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Nouveautés Beaux-arts - mai 2022 - Serendip & Paon

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C O L L E C T I O N C AT. M O N O G R A P H I E

ART&FICTION

MONOGRAPHIE

Florian Rodari et al.

Manuel Müller fecit B O I S G R AV É S / H O L Z S C H N I T T E 1971-2 0 21

Artiste de la dualité et du mouvement, Manuel Müller ne se laisse nullement assigner à une place fixe. Son œuvre se constitue d’une grammaire de signes, d’indices et de symboles, qu’il articule dans le marbre ou le bois, son matériau de prédilection. Son travail à l’écart des esthétiques contemporaines et son parcours d’autodidacte le rapprochent – sans l’y rattacher complétement – de l’outsider art. La technique de taille directe employée par Manuel Müller institue son geste comme un seuil, une porte entre deux temporalités ou deux faces d’une même figure. Dans les lignes du bois se creusent des motifs récurrents – la main, le visage – ainsi que des formes et des ornements foisonnants et sinueux, qui viennent rythmer la surface et la remplir de façon presque obsessionnelle, ne laissant que peu de place au vide. Grattant sous l’écorce, l’artiste fait émerger des récits multiples, intimes et communs.

Leurs sources remontent aux mythes qui façonnent nos imaginaires, auxquels se mêlent son expérience singulière et son héritage familial. La reformulation de ce qui vient de loin apparaît comme une posture fondamentale chez Manuel Müller, faisant converger l’art médiéval, la sculpture toscane du XIIIe siècle et l’art roman. Le cors et la matière deviennent alors miroirs, à la fois figure et écrin, renfermant des significations mystérieuses, que la lame de l’artiste vient tenter de dégager. Après une première monographie parue en 2012 présentant sa sculpture, FECIT donne à voir l’ensemble de l’œuvre gravé entre 1971 et 2021 de Manuel Müller. Environ cent cinquante reproductions composent cette publication bilingue, et sont accompagnées de quatre textes (fr/all) de Florian Rodari, Bertrand Schmid, Monika Jagfeld et Rainer Michael Mason.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 3 M A I 2 0 2 2 —


22 x 31 cm, 144 pages 978-2-88964-025-6 chf 42 / euro 38 — genre monographie sujets abordés gravures — textes de Florian Rodari, Monika Jagfeld, Rainer Michael Mason et Bertrand Schmid langues fr / all format

E RÉFÉREN R UN OUVR AGE D EUR ET GR AVEU T LP U SC U D IL TR AVA

© Magali Koenig

isbn

cialistes de é p s s e d r a p té n e C o mm aphie, gr o é s u m la e d t e l’estampe e rm e t d e p ie h p a gr o n o m e cett avures gr e d s n a 0 5 ir r v d é c ou l Müller. e u n a M te s ti r a l’ e d AÎTRE LE CE POUR CONN

———Né à Paris en 1955, Manuel Müller grandit au sein d’une famille d’artistes. Son père, Robert Müller s’est imposé comme un représentant majeur de la sculpture suisse du vingtième siècle. Sa mère Miriam Laïla Shir Müller, peintre et apprentie bijoutière chez Tiffany, grandit à New York, avant de partir pour Paris où elle épouse Robert en 1954. Après avoir terminé son lycée, Manuel Müller réalise ses premières gravures en 1971 au sein de l’atelier Clot et Bramsen, à Paris. Continuant sa formation en autodidacte, il séjourne à Carrare entre 1972 et 1976, où il travaille le marbre et côtoie d’autres artistes, notamment le sculpteur cubain Augustin Cardenas. De retour à Paris, il commence à tailler le bois, alternant sculpture et gravure, avant de s’installer avec son épouse Jasmine Müller à Lausanne, en 1982. Il continue depuis d’y développer son travail de xylogravure, dans l’intimité de son atelier ou lors de collaborations avec l’Atelier de Saint-Prex. L’obtention du prix de sculpture de l’UBS en 1987 et du prix Bourdelle (Paris) en 1993, lui confèrent un rayonnement international. Ses œuvres sont actuellement visibles au Museum im Lagerhaus de Saint-Gall jusqu’au 13 février 2022, pour l’exposition « Eine Künstlerfamilie zwischen Insider und Outsider Art, Robert, Miriam, Gilda, Manuel Müller & Giovanni Abrignani ». ———


EXTRAITS

F LO R I A N R O DA R I E T A L . | M A N U E L M Ü L L E R F E C I T

MONIKA JAGFELD

SUR LE FIL DE LA LAME

AUF MESSERS SCHNEIDE

FR

sa personnalité et ce qu’il ressent au plus profond de lui-même. L’autoportrait revêt, à cet égard, une importance singulière. Le philosophe de la culture Georg Simmel parle de « l’âme du portrait » et entend par là l’unité physique et spirituelle, dont la condition essentielle se base sur le fait que le portrait, à son tour, « est la création d’une âme ». Dans le portrait, le « je » se transforme en un « tu », devient un « étant-pour-soi » et est en même temps « plus proche intérieurement que tout autre qui n’aurait qu’un contenu spirituel, mais n’exprimerait pas en soi une âme ». Le portrait, aussi abstrait soit-il, constitue donc toujours un vis-à-vis qui invite expressément à une confrontation — tant de la part des artistes que du public. Le visage est le lien entre l’intérieur et l’extérieur, entre soi-même et le monde. C’est la vision que nous donnons de nous-même, celle que nous montrons à notre vis-à-vis mais que nous ne pouvons toutefois pas voir (sauf dans le miroir) ; c’est l’aspect extérieur que nous présentons pour l’interaction et la communication avec l’autre — face à face. Nous voyons et sommes vus, nous transmettons une image de nous-même et nous faisons une image de l’autre. Dans les gravures sur bois de Manuel Müller, ce dualisme se manifeste également au moyen d’une bipartition formelle. Tantôt le portrait apparaît en double, de face et suggéré de profil, tantôt comme accompagné d’une ombre. Le visage, le buste sont constitués de formes et de symboles abstraits ou y sont insérés. Le mouvement souple d’un trait de pinceau sur la gravure imprimée contraste avec la linéarité de la taille dans le bois. Les bois gravés sont bicolores ou déclinés en différentes teintes dans les séries. Mais dans les sculptures de Manuel Müller, la couleur n’est pas une simple couche colorée, elle est capable d’insuffler la vie au personnage ; ainsi, la structure naturelle du bois représente-t-elle une composante organique dans l’image gravée. Régulièrement, la tête se voit attribuer d’autres motifs, souvent une main, qui tient une place particulière dans l’œuvre de Manuel Müller. Certaines parties du visage, les yeux et la bouche par exemple, sont accentuées, le révélant dans son apparence ultime la plus réduite, sous forme de tête de mort. Memento mori ou étape inéluctable de la vie ? Les portraits de Manuel Müller oscillent entre une présence intemporelle de l’être et « l’historisation » de l’étant, lorsqu’il place les bois gravés sur des incunables provenant de la collection de son père, recourant ainsi à une méthode de travail de Robert Müller, et l’intègre dans l’expression permanente de son être le plus intime.

Les bois gravés font précisément apparaître l’intensité avec laquelle Manuel Müller se préoccupe des questions de création et sonde l’être sous toutes ses facettes, en reformulant sans cesse le portrait et en le déclinant sous toutes sortes d’angles de vue. Dans cette multiplicité, le « moi » auquel nous nous exposons également, en tant que spectateur ou spectatrice, est proprement mis à nu. L’œuvre est certes liée à la figure humaine, toutefois, comme nous l’avons déjà observé, une mythologie personnelle y est inhérente, lui conférant des traits énigmatiques. Manuel Müller met radicalement le « moi » au centre de son art, comme point de départ de sa démarche, ainsi que nous le constatons chez les représentants de l’outsider art. Il n’est pas rare que ses travaux suscitent une certaine irritation, car ils se situent en dehors des tendances de l’art contemporain. Non seulement cet art, en raison de l’interaction médiale de différentes techniques et matériaux, mais aussi l’artiste peuvent être qualifiés d’« hybrides ». Manuel Müller est un solitaire, « betwixt two worlds » [«entre deux mondes»], comme l’a formulé une fois Michel Thévoz. Oscillant entre insider art et outsider art, il évolue constamment sur le fil de la lame.

Bois gravés de Manuel Müller

Son instrument est le couteau, son matériau le bois. Manuel Müller fait surgir ses figures tantôt en évidant le bloc de bois, tantôt en les gravant à l’aide du ciseau. Les dessins se manifestent dans le bois, font corps avec lui, et associés à d’autres matériaux, forment des reliefs, se transforment en objets se déployant librement dans l’espace. La plupart du temps, ses œuvres sont une combinaison de sculpture et de travaux sur papier ou de bois gravés. Dessin, peinture, gravure sur bois et sculpture alternent, presque sans transition. Il est donc difficile de parler d’un groupe d’œuvres en particulier quand on évoque l’art de Manuel Müller, car ces techniques se conditionnent mutuellement. En réalité, il pratique depuis plus longtemps la xylographie que la sculpture sur bois et, dès 1971, il avait réalisé des gravures à Paris à l’atelier Clot et Bramsen, qui avait également imprimé certaines de son père Robert Müller et tirait les estampes du groupe Cobra. Aujourd’hui encore, Manuel Müller crée en parallèle des gravures et des sculptures sur bois, en interaction les unes avec les autres. Ses sculptures sont profondément marquées par un dualisme qui sous-tend son œuvre dans son ensemble. En effet, elles ne sont pas statiques, mais comprennent souvent des éléments mobiles, qui permettent de les ouvrir, dévoilant une vie intérieure visuellement intense, de sorte que la figure, comme l’être humain, est scindée en une apparence extérieure et un monde intérieur caché. Le corps devient un reliquaire sacré, qui renferme quelque chose de mystérieux, d’énigmatique. Ses sculptures présentent toujours des points de vue et des visions contrastés — gauche et droite, avant et arrière, objet et dessin, tridimensionnel et bidimensionnel.

La démarche existentielle de Manuel Müller se nourrit de la dialectique d’Eros et Thanatos. Eros en tant que force stimulante universelle, qui permet de surmonter la finitude dans la création artistique et consiste dans la transcendance artistique en un dépassement du « soi ». C’est ainsi que, chez Manuel Müller, le jeu récurrent des sexes repose toujours sur l’ego. L’artiste est animé par l’interaction entre le « je » et le « tu », le jeu avec l’alter ego. Ses bois gravés, en particulier, tournent autour du portrait et du véritable « moi » dans le visage humain. Dans l’art, durant des siècles, le portrait a joué un rôle fondamental, car il ne s’agit pas seulement de saisir l’apparence physique de l’être humain, mais aussi

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das die Figur vergleichbar zum Menschen in eine äussere Erscheinung und eine verborgene innere Welt scheidet. Der Körper wird zu einem sakralen Schrein, der Rätselhaftes, Geheimnisvolles bewahrt. Immer gibt es gegensätzliche Seiten und Ansichten, links und rechts, vorne und hinten, aussen und innen, Objekt und Zeichnung, Dreidimensionales und Zweidimensionalität.

Das Movens menschlichen Seins nährt sich bei Manuel Müller aus der Dialektik von Eros und Thanatos. Eros als allumfassende Stimulans, die im künstlerischen Schaffen die Endlichkeit zu überwinden vermag und in der künstlerischen Transzendenz eine Überwindung des Ich darstellt. So liegt auch dem wiederkehrenden Spiel der Geschlechter bei Manuel Müller immer das Ego zugrunde. Ihn treibt das Wechselspiel vom Ich zum Du, das Spiel mit dem alter ego. Speziell seine Holzschnitte kreisen zentral um das Bildnis, um das Selbst im menschlichen Antlitz. In der Kunst spielen Porträts über Jahrhunderte hinweg eine grundlegende Rolle, gilt es nicht nur die äussere Erscheinung des Menschen zu erfassen, sondern auch seine Persönlichkeit und innere Verfasstheit. Eine besondere Bedeutung kommt dabei dem Selbstbildnis zu. Von der „Beseeltheit des Porträts“ spricht der Kulturphilosoph Georg Simmel und meint damit die Einheit des Körperlichen und Seelischen, deren Grundvoraussetzung darin liege, dass das Porträt seinerseits „Schöpfung einer Seele ist“. Im Porträt transformiert das Ich zu einem Du, wird ein „Für-sich-Seiendes“ und ist zugleich dem Ich „innerlich näher als irgend solches, das nur seelischer Inhalt, aber nicht selbst Seele ist“. So stellt das Bildnis auch in seiner Abstraktion immer ein Gegenüber dar, das zur Auseinandersetzung auffordert — Kunstschaffende wie Betrachter*innen. Das Gesicht ist die Verbindung zwischen dem Innen und dem Aussen, zwischen Ich und Welt. Es ist die Ansicht unseres Selbst, die wir dem Gegenüber zeigen und selbst (ausser im Spiegel) doch nicht sehen können, es ist unser Erscheinungsbild für die Interaktion und Kommunikation mit dem Anderen — von Angesicht zu Angesicht. Wir sehen und werden gesehen, zeigen ein Bild von uns und machen uns ein Bild vom Anderen. Der Dualismus zeigt sich in den Holzschnitten von Manuel Müller auch in einer formalen Zweiteilung. Einmal erscheint das Bildnis doppelgesichtig en face und im angedeuteten Profil, ein anderes Mal wie von einem Schatten begleitet. Antlitz, Büste gestalten sich aus abstrakten Formen und Zeichen oder sind in diese eingebettet. Vis-à-vis der Linearität des Schnittes

Holzschnitte von Manuel Müller

Sein Instrument ist das Messer, sein Material das Holz. Manuel Müller schneidet Figuren aus dem Holz heraus wie er auch mit dem Messer ins Holz hineinzeichnet. Zeichnungen manifestieren sich im Holz, verbinden sich mit ihm und weiteren Materialien zu Reliefs, entwickeln sich zu freistehenden Objekten. Meist sind es Kombinationen aus Skulptur mit Arbeiten auf Papier oder Holzstöcken. Nahezu übergangslos oszillieren Zeichnung, Malerei, Holzschnitt und Skulptur. So fällt es schwer, nur von einer Werkgruppe in Manuel Müllers Schaffen zu sprechen, bedingen sich die Techniken doch einander. Tatsächlich arbeitet Manuel Müller aber länger mit dem Holzschnitt als er holzbildhauerisch tätig ist und realisierte schon 1971 in Paris Drucke mit Clot et Bramsen, der auch für den Vater Robert Müller und für die COBRA-Gruppe druckte. Auch heute entstehen Holzschnitte und -skulpturen parallel in einer Wechselwirkung zueinander. Geprägt sind seine Skulpturen wie Schnitte von einem Dualismus, der sich durch das ganze Werk zieht. Die Skulpturen sind nicht statisch, sondern enthalten oft bewegliche Elemente, lassen sich öffnen und enthüllen ein bildhaftes Innenleben,

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im Holz steht das Bewegte eines Pinselstrichs über den gedruckten Holzschnitt. Die Holzschnitte sind bicolor angelegt oder in Serien wechselnder Farbigkeit. Und wie die Farbe bei den Skulpturen Manuel Müllers nicht einfach einen Auftrag darstellt, sondern der Figur erst Leben einzuhauchen vermag, ist die natürliche Struktur des Holzes organischer Part im Bild des Holzschnittes. Wiederholt sind weitere Motive dem Bildnis zugeordnet, häufig eine Hand, der im Werk Manuel Müllers besondere Aufmerksamkeit zukommt. Hervorgehoben sind einzelne Gesichtspartien, Augen und Mund, und offenbaren das Gesicht in der Erscheinung seiner endgültigen Reduktion als Totenschädel. Ein memento mori oder letzte Konsequenz? Die Bildnisse von Manuel Müller changieren zwischen zeitloser Präsenz des Seins und ‘Historisierung’ des Seienden, wenn er die Holzschnitte auf Inkunabeln aus der Sammlung seines Vaters setzt und damit eine Arbeitsweise Robert Müllers aufgreift und sie im fortwährenden Ausdruck des Selbst amalgamiert.

Gerade die Holzschnitte lassen erkennen, wie Manuel Müller sich am Kreatürlichen abarbeitet und das Sein in seinen Facetten ergründet, indem er das Bildnis immer wieder aufs Neue formuliert und unterschiedliche Angesichte anbietet. In dieser Vielzahl erscheint das Selbst umso unverhüllter, dem wir uns auch als betrachtendes Gegenüber aussetzen. Das Werk ist der menschlichen Figur verhaftet, doch es wurde schon bemerkt, ihm wohnt ihm eine persönliche Mythologie inne, die ihm enigmatische Züge verleiht. Radikal setzt Manuel Müller das Selbst als Ausgangspunkt seines Schaffens ins Zentrum, wie wir dies von Outsider Art-Künstlern kennen. Nicht selten lösen seine Arbeiten Irritation aus, stehen sie ausserhalb zeitgenössischer Tendenzen der Kunst, ohne wirklich Outsider Art zu sein. Nicht nur das Werk kann aufgrund des medialen Zusammenspiels verschiedener Techniken und Materialien als „Hybrid“ bezeichnet werden, sondern auch der Künstler selbst. Er ist ein Eigengänger, „betwixt two worlds“, wie Michel Thévoz es einmal formulierte. Oszillierend zwischen Insider und Outsider Art bewegt sich der Holzschnitzer ständig auf Messers Schneide.

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Profession : rock critic (volume 2) Sortie février 2022 en librairie Prix de vente public : 18 € Préface par Miossec ISBN 978-2-9554510-9-0. EAN : 9782955451090.

Avec les témoignages de : Lydie Barbarian (Libération), Philippe Barbot (Rolling Stone, Télérama), Christophe Basterra (Magic, Rock & Folk), Yves Bigot (Rolling Stone, Libération), Olivier Cachin (Freelance), Hugo Cassavetti (Télérama), Francis Dordor (Best, Les Inrocks), Patrick Eudeline (Rock & Folk), François Gorin (Rock & Folk, Télérama), Serge Kaganski (Les Inrocks), Charline Lecarpentier (Magic, Libération), Serge Loupien (Libération), Rebecca Manzoni (France Inter), Laure Narlian (France Télévisions, Les Inrocks), Yérim Sar (Vice, Mouv) et Arnaud Viviant (Freelance). Après un premier volume consacré à quelques pères fondateurs de la rock critic française Gonzaï édite aujourd’hui le deuxième tome de Profession : rock critic, un ouvrage de 400 pages qui persiste et signe avec les témoignages inédits de plusieurs ténors d’hier et d’aujourd’hui, de François Gorin à Hugo Cassavetti en passant par Yérim Sar et Rebecca Manzoni. Au total, 16 noms de la rock critic française nous racontent aujourd’hui leurs parcours, leurs galères, leurs joies et leurs espoirs pour ce métier qui n’en est pas un. « A la radio, l'écran est plus grand qu'au cinéma » aimait à dire Orson Welles. On serait tenté d’appliquer la même maxime au journalisme musical : toutes les vidéos du monde ne seront jamais aussi grandes que les châteaux de consonnes et de voyelles qu’on a pu construire en lisant certains des auteurs réunis au casting de ce volume 2 pensé comme la face B d’un vinyle. Remarques à propos de l’auteur. Journaliste depuis 2012, Albert Potiron écrit régulièrement pour Gonzaï. Il a notamment collaboré avec Technikart, Noisey, Playboy ou la revue Schnock. Depuis presque 10 ans, personne ne connaît sa véritable identité.


www.arpeditions.org Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

joel@arpeditions.org

LES INSTANTS ­­CHRYSTEL MUKEBA

Dans ce tout premier livre, Chrystel Mukeba prélève et donne à voir les fragments intimes d’un quotidien qui semble s’écouler hors du temps. On s’y glisse à pas feutrés, page après page, entre bruissements et murmures. Dans l’attention particulière portée aux plus petits détails, on croit lire le désir de la photographe de troquer ses yeux pour ceux de l’enfance. S’ils apparaissent parfois clos, se soustrayant au regard, ou parfois même implorants, ce sont ces mêmes yeux qui font de toute chose un évènement. A leur contact, une coquille d’escargot logée au creux de la main, un reflet dans l’eau, ou simplement les taches de soleil dansant sur le mur deviennent source d’enchantement. La poésie du détail qui s’esquisse dans ces tous petits riens a le prodigieux pouvoir de raviver, en sollicitant nos sens, des émotions enfouies dans notre mémoire.

64 pages - 240 x 310 mm - 35 euros 300 exemplaires - Texte en français Texte Marie Papazoglou 60 photographies en bichromie Couverture cartonnée toilée Commande sur joel@arpeditions.org / www.arpeditions.org ISBN 978-2-930115-76-4 © 2022 ARP2 Editions / Chrystel Mukeba

PAON Diffusion (BE, FR, CH)


DOSSIER DE PRESSE

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

Publication octobre 2021, dans la nouvelle collection Fonds de tiroirs

FICHE TECHNIQUE

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

ANARCHITECTE

ANARCHITECTE

AN AR CHI TEC TE Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

144 pages Hard Cover, format 150 * 190 mm Cette édition a bénéficié du soutien de la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Imprimeur : SNEL, Belgique Graphisme : NNstudio — Antoine Lantair et Pierre Geurts Diffusion en Belgique : Adybooks Diffusion pour le reste du monde : Editions Fourre-Tout. Éditions Fourre-Tout Directeur : Pierre Hebbelinck Responsable éditorial : Pierre Geurts 43 rue Fond-Pirette, B-4000 Liège, Belgique Téléphone : +32 (0)4 226 53 26 Email: fourretout@pierrehebbelinck.net

ÉDITIONS FOURRE-TOUT — COLLECTION FONDS DE TIROIRS

Anarchitecte est une collection de pamphlets satiriques décrivant le harcèlement que subit au quotidien un architecte à l’aube du XXIe siècle. L’auteur décortique les processus du métier en en faisant ressortir les clichés, les espoirs et les ambitions, le dysfonctionnement généralisé ainsi que ce qui est peut-être sa plus grande faiblesse: l’absence de reconnaissance du rôle de l’architecture dans les instances institutionnelles et décisionnelles. Du fond de sa Wallonie, Le Corvanderpius aiguise son arme la plus tranchante, la plume, pour dénoncer les absurdités de sa pratique professionnelle quotidienne. Sous couvert de chronique locale, son récit irrévérent transcende les frontières géographiques pour rassembler ses confrères au sein d’une fierté collective empreinte du désir de rendre sa dignité au « plus beau et au plus complet de tous les arts ». Marco Laterza Architecte Matera/Basilicate/Italie

EXTRAIT DE LA PRÉFACE Frédéric Saenen [...] La preuve que Verdique sut se faire satiriste est simple à établir : nul besoin d’être un fin connaisseur de la pratique du métier d’architecte pour apprécier la férocité de sa charge, ni pour en rire franchement. Satiriste, Verdique l’est rien qu’en comblant une lacune longue d’un siècle et demi : à travers la suite de portraits croqués et quintessenciés qui ouvre le volume, il dresse une physiologie complète de l’architecte [...]

978-2-930525-24-2

978-2-930525-24-2

Prix Public : 15 euros TTC Dépôt l’égal : D/2021/10.235/1 ISBN : 978-2-930525-24-2


ANARCHITECTE

Extrait de la préface

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

« LE DERNIER ARCHITECTE DE LA DERNIÈRE GÉNÉRATION D’ARCHITECTES »

« Il n’y a que deux genres, le poème et le pamphlet » assenait Tristan Tzara, fondateur du mouvement dadaïste. Sans doute entendait-il par là qu’en littérature comme dans toute autre démarche artistique, seules deux attitudes sont possibles : la création renvoie effectivement à cette dimension de production, de fabrication) ou la destruction (l’une des origines du mot pamphlet serait le syntagme, grec à nouveau, pan phlégô, littéralement « je brûle tout »). Louis-Ferdinand Céline posait la même alternative quand il répondait du tac au tac au micro de Louis Pauwels en 1961 : « Quel est le genre d’homme que vous aimez le plus? – Le constructeur. Et que vous détestez le plus ? – Le destructeur. » Il y eut, au XXe siècle du moins, des architectes qui abandonnèrent leur discipline de départ pour devenir exclusivement écrivains, ce sera le cas d’un Michel Bataille ; des écrivains qui pratiquèrent excellemment l’architecture ainsi que d’autres formes d’expression artistiques, on pense alors au polymorphe Max Frisch ; des écrivains qui œuvrèrent, plus ou moins explicitement, en architecte, et l’exemple de Proust vient immédiatement à l’esprit, lui qui appliqua certains principes de l’Anglais Ruskin pour élaborer la cathédrale romanesque et mémorielle de la Recherche. Plus rares sont les écrivains qui sont véritablement entrés en dialogue intellectuel avec l’architecture, afin de dégager une essence commune au premier et au cinquième des Arts majeurs. La preuve que Verdique sut se faire satiriste est simple à établir : nul besoin d’être un fin connaisseur de la pratique du métier d’architecte pour apprécier la férocité de sa charge, ni pour en rire franchement. Satiriste, Verdique l’est rien qu’en comblant une lacune longue d’un siècle et demi : à travers la suite de portraits croqués et quintessenciés qui ouvre le volume, il dresse une physiologie complète de l’architecte – du moins en Belgique francophone. Tout y passe : le modus laborandi, mais aussi la mise vestimentaire, la gestuelle, l’élocution, jusqu’au teint et à la coiffure. On a vu Reybaud inclure dans sa caricature de l’arrivisme la figure de l’architecte-bohème. Verdique renverse la perspective en élargissant la perspective avec le client et ses desiderata aberrants, la typologie des revues d’architecture aux qualités fort variables, jusqu’aux vacanciers qui versent un regard méprisant et catastrophé sur leur nouvelle connaissance du moment dès qu’ils apprennent sa profession… À aucun moment, Verdique ne s’érige en juge contre toute son époque. Il ne se permet pas de parler de Culture majuscule, d’invoquer des valeurs supérieures et transcendantes, de s’immiscer dans les autres domaines artistiques. Par contre, il défend mordicus ce qu’il connaît mieux que personne, soit sa profession qui est un art. Il s’insurge de ce fait contre la complexification de l’exercice de sa passion et en appelle à la libération des cadres contraignants, du système coercitif qui étouffe les créateurs de son rang. Il s’insurge, en libertaire intégral, et mérite pleinement l’étiquette d’anarchitecte. Frédéric Saenen


ANARCHITECTE

La collection, les auteurs

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

Une nouvelle collection intitulée “Fonds de tiroirs”

Les auteurs

En Europe et de par le monde, nos sociétés évoluent sans cesse. L’histoire des pratiques architecturales, de leurs mouvements, n’éclaire que faiblement et de manière marginale l’éventail des conditions de la pratique architecturale. Face aux transformations accélérées de l’après seconde guerre mondiale (les trente glorieuses suivies de trente ans de néolibéralisme, l’augmentation de la puissance des GAFAM, l’effondrement des économies en 2008, la pandémie en 2020,…), les architectes d’Europe et plus largement de chaque continent sont confrontés à de nombreuses questions et exposent par l’écriture leurs pratiques souvent inquiètes, engagées et créatives, pour tenter de leur donner des réponses vivantes et adaptées. Aujourd’hui Fourre-Tout a dans ses cartons cinq projets portant sur des textes souvent remisés au fond d’un tiroir par des architectes européens, écrits sans volonté réelle de publier. Ces textes possèdent une filiation avec ceux qui ont émergé d’un tiroir pour Franz Kafka, une malle pour Fernando Pessoa, un laptop pour Roberto Bolaño. Ils sont le résultat du besoin impératif de clarifier leur démarche. Ils sont souvent le fruit d’évènements particuliers. La vocation de la collection Fonds de tiroirs est de remettre en lumière ces mots laissés en friche.

Frédéric Saenen est né en Belgique, dans la région liégeoise, en 1973. Maître de conférences, il enseigne le FLE à l’Université de Liège depuis 1997. Il a publié plusieurs plaquettes et recueils de poésie entre 1997 et 2003 et a participé à de nombreuses lectures publiques. Romancier, il a publié dans la collection « Plumes du coq » des Éditions Weyrich La Danse de Pluton (2011), Stay Behind (2014) et L’Enfance unique (2017, Prix George-Garnir de l’Académie en 2018). Essayiste, il a notamment consacré des ouvrages au genre littéraire du pamphlet, à l’écrivain Pierre Drieu la Rochelle et à Camille Lemonnier. Critique littéraire, il publie régulièrement des recensions et des entretiens avec des personnalités du monde intellectuel sur le blog de la Promotion des Lettres belges Le Carnet et les instants ou des sites de référence tels que Parutions.com. En 2018, il est devenu rédacteur en chef de la Revue générale, la plus ancienne revue de sciences humaines et d’idées de Belgique.

Frédéric Saenen

Marco Laterza Né à Matera, dans le sud de l’Italie, en 1987, il s’est formé à l’architecture entre l’Italie, l’Espagne et la France. Il a travaillé avec Antonio Jiménez Torrecillas à Grenade (Espagne) et avec Bernard Quirot Architecte & Associés à Pesmes (France). En 2015, il est retourné à Matera où il a fondé l’agence d’architecture Laterza + Suarez. Depuis 2016, il coordonne les travaux de l’« Open Design School », un atelier multidisciplinaire expérimental de Matera 2019 – Capitale européenne de la culture. Il s’occupe de restauration, d’architecture, de design, de pratiques de co-création et d’autoconstruction. Il a donné des conférences à la Prince Sultan University de Riyad (Arabie Saoudite), à l’École d’architecture de Paris-Belleville (France) et au Centre culturel Kunstkraftwerk de Leipzig (Allemagne).


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Quelques pages intérieures


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La genèse du livre en images

Références visuelles de la collection: vues rapprochées de mains d’auteurs.

Prototype à l’échelle du Blanco.

Recherche sur la dramaturgie de la page et de l’image de couverture

Calibrage des couvertures cartonnées, rapport entre l’épaisseur des plats et la finesse du dos rond.


Éditions Autonomes Dossier de presse

La Clef, cinéma occupé 160 pages, 22 × 28 cm

Un regard sur 19 mois d’occupation du dernier cinéma associatif et indépendant parisien

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Paris, 20 septembre 2019, plusieurs collectifs et indépendants — cinéphiles, cinéastes, professionnel·le·s et artistes issu·e·s des squats culturels, étudiant·e·s, riverain·ne·s — se réunissent au sein de l’association Home Cinéma et décident d’occuper illégalement le cinéma La Clef de manière citoyenne et désintéressée. L’édition propose une lecture de cette aventure par deux graphistes auteurs dont le parcours est lié à l’occupation de La Clef. Un livre-objet singulier de grandes dimensions qui propose un voyage immersif au cœur d’une expérience collective et du combat pour la survie du dernier cinéma associatif parisien. Combat dont l’issue demeure encore incertaine alors que la date fatidique de l’expulsion est annoncée pour le 3 juin prochain.

Éditions Autonomes Dossier de presse

Ce livre est une carte blanche éditoriale confiée aux soins de deux graphistes auteurs : Vivien Le Jeune Durhin et Antonin Faurel. • ​Vivien Le Jeune Durhin, d ​ esigner graphique, artiste et sérigraphe, actif dans le monde des squats culturels et artistiques, • Antonin Faurel, designer graphique et co-fondateur de Mojito Bay, projet collectif de programmation en art contemporain, • Avec la participation active et la contribution de l’association Home Cinéma / La Clef Revival, • Portraits photographiques : Hugo Denis-Queinec, • État des lieux photographiques : Nathalie Bihan & Vivien Le Jeune Durhin • Texte : Inès Sarah Maalèj Nous avons apporté le plus grand soin à la conception éditoriale, la méthode d’impression, les différents papiers et le façonnage. • 160 pages, • dimensions 22 × 28 cm, • couverture rigide entoilée et sérigraphiée, • dos carré cousu collé, • impression offset quadri + Pantone neutral black et argent 877

La Clef, cinéma occupé 160 pages, 22 × 28 cm

Un regard sur 19 mois d’occupation du dernier cinéma associatif et indépendant parisien

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L’histoire de l’occupation du cinéma La Clef 19 mois d’occupation, 8000 adhérents, 100 bénévoles, 20000 entrées, plus de 300 séances, 100 cinéastes et invité.é.s Le cinéma La Clef est un cinéma historique, situé au cœur de Paris et né dans les années 70. Pendant presque 50 ans, le cinéma attire par sa programmation diversifiée, ses tarifs bas, ses débats avec des réalisateurs, l’accueil de festivals. La salle est ouverte par un entrepreneur passionné de cinéma puis, au début des années 80, en faillite, il est revendu au Comité d’entreprise de la Caisse d’épargne Île-de-France qui garde 2 salles sur 3 et transforme le reste du bâtiment en centre culturel pour ses salariés. En 2018, le cinéma ferme, le propriétaire des lieux cherchant à le revendre. Malgré deux tentatives de rachat de la part de l’ancien directeur Éditions Autonomes Dossier de presse

du cinéma puis des anciens salariés, le cinéma reste fermé. Les salarié·e·s se mobilisent au sein du collectif à La Clef pour sauver ce lieu emblématique par son histoire, par la diversité et la rareté de sa programmation et, surtout, par son fonctionnement associatif (devenu unique dans la capitale !). Les négociations avec le propriétaire n’aboutissent pas et, progressivement, les projecteurs se détournent de cette petite salle du Quartier latin. Le 20 septembre 2019, plusieurs collectifs et indépendants – des cinéphiles, cinéastes, professionnel·le·s et artistes issu·e·s des squats culturels, des étudiant·e·s, des riverain·ne·s – se réunissent au sein de l’association à but non lucratif Home Cinéma et décident d’occuper illégalement le Cinéma La Clef, de manière citoyenne et désintéressée. Le lieu devient un espace commun auto géré d’émancipation artistique et sociale. Les

La Clef, cinéma occupé 160 pages, 22 × 28 cm

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occupant·e·s s’engagent à quitter les lieux une fois assuré·e·s que La Clef restera un cinéma indépendant et, avant tout, associatif. Dès le lendemain du premier jour d’occupation, un film différent est proposé tous les soirs et à prix libre. Sans aucune hiérarchisation de genre, de durée, de moyens de production. Les films sont systématiquement montrés avec l’accord de leurs ayantdroits grâce à une solidarité inédite et majoritaire. La programmation se décide lors d’une réunion mensuelle de tous les programmateurs. Outre des films de répertoire, une importance majeure est accordée à la programmation d’œuvres rares et transgressives présentées par leurs auteurs, débouchant sur des rencontres et discussions avec le public. En parallèle, le propriétaire du bâtiment Éditions Autonomes Dossier de presse

attaque en justice les occupant·e·s. En décembre, le délibéré fait état d’une expulsion imminente du collectif. Grâce aux soutiens de son public, toujours plus conséquent et diversifié, d’une centaine de bénévoles, d’une partie de la presse, de professionnel·le·s, de politiques, Home Cinéma décide de faire appel. Les projections, au rythme métronomique d’un film par soir, se poursuivent. Pendant le premier confinement, un cycle de programmation hebdomadaire en plein air illumine la façade du cinéma, provoquant une couverture médiatique internationale. À mesure que la crise sanitaire et les décisions gouvernementales fragilisent le monde de la culture, en France et ailleurs, la lutte qui anime La Clef Revival devient un symbole de résistance qui dépasse frontières et enjeux locaux. À quelques semaines de la parution de cet ouvrage, les membres d’Home

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Cinéma occupent toujours les murs de La Clef, bien décidé·e·s à défendre, coûte que coûte, l’accès à la fabrication et à la découverte d’un cinéma libre, engagé, éclectique, vecteur de rencontres et de voyages, de politisation et d’émotions.

Éditions Autonomes Dossier de presse

Contact presse : Nathalie Bihan, éditrice +33(0)6 82 56 52 62 info@editionsautonomes.com Plus d’informations : https://laclefrevival.com/ https://editionsautonomes.bigcartel.com/ product/la-clef-cinema-occupe

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C O L L E C T I O N T H E CO L L E C TO R ' S F I L E S

ART&FICTION

PHOTOBOOK

Nicolas Delaroche

30 private art collections in China

De quoi s'entoure un collectionneur ou une collectionneuse d'art en Chine ? Comment s'articulent le local et le globalisé ? L'intime et la façade ? Le goût et les conventions de classe ? Les intérieurs documentés par l'artiste au cours d’une enquête minutieuse qui lui a fait entrevoir des lieux rarement visités permettent de déceler les mutations culturelles qui sont à l’œuvre en Chine. Le livre témoigne ainsi d’une période clé dans l’histoire contemporaine de ce pays, qui voit coïncider le rapatriement des antiquités chinoises et l'engouement exponentiel pour l’art contemporain international de la nouvelle bourgeoisie chinoise.

Dans ce contexte, la discussion entre l’artiste et le collectionneur sinophile Uli Sigg, ainsi que la contribution de Jean-Jacques de Dardel, ancien ambassadeur de Suisse à Beijing, permettent d’éclairer les liens complexes qui unissent la Suisse, plateforme tournante et zone franche de l'art contemporain mondial, à la Chine, qui exige sa place et pèse de tout son poids sur ce marché. La conception graphique du livre est l'œuvre de Jeremy Schorderet. L’ouvrage s’adresse à la communauté de l’art dans son ensemble, aux amateurs de culture chinoise et à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la constitution de collections et sur la mise en scène des biens culturels.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 01 O C TO B R E 2 0 21 —


16.7 x 23 cm, 136 pages 978-2-88964-023-2 chf 36 / euro 36 — genre photobook sujets abordés collectionneurs, Chine — textes de Nicolas Delaroche, Éléonor de Pesters, Uli Sigg et Jean-Jacques de Dardel format isbn

un De quoi s'entoure un e collectionneur ou Chine ? n e t r 'a d e s u e n n o ti collec ES PRIVÉS DE

C BEIJING , LES ESPA À I A H G N A SH E D NNEURS S ET COLLECTIO SE EU N N IO T EC 30 COLL ENT. D’ART SE DÉVOIL

———Photographe plasticien, Nicolas Delaroche mène depuis dix années une carrière interdisciplinaire, couronnée à maintes reprises, notamment par le Prix de la relève photographique de Pro Helvetia, d’un projet d’exposition à la Biennale d’architecture de Venise 2021 et d’une invitation à réaliser un Kunst am Bau au Gymnase de Chamblandes à Pully en Suisse. Dans sa pratique artistique, il défend l’importance d’une mutation du médium photographique vers de nouveaux supports telle que la céramique. Parallèlement, il poursuit depuis 2009 des enquêtes photographiques au sein de collections d’art privées dans le but d’interroger le statut des œuvres et de leur rapport à l’espace domestique. Ce travail a été conduit dans divers pays, notamment en Chine et au Brésil, et une suite est en préparation pour 2021 en France.———


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ÉDITIONS OUÏE/DIRE

LA LIGNE ROUGE

Jean-Léon Pallandre, Barre Phillips et l’ensemble EMIR Mise en vente : 03 mai 2022 Prix public : 12 € Carte postale sonore 15 x 20,5 cm Durée du CD : 42mn52s Référence CD : PP2125

LA LIGNE ROUGE

Barre Phillips et l’ensemble EMIR - Jean-Léon Pallandre – Magali Latil

Éditions Ouïe/Dire - EMIR

La Ligne Rouge est une bande de terrains qui datent de la fin de l’Ère Primaire, une époque géologique nommée Permien, vieille d’environ 250 millions d’années, ce qui à notre échelle représenterait plus de 8 millions de générations humaines successives. Le Permien Rouge c’est aussi l’Apocalypse sur terre, puisque 70 à 90% des faunes et flores auront disparu avant la fin du Trias, pour des raisons surtout climatiques. Un écho à notre époque où biodiversité et catastrophes climatiques occupent nos esprits. Avec son ensemble EMIR, Barre Phillips (contrebasse) part sur la ligne rouge. Ensemble, les musiciens explorent ce territoire. Ils font sonner leurs instruments dans le paysage. Jean-Léon Pallandre les a suivi et enregistré et a ensuite com- posé une pièce à partir de ce voyage.


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