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DOSSIER

Budget 2013: dynamisme et responsabilité LES pRinCipaux inveSTiSSemenTS

Le 15 janvier dernier, le budget primitif 2013 a été adopté par le Conseil municipal. il est le résultat de longues semaines de préparation durant lesquelles ont collaboré élus et services de la ville. deux axes forts ont présidé à l’élaboration de ce budget : d’une part, une gestion responsable face à l’incertitude liée à la crise qui handicape de nombreuses collectivités, et d’autre part, le maintien d’un niveau d’investissement important avec une part conséquente d’autofinancement.

Travaux et entretiens des bâtiments : 683 000 € Église haute ; château comtal ; Espace culturel (solde) ; piscine municipale (plage et système de filtration) ; toiture dojo, vidéo-protection ; bornes de stationnement ; installation de WC au quartier Théos, etc. voirie et réseaux : 581 000 € Avenue Brossolette; Chemin de la Planchette (solde); chemins communaux, etc. matériel : 176 000 € Mobilier de l’Espace culturel (tables et chaises); véhicules, etc.

LES ChiffReS-CLéS DU BUDGET 2013

LeS ReCeTTeS DE FONCTIONNEMENT Produits des services (domaine public, patrimoine, restaurant scolaire…) : 11,58 % Divers : 1,35 % Autres produits de gestion courante : 0,8 %

UN déSendeTTemenT CONSTANT DEPUIS 1992

LeS dépenSeS DE FONCTIONNEMENT

1992

Épargne reversée pour l’investissement : 12,53 % Participations (pompiers, subventions…) : 7,77 % Charges financières : 2,02 %

2000

2006

Produits de la fiscalité : 68,98 % Dotations (État et autres collectivités) : 17,29 %

Charges Autres charges de personnel : 54,56 % (achat de produits consommables) : 23,12 %

2012


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L’interview Daniel henriot, adjoint au maire, chargé des finances Responsabilité face à la crise et poursuite de l’investissement, que pourrait-on ajouter pour mieux définir ce budget 2013 ? Il faut ajouter une autre caractéristique essentielle : la poursuite du désendettement de la commune. Pour rappel, la Ville était endettée à hauteur de 22 millions d’euros, à la suite des évènements de 1992. Grâce à nos efforts, la dette est tombée à 12 millions d’euros en 2006 et ne s’élève aujourd’hui plus qu’à 7 millions. Ce qui nous donne une capacité de désendettement de 5 ans, alors qu’elle s’élevait à 25 ans en 2001 ! Grâce à la bonne gestion financière de ces dernières années, Vaison-la-Romaine se repositionne désormais, parmi les communes à faible endettement, sachant que nos charges financières ont diminué dans les mêmes proportions. À noter également que le taux moyen des emprunts en cours contractés par la Ville, est de seulement 2,27 %. La municipalité s’était engagée à contenir les charges de fonctionnement. Or celles-ci connaissent une légère hausse de 2 % en 2013. Comment l’expliquez-vous ? En fait, si l’on tient compte de l’inflation de 1,5 %, notre budget de fonctionnement ne progresse que très peu. Comme tous les ménages français, nous devons supporter la hausse des coûts des fournitures : électricité, eau, etc. Par ailleurs, nous enregistrons une augmenta-

tion mécanique de 2 % de la masse salariale, liée à l’avancement des carrières du personnel communal. Conformément à la volonté du maire, Pierre Meffre, chaque agent qui part à la retraite est remplacé, et ce, afin de maintenir la qualité du service public rendu aux Vaisonnais. Cette politique permet aussi à notre ville, d’être en mesure d’accueillir de grands évènements à portée internationale qui font la promotion de Vaison-la-Romaine, à l’exemple du Tour de France et des Choralies prévus cet été 2013. Des manifestations au cours desquelles le personnel de la mairie répondra présent avec efficacité et réactivité, comme il l’a toujours fait. Enfin, nous allons ainsi qu’à l’accoutumée, contenir au maximum les charges de fonctionnement : en optimisant les dépenses et en négociant au mieux les marchés publics. Depuis plusieurs années notre objectif en autofinancement est de dégager plus de 1 million d’euros, à chaque exercice. Pour la 11e année consécutive, les taux d’imposition fixés par la municipalité restent inchangés.

Le fait que la commune jouisse aujourd’hui d’une bonne situation financière, ne permettrait-il pas d’intervenir en faveur des contribuables, sur la fiscalité locale ? C’est précisément ce que nous allons faire, en portant le taux d’abattement spécial à la base, de 10 à 15 %. Nous avons souhaité que cette nouvelle baisse d’impôt concerne ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les foyers aux revenus modestes, occupant un logement à faible valeur locative. Cette mesure concerne plus de 450 foyers. Nous ne voulons pas aller plus loin pour le moment, car le contexte actuel de crise et le manque de visibilité à moyen terme, concernant les dotations de l’État à destination des collectivités, ne nous le permettent pas. Dans ce climat d’incertitude, nous faisons preuve de responsabilité en permettant à la commune de conserver sa bonne santé financière, tout en maintenant notre politique d’investissement en faveur de projets structurants et pérennes qui auront été nombreux depuis le début de la mandature.


Interview Daniel Henriot