NOUVEAUTÉS AOÛT-NOVEMBRE 2025
BANDEDESSINÉE & ARTS GRAPHIQUES
BANDE DESSINÉE
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FICHE TECHNIQUE Titre : Loup Graou Éditeur : Éditions la Hyène Format : 105 x 148 mm, 76 pages (couleurs) ISBN : 979-10-96628-14-8 Langue : FR Prix : 14 €
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Loup Graou est une bande dessinée d'horreur humoristique qui raconte l'histoire d'un vrai "loup graou". Les cases sont modulaires et constituent une grille comme un puzzle dont les pièces peuvent coulisser. Le lecteur suit dans cet espace morcelé les traces fuyantes du loup ! Gary Colin est dessinateur et auteur de bande dessinée. De 2009 à 2014, il étudie le graphisme à l’École supérieure d’arts graphiques Penninghen à Paris, où il s’oriente vers la pratique du dessin numérique. En 2017, il fonde avec Clara Souflet les Éditions de la Hyène autour d’un duplicopieur RISO, structure dédiée au dessin, à l’image numérique et à la bande dessinée. Il y publie une dizaine d’opuscules et quelques multiples, présentés essentiellement à l’occasion d’événements associés au dessin contemporain, au livre d’artiste et à la bande dessinée alternative. Le concept d’énergie et ses déclinaisons graphiques — abordé au travers des formes et de la narration — est central dans son travail.
Une enquête qui avance par petits morceaux… Sauriezvous trouver qui est le loup ?
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Une collection d’anthologies dédiée à la jeune création en bande dessinée et aux genres de l’imaginaire !
...est une collection d’anthologies de bandes dessinées, à parution annuelle. Cette série se propose de faire découvrir à ses lectrices et lecteurs une sélection d’histoires courtes réalisées par de jeunes artistes de la scène contemporaine. Chaque recueil est autonome et regroupe une demi-douzaine d’histoires complètes et inédites. Pour souligner cela, les ouvrages sont identifiés par une couleur de jaquette (plutôt que par une numérotation), comme une invitation à la curiosité. La ligne éditoriale est caractérisée par la volonté de proposer de véritables récits (jusqu’à 80 pages !) dans la grande tradition des genres de l’imaginaire, tout restant ancrée dans l’univers du fanzine et de l’underground : des visions étonnantes et singulières permettant, par les voies détournées du fantastique, une réflexion sur le monde qui nous entoure, doublée d’un excellent moment de lecture. Les lecteurs sont invités à découvrir une variété de tonalités et d’atmosphères allant de la satire débridée à la poésie graphique, en passant par de l’aventure trépidante. Le tout est servi par une large palette de styles graphiques, ayant pour point commun un goût particulier pour le dessin en noir et blanc charbonneux et fourmillant de détails.
Éditeur : Gnomus Public : Ados - Adultes Parution : Annuelle Langue : Français
Format : 13 × 18 cm Impression : Offset noir et blanc Tirage : 1000-1500 exemplaires Prix : 15,00 €
18 jeunes artistes, 25 histoires complètes et inédites, et plus de 800 pages de bande dessinée à découvrir !
Zitrance #1
Zitrance #2
Zitrance #3
Zitrance #4
Tereza do Nascimento & Raphaël Serres Poitevin Teo Stern Bakonet Jackonet Félix Cobo Bérénice Motais de Narbonne
Lucien Gurbert Bakonet Jackonet Pao-Yen Ding Lucas Bardoux Poitevin Teo Stern
Ludovic Lalliat & Raoul Leonesi Jean Houzard Lucas Bardoux Fleur Le Gall Elsa Klée Anonyme
246 pages Couverture souple Jaquette bichromie verte Intérieur noir et blanc 13 × 18 cm
232 pages Couverture souple Jaquette bichromie bleue Intérieur noir et blanc 13 × 18 cm
272 pages Couverture souple Jaquette bichromie sable Intérieur noir et blanc 13 × 18 cm
Romane Bourdet Robin Pouch Thy-Lane Monnet Pao-Yen Ding Sophie Margolin Bakonet Jackonet Léopold Prudon
15,00 euros€ ISBN : 978-2-9579-6942-5 ISSN : 2800-9770
15,00 euros ISBN : 978-2-9579-6941-8 ISSN : 2800-9770
15,00 euros ISBN : 978-2-9579-6943-2 ISSN : 2800-9770
Décembre 2023 (réédition)
Décembre 2022
Décembre 2023
Réimpression
246 pages Couverture souple Jaquette bichromie violette Intérieur noir et blanc 13 × 18 cm 15,00 euros ISBN : 978-2-9579-6944-9 ISSN : 2800-9770 Décembre 2024
Zitrance #2
Réimpression
Paru fin 2022 et épuisé dès 2023, ce numéro a circulé de manière confidentielle en festival et dans quelques rares librairies. Il sera réimprimé fin 2025, avec le soutien du CNL.
Six histoires complètes et inédites Boudin Blanc, Lucien Gurbert
22 pages
Alors qu’à la cour de Sire Malard on festoie gaiement, trois ténébreux soudards font leur apparition. Ils ont été chargés par le châtelain de retrouver Thibald, son fils cadet, mystérieusement disparu quelques jours plus tôt. Commence alors leur troublant récit...
L’Île des survivants, Bakonet Jackonet
32 pages
Ko Sanik, un îlot perdu au milieu de l’océan : c’est le lieu qu’a choisi la terrible Jacqueline pour animer un stage de survivalisme, qui fera de ses quatre participants de véritables machines de guerre ! Mais tout bascule quand le jeune Zeubi la marmotte (4M d’abo sur Tik Tok) disparaît subitement.
Latte Glacé, Pao-Yen Ding
22 pages
Une envie irrépressible de café au lait glacé pousse un jeune dessinateur de manga à sortir de chez lui en pleine nuit. Mais pour une raison inexplicable, toutes les supérettes du quartier ont mis la clef sous la porte. Tout cela a décidément des allures de rêve... ou de cauchemar ?
Willem l’ami des fleurs, Lucas Bardoux
60 pages
Pour écrire sa thèse, Willem, apprenti botaniste, décide de se rendre dans une vallée lointaine où, dit-on, poussent des fleurs aux propriétés fantastiques. Mais ses espoirs sont vite déçus par l’âpreté de la vie locale, la rudesse des habitants de la vallée, et surtout un étrange et impalpable sentiment de malaise...
L’Aqueduc de la discorde, Poitevin
34 pages
Depuis que la construction du nouvel aqueduc a commencé, tout fout le camp ! Certes, c’est une belle opportunité économique pour la région, mais l’immobilier et le prix du broc augmentent à vue d’œil, la ville est envahie par les touristes anglois, les accidents se multiplient... Et d’ailleurs, s’agit-il vraiment de simples accidents ?
Homoncule, Teo Stern Couverture : Souple, jaquette Intérieur : Offset noir et blanc Pagination : 232 pages Format : 13 × 18 cm
ISBN : 978-2-9579-6941-8 ISSN : 2800-9770 Prix : 15,00 € Parution : 2025
28 pages
Quand l’homoncule se réveille au fond de son bassin de gestation, arraché à sa longue léthargie, il se hâte d’aller rejoindre ses semblables à la surface. Mais une fois dehors, personne... Tout est silencieux et couvert de poussière, comme si les lieux avaient été abandonnés depuis bien longtemps...
Avec les participations de... Lucien Gurbert
Architecte de métier, Lucien réalise aussi des bandes dessinées et illustrations reconnaissables à son trait acéré et précis. Il a notamment participé à l’aventure Radio as paper, dont la revue Bento a reçu le Prix de la BD alternative du Festival d’Angoulême en 2022.
Lucas Bardoux
Zitrance #2
Lucas est diplômé des Arts décoratifs de Paris, où il a étudié l’animation. Dessinateur obsessionnel et prolifique, il produit des images hypnotiques, riches en détails et saturées de hachures. Présent dès les débuts de Zitrance, il a également participé à divers ouvrages collectifs chez Matière Grasse et au Dernier Cri. Zitrance #2, Zitrance #3
Bakonet Jackonet
Bakonet est principalement actif sur internet. Il y publie une série de strips au long cours, où il dresse une satire acide et sans concession de notre époque fort déglinguée. Il a publié plusieurs recueils de ces strips chez Shlag Lab. Son premier livre, Inspecteur Colombun : La Choucroute dans le potage, est paru en 2025 aux éditions Même pas mal.
Poitevin
Tel une sorte de Batman de la BD, Poitevin travaille dans le graphisme et la publicité le jour, et dessine des bandes dessinées la nuit. C’est un membre de Zitrance de la première heure, où il a publié la majorité de ses travaux. Il a également participé à la revue Nicole des éditions Cornélius. Zitrance #1, Zitrance #2
Zitrance #1, Zitrance #2, Zitrance #4
Pao-Yen Ding
Pao-Yen est un artiste taïwanais basé à Taipei. Peintre à l’origine, il dessine depuis une dizaine d’années des bandes dessinées qu’il auto-publie à un rythme soutenu. Fer de lance d’une nouvelle génération d’auteurs dans son pays d’origine, où il a récemment reçu le prestigieux prix Golden Comic, son travail a pu être découvert par le public français avec Road to nowhere 1 & 2 (2021) chez Misma, et Console 2073 (2025) chez Kana.
Teo Stern
Teo Stern est passionné d’estampe de d’images imprimées, ce qui l’a mené naturellement à la bande dessinée. Il a réalisé de nombreux fanzines sous différents pseudonymes, et a participé à plusieurs revues collectives à droite à gauche, qu’il souhaite garder incognito. Zitrance #1, Zitrance #2
Zitrance #2, Zitrance #4
... à découvrir dans les pages de Zitrance #2 !
Lucien Gurbert
Bakonet Jackonet
Pao-Yen Ding
Lucas Bardoux
Poitevin
Teo Stern
OMBRES ROUGES
Alessandra
Ombres rouges retrace les actions du C.A.L.P, un collectif indépendant de travailleurs portuaires, contre le transit d’armes dans le port de Gênes. Ce reportage BD parle de résistance mais aussi de poésie, de luttes rationnelles mais aussi d’irrationalité. Il parle d’une ville et de sa mer, d’une humanité et de ses guerres. Ombres rouges est une immersion dans l’histoire politique d’une ville, et dans le funeste destin d’un missile, transbahuté d’un bout du monde à l’autre, juste pour exploser sur des inconnus. De décembre 2023 à juin 2024, Alessandra Respini fait une immersion à Gênes. Deux mois se sont passés depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas. D’autres conflits sont déjà bien installés, tels ceux en Ukraine, au Yémen ou au Soudan. Chaque conflit fait fleurir le chiffre d’affaires des armuriers, principalement américains et européens, et des navires de freit font souvent escale dans des grands ports comme celui du Havre ou de Gênes. Leurs cargaisons seront ensuite déchargées au Moyen-Orient et livrés par voie de terre. Dans cette longue chaîne logistique et géopolitique, Alessandra Respini documente cette partie de l’histoire en l’associant à celle du C.A.L.P, bloquant l’arrivée de ces navires au nom d’idéaux pacifistes. Elle narre avec sensibilité leurs stratégies de reconnaissance, demandant même une intervention du Pape pour qu’il prenne position sur ce dossier.
Hélice Hélas Éditeur Rue des Marronniers 20 CH-1800 Vevey Tél.: ++41 21 922 90 20 litterature@helicehelas.org www.helicehelas.org > litterature@helicehelas.org Distribution Suisse : Servidis Chemin des Chalets 7 CH-1279 Chavannes-deBogis Tél.: ++41 22 960 95 10 www.servidis.ch > commande@servidis.ch Distribution France Belgique : Serendip-Livres 21bis, rue Arnold Géraux FR - 93450 L’Île-St-Denis Tél.: ++33 14 038 18 14 www.serendip-livres.fr
Avec un trait clair et ludique qui rappelle celui du regretté Sempé, Alessandra Respini livre également une ode à une ville où son histoire ouvrière et militante s’écrit sur les murs, dans la convivialité des interactions, ou lors de jours de marchés et de manifestations. Alors que l’Europe cherche à massivement se réarmer, ce roman graphique expose un contre-regard nécessaire !
Biographie de l’autrice Alessandra Respini est une artiste de BD et dessinatrice de presse suisse, d’origine tessinoise. Ses œuvres questionnent notre absurdité face à nousmêmes et au monde. En 2021, elle publie sa première BD Tête à Tête aux éditions Laurier. Pour son projet Ombres rouges, elle reçoit en 2025 la bourse de soutien BD de Pro Helvetia. — Collection : Ellipse et laps Genre : Reportage BD Sujets abordés : Pacifisme ; Luttes sociales ; Port de Gênes ; Industrie de l’armement — Format 17.5 x 25.5 cm, 148 pages ISBN 978-2-940700-86-8 CHF 28 / EUR 22 Parution 15 octobre 2025 (CHF + FR + BE)
š! #54 ‘It’s All Good!
You probably thought life was already perfect and you wouldn’t change a thing. Everything just comes together, and there is no worry in the world. Well, it’s your lucky day in this wonderful time—you’ve got a comic book full of good comics. It’s all good!
Cover: Caroline Cash Contributors: Anand, Caroline Cash, Elizabeth Pich, Emma Hunsinger, Gabriel Mason Howell, Heather Loase, Hetamoé, Ivo Puiupo, Jana Ribkina, Jurijs Tatarkins, König Lü. Q., Leo Fox, Margot Sounack, Mārtiņš Zutis, Momo Gordon, M.S. Harkness, Tara Booth, Vivanna Maria Stanislavska, Yasmeen Abedifard, Zane Zlemeša Guest Editor: Caroline Cash Format: A6, 164 pages, full-color, perfect bound, printed on high quality and environmentally friendly Munken paper. ISBN: 978-9934-581-97-7 Price: 12 EUR
mini kuš! #131 Animal Denial Émilie Gleason
Don’t you hate it when vegetarians disrupt mealtime by constantly reminding us of what we’re eating? Animal Denial is a tribute to fierce traditions and will help you find compelling arguments in favor of meat lovers. Format: A6, 28 pages, saddle stitch binding, full-color, English ISBN: 978-9934-581-98-4 Price: 5 EUR
mini kuš! #132 The Big Spill Janne Marie Dauer An innocent-seeming summer job at a candy factory turns into a secret mission to dispose of a massive amount of gummy bears by dumping them into the woods. However, this quickly spirals out of control, leading to viral waste spreading worldwide. Now, it's time to expose the culprit! Format: A6, 28 pages, saddle stitch binding, full-color, English ISBN: 978-9934-581-99-1 Price: 5 EUR
mini kuš! #133 Perfect Love YGiovanna Fabi
Beauty, innocence, devotion, obedience—that must be the recipe for the perfect partner. Unless when you dream of someone, that person is most likely a part of yourself. Format: A6, 28 pages, saddle stitch binding, full-color, English ISBN: 978-9934-650-00-0 Price: 5 EUR
mini kuš! #134 Sandbox Yuichi Yokoyama
While a famous saying about seashells makes your tongue twist, these comics will make your eyes spin. Are you ready to enter the sandbox? Format: A6, 28 pages, saddle stitch binding, full-color, English ISBN: 978-9934-650-01-7 Price: 5 EUR
š! #55 ‘Comics Sans Frontières’ This collection—like the Comics Sans Frontières conference behind it—brings together international artists and scholars in an interdisciplinary dialog on comics, whose relevance to politics, communication, and literacy is constantly growing. By instigating our own act of academic and cultural border-defiance, we offer it as a pocket-travel-guide for all our fellow travelers on the co-mix road, wherever they are!
Cover: Art Spiegelman, colors by Christopher Sperandio Comics and Art: Andrew Kozlowski, Mia Oberländer, Vera Bekema, Līga Spunde, Mingo Almazan, Jessica Snow, Augusto Mora, Christopher Sperandio, Joost Halbertsma, Art Spiegelman, Robert Pruitt, Karim Oyazabal, Cheyenne Olivier, Sofia Adams-Giron, Amelyn Ng, Jack Katz, Dirk Verschure Texts: David Messmer, Amanda Focke, K. Sarah Ostrach and Rebecca Russell, Jane Grande-Allen and Christopher Sperandio, Jeffrey Kripal, Caitlin McGurk, Castromán Soto, Tesla Cariani, Ofra Amihay, Martalisa Tsai, Julie Fette, Brian Baynes, Pedro Moura, David Schilter Format: A6, 164 pages, full-color, perfect bound, printed on high quality and environmentally friendly Munken paper. ISBN: 978-9934-581-96-0 Price: 12 EUR
L’ENVERS DE NOS DECORS Auteur : Thomas SCOTTO Illustratrice : Carole CHAIX ALBUM cartonné à partir de 9/10 ans format : 180 / 260 mm nombre de pages : 64 prix : 15 € Août 2025 ISBN : 978-2-487583-00-9
RAPPORTS HUMAINS / POUVOIR DE LA PAROLE / ABUS DE LANGAGE
C'est l’histoire d’une rencontre qui ne se fait pas. Celle d’une enseignante et d’un élève. Celle de la phrase de trop. Mais comment réussir à dire les mots qui nous blessent.
Un roman – BD cinématographique où il est question d’aller, coûte que coûte, vers ce qui fait du bien et de chercher le mot juste pour la juste émotion. POINTS FORTS Le 1er projet de collaboration édito-
riale entre 2 artistes bien connus dans le champ de la Littérature Jeunesse Un ouvrage mi BD - mi roman gra-
phique. Un roman - BD cinématographique La complémentarité des écritures des
2 artistes
Thomas Scotto né en 1974, grandit au rythme des mots et rimes des Fabulettes d’Anne Sylvestre. Thomas Scotto passe avec allégresse de sujets légers et distrayants à d’autres plus sérieux en passant par des intrigues policières où le suspens est roi. Son style poétique et subtil offre des textes riches, nuancés, aussi stimulants pour les petits que les grands ! « J’aime écrire comme on fabrique des souvenirs et parce qu’il ne faut jamais taire ce qui nous étonne,
nous met en colère, nous fait peur ou nous passionne. Tellement convaincu que les livres lus pendant l’enfance résonnent longtemps dans nos vies d’adultes. » Carole Chaix vit et travaille à Paris depuis plus de 30 ans. Un premier album jeunesse est sorti en 2000. aujourd'hui elle en compte une trentaine. Son travail mélange les styles, traits et rencontres, allant des illustrations à sa table de travail au(x) terrain(s), sur le vif, à reculons dans les manifestations, histoire de témoigner, Carole partage sa réalité et ce qu’il y a dans sa tête. Tout est permis ou presque quand elle rencontre le tout public, fresque participative géante à colorier, lecture dessinée.. Son trait est le résultat d’un quotidien de partage et d’émotion, de collectifs, de combat et de vie, se retrouvant dans ses carnets, ses livres, autour d’une résidence ou d’une exposition qu’elle invente en prolongement de ses livres, livrez-lui un lieu et elle s’en emparera… Les histoires des auteurs avec lesquels elle « joue» sont remplis de poésie du quotidien, de mots d’humour, de vies et le combat qu’elle mène minute par minute au sein de collectifs sont toutes les choses que Carole Chaix place dans les placards de sa tête pour vous les livrer pour de vrai et vous raconter juste des histoires !
NOTES D’INTENTION DE L’AUTEUR ET DE L’ILLUSTRATRICE
« C’est vrai, je regarde par la fenêtre… C’est vrai, j’ai un sourire qui va plus loin que la classe… Mais, je suis né pour apprendre. Enfin, je suis curieux. Pourtant, souvent elle me fait croire que je ne peux pas. Que je ne suis pas assez. On est 25 dans la classe et, je crois que je suis son premier choix. » Ici, c’est l’histoire d’une rencontre qui ne se fait pas. Celle d’une enseignante et d’un élève. Celle des petits mots qui blessent.
« En vrai, au début, ce n’était pas si grave Les mots de trop ? J’en ai fait collection. Jusqu’à la phrase de trop… » Pourquoi une phrase peut toucher longtemps cet enfant-là et pas les autres… Cela pourrait tout aussi bien être en famille. C’est une histoire en société. Ici, il est question d’aller, coûte que coûte, vers ce qui fait du bien. De faire confiance à tout ce qui n’était pas trop prévu, de chercher le mot juste pour la juste émotion. Né d’une écriture pour le spectacle vivant, L’envers de nos décors est une commande du Théâtre de l’Etoile du Nord (Paris 18è) crée avec Clément Dazin, artiste de cirque. De notre rencontre devait naitre une création d’une demi-heure qui puisse tourner à la fois en théâtre et en médiathèque. Tous deux sur scène, la pièce se joue toujours. Aujourd’hui, la possibilité d’en laisser l’empreinte grâce aux Editions du Pourquoi Pas est évidemment une jolie continuité des mots de théâtre. Il a fallu adapter le texte tout en gardant la poésie. Avec Carole Chaix nous nous connaissons depuis plus de vingt ans. Après de nombreuses rencontres en classe, lectures, ateliers, ce sera pourtant notre premier livre en commun. Notre premier livre ! Cela compte terriblement ! Pour retranscrire au mieux ce monologue et les digressions d’un enfant qui cherche la meilleure manière de « dire » à son enseignante quel super pouvoir il gardera longtemps, l’idée a tout de suite été d’en faire un objet graphique. Un roman / Bd cinématographique. Du plateau aux pages du livre, L’envers de nos décors interroge le pouvoir de la parole. Peut-on décider très tôt d’être heureux ?
Thomas Scotto
Ici dans l’Envers du décor, nous avons décidé de situer le personnage dans son environnement quotidien, chez lui, au collège, au parc…une année va se passer pour lui, une année décisive. Oui, ce sera une première collaboration avec Thomas Scotto, dont je connais le travail depuis longtemps. Ce sera une bande dessinée, une première. Ensemble nous avons découpé et construit un story board. De case en case, on suit ce personnage, on est avec lui, dans sa tête surtout, Il y a peu de dialogues, on le voit changer, il va s’entraîner pour ça, il va y arriver. Avec Anne Maussion, la graphiste des Pourquoi pas, nous avons travaillé à trouver comment retranscrire ces mots, une typo « main » a été évidente quand les paroles sont entendues et puis cette voix-off, ses pensées, ce long monologue sera en typo ordi. Grâce au séquentiel que permet la bd, je peux de planche en planche, découper lentement ses émotions, comme un film au ralenti, montrer qu’il ne comprend pas la situation, qu’il préfère s’évader…et puis il lui parlera car c’est trop. Ce jour-là où il franchit le pas, on verra tout, mais on ne reconnaitra pas forcément l’enseignante, nous ne voulions pas stigmatiser ce corps de métier, juste que cela peut arriver. C’est surtout la parole de l’adulte injuste, ces mots de trop qui laissent des traces que nous n’acceptons pas. J’ai choisi le noir et blanc avec des variations de gris colorés pour pouvoir amener à la fin du livre la couleur comme une fin réelle. Elle commence à la toute fin d’année, elle commence quand il enlève ses dessins et quand il décide que plus rien ne l’atteindra. J’ai choisi aussi d’en faire un dessinateur, il dessine et colle ses bouts de notes dans ce casier scolaire. Ce sont des super héros qu’il dessine le plus souvent comme pour se donner de la force. Ce sera ma deuxième collaboration avec les Editions du Pourquoi Pas.
Carole Chaix
éditions 3œil hiver 2025
INFOS TECHNIQUES format 17 x 24 cm couverture cartonnée avec reliure Suisse rigide 288 pages en 4 pantones prix de vente 27 € parution 15 octobre 2025 ISBN 9782492476211
forbans !
« Nom d’un cachalot constipé, tu cherches encore à filer à l’anguille ? » À bord d’un galion fendant les flots de l’océan Pantouflard, les noces du jeune Duc Éric du Sudouest et de la Comtesse Éléonore du Nordest sont sur le point de se conclure. Mais ce serait sans compter l’imminence de l’abordage mené par le capitaine pirate Barbeen-Tas, père caché d’Éric, venu récupérer son unique héritier. Avant que tout ce beau monde se retrouve embarqué de gré ou de force dans la quête de la perle légendaire de la mystérieuse île Gekoko…
DIFFUSION ET DISTRIBUTION Serendip . 21 bis rue Arnold Géraux 93450 L’Île-St-Denis . 01 40 38 18 14 . contact@serendip-livres.fr . gencod dilicom 3019000119404 RELATIONS PRESSE ET LIBRAIRIE Inès Bahans et Lucie Fournier . communication@lesardentes.fr / éditions 3œil . www.3oeil.fr
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Dans la grande tradition des récits d’aventure extraordinaire (de L’Île mystérieuse au Monde perdu, de BarbeRouge à Spirou et Fantasio), avec l’ambition de renouer autant que de s’émanciper de leurs meilleures lectures d’enfance, Renaud Farace et Olivier Philipponneau nous entraînent dans la plus folle des expéditions. C’est que les deux compères ont de la bouteille. Il y a une douzaine d’années, ils signaient déjà en duo leurs premiers succès chez The Hoochie Coochie avec Détective Rollmops (sélection Angoulême 2014) puis
πramide, véritables tours de force illustrés en bois gravés, déplaçant les dimensions les plus ludiques de l’OuBaPo en direction d’un public jeunesse. Forbans ! s’affiche alors comme la synthèse de la maturation de ses deux auteurs, avec d’abord une narration ample multipliant les décors fastueux, riche d’une galerie de personnages hauts en couleur qui interrogent la figure du héros. Mais aussi un découpage ciselé laissant autant d’espace au dessin faussement naïf d’Olivier Philipponneau (ici au feutre, outil favori des
enfants, pour un savant travail de bichromie) qu’aux dialogues croustillants et pleins d’humour de Renaud Farace (qui négocie ses héritages — ici René Goscinny et Georges Lautner — avec un brio confondant). Pour couronner le tout, le duo nous propose enfin un fantastique bestiaire exotique, riche de dizaines de créatures extravagantes imaginées à partir de mots-valises savoureux, réactivant ainsi la mémoire de Gustave Verbeek et son Terror of the Tiny Tads à plus d’un siècle de distance.
DIFFUSION ET DISTRIBUTION Serendip . 21 bis rue Arnold Géraux 93450 L’Île-St-Denis . 01 40 38 18 14 . contact@serendip-livres.fr . gencod dilicom 3019000119404 RELATIONS PRESSE ET LIBRAIRIE Inès Bahans et Lucie Fournier . communication@lesardentes.fr / éditions 3œil . www.3oeil.fr
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revue de presse
des livres précédents du duo R. Farace & . Philipponneau
“Un bel objet pour se creuser les méninges en rigolant ! “
“Le rendu graphique séduit par le dynamisme des formes et la vitalité des quatre Pantones utilisés.“
“Un livre-enquête de Renaud Farace, Detective Rollmops, admirablement illustré par ce bon vieil Olivier Philipponneau, qui abrite 9 énigmes pour les petits et pour les grands.“
“Il va falloir suivre de près l’évolution de Renaud Farace et Olivier Philipponneau, les deux créateurs de ce détective hors normes.“
“πramide est bien une bande dessinée, mais aussi un jeu : chacun peut s’amuser, soit de façon aléatoire, soit en essayant de suivre une narration logique bien que contrainte par le code couleurs, à guider Détective Rollmops. Cette création inédite se rapproche d’un « livre dont vous êtes le héros » si elle est jouée seul, mais peut aussi faire penser à certains jeux de plateau quand elle est jouée à plusieurs, par son aspect collaboratif.“
“L’imagination débridée de Renaud Farace trouve son juste reflet pictural dans la virtuosité du trop rare Olivier Philipponneau. Ensemble, ils créent un livre qui éblouira les enfants curieux de graphismes nouveaux et leurs parents amateurs d’expérimentations bédéphiliques et d’ouvrages soignés. Pour toute la famille, donc ! “ Benjamin Roure
“Une histoire totalement aléatoire, qui propose cinq fins possibles, dont une qui résout vraiment le mystère.“ Hadrien Chidiac
F.H.
“Le livre est format géant, histoire qu’on puisse vraiment plonger dedans ! “
“…le pari est totalement réussi : la contrainte est prétexte à jeux, humour et redécouverte de l’objet-livre par sa manipulation. Il s’agit de manipuler le livre pour se l’approprier, le découvrir ou le redécouvrir.“ Elsa Gounot
“…pensée comme un générateur ludique d’histoires aléatoires à partir de la disparition de la décimale de Pi dans une pyramide carrément farfelue. Tremblez, petits scarabées dorés ! “ Richard Gaitet
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Renaud Farace est auteur de bande dessinée. Il commence sa collaboration avec Olivier Philipponneau dans plusieurs fanzines. Inspiré par l’OuLiPo et l’OuBaPo, le duo multiplie les expérimentations, et crée Détective Rollmops, édité par The Hoochie Coochie et sélectionné au Festival d’Angoulême. Renaud illustre des livres jeunesse aux éditions Sarbacane, du Rouergue et du Seuil Jeunesse. Il n’oublie également pas son goût pour le grand romanesque en bande dessinée et signe Duel et La Querelle des arbres aux éditions Casterman. ★ sélection Angoulême 2014 ★ prix Festival Angers 2018
Bibliographie sélective - La Querelle des arbres, Casterman, 2024 - Duel, Casterman, 2017 - Barbe Verte, Sarbacane, 2014
Bibliographie commune - Le Syllogomaniaque, une enquête typographique de Détective Rollmops, collection Façade des éditions Polystyrène, 2022 - πramide, une enquête labyrinthique de Détective Rollmops, éditions The Hoochie Coochie, 2018 - Détective Rollmops, éditions The Hoochie Coochie, 2013
Olivier Philipponneau est illustrateur et auteur de bande dessinée. Il grave sur bois la plupart de ses créations qui associent simplicité des lignes et épure des couleurs. En bande dessinée, il développe un univers décalé, à base de jeux de lecture et d’étranges petits personnages, notamment autour de textes de Renaud Farace ou à l’occasion de résidences, telles que Pierre-FeuilleCiseaux. Il illustre également des livres jeunesse en collaboration avec Raphaële Enjary pour les gravures sur bois, et Alice Brière-Haquet pour les textes, dans des albums publiés aux éditions MeMo, Albin Michel, 3œil… ★ sélection Angoulême 2014 ★ lauréat Villa Kujoyama 2017
Bibliographie sélective - Spectacle au potager, MeMo, 2024 - Philonimo 1, 3œil, 2020 - Amimots, Albin Michel Jeunesse, 2019 - Le Ballon de Zébulon, éditions MeMo, 2017 - La Véridique aventure d’un E-mail, éditions Polystyrène et The Hoochie Coochie, 2015 - 1, 2, 3 banquise, éditions MeMo, 2014 - L’Oiseau à deux becs, éditions MeMo, 2013
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SUPER LOMBRIC À LA RESCOUSSE PIXIN WENG
ÉCRIT ET ILLUSTRÉ PAR Pixin Weng TRADUIT PAR Catherine Chiasson EN LIBRAIRIE EN Novembre 2025 POUR QUI 8 ans + et ceux et celles qui aiment les vers de terre. COMBIEN ÇA COÛTE? 20€
NOMBRE DE PAGES 92 GENRE bande dessinée DIMENSIONS 21.0 x 14.8 cm couverture rigide THÈMES: Mystère, Humour, Enquête, Art, honnêteté, pardon, amitié, intégrité, collection ISBN 978-2-924663-24-0
MONSIEUR ED AIME LES BONS VIEUX MYSTÈRES
P O R T R A I T D E F A M I L L E
2 0 2 5 P A R U T I O N S
A U T O M N E
L I V R E
LE LIVRE Au secours ! Le seul et unique œil gauche de Monsieur Bonjambon a disparu ! Heureusement, Super Lombric est là pour lui venir en aide ! Lorsque le suspect numéro un disparaît lui aussi, l’enquête avance à pas de limace. Il ne reste plus qu’à célébrer l’anniversaire de Super Lombric ! Ce soir-là, les amis de la bande sont eux aussi victimes de pertes mystérieuses. Saperlipopette, c’en est trop! Notre héros élabore un plan pour faire sortir le suspect de son trou ! Super Lombric a-t-il rencontré son ennemi juré ? Il vous suffit de lire Super Lombric à la Rescousse pour le savoir! Au cours de cette enquête débordante de suspense et d’action d’une extrême lenteur, Super Lombric et ses amis - des personnages atypiques aux noms saugrenus - rencontrent l’énigmatique Salopette, un passionné de cercles et de points, découvrent ce qui se passe quand Monsieur Pas-vite boit trop de punch et croisent Batman dans un vernissage ! Super Lombric à la rescousse est une bande dessinée qui saura vous surprendre. Elle rappelle par sa structure et son contenu varié, les magazines MAD et les périodiques de bandes dessinées américaines.
Éditrice : Valérie Picard
Dans ce premier tome, humour absurde, intermèdes enrichissants, recette de crêpes aux graines de sésame noires, récapitulatifs inutiles et enquêtes très sérieusement hilarantes se mêlent pour créer une histoire pleine de rebondissements ! Malgré son apparence frivole, Super Lombric à la rescousse aborde l’honnêteté, le pardon, l’acceptation et l’importance d’être soi-même ! Super Lombric à la rescousse rassemble, en une version intégrale, les zines en noir et blanc des aventures de Super Lombric, créés par l’autrice. Il a été écrit en anglais et traduit par la fée des mots, Catherine Chiasson. En plus, en collaboration avec Pixin, Monsieur Ed et Catherine ont retravaillé le texte et la structure de l’histoire pour adapter ses six pamphlets indépendants en une seule histoire colorée !
PIXIN WENG PIXIN WENG (ou Pix pour les intimes) est née et a grandi sous le soleil de Singapour. Elle aime dessiner, coudre, créer des bandes dessinées, raconter des histoires, peindre, faire de l’art en utilisant des objets trouvés. Elle vit avec des chenilles, qui en plus de lui tenir compagnie, lui ont inspiré l’histoire de Super Lombric. Elle est aussi l’autrice des romans graphiques: Sweet Time 2020 et Let’s not talk anymore, 2021.
valerie @monsieured.com
Instagram : @editions_monsieur_ed
Facebook : @editionsmonsieured
Diffusion et Distribution : Serendip Livres
21 bis, rue Arnold Géraux 93450 L’Île-St-Denis
T. 01 40 38 18 14 contact@serendip-livres.fr
Mauvaise Herbe : T. (+33) 06.63.60.92.11
elisabeth@mauvaiseherbe.net
Relations Presse / Libraires / Diffusion : Élisabeth Tielemans
SUPER LOMBRIC
monsieured.com Gencod Dilicom 3019000119404
Le pouvoir de l’intuition
ARTS GRAPHIQUES
Down Dog
Down Dog Marta Roberti, 2024 16,5 x 25 cm Tirage : 700 copie 24 euro Downward Dog, Crane, Sleeping Swan, Turtle, Fish, Cobra, Camel... En yoga, chaque posture emprunte son nom au monde animal. Ce livre s’inspire de cette tradition et invite les enfants à observer le mouvement et le repos de leurs amis les animaux pour imaginer de nouvelles postures à inventer et dessiner. Une invitation à explorer, créer, jouer. Marta Roberti (née à Brescia en 1977) vit entre Rome et Varsovie. Ses dessins, réalisés sur papier à l’aide de papier calque utilisé comme couleur ou procédé de transfert, représentent toujours des autoportraits du corps humain en symbiose avec la nature. Dans son univers, l’identité se pense comme transformation et métamorphose.
les cerises… série de livres d’images
Down Dog
les cerises… série de livres d’images
Down Dog
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Down Dog
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Argumentaire - Éditions FP&CF 2025
«Tu fais quoi ce soir ?» de Bulle Batalla
L’autrice :
Le projet :
Bulle Batalla, née à Paris en 2000, est une artiste pluridisciplinaire qui s’interresse aux notions de générations, en documentant son époque le plus possible, par l’image fixe, l’image en mouvement, l’écriture.
«Un soir, j’ouvre Facebook, ce qui ne m’arrive plus, et je commence à regarder mes anciennes conversations. Cette recherche se transforme en une fouille qui dure une bonne partie de la nuit et qui se concentre au fur et à mesure sur mes conversations avec les garçons que j’ai fréquentés, aimés, croisés, jamais rencontrés. À la sortie de cette fouille ce sont presque treize ans de conversations qui refont surface entre 2011 et 2024. Des conversations similaires par leurs schémas, leurs moments. Toujours avec des garçons, des hommes. Un même vocabulaire frustrateur, sexuel et sexualisant, cru, parfois dur et violent. Auquel il m’arrive de prendre jeu.
Elle a suivi des études à l’Ecole de l’Image des Gobelins à Paris. Ce projet est son premier livre.
Le désir de la nuit. Inexistant le lendemain.» «Tu fais quoi ce soir?» est un recueil de captures d’écrans de conversations éphèmères que Bulle Batalla a eu avec des hommes de son âge, des amis, des connaissances, des inconnus réagissant à ses posts et photos publiés sur les réseaux. Les mots sont crus et la rencontre intime est bien souvent l’unique but de ces contacts numériques. Les échanges sont brefs, dénués de tout vernis, mais révèlent aussi les propres fragilités de leurs auteurices. Tantôt sollictée, tantôt sollicitante, Bulle Batalla ne se cache pas et témoigne aussi des échanges qu’elle entreprend pour combler sa solitude passagère. À travers ces archives se dévoile une forme actuelle de correspondance, nocturne, immédiate, sans détour. Les envies d’un soir, la tendresse et la mélancolie se mêlent dans ces éhanges brefs, et bien souvent frustrants.
Infos techniques : Livre de poche à la française Format 120 x 175 mm 220 pages, impression offset quadri couverture avec forme de découpe et pelliculage soft touch ISBN 979-10-91366-50-2 Tirage 1000 exemplaires Prix de vente : 14,90€ Parution Juin 2025
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COLLECTION - Adélaïde Gaudéchoux Peintures d’Adélaïde Gaudéchoux Textes de Philippe Saulle
Collection est un ensemble de peintures sur toile, de taille identique. C’est une réflexion sur la mémoire des objets et le musée lapidaire, un répertoire de fragment et de mémoire. S’inspirant des recherches d’Aby Warburg, historien de l’art allemand connu pour avoir constitué au début du XXe siècle son Atlas mnémosyne, un assemblage de centaines d’images qui creusent la mémoire, les formes et les représentations, la série d’Adélaïde Gaudéchoux convoque elle aussi une anthropologie de l’image, un archétype qui incarne dans l’espace mental, des dépôts permanents d’expériences continuellement répétées. Réalisées d’après un corpus de reproduction photographique de sculptures et de matières minérales, ces pein- tures ont un effet de lumière très travaillé. Dans son travail et particulièrement dans cette série, la lumière est un élément de transformation important, elle est multiple, elle éclaire pour élucider, elle fait apparaître et disparaître. Dans sa forme éditoriale, Collection se transforme en plongée fantasmagorique. Philippe Saulle, auteur et ancien directeur de l’école des Beaux-Arts de Sète, grand passionné de cailloux, est invité à livrer en introduction une fiction autour de la série sous forme de nouvelle, accompagnant donc un catalogue annoté par le/la collectionneur imaginaire. Livre à caractère monographique pensé en trois parties : - Une nouvelle uchronique de Philippe Saulle en guise d’introduction - La série de 24 huiles sur toile avec cartels et détails agrandis - En conclusion une photo de la juxtaposition de toutes ces toiles lors d’un accrochage. Format 130 x 195 mm 64 pages, dos carré-collé pur, embossage et sérigraphie sur papier de création pour couverture. Impression offset 4 couleurs. ISBN 978-2-9553330-5-1 Tirage 500 exemplaires Prix de vente : 15,00€ Parution le 17 septembre 2025 Genre : Beaux-Arts, Histoire de l’Art
Adélaïde Gaudéchoux
est artiste plasticienne. Originaire du Loir-et-Cher, elle se forme à l’école des Beaux-Arts de Nantes où elle développe un travail de peinture et d’installation qui questionne la mémoire à l’œuvre dans les images, et la lumière comme élément de transformation.
Chronique Mnémosyne du voyage de Zacharie Nouvelle à J.-L.W
Bien loin des villes où le Front populaire s’époumone dans la liesse de la lutte finale, nous avons enfin atteint Saint-Aventin. Depuis Paris, c’est juste dans la direction des flèches de la SFIO! Je me souviens bien. Du fond de la vallée, on distingue clairement de lourdes roches, dressées ou déposées à espaces réguliers tout au long de la crête verdoyante. Cet alignement explicite est comme une signalisation discrète que les hommes d’autrefois devaient lire facilement de loin. Près de ces rochers, autour ou quelque part, il doit y avoir une entrée de grotte ou de mine, sinon pourquoi ces pierres? La forêt dense recouvre les pentes après la crête. D’immenses hêtres et plus haut des pins à crochets alternent avec de vastes étendues de fougères et d’herbes hautes. Parfois, la tête puissante d’un cerf surpris dépasse à peine de l’onde verte… Se faire phacochère et avancer à quatre pattes dans les feuilles jusqu’à ce que la main rencontre enfin des pierres. Là, Zacharie se relève en bipède pour tenter de déceler un dyke, une fracture ou un point de contact entre deux couches géologiques distinctes. Ce n’est sans doute pas beaucoup plus haut, mais la terre et la végétation sont très épaisses. Puis, enfin, au ras du sol, quelques traces vertes de malachite, à peine visibles, nous disent qu’il doit y avoir du cuivre le long de ces pierres hirsutes. Il faut suivre le filon comme l’ont fait bien avant nous les peuples du Néolithique. En le suivant, évidemment, caché par une végétation luxuriante, il y a déjà un trou très ancien, derrière les éboulis. Pas plus gros que la main. On le devine. On sent ce léger courant d’air venu d’en dessous. Nous remuons des pierres couvertes de mousse, nous déplaçons sans doute plus d’une tonne de rochers fracturés, en silence, comme si nous ne voulions pas être découverts. Plusieurs heures à déplacer du caillou et de la terre. Mes jeunes reins sont en feu. Il faut user d’une hache pour sectionner quelques racines puissantes. Enfin, nous pouvons juste passer par une fissure dégagée. L’air frais de sous la terre chargé de cette forte odeur d’humus minéral ou de pierre tombale éclot vers nous. Très proche, une entrée qui s’élargit, creusée à flanc de colline par les peuples disparus. Nous allumons nos calebombes. Dès l’entrée, les parois sont couvertes de manganite d’un noir absolu qui, réduite en poudre, servait aux peintures pariétales, aux masques, aux dessins corporels… On voit aussi quelques filons de rhodonite d’un beau rose vif. Plus profond nous retrouvons les traces de cuivre et de plomb. Quelques cristaux cubiques de galène et des azurites bleu sombre.
Orant Statue en albâtre gypseux, temple carré d’Eshnunna (Mésopotamie), vers 2900-2600 av. J.-C. Les orants sont des hommes en prière. Ici, les yeux largement écarquillés semblent contempler le soleil, ou bien, selon l’Épopée de Gilgamesh, « celui qui a tout vu » ou « celui qui a vu l’enfer ». La civilisation sumérienne entre le Tigre et l’Euphrate a laissé d’innombrables documents, écriture cunéiforme, temples et demeures, bijoux, statues, armes, etc., d’une immense qualité artisanale.
Orant I, 2017, huile sur toile, 61 x 46 cm
Calcédoine Tampa Bay, Colorado (États-Unis). C’est une variété de quartz dont les tout petits cristaux se rangent plus ou moins régulièrement en couches plus ou moins nettes. Ce sont ces différences et ces nuances gracieuses qui font les variétés de calcédoines : onyx, agate, cornaline, jaspe, sardoine, chrysoprase ou héliotrope. Celle-ci vient de Tampa Bay, connue pour ses fossiles de coraux. En effet, les structures carbonatées du corail ont été remplacées par des couches fines de silice cristallisée pour donner cette calcédoine si particulière.
Calcédoine, 2021, huile sur toile, 61 x 46 cm
Korè Marbre, entre 620 et 430 av. J.-C. Les korai sont des représentations féminines, alors que les kouroï sont masculins. Sculptées dans du bois, du calcaire ou du marbre et parfois en céramique ou en bronze, souvent ces sculptures étaient assez sommaires parce qu’elles étaient ensuite peintes, comme la korè « boudeuse ». Elles comportaient sans doute des incrustations de pierres fines, comme le lapis-lazuli, l’opale, la tourmaline ou le grenat. Elles décoraient les maisons aristocratiques ou bourgeoises et, plus souvent, les tombes. Ces sculptures invoquent la déesse de la Moisson et Perséphone. Fille de Déméter et de Zeus, enlevée par son oncle, elle finira par passer les mois d’hiver sous terre et ressortir au printemps suivant la décision injuste de Zeus… Les kouroï, jeunes hommes nus, semblent eux évoquer Apollon. Korè I, 2019, huile sur toile, 61 x 46 cm
La Vénus de Tursac Galet de calcite, taillé et poli, 25000 av. J.-C. Statuette découverte le 5 août 1959 à Tursac, en Dordogne, dans l’abri du Facteur, lors d’une campagne de fouilles dirigée par Henri Delporte, conservateur des collections paléolithiques du musée d’Archéologie nationale. D’une grande originalité formelle, la Vénus n’étant qu’esquissée malgré la précision du polissage, elle fut trouvée près de la paroi de l’abri, accompagnée de deux ossements de bovidé, loin du foyer supposé de la grotte. Il pourrait s’agir, pour cette Vénus, d’une transition graphique rituelle entre la femme et le bison, comme à Pech Merle, à Isturits ou à Bédeilhac. Venus I, 2021, huile sur toile, 61 x 46 cm
Pieds d’un Colosse Granit rose, 159 x 144 x 225 cm, Égypte, Amenhotep III, 1391-1353 av. J.-C. 18e dynastie, musée du Louvre. Ces pieds proviennent de la grande cour du temple funéraire d’Amenhotep III, à Thèbes-Ouest. Sur le socle est gravé le motif des « prisonniers sous ses sandales ». « Écraser de ses pieds les ennemis du Double Pays (l’Égypte) », « Fouler les Neuf Arcs (les nations étrangères) sous ses sandales », voilà, parmi les fonctions programmatiques assignées au pharaon, deux fonctions que les statues colossales mettent parfaitement en scène. Amenhotep III (ou, d’après la transcription grecque, Aménophis III), père d’Akhenaton, régnera près de quarante ans sur une Égypte pacifiée. Il entreprendra d’immenses travaux de constructions colossales. Kous, 2020, huile sur toile, 61 x 46 cm
Superbemarché papiers d’agrumes & co.
Co-édition Trèfle / Miam / La Fenêtre Ouvrage collectif 126 pages, 16 × 32 cm ISBN : 9782959171918 25 €
papiers d’agrumes & co.
Couverture provisoire 1
Superbemarché papiers d’agrumes & co.
Co-édition Trèfle / MIAM / La Fenêtre Collectif (contributions de Caroll Maréchal, Franck Cochoy, Yves Frémion, Françoise Adamsbaum, Gaëlle Maury et Rovo). Design graphique : Rovo et Anna Philippi 126 pages, 16 × 32 cm ISBN : 9782959171918 25 €
Chargés de valeurs mercantiles, émotionnelles ou artistiques, des images imprimées traversent plus ou moins discrètement nos vies de consommateurs en les rendant plus belles. Échappant à leur destin éphémère, certaines deviennent objets de collection ; parmi elles, les papiers de soie qui entourent les agrumes et dont le Musée international des arts modeste (Miam) conserve plusieurs milliers de spécimens. Souvent anonymes, ces lettrages, ces signes et ces images voyagent et passent des frontières. Au-delà de leur esthétique chatoyante, ils véhiculent, à travers l’Europe et le monde, l’image d’une industrie agroalimentaire globalisée dont nous sommes héritiers, et nourrissent notre imaginaire. À travers cette imagerie populaire, et au fil de l’exposition Superbemarché, se raconte une mythologie moderne de l’orange, depuis son origine biologique et mythique jusqu’à sa mise en commerce mondialisée, en passant par son agriculture, son transport et sa consommation. Cette collection y est mise en écho avec des œuvres d’art, des documents et d’autres collections d’ephemera liés au commerce, pour interroger plus largement ces objets graphiques qui, à la frontière entre œuvre et document, tentent de rendre notre quotidien de consommateur mondialisé plus beau. Cette exposition, présentée au Miam du 11 avril 2025 au 8 mars 2026 et dont le commissariat est le fruit d’un dialogue entre le duo de designers graphiques Rovo (Gaëlle Sandré et Sébastien Dégeilh), Françoise Adamsbaum (directrice du Miam) et Gaëlle Maury (directrice de La Fenêtre), poursuit une réflexion sur les croisements possibles entre Arts Modestes et Arts Appliqués, amorcée depuis 2022 entre le Miam et La Fenêtre.
Son catalogue combine de nombreuses vues d’exposition, des textes critiques, un entretien croisé des commissaires, ainsi qu’un essai visuel du duo de designers graphiques Rovo issu de leur recherche autour des papiers d’emballage d’agrumes. Ce dernier associe des combinaisons de papiers d’agrumes à un montage d’entretiens avec des acteurs locaux de la “filière orange” : primeur, grossiste, importateur, agronome et économiste. Les contributions de Caroll Maréchal (chercheuse en science sociale et graphiste), Yves Frémion (auteur et iconologue) et Franck Cochoy (sociologue des marchés) offrent une réflexion croisée sur le statut et la conservation des objets graphiques qui accompagnent et entourent notre consommation au quotidien, tout en partageant pleinement le plaisir visuel qu’ils nous procurent. Ce catalogue, dont la sortie est prévue en juin 2025, est une coédition du Miam, de La Fenêtre et des éditions Trèfle.
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Superbemarché — quelques œuvres de l’exposition
Exemples de papiers d’agrumes, collection du Miam, don Pascal Casson.
Ainsi enrobés de papiers de soie à l’esthétique illustrative et colorée, les fruits semblent dissimulés dans des pages de comic books qu’il suffirait de déplier et de relier pour raconter une histoire. Comme autant de lettres d’un alphabet, ces papiers nous invitent à écrire ici une mythologie contemporaine de l’orange, de ses origines biologiques et mythiques à sa mise en commerce mondialisée, en passant par son agriculture, son transport et sa consommation. 3
Superbemarché — quelques œuvres de l’exposition
Prill Vieceli Cremers, Money, 2016, éditions Patrick Frey. Livre d’artiste et vidéo.
Par la collecte, l’extraction et l’édition de plusieurs centaines d’images de billets de banque du monde entier, le trio de graphistes suisse Prill Vieceli Cremers dévoile les récits, idéologies et symboles qu’elles véhiculent pour conférer une valeur à des feuilles de papier qui, sans elles, en seraient dépourvues.
Mazaccio & Drowilal (Élise Mazac et Robert Drowilal), Easy Nunuche, série Nunuche, 2013, impression jet d’encre sur bâche, collection des artistes.
Le duo d’artistes Mazaccio & Drowilal développe un travail para-photographique, observant nos images quotidiennes contemporaines avec humour. Parmi elles, les mystérieux décors qui embellissent la courte vie des papiers essuie-tout, valorisant ces bouts de cellulose voués à la poubelle. Ces papiers absorbants sont pour eux à la fois des objets de collection et le support de collages qui les transcendent en eden moelleux. 4
Superbemarché — quelques œuvres de l’exposition
Francis Baudevin, Carambar (NEO), 1991/2025, peintures, acrylique sur toile, collection de l’artiste, AramisR_Circuit-1
Le travail pictural de Francis Baudevin trouve son origine dans la captation de signes abstraits issus de notre quotidien et en particulier d’emballages. Ses “abstractions trouvées” sont l’expression d’une forme de vernaculaire moderne, promu en Suisse par le good design du style international et l’industrie pharmaceutique, mais aussi de manière moins ostentatoire par des objets triviaux comme un Carambar ou une boîte de Harissa.
Bastien Aubry et Dimitri Broquard, Agglobox n°17, 2017, porcelaines peintes et émaillées, chromos, collection des artistes.
Graphistes en duo sous le nom de Flag, Bastien Aubry et Dimitri Broquard ont développé, seuls ou ensemble, un travail de dessin, de sculpture et d’installation qui transforme des objets du quotidien et des situations domestiques ou bureautiques en œuvres d’art ; et inversement. Paquets de céréales et boîtes de pizzas deviennent à la fois des formes sculpturales et des supports éditoriaux réinventant leur iconographie originale. 5
Superbemarché — Extraits choisis
De l’objet consommé à l’objet (re)gardé: vies du graphisme vernaculaire
Caroll Maréchal (chercheuse en science sociale et graphiste) [extrait] L’histoire récente du graphisme s’est construite sur le principe canonique du génie créateur (a fortiori le plus souvent un homme blanc)1 emprunté à l’histoire de l’art oubliant par-là même la nature éminemment populaire (et souvent anonyme) de son objet d’étude. Les collections institutionnelles se sont alors constituées sur un modèle similaire, privilégiant un graphisme dit « d’auteur » sans pour autant régler les problématiques que posent ces objets du quotidien une fois entrés dans des collections (qu’elles soient documentaires ou artistiques)2. Mais alors qu’un certain type de graphisme s’institutionnalise, la multiplication des expositions de graphisme dans les années 1990-2000 entraîne avec elle le retour d’un poncif plus ancien porté par certains graphistes qui dénoncent le paradoxe d’exposer leurs travaux insistant sur leurs temporalité et caractère éphémères3. Plusieurs expositions et événements vont alors s’efforcer de rendre compte d’une certaine réalité de la pratique et de la fabrique du graphisme en élargissant les typologies d’expôts jusqu’à en esthétiser les éléments d’élaboration et d’impression, les faisant tour à tour passer du statut de détritus à celui d’archives (documents) et d’œuvres d’art4. À côté des maquettes et ébauches sont parfois également présentées références, bibliothèques de travail ou collectes graphiques. Agruminvélopapyrophiliste, glycophile, phlogophile ou encore pictopublicéphile, la pratique de collecte de certains graphistes, euxmêmes grands producteurs et créateurs d’ephemera, interroge sur la place qu’occupent ces collections dans leur processus créatif, et par extension au statut à accorder à ces ensembles. Parmi les cas les plus connus celui de l’artiste et graphiste Roman Cieslewicz montre toute l’ambiguïté de ces objets. Célèbre pour ses collages-montages et ses productions graphiques, Cieslewicz avait une pratique boulimique de la collecte d’images : « Chaque jour, il consultait la presse, la dépouillait, puis la classait dans plus de 350 boîtes couvrant une grande variété de thèmes5. » Collectionneur d’ephemera et autres objets modestes, comme les flammes postales ou encore les sachets de sucre6, ses collectes constituaient l’une des matières premières dans laquelle Cieslewicz puisait pour élaborer ces créations. Ce process a notamment été rendu visible dans l’exposition « Roman Cieslewicz, la fabrique des images » présentée en 2018 au Musée des arts décoratifs7 où ses « archives » étaient présentées à côté de ses réalisations montrant la porosité entre la pratique de collecte et de création, et les allers-retours constants entre des images populaires et ses propres réalisations.
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Voir l’article de Martha Scotford, “Is There a Canon of Graphic Design History”, AIGA Journal of Graphic Design, vol. 9, n°2, 1991. Parce que multiples, hétérogènes et contextuels, ces ensembles d’objets entrainent une adaptation des pratiques traditionnelles des établissements du patrimoine pour pouvoir les conserver. Nous nous permettons de renvoyer ici à nos travaux sur les collections de design graphique, en particulier Les collections de design graphique dans les institutions publiques. Histoire et pratiques, thèse de doctorat en sciences de la société sous la direction de Valérie Tesnière, EHESS, 2022. 3 À ce sujet voir Clémence Imbert, « Mort et encadré. Figure de la captivité » dans Œuvres ou documents ? : un siècle d’exposition du graphisme dans les musées d’art moderne de Paris, New York et Amsterdam (1895-1995), thèse de doctorat en art des images et art contemporain sous la direction de Jean-Philippe Antoine et Catherine de Smet, université Paris 8, 2017, p. 30-33, https://www.theses.fr/2017PA080084. 4 Pour plus de détail voir notre article C. Maréchal, « De l’atelier au musée, du détritus à la collection. Regards sur les archives des graphistes », Sociétés & Représentations, n° 58, 2024, p. 205-216. 5 Présentation de l’exposition « Roman Cieslewicz, la fabrique des images », site du Musée des arts décoratifs, https://madparis.fr/roman-cieslewicz-la-fabrique-desimages-1731 6 Sa collection de sucre fut d’ailleurs l’une des collections montrées dans l’exposition « Ils collectionnent… » en 1974. 7 « Roman Cieslewicz, la fabrique des images », Musée des arts décoratifs, Paris, 3 mai-23 septembre 2018. 6
Superbemarché — Extraits choisis
Les 4 T du packaging: Tasting, Testing, Teasing et Teaching Franck Cochoy (sociologue des marchés) [extrait] Jadis, avant l’émergence des marchés de masse au début du XXe siècle, les produits étaient vendus en vrac. Les consommateurs pouvaient ainsi évaluer directement et physiquement la qualité des marchandises grâce à leurs sens : ils étaient libres de les goûter, les toucher, les humer, les observer… Je propose d’appeler Tasting ce mode d’évaluation directe des objets de consommation. Ce mode permettait une expérience immédiate et synthétique des denrées, où choisir et consommer étaient deux opérations indissociables. Cependant, la vente en vrac comportait des risques, notamment de fraude, car en l’absence de traçabilité, il était facile et sans risque, pour des producteurs peu scrupuleux, de vendre des articles de qualité inférieure sous des appellations génériques. En réponse à ces problèmes, l’emballage a émergé comme une solution : il a permis de différencier les produits par des marques, des labels et des informations inscrites sur les paquets. Ces derniers ont ainsi assuré la traçabilité des marchandises et donc permis d’engager des poursuites en cas de fraudes1. Cela a non seulement assuré une protection aux consommateurs, mais aussi renforcé la concurrence loyale entre producteurs. La publicité pour les produits Cookquik (figure 1) le montre bien : jadis, dit cette publicité, mamie ne pouvait choisir qu’entre des produits nus génériques, haricots contre petits pois. Avec les denrées empaquetées, elle a découvert le choix entre haricots en vrac et haricots Cookquik emballés… et bientôt entre haricots Cookquik et haricots d’autres marques concurrentes.
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Susan Strasser, Satisfaction Guaranteed, The Making of the American Mass Market, New York, Pantheon Books, 1989. 7
Superbemarché — Extraits choisis
Papillotages Une mythologie contemporaine de l’orange en 3 actes.
Rovo (Gaëlle Sandré & Sébastien Dégeilh, designers graphique) [extrait] l’économiste
Aujourd’hui vous avez vraisemblablement 80% des agrumes qui sont vendus par la grande distribution. Donc les modes de commercialisation ont évolué. Je pense que c’est ça qui explique l’abandon de ces papiers. l’importateur :
Les papillotes, ça va à l’encontre de ce que veulent les grandes surfaces qui ne veulent pas de papiers. On nous a même menacé que s’il y en avait, on nous achetait plus. l’économiste
Je pense que c’est plutôt l’image d’un produit qui se banalise complètement et de circuits de commercialisation qui ont changés. Auparavant, ces beaux produits on les trouvait chez le primeur, qui faisait attention à bien les présenter… Aujourd’hui dans la grande distribution, on ne travaille plus avec des produits qui sont haut de gamme, et il n’y a plus ce soin qui est apporté à la présentation du produit.
le second grossiste
Pour l’orange, on passe généralement à l’hémisphère Sud en juillet-août. l’importateur
C’est des produits qui nous sont arrivés à partir des années 2000, à partir de la mondialisation. Avant cela, il n’y avait pas de marché de contre-saison. C’était d’autant mieux. Parce que, c’est comme dans tout, quand on a tout, tous les jours, tout le temps… on est blasé. l’économiste
Dans le contexte d’il y a une trentaine ou quarantaine d’années, avoir un produit qui venait de loin c’était plutôt super bien vu et porteur de valeur. C’était pas le produit de tous les jours qu’on allait cueillir sur son arbre. À l’époque, on valorisait le produit exotique et lointain, porteur de tout un univers et toute une imagerie exotique. L’agrume fait vraiment partie des premiers fruits qui ont été commercialisés avec la banane et autres, à une époque où l’on était dans une logique de fruits haut de gamme. On a tous en tête l’image d’Épinal de l’orange de Noël. le primeur
Dans l’image populaire, c’est les orange pour la Noël qui étaient dans un papier de soie.
le primeur
Les grandes surfaces ont besoin de marques indifférenciées pour remplir leur présentoirs d’une semaine sur l’autre d’articles d’origines diverses.
l’économiste
Aujourd’hui, l’orange espagnole, on peut quasiment la consommer 12 mois sur 12. Même s’il n’est pas produit en France, l’agrume est devenu un produit un peu banal.
l’économiste
On a vraiment une spécialisation géographique des zones de production. l’agronome
En Asie, on continue à produire des agrumes essentiellement pour le marché local. En Amérique du Nord et du Sud, c’est une production d’agrumes essentiellement à jus. Et en Méditerranée, on va avoir la production de fruits de bouche de qualité et bien colorés. Ce climat méditerranéen on peut le retrouver dans d’autres endroits du Monde : en Californie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud… l’économiste
Vous êtes compétitifs à l’export grâce à ce climat qui vous donne une bonne qualité. l’agronome
Et donc là, on va avoir des productions d’oranges et de clémentines qui vont se colorer naturellement, et qui vont arriver sur le marché de contre-saison. l’économiste
L’Afrique du Sud est devenue l’Espagne de l’hémisphère Sud, c’est-à-dire le pays exportateur majeur alimentant la campagne d’été sur l’ensemble du monde. Elle exporte au moins 50% de sa production vers l’Europe, mais est très présente sur tous les marchés mondiaux, notamment en Asie, au MoyenOrient, en Amérique du Nord…
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Superbemarché — Extraits choisis
Rovo, Papillotages. Une mythologie contemporaine de l’orange en 3 actes. Schémas des compositions de papiers d’agrumes qui seront mis en regard du montage d’entretiens d’acteurs de la filière. Travail en cours.
le primeur
J’ai retrouvé le plaisir de parler d’un produit que j’aime bien auprès de gens à qui j’ai envie de faire découvrir des variétés nouvelles. Pour moi c’est une passion, parce que ma grand-mère en cultivait. l’importateur
Nous on est originaire de Valencia, c’est vraiment le berceau de l’agrume. Mon grand-père de ce côté-là et toute la famille était agricultrice en agrumes. le primeur
Il avait lancé cette marque qui était le surnom du papa, parce qu’il cherchait un nom qui ne fasse pas trop marque et qui ait un esprit espiègle. Et, comme à 60 ans il se faisait toujours appeler comme ça,
le primeur
Il y a des marques qui ont une réputation qu’elles cherchent à conserver. Lui il était plutôt sur la haut de gamme de la production d’agrumes espagnol. Il avait lancé sa marque et elle était pratiquement devenue synonyme d’une variété alors qu’il faisait sous la même marque de la Naveline, de la Naveline tardive, puis du Navel… le premier grossiste
Parfois, il y a le même des producteurs qui emballent sur plusieurs marques. Ce producteur-là, il emballe sous 6 ou 7 marques. le second grossiste
Ça, c’est la même chose, mais emballé sous nos marques. Nous nous associons avec un
c’est resté. Le papa cultivait déjà de façon ancestrale des oranges, dans le Sud de l’Espagne. Quand il y a eu la guerre d’Espagne, il a été obligé de se réfugier en France.
l’importateur
Et bon-an-mal-an, ils s’en sont tirés parce qu’ils se sont raccrochés à leurs racines. Parce qu’ils n’avaient aucune autre compétence.
l’importateur
C’était la seule solution qu’ils avaient pour s’en sortir. Ils étaient en terre inconnue. C’était la guerre. Ils venaient de sortir d’une autre. Ils savaient tout juste parler français. Que pouvaient-ils mettre en avant? Ils connaissaient de la famille qui pouvait envoyer des oranges. le primeur
Son cadet a conservé ses terres en Espagne et il avait une case ici au marché-gare.
producteur à qui nous donnons nos colis pour il emballe sous nos marques. l’importateur
Aujourd’hui, notre marque, c’est une société familiale espagnole qui nous la fournit en respectant le cahier des charges que l’on donne : un taux de sucre, un taux de jus, l’échelle colorimétrique. Si vous voulez axer sur le prix, vous allez être moins regardant sur l’aspect, la coloration et le goût. C’est un peu à l’image de la société. Ce que je remarque, c’est qu’il y a un produit de niche extra-luxe et le très très très bas de gamme à bas prix. Et si on se situe entre les deux, si on offre un produit intermédiaire, on a le cul entre deux chaises. C’est très difficile de se situer.
de production qui est très largement composé de petites structures. On a souvent de petites exploitations qui sont encore parfois familiales, et c’est donc bien la famille qui vient récolter les oranges. le primeur
le primeur
Il y avait pas mal de réfugiés catalan, qui avaient fui l’Espagne à la fin des années 1930, qui sont revenus dans les années 1960. Ils ont acquis des terres et se sont mis à produire, mais ils avaient l’avantage d’avoir un réseau de distribution. l’économiste
Paradoxalement, l’Espagne est le premier exportateur mondial et Valence est la première région d’exportation, pourtant, on reste aujourd’hui encore avec un tissu
le primeur
Un producteur s’il a soigné ses orangers, s’il choisit sa production, c’est le travail d’une année entière. Ce ne sont pas uniquement les 15 jours de récolte qui sont dédiés à ça. C’est, en hiver, veiller à ce que les conditions climatiques soient bonnes ; au moment de la floraison, savoir qu’il n’y ait pas de coups de vent qui fassent tomber les fleurs ; quand il y a un coup de gel, il passe sa nuit dehors à essayer de mettre des petits braseros… c’est quelqu’un qui s’occupe de ses arbres comme si il s’occupait de ses propres
l’importateur
La marque a une réputation établie qui peut éventuellement être le reflet d’une qualité, mais aussi le reflet d’une stratégie commerciale agressive et d’une stratégie publicitaire qui a porté ses fruits. l’économiste
C’était une époque où l’agrume était vraiment en plein boom, hyper-rentable, un âge d’or en quelque sorte. Et quand on retrouve cette logique d’âge d’or, on retrouve les liens entre le commerce et la création, pas forcément l’art, mais la création. À mon sens, cet âge d’or des papiers est lié à une époque où il y avait les moyens de faire quelque chose de joli autour d’un produit hyper-rentable pour l’ensemble de la chaîne.
9
Pour une rentabilité minimum en orange, il faut à peu près 0,50 cts du kilo à l’achat, pour gagner 10 cts par kilo. Dans la grande distribution, eux c’est 1€ du kilo. C’est pour cela que les producteurs râlent. Sur 100% de valeur ajoutée, nous — le producteur, le transporteur, les propriétaires des marques — nous rémunérons sur 40%. Donc plus de la moitié va à la grande distribution, qui n’y met aucun investissement, qui ne s’engage sur rien, qui n’a aucun contrat moral… Ils font la loi. Avant c’était la distribution qui s’adaptait à la campagne, maintenant c’est la campagne qui doit s’adapter à la distribution. C’est le monde à l’envers. C’est la grande distribution qui calque le modèle de production que l’on mange.
REF : APO5
Sébastien Dégeilh
« Tous les dictionnaires sont des monstres. L’exemple de Paulo de Cantos » est un texte inédit de Sébastien Dégeilh qui décrit et analyse un dictionnaire écrit, illustré et conçu par Paulo de Cantos. Paulo de Cantos (1892-1979) fut éditeur, bibliophile, éducateur, philanthrope et typographe, occupant une place particulière dans la modernité artistique au Portugal. Il a écrit, conçu et édité environ 70 titres entre 1920 et 1960. Ce texte recontextualise de manière historique la production de ce dictionnaire et le remets en perspective avec des pratiques éditoriales et graphiques de l’époque. Richement illustré et imprimé par l’atelier Association Presse Offset en bichromie (violet et rose), le texte de Sébastien Dégeilh détaille la démarche de Paulo de Cantos à travers un dictionnaire surprenant, tant dans les textes que le compose — écrit dans le contexte historique de la Seconde Guerre mondiale et mêlant art et science, folklore et progrès, humour et érudition —, que dans les formes graphiques et visuelles employées, faisant preuve d’une grande inventivité et audace pour l’époque. L’œuvre de Paulo de Cantos reste peu connue des amateur·es de graphisme et des arts du livre malgré des productions iconoclastes, avant-gardistes et prolifiques.
Thèmes abordés : Arts du livre, graphisme, typographie, Portugal Sébastien Dégeilh est designer graphique, en duo avec Gaëlle Sandré sous le nom de Rovo, et enseignant en design graphique à l’isdaT depuis 2012. À travers ses travaux de commande et de recherche, il porte un intérêt particulier aux signes et écritures produits pour ou par des territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains, communs ou touristiques. Ouvrages similaire : ▶ Revue Faire, Empire Books
▶ La Fabrique de Fanette Mellier, Tony Côme, Alexandre Dimos, B42 ▶ Pierre Faucheux, espaces de lectures,
lectures d’espaces, 205
La Petite Collection est une série de textes traitant d’écriture, typographie et arts du livre, conçue par Roman Seban de manière complétement artisanale (du design à l’impression), au sein de l’Association Presse Offset, à Paris. Autres titres de la série : Don Quichotte et les figures de l’auteur, Thomas Huot-Marchand ; Au-delà de la peau. Des livres d’anatomies à rabats, Annick Lantenois ; Sensible à la typographie, par Hector Obalk ; Lettres et signes dans le cinéma d’avant-garde, Julien Van Anholt
EXTRAIT 1 : Un manuel scolaire mêlant histoire et travaux pratiques ; un pré-
cis de mathématiques heureuses ; un recueil tête-bêche d’aphorismes pour rire et pleurer ; un guide d’astronomie en deux tomes s’inspirant d’un scénario de fritz lang ; un précis d’ingénierie comme monument au travailleur inconnu ; un procès théâtralisé en guise de biographie historique du poète Luís de Camões ; une biographie biface du dictateur portugais Salazar — d’un côté sol (soleil) de l’autre azar (malchance) ; un guide poétique de Lisbonne ; un essai épistolaire sur la famille ; un atlas colonial satirique sous forme d’un match de football entre le Portugal et le reste du monde…
EXTRAIT 1 : Un livre doit être : composé, sculpté, doré, taillé, fini, limé et poli comme une statue de marbre de Paros. Éditions Burn~Août Diffusion/distribution : Paon-Serendip
burnaout@ @riseupp.net https://editionsburnaout.fr
Dernière modification 7 avril 2025
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Crédit photographique : Association Presse Offset
ESSAI, ART CONTEMPORAIN, ART GRAPHIQUE
▶ Collection ���������������������������������� La Petite Collection ▶ Format (mm) ������������������������� 148 x 200 ▶ Nombre de pages ���������������� 16 ▶ Prix (€) ����������������������������������������� 5 ▶ ISBN ������������������������������������������������� 9782493534231 ▶ ISSN ������������������������������������������������� 2970-3506 ▶ Graphistes ��������������������������������� Roman Seban et Héloïse Blume ▶ Relecteurice (s) ������������������� Clémentine Rougier ▶ Parution ��������������������������������������� octobre 2025
TOUS LES DICTIONNAIRES SONT DES MONSTRES (coll. La petite collection)
TOUS LES DICTIONNAIRES SONT DES MONSTRES L’exemple de Paulo de Cantos
de Damien Tran, éditions Grante Ègle, 2025 « Construire un lac (..)» raconte l’existence fictive d’un groupe d’humains qui vit dans la forêt. Une trentaine de chapitres décrit différents aspects de leur vie : Leur manière de se nourrir, leurs jeux, leurs rituels funéraires, leurs fêtes, leurs coutumes … À bien des égards, leur mode d’existence peut apparaître absurde et irrationnel. Ils passent beaucoup de temps à construire des radeaux magnifiques qui coulent dès leur mise à l’eau. Ils creusent un très grand lac pour le simple plaisir d’y accueillir des oiseaux aquatiques. Leurs projets ambitieux se traduisent souvent par des échecs, mais on dirait que rien n’est grave. Ce texte s’inscrit dans la lignée des récits d’anthropologie fictionnelle tels que Voyage en Grande Carabagne d’Henri Michaux ou Les villes invisibles d’Italo Calvino. Toutefois, cette micro-société est décrite par les habitants eux-mêmes. la bizarrerie de ce groupe y est prise au sérieux. Les incongruités de leur mode de vie ne sont pas traitées de manière ironique. Au contraire, l’absurde est utilisé pour raconter une forme d’utopie. Au delà de l’histoire légère et poétique, le texte peut décrire une forme d’idéal politique. L’organisation de la vie du groupe se fait de manière collective. Il n’y a pas de chef, ni de hiérarchie sociale liée au genre ou à l’âge. Il n’y aucun rapport marchand. La relation au travail est ludique et joyeuse. L’expression de la liberté individuelle est valorisée et encouragée. La vie quotidienne est en lien étroit avec l’environnement naturel de la communauté. Une des particularités de ce livre réside dans son aspect inclassable. Il ne s’agit ni d’un roman, ni d’un recueil de poésie, ni d’un album d’illustrations, ni d’un livre jeunesse. Il peut être considéré comme un livre d’artiste, à la croisée de ces genres, dans la continuité des récents projets artistiques de l’auteur. Format 13 x 16 cm - 114 pages 90 pages en français sur Munken Print Cream 115 g/m2 24 pages de traduction en anglais sur Woodstock Carmoscio 110 g/m2 Couverture impression noir sur papier Materica Rust 250g/m2 ISBN 978-2-9553330-9-9 Tirage 1000 exemplaires Prix de vente estimé : 16-18 Euros Parution le 17 Septembre 2025
Damien Tran est un artiste autodidacte. Son travail s’articule autour de la pratique du dessin, les techniques d’impression, la peinture et le cinéma d’animation. En 2012, il fonde avec Marion Jdanoff le duo « Palefroi » : atelier de sérigraphie, structure d’édition et projet artistique collaboratif situé à Berlin jusqu’en 2019. Ils éditent ensemble plusieurs dizaines de livres, zines, affiches et tirages d’art en sérigraphie. Depuis 2018, leur travail en duo s’est éloigné du multiple pour se concentrer sur des projets d’installations et d’exposition d’œuvres uniques. Damien vit actuellement dans une forêt de l’Aveyron. Son travail personnel et en duo a été présenté dans de nombreuses expositions et festivals spécialisés en Europe, États-Unis et Asie.
On voulait organiser une grande fête. Quelqu’un a décidé de creuser dans des cailloux. Cela nous servirait d’instruments de musique, de décoration et de gobelets pour notre fête. Il a fallu plusieurs années pour creuser suffisamment de cailloux. Lorsque la fête a commencé, tout le monde était fatigué. On est allé se coucher tôt.
C’est le jour du grand repas traditionnel. Un groupe se constitue pour faire la cuisine. C’est le moment de consommer tout ce qui reste des réserves hivernales, avant que tout se remette à pousser. On mange beaucoup de courges et de choux. C’est un moment joyeux et animé. Il y’a toujours 5 ou 6 personnes qui préparent un concert de cailloux. On parle des dernières modes, du prochain voyage, mais surtout de la course du 13 mars.
Le corps est préparé puis installé dans une grande boîte en bois. Les personnes qui le souhaitent y déposent des lettres, des objets et des dessins. Puis on apporte la boîte dans la clairière, on l’entoure de son drapeau et on l’installe au centre d’un bûcher. Le soir, on fait un grand feu. Les cendres sont récoltées quelques jours plus tard. On les mélange avec de l’huile pour en faire une base de peinture. On y ajoute des plantes ; des fruits et des minéraux pour obtenir des couleurs. On s’en sert pour dessiner sur des parois, peindre des murs, des ponts et des cabanes.
Le 13 mars, c’est la grande course de la rivière. Nous avons passé le dernier mois à construire des embarcations. Tout le monde est impatient de les mettre à l’eau. Le départ se fait de manière informelle. Le courant est si fort que les bateaux sont rapidement emportés. Beaucoup d’attention est portée à la forme et aux décorations des navires. La grande majorité d’entre eux coulent dès le début de la course. Les participants récupèrent des morceaux d’épaves et continuent à pied sur le rivage. Il n’est pas rare que le 13 mars soit pluvieux, rendant la navigation sur la rivière encore plus difficile. Dans ces cas-là, tout le monde termine la course en courant. La première arrivée remporte un cadeau et fait un discours.
La première grande mode fut celle des objets en cailloux. Ensuite vint celle des drapeaux. Puis ce fut au tour des coiffures farfelues et des chapeaux. Nous nous sommes passionnés pour l’ornithologie. Ensuite, le grand chic a été de boire des tisanes. Du jour au lendemain, tout le monde s’est mis à jouer aux échecs. Plus tard, nous sommes devenus magiciennes.
rayon BD, dessin
genre carnet d’artiste
parution 3 octobre 2025
Portrait
art&fiction
TINA SCHWIZGEBEL-WANG
Novembre
Un temps parfait pour rester au chaud et suivre les lignes sinueuses et noires d’une dessinatricevoyageuse.
Le mois de novembre est mélancolique. L’automne qui touche à sa fin, le froid, la grisaille, les jours courts et souvent sans lumière. Tout de même, les fêtes approchent, une nouvelle année se profile avec ses promesses de renouveau ou de changement. Depuis l’âge de neuf ans, Tina SchwizgebelWang tient un journal dans lequel elle dessine presque chaque jour un événement de son quotidien. Ce rituel n’a jamais cessé, et ce sont aujourd’hui des dizaines de carnets et des milliers de dessins qui courent sur près de vingt-cinq ans. L’artiste a choisi de reprendre, de 2001 à aujourd’hui, des dessins du mois de novembre. Qu’a-t-elle fait au fil du temps dans ce mois
Quoi faire de la joie intense, vécue et sensible de l’existence du vivant en moi et hors de moi ? Tina Schwitzgebel-Wang (*1990, Genève) a développé sa passion pour le dessin dès son jeune âge. Lauréate à deux reprises du premier prix au Festival de BD Fumetto, elle pratique également le violoncelle, le tatouage et le design de mode. Elle remporte le prestigieux Prix Chloé au 34ème Festival International de Mode à Hyères. Elle fonde avec Mara Tchouhadjian, Le Crabe et la Mécano, collectif de fresques à quatre mains. La gravure est également l’une de ses pratiques artistiques, exposée dans divers lieux, depuis Shanghai jusqu’à la France et la Suisse. Ses travaux apparaissent dans la dernière publication de Sillages n°3, suite à une résidence en mer, projet porté par l’Association Makaline.
réputé creux, nostalgique ou heureux malgré tout ? Où était-elle, vers quoi voulait-elle aller, comment se sentait l’enfant puis la jeune fille et maintenant la femme qu’elle est devenue ? La scansion de tous ces mois de novembre. Comme des retrouvailles. Des cailloux semés. Une note qui ne cesse de sonner.
collection Sonar format 16 x 22,5 cm, 72 p., broché isbn 978-2-88964-100-0 prix CHF 24 / € 19
mot-clés saison, enfance, mer, voyage, journal intime
livres connexes Annaëlle Clot, Germinations Ruminations, art&fiction, 2024 ; MarieMo, Pied à terre, Antipodes, 2024 ; Marion Canevascini, Sables mouvants, Antipodes, 2023.
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
tina schwizgebel-wang
NOVEMBRE
art&fiction sonar n°26
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
Tina Schwizgebel-Wang | Novembre
Extraits
rayon bd
genre satire
parution 3 octobre 2025
Portrait
art&fiction
ANDRÉ ANDRÉ
Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps, elle va peut-être changer Une énergie puissante puisée principalement dans une colère totale à l’égard des cons.
Entre le carnet de dessin et le roman graphique, les œuvres de André André parlent de la difficulté à accepter, soi, la vie, les autres. Avec un humour tendre et brutal (qui touche parfois au désespoir), elle dresse le constat qu’on a déjà fait la gueule à la vie pendant assez longtemps, et comme elle ne changera pas de si tôt, autant s’y installer en riant. De cette narration fragmentaire se dégage une énergie puissante. Dans cette parade où l’absurde le dispute à la joie, la dessinatrice n’hésite pas à dire sa colère totale à l’égard des cons, et à passer de la poésie mélancolique à la blague clownesque. Une brutalité nécessaire face à cette histoire dégueulasse qu’est la vie, comme le chantait le groupe Alice qu’elle a créé. C’est aussi la précision graphique qui crée la portée comique : le trait devient à certains moments incontrôlable - entre le freinage maîtrisé et le dérapage imprévu !
collection Sonar format 16 x 22,5 cm, 72 p., broché isbn 978-2-88964-099-7 prix CHF 24 / € 19
Il y a un moment où il va falloir remettre l’église au milieu du dancefloor.
André André (*1984, Genève) est le pseudonyme choisi par Sarah André pour son travail artistique qu’elle poursuit en parallèle de ses activités dans le domaine du théâtre. Ses dessins sont édités et diffusés dès 2013 par les éditions Ripopée. En 2018, elle retranscrit ses dessins sous forme de saynètes en céramique qu’elle présente lors d’une exposition personnelle à l’espace d’art Halle Nord intitulée « Arrêtez de m’émouvoir avec toute cette eau ». Toujours en quête de nouveaux supports, elle réalise en 2022 sa première bande dessinée d’après la pièce « Bande originale » de la Compagnie Old Masters pour laquelle elle reçoit le Prix Töpffer Genève.
mot-clés bien-être, bonheur, injonction, absurdité, humour
livres connexes Claire Brétécher, Agrippine, 19882009 , Dargaud ; David Shrigley, Drunk again ; Lika Nüssli, Little Terror, art&fiction, 2023.
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
andré andré SI JE FAIS LA GUEULE À LA VIE PENDANT HYPER LONGTEMPS, ELLE VA PEUT-ÊTRE CHANGER
art&fiction sonar n°26
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
André André | Si je fais la gueule à la vie pendant hyper longtemps
Extraits
bande dessinée
dessin
10 octobre 2023
art&fiction
LIKA NÜSSLI
Little Terror Le dessin comme performance charnelle, émotionnelle et politique. Souriez avec Lika Nüssli comme devant une angoisse joyeuse…
Little Terror de Lika Nüssli s’expérimente comme une performance. L’artiste saint-galloise nous confronte à des angoisses joyeuses en nous plongeant dans 72 pages de dessins portés par un souffle effréné et vivace, réalisés sur une période de deux mois lors d’une résidence à Nairs. Explorant sa vie personnelle et relationnelle à travers le dessin, Lika Nüssli touche aussi à des questions politiques relatives au statut de la femme, de la vie en société et des menaces climatiques. Son approche intuitive génère une mise en scène de corps en tension se déployant dans ses dessins. Sa ligne distendue et harmonieuse semble découler à la fois d’une intention première et d’un débordement de celle-ci. En effet, la force intérieure mystérieuse qui imposerait ses propres lois formelles excède parfois le geste souple et rapide de la dessinatrice. Son art de l’illustration narratif et poétique est traversé par sa pratique de la performance où Lika Nüssli se confronte à la nature et à la société, en engageant toute sa personne dans des peintures de grande ampleur, proches en esprit de l’action painting. Plus contenus à cause de leur format, ses dessins destinés aux livres sont habités par la même énergie et le même courage.
Thèmes féminisme, politique, art, affect, amour, relation, futur, peur
collection Sonar format 16 x 24 cm, 72 pages, broché isbn 978-2-88964-056-0 prix CHF 24 / € 19
Lika Nüssli | Little Terror
© Herbert Weber
Lika Nüssli, née en 1973, fait des recherches et des expériences sur le terrain de la narration jusque dans les différentes formes d’art. Son œuvre multiforme comprend le dessin, l’illustration, la bande dessinée, la peinture, l’installation, la performance et les textes. Beaucoup de ses travaux ont été réalisés en voyage, lors de séjours parfois prolongés à l’étranger, à Belgrade, Paris, Saint-Pétersbourg, Moscou, au Caire et en Palestine. Ses dessins de voyage traitent souvent de la répression, de la censure et du statut de la femme. Dans ses Action Dehors, que Lika Nüssli considère comme des confrontations avec des lieux et des personnes, elle entre également en contact avec le public. Les dessins colorés sur tissu qui en résultent capturent les traces du moment et reflètent le caractère éphémère. L’illustratrice formée à la Haute école de Lucerne - Design & Kunst, qui a auparavant étudié le design textile, a déjà été récompensée à plusieurs reprises pour son travail. La dernière BD de Nüssli, Starkes Ding paru chez Édition Moderne, est basée sur les souvenirs de son père concernant sa jeunesse en tant que Verdingbub (Garçon de ferme). Dans son premier roman graphique Vergiss dich nicht paru chez Vexer en 2018, Lika Nüssli s’était déjà penchée sur ses propres racines. Dans un style plus reconnaissable, qui allie un trait fin à des éléments ornementaux, elle a créé un lien touchant entre l’autobiographie, le documentaire et la fiction autour de la relation changeante avec sa mère atteinte de démence.
Lika Nüssli | Little Terror
extraits
Lika Nüssli | Little Terror
extraits
Lika Nüssli | Little Terror
extraits
genre dessin
rayon bande dessinée
parution 7 juin 2024
Portrait
art&fiction
CHRISTINE SEFOLOSHA
Aurora
Si, en vous penchant sur le gouffre, vous ne voyez que la nuit, penchez-vous davantage jusqu’à ce que surgisse Aurora.
Aurora est une traversée à l’intérieur d’un champ magnétique d’images où le noir profond des encres et de l’anthracite semblent dans une lutte éternelle avec la lumière chancelante d’un jour promis. Figures annonciatrices, animaux hypnotisés ou encore masques de cérémonie, les sujets de Christine Sefolosha surgissent, nous font face et symbolisent une lueur inespérée. Les monotypes, les dessins et les empreintes de l’artiste nous emmènent dans un monde de signes qui scrutent nos mémoires collectives et conjurent nos spectres.
collection Sonar format 16 x 22,5 cm, 64 p., broché isbn 978-2-88964-076-8 prix CHF 24 / € 19
Christine Sefolosha est une artiste suisse qui pratique la peinture, le dessin et la gravure. Son travail est une approche matiériste mettant en scène des figures frontales en tant que présence vibratoire. Ses sujets animaliers, par exemple, ou ses bateaux peuvent être perçus comme des totems confrontant le spectateur au monde à travers des spectres. Christine Sefolosha pratique régulièrement les monotypes avec l›imprimeur-graveur Raymond Meyer, elle dessine à l’encre, à l’anthracite et à la sanguine et sa peinture est empreinte d’expressionnisme et de monumentalité. Après une première exposition à Vevey en 1988, Christine Sefolosha a exposé son travail dans diverses galeries de Paris à New-York, ainsi que dans différents centres d›art à travers le monde.
si vous aimez les anges, la lumière, les animaux, les apparitions, le traité d’alchimie Aurora Consurgens
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
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Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
Christine Sefolosha | Aurora
Extraits
COLLEC TION SONAR
ART&FICTION
DESSIN
Helge Reumann
Sudation
Artiste, illustrateur et auteur de bandes dessinées, Helge Reumann n'a pas besoin des mots pour raconter des histoires. Son regard, tranchant et critique, se pose sur l'actualité de notre monde, le dessin vient ensuite en révéler la fascinante absurdité. Dans ce nouveau Sonar, Helge Reumann rassemble une soixantaine de nouveaux dessins acides où l’industrie capitaliste est passée au crible. Les atmosphères sont étouffantes, mais le rire surgit lorsque la pression atteint son comble. Tous les mensonges publicitaires sont pointés du doigt. Les voitures qui sont censé nous offrir la
liberté semblent obéir à des actes terroristes, les chimères du New management poussent les êtres au bord du précipice et l’ivresse qu’est censé nous offrir le luxe nous menace de supplices divers et variés. Le dessin est impitoyable, séduisant et retors. Nous sommes mis à nu et la glu, qui envahit tous nos systèmes, révèle la violence sous-jacente qui se cache dans la construction mercantile de nos illusions.
— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 2 S E P T E M B R E 2 0 2 2 —
format 16 x 22.5 cm, 64 pages isbn 978-2-88964-032-4 chf 24 / euro 19
— genre dessin, carnet d’artiste sujets abordés dessin, figures, architec-
ture, graph, supermarché, amiante, sigles, voitures, avions
lignes e d e d n o m n u s n Plongée da roisent c e s ù o n io s n te te à h au x Pistols.. e S s le t e s b o c a J . Edgar P N DANS DES ATIO HARGÉE EN SUD C E ÈR H SP O M AT NTE. TAPISSÉS D’AMIA OFFICE- SPACES
———Helge Reumann est né en 1966 à Zürich. Il fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs de Genève et obtient son diplôme en 1990. Dès 1996, il crée plusieurs studios, notamment Elvis Studio, associé à Xavier Robel. Au-delà de quelques compétences techniques et d’un certain goût pour l’expérimentation graphique, Reumann crée un univers décrivant un monde corrosif, où l’espoir est régulièrement brisé par le fanatisme politique ou religieux, les obsessions de tous bords.———
H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N
EXTRAITS
H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N
EXTRAITS
H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N
EXTRAITS
H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N
EXTRAITS
bande dessinée
dessin
10 octobre 2023
art&fiction
LAURA THIONG-TOYE
La commissure
Une collection dessinée de vases psychédéliques… Laissez-vous déborder par une vague de faunes et de flores.
La commissure de Laura Thiong-Toye se présente comme une collection de vases issue de quelques cabinets de curiosités et support à improvisations graphiques. On y trouve, dans un dessin enchevêtrant espace mimétique et motifs abstraits, à la manière d’un coq-à-l’âne surréaliste, des éléments en constante métamorphose ; des déformations biomorphiques menacent les objets dans leur stabilité quand des rapprochements originaux génèrent des chimères joyeuses ou monstrueuses. Toute cette hétéroclite compagnie de choses se décline, autant qu’elle s’insère, dans un espace où les jeux d’échelle et le motif décoratif sont rois. Celle-ci révèle aussi la pluralité des sources historiques et culturelles qui anime le travail de Laura Thiong-Toye depuis plusieurs années, portant vers un syncrétisme esthétique, un métissage culturel en phase avec les mouvements de la mondialisation et qui fera cohabiter, dans un patchwork de formes ornementales, des aspects de l’esthétique moderniste jusqu’à ses reprises post-modernes des années 1980, avec des éléments de cultures artisanales et populaires de diverses parties du monde.
Thèmes vase, ornement, lèvres, motif, métamorphose, psychédélisme, tarot
collection Sonar format 16 x 24 cm, 64 pages, broché isbn 978-2-88964-057-7 prix CHF 24 / € 19
Laura Thiong-Toye | La commissure
Laura Thiong-Toye (*1986) a obtenu un Master TRANS à la HEAD de Genève en 2011. Entre 20102015, elle est active dans différentes collaborations au sein du duo ThiongToye/Racine. Laura Thiong-Toye est nominée et sélectionnée pour une exposition personnelle à la Salle Crosnier en 2023 à Genève. Elle a reçu entre autres distinctions, la bourse Alice Bailly en 2021, la bourse Act-art en 2020 et le prix Berthoud en 2015. Le travail de Laura Thiong-Toye explore les formalismes de la modernité et ses reprises post-modernes, dans un esprit de liberté et de plaisir communicatif. Elle y introduit également un effet de surenchère qui évoque avec ironie l’ubiquité des savoirs et la toute disponibilité des images provenant des réseaux. Son travail de peinture, très graphique et très coloré, est organisé comme des collages où l’intransigeance de l’aplat est contrebalancé par la complexité des superpositions, des motifs et des textures. En se confrontant au noir/blanc, Laura Thiong-Toye intensifie sa technique, l’obligeant à une organisation toujours plus rigoureuse et une inventivité démultipliée.
Laura Thiong-Toye | La commissure
extraits
Laura Thiong-Toye | La commissure
extraits
Laura Thiong-Toye | La commissure
extraits
«Cameltoe Pride» de Énora Denis
Argumentaire - Éditions FP&CF 2025
L’autrice : Énora Denis est née en 1984 en Bretagne à Ploërmel. Vit et travaille entre Paris et Montreuil. Graphiste de métier, Énora Denis développe aussi une pratique plastique plus personnelle entre photographie et installation artistique. Ces travaux portent notamment sur le genre, la procréation par FIV et les luttes féministes contemporaines.
Le projet : Cameltoe Pride est survenu en septembre 2020 à la suite de la découverte de blogs qui répertorient et se moquent des cameltoes de « stars ». Le corps des femmes est toujours et encore commenté, critiqué. Cette « honte imposée », je voulais la questionner et la retourner. En faire une fierté à travers un objet esthétique et poétique. Reprendre les insultes et en détourner le sens pour en faire une fierté est je trouve une parade maligne pour se défendre, pour questionner aussi pourquoi cela serait une gêne à avoir. Je suis repartie de ce que fait souvent la communauté LGB-TQIA+ : par exemple le mot queer est une ancienne insulte.
Il a été réapproprié par des personnes qui se revendiquent de façon politique en dehors des normes hétéro-cis. Queer Elle a récemment exposé à l’Espace Niemeyer de Paris, dans est même devenu un mot à la mode. J’ai choisi de prendre des zooms de cameltoes. D’afficher fièrement l’anatomie des galeries privées et lors du festival Jeune Création à la féminine. Fondation Fiminco. De la nommer par l’image. De la montrer plutôt que la cacher.
Infos techniques : Grand format broché avec jaquette marquée à chaud Format fermé A3, piqure à cheval Couverture sur carton gris 300g réhaussé d’une jaquette sur papier irisant. Impression quadri sur offset couché bouffant 40 pages ISBN 979-10-91366-51-9 Tirage 500 exemplaires Prix de vente : 25€ Parution Octobre 2025
«Cameltoe Pride» de Énora Denis
«Cameltoe Pride» de Énora Denis
«Cameltoe Pride» de Énora Denis
«Cameltoe Pride» de Énora Denis
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
Argumentaire - Éditions FP&CF 2025
L’auteur : Olivier Garraud est né en 1983 en France. Il est diplômé des Beaux-arts de Nantes. Il vit et travaille aujourd’hui à Saint-Nazaire. Olivier Garraud est représenté par la Galerie Modulab de Metz.
Le projet : Première monographie consacrée au travail d’Olivier Garraud, «l’Office du dessin» rassemble près de dix années de productions rassemblées pour la première fois dans un ouvrage édité. Éminemment politique, le travail d’Olivier Garraud se situe aux frontières de plusieurs démarches : à la fois celle d’un artiste qui tient un ambitieux projet protocolaire illustré et inédit, mais aussi celle d’un observateur intransigeant face aux abus et aux dysfonctionnements de notre mode de vie. Sans parler de manifeste, ce projet de livre permettra d’embrasser largement dix années de production artistique en incluant des éléments et travaux antérieurs à la série emblématique de «l’Office du dessin».
Infos techniques : Format A4 fermé, reliure Suisse à rabat, dos apparent, couverture sur carte graphique avec vernis sélectif Impression cahiers quadri, cahiers portfolio en deux tons pantone et cahier textes sur offset teinté 200 pages ISBN 979-10-91366-52-6 Tirage 600 exemplaires Prix de vente : 30€ Parution Octobre 2025
L ’ O F F IC E
150 DESSINS TEXTES DE MACHIN TRUC & BIDULELUT RERUM VOLUPTA CORIBUSTIS DOLUPTA SPERIAM QUI DE OFFICIAS DOLECTOTATEM FACEPERO BERUPITA VOLUPTAT UT QUI VERUM FACEATI ATEMPEL EXPERUM QUE NONSEQUI SECUPTA BLAVOLORES EA NIMILIGNIT APISIMO BLA BORE IUSAPIE NDANTO BLAUT VENDUSAM QUE ESSIT UTEMQUODIATE PA PRAESEQUIAM AUT VOLORERO QUO EUMQUI DIOREM FUGIT LABORENET EA SI OFFICTO OPTATEM QUIS ENIET, ACCUPTATETUS ET, CORUM ET OFFIC TEM FUGA. NEQUAM EX EOSAPIE NIHILIT OCCUM UT DERRUM UT QUE VOLORA DOLENDION CUPTASSIT VOLUPICIL MINT. ET MAIORRUM REPEDIT, IL ENIMAGNISI UT IPSAPELIS SIM QUATIBUS MAGNIM ESE OMNIHIL IS DOLUPTASPID UT LABOR MIL MINIHIT, NAM NOBITA VEL ET UNDANTIAM ATURE CORUM VOLESED QUISTRUPTAE NIMI, QUO EST PREPUDI PSUNTIAE ERFERUNDANT ILIAM, CUM EVELLAB OREPRORIATI RATA RATATIAE EUM EX ET VOLOR MOLLES AUTEM
OLIVIER GARRAUD
DU DESSIN
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
150 DESSINS TEXTES DE MACHIN TRUC & BIDULELUT RERUM VOLUPTA CORIBUSTIS DOLUPTA SPERIAM QUI DE OFFICIAS DOLECTOTATEM FACEPERO BERUPITA VOLUPTAT UT QUI VERUM FACEATI ATEMPEL EXPERUM QUE NONSEQUI SECUPTA
L’OFFICE
VOLORES EA NIMILIGNIT APISIMO BLA BLABORE IUSAPIE NDANTO BLAUT VENDUSAM QUE ESSIT UTEMQUODIATE PA PRAESEQUIAM AUT VOLORERO QUO EUMQUI DIOREM FUGIT LABORENET EA SI OFFICTO OPTATEM QUIS ENIET, ACCUPTATETUS ET, CORUM ET OFFIC TEM FUGA. NEQUAM EX EOSAPIE NIHILIT OCCUM UT DERRUM UT QUE VOLORA DOLENDION CUPTASSIT VOLUPICIL MINT. ET MAIORRUM REPEDIT, IL ENIMAGNISI UT IPSAPELIS SIM QUATIBUS MAGNIM ESE OMNIHIL IS DOLUPTASPID UT LABOR MIL MINIHIT, NAM NOBITA VEL ET UNDANTIAM ATURE CORUM VOLESED QUISTRUPTAE NIMI, QUO EST PREPUDI PSUNTIAE ERFERUNDANT ILIAM, CUM EVELLAB OREPRORIATI RATA RATATIAE EUM EX ET VOLOR MOLLES AUTEM
DU DESSIN
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
«L’office du dessin» de Olivier Garraud
QUADRI -LLER LE SENS DE LA VIE
Diora sapediam et officia aboritas iur rempor magnimus ant, omniam sitatque volesti occusa venimaxim que provit, quo blamus archill oratemp orecte iust ex eat. Molupta voluptatiam esci num consed ulparundit, consequam, que repudip idisse preptasitium fuga. Ut ex et, sed ut et quidit officatis enda ium et quamusaped eumquia menihillam consero ipsusam, unda ini que non ratur? Udae. Gent, aperibu samusdam et pre volo que quam aut lis qui doluptibus reiusamus dus undant vel in rehenimus es con repe nulparc ilignit estotas dolupta tionsequam re, quunto quos maioratiam qui demquati res erorumquis invendunt, sundi ut velendi pictore ctiscil ma volupta sequatur, accum que et lab ium fugiant opta deliquo et volupta tiones et ea volupta voluptatur alic to modistiosae porates et odis sum hilibusciis sum dipsamuscium verum hit optatem into etusdamusda quossim quati aut reiumqui bearupta si dolum vit ex et pore idenditas dere, alit volenient exces ut qui optatem faccab ipsant aut ut lacidella cullupta pro issimintet dit, suntio cusam hiciatia quias raepernamus magnis estruptatis estibusapiet invenimperit ea cus a quos velibus andebit repe simodi dempelest, qui consedi genemodit la prestisci dis exerum inia nonserum id quam ipsundi aut dolorunt, velendiat aris aut occuptaspel mint labore pos at lam restorunt es nonseditem eost labores et hiciis eum imusamus. Perunti aerferis aut qui dit experunditem re volupta tessim re dolupienis nat liquis aciis rectate corehenim quo consentiis dernam, aut etur aut qui que sit pa di aut placit laboribus nemporum fuga. Oluptaspeles res Us aut volupta temquam andit acestia cullabo remporp orepere hendenti dolupta nost volo ium a nonseque velibus sit velitaspel moluptatur? Este lam aliae con est liatquam expliquis sam, vendit as delentur? Et aut este voluptiore, voluptat dolorposam, nonsequam consecu mquam, vero od min reprori dolorepelit omnim ipsapie ndundestrum santibus, omnis volorit lab iundit vendantiore, simagnatur? Onsequa tempedis nis eniment liquatatet ab imusdant eariorume numet dipsa volorporro volorem qui quidempor rem vent eossunt accae doluptat vitecest eos ersperum lanimus dolenti onsequae magnihillam quis et quissitatat alibus ant reiunt liae pererci istibus, solupturit, samente moleces editatur sum faceateniant dem rehenih illanda epudignihil expliquid quidicim volut parum quiatur? Piciet que ommolup tatur, aut odiandu ciendelit aliquas pelenduntios int dolore vent vitaquamus aut atumquis dolores sequias et omnime milit fuga. Et optus sequae. Iciet arit adi nust hil eicilit iberspis dis exceatecto tor aut volenim intium eos restibus maion consedis quatiur maiore nus eum rate es et eostem de labo. Perempo sandae pore peditae lautem volum duciur? Quis erferovid ent, sum est que volesti sincien imaiore, impor as sintiis dolor sedit quia niminvel expligeniti iunt id unt eatur, tes expliquid et et, eaquiditia nim rerumquis sam, tenis alitissum dit hillignam ium vollitat faceped igendandem fuga. Nam adictur reptate pra inctibea dolo blatemp oritet doluptatur? Expelliquis autemporem quiduci volorep elibus sa quos rehenis reium que nes il is alit minim et quissum volupta vid qui si odis ut et perum rerecum in parum everaerorum fuga. Et fugia ipsae. Bis doluptaquam que ad ea volorporit acea aliandus, options equidit apernatis eaquo moluptate res ent etur mod modit officiaest fuga. Ut officti ntecto exces et explitatet maximus reris esti a quati reius quiam, sum sinvendant qui dolorerum et doluptaque pre nis et as estrum ratibusda.
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Harchitibus etureicabor molland icillam, quatet et et quati vel ilitio culpa doluptatecto omnihil luptasit, verferibus plabo. Is voloria erspiss itaestrum quae viditin totatendio consequi doluptatur? Qui tem ipsanditis nus dolluptam cone.
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«L’office du dessin» de Olivier Garraud
Diora sapediam et officia aboritas iur rempor magnimus ant, omniam sitatque volesti occusa venimaxim que provit, quo blamus archill oratemp orecte iust ex eat. Molupta voluptatiam esci num consed ulparundit, consequam, que repudip idisse preptasitium fuga. Ut ex et, sed ut et quidit officatis enda ium et quamusaped eumquia menihillam consero ipsusam, unda ini que non ratur?
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«L’office du dessin» de Olivier Garraud
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Dessin : format A1, 84.1 x 59.4 cm, papier quadrillé, acrylique.
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Dessin : format A0, 84,1 x 118,9 cm, papier quadrillé, acrylique.
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Dessin : format A4, 21 x 29,7 cm, papier quadrillé, acrylique.
Dessin : format A4, 21 x 29,7 cm, papier quadrillé, acrylique.
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pan 8 comité éditorial : J. Fischer/J.-B. Labrune maquette et mise en page : M. Aubert couverture : G. Chauchat
LA REVUE Fondée en 2013, pan est une revue annuelle de littérature dessinée. Il s’agit d’un espace de création pour des dessinateur.rice.s et des écrivain.e.s, d’un lieu d’échange, de recherche et de liberté où les artistes peuvent confronter leurs pratiques.
REVUE LITTERAIRE ET DESSINEE
octobre 2025 190 x 140 mm 192 pages – 400 ex. 18 € ISBN : 978-2-9567475-8-1
Une maison bâtie pour le calme et la volupté abrite un couloir aveugle où résonnent des pleurs ; trois membres d’une même famille dévoilent à travers la danse les failles d’un père inébranlable ; un agriculteur complotiste incendie un manoir délabré, dressé entre des HLM ; une femme assoiffée de vengeance avorte une révolte ; un lecteur solastalgique, obsédé par Hamlet, cherche la consolation en mangeant du poisson ; un homme court à perdre haleine en buvant les paroles d’un coach survivaliste… Dans ce nouveau numéro de pan, les personnages jouent à se bercer d’illusions : les mots et les images agissent comme des voiles qui camouflent et travestissent, qui dévoilent et révèlent en même temps une vérité plus profonde, dans leur tentative inépuisable de dire ensemble le monde.
1. Visite / Texte Justine Granjard et images Anne Vaudrey 2. Seul en scène / Images Jeanne Bischoff et texte Jean-Baptiste Labrune 3. Brûle, François / Texte Antoine Poisson et Images Marine Rivoal 4. Griffe / Images Ariane Hugues et texte Laurine Thizy 5. Mélancolie du poisson / Images Ariane Hugues et texte Joseph Fabro 6. Double / Images Audrey Danet et texte Victor Blanc 7. Dean / Texte Esther Michon et images Loïc Urbaniak Transitions / Images Idir Davaine
à l’image
au texte
Anne Vaudrey
est artiste, son travail se décline sous de multiples formes : livres d'images, livres jeunesse (Un lisou aux éditions Biscoto), performances, costumes de danse. On peut découvrir ses natures mortes « Les vies silencieuses » dans pan 7.
Laurine Thizy
est sociologue, spécialiste des questions de genre et de sexualité. Son premier roman Les Maisons vides (L’Olivier) a remporté de nombreux prix littéraires.
Jeanne Bischoff
est artiste. Elle navigue parmi des archives qu'elle utilise, transforme et épuise jusqu'à la disparition de la forme même, mêlant gravures anciennes et technologie numérique.
Justine Granjard
est éditrice, fondatrice de la revue Artichaut. Elle est l’autrice d’ouvrages de poésie, dont Vingt-trois quatre cinq (La Crypte).
Marine Rivoal
est autrice-illustratrice d'albums jeunesse aux éditions du Rouergue (Trois petits pois, Cui-cui, À moi !, Un nom de bête féroce, Magma et Loupiotes à paraitre en 2025).
Antoine Poisson
est enseignant-chercheur en littérature, spécialiste du mouvement surréaliste. Il publie dans pan 8 son premier texte, extrait d’un roman en cours d’écriture.
Ariane Hugues
est autrice-illustratrice de bande dessinée aux éditions Biscoto (L'année extraordinaire). Elle dessine régulièrement pour le journal Biscoto, la revue Z, la revue 303, Télérama, et expérimente le collage à partir de papiers marbrés.
Joseph Fabro
s’est formé aux Beaux-Arts de Paris, puis en Master de création littéraire au Havre. Il a publié de nombreuses nouvelles en revue (Dissonances, Espace(s), pan, Artichaut).
Audrey Danet
est artiste, dessinatrice et peintre. Son univers est teinté d'une atmosphère théâtrale et médiévale.
Esther Michon
est journaliste, réalisatrice de podcasts pour le journal Le Monde. Elle publie dans pan 8 son tout premier texte.
Loïc Urbaniak
est artiste-performeur. Il est co-auteur d’Un cortège de fourmis portant 1000 fois leur poids aux éditions 2024.Il participe à Pan 7 avec Joseph Fabro et le projet De glaise et d'autres choses.
Victor Blanc
est éditeur chez Manifeste ! et critique littéraire aux Lettres françaises. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de poésie – Filigranes, Paradis argousins (Le Temps des cerises) et Réalité augmentée (L’Île bleue) – et d’un roman, Le Mirliflore (éd. pan).
Idir Davaine
est peintre et éditeur aux éditions Trois fois par jour. Il publie Bijou aux éditions Fidèle et est représenté par la galerie Ketabi Bourdet à Paris et New-York.
Jean-Baptiste Labrune
est co-fondateur de la revue pan, auteur de livres jeunesse aux éditions du Rouergue et chez Magnani (Les Contes de Petit-Duc, Un nom de bête féroce, Le Veilleur de nuit, L’Éléphouris), d’un roman, L’Ombre de son nom (Magnani) et d’un essai, Et père et maître (Flammarion).
Baptiste Gaillard Sylvie Mermoud & Pierre Bonard
Baleinoïde Vedette de nombreux livres pour enfants, la baleine fascine aujourd’hui autant qu’elle a pu effrayer autrefois. Baleinoïde est un portrait en creux de cet imposant mammifère marin, approché sensiblement par déplacements d’air, propagation de sons, impressions laissées après une apparition fugace.
« Le corps de baleine est insaisissable, un fantôme, un fantasme, une vie cachée dans ses propres vibrations. C’est un instrument dans ses moindres cavités. »
Les textes de cet album sont écrits par Baptiste Gaillard comme une exploration poétique cherchant à saisir les contours de l’animal à travers les âges, les imaginaires et les connaissances scientifiques, par bribes et par tâtonnements. Leur font écho les dessins au crayon de couleur réalisés à quatre mains par le duo d’artistes contemporains Sylvie Mermoud et Pierre Bonard, qui campent un univers marin à la fois familier et étrange, avec des formes organiques mutantes qui se déploient selon une logique qui leur est propre. Cet ouvrage à la fois onirique, tendre, mais aussi inquiétant, est une invitation à regarder et lire autrement, à aiguiser les sens et l’imagination pour aborder la poésie avec les enfants.
TEXTE Baptiste Gaillard DESSINS Sylvie Mermoud & Pierre Bonard PARUTION FORMAT ISBN
Octobre 2025 27 x 19 cm, 80 pages
978-2-9701571-4-4
PRIX DE VENTE
CHF 29.- / € 20.-
DIFFUSION ET DISTRIBUTION FRANCE / BELGIQUE Serendip Livres, L’île-Saint-Denis SUISSE O.L.F. SA, Fribourg DROITS ÉTRANGERS Hannele & associates, Bordeaux GENRE
Album jeunesse
THÉMATIQUES Abysses, mémoire, poésie
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BAPTISTE GAILLARD, SYLVIE MERMOUD & PIERRE BONARD – BALEINOÏDE
Baptiste Gaillard (1982, vit à Lausanne) est écrivain, artiste et médiateur culturel. Il a exposé des installations et des objets dans des galeries et espaces d’art en Suisse et en Europe. La langue est peu à peu devenue la matière de son travail, et il a dès lors régulièrement publié ses textes dans des revues, ainsi que six livres, dont Un domaine des corpuscules (prix suisse de littérature en 2018) et récemment Un test de fragilité, aux éditions Héros-Limite. Il a travaillé comme coresponsable de l’orientation littérature et traduction du master Contemporary Arts Practice (Hochschule der Künste de Berne). Son travail explore les seuils du sensible et raconte des matières et des états transitoires, comme la buée sur une vitre disparaissant aussitôt qu’elle s’imprime. Il est membre du comité de la revue L’Ours Blanc depuis 2022, et travaille pour la formation continue à La Manufacture – Haute école des arts de la scène.
Diplômée de l’ESAV à Genève, Sylvie Mermoud vit et travaille à Lausanne. Ses œuvres sont montrées régulièrement dans différents lieux en Suisse, en France, en Allemagne et en Finlande. Après sa formation de restaurateur d’art au début des années 1980, entre autres chez Pierre Boissonnas à Zurich, Pierre Bonard ouvre son atelier à La Sarraz. Il reprend la gestion de l’Espace Palud N°1 de 1985 à 1990 et organise plusieurs expositions comme curateur indépendant. Pratiquant depuis l’adolescence le dessin en autodidacte, il présente au public son travail de peinture et de dessin dès 2007, dans différents lieux. Depuis 2011, Sylvie Mermoud et Pierre Bonard réalisent des dessins à quatre mains, où chacun intervient à tour de rôle sur la composition en cours de l’autre, construisant une portion d’un univers flottant singulier et hybride. Leur échange est basé sur l’improvisation, la surprise de la proposition de l’autre et la reprise au débotté. Photos : Lucien CRAUSAZ
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BAPTISTE GAILLARD, SYLVIE MERMOUD & PIERRE BONARD – BALEINOÏDE
« La sensation naît loin de tout océan que le vent dans les feuilles vient du soupir des baleines. »
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ANTOINE BERLAND
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44 portraits sonores i Accompagnés d’une carte établie par Paatrice & d’un livret typographique composé par le Professor Draw-Draw i
i collection Carte-Sons chez Draw-Draw
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E coffret contiendra : 1 CD proposant 44 portraits sonores, 1 grande carte-affiche illustrée par Paatrice (70 x 100 cm), 1 livret contenant les 44 titres et une légende précisant les lieux d’enregistrements et les langues parlées. Ce livret est entièrement composé au plomb mobile et imprimé sur presse typographique. Idem pour la couverture du coffret.
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ENDANT près de 10 années, j’enregistre des voix anonymes rencontrées au hasard. Ces expérimentations vocales donnent à entendre des sonorités sincères et spontanées dans leurs plus grandes intimités. J’aime à penser que les pratiques vocales sont sans limite, et qu’elles ne doivent pas être réservées à celles et ceux qui osent. Ainsi, une voix timide et hésitante, petite et trébuchante peut être aussi touchante et saisissante qu’une voix travaillée. Sous des allures de séries sociologiques, je dresse des portraits vocaux composés à la lisière de l’œuvre musicale et du documentaire. Plus d’une centaine de miniatures surgissent dans des langues et pays variés mettant l’accent sur les couleurs sonores des chants, bruits, gargarismes, vocalises et paroles. La collection de portraits fait l’objet de nombreuses créations, performances, installations en tout genre, avant de s’inviter à la radio sur France Musique pour 3 saisons consécutives. La Scam lui décernera le Prix tout Court 2019. Cette édition rassemble une sélection de 44 portraits, à écouter en pointillés, dans l’ordre ou le désordre, en se laissant guider par la carte illustrée ou encore en voyageant à travers la composition typographique du livret. Antoine Berland
Nous avons longuement discuté de cette édition, Antoine, Patrice et moi. De nombreuses personnes poussaient Antoine à faire entendre ses portraits sonores «autrement», à en faire un objet, d’une façon ou d’une autre. Mais il n’était pas question d’en faire un CD simplement accompagné d’un livret classique. Nous avons pensé à plusieurs formes, allant du jeu de cartes à la carte géographique, l’idée étant de permettre aux gens de pouvoir écouter ces portraits dans un ordre aléatoire, ou en tout cas pas imposé. Ce sont les titres des portraits qui nous ont offert une solution : en les assemblant, par page, à la façon des cadavres exquis, nous trouvions un ordre sans logique précise si ce n’est la poésie absurde issue de l’association d’idée provoquée par ces titres. Cela me permettait aussi, graphiquement, de composer un livret typographique dans un esprit proche des catalogues de polices de caractères que les fonderies proposaient aux imprimeurs au XXe siècle. Professor Draw-Draw
Antoine Berland est pianiste, improvisateur, compositeur, à l’affût de nouvelles expériences, s’autorisant toujours plus de petits vertiges créatifs tournés vers l’inconnu. Il ne cesse de chercher l’équilibre entre sa propre démarche et ses collaborations pluridisciplinaires. Paatrice Marchand est un dessinateur touche à tout ; sérigraphe, graffeur, auto-éditeur de fanzines graphiques, il fait partie des collectifs de Rouen HSH et Les vibrants défricheurs. Professor Draw-Draw est l’autre nom de Quentin Préaud, l’homme derrière les éditions Draw-Draw.
auteur: Antoine Berland titre: 44 PORTRAITS SONORES Format fermé : 25 x 12,5 cm Format ouvert : 25 x 25 cm poids : 150 g. pages: 16 (en livret) + 1 cd /code de téléchargement + 1 poster (70 x 100 cm) prix : 25 € tirage : 750 ex. isbn : 978295834402
VIUELLEZ PENRDRE LES CHSOES DNAS LE DSOÉDRRE, LA SIPMLICTIÉ ET LE DDÉOUBELMENT Extraits du livre «Engrammes»
Engrammes La lecture est une technique dont les compétences s’acquièrent par un long apprentissage. Il s’agit de se tracer des cheminements neuronaux afin de reconnaître efficacement des signes et d’en extraire un message. « Engrammes » est un recueil de poèmes graphiques se jouant des voies de la lecture. Chaque page invite à mettre en doute nos habitudes et à rejouer l’énigme d’une écriture inconnue pour finalement découvrir ou redécouvrir le bonheur de cueillir le sens parmi les étendues de lettres. Selon le Centre National de Ressources textuelles et Lexicales, un engramme est une « trace cérébrale, une empreinte laissée dans le cerveau par un événement passé et susceptible de reviviscence ». De ce mot savant, nous retenons l’étymologie («signe, écrit») qui mobilise l’idée du trait et plus précisément d’être dans le trait. On prend ici la liberté d’élargir et donc de se retrouver au cœur de l’écriture : du cheminement des yeux sur le papier noirci au cheminement du sens dans les réseaux de notre cerveau.
À la lecture de quelques ouvrages ( « Les neurones de la lecture » du neuropsychologue Stanislas Dehaene ou « Pendant la lecture » du designer graphique Gerard Unger) sur les grands principes qui nous permettent de décoder un texte, on découvre tout un univers ludique et poétique. Mélangez l’ordre des lettres entre la première et la dernière lettre d’un mot et vous constatez que la lecture reste possible. Ou encore, faire tendre les lettres d’un texte vers des formes géométriques les plus basiques tout en restant à la limite de la lisibilité. Changer de casse en cours de mot, d’orientation des lettres en cours de paragraphe, de dessin de caractère dans le même texte… Toutes ses altérations n’empêchent pas la lecture car le cerveau sait mobiliser de nombreuses ressources et différentes voies pour parvenir au sens. Travailler l’écriture pour en révéler la richesse des phénomènes qui régissent son interprétation, c’est ce que propose « Engrammes » dans la continuité des précédents livres de PPAF «Les mauvais sujets», «Catalogue», «Combien combine», «Mes états morphes» et la série «Specimen». Ppaf est un laboratoire éditoriale explorant les champs de la poésie visuel qui s’inscrit dans la suite des mouvements du lettrisme et de la poésie concrète.
titre : Engrammes parution : novembre 2025 texte et design graphique : Julien M et ad/ch
couverture provisoire
format fini : 17 x 24 cm impression : numérique 48 pages ISBN: 979-10-90890-11-4 prix public : 15€
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Association Première Pression À Froid 2 impasse du lavoir 23340 Pigerolles 06 64 20 45 6O Julien 06 77 13 41 34 Adrien ppaf@mailoo.org www.ppafeditions.fr fbk/ PPAFeditions twtr/ @editionsppaf
Diffusion / Distribution : Serendip-livres Tél : 09 544 934 00 Fx : 09 594 934 00 dilicom3019000119404
Extraits du livre «Engrammes»
quand tu équilibres l’essentiel
composter com~post~er c o m ~~ p o~~ s t e r c~~om p ~~o~~s ~~ ~~t~~ ~e~~t
s~~e c ~~ o r~~e~ mp~~o~ s~~er c o m~~p o ~~ s e r com~pos~er composer Extraits du livre «Engrammes»
Nuos smmoes gdiués par des cohses qui dpasseent nrtoe enntedmeent
tion sa den con
ue sele lttre nus mnque,e ren n’et dépeplé
Extraits du livre «Engrammes»
« Vous voyez tous s uo v slI .snimehc sec montrent tout ce .srohed àl a y li’uq Vous devez juste redrager iouq riovas et peu à peu v ous r iov à zerecnemmoc des choses »
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suot zeyo v suoV « ces chemins. Ils v ous ec tuot tnertnom qu’il y a là dehors. etsuj zeved suoV savoir quoi regarder s uo v uep à uep te commencerez à voi r » sesohc sed
f o r m a t io n
d é velo p p em e nt d i sso l u t io n
Argumentaire - Éditions FP&CF 2024
STÉRÉO COULEURS de Atelier Bingo
L’auteur :
Le projet :
L’Atelier Bingo est composé de Adèle Favreau et Maxime Prou, deux artistes qui travaillent en binôme les couleurs et les collages. Installés en Bretagne, ce studio à quatre mains compte des clients au niveau international et expose également dans le monde entier. Ce projet est le second livre aux Éditions FP&CF.
Le livre rassemble un ensemble de collages fait à la main avec des papiers découpés, des chutes éparpillées et glanées ici et là, des gomettes de couleurs, du scotch et d’autres matériaux du quotidien qui font la richesse du savoir-faire de ce duo.
Infos techniques : Livre d’illustrations Format 115 x 150 mm 128 pages, couverture toilée cartonnée, sérigraphie 5 couleurs sur toile jaune teintée masse Impression offset quatre couleurs dont fluo Tirage 1500 exemplaires ISBN 979-10-91366-48-9 Prix de vente : 22€
STÉRÉO COULEURS de Atelier Bingo
STÉRÉO COULEURS de Atelier Bingo
STÉRÉO COULEURS de Atelier Bingo
MANHORU de Thomas Couderc - Studio Helmo
Argumentaire - Éditions FP&CF 2023
L’auteur :
Le projet :
«Manhoru» de Thomas Couderc rassemble une collection de photographies de plaques Thomas Couderc est graphiste au sein du d’égout japonaises. Capturé par l’auteur lors d’un voyage au Japon, ou glané plus tard sur studio Helmo qu’il a co-fondé avec Clément Vauchez en 2003 à Montreuil près de Paris. internet, ce corpus inédit invite à découvrir un art subtil souvent ignoré en Europe. Au Japon, les plaques d’égout (manhōrukabā en japonais) jouent au signe et nous racontent des histoires. Fruit d’une décision politique et historique singulière, ces plaques Le duo travaillent dans le champ élargi déclinent un récit territorial superlatif : passé glorieux ou présent performant, mascottes du design graphique : création d’images, et légendes locales, faune, flore ou monuments remarquables... affiches, signalétique, typographie, design éditorial… Ils collaborent principalement avec Ce livre de poche rassemble sur près de 130 pages une centaine de photographies des institutions culturelles et des festivals transformées pour n’en faire ressortir que les dessins noir et blanc, tels qu’ils ont en France. probablement existé avant de devenir un moule puis une plaque en bas-relief. Manhoru est le premier livre de Thomas Couderc en tant qu’auteur.
Mis en commun pour la première fois dans un unique recueil, ces objets banals du quotidien révèlent à eux-seuls l’univers graphique exceptionnel de l’archipel nippon.
Infos techniques : Livre poche imprimé en offset avec jaquette en dorure à chaud holographique et noir mat. Texte de Romain Couderc, traduction anglaise de Frédérique Spill Troisiéme édition - septembre 2023 Tirage : 4000 exemplaires Prix TTC : 10€ Format : 10,5 x 15 cm Pagination : 128 pages isbn : 9791091366342 Mots clés : Japon, Asie, Voyage, Manhoru, Graphisme, Édition graphique, Helmo, Ouvrage singulier, Dessin, Illustration Contact : Maxime Milanesi — maxime@editionsfpcf.com — 0660839830 — www.editionsfpcf.com
The Tempest Jesus Cisneros « En travaillant sur La Tempête de William Shakespeare, plutôt que de chercher des images pour l’illustrer, j’ai préféré écouter la musique de la pièce. Écouter ses échos, possibles et impossibles, et me perdre dans ses reflets. Faire de chaque rectangle de papier une île pour convoquer ses esprits. Explorer ses silences. Déambuler sur la scène et découvrir Sycorax endormie. Suivre les pas de Caliban dans ses déambulations nocturnes. Les rideaux oubliés de l’arrière-scène. Capturer, par le dessin et la peinture, des images insaisissables, mi-souvenirs, mi-inventions, composées de fleurs, fruits, oiseaux, reptiles et insectes. La nature classée, rangée dans des livres. Dans la pièce, je vois l’auteur et les acteurs marcher sur les planches pour montrer leur art et leurs masques. La violence et la domination aussi, comme un oeil qui voit tout, qui englobe tout. La Tempête est un miroir du monde moderne. Prospero renforce les chaînes de Caliban et, les cales pleines, ses navires voguent sur les mers. Ce livre, c’est aussi les fragments d’un naufrage. Des morceaux rejetés sur la plage par les jours qui, dispersés, cherchent à recomposer un sens. » Jesus Cisneros 20,5 x 29cm 64 pages Fedrigoni Arena Bulk 140g et Materica Ardesia 180g Imprimé chez Cci, Marseille Avec le soutien de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur Isbn 978-2-902565-57-3 Prix 26€