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Soyez épanouis • Colossiens


Warren W. Wiersbe

commentaire

biblique

ĂŠpanouis

Colossiens Texte de Parole vivante inclus


ELB est un département de BLF Europe Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France

Édition originale publiée en langue anglaise sous le titre : Be Complete © 1981 SP Publications, Inc. Cook Communications Ministries • 4050 Lee Vance View • Colorado Springs • Colorado 80918 • USA Traduit et publié avec permission. Tous droits réservés. Première édition en langue française : © 1998 Éditeurs de Littérature Biblique Édition revue et corrigée : © 2006 BLF Europe • Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés. Couverture et mise en page : BLF Europe Imprimé dans l’Union européenne Les citations du Nouveau Testament sont tirées de Parole vivante, transcription moderne du Nouveau Testament par Alfred Kuen, © 1976 Éditeurs de Littérature Biblique. Les citations de l’Ancien Testament sont tirées de La Nouvelle Version Segond Révisée (Bible à la Colombe) © 1978 Société Biblique Française. ISBN 2-8045-0064-0 Dépôt légal 3e trimestre 2006 Index Dewey (CDD) : 227.7 Mots-clés : Bible – N. T. – Colossiens – Commentaire


Ce livre est dédié à quelques amis qui ont enrichi ma vie et mon ministère : Jessie Byerly Bill et Marge Caldwell Joe et Melva Hanscom Antoinette McFadden


Préface J’ai commencé l’étude de Colossiens avec beaucoup de crainte, car c’est une des lettres les plus riches que Paul ait écrites. Maintenant que j’ai achevé ces quelques chapitres, je comprends encore davantage la profondeur des vérités spirituelles contenues dans l’épître aux Colossiens. Le message de cette lettre est indispensable aujourd’hui. J’entends trop souvent dire : « Tu as besoin de quelque chose de plus que Jésus-Christ : une expérience passionnante quelconque, une nouvelle doctrine ou quelque chose à ajouter à ton expérience chrétienne ». Mais Paul affirme que la seule chose vraiment nécessaire, c’est de m’approprier ce que j’ai déjà reçu en Christ : « Dans la communion avec lui, vous participerez, vous aussi, à cette plénitude » (Col. 2 : 10). D’autres veulent me juger et me priver de la glorieuse liberté dont je jouis en Christ. Quel encouragement d’entendre Paul dire : « Que personne ne vous égare », « que personne ne vous dépouille », « que personne ne vous juge ». Je n’ai besoin que de la plénitude de Christ. Toutes les lois et les disciplines élaborées par les hommes ne peuvent remplacer les richesses qui m’appartiennent en Christ, le Fils de Dieu. Ces quelques chapitres ne donnent qu’un aperçu de tous les trésors que renferme cette lettre. Mais si ces quelques études toutes simples vous permettent de goûter la plénitude qui est en Christ et vous encouragent à vous approprier les dons qu’il vous offre, alors je serai reconnaissant au Seigneur. Un réveil pourrait se produire dans nos églises si tous les vrais croyants osaient vivre ce que l’épître aux Colossiens enseigne. Warren W. Wiersbe

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1 Colossiens 1 : 1-2

De la part de Paul, avec amour Les corps célestes ont-ils une influence sur notre vie ? Les millions de personnes qui consultent tous les jours leur horoscope diraient « oui » ! Y a-t-il un lien entre notre régime alimentaire et notre vie spirituelle ? Dieu nous parle-t-il directement, dans notre esprit, ou uniquement par sa Parole, la Bible ? Les religions orientales ont-elles quelque chose à offrir aux chrétiens évangéliques ? Ces questions sont très actuelles, et pourtant ce sont exactement celles que Paul a traitées dans sa magnifique épître aux Colossiens. Nous avons besoin de cette lettre importante aujourd’hui, tout comme les chrétiens en avaient besoin en 60 après J.-C. quand Paul l’a écrite.

La ville Colosses était l’une des trois villes situées à environ 180 km d’Éphèse. Les deux autres villes étaient Laodicée et Hiérapolis (Col. 4 : 13, 16). Cette région était un point de rencontre entre l’est et l’ouest, car une importante route commerciale la traversait. Il fut un temps où ces trois villes grandissaient et étaient prospères, mais Colosses est progressivement devenue une ville de second ordre. Pourtant l’église qui s’y trouvait était assez importante pour attirer l’attention de l’apôtre Paul. 9


Soyez épanouis Toutes sortes de philosophies se croisaient dans cette région cosmopolite, et les charlatans pullulaient. Il y avait une importante colonie juive à Colosses ainsi qu’un flot continu de nouvelles doctrines et d’idées provenant de l’Orient. C’était donc un terrain fertile pour les spéculations et les hérésies.

L’église Colosses n’aurait probablement jamais été mentionnée dans le Nouveau Testament si l’église n’y avait pas existé. La ville n’est jamais citée dans le livre des Actes parce que Paul n’a pas fondé l’église de Colosses et il ne l’a jamais visitée. Paul avait entendu parler de la foi des Colossiens (Col. 1 : 4-9), mais il n’avait jamais rencontré les croyants de cette ville (2 : 19). Voici une église composée de personnes inconnues, dans une petite ville, qui reçoit une lettre inspirée du grand apôtre Paul ! Comment l’église de Colosses est-elle née ? L’église était une conséquence du ministère que Paul a exercé pendant trois ans à Éphèse (Actes 19 ; 20 : 17-38). Le témoignage de l’église d’Éphèse était si efficace que « tous les habitants de la province d’Asie, tant Juifs que Grecs, entendirent la Parole du Seigneur » (Actes 19 : 10), ce qui pourrait inclure les habitants de Colosses, de Laodicée et d’Hiérapolis. Si nous examinons les personnes mentionnées dans la correspondance de Paul alors qu’il était en prison (voir Éphésiens, Philippiens, Colossiens, Philémon et 2 Timothée), nous pouvons reconstituer la naissance de l’église de Colosses. Pendant le ministère de Paul à Éphèse, deux hommes au moins ont été conduits à Jésus-Christ : Épaphras et Philémon (voir Philémon 19). Épaphras était apparemment l’un des principaux fondateurs de l’église de Colosses, car il partagea sa foi avec ses amis dans cette ville (Col. 1 : 7). Il exerça également un ministère dans les villes d’Hiérapolis et de Laodicée (Col. 4 : 12-13). 10


Colossiens 1 : 1-2 L’église se réunissait dans la maison de Philémon (Philémon 2). Il est probable qu’Appia et Archippe, mentionnés dans ce verset, étaient respectivement la femme et le fils de Philémon, et qu’Archippe était également le pasteur de l’église (Col. 4 : 17). Nous pouvons déjà en tirer un enseignement : Dieu n’a pas toujours besoin d’un apôtre ou d’un « serviteur chrétien à plein temps » pour établir un ministère. Il n’a pas non plus besoin de grands bâtiments ni d’organisations complexes. Voici deux chrétiens laïcs que Dieu utilisa pour commencer un ministère dans au moins trois villes. C’est la volonté de Dieu que les chrétiens des grandes agglomérations, telles qu’Éphèse, se tournent vers les plus petites villes et partagent l’Évangile. Est-ce que votre église contribue à l’évangélisation des petites villes ? L’église de Colosses était principalement composée de non-Juifs (ou païens). Les péchés que Paul mentionne (Col. 3 : 5-9) étaient généralement associés aux non-Juifs, et ses affirmations concernant le « mystère » s’appliquaient plus particulièrement à eux qu’aux Juifs (1 : 25-29). L’église avait probablement cinq ans d’existence quand Paul écrivit cette lettre.

La crise Pourquoi Paul a-t-il écrit cette lettre à l’église de Colosses ? Parce qu’une crise avait éclaté et menaçait de réduire à néant le ministère de l’église. En comparant les lettres de prison de Paul, nous pouvons reconstituer les événements. Paul était à l’époque prisonnier à Rome (Actes 28 : 1630). Il rencontra un esclave en fuite appelé Onésime qui appartenait à Philémon, un des responsables de l’église de Colosses. Paul conduisit Onésime au Seigneur. L’apôtre écrivit ensuite une lettre à Philémon, demandant à son ami d’accorder le pardon à Onésime et de l’accueillir comme un frère en Christ (Philémon 10-21). 11


Soyez épanouis À peu près à la même époque, Épaphras se rendit à Rome parce qu’il avait besoin de l’aide de Paul. De nouvelles doctrines étaient enseignées à Colosses, elles se propageaient dans l’église et créaient des problèmes. Paul écrivit donc cette lettre aux Colossiens pour réfuter ces enseignements hérétiques et rétablir la vérité de l’Évangile. Épaphras resta à Rome avec Paul (Col. 4 : 12-13). Onésime et Tychique apportèrent les lettres à leurs destinataires : les Éphésiens (6 : 21), les Colossiens (4 : 7-9) et Philémon. Épaphras était appelé le « compagnon de captivité » de Paul, un titre que portait également Aristarque (Col. 4 : 10). Ceci suggère qu’Épaphras était volontairement resté avec Paul pour l’assister. Ni Aristarque ni Épaphras n’étaient en prison pour avoir enfreint la loi. Mais ils étaient les compagnons volontaires de Paul, renonçant à leur propre confort pour l’aider. Quelle était donc l’hérésie qui menaçait la paix et la pureté de l’église de Colosses ? C’était un mélange de philosophies orientales et de légalisme juif, avec des éléments de ce que les théologiens appellent le gnosticisme. Ce terme vient du mot grec gnosis qui signifie « connaissance » (un agnostique est celui qui ne connaît pas). Les gnostiques prétendaient mieux connaître les choses profondes de Dieu. Ils formaient « l’aristocratie spirituelle » de l’église. Cette hérésie promettait tout d’abord une union si étroite avec Dieu qu’elle permettait aux adeptes d’atteindre « la perfection spirituelle ». Il leur suffisait d’accomplir les cérémonies et les enseignements prescrits et la plénitude spirituelle était à leur portée. Le gnosticisme offrait également une « pleine connaissance », une profondeur spirituelle dont seuls les initiés pouvaient jouir. Cette « sagesse » devait les libérer des choses terrestres et les mettre en contact avec les choses célestes. Bien sûr, cet enseignement n’était qu’une philosophie humaine basée sur des traditions et non sur la vérité divine (Col. 2 : 8). Tout découlait de la question philosophique suivante : Pourquoi le mal existe-t-il dans 12


Colossiens 1 : 1-2 ce monde s’il a été créé par un Dieu saint ? À force de réfléchir et de spéculer, ces philosophes étaient arrivés à la fausse conclusion que la matière était mauvaise. Dans leur raisonnement, il s’ensuit qu’un Dieu saint ne peut avoir de contact avec la matière mauvaise. Une série d’« émanations » doivent donc servir d’intermédiaires entre lui et sa création. Ils croyaient en un puissant monde des esprits qui utilise les choses matérielles pour attaquer les hommes. Ils croyaient également en une certaine forme d’astrologie, selon laquelle des êtres angéliques dominent les êtres célestes et influencent la vie sur terre (voir Col. 1 : 16 ; 2 : 10, 15). Ils avaient ajouté à ces théories orientales une forme de légalisme juif. Les enseignants croyaient que le rite de la circoncision était nécessaire au développement spirituel (Col. 2 : 11). Ils enseignaient que la loi de l’Ancien Testament, et surtout les lois diététiques, étaient utiles pour atteindre la perfection spirituelle (2 : 14-17). Des lois et des règles précises leur prescrivaient ce qui était bon et ce qui était mauvais (2 : 21). Puisque pour eux la matière était mauvaise, ils devaient trouver un moyen de contrôler leur propre nature humaine dans leur recherche de la perfection. Deux différentes tendances en résultaient. Une première école de pensée soutenait que la seule façon de dominer la matière mauvaise était de s’imposer une discipline et un ascétisme sévères (2 : 23). La deuxième enseignait qu’il était permis de commettre toutes sortes de péchés puisque de toute façon la matière était mauvaise ! Il semble que la première optique prédominait à Colosses. Il n’est pas difficile de comprendre comment ce genre d’enseignement détruisait les fondements mêmes de la foi chrétienne. Tout d’abord, ces hérétiques attaquaient la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Pour eux, Christ n’était qu’une des nombreuses « émanations » de Dieu et non le vrai Fils de Dieu, venu dans la chair. L’incarnation signifie Dieu avec nous (Matt. 1 : 23), mais ces faux enseignants affirmaient que Dieu gardait ses distances par rapport à nous ! Lorsque nous plaçons 13


Soyez épanouis notre confiance en Christ, le Fils de Dieu, tout intermédiaire entre le ciel et nous devient inutile ! Par son œuvre sur la croix, Jésus-Christ a réglé le problème du péché (Col. 1 : 20) et a complètement vaincu toutes les forces sataniques (2 : 15). Il a mis fin à toutes les exigences de la loi (2 : 14-17). En fait, JésusChrist seul a la prééminence ! (1 : 18 ; 3 : 11). Le croyant n’a besoin que de Jésus ! La matière n’est pas mauvaise et le corps humain n’est pas mauvais. Tout homme est né avec une nature pécheresse qui veut dominer son corps et l’utiliser pour pécher ; mais le corps lui-même n’est pas mauvais ; s’il l’était, Jésus-Christ ne serait jamais venu sur terre dans un corps humain. Pendant son ministère ici-bas, il n’aurait pas non plus profité des bénédictions de la vie quotidienne, telles que les festins de mariage ou les repas entre amis. Les régimes alimentaires et les disciplines peuvent être bénéfiques pour la santé, mais ils n’ont aucun pouvoir pour développer la vraie spiritualité (2 : 20-23). En ce qui concerne l’astrologie et l’influence des anges et des corps célestes, Paul les dénonce avec vigueur. Sur la croix, Jésus a remporté une victoire complète sur toutes les puissances sataniques (2 : 15). Les chrétiens n’ont pas besoin de se tourner vers les rudiments du monde (2 : 8, 20). Lorsque ce verset parle de « rudiments », il s’agit des « éléments fondamentaux » ou « des principes élémentaires ». Dans ce cas-ci, il s’agit des êtres qui, d’après les gnostiques, dominent les êtres célestes qui, à leur tour, contrôlent les événements sur la terre. Les croyants qui consultent l’horoscope remplacent la révélation par la superstition et renient la personne et l’œuvre de Christ. Cet enseignement erroné était un mélange trompeur de plusieurs éléments : légalisme juif, philosophies orientales, astrologie païenne, mysticisme, ascétisme, avec même une pointe de christianisme. Chacun y trouvait ce qui lui plaisait et c’est ce qui le rendait si dangereux. Les faux docteurs affirmaient qu’ils ne 14


Colossiens 1 : 1-2 reniaient pas la foi chrétienne, mais qu’ils ne faisaient que l’élever à un plus haut niveau. Ils promettaient la plénitude et la liberté, une vie satisfaisante qui résout tous les problèmes. Pouvons-nous rencontrer cette hérésie aujourd’hui ? Oui, et elle est tout aussi trompeuse et dangereuse ! Quand nous ne faisons de Jésus-Christ et de la révélation chrétienne qu’une partie de l’ensemble de notre système religieux ou philosophique, nous ne lui accordons plus la prééminence. Quand nous essayons d’atteindre une « plénitude spirituelle » ou une « perfection spirituelle » par des formules, des disciplines ou des rites, nous reculons au lieu d’avancer. Les chrétiens doivent se méfier de tout mélange de leur foi avec des tendances attrayantes telles que le yoga, la méditation transcendantale, le mysticisme oriental ou toute autre chose. Nous devons également nous méfier de ceux qui proposent une « vie plus profonde ». Ils offrent un moyen de victoire et de plénitude en mettant Jésus-Christ à l’écart, alors qu’il doit avoir la prééminence en toutes choses ! Cette hérésie était tout à fait en contradiction avec l’enseignement de Paul. Elle donnait une vue négative de la vie en affirmant : « Dieu est très éloigné de nous, la matière est mauvaise et les forces démoniaques nous menacent constamment ». La foi chrétienne enseigne que Dieu est proche de nous, qu’il a fait toutes choses bonnes (bien qu’elles puissent être utilisées pour le mal), et que Christ a délivré son peuple du pouvoir des ténèbres (Col. 1 : 13). L’hérésie des Colossiens avait transformé le monde en une prison terrifiante, alors que Jésus a clairement affirmé que le Père est à l’œuvre dans ce monde et qu’il prend soin des siens. Finalement, ces faux docteurs essayaient de transformer la vie extérieure des gens par des régimes et des disciplines, alors qu’une croissance spirituelle véritable vient de l’intérieur.

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Soyez épanouis

La correspondance C’est dans ce contexte que nous pouvons maintenant nous tourner vers la lettre de Paul aux Colossiens pour une vue d’ensemble de l’épître. Nous savons que sa lettre aux Éphésiens a été écrite et envoyée à peu près en même temps que celle aux Colossiens. En tenant compte de ce fait, de nombreux parallèles apparaissent entre ces deux lettres. Il faut noter toutefois que l’accent dans l’épître aux Éphésiens est mis sur l’Église, tandis que dans celle aux Colossiens, il est mis sur Christ, le chef du corps. Dans cette dernière lettre, Paul utilise le vocabulaire des faux docteurs, mais il ne s’est pas servi de leurs définitions ; il a plutôt employé ces mots dans leur vrai sens chrétien. Alors que nous étudions l’épître aux Colossiens, nous trouvons des mots tels que plénitude, perfection, complet, mots qui étaient tous utilisés par les gnostiques hérétiques. Paul utilisera plus de 30 fois le petit mot « tout ». Il parle également de sagesse, ce qui est un mot-clé dans le vocabulaire gnostique ; il s’intéresse aussi beaucoup aux anges et aux esprits. Son thème principal est la prééminence de JésusChrist (Col. 1 : 18 ; 3 : 11). Nous ne devons pas nous préoccuper de médiateurs angéliques ni d’émanations spirituelles. Dieu a envoyé son Fils mourir pour nous ! Celui qui croit en Christ est sauvé et fait partie de son corps : l’Église, dont il est la tête (1 : 18). Nous sommes unis à Christ dans une merveilleuse relation vivante ! De plus, rien ne doit être ajouté à cette relation, car chaque croyant « atteint son plein épanouissement dans la communion avec lui » (voir Col. 2 : 10). Toute la plénitude de Dieu habite en Christ (2 : 9), et nous partageons cette plénitude ! « Or, c’est en lui seul – en son corps – que réside réellement et d’une manière permanente toute la plénitude de la divinité. Dans la communion avec lui, vous participerez, vous aussi, à cette plénitude » (2 : 9-10a). 16


Colossiens 1 : 1-2 Un jour, j’attendais un avion dans un aéroport, quand un jeune homme m’aborda pour me vendre un livre. Un simple coup d’œil jeté à la couverture me révéla que ce livre était rempli de mythes et de philosophies orientales. – J’ai moi-même un livre qui répond à tous mes besoins, dis-je au jeune homme. J’ouvris ma serviette et sortis ma Bible. – Mais nous ne sommes pas contre la Bible ! me rassura-t-il. Nous avons simplement quelque chose de plus, qui améliore notre foi. – Personne ne peut me donner plus que ce que JésusChrist m’a déjà donné, répondis-je. J’allais lui montrer Colossiens 2, mais il avait déjà disparu. Malheureusement, beaucoup de chrétiens croient fermement qu’une personne, un système religieux ou une discipline peuvent ajouter quelque chose à leur expérience spirituelle. Pourtant ils ont déjà tout ce dont ils ont besoin en la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Si Paul avait fait un plan de sa lettre aux chrétiens de Colosses, il l’aurait peut-être fait comme ceci : Thème : La prééminence de Jésus-Christ (1 : 18) I. La doctrine : Proclamation de la prééminence de Christ (Chapitre 1) 1. Dans le message de l’Évangile – 1 : 1-12 2. Dans la rédemption – 1 : 13-14 3. Dans la création – 1 : 15-17 4. Dans l’Église – 1 : 18-23 5. Dans le ministère de Paul – 1 : 24-29 II. Le danger : Défense de la prééminence de Christ (Chapitre 2) 1. Méfiez-vous des philosophies trompeuses – 2 : 1-10 2. Méfiez-vous du légalisme – 2 : 11-17 3. Méfiez-vous des disciplines venues des hommes – 2 : 18-23 17


Soyez épanouis III. Le devoir : Démonstration de la prééminence de Christ (Chapitres 3 et 4) 1. Par une vie pure – 3 : 1-11 2. Par la communion fraternelle – 3 : 12-17 3. À la maison – 3 : 2-21 4. Au travail – 3 : 22-4 : 1 5. Par le témoignage chrétien – 4 : 2-6 6. Par le service chrétien – 4 : 7-18 Bien sûr, ce plan n’est qu’une suggestion, et ne peut en aucun cas être considéré comme inspiré. La Parole de Dieu peut être analysée et résumée de nombreuses façons différentes, mais aucun plan ne devrait jamais remplacer la Parole elle-même. Toutefois, en étudiant ce plan, nous voyons comment Paul aborde le problème et essaie de le résoudre. Il ne commence pas par une attaque contre les faux docteurs et leurs doctrines, mais par l’exaltation de Jésus-Christ et par la démonstration de sa prééminence dans cinq différents domaines : le message de l’Évangile, la rédemption, la création, l’Église et le ministère de Paul. Les gens à qui Paul écrivait étaient devenus chrétiens grâce au message de l’Évangile apporté par Épaphras. Si ce message était faux, alors leur salut était mis en doute. Après avoir établi la prééminence de Christ, Paul attaque les faux docteurs sur leur propre terrain. Dans le deuxième chapitre, il dévoile les fausses origines de leurs enseignements et montre comment ces doctrines contredisent tout ce qu’il leur a enseigné au sujet de Jésus-Christ. Le croyant qui maîtrise le contenu de ce chapitre ne risque pas d’être entraîné par une forme de christianisme « revu et corrigé » qui pourrait le tenter. Mais, après avoir réfuté les arguments des hérétiques, Paul ne considère pas sa tâche comme achevée, car il veut encore communiquer des leçons importantes à l’Église. Dans les chapitres 3 et 4, il décrit le plus grand remède contre les faux enseignements : une vie réellement pieuse. Ceux qui disent : « Peu m’importe ce que vous croyez, du moment que vous agissez cor18


Colossiens 1 : 1-2 rectement », ne raisonnent pas logiquement. Ce que nous croyons détermine la façon dont nous agissons. Si nous croyons que la matière est mauvaise, alors nous utiliserons notre corps en conséquence. Mais si nous croyons que notre corps est le temple du Saint-Esprit, nous vivrons d’une autre manière, en fonction de cette croyance. Une fausse doctrine conduit toujours à un mauvais comportement. Une bonne doctrine devrait produire une vie bonne. Dans les deux derniers chapitres, Paul applique de façon pratique la prééminence de Christ à la vie de tous les jours. Si Christ est réellement prééminent dans notre vie, alors nous le glorifierons en restant purs, en partageant la communion fraternelle avec d’autres saints, en nous aimant les uns les autres à la maison, en étant fidèles au travail, et en cherchant à témoigner pour Christ et à le servir efficacement. Si la doctrine ne mène pas à l’action, elle est inutile. Beaucoup de théologiens ont conclu que l’épître aux Colossiens était la lettre la plus profonde que Paul ait jamais écrite. Ceci ne devrait pas nous retenir de la lire et de l’étudier. Mais nous devons être prudents et ne pas adopter une approche superficielle en abordant ces chapitres. Si nous ne dépendons pas de l’enseignement de l’Esprit de Dieu, nous passerons à côté des vérités qu’il veut nous apprendre. L’Église d’aujourd’hui a désespérément besoin du message de l’épître aux Colossiens. Nous vivons à une époque où, sous prétexte de tolérance religieuse, on prétend que « toutes les religions se valent ». Certains essaient de prendre le meilleur de différents systèmes religieux et de construire leur propre religion. Pour beaucoup, Jésus-Christ est simplement un des nombreux grands hommes religieux, sans plus d’autorité que les autres. Il est peut-être éminent, mais il n’est certainement pas prééminent. Nous vivons à l’époque du « syncrétisme », où l’on essaie d’harmoniser et d’unir différentes écoles de pensée pour aboutir à une religion supérieure. Nos églises 19


Soyez épanouis évangéliques risquent de diluer la foi en essayant, par amour, de comprendre les croyances des autres. Le mysticisme, le légalisme, les religions orientales, l’ascétisme et les philosophies humaines s’infiltrent discrètement dans nos églises. Ces tendances ne renient pas Christ, mais elles le détrônent et le privent de la position prééminente qui lui revient de droit. En étudiant cette lettre passionnante, nous devons tenir compte des avertissements de Paul : « Que personne ne vous égare » (2 : 4), « Que personne ne vous dépouille de votre foi » (2 : 8), « Personne n’a le droit de vous juger » (2 : 16).

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2 Colossiens 1 : 3-8

Miracles à Colosses Un célèbre prédicateur, Alexander Whyte, était connu pour son aptitude à être reconnaissant. Il aimait écrire des cartes postales avec un mot de remerciement pour une marque de gentillesse ou une bénédiction reçue. Ces petits messages apportaient souvent un encouragement qui venait bien à point. La reconnaissance est un remède efficace pour les douleurs de l’âme. L’apôtre Paul était, lui aussi, un homme qui savait encourager, et cette épître est un bon exemple de la bénédiction qu’apporte la reconnaissance. Dans cette partie (qui n’est qu’une seule longue phrase dans l’original grec), il remercie Dieu pour ce que Christ a fait dans la vie des chrétiens de Colosses. Et il mentionnera encore sa reconnaissance à cinq autres reprises dans cette lettre (1 : 12 ; 2 : 7 ; 3 : 15 ; 3 : 17 ; 4 : 2). Quand on se rappelle que Paul a écrit cette lettre en prison, son attitude de reconnaissance est encore plus admirable. Comme Paul, nous devrions être reconnaissants pour ce que Dieu fait dans la vie des autres. En tant que chrétiens, nous sommes tous membres d’un même corps (1 Cor. 12 : 12-13). Si un membre du corps est affermi, le corps entier peut être affermi. Si une église connaît un réveil sous l’impulsion de Dieu, toutes les églises en seront édifiées. En exprimant sa reconnaissance, Paul retrace toutes les étapes de l’expérience spirituelle des croyants de Colosses.

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Soyez épanouis

Ils entendirent l’Évangile (Col. 1 : 5b-7) La Bonne Nouvelle a dû leur être apportée d’Éphèse par Épaphras. Il était lui-même citoyen de Colosses (4 : 12-13), mais il avait rencontré Paul et s’était converti à Jésus-Christ, probablement au cours des trois années pendant lesquelles l’apôtre a exercé son ministère à Éphèse (Actes 19 : 10). Après sa conversion, Épaphras a partagé cette Bonne Nouvelle avec sa famille et ses amis dans sa ville natale. Il aurait sans doute été plus intéressant pour lui de rester avec Paul à Éphèse où des choses magnifiques se produisaient. Mais sa première responsabilité était d’apporter l’Évangile à sa propre ville (voir Marc 5 : 19). L’Évangile est la bonne nouvelle qui annonce la solution offerte par Jésus-Christ au problème du péché grâce à sa mort et à sa résurrection. Le mot « Évangile » signifie bonne nouvelle. Malheureusement, certains, dans leur témoignage, présentent plutôt l’Évangile comme la mauvaise nouvelle de la condamnation. Je me souviens d’un prédicateur qui ressemblait plus à un procureur général qu’à un témoin chrétien. Il dévoilait constamment le péché dans la vie de ses auditeurs, sans partager la bonne nouvelle du pardon par la foi en Christ. Nous pouvons toutefois en tirer une leçon. Notre témoignage devrait mettre l’accent sur la bonne nouvelle qu’est l’Évangile (voir 1 Cor. 15 : 1-8). Dans cette partie de l’épître aux Colossiens, Paul passe en revue les caractéristiques du message passionnant de l’Évangile :

L’Évangile est centré sur une personne : Jésus-Christ Le thème de cette épître est la prééminence de JésusChrist et il est certainement prééminent dans l’Évangile. Les faux docteurs qui avaient envahi l’assemblée de Colosses essayaient de détrôner Jésus-Christ de sa place prééminente, mais ceci revient à détruire tout l’Évangi22


Colossiens 1 : 3-8 le. C’est Christ qui est mort pour nous et qui est ressuscité. Le message de l’Évangile n’est pas centré sur une philosophie ni sur une doctrine ni même sur un système religieux, mais sur Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

L’Évangile est la « prédication de la vérité » (1 : 5) Ceci signifie qu’il vient de Dieu et qu’il est digne de confiance : « La vérité, c’est ta Parole » (Jean 17 : 17). De nombreuses idées peuvent être considérées comme vraies, mais seule la Parole de Dieu est appelée la vérité. Satan est un menteur, croire ses mensonges mène à la mort (Jean 8 : 44). Jésus est la vérité (Jean 14 : 6) ; quand nous lui faisons confiance, nous découvrons la vie. Beaucoup ont essayé de détruire la vérité de Dieu, mais ils ont échoué. La Parole de vérité tient encore debout ! Tout le monde croit en quelque chose, mais la valeur de cette foi dépend de l’objet dans lequel on place sa confiance. Le païen de la jungle adore un dieu de pierre, tandis que le païen citadin adore l’argent, les possessions ou le rang social. Dans ces deux cas, la foi est creuse. La foi du vrai croyant doit être placée en Jésus-Christ, en se basant sur la Parole de vérité. Toute autre foi n’est que superstition ; elle ne peut sauver. L’Évangile annonce la grâce de Dieu (1 : 6b) Dans le vocabulaire chrétien, on confond souvent les deux mots suivants : grâce et miséricorde. Dieu, dans sa grâce, me donne ce que je ne mérite pas. Et Dieu, dans sa miséricorde, ne me donne pas ce que je mérite. La grâce est donc la faveur de Dieu envers le pécheur qui ne la mérite pas. L’Évangile est une bonne nouvelle à cause de la grâce : Dieu veut et peut sauver tous ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ. John Sheldon (1584-1654) était un grand historien et un juriste de renom en Angleterre. Sa bibliothèque comptait 8 000 livres et il était également connu pour son savoir. Peu avant sa mort, il s’est confié à l’archevêque Ussher : « J’ai examiné presque toutes les connaissances des hommes, et mon bureau est rempli de 23


Soyez épanouis livres et de manuscrits sur divers sujets. Mais il ne me vient à l’esprit aucun passage dans tous mes livres ou documents sur lequel mon âme puisse s’appuyer, si ce n’est ce verset de l’Écriture sainte : « En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes ; elle s’est levée sur ce monde, illuminant l’humanité entière et apportant à tous la possibilité d’être délivrés du péché » (Tite 2 : 11) ».

L’Évangile s’adresse au monde entier (1 : 6) Quand j’étais un jeune pasteur, un de mes prédicateurs préférés était le Dr Walter Wilson de Kansas City. Il était capable d’exprimer les vérités anciennes d’une manière nouvelle et passionnante. Je l’ai un jour entendu citer Jean 3 : 16 et demander : « Si vous deviez offrir un cadeau qui doive convenir au monde entier, que donneriez-vous ? » Il a ensuite dressé une liste de plusieurs possibilités et a montré comment ces cadeaux ne conviendraient pas à tout le monde : des livres (certains ne savent pas lire), de la nourriture (elle varie d’un endroit à l’autre), des vêtements (les climats diffèrent), de l’argent (toutes les cultures ne l’utilisent pas). Il est arrivé à la conclusion logique que seul l’Évangile, avec le don de la vie éternelle, convient au monde entier. Il avait raison. Paul affirme que l’Évangile porte du fruit dans le monde entier. En effet, la Parole de Dieu est la seule semence qui puisse être plantée sur toute la surface de la terre et porter du fruit. L’Évangile peut être prêché « à toutes les créatures sous le ciel » (Col. 1 : 23). Paul met l’accent sur « tout homme » (1 : 28). Les faux docteurs n’apportaient pas leur message au monde entier. Ils allaient là où l’Évangile avait déjà été prêché et ils essayaient d’en détourner les croyants. Ils n’avaient pas de bonne nouvelle pour les pécheurs perdus ! Pour que les gens soient sauvés, ils doivent entendre l’Évangile de Jésus-Christ. Et pour qu’ils l’entendent, nous qui sommes sauvés, nous devons leur apporter ce message. Le faites-vous ? 24


Colossiens 1 : 3-8

Ils crurent en Jésus-Christ (Col. 1 : 4) Il est possible d’entendre et de ne pas croire, même si la Parole de Dieu est capable de produire la foi dans le cœur de celui qui écoute (Rom. 10 : 17). Des millions d’hommes ont entendu la bonne nouvelle du salut et pourtant ils n’ont pas cru. Mais ceux qui croient en Jésus-Christ reçoivent de Dieu le don de la vie éternelle (Jean 3 : 14-18). Nous ne sommes pas sauvés par la foi en la foi. La tendance actuelle consiste à mettre l’accent sur la foi, mais celle-ci n’a pas nécessairement de rapport avec Jésus-Christ. Même certaines chansons populaires incitent à croire en la foi. L’attitude moderne est celle-ci : « Si vous croyez, tout ira bien ». Si l’on demande en quoi il faut croire, la réponse est simple : « Il suffit de croire ! » Nous ne sommes pas non plus sauvés par la foi en une série de doctrines. J’ai souvent eu l’occasion de raconter l’histoire du célèbre évangéliste George Whitefield qui s’entretenait avec un homme. – Que croyez-vous ? lui demanda Whitefield. – Je crois ce que mon église croit. – Et que croit votre église ? – Ce que je crois, répondit l’homme. Infatigable, Whitefield demanda encore : – Et que croyez-vous tous les deux ? – Mais, la même chose ! fut la réponse évasive de l’homme. Une foi qui sauve engage l’intelligence, les émotions et la volonté. Avec l’intelligence, nous comprenons la véracité de l’Évangile ; avec le cœur nous ressentons la conviction et le besoin d’être sauvés. Mais ce n’est que quand nous exerçons notre volonté et que nous nous donnons à Christ que le processus est complet. La foi n’est pas l’acceptation intellectuelle d’un ensemble de doctrines, même si ces doctrines sont vraies. La foi n’est pas un sentiment. La foi est un engagement envers Jésus-Christ. 25


Soyez épanouis Lorsque le missionnaire John G. Paton traduisait la Bible, il cherchait le mot exact pour rendre le verbe croire. Finalement il trouva : « s’appuyer de toutes ses forces ». Voilà une foi qui sauve : elle s’appuie de tout son poids sur Jésus-Christ. La foi qui sauve est basée sur l’Évangile (Col. 1 : 23), car la Parole de Dieu nous donne l’assurance du salut. Quand nous grandissons dans le Seigneur, notre foi devient « solide » (2 : 5) et profondément ancrée (2 : 7). Les faux docteurs venus à Colosses essayaient de détruire la foi que les saints avaient placée en Christ et en sa Parole. Aujourd’hui, une même destruction se produit quand un enseignement religieux détrône JésusChrist, ou fait du salut autre chose qu’une découverte de la grâce de Dieu par la foi. Une dernière remarque sur ce sujet : l’expérience des croyants à Colosses était si extraordinaire qu’on en parlait ! Paul en avait entendu parler par Épaphras ; les faux docteurs également, et ils avaient décidé de visiter l’assemblée de Colosses pour voir le changement remarquable de leurs propres yeux. Après avoir accepté le salut en Jésus-Christ, on ne peut pas rester silencieux. Votre vie chrétienne encourage-t-elle les autres à témoigner ? La communion fraternelle est-elle si intense dans votre église que même les non-croyants la remarquent ?

Ils furent instruits (Col. 1 : 7) Épaphras n’a pas conduit les Colossiens à Christ pour ensuite les délaisser. Il leur a enseigné la Parole et s’est efforcé de les affermir dans la foi. Le mot traduit par « instruits » au verset 7 est apparenté au mot disciple en grec. Jésus a utilisé ce même mot quand il a dit : « Mettez-vous à mon école » (Matt. 11 : 29) ou, autrement dit : « Devenez mes disciples ». Les nouveaux croyants de Colosses couraient le danger de s’écarter de la vérité pour suivre de faux docteurs. Paul leur a rappelé qu’Épaphras était celui qui les avait 26


Colossiens 1 : 3-8 conduits à Christ, qui les avait instruits et qui leur avait enseigné la Parole, bien avant que les faux docteurs ne fassent leur apparition. Comme les Colossiens, nous devrions nous méfier de tout dirigeant religieux qui n’essaie pas de sauver les âmes perdues, mais qui se consacre plutôt à « racoler » les brebis des autres troupeaux. Ne négligeons jamais la formation des jeunes chrétiens. Comme un nouveau-né a besoin de soins et de protection jusqu’à ce qu’il puisse s’occuper de luimême, ainsi le nouveau chrétien a besoin d’être instruit. Dans le commandement donné avant son ascension (Matt. 28 : 19-20), Jésus ne parle pas uniquement du salut des pécheurs, mais il nous ordonne également de leur enseigner la Parole. C’est là tout le rôle de la communion fraternelle et de l’église locale. Le Nouveau Testament n’enseigne pas ce « christianisme individuel » que nous voyons parfois aujourd’hui : des personnes qui négligent l’église locale pour puiser toute leur nourriture spirituelle dans des livres, des cassettes et des CD, des programmes à la radio, à la télévision et sur internet. Épaphras était un enseignant fidèle. Il a non seulement gagné des personnes à Christ, mais il leur a enseigné la Parole et les a aidées à grandir. Il priait également pour ces jeunes chrétiens (Col. 4 : 12-13) afin qu’ils deviennent des chrétiens confirmés. Quand le danger menaça les membres de l’église, Épaphras se rendit à Rome pour demander conseil à Paul. Il aimait ses frères et voulait les protéger des fausses doctrines qui menaçaient de détruire la communion et de ralentir leur croissance spirituelle. Le mot « disciple » est mentionné plus de 260 fois dans les Évangiles et dans les Actes, et le verbe traduit par « apprendre comme un disciple » apparaît 25 fois dans le Nouveau Testament. À l’époque, un disciple n’était pas seulement un étudiant assis devant son professeur. Il vivait avec lui et apprenait en l’écoutant ainsi qu’en le regardant vivre. Cette formation allait beaucoup plus loin qu’une simple inscription à une école et la pré27


Soyez épanouis sence aux cours. L’élève se consacrait totalement au maître. Il apprenait en vivant à ses côtés. Les étudiants en médecine ou les apprentis d’aujourd’hui ressemblent peut-être davantage aux disciples des temps bibliques. Mais nous qui nous occupons de la formation d’autres croyants, nous devons prendre garde de ne pas être nous-mêmes un obstacle. Nous ne voulons pas former des disciples de nous-mêmes, mais des disciples de Jésus-Christ. Nous devons mettre les gens en relation avec lui pour qu’ils lui obéissent et l’aiment. Épaphras a fidèlement instruit les Colossiens et les a mis en relation avec Jésus-Christ, mais les faux docteurs se sont introduits et ont essayé de « détourner les disciples ». Le docteur Luc nous met également en garde contre ce danger (voir Actes 20 : 28-30). La nature humaine a tendance à vouloir suivre les hommes plutôt que Dieu, à vouloir « quelque chose de nouveau » plutôt que les vérités fondamentales de l’Évangile. Venons-en maintenant aux résultats des efforts d’Épaphras.

Ils devinrent fidèles en Christ (Col. 1 : 6, 8) La Parole de Dieu est une semence (Luc 8 : 11), elle est donc pleine de vie (Hébreux 4 : 12). Quand elle est plantée dans le cœur, elle produit du fruit. « Partout où cet Évangile pénètre, il gagne du terrain et porte des fruits toujours plus abondants » (Col. 1 : 6). Près de la gare de King’s Cross à Londres, un cimetière abrite une tombe assez étonnante, celle de Lady Ann Grimston, une agnostique. Elle s’est fait enterrer dans une tombe entièrement faite en marbre. Avant de mourir, elle avait dit ironiquement à un ami : « Après ma mort, je revivrai aussi sûrement qu’il est possible à un arbre de pousser à partir de ma dépouille ». Lady Ann Grimston ne croyait pas à la vie après la mort. Et pourtant, un arbre poussa hors de sa tombe ! Une petite graine prit racine ; en grandissant, elle fissura 28


Colossiens 1 : 3-8 le marbre et arracha même le cadre métallique hors du sol ! Comme cette graine, la Parole de Dieu renferme la vie et la puissance. Quand la Parole de Dieu est plantée et cultivée, elle produit du fruit. La foi, l’espérance et l’amour font partie des premiers fruits de la récolte spirituelle. Ces qualités spirituelles font partie des indices qui prouvent qu’une personne est réellement née de nouveau (voir 1 Thes. 1 : 3 ; Rom. 5 : 1-4 ; Héb. 6 : 9-12 ; Éph. 1 : 13-15 ; 1 Pi. 1 : 3-9). La foi naît lorsqu’on entend la Parole de Dieu (Rom. 10 : 17). Notre vie chrétienne commence donc par la foi qui nous sauve, mais ce n’est qu’un début : nous apprenons alors à marcher par la foi (2 Cor. 5 : 7) et à agir par la foi (1 Thes. 1 : 3). La foi ajoute de la puissance à nos prières (Luc 17 : 5-6). Elle est également un bouclier qui nous protège des flèches enflammées du diable (Éph. 6 : 16). L’amour est une autre preuve du vrai salut, car celui qui n’est pas sauvé se préoccupe essentiellement de sa propre personne (Éph. 2 : 1-3). Les chrétiens de Colosses aimaient tous les saints, ce qui prouve que Dieu les avait transformés et leur avait donné la vie éternelle. L’amour chrétien n’est pas un sentiment superficiel que nous pouvons produire nous-mêmes ; c’est l’œuvre du SaintEsprit dans notre cœur (Col. 1 : 8 ; Rom. 5 : 5). Il vaut la peine de noter que Colossiens 1 : 8 est le seul verset de la lettre qui mentionne le Saint-Esprit, et ce verset l’associe à l’amour. L’amour des Colossiens provenait du Saint-Esprit. Il se manifestait envers « tous les chrétiens » (1 : 4) et pas uniquement envers ceux de leur propre communauté. Nous devons prendre conscience de l’étendue de l’amour de Dieu et le partager avec tous les chrétiens (Éph. 3 : 17-19). Les croyants devraient être « comme soudés ensemble par la puissance de l’amour » (Col. 2 : 2) pour qu’il y ait une réelle unité spirituelle à la gloire de Dieu. Et le lien qui nous unit, c’est l’amour (Col. 3 : 14). L’uniformité résulte d’une contrainte imposée par l’ex29


Soyez épanouis térieur, tandis que l’unité provient de la compassion que Dieu produit à l’intérieur de nous. L’espérance est également une des caractéristiques du croyant. Les non-chrétiens sont sans espoir parce qu’ils sont sans Dieu (Éph. 2 : 11-12). Ceux qui sont étrangers à Christ n’ont aucun espoir (1 Thes. 4 : 13). Dans la Bible, l’espérance ne signifie pas « j’espère, mais je n’y crois pas trop ». Notre espoir en Christ est aussi sûr et certain que notre foi en lui. Parce que Christ est en nous, nous avons l’espérance de la gloire (Col. 1 : 27). Les faux docteurs essayaient de troubler les croyants de Colosses et de les éloigner de l’espérance de l’Évangile (1 : 23). Mais Paul insiste sur le fait que cette espérance est « placée en réserve » au ciel pour les croyants (1 : 5). Le mot traduit ici par « placée en réserve » signifie également « mis de côté pour quelqu’un ». Il était utilisé pour de l’argent mis en réserve ou caché. Le temps de ce verbe indique que cette espérance a été mise en réserve une fois pour toutes de telle sorte que personne ne peut nous la retirer. Cette espérance (notre glorieux héritage) nous est non seulement réservée, mais nous sommes continuellement gardés par la puissance de Dieu et ainsi nous avons l’assurance de vivre au ciel un jour pour jouir de notre espérance (1 Pierre 1 : 1-5). Nous sommes donc gardés pour la gloire ! Quel est le lien entre la foi, l’espérance et l’amour ? Il est vrai que plus nous aimons quelqu’un, plus nous lui faisons confiance. Nous ne faisons pas autant confiance à une simple connaissance qu’à un ami intime. En apprenant à mieux connaître Dieu, nous lui faisons davantage confiance et notre amour pour lui augmente. L’amour et la foi s’encouragent réciproquement. Mais l’espérance y ajoute un élément important. Là où la foi et l’amour sont unis, l’espérance grandit. Quand un homme et une femme s’aiment et quand ils apprennent à se faire confiance dans leur amour, leur avenir devient toujours plus prometteur. En fait, Paul enseigne que l’espérance est une grande motivation 30


Colossiens 1 : 3-8 pour l’amour et la foi : « Cette foi et cet amour découlent de l’espérance que vous avez placée dans les trésors que vous réservent les mondes célestes » (Col. 1 : 5). L’espérance bénie de voir Jésus-Christ et de le rejoindre au ciel est un stimulant puissant dans la vie du chrétien. Quand nous comprenons quelle joie nous aurons au ciel, nous voulons l’aimer davantage. Le fait de savoir que nous serons avec lui dans la gloire nous encourage à continuer à lui faire confiance. Même les problèmes et les épreuves rencontrés ici-bas ne nous privent pas de cette espérance. J’ai remarqué que la perspective d’un bonheur futur tend à augmenter l’amour des gens les uns pour les autres. Avez-vous déjà observé des enfants à la veille de Noël ou des vacances ? L’heureuse promesse du ciel nous encourage dans la foi et augmente notre amour. Et ainsi la foi et l’amour s’unissent pour rendre le présent plus agréable et l’avenir plus passionnant. Quelle tragédie de voir des divisions et des désaccords entre chrétiens ! Je ne suggère pas ici que nous devrions tous nous réunir dans une seule « superéglise », mais je pense qu’il pourrait y avoir plus d’amour et de compréhension parmi les enfants de Dieu. Le fait que nous allons être tous ensemble au ciel devrait nous encourager à nous aimer ici-bas dès maintenant. C’est une des raisons pour lesquelles Christ a déjà mis sa gloire en nous : « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un – comme toi et moi nous sommes un » (Jean 17 : 22). L’espérance de voir Christ est non seulement une motivation à vivre dans la foi et l’amour, mais aussi à vivre une vie sainte. « Tous ceux qui portent dans leur cœur cette espérance fondée en Christ, veillent à leur pureté intérieure pour être purs comme lui » (1 Jean 3 : 3). Quand j’étais jeune chrétien, un ami plus âgé dans la foi m’a mis en garde : « Ne fais jamais rien dont tu aurais honte si Jésus revenait à ce moment-là ! » C’est une vue assez négative de la promesse du ciel, même si elle con31


Soyez épanouis tient une part de vérité. En fait, Jean nous prévient que si nous ne demeurons pas en Christ (si nous ne restons pas en communion avec lui par l’obéissance), nous pourrions avoir honte à son retour (1 Jean 2 : 28). Mais il y a un côté positif à cette vérité. Nous devrions garder nos vies pures pour qu’à son retour rien n’assombrisse notre première rencontre avec lui. Nous entrerons dans la joie et la gloire de sa présence avec confiance et amour ! Pierre disait qu’ainsi « Dieu ouvrirait toutes grandes les portes du Royaume éternel » (2 Pierre 1 : 11). L’espérance du ciel est aussi un encouragement dans la souffrance (1 Pierre 1 : 4-9). En tant que croyants, nous avons notre part de souffrances, mais au milieu des épreuves, nous pouvons nous réjouir « d’une joie inexprimable qui porte en elle le reflet de la gloire céleste » (1 Pierre 1 : 4-8). Quand des non-croyants souffrent, ils se découragent et veulent abandonner la partie. Mais quand des chrétiens souffrent, leur foi peut s’affermir et leur amour s’approfondir parce que leur espoir resplendit. Comment savons-nous que nous avons cette espérance ? La promesse nous est faite dans « la prédication de la vérité, le message de la Bonne Nouvelle » (Col. 1 : 5). Nous, chrétiens, ne devons pas nous « autosuggérer » un sentiment d’espoir. La Parole de Dieu qui ne change jamais nous donne l’assurance que notre espérance est garantie en Christ. En fait, cette espérance est comparée à une ancre (Héb. 6 : 19) qui ne peut ni se rompre ni se détacher. Il n’est donc pas étonnant que Paul soit reconnaissant pour les croyants de Colosses ! À Éphèse, Dieu avait accompli pour lui des « miracles extraordinaires » (Actes 19 : 11). Mais aucun miracle n’est aussi grand que celui du salut d’un pécheur perdu. Par le témoignage fidèle d’Épaphras, Dieu a accompli des miracles de grâce à Colosses. Avez-vous déjà vécu le miracle du salut ? 32


Colossiens 1 : 3-8 Si oui, alors continuez à grandir et à porter du fruit pour le Seigneur. Cette même Parole qui vous a donné la vie quand vous avez placé votre confiance en Christ, continuera à faire de vous un chrétien fidèle qui produira beaucoup de fruit. Des « miracles de grâce » se produisent-ils là où vous habitez ?

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3 Colossiens 1 : 9-12

La prière d’un prisonnier Les prières de Paul qui apparaissent dans ses lettres écrites en prison ont une richesse exceptionnelle. Tout d’abord, il prie pour les autres et non pour lui-même. Ses requêtes sont axées sur des bénédictions spirituelles plutôt que sur des préoccupations matérielles ou physiques. Bien sûr, il n’est pas mauvais de prier pour des besoins physiques ou matériels, mais les besoins spirituels sont bien plus importants. Comment prier pour des personnes sans les avoir jamais rencontrées ? C’est par leur fidèle pasteur, Épaphras, que Paul a reçu toutes ses informations au sujet des croyants de Colosses. Conscient des fausses doctrines qui menacent l’église, Paul centre ses prières sur les besoins spirituels qu’il formule en trois requêtes : L’intelligence spirituelle, L’obéissance pratique, La force morale.

L’intelligence spirituelle (Col. 1 : 9) Paul demande à Dieu de donner aux croyants de Colosses l’intelligence spirituelle. Les faux docteurs promettaient à ces derniers qu’ils seraient « à la pointe du savoir » s’ils acceptaient leurs nouvelles doctrines. Des mots tels que connaissance, sagesse et discernement spirituel faisaient partie de leur vocabulaire religieux ; Paul a donc utilisé ces mots dans sa prière. Satan est si trompeur ! Il aime emprunter le vocabulaire chré35


Soyez épanouis tien, mais il n’utilise pas le dictionnaire chrétien ! Bien avant que les faux docteurs n’aient adopté ces termes, les mots faisaient déjà partie du vocabulaire chrétien. La phrase « Aussi, depuis le jour où nous l’avons appris… » met la prière en rapport avec ce que Paul avait écrit au verset 6 : « vous avez saisi la vraie signification de la grâce de Dieu ». Les informations données par Épaphras ont convaincu Paul que les croyants de Colosses connaissaient réellement Christ et étaient nés de nouveau. Mais il leur restait encore beaucoup à apprendre de lui et à propos de lui ! « Vous n’avez pas besoin d’une nouvelle expérience spirituelle, leur dit Paul. Vous devez simplement grandir dans l’expérience que vous avez déjà vécue ». Quand quelqu’un naît dans la famille de Dieu par la foi en Jésus-Christ, il dispose dès la naissance de tout ce dont il a besoin pour sa croissance et sa maturité. C’est ici le thème de l’épître aux Colossiens : « Dans la communion avec lui, vous participez, vous aussi, à cette plénitude » (2 : 10). Hormis la nouvelle naissance, aucune autre expérience n’est nécessaire. « Ne recherchez pas quelque chose de neuf, leur dit Paul pour les mettre en garde. Continuez à grandir dans ce que vous avez reçu dès le commencement » (paraphrase de l’auteur). Chaque croyant a besoin de « connaître la volonté de Dieu ». Le mot grec traduit par « connaître » dans ce verset implique la notion de « pleine connaissance ». Nous avons toujours davantage à apprendre sur Dieu et sur sa volonté pour notre vie. Aucun chrétien n’oserait jamais affirmer être arrivé au but et ne plus avoir besoin d’apprendre. Il ne ferait que prouver son ignorance, comme un étudiant de première année qui croirait pouvoir écrire un travail de dix pages sur « L’histoire de l’univers ». Le fait de connaître la volonté de Dieu contribue largement au succès de la vie chrétienne. Dieu veut que nous connaissions sa volonté (Actes 22 : 14) et que nous la comprenions (Éph. 5 : 17). Dieu n’est pas un dictateur lointain qui donne des ordres et ne les explique jamais. Parce que nous sommes ses amis, nous pouvons savoir 36


Colossiens 1 : 9-12 ce qu’il fait et pourquoi il le fait (Jean 15 : 13-15). Alors que nous étudions sa Parole et que nous prions, nous découvrons des vérités nouvelles et passionnantes concernant sa volonté pour ses enfants. D’autres versions bibliques parlent de la nécessité d’être « remplis » de la connaissance de sa volonté, ou de connaître « pleinement » sa volonté. Le mot « remplis » était un mot important pour les Colossiens. C’était également un mot-clé dans l’enseignement des faux-docteurs qui avaient envahi l’église de Colosses. Paul utilise à de nombreuses reprises les mots « plein », « plénitude », « rempli » (voir Col. 1 : 19, 25 ; 2 : 2, 9-10 ; 4 : 12, 17). Ces mots comportent l’idée d’être entièrement équipé. Ils étaient utilisés pour décrire un navire prêt à partir en voyage. En Christ, le croyant dispose de tout ce dont il a besoin pour le voyage de la vie. « Vous participez, vous aussi, à cette plénitude » (Col. 2 : 10). « Nous avons tous été comblés de ses richesses : chacun de nous, en effet, a reçu sa part de la surabondance divine qui le remplit » (Jean 1 : 16). Dans le Nouveau Testament, « rempli » signifie « être dominé par ». Lorsque nous sommes remplis de colère, cela veut dire que la colère nous domine. Être « rempli de l’Esprit » (Éph. 5 : 18) signifie être dominé par l’Esprit. Ainsi Paul demande dans sa prière que ces croyants soient dominés par la pleine connaissance de la volonté de Dieu. Comment les croyants peuvent-ils toujours mieux comprendre et connaître la volonté de Dieu ? À la fin du verset 1 : 9, Paul nous dit : par « la sagesse et le discernement spirituel ». Nous comprenons la volonté de Dieu par la Parole de Dieu. Le Saint-Esprit nous instruit alors que nous nous soumettons à lui (Jean 16 : 13). Quand nous prions et que nous recherchons sincèrement la vérité divine, Dieu nous donne la sagesse et le discernement nécessaires (Éph. 1 : 17). La volonté générale de Dieu pour tous ses enfants est clairement énoncée dans la Bible. La volonté spécifique de Dieu pour une situation particulière doit toujours être 37


Soyez épanouis en accord avec ce qu’il a déjà révélé dans sa Parole. Plus nous connaissons la volonté générale de Dieu, plus il nous sera facile de découvrir sa volonté spécifique dans notre vie quotidienne. Paul n’a pas encouragé les Colossiens à rechercher des visions ou à entendre des voix. Il demande dans sa prière qu’ils puissent se plonger davantage dans la Parole de Dieu et ainsi avoir une plus grande sagesse et plus de discernement concernant la volonté de Dieu. Il voulait qu’ils aient une pleine sagesse : non pas qu’ils devaient tout connaître, mais qu’ils aient toute la sagesse nécessaire pour prendre des décisions et vivre comme Dieu le veut. L’intelligence spirituelle est la première condition pour avoir une vie chrétienne réussie, qui porte du fruit. Dieu ne récompense pas l’ignorance. J’ai un jour entendu un prédicateur dire : « J’ai jamais allé à l’école. J’suis qu’un chrétien inorant, et j’suis content que je l’est ! » Un homme ne doit pas aller à l’école pour acquérir de l’intelligence spirituelle, mais il ne devrait pas non plus se vanter de son « inorance ». De grands hommes de Dieu tels que Charles Spurgeon, G. Campbell Morgan et H. A. Ironside n’ont jamais eu le privilège de suivre une formation biblique classique. Mais ils se sont consacrés à l’étude de la Parole et ont appris ses vérités plus profondes par des heures d’étude, de méditation et de prière. Le premier pas vers une vie de plénitude est l’intelligence spirituelle : il s’agit de grandir dans la volonté de Dieu en connaissant sa Parole.

L’obéissance pratique (Col. 1 : 10) Paul prie ensuite pour que les Colossiens manifestent une obéissance pratique. Les faux docteurs de Colosses attiraient les gens en leur offrant « la connaissance spirituelle », mais cette connaissance n’avait aucun lien avec leur vie quotidienne. Dans la vie chrétienne, la connaissance et l’obéissance vont de pair. Il n’y a aucune séparation entre ce qu’on apprend et ce qu’on vit. La sagesse 38


Colossiens 1 : 9-12 pour laquelle Paul priait n’était pas seulement une connaissance purement intellectuelle des vérités profondes (voir 2 : 3 ; 3 : 16 ; 4 : 5). Une vraie sagesse spirituelle doit influencer la vie de tous les jours. La sagesse doit s’allier à l’intelligence pratique (voir Exode 31 : 3 ; Deut. 4 : 6 ; 1 Cor. 1 : 19). Dans mon ministère pastoral, j’ai souvent rencontré des gens qui étaient mordus par « l’étude des vérités profondes de la Bible ». Ils avaient généralement reçu un livre ou entendu un nouveau prédicateur. Mais ils devenaient si « intelligents »… qu’ils en devenaient stupides ! Les « vérités profondes » qu’ils avaient découvertes les avaient détournés de la pratique de la vie chrétienne. Au lieu d’avoir des cœurs brûlants de dévouement envers Christ (Luc 24 : 32), ils avaient de « grosses têtes » et créaient des problèmes dans leur foyer et dans leur église. Les vérités bibliques sont toutes pratiques et non théoriques. Si nous croissons dans la connaissance, nous devons aussi croître dans la grâce (2 Pi. 3 : 18). Deux mots résument l’aspect pratique de la vie chrétienne : marcher et travailler. L’ordre est également important : d’abord la sagesse, ensuite la marche et finalement le travail. Je ne peux pas travailler pour Dieu si je ne marche pas avec lui, et je ne peux pas marcher avec lui si j’ignore sa volonté. Le croyant qui passe du temps tous les jours dans la prière et la lecture de la Bible (Actes 6 : 4) connaîtra la volonté de Dieu et pourra marcher avec lui et travailler pour lui. Après tout, notre but dans la vie n’est pas de nous satisfaire nous-mêmes, mais de plaire à Dieu. Nous devrions marcher d’une manière « digne de l’appel qui nous a été adressé » (Éph. 4 : 1) et « digne de l’Évangile » (Phil. 1 : 27), et ainsi nous marcherons d’une manière digne de Dieu (1 Thes. 2 : 12). En résumé, nous devrions mener une vie agréable à Dieu (1 Thes. 4 : 1). Ce n’est pas nous qui travaillons pour Dieu, mais Dieu qui travaille en nous et par nous pour produire le fruit de sa grâce (Phil. 2 : 12-13). Le service chrétien est le résultat de l’engagement chrétien. Le travail que 39


Soyez épanouis nous accomplissons découle de la vie que nous menons. C’est en demeurant en Christ que nous portons du fruit (Jean 15 : 1-17). Mais Dieu doit former le travailleur avant de pouvoir lui donner du travail. Dieu a mis treize ans pour préparer Joseph à son ministère en Égypte, et quatrevingt pour préparer Moïse à diriger le peuple d’Israël ! Jésus a consacré trois ans à apprendre à ses disciples comment porter du fruit, et même le savant apôtre Paul eut besoin d’un « recyclage » en Arabie avant de pouvoir servir Dieu avec efficacité. Un nouveau-né peut pleurer pour attirer l’attention, mais il ne peut pas encore travailler. De même, un jeune chrétien peut témoigner, et même gagner d’autres personnes à Christ, mais il doit encore apprendre à marcher et à connaître la sagesse de Dieu avant d’accéder à un poste de responsabilité dans l’église. La sagesse de Dieu nous révèle sa volonté et, dans la mesure où nous obéissons à la volonté de Dieu dans notre marche avec lui, nous pouvons travailler pour lui et porter du fruit. Nous ne le servirons pas seulement occasionnellement, mais nous porterons des fruits en toutes sortes d’œuvres bonnes (Col. 1 : 10). Et ce service aura pour conséquence « des progrès dans la connaissance de Dieu » (v. 10). Au fur et à mesure que nous marchons avec Dieu et que nous travaillons pour lui, nous apprenons à le connaître de mieux en mieux. Notre vie chrétienne a désespérément besoin d’équilibre. Nous apprenons bien sûr à mieux connaître Dieu quand nous prions dans la solitude de notre chambre et quand nous méditons sa Parole. Mais nous apprenons également à le connaître quand nous marchons avec lui dans notre vie quotidienne, quand nous travaillons en gagnant d’autres personnes à Christ et quand nous aidons nos frères. L’adoration et le service ne se font pas concurrence. Ils vont toujours de pair. Pendant son ministère sur terre, notre Sauveur se retirait pour prier ; ensuite il partait « servir ». Nous devons éviter les extrêmes, c’est-à40


Colossiens 1 : 9-12 dire le mysticisme irréaliste et l’enthousiasme charnel. Lorsque nous passons du temps avec Dieu, nous apprenons à mieux comprendre qui il est et quelle est sa volonté pour notre vie ; quand nous sortons ensuite pour lui obéir, nous apprenons encore davantage. Une obéissance pratique signifie que nous faisons plaisir à Dieu, que nous le servons et que nous apprenons à mieux le connaître. Toute doctrine qui isole le chrétien des besoins du monde qui l’entoure n’est pas biblique. L’évangéliste D. L. Moody a souvent dit : « Chaque Bible devrait être reliée avec le cuir des chaussures ! » Paul serait certainement de cet avis. Paul demande à Dieu que les Colossiens aient l’intelligence spirituelle, et que cette intelligence les conduise à une obéissance pratique. Mais une troisième requête vient compléter les deux premières, et sans elle, le chrétien n’atteint pas la maturité.

La force morale (Col. 1 : 11-12) Paul demande à Dieu de donner aux Colossiens la force morale. La sagesse et l’obéissance devraient toujours être associées à un bon caractère. Un des grands problèmes dans notre monde évangélique actuel, c’est l’insistance sur la « connaissance spirituelle » et sur le « service chrétien » sans relier ces idées importantes au caractère du chrétien. Certains prédicateurs et enseignants affirment, par exemple, avoir une certaine sagesse spirituelle, et pourtant ils n’ont ni amour ni gentillesse ni aucune des autres qualités de base qui embellissent et mettent en évidence la vie chrétienne. Même certains chrétiens acharnés dans l’œuvre d’évangélisation sont si occupés à servir Dieu qu’ils ne prennent pas le temps de maîtriser leur caractère et se mettent en colère à la première occasion. D’autres sont très actifs dans leur église mais sont insupportables chez eux ou à l’égard de leurs voisins. 41


Soyez épanouis La connaissance, le service et le comportement doivent toujours être liés. Nous apprenons à connaître la volonté de Dieu, ce qui nous permet de lui obéir ; et lorsque nous lui obéissons, nous le servons et nous perfectionnons notre caractère. Aucun de nous ne réussit parfaitement à maintenir l’équilibre entre ces quatre éléments, mais nous devrions tous tendre vers cet équilibre. La puissance de Dieu nous donne la force nécessaire pour atteindre ce but. En effet, le verset 11 nous dit : « Nous prions Dieu de vous fortifier par sa puissance admirable et illimitée ». Paul emploie deux mots grecs différents pour parler de la puissance de Dieu : dunamis (d’où vient le mot dynamite) qui signifie « puissance intrinsèque, inhérente », et kratos « puissance manifestée », la puissance qui se traduit par l’action. Les qualités de notre vie chrétienne ne sont que le résultat de la puissance de Dieu à l’œuvre dans notre vie. La croissance spirituelle et la maturité n’apparaissent que si nous nous soumettons à la puissance de Dieu et lui permettons d’agir en nous. Nous imaginons généralement la puissance de Dieu dans de grands actes audacieux : la traversée de la Mer Rouge par les Israélites, David dirigeant une armée victorieuse, ou Paul ressuscitant les morts. Mais ici l’accent est mis sur les qualités du caractère : la patience, la persévérance, la joie et la reconnaissance. Les victoires intérieures de l’âme sont tout aussi importantes, sinon plus importantes, que les victoires remportées aux yeux de tous. Pour David, maîtriser sa colère quand Chimeï le maudissait était une plus grande victoire que de tuer Goliath (2 Sam. 16 : 5-13). « Celui qui est lent à la colère vaut mieux que celui qui prend une ville » (Prov. 16 : 32). La persévérance signifie « l’endurance quand les circonstances sont pénibles ». C’est le contraire du découragement. C’est un mot qui n’est jamais employé pour Dieu, car Dieu ne rencontre jamais de circonstances pénibles. Rien ne lui est impossible (Matt. 19 : 26). 42


Colossiens 1 : 9-12 La persévérance est une caractéristique importante d’une vie chrétienne en croissance. Si nous n’apprenons pas à être persévérants, nous n’apprendrons probablement jamais rien d’autre. En tant que croyants, nous pouvons nous réjouir même dans les épreuves, car nous savons qu’elles contribuent à notre bien : l’épreuve nous apprend à être persévérants, à porter nos fardeaux sans rechigner. La persévérance nous affermit et développe notre force de caractère ; elle nous aide à faire toujours davantage confiance à Dieu. Lorsque nous avons traversé victorieusement l’épreuve, notre foi et notre espérance acquièrent force et constance (Rom. 5 : 3, 4). Ne croyons pas, toutefois, que la persévérance soit synonyme de fatalisme. Au contraire, elle démontre l’endurance en action, comme le soldat sur le champ de bataille qui continue à lutter même quand la situation est désespérée, et comme le coureur sur la piste qui refuse de s’arrêter parce qu’il veut gagner la course (Héb. 12 : 1). Trop de chrétiens ont tendance à abandonner quand la situation devient difficile. Le Dr V. Raymond Edman, un homme de Dieu, président d’une université chrétienne, aimait rappeler à ses étudiants : « Il est toujours trop tôt pour abandonner ». Je pense souvent à cette réflexion quand je suis dans une situation difficile. Ce ne sont ni le talent ni l’entraînement qui garantissent la victoire : c’est la persévérance. « C’est en persévérant que l’escargot arriva dans l’arche », disait Charles Spurgeon. Avec la persévérance, nous avons aussi besoin de patience. C’est le contraire d’un esprit de vengeance. La persévérance s’applique plutôt aux circonstances, alors que la patience s’applique aux personnes. Dieu est patient avec les hommes à cause de son amour et de sa grâce (2 Pi. 3 : 9). C’est un des fruits de l’Esprit (Gal. 5 : 22). C’est également un des « vêtements » que le croyant devrait porter sur son âme (Col. 3 : 12). Il est triste de voir des gens qui peuvent patiemment endurer les pires épreuves pour ensuite se mettre en 43


Soyez épanouis colère avec un ami ou leur conjoint. Moïse était patient lors de ses confrontations avec le pharaon d’Égypte, mais il s’est emporté contre son propre peuple et, pour cette raison, a perdu le droit d’entrer en Terre promise (Nomb. 20). « Une ville forcée et sans murailles, tel est l’homme qui n’est point maître de lui-même » (Prov. 25 : 28). La patience et la persévérance se manifestent toutes deux lorsque nous grandissons spirituellement. Paul cite ces qualités comme étant les marques du vrai serviteur de Jésus-Christ (2 Cor. 6 : 4-6). Ces qualités étaient certainement présentes dans sa propre vie (2 Tim. 3 : 10). Job est un grand exemple de patience et de persévérance dans l’Ancien Testament (Jac. 5 : 10, 11) et Jésus-Christ l’est, bien sûr, dans le Nouveau Testament. Dieu accomplit facilement des miracles d’ordre physique ou matériel, car toute la création obéit à son commandement. Jésus pouvait guérir l’oreille de Malchus, mais il ne pouvait pas automatiquement changer le cœur de Pierre et en ôter la haine et la violence (Luc 22 : 5051). Dieu pouvait faire sortir l’eau du rocher, mais il ne pouvait pas forcer Moïse à être patient. Un pasteur rendait souvent visite à un jeune homme chrétien qui avait été gravement brûlé. Le jeune homme devait rester couché sans bouger pendant de longues heures, et il lui était impossible d’accomplir même les fonctions les plus élémentaires. – Je voudrais que Dieu fasse un miracle et qu’il me guérisse, dit-il un jour au pasteur. – Dieu accomplit déjà un miracle, répondit le pasteur, mais pas celui que tu attends. Pendant ces dernières semaines, je t’ai vu grandir en patience et en gentillesse. Pour moi, c’est un plus grand miracle que la guérison de ton corps. La puissance de Dieu se manifeste dans notre vie, non seulement par notre patience et notre persévérance, mais aussi par notre joie. Quand la situation est pénible, nous devrions manifester une joyeuse persévérance et quand les gens nous irritent, nous devrions faire preuve 44


Colossiens 1 : 9-12 d’une joyeuse patience. Pour certains, la patience consiste à supporter mais surtout pas à se réjouir. Paul priait pour que les chrétiens de Colosses puissent avoir une patience et une persévérance pleines de joie. Nous employons souvent indistinctement les mots « joie » et « bonheur » alors que nous devrions les différencier. Le bonheur dépend souvent des événements. Si la situation est encourageante et les gens aimables, nous sommes heureux. Mais la joie ne dépend ni des circonstances ni des gens. L’épître la plus joyeuse que Paul ait écrite, l’épître aux Philippiens, a été rédigée en prison, alors qu’il risquait la torture pour sa foi. Seul l’Esprit de Dieu, à l’œuvre en nous, peut nous donner la joie au milieu de circonstances et face aux personnes éprouvantes : « Le fruit de l’Esprit c’est […] la joie » (Gal. 5 : 22). La joie n’est pas un sentiment que nous pouvons « fabriquer » ; l’Esprit la crée en nous : « la joie que donne la communion de l’Esprit Saint » (Rom. 14 : 17). À plusieurs reprises, dans ma vie, toutes les circonstances semblaient annoncer des difficultés et même l’échec. Pourtant mon cœur était rempli d’une joie spirituelle qui ne pouvait venir que de Dieu. Malheureusement, en d’autres occasions (bien trop nombreuses, je l’avoue !), je me suis laissé abattre par les difficultés et j’ai perdu à la fois la victoire et la joie. La quatrième preuve de la puissance de Dieu à l’œuvre dans notre vie, c’est la reconnaissance. Les chrétiens remplis du Saint-Esprit sont joyeux et reconnaissants (Éph. 5 : 18-20). Quand nous perdons notre joie, nous commençons à nous plaindre et à critiquer. L’épître aux Colossiens déborde de reconnaissance. Paul remercie Dieu pour l’église de Colosses (Col. 1 : 3) ; il prie pour que ses membres, eux aussi, puissent remercier Dieu davantage (1 : 12). Un des signes de notre croissance spirituelle par l’étude de la Bible est la reconnaissance (3 : 15-17). Nos prières devraient toujours inclure des remerciements (4 : 2). Par son attitude de gratitude et de reconnaissance envers Dieu, un chrétien 45


Soyez épanouis prouvera qu’il est rempli de l’Esprit, avide de la Parole et vigilant dans la prière. Certains sont reconnaissants par nature, d’autres ne le sont pas ; c’est pourquoi ces derniers ont particulièrement besoin de la puissance de Dieu pour exprimer leur reconnaissance. Rappelons-nous que tout don parfait nous vient de Dieu (Jac. 1 : 17) et qu’il est – comme le disent les théologiens – « l’auteur et le consommateur de toutes choses ». Même l’air que nous respirons est un don gratuit de Dieu. Non loin de ma maison se trouve le campus d’une université. Dans le passé, cette école avait une équipe de sauvetage qui aidait les passagers des bateaux sur le lac Michigan. Le 8 septembre 1860, un navire de croisière coula et Edward Spencer, un jeune homme aspirant pasteur, sauva à lui seul dix-sept personnes. L’effort fourni ce jour-là lui laissa de graves séquelles au niveau de sa santé et il fut incapable de poursuivre ses études. Quand il mourut quelques années plus tard, on remarqua que pas une seule des dix-sept personnes qu’il avait sauvées n’était venue le remercier ! La reconnaissance est l’opposé de l’égoïsme. Un égoïste dit : « Je mérite tout ce que je reçois ! Les autres doivent me rendre heureux ! » Mais le chrétien réfléchi sait que la vie est un don de Dieu et que les bénédictions viennent uniquement de sa main généreuse. Bien sûr, il est une bénédiction qui devrait nous pousser constamment à être reconnaissants : c’est que Dieu nous a « accordé le privilège d’avoir part à l’héritage qu’il réserve aux chrétiens vivant dans la lumière » (Col. 1 : 12). L’expression « accorder le privilège » implique le fait que Dieu nous a rendus capables d’aller au ciel ! Et en attendant le retour de Christ, nous jouissons de la part de l’héritage spirituel que nous avons en lui (Éph. 1 : 11, 18-23). Dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu avait reçu un héritage terrestre : le pays de Canaan. Les chrétiens d’aujourd’hui ont un héritage spirituel en Christ. Canaan n’est pas le reflet du ciel, car il n’y aura ni 46


Colossiens 1 : 9-12 bataille ni défaite au ciel. Ce territoire est simplement une image de notre héritage présent en Christ. Nous devons nous approprier cet héritage par la foi en nous basant sur les promesses de Dieu (Josué 1 : 1-9). Jour après jour, nous faisons nôtres les bénédictions de Dieu et cela nous rend encore plus reconnaissants envers lui. En relisant la magnifique prière de Paul pour les Colossiens, nous en voyons toute la portée. Nous avons besoin d’intelligence spirituelle pour plaire à Dieu, ainsi que d’une obéissance pratique dans notre marche et dans notre travail. Mais le résultat final doit être la puissance spirituelle dans notre être intérieur, puissance qui produit une patience et une maîtrise de soi joyeuses accompagnées de reconnaissance. Avez-vous prié de cette façon récemment ?

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Soyez épanouis • Warren W. Wiersbe  

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