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une manière de tikkoun, de réparation de la faute originelle. L’arbre de la connaissance devait être mangé; mais pour ce faire, il fallait d’abord goûter de l’arbre de vie, c'est-à-dire la Torah. L’etrog (cédrat), selon le midrash rabah bereshit (15,8-20), serait l’arbre

de la connaissance. On raconte que Rabbi Akiva cueillit un etrog le premier jour de Shvat. Le bois de cet arbre a le parfum et le goût du fruit. C’est ce que nous indique Rachi quand il dit dans son premier commentaire de Bereshit: l’arbre dans le Gan Eden

était fruit. Mais quel rapport entre l’arbre et l’homme? L’arbre, explique la hassidout, est partagé en trois: racines, branches et feuilles. On ne peut pas voir les racines, le tronc est la partie la plus importante et pourtant la beauté de l’arbre réside dans ses fruits. «L’homme est comme l’arbre du verger». Les racines sont comme la foi, la source de l’existence. Le tronc est l’étude de la Torah, la pratique des mitsvot la majorité du temps de l’homme; les fruits la quintessence, la perfection: non seulement il assume sa vie, mais grâce à son action, il en produit les effets vers l’extérieur, il place des graines (bonnes actions) dans ses enfants, ses élèves et tout son entourage. La Torah est «arbre de vie pour ceux qui s’y attachent» (Prov.3.18). C ’est peut-être pour symboliser cela que l’on plantait un cèdre à la naissance d’un enfant juif (guittin, 57.a). Si le fruit de l’arbre est bien à l’origine de la souffrance de l’humanité il est aussi cet arbre de vie qu’est la Torah, résurgence et émergence.

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