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POOLE / POLING

GUIDE DE L’ANIMATEUR

Pourquoi Dieu permet-il la souffrance et le mal ? Jésus est-il le seul chemin qui mène à Dieu ? Pourquoi devrais-je me fier à la Bible ? Des questions difficiles. Des questions qui dérangent. Mais aussi des questions légitimes, qui méritent qu’on prenne le temps de les examiner Chaque carnet s’organise en six discussions. Leur but : encourager la réflexion et l’interaction au sein de groupes de discussion. Les objections au christianisme y

sont ouvertement abordées. En vous engageant dans une telle démarche, vous serez amené à examiner le bien-fondé de la foi chrétienne et de vos propres opinions. La collection Ce que je crois, ça se discute a été conçue pour des groupes, et s’adresse aux personnes en recherche ou sceptiques ouverts d’esprit. Fondée sur plus de dix ans de pratique, cette série est un outil captivant et facile à utiliser.

ISBN 978-2-36249-298-3

9 782362 492983

CE QUE JE CROIS, ÇA SE DISCUTE

Garry Poole travaille à Willow Creek Community Church aux États-Unis. Il y developpe les groupes de discussion. Avec son équipe, il a formé des milliers d’animateurs pour ces groupes, au sein de son Église et dans le monde entier. Judson Poling a travaillé pendant 29 ans à Willow Creek Community Church aux États-Unis, comme conseiller, orateur, et enseignant. Il est auteur de nombreux ouvrages. Judson et sa femme Deb ont deux enfants, Anna et Ryan.

GUIDE DE L’ANIMATEUR

GUIDE DE L’ANIMATEUR

Ce guide est l’outil indispensable pour animer un groupe de discussion Ce que je crois, ça se discute. Avec d’excellents conseils et des informations complémentaires, il vous permettra d’aborder en groupe les sept thèmes développés dans les sept carnets de la collection.

GARRY POOLE / JUDSON POLING

10 €

ISBN 978-2-95507-290-5

9 782955 072905

CE QUE JE CROIS, ÇA SE DISCUTE


Guide de l’animateur


Garry Poole / Judson Poling

Guide de l’animateur

Ce que je crois, ça se discute


ditions

Édition originale publiée en langue anglaise sous le titre : Tough questions – Leader’s guide • Garry Poole et Judson Poling © 1998, 2003 • Willow Creek Association Traduit et publié avec permission de Zondervan, Grand Rapids, Michigan Tous droits réservés Édition en langue française : Ce que je crois, ça se discute – Guide de l’animateur • Garry Poole et Judson Poling © 2015 • BLF Éditions • www.blfeditions.com Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés. Traduction et adaptation : Virginie Thémans, Édition Connect Couverture et mise en page : Visuelle Création • www.visuellecreation.fr et BLF Éditions Impression n°XXXXX • Sepec • Rue de Prony • 01960 Péronnas • France Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible du Semeur. Texte copyright © 2000 Société Biblique Internationale. Avec permission. Une coédition BLF Éditions et Édition Connect (Groupe JPense) BLF Éditions ISBN 978-2-36249-298-3

broché

Édition Connect ISBN 978-2-95507-297-4

broché

Dépôt légal 1er trimestre 2015 Index Dewey (CDD) : 239 Mots-clés : 1. Apologétique.


Table des matières Préface de Lee Strobel. ................................9 Introduction.................................................... 11 Chapitre un Peut-on se fier à la Bible ? 1. D’où vient la Bible ?.......................................... 21 2. La Bible ne contient-elle pas essentiellement que des mythes et des légendes ?........................ 25 3. Que penser de toutes les contradictions présentes dans la Bible ?.................................... 28 4. La Bible n’a-t-elle pas subi des modifications au cours du temps ?.......................................... 32 5. Pourquoi se fier à la Bible ?................................ 35 6. La Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ?........ 37

Chapitre deux Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? 1. D’où vient le mal ?............................................ 42 2. Pourquoi des innocents souffrent-ils ?.................. 46 3. Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ?....................... 49 4. Le diable existe-t-il vraiment ?............................ 52 5. Comment un Dieu d’amour peut-il envoyer des gens en enfer ?........................................... 55 6. Le Paradis existe-t-il vraiment ?.......................... 58


Chapitre trois Toutes les religions mènent-elles à Dieu ? 1. Les religions n’enseignent-elles pas toutes à peu près la même chose ?.......................61 2. Ne suffit-il pas d’être sincère ?.............................65 3. En quoi le christianisme est-il si différent ?...........68 4. Les mormons et les témoins de Jéhovah ne sont-ils pas eux aussi des chrétiens ?................72 5. Jésus est-il vraiment l’unique chemin qui mène à Dieu ?........................77 6. Qu’arrive-t-il à ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus ?..........................80

Chapitre quatre Science et christianisme sont-ils incompatibles ? 1. Le christianisme est-il fondé sur une foi aveugle ?..........................................84 2. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de scientifiques chrétiens ?...........................88 3. Le Big Bang ne réfute-t-il pas l’existence d’un Créateur ?...................................93 4. La théorie de l’évolution ne contredit-elle pas les récits de la Genèse ?......................................96 5. Si la Bible est vraie, pourquoi son approche n’est-elle pas plus scientifique ?......................... 100 6. Les progrès scientifiques ne rendront-ils pas un jour Dieu obsolète ?..................................... 103


Chapitre cinq Peut-on savoir si Dieu existe ? 1. Y a-t-il quelqu’un ?.......................................... 106 2. Comment être certain que Dieu existe vraiment ?...................................... 110 3. À quoi ressemble réellement Dieu ?..................... 113 4. Comment une personne rationnelle peut-elle croire aux miracles ?........................... 116 5. Dieu se soucie-t-il de nous ?.............................. 119 6. omment connaître Dieu ?.................................. 121

Chapitre six Jésus : fou, menteur, ou fils de Dieu ? 1. Qui était Jésus ?.............................................. 125 2. En quoi Jésus est-il différent de tout autre chef religieux ?............................. 129 3. Jésus a-t-il vraiment prétendu être Dieu ?............ 132 4. Pourquoi se focaliser sur la mort de Jésus ?.......... 137 5. La résurrection de Jésus n’est-elle pas un mythe ?..................................................... 141 6. Quel est l’impact de Jésus aujourd’hui ?............... 145

Chapitre sept Pourquoi devenir chrétien ? 1. Pourquoi quelqu’un devrait-il penser que je ne suis pas chrétien ?.............................. 148 2. Pourquoi la question du péché est-elle si importante ?..................................... 153 3. Pourquoi ne puis-je pas m’en sortir par mes propres moyens ?................................. 157


4. Pourquoi accorder autant d’importance à Jésus ?............................ 160 5. Une personne comme moi peut-elle réellement changer ?........................................ 163 6. Concrètement, comment une personne devient-elle chrétienne ?................................... 167

Ressources complémentaires.................... 172


Préface Pendant de longues années, j’étais un athée convaincu : pour moi, la Bible n’était essentiellement qu’un recueil de mythes, Dieu sortait tout droit de l’imaginaire de l’homme, et la divinité de Jésus n’était que le produit de légendes apparues au fil du temps. Mes études en journalisme et en droit n’avaient fait que renforcer cette conviction. L’idée même qu’un Créateur à la connaissance, au pouvoir et à l’amour illimités soit à l’origine de l’univers me paraissait totalement absurde. Inutile donc de consacrer du temps à tenter de prouver son existence ! Pourtant, lorsque ma femme, jusqu’alors agnostique, s’est convertie au christianisme en 1980, j’ai ressenti le besoin de commencer des recherches sur la spiritualité. En effet, ma femme avait changé : sa personnalité et ses valeurs avaient subi une transformation radicale ! En mettant à profit mon expérience de rédacteur juridique du journal The Chicago Tribune, j’ai voulu vérifier si la foi chrétienne était réellement basée sur des faits, des données historiques et des preuves logiques. Avec le recul, je me dis que le type d’ouvrage que vous tenez dans les mains en ce moment m’aurait été d’une grande aide. Ces manuels d’étude peuvent vous être particulièrement utiles dans deux cas de figure. Si vous êtes un disciple de Jésus, vous y trouverez des réponses à certaines questions difficiles que vous vous posez, ou que vos amis noncroyants vous posent parfois. Si vous ne suivez pas encore Jésus, que vous soyez sceptique ouvert d’esprit ou simplement en recherche, cette série pourra également vous aider dans votre réflexion. Vous pourrez librement vous pencher sur les sujets qui vous intéressent, les étudier en détail et en discuter avec d’autres personnes en groupe. Ces livrets sont destinés à tous ceux qui souhaitent découvrir qui est 9


Préface Dieu, et qui est cet étrange et fascinant charpentier de Nazareth que l’on appelle Jésus. Vous êtes-vous reconnu dans les paragraphes précédents ? Soyez prêt alors à vivre l’aventure de votre vie ! Au fil des pages, laissez-vous entraîner dans un voyage riche en découvertes surprenantes. Prenez garde : bientôt, vous serez face à certaines des plus grandes questions que se pose l’humanité. Votre existence risque d’en être bouleversée ! Lee Strobel Auteur de Jésus : la parole est à la défense et Plaidoyer pour la foi.

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Introduction Bienvenue dans ce Guide de l’animateur, qui accompagne la série de guides « Ce que je crois, ça se discute ». Nous sommes convaincus que le temps et l’énergie que vous investirez dans l’animation d’un groupe de discussion et d’exploration des questions difficiles en vaudront largement la peine. Les membres de votre groupe et vous-même allez être obligés d’aborder des questions susceptibles de vous faire quitter votre zone de confort. Toutefois, ce faisant, vous aiderez votre groupe à découvrir peu à peu la vérité à propos de Dieu et à faire la connaissance du Créateur : et il n’y a rien de plus important ! À quel genre de groupe cette série d’études s’adresse-t-elle ? En réalité, les questions qu’elle aborde sont fréquentes tant chez les croyants que parmi les personnes en recherche. Ces guides peuvent être utilisés par un grand nombre de personnes, quels que soient leur vécu et leurs origines. Parfois, des personnes se tournent vers Dieu mais prennent conscience, quelque temps plus tard, de la fragilité des convictions sur lesquelles elles basent leur foi. Vous souhaiterez peut-être vous-même profiter de l’occasion pour rencontrer d’autres croyants et d’en apprendre davantage sur les vérités spirituelles auxquelles vous croyez depuis des années. Ces études renforceront les fondements de votre foi. D’autres s’intéressent à cette série parce que leur conjoint, un proche, un ami ou un collègue ne cesse de les mettre au défi de répondre à certaines questions difficiles. Grâce aux pistes de réflexion proposées, elles pourront alors s’engager plus efficacement dans des conversations profondes au sujet de l’Évangile. N’oublions pas non plus que cette série d’ouvrages est destinée avant tout aux personnes engagées dans une 11


Introduction démarche de recherche spirituelle. Elles cherchent à découvrir si les affirmations du christianisme sont dignes de confiance. Elles ont besoin de se retrouver dans un endroit qui les mette à l’aise et en sécurité. Elles ont besoin d’être écoutées, besoin que quelqu’un réponde à leurs objections et à leurs questions. Que votre groupe comprenne une ou plusieurs personnes non croyantes, nous pensons que ces livres vous aideront dans l’accompagnement de leur exploration. Une formation et une préparation sont essentielles pour animer un groupe de personnes en recherche. L’enjeu est trop important pour qu’il en soit autrement. Prenez le temps de vous préparer correctement dans la prière afin que votre groupe bénéficie pleinement des conversations à venir. En complément des informations fournies par le Guide de l’animateur, lisez les quelques mots d’introduction du guide de discussion que vous utilisez. De cette manière, vous en apprendrez davantage sur la structure et les bases de cette série. Avant la réunion, étudiez soigneusement le thème de la rencontre à venir, ainsi que les notes correspondantes proposées dans le Guide de l’animateur. Dans la plupart des cas, les membres du groupe auraient aussi intérêt à survoler la leçon à l’avance. Pensez donc à présenter le sujet de la rencontre suivante. Il est également important d’être secondé d’un autre chrétien qui pourra à son tour animer un groupe. De cette manière, vous pourrez tous les deux faire fructifier vos talents d’animateurs grâce au soutien et aux commentaires de l’autre au cours des discussions.

Comment faciliter les débats Nous avons décidé d’explorer ces questions difficiles dans le cadre d’un groupe : le meilleur moyen d’apprendre consiste en effet à prendre une part active dans une discussion. Il est intéressant de constater, à la lecture des récits de la vie de Jésus, qu’il s’est souvent arrêté pour poser des ques12


Introduction tions à ses concitoyens. Il avait un message à annoncer, mais n’oubliait pas que les gens écoutent beaucoup mieux après avoir été eux-mêmes écoutés. Le dialogue valorise et stimule l’intellect des personnes en recherche. Ce faisant, les théories et les croyances qui semblaient plausibles de prime abord, sont bousculées et exposées au feu d’un examen soigneux. Ce processus amène généralement les gens à reconsidérer certaines conceptions erronées et des arguments sans fondements au profit d’éléments vérifiables. Tout en vous préparant à utiliser ces guides, réfléchissez au programme le mieux adapté à votre groupe. Certains groupes préfèrent étudier les sept guides à la suite les uns des autres, tandis que d’autres choisissent de sélectionner plutôt le ou les guides qui abordent leurs questions et préoccupations principales. Il n’y a pas d’ordre à suivre : les discussions peuvent être abordées dans le désordre, en fonction des besoins et des intérêts des membres de votre groupe. D’autres groupes choisiront peut-être de parler de sujets tirés de plusieurs guides différents plutôt que d’étudier un livre à fond. Quoi qu’il en soit, nous vous recommandons vivement de toujours faire le lien avec le carnet Pourquoi devenir chrétien ? Prévoyez d’intégrer systématiquement à vos discussions certaines questions de ce guide particulier, car il invite clairement les participants à faire le pas de la foi et à recevoir Christ comme Sauveur et Seigneur. Quel que soit le profil de votre groupe, n’oubliez pas ces quelques mises en garde : premièrement, il est important que les membres de votre groupe et vous-même ayez des attentes réalistes. Ces guides ne traitent pas toutes les questions difficiles possibles. Il est même impossible de répondre de manière exhaustive à chacune des questions que vous aborderez. Ces guides peuvent aider les membres de votre groupe à avancer de façon significative dans leur recherche de réponses satisfaisantes. L’étude détaillée de ces questions demeure néanmoins le travail de toute une vie. Toute personne souhaitant ajouter plus de poids aux 13


Introduction réponses données à l’une ou l’autre de ces questions devra certainement puiser des informations supplémentaires dans d’autres livres et dans la Bible. Les membres du groupe auront peut-être encore des questions à poser à l’issue des moments de discussion. Encouragez-les à persévérer, à continuer de s’interroger et d’apprendre, même s’ils trouvent cela parfois déconcertant. Ne cédez surtout pas à la tentation de conclure une discussion en assénant quelques réponses toutes faites qui ne satisferont pas. Laissez-les plutôt sur leur faim pour faire naître en eux un désir de poursuivre leurs recherches au cours (et en dehors) des rencontres suivantes. Dès le début, signalez aux membres de votre groupe que ces discussions pourront les aider à progresser dans leur démarche spirituelle, mais qu’ils ne repartiront pas nécessairement avec des réponses claires et précises à chacune de leurs questions. Deuxièmement, nous croyons qu’il est essentiel de respecter les personnes dans leur cheminement, quand bien même nous avons le sentiment que certaines de leurs réponses sont « fausses ». Chacun doit savoir qu’il est accepté et mis en valeur au sein du groupe quelles que soient ses croyances. C’est important d’entendre les réponses inexactes, d’une part parce qu’elles peuvent être comparées aux autres, mais aussi par respect pour celui qui les formule. En effet, se sentant libres de partager leur point de vue, les participants sont alors plus enclins à écouter ce que disent les autres et à reconsidérer les réponses que Dieu offre dans sa Parole. L’expérience a démontré que les personnes invitées à s’exprimer changent ensuite plus aisément d’avis. Cette façon de procéder donne en effet à chacun l’opportunité d’examiner librement les différentes possibilités. Troisièmement, nous pensons qu’il faut dépasser l’aspect purement théorique des discussions. Pour instaurer une dynamique de groupe susceptible d’encourager ses membres à changer de vie, il est indispensable de ne pas se limiter à un échange de questions et de réponses et de dévelop14


Introduction per un sentiment de communauté. Cela s’avère particulièrement important lorsque certaines personnes ne sont pas croyantes : nous avons observé que, souvent, ceux qui rejettent le christianisme le font davantage suite à la façon dont les chrétiens les ont accueillis plutôt qu’en réaction aux réponses ne convenant pas à leurs attentes. Sans vouloir généraliser, nous croyons que cette série consacrée aux questions difficiles ne se contente pas d’apporter des réponses concrètes : elle offre aux personnes en recherche une excellente occasion d’avoir un avant-goût de l’amour et du soutien qui règnent au sein d’une communauté chrétienne. Le Saint-Esprit aime utiliser ces précieux outils pour attirer les âmes égarées. Votre rôle de responsable est d’aider les membres à se sentir en famille et non pas dans une salle de classe. Nous conseillons enfin aux animateurs de ne pas adopter l’attitude d’un Monsieur je-sais-tout. Les personnes qui ont rejoint votre groupe désirent s’informer et débattre de sujets spirituels. Résistez à la tentation de leur délivrer un enseignement plutôt que de les guider sur les sentiers de la découverte. Vous n’êtes pas obligé de fournir toutes les « bonnes » réponses : il est préférable que chaque personne ait l’occasion de s’exprimer. Les réponses se dégageront peu à peu de la discussion collective et non des connaissances d’un seul de ses membres.

Structure du guide Introduction Chaque discussion commence par quelques paragraphes d’introduction. Nous vous conseillons de prendre le temps de les lire ensemble au début de chaque rencontre, même si certains membres du groupe les ont déjà lus à l’avance. Nous vous suggérons de varier la présentation de l’introduction d’une rencontre à l’autre : une personne pourra parfois la lire à voix haute ; lors d’une autre rencontre, les 15


Introduction participants liront chacun en silence ; vous pourriez aussi lire un paragraphe à tour de rôle. Ces introductions présentent les arguments du point de vue sceptique. Si vous dirigez un groupe de personnes en recherche, il est probable que certains membres soient sceptiques. Grâce à ces quelques lignes, ils verront qu’ils sont compris et estimés. Ces informations permettront également aux croyants présents dans le groupe de mieux prendre conscience du genre de questions difficiles que se posent souvent les personnes en recherche. La plupart des chrétiens ont déjà été confrontés à ce genre d’interrogations, qu’elles viennent d’eux-mêmes ou d’une tierce personne. Ces introductions sont délibérément provocatrices : après tout, quiconque choisit de se frotter à des questions épineuses sait qu’il risque de s’y piquer !

Le débat est ouvert Après l’introduction, vous trouverez les éléments essentiels de la discussion, à savoir les questions. N’insistez pas pour que chaque participant y répondre à tout prix, sous peine de mettre certaines personnes mal à l’aise ou sur la défensive. Encouragez plutôt tous ceux qui désirent participer, sans négliger pour autant les personnes plus réservées. Invitez gentiment celles qui demeurent silencieuses à prendre part à la conversation. Quand elles auront constaté que vous respectez les opinions de chacun, elles se mêleront probablement peu à peu à la discussion. La plupart des discussions proposent une liste de dix à quinze questions. Aborder chacune d’elles au cours d’une seule rencontre se révèle parfois difficile. Ce n’est pas grave, l’important étant surtout de débattre du thème central. Vous pouvez néanmoins décider de consacrer plusieurs rencontres à un même sujet afin d’avoir l’occasion de traiter chacune des questions proposées. Il y a deux extrêmes que l’animateur du groupe doit s’efforcer d’éviter. Le premier est de s’efforcer de répondre à tout prix à chaque question comme si c’était l’objectif principal de la rencontre. Le 16


Introduction deuxième est de laisser le groupe trop s’écarter du thème central sans aborder les sujets prévus. Les questions ont pour but d’inviter chaque participant à prendre part au débat et à saisir l’opportunité de parler ouvertement des problèmes d’ordre spirituel qui le travaillent. En tant qu’animateur, votre rôle est de faciliter ce processus de « découverte personnelle ». Veillez donc à ne pas court-circuiter ce processus d’apprentissage en répondant hâtivement aux questions difficiles. Au lieu de cela, laissez régner le suspense à propos de ces questions sans réponses, et amenez progressivement votre groupe à trouver lui-même des réponses satisfaisantes. Les participants ont besoin de lutter intérieurement avec les questions les plus profondes et pas uniquement de faire face aux questions plus superficielles. Quoi que vous puissiez faire pour faire participer les membres de votre groupe lorsque vous abordez les questions les plus profondes, n’hésitez pas, car cela aura un impact très important sur l’ensemble du groupe.

La première question La discussion commence généralement par une question destinée à « briser la glace » : cette question permet d’engager la conversation sur un sujet peu sensible et néanmoins, la plupart du temps, en rapport avec le thème de la rencontre. Cette question d’apparence anodine traitant des intérêts personnels de chacun aide les participants à faire le lien entre leur vécu et le but de la rencontre. Si votre groupe le souhaite, vous pouvez consacrer davantage de temps à ce genre de questions en vous aidant des informations disponibles sur le site www.jpense.fr. Après avoir mieux fait connaissance au cours de ces interactions prolongées, les membres de votre groupe se sentiront plus proches les uns des autres. 17


Introduction

Au cœur du sujet La partie appelée « Au cœur du sujet » réoriente légèrement la conversation. Au lieu de se limiter au domaine purement intellectuel, ces questions abordent des sujets d’ordre plutôt émotionnel. Cette série « Ce que je crois, ça se discute » insiste sur la reconnaissance des besoins émotionnels des individus et ne se limite pas à répondre uniquement à leurs besoins intellectuels. Dieu veut et peut combler chacun d’entre eux. Votre rôle en tant que responsable est de guider les membres de votre groupe à découvrir les réponses qui satisferont autant leur tête que leur cœur.

Carnet de voyage La partie « Carnet de voyage » a pour objectif d’encourager les membres de votre groupe à dépasser le stade de la discussion concernant les questions purement intellectuelles ou émotionnelles et à aller vers un changement dans leur vie personnelle suite à ce qu’ils ont découvert. Votre rôle d’animateur fera de vous le témoin privilégié de l’évolution et des inévitables changements d’opinion des participants.

En toute franchise Chaque discussion inclut au moins une partie baptisée « En toute franchise » : son objectif est de stimuler la réflexion et d’alimenter la conversation au moyen d’informations supplémentaires. Une fois de plus, efforcez-vous de diversifier la manière dont les participants lisent ces paragraphes à voix haute. Les questions posées immédiatement après concernent généralement leur contenu. Il est donc important que les membres du groupe aient lu et compris ces paragraphes avant d’essayer de répondre aux questions.

Citations Chaque discussion propose des citations très variées, reflétant généralement l’opinion d’individus sceptiques ou critiques. Leur but est d’encourager le lecteur à réfléchir 18


Introduction au sujet proposé, même quand les citations ne sont pas directement en rapport avec les questions de la discussion.

Textes bibliques sur ce thème Dans la plupart des guides, chaque discussion se termine par une liste de références bibliques en rapport avec le sujet abordé.

Ressources complémentaires À la fin de chaque guide, ceux qui souhaitent en savoir davantage sur le thème abordé trouveront une liste de livres particulièrement recommandés (il se peut que certaines ressources soient anglophones).

Sp é c i f i c i t é s d u G u i d e d e l’ a n i m a t e u r La documentation disponible dans le Guide de l’animateur couvre l’ensemble des thèmes des sept guides de la série. Ce guide est destiné à vous éclairer sur les objectifs de certaines questions en particulier et à vous fournir des éléments de réponse d’un point de vue chrétien. Le parcourir vous aidera à préparer les rencontres et à mieux diriger les discussions.

Réponse courte Chaque discussion du Guide de l’animateur commence par une « réponse courte », résumant le plus souvent en une seule phrase la conclusion à laquelle nous espérons amener les participants à l’issue du débat. Ne lisez pas cette « réponse courte » à voix haute en présence du groupe. Vous risqueriez de court-circuiter le processus de découverte. L’intérêt des « réponses courtes » est plutôt d’indiquer à l’animateur dans quelle direction il est souhaitable qu’il oriente la conversation. 19


Introduction

Commentaires Pour vous aider, le Guide de l’animateur rassemble la totalité des questions présentes dans chacun des sept guides de discussion. Certaines questions ne sont toutefois pas annotées, lorsqu’elles n’exigent pas davantage d’explications. Étudiez ces commentaires lorsque vous préparez la rencontre, afin d’avoir un aperçu des réponses espérées. Vous pourrez ainsi essayer de diriger la conversation dans ce sens. Si ces notes sont un juste reflet de votre propre point de vue, n’hésitez pas à vous en servir pour le formuler le plus clairement possible. Comme c’était le cas en ce qui concerne les « réponses courtes », nous vous déconseillons de vous borner à lire les commentaires du Guide de l’animateur aux membres de votre groupe : laissez-les faire leurs propres découvertes à leur rythme. Leur impact n’en sera que plus fort et plus durable ! Nous sommes convaincus que vous vous apprêtez à vivre une aventure aussi mémorable que celle des membres de votre groupe. Nous vous encourageons à intercéder pour chaque participant et à prier pour être dirigé et rempli de sagesse à chaque instant et vous verrez combien se développeront vos capacités de responsable et de formateur. Ce groupe n’existerait pas sans vous : nous demandons donc à Dieu de vous faire ressentir sa présence à chaque instant de cette expérience. Que sa puissance fasse de votre groupe d’étude des carnets « Ce que je crois, ça se discute » un lieu placé sous le signe de l’amour et de la vérité ! Que Dieu bénisse ce voyage au cours duquel des vies seront transformées !

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Chapitre un

Peut-on se fier à la Bible ? Discussion n° 1 D’où vient la Bible ? Réponse courte : la Bible a été rédigée par de nombreux auteurs au cours des siècles. Question 1 : avez-vous entendu parler de la Bible durant votre enfance ? Vous souvenez-vous de ce que vous en pensiez ? Aviezvous tendance à croire facilement tout ce que l’on vous disait ou, au contraire, à tout remettre en question ? Question 2 : quels doutes avez-vous aujourd’hui au sujet de la Bible ? S’il y avait une question à laquelle vous aimeriez que ce guide puisse répondre, quelle serait-elle ? Question 3 : pensez-vous que ce soit important que la Bible ne se limite pas à regrouper un ensemble de « déclarations dictées par Dieu » ? Expliquez. Les rédacteurs des textes de la Bible ont souvent donné de nombreux détails concernant leur vie personnelle : en quoi cela pourrait servir à éclairer ce que Dieu aurait dit ou fait dans leur vie ? Question 4 : quels inconvénients peut-il y avoir à rassembler les œuvres de tant d’auteurs différents dans un seul livre ? En quoi cela ajoute-t-il de la valeur au résultat final ?

La description du contexte et des événements vécus par les personnages bibliques ajoute une dimension pleinement humaine à la Bible et nous aide à mieux saisir le message qu’elle véhicule. En nous révélant ce que ressentaient et pensaient ces humains, la Bible nous permet de nous iden21


Peut-on se fier à la Bible ? tifier à eux et de voir à quel point leurs actions et leurs réactions étaient également tout à fait humaines. L’hypothèse de l’inspiration divine de la Bible est d’autant plus crédible que la Bible reste cohérente, malgré son grand nombre d’auteurs, et malgré un contenu très varié. Question 5 : quelles sortes de preuves un individu prétendant révéler une vérité essentielle devrait-il être en mesure de fournir ? Question 6 : en quoi ce long processus de confirmation de l’ensemble des livres de la Bible pourrait être une source de protection, une sorte de garantie ?

Ce très long processus a permis de protéger la Bible et d’éviter qu’une seule personne n’influence le choix des livres à inclure ou qu’un petit groupe n’impose ses convictions théologiques. Au fil du temps, le peuple de Dieu a reconnu que ces livres étaient d’origine et d’inspiration divine. Il ne s’agissait pas de voter pour les inclure ou non dans la Bible, mais de reconnaître qu’ils y ont leur place : en effet, l’Église n’est pas à même de faire en sorte qu’une œuvre soit inspirée de Dieu. Question 7 : si, aujourd’hui, un auteur affirmait avoir écrit un livre méritant d’être intégré à la Bible, à l’aide de quels critères l’évalueriez-vous ?

Il y a des siècles de cela, quand les chrétiens ont évalué les livres qu’ils avaient reçus, ils les ont soumis à un triple test : 1. Ce livre avait-il été rédigé par un prophète ou un apôtre ? 2. Ce livre démontrait-il une intégrité doctrinale ? Autrement dit, était-il conforme à la révélation déjà acceptée ? 3. Ce livre était-il reconnu par la plupart des gens���? De nombreux croyants d’origines différentes attestaient-ils déjà la valeur de ces écrits ? 22


Discussion n° 1 Ce genre de test exclurait vraisemblablement les livres actuels, car : »» Il ne serait probablement pas possible de fournir des preuves de leur caractère prophétique ou de leur autorité apostolique. (Le mormon Joseph Smith ne pouvait pas être considéré comme un prophète en raison de ses prédictions erronées et de ses enseignements contraires à la parole de Dieu.) »» Ces livres seraient probablement en désaccord avec certains des enseignements de la Bible. (Des livres tels que le Livre de Mormon ou Science et Santé prétendent émaner de Dieu alors qu’ils contredisent ce que la Bible enseigne.) »» Ces livres devraient être évalués et acceptés par l’ensemble des chrétiens de différentes cultures dispersés dans le monde entier, et il est assez peu probable que cela soit un jour le cas. Question 8 : si, de nos jours, les prédictions d’un médium se révélaient exactes dans 90 % des cas, cela signifierait-il pour autant que cet individu a réussi la première partie du test ci-dessus ? Quels résultats obtiendrait un prophète tel que Joseph Smith, fondateur de l’« Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours » (ou mormonisme), dont plusieurs des prophéties ne se sont jamais réalisées ?

Étant donné que les prophètes de la Bible doivent être exacts dans 100 % des cas, pratiquement toute l’activité soi-disant prophétique d’aujourd’hui serait considérée comme fausse. Du temps de l’Ancien Testament, il était peu probable que les prophètes fassent des prédictions aussi imprudentes et irréfléchies que celles que l’on entend aujourd’hui parce que toutes affirmations incorrectes qui suivaient la phrase « ainsi parle le Seigneur » étaient punissables de mort. Évidemment, les faux prophètes ne seront pas mis à mort de nos jours. Mais le rejet du message et du messager est un principe biblique intemporel et nous ferions bien de l’appliquer. 23


Peut-on se fier à la Bible ? Question 9 : de nombreux individus aujourd’hui prétendent apporter un message prophétique, et semblent même être dotés de pouvoirs miraculeux, mais répandent des enseignements contraires à ceux de la Bible : quel impact aurait le second test sur de telles personnes ?

De nos jours, les gens se laissent facilement impressionner par la plupart des prédictions qui sortent un peu de l’ordinaire, et ce, indépendamment du reste du discours de leurs auteurs. Il faudrait pourtant rejeter certains de ces messages, même si leur origine paraît « miraculeuse » (voir Galates 1 : 8). En effet, la Bible affirme clairement que Dieu n’est pas à la source de chacun des événements surnaturels, et que les doctrines non conformes à la théologie biblique ne proviennent assurément pas de lui. Au lieu de se laisser impressionner par certaines manifestations d’ordre surnaturel, appliquons-nous à discerner quelle en est l’origine et quel message elles véhiculent. En d’autres mots, veillons à ne pas avaler un dangereux « hameçon » théologique ou pseudo-spirituel lorsque nous mordons au « ver » d’une prédiction ou d’un soi-disant miracle. Question 10 : cela vous gênerait-il de croire que la Bible est le seul ouvrage d’origine divine ayant autorité et qu’elle se place au-dessus de tout autre livre religieux ? Pourquoi ? Question 11 : de quoi avez-vous besoin pour être en mesure de faire entièrement confiance à la Bible comme vérité venant de Dieu, un guide absolu pour votre vie ? Question 12 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

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Discussion n° 2

Discussion n° 2 La Bible ne contient-elle pas essentiellement que des mythes et des légendes ? Réponse courte : Non, elle ne prétend pas que certains récits sont authentiques quand ils appartiennent au domaine de la fiction. La Bible renferme de nombreuses histoires inventées, mais ces dernières sont toujours clairement annoncées comme telles. Question 1 : pensez à une fable ou un mythe bien connu mais fondé sur aucun fait historique. Pourquoi les gens préfèrent-ils toujours raconter des récits mythiques plutôt que des histoires vraies ? Question 2 : y a-t-il dans la Bible des récits que vous estimez appartenir au domaine de la fiction (ou que vous considérez comme mythiques) ? Quels aspects de ce récit vous semblent difficiles à croire ? Question 3 : certains affirment que la Bible renferme toutes sortes de mythes. De quel genre de mythes (voir carnet) s’agirait-il ? Selon vous, pourquoi les auteurs des livres bibliques auraient-ils décidé de rédiger ces soi-disant mythes ?

Beaucoup prétendent que la Bible contient les trois genres de mythes décrits dans le paragraphe « En toute franchise » qui précède cette question. Cependant, les mythes les plus dangereux sont ceux au sein desquels des dogmes religieux sont présentés comme des réalités, puis enseignés, alors qu’il existe très peu de fondements historiques ou rationnels pour soutenir de telles informations. Ceux qui sont convaincus que de tels mythes se retrouvent dans la Bible qualifient alors ces passages bibliques de « pieux mensonges ». Ce sont pour eux des histoires au travers desquelles l’auteur a voulu aider ses futurs lecteurs tout 25


Peut-on se fier à la Bible ? en sachant que ce qu’il écrivait n’était pas vrai. D’autres préfèrent croire que le narrateur était persuadé que Dieu voulait qu’il écrive ces choses et il s’est donc soumis. L’auteur savait que ces lignes n’étaient que le produit de son imagination mais en les mettant par écrit, il espérait obtenir une récompense divine. D’autres auteurs frauduleux auraient simplement recherché le pouvoir ou un certain prestige à l’issue de la publication d’une œuvre. Question 4 : quels indices chercheriez-vous pour déterminer si un récit biblique doit ou non être pris au pied de la lettre ?

Dans la Bible, la plupart des paraboles et des récits appartenant au domaine de la fiction sont précédés d’une mention particulière indiquant clairement leur nature : on trouve par exemple des introductions telles que « Que pensez-vous de l’histoire que voici ? ajouta Jésus. Un homme avait deux fils etc. ». (Matthieu 21 : 28) ou : « Il prit la parole et leur exposa bien des choses sous forme de paraboles » (Matthieu 13 : 3). Les récits historiques, quant à eux, ne sont pas introduits par ce genre de préambules, et ils fournissent de nombreuses précisions, comme seuls peuvent en donner des témoins oculaires. Question 5 : pensez-vous que les croyants examinent généralement en détail les récits bibliques qu’ils lisent afin de vérifier s’ils s’appuient sur des faits réels ? À votre avis, pourquoi certaines personnes sont-elles prêtes à accepter tout ce que dit la Bible sans rien remettre en question ?

Certaines personnes crédules de nature acceptent la Bible (ce qui est en soi une bonne chose) pour de mauvaises raisons. Si ces personnes avaient grandi dans une autre culture, elles auraient probablement accepté de croire en des mensonges avec la même crédulité. Dieu ne fait pas l’éloge de la crédulité. Si, au sein de votre groupe, les convictions de certaines personnes sont hésitantes, il n’est pas trop tard pour les encourager à découvrir de bonnes raisons de croire en de bonnes choses. 26


Discussion n° 2 Question 6 : croyez-vous que ceux qui critiquent les récits des miracles rapportés dans la Bible disposent de preuves solides leur permettant de contredire ce que la Bible affirme ? Quelles autres motivations pourraient se dissimuler derrière le point de vue d’une personne sceptique ?

La question de la crédibilité des miracles bibliques soulève souvent les passions des critiques. Les croyants qui souhaitent s’entretenir avec ces gens feraient toutefois bien de commencer par les écouter. En effet, il est extrêmement utile de comprendre l’origine d’une attitude à ce point critique. La plupart du temps, ces personnes ont dû accepter des faits sans poser de questions durant leur enfance, et n’ont jamais été incitées à s’interroger sérieusement sur le caractère véridique ou raisonnable des croyances qui leur étaient exposées. Réfléchir aux vérités spirituelles s’accompagne alors parfois d’un sentiment d’amertume. Si certains membres de votre groupe avouent leur scepticisme envers la Bible, n’hésitez pas à mettre cette question à profit pour discuter plus longuement de ce problème avec eux. Question 7 : en quoi l’existence d’autres récits du déluge influence-t-elle la probabilité qu’ils puissent tous trouver leur origine dans un événement historique bien réel ?

Si un événement mondial aussi impressionnant que le déluge survenu du temps de Noé s’est réellement produit, il est logique de s’attendre à ce que des récits circulent à son sujet dans de nombreuses cultures. « Des récits du Déluge existent chez les Grecs, les Hindous, les Chinois, les Mexicains, les Algonquins et les Hawaïens. Une liste des rois sumériens parle également du Déluge comme d’un fait réel » (Norman Geisler et Ron Brooks, When skeptics ask). L’existence d’un grand nombre de récits répandus parmi plusieurs peuplades a pour effet d’augmenter la probabilité historique que l’événement décrit ait effectivement eu lieu, même si les récits varient quelque peu. Question 8 : puisque les témoins de la vie de Jésus et d’autres sources vérifiables ont montré que la Bible est globalement digne de confiance, pensez-vous qu’il soit raisonnable d’accepter éga-

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Peut-on se fier à la Bible ? lement la fiabilité historique des parties les plus controversées ? Pourquoi ? Question 9 : pourquoi est-il parfois difficile de croire des récits qui comprennent certains éléments surnaturels ? Question 10 : quel genre de recherches une personne pourraitelle entreprendre pour l’aider à avoir davantage confiance dans les récits de la Bible ?

Un bon début serait des livres d’archéologie et des études comparatives entre la Bible et d’autres ouvrages du même genre. Il peut également être intéressant de s’entretenir avec des personnes qui croient en la véracité de la Bible et de leur demander sur quoi elles basent leurs convictions. Question 11 : sur une échelle de 1 à 10, faites une croix près de la phrase [voir livre] qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 3 Que penser de toutes les contradictions présentes dans la Bible ? Réponse courte : Il est vraiment exagéré de prétendre que la Bible contient un grand nombre de contradictions, d’autant plus qu’il est possible d’harmoniser les quelques problèmes qui existent effectivement. Question 1 : vous souvenez-vous avoir un jour vu ou entendu quelque chose de troublant concernant une personne en qui vous aviez confiance ? Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez commencé à vous méfier de quelqu’un que vous jugiez digne de confiance ? Question 2 : au cours de vos lectures, avez-vous trouvé dans la Bible quelque chose de tout à fait contradictoire ? Expliquez. Dans quelle mesure cela a affecté votre confiance dans la Bible ?

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Discussion n° 3 Question 3 : pensez-vous que ce problème de la représentation de Dieu (voir carnet) constitue une contradiction en soi ? Pourquoi ? Question 4 : dans quelle mesure l’idée que vous vous faites de Dieu intègre-t-elle les différents aspects (voir ci-dessus) de sa vraie personnalité (voir carnet) ? En quoi l’opinion que vous avez de lui mériterait-elle d’être corrigée ?

Ces questions (et les informations présentes dans la rubrique « En toute franchise » intitulée « Les contradictions au sujet du caractère de Dieu ») permettent de démontrer de quelle manière il convient de résoudre le problème des prétendues contradictions présentes dans la Bible. Il suffit parfois de simplement faire l’effort de prendre en compte le contexte et le point de vue ou l’intention des différents auteurs. Nous devons également être prêts à considérer des concepts familiers sous un angle nouveau. (Dans l’exemple mentionné précédemment, il nous faut élargir notre conception de Dieu au lieu d’accuser les auteurs de se contredire mutuellement.) Quand nous faisons cela, nous découvrons que la Bible est en harmonie avec elle-même. Question 5 : pensez-vous que ces différentes inscriptions constituent une contradiction en soi ? Pourquoi ? Question 6 : quelle lumière supplémentaire apporte la précision fournie en Jean 19 : 20 : « Comme l’endroit où Jésus avait été crucifié se trouvait près de la ville, beaucoup de Juifs lurent l’inscription écrite en hébreu, en latin et en grec » ?

Nous aurions pu parler de contradiction si l’une des inscriptions figurant près de la croix avait indiqué « Le Petit Poucet » ! Les différentes variantes répertoriées dans la rubrique « En toute franchise » intitulée « Les contradictions à propos de la croix » montrent que chacun des Évangiles révèle une partie des informations, mais qu’aucun ne contredit les autres. De plus, le fait que l’inscription ait été rédigée en trois langues peut expliquer certaines de ces variations. Si de légères différences existaient en fonction de la langue dans laquelle le texte était écrit, les auteurs des Évangiles ont pu ne retenir que ce qui était inscrit dans l’une ou l’autre langue. 29


Peut-on se fier à la Bible ? Question 7 : les légères variations présentes dans ces libellés prouvent-elles que les auteurs des Évangiles étaient des historiens fiables ? Expliquez. Que nous indiquent ces différences de formulation à propos de l’intégrité des premiers copistes, puisqu’ils ont laissé ces différences subsister dans les manuscrits ?

En laissant subsister ces apparentes contradictions, les copistes ont prouvé qu’ils n’avaient aucunement l’intention de s’entendre pour rectifier artificiellement le texte. Ils croyaient qu’il valait mieux reproduire et conserver fidèlement l’intégrité des manuscrits plutôt que de les harmoniser. Question 8 : à votre avis, si Dieu est réellement à l’origine de la Bible, pourquoi n’a-t-il pas éliminé toute source de confusion possible ?

Les capacités de compréhension limitées de l’être humain sont souvent la source de malentendus. Tout est potentiellement sujet à confusion, simplement parce que nous sommes humains. Cela ne signifie pas que nous sommes incapables de bien comprendre certaines choses, mais bien qu’à moins de nous rendre omniscients, Dieu ne peut pas éliminer toute source d’erreur possible dans notre raisonnement. Imaginez qu’un panneau indicateur affiche : « Pas de stationnement après une chute de 5 centimètres de neige ». Dans un article plein d’ironie intitulé « La théologie du panneau routier » (Theology of a city street sign, The Wittenburg Door), Patrick C. Heston s’amuse à décrire comment il serait possible de (mal) comprendre ce que signifie ce panneau : »» S’agit-il d’un ordre (« ne le faites pas ») ou d’une description (« vous pouvez essayer, mais vous n’y arriverez pas ») ? »» Ce panneau fait-il allusion à de la véritable neige ou s’agit-il d’une allégorie, pour parler par exemple de la cocaïne ou de l’héroïne ? »» Ce panneau ne précise pas où doit être tombée cette neige : que faire s’il neige dans le pays voisin ? 30


Discussion n° 3 »» Toute la neige doit-elle tomber en une seule fois, ou est-ce aussi valable quand le résultat de plusieurs chutes de neige s’accumule ? »» Que faire si une partie de la neige tombe avant minuit, et le reste seulement après ? »» Que faire s’il tombe 4,9 centimètres de neige ? »» Que faire s’il tombe plus de 5 centimètres de neige : l’avertissement n’est-il valable que s’il y a exactement ni plus, ni moins de 5 centimètres ? »» Que faire s’il tombe 5 centimètres de neige mais qu’elle fond en touchant le sol ? »» Cet avertissement n’est-il valable que pour la première chute de 5 centimètres de neige à partir du moment où le message a été affiché, ou aussi pour toutes celles qui suivront ? »» Cet avertissement s’adresse-t-il uniquement aux voitures, ou inclut-il aussi les camions ? Et les bateaux ? »» Ce panneau interdit-il le stationnement dans toute la ville après les chutes de neige, ou seulement dans certaines rues ? »» Pouvez-vous laisser votre voiture à cet endroit si vous l’avez garée avant que la neige ne se mette à tomber, et non après la chute de 5 centimètres ? »» À l’issue d’une chute de neige, combien de temps devez-vous attendre avant de pouvoir à nouveau garer votre véhicule ? Cela prouve bien que tout, même une phrase anodine, peut être sujet à discussion, surtout lorsqu’il s’agit d’une affirmation compliquée ou abstraite. C’est la raison pour laquelle nous devons appliquer de bons principes au moment d’interpréter un texte. En fait, ce qui est mer31


Peut-on se fier à la Bible ? veilleux, c’est de constater que la majorité des textes de la Bible sont bien compris par tout le monde, alors que son message pourrait être interprété d’une multitude de façons. Question 9 : si ce n’est pas une recherche honnête de la vérité, pourquoi prendre du temps pour essayer de trouver les contradictions apparentes de la Bible ? Que penser de ceux qui semblent trouver leur plaisir à tourner la Bible en ridicule ? Question 10 : en quoi les règles ci-dessus (voir carnet) peuventelles vous aider à résoudre certains problèmes auxquels vous pourriez être confronté en lisant la Bible ? Question 11 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 4 La Bible n’a-t-elle pas subi des modifications au cours du temps ? Réponse courte : Non, les anciens manuscrits que nous avons en notre possession nous permettent d’affirmer que les traductions actuelles sont extrêmement proches des textes originaux. Question 1 : avez-vous une anecdote amusante à raconter à propos d’une situation dans laquelle quelqu’un a mal compris les instructions importantes que vous lui aviez données ou vice versa ? Que s’est-il passé ? Question 2 : doutez-vous de la fidélité de la Bible d’aujourd’hui parce qu’elle a été traduite et recopiée de nombreuses fois ? Pourquoi ?

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Discussion n° 4 Question 3 : pensez-vous que l’impossibilité de traduire la Bible à partir de ses manuscrits originaux représente un problème majeur ? Pourquoi ?

Bien que les manuscrits originaux aient disparu, les copies dont nous disposons sont si anciennes qu’elles permettent d’authentifier 99,9 % du contenu de la Bible. De plus, il faut savoir qu’aucun point de doctrine ne s’appuie sur les quelques passages controversés. Question 4 : à la lecture du tableau ci-dessus (voir carnet), quelle est votre réaction lorsque vous comparez le nombre de manuscrits du Nouveau Testament à celui des autres œuvres de l’Antiquité ? Question 5 : à votre avis, quel est l’intérêt de pouvoir retrouver autant de citations du Nouveau Testament dans des œuvres non bibliques (voir carnet) ?

Le grand nombre de citations de textes bibliques permet de les comparer avec les divers manuscrits existants et de s’assurer qu’il n’y a pas eu d’altération. Le Nouveau Testament s’appuie sur une quantité impressionnante de manuscrits en comparaison avec les autres œuvres littéraires de l’Antiquité. Question 6 : votre confiance dans la Bible est-elle affectée par ces règles qui ont garanti une transmission fiable des textes bibliques (voir carnet) ? Question 7 : des sources externes à la Bible confirment les récits bibliques : cela a-t-il un impact sur votre manière de lire la Bible ? Pourquoi ? Question 8 : dans quelle mesure votre confiance dans la Bible estelle influencée par les découvertes archéologiques de ce type ?

Lorsque nous constatons que les sources non bibliques et les découvertes archéologiques confirment l’authenticité des récits bibliques, nous sommes rassurés : les auteurs de la Bible avaient bien le souci de nous donner des faits historiques précis. Ils ne cherchaient pas à déformer la réalité historique pour faire transmettre une « propagande chrétienne ». 33


Peut-on se fier à la Bible ? La prophétie d’Ezéchiel au sujet de la ville de Tyr est un autre grand exemple de confirmation archéologique du contenu de la Bible. En 573 av. J.-C., Tyr dut signer un accord avec l’armée babylonienne, la plus puissante du monde, à l’issue de treize années de siège. Le nom de cette ville signifie « rocher » ; sa résistance contre Nabuchodonosor lui valut d’être presque entièrement détruite, à l’exception de sa forteresse insulaire. Dieu avait prédit la future destruction de Tyr, en dépit de sa réputation de place forte imprenable (« le Rocher ») : « Ils prendront tes richesses et pilleront tes biens, ils abattront tes murs et ils démoliront tes maisons luxueuses en jetant dans la mer tes boiseries, tes pierres et jusqu’à ta poussière » (Ézéchiel 26 : 12 ; texte datant d’environ 570 av. J.-C. d’après les scientifiques). Plusieurs éléments rendaient la réalisation de cette prédiction hautement improbable : en général, la plupart des villes du Moyen-Orient étaient rebâties au même endroit, après que les ruines avaient été recouvertes de terre. Cette prophétie a pourtant été pleinement réalisée par Alexandre le Grand en 332 av. Jésus-Christ : après avoir détruit Tyr (en mettant ironiquement à nu le rocher sur lequel cette ville avait été érigée, et dont elle tirait son nom), il jeta tous les débris dans la mer pour créer un pont terrestre reliant l’île au continent. Ce pont, qui existe encore de nos jours, contient les ruines de Tyr, comme l’avait prédit la prophétie. Question 9 : à la lecture de cet ensemble de preuves en faveur de l’authenticité de la Bible, quel est votre sentiment ? Question 10 : croyez-vous qu’un grand nombre de preuves suffirait à convaincre une personne résolument décidée à ne pas croire en la Bible ? Au contraire, croyez-vous qu’une seule erreur suffirait à faire perdre confiance à une personne résolument décidée à croire en la Bible ? Expliquez vos réponses.

Il est bien entendu impossible de convaincre une personne qui a décidé de ne pas croire. « Personne ne pourra croire avant d’avoir le désir de croire » (Handbook of christian apologetics, Peter Kreeft et Ronald K. Tacelli). La seule manière d’aider ce genre de personnes consiste à d’abord identifier 34


Discussion n° 5 le motif réel de leur résistance à la foi. Si ce motif n’est pas identifié, parler des autres preuves est une perte de temps. Les questions proposées dans ce guide sont destinées à aider les membres de votre groupe à révéler les vraies raisons, anciennes ou présentes, de leur refus de croire. Même du temps de Jésus, certains se refusaient à croire en lui malgré les miracles qu’il accomplissait. La dureté de leur s cœurs les empêchait de faire ce pas, quand bien même ils reconnaissaient que Jésus était extraordinaire. Question 11 : sur une échelle de 1 à 10, faites une croix près de la phrase (voir carnet) qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 5 Pourquoi se fier à la Bible ? Réponse courte : la Bible est digne de confiance parce qu’elle est fiable, qu’elle fournit des preuves de son inspiration divine et que Jésus, le personnage le plus digne de confiance de l’Histoire, l’a clairement approuvée. Question 1 : vous a-t-on déjà raconté les faits et actes de l’un de vos lointains ancêtres ? Y avez-vous cru, alors que ces événements se sont déroulés bien avant votre naissance ? Pourquoi ? Question 2 : le fait que Jésus n’ait jamais lui-même mis ses enseignements par écrit change-t-il le regard que vous portez sur les Évangiles ? Et, si vous faites confiance à la Bible, sur quoi vous appuyez-vous pour y parvenir ?

Certains pensent qu’un livre écrit de la main de Jésus nous aurait permis de disposer d’un portrait plus complet de sa personne. Ce n’est pas forcément vrai : les autobiographies ne se révèlent pas toujours plus détaillées ni plus exactes (c’est même parfois tout le contraire). Les quatre auteurs des Évangiles dépeignent Jésus avec davantage de détails 35


Peut-on se fier à la Bible ? que ne l’aurait fait un rédacteur unique, et contribuent à éviter tout parti pris ou oubli d’informations importantes. Question 3 : pourquoi est-ce important de savoir que des auteurs tels que Luc ont fait des recherches approfondies, et que les informations historiques qu’ils nous ont fournies se sont ultérieurement révélées exactes ?

À la lecture des premiers versets de l’Évangile selon Luc, de nombreuses personnes sont étonnées, car elles pensaient, conformément aux idées reçues, que l’Histoire et la religion sont deux domaines qui n’ont rien en commun. Le christianisme est pourtant l’une des rares religions qui puise ses origines non dans un courant philosophique, mais bien dans des événements historiques. Si ces événements n’ont pas eu lieu, ce qui demeure du christianisme n’a que peu ou pas de valeur. Question 4 : certains prétendent qu’en raison de l’absence de techniques modernes d’écriture et de duplication, nous ne sommes pas en mesure de savoir ce que Jésus a réellement dit. Que pensezvous de ce point de vue, à la lueur des faits suivants (voir carnet) ? Question 5 : les auteurs suivants (voir carnet) ont affirmé avoir été eux-mêmes témoins des événements qu’ils décrivent dans leurs écrits. Pourquoi est-ce si important dans des documents destinés à amener les lecteurs à la foi ?

Pierre, Paul et Jean savaient visiblement bien faire la différence entre un événement réel et une « histoire joliment inventée ». Ils étaient prêts à donner leur vie pour les choses et les événements qu’ils avaient vus et vécus. Ils ne doutaient pas que des mensonges ou des exagérations nuiraient à leur crédibilité. Au vu des persécutions qu’ils ont endurées, nous pouvons être certains qu’ils étaient convaincus de la véracité du message qu’ils prêchaient. Question 6 : certains prétendent que les auteurs des Évangiles n’étaient pas objectifs et qu’ils ont manipulé les données historiques pour les adapter à leurs convictions puisqu’ils étaient euxmêmes des disciples de Jésus. Que pensez-vous de cet argument ? Question 7 : après avoir lu les citations ci-dessus (voir carnet), êtes-vous plutôt d’accord avec le raisonnement de Carl Sagan ou de Wilbur Smith ? Pourquoi ?

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Discussion n° 6 Question 8 : pouvez-vous expliquer l’accomplissement des prophéties messianiques de la Bible concernant Jésus autrement que par une intervention d’ordre surnaturel ? Expliquez. Question 9 : de nombreuses personnes affirment que la Bible est porteuse d’un message qui a transformé leur vie. Quelles sont les forces et les faiblesses de cette manière de prouver l’authenticité de la Bible ?

Les mythes et les mensonges peuvent aussi avoir un impact considérable sur la vie de quelqu’un. Les « changements de vie » vécus suite à la lecture de la Bible ne suffisent pas à établir sa crédibilité. Les musulmans prétendent que le Coran transforme leur vie ; cela signifie-t-il pour autant qu’il est la parole de Dieu ? Toutefois, quand la crédibilité de la Bible est également démontrée dans les autres domaines, il est bon de se rappeler que non seulement elle dit vrai, mais que ce qu’elle dit change aussi des vies. Question 10 : au cours de cette discussion et de la précédente, quel élément de preuve en faveur de la véracité de la Bible a le plus contribué à faire progresser votre réflexion ? Question 11 : à ce stade de notre processus de découverte, quels aspects du message de la Bible êtes-vous plus prêts à prendre au sérieux ? Question 12 : sur une échelle de 1 à 10, faites une croix près de la phrase (voir carnet) qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 6 La Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ? Réponse courte : plus que tout autre livre au monde, la Bible a le cachet de l’inspiration divine. 37


Peut-on se fier à la Bible ? Question 1 : quelles attitudes et pratiques malsaines avez-vous pu observer chez des gens qui croient que la Bible est effectivement la parole de Dieu ? Quels changements positifs avez-vous remarqué ? Question 2 : bien des ouvrages affirment qu’ils sont d’origine divine : Coran, Livre de Mormon, certains livres qui traitent de sujets de science chrétienne, etc. De quel genre de preuves avonsnous besoin pour nous assurer que ce ne sont pas uniquement des récits extraordinaires, mais bien les paroles de Dieu ?

Tout ce qui vient de Dieu doit à la fois être vrai, mais doit aussi s’accompagner de puissance. Ces écrits doivent obligatoirement affirmer venir de Dieu. La Bible, quant à elle, est à la fois fiable historiquement et à même d’apporter un changement dans les vies. Ainsi que l’a déclaré l’ancien président américain Calvin Coolidge, « la solution à tous les problèmes du monde se trouve dans ce Livre [la Bible] » (cité dans The Complete book of practical proverbs and wacky wits, de Vern McLellan). Question 3 : avez-vous un jour pris la ferme décision de découvrir une fois pour toutes si certaines œuvres (qu’il s’agisse ou non de la Bible) trouvaient réellement leur origine en Dieu ? Si c’est le cas, qu’avez-vous découvert au cours de vos recherches ? Sinon, qu’attendez-vous pour vous lancer dans ce type d’investigation ? Question 4 : l’accomplissement des prophéties fait partie des preuves généralement avancées pour soutenir le fait que la Bible est d’inspiration divine. Pensez-vous que cela suffise à conclure que la Bible est la parole de Dieu ? Pourquoi ?

Certaines personnes répondront peut-être que les prédictions des médiums finissent parfois par se réaliser aussi. Cela signifie-t-il pour autant que leurs paroles soient d’origine divine ? Il existe des différences majeures entre les prophéties bibliques et les prédictions des soi-disant voyants. D’une part, les prédictions de la Bible se sont accomplies des siècles plus tard. D’autre part, elles étaient extrêmement précises, contrairement aux vagues propos de ceux qui affirment que « les choses tourneront bientôt en 38


Discussion n° 6 votre faveur ». Enfin, les auteurs de la Bible exaltent Dieu au travers de ce qu’ils enseignent à juste titre à son sujet, tandis que les médiums se mettent eux-mêmes en avant et s’enrichissent sur le dos des gens crédules. Question 5 : les gens qui affirment que la Bible vient de Dieu avancent aussi comme preuve qu’ils constatent des effets bénéfiques chez ceux qui croient au message de la Bible. Quelles sont les forces et les faiblesses de ce genre d’argument ? Question 6 : parmi les arguments cités ci-dessus (voir carnet), quels sont ceux qui, selon vous, ont plus ou moins de poids ?

Nous estimons que le principal argument en faveur de l’inspiration divine de la Bible est le soutien inconditionnel dont l’a gratifiée Jésus lorsqu’il était ici-bas. Dans leur livre When skeptics ask, Geisler et Brooks proposent la liste suivante. Ce que Jésus a dit à propos des écrits de l’Ancien Testament : 1. Auteurs inspirés par l’Esprit de Dieu (Matthieu 22 : 43) ; 2. Fiables (Matthieu 26 : 54) ; 3. Irrévocables (Matthieu 4 : 4, 7, 10) ; 4. Suffisants (Luc 16 : 31) ; 5. Indestructibles (Matthieu 5 : 17-18) ; 6. Cohérents (Luc 24 : 27, 44) ; 7. Clairs (Luc 24 : 27) ; 8. Authentiques (Matthieu 12 : 40) ; 9. Factuels, scientifiques (Matthieu 19 : 2-5) ; 10. Véridiques (Matthieu 22 : 29 ; Jean 5 : 39-40, 46-47) ; 11. Infaillibles (Jean 10 : 35). Quiconque s’en tient à une position moins élevée que celleci à propos des Écritures s’oppose en réalité non aux théologiens, mais directement à Jésus. Question 7 : trouvez-vous ces arguments convaincants (voir carnet) ? Pourquoi oui ?

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Peut-on se fier à la Bible ? Question 8 : quelles autres raisons donneriez-vous ou avez-vous entendu en faveur de l’inspiration divine de la Bible ? Question 9 : pensez-vous qu’il « suffit de prier » pour pouvoir discerner si la Bible vient ou non de Dieu ? Pourquoi ?

Malgré sa puissance, la prière ne vous dira pas si la Bible est la parole de Dieu. (Le reconnaître serait d’ailleurs plutôt une réponse aux prières !) La Bible ne recommande à personne d’utiliser la prière comme moyen de discerner le vrai du faux. Nous ne pouvons pas en faire notre autorité de dernière instance, car nous nous laissons trop souvent influencer de manière subjective. Ainsi qu’il a déjà été dit dans l’introduction du carnet Peut-on se fier à la Bible ?, ce genre de méthode ne permet pas de faire assez clairement la distinction entre la Bible et les autres écrits, et de savoir avec certitude sur lesquels d’entre eux vous pouvez vraiment vous appuyer. Il faut faire preuve d’objectivité et se baser sur des données concrètes. Question 10 : qu’est-ce qui pourrait vous faire hésiter à reconnaître l’authenticité de la Bible ? Y a-t-il autre chose que le manque de preuve de son authenticité ? Au-delà des arguments rationnels, qu’est-ce qui pourrait vous amener (vous ou qui que ce soit) à accepter la Bible comme la parole de Dieu ?

Beaucoup de gens hésitent à accepter l’autorité de la Bible parce qu’ils craignent les implications du message qu’elle contient. Tout comme Mark Twain, ils refusent de se plier à ses exigences. Ils s’effraient à l’idée de devoir rendre des comptes au Dieu de l’univers. Il arrive que certaines personnes commencent à lire la Bible, et ils y trouvent un réel plaisir : cela leur suffit pour lui faire confiance. Sans que cela soit un mal en soi, cela ne suffit malheureusement pas toujours à leur donner la force de tenir bon au jour de l’épreuve. Nous conseillons à ces personnes qui n’ont pas de peine à croire, d’effectuer tout de même quelques recherches afin de renforcer les bases de leur foi dans la Bible. 40


Question 11 : en quoi votre vie quotidienne serait-elle différente si vous étiez convaincu que la Bible était réellement la parole de Dieu ? Question 12 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

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Chapitre deux

Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? Discussion n° 1 D’où vient le mal ? Réponse courte : Dieu n’a pas créé le mal, mais il a permis que celui-ci fasse son apparition dans le monde en conséquence du péché, après que l’humanité s’est rebellée contre lui. Question 1 : avez-vous récemment été personnellement confronté à une forme de mal qui vous a amené à vous demander pourquoi de telles choses se produisent ? Expliquez.

Cette question a pour but d’encourager les membres de votre groupe à parler des différentes épreuves qu’ils ont traversées. Quelle que soit leur définition du mot mal, veillez à ce qu’ils racontent comment ces situations les ont conduits à s’interroger sur l’origine de ces tristes événements. Les membres de votre groupe seront davantage préparés à aborder ce sujet une fois qu’ils auront eu l’occasion de partager ouvertement leurs expériences personnelles. Question 2 : sur qui ou sur quoi avez-vous rejeté la responsabilité de l’injustice dont vous avez été témoin lors des événements que vous venez de décrire ? Justifiez votre réponse. Quel regard votre entourage a-t-il porté sur cette situation ?

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Discussion n° 1 Peter Kreeft et Ronald K. Tacelli font une remarque intéressante à ce sujet dans leur livre Handbook of christian apologetics : « Naturellement, nous refusons d’accepter que l’injustice, la souffrance, le péché, la maladie et la mort règnent dans notre monde. Le fait même de notre indignation devant le mal, est une preuve de l’existence d’un système de valeurs auquel nous nous référons et par lequel nous évaluons ce qui est bon et ce qui est mal. Ainsi, nous estimons que ce monde est boiteux, très éloigné de ce à quoi il aurait dû ressembler. Le simple fait que nous soyons en mesure de juger les situations et de qualifier quelque chose de mauvais peut devenir en soit une preuve en faveur de l’existence d’un bien absolu, et donc de l’existence du Dieu synonyme de bonté absolue, que l’existence du mal semblait réfuter ». Question 3 : dans l’exemple que vous avez donné précédemment, estimez-vous avoir été confronté au mal moral, au mal naturel, ou à une combinaison des deux ? Pourquoi ? La catégorie que vous avez choisie a-t-elle une influence sur votre façon de déterminer qui est responsable de ce mal ?

La plupart des gens estiment que le mal moral est la conséquence directe des mauvais choix effectués par d’autres humains, tandis que le mal naturel vient de Dieu. Ils ont alors tendance à blâmer leurs concitoyens en cas de mal moral et à tenir Dieu responsable du mal naturel. (En fait, ils reprochent aussi souvent à Dieu de ne pas avoir empêché le mal moral : il est donc coupable dans tous les cas de figure !) En réalité, l’origine des deux catégories de mal est à rechercher chez l’homme, car le mal naturel n’est apparu qu’en réponse aux péchés de l’humanité. Il est donc plus correct d’affirmer que l’humanité est responsable à la fois du mal moral et du mal naturel, mais les membres de votre groupe n’aboutiront pas forcément à cette conclusion à ce stade de la discussion. Question 4 : essayez d’expliquer brièvement pourquoi nous vivons dans un monde à ce point rempli de mal et de souffrance.

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? Question 5 : vous trouverez ci-dessous deux conclusions qui résument bien les observations précédentes (voir carnet). Défendez ou réfutez le raisonnement qui se cache derrière chacune d’entre elles.

Cette question invite les membres du groupe à laisser libre cours à leur indignation face au mal répandu dans le monde et à réfléchir sérieusement aux arguments avancés par ceux qui prétendent que Dieu n’existe probablement pas ou qu’il ne correspond en rien à ce que la Bible dit de lui. Ne vous sentez pas obligé de réfuter ces points de vue pour l’instant : d’autres conclusions possibles au sujet du problème du mal seront présentées plus loin. Question 6 : dans l’explication ci-dessus, il est fait mention du libre choix donné à l’humanité d’accepter ou de rejeter Dieu, avec les conséquences qui s’ensuivent. Compte tenu de ces conséquences tragiques, quelle importance croyez-vous que Dieu accordait à la liberté de choix qu’il avait décidé d’offrir à l’Homme (selon ce point de vue) ?

Tout laisse supposer que Dieu accorde une très grande importance à la liberté de choix, puisqu’il l’a donnée à l’Homme tout en sachant très bien que ce dernier allait utiliser cette liberté pour le rejeter, et permettre ainsi au mal d’entrer dans le monde. (L’une des principales priorités de Dieu était de nous créer à son image.) Vu l’ampleur du mal dans notre monde, Dieu doit réellement penser que le droit de choisir librement n’a pas de prix. La mort et la résurrection de Jésus (qui nous donnent la possibilité de revenir à Dieu) sont une indication supplémentaire de la valeur du libre choix. Nous devons manifestement nous efforcer de nous engager pleinement dans une relation authentique et libre de toute contrainte avec Dieu. Question 7 : comment expliqueriez-vous le lien qui existe entre la séparation d’avec Dieu et l’entrée du mal et de la souffrance dans le monde ?

L’humanité a péché et une séparation immédiate d’avec Dieu s’en est ensuivie. Le mal et la souffrance en ont été la conséquence directe. Suite à notre rébellion, tout a dé44


Discussion n° 2 généré. Le mal qui nous entoure est à la fois le résultat de notre révolte et un avant-goût de ce qui attend ceux qui souhaitent que Dieu soit totalement absent de notre monde. (La Bible appelle ce monde « l’enfer ».) Question 8 : que pensez-vous de l’affirmation suivante : « Dieu ne peut pas à la fois créer des êtres humains pleinement capables de librement choisir, et en même temps les contrôler afin qu’ils fassent toujours le bon choix » ?

Certains membres de votre groupe seront peut-être d’accord avec cette affirmation puisque, par définition, l’être humain ne peut utiliser son libre arbitre qu’à la condition de ne pas être programmé pour toujours choisir ce qui est bien. D’autres préféreront peut-être dire que Dieu aurait pu et dû nous permettre de faire des choix, mais nous donner aussi le désir de ne souhaiter que ce qui est juste et bon. Question 9 : considérez-vous votre liberté de choix comme un don de Dieu ? Pourquoi ? À quoi les rapports humains ressembleraient-ils si l’Homme était privé de libre arbitre ?

Cette question incite en fait les membres du groupe à réfléchir à l’importance qu’ils accordent à la liberté de faire des choix et à ce qu’ils penseraient d’une existence semblable à celle d’un robot. La plupart des gens considèrent généralement qu’il est préférable d’être un être humain libre plutôt qu’un automate. Dans sa grande sagesse, Dieu a visiblement estimé qu’il s’agissait effectivement de la meilleure chose à faire lorsqu’il nous a créés. Question 10 : seriez-vous prêt à abandonner votre libre arbitre en échange de la disparition du mal, de la souffrance et du péché (le fait de mal agir) dans votre vie ? Expliquez. Question 11 : vous mettez-vous parfois en colère contre Dieu à cause de ce qui va mal dans votre vie ? Pourquoi ?

Il est tout à fait normal d’être en colère contre Dieu quand nous ne comprenons pas ce qui se passe dans notre vie. La Bible regorge d’exemples d’hommes et de femmes ayant honnêtement et ouvertement laissé libre cours à leur 45


Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? confusion et leur colère envers Dieu. Les Psaumes, écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, sont remplis de plaintes de ce genre. Cette question peut vous permettre d’aider les membres de votre groupe à comprendre qu’ils ont parfaitement le droit de faire librement part de leurs sentiments et de leurs problèmes à Dieu. Il est désireux et capable de s’occuper de leurs difficultés, même quand les humains les lui soumettent d’une manière « imparfaite ». Question 12 : parmi les propositions suivantes (voir carnet), cochez celles qui décrivent le mieux votre position actuelle. Discutez-en avec les autres membres du groupe et expliquez-leur ce qui motive votre réponse.

Discussion n° 2 Pourquoi des innocents souffrent-ils ? Réponse courte : nous souffrons parce que nous vivons dans un monde souillé par le péché. Personne n’étant réellement innocent, il n’est dans un sens pas correct d’affirmer que des innocents souffrent. Le mal est justement d’autant plus versatile et dangereux que, par nature, il ne fait aucune distinction entre ses victimes. Question 1 : racontez comment vous-même, ou une personne de votre entourage avez expérimenté la souffrance de manière injuste. Question 2 : êtes-vous d’accord avec ce texte de la Bible (voir carnet) qui affirme que les méchants prospèrent tandis que les innocents souffrent ? Donnez des exemples qui confirment votre réponse. Question 3 : de quelle source provenait la souffrance que vous avez décrite à la question 1 (voir carnet) ? En fonction de la source concernée, vers qui ou quoi dirigez-vous votre colère ou votre sentiment d’indignation ? Expliquez.

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Discussion n° 2 Question 4 : parmi les explications listées ci-dessous (voir carnet), quelles sont celles qui vous paraissent les plus valables pour justifier la présence des tornades, tremblements de terre, inondations, maladies et autres phénomènes naturels qui causent tant de souffrance sur cette terre ? Justifiez votre réponse. Question 5 : si nous prenons le parti de dire que Dieu ne contrôle pas directement tout ce qui se passe dans l’univers, quelle explication raisonnable pouvons-nous donner aux catastrophes naturelles ?

Dieu n’entrave généralement pas la bonne marche des lois de la nature qu’il a lui-même établies. Une fois le péché entré dans le monde, ces lois naturelles ont continué à remplir leur rôle malgré certaines altérations. Les catastrophes sont donc la conséquence des dommages subis par la nature, et non le résultat d’une sinistre intrusion divine. Question 6 : parlez d’une situation au cours de laquelle vous avez en quelque sorte mérité, ou été vous-même responsable de la souffrance que vous avez subie. Aviez-vous tout de même tendance à en rejeter la responsabilité sur quelqu’un ou quelque chose d’autre ? Pourquoi ?

Quand nous souffrons, nous avons souvent le réflexe d’en rejeter la responsabilité sur les autres. Nous nous mettons fréquemment en colère contre Dieu, alors qu’en réalité il n’est en rien responsable des difficultés que nous rencontrons. Question 7 : quand nous voyons la souffrance que nous nous infligeons parfois à nous-mêmes, à votre avis, pourquoi Dieu nous encourage-t-il ainsi : « Ayez donc le mal en horreur, attachezvous de toutes vos forces au bien » (Romains 12 : 9) ?

Les instructions que Dieu nous donne dans la Bible ont pour but de nous empêcher de faire du mal à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Loin de vouloir nous empêcher de profiter de la vie, Dieu nous donne le moyen de mener une vie sans regrets ni souffrances inutiles. Question 8 : l’humanité toute entière a rejeté Dieu et ses commandements. À la lumière de cette réalité, quel message pensez-

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? vous que C. S. Lewis s’efforce de faire passer quand il affirme : « La question n’est pas tant de savoir pourquoi des innocents souffrent, mais bien de se demander pourquoi nous ne souffrons pas tous davantage » ? Êtes-vous d’accord avec lui ? Pourquoi ?

C. S. Lewis veut nous faire comprendre qu’en raison du choix que nous avons fait de rejeter Dieu, il serait logique de s’attendre à ce que nous souffrions encore bien plus. Si nous n’avons pas encore reçu le châtiment que nous méritons à cause de nos péchés, c’est uniquement en vertu de la bonté et la grâce divines. Question 9 : pourriez-vous penser à certaines conséquences positives de la souffrance humaine ? Vous est-il arrivé de vivre des belles choses dans des moments de douleur ? Si oui, donnez-en un exemple.

Soyez prêt à donner un exemple tiré de votre expérience personnelle, au cas où les membres de votre groupe éprouveraient des difficultés à identifier les éventuelles conséquences positives de leur souffrance. Question 10 : pensez-vous qu’il soit possible d’aimer quelqu’un tout en refusant de lui accorder ce qu’il désire vraiment (alors que vous êtes en mesure de le lui donner) ? Donnez des exemples. Question 11���: Dieu s’est-il déjà servi de la peine et de la souffrance pour attirer votre attention ? Qu’essayait-il de vous faire comprendre ? Question 12 : à part la peine et la souffrance, quels autres moyens Dieu aurait-il pu utiliser pour attirer votre attention ? Auraient-ils été aussi efficaces ?

Vous pouvez notamment faire remarquer que les alternatives citées par les membres du groupe risquent de ne pas attirer notre attention autant que le feraient la peine et la souffrance. Nous ne tenons par exemple pas souvent compte des avertissements pourtant écrits en toutes lettres dans la Bible. Nous avons également tendance à ignorer la douleur quand elle n’est pas très vive. Or, si nous n’avions pas cette capacité à ressentir la douleur, les enfants qui tendent la main vers les flammes n’auraient pas le réflexe de la retirer 48


Discussion n° 3 et des dégâts physiques irréparables en résulteraient. En ce sens, la douleur est un don destiné à nous préserver des situations susceptibles de détruire notre corps. De la même manière, la culpabilité peut également être considérée comme un don, lorsqu’elle nous incite à mettre fin à d’autres comportements destructeurs. Question 13 : de quelle manière ces versets (voir carnet) peuvent-ils nous réconforter lorsque nous souffrons ? Question 14 : cochez ci-dessous la ou les phrases qui vous décrivent le mieux aujourd’hui (voir carnet). Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 3 Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ? Réponse courte : Dieu est déjà intervenu au travers de la personne de Jésus-Christ. Cet acte doit nous permettre de tenir bon jusqu’au jour où, à la fin des temps, Dieu mettra définitivement fin au mal. Question 1 : avez-vous déjà eu envie que Dieu intervienne pour réécrire certains chapitres de votre vie ou de celle de quelqu’un de votre entourage ? Donnez un exemple.

Cette question doit permettre aux membres de votre groupe de partager un peu de leur vécu, et de pouvoir ainsi soutenir les autres et leur faire confiance. Encouragez chacun à contribuer personnellement à cette expérience de groupe. Loin de n’être qu’un lieu d’étude, le petit groupe offre en réalité à ses membres l’opportunité de s’ouvrir et de voir leur vie changer. Question 2 : d’après vous, comment Dieu répondrait aux accusations d’Habacuc ?

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? Question 3 : en quoi la liberté qu’avait Habacuc de soumettre ses problèmes à Dieu (et le fait que ses propos figurent dans la Bible) nous permet-elle de constater que Dieu nous autorise à lui poser directement ces questions difficiles ?

Vous pouvez saisir l’occasion de faire remarquer que la Bible ne tente pas de dissimuler ce genre de questions difficiles. Habacuc a été confronté aux mêmes interrogations embarrassantes que nous aujourd’hui. Question 4 : vous trouverez ci-dessous (voir carnet) différentes manières de régler le problème du mal et de la souffrance, et Dieu pourrait utiliser l’un ou l’autre de ces scénarios. Lequel préférezvous ? Justifiez votre réponse. Quels sont les scénarios qui ne sont pas de bons scénarios selon vous ? Question 5 : imaginez que Dieu intervienne et qu’il éradique toute trace de mal. Qu’adviendrait-il de l’humanité, au regard d’un texte tel que Romains 3 : 23 (« Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu ») ? Que deviendriez-vous ?

Une semblable éradication radicale du mal impliquerait que nous soyons tous radiés de la surface de la Terre. Question 6 : à votre avis, le mal et la souffrance existeraient-ils dans le monde s’il n’y avait pas de péché (de mauvaises actions) ? Pourquoi, ou pourquoi pas ? Question 7 : à la lecture de la citation précédente (voir carnet), comprenez-vous mieux pourquoi Dieu a choisi de ne pas nous rendre incapables de faire le mal ?

Certains membres du groupe suggéreront peut-être que Dieu aurait pu nous donner la liberté de choisir, mais uniquement entre plusieurs propositions acceptables. C’est toutefois impossible puisqu’il s’agit en soi d’une contradiction : dès lors qu’il n’est pas possible d’avoir de réelles options, aucun choix digne de ce nom ne peut être fait. Question 8 : en quoi ce verset (voir carnet) vous aide-t-il à comprendre pourquoi Dieu tolère actuellement le mal ?

Dieu semble attendre patiemment que chacun d’entre nous ait eu l’opportunité de choisir de venir à lui. Il tolère le mal 50


Discussion n° 3 par égard pour ceux qui ne sont pas encore venus à lui. En cela, sa patience vis-à-vis du mal n’est pas une preuve de faiblesse ou d’indécision, mais bien un geste plein de grâce et de compassion envers ceux qui ne se sont pas encore repentis. Question 9 : quels avantages y a-t-il à laisser les gens expérimenter personnellement le mal pour ensuite les inviter à s’en détourner et à soumettre leur vie à Dieu ? Pensez-vous qu’il s’agisse de la meilleure manière de lutter contre le mal ? Pourquoi ?

En permettant que nous subissions personnellement le mal, Dieu nous donne une petite idée de ce à quoi peut ressembler la vie sans lui. Nous pouvons alors choisir en toute connaissance de cause si nous voulons ou non être séparés de sa bonté pour l’éternité. Question 10 : quel regard porteriez-vous sur le mal et la souffrance que vous êtes actuellement obligé de tolérer si vous aviez la certitude que Dieu mettra un jour fin au mal et instaurera une justice absolue ?

Le fait de savoir que le mal sera un jour éradiqué ne soulage pas nécessairement la peine et la souffrance que nous ressentons aujourd’hui. Pensez à assurer sincèrement les membres de votre groupe de votre sympathie envers les difficultés auxquelles ils sont actuellement confrontés. Question 11 : comment réagissez-vous quand on vous dit que, parce qu’il vous aime, Jésus-Christ est mort à votre place pour payer pour vos péchés ?

Laissez les membres de votre groupe faire librement part des doutes qu’ils entretiennent à ce sujet. Pour faire avancer la discussion, efforcez-vous toutefois de les encourager à imaginer de quelle manière ils répondraient à cette question si cette affirmation s’avérait exacte. Question 12 : et si, pour vous aider à supporter le mal qui existe dans votre vie, Dieu ne vous avait offert que Jésus et sa mort pour vous, serait-ce suffisant ? De quoi d’autre auriez-vous besoin ?

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? Profitez de cette question pour faire remarquer que Dieu donne le Saint-Esprit à ceux qui croient en lui (Jean 16 : 5-15) et que ce dernier est source de réconfort, de force et de courage dans les moments difficiles (Jean 14 : 25-27). Question 13 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux aujourd’hui. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

Discussion n° 4 Le diable existe-t-il vraiment ? Réponse courte : oui, c’est un ange déchu en rébellion contre Dieu, qui essaie d’inciter les gens à se joindre à lui pour défier le Créateur. Question 1 : que croyiez-vous au sujet du diable durant votre enfance ? Par quoi votre opinion a-t-elle été influencée ? Question 2 : croyez-vous actuellement en l’existence d’un être spirituel maléfique ? Pourquoi, ou pourquoi pas ? Quel est l’intérêt de tenter de découvrir si un tel personnage existe réellement ?

Nous espérons que les membres du groupe s’apercevront de la pertinence de ce sujet. En mettant en évidence l’existence d’un être spirituel maléfique, ils pourront se rendre compte qu’il faut prendre le diable au sérieux, et s’apprêter à contrecarrer efficacement ses manœuvres. Question 3 : que pensez-vous du fait que Jésus ait cru à l’existence du diable ? Quelles autres preuves de l’existence du diable pourrions-nous avancer ?

Les paroles de Jésus étant dignes de confiance (ce sujet est traité dans un autre carnet), il convient de prendre au sérieux ce que ce dernier a dit au sujet du diable. Le simple fait que Jésus ait cru au diable devrait en quelque sorte suffire à mettre un terme à ce débat : en effet, qui oserait prétendre que Jésus se trompe, s’il est réellement le Fils de Dieu ? 52


Discussion n° 4 Question 4 : qu’est-ce que le diable espère obtenir de Jésus, et quelles tactiques emploie-t-il ? Comment Jésus se débarrasse-til finalement du diable ?

Le diable veut que Jésus l’écoute et lui obéisse. Il se sert de textes tirés des Écritures pour essayer de le persuader de relever les défis qu’il lui lance, mais Jésus résiste à la tentation en lui répondant à l’aide d’autres textes issus de la parole de Dieu. Question 5 : dans la Bible, la première apparition du diable a lieu lors de l’épisode du Jardin d’Éden. Comment le diable s’efforce-til d’amener Ève à adopter une fausse image de Dieu, comme nous l’explique cet extrait du livre de la Genèse ? Satan utilise-t-il encore les mêmes tactiques de nos jours ?

Le diable a altéré et déformé les propos de Dieu, et s’en est servi pour troubler et tromper Ève. Dieu n’avait pas dit qu’ils n’avaient le droit de manger les fruits d’aucun arbre ; il leur avait défendu de toucher aux fruits d’un seul arbre, et il avait mis tous les autres fruits à leur disposition. Satan a tordu les propos divins au point de donner l’impression que ses commandements étaient déraisonnables. Il a également traité Dieu de menteur et l’a dépeint sous les traits d’un personnage autoritaire et mesquin. Le but premier de Satan n’était pas tant de pousser Ève à manger le fruit défendu que de lui faire accepter une image déformée de Dieu. Aujourd’hui encore, cela demeure sa priorité et son principal sujet de préoccupation. Ainsi que l’a dit R. C. Sproul, « Satan est décrit comme un accusateur, un menteur et un tentateur. Nous pouvons le voir mentir, déformer la vérité, nous induire en tentation et accuser ceux qui croient en Dieu ». Question 6 : selon vous, si le diable est réellement un ange doué d’intelligence, mais rebelle, quelles sont ses motivations lorsqu’il s’efforce de nous faire trébucher et de rallier toujours plus d’humains à sa cause ?

Qui se ressemble s’assemble ! Le diable prend plaisir à voir d’autres individus s’associer à lui dans son rejet de Dieu. (Il aime d’ailleurs particulièrement laisser ce rejet de Dieu se 53


Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? cacher derrière une prétendue neutralité vis-à-vis de Dieu. Jésus nous a pourtant mis en garde : « Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse » – Matthieu 12 : 30). Question 7 : Satan a-t-il une part de responsabilité dans le mal et la souffrance actuellement répandus dans le monde ?

Pour des raisons que nous ne connaissons pas précisément, Dieu a permis à Satan d'avoir une certaine liberté de jeter le trouble sur la terre. Une partie du mal et de la souffrance qui nous accable est une conséquence directe des attaques que Satan dirige contre nous. Question 8 : quelle est l’étendue de la puissance du diable, à la lecture des versets suivants (voir carnet) ? Pensez-vous que ce soit juste qu’il en soit ainsi ?

Dieu a permis au diable de faire usage de sa puissance sur cette terre, mais il lui a fixé des limites à ne pas dépasser. Et Dieu garde la situation totalement sous son contrôle. Question 9 : selon vous, pourquoi Dieu ne se débarrasse-t-il pas de Satan dès maintenant ?

La Bible ne fournit pas de réponse claire à cette question. Dieu semble reporter le jugement du monde et de Satan à une date ultérieure. Dieu souhaite peut-être que nous disposions d’un plus grand laps de temps afin de mieux comprendre quel camp nous choisirons (à savoir celui de Satan) si nous nous obstinons à rejeter notre Dieu et Créateur (cf. aussi la discussion n° 3, question 8 de ce guide). Question 10 : que ressentez-vous à l’idée que le diable puisse peut-être réellement exister ? Comment pourriez-vous essayer de découvrir, d’une manière ou d’une autre, la vérité à son sujet ? Question 11 : paraphrasez les textes suivants afin de bien comprendre de quelle manière la Bible nous recommande de nous défendre contre le diable. Question 12 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux aujourd’hui. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

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Discussion n° 5

Discussion n° 5 Comment un Dieu d’amour peut-il envoyer des gens en enfer ? Réponse courte : il ne le fait pas. Les gens s’envoient euxmêmes en enfer quand ils ignorent celui qui désire les accueillir et leur pardonner. Ce Dieu d’amour fait tout ce qui est en son pouvoir pour convaincre ces gens de cesser de lui résister obstinément. Question 1 : quelle est votre opinion au sujet de l’enfer ? Faites votre choix parmi les propositions suivantes (voir carnet) et expliquez ce qui motive votre réponse. Question 2 : sur quoi fondez-vous vos opinions au sujet de l’enfer ? Parmi les sources suivantes (voir carnet), lesquelles ont le plus influencé votre position actuelle ? Question 3 : dans quelle mesure les sources sur lesquelles vous fondez votre opinion au sujet de l’enfer sont-elles fiables ? Attribuez une note de 1 à 10 aux sources que vous avez choisies (1 étant synonyme de peu fiable, et 10, synonyme d’extrêmement fiable). Question 4 : sur quoi les auteurs des citations ci-dessus (voir carnet) appuient-ils leur conviction qu’il existe réellement ou non un lieu dénommé enfer ? Leurs sources sont-elles plus ou moins fiables que les vôtres ?

En réfléchissant aux fondements de leurs convictions sur le sujet de l’enfer, certaines personnes découvrent parfois des failles dans leur raisonnement. Cela peut les inciter à jeter de meilleures bases pour redéfinir leur point de vue sur ce thème tellement important, en particulier au vu des conséquences éternelles qui l’accompagnent. Question 5 : dans les versets qui précèdent (voir carnet), quelles raisons la Bible donne-t-elle pour justifier le fait que des gens soient envoyés en enfer ?

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? Les gens qui finissent par être envoyés en enfer n’y vont pas à la suite d’une décision divine, mais bien à cause de leur refus de se soumettre à Dieu (qui équivaut en fait à choisir l’enfer). L’enfer est synonyme de séparation définitive d’avec Dieu. Cette destinée éternelle est la conséquence logique d’une vie passée à exclure Dieu de notre quotidien. Jésus s’est lamenté sur Jérusalem, dont il désirait ardemment amener chaque habitant à lui, mais, comme tant d’autres au cours des siècles, ces derniers ne le voulaient pas. Veillez à mettre vous-même ces points en avant au cours de la discussion si les membres de votre groupe ne le font pas. Question 6 : à la lecture des textes bibliques qui précèdent (voir carnet), quelle idée pouvez-vous vous faire de l’enfer ?

La Bible semble affirmer que l’enfer est un lieu bien réel. Les tourments qui y sont infligés sont d’ordre émotionnel (les regrets), spirituel (la séparation d’avec Dieu) et probablement même physique (les brûlures). Quelles que soient ses particularités exactes, l’enfer est un endroit vraiment abominable, ainsi que le décrit la Bible au travers de nombreuses et terribles analogies. Question 7 : que pensez-vous des objections suivantes à propos de l’existence de l’enfer (voir carnet) ? Avez-vous d’autres objections que celles-ci ? Question 8 : que pensez-vous des affirmations précédentes (voir carnet) ? Avec lesquelles êtes-vous d’accord ? Avec lesquelles n’êtes-vous pas d’accord ? Quelles conclusions pouvons-nous tirer au sujet du désir de Dieu concernant la destinée éternelle de chaque être humain ? Question 9 : que ressentez-vous à l’idée que le mal prendra peutêtre fin un jour ?

L’existence de l’enfer peut faire figure de bonne nouvelle, en particulier pour ceux qui ont souffert des agissements d’autrui. Dieu fait allusion à cet endroit quand il dit à une victime : « C’est là que j’enfermerai ton ennemi afin qu’il ne puisse plus te faire de mal ». Ou quand il rassure tous 56


Discussion n° 5 ceux qui ont été opprimés : « Là-bas, ceux qui vous ont fait subir des traitements inhumains n’auront pas le droit de continuer à agir de la sorte ». Toute espèce de souillure morale sera maîtrisée et plus personne n’aura à souffrir des méfaits commis par ceux qui refusent de se détourner de leurs mauvaises voies. Question 10 : pensez-vous que les gens réalisent qu’ils se dirigent délibérément vers l’enfer lorsqu’ils évitent ou rejettent Dieu et ne lui permettent pas d’œuvrer dans leur vie ? Vous êtes-vous personnellement rebellé contre Dieu à certains moments de votre vie ? Expliquez.

Les gens ne réalisent souvent pas qu’en s’opposant à Dieu, ils s’éloignent de lui et ont déjà un avant-goût de la séparation radicale d’avec Dieu propre à l’enfer. Sous prétexte que nous pensons avoir raison (c’est en général ce qui nous pousse à nous opposer à Dieu), nous banalisons notre résistance envers Dieu. En réalité, les plans de Dieu sont toujours meilleurs que les nôtres, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte à court terme. Question 11 : est-il possible de croire à la fois en l’existence de l’enfer, à la justice de Dieu et à son amour ? Expliquez.

L’enfer est le moyen choisi par Dieu pour préserver la dignité humaine. Il reconnaît et respecte la liberté de choix des humains, même lorsque ces derniers préfèrent refuser toute relation avec lui. Dieu ne manifeste pas sa justice en fermant les yeux sur le péché, mais plutôt en respectant ses conséquences et les choix faits par les humains. Il a fait preuve d’amour en envoyant son Fils mourir pour nos péchés, afin de donner à l’humanité une opportunité de revenir à lui. Par amour pour nous, Dieu a également pris soin de nous avertir de la destination qui attend ceux qui persistent à vivre loin de lui. Question 12 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux aujourd’hui. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ?

Discussion n° 6 Le paradis existe-t-il vraiment ? Réponse courte : oui, et nous aurons l’immense privilège de jouir de sa splendeur si nous choisissons de laisser Jésus-Christ pardonner nos péchés. Il nous permettra ainsi de retrouver une relation avec Dieu, et un jour de le voir au ciel. Question 1 : croyez-vous qu’il y a une vie après la mort ? Sur quoi fondez-vous votre réponse ? Question 2 : que croyez-vous qu’il se passe après la mort ? Faites votre choix parmi les propositions suivantes (voir carnet). Par quoi votre opinion à ce sujet a-t-elle été influencée ? Question 3 : avez-vous des questions ou des inquiétudes particulières lorsque vous pensez au paradis ? Lesquelles ? Faites votre choix parmi les propositions suivantes (voir carnet). Question 4 : en quoi des expressions telles que « beaucoup de demeures » et « préparer une place » nous fournissent-elles des informations importantes sur le côté personnel et plein d’amour de ce qui nous attend au ciel, selon les paroles de Jésus ? Ces paroles sont-elles susceptibles de rassurer ceux qui craignent que le paradis soit un lieu ennuyeux ?

L’enseignement délivré par Jésus au sujet du ciel nous garantit au moins deux choses : tout d’abord, le paradis doit exister puisqu’une personne de l’envergure de Jésus a dit qu’il existait. Ensuite, si Jésus nous y prépare une place, cet endroit doit vraiment être à la fois merveilleux et personnel, compte tenu de la puissance et de l’amour de celui qui se consacre à sa création et son adaptation (depuis au moins deux mille ans !) Question 5 : à quel point faut-il que nous soyons bons, si effectivement l’accès au paradis en dépend ? Comment pouvons-nous être sûrs d’avoir été assez bons ?

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Discussion n° 6 Le but de cette question est de permettre aux gens de réfléchir aux conditions d’accès au paradis. Le niveau exigé par Dieu pour pouvoir aller au ciel n’est rien moins que la perfection. Personne n’étant capable de l’atteindre (Romains 3 : 23), aucun individu ne mérite donc d’entrer au paradis sur la seule base du bien qu’il a fait (Tite 3 : 5). C’est pourquoi, à moins d’être parfait, chaque humain doit être pardonné afin de pouvoir aller au ciel (Romains 6 : 23). Question 6 : d’après vous, et à la lecture de la Bible, comment les pécheurs peuvent-ils avoir accès au paradis ? Pensez-vous qu’il est possible d’être sûr d’aller au ciel ? Pourquoi, ou pourquoi pas ?

En payant le prix pour nos péchés par sa mort sur la croix, Jésus nous a donné la possibilité d’accéder au ciel. Quand nous plaçons notre foi en Jésus-Christ et que nous croyons qu’il a subi le châtiment que nous méritions, nous pouvons avoir l’assurance d’être entrés dans une nouvelle relation avec Dieu et d’aller un jour au paradis. Question 7 : dans quelle mesure êtes-vous certain de passer l’éternité au ciel ? De quoi dépend votre niveau de confiance à ce sujet ?

Cette question vous donne une excellente opportunité de découvrir où en sont les différents membres de votre groupe spirituellement parlant. Profitez-en pour les aider à prendre conscience de la nécessité d’inviter Jésus-Christ dans leur vie. Si certaines personnes déjà sauvées ont encore des doutes, rappelez-leur que leur accès au ciel s’est ouvert dès l’instant où elles ont placé leur confiance en Christ, et que ce dernier est effectivement digne de confiance. L’accès au ciel ne dépend pas de ce qu’elles font (ou ne font pas). Les promesses de Dieu garantissent leur destination éternelle (1 Jean 5 : 11-13, Romains 5 : 8). Question 8 : pourquoi trouvez-vous important de savoir dès maintenant avec certitude à quel endroit vous allez passer l’éternité ? Question 9 : Dieu ne vous promet pas une vie sans souffrances sur la terre, c’est clair. Par contre, il vous offre d’être à vos côtés,

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Comment Dieu pourrait-il permettre la souffrance et le mal ? maintenant sur cette terre, puis de prendre soin de vous à tout jamais, dans un endroit appelé Paradis, où le mal et la souffrance seront totalement absents… Mais trouvez-vous cela suffisant ? Pourquoi ? Question 10 : à ce point de votre cheminement spirituel, quelle importance accordez-vous au concept du paradis ?

Même si certains critiquent le fait de passer du temps à penser au ciel sous prétexte que cela nous éloigne des difficultés et des préoccupations terrestres, l’assurance d’aller au ciel un jour peut être dès maintenant source de paix, de tranquillité, et de réconfort. En sachant votre avenir assuré, vous pouvez vivre plus librement. Cet espoir d’un meilleur lendemain vous aide à traverser les périodes troublées de l’existence. Question 11 : cochez la phrase ci-dessous (voir carnet) qui vous décrit le mieux aujourd’hui. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

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POOLE / POLING

GUIDE DE L’ANIMATEUR

Pourquoi Dieu permet-il la souffrance et le mal ? Jésus est-il le seul chemin qui mène à Dieu ? Pourquoi devrais-je me fier à la Bible ? Des questions difficiles. Des questions qui dérangent. Mais aussi des questions légitimes, qui méritent qu’on prenne le temps de les examiner Chaque carnet s’organise en six discussions. Leur but : encourager la réflexion et l’interaction au sein de groupes de discussion. Les objections au christianisme y

sont ouvertement abordées. En vous engageant dans une telle démarche, vous serez amené à examiner le bien-fondé de la foi chrétienne et de vos propres opinions. La collection Ce que je crois, ça se discute a été conçue pour des groupes, et s’adresse aux personnes en recherche ou sceptiques ouverts d’esprit. Fondée sur plus de dix ans de pratique, cette série est un outil captivant et facile à utiliser.

ISBN 978-2-36249-298-3

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CE QUE JE CROIS, ÇA SE DISCUTE

Garry Poole travaille à Willow Creek Community Church aux États-Unis. Il y developpe les groupes de discussion. Avec son équipe, il a formé des milliers d’animateurs pour ces groupes, au sein de son Église et dans le monde entier. Judson Poling a travaillé pendant 29 ans à Willow Creek Community Church aux États-Unis, comme conseiller, orateur, et enseignant. Il est auteur de nombreux ouvrages. Judson et sa femme Deb ont deux enfants, Anna et Ryan.

GUIDE DE L’ANIMATEUR

GUIDE DE L’ANIMATEUR

Ce guide est l’outil indispensable pour animer un groupe de discussion Ce que je crois, ça se discute. Avec d’excellents conseils et des informations complémentaires, il vous permettra d’aborder en groupe les sept thèmes développés dans les sept carnets de la collection.

GARRY POOLE / JUDSON POLING

10 €

ISBN 978-2-95507-290-5

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CE QUE JE CROIS, ÇA SE DISCUTE


Guide de l'animateur • Garry Poole / Judson Poling