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solidarité FOLLEREAU Janvier 2015

Pourquoi cet enfant là, et pas le vôtre?

FR I DE I LUX I ENG

© FFL / T.Winn

DIMANCHE 25 JANVIER 2015

62e JOURNÉE MONDIALE DES LÉPREUX


Edito Des milliers de donateurs de la FFL ont pris part à une énorme réussite : faire régresser une maladie dévastatrice, la lèpre. Cette participation a été énorme et efficace puisque plus de 600 000 personnes atteintes de la lèpre ont été guéries par la Fondation, donc par vous !

SOMMAIRE 2 > Edito 3 > Activités de la FFL 4-5 > De Raoul Follereau à la FFL 6-7 > La lèpre 8 > Against exclusion 9 > Education au développement 10-11 > Madagaskar 12 > Témoignages 13 > RCA 14 > Témoignages 15 > Togo 16-17 > Benin 18 > Mein Letzter Wille 19-21 > Remerciements 22 > Ebola 23 > Expression against excision

Pourtant au début, rien n’annonçait un succès : la lèpre est une maladie qui fait très peur, elle exclut le malade de sa famille, de la société ; dans de nombreux pays les malades n’avaient plus de droits civiques, jetés en prison, ils finissaient leur vie abandonnés. La lèpre est le compagnon de la pauvreté et sévit dans des régions sans structure de santé. Les médicaments efficaces ont mis du temps à apparaître et finalement le lépreux, même guéri, porte souvent les stigmates de mutilations qui le mettent au banc de la société. Les réussites incontestées dans la collaboration au développement ne font pas légion, mais rappelons-nous, il y a vingt ans encore, on comptait plus d’un million de nouveaux cas dépistés chaque année, aujourd’hui et malgré la croissance de la population mondiale, ce nombre de nouveaux cas a fortement baissé. Environ 200 000 nouveaux malades sont recensés et peuvent être traités avec des médicaments efficaces. La 62ème Journée Mondiale des Lépreux rappelle que le succès est immense, mais que les dernières batailles contre la lèpre ne sont pas terminées, qu’il est utile toujours et encore de soutenir les efforts de la Fondation dans la lutte contre la lèpre, comme le montre notre action à Madagascar (p.10 à 12) ou notre engagement contre d’autres maladies tropicales négligées comme l’ulcère de Buruli au Bénin, en Guinée et au Togo (p.14 à 17). La vie n’a pas de prix ! Mais la santé est accessible : 50€ seulement sont nécessaires pour guérir un malade complètement ! Jean Hilger, Président du Conseil d’Administration

Fondation Follereau Luxembourg

151, Av. du Dix Septembre L-2551 Luxembourg Tel.: 44 66 06 1 Fax: 44 66 06 60 Email: info@ffl.lu

EQUIPE FFL Violaine Alves, Alain Bliss, Tina Bock, François Colbach, Annick Feipel, Clémentine Gloire, Conny Reichling, Monique Schmit, Christophe Wantz CONSEIL D’ADMINISTRATION Jean Hilger, Menn Bodson, Brigitte Bontemps, Monique Hermes, Jos Hilger, Georges Keipes, Anne Majerus, Julio Nerin, Marie-Thérèse Ney, Boubacar Niang, Jean Octave, Jean-Luc Pauly, René Reuter, Emile Rossler, Jean Smit, Jean Weisgerber

www.ffl.lu Photo en couverture: © T. Winn. Campagne de lutte contre l’exclusion liée à la maladie de la lèpre.


Les activités de la FFL en Afrique

16 projets 5 partenaires locaux 58% du budget global

12 projets 4 partenaires locaux 20% du budget global

300 000 bénéficiaires directs!

20 000 bénéficiaires directs!

Amélioration de la santé publique communautaire

Formation professionnelle pour les jeunes défavorisés

9 pays

d’intervention

35 projets

3 millions d’euros

4 axes

3 projets 3 partenaires locaux 5% du budget global

4 projets 5 partenaires locaux 17% du budget global

30 000 bénéficiaires directs!

7 000 bénéficiaires directs!

Aide à l’enfance en détresse

Lutte contre les maladies tropicales négligées

AIDEZ-NOUS À LUTTER CONTRE L’EXCLUSION!

Faites un don en ligne sur notre site www.ffl.lu ou en scannant le QR Code:

CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 Ihre Spende ist steuerlich absetzbar Votre don est fiscalement déductible


>>> AGAINST EXCLUSION

Against exclusion:

« Empêcher les pauvres de mourir: c’est bien. Mais si c’est pour les laisser mourir de faim toute leur vie, pour faire de leur vie une mort sans fin, de cet assassinat, je deviens le complice, puisque je garde en trop ce qu’il leur faut pour vivre. » Raoul Follereau

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Against exclusion

© FFL / T. Winn

De Raoul Follereau à la FFL


>>> AGAINST EXCLUSION

17 août 1903 : Raoul Follereau naît à Nevers en France. 1918 : Première conférence à 15 ans seulement et prononce la célèbre devise:

« Vivre, c’est aider les autres à vivre ! » 1954 : Il fonde la Journée Mondiale des Lépreux (JML) traditionnellement organisée le dernier week-end de janvier. En 2015 aura lieu la 62e JML. 1965 : L’ILEP, fédération des associations luttant contre la lèpre, se forme sur l’initiative de Raoul Follereau. Ce réseau a pour but l’échange et la coordination des actions des associations luttant contre le fléau de la lèpre. 1966 : La Fondation luxembourgeoise Raoul Follereau (FFL) est crée par Raoul Follereau. La lutte contre la lèpre et toutes les formes d’exclusion sont au centre des activités de la FFL dès le départ. 6 décembre 1977 : Raoul Follereau s’éteint à Paris.

A travers ses projets, la Fondation a guéri près de 600 000 personnes de la lèpre. La maladie de la lèpre existe depuis la nuit des temps. Elle apparaît en Europe dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, surtout dans la région méditerranéenne. La lèpre (ou maladie de Hansen, identifiée par G.A. Hansen en 1873) est une maladie infectieuse chronique due à la Mycobacterium leprae. Elle est endémique dans certains pays à climat tropical, tels que les pays d’Afrique de l’Ouest. La lèpre fut longtemps incurable et responsable de très sévères mutilations entraînant l’exclusion sociétale des personnes atteintes de lèpre. Aujourd’hui la maladie est entièrement guérissable et à l’aide de prothèses, les gens guéris retrouvent la fonctionnalité de leurs extrémités.

Cela leur permet de réintégrer la société et de poursuivre une activité rémunérée pour assurer la survie de leur famille. En 1980, lors du congrès de l’ILEP à Londres, il est revenu au Dr. Stanley Browne d’annoncer que la lèpre pouvait dès à présent non seulement être arrêtée, mais entièrement guérie. Malgré le fait que cette nouvelle thérapie existe depuis plus de 30 ans et que le nombre de personnes atteintes de lèpre soit en diminution, la lèpre reste toujours une triste réalité pour beaucoup de gens, surtout dans les pays les plus pauvres. Raoul Follereau décède le 6 décembre 1977 et n’a malheureusement plus vu ce succès dans la lutte contre la lèpre.

Against exclusion

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>>> LA LÈPRE

La lèpre:

De Raoul Follereau... « La peur génère des monstres » erklärte Raoul Follereau in seinen Konferenzen. Paul Claudel beschreibt in « L’annonce faite à Marie », wie die schöne Violaine, die Verlobte vom Erbauer von Kathedralen des Mittelalters, Pierre de Craôn, die ersten Lepraflecken (la plaie infâme) an ihrem Körper entdeckte: « Il est dur d’être un lépreux et de porter en soi la plaie infâme et de savoir qu’elle ne guérira pas, mais que chaque jour elle gagne et pénètre et d’être seul et de supporter son propre poison et de se sentir tout vivant corrompre... ». Genau 5 Jahrhunderte später begegnete Follereau auf seinen Reisen dieselben, unveränderten Zustände, trotz der Tatsache, dass der norwegische Arzt, Armauer Hansen, den Lepraerreger, der seinen Namen trägt (Hansenkrankheit), 1870 unter dem Mikroskop identifiziert und bewiesen hatte, dass diese Krankheit keine Strafe Gottes sei.

© FFL / T. Winn

Follereau schrieb: « Je dis ce que j’ai vu, comme je l’ai vu, les lépreux dans le désert, les lépreux en prison, les lépreux enfermés dans des cimetières, derrière des barbelés, les lépreux terrorisés, misérables, muets. J’ai vu un monde inimaginable d’horreurs. »

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La lèpre


>>> LA LÈPRE

...à la lutte contre l’exclusion

Elle se soigne et pourtant en 2015

la lèpre exclut toujours!

DITES NON A

© Photo Action Damien

L’EXCLUSION!

“Es gibt eine Not die man nicht mit Geld allein lindern kann!” Die FFL befindet sich am 3. Februar 1983 im Luxemburger Pavillon im malischen “Institut Marchoux”, das größte Leprazentrum Westafrikas. Hier werden 16 Schwerstkranke betreut – ein trostloser Ort. Ein junger französischer Arzt machte den Rundgang mit der FFL. « Nous sommes l’équipe de choc » begrüßte er die Delegation mit einem breiten Lächeln und zeigte auf die verstümmelten Menschen die er betreut. Im Pavillon zeigt das Thermometer 36° an. Dann zieht er sich diskret zurück. Die Delegation ist allein mit den Verlassenen; worüber soll man sprechen? Ihre Familie, Ihr früherer Beruf? Ein junger Lehrer, den das Schicksal wie Müll auf diesen trostlosen Ort geworfen hat, lächelt müde und sagt: « Ton médicament, c’est bien, mais pour moi tu viens trop tard. Tu as pris ton temps, tu as pris des risques et je remercie ton pays, mais pour moi c’est trop tard. Mais tu m’as donné la main, et par-là tu m’as rendu la dignité humaine. Ni ma famille, ni mes amis me rendent visite, parce que je suis lépreux et je suis devenu un paria de la société. » Das hatte Raoul Follereau wohl gemeint mit den Worten: « Il y a des misères qui sont insensibles à l’argent et l’aide des oeuvres humanitaires a pour mission d’ajouter à leur activité ce supplément d’âme. »

La lèpre

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>>> AGAINST EXCLUSION

Against exclusion

© FFL / T. Winn

Bien que la lèpre soit toujours au centre des activités de la Fondation Follereau Luxembourg, la vue globale de la FFL s’est élargie sur le plan thématique, et spécialisée d’un point de vue géographique sur l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, la Fondation lutte toujours contre l’exclusion des personnes atteintes de lèpre et s’engage pour garantir leur guérison et une réinsertion sociale par la suite. Sous la devise « against exclusion », la FFL s’engage contre toutes les formes d’exclusion qui peuvent survenir pour des raisons très variées, mais le plus souvent liées à la situation précaire de personnes démunies.

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Against exclusion

4 AXES D’INTERVENTION Ses activités se concentrent désormais sur quatre axes: L’amélioration de la santé communautaire et plus particulièrement la santé maternelle et infantile; la formation professionelle qui offre la possibilité aux jeunes de se former en vue d’entreprendre une activité pécuniaire par la suite; l’enfance en détresse dont le but est de s’engager pour le respect des droits des enfants, et finalement la lutte contre les maladies tropicales négligées, comme la lèpre et l’ulcère de Buruli.


>>> ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT

Éducation:

La FFL dans votre école SENSIBILISER

© FFL / T. Winn

L’Éducation au Développement est un moyen de transmission d’informations qui a pour but de sensibiliser sur les relations « NordSud ». Elle vise la prise de conscience de la complexité des inégalités globales. L’objectif consiste dans la transmission de savoirs et de compétences afin de promouvoir des changements de comportements réduisant les situations d’exclusion. « Jeunes, le plus grand malheur qui puisse vous arriver, c’est de n’être utile à personne, c’est que votre vie ne serve à rien. »

R. Follereau

ATELIERS D’ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT La FFL sensibilise le jeune public luxembourgeois concernant des situations d’exclusion observées dans ses pays d’intervention. Ces ateliers interactifs « Against exclusion » s’adressent : Aux enfants entre 7 et 12 ans : sensibilisation sur la pauvreté, la traite des enfants, le travail des enfants, les enfants soldats, la problématique de l’eau, les droits de l’enfant, etc. Aux adolescents entre 13 et 19 ans : sensibilisation sur les sujets des mutilations sexuelles féminines, le non-respect des droits des peuples indigènes, la santé maternelle et les maladies tropicales négligées.

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Nos séances d’informations sont disponibles en langues luxembourgeoise, allemande, française et anglaise!

Vous souhaitez organiser une séance au sein de votre classe? N’hésitez pas à contacter Tina Bock, chargée d’Éducation au Développement Tél: 44 66 06 - 21 Email: tina.bock@ffl.lu

Éducation au Développement

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>>> MADAGASKAR

Die FFL in Madagaskar:

© FFL / T. Winn

Der Kampf gegen die “Armutskrankheiten”

Nicht nur die hohe Anzahl der Erkrankungen, sondern auch der soziale Status der Leidenden führt zu Exklusionssituationen. Madagaskar ist trotz seiner natürlichen und kulturellen Reichtümer, ein von gravierender Armut gekennzeichnetes Land. Ein Großteil der Bevölkerung muss sich mit einem Dollar pro Tag ernähren, pflegen und medizinisch versorgen. Vor allem seit dem Staatsputsch 2009 hat sich die wirtschaftliche Lage verschlechtert. In den ländlichen Regionen ist die Situation am Schlimmsten, weil die Bewohner/innen in der Regenzeit komplett von der Außenwelt abgeschnitten sind. Die allgemein prekäre Lage hat Auswirkungen auf die gesundheitliche Situation innerhalb des Landes. Mangelnde Hygiene, Hunger und Armut

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Madagaskar

sind Faktoren die zur weiteren Verbreitung tropisch vernachlässigter Krankheiten führt. Lepra und Tuberkulose gelten als typische Armutskrankheiten. Nicht nur die hohe Anzahl der Erkrankungen, sondern auch der soziale Status der Leidenden führt zu Exklusionssituationen. Lepra- und Tuberkulosekranke, sowie physisch oder psychisch Behinderte werden von der Gesellschaft ausgeschlossen, aufgrund von Vorurteilen, die auf Unwissen und Irrglauben basieren.


>>> MADAGASKAR

Spenden Sie mit Ihrer Digicash Handy-App

© FFL / T. Winn

Mit nur 50€ können Sie einem Leprakranken ein Jahr lang helfen. Sie können uns Ihren gewünschten Betrag anhand der Kontonummer CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 zukommen lassen mit Kommunikation “JML 2015” oder über unsere Homepage www.ffl.lu.

Seit 1999 setzt sich die Fondation Follereau Luxembourg in Zusammenarbeit mit der lokalen NGO Akanin’ny Marary für die Verbesserung der sozio-sanitären und wirtschaftlichen Lage der erkrankten und behinderten Personen ein. Kindern und Erwachsenen werden neue Perspektiven geboten. NEUE PERSPEKTIVEN Neben medizinischer Verpflegung und sozialer Unterstützung, verhilft die lokale NGO zu einem verbesserten Lebensstandard und rüstet die Betroffenen mit maßgeschneiderten Schuhen, Rollstühlen und Prothesen aus. Gerade Leprakranke sind auf die Prothesen

angewiesen, weil sie durch die Folgen der Krankheit Gliedmaßen verloren haben. Den Kindern wird somit der Weg zur Schule erheblich erleichtert, sie müssen nicht mehr zum Unterricht kriechen, oder getragen werden, sondern können auf eigene Initiative am Unterricht teilnehmen. Auch den, wegen der Erkrankung oft geächteten, Eltern und Erwachsenen wird geholfen indem die soziale Wiedereingliederung gefördert wird. Durch landwirtschaftliche Ausbildungen lernen die Abgelehnten selbstständig für ihr Einkommen zu sorgen und verbessern ihr gesellschaftliches Ansehen. Die Familie erhält die Möglichkeit auf ein würdevolles und unabhängiges Leben.

Madagaskar

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>>> TÉMOIGNAGES

Témoignages:

© FFL / T. Winn - photo d’illustration

Pierre, victime de la lèpre, mais surtout d’exclusion

« Je m’appelle Pierre, je suis né en 1975, donc j’ai 39 ans. Je suis originaire d’Ambovombe Centre, chef lieu du District de Manandriana, à environ 40 kilomètres au sud-ouest d’Ambositra (Madagascar). Ma soeur aînée, Madeleine, et moi-même sommes atteints de la maladie de la lèpre... Ça a commencé à l’âge de 13 ans. Je me grattais tout le temps et ma peau me faisait mal. Ma famille m’a amené à l’hôpital d’Ambovombe et j’ai suivi un traitement de piqûres pendant dix jours. Malgré ce traitement, il n’y avait pas de changement, j’avais toujours mal. Le médecin m’a alors référé au CDT (Centre de Dépistage et de Traitement) d’Ambohimahazo. A ce moment, j’ai su qu’il s’agissait d’une maladie grave. En classe, je n’ai pas subi d’exclusion directe, mais je me mettais moi-même à l’écart à

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Témoignages

cause des plaies et de la mauvaise odeur. Mes amis de classe ne voulaient pas vraiment me marginaliser volontairement, mais il y avait la peur et la mauvaise odeur de mes plaies… A partir de ce moment, je n’ai plus pu suivre mes études, parce que les soins qu’exigeaient la lèpre à cette époque duraient six ans. Je me rendais compte que ma famille et mon entourage souffraient de ma maladie. Ils ne voulaient pas me rejeter et faisaient des efforts pour me supporter. Aujourd’hui, quand je vais au marché d’Ambovombe pour l’approvisionnement, je sens le regard et le rejet soit des commerçants, soit des passants. A part ma famille et des gens proches, la plupart nous considère toujours comme intouchables, nous, les malades de la lèpre. »


>>> RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

République Centrafricaine: Dépistage de la lèpre et amélioration des soins de santé des pygmées Aka

Depuis 2011, la FFL finance un projet dans la province de la Lobaye, en République Centrafricaine (RCA), en partenariat avec l’ONG suisse FAIRMED. Dans le cadre de ce projet, l’amélioration des soins de santé est visée, tout particulièrement pour les personnes les plus démunies, comme les pygmées Aka. Outre le renforcement des compétences du personnel soignant et de l’accessibilité aux soins, ce projet permet également de dépister à temps des maladies infectieuses telles que la lèpre et l’ulcère de Buruli dans les communautés ciblées. UN CONTEXTE DIFFICILE

Dans un tel contexte, FAIRMED, avec le soutien de la Fondation Follereau, a donc décidé de prolonger la première phase du projet tout au long de l’année 2015, afin de renouer le dialogue avec les communautés les plus éloignées et atteindre les objectifs initialement fixés. Dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées, la formation de 15 nouveaux animateurs (dont 5 Aka) sur la lèpre et les techniques de communication est prévue.

© FAIRMED/ S. Huber

L’année 2014 a cependant été relativement agitée pour ces communautés. La RCA a connu de nombreuses violences intercommunautaires. Des violations massives des

droits humains, des assassinats systématiques et des menaces continues envers les populations civiles ont rythmé le début de l’année. Dans cette situation d’insécurité et de conditions de travail difficiles, la plupart du personnel de santé a quitté son poste de travail et les communautés pygmées se sont réfugiées dans la forêt.

République Centrafricaine

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>>> TÉMOIGNAGES

Lepra wurde heilbar, aber die Ausgrenzung blieb “Im Zentrum Nayamabou, 20 Km von der Hauptstadt Togos entfernt, finanzierte die FFL das Zentrum für Leprose, das von Schwester Rosalie aus Peltre bei Metz geleitet wurde. Schwester Rosalie war eine anerkannte Persönlichkeit im Togo, die eine der hervorragendsten Entwicklungshelferinnen war, der die FFL auf ihrem Weg begegnet ist. Am 26. August 1982 entließ sie einen der Patienten in die Freiheit. Er war geheilt. Zuhause in seinem Dorf wurde er aber mit Misstrauen aufgenommen. Der Zufall wollte, dass in dieser Nacht seiner Heimkehr ein Kind einen plötzlichen Tod verursacht. Noch in derselben Nacht wurden dem geheilten Aussätzigen die Augen ausgestochen.”

© FFL / T. Winn

“Mitte 1980 gab es in Luxemburg einen Leprakranken, der in einem Moselstädtchen arbeitete und wohnte. Das CHL machte die FFL darauf aufmerksam und diskret wurde der Mann, der über Portugal aus Angola nach Luxemburg gekommen war, von der Fondation über die Abteilung der ansteckenden Krankheiten des CHL mit Medikamenten und Rat geholfen.”

« Mes malades n’ont pas seulement la lèpre, ils sont également lépreux. Il faut les approcher avec une sensibilité particulière. » Raoul Follereau

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Témoignages


>>> TOGO

Togo:

© FFL / T. Winn - photo d’illustration

Das “Centre Hospitalier Régional” in Tsévié

In der togolesischen Republik sind vernachlässigte, tropische Krankheiten wie Lepra, Tuberkulose oder Buruli-Ulkus immer noch weit verbreitet. Sie sind die Ursache schlimmer Schicksalsschläge und haben verheerende Auswirkungen auf die Opfer und deren Umfeld. Amputationen und soziale Isolierung sind häufige Konsequenzen der Krankheiten. Die FFL setzt sich seit dem Jahr 1990 in Zusammenarbeit mit der DAHW (Deutsche Lepra- und Tuberkulosehilfe e.V.) für die Verbesserung der Umstände ein: Benjamin ist vier Jahre alt und lebt in der togolesischen Stadt Tsévié. Vor einem Jahr bemerkte er ein kleines Knötchen auf seinem Rücken. Weil es nicht schmerzte, schenkten weder er, noch seine Eltern, diesem scheinbar oberflächlichen Hautklumpen Beachtung. Allerdings verwandelte sich diese Anomalität im Laufe der Zeit in ein regelrech-

tes Geschwür. Besorgt brachten Benjamins Eltern ihn zu einem traditionellen Heiler. Seine althergebrachten Medikamente schienen Wirkung zu zeigen, die Wunde verheilte. Es stellte sich jedoch heraus, dass es sich nur um eine oberflächliche Genesung handelte. Die Bakterien in der Wunde wurden nicht abgetötet und haben sich unbemerkt immer tiefer in das Gewebe des Jungen eingefressen. Einige Wochen später riss das Geschwür wieder auf. Diesmal zog es sich über den ganzen Rücken. Benjamins Eltern befürchteten das Schlimmste. Sie konsultierten drei Ärzte, bis schließlich im “Centre Hospitalier Régional de Tsévié“ (CHR) die richtige Krankheit diagnostiziert werden konnte: Buruli-Ulkus. Erst jetzt konnte der Junge erfolgreich behandelt werden. Durch eine Hauttransplantation verheilte die Wunde und Antibiotika vernichteten die Bakterien effektiv. Benjamin befindet sich auf dem Weg der Besserung.

Das CHR wurde 2007 von der FFL und der DAHW renoviert und erweitert. Es ermöglicht Benjamin und anderen Patienten eine medizinische Behandlung von Buruli-Ulkus, Lepra oder Tuberkulose. Die Vorgehensweise bezieht sich auf die Früherkennung der Krankheiten um zu vermeiden dass die Patienten spirituelle Heiler aufsuchen und die Krankheiten zu spät erkannt werden.

Togo

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>>> BENIN

Benin:

© FFL / T. Winn

500 Mënschen hunn zënter Januar 2014 eng nei Chance fir d’Liewe kritt.

De CDTUB (Centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli) ass en Zentrum dee sech fir d’Fréierkennung an d’Behandlung vum Buruli-Ulkus zu Allada am westafrikaneschen Benin asetzt, a sech deene Leit unhëlt déi vun där schlëmmer Krankheet betraff sinn. Buruli-Ulkus gëtt duerch de Mykobakterium Ulcer erbäigeruff, dee virun allem d’Haut, d’Hänn an d’Been befällt. A schwéiere Fäll kënnt et zu Hauttransplantatiounen

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Benin

an et kann esouguer zu Amputatioune féieren. Dobäi sinn d’Kanner am heefegsten dovu betraff. Duerch déi mangelnd Hygiène an d’Feele vu medezinesche Strukturen am Land ka sech d’Krankheet séier ausbreeden an esouguer zum Doud féiere wann se net fréizäiteg genuch erkannt gëtt. Virun allem am Benin ass d’Krankheet immens fortgeschratt an huet sech séier am ganze Land ausgebreet.


>>> BENIN

verheelt ass. Seng Elteren hunn sech ufanks Suerge gemaach well duerch de laangen Openthalt an der Klinik hiert Meedchen net konnt an d’Schoul goen. Dank engem FFLProjet konnt et dem Sofia méiglech gemaach ginn, fir am Zentrum seng Schoulstonnen nozehuelen, wou hat och mat dem néidege Schoulmaterial ausgestatt gouf. Hatt ass eent vu 500 Mënschen, déi säit Januar 2014 konnte geheelt ginn an eng nei Chance fir d’Liewe kritt hunn.

© FFL / T. Winn - photo d’illustration

Dat klengt Sofia hat Chance: Hat huet zesumme mat sengen Elteren de Wee an den Zentrum fonnt, mee et war e laangen an ustrengende Foussmarsch duerch lauter kleng Dierfer bis se endlech zu Allada ukomm sinn. Sëllech traditionell Heeler hu scho probéiert gehat seng Wonnen ze heelen, mee keng vun deene Behandlungen huet wierklech ugeschloen. D’Sofia kritt elo 3 verschidden Antibiotiken a muss ongeféier 80 Deeg am Zentrum bleiwe bis dass alles komplett

Mat nëmme 50€ hëlleft Dir engem u Buruli-Ulkus erkrankte Kand erem gesond ze ginn. Maacht Ären Don mam Vermierk “JML 2015” op de Konto vun der FFL CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 oder iwwer eis Homepage www.ffl.lu.

Maacht een Don mat Ärer Digicash Handy-App

Benin

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>>> MEIN LETZTER WILLE

Mein letzter Wille:

Eng nei Brochür vun der Fondation Follereau Lëtzebuerg

© FFL / T. Winn

Weiterleben indem Sie Zukunft schenken

Zanter 1966 engagéiert sech d’Fondation Follereau Lëtzebuerg géint d’Ausgrenzung vu sozialschwaachen a kranke Mënschen an den äermste Länner a Westafrika a Madagaskar. Duerch d’Ënnerstëtzung vu villen hëllefsbereeten Donateuren, konnt d’FFL iwwer d’Joren d’Hëllef fir vill dausende Mënsche garantéieren. Viru kuerzem ass d’Brochür “Mein letzter Wille – Weiterleben indem Sie Zukunft schenken” vun der FFL erauskomm. Dësen Depliant soll als Informatiounsmaterial fir déijéineg dén-

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Mein letzter Wille

gen, déi wësse wëlle wéi si en Testament oder e Schenkungsakt un eng ONG kënne maachen. Nierft praktesche Modalitéiten dozou, stinn och ganz vill Informatiounen zu den Aktivitéite vun der FFL an dëser Broschür, sou datt interesséiert Leit och en Abléck an d’Aarbecht vun der Fondatioun kréien a mat rouegem Gewësse kënnen entscheeden ob a wat si wëlle ginn. Fir weider Informatiounen steet d’Ekipp vun der FFL Iech gäre Ried an Äntwert. Kontakt: info@ffl.lu oder +352 44 66 06-1


>>> REMERCIEMENTS

Merci! Restaurant Acacia

© FFL

D’FFL seet dem Här Rihm a senge Mataarbechter vum Restaurant Acacia zu Esch-Uelzecht e grousse Merci fir déi groussaarteg Ënnerstëtzung a fir d’Ausstellung Art Against Exclusion déi vum 10. Oktober bis de 15. November 2014 an hire Raimlechkeeten huet dierfe stattfan nen. Mam Verkaf vun de Konschtwierker vu verschiddene lëtzebuerger Kënschtler sinn eng 2 100 Euro un Done gesammelt ginn. Ënner anerem hu si fir d’FFL zwee Benefiziessen de 17. Oktober an den 8. November 2014 organiséiert. Duerch dës Owender sinn 1  200 Euro fir den FFLProjet CIPSA zesummekomm. Mir freeën eis iwwert déi flott a mënschlech Zesummenaarbecht a fir all Hëllef déi eise Projeten zu gutt kommen.

© FFL

Les Amis de l’Orgue Villmools Merci un den Dokter Nilles an d’Membere vu “Les Amis de l’Orgue” déi dat flott a gesellegt Benefiziessen “Christmas Ballads & Gospel” den 30. November 2014 mam Sänger Steven Pitman am Restaurant Postkutsch zu Esch-Uelzecht organiséiert hunn. Am Kader vun hirem “Noël sans frontières” konnte si domat 800 Euro fir d’FFL sammelen déi eise Projete zu Gonschte wäerte kommen.

Remerciements

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>>> REMERCIEMENTS

Merci! Afiliatys

© FFL

De 17. Dezember huet d’Associatioun Afiliatys d’FFL a senge Raimlechkeete besicht fir e generéise Scheck vun 3 000 Euro ze iwwerreechen. Dësen hëlleft géint déi tropesch Krankheet vum Buruli-Ulkus virzegoen an domat den “Centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli” zu Allada am Benin ze ënnerstëtzen. Duerch dësen Don, kann dem Zentrum weider finanziell gehollef, mat all néidegem Material versuergt an hiert Personal ausgebilt ginn. Mir drécken hinnen e grousse Merci aus fir dës Gest.

Fraen a Mammen Feelen-Mäerzeg

© FFL

Mat hire Fréijoer a Summer-Aktivitéiten 2014 hunn d’Fraen a Mammen vu Feelen-Mäerzeg d’FFL mat immensem fräiwëllegen Engagement ënnerstëtzt. Während engem schéinen Owend a gemittlechem Kader hunn d’Presidentin Milly Choque an hir Memberen der FFL e generéise Scheck vun 3 000 Euro iwwerreecht, dee weiderhi fir d’Hëllef vu Leit deenen et net esou gutt geet a Westafrika agesat wärt ginn. D’FFL seet jidderengem Merci, deen sech doru bedeelegt huet.

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Remerciements


>>> REMERCIEMENTS

Creos

© FFL

De 17. Dezember 2014 huet d’Firma Creos der FFL e Scheck am Wert vun 2 500 Euro an hirem Sëtz zu Stroossen iwwerreecht. Dësen Don erméiglecht et der FFL sech weiderhi fir Mënsche staark ze maachen déi der Ausgrenzung duerch Aarmut, de Mangel un medezinescher Betreiung an u sanitären Ariichtungen an deene betraffene Länner ausgesat sinn. Mir soe villmools Merci un d’ganz Ekipp fir dëse grousse Gest.

Lycée Classique d’Echternach

© FFL

Mir soen de Schüler an der H.E.L.P. asbl vum Iechternacher Lycée villmools Merci fir déi 20 000 Euro déi bein “Sponsored Run” den 7. Mee 2014 zesumme komm sinn. Dësen Don ënnerstëtzt de Projet vum Bau an der Ausstattung vun enger Maternité zu Ahozonnoudé am Benin, déi et schwangere Fraen a Neigebuerenen erméiglecht eng optimal Betreiung ënner würdege Bedéngungen ze Kréien. D’Klinik kann esou mat dem néidege Material ausgestatt ginn an dréit zur allgemenger Verbesserung vun der medezinescher Versuergung an esou der Gesondheet vun hire Bierger bäi. Si hëlleft ënner anerem d’Kannerstierflechkeet am Land ze reduzéieren. E ganz grousse Merci un all Leefer an all Sponsor fir seng Méi an säin Engagement!

Vous souhaitez organiser un événement ou une collecte de fonds en faveur de la Fondation Follereau Luxembourg? N’hésitez pas à prendre contact avec nous par email (info@ffl.lu) ou par téléphone (44 66 06 1).

Remerciements

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>>> EBOLA

Mali :

Taking preventive measures to limit the spreading of Ebola

Š FFL / T. Winn

The first case of Ebola in Mali was discovered in October 2014 in its Western part. Guinea, sharing a common border with the latter, was at that time involved in fighting Ebola on its own territory where the outbreak had already reached an alarming level. With only limited medical service available, many Guinean citizens desperately engaged in cross-border travelling to seek medical treatment in the bordering regions of Mali. All these elements were adding fuel to the fire of increasing concerns about a possible Ebola outbreak in Mali.

To limit the concerns of the medical staff but also of the population as such, the FFL, via its partner associations COFESFA and AP-FFL Mali, supplied disinfectant solutions and hand sanitizers to its partners’ health centres located closest to the Guinean border. The provided disinfectants, now used by the doctors and nurses as well as the patients, are helping to facilitate the respect of crucial safety standards and are limiting the Ebola virus from being transmitted. Although this might seem very small scale in comparison to the far-reaching Ebola issue in West Africa, every single action is indispensable and imperative to wipe out this deadly disease.

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Ebola


>>> EXPRESSION AGAINST EXCISION

Expression against Excision :

L’art et la musique au rendez-vous contre l’excision de fillettes

À l’heure actuelle, plus de 120 millions de femmes et de filles sont victimes de mutilations génitales féminines (MGF) dans le monde entier. 8 000 petites filles sont excisées chaque jour, soit une fillette toutes les 11 secondes. L’excision est coutume dans plus de 28 pays africains. Au Mali, 85 % des petites filles sont toujours excisées de nos jours. Dans certaines zones du pays, ce taux s’élève à 92%. Pour lutter contre cette pratique, la Fondation Follereau Luxembourg s’engage aux côtés de son organisation partenaire malienne, COFESFA, par le financement d’un projet de sensibilisation sur les conséquences de l’excision. Ce projet permet non seulement de sensibiliser les communautés sur les risques et les souffrances qu’entraîne cette pratique, mais également de réorienter les exciseuses

traditionnelles vers de nouvelles opportunités professionnelles génératrices de revenus par le biais d’un micro-crédit. Dans le cadre de la Journée Mondiale contre les Mutilations Génitales Féminines en février 2015, la soirée « Expression against excision » offrira la parole à des artistes qui auront la possibilité de s’exprimer contre cette pratique. Au rendez-vous en 2015 : Sister Fa et Bafing Kul qui assureront la partie musicale de la soirée et l’artiste-peintre Eleonora Pasti qui exposera ses oeuvres traitant le sujet de la femme. Des fleurs-miroirs, symbole contre l’excision, seront réalisées par des élèves d’écoles primaires et secondaires du GrandDuché et accompagneront les témoignages de fillettes et de femmes excisées.

E SAVE TH E DAT

© COFESFA

4 FÉVRIER 2015 - 19h30 CARRÉ ROTONDES/EXIT07

Expression against excision

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Pourquoi cet enfant là, et pas le vôtre?

Avec 50€, on peut déjà guérir une personne atteinte de la lèpre!

Mobilisons-nous ensemble pour dire NON à l’exclusion! avec un don en ligne sur notre site www.ffl.lu

© FFL / T. Winn

sur le compte de la FFL CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 avec la mention « JML 2015 »

ou via votre application mobile Digicash, en scannant le QR Code ci-dessous: Fondation Follereau Luxembourg 151, Avenue du Dix Septembre L-2551 Luxembourg Tel.: 44 66 06 1 Email: info@ffl.lu

www.ffl.lu


Bulletin 62e Journée mondiale des Lépreux