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Ours Magazine créé par Jeff Ruiz & Anthony Caldo XLMag Objectif Landes 2011 tous droits réservés Association à but non lucratif-loi 1901 antho@xlmag.fr jeff@xlmag.fr Tél : 06.42.83.12.64 / 06.43.34.56.72

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Sommaire

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Xlview sophie free 10 rencontre alexandra lux 20 pixl 30 La pause d'anne-laure 42 Vous avez la palme mesdames 46

JosÊphine Costes ŠJ.Ruiz

talents hauts 50 La minute de Doud 60

And more sur www.xlmag.fr


«Le skim pour moi c’est un sport qui ne peut que grandir.......»

Xlview Sophie Free p.10

©AcaciaPiks

«54 jours, 0h, 56mn et 43s plus tard c'est l'arrivée triomphale dans le port de Capbreton...»

Rencontre Alexandra Lux p.20

©Alain Dabaddie

«Sa vie gravite entièrement autour du bodyboard et des voyages"...»

Vous avez la palme mesdames.46

©J.Ruiz ©Thomas Martien

«Le sport au féminin retrouve petit à petit ses lettres de noblesse...»

Talents hauts p.50

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"Longtemps, trop longtemps cantonnées à la danse classique, la gymnastique ou pire aux tâches ménagères, discipline bien ingrate s'il en est, les femmes d'aujourd'hui occupent pourtant une place de plus en plus importante en sports extrêmes. Fi du danger, après tout, mettre au monde un enfant n'est-il pas déjà la plus courageuse de toutes les disciplines ? Motocross, bodyboard, skate, surf, minibike, sauvetage, jetski, stand up paddle, karting et j'en passe, le sexe faible tient à prouver qu'il ne l'est plus, et passe sur le devant de la scène dans ce numéro consacré spécialement à notre épouse, votre soeur, leur petite amie, qui sais-je...

Car nous connaissons tous, autour de nous, une fille, une femme qui nous a bluffé un jour...une session massive à la Nord en surf, une course en mx le doigt pété, une traversée de l'Atlantique en paddle ! Elles n'ont aujourd'hui plus rien à envier aux hommes, pire, et nous poussent à l'admiration, tout ceci valait donc bien tout cela. XLMag leur offre un juste retour de manivelle, après tant d'années passées dans l'ombre du mâle. Bonne lecture et n'oubliez pas, si vous êtes un homme, au pic ou sur la piste, laissez votre sexisme au placard, de toute façon : Règle n°1 : les femmes ont toujours raison ! Règle 2 : quand une femme a tord, se reporter à la règle n°1 !" Jeff & Antho


A.DegeilhŠA.Caldo

Editol

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XLView sOphie free

Par AcaciaPiks

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S

ophie Free, 31 ans, pratique le skimboard depuis l'âge de 16 ans, quelques trips et championnats plus tard, notre Seignossaise est aujourd'hui la n°3 tricolore. Dans un monde où le machisme est encore très présent, Sophie a su faire son bout de chemin et compte bien faire évoluer sa discipline grâce à son club des Bourdaines....

o Bonjour Sophie, parle nous de ton sport encore peux connu, le

skimboard et de son état d’esprit ? Sophie Free : Bonjour Julien, le skimboard comme tu le dis est un sport peu connu voir confidentiel en France. Il se pratique dans le shorebreak essentiellement, même si on peut le retrouver sur des étendues d’eau planes pour y pratiquer ce qu’on appelle le flat avec des modules de type skate. La pratique la plus connue reste malgré tout celle en bord de plage dans le shorebreak. C’est un sport à mi-chemin entre le surf et le skate. Il faut une bonne course et le cœur bien accroché pour aller parfois taquiner des shorebreaks conséquents. C’est un sport diffcile qui demande de la patience et de la persévérance. La progression est lente et tu ne comptes plus les tubes d’arnica. L’ambiance y est plutôt cool en général même si comme dans tous les sports on a notre quota de boulets. Mais globalement il n’y a pas d’embrouille à l’eau, pas de règle établie non plus, mais ça roule. On ne se prend pas la tête, on se motive les uns les autres et on respecte les autres riders quelque soit le niveau, tout le monde a droit à sa vague. On essaie de ne pas oublier les difficultés des débuts !

o Comment en es-tu venue au skimboard dans une région peu-

plée essentiellement de surfeurs ? SF : Bonne question, pourquoi le skim ? C’est ma grande sœur qui a commencé quand j’étais gamine et j’ai voulu faire pareil, pas très original quoi ! Mon père lui, est windsurfeur et aime tout ce qui glisse, alors il nous a shapé une board. Elle n’a pas vécu longtemps ! Faut dire que le shorebreak ça ne pardonne pas. Alors au final on a traqué la « vraie » board de skim. Une vraie chasse au trésor à l’époque où internet n’existait pas encore. Aujourd’hui en trois clics c’est plié mais y’a 15 ans ce n'était pas pareil. On a fini par trouvé Eden, la seule marque française à l’époque, et c’est parti, j’ai acheté ma première board, bataillé dans le break et un jour j’ai croisé un gars à l’eau. Jérôme Griffoul, le mec que je voyais sur ma VHS (l’ancêtre du DVD…), il m’a filé quelques bons conseils, fait rencontré du monde et en avant l’aventure a enfin pu commencer pour de bon !

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C’est dur de motiver des filles à venir se faire des bleus en maillot de bain...


Sophie, à l'entraînement, at home, plage des Bourdaines. o Quelle vision as-tu du futur pour ta discipline

? as-tu observé une évolution du skim féminin depuis tes débuts ? SF : Le skim pour moi c’est un sport qui ne peut que grandir. Chaque année y’a de nouvelles têtes, de nouveaux tricks, de nouveaux spots, c’est ça qui est cool. Ça bouge constamment. Et puis, tant qu’il y’a aura du shorebreak, il y’aura du skim ! Et là on voit les enfants de la première génération de riders qui pointe leur nez. Ils sont nés avec un skim sous les pieds, alors ça ne peut qu’être bénéfique pour le sport. Enfin, avec toutes ces vidéos qui passent sur le net, ça ne peut que donner envie. Le skim féminin lui, avance mais plus lentement il me semble, du moins en France. C’est dur de motiver des filles à venir se faire des bleus en maillot de bain. Comme je le disais plus haut, c’est un sport ingrat, le point positif c’est que t’as plus besoin de

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te faire de peeling à force de te faire brasser dans le break. Mais malgré tout, depuis mes débuts, il y’a eu pas mal de choses qui ont bougé. Au départ sur les compètes, on était dans les séries avec les mecs. Ça ne nous a pas empêché de sortir quelques gars, mais bon. Aujourd’hui, il y a des séries filles. On a organisé des skimfests spéciales filles pour essayer de faire évoluer les choses. Quand on peut, elles ont aussi un petit price money, mais c’est pas évident. On manque cruellement de nanas ! Mais pour motiver les troupes, je pense qu’il faut que les rideuses se bougent et montrent que les filles aussi ont leur place sur le spot. Là on rentre d’un trip en Andalousie entre rideuses, c’était juste parfait, on a rencontré des gens adorables. Les riders locaux (Faroskim) ont été top, on a été super bien accueilli. En règle générale c’est plutôt comme ça que ça se passe. Mais aucune locale à l’eau par contre !


Etre une fille dans un monde d'hommes, quand on voit la maĂŽtrise et la fougue de certaines comme Sophie, on ne peut que revoir sa copie...

sophie free xlview


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Bnk organise la première étape officielle des championnats du monde de skim en Europe en 2011...

Je crois que globalement les mecs sont contents qu’il y ait des filles à l’eau. Il faut qu’on continue, on prévoit un prochain trip très bientôt, je crois qu’on y a pris goût ! Mais sur toutes ces années on a vu pas mal de filles s’y essayer, mais la seule qui reste depuis mes débuts et avec qui je ride encore c’est Cri*. Pourtant on a quelques talents dans l’hexagone avec Mannick sur Bordeaux et Cécile graine de championne qui s’envole pour les Etats-Unis cet été.

o Tu es membre du bureau du BNK, le club de skim-

board de Seignosse, peux-tu nous en parler ? SF : Je suis membre fondatrice et présidente du BNK, ce joyeux club de skim ! En fait le BNK (Bourd’N Klub) c’est l’histoire d’une bonne bande de potes qui se retrouvait tous les week-end, chez moi à la maison aux Bourdaines à Seignosse, pour rider par tous les temps et toute l’année. Une bande de riders plein de talents, des mecs, des nanas, un shaper, un photographe, un vidéaste, et les meilleures riders Français de l’époque,

*Christine Ledoux

bref une bande de vainqueurs. Et puis un soir, on devait être un peu éméchés et on s’est dit chiche on monte un club et voilà le BNK est né. C’était en 2007. Le premier club de skim d’Aquitaine voyait le jour, le deuxième en France. Et depuis, ben y’a eu un paquet de compètes, de fest, dont la première étape officielle des championnats du monde de skim en Europe en 2011. Une fierté pour notre Doudou national qui nous a organisé ça comme un as. La première skimgirlfest, le premier price money pour les filles, les premières compètes durant lesquelles ce sont les filles qui décidaient le moment où elles voulaient faire leur série, histoire d’assurer le show et promouvoir la pratique féminine. Comme si le président de ce club était une présidente… Bref c’est une belle aventure humaine. Pour connaître un peu plus le BNK faut venir voir les championnats d’Europe à Seignosse fin août !


Sophie et le BNK vous donne rendez-vous à Seignosse les 23, 24 & 25 août pour les Internationaux de skim, puis les 14 & 15 septembre pour la 3ème étape de la Coup de France, réservez vos dates !

Page de droite : Sophie et Cri lors de l'étape Seignossaise des Championnats du monde de skim organisée par BNK en 2011

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o Sophie, peux-tu nous détailler tes meilleurs et

pires souvenirs stp ? SF : Meilleurs : mon dernier trip, la semaine dernière en Andalousie avec les copines à Faro de Trafalgar, un truc de dingue ! Mais aussi Cabo San Lucas, énorme aussi ! Une session bien grasse à Labenne avec Cri, bref y’en a plein et ce n'est pas fini ! Pire : Une prise de bec avec un rider bien macho qui n’envoyait même pas un roller et qui avait décidé que les nanas étaient mieux à la maison qu’à l’eau, non mais dans quel monde on vit !

o Palmarès ?

SF : Championne de France et championne d’Europe de skimboard 2007/2008. Vainqueur d’une étape des championnats du monde en 2011. Actuellement 3ème classement fédéral.

o Remerciements

SF : Merci à UNAMAS skimboard biensur !!! La première marque de skim en Europe à avoir fait confiance et à avoir soutenu des filles surtout ! Et puis aussi juste parce que leurs boards sont au top ! Je crois que les Andalous ont un peu halluciné sur ma board à paillettes. Merci également à toute la tribu BNK, ancienne et nouvelle génération. Et merci à la frangine qui m’a mis à l’eau bien sûr. Merci à toi Julien, et rendez-vous sur les compètes du BNK !

Merci à XLMag ! Sophie Free


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Rencontre Alexandra Lux Par J.Ruiz

Photos : Alain Dabaddie (sauf mentions)


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Comme un poisson dans l'eau...

lexandra aurait pu être du signe du poisson, la logique aurait même voulu cela, mais on ne commande pas le destin et finalement, en ce mardi 27 août 1985, à l'hôpital de Dax, Géneviève Lux et Francis Dutauzia seront les heureux parents d'une petite vierge. Une fille de plus, dans une famille qui comptait déjà deux demi-soeurs plus âgées et qui verra encore, trois ans plus tard, une petite dernière arriver. Tout ce petit monde vit sur la commune de St PaulLes-Dax, et à St Paul, il y a le lac de Christus certes, mais juste à coté il y a aussi la piscine municipale, le lieu par où tout arriva... Une vierge à Christus, comment voulez-vous que le miracle ne se fasse pas ? Alexandra n'a pas marché sur l'eau je vous rassure, mais à 2 ans et demi, la miss savait déjà tout de même nager. Il faut dire qu'avec un papa et une maman MNS, c'était pas la philatélie qui allait l'attirer, mais bel et bien la natation.

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Elle et sa soeur Amandine y sont tout le temps fourrées, depuis les tous premiers mois, de véritables bébés nageurs, tout ceci semble de très bonne augure pour plus tard bien sûr... Mais Alex grandit et se diversifie, danse et tennis font également partie de ses activités extra-scolaires. Tient, l'école justement, la jeune fille adore ça il parait, son anniversaire se situe quelques jours seulement avant la rentrée, qu'à cela ne tienne, c'est bien souvent un joli cartable tout neuf qui fera office de cadeau et qui ravira la jeune et studieuse élève Lux. Sa scolairité se passe donc sans aucun problème, en primaire à St Paul même, puis au lycée à Dax. Alexandra obtiendra son BAC S aussi facilement que ses tous premiers diplômes de natation. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes donc, pourtant, comme dans tout bon conte de fée qui se respecte, quelques passages plus sombres vont se glisser à la narration...


En 1998, Alex perd brutalement son papa. Une date noire qui va marquer la jeune fille alors âgée de 13 ans seulement. Une perte de repère paternel pour une jeune adolescente ne se fait jamais sans dommages collatéraux. Alexandra aura droit à sa période un plus rebelle, refus d'autorité envers une mère un peu stricte et surtout refuge dans la sempiternelle première cigarette, qui deviendra très vite le premier paquet et ainsi de suite la première dépendance à quelque chose qui, pour une fois chez Alex, ne sera pas une addiction positive. Géneviève, la maman, est à bout, voir flâner sa fille, la nicotine comme seul moteur, lui devient insupportable, elle décide alors de frapper un grand coup !

Alex, quelques mois à peine et déjà en train de ramer sous les yeux de maman.©Archives Lux

Grillée !

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fin d'en découdre avec l'oisiveté tabagique de sa fille, sa mère l'inscrit d'office à l'école de sauvetage côtier d'Hossegor, chez Popeye ! Une punition aux allures de tremplins pour Alexandra. A ses débuts au club, elle ne trouve pas spécialement d'attrait à cette discipline, pourtant l'étincelle qui, jusque là, ne se trouvait qu'au bout de son briquet, va rapidement se consummer en lueur d'espoir.

Alexandra se prend vite au jeu, et se fait déjà quelques bons amis de promotion, tel que Ludo Pinet, Anthony Mazzer ou encore Bastien Goueytes. Les belles rencontres ne s'arrêtent pas là, puisque du côté de ses moniteurs également, le feeling passera comme une lettre à la poste, Alexandra est alors entraînée par Walter Geyer et surtout une certaine Stéphanie Barneix...

En 2002, lors du Willy Cote Challenge à Hossegor, à sa gauche, un certain Fred David. ©Archives HSC


« Une période faste pour Alexandra qui enchaîne les titres individuels et par équipe...

Wonder woman

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n effet, il ne faudra pas attendre très longtemps pour qu'Alexandra commence à se faire remarquer au sein du club, son talent semble être plus qu'évident, la jeune fille est parfaitement à l'aise au sein du groupe et ses performances ne laissent personnes insensibles, au point que... Chaque année, sur le territoire, ne sont retenus par les différents sélectionneurs de sauvetage sportif, que 6 filles et 6 garçons, en 2001 Alex aura la chance de faire partie de ceux-là et accède donc à l'équipe de France, le début d'une longue série... En 2002, elle devient vice-championne d'Europe bâtons junior, en 2003 championne d'Europe planche junior et sauvetage planche junior. Les compétitions et les podiums s'enchaînent les uns après les autres, Alexandra est une athlète complète, avec un gros bonus offensif en natation bien évidemment. Fin 2003, Stéphanie Barneix et Walter Geyer décident de voler de leurs propres ailes et de monter leur club sur Capbreton. Ainsi va naître le Capbreton Sauvetage Côtier sur le spot des Santocha.

Alex quant à elle, poursuit sur sa bonne lancée côté études, et rentre en STAPS, à Toulouse. Les étés, pendant les vacances, elle bosse comme MNS sur Capbreton, cela permet de ne pas perdre la main et d'engranger un peu d'expérience professionnelle. En 2004, Alexandra décide de suivre ses amis dans leur toute nouvelle aventure, elle participe bénévolement à la vie du club et poursuit également ses entraînements sous la coupelle de Walter, qui devient alors officiellement son coach personnel. Les compétitions reprennent et cette même année elle devient championne de France Inter-Club, en 2005 championne de France planche et bâtons, et en 2006 championne de France bâtons. C'est une période faste pour Alexandra, elle, ainsi que ses coéquipières, Flora Manciet et Stéphanie enchaînent les titres individuels et par équipe. Une amitié s'est liée entre les 3 filles, une entente parfaite, bien au-delà des résultats sportifs, Alexandra, Stéphanie et Flora forment un trio de charme et de choc, rien ne semble pouvoir résister à cette union sâcrée et le plus beau reste pourtant à venir...

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Epreuve du beach flag ou bâton musical, et oui y'en aura pas pour toutes les deux...

Flora, Stéphanie et Alexandra, l'héroïque trio d'athlètes et d'amies.©Xavier Gès


Seules au monde...

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ans la tête de Stéphanie Barneix est en train de germer une idée complètement folle. Poussée par une envie de profiter de la vie au maximum après avoir lutter contre un cancer du sein, l'aînée du groupe va alors révéler son intention à ses deux amies. Le principe : relier à la rame la cité de Cap Breton au Canada à notre commune Landaise éponyme ! Un challenge qui représente quelques 5000 kilomètres de traversée, sur un paddle board, à la simple force des bras, un exploit qui, sur la durée s'imagine à l'époque, entre 2 et 3 mois de pleine mer... Nous sommes alors en 2007, quand Stéph annonce sa proposition à Alexandra et Flora, les yeux tout ronds, les deux amies ne mettront pourtant pas plus de quelques secondes à dire oui à cette incroyable entreprise. Tout un programme se dessine alors pour nos 3 compagnes, le projet ne se ferait qu'en 2009, celà donne 2 ans de préparations en tout genre. Alex est la benjamine du groupe, elle vient d'obtenir son BEESAN (Brevet d'Etat natation) et sa licence en management du sport est également en poche, elle intègre même l'IUFM afin de préparer le concours de professeur des écoles, mais on ne peut pas courir plusieurs lièvres à la fois, et au final l'appel de l'océan sera plus fort que tout... C'est Walter qui s'occupera de son entraînement ainsi que celui de Stéphanie, pour ce qui s'apellera finalement "Cap Odyssée". Flora elle, partira en Australie afin de préparer les Aussies, elle est l'unique Française qualifiée pour le circuit Pro australien. Pour celles qui restent donc, c'est 2 sessions par jours, de l'échauffement musculaire, de la course à pied, de longues sorties en paddleboard, de la natation... Bref, vivement le départ !

Le départ justement est prévu pour le 22 juin, mais une fois sur place Alexandra, Flora et Stéph vont devoir patienter 15 jours avant que la météo ne soit favorable, de quoi tourner en rond et ruminer. Mais finalement le 5 juillet, les 3 filles prennent le large, près à exécuter 4 relais quotidiens de 2x1h30 et 2x2h00, ne s'octroyant que quelques heures de sommeil entre minuit et 3h du matin. Escortées par un catamaran skippé par Yves Parlier, vainqueur de la Route du Rhum en 94, les filles démarrent donc enfin leur odyssée. Le but pour elles étaient malgré tout d'associer l'exploit sportif et le côté scientifique de la chose. Pour cela, elles avaient donc contacté l'IFREMER en amont, ainsi, une étude sur le réchauffement climatique, la biodiversité, le comptage des cétacés, le relief des profondeur et la résistance du corps humain allait pouvoir s'effectuer en même temps que leur traversée. Un départ très vite plongé dans le brouillard au large de Terre-Neuve, Alexandra nous raconte comment en un laps de temps infime, ils perdirent de vue Flora. Un court instant, qui semble pourtant durer une éternité quand la panique s'en mêle, mais tout finira bien. Un autre jour, alors que c'est au tour d'Alex de ramer, celle-ci s'aperçoit que le cata, file très vite dans sa direction, arrivé à son niveau, Yves Parlier lui demande si tout va bien, elle, ne comprenant pas cette excitation, répond par l'affirmation. Elle apprendra que plus tard, qu'une telle manoeuvre du bâteau, consiste en fait à éloigner les requins qui s'approcheraient trop près de sa frêle embarcation !... Plus magique cette fois, le passage d'une baleine sous la planche, les escortes des dauphins, les rencontres avec les tortues, autant de moments aussi envoûtants que fugitifs, mais qui réussissent à vous faire oublier le froid, l'humidité, les douleurs lombaires et musculaires ainsi que les coup de blues qui vous guettent !

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Alex au repos ?...hum bizarre, plutôt une séance training à la maison qui se prépare, à retrouver page 60.©J.Ruiz


« En 2010, en Egypte, Alex devient championne du monde...

Infatigable, inaltérable, inlassable, increvable, il faudrait inventer d'autres adjectifs pour Alexandra...

Un triomphe d'humilité...

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4 jours, 0h, 56mn et 43s plus tard c'est l'arrivée triomphale dans le port de Capbreton, nous sommes vendredi 28 août, il est 12h32, Alexandra se souvient qu'en voyant les côtes, elle se dit qu'il n'y aura personne, qu'il fait gris, que les gens sont chez eux à table... Que nenni, avant même de s'engouffrer entre les deux phares, des surfeurs accostent nos héroïnes, ainsi que les jeunes du club, et scandent des "joyeux anniversaire Alexandra", se souvennant que la veille la miss avait fêté ses 24 ans en mer, l'émotion envahit notre alors athlète. Les filles qui avaient passé presque 2 mois coupées du monde, se retrouvent d'un coup confrontées à une foule immense venue les acclamer, un écran géant retransmet leur arrivée, les médias sont au rendez-vous, bref de quoi donner le vertige aux trois filles qui passent comme de zéro à cent en quelques secondes au niveau humain. Le calme revenu, Alexandra s'en est rejoint son club à Capbreton, dans lequel elle se fait définitivement embauchée dès le mois d'octobre suivant, elle y entraîne à son tour ceux qui désirent s'initier au sauvetage côtier, s'occupe également de la section sportive du collège Jean Rostand de Capbreton, et est également formatrice PSE1, PSE2 (secourisme).

Un job qui prend du temps, mais Alexandra ne laisse pas tomber pour autant ses propres entraînements, Walter veille au grain, et c'est même l'apothéose en 2010, lorsqu'en Egypte, Alex devient championne du monde de sauvetage planche avec son amie Flora. Une victoire aux allures de récompense ultime après tous ces efforts fournis, ces défis relevés et toujours ce même sourire sur le visage, quoiqu'il en soit. Alexandra, fait partie de ses femmes hors du commun qui savent garder, en toutes circonstances, les pieds sur terre, ou dans l'eau comme vous voulez. En mars dernier, elle et ses deux amies Stéphanie et Flora, ont été reçu au Palais des Congrès de la Villette par François Hollande, une invitation dans le cadre de la journée de la femme, 4 ans après leur exploit, il n'est jamais trop tard pour se souvenir du courage accompli par ces 3 jeunes femmes. D'ailleurs le 27 août prochain, pour les 28 ans d'Alex, une commémoration de cette traversée aura lieu à Capbreton, notez le bien dans vos agendas... Depuis, Alexandra s'est installée sur Bénesse-Maremne, elle suit les circuits training matinaux de notre ami Doud, s'occupe toujours du CSC et projette de retourner au Canada, peut être en octobre, afin de retrouver et remercier toutes ces personnes qui, à l'époque, avaient joué un rôle majeur dans l'aventure "Cap Odyssée", pour ce qui restera sans doute, jusqu'à présent, sa plus belle épopée...

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Justine Dupont, le smile d'être au plus profond des choses à la Gravière ©Sacha Zeitoun

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Capbreton vs Hossegor 2 femmes d'exception à la lutte Alexandra Lux & Emmanuelle Bescheron ©Alain Dabaddie


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Alice Degeilh, vit à Labenne, surf à Hossegor et skate à Capbreton, des fois l'inverse ©Anthony Caldo


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Cécile Franssen, soeur de Lionel, et tout simplement la n°2 tricolore du moment ©AcaciaPiks

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La nouvelle vie dans les Landes de Justine Geisler semble être un nouveau virage bien négocié ©Jeff Ruiz


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Il n'y a pas d'âge pour se tirer la bourre. A 12 ans, Léa Lagoueyte et son n° 99, l'a déjà bien assimilé depuis longtemps ©Thomas Martien


La pause d' Anne-Laure... ...the Schorsch break

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Maîtresse et artiste en même temps, quel enfant n'aurait pas rêvé d'avoir tel institutrice dans sa classe. Ceux de l'école primaire de l'Isle verte à Soustons ont cette chance eux. Anne-Laure est une véritable touche-à-tout artistique, peinture, totems, créations originales et expositions éphémères, cette surfeuse en herbe puise son inspiration dans le monde de la glisse et dans celui de l'exostisme du à ses nombreux voyages. Nous avons rencontré madame Schorsch à Vieux-Boucau, lors de l'International Surfing Day durant lequel elle exposait quelques unes de ses oeuvres et proposait un atelier de fabrication de totems...Having fun !

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Texte & photos : ©Jeff Ruiz

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nne-Laure fait partie de ces artistes inclassables, figuratif, décorative, primitivisme, contemporain...Bref, vous l'aurez compris, il n'est pas facile de classer notre professeur des écoles et de la cantonner dans un seul et même tiroir et cela en est peut être que mieux. Car c'est ce qui souligne justement ce coté original et non conformiste qu'AnneLaure cultive, ses toiles par exemple ne se contentent pas d'être de simples peintures acryliques posées à plat sur leur support, à cela notre artiste va y mêler de la matière en y surexposant des bouts de tissus, des papiers collés à divers endroits, des morceaux de bois viennent également parfois compléter cet effet de relief recherché, des écritures à l'encre, du gesso, etc... De telle sorte que ses compositions deviennent alors de véritables patchworks picturaux, stimulant à la fois l'oeil et l'esprit.

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Mais le coté fantasque d'Anne-Laure ne s'arrête pas là, car peindre uniquement sur des toiles classiques ne serait pas totalement fun. Heureusement, pour vaincre ceci, il existe la récupération. Anne-Laure fait les cours de CP à Soustons en semaine, mais s'est également mise au surf le week-end, de là d'ailleurs elle puise pas mal de son inspiration, vous l'aurez noté. Mais surtout le fait de cotoyer les plages lui a fait prendre conscience de tout ce que la mer peut y rejeter comme déchets en tout genre, morceaux de plastiques, filets de pêche, bouchons, débris de bois, vieux objets délavés venus s'échouer avec leur histoire à ses pieds... Il n'en fallu pas plus à Anne-Laure pour lui donner quelques nouvelles idées. Grâce à elle, l'art va alors pouvoir servir de vitrine à ce fléau environnemental qui, du coup, nous concerne tous !...

Page de gauche : Anne-Laure expose quelques-unes de ses oeuvres au surfcamp de la Villa Tiki, plage nord à Vieux-Boucau


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Les pinceaux ne sont pas les seuls armes d'AnneLaure, parfois chignoles, ciseaux et marteaux semblent être tout aussi indispensables.

Ci-contre : Les enfants recyclant les déchets des plages en "totems", quand prise de conscience se marie avec création.

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La pause d' Anne-Laure... ...the Schorsch break

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'idée de départ sera comment associer l'util à l'agréable, nettoyer les plages de ces innombrables nuisibles et leur donner une seconde vie, une deuxième chance, comme pour se racheter d'avoir été dommageables. Les utiliser à bon escient, et également faire réagir les enfants, et les plus grands aussi, sur l'absolue nécessité de ne pas polluer l'environnement, le tout d'une façon des plus ludiques possible. Comme ces ateliers de "totems" proposés aux visiteurs et auquel nous avons assisté à Vieux-Boucau lors de l'International Surfing Day. Des créations libres, réalisées à partir de reliquats variés et colorés, ramassés à même la plage, et qui feront office d'apparats. Mais Anne-Laure utilise aussi la récupération à ses propres fins et réalise ainsi quelques peintures sur des planches de bois flotté, des maquettes ou des assemblages inédits, son imagination nous parait d'un coup sans limite et surtout en sempiternelle osmose avec la nature et l'océan qui l'entoure. "Dans le tube landais" semble être devenu un peu sa marque de fabrique et nous, nous ne pouvons que suivre la même vague qu'elle, emportés par tant de poésie et d'excentricité, comme une lueur d'espoir dans un monde qui perd ses couleurs. Pour ça et pour le reste à venir et que l'on vous souhaite pour le mieux, et parce que le temps d'un instant nous avons tous retrouvé nos yeux d'enfants, on vous dit Anne-Laure:

"Merci maîtresse ! "

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On le sait, nos bancs de sable regorgent de talents en tout genre, mais peu de médias ont déjà oser se pencher sur l'essor du bodyboard féminin. Manque d'engagement, de tonicité ?… Qui a réellement pris le temps de se poser un petit peu sur nos rideuses en action ? Aujourd'hui pourtant, les Landes peuvent se vanter d'accueillir deux des filles les plus investies dans ce domaine, j'ai nommé Anne-Cécile Lacoste et Elodie Redon...Focus !

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ébutons avec Elodie, 29 ans, native de Mont-de-Marsan, en plein milieu des pins. C'est en accompagnant une amie à des cours de surf qu'elle s'est lancée sur ses première vagues...mais debout pour l'instant... Le résultat sera peut concluant, et elle n'aura pas forcément la volonté de continuer sur les shortboard. Elo se rappelle par contre d'un bodyboard qui traîne au fond de son garage étant plus jeune. Un révélation ? En tout cas cela y ressemble, car depuis elle ne déchaussera pour ainsi dire plus jamais ses palmes, peu pratique pour conduire mais on s'y fait parait-il. Cela fait donc 7 ans maintenant qu'elle dicte sa vie au grès des vagues, professionnellement ou sentimentalement parlant. Entre son job dans un surf shop et sa relation avec un autre bodyboarder landais, on peut dire que l'océan occupe une place prépondérante dans sa vie. Quand nous lui demandons de nous parler de son terrain de jeu, elle ne peut s'empêcher de nous causer des bancs de sable "world class" des Landes. Malgré le fait d'être dépendante de la nature, qui ne nous a pas trop gâté d'ailleurs ces dernier mois, Elodie trouve les Landes intéressantes de par sa diversité en matière de style de vagues. "On trouve de tout", dit-elle, "...de la longue tubulaire, au pic rapide en passant par les wedges surpuissants, tout est réuni pour travailler son surf et être fin prête sur les compétitions féminines." Dans la rubrique regret elle ne retiendra que la surpopulation des spots ces dernières années. Comme beaucoup de surfeurs et bodyboarders, le rêve de voyages est omniprésent chez elle, et elle essaie de bouger un maximum. Aujourd'hui elle a surfé des vagues à Fuerteventura, à Bali, au Portugal et également en Australie et elle ne compte pas s'arrêter là. Elo aimerait compléter sa liste par un trip aux philippines, au Mexique, au Costa rica et pourquoi pas la Nouvelle Zelande, un joli programme qui a de quoi faire pâlir pas mal de monde d'envie...

Elodie Redon & Anne-Cécile Lacoste, deux sirènes dans le port de Capbreton.©DR

Vous avez la palme mesdames...

Par Antho Caldo


Para baïlar la bomba...Anne-C sous le soleil de Mexiiiiii-co ! © Justin Smith

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our Anne-Cécile, c'est légèrement différent, car vous avez très certainement déjà entendu parler de la n°1 tricolore et de ses récents très bons résultats. Anne-C est née chez nos voisins girondins, à Arcachon plus exactement. Aujourd'hui âgée de 31 ans, elle a grandi juste devant l'océan et s'est donc tout naturellement rapprochée de lui. Son choix s'est rapidement porté sur la pratique du bodyboard, sous l'influence de ses amis qui l'ont initié sur le beach break de La Salie. Comme Elodie, sa vie gravite entièrement autour du bodyboard et des voyages. Diplômée du Brevet d'Etat surf en 2002, elle crée la célèbre école de surf et bodyboard "Ocean Roots" où elle travaillera pendant 6 années consécutives, avant que les voyages l'obligent a laisser les rênes à des personnes plus disponibles. En effet, le Costa Rica, le Panama, le Mexique et l'Indonésie vont lui permettre de grandir et de progresser rapidement, elle gagnera alors sa première sélection en équipe de France lors des championnats du monde ISA aux Canaries. Une seconde place individuelle qui restera d'ailleurs son meilleur souvenir en compétition.

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Dès lors, elle reçoit le soutient de plusieurs personnes qui l'a lance tout logiquement dans le monde professionnel du bodyboard, comme Mathieu Désaphie, qui lui offre un emploi de vendeuse chez Sen No Sen et lui permet de s'absenter afin de pouvoir suivre le tour. Une étape de sa vie qui lui permet alors de côtoyer les meilleurs bodyboarders de la planète, et de rider les plus belle vagues du globe, comme Pipeline. Pour l'anecdote, elle aura surfé ce spot mythique avec seulement 3 autres personnes les jours de ses 30 ans, un bien joli cadeau ! Cependant la crise du surf business l'oblige à quitter le tour faute de moyen. Aujourd'hui installée dans les Landes, à Capbreton, afin de profiter de la proximité des meilleurs beach breaks européens, Anne-Cécile mène une vie plus classique et travaille comme éducatrice a l'UCPA de Soustons. Tout comme Elodie, elle apprécie la grande variété de vagues dont peut bénéficier la côte landaise. Et, malgré son absence sur le tour mondial, elle reçoit toujours le soutient de quelques sponsors tel OGM bodyboardshop, Found bodyboard ou Culture Sud, ce qui lui permet de rester médiatisée et de promouvoir à sa manière au maximum le bodyboard féminin.


Un entraînement capbretonnais comme les autres pour la sirène Elodie.©Antho Caldo

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ais qu'est-ce qui a bien pu réunir ces deux rideuses de talent ? Grâce à Anne-Cécile une association réunissant les meilleures bodyboardeuses du sud-ouest a pu voir le jour début 2011. Il s'agit des "Mermaids", littéralement les "sirènes " dans la langue de Shakespeare, une asso qui permet donc à ces filles de recevoir un soutien de certains groupes du bodyboard business et de permettre à d'autres de s'essayer à la discipline auprès de filles capables de leur apporter quelques conseils avertis. Pour les épauler, les "Mermaids" reçoivent régulièrement le support d'un autre local, Derek Crater, qui leur offre un peu de son temps pour leur permettre de progresser. De plus, afin de donner plus de profondeur à l'association, les filles sont actuellement en train de mettre en place un compétition 100% féminine, en partenariat avec le Labenne Surf Club, le "Boogie Labenne Girls". Si vous êtes une fille, nous espérons donc vous avoir donner envie de les rejoindre ou, pour les hommes, de suivre de plus près leurs exploits et de respecter un minimum leur engouement et leur nécessité de se faire une place dans ce monde de brutes.

www.mermaids.fr

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Talents hauts Girl power

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Texte & photos J.Ruiz (sauf mentions)

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'éventail de talents féminins s'est considérablement élargie dans notre département, les pures locales, celles d'adoption, en bikinis, en combi ou bien en tenues de pilotes, elles ont su allier performance et élégance. Réaliser le bon mix entre féminité et combativité, tel est leur challenge au quotidien, ces filles n'ont pas toujours choisi le chemin le plus simple et pourtant elles y arrivent haut la main. Les résultats sont là, championne d'Europe, championne du Monde, qualification en équipe de France et voyage à l'autre bout de la planète. Talons hauts et talents hauts, quand l'un n'empêche pas l'autre, voici le récit de quelques modèles à suivre, toutes plus douées les unes que les autres dans leur catégorie et discipline respective, mesdames c'est par là....

Alizé Arnaud


©Masurel-Aquashot

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lizé, 23 ans, pensionnaire du Hossegor Surf Club depuis l'âge de 15 ans, aime le PSG, Disney Land, Michael Jackson, Marylin Monroe, Las Végas et les machines à sous. Absolument rien à voir avec le surf me direz-vous, mais il est important de le signaler afin de mieux cerner le personnage, éclectique, facétieuse, curieuse et généreuse. En fait, Alizé est une sérieuse surfeuse, qui ne se prend jamais au sérieux. Un talent indéniable, Alizé essaie de surfer le plus souvent possible, peut importe les conditions, généralement sur son home spot de Capbreton, il faut dire qu'elle n'a pas long à faire pour atteindre la plage, plutôt pratique. Mais la miss ne s'arrête pas là, elle enchaîne les bons résultats, voir les très très bons même. Championne des Landes en 2007, d'Aquitaine, de France puis un titre de championne du monde ISA tag team. En 2008, elle est championne d'Europe junior, puis l'année d'après championne d'Europe ESF à Jersey. Finalement en 2010 vient la consécration ultime pour Alizé, qui devient cette fois-ci championne du monde junior ASP, à Narrabeen en Australie.

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Des résultats et des podiums à la pelle, je vous en épargne une liste longue comme le bras, depuis ses tous débuts au Groms, les Maïder Arostéguy, les sélections en équipe de France, les championnats du monde à l'autre bout de la planète et aujourd'hui les WQS. Alizé aurait de quoi vous distraire des soirées entières devant la cheminée au coin du feu en tapant un trivial pursuit de la main droite et tenant un Big Mac de la main gauche ! Cette année Alizé a décroché une wildcard pour le World Tour, et s'est envolée pour le Rio Pro, cotoyer les meilleures surfeuses du monde, elle qui fut à deux doigts d'intégrer le circuit l'an passé, se retrouve là à goûter à ce qui pourrait l'attendre très prochainement si les résultats suivent. Malheureusement, elle tombera au round 2 face à Paige Hareb, mais la tête elle, restera pleine d'étoiles. Alizé reste la 3ème meilleure surfeuse française et n'a pas encore fini de faire parler d'elle, sa sincérité et sa disponibilité font d'Alizé une compétitrice des plus attachantes et nous lui prédisons une longue et belle carrière.


©Clément Philippon

Josephine costes

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oséphine Costes quitte le Maroc à l'âge de 9 ans pour venir s'installer dans les Landes. Aujourd'hui, à 17 ans, elle vit sur Capbreton et est également au HSC, tout comme Alizé, dont elle suit, pourrait-on dire, un peu le même parcours. Jo n'a d'ailleurs pas attendu pour faire ses preuves, déjà double championne des Landes et double championne d'Aquitaine en 2010 et 2011, Championne de France en 2010 et finalement championne d'Europe en 2012 ainsi qu'une coupe de France à la clé en 2013. Une belle progression qui conduira Mlle Costes à participer cette année aux Championnats du Monde Juniors au Nicaragua. Joséphine, aussi jolie que timide, détestant se mettre en avant ou parler d'elle, fait pourtant désormais partie de la fine fleur française féminine. Un succès qui se trimbale apparement dans la famille entre frère et soeur, Pierre-Louis, champion du Monde de bodyboard en 2011, a su lui aussi garder cette simplicité et cette réserve dont beaucoup pourrait s'inspirer.

Joséphine a encore beaucoup de temps devant elle pour apprendre et donc progresser toujours et encore, mettre sa dextérité et son talent inné au service de la régularité et le tour sera joué. Les Pro Juniors, les championnats de France, l'équipe de France,.. les motivations sont multiples pour Jojo, pourtant, prendre les choses comme elles arrivent reste un peu sa philosophie, sans rien précipiter, nous misons tous sur elle pour qu'elle deviennent un jour une grande parmi les grandes et que son rêve devienne réalité.


©Emma Veque

Maud Le Car

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aud nous arrive tout droit des Caraïbes, de l'Ile de St Martin, à 21 ans, Maud a su s'adapter comme une lettre à la poste à la vie dans les Landes et est même un peu devenue notre ambassadrice de charme. Mais Maud n'est pas que sexy, elle est surtout une surfeuse hors pair, extrêmement puissante et au surf fluide. Venue en métropole afin de performer au plus haut niveau, les résultats ne se font pas attendre,

Maud remporte la Maïder Arosteguy à Biarritz en 2010 pour la 1ère fois, une victoire qui se réitèrera en 2012 et 2013 pour un joli hat trick. Elle devient également vice-championne de France en 2010, championne d'Europe Junior ISA en 2010 et 2011, vice-championne d'Europe Pro junior en 2011, remporte la Panaméricaine, le Lacanau pro junior toujours en 2011, la finale VQS à Hossegor en 2012, une 9ème place au championnats du monde à Bali

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et enfin une victoire à la Coupe de France de Capbreton en 2013. Actuellement 6ème meilleure surfeuse tricolore, Maud aspire tout simplement à accéder au circuit pro en se focalisant sur les prochains WQS, armée d'une détermination sans faille, les portes du succès semblent bien pouvoir se trouver à la portée de notre Landaise d'adoption.


Talents hauts Girl power

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es filles de plus en plus présentes sur la scène surf française, des structures de plus en plus adaptées, des modèles de plus en plus médiatisées avec des contests comme le Swatch Girls Pro France par exemple organisé chaque année sur Seignosse ou Hossegor, évènement où les jeunes locales peuvent approcher de près leurs surfeuses favories et se prendre à rêver qu'elles pourraient un jour, elles aussi, y participer... Mais sans aller jusque là, et pour toutes celles qui veulent juste s'éclater entre copines nous avons également le "Challenge des Miss" mis en place par Arnaud Darrigade et le Comité Régional des Landes il y a 2 ans de cela. Une journée estivale, en plein mois d'août à Capbreton, spécialement consacrée à toutes ces demoiselles réunies par cette même passion de la glisse. Tout cela a bien sûr de quoi motiver les filles, car aujourd'hui ce sont elles qui imposent leur style, créent la mode et font le buz. Un jour les femmes domineront le monde, mais pas demain, demain elles surfent !

Ci-dessus : Julie Coutou et Jade Dubut en tandem lors du Challenge des Miss 2012 à Capbreton. Ci-dessous : Zoé Jaeckin, sur les trâces de papa à Hossegor.

Malissa Pichaud Cheyenne Larquier

Liam Donne

Clothilde St Marc

Zoé Jaeckin Margot Castets Héléann Barker Sarah Duvignau Charlotte Fraile Johanne Toulouse Carla Moireau

Camille Liets Maïli TaharJulie Coutou Jade Dubut Bianca Berthier Emilie Libier Jade Magnien

Louise Bories

Juliette Encinas

Manon Jambou Lison Delhay

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l n'y a pas qu'en surf où le girl power s'inscrit de façon indélébile. A Léon par exemple, Léa Lagoueyte (cidessus), une jeune fille de 12 ans, est une férue de sports mécaniques. Léa, se met au karting dès l'âge de 6 ans, là où les autres filles de son âge enlèvent les 2 petites roues arrières de leur joli vélo Barbie tout rose, elle, découvre ce qu'est un moteur deux temps, un carburateur et des pneus slick. A 7 ans seulement elle commence les courses en minikart, puis enchaîne dans la catégorie minimes et "jeunes", le circuit de Magescq non loin de chez elle, devient une aubaine pour parfaire ses entraînements. Depuis 1 an Léa s'est également mise au motocross, en loisir. Cette passion pour les sports mécaniques lui vient sans doute de son père, lui-même ancien pilote de cross pendant 26 ans, un papa qui a su également toucher un peu à tout en pratiquant aussi le rally tout terrain, l'autocross et le kart. Un virus qui s'est donc transmis d'une génération à l'autre chez les Lagoueyte, du tout bon, alors pourvu que ça dure... Justine Geisler, (page de droite) quant à elle, est une toute nouvelle recrue landaise. Arrivée tout droit de l'Yonne, Juju a décidé de donner un nouveau " Sens"* à sa vie en venant s'installer dans les Landes et plus précisemment sur la commune de Soustons. Ayant déjà connu les Landes grâce à quelques blessures de courses qui la conduirent directement au

Léa Lagoueyte

©Thomas Martien

CERS de Capbreton, Justine est très vite tombée amoureuse de notre département, qui offre une multitude de terrains de jeux entre mer et forêt. A l'instar de Léa, Justine a débuté toute jeune et a sûrement su piloter une moto avant même de savoir marcher. Ok je fais mon Marseillais, mais Juju découvre la moto à l'âge de 5 ans, sur un PW50, entourée d'une famille de motards, tout va alors s'accélérer pour elle et à seulement 6 ans elle s'inscrit à sa première course sur le championnat éducatif de Bourgogne. Depuis, de l'huile a coulé sous les ponts, et Justine Geisler est devenue ni plus ni moins que la meilleure pilote de pitbike de l'hexagone ainsi que l'une des meilleures d'Europe et... A 25 ans, notre Soustonnaise d'adoption est triple championne de France 2010/2011/2012 de sa discipline et a fait un joli podium (3ème) l'an dernier au Mondial Minimoto SX de Las Vegas, en se frottant aux Américaines, jusqu' alors considérées commes les meilleures en la matière, c'est dire l'exploit ! Pour notre grand bonheur, Justine est également une passionnée de sports extrêmes en tous genres, comme le snowboard, l'enduro ou le surf. Le mois dernier, nous avons réussi à dégoter une interview de notre championne entre 2 courses à l'autre bout de la France, pour en savoir plus sur elle, il vous suffit donc de vous rendre sur notre site internet ou de cliquer direct sur ce lien : www.xlmag.fr/2013/06/itw-justine-geisler

*Sens : ville natale de Justine, dans l'Yonne

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Justine Geisler

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uittons-nous en parlant un petit peu jetski, souvenez-vous de Virginie Charlet, de Biscarosse, double championne du monde de jet freeride en 2003 et 2004. Et bien, la relève semble être assurée grâce à une jeune Tarnosienne de 17 ans, Katya Monge. De la danse classique au freeride, un fossé semblait pourtant séparer ses deux passions, mais c'était sans compter sur la détermination de Katya. Entourée d'une famille de pilotes, l'an dernier Katya décide aussi de franchir le pas et décrète donc de prendre des cours de freeride auprès de Mister Gil Beurnier lui-même.

En août 2012, elle réalise avec lui le tout premier backflip en duo de l'histoire sur un jet à bras sur une plage de Capbreton. Un véritable exploit pour Katya qui n'a alors son permis que depuis 1 mois et seulement quelques semaines de stages à son actif. Pour sa première participation aux championnats du monde à Montalivet en mai dernier, Katya Monge termine 3ème de la catégorie filles. C'est grâce à des filles comme Alizé, Joséphine, Maud, Léa, Justine ou Katya, que le sport au féminin retrouve petit à petit ses lettres de noblesse, toutes nos félicitations les filles et surtout, gardez le Power !

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La minute de Doud Q

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oilà l'été, les plages ont ouvert leurs aires de baignades et les maîtres nageurs sauveteurs sont donc fidèles au poste afin d'assurer votre sécurité. Ce mois-ci, Doud, en compagnie d'Alexandra Lux, nous concocte donc quelques exercices destinés à ceux qui risquent leur vie pour sauver la votre : les secouristes.

Bonjour à tous, je vous propose de suivre les quelques exercices qui suivent pour votre saison de maître nageur sauveteur. En effet, vous savez tous que ce métier nécessite une condition physique excellente, afin de tenir les 4 mois et multiples interventions en plein soleil. Vous avez tous un entraînement de nageur, de surfeur ou de bodysurfeur… Mais vous vous sentez souvent perdu lors de votre entraînement matinal sur la plage. Alexandra Lux et moi-même, vous proposons alors un programme simple, mais efficace. Durant 6 jours, vous ferez 3 circuits trainings, variant courses, nages, bodysurf, secourisme, et circuit training. Exemple : Jour 1 circuit training Jour 2 courses, nages, courses Jour 3 training sauvetage Jour 4 circuit training Jour 5 courses, nages, courses Jour 5 training sauvetage

La championne du monde de sauvetage côtier, Alexandra Lux suit les circuits training matinaux de Doud et c'est elle qui s'y colle pour cette rubrique spécial MNS. Photos©J.Ruiz

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Je vous conseille d’éviter les footings longs et traumatisants sur le sable, qui sont souvent la cause de traumatismes multiples aux chevilles, aux genoux et au dos. Favorisons plutôt les footings matinaux avant d’arriver au poste de secours, et alors votre corps sera plus apte à attaquer les trainings en équipe. Je ne vous apprendrai rien quant aux entraînements des courses, nages, courses, avec des passages de barres, suivis par des montées de dunes épuisantes. Je vous recommande tout de même de consacrer du temps sur les entraînements de secourisme avec les bouées tubes, ou filins afin de favoriser la force et la puissance même du nageur. Pour le circuit training qui va suivre, je vous préconise de découper votre entraînement en deux fractionnés de 20 secondes d’exercices suivi de 10 secondes de récupérations, cela 12 fois de suite.

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Travail de la ceinture pelvienne afin de stabiliser votre corps dans la nage : « Crunch »

Pour les crunchs, vous ne devrez surtout pas avoir les pieds coincés mais libres. Les lombaires bien plaquées au sol et le ventre creusé. Montez les épaules après une grande expiration, vous devrez avoir la sensation de ne pas tirer sur les cervicales, mais bien de rapprocher les côtes du bassin. Vous pouvez maintenant monter et descendre de 2 ou 3 centimètres et expirer sur la montée.

« Oblique gauche puis droit »

Vous devrez essayer de ne pas bouger les jambes une fois en position. Ne tirez pas sur les cervicales, et expirer tout en faisant l’effort de remonter les épaules vers le genou. Inspirez sur le relâchement et descendez les épaules. Ne pas faire de mouvements brusques et rapides. Contrôlez votre posture et placez l’expiration vers le haut. Comme dans tous les exercices, vous devrez commencer par creuser le ventre sur l’expiration.

« Obliques »

Les obliques seront vos meilleurs alliés pour les nages puissantes en mer ou les remorquages, afin de garder de la stabilité dans la glisse. Vos abdos doivent être creusés sur l’expiration, les pieds et genoux collés avec les épaules et mains engagées vers la gauche ou la droite (position de départ). Sur chaque expiration, vous exercerez une rotation des épaules de gauche à droite. Vous devrez être très tonique et gainer sur cet exercice. Pensez aussi à expirer à chaque touché de sol.

« Grand droit inférieur et psoas »

En position de pompe, vous resterez en gainage les deux pieds collés 15 secondes. Suite à ça faites des flexions de la hanche, à gauche et droite. Cela devra être très tonique, rapide et puissant pendant 30 secondes. Lors du gainage, gardez une respiration naturelle, concentrez-vous pour garder le dos plat, les fessiers et abdos contractés. Les flexions devront être très rapides, gainées, et l’expiration bien présente pendant deux ou trois mouvements.


Exercice de gainage, d’explosivité, et de puissance :

« Gainage actif» Vous resterez en posture de gainage 20 secondes les bras tendus, dos plat, et votre respiration devra être naturelle. À la fin, enchaînez sur une pompe explosive, puissante et contrôlée (ne surtout pas descendre trop bas pour protéger vos épaules). Vous inspirez en bas pour souffler très fort par la bouche en poussant vers le haut.

« Explosivité» À la fin de votre action vers le haut, la vitesse vous permettra de regrouper les genoux sous le corps le plus vite possible, par l’expiration, afin de placer les pieds entre les mains. Restez concentré afin de garder les abdos engagés et trouver de la puissance à la fin de votre mouvement. Alors vous placerez le regard vers le haut.

« Puissance verticale »

Les deux pieds joints, vous soufflerez le plus fort possible par la bouche afin de pousser sur les cuisses et sauter le plus haut possible. Utilisez vos bras pour trouver de la hauteur. Mais attention de ne pas retomber lourdement, mais avec souplesse et contrôle.


Exercice de renforcement musculaire des obliques : « Tranverse & obliques »

Sur une expiration profonde, vous creuserez le ventre pour plaquer les lombaires au sol. Les genoux et les chevilles à 90° vers le haut, les bras à 45° sur les côtés et la tête au sol. Respirez naturellement sans bloquer la respiration. Après avoir trouvé la position et la respiration la plus confortable, vous aller faire basculer les genoux de gauche à droite lentement. Placez votre inspiration vers le bas, pour remonter les genoux simultanément avec l’expiration. Prendre légèrement appuis sur les mains, et faire l’effort de ne pas trop creuser le bas du dos. Concentrez-vous pour ne pas décoller les pieds et les genoux. Attention la réussite des exercices réside dans la concentration, la respiration, le gainage et les expirations.

Continuons avec du gainage : « Les obliques toujours et encore, les beaux obliques du nageur » Vous poserez un pied sur l’autre ou pour plus de facilité et d’équilibre le pied de dessus devant le pied de dessous. Position sur le coude ou sur la main. Les doigts de la main du haut doivent pousser vers le ciel. Trouvez de l’équilibre dans la respiration lente et contractez les abdos, les fessiers, et les cuisses sur chaque expiration. Pour trouver la posture idéale, essayez de pousser sur les talons et le crâne en même temps. Et pour finir montez le bassin le plus haut possible.

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« Exercice des fessiers pour bien utiliser vos palmes »

« Et un dernier de gainage pour finir en beauté»

Comme précédemment, synchronisez votre respiration et votre gainage. Les genoux à 90°, vous pousserez le bassin vers le ciel afin de contracter les fessiers. Les bras ouverts à 45° de part et d’autre, et alors, si vous trouvez la stabilité suffisante, vous soulèverez une jambe pied flex vers le ciel. Tenir la posture 20 ou 30s suivant votre niveau. Je le répète toujours mais la respiration est le secret de la réussite dans vos exercices.

Dans la posture suivante, je vous demande de ne pas lever le pied et la main en même temps, si vous n’êtes pas capable de maintenir le bassin dans l’alignement des épaules. Alors vous ferez 20s avec une main, puis l’autre, ou 20s avec un pied, puis l’autre. Au départ, la respiration toujours et encore. Expirez profondément pour pousser le crâne et les talons loin l’un de l’autre. Creusez, contractez le ventre, et serrez les fessiers. Alors une fois bien positionné, vous pouvez commencer à soulever lentement le pied et la main simultanément. Mais attention rien ne doit bouger… Le regard fixe et la respiration naturelle.

TOUS LES EXERCICES SONT À FAIRE AVEC PRÉCAUTION ET À VOS PROPRES RISQUES. RAPPROCHEZ-VOUS D’UN PROFESSIONNEL DU SPORT AFIN DE VOUS AIDER À BIEN LES RÉALISER, ET LES ADAPTER À VOS BESOINS.

"N'oubliez pas de me rejoindre sur ma page facebook "préparation physique surf et général" ainsi que sur ma chaîne Youtube doud179" Doud Q Q Q

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"Do you remember the time ?..." Août 2012, St Vincent de Tyrosse, le soir tombe sur l'annuelle course Internationale organisée par Bud Racing sur le circuit du Moto Club des Plages pendant le traditionnel Air Contest. Sous un bon masque de boue : Livia Lancelot ©Jeff Ruiz


Bonus track...

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"Carnet de route" sortie dans les bacs le 26 ao没t

Tom Frager


XLMag N°8