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A NNÉE 2, N UMÉRO 6

Newsletter

Le Meeting Olympique Courbevoie 2015 Interview avec Laurent Sibiril Un Record d’Europe et un Record du Monde pour nos maîtres !

AVRIL 2015

M EETING O LYMPIQUE C OURBEVOIE 2015 c ITCH T ROYAS 2015 P HOTO M

DU SPORT DANS UNE BONNE AMBIANCE !


N EWSLETTER DU SFOC

AVRIL 2015, N O 6

L’ ÉQUIPE TECHNIQUE L E COMITÉ DIRECTEUR Hubert PADOVANI, président honoraire Marc MAILLOT (2014-2020), président Baudouin FAUCK (2014-2020), secrétaire général Malou VU VAN (2012-2016), trésorière

Olivier SANGARIA, directeur technique Cyrille DUVAL, entraîneur principal Sébastien JAFFUEL, responsable du pôle formation, entraîneur Nicolas COUDERC, référent ENF, entraîneur Emeric PIERRE, préparateur physique Karine DARDE, entraîneure Philippe GESLAND, entraîneur Thierry SAUZEAU, entraîneur

Jean-Paul CHAPOUX (2014-2020) Lucia DI VIZIO (2014-2016) Hafida EKBAL (2014-2016) Alain FRANÇOIS (2012-2016), Marc HALFON (2012-2016), Patrick HAYMANN (2014-2020) Brigitte ICARD (2014-2016) Laurent SIBIRIL (2012-2016) Christine SIMON (2014-2016)

Ali AKIL, éducateur Malik FALL, éducateur Aymeric HERMAN, éducateur Melvin MAILLOT, éducateur Nina MARIN, éducatrice Samir MEHTARI, éducateur Taki MRABET, éducateur Talel MRABET, éducateur Yann QUIERTANT, éducateur

L E SECRÉTARIAT

Alexis FLORIN, ostéopathe Jonathan RICHEROL, ostéopathe

Cécile BLANCHARD k : info@stadefrancaisnatation.fr  : 01.47.68.28.15 v : 01.46.67.90.32 ADRESSE POSTALE : SFOC, Piscine Municipale, Place Charles de Gaulle, Centre Charras, 92400 Courbevoie HORAIRES D’OUVERTURE (à coté de l’entrée de la patinoire, accès par la rue Auguste Beau) : lundi/mardi/jeudi/vendredi de 17h à 20h, mercredi de 14h à 19h30, samedi de 9h à 13h.

L ES COMMISSIONS COMMUNICATION, responsable Lucia DI VIZIO ÉQUIPEMENT (partenariat avec Speedo), responsable Laurent SIBIRIL MASTERS, responsable Laurent SIBIRIL OFFICIELS, responsable Marc LEGER SCOLAIRE, responsable Zindine DJADLI @sfoc92

facebook.com/SFOC92


N EWSLETTER DU SFOC

LE

AVRIL 2015, N O 6

MOT DU PRÉSIDENT

Chers adhérents et amis du SFOC, le deuxième trimestre de l’année sportive 20142015 vient de se terminer. L’année 2015 a commencé avec le troisième Meeting Olympique Courbevoie. Cette année, une fois de plus, il a été un succès. Vous en lirez plus à l’intérieur de ce numéro. Je remercie tous les intervenants, en premier lieu nos employés, et particulièrement Olivier Sangaria, Cyrille Duval et Sébstien Jaffuel ; la mairie de Courbevoie, Speedo et tous nos partenaires ; les officiels et les bénevoles ; tous les nageurs. Je voudrais en particulier remercier Yannick Agnel et Vincent Moscato, ainsi que Frédérick Bousquet, qui, avec beaucoup de bonne humeur et d’ironie, nous ont permis de passer un très bon moment en leur compagnie. Je voudrais enfin remercier mes coéquipiers P. Baehr, B. Fauck, P. HaymannGony au nom du club, ainsi qu’à titre personnel, pour ce beau record du monde en relais 4x50 4N et pour le record d’Europe en relais 4x50 NL de la catégorie R5. Je vous souhaite tous une bonne lecture et des beaux (petits et grands) exploits sportifs pour cette dernière partie de l’année. Marc Maillot

C OMMUNICATIONS

D ANS

CE NUMÉRO

:

Le Meeting Olympique Courbevoie 2015 . . . . . . . . . . Le SFOC au meeting 2015 - Olivier Sangaria . . . . . . . . Tribulations d’un nouvel officiel – 1ère partie et plus si affinités - J.-P. Juhel . . . . . . . Les montres multisport Z. Djadli, Y. Figarol et O. Jaunet . . . . . . . . . . Un Record d’Europe et un Record du Monde pour nos maîtres ! - L. Sibiril . . . . . Laurent Sibiril, l’âme de notre groupe master ! - L. Di Vizio

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AVEC LES ADHÉRENTS

Désormais l’adresse e-mail du secrétariat est info@stadefrancaisnatation.fr. Si vous souhaitez être ajouté à l’une des listes de diffusion prenez contact avec le secrétariat.

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L E M EETING O LYMPIQUE


LE

MEETING EN CHIFFRES : – 61 clubs – 528 nageurs – 2202 engagements – 90 personnes mobilisées (salariés, bénévoles et officiels) – 35h de compétition sur 3 jours – 55 VIP et partenaires – Environ 1000 personnes par jour (public, nageurs, staff, organisation)

C OURBEVOIE 2015


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c Y. Agnel et F. Bousquet (Photo Mitch Troyas 2015)

Le troisième Meeting Olympique Courbevoie, qui a eu lieu du 16 au 18 janvier 2015, est sans doute l’événement qui a le plus marqué le dernier trimestre du club. Nous nous souviendrons du moment d’émotion à l’ouverture, lorsque les nageurs et le public ont respecté une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Charlie Hebdo. Le trois jours se sont déroulés dans un climat amical, grâce aussi à la bonne humeur de Yannick Agnel et Frédérick Bousquet, qui n’ont pas hésité à discuter et à passer beaucoup de temps avec les plus jeunes. Nous les avons vu souriants se défier avec un grand esprit sportif. Le meeting a été agrémenté par le défi Agnel/Moscato. L’humeur et l’auto-ironie de tous les participants nous ont offert un bon moment de spectacle et de detente !

P OUR REVIVRE LE MEETING : Le clip officiel di meeting. La vidéo de la mairie de Courbevoie. Le défi Agnel/Moscato : Le lancement du défi et l’annoncé à la presse. La vidéo et les photos du défi sur BFMTV. Les photos de Mitch Troyas : vendredi après-midi, samedi matin, samedi après-midi, dimanche matin, dimanche après-midi. Les photos de Bruno Vandevelde : la première partie, la deuxième partie et les photos du défi Agnel/Moscatp. Le dossier complet sur notre site web.

Un grand merci à la mairie de Courbevoie, à tous nos partenaires, aux nageurs, aux bénévoles, aux officiels, aux employés du SFOC, au public présent à la piscine et sur le web, à tous ceux qui ont fait de ce meeting un beau moment de sport ! Sébastien Jaffuel et Olivier Sangaria

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L E SFOC

AU MEETING

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2015 par O LIVIER S ANGARIA

c (Photo Mitch Troyas 2015)

Les 35 nageurs du SFOC ont porté haut - le triplé au 50 Brasse avec Fall Malik, les couleurs du club et ont obtenu d’encou- Maillot Melvin et Mrabet Talel ; rageants résultats. À l’issue du week-end, les nageurs ont participé à 43 Finale A, 29 Finale B et 19 Finale C, pour un total de 33 podiums (8 en Or, 15 en Argent et 10 en Bronze). À noter : -le triplé au 100 Brasse avec Mrabet Taki, Fall Malik et Mrabet Talel ;

c (Photo Mitch Troyas 2015)

- Aitkaci Carl le plus jeune finaliste de la compétition.

c (Photo Mitch Troyas 2015)

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c RUNO VANDEVELDE 2015 P HOTO B


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T RIBULATIONS D ’ UN

AVRIL 2015, N O 6 NOUVEL OFFICIEL

- 1 ÈRE

PARTIE ET PLUS

SI AFFINITÉS par J EAN -P HILIPPE J UHEL Dernier 50 avant la fin du meeting, je suis crevé. . . Bientôt 3 jours que je suis planté là, droit comme une asperge à une extrémité du bassin avec un chronomètre et un stylo : pas de temps mort pour boire un café ou bricoler avec mon téléphone. Les courses s’enchaînent à un rythme effréné et moi, moi, j’ai super mal au pied. Il est 19 heures, ce dimanche 18 janvier 2015 : le meeting de Courbevoie se termine. J’ai passé tout le week-end dans le costume d’un officiel de course !

U N PETIT RETOUR EN ARRIÈRE . . . Nous sommes vendredi 16 janvier et bientôt va commencer la 3ème édition du meeting Olympique de Courbevoie. Cette année je me suis embarqué dans l’aven- Jean-Philippe Juhel contrôle son chrono avant la prochaine course. (photo c Troyas 2015) ture, ni nageur ni même spectateur mais Mitch dans mon nouveau costume d’officiel. Il Je remarque qu’un petit groupe d’officiels est 13h, officiels et nageurs commencent à se forme spontanément : visiblement ils se s’engouffrer dans la piscine. Je m’y faufile connaissent déjà très bien, car blagues grià mon tour. voises et éclats de rire s’enchaînent. Marc Je suis stressé, car j’ai passé une par- m’explique que ce sont des officiels A qui tie de mon jeudi soir à bachoter le règle- arpentent les plages des bassins des Hauts ment de la FFN et j’ai encore des doutes. de seine depuis déjà de nombreuses anJe me rassure en me disant que tout n’est nées. L’ambiance est à la rigolade. Dans pas écrit et qu’en cas de besoin je pourles vestiaires, nos officiels A donnent de rai toujours compter sur mes collègues plus expérimentés. Marc Leger, le juge arbitre la voix. Je me rapproche de la cheville du meeting, fait l’appel des officiels pré- ouvrière, mes collègues officiels B plus sents pour cette première demi-journée. calmes. . . Marc nous appelle pour les traditionJe connais bien Marc, c’est une personne bienveillante. Il nous informe sur le dérou- nels essais chronos. C’est le test qui perlement du meeting, nous rappelle nos de- met au juge arbitre d’estimer l’aptitude de voirs et développe quelques points spéci- chaque officiel à participer à l’organisation fiques de l’organisation qu’il a mis en place. de la course. Le principe en est simple : le Puis il rassure les moins expérimentés : juge rassemble ses officiels autour de lui « tout se passera bien, on est tous là pour et leur dit « je dis prêt et je siffle ». Lorsparticiper à une grande fête de la nata- qu’il siffle tous les officiels démarrent leur tion ». chronomètre. Chacun est ensuite libre de

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N EWSLETTER DU SFOC vaquer à ses occupations, son chronomètre démarré autour du cou. Au bout de 8 à 10 minutes, le juge rappelle ses officiels, fait rapidement l’appel et dit « je dis prêt et je siffle ». Lorsqu’il siffle tous les officiels arrêtent leur chronomètre. Puis chacun énonce son temps et le juge calcule la durée moyenne de l’essai. Plus votre chrono s’écarte de cette moyenne moins important sera votre poste dans l’organisation de la compétition : 4/10 d’écart vous éloignant définitivement d’un chronomètre pour la journée. Sur la base de cette règle soit vous foirez vos essais chronos, et passez la journée comme commis de plage, soit vous avez la gâchette plus rapide que Lucky Luke et décrochez la titularisation de la ligne d’eau no.4. Dans le cadre du meeting de Courbevoie 3ème édition, décrocher la ligne 4 c’est s’assurer de voir débarquer dans sa ligne d’eau des nageurs comme Agnel ou Bousquet et les meilleurs nationaux du moment. Mais, c’est aussi le stress de foirer leurs chronos. Eh oui, toute médaille a son revers ! Ces essais sont toujours sujet à rigolade : les uns foirent leur départ, les autres oublient d’arrêter leur chrono ou se trompent de bouton (je rappelle qu’un chronomètre n’est équipé que de 3 boutons et que l’on arrête un chrono sur la dédoublante. . .). Les raisons sont toujours les mêmes : les officiels bavardent, ils bavardent et bavardent encore car ils savent qu’ensuite ils devront se taire. Alors ces essais c’est un peu comme la fête avant

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AVRIL 2015, N O 6 le charbon. Au bout du 3ème essai, Marc énonce l’attribution des postes. J’atterris à la ligne d’eau 6. Pas top ! On entend déjà Olivier Sangaria annoncer le début des hostilités dans 10 minutes. Nous nous dirigeons vers le bassin pour prendre un café avant de rejoindre notre poste. Le meeting Olympique de Courbevoie 3ème édition va commencer par une longue série de 50 mètres. Le week-end promet d’être long ! Comme bon nombre de parents ayant une progéniture « aquaphone » (non, non, je ne cause pas de téléphone), j’avais remarqué ces hommes et ces femmes habillés en blanc qui arpentaient la plage des piscines pendant que nos gamins s’échinaient à faire des longueurs. On les appelait modestement les officiels. Plus tard j’ai compris qu’ils étaient les G.O. délégués par la FFN pour assurer le respect du règlement de la natation dite de course. Après une petite formation théorique et un stage pratique j’ai rejoint le petit groupe des officiels des Hauts de Seine courant 2014. J’ai pu ainsi descendre des gradins sur la plage du bassin et suivre de près les exploits de nos chers bambins. Petit point technique : la ligue des officiels est organisée suivant une échelle hiérarchique bien établie. Les classes ouvrière et moyenne sont respectivement désignées par les lettres C et B, la classe dirigeante par la lettre A. Puis viennent ensuite les officiels fédéraux et là c’est une autre paire de manche !


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L ES

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MONTRES MULTISPORT par Z INDINE D JADLI , YAN F IGAROL

Nageurs en sensations qui font tout (ou presque) au feeling et experts des instruments de mesure de la performance sportive, passez votre chemin ! Cette rapide introduction aux « montres » multisport ne pourrait que vous ennuyer ou vous décevoir (voire même vous agacer parfois...). Pour les autres, qu’ils souhaitent planifier plus rigoureusement leur entraînement avec un objectif précis ou préparer une compétition, ou plus simplement mieux connaître leur pratique avec des statistiques sur leurs activités, ou encore disposer d’une assistance pour des activités nature/outdoor, voici quelques clés pour aborder un univers qui est passé en quelques années du simple cardiofréquencemètre (disponible chez un seul fournisseur ou quasiment) à de véritables ordinateurs de poignet adaptés à de nombreuses activités sportives, connectables, paramétrables. . .objet d’un marketing presque aussi prolifique que celui des téléphones. Les opinions exprimées ici ne présentent qu’un point de vue personnel, forcément subjectif et partiel (et même au sein du groupe des auteurs des divergences irréductibles sont apparues). Nous citons quelques produits. Il en existe d’autres que vos propres recherches vous permettront de découvrir si vous creusez le sujet plus avant.

M ONTRES MONO - SPORT Il y a les montres mono-activité. Leur intérêt par rapport aux outils multi-sport : le budget, généralement substantiellement inférieur, sauf pour les produits les plus haut de gamme (par exemple Garmin Forerunner 620), l’encombrement, car il faut bien reconnaître que les montres multisport ne passent pas inaperçues, et la simplicité d’utilisation. Nous ne nous étendrons pas sur ces équipements en géné-

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O LIVIER JAUNET

ral assez simples et assez similaires. Pour la natation, notre sport commun au SFOC, Speedo et Garmin proposent des instruments qui intègrent un accéléromètre permettant de compter les longueurs (automatiquement, ce qui peut être utile pour ceux parmi nous qui ont le plus grand mal à nager et à compter en même temps, autrement dit pour les hommes, réputés, contrairement aux femmes, pour leur incapacité à faire plus d’une chose à la fois), voire de reconnaître le style de nage (enfin, disons le style de nage à condition que celui-ci reste un style académique et non pas une invention toute personnelle) et de calculer un indice d’efficacité, équivalent au SWOLF score calculant le nombre de coups de bras plus le temps mis sur une distance donnée (Garmin Swim, Speedo Aquacoach). Certains modèles permettent de programmer des exercices comme des XX mètresdépart. Mais sortis de l’eau, ces objets ne peuvent guère servir que de montre, voire de chronomètre (ou de compte à rebours pour la cuisson des pâtes al dente). Le principal avantage d’une telle montre, dédiée à notre sport, est que toutes les fonctions sont conçues pour. La détection du changement de longueur (pour calculer une distance totale sans s’arrêGarmin 920XT ter et des temps de passage estimés), ainsi que l’affichage en « négatif » (pour mieux voir l’écran) ou encore, l’affichage de temps de repos ou temps cumulé (pour permettre de faire des séries à départ fixe ou repos fixe) sont très utiles et peuvent être absentes de certaines montres dites multisports. Par contre, ce genre de montre n’intègre pas

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N EWSLETTER DU SFOC la possibilité de suivre sa fréquence cardiaque. Alors, pour ceux nombreux qui se partagent entre plusieurs activités, en particulier la natation, le vélo et la course à pied, pourquoi ne pas s’intéresser aux outils multisports ?

É QUIPEMENTS MULTI - SPORT GPS et accéléromètre sont venus démultiplier les possibilités du bon vieux cardiofréquencemètre. Le GPS permet de mesurer distance et vitesse, de mémoriser le parPolar V800 cours réalisé (cela n’est guère utile dans une piscine mais peut l’être pour les amateurs de nage en eau libre) voire de suivre un itinéraire prédéfini. L’accéléromètre affine les informations de vitesse basées sur le GPS, permet de compter les longueurs de nage et de déterminer la nage, voire de compter les pas pour suivre l’activité quotidienne (certains modèles allant même jusqu’à vous rappeler à l’ordre si vous restez assis trop longtemps). Grâce à la connexion avec un ordinateur, voire un téléphone portable, les statistiques d’entraînement peuvent être exploitées sur des sites spécialisés (celui du fournisseur ou d’autres) et partagées sur les réseaux sociaux et ainsi traquées par votre entraîneur ! Certains modèles permettent aussi de programmer un plan d’entraînement et de préparer sa sortie puis de télécharger son itinéraire sur sa montre. Enfin, la connexion permet la mise à jour régulière du logiciel interne (firmware), corrigeant des bugs ou apportant de nouvelles fonctionnalités. Face à la richesse des fonctionnalités offertes par ces petits bijoux, comment s’orienter ? Avant d’investir les 400 à 500 euros environ nécessaires, une démarche rationnelle semble de mise. Les questions suivantes vous aideront à dresser un cahier des charges :

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AVRIL 2015, N O 6 Natation ? Certains modèles ne sont étonnamment pas théoriquement « étanches » au-delà de 3 bars (ou 30 m). Cela signifie que, selon le fabricant, vous ne pouvez pas nager avec et que la douche elle-même n’est pas dénuée de risque. Dans la pratique, nombreux sont ceux qui nagent avec, mais ces outils ne permettant que le strict minimum, comme le temps d’effort, suivi du cardio (hors de l’eau) et distance (seulement en eau libre car basé sur le GPS). Trail, randonnée, sports de montagne ? Si oui, les fonctions d’orientation (pour créer puis suivre un itinéraire), un altimètre barométrique calibrable/réglable « à la main » (pour disposer d’une altitude précise), une grande autonomie seront déterminants ; il faudra s’orienter vers des modèles « trail/outdoor » : Suunto Ambit 3 Peak, Garmin fenix 2 et fenix 3, voire Polar V800, qui sont plus complets que les modèles de pur triathlon (ces derniers étant un peu moins chers et parfois un peu moins encombrants). Connectivité ? Les montres cardio multisports peuvent se connecter à des capteurs externes, augmentant ainsi les données gérables (capteur de cadence et de puissance vélo par exemple). La plupart Garmin fenix 3 utilisent le protocole ANT+. Avec son Ambit 3, Suunto est passé à la norme Bluetooth Smart : moins de choix pour les capteurs compatibles et qui ne pas de cette marque (cela rend les accessoires de ce type plus chers, la plupart du temps). Attention par ailleurs aux protocoles de transmission propriétaires de certaines marques qui ne sont compatibles qu’avec des accessoires


N EWSLETTER DU SFOC de cette même marque, comme Polar avec son protocole WIND. Plus mineur, certains modèles permettent, via un smartphone, de recevoir et d’afficher des SMS. Du coach à l’athlète, entre copains qui ont rendezvous, ou pour ceux qui ne peuvent pas décrocher ? Là encore, il ne faut pas oublier que ce type de fonction est plutôt gourmand en batterie et sur certains modèles il faudra choisir entre sortie longue et affichage via bluetooth des SMS (sauf à accepter de se retrouver en rade de batterie au milieu de la nature...).

Confort. Vous allez porter cet instrument au poignet pendant de nombreuses heures d’efforts, parfois intenses, sous la chaleur... Ne négligez pas le confort au poignet et évitez un modèle qui vous gênerait. Les Suunto Ambit 3 poids sont équivalents (autour de 80g), mais les formes sont différentes (ronde ou rectangulaire pour Garmin 920XT, plate ou incurvée avec le bracelet dans l’alignement sans articulation pour Polar V800, ronde et avec une légère excroissance sur le bas du bracelet pour Suunto Ambit). Le confort visuel est également important. Garmin offre des écrans couleur, notamment sur le 920XT, qui contribuent à une meilleure lisibilité. Le 920XT et la fenix 3 permettent aussi d’afficher 4 données, contre 3 en général pour les concurrents. Polar permet de projeter l’écran du V800 sur un téléphone portable (pratique en vélo). La Suunto Ambit mise plutôt sur une esthétique plus sobre ce qui permet d’avoir une montre pouvant être portée même en dehors des séances d’entraînement (difficile de se promener avec un mini ordinateur au poignet tous les jours pour ceux qui opteraient pour la Garmin 920XT).

AVRIL 2015, N O 6 Cardio dans l’eau ? Si vous souhaitez prendre en compte votre rythme cardiaque pour vos entraînements en natation, vous opterez pour l’un des rares modèles le permettant (Ambit 3, Polar V800 et RCX5 par exemple), mais sachant qu’il s’agira plus d’exploiter les informations a posteriori que pendant l’entraînement. Attention à serrer très fortement la ceinture cardio pour qu’elle reste en place lors d’un virage culbute (et éviter ainsi que la ceinture cardio ne se transforme en elastique autour des chevilles...). Applications. Certains fournisseurs offrent la possibilité de développer des fonctionnalités complémentaires, sortent de mini-applications, partageables par les utilisateurs (par exemple création de nouveaux écrans d’affichage, fonction d’alarme pour s’alimenter en course. . .). Mais finalement, comment ignorer la dimension subjective et esthétique. Elle jouera aussi son rôle. Compte tenu du prix de ces petits bijoux, autant se faire aussi un peu plaisir, surtout si vous envisagez de porter la chose à votre poignet en permanence. Ceux qui souhaiteront une revue approfondie des modèles les plus pertinents visiteront les sites d’amateurs experts : Nakan (en français, par un triathlète Suisse) et DC Rainmaker (en anglais, par un triathlète américain). Toutes les fonctions y sont passées en revue en détail, avec des analyses critiques et parfois comparatives, fruits de plusieurs semaines de test, avec vidéos et photos à l’appui. Et bien sûr les sites des marques : Garmin, Suunto, Polar. . .

P OUR EN SAVOIR PLUS : fenix 3 de Garmin 920XT de Garmin Ambit 3 de Suunto Polar V800 Site Garmin Swim

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U N R ECORD D ’E UROPE

ET


UN

R ECORD

DU

PAR

M ONDE !

L AURENT S IBIRIL

Les Championnats de France d’Hiver des Maîtres ont eu lieu la semaine du jeudi 26 au dimanche 29 mars à Rennes. Le SFOC était représenté par 11 nageurs et 6 nageuses. Au total, le SFOC remporte 12 médailles dont 4 titres de champion de France, 5 médailles d’argent et 3 médailles de bronze. Deux titres ont été remportés en relais et, de surcroît, avec la manière, puisque deux records internationaux ont été battus. Le premier est un record d’Europe, battu lors du relais 4 x 50 NL messieurs (R5) en 1’48"55 et le second un record du monde sur le relais 4 x 50 4N messieurs (R5) en 2’00"94. Félicitations à P. Baehr, B. Fauck, P. HaymannGony, M. Maillot ! Regardez les vidéo des records!


N EWSLETTER DU SFOC

L AURENT S IBIRIL , L ’ ÂME

AVRIL 2015, N O 6 DE NOTRE GROUPE MASTER ! par L UCIA D I V IZIO

Laurent Sibiril est celui à qui vous avez à faire si vous voulez acheter du matériel Speedo ou si vous voulez vous inscrire dans le groupe « master ». Je crois que tout le monde le connaît au moins de vue. Ceci est la sixième interview que je fais pour la Newsletter. C’est la première fois que j’oublie qu’il s’agit d’une interview et je me retrouve impliquée dans une vraie conversation. D’ailleurs, j’ai parlé beaucoup trop, mais j’ai decouvert que Laurent est surtout Laurent, avec Mitch Troyas et Josée Robert, au stand Speedo, pendant le dernier une personne qui s’interesse à son environ- meeting. ment et aux autres. Revenons au début. Tu as grandi en Angleterre ? Je suis né en France, mais mes parents Commençons par les fondamentaux. À m’ont amené en Angleterre quand j’avais quel age as tu commencé à nager ? 6 mois. J’y ai passé 24 ans et mes paJ’ai appris à nager avec mon père, qui rents y vivent toujours. Après je suis venu m’amenait tout petit à la piscine. J’ai com- à Mulhouse pour faire une année d’études. mencé à nager en club à 5-6 ans. Puis, vers D’abord j’ai fait quatre année d’université à 10 ans j’ai tout arrêté pour faire d’autre Birmingham et puis j’ai terminé mes études sports : tennis, gymnastique, judo, rugby. à Mulhouse. Après je suis parti en AlleJ’étais « multisport ». Après j’ai recom- magne faire mon service militaire, comme mencé à nager en Allemagne, en 2000 : coopérant, dans une enterprise française. d’abord tout seul, pour le plaisir, et après J’avais appris l’allemand à l’école : sept ans au SFOC, à l’automone 2002. d’allemand et je ne comprenais rien ! Au Donc la natation n’est pas « ton sport » ! Bac d’allemand j’ai eu un E. En en Angleterre le notes vont de A à E. A est la note J’ai appris les bases quand j’étais gamin : plus élevée. . . ça aide ! Mes parents m’ont obligé à faire beaucoup de sport, mais c’est bien. Ré- Normalement, quand on est bilingue, on trospectivement, j’en suis très content. S’ils a des facilités dans l’apprentissage des m’avaient laissé le choix, je n’aurais rien langues ! fait. Après quand tu ne sais rien faire c’est Oui, oui, mais à l’école je n’en voyais pas problématique. © Pour tout dire, je n’ai l’intérêt, je me disais que ça ne servirait à jamais su ce que je voulais faire. Il m’a rien, donc je ne travaillais pas et je n’enrefallu arriver jusqu’à 36 ans pour me dire gistrais rien. En Allemagne j’ai été très vite que j’aimerais bien. . . ouvrir une boutique capable de communiquer, poussé par la néSpeedo. © C’est vraiment un projet qui me cessité. motiverait. Au début, j’ai choisi de faire des Alors, raconte moi les multiples choses études dans la branche du tourisme avant que tu fais au club. de m’orienter vers le transport et la logis- Je fais beaucoup de choses au club. Même tique, ce qui est maintenant mon métier. si on ne m’a jamais rien demandé, ou Ceci dit, j’ai toujours eu du mal à me pro- presque. Quand je suis arrivé en 2002 il jeter. n’y avait pas de groupe « master ». Il y

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N EWSLETTER DU SFOC avait juste un groupe « adultes ». En janvier 2003, nous avons fait une compétition à Savigny-le-Temple. J’y ai pris goût tout de suite, et j’ai été très déçu qu’il n’y ait pas d’autres compétitions prévues. Pour cette première année, nous en sommes restés là, mais l’année d’après nous avons refait la même compétition, plus les Championnats d’Ile-de-France d’été. Progressivement, je me suis rendu compte que le groupe master manquait d’organisation et je m’en suis chargé : licences, compétitions, engagements, déplacements, animation. . . C’était très compliqué au début ! Petit à petit j’ai hérité du statut de « responsable du groupe master ». Nous avions un très bon entraîneur, mais il n’avait pas le temps de planifier l’activité compétition des masters. J’ai rapidement rencontré Marc (Maillot, le président du SFOC), d’abord comme camarade d’entraînement ; puis nous sommes devenus amis. Il m’a beaucoup appris et guidé dans l’eau comme hors de l’eau. C’est grâce à lui si j’en suis là aujourd’hui dans ce club. De fil en aiguille, j’ai commencé à connaître les gens, j’ai commencé à m’impliquer de plus en plus et j’ai été élu au Comité directeur. Ce que j’aime dans ce club est que je m’y sens bien : je ne viens pas seulement pour m’entraîner, mais aussi pour rencontrer des amis. C’est vraiment cet esprit de famille que je retrouve au SFOC qui me motive dans mon activité bénévole. La situation a beaucoup évolué en une dizaine d’année ? Maintenant il y a beaucoup de vieux nageurs du SFOC qui reviennent nager. Regarde Patrick Heymann, qui vit à Nice et qui ne nagerait jamais pour un autre club ! Mais il faut dire masters ou maîtres ? Je préfère masters. Maîtres est un terme un peu trop franco-français. Masters a une dimension plus international. Vous êtes combien ? Nous sommes une quarantaine. Il y a un noyau historique d’une demi-douzaine de

AVRIL 2015, N O 6 personnes. Nous pouvons organiser des délégations plus importantes (trois équipes aux dernières Interclubs). Sur les compétitions internationales nous sommes moins nombreux, mais à Montreal nous étions tout de même douze, ce qui est un bel effectif. La participation aux compétitions internationales est quand-même coûteuse. . . Il y a évidemment cet aspect-là, mais la destination y est pour beaucoup. Cette année les Championnats du Monde auront lieu à Kazan (Russie) et je pense que c’est une destination beaucoup moins attractive que Montreal. Dans notre cas spécifique, Josée et moi avons décidé de faire une pause : nous voudrions profiter de nos vacances, car nous avons passé les quatres derniers étés à faire diverses compétitions. Le calendrier des compétitions est très intense ? La France a un très bon circuit de compétitions masters, avec des compétitions de tous niveaux, qui permettent de préparer les échéances plus importantes, notamment les championnats de France individuel en petit et grand bassin et les championnats du monde et d’Europe, qui s’alternent, une année sur deux. Mais tu viens de mentionner les championnats du monde à Kazan, alors que les championnats du monde de Montreal ont à peine eu lieu. . . La FINA a décidé une inversion de calendrier : à partir de cette année les championnats du monde masters auront lieu juste après les Championnats du monde élite. Les compétitions masters ont pris de plus en plus d’ampleur, donc les besoins en termes de structure d’accueil sont importants. Et, en plus, la FINA a probablement envie d’optimiser l’utilisation des structures mises en place pour les championnats élite. Tu dois penser que rien que pour les championnats de France masters hiver, il y a entre 1500 et 2000 partici-

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N EWSLETTER DU SFOC pants ! Les Championnats d’été sont moins populaires, ce qui veut dire qu’il y a entre 1300 et 1700 participants. À Montreal, il y avait trois bassins : un bassin de compétition pour les filles, un pour les garçons et un bassin d’echauffement/récupération. À Goteborg la compétition était sur deux sites. À Riccione, il y avait deux bassins, un extérieur et un intérieur, et deux bassins d’échauffement. À Montreal il y avait un peu moins de nageurs, mais dans tous les cas, il y avait entre 5000 et 9000 nageurs. D’après toi, pourquoi il y avait moins de nageurs au Championnat du monde de Montreal ? Parce que c’est loin et la pratique de la natation masters est très diffusée et bien organisée en Europe. Ce n’est pas forcement le cas dans tous les pays. Évidemment ça motive ceux qui ont l’esprit de competition, ou bien ça fait envie à des anciens nageurs. Les compétitions te permettent de pratiquer un sport en te donnant des objectifs et des échéances, mais elles sont aussi l’occasion pour passer un bon moment avec les copains. Sur des destinations comme ça, le fait que tout le monde ne puisse pas y aller peut démotiver les autres. Mais ça ne m’explique pas le fait que les américains soient moins présents dans les compétitions masters... En effet, il y a énormément de nageurs aux Etats-Unis, mais ils participent principalement à leurs championnats nationaux. La participation aux championnats internationaux est moins courante. Peut-être aussi qu’en Europe nous sommes des néophytes du mythe de la jeunesse à tout prix, par rapport aux États-Unis, et que donc les européens font plus de zèle. . .© À mon avis nous faisons tous de plus en plus attention au « bien-être », à rester en forme, à l’alimentation. Mais pour moi c’est important d’avoir des objectifs dans la saison, des entraînements suivis : je

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AVRIL 2015, N O 6 pense que pour beaucoup de personnes qui nagent en masters c’est comme ça. S’il n’y avait pas de compétition, je pratiquerais sûrement d’autres sports à coté, dans le seul but de rester en forme, mais pas forcement dans le but d’être performant. Probablement, je me trouverais des excuses pour être moins sérieux. Mais il y a plein de gens qui viennent nager le matin à 7h, sans qu’ils aient des objectifs en termes de compétitions ! Nous sommes tous différents. Même dans le groupe masters il y a des personnes qui, tout en étant très assidus, sont plus détendus. En ce qui me concerne, je besoin de ces objectifs. Ma vie - repos, alimentation est conditionnée par la natation. D’autres se posent moins de questions, mais c’est bien comme ça ! On ne prépare pas les Jeux Olympiques. L’enjeux est ce qu’il est. Et les équipements Speedo ? Il y a deux ans, on m’a demandé de m’occuper des équipements, lorsqu’on est passé de Tyr à Speedo. Et en quoi consiste le travail que tu fais avec Speedo ? Concrètement, je gère une petite boutique d’articles de natation de A à Z, ce qui permet à nos adhérents de profiter de prix intéressants. Quand on m’a demandé de m’occuper de Speedo, je ne pensais pas que ça allait me plaire autant. C’est comme un deuxième métier. Lesquels de tes deux métiers préfèrestu ? Mon travail n’est pas inintéressant, mais au fond je le fais pour gagner ma vie. Le travail de la boutique Speedo me plait beaucoup plus. Et je ne pourrais pas faire tout ça si Josée ne me suivait pas ! En plus, le partenariat avec Speedo marche très bien. Par exemple ils ont très bien soutenu les meetings. C’est beaucoup de travail ! Oui, mais je le fais avec plaisir, sinon je ne le ferais pas. Le sport et mon activité bénévole au club font partie de mon équilibre.


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Mais est ce que tu penses que le fait d’avoir pratiqué des sport collectif en étant jeune a influencé cette demarche « participative » que tu as ? C’est sûr. J’ai toujours aimé les sports collectifs. Dans les pays anglo-saxons, à l’école, on insiste beaucoup sur l’esprit d’équipe, justement à travers la pratique du sport. C’est l’intérêt commun qui te motive ? C’est clair que s’il n’y avait pas de bénévoles, le club ne marcherait pas. Si je bosse autant pour le SFOC, c’est parce que j’éprouve de la satisfaction à le voir avancer. L’appartenance à une équipe, le fait de la voir évoluer sont des facteurs importants pour moi. Regarde ce que le club fait pour les jeunes : l’école de natation, le sport-études, l’internat. C’est un vrai service à la communauté, c’est une vrai formation pour les enfants, qui peuvent pratiquer un sport et continuer les études dans de bonnes conditions. Les jeunes sont importants dans un club : il n’y a rien de plus valorisant pour un club que de voir un gamin qui commence à 5 ans dans l’école de natation et qui termine N1 dans le groupe élite. Ah oui, l’eau libre ! J’allais oublié les plus important ! Raconte moi ! C’est une discipline magnifique, humaine : j’adore ! En France nous avons un très beau circuit d’eau libre. La majorité des sites de la Coupe de France d’eau libre sont vraiment très bien. La première course que j’ai fait c’était le Défi de Montecristo, avec l’équipe masters qu’il y a avait avant. Il ne reste plus personne de ce groupe. Nous nous sommes beaucoup amusés. L’année d’après nous l’avons refaite, plus deux autres compétitions. Comme je partage cette passion avec Josée, depuis trois ans, nous participons à la Coupe de France eau libre. On a enchaîné les kilomètres à la nage, mais aussi en voiture.

L’année dernière s’est particulièrement bien passée, n’est-ce pas ? J’ai terminé quatrième de la Coupe de France au classement général et deuxième de ma catégorie. Le premier c’est un tunisien Haythem Abdelkhalek (20 ans) ; le deuxième est Axel Reymond (20 ans), qui a gagné le 25km à la Coupe d’Europe à Berlin ; le troisième est Romain Beraud (26 ans), qui est en équipe de France ; le quatrième c’est moi. (Et Laurent, tu n’as plus 20 ans ! Donc, chapeau ! ©) Je suis fier de cette place mais je sais aussi ce qu’elle vaut et ce que je vaux, par rapport à tous ces champions qui eux ont d’autres objectifs plus importants que la Coupe de France. Aux Championnats du monde des maîtres de Montreal j’ai décroché la troisième place au 3 km. J’ai été très content, parce que, contrairement à ce qu’on peut croire, le niveau des compétitions maîtres est élevé. L’année d’avant, j’avais eu une deuxième place au Championnat d’Europe en eaux

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N EWSLETTER DU SFOC libre. C’est un bel enchaînement. Et Josée aussi a eu des beaux résultats : elle a terminé neuvième de la Coupe de France au classement général et deuxième de sa catégorie. (Le classement sur le site de la fédération.) Ce n’est pas de la tarte ! © C’est dur d’avoir une vie professionnelle à

AVRIL 2015, N O 6 plein temps, puis partir en voiture tout les week-ends, enchaîner des course de 5, 7, 15 km. . . C’est une belle satisfaction. Je crois que qu’ils sont en train de nous faire comprendre qu’ils doivent fermer le restaurant. . . Oui, il faudrait y aller.

c Laurent Sibiril au Championnat de France hiver à Rennes, mars 2015. (Photo Mitch Troyas 2015)

Newsletter du Stade Francais Olympique Courbevoie m http://www.stadefrancaisnatation.fr/ B newsletter@stadefrancaisnatation.fr Éditeur : SFOC Rédacteur : Lucia Di Vizio Un remerciement particulier au grand maître de l’orthographe Z (non, ce n’est pas Zorro !). Nous sommes les seuls responsables des fautes qui restent.

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Newsletter du SFOC No. 6 - Avril 2015  
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