec le canton se déroulait.
Présentez-vous brièvement – qui êtes-vous et qu’est-ce qui vous caractérise?
Je suis réfléchie mais aussi spontanée, je me montre telle que je suis, je ne me cache pas derrière un rôle, je dois me sentir à l’aise. Je suis curieuse, j’ai toujours des points d’interrogation dans la tête. Je cherche des approches et des voies pour trouver des solutions. Je suis ouverte à la nouveauté, mais je peux aussi me remettre en question ou remettre en question les choses. J’aime les gens et je veux les aider à se perfectionner. Ma famille et notre chien sont très importants pour moi. J’aime aussi être entourée de gens pendant mes loisirs. En tant que personne ouverte sur le monde et amoureuse des voyages, je m’intéresse aux autres cultures. Je m’intègre facilement et je suis très active sur le plan sportif.
Vous avez une palette de loisirs inhabituellement large, allant du sport à la musique. Par exemple, vous êtes une passionnée de voile en mer ou vous jouez de la guitare. Vous n’aurez plus le temps pour tout – que sacrifierez-vous?
(Elle réfléchit plus longuement) La voile en mer est exigeante, saisonnière et plutôt en mode veille. Heureusement, nous avons un petit catamaran sur le lac de Morat, où nous habitons, et je peux le mettre à l’eau à tout moment. J’ai eu un voilier sur le lac de Neuchâtel pendant treize ans. J’ai navigué sur l’Atlantique avec la famille dans laquelle j’étais jeune fille au pair aux EtatsUnis et j’ai accumulé à chaque occasion des milles nautiques pour mon permis de voile en haute mer. La voile est mon projet de vie et est ancrée dans chaque fibre de mon corps. Je suis fascinée par le bateau, par la façon de gérer les éléments comme le vent, les vagues et les courants, par les gens à bord.
Votre fascination pour la voile est grande, mais vous n’avez pas répondu à la question
(Elle réfléchit) La cuisine est actuellement un peu délaissée. J’aime créer des plats savoureux avec des ingrédients sains et avec ce que je trouve dans le réfrigérateur. Mon mari, boulanger-pâtissier de formation, est maintenant plus souvent aux fourneaux, surtout en semaine. Le sport reste important, y compris le tennis. L’hiver, je m’entraîne une fois par semaine, et deux à trois fois en été. Et ce serait bien pour moi de trouver le temps de jouer de la guitare, toute seule, de temps en temps. Cela me permet de m’évader dans un autre monde et de me détendre.
Une position exigeante, des loisirs parfois épuisants – d’où tirez-vous votre énergie?
J’aime être dehors avec notre chien, j’aime beaucoup bouger, j’aime être entourée de gens. C’est agréable et ça me redonne de l’énergie.
Que ce soit en tant que navigatrice ou en tant que directrice de l’ESD, il faut avoir des qualités de leadership. Quelles sont les parallèles que vous tirez?
Comme sur la mer, je garde toujours les yeux ouverts, je suis très concentrée, je perçois tout, j’ai une vue d’ensemble sur ce qui est pertinent.
Comment dirigez-vous les gens?
Je m’efforce d’écouter d’abord, de comprendre comment les choses ont vu le jour, comment tout fonctionne, afin de me forger une opinion. Il est important pour moi de déterminer ensemble, en équipe, quelle est la bonne voie à suivre. J’englobe donc les collaboratrices et collaborateurs dans le processus de décision, je les convaincs par des arguments, je suis transparente dans mes réflexions.
Ludmilla Wüthrich
Elle a grandi à Morat (FR) et à Bulle (FR), dans un environnement francophone. Après une formation commerciale, elle a obtenu un bachelor en économie d’entreprise. Elle a ensuite suivi un master en sciences de l’éducation et obtenu un diplôme d’enseignante en formation professionnelle. Âgée de 56 ans, elle a été doyenne de la section Commerce Vente Pharmacie de l’EPAC de Bulle avant d’être nommée directrice de l’ESD. Elle a également été coordinatrice préapprentissage d’intégration au canton de Fribourg et a acquis une longue expérience dans des postes de direction dans le secteur privé. Elle vit à Avenches (VD) avec son fils de 18 ans, son mari et son chien.

Qu’attendez-vous de vos collaborateurs?
De l’ouverture, de l’honnêteté, de la transparence. Si quelque chose n’est pas clair, il faut me le dire. Ils peuvent en attendre autant de ma part.
Comment réagissez-vous à un changement de cap brutal?
Dans une telle situation, on ne discute pas sur un bateau, je suis la capitaine. En ce qui concerne l’ESD, cela signifie que, dans une phase difficile, je préviens les collaborateurs que je prends des décisions étape par étape et que je les tiens toujours informés. Ils savent ainsi ce que je demande et ce que j’attends d’eux.
Vous avez été sélectionnée parmi de nombreuses candidates et candidats. Pourquoi êtes-vous la personne idéale pour le poste de directrice de l’ESD?
Je dispose non seulement d’une vaste expérience dans des postes à responsabilité dans des institutions de formation, mais aussi dans le secteur privé. Ma personnalité entre également en jeu: mon ouverture, ma transparence et mon bilinguisme en français et en allemand. Dans le canton de Neuchâtel, je suis acceptée en tant que Romande, et par les droguistes, en tant qu’Alémanique. Une langue est plus qu’un moyen de communication, elle est por-
teuse de culture et de mentalité. Cela fait de moi une bâtisseuse de ponts, comme je l’ai toujours été.
Mots-clé «bâtisseuse de ponts», mot-clé «Röstigraben»: concrètement, que pouvez-vous apporter dans votre fonction en tant que personne bilingue?
Une institution scolaire, une association ou une entreprise du secteur privé vivent dans des mondes différents. Ma compréhension de ces mondes et de leurs langues m’aide à résoudre plus rapidement des malentendus épuisants.
Quelles différences voyez-vous entre l’ESD et d’autres institutions de formation?
L’une des caractéristiques de l’ESD est qu’elle est un campus à part et non intégré dans une institution de formation avec différentes professions. Nous sommes une sorte d’île, nous vivons dans le monde de la droguerie. Cela crée une grande cohésion, presque familiale, entre les étudiants. Malgré cela, nous sommes rattachés au canton et devons respecter ses directives. La proximité avec l’ASD et la branche de la droguerie est également très palpable et constitue un avantage, car nous sommes ainsi au plus près des besoins du marché. L’échange intense avec tous les partenaires fait progresser l’ESD et moi-même en tant que directrice.
Congrès de la droguerie: 19 – 21 avril 2026 à l’ESD à Neuchâtel
Les cours en français auront lieu le dimanche 19 avril toute la journée et le lundi 20 avril l’après-midi.
Inscriptions et programme via le code QR (drogeriekongress.droguerie.ch)
Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne 032 328 50 30, bildung@drogistenverband.ch, droguerie.ch
Qu’est-ce qui vous plaît dans la branche de la droguerie?
J’apprécie l’approche qui consiste à mettre la santé des gens au premier plan, aussi de manière préventive, dans les drogueries.
L’objectif est de ne pas tomber malade, mais de prendre soin de sa santé et de rester en bonne santé grâce à l’aide de la droguerie. Je suis également impressionnée par l’ouverture des droguistes à la médecine complémentaire et aux différentes compétences qui en découlent.
Comment avez-vous abordé votre nouvelle tâche, quelles priorités avez-vous fixées?
Je suis d’abord occupée par le travail quotidien, qui doit être proposé dans une qualité irréprochable. C’est très chronophage, car tout est nouveau pour moi. Il me faudra probablement un cycle pour tout comprendre. J’ai déjà pu présenter l’ESD dans différentes écoles professionnelles et cela m’a aidée. Cela m’a permis d’avoir un aperçu. J’ai été accompagnée par quatre étudiantes et étudiants de l’ESD. Ils ont présenté leur quotidien d’étudiant et ont répondu avec compétence aux questions de détail. Ils ont fait un travail sensationnel, leurs présentations ont été bien accueillies et leur enthousiasme pour leur domaine était contagieux.
Il est à souhaiter que certains s’inscrivent à l’ESD. En tant qu’école avec un monopole, elle est sans concurrence dans la branche, mais il n’est pas toujours facile d’attirer suffisamment d’étudiants. Pourquoi?
La concurrence vient d’une part des nombreuses autres filières d’études qui existent. D’autre part, la branche de la droguerie doit réussir à se développer pour pouvoir survivre sur un marché très concurrentiel. Elle doit regrouper ses forces, trouver des synergies et tirer profit des autres. L’ESD est plus qu’une école – c’est une école de vie, comme le soulignent toujours les anciennes diplômées et anciens diplômés. C’est ce qui doit être mis en avant et ce qui doit être encouragé.
Cela signifie que la branche doit être en mesure de créer des places d’apprentissage et de former des talents qui souhaitent se
perfectionner à l’ESD. En tant que directrice d’école, comment pouvez-vous exercer une influence dans ce domaine?
Je dois, pour ma part, rester au fait de l’actualité et m’engager activement au sein des instances compétentes. Bien entendu, cela implique également le développement d’offres de formation tournées vers l’avenir. La révision du plan d’études cadre est en cours et elle mettra l’accent sur les points essentiels pour répondre aux besoins du marché à l’avenir.
«J’apprécie l’approche qui consiste à mettre la santé des gens au premier plan, aussi de manière préventive, dans les drogueries. L’objectif est de ne pas tomber malade, mais de prendre soin de sa santé et de rester en bonne santé grâce à l’aide de la droguerie.»
En 2025, la branche de la droguerie a participé pour la première fois aux SwissSkills. Certains participants se sont inscrits à l’ESD par la suite ou le feront encore. Une plateforme idéale pour l’école afin de recruter des étudiants. Ces championnats nationaux des métiers existent depuis 2014. Vous savez pourquoi la branche n’a pas participé plus tôt?
Non, je ne le sais pas. En tout cas, c’était une excellente occasion de rencontrer la population. Nous avons constaté que les visiteurs ne connaissaient pas bien la profession de droguiste. Les jeunes talents de notre branche ont fait preuve de compétences et de performances de haut niveau lors de la compétition. Je suis optimiste quant à l’avenir de la profession de droguiste. Quelque chose est en train de se créer. Nous, à l’ESD, sommes prêts.


Le quotidien dans une droguerie est varié et parfois exigeant. Il est donc d’autant plus important de veiller à la santé de l’équipe. Cinq drogueries montrent comment elles créent un environnement de travail sain grâce à de petits changements et à des mesures ciblées
Pour les Peux sèches, très sèches et sensibles










«La position assise est le nouveau tabagisme» – cette phrase de James A. Levine, scientifique américain de renom, est provocante, mais elle a un fond de vérité. Par exemple, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) met en garde: le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète et de troubles psychiques augmente avec le temps passé en position assise.¹ La population restent assise en moyenne 5,5 heures par jour en Suisse. Et près d’un cinquième des gens restent assis plus de 8,5 heures par jour.1 Mais pourquoi le fait de rester assis est-il si mauvais pour la santé? Le médecin du sport Walter Kistler explique au «Tages-Anzeiger»² les problèmes liés à la position assise: «Nos muscles sont moins bien irrigués, nous brûlons moins de calories, nous avons plus de réactions inflammatoires.» S’ajoutent à cela des mauvaises positions de la colonne vertébrale et un risque accru de thrombose. Les droguistes ont de la chance. Ils sont plutôt debout qu’assis. Mais est-ce vraiment mieux? La réponse est décevante: pas nécessairement. Une étude longitudinale menée à Sydney sur 83 000 personnes3,4 montre que passer trop de temps debout – à partir de deux heures d’affilée selon l’étude – est aussi mauvais pour la santé et augmente le risque de varices. La solution? Rendre le travail plus dynamique.
Les solutions pour remédier à la position debout prolongée sont multiples et simples. Il y a deux ans, Petra Graf, droguiste ES et responsable de la swidro naturdrogerie goldach, a acheté un bureau réglable en hauteur pour le travail de bureau et prévoit d’installer un endroit où s’allonger pour les pauses. Seraina Schwander, droguiste ES et responsable de la droguerie Rusconi, est déjà plus avancée: «La chaise longue pour les pauses est très appréciée. 20 minutes de repos suffisent pour se ressourcer, renforcer son système immunitaire et améliorer ses performances.»
Manuela Kunz, droguiste ES et propriétaire de la droguerie Solaris, mise sur des tapis de sol élastiques, entre autres, pour les tâches statiques, afin de ménager le dos. La droguerie Wehntal, quant à elle, a opté pour le concept de la diversité: des sièges pour les consultations et les commandes, des tabourets réglables en hauteur au comptoir et, surtout, une répartition des tâches bien pensée.
Barbara Freiermuth, droguiste ES et coresponsable de la droguerie Wehntal, explique: «En ne restant pas toujours debout au comptoir, on bouge plus et on change automatiquement de position.» La droguerie Haas aussi mise sur la variété des tâches. «Selon la tâche à accomplir, il est parfois plus efficace de travailler assis devant l’ordinateur», explique Steffi Moser, droguiste ES et copropriétaire. «Nous avons également, en plus des pauses habituelles, une pause de midi plus longue et un canapé. Cela permet à nos collaboratrices de se reposer», ajoute-t-elle.
Le besoin de repos est particulièrement important, en cas de grossesse, de maladie ou de règles douloureuses. La droguerie Haas, par exemple, a beaucoup d’expérience avec les femmes enceintes: «En cas de grossesse, d’autres personnes portent les caisses lourdes, les futures mamans bénéficient de courtes pauses plus fréquentes et, si nécessaire, peuvent travailler sur l’ordinateur arrière-plan», explique Steffi Moser. On vérifie, semaine après semaine, ce qui est encore possible et ce qui ne l’est plus. Il est important de créer un espace où l’on peut parler sincèrement de ses problèmes. Barbara Freiermuth explique: «Si par exemple une femme a des douleurs pendant ses règles, elle peut en parler ouvertement. Elle peut être assise plus longtemps et a peut-être besoin d’un tabouret pour le comptoir.» Seraina Schwander sensibilise activement son équipe: «Si une personne est enceinte ou malade, l’équipe est invitée à l’aider.» Elle estime toutefois qu’il est également important que les collaborateurs assument et endossent leur propre responsabilité. La responsabilité individuelle est également un thème important dans le domaine des produits chimiques. Toutefois, Seraina Schwander souligne: «Une bonne introduction à l’utilisation des produits chimiques sert déjà de prévention des accidents.» Il est important que la personne qui manipule des produits chimiques puisse se consacrer pleinement à cette tâche et ne doive pas servir. «Elle peut ainsi se concentrer entièrement sur le travail avec les produits chimiques. En cas de doute, il est important de ne pas improviser, mais de demander conseil à une tierce personne.»
Petra Graf constate que le travail quotidien a été facilité par le développement de ces dernières
années: «Aujourd’hui, il n’est plus forcément nécessaire de remplir des substances critiques en droguerie, ce qui rend le travail avec des substances chimiques plus facile.» Le risque pour la santé est ainsi nettement moindre qu’auparavant. Néanmoins, les règles de base sont respectées: stockage approprié, étiquetage clair et, si nécessaire, mesures de protection. «La sécurité de l’équipe reste la priorité absolue. C’est pourquoi le principe des quatre yeux est toujours appliqué.»
Mais ce n’est pas seulement la charge physique qui est exigeante. En regardant de plus près la réalité du métier, on constate que les droguistes sont également mis à rude épreuve sur le plan psychique. «La plus grande difficulté est de ne pas se laisser déstabiliser par le stress», résume Seraina Schwander.
Outre le stress général, la proximité avec la clientèle joue un rôle important pour le bien-être au travail. Petra Graf, par exemple, déclare: «Les coups du sort de nos clientes et clients sont l’un des plus grands défis psychologiques de notre quotidien professionnel.» Barbara Freiermuth connaît également ce problème à la droguerie
Wehntal: «Nous sommes une petite droguerie de village. Nous accompagnons certains de nos clientes et clients pendant des années, à travers les hauts et les bas.» Parfois, ce sont des histoires qui nous touchent personnellement.
Pour faire face à ces charges et soutenir efficacement leurs collaborateurs, les drogueries inter-
rogées misent sur la prévention par le biais d’une communication ouverte. Le principe: aborder les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop importants. Seraina Schwander souligne l’importance de cette approche: «Si je connais bien mes collaborateurs, je peux détecter plus rapidement les changements et, si nécessaire, leur parler.» Les collaborateurs peuvent ainsi exprimer leurs éventuels mécontentements à temps. «Cela permet d’éviter les insatisfactions et une escalade», elle en est convaincue.
Petra Graf a instauré un rituel bien établi: «Chaque matin, je demande à mes collaborateurs comment ils vont – et j’attends une réponse honnête. Pas de phrases toutes faites comme «Oui, ça va», mais des retours sincères.» Pour elle, il est important de pouvoir dire qu’on ne va pas bien. La vie n’est pas toujours facile, après tout. «Les collaborateurs peuvent me contacter à tout moment», souligne-t-elle. Barbara Freiermuth mise également sur des échanges quotidiens: «Le matin, nous discutons de qui fait quoi et nous prenons en compte l’état d’esprit de chacun. Si quelqu’un a ses règles ou un simple mauvais jour et préfère donc rester en retrait, c’est tout à fait acceptable.»
L’ouverture et la bienveillance sont également utiles pour gérer les entretiens difficiles avec les clients. Steffi Moser explique: «Nous discutons de ces situations le plus rapidement possible et nous trouvons ensemble des solutions pour améliorer la situation la prochaine fois.» Cela permet
De petits changements, un grand impact: voici comment vous pouvez apporter plus d’activité dans votre quotidien en droguerie ou comment vous pouvez transmettre ces idées à vos clients.
1. Changer de position: Variez régulièrement votre position et alternez les activités debout, assises et dynamiques.
2. S’étirer régulièrement: Étirez vos épaules, votre dos, vos jambes et vos bras pour éviter les tensions, les douleurs dorsales et les jambes lourdes.
3. Intégrer de petites pauses de mouvement: Marchez sur de courtes distances et montez les escaliers, faites des rotations des épaules, mettez-vous sur la pointe des pieds, secouez vos bras et vos jambes, ou contractez certains muscles pour ensuite les relâcher consciemment. Quelques exercices peuvent être réalisés discrètement derrière le comptoir ou en position assise; d’autres peuvent être associés à un passage au stock ou à la salle de pause.
4. Utiliser consciemment les pauses: Ces exercices devraient devenir une routine et être associés à d’autres activités.
5. Améliorer l’environnement de travail: Veillez à un bon éclairage, à des chaussures confortables, à un tabouret de travail ou à différentes possibilités de s’asseoir et de se tenir debout, ainsi qu’à des revêtements de sol qui soulagent le système musculo-squelettique.
6. Prendre soin de son énergie en dehors du travail: L’air frais, des séances de sport régulières, des bains de pieds alternant chaud et froid, des moments de détente conscients et une bonne hygiène du sommeil contribuent à l’ efficacité.
Vous trouverez des idées d’exercices en cliquant sur le lien suivant: ICI
également aux collaborateurs de se décharger de leur colère, de leur frustration ou de leurs incertitudes. Si nécessaire, la personne concernée peut également se retirer. «Parfois, une brève promenade à l’air frais suffit à prendre du recul.» Son objectif est le suivant: «À la fin de la conversation, on devrait pouvoir rire à nouveau.» En outre, on intervient immédiatement si un client se comporte mal avec une apprentie ou un apprenti.
L’importance du soutien mutuel au sein d’une équipe est également illustrée par une expérience de Petra Graf: «J’ai déjà vécu une situation très désagréable avec un escroc. Mon employée m’a courageusement soutenue.» Ils ont ensuite discuté de l’incident en équipe et ont réfléchi à ce qu’ils pouvaient en tirer comme leçon. «Ces discussions sont importantes. Elles aident à traiter l’expérience vécue, mais aussi à en tirer des leçons en équipe. Parfois, c’est seulement en discutant qu’on réalise à quel point une situation nous a marqués», explique Petra Graf. Seraina Schwander cherche un endroit discret pour discuter des situations difficiles avec la collaboratrice concernée. «Je lui demande ensuite ce qu’elle a ressenti et pourquoi elle s’est sentie dépassée.» Ensuite, la droguiste donne des conseils pour que la collaboratrice puisse mieux gérer la situation. Elle tient également à prendre au sérieux les émotions de la personne à ce moment-là. «Elle a peut-être besoin d’une pause pour se ressaisir, elle a envie de pleurer ou qu’on la prenne dans les bras», explique Seraina Schwander. Il faut prendre le temps de faire tout cela. Mais les discussions qui suivent un entretien avec un client ne suffisent pas toujours. Manuela Kunz explique: «Cela arrive très rarement, mais si un client s’en prend personnellement à l’une de mes collaboratrices, je l’expulse du magasin.» De plus, il y a des clients qu’elle préfère gérer elle-même, chaque fois que c’est possible: «Ce sont ceux qui sont difficiles avec les jeunes collaboratrices, mais qui sont très corrects avec la cheffe.»
Equilibre vie privée/ professionnelle repensé
Selon un sondage de Randstad, 58 % des personnes interrogées refuseraient de changer d’emploi si cela signifiait un déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ce dernier est essentiel pour la santé: en cas de déséquilibre, le niveau de stress peut augmenter, le risque de
souffrir d’anxiété et de dépression aussi, tout comme le risque de burn-out. La droguerie Wehntal mise sur une semaine de 41 heures et un système de travail par équipes. «La qualité et la quantité du travail ne sont pas amoindries, mais il y a plus de flexibilité et de liberté», explique Barbara Freiermuth. «C’est plus durable qu’une augmentation de salaire.» Les mères qui travaillent apprécient particulièrement le système de travail par équipes, qui permet de mieux tenir compte des horaires d’école ou des rendez-vous médicaux. Ce système présente également des avantages pour les apprentis, selon Barbara Freiermuth: «Ils peuvent partir à 18 heures déjà et c’est plus facile d’avoir des loisirs.» Les horaires de travail flexibles sont également un thème important pour Manuela Kunz. Le travail en équipes permet à ses collaboratrices de travailler jusqu’à 17 heures seulement une ou deux fois par semaine. Deux collaboratrices peuvent également travailler à domicile. A la swidro naturdrogerie, un changement a même été apporté à la suite de souhaits émis par l’équipe: la pause de midi a été réduite de 1 h 30 à 1 h. «De nombreuses clientes et clients souhaitent faire leurs courses pendant leur pause de midi», explique Petra Graf, ce qui est bon pour l’équipe et pour le chiffre d’affaires. Chez Seraina Schwander, les collaboratrices peuvent quant à elles organiser leurs pauses comme elles l’entendent. «Elles peuvent les prendre quand elles en ont besoin. C’est beaucoup plus efficace que si elles devaient le faire à des moments précis», précise-t-elle.
Un personnel en bonne santé et motivé est également économiquement rentable. La plateforme de recrutement Coople5 estime que le coût de la perte d’un collaborateur qualifié équivaut à un salaire annuel. Selon le site d’offres d’emploi Stellenmarkt. ch6, ce coût peut même être deux fois plus élevé selon la branche et le poste. Il n’existe pas de chiffres spécifiques aux drogueries, mais une chose est sûre: pas besoin de révolution pour créer un lieu de travail agréable. Petra Graf, Manuela Kunz, Seraina Schwander, Barbara Freiermuth et Steffi Moser ont prouvé que l’on peut créer un environnement de travail où les gens aiment travailler et rester en bonne santé en faisant preuve d’une véritable sollicitude, en étant attentif aux besoins de l’équipe et en apportant de petites modifications ciblées.
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Les enfants en bas âge sont plus susceptibles de développer une allergie au lait de vache, tandis que les adultes sont plus souvent confrontés à des allergies aux pollens: les allergies suivent des schémas spécifiques au cours de la vie. Avec les bonnes connaissances, on peut prévenir et traiter certaines allergies.
7 Martina Huber | F D Marie-Noëlle Hofmann
En Suisse, une personne sur quatre environ souffre d’une allergie, et ce chiffre est en augmentation.¹ Les allergies évoluent souvent au cours de la vie: certaines dis-
paraissent après l’enfance, d’autres apparaissent plus tard. Selon un aperçu de aha! Centre d’Allergie Suisse², les enfants sont par exemple nettement plus souvent tou-

chés par l’eczéma atopique et l’asthme que les adultes: 20 % des enfants en souffrent, contre seulement 4 à 5 % des adultes. L’asthme touche environ 12 % des enfants, contre 6 % des adultes.
Les allergies alimentaires touchent 2 à 6 % des enfants et 2 à 4 % des adultes, soit une prévalence similaire. Mais les aliments qui provoquent des réactions allergiques ou même des anaphylaxies (voir encadré «Les aliments les plus courants déclenchant une anaphylaxie en fonction de l’âge» en bas) varient également en fonction de l’âge: alors que chez les enfants, ce sont les œufs de poule, le lait de vache, les cacahouètes, les noisettes, le blé, le poisson, le kiwi et le soja qui sont à l’origine de la majorité des allergies alimentaires, chez les adultes, ce sont les fruits à noyau et à pépin ainsi que les légumes qui sont en tête de liste. Les allergies aux œufs et au lait disparaissent souvent au cours de l’enfance.
Les allergies aux pollens augmentent à l’âge adulte avant de diminuer en vieillissant: alors qu’en Suisse environ 20 % de la population est touchée, ce chiffre n’est que de 12 % chez les enfants de moins de 7 ans (10 % chez les filles, 14 % chez les garçons) et de 13 à 15 % chez les 60 à 70 ans. Toutefois, ces chiffres sont un peu anciens et aha! Centre d’Allergie Suisse devrait les réviser prochainement.
Les aliments les plus courants déclenchant une anaphylaxie en fonction de l’âge2
L’anaphylaxie est une réaction allergique grave et rapide du corps qui affecte plusieurs systèmes d’organes et peut être mortelle si elle n’est pas traitée immédiatement. Elle se manifeste typiquement par des symptômes tels que des démangeaisons cutanées, des difficultés respiratoires, des troubles gastro-intestinaux, une chute de la pression artérielle et un choc circulatoire.
Les aliments les plus fréquemment responsables d’anaphylaxie varient au cours de la vie:
Système immunitaire, hormones et environnement
Mais comment expliquer ces différences? «Les allergies évoluent car le système immunitaire est en constante mutation», explique Roxane Guillod, responsable des services spécialisés chez aha! Centre d’Allergie Suisse. «La barrière cutanée est plus perméable chez les nourrissons, le tube digestif et les voies respiratoires sont immatures, ce qui explique pourquoi les allergies alimentaires sont plus fréquentes à ce stade et qu’elles disparaissent souvent», poursuit-elle.
Les hormones jouent également un rôle important, explique Eva UntersmayrElsenhuber. Spécialiste en immunologie clinique et allergologue à l’Université de médecine de Vienne, elle mène également des recherches sur la prévention des allergies et les possibilités de traitement. Les allergies peuvent changer durant les phases de changements hormonaux, comme la puberté, la grossesse ou la ménopause: elles peuvent disparaître, s’aggraver ou s’atténuer, ou même apparaître. Pendant la puberté, le rapport entre les sexes en ce qui concerne la fréquence des allergies s’inverse: avant la puberté, les filles sont moins souvent touchées que les garçons, mais après la puberté, les femmes sont plus souvent touchées que les hommes.
Der Stellenmarkt für Health, Care & Pharma

«Les processus sont très complexes et nous ne les comprenons pas encore en détail», explique Eva Untersmayr-Elsenhuber. Roxane Guillod souligne également que les allergies ne sont pas déclenchées par un seul facteur, mais par l’interaction entre prédisposition, influences environnementales et premières expériences du système immunitaire. Les enfants dont les parents souffrent d’allergies ont un risque nettement plus élevé de développer des allergies. Des études ont également montré que les enfants qui grandissent dans un environnement riche en microbes, comme dans une ferme, sont moins susceptibles de développer des allergies. L’hypothèse basée sur l’hygiène qui en découle stipule que le système immunitaire a besoin d’être suffisamment exposé à des microbes dès le plus jeune âge pour développer une tolérance et ne pas réagir de manière excessive à des substances apparemment inoffensives comme des aliments ou des pollens.
Roxane Guillod cite une autre explication, à savoir l’hypothèse de la barrière épithéliale. Selon cette théorie, les facteurs environnementaux et les substances chimiques telles que les tensioactifs agressifs présents dans les produits de nettoyage, certains additifs alimentaires comme les émulsifiants, ainsi que les polluants atmosphériques tels que la fumée de cigarette, les particules fines et l’ozone peuvent affaiblir de manière avérée la fonction protectrice de la peau, des voies respiratoires et de l’intestin. Lorsque ces barrières deviennent plus perméables, les allergènes et les substances irritantes peuvent pénétrer plus facilement et perturber le système immunitaire.³
Les allergies suivent souvent un schéma typique que les spécialistes appellent «carrière allergique». Elle commence souvent dans la toute petite enfance par un eczéma atopique et une sensibilisation à certains aliments. Avec l’âge, la réaction allergique se déplace de la peau vers les voies respiratoires: l’asthme peut se développer, et plus tard, le rhume des foins apparaît souvent. Ce schéma ne concerne pas tous les enfants, mais il montre à quel point la barrière cutanée, le système immunitaire et les réactions allergiques ultérieures sont étroitement liés. Toutefois, Eva Untersmayr-Elsenhuber souligne: «Les allergies ne sont pas une fatalité.» Avec les connaissances adéquates, il est aujourd’hui possible de les prévenir en partie ou, si elles sont déjà présentes, de les traiter au moins efficacement.
Pendant longtemps, on a recommandé que les nourrissons évitent tout contact avec des aliments allergènes tels que les œufs, les cacahouètes ou le poisson. Il y a 10 ans, l’étude LEAP4 sur l’allergie aux cacahouètes a changé la donne: elle a montré que les enfants qui consommaient également de la purée de cacahouètes dès le début de la diversification alimentaire couraient nettement moins de risques de développer une allergie aux cacahouètes. «Cette étude a été très importante pour la compréhension de la prévention des allergies»,
se souvient Eva Untersmayr-Elsenhuber. C’est pourquoi les spécialistes des allergies recommandent aujourd’hui de donner aux enfants les principaux aliments allergènes dès leur première année de vie, sous une forme adaptée à leur âge. 5
D’autres mesures préventives sont encore plus précoces: pendant la grossesse, il faut éviter de fumer et d’être exposé à la fumée passive. L’allaitement et l’accouchement par voie basse, qui expose le bébé à la flore vaginale maternelle, réduisent également le risque d’allergie.
Selon Eva Untersmayr-Elsenhuber, les infections bénignes comme les refroidissements, contractées par les enfants en bas âge, peuvent également réduire le risque d’allergie. Une étude irlandaise a montré que les restrictions de contact pendant la pandémie de coronavirus ont augmenté le risque d’allergie chez les enfants. Certains médicaments, comme les antibiotiques ou les inhibiteurs de la pompe à protons, peuvent également augmenter le risque d’allergie.
Pourquoi un traitement cohérent est si important
Chez les personnes qui souffrent déjà d’allergies, un traitement rigoureux peut empêcher des complications. Eva UntersmayrElsenhuber constate souvent que ses patientes et patients préfèrent attendre que les symptômes deviennent vraiment insupportables avant de prendre des mé-

dicaments. «Il est pourtant très important de traiter les symptômes dès le début», souligne-t-elle. Cela permet d’éviter que l’allergie ne s’aggrave et que, par exemple, un rhume des foins ne se transforme en asthme allergique. En effet, les réactions inflammatoires permanentes dans l’organisme favorisent l’extension de l’allergie. Il est également important d’éviter l’allergène le plus possible. Si on ne peut pas éviter les pollens à l’extérieur, il est par contre possible d’utiliser des filtres à air à l’intérieur ou de se doucher avant de se coucher pour éviter que les pollens ne se retrouvent sur l’oreiller. Les personnes souffrant d’allergies sévères devraient envisager une immunothérapie spécifique, aussi appelée désensibilisation. Cette thérapie consiste à administrer les allergènes déclencheurs sous forme de comprimés, de gouttes ou d’injections pendant plusieurs années. Certes, cela prend du temps, explique la médecin, mais cela permet souvent de réduire les symptômes, voire de les faire disparaître chez certains patients. Depuis quelques années, il existe en Europe un médicament autorisé pour les enfants souffrant d’allergie aux cacahouètes, qui permet une désensibilisation et réduit le risque de réactions graves à de très petites quantités. Le conseil d’Eva Untersmayr-Elsen huber aux personnes concernées est clair: «Penser au traitement de l’allergie le plus tôt possible, afin d’éviter des symptômes asthmatiques sévères. Aujourd’hui, on peut généralement très bien vivre avec une allergie.» è Vous trouverez la bibliographie complète ici
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Les ronflements sont généralement bénins. Mais ils peuvent transformer la nuit en cauchemar pour la ou le partenaire. Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour y remédier.
7 Adrian Ritter | F D Marie-Noëlle Hofmann
C’est paradoxal: ronfler n’est pas une maladie en soi et n’est pas vraiment dangereux. Pourtant, ça peut avoir des conséquences graves. «J’ai parfois des patients qui me disent: Aidez-moi, sinon ma partenaire va me quitter», explique le Prof. Dr med. Urs Borner, responsable de la clinique ORL et de la consultation pour l’apnée du sommeil et les ronflements à l’Hôpital de l’Île de Berne. La première question à se poser est donc: s’agit-il d’un problème social ou médical? Les ronflements sont médicalement
problématiques lorsqu’ils sont associés à une apnée du sommeil (voir encadré). Ce sont surtout ces personnes qui consultent Urs Borner. Elles ronflent et ont des pauses respiratoires avec des respirations saccadées et se sentent fatiguées, irritables ou déprimées pendant la journée. Dans ces cas, il est recommandé de consulter un médecin afin de détecter un éventuel trouble respiratoire lié au sommeil. On peut citer l’apnée du sommeil, qui touche environ 5 à 10 % de la population, selon les estimations.

Les ronflements médicalement bénins sont beaucoup plus répandus. Selon certaines estimations,1 ils touchent 40 à 60 % des hommes et 20 à 40 % des femmes. Le bruit est produit lorsque les tissus de la gorge et du palais se mettent à vibrer sous l'effet du flux d'air respiré. Plus les tissus sont relâchés, plus ce phénomène est fréquent. C'est pourquoi le ronflement augmente avec l'âge, lorsque les tissus se relâchent. Les ronflements sont également plus fréquents chez les personnes en surpoids, car le poids des tissus est plus important et rétrécit davantage les voies respiratoires. Les hommes ronflent plus souvent que les femmes, notamment parce qu'ils sont plus souvent en sur poids. Mais même un simple refroidissement peut accentuer les ronflements. Des muqueuses enflées rétrécissent également les voies respiratoires. L’air inhalé doit alors passer à travers les passages rétrécis avec une pression plus élevée, ce qui fait vibrer les tissus mous. «Chez les enfants aussi, un refroidissement peut provoquer plus de ronflements, ce qui n’est normalement pas un motif d’inquiétude», explique Urs Borner.
D’un point de vue purement anatomique, les ronflements sont plus fréquents lorsque l’on dort sur le dos. Dans cette position, les voies
respiratoires sont rétrécies, car la gravité fait que la langue et le voile du palais s’affaissent vers l’arrière. C’est pourquoi dormir sur le côté est considéré comme une mesure simple pour réduire les ronflements. Il existe quelques astuces et aides pour éviter de se retourner automatiquement sur le dos pendant la nuit, allant de balles de tennis cousues dans les pyjamas à des oreillers spéciaux et des applications qui vibrent dès que l’on se retourne sur le dos.
Souffrance déterminante
Quels autres conseils peut-on donner aux personnes qui ronflent? Urs Borner souligne: «Le facteur déterminant est l'intensité de la souffrance.» Si une personne dort seule, elle ne remarque généralement pas qu'elle ronfle et elle ne dérange personne. «Les personnes qui ronflent ne dorment souvent pas moins bien. Il n'y a donc pas lieu d'intervenir dans une telle situation», explique Urs Borner. Il en va autrement lorsque la ou le partenaire en souffre. «Il n’existe pas de solution miracle», explique Peter Dobler, droguiste ES et responsable de la droguerie Dobler à Lachen (SZ). Du point de vue de la santé, il est recommandé de respirer par le nez plutôt que par la bouche. C’est pourquoi
Quand les ronflements sont pathologiques: l’apnée du sommeil
On parle de syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) lorsque des pauses respiratoires surviennent pendant le sommeil. Le sommeil est alors perturbé et la personne concernée est souvent fatiguée pendant la journée. Deux formes d’apnée sont au centre de l’attention: l’apnée centrale du sommeil et l’apnée obstructive du sommeil – il existe également des formes mixtes. Dans le cas du syndrome d’apnée centrale du sommeil, il y a une perturbation de la commande respiratoire. Dans le cas de l’apnée obstructive du sommeil, il y a un rétrécissement partiel ou complet des voies respiratoires, car les muscles de la gorge se relâchent pendant le sommeil. Outre les facteurs héréditaires, il existe des facteurs de risque tels que l’âge, le surpoids, le tabagisme et la consommation d’alcool avant le coucher. Les hommes sont deux fois plus souvent touchés que les femmes. Les symptômes diffèrent également entre les hommes et les femmes, selon la Ligue pulmonaire: chez les hommes, les symptômes les plus fréquents sont des ronflements irréguliers, des pauses respiratoires pendant le sommeil, une fatigue diurne et des maux de tête. Chez les femmes, ce sont des maux de tête au réveil, des troubles digestifs, des sautes d’humeur et des dépressions. 6 Toutes les personnes souffrant d’apnée du sommeil ne ronflent pas, mais beaucoup d’entre elles oui. Contrairement aux ronflements bénins, les pauses respiratoires provoquent des réactions de stress dans l’organisme. L’apnée du sommeil peut donc entraîner à moyen et long terme des problèmes médicaux graves tels que l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Le traitement standard de l’apnée obstructive du sommeil est la thérapie CPAP («continuous positive airway pressure»). Pendant le sommeil, une pression positive est appliquée dans la gorge par l’intermédiaire d’un masque, afin d’éviter les arrêts respiratoires. Selon la cause, des gouttières dentaires et des interventions chirurgicales peuvent également être envisagées. Vous pouvez tester votre risque d’apnée du sommeil en ligne sur le site liguepulmonaire.ch.
il conseille de commencer par là en cas de ronflements. Si une personne a le nez anatomiquement étroit, elle risque davantage de respirer par la bouche la nuit. C’est alors que les ronflements apparaissent. Pour élargir le nez, il existe des dispositifs tels que des pinces nasales et des patchs nasaux. «Nos clients nous font part de leurs expériences positives et nous disent que leurs ronflements ont diminué», explique Peter Dobler. Outre le nez, il est possible de réduire les ronflements en agissant dans la bouche et la gorge: des gouttières dentaires portées la nuit aident à élargir le pharynx en poussant la mâchoire vers l’avant. Il est préférable de faire adapter les gouttières dentaires par un dentiste. Il existe également des dispositifs palatins qui doivent aussi être adaptés individuellement. Ils stabilisent le voile du palais, ce qui permet de garder le pharynx ouvert. Il est possible de raffermir les tissus de la gorge sans accessoires extérieurs. Pour
cela, il existe des applications proposant des exercices de musculation pour la langue. Le didgeridoo, un instrument à vent, permet également de renforcer les muscles impliqués dans les ronflements, comme le confirment certaines études.² «J'ai déjà sorti mon didgeridoo pour faire une démonstration à des clients en lien avec les ronflements», explique le droguiste.
Les muqueuses du pharynx nasal constituent un autre point d’action contre les ronflements. «Tout ce qui les nourrit et les hydrate est bon à prendre et aide aussi à réduire les éventuelles congestions et à garder les voies respiratoires plus dégagées», explique Urs Borner. On peut utiliser des sprays, des rinçages, des inhalations ou des solutions pour

gargariser. Et cela à long terme. Exception: les sprays à base d’oxymétazoline et de xylométazoline ne doivent être utilisés que pendant sept jours au maximum. Les sprays et les rinçages nasaux à base de sel de mer font également partie des aides à long terme. Ce n’est pas un hasard: «L’air salin et humide de la mer est bénéfique pour les muqueuses. Nous voulons obtenir le même effet avec les soins nasaux», explique le médecin. Qui recommande également de maintenir un taux d’humidité de l’air d’environ 45 % dans la chambre à coucher, éventuellement à l’aide d’un humidificateur en hiver.
Maigrir est l’une des mesures les plus efficaces contre les ronflements, mais aussi l’une des plus difficiles à mettre en œuvre.³ Il est également prouvé que renoncer à l’al-
cool⁴ et aux somnifères5 le soir est bénéfique, car ces substances rendent les tissus de la gorge plus mous.
Si toutes les mesures mentionnées ne donnent pas de résultats, il est recommandé de consulter son médecin de famille et, si nécessaire, de prendre rendez-vous avec un spécialiste. Dans certains cas, des interventions chirurgicales peuvent être utiles, par exemple pour raffermir les tissus du palais ou pour élargir les voies respiratoires par une opération du nez. Si les ronflements, qui ne sont pas dangereux pour la santé, sont très gênants, il vaut la peine d’essayer différentes approches, estiment l’ORL Urs Borner et le droguiste Peter Dobler. «On trouve presque toujours une solution», explique le médecin. Et on espère que cela évitera un autre produit dans la chambre à coucher: les bouchons d’oreilles, disponibles dans toutes sortes de variantes en droguerie.

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10 avril 1945 – 5 décembre 2025
Nous pensons avec reconnaissance à Traugott Steger, décédé début décembre 2025. Il a beaucoup fait pour la branche avec un grand enthousiasme. Hommage personnel de son œuvre, de son esprit d’innovation et de son succès en tant qu’entrepreneur.
Cher Traug
Hei lung DA nk K räutern. Kräutern (la guérison par les plantes). C’était ta grande passion, ton idée unique que tu as mise en œuvre de manière parfaite. C’était ta mission de vie. Ton système a permis à de nombreuses drogueries de réussir dans le domaine de la médecine complémentaire. La clientèle apprécie encore aujourd’hui que les mélanges soient préparés de manière individuelle et personnalisée et qu’elle soit guérie grâce aux plantes.

Tu as fondé ton entreprise HEIDAK en 1975 en tant qu’entreprise familiale. Tu as toujours impliqué toute la famille dans les activités de l’entreprise, que ce soit dans la publicité, les nombreuses tâches en arrière-plan ou plus tard en tant que membres du conseil d’administration. Ta femme Johanna, tes enfants Peter et Janna ont toujours été ton pilier.
Conférences et formations dans tout le pays
Beaucoup se souviennent des séminaires HEIDAK qui duraient plusieurs jours. Au cours de ces 50 années de formation, outre les conférences riches en enseignements, il y a eu aussi de nombreuses anecdotes amusantes. C’était également quelque chose qui te tenait à cœur. Les séminaires ont été et sont encore aujourd’hui une condition importante pour la réussite de la mise en œuvre du système HEIDAK. Ils se tenaient autrefois sur le Rigi, à Engelberg ou au Stoos, mais aujourd’hui c’est à Lucerne que se déroulent les congrès de spagyrie.
Tu as toujours voulu partager ton savoir et ta grande expérience avec tes clientes et clients. C’est pourquoi tu as parcouru la Suisse de long en large. La voiture était toujours remplie de matériel d’exposition, d’un ordinateur portable, d’un projecteur et d’un écran, au début encore de diapositives et d’un projecteur à lumière translucide. Tu as donné plus de 500 conférences en plus de 40 ans, pour le plus grand plaisir des partenaires locaux de HEIDAK. Souvent, les salles étaient pleines à craquer, mais il
y a aussi eu des événements avec moins de participants. Mais tu ne t’es pas découragé. Tu étais convaincu de ce que tu faisais et de l’effet des produits.
Spagyrie: un mot magique avec de l’effet
La découverte de la spagyrie a marqué un tournant dans l’histoire de HEIDAK. En 1987, tu as développé avec Thomas Büchi des formules pour des mélanges spagyriques. Un an plus tard, la spagyrie était déjà pleinement intégrée à la gamme de produits. Elle est aujourd’hui encore la pierre angulaire de l’assortiment HEIDAK. Hans-Josef Fritschi est devenu l’un de tes plus proches collaborateurs et formateurs en matière de spagyrie végétale et de spabionique. Les mélanges individuels sont appliqués sur la muqueuse buccale à l’aide d’un spray pratique et agissent immédiatement grâce à une absorption optimale dans l’organisme. En reprenant Spagomed, aujourd’hui Spagyrik Produktions AG, en 2002, tu as pris en main la production des essences spagyriques et l’as intégrée à l’entreprise familiale. Ta vision globale vous a permis de repousser les limites du possible et de stimuler les autorités. Tu as ainsi créé de nouvelles réalités qui, grâce à ta persévérance, ont souvent abouti à des réussites. Tu as également dû respecter les limites imposées par les autorités. Certes, ce n’était pas toujours facile, mais abandonner n’a jamais fait partie de tes options.
Inspiration et vision à Formentera
Un véritable exploit a été la compilation de tous les chiffres d’affaires des partenaires HEIDAK, qui a été présentée sous la forme d’une pyramide. Bien sûr, de manière anonymisée, en fonction des numéros de clients. Cela a débouché sur les dix meilleurs voyages, une récompense pour les meilleurs partenaires HEIDAK. Ces superbes excursions de plusieurs jours en Suisse et à l’étranger sont restées dans les mémoires. Il s’agissait d’expériences
uniques, de visites, de soirées musicales animées par la famille ou par les invités pour les invités. Formentera a été pour toi un point d’ancrage important. Tu as apprécié la vue de l’île espagnole sur l’immensité et la perspective extérieure sur le marché suisse. Une vie dans la nature avec beaucoup de mouvement et de sport. Tu as aimé te retirer pour collecter de nouvelles idées et tu es resté en contact avec ton entreprise à la maison. Formentera était pour toi comme une seconde patrie.
Le courageux pionnier qui n’aimait pas la paperasse
Après 41 ans, tu as confié la direction opérationnelle de tes entreprises à tes deux enfants pour te consacrer pleinement à la direction stratégique en tant que président du conseil d’administration. Un pas courageux pour un pionnier, un pas que tu as franchi avec conviction.
Tu as vécu les tâches du conseil d’administration du point de vue du praticien. Tu n’aimais pas trop le papier et les longs procès-verbaux. Mais on pouvait te convaincre avec des arguments prometteurs. Tu étais toujours ouvert à de nouvelles idées, tu étais à l’écoute, sans cesse désireux de t’améliorer. Tu as toujours aimé fixer des objectifs, célébrer les succès et être entrepreneur.
Il y a neuf ans, ta fille Janna a repris la direction de HEIDAK AG, ton fils Peter la direction de Spagyrik Produktions AG et de HEIDAK GmbH en Allemagne. Ils ont relevé avec brio les nouveaux défis et ont développé les deux entreprises avec succès, à la grande joie de leurs parents.
Cher Traug, tu peux regarder avec satisfaction et fierté ton travail, ton esprit pionnier et tes grandes réussites, sachant que ton œuvre de toute une vie est entre de bonnes mains.
Tu nous manques beaucoup!
7 Beat Günther, CA HEIDAK AG/Spagyrik Produktions AG
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