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SIMENONsimenon

N° 9 - ANNO XI VENERDì•VENDREDI 16/04/2021 - SETTIMANALE•HEBDOMADaiRE

Tutto iniziò con l’incrocio tra Renoir & Renoir

Weekend

Se Maigret non parla francese

Les silhouettes de Maigret Enthousiasme et déception autour de “La Tête d’un homme”


SIMENONsimenon Weekend in questo numero FILM A GOGÓ

Che il repertorio letterario di Simenon sia stato un pozzo dove attingere soggetti per i film è cosa ormai nota. Lo testimoniano la sessantina di pellicole tratte dai romanzi simenoniani. Ma il rapporto del romanziere con il mondo cinematografico non era buono. Forse non riusciva ad digerire che un film, essendo tutt’altra cosa da un libro, ne doveva necessariamente tradire certi aspetti, e spesso più di alcuni. I protagonisti erano ai suoi occhi stravolti, come pure cambiavano le vicende e trovava sminuito l’aspetto psicologico. Rimaneva però un lato che lo legava a quel mondo: i guadagni. La vendita dei diritti gli fruttava molti soldi, talvolta più dei romanzi e Simenon, lo sappiamo, era uno che sapeva far di conto.

dans ce numero FILMS À GOGO

Que le répertoire littéraire de Simenon ait été une source à laquelle puiser des sujets pour le cinéma est un fait désormais bien établi. En témoignent la soixantaine de films adaptés des romans simenoniens. Mais la relation du romancier avec le monde cinématographique n’était pas des meilleures. Sans doute ne parvenait-il pas à digérer le fait qu’un film, étant tout autre chose qu’un livre, devait nécessairement en trahir certains aspects, et souvent davantage que seulement quelques-uns. A ses yeux, les protagonistes étaient défigurés, de même que les intrigues, et il estimait que le côté psychologique était minimisé. Il restait cependant une part qui le liait à ce monde: les bénéfices. La cession des droits lui rapportait beaucoup d’argent, parfois davantage que les romans, et Simenon, on le sait, était quelqu’un qui savait compter.

Enthousiasme et déception autour de La Tête d’un homme En 1932, Simenon décide d’adapter et de réaliser luimême “La Tête d’un homme” pour le grand écran; ce sera un échec, qui aura des conséquences sur les rapports du romancier avec le cinéma.

Au début de l’année 1932, Simenon, installé au Cap d’Antibes, ne se contente pas d’écrire des Maigret. Il participe aussi à l’adaptation de deux de ses romans : celle du Chien jaune, pour laquelle il écrit à Jean Tarride, le metteur en scène, en proposant des modifications au scénario ; et celle de La Nuit du carrefour, où il travaille en plus étroite collaboration avec Jean Renoir, qu’il a invité à Antibes. S’étant pris au jeu, mais aussi déçu par l’échec commercial des deux premiers films, Simenon se promet que le prochain film qui sera tiré d’un de ses romans, il s’en occupera personnellement, de A à Z : «j’ai décidé d’être moi-même le metteur en scène de mes œuvres», déclare-t-il dans une interview à Paris-Midi, et il ajoute, péremptoire : «seul, l’auteur est juge de la façon

dont il faut réincarner son roman... » Mais, quoi qu’il en dise et en pense, ce n’est pas la même chose d’imaginer un roman, en étant seul maître à bord pour manœuvrer les personnages à sa guise, et d’écrire un scénario, en tenant compte de tout ce qui entoure la réalisation d’un film, du choix des décors à la recherche des interprètes, des aléas de tournage à la recherche de financement… Simenon va l’apprendre à ses dépens. En avril 1932, une fois qu’il a emménagé à La Richardière, le romancier convoque la presse pour qu’elle vienne le voir travailler au scénario de La Tête d’un homme, en compagnie de l’acteur qui incarnera Radek, Valéry Inkijinoff. Il fait de grandes déclarations, et quant à l’interprète de Maigret, ce sera Pierre Renoir, il n’en démord pas…

Dans sa dictée Point-Virgule, Simenon raconte ce qu’il advint du projet : « Les producteurs m’avaient dit : “Vous avez toute latitude pour choisir les artistes et fixer leurs cachets.” Ce que je fis naïvement. Les producteurs signèrent très obligeamment les contrats que j’avais établis et les chèques prévus comme avance […]. Chaque jour, je recevais un de mes acteurs, furibard, qui me mettait sous le nez les chèques sans provision qu’il avait reçus. J’essayais d’arranger les choses mais je n’obtins pas que ces chèques soient respectés; alors, pris de rage […] j’annonçais au producteur que je renonçais à mettre en scène le film ». Simenon, par la suite, affirma toujours que tout était de la faute des producteurs, mais en réalité, il n’était sans doute pas fait pour ce métier, où il lui manquait la totale autonomie du romancier. La mise en scène de La Tête d’un homme fut confiée à Julien Duvivier, et Maigret se retrouva dans la peau d’Harry Baur. Quant à Simenon, il prit la décision de s’éloigner du cinéma, et, pendant plusieurs années, il refusa d’accorder des droits cinématographiques pour ses œuvres. Mais si la déception lui avait fait jurer ce serment, il revint bien vite dessus. En effet, il se rendit compte que la cession des droits d’adaptation lui offrait des avantages financiers que même les meilleures ventes de ses romans ne pouvaient pas égaler. Ce qui ne l’empêcha pas de garder, toute sa vie, une dent contre les producteurs...


UNA FOLLA DI ATTORI SIMENONIANI Tanti film e tantissimi attori. In questa succinta galleria solo di alcuni tra i più famosi interpreti cinematografici delle pellicole tratte dai romanzi simenoniani.

Il primo Maigret fu Pierre Renoir, fratello di Jean regista de La Nuit du carrefour, 1932, (figlio del pittore impressionista Pierre Auguste): il primo di molti attori che portarono il commissario sul grande schermo.

Anche l’attore Philippe Noiret va annoverato tra i numerosi protagonisti simenoniani, in particolare in due famosi film tratti, non dalla serie Maigret, ma dai romans durs. Queste due pellicole sono L’Horloger de Saint-Paul (1974), diretto da Bertrand Tavernier e L’Etoile du Nord (1982) con la regia di Pierre Granier-Deferre.

L’attore simenoniano per eccellenza é Jean Gabin, che ha portato sullo schermo per ben tre volte il celebre Maigret con Maigret tend un piège (1958), di Jean Delannoy, Maigret et l’Affaire Saint-Fiacre (1959), e Maigret

voit rouge (1963) diretto questo da Gilles Grangier. E prima ancora La Marie du Port (1950) di Marcel Carné, La Vérité sur Bébé Donge (1952) di Henry Decoin, e Le Sang à la tête (1956) diretto da Gilles Grangier e ancora Le

Président (1961) di Henry Verneuil. Ma anche il “bello”degli attori francesi, Alain Delon, lo troviamo ne L’Ours en peluche (1994) di Jacques Deray.

Annie Girardot è stata la giovane interprete de Le Bateau d’Emile (1962), diretta da Denys de La Patellière e nel cast del famoso Trois chambres à Manhattan (1965) di Marcel Carné, figura storica del cinema francese.

La bellissima Marie Trintignant, figlia del famoso Jean-Louis, interpretò Betty (1992) diretta da Claude Chabrol, ruolo per cui ricevette il premio come miglior attrice al Taormina Film Festival. Morì a soli 38 anni uccisa dalle violenze del suo compagno, il rockettaro Cantat, lasciando quattro figli ed una carriera che era già molto ben avviata.

Sì. Anche la bomba sexy francese, icona nazionale di bellezza e di sensualità, Brigitte Bardot, recitò in un film tratto da un romanzo di Simenon: En cas de malheur (1958) di Claude Autant-Lara, in coppia con Jean Gabin.

Qui sotto, l’attrice britannica, una della nuova generazione, Tilda Swinton, che ha interpretato il ruolo di Camélia nella pellicola A Londoni férfi (l’Uomo di Londra - 2007) diretta dal regista Bela Tarr.

Scommettiamo che ci saranno ancora registi ed attori che saranno tentati dai romanzi di Simenon, Maigret o romans durs che siano?

DEPARDIEU: MA ARRIVERÁ IL FUTURO MAIGRET? L’annuncio fu dato circa un paio d’anni fa’. Il regista Patrice Leconte annunciò che stava per iniziare la lavorazione di un film sul nuovo Maigret. Il commissario doveva essere interpretato da Daniel Auteuil che invece si è ritirato e così iniziò a circolare il nome di Gérard Depardieu. Inizia la lavorazione, ma sul film cade un brutta tegola. L’accusa al nuovo interprete di Maigret é di violenza e stupro da parte di una giovane attrice, indagine archiviata nel 2019, ma riaperta nel 2020. La vicenda giudiziaria influirà la lavorazione del film?


SIMENONsimenonWeekend

De Pierre Renoir les silhouette Plusieurs acteurs ont incarné le commissaire à la pipe ; chacun en a éclairé une Quand Simenon décrit s époque donnée. des facettes, reflétant aussi l’image qu’on s’en faisait à des une Q Quand Simenon décrit des Une année à peine s’est écoulée depuis le lancement de la collection Maigret chez Fayard, lorsque déjà le commissaire à la pipe apparaît sur les écrans de cinéma. Et doublement, puisqu’en 1932 sortent, à trois mois d’intervalle, La Nuit du carrefour et Le Chien jaune. Avec deux acteurs différents qui se sont glissés dans le pardessus de Maigret. Pour La Nuit du carrefour, Simenon et le réalisateur Jean Renoir sont tombés d’accord, comme le romancier le raconte dans l’article qui parut dans Paris-Soir à la veille de la sortie du film: «des heures durant […], nous cherchons une chair pour Maigret. […] Il faut que Maigret naisse enfin à la vraie vie, avec un visage, des épaules, une voix. Cent noms défilent. Enfin le crayon bleu en souligne un: Pierre Renoir.» Le frère du

cinéaste restera toujours l’interprète favori de Simenon dans le rôle de Maigret. Pour Le Chien jaune, le romancier aurait voulu que Pierre Renoir soit de nouveau de la partie, mais le metteur en scène, Jean Tarride, imposa son père, Abel. Le moins que l’on puisse dire est que les deux acteurs n’ont rien en commun. Pierre Renoir est grand, élancé, et son interprétation du

scènes de repas, celles-ci ne sont jamais anodines.Toutef Quand Simenon décrit des scènes de repas, celles-ci ne sont jamais anodines.Toutefois, les longues descriptions lyriques ne sont pas le fait de notre romancier, et, le plus souvent, il se contente de quelques notations sur la nourriture, en mettant l’accent sur les goûts, odeurs et saveurs. Les menus favoris de Maigret sont devenus mythiques : coq au vin, blanquette de personnage est touteàd’intéveau ou fricandeau l’oseille. riorité ; il ne laisse rien Mais en réalité,presque ces repas paraître de ses émotions, à sont apparus assez tard dans peine uncar léger sourire les la saga, dans les dans premiers derniers instants du film, romans, le commissaire se lorsque Else le fait unesouvent ultime contentait plus tentative de séduction. Abel d’un sandwich ou d’un Tarride, «obèse et bonasse», en-cas rapidement avalé. selon les propres mots de Et même plus tard, lorsqu’il Maigret dans ses Mémoires, découvrira les délices de la est à l’opposé de gastronomie, en Renoir: s’installant corpulent, mais davantage à quelque bonne table de en chair qu’en restaurant oumuscles, en dégustant Tarride est plus de prolixe, et les spécialités Madame plus expressif, jusqu’à la Maigret, il ne s’attardera pas caricature, toujours selon plus que nécessaire à ces Maigret, qui évoqueprimant avec agapes, l’enquête indignation «des clinsscènes d’œil sur tout… Les rares entendus» par lesquels où on le voit attablé en prenl’acteur soulignait «[ses] nent donc d’autant plus de propres trouvailles et [ses] signification, et ce n’est pas finesses»… Toutefois, en par hasard qu’elles apparaisrevoyant jours Leleur sent, carde lenos romancier Chien jaune, on peut trouver donne une importance partidans l’interprétation de culière, souvent symbolique, Tarride certains traits qui dans l’économie du roman. font penser au Maigret En voici quelques exemples. des romans, en particulier L’un des premiers menus

l’aspect «pachydermique» dont Simenon a parfois affublé son héros ; il ne faut pas oublier qu’au moment où est tourné le film, il n’y a pas plus d’une quinzaine de romans qui ont été publiés, et la vision qu’on peut avoir alors du commissaire ne sera évidemment pas la même que celle des années 1950 et au-delà ; Tarride affiche aussi une certaine ironie bonhomme qui est bien un trait de Maigret. D’emblée, cette différence entre les deux interprètes souligne une constante qu’on retrouvera dans les films qui seront adaptés par la suite: chaque acteur qui incarnera le commissaire lui imposera son propre physique, sa propre manière d’être, et à chaque fois – ou presque – l’acteur sera convaincant dans le détaillés se des trouve dans Le rôle, malgré apparences Chien jaune,En auréalité, chapitrele6. très diverses. Jusque-là, lede romancier s’est personnage Maigret est contenté de mentionner tout en nuances : et ceci que Maigretplus prenait repas, d’autant queson Simenon donner de précision sur asans décrit son personnage ce qu’il mangeait, parce que pendant plus de quarante ce sontd’écriture, les péripéties de l’inannées ce qui fait trigue qui comptaient alors. qu’immanquablement, une Mais, arrivé à mi-enquête, évolution s’est produite, le commissaire éprouve depuis le commissaire à lale besoin de ralentir silhouette massiveleà rythme peine et de fairedes le point ; il se fait esquissée premiers servir, dans sa chambre, romans, jusqu’au Maigretcar il veut pouvoir ruminer à son des derniers romans, dont aise et en solitaire, un plantules manies, les questionne-


ir à Jean Gabin: tes de Maigret

ments, sont ceux de Simenon lui-même. Et puis, avec 75 romans et 28 nouvelles, c’est une quantité de détails descriptifs qui composent le personnage, et chaque metteur en scène, chaque acteur peut en privilégier une facette. Maigret, toujours dans ses Mémoires, a beau trouver à Harry Baur (dans La Tête d’un homme), « un faciès à la fois mou et tragique», l’acteur a cependant ses adeptes, reux déjeuner parce:qu’il hors-d’œuvincarne unre,autre coquille aspect Saint-Jacques, du personnage rôti de :veau c’estet leépinards. Maigret «des La recette mauvais a sans jours», doute celui du qui bon,serre car lorsque les poings l’inspecteur de rage face Leroy à certaines le retrouve, vilenies, en fin de celui soirée, quiMaigret s’indigne s’est encore, installé malgré sur le toit son de expérience l’hôtel oùde il a vie, repéré de la Léon méchanceté le fugitif. Ce du qui monde, signifiecelui que cette qui nepause pour-de rait rumination, supporteràla laperte fois physid’un de queses (puisqu’il inspecteurs a prisfavoris le temps (voir, de digérer dans leson film, repas…) la scène et où mentale Maigret (il pleure a eu le après tempslede meurtre penser àcommis son enquête), par Radek lui a sur permis son inspecteur). de progresser dans

Avec Albert Préjean (Les Caves du Majestic, Cécile est morte, Signé Picpus), on change complètement de registre : on a affaire ici à un Maigret jeune et pétulant ; on est loin du commissaire de 45 ans, posé et bogon, qui apparaît dans une majorité des romans, mais Maigret n’a-t-il jamais été jeune et vif, et ne fait-il pas montre, dans plus d’un roman, d’un humour certain ? Le Maigret de Préjean, certes éloigné de la version «standard», n’est pas complètement à rejeter. Et puis, il apparaît dans un contexte particulier, celui des années de guerre, où aller au cinéma doit être un divertissement pour faire oublier une période difficile…Avec Charles Laughton (L’Homme de la Tour Eiffel, adaptation de La Tête d’un homme), on revient à un Maigret qui se rapproche à nouveau de la caricature, du moins sur le plan physique : l’acteur interprète un Maigret énorme, «grossi à [s’en] faire éclater», dixit le commissaire dans ses Mémoires; on pourrait dire

de Laughton ce que Maigret disait de Tarride: tous les deux ont tendance à souligner leurs expressions par des mimiques parfois un peu trop marquées. Avec Michel Simon (dans le film Brelan d’As), on retrouve un Maigret toujours massif, mais qui plaisait à Simenon, qui s’exclama: «Comme lui, Maigret doit impressionner par sa stature. Je dis quelque part qu’il se gonfle pour faire croquemitaine. C’est ça !» Le romancier, en évoquant Jean Gabin, admettait être également convaincu par son interprétation. Or, rien n’est plus éloigné de Gabin que l’énormité d’un croquemitaine : l’acteur est plutôt râblé, pas particulièrement haut de taille (environ 1m70, d’après diverses sources), mais des épaules carrées analogues aux «larges épaules» que Simenon a attribuées à Maigret. L’interprétation de Gabin en fait un commissaire aux habitudes petites bourgeoises comme le décrit

le romancier, mais il est aussi un écho à la vision qu’on peut en avoir dans les années des films (Maigret tend un piège, 1957 ; Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, 1959; Maigret voit rouge, 1963), où le cinéma français, et particulièrement dans le domaine du polar, cherche à mettre en avant un certain «esprit français», pour faire concurrence à la déferlante du cinéma américain. On n’évoquera pas ici les autres interprètes au cinéma, ni à la télévision. Mais on se posera la question : qu’en sera-t-il du dernier film en date, celui de Patrice Leconte (Maigret et la jeune morte), et de Gérard Depardieu en Maigret ? Quelle facette du commissaire sera mise en avant dans cette interprétation ? L’avenir nous le dira, et on l’attend avec impatience...


SIMENONsimenonWeekend SE maigret non parla francese Italiani? “Maigret a Pigalle” con Gino Cervi. Per gli anglofoni Charles Laughton in“The Man on the Eiffel Tower” . Per i tedeschi Heinz Rühmann in “Maigret und sein größter Fall“

Simenon, belga di Liegi naturalizzato francese. Gli interpreti famosi di Maigret, Jean Gabin al cinema con tre film. In tv, l’unico che ha portato sullo schermo quasi tutte le inchieste del commissario è Jean Richard, francese. Altrettanto famoso interprete é Bruno Crémer, francese pure lui. Insomma e gli altri? Certo ci sono stati parecchi altri Maigret, soprattutto televisivi, che hanno avuto più o minor successo soprattutto a casa loro. Qualche esempio? L’italiano Gino Cervi che in Italia fece un grandissimo successo tra gli anni ‘64 - ‘72. Un sucesso tale che i cinema misero delle televisioni nelle sale per permettere agli spettatori di seguire le puntate di Maigret, prima di assistere al film in programmazione. Non ci crederete, ma ci fu un notevole incremento della vendita di pipe e tabacchi. E, come se non bastasse, le copertine dei Maigret, editi da Mondadori, furono affidate al grande Ferenc Pinter, con l’indicazione che Maigret

avesse le fattezze di Gino Cervi. Ma il film che portò al cinema, Maigret a Pigalle (1966), tratto da Maigret au Picratt’s, non ebbe gran successo, nonostante la distribuzione anche in Francia,

Germania e Turchia. Invece gli anglofoni hanno avuto un Maigret interpretato da Charles Laughton che portò sul grande schermo The Man on the Eiffel Tower (1949) diretto da Burgess Meredith tratto dal romanzo La Tête d’un homme. Vedere Laughton indossare i panni del commissario parigino sembrò sulle prime un po’ strano. Infatti era stato il primo ad aver interpretato sia il Poirot di Agatha Christie, in una pièce teatrale a Londra nel 1928 (L’Omicidio di Roger Ackroyd) che, al cinema, un suo giallo (in Witness for the Prosecution, 1957, coprotagonisti Tyron Power e Marlene

Dietrich) e persino Al Capone nella commedia di Edgar Wallace On the Spot. Passato al debutto un po’ sotto silenzio, nel dopoguerra The Man on the Eiffel Tower fu invece molto rivalutato dalla critica cinematografica, sia per come rappresenta Parigi che per lo stile del film che finì per influenzare anche le successive traduzioni in lingua inglese dei romanzi di Maigret. E poi il successo sembra avesse colto Laughton in un momento di problemi economici. Il cachet del film fu per lui una piccola fortuna che ne ristabilì la situazione economica. Per quanto riguarda la Germania, Maigret ha il volto dell’attore Heinz Rühmann che nel 1966 interpretò Maigret und sein größter Fall di AlfredWeidenmann, tratto da La Danseuse du Gai-Moulin.


photostory: REGISTI SIMENONIANI

JEAN RENOIR

JEAN DELANNOY

Fu il primo regista a portare sullo schermo il commissario Maigret con “La Nuit du carrefour” nel 1932 Il fut le premier réalisateur à porter à l’écran le commissaire Maigret, avec La Nuit du carrefour en 1932

Portò sul grande schermo “Maigret tend un piège” - 1958, “ Maigret et l’affaire Saint-Fiacre” - 1959, “Le Baron de l’écluse” - 1960 Il réalisa pour le grand écran Maigret tend un piège (1958), Maigret et l’affaire Saint-Fiacre (1959), Le Baron de l’écluse (1960)

PIERRE GRANIER-DEFERRE Fu il regista di “Le Chat” - 1971, ”La Veuve Couderc” - 1971, “Le Train” - 1973 Il fut le réalisateur du Chat (1971), de La Veuve Couderc (1971), Le Train (1973)

HENRY VERNEUIL Ha diretto le pellicole “Brelan d’as” - 1952, “ Le Fruit défendu” - 1952, e “Le Prèsident” - 1961 Il a mis en scène Brelan d’as (1952), Le Fruit défendu (1952) et Le Président (1961)


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Après dix ans, Simenon-Simenon poursuit son évolution SIMENON-SIMENON DOPO 10 ANNI L’EVOLUZIONE CONTINUA

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SIMENON SIMENON WEEKEND N9  

APPUNTAMENTO SETTIMANALE MONOGRAFICO DI "SIMENON-SIMENON"

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