MARCH 6, 2025
VOLUME 63 / ISSUE 9
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LE JOURNAL ÉTUDIANT DE GLENDON / GLENDON’S STUDENT NEWSPAPER
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La mysoginoire : une double discrimination souvent oubliée Nous entendons souvent parler de racisme et de sexisme, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les plateaux télévisés, lors de manifestations ou autour de la table entre deux conversations. Souvent, ces termes sont dissociés, comme si c’était l’un ou l’autre, jamais les deux ensembles. Mais toutes ces femmes noires ne vivent-elles pas les deux discriminations ? En plus d’être critiquées pour leur couleur de peau, ne sont-elles pas aussi rabaissées à cause de leur sexe ? Souvent, les femmes noires sont oubliées au sein des combats sociaux. Combien de fois ai-je entendu des féministes se déclarer pour les droits des femmes, sans considérer la jeune femme noire assise der- blanche est pure et noble, la femme noire rière, au même titre qu’une femme blanche apparait comme dangereuse pour l’homme ? Qui n’a jamais entendu des hommes noirs blanc : elle cherche à le séduire avec son ahurisface au racisme qu’ils subissaient tout corps, l’incitant à l’infidélité. Elle incarne en obligeant leur femme à vivre sous leur le péché. tutelle patriarcale ? Associée à cette idée, les afEn 2008, Moya Bailey, écrivaine ro-féministes dénoncent une hypersexualiet activiste américaine, théorise le terme sation des femmes noires dans nos sociétés misogynoir désignant la combinaison du actuelles. Dans l’industrie du rap, cette racisme et de la misogynie vécue par les représentation de la femme noire est monfemmes noires depuis des siècles. En effet, naie courante. Mettant en avant le corpsce phénomène de double discrimination féminin et ses formes, les producteurs de n’est pas nouveau. Selon la professeure clips objetise la femme : son corps devient Berthelot-Raffard, il remonte à l’époque un produit de consommation représentant le coloniale et esclavagiste où la « système désir et l’exotisme. blantriarcale » plaçait les femmes noires Aujourd’hui, elle est aussi parfois comme inférieures au reste de la société. Au vue comme une assistée sociale, offrant fil du temps, des stéréotypes ont été assoà ses enfants une mauvaise éducation. ciés à cette partie de la population. Le plus Comment peut-elle assurer une éducation courant conçoit « la femme noire » comme convenable si elle n’est qu’un objet sexuel, plus proche de la nature, plus animale, plus un danger pour les hommes mais aussi sauvage. Au XIXème siècle, sur de nombreux pour les femmes blanches ? Cette vision paquets de cigarettes cubains, des femmes problématique de la femme noire amène à noires étaient représentées comme agresune négation de ses besoins. En plus des sives, vouées à la prostitution, laissant leurs insultes, des commentaires sexuels et du passions prendre le dessus. Là où la femme non-respect qu’elle subit, il arrive qu’elle ACTUALITÉ & OPINION La mysoginoire: discrimination...1 ISSUES & IDEAS African American Vernacular.......8 Tarif : Meaning & What to do.....9
ATTENTION : Dans cet article, je parle de « la femme noire » ou « des femmes noires » pour une question de praticité et de compréhensivité du discours. Cependant, il est important de noter que chaque femme est différente avec ses propres expériences et vécus, et qu’une représentation plus diverse serait nécessaire pour entièrement comprendre les discriminations subies.
image: Insta transformisogynoir - taken by: Stephen Lewis
Par Iris Capron Journaliste Française
ARTS & ENTERTAINMENT
Haitian Culture............................3 Fix NBA All-Star Weekend......3-4
JEUX / GAMES Crossword/Mots croisés.......5 Word Search..........................5 Connect the dots...................5
Mérentié, F. (2023, February 16). La « misogynoire », une discrimination méconnue qui touche les femmes noires. Radio-Canada. Plasse, S. (2019, October 23). « Misogynoir » : dans le collimateur des afro-féministes. JeuneAfrique.com.
soit niée dans le secteur de la santé. Par exemple, chez les femmes noires, il existe une prévalence des tumeurs bénignes. Bien que ce phénomène soit connu des scientifiques, peu de recherches sont menées pour améliorer cette situation. La justice semble aussi inactive que la science face à la misogynoir. En 2018, l’afro-féministe Kiyémis partage l’affaire d’un Cap-Verdien de 30 ans, poursuivi pour le viol d’une jeune congolaise de 11 ans et acquitté après avoir évoqué « la chaleur africaine » de la victime comme arme de défense. Une autre enfant sexualisée, une autre femme réduite à son corps, une autre plainte ignorée. Aujourd’hui, l’intersectionnalité des combats est de plus en plus évoquée mais reste un sujet tabou pour certains. De nombreuses afroféministes se mobilisent pour faire entendre leur voix et mettre en lumière la double discrimination qu’elles vivent au quotidien. Au XXIème siècle, il est temps de déconstruire ces stéréotypes et préjugés ancrés dans nos sociétés et dans nos esprits. HEALTH & WELLNESS 5 Days, 2 cities, 0 regrets......6
MÉTROPOLE
Amis à Ennemis....................7
Hypersexualisation des corps afrodescendants dans l’industrie musicale contemporaine. (n.d.). Politika.
Finding Destiny in France
By Destiny Chan English Editor University does not have a one-size-fits-all experience. Depending on whether you’re a commuter, living on residence, living close to family, in a small city or a big city, going on exchange, loving or hating what you’re studying, taking it slow, taking it fast, or juggling jobs and/or relationships, these years can look radically different from person to person. Maybe you’re a commuter who spends little to no time on campus and most of your time studying. Maybe you’re living in residence and are in a fraternity or sorority. Maybe you took a gap year or exchange semester in Europe, where they have, let’s just say, a VERY DIFFERENT work/life balance and social/community culture. What if Glendon had a vibrant student life? With more daily exciting activities than you could even keep up with? What if Glendon had more trips? More than just to Montréal once a year? Weekend trips to Ottawa…Québec City…or maybe even New York? My name is Destiny Chan, and I’m a Glendon student currently taking a gap year in the south of France as an au pair. For those unfamiliar, an au pair is an after-school babysitter who helps care for their host family’s kids in exchange for room, board and pocket money. I plan to write a column for each issue, exploring new experiences, (continue to page 11) culture shocks and more.
EXPRESSION Waiting............................................10
house at the end of the street.........10
Finding Destiny........................1 & 11
CAMPUS LIFE The Outsiders.....................12