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exotiques

Petits oiseaux exotiques

Renaud Lacroix

Petits oiseaux

• LES CONNAÎTRE • LES NOURRIR • LES SOIGNER

Tout ce qu’il faut savoir pour bien s’occuper de ses oiseaux u Bien choisir les oiseaux exotiques u Les loger, les nourrir, les soigner u Nombreux conseils et astuces

ISBN : 978-2-37922-013-5

,!7IC3H9-ccabdf! www.editions-ulmer.fr

oiseaux exotiques_couv_VBAT.indd 1-3

PRIX TTC FRANCE

7,90 €

Mini-Maxi Animaux 12/04/2018 15:10


II

I D é cou vr i r

l e s p e ti ts exot iq u e s

Un terme

générique S ous l’appellation « petits exotiques », on regroupe l’ensemble des petits oiseaux de volière issus des régions tropicales, granivores, et de petite taille. Il s’agit donc d’une palette d’oiseaux très variée. Depuis l’arrêt des importations, en provenance d’Afrique ou d’Asie, dans les années 2000, beaucoup de ces petits oiseaux sont devenus très rares et trop chers pour l’amateur. Nous avons donc limité principalement ce livre aux membres de la famille des Estrildidés, laquelle regroupe déjà un nombre important de spécimens et correspond

aussi aux oiseaux les plus courants en élevage, aux côtés du canari et des perruches. Au sein de ladite famille, nous allons retrouver principalement trois groupes de passereaux : les diamants, originaires d’Australie et d’Océanie, les astrilds proprement dits, majoritairement africains et les lonchures ou capucins, dont la répartition géographique englobe le Sud de l’Asie, une partie de l’Océanie et l’Afrique. Toutefois, ce classement, issu des habitudes, ne correspond pas à celui en vigueur aujourd’hui, comme nous le verrons plus loin.

Couple d'emblèmes peints


II

I D é cou vr i r

l e s p e ti ts exot iq u e s

Un terme

générique S ous l’appellation « petits exotiques », on regroupe l’ensemble des petits oiseaux de volière issus des régions tropicales, granivores, et de petite taille. Il s’agit donc d’une palette d’oiseaux très variée. Depuis l’arrêt des importations, en provenance d’Afrique ou d’Asie, dans les années 2000, beaucoup de ces petits oiseaux sont devenus très rares et trop chers pour l’amateur. Nous avons donc limité principalement ce livre aux membres de la famille des Estrildidés, laquelle regroupe déjà un nombre important de spécimens et correspond

aussi aux oiseaux les plus courants en élevage, aux côtés du canari et des perruches. Au sein de ladite famille, nous allons retrouver principalement trois groupes de passereaux : les diamants, originaires d’Australie et d’Océanie, les astrilds proprement dits, majoritairement africains et les lonchures ou capucins, dont la répartition géographique englobe le Sud de l’Asie, une partie de l’Océanie et l’Afrique. Toutefois, ce classement, issu des habitudes, ne correspond pas à celui en vigueur aujourd’hui, comme nous le verrons plus loin.

Couple d'emblèmes peints


IV

I Peti ts

IV

exoti q u e s à l a ma is o n

La famille des Estrildidés Cette grande famille recense 134 espèces, réparties dans 32 genres. Il s’agit de passériformes, de passereaux en langage commun, donc d’oiseaux de petite taille. La famille des Estrildidés est aujourd’hui subdivisée en trois sous-familles : - Les estrildinés, comprenant les astrilds vrais, les amadines et les amarantes ; - Les lonchurinés, avec les diamants australiens et les lonchures ; - Les erythrurinés, avec un genre unique, Erythrura, celui des papes et diamants océaniens.

Le classement usuel, évoqué en introduction, basé sur des observations physiques, principalement, ne correspond donc plus tout à fait à la réalité, notamment pour les diamants australiens. u Nombre de ces oiseaux ont été utilisés comme oiseaux de cage et de volière, depuis le XIXe siècle. Mais peu d’éleveurs faisaient l’effort de les reproduire en captivité, étant

Diamant de Kittliz, représentant des Erythrurinés.

données les importations massives peu coûteuses. L’Australie ayant fermé ses frontières dans les années 1960, il en allait autrement pour les espèces issues de ce pays et leur élevage s’est développé de manière importante sur les 50 dernières années, quelquefois même dans des proportions extraordinaires (cas du mandarin, par exemple). L’apparition de maladies virales aviaires, en particulier la fameuse « grippe », dans les années 2000, a changé la donne, les autorités européennes interdisant depuis les importations d’oiseaux sauvages, notamment en provenance d’Afrique ou d’Asie. Rapidement, les petits astrilds, autrefois courants, sont devenus rares et leur prix s’est envolé. Un temps certain sera sans doute nécessaire, au fur et à mesure que les élevages se développeront, pour qu’au moins certaines espèces redeviennent courantes. u Les astrilds arborent différents traits communs,

Amadine à cou coupé (mutation à gorge jaune), représentant des Estrildinés. parmi lesquels : - une petite taille, comprise entre 9 et 15 cm - un bec court et assez fort, symbole d’un régime plutôt granivore, même si certaines espèces absorbent aussi des insectes, en particulier celles qui se signalent par un bec plus fin, et des fruits (la figue surtout), notamment chez les diamants océaniens - des ailes courtes et arrondies - un plumage identique tout au long de l’année, à de très rares exceptions près - un dimorphisme sexuel peu marqué. Si, chez certains,

Moineau du Japon (mutation à ailes claires), représentant des Lonchurinés.

À SAVOIR

➜ Des graines, oui… mais ! Si nos petits astrilds sont granivores, en grande majorité, cela ne signifie pas qu’ils consomment à l’état sauvage des graines telles que vous pouvez les acheter en magasin ! Leur principale source de nourriture est constituée de graines d’herbes de toutes sortes. Certes, parmi celles-ci, on va retrouver les différents millets composant les mélanges du commerce, mais bien d’autres plantes s’y ajoutent et quelquefois aussi les céréales cultivées par l’homme, notamment le mil, même si le fait reste assez rare. Par ailleurs, toutes ces semences sont essentiellement mangées alors qu’elles sont encore tendres et vertes et non sous forme mûre et sèche. Il faudra se souvenir de cela au moment d’aborder le régime alimentaire en volière.

Les Estrildidés


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I Peti ts

IV

exoti q u e s à l a ma is o n

La famille des Estrildidés Cette grande famille recense 134 espèces, réparties dans 32 genres. Il s’agit de passériformes, de passereaux en langage commun, donc d’oiseaux de petite taille. La famille des Estrildidés est aujourd’hui subdivisée en trois sous-familles : - Les estrildinés, comprenant les astrilds vrais, les amadines et les amarantes ; - Les lonchurinés, avec les diamants australiens et les lonchures ; - Les erythrurinés, avec un genre unique, Erythrura, celui des papes et diamants océaniens.

Le classement usuel, évoqué en introduction, basé sur des observations physiques, principalement, ne correspond donc plus tout à fait à la réalité, notamment pour les diamants australiens. u Nombre de ces oiseaux ont été utilisés comme oiseaux de cage et de volière, depuis le XIXe siècle. Mais peu d’éleveurs faisaient l’effort de les reproduire en captivité, étant

Diamant de Kittliz, représentant des Erythrurinés.

données les importations massives peu coûteuses. L’Australie ayant fermé ses frontières dans les années 1960, il en allait autrement pour les espèces issues de ce pays et leur élevage s’est développé de manière importante sur les 50 dernières années, quelquefois même dans des proportions extraordinaires (cas du mandarin, par exemple). L’apparition de maladies virales aviaires, en particulier la fameuse « grippe », dans les années 2000, a changé la donne, les autorités européennes interdisant depuis les importations d’oiseaux sauvages, notamment en provenance d’Afrique ou d’Asie. Rapidement, les petits astrilds, autrefois courants, sont devenus rares et leur prix s’est envolé. Un temps certain sera sans doute nécessaire, au fur et à mesure que les élevages se développeront, pour qu’au moins certaines espèces redeviennent courantes. u Les astrilds arborent différents traits communs,

Amadine à cou coupé (mutation à gorge jaune), représentant des Estrildinés. parmi lesquels : - une petite taille, comprise entre 9 et 15 cm - un bec court et assez fort, symbole d’un régime plutôt granivore, même si certaines espèces absorbent aussi des insectes, en particulier celles qui se signalent par un bec plus fin, et des fruits (la figue surtout), notamment chez les diamants océaniens - des ailes courtes et arrondies - un plumage identique tout au long de l’année, à de très rares exceptions près - un dimorphisme sexuel peu marqué. Si, chez certains,

Moineau du Japon (mutation à ailes claires), représentant des Lonchurinés.

À SAVOIR

➜ Des graines, oui… mais ! Si nos petits astrilds sont granivores, en grande majorité, cela ne signifie pas qu’ils consomment à l’état sauvage des graines telles que vous pouvez les acheter en magasin ! Leur principale source de nourriture est constituée de graines d’herbes de toutes sortes. Certes, parmi celles-ci, on va retrouver les différents millets composant les mélanges du commerce, mais bien d’autres plantes s’y ajoutent et quelquefois aussi les céréales cultivées par l’homme, notamment le mil, même si le fait reste assez rare. Par ailleurs, toutes ces semences sont essentiellement mangées alors qu’elles sont encore tendres et vertes et non sous forme mûre et sèche. Il faudra se souvenir de cela au moment d’aborder le régime alimentaire en volière.

Les Estrildidés


VI

I Peti ts

I VII

exoti q u e s à l a ma is o n

Un couple d’emblèmes peints.

Un couple de diamants mandarins (ici en mutation brune).

mâles et femelles sont nettement dissemblables (mandarin, cordon bleu, amadine à cou-coupé…), les différences entre les sexes restent bien souvent ténues - des origines tropicales ou sub-tropicales - un milieu de vie généralement constitué par des plaines herbeuses, des buissons, des lisières de forêts, non loin d’un point d’eau - des couples relativement unis, lorsqu’ils sont formés, avec très peu de changements de partenaires - une sociabilité variable : si le mandarin, les lonchures vrais ou le bec-de-corail sont grégaires, d’autres espèces sont en revanche plus territoriales - la fabrication d’un nid fermé, avec une ouverture latérale, parfois ornée d’un porche ou d’un tunnel - le mâle pourvoit la majorité des matériaux de construction du nid - les œufs sont normalement blancs, quelquefois bleutés, avec de rares marques - les deux parents se relaient pour couver - les oisillons sont dotés de marques caractéristiques, au niveau du bec, en forme de tubes, souvent vivement colorées.

Les couples une fois formés sont assez solides chez les Estrildidés (ici diamant modeste).

À SAVOIR

➜ D’autres petits exotiques La famille des Estrildidés a été créée assez récemment, dans les années 1970. Auparavant, ses représentants étaient affectés à un ensemble beaucoup plus important comprenant, en outre, les tisserins, les veuves ou les moineaux. Il est à noter que ces autres oiseaux étaient eux aussi courants dans les oiselleries, jusque dans les années 2000. Issus très majoritairement d’importations, ils sont, pour les mêmes raisons que celles évoquées en introduction, devenus rares dans nos volières, d’autant que leur reproduction est souvent délicate. De la même façon, de nombreuses espèces africaines d’oiseaux issues de la famille des Fringillidés étaient proposées dans les animaleries, au premier rang desquelles le serin du Mozambique (Serinus mozambicus) et le chanteur d’Afrique (Serinus leucopygius). Devenues très recherchées et donc chères, ces espèces bénéficient de conditions de maintenance à peu près similaires à celles proposées aux Estrildidés. La différence principale se situe au niveau du caractère : les serins sont nettement moins sociables, que ce soit entre eux ou avec les autres colocataires de la volière. Au moment de la reproduction, il est presque impossible de faire cohabiter d’autres oiseaux avec le couple nicheur et le mâle est quelquefois brutal avec sa femelle. Malgré cela, les Fringillidés restent très appréciés des amateurs, tout particulièrement pour leur chant, souvent mélodieux.

À l’état sauvage


VI

I Peti ts

I VII

exoti q u e s à l a ma is o n

Un couple d’emblèmes peints.

Un couple de diamants mandarins (ici en mutation brune).

mâles et femelles sont nettement dissemblables (mandarin, cordon bleu, amadine à cou-coupé…), les différences entre les sexes restent bien souvent ténues - des origines tropicales ou sub-tropicales - un milieu de vie généralement constitué par des plaines herbeuses, des buissons, des lisières de forêts, non loin d’un point d’eau - des couples relativement unis, lorsqu’ils sont formés, avec très peu de changements de partenaires - une sociabilité variable : si le mandarin, les lonchures vrais ou le bec-de-corail sont grégaires, d’autres espèces sont en revanche plus territoriales - la fabrication d’un nid fermé, avec une ouverture latérale, parfois ornée d’un porche ou d’un tunnel - le mâle pourvoit la majorité des matériaux de construction du nid - les œufs sont normalement blancs, quelquefois bleutés, avec de rares marques - les deux parents se relaient pour couver - les oisillons sont dotés de marques caractéristiques, au niveau du bec, en forme de tubes, souvent vivement colorées.

Les couples une fois formés sont assez solides chez les Estrildidés (ici diamant modeste).

À SAVOIR

➜ D’autres petits exotiques La famille des Estrildidés a été créée assez récemment, dans les années 1970. Auparavant, ses représentants étaient affectés à un ensemble beaucoup plus important comprenant, en outre, les tisserins, les veuves ou les moineaux. Il est à noter que ces autres oiseaux étaient eux aussi courants dans les oiselleries, jusque dans les années 2000. Issus très majoritairement d’importations, ils sont, pour les mêmes raisons que celles évoquées en introduction, devenus rares dans nos volières, d’autant que leur reproduction est souvent délicate. De la même façon, de nombreuses espèces africaines d’oiseaux issues de la famille des Fringillidés étaient proposées dans les animaleries, au premier rang desquelles le serin du Mozambique (Serinus mozambicus) et le chanteur d’Afrique (Serinus leucopygius). Devenues très recherchées et donc chères, ces espèces bénéficient de conditions de maintenance à peu près similaires à celles proposées aux Estrildidés. La différence principale se situe au niveau du caractère : les serins sont nettement moins sociables, que ce soit entre eux ou avec les autres colocataires de la volière. Au moment de la reproduction, il est presque impossible de faire cohabiter d’autres oiseaux avec le couple nicheur et le mâle est quelquefois brutal avec sa femelle. Malgré cela, les Fringillidés restent très appréciés des amateurs, tout particulièrement pour leur chant, souvent mélodieux.

À l’état sauvage


VIII

I Pe ti ts

I IX

exoti q u e s à l a m a is o n

Les maladies et les soins La petite taille de nos oiseaux va de pair avec une résistance physique faible et il est très difficile de déceler à temps une infection quelconque, de l’identifier et de trouver un éventuel remède, avant le décès. Si les moyens de détecter et de guérir ne sont souvent pas à la portée de l’éleveur amateur, en revanche, un bon entretien, associé à quelques gestes préventifs, permet d’éviter la majorité des ennuis.

La quarantaine Si vous possédez déjà des oiseaux, il est très important

d’isoler les nouveaux venus dans une pièce séparée, idéalement pendant 4 à 5 semaines. La plupart des maladies se déclarent en effet rapidement, surtout après le triple stress que constituent la capture, le transport et l’arrivée dans un lieu inconnu. Lavez-vous soigneusement les mains après avoir nourri les oiseaux isolés. De même, évitez les

Des oiseaux sains, bien entretenus, ont une faible chance de développer des maladies. Ici, un Pape de Nouméa « bleu ».

allers et venues d’objets (mangeoires, abreuvoirs…) entre la quarantaine et l’endroit où vous logez vos autres animaux. Aucun des ustensiles et récipients contenant les réserves de graines ne doit quitter la pièce renfermant les nouveaux pensionnaires.

Le déparasitage u Les poux sont l'une des plaies de l’éleveur d’oiseaux. Il en existe plusieurs variétés, mais on trouve surtout les noirs et les rouges. Les premiers ne sont pas très dangereux, car ils ne piquent pas, mais ils abîment le plumage, ce qui peut être un gros souci lorsque la température est basse. Ils sont difficiles à déceler autrement qu’en tenant l’animal en mains. Leur présence est révélée par les trous qu’ils causent dans les plumes. u Le pou rouge est plus gênant, car il se nourrit du sang de ses victimes, ce qui les anémie sérieusement. Lui

Les nouveaux arrivants doivent être isolés avant de rejoindre l’endroit où vivent vos oiseaux. Ici de jeunes diamants de Gould. non plus n’est pas simple à identifier, car il ne reste pas sur l’oiseau dans la journée, mais se cache dans les recoins de la cage. On peut s’apercevoir de sa présence par le fait que les oiseaux se grattent, surtout le matin. En passant un mouchoir en papier blanc dans les interstices (tiroir, angles…), il est possible de vérifier qu’il est bien là : le mouchoir porte des traces de sang dont les poux se sont gorgés durant la nuit. u Dans tous les cas, il faut traiter avec un acaricide pour éradiquer le parasite. Pour les nouveaux arrivants à la

maison, il est pertinent d’effectuer un déparasitage préventif. u Attention également aux vers intestinaux ! Les petits astrilds viennent souvent au sol et, en particulier si ce dernier est en terre, le risque d’infestation existe. Il est alors utile de vermifuger préventivement deux fois par an. En cage, naturellement, le problème est plus rare.

De bonnes conditions u Bien des maladies surviennent sur un animal affaibli par de mauvaises conditions de maintenance. Il est donc

essentiel de respecter une hygiène stricte et une alimentation de qualité, convenablement équilibrée. u Il est important d’éviter les chocs thermiques : ne mettez pas aussitôt vos oiseaux dans une volière extérieure ou une pièce non chauffée, en sortant de l’animalerie où il fait en moyenne 18 °C. C’est une question de bon sens ! u Le stress engendré par un oiseau agressif dans la cage ou par la proximité d’un chat, voire d’enfants bruyants et remuants, est également un terrain fertile pour l’épanouissement des agents pathogènes.

Maladies


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I Pe ti ts

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exoti q u e s à l a m a is o n

Les maladies et les soins La petite taille de nos oiseaux va de pair avec une résistance physique faible et il est très difficile de déceler à temps une infection quelconque, de l’identifier et de trouver un éventuel remède, avant le décès. Si les moyens de détecter et de guérir ne sont souvent pas à la portée de l’éleveur amateur, en revanche, un bon entretien, associé à quelques gestes préventifs, permet d’éviter la majorité des ennuis.

La quarantaine Si vous possédez déjà des oiseaux, il est très important

d’isoler les nouveaux venus dans une pièce séparée, idéalement pendant 4 à 5 semaines. La plupart des maladies se déclarent en effet rapidement, surtout après le triple stress que constituent la capture, le transport et l’arrivée dans un lieu inconnu. Lavez-vous soigneusement les mains après avoir nourri les oiseaux isolés. De même, évitez les

Des oiseaux sains, bien entretenus, ont une faible chance de développer des maladies. Ici, un Pape de Nouméa « bleu ».

allers et venues d’objets (mangeoires, abreuvoirs…) entre la quarantaine et l’endroit où vous logez vos autres animaux. Aucun des ustensiles et récipients contenant les réserves de graines ne doit quitter la pièce renfermant les nouveaux pensionnaires.

Le déparasitage u Les poux sont l'une des plaies de l’éleveur d’oiseaux. Il en existe plusieurs variétés, mais on trouve surtout les noirs et les rouges. Les premiers ne sont pas très dangereux, car ils ne piquent pas, mais ils abîment le plumage, ce qui peut être un gros souci lorsque la température est basse. Ils sont difficiles à déceler autrement qu’en tenant l’animal en mains. Leur présence est révélée par les trous qu’ils causent dans les plumes. u Le pou rouge est plus gênant, car il se nourrit du sang de ses victimes, ce qui les anémie sérieusement. Lui

Les nouveaux arrivants doivent être isolés avant de rejoindre l’endroit où vivent vos oiseaux. Ici de jeunes diamants de Gould. non plus n’est pas simple à identifier, car il ne reste pas sur l’oiseau dans la journée, mais se cache dans les recoins de la cage. On peut s’apercevoir de sa présence par le fait que les oiseaux se grattent, surtout le matin. En passant un mouchoir en papier blanc dans les interstices (tiroir, angles…), il est possible de vérifier qu’il est bien là : le mouchoir porte des traces de sang dont les poux se sont gorgés durant la nuit. u Dans tous les cas, il faut traiter avec un acaricide pour éradiquer le parasite. Pour les nouveaux arrivants à la

maison, il est pertinent d’effectuer un déparasitage préventif. u Attention également aux vers intestinaux ! Les petits astrilds viennent souvent au sol et, en particulier si ce dernier est en terre, le risque d’infestation existe. Il est alors utile de vermifuger préventivement deux fois par an. En cage, naturellement, le problème est plus rare.

De bonnes conditions u Bien des maladies surviennent sur un animal affaibli par de mauvaises conditions de maintenance. Il est donc

essentiel de respecter une hygiène stricte et une alimentation de qualité, convenablement équilibrée. u Il est important d’éviter les chocs thermiques : ne mettez pas aussitôt vos oiseaux dans une volière extérieure ou une pièce non chauffée, en sortant de l’animalerie où il fait en moyenne 18 °C. C’est une question de bon sens ! u Le stress engendré par un oiseau agressif dans la cage ou par la proximité d’un chat, voire d’enfants bruyants et remuants, est également un terrain fertile pour l’épanouissement des agents pathogènes.

Maladies


X

I Le s

I XI

d i f fé re nte s e sp è ce s

Diamant mandarin

Diamant masqué

Diamant modeste

Poephila (Taeniopygia) guttata

Poephila personata

Aidemosyne (Neochmia) modesta

Origine géographique : Australie et îles

Origine géographique : Nord de l’Australie. Longueur : 12-13 cm. Poids : 15-17 g. Dimorphisme sexuel : Peu évident : le masque

Origine géographique : Est de l’Australie. Longueur : 11-12 cm. Poids : 11-13 g. Dimorphisme sexuel : Facile à reconnaître, la

de la Sonde. Longueur : 10-11 cm. Poids : 12-18 g.

Dimorphisme sexuel : Joues colorées en roux orangé et flancs roussâtres pointillés de blanc chez le mâle. La poitrine est barrée de noir dans sa partie médiane et le haut de celle-ci ainsi que la gorge sont striés de noir et de blanc-gris. Toutes ces zones sont gris clair chez la femelle. Juvéniles : Ils ressemblent à la femelle, avec le bec plus clair et marqué de noir, la queue plus courte, les pattes grisâtres. Les jeunes mâles ont des traces orangées aux joues. Nombre d’œufs : 3 à 8 (moyenne : 4 à 6). Incubation : 13-16 jours. Élevage : Très facile, le mandarin est rustique et prolifique. Limiter impérativement le nombre de nichées à 3 par an. Batailleur, il a tendance à dénicher les autres espèces, même plus imposantes. Longévité : 6-7 ans. Mutations : Nombreuses : blanche, brune, masquée, à dos pâle, pastel, à poitrine noire, à poitrine orange, isabelle, black-face, etc.

facial est réputé plus petit chez la femelle, mais c’est souvent inexact. En revanche, la tête du mâle est plus large et plate. Celui-ci montre aussi une bande noire sur le bas flanc un peu plus large. Son bec affiche un jaune plus intense et le dessus de la tête un marron plus chaud. Juvéniles : Le bec est noirâtre, les parties noires apparaissent grisâtres et le plumage plus terne dans son ensemble que pour les adultes. Nombre d’œufs : 4 à 7 (moyenne : 4 à 6). Incubation : 13-15 jours. Élevage : Costaud et relativement pacifique, il craint cependant fortement le froid et l’humidité. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Fauve, blanche.

femelle a le menton blanc, tandis qu’il est noir chez le mâle. La marque bordeaux sur l’avant de la couronne est bien moins étendue et un sourcil blanc apparaît alors clairement. Juvéniles : Plus ternes et pâles que les parents, ils ne montrent que des stries peu nettes et n’ont pas de bordeaux sur la tête. Nombre d'œufs : 3 à 6 (moyenne : 4-5). Incubation : 12 jours. Élevage : Assez robuste, assez facile à reproduire et très pacifique, ce diamant n’est pourtant pas très répandu, sans doute en raison de sa livrée plutôt terne. Il craint l’humidité. Longévité : 7 ans. Mutations : Fauve.

xxx Moineau du Japon

xxx Lonchura « domestica » Origine géographique : xx Origine géographique : Le moineau du Japon Longueur : xx est une création humaine, obtenue à partir Poids : xx du Domino à croupion Dimorphisme sexuel : xxblanc (Lonchura striata), lui-même originaire Nombre d’œufs : xx d’Asie du Sud-Est. Longueur Incubation: 12 : xxcm. . Élevage : xx g. Poids : 13-16 Longévité : xx sexuel : Pratiquement absent. La Dimorphisme Mutations : xx plus large pour le mâle, avec un tête est réputée bec plus court et trapu. La plupart des amateurs isolent chaque oiseau : si il chante, c’est un mâle ! Juvéniles : Assez semblables aux adultes, mais plus petits, avec un bec plus sombre. Nombre d’œufs : 4 à 7. Moyenne : 5-6. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Extrêmement pacifique, robuste et de reproduction très facile, le moineau du Japon est souvent utilisé en tant que parent adoptif pour les espèces qui couvent mal ou éprouvent des difficultés à élever leurs jeunes. Longévité : 6-7 ans. Mutations : Très nombreuses : fauve, moka, blanche, panachée, grise, crème, huppée…

Les différentes espèces


X

I Le s

I XI

d i f fé re nte s e sp è ce s

Diamant mandarin

Diamant masqué

Diamant modeste

Poephila (Taeniopygia) guttata

Poephila personata

Aidemosyne (Neochmia) modesta

Origine géographique : Australie et îles

Origine géographique : Nord de l’Australie. Longueur : 12-13 cm. Poids : 15-17 g. Dimorphisme sexuel : Peu évident : le masque

Origine géographique : Est de l’Australie. Longueur : 11-12 cm. Poids : 11-13 g. Dimorphisme sexuel : Facile à reconnaître, la

de la Sonde. Longueur : 10-11 cm. Poids : 12-18 g.

Dimorphisme sexuel : Joues colorées en roux orangé et flancs roussâtres pointillés de blanc chez le mâle. La poitrine est barrée de noir dans sa partie médiane et le haut de celle-ci ainsi que la gorge sont striés de noir et de blanc-gris. Toutes ces zones sont gris clair chez la femelle. Juvéniles : Ils ressemblent à la femelle, avec le bec plus clair et marqué de noir, la queue plus courte, les pattes grisâtres. Les jeunes mâles ont des traces orangées aux joues. Nombre d’œufs : 3 à 8 (moyenne : 4 à 6). Incubation : 13-16 jours. Élevage : Très facile, le mandarin est rustique et prolifique. Limiter impérativement le nombre de nichées à 3 par an. Batailleur, il a tendance à dénicher les autres espèces, même plus imposantes. Longévité : 6-7 ans. Mutations : Nombreuses : blanche, brune, masquée, à dos pâle, pastel, à poitrine noire, à poitrine orange, isabelle, black-face, etc.

facial est réputé plus petit chez la femelle, mais c’est souvent inexact. En revanche, la tête du mâle est plus large et plate. Celui-ci montre aussi une bande noire sur le bas flanc un peu plus large. Son bec affiche un jaune plus intense et le dessus de la tête un marron plus chaud. Juvéniles : Le bec est noirâtre, les parties noires apparaissent grisâtres et le plumage plus terne dans son ensemble que pour les adultes. Nombre d’œufs : 4 à 7 (moyenne : 4 à 6). Incubation : 13-15 jours. Élevage : Costaud et relativement pacifique, il craint cependant fortement le froid et l’humidité. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Fauve, blanche.

femelle a le menton blanc, tandis qu’il est noir chez le mâle. La marque bordeaux sur l’avant de la couronne est bien moins étendue et un sourcil blanc apparaît alors clairement. Juvéniles : Plus ternes et pâles que les parents, ils ne montrent que des stries peu nettes et n’ont pas de bordeaux sur la tête. Nombre d'œufs : 3 à 6 (moyenne : 4-5). Incubation : 12 jours. Élevage : Assez robuste, assez facile à reproduire et très pacifique, ce diamant n’est pourtant pas très répandu, sans doute en raison de sa livrée plutôt terne. Il craint l’humidité. Longévité : 7 ans. Mutations : Fauve.

xxx Moineau du Japon

xxx Lonchura « domestica » Origine géographique : xx Origine géographique : Le moineau du Japon Longueur : xx est une création humaine, obtenue à partir Poids : xx du Domino à croupion Dimorphisme sexuel : xxblanc (Lonchura striata), lui-même originaire Nombre d’œufs : xx d’Asie du Sud-Est. Longueur Incubation: 12 : xxcm. . Élevage : xx g. Poids : 13-16 Longévité : xx sexuel : Pratiquement absent. La Dimorphisme Mutations : xx plus large pour le mâle, avec un tête est réputée bec plus court et trapu. La plupart des amateurs isolent chaque oiseau : si il chante, c’est un mâle ! Juvéniles : Assez semblables aux adultes, mais plus petits, avec un bec plus sombre. Nombre d’œufs : 4 à 7. Moyenne : 5-6. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Extrêmement pacifique, robuste et de reproduction très facile, le moineau du Japon est souvent utilisé en tant que parent adoptif pour les espèces qui couvent mal ou éprouvent des difficultés à élever leurs jeunes. Longévité : 6-7 ans. Mutations : Très nombreuses : fauve, moka, blanche, panachée, grise, crème, huppée…

Les différentes espèces


XII

I Les

I XIII

d i f fé re nte s e sp è ce s

Emblème peint

Nonnette

Emblema pictum

Lonchura (Spermetes) cucullata

Padda (Lonchura) oryzivora

Erythrura psittacea

Origine géographique : Centre et Sud-Est

Origine géographique : Iles de Java et de Bali. Introduit dans d’autres régions tropicales. Longueur : 14-15 cm. Poids : 23-28 g. Dimorphisme sexuel : Peu net. Le bec de la femelle est normalement moins coloré, plus fin, étroit et pointu. Chez le mâle la base de la mandibule supérieure forme un méplat bien marqué. Juvéniles : Moins contrastés que les parents, avec un peu de marron mêlé au gris et le bec noirâtre. Nombre d’œufs : 4 à 8. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Costaud et facile à reproduire, le padda est souvent agressif avec les autres espèces et déniche ses colocataires, même plus gros. En revanche, il est aisé de le maintenir en groupe, avec de l'espace. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Nombreuses : isabelle, blanche, panachée, argentée.

Origine géographique : Nouvelle-Calédonie. Longueur : 11-13 cm. Poids : 10-15 g. Dimorphisme sexuel : Peu marqué. La femelle est

Origine géographique : Centre nord-ouest

Padda ou calfat

Pape de Nouméa (ou diamant psittaculaire)

de l’Australie. Longueur : 10-11 cm. Poids : 10-12 g.

de l’Afrique. Longueur : 9 cm. Poids : 7-11 g

Dimorphisme sexuel : Net : le mâle présente bien plus de rouge sur la face et la gorge. Le haut de poitrine est noir, non moucheté comme chez la femelle, tandis qu’en bas de poitrine on retrouve une autre zone rouge, quasiment absente chez cette dernière. Le croupion est aussi nettement plus marqué de rouge. Juvéniles : Ils ressemblent à leur mère, mais en plus ternes et avec le bec noirâtre. Nombre d’œufs : 3 à 6. Incubation : 12-14 jours. Élevage : Espèce plutôt peu fréquente, avec peu de femelles disponibles. Elle est pourtant relativement résistante, même si elle craint fortement le froid et les courants d’air. Très pacifique. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Jaune, panachée et fauve.

Dimorphisme sexuel : Quasiment aucun. La femelle est réputée légèrement plus petite, avec un bec plus fin et pointu que le mâle, mais, ces différences sont extrêmement minimes. Nombre d’œufs : 3 à 8. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Grégaire, la nonnette peut être maintenue en groupe. En revanche, elle est relativement agressive avec les autres : on fera donc attention à quelles espèces on l’associe, surtout en petite volière et à l’approche de la saison de reproduction. Sinon, c’est un oiseau robuste. Longévité : 7 ans. Mutations : Aucune.

normalement un peu plus petite que le mâle et les zones rouges sur la face, la gorge et la poitrine sont moins étendues et moins brillantes. Juvéniles : Semblables aux adultes, mais d’un vert plus terne. Le rouge sur le croupion tire sur le marron et, souvent, des plumes vertes apparaissent sur la face ou la poitrine. Nombre d’œufs : 4 à 6. Incubation : 13 jours. Élevage : Grégaire, pacifique avec les autres espèces, mais remuant. Très sensible au froid et à l’humidité. Le sol de la volière doit toujours demeurer propre, car il y passe beaucoup de temps. Longévité : 7 ans. Mutations : Jaune (lutino), panachée et bleue.

Les différentes espèces


XII

I Les

I XIII

d i f fé re nte s e sp è ce s

Emblème peint

Nonnette

Emblema pictum

Lonchura (Spermetes) cucullata

Padda (Lonchura) oryzivora

Erythrura psittacea

Origine géographique : Centre et Sud-Est

Origine géographique : Iles de Java et de Bali. Introduit dans d’autres régions tropicales. Longueur : 14-15 cm. Poids : 23-28 g. Dimorphisme sexuel : Peu net. Le bec de la femelle est normalement moins coloré, plus fin, étroit et pointu. Chez le mâle la base de la mandibule supérieure forme un méplat bien marqué. Juvéniles : Moins contrastés que les parents, avec un peu de marron mêlé au gris et le bec noirâtre. Nombre d’œufs : 4 à 8. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Costaud et facile à reproduire, le padda est souvent agressif avec les autres espèces et déniche ses colocataires, même plus gros. En revanche, il est aisé de le maintenir en groupe, avec de l'espace. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Nombreuses : isabelle, blanche, panachée, argentée.

Origine géographique : Nouvelle-Calédonie. Longueur : 11-13 cm. Poids : 10-15 g. Dimorphisme sexuel : Peu marqué. La femelle est

Origine géographique : Centre nord-ouest

Padda ou calfat

Pape de Nouméa (ou diamant psittaculaire)

de l’Australie. Longueur : 10-11 cm. Poids : 10-12 g.

de l’Afrique. Longueur : 9 cm. Poids : 7-11 g

Dimorphisme sexuel : Net : le mâle présente bien plus de rouge sur la face et la gorge. Le haut de poitrine est noir, non moucheté comme chez la femelle, tandis qu’en bas de poitrine on retrouve une autre zone rouge, quasiment absente chez cette dernière. Le croupion est aussi nettement plus marqué de rouge. Juvéniles : Ils ressemblent à leur mère, mais en plus ternes et avec le bec noirâtre. Nombre d’œufs : 3 à 6. Incubation : 12-14 jours. Élevage : Espèce plutôt peu fréquente, avec peu de femelles disponibles. Elle est pourtant relativement résistante, même si elle craint fortement le froid et les courants d’air. Très pacifique. Longévité : 7-8 ans. Mutations : Jaune, panachée et fauve.

Dimorphisme sexuel : Quasiment aucun. La femelle est réputée légèrement plus petite, avec un bec plus fin et pointu que le mâle, mais, ces différences sont extrêmement minimes. Nombre d’œufs : 3 à 8. Incubation : 13-14 jours. Élevage : Grégaire, la nonnette peut être maintenue en groupe. En revanche, elle est relativement agressive avec les autres : on fera donc attention à quelles espèces on l’associe, surtout en petite volière et à l’approche de la saison de reproduction. Sinon, c’est un oiseau robuste. Longévité : 7 ans. Mutations : Aucune.

normalement un peu plus petite que le mâle et les zones rouges sur la face, la gorge et la poitrine sont moins étendues et moins brillantes. Juvéniles : Semblables aux adultes, mais d’un vert plus terne. Le rouge sur le croupion tire sur le marron et, souvent, des plumes vertes apparaissent sur la face ou la poitrine. Nombre d’œufs : 4 à 6. Incubation : 13 jours. Élevage : Grégaire, pacifique avec les autres espèces, mais remuant. Très sensible au froid et à l’humidité. Le sol de la volière doit toujours demeurer propre, car il y passe beaucoup de temps. Longévité : 7 ans. Mutations : Jaune (lutino), panachée et bleue.

Les différentes espèces


exotiques

Petits oiseaux exotiques

Renaud Lacroix

Petits oiseaux

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