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Management Business administration ICT human resources

Communication

Le bâtiment, conçu par I.M. Pei, est la première image que le public connaît du Mudam. Une architecture de prestige qui, à elle seule, attire les regards et les visiteurs.

plus pointues. Pour les groupes et les touristes, nous utilisons le relais de l’ONT qui travaille avec les professionnels, les tours opérateurs, les foires spécialisées… Le Mudam doit faire partie de l’image du Luxembourg que nous vendons à l’étranger et des activités proposées. Vous jonglez ainsi entre le public local et l’international. La Grande Région est-elle un axe de développement ? « Oui, c’est un axe très important, même s’il s’avère que les frontières, plus que les distances, restent fortes et difficiles à franchir. C’est un public difficile à déplacer. Notre expérience avec ‘Mono’ en 2012 (des expositions monographiques dans l’ensemble des institutions de la Grande Région, ndlr) a été très riche d’enseignements sur les moyens de toucher ces cibles. Par exemple, nous proposons désormais des ateliers pour enfants les mercredis après-midi, ce qui correspond aux congés français et belges. Nous travaillons aussi avec les autocaristes qui mettent au point des voyages pour faire partie de leurs packages. Dans quelle mesure les réseaux sociaux font-ils partie de votre arsenal d’outils ? « L e Mudam est sur Facebook depuis longtemps et les débuts étaient plutôt intuitifs. Nous avons un community manager qui est aussi responsable de l’ensemble des relations extérieures. Facebook fait partie de la stratégie globale que nous avons développée. Les messages confortent en partie la communication traditionnelle mais utilisent aussi d’autres créneaux, comme des photos de montage ou de vernissage, des concours, des échanges. C’est une communication plus relâchée, plus incarnée, plus directe qui renforce nos objectifs de notoriété et d’élargissement des publics. De la même façon, nous travaillons avec certains bloggeurs et répondons présent à leurs demandes. Et le street marketing  ? «  C e sont des outils que nous explorons mais de manière prudente. Il faut à tout prix éviter une ‘disneysation’ et une caricature du musée. Cela dit, des distributions de flyers, d’agenda ou de cartes postales ont eu lieu et auront encore lieu. Quelles sont vos relations avec les autres institutions culturelles ? « Nous collaborons de manière active et intense avec les autres musées de la capitale au sein du groupement d’Stater Muséeën. Nous avons des calendriers — Avril 2014

Damage Control sera l’exposition phare de l’été. Organisée avec le Hirshhorn Museum de Washington et promise à un large public, elle nécessite une communication très en amont, coordonnée avec l’institution américaine et diffusée à l’échelon international.

communs, une communication commune sur certains événements et des renvois réguliers des uns vers les autres. Nous travaillons aussi de manière privilégiée avec nos voisins, le Musée Dräi Eechelen et la Philharmonie, même si ce ne sont pas forcément les mêmes publics et les mêmes horaires. Comment aller plus loin et toucher plus de monde ? « Je crois que nos outils de communication sont très performants et que nous pouvons toucher des publics très variés. Mais il faut se rendre compte que nous sommes sur le créneau des loisirs, du temps libre. Nos concurrents sont nombreux, variés et parfois très bien dotés : le cinéma, le foot, les plaines de jeux, les sorties… L’offre est très forte et l’est de plus en plus. D’où notre travail avec une presse moins spécialisée en art et culture, mais plus axée vers le lifestyle et le tourisme. Cela dit, une partie de notre travail consiste à mettre en avant auprès d’un plus large public les expositions qui nous paraissent plus accessibles Quels sont les événements phares à venir sur lesquels vous travaillez ? « Cet été, le Mudam propose une très grande exposition, Damage Control, sur les rapport de l’art et de la destruction. Organisée avec le Hirshhorn Museum de Washington, ce sera certainement une des plus prestigieuses que nous ayons mises en place. Il y aura des pièces phares et historiques, ce qui devrait en faire une exposition grand public. Aussi, nous nous devons de travailler très en amont, notamment vers l’étranger et vers les tours operateurs.  »

Un des principaux axes de communication est de faire connaître le musée, non seulement pour ses nombreuses expositions, mais aussi pour les différentes activités qui y sont menées en parallèle : café (notre photo), boutique, ateliers, soirées littéraires, playlist, conférences, visites guidées, ateliers, projections… Tous les publics y trouvent leur compte.

« Nous ne cherchons pas à lutter contre l’image élitiste de l’art contemporain, mais plutôt à montrer que l’offre du Mudam s’adresse à tous. »

Depuis son ouverture, le Musée d’art moderne Grand-Duc Jean, plus connu sous le nom Mudam, a fait évoluer sa communication pour s’ouvrir à des publics plus larges et plus variés. Différentes cibles ont été identifiées, auxquelles correspondent des communications spécifiques (touristes, enfants, CSP+, amateurs éclairés…). Le Mudam veut se positionner comme un espace vivant où les activités sont multiples.

Photos : Arnold Odermatt, Buochs, 1965. Courtesy Galerie Springer, Berlin, Jessica Theis / archives

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