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L’écho des Syndicats mixtes L’écho des Syndicats mixtes Plan climat

Numéro 6 Juillet 2011

Concours national « Villes et Villages Etoilés » - p 2

Cotentin Traitement

Vers une gestion territoriale des déchets ménagers - p 3 Visites de site de traitement - p 4

SCOT

Le SCOT du Pays du Cotentin « approuvé » - p 8

LEADER

Des projets qui se concrétisent et ça se voit ! - p 10

Pays du Cotentin

Des produits locaux à la cantine ! - p 12

Mutualiser et renforcer la cohérence territoriale dans le Cotentin Syndicat mixte du Cotentin, Syndicat mixte Cotentin Traitement, Syndicat mixte du SCOT du Pays du Cotentin


Concours national « Villes et Villages Etoilés »

Des communes qui s’engagent dans la voie d’un éclairage maîtrisé ! En janvier 2011, les communes de Helleville et de La Meauffe ont reçu le label « Villes et Villages Etoilés » pour leur action en faveur des économies d’énergie et de la sauvegarde de la biodiversité des espèces nocturnes. Ce label distingue les lauréats d’un concours organisé par l’Association Nationale de Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne (ANPCEN), en partenariat avec l’Association des Maires de France.

Comment se présente ce concours ?* « Il s’agit d’un questionnaire à remplir qui permet au jury du concours d’apprécier la qualité de l’éclairage public de la commune postulante. Les questions portent notamment sur le nombre de points lumineux, la puissance moyenne du parc, les horaires de fonctionnement, l’existence ou non d’une extinction […] la forme des lampadaires ou encore la supervision d’un concours local de maisons illuminées et la gestion des décorations de Noël. Les communes souhaitant postuler pour la labellisation peuvent aller directement sur le site internet de « Villes et Villages Etoilés » où elles pourront répondre en ligne au questionnaire ou le télécharger.

jusqu’à 40 % d’économies avec une meilleure gestion du temps d’allumage des éclairages publics

Les municipalités labellisées reçoivent un diplôme et peuvent valoriser leurs étoiles sur des panneaux standardisés à implanter à leurs entrées ».

Les inscriptions pour le concours 2011 sont possible jusqu’en novembre ! Plus d’information Renseignements et inscription

www.villes-et-villages-etoiles.fr *Extrait d’un article de Carine Souplet, Correspondante A.N.P.C.E.N. pour l’Aisne

Morgane Jestin

Chargée de mission Plan Climat Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21 climat@cotentin.org - www.paysducotentin.fr

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Christophe Quetel

(Vice-président de l’ANPCEN, correspondant pour la Manche)

christophe.quetel@anpcen.fr


Maire de Helleville

Pas d’éclairage public entre 22 h et 6 h dans la commune

>>> Témoignage de Jean-François Lamotte, Maire de Helleville Après la conférence « éclairage public » de septembre 2010, organisée par le Syndicat mixte du Cotentin, nous avons discuté au sein du conseil municipal et nous avons décidé à l’unanimité d’éteindre l’éclairage public de 22H00 à 6H00, y compris sur la RD 37. Nous avons changé les candélabres en 2009. Le concours a été le prétexte de passer à l’acte et de faire un coup de projecteur sur la commune ! Je n’ai eu jusqu’à présent, que des retours positifs des habitants, ce qui me conforte dans cette démarche d’autant plus que l’éclairage des rues coûte plusieurs milliers d’euros par an. L’inscription au concours est très simple, je l’ai réalisée directement sur le site internet de « Villes et Villages Etoilés ». Je vais faire installer les panneaux « village étoilé » avec ses 4 étoiles, prochainement aux entrées de la ville…

V

Une question ?

ous pouvez également contacter l’Agence Manche Energies pour toute question relative à l’éclairage public et plus généralement à la maîtrise de l’énergie. L’AME est une association loi 1901, à l’initiative du Conseil Général de la Manche, dans le cadre de sa charte « Planète Manche ». Plus d’information http://agence-manche-energies.fr Contact Anthony Surville 02 33 06 69 60

Propos recueillis par Morgane Jestin

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Vers une gestion territoriale des déchets ménagers Suite à la présentation du plan d’actions de Cotentin Traitement à tous les EPCI du Cotentin compétents en déchets, en janvier 2010, il a été proposé de réfléchir conjointement à une solution publique pour le traitement des déchets ménagers résiduels.

Cotentin Traitement, la Communauté Urbaine de Cherbourg, les communautés de communes du Bocage Valognais, de Bricquebec-en-Cotentin et de la région de Montebourg ont décidé de mener ensemble, via une convention de groupement de commande, une étude pour trouver des solutions de traitement à nos déchets résiduels. Il s’agit alors de faire émerger éventuellement des solutions communes de traitement, sous maîtrise publique, à partir de la caractérisation précise du gisement des ordures ménagères résiduelles, tout en tenant compte des orientations nationales notamment transcrites dans les lois de Grenelle 1 et 2.

En effet, la fraction « résiduelle » des déchets ménagers et assimilés représente un tonnage minimum d’environ 300 kg/hab/an soit environ 50% des ordures ménagères produites.

Cette fraction est constituée Comment essentiellement des flux de déchets qui n’ont pas été orientés en amont traiter 84 000 t de déchets vers du recyclage ou vers le retour au sol. Elle rassemble également ménagers, en les refus des dispositifs de collecte 2010, pour 195 000 sélective (refus de tri, certains habitants ? déchets collectés en déchetteries, …) et les déchets industriels non dangereux n’ayant pas été orientés vers du recyclage ou de la valorisation matière. Actuellement les installations de stockage (enfouissement, incinération, méthanisation…) constituent les principaux exutoires pour ces fractions résiduelles. En raison de la nature des déchets concernés, des quantités qu’ils représentent et du type d’installations vers lesquelles ils sont orientés, la gestion de ces fractions résiduelles fait actuellement l’objet des principales craintes de nos populations.

Sophie Duval

Agent de maîtrise Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21

contact-smct@cotentin.org - www.cotentin-traitement.org

L’étude envisagée sera menée en deux phases : • Caractérisation et prospective du

gisement des ordures ménagères, de l’ensemble des EPCI participant à l’étude,

• Etat des lieux et comparaison

des différents modes de traitement adaptés au gisement produit en fonction des critères environnementaux, réglementaires et technicoéconomiques.

Une présentation officielle à la presse avec l’ensemble des EPCI participant à ce projet à fort enjeu territorial a été faite le 27 mai, avant le lancement du marché. Les résultats de l’étude seront régulièrement exposés aux élus et aux citoyens, afin de réfléchir ensemble aux possibilités de traitement qui s’offrent à nous. Yannick LÜTHI-MAIRE

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Visite de 4 sites de traitement

Cotentin Traitement a mis en place, depuis le dernier trimestre 2010, des visites régulières de sites de traitement.

Visites de plates-formes de compostage à Valognes et Branville

Avant tout processus de recyclage, les papiers et magazines sont débarrassés des matières impropres dites « non pulpables » comme les agrafes, les fibres courtes (papier en fin de cycle de vie), films plastiques ou autres résidus qui gêneraient les étapes de recyclages. Cette étape est réalisée dans un cribleur

Le process de recyclage se déroule en 4 opérations :

Ainsi les élus ont découvert les plates-formes de compostage utilisées par le Syndicat pour traiter les déchets verts. Une manière de découvrir le procédé de compostage chez des agriculteurs ou de façon industrielle et de préparer le nouveau marché des déchetteries prévu pour janvier 2012. 1 - Le désencrage : le papier est mouillé à 99% afin de séparer l’encre du papier. 2 - l’égouttage, 3 - le pressage, 4 - le séchage.

Visite d’une usine de recyclage du papier à la Chappelle d’Arblay Après plusieurs demandes émanant des élus, techniciens des communautés de communes et des agents de déchetteries, nous avons organisé le 13 avril 2011, une visitede l’usine de recyclage du papier « UPM Chapelle-d’Arblay », à Grand Couronne. La visite a débuté par une présentation en salle de l’usine. UPM est un groupe finlandais qui est partenaire des Collectivités locales depuis 1985, une manière de garantir à l’usine un approvisionnement permanent en papiers, journaux et magazines. Chaque année, ce sont 460 000 tonnes de journaux/magazines, triées par 25 millions d’habitants, près de 1 800 tonnes du SMCT (7 kg/hab en dessous du ratio national de 32 kg/hab) qui sont acheminées à l’usine de Chapelle-d’Arblay. En sortie d’usine, le papier journal fabriqué est 100% recyclé. Le papier se recycle environ 7 fois, des fibres fraîches sont ajoutées afin de garantir un certain niveau de qualité.

Les opérations sont réalisées sur une machine de 113 mètres de long et 9,50 mètres de large.

Lorsque la pâte à papier arrive à ce stade du recyclage, elle contient 99% d’humidité.

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Visite de l’usine de recyclage des D3E d’Angers Une autre demande récurrente : le recyclage des D3E (Déchets d’Equipement Electrique et Electronique) ; une filière mise en place en janvier 2009 dans les déchetteries du territoire syndical. Les tonnages collectés sont importants, plus de 700 tonnes en 2010, Cotentin Traitement a déjà atteint les performances nationales fixées à 10kg/ an/hab. d’ici 2014.

Bobines mères

Après plusieurs entrevues avec le correspondant local d’Eco-Systèmes (éco-organisme pour le recyclage des D3E), la date du 20 mai 2011 était retenue. Il nous a conseillé de visiter Véolia-Triade Electronique, usine située à proximité d’Angers et spécialisée dans le démantèlement du GEM F (Gros Electroménager Froid), des Ecrans (télévision, moniteurs informatiques…) et du PAM (Petit Appareil en Mélange) par exemple sèche cheveux, rasoir électrique... Chaque année, ce sont 350 000 tonnes de GEM F et 26 000 tonnes d’Ecrans et de PAM qui sont traités, soit respectivement 116 et 323 tonnes pour Cotentin Traitement.

Bobines filles

Après ces opérations on obtient une « bobine mère » qui est calandrée et découpée en bobines filles. L’eau et la chaleur sont indispensables au procédé de recyclage. L’usine « Chapelle d’Arblay » a réduit sa consommation d’eau et fonctionne en circuit fermé. Elle utilise une chaudière cogénération alimentée par de la biomasse locale pour réaliser de la chaleur lors du process de séchage. De même afin de limiter les camions sur les routes, les papiers, journaux/magazines du SMICTOM Parisien sont acheminés par transport fluvial. Ainsi, chaque année, ce sont 4500 camions de moins sur les routes. UPM s’est lancé dans de nouvelles activités notamment le biocombustible (à partir de biomasse forestière provenant de chantier de bucheronnage) et les matériaux composites en bois-plastique.

Sophie Duval

Agent de maîtrise Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21

contact-smct@cotentin.org - www.cotentin-traitement.org

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Démantèlement des réfrigérateurs, congélateurs… 1ère étape : les GEM F sont déchargés sur une aire de stockage. Un charriot élévateur alimente un tapis de tri. 2ème étape : les agents de tri ôtent les clayettes, bac de légumes et quelques fois des déchets (restes de repas, de viande…), les ampoules et surtout les fluides frigorigènes contenus dans le réfrigérateur pour fabriquer du froid. Ces fluides sont très toxiques, certains sont interdits c’est le cas du CFC (Chloro-Fluoro-Carbone) qui est un puissant gaz à effet de serre et le responsable du trou dans la couche d’ozone. Le fluide est stocké dans une bonbonne qui elle-même est confinée dans un abri afin de sécuriser au mieux le site et les environs. Les condensateurs sont également retirés par les agents. Les étapes suivantes sont réalisées sous atmosphère contrôlée (3% d’oxygène maximum, l’air n’est pas renouvelé).


3ème étape : le tapis achemine les GEM F dans un broyeur sous atmosphère contrôlée afin qu’aucune poussière ne s’échappe. Des chaînes tournent en continu (650 tours/minute) et disloquent les GEM F qui finissent broyées en fines particules.

3ème étape : un agent réceptionne les éléments valorisables et les trie selon 4 flux : - les ferreux, - les cartes électroniques,

4ème étape : on retrouve des particules de mousse et des particules solides qui vont prendre deux directions différentes. En effet, les mousses isolantes (polyuréthane) contiennent des microbulles de gaz frigorigènes qui vont être aspirées. Les particules solides quant à elles sont séparées en 3 flux : - les métaux ferreux, - les métaux non ferreux, - les plastiques.

- les cônes (en cuivre), - les fractions en mélanges à retraiter (exemple : condensateurs). Les polluants comme les poudres électroluminescentes ou les condensateurs sont évacués vers des Centres de traitement Spéciaux. Notons que les nouveaux écrans comme les écrans Plasma, LCD, à LED… sont plus difficiles à traiter et prennent plus de temps à être démanteler. Une partie spéciale a été aménagée dans l’atelier pour démanteler ces équipements.

Les flux différents sont conditionnés en BigBag (sac de très grande contenance) avant d’être envoyés vers les usines de recyclage.

Le démantèlement des PAM Petits Appareils en Mélange

1ère étape : les PAM sont chargés sur un tapis de tri.

Par la suite, nous avons visité l’atelier qui démantèle les Ecrans et les PAM. Ces opérations sont effectuées par une Entreprise Adaptée* qui a la particularité de former des personnes handicapées ou en insertion sociale. Chaque poste est adapté au handicap du travailleur. Dans cette partie du site, les agents travaillent avec un masque.

2ème étape : les agents de tri ôtent les éléments polluants (par exemple les piles, les condensateurs…), ou les éléments qui perturberaient les étapes suivantes (par exemple les flexibles d’aspirateur).

Le démantèlement manuel des écrans

3ème étape : le tapis de tri achemine les PAM dans une installation qui va les disloquer, ensuite chaque partie est broyée et séparée en 3 flux :

1ère étape : les écrans sont chargés sur un tapis de tri, 2ème étape : les agents de tri démontent les écrans, récupèrent les éléments valorisables et ôtent les éléments polluants comme la poudre électroluminescente, contenue dans le tube cathodique, à l’aide d’un aspirateur spécial. Les agents de tri déposent les éléments valorisables et les condensateurs sur un convoyeur.

- plastiques, - ferreux, - non ferreux, Ces 3 flux sont ensuite séparés selon leur granulométrie et envoyés vers leur filière de recyclage.

Mylène Huet *Une Entreprise Adaptée est un tremplin vers le monde du travail ordinaire.

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Le SCOT du Pays du Cotentin

« approuvé »

Le 12 avril dernier, les élus du Syndicat Mixte du SCOT, réunis en comité syndical, ont approuvé définitivement le Schéma de Cohérence territoriale du Pays du Cotentin.

Après avoir recueilli les avis des collectivités membres et des personnes publiques associées, le SCOT a été soumis à la procédure d’enquête publique, du 16 novembre au 21 décembre 2010. De nombreux avis et contributions ont été collectés, et l’enquête publique s’est conclue sur un avis positif de la commission d’enquête, assorti de plusieurs réserves.

Par 25 voix contre 3, les élus du Cotentin ont entériné l’achèvement d’une démarche d’élaboration longue de trois ans, qui a permis de doter le territoire d’un document d’urbanisme et de programmation à grande échelle, articulant développement économique, urbanisation, et préservation du patrimoine naturel et agricole, sur une période de 20 ans.

La finalisation du SCOT : la phase d’avis et d’enquête publique Avant d’approuver le SCOT, il restait par conséquent à examiner les avis reçus, pour voir dans quelle mesure il était opportun de les intégrer au projet de SCOT, en fonction de leur pertinence au regard du projet des élus, aussi au regard de leur conformité avec les normes et les textes législatifs qui encadrent les SCOT. De même, il y avait lieu de lever les réserves formulées par la commission d’enquête.

L’élaboration du SCOT, qui a été confiée à la fin de l’année 2006 au bureau d’études spécialisé Proscot, a été conduite sous le signe d’une large concertation, en associant une grande diversité de partenaires et d’interlocuteurs pour parvenir à un document aussi partagé que possible, tout en demeurant dans le strict cadre du Code de l’urbanisme.  

Au cours d’un dernier séminaire, les élus du Syndicat Mixte ont donc examiné l’intégralité des demandes et des avis reçus, et se 4 – Des pôles de développement qui associent littoral, rétro - littoral et arrière - pays sont prononcés sur la prise en compte de Des pôles de développement qui associent littoral, rétro-littoral et arrière-pays chaque avis en justifiant leur décision. (pages 18 à 34)

Dès lors, l’ensemble des formalités de l’élaboration étaient accomplies, et il était possible de présenter au comité syndical le projet de SCOT complété, et de le soumettre à son approbation.

Le SCOT approuvé, et après ? La mise en œuvre du SCOT.

Syndicat Mixte du SCOT du Pays du Cotentin

P.A.D.D.

L’approbation en elle-même ne représente pas la finalité du SCOT. La                                                          véritable  41   valeur du SCOT se fera sur sa mise en œuvre au niveau du territoire.

réalisation : PROSCOT

carte de synthèse des orientations du PADD

Emmanuel Lehmann

Chargé de mission SCOT Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21 scot@cotentin.org - www.scot-cotentin.fr

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Atelier Commerce, à Cherbourg le 30 octobre 2009

En effet, le Code de l’urbanisme prévoit que les nouveaux documents d’urbanisme élaborés sur le territoire devront être compatibles avec le SCOT approuvé. De plus, les Plans Locaux d’Urbanisme existants disposeront d’un délai de trois ans pour se rendre compatibles avec le SCOT. Les dispositions incompatibles des « anciens » Plans d’Occupation des Sols, quant à eux, devenant caduques sans délai…

Un document évolutif s’adapter aux projets.

pour

La recherche de compatibilité passe par un important travail de suivi et de conseil auprès des communes et des collectivités du territoire, tout au long de l’élaboration ou de la révision de leurs documents d’urbanisme. Le rôle du Syndicat Mixte du SCOT ne se limite donc pas à émettre un avis sur les projets de PLU des communes. A chaque étape de l’élaboration, le Syndicat Mixte est présent pour conseiller les communes sur leurs projets urbains et anticiper la bonne prise en compte des dispositions du SCOT.

très en amont dans la démarche d’élaboration, voire même dès la réflexion en vue de l’élaboration d’un PLU. Par ailleurs, un SCOT n’est pas un document figé ; il évolue régulièrement en fonction de son bilan et peut faire l’objet de modifications ou de révisions au rythme de l’évolution des projets sur le territoire. Tous les six ans, le Syndicat Mixte doit se pencher sur le bilan du SCOT afin de voir si les objectifs, notamment en matière de retombées sur l’environnement, restent d’actualité. Ce bilan doit permettre de déterminer si l’on met ou non en révision le document en fonction des objectifs atteints et de l’émergeance de nouveaux enjeux pour le territoire. Un SCOT est aussi amené à évoluer en fonction des changements de son périmètre, ou encore pour se rendre compatible avec la législation qui lui donnerait de nouvelles missions et compétences. Emmanuel Lehmann Retrouvez les documents du SCOT sur internet avec votre smartphone

Pour que cet accompagnement soit possible et porte pleinement ses fruits, il importe que les communes ou les collectivités contactent le SCOT

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LEADER en Cotentin des projets qui se concrétisent et ça se voit !

Quels projets en cours ou réalisés ? Le Pays du Cotentin, après un an et demi de programmation, a engagé sur son territoire une quinzaine de projets œuvrant à la valorisation des productions locales, tant en termes de transformation de produits locaux que de valorisation dans le cadre d’une démarche qualité. D’autres s’attachent à développer la filière tourisme ou à diversifier l’économie locale, permettant l’émergence de ‘passerelles’ entre les activités phare du Cotentin !

Damien Ferey, aux « Vergers de la Passion » à Rauville-la-Bigot, a tout juste terminé ses investissements pour la mise en place d’un atelier moderne de transformation cidricole. Ce sont 43 744.55 € qui lui seront versés dès sa demande de paiement validée par l’Agence de Service et de paiement, organisme contrôleur et Payeur des crédits LEADER !

Stéphane Bellin, à Tollevast, aux « Jardins de la Vieille Ecole », achève les investissements pour son projet de production de légumes, fruits et plantes aromatiques bio. Une aide LEADER de 3 537.58 € lui sera versée dès acquittement de ses factures !

Les travaux de restauration du Moulin Marie Ravenel de Réthoville, supportés par la Communauté de communes du canton de Saint-Pierre-Eglise sont sur le point de se terminer, et le versement d’un acompte (sur une aide totale de 35 000 € de LEADER) est à l’étude.

Guillaume Serve

Chargé de mission LEADER Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21 leader@cotentin.org - www.paysducotentin.fr

A Surtainville, des paniers de légumes bio, des confitures de Quinéville, ou du cidre du Père Mahieu sont disponibles depuis plus de 6 mois « Au Chalet Gourmand » animé de façon volontaire et dynamique par AnneLaure Gaumain, qui a créé elle même son emploi, et pour qui le Pays s’attache à obtenir le versement des 9 474.96 € de LEADER octroyés par le Comité local de programmation !

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PDRH vers de nouvelles pistes !

Le ‘restaurant-barépicerie-traiteur’ Le Racine de Saint-Germaindes-Vaux, géré depuis quelques années par Anthony Husnot et en lien étroit avec les producteurs du territoire, bénéficie de crédits LEADER (30 000 €) et d’Etat (FISAC) pour aider la municipalité, porteuse du projet de mise aux normes, rénovation, et agrandissement de l’établissement. Les travaux se sont déroulés d’octobre 2010 à avril 2011, date de réouverture !

La version 6 du Plan de Développement Rural Hexagonal (document national à partir duquel sont déclinés les dispositifs LEADER, adaptés aux enjeux et aux stratégies locales) a été validée le 13 avril 2011, et intègre un nouveau dispositif d’action transversal, que les GAL volontaires peuvent intégrer et adapter à leur stratégies LEADER : le Pays du Cotentin est à l’étude pour déterminer les champs d’action possible de ce dispositif pour élargir sa capacité d’accompagnement !

LEADER France soutient la mise en œuvre de la procédure Leader et joue le rôle d’interface entre les GAL, l’Etat et le Réseau Rural Européen afin de concourir à la mise en réseau des GAL et de diffuser de l’information techniquejuridique.

LEADER France Organisation non gouvernementale créée en 1997 (association loi 1901) regroupant les Groupes d’action locaux LEADER adhérents, Lieu d’échange d’informations entre les adhérents, représentation des GAL auprès des pouvoirs publics nationaux et européens

www.leaderfrance.fr

Animée par des bénévoles, elle travaille également à la préparation du cadre général du futur LEADER pour la programmation 2014-2020 des fonds européens sur les principes de : • • • • • •

Reconnaissance des territoires de projets, Maintien d’une stratégie de développement d’un territoire, Partenariat public-privé, approche ascendante et transversale, Mise en réseau, coopération et échanges de bonnes pratiques, Clarification des règles de gestion redonnant l’autonomie et la responsabilisation nécessaire aux GAL, Expérimentation, caractère pilote, créativité.

2014-2020, quelle place pour LEADER ? Malgré tous les retards et difficultés (procédures de gestion et aspects administratifs rigides, trop d’intermédiaires), celui-ci reste pertinent au sein du FEADER (Fond global européen de mise en œuvre du second pilier de la PAC) car le développement rural se fait par l’agriculture. La ruralité touche à tous les domaines, c’est pourquoi le GAL Pays du Cotentin tient à défendre un développement rural multisectoriel pour avoir une possibilité de financement élargi ! L’innovation sous-entend l’invention de nouvelles formes de développement et donc l’éclatement des carcans conventionnels (LEADER devra conserver son mode de fonctionnement au plus près des bénéficiaires: principe de décentralisation maximum de l’instruction des dossiers, …). A fortiori, le Conseil des Ministres de l’Agriculture du 15 mars 2011 de l’UE a émis un avis très favorable sur le maintien de LEADER, comme outil essentiel de développement local. Guillaume Serve

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Des produits locaux à la cantine ! Depuis début 2010, le Pays du Cotentin s’est engagé, en partenariat avec le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, à favoriser le développement d’un approvisionnement local des restaurations collectives. Après plusieurs rencontres préparatoires, les actions sont lancées ! Tour d’horizon d’une démarche passionnante ! Pourquoi le Pays s’engage-t-il auprès des restaurations collectives ? Depuis le début de son travail sur les circuits de proximité, le pays a rencontré à de multiples occasions les élus, les consommateurs et les agriculteurs pour connaître et comprendre leurs attentes. Favoriser un approvisionnement local des restaurations collectives est apparu comme un enjeu important pour tout le monde. C’est ainsi une action inscrite tant dans le « plan climat énergie territorial » que dans le « programme d’action agricole et rural » du Cotentin. La diversité des restaurations collectives existantes (maternelles, primaires, collèges, lycées, universités, hôpitaux, maisons de retraite, entreprises, etc.) et le nombre important de repas servis, permettent de toucher et donc de sensibiliser un nombre très important de personnes aux thématiques du « manger local » ! De la même façon, les

Linde Henker

Chargée de mission Pays Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21 pays@cotentin.org - www.paysducotentin.fr

quantités de produits sont importantes et l’impact sur les producteurs est donc non négligeable ! En complément des autres formes de circuits de proximité, la restauration collective apparait comme un levier puissant de développement de l’économie agricole locale !

Quel intérêt y trouvent les restaurations collectives ? Travailler directement avec des producteurs ou des artisans locaux permet aux restaurations collectives de mieux connaître les produits qu’elles servent. Les gestionnaires ont des liens plus directs avec les producteurs, les cuisiniers apprécient de travailler des produits frais, de saison et de qualité. Une démarche d’approvisionnement locale peut également être l’occasion d’une réflexion globale sur l’organisation de la cuisine : présence d’équipements adaptés, formation du personnel, critères environnementaux et sociaux dans les marchés publics, etc.

Et leurs convives ? Les convives, qu’ils soient des scolaires, des étudiants ou des adultes, apprennent eux aussi à mieux connaître ce qu’ils consomment. La provenance, la saisonnalité, la qualité nutritionnelle et organoleptique sont autant de caractéristiques essentielles des produits consommés ! S’ils sont bien informés, ils comprennent leur rôle dans le soutien d’une économie locale dynamique et dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre dus au transport. Ils peuvent ainsi agir à leur échelle.

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Retrouvez la vidéo de l’interview d’Hubert Angot sur internet avec votre smartphone

Les producteurs y trouvent-ils également un intérêt ?

saisonnalité des commandes offre également une bonne complémentarité avec les périodes touristiques des vacances scolaires. Avoir un débouché supplémentaire peut également être une sécurité face aux aléas économiques. Enfin, les relations avec les personnels de la restauration, mais également avec les convives peut être une occasion de retrouver du lien social !

Fournir des restaurations collectives assure aux producteurs une régularité intéressante. La diversité des tailles de restaurations, de quelques dizaines à plusieurs centaines de repas par jour permet à chaque producteur de trouver les quantités qui lui conviennent. La

Martin Preuss

Set de table du repas « Manger Local ! C’est possible » organnisé au Restaurant Universitaire de Cherbourg le 20 avril 2011

Lieu de la Manche Manche Marée

À 14h

Légumes de Théville Adélaïde Liot

Fromage blanc et crème du Rozel Armelle Parmentier Yaourts du Theil Laurent GROULT

Légumes de Surtainville Anne-Laure Gaumain

Yaourts de Saint-sauveur le Vicomte Hubert ANGOT

Boeuf de Guéhébert (sud Manche) Philippe LECOMTE

Pour aller plus loin… Tout sur la démarche d’approvisionnement local de la restauration collective : www.paysducotentin.fr Tout sur le manger local : www.ademe.fr - espace éco-citoyens Où trouver des produits locaux dans la Manche : www.mancheterroirs.fr Plus d’information sur l’agriculture biologique en Normandie : www.bio-normandie.fr Evaluer vos émissions de gaz à effet de serre sur : www.coachcarbone.org Comment réduire ses déchets : www.reduisonsnosdechets.com

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Retrouvez les interviews des producteurs sur internet avec votre smartphone

à la cafétéria,

rencontrez vos producteurs !


Manger Local, c’est possible ! Plusieurs producteurs et plusieurs restaurations collectives ont montré un intérêt fort pour travailler ensemble. Mais intégrer durablement des produits locaux demande du temps ! Le Pays les accompagne donc pas à pas. Résumé des principales étapes.

Apprendre à se connaître

Faire le premier pas

La première étape est de favoriser les liens entre acteurs pour que chacun connaisse la façon de travailler de l’autre, ses attentes et ses limites. Par exemple, les restaurations doivent connaître les produits disponibles localement afin de faire des menus et des commandes qui correspondent. Inversement, les producteurs doivent connaître les types de produits servis pour savoir si les leurs sont adaptés.

Une fois ce recensement effectué et les premiers contacts établis, organiser quelques repas tests peut être un bon moyen de se connaître autour d’une expérience concrète et d’identifier les points clés. Cela permet également d’évaluer la réceptivité des convives. Un repas local au restaurant universitaire de Cherbourg-Octeville

Un annuaire des producteurs A cette fin, un annuaire recensant les producteurs locaux intéressés par un approvisionnement de la restauration collective est en cours de réalisation. Il recense de nombreuses informations sur les produits afin que les restaurations y aient accès facilement. Une rencontre restaurations / producteurs Les producteurs inscrits dans l’annuaire ont pu individuellement présenter leurs produits et échanger avec les restaurations sur les questions de qualité, de prix, de quantité, de livraison, etc.

Linde Henker

Chargée de mission Pays Tél. : 02 33 53 57 12 - Fax : 02 33 53 13 21 pays@cotentin.org - www.paysducotentin.fr

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C’est ainsi que le 20 avril dernier, un repas local a eu lieu au restaurant universitaire de Cherbourg-Octeville. Sept producteurs ont ainsi participé à la création d’un repas quasi complet de produits locaux, avec un succès particulier du bar à salades et des yaourts biologiques ! Le repas a également été l’occasion de toucher le public étudiant via des nouvelles technologies : accès à des interviews de producteurs et à des informations en ligne sur leurs téléphones portables.


Rencontre producteurs/consomateurs au RU, le 20 avril 2011

S’engager plus durablement Après quelques essais concluants, une introduction durable de produits locaux demande un travail plus important. Equipements disponibles, compétences du personnel, modalités des marchés publics, budget disponible : autant d’éléments à analyser pour savoir où aller. Le cycle de formation de la cuisine centrale de la Hague A titre d’exemple, la cuisine centrale de la Hague a décidé d’engager un cycle complet de formation pour l’ensemble de son personnel (gestionnaires, cuisiniers, responsables marchés publics, etc.) afin d’intégrer un maximum de produits locaux et biologiques dans ses repas.

Retour sur la démarche Pays et les circuits de proximité... Accompagner le développement de filières agricoles locales de qualité, sensibiliser le public à une consommation responsable, rapprocher les producteurs des consommateurs, soutenir les agriculteurs locaux, limiter les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports, autant d’objectifs que vise le Pays du Cotentin en accompagnant le développement des circuits de proximité. Les principales étapes : • Octobre 2010 : rencontre avec les producteurs • Février 2011 : rencontre avec les restaurations collectives, visite de la cuisine centrale des Pieux • Avril 2011 : premier repas local au RU du Cherbourg • Mai-juin 2011 : repas locaux au collège Gambetta de Carentan A venir : • Une nouvelle série de repas locaux à la rentrée 2011 • Une visite de la criée de Cherbourg-Octeville, à destination des restaurations collectives, afin de faire le point sur les produits la mer.

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Appel à candidature Toutes les restaurations collectives intéressées par l’organisation de repas tests sont invitées à se faire connaître pour bénéficier d’un accompagnement ! pays@cotentin.org


Réouverture du musée d’Utah Beach

Dans une structure de 3000 m², moderne, spacieuse et claire, vous pourrez découvrir : • Une visite semi-guidée en deux langues (anglais et français). • Une exposition permanente de photos d’archives et de cartes d’Etat Major ainsi qu’une belle collection de matériel militaire. • Des engins amphibies et des éléments de défenses allemandes. • Un film d’archives en 3 langues (français, anglais, allemand) • Une vue panoramique exceptionnelle et unique sur la plage du débarquement. • Dans le hall du Musée, en libre accès, un espace boutique est à la disposition des visiteurs. Une grande gamme de livres retraçant ce moment fort de l’Histoire y est présentée à divers prix, en plusieurs langues ainsi que des vidéos et souvenirs spécifiques au site.

N O U V E A U

M U S É E

PLUS D’ESPACE POUR REVIVRE ET SE SOUVENIR

RÉOUVERTURE LE 6 JUIN 2011 F

F

3000 m 2

DE SURFACE

www.utah-beach.com

D’EXPOSITION

50480 SAINTE MARIE DU MONT • TEL : 02 33 71 53 35 • musee@utah-beach.com

l’Europe s’engage en Basse Normandie avec le Fonds Européen de Développement Economique et Régional et le Fonds Européen Agricole pour le DEveloppement Rural

Conception et réalisation : Olivier PAUL - Syndicat mixte du Cotentin

Pour une meilleure valorisation des collections existantes mais également des nouvelles, la commune de Sainte-Marie -du-Mont a engagé les travaux de la 2ème phase du musée d’Utah Beach en 2010. Cette extension, sur un coût total prévisionnel de 4 800 00 €, est financée à auteur de 350 000€ par la Région et de 350 000 € par l’Etat, via le Syndicat mixte du Cotentin avec le contrat de Pays.

Imprimé en 800 exemplaires par l’imprimerie Le Révérend, Valognes. ISSN : 2104-0850 Directeurs de la publication : les présidents des syndicats mixtes Crédits photo : Musée de Utah Beach, fotolia, O. Paul, L. Henker.

Le 6 juin 2011, le musée agrandi et modernisé a réouvert, avec des espaces d’expositions, une scénographie différente, et un hangar abritant un B26 marauder.

blackmagik.fr - photo © Nicolas Kelemen Architecture

Nos partenaires financiers

C’est à l’occasion du 67ème anniversaire que le Musée a été entièrement restauré et réaménagé.


Echo des Syndicats mixtes