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RAPPORT ANNUEL 2018 Rapport annuel 2018 - 1


SOMMAIRE Préfaces 04 Origines 08 Organisation 09 Les projets de la Fondation 10 Activités en 2018 12 Finances 2018 14 Nos projets au Bénin 16 Nos projets au Mali 22 Nos projets au Burkina Faso 30 Nos projets en RCA 35 Nos projets au Togo 38 Notre projet en RDC 42 Nos projets en Côte d’Ivoire 44 Notre projet en Guinée Conakry 46 Nos projets à Madagascar 48 Éducation au développement 50 Service volontaire de coopération 55 Publications 57 Remerciements 58


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JEAN HILGER,

Président du Conseil d’Administration

PRÉFACE

Au Luxembourg, une grossesse représente généralement un moment de grand bonheur. Une fois les premières émotions passées, un certain nombre de rituels se mettent en place pour préparer l’arrivée de l’enfant. Au-delà des préparatifs à la maison, les consultations prénatales et les suivis gynécologiques commencent très rapidement. Cet accompagnement sert tout d’abord à s’assurer que le bébé se porte bien, mais aussi à rassurer les nouveaux parents qui vont vivre un grand changement. C’est la norme au Luxembourg. Ça ne l’est pas dans les pays d’intervention de la Fondation Follereau Luxembourg. Loin de là : dans certains pays africains une grossesse n’est pas une nouvelle joyeuse à partager avec sa famille et ses proches. C’est avant tout une bouche en plus à nourrir, une contrainte qui empêche d’être à la hauteur du travail bien souvent physique des femmes africaines. Une grossesse y est souvent cachée aussi longtemps que possible. Elle est source de crainte pour la vie de l’enfant qui va naître, mais aussi de la future maman, qui n’a, le plus souvent, pas accès au suivi médical qui nous est tellement familier au Luxembourg.

4 - Rapport annuel 2018

Au Bénin, par exemple, le risque de mourir en essayant de donner la vie est une réalité bien trop présente, pour la maman comme pour l’enfant. Pour 100.000 naissances béninoises, 405 femmes perdent la vie lors de l’accouchement ou de conséquences directement liées à celui-ci. En zone rurale, lorsqu’il n’y a pas de possibilité de contrôle prénatal et que la prochaine maternité pour accoucher est trop éloignée, ce risque augmente de manière inconsidérée. Or, toute femme, toute famille devrait pouvoir profiter de ce bonheur, sans être menacée par un destin tout à fait évitable. La Fondation Follereau Luxembourg continue de lutter aux côtés de ses partenaires de terrain et du personnel de santé des pays d’intervention, afin d’améliorer les conditions de vie des femmes enceintes, de lutter contre la malnutrition et de soutenir les mamans qui s’oublient souvent elles-mêmes en cours de chemin, à défaut de ressources pour assurer la survie de leur famille. Cette bataille quotidienne est celle de la fondation : ne pas céder, ne pas baisser les bras, malgré un contexte socio-politique de plus en plus difficile.


ON NE CHOISIT PAS OÙ L’ON NAÎT, MAIS TOUTE PERSONNE A LE DROIT DE VIVRE AVEC DIGNITÉ ET EN TOUTE SÉCURITÉ. Jean Hilger

On ne choisit pas où l’on naît, mais toute personne a le droit de vivre avec dignité et en toute sécurité. À travers ses projets, notamment la construction de la maternité sur pilotis à Lokpodji (Bénin), par exemple, la fondation renforce l’accès aux soins de base de proximité et à l’éducation sur les thématiques sanitaires des populations enclavées des régions rurales. L’accès à des services de santé pour les femmes et les enfants est au coeur des actions de la fondation. Avec plus de 50 années d’expérience dans ce domaine, elle s’est forgé une solide connaissance du terrain. Nous soutenons et accompagnons le fonctionnement de chacun des centres de santé pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’ils puissent

opérer sans aide externe, portés seulement par les contributions des populations bénéficiaires et des entités locales, tels que les districts sanitaires. Derrière ces projets menés par la fondation, des centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants voient leur quotidien amélioré et leurs chances s’accroître. C’est pour que leur destin, si similaire au nôtre et pourtant si différent, évolue considérablement, que nous nous battons au quotidien. Je remercie chaleureusement nos nombreux donateurs de la Fondation Follereau Luxembourg. Vous pouvez être fiers de vos contributions et des résultats que nous obtenons ensemble. Sans vous, tous ces succès, tous ces bonheurs, ne seraient pas possibles. MERCI. Rapport annuel 2018 - 5


PRÉFACE Conny Reichling Chargée de direction de la Fondation Follereau Luxembourg

En début d’année, le Ministère des Affaires étrangères et européennes a renouvelé son soutien pour les activités de sensibilisation de la Fondation Follereau Luxembourg au travers d’un nouvel accord-cadre pluriannuel d’éducation au développement durable.

Ces activités sont réalisées au Luxembourg, souvent en partenariat avec des établissements scolaires, sous forme d’ateliers pédagogiques. Elles ont pour

6 - Rapport annuel 2018


objectif premier de sensibiliser les participants aux différentes thématiques relatives aux domaines d’intervention de la fondation et aux 17 objectifs du développement durable (ODD), tels qu’ils ont été fixés dans l’Agenda 2030 des Nations Unies. Ces objectifs répondent aux défis liés à la pauvreté, l’environnement, la paix, ou encore aux inégalités en tous genres, auxquels les populations mondiales sont confrontées aujourd’hui. Par le biais de ses projets « Health is Wealth » et « Let kids be kids », la fondation tient compte de ces ODD et contribue à leur concrétisation, aussi bien sur le terrain par des projets de coopération au développement dans les pays d’intervention, qu’au Luxembourg par les activités d’éducation au développement durable. Comme le président de la fondation, Jean Hilger, l’a mentionné précédemment, les activités d’amélioration de la santé communautaire constituent un pilier extrêmement important de la Fondation Follereau Luxembourg. Les 14 projets liés à l’appui à l’enfance en détresse constituent le second pilier de la fondation et représentent près de 20% du budget total investi dans les activités de coopération au développement dans les pays d’intervention. L’année 2018 a été placée sous le signe de la persévérance pour la Fondation Follereau Luxembourg. Le continent africain, et surtout la région du Sahel, est toujours secoué par de multiples crises socio-économiques, sanitaires ou encore des conflits entre communautés locales.

Habituellement, les plus jeunes sont les plus grands perdants dans ces situations désolantes. Ces états d’urgences de plus en plus fréquents dans les pays d’intervention de la fondation provoquent, à court et à moyen terme, l’effondrement du système social en place, et par conséquent du système de scolarisation ou encore du marché de l’emploi. Le fonctionnement de la région ou du pays est réduit au minimum. Bien trop souvent, les jeunes se trouvent confrontés à un quotidien qui consiste essentiellement à assurer leur survie (et celle de leurs familles). Ils sont contraints de trouver des activités génératrices de revenus, la plupart du temps en marge de la légalité, voire complètement illicites. Les projets « Let kids be kids » soutenus par la Fondation Follereau Luxembourg visent notamment à sortir les jeunes des rues, de la délinquance ou encore de situations déplorables afin de les guider vers une indépendance et une situation de vie stable. Consciente de la réalité du terrain et des changements brusques pouvant surgir, la fondation adapte ses logiques d’intervention en fonction des contraintes, par exemple en complétant un programme de développement par une aide d’urgence, tel qu’en République Centrafricaine depuis quelques années. La Fondation Follereau Luxembourg a la chance de pouvoir s’appuyer sur des associations locales, partenaires de confiance, grâce auxquelles il a été possible jusqu’à présent d’assurer la bonne mise en œuvre des projets et programmes sur le terrain en faveur des communautés les plus démunies.

Rapport annuel 2018 - 7


ORIGINES

Fondée le 7 décembre 1966 à l’initiative de l’humaniste français Raoul Follereau (1903 – 1977), la Fondation Follereau Luxembourg est une ONG de coopération au développement, forte de plus de 50 ans d’expérience, et reconnue depuis 1984 comme « Établissement d’Utilité Publique ».

Cette lutte contre toutes formes d’exclusion qui prennent racine dans la pauvreté et l’ignorance, ainsi que la promotion des droits humains et le respect de la dignité humaine constituent les leitmotivs des actions de la Fondation Follereau Luxembourg.

Lors de ses voyages en Afrique, Raoul Follereau a pris conscience des conditions de vie précaires de nombreuses personnes. Particulièrement touché par la misère et l’exclusion des malades de la lèpre qu’il a rencontrés, il a dès lors souhaité s’engager en ne plaidant plus qu’une seule cause, celle des personnes atteintes de la lèpre, notamment en initiant la première « journée mondiale des lépreux » en 1954.

La fondation met un point d’honneur à rendre son aide la plus efficace possible, en plaçant le bénéficiaire au cœur de ses activités. De par ses actions, elle souhaite provoquer un changement réel et durable, en visant l’autonomie de chaque projet, et en redonnant ainsi des perspectives d’avenir aux plus démunis.

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C’EST EN L’AIMANT QUE NOUS SAUVERONS LE MONDE. Raoul Follereau

La fondation travaille dans une indépendance d’esprit absolue par rapport à toutes opinions politiques, religieuses et sociales.


ORGANISATION

La fondation est dûment supervisée par son Conseil d’Administration : M. Jean Hilger (Président), M. Jos Hilger † (Président d’honneur), M. Julio Nerin (Viceprésident), Mme Brigitte Bontemps, M. Georges Keipes, Mme Anne Majerus, M. Boubacar Niang, M. Jean-Luc Pauly, et Dr. Jean Smit. Elle reçoit également les conseils avisés de Marie-Thérèse Ney, membre du Conseil étendu de la fondation. Le fonctionnement de la fondation est, quant à lui, assuré par 8 permanents dans les domaines de la gestion de projet, de la finance, de la gestion des dons, des relations publiques et de la sensibilisation. L’année 2018 fut une année de transition pour la fondation. Monsieur Jos Hilger, directeur honoraire du groupe LaLux, président d’honneur de la fabrique d’église de la Cathédrale Notre-Dame, membre fondateur de Hëllef Doheem et président d’honneur de la Fondation Follereau Luxembourg,

s’est éteint le 3 août 2018 à l’âge de 86 ans. D’une nature bienveillante et optimiste, Monsieur Hilger avait un profond respect de l’être humain quel que soit sa couleur de peau, sa position sociale, son instruction ou sa confession religieuse. En marge d’une vie professionnelle bien remplie, il consacra toute sa vie, comme Raoul Follereau, aux malades touchés par la lèpre et autres maladies apparentées, comme l’ulcère de Buruli. Avec sa disparition, la fondation perd un précieux pilier et le pays, un philanthrope et humaniste au cœur honnête et passionné. Nous garderons en mémoire le beau souvenir de Monsieur Hilger, la grandeur de sa personnalité, sa sensibilité pour l’autre quel qu’il soit, et regretterons son absence. Il restera de lui toutes les graines qu’il a semées sur son chemin, et que nous continuerons de faire grandir avec la fondation.

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LES PROJETS DE LA FONDATION

36

&1

PROJETS DE COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT PROJET D’AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE

Grâce à plus de 50 années d’expérience, la fondation est devenue un acteur fiable et solide au Luxembourg. Elle travaille en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires Étrangères et reçoit un soutien régulier et généreux du public luxembourgeois, ainsi que de bailleurs publics. Ses activités s’articulent autour de deux domaines d’intervention :

LA SANTÉ COMMUNAUTAIRE & L’AIDE À L’ENFANCE EN DÉTRESSE La Fondation Follereau Luxembourg envisage ses 36 projets de coopération au développement autour de cinq piliers : • Solidarité avec les populations les plus vulnérables • Inclusion et participation des acteurs • Autonomisation des communautés et des structures bénéficiaires • Promotion de l’égalité des genres • Efficacité de l’aide/actions axées sur des résultats Les projets sont menés en collaboration avec nos partenaires locaux, avec pour objectif le fonctionnement autonome des projets sur le long terme. 10 - Rapport annuel 2018


HEALTH IS WEALTH

LET KIDS BE KIDS

+ de 300.000 bénéficiaires

+ de 23.000 bénéficiaires

22 PROJETS

81,6% 14

DU BUDGET COOPÉRATION

PROJETS

18,4%

DU BUDGET COOPÉRATION

AMÉLIORATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE COMMUNAUTAIRE

AIDE À L’ENFANCE EN DÉTRESSE

Afin de garantir l’accès aux soins de base à tous, notamment les populations les plus isolées, la fondation entreprend 22 projets de coopération au développement pour la santé maternelle et infantile, contre les maladies tropicales négligées et les mutilations génitales féminines. Ces projets visent le renforcement de l’accès aux services de base, tant en termes de distance géographique, que d’accès à l’information, à un personnel qualifié, ou à des services abordables.

Dans l’espoir d’offrir des perspectives d’avenir aux jeunes défavorisés, de les soustraire au trafic ou de les sortir de la rue, la fondation s‘engage sur plusieurs niveaux pour plus de 23.000 jeunes, notamment via un soutien psychologique, une formation professionnelle et l’accès à une scolarité.

Rapport annuel 2018 - 11


ACTIVITÉS EN 2018 En 2018, la Fondation Follereau Luxembourg a poursuivi ses activités dans 9 pays partenaires africains. Avec 81,6% du budget, soit 2.477.759,99€, investis dans les projets de santé communautaire et familiale, la Fondation Follereau Luxembourg, en collaboration avec ses partenaires locaux, a pu non seulement construire et équiper des centres de santé, mais a également contribué à la réalisation de Programmes Elargis de Vaccination (PEV), à des activités de sensibilisation et de planning familial ou encore à la prise en charge médicale des indigents. Les 18,4% restants, soit 559.049,03€, ont été attribués aux projets d’aide à l’enfance en détresse, visant surtout à permettre aux jeunes en difficultés de recevoir une formation de qualité, afin d’être mieux préparer pour leur parcours professionnel. Pour apporter une réponse complète aux problèmes observés (traite des enfants, travail des mineurs, enfants des rues…), les projets intègrent systématiquement un volet de prise en charge sociale et médicale. Le Mali, le Bénin et le Burkina Faso, tant en termes de montants alloués, qu’en termes de nombre de projets restent les 3 pays bénéficiaires majeurs. À eux trois, ils représentent 24 projets et 68,41% du budget coopération. Le budget en RCA a quant à lui été renforcé en vue de développer notre programme d’aide humanitaire d’urgence.

“ 12 - Rapport annuel 2018

ÊTRE HEUREUX, C’EST FAIRE DES HEUREUX. Raoul Follereau


MALI

RÉP. CENTRAFRICAINE

Nombre de projets : 9 Budget investi : 812.409,02€ 26,49% du budget coopération

Nombre de projet : 1 Budget investi : 300.000,00€ 9,88% du budget coopération + 1 projet d’aide humanitaire d’urgence

BURKINA FASO Nombre de projets : 6 Budget investi : 592.229,74€ 19,50% du budget coopération

GUINÉE CONAKRY Nombre de projet : 1 Budget investi : 39.300,02€ 1,29% du budget coopération

CÔTE D’IVOIRE Nombre de projets : 2 Budget investi : 80.428,29€ 2,65% du budget coopération

TOGO Nombre de projets : 5 Budget investi : 342.686,04€ 11,55% du budget coopération

BÉNIN

RÉP. DÉM. DU CONGO

MADAGASCAR

Nombre de projets : 9 Budget investi : 680.923,90€ 22,42% du budget coopération

Nombre de projet : 1 Budget investi : 139.332,01€ 4,59% du budget coopération

Nombre de projets : 2 Budget investi : 49.500,00€ 1,63% du budget coopération Rapport annuel 2018 - 13


FINANCES 2018

3.956.635,40 €

RECETTES

Cofinancement de fonds publics (MAE/SNJ*) : 67%

2.659.144,60€

Projets de coopération, missions et évaluations : 2.392.502,09€ (à 80%)

Education au développement : 62.756,40€ (à 80%)

Aide humanitaire : 200.000€ (à 100%)

Service volontaire de coopération : 3.886,11€

Dons : 18% Résultat (Perte) : 1% Participation du MAE aux frais administratifs : 7% Recettes diverses (Legs, sponsors, etc.) : 7% 710.957,26€

263.833,34€

290.142,86€

32.557,34€

DÉPENSES

3.956.635,40 €

* MAE (Ministère des Affaires étrangères) - SNJ (Service National de la Jeunesse) 14 - Rapport annuel 2018


Répartition des fonds versés** en 2018 PAR AXE

Répartition des fonds versés en 2018 PAR PAYS Guinée Conakry Madagascar

Côte d’Ivoire Rép. Dém. du Congo Rép. Centrafricaine

18,4%

81,6%

Health is Wealth : 2.477.759,99€ Let kids be kids : 559.049,03€ ** Fonds versés vers les projets sous accord cadre (80% Cofinancement MAE - 20% Fonds propres) + Aide humanitaire + Fonds versés vers les projets hors accord cadre (100% Fonds propres) - hors missions et évaluations

Mali

Togo

Mali : 26,49% Bénin Bénin : 22,42% Burkina Faso : 19,50% Togo : 11,55% Rép. Centrafricaine : 9,88% Rép. Dém. du Congo : 4,59% Côte d’Ivoire : 2,65% Guinée Conakry : 1,29% Madagascar : 1,63%

Burkina Faso

GESTION FINANCIÈRE RESPONSABLE DES DONS Nous veillons à l’affectation responsable et transparente des fonds. Tous nos partenaires sont tenus de remettre régulièrement un rapport d’activités et financier, et les dépenses doivent être appuyées par des pièces justificatives. Ils sont également audités chaque année. Tous les projets et leurs budgets sont soumis à l’approbation et au vote du Conseil d’Administration, sur proposition des partenaires et de l’équipe exécutive au siège. LES COMPTES ANNUELS 2018 DE LA FONDATION ONT ÉTÉ CONTRÔLÉS PAR LA SOCIÉTÉ D’AUDIT « GRANT THORNTON LUX AUDIT S.A. ». Voici l’avis sur les comptes annuels de 2018 : « À notre avis, les comptes annuels donnent une image fidèle de la situation financière de la fondation au 31 décembre 2018, ainsi que du résultat pour l’exercice clos à cette date, conformément aux principes et méthodes décrits en note 2 de l’annexe aux comptes annuels. »

Rapport annuel 2018 - 15


NOS PROJETS

22,42%

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BÉNIN

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 11,2 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 78,1%(2018) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 9,8% Espérance de vie* : 61,2 ans

* Source : Banque mondiale 2017 16 - Rapport annuel 2018


Depuis 2002, la Fondation Follereau Luxembourg est présente dans la zone sanitaire Allada-Zè-Toffo avec son partenaire local, la R-FFL. Le Programme d’Appui à la Promotion de la Santé Familiale et Communautaire (PRODUSAFCOM) est un programme conçu et mis en œuvre pour contribuer à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant dans les zones sanitaires Allada-Zè-Toffo et Abomey-Calavi/ Sô-Ava, dans le Département de l’Atlantique au Bénin. Le but est de garantir un accès à des soins de qualité à une majorité de personnes isolées de la zone (manque de moyens, zone rurale...). Le programme intervient sur plusieurs problématiques : • La santé maternelle et infantile avec la maternité dans le village isolé d’Ahozonnoudé, dans laquelle 127 accouchements ont eu lieu en 2018, et 212 femmes ont bénéficié d’échographies. • La prise en charge des enfants sous-nutris/malnutris dans le Centre de Récupération Nutritionnelle de Toffo. En 2018, 164 enfants y ont été pris en charge et leurs familles sensibilisées à l’équilibre alimentaire. • La prise en charge du VIH/SIDA, particulièrement pour les mères et enfants, au travers de soins, de campagnes de sensibilisation et d’un soutien psychologique : 279 couples mère-enfant ont été reçus en consultation courant 2018.

PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 351.948,58 € - 3 PROJETS

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PROMOTION DE LA SANTÉ MATERNELLE ET INFANTILE DANS LA ZONE SANITAIRE ALLADA-ZÈ-TOFFO

• La construction de nouveaux centres de santé pour renforcer l’offre de soins et réduire les déserts médicaux, notamment à Lokpodji, en 2018, où la construction de la maternité sur pilotis est en cours. • L’accès aux services de vaccination, pour 1.428 enfants en 2018, grâce aux sensibilisations des communautés villageoises par des agents de santé. • L’accès à l’eau potable avec la mise en marche de forages. En 2018, un total de 5.767 personnes a suivi des séances de sensibilisation sur les thématiques de la santé, la reproduction, le planning familial et l’hygiène, tandis que 3.419 personnes ont été dépistées du VIH/SIDA. Rapport annuel 2018 - 17


PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 150.272,08 € - 1 PROJET

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CDTUB – CENTRE DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DE L’ULCÈRE DE BURULI, À ALLADA

L’ulcère de Buruli (UB) est une maladie provoquée par une bactérie appartenant à la même famille que celle de la lèpre. Bien que plusieurs facteurs de risque aient été identifiés, le mode de transmission demeure inconnu. Au Bénin, il existe une forte concentration de cas d’UB dans les zones marécageuses et dans les vallées des principaux fleuves du bassin côtier. Entre 1999 et 2002, le Centre de Dépistage et de Traitement de l’ulcère de Buruli (CDTUB) a été construit en plein cœur de la ville d’Allada, située au sud du Bénin, dans le Département de l’Atlantique. Le CDTUB joue un rôle primordial dans l’atteinte des objectifs du Programme national de lutte contre la lèpre et l’ulcère de Buruli (PNLLUB). Au-delà de l’ulcère de Buruli, le centre prend également en charge les ulcérations chroniques en général, ainsi que les autres maladies tropicales négligées (MTN) à manifestation cutanées.

18 - Rapport annuel 2018

Ces dernières années, le centre a étendu ses capacités à travers le renforcement des actions de prévention et de prise en charge curative et psychosociale de l’UB, la réinsertion sociale des patients et la formation de son personnel. Au cours de l’année 2018, l’hospitalisation au CDTUB d’Allada a été requise pour 22 cas dépistés d’UB. On peut noter que le dépistage précoce a un double effet : si les cas sont plus nombreux, la prise en charge rapide permet de limiter les effets de la maladie et de favoriser ainsi le traitement à domicile des patients. Ceci, notamment grâce à la prévention et à la promotion de la santé, notamment à travers les campagnes de sensibilisation menées sur les MTN à manifestations cutanées réalisées dans les villages endémiques des communes de Zè et d’Abomey-Calavi.


ESPACE SOCIO-ÉDUCATIF DU CIPSA-EH À ALLADA Le Centre intégré de Promotion sociale et d’accueil pour enfants handicapés (CIPSA-EH) a vu le jour en 2012, afin de venir en aide aux enfants handicapés, mais, de manière plus large, aux enfants victimes de la violation de leurs droits dans la commune d’Allada, ne bénéficiant notamment pas d’une protection sanitaire et d’une prise en charge adéquate.

BUDGET : 47.043,63 € - 1 PROJET

de formation et des interventions sanitaires. De plus, les familles, du fait de raisons culturelles, se culpabilisent souvent d’avoir donné naissance à un enfant handicapé. Le CIPSA-EH d’Allada, en étant un centre social intégré (présence de l’Espace Socio-Educatif (ESE), des ateliers, de la Réadaptation à Base Communautaire…), permet la prise en charge des enfants handicapés ou en situation difficile en intervenant à trois niveaux : • la rééducation, à domicile et au centre-même

• l’éducation au sein de l’Espace Socio-Éducatif (ESE) • la sensibilisation des familles et des communautés pour les convaincre de l’attention particulière devant être portée à ces enfants En 2018, une cinquantaine d’enfants ont bénéficié d’un appui sanitaire, psychologique, et ont fréquenté régulièrement l’ESE. La rééducation fonctionnelle à domicile a été assurée pour 39 enfants (soit l’équivalent de 1.561 séances).

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La situation des enfants souffrant d’un handicap n’est pas bien connue mais demeure, en effet, préoccupante. Ces enfants sont exclus de l’école, des programmes

PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL)

Rapport annuel 2018 - 19


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LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ENFANTS AU NORD DU BÉNIN

PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 64.998,98 € - 3 PROJETS

À travers le monde, des millions d’enfants sont dépourvus de leur enfance, de leur dignité et de leur potentiel en étant forcés d’exercer un travail qui nuit à leur santé et leur éducation. Contraints de quitter l’école très tôt pour subvenir aux besoins de leur famille, ou encore placés, voire vendus, ces enfants vivent dans des conditions déplorables.

Au Bénin, la fondation collabore avec les ONG PIED (Programme d’Insertion des Enfants Déshérités) et APEM (Association pour la Protection de l’Enfance Malheureuse) dans 16 villages autour de la commune de Djougou (près de la frontière du Togo) et celle de Parakou (non loin du Nigeria) contre la traite des enfants et pour leur développement personnel.

Au Bénin, la traite des personnes a toujours été présente. D’après l’UNICEF, « le taux national du travail des enfants est passé de 34% en 2008, selon l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants, à 52,5% en 2014, selon l’enquête MICS ».

Cette lutte se traduit par la mise en place d’un programme composé de trois projets :

La pratique culturelle du placement ou confiage a pour but d’atténuer les effets de la pauvreté en plaçant les enfants des familles pauvres avec des membres plus riches de la famille pour qu’ils les éduquent et s’en occupent. Cette forme de pratique culturelle est devenue une voie royale pour les trafiquants, afin de gagner de l’argent en vendant ces enfants. Au travers de son programme « Let kids be kids », la fondation tente de garantir le respect des droits des enfants en matière de santé, de scolarisation, et de formation professionnelle.

20 - Rapport annuel 2018

• La sensibilisation des populations : en 2018, 32 séances de sensibilisation et 192 causeries ont été organisées dans les 16 villages d’intervention. • L’appui à la scolarisation et à la formation des enfants à risque ou victimes de la traite : 140 enfants, dont 50 garçons de 7 à 17 ans, ont été accueillis dans des centres et ont bénéficié d’une prise en charge psychologique et sanitaire. Au total, 720 enfants ont été appuyés en kits scolaires et ont ainsi pu poursuivre leur cursus scolaire. • L’appui aux activités génératrices de revenus des femmes ou familles des enfants à risque ou victime de la traite : 16 groupements de femmes sont désormais opérationnels et ont bénéficié de matériel de transformation agricole et de maraîchage.


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CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE ZÈ En 1998, le Bénin s’est doté d’une politique nationale visant à promouvoir et à développer la formation professionnelle. L’éducation est considérée comme une priorité nationale, en vue du développement économique et de la réduction de la pauvreté. Depuis 2009, la Fondation Follereau Luxembourg s’est investie, grâce à son partenaire local (R-FFL), directement dans la commune de Zè, notamment à travers la construction et l’équipement d’un Centre de Formation Professionnelle (CFP). Afin de remédier au manque d’établissements de formation dans la commune, le centre a

PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 66.660,63 € - 1 PROJET

ouvert ses portes en octobre 2015 et a pris en charge 45 jeunes issus de la commune de Zè et de ses environs, pour une formation de trois ans dans les domaines de la couture, de la menuiserie et de la maçonnerie. Avec la signature de la convention de partenariat avec la mairie de Zè, la R-FFL a réalisé une étape primordiale, garantissant la durabilité et l’autonomisation future du projet. Celui-ci vise à offrir à ces jeunes en situation de vulnérabilité une chance d’acquérir un savoirfaire professionnel et de s’insérer sur le marché de l’emploi. Cette approche permet aux jeunes de bénéficier de connaissances théoriques, mais aussi d’une mise

en œuvre pratique. En 2018, 27 apprentis sur 28 (14 en couture et 14 en maçonnerie) ont terminé leur formation avec succès, suite à l’obtention du Certificat de Qualification au Métier (CQM). Une remise de kits d’installation a été organisée en fin d’année, pour faciliter leur insertion professionnelle dans la vie active. La formation en menuiserie a également débuté au profit de 18 apprentis, dont 4 filles. Le 28 décembre, le CFP célébrait la sortie de la première promotion en couture et maçonnerie, la promotion « Jos Hilger », lors d’une cérémonie de remise des kits.

Rapport annuel 2018 - 21


NOS PROJETS

26,49%

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MALI

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 18,5 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 43,7%(2015) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 10,6% Espérance de vie* : 58,5 ans

* Source : Banque mondiale 2017 22 - Rapport annuel 2018


PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali)

PROGRAMME DE PROMOTION DURABLE DE LA SANTÉ FAMILIALE ET COMMUNAUTAIRE

BUDGET : 340.000,03 € - 2 PROJETS

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Plusieurs problématiques règnent au Mali, notamment en matière de santé : non seulement liées aux infrastructures, mais aussi à l’impossibilité pour la population d’accéder aux soins de santé en raison d’un manque de ressources, dans un pays où 47% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Les femmes et les enfants sont les plus affectés par les conséquences de la pauvreté.

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Afin de rendre plus accessibles les soins de santé aux populations, dès 2012, la fondation a mis en place conjointement avec son partenaire local, l’AP-FFL Mali, le programme de promotion durable de la santé familiale et communautaire (PRODUSAFCOM). L’approche se veut communautaire, avec une mobilisation sociale autour des activités de prévention et de gestion. Le programme a ainsi pour objectif de rendre viable, performant et durable le processus de développement communautaire. Il s’attache principalement à identifier, ensemble avec la communauté, des villages isolés, particulièrement éloignés des centres de santé. En concertation avec les autorités locales et sanitaires, la construction, et l’équipement de centres communautaires, ainsi que la mise à disposition de ressources humaines, constituent ainsi l’axe majeur du programme. En plus des 14 centres déjà fonctionnels, deux nouveaux centres de santé ont été construits et équipés à Safolo et Tassona, en 2018. Par ailleurs, 259 accouchements ont déjà pu être effectués dans le centre de Kolodougou, fonctionnel depuis le 2ème trimestre 2018. Rapport annuel 2018 - 23


PROMOTION DE LA SANTÉ FÉMININE, MATERNELLE ET INFANTILE DANS LE CERCLE DE KATI

La situation sanitaire au Mali se révèle préoccupante d’une manière générale et les indicateurs relatifs à la santé maternelle et néonatale comptent parmi les plus faibles de la planète. La couverture en infrastructures de santé est particulièrement faible dans le pays et lorsqu’elles existent, leurs capacités (matérielles, humaines…) restent largement limitées. En raison, notamment, de l’éloignement des centres de santé, nombreuses sont les femmes qui ne peuvent pas se rendre au centre pour effectuer leurs consultations prénatales et leur accouchement. Depuis 2011, la Fondation Follereau Luxembourg s’est investie aux côtés de l’ONG malienne, COFESFA, pour promouvoir la santé communautaire et améliorer la santé maternelle et infantile dans le cercle de Kati (PROSMIK). Ce programme s’exécute auprès de 36 communautés villageoises de la préfecture de Kati, située en zone rurale et péri-urbaine et marquée par la rareté des services sociaux et de santé. Visant l’amélioration de la santé publique, des femmes et des enfants en particulier, le programme regroupe trois projets, à savoir :

24 - Rapport annuel 2018

PARTENAIRE LOCAL : COFESFA (Collectif des Femmes pour l’Education, la Santé Familiale et l’Assainissement) BUDGET : 290.042,95 € - 3 PROJETS

• Sensibiliser les populations en termes de fréquentation des centres de santé, des bonnes pratiques d’hygiène et de planification familiale. En 2018, 113.850 personnes en ont été informées. • Construire des infrastructures sanitaires et les doter en points d’eau, médicaments et équipements. Cette année, 5 forages équipés d’une pompe ont été réalisés et permettent l’accès à l’eau potable aux populations de proximité. La maternité de Bassian, construite en 2017, a quant à elle réalisé 2.526 consultations au cours de l’année 2018. • Renforcer l’appui au développement d’activités génératrices de revenus pour 30 associations de femmes rurales, grâce à la dotation en plateformes multi-fonctionnelles (moulins), et au renforcement de leurs capacités par la formation en gestion et en alphabétisation.


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LE SEUIL DE LA LIBERTÉ, C’EST LE DROIT DES AUTRES. Raoul Follereau Rapport annuel 2018 - 25


PRISE EN CHARGE DES ENFANTS DES RUES DE SÉGOU PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) BUDGET : 72.000,00 € - 1 PROJET

Grâce à l’aide de son partenaire local, l’AP-FFL, la fondation lutte contre la négligence des enfants des rues dans la ville de Ségou depuis 2012. Les bénéficiaires profitent du centre d’écoute qui leur propose une prise en charge psychologique et sociale, en vue de leur réintégration en famille ou leur orientation vers un foyer. Un important travail de réseau est effectué par les équipes afin de faciliter 26 - Rapport annuel 2018

la réintégration des enfants. De ce fait, une véritable coordination de tous les acteurs présents à Ségou est mise en place pour permettre d’identifier les enfants et de les orienter vers les structures adaptées en fonction de leur situation. Cet aspect du projet est un véritable atout pour l’atteinte de son objectif. Au total, 88 tournées de rue ont été réalisées en 2018 et ont permis d’identifier 378 enfants. 179 d’entre eux ont été accueillis au centre d’accueil. Parmi ces jeunes, 155 ont pu être réintégrés ou orientés dans leur famille, chez un tuteur ou un proche parent. Six ont été orientés vers le foyer pour intégrer un système d’éducation ou de formation professionnelle. La méfiance des enfants lors du premier contact explique le taux d’enfants accueillis au centre par rapport au nombre d’enfants identifiés. Plusieurs contacts sont nécessaires afin de gagner leur confiance. Pour pouvoir suivre leur parcours, chaque éducateur tient un carnet dans lequel il recense les enfants rencontrés lors des tournées.

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Le phénomène des enfants des rues est une préoccupation pour de nombreux pays africains. Le Mali n’est pas épargné par cette problématique. De multiples facteurs se conjuguent à l’origine de ce phénomène : la pauvreté des ménages, le manque d’éducation, le manque d’emploi, l’ignorance des parents… Les enfants en situation difficile se trouvent confrontés à de multiples problèmes comme le non-accès à la scolarisation et à l’insertion socio-professionnelle, l’accès limité à la santé, le déficit alimentaire, la malnutrition, et toutes formes d’abus. La région de Ségou a la particularité d’être l’une des régions les plus touchées par ce phénomène au Mali.


APPUI AUX ÉTABLISSEMENTS DE FORMATION PROFESSIONNELLE DANS LA RÉGION DE SÉGOU PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) BUDGET : 46.915,42 € - 1 PROJET

En parallèle du centre d’accueil et d’écoute de Ségou, la fondation soutient un projet de renforcement des capacités d’établissements de formation professionnelle dans la région de Ségou. Pour garantir la compétitivité des jeunes sur le marché, le projet encourage le développement d’offres de formations professionnelles duales : une offre de formation dans les entreprises artisanales directement, couplée à un apprentissage théorique. Le projet s’appuie sur des centres de formations établis et fonctionnels. Le partenaire de la fondation veille ainsi, chaque année, à identifier des filières porteuses ou innovatrices. En 2018, le projet a ainsi proposé, en plus des formations existantes, une nouvelle formation dans la filière « froid-climatisation », en collaboration avec le centre de formation Samakoun Keita. Sur les 30 jeunes qui ont entrepris cette formation, 26 ont réussi le test d’évaluation au terme de l’apprentissage. Le début de l’année a aussi été marqué par la remise des attestations de réussite aux 26 jeunes de la formation en photovoltaïque. Au total, ce sont 169 jeunes qui ont pu suivre une formation dans des domaines variés et porteurs dans la région, au cours de l’année 2018. Il est à noter que 95% de la précédente promotion, issue de la filière tourisme-hôtellerie, ont un emploi à l’heure actuelle. Ces résultats encourageants tendent à démontrer la pertinence des filières identifiées. Rapport annuel 2018 - 27


SENSIBILISATION ET INFORMATION SUR LES CONSÉQUENCES DES MGF PARTENAIRE LOCAL : COFESFA (Collectif des Femmes pour l’Education, la Santé Familiale et l’Assainissement)

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BUDGET : 47.976,9 € - 1 PROJET

Les mutilations génitales féminines (MGF), aussi appelées « excision », sont une intervention qui altère et lèse les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non-médicales. Des millions de femmes sont concernées par cette pratique. Le Mali se caractérise par une des prévalences les plus élevées. On estime à 85,2%, la proportion de femmes maliennes excisées (Source : OMS). Cette pratique est ancrée dans la communauté et dans les coutumes. Elle est encore pratiquée pour des raisons culturelles, sociales ou religieuses. De plus, le manque d’informations relatives aux conséquences de la pratique sur la santé, entre autres, tend à la perpétuer. C’est pourquoi l’objectif du projet est de susciter le changement de comportement des populations en organisant des sessions de sensibilisation et en les informant sur les conséquences physiques et psychologiques. La formation des leaders 28 - Rapport annuel 2018

communautaires, religieux et des chefs de village fait aussi partie du projet, afin de servir de pont communicationnel et d’influence pour atteindre ces cibles spécifiques. Les exciseuses traditionnelles sont, quant à elles, formées en alphabétisation, et converties en relais communautaires pour sensibiliser et informer à leur tour sur les conséquences de cette pratique. L’année 2018 a d’ailleurs vu se réaliser 398 causeries éducatives et 70 séances d’informations de sensibilisation, faites par des anciennes exciseuses reconverties. Au cours de deux journées de sensibilisation, 200 grandmères ont également été formées et sensibilisées. Elles sont, en effet, des personnes influentes clefs de la préservation des traditions. Enfin, trois villages de la commune de Mandé ont signé une convention d’abandon de la pratique, ce qui démontre l’impact du travail accompli.


MIND THE GAP RÉDUIRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE

BUDGET : 2 PROJETS [MALI] 7.499,99 € - [TOGO] 14.388,78 €

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PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) Association des Amis Togolais de la FFL (AAT-FFL)

Les technologies de l’information et de la communication (TIC), convergence de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel, sont un ensemble de technologies utilisées pour traiter, modifier et échanger de l’information, et sont présentes dans toutes les sphères de l’activité humaine. Parmi les TIC, l’ordinateur et Internet représentent un moyen privilégié d’enseignement et d’apprentissage.

jeunes n’ont, en effet, pas la chance de recevoir des cours pratiques d’informatique, bien que ceux-ci soient prévus dans les programmes scolaires, faute de matériel. Afin de pallier à cette situation, la fondation collecte des ordinateurs et du matériel informatique auprès des entreprises luxembourgeoises et les envoient à ses partenaires. Depuis 2011, plus de 3.200 ordinateurs ont déjà été installés dans 280 écoles, ce qui a permis à 40.000 enfants de se former.

L’accès à l’outil informatique permet d’améliorer d’une part l’éducation, la formation et l’alphabétisation et, d’autre part, de faciliter l’émergence du continent africain dans un monde en pleine globalisation.

L’enveloppe budgétaire par pays est de 15.000€, sur deux années consécutives. Celle-ci comprend la collecte, le stockage et l’envoi du matériel, mais aussi la mise en place des éléments collectés dans le pays concerné.

La Fondation Follereau Luxembourg a lancé, en 2011, le projet « Mind The Gap » au Mali, au Bénin et au Togo, en vue de réduire la fracture numérique qui oppose les populations du Nord et du Sud. Ce fossé numérique prive toute une partie de la population de la possibilité d’avoir accès à l’information, à la connaissance et aux réseaux, ainsi que de bénéficier des capacités majeures de développement offertes par les TIC. De nombreux

Merci à la Société Générale, l’Hôpital Intercommunal de Steinfort, MyEnergy, CompuTrade, Deloitte et Docler Holding pour leur soutien au projet « Mind The Gap », en 2018.

Rapport annuel 2018 - 29


NOS PROJETS

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BURKINA FASO

19,50% DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 19,2 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 79,8%(2015) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 8,1% Espérance de vie* : 60,8 ans

* Source : Banque mondiale 2017 30 - Rapport annuel 2018


Selon l’« Étude pays SIGI-Burkina Faso » de l’OCDE (2018), malgré l’instauration de la loi burkinabé du 13 novembre 1996 réprimant les auteurs de MGF, la pratique demeure répandue. Plus de trois femmes sur cinq en âge de procréer affirment avoir été excisées. Deux femmes sur cinq ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 80.924,60 € - 1 PROJET

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LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES

La pratique des Mutilations Génitales Féminines (MGF) puise ses fondements dans la tradition ancestrale. Elle constitue une règle de comportement socialement prescrite. Ainsi, les familles perpétuent cette pratique avec la conviction que c’est ce que la société attend d’eux. En ne respectant pas cette règle sociale, elles subissent les sanctions sociales telles que la marginalisation, l’exclusion du mariage ou la perte de statut social. De plus, l’excision est souvent pratiquée très jeune. Or, si certaines complications apparaissent tout de suite, d’autres apparaitront parfois 15 ans plus tard, lors de l’accouchement par exemple. Les femmes, en n’étant pas informées, ne font pas le lien avec l’excision, et ne remettent donc pas en cause la pratique. En vue de son abandon collectif, l’approche communautaire est donc essentielle. Pour aider les femmes à se délivrer des traumatismes psychologiques et physiques provoqués, le projet s’appuie sur une approche participative incluant activement l’ensemble des acteurs de la société : • À travers des séances de sensibilisation de la communauté sur les conséquences de l’excision. En 2018, elles se sont déroulées dans 53 villages, permettant d’atteindre 7.362 personnes. Par ailleurs, 34 enseignants ont reçu des communications, à

dispenser auprès de leurs élèves, sur les modules MGF, ajoutés au programme scolaire national. • Par la prise en charge des soins (médicaux et psychologiques) prodigués aux femmes concernées, notamment leur réparation pour les femmes souffrant de séquelles de l’excision. Elles sont dirigées vers la Fondation Rama, qui par un système de coupon, prend en charge les opérations chirurgicales réparatrices. En 2018, 70 femmes ont pu bénéficier d’une réparation. • En incitant les exciseuses à poursuivre une autre voie professionnelle, notamment grâce à l’alphabétisation. Rapport annuel 2018 - 31


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PROMOTION DURABLE DE LA SANTÉ FAMILIALE COMMUNAUTAIRE

PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 352.191,83 € - 2 PROJETS

Garantir l’accès aux soins de santé de base aux personnes vulnérables, en particulier aux personnes isolées qui vivent dans des zones enclavées, est une priorité pour la fondation. C’est ainsi qu’elle s’engage depuis de nombreuses années au Burkina Faso avec son partenaire local, l’AAB-FFL. S’inscrivant dans l’atteinte des objectifs nationaux, le programme vise à renforcer l’accès de la population aux soins par la construction de structures sanitaires en zones rurales particulièrement isolées. Dans une approche de développement durable et efficace, à cela, s’ajoute un projet de sensibilisation et de renforcement de capacités de la population, notamment pour la gestion des centres, et ce, afin de leur donner les moyens de fonctionner progressivement en parfaite autonomie. 32 - Rapport annuel 2018

Depuis 2014, 8 centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont vu le jour dans des endroits où les populations devaient auparavant souvent parcourir près de 15km pour accéder au centre de santé le plus proche. Deux centres ont été mis en service courant 2018 : le centre de Bilguimdouré et celui de Ouahabou. Depuis leur ouverture, les centres ont réalisé de nombreuses activités de consultation et de sensibilisation des populations alentours. Le Centre de Ouahabou a, par exemple, déjà pu constaté une fréquentation importante avec 91 accouchements effectués sur les deux premiers mois et 4.875 consultations sur le premier trimestre. Au total, 45.667 consultations ont été enregistrées au cours de l’année 2018 sur l’ensemble des CSPS soutenus, dont la moitié concerne des enfants de moins de 5 ans. 978 accouchements ont également été répertoriés.


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LES JEUNES JARDINIERS DE DÉDOUGOU

PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 59.960,89 € - 1 PROJET

Pour créer des perspectives aux enfants burkinabés issus de milieux défavorisés et qui n’ont pas les moyens d’avoir une éducation, la fondation soutient, en partenariat avec l’Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) et les Religieux de SaintVincent de Paul (RSVP), depuis 2011, le centre d’accueil et de formation professionnelle des « Jeunes Jardiniers de Dédougou ». La stratégie du programme s’aligne sur la politique nationale en termes d‘enseignement et d’emploi au Burkina Faso, qui poursuit activement l’accroissement de l’accès à la formation. Le niveau de scolarisation y est l’un des plus bas d’Afrique, voire du monde. Or, sans éducation et formation quelconque, les perspectives d’avenir des jeunes sont faibles. À 250km de la capitale, Ouagadougou, se situe Dédougou, une ville particulièrement touchée par la pauvreté, et dont les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont très bas, ce qui se traduit par un taux de chômage élevé. Le centre accueille 40 jeunes âgés de 12 à 19 ans. Il leur permet de recevoir une éducation de base, grâce à laquelle ils apprennent à lire et

à écrire. Ces jeunes ont ensuite la possibilité de suivre une formation professionnelle d’une durée de 3 ans en couture, menuiserie, jardinage ou maçonnerie. Une fois diplômé, chacun d’entre eux reçoit un kit d’outils qui augmentera ses chances d’être embauché par une entreprise ou qui lui permet de lancer sa propre activité, et par conséquent de subvenir à ses besoins et à soutenir sa famille. Ils apprennent également à prendre des responsabilités en entretenant le jardin du centre et en s’occupant de sa récolte qui contribue en partie à leur autonomie alimentaire et financière. En 2018, un partenariat a été mis en place avec un groupement de femmes pour les intégrer dans les activités de campagnes maraichères mises en œuvre par les jeunes, à Souri, sur un terrain appartenant à l’association partenaire de la fondation. Ce partenariat permet d’assurer une partie de l’approvisionnement en denrées alimentaires pour le centre, et garantit une source de revenus pour les femmes, en parallèle, tout en renforçant l’implication de la communauté dans leur propre développement. Rapport annuel 2018 - 33


FORMATION PROFESSIONNELLE ET HÉBERGEMENT DES ENFANTS ISSUS DES SITES AURIFÈRES DE LA COMMUNE DE TOUGOURI

PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 99.152,42 € - 2 PROJETS

La situation économique fragile burkinabé contraint la population la plus vulnérable à chercher du travail dans le secteur minier, qui après l’agriculture, représente la deuxième source la plus importante des produits d’exportation. Un système scolaire fragile et des frais scolaires importants conduisent également souvent les familles à envoyer leurs enfants travailler dans les mines. Dans ce cadre, la Cellule Paroissiale pour le Développement et la Solidarité (CPDES) de Tougouri a entrepris un certain nombre d’initiatives, qui apportent un soulagement à la population des zones d’action, dont la plus importante est la création du centre d’hébergement et la réhabilitation d’un centre de formation professionnelle à Tougouri, en 2013, en collaboration avec l’AABFFL, grâce au soutien de la fondation. Les enfants y sont hébergés, nourris, soignés et suivent une formation professionnelle de trois ans, validée par un examen national. Afin de faciliter leur réinsertion socio-professionnelle, un kit d’installation leur est également remis à la fin de leur formation. En 2018, la deuxième promotion comprenait 63 jeunes, dont 20 filles, nourris, hébergés et formés, soit en mécanique deux roues, menuiserie, couture, tissage ou encore soudure. Un taux de réussite de 100% en classe de français a été enregistré. L’évaluation effectuée courant de l’année a également permis de démontrer la pertinence du projet, et son efficacité. La Fondation Linckels-Voss, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, a une nouvelle fois témoigné sa confiance. Elle a prolongé son financement jusqu’en 2019.

34 - Rapport annuel 2018


NOS PROJETS

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RCA

(RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE)

9,88%

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 4,7 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 40%(2010) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 12,2% Espérance de vie* : 52,9 ans

* Source : Banque mondiale 2017 Rapport annuel 2018 - 35


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APPUI AU PROJET DE SANTÉ PRIMAIRE DE LOBAYE

Les trois pays les plus touchés par la crise humanitaire sont le Yémen, la Syrie et la RCA. Les crises récurrentes, dont le pays est victime depuis des décennies, ont affecté tous les piliers du système de santé, entraînant ainsi son effondrement. Le taux de mortalité maternelle reste l’un des plus élevés au monde. Seulement 40% des naissances sont assistées par du personnel de santé qualifié. La situation des pygmées semi-nomades « Aka » est particulièrement difficile. Ce peuple autochtone peine à avoir accès aux services de santé, à cause des conflits qui secouent le pays, mais surtout en raison de leur statut socio-économique. Leur situation demeure précaire, en particulier sur le plan sanitaire. La Fondation Follereau Luxembourg soutient le projet de santé primaire de l’ONG FAIRMED. Ce projet vise à fournir un accès à des services médicaux de qualité aux 18.163 Aka recensés dans le district sanitaire de M’baïki, dans la préfecture de la Lobaye. Le reste de la population de la zone bénéficie également du projet et profite ainsi d’un système de santé renforcé. 36 - Rapport annuel 2018

PARTENAIRE LOCAL : FAIRMED BUDGET : 100.000,00€ - 1 PROJET

L’objectif de ce projet se traduit par le renforcement des capacités des communautés et l’accès aux soins de santé facilité. Un volet est également consacré à la vaccination systématique des populations démunies de la région (lors des consultations, mais aussi grâce à des stratégies avancées). Enfin, il prend en charge le dépistage de maladies tropicales négligées telles que la lèpre, l’ulcère de Buruli et le pian. Une attention particulière est également portée aux femmes enceintes, via un système de tickets de santé, qui leur permet d’être suivies tout au long de leur grossesse, et d’accoucher dans un centre de santé, entourées de personnel qualifié. Ainsi, en 2018, en vue de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile en milieu Aka, 654 tickets ont été distribués aux femmes enceintes Aka, jadis réticentes. Grâce à ce projet, 1.553 femmes Aka ont été reçues en consultations prénatales, tandis que 4.991 Akas ont été vaccinés.


AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE PARTENAIRE LOCAL : FAIRMED

Le cycle de violence persiste en RCA et s’est même étendu vers d’autres régions du pays, qui étaient considérées au préalable comme relativement stable. La situation humanitaire s’est ainsi détériorée en 2018. Le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire et de protection a augmenté de 2,5 millions en 2017 à 2,9 millions en 2018. Fin 2013, face au chaos humanitaire engendré par la rébellion Séléka, la fondation a introduit sa première demande d’aide humanitaire pour la RCA auprès de la Direction de la Coopération au développement et de l’Action humanitaire du Ministère des Affaires étrangères. Depuis lors, le projet, en collaboration avec la fondation FAIRMED, présente dans ces régions depuis 2010, vise à soutenir le secteur médical touché par la crise humanitaire et sanitaire, afin de contrer les effets des conflits intercommunautaires sur le système de santé, pour les préfectures de l’Ombella M’poko et de la Lobaye. Depuis octobre 2018, l’appui du projet s’est étendu, d’une part, à trois nouvelles communes du district sanitaire de M’baïki et d’autre part, à une phase test de transport et de prise en charge des malades

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BUDGET : 200.000,00€ (Aide humanitaire d’urgence, financée à 100% par le Ministère des Affaires Etrangères) - 1 PROJET

en urgence dans la commune de Moboma. Avec l’extension à ces trois nouvelles communes, le projet couvre désormais l’ensemble des neuf communes du district sanitaire de M’baïki et une commune du district sanitaire de Bimbo. Le nombre de FOSA (formation sanitaire) appuyées a ainsi augmenté de 31 à 38, ce qui augmente le nombre des bénéficiaires du projet de 182.024 à 217.271 personnes. Les deux hôpitaux et 36 centres de santé ont été pourvus en matériels biomédicaux et en médicaments, malgré des difficultés rencontrées, dues à la fermeture d’un fournisseur agréé par le Ministère de la santé. Rapport annuel 2018 - 37


NOS PROJETS

11,55%

TOGO © FFL

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 7,8 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 44,6%(2015) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 7,3% Espérance de vie* : 60,5 ans

* Source : Banque mondiale 2017 38 - Rapport annuel 2018


PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE LUTTE CONTRE LA LÈPRE ET L’ULCÈRE DE BURULI

PARTENAIRE LOCAL : DAHW (Deutsche Lepra- und Tuberkulosehilfe e.V.) BUDGET : 99.999,99 € - 1 PROJET

Au Togo, le constat est alarmant : 55% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale. Le manque d’équipement sanitaire et le manque d’hygiène sont la cause de nombreuses maladies infectieuses et parasitaires. Depuis l’an 2000, la fondation s’engage au Togo dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN), plus précisément l’ulcère de Buruli (UB) et la lèpre, en collaboration avec l’un de ses partenaires locaux : la DAHW Togo. Comme toutes les autres MTN, la lèpre et l’UB touchent particulièrement les populations les plus vulnérables et les plus démunies, et peuvent conduire à de graves infirmités si elles ne sont pas dépistées et prises en charge rapidement. La sensibilisation de la communauté ainsi que la formation des agents de santé communautaire permettent ainsi d’éviter les nouveaux cas de maladies plus avancées et les conséquences que celles-ci engendrent.

En 2018, 65 agents de santé communautaire ont été formés et ont acquis des aptitudes pour prévenir et reconnaître les signes précoces de MTN. Grâce à ce projet, 78 cas de lèpre, et 93 cas d’UB ont également été dépistés. Tous ont été pris en charge dans un centre médical. Parmi les cas d’UB, 65 ont pu être soignés en ambulatoire et seuls 28 patients ont dû être hospitalisés.

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Dans l’espoir de réduire le taux de prévalence lié à ces maladies, ce projet appuie la promotion de la santé communautaire à travers la sensibilisation, le renforcement des capacités des acteurs de santé et la mise à disposition de moyens diagnostiques et thérapeutiques.

Rapport annuel 2018 - 39


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PROMOTION DE LA SANTÉ FAMILIALE ET COMMUNAUTAIRE

Selon les normes de santé de l’OMS, chaque localité située à plus de 5 km d’une formation sanitaire avec une population de 5.000 habitants doit disposer d’une structure de soins. Cependant, au Togo, en raison de la situation économique difficile du pays, plusieurs localités réunissant ces critères restent dépourvues de soins de proximité. La mortalité maternelle demeure très élevée au Togo. Trois femmes meurent chaque jour à cause d’une complication liée à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couches. Sensible aux nombreux besoins constatés dans le secteur de la santé au Togo, la fondation soutient ainsi, depuis 2014, un programme de santé de base dans les régions Maritime et des Plateaux, grâce à l’Association des amis togolais de la FFL (AAT-FFL), notamment dans les préfectures d’Agou, de Kpélè et de Zio, où le processus d’identification effectué par l’AAT-FFL a permis de mettre à

PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Togolais de la FFL (AAT-FFL) BUDGET : 236.271,00 € - 3 PROJETS

jour d’importantes lacunes dans le système de santé. Ce programme met l’accent sur la promotion de la santé familiale et communautaire ; maternelle et infantile en particulier, notamment via la construction de centres de santé. La phase pilote de ce projet consistait en la construction d’un centre ainsi que d’un forage dans le village de Doglobo, fonctionnel depuis avril 2016. Puis, toujours afin de rapprocher l’offre de soins de la population, qui dispose rarement de moyens de transport permettant de se rendre dans les centres les plus éloignés, le programme a finalisé, en 2018, la construction de deux nouvelles unités de soins, respectivement à Zionou et Lilikopé.

aide sociale, les accouchements à domicile ont sensiblement baissé, en 2018, dans les aires sanitaires des trois centres, avec zéro accouchement à domicile à Doglobo et Zionou. Un volet parallèle à la construction des infrastructures de santé vise à favoriser l’éducation sanitaire dans les écoles des villages cibles et à y installer des dispositifs d’hygiène. L’année 2018 aura ainsi permis la formation sur les bonnes pratiques d’hygiène de 420 acteurs et 3.671 élèves de la zone sanitaire de Lilikopé, notamment grâce à l’installation de 100 dispositifs de lavage des mains et 20 hangars dans les écoles et lieux publics retenus.

L’ensemble de ces Unités de Soins Périphériques (USP) ont permis à 138 femmes d’accoucher en toute sécurité et de bénéficier des kits d’accouchements. Grâce au volet

Rapport annuel 2018 - 41


NOTRE PROJET (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)

DU BUDGET COOPÉRATION

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RDC

4,59%

POPULATION* : 81,3 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 80,1%(2014) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 9,1% Espérance de vie* : 60 ans

* Source : Banque mondiale 2017 42 - Rapport annuel 2018


PARTENAIRE LOCAL : Support médical et technique pour la République démocratique du Congo (SUMEDCO) BUDGET : 139.332,01 € - 1 PROJET

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POLYCLINIQUE DE MBUJI MAYI KASAÏ ORIENTAL

Depuis 2008, la Fondation Follereau Luxembourg soutient l’ONG SUMEDCO dans le fonctionnement d’une polyclinique installée au centre de la ville de Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, comptant environ deux millions d’habitants. On y compte plusieurs hôpitaux mais qui restent quasiment vides. Les soins proposés sont en effet trop chers, et donc peu accessibles pour une population sinistrée par le chômage. De plus, le matériel souvent en mauvais état ou inexistant suite aux vagues de pillage, la vétusté des infrastructures et le manque de personnel qualifié contribuent à la faible fréquentation des centres. À la fin du dernier trimestre 2018, les travaux de construction des bâtiments pouvant permettre à la polyclinique d’avoir une capacité d’accueil égale ou supérieure à 50 lits ont atteint un taux d’achèvement de 95%. Un service laboratoire pour réaliser les analyses sur place, ainsi qu’une formation pour les cas de traumatisme osseux, ont également été intégrés au projet. Avec la multiplication des véhicules motorisés, les accidents de la route ont augmenté et peu de structures sont en mesure d’offrir les soins d’urgence, d’hospitalisation

et de rééducation nécessaires. La polyclinique étant située sur l’axe principal de la ville, de nombreux accidentés y sont adressés. C’est pourquoi les agents de la polyclinique sont formés, afin de prendre en charge correctement les cas de traumatismes osseux qui arrivent à la clinique. Malgré les tensions pré-électorales, qui ont été à la source d’une baisse de la fréquentation, 8.362 patients ont été reçus en consultation à la polyclinique de Mbuji Mayi, en 2018. 134 patients atteints de tuberculose ont été dépistés et mis sous traitement, tandis que 29 cas de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont été traités. L’indisponibilité des traitements a malheureusement empêché l’équipe médicale de prendre en charge davantage de cas. Rapport annuel 2018 - 43


NOS PROJETS

© FFL / L. Klopp

CÔTE D’IVOIRE

2,65%

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 24,3 MILLIONS

Taux d’alphabétisation* : 43,1% Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 8,9% Espérance de vie* : 54,1 ans

* Source : Banque mondiale 2017 44 - Rapport annuel 2018


PROMOTION DE L’INSERTION SOCIO-SCOLAIRE DES ENFANTS DE LA RUE À BOUAKÉ

PARTENAIRE LOCAL : Congrégation des Religieux de Saint-Vincent de Paul (RSVP) BUDGET : 80.428,29 € - 2 PROJETS

La Côte d’Ivoire compte parmi les états les plus pauvres d’Afrique de l’Ouest. Bouaké, 2ème ville du pays en termes de démographie, constitue un véritable carrefour commercial malgré une situation de sécurité fragile. Cependant, en dépit de la croissance économique des dernières années, le phénomène des jeunes sans abris demeure. Depuis 2009, la Fondation Follereau Luxembourg soutient la Maison de l’Enfance de Bouaké (MEB), créée en 1970 par les Religieux de Saint Vincent de Paul (RSVP), qui accueille des enfants et adolescents de 6 à 22 ans, dans la rue suite à la crise ivoirienne ou à une structure familiale complexe, voire inexistante. Elle assure la prévention, la réinsertion familiale et socioprofessionnelle des jeunes en situation difficile. En parallèle, la fondation soutient également le Centre de Formation de la Jeune Fille (CFJF), qui vise à offrir une alphabétisation accompagnée d’un apprentissage en couture, en particulier pour les jeunes mères. L’importance du CFJF est devenue évidente face à la multitude de conséquences fatales entraînées par les grossesses non-désirées des jeunes filles-mères, parmi lesquelles comptent le rejet de la famille et même du père de l’enfant, l’abandon scolaire et une destruction des projets de vie, ce qui finalement renforce le cercle de la pauvreté.

Les enfants accueillis au centre bénéficient de cours parascolaires, de diverses activités de loisirs, d’une prise en charge médicale, psychologique, alimentaire, et vestimentaire. La MEB permet également aux jeunes de se présenter au Certificat d’Etude Primaire Elémentaire (CEPE) et de pouvoir par conséquent (re)trouver un projet de vie décent.

© FFL / L. Klopp

En 2018, 140 jeunes, dont 30 filles et 110 garçons, ont été bénéficiaires de la MEB. Parmi eux, 10 des enfants hébergés ont été réunis avec leur famille, tandis que 63 enfants de passage à la MEB ont également retrouvé leurs proches.

Rapport annuel 2018 - 45


NOTRE PROJET

1,29% GUINÉE CONAKRY © FFL / T. Winn

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 12,7 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 62,7%(2016) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 8,6% Espérance de vie* : 60,6 ans

* Source : Banque mondiale 2017 46 - Rapport annuel 2018


CENTRE DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DE L’UB DE N’ZÉRÉKORÉ L’ulcère de Buruli (UB) est une maladie infectieuse, transmise par l’environnement, qui affecte la peau et le système nerveux, et qui peut aboutir à de vastes ulcérations. Les séquelles physiques handicapantes sont plus ou moins graves, selon le moment où la maladie se déclare et le moment du début du traitement.

BUDGET : 39.300,02 € - 1 PROJET

En Guinée Forestière, les incapacités dues à la maladie sont fréquentes et graves. Depuis 2007, la Fondation Follereau Luxembourg s’engage, avec l’aide de son partenaire local APROSCO (Association pour la promotion de la santé communautaire), en Guinée Conakry au travers du Centre de dépistage et de traitement de l’UB (CDTUB) de N’Zérékoré, afin de lutter contre l’ulcère de Buruli, dans la région de la Guinée Forestière. Le programme a notamment financé la construction du centre, mais aussi son équipement et son bon fonctionnement afin d’assurer l’accès aux soins aux plus démunis. Ce projet met l’accent sur la sensibilisation, les soins et la

formation des agents de santé des centres périphériques et des relais communautaires, toujours dans l’optique de réduire les cas de cette maladie, et soigner les personnes souffrantes. En 2018, 70 agents de santé communautaire de proximité ont été formés à la problématique, aux modes de transmission, de prévention et de traitement des ulcères tropicaux. Par ailleurs, 6.000 personnes ont assisté aux séances de sensibilisation et de dépistage de masse. Ces activités ont permis de suivre 408 patients : 198 ont été identifiés et ont reçu gratuitement des soins en ambulatoire, tandis que 210 ont été suivis au CDTUB.

© FFL / T. Winn

Toutefois, 80% des personnes dépistées à un stade précoce peuvent guérir sans séquelle, avec un simple traitement antibiotique. Les campagnes d’informations et de sensibilisation sont donc indispensables à la réduction d’apparition de nouveaux cas d’UB.

PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de la Santé Communautaire (APROSCO)

Rapport annuel 2018 - 47


NOS PROJETS

© FFL / T. Winn

MADAGASCAR

1,63%

DU BUDGET COOPÉRATION

POPULATION* : 25,6 MILLIONS

Accouchements médicalement assistés* : 44,3%(2013) Taux de mortalité des moins de 5 ans* : 4,4% Espérance de vie* : 66,3 ans

* Source : Banque mondiale 2017 48 - Rapport annuel 2018


SOUTIEN AUX PERSONNES ATTEINTES DE MALADIES CHRONIQUES ET/OU INVALIDANTES DANS LA RÉGION AMORON’I MANIA

PARTENAIRE LOCAL : Akanin’ny Marary Ambositra – Soeurs de Saint-Paul de Chartres

Des plaques blanches sur la peau, qui ne font pas mal, ne constituent pas une raison pour consulter un médecin. Et pourtant, elles peuvent être les premiers symptômes visibles d’une maladie qui sévit toujours à l’heure actuelle : la lèpre.

notamment à Madagascar, l’une des régions les plus touchées par la lèpre en Afrique.

Mais la peur, le manque de moyens financiers et aussi la grande distance pour arriver au prochain centre de santé n’encouragent pas les malades à consulter un médecin.

© FFL / T. Winn

En effet, si de grands progrès dans la lutte contre cette maladie aujourd’hui curable ont été réalisés, la sensibilisation des populations reste essentielle afin d’éviter les nouveaux cas de maladie plus avancés,

BUDGET : 49.500,00 € - 2 PROJETS

Le projet d’aide aux personnes atteintes de la lèpre, soutenu par la fondation et ses partenaires locaux, l’ONG Akanin’ny Marary et les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, est d’autant plus important en ces temps de crise sociale, sanitaire et éducative. La fondation poursuit ainsi ses activités, depuis l’an 2000, dans la région Amoron’i Mania et au centre Marovahy de Mananjary : • la sensibilisation et le dépistage des communautés ainsi que le renforcement des structures communautaires, afin de prévenir la contraction de la lèpre et de la tuberculose. • un soutien alimentaire et la prise en charge des soins des personnes atteintes de la lèpre, ainsi qu’un soutien psychologique, vis-à-vis de leur exclusion. • un enseignement primaire de base aux enfants des patients, au sein d’une école au centre Marovahy. En 2018, 55 enfants ont été accueillis, soignés et nourris au centre Marovahy. Ils ont également bénéficié d’une prise en charge scolaire. Au total, 2.730 consultations de malades y ont été réalisées. Tandis que dans la région Amoron’i Mania, le projet a mené à bien 16 consultations de masse et 59 activités de sensibilisation.

Rapport annuel 2018 - 49


ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT L’éducation pour le développement durable (EDD) – également appelée éducation à la citoyenneté mondiale – vise à promouvoir le débat critique des citoyens sur des questions de relation Nord-Sud et à encourager leur propre engagement. En conséquence, ces relations globales avec ces connexions Nord-Sud, ainsi que les questions de justice sociale, sont explorées et comparées aux expériences de sa propre vie quotidienne, en mettant en évidence la responsabilité de chacun. L’élargissement des horizons d’action et les évolutions sans cesse accélérées nécessitent des changements de perception, de concept d’apprentissage et de mobilisation citoyenne. Dans le contexte de l’éducation au développement durable, la Fondation Follereau Luxembourg propose des ateliers pour jeunes et adultes dans les écoles ou des structures extra-scolaires, qui incluent des méthodes d’apprentissage actives et participatives (jeux de rôle ou de simulation, tables rondes et travaux de groupe, méthode « d’ateliers du futur », jeux de quizz, diversité des médias, changement de perspective, travail de projet, conférences et expositions, etc…). Les dix-sept Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 se reflètent dans toutes nos offres pédagogiques. Dans ce contexte, la fondation travaille également en consortium avec d’autres organisations non gouvernementales ou organise des campagnes de sensibilisation, des projections de films, des expositions ou d’autres événements sur des thèmes spécifiques. Une partie des activités de sensibilisation et d’éducation au développement durable est co-financée par le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

50 - Rapport annuel 2018


PROJET PÉDAGOGIQUE AU LYCÉE BELVAL Au total, 9 événements ont eu lieu au Lycée Belval.

© FFL

Après un événement introductif, les priorités sélectionnées par les élèves ont été approfondies à l’aide de différentes méthodes (« Worldcafé », travail en groupe, enquêtes anonymes, conférences interactives, débats). À la fin du projet, l’idée de 4 stands d’information a été mise en œuvre pour sensibiliser les camarades de classe au racisme et aux formes de discrimination. Un premier groupe avait préparé un sketch sur une situation raciste dans lequel les spectateurs devaient donner des exemples de courage civil. Sur un second stand, les visiteurs ont pu participer à un quizz à l’aide d’affiches et de fiches informatives préparées par les étudiants. Au troisième stand, les visiteurs étaient invités à réfléchir aux situations de discrimination qu’ils avaient eux-mêmes vécues ou observées et à les classer selon la nature et la forme de la discrimination. Le dernier stand d’information a été organisé par le Centre pour l’égalité de traitement (CET), qui, outre de nombreuses informations, a également apporté un certain nombre d’outils.

WORKSHOPS

© FFL

Au total, environ 150 élèves ou enfants ont participé aux ateliers de sensibilisation. Dans des écoles telles que le lycée Belval, le lycée Josy Barthel Mamer ou l’école privée Fieldgen, les manifestations se sont déroulées à la demande des enseignants, principalement dans le cadre de journées de « solidarité » ou « du développement durable ». Environ 150 autres étudiants ou adultes ont participé aux « repas insolents », un atelier interactif sur la répartition inégale des ressources mondiales et sur l’industrie agro-alimentaire. En 2018, la fondation faisait toujours partie du groupe d’ONGD qui propose le workshop « Our world, our dignity, our future », un atelier interactif autour de l’Agenda 2030. Au cours de l’année, le contenu de certains ateliers a été révisé, complété et/ou élargi. De plus, des prospectus pour les différents ateliers ont été préparés pour un meilleur suivi didactique. Rapport annuel 2018 - 51


© FFL / EPF - R.Weickmans

LA SEMAINE FOLLEREAU Comme les années précédentes, la fondation s’est aussi engagée en 2018 dans l’organisation des Semaines Follereau à l’Ecole Privée Fieldgen. Au total, 572 étudiants et enseignants ont participé à quatre conférences au sujet de la situation des jeunes, ici ou ailleurs, en termes d’éducation et de formation professionnelle. Des problèmes tels que le chômage des jeunes, l’orientation et l’identité professionnelle ont également été abordés. Parallèlement, une petite foire avec certains acteurs du secteur a été organisée ainsi qu’une collecte de fonds pour le projet de formation professionnelle à Ségou, au Mali. ZESUMMEN FIR D’AGENDA 2030 Afin de créer une vaste campagne de sensibilisation sur l’Agenda 2030, sept ONGDs ont mis en place le groupe de travail « Zesummen fir d’Agenda 2030 ». Cette campagne est réalisée à l’aide de divers stands d’information, d’une bande dessinée, de publicités et d’autres médias.

52 - Rapport annuel 2018


SEMAINES DE L’ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE Cette année encore, la fondation a participé aux semaines de l’éducation au développement durable « Connecting Lives », un projet en consortium avec le Cercle des ONGDs et la Plateforme pour l’éducation au développement durable, www.bne.lu. Le 23 septembre a eu lieu une marche gourmande alternative à Steinfort, au Centre d’accueil Mirador, où la fondation a assuré un des six stands. En outre, la fondation a participé à la 9ème édition du festival du Cinéma du Sud, organisée conjointement avec d’autres ONGDs. Cette année, le Cinéma du Sud s’est transformé en afterwork. La projection a eu lieu le 24 septembre 2018 au Centre Altrimenti. À l’affiche figurait un documentaire de Céline Baril, tourné sur trois continents, qui interroge les mystères de l’univers et les défis du vivre-ensemble en donnant la parole aux « David » de ce monde, 24 protagonistes profondément engagés à rendre le monde meilleur.

Rapport annuel 2018 - 53


© FFL © FFL 54 - Rapport annuel 2018

SOIRÉE « INTERSECTIONS » Lors d’une soirée éducative d’échange organisée en mai 2018, la professeur sénégalaise Fatou Sow Sarr, directrice du laboratoire genre IFAN de l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar, a réalisé une présentation sur le mouvement féministe africain et sur les succès et défis des mouvements de femmes africaines. Elle a également évoqué le rôle (positif, mais aussi critique) que jouent les pays européens dans cette lutte commune pour le respect des droits de la femme partout dans le monde. Notre partenaire malien, COFESFA, un collectif de femmes très engagé, était présent pour l’occasion.

PROJECTION DU FILM « OUAGA GIRLS » Le 25 octobre 2018, la fondation organisait au Kinépolis de Limpertsberg une projection du film « Ouaga Girls » dans le cadre de l’évolution du droit des femmes dans le monde. Cette projection était suivie d’un échange éducatif entre le public et David Thommes, chargé de sensibilisation et d’éducation au développement à la fondation.


SERVICE VOLONTAIRE DE COOPÉRATION En collaboration avec le Service National de la Jeunesse (SNJ) et le Cercle des ONG, la Fondation Follereau Luxembourg permet aux jeunes de faire des volontariats au sein de deux de ses projets, au Bénin et au Togo. Les volontaires reçoivent, non seulement la possibilité de participer activement à nos projets, mais aussi l’opportunité de faire des rencontres interculturelles enrichissantes qui leur permettent d’élargir leurs horizons.

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En 2018, la fondation a pu envoyer et accompagner 3 volontaires : • Béryl Arnould (6 mois au Togo, au pavillon UB de Tsévié) • Lena Hartz (10 semaines au Togo, au pavillon UB de Tsévié) • et Kristina Lund (5 semaines au Bénin, au CREN de Toffo)

Rapport annuel 2018 - 55


ÉVÉNEMENTS GRAND PUBLIC PROJECTION DU FILM « MON ENFANT, MA SOEUR SONGE À LA DOULEUR »

© Ville Esch-sur-Alzette/ Emile Hengen

Projection du documentaire «Mon enfant, ma sœur songe à la douleur» en présence de la réalisatrice, Violaine de Villers, et de Khadidiatou Diallo, « protagoniste » du documentaire et fondatrice du GAMS Belgique, suivi d’un échange sur les droits des femmes et les mutilations génitales féminines. Modération : Carole Schimmer (Radio 100,7)

En 2018, la fondation était présente sur ces événements : • ING Night Marathon Luxembourg City - 15 mai 2018 • Fête de l’amitié Hesperange - 17 juin 2018 • Living Library “Regard sur la violence” Esch-sur-Alzette - 6 novembre 2018

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• Marché de Noël LTMA Lamadelaine - 15 décembre 2018

56 - Rapport annuel 2018

MERCI AUX ORGANISATEURS !


PUBLICATIONS

Bulletins informatifs, distribués en toutes-boîtes à 235.000 exemplaires au Luxembourg.

Dépliants informatifs, insérés dans le Luxemburger Wort, respectivement en mars et décembre 2018.

Edition d’une brochure sur les legs, et les activités de la Fondation Follereau Luxembourg. N’hésitez pas à demander votre exemplaire gratuit par email à presse@ffl.lu ou par téléphone au (+352) 44 66 06 1

Rapport annuel 2018 - 57


REMERCIEMENTS A La Fondation Follereau Luxembourg tient à remercier chaleureusement ses généreux donateurs, ainsi que les nombreuses associations et entreprises qui ont soutenu nos B projets en 2018, à savoir :

• l’Ecole privée du Fieldgen et ses élèves pour leur énorme soutien de 22.913€ (A) • Merci à notre partenaire Infogreen pour son soutien de 1.000€ • Mille mercis à Telindus pour leur généreux don de 2.000€ • Du fond du coeur, merci aux Hôpitaux Robert Schuman et leur action « Arrondi Solidaire » pour leur soutien de 529,04€ (B) • Un très grand merci à Party.lu pour leur don de 8.000€ (C) • Villmols merci à Ladies Circle 1 Lëtzebuerg et leur soutien de 3.000€

C

• Six financial Information, nous vous remercions grandement pour votre généreux don (5.000€) • Merci, merci, merci à la Société Générale et leur considérable don de 15.000€ • Nous remercions tous les membres de l’Association de conservation de plantes médicinales de Winseler pour leur grand soutien (5.700€)

58 - Rapport annuel 2018


MERCI POUR CE TORRENT DE BONNE VOLONTÉ CONTRE L’INDIFFÉRENCE. • Merci infiniment aux Amis des Lépreux de Rodange pour leur fidèle soutien (20.000€) (D)

D

• Merci mille fois à la Ville de Luxembourg pour leur très généreux soutien de 15.000€ • Fraen a Mammen Hamm, encore et toujours, merci pour votre appui (5.000€) (E)

E

• Un immense merci à Docler Holding et leur généreux don de 2.500€ (F) • Et enfin, un grand merci à LuxConnect pour son généreux don (5.000€) (G)

F-G

Rapport annuel 2018 - 59


AIMER, CE N’EST PAS DONNER, MAIS PARTAGER. Raoul Follereau

(352) 44 66 06 -1

info@ffl.lu

www.ffl.lu

BCEE IBAN LU38 0019 1100 2081 3000

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