SONIA HUWART PEGGY SNOECK-NOORDHOFF Cercles de parole à partir de contes pour les 5 à 9 ans
Tous ceux qui ont philosophé avec les enfants ne le contrediront pas, ils sont émerveillés de voir ces jeunes pensées se structurer, se dire et se confronter à d’autres. À l’école de la philosophie, ils se sentent pris au sérieux et ils le sont.
Cet ouvrage propose aux élèves une réflexion sur le thème « Grandir » à partir de trois contes, réécrits pour les enfants de cet âge. Ces récits anciens inspireront des cercles de parole (méthodologie du « Programme de développement affectif et social » ou ProDAS) et des ateliers philosophiques ainsi qu’un large choix d’activités : expression écrite et graphique, détente et concentration, imagerie mentale et sensibilisation artistique. Des fiches de préparation accompagnent ces démarches. Un DVD constitué de deux parties complète l’ouvrage. La première est le film d’une animation, conte et cercles de parole (ProDAS), par Peggy SnoeckNoordhoff et Sonia Huwart, dans une classe de 1re-2e primaire (6-8 ans). Dans la deuxième partie, le lecteur trouvera des documents utiles pour le bon déroulement des activités (textes, propositions d’imageries, pistes de lecture en réseau, petites reproductions d’œuvres d’art) et le Carnet de l’apprentiphilosophe, fiches de travail reproductibles à compléter par les élèves. De quoi nourrir l’estime de soi et développer l’autonomie intellectuelle, morale et affective.
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Ouvrage
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De Boeck ISBN 978-2-8041-6495-9 572583
Cercles de parole à partir de contes pour les 5 à 9 ans
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Cercles de parole à partir de contes pour les 5 à 9 ans
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Apprendre à philosopher n’est cependant pas spontané. La collection Apprentis philosophes veut offrir, aux enfants, des histoires, contes, fables ou légendes pour entrer de manière critique dans un patrimoine commun de pensée et de savoirvivre. Aux enseignants, elle propose des démarches pédagogiques pour que les enfants réfléchissent, imaginent et discutent à partir de ces récits.
Cercles de parole à partir de contes pour les 5 à 9 ans
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GIMÉNEZ-DASÍ M. et DANIEL M.-F., Réfléchir sur les émotions à partir des contes d’Audrey-Anne+ pour les 4 à 8 ans HUWART S. et SNOECK-NOORDHOFF P., Cercles de parole à partir de contes pour les 5 à 9 ans L ELEUX C. et LANTIER J., Discussions à visée philosophique à partir de contes pour les 5 à 14 ans MAHIEU M., Philosophie pour enfants à partir d’une nouvelle de 10 à 14 ans
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Sonia Huwart Peggy Snoeck-Noordhoff
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Le présent ouvrage tient compte des simplifications orthographiques proposées par le Conseil Supérieur de la langue française et approuvées par l’Académie française en 1991.
Une collection dirigée par Claudine LELEUX, professeur de philosophie et de didactique de l’éducation à la citoyenneté et de la morale non confessionnelle à la Catégorie pédagogique Defré de la Haute École de la Communauté française à Bruxelles. Elle a notamment publié chez De Boeck, pour les 5 à 14 ans, trois volumes d’éducation à la citoyenneté dans la collection « Outils pour enseigner » et un ouvrage de didactique de l’éthique et de la citoyenneté dans la collection « Action ». Les auteurs : En tant que psychopédagogue, Sonia HUWART, a assuré la formation pédagogique de futurs instituteurs et institutrices à la Haute École Lucia de Brouckère. Formée à la philosophie avec les enfants et, avec Peggy Snoeck, au « Programme de développement affectif et social » (ProDAS), elle poursuit actuellement l’expérimentation conjointe de ces deux démarches dans des classes primaires et en formation continuée pour enseignants, dans le cadre de l’apprentissage du français, de la sensibilisation et de l’expression artistiques et d’activités interdisciplinaires. Elle participe à la rédaction des dossiers pédagogiques de la revue Philéas & Autobule. Peggy SNOECK-NOORDHOFF, est régente littéraire et a acquis une longue expérience d’enseignement dans des écoles primaires et professionnelles de Bruxelles. Elle a amené dans ses classes : les cercles de parole du « Programme de développement affectif et social » (ProDAS), l’expression à partir des contes et des mythes, les exercices de détente inspirés du yoga et la sophro-pédagogie. Elle a transmis cette expérience notamment dans « Une morale du bonheur » (éd. CEDIL). Aujourd’hui, elle est formatrice du « Programme de développement affectif et social » (ProDAS) auquel elle initie des instituteurs, institutrices et des éducateurs spécialisés en accompagnement psycho-éducatif. À partir de la collaboration avec Sonia Huwart, elle décide de faire le lien entre ces cercles de parole et la discussion en atelier philosophique. Illustrations : Tanja Cinna
© Éditions VAN IN, Mont-Saint-Guibert – Wommelgem, 2011, De Boeck publié par VAN IN Tous droits réservés. En dehors des exceptions définies par la loi, cet ouvrage ne peut être reproduit, enregistré dans un fichier informatisé ou rendu public, même partiellement, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur. 1re édition, 2e réimpression 2017 ISBN 978-2-8041-6495-9 D/2011/0074/303 Art. 572583/03
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Introduction
1.1 Raconter ou lire des contes
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1 Pourquoi raconter des contes à l’école ?
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Parce que les contes procurent du plaisir et apaisent les tensions : Ces histoires enchantent. Il suffit d’observer le calme qui s’installe dans la classe, l’attitude et le regard des enfants lorsqu’on leur raconte ces histoires : « Il est de fait que dans les contes et les légendes est un savoir inexplicable et pourtant nourrissant, un savoir que je ne peux comparer qu’à la saveur d’un fruit en bouche. Les fruits nourrissent, et en plus ils sont bons, ils font jubiler les papilles. Les contes et les légendes sont exactement comme des fruits, tout aussi innocents, tout aussi nécessaires.1 » L’expérience nous montre que ces récits s’inscrivent dans la mémoire : « Il n’y a qu’une seule manière de débuter dans le savoir et sa saveur : c’est d’être ébloui2 », dit Christiane Singer. Tout petits, les enfants sont souvent assaillis de désirs contradictoires. Ils peuvent être bousculés par des peurs, en proie à des conflits difficiles. Les histoires symboliques mettant en forme ces aspects effrayants rassurent. « Le déplaisir de l’angoisse devient alors le grand plaisir de l’angoisse affrontée avec succès et maîtrisée3 ».
1 Henri Gougaud [1989] page de titre. 2 Christiane Singer [2005], p. 37. 3 Bruno Bettelheim [1976], p. 162.
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Parce que les contes sont porteurs de sens et de confiance en soi : Le conte traditionnel s’adresse aux adultes comme aux enfants. Selon Propp4, son scénario répond à des règles. Le héros du conte est d’ailleurs presque toujours le plus petit, le plus faible, le plus pauvre, le plus maladroit. Conscient d’un manque, il part, chemine, se mesure à des tâches difficiles, affronte des monstres, transforme ses blessures en ressources et revient chez lui, grandi. L’enfant, petit à petit, intègre que les difficultés, s’il accepte d’en faire des défis sont passagères et peuvent l’aider à grandir. L’éducateur, guide attentif, ira dans ce sens en rappelant régulièrement que, dans l’apprentissage, on peut tirer parti de ses erreurs. Loin d’être des constats d’échecs, elles permettent de progresser. Contrairement au mythe, le conte est résolument optimiste. Il finit presque toujours bien. Grâce à son engagement personnel, le héros peut partager avec ses semblables les bénéfices difficilement acquis de sa quête. – Tom Pouce, malgré sa petitesse fera preuve d’ingéniosité pour conduire la charrette de son père, il n’hésitera pas à quitter ses parents pour affronter ses peurs. – Le vilain petit canard, persévèrera et se battra pour survivre malgré les moqueries, les intempéries et sa propre maladresse, avant de s’apercevoir qu’il est semblable aux cygnes dont il rêve. – Simplet osera descendre en lui et grandir jusqu’à devenir roi. Pour conclure chacun de ces trois contes, nous apprendrons aux enfants le refrain suivant :
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« Les nuages passent On ne les voit plus Où vont-ils poussés par le vent Le sais-tu ? » Ce refrain nous parle de manière métaphorique d’un message récurrent dans les contes traditionnels. Nous proposons de le délivrer aux enfants :
4 Vladimir Propp [1970].
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1 Introduction aux dispositifs
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les difficultés et les épreuves sont passagères. Les nuages passent. Avec Héraclite5, nous pourrions dire « tout change ». Si c’est la première fois, après imprégnation du texte en le chantant, on commente : que veut nous dire ce refrain ? Quel est le rapport avec le conte ?
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Parce que les contes initient les enfants au langage symbolique : Les contes et les mythes nous introduisent dans une forêt de symboles. Ils se déroulent dans un temps indéfini, au-delà des jours et au-delà du temps, dans un lieu lointain, dans un monde imaginaire. Nous en avertirons les enfants grâce à un petit rituel : des formulettes d’entrée, mots de passe qui ouvrent l’accès à cet autre monde, et des formulettes de sortie, mots de passe qui en ferment l’accès :
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« Mon conte n’aime que le creux des oreilles, la caresse du vent, le silence du soir. Mon conte restera dans le creux des oreilles, avec la caresse du vent, le silence du soir. » La principale richesse des symboles, c’est qu’ils sont polysémiques et favorisent plusieurs interprétations. Les interprétations des contes sont comme des strates, comme les pelures d’un oignon ; chacun découvre, en toute subjectivité ce qui résonne en lui, compte tenu de son âge, de son histoire, de son état psychologique. Chaque enfant puisera dans l’histoire le message qu’il peut entendre. Le rôle de l’adulte consistera à lui donner l’occasion de le formuler et d’y réfléchir. L’enseignant pourrait éventuellement être sensible à des significations qui auraient échappé aux auteurs. Néanmoins, il est hors de question de livrer ces interprétations aux élèves et encore moins de les imposer. Il est essentiel de se laisser guider par les remarques et les questions des enfants. C’est pour cette raison que nous proposons de laisser les enfants s’exprimer directement après avoir entendu le conte. Il est donc indispensable d’écouter les 5 Héraclite [VIe-Ve siècle av. notre ère].
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élèves, d’entendre ce qui les touche, ce qu’ils comprennent à partir de ces histoires afin de bâtir nos leçons en tenant compte de leurs découvertes.
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Parce que les contes habillent le quotidien de merveilleux : Beaucoup de contes emploient le merveilleux : des animaux parlent, des citrouilles se transforment en carrosses, des génies, des trolls, des ogres et des sorcières y vivent et agissent. Spontanément, les élèves savent que ce n’est pas à prendre au premier degré (avec les plus petits, on fera des exercices aidant à distinguer réel et imaginaire). Le « merveilleux », la magie, se trouve ailleurs. Il est suggéré par le conteur qui décrit les mille et uns moments merveilleux du quotidien : la beauté d’un arbre, la grâce d’un oiseau, la douceur de l’aube, le mystère du crépuscule. Ainsi ceux qui l’écoutent, affinent leur sensorialité et développent un trésor qui illuminera leurs jours. « Il existe deux formes de magie. La première est celle de l’illusionniste […] Celle de la publicité […] Il existe une autre forme de magie. La magie d’un coucher de soleil, du calme d’un bois au crépuscule, du vent qui manque de vous renverser sur la plage. Il y a la magie du doux contact avec les gens, la magie qui nous trouve touché par le visage de l’autre, ému par l’humanité vulnérable.6 » L’enseignant-conteur veillera à traduire son émerveillement en décrivant des lieux et des moments « magiques » : la naissance du printemps et la grâce des cygnes dans Le vilain petit canard, le jardin du roi dans Les trois plumes.
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Parce que les contes nous relient aux générations passées et aux générations à venir : Si contes et mythes, d’abord transmis oralement, ont survécu et sont parvenus jusqu’à nous, s’ils nous touchent encore aujourd’hui, c’est qu’ils évoquent ce qui nous relie tous à travers le temps et l’espace : la vie, la mort, les errances, les conflits, les luttes et les métamorphoses. Notre histoire personnelle, nos espoirs et nos craintes ne nous semblent plus anecdotiques. Ils cessent d’être vécus dans la solitude pour s’inscrire dans la longue chaîne 6 Edel Maex [2007], p. 61.
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1 Introduction aux dispositifs
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d’humains. Pour le conteur, il y a une jubilation supplémentaire à être un passeur, de transmettre une parole qui vient du fond des âges, qui participe à notre patrimoine collectif. Même tous petits, certains enfants relèvent l’importance affective de cette formulette d’entrée et de sortie souvent répétée. Nous ne l’avons proposée ici que pour le conte Les trois plumes mais cette formulette pourrait faire partie du rituel de chaque conte :
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« Cette histoire, la grand-mère de ma grand-mère la racontait déjà et la grand-mère de ma grand-mère, de ma grand-mère, de ma grand-mère la racontait aussi. »
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« Je vous ai raconté cette histoire pour que vous la racontiez à vos enfants qui la répèteront aux enfants de vos enfants de vos enfants de vos enfants. »
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Point de vigilance Pour sauvegarder la richesse de ces récits, il faut de la délicatesse et du respect. Bruno Duborgel nous met en garde : « Les songes des hommes, consignés dans les contes, les légendes et les mythes, sont choses profondes, compliquées et fragiles. Il ne s’agit pas de les dompter, règlementer et récupérer, mais de les connaître et de les aimer comme partenaires permanents du dialogue de l’homme avec lui-même. C’est à l’éducateur poète, bien plus sans doute qu’au pédagogue didactisant, moralisant ou psychanalysant de tâcher d’introduire l’enfant à cette pratique du conte et à cette culture des songes. “Marche doucement car tu marches sur mes rêves”7 ». À l’enseignant de se laisser guider par l’enthousiasme et le plaisir, plaisir de lire ou de raconter, plaisir d’écouter les élèves, de s’émerveiller et de philosopher avec eux. Alors le conte restera habité et vivant.
7 Bruno Duborgel [1983], p. 67 avec citation de William Buttler Yeats, Tread softly because you tread on my dreams, in The Collected Poems.
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CONTES & FICHES
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– Un merveilleux petit, disaient ses parents. Un jour d’entre les jours, son père s’apprête à aller couper du bois en forêt. – Ah, si quelqu’un pouvait venir me rechercher avec la charrette ! marmonne-t-il. – Ne te fais pas de souci papa, je la conduirai bien moi, je viendrai te rejoindre vers midi. – Tu n’y penses pas. Tu es trop petit pour tenir les rennes, jamais le cheval ne t’obéira.
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Dans un village très loin et très près d’ici vivait un enfant comme tous les enfants. Enfin… pas tout à fait… Quand il est né, il était déjà plus petit que les autres bébés. Avec le temps, il a appris à marcher, parler, chanter, danser ; il a appris à observer, à lire et à calculer, mais il n’a pas grandi d’un centimètre. Cela pourrait vous sembler gênant, mais dès que quelqu’un faisait mine de le plaindre ou de se moquer, il éclatait de rire en disant : Qui peut s’introduire dans une bouteille pour y construire un joli bateau ? Qui se glisse dans la serrure pour la réparer ? Qui se cache dans la fourrure du chat pour y chasser les puces ? C’est moi Tom, pas plus grand qu’un pouce, Je m’appelle Tom Pouce, Pas plus grand qu’un pouce Je me blottis au creux de la main Je me blottis dans un gant Je suis fier et content Quand j’apprends. Je suis Tom Pouce, le petit, Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles.
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CHUUUUUUUT Mon conte n’aime que le creux des oreilles, la caresse du vent, et le silence du soir.
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Ainsi fut fait. Au moment où la voiture tourne au coin d’une haie, deux vagabonds viennent à passer. – Regarde, voilà un cheval qui conduit une charrette sans charretier – Écoute, on entend une voix, hue dia, hue, mais personne ne tient les rennes. – Bizarre. Suivons-la. Si nous découvrons l’astuce nous ferons fortune. La voiture entre dans la forêt et s’arrête devant le bois abattu. – Tu vois papa, je suis à l’heure. Tout s’est bien passé. Le père retire son fils de l’oreille et le dépose par terre. Joyeusement l’enfant s’installe sur un fétu de paille. Les hommes s’approchent. – Vous avez-là un étonnant petit homme, donnez-le nous pour une belle pièce d’or, nous le ramènerons dans un mois, fortune faite. – Vous donner mon fils, vous êtes fous ! Jamais, pour tout l’or du monde, jamais. Partez ! Tom Pouce grimpe le long des vêtements de son père, se pose sur son épaule et lui souffle. – Ne crains rien, je ne leur laisserai pas me faire de mal, je reviendrai. Ainsi fut fait. Il part, fièrement assis sur le bord du chapeau d’un des hommes. La route est longue, ils traversent des bois et des champs. Vers le soir, Tom demande : – Où m’amenez-vous donc ? – Bien loin, pour que tu ne puisses pas retourner chez tes parents. – Vous ne me ramènerez pas dans un mois ? – Tu rêves ! On a donné une belle pièce d’or, tu es à nous. Tom Pouce sent son cœur qui bat la chamade, ses jambes tremblent : Aie, me voilà en bien mauvaise position.
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– Maman pourrait atteler et m’installer dans l’oreille du cheval. De là je lui indiquerai le chemin, car ne suis-je pas : Tom Pouce, le petit, Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles.
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Tom Pouce va vers la forêt, marche, marche, marche courageusement mais au moment où, fatigué, il s’arrête et s’assied sur un caillou, un loup vient à passer. Il prend le petit pour une souris et … il l’avale tout cru. Dans l’estomac, c’est tout noir et gluant, c’est glissant et puant. Tom Pouce sent son cœur qui bat la chamade, ses jambes tremblent : Aie, me voilà en bien mauvaise position. J’ai peur ! Il prend quelques profondes respirations Allons, du calme ne suis-je pas Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles Il commence par donner des coups de poings, par mordre et griffer de toutes ses forces. – Ouille, ouille, ouille, crie le loup, mon ventre me fait mal, ça doit être la faim. – Non, crie Tom, tu as avalé un petit d’homme, tu ne me digèreras pas, crache-moi
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– Déposez-moi, s’il vous plait, je dois aller à la toilette. – Les oiseaux ne se gênent pas, mon chapeau en a vu d’autres, tu es si petit. – C’est que… je suis tout de même un enfant, ça sent mauvais et puis ça ne ressemble en rien à ce que fait un oiseau. Votre couvre-chef en sera tout abimé. L’homme dépose son chapeau par terre, Tom Pouce court vers les hautes herbes et disparait dans un trou de souris. Ils ont cherché longtemps, on raconte même qu’ils y ont passé la nuit. L’enfant, lui se reposait calmement dans le terrier. Au petit matin, il a sorti la tête, puis le torse, puis le reste du corps. Les hommes, découragés étaient partis. – Ouf, maintenant je trouverai bien un moyen pour rentrer chez moi, pense-t-il… Sur la fourrure d’un animal, peut-être.
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J’ai peur ! Il prend quelques profondes respirations Allons, du calme ne suis-je pas Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles.
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ou je te pince encore plus fort. – Te cracher ? Jamais ! Je n’avais rien avalé depuis une semaine. Ça ne marche pas, pense Tom, il faut que je réfléchisse encore et je trouverai. Il respire calmement puis réfléchit, réfléchit, réfléchit. – Dis donc le loup, je connais, à un jour de marche d’ici, une cave pleine de jambons, de saucissons de toute sorte, je t’y guiderai, si tu veux. (En fait, Tom parlait de la cave où ses parents entreposaient leurs provisions) – J’y cours, crie le loup. Au moment où le loup entre dans la cave, Tom pouce se met à hurler : – Papa, maman, je suis là dans la cave, au fond de l’estomac d’un loup, au secours ! On dit que les parents l’ont entendu, sont accourus et ont battu le loup jusqu’à ce qu’il crache l’enfant. Ouf ! On dit que le loup court encore et que Tom Pouce pourra encore et toujours dire : Je m’appelle Tom Pouce, Pas plus grand qu’un pouce Je me blottis au creux de la main Je me blottis dans un gant Je suis fier et content Quand j’apprends. Je suis Tom Pouce, le petit, Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles.
Je sais que mon conte restera dans le creux de vos oreilles avec la caresse du vent et le silence du soir. Parce que, vous aussi, vous êtes de ceux qui cherchent, réfléchissent, trouvent et franchissent les obstacles
« Les nuages passent On ne les voit plus Où vont-ils poussés par le vent Le sais-tu ? »
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Tom Pouce – Fiche n° 1 – S’approprier le conte
Fiche 1 pour la séquence autour de Tom Pouce
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S’APPROPRIER LE CONTE
Sensibilisation à la question : un petit peut-il être capable de grandes choses ?
Objectif(s) : cognitif, conatif ou affectif.
– Écouter, comprendre et donner intuitivement des sens divers au conte Tom Pouce – Redire un moment du conte qu’on a choisi – S’identifier
Compétences principales à acquérir
– Compétences que chaque écoute et appropriation d’un conte et que chaque cercle de parole permettent de mobiliser – Être fier de soi et avoir confiance dans son efficacité personnelle (C42)
Matériel et support
Conte : Tom Pouce
Déroulement de l’activité
1. ÉCOUTER Tom Pouce Raconter ou lire Tom Pouce : L’essentiel dans la manière de conter l’histoire réside dans les deux « formulettes », que l’enseignant répétera ou mettra en musique. Il proposera aux élèves de les apprendre et de les répéter avec lui. – Je m’appelle Tom Pouce, Pas plus grand qu’un pouce Je me blottis au creux de la main Je me blottis dans un gant Je suis fier et content Quand j’apprends. Je suis Tom Pouce, le petit, Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et : Tom Pouce sent son cœur qui bat la chamade, ses jambes tremblent : – Aie, me voilà en bien mauvaise position. J’ai peur ! Il prend quelques profondes respirations et réfléchit Allons, du calme ne suis-je pas Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles. Rituel final : apprendre éventuellement la chanson : « Les nuages passent ». En interpréter le sens : que veut nous dire cette chanson ? Quel est le rapport avec le conte ? Vérifier la compréhension du conte.
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Enjeu(x) philosophique(s)
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Cercles de parole à partir de contes 2. SE RAPPELER d’un petit moment :
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« Un petit moment de ce conte dont je me souviens bien, que je retiens… parce que… »
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Annoncer le thème : – Je vous propose de revoir l’histoire dans votre tête, comme un film. Et de vous arrêter sur un moment dont vous vous rappelez bien. Cela peut être une image, une phrase, une action… (…) Marquer un temps d’arrêt pour laisser évoquer. – Peut-être cette partie de l’histoire vous a-t-elle particulièrement touché, vous avez ressenti de la colère, de la tristesse, de la compassion ou de la joie. Peut-être que cet épisode, ces paroles, ce petit moment vous a beaucoup plu ou vous a fait penser à quelque chose d’important ? Je vous propose de partager avec nous ce petit moment que vous avez le plus retenu dans cette histoire. Se dire et s’écouter. Se rappeler et réfléchir. Éventuellement : les enfants dessinent chacun leur « petit moment ».
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3. S’IDENTIFIER et/ou PRENDRE LA PERSPECTIVE de Tom Pouce ou d’un autre personnage Soit, expliquer que l’on va se glisser dans l’histoire et la raconter comme si on était Tom Pouce : je suis Tom Pouce et je raconte à mes parents ce qui m’est arrivé… On peut diversifier et aussi parler d’un autre point de vue que celui du héros : celui du loup, celui du père de Tom Pouce par exemple. On peut inventer un rebondissement, compléter un épisode par un dialogue : Tom Pouce discute avec le loup, écris leur dialogue. On peut inventer et imaginer des détails et des éléments supplémentaires, mais on ne doit pas se trouver en contradiction avec l’histoire qu’on vient d’entendre. Ces exercices d’identification peuvent se faire oralement en relais. Soit, plutôt pour les ainés, leur proposer de « prendre la perspective » de Tom Pouce. Dans l’autre sens donc, s’emparer d’une caractéristique du héros et inventer ce qu’on en ferait :
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Tom Pouce – Fiche n° 1 – S’approprier le conte
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« imaginez une situation difficile… Et si, comme Tom Pouce, vous étiez tout petit et que comme lui vous respiriez et réfléchissiez, que feriez-vous ? » Au carnet de l’apprenti philosophe : « un petit moment que j’ai retenu dans ce conte » (illustration et légende).
Activité d’intégration (production individuelle ou collective)
Utiliser les illustrations individuelles des différents moments par tous les enfants pour reconstituer la chronologie du récit. En faire un album qui peut servir à raconter l’histoire à une autre classe. On devra alors négocier l’aménagement des illustrations pour qu’on reconnaisse les personnages au fil de l’histoire.
Lien avec d’autres activités d’enseignement
En français et en éveil historique : utiliser les illustrations des différents moments pour reconstituer la chronologie du récit (voir plus haut)
Prolongement éventuel
Lecture d’albums du même récit.
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Projet de conclusion (activité de synthèse)
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S’approprier le conte
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Un petit moment que j’ai retenu dans ce conte :
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Tom Pouce – Fiche n° 2 – Imaginaire ou réel ?
IMAGINAIRE OU RÉEL ?
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Fiche 2 pour la séquence autour de Tom Pouce
Qu’est ce que l’imaginaire ? Quelle est la différence entre l’imaginaire et le réel ?
Objectif(s) : cognitif, conatif ou affectif.
– Identifier le conte comme une histoire imaginaire – Différencier les notions de « réel » et d’« imaginaire », identifier, classer et rechercher des exemples – S’initier à la notion de « métaphore », s’identifier à un animal
Compétences principales à acquérir
– Compétences que chaque cercle de parole permet de mobiliser – Différencier le réel de la fiction, le réel de l’imaginaire (C19), comparer (C5), accéder à un langage symbolique et métaphorique (C18), rechercher de l’information (C15)
Matériel et support
1. Conte : Tom Pouce Textes et livres de genres divers : lettres, encyclopédies, livres sur les animaux, romans, livres de recettes et bricolage, etc. 2. Réel ou imaginaire ? (un document par élève et un exemplaire agrandi au tableau)
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Enjeu(x) philosophique(s)
Sources : http://www.educol.net/fr-coloriages-images-colorier-photo-contes-defee-c194.html et http://www.coloriageaimprimer.net
3. Documents (voir carnet sur le DVD) 1. IDENTIFIER le conte comme une histoire imaginaire : Tri de livres et échange verbal Exposer des livres et écrits divers. Faire classer : – Quelle est la différence entre l’histoire de « Tom Pouce » (le raconté ou le livre) et ceci (un journal, une encyclopédie…) ? ¾ Ceux-ci sont des livres ou d’autres écrits : pour connaitre, pour s’informer… (journaux, encyclopédies, revues sur les animaux), et ceux-là sont des livres pour agir, pour savoir comment faire (un livre de recettes, de bricolage) et ceux-là pour communiquer (une lettre), etc. En revanche, Tom Pouce est une « histoire ». Faire préciser, défier : – Il y a aussi des animaux dans l’encyclopédie, et des histoires dans le journal ?
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Déroulement de l’activité
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¾ Dans le journal, dans l’encyclopédie on s’informe. Tom Pouce est un « conte », à écouter pour le plaisir, à relire… Cela raconte une « histoire ». Cette histoire n’est « pas réelle », on dit ainsi : « Il était une fois » ou « Dans un pays lointain, » ou… En fait : cela n’existe pas. – Pourquoi écoutons-nous ou lisons-nous des contes ? ¾ Pour le plaisir ! C’est le cas aussi : d’un film, d’un roman, d’une bande dessinée… On s’amuse en les lisant, c’est gai. Les « contes » ne sont pas des histoires « réalistes » (comme « Max et Lili » par exemple) mais des récits « merveilleux », il s’y passe des choses « magiques », ce qui est impossible y semble possible : on écoute aussi ces histoires « pour rêver »… → RÉALISER un panneau collectif « Les genres d’écrits » : collage de photocopies de couvertures et d’extraits. Ce panneau sera complété par la suite selon les découvertes nouvelles à collectionner : – des informations, documentations (journal, encyclopédie) – des modes d’emploi, consignes (recettes, bricolage) – des messages, courrier (lettres) – des histoires « imaginaires » ou « merveilleuses » (contes) – des histoires « réalistes », amusantes… (albums autres que contes) Éventuellement : – Que peut-on dire des personnages ? Tom Pouce est un « héros », le personnage important, celui qui doit réaliser des défis, qui doit se montrer capable et courageux. Certains personnages, ici : les vagabonds et le loup, amènent des dangers et des difficultés, d’autres personnages (pas ici, mais on peut évoquer, dans d’autres contes connus, des personnages bénéfiques comme les fées) aident le héros face au danger, lui offrent des objets magiques. Approfondir le sens du mot « imaginaire » : – Est-ce que Tom Pouce est une histoire vraie ? Est-ce que c’est possible ? – Connaissez-vous le mot « imaginaire » ? Que veut-il dire ? Amener les enfants à échanger leurs « déjà-là ». Dans la classe de 1re-2e d’Isabelle, les enfants ont eu des difficultés diverses, reflétant leur niveau de perception du monde. Les mots sont venus peu à peu. « magique » a été plus facile à dire pour entamer la discussion et des éléments merveilleux ont été facilement perçus comme non-réels. Grâce à l’étymologie, on a élargi au terme d’« imaginaire » (mot de
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Tom Pouce – Fiche n° 2 – Imaginaire ou réel ?
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même famille, comme l’imagination). On a, pour argumenter si c’était RÉEL ou IMAGINAIRE, émis des justifications comme « ça ne se peut pas », « c’est impossible », « ça n’existe pas »… Une difficulté : dire que ce qui est imaginaire, c’est ce qui n’est « pas possible » semblait d’abord une définition acceptée. Mais ensuite, à chercher plus d’exemples, il est apparu que dans la notion « pas possible », certains enfants comprenaient aussi « pas bien » ! Ainsi, dans une histoire, une fille met la robe de la mariée et la déchire : Ce n’est pas possible ! disent des enfants. On a donc dû différencier : ce qui n’est pas bien, ce qui ne se fait pas (la barrière de la norme), ce qu’on ne peut pas (la limite de la loi, du droit) de ce qui est impossible (la frontière de la réalité).
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2. DISTINGUER « réel » et « imaginaire » : exercice de classement (voir carnet sur le DVD : « Réel ou imaginaire ? ») Distribuer à chacun cette fiche représentant des choses imaginaires et réelles : « parmi ces dessins : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui est imaginaire ? » Sur une fiche, les enfants entourent en deux couleurs différentes : ce qui est, pour eux, réel / ce qui est, pour eux, imaginaire. Au tableau, sur la fiche agrandie, rassembler les réponses. Les avis sont discutés, on cherche des arguments et, intuitivement, on interroge les mots « réel » et « imaginaire ». Synthétiser : qu’est-ce qu’on veut dire quand on dit que quelque chose est « réel » ? Qu’est-ce qu’on veut dire quand on dit que quelque chose est « imaginaire » ? L’enseignant rassemble les mots utilisés et les enfants construisent une définition commune. Un panneau peut être fabriqué : « L’imaginaire », avec quelques dessins agrandis. Ce panneau peut être complété au gré des découvertes par les contes ou par d’autres activités. L’enseignant peut susciter sciemment des incertitudes. C’est la discussion qui enrichit l’exercice. Par exemple : la « reine des abeilles » est un animal bien réel, mais ce n’est pas, comme ici, une reine sur un trône ! On peut terminer par des questions qu’on tente de résoudre ou que l’on reporte à une séance complémentaire. Dans la classe de 1re-2e d’Isabelle, les discussions ont porté sur deux types de problèmes : ce qui a existé et qui n’existe plus (au moins comme tel), ce qui est réel mais qui est représenté de manière imaginaire.
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Cercles de parole à partir de contes
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– Les enfants sont convaincus que les chevaliers ont bien existé du temps des châteaux forts. Les dragons aussi auraient existé car pour beaucoup d’enfants, c’est une sorte de dinosaures. La notion scientifique de traces, de preuves d’une existence passée, est invoquée pour les dinosaures. Bref, ce qui a vraiment existé est dit « réel ». – Les enfants sont partagés quant aux images de la lune et de l’épouvantail : parce que l’illustration représente une lune et un épouvantail « personnifiés », on les dirait humains…on se croirait dans un conte.
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3. S’INITIER à la notion de « métaphore » « Si j’étais un animal, je serais… »
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Annoncer le thème : – Dans les contes, il y a souvent des animaux. Dans d’autres histoires aussi. L’histoire leur prête une personnalité, un caractère. Vous connaissez aussi peut-être certains animaux, vous avez pu les observer ou vous avez appris comment ils vivent, ce dont ils sont capables. – Il y a certainement un animal auquel vous aimeriez ressembler ou auquel vous croyez ressembler. Je vous laisse un peu de temps pour imaginer cet animal et vous demander en quoi il vous ressemble… Je vous propose maintenant de partager avec nous vos découvertes. Se dire et s’écouter. Se rappeler et réfléchir. Information, selon l’âge : L’enseignant anime un échange pour découvrir et formuler : ¾ Nommer un animal pour se décrire, cela s’appelle une « métaphore ». C’est une manière de se comparer, de faire comme si on était cet animal, parce qu’on aimerait avoir ses qualités. – Certains animaux sont même des « symboles » : on place cet animal dans une histoire ou dans un tableau pour faire penser à quelque chose. Par exemple : – Le loup ? À quoi le loup nous fait-il penser quand il surgit dans une histoire ? ¾ Les élèves amènent les idées de peur, danger, transgression, voracité.
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Tom Pouce – Fiche n° 2 – Imaginaire ou réel ?
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Conclusions individuelles (voir Carnet) : (1)J’ai appris sur les contes : Un conte est une histoire pour rêver, où un héros passe des épreuves qu’il gagne, dans un monde imaginaire. (2)J’ai appris sur la différence entre réel et imaginaire : Un garçon grand comme un pouce, un loup qui parle… Cela n’existe pas : c’est imaginaire. Au contraire : un tableau, une institutrice… Cela existe : c’est réel. (3)J’ai appris la métaphore : Quand je dis, je suis comme un… cela s’appelle une comparaison. Quand je dis, je suis un… cela s’appelle une métaphore. Souvent, dans les histoires : la chouette est une métaphore de… Le lion est une métaphore de…
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Projet de conclusion (activité de synthèse)
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– Les lions représentent la force et la puissance, les renards la ruse, les lynx le regard perçant et l’envie de vérité… On dit d’ailleurs : malin comme un singe, rusé comme un renard, avoir l’œil perçant comme un aigle… Le hibou ou la chouette évoquent la sagesse et la philosophie. Dans les contes, nous rencontrerons ces animaux et nous verrons que parfois ils nous ressemblent… Selon le niveau expliciter la notion de « métaphore ». Des photos d’animaux, des représentations, amérindiennes ou autres, des masques d’animaux peuvent être montrés. On peut expliquer que le port de masques dans des fêtes (comme lors du carnaval) exprime qu’on aimerait s’approprier les qualités de cet animal.
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Activité d’intégration (production individuelle ou collective)
(1) Compléter (ou le réaliser si ce n’est pas déjà fait) le panneau collectif « Les genres d’écrits » par d’autres exemples et d’autres genres ou types de textes. (2) – Compléter l’affiche : Réel ou imaginaire ? par d’autres exemples de choses réelles et de choses imaginaires rencontrées dans les contes futurs – Écouter, chanter, illustrer, commenter, la chanson chantée par Steve Waring et d’autres : Le Trouillard (ou Le petit nigaud, ou…). Musique sur : http://www.momes.net/comptines/personnages/le-petit-nigaud.html (voir carnet sur le DVD : Une chanson) Quand je pense qu’on m’en veut, je vérifie si c’est réel ou si c’est ce que j’imagine !
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Cercles de parole à partir de contes Français : Activité linguistique sur des expressions utilisant des animaux (voir le jeu proposé dans la revue Philéas & Autobule n°13, p. 14 : Quelle ménagerie : dans cette classe, retrouve… (retrouver dans l’illustration : quel personnage « verse des larmes de crocodile » ? Qui « fait le pied de grue » ? Qui « fait la langue de vipère » ? Qui « rit comme une baleine » ? Etc.)
Prolongement éventuel
Art graphique : – Création de masques à partir des animaux choisis. Exemples : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/eco-banat/?p=89 – Représentations d’animaux, notamment : Des inventions graphiques autour des animaux : http://artsvisuelsecole.free.fr/animaux.html (ce site mentionne le matériel et la procédure des activités. Il propose des exemples)
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Lien avec d’autres activités d’enseignement
Disponible sur le DVD
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Tom Pouce – Fiche n° 2 – Imaginaire ou réel ?
Date : . . . . . . . . . . . . . . .
I m a g i n a i re o u ré e l ? J’ai appris : Sur les contes :
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Nom, prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Le héros de ce conte-ci s’appelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Je connais d’autres contes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ......................................................................................... .........................................................................................
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Sur la différence entre RÉEL et IMAGINAIRE Un garçon grand comme un pouce, un loup qui parle, CELA N’EXISTE PAS : c’est imaginaire. AU CONTRAIRE : Un tableau, une institutrice, : CELA EXISTE : c’est réel.
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Réel ou imaginaire ?
Un lutin
Un papillon
Une sorcière
Un dragon
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Un cheval volant
Un cheval
Un chevalier
Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
Un conte est une histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Disponible sur le DVD
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Cercles de parole à partir de contes
Si j’étais un animal,
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J’ai appris la MÉTAPHORE :
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parce que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Quand je dis, je suis comme ……………….., . . . . . . . . . . . . . . .cela s’appelle une comparaison. Quand je dis, je suis un ……………….., . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .cela s’appelle une métaphore. Souvent, dans les histoires :
La chouette est une métaphore de
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Le lion est une métaphore de Le renard est une métaphore de
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Le ………… est une métaphore de
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Une chanson : Le petit trouillard
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(Texte dans le Carnet complet sur le DVD)
Cette chanson fait penser à l’imaginaire parce que : ......................................................................................... ......................................................................................... .........................................................................................
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Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
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je serais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Tom Pouce – Fiche n° 3 – Qui suis-je ?
QUI SUIS-JE ?
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Fiche 3 pour la séquence autour de Tom Pouce
Connais-toi toi-même. Puis-je me donner des qualités ?
Objectif(s) : cognitif, conatif ou affectif.
– Exprimer et entendre des présentations de soi – Comprendre et expliquer le sens du choix de son prénom – Se donner des qualités – Découvrir l’art du portrait
Compétences principales à acquérir
– Compétences que chaque cercle de parole et activité à partir de l’art permettent de mobiliser – Se comprendre, se connaitre (C2), être fier de soi (C42), oser se transformer (C20)
Matériel et support
1. Conte : Tom Pouce 2. Feuillets de couleur 3. Miroirs, reproductions de peintures (portraits et autoportraits) exposés en une « galerie » (tables rassemblées au tableau, devant lesquels les élèves peuvent défiler silencieusement), papier calque, papier kraft, crayons, fusains ou feutres…
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Enjeu(x) philosophique(s)
1. SE PRÉSENTER : Mise en route : Debout en cercle, faire, à tour de rôle, un pas en avant et se présenter : – « Je m’appelle… et je… »
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Déroulement de l’activité
Je m’appelle Peggy et j’aime les contes – Je m’appelle Sonia et j’ai deux enfants – Je m’appelle Liam et je suis en 1re année – Je m’appelle Camille et je monte à cheval – …
Chacun nomme une de ses caractéristiques personnelles ou physiques, ou un de ses gouts, ou une de ses compétences, etc. Tous ceux qui se reconnaissent dans ce qui est dit font eux aussi un pas en avant. Au début, l’enseignant donne l’impulsion : Tous ceux qui aiment les contes ! – tous ceux qui ont deux enfants… – qui sont en 1re – qui savent monter à cheval – …
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Cercles de parole à partir de contes
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Après chaque proposition et avancée en avant, on recule et on passe au suivant. (dans l’ordre du cercle ou librement).
« Un petit moment où je me sens bien »
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Annoncer le thème : – Tom Pouce dit : « Je me blottis au creux de la main, je me blottis dans un gant » – Souvenons-nous d’un petit moment précis où nous nous sommes sentis bien. Peut-être aurez-vous envie de partager un petit moment que vous vivez tous les jours, seul (sous la douche, lorsque la sonnette marque la fin des cours) ou avec d’autres (une promenade sous les étoiles, autour d’un feu de bois, lors d’une fête), ou bien ce peut être un moment exceptionnel vécu une seule fois… L’enseignant laisse quelques secondes pour que chacun puisse évoquer pour lui-même ce petit moment. Se dire et s’écouter. Se rappeler et réfléchir.
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Un enfant de 1re année nous a dit le lendemain de ce cercle : « Depuis que j’ai entendu que c’est merveilleux de regarder les couleurs du ciel, j’ouvre les rideaux et je regarde le ciel tous les matins. C’est si beau, même avec beaucoup de nuages ».
« Je peux vous parler de quelque chose que je sais sur mon prénom et vous dire ce que cela me fait »
La semaine précédente l’enseignant donne la consigne aux élèves d’interroger leurs parents, d’essayer d’en savoir plus sur le choix qu’ils ont fait de leur donner leur prénom. Annoncer le thème : – Peut-être nos parents nous ont-ils parlé de la raison pour laquelle ils ont choisi notre prénom. Peut-être nous plait-il ou ne nous plait-il pas ? Si non comment aimerions-nous qu’on nous appelle ? Se dire et s’écouter : L’enseignant, en commençant, parle vrai, il ajoute « Ce que ça me fait… . », évoque la fierté ou la lourdeur ou le plaisir ou la gêne qu’il a (eu) à porter ce prénom-là.
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Tom Pouce – Fiche n° 3 – Qui suis-je ?
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Se rappeler et réfléchir : On classe : tous les prénoms qui se rattachent à une autre culture, à un autre lieu ; tous les prénoms qui viennent de grands-parents (on clarifie les noms d’aïeux) ; tous les prénoms inspirés par un enfant, par un ami adulte, etc.
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À Piétrain, les enfants de 1re-2e année se sont exprimés longuement. Certains ont un petit papier aide-mémoire, rédigé par un de leurs parents ou ont été « voir sur internet » et déclinent par exemple la liste des Alexandre célèbres, ou les sens du prénom rare de Milan. On n’a pas demandé tout ça, mais ça vient spontanément. Certains vont jusqu’à un récit « Un jour ma maman était en voyage en Egypte et… » comme raconte Sinaï ; d’autres comme Sacha évoquent leur appartenance biculturelle. Plusieurs fois, il y aura l’anecdote : « mon papa connaissait un petit garçon qui s’appelait… », et la transmission d’une transmission « le grand-père de ma maman s’appelait Justin, c’est pour ça que je m’appelle Justine », etc.
2. DIRE son « éloge » : Expression orale et écrite
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« Je suis celui qui… »
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Remarque préalable : Pour la partie écrite et donc personnelle, il s’agit d’une consigne que chaque élève doit réaliser, comme toute activité scolaire, bien qu’il ne pourrait être question d’une évaluation. Pour la partie orale et collective, l’enseignant applique les mêmes règles qu’en cercle de parole : on ne juge pas, on n’est pas obligé de lire ce qu’on a écrit. – Tom Pouce nous dit souvent : « Je suis Tom Pouce le petit, celui qui cherche, réfléchit… ». Qu’en pensez-vous ? 2.1. Écouter, identifier des devises L’enseignant lit des devises (celles-ci ou d’autres qu’il a composées) : « – Mon petit ours, tu es celui à qui il manque une oreille mais qui me berce quand je dors et me console quand je suis triste. – Feuille de papier, tu es celle qui toute pâle et vide s’illumine de toutes les couleurs quand j’y ai dessiné. – Mon petit sac, tu es celui que je serre près de moi parce que tu renfermes mes secrets. – Mon vélo, tu es celui qui me transporte et me transforme en chevalier, en coureur cycliste, etc.
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Cercles de parole à partir de contes
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– Mon petit jardin, tu es celui qui sent bon les fleurs, dont l’herbe est douce à mes pieds, qui accueille les oiseaux dans tes haies… » L’enseignant demande : que font ces phrases ? Par quoi commencent-elles ? ¾ Il s’agit d’une sorte de « compliment », d’une reconnaissance, d’un genre de « félicitation »… Les enfants identifieront la structure de la phrase : Mon-ma… (une chose à laquelle on tient), tu es celui-celle qui… (une ou des qualités, ce qui fait qu’on l’aime).
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2.2. Choisir un objet et lui donner une devise – Choisissez chacun un objet, un lieu ou une chose (matière, endroit précis…) qui a beaucoup d’importance pour vous. Suggérer des exemples : un objet de ton cartable, ta poupée ou ton doudou, un de tes jouets, ta couette… (Proposer de se rappeler les « moments où l’on se sent bien. ») – Écrivez-lui une devise, comme si c’était une personne, faites l’éloge d’une qualité qu’il-elle a. L’enseignant distribue de jolis papiers de couleur. Chaque élève rédige au brouillon puis recopie soigneusement sa devise sur un papier de couleur choisie. Il pourra la lire à haute voix et debout. L’enseignant donne le ton en lisant d’abord la sienne à voix posée, forte et claire.
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2.3. Se donner une devise à soi-même – À vous maintenant : donnez-vous une devise ! L’enseignant rappelle qu’on a été capable de se donner des qualités en cercle de parole. Il invite à se baser sur une réalité (choisir quelque chose qu’on aime vraiment en soi). Il dit qu’il est permis d’exagérer, de rendre plus fort. Il propose de bien chercher ses mots, de transformer jusqu’à ce que le résultat soit beau à entendre. Il peut proposer une structure, par exemple : Je suis… (mon prénom), celui qui, comme… (un élément de la nature ou un animal ou… )… (une de mes qualités). Je suis Jeanne qui, comme le caméléon, peut prendre la couleur de ceux chez qui je vais.
Ou : Je suis… (mon prénom), fils (ou petite-fille ou…) de… (son prénom) qui… (une qualité importante qu’il-elle m’a donnée).
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Tom Pouce – Fiche n° 3 – Qui suis-je ?
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Je suis Michel, fils de Michel, qui m’a donné son nom et ses cheveux roux.
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Même procédure que plus haut. Remarque : Il arrive que certains aient du mal avec ce type de démarche : ils ont peur de se montrer orgueilleux ou vantards. Il convient dans ce cas de rechercher ensemble la différence entre la « vantardise » et la juste « fierté de soi ». L’orgueil ou la vantardise implique la comparaison et l’impression d’être supérieur aux autres, la fierté est le plaisir de se sentir capable, compétent.
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3. SE RE-CRÉER artistiquement
« Ce bel enfant, c’est moi ! »
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3.1. Visite d’une galerie de portraits – Disposer les reproductions de portraits. Inviter les élèves à : – Regarder la « galerie » et choisir chacun silencieusement un tableau – L’observer attentivement – Se demander pourquoi et comment l’artiste a procédé à ce portrait. – Revenir en cercle puis tour à tour aller chercher son portrait. Le montrer. Dire pourquoi on l’a choisi. Présenter son tableau oralement aux autres en essayant d’en commenter le style, en imaginant l’intention du peintre. 3.2. Ateliers d’expression graphique Ces activités sont intéressantes à organiser en ateliers alternants (en choisir 2 ou 3). Le matériel est ainsi disponible pour un petit nombre d’enfants. Si l’on travaille en cycle, les ainés sont rapidement initiés et nommés responsables du matériel et de l’aide aux plus jeunes. – Dès l’école maternelle, vous avez dessiné des maisons, des arbres, des trains, des chats… Avez-vous déjà essayé de vous dessiner vous-mêmes ? – Nous allons nous y essayer de toutes sortes de façons. Notre travail pourrait peut-être aboutir à réaliser une exposition pour les autres classes ?
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Présenter succinctement l’ensemble des ateliers à choisir ou à réaliser en tournante. Exercice préalable pour vérifier ou fixer le schéma corporel : – Il est certain que Tom Pouce aura besoin de se laver après son séjour dans l’estomac du loup. Nous allons faire semblant de nous laver et nous masser tout le corps. Nous prendrons un moment pour dire comment nous nous sentons, puis nous nous dessinerons ou nous ferons un modelage pour nous représenter. (voir document pour l’enseignant ci-après en annexe 1 et sur le DVD) – Dessiner son visage à partir du miroir : Se regarder en souriant dans un miroir et se choisir la position (profil, demi-face…) et la mimique que l’on préfère. Se croquer librement en observant ce reflet, au crayon ou au fusain. OU : Coller sur un miroir posé sur un support, en guise de chevalet, une feuille de papier calque, successivement pour chaque enfant de l’atelier. Choisir pour tracer un feutre noir ou de couleur…, les traits principaux de leur visage, tels qu’on les voit. – Portrait entier : S’allonger sur un morceau de papier (papier à tapisser, papier kraft) dans une position choisie. Se tracer, 2 par 2, les contours. Compléter le dessin avec tous les détails qu’on juge importants pour bien montrer qui on est. Peindre. Une autre technique : s’éclairer suffisamment pour projeter l’ombre de sa silhouette sur un panneau. – Modelage : Se modeler une tête en terre ou en plasticine à partir de la manière dont on se « sent » tactilement (passer les mains sur la tête). – Ma main, mon nez, mes yeux… S’inspirer du livre de Béatrice Fontanel [2009] pour représenter « à la manière de… » une part de nous-mêmes.
Projet de conclusion (activité de synthèse)
Conclusions individuelles (voir le Carnet de l’apprenti philosophe plus loin et en entier sur le DVD) : – Je me présente : Je me sens bien quand ……… Je m’appelle ……… Je décore la première lettre de mon prénom. – Je peux me donner des qualités : Une devise pour mon objet préféré :
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Tom Pouce – Fiche n° 3 – Qui suis-je ?
Activité d’intégration (production individuelle ou collective)
(1) à partir des cercles de parole : – Lectures d’albums en réseau
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Mon ……… tu es celui qui ……… Une devise pour moi : Je suis ………, celui qui comme …… Je suis ………, ……… de……… , qui……… – Ce bel enfant, c’est moi !
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Lectures en réseau thématique :
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Elisabeth Brami & Philippe Bertrand [1997] et autres livres de ces auteurs sur le même thème « Je me sens bien ». – Écriture d’acrostiches de qualités autour des lettres de son prénom. La première lettre peut être « décorée » à la manière des abécédaires. (2) à partir de l’éloge de soi, écriture collective : Les écritures individuelles des éloges de soi peuvent mener à la composition d’un poème collectif avec une énumération de qualités et de comparaisons :
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Nous sommes les 3e de …, Avec Tom, celui qui, comme le lion, est capable de patienter avant de foncer Avec David, celui qui, comme le ciel après l’orage, est capable de … Avec …
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(3) À partir de l’expression artistique : Réalisation d’une exposition d’œuvres d’artistes ou des réalisations rassemblées ou constitution personnelle d’un portfolio qui sera complété au fil des activités artistiques qui suivront.
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Lien avec d’autres activités d’enseignement
– En art graphique : voir plus haut – En français : apprendre à dire/écrire un portrait, grammaire de phrases (inventer des phrases dans une structure donnée, faire des constats grammaticaux – proposition relative qui vient s’enchâsser dans le GN à l’aide du pronom relatif et la comparaison qui s’enchâsse à son tour dans la proposition relative, etc.), lexique (création d’une banque de mots de qualités, affichée par ordre alphabétique. Recherche des expressions courantes de comparaison avec les animaux…) – En éducation physique : le schéma corporel
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Cercles de parole à partir de contes (1)Écriture et expression artistique sur les prénoms : – réaliser une grille des prénoms croisés de la classe, – calligraphier son prénom, découvrir des calligraphies diverses, – s’inventer une (nouvelle) signature (on peut faire un « tableau ») de signatures de toutes les couleurs, y utiliser des techniques graphiques diverses, – réaliser des collages à partir de lettres de toutes les grandeurs et couleurs découpées, – rechercher les étymologies, les sens, les « traductions » (Yann = Jean = Johnny = …)
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Prolongement éventuel
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(3)Création de portraits-photo : Faire son portrait en photo et s’en approprier les photocopies : choisir l’endroit, l’éclairage, le cadrage, un fond, des accessoires. Découvrir les photos. Se reconnaitre. Associer les photos et les prénoms. Photocopier en A4. – L’expression : maquiller les portraits pour varier l’expression. S’approprier l’image en coloriant librement (pastels, peinture, crayons, feutres). – L’ornement : une nouvelle coiffure, un nœud papillon, un bijou… pour aménager son portrait d’une manière comique. Dessiner, colorier, peindre ou coller (découpage de magazine, la laine, papier…). Se coller un masque. – Découper et reconstituer : découper les photocopies en bandes verticales, horizontales ou obliques. Reconstituer les puzzles, jouer sur des erreurs, des omissions. Travailler avec deux photocopies du même visage pour allonger ou élargir le visage reconstitué. Observer la technique de « photo-collages » de David Hockney et celle du peintre cubiste Picasso. Photographier et photocopier chaque visage de face et des deux profils, découper en fragments carrés ces trois photocopies (préalablement coloriées ou non). – Mélanger des fragments de portraits différents : à qui sont ces yeux ? Cette bouche ? Ce front ? Ces cheveux ? Se reconnaitre uniquement à partir de la bande découpée de ses yeux ou d’autres parties du visage. Nous ! Créer une composition collective à partir des portraits photocopiés.
Disponible sur le DVD
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Tom Pouce – Fiche n° 3 – Qui suis-je ?
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Annexe 1 E xe rc i ce d e s c h é m a co r p o re l. D o c u m e nt p o u r l ’e n s e i g n a nt
Nous allons imaginer que nous prenons une douche et que nous nous débarrassons de la poussière qui bouche nos pores, de ce qui nous salit, nous gène ou nous encombre.
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Nous sommes sous le pommeau de douche et nous sentons les gouttes d’eau qui tombent sur nos cheveux… Avec le bout des doigts nous tapotons légèrement le cuir chevelu jusqu’à l’arrière du crâne. Soyons attentifs aux sensations que cela procure.
Maintenant, nous allons nous frotter les mains pour nous préparer à nous laver le visage (nous frottons énergiquement les mains l’une contre l’autre pour les réchauffer)… Prenons conscience de la chaleur qu’elles diffusent maintenant en les approchant de notre visage (nous approchons les mains des joues, sans les toucher)…
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Lavons-nous le visage. Nos deux mains caressent doucement notre front, nos joues, les ailes du nez, l’espace entre le nez et les lèvres, le menton. … Arrêtons un moment pour savourer les sensations que cela nous procure. Lavons-nous les oreilles. Entre le pouce et l’index, nous frottons l’intérieur et tirons légèrement le lobe de nos oreilles vers le bas… Arrêtons un moment pour savourer les sensations. Frottons à nouveau nos mains l’une contre l’autre comme si nous les enduisions de savon. Si vous le voulez, il sera agréablement parfumé…
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Nous nous lavons la nuque, le devant du cou…
De la main droite, nous lavons notre épaule gauche et l’extérieur du bras gauche jusqu’à la main puis nous remontons à l’intérieur du bras jusqu’à l’aisselle que nous savonnons bien… (Appréciez la différence de sensations entre le bras lavé et l’autre) De la main gauche, nous lavons notre épaule droite et l’extérieur du bras gauche jusqu’à la main puis nous remontons à l’intérieur du bras jusqu’à l’aisselle que nous savonnons bien…
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Nous nous lavons maintenant énergiquement le torse, le ventre, les fesses et nous essayons de nous frotter le dos… Nous passons aux jambes : la main droite frottant la jambe droite et la main gauche frottant la jambe gauche, nous lavons l’extérieur des cuisses, des tibias, des chevilles puis l’intérieur des cuisses, des tibias, des chevilles. Il est temps de se rincer et nous faisons couler sur votre corps entier une eau agréablement chaude…, nous nous enveloppons d’un essuie doux et nous passons rapidement les mains sur tout le corps pour nous essuyer. Comment nous sentons-nous ?
Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
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Il est certain que Tom Pouce aura besoin de se laver après son séjour dans l’estomac du loup. Nous allons faire semblant de nous laver et nous masser tout le corps. Nous prendrons un moment pour dire comment nous nous sentons, puis nous nous dessinerons ou nous ferons un modelage pour nous représenter.
Disponible sur le DVD
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Cercles de parole à partir de contes
Nom, prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Date : . . . . . . . . . . . . . . .
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Qui suis-je ? Tom Pouce dit : « Je me blottis au creux de la main, je me blottis dans un gant ».
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Un petit moment où je me sens bien :
VA
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .(légende) Je m’appelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Je décore la première lettre de mon prénom :
Sur le reste de la page, je peux écrire et dessiner :
ns
Ma signature, les prénoms de mes amis joliment écrits, un « mots-croisés » des prénoms de ma classe, mon prénom en « acrostiche », etc.
Je peux me donner des qualités
Tom Pouce nous dit : « Je suis petit mais je suis celui qui… »
iti o
Une devise pour mon objet préféré :
…………………… (dessin)
Mon – ma ……………………. tu es celui – celle qui …………………………………….. Une devise pour moi :
…………………… (dessin ou photo)
Je suis ………………………………, celui – celle qui comme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Éd
Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
Je me présente :
............................................................................................... Je suis ………………………………, ………… de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . qui . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ce bel enfant, c’est moi ! ………….. (autoportrait)
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
Fiche 4 pour la séquence autour de Tom Pouce
IN
EST-CE BON D’AVOIR PEUR ?
Est-ce bon d’avoir peur ? Grandir est-ce cesser d’avoir peur ? Que faire de nos peurs ?
Objectif(s) : cognitif, conatif ou affectif.
– Évoquer ses peurs, différencier les peurs de risques réels et les peurs de risques imaginaires – Rechercher des stratégies contre la peur : apprendre à respirer, réfléchir à ses peurs et rechercher des stratégies face aux dangers réels – Distinguer, sur le thème de la peur, une question d’ « information » d’une question « à visée philosophique » – Apprendre à bien respirer – Comprendre la nécessité de s’informer scientifiquement, l’utilité de s’échanger des moyens pratiques, appliquer ces démarches.
Compétences principales à acquérir
– Compétences que chaque cercle de parole, chaque atelier philosophique et chaque exercice de détente et de concentration permettent de mobiliser – Maitriser ses émotions et ses pulsions (C48), résoudre des problèmes et proposer des solutions alternatives (C11)
ns
VA
N
Enjeu(x) philosophique(s)
Conte : Tom Pouce
Déroulement de l’activité
1. ÉVOQUER SES PEURS et DIFFÉRENCIER : Peurs de risques réels ou peurs de risques imaginaires ?
Éd
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Matériel et support
«Un jour, j’ai eu peur »
Annoncer le thème : – Nous avons tous eu quelquefois peur. Que cela se soit passé hier ou il y a longtemps, nous nous en souvenons bien. Je vous propose de partager avec nous notre peur, ce qui la provoquait et nos réactions physiques – nos jambes tremblaient-elles, notre cœur battait-il très vite ? – et ce que nous avons fait. Se dire et s’écouter : L’enseignant prend la parole en premier avec ici, de préférence, un souvenir d’enfance.
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Cercles de parole à partir de contes
VA
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Se rappeler et réfléchir : Amener les enfants à réfléchir à des aspects plus particuliers en leur demandant précisément : – Peut-on classer les sortes de peurs ? Une différenciation devrait être amenée par ce classement : il y a des peurs de dangers ou risques réels et des peurs de risques imaginaires. Ou d’autres classements comme : les peurs d’animaux, les peurs anciennes et récentes, les peurs résolues ou non. – Certaines peurs ont-elles été utiles ? Il devrait apparaitre que face à un risque réel, même si elle est désagréable, la peur est bonne à nous prévenir et nous invite à être prudents. « Un animal qui me fait peur »
ns
Annoncer le thème : – Araignées ou vers de terre, panthères, gorilles, dragons, nous avons tous en tête des animaux qui nous font trembler, frissonner ou fuir. Avant de nous demander si ces réactions sont dues à un danger réel ou imaginaire, ce serait intéressant de partager ces peurs-là. Se dire et s’écouter. Se rappeler et réfléchir.
Éd
iti o
2. RECHERCHER DES STRATÉGIES contre la peur S’informer sur la réalité ou non de dangers avec cet animal. Amener à se rappeler les paroles de Tom Pouce : – Quels conseils, que nous pourrions suivre quand nous avons peur, Tom Pouce nous donne-t-il ? Est-ce intéressant pour nous ? ¾ Tom Pouce nous donne un bon conseil : « Il prend quelques profondes respirations et réfléchit ». Amener les enfants à exprimer l’idée que pour apprivoiser l’effet que la peur exerce sur notre corps on peut RESPIRER ! ¾ Tom Pouce dit aussi: « Allons, du calme ne suis-je pas celui qui cherche, réfléchit, trouve et franchit les obstacles ». Amener les enfants à exprimer l’idée que, pour apprivoiser l’effet que la peur exerce sur notre jugement, on peut RÉFLÉCHIR !
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
2.1. Apprendre à respirer
IN
Exercice corporel pour apprivoiser les manifestations physiques d’une peur.
VA
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Reprendre avec les enfants les paroles de Tom Pouce : – « Aie, me voilà en bien mauvaise position. J’ai peur ! Il prend quelques profondes respirations et réfléchit Allons, du calme ne suis-je pas Celui qui cherche, réfléchit, trouve Et franchit les obstacles. » Motiver l’activité : – Pour mieux réfléchir, Tom Pouce calme les manifestations physiques de sa peur en respirant profondément. – Nous allons faire comme Tom Pouce nous le conseille. Observer sa respiration :
Cet exercice peut être réalisé séparément ou intégré dans l’imagerie guidée ci-dessous.
ns
– Ne cherchez pas à changer votre respiration, soyez simplement attentifs à observer ce qui se passe en vous.
Éd
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1re observation : – Les deux mains à plat sur le haut de la poitrine sous les clavicules, prenons conscience du léger mouvement rythmé qui, doucement les fait bouger. Se contenter d’observer sans rien changer. Même exercice mains, doigts repliés en dessous du creux des aisselles. Même exercice avec les mains sous le nombril. – Qu’avons-nous observé ? 2e observation : – Sentons l’air qui entre dans nos narines, l’air qui sort de nos narines. – Apprécions la différence de température. Observer que le souffle est un exercice d’attention qui permet un retour au calme. Imagerie guidée : « Le vent qui chasse les nuages » (imagerie courte, inspirée par Micheline Flak et Jacques de Coulon [1987] p. 82)
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Cercles de parole à partir de contes
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1. Préparer les élèves : Motiver et rassurer en expliquant aux élèves ce qu’ils seront amenés à faire. Les informer sur les objectifs que nous désirons atteindre : – Lorsqu’on monte en avion au-dessus des nuages, le ciel est d’un bleu lumineux. Derrière les nuages, le ciel est toujours bleu. Nous allons employer une comparaison : nous sommes comme un grand ciel merveilleusement bleu dans lequel se promènent parfois des nuages, qui peuvent représenter nos peurs inutiles ou simplement notre agitation. Nous allons imaginer le ciel avec trois nuages et, pour les chasser, nous allons respirer. Nous pouvons, si nous le voulons, fermer les yeux. Montrer l’exercice ci-dessus « observer sa respiration » 2. Faire les exercices avec eux et diriger l’imagerie : Faire faire les exercices pour se détendre et s’intérioriser, tels que montrés ci-dessus. Diriger l’imagerie guidée : – Imaginons que nous regardons le ciel. Il est d’un superbe bleu, lumineux. Trois petits nuages apparaissent, ils vous dérangent et vous décidez de les chasser en soufflant. Inspirons et doucement soufflons… Un petit nuage s’effiloche puis disparaît tranquillement. Il ne reste plus que deux nuages Inspirons et doucement soufflons… Un petit nuage s’effiloche puis disparaît tranquillement. Il ne reste plus qu’un nuage Gonflons le ventre et doucement soufflons… Un petit nuage s’effiloche puis disparait tranquillement. Il ne reste plus de nuage. 3. Reprise : Inviter à revenir vers un niveau de vigilance habituel : – Chacun à son rythme, bâille et revient ici en pleine forme. – Belle et bonne journée sans nuages ! 4. Animer les échanges : – Quel effet vous a fait cet exercice ? – Comment vous sentez-vous ? 2.2. Réfléchir à ses peurs Atelier philosophique pour rechercher des stratégies face aux dangers
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
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a. Inventaire de peurs – Rappelez-vous : de quelles peurs avez-vous parlé en cercle ? Noter au tableau certaines peurs que l’on a évoquées en cercle. – Pensez-vous, maintenant, à d’autres peurs que vous avez parfois eues ? Élargir la liste. Classer pour établir deux colonnes (d’emblée, si on l’a découvert déjà, sinon faire découvrir ce classement) : – Peurs de dangers réels – Peurs de dangers imaginaires
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b. Cueillette de questions Relire le tableau avec les élèves et leur proposer : – Rappelez-vous : que dit Tom Pouce quand il a peur ? « Allons, du calme ne suis-je pas celui qui cherche, réfléchit, trouve et franchit les obstacles » – Une bonne manière de réfléchir, c’est commencer par se questionner, se poser des questions. – Quelles questions pourrions-nous nous poser, que pourrions-nous nous demander pour mieux réfléchir à toutes ces peurs. – Une question peut commencer par : « Je me demande… (si…, pourquoi…, comment…, ce que veut dire…) » L’enseignant procède à une « cueillette de questions ». Il accepte toutes les questions pour reporter la sélection ensuite. c. Classement des questions Il s’agit ici d’initier les enfants à reconnaitre des questions « d’information » (ici : questions scientifiques ou questions de savoir-faire pratique) et à les distinguer de questions « à visée philosophique » (questions dont la réponse n’est pas définie et dont il faut discuter pour rechercher ensemble des réponses qui nous semblent justes ou bonnes pour la vie). Après ce classement ou sans lui, les enseignants formés à la philosophie avec les enfants (PAE) procéderont comme à leur habitude et amèneront aisément à une discussion ou communauté de recherche (CR) sur une question philosophique choisie. Nous proposons ici, pour les autres enseignants, une démarche plus directive visant seulement à identifier le type de question. Nous retiendrons les questions d’information scientifique et pratique pour en rechercher des réponses ou au moins montrer la nécessité de se documenter.
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Cercles de parole à partir de contes
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– Quelles sont les questions qui se ressemblent ? Selon la capacité des enfants à classer, interroger de manière plus directive : – Quelles sont les questions qui parlent de peurs dans la nature ? Qui parlent de peurs dans la vie de tous les jours, à la maison ou à l’école ? Qui parlent de nos peurs de dangers imaginaires ? Des séries de questions sont retenues, selon les thèmes posés et selon le temps dont on dispose :
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Sur la nature (les éléments, les animaux) par exemple :
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– Les araignées sont-elles dangereuses ? Quel est le danger d’être piqué par une guêpe… ? – Pourrions-nous être face à un loup ? En quoi un loup est-il dangereux ? Y a-t-il des loups en forêt ? – Quel est le danger dans la neige, en montagne ? – La foudre peut-elle nous frapper ?
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Amener les élèves à trouver que ce sont des questions scientifiques, qu’on doit pouvoir en trouver la réponse auprès de spécialistes ou dans des livres. → Choisir un de ces dangers et chercher des réponses : un expert scientifique peut répondre aux questions des enfants par courriel, par exemple Jean-Claude Grégoire, biologiste, professeur à l’ULB (jcgregoi@ulb.ac.be).
Éd
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Sur la vie quotidienne, par exemple : – Risque-t-on un incendie, une explosion avec le gaz ? – Peut-on se noyer dans son bain ? – Que faire si on est perdu ? À quels adultes se fier ?
Ce sont des questions pratiques où le danger vient de l’imprudence ou du manque d’expérience : il faut chercher des moyens pratiques pour se débrouiller et être prudent, en s’échangeant de bons moyens pratiques. → Échanger les moyens de protection que l’on connait, par exemple : Apprendre à nager, apprendre à bien traverser la rue, connaitre son adresse et des numéros de téléphone, demander un appel aux caissières des grands magasins, connaitre l’emplacement d’une lampe de poche…
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
Apprendre éventuellement un moyen de prudence (mémoriser son numéro de téléphone ou… )
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Quand on a peur de « dangers imaginaires », par exemple : – De quoi avons-nous peur dans le noir ? – Nos cauchemars peuvent-ils se réaliser ? – Peut-il y avoir des monstres ou… sous le lit ?
ns
VA
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Se rendre compte qu’on est dans l’invention, dans l’imaginaire, comme quand un écrivain invente un conte… Même si on le fait involontairement ! Ce sont des questions qui nous ramènent à la nécessité de différencier « réel » et « imaginaire ». → Échanger des moyens de se rassurer (la veilleuse quand on est seul dans le noir…). Lire « Billy se bile » et fabriquer des « poupées-tracas ». → Jouer avec son imagination : Dessiner des monstres épouvantables et imaginer les outils qui pourraient aider à les rendre inoffensifs (voir carnet sur le DVD) On peut lâcher la bride et inventer contre les peurs imaginaires des moyens tout aussi imaginaires et fantaisistes, comme les paroles magiques, les recettes de sorcières… : on précisera qu’on est dans l’humour !
Éd
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Éventuellement, et si des questions « philosophiques » ont été posées : Communauté de recherche (CR) Selon le temps, aider les élèves à repérer, parfois regrouper pour mieux les formuler, ces questions dont on peut discuter, comme : – – – – –
Peut-on aimer avoir peur ? Pourquoi aime-t-on parfois faire peur ? A-t-on peur toute sa vie ? A-t-on moins peur en grandissant ? Faut-il avouer ses peurs ? Faut-il être gêné d’avoir peur ? Y a-t-il des personnes qui n’ont jamais peur ?
– Quelle est la question dont vous aimeriez discuter ? La classe choisit une question et l’enseignant anime la discussion. d. Conclure et généraliser
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Cercles de parole à partir de contes Conclusions collectives éventuelles : Que faire de nos peurs ? Quand on a peur, il faut réfléchir. Si le danger est imaginaire, il faut prendre de profondes respirations, se détendre. il faut aussi réfléchir : comprendre que ce qui est imaginaire n’existe pas (pas de monstres sous le lit, pas d’araignée qui nous dévorerait…). Si le danger est réel, il faut se protéger : parfois il faut fuir ou se cacher. Le plus souvent, il faut s’informer : connaitre la gravité réelle de ce danger et savoir ce qu’il faut faire pour l’éviter (par exemple : …). Il faut aussi apprendre à être prudent, prendre des précautions et se débrouiller dans des situations pratiques. Par exemple : – connaitre son adresse, son numéro de téléphone – apprendre à traverser – …
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Projet de conclusion (activité de synthèse)
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Conclusions individuelles (voir Carnet plus loin et en entier sur le DVD) : – Je grandis, j’observe mes peurs et je les apprivoise : Un jour, j’ai eu peur Un animal qui me fait peur, c’est… parce que… J’ai appris sur cet animal : … – Je suis petit mais je peux affronter mes peurs de dangers imaginaires : J’ai parfois peur… Je représente un de ces dangers imaginaires Je peux affronter ces peurs avec imagination – Je suis petit mais je peux réfléchir à mes peurs de dangers réels et être prudent Je voudrais avoir moins peur de… pour cela, j’apprends à…
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Activité d’intégration (production individuelle ou collective)
Rassembler les productions individuelles pour créer un album : « Le livre des peurs et de leurs antidotes »
Les 1re-2e année de Piétrain ont présenté aux classes proches puis offert leur album à la bibliothèque communale de la ville.
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
– En éveil scientifique : apprendre à poser des questions, à vérifier des hypothèses, à se documenter – De manière transdisciplinaire : l’exercice « Le vent qui chasse les nuages » peut être réalisé en quelques minutes quand les élèves ont appris l’exercice et y sont habitués. Après une récréation les nuages pourront représenter l’agitation, avant un contrôle, ils pourront représenter la distraction ou la peur d’échouer.
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Lien avec d’autres activités d’enseignement
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Prolongement éventuel
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Certains enseignants ont utilisé cet exercice pour apprendre à compter jusqu’à 5 (on fait disparaitre les nuages un à un et on compte ceux qui restent).
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Lecture ou raconté en réseau thématique
Disponible sur le DVD
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Cercles de parole à partir de contes
Nom, prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Date : . . . . . . . . . . . . . . .
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J e g ra n d i s, j ’o b s e r ve m e s p e u r s e t j e l e s a p p r i vo i s e
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Un jour, j’ai eu peur …………………… (dessin)
Un jour, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Un animal qui me fait peur
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…………………… (dessin)
Un animal qui me fait peur, c’est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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parce que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
J’ai appris sur cet animal :
...............................................................................................
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Je suis petit mais je peux affronter mes peurs de dangers imaginaires J’ai parfois peur des dragons, des sorcières, du noir ou de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................................................................................... Je représente un de ces dangers imaginaires
Éd
Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
Tom Pouce nous dit : « Allons, du calme, ne suis-je pas celui qui cherche, réfléchit, trouve et franchit les obstacles »
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Disponible sur le DVD
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Tom Pouce – Fiche n° 4 – Est-ce bon d’avoir peur ?
Je peux affronter une de ces peurs avec imagination
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J’imagine que moi-chevalier, je combats ma peur-dragon
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VA
N
J’invente un dialogue imaginaire entre le dragon et le chevalier :
Je colorie mon dessin d’après l’œuvre
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Paolo_Uccello_047b.jpg, site consulté le 11 février 2011)
iti o
Nous recherchons des informations et échangeons nos impressions : Il s’agit de « …… ………… … … …………… ». Ce tableau a été peint vers les années .…-.… par . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . : ............................................................................................... Nos informations sur les dragons :
Éd
............................................................................................... Je suis petit mais je peux réfléchir à mes peurs de dangers réels et être prudent …………………… (dessin) Je voudrais avoir moins peur de – que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................................................................................... Pour cela, j’apprends à . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ...............................................................................................
Cercles de parole à partir de contes © Groupe De Boeck, 2011
À l’intérieur de moi, il y aurait un dragon (c’est une de mes peurs) et un chevalier (c’est mon courage qui va vaincre cette peur). Que se disent-ils ?
Éd iti o ns N
VA
IN
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Table des matières
Introduction
5
1 Introduction aux dispositifs
5
VA
N
1.1 Raconter ou lire des contes 1 Pourquoi raconter des contes à l’école ? 2 Comment raconter des contes à l’école ? 3 Quels savoirs et compétences scolaires construire à partir des contes avec les 5-9 ans ?
5 5 10 11
ns
1.2 Les cercles de parole 15 1 Pourquoi introduire des cercles de parole dans sa classe ? 15 2 Comment introduire des cercles de parole dans sa classe ? 17 3 Le programme 21 4 Deux applications particulières de la méthodologie du cercle de parole 23 24 25 27 35
1.4 La détente et la concentration en classe 1 Exercices corporels amenant la détente et la concentration 2 Imagerie guidée (Ouvrons notre télévision intérieure…) 3 Pratiquement
36
1.5 Penser avec l’art 1 Comment « penser » avec l’art en classe ? 2 Croiser l’éthique et l’esthétique
42 43 45
1.6 La lecture en réseau
46
1.7 L’éloge ou Kasalà
49
Éd
iti o
1.3 Les ateliers philosophiques 1 Les compétences 2 Les procédures 3 Entreprendre ce travail avec les jeunes enfants
37 39 40
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Cercles de parole à partir de contes 51 51 52 55 56
IN
2 Introduction aux thèmes des contes 2.1 À partir du conte « Tom pouce » 1 Imaginaire ou réel ? 2 Qui suis-je ? 3 Est-ce bon d’avoir peur ?
59 60 61
2.3 À partir du conte « Les trois plumes » 1 Pourquoi et comment « descendre au fond de soi » 2 De quoi sommes-nous capables ?
63 64 67
VA
N
2.2 À partir du conte « Le vilain petit canard » 1 Du temps pour grandir 2 Je suis et je deviens moi-même 3 Grandir, c’est apprendre, affronter des épreuves et persévérer
3 Présentation des fiches d’accompagnement
61
67 71
Tom Pouce
73
ns
CONTES & FICHES D’ACCOMPAGNEMENT
77
Fiche 2 pour la séquence autour de Tom Pouce IMAGINAIRE OU RÉEL ?
81
Fiche 3 pour la séquence autour de Tom Pouce QUI SUIS-JE ?
89
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Fiche 1 pour la séquence autour de Tom Pouce S’APPROPRIER LE CONTE
Éd
Annexe 1 Exercice de schéma corporel. Document pour l’enseignant
Fiche 4 pour la séquence autour de Tom Pouce EST-CE BON D’AVOIR PEUR ?
Le vilain petit canard Fiche 1 pour la séquence autour du Vilain petit canard S’APPROPRIER LE CONTE
97 99 111 115
187
Table des matières
Fiche 2 pour la séquence autour du Vilain petit canard DU TEMPS POUR GRANDIR
IN
Annexe 2 Imagerie guidée
119 119 127
Fiche 3 pour la séquence autour du Vilain petit canard JE SUIS ET JE DEVIENS MOI-MÊME
N
Annexe 3 La lune
130
137
141
Annexe 5 La petite souris tombée dans une jatte de lait
146
Les trois plumes
VA
Fiche 4 pour la séquence autour du Vilain petit canard GRANDIR, C’EST APPRENDRE, AFFRONTER DES ÉPREUVES ET PERSÉVÉRER
149 156
Fiche 2 pour la séquence autour des Trois plumes POURQUOI ET COMMENT « DESCENDRE AU FOND DE SOI » ?
159
iti o
ns
Fiche 1 pour la séquence autour des Trois plumes S’APPROPRIER LE CONTE
Annexe 6 IMAGERIE GUIDÉE
Éd
Fiche 3 pour la séquence autour des Trois plumes DE QUOI SOMMES-NOUS CAPABLES ? Annexe 7 Liste des compétences selon les trois axes
Bibliographie
168 170 179 181
Ouvrages cités et conseillés
181
Revues
183
188
Cercles de parole à partir de contes Sites internet
184 184
IN
Philosophie avec les enfants Littérature jeunesse
184
Éloge
184
184
Éd
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Art graphique