SIMENON SIMENON WEEKEND N.6

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SIMENONsimenon

SOUVENIRS CULINAIRES,SOUVENIRS D’ENFANCESOUVENIRS CULINAIRES,SOUVENIRS D’ENFANCEsOiS N° 6 - ANNO XI VENERDì•VENDREDI 26/03/2021 - SETTIMANALE•HEBDOMADaiRE

Weekend

Psicopatologia di un commissario un po’ troppo “gourmand”

Birra e panini nella notte

Enquêter en mangeant ou manger en enquêtant

Souvenir culinaires, souvenirs d’enfance


SIMENONsimenon Weekend in questo numero BERE E MANGIARE

Cosa sarebbe Maigret senza la birra e i sandwich che accompagnano i lunghi interrogatori notturni della Polizia Giudiziaria? Cosa sarebbe senza un bicchiere di vino bianco o un calvados bevuto al bancone di un bistrot? Si può immaginare il commissario che non assapori un buon piatto cucinato da sua moglie? Il bere e il mangiare fanno indelebilmente parte dell’universo del personaggio. Ma perché Simenon ha voluto fare di Maigret un dipendente della buona gastronomia e innamorato dell’alcol? Quali ricordi evoca il romanziere e a quali motivazioni obbedisce quando descrive i dettagli culinari nei suoi romanzi? Queste sono le domande a cui questo numero cerca di rispondere.

dans ce numero BOIRE ET MANGER Que serait Maigret sans la bière et les sandwiches qui accompagnent les longs interrogatoires nocturnes de la P.J.? Que serait-il sans le verre de vin blanc ou de calvados avalé au comptoir d’un bistrot? Peut-on imaginer le commissaire ne savourant pas un bon plat mijoté par sa femme ? La nourriture et la boisson font indéniablement partie de l’univers du personnage. Mais pourquoi Simenon a-t-il fait de Maigret un amateur d’alcool et de bonne chère ? À quels souvenirs le romancier fait-il appel et à quels mobiles obéit-il quand il décrit des détails culinaires dans ses romans ? C’est à ces questions que ce numéro tente d’apporter quelques réponses.

SOUVENIRS CULINAIRES, SOUVENIRS D’ENFANCE La mémoire du goût des plats, que Simenon a découverts dans sa jeunesse et plus tard à Paris, a eu son influence sur les préférences qu’il a données à Maigret en matière de cuisine.

Simenon, qui attache tant d’importance dans ses romans aux sensations, ne laisse pas de côté les sens gustatif et olfactif, qui sont liés en particulier à la nourriture. D’où l’importance que prend celle-ci dans son œuvre, et plus particulièrement dans la saga de Maigret. Mais les odeurs et les goûts des aliments font aussi référence aux souvenirs d’enfance, et cette relation entre les deux choses est très forte chez le romancier, comme on peut le voir notamment dans ses écrits autobiographiques. Que de notations, dans Pedigree et ailleurs, sur les odeurs de chocolat et de pain d’épices aux alentours de Noël, sur la saveur des potées grasses cuisinées par sa mère et sur les rôtis et pommes frites préférés par son père.

Dans sa dictée Un banc au soleil, Simenon se demande ce qui compte « le plus dans nos souvenirs d’enfance et d’adolescence. Avant tout, je placerais volontiers les taches de lumière, les contrastes entre ces taches de soleil et les taches d’ombre. […] je suis presque sûr qu’il y a un autre élément, venu du fond de notre enfance, qui nous marque plus ou moins pour la vie : c’est la cuisine familiale. » À laquelle se sont ajoutées les spécialités de leurs pays que les locataires de sa mère ont fait goûter au petit Georges. «J’appréciais ces expériences culinaires – écrit-il dans la même dictée – et, si je n’étais pas gourmet, j’étais déjà gourmand. Dès ma rentrée de l’école, au moment où s’ouvrait la porte, je reniflais les odeurs de la cuisine et je savais ce que nous aurions

à manger.» Comment ne pas évoquer ici Maigret qui, lorsqu’il rentre chez lui, commence par se rendre à la cuisine pour soulever les couvercles des casseroles; qui, déjà dans l’escalier, s’amuse à deviner, à l’odeur, quel sera le repas; ou encore qui, dès le matin, aime savoir ce que sa femme lui préparera, afin de s’en réjouir et s’en régaler par avance… Mais ce sont également les souvenirs de Simenon qui, à peine débarqué à Paris, découvre avec bonheur la cuisine typique des brasseries et bistros de la capitale, et parcourt avec délices les marchés et les Halles, lui qui a, durant toute sa vie, adoré flâner parmi les étals et en humer toutes les odeurs. Et ceci aussi, il va le transmettre au commissaire. Toujours dans la même dictée, il se souvient des menus de ces restaurants typiques : « c’est probablement de cette période-là que j’ai gardé le goût des andouillettes grillées, celui des ragoûts et du bœuf en daube, du fricandeau à l’oseille, de presque tous les plats, je l’avoue, que j’ai imposés par la suite à mon brave Maigret. » Et dans sa dictée Des Traces de pas, Simenon note : « Mes meilleurs souvenirs d’enfance […] sont mes matins au marché, parmi les paniers et les cageots de légumes, de fruits, près de la halle aux viandes, où tout sentait bon la nourriture. » Ici encore, on retrouve Maigret, qui, lui aussi «avait toujours aimé les marchés, l’odeur des légumes et des fruits, la vue des quartiers de bœuf, des poissons» (Maigret à Vichy)...


birre e panini a notte fonda A Quai des Orfèvres, durante interminabili interrogatori, i vassoi della Brasserie Dauphine portavano una ventata di normalità e concedevano una pausa di rilassamento in quelle dure ore della notte Magari era iniziato nel pomeriggio, magari con la “chansonnette”. Era un tipo d’interrogatorio che il commissario e i suoi uomini utilizzavano quando avevano davanti un sospettato che si ostinava a non parlare. Per indurlo a confessare, si davano il cambio, ponendogli in maniera ossessiva sempre le stesse domande. Si trattava di solito di un metodo che funzionava, ma non sempre. Ad esempio con i duri, malavitosi incalliti che non avevano nessuna intenzione di confessare non dava risultati. Così succedeva che l’interrogatorio durasse indefinitamente, anche fino alle ore notturne. E allora la fame del commissario e degli ispettori veniva placata con i vassoi ordinati alla Brasserie Dauphine che era proprio lì, nei pressi di Quai des Orfèvres. E i garzoni portavano birre e panini imbottiti. E ce n’era anche per l’interrogato, perché, nonostante le parti opposte che si fronteggiavano, l’umanità di Maigret non poteva permettere di

negare all’interrogato di mangiare e bere. E questo surrogato della cena veniva sempre accolto con un certo calore e il commissario lo celebrava come un rito che di tanto in tanto si consumava nel suo ufficio. Infatti, alla fine, tovaglioli, briciole, bottiglie vuote sparse sui tavoli

venivano circondati dal fumo denso che proveniva dalla pipa di Maigret, che diventava la protagonista dei lunghi silenzi, quelli che regnavano tra una domanda e l’altra. Quella consuetudine collettiva non serviva solo a soddisfare la fame, ma svolgeva anche la funzione

di rinsaldare i rapporti di quella famiglia di poliziotti della polizia giudiziaria in quei momenti difficili. Gli ispettori, soprattutto i meno giovani, avevano a casa mogli e figli, come il commissario aveva la sua M.me Louise lo aspettava dormendo con un occhio aperto. Ma la vita del poliziotto era quella. E quei vassoi colmi di panini e birre assumevano il significato di un’isola nella notte, di una tregua, di una pausa nella infinita rappresentazione della caccia della legge alla malavita. E Simenon è davvero bravo a cogliere quei piccoli dettagli quotidiani, e dar loro un significato particolare, e nel farci capire che le nostre vite sono costellate da questi semplici ingredienti: un panino, un mucchietto di cenere, gesti apparentemente senza senso, il calore di una stufa acquistano una valenza che spesso fretta e superficialità quotidiani ci fanno ignorare, ma che non sfuggono ad un osservatore speciale come Simenon.

CALVADOS, UN DISTILLATO NON SOLO DI MELE

Il nome, Calvados, arriva dopo la Rivoluzione Francese, fine ‘700, quando fu creata l’ omonima regione. Ma questo distillato era conosciuto sin dai primi del 1600, come acquavite di sidro. Con i suoi 70° era per palati forti e costituiva a quei tempi un alcolico economico. Nel 1940 era già un distillato a marchio protetto ormai prodotto utilizzando anche 40 tipi diversi di mele.


SIMENONsimenon Weekend

ENQUÊTER EN MAN EN ENQUÊTANT

La nourriture se révèle un élément d’importance pour les investigations de Quand Simenon décrit des s Maigret, et les scènes de repas jouent souvent unSimenon rôle symbolique dans les romans Q Quand décrit des Quand Simenon décrit des scènes de repas, celles-ci ne sont jamais anodines. Toutefois, les longues descriptions lyriques ne sont pas le fait de notre romancier, et, le plus souvent, il se contente de quelques notations sur la nourriture, en mettant l’accent sur les goûts, odeurs et saveurs. Les menus favoris de Maigret sont devenus mythiques : coq au vin, blanquette de veau ou fricandeau à l’oseille. Mais en réalité, ces repas sont apparus assez tard dans la saga, car dans les premiers romans, le commissaire se contentait le plus souvent d’un sandwich ou d’un en-cas rapidement avalé. Et même plus tard, lorsqu’il

découvrira les délices de la gastronomie, en s’installant à quelque bonne table de restaurant ou en dégustant les spécialités de Madame Maigret, il ne s’attardera pas plus que nécessaire à ces agapes, l’enquête primant sur tout… Les rares scènes où on le voit attablé en prennent donc d’autant plus de signification, et ce n’est pas par hasard

scènes de repas, celles-ci ne sont jamais anodines.Toutef Quand Simenon décrit des scènes de repas, celles-ci ne sont jamais anodines.Toutefois, les longues descriptions lyriques ne sont pas le fait de notre romancier, et, le plus souvent, il se contente de quelques notations sur la nourriture, en mettant l’accent sur les goûts, odeurs et saveurs. Les menus favoris de Maigret sont devenus mythiques qu’elles apparaissent, car:le coq au vin, blanquette de romancier leur donne une veau ou fricandeau à l’oseille. importance particulière, Mais ensymbolique, réalité, ces repas souvent dans sont apparus tardEn dans l’économie duassez roman. la saga, car dans les premiers voici quelques exemples. romans, le commissaire L’un des premiers menusse contentait le plus détaillés se trouve souvent dans Le d’un sandwich ou d’un Chien jaune, au chapitre rapidement avalé. 6.en-cas Jusque-là, le romancier Et même plus tard, lorsqu’il s’est contenté de mentiondécouvrira les délices de la ner que Maigret prenait gastronomie, en s’installant son repas, sans donner de à quelque table de précision surbonne ce qu’il manrestaurant ou en dégustant geait, parce que ce sont les les spécialités de Madame péripéties de l’intrigue qui Maigret, il ne s’attardera comptaient alors. Mais, pas arplus que nécessaire ces rivé à mi-enquête, le àcomagapes, éprouve l’enquêteleprimant missaire besoin sur tout… Lesrythme rares scènes de ralentir le et où faire on le le voit attablé enfait prende point ; il se nent donc d’autant plus servir, dans sa chambre, de signification, et ce n’est pas car il veut pouvoir ruminer par hasard qu’elles apparaisà son aise et en solitaire, car le romancier leur unsent, plantureux déjeuner: donne une importance partihors-d’œuvre, coquille culière, souventrôti symbolique, Saint-Jacques, de veau dans l’économie du roman. et épinards. La recette voici quelques exemples. aEn sans doute du bon, car L’un des premiers menus

lorsque l’inspecteur Leroy le retrouve, en fin de soirée, Maigret s’est installé sur le toit de l’hôtel où il a repéré Léon le fugitif. Ce qui signifie que cette pause de rumination, à la fois physique (puisqu’il a pris le temps de digérer son repas…) et mentale (il a eu le temps de penser à son enquête), lui a permis de progresser dans son investigation. C’est au même réflexe qu’il obéit dans Maigret et les témoins récalcitrants, lorsqu’il décide de manger une choucroute dans une brasserie alsacienne, car «il se voulait lourd, imperméable », avant d’entamer quelques démarches décisives. Dans Les Caves du Majestic, au chapitre 9, Maigret, qui détaillés se trouve dans Le arrive bientôt au terme Chien jaune, au chapitre de son investigation, a 6. Jusque-là, le romancier s’est découvert tout un faisceau contenté de mentionner que d’éléments qu’il doit relier Maigret prenait son repas, les uns aux autres pour en sans donner précision faire jaillir lade vérité ; il estsur ce qu’il mangeait, parce que dans cette phase de l’ence sont les péripéties de l’inquête où il se sent trigue qui comptaient alors. «soucieux, saumâtre », et arrivé à mi-enquête, il Mais, se rend dans un bistro où le commissaire éprouve il « commanda un cas- le besoin de ralentir le soulet de conserve, rythme qu’il et de faire le point ; il semofait mangea seul, toujours servir, dans sa chambre, car rose»; c’est juste avant qu’il il veut pouvoir ruminer à son ne se mette à déambuler dans aise et en solitaire, un plantu-


NGEANT OU MANGER

les couloirs du Majestic et qu’il trouve l’indice qui le mettra enfin sur la bonne piste ; or, que fait-il après cela ? Il se rend à la Couporeux déjeuner : hors-d’œuvle où il sait trouver Ramuel re, coquille Saint-Jacques, qu’il va arrêter ; mais il rôti de veau et épinards. commence par déguster un La recette a sans doute du bon repas, un beefsteak, bon, car lorsque l’inspecteur une côte de bœuf, avec une Leroy le retrouve, en fin de triple portion de frites… soirée, Maigret s’est installé Ce festin le met de bonne sur le toit de l’hôtel où il a humeur, et c’est sur un ton repéré Léon le fugitif. Ce qui allègre qu’il entame signifie que cette pause de l’interrogatoire de Ramuel. rumination, à la fois physiOn peut aussi rappeler la que (puisqu’il a pris le temps scène, dans Signé Picpus, de digérer son repas…) et lorsque Maigret, ayant mentale (il a eu le temps de découvert le fin mot de penser à son enquête), lui a l’énigme, emmène le permis de progresser dans

vieux Picard pour manger une soupe à l’oignon et la choucroute; Simenon est très explicite sur les motivations du commissaire, qui mélange «jouissance grassement épicurienne» et «activité cérébrale intense».On peut encore mentionner le homard que Maigret partage avec Félicie (Félicie est là), repas symbolique de leur réconciliation ; l’omelette qu’il prépare et mange en compagnie de Raymonde (Maigret se fâche) et qui lui permet d’apprivoiser la servante qui, « sans s’en douter, lui apportait une

aide précieuse » en lui donnant des renseignements sur les Malik. Ou encore, c’est autour d’un repas que le commissaire et le juge Ancelin trouvent un terrain d’entente dans La Patience de Maigret. Les expressions liées à la nourriture se retrouvent dans le vocabulaire des interrogatoires de police: «se mettre à table», «manger le morceau» ; d’ailleurs, Maigret n’a-t-il pas l’habitude de laisser «mijoter» les témoins dans la salle d’attente de la P.J., jusqu’à ce qu’ils soient «à point» pour avouer ?… Se mettre

à table peut prendre un sens tout à fait concret dans le bureau du commissaire, lors de ces interrogatoires finaux où il offre au suspect de la bière et des sandwiches. Dans Maigret se trompe, il questionne Pierrot, qu’il a enfin pu décider à venir le trouver ; à l’homme, qui se sentait traqué et transi de peur, il propose de «manger un morceau […] C’était mieux ainsi. Tous deux mangeaient et cela détendit l’atmosphère.» Ou quand la nourriture sert de médiation…


SIMENONsimenon Weekend PSICOPATOLOGIA DI UN COMMISSARIO ECCESSIVAMENTE “GOURMAND”

Una serie di comportamenti del personaggio simenoniano che si presta ad un’analisi di una condotta che potremmo per certi versi definire patologica. Cerchiamo di elencare e analizzare questi atteggiamenti e le relative motivazioni “Studio sistematico dell’evoluzione dei disturbi della mente e dei comportamenti” questa è la definizione che i vocabolari danno del termine “psicopatologia”. E’ chiaro che riferita al commissario Maigret, come noi abbiamo fatto nel titolo, è evidentemente una forzatura e, sicuramente molto poco corretto dal punto di vista medico. Ma continuiamo il nostro gioco. La “malattia”, in questo caso, sarebbe il suo esasperato carattere “gourmand”, cioè l’essere ghiotto e goloso, attitudine che inoltre viene assecondata e incrementata dalle “coccole culinarie” che gli riserva quella straordinaria “chef” che è M.me Louise. E così l’inclinazione viene rafforzata, la naturale golosità di Maigret viene acuita da una moglie che gli cucina non solo delle buone pietanze, ma prevalentemente quelle che piacciono al marito. Ma questa sua patologia si manifesta anche quando non è in casa. Infatti quando è fuori per lavoro si manifesta sotto forma di un irresistibile tentazione: magari durante un’indagine, entrando in un bistrot a bere un bicchiere o due. Oppure, mentre entra in una casa per interrogare un testimone, non resiste alla tentazione di girellare intorno alla macchina da cucina e sbirciare

cosa bolle nelle pentole, inalando voluttuosamente gli aromi che provengono dalle padelle o dalle casseruole. Ma è confermato anche dal suo comportamento nel proprio ufficio, durante gli interrogatori notturni, quando mangia dei semplici sandwich, bevendoci su le birre, dei vassoi che vengono su dalla Brasserie Dauphine. E’ l’atteggiamento quello che conta, anche nei confronti di un semplice panino. Un rapporto particolare con il cibo e le bevande, al limite del patologico. E a proposito di alcolici, i suoi gusti non riguardano solo la birra, ma anche il calvados, il vino bianco ed altro ancora. E poi c’è da considerare il ritmo sostenuto delle bevute, tanto che alcune associazioni protestarono, accusandolo di essere un alcolista, e di dare un cattivo esempio

(aggravato dalla sua popolarità) per adulti, e minori. Anche se poi arriveranno altri esempi di detective letterari, soprattutto americani, che bevevano come spugne. Insomma è davvero patologico il rapporto con cibo e bere del commissario? Ma soprattutto perché il commissario ha un tale atteggiamento? Beh, forse non si può parlare di vera e propria dipendenza, soprattutto dall’alcol. Quel che è certo che Simenon non ce lo fa vedere mai sbronzo o brillo. Probabilmente un uomo grosso, alto e massiccio come il commissario tollera assai bene birre, calvados, vino, prunella (quando è a casa) che ingurgita durante la giornata. Certo è che le condizioni in cui lavora, spesso in giro, con il freddo o il caldo, non di rado anche di notte quando si svolgono

operazioni di caccia all’assassino. Il freddo, l’umido, la pioggia sono certo un ottimo stimolo per entrare in un bar o una brasserie e farsi un paio di bicchierini. Per il mangiare è un’altro discorso. Maigret dimostra con la sua stazza che la sua attrazione per il cibo é qualcosa di connaturato. Poi la fortuna/sfortuna di aver sposato una cuoca sopraffina non migliora la situazione. Ma il problema è che il commissario gradisce ovviamente i deliziosi manicaretti di M.me Louise, ma anche i panini della Brasserie Dauphine. Se gli capita di indagare in provincia, non disdegna i piccoli alberghetti con annessa una modesta trattoria dove può gustare i piatti semplici della cucina di campagna. Insomma questo rapporto così stretto è una caratteristica forte con cui Simenon ha voluto connotare il suo personaggio al quale, non dimentichiamolo, ha dato un’adolescenza in campagna, tra fattori e contadini: un impriting che Maigret si porta dietro. Poi, facendo della psicologia spicciola si può ipotizzare che cibo e bevande siano una compensazione ai momenti duri e pesanti che il suo lavoro gli impone. Ma allora cosa dire del rapporto con pipa e tabacco?


photostory: bere e mangiare

GINO CERVI, IL GOLOSO • GINO CERVI, LE GOURMAND UN COMMISSARIO A TAVOLA • UN COMMISSAIRE À TABLE L’attore italiano, e romagnolo, ha interpretato forse uno Jacques Sacré in questo libro ha rilevato, annotato e dei più golosi commissari televisivi. classificato le citazioni sui pasti e le bevande di Maigret L’acteur italien, originaire de Romagne, a interprété peut-être Jacques Sacré dans ce livre a relevé, noté, classé l’un des plus gourmands commissaires de la télévision les citations évoquant repas et boissons de Maigret

BUON PRANZO CREMER! •BON APPÉTIT, CRÉMER ! Il famoso attore francese, anche lui a pranzo, fu un Maigret molto noto alla tv, insieme a Jean Richard Le fameux acteur français, ici à déjeuner, fut un Maigret très célèbre à la TV, ainsi que Jean Richard

INGLESE, MA GOURMAND • ANGLAIS, MAIS GOURMAND Rupert Davies, un Maigret britannico, si trova a tavola, ma qualche pensiero lo distoglie dal suo pasto Rupert Davies, un Maigret britannique, se trouve à table, mais ses pensées le distraient de son repas


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Après dix ans, Simenon-Simenon poursuit son évolution SIMENON-SIMENON DOPO 10 ANNI L’EVOLUZIONE CONTINUA


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