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Beaux-arts :: Juillet 2022 :: Serendip & Paon

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Sempre Milanese Nathalie Du Pasquier Nathalie Du Pasquier s’installe à Milan en 1979 et devient l’un des membres fondateurs du groupe Memphis qui se forme autour d’Ettore Sottsass. Durant ces années, elle dessine de nombreux textiles, tapis, motifs, objets et meubles, et lorsque le groupe se dissout en 1987, elle redonne à la peinture une place centrale dans son travail. Quel que soit le support, design ou peinture, son travail reste fait d’assemblages qui échafaudent, sur toile, papier, textile ou en volume, des architectures de formes et de couleur. S’y mêlent dans une joyeuse liberté des natures mortes, des motifs électriques, des paysages domestiques et des jeux de construction, comme autant d’espaces visuels à explorer du regard. Sempre Milanese est une balade au long de ce parcours atypique, dans une sélection de travaux datant du début des années 1980 à aujourd’hui. Cet ouvrage est une nouvelle édition, augmentée de 16 pages, de notre précédent livre Sempre Milanese paru en 2019.

Isbn 978-2-902565-19-1 64 pages Format 17 x 22 cm Sortie : avril 2022 18€ • Reliure suisse à couture apparente Couverture en sérigraphie sur Papago Rigical 320g Intérieur offset sur Munken Lynx Rough 120g


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

TO DANCE WITH THE DEVIL est un corpus développé autour du personnage de Catherine, la mère du photographe.

Le livre document le principe de marginalité et de dérive à travers la complexité de la famille et questionne la place de la normalité dans l'anormal, à travers différents schémas temporels et narratifs, liant images d'archives, documents, textes et images contemporaines. Photographies et texte: Mickael VIS Postface : Rémi COIGNET Conception graphique / Graphic design : BIZZARRI-RODRIGUEZ Format : 15 x 21 cm – Couverture + 272 pages Reliure en dos carré cousu collé Le matériau de la couverture est du SKIVERTEX® VICUANA Blue SXV5217, avec un marquage Or et recouvert d’une jaquette pliée qui reprend une image de la mère de l’artiste : Catherine et le démarrage du texte qui nous plonge dans ce récit. Chaque chapitre est marqué par une rupture de papiers : De l’Arena Bulk Ivory 90g (Fedrigoni) pour les images d’archives Du Bengali Corail 80g pour la retranscription des documents d’archives De l’Offset 90g pour les images contemporaines


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Exemples de double-pages.

Chapitre CATHERINE

Chapitre SEBASTIEN


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Chapitre OURAGAN


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Chapitre GEORGES

L’ensemble du livre est traduit en anglais : à la fois le texte de Mickaël VIS et la postface de Rémi Coignet avec un élégant système de vignettes pour conserver la concordance des documents.

ISBN : 979-10-97416-59-1 Premier tirage de 500 exemplaires Prix de vente : 45 € TTC


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Extraits du texte de Mickaël VIS. Dans le livre, ce texte est réparti en 16 fragments numérotés.


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Extraits de la postface de Rémi Coignet

Début décembre 2020. Nous sommes confinés. Il fait nuit et moche lorsqu’en fin de journée, je reçois un e-mail d’un certain Mickael Vis. Il m’écrit sur les conseils de mon amie Elina. Je lis : « To dance with the devil est un corpus développé autour du personnage de ma mère Catherine, morte du sida en 1999. Elle a mené, jusqu'à sa mort, une vie de marginale, disputant avec la vie elle-même un combat d'une intensité folle. Droguée, sa relation avec son premier fils, Sébastien, a été tumultueuse. Elle lui a montré le chemin menant aux drogues. Il est devenu un ouragan de violence. Elle entretient ensuite une relation amoureuse avec son propre père. Je suis le fils de cette union interdite. » Ma première réaction est de penser « c’est trop gros pour être vrai ». Et je retourne à la préparation de mon repas. Puis je songe « c’est trop gros pour ne pas être vrai. » Et je reviens à mon ordinateur. En parcourant le PDF joint au message, je réalise la force inouïe de ce récit. Et les questions primordiales qu’il soulève : la liberté et la marge, la place de la société dans nos vies et dans la morale… Déjà, il n’est plus question de faits, mais d’une œuvre. Deux heures plus tard, je réponds à Mickael que je serai ravi de faire sa connaissance. ————— Je le rencontre quelques semaines plus tard à son arrivée à Paris — il vit entre ici et Helsinki — et je lui propose de l’aider, dans la mesure de mes moyens, à publier son histoire. Il me semble que c’est un travail puissant et par son thème une pièce importante au débat public. ————— Depuis six mois maintenant que Mickael m’a demandé d’écrire ce texte, je n’arrive à rien de satisfaisant. Finalement, ces notes seront le récit de mon échec à écrire, comme La Résidence de JH Engström était celui de l’incapacité à photographier dans une ville étrangère. ————— Été 2021. Je relis Totem et Tabou, mais à part une franche rigolade dans les premières pages à propos des « sauvages » d’Australie1, rien pour moi. Je me promets d’aller vérifier dans une édition plus récente si la traduction a été amendée. ————— Comment dès lors pourrais-je connaître Catherine, Georges ou Sébastien que je n’ai jamais rencontrés ? Ils ne peuvent être, pour moi, que des personnages au sein d’une œuvre. Aussi autobiographique soit-il, un récit inscrit toujours les faits dans un dispositif. ————— Le dispositif mis en place par Mickael vise à organiser le chaos et à ordonner des souvenirs dans un travail de constitution de la mémoire. : Images de famille, lettres et documents administratifs sont des strates, des niveaux de sens, que le texte vient malaxer. Des signes s’ajoutent aux signes. Quant aux photos noir et blanc, évanescentes, qu’il a prises, je les vois comme des trous dans la mémoire, comme des blancs dans un discours, des points de suspension…


C O L L E C T I O N C AT. M O N O G R A P H I E

ART&FICTION

MONOGRAPHIE

Valentine Reymond (dir.)

Niklaus Manuel Güdel DER R IÈR E L A COU LEU R

Né en 1988 et partagé entre la Suisse et le Costa Rica, Niklaus Manuel Güdel est à la fois peintre et historien de l'art. Son goût pour la peinture, qu'il découvrait petit à petit à travers la collection du père d'un ami d’enfance chez qui il passait ses dimanches, s’est aiguisé simultanément à celui pour les livres d’art, où il pouvait examiner à l’envi des reproductions, principalement d’artistes suisses de la fin du XIXe siècle. « En même temps que je balbutiais avec mes couleurs, explique-t-il, un imaginaire et une certaine idée de l’histoire de l’art se sont formés en moi. » Fort de cette double empreinte, il revendique la création comme un acte de recréation, travaillée dans un réseau de correspondances et de références. Mais il laisse aussi la mémoire GALERIE VALÉRIE DELAUNAY, PARIS, 2016. – autant personnelle que collective – osciller, dériver, affleurer par deux processus picturaux qu'il explore patiemment: le premier, basé sur le repeint et le repentir, en perpétuel devenir, ne participe pas seulement du thème de la mémoire

mais interroge également les notions d’achevé et d’inachevé. Le second consiste en un effacement progressifs de silhouettes pour laisser apparaître des blancs, des zones non colorées dans laquelle il voit une « méthode supplémentaire à [ses] petits subterfuges pour prendre du recul face à [sa] peinture. » Derrière la couleur est une monographie accomCOIN D’ATLIER, 2015. pagnant l’exposition de l’artiste qui sera présentée au Musée jurassien des arts en 2022. Cet ouvrage présente le travail pictural de Niklaus Manuël Güdel, avec une attention particulière aux références iconographiques et la notion de repentir qui parcourent son œuvre. Les reproductions sont accompagnées des notices thématiques, d’un entretien et de textes de Emmanuel Coquery, Julie Enckell Julliard, Yves Guignard, Isabelle Lecomte, Anne-Sophie Poirot, Valentine Reymond, Aude Robert-Tissot, Pauline Santschi, Claude Stadelmann, Marion Zilio.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 7 J U I N 2 0 2 2 —


format 22 x 28 cm, env. 208 pages, dont env. 160 reproductions en couleurs isbn 978-2-88964-038-6 chf 42 / euro 38 — genre monographie sujets abordés peinture, mémoire — co - édition Musée jurassien des arts textes de Emmanuel Coquery, Thomas Fort, Julie Enckell Julliard, Yves Guignard, Isabelle Lecomte, Anne-Sophie Poirot, Valentine Reymond, Aude Robert-Tissot, Pauline Santschi, Claude Stadelmann, Marion Zilio

t avec r a n o s e d e ir to is h Revisiter l’ ire… des trous de mémo UVRIR PEINTRE POUR O PROCÉDÉ D’UN CE DE COULEUR UN NOUVEL ESPA

———Niklaus Manuel Güdel est un artiste et historien de l’art suisse et costaricien. Né à Delémont en 1988, il a suivi l’enseignement du peintre soleurois Fritz Guggisberg dans son atelier dès l’enfance (1999-2006), puis il obtient une maturité fédérale en arts visuels (Lycée cantonal de Porrentruy, 2007) avant de poursuivre ses études aux universités de Bâle, Neuchâtel et Lausanne (Master en histoire de l’art, 2015). En tant qu’artiste, il expose dès 2003 en Suisse, en Europe et au Costa Rica, dans des galeries, des foires d’art contemporain, des centres d’art et des musées. En tant qu’historien de l’art, il réalise des expositions et des publications sur Ferdinand Hodler et sur Gustave Courbet, collaborant avec des institutions aussi prestigieuses que le Leopold Museum à Vienne, le Musée d’Orsay à Paris ou la Fondation Martin Bodmer à Genève. ———


VA L E N T I N E R E Y M O N D ( D I R .) | N I K L AU S M A N U E L G Ü D E L . D E R R I È R E L A CO U L E U R

EXTRAITS

igée par ir d ie h p a gr o n o m Une ice tr a v r e s n o c , d n o m Valentine Rey art et historienne de l’ E JUR ASSIEN DES ARTS CO -ÉDITION AV

EC LE MUSÉ

——— Née en 1962 à Vevey, Valentine Reymond est historienne de l’art. Elle a effectué des recherches sur la couleur dans la peinture à la Faculté des Lettres de l’Université de Genève. Elle a collaboré entre autres avec le Musée de l'Elysée à Lausanne et le Mamco à Genève. Depuis 1998, elle est conservatrice du Musée jurassien des arts à Moutier où elle a présenté maintes expositions d’art moderne et contemporain. Dans ce contexte, elle a dirigé de nombreuses publications et rédigé des essais consacrés, entre autres, à Rémy Zaugg, Arthur Jobin, Arno Hassler, René Myrha ou Christoph Büchel/Bob Gramsma. Le Musée jurassien des arts a reçu en 2014 le Prix de l'Assemblée interjurassienne (AIJ). Valentine Reymond est également membre de la section culture de la Fondation de l’Abbatiale de Bellelay. ———

Sommaire (provisoire)

ENTRETIEN

7

TITRE DE L’ENTRETIEN À DÉFINIR Valentine Reymond & Claude Stadelmann

ESSAIS

23

Niklaus Manuel Güdel Derrière la couleur

PERDRE LA RIVIÈRE Julie Enckell Julliard

39

QUAND L’ARTISTE ENTREPREND Aude Robert-Tissot

53

LE REPEINT OU LE PERPÉTUEL REPENTIR Valentine Reymond

ŒUVRES SOUS L A DIRECTION DE

VALENTINE REYMOND TEX TES DE

69

À L’OPÉRA Yves Guignard

85

PORTRAITS & AUTOPORTRAITS Marion Zilio

99

LA MÉMOIRE COLLECTIVE Pauline Santschi

109

COMME UN BLANC Emmanuel Coquery

123

LE BLEU DE LA NUIT Isabelle Lecomte

137

NATURES MORTES ET CHOSES ABANDONNÉES NN

151

ICI ET LÀ-BAS, À PROPOS DU PAYSAGE Valentine Reymond

165

SUPERSTITIONS, D’APRÈS GOYA Anne-Sophie Poirot

EMM ANUEL COQUERY JULIE ENCKELL JULLIARD Y VES GUIGNARD ISABELLE LECOMTE ANNE-SOPHIE POIROT VALENTINE REYMOND AUDE ROBERT-TISSOT PAULINE SANTSCHI CLAUDE STADELM ANN M ARION ZILIO PHOTOGRAPHIES DE

PIERRE MONTAVON

BIOGRAPHIE

173

TITRE À DÉFINIR Isabelle Lecomte

ANNEXES

ART&FICTION PUBLICATIONS

195 199 201 203

LISTE DES ŒUVRES LISTE DES EXPOSITIONS LISTE DES PUBLICATIONS REMERCIEMENTS ET AUTEURS


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EXTRAITS

— Le portrait de Christine présenté ici fait partie des peintures que Niklaus Manuel Güdel a décidé de repeindre après les avoir pourtant présentées au public. Celle-ci, exposée en 2018 à la Galerie da Mihi à Berne dans son premier état (fig. 35) a fait l’objet d’une importante retouche de l’artiste en 2020-2021. Il envisage en effet de colorer la figure, ce dont témoigne dans des teintes très claires une robe légèrement bleutée et les touches jaune dans la chevelure et sur le bras du modèle. Ce fait témoigne de ses nouvelles recherches picturales, entreprises au début de 2021, et portant sur la manière de peindre ses figures et de les lier au fond, ici intégralement peint en ocre clair. Ce même tableau présente un repentir dans la position du modèle, puisque son bras droit, dépassant auparavant au niveau des hanches, a été effacé au profit du mouvement général de la figure. —

Fig. 35 — Christine II, 2015-2016 Huile et fusain sur toile, 70 x 56 cm Oeuvre repeinte par l’artiste ≥ fig. 36.

Fig. 36 — Christine III, 2015-2016 / 2020-2021 Huile et fusain sur toile, 70 x 56 cm Fonds de l’artiste 57

56

— Dans ce tableau iconique de l’art suisse du XIXe siècle, réalisé au moment où l’on perçait le tunnel du Saint Gotthard, mettant ainsi en péril l’avenir de la Malle-poste qui empruntait le col éponyme, Niklaus Manuel Güdel s’est intéressé au petit veau qui, effrayé par le convoi, cherche à s’enfuir. Il en a réalisé plusieurs croquis, mais surtout l’a intégré à une composition sous-jacente de La Mariée (fig. 64) qu’il a fini par repeindre presque complètement. Il conserve de l’état antérieur de ce tableau le palmier comme élément de paysage et, en bas à droite, le veau affolé en pleine course, contournant ces éléments de son énergique geste bleu. Il s’agit ici d’une des relativement rares citations directes que l’artiste ait réalisées. —

— Fig. 63 Rudolf Koller, La Malle-poste du Gotthard, 1874 Huile sur toile, 139 x 117,5 cm Zurich, collection du Crédit Suisse 86

Fig. 64 — La Mariée, 2014-2015 Huile et fusain sur toile, 120 x 160 cm Fonds de l’artiste 87


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Fig. 77 — L’Atelier de Brancusi, 2018 Huile et fusain sur toile, 140 x 120 cm Fonds de l’artiste

EXTRAITS

Fig. 78 — La Piscine, 2018 Huile et fusain sur toile, 140 x 120 cm Moutier, Musée jurassien des arts 10 3

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— Dans le domaine familial d’Olla Cero, dans le sud du Costa Rica, deux oncles de l’artiste entretiennent des plantations de palme et de fruits, notamment de ramboutans – mamones en espagnol. Ce fruit exotique, cousin du litchi, est très apprécié des singes et de l’artiste, qui y retrouve le goût de l’enfance. Le présent tableau, réalisé d’après une photographie de son oncle Daniel présentant une branche plein de ramboutans mûrs qu’il vient de cueillir avec la chusa , sorte de longue perche munie à l’extrémité d’une lame pour la cueillette de fruits haut perchés dans les arbres. —

Fig. 83 — Los Mamones, 2020 Huile et sur toile, 60 x 80 cm Collection privée

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EXTRAITS

Natures mortes

Fig. 84 — Balcon I : Les Assiettes, 2020-2021 Huile sur toile, 80 x 60 cm Fonds de l’artiste

Fig. 85 — Balcon II : La Lecture, 2015 Huile sur toile, 80 x 60 cm Fonds de l’artiste 111

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Fig. 97 — L’Escalier, 2017 Huile sur toile, 120 x 160 cm Collection privée 14 2

Fig. 98 — L’École buissonnière, 2018 Huile et toile, 120 x 160 cm Porrentruy, Collection jurassienne des beaux-arts 14 3


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