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RAPPORT ANNUEL 2017


RAPPORT ANNUEL 2017

2 - Rapport annuel 2017


SOMMAIRE Préfaces Origines Organisation Les projets de la Fondation Activités en 2017 Finances Nos projets au Bénin Nos projets au Mali Nos projets au Burkina Faso Nos projets en RCA Nos projets au Togo Nos projets en RDC Nos projets en Côte d’Ivoire Nos projets en Guinée Nos projets à Madagascar Education au développement Service volontaire de coopération Publications Remerciements

4 8 9 10 12 14 16 24 30 35 38 42 44 46 48 50 55 57 58 Rapport annuel 2017 - 3


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PRÉFACES

Provoquer un changement durable.

C’est ce que vise la fondation au travers de ses 36 projets. Provoquer un changement à long terme, en vue d’améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables des neufs pays d’Afrique dans lesquels elle est active. En facilitant l’accès aux soins de santé des populations rurales. Malgré les efforts considérables entrepris pour renforcer les systèmes de santé en Afrique, de nombreuses populations restent exclues des soins de base, les communautés vivant en zone rurale en première ligne. Le Burkina Faso et le Mali, deux pays dans lesquels la fondation soutient de larges programmes de santé, enregistrent des taux de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés de la planète. Dans ces deux pays, la fondation a soutenu, en 2016 et 2017, la construction et l’équipement de 7 centres de santé, de 2 maternités et de 4 forages. Situés en zone rurale, ces nouveaux centres ont permis de favoriser l’accès à des soins de base à la population, permettant en particulier aux femmes de ces villages d’accéder à des consultations pré et post-natales et à des programmes de vaccination. Parallèlement, la fondation a également soutenu la construction d’une annexe à la polyclinique de Mbuji-Mayi, en République Démocratique du Congo; ainsi que la construction de deux unités de soins périphériques au Togo. En prévenant certaines maladies tropicales négligées. La Fondation Follereau s’est engagée à intervenir sur une réduction de la prévalence de l’ulcère de Buruli et de la lèpre d’ici à 2020, notamment grâce à des programmes de sensibilisation et d’information. La formation des agents de santé et des leaders communautaires est également un élément clef des projets afin de permettre un dépistage et une prise en charge précoce. 4 - Rapport annuel 2017


«

Chacun de ces projets permet d’améliorer les conditions de vie de milliers de personnes. Jean Hilger

»

En permettant à des jeunes défavorisés de se former. Via l’accueil dans des centres adaptés à leurs besoins et grâce à des programmes de formation professionnelle, afin qu’ils puissent devenir acteurs de leur futur. Pour répondre aux besoins des marchés locaux et favoriser une croissance économique, les partenaires de la Fondation Follereau veillent à identifier des filières porteuses ou innovatrices. À Ségou, au Mali, une filière de photovoltaïque a par exemple ouvert ses portes en 2017. Au cours de l’année 2017, un total de 933 jeunes en difficulté a bénéficié d’une formation professionnelle de qualité. Derrière ces chiffres, qui attestent des réalisations effectuées au cours de l’année 2017, se trouvent avant tout des personnes. Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants qui voient leur quotidien amélioré grâce à ces projets. C’est pour chacun d’entre eux que nous nous battons au quotidien. Au-delà des constructions réalisées, un véritable travail de fond est engagé pour rendre les projets viables dans le temps et ainsi provoquer un changement réel. C’est pour leur permettre de vivre mieux que nous engageons toute notre énergie dans de longs efforts de négociation, de travail avec les autorités locales, de concertation avec les populations en vue de les impliquer au maximum dans la réalisation de ces projets. D’expérience, nous savons que seule l’appropriation des projets par la population locale permettra leur pérennité et leur efficacité. Tout ce travail et cette énergie déployée nécessitent bien sûr des ressources humaines et financières. Sans nos généreux donateurs, rien ne serait possible. MERCI pour votre soutien fidèle. Jean Hilger Président de la Fondation Follereau Rapport annuel 2017 - 5


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AVEC QUI ET POUR QUI? Active dans les domaines de la santé communautaire et de la lutte contre les maladies tropicales négligées ainsi que de l’aide à l’enfance en détresse, la Fondation Follereau a pu lancer des nouvelles activités dans les différents projets pour l’année 2017. Nous nous engageons depuis maintenant plus de 5 décennies aux côtés d’acteurs locaux qui sont largement à l’origine du succès des différents projets de la Fondation Follereau. Ce réseau d’organisations, appuyées sur le terrain par un représentant formel, constitue la force de la fondation : sans ces partenaires de confiance, nous ne pourrions pas mettre en œuvre les projets de coopération et garantir leur bonne exécution sur le terrain. Le processus de mise en place des projets commence toujours par une identification des besoins de la population sur le terrain. Ainsi, les projets proposés par les partenaires locaux africains répondent aux demandes de terrain et aux stratégies nationales des pays d’intervention. Ensuite, la Fondation Follereau apporte son appui en gestion de projets et son soutien financier aux associations partenaires. Cet appui se déploie en plusieurs étapes et selon les besoins des partenaires, en l’occurrence il peut s’agir d’un appui conseil sur le volet administratif de la gestion de projets de coopération ou sur les activités réalisées sur le terrain avec le budget disponible. Ce lien entre les équipes est renforcé par des échanges réguliers, voire quotidiens, à distance, mais aussi au travers des rencontres ponctuelles, soit sur le terrain

6 - Rapport annuel 2017


lors des missions de la Fondation Follereau ou lors des visites des partenaires au Luxembourg par des ateliers de travail. « [ … ] Au-delà des documents, des indicateurs, les pas de danses lors de la mise en service des centres de santé, la satisfaction sur les visages apportent une motivation supplémentaire à continuer tout en comptant sur la grande famille qu’on est devenue, des donateurs jusqu’aux bénéficiaires. Je m’épanouis chaque jour dans mon travail et j’ai une raison de me lever chaque jour pour être à mon poste. Je suis reconnaissante pour le parcours jusqu’à aujourd’hui qui n’a pas été sans embuches. Je ne réponds certainement pas au modèle de réussite sociale de mon environnement, mais j’ai un travail, je subviens à mes besoins et à ceux de mes proches, j’ai une raison qui me pousse chaque matin à me lever et à avancer : je suis reconnaissance à la providence qui a permis tout cela. Je veux être moi aussi une providence pour d’autres. La mise en place des projets d’aide au développement, ce n’est pas seulement les bénéficiaires qui figurent sur la requête de la logique d’intervention, mais aussi les emplois créés, les familles derrière ces employés, la mise en valeur intellectuelle de femmes comme moi. » (N’GATTA A. N. Fabienne (30 ans), Directrice du Secrétariat Permanent de l’Association des Amis Burkinabè (AAB-FFL) de la Fondation Follereau. Grâce aux associations locales en Afrique, nous avons pu continuer les activités même en zones de conflits, dans lesquelles la situation se révèle de plus en plus complexe, telles que le Mali, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo. Ainsi même en zone de conflits intenses comme en Centrafrique, les activités se poursuivent et 1186 femmes Aka ont été accueillies en consultations prénatales en 2017. Un merci tout particulier revient à nos partenaires locaux et à notre représentant formel pour leur engagement en faveur des bénéficiaires. Grâce à leur investissement quotidien sur place, nous pouvons garantir que l’aide de nos nombreux donateurs arrive là où elle est la plus utile. Sans vous tout ceci ne serait pas possible. Merci. Violaine Alves et Conny Reichling Chargées de direction de la Fondation Follereau

Rapport annuel 2017 - 7


ORIGINES

Raoul Follereau

»

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«

Vivre, c’est aider à vivre.

La Fondation Follereau, c’est 50 ans d’expérience au service des plus démunis. Fondée le 7 décembre 1966 à l’initiative de l’humaniste français Raoul Follereau (1903-1977), elle est reconnue depuis 1984 comme « Etablissement d’Utilité Publique ». Lors de ses voyages en Afrique, Raoul Follereau a pris conscience des conditions de vie précaires de nombreuses personnes. Particulièrement touché par la misère et l’exclusion des malades de la lèpre qu’il a rencontrés, il a ensuite souhaité s’engager en ne plaidant plus qu’une seule cause, celle des lépreux. Il est d’ailleurs l’initiateur de la première “journée mondiale des lépreux” en 1954. La lutte contre toute forme d’exclusion constitue encore aujourd’hui le leitmotiv des actions de la fondation. Les bénéficiaires sont au coeur de chaque projet. Conformément à la pensée de Raoul Follereau, la fondation travaille dans une indépendance d’esprit absolue par rapport à toutes opinions politiques, religieuses et sociales. 8 - Rapport annuel 2017


ORGANISATION La fondation est dûment supervisée par son Conseil d’Administration, composé de 9 personnes : M. Jean Hilger (Président), M. Jos Hilger (Président d’honneur), M. Julio Nerin (Vice président), Mme Brigitte Bontemps, M. Georges Keipes, Mme Anne Majerus, M. Boubacar Niang, M. Jean-Luc Pauly, Dr. Jean Smit. Elle reçoit également les conseils avisés de Marie-Thérèse Ney, membre du Conseil étendu de la Fondation Follereau.

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Le fonctionnement de la fondation est quant à lui assuré par 11 collaborateurs dans les domaines de la gestion de projet, de la finance, de la gestion des dons, des relations publiques et de la sensibilisation.

Jean Hilger, président de la Fondation Follereau lors de sa visite au Bénin, en avril 2017. Rapport annuel 2017 - 9


LES PROJETS DE LA FONDATION

36

+

projets de coopération au développement

1

projet d’aide humanitaire d’urgence

Grâce à plus de 50 années d’expérience, la fondation est devenue un acteur fiable et solide au Luxembourg. Elle travaille en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires Étrangères et reçoit un soutien régulier et généreux du public luxembourgeois, ainsi que de bailleurs publics. Ses activités s’articulent autour de deux axes d’intervention :

LA SANTÉ COMMUNAUTAIRE & L’AIDE À L’ENFANCE EN DÉTRESSE Le Fondation Follereau envisage ses 36 projets de coopération au développement autour de cinq piliers : la solidarité avec le Sud, l’inclusion et la participation active des partenaires locaux, le renforcement des populations et des structures bénéficiaires, la prise en compte des questions de genre et des actions axées sur les résultats. Les projets sont menés en collaboration avec nos partenaires locaux, avec pour objectif le fonctionnement autonome des projets sur le long terme. 10 - Rapport annuel 2017


health is wealth + de 300 000 bénéficiaires

AMÉLIORATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE COMMUNAUTAIRE : Réduire la mortalité maternelle et infantile et la prévalence des maladies tropicales négligées : Ces projets visent le renforcement de l’accès aux services de base pour les populations rurales et périurbaines, tant en termes de distance géographique, que d‘accès à l’information, à un personnel qualitfié, ou à des services abordables.

80.2% 19.8%

22 projets

du budget global

du budget global

let kids be kids + de 23 000 bénéficiaires

AIDE À L‘ENFANCE EN DÉTRESSE : Offrir des perspectives d‘avenir aux jeunes défavorisés, les sortir des circuits de la traite ou de la rue pour leur apporter un soutien psychologique, ainsi qu‘une formation professionnelle afin de leur garantir un avenir, tel est l‘objectif de ce 2e champs d‘intervention de la fondation.

14 projets

Rapport annuel 2017 - 11


MALI

RÉP. CENTRAFRICAINE

Nombre de projets : 9 Budget investi: 841 318.68€ 27.3% du budget global

Nombre de projets : 1 Budget investi: 255 794.95€ 8.3% du budget global + 1 projet d’aide humanitaire d’urgence

BURKINA FASO Nombre de projets : 6 Budget investi: 617 827.55€ 20% du budget global

GUINÉE Nombre de projets : 1 Budget investi: 40 000.00€ 1.3% du budget global

CÔTE D’IVOIRE Nombre de projets : 2 Budget investi: 86 498.24€ 2.8% du budget global

TOGO Nombre de projets : 4 Budget investi: 301 771.06€ 9.8% du budget global

BÉNIN Nombre de projets : 10 Budget investi: 686 498.76€ 22.3% du budget global

MADAGASCAR RÉP. DÉM. DU CONGO Nombre de projets : 1 Budget investi: 223 902.57€ 7.3% du budget global

12 - Rapport annuel 2017

Nombre de projets : 2 Budget investi: 27 500.00€ 0.9% du budget global


ACTIVITÉS EN 2017

«

La générosité a besoin de l’efficacité. Raoul Follereau

»

En 2017, la Fondation Follereau a poursuivi ses activités dans ses 9 pays partenaires. Avec 80.2% du budget, soit 2 471 582.40€, investis dans les projets de santé communautaire et familiale, la Fondation Follereau, en collaboration avec ses partenaires locaux, a pu non seulement construire et équiper des centres de santé périphériques, mais a également contribué à la réalisation de Programmes Elargis de Vaccination (PEV), à des activités de sensibilisation et de planning familial ou encore à la prise en charge médicale des indigents. Les 19.8% restants, soit 609 529.11€, ont été attribués aux projets d’aide à l’enfance en détresse, visant surtout à permettre aux jeunes en difficultés de recevoir une formation de qualité, afin d’être mieux préparer pour leur parcours professionnel. Pour apporter une réponse complète aux problèmes observés (traite ou trafic des enfants, enfants des rues, travail des mineurs, etc.), les projets intègrent systèmatiquement un volet de prise en charge sociale et médicale. Les 3 pays bénéficaires majeurs restent le Mali, le Bénin et le Burkina Faso, tant en termes de montants alloués, qu’en termes de nombre de projets. A eux trois, ils représentent 69.6% du budget total des projets. Le budget du Togo a quant à lui été renforcé en vue de développer les programmes de santé existants. Rapport annuel 2017 - 13


FINANCES 2017

4 410 755.57 €

RECETTES

Cofinancement de fonds publics (MAE/SNJ*): 59% v Projets de coopération, missions et évaluations: 2.392.502,09€ (à 80%) v Education au développement: 54 936€ (à 80%) v Aide humanitaire: 160 000€ (à 100%)

2 610 721.25€

v Service volontaire de coopération: 3 283.16€

Dons: 18% Résultat: 12% Participation du MAE aux frais administratifs: 7% Recettes diverses (Legs, sponsors, etc.): 4% 780 001.12€ 533 260.21€ 297 463.10€

DÉPENSES

189 309.89€

4 410 755.57 €

14 - Rapport annuel 2017 *MAE (Ministère des Affaires Étrangères) - SNJ (Service National de la Jeunesse)


Répartition des fonds versés en 2017 PAR PAYS

Répartition des fonds versés* en 2017 PAR AXE

Côte d’Ivoire

Guinée

Madagascar

Rép. Dém. du Congo Rép. Centrafricaine

Mali

Togo

Bénin

Health is wealth: 2 471 582.40€ Let kids be kids: 609 529.11€

Mali: 27.3% Bénin: 22.3% Burkina Faso: 20% Togo: 9.8% Rép. Centrafricaine: 8.3%

Burkina Faso

Rép. Dém. du Congo: 7.3% Côte d’Ivoire: 2.8% Guinée: 1.3% Madagascar: 0.9%

GESTION FINANCIÈRE RESPONSABLE DES DONS Nous veillons à l’affectation responsable et transparente des fonds. Tous nos partenaires sont tenus de remettre régulièrement un rapport d’activités et financier, et les dépenses doivent être appuyées par des pièces justificatives. Ils sont également audités chaque année. Tous les projets et leurs budgets sont soumis à l’approbation et au vote du Conseil d’Administration, sur proposition des partenaires et de l’équipe exécutive au siège. LES COMPTES ANNUELS 2017 DE LA FONDATION ONT ÉTÉ CONTRÔLÉS PAR LA SOCIÉTÉ D’AUDIT « GRANT THORNTON LUX AUDIT S.A. ».

Voici l’avis sur les comptes annuels de 2017 : « A notre avis, les comptes annuels donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de LA FONDATION FOLLEREAU LUXEMBOURG au 31 décembre 2017, ainsi que des résultats pour l’exercice clos à cette date, conformément aux obligations légales et réglementaires relatives à l’établissement et la présentation des comptes annuels en vigueur au Luxembourg. » Rapport annuel 2017 - 15 * 100% des fonds versés vers les projets (hors missions et évaluations) : 80% Cofinancement MAE - 20% Fonds propres + Aide humanitaire.


NOS PROJETS AU BÉNIN

10

projets de coopération au développement

22.3%

du budget global

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Population* : 10,9 millions

16 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 84,1% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 9% Espérance de vie : 59,2 ans**

PROMOTION DE LA SANTÉ MATERNELLE ET INFANTILE DANS LA ZONE SANITAIRE ALLADA-ZÈ-TOFFO La Fondation Follereau est présente dans la zone sanitaire Allada-Zè-Toffo depuis 2002 avec son partenaire local la R-FFL. Ce programme de santé, composé de trois projets, a pour but de garantir un accès à des soins de qualité à une majorité de personnes de la zone. Aussi, en abordant une large gamme de thématiques sur une zone précise, la fondation intervient sur plusieurs problématiques :

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la santé maternelle et infantile avec la maternité dans le village isolé d’Ahozonnoudé; la prise en charge des enfants sous-nutris/malnutris dans le centre de récupération nutritionnelle de Toffo; la prise en charge du VIH/SIDA, particulièrement pour les mères et enfants, au travers de soins, de campagnes de sensibilisation et d’un soutien psychologique; la construction de nouveaux centres de santé pour renforcer l’offre de soins et réduire les déserts médicaux; l’accès à l’eau potable avec la réhabilitation de forages; l’accès aux services de vaccination grâce au renforcement de la stratégie avancée.

Ainsi, en 2017, 1944 enfants ont été pris en charge pour des cas de sous-nutrition/malnutrition, 2630 personnes ont été dépistées pour le VIH/SIDA (dont 23 cas positifs), 10 forages ont été réhabilités et 2649 enfants de 0 à 11 mois ont été vaccinés. PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 241 613.72 € - 3 PROJETS ** Source: Unicef 2012

Rapport annuel 2017 - 17


«

Plus de la moitié des cas d’UB traités au CDTUB en 2017 étaient âgés de moins de 15 ans.

»

CDTUB – CENTRE DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DE L’ULCÈRE DE BURULI, À ALLADA L’ulcère de Buruli (UB) est une maladie provoquée par une bactérie appartenant à la même famille que celle de la lèpre. Bien que plusieurs facteurs de risque aient été identifiés, le mode de transmission demeure inconnu. Au Bénin, il existe une forte concentration des cas d’UB dans les zones marécageuses et dans les vallées des principaux fleuves du bassin côtier. Le CDTUB d’Allada joue un rôle primordial pour l’atteinte des objectifs du programme national de lutte contre la lèpre et l’ulcère de Buruli (PNLLUB). Le Centre étend désormais ses activités, non plus seulement à l’ulcère de Buruli, mais également aux ulcérations chroniques en général, ainsi qu’aux maladies tropicales négligées (MTN) plus largement, notamment celles à manifestation cutanées. Au cours de l’année 2017, trois campagnes de dépistage ont été organisées. Au total, plus de 1500 patients ont été examinés au cours de ces trois campagnes, et 23 cas de MTN ont été dépistés et pris en charge. Parallèlement à ces activités, 743 personnes ont également été reçus en consultation au CDTUB. Ce nombre est en augmentation par rapport aux années précédentes. Pour les cas qui le nécessitent, le centre dispose d’une capacité de 79 lits d’hospitalisation. En 2017, 187 patients ont été hospitalisés, dont la moitié a pu être déchargée au cours de l’année. La rééducation par la kinésithérapie représente également une étape importante pour les patients vivant avec des séquelles physiques (ex : amputations, raideur des membres, etc.). En 2017, 3451 séances ont été dispensées au centre, soit l’équivalent de 66 séances par semaine. PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 260 000.97 € - 1 PROJET 18 - Rapport annuel 2017


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Monsieur Diallo, kinésithérapeute au CIPSA-EH à Allada.

ESPACE SOCIO-ÉDUCATIF DU CIPSA-EH À ALLADA Le Centre Intégré de Promotion Sociale et d’Accueil pour Enfants Handicapés (CIPSA-EH) a vu le jour en 2012. Il a pour vocation de venir en aide aux enfants handicapés, en proposant des activités pour les plus jeunes, en permettant aux enfants de suivre des classes d’alphabétisation ou des formations professionnelles, ainsi qu’en dispensant des séances de rééducation adaptées à leur handicap. Le centre s’assure également que les enfants touchés par l’ulcère de Buruli et traités durant de longues périodes au CDTUB d’Allada puissent poursuivre leur scolarité. En 2017, 104 enfants ont bénéficié d‘appui sanitaire grâce au centre, 55 enfants ont suivi une rééducation à domicile (soit l’équivalent de 2288 séances) et 40 ont bénéficié d’une prise en charge psychologique. PARTENAIRE LOCAL : Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 58 456.89 € - 1 PROJET Rapport annuel 2017 - 19


20 - Rapport annuel 2017

»

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«

1 200 000 enfants sont victimes de la traite dans le monde


LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ENFANTS AU NORD DU BÉNIN Le trafic d’enfants est un problème encore très présent dans un grand nombre de pays d’Afrique, dont le Bénin. La plupart des enfants victimes de la traite sont âgés de 10 à 14 ans et ne sont jamais allés à l’école. Depuis 2006, la fondation collabore avec l’ONG PIED (Programme d’Insertion des Enfants Déshérités) et l’APEM (Association pour la Protection de l’Enfance Malheureuse) dans 16 villages autour de la commune de Djougou (près de la frontière du Togo) et celle de Parakou (non loin du Nigeria) contre la traite des enfants. Cette lutte se traduit par la mise en place d’un programme composé de trois projets :

v

Le premier concerne la sensibilisation des populations : cette année, 32 séances de sensibilisation grand public et 192 séances de causerie ont été organisées dans les 16 villages d’intervention.

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Le deuxième se traduit par l’appui à la scolarisation et à la formation des enfants à risque ou victimes de la traite : 128 enfants victimes de traite, dont 60 filles âgées de 6 à 17 ans, ont été accueillis dans des centres et ont bénéficié d’une prise en charge psychologique et sanitaire. Au total, 520 enfants à risque ont été appuyés en kits scolaires et ainsi maintenus dans les écoles.

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Enfin, le troisième volet est axé sur l’appui aux activités génératrices de revenus des femmes ou familles des enfants à risque ou victimes de la traite : 4 groupements de femmes se sont formés et ont bénéficié de matériel de transformation agricole et de maraîchage au cours de l’année 2017.

PARTENAIRE LOCAL: Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 83 927.60 € - 3 PROJETS Rapport annuel 2017 - 21


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CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE ZÈ Le Bénin s’est doté depuis 1998 d’une politique nationale visant à promouvoir et à développer la formation professionnelle. En vue de répondre aux besoins identifiés sur le terrain, tout en s’alignant à cette politique nationale, la Fondation Follereau a soutenu la construction et l’équipement d’un centre de formation professionnelle (CFP) dans la commune de Zè. Ce projet vise à offrir aux jeunes défavorisés ou en situation de vulnérabilité une chance d’acquérir des savoir-faire professionnels et de s’insérer sur le marché de l’emploi. Inauguré en 2015, le centre propose trois filières évaluées comme économiquement porteuses pour la région : la maçonnerie, la couture et la menuiserie. Outre la formation professionnelle, les élèves bénéficient également de la prise en charge alimentaire et sanitaire, de l’hébergement et de la gratuité de l’enseignement. Pour l’année académique 2016-2017, 28 élèves étaient inscrits au CFP. La construction du dortoir, soutenue financièrement par la Mairie de Zè, a pu être finalisée au cours de l’année, ce qui a permis de libérer l’espace désormais dédié aux activités de menuiserie. Dans ce contexte, le formateur en menuiserie a été recruté. Enfin, la voie qui mène au centre a été bitumée au cours de l’année, ce qui facilite désormais largement l’accès à celui-ci. PARTENAIRE LOCAL: Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) BUDGET : 35 000.00 € - 1 PROJET

22 - Rapport annuel 2017


MIND THE GAP - RÉDUIRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE La fondation a lancé en 2011 le projet « Mind The Gap » au Mali et au Bénin, en vue de réduire la fracture numérique qui oppose les populations du Nord et du Sud. Ce fossé numérique prive toute une partie de la population de la possibilité de contribuer à l’information, à la connaissance et aux réseaux, ainsi que de bénéficier des capacités majeures de développement offertes par les techniques de l’information et de la communication. De nombreux jeunes n’ont en effet pas la chance de recevoir des cours pratiques d’informatique, bien que ceux-ci soient prévus dans les programmes scolaires, faute de matériel. Afin de pallier à cette situation, la Fondation Follereau collecte des ordinateurs et du matériel informatique auprès d’entreprises luxembourgeoises et les envoie à ses écoles partenaires. Depuis 2011, plus de 3000 ordinateurs ont déjà été installés dans 280 écoles, ce qui a permis à 40.000 enfants de se former. En 2017, 243 ordinateurs ont été envoyés au Mali et installés dans 18 écoles. Au Bénin, 329 PC ont été mis en fonctionnement par des informaticiens pour être installés dans les écoles sélectionnées début 2018. La mise à dispotion de ce matériel a permis d’assurer les cours d’informatique intégrés dans le programme scolaire. PARTENAIRE LOCAL: Représentation formelle de la FFL au Bénin (R-FFL) - Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali)

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BUDGET : 2 PROJETS - [BÉNIN] 7 499.58 € - [MALI] 14 387.39 €

Merci à Encevo, à l’Hôpital Intercommunal de Steinfort, à GFI, à KPMG, à la BCEE, à Foyer, à Lalux, à Elgon, à la Société Générale, à Raiffeisen et à POST pour leur soutien au projet « Mind The Gap ». Rapport annuel 2017 - 23


NOS PROJETS AU MALI

9

projets de coopération au développement

27.3%

du budget global

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Population* : 17,9 millions

24 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 56.1% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 12,8% Espérance de vie : 54,6 ans**

PROGRAMME DE PROMOTION DURABLE DE LA SANTÉ FAMILIALE ET COMMUNAUTAIRE Ce programme s’inscrit dans une approche intégrée globale des différentes problématiques qui peuvent contribuer à rendre plus accessibles les soins de santé aux populations et rendre viable, performant et durable le processus de développement communautaire. Le programme s’attache principalement à identifier, avec l’aide de la communauté, des villages isolés et pour lesquels l’éloignement à un centre de santé est particulièrement important. La construction et l’équipement de centres de santé communautaires, ainsi que la mise à disposition, en concertation avec les autorités locales, de ressources humaines, constituent ainsi un axe fort du programme. Parallèlement, la mise en place d’un comité de gestion et de suivi, permet l’appropriation communautaire du service et sa pérennisation organisationnelle et financière. En 2017, un nouveau centre de santé a été construit, équipé et doté de médicaments à Farakala. Le Cercle de Niono a quant à lui bénéficié de la construction et de l’équipement du centre de santé de Kolodougou. PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) BUDGET : 340 000.00 € - 2 PROJETS Rapport annuel 2017 - 25

** Source: Unicef 2012


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PROMOTION DE LA SANTÉ FÉMININE, MATERNELLE ET INFANTILE DANS LE CERCLE DE KATI Au Mali, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2015), le taux de mortalité infantile est de 69,6 sur 1000 naissances vivantes et de 587 sur 100.000 pour la mortalité maternelle. Face à ces constats, dans le Cercle de Kati, le collectif de femmes, COFESFA, a continué à mener son programme d’amélioration de la santé des population villageoises enclavées. À travers ses trois projets, le programme a permis dans chacune de ses composantes d’améliorer la santé de la femme, de la mère et de l’enfant en milieu rural et péri-urbain.

v

26 - Rapport annuel 2017

Les activités de sensibilisation ont permis de toucher 97.351 personnes, dont 10 402 hommes et 86 949 femmes, et de les informer sur des thématiques variées telles que la malnutrition, le paludisme, la planification familiale, le suivi des grossesses ou encore l’allaitement maternel. Parallèlement, 78 agents socio-sanitaires ont participé à des ateliers pour le renforcement de leurs capacités.


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La promotion de la santé publique est axée sur la construction d’infrastructures sanitaires et leur dotation en points d’eau, en médicaments et équipements. En 2017, 2 maternités rurales ont été construites à Bassian et Diema, et sont aujourd’hui fonctionnelles et fréquentées. 5 maternités ont bénéficié de tricycles ambulances pour le transport des cas graves et des femmes sur le point d’accoucher. Pour la nouvelle maternité de Diema, un forage équipé d’une pompe a été construit.

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L’appui institutionnel a également permis de renforcer l’appui au développement d’activités génératrices de revenus pour les femmes.

PARTENAIRE LOCAL : COFESFA (Collectif des Femmes pour l’Education, la Santé Familiale et l’Assainissement)

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BUDGET : 290 251.18 € - 3 PROJETS

Rapport annuel 2017 - 27


PRISE EN CHARGE DES ENFANTS DES RUES DE SÉGOU La région de Ségou a la particularité d’être, après Bamako et Mopti, la région la plus touchée par le phénomène des enfants des rues au Mali. Le centre d’écoute permet la prise en charge psychologique et la réintégration sociale des enfants des rues, souvent contraints de mendier pour assurer leur survie au quotidien. Le centre vise à remédier à cette situation en leur offrant un environnement structuré et une alimentation quotidienne. En 2017, les tournées organisées dans les rues chaque semaine pour repérer les enfants en situation de vulnérabilité ont contribué à identifier près de la moitié des enfants accueillis au centre au cours de l’année. Au total, 173 enfants ont été pris en charge dans le centre et 88 % d’entre eux ont pu réintégrer le milieu familial grâce à l’engagement des éducateurs dans la recherche de solutions familiales, qui est l’objectif prioritaire du projet. En plus des enfants accueillis au centre, plus de 600 enfants de la région ont bénéficié d’une prise en charge alimentaire au cours de l’année. PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) BUDGET : 101 839.07 € - 1 PROJET

© FFL / T. Winn

APPUI AUX ÉTABLISSEMENTS DE FORMATION PROFESSIONNELLE DANS LA RÉGION DE SÉGOU En parallèle du centre d’écoute de Ségou, la fondation soutient un projet de formation professionnelle qui appuie différents centres de formation dans la région. Le développement de la formation professionnelle au Mali constitue une priorité majeure. Dans ce contexte, la fondation encourage le développement d’offres de formations professionnelles duales. Après une phase test, l’objectif de ce projet est désormais d’élargir le nombre de filières disponibles et de soutenir les établissements où le projet est déjà implanté. Les apprentis d’un centre soutenu au travers de ce projet profitent d’ailleurs d’un module en informatique, réalisé avec l’appui du projet « Mind The Gap ». Afin de répondre aux besoins des marchés locaux et ainsi favoriser une croissance économique, le partenaire de la Fondation Follereau veillent à identifier des filières porteuses ou innovatrices. C’est ainsi qu’en 2017, la nouvelle filière d’électricité photovoltaïque a vu le jour. 26 jeunes ont suivi cette formation dont 2 filles. PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de l’Idéal et des Activités de la FFL au Mali (AP-FFL Mali) BUDGET : 46 954.31 € - 1 PROJET 28 - Rapport annuel 2017


«

200 millions de filles et de femmes excisées dans le monde.

»

SENSIBILISATION ET INFORMATION SUR LES CONSÉQUENCES DES MGF

© FFL / T. Winn

Les mutilations génitales féminines (MGF) qualifient toutes les interventions qui altèrent ou lèsent délibérément les organes génitaux externes d’une femme pour des raisons autres que des raisons médicales. Au Mali, on estime à 85,2 % la proportion de femmes excisées*, la forme la plus courante étant l’ablation du clitoris et des petites lèvres. Le manque d’informations relatives aux conséquences de la pratique sur la santé contribue, entre autres, à la perpétuer. C’est pourquoi le projet accorde une place prépondérante à l’information et à la sensibilisation des communautés en vue de provoquer un changement de comportement par rapport à cette pratique. Le projet vise également à encourager les exciseuses traditionnelles de la région du Cercle de Kati à se tourner vers une autre activité génératrice de revenus, notamment par le biais de micro-crédits et de formations. L’année 2017 a été couronnée de succès: 10 exciseuses ont été reconverties et se consacrent dorénavant à d’autres activités génératrices de revenus, limitant fortement l’offre d’excision dans les villages concernés. Cette évolution a pu être confirmée par les consultants externes qui ont réalisé en fin d’année une évaluation du projet. PARTENAIRE LOCAL : COFESFA (Collectif des Femmes pour l’Education, la Santé Familiale et l’Assainissement) BUDGET: 47 886.73 € - 1 PROJET * Source: OMS.

Rapport annuel 2017 - 29


NOS PROJETS AU BURKINA FASO

6

projets de coopération au développement

20%

du budget global

© FFL / T. Winn

Population* : 18,6 millions

30 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 65,9% Taux de mortalité des moins de 5 ans : 10,2% Espérance de vie : 55,9 ans**

LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES La Fondation Follereau est également active dans la lutte contre les mutilations génitales féminines au Burkina Faso, où elle travaille en collaboration avec son partenaire local l’Association des Amis Burkinabés de la fondation, ainsi qu’avec la Fondation Rama. Le projet est mené en collaboration avec des acteurs importants comme le Conseil National de Lutte contre la Pratique de l’Excision (CNLPE), le district sanitaire de Léo, l’UNFPA ou encore la Direction Régionale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation dans le cadre de la formation des enseignants. En 2017, les actions de sensibilisation se sont déroulées dans 49 villages, touchant environ 7 000 personnes. Un module MGF ayant été ajouté au programme scolaire national et faisant maintenant partie intégrante des manuels scolaires, 20 enseignants ont été formés pour dispenser ces modules auprès de leurs élèves. Enfin, 68 femmes ont pu bénéficier d’une réparation et ont ainsi pu retourner dans leur village. Bien que le contexte burkinabé favorise le changement de mentalité, le gouvernement ayant notamment voté une loi réprimant les MGF en 1996, il est important de continuer à soutenir les femmes concernées par la pratique. Aujourd’hui encore, 76% des femmes burkinabées de 15 à 49 ans sont excisées. PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 90 100.61 € - 1 PROJET Rapport annuel 2017 - 31

** Source: Unicef 2012


© FFL / T. Winn

PROMOTION DURABLE DE LA SANTÉ FAMILIALE COMMUNAUTAIRE Garantir l’accès aux soins de santé de base aux personnes vulnérables, en particulier aux personnes isolées qui vivent dans des zones enclavées est une priorité pour la fondation. C’est pour cela qu’elle s’engage depuis de nombreuses années au Burkina Faso avec son partenaire local AAB-FFL. Au total depuis 2014, 6 centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont vu le jour dans les endroits les plus enclavés du Burkina Faso, dont 2 centres ont été construits au cours de l’année 2017. Il s’agit du centre de santé et de promotion sociale de Yagba et du centre de santé de Bilguimdoure. En plus de la construction des CSPS, la fondation assure également l’équipement et la mise en service de ceux-ci, tout comme le suivi de leurs activités, leur durabilité et la pérennité des centres existants à travers l’appropriation communautaire et la mise en place de comités de gestion. Au total, 39 366 consultations ont été enregistrées au cours de l’année 2017 sur l’ensemble de ces centres, dont les deux tiers représentent des enfants de moins de 5 ans. 1 987 consultations prénatales et 779 accouchements ont également été répertoriés. La construction d’un septième centre est prévue dans le village de Ouahabou, dans la province de Balé, pour 2018. PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 352 760.91 € - 2 PROJETS 32 - Rapport annuel 2017


LES JEUNES JARDINIERS DE DÉDOUGOU Le niveau de scolarisation au Burkina Faso est l’un des plus bas d’Afrique, voire du monde. Or, sans éducation et formation quelconque, les perspectives d’avenir des jeunes sont faibles. A 250km de la capitale Ouagadougou se situe Dédougou, une ville particulièrement touchée par la pauvreté, et dont les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont très bas, ce qui se traduit par un taux de chômage élevé. En partenariat avec l’AAB-FFL et les Religieux de Saint-Vincent de Paul (RSVP), la fondation soutient depuis 2011 le centre d’accueil « Jeunes Jardiniers de Dédougou », qui vient en aide aux enfants défavorisés en leur redonnant des perspectives d’avenir. Le centre accueille 40 enfants âgés de 12 à 19 ans et leur permet de recevoir une éducation de base, grâce à laquelle ils apprennent à lire et à écrire. Ces jeunes ont ensuite la possibilité de suivre une formation professionnelle d’une durée de trois ans dans la couture, la menuiserie, le jardinage ou la maçonnerie. Ils apprennent également à devenir responsable en s’occupant de la récolte du jardin qui contribue à leur autonomie alimentaire et financière. Depuis 2017, une nouvelle stratégie de formation a été mise en place afin de répondre aux différents besoins du marché du travail. Les jeunes ont désormais la possibilité de suivre une formation en enseignement général et une formation professionnelle. Sur 9 candidats, 7 jeunes ont réussi l’examen de Certificat d’études primaires élémentaires et du Brevet d’études du premier cycle. A la fin de leur formation, chacun d’entre eux recevra un kit d’outils qui augmentera leurs chances d’être embauché par une entreprise ou leur permettra de lancer leur propre activité, et par conséquent de subvenir à leurs besoins. PARTENAIRE LOCAL : Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 54 958.97 € - 1 PROJET Rapport annuel 2017 - 33


FORMATION PROFESSIONNELLE ET HÉBERGEMENT DES ENFANTS ISSUS DES SITES AURIFÈRES DE LA COMMUNE DE TOUGOURI Pour lutter contre le travail des enfants et leur assurer un avenir, la Fondation Follereau s’est engagée à aider les enfants des mines aurifères de Tougouri. Avec ses partenaires burkinabés, l’AAB-FFL et la Cellule Paroissiale pour le Développement Et la Solidarité (CPDES), ils ont créé un centre d’hébergement et réhabilité un centre de formation en 2013. Les enfants y sont hébergés, nourris, soignés et suivent une formation professionnelle de trois ans, validée par un examen national. L’année 2017 a couvert deux grandes actions à savoir, la sortie de la première promotion des jeunes arrivés en 2014, ainsi que le recrutement de la deuxième promotion d’enfants. Les 63 jeunes de la promotion sortante ont reçu leurs attestations de formations délivrées par le centre de formation et ont bénéficié du kit complet pour débuter une activité commerciale en vue de leur insertion socio-professionnelle. La Fondation Linckels-Voss, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, a une nouvelle fois témoigné sa confiance. Elle a prolongé son financement jusqu’en 2019. PARTENAIRE LOCAL: Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) BUDGET : 120 007.06 € - 2 PROJETS

»

© FFL / T. Winn

«

Au Burkina Faso, le travail des enfants concerne 39.2% d’entre-eux.*

34 - Rapport annuel 2017

* Source: Unicef 2012


NOS PROJETS EN RCA (République Centrafricaine)

1

projet de coopération au développement

1

8.3%

projet d’aide humanitaire

du budget global

© FFL / T. Winn

Population* : 4,6 millions

* Source: Banque mondiale 2016

Rapport annuel 2017 - 35


Accouchements médicalement assistés : 53,8% Taux de mortalité des moins de 5 ans : 12,9% Espérance de vie : 49,5 ans**

APPUI AU PROJET DE SANTÉ PRIMAIRE DE LOBAYE En 2016, la Fondation Follereau a renouvelé son soutien au projet de santé primaire de l’ONG FAIRMED en république Centrafricaine. Le projet se situe dans la préfecture de la Lobaye, un territoire peuplé par les Aka, un peuple autochtone qui peine à avoir accès à des services de santé, à cause des conflits qui secouent le pays, mais surtout en raison de leur statut socio-économique. En tant que minorité ethnique, les Aka sont non seulement marginalisés par le gouvernement, mais sont aussi victimes de discriminations de la part d’autres populations locales. Leur situation demeure précaire, en particulier sur le plan sanitaire. Ce projet vise à fournir un accès à des services médicaux de qualité aux 18 163 Aka recensés dans le district sanitaire de M’baïki, dans la préfecture de la Lobaye. Le reste de la population de la zone bénéficie également du projet et profite ainsi d’un système de santé renforcé. L’objectif de ce projet se traduit par le renforcement des capacités des communautés et l’accès aux soins de santé facilité. Un volet est également consacré à la vaccination systématique des populations démunies de la région. Enfin, il prend en charge le dépistage de maladies tropicales négligées telles que la lèpre, l’ulcère de Buruli et le pian. Malgré un contexte toujours difficile et l’afflux de déplacés dans la région qui demeure relativement calme, le projet a pu porter à bien ses activités au cours de l’année 2017 et ce notamment grâce à l’appui des autorités politicoadministratives et locales dans la mise en œuvre du projet. Ainsi en 2017, 1186 femmes Aka ont été accueillies en consultations prénatales, et 401 ont pu bénéficier des tickets de santé pour accoucher en toute sécurité. 2776 enfants et 3340 femmes ont été vaccinés. Enfin, 326 cas de lèpre ont été diagnostiqués. PARTENAIRE LOCAL : FAIRMED BUDGET : 95 794.95 € - 1 PROJET 36 - Rapport annuel 2017

** Source: Unicef 2012


AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE

© FAIRMED / S. Huber

Pour la 5ème année consécutive, la Fondation Follereau a apporté un soutien supplémentaire à la population de la Lobaye au travers d’un projet d’aide humanitaire d’urgence, qui vise à offrir une assistance supplémentaire sur le plan sanitaire aux populations victimes de la situation socio-politique instable du pays. Sur les 1010 structures de santé que compte le pays, 23% sont partiellement ou totalement détruites, 24% sont partiellement ou non fonctionnelles et 34% sont soutenues par des organisations humanitaires. 51% du personnel soignant exerce sans aucune qualification. Le projet vise à soutenir le secteur médical touché par la crise humanitaire et sanitaire, en tentant de contrer les effets des conflits intercommunautaires sur le système de santé, pour les préfectures de l’Ombella M’poko (1 formation sanitaire - FOSA) et de la Lobaye (30 FOSA). Les activités de soins dans ces 31 formations sanitaires ont constitué la majeure partie du travail mené durant l’année 2017. L’organisation et l’affectation d’un personnel technique de qualité a permis de relancer les acticités dans certaines FOSA restées fermées depuis la crise de 2013, ou de renforcer les FOSA qui ne fonctionnaient pas de manière optimale. Ainsi en 2017, 56 695 consultations ont été enregistrées dans l’ensemble des formations sanitaires soutenues par le projet. Les 31 FOSA ont également été ravitaillées en médicaments tout au long de l’année. Les membres des comités de gestion ont également fait preuve de volonté à s’investir dans la gestion des FOSA, ce qui pourrait, à moyen-terme, favoriser la reprise d’autonomie de la communauté en termes de gestion. PARTENAIRE LOCAL : FAIRMED BUDGET : 160 000€ (Aide humanitaire d’urgence financée à 100% par le Ministère des Affaires Etrangères) - 1 PROJET Rapport annuel 2017 - 37


NOS PROJETS AU TOGO

4

projets de coopération au développement

9.8%

du budget global

© FFL / T. Winn

Population* : 7,6 millions

38 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 59,4% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 9,6% Espérance de vie : 56,2 ans**

PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE LUTTE CONTRE LA LÈPRE ET L’ULCÈRE DE BURULI Au Togo le constat est alarmant : 55.1 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Une personne sur deux n’a pas accès à l’eau ou à l’électricité. 9 maladies tropicales négligées (MTN) sont particulièrement présentes dans le pays. Depuis 2000, la Fondation Follereau s’engage au Togo dans la lutte contre les MTN, plus précisément l’ulcère de Buruli (UB) et la lèpre, en collaboration avec son partenaire local, la DAHW Togo. Ces maladies touchent principalement les populations démunies et vulnérables, en particulier les enfants et adolescents. Grâce à ce projet de lutte contre les MTN, 69 cas de lèpre et 62 cas d’UB ont été dépistés cette année, dont plus de la moitié au cours des campagnes de sensibilisation des communautés. Tous les patients dépistés au cours de l’année 2017 ont été pris en charge dans un centre médical. L’implication des communautés et la formation des agents de santé communautaires sont des facteurs primordiaux dans cette lutte, afin qu’ils puissent détecter les maladies et référer rapidement les personnes touchées vers un centre de santé. Grâce aux campagnes de sensibilisation menées cette année, plus de 2 500 000 personnes ont été touchées par les actions de sensibilisation. Ce nombre important s’explique par la visibilité assurée par les médias (presse, radios, TV) en plus des sensibilisations directes de la communauté. 200 agents ont également été formés. PARTENAIRE LOCAL : DAHW (Deutsche Lepra- und Tuberkulosehilfe e.V.) BUDGET : 92 118.24 € - 1 PROJET ** Source: Unicef 2012

Rapport annuel 2017 - 39


PROMOTION DE LA SANTE FAMILIALE ET COMMUNAUTAIRE Le système de santé du Togo présente des déficits chroniques et les conditions d’accès aux soins de santé sont difficiles. De plus, il existe de fortes disparités d’accès aux soins entre les différentes régions du pays. En milieu rural, 46% de la population n’a pas accès à des structures sanitaires. Trois femmes meurent chaque jour à cause d’une complication liée à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couches. Selon les normes de santé de l’OMS, chaque localité située à plus de 5km du premier centre de santé, et ayant une population de 5000 habitants, doit disposer d’une structure de soins. Cependant, en raison de la situation économique difficile du pays, de nombreuses communautés restent exclues de ces soins de proximité.

© FFL / T. Winn

Dans ce contexte, la Fondation Follereau soutient un programme de santé de base dans les régions Maritime et des Plateaux, qui vise à améliorer l’accès aux soins de santé des populations les plus démunies du Togo et ainsi, améliorer leurs conditions de vie.

40 - Rapport annuel 2017

«

En milieu rural, près de 60% de la population n’a pas accès à l’eau potable.

»


© FFL

Le processus d’identification effectué par notre partenaire local, l’AAT-FFL, a permis de mettre à jour des lacunes importantes dans le système de santé des préfectures d’Agou, de Kpélé et de Zio. Sur base de cette analyse, la Fondation Follereau s’est engagée à appuyer ce programme de santé dans les zones identifiées, via la construction de trois centres de santé. La construction du premier centre, situé à Doglobo, a débuté en 2015. Il a ensuite été équipé et rendu fonctionnel dès avril 2016. En 2017, la construction de l’unité de soins de Zionou a débuté, afin d’être opérationnelle pour le début de l’année 2018. Enfin, 2970 élèves et enseignants ont été sensibilisés à la prévention de maladies infectieuses, notamment sur les bonnes pratiques d’hygiène en milieu scolaire, permettant ainsi l’amélioration des conditions de santé dans la région. Au préalable, 70 dispositifs de lavage de mains avaient été installés dans les 13 écoles bénéficiaires de la promotion de l’hygiène en milieu scolaire. PARTENAIRE LOCAL: Association des Amis Togolais de la FFL (AAT-FFL) BUDGET INVESTI : 209 652.82 € - 3 PROJETS Rapport annuel 2017 - 41


NOTRE PROJET EN RDC (République Démocratique du Congo)

© FFL

7.3%

du budget global © FFL / T. Winn

1

projet de coopération au développement

42 - Rapport annuel 2017

© FFL

© FFL / T. Winn

Population* : 78,7 millions

* Source: Banque mondiale 2016


© FFL

Accouchements médicalement assistés : 80,4% Taux de mortalité des moins de 5 ans : 14,6% Espérance de vie : 49,6 ans**

POLYCLINIQUE DE MBUJI MAYI - KASAÏ ORIENTAL Depuis 2008, la Fondation Follereau soutient l’ONG SUMEDCO dans le fonctionnement, et récemment pour l’extension, d’une polyclinique installée au centre de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. Les travaux d’extension ont continué en 2017 avec la création d’un nouveau bâtiment permettant d’accueillir 35 lits supplémentaires ainsi qu’un laboratoire pour réaliser sur place les analyses. Ce nouveau bâtiment permettant la prise en charge totale de cas de traumatisme osseux, une formation a été dispensée au médecin et à l’infirmier, afin qu’ils soient qualifiés dès l’ouverture des nouveaux locaux. En 2017, plus de 8500 consultations médicales ont eu lieu, 486 personnes ont été dépistées pour des cas de tuberculose et 38 cas de VIH ont été traités. PARTENAIRE LOCAL : Support médical et technique pour la République démocratique du Congo (SUMEDCO) BUDGET : 223 902.57 € - 1 PROJET ** Source: Unicef 2012

Rapport annuel 2017 - 43


NOS PROJETS EN CÔTE D’IVOIRE

2

projets de coopération au développement

2.8%

du budget global

© FFL / T. Winn

Population* : 23,7 millions

44 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 59,4% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 10,8% Espérance de vie : 50,4 ans**

PROMOTION DE L’INSERTION SOCIO-SCOLAIRE DES ENFANTS DE LA RUE À BOUAKÉ Bouaké, ville du centre de la Côte d’Ivoire et située à environ 350 km au nord d’Abidjan, est la 2ième ville du pays en termes de démographie. La ville constitue également un carrefour commercial, malgré un taux de pauvreté élevé. Bien que le pays observe une croissance économique remarquable ces dernières années, le phénomène des jeunes sans abris demeure. Depuis 2009, la Fondation Follereau soutient, en partenariat avec la Congrégation des Religieux de Saint Vincent de Paul (RSVP), la Maison de l’Enfance de Bouaké (MEB) et le Centre de Formation de la Jeune Fille (CFJF). Alors que le CFJF vise surtout à offrir une alphabétisation accompagnée d’un apprentissage en couture, en particulier pour les jeunes mères, la Maison de l’Enfance tente quant à elle de réintégrer des enfants déscolarisés, ayant dépassé l’âge de la scolarisation, dans le parcours d’éducation primaire. Les jeunes âgés de 10 à 22 ans, souvent issus de milieux défavorisés et en conflit avec leurs parents, bénéficient aussi d’un encadrement psychoaffectif. En 2017, plus de 130 enfants ont été accueillis à la Maison de l’Enfance et près de 45 jeunes filles ont rejoint le centre de formation. Ces institutions leur permettent une réinsertion socio-économique grâce à une aide familiale psychologique et sociale. La Maison de l’Enfance permet également aux jeunes d’obtenir le certificat d’études Primaires (CEP) et d’entamer un apprentissage afin de (re)trouver un projet de vie décent. En 2017, plusieurs élèves ont d’ailleurs réussi leur examen. PARTENAIRE LOCAL : Congrégation des Religieux de Saint-Vincent de Paul (RSVP) BUDGET : 86 498.24 € - 2 PROJETS ** Source: Unicef 2012

Rapport annuel 2017 - 45


NOTRE PROJET EN GUINÉE

1

projets de coopération au développement

1.3%

du budget global

© FFL / T. Winn

Population* : 12,4 millions

46 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 45,3% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 10,1% Espérance de vie : 55,9 ans**

CENTRE DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DE L’UB DE N’ZÉRÉKORÉ La sensibilisation et l’accès à l’information sont des axes indispensables pour lutter contre l’ulcère de Buruli (UB). En effet, si cette maladie peut être guérie, l’enjeu reste le dépistage précoce afin d’assurer une prise en charge rapide et ainsi limiter les séquelles physiques et socio-économiques. La sensibilisation de la communauté est donc un volet primordial dans la lutte contre l’UB, de même que la formation des agents de santé des centres périphériques et des relais communautaires. La Fondation Follereau s’engage avec l’aide de son partenaire APROSCO (Association pour la promotion de la santé communautaire) en Guinée au travers du Centre de traitement et de dépistage de l’UB ( CDTUB). En 2017, le projet s’est concentré sur la sensibilisation et l’orientation des malades suspects vers le CDTUB de N’zérékoré. 27 missions de sensibilisation ont permis d’informer plus de 3600 personnes de l’ampleur, des dangers et des signes de la maladie. 226 malades ont été identifiés et 202 ont été suivis au centre. PARTENAIRE LOCAL : Association pour la Promotion de la Santé Communautaire (APROSCO) BUDGET : 40 000.00 € - 1 PROJET ** Source: Unicef 2012

Rapport annuel 2017 - 47


NOS PROJETS À MADAGASCAR © FFL

0.9%

du budget global © FFL / T. Winn

2

projets de coopération au développement

© FFL / T. Winn

Population* : 24,9 millions

48 - Rapport annuel 2017

* Source: Banque mondiale 2016


Accouchements médicalement assistés : 43,9% Taux de mortalité des moins de 5 ans: 5,8% Espérance de vie : 64,3 ans**

SOUTIEN AUX PERSONNES ATTEINTES DE MALADIES CHRONIQUES ET/OU INVALIDANTES DANS LA RÉGION AMORON’I MANIA Toutes les 2 minutes, une personne contracte la lèpre dans le monde, soit plus de 200.000 chaque année. Madagascar est le foyer le plus important concernant les cas de lèpre en Afrique, et c’est pourquoi depuis 2000, la Fondation Follereau y est active avec son partenaire local l’Akanin’ny Marary, dans la région Amoron’I Mania. La fondation soutient également le centre Marovahy de Mananjary, dirigé par les Soeurs de Saint-Paul de Chartres.

Le centre de Marovahy a quant à lui pour vocation de dépister et d’assurer le traitement des malades de la lèpre et de la tuberculose, de prévenir les invalidités liées à la lèpre et de veiller à la réinsertion sociale des personnes soignées. Le centre comprend également une école, qui permet de délivrer un enseignement primaire de base aux enfants des patients, ainsi qu’aux enfants présents dans la zone. En 2017, les activités ont donc porté essentiellement sur l’aide sociale aux personnes atteintes de la lèpre ou de la tuberculose, ainsi qu’aux enfants malades et/ou vulnérables. PARTENAIRE LOCAL : Akanin’ny Marary Ambositra – Soeurs de Saint-Paul de Chartres BUDGET : 27 500.00 € - 2 PROJETS ** Source: Unicef 2012

© FFL / T. Winn

Le 1er projet a pour but de guérir les personnes malades, en évitant au maximum les invalidités, de prévenir la contraction de la maladie par des campagnes de sensibilisation et de dépistage, et enfin, de soutenir psychologiquement les patients, souvent exclus de leur cercle familial. En 2017, 205 malades en situation de handicap ont été spécifiquement pris en charge, 4 journées de sensibilisation et de dépistage ont été organisées et 40 patients ont été appareillés.

Rapport annuel 2017 - 49


ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT

L’éducation au développement et la sensibilisation font partie intégrante des actions de la Fondation Follereau. Leur but est de créer un monde plus juste et durable à travers l’engagement de la population luxembourgeoise. Elle vise à encourager la prise d’une responsabilité globale, sans pour autant créer culpabilité ou mauvaise conscience. Il s’agit de mieux comprendre les défis globaux et porter une réflexion critique sur notre monde. Les objectifs de l’éducation au développement sont d’abord d’éveiller l’intérêt pour les pays en voie de développement et de sensibiliser le grand public sur les enjeux du développement durable et sur les relations Nord/Sud. Son but principal est de motiver et d’inciter à une participation active dans une société solidaire et à un engagement social. Cette vision se transpose au travers des workshops interactifs, des conférences, des expositions, des concerts, des projections de films et des projets d’éducation organisés par la Fondation Follereau et qui ciblent les différents publics. Une partie des activités de sensibilisation et d’éducation au développement est financée par le Ministère des Affaires Etrangères. 50 - Rapport annuel 2017


© FFL © FFL

WORKSHOPS Environ 35 classes composées d’élèves âgés de 6 et 23 ans de 15 établissements scolaires différents ont participé aux workshops de la Fondation Follereau en 2017. En plus des « repas insolents » exclusifs, la fondation a proposé des workshops sur les droits des femmes, les droits des enfants, l’inclusion, les préjugés et l’Agenda 2030 des Nations Unies. La Fondation Follereau fait aussi partie du consortium d’ONG qui propose le workshop « our world, our dignity, our future ». Rapport annuel 2017 - 51


LA SEMAINE FOLLEREAU Parallèlement à ces activités d’éducation au développement, l’Ecole Privée Fieldgen a, cette année encore, organisé une grande collecte. Grâce à leur engagement, 27.000€ ont été récoltés et attribués au projet de santé maternelle et infantile au Mali. MERCI!

© FFL

En 2017, la fondation s’est à nouveau engagée dans l’organisation de la Semaine Follereau à l’Ecole Privée Fieldgen. Environ 500 élèves et leurs professeurs ont participé à quatre conférences interactives au sujet de l’accès aux soins médicaux des femmes enceintes et des 17 objectifs du développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies (en particulier l’objectif 3 : Santé et bien-être). Un projet pédagogique a également été réalisé avec une classe de l’école, et a débouché sur une exposition informative présentant les actions que chaque personne peut mener pour aider à réaliser l’Agenda 2030.

© FFL

PROJET ÉDUCATIF AVEC LES GUIDES ET SCOUTS DE DUDELANGE

52 - Rapport annuel 2017

En juillet 2017, 11 groupes de guides et scouts de Dudelange ont réalisé un projet éducatif sur les 17 ODD de l’Agenda 2030. Une exposition interactive avec 17 panneaux, conçus par les jeunes eux-mêmes, appelée « Global Goals Challenge », a été réalisée lors du grand camp international « Go Urban » qui a eu lieu au Kirchberg. L’exposition visait à inciter les 3 000 participant(e)s du camp à intégrer des gestes simples dans leur quotidien pour participer à la réalisation d’un monde plus équitable. Parallèlement à ce projet, les ateliers habituels de la Fondation ont été proposés lors du camp.


DISCOVER RESPECT ADAPT

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Du 9 août au 2 septembre, la Fondation Follereau a organisé une exposition en plein air au Minettpark Fond-de-Gras, au sujet des droits internationaux des peuples indigènes, des circonstances de vie des Aka en République Centrafricaine et des pistes d’actions pour les citoyen(ne)s luxembourgeois(es) afin d’aider à protéger les forêts tropicales. Près de 60 personnes ont participé au vernissage de l’exposition avec une conférence sur les peuples autochtones en Afrique, en présence de M. Belkacem Lounes (commission africaine sur les droits des peuples autochtones), Mme Sabine Schielmann (infoe e.V.) et Fabian Wagner (survival international). Une cinquantaine de personnes ont quant à elles participé au finissage de l’exposition : la projection du film « Song from the forest ».

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SEMAINE D’ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE En 2017, la Fondation Follereau a participé, au travers de deux activités, à la semaine d’éducation au développement durable, un projet en consortium avec le Cercle des ONG. Le 17 octobre a eu lieu « En Iessen wéi keen anert », repas insolent sur la répartition des richesses mondiales, avec 25 personnes, à l’épicerie solidaire à Soleuvre. Le 15 octobre, la Fondation Follereau a, en collaboration avec l’ONG AEIN, assuré un des six stands sur la marche gourmande alternative, à laquelle ont participé plus de 100 personnes. Rapport annuel 2017 - 53


CINÉMA DU SUD

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Pour la huitième édition du festival Cinéma du Sud, la Fondation Follereau a organisé, conjointement avec les ONG AEIN et SOS Villages d’Enfants Monde, la projection du film « Urmila – My Memory is my Power », qui traite de l’esclavage moderne de jeunes filles au Népal au travers de la lutte autobiographique de Urmila Chaudhary pour la libération. Urmila Chaudhary était elle-même présente pendant les projections à Dudelange au Ciné Starlight et à Echternach au Ciné Sura.

EXPRESSION AGAINST EXCISION MAT KONSCHT FIR D’FRAERECHTER Le 11 décembre 2017, la Fondation Follereau a organisé une journée projet avec 23 classes de l’Ecole Privée Sainte-Anne au sujet des MGF et des violations des droits des femmes. Les élèves ont participé à différents workshops et ateliers artistiques (peinture, chant, couture, danse, écriture, photographie,…) pour approfondir les différents sujets de façon créative. Les œuvres d’art des élèves ont été exposées lors de la soirée grand public, accompagnées de poetry slam du Géisskan Kollektiv et du Graffiti Live Painting de l’artiste Alain Welter. 54 - Rapport annuel 2017


SERVICE VOLONTAIRE DE COOPÉRATION

En collaboration avec le Service national de la jeunesse et le Cercle des ONG, la Fondation Follereau permet aux jeunes de faire des volontariats au sein de deux de ses projets au Bénin et au Togo. Les volontaires reçoivent non seulement la possibilité de participer activement à la lutte contre l’UB et à la promotion d’une enfance digne mais aussi l’opportunité de faire des rencontres interculturelles enrichissantes qui leur permettent d’enrichir et d’élargir leur horizon.

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En octobre 2017, la Fondation Follereau a pu envoyer et accompagner AnneSophie Pieger, qui a commencé son volontariat de 6 mois au Bénin au CIPSA-EH d’Allada.

Rapport annuel 2017 - 55


Événements grand-public

CONCERT EXPRESSION AGAINST EXCISION Le 25 février 2017, la Fondation Follereau a organisé un concert de sensibilisation aux mutilations génitales féminines avec la présence d’une ambassadrice de choix: Inna Modja. Modestine Ekete a quant à elle assuré la première partie du concert. Cette soirée, organisée à Den Atelier, a rencontré un beau succès. Un grand merci à la BCEE, à Lalux, à la BGL BNP Paribas et à la Ville de Luxembourg pour leur soutien financier!

PROJECTION DU FILM « DRY » Le 28 juin 2017, la Fondation Follereau a diffusé le film « Dry » au cinéma Utopia. Le film aborde la thématique des fistules obstétricales, au travers de problématiques liées telles que : le mariage précoce, les systèmes de santé faibles ou encore la médecine traditionelle. La fondation a saisi l’occasion pour informer sur la situation des femmes dans ses pays d’intervention en Afrique, en particulier en ce qui concerne les soins pour les femmes enceintes.

MERCI aux organisateurs!

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En 2017, la Fondation Follereau était présente sur ces événements:

56 - Rapport annuel 2017

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Fête féministe et culturelle – Abbaye de Neimënster - 12 mars 2017 Afro’peROJECTIONS #31 - CITIM - 6 avril 2017 ING Night Marathon - Luxembourg City - 27 mai 2017 Marche populaire - Beckerich - 15 août 2017


PUBLICATIONS

Bulletins informatifs, distribués en toutes-boîtes à 230 000 exemplaires au Luxembourg.

Dépliants distribués à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et de la semaine mondiale de la vaccination.

A l’occasion de son 50ième anniversaire, la Fondation Follereau a édité un livre retraçant ses 50 ans d’histoire en images. De l’Amérique latine à l’Asie, en passant bien sûr par l’Afrique, découvrez les nombreux projets soutenus par la fondation depuis sa création, ses expériences et ses succès. N’hésitez pas à demander votre exemplaire gratuit par email à presse@ffl.lu ou par téléphone au (+352) 44 66 06 1 Rapport annuel 2017 - 57


REMERCIEMENTS NAPPILLA

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Nappilla a maintenu son engagement auprès des projets MGF de la fondation, avec un don de 250 € issus des ventes de coupes menstruelles. Merci. DIDDELENG HËLLEFT

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Cette année encore, la fondation a pu compter sur le Diddeleng Hëlleft et son don de 1 000 € en faveur du programme d’hygiène de base dans la commune de Kpélé-Tutu au Togo, visant à réduire les maladies infectieuses.

ALFI

Merci à ALFI pour son généreux don de 5 000 €, remis lors de son tournoi annuel de Golf. La somme a été attribuée au projet « enfants des rues de Ségou » au Mali.

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FRAEN A MAMMEN HAMM

58 - Rapport annuel 2017

BGL BNP PARIBAS

5 000 € ont été attribués à la polyclinique de Mbuji Mayi en République Démocratique du Congo. Merci aux Fraen a Mammen Hamm pour toutes ces années de confiance et d’engagement.

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Un grand merci à la BGL BNP Paribas et à tous ses collaborateurs pour la collecte de 1 370 jouets en faveur des projets enfance de la fondation au Togo, au Mali et au Bénin.


AMIS DES LÉPREUX DE RODANGE

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Un grand merci aux Amis des Lépreux de Rodange pour leur nouvelle aide en 2017. Grâce à leurs deux dons de 10 000 €, le combat a pu continuer contre la lèpre à Madagascar.

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Villmools Merci à la Ville de Luxembourg pour son nouveau soutien. Grâce au don de 4 760 €, nous avons pu finaliser pour 2017 le projet: « Accès à l’eau potable et assainissement dans le Cercle de Kati et la Commune VI du District de Bamako au Mali ».

Merci à Raiffeisen pour son don de 5 000€, au profit des Jeunes Jardiniers de Dédougou. Il a permis de prendre en charge les fournitures scolaires, les tenues, les outils et les machines de 30 enfants. RAIFFEISEN HÔPITAUX ROBERT SCHUMAN

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Grâce à leur engagement en matière de RSE et la mise en place de l’arrondi sur salaire, les Hôpitaux Robert Schuman et leur personnel ont remis un chèque de 529,04€ à la fondation. Villmools merci.

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ÉCOLE PRIVÉE MARIE-CONSOLATRICE Un grand merci aux élèves et professeurs pour le don de 3 500€ en faveur du projet des Jeunes Jardiniers de Dédougou au Burkina Faso. Cette somme a été collectée lors du marché de Noël 2016 de l’école. Rapport annuel 2017 - 59


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Le bonheur est la seule chose qu’on soit certain d’avoir lorsqu’on l’a donné. Raoul Follereau

151, Avenue du Dix Septembre L-2551 Luxembourg (352) 44 66 06 -1 - info@ffl.lu

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