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Magazine pop-culture et business Pop-culture and business magazine N°3 Eté – Summer 2018

Edition spéciale

voyage

Cahier spécial

SUMMER FESTIVAL 2018

En partenariat exclusif avec

Interviews Découvertes Conseils et beaucoup d'autres sujets...


Team Sandro Todobom

Mélina Neuhaus

Martin Reid-Jamond

Johanna Leimgruber

Iria Ilcal

Mary-Noëlle Rochat

Fondateur et co-directeur de publication Founder & co-editor

Rédactrice et co-directrice de publication Writer & co-editor

Rédacteur Writer

Rédactrice Writer

Rédactrice Writer

Rédactrice Writer

Marine Dikötter Rédactrice Writer

IMPRESSUM Couverture Illustration par Decorwm Co-directeurs de publication Sandro Todobom Mélina Neuhaus redaction@so-mag.ch

Éditeur Socialize Network Design et mise en page Elitia Communication www.elitia.ch Illustrations Decorwm

Production Socialize Network Route de Peney 2 CH-1214 Vernier www.socialize-network.com

Publicité pub@so-mag.ch

Tirage 3’000 exemplaires

© 2018 Socialize Magazine

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Éditorial Socialize publie sa troisième édition ce mois de juin. Le magazine a trouvé sa place tant auprès des lecteurs d’ici que de ceux qui visitent notre région. Socialiser, c'est avant tout une question de personnes et de lieux. Je n'ai aucun doute que ce nouveau numéro est attendu avec impatience par toutes celles et tous ceux qui le voient comme un calendrier culturel. Pour planifier ses loisirs et ses activités au cours des prochains mois, ce magazine est une lecture essentielle. Il contient de nombreux articles sur des événements intéressants, ainsi que des informations sur les festivals de l’été. Le Montreux Jazz Festival est bien sûr l’une des attractions principales de notre région, mais il y a beaucoup d'autres manifestations pour qui veut profiter de l’ambiance festive de l’Arc lémanique. Le Royal Savoy Hotel & Spa à Lausanne est parfaitement situé pour jouer un rôle central dans la région durant la belle saison. Avec son SkyLounge, récemment rouvert, il attire tous les amateurs de saveurs locales et de beaux paysages. Sa vue panoramique à couper le souffle capte l'esprit de l'été. Elle permet de se détendre, les yeux perdus dans l’horizon, et de s’élargir l’esprit dans un cadre contemporain et pourtant pétri de tradition. Pour qui préfère garder les pieds sur terre, les Jardins du Royal seront en fleurs. Chacun pourra y profiter des pique-niques et des grillades sous le soleil estival, en s’offrant une alternative relaxante à l'agitation de la vie quotidienne. Au Royal Savoy Hotel & Spa, notre personnel offre un accueil des plus chaleureux dans un cadre qui allie l'élégance d'un édifice patrimonial magnifiquement restauré aux espaces les plus contemporains du Spa et de l’aire de bien-être. Ici, au Royal, l'histoire fusionne avec les attentes et les exigences de la clientèle d'aujourd'hui dans un monde en évolution rapide. Le Royal Savoy Hotel & Spa est particulièrement heureux d'être associé à Socialize, qui rassemble les informations les plus importantes sur les évènements de notre région pour des lectrices et des lecteurs qui veulent profiter au maximum d'un bel été en Suisse.

© Photos DR

Alain Kropf Directeur Royal Savoy Hotel & Spa Lausanne


sommaire N°3 Eté – Summer 2018

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BMW 430i xDrive Cabrio

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Morgane Pfefferlé

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A découvrir cet été

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Les gadgets pour voyager

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3 hôtels de charme pour 3 week-ends

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City Break à Hong Kong

Partir à l’autre bout du monde...


sommaire N°3 Eté – Summer 2018

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Découvrez 4 villes industrielles

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Notre sélection musicale

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A la rencontre de Tourisme pour Tous

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Lise Marmillod

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Les festivals romands

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Jérémy Constantini

Le look des festivaliers

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Le cahier du Royal Savoy


voyage

BMW 430i xDrive Cabrio le bijou des cabriolets de la marque allemande par Mélina Neuhaus

Si les adeptes du confort à l’âme aventurière connaissent certainement déjà la marque BMW et l’ont adoptée, d’autres sont de plus en plus intrigués par les nouveaux modèles proposés par le groupe. Avec l’arrivée des beaux jours, nous avons testé pour vous le modèle BMW 430i xDrive Cabrio ! Le slogan de la marque « Le plaisir de conduire » prend alors tout son sens… Entre prise en main facile et un ronronnement de moteur discret, la voiture invite immédiatement à la conduite.

Autoroute ou vallée: une expérience sensorielle C’est entre Lausanne et Gstaad, dans le canton de Berne, que nous avons fait vibrer sur l’asphalte notre BMW 430i xDrive Cabrio. Sur l’autoroute ou en vallée, chaque palier de vitesse apporte son lot d’émotions. A l’arrêt, être installé confortablement en profitant de l’espace intérieur de la voiture suffit à l’aimer. En quelques instants, le toit rigide escamotable s’installe facilement et ne prend que très peu de place dans un coffre au volume très intéressant. Nul besoin donc de lésiner sur les bagages lors de vos voyages. Lorsque la voiture démarre et accélère pour atteindre les 100 km/h en 6.4 secondes – grâce à son moteur 2 litres et ses 248 ch. à 5’200 Tr/min – ne soyez pas étonnés si les autres conducteurs vous regardent avec insistance. En plus d’être agréable à regarder grâce à ses formes tout en longueur, à sa peinture métallisée et à ses sièges en cuir blanc, la version cabriolet est toujours une option qui ne laisse personne indifférent. En effet, les cheveux au vent ne sont qu’un sentiment de liberté parmi toutes les autres sensations que vous offre cette voiture. Assurez-vous d’avoir un chapeau et profitez pleinement du grand air et des paysages !


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Prix de base BMW 430i xDrive Cabrio à partir de

CHF 69’300.– (sans TVA)

Une connectivité qui simplifie la vie Quand la technologie se met au service de l’automobile, couplée à un design brut mais élégant et à une puissance qui met tout le monde d’accord, la conduite prend une tout autre ampleur. Rouler devient expérimental ! Si l’on craint souvent de pas réussir à assimiler rapidement la technologie et autres options connectées d’une telle voiture, pas de panique concernant ce modèle. Intuitif et agréable en termes de navigation, le système est pratique, complet et logique. Il vous facilitera la vie ! Images et simulation lors des parcages, détection des obstacles, freinages d’urgence automatiques, réglage électrique des sièges, sans oublier les ports USB pour charger votre smartphone, tout est réfléchi pour que vous vous concentriez sur la route, sans vous soucier du reste. De plus, la vitesse ou la direction à suivre s’affiche subtilement sur le parebrise pour une sensibilisation et une sécurité maximale. Parmi les autres options appréciées, on aime la possibilité de dicter vocalement une adresse sur le GPS et le récepteur DAB+ (la radio numérique terrestre), donnant accès à de nombreuses chaînes de radios, sans parasites. Tout cela sur une sono de qualité, pour le plus grand plaisir de ses oreilles. Option pratique lorsque la voiture doit s’adapter à plusieurs conducteurs, l’ordinateur de bord permet de créer divers profils utilisateurs, selon ses préférences.

BMW xDrive : la technologie quatre roues motrices intelligente

Lire le test complet sur notre site.

Découvrez la BMW 430i xDrive Cabrio

© Photos Socialize Magazine

Quelles que soient les conditions météorologiques, la technologie xDrive place la sécurité au centre et permet une grande agilité en toutes circonstances. Grâce à elle, la voiture s’adapte à de nouvelles conditions de conduite en quelques fractions de seconde et répartit la force motrice là où elle est nécessaire. La technologie xDrive représente une motricité optimale, une tenue de route en virage inégalée.


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voyage

Rencontre avec Morgane Pfefferlé par Martin Reid-Jamond

Travelise, c’est la start-up valaisanne qui vous emmène en vacances les yeux bandés ! Vous réservez un voyage, vous faites vos valises… mais vous ne savez pas où vous partez. Une sorte de « rendez-vous en terre inconnue » qui séduit de plus en plus de monde. Lancée en 2015, Travelise a su surfer sur la soif de découverte des Romands, pour dépoussiérer le marché des agences de voyage. Rencontre avec Morgane Pfefferlé, co-fondatrice de Travelise. Qu’est-ce que Travelise exactement ? Travelise est un « tour-operator » moderne. Nous aimons dire que nous sommes très concrètement des « créateurs de surprises », en offrant une expérience nouvelle qui vous permet de découvrir la destination de vos vacances à l’aéroport… et pas avant ! Nous proposons plusieurs formules et plusieurs surprises en Europe pour des courts séjours, jusqu’à une semaine. Nous vous demandons vos critères de choix, le type de vacances que vous voulez passer, la région que vous aimeriez visiter et les activités que vous aimez faire en vacances. A partir de là, vous nous laissez les clés pour préparer vos vacances surprises ! Comment l’idée a-t-elle germé dans votre esprit ? Travelise a commencé à prendre forme lors de mon Bachelor en Tourisme et Management à Sierre. Pour une étude de cas, il fallait répondre à cette question : « comment innover dans le tourisme de demain ? ». J’ai pris une feuille blanche et les bases du voyage que sont la destination, l’hébergement et les activités. J’ai alors barré le mot


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« destination » et à partir de là j’ai dû réfléchir complètement différemment pour amener le client à faire des choses dans des endroits qu’il n’aurait pas choisis tout seul. C’est de cette idée qu’est né Travelise ! Comment se déroule un voyage Travelise ? Vous prenez contact avec nous en précisant la région qui vous attire. Nous vous demandons vos dates de séjour, les styles d’activités que vous aimez faire en vacances, etc. et nous vous préparons le voyage surprise. Grâce à notre application, vous connaissez la météo en avance, vous savez ce que vous devez mettre dans votre valise et vous avez rendez-vous à l’aéroport le jour J, à une heure donnée. Une fois devant les portes d’embarquement, la destination est dévoilée ! Arrivé sur place, un chauffeur vous conduit à votre hôtel surprise. Durant votre séjour, notre application vous fournit diverses informations et vous conduit à votre activité surprise qui peut être culturelle, sportive, gastronomique, etc. Au final, vous profitez de chaque moment sans savoir ce qui vous attendra par la suite et sans vous préoccuper de l’organisation du séjour ! Comment expliquez-vous que ce type de voyages-surprises attire autant de monde ? Nos clients recherchent quelque chose de foncièrement différent et à contre-courant du tourisme de masse que l’on peut voir aujourd’hui avec l’explosion des réservations en ligne, du low-cost et des applications de voyage. Pour eux, le choix est trop grand et ils se sentent perdus. Ils veulent donc retrouver l’émotion pure du voyage en se libérant du stress de l’organisation d’une part, mais en gardant les critères qui leur sont chers au niveau de la qualité de l’hébergement et des activités d’autre part. Par ailleurs, les destinations croulent aujourd’hui sous le nombre de touristes et certains de nos clients veulent tout simplement visiter autre chose, là où il y a moins de monde. Peut-on encore surprendre les gens en les faisant voyager à l’heure d’Instagram, des avions low-cost et de l’explosion des « city breaks » ? Oui, on peut surprendre ! L’Europe a énormément à offrir lorsque l’on sort des sentiers battus. Vouloir visiter une capitale et ses dizaines de musées en deux jours, c’est souvent plus de stress que de plaisir ! Il vaut sans doute mieux privilégier une petite ville plus authentique et bucolique si l’on veut passer du bon temps ! Par ailleurs, nos clients nous le disent : lorsqu’ils n’ont rien préparé, ils sont forcément surpris. Quand on passe des heures à regarder des hôtels sur les sites de réservation, au moment où l’on arrive, on connait déjà chaque recoin et on ne peut qu’être déçu de la taille de la piscine, par exemple. Quand on voyage avec Travelise, on ne sait même pas s’il y aura une piscine… alors quand on la voit, on est forcément agréablement surpris ! Notre philosophie de voyage décuple les émotions ! Qui est votre client cible ? Notre cible est très large et nos clients ont entre 23 et 75 ans. Ils viennent de tous les milieux. Certains voyagent à la retraite, d’autres en couple et d’autres enfin en groupe. Nous organisons des voyages pour des entreprises ou pour des enterrements de vie de garçon. Au final, Travelise attire tout le monde ! La surprise est-elle la plus-value essentielle pour un professionnel du tourisme aujourd’hui ? Nous avons fait ce choix de mettre l’accent sur la surprise car nous sommes convaincus du potentiel, donc bien sûr, nous pensons que l’élément de surprise est essentiel aujourd’hui pour attirer des clients et leur proposer des voyages uniques ! Un organisateur de voyage doit impérativement vous apporter ce petit quelque chose en plus qui justifie son expertise et son intervention dans vos vacances. Pour beaucoup, l’agence de voyage va apporter un gain de temps ; mais ce n’est pas suffisant pour nous et la surprise est la réelle plus-value, surtout en Europe, un continent que tout le monde connait bien !

Quels axes de développement envisagez-vous pour permettre à Travelise de continuer à innover dans son secteur ? Nous avons défini deux axes de développement. Le premier concerne les bons cadeaux. Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de personnes voulaient offrir des voyages à leurs proches. Mais l’organisation est souvent compliquée : il faut savoir où vos proches veulent partir, quand ils sont disponibles, quels types d’hébergements et d’activités ils aiment, etc. C’est là que Travelise peut intervenir avec des bons cadeaux. Vous mettez un budget et quand vos proches sont prêts à voyager, ils viennent nous voir et nous concoctons nous-mêmes le voyage ! C’est d’autant plus intéressant pour nous que vos proches vont ensuite vous faire un compte-rendu de leur expérience et vous rassurer sur notre concept, dans le cas où vous aviez un doute ! Le second axe de développement, c’est la Suisse ! Nous offrons actuellement des voyages en Europe mais nous aimerions aussi offrir des weekends plus proches de chez nous. Il y a une vraie demande pour découvrir la Suisse et certaines personnes pourraient commencer par un voyage surprise à quelques kilomètres de chez elles avant d’entreprendre un voyage plus loin, dans un second temps !

© Photos DR

L’ultra-personnalisation serait-elle la clé de la survie pour les agences de voyage ? La surprise va encore plus loin que l’ultra-personnalisation. Certes, vous vous connaissez évidemment très bien vousmême, mais vous allez à chaque fois retomber dans vos préjugés et vos envies / craintes lorsque vous allez réserver un voyage seul. Avec Travelise, nous vous ouvrons de nouvelles possibilités sans vous sortir de votre zone de confort. C’est donc encore plus que de l’ultra-personnalisation car nous vous amenons là où vous ne saviez pas encore que vous vouliez aller !


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voyage À découvrir cet été par Johanna Leimgruber


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le road trip

Le périple commence à Stockholm, la capitale suédoise, située au bord de la mer Baltique. Cap vers le nord. Après trois quarts d’heure de route, une première halte s’impose à Uppsala, citée universitaire dont la cathédrale grandiose ne peut être ignorée. Puis, sur l’autoroute E4, de magnifiques paysages s’offrent à vos yeux : forêts, lacs, îles et plages d’un littoral d’un autre monde. Soudain, l’horizon s’élargit sur une vue imprenable sur le Golfe de Botnie que vous longez avant d’arriver au parc naturel de Skuleskogen, l’un des principaux sites d’intérêt de la région. Plus tard, votre périple vous amène, toujours le long de la côte, à Umeå, la plus importante ville du nord de la Suède, élue ville européenne de la culture en 2014. A partir de Skellefteå, ville voisine d’Umeå, et jusqu’à Piteå, vous naviguez dans ce qui est populairement appelé « la Riviera du nord », en raison des plages de sable blanc qui s’étendent à perte de vue. Puis, près d’une heure après avoir quitté Piteå, vous atterrissez à Luleå qui marque la frontière entre la région du Golfe de Botnie et la Laponie suédoise. Vous poursuivez sur l’autoroute E10 jusqu’au moment où vous passez le « cercle polaire », point fort du trajet puisque vous expérimentez alors le « soleil de minuit ». Vous continuez, toujours immergé dans des paysages merveilleux, jusqu’au parc national de Abisko, fondé en 1909. Sur le chemin du retour, à Jokkmokk, vous êtes plongé dans la culture traditionnelle sami, peuple occupant le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, et pratiquant aujourd’hui encore l’élevage de rennes. À la frontière norvégienne, après avoir suivi l’E10 en direction du nord-ouest, vous tombez nez-à-nez avec les îles Lofoten, avant de vous engager sur l’E45 qui vous ramène vers le sud au travers de la « dernière région sauvage d’Europe ».

© Photos DR

Le farniente, très peu pour vous ! Vous êtes plutôt du genre explorateur, à vous délecter de grands espaces et de paysages magnifiques ? Entre Stockholm et la Laponie suédoise, 3000 km de routes vous mènent à la découverte de la Riviera du Nord, du parc national Abisko, de la culture traditionnelle sami ou encore des îles Lofoten.


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la curiosité naturelle

En général, quand une chose disparait de la surface de la terre, ce n’est pas pour réapparaître. Pourtant, c’est le cas de Krakatoa, une île volcanique ayant soudainement disparu de la surface de la terre, en 1883. Localisée entre Java et Sumatra, l’archipel de quatre îles, Krakatoa, est rayé de la carte suite à une explosion cataclysmique considérée comme l’une des plus violentes de tous les temps. En 1883, le volcan est englouti par la mer avec tous ses habitants. En 1927 en raison de son intense activité volcanique, l’île émerge à nouveau des eaux. Un ilot se forme et, depuis, grandit chaque semaine de quelques centimètres. Le phénomène a été baptisé Anak Krakatoa, l’enfant de Krakatoa. Le volcan, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est aujourd’hui à nouveau en activité. Il est possible de le visiter, accompagné d’un guide, et d’y observer les perroquets marins, cygnes et otaries qui y ont élu domicile.

la capitale

Ljubljana… la ville de l’amour ! C’est étymologiquement vrai, en slovène, mais aussi dans la vie de tous les jours. Influencée tout au long des siècles par de nombreuses cultures, Ljubljana est riche de son histoire et mérite d’être découverte. Autrichiens, Italiens et Yougoslaves se sont succédés aux portes de la capitale slovène. Depuis la chute de la Yougoslavie et l’indépendance de la Slovénie en 1991 – au beau milieu d’une brèche de calme relatif dans un espace-temps agité – Ljubljana attire de plus en plus de touristes. Elle peut miser sur le romantisme de ses rues, l’accueil de ses habitants, le calme de ses quais le long de la Ljubljanica, sa douceur de vivre, etc. Tromostovje, la place des trois ponts, représente le point de départ idéal pour une balade au cœur de la vieille ville, paisible et magnifique. Pour se rafraîchir, faites une pause au Maček, qui signifie le chat en slovène, un bar où se retrouvent les jeunes et les expats, à même les quais, presque les pieds dans l’eau de la Ljubljanica. Le soir venu, rendez-vous au Trta, juste à l’extérieur du quartier touristique, pour déguster des pizzas gourmandes au diamètre indécent. Et finalement, l’hôtel Vander au design atypique, vous accueillera chaleureusement et vous pourrez alors siroter un cocktail en toute tranquillité dans la piscine sur le toit, pendant que la foule s’agglutine sur les quais. La douceur de vivre à la mode slovène !


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l’‘île

Il en est de ces paysages qui font rêver : ciel azur, eau turquoise et sable blanc, végétation luxuriante et faune merveilleuse. Ce coin de paradis sur terre, c’est Tetiaroa, en Polynésie du sud, surnommé « l’île de Marlon Brando ». L’acteur découvre Tetiaroa lors du tournage du film des « Révoltés du Bounty », en 1961. Il tombe sous le charme non seulement de l’île, mais également du mode de vie polynésien qu’il embrasse totalement puisqu’il épousera Tarita, une polynesienne, l’amour de sa vie. En 1976, il acquiert une partie du paradis et s’y établit. Il écrira : “Mon esprit est en paix lorsque la nuit, je m’imagine assis sur mon île des Mers du Sud. Je souhaite que Tetiaroa reste à jamais un endroit qui rappelle aux Tahitiens qui ils sont et qui ils étaient dans les siècles passés.” C’est donc dans le respect de ce souhait que l’hôtel « The Brando » a ouvert ses portes en 2014.

Restaurés par le chef étoilé Guy Martin à la table gastronomique « Les Mutinés », les convives sont cajolés par un service all inclusive. Spa polynésien au milieu des arbres, bar de plage ou mille et une activités telles que paddle, tennis ou tour à vélo, les hôtes ont également accès au centre de recherche sur la faune et la flore locales qui travaille sur plusieurs programmes de restauration et de développement du sanctuaire. Car au-delà de la situation paradisiaque de l’hôtel, sa véritable plus-value réside dans son approche 100% écologique. C’est d’ailleurs un objectif atteint puisque l’établissement affiche une autonomie énergétique presque totale, avec un bilan carbone proche de zéro.

© Photos DR – Getty Images – The Brando

Soucieux de préserver et de protéger l’habitat unique d’une faune et flore luxuriantes, l’hôtel se fonde parfaitement dans son environnement, tout en offrant le luxe d’un 5 étoiles. Les 35 villas disposent chacune d’une piscine privée ouverte sur l’un des plus majestueux lagons du monde et sont équipées des dernières nouveautés en matière de technologies, pour un confort maximal.


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voyage Les gadgets pour voyager par Martin Reid-Jamond

« Hi ! Holà ! Bom Dia ! Bonjour ! » Avec Travis, vous allez parler plus de 80 langues sans même avoir suivi le moindre cours ! Travis, c’est un petit appareil portable conçu pour traduire automatiquement les conversations les plus courantes dans la plupart des principales langues du monde. Vous parlez votre propre langue, Travis enregistre puis traduit dans celle de votre interlocuteur. C’est simple, ça fonctionne et ça révolutionne les discussions de base lorsque vous êtes en déplacement. Travis vous accompagne pour une urgence chez le médecin en Bolivie, vous aide à retrouver votre route en Pologne ou à choisir un dessert au restaurant au Japon ! Bien sûr, rien ne remplacera jamais un vrai cours de langue, mais Travis dépanne… et c’est tout ce qu’on lui demande !

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GoBout, c’est le gadget indispensable aux voyageurs qui n’arrivent pas à voyager léger ! Une bouteille 5-en-1 pour avoir toujours à portée de main son shampoing, son gel douche, son parfum, son lait de toilette ou sa crème solaire. GoBout c’est tout simple : cette sorte de gourde regroupe cinq contenants personnalisables pour éviter les fuites de gel douche, le gaspillage et la perte de place dans les valises. Conçu pour les voyages en avion, chaque capsule de GoBout ne dépasse pas les 100ml. Il suffit de désosser la structure pour présenter chaque flacon individuellement au contrôle de sécurité et le tour est joué. Pour encore plus de simplicité, une version GoBout Small de 100ml au total est disponible.

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Voici la tente de camping 3.0 ! Cinch est une tente solaire pour des séjours en nature responsables. La tente est conçue pour maximiser le confort des voyageurs, tout en misant sur la technologie solaire. Un panneau photovoltaïque léger, pliable et portable vient fournir juste la quantité d’électricité nécessaire au voyage. Une borne de recharge de téléphone et des lampes LED sont imbriquées dans le tissu pour des soirées lecture sans lampe torche. Une protection chaleur/lumière est prévue pour des nuits au frais et des grasses matinées sans avoir le soleil dans les yeux. Dès cette année, la tente Cinch sera accompagnée d’un Family Hub pour connecter plusieurs structures autour d’un « salon » central. Le camping 3.0 en somme !

ChargEST est un adaptateur vraiment universel ! Qui n’a jamais paniqué lorsque son téléphone s’est retrouvé sans batterie dans un pays où les prises ne sont pas les mêmes qu’à la maison ? Qui n’a pas déjà rempli la moitié de sa valise avec des adaptateurs pour être sûr de bien pouvoir brancher son téléphone, son ordinateur, son rasoir et son foehn en vacances ? Avec ChargEST, vous avez désormais tout en un ! Cet adaptateur permet de brancher vos appareils en Europe, en Australie, aux USA et en Grande-Bretagne. Il dispose aussi de prises USB et USB-C et d’une prise secteur pour pouvoir brancher tout à la fois : un Ipad, un téléphone, un ordinateur et un fer à lisser… n’importe où dans le monde et sur une seule prise ! Un must-have pour tous les voyageurs.

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Le projet sur Indiegogo

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Sonnet révolutionne les communications d’urgence lors de vacances à l’autre bout du monde ! Sonnet est un réseau de communication qui n’utilise ni internet ni satellites et qui vous permet pourtant de dialoguer, échanger et appeler les secours depuis n’importe quel endroit dans le monde, même là où il n’y a aucun signal téléphonique. Utile en forêt, dans les endroits reculés, dans les lieux très fréquentés où le réseau sature ou lors de catastrophes naturelles, Sonnet fonctionne comme un super talkie-walkie. Le petit boitier relaye les communications de Sonnet en Sonnet pour permettre le partage de textos, images et données GPS. Emportez Sonnet avec vous en déplacement, connectezvous à son réseau comme vous le feriez en WiFi et communiquez avec le monde… même sans aucun réseau !

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voyage City Break à HongKong 香港 article et photographies par Mary-Noëlle Rochat

Saviez-vous que ce sont les Hongkongais qui se hissent à la première place du classement des pays/territoires où l’on vit le plus longtemps ? Il serait peut-être temps d’aller sur place découvrir leur secret. Ancien village de pêche, Hong-Kong, qui signifie littéralement le port commercial, est une ville mondiale qui compte, parmi ses 7 millions d’habitants, quelques 450'000 expatriés du monde entier. Cette curieuse île, située en Chine méridionale, est bel et bien capable de vous charmer en seulement un jour grâce à ses milles facettes. Alors, que diriez-vous d’une halte de trois jours lors de votre prochain transit ? C’est court, mais croyez-nous, cela vous laissera amplement le temps de découvrir et apprécier les 5 incontournables que l’on vous propose dans cet article.

Prenez de la hauteur au Victoria Peak Dès vos premiers pas sur le territoire, vous vous ferez prendre par l’activité de cette ville et suivrez très rapidement son rythme aux allures cosmopolites et dynamiques. Vous pourrez alors très vite découvrir les différentes richesses que vous réserve la métropole. Une fois au milieu de la rue, vous découvrirez les gratte-ciels qui surplombent la baie et qui vous éblouiront dès la nuit tombée. A partir de là, vous comprendrez pourquoi elle est surnommée le New-York asiatique. Et si vous avez la nuque fatiguée à force de regarder les buildings, il est très facile de rapidement vous évader dans la nature environnante. Celle-ci vous promet des points de vue époustouflants. N'hésitez pas à grimper jusqu’au fameux Victoria Peak à 554m d’altitude. Bien que ce lieu soit très prisé par les touristes, le panorama en vaut vraiment le détour.

Déambulez dans les marchés typiques Talonnant New York et Londres dans le rang des grands centres financiers, Hongkong jouit d’une diversité culturelle qui la rend unique. Pour avoir un aperçu de la vie et de la culture asiatique, il faut vous rendre dans les célèbres marchés de Kowloon. Un incontournable qui vous fera vous promener entre fleurs, animaux, bijoux, vêtements et souvenirs. Le plus atypique est le Goldfish Market, soit le marché aux poissons rouges. Situé de chaque côté de la Tung Choi Street North, vous y trouverez des échoppes consacrées à l’élevage de tous types de poissons. Derrière ce commerce se cache le feng shui. En effet, il semblerait que posséder un aquarium avec des poissons rouges porte chance et symbolise un heureux présage pour


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le foyer. Le Ladies Market, quant à lui, compte plus de 100 étales d’accessoires, souvenirs et vêtements bon marché, de quoi dénicher quelques babioles.

Embarquez sur l’antique Star Ferry Il serait dommage de passer à côté de l’incontournable promenade à bord d’un des bateaux mythiques du Star Ferry, vestige de l’époque coloniale. Depuis 1888, le Star Ferry relie l'île de Hong Kong à l’île de Kowloon (promenade de Tsim Sha Tsui) ou encore l’Île de Kowloon au quartier de Wan Chai. Sur ces bateaux, touristes et hongkongais se confondent. En effet, après plus d’un siècle de service et malgré les infrastructures de routes et de rails mises en place, c’est avec affection que les locaux restent fidèles aux bateaux du Star Ferry toujours fiables et efficaces. Au vu de son bon rapport qualité/prix, nous ne pouvons que vous suggérer d’y faire un tour, aussi de nuit, pour vous laisser impressionner par le port éclairé par les lumières des gratte-ciels des deux berges de la baie Victoria.

Accordez-vous une journée sur l’île de Lantau Si vous avez le temps, dirigez-vous sur l’île de Lantau. Vous pourrez vous y rendre facilement en métro depuis le Central en seulement une heure. Vous ferez halte à Tung Chung. De là, vous prendrez de la hauteur avec le téléphérique NGONG PING 360 qui vous permettra de vous rendre au pied de la fameuse statue du Bouddha qui s’avère être la plus grande au monde dans sa catégorie. Vous pourrez aussi y découvrir, au milieu d’une végétation luxuriante, le Monastère de Po Lin, véritable havre de paix. A côté de celui-ci, se trouvent des sentiers qui vous offrent des promenades à travers la végétation tropicale tout en vous réservant quelques fabuleux points de vue.

Laissez-vous surprendre par l’architecture Avec son drôle de mélange d’anciens et nouveaux buildings, Hong-Kong vous marquera. Mais, en vous rendant à Montane Mansion, vous resterez bouche bée en vous retrouvant encerclé par de vieux building aux milliers de petits appartements. Très authentique, mais aussi très esthétique, ce quartier est très apprécié par les amateurs de photographies d’architecture. Vous ferez sans doute aussi la rencontre de quelques fans du film Transformers venant découvrir ce lieu atypique où quelques scènes ont été tournées. Finalement, entre végétation, urbanisme, bord de mer et spécialités culinaires, laissez-vous surprendre par la gentillesse des locaux. Même si certains parlent uniquement chinois (le cantonais et le mandarin), ils donneront le meilleur d’eux-mêmes pour vous aider. Mais n’ayez crainte, l’anglais reste tout de même la seconde langue officielle de cette île. Alors, qu’attendez-vous pour aller vous perdre, de jour comme de nuit, dans les rues Hongkongaises et découvrir un aperçu des saveurs et particularités de la culture chinoise?

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voyage 3 hĂ´tels de charme pour

3 week-ends par Martin Reid-Jamond


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Dijon, France La cité des Ducs de Bourgogne vous attend ! Dijon se situe à 2h50 de Lausanne, en plein milieu de vignobles aux noms évocateurs et doucement enivrants : Gevrey-Chambertin, Fixin, Vosne-Romanée, Nuits St Georges ou encore Pommard pour ne citer qu’eux. Ville de vin, elle l’est ! Mais Dijon est bien plus que cela. C’est une ville de culture, d’histoire, de moutarde, de cassis, de chocolat et de pain d’épices ! Le lieu idéal pour un weekend de détente, à l’abri des bâtiments parfois médiévaux ou gothiques, d’autres fois haussmanniens. Pour découvrir Dijon, comptez au minimum deux à trois jours… et il fait surtout bon prendre ses quartiers à l’Hôtel « Vertigo », délice trendy de la Cité des Ducs ! Inauguré en 2015 à l’ombre du Grand Hôtel La Cloche, le 5 étoiles voisin, le « Vertigo » a déjà tout d’un grand. Situé dans un bâtiment historique datant de 1926, l’hôtel a été complètement repensé par Yvon Carminati, Ludivine de Brito et une flopée de designers réputés. Vous franchissez le palier, vous montez les trois marches qui mènent au hall de réception et vous entrez dans un tout nouvel univers, celui du « Vertigo ». Le personnel en costume rouge vif, style Freddy Mercury / Wembley 86, tranche nettement avec le blanc et le noir qui dominent, du hall d’accueil aux chambres. Pourquoi le « Vertigo » s’appelle ainsi ? La réponse se trouve dans l’ascenseur. Vitré au sol comme au plafond, il vous procure une jolie sensation d’apesanteur et d’originalité le temps de l’ascension, longue d’un à cinq étages, nécessaire pour rejoindre votre chambre. Elle est là, au bout du long couloir noir. Vous poussez la porte. Bono vous accueille au son du « Vertigo » de U2. Facile, mais efficace ! A peine le temps de jeter vos valises sur le lit que vous vous émerveillez déjà de la chambre, de son luxe minimaliste, de ses gadgets high-tech inutiles mais jouissifs : des LED à foison, une télé connectée version XXL et 2.0 ou votre propre minicinéma avec des films en VOD gratuits. Sans oublier le lit suspendu, les toilettes noires ou encore cet ours polaire encadré qui vous regarde dormir depuis le plafond –celui qui trône dans le jardin Darcy, voisin de l’hôtel. Avant de partir à la découverte des monuments, bars et restos dijonnais, à quelques pas de l’hôtel, vous descendez jeter un œil aux parties communes. Un spa souterrain comme creusé dans une grotte, un cinéma privé et confortable, une salle de lecture design et un bar bleu, blanc et noir. Vous commandez alors un cocktail très « Churchill » pour accompagner votre cigare d’un Lagavullin 16 ans, avant de vous installer dans le fumoir tout droit sorti des années 30 !

vignes voisines.

La tradition bourguignonne sans prétention et sans  lourdeur se trouve au « Palais Dit Vin », rue Monge. Le dimanche, osez le brunch à « Dents de Loup ».

Partir en Bourgogne, c’est bien boire et bien manger.  Arrêtez-vous dans le Jura pour goûter à la saucisse de Morteau et au Comté, que l’on accompagnera volontiers d’un vin jaune de Poligny ou d’Arbois. Le patio de « Dr Wine » est irrésistible en été. La  « Péniche Cancale » n’est pas mal non plus pour allier boisson et clapotis des vaguelettes sur la coque de la péniche.

© Photos DR

Le « Vertigo» met à disposition gratuitement des vélos  électriques BMW et même une BMW i3 pour parcourir les


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Milan, Italie Lorsque l’on évoque l’Italie, les premières pensées vont à Florence, Rome, la Ligurie, les plages, les pizzas... Rares sont ceux qui pensent d’emblée à Milan. Pourtant, la capitale de la Lombardie, située à 3h45 à peine de Lausanne, est LA capitale de la mode la plus proche de la Suisse romande, plus accessible que Paris et Londres. Milan n’est pas uniquement une terre de foot et d’industrie. Elle est aussi est surtout une ville de culture et d’arts, plus variés les uns que les autres. Alors que ce soit pour un opéra à la Scala, pour visiter le Duomo ou pour flâner dans les boutiques de luxe, pensez à Milan ! Dans la folie culturelle et artistique qui s’est emparée de la ville, un hôtel sort du lot : le « Nhow » Milano. Situé à quelques encablures du centre-ville touristique, dans une ancienne friche industrielle, le « Nhow » n’a, à première vue, rien d’extraordinaire à offrir. Le quartier est en pleine mutation. Ancien centre industriel, puis coupe-gorge et enfin lieu de débauches pour junkies milanais, rien qui ne fasse rêver, à première vue. Sauf que les temps changent. Milan est depuis devenue la capitale de la mode et les artistes affluent des quatre coins de l’Italie et de l’Europe. Voilà donc que le complexe industriel se transforme petit à petit en gigantesque atelier… et ce vieil entrepôt en un hôtel « arty-trendy » : le « Nhow » ! Transformer une usine en hôtel de luxe n’est pas chose aisée. Le processus a demandé tout le talent de designers et d’architectes reconnus comme Karim Rashid, Elisabetta Scantamburlo, Matteo Thun ou encore Jacopo Foggini – qui a notamment travaillé au Louvre et au Centre Pompidou à Paris. Le résultat : une alliance parfaite entre art industriel brut et art contemporain. En atteste la terrasse du « Nhow » avec ses gros tuyaux de chauffage, son métal omniprésent et ses trônes colorés. L’autre force du « Nhow », c’est sa décoration changeante. Tous les six mois – en théorie – les parties communes sont laissées à des artistes et designers locaux, ou non. Le mobilier évolue, les tableaux aussi et l’ambiance est modifiée pour quelques temps. Un avantage conséquent puisque chaque séjour au « Nhow » vous fera vivre une expérience différente. Malheureusement, les chambres, elles, ne changent pas au fil des saisons. Les parties communes sont vastes avec de grands espaces de détente et de lecture, des fauteuils cosy et une très belle luminosité. Enfin, dernier point fort du « Nhow » : il se trouve à quelques centaines de mètres du quartier bohème de Navigli avec ses bars, ses cocktails et ses restaurants. Quant aux boutiques et au Duomo qui se situent certes un peu plus loin, pas de panique. Le tram passe juste en bas de l’hôtel ! Le changement de décoration au fil des saisons.  Attendez-vous à être potentiellement surpris lors de votre seconde visite. Tout pourrait avoir changé !

La jeunesse milanaise se réunit tous les soirs de fin de  semaine le long du canal, dans le quartier Navigli. Profitez de l’apéritif milanais… pour le prix d’un café à Genève !

Profitez du Simplon et de la traversée des Alpes en  voiture ou en train. Si vous préférez les lacs aux montagnes, direction Orta San Giulio, près du lac Majeur, pour déguster une bonne glace italienne. le même quartier. Vous trouverez des dizaines de  barsDans à cocktails, à bières ou à vins.


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Strasbourg, France Strasbourg, c’est la capitale de l’Alsace, de l’Europe et d’une certaine vision de l’art de vivre et de la gastronomie. Sous ses airs de ville médiévale, Strasbourg a tellement plus à offrir que la Petite France et le Parlement européen. On la visite en vélo, on se repose sur les quais de l’Ill, on passe de bars en tavernes et de « stub » en brasseries. On y mange de la choucroute, des flam’s, des kougelhopfs, des baeckeofes et tout un tas de plats aussi imprononçables qu’indigestes – si l’on en abuse. Quand on a fini notre festin, on flâne de musées en expositions, au milieu des hordes d’étudiants venus des quatre coins de l’Europe. A 3h30 de Lausanne, Strasbourg est une ville d’Art, d’Histoire, de surprises et de modernité ! La « Cour du Corbeau » est un point de chute idéal, situé juste à l’extérieur de l’île centrale de Strasbourg. Symbole de la parfaite symbiose entre art, histoire et modernité, vous entrez ici dans un bâtiment de 1528, avec ses murs qui flanchent, ses poutres plus très droites et son âme bien palpable. Depuis le 16e siècle, la « Cour du Corbeau » – qui s’appelait alors « Zum Rappen » – accueille les voyageurs de passage à Strasbourg. L’auberge a vu dormir dans ses murs le Duc de Bavière, l’Empereur d’Allemagne Joseph II ou encore le Roi de Prusse, Frédéric le Grand. Tout ce beau monde a fait le succès de l’hostellerie jusqu’au 19e siècle, avant que « Zum Rappen » ne ferme ses portes et ne laisse le bâtiment à une verrerie qui, elle, abandonnera les lieux en 1982 ! Il faudra attendre 2006 pour que des hôteliers acceptent de donner une nouvelle vie à cette bâtisse historique. Des milliers d’euros, deux ans de travaux et des réfections de fond en comble pour permettre d’ouvrir en 2009 l’un des hôtels les plus luxueux de Strasbourg : la « Cour du Corbeau » ! L’hôtel est situé au fond d’une cour intérieure, juste à côté de l’île centrale de Strasbourg : au calme et pourtant à deux pas de la cathédrale, des bars et des restaurants. Les travaux de 2006 ont su garder intact le charme du bâtiment avec ses colombages, ses murs tordus et ses couloirs tarabiscotés. Tout juste les ont-ils sublimés avec un éclairage magnifique la nuit, des couleurs vives à l’intérieur et une décoration « chic-bourgeois-contemporain-minimaliste ». Les chambres sont spacieuses et ressemblent toutes à des suites avec leurs poutres apparentes, leur grand couloir, leur immense salle de bains et leur vue sur les toits de Strasbourg. Avec un peu de chance vous aurez peut-être même une vue sur la cathédrale ou l’Ill, si romantique.

design ne saura rendre. cherchez un petit restaurant cosy et chaleureux,  allezSi àvous la « Perle des Saveurs », rue des Dentelles. C’est au cœur de la Petite France. On y mange divinement et l’architecture tarabiscotée du lieu donne l’impression de manger dans l’appartement de quelqu’un !

L’Alsace est merveilleuse, entre collines et vignes.  Arrêtez-vous à Kaysersberg et Riquewihr, sur la route des vins. Pour une bière, direction « La Lanterne », l’une des  dernières brasseries artisanales du centre de Strasbourg. Pour un cocktail, testez « l’Alchimiste ». C’est le seul endroit où vous pourrez réellement goûter aux potions de sorcières et au sang de crapaud !

© Photos DR – Sergey Kelin

de vivre l’Histoire. Le bâtiment vieux de  plusL’impression de 400 ans possède une âme qu’aucun autre hôtel


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Partir à l’autre bout du monde ouvrir une chocolaterie ? L’histoire d’un jeune couple suisse article par Mary-Noëlle Rochat – photographie par Tissi Fotografie

À l’autre bout du monde, plus exactement en Nouvelle-Zélande à Waihi Beach, à quelques pas de l’océan, une odeur de bons chocolats se promène… Ce délicieux parfum nous conduit à une jolie petite boutique ornée d’un drapeau valaisan. Nous y avons fait la rencontre de Ines Hasler, 28 ans et d’Adrien Willa, 37 ans, un jeune couple suisse d’expatriés venu vivre parmi les kiwis. Ils nous racontent leur histoire… À 18'700km de chez nous se trouve « Chez moi », une jolie petite boutique de chocolats suisses confectionnés par la charmante valaisanne Ines, également propriétaire du lieu avec son compagnon Adrien. Tous deux valaisans, de Sierre et de Vétroz, ils se sont rencontrés il y a presque dix ans et ont pris la décision de quitter la suisse en 2015 pour venir s’installer à Waihi Beach, une station balnéaire située dans la Baye of Plenty en Nouvelle-Zélande. Lui, ferblantier de formation, elle, boulangère-pâtissière et confiseuse, les deux aventuriers ont pris le risque de tout quitter pour vivre un rêve à la néo-zélandaise. Mais pourquoi la Nouvelle-Zélande ? La Nouvelle-Zélande est un pays qu’Adrien et moi trouvons magnifique. Des paysages incroyables, un ciel bleu… la plupart du temps (rires), l’océan et les vagues, auxquelles nous vouons un certain amour. S’il y a bien quelque chose que l’on ne trouve pas dans notre beau Valais, ce sont elles ! Notre première fois à Waihi Beach, c’était il y a environ six ans. Nous y avions rencontré des amis auxquels nous sommes revenus rendre visite l’année suivante, durant trois mois. Pendant notre long séjour, nous avons surfé quand les vagues s’y prêtaient et simplement vécu dans ce petit village paisible de 2’000 habitants durant l’hiver et 25'000 en été. C’est comme cela que nous avons été séduits par le « easy way of living » néo-zélandais, bien différent de celui de la Suisse. Comment l’idée d’y faire du chocolat vous est-elle venue ? Lors de notre séjour de trois mois, nous avons rencontré Janet, une habitante locale propriétaire du Farmgate, un petit café de Waihi. Elle avait comme projet d’amener du chocolat artisanal à Waihi Beach. Comme elle disposait de tout le matériel nécessaire pour faire de bons chocolats, elle m’a proposé une place de travail. Une opportunité qui nous a séduits et que nous avons saisie. L’idée vous a plu, vous vous sentiez prêts tous les deux à déménager et les choses se sont faites… ça paraît simple. En réalité, les choses ont pris du temps. Il a fallu composer avec la procédure d’immigration de Nouvelle-Zélande qui s’avère être plutôt lente. En effet, comme j’étais supposée commencer à travailler fin décembre 2014, nous avions démarré les démarches d’immigration en mars 2014. Mais nous n’avons pu partir qu’en mars 2015. Nous avions reçu un premier appel du service de l’immigration nous disant que nous ne pouvions pas obtenir de visa de résidants. Pourtant, deux mois plus tard, un e-mail inattendu stipulait que notre statut avait changé et que nous étions désormais résidants, ce qui nous a permis de partir pour la NouvelleZélande pour une durée indéterminée. Sur place, ma patronne avait changé ses plans et misé sur un restaurant. Je me suis donc retrouvée à cuire du bacon et des œufs au lieu de faire du chocolat. Adrien, lui, a trouvé un travail de paysagiste. Malgré ces changements, vous n’avez pas abandonné l’idée de faire du chocolat ? Cuisiner me plaît, à condition que ce soit un peu plus intéressant que de cuire du bacon et des œufs. A côté de cela, je faisais aussi des slices (tranche sèche style frangipane), des pies (petit gâteau salé fermé), des meringues et, une fois par semaine, de vrais millefeuilles avec pâte feuilletée maison - pas tout à fait ce que l’on trouve ici, en Nouvelle-Zélande. C’était une vraie réussite ! Des gens de Rotorua faisaient une heure et demi de route pour venir en manger. J’étais assez fière de moi. Après une année et demie d’œufs et


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bacon, j’ai donc décidé de faire ce que j’aime… du chocolat ! Nous nous sommes renseignés sur la procédure à suivre pour ouvrir une chocolaterie. Peu de temps après, nous avons appris qu’un local se libérait, dans lequel nous avons aménagé un petit shop avec atelier à l’arrière. Finalement, tout s’est fait facilement. Mais il faut reconnaître qu’ouvrir une entreprise est beaucoup plus simple ici qu’en Suisse, car le gouvernement néo-zélandais pousse les gens à devenir indépendants.

“AVOIR DES HAUTS ET DES BAS C’EST NORMAL, IL FAUT APPRENDRE À COMPOSER AVEC...” Aviez-vous des craintes liées au fait de tout quitter pour vous installer à Waihi ? Je crois que, dans la vie il faut parfois ne pas trop réfléchir. Peser le pour et le contre n’est pas mon point fort et faire des plans pour les années à venir, ce n’est pas notre genre. « Go with the flow… ! ». Et puis, avoir des hauts et des bas c’est normal, il faut apprendre à composer avec. Cependant, à 28 heures d’avion de la Suisse, il est vrai que nous sommes loin de nos familles et amis. Alors il nous arrive parfois d’avoir le blues… Puis on va surfer, on réalise où l’on vit et on se dit que l’on n’est pas trop mal non plus ici. Il ne faut pas oublier que rien ne nous empêche de rentrer en Suisse. Comment se sont passés les débuts ? Aviez-vous le mal du pays ? Vous sentiez-vous à votre place ? Le dépaysement n’est pas extrême, comme cela peut l’être dans des pays asiatiques ou africains. Ici, la culture européenne/ américaine est bien présente, ce qui n’empêche pas un petit décalage au niveau des mentalités. En effet, l’organisation bien carrée typiquement suisse laisse un peu à désirer (rires). Mais on s’adapte et on fait avec. Et puis, les néo-zélandais sont très accueillants et ouverts. La plupart d’entre eux sont d’ailleurs prêts à vous inviter à habiter chez eux deux minutes à peine après votre rencontre (rires) ! Plus jeune, vous étiez-vous imaginé partir vivre ailleurs, à l’autre bout du monde ? J’ai toujours dit que je partirais mais que je reviendrais. Il y a encore tellement d’endroits que je veux découvrir. J’ai peur qu’une vie ne soit pas assez longue pour ça. Quand j’ai commencé mon apprentissage à quinze ans, me lever à trois heures du matin et travailler les weekends n'était pas toujours facile. Pourtant, l’idée d’avoir un jour ma propre chocolaterie-pâtisserie s’est rapidement dessinée dans ma tête. Mes parents m’ont toujours encouragée à devenir mon propre patron. Ils me disaient que les choses seraient plus simples pour moi ainsi… et c'est vrai ! Mais la Nouvelle-Zélande ? Personne n’aurait pensé que je me retrouverais là-bas avec une chocolaterie ! Votre boutique est ouverte depuis un peu plus d’une année. Etes-vous toujours convaincue par l’aventure ? Oui. L’été est très intense et nous laisse peu de temps pour nous reposer sous les cocotiers néo-zélandais. En hiver, par contre, tout est beaucoup plus calme. Quoi qu’il en soit, il faut savoir qu’il ne faut pas partir en Nouvelle-Zélande si vous comptez faire fortune. Le salaire minimal est de $14.70 soit CHF 12.- de l’heure. La nourriture coûte presqu’autant qu’en Suisse et les loyers ne sont pas bon marché non plus. Mais nous avons appris à vivre avec moins que ce dont nous avions l’habitude en Suisse et nous ne nous en portons pas plus mal. Ici, notre vie nous plaît. Et qui sont donc ces personnes s’intéressant au bon chocolat suisse ? Mes clients sont principalement des gens de Auckland, Hamilton, Wellington qui ont des résidences secondaires à Waihi Beach. J’ai bien évidemment aussi mes fidèles clients locaux auxquels je tiens énormément. C’est vraiment chouette de voir le gens revenir et de voir leur sourire… Et puis il y a des touristes de passage sachant que la Nouvelle-Zélande est visitée par près de 4 millions de touristes par année, il y en a quelques-uns qui se retrouvent à Waihi Beach dont quelques suisses qui s’arrêtent devant notre beau drapeau valaisan. Vous avez l’air très heureux ici. Avez-vous toutefois d’autres plans pour le futur ? Non, pas pour l’instant. Nous nous sentons bien là où nous sommes. Peut-être qu’un jour vous trouverez des mille-feuilles dans mon petit shop (sourire) mais, pour le moment, je vais m’en tenir au chocolat. Si nous pouvions travailler les deux à plein temps à la boutique, ce serait génial. Mais nous ne pouvons pas encore nous le permettre. Il ne faut pas oublier que nous nous situons dans une station balnéaire où la plupart des gens ne vit pas à l’année. Mais nous allons y croire et faire en sorte que ça marche. Pour conclure cette interview, auriez-vous un petit mot pour nos lecteurs ? « Did you ever find a recipe for leftover Chocolate ? »

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voyage 4 villes « industrielles » qui cachent bien leur jeu par Martin Reid-Jamond

Belfast, Irlande du Nord Belfast est belle et intéressante ! Il faut le dire, car la capitale de l’Irlande du Nord est sans doute la ville la plus sous-estimée de toute la Grande-Bretagne. Certes, elle ne soutient pas la comparaison avec Londres et Dublin, mais quand même. Belfast respire l’histoire, après 200 ans passés au cœur du conflit irlando-anglais et 50 ans de guerre entre protestants et catholiques. Aujourd’hui, les murs de Belfast sont toujours marqués par ces somptueuses fresques aux relents politiques. L’ambiance, certes apaisée, reste relativement sombre. Parcourez les rues, buvez de bonnes bières irlandaises dans les pubs du port, visitez les chantiers navals qui ont vu naitre le Titanic … bref, imprégnezvous de l’Histoire et de Belfast. Mélancolie, nostalgie et dépaysement assuré ! Titanic Belfast Experience ». Evidemment on ne peut  pas«échapper au célèbre paquebot de la White Star Line.

« Ten Square », un 5 étoiles situé dans un bâtiment  historique et classé du centre de Belfast.

Le musée, inauguré en 2012, vous plonge dans l’antre du Titanic, d’histoires en Histoire.

Rotterdam, Pays-Bas Encore un port, le plus grand d’Europe cette fois. A l’inverse de Belfast, ce n’est pas l’Histoire qui s’écrit ici, mais le futur. Rotterdam a tout misé sur le design et l’innovation postindustrielle pour attirer le chaland. Des bâtiments ultramodernes, une architecture osée et des quartiers bobos-hipsters pour prendre un latte ou un flat white à l’abri des tours. Aujourd’hui Rotterdam est finalement un petit peu le New York européen. D’ailleurs, quand on y pense, à la base, New York s’appelait… New Amsterdam ! On n’est donc pas si loin que cela de Rotterdam ! Le « Pont Erasme » qui enjambe la Meuse. Surnommé le  cygne pour son architecture déroutante, il est le plus grand pont à bascule d’Europe. « Mainport Design Hôtel ». Le luxe post-industriel que l’on  recherche à Rotterdam. Profitez de la vue sur le port et les quais depuis le spa privé du balcon de votre chambre.


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Hambourg, Allemagne Troisième destination et troisième port de commerce : Hambourg. La ville a une histoire finalement très récente, après avoir été détruite à plus de 80% pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout est neuf à Hambourg, la deuxième ville d’Allemagne. Métropole axée sur le commerce, l’industrie et le design, Hambourg cache aussi de nombreux trésors avec 64 km de canaux et 2500 ponts. La ville s’autoproclame également la plus verte d’Allemagne. Partez à la découverte des bâtiments et des quais hambourgeois… sans oublier le quartier très chaud de Reeperbahn. « ElbPhilarmonie », un ovni  architectural dans le port d’Hambourg. Une salle de concert tout en verre et en béton, construite au-dessus d’un ancien entrepôt. Un bijou de design postindustriel inauguré en janvier 2017. », un hôtel 5 étoiles  situé« Renaissance à côté du Lac Alster et de l’hôtel de ville. Un hôtel historique et classic-chic.

Malmö n’est pas Stockholm ! Mais Malmö est sans doute l’une des villes les plus vivantes de Suède. Située tout au sud du pays, la ville fait partie de la très active région d’Øresund, entre le Danemark et la Suède. Au milieu de tout cela, le célèbre pont d’Øresund : 8km au-dessus de la Baltique avec d’un côté Copenhague et de l’autre Malmö. La ville est la capitale officieuse de la culture en Suède. Faites un tour au Moderna Museet et levez les yeux vers le Turning Torso, cette tour design qui vient casser la skyline de Malmö. Profitez aussi de votre passage pour faire du shopping dans les boutiques de design et goutez aux plaisirs de la chair dans les nombreux cafés et restaurants bistronomiques du centre-ville. Torso », la plus haute tour de Scandinavie. « Comfort Hotel », un hôtel milieu de gamme au design  Vous« Turning  intéressant ne pouvez pas la rater avec son design très osé qui fend avec ses murs colorés et son mobilier résolument le ciel de Malmö. Le bâtiment a été inauguré en 2005.

rock.

© Photos DR – Tourisme Irlandais – Eamon Gallagher

Malmö, Suède


L’art de cultiver la Beauté, celle des lieux et celle du cœur.

ÎLE MAURICE V I V E Z D E S M O M E N TS D ’ E XC E P T I O N S U R W W W. B E A C H C O M B E R . C O M


P hoto pr i se au Pa rad is B e ac hco mber G ol f Re so rt & S pa


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Rencontre avec Modestino Capolupo Directeur de Tourisme pour Tous par Mary-Noëlle Rochat

A l’heure actuelle, alors que nous sommes constamment connectés, informations, avis et conseils se trouvent à portée de main. Rien n’est plus simple que de comparer les offres pour finalement réserver nos prochaines vacances en un seul clic. Depuis la démocratisation d’internet, bon nombre d’entre nous sont convaincus que la consultation d’une agence de voyages pour la réservation et l’organisation d’un périple en terre inconnue est synonyme de payer plus cher. Et pourtant… Pour ce numéro spécial « travel », nous avons rencontré Modestino Capolupo, directeur du tour opérateur lausannois Tourisme pour Tous. Actif dans le domaine depuis 1983, il nous éclaire sur nos différentes interrogations et croyances pour finalement nous faire part des avantages à mandater des professionnels pour l’organisation d’un voyage. Modestino Capolupo, vous êtes depuis neuf ans à la tête de Tourisme Pour Tous. Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre passion pour le métier ? Je suis tombé dans le monde du tourisme et du voyage presqu’accidentellement. En 1983, j’étais alors à la recherche d’un poste de travail pour parfaire mes connaissances linguistiques en français, ayant grandi en Suisse alémanique. C’est dans ce contexte que je suis entré dans le milieu et cette branche me plaît énormément. Le métier est passionnant et requiert de nombreuses compétences, notamment dans l’utilisation d’outils informatiques spécifiques. De plus, nous devons être capables de saisir les envies de chacun et chacune, et endossons donc parfois le rôle d’espèces de psychologues (rires). Par son essence même, cette profession amène également à un enrichissement culturel permanent, puisque nous nous tenons informés des offres sur les cinq continents. Aussi, nous sommes constamment au courant de ce qu’il se passe dans le monde, notamment en termes de géopolitique. De plus, nous faisons, dans cette branche, face à de nombreux défis comme, par exemple, l’avènement d’internet qui a fait évoluer le rapport au voyage ou le contexte changeant et imprévisible d’un voyage en particulier. Tous ces éléments font que l’on ne s’ennuie jamais. Le métier de tour opérateur apporte énormément de satisfaction car, finalement, nous gérons les plus beaux moments dans la vie de nos clients et rien n’est plus réjouissant que de les voir ravis et dépaysés ! Comment le milieu du voyage a-t-il donc traversé le passage à l’ère d’internet et de la digitalisation ? Lorsqu’internet s’est développé, on aurait pu croire que les gens n’allaient plus faire appel aux agences de voyages, ce qui s’avère être seulement à moitié vrai. En effet, il existe deux catégories de voyages : le simple weekend à l’étranger ou la semaine balnéaire non loin de la Suisse, ou alors un voyage hors de l’Europe, là où la barrière linguistique est plus complexe. Dans le premier cas, comme celui d’un weekend à Paris, le client a tout intérêt à réserver par lui-même. En effet, ce type d’excursions ne nécessite pas l’intervention d’une agence de voyages. Les réservations de vols ou les billets de TGV sont simples à effectuer. Une fois à Paris, il vous suffit de prendre un taxi ou le métro pour vous rendre à votre hôtel et si par malheur vous rencontrez un souci de réservation sur place, il vous sera facile de trouver un autre établissement hôtelier à proximité. En somme, rien de trop stressant ; tout est gérable. Dans le second cas de figure, un voyage en Iran par exemple, vous vous retrouverez vite totalement perdu au moindre imprévu. Faire appel à une agence de voyages prend alors tout son sens. Je dirais donc que cette évolution a permis à l’industrie du voyage de s’adapter en ciblant mieux sa clientèle. En effet, les agences restent indispensables pour une clientèle qui recherche la découverte et l’inconnu, sans entrave.


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Est-ce que la démocratisation d’internet a modifié votre manière de travailler ? Certaines personnes vont essayer les chaussures en magasin puis les achètent sur internet. Le milieu du voyage souffre du même phénomène. Les clients viennent s’informer chez nous pour réserver ensuite sur internet. Aussi, pour donner un contrepoids à cette situation, l’agence va demander, à partir de 15-20 minutes d’entretien, des frais de dossier qui seront par la suite déduits de la réservation. Nos experts sont qualifiés et leur savoir a un prix. Aujourd’hui, la tendance est de plus en plus au voyage sac au dos. Quelle plus-value pouvez-vous proposer à ces personnes qui souhaitent éviter les lieux trop touristiques ? Il y a quelques temps, j’ai eu la chance d’accompagner un collectif de lecteurs pendant deux semaines au Rajasthan, en Inde. Ce groupe était composé de personnes ayant fait le tour du monde, habituées à voyager seules, sans faire appel à un tour opérateur. A l’issue du voyage qui a été très apprécié, plusieurs de ces personnes m’ont avoué qu’elles n’auraient jamais su faire tout ce qui leur avait été proposé si elles avaient dû l’organiser elles-mêmes. Cela démontre l’apport non-négligeable d’un organisme de voyages en termes de connaissances, de conseils et de relations. Si le souhait de notre client est de voyager hors des sentiers battus, nous saurons également le conseiller de manière adéquate. En peu de temps, nous pouvons proposer à nos clients un programme qui correspond à leurs attentes. Un soutien qui peut s’avérer très pratique dans des situations inattendues ou hors du commun… Tout à fait. Les ouragans de l’automne passé à Cuba ayant détruit de nombreux hôtels ou une éruption volcanique à Bali sont des exemples de situations pouvant vous mettre dans des situations difficilement gérables seul. Nous sommes alors présents pour organiser des transferts, déplacer les clients ou tout simplement chercher et mettre en place la meilleure des solutions. Les tours opérateurs et agences de voyages sont en contact avec des organismes locaux qui savent comment réagir et qui peuvent rapidement prendre en charge les clients en difficulté. Alors que s’il se trouve seul dans une situation comme celle-ci, le client saura se débrouiller, oui, mais cela peut s’avérer très compliqué, fatiguant, stressant et se transformer en calvaire. Incontestablement, la sécurité, l’organisation et le conseil qu’offre un tour opérateur représentent de réels avantages. Mais qu’en est-il du prix ? Une majorité de personnes pense qu’un voyage revient moins cher s’il est organisé via internet, mais c’est faux. De nombreux intermédiaires comme Booking.com ou Ebookers sont apparus sur le marché et fonctionnent sur le même principe qu’EasyJet : si la demande est forte ou que l’offre en infrastructures est faible, les prix augmentent. Alors qu’en tant que tour opérateur, nous offrons des prix négociés à l’avance, indépendants de la demande du jour. Pour un weekend ou un court séjour, il sera cependant plus intéressant pour le client de réserver lui-même car nous ne pourrons offrir de plus-value au niveau du prix. Par contre, pour un circuit ou un long séjour impliquant différents types de prestataires - transfert, location de voiture, hôtel, guide, tickets pour différentes activités, attractions, etc... - passer par un tour opérateur ou une agence de voyages offre de réels avantages financiers. Dans ce cas, il n’est pas plus cher d’organiser son voyage avec un tour opérateur que de le faire soi-même sur internet. De plus, le temps passé à organiser un voyage est un facteur de coût important que les gens ont tendance à oublier ou minimiser.

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En pleine connaissance de tous ces avantages, êtes-vous serein quant à l’avenir des agences de voyages ? Sur les quinze dernières années, au plan national, nous avons perdu presque la moitié des agences de voyages. De 3'600, nous sommes passés à environ 1'700 agences. Mais malgré cela, je ne pense pas que nous ayons perdu de la vitesse. Au contraire, je dirais même que nous en avons gagnée ! Les gens voyagent de plus en plus, avec davantage d’attentes. La tendance est au voyage.


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A quels défis faites-vous face au quotidien ? Aujourd’hui, les clients ont accès à beaucoup plus d’informations ; ils sont davantage renseignés. Ils vont donc aborder les organismes de voyages totalement différemment car ils savent et ont déjà vu beaucoup de choses. Si nous ne sommes pas à la hauteur, nous sommes perdants car les clients se diront que l’agence n’a pas su répondre à leurs questions. Le défi aujourd’hui, c’est donc de se montrer supérieurs en termes de connaissances et de savoir. Non seulement nous devons informer, mais nous devons aussi corriger ou réorienter le client qui, après avoir vu beaucoup de choses sur internet, peut avoir une image faussée de la réalité. Une partie de notre travail consiste donc à corriger le client pour ensuite mieux le conseiller. Maintenant que nous connaissons tous les avantages à faire appel à vos services, quelle est la destination n°1 que vous nous conseillez en ce moment ? Actuellement, une destination qu’il faut absolument visiter et pour laquelle nous recevons un feedback très positif est l’Iran. Il ne s’agit pas d’une destination qui vous permettra de faire de la Samba-Ramba, mais vous serez servi au niveau culturel, historique et architectural. Il s’agit d’une destination incroyable ! Nos clients sont par ailleurs très impressionnés par la cordialité et la spontanéité des locaux. Une gentillesse comme rarement vous pouvez en trouver. Je n’ai malheureusement pas encore eu la chance de visiter ce pays, mais il se trouve tout en haut de ma liste. Une seconde destination où je me suis rendu et que je conseille vivement est la Birmanie. Ce pays m’a beaucoup marqué, notamment au travers de la gentillesse des locaux. Il s’agit d’une destination encore très authentique et on y trouve de tout : nature, histoire, culture... C’est unique. Allez-y! Pour quelles raisons nous conseilleriez-vous de faire appel à Tourisme Pour Tous ? Pour profiter de l’avis de vrais spécialistes. Les gens qui viennent travailler chez nous sont là par conviction. Ils sont passionnés et ont énormément voyagé. Nous faisons tout pour que les voyages de nos clients soient une réussite. Finalement, auriez-vous un mot pour nos lecteurs ? J’ai trouvé dernièrement une citation qui me plaît beaucoup : « Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager. C’est se déplacer ».


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A propos de Tourisme pour Tous Tour opérateur romand basé non loin du lac Léman à Lausanne, Tourisme pour Tous a vu le jour en février 1946. En 1990, présente exclusivement sur le marché romand, l’entreprise rejoint le groupe Hotelplan. Le tour opérateur, fort de son équipe d’experts passionnés, propose une large palette de destinations à travers le monde. « La philosophie de Tourisme Pour Tous, c’est ce qu’on appelle des voyages à la carte. Nous nous adressons à une clientèle qui a déjà voyagé en famille, en couple, entre amis ou seule, mais qui souhaite faire des choses un peu plus pointues et différentes. Nous amenons les gens à des endroits inhabituels ou inconnus. Nous confectionnons le voyage comme le client le souhaite et c’est en nous montrant très à l’écoute de ses désirs que nous amenons cette plus-value qu’il recherche. Le client a besoin de conseils, d’être conforté dans son choix et d’obtenir un certain nombre d’informations au préalable. Nous sommes là pour ça. » Tourisme pour Tous accompagne chaque année bon nombre de sportifs suisses qui participent au marathon de New York, Chicago, Berlin, Boston, Valence, etc. Le sport est un domaine important pour le tour opérateur, tout comme les voyages « bien-être », l’une de ses spécialités, exprimée au travers de sa riche offre en thalassothérapies, spas et centres ayurvédiques à travers le monde. Par ailleurs, Tourisme pour Tous propose treize brochures vous invitant au voyage, que vous pouvez commander gratuitement. La petite dernière se nomme « Inspiration », une sorte de magazine de voyages rythmé par des articles thématiques, ludiques et informatifs qui se veulent inspirateurs de vos prochaines vacances, incitateurs de rêve, évocateurs de souvenirs… rédigé non pas par des journalistes mais par des professionnels du voyage passionnés ! OFFRES SPÉCIALE Bénéficiez du code promotionnel SOMAG_MR valable jusqu'au 31.10.2018. Celui-ci vous permet une réduction de CHF 150.- par personne pour tout forfait Tourisme Pour Tous, acheté chez Tourisme Pour Tous à Lausanne et dépassant CHF 2000.- par personne.

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© Photos DR

Tourisme pour Tous est un tour opérateur qui collabore avec les agences de voyages tel que Hotelplan. Mais alors, quelle est la différence entre un tour opérateur et une agence de voyages ? Le tour opérateur est le « fabricant » du voyage et les agences de voyages en sont les revendeurs. Un tour opérateur organise des séjours touristiques en assemblant plusieurs prestations de différents fournisseurs (compagnies aériennes, hôteliers, autocaristes, restaurants, guides, service de transferts, etc.) à des prix négociés pour pouvoir proposer un prix global sous forme de forfait. Les principaux clients des tours opérateurs sont les agences de voyages. Mais aujourd’hui, avec la démocratisation d’internet, ils s’adressent également aux consommateurs de manière directe. Les agences de voyages, quant à elles, entretiennent un contact direct avec les consommateurs en leur proposant et conseillant des prestations touristiques. Elles vendent donc les forfaits conçus par les tours opérateurs mais peuvent également proposer d’autres services indépendants et séparés comme le billet d’avion, la location de voitures, la réservation d’hôtels, villas, etc.


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summer Notre sélectionfestival musicale

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par Iria Ilcal

La belle saison s’est maintenant bien installée et, avec elle, l’envie de mordre la vie à pleines dents. Un vent de bonheur souffle dans les esprits, c’est le moment idéal pour surfer sur sa propre vague. Qu’il s’agisse de partir explorer de nouvelles contrées, de sillonner les festivals ou simplement de prendre le temps de chiller autour d’un feu de camp en mangeant des tonnes de guimauves, rien de tel que quelques notes tendrement acidulées ou parfumées au monoï pour magnifier et graver à jamais l’empreinte de ces instants ensoleillés. Voici une sélection d’albums à savourer en fonction de l’activité prévue ou simplement selon votre état d’humeur.

D I M A N C H E

0 2 . 0 9. 2 018 ALLIANZ-JOURNEEDUCINEMA.CH Dans plus de 50 0 salles de cinéma.

5.– LA PLACE


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TOM MISCH – GEOGRAPHY

L’IMPÉRATRICE – MATAHARI

SOFI TUKKER – TREEHOUSE

L’album gourmand, le plaisir avant tout Multi-instrumentitste de 22 ans, Tom Misch, originaire de Londres, s’impose comme l’un des artistes à suivre en 2018. Son premier album mixe avec excellence les sonorités pop, funk, free jazz, hip hop ou même disco. Que vous soyez plutôt mer ou montagne, luxe ou camping, sociable ou solitaire, « Geography » est l’album tout terrain. L’ingrédient idéal qui remonte le moral, la musique feel good qui booste la créativité.

L’album farniente, les pieds dans l’eau et la tête ailleurs Après trois EPs et un maxi, le sextuor parisien invoque Matahari pour incarner son premier album. Cette joyeuse bande au registre disco-pop sensuel exalte un univers à la fois vintage et totalement futuriste. L’ambiance tropicale aux rythmes diablement funky et groovy, est idéale pour se prélasser au bord de la piscine en sirotant une menthe à l’eau. Faut-il en déduire qu’il ne resterait plus qu’à se laisser vivre d’amour et d’eau fraîche ?

L’album dansant, eaux turquoises et nuits blanches à Ibiza Soffi Tukker est un duo à l’univers coloré et innovant. Basé à New-York, le tandem livre un premier opus aux accents électroniques dansants et exotiques, aux paroles simples mais entêtantes, tout en intégrant des éléments inattendus comme la poésie brésilienne, les raps japonais et les instruments à cordes andins. Véritable ode aux nuits dansantes, il vous accompagnera jusqu’à l’épuisement !

PLAYLIST SOCIALIZE PRINTEMPS/ÉTÉ 2018

Ecoutez notre playlist mise à jour régulièrement ! Pour passer tout l'été lové.e dans des sons éclectiques, allant du hiphop à la soul ou encore de l'électronique à la pop.

NAI PALM – NEEDLE PAW

L’album séduction, au pouvoir attractif hors du commun Après un EP remarqué, du haut de ses 24 ans, la colombiano-américaine Kali Uchis, libère un premier album au casting XXL (Damon Albrarn, Jorja Smith, Tyler The Creator, Boosty Collins, etc.). Mélange d’influences soul, R&B, dreampop, reggaeton ou encore jazz, l’opus dépasse largement les attentes et dégage une sensualité contagieuse qui pourrait gracieusement augmenter vos pouvoirs de séduction.

L’album de vie, la symbiose parfaite entre le corps et l’esprit La chanteuse de l’épatant groupe australien Hiatus Kaiyote vole en solo pour une rétrospective acoustique pour l’amour de la musique. Un album intime et minimaliste, entre rythmes jazz et accords blues, qui place à son épicentre « la voix humaine ». Des nouveaux titres, des reprises classiques de Hendrix, Radiohead et autres, ainsi que de chants aborigènes. Un voyage sensoriel et spirituel qui cristallise la beauté des éléments de la nature...

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© Photos DR

KALI UCHIS – ISOLATION


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Les festivals romands summer festival

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par Johanna Leimgruber

En été, les festivals s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Voici les particularités et atouts des principaux festivals de musique prenant place entre juin et septembre, en Suisse romande.

Caribana Festival du 5 au 9 juin à Crans-près-Céligny C’est sur la rive nord du Lac Léman, les pieds dans l’eau, que prend place chaque année depuis 1989 le Caribana Festival. Abrité dans la charmante commune de Crans-près-Céligny, située entre Nyon et Genève, le festival n’en est pas à son coup d’essai. Et pour cause ! En 1991, la Confédération mandate ses créateurs pour l’organisation de son 700ème anniversaire ! Suite à cet évènement et grâce à son caractère convivial et chaleureux, le Caribana franchit en 2005 le cap des 20'000 spectateurs, puis des 32'000 quatre ans plus tard. Parti d’un samedi soir à l’ambiance tropicale, le Caribana Festival s’étend aujourd’hui sur quatre jours entiers de musiques éclectiques. Sa renommée, il la doit à ses qualités d’accueil et d’organisation lui ayant valu un prix octroyé en 2006 par « guidefestival.com ». Mais le Caribana Festival se démarque également au travers de sa programmation mixant musique innovante et avant-gardiste avec des sons plus populaires, largement répandus sur les ondes. Cette année, outre les bien connus Patrick Bruel, Passenger ou The Script, le spleen nonchalant de Fabian Tharin ou les sons électro inspirés du hip-hop et du jazz de la Suissesse La Colère vous feront découvrir des univers aussi variés que surprenants.

Sion sous les étoiles du 11 au 15 juillet à Sion Entre le 11 et le 15 juillet, dès 18 heures, alors même que la nuit ne sera pas encore tombée, la ville de Sion sera déjà sous les étoiles. Né en 2014, le festival a débuté avec une programmation de deux jours accueillant des artistes exclusivement francophones. Cette année, plus de vingt artistes se succéderont sur les planches de la plaine de Tourbillon, sur une durée de cinq jours. De Placebo à Keziah Jones, en passant par Christophe Willem, la programmation fera presque toujours résonnance puisqu’elle proposera des artistes pour la plupart bien établis. Surplombée par les majestueuses collines de Valère et Tourbillon, Sion sera certainement sous les étoiles du ciel et remplie de celles qui se dessineront dans les yeux des festivaliers.


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People in the City du 31 juillet au 1er août 2018 à Lausanne

Rock Oz’Arènes du 15 au 18 août à Avenches Il y a 2000 ans, l’amphithéâtre qui abrite aujourd’hui le festival Rock Oz’Arènes était bâti par les romains qui avaient fait d’Avenches la capitale d’Helvétie. Dans ce lieu riche d’histoire, la première édition du festival voit le jour il y a 26 ans et s’affirme aujourd’hui comme un évènement incontournable de la scène musicale romande, suisse et européenne. Au programme des quatre jours de festival, entre James Blunt et Stress, la jeune Hoshi et ses textes poétiques portés par une voix rauque et mature, le duo tessinois Peter Kernel et sa musique libre et sauvage, ou encore le trio berlinois Baseballs qui reprend des tubes pop à sa sauce en version fifties. Parmi tous ces artistes, Rock Oz’Arènes accueillera, pour la deuxième année consécutive, sept des meilleurs groupes ayant participé à l’événement musical inédit «Swiss Live Talents 2017 – Music Marathon».

© Photos DR – Jo Simoes – Joseph Carlucci – André Baechler – Joseph Carlucci

People in the City fête ses dix ans cette année. Pour les célébrer, deux jours prendront place à la Halle Sévelin, entre quatorze heures et deux heures du matin. A cette occasion, le lieu sera transformé en espace de danse, d’expression et de fête. Situé au cœur de Lausanne, cet espace urbain au caractère unique permettra aux artistes de s’exprimer par scénographie visuelle et sonore offrant une proximité rare entre artistes et public. La programmation de la première journée se voudra dans la philosophie de l’évènement avec un mélange entre artistes sur le point d’exploser et confirmés, mettant également sur le devant de la scène un artiste local. La deuxième journée, pour sa part, accueillera des artistes ayant un lien historique avec l’évènement. People in the City a remporté trois fois l’Award du « Best Event » suisse décerné lors des « Swiss Nightlife Award ».


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Montreux Jazz Festival du 24 juin au 14 juillet à Montreux Ô Montreux Jazz Festival, avec tes allées bondées, tes innombrables stands de nourritures, tes scènes ouvertes et tes concerts à guichet fermé, tu nous fais toujours autant rêver ! Malgré ses 52 ans, la tête d’affiche des festivals de musique romands n’a pas pris une ride ! Au coeur de la Riviera, au milieu des hôtels de luxe et des parterres de fleurs, il ne se démode pas. Sa recette ? Une programmation pour tous les goûts, tous les âges et toutes les bourses, dans un cadre idyllique et accessible au bénéfice d’une renommée internationale. Affiche cette année teintée d’histoire du rock mais également imprégnée de musicalité folk, la programmation rassemblera pointures du jazz et nouveautés R’n’B, hip-hop et électro. Gregory Porter, Chick Corea Trio, Jon Hopkins, Charlotte Gainsbourg, The Blaze, Massive Attack, Jamiroquai, Jamie Cullum, Angus and Julia Stone… la liste est longue et variée. Et pour ceux qui souhaitent simplement baigner dans l’ambiance et dans la foule le long des quais, pas besoin de ticket d’entrée. Dans cette atmosphère en plein air où, là aussi, la musique est reine, se produiront des artistes locaux, en toute simplicité.

Festi’Neuch du 14 au 17 juin à Neuchâtel Pour sa 18è édition, Festi’Neuch abritera plus de trente artistes sur ses trois scènes principales. Le Chapiteau, d’une capacité d’accueil de 10'000 personnes, se fera le théâtre des grandes productions. Pour sa part, la scène Lacustre, qui a vu éclore de jeunes étoiles, restera cette année encore le terrain de jeu de belles découvertes musicales comme d’artistes plus confirmés, pour le plus grand bonheur d’un public de 3'500 personnes. A la Marée, mille festivaliers se retrouveront envoûtés par le cadre magique de la scène qui permettra notamment de mettre en avant des artistes suisses comme Blind’n Deaf et le Roi Angus. Et puis, il y aura la Silent Party pour ceux qui souhaitent vivre un moment unique et individuel dans un contexte de partage. Des casques audio seront prêtés à l’entrée du Phare, ouvert sur la plage de sable et de galets. La scène, montée sur l’eau, accueillera trois DJ diffusés dans les casques sur les trois canaux disponibles. Mais le festival ne serait rien sans ses artistes ! En ouverture, Lily Allen et OrelSan se succéderont sur la scène du Chapiteau. Julien Clerc ou la Compagnie Créole feront également partie des noms connus. Et parmi les nombreux artistes plus alternatifs, Mr Oizo ou Chinese Man seront à compter au programme. Finalement, outre la programmation officielle, l’art de rue s’invitera également cette année à Festi’Neuch. Performances, spectacles, humour et déambulations propulseront ainsi les festivaliers dans une nouvelle dimension faite d’absurde, de rires, de rêve et de poésie.


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Paléo Festival du 17 au 22 juillet à Nyon

Estivale Open Air du 27 juillet au 1er août à Estavayer-le-Lac C’est dans le magnifique cadre de la place Nova Friburgo d’Estavayer-le-Lac que prend place chaque année depuis 27 ans l’Estivale Open Air. Avec son château savoyard datant du 12è siècle, sa collégiale gothique et ses rues pavées, la petite ville offre un dépaysement garanti. Alors, lorsque résonnent les sons de l’Estivale, ondes musicales et cadre physique donnent lieu à un surprenant mélange d’époques et de styles. Mais avant de plonger dans la musique en fin de journée, festivaliers et amateurs de sports nautiques peuvent profiter des nombreuses activités accessibles depuis la plage communale d’Estavayer-le-Lac. Pour ceux qui préfèrent profiter du calme de la nature avant de s’immerger dans le brouhaha de la foule, la magnifique zone marécageuse de la Grande Cariçaie, à proximité, offre un cadre de promenade idyllique. C’est donc revigoré et ressourcé que le festivalier s’abandonne, le soir venu, à l’ambiance particulière de l’Estivale Open Air. Avec, cette année, des artistes comme Louane, Booba ou encore Beth Dito, mais aussi Les Négresses Vertes, Okinawa ou Lola Marsh, la programmation promet autant de retours aux sons bien connus que de découvertes inattendues.

© Photos Emilien Itim – Pierik Falco – Pierre Descombes – Florian Aeby

Né en 1976, le plus grand festival Open Air de Suisse attend cette année 230'000 spectateurs. Alors que l’Europe du Sud sera placée comme thème central de son Village du Monde, Paléo Festival accueillera notamment Depeche Mode, Indochine, Gorillaz, The Killers, OrelSan, Lenny Kravitz, Suprême NTM et Nina Kravitz. Outre sa programmation toujours très attendue, le Paléo Festival offre une expérience à part entière, réservant aux festivaliers un cadre convivial et un accueil faisant l’unanimité, ainsi que des aménagements très appréciés. Le festival s’est notamment vu décerner le “Health and Safety Innovation Award” 2018 qui récompense une idée ou un projet permettant d’améliorer la sécurité dans les festivals. Douze autres prix ont été décernés au Paléo Festival depuis 1999, notamment le Prix suisse de l’Ethique en 2007 et le Swiss Nightlife Award en 2013, prix du « Best Big Event ».


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Rencontre avec Lise Marmillod responsable sponsoring du Caribana Festival par Martin Reid-Jamond

Qu’est-ce qui vous fait choisir un festival plutôt qu’un autre ? La réponse qui vient à l’esprit de tout le monde, c’est la programmation ! La réputation des artistes est extrêmement importante pour faire un bon festival. Mais au-delà des choix artistiques, le nerf de la guerre, c’est le sponsoring ! Sans sponsors, pas d’argent. Sans argent, pas d’artistes. Sans artistes, pas de festivaliers. Et si le sponsoring était la clé d’un festival réussi ? La réponse de Lise Marmillod, responsable sponsoring du Caribana Festival. Un festival peut-il aujourd’hui survivre sans sponsors ? Il faut être honnête : un festival ne peut pas survivre sans sponsors ! Ces partenariats sont une réelle force et représentent une part conséquente du budget des festivals. Ce sont eux qui permettent de maintenir un tarif stable et raisonnable du billet d’entrée. Les cachets d’artistes augmentent aujourd’hui significativement, tout comme les frais de sécurité et les charges de fonctionnement. Aussi, le sponsoring nous permet de rentrer dans nos frais et d’assurer un festival de qualité. Les festivaliers sont par ailleurs de plus en plus conscients de ce qu’apporte un sponsor et 65% des « Millenials » pensent que les marques améliorent l’expérience d’un festival. Une situation « win-win » pour tout le monde. Les sponsors investissent-ils encore massivement dans les festivals ? Oui et non ! Les cinq plus grosses entreprises actives dans le sponsoring en Suisse ont augmenté leurs dépenses


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de 27% au cours des dernières années et ne semblent plus voir le sponsoring comme une charge mais bel et bien comme un investissement avec un retour mesurable. Toutefois, ces dépenses de sponsoring se concentrent de plus en plus sur les grands festivals aux retombées nationales ou internationales. Pour les plus petites structures, comme Caribana, nous constatons plutôt une baisse des investissements marketing. Dans notre cas, nous ne sommes toutefois pas à plaindre car nous avons su fidéliser des sponsors qui nous soutiennent année après année. Quelle part du budget du festival est fournie par le sponsoring ? D’où vient le reste ? Tout compris, le sponsoring représente environ 30% du budget, pour autant que l’on y inclut les subventions publiques et les revenus des évènements VIP en lien avec nos sponsors. Le premier revenu reste la billetterie, devant les bars et les stands. La boutique vient compléter le budget. Il y a beaucoup de festivals en Suisse romande, comment attirer et convaincre les sponsors à Caribana ? Il y énormément de festivals en Suisse, plus de 260, dont 30 en Suisse romande. Les sponsors ont donc un choix très large et il est difficile de sortir du lot. Pour autant, nous avons tous nos points forts à mettre en avant et un sponsor n’approche pas Caribana et Paléo de la même manière, ni pour les mêmes raisons. Ici, nous mettons en avant le cadre au bord du lac, la taille humaine du festival, le charme indéniable pour les soirées clients, etc. Par ailleurs, nous sommes le premier festival open-air de la saison, en juin, hors période scolaire. Nos festivaliers sont donc des locaux et non des touristes de passage, ce qui représente un argument fort pour les sponsors.

“UN BON SPONSOR EST UNE ENTREPRISE AVEC LAQUELLE NOUS POUVONS AVOIR DE VRAIS ÉCHANGES ET RÉFLÉCHIR POUR PERMETTRE DE DYNAMISER LE FESTIVAL...” Sur quels critères se base le festival pour choisir ses sponsors ? Un bon sponsor est une entreprise avec laquelle nous pouvons avoir de vrais échanges et « brainstormer » pendant des heures pour permettre de dynamiser le festival, d’atteindre les objectifs de la marque et d’offrir aux festivaliers de nouvelles expériences. Ce sont les critères principaux qui nous donnent envie de collaborer avec une marque ou une entreprise. Les sponsors ont-ils des exigences particulières difficiles à tenir ? Les investissements des sponsors sont très conséquents. Ils mandatent souvent des prestataires extérieurs, comme des agences publicitaires, pour mettre en place des concepts. Ils investissent également dans des goodies, des hôtesses, des stands, des concours, etc. Le retour sur investissement est donc primordial pour eux et les sponsors ne peuvent pas se tromper. Ils aiment donc traiter avec des équipes professionnelles, comme c’est le cas à Caribana. Leurs exigences sont donc réelles et nous devons tout faire pour les satisfaire. Le sponsoring a-t-il une influence concrète et directe sur la programmation du festival ? Le sponsor n’a pas d’influence directe, mais si 30% de notre budget n’est pas assuré, alors nos choix artistiques vont en pâtir ! Le sponsor a donc une influence indirecte sur la « line-up » du festival. Pour le reste, notre équipe de programmation travaille seule sur le choix des artistes, et ce un an avant le début du festival !

Découvrez le programme complet du Caribana Festival 2018

© Photo DR

Au final, le sponsoring est-il le véritable nerf de la guerre pour un festival ? Absolument ! Le sponsoring est clairement le nerf de la guerre ! Il faut se battre chaque année pour assurer un budget de base. Nous essayons toutefois de ne pas placer tous nos œufs dans le même panier en ne misant pas seulement sur un ou deux sponsors, pour éviter de se retrouver le bec dans l’eau en cas de départ de la marque.


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Le look parfait des festivaliers par Marine Dikötter

Tout festivalier ou festivalière connaît bien ce moment de doute, quelques jours avant de partir à l’assaut des concerts, du soleil, des bars lounge et des foules en délire. Ce moment où, perdu devant sa garde-robe, on se demande ce qu’on va bien pouvoir mettre. Si les réjouissances des festivals en approche sont alléchantes, cette question peut vite devenir agaçante. Afin de vous éviter de pénibles heures de dilemme, voici un guide qui vous permettra d’adopter le look parfait du festivalier ou de la festivalière en deux temps trois mouvements!

le Festivalier Haut

© Lisa Dengler

© Stefano Cracolici

L’heure est aux hauts originaux et ornés de motifs, que ce soit un t-shirt, un débardeur ou une chemise! Des fleurs aux carreaux en passant par des dessins exotiques, faites votre choix!

Chaussures

Ne succombez pas aux espadrilles! La tendance est aux chaussures montantes, baskets ou chaussures fermées en daim, en tissu ou en cuir.

Accessoires

Lunettes de soleil avec effet miroir, chapeaux ou casquettes, sac à dos, bijoux en cuir ou métal, plus vous mettrez d’accessoires, meilleure sera votre tenue !

© JaJo

Bas

Un pantalon ou un short en jean brut ou coloré fera parfaitement l’affaire.

© Walt Loveridge

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la Festivalière Haut

On se dirige soit vers un body, que l’on peut porter avec des chemisiers ouverts ou des kimonos, soit vers des blouses légères, à assortir également avec des kimonos ou jaquettes longues.

Bas

© Camila Coelho

© Song of Style

Choisir un short ou une jupe plutôt courte et miser sur le jean, les matières structurées, les motifs ou les franges. Vous pouvez également ressortir vos ceintures larges qui reviennent sur le devant de la scène.

Sacs

© Camila Coelho

© Kristina Bazan

Deux choix: des sacs ou pochettes version panier, tressés en osier, en paille, en toile de jute ou en rafia, ou alors des bananes version chic, de préférence en cuir, siglées ou cloutées.

Accessoires

Pas de talons! On mise sur du plat: bottines, santiags, sandales, spartiates ou bottes en caoutchouc si la pluie s’en mêle.

© Getty Images

Chaussures

Les lunettes de soleil fines, oeil de chat et papillon font leur grand retour. Les bijoux en vrac, mixant les matières, en passant des coquillages, du tissus aux perles de rocaille, seront aussi un vrai plus.


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Rencontre avec Jérémy Constantini programmateur d’Estivale Open Air par Johanna Leimgruber

Il faut de tout pour faire un festival : des bénévoles, des professionnels des spectacles, des techniciens… et des artistes de qualité ! La programmation est une partie évidemment primordiale pour le bon déroulé d’un festival. C’est la porte d’entrée, l’annonce qui fera déplacer les foules. En Romandie, avec plus de trente festivals majeurs au cœur de la saison, trouver le bon dosage entre têtes d’affiche, découvertes, prises de risques et engagements financiers est un exploit. Pour l’Estivale Open Air d’Estavayer-le-Lac, c’est Jérémy Constantini que l'on retrouve aux manettes. Pour quelle(s) raison(s) vient-on à Estivale ? Premièrement, pour son cadre. Le festival prend place au bord du lac où des stands et des tables sont installés afin de permettre aux festivaliers de s’asseoir et de manger. La deuxième raison se trouve certainement dans la programmation. Cette année encore, pour la troisième fois consécutive, le budget et la capacité du festival ont été doublés afin de satisfaire toujours plus le public et de nous extraire du monde des petits festivals. Le prix du billet représente une troisième raison pour laquelle les festivaliers viennent à Estivale. Avec une journée à CHF 59.-, Estivale se positionne comme l’un des festivals les moins chers de la région. Ce prix abordable nous permet de toucher un public plus large.


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Quelles sont les clés pour réussir une bonne programmation ? Il faut se tenir informé de l’état de la musique actuelle et des nouveautés, des artistes qui marchent, ainsi que de ceux qui vont peut-être exploser, ou non. Nous gardons également un œil sur les artistes en évolution que nous essayons de produire sur la scène du lac. Quelles difficultés le programmateur rencontre-t-il ? Les cachets des artistes, toujours plus importants, représentent une première réelle difficulté. Ce phénomène est dû à l’effondrement de l’industrie du disque. Mais au final, ce sont ces artistes qui nous permettent de vendre les billets et de faire venir du monde. Le tout s’équilibre donc. Par ailleurs, la concurrence au niveau local est élevée en été puisque de nombreux festivals prennent place en Suisse romande durant cette période. Nous rencontrons également des difficultés plus classiques pour tout programmateur comme le fait de composer avec les emplois du temps des artistes. Au fil de votre expérience à Estivale, quels ont été les réussites et les échecs rencontrés au niveau de la programmation ? Lorsque nous programmons un artiste très connu, nous sommes sûrs de voir du monde. À l’inverse, nous ne pouvons prévoir quel impact un artiste moins connu aura sur le public. Nous avions eu une belle surprise avec un artiste nommé PIHPOH, un rappeur de Belfort. Nous l’avions programmé sur la scène du lac, en ouverture du festival, ce qui n’est pas évident. Il a cependant réussi à capter l’attention du public en donnant une excellente prestation. C’est d’ailleurs sur cette scène-ci que les surprises se font, en général, avec des artistes moins connus comme les groupes Anna Kova ou Lucille Crew.

“LA PROGRAMMATION, ELLE AUSSI, EST AU SERVICE DE L’ENSEMBLE DU FESTIVAL...” Avez-vous des anecdotes à nous partager ? Nous avons toujours beaucoup de plaisir à constater que bon nombre d’artistes que nous accueillons prolongent leur séjour à Estivale. Nous faisons au mieux pour créer une ambiance personnelle dans laquelle ils se sentent bien. Aussi, lorsqu’ils retardent leur départ pour profiter du site et de l’ambiance, de notre infrastructure et de notre équipe de bénévoles, nous sommes très heureux. Quels sont vos coups de cœur dans la programmation de cette année ? Mon premier coup de cœur est pour Svinkels, un groupe de hip-hop français composé de trois MCs et d’un DJ - DJ Pone - qui est notamment le DJ de NTM. Leur formation date de plus de dix ans. Ils réalisent une tournée de reformation et nous sommes très heureux d’avoir pu les programmer avec une exclusivité suisse. Mon deuxième coup de cœur va aux jeunes strasbourgeois de Amoure. Ils relèveront également la dure tâche d’ouvrir une journée de festival et je pense qu’ils vont très bien s’en sortir. Il s’agit d’un trio de trois beaux gosses d’une trentaine d’années… de quoi plaire aux festivalières ! Quel est le moment clé du festival à ne pas rater ? L’ouverture et la fermeture des portes. L’ouverture, parce que cela permet aux festivaliers de voir tous les artistes du jour, y compris ceux qui ouvrent le festival sur la scène du lac. Même si ces derniers ne sont pas connus, ils peuvent réserver de très belles surprises. Quant à la fermeture, des DJ se produisent à la tombée de la nuit, alors, si la météo le permet, la fête sera longue… et belle.

Découvrez le programme complet de l'Estivale Open Air 2018

© Photo Michael Legentil

Au final, peut-on dire que la programmation fait le festival ? Oui et non, il s’agit d’un tout. Il est vrai que chaque secteur du festival – qu’il s’agisse de la communication, des infrastructures, de la technique ou des scènes – est au service de la programmation. Mais à l’inverse, la programmation, elle aussi, est au service de l’ensemble du festival. Car si tous les secteurs sont investis mais que la programmation n’est pas bonne, ça ne fonctionnera pas. Pour faire un festival, il faut donc que tout soit au top ! C’est ce que nous essayons de faire.


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Agenda summer festival festivals romands

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FESTIVAL COUP DE COEUR PARTENAIRE

05.06-09.06.2018 CRANS-PRÈS-CELIGNY

Caribana Festival INFORMATIONS WWW.CARIBANA-FESTIVAL.CH


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J UIL L ET 2 0 18

21.07-18.08.2018 VALAIS

01.06-02.06.2018 LAUSANNE

05.07-07.07.2018 SIERRE

PALP Festival

Chocolate Festival

Sierre Blues Festival

INFORMATIONS WWW.PALPFESTIVAL.CH

INFORMATIONS WWW.CHOCOLATE-FESTIVAL.CH

INFORMATIONS WWW.SIERREBLUES.CH

01.06-03.06.2018 CRISSIER

06.07-08.07.2018 CHEYRES

Estivale Open Air

Blues Rules

Festi’Cheyres

INFORMATIONS WWW.ESTIVALE.CH

INFORMATIONS WWW.BLUES-RULES.COM

INFORMATIONS WWW.FESTICHEYRES.CH

04.06-09.06.2018 PULLY

09.07-14.07.2018 FRIBOURG

People in the City

Pully-Lavaux à l’Heure du Québec

Les Georges

INFORMATIONS WWW.PEOPLEINTHECITY.CH

INFORMATIONS WWW.PULLY-QUEBEC.CH 05.06-09.06.2018 CRANS-PRÈS-CELIGNY

Caribana Festival INFORMATIONS WWW.CARIBANA-FESTIVAL.CH 14.06-17.06.2018 NEUCHÂTEL

Festi’Neuch INFORMATIONS WWW.FESTINEUCH.CH 29.06-14.07.2018 MONTREUX

Montreux Jazz Festival INFORMATIONS WWW.MONTREUXJAZZFESTIVAL.COM 29.06-01.07.2018 SIERRE

Weekend au Bord de l’Eau INFORMATIONS WWW.AUBORDDELEAU.CH

INFORMATIONS WWW.LESGEORGES.CH

27.07-01.08.2018 ESTAVAYER-LE-LAC

31.07-01.08.2018 LAUSANNE

AO ÛT 2 0 18

10.07-15.07.2018 LAUSANNE

03.08-04.08.2018 YVERDON

Festival de la Cité

Festival Antidote

INFORMATIONS WWW.FESTIVALCITE.CH

INFORMATIONS WWW.ANTIDOTEFESTIVAL.CH

11.07-15.07.2018 SION

15.08-19.08.2018 AVENCHES

Sion sous les Etoiles

Rock’Oz Arènes

INFORMATIONS WWW.SIONSOUSLESETOILES.CH

INFORMATIONS WWW.ROCKOZARENES.COM

17.07-22.07.2018 NYON

15.08-18.08.2018 LE LOCLE

Paléo Festival

Rock Altitude

INFORMATIONS WWW.PALEO.CH

INFORMATIONS WWW.ROCKALTITUDE.CH

19.07-05.08.2018 VERBIER

16.08-19.08.2018 GAMPEL

Verbier Festival

Gampel Open Air

INFORMATIONS WWW.VERBIERFESTIVAL.COM

INFORMATIONS WWW.OPENAIRGAMPEL.CH

© Photo Jo Simoes

J UI N 2 0 18

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Agenda summer festival festivals romands

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FESTIVAL COUP DE COEUR PARTENAIRE

27.07-01.08.2018 ESTAVAYER-LE-LAC

Estivale Open Air INFORMATIONS WWW.ESTIVALE.CH


SOCIALIZE magazine

AO Û T 2 0 18

31.08-09.09.2018 MONTREUX-VEVEY

16.08-18.08.2018 PLAN-LES-OUATES

Septembre Musical

Plein les Watts Festival

INFORMATIONS WWW.SEPTMUS.CH

INFORMATIONS WWW.PLEINLESWATTS.CH

S EP TEMB R E 2 0 18

22.08-26.08.2018 PENTHALAZ

06.09-08.09.2018 LE NOIRMONT

Venoge Festival

Chant du Gros

INFORMATIONS WWW.VENOGEFESTIVAL.CH

INFORMATIONS WWW.CHANTDUGROS.CH

24.08-25.08.2018 ARBON

06.09-08.09.2018 VEYRAS

Summerdays Festival

Tohu-Bohu Festival

INFORMATIONS WWW.SUMMERDAYS.CH

INFORMATIONS WWW.TOHU-BOHU.CH

24.08-25.08.2018 CURTILLES

28.09-29.09.2018 EPALINGES

Sunrise Open Air

1066 Festival

INFORMATIONS WWW.SUNRISE-OPENAIR.CH

INFORMATIONS WWW.1066FESTIVAL.CH

24.08-26.08.2018 AUVERNIER

29.09-01.10.2018 BULLE

Auvernier Jazz Festival

Francomanias

INFORMATIONS WWW.AUVERNIERJAZZ.CH

INFORMATIONS WWW.FRANCOMANIAS.CH

30.08-01.09.2018 BEGNINS

O CTO BR E 2 0 18

JVAL Festival

11.10-13.10.2018 VERNIER

INFORMATIONS WWW.JVAL.CH

Vernier sur Rock

30.08-16.09.2018 GENÈVE

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INFORMATIONS WWW.VERNIERSURROCK.CH

La Bâtie Festival

© Photo Florian Aeby

INFORMATIONS WWW.BATIE.CH


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Le SkyLounge prêt à renouveler son premier succès par Mélina Neuhaus

L’année dernière, le Royal Savoy Hôtel & Spa Lausanne a transformé son rooftop en un restaurant-terrasse qui n’a laissé aucun visiteur indifférent. Avec sa vue époustouflante à 360° sur le lac Léman et les toits de la ville, le SkyLounge, dont le nom tient ses promesses, domine le majestueux bâtiment de l’établissement hôtelier et attire tant les lausannois que les voyageurs de passage. L’expérience avant tout Bien plus qu’une terrasse, le SkyLounge est un lieu magique, une pépite d’or au cœur de la ville de Lausanne. Il y règne une ambiance que l’on ne retrouve pas ailleurs. Pour un repas à partager autour d’une cuisine inspirée des cinq continents ou un bon verre de vin de la région en apéritif coté bar, le SkyLounge offre l’endroit idéal pour des moments inoubliables durant la période estivale. Il a réussi le pari de mêler une cuisine de partage avec une vue imprenable et une ambiance aux airs de vacances. « Le challenge est d’offrir un service et une expérience d’accueil à la hauteur du panorama offert et du bâtiment », explique William-Alexandre François, Directeur de la restauration de l’Hôtel.


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Les nouveautés Après une première saison couronnée de succès, le SkyLounge monte encore d’un cran en matière de confort. Une nouvelle tente modulable ombrage davantage la terrasse lorsque le soleil est au zénith et l’espace optimisé accueille désormais des tables hautes, dans un esprit bar, dédié aux apéritifs entre amis ou aux encas à déguster sur le pouce. Quant à la zone située devant le bar, elle disposera cette année de places assises offrant une vue directe sur le lac. Enfin, la carte présentée sur une planche de bois propose une grande variété de saveurs. Il y en aura pour tous les gouts ! « Le SkyLounge est cette année plus mûr que l’année dernière, avec des touches qui apporteront plus de confort au client dans l’appréciation du lieu et une équipe stable travaillant sur des bases solides », se réjouit William-Alexandre Fançois, Directeur de la restauration.

Une équipe soudée Le sens de l’accueil si cher à l’établissement ne sera pas en reste sur les toits cet été. L’équipe du SkyLounge a non seulement préparé la saison de manière soudée mais s’entend également à merveille. Une cohésion qui se ressent et qui plonge les clients dans une agréable atmosphère grâce à Mathilde Pailhes, responsable du lieu et son équipe, et Ludovic Beltran, chef du SkyLounge. La discrétion et la sympathie de Mathilde mettent rapidement les clients à l’aise, tout comme le dynamisme et la créativité de Ludovic subliment ses assiettes. Cet été, nul besoin de partir à l’autre bout du monde pour un dépaysement, vous le trouverez en plein cœur de la ville de Lausanne.

Horaires

Du mercredi au dimanche Déjeuner de 12h00 à 14h00 Boissons & Snacks de 15h00 à 00h00 Diner de 19h00 à 00h00 Fermé les lundis et mardis. Possibilité de privatisation.

Informations et réservation

www.royalsavoy.ch skylounge@royalsavoy.ch Tél. +41 21 614 88 52 SMS/WhatsApp : +41 79 614 99 99

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A Day in the Life

Andrew Bennett Chef Concierge par Mélina Neuhaus

Il est la première personne qui vous sourit lors de votre arrivée au Royal Savoy Hôtel & Spa Lausanne. Il a le sens de l’accueil et est à même de répondre à toutes les demandes. Andrew Bennett est Chef Concierge et son objectif vise l’entière satisfaction du client. Entre supervision de son équipe, coordination des différentes demandes et entretien de son large réseau, ses jours se suivent mais ne se ressemblent pas.


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Né à Tahiti, Andrew Bennett a grandi en Angleterre où il fait ses études. C’est en Polynésie qu’il a débuté sa carrière en tant que bagagiste, puis portier, assistant-concierge, concierge et enfin Chef Concierge. Après avoir passé dix ans dans l’hôtellerie insulaire avec une clientèle particulièrement axée « lune de miel », Andrew eut envie de rejoindre la métropole. C’est donc à Lausanne qu’il a posé ses valises et rejoint le Royal Savoy où il supervise une équipe de six personnes, dont deux voituriers-bagagistes-chauffeurs, deux superviseurs, un assistant et un stagiaire. Le rôle du Chef Concierge est d’aider le client avant, pendant et après son séjour. Il répond à toutes ses demandes et fait la liaison avec les prestataires nécessaires pour accomplir sa mission. “La clientèle d’un établissement 5 étoiles arrive avec énormément d’attentes et d’exigences. Si certaines d’entre elles relèvent de la banalité comme obtenir des chaussures spécifiques ou un certain bracelet, d’autres sont bien plus complexes à réaliser. Il est plus difficile d’obtenir certains vins ou des boutons de manchettes avec une pierre spéciale par exemple ou encore de gérer une perte de passeport”, explique Andrew. Pour atteindre un tel niveau de qualité de service, un Chef Concierge s’appuie sur de nombreuses années d’expérience, de développement de réseau et de recherches. “Le vrai challenge est de trouver la bonne personne au bon moment, pour nous aider à répondre aux exigences de nos clients”, poursuit-il. Pour Andrew, il est primordial que le client bénéficie d’un excellent contact dès le départ. La relation doit se créer dès son entrée jusqu’à sa sortie. « Notre philosophie n’est pas de dire que ce sont de simples clients mais bien des nouveaux amis que l’on accueille chez nous. Cette philosophie change tout dans notre approche ! Nous essayons de briser cette barrière d’employé-client. Il ne doit pas y avoir de gêne pour lui. Il peut venir nous voir n’importe quand, même lorsque nous sommes occupés ». La force du Royal Savoy réside justement dans cette faculté de créer une relation différente entre le client et les employés de l’établissement. « Penser à déposer une bouteille d’eau, un café, une fleur ou des bonbons dans la voiture au moment du départ fait partie des détails qui font la différence et aident à faire passer le message aux clients : ici, vous êtes chez vous ! ». Parmi les qualités nécessaires d’un concierge, l’on retrouve les notions de confidentialité et de discrétion. « La confidence et la garantie de l’anonymat sont les autres piliers de notre métier, en plus de la disponibilité. Gagner la confiance du client prend du temps et il est évidemment hors de question que l’on répète les demandes qu’ils nous ont adressées. Il n’y a pas de limite aux demandes tant qu’elles restent dans un cadre légal. L’éthique est également une valeur que nous défendons ». Pour répondre aux demandes les plus complexes, un concierge d’hôtel doit posséder un vaste réseau, non seulement de prestataires mais aussi d’homologues à travers le monde. En effet, le travail du concierge ne s’arrête pas lorsque le client a passé le pas de la porte. Son rôle sera également d’assurer la liaison avec le prochain hôtel choisi par le client pour lui faire suivre ses préférences, ses éventuelles allergies, ses besoins, ses demandes spécifiques, etc. Andrew fait partie du prestigieux réseau des Clefs d’Or, organisation fondée en 1929 qui régit le métier de concierge et défend ses valeurs. Elle regroupe 4’500 membres dans 46 pays et définit un code de conduite basé sur « Le service par l’amitié ». Un concierge Clefs d’Or se reconnait par les clés qu’il porte sur le revers du col de son uniforme. Davantage qu’un simple symbole propre à l’organisation, elles signifient la garantie d’un service d’excellence. Pour adhérer à l’association, il faut bénéficier au minimum d’une expérience de cinq ans de loge, dont les deux dernières années en tant que concierge. Cette expérience acquise, il est nécessaire de trouver deux parrains au sein de l’association. « J’ai pu compter sur le soutien des concierges du Bürgenstock de Lucerne qui ont rédigé une lettre et attesté de mon sérieux et sur celui d’un collègue concierge du Lausanne Palace pour un suivi. Ensuite, c’est un comité qui vérifie le dossier et le valide ou non ». Si le réseau était réservé uniquement aux Palaces à ses débuts, il a aujourd’hui évolué et accueille désormais des concierges d’horizons plus vastes comme des hôtels-boutiques par exemple, établissements accessibles à tout le monde mais qui garantissent un service personnalisé. « Les fameuses Clefs d’Or nous donnent l’accès à des conférences européennes et mondiales où l’on va rencontrer d’autres concierges. Je reviens par exemple de Corée du Sud où j’ai participé à mon premier congrès mondial. J’ai pu me présenter à beaucoup de monde et échanger de nombreux contacts. Il m’arrive régulièrement d’échanger avec des concierges en Australie, en Corée, à Tahiti, à Paris, etc. Pour la plupart, ce sont tous devenus des amis ! » Les journées d’Andrew sont remplies d’imprévus et de demandes pour lesquelles il apporte son soutien permanent, son expérience, son réseau et sa disponibilité. Au Royal Savoy, il a trouvé l’établissement qui lui correspond. « Je me plais énormément ici, où la chance est donnée à tous les employés de participer au développement de l’hôtel. C’est très rare dans le milieu ! »

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Les Jardins du Royal, là où le temps s’arrête par Mélina Neuhaus

Pour sa deuxième saison, les Jardins du Royal Savoy Hôtel & Spa Lausanne s’ouvrent au public. Dissimulés derrière l’impressionnant bâtiment historique, à mi-chemin entre le centre ville et le lac Léman, ces espaces verts regroupent un parc et trois terrasses, sur une surface de 5'000 m2. En été, cette oasis de paix et de sérénité prend vie à l’ombre des nombreux grands arbres faisant partie de l’histoire du lieu. Au cœur des activités estivales proposées durant la saison, les grillades font une entrée remarquée. Grillades Party Le traditionnel babyfoot ayant été déplacé de l’autre côté du terrain, la place s’est libérée pour accueillir un magnifique brasero autour duquel les convives grillent leurs brochettes au charbon de bois et sirotent un petit rafraichissement. Avec une capacité de quatre à dix personnes, le brasero possède un atout considérable : son toit ! Il offre en effet un espace ombragé permettant de prolonger la convivialité de cet instant privilégié. Le concept ? Il suffit d’appeler deux heures à l’avance pour effectuer sa réservation, puis de se laisser bercer. Pour chaque personne, des brochettes, une entrée et un dessert de saison sont prévus. Pour compléter l’expérience culinaire, la carte des boissons propose une sélection de vin ou de jus de fruits, selon les gouts et les envies. Pour William-Alexandre François, Directeur de la restauration, « une telle offre n’est pas habituelle dans un 5 étoiles et s’inscrit dans notre volonté de surprendre et de nous montrer à l’écoute de notre clientèle ». Prix par personne : CHF 80.00.

Terrasses et activités estivales Si les terrasses de la Brasserie, du Cigare Lounge et du Salon du Royal demeurent toujours incontournables, le babyfoot et le terrain de pétanque sont également reconduits, pour le bonheur de petits et grands. Enfin, les épicuriens seront ravis d’apprendre que le panier à pique-nique fait également son retour ! Des produits du terroir et une bouteille de vin de la région à savourer à l’ombre des arbres, voilà de quoi passer un agréable moment dans les Jardins du Royal. La nouveauté réside dans l’aménagement d’un espace pique-nique laissant le choix aux convives de s’asseoir ou de préférer la traditionnelle couverture à même le sol. Avant de quitter les Jardins, un arrêt au chariot de glaces s’impose, pour terminer le repas sur une note de fraicheur.

Miel à l’emporter Les 40'000 habitantes des Ruches du Royal dévoilent les nouvelles essences du miel produit. En plus d’être belles à voir, les ruches situées dans les bordures des Jardins permettent une production de 80kg de miel par saison. Un chiffre non négligeable sachant que pour créer une telle quantité de miel, les abeilles en ont produit deux fois plus puisqu’elles en consomment près de la moitié. Miel disponible sur demande. Avec ses Jardins, le Royal Savoy souhaite offrir une palette d’activités toujours plus variée à sa clientèle, tout en continuant de conquérir le cœur des lausannois.

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LES JARDINS DU ROYAL

UN CHARME DISSIMULÉ AU CŒUR DE LAUSANNE Les musts Pique-nique et Grillades à déguster sous les grands arbres du parc Nos terrasses Sky Lounge, Terrasse de la Brasserie, Terrasse du Lounge Bar Les plus Shishas, Glaces, Terrain de Pétanque et Babyfoot

Hôtel Royal Savoy & Spa Lausanne Avenue d’Ouchy 40, 1006 Lausanne T. +41 (0) 21 614 88 88, info@royalsavoy.ch www.royalsavoy.ch

Socialize Magazine #3  

Magazine pop-culture et business - numéro #3 été 2018

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