Fokus Supply Chain

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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U V I F / L ' E X P R E SS

JUIN ‘20

SUPPLY CHAIN Herman Derache Numériser la logistique: enjeu d’avenir

Usine 4.0 Le futur connecté

Marc Lambotte Valeur partagée: pour le bien de l’économie

PHILIPPE VERDONCK

« Il nous incombe de vendre un produit et une expérience au plus proche de l’excellence. » DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR FR.FOKUS-ONLINE.BE. #FOKUSSUPPLYCHAIN

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ÉDITO HERMAN DERACHE

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L’avenir de la logistique: la numérisation Afin de rester performantes et compétitives, il est essentiel que les entreprises manufacturières se muent en usines du futur, un sujet actuel sur lequel nous travaillons, avec Agoria, depuis des années. Cette transformation est possible grâce aux technologies Industrie 4.0.

À

cet égard, la numérisation et la connectivité des systèmes de production sont cruciales. Les mêmes principes et technologies s’appliquent également à la logistique et, par extension, à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Même si ces secteurs ne font pas immédiatement partie de nos priorités, nous collaborons avec le VIL en Flandre et Logistics in Wallonia, ce qui nous permet d’avoir une idée des opportunités et défis dans ces secteurs, et de leur similitude avec les défis dans nos propres secteurs. Aujourd’hui plus que jamais, il est crucial que les secteurs apprennent les uns des autres et s’inspirent mutuellement afin de pouvoir innover plus rapidement et mieux. Après tout, les possibilités offertes par la technologie sont énormes! Dans le même temps, il existe tellement de solutions disponibles que le partage d’expérience entre les entreprises qui ont déjà effectué une mise en œuvre est inestimable. La numérisation est l’un des plus importants facteurs d’innovation dans la plupart des secteurs, nous ne pouvons plus l’ignorer.

La numérisation est l’un des plus importants facteurs d’innovation.

Dans le domaine de la logistique, cela se traduit principalement par des processus soutenus numériquement et des modèles commerciaux numériques. Par exemple, nous ne voyons que des opportunités importantes pour la logistique, identifiées dans une étude menée en Flandre avec

le soutien de VLAIO et en collaboration entre le VIL, Agoria et Sirris: d’une part, la traçabilité et la transparence sont un thème important. De nombreuses technologies numériques deviennent matures et leur déploiement est économiquement réalisable, notamment l’Internet des Objets (IOT), le suivi et la localisation, le blockchain, la cybersécurité, etc. Les défis à relever ici sont le partage des données tout au long de la chaîne et ses aspects juridiques. D’autre part, il y a l’automatisation et la robotisation, pour l’administration, le stockage et la manutention dans la chaîne logistique et les points de ramassage. À plus long terme, nous constatons la grande disponibilité de nouvelles possibilités, notamment la réalité virtuelle pour la formation et l’exécution, les véhicules autonomes, l’utilisation de drones pour la sécurité des sites et la gestion des stocks, ainsi que la prévision et l’optimisation de chaînes d’approvisionnement complexes. Nous travaillons déjà aujourd’hui sur certains de ces thèmes dans le cadre de projets de recherche appliquée en combinant l’expertise digitale chez nous et l’expertise logistique chez nos partenaires. Tous, nous devons nous concentrer sur l’innovation de produits, processus et business, par la technologie. TEXTE HERMAN DERACHE, MANAGING DIRECTOR DE SIRRIS

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CONTENU... 04 Une formation réussie à la supply chain garantit-elle un emploi ? 06 Dans le futur de l’industrie 08

Interview: Philippe Verdonck, Brussels South Charleroi Airport

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La tendance e-commerce, booster du secteur logistique

12 Panel d’experts: au cœur de l’entreprise 14

L’emballage en question

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Marc Lambotte: Valeur partagée et prospérité

ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba RÉDACTEUR EN CHEF: Ellen Van Hoegaerden Julie Garrigue ÉQUIPE ÉDITORIAL: Frédéric Vandecasserie Victor Dussaiwor Frederic Petitjean PHOTO EN COUVERTURE: Catherine d’Eletto LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Roularta

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Bonne Lecture Corentin Borguet Project Manager


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AVEC OSCARS, LES RÉCOMPENSES SONT POUR VOTRE ENTREPRISE ! Ici pas de tapis rouge, ni statuettes ni stars, ce n’est pas Hollywood même si Oscars pourrait tracer les déplacements de Brad Pitt et Scarlett Johansson dans le Dolby Theatre ! Les acteurs portent des noms bizarres comme SIG, GIP, SaaS et l’Oracle n’est pas celui de Matrix. Retour vers le monde réel quoique parfois virtuel. Les lascars d’Oscars sont bien de chez nous puisque la PME est basée à Andenne, au centre de la Wallonie. Les racines profondes n’empêchent pas de tutoyer les étoiles puisque Oscars est spécialisé dans l’informatique, la géomatique, le traitement des données dans le domaine spatial et qu’elle peut compter sur un partenaire international, à savoir Oracle. Maintenant que les nouvelles technologies sont plus répandues dans les entreprises, il s’agit d’insuffler de l’intelligence dans les systèmes. Mais comment s’y prend Olivier Dubois, CEO d’Oscars ? “Le SIG n’est autre qu’un système d’information que l’on complète par la composante géographique et notre valeur ajoutée, c’est d’en tirer le meilleur parti possible.”

LA BONNE INFORMATION VERS LA BONNE PERSONNE AU BON MOMENT “Notre produit phare – GIP – est une solution logistique SaaS dont l’objectif est d’améliorer la fluidité de la Supply Chain grâce à une interface personnalisée intégrant en temps réel toutes sources et formats de données complexes.” Ceci nous procure une série d’avantages compétitifs selon Olivier Dubois : “GIP offre un éventail de possibilités tels que : L’analyse des ressources, des coûts et de l’ensemble des flux logistiques ; La gestion de la planification en temps réel ; L’intégration du back-office ; La configuration des règles métier ; La reconnaissance de schémas (“pattern”) basés sur l’intelligence artificielle et l’analyse géospatiale.” Concrètement, cela donne quoi ? “Rien de pire pour un conducteur de camion d’attendre devant un entrepôt qu’un avion décharge des caisses de fleurs”, explique Olivier Dubois. “Le camionneur s’énerve puisqu’il sait que sa marchandise est périssable rapidement. Il est moins productif, son patron perd de l’argent et le client, insatisfait, risque d’aller voir ailleurs. Alors qu’en quelques clics, GIP apporte une solution complète.”

PARTICIPEZ À NOTRE WEBINAIRE LE 2 JUILLET Vous aimeriez en savoir plus ? Oscars vous invite à un Webinaire le jeudi 2 juillet à 11h. La solution GIP vous sera présentée plus en détails. Vous voulez optimiser votre chaîne logistique en détectant les points de friction ? Des experts répondront à vos questions. Cerise sur le gâteau, Bernard Piette, le Directeur Général de Logistics in Wallonia, interviendra lors de cette conférence web. Quel que soit votre rôle dans la chaîne logistique, et le mode de transport que vous utilisez, ce Webinaire est fait pour vous. Avec Oscars, les récompenses sont pour votre entreprise. Pour vous inscrire, envoyez-nous un e-mail à webinarGIP@oscars-sa.eu.


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AVENIR EMPLOI

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Une formation réussie à la supply chain garantit-elle un emploi? Les activités liées à la supply chain ont le vent en poupe. Et le marché de l’emploi regorge d’offres pour en garnir les maillons. Les formations en la matière représentent donc un passeport quasiment direct vers le marché de l’emploi. Et, bonne nouvelle, il y a encore de la place sur les bancs des écoles!

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our commencer, tout d’abord, un peu de sémantique. Car le langage courant confond souvent « supply chain » et « simple logistique », ce qui entraine des confusions au niveau des formations et, donc, des opportunités possibles. « La “supply chain” brasse plus large que la “logistique”. Puisqu’elle couvre toutes les activités de l’entreprise dans le cadre de ses flux », indique Bernard Piette, General Manager de Logistics in Wallonia, dont la stratégie vise justement à optimiser les moyens humains et technologiques au service des entreprises. « Concrètement, chaque entreprise consacre de 7 à 15 % de ses ressources à ses flux. Malheureusement, les entrepreneurs ne tiennent pas assez compte de ces chiffres. » Pour notre interlocuteur, la solution tient en deux volets : sensibilisation et formation! Il continue: « Quand je parle à des jeunes de supply chain en leur demandant à quelle image ils lient ce concept, c’est généralement le camion, qui pollue et crée des embouteillages, qui leur vient en premier lieu à l’esprit. Alors que c’est évidemment bien plus large que

cela. Preuve de la nécessité de sensibiliser aux différents aspects des métiers de la supply chain. Vient ensuite l’aspect formation. Où nous sommes dans la situation assez paradoxale qu’il y a assez de places dans les programmes spécialisés, et que la supply

l’agro-alimentaire ou les services publics. Cela montre bien que le secteur de la supply chain est large et embauche dans des registres très variés. Je résume souvent en disant que la supply chain n’est autre que le véritable système sanguin de notre économie.»

Concrètement, chaque entreprise consacre de 7 à 15 % de ses ressources à ses flux. — BERNARD PIETTE, LOGISTICS IN WALLONIA chain est un secteur qui embauche… Mais que nous manquons d’étudiants! Alors que, je le répète, une formation réussie dans le domaine représente presque un passeport direct pour l’emploi! Nous nous sommes récemment penchés sur ce que représentaient les offres d’emploi, ne fut-ce que dans des fonctions logistiques uniquement, dans l’espace francophone belge. Et nous avons constaté que 75 % de ces fonctions étaient liées à d’autres secteurs que dans la pure logistique. Comme

Mais la petite Belgique est-elle le seul pays à la traine dans la formation à la supply chain ? Sans doute pas, mais d’autres sont en avance. Il suffit de regarder chez nos voisins hollandais. « Non seulement, les Pays-Bas possèdent plus de formations universitaires en la matière, et qui dit université dit davantage de crédibilité. Mais, en plus, ce peuple a connu une longue tradition de commerce international, et possède donc une large connaissance en la matière.

Résultat: là-bas, les métiers liés aux flux et à la supply chain ont meilleure réputation et un plus fort pouvoir d’attractivité que chez nous.» Et cette formation est définitivement le nerf de la guerre. Car gérer les flux d’une entreprise, comme, par exemple, faire en sorte que le bon produit arrive au bon endroit, au bon moment et dans les bonnes quantités, ne s’improvise pas. C’est même essentiel pour la bonne santé d’une marque! Comme nous le confirme Thomas Danthinne, Managing Partner de l’agence Federate, qui veille et construit de bonnes images pour les marques qui lui font confiance. « Imaginez simplement une opération promotionnelle menée par une marque. Si elle fait une publicité d’envergure pour cette opération, et que les clients ne trouvent pas le produit dans les rayons, je vous laisse imaginer la déception et le “bad buzz”. Voilà, concrètement, pourquoi, tous les maillons de la supply chain sont essentiels. Et que les formations sont indispensables. La supply chain ne s’improvise pas! » TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE


Nous vivons dans un monde en perpétuelle mouvance où les activités des entreprises se spécialisent, se complexifient à différents niveaux. Le paysage économique se transforme rapidement surtout dans le contexte actuel de la crise du Covid19. Il est donc important de connaître les dernières mesures légales en vigueur ainsi que leurs implications sur le plan pratique qui touchent les différents départements de l’entreprise. Que vous soyez actifs dans le domaine du transport ou tout autre secteur, la connaissance reste une des clés de la réussite de l’entreprise! Se former ou se perfectionner est une priorité absolue pour toute TPE, PME ou grande entreprise active en Belgique et ou à l’international. Le département logistique ou la SCM est une pièce maîtresse du puzzle (business model) qui devrait être en principe en parfaite harmonie avec tous les autres services de l’entreprise. Toute décision prise à ce niveau peut avoir un impact important sur les autres départements et vice versa. L’on sait que la stratégie du département commercial aura une répercussion tant au niveau de l’organisation du transport, de la logistique que sur le plan financier et fiscal. Tous les départements sont liés. C’est pourquoi la Tax & Legal Academy vous offre des formations qui touchent plusieurs départements de l'entreprise. Ses domaines de prédilection sont la fiscalité directe et indirecte (TVA), du droit et de l’impôt des sociétés, des douane et accises, ou encore de la logistique et la gestion de la chaîne d'approvisionnement, les Incoterms, … Toutes ces formations peuvent être également organisées au sein même de votre entreprise. Nous définirons ensemble la stratégie de formation du personnel en fonction de vos besoins afin d’établir un programme sur « mesure » qui répondra parfaitement à votre demande. Notre objectif est de former des professionnels afin de leur permettre d'atteindre un bon niveau de connaissance de ces matières ou de les perfectionner. Nous nous adressons à différents profils, que vous soyez débutant, expérimenté ou manager au sein de l’entreprise, nos formations s’adressent à vous ! Elles se déroulent sous forme de cours qui alternent le cadre légal et des cas pratiques tout en laissant place à l’interactivité pour répondre au mieux à vos attentes. Il n’est pas aisé de connaître à la fois la législation nationale, les directives et règlements européens, les circulaires ou les notes administratives nationales et de surcroît la jurisprudence des autres pays d’Europe. Après avoir suivi quelques formations au sein de l’académie, les différents maillons de l’entreprise seront à même de gérer les implications TVA, fiscales, commerciales, comptables, douanières et logistiques des opérations réalisées par celle-ci. Ils pourront ainsi appliquer directement ces nouvelles règles dans la gestion quotidienne de leur travail.

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Nombreuses sont les initiatives européennes pour lutter contre la fraude et pour une uniformisation plus optimale du e-commerce. L'entreprise ne doit pas perdre pied au risque de payer un lourd tribut en cas de contrôle douanier ou TVA, par exemple. Qu'elle soit prestataire de services ou fournisseurs de biens, l’entreprise est de plus en plus confrontée à la législation fiscale et douanière des autres pays européens, sans oublier l’évolution des Incoterms (les termes de transport) qui ont un impact direct sur la logistique. Quand bien même l’UE tente de travailler vers une harmonisation des 27 pays membres, force est de constater que les modifications européennes et nationales se succèdent mais ne se ressemblent pas. Ce que nous constatons sur le terrain et déplorons au quotidien, comme par exemple, les procédures et documents tels que le DAU, PLDA, AEO, ECS, ICS, EMCS, etc. où certaines différences subtiles peuvent encore exister entre état membre quant à l’interprétation donnée. Notre partenaire OmniVAT Consulting, cabinet spécialisé en conseils TVA et douanes, dispense les cours sur la TVA belge et internationale, les opérations à l’import et export, les incoterms 2020 : aspects TVA, douaniers et juridiques, ... par exemple. Maîtriser tous ces domaines n'est pas une mince affaire ! Au-delà de l’expérience, une actualisation de ces matières s’avère indispensable. Découvrez sans plus tarder le programme de formations et webinars de la Tax & Legal Academy www.taxlegalacaademy.be et n’hésitez à prendre contact avec nous ! « Offrir des formations de qualité à la pointe de l’actualité et sur des sujets pertinents est notre préoccupation majeure. Enrichir les connaissances ou former des professionnels avec des orateurs hors-pair et bénéficiant d’une riche expérience de terrain est notre expertise. » Béatrice Delfin Diaz, Managing Director et Associée, Tax & Legal Academy.

Béatrice Delfin Diaz

Managing Director et Associée, Tax & Legal Academy


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TECHNOLOGIE USINE 4.0

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Dans le futur de l’industrie Ultra moderne et connectée, l’usine du futur propose une révolution du processus industriel, basée sur les nouvelles technologies et l’innovation. Considérée comme la quatrième révolution industrielle, celle-ci combine les objets et l’internet. Qu’en est-il de tout cela en Belgique?

3 QUESTIONS À...

JÉRÔME PEDRENO BUSINESS DEVELOPER, REFLEX LOGISTICS SOLUTIONS

Usines 4.0: quelles sont les évolutions récentes? « Les industriels investissent désormais massivement dans les nouvelles technologies et la robotisation. En parallèle, avec le développement des marketplaces, ils vendent en direct à leurs clients finaux. Les usines deviennent des centres logistiques capables de traiter, préparer et expédier des commandes reçues en e-commerce. » Quel est l’apport de l’IoT dans les usines? « Les robots apportent des gains de productivité mais, jusque-là, leurs données étaient peu exploitées. Grâce aux technologies de big data et de machine learning, les données fournies par tous ces objets connectés sont désormais traitées et analysées. Elles permettent de mieux piloter la production en temps réel, d’anticiper d’éventuels problèmes et de gagner en traçabilité.  » Comment optimiser les processus de l’usine en tant que site logistique? « Pour les industriels, il s’agit de piloter plus finement les flux logistiques, en amont et en aval des lignes de production. Cela passe par la mise en œuvre de logiciels de gestion logistique. Des plateformes digitales collaboratives permettent par ailleurs d’échanger les datas avec leurs partenaires en temps réel, afin d’ajuster et/ou de personnaliser la production à la demande du client final. »

L

’industrie manufacturière est l’un des piliers de l’économie en Wallonie. Celle-ci pourrait permettre un renouveau social et environnemental si l’opportunité d’un passage au numérique est saisie. Ce serait l’occasion de repositionner ce secteur parmi les leaders européens, voire mondiaux. Beaucoup d’entreprises et d’organismes se sont donné cette mission dont Digital Wallonia, qui a lancé son programme Made Different fédérant 35 partenaires. « Avec 150 000 emplois, le secteur industriel est le quatrième secteur wallon le plus important en termes de volume de main d’œuvre » indique Benoit Hucq, l’un des représentants de Digital Wallonia. « Le passage vers le numérique et les nouvelles technologies est donc une priorité pour nous. » « Le projet Made Different propose un programme d’accompagnement vers l’industrie du futur. C’est également un réseau d’entreprises qui partagent une démarche favorisant la croissance et l’innovation » explique B. Hucq. « Ce programme utilise une méthodologie orientée sur l’amélioration des processus de fabrication. On va aider les entreprises à se transformer en plusieurs étapes pour favoriser l’appropriation de ces nouvelles technologies. » Le passage à l’industrie 4.0 est une numérisation de l’entreprise. Elle implique une transformation digitale englobant les technologies de l’information, le matériel et les logiciels. Le but est de mettre en œuvre une communication continue et instantanée entre les outils et postes de travail qui se trouvent dans la chaîne de production, pour la rendre plus flexible, efficace et écologique. De nombreux outils

utilisant le big data et le cloud sont utilisés pour augmenter la productivité, réduire les coûts et la consommation énergétique. Les technologies utilisées pour atteindre l’industrie 4.0 sont l’Internet of Things (IoT), le Cyber Physical Systems et le Cloud Manufactu-

ring. À travers, par exemple, des capteurs connectés qui récoltent un grand nombre de données (big data), il est possible d’anticiper les défaillances de machines, de détecter un ralentissement de la chaîne ou de contrôler la qualité de la production.

Le passage vers le numérique et les nouvelles technologies est donc une priorité pour nous. — BENOIT HUCQ, REPRÉSENTANT DE DIGITAL WALLONIA

Mais qu’en pensent les entreprises qui ont déjà amorcé leur transition? « Je suis très satisfait d’être passé en 4.0, c’est très intéressant en ce qui concerne l’optimisation des cycles de production » explique François Leroy, le gérant de la société Lescav, spécialisée dans la fabrication d’outillage industriel. « On a aussi pu constater un gain d’efficacité concernant la gestion des flux qui varient sans cesse. Grâce aux nouvelles technologies, on arrive à faire beaucoup de choses avec peu de personnes. Le personnel reste donc au sein de l’entreprise quoiqu’il arrive. » « Au niveau de notre entreprise, je vois deux intérêts au fait d’être passé au 4.0 » indique François Leroy. « Dans un premier temps, c’est purement par rapport au fonctionnement de l’entreprise. Nous sommes une PME, nos produits étaient fabriqués de manière artisanale. Nous nous devions d’évoluer vers l’industrialisation donc nous sommes directement passés au 4.0. On pourrait comparer notre décision avec celle des pays en voie de développement qui visent directement les dernières technologies. Ensuite, ce sont des produits qui aident nos clients à s’engager sur le même chemin. On regarde toujours ce que les industriels utilisent. » « Passer en 4.0 n’est pas si facile » admet François Leroy. « Les technologies actuelles sont tout le temps en développement. Les grandes entreprises qui ont de gros budgets n’ont pas de problèmes. C’est plus difficile pour les PME car on a un budget plus limité. Mais dans l’ensemble, on ressort bénéficiaire de ce passage au 4.0. La Région wallonne est très impliquée, elle fournit un budget assez conséquent et leurs partenaires, qui sont sur le terrain, nous aident au maximum. » TEXTE VICTOR DUSSAIWOIR


CYBERSÉCURITÉ IIOT

#FOKUSSUPPLYCHAIN

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L’industrie connectée et sécurisée Optimiser la supply chain, c’est connecter chacune des étapes pour en fluidifier le déroulement. Si cette masse de données est une mine d’or pour l’industrie, elle peut aussi être sa faille. Gare à la cybersécurité des usines.

L

a transition numérique conduira à terme à une connectivité complète de nos industries. Un logiciel de pilotage de la production (MES) et à un système de base de données peuvent gérer en temps réel le déroulement de la supply chain. « L’IIoT [Internet Industriel des Objets, NDLR] veille à ce que les machines puis les biens produits répondent aux exigences des clients et aux objectifs commerciaux. Se connecter est la seule façon pour une entreprise de rester compétitive, mais cela pose aussi question, alors que la sécurité et l’accès aux données sont un défi majeur », déclare Marlon Hiralal, managing partner chez Aurelius Enterprise, une société qui aide les entreprises souhaitant mettre en œuvre des stratégies IIot et MES. En robotisant les usines, via des machines connectées, en collectant plus de données et en utilisant des techniques d’analyse avancées, l’industrie peut répondre

avec rapidité aux exigences du marché comme l’explique Marlon Hiralal. « Le but est d’être réactif et agile face aux demandes et changements du marché, en maintenant des coûts de fabrication aussi bas que possible. » Laurens van

solutions PGI pour le commerce de gros et la distribution, il explique: « L’IIoT et le MES aident les gens à collecter, rassembler et relier des informations provenant d’innombrables sources. Leur croisement avec les données commerciales du PGI

Se connecter est la seule façon de rester compétitif mais pose aussi question, alors que la sécurité et l’accès aux données sont un défi majeur. — MARLON HIRALAL, MANAGING PARTNER, AURELIUS ENTERPRISE Zuylen, coordinateur de l’innovation pour les solutions PGI (Progiciel de gestion intégrée), travaille comme consultant commercial pour Kerridge Commercial Systems, une entreprise spécialisée dans les

offre un aperçu des opportunités et des risques pour l’entreprise. Leur analyse permet d’envisager les meilleures tratégies possibles. » C’est la base de la Business Intelligence.

Mais qui dit datas dit aussi risque de vol. Nous ne semblons pas encore tout à fait conscients des conséquences d’une connectivité totale. M. Van Zuylen: « Avec l’avènement des nouvelles technologies, les connexions à internet ne font qu’augmenter. La robotisation des entreprises permet une personnalisation des services et productions: les panneaux de bois aux dimensions demandées par le client, la sélection automatisée du menu d’une chaîne de restaurants, le taux d’humidité des serres surveillé en temps réel via des capteurs, des médicaments livrés par drones, les exemples sont nombreux, les opportunités aussi. Il ne faudrait pas oublier pourtant que les risques le sont aussi. » Le risque zéro en matière de système informatique n’existe pas. Plus un système de communication est ouvert, entre le fabricant, ses fournisseurs et ses clients par exemple, plus il est important de maîtriser cette ouverture: les secrets industriels sont des données autrement plus sensibles que des données logistiques et doivent être protégés à tout prix.

Aider l’e-commerce à passer à la vitesse supérieure L’essor du commerce électronique et la gamme de produits aux dimensions diverses et variées qui sont vendus par ce canal posent un fameux nouveau défi au secteur de la logistique. Mais des réponses très pertinentes existent! Les experts sont unanimes: l’e-commerce devrait encore prodigieusement progresser, au moins dans les cinq ans qui viennent. Et tout comme les coursiers et les livreurs, les centres de distribution doivent répondre à une augmentation du nombre de colis, à une exigence de délais de livraison toujours plus courts et à une diversification exponentielle des objets à traiter.

À propos de Böwe Systec: L’expertise de Böwe Systec réside dans la fourniture de solutions de pointe pour un large éventail de marchés et d’applications alliant qualité, entreprenariat, et diversité. Nous associons les avantages d’un groupe actif à l’échelle mondiale avec la force d’une présence locale. Les besoins de nos clients nous inspirent pour un développement continu de notre portefeuille de produits en fonction de leurs souhaits. De plus, forts de la solidité financière du groupe Possehl, nous avons la stabilité et la flexibilité nécessaires pour suivre cette voie à long-terme.

« Nous faisons effectivement face à une demande de prestations de plus en plus optimalisées », confirme Johnny Sanders, Account Manager intra-logistique Benelux chez Böwe Systec, qui développe des solutions d’envoi, de tri et de packaging dans la chaine de distribution à distance. « Et ces prestations doivent être adaptées à ce que recherche chaque magasin. » Dans cette optique, le Warehouse Management Systems (WMS) et le Warehouse Control Systems (WCS) restent les deux concepts essentiels. Les systèmes autonomes et les robots jouent également un rôle croissant dans l’automatisation des magasins. Sanders: « Nous devons être capables d’optimiser tous les processus internes, sans négliger une consommation énergique optimale et économique. Un processus que nous résumons simplement: “from goods in to good out”. »

Les centres de tri ont aussi besoin de solutions efficaces et flexibles pour améliorer et automatiser leurs processus, et rendre la livraison des paquets aussi plus rapide et fiable que possible. « C’est la conception et la souplesse d’utilisation de nos systèmes de tri qui en font une solution efficace et adaptée à chaque cas. De plus, nos solutions de tri, armées d’une technologie révolutionnaire, peuvent traiter des envois aux formes improbables. Nous proposons des solutions individuelles adaptées aux spécificités des endroits où nous nous déployons, parce qu’il est impensable de se contenter de concepts standardisés!”, ajoute Johnny Sanders. Pour optimiser un centre de tri, l’idéal est de l’équiper d’une machine permettant de traiter, en toute sécurité, des objets de toutes sortes, du tube de rouge aux cartons de bananes. S’il est possible, pour les centres qui gèrent petits paquets et marchandises légères de s’équiper d’un système spécifique, une machine disposant d’une technologie « Push-Tray » peut traiter sans soucis des objets jusque 31,5 kilos. Il existe également une solution qui s’adaptent aux espaces réduits, avec une machine verticale. Enfin, des systèmes de plus en plus performants existent. Par exemple, le « Double Split-Tray », avec ses deux compartiments, double la capacité de la machine, qui peut prendre en charge jusqu’à 16.000 objets à l’heure. Des systèmes performants pour faire face à l’émergence d’un e-commerce qui n’en finit pas de susciter de très bonnes idées!


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INTERVIEW PHILIPPE VERDONCK

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a gestion d’un aéroport dépasse de loin celle des passagers, même s’ils ont du mal à se le représenter? « C’est tout-à-fait ça! En fait, je résume souvent en disant que le principal flux de données que l’on ne voit pas dans un aéroport, c’est celui de l’organisation que requière l’aéroport luimême. Chaque jour est un jour nouveau, on ne se repose jamais sur nos lauriers. » Un aéroport représente une multitude de maillons de la supply chain. C’est de là que vient la complexité de l’organisation? « Il faut effectivement relier entre eux plein de maillons de la chaîne pour que le client soit totalement satisfait de son passage chez nous. La difficulté vient surtout du fait que, bien que nous entretenions d’excellentes relations avec nos partenaires, nous jonglons avec des concessions. Qu’il s’agisse de

Un aéroport représente un gigantesque défi en termes de supply chain.

« Dans l’aviation, chaque jour est un jour nouveau! » Exemple emblématique de la complexité de la supply chain: les aéroports. Car les couloirs que nous arpentons le temps d’un voyage cachent en réalité une organisation gigantesque et minutieuse. Découverte des coulisses avec Philippe Verdonck, CEO du Brussels South Charleroi Airport, le deuxième du pays. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

PHOTO CATHERINE D’ELETTO

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magasins ‘duty free’, des enseignes proposant de la restauration, ou encore les sociétés qui organisent les navettes permettant de rejoindre l’aéroport le plus facilement possible et pour lesquelles nous ne sommes pas aux commandes. Ces dernières sont essentielles pour garantir une bonne expérience dans notre supply chain. Parce que si elles opèrent avec du retard ou sont mal organisées, elles causent de la nervosité dans le chef des passagers, voire du retard. Ce qui fait que, dans les deux cas, ces derniers ne s’attarderont pas, ou peu, dans les autres magasins. » Pourquoi insistez-vous à ce point sur le rôle des magasins dans les aéroports? « Parce qu’aujourd’hui, plus que tout le reste, ce sont les achats effectués par les passagers qui font vivre un aéroport! Désormais, on peut tout y acheter, et il n’est pas rare que l’on y

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PHILIPPE VERDONCK INTERVIEW

#FOKUSSUPPLYCHAIN fasse quelques courses avant d’embarquer. C’est bien cela qui a changé. Il y a quelques années encore, les aéroports n’avaient pas connu cette évolution et restaient cantonnés au transport de personnes. Mais aujourd’hui, les métiers ont véritablement muté. Il nous incombe de vendre un produit et une expérience au plus proche de l’excellence, c’est cela qui suscitera l’engouement pour un aéroport. Ce qui représente donc un gigantesque défi en termes de supply chain. » Sans oublier toute la logistique autour de l’aéroport, qui en constitue quelque part l’écosystème… « Oui. On parle alors non seulement des navettes, mais aussi des parkings. Où il faut offrir un service irréprochable tant en accessibilité qu’en sécurité ou, encore, en facilité! Parce qu’il faut trouver de la place pour laisser sa voiture, et la retrouver en parfait état quand on revient. » Comment encore améliorer ces services permettant l’accessibilité à l’aéroport? « Notamment par le système dit de “Board to gate”, c’est-à-dire que l’on pourrait imaginer un check-in dans les navettes amenant les gens à l’aéroport. Comme ça, une fois dans nos murs, ils n’auraient plus à se soucier ni de leurs bagages ni de faire la file pour leur boarding pass. C’est une solution “zéro stress”… » Parmi tous ces services « connexes », que représente la gestion des bagages des passagers? « C’est sans doute le service le plus fondamental qui soit dans toute notre chaine de flux. Puisqu’il est impensable qu’un passager arrive à destination sans son bagage. Voilà pourquoi cette partie de nos activités est très surveillée et soignée. » Actuellement, on parie de plus en plus sur une reprise des déplacements en train, notamment avec la réouverture de la liaison de nuit entre Bruxelles et Vienne. Quel est votre point de vue? « Je ne le vois en tout cas pas comme une concurrence. On sait bien que pour généraliser ce genre de trajet, il faudra faire un énorme effort en termes d’infrastructures. Et cela pourra encore mettre plus de 20 ans. Et puis, je crois que si quelqu’un veut se rendre à

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3 QUESTIONS À...

JOHNNY SANDERS ACCOUNT MANAGER INTRALOGISTIQUE CHEZ BÖWE SYSTEC, ET EXPERT EN MATIÈRE DE LOGISTIQUE

Il est impensable qu’un passager arrive à destination sans son bagage! Vienne en 90 minutes, l’avion reste la meilleure solution. Car la question est aussi: est ce que les passagers seront enclins à voyager durant des heures dans un espace confiné? Il n’y a pas que l’argument écologique qui entre en jeu. » La crise du Coronavirus a paralysé l’aéroport. On apprend quoi en termes de gestion, durant ce genre de période? « Qu’il faut gérer à la fois l’anticipation et la frustration. L’anticipation car il faut sans cesse mettre sur pied des plans de relance sur base de projections et des dates de reprise prévues. Ce sont donc des opérations assez complexes à réaliser, qui génèrent leur lot de frustrations, lorsqu’on élabore ces plans de relance pour rien. D’autant qu’on s’attend à un redéploiement très progressif: notre top 3 des destinations est la France, l’Italie et l’Espagne, et ce sont donc trois pays vecteurs de beaucoup de stress. Et puis, autre question épineuse : même quand toutes les frontières seront rouvertes, le passager se décidera-t-il repartir dans le foulée? C’est une inconnue de plus, qui doit aussi figurer dans nos scénarios d’anticipation. »

Mais, crise ou pas, l’anticipation reste de toute façon au cœur de votre gestion, non? « Oui, et la première anticipation est celle du nombre de passagers attendus ici chaque jour. Nous sommes effectivement capables d’identifier les périodes d’affluence, qui correspondent aux départs en vacances, mais nous ne sommes jamais à l’abri de surprises. D’un autre côté, l’aéroport de Charleroi possède un excellent taux de remplissage général, puisque les avions qui partent d’ici sont toujours pleins au moins à 90  %. Quand ils sont remplis durant les vacances, ça ne représente donc que 10 % de plus. Ce qui est assez simple à calculer avec une marge d’erreur réduite. »

SMART FACT. Si je n’avais pas été… « L’aéronautique m’a toujours attiré. Et j’ai en tout cas toujours eu envie de gérer, de manager et de mettre de la qualité dans les choses. Maintenant, c’est à l’aéroport de Charleroi, magnifique outil qui a encore de très beaux et longs jours devant lui. Je n’ai jamais pensé à mettre mon perfectionnisme, parfois envahissant, au service de quelque chose de très différent. Mais je n’aurais en tout cas pas peur de changer totalement de secteur. Et me retrouver loin de l’aviation, mais si cela me passionne depuis très longtemps. »

Visibilité en temps réel de votre processus de livraison Livraisons dans les délais établis

Quelle importance prend le concept de « supply chain » dans la logistique d’envoi de colis postaux? « Elle est essentielle! L’envoi et le tri des colis est un maillon fondamental de la chaine entre le client qui commande et le colis qui se retrouve dans sa boîte à lettres. Et puis, la supply chain allant bien au-delà du concept de “simple” logistique, mais concernant bel et bien tous les flux à l’œuvre dans une entreprise, chaque structure doit de toute façon s’organiser au mieux pour basculer dans le commerce électronique. » Même s’il est dit « électronique », le processus de commerce en ligne fait donc aussi appel à des prestations plus « classiques ». On imagine que c’est bien là la complexité de toute cette chaîne? « Exactement! On va d’une commande passée sur le web à un produit et une livraison qui n’ont rien de virtuels. Et là, si le tri et d’autres étapes peuvent être automatisés, rien ne remplacera jamais un livreur en chair et en os. » En revanche, certains métiers, justement liés au tri et à la logistique, ne courent-ils pas le risque d’être remplacés par des machines? « Je dirais que les systèmes de tri automatiques servent surtout à éviter à l’humain des tâches trop répétitives et peu intéressantes. Et puis, cette mécanisation garantit moins de risques d’erreurs et une meilleure traçabilité. »

agilité visibilité traçabilité

Un service clientèle plus flexible Traçabilité en temps réel des marchandises et des évènements Réduction des tâches administratives et accélération de la facturation Gestion centralisée des chauffeurs/ livreurs

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BRAND REPORT TOYOTA

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« La logistique entre dans sa période la plus excitante! » Entre automatisation, intelligence artificielle et autres défis passionnants, la logistique se réinvente au quotidien. On fait le point sur un futur qui a de l’avenir, avec Hugues Van Espen, Managing Director de Toyota Material Handling Belgium.

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n logisticien qui aurait quitté le secteur depuis ne fut-ce que quelques années n’y retrouverait plus ses fondamentaux ! Parce que toute la supply-chain et la logistique ont été bouleversée ces dernières années, notamment avec l’essor du e-commerce. Ce que confirme notre interlocuteur: « Avant, l’unité de transport était la palette. Maintenant, c’est le paquet. Un changement de paradigme complet, qui a modifié toute la chaîne. Tout s’en est ressenti. Notamment dans les secteurs de l’automatisation, du stockage et des entrepôts. En outre, aujourd’hui, tout se doit d’être plus connecté et plus homogène. » Et qui dit plus connecté dit aussi plus automatique. Une évolution inéluctable. « Pour autant, il ne faut se jeter à corps perdu dans l’automatisation sans réfléchir ! Tout n’est pas automatisable, ou bon à automatiser », met en garde Van Espen. Car, pour certaines tâches de la chaine, plus complexes, l’être humain demeure indispensable. D’où l’importance de l’expertise des spécialistes en logistique. « Quand on analyse tous les processus de transport et de logistique à un

endroit donné, et que l’on constate que le transport d’un point A à un point B est toujours le même, pourquoi ne pas automatiser, alors? » Par ailleurs, la crise du Covid-19 que nous avons traversée nous aura appris une chose essentielle : le secteur est encore trop sensible au risque que le personnel de manutention ne puisse pas travailler.

Tout n’est pas automatisable! Là aussi, des automatisations seraient souhaitables, voire indispensables. Van Espen: « Avec tout le respect que nous devons aux secteurs qui ont fort souffert, je dirais, aussi, que toute crise apporte des bonnes idées. L’augmentation très rapide du e-commerce a fait que la logistique a eu un rôle énorme à jouer ces dernières semaines. Les clients ont dû s’adapter et, comme dans d’autres domaines, les plus créatifs devraient être ceux qui s’en sortiront le mieux. Il faudra aussi tirer les enseignements de cette période, et les conjuguer avec un futur qui s’annonce très excitant! Je pense même que nous sommes

au début de l’une des étapes les plus passionnantes que traverse le secteur, à savoir celle des chariots intelligents! » Qui seront capables d’identifier les obstacles potentiels et de les éviter. Tout au long d’un processus d’intelligence artificielle où le chariot apprend de chacune de ses tâches précédentes. « Tout ceci va induire des changements fondamentaux dans toute la supply-chain. » Ce qui nous amène à un constat essentiel et souvent mal perçu dans la logistique. Outre la fourniture des machines adaptées, la consultance fait donc aussi partie du métier. « Ce sont même deux notions indissociables ! Avant que chaque client ne procède à un achat ou à une location de machines, les logisticiens doivent se rendre sur place pour tout examiner de près. » C’est à cette occasion qu’ils pourront exactement cerner les besoins de chaque client en matières, notamment, de trajets et de distances. « Partant de là, il sera aiguillé dans son choix des bonnes machines pour les bonnes tâches. » Parce qu’outre une affaire de transport et de manutention bien dosées, la logistique réussie tient également dans l’adéquation

À propos de... Toyota Material Handling Belgium (TMHBE) a toujours privilégié le partenariat à long terme en développant une structure après-vente et des services de qualité (conseils en logistique, location court et long terme). Au programme, une gamme étendue de produits : des transpalettes manuels et électriques, des gerbeurs, des chariots à mât rétractables, des préparateurs de commandes, des chariots tri-directionnels, ainsi que des chariots frontaux électriques et thermiques et des tracteurs industriels. Sans oublier des solutions automatisées (AGV) et du rayonnage. Tout cela avec le soutien et l’expertise de 25 commerciaux et de 100 techniciens parfaitement formés sur les chariots des marques Toyota et BT. Un technicien TMHBE est forcément à moins de 25 km de votre site. https://toyota-forklifts.be/

parfaite entre des besoins précis et le bon matériel. Et si ces besoins évoluent sans cesse, les outils et la manière de les concevoir et de les utiliser changent en

La crise du Covid-19 aura impacté toute la chaine. parallèle. Bref, rien n’est figé. Logique, finalement, dans un domaine qui se fait fort de faciliter tous les déplacements possibles et imaginables !

Hugues Van Espen Managing Director de Toyota Material Handling Belgium


LOGISTIQUE E-COMMERCE

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La tendance e-commerce, booster du secteur logistique Le e-commerce a connu ces derniers mois un essor important, notamment du fait de la crise du COVID-19 et de la fermeture d’une partie des commerces. Une preuve, s’il en fallait, que l’avenir de la vente au particulier passera par le digital.

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lors que l’annonce du confinement sonnait comme un glas pour l’ensemble des commerces, une partie d’entre eux, actifs dans la vente, a pu rebondir. Soit en boostant leurs ventes internet, soit en développant dans l’urgence un espace virtuel dédié. Une tendance largement suivie par les consommateurs et un important changement de paradigme dans le paysage wallon. « De nos jours, tout commerce se doit d’avoir une présence sur le Net », considère Patrick Steinfort, directeur de la « Belgian Association of Marketing », qui aide les marques à développer leur marketing, notamment en ligne. « Après, à chacun de voir s’il veut que son site génère des ventes directes ou s’il se satisfait d’une vitrine virtuelle pour le magasin physique, seul chargé de vendre les produits ensuite. » Mais basculer vers le e-commerce en ligne coûte cher. Outre l’implémentation d’un moyen de paiement sécurisé, il sera nécessaire également d’être accessible par mobile. « Car cet outil figure actuellement en tête des moyens de consultation », complète Patrick Steinfort. « Ensuite, il faut faire en sorte d’être bien référencé et facilement

trouvable. Il ne suffit franchement pas d’être sur le Web, mais encore faut-il savoir, et rencontrer, ce que recherche l’utilisateur. C’est-à-dire penser parfaitement sa logique ergonomique. » Les règles marketing régissant un site de e-commerce efficace restent finalement l’équivalent de celles d’un bon magasin

commerciale. Au coin de la rue comme sur le Net… « De fait, il existe deux leviers principaux dans l’e-commerce: le pôle achats et, justement, le pôle logistique », abonde Michael Willems, CEO et l’un des fondateurs du site hennuyer « Pharmasimple », l’une

De nos jours, tout commerce se doit d’avoir une présence sur le Net. Après, à chacun de voir s’il veut que son site génère des ventes directes ou s’il se satisfait d’une vitrine virtuelle! — PATRICK STEINFORT, DIRECTEUR DE LA « BELGIAN ASSOCIATION OF MARKETING » physique. Où l’on ne cachera pas la caisse dans un coin reculé de la surface, avec des heures d’ouverture bien pensées, un service à la clientèle optimal, et avec une stratégie de merchandising efficace, soit les bons produits au bon endroit. Tout cela, bien entendu, sans oublier le transport et la logistique, clés absolues pour la réussite de toute enseigne

des principales URL’s de vente de produits pharmaceutiques en ligne. « Aujourd’hui, les gens se sont habitués aux “standards Amazon”, c’est-à-dire à la livraison gratuite, et à recevoir leur produit le lendemain de la commande. » Et pour relever ce défi, une seule solution: une logistique irréprochable.

Plus simple à dire qu’à faire dans un secteur dont ce n’est pas le métier de base. M.Willems: « Nous comptons dans nos rangs un logisticien, qui réfléchit en permanence à améliorer les process. C’était fondamental! De même, nous avons fait entrer dans notre capital des gens possédant une vraie culture de la logistique. » Avec des objectifs simples mais fondamentaux: faire baisser le prix des envois ainsi que le taux d’erreur. Une réussite pour l’entreprise qui a enregistré, pour le premier trimestre 2020 une hausse des ventes de 89 % par rapport à la même période en 2019. Sachant que, même si une entreprise se montre la plus irréprochable possible, le 100 % de réussite n’existe pas et, surtout, que le dernier maillon de la chaîne, à savoir le transport du colis, échappe complètement à son expéditeur. Et là, comme tous les autres intervenants, les transporteurs doivent, eux aussi, s’adapter à cette nouvelle donne du commerce digital. Et élever leur niveau de jeu pour que la Wallonie donne le coup d’accélérateur encore nécessaire au développement de ses activités de vente en ligne.

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PANEL D’EXPERTS TRANSPORT

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La supply chain: élément primordial en entreprise La supply chain est un composant essentiel pour un bon déroulement de la vie au sein d’une entreprise. Arrivage des produits, organisation, efficacité, elle permet d’optimiser beaucoup d’aspects qui sont parfois assez brouillons ou pensés de la mauvaise manière.

BÉATRICE DOYEN.

BERNARD PIETTE.

VÉRONIQUE HUSTIN.

Gérante d’un Carrefour Market

General Manager de Logistics in Wallonia

Responsable presse de Jost Group

Comment penser et instaurer une supply chain efficace pour une planification optimale? « La supply chain est connue par la majorité des grandes entreprises mais l’est moins par les plus petites. Pour simplifier, c’est l’ensemble des opérations qui permet la gestion du flux des marchandises en partant du point de départ pour aller jusqu’au produit fini. C’est un ensemble d’activités qui regroupe l’achat de la matière première, le planning de production, la distribution des produits finis… La gestion du flux d’informations est aussi très importante pour les acteurs économiques. Cela leur permet de recevoir et d’envoyer les produits dans les conditions qui sont demandées. Toutes les entreprises consacrent entre 7 et 15 % de leurs ressources dans la supply chain, parfois même sans en être conscientes. »

« Le tout, c’est d’anticiper. On a les commandes, les livraisons, les moyens de transport et le personnel. C’est beaucoup de données à prendre en compte pour que la supply chain soit efficace et qu’on ait ce qu’il faut pour remplir les rayons à temps pour le client. On doit d’avoir une équipe de base pour recevoir la marchandise. Mais il faut aussi en prévoir une de secours, dans le cas où certains membres de la première n’auraient pas la possibilité d’être présents. Concernant les commandes, on doit toujours avoir un coup d’avance. Même s’il y a encore des produits en rayon, on doit vérifier les ventes par semaine ainsi que les stocks, pour éviter une rupture de stock qui pourrait nuire à notre image. »

« L’optimisation d’une chaîne d’approvisionnement passe avant tout par un compromis entre la satisfaction de sa clientèle et la rentabilité de son entreprise, qui sont liées. En agissant sur la planification de sa supply chain, l’entreprise peut atteindre ses niveaux de performance et répondre à ses objectifs. Les indicateurs de la performance de la supply chain sont monitorés en permanence: délais de livraison, quantités, intégrité de la marchandise… C’est dans cette situation de balance et de compromis que s’opère l’alchimie de la performance professionnelle. En cela, la notion de performance optimale dépend donc des objectifs que se fixe l’entreprise mais aussi de sa position sur son marché. »

Quelle importance du packaging dans l’efficacité du transport? « Tous les éléments sont importants. C’est bien pour cela qu’il y a le mot ‘chaîne’: tous les maillons sont essentiels et s’il y en a un qui ne fonctionne pas, tout le système devient défectueux. Le packaging a deux fonctions principales: il protège le produit qu’il contient et fait office d’information sur celui-ci. Il faut qu’on sache ce qu’il y a dedans. Il est d’autant plus important s’il s’agit d’un produit alimentaire et donc périssable. On peut également parler d’emballage primaire, c’est-à-dire avec lequel on peut directement voir le produit; et d’emballage secondaire, comme par exemple les cartons. Si l’emballage est mal réalisé et que le produit est abîmé, c’est une perte sèche pour l’entreprise. »

« C’est très important. Par exemple, un pack d’eau dont le plastique n’est pas solide risque de casser lors du transport ou de la mise en rayon. Une palette mal filmée peut rompre dans le camion, ce qui donnera lieu à des litiges qui sont très compliqués à se faire rembourser. Cela représente aussi une perte de temps pour le personnel qui doit récupérer les colis un à un. Mais malheureusement un bon carton ou un bon plastique, c’est rarement bon pour l’écologie qui est devenue une priorité pour notre entreprise. On a parfois aussi de mauvaises surprises lors du montage des palettes, avec des produits plus fragiles qui se trouvent en-dessous de produits plus lourds. Cela mène souvent à quelques accidents. »

« Le packaging affecte directement l’efficacité du transport. Le type de palettes, de conditionnement et la stabilité de la charge sont cruciaux pour acheminer de manière sécurisée une marchandise. Ils peuvent faciliter ou rendre plus difficile la gestion du transport. La qualité des palettes est constamment remise en cause. On estime le nombre de palettes perdues au tiers, une perte sèche pour le transporteur. Le type de conditionnement, lui, influence tant le volume utile transporté que la stabilité de la charge. Un packaging “intelligent” réside dans l’utilisation de manière optimale de l’espace disponible dans le véhicule. Un packaging “cheap” pose des problèmes de stabilité des palettes, engendrant souvent des litiges. »

Une gestion et un suivi minute par minute sont-ils possibles? « Tout est possible mais pas toujours nécessaire. Beaucoup d’entreprises cherchent la traçabilité à des prix avantageux car on n’y trouve quasiment pas de limites. Mais celle-ci ne se justifie pas dans tous les domaines. En pharmaceutique, le coût des produits est élevé, la traçabilité est importante. Dans le cas d’une entreprise livrant entre Bruxelles et Charleroi des produits qui n’ont pas une grande valeur, ce n’est pas indispensable. La technologie la plus utilisée est celle des micro-capteurs. Elle est efficace pour suivre les livraisons et a un coût plutôt acceptable. Les entreprises essayent toujours de trouver les technologies les moins chères possibles avec les résultats les plus satisfaisants. »

« Chez Carrefour, nous avons une plateforme sur l’intranet de l’entreprise. On peut y voir où se trouvent nos camions. On a également un planning d’arrivées même s’il est rarement respecté. Les personnes qui s’en occupent nous dise quand nos palettes ont été montées, chargées dans le camion et quand elles seront en route. Malheureusement les fourchettes d’arrivée sont souvent très larges. On essaye tout de même de faire le maximum pour organiser nos équipes dans les rayons, de sorte qu’à l’arrivée du camion, on ait des personnes qui s’occupent d’un maximum de marchandises. Avant on avait la fonction GPS pour savoir exactement où se trouvaient nos camions mais malheureusement ils l’ont annulée. »

« Grâce aux outils techniques, technologiques et informatiques dont nous disposons à l’heure actuelle, un Track & Trace de la marchandise, dès sa sortie de la ligne de production, est concevable. Par le biais de scans, de tags ou autres, un suivi on-line du statut des livraisons est effectué, à une fréquence que nous choisissons. Des reportings vers les clients peuvent aussi être aisément mis en place. L’entièreté de notre flotte de véhicules dispose d’une géolocalisation, ce qui nous permet de surveiller, minute par minute si nous le désirons, l’acheminement de la marchandise. Le seul frein réside encore dans le manque d’harmonisation au niveau des plateformes utilisées pour la mise à disposition de l’information. »

TEXTE VICTOR DUSSAIWOIR


S.A. NEW T.R.M BRAND REPORT

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Un transport à la fois vert et performant! Le transport en vrac ne s’improvise pas! D’autant plus quand celui-ci vise un impact de plus en plus vert, sans oublier, bien entendu, le respect du client et l’expertise dans la façon de transporter les marchandises. La preuve avec un ténor du domaine: Grégoire Ramakers, à la tête de la société New T.R.M.

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chématiquement, le transport en vrac est assuré soit par bennes basculantes soit par citernes pulvérulentes, c’està-dire adaptées à la poudre et la poussière, en diverses configurations. De bons outils qui doivent encore être utilisés en conjugaison avec les qualités fondamentales d’un bon transporteur. « Elles sont de deux ordres », résume notre interlocuteur. « La fiabilité et la ponctualité. La première parce que le client compte sur nous, tout simplement. Et qu’il faut donc que ce dernier n’ait jamais rien à nous reprocher. Et cette fiabilité ne se conçoit bien entendu pas sans une ponctualité très rigoureuse. Il faut être là au moment où on nous le demande, et effectuer la livraison en

temps et en heure. » Parce que la meilleure publicité pour un transporteur reste le bouche-à-oreille. « En effet, un client satisfait

environnementale. Ensuite, il sera possible d’utiliser un additif au carburant, comme celui développé par NANOL4TP, réduisant la consommation de carburant. »

développe généralement selon trois axes. Tout d’abord, les chauffeurs doivent pratiquer une conduite dite ‘intelligente’, c’est-à-dire

Les qualités fondamentales d’un bon transporteur? La fiabilité et la ponctualité. conseillera nos services à d’autres personnes. Qui, à leur tour, feront aussi appel à nous. » Autre nouvelle composante essentielle du métier de transporteur: la durabilité! « Très concrètement, cet aspect durable se

Des évolutions fondamentales, récemment couplées aux chambardements provoqués par un certain Crorona! « Etant donné que le transport est secteur essentiel, il n’a jamais arrêté de travailler. Mais il a bien entendu fallu équiper les chauffeurs de gel et de masques. De même que les sensibiliser à la distanciation. Comme tout changement d’habitude, ce n’a pas toujours été simple. Mais je pense que tout le monde a compris que c’était la meilleure option. »

qu’ils manient leur camion de manière à consommer le moins possible. En roulant de la façon la plus fluide possible. Ensuite, une flotte doit être récente. Ce qui donnera des camions consommant moins puisqu’équipés des dernières technologies en matière

À propos de... La S.A. New T.R.M. est spécialisée dans le transport de vrac dans les régions de Namur, de Liège, du Brabant Wallon et du Luxembourg. Des services de qualité qui vont au-delà de la Belgique et touchent les pays limitrophes. Soucieuse de l’environnement, la S.A. New T.R.M. veille à sensibiliser son personnel à une conduite plus écologique, nos chauffeurs portent d’ailleurs l’étiquette « Green driver » sur leur camion. Nous proposons une large gamme de camions et de semi-remorques pour toutes les attentes. Et plus encore, nos activités s’étendent, regroupées sous le nom de « New T.R.M. Logistics ». Nous proposons entre autres services un hall de 500m², un parking sécurisé et un espace de vente de granulats. www.newtrm.com

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STRATÉGIE PACKAGING

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L’emballage en question Un bon emballage est stratégique tout au long de la Supply chain, tant dans un contexte B2B que B2C. Raison pour laquelle les entreprises recherchent en permanence de nouvelles façons d’améliorer et d’optimiser leurs emballages. Sans, bien sûr, perdre de vue les aspects écologiques.

«L

’amélioration des emballages commence dès leur conception » explique Maxence Wittebolle, PDG de l’Institut belge de l’emballage. « Un emballage bien conçu ne s’abîme pas lors des nombreuses manipulations qu’il subit au cours du transport. Et surtout, il protège efficacement le produit. Le caractère empilable, le choix des matériaux ou l’ajout de poignées participent à l’ingéniosité d’un emballage. Autant d’éléments qui facilitent le transport et maximisent l’occupation de l’espace disponible. » L’optimisation de l’emballage passe également par sa réduction, abaissant ainsi son coût. « En s’appuyant sur la méthode Lean, dont le mantra est d’éviter le gaspillage, les entreprises commencent à réfléchir à la quantité de matériaux utilisés et aux façons d’en faire l’économie » explique M. Wittebolle. « C’est d’autant plus important que cela allège le produit à transporter et le rend de ce fait plus manipulable pendant le transport. » Un point de vue que partage Niek Verberckmoes, Account Manager pour l’entreprise de packaging Moens Verpakkingen. « L’emballage est un maillon très important dans la supply chain, de l’industriel au consommateur final. La recherche d’un meilleur emballage, l’instauration du principe “juste à temps” (livrer au rythme des commandes plutôt qu’en prévision) et la gestion minutieuse des stocks profitent à tous. » Un bénéfice également pour l’environnement poursuit-il: « Il suffit de penser à l’impact positif sur le flux de déplacements de camions. »

Aujourd’hui, plus que jamais, le secteur est attentif aux initiatives écologiques. La durabilité devient un principe important dans la conception des emballages et la tendance est au biodégradable. Par exemple, le producteur alimentaire Danone fabrique depuis quelques

années les bouteilles de son yaourt à boire Actimel à base de matière végétale renouvelable à 95 %, la canne à sucre. Les nouvelles technologies ouvrent le champ des possibilités en matière de recyclage. « Une autre manière pour

Un emballage bien conçu ne s’abîme pas lors de la manipulation au cours du transport et protège efficacement le produit. —MAXENCE WITTEBOLLE, PDG DE L’INSTITUT BELGE DE L’EMBALLAGE

l’emballage lui-même de devenir plus «vert». Un exemple : Produire les fûts PEHD à partir de la superposition de couches de plastique permet d’y inclure du PEHD recyclé. » Le concurrent de Danone, Nestlé, opte, lui, pour cette voie, en remplaçant progressivement certains plastiques vierges dans ses emballages par du plastique recyclé. Le reconditionnement des emballages est aussi une piste pour l’emballage industriel. « Nous constatons une demande plus forte dans certains secteurs, » explique M. Verberckmoes. « Notamment dans les secteurs des déchets, des produits chimiques ou de la peinture. Par exemple, les fûts métalliques usagés, les fûts PEHD [type de plastique, NDLR] et les cuves IBC sont collectés auprès des clients depuis des années, pour être «reconditionnés» et remis en circulation. » « En modernisant leurs machines et leurs méthodes, les industriels peuvent optimiser leur production, le conditionnement et diminuer leur impact écologique », résume M. Verberckmoes. Il en résulte une situation gagnant-gagnant, tant pour le fabricant d’emballages que pour l’environnement et l’utilisateur final. Et Maxence Wittebolle de conclure: « Les emballages ne sont pas que des déchets, c’est une erreur de le penser. Ils protègent le produit et allonge sa durée de vie. Les nombreuses innovations dans le secteur du packaging participent à l’optimisation de la Supply Chain et réduisent le gaspillage, et donc l’impact environnemental. » TEXTE FREDERIC PETITJEAN


MARC LAMBOTTE CHRONIQUE

#FOKUSSUPPLYCHAIN

Valeur partagée et prospérité De plus en plus d’entreprises découvrent l’importance de la « valeur partagée », qui combine intérêts économiques et écologiques. En effet, une grande partie de la valeur des produits est déterminée par les étapes qu’ils franchissent une fois qu’ils quittent le producteur.

C

réer de la valeur partagée, c’est faire d’une pierre deux coups: créer de la valeur pour la bonne santé de son activité, en répondant aux besoins de la société et aux défis qu’elle doit relever. Une étude récente de Gartner montre que 70 % des entreprises possédant une gestion intégrale de la chaîne explorent la valeur ajoutée de l’investissement dans l’économie circulaire. Les périodes de crise, comme celle que nous traversons aujourd’hui avec le COVID-19, accélèrent ce processus. Nous constatons que notre approche globalisée actuelle est défaillante en ce qui concerne la ponctualité des livraisons, que la continuité n’est pas assurée en l’absence d’une offre diversifiée de fournisseurs, et que les hubs de production concentrés à l’échelle mondiale deviennent soudainement d’énormes goulots d’étranglement. C’est précisément face à ces problèmes qu’un écosystème résilient composé de partenaires fiables prouvera sa valeur ajoutée. C’est pourquoi nous devons miser sur l’économie circulaire. Par le biais de réseaux apprenants et de trajets individualisés, nous accompagnons les entreprises dans leur transition circulaire en prenant en compte les différentes phases du cycle de vie. Qui tire profit de votre produit après sa production? Comment pouvez-vous conserver la valeur plus longtemps? Comment puisje récupérer des produits et des matériaux de valeur une fois qu’ils

Nous constatons que notre approche globalisée actuelle est défaillante.

sont en fin de vie? Nous aidons les entreprises à traduire ces questions en de nouveaux modèles d’entreprises, comme la remanufacturation, la servitisation et la logistique inversée. Je discerne donc d’importantes opportunités dans deux domaines. Il est nécessaire d’une part de créer une économie circulaire numérique, des facilitateurs numériques simplifiant la gestion des chaînes de valeur complexes. La blockchain et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à assurer une plus grande transparence et à garantir une meilleure gestion des flux, des stocks et des services. Elles permettent de savoir où se trouvent les produits ou s’ils sont utilisés de manière optimale, quand ils doivent être réparés ou ont atteint leur fin de vie. D’autre part, on peut faire face aux goulots d’étranglement en stimulant l’innovation pour les transformer en opportunité. Soutenir les acteurs qui contribuent à diversifier les approvisionnements dans les chaînes de valeur essentielles en Belgique et en Europe offre directement certaines opportunités pour les startups et le scale-up. De cette manière, des chaînes plus courtes pourront également être créées, lesquelles offriront à leur tour des possibilités de gestion durable de la chaîne. TEXTE MARC LAMBOTTE,

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