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Pour que Ré reste un territoire exceptionnel

e la défense de ses côtes malmenée une fois de plus, aux vœux communaux et intercommunaux, les Rétais ont été plongés sans transition dans la nouvelle année. 2014 sera édition du une année électorale, et si les listes des maires sortants qui se représentent (tous 22 JANVIER 2014 sauf celui des Portes) étaient toutes quasiment bouclées fin 2013, les listes d’ « opposition » semblent rencontrer parfois plus de difficultés, notamment du fait de la règle de la parité homme/femme. Avec quelques valses hésitations « j’y vais ou je n’y vais pas ? », des candidatures « fantômes » et des retraits de la course. Ainsi des listes d’opposition semblent avoir des velléités plus ou moins abouties aux Portes, à Rivedoux, à Sainte-Marie, à Saint-Martin, à La Flotte et au Bois-Plage… alors que le mystère perdure à Ars, à SaintClément, à Loix ou encore à La Couarde, communes dans lesquelles peu d’opposition semble s’organiser. Si le suspens restera entier sur quelques communes jusqu’au jour des élections et la proclamation des résultats, la plupart des maires actuels devraient se

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voir renouveler la confiance de leurs administrés. Mais tous ceux qui seront élus ou réélus verront entrer dans leur conseil une opposition avec laquelle il faudra composer, tant le nouveau mode de scrutin – qui concerne 7 communes rétaises sur les 10 – favorise de facto la « mixité » des sensibilités… Les femmes joueront aussi un rôle plus important dans le nouveau paysage politique de mars 2014, dans les communes et à la Communauté de Communes. Dans un contexte national de forte défiance, et alors qu’un sondage conforte la confiance que les citoyens accordent à leur maire et à leur conseil municipal (61 % des Français ont confiance en cet échelon politique de proximité), il est évident que les leviers d’action pour une vie meilleure se situent très largement au niveau territorial. L’île de Ré est un territoire exceptionnel, l’enjeu et la responsabilité essentielle des prochaines équipes aux manettes sera qu’elle le reste.

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Nathalie Vauchez


ACTUALITÉ J U S T I C E

L’environnement rétais sous haute surveillance Les associations environnementales veillent et dénoncent toutes les actions qu’elles jugent de nature à altérer la qualité de l’environnement rétais, quels qu’en soient leurs auteurs. La justice est actuellement saisie de trois dossiers sensibles pour l’île de Ré et les jugements sont attendus pour 2014.

L’unité de broyage Holcim opérationnelle en attendant les jugements

Plainte contre le Grand Port Maritime de La Rochelle Pallice France Nature Environnement et Nature Environnement 17 portent plainte pour une pollution particulaire des pertuis charentais. Les faits : en avril / mai 2013, un long panache laiteux s’étendait dans les eaux du pertuis Breton et du pertuis d’Antioche, depuis la Repentie. Il ne passait pas inaperçu depuis le pont de Ré, mobilisant photographes et médias régionaux. Constitué de vases, marnes argileuses et calcaires en suspension, ce panache est apparu lors des travaux d’amélioration des accès nautiques du Grand Port Maritime. La cause en était le déversement des matériaux dragués dans le casier de la Repentie qui s’échappaient ensuite directement dans la mer par d’énormes buses à clapets. Selon l’étude d’impact fournie et le cahier des charges relatif à ces travaux, l’apparition de ce genre de panache turbide devait être totalement exclue, la totalité des matériaux

dragués devant être récupérés dans le casier de La Repentie ! Selon les associations France Nature Environnement et Nature Environnement 17, « ce rejet constitue une véritable pollution particulaire, avec des conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes littoraux. Les particules fines rejetées empêchent la pénétration de la lumière dans la couche d’eau, réduisant à néant toute la photosynthèse des algues et du phytoplancton, indispensable aux chaînes alimentaires des réseaux biologiques. Les animaux filtreurs, comme l’huître, souffrent de colmatage des branchies, leur croissance est altérée. C’est toute la biodiversité marine et littorale qui est atteinte. L’économie littorale régionale en subit les effets néfastes, à proximité d’une zone Natura 2000 et d’une zone de production conchylicole ». L’importance de cette pollution a décidé France Nature Environnement, l’organisation nationale de protection de la Nature, à se joindre à Nature Environnement 17 pour montrer par ce type d’action leur grande vigilance sur toute dérive préjudiciable aux zones Natura 2000 et conchylicoles situées à proximité du Grand Port Maritime de la Rochelle. Ces faits sont constitutifs d’infractions pénales (contravention de la 5e classe) et pour les plaignants le Grand

COMMENTAIRES DE DOMINIQUE CHEVILLON, INTERROGÉ SUR CES TROIS DOSSIERS EN QUALITÉ DE VICE-PRÉSIDENT DE POITOU-CHARENTES NATURE QUI COIFFE LES ASSOCIATIONS REQUÉRANTES « Sur l’épandage aérien de pesticides et sur la pollution par le Grand Port Maritime de La Rochelle, les associations sont les seules à faire le contrôle de légalité, c’est-à-dire à demander à l’État qu’il respecte dans ses activités ou ses autorisations les réglementations administratives et pénales issues des lois de la République... C’est un comble ! On attend plus de responsabilité de l’État dans l’exercice de ses actes. Les associations sont malheureusement aussi là pour qu’il fasse son devoir. Il devrait être un modèle ! L’exemple le plus flagrant est celui du port qui a sciemment contourné les travaux prévus dans le cahier des charges. C’est scandaleux. Alors quand on parle de charte de développement durable pour le port c’est de la tromperie ! Surtout qu’ils avaient le temps de stopper les travaux dès le début de la pollution particulaire. Un entrepreneur du privé ou un particulier aurait fait cela, il aurait été immédiatement sommé d’arrêter les travaux et aurait été condamné sans hésitation. Pour les activités d’HOLCIM et ses belles tours, on n’a pas fini de remercier le conseil municipal de La  Rochelle. Les habitants de l’agglomération et de l’île paieront cash les inconséquences du permis de construire qu’il a accordé. »

Recours contentieux contre l’autorisation d’exploitation du centre de broyage Holcim, au grand port maritime de La Pallice L’association Mat-Ré a déposé en juillet Recours contre l’arrêté 2011, avec cinq associations (MAT-Ré, du Préfet autorisant RESPIRE, Ré Nature Environnement, l’épandage aérien pour APNR, association de La Garenne) et lutter contre les chenilles 80 personnes ayant intérêt à agir, un processionnaires du pin premier recours contre l’autorisaPlusieurs communes de Charentetion d’exploitation délivrée à Holcim Maritime : Les Portes-en-Ré, Le le 6 février 2010 par la préfecture de Bois-Plage, Rivedoux, L’Houmeau, la Rochelle. Un deuxième recours La Brée-les-Bains, Grand-Village, contre le permis de construire modiSaint Trojan, Saint-Denis-d’Oléron, ficatif délivré par la mairie de La Saint-Palais-sur-Mer, Les Mathes et Rochelle, a été déposé en Avril 2012 Vaux-sur-Mer, ont été traitées en par trois associations (MAT Ré, Ré automne par épandage aérien de Nature Environnement et APNR) et Bacillus thuringiensis (ou FORAY 48B). 50 personnes ayant intérêt à agir. La Préfecture de La mairie de Charente-Maritime Rivedoux et la a autorisé l’épanCommunauté dage aérien de pesde Communes ticides pour lutter de l’île de Ré contre les chenilles ont engagé un processionnaires recours contendu pin. Une tieux conjoint, décision contesLe casier de la Repentie, au pied des enregistré au tée par Nature silos, en cours de remplissage tribunal adminisEnvironnement tratif de Poitiers 17 qui refuse les épandages aériens le 5   décembre 2011 contre l’autoride pesticides, d’ailleurs par principe sation d’ouverture d’exploitation de interdits par l’article L.253-8 du code centre de broyage Holcim. rural, en raison des nuisances qu’ils Espérées pour la fin 2013, les génèrent... sauf dérogations dûment décisions du tribunal adminisjustifiées. Nature Environnement 17 tratif de Poitiers sont attendues dénonce les cas d’irritation causés pour les premiers mois de 2014. aux hommes ou animaux domesL’unité de broyage est maintenant tiques (toxicité pulmonaire pour les opérationnelle. animaux à sang chaud selon une Après les deux recours engagés étude canadienne), la non sélectivité devant le tribunal administratif de de l’insecticide Foray 48 B employé, Poitiers, l’association Mat-Ré a déposé qui détruit les chenilles de papillon en auprès du procureur de la République général, sa toxicité pour les milieux une plainte contre X avec constituaquatiques, le non respect de la distion de partie civile pour soupçons tance de sécurité qui interdit le traide « faux en écritures publiques et tement à moins de 50m aux abords usage de faux dans le cadre de l’endes maisons, jardins, bassins ostréiquête publique concernant l’unité de coles... Nature Environnement 17 broyage HOLCIM sur le Grand Port soulève la question de l’information Maritime de La Rochelle ». Une procédes populations et rappelle l’existence dure pénale qui viserait implicitement de moyens de lutte alternatifs  : traitele maire de Rivedoux. ments mécaniques (brûlage des nids), Autant de décisions et de jugements les traitements biologiques (pièges qui retiendront l’attention de tous... à phéromones) ou même les traiteet qui pourraient bien trouver un ments chimiques depuis le sol. Nature retentissement médiatique national. Environnement 17 a donc décidé d’inMichel Lardeux tenter un recours contre l’arrêté du Préfet qui autorise ces épandages. Port maritime n’a pas respecté et a détourné le cahier des charges prévu par les services préfectoraux avec la mise en place de clapets d’évacuation dans le casier de la Repentie.

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 19 avenue de Philippsburg / B.P. 43 / 17410 Saint-Martin-de-Ré Tél. 05 46 00 09 19 / Fax : 05 46 00 09 55 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C  /  Mise en page  : Peggy Landon / Rédaction, photos  : Catherine Bréjat, Jean-Pierre Pichot, Michel Lardeux, Maryline Bompard, Nathalie Vauchez, DR / Dessins : Philippe Barussaud /  Régie publicitaire : Rhéa Marketing - Valérie Darcy : 05 46 00 09 19 - 06 14 29  47  21 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Mingot / Dépôt légal initial : Décembre 2007, puis à chaque parution / N° ISSN 1961-6147

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ACTUALITÉ T R A V A U X

D ’ U R G E N C E

S U I T E

A U X

D É G Â T S

L I É S

À

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T E M P Ê T E

Désormais, la dune vaut digue Les derniers coups de vent de sud/sud-ouest enregistrés du 1er au 6 janvier 2014 ont occasionné d’importants dégâts sur les dunes et falaises de l’ensemble du littoral charentais-maritime. Même si l’on ne déplore pas de dégâts humains mais seulement des conséquences paysagères, c’est tout le trait de côte charentais-maritime qui a été impacté par les assauts de la houle, et certains points plus particulièrement que d’autres comme à Royan, La  Palmyre, Yves, Fouras, et dans les îles d’Aix, Oléron et Ré.

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Début des travaux au Peu Ragot (reprofilage de pied de dune)

ans l’île de Ré, 13 points d’impact ont été recensés, notamment à La Couarde, entre le Peu Ragot et La Pergola, où l’érosion est très significative. Elle se traduit par un recul sur plus d’une quinzaine de mètres du pied de dune, donnant à celle-ci une allure de falaise haute de quatre à cinq mètres. Outre le sapement spectaculaire du cordon dunaire, l’estran sableux a également été victime quant à lui d’un dégraissement sur une épaisseur d’environ deux mètres. « Nos dunes sont nos digues. »

au niveau du Moulin Brûlé a également subi de graves dommages, et un léger glissement de l’enrochement dans le secteur des Anneries est à reprendre. À Saint-Clément, une brèche dans la digue des Doreaux a été signalée et 166 mètres de dune ont été affectés à la Pyramide. Quant à la Conche, la dune a reculé de façon très inégale sur plus de 2000 mètres. Un retrait notamment spectaculaire au droit du pas Zanuck du fait de l’effet Venturi créé par la proximité des blockhaus. Aux Portes, le recul moyen est de l’ordre de 1 à 2 mètres. À Ars, l’érosion constatée au Martray nord est inquiétant du fait de la proximité de la RD 735. À Loix, bien que située sur la côte nord, la commune a été confrontée au retour de la baie de l’Aiguillon. Au Grouin, la falaise a reculé d’un bon mètre, et la digue nord a subi un ravinement par l’arrière. Faire en devançant les autorisations

Pour Patrick Rayton, maire de La Couarde, « ça suffit ! Voilà plus de dix ans que l’on intervient à coups de rechargements en sable, de poses de géotextiles, de boudins sensés renforcer le pied de dune, etc., alors qu’il suffit d’une tempête hivernale classique avec une houle de 4 à 6 mètres arrivant sur de forts coefficients de marée pour que tout soit détruit, pour que tout explose, pour que des centaines de milliers de mètres cube de sable disparaissent. C’est décourageant. On a vraiment le sentiment d’avoir jeté l’argent par les fenêtres. Là où le cordon dunaire n’a pas reculé, c’est dans les secteurs, comme celui de la plage des Anneries, où, l’an passé, les services de l’État nous ont exceptionnellement autorisés à mettre en place un enrochement fait de blocs de diorite. Et tout le monde peut en juger, ça a tenu. C’est pourquoi, avec ce qui s’est passé ces jours derniers et ce qui risque de se produire à nouveau avec les forts coefficients attendus les 31 janvier (111), 1er, 2, 3 et 4 février (jusqu’à 114), j’en appelle de nouveau à l’État, en demandant un arrêté de péril à la préfecture. Sans sa dune, c’est tout le village de La Couarde qui est menacé de submersion marine. Nos dunes, sur cette côte sud, ce sont nos digues. Et dans l’immédiat, la seule solution pour les protéger et les maintenir en l’état, c’est l’enrochement ».

Pour Lionel Quillet, « on ne peut plus attendre maintenant que les fusibles ont sauté. Il faut intervenir, et vite, ce qui veut dire avant les prochaines grandes marées de la fin du mois et de début février. Intervenir comment ? Bien en posant un type de protection qui a fait ses preuves : des enrochements. Comme nous allons intervenir sur le domaine public maritime et sur celui de l’ONF (Office national des forêts), les dunes, chaque collectivité victime du phénomène se doit de faire sa demande d’autorisation auprès des services concernés. Le niveau critique ayant été constaté, les enjeux identifiés, et madame la préfète ayant verbalement approuvé la nécessité d’intervenir rapidement là où le risque est important, élus et Conseil général ont décidé, compte tenu de l’urgence, de ne pas attendre les réponses pour démarrer les travaux ! Il s’agit là d’une décision très importante puisqu’elle risque de remettre en question la doctrine nationale qui stipulait : pas d’intervention sur les dunes et les falaises lesquelles relèvent du domaine dit de “l’éolien”, c’est-à-dire d’un milieu régit par des phénomènes naturels. Seul l’anthropique était pris en considération, c’est-à-dire les digues ».

Sept communes rétaises concernées

Deux millions d’euros octroyés à l’île de Ré

À La Couarde, commune la plus meurtrie, outre les 350 mètres fortement impactés du Peu Ragot, la dune

Pour ces travaux qui ont démarré jeudi 9 janvier à La Palmyre, dans l’Anse nord de Fouras et à La Perroche

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à Dolus d’Oléron, et lundi 13 janvier 2014 pour les 17 autres points du littoral impactés, le Conseil général se propose de partiCôté enrochement (à droite), dune et plage ont résisté. Sans ciper à hauteur de enrochement (à gauche), la dune a reculé de 15 mètres et tout le sable de la plage est parti. 50 % au coût total des travaux évalués à 4 millions d’euros. Les autres 50 % étant à la charge de la collectivité afférente. Toutefois, une demande de leur cofinancement a été adressée aux services de l’État, propriétaires des différents sites d’intervention. Dans l’île de Ré, lundi 13 janvier, sous maîtrise d’ouvrage Communauté de Communes et Conseil général, c’est au Moulin Brûlé et au Peu Ragot que les travaux ont démarré, avec un reprofilage du pied de dune. Dans un deuxième temps, il conviendra C’est signé ! en creusant sur 1 à 2 mètres, de façon à atteindre le bed-rock (la banche calcaire), de créer le pied d’enrochement à une quinzaine de mètres en avant de la dune. Puis une fois les blocs de diorite de 2/3 tonnes bien ancrés, le vide situé entre l’enrochement et la dune érodée sera comblé avant un ultime reprofilage, cela afin de redonner à la dune courant mars 2014 son ancienne morphologie. De La Corogne

Des plages érodées mais également souillées Ces derniers coups de vent n’ont pas fait que des dégâts sur les dunes. En provenance du sud, ils ont apporté leur lot de détritus divers estampillés « Espagne ». Preuve que les problèmes des décharges à ciel ouvert de la côte basque espagnole que l’on croyait résolus ne le sont pas. S’il n’y avait dans ces déchets que des boites de lait UHT, des briquets, des

ballons, des flacons de détergents, rien de bien inquiétant, juste de nombreuses heures de ramassage à prévoir, mais ces détritus contiennent apparemment un grand nombre de déchets hospitaliers parmi lesquels des flacons non étiquetés à moitié pleins, des étuis de seringues, etc. La plus grande prudence est donc recommandée. Jean-Pierre Pichot

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ACTUALITÉ D É C H E T S M É N A G E R S E T D É C H È T E R I E S   : O P T I M I S AT I O N D E S C O Û T S E T A M É L I O R AT I O N D E L A C O L L E C T E

2014, année de renouvellement des marchés C’est à la fin mars 2014 que le marché de collecte des déchets ménagers et assimilés, actuellement aux mains de l’entreprise Chevalier, arrivera à son terme.

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La déchèterie du Morinand

lors en pleine période de renouvellement de mandats municipaux et intercommunaux, un avenant a été adopté par les élus communautaires en place pour que ce marché puisse être prolongé jusqu’en février 2015. Un délai supplémentaire qui permettra à la CdC de se faire accompagner par un bureau d’études pour rédiger un cahier des charges offrant, selon Patrick Rayton, vice-président de la CdC en charge des déchets ménagers et autres, « la possibilité de nouveautés. On veut inciter les Rétais à plus de participation et de responsabilité dans la gestion de leurs déchets. Notre objectif étant bien sûr d’optimiser les coût d’un service qui s’avère de plus en plus onéreux, mais aussi d’améliorer à la fois qualitativement et quantitativement la collecte de ces déchets ». L’année supplémentaire que se donne la CdC évitera de faire les choses dans la précipitation. Le nom du prestataire devrait être connu courant

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septembre/octobre 2014, lui laissant ainsi le temps de se familiariser avec le territoire si celui-ci devait changer et d’intégrer les nouvelles dispositions du cahier des charges conformément à la nouvelle réglementation du Grenelle 1 sur les déchets qui devra être appliquée en 2015, comme par exemple l’interdiction formelle de faire des marches arrières avec les véhicules chargés de collecter les ordures ménagères. « Cela nécessitera obligatoirement de revoir tous les circuits de collecte car il ne sera plus possible d’emprunter un certain nombre de rues étroites dans les villages. Le prestataire devra sans doute envisager d’opérer avec des véhicules de gabarit différent, plus petits ? Une autre éventualité serait la création de points d’apports volontaires pas trop éloignés des habitations et si possible enterrés. Par ailleurs, la circulaire régissant les collectes stipule la fin du ramassage des sacs posés à même le sol », précise Patrick Rayton. Des pistes pour réduire les coûts de fonctionnement L’autre objectif vise à optimiser du mieux possible le coût du service

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dont le montant des dépenses de fonctionnement pour 2013 s’élève à 7 203 585  €. Les marchés de prestations de services représentant 91 % de ces dépenses, soit 6 321 300  €. En recettes, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères payée par chaque foyer et les redevances spéciales et facturation déchèteries artisans équilibrent cet important budget. Pour Patrick Rayton, « un premier moyen de maîtriser le coût de la collecte serait de diminuer le nombre des ramassages hebdomadaires, notamment hors saison. Avec une population rétaise qui joue bien le jeu du tri et qui pour un tiers d’entreelle (1 200 foyers) est équipée de composteur individuel, nous avons au cours des six premiers mois de 2013 enregistré une baisse du tonnage d’ordures ménagères collectées de l’ordre de 6 %. Ainsi pourrait-on envisager de passer à un seul ramassage hebdomadaire hors saison, de conserver les trois en vigueur en saison, et pourquoi pas deux ramassages pendant l’inter-saison ? Il faut que nous trouvions une solution pour gérer les cartons des commerçants, car tous ne respectent pas les apports volontaires aux déchèteries ». La solution du 0 ripeur (le gars au cul du camion) pourrait également contribuer à faire baisser la note. Un bras mécanique commandé à l’aide de caméras par le seul chauffeur diminuerait considérablement le coût de la masse salariale. Toutefois ce procédé n’est guère envisageable dans l’île compte tenu de l’étroitesse de la voirie dans les villages. « Il faut donc passer en revue les solutions pouvant conduire à rogner le coût de la collecte, car nous allons subir la hausse de la TVA, l’augmentation de la TGAP (taxe sur les activités polluantes) qui va passer de 15 à 20  € la tonne et qui ne cessera d’augmenter, jusqu’à des 80  € la tonne. De plus, comme nous n’avons pas de structure de traitement, nous devons transporter nos déchets par camion

vers des centres conçus à cet effet, ce qui veut dire que l’écotaxe mise en place sur les routes, il nous faudra la payer. » Ça bouge au niveau des déchèteries Comme pour la collecte, en 2014 intervient l’échéance du marché de la gestion des déchèteries. À l’avenir, c’est le SMICTOM d’Aunis et des Vals de Saintonge (Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères) qui assurera, sur la base d’une adhésion de 68  € par habitant pour une population définie à 19 000 habitants, le transport et le traitement pour les déchèteries de l’île. La CdC conservant la gestion de celles-ci. «  Là également, l’optimisation est le but recherché. C’est pourquoi, le conseil communautaire a adopté le principe du transfert de la déchèterie du Morinand sur le site des Gâchettes qui jouxte le Centre de Transfert. En attendant, au Morinand, afin d’éviter toutes nouvelles dépenses pour des travaux imposés de mise aux normes, notamment la création de quais ou de bac de rétention d’eau en cas d’incendie, nous avons choisi la seconde solution proposée, qui est de supprimer 3 bennes. À noter que la future déchèterie séparera professionnels et particuliers qui jusqu’à présent, au Bois-Plage, à Sainte-Marie et à Ars étaient mélangés. Décision a déjà été prise par la CdC pour que Sainte-Marie n’accueille plus les professionnels, et il pourrait en être prochainement de même à Ars. Reste que ce qui nous pose le plus de problèmes, ce sont les encombrants dont l’évacuation se chiffre à 200 € la tonne. Sans aller jusqu’à créer une ”ressourcerie“ ou une ”recyclerie”, nous avons décidé de mettre en place une filière de revalorisation pour le meuble (tous matériaux) et la literie en mettant deux bennes à disposition des particuliers, l’une au nord, l’autre au sud. » Jean-Pierre Pichot

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ACTUALITÉ AMÉNAGEMENT

Résidence touristique Park and Suits à Rivedoux : un levier de l’aménagement foncier

Le développement économique et social de la commune, voulu par la municipalité, se poursuit avec entre autres projets, le nouveau quartier du Château qui est une des priorités structurantes engagées depuis le début du mandat. Les acquisitions foncières nécessaires sont bien avancées et la vente d’une réserve foncière communale envisagée depuis 2010 vient accompagner l’aménagement foncier. Une opportunité économique à plusieurs effets

Cette réserve foncière accueillera une résidence touristique

Vente d’une propriété communale de 9000 m2 La vente d’une réserve foncière communale de 9000 m2, située entre la rue du Défend et la rue des Acacias, classée en zone 2 NA,vient d’être votée à la majorité du conseil municipal du 20 novembre 2013. Le groupe « Park and Suits » projette à cet emplacement la construction d’une résidence de tourisme d’une capacité d’hébergement de 320 personnes sur une centaine d’appartements hôteliers. Salle de séminaire, SPA, piscine, complèteront l’équipement, dont un tiers resterait ouvert les mois d’hiver pour accueillir un tourisme d’affaires, à l’entrée de l’île.

« La municipalité », explique le maire Patrice Raffarin et son Adjoint à l’urbanisme Marc Chaigne, « va réaliser une opération financière blanche pour les Rivedousais. La vente des 9000 m2 au prix de 3 millions d’euros, accompagnera l’acquisition de terrains pour la création sur 3,5 hectares de la future ZAD du Château ». Ce nouveau quartier s’inscrit dans le développement de la vie permanente, intégrera 35 logements sociaux, comprendra des équipements sportifs et des parkings. Le second effet du projet Park and Suits, est de retrouver le niveau d’hébergement touristique du village, structurellement réduit de près de 400 lits par les mutations qualitatives de l’hôtellerie de plein air Campéole, au Platin et à la Redoute, et aussi par la fermeture du camping des Tamaris. Enfin, troisième effet : maintenir le potentiel de clientèle et le dynamisme commercial du village, indispensables à la qualité de la vie permanente et

touristique. Sans oublier la vingtaine d’emplois induits par l’activité de la résidence de tourisme. La conformité au SCOT expliquée Lors du dernier point presse, le maire et son adjoint à l’urbanisme ont expliqué pédagogiquement les opérations foncières en cours et le respect du SCOT, en présence du Cabinet Escoffier qui accompagne l’élaboration du PLU (plan local d’urbanisme). « La réserve foncière communale de 9000 m2, rue du Défend, est classée en Zone 2 NA dans le plan d’occupation des sols (POS), zone AU (à urbaniser) dans le PLU. Par conséquent, ce sont des terrains potentiellement urbanisables, déjà comptabilisés dans les 20% constructibles du territoire communal. La commune respecte bien les dispositions réglementaires du SCOT, et les objectifs du PADD (Projet d’aménagement et de développement durable). Alors que, le choix d’une construction de résidence pour seniors aurait impacté le résiduel constructible ! »

C’est le paradoxe de la réglementation et son incidence sur le choix du projet.  Michel Lardeux

Les zones à urbaniser, dites « zones AU »  : l’article R. 123-6 du code de l’urbanisme les définit comme pouvant « être classées en zone à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l’urbanisation ». (Anciennes zones NA du POS.) On distingue deux types de zones AU : > les secteurs urbanisables immédiatement en raison de la présence « d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU » et ayant « la capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone » ; cette zone est généralement nommée « 1AU » ; > si cette capacité est insuffisante, l’ouverture à l’urbanisation est subordonnée à une modification ou une révision du PLU ; on nomme généralement cette zone « 2AU ».

ÇA BOUGE À… RIVEDOUX-PLAGE

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Pour mieux vivre au cœur du village : des travaux en centre-bourg

a tranche, dite « ferme » des travaux d’amélioration de circulation et de qualité de vie en centrebourg, a démarré le 8 janvier 2014 pour la part communale et à compter du 15 janvier 2014 pour la part départementale. Les travaux se déroulent chronologiquement de la manière suivante : > réalisation du réseau pluvial sur la place de la République. > construction provisoire du barreau de liaison de voie nouvelle entre la RD735 actuelle et l’avenue de la Plage de manière à pouvoir accueillir les 2 sens de circulation de la RD735. Du stationnement en épi sera possible des deux côtés de cette voie. > aménagement de l’avenue Gustave Perreau (pluvial, chaussée et trottoirs)

dans la section comprise entre le futur carrefour giratoire et la jonction RD735voie nouvelle. Pour se faire la circulation actuelle de la RD sera intégralement transférée avenue de la Plage (2 sens de circulation) en rejoignant la RD735 actuelle par la nouvelle voie de liaison. Un accès aux commerces de la place sera maintenu pour les piétons et la commune organisera le stationnement des véhicules dans les anciennes emprises ouest du camping. > construction de la partie nord du giratoire de forme octogonale. > aménagement de l’avenue de la Plage (pluvial, chaussée et trottoirs) hors circulation. Un seul sens de circulation sera possible sur la nouvelle section nord de l’avenue Gustave Perreau  ; l’autre sens de circulation sera dévié par les voies communales (itinéraire à définir). > l’aménagement de la place de la République se fera de manière continue indépendamment des travaux routiers décrits ci-dessus mais en prenant en compte la nécessité de maintenir les accès piétons aux commerces pendant toute la durée du chantier (l’accès pour les livraisons devra être étudié). > aménagement de la section de la rue Jules Ferry entre le Schéma du phasage des travaux

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giratoire octogonal et la rue Edouard Herriot (pluvial, chaussée et trottoirs). Ces travaux se feront sous alternat. > aménagement de l���amorce de la rue Pasteur sous rue barrée. > aménagement de la voie en impasse d’accès au groupe scolaire : travaux hors circulation. Les commerces restent accessibles Pendant toute la durée des travaux, l’ensemble des commerces situés dans la partie impactée restent ouverts et accessibles à tous. L’ancienne aire de stationnement des camping-cars est ouverte en partie au marché et pour le reste de sa surface à du stationnement. Un balisage vous indique comment rejoindre facilement ces emplacements de parking. Depuis le stationnement, un cheminement piéton sécurisé est indiqué pour rejoindre les commerces suivants : > La boulangerie Fred > La boucherie-traiteur > L’épicerie fine, salon de thé > Le salon de coiffure Bio et Sens > La boutique de prêt-à-porter et sportswear hommes/femmes > La Poste > La crêperie/saladerie du Platin.  Le Maire, Patrice Raffarin

Plan de circulation et de stationnements

Une concertation avec les riverains, les commerçants et les artisans est ouverte depuis le lancement de ces travaux. Nous veillerons à ce que les nuisances soient les moins importantes possibles et ne pénalisent le commerce que dans une très stricte mesure. Nos efforts et ceux des commerçants prendront tout leur sens si nous pouvons compter sur votre compréhension et votre fidélité. Vos commerçants habituels restent à votre disposition et répondront à vos demandes comme ils l’ont toujours fait. C’est unis que nous réussirons cette transition vers un village encore plus accueillant !

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ACTUALITÉ TERRITOIRE

Disparition du canton de Saint-Martin : « Une décision incompréhensible » Si l’on savait depuis longtemps que les cantons de l’île de Ré allaient fusionner en un seul, c’est à la surprise générale que Sainte-Marie-de-Ré a été retenue comme bureau centralisateur dans le nouveau découpage, en lieu et place de Saint-Martin. la commune la plus peuplée et non celle disposant d’une légitimité historique.

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Patrice Déchelette, maire de Saint-Martin, combatif

e maire de cette commune, Patrice Déchelette, ne cache pas sa stupéfaction et son mécontentement face à « une décision incompréhensible », marquant une méconnaissance du territoire. Les cantons sont le territoire d’élection des conseillers généraux, siégeant à l’assemblée départementale. En application de la loi du 17 mai 2013, la nouvelle carte cantonale de la Charente-Maritime a été publiée dans le cadre d’un projet de décret. Le choix de Sainte-Marie (3 186 habitants) comme bureau centralisateur (on ne dit plus chef-lieu de canton) s’appuierait sur une doctrine officielle conduisant à désigner

Rayer d’un trait de plume des siècles d’histoire Or, Saint-Martin (2 526 habitants) revendique son rôle de capitale historique et administrative de l’île de Ré et de siège des services publics. Nouvelle gendarmerie, collège de 550 élèves, hôpital et soins de suite, EHPAD, siège de la Communauté de Communes, Trésorerie, passeports, figurent parmi les services qu’elle assure pour toute l’île, ainsi que les équipements collectifs tels que la piscine intercommunale et la Halle des Sports. Saint-Martin profite également d’une position centrale, au contraire de Sainte-Marie. Pour Patrice Déchelette, « On ne peut pas rayer d’un trait de plume des siècles d’histoire ». S’il n’est pas dans

une logique de guerre de clochers avec sa « collègue et amie » Gisèle Vergnon, maire de Sainte-Marie, il déplore un risque de perte de subventions et surtout le mépris d’une identité locale à laquelle les habitants sont attachés. Les élus mobilisés «  Je vais faire ce qu’il faut au niveau des recours  », déclare Patrice Déchelette, qui portera la contestation devant le Conseil d’État. De son côté, le Conseil municipal prendra une délibération le 20 janvier, tandis qu’une session extraordinaire du Conseil Général se tiendra le 24. Son Président Dominique Bussereau, se déclare « fermement opposé » à ce redécoupage qu’il considère comme une atteinte aux territoires ruraux et invite le maire à contester le décret. Le député Olivier Falorni a quant à lui fait un courrier au Ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

Malgré ces soutiens, le maire de SaintMartin se sent « démuni ». Cette levée de boucliers traduit un attachement des gens aux structures administratives historiques, qu’on a déjà pu constater avec la fronde contre la suppression des numéros de départements sur les plaques d’immatriculation.  Laurent Kaczmarek

Le projet de redécoupage de la CharenteMaritime limite les inégalités démographiques entre cantons, passant d’un rapport de 6,97 à 1,56 seulement. Avec 17 926 habitants, le nouveau canton de l’île de Ré justifie son écart par rapport à une moyenne de 23 049 par sa spécificité insulaire et le respect de l’intercommunalité. Le projet vise également à respecter l’unité communale.

ÉCONOMIE

Nautic 2013 : le Salon nautique de Paris donne la tendance de l’exercice 2014 Le vent léger d’une reprise soufflait sur les salons nautiques de rentrée, à Cannes et au Grand Pavois de La Rochelle, particulièrement dans le secteur du petit bateau à moteur. Un signe encourageant après deux années de réelles difficultés. Qu’en est-il au terme de ce Nautic 2013 ? La prudence des constructeurs Les organisateurs, évoquent des affaires de bonne tenue, supérieures à 2012. Cela, malgré la diminution du nombre de bateaux exposés, consécutive aux difficultés du marché français et à la réduction des emplacements. La clientèle potentielle, vient au salon très documentée, avec un projet précis. Les ventes de voiliers restent difficiles pour les grosses unités. Les canoës à voile, les petits trimarans pirogue et les paddle sont très tendance et confirment leur progression de vente. Autre indicateur positif de cette édition 2013 : la hausse de la vente des billets témoigne de la progression des visiteurs néophytes et des étrangers. L’analyse des exposants rétais Rencontrés dans leurs nouveaux locaux de la zone artisanale du Fond des marais à Rivedoux-plage, Vincent et Florentin Motte, analysent le Nautic 2013 : Motte Marine et Motte Yachting y exposaient des bateaux Jeanneau, Fountaine-Pajot et Wauquiez. Nous avons connu un très fort ralentissement de l’activité de février à aout 2013. C’est une tendance générale du marché français, confirmée par

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une baisse notable des immatriculations pour la 4ème année consécutive. Les 3 grandes régions du Nautisme en France : Manche Bretagne, Atlantique et Méditerranée, réagissent différemment aux difficultés du marché. En Atlantique, nous avons constaté un frémissement du marché au Grand pavois, lié à la bonne météo estivale. Sur Paris, le marché est plus porteur sur les unités de 50 000 à 120  000  e, mais au delà de 200  000  e, aucune reprise du marché français. Heureusement pour les grands constructeurs l’exportation reste dynamique et le marché voile bouge un peu. Le marché de l’occasion est concurrentiel du neuf, avec des prix bas, qui attirent beaucoup d’étrangers. Nos retours de salon sont encourageants et nous sommes plus optimistes qu’en 2013 ! Pour Catherine Iscovici, des chantiers Latitude 46,constructeur des Tofinou, Andréyale et Lady Scarlett, sur l’île de Ré depuis 25 ans : Le Salon Nautique de Paris s’est ouvert avec un nombre restreint d’exposants et d’espaces aménagés, créant un climat inquiétant qui s’est trouvé démenti par la qualité des visiteurs. Les contacts pris lors du salon sont positifs, ils nous laissent

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espérer une amélioration en 2014 par rapport à 2013. À confirmer! Les Chantiers Carènes avec le Bahama, et le Groupe OMEGA Yacht avec la gamme Rhéa-Marine, Rhéa-Trawler, Arcoa Yachts, et le nouveau Rhéa 27 ont aussi été très visités. 2ème constructeur mondial de bateaux de plaisance et 1er en Europe, l’industrie nautique française est un acteur

Le nouveau Rhéa 27 escapade

économique important. Avec près de 360 entreprises pour un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, 3600 emplois directs, 56 ports, et un taux d’exportation de 65 %, la filière nautique de Charente-Maritime est un pôle majeur du nautisme à l’échelle nationale et internationale.  Michel Lardeux

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L E S V OE U X V Œ U X D U P R É S I D E N T D E L A C O M M U N A U T É D E C O M M U N E S D E L’ Î L E D E R É

Des vœux emprunts de maturité et de sagesse Contrairement aux précédentes cérémonies des vœux depuis 2008, dont Lionel Quillet profitait pour annoncer la ligne stratégique de l’année à venir – période de réserve électorale oblige – le président de la Communauté de Communes s’est contenté de dessiner une esquisse – animée – de ce qu’est l’île de Ré à l’aube de l’année 2014.

À

peine s’est-il risqué à quelques petites touches humoristiques, comme par exemple la description devant une salle comble, et au grand dam du lieutenant-colonel de gendarmerie Nicolas Tiburce, de la nouvelle voiture-radar récemment arrivée sur l’île de Ré et qu’il a débusquée par hasard, une Peugeot noire... ou encore s’est-il gentiment moqué du député Olivier Falorni qui lors de chacune des 10 cérémonies des vœux communaux a évoqué l’anniversaire de la Grande guerre de 14-18 et l’hommage à ses Poilus. Il faut dire que le député avait aussi quelques minutes avant « démenti les rumeurs colportées par la presse locale sur sa prétendue liaison avec Lionel Quillet, aux côtés duquel il a été très souvent vu et photographié ces dernières semaines... ».

« interventionnisme » fort comme il s’est attaché à le faire depuis 2008, en matière de crèches, de logements, de transports, de défense à la mer mais aussi de maintien des équilibres sociaux et économiques qui reposent sur une complémentarité et une juste alchimie entre « Rétais » et « résidents secondaires », sans lesquels prétendre maintenir une vie permanente sur l’île de Ré serait vain. Économie, tourisme et maintien des tarifs du Pont seront les enjeux majeurs du prochain mandat

Le maillage du territoire mené avec volontarisme ces dernières années par la CdC – entre les communes, entre les résidents permanents et secondaires, entre les différentes couches sociales... – portera pleiUne collectivité territoriale nement ses fruits dans les années forte est indispensable à venir. Toutes les fondations de Plus sérieusement, le tableau l’édifice ont été posées, les projets des missions et actions de la sont lancés et vont se réaliser dans Communauté de Communes est les prochaines années comme par devenu très conséquent ces derexemple pour la construction de nières années. Conforté dans sa logements ou de nouvelles crèches, stratégie par un sondage national «  il va toutefois falloir que la CdC montrant que dans le climat de intervienne fortement en matière défiance actuelle extrême 61 % des de stratégie économique et tourisFrançais ont confiance en leur maire tique pour un développement réussi et conseil municipal, Lionel Quillet mais raisonné », selon le président qui estime que « ce seront les deux s’est dit rester un farouche partisan du maintien des mairies. Toutefois, enjeux majeurs du prochain mandat ». La protection des côtes le restera également, elle semble en bonne voie, et il entend annoncer de bonnes nouvelles lors de la réunion publique du 31 janvier… « Le maintien de tarifs du pont dissuasifs en haute saison sera le grand combat de 2015  » (NDLR : il est fort possible que la majorité départemenLa Philharmonie de l’île de Ré a brillamment introduit la tale bascule avec le cérémonie des vœux redécoupage électoral des cantons...), « car bon nombre de compétences ne l’avenir de l’île de Ré en dépend. La CdC et le Conseil général ont tenu peuvent plus être assumées au niveau communal, et une collectileurs engagements pour rendre l’île vité territoriale forte est indispende Ré accessible à tous par transsable. Garantir un avenir pour les ports alternatifs ou en commun, il générations futures sur notre île s’agit d’un combat qui peut et doit exceptionnelle, s’assurer qu’elle être mené bien au-delà des clivages le reste, nécessitent à ses yeux un politiques ».

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Lionel Quillet est apparu plus tempéré que d’habitude, période de réserve électorale oblige

Le combat de la protection des côtes et de l’élaboration d’un PPRL raisonné et raisonnable continue car la doctrine de l’État de repli stratégique est intenable : ce sont 20 millions de Français qui vivent en zone inondable et 50 millions dans Comme à chaque « apparition présidentielle », le public était venu en masse ! des zones à risque ­–  sismique, nucléaire, incenMener une telle stratégie nécesdie, avalanche ou submersion – la site aussi de savoir fédérer des défense est possible et a toujours équipes – les élus et les personnels été envisagée... de la CdC – et de pouvoir déléguer et s’appuyer sur chacun avec une Les finances et les hommes, confiance mutuelle. Il est vrai qu’en pierres angulaires du projet tant que chef d’une entreprise de 35 présidentiel salariés, Lionel Quillet a un certain Le tour d’horizon présidentiel n’autalent de manager, et c’est aussi une rait pas été complet sans évoquer équipe de 35 personnes qu’il gère deux points essentiels : les finances à la Communauté de Communes et les hommes. Le budget com(hors les 35 personnels des crèches munautaire annuel de 40 millions et accueils de loisirs). d’€ représente l’équivalent des Il a tenu à remercier les équipes de 10 budgets communaux ; il n’y a la CdC en leur dédiant un petit film pas eu d’accroissement des impôts – réalisé par Aliénor Malbosc – les depuis 2008 et la TEOM (taxe d’enmontrant à l’œuvre au quotidien, lèvement des ordures ménagères) et les délégués communautaires a même baissé à deux reprises. qui ont chacun joué un rôle, y Aucun recours à l’emprunt n’a compris dans « les moments de été nécessaire pour financer les doutes ».  16 millions d’€ d’investissements Nathalie Vauchez dans les projets de la gendarmerie, du centre de transfert, ou encore des digues...

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L E S V OE U X VŒUX DE JEAN-LOUIS OLIVIER, MAIRE D’ARS-EN-RÉ

Budgets et mises au point l’îlot des maisons communales de la place de l’église bénéficie de 20 000  € de la réserve parlementaire du député, Olivier Falorni. Sur ce projet, déjà engagé, certains points restent à étudier par rapport au schéma initial « afin de conserver des éléments existants pour garder le charme de notre village ». Pour lever certaines objecComplicité d’élus tions quant au déplacement de la mairie, il a rappelé : «  Il ne s’agit e maire, Jean-Louis Olivier, a pas de se faire plaisir. Les locaux listé les réalisations de l’année actuels sont exigus. Les conditions 2013, en mettant en regard de travail du personnel communal et de chacune les subventions obtedes élus ne sont pas compatibles avec nues et leur provenance : « Dans la tâche qui leur est demandée. Il y a ces temps difficiles, de moins en là quatre projets en un : la mairie et moins de participations et de subla salle des mariages, l’office de touventions nous sont octroyées. Il faut risme avec une salle d’expositions, le remercier les collectivités qui nous poste de police et l’accès aux écoles ». aident ». Ainsi la restructuration de

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De même pour répondre aux interrogations concernant la cession du VVF, il a justifié : « La vente ne servira pas à financer nos maisons commmunales, comme cela a été écrit et dit. Ceci y participera sans doute, mais nous voulons remanier notre dette. Depuis 1995 nous avons acheté la coopérative de la boulangerie pour les écoles, la propriété Caillaud, le terrain du couvent et les terrains pour le lotissement de la Grange ». La vente du VVF est en cours de négociations avec la société VVF elle-même. Le maire souhaite que la transaction soit actée avant le 30 mars. Il en a profité pour souligner les compétences de Patricia Caillaud, la directrice et de son équipe. « Elles devraient pouvoir continuer à y travailler comme par le passé. » Jean-Louis Olivier a confirmé que les 14 logements sociaux de La Grange seraient mis à disposition

en avril prochain, et que les candidatures sont actuellement étudiées par Habitat 17, le bailleur social. Il a terminé sur une note financière : « Notre budget est bien maîtrisé. Nos dépenses de fonctionnement sont égales voire inférieures à celles de l’année dernière et notre endettement est stable. En trois mandats, tout ce qu’on a pu faire l’a été pour le bien de la collectivité ». Les nouveaux arrivants ont été salués, 28 inscriptions supplémentaires ont été enregistrées sur les listes électorales. Le maire a remercié les associations, les équipes communales, les pompiers, les gendarmes et les élus. Lionel Quillet est ensuite revenu sur les travaux qui vont être rapidement engagés au Martray et à l’épi de Motronne endommagé par la tempête de début janvier. Maryline Bompard

VŒUX DE JEAN-PIERRE GAILLARD, MAIRE DU BOIS-PLAGE-EN-RÉ

« L’union fait la force »

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es vœux classiques de fin de mandat respectueux du droit de réserve dû aux prochaines échéances électorales de mars prochain pour lesquelles Jean-Pierre Gaillard est candidat. « Je ne vous parlerai donc pas de 2014, ni même de 2015, mais, sans faire un catalogue à la Prévert, je reviendrai sur ce, qu’avec mon

équipe, nous avons fait pour le BoisPlage au cours de l’année 2013, ce qui, bien sûr, ne sera pas sans conséquence sur les années à venir ! » « Un village attractif » Après avoir présenté ses vœux aux Boitaises et aux Boitais, et remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à ce que la commune fonctionne

VŒUX D’OLIVIER FALORNI Le Député Olivier Falorni était présent aux vœux de quasiment toutes les Communes de sa circonscription, au nombre de 20. Il a ainsi souhaité en direct ses vœux dans les 10 communes à tous les Rétais et lors des vœux du Président de la Communauté de Communes de l’île de Ré. « Être ensemble a un sens, la solidarité compte, c’est le contraire de ce qui enferme, cloisonne. La communauté des Rétais puise sa force dans son attachement à son territoire et à la symbiose des communes avec la Communauté de Communes. Que ce soit au niveau des collectivités locales, nationale ou internationale, il faut retrouver les valeurs du travail commun, des intérêts partagés. Dans cette période difficile, dans un monde un peu incertain et agité, j’espère que 2014 sera une année de protection. Ce début d’année a été un moment de préoccupation dans l’île de Ré. Plus que jamais la prise en compte de ce besoin de protection et l’engagement des élus permettront de faire en sorte que nous puissions vivre sereinement sur cette île. Je vous souhaite aussi une année de mémoire. Je repensais à une phrase du général de Gaulle “Du passé naît l’espoir”. 2014 va marquer un moment de mémoire collective, puisque nous allons célébrer le centenaire de la première guerre mondiale. Ce moment de mémoire sera l’occasion de célébrer l’héroïsme de ceux qui se sont battus, mais aussi de tirer quelques leçons de cette période. De se dire que notre pays est fort quand il est rassemblé. “Le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme, c’est la haine des autres” disait Romain Gary. Le souvenir doit transmettre ce message, pour que les générations qui viennent aient conscience de que ces hommes et ces femmes ont fait, mérite notre reconnaissance. Se souvenir ensemble pour être plus fort ensemble pour l’avenir. Au-delà des sensibilités politiques, allons dans le même sens ».

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bien, Jean-Pierre Gaillard a émis un souhait personnel, celui de «  conforter tous ensemble le tissu intergénérationnel tissé au Bois-Plage. Avec une population stable de 2 413 habitants, la commune ne compte pas moins de 40 associations qui, grâce à leurs bénévoles font vivre le village à l’année en le rendant attractif même au-delà de ses frontières comme en a témoigné le succès de la 1ère Fête des Lumières le 13 décembre dernier ». 50 logements locatifs programmés 2013, fut en matière de travaux de voirie, soit un aboutissement (entrée du village au droit du Pas des Bœufs, ou bien enfouissement des derniers réseaux aériens), soit un lancement de projets comme celui de la requalification de l’ensemble des lieux jouxtant la place de la Liberté, face à la mairie, « qui sera une réelle plus-value à la fois qualitative et fonctionnelle pour le centre village. Des travaux réalisés avec toujours en fil conducteur le souci de l’accessibilité pour tous ». Grâce à l’écotaxe, et en partenariat l’ONF (Office National des Forêts), la commune a poursuivi l’entretien de son cordon dunaire que la tempête a sérieusement mis à mal. « C’est là, certes un éternel recommencement, mais la dune, c’est notre digue, c’est la protection de notre village. » 2013, aura également été l’année du lancement d’un double programme de logements locatifs avec le « Hameau de Rochefort » où 40 logements avec places de parking verront bientôt le jour, et un programme communal d’une dizaine de logements place de la Liberté.

Jean-Pierre Gaillard, bien entouré

Quant au prochain transfert de la déchèterie du Morinand aux Gâchettes, les études sont lancées, ce qui devrait permettre de rendre ce secteur boisé à la nature à l’horizon 2014/2015. Optimisme affiché, mais vigilance quand même «  Les finances communales sont saines, et la récente obtention du statut de “Station de Tourisme” est un plus, car intéressant en terme de fiscalité. Alors, continuons, restons vigilants face aux futurs zonages, au SCoT et au PLU à venir. » « Si la commune reste la collectivité territoriale préférée des Français, je rajouterai que la Communauté de Communes est pour nos communes le ciment indispensable de la gestion de la vie publique. » Une précision sur laquelle rebondira Lionel Quillet, président de la CdC : « Si les communes réalisent le montage des murs, la CdC est là pour fournir le ciment nécessaire ! Quant au fait de n’avoir plus qu’un seul canton dans l’île en 2015, cela va dans le sens d’une plus forte cohésion du territoire. Et si l’on peut déplorer que la France manque de vision à long terme, ce n’est pas le cas de l’île de Ré qui possède une véritable vision d’avenir ». Jean-Pierre Pichot

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L E S V OE U X V ΠU X D E PAT R I C K R AY T O N , M A I R E D E L A C O U A R D E - S U R - M E R

La mer : une préoccupation permanente

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atrick Rayton remercia tous ceux qui contribuent à la vie permanente, à l’animation et participent au maintien du lien social dans le village. Puis, il expliqua à l’assistance que cette année, l’exercice serait quelque peu différent car en raison de la loi électorale, il ne pourrait présenter les grandes perspectives à venir cela étant interdit dans les mois précédant des élections municipales. D’une année sur l’autre, la grande priorité du maire reste la défense des côtes. Après les forts coups de vent intervenus début janvier et qui ont sérieusement endommagé le Peu Ragot et la dune du Moulin Brûlé (cf.  article de J.-P. Pichot en page 3), Patrick Rayton était heureux d’annoncer que les travaux débuteraient dès le lundi 13, le Président du Conseil

général ayant donné son aval pour un enrochement avant même le rendez-vous prévu chez le Préfet le 14   janvier. Patrick Rayton soulignait que c’était un travail d’équipe qui avait permis d’obtenir ce résultat. Il rappela ensuite les différents grands travaux réalisés l’année écoulée parmi lesquels la finalisation du plan d’action du Papi devant débuter en 2015, l’aménagement du site du Peu Ragot livré en juillet à la satisfaction de la majorité des habitants et en particulier des sauveteurs de la SNSM, la transformation de la mairie inscrite dans le plan de référence 2003 dont le caractère obligatoire tenait à un certain nombre de règles de sécurité, d’accessibilité et de remise aux normes à respecter. La première phase de

cette restructuration concernait la bibliothèque terminée en novembre. Le plan de curage des réseaux était engagé en novembre et en décembre ce sont les toilettes publiques de La Pergola qui étaient installées. Le dossier qui occupe chaque jour le maire est celui du PPRL qui bloque la délivrance d’un certain nombre de permis de construire dans le canton nord. Tout est suspendu à la physionomie de la nouvelle carte, résultat de la contre expertise demandée par la CdC et qui devrait voir le jour fin janvier, carte qui ne nie pas le risque mais prend en compte des risques raisonnés. Remerciant Lionel Quillet de son engagement ainsi que de l’avoir associé à toutes ses démarches, Patrick Rayton termina son allocution en indiquant : « Je crois à une

Patrick Rayton, heureux de voir enfin les travaux de dunes démarrer

collaboration efficace entre les communes de l’île. Nous devons avoir une vision globale du territoire tout en respectant les particularités de chacune des communes. » Catherine Bréjat

VŒUX DE LÉON GENDRE, MAIRE DE LA FLOTTE-EN-RÉ

Émotion et histoire au programme des vœux du maire de La Flotte flottaise et à la musique, Marc reçut la médaille de la commune, les félicitations du maire et du député Olivier Falorni. Histoire : En souhaitant aux Flottais une année 2014 riche en événements, Léon Gendre souriant et détendu, pensait de manière subliminale aux prochaines échéances électorales. Son premier adjoint ayant rappelé le travail accompli Léon Gendre, entre émotion et convictions gauliennes et les chantiers réalisés, le maire Émotion, lorsque Léon Gendre fit se félicitait de la très bonne gestion l’éloge du travail accompli par Marc communale qui se traduit par des Thivenin, son premier adjoint parimpôts locaux inchangés depuis 6 faitement rétabli d’un accident de ans. Léon Gendre pouvait alors, fidèle santé, touchés par les applaudisseà ses convictions gaulliennes, évoments nourris d’une salle comble. quer le 70ème anniversaire de la libéJuste reconnaissance de 30 années ration de la France et le centenaire consacrées à la vie de la communauté et de l’armistice qui seront célébrés

en 2014, pour tirer les leçons de ces grandes pages de notre histoire contemporaine. Citant les grands hommes d’État Raymond Poincaré, Georges Clémenceau, Foch, le général de Gaulle, les résistants, Léon Gendre rappelait l’impact du rassemblement des forces vives de la nation sur le cours de l’histoire. L’invitation au rassemblement de la population flottaise, d’allier la compétence des uns au dynamisme des autres pour œuvrer dans l’intérêt de La Flotte et de l’île de Ré entrait en résonance de l’évocation historique. « Dépasser les ambitions personnelles, combattre la chute de l’économie, lutter contre la sinistrose, c’est le défi des dirigeants de la France mais aussi celui de nos communes. Il faut savoir ce

que l’on veut, le dire, mais aussi le faire. J’applique cette démarche de Georges Clémenceau. 6 mandats de maire et 37 ans de réussite de cette politique, concluait Léon Gendre, se font avec des conseils, ceux avisés de mon épouse Jacqueline, de mes fidèles amis, toujours présents dans le gros temps, et le travail de mes services administratifs et techniques, des enseignants, de la police municipale, de l’office de tourisme, des associations... Sans vous, je n’aurais pas mis en œuvre mes idées anticonformistes, ni fait passer mon message pour La Flotte. Merci, et que 2014 vous apporte la santé ! » Michel Lardeux

VŒUX DE GISÈLE VERGNON, MAIRE DE SAINTE-MARIE-DE-RÉ

Une conception collégiale de l’action

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Gisèle Vergnon, très suivie

’est devant une salle du gymnase comble et un parterre d’élus bien fourni que madame le maire dressa le bilan des actions 2013 : salle des fêtes reconstruite, transaction pour l’achat des terrains destinés à la salle polyvalente réalisée, lancement de l’extension de la zone artisanale, création du mouillage du Port Notre-Dame, aménagement des arrière-plages terminé. Elle remercia les acteurs responsables de la vie économique de la commune et en particulier le secteur du tourisme.

En matière environnementale, les plantations aux abords des marais des Grands Prés ont été refaites, le sentier des cinq paysages a été plébiscité, les activités de l’Ancre maritaise ont augmenté et Sainte-Marie est labellisée « Village étoilé » depuis mars. Coté patrimoine bâti, l’achat du chais et de l’alambic permettent de conserver la mémoire rurale du village. La réforme des rythmes scolaires a fait l’objet d’ateliers débouchant sur un nouvel emploi du temps en novembre. Depuis deux mois, des activités douces sont proposées durant la pause méridienne et le retour des enfants est bon. La création du P’tit Clos, véritable jardin pédagogique, offre une nouvelle activité périscolaire.

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Les solutions expérimentales mises en place pour le stationnement et le transport en commun furent également abordées. Concernant la voierie, 20 km sur les 65 km de routes que possède Sainte-Marie ont été réhabilités en six ans. Sainte-Marie chef-lieu de canton Ayant expliqué que Sainte-Marie serait le nouveau chef-lieu de l’unique canton de l’île du fait de sa population de 3 300 habitants, Gisèle Vergnon indiqua que c’était aussi le critère retenu pour la représentation de la commune à la CdC et qu’il y aurait quatre délégués. Enfin, elle termina par un bref aperçu de la situation financière, qui est saine, les emprunts ayant

été limités et l’augmentation des recettes n’étant pas passée par l’augmentation des impôts communaux. Gisèle Vergnon remercia au cours de cet exposé ses collaborateurs, ses partenaires et les associations maritaises car elle sait que leur participation est essentielle à la réussite de son action. Les Trophées de la commune furent remis cette année au : Comité de jumelage île de Ré-Philippsburg, l’équipe féminine de l’Amicale bouliste maritaise, l’association des Jardiniers de l’île de Ré, M. Dandonneau commerçant et Serge Loher, porte-drapeau des Anciens combattants et prisonniers de guerre. Catherine Bréjat

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L E S V OE U X VŒUX DE CHRISTIAN BOURGNE, MAIRE DES PORTES-EN-RÉ

Les sixièmes et derniers vœux de Christian Bourgne jeunes qui veulent vivre et rester dans le village ». Aux 24 associations il a lancé un appel : « Plus d’interférences positives entre les unes et les autres, ce serait mieux. De notre côté, il y Dans les rues des Portes-en-Ré, rénovées ces deux a encore des pistes à tradernières années vailler pour faire plus et ensemble ». En début d’après-midi, l y avait un peu d’émotion dans l’air la visite du village avait permis de lors de l’ultime cérémonie des vœux constater les réalisations de voirie, du maire. Devant une centaine de pluvial et revêtements, en présence Portingalais, il a rappelé les notions d’Olivier Falorni, député de Charentede solidarité et de bien-vivre dans le Maritime, et de Lionel Quillet, prévillage. Des liens forts ont été tissés sident de la CdC. « J’avais annoncé avec les communes voisines d’Ars qu’il fallait redynamiser le centre et Saint-Clément. Le RPI en est un bourg, le faire vivre autrement. Le exemple. « 70 enfants sont inscrits à village a gardé son identité, l’enl’école, dont 58 petits Portingalais, semble est agréable à l’œil, les gens ce qui prouve le dynamisme de nos

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aiment s’y promener. Merci à JeanLuc Chêne, adjoint à la voirie, qui a bien travaillé. » Des projets sont à aboutir : la 3ème tranche des ruelles du centre bourg, la réfection des deux appartements communaux de la Poste et la dernière tranche de travaux au camping. Le maire est revenu sur le futur PPRL. «  La situation est ubuesque, on nous a coupé l’herbe sous le pied. Il y a six ans j’ai annoncé qu’on n’ouvrirait pas de zone constructible. Nous sommes restés sur les zones urbanisables prescrites dans le PPR de 2002 et dans le POS de 2002. Le combat n’est pas fini. Douze permis ont été retoqués, l’État nous attaque. Il faut être solidaires pour se battre. » Une page se tournait : « Quand on se présente, on

arrive avec son équipe. Mais ce n’est pas une équipe, c’est un groupe et le plus important dans un groupe c’est de faire une équipe solidaire. À partir de là on avance et on travaille. Merci aux élus qui m’ont accompagné, j’ai eu du bonheur de passer du temps à la tête de la commune. » Christian Bourgne a été remercié et félicité par Lionel Quillet pour son engagement de maire et de délégué communautaire : « Un vœu, restons unis, quelles que soient nos différences et nos spécificités, seul on n’y arrivera pas. Les dossiers de travaux du Fier d’Ars et de la Patache ont été déposés auprès des services de l’État. Il reste la signature pour les lancer, on les espère pour fin 2015. » Maryline Bompard

V ΠU X D E L I O N E L Q U I L L E T, M A I R E D E L O I X

Un tour de village de Loix

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n s’aidant de la carte SIG de Loix, le maire Lionel Quillet a embarqué les 70 Loidais présents à la cérémonie des vœux du 11 janvier dans un tour du village. « En 20 ans nous avons gagné 100 résidents permanents. Dans le cadre du RPI, 26 enfants sont scolarisés à l’école maternelle de Loix et 82 enfants à l’école d’Ars, dont 30 petits Loidais  » s’est-il réjoui. Il a souligné l’activité économique et sociale de Loix : 30 commerces et services, 25 artisans, 9 agriculteurs-éleveurs, 11 ostréiculteurs, 10 sauniers, 10 services publics, 11 associations. Il a plaidé en faveur des activités sportives à l’année : la gymnastique, et dans deux ans le complexe sportif. Futur PPRL oblige, il s’est appuyé sur la carte pour une petite révision sur les montées d’eau potentielles : « Ici sont les limites du village telles

qu’elles étaient au 14ème siècle. Un jour ou l’autre, la mer reviendra, à Loix vous êtes dans une île ! Les Anciens disaient ne dépassez jamais le fossé des Martineau, ils avaient raison. » L’urbanisme de Loix découle de ces paramètres : « Nous défendons ce qui est défendable. Le périmètre de Loix est le même qu’en 1979, mais il y avait moins de maisons. Il reste aujourd’hui douze terrains vacants et des possibilités de division de parcelles ou d’aménagement de maisons. Mais les conditions de divisions sont strictes pour éviter une surdensification.  » La colonie P&T apportera de nouveaux résidents à l’année avec 21 logements à loyers modérés, non accessibles à la propriété, sans étage afin de s’intégrer dans le paysage des rues avoisinantes. Un bail emphythéotique de 51 ans a été signé avec Habitat 17 et la CdC, au terme duquel le terrain et

les bâtiments reviendront à la CdC. Le permis de construire a été déposé la semaine dernière. En abordant les travaux de voirie et la réfection du pluvial, il a rappelé l’importance de la lentille d’eau douce sur laquelle Loix est assis : « Elle est fragile, il ne faut pas perdre une goutte d’eau de pluie. Elle descend des toits et des gouttières vers les terrains en les drainant avant de repartir vers la lentille ». La limitation de la pollution lumineuse de nuit a porté ses fruits, des économies d’électricité ont été réalisées. 80 des 400 poteaux d’éclairage public sont en cours de suppression, tout en respectant les usages. Le déplacement de l’antenne radio de Soleil de Ré a été salué par un riverain du château d’eau qui peut enfin écouter ses émissions préférées. Reste à régler le problème des antennes de téléphone sur le château d’eau.

Lionel Quillet et Fabrice Provendier, 1er adjoint, dévoilent le futur lotissement de l’ex Colonie P&T

L’église a été rehabilitée en trois phases. Le port fait partie des prochains enjeux. Suite à un incendie en septembre, la reconstruction de l’Écomusée, propriété du Conservatoire du Littoral, prendra du temps. Le bâtiment est situé en zone inondable, de surcroît protégée, avec des contraintes environnementales. Le tour du village s’est terminé avec des nouvelles du marais pédagogique des jeunes et de Clochette, « la seule vache écotaxe de France ». Maryline Bompard

V ΠU X D E PAT R I C E R A F FA R I N , M A I R E D E R I V E D O U X- P L A G E

Patrice Raffarin : passionnément et positivement humaniste pour 2014

Patrice Raffarin en appelle à la démocratie responsable

« Je n’accepte plus... » Patrice Raffarin a adressé aux Rivedousais ses meilleurs vœux de santé, de prospérité et de bonheur. « Votre présence à tous est un formidable soutien... Nous nous retrouvons passionnément et, nous

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nous mobilisons pour le bien vivre ensemble. Rivedoux-Plage avance. 2013 s’achève dans une crise financière, environnementale, économique et sociale... Je n’accepte plus la politique des injures, ces mouvements pseudo-sociaux qui nourrissent le buzz... J’en appelle à la démocratie responsable et je souhaite qu’en 2014 une conscience s’élève comme celle de l’Abbé Pierre en 1954 ou de Nelson Mandela. Choisissons pour 2014 le parti du positivisme et de la confiance pour construire un village pour tous. » « Je ne vous parlerai pas de... » Après le bilan des nombreuses réalisations abouties en 2013, le

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descriptif des 4 labels qui qualifient et valorisent la commune, concrétisation d’une volonté politique de développement durable et de qualité de vie, Patrice Raffarin évoqua les prochaines échéances électorales, municipales et communautaires, qui l’obligent à garder une neutralité en dressant l’état des projets engagés par la municipalité. «  Je ne vous parlerai donc pas du marché, de l’office de tourisme, des nouveaux services techniques, du hangar agricole, des aménagements urbains, de la résidence de tourisme, de l’espace sportif... ni de quelques autres surprises. La défense des côtes reste notre

préoccupation à tous, et je rends hommage à Lionel Quillet pour son action, son engagement et celui de la Communauté de communes. » Au terme de cette cérémonie, en réponse à la préoccupation de la population, Lionel Quillet confirma la réalisation des travaux d’enrochement dès le 13 janvier à La Couarde. Beaucoup de travail, pour un programme rétais de100 millions d’euros, dont 45 millions de travaux ont été réalisés depuis 2008. Michel Lardeux

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L E S V OE U X V Œ U X D E G I L L E S D U VA L , M A I R E D E S A I N T- C L É M E N T- D E S - B A L E I N E S

De l’espoir à Saint-Clément-des-Baleines et félicitations sont allés aux associations, au Festival Jazz au Phare et ses 6 000 spectateurs, aux marchés nocturnes d’été organisés par Catherine Jacob ajointe, à l’USV Ré B a s k e t    : «   Aucun village de France En préambule des vœux, le maire à remis une médaille d’or de 730 habià Eric Wachter pour 20 ans au service de la commune tants n’a une équipe de basn six ans de mandat, le maire ket en Nationale 2 et une autre en a reconnu n’avoir jamais vu Nationale 3 ». Il a souligné le bon autant de monde avec plus de fonctionnement du RPI avec 60 200 villageois présents. enfants, dont 49 à l’école materAu bilan 2013, 4 naissances, 5 nelle des Portes-en-Ré. mariages, 20 décès, 6 nouvelles Le maire a dressé un bilan du manfamilles avec enfants, 59 nouveaux dat. La zone du Moulin Rouge électeurs inscrits dont 8 jeunes. reste un point noir. « Nous espéUne information était applaudie  : rons l’aboutissement des permis la nationalité française récemment de construire pour la supérette et obtenue par José Duarte. Mercis la salle des fêtes. Dès que le PPRL

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sera fixé, nous pourrons débloquer le permis de construire des 30 logements, qui est en sursis à statuer  ». Gilles Duval a enchaîné : « Je viens de vivre un des meilleurs moments de ma vie de maire. Le 8 janvier la Cour d’Appel de Bordeaux nous a donné raison sur la révision du POS de décembre 2009. Elle a repoussé l’action en nullité de l’APSSC. Quatre ans de procédures  !   ». Une nouvelle très applaudie par la salle. La Préfecture, au titre du principe de précaution, avait refusé le permis de construire de la résidence hôtelière de la Madeleine. Le Tribunal a jugé différemment, le terrain est constructible mais avec des préconisations. Les trois permis de construire dans la rue du Réveil ont été validés par le Tribunal qui a rejeté la demande de l’Association de Protection des Sites de Saint-Clément, laquelle devra verser à la commune 1200  € par maison, soit 3600  €. Nouveaux applaudissements... Pour le parking du Phare, le maire a convenu que le dossier a pris du retard. Les travaux devraient démarrer

à l’automne 2014. Ce que Lionel Quillet a confirmé, en mettant en garde contre un éventuel recours  : « Le projet a été initié par le Conseil général et validé par le Ministre de l’Environnement ». Et bien sûr, il a été question des digues et des dunes, et du coup de tabac de début janvier. « À La Conche on pleure, elle a été massacrée. À la Pyramide, le chemin piétonnier tout neuf est descendu dans la mer, alors qu’il y a un an nous avions alerté la Préfecture. Et nous ne pouvons pas laisser Zanuck comme cela » a déploré le maire. Des travaux d’enrochements seront effectués d’ici la grande marée de fin janvier. Lionel Quillet a assuré que les travaux de la digue des Doreaux, dans le cadre des PAPI, démarreraient en 2015 pour 10  millions €. Gilles Duval a conclu : « Je dois terminer le boulot, les événements m’y obligent. J’ai avec moi un bon équipage. Je vous demande de la confiance dans les mois à venir ». Maryline Bompard

V Œ U X D E PAT R I C E D É C H E L E T T E , M A I R E D E S A I N T- M A R T I N - D E - R É

La capitale rétaise entend rester le chef-lieu de Canton

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atrice Déchelette a profité de ces vœux de fin de mandat pour dresser un large panorama des actions de la Commune. Clé de voûte de la vie communale, le budget 2013 a été exécuté sans recours à l’emprunt et la clôture de l’exercice fait apparaître un résultat positif de plus de 500 000 €, confirmant aux yeux du maire la bonne gestion et permettant d’aborder 2014 sereinement. Parmi les grands chantiers du mandat, la Halle des Sports (3 millions d’€) terminée et livrée en juin 2013, pour les 550 élèves du collège et les associations rétaises, figure en bonne place. L’entretien régulier des bâtiments communaux a permis aussi de les maintenir en bon état, à long terme et de générer ainsi des économies importantes. La toiture de l’église a été entièrement refaite en 2013, tandis qu’à partir de février 2014 est prévue la réfection d’une grande partie de la toiture de l’école. Côté marché couvert, la réfection en cours sera complétée par la création de trois échoppes place de la Poterne, tandis que la zone commerciale des Salières a vu démarrer les travaux d’un magasin Lidl dont l’ouverture est programmée pour juillet prochain. La voirie a aussi fait l’objet d’attention particulière, avec notamment

le plan de récolement du réseau pluvial, la mise à neuf de la rue du Rempart et de la clôture du camping et bien sûr la réfection du parking de la Courtine et du cours Pasteur, avec création d’une voie piétonne et cyclable. Tout ceci arboré. Extra muros les trottoirs de l’avenue de la Plage ont été repris, et fin 2013 la réfection des abords du collège et du tablier de l’avenue de Philippsburg a accompagné l’arrivée de la nouvelle gendarmerie. Côté Port, la démarche qualité des eaux du port (et de la plage de la Cible) a été poursuivie et l’ensemble des travaux du Port réalisés ces dernières années ont été inaugurés fin juin. Le projet d’agrandissement de la Capitainerie prévu pour 2014 risque d’être repoussé. Grâce à sa nouvelle configuration à l’entrée du port et face au musée, la fréquentation de l’office de tourisme s’est accrue de + 20 % en été. Sur l’année, ce sont près de 69 000 personnes qui y ont été accueillies (+  5  %). La mise en place en 2014 d’un « touchpad » ou pavé tactile permettra de faire le relais pour l’information des visiteurs, quand l’office est fermé, en bouclage avec le Site Web. La culture et le patrimoine ne sont pas en reste, avec côté Musée des expositions attractives et l’engagement du projet de restauration de la partie

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« Monument Historique » du Musée qui se fera en plusieurs phases, toute la partie scénographique étant déjà finalisée. Les évènements culturels – festival des arts Léon Gendre, Olivier Falorni et Lionel Quillet présents au côté actuels, Fashion de Patrice Déchelette night couture, halle des sports, 4,5 millions pour la festival Jazz en Ré, Musique en Ré, préemption du terrain de l’ancienne et l’anniversaire des 5 ans de l’inscripmaison de retraite, 600 000  € pour tion à l’Unesco – ont contribué à valole VRD sans compter les autres trariser le patrimoine de Saint-Martin. vaux soit 7 millions d’€ sur ces proL’éclairage de l’église, la restauration jets de logements avant convention des remparts, le chemin lumineux avec C3F. Au total, sur ce mandat entre La Cible et La Barbette parla CdC a financé des projets sur ticipent aussi à cette valorisation. Saint-Martin à hauteur de 14 milPatrice Déchelette pouvait difficilelions d’€. ment clore ses vœux aux Martinais Le Député, Olivier Falorni, le sans évoquer le soutien important conseiller général, Léon Gendre, de la CdC et son action sur de grands et le président de la CdC, Lionel projets structurants pour la capitale Quillet ont bien sûr assuré les comme le Pays label d’art et d’hisMartinais de leur soutien total toire, la nouvelle gendarmerie, les et leur action pour que Saintfuturs logements dans l’ancienne Martin-de-Ré, capitale historique maison de retraite et à partir d’avril et administrative de l’île de Ré, 2014 l’instruction des permis de reste le chef-lieu du nouveau canconstruire par la CdC. ton unique que représente l’île de Lionel Quillet a d’ailleurs souligné Ré (lire notre article page 6). l’importance des interventions de la collectivité communautaire sur Nathalie Vauchez la Capitale avec 5 millions pour la gendarmerie, 700 000 € pour la Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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A I LSSS B OO CU I AGTEIN OTN S ! L A B E L D E «   M A Î T R E R E S TA U R AT E U R   »

Une nouvelle distinction pour Le Richelieu Mardi 17 décembre, Stéphane Villain, président de Charente-Maritime Tourisme, et vice-président du Conseil général, remettait à Richard Gendre, Directeur général de l’hôtel restaurant Le Richelieu, le label de « Maître Restaurateur ».

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e titre de �� Maître Restaurateur », créé en 2007, est octroyé au dirigeant d’un restaurant engagé dans une démarche qualité à la suite d’une demande volontaire de ce professionnel à la Préfecture de son département. Jean-Michel Émerique, directeur de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP), présent ce soir-là, précisa qu’à la suite de la candidature, un audit extrêmement complet était effectué car différents critères sont pris en compte par ce label : la qualité et la fraîcheur des produits, l’hygiène et la sécurité du consommateur mais aussi l’accueil, le service et la décoration du lieu. Il rappela que ce label délivré pour une durée de quatre ans était la seule distinction décernée par l’État dans le domaine de la restauration. Stéphane Villain, expliqua que Charente-Maritime Tourisme avait décidé de soutenir ce label : « Les touristes ne viennent pas en Charente-Maritime seulement pour

ses plages, ses paysages et son patrimoine mais également pour la qualité de notre restauration. Nous allons mettre en place une importante promotion de ce label d’ici l’été prochain et je ne doute pas que Richard Gendre nous aide à donner une véritable dimension à ce titre. » Le nombre de restaurateurs possédant ce titre est actuellement d’une trentaine en CharenteMaritime et pourrait être développé. C’est pourquoi Richard Gendre expliquait que sa motivation première en sollicitant ce label avait été, en tant que président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), de montrer l’exemple et puis aussi d’utiliser cet outil pour rassurer le consommateur qui se plaint de ne plus savoir ce qu’il mange dans ce monde où l’on découvre sans cesse de nouvelles fraudes alimentaires. Il faisait remarquer par ailleurs que ce titre est octroyé au dirigeant de

Jean-Michel Emerique, Stéphane Villain, Richard Gendre, Olivier Cloteau, Rachid El Idrissi et Jocelyn Dhuicque

l’entreprise, mais que c’est grâce au travail de tous qu’il est obtenu. En l’occurrence, Olivier Cloteau, le chef, Jocelyn Dhuicque, le chef pâtissier et Rachid El Idrissi, le maître d’hôtel et tous ceux qui les entourent constituent depuis un peu plus d’un an une équipe soudée, formée à l’excellence et se

préoccupant du bien-être et de la satisfaction du client. Passionnés par leur métier, les trois responsables feront en sorte que cette distinction soit reconduite sans difficulté dans quatre ans. Catherine Bréjat

IMMOBILIER

Une nouvelle page s’ouvre pour Accord Immobilier

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elphine Racaud, nouvelle gérante, anciennement salariée de l’Agence Accord Immobilier, s’est associée à Yannick Zaorski, professionnel reconnu dans le secteur immobilier nantais pendant 25 ans. Et ce nouveau binôme de direction souhaite renforcer l’équipe commerciale existante. Forte d’une équipe disponible et impliquée, l’Agence Accord Immobilier va s’appuyer sur plusieurs atouts importants, parmi lesquels l’emplacement exceptionnel de l’Agence face au parking du Bastion et qui dispose d’un linéaire de vitrine remarquable. L’expérience juridique et commerciale partagée et acquise depuis de longues années par la nouvelle direction, dans le conseil, l’estimation et la vente de biens immobiliers constitue un autre gage de sérieux. Les dirigeants entendent développer une approche spécifique et personnalisée de chaque projet, pour apporter une réelle valeur ajoutée à chaque client.

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Lionel Quillet et les élus communautaires vous invitent à une

REUNION PUBLIQUE sur le PPRL de l’Ile de Ré Delphine Racaud et Yannick Zaorski

Enfin, l’adhésion nouvelle au FAIR, groupement d’agences locales, accroît tout à la fois les échanges et la force commerciale, et ainsi l’efficacité d’Accord Immobilier sur l’ensemble de l’île de Ré. Propos recueillis par NV Accord Immobilier – Delphine Racaud et Yannick Zaorsk Parking du Bastion et Cours Pasteur – Saint-Martin de Ré Tél. : 0  5 46 35 96 35 E-mail : accord@immobilier-iledere.com

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Intervention des experts : Jentsje Wouter VAN DER MEER, expert international digues Jean-Marc FEVRIER, avocat spécialiste en risques naturels Didier RIHOUEY, ingénieur spécialiste en dynamique littorale et sédimentaire

VENDREDI 31 JANVIER 2014 à 19h Gymnase d’Ars-en-Ré

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POLITIQUE À LA HUNE B I L A N D E M A N D AT - LO I X

Lionel Quillet : « On peut vivre à Loix à l’année » Ré à la Hune : En piste pour un quatrième mandat, l’envie est-elle toujours là ? Lionel Quillet : Oh oui, jamais trois sans quatre ! En 1995 il y avait 530 résidents à Loix, l’école allait fermer, le déficit du camping était chronique, la commune était appauvrie, il n’y avait plus d’investissements. Un grand chemin a été parcouru. Les résultats se mesurent en trois paramètres. Deux s’évaluent en chiffres  : les 706 résidents permanents au dernier recensement et la trentaine d’enfants à l’école maternelle. L’autre critère est l’esprit de village, l’image de Loix a changé. Nous y avons consacré beaucoup de temps. Mais ce n’est pas gagné les équilibres restent fragiles. Une fierté pour ces six dernières années ? La gestion de Xynthia. Les Loidais ont été unis, je les ai retrouvés solides comme on les aime. Nous étions une île dans l’île. Tout le monde était sur le pont, nous nous sommes débrouillés ensemble. Soixante maisons étaient en zone rouge, ensuite six ont été classées en zone noire. 2/3 des terres agricoles ont été impactées, les installations ostréicoles étaient ravagées. Il y avait des déchets partout, la digue de la Tonille était rudement touchée. Je n’avais jamais été confronté à cela. Quelle réalisation vous a apporté le plus de satisfaction ? La dune du Peulx, entre les Sailloux et le Pas de la Vette. Elle résume bien ce qui me touche. C’est une petite chose même à l’échelle de Loix, mais c’est une œuvre de vie qui demande de l’imagination, du suivi et de la constance. La formation de cette petite dune représente quinze ans de travail. Tout a démarré en 1996. Sur les conseils de Monsieur Ravard de la DDE nous avons retiré les gros cailloux. J’ai rencontré une levée de boucliers. Nous avons fait un apport de sable et nous avons laissé la mer faire les choses naturellement. Sur ce point, Xynthia nous a aidé. Nous avons retravaillé les épis de défense, planté de l’arroche marine, interdit la

circulation afin que tout se fixe bien. J’y ai même fait de la surveillance la nuit lorsque j’ai constaté que des plantations avaient été volées. Aujourd’hui c’est la plus belle dune du monde avec ses petites herbes ! Elle est devenue un lieu de prédilection des jeunes loidais. J’aime m’y promener en famille le dimanche. Nous continuons à l’entretenir, c’est du sur-mesure, du pointu et c’est captivant. Au départ personne ne comprenait ce que je souhaitais faire à cet endroit. Qu’apportez-vous au bilan de ce mandat ? Nous avons lancé la rénovation de l’église, le dernier bâtiment communal à restaurer, un engagement financier important, et un chantier à surprises. Façades, bas-côtés, parements, toiture, sacristie, vitraux, tout était à reprendre. Nous sommes enfin sortis du dossier du camping des Ilates, nous avons mis une énergie folle pour rééquilibrer son budget, sans recours à l’emprunt. J’ai refusé de le vendre, malgré les pressions. Fin 2011, nous avons signé un bail emphythéotique de 20 ans avec un gestionnaire, en contrepartie d’une redevance annuelle indexable de 200 000 € HT et la commune reste propriétaire du camping. Sur une des terres agricoles précédemment acquises, nous avons construit un hangar salicole afin que six sauniers et l’Écomusée y entreposent leur matériel. Côté mer, nous avons organisé la zone de mouillage du Grouin afin de permettre la cohabitation des plaisanciers, des baigneurs et des ostréiculteurs. Un nouveau chenal de navigation a été façonné. Ce site est classé Natura 2000, donc pas facile à gérer. En juin dernier, le nettoyage des friches ostréicoles a débuté, en partenariat avec la section conchylicole, les professionnels et la CdC. Le port est régulièrement désenvasé avec l’appui du conseil général, à qui il appartient. La passerelle du port a été refaite à l’identique. Xynthia a bouleversé notre programme de voirie, cependant les participations accordées par l’Europe et l’État nous ont permis de réaliser un nombre considérable de chantiers en

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2010 et 2011. Nous avons créé des ouvrages de second rideau pour la défense du village : des levées, des merlons, et des fossés, en plus de la réfection des digues de première défense, Le Clénandré, La Pierre blanche et La Tonille, que nous demandions depuis longtemps. Elles ont été terminées avant l’été 2011. Nous avons également fini les travaux d’enfouissement des réseaux, basse et moyenne tensions. Nous avons Lionel Quillet, un maire joyeux en ce début d’année créé des liaisons douces pour mais les risques sont pris en fonction les vélos et les piétons, entre divers des recettes et de la capacité à rempoints du village. Il ne reste plus que bourser dans des délais courts. La 14 rues à réhabiliter sur les 59 que recette fiscale n’est plus une réponse compte Loix. La Piste du sel a été d’avenir, et parallèlement les dotainaugurée en juillet 2011, elle a incontions faiblissent. Nous nous sommes testablement ouvert le village sur endettés sur ce qui allait rapporter, ces l’extérieur. Avec la fibre optique qui emprunts ont généré des richesses. passe en dessous, l’accès à internet Pour les prochaines années, le recours est maintenant grandement facilité. à l’emprunt sera plus modéré car une La commune s’appuie sur les associagrande partie de nos projets sont déjà tions qui sont très actives. L’écluse La aboutis. Et puis la gestion d’une comVerdonnais a été restaurée. L’office mune est plus facile que la gestion de tourisme a obtenu sa deuxième d’une entreprise, on en connaît les étoile, il est en outre la clé de voûte rentrées à venir ce qui permet d’avoir des multiples animations tout au long une vision à long terme. de l’année. Loix est candidat au label CittaSlow, synonyme d’art de vivre, Vous êtes maire, président de la de simplicité dans la qualité et de CdC, conseiller général, vous diriconvivialité dans le partage. Nous en gez une entreprise. Comment concisommes à la deuxième tranche de la liez-vous toutes vos vies ? zone de loisirs. Après la création du Je suis très organisé. Le soir je préLoix Tennis Club avec deux courts en pare ma journée du lendemain. Je terre battue et une école de tennis, délègue beaucoup à des personnes bientôt sera construite l’aile pour le de confiance et bien formées. Je ne squash, les deux tennis couverts et la lâche rien, chaque jour je remets en salle de gymnastique. cause, je corrige, je ne laisse rien pasIl se dit que Loix est endetté. Qu’en ser. Mais je suis aussi exigeant pour est-il ? moi-même. Je bénéficie d’une unité de temps, de travail et de lieu, j’habite J’ai fixé une règle : on ne vend pas les à 200 mètres de mon entreprise et bijoux de famille, même si la situaà 200 mètres de la mairie. Tous les tion est difficile. Quelle sera la valeur jours je déjeune à Loix, où je croise de nos bâtiments dans les futures les uns et les autres. Je reconnais que années  ? Nous avons tout misé sur lors du premier mandat, je n’étais pas les recettes non fiscales. La commune aussi disponible et abordable. Je me encaisse les loyers modérés des comsens plus serein qu’avant, sans doute merces du centre bourg. Les six logemoins dans l’urgence et plus dans la ments communaux et la redevance prospective et l’avenir. du camping sont autant de rentrées. J’aurais pu céder à la tentation d’acComment voyez-vous Loix dans cepter d’implanter des activités qui 20  ans ? auraient triplé la taxe professionEn 1997, j’avais écrit un plan à quinze nelle, mais je ne voulais pas que Loix ans pour Loix. Il s’avère que tout a se transforme en village de vacances. été mené à terme. Avec 706 habi25 projets, de nature purement touristants nous ne sommes plus le plus tique, sont restés dans les tiroirs. Loix petit village de l’île de Ré. J’espère dispose de peu de taxe de séjour avec que dans vingt ans nous serons 800 un seul camping quelques chambres permanents, idéalement 1000, mais d’hôtes et de meublés et un petit pas plus. Les logements sociaux de la hôtel. Parallèlement la commune est Colonie P&T devraient permettre de faiblement fiscalisée en raison d’une maintenir au moins la vie permanente faible urbanisation. Nous devrions pendant dix ans, une fois qu’ils seront être à un taux plus élevé que celui livrés. Il faut continuer à acquérir du actuel. C’est un tour de force. foncier pour la suite, en dépit du coût Nous avons choisi de recourir à l’emque cela représente. Loix c’est mon prunt chaque fois que cela s’est avéré village, j’ai choisi de m’y installer, j’ainécessaire pour investir en visant priomerais que mes enfants y vivent aussi. ritairement à assurer les équilibres Loix c’est une perle, je n’ai pas droit sociaux économiques de Loix. Nos à l’erreur, du coup ça me motive. choix d’investissements, création du centre bourg et le village artisanal, en Propos recueillis par sont des illustrations directes. Il n’est Maryline Bompard pas question de nier l’endettement, Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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ZAP ’ART S ANNIVERSAIRE

Sainte-Marie-de-Ré : capitale du chant de marins !

Les Frères du Port sur la scène de la Fête de la Sardine en 2013

Pour fêter le 10ème anniversaire de leur création, les Frères du Port préparent activement la 3ème édition du festival de chants de marins prévue le 31 mai dans le parc de Montamer à Sainte-Marie.

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’est en janvier 2004 », se rappelle Jean-Pierre Gilot dit Piju, « avec Claudine Parles, qu’une vingtaine de copains nous ont suivi dans cette belle aventure faite d’amitiés et de chansons. L’association îles Arts et Culture, les Gabiers de Loix, nous ont accompagné quelques mois à nos débuts. Le 4 août 2004, avec Kiki Perrain comme chef de chœur, nous avons constitué l’équipage des Frères du Port, et pris notre indépendance dans une salle mise à disposition par la mairie. Dix ans après, fidèles et toujours passionnés par le chant de marin, nous sommes heureux de nous retrouver à une trentaine de copains et copines pour chanter ensemble ». Président fondateur, Piju, après trois ans de capitanat, confie la barre à son ami Jacques Theilleux. Et depuis 2013, c’est la dynamique Nicole Pelletier qui est à la manœuvre, dans

le même esprit que les capitaines précédents, soutenue par toutes les « Sœurs du Port » qui ne s’en laissent pas compter par ces fiers marins... au cœur tendre ! Des aventures et de belles rencontres L’équipage des Frères du Port a le vent en poupe et une solide expérience. Plusieurs fois remarqués à l’émission télévisée Thalassa en 2004 et 2006, et à l’émission Tenue de soirée de Michel Drucker, le groupe a fait escale au Salon de l’agriculture à Paris en 2007, aux Farandoles de La Rochelle en 2008 et 2010, au phare du Cordouan en 2011 et au festival de Chants de marins de la Cotinière en 2012, sans oublier les nombreuses participations appréciées aux fêtes régionales et rétaises. Une notoriété qui ne leur monte pas à la tête, mais

qui encourage le groupe à travailler un répertoire déjà très riche, bien accompagné par ses talentueux musiciens. Un festival chaleureux, spectaculaire et pédagogique La troisième édition du festival créé en 2006, sous l’impulsion de son chef de chœur Christian Perrain, dit Kiki, et de Jean-Pierre Gilot, dit Piju, est en cours de préparation pour le 31  mai 2014. Le festival retrouvera le parc Montamer de ses débuts pour accueillir une grande scène, une exposition de peinture sur le thème marin, des stands et une restauration conviviale sur place. Ambiance de rue également entre les places du village et le parc Montamer, et sur scène : les groupes nationaux les plus prestigieux du genre seront présents, avec des surprises et la présence

de nos groupes de chants de marins rétais. « Occasion privilégiée », dit Piju, « pour associer et faire participer les jeunes des écoles et du collège, de faire de ce festival un grande fête de la mer, du changement de cap, du partage du mieux vivre ensemble et de la solidarité chère au gens de mer. Des conférences sont prévues à L’A.N.C.R.E maritaise sur la pêche, l’estran, la pollution, la protection des oiseaux et les sports nautiques. Un programme complet ! » Le 31 mai 2014, de 10 heures du matin à tard dans la nuit, embarquez gratuitement, prenez l’air du large à Montamer et vivez intensément ce festival chaleureux qui rassemblera un large public venu de toute la France. Une date à réserver sur votre carnet de bord festif ! Michel Lardeux

FESTIVAL PHOTOS ET IMAGES DE LA COUARDE-SUR-MER

Un franc succès pour le concours photos avec 446 participants Station touristique depuis le 2 mai 2012, La Couarde-sur-Mer a lancé il y a quelques mois un concours photo, première pierre d’un festival photos plus ambitieux. La commune avait besoin de créer une animation d’envergure insulaire, influente au plan géographique, avec un potentiel de développement régional. Les ambitions d’un festival unique sur l’île de ré Les élus couardais ont ainsi réfléchi à un festival qui réponde à plusieurs exigences, notamment l’absence d’une manifestation équivalente sur l’île de Ré, un événement artistique qui puisse s’inscrire dans le cadre du Label Pays d’Art et d’Histoire, fédérateur tant pour les insulaires que pour les visiteurs. L’art de la photographie, qui s’est fortement démocratisé et concerne tant le grand public que les professionnels, s’est ainsi imposé, d’autant plus que La Couarde accueille déjà des expositions de photographies récurrentes dans la salle d’exposition de l’office de tourisme, dans le hall de La Maline, et dans des locaux commerciaux. Ce festival n’est pas exclusivement centré sur la photo, et l’image pourra y tenir une bonne place, ouvrant des perspectives d’évolution intéressantes pour cet évènement. Si La Couarde ne cache pas ses ambitions, elle s’est donné pour objectif pour la 1ère édition de mettre le pied à l’étrier, de commencer à mobiliser des acteurs de tous horizons, de fédérer une équipe compétente et motivée, de nouer des partenariats avec

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des organismes publics et privés et d’engager une politique de communication qui prendra de l’ampleur et assurera le rayonnement du festival photos et images. Un art majeur, pour valoriser le patrimoine rétais La commune souhaite valoriser le patrimoine local, soutenir la vie économique et sociale du village et accroître son attractivité. Loin d’être une simple exposition photos plaquée sur le territoire, les habitants, les enfants, les touristes sont conviés à participer à l’événement, par le choix du thème, la participation au concours ou encore la visite des sites d’exposition. Par ailleurs, au-delà des expositions, le festival prévoit une succession d’événements de mai à septembre, pour rythmer et dynamiser la vie du village. Entre le 1er juillet et le 31 août 2013, tous ceux qui l’ont désiré ont pu participer au choix du thème du concours. L’annonce lors des Journées du Patrimoine du thème retenu pour le concours 2013 – « Mer et littoral »  – a marqué le lancement officiel du début du concours qui s’est déroulé du 15 septembre au 15 décembre 2013.

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Le jury, composé d’élus couardais, de photographes professionnels, et d’acteurs de la commune, a reçu 446 photos (1 photo par personne), venues de partout en France, de l’étranger et de toutes les catégories socio-professionnelles, via le Site Web dédié à l’événement * sur lequel elles sont toutes visibles. Également exposées jusqu’au 1er février 2014 à l’office de tourisme, ces photos font l’objet d’une pré-sélection individuelle des membres du jury qui ensuite opéreront collectivement la sélection définitive pour les prix : prix spécial île de Ré, prix junior et senior noir et blanc et couleurs (3 prix par catégorie), sans oublier le prix décerné par le grand public qui peut voter sur le Site. Après la remise de prix, prévue le 3 mai, les photos des lauréats seront agrandies et exposées dans la commune jusqu’au 30 septembre. Un parcours photographique sera ainsi organisé au centre du village. Une classe de l’école de La Couarde fait cette année un travail pédagogique autour de la photo, avec deux appareils mis à disposition par la mairie et son travail sera exposé dans le square face à l’école du 3 mai au 30   septembre.

La Maline est pleinement associée à l’événement, qui voudrait s’ouvrir rapidement aux autres communes via la cellule du label Pays d’Art et d’Histoire de la Communauté de Communes. Au-delà des partenaires locaux – le Vieux Gréement, la Cabine de Bain, Cycland, etc. – deux sponsors nationaux contribuent déjà au financement partiel de l’événement, dont le budget en première année s’élève à environ 10 000 €. Les encadrements des photos qui seront exposées en extérieur pendant plusieurs mois représentent 50 % de ce budget. La commune recherche d’autres partenaires qui voudront bien parier à ses côtés sur l’avenir du festival, afin d’optimiser les chances de réussite de ce projet ambitieux, qui est en parfaite adéquation avec l’image qualitative de l’île de Ré que ses habitants et ses élus contribuent à forger et renforcer, toute l’année et loin de certains clichés médiatiques. Nathalie Vauchez * Site Internet du festival : www.festivalphotos-lacouardesurmer.fr

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LES GENS D’ICI PORTRAIT DU MOI

Dominique Chevillon, un homme de

convictions et d’engagement dans l’action Bien connu de nombreux Rétais pour ses activités naturalistes, Dominique Chevillon a de multiples facettes parfois méconnues sur l’île de Ré. Alors qu’il se prépare à fêter au mois de février prochain ses 60 ans, il a été élu en novembre dernier président de la commission environnement du CESER* Poitou-Charentes et a été nommé le 17 décembre par le Conseil de Surveillance de MAAF VIE, Président du Directoire (directeur général) de la société MAAF VIE, 2ème société du Groupe MAAF ASSURANCES. Homme de conviction et d’engagement, qui cultive la valeur travail, curieux de tout, il n’a de cesse de mieux comprendre le monde qui l’entoure. Et fustige l’incompétence, dans tous les milieux… Retour sur un parcours ponctué de réussites. avec Henri Magois, Patrick Ramos, Dominique Dieu et Jean-Pierre Elisalde ! » se souvient-il   –, puis d’éducateur, et enfin en tant que responsable de l’école de rugby de La Rochelle 6 années durant, avant de devenir vice-président du Stade aux côtés du président Larosse. Supporter de la première heure du sporting club rétais créé notament par les Flottais Jacky et Joël Menanteau, il participe à tous les tournois de rugby de l’île de Ré (plus de 15 ans).

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Dominique Chevillon, un pêcheur à pied heureux !

ochelais depuis… 1590 par ses ancêtres, très implantés localement, et ayant aussi essaimé au Canada – la fille de Pernelle Chevillon, Catherine Avrard a embarqué à La Rochelle en 1659 sur le bateau Saint André pour Québec, faisant ainsi partie des pionnières – il a passé toute son enfance, son adolescence et une bonne partie de sa vie d’étudiant à La Rochelle. Avec des vacances régulières sur l’île de Ré, sur laquelle il s’installe dès 23  ans à La Flotte, puis à Sainte-Marie où il réside toujours avec son épouse poitevine, professeure des écoles. Un fort ancrage rochelais et rétais Durant sa scolarité rochelaise et ses études supérieures en droit, marketing – couronnées par l’obtention du diplôme de l’INSEAD – il s’engage très tôt dans le milieu associatif sportif et naturaliste. Grand sportif il entre à l’école de rugby du Stade Rochelais pour une carrière de joueur, (champion de France cadet, puis deux fois junior, équipier de l’équipe première pendant 7 ans), –  «  une aventure fantastique,

De vrais engagements associatifs et professionnels Son engagement dans le monde naturaliste débute en parallèle dès l’âge de 13 ans au Muséum d’Histoire Naturelle et à la Société de Protection de la Nature d’Aunis et Saintonge, SEPRONAS 17, devenue Nature Environnement 17. C’est donc naturellement qu’il s’investit dans les associations naturalistes Ré Nature Environnement – dont il est le fondateur et le président –, Nature Environnement 17, et la LPO France dont il est secrétaire général... Ce fort engagement associatif lui ouvre les portes du Conseil Économique Social et Environnemental à partir de 2011. Son mandat a été renouvelé en décembre dernier, et il a été élu à la présidence de la Commission Environnement de cette instance consultative. Mais son premier engagement concerne sa vie professionnelle. Une carrière commencée en 1979 dans le Groupe MAAF Assurances, avec une entrée au Comité de Direction en 1996 et sa nomination à la présidence du Directoire de la société MAAF VIE en décembre 2013 : « j’en suis très heureux car c’est là une marque de confiance forte du Groupe MAAF et

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j’ai 3 ou 4 ans pour consolider ma contribution à cette entreprise, dans laquelle j’aurai réalisé toute ma carrière professionnelle… ». « La valeur travail devrait être centrale » Homme de valeurs, il prône encore et toujours celle du travail, qui ouvre les voies de la compétence. « En cela les 35 heures au-delà des contraintes posées aux entreprises et autres organisations est une catastrophe sur le plan du symbole. » Dominique est aussi un fervent adepte de l’engagement et de l’action pour faire et construire, dans l’entreprise comme dans l’associatif, car « les gens qui comptent sont ceux qui font et ont fait, non pas ceux qui vont faire ». La curiosité, indispensable à la connaissance et à la compréhension du monde qui nous entoure, lui est aussi chère : « Aujourd’hui la complexité grandissante de notre monde nécessite une curiosité très forte si on veut comprendre où l’on va ». Sans oublier la famille « qui est l’assise de la stabilité vitale, j’ai une épouse et deux filles formidables de 27 et 22 ans ! ». «  Mes inquiétudes aujourd’hui en 2014 concernent en premier lieu la dégradation de la qualité de vie des hommes, l’air que l’on respire, les affections dues aux pesticides et pollutions diverses, les incertitudes climatiques dont les événements naturels commencent à nous concerner directement, telle l’érosion/destruction du trait de côte dans l’île de Ré qui s’est accélérée considérablement. En second lieu et depuis 40 ans, l’incompétence chronique et les comportements indéfendables de nos politiciens de métiers dont j’exclus les maires des petites communes qui ont (ou ont eu) un métier et qui sont

engagés dans une œuvre collective que je respecte. Contrairement aux mondes de l’entreprise et de l’association, où les compétences se forgent et s’exercent pleinement, le monde politique professionnel dispose de très peu de compétences et consacre l’essentiel de son énergie à s’y maintenir au lieu de construire. » « Il est urgent de réagir » « Mais il y a aussi des raisons d’espérer car la capacité d’adaptation est le propre de l’homme. Il doit réagir pour assurer une vie harmonieuse à ses descendants. Il va réagir mais des catastrophes sont en cours... L’arrivée des jeunes dirigeants qui doivent faire évoluer voire casser des modèles dépassés est prometteuse.  Au regard des difficultés du Pays, je pense que l’État doit se consacrer aux fonctions régaliennes. L’éducation, la justice, la police, la défense et l’environnement. L’État n’a jamais été gestionnaire, il n’a pas les compétences sauf de ses faillites. Il devient vital de diminuer les strates des collectivités locales, on divise les cantons par 2 et on augmente le nombre des conseillers. Cherchez l’erreur ! Tout comme il est urgent de faire du ménage dans les textes législatifs et réglementaires qui empoisonnent la vie des acteurs professionnels et associatifs, d’arrêter cette profusion de création de textes, et de ne pas accepter la dérogation systématique au textes votés et promulgués. En résumé, il faut décider pour transformer et non pour gagner du temps... » * Conseil Économique Social et Environnemental Régional

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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Ré à la Hune n° 96