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M EN SUE L GR ATUIT

Édition Internationale

CSI ** St Lô

Grand Prix Longines STUTTGART

Grand Prix Longines MALINES

Courses à Graignes - Cabourg - Deauville

MAGAZINE DES SPORTS EQUESTRES ET DES COURSES


​A

2019

​ rès une première année de mise en route, la Région Normandie réédite son circuit des p Grands événements équestres. Ils sont au nombre de 27, plus prestigieux les uns que les autres. Après les salons des étalons de Saint-Lô en février, Deauville, Evreux et Argentan seront, en avril, les hôtes du Concours international de dressage para-équestre, d’un concours d’attelage et du fantastique critérium de vitesse au trot. En mai, les mythiques rendez-vous que sont Poney sous les Pommiers à Saint-Lô et les Ducs de Normandie sont complétés par le jumping de Cabourg. Juin sera essentiellement dédié aux courses avec le Trophée Vert à Alençon, le début du meeting estival à Clairefontaine et le Prix de la région Normandie à Dieppe. Juillet et août sont les mois les plus denses avec un éclectisme rare. Le Haras du Pin accueillera un concours d’attelage international et le Grand complet, tout près Argentan aura son endurance internationale, Deauville,un concours de dressage international et un jumping du même label. Les estivales de Cabourg pour les trotteurs et Deauville la Touques pour les galopeurs rivaliseront de nouveautés et d’initiatives pour leur public, alors que le Normandie Horse Show à Saint-Lô et le Trophée Vert à Carentan seront deux manifestations propres à valoriser ces deux territoires du Cotentin. En septembre, on traversera la Seine pour le concours international bien établi de Canteleu et on montera à Cherbourg pour l’étape du GNT. Octobre est définitivement labellisé meeting d’automne à Saint-Lô et Galop Expo à Deauville. Enfin, novembre est essentiellement l’affaire de la Seine maritime avec le GNT à Mauquenchy et le jumping international de Rouen.


AGENDA


S

Sommaire CSI**- AEC - St Lô

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Julie la Normande

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Grand Prix longines Stuttgart

Courses Cabourg

38 Courses - Graignes Courses - Deauville La Touques

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Retrouvez toutes les actu

www.equin


Horse-Ball

42 Jean Moretto

45 Vincent Lesot

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est un magazine édité par la Société EDAS Chemin du Poirier - 14220 Hamars SARL EDAS - RCS de Caen 497 704 460 N° de gestion 2007 B 343 Capital de 5 000 € Directeur de la publication Rédacteur en chef : Michel GALLET mgallet.edas@gmail.com

Grand Prix longines Malines

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Auteur - Photographe : Jean, Eugène BOUGIE Mobile 06 27 22 96 25 j.bougie@wanadoo.fr Charlotte MEURY - BOUGIE

Réalisation graphique : Agence EDAS 17 rue Mélingue - 14000 CAEN Mobile 06 28 98 57 96

ISSN > 221-E Dépôt légal à parution. Ne pas jeter sur la voie publique.

Equin Normand est une marque déposée auprès de l’INPI sous le N° national N° 4362095 Toute reproduction, même partielle, des textes, photos et illustrations est interdite. La revue Equin Normand n’est pas responsable des textes, dessins, photos, cartes de situation et illustrations, qui lui sont envoyés sous la seule responsabilité de leur auteur.

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ualités sur notre site :

n-normand.com

AFASEC


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SAINT-LÔ

CSI ** AEC Grand Prix SAINT-LÔ AGGLO - AUDEVARD

Encore Elle

Encore Moi E

t pourtant, Guy Williams, 3ème des 5 barragistes à s'élancer, précédé d'une réputation d'homme rapide avait, tout au moins l'imaginait-t-on, mis la barre assez haut avec Rouge de Ravel. C'était toutefois méconnaître la capacité du couple LagoubieRubélia à se sublimer. Avec près de 3 secondes de moins, la Normande ramenait la performance du Britannique à celle d'un train de sénateur et engrangeait son xème succès sur les pistes saint-loises.

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Aymeric

de Ponnat qui partait en deuxième position avec la prometteuse Elize âgée de seulement 8 ans fut le 3ème couple sans faute de ce Grand Prix. Olivier Martin, ouvreur, le couteau entre les dents, associé à Away Semilly victime de 4 points prenait une très belle 4ème place alors que Guillaume Blin-Lebreton et son puissant Uno de Cerisy complétaient, de belle manière, ce quintet de rescapés. Rescapés oui, d'une compétition débutée à 50 qui procéda souvent de la destruction massive pour une grande partie sans que la valeur des uns et des autres fut mise en cause. En effet, si de jeunes couples sortaient avec de gros scores, d'autres, expérimentés, n'étaient pas en reste tels Valentin Besnard et Utrillo du Roumois ou encore Alexis Deroubaix et Secret du Pays d'Auge. C'est ainsi. Le saut d'obstacles demeure une compétition qui met en scène deux êtres vivants dont l'osmose peut atteindre le sublime comme frôler les abîmes. Pour les statistiques et la compréhension de la sélection, on note outre 5 barragistes, 7 couples à 4 points, 9 à 8, 1 à 9, 7 à 12, 9 à 14 et plus, 4 éliminés et 8 abandons, soit 28 au-dessus de 12 points : c'est dire !

Classement 1- Axelle Lagoubie/Rubélia 0 et 39.86 2- Guy Williams 0 et 42.42 3- Aymeric de Ponnat /Elize 0 et 44.51 4- Olivier Martin/Away Semilly 4 et 44.22 5- Guillaume Blin-Lebreton/Uno de Cerisy 7 et 39.86

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Les épreuves préparatoires au Grand Prix Une pour Marc Dilasser

Elle comptait 11 barragistes. Déjà Axelle Lagoubie donnait le ton en se classant 3ème avec Rubélia alors qu’Alexis Deroubaix prenait la 2ème place. L’épreuve était remportée par Marc Dilasser et le dynamique Arioto. Aymeric de Ponnat et Olivier Martin qui seront sur le podium du Grand Prix intégraient déjà le top 10 avec Elize et Away Semilly.

Une pour Bertrand Genin

Il s’agit d’une victoire belge au profit de ce jeune vétérinaire de 27 ans, installé à Fontaine Lévêque près de Charleroi, qui montait Cleo vd Windeweg Z, une jument de 13 ans par Chin Chin et une mère par Le Tot de Semilly. Il devance Margaux Rocuet avec Astalavista et Timothée Anciaume avec Isabeau. On note le retour convaincant de Flora de Mariposa 4ème associée à Félicie Bertrand. Guillaume Blin-Lebreton marque son passage saint-lois avec une très belle 5ème place dans le Grand Prix. Il montait Uno de Cerisy, un hongre de 10 ans par Open Up Semilly et une mère par Siégo né chez Laurent Vincent à Cerisy la Forêt.

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Julie la Normande ​​veille sur Aubrion du Gers

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GRENET : Un nom qui sonne à l’oreille de

tout passionné du trot et de son histoire. C’est en 1919, voilà un siècle en effet, que cette famille de Barneville sur Seine en Seine Maritime s’est investie dans la discipline. En 1965, L. Grenet remportait le Prix du Président de la République avec Reine de Mars B montée par Jean Mary. En 1967, la jument se classait 2ème du Cornulier derrière Quérido II. Aujourd’hui, Julie, sa petite-fille, 23 ans, est, chez Jean-Michel Bazire, attachée au bien être de plusieurs bons chevaux dont Aubrion du Gers.


C’est tout au long du Prix Maine –Anjou couru à l’automne sur l’hippodrome de Laval et remporté par Aubrion du Gers, que nous avons suivi Julie. Voilà bientôt 5 ans que la Normande est au service du multiple Sulky d’Or : « Après la 3ème j’ai intégré le CFA de Grosbois où j’ai obtenu un BEPA de lad-jockey. Pendant mon apprentissage j’ai passé 2 ans chez Vincent Brazon, c’était l’époque d’Oyonnax et 2 ans chez Pierre Levesque. Ensuite je suis venue chez Jean-Michel Bazire ». Avec plus de 2 millions de gains et 11 victoires sur 11 participations en 2018, Aubrion du Gers, le meilleur hongre du monde malheureusement écarté du Prix d’Amérique passe l’hiver au repos dans les installations de Solesmes. Julie a le privilège et aussi la grande responsabilité de sortir et de faire travailler le fils de Memphis du Rib tous les matins. Jean-Michel me fait une confiance totale et je mesure la chance que j’ai, précise Julie qui, en compagnie de quelques collègues, fonce parfois vers Vincennes pour assister aux belles courses et plus particulièrement celles auxquelles JMB participe. EQUIN NORMAND n°109 2019

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Odes aux vainqueurs 2018 Isabell Werth

Peter Devos

Ijsbrand Chardon

Pius Schwizer EQUIN NORMAND n°109 2019

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GRAND PRIX LONGINES

DEVOS

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APART

Une première belge Il aura fallu attendre la 34ème édition des German Masters pour que la Brabançonne retentisse dans la Hans Martin Schleyer Halle. Jusque-là, un seul cavalier Belge s’était illustré mais il s’agissait du Mercédes masters . C’était en 2000, Ludo Phillipaerts l’avait emporté avec Otterongo. Peter Devos semblait tout désigné pour cette victoire dont, dès la reconnaissance il jetait les fondations. Seul, silencieux, il arpentait avec attention les distances entre les obstacles, touchait chaque barre. Bref ! Il y mettait tout ce que Steve Guerdat l’an dernier, Beerbaum en son temps avaient aussi mis en œuvre pour devenir le premier.

Le scénario de l’épreuve a en partie aidé le Belge. En effet, dernier des 10 couples à s’élancer ce qui dit en passant permet de saluer le merveilleux travail de la cheffe de piste Christa Jung, Peter Devos était face à une stratégie simple que La Fontaine avait bien déclinée dans « Le lièvre et la tortue ». Seuls l’Autrichien Max Khüner et le jeune PSG Final, 8 ans, et le routinier teuton Christian Ahlmann associé au SF Tokyo étaient sans faute mais dans un temps très lent. L’un en 56.62, l’autre en 57.68. Pour le Belge l’équation était simple. Etre plus rapide : ce n’était pas un gros problème mais l’être sans faute. Se souvenaitil qu’en 2003 lors des championnats d’Europe à Donaueschingen son compatriote Ludo Phillipaerts devant le même dilemme avait fait tomber le dernier obstacle et laissé le titre à Christian Ahlmann. Là, en ce dimanche 18 novembre, Peter Devos n’a pas tremblé aux rênes de son puissant et démonstratif alezan Apart. Plus rapide que Khüner et Ahlmann, le Flamand de Bekkewoort, un village entre Louvain et Hasselt déjà vainqueur de l’épreuve Coupe du Monde de Bordeaux en début d’année, figure désormais au sommet de l’élite mondiale.

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2- Max Kühner (AUT) - PSG Final

3- Christian Ahlmann (GER) - Tokyo 20 EQUIN NORMAND n°109 2019


4- Maurice Tebbel (GER) – Don Diarado

5 -Stéphanie Holmen (SWE)– Flip’s Little Sparrow EQUIN NORMAND n°109 2019

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Les Chevaux normands à Stuttgart

Avec Steve Guerdat, Venard de Cerisy est aux flots

Six ! Cinq nés dans le Cotentin et un aux portes des Marches de Bretagne près d’Avranches. Un véritable exploit pour ces éleveurs normands qui, une fois de plus, fait de cette péninsule ……….le « roc » de l’élevage du cheval de sport en France. L’un d’eux, Venard de Cerisy, se permet même de remporter une épreuve d’importance aux mains du sorcier suisse Steve Guerdat. Deux autres, Ulane Belmanière et Théodore Manciais participaient au Grand Prix Coupe du Monde.

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VENARD DE CERISY

Hongre par Open Up Semilly et une mère par Djalisco du Gué, né chez Laurent Vincent à Cerisy la Forêt. Venard, monté par Steve Guerdat, remporte la grosse épreuve en 2 manches du samedi.

ULANE BELMANIERE

Jument par Muriesco du Cotentin et une mère par Timorak des Isles, née chez la famille Blandamour à Néhou (50). Monté par Simon Delestre dans le Grand Prix Coupe du Monde.

VALMY DE LA LANDE

Etalon par Mylord Carthago et une mère par Starter, né chez la famille Leconte à Périers. Monté dans les épreuves majeures par Mickael Whitaker.

THEODORE MANCIAIS

Hongre par Kashmir van(t Schuttershof (Belge) et une mère par Power Light (Hanovre), né chez Denis Hubert à Saint-Lô. Monté dans le Grand Prix Coupe du Monde par l’Américain Spencer Smith.

USADOR DU ROUET

Mâle par Crusador et El Ira du Rouet (Galoubet A) propre sœur de Baloubet du Rouet, né chez Yannick Fardin à Saint Aubin de Terregattte. Monté par l’Espagnol Manuel Fernadez Saro.

QUABAR DES MONCEAUX

Etalon poney français de selle par Nabor et une mère par Rosire, né chez André Magdelaine à Diélette monté par Romane Orhant dans la Coupe FEI poneys.

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MERCEDES MASTERS

Pius Schwizer et Living the Dream

CommeJaime!! Avant

30.48 secondes

Après

La première c'était en 2011 avec Verdi. En 2018, le pétulant et déterminé petit suisse s'est défait de l'opposition allemande forte de 8 représentants. Des 12 du premier tour il ne furent que 3 à se qualifier pour le barrage, une palanque ayant fait son opération de destruction. Premier à s'élancer, l'Austro-bavarois Max Kühner avec son juvénile Vancouver Dreams âgé de seulement 8 ans laissait la porte ouverte à ses deux poursuivants. Le temps de 34.41 semblait largement battable. Pourtant le "Kaiser" Beerbaum toujours là dans les bonnes occasions préféra ménager une éventuelle 2ème place avec Cool Feeling le fils de Cornado NRW, pensant naturellement que Pius Schwizer allait tout tenter et, pourquoi pas, fauter. Mais le Suisse qui avait manifestement fait de cette épreuve son objectif en s'emparant déjà des deux épreuves qualificatives dont l’une avec About a Dream, ne trembla pas avec l'expérimenté Living the Dream qu'il monte depuis le début de la saison. Les Français, pour une fois, n'étaient pas représentés dans la finale. Pourtant, Olivier Robert ne ménagea pas ses efforts dans la 2ème qualif. Il terminait 4ème avec Vivaldi des Meneaux mais sa défaillance de la veille l'écarta du dernier carré.

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Coupe du Monde d’Attelage

Ijsbrand Chardon en patron

Boyd Exell battu ! Même pas qualifié pour la seconde manche : du jamais vu. Et pourtant c’est ce qui est arrivé à l’Australien lors de la très disputée étape de Stuttgart. Déjà la veille lors de la warm-up c’est le jeune belge Glenn Geerts qui s’était imposé. Pour l’épreuve officielle de cette coupe du monde que l’Australien domine avec outrance, il sembla, d’ores et déjà, que l’opposition était affûtée. Le Belge Geerts gonflé par son succès de la veille y mit tout son cœur comme le fit le Hongrois Jozsef Dobrowitz. Et ce sont bien ces deux meneurs qui créèrent la surprise en montant sur le podium derrière le maître du jeu, le Néerlandais Ijsbrand Chardon. Quant à l’infortuné Boyds Exell, il termina 5ème et bon avant-dernier

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COUPE DU MONDE DE DRESSAGE

Isabell Werth Quand la perfection n’est pas négotiable

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our la 9ème fois de sa carrière et la 3ème de suite, la championne tous azimuts du dressage mondial, s’imposait cette fois en selle sur la jument Westphalienne de 14 ans Bella Rose. Le podium était le même qu’en 2017, à savoir Dorothée Schneider en 2ème position avec l’étalon Sammy Davis jr, alors qu’Helen Langehanenberg prenait la 3ème place associée à l’étalon hanoviren de 16 ans Damsey FRH. La surprise de cette édition venait du Danois Daniel Bachmann Andersen, 2ème du Grand Prix et 4ème de la Kür avec Blue Horse Zepter. Dans le Grand Prix, on admira également la prestation de sa compatriote Cathrine Dufour avec le westphalien de 8 ans Bohemian seulement 10ème de l’épreuve Coupe du Monde. On salua, la 10ème place de la Française Marie Emilie Bretenoux et Quartz of Jazz alors que l’autre représentante tricolore Morgan Barbançon Mestre sombra totalement pour prendre la 13ème et avant dernière place avec Sir Donnerhall

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Les Courses en Normandie

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

En 2019, sur l’ensemble des 42 hippodromes que compte la Région, 360 courses seront disputées dans les disciplines du trot du plat et de l’obstacle.

Outre un nombre important de quintés, une quantité d’autres évènements de prestige viendront ponctuer la saison.

Ainsi, Le Trophée Vert fera étape à Alençon, Carentan Le Grand National du Trot se disputera à Cherbourg et Mauquenchy Fin avril Argentan sera, en semi-nocturne, le théâtre du Trophée Grande Vitesse Traditionnellement mi-mai l’hippodrome de la Prairie à Caen fera salle comble pour les « Ducs de Normandie » tout autant que pour le Grand Prix de la ville de Caen en Octobre En juin, c’est Dieppe qui présentera le Grand Prix de la ville Cela avant le feu d’artifice des Estivales de Cabourg, le Meeting Barrière de Deauville et les « Nocturnes » de Graignes. A ces évènements de notoriété il ne faut manquer d’associer ces réunions de « village » qui font la Normandie historique des courses et dont la préservation est vitale : Genêts, Jullouville, Bourigny, Le Sap, Bacqueville en Caux etc..

Dans ce premier numéro, avec le fait marquant de la fin de saison à Graignes qu’est le Prix Equin normand,

nous avons assuré la transition de l’an 2018 vers l’an 2019 avec la dernière de Cabourg animée par les jeunes Florian Prioul, Henri Touvais et Adrien Ernault et la première de Deauville La Touques entamée sur un ton glamour avec les succès féminins de Coralie Pacaut, Cécilia Poirier et Laura Poggionovo.

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CABOURG

Florian, Henri, Adrien Animent la réunion du « Bout de l’An » 2018 Même si les tribunes ne connaissaient pas l’affluence des soirées estivales, la dernière réunion de l’année sur l’hippodrome de Cabourg n’a pas manqué de chaleur malgré des conditions hivernales. Comme le sera la première de Deauville, une fois l’an basculé, Cabourg a mis en évidence un trio de jeunes jockeys et drivers deux Mayennais et un Normand. Florian Prioul venait de Prée d’Anjou, une commune nouvelle entre Château Gontier et Craon, le cœur des courses dans ce département. Grâce à un body language assez spectaculaire il a pu s’imposer aux dépens de Sébatien Ernault avec Cadel de Cahot (16) cela pour l’entraînement paternel. La 1ère course réservée aux apprentis s’est déroulée sur un scénario identique au profit d’Henri Touvais associé à Design Phedo, contreJM Lecerf et Django de Boup. Là aussi entraînement familial conduit par Pierre Touvais du Bourgneuf le Forêt près de Laval. Enfin, Adrien, le fils de Sébastien Ernault revêtu de la casaque familiale désormais frappée du logo d’Agrial son nouveau partenaire, s’est défait dans la 2ème course pour apprentis, en selle sur Californie of Love, d’Océane Briand et Bionica.

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DEAUVILLE LA TOUQUES

Coralie, Cécilia et Laura signent la « Une Glamour » de 2019

La meilleure façon de bien commencer une année hippique c’est naturellement de se précipiter à l’hippodrome de Deauville La Touques pour y vivre la toute première réunion de l’année 2019 en Normandie. C’est aussi l’occasion de rencontrer Frank Lemestre son directeur aux anges, pour nous dire que l’attractivité de Deauville va croissant : « Nous avons environ 400 chevaux à l’entraînement. Nous pourrions en accueillir 50 de plus si nous avions les structures en conséquence ». La présence des Grecs Theodorakis, du Japonais Simizu ou du Tchèque Luka suffisait pour s’en convaincre. Sur la piste fibrée qui accueillait 8 courses, nous avons pu assister aux victoires de 3 jeunes femmes qui méritent, au moment d’une féminisation importante du métier d’être mises en valeur. La décharge qui leur est accordée facilite grandement cette ascension.

Coralie Pacaut

Avec près de 100 victoires, la nouvelle protégée de Jean-Claude Rouget, c’est dire, est à tout juste 20 ans passés devant un avenir très prometteur. Rien ne destinait cette fille d’un directeur commercial et d’une secrétaire à exercer le métier de jockey. Après quelques temps à poney, dévorée par la passion des chevaux elle intègre l’école de Gouvieux. La Parisienne participe à sa 1ère course le 1 mai 2015 à Fougères. C’est pour le compte de l’entraineur Philippe Demercastel qu’elle gagne sa 1ère victoire. C’était le 30 septembre 2015 à Lyon en selle sur Fortune Royale. Le 3novembre dernier, sur l’hippodrome d’Amiens Coralie s’impose avec Stone Town. Du coup, elle passe professionnelle et remporte, cerise sur le gâteau, le challenge Yves Saint Martin. C’est la première fois qu’une femme décroche ce trophée disputé sur les cinq réunions de galop de l’hippodrome picard qui récompense un jeune jockey. Ce jeudi 3 janvier, Coralie Pacaut remporte la 2ème course du programme avec Blanche Dorée appartenant à l’Ecurie Normandie Pur- Sang et entrainée par Jean- Claude Rouget.

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Cécilia Poirier Un patronyme dans le mande du galop. En effet, Cécilia est la fille de l’ancien jockey Olivier Poirier qui fut monte N°2 derrière Yves Saint Martin pour l’Aga Khan chez Alain de Royer Dupré.. Deux mois sur les bancs de la fac après un bac techno suffiront à cette jeune fille pour comprendre que son univers est celui des courses. Après avoir travaillé chez Eric Leray, Pierre Fertillet, Pascal Fleurie et Jerry Planque, elle est entrée au service de Joël Boisnard à Senonnes au début de 2018. Sa 1ère victoire remonte au 25 mai 2015 à Rostronen associée à Dashing Line. Passée professionnelle a tout juste 20 ans, en septembre 2017, elle montait Squamish sous la casaque prestigieuse de la Marquise de Moratalla. Pour gagner à Deauville le 3 janvier, Cécilia montait Giloulou. Il s’agissait là de sa 23ème victoire.

Laura Poggionovo Vingt ans aussi pour la Varoise originaire de Toulon et formée à l’école Afasec de Cabriès. Titulaire de 21 victoires, elle enregistrait la 1ère le 14 avril 2014 à Hyères sur Droit au Rêve. En 2016, Laura était sélectionnée pour représenter la France dans le Longines Future Racing Stars, dans le cadre de la journée du prix de Diane à Chantilly. Un droit qu’elle a exercé le 3 janvier à Deauville en selle sur Black Cat entraînée par la jeune A. Wattel appartenant à l’Ecurie de groupe Happy Few. EQUIN NORMAND n°109 2019

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Hippodrome de Graignes

Les Prix

Equin normand

Anthony « Moustik » Barrier dans un grand jour Jean-François Senet et Esperanza d’Elle un couple de Globe « trotteurs »

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our sa dernière et 30ème réunion de l’année 2018, l’hippodrome de Graignes accueillait le magazine Equin normand pour parrainer deux courses. Avec le soutien de Saint-Lô Agglo pour l’écurie du Grand national, Equin normand, comme avec la Région Normandie entretient des relations privilégiées avec ce territoire qui, rappelons-le héberge 3 des meilleurs éleveurs français de chevaux de sport . Anthony Barrier réussit la passe de 4 Déjà lauréat du prix Equin normand à Cabourg, en 2016, l’Angevin vient rarement à Graignes. Mais quand il fait le déplacement en Normandie, ce n’est pas pour rien. En effet, en mars dernier à Caen, il remportait 3 courses dont la 1000ème de sa carrière. Là dans le pays saint-lois, il était engagé dans 4 courses. Hé bien tout simplement il les remporte toutes : 2 sous la selle, 2 au sulky. Dont le prix Equin normand. Il s’agissait d’une épreuve pour les femelles de 4 ans. Que dire de cette course qui n’a été qu’une promenade pour l’ancien vainqueur du Cornulier associé à Eve de la Mortie une fille du Normand Quif de Villeneuve de l’élevage Dupont dans le Maine et Loire. Jean-François Senet, une victoire au goût du Nord Un goût du Nord rehaussé par la présence de Benjamin Devulder, cavalier de l’écurie Equin normand, installé à Pont-Hébert (50) mais natif d’Arras. Autour d’Esperanza d’Elle, Ils sont du Nord, Jean-François Senet le driver ainsi que la propriétaire Florence Vion et l’entraineur Jean-Rémi Delliaux. Le premier vient de Saint-Omer, les autres sont basés à Calais. Et, les uns et les autres quadrillent la France de haut en bas et de long en large. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir, le mot est le bon, leur fiche professionnelle pour, seulement en un mois, les voir à Vesoul, Abbeville, Salon de Provence, Marseille, Nîmes, Reims, Strasbourg, Baumont de Lomagne et…Graignes. Un périple qui, en passant, montre l’importance de l’hippodrome normand dans le programme des professionnels du trot. Comme Anthony Barrier, Jean-François Senet a passé le cap des 1000 victoires au cours de la saison 2018. Celle de Graignes avec Esperanza d’Elle était la 4ème de son nouveau milième.

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FEVRIER MARS AVRIL

S E N G I A R

EG D E M O R D O P P I H

MARS FEVRIER

Jeudi 7 - 16H Premium Vendredi 15 – 16H Premium Dimanche 24 – 13H PMH

Lundi 11 – 18H PMH Dimanche 24 – 13H PMH

AVRIL

Dimanche 14 – 13H PMH

WWW. HIPPODROMEDEGRAIGNES.FR Restaurant panoramique : 06 88 18 49 94

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DESTINATION

​Horse Ball

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n calendrier totalement revu et voilà que l’étape saint loise habituellement programmée en février a été ramenée au mois de décembre. Bouleversement dans les équipes puisque la mythique équipe des filles d’AgonCoutainville a disparu. Restait l’équipe « Elite » des Roses dont les prestations étaient très attendues. L’équipe de Rouen ne manquait pas de soutien. Les premiers battus, étripés même, lors du match contre Paris Mash, se resaissaient contre Lyon. Les seconds, vainqueurs de Chambly le premier jour, s’inclinaient contre Le Blanc le lendemain. A Saint-Lô, le Horse-Ball demeure une vraie valeur d’attractivité. On souhaite ardemment que la persévérance déployée par Yann Adam, Directeur du site pour obtenir le Championnat du Monde dans un avenir proche soit récompensée.

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ORETTO Jean Moretto

C

’était voilà un siècle sans doute. Un siècle que ses grands-parents sont partis soit des Pouilles, de Lombardie de Vénétie ou d’ailleurs en Italie pour émigrer et faire souche à Muret près de Toulouse. Maçon, femme de ménage ce fut après les premiers arrivants aussi le sort des parents de Jean enfant d’une fratrie de 3 garçons. Apprenti dans le commerce, colleur d’affiches, transporteur et quelques décennies de stabilité dans ce qu’on appelait les « Ponts et Chaussées » c’est ce qu’a été la vie professionnelle d’un garçon industrieux, curieux. Le cheval est venu un peu par hasard dans son existence par le biais d’une relation familiale qui en utilisait un pour travailler son coin de vigne. Et quand on parle cheval on parle Normandie. Il y est venu pour en acheter un puis d’autres et ensuite s’y établir sur les conseils de la faculté. La douceur normande lui était conseillée pour préserver un cœur fragile. C’était il y a bientôt 20 ans. C’est au Mesnil de l’Yserand un hameau sur la commune de la Rondehaye au cœur du bocage près de Périers dans le Cotentin. Aujourd’hui, Jean Moretto est quasi normand. Seulement trahi par son bel accent chantant et aussi par ce « con » qui ponctue ses phrases. Durant ces années Jean et Janine ont construit un élevage qui n’a rien à envier à ceux des indigénes et dont les fers de lance sont Aryane, Bergame, Tina et Urbin de l’Yserand. EQUIN NORMAND n°109 2019

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Tout commence avec Scouzy du Donjon Avant il y avait eu une jument sans papier pour l’initiation des enfants et aussi un trotteur, mais c’est avec cette jument par Count Ivor née chez Roger Piedagnel à Bricquebec que la famille Moretto s’est mise à cheval. C’était encore à Muret. Dès son arrivée en Normandie, Jean et son épouse Janine acquièrent plusieurs poulinières dont Ultime Princesse (Benroy) pleine de Flipper d’Elle. Nous sommes en 2003. Trois ans plus tard, Jean peut trôner fièrement avec Plume de l’Yserand qui vient de faire le top price des ventes Nash pour la somme rondelette de 30.000€. Une aubaine pour ces éleveurs débutants. Finaliste à Fontainebleau à 4 et 5 ans, Plume a terminé sa carrière en 2011 pour se consacrer à la reproduction à l’élevage du Bléquin dans le Pas de Calais. Elevage du Bléquin qui confia un fameux poney monté par le tout jeune Benjamin Devulder à l’époque sélectionné pour les Championnats d’Europe. Quenn Liza la bonne gagnante avec Benjamin Devulder C’est chez Michel Danguy d’Hauteville la Guichard que Jean Moretto achète la fille de Verdi. Il la confie à Benjamin pour l’année des 6 ans en 2010. Elle va rester sous la selle du cavalier de Pont Hébert jusqu’en 2014 et écumer un nombre incalculable d’épreuves à 125. Vendue, elle continue sa carrière en amateur avec son propriétaire Thibaut Derichard. Trois juments chez JF Batillat Pour compléter leur élevage, les Moretto vont faire leur marché chez les Batillat et repartent avec 3 juments dont : Nahorn des Etisses (Ahorn), et Opaliou des Etisses (Quiniou). Il y eut aussi Jessica d’Amour (Rosire) ramenée de chez les Letablier. Avant sa commercialisation Jessica avait produit Sapristi d’Amour (Flipper d’Elle) toujours performant à 130 avec Manon Geismar Bonnemains. A la Rondehaye, Jessica a donné Alice de l’Yserand (Diamant de Semilly) 125 avec Isabel Brooke et Brume de l’Yserand (Diamant de Semilly) tour à tour montée par Alexa Hinard et Axelle Lagoubie. Comment passer sous silence Opérette (NarcosII x Count Ivor achetée à 1 an à Michel Danguy et sa fille Rosita (Le Tot de Semilly) vendue à Nash pour un vétérinaire anglais.

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Tina, Bambou, Bergame, Urbin et Aryane les stars de l’Yserand Si Jean Moretto peut être fier de ses réussites au travers d’achats ponctuels intuitifs, il peut l’être encore davantage pour sa propre production liée à des accouplements judicieux. Ainsi Opaliou des Etisses saillie par Diamant de Semilly a produit Aryane, 145 avec Axelle Lagoubie, Bambou montée par Alexa Hinard vient dêtre vendue en Italie, alors qu’ Avec Akllegretto, elle a donné Tina, CSI5 avec le Suisse Pius Schwizer. A Nahorn des Etisses, on doit Urbin de l’Yserand (Ephebe for Ever). Monté jusqu’à 6 ans par Benjamin Devulder, il a été vendu à Jean Le Monze en particulier lauréat d’une très belle épreuve 145 à Auvers au printemps 2018 (Aryane était 2ème de cette même épreuve) Nahorn a aussi produit Bergame de l’Yserand (Diamant de Semilly) propriété aujourd’hui de Frédéric Lagrange le boss du Haras de Bory. Avec Ariane et Brume, au tour de Fair Play de Galike et Indiamo de l’Yserand. A bientôt 72 ans, Jean, sans se reposer sur ses lauriers a réduit son effectif et met ses espoirs en Fairplay de Galike et Indiamo de l’Yserand, sans doute ses deux derniers liens avec le cheval de sport. Ces deux produits sont issus de Shirley du Tertre (Utrillo VD Heffinck), une jument qu’il a en pension depuis plusieurs années. Jean a acheté Fairplay (Rock’n Roll Semilly) qui va débuter la saison de 4 ans avec Alexa Hinard et suite à un arrangement avec Mme Sophie Coma, Shirley a produit Indiamo de l’Yserand (Andiamo de Semilly) un mâle gris né en 2018. Deux chevaux qui nous vaudront de voir encore longtemps sur les concours normands le sympathique Jean et son accent gorgé de soleil. EQUIN NORMAND n°109 2019

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Portrait

Vincent LESOT Un nouveau commerçant

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S

aint-Lois, Vincent Lesot est petit-fils et fils de commerçant. Lui, aujourd’hui âgé de 25 ans, après une adolescence tumultueuse mais toujours orientée vers les sports équestres s’est, comme on dit « Fait une fin » d’abord en Lorraine puis, aujourd’hui en Alsace. Près de Strasbourg, il a établi sa base commerciale. Lorsqu’on l’observe sur les terrains de concours de Fontainebleau, du Pin de Saint-Lô ou d’ailleurs, Vincent n’a jamais l’œil dans la poche, il scrute, détaille. Enfin, il fait tout ce qu’un bon marchand de chevaux doit entreprendre pour dénicher les bonnes affaires, satisfaire ses clients et développer son entreprise. Les marchands traditionnels de la génération des septuagénaires tend naturellement à s’effacer. La génération intermédiaire n’en a produit que très peu. En revanche, les jeunes trentenaires, voire moins, sont nombreux et actifs. Un parcours traditionnel Au terme de sa scolarité générale à Saint-Lô, Vincent intègre la MFR de Saint Senier sous Avranches, puis celle de Granville où il obtient un Bac pro CGEH. Après quelques temps chez Gilles Boulanger à Mortain pendant lesquels il monte des jeunes chevaux et approche la filière commerciale, il prend son sac et franchit le Quiévrain. Il passe 6 mois chez Ludo Phillipaerts, autant en Allemagne chez un cavalier de commerce avant de refaire une période identique en Belgique chez le cavalier syrien Ibrahim Bichaarat. Sur les conseils paternel qu’il commence à écouter, Vincent intègre la formation de cavalier de jeune cheval au Haras du Pin. Le commerce allié au sport Le jeune homme a 22 ans. Il décide alors de se « mettre à son compte ». « J’ai loué des boxes chez Jacky Angot. Je n’avais pas de chevaux de propriétaires. J’ai alors décidé de vendre ma propre jument et d’acheter des lots de chevaux pour les revendre et gagner ma vie. J’y suis resté une bonne année. Ma compagne mutée à Nancy, j’ai suivi. Je connaissais des gens là-bas et il faut bien dire qu’en Normandie le réseau est saturé ». Le Normand aborde le commerce avec les outils de son temps : « Il est fini le temps où l’éleveur appelait le marchand pour voir les chevaux chez lui. Aujourd’hui, il faut être connecté plein temps. Les vidéos, les réseaux sociaux sont nos outils ». Depuis 6 mois installé A Obenheim, sur les bords du Rhin, à quelques brasses de la Forêt Noire, le Saint- Lois a établi une base solide ou il loue des boxes : « J’ai souhaité avoir une base de travail. Je suis cavalier – marchand. Le courtage seul ne m’intéresse pas. C’est par ailleurs très difficile. En concours je peux voir les chevaux, monter ceux que je prends en dépôt-vente. A mon niveau, j’ai besoin de toucher la qualité du cheval. C’est quand même à cheval qu’on a le meilleur ressenti ».

« Le commerce c’est avant tout bien acheter pour bien vendre et durer » Désormais bien connecté au milieu, Vincent Lesot commercialise entre 100 et 150 chevaux par an. Il est fier d’avoir, voilà quelques mois vendu un cheval au cavalier russe Vladimir Tuganov. Sa meilleure vente depuis le début de ses activités. Si, autrefois cette activité trainait certaines suspicions, Vincent se montre très clair : « Chez moi, c’est la transparence totale. J’achète, je revends. Pour les chevaux en dépôt-vente on fixe un prix. Je prends une commission de 10% et tout se traite sur factures. Quand j’achète des chevaux, je le fais pour disposer de plusieurs alternatives commerciales. Le cheval peut-être pour un amateur à 125, mais il doit pouvoir sauter plus. Dans le commerce il y a une règle : bien acheter pour bien vendre et durer. Il faut avoir du respect pour l’éleveur, son travail doit être valorisé au juste prix. Chacun doit gagner sa vie en amont comme en aval ». Avec déjà de solides relations de l’autre côté du Rhin, le Normand sait que le commerce du cheval de sport est à priori à la portée de tout le monde mais que dans ce métier comme dans tous les autres, certains se contentent de suivre, d’autres anticipent. De ce côté-là, Vincent Lesot est allé à bonne école.

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GRAND PRIX LONGINES

MALINES Ahlmann​

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Christian Ahlmann et Clintrexo Z : Fait maison

Clintrexo

Il avait gagné en 2015 avec Taloubet Z. En 2018, l'Allemand remet le couvert, là encore, avec un produit made in Zangersheide. Ils n'étaient que 4 au barrage. Manifestement, le chef de piste avait resserré les boulons pour ne pas avoir 14 couples comme vendredi et samedi dans les épreuves majeures. Là, outre les difficultés habituelles d'un parcours à ce niveau, c'est, une fois de plus, le temps qui a joué les trouble-fête. En effet, outre 3 concurrents avec seulement 1 point, on en compte 15 autres avec du dépassement de temps et des pénalités sur les obstacles. Par ailleurs, il aura fallu attendre le 20ème cavalier, soit Kevin Staut et Edesa's Cannary pour ovationner le premier sans faute. Avec Harrie Smolders/ Don VHP, Ludger Beerbaum/Casello qui efface sa péripétie de l'an dernier et Christian Ahlmann, la brochette était belle. Une brochette qui met en évidence la qualité de cette compétition hivernale tout aussi captivante, sinon plus, que le circuit des Coupe des nations. Dernier à partir, Ahlman avait la partie plus facile avec ce cheval d’avenir qui lui avait permis de remporter les CSI4 de Wiesbaden et Münster sans compter la 2ème place du GCT de Berlin. En 39.97, il devance Kevin Staut et Edesa’s Cannary d’une seconde et 11 centièmes. Très belle opération pour le Normand au moment où il réoriente radicalement sa carrière.

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2 – Kevin Staut – Edesas’s Cannary – 0 et 40.98 52 EQUIN NORMAND n°109 2019


3- Harrie Smolders – Don VHP Z 0 et 41.42

4- Ludger Beerbaum - Casello - 14 et 59.04

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Forza Lorenzo ! A bientôt 32 ans, il est né le 23 avril 1987, l’Italien en a fait du chemin depuis son petit village de Lecce dans les Pouilles. Pour l’anecdote il est compatriote de Marco Materazzi à qui Zidane fit voir de quel bois il se chauffait !! Pilote attitré de l’écurie Stephex il dispose d’un piquet de premier plan toujours renouvelé. Il l’a montré à Malines en remportant le Prix KBC, la première grosse épreuve du concours avec Evita van’t Zoggehof, une jument SBS de 8 ans. Par Golden Hawk (Vigo d’Arsouilles et Rubens du Ri d’Asse (Argentinus). Sa grand-mère maternelle n’est autre que Frangance de Chalus. Lauréat du GP de Rome 2018 avec Scuderia 1918 Halifax van het Kuizebos, le Transalpin mettait fin à une disette locale depuis 1994 avec le succès d’Aralda Bologni. Il se classait par ailleurs 3ème du GP de Dublin avec Irenice Horta et 2ème de la manche Coupe du Monde de Lyon avec Essor de Litrange.

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GRAND PRIX DES FLANDRES Koon Vereecke au sprint A l'instar de la classique cycliste du même nom, il est rare que le GP des Flandres de Malines échappe non seulement à un Belge mais à un Flamand. La tradition a été respectée. Le cavalier de Waarschoot, près de Gand, jusque-là considéré plutôt comme un animateur qu'un "premier de cordée", s'est imposé magistralement à 13 autres barragistes. L'ancien Champion de Belgique, par ailleurs habitué des concours de Saint-Lô, l'emporte en selle sur Jativia, une jument de 9 ans par Cardento. Après les CSI3 de Beervelde et Maubeuge, Koen Vereecke se met en position privilégiée pour une sélection européenne en 2019. Après le passage de Pius Schwizer parti pour rééditer son exploit des Mercedes Masters à Stuttgart tant le Suisse fut véloce avec About a Dream, le Belge confirma sa prestation du premier tour et surtout son aptitude à la vitesse. En 33.25 contre 33.85, le Gantois, bientôt quinquagénaire, étouffa toute hostilité en particulier celle de ses compatriotes au nombre de 6. De toutes ces performances, il faut retenir celle de Daniel Deusser. En effet, parti relativement lentement, l'Allemand ne se mettait vraiment en route que dans la seconde moitié du parcours. Outre ses compétences, il mettait en évidence la grande action de Jasmin vd Bisschop, une jument BWP de 9 ans par Larino et Chin Chin. En 33.63, il prenait le premier accessit. Pius Schwizer est 3ème. Le Suisse voulait absolument sa victoire. Il remporte la consolante du GP5 avec Cortney Cox un hongre de 9 ans Mecklemburg. EQUIN NORMAND n°109 2019

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Victoires de filles

Dans un programme très dense, le concours de Malines propose traditionnellement une épreuve pour les juniors et jeunes cavaliers et la Queen’s Cup réservée aux cavalières. Pour celle-ci, il s’agit, comme au Royaume Uni en Espagne ou ailleurs, dans ces pays « royaux », d’une tradition, un peu surannée quand même, dans un sport qui s’est toujours caractérisé par l’égalité homme-femme. La première a été remportée par la « petite fille de Germain », Charlotte Spaas-Levallois dont on connait le talent la seconde par la Francilienne Aurore Christen, tout aussi talentueuse avec qui, pour une si belle victoire, c’est l’occasionde faire davantage connaissance.

Aurore Christen

Elle vient rarement en Normandie. Jusque-là, la presse spécialisée s’est peu intéressée à elle. La Francilienne de 34 ans avoue être discrète, voire trop. C’est chez le dentiste cavalier amateur, lorsqu’elle avait 14 ans qu’Aurore Christen a eu le déclic : « Tout de suite j’ai senti que je voulais travailler dans ce métier. Après le Bac, j’ai passé quelques mois à la Sorbonne mais la passion a été la plus forte ». Les tablettes de la FFE montrent que très rapidement elle fait valoir son talent. Comme tout le monde, elle loue des boxes, complète sa formation avec un diplôme d’enseignante : « Le coaching et la valorisation des chevaux sont le cœur de mon activité ; je voulais faire les choses comme elles doivent être faites. Le commerce n’est qu’accessoire » précise-t-elle. Installée depuis quelques temps dans sa propre structure à Crespières (78), près de Saint-Germain en Laye, Aurore dispose d’un piquet d’une quinzaine de chevaux partagé entre chevaux d’âge rompus au haut niveau (B. Elvis Z, Tregor de la Haye,Chipolini VMZ, EARL) et chevaux de 7, 8 et 9 ans (Goldwin, Lipstick Ter Elzen, Kadans vh Dootnhof, Karaat vh Dopheide.

Beaucoup lui appartiennent «Je veux être libre. Je veux décider de ce que je dois faire. J’aime travailler avec les gens sur la durée. Garder les mêmes propriétaires, le même véto, le même maréchal-ferrant, être proche de mes chevaux. C’est sans doute un sentiment de fille mais j’aime mes chevaux. Je ne dispose pas de moyens financiers exceptionnels, alors je dois construire mon piquet de chevaux ». Aurore nous confie bien aimer les concours Belges et Allemands et surtout……Malines. Noël avec Frivole Minotière. La Queen’s Cup est une référence du concours de Malines. Traditionnellement la quasi-totalité des cavalières engagées tant de le CSI5 que dans le CSI2 y participent sur la hauteur de 145. Elle étaient 10 barragistes et pour faire court, Aurore a survolé l’épreuve associée à Frivole Minotière : « J’y avais participé l’an dernier (NDLR : 8 points avec B Elvis Z). Cette année, j’en avais fait mon objectif. Nous étions en famille avec les gens de MiragEquestre qui me soutiennent. C’était magnifique, Je ne monte cette jument que depuis le printemps. Elle est atypique, très guerrière. Elle avait été très bien formée par Bruno Alessandrini ». *Frivole Minotière est une fille de Lucciano et Mélodie Minotière par Dandy du Plapé née au Gaec Allainà la Graverie (14). Elle est issue de la souche qui a produit Crocus Graverie (Rosire) Champion du Monde en 2002. Cet élevage a aussi fait naitre Oscar Minotière (Hospodar), médaille de Bronze par équipes au Championnat d’Europe en 1989 avec Philippe Rozier.

Charlotte Spaas-Levallois Ils étaient une quarantaine à s’aligner sur cette épreuve à 140. On notait la présence de l’Irlandais Seamus Hugues-Kennedy lauréat, à Malines, en 2017 de la première finale de la Coupe du Monde Poney et de l'Allemande Lea-Sophia Gut qui venait quelques minutes plus tôt de consolider sa place de 2ème avant la finale de l’édition 2018. La Française se trouva confrontée à 6 autres barragistes. Parmi les derniers à s’élancer elle sut, associée à sa jument BWP de 14 ans Eblesse vh Scheefkastel, glaner les 6 centièmes qui lui permirent de devancer 5 Belges dont le meilleur d’entre-eux Dieter Vermeiren. Charlotte s’est montrée particulièrement en phase avec sa jument fille de Nonstop et d’une mère par Skippy II qu’elle monte depuis plusieurs années.

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Depuis Malines, FOCUS sur

L’Elevage d’Ariel

Muscaris, Prunella, Torilis, Astarte , Drosera, des noms qui depuis plus de 20 ans alimentent le palmarès pour certains mondial de nombreux cavaliers. Tous portent l’affixe d’Ariel, marque déposée de l’élevage de Daniel François. Un « homme à casquette » du bocage saint-lois et plus précisément de Villiers-Fossard. A Malines, Prunella, âgée de 15 ans, montée par sa cavalière de toujours, l’Espagnole Paola Amilibia, n’est pénalisée que de 4 points dans le Grand Prix, une performance compte-tenu de la difficulté de l’épreuve. Cela valait bien un focus sur cet éleveur normand discret pour qui les résultats parlent d’eux-mêmes hors des « buzz » de Facebook.

Daniel François fait son marché chez Alexis Pignolet.

C’est en effet à partir d’Escholière (Nankin) acquise chez « Fitoto » à Moon sur Elle que s’est construit l’élevage d’Ariel. Nous sommes en 1990. Elle produit 2 Schérif d’Elle avant d’être de nouveau saillie par Laudanum. Un retour aux sources puisqu’au Haras d’Elle elle avait donné naissance à Bettina, Anemone, Veinard, Ulpienne, tous Laudanum, tous sans palmarès débordant. En 1992 nait Erica d’Ariel. Elle sera le moule de tous. Quinze jusqu’en 2016 dont 8 par Diamant de Semilly.

Muscaris a été le premier à donner de la notoriété

Prunella d’Ariel et Paola Amilibia

à l’élevage saint-lois. Monté par l’Emirati Sh Shakhboot Al Nehyan il a partcipé entre autres au Jeux Equestres de 2010 à Lexington.

Prunella, débutée par Luc Couteaudier est asso-

ciée depuis 2011 à Paola Amilibia. Au nombre de ses performances au niveau 5 étoiles on note en particulier une 3ème place dans les Coupes des nations de Drammen, Falsterbo et une 4ème à Rotterdam en 2018.

Torilis est l’exception puisqu’il fils de J’ai l’Espoir

d’Elle. Champion des mâles de 4 ans avec Frank Costil, il continue d’évoluer sous la selle de Pascal Levy et récemment de cavaliers espagnols.

Ulex a emmené la jeune normande Lea Duprey au championnat de France amateur en 2018,

Astarte est performante nationale sous la selle de Stéphane Dufour.

Drosera, désormais * des Islots un élevage de Ducey

Astarte d’Ariel et stéphane Dufour

(50) s’est classée « Très Bon » dans la finale des 5 ans à Fontainebleau en 2018 avec Valentin Besnard.

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L’Ecurie Saint-Lô Agglo – Equin normand​ au cœur de la synergie équestre territoriale

Dans le cadre du partenariat avec Saint-Lô Agglo, les deux cavaliers de l’Ecurie Equin normand, sont intervenus, chacun leur tour au centre équestre du Pôle Hippique au profit des élèves de la section équitation du Lycée Leverrier. Sous la conduite avisée de Mathieu Oxéant, le directeur des lieux, de LoÏc Renimel en charge de la filière équine à Saint-Lô Agglo et de Yann Adam directeur du Pôle, Alexis Gautier et Benjamin Devulder, après avoir parlé de leur carrière, de l’organisation de leur activité, ont, sous l’œil attentif des élèves, conduit une séance de travail sur le plat et à l’obstacle avec des cavaliers du centre.

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L’Ecole AFASEC de Graignes forme l’ Elite du trot Il suffit d’égrener le nom des anciens élèves pour être convaincu : JM Bazire, Sulky d’Or, Yoann Lebourgeois, Etrier d’Or, Frank Nivard etc …etc…… Créée voilà plus de 40 ans, l’école Afasec de Graignes adossée à l’hippodrome phare de renom constitue, avec le Pôle Hippique de Saint-Lô Agglo, l’une des communautés territoriales les plus dynamiques dans le domaine équestre. Dans des métiers particulièrement pourvoyeurs d’emplois de proximité, elle est un atout pour les jeunes du Grand Ouest. Avant la journée portes ouvertes du 23 mars, le site normand proposait en janvier les « mercredis découverte ». A cette occasion, nous avons rencontré Lionel Boëm, directeur adjoint de l’établissement qui accompagnait une jeune fille et sa maman. Orlane vient d’avoir 15 ans, elle habite Tessy- Bocage, une commune du bocage saint-lois. En classe de 3ème au collège local, elle pratique déjà depuis 1 an, l’équitation de loisir au centre équestre de Moyon, une commune proche. D’un milieu totalement étranger au cheval, Orlane est très attirée par les métiers qui y sont liés. Après avoir fait le tour des installations de l’école, Lionel Boëm a fourni à ses visiteurs toutes les informations utiles pour que la jeune fille prenne sa décision au mieux : « Pour intégrer l’école il n’est pas nécessaire d’avoir pratiqué l’équitation avant. Afin que les futurs élèves puissent prendre leur décision sereinement, nous proposons une semaine découverte pendant les vacances de printemps. Notre objectif est, en 3 ans ,de former des salariés opérationnels dans le métier du trot. Certains deviendront de bons, voire de grands jockeys ou drivers, d’autres, nombreux trouveront leur épanouissement dans la valorisation de leur travail sur les hippodromes dans la réalisation des objectifs de l’entraîneur ». Il précise un point important « L’essentiel de l’activité s’exerce le samedi et le dimanche ». En rappelant que les écoles AFASEC sont des établissements privés sous contrat public gérés par le Ministère de l’Agriculture, Lionel Boëm souligne que la scolarité est gratuite. Les frais, environ 2000€ par an, correspondent aux dépenses d’hébergement et de nourriture sachant que les élèves sont pensionnaires du lundi (retour le dimanche soir) au vendredi midi. L’école assure par ailleurs le transport aux gares les plus proches. A la rentrée 2019, l’école de Graignes va ouvrir une classe de 4ème cheval. Elle ne sera pas cantonnée au trot mais proposera une découverte plus large des métiers du cheval afin d’intéresser un maximum de jeunes.

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LE PALMARES 2018 Sulky d’Or : Jean-Michel Bazire Etrier d’Or : Yoann Lebourgeois Championnat des Apprentis : Monté : 1er – Arthur Rebèche 2ème Romain Marty 3ème Victor Saussaye Attelé 2ème Nicolas Bazire Combiné – Monté/Attelé 1er Arthur Rebèche

A l’occasion du Salon des Etalons Trotteurs, la profession récompensera Robin Lamy, apprenti chez André Lecourtois. Avec déjà 2 succès en 2019, Robin Lamy affiche un total de 49 victoires ce qui signifie que lorsque vous lirez ces lignes il aura engrangé la 50ème, synonyme d’entrée dans le cénacle des professionnels.


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Beaucoup de nouveau pour 2019 Le rachat de la structure du Haras national de Saint-Lô avait, voilà quelques années, suscité des interrogations de tous ordres et aussi des craintes. Si, aujourd’hui, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs fixés par les quatre collectivités qui constituent le Syndicat mixte, il est heureux de constater que tant dans le domaine des innovations, de l’amélioration des installations que dans celui des évènements proposés, la dynamique est en marche. Les infrastructures

Outre 80 boxes dont la construction va être mise en chantier, c’est celle d’une grande piste de 70m sur 40 qui va débuter fin janvier au- dessus de la carrière principale Uriel. Yann Adam, directeur du site, précise qu’elle sera couverte du sable «Toubin-Clément» arrosée par le sol selon Des travaux d’infrastructure, de l’élevage, du sport, des spectacles, un nouveau procédé développé par l’industriel. de l’évènementiel commercial et patrimonial : le Pôle Hippique ne Elle sera par ailleurs éclairée. Elle servira de carreste pas les deux pieds dans le même sabot. rière principale de détente ; l’autre le sera aussi mais en délestage pour quelques cavaliers juste avant d’entrer en piste comme cela se fait dans les grandes organisations telles Aix la Chapelle. Pour ce faire le bâtiment en long va être détruit. Dans le courant de l’année 2019, entre ces deux carrières, un bâtiment vitré va être construit pour accueillir le public. Enfin, de l’autre côté du hall du CPE, un bâtiment logistique verra le jour en prolongement du grand hangar en bord de route.

Les évènements Le salon des étalons trotteurs qui a désormais atteint sa vitesse de croisière est dissocié de celui des étalons de sport. Il aura lieu le 8 février de 14 à 22 heures. L’autre se déroulera les 23 et 24 février avec semble-t-il un nombre de reproducteurs record. De nombreux professionnels étrangers à qui la réputation de l’évènement est parvenue, ont fait part de leur venue. En avril les deux concours Pro1 de l’AEC sont devenus une référence dans le calendrier tout autant que début mai « Poneys sous les Pommiers » labellisé « Grand Evènement » par la Région Normandie. Par ailleurs, Yann Adam ajoute que chaque mois, sera organisé un concours poney amateur et club

Le 20 Juillet une grande fête équestre sera orchestrée par l’Office du Tourisme de Saint-Lô-Agglo Un Normandie Horse Show concentré Comme voilà quelques années et après une 30ème édition particulièrement réussie, le NHS se resserre sur une durée plus courte sans que rien qui fait la notoriété de la manifestation soit écarté. Le concours pro1 et les autres épreuves qui avaient lieu le premier week-end seront ventilées dans un programme dense du jeudi 8 au dimanche 11 août. Les 5, 6 et 7 seront comme toujours consacrés au CIR des jeunes chevaux de 5 et 6 ans. Le concours Pro1 sera ajouté au concours international CSI3 en remplacement du CSI1 qui ne suscitait plus beaucoup d’intérêt de la part des étrangers. Le samedi soir 10 août, une grande soirée sportive et festive avec une puissance croisée entre amateur et professionnels constituera une nouveauté avec un accent particulier, comme c’est de coutume sur l’élevage normand. On y décernera le titre de Champion de France des foals. Un mois d’Octobre d’enfer Après le Championnat de France d’Attelage les 10 et 11, le Grand national de jumping les 16,17 et 18, ce sont les qualifications des étalons de 2 et 3 ans qui précéderont le bouquet final des 23,24 et 25 pour le 20ème anniversaire du Concours international 3***. La saison se poursuivra avec le championnat des chevaux de 3 ans mi- novembre et le CSI** organisé par l’AEC.

L’Avenir

Avec en perspective l’obtention du Championnat du Monde de Horse-Ball, le Pôle Hippique va lancer une grande étude à propos du potentiel touristique et des actions à engager dans le cadre du nouveau plan post 2020.

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