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Judson Poling

D’où vient la Bible ? Ne contient-elle pas essentiellement des mythes et des légendes ? Que penser de toutes ses contradictions ? N’a-t-elle pas été modifiée au cours du temps ? Pourquoi se fier à ce qu’elle dit ? Est-elle vraiment la Parole de Dieu ?

Pourquoi Dieu permet-il la souffrance et le mal ? Jésus est-il le seul chemin qui mène à Dieu ? Pourquoi devrais-je me fier à la Bible ? Des questions difficiles. Des questions qui dérangent. Mais aussi des questions légitimes, qui méritent qu’on prenne le temps de les examiner Chaque carnet s’organise en six discussions. Leur but : encourager la réflexion et l’interaction au sein de groupes de discussion. Les objections au christianisme y

sont ouvertement abordées. En vous engageant dans une telle démarche, vous serez amené à examiner le bien-fondé de la foi chrétienne et de vos propres opinions. La collection Ce que je crois, ça se discute a été conçue pour des groupes, et s’adresse aux personnes en recherche ou sceptiques ouverts d’esprit. Fondée sur plus de dix ans de pratique, cette série est un outil captivant et facile à utiliser.

Judson Poling a travaillé pendant 29 ans à Willow Creek Community Church aux États-Unis, comme conseiller, orateur, et enseignant. Il est auteur de nombreux ouvrages. Judson et sa femme Deb ont deux enfants, Anna et Ryan.

ISBN 978-2-36249-293-8

9 782362 492938

Peut-on se fier à la Bible ? Six discussions de groupes

Ce que je crois, ça se discute

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Peut-on se fier à la Bible ?

Peut-on se fier à la bible ?

Judson Poling

8 €

ISBN 978-2-95507-291-2

9 782955 072912

Ce que je crois, ça se discute


Peut-on se fier à la Bible ?


Judson Poling

Peut-on se fier à la Bible ? Six discussions de groupes

Ce que je crois, ça se discute


Édition originale publiée en langue anglaise sous le titre : How reliable is the Bible? • Judson Poling © 1998, 2003 • Willow Creek Association Traduit et publié avec permission de Zondervan, Grand Rapids, Michigan Tous droits réservés. Édition en langue française : Peut-on se fier à la Bible ? • Judson Poling © 2015 • BLF Éditions • www.blfeditions.com Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France Collection Ce que je crois, ça se discute Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés. Traduction et adaptation : Virginie Thémans, Édition Connect Couverture : Visuelle Création • www.visuellecreation.fr Mise en page : Visuelle Création et BLF Éditions Impression n°XXXXX • Sepec • Rue de Prony • 01960 Péronnas • France Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la Bible du Semeur. Texte copyright © 2000 Société Biblique Internationale. Avec permission. Une coédition BLF Éditions et Édition Connect (Groupe JPense) BLF Éditions ISBN 978-2-36249-293-8

broché

Édition Connect ISBN 978-2-95507-290-5

broché

Dépôt légal 1er trimestre 2015 Index Dewey (CDD) : 239 Mots-clés : 1. Apologétique. 2. Bible. Autorité.


Table des matières Préface de Lee Strobel............................................7 Avant-propos.........................................................9 Introduction Peut-on se fier à la Bible ?.......................................19

Discussion n° 1 D’où vient la Bible ?................................................23

Discussion n° 2 La Bible ne contient-elle pas essentiellement. que des mythes et des légendes ?..............................35

Discussion n° 3 Que penser de toutes les contradictions. présentes dans la Bible ?.........................................43

Discussion n° 4 La Bible n’a-t-elle pas subi. des modifications au cours du temps ?.......................52

Discussion n° 5 Pourquoi se fier à la Bible ?.....................................62

Discussion n° 6 La Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ?..............71

Ressources complémentaires....................................77


Préface Pendant de longues années, j’étais un athée convaincu : pour moi, la Bible n’était essentiellement qu’un recueil de mythes, Dieu sortait tout droit de l’imaginaire de l’homme, et la divinité de Jésus n’était que le produit de légendes apparues au fil du temps. Mes études en journalisme et en droit n’avaient fait que renforcer cette conviction. L’idée même qu’un Créateur à la connaissance, au pouvoir et à l’amour illimités soit à l’origine de l’univers me paraissait totalement absurde. Inutile donc de consacrer du temps à tenter de prouver son existence ! Pourtant, lorsque ma femme, jusqu’alors agnostique, s’est convertie au christianisme en 1980, j’ai ressenti le besoin de commencer des recherches sur la spiritualité. En effet, ma femme avait changé : sa personnalité et ses valeurs avaient subi une transformation radicale ! En mettant à profit mon expérience de rédacteur juridique du journal The Chicago Tribune, j’ai voulu vérifier si la foi chrétienne était réellement basée sur des faits, des données historiques et des preuves logiques. Avec le recul, je me dis que le type d’ouvrage que vous tenez dans les mains en ce moment m’aurait été d’une grande aide. Ces manuels d’étude peuvent vous être particulièrement utiles dans deux cas de figure. Si vous êtes un disciple de Jésus, vous y trouverez des réponses à certaines questions difficiles que vous vous posez, ou que vos amis noncroyants vous posent parfois. Si vous ne suivez pas encore Jésus, que vous soyez sceptique ouvert d’esprit ou simple7


ment en recherche, cette série pourra également vous aider dans votre réflexion. Vous pourrez librement vous pencher sur les sujets qui vous intéressent, les étudier en détail et en discuter avec d’autres personnes en groupe. Ces livrets sont destinés à tous ceux qui souhaitent découvrir qui est Dieu, et qui est cet étrange et fascinant charpentier de Nazareth que l’on appelle Jésus. Vous êtes-vous reconnu dans les paragraphes précédents ? Soyez prêt alors à vivre l’aventure de votre vie ! Au fil des pages, laissez-vous entraîner dans un voyage riche en découvertes surprenantes. Prenez garde : bientôt, vous serez face à certaines des plus grandes questions que se pose l’humanité. Votre existence risque d’en être bouleversée ! Lee Strobel Auteur de Jésus : La parole est à la défense et

Plaidoyer pour la foi.

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Avant-propos Bienvenue dans cette collection « Ce que je crois, ça se discute » ! Cette série de carnets destinés à être étudiés en petits groupes est née d’une conviction : toute affirmation concernant des vérités d’ordre spirituel devrait être soigneusement examinée. Contrairement à ce que certains affirment, les grandes religions ne devraient pas échapper à un examen approfondi. Elles n’ont pas le droit de faire des déclarations aussi radicales ou d’exiger quoi que ce soit sans expliquer pourquoi elles devraient être prises au sérieux. Or, leurs enseignements, et notamment ceux fondés sur des textes de la Bible, prétendent expliquer les plus grands mystères de la vie, avec des conséquences potentiellement éternelles. Il est donc impératif d’analyser de telles affirmations avec le plus grand sérieux. Si des erreurs sont mises en évidence au cours de ces analyses, il sera ensuite parfaitement raisonnable de refuser de donner crédit à un tel ensemble de croyances. Si, à l’inverse, cette recherche sérieuse nous permet de découvrir la vérité, alors nous nous dirons que les efforts fournis en valaient bien la peine.

Vous vous tournerez vers moi et vous me trouverez lorsque vous vous tournerez vers moi de tout votre cœur. La Bible, Jérémie 29 : 13

Le christianisme affirme que Dieu approuve ce genre de recherche sincère et approfondie. L’Histoire révèle que Jésus lui-même encourageait ses interlocuteurs à tout examiner soigneusement. La Bible n’est pas un livre secret réservé à quelques initiés : toute personne est libre de l’ouvrir, de l’étudier et de discuter de son contenu. Les enseignements 9


fondamentaux du christianisme sont gratuitement mis à la portée de tous, sceptiques et croyants confondus. Vous êtes donc cordialement invité à explorer les choix qui s’offrent à vous, à examiner les affirmations de chacun et à tirer vos propres conclusions. Une fois que vous aurez découvert et accepté la vérité, attention : soyez prêt à voir de profonds changements affecter votre vie, dans la durée ! Nous pouvons tous, un jour ou l’autre, croire un mensonge. Cela nous arrive aussi de refuser d’admettre une vérité. Cette série de guides de discussion a pour but de vous aider à faire la part des choses entre ce qui prétend être vrai et ce qui est réellement vrai. Ce processus vous aidera, au bout du compte, à constater le bien-fondé de la foi chrétienne. Que vous soyez non-croyant, sceptique, ou déjà convaincu et soucieux de nourrir votre foi, ces guides sont là pour vous accompagner au cours de cette fascinante exploration des vérités spirituelles essentielles.

Ce que je crois, ça se discute en petits groupes

Avant-propos 10

Cette série de livrets consacrée aux discussions de ce que l’on croit est tout spécialement destinée aux personnes en recherche spirituelle ; elle désire leur donner l’occasion de s’interroger sur les fondements de la foi chrétienne et de les étudier plus en détail dans le contexte rassurant d’une rencontre en petit comité. Ces groupes se composent généralement de deux à douze personnes en recherche, et d’un à deux responsables. Elles se rencontrent régulièrement, principalement pour discuter de questions relatives à la foi. Peu importe le lieu où se déroulent ces rencontres : à la maison, sur le lieu de travail, autour d’une table de restaurant, dans une église, une bibliothèque ou un parc. Un responsable chrétien formé pour diriger de tels groupes


va favoriser les conversations en fonction des thèmes et des questions spirituelles de ses participants. Souvent, un autre chrétien en cours de formation, ou déjà responsable lui-même, assiste le responsable principal du groupe. Les autres participants sont pour la plupart non chrétiens. L’objectif de ces discussions est de susciter la réflexion et le dialogue, et de permettre une découverte de la foi chrétienne de manière originale et innovante. Ces livrets présentent clairement les vérités spirituelles chrétiennes, mais pas seulement. Ils présentent aussi le point de vue des sceptiques puisque la majorité des membres du groupe sera en recherche, pas encore convaincue du bien-fondé des affirmations du christianisme. De cette manière, les personnes non chrétiennes peuvent s’apercevoir que leurs questionnements et leurs doutes, sont non seulement compris mais aussi respectés. Dans ce contexte, des discussions franches et ouvertes sur le sujet de la foi chrétienne pourront se développer. Grâce à cette série d’ouvrages, nous espérons que les personnes en recherche seront amenées, avec tout le respect qui leur est dû, à réfléchir sérieusement aux paroles de Jésus, voire à y adhérer. Cette série d’études poursuit également un autre but : celui d’offrir à de petits groupes de chrétiens un outil leur permettant de trouver ensemble des réponses aux questions difficiles que posent souvent les non-croyants. À travers ces conversations, les participants seront fortifiés dans leur foi et mieux équipés pour installer un dialogue sur le sujet de la foi avec tous leurs amis en recherche. Un petit groupe de chrétiens peut aussi inviter des amis en recherche à les rejoindre afin de réfléchir ensemble aux grandes questions liées à la foi. Cette approche représente une excellente opportunité d’examiner les fondements du christianisme avec des personnes en quête de spiritualité.

Avant-propos 11


Quelle que soit la configuration de votre groupe, l’essentiel c’est de tirer profit de ces guides d’étude pour créer des lieux de discussions où seront abordées les questions qui comptent vraiment.

Structure du guide Introduction Chaque discussion commence par quelques paragraphes d’introduction. Le responsable du groupe demande généralement aux participants de les lire à voix haute au début de la séance mais rien ne vous empêche de les lire avant la rencontre. Ces introductions présentent les arguments du point de vue sceptique. Vous pourrez parfois vous y reconnaître et vous sentir ainsi à la fois compris et respecté.

Le débat est ouvert La plupart des discussions proposent une liste de dix à quinze questions sur lesquelles le groupe d’étude peut échanger. Aborder chacune de ces questions au cours d’une seule rencontre est parfois difficile. Ce n’est pas grave, l’important étant surtout de débattre du thème central, sans obligatoirement passer en revue l’ensemble des questions. Vous pouvez néanmoins consacrer plusieurs rencontres à un même sujet afin d’avoir l’occasion de traiter chacune des questions proposées. La section Le débat est ouvert a pour but d’inviter chaque participant à prendre part au débat et à s’exprimer ouvertement.

Avant-propos 12

La discussion commence généralement par une question destinée à « briser la glace » : elle permet d’engager la conversation sur un sujet en apparence anodin, mais souvent en rapport avec le thème de la rencontre. Votre groupe


peut consacrer davantage de temps à ce genre de questions au début de chaque discussion.

Au cœur du sujet La section intitulée Au cœur du sujet propose une légère modification dans l’orientation de la discussion. Au lieu de se limiter au domaine purement intellectuel, ces questions abordent des sujets d’ordre plutôt émotionnel. Vous avez alors l’opportunité d’exprimer ce que vous ressentez à propos de ce sujet en particulier et d’en parler librement avec le reste du groupe.

Carnet de voyage La section Carnet de voyage a pour but de vous encourager à dépasser le stade de la discussion concernant les questions purement intellectuelles ou émotionnelles et à trouver des applications pour votre vie personnelle. Après tout, l’intérêt de ces rencontres en groupe est bien de parcourir ensemble une liste de thèmes précis : il est donc utile que vous puissiez clairement identifier quelle est votre position par rapport à tel ou tel sujet et d’en parler avec les autres. Au fur et à mesure de votre voyage et des découvertes que vous ferez, il est fort possible que vos opinions évoluent.

En toute franchise Chaque discussion inclut au moins une section intitulée En toute franchise. Son objectif est de stimuler la réflexion et d’alimenter la conversation en apportant quelques informations complémentaires. Les questions posées immédiatement après les sections En toute franchise ont un lien direct avec leur contenu : il est donc essentiel que vous lisiez et compreniez ces sections avant d’essayer de répondre aux questions.

Avant-propos 13


Citations Chaque discussion propose des citations très variées, reflétant généralement l’opinion d’individus sceptiques ou critiques. Leur but est de vous faire réagir et réfléchir au sujet proposé.

Textes bibliques sur ce thème Certains guides proposent en fin de chapitre une liste de références bibliques en rapport avec le sujet abordé.

Ressources complémentaires À la fin de chaque guide, ceux qui souhaitent en savoir davantage sur le thème abordé trouveront une liste de livres particulièrement recommandés.

Déroulement des conversations

Avant-propos 14

Ces guides et les questions qu’ils contiennent sont avant tout destinés à alimenter le dialogue au sein d’un groupe, plutôt que de proposer une série de réponses toutes faites. Il ne s’agit pas d’études bibliques à proprement parler, même si des textes et des sujets issus de la Bible y apparaissent régulièrement. Les sujets de réflexion proposés ont pour objet de vous encourager à exprimer ce que vous pensez et ressentez. Chaque discussion a certes un objectif et s’efforce de diriger le groupe dans une direction bien précise, mais ne prétend pas pour autant fournir des réponses à l’ensemble des questions posées. Vous devez faire vos propres découvertes ! Vous êtes invité à partager votre vécu, votre vision des choses et vos incertitudes. Vous serez aussi encouragé à évaluer ce que vous croyez à la lumière de ce qu’enseigne la Bible. Au fur et à mesure du


déroulement de la rencontre, vous pourrez ainsi identifier plus clairement votre position. Les discussions du groupe doivent être encadrées par un animateur qui pourra puiser des informations complémentaires dans le Guide de l’animateur. Des détails, des explications et des propositions de réponses y figurent pour la plupart des questions de chaque discussion. Un livre supplémentaire intitulé Comment démarrer un groupe JPENSE est vivement recommandé aux animateurs désireux de mettre un projet de petits groupes sur pied et de faciliter les discussions entre personnes en recherche spirituelle. Ce livre ainsi que d’autres supports et aides sont disponibles sur le site web www.jpense.fr. Lorsque vous vous préparez à participer à une rencontre de votre groupe de discussion, gardez aussi les quelques points suivants à l’esprit : »» 1. Il n’est pas nécessaire de suivre la série consacrée aux questions difficiles dans un ordre précis. Vous pouvez librement faire votre choix parmi les différents guides et les discussions individuelles qui les composent, et aborder chaque sujet indépendamment des autres en fonction des questions et des centres d’intérêt de chaque participant. »» 2. Lisez, si possible, le contenu de la discussion prévue avant la rencontre : si vous vous êtes déjà familiarisé avec le sujet, vous pourrez davantage profiter du temps de discussion. »» 3. Prenez part à la conversation. L’animateur du groupe n’est pas là pour vous faire un exposé, mais bien pour vous encourager à discuter ouvertement de vos points de vue et de vos différences. Soyez prêt à parler honnêtement et en toute franchise de vos opinions.

Avant-propos 15


»» 4. Respectez les autres membres du groupe. Écoutez-les attentivement quand ils s’expriment et manifestez votre approbation aussi souvent que possible, afin d’encourager les personnes plus réservées à participer. Pensez à toujours faire preuve de respect envers les autres, même si vous n’êtes pas d’accord avec eux. »» 5. Veillez à ne pas monopoliser la conversation. Participez à la discussion, certes, mais laissez aussi les autres s’exprimer ! »» 6. Efforcez-vous de ne pas vous éloigner du sujet abordé. Vous risquez de manquer de temps si vous abordez toutes les autres questions difficiles qui vous viennent à l’esprit au cours de la rencontre. »» 7. Pensez à vous procurer une version contemporaine de la Bible, telle que La Bible du Semeur ou La Bible en français courant. Vous pouvez aussi opter pour une Bible d’étude spécialement destinée aux personnes en recherche, comme La Bible Vie nouvelle ou La Bible expliquée. »» 8. En plus de participer à ces rencontres, n’hésitez pas à lire la Bible ainsi que d’autres bons ouvrages traitant du thème abordé. N’hésitez à pas de consulter la section « Ressources complémentaires » que vous trouverez en fin de livret.

Un amour plus grand que tout

Avant-propos 16

Jésus est le fondement sur lequel repose le christianisme. Il a pourtant fréquemment tenu des propos assez difficiles à entendre. Mais le sujet d’achoppement qui est au cœur du christianisme, c’est bien cette réalité : à un moment donné de l’histoire de l’humanité, Dieu est descendu vivre parmi les hommes, en la personne de Jésus de Nazareth. L’épisode le plus déconcertant de la vie de Jésus reste sa mort sur la croix. Il y fut cloué comme un vulgaire criminel. Un


lieu de faiblesse où tout semblait perdu. Les moqueries des passants fusaient et blessaient autant que les coups de fouet reçus juste avant la crucifixion : « Descends donc de la croix, Jésus, si tu es celui que tu prétends être ! » Mais c’est là, sur la croix, que Dieu a manifesté son amour, un amour plus grand que tout ce que les mots ne peuvent exprimer. Cette action de Jésus, présentée comme l’ultime expression de l’amour et de la justice de Dieu, mérite donc d’être examinée de très près ! Sachez que des réponses satisfaisantes vous attendent au fur et à mesure des questions difficiles que vous aborderez. Vous êtes invité à partir à leur recherche en explorant et en discutant du contenu de ces guides en compagnie des autres membres de votre groupe de découverte. Que Dieu bénisse chaque instant de votre voyage spirituel !

Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. La Bible, Matthieu 7 : 7

Avant-propos 17


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Introduction

Peut-on se fier à la Bible ? Deux jeunes gens viennent de frapper à votre porte : ils sont vraiment très charmants. Très poliment, ils vous expliquent qu’ils sont membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Ils affirment que Dieu a offert le Livre de Mormon au monde en complément des autres textes sacrés : ils vous le proposent d’ailleurs gratuitement. Lorsque quelqu’un leur demande de prouver que ce livre est effectivement digne de foi, ils donnent la réponse type suivante : « Si vous priez à ce sujet, et que vous demandez au Saint-Esprit de vous montrer si ce livre vient bien de Dieu, il le fera. Lisez-le, et vous verrez ». Pas besoin de fouilles archéologiques ou de recherches historiques : Dieu va personnellement s’adresser à vous, voilà tout ! Ailleurs sur la planète, des musulmans convaincus croient que Dieu a dicté le Coran au prophète Mahomet au début du viie siècle apr. Jésus-Christ. Mot à mot, Allah a transmis ses révélations par l’intermédiaire d’un archange, afin qu’elles soient mises par écrit et annoncées au monde entier. La version originale du Coran se trouve au ciel, car il s’agit de l’« éternelle parole de Dieu incréée ». La version terrestre du Coran n’est qu’une simple copie. Les musulmans considèrent que toute remise en question de la validité ou de la véracité du Coran est un grave péché, car le croyant doit croire et ne surtout pas douter. Il en va de même pour la Bible, non ? Dieu s’est révélé à travers elle, et nous sommes tous censés l’accepter par la foi.

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Si vous enfermiez un chrétien qui croit la Bible, un musulman et un mormon dans la même pièce, chacun s’efforcerait de persuader les autres que le livre auquel il croit est la véritable Parole inspirée de Dieu. Et si vous – en recherche de la vérité, sans a priori – si vous étiez enfermé dans cette pièce à leurs côtés ? À quelle conclusion aboutiriez-vous ? Chacun des représentants de ces religions vous pousserait à accepter ce qu’il vous propose sans vous fournir d’autre preuve que : « Lisez-le et vous saurez ! » Comment savoir lequel de ces livres dit la vérité ? S’il y en a un… Certains affirment que la prière et les expériences personnelles ne suffisent pas à résoudre un problème aussi délicat. Tout comme des ouvrages qui traitent de la sagesse ou de l’histoire de l’humanité, les textes religieux doivent être soigneusement examinés et mis à l’épreuve. La présence d’erreurs ou d’inexactitudes parmi des informations vérifiables telles que les détails historiques, nuit à la crédibilité de tout contenu spirituel prétendant, par exemple, que le message délivré dans ce livre vous garantit la vie éternelle. Cette réflexion vous amènera peut-être à rejeter en bloc tous les ouvrages prétendant être la parole de Dieu. Mark Twain n’hésitait pas à qualifier le Livre de Mormon de « chloroforme imprimé » et à critiquer également la Bible et le Coran. Robert Ingersoll s’attaquait au message biblique de manière encore plus virulente car, selon lui, « Si, de nos jours, un homme suivait les enseignements de l’Ancien Testament à la lettre, il serait considéré comme un criminel ; s’il appliquait strictement les enseignements du Nouveau Testament, il serait pris pour un fou ». Existe-t-il des preuves qui démontreraient que la Bible est digne de notre confiance ? Plus digne que tout autre texte sacré ? Pour quelles raisons devrions-nous la prendre au sé-

Introduction 20


rieux ? Les enseignements de la Bible risquent-ils vraiment de nous pousser à adopter un comportement criminel ou insensé, comme le prédisait Ingersoll ? Il ne s’agit pas là de simples questions intellectuelles : il s’agit de savoir si Dieu s’est réellement adressé à l’humanité, et s’il l’a fait, où nous pourrions trouver ce message. Une autre option, c’est que Dieu n’ait rien dit (ou qu’il n’existe pas de Dieu du tout !). Mais puisque beaucoup affirment qu’il s’est exprimé, leurs affirmations méritent d’être entendues et soigneusement examinées. Cette série de discussions vous aidera à répondre à la question « Peuton se fier à la Bible ? » et à vous faire votre propre opinion.

Introduction 21


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Discussion n° 1

D’où vient la Bible ? De s s o u r c e s a u t h e n t i q u e s  ? En entrant dans une librairie et en jetant un coup d’œil dans le rayon « spiritualité », vous trouverez certainement toutes sortes de Bibles ; le vaste choix de traductions et de formats disponibles vous surprendra peut-être. Les chrétiens affirment que la Bible est la parole de Dieu ou, qu’elle est, en tout cas, un ouvrage important qui parle de Dieu. De tels propos suscitent forcément des interrogations et, en particulier, le désir de savoir « Mais, d’où vient cette Bible ? » Nous nous doutons bien qu’elle n’est pas tombée du ciel dans sa version intégrale, reliée de cuir et à la tranche dorée. En réalité, elle n’est pas tombée du ciel du tout, même pas sous forme de brouillon. Elle a été en effet écrite par des gens, des êtres humains, comme vous et moi. Qui étaient-ils ? Quand l’ont-ils rédigée ? Et comment pouvons-nous nous assurer qu’ils savaient de quoi ils parlaient ?

Toutes les bibles ont été créées par l’homme. Thomas Edison

Il arrive que quelqu’un offre une Bible à un ami et que ce dernier se mette à la parcourir, par pure curiosité. Imaginez que vous êtes cet ami. Vous ne connaissiez rien de la Bible : quelles seraient vos premières impressions à la lecture de ses pages ? Y comprendriez-vous quelque chose ? Seriezvous étonné, ou déconcerté par certains textes ?

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Je veux dire par là que, si Dieu voulait nous adresser un message, il aurait franchement pu réfléchir à un meilleur moyen que le recours aux textes anciens. Dr Arroway dans le livre Contact de Carl Sagan

La Bible n’est qu’un recueil de fables et de traditions, rien que de la mythologie… [C’est un peu comme] une pharmacie qui propose toujours les mêmes remèdes malgré l’évolution de la médecine. Pendant 1 800 ans, les changements ont été minimes, au point de passer presque inaperçus… Jour après jour, et nuit après nuit, un médecin morose et ignorant a fait ingurgiter à son patient d’énormes quantités du remède le plus répugnant du magasin… Il l’a laissé souffrir de la religion pendant dix-huit siècles en ne lui permettant pas de se sentir mieux, ne fût-ce que l’espace d’un seul jour. Mark Twain

Discussion n° 1 24

Le caractère très humain des textes bibliques ferait probablement partie des choses qui vous étonneraient au premier abord. En lisant ce que certains appellent « La parole de Dieu », vous vous attendriez peut-être à y trouver les mots de Dieu, une sorte de transcription directe des prédications de Dieu. Il y aurait des commandements, des déclarations et même des jugements prononcés par Dieu, le tout soigneusement écrit entre guillemets. Et pourtant, la Bible débute par ces mots : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». Un homme parle de Dieu à la troisième personne : il raconte ce que Dieu a fait, au lieu de laisser ce dernier s’exprimer directement. La majeure partie de la Bible est rédigée sous cette forme : ses rédacteurs semblent mélanger leurs impressions, leur ressenti, avec des citations directes des paroles de Dieu. Vous vous poserez peut-être de nombreuses autres questions : faut-il que nous prenions les écrits des rédacteurs de la Bible au pied de la lettre ? Ont-ils réellement entendu Dieu prononcer distinctement les paroles qu’ils rapportent ? Si c’était le cas, comment savaient-ils qu’il s’agissait effectivement de la voix de Dieu et non de celle d’un démon ? Et si, au lieu d’une voix audible, ils ont eu la conviction intérieure de recevoir un message, pouvaient-ils être certains que Dieu leur adressait la parole véritablement, et que leur subconscient n’était pas en train de leur jouer des tours ? Pourquoi devrions-nous nous fier aux paroles que Dieu leur a soi-disant transmises plutôt qu’à nos propres impressions ? Nous devons ensuite nous demander comment ces textes ont été rassemblés de manière à former un seul ouvrage. Qui s’est chargé de les sélectionner et de les compiler ? Ces gens n’ont-ils pas oublié d’inclure l’un ou l’autre livre que Dieu aurait voulu y voir figurer ? N’ont-ils pas inclus des documents contenant des erreurs ? Et si ce livre n’était la


parole de Dieu que dans notre imagination, et que ceux qui l’avaient rédigé avaient simplement cru, à tort, avoir entendu Dieu s’adresser à eux ? L’inspiration soi-disant divine de la Bible soulève donc bon nombre de questions difficiles. Préparez-vous à vivre des discussions animées !

L e débat e st ouver t

1.

Avez-vous entendu parler de la Bible durant votre enfance ? Vous souvenez-vous de ce que vous en pensiez ? Aviez-vous tendance à croire facilement tout ce que l’on vous disait ou, au contraire, à tout remettre en question ?

2.

Quels doutes avez-vous aujourd’hui au sujet de la Bible ? S’il y avait une question à laquelle vous aimeriez que ce guide puisse répondre, quelle serait-elle ?

La Bible compte parmi les livres les plus lus et les moins examinés en détail de tous les temps. The Theological Works of Thomas Paine

En toute franchise U n e révél ation in at tendue L’espace d’un instant, imaginez que vous êtes à la place de Dieu et que vous désirez entrer en communication avec l’humanité par l’intermédiaire d’un livre. Le moyen le plus simple ne serait-il pas de confier à quelqu’un (un prophète ou un scribe, par exemple) la tâche de mettre vos paroles par écrit, puis de publier ce recueil ? Pour la plupart des gens, cela semble être la solution la plus logique. C’est en tout cas le genre de texte qu’ils s’attendent à trouver en ouvrant la Bible pour la première fois. À leur grande surprise, la Bible ne ressemble pas du tout à

Discussion n° 1 25


cela. Elle comporte une large portion d’événements historiques racontés du point de vue de ceux qui les ont vécus. Elle contient également, entre autres, des généalogies – des listes de noms de personnes et des descendants qu’elles ont engendrés – ainsi que de nombreux détails, apparemment sans importance. Il arrive aussi parfois qu’un prophète s’exprime au nom de Dieu : ses paroles sont alors précédées de la mention « Ainsi parle le Seigneur ». Mais ces textes incluent souvent aussi des événements marquants de la vie personnelle du prophète. Dans la partie de la Bible consacrée à Jésus, nous pouvons non seulement découvrir la transcription de ses paroles, mais également ce qu’ont répondu ses interlocuteurs (parmi lesquels se trouvaient certains de ses ennemis), ainsi que le récit de ses actes. Les Évangiles sont donc bien plus qu’une compilation de citations de Jésus. Les épîtres, qui représentent un tiers du Nouveau Testament, rapportent les propos de personnages tels que les apôtres Paul et Pierre. Ceux-ci s’efforçaient d’encourager et d’enseigner les membres des Églises placées sous leur responsabilité. La Bible semble donc a priori rassembler autant de « paroles divines » que de « paroles humaines ».

3.

Pensez-vous que ce soit important que la Bible ne se limite pas à regrouper un ensemble de « déclarations dictées par Dieu » ? Expliquez. Les rédacteurs des textes de la Bible ont souvent donné de nombreux détails concernant leur vie personnelle : en quoi cela pourrait servir à éclairer ce que Dieu aurait dit ou fait dans leur vie ?

Discussion n° 1 26


En toute franchise Pa r q u i l a Bible a -t-elle été é crite ? La Bible n’est pas un seul livre, mais bien plusieurs douzaines d’ouvrages en un seul volume. Cependant, considérés dans leur ensemble, tous ces ouvrages s’unissent pour proclamer, sans aucun doute possible, que « les êtres humains ont de la valeur aux yeux de Dieu » ! »» La rédaction de la Bible s’est étendue sur une période de 1 400 ans ; »» Cette rédaction a duré l’espace de quarante générations ; »» Des gens de tous horizons ont contribué à la rédaction de la Bible (des rois, des paysans, des philosophes, des poètes, des pêcheurs, des hommes d’État, des savants, des médecins, des hommes d’affaires, etc.) ; »» La Bible a été écrite sur trois continents (Asie, Afrique, Europe) et dans des lieux très variés (en prison, dans des palais, en voyage, dans la nature, etc.) ; »» Les auteurs ont expérimenté des sentiments très variés au cours de la rédaction de la Bible (tristesse, joie, colère, enthousiasme, paix) ; »» La Bible a été écrite en trois langues (hébreu, araméen, grec).

4.

Quels inconvénients peut-il y avoir à rassembler les œuvres de tant d’auteurs différents dans un seul livre ? En quoi cela ajoute-t-il de la valeur au résultat final ?

La Bible n’est pas une simple anthologie : une réelle unité relie entre eux les éléments qui la composent. Le choix des textes d’une anthologie revient généralement à un anthologiste ; or, aucun anthologiste n’est intervenu dans la composition du texte biblique. F. F. Bruce, The Books and the Parchments

Discussion n° 1 27


En toute franchise E n quoi c e s é c rits s ont-il s tellement par tic ulier s  ? Tout en affirmant qu’ils n’étaient que de simples mortels, les auteurs des textes bibliques ont toutefois insisté sur le fait qu’ils étaient des instruments au service de Dieu. Ils avaient la conviction de relater des faits exacts, de retranscrire le récit des témoins oculaires avec exactitude, d’avoir reçu des révélations exactes de la part de Dieu, et de faire des prédictions exactes au sujet de l’avenir.

Des faits exacts Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous, d’après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la parole de Dieu. J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile ; ainsi, tu pourras reconnaître l’entière véracité des enseignements que tu as reçus. — La Bible, Luc 1 : 1-4

Des témoignages exacts En effet, nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux. Car Dieu le Père lui a donné honneur et gloire lorsque, dans sa gloire immense, il lui a fait entendre sa voix, qui disait : « Voici mon Fils bien-aimé, qui fait toute ma joie. » Or cette voix, qui était venue du ciel, nous l’avons entendue nous-mêmes, puisque nous étions avec lui sur la sainte montagne. — La Bible, 2 Pierre 1 : 16-18

Discussion n° 1 28


Des révélations exactes Sachez, avant tout, qu’aucune prophétie de l’Écriture n’est le fruit d’une initiative personnelle. En effet, ce n’est pas par une volonté humaine qu’une prophétie n’a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. — La Bible, 2 Pierre 1 : 20-21

Des prédictions exactes J’ai annoncé depuis longtemps les choses du passé, j’en ai parlé, je les ai fait entendre, puis, soudain, j’ai agi, et cela s’est produit. Parce que je savais que tu es obstiné… Moi, je t’ai annoncé ces choses bien longtemps à l’avance, je t’en ai informé avant qu’elles n’arrivent, pour que tu ne puisses pas dire : “C’est mon idole qui a fait toutes ces choses, c’est ma statue de bois, mon image de fonte, qui en a donné l’ordre !” Tu as bien entendu, regarde de tes yeux : tout s’est réalisé. N’allez-vous pas l’annoncer vous aussi ? — La Bible, Ésaïe 48 : 3-6

5.

Prétendre que Dieu s’exprime au travers de vous est une chose ; le prouver en est une autre. Quelles sortes de preuves un individu prétendant révéler une vérité essentielle devrait-il être en mesure de fournir ?

En toute franchise Q u i a c hoisi le s li vre s à inc lure d a n s l a Bible , e t p ourquoi ? L’ensemble des livres de l’Ancien Testament, déjà librement diffusés depuis longtemps, a été officiellement approuvé et accepté par un groupe d’érudits juifs rassemblés dans la ville de Jamnia en l’an 90 apr. Jésus-Christ. Initialement

Discussion n° 1 29


écrit en hébreu, l’Ancien Testament avait été traduit en grec, la langue la plus couramment parlée à l’époque, vers le iiie siècle av. Jésus-Christ. Du temps de Jésus, quiconque voulait faire référence à l’Ancien Testament l’appelait « la Loi », « les Prophètes » ou « les Écritures » (ou simplement « La Loi et les Prophètes »). Ces termes regroupaient l’ensemble des livres qui composent actuellement notre Ancien Testament. À plusieurs reprises, Jésus a validé la totalité du contenu de l’Ancien Testament : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 : 17). Jésus a même apparemment fait référence au début et à la fin de l’Ancien Testament en citant un événement extrait du livre de la Genèse, puis à un autre extrait du second livre des Chroniques (Matthieu 23 : 35). Genèse et 2 Chroniques étaient alors le premier et le dernier livre de l’Ancien Testament dans l’ordre établi par les Hébreux. Jésus considérait donc que ces livres servaient de cadres à la révélation divine adressée aux Juifs. Les livres du Nouveau Testament, tous écrits avant la fin du premier siècle, ont été largement diffusés sous forme de copies individuelles pendant plusieurs siècles. En 367 apr. J.-C., Athanase a édité la première liste répertoriant l’ensemble des livres actuellement présents dans le Nouveau Testament. Sur cette base et à l’issue des conciles d’Hippone (en 393 apr. J.-C.) et de Carthage (en 397 et 419 apr. J.-C.), les listes partielles existantes ont définitivement cédé la place à la version officielle du Nouveau Testament, tel que nous le connaissons encore aujourd’hui

Discussion n° 1 30


6.

En quoi ce long processus de confirmation de l’ensemble des livres de la Bible pourrait être une source de protection, une sorte de garantie ?

7.

Si, aujourd’hui, un auteur affirmait avoir écrit un livre méritant d’être intégré à la Bible, à l’aide de quels critères l’évalueriez-vous ?

En toute franchise L’ é valuation de s p rop hète s Dans l’Ancien Testament, le peuple d’Israël avait des moyens à disposition pour évaluer les prophètes. Tout individu prétendant parler de la part de Dieu devait être soumis à des tests. En cas d’échec, le peuple ne tenait plus aucun compte de lui et de son message. Le premier test visait à s’assurer que le message du prophète ne contenait que des prédictions entièrement fiables : Peut-être vous demanderez-vous : « Comment saurons-nous qu’une prophétie ne vient pas de l’Éternel ? » Sachez donc que si le prophète annonce de la part de l’Éternel une chose qui ne se réalise pas, si sa parole reste sans effet, c’est que son message ne vient pas de l’Éternel, c’est par présomption que le prophète l’aura prononcé : vous ne vous laisserez donc pas impressionner par lui. — La Bible, Deutéronome 18 : 21-22 Le second test consistait à vérifier que le message du prophète était théologiquement conforme : Peut-être un prophète apparaîtra-t-il un jour parmi vous, ou un visionnaire qui vous donnera un signe miraculeux ou

Discussion n° 1 31


vous annoncera un prodige. Si le signe ou le prodige annoncé s’accomplit, et s’il vous dit : « Allons suivre d’autres dieux que vous ne connaissez pas et rendons-leur un culte », vous n’écouterez pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire, car l’Éternel votre Dieu se servira de lui pour vous mettre à l’épreuve, afin de voir si vous l’aimez réellement de tout votre cœur et de tout votre être. C’est à l’Éternel votre Dieu que vous rendrez un culte, c’est lui que vous révérerez ; vous obéirez à ses commandements, vous l’écouterez, c’est à lui seul que vous rendrez un culte, et c’est à lui seul que vous vous attacherez. — La Bible, Deutéronome 13 : 2-5

8.

Si, de nos jours, les prédictions d’un médium se révélaient exactes dans 90 % des cas, cela signifieraitil pour autant que cet individu a réussi la première partie du test ci-dessus ? Quels résultats obtiendrait un prophète tel que Joseph Smith, fondateur de l’« Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours » (ou mormonisme), dont plusieurs des prophéties ne se sont jamais réalisées ?

9.

De nombreux individus aujourd’hui prétendent apporter un message prophétique, et semblent même être dotés de pouvoirs miraculeux, mais répandent des enseignements contraires à ceux de la Bible : quel impact aurait le second test sur de telles personnes ?

Discussion n° 1 32


Au cœur du s u j e t

10.

Cela vous gênerait-il de croire que la Bible est le seul ouvrage d’origine divine ayant autorité et qu’elle se place au-dessus de tout autre livre religieux ? Pourquoi ?

11.

De quoi avez-vous besoin pour être en mesure de faire entièrement confiance à la Bible comme vérité venant de Dieu, un guide absolu pour votre vie ?

C arne t de voyage Cette discussion marque le début d’un voyage. Durant chaque débat, gardez à l’esprit qu’à aucun moment, vous n’êtes obligé de fournir ce que vous pensez être « les réponses que l’on attend de vous ». Vous avez choisi de consacrer du temps à chercher honnêtement des réponses à vos doutes et à vos incertitudes. D’autres membres du groupe peuvent également tirer profit du récit de votre cheminement, au fil de vos découvertes. Utilisez donc ces discussions à bon escient : posez-vous ces questions difficiles, réfléchissez de manière créative, et puisez d’autres informations au contact de vos compagnons. Restez vousmême alors que vous avancez dans votre voyage. Tout au long de ce guide, vous aurez l’opportunité d’indiquer où vous en êtes dans votre parcours spirituel, afin de vous aider à prendre mieux conscience de votre progression. Les nouvelles perspectives spirituelles que vous dé-

Discussion n° 1 33


couvrirez au fil des discussions vous conduiront peut-être à revoir vos convictions. En ce qui vous concerne, le plus important est de demeurer totalement honnête par rapport à ce que vous croyez (ou ne croyez pas) à ce moment précis.

12.

Cochez la phrase ci-dessous qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

FF La Bible ne m’intéresse pas. FF La Bible est un ouvrage religieux intéressant, mais composé d’un mélange de vérités et d’erreurs humaines. FF La Bible n’est pas différente des autres écrits soidisant reçus de Dieu. FF La Bible renferme de nombreux enseignements pleins de sagesse, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle est la parole de Dieu. FF La Bible contient certaines vérités venant de Dieu, mais également d’autres choses qui ne sont pas de lui. FF La Bible est, dans son intégralité, la parole de Dieu transmise par le biais de paroles humaines. FF Autres réflexions :

Discussion n° 1 34


Discussion n° 2

La Bible ne contient-elle pas essentiellement que des mythes et des légendes ? Plus personne ne croit à to u t c e l a  ! Il existe de nombreuses excellentes œuvres de fiction. En lisant l’Iliade d’Homère ou des pièces de Shakespeare, nous pouvons à la fois passer un moment agréable et découvrir bien des facettes de la nature humaine. Nous prenons plaisir à parcourir certains passages, parfois très connus, sans pour autant les soumettre à la rigueur de nos standards historiques modernes. Ces ouvrages font partie de notre patrimoine culturel, que leurs personnages principaux aient ou non réellement existé, et que les informations fournies à leur sujet soient ou non exactes. N’en est-il pas de même avec la Bible ? Même si nous pensons que les événements qu’elle relate sont probablement fictifs, rien ne nous empêche de reconnaître que sa sagesse est légendaire et que nous pouvons en tirer de grandes leçons, n’est-ce pas ? Cependant, ceux qui souhaiteraient tirer profit de la Bible, s’enlisent en essayant de défendre son contenu quand il s’agit de croire que tout est vrai, 35


Le récit biblique de l’arche de Noé et du Déluge est vraisemblablement l’histoire la plus improbable que les fondamentalistes aient à défendre. Où Noé a-t-il trouvé, par exemple, des pingouins et des ours polaires en Palestine ? Judith Hayes, In God we trust : but which one ?

Le récit biblique de la création d’Ève est une fable grotesque. Thomas Huxley

Discussion n° 2 36

jusqu’au moindre détail. De nos jours, un croyant qui affirme de telles choses à l’air un peu naïf, n’est-ce pas ? Dieu pourrait-il vraiment avoir créé le monde en six jours ? Que penser d’un serpent qui parle dans un jardin mythique ? D’un bateau contenant un couple de chaque espèce animale ? D’une mer qui s’ouvre afin que des gens puissent la traverser à pied sec ? Autrefois, les personnes un peu simples d’esprit y croyaient peut-être, mais aujourd’hui la science a probablement démontré que tout cela n’était que pure fiction, non ? Si la Bible contenait effectivement des récits mythiques, une manière de réagir serait de la rejeter en bloc : si la Bible fait des déclarations mensongères, elle ne mérite pas qu’on perde son temps à la lire. On la classerait donc aux côtés des autres ouvrages « marginaux » tels que les récits d’enlèvements par les extraterrestres, théories du complot, histoires de fantômes, etc. Il faut simplement accepter une fois de plus, que l’un de nos rêves d’enfant n’a pas résisté au test d’un examen approfondi d’adulte. On a été déçu les premières fois, mais on s’en est remis. La vie continue ! Cessons d’espérer qu’un Dieu puisse se révéler un jour à nous et marcher sur l’eau. Une autre manière de réagir serait d’admettre qu’en dépit des déclarations trompeuses et des erreurs historiques, la Bible contient toutefois certaines vérités : nous pouvons donc apprécier les histoires qu’elle nous relate et en retirer un peu ce que nous souhaitons. Ne prenons pas toujours tout au pied de la lettre : la Bible a beaucoup à offrir à ceux qui évitent de l’appréhender trop littéralement. Ces deux réactions nous évitent l’embarras de devoir accepter la Bible telle quelle. Et pourtant, certains croyants insistent sur le fait que ce ne sont pas les deux seules possibilités. Il y a en effet des gens qui sont convaincus que nous devons accepter la Bible dans son intégralité. Ils


pensent vraiment que, lorsqu’il est dit que Dieu a gravé les Dix Commandements dans la pierre, c’est exactement ce qui s’est passé. De même, ils prennent au sérieux tous les miracles accomplis par Jésus, y compris la tempête apaisée, la résurrection des morts, etc. La Bible elle-même nous conseille-t-elle d’adopter une telle démarche plutôt simpliste ? Sur quoi s’appuient ceux qui souhaitent aborder les textes de la Bible littéralement ? La Bible peut-elle vraiment être considérée comme un recueil de faits, et non de fiction ?

L e débat e st ouver t

1.

Pensez à une fable ou un mythe bien connu mais fondé sur aucun fait historique. Pourquoi les gens préfèrent-ils toujours raconter des histoires vraies que propager ces récits mythiques ?

2.

Y a-t-il dans la Bible des récits que vous estimez appartenir au domaine de la fiction (ou que vous considérez comme mythiques) ? Quels aspects de ce récit vous semblent difficiles à croire ?

Il est difficile de ne pas jeter un regard quelque peu méprisant sur la faiblesse de l’homme incapable de faire face aux difficultés de l’existence sans le soutien de mythes rassurants. Au plus profond de lui-même, il est presque inévitablement conscient qu’il s’agit de mythes, et qu’il n’y croit qu’en raison de leur caractère rassurant, mais il n’ose pas se rendre à l’évidence ! De surcroît, sachant, même confusément, que ses convictions sont futiles, il se met violemment en colère lorsque quelqu’un les remet en question. Bertrand Russell, Human society in ethics and politics

Discussion n° 2 37


En toute franchise Plusieur s genre s de m y the s Il est possible d’identifier trois genres de mythes. Le premier est une histoire qui, tout en étant clairement reconnue comme fiction, enseigne toutefois une leçon importante. Dans cette catégorie, nous pouvons classer les fables d’Ésope et les récits de la mythologie grecque et romaine. Le deuxième genre de mythe se développe à partir d’une histoire de personnages ou de faits bien réels mais à laquelle on a ajouté une part de fiction. Les histoires de personnages tels que le roi Arthur, Robin des bois, et même Napoléon Bonaparte ou Winston Churchill contiennent toutes un mélange de faits historiques et de récits mythiques. Certains prennent ces mythes très au sérieux, alors que d’autres contestent la véracité de ces récits. Le troisième genre de mythe concerne les croyances religieuses. Il s’agit généralement d’événements miraculeux présentés comme s’étant réellement passés, et auxquels beaucoup de gens croient très sincèrement. D’autres, noncroyants, affirment qu’il existe de nombreuses preuves du contraire. Ils prétendent que c’est la foi, et non la raison, qui permet à certains de croire à ce genre de mythes, et que la plupart des récits bibliques devraient être classés dans cette catégorie. Des mythes de ce genre sont également présents dans plusieurs grandes religions : l’ascension du prophète Mahomet, les entretiens de Krishna avec Arjuna relatés dans la Bhagavad-Gıta. Les récentes apparitions de la Vierge Marie en sont un autre exemple.

Discussion n° 2 38


3.

Certains affirment que la Bible renferme toutes sortes de mythes. De quel genre de mythes s’agiraitil ? Selon vous, pourquoi les auteurs des livres bibliques auraient-ils décidé de rédiger ces prétendus mythes ?

En toute franchise M y the ou réalité  ? Jésus a clairement inventé la plupart des paraboles qu’il racontait, plutôt que de les baser sur des faits réels. La Bible regorge d’ailleurs d’expressions poétiques telles que « les montagnes et collines éclateront en cris de joie devant vos pas, et les arbres des champs applaudiront » (Ésaïe 55 : 12). L’auteur et le lecteur savent pertinemment bien que les arbres sont dépourvus de mains et que les termes choisis permettent simplement de décrire la réalité au travers de la poésie. Par contre, il arrive que des événements présentés comme réels par la Bible voient leur historicité remise en question, suscitant alors la controverse. Deux cas de figure sont susceptibles de donner naissance au scepticisme. Premièrement, d’après les spécialistes, il arrive parfois que certains lecteurs prennent au pied de la lettre un récit qui n’avait au départ qu’une portée symbolique. Dans ce cas, l’auteur est mis hors de cause mais les lecteurs crédules ont commis une erreur. Deuxièmement, il arrive que l’auteur affirme qu’il relate des faits réels, et que les spécialistes prétendent tout simplement qu’il s’était trompé. Dans ce cas, l’événement décrit n’a pas eu lieu : il s’agirait alors d’une forme de mensonge pieux ou d’aveuglement. L’auteur s’est trompé, tout comme les lecteurs qui ont cru à ses paroles.

Discussion n° 2 39


Parmi les prétendus mythes présents dans la Bible, voici les plus fréquemment cités : »» Le récit de la Création ; »» L’arche de Noé ; »» Les dix plaies d’Égypte ; »» La traversée de la mer Rouge ; »» La destruction des murs de Jéricho ; »» L’immobilisation du soleil ; »» Jonas et la baleine.

4.

Quels indices chercheriez-vous pour déterminer si un récit biblique doit ou non être pris au pied de la

lettre ?

5. Le jour viendra où l’engendrement mystique de Jésus dans le sein d’une vierge par l’Être Suprême en tant que père sera classé avec la fable de l’engendrement de Minerve dans le cerveau de Jupiter. Thomas Jefferson

Discussion n° 2 40

Pensez-vous que les croyants examinent généralement en détail les récits bibliques qu’ils lisent afin de vérifier s’ils s’appuient sur des faits réels ? À votre avis, pourquoi certaines personnes sont-elles prêtes à accepter tout ce que dit la Bible sans rien remettre en question ?

6.

Croyez-vous que ceux qui critiquent les récits des miracles rapportés dans la Bible disposent de preuves solides leur permettant de contredire ce que la Bible affirme ? Quelles autres motivations pourraient se dissimuler derrière le point de vue d’une personne sceptique ?


En toute franchise Histoire s d ’e au Des mythes au sujet d’un grand déluge existent dans de nombreuses cultures. Un célèbre récit babylonien, intitulé L’épopée de Gilgamesh, raconte l’histoire d’un homme qui construisit un grand bateau pour échapper à une inondation. Cette embarcation était toutefois de forme cubique et se balançait lentement au fil de l’eau. En comparaison, les proportions de l’arche de Noé (environ 137 m de long, 26 m de large et 16 m de haut) laissent penser qu’il s’agissait d’un bâtiment stable et adapté à la navigation.

7.

En quoi l’existence d’autres récits du déluge influencet-elle la probabilité qu’ils puissent tous trouver leur origine dans un événement historique bien réel ?

8.

Au cours de ses enseignements, Jésus a souvent fait référence à ces récits que certains considèrent comme récits mythiques de la Bible (la Création, Moïse et le buisson ardent, Noé et son arche, Jonas et le grand poisson, etc.), sans jamais remettre en question leur authenticité. Jésus a souvent incité ses auditeurs à revoir leur copie car, d’après lui, ils ne comprenaient pas correctement de nombreux passages de l’Ancien Testament. Par contre, il n’a jamais tenté de leur faire remettre en question l’historicité de ces textes. Puisque les témoins de la vie de Jésus et d’autres sources vérifiables ont montré que la Bible est globalement digne de confiance, pensez-vous qu’il soit raisonnable d’accepter également la fiabilité historique des parties les plus controversées ? Pourquoi ?

J’ai lu d’innombrables mythes en latin et en grec, mais ici [dans les Évangiles], je n’ai pas retrouvé le moindre parfum de mythe. La plupart des personnes connaissant le grec et le latin vous diront la même chose, quelle que soit leur opinion à propos des récits du Nouveau Testament. J. B. Phillips

Discussion n° 2 41


Au c œur du s u je t

9.

Pourquoi est-il parfois difficile de croire des récits qui comprennent certains éléments surnaturels ?

10.

Quel genre de recherches une personne pourraitelle entreprendre pour l’aider à avoir davantage confiance dans les récits de la Bible ?

C arne t de voyage

11.

Sur une échelle de 1 à 10, faites une croix près de la phrase qui vous décrit le mieux. Partagez avec le reste du groupe les raisons qui motivent votre réponse.

1

2

3

Je ne vois aucune raison de croire en la véracité de l’ensemble des récits bibliques.

Discussion n° 2 42

4

5

6

Certaines histoires sont peut-être vraies, d’autres probablement pas.

7

8

9

10

Je crois que toutes les histoires racontées dans la Bible ont vraiment eu lieu.


Judson Poling

D’où vient la Bible ? Ne contient-elle pas essentiellement des mythes et des légendes ? Que penser de toutes ses contradictions ? N’a-t-elle pas été modifiée au cours du temps ? Pourquoi se fier à ce qu’elle dit ? Est-elle vraiment la Parole de Dieu ?

Pourquoi Dieu permet-il la souffrance et le mal ? Jésus est-il le seul chemin qui mène à Dieu ? Pourquoi devrais-je me fier à la Bible ? Des questions difficiles. Des questions qui dérangent. Mais aussi des questions légitimes, qui méritent qu’on prenne le temps de les examiner Chaque carnet s’organise en six discussions. Leur but : encourager la réflexion et l’interaction au sein de groupes de discussion. Les objections au christianisme y

sont ouvertement abordées. En vous engageant dans une telle démarche, vous serez amené à examiner le bien-fondé de la foi chrétienne et de vos propres opinions. La collection Ce que je crois, ça se discute a été conçue pour des groupes, et s’adresse aux personnes en recherche ou sceptiques ouverts d’esprit. Fondée sur plus de dix ans de pratique, cette série est un outil captivant et facile à utiliser.

Judson Poling a travaillé pendant 29 ans à Willow Creek Community Church aux États-Unis, comme conseiller, orateur, et enseignant. Il est auteur de nombreux ouvrages. Judson et sa femme Deb ont deux enfants, Anna et Ryan.

ISBN 978-2-36249-293-8

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Peut-on se fier à la Bible ? Six discussions de groupes

Ce que je crois, ça se discute

–– –– –– –– –– ––

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Peut-on se fier à la Bible ? • Judson Poling  

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Peut-on se fier à la Bible ? • Judson Poling  

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