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DÉCRYPTAGE L’OTC à tout prix

Le PHaRMaCIeN w w w. l e p h a r m a c i e n . f r

RMaCIeN DEFRANCE

Les remises se dévoilent

Stupéfiants mésusages

Les crèmes pour peau atopique du nourrisson

ENJEUX P. 22

ENQUÊTE P. 38

BANC D’ESSAI P. 58

RMaCIeN DEFRANCE

DEFRANCE No 1254 NOVEMBRE 2013

Le PHaRMaCIeN

MARISOL TOURAINE

DEFRANCE

« LA TRANSPARENCE S’IMPOSE À TOUS » La ministre de la Santé avance ses pions : oui aux honoraires, oui aux nouvelles missions… mais à ses conditions.


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L’Éditorial

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Pas de double discours

Philippe Gaertner

© MIGUEL MEDINA

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

No 1254 I 55e année I 26/10/13 ISSN 0031-6938 I CPPAP : 0217 T 81323 www.lepharmacien.fr LE PHARMACIEN DE FRANCE 13, rue Ballu, 75311 Paris Cedex 09 Tél. : 01 42 81 15 96 Télécopie : 01 42 81 96 61 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Éric Garnier DIRECTEUR DE LA RÉDACTION : Jocelyne Wittevrongel RÉDACTEUR EN CHEF : Laurent Simon (lsimon@lepharmacien.fr) RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE : Anne-Laure Mercier (almercier@lepharmacien.fr) RÉDACTRICE : Élise Brunet (ebrunet@lepharmacien.fr) SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Joséphine Volat (jvolat@lepharmacien.fr) ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO : Anaïs Bellan I Claire Grevot I François Silvan CRÉATION ET RÉALISATION : Rampazzo & Associés www.rampazzo.com - blog.rampazzo.com CORRECTION : Francys Gramet IMPRESSION : Lescure Théol 27120 Douains ILLUSTRATIONS : Photos : Miguel Medina Dessins : Martin Vidberg DIRECTEUR COMMERCIAL ET RESPONSABLE DE LA PUBLICITÉ : Christophe Bentz (cbentz@lepharmacien.fr) Tél. : 01 42 81 56 85 Fax : 01 42 81 96 61 ABONNEMENTS : Tél. : 01 42 81 15 96 L’abonnement d’un an France-Corse : 90 € TTC I Guyane : 88,29 € TTC Guadeloupe, Martinique, Réunion : 88,29 € Étranger : 154 € I Achat au numéro : 12 € TTC I Certificat d’inscription à la Commission paritaire de la presse : no 0217 T 81323 ORGANE D’INFORMATIONS SCIENTIFIQUES ET PROFESSIONNELLES PHARMACEUTIQUES Le Pharmacien de France est édité par la SARL « Le Pharmacien de France ». Siège : 13, rue Ballu, 75311 Paris Cedex 09. Durée 99 ans à compter de 1977 Capital : 93 000 euros I Cogérants : Éric Garnier I Jocelyne Wittevrongel I Date du contrôle OJD : 05/11/2012.

À

la sortie de la amené à modifier sa prescription ? Ces questions, r é u n i o n d u évoquées depuis de nombreuses années, n’en 10 oc­tobre der- sont plus au stade des hypothèses mais à celui nier, un coup des négociations. Je m’y étais engagé depuis d’œil aux propo- mon premier mandat et il n’y aura pas de marche sitions faites par Frédéric Van Roekeghem per- arrière : 2014 verra la naissance officielle des met d’envisager un avenir aux négociations honoraires de dispensation pharmaceutique. conventionnelles sur les honoraires pharmaceu- Qui l’eût cru il y a seulement cinq ans ? tiques. Pour la première fois, l’Assurance mala- L’actualité a néanmoins amené une inquiétude : die a pris la mesure de la situation. Jugez plutôt : celle liée aux coopérations commerciales sur sur les 5,3 milliards d’euros de marge officinale les génériques, qui vont mener un pharmacien sur le médicament remboursable dont elle a devant les juges suite à un contrôle de la Direcdirectement la charge, l’Assurance maladie tion générale de la concurrence, de la consompropose d’en convertir près de la moitié en mation et de la répression des fraudes (DGCCRF). honoraires pharmaceuCe sujet ne peut souffrir tiques, soit 2,5 milliards. « 2014 marquera aucun double discours :   Il n’en fallait pas moins la naissance officielle ces sommes versées par pour nous convaincre de les laboratoires pour la des honoraires poursuivre les négociapromotion de leurs tions. Cette rémunération gammes n’ont jamais fait de dispensation d’un nouveau genre serait l’objet d’une comptabipharmaceutique. » répartie entre des honolité occulte et ont touraires à la boîte proposés jours été déclarées dans à 1 euro auxquels s’ajouterait 0,50 euro pour les bilans fiscaux de nos entreprises. Les pharvaloriser les dispensations complexes, à savoir maciens pratiquent déjà la transparence totale les ordonnances de cinq lignes et plus. sur les remises, comme le réclame le gouverneJe voudrais m’arrêter un instant sur ce dernier ment, et continueront à le faire. Ces remises ont point : bien que ces honoraires ne représentent sauvé de nombreuses pharmacies de la faillite peu ou prou que 1 % de la somme totale conver- ces dernières années en maintenant leur résultie, le symbole qu’ils représentent est important. tat à flot dans un marché du médicament caracPour la première fois, l’Assurance maladie térisé par une baisse des prix et des volumes. reconnaît l’apport du pharmacien dans la dis- Nous ne réclamons qu’une chose : que les pensation. Cela ne peut être qu’un début : pour- pharmaciens soient payés pour ce qu’ils savent quoi ne pas rémunérer des actes à forte « valeur faire. Délivrer des ordonnances, substituer des officinale ajoutée », comme la délivrance des princeps, expliquer les interactions, garantir traitements substitutifs aux opiacés ou les inter- l’observance est notre cœur de métier… Et c’est ventions pharmaceutiques, quand un pharmacien pour ce métier que nous exigeons d’être rémuappelle un prescripteur et que ce dernier est nérés correctement.

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Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Actualité

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L’INTERVIEW  arisol Touraine : M « La transparence s’impose à tous » L’ACTU EN BREF LE KIOSQUE

22 ENJEUX Les remises se dévoilent

novembre 2013 Sommaire Santé

Officine

38

58

38 ENQUÊTE Stupéfiants mésusages

48  INVESTISSEMENT Faire appel à un client mystère 50 OFFICINE EN BREF

41

PANORAMA

42  CONSEIL Pletix au beau fixe 43  FICHE CONSEIL Bien conseiller la compression veineuse 46  INTERNATIONAL Interdit aux moins de 18 ans

52  NOUVELLES TECHNO Excel en pratique 54 PRODUITS 57  SUBSTITUONS ! Cefpodoxime 58  BANC D’ESSAI Les crèmes pour peau atopique du nourrisson

26  TÉMOIGNAGE 30 000 entretiens plus tard 29  POLÉMIQUE Fernando-Pessoa persiste et signe 30  DOSSIERS DE LA FÉDÉ

DÉCRYPTAGE

60

APERÇU

62 64

CULTURE JEUX DE MOTS

L’OTC à tout prix Vitamine C, paracétamol ou tests de grossesse… la grande distribution pourrait-elle réellement peser sur les prix des produits frontières et des médicaments d’automédication si leur distribution était libéralisée ? L’Autorité de la concurrence semble le penser, vu l’agressivité hors norme

32 des enseignes hexagonales, passées maîtres dans la péréquation de marge. Toujours est-il que la Fédération du commerce et de la distribution réclame désormais ouvertement le droit de vendre de l’OTC dans les « corners santé » de ses enseignes adhérentes.

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L’INTERVIEW

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Après un été marqué par les mouvements de colère des pharmaciens, la ministre de la Santé fait de la dispensation à l’unité une priorité et avance ses pions : oui aux honoraires pharmaceutiques, oui aux nouvelles rémunérations… Mais à ses conditions.

Propos recueillis par Laurent Simon et Anne-Laure Mercier

Marisol Touraine

« La transparence s’impose à tous » BIOEXPRESS Marisol Touraine, fille d’un sociologue célèbre, Alain Touraine, s’est d’abord spécialisée dans les questions de défense, avant de se consacrer à la protection sociale. I Depuis mai 2012 : ministre de la Santé et des Affaires sociales du gouvernement Ayrault. I 2008-2012 : 2e viceprésidente puis présidente du conseil général d’Indreet-Loire. I Depuis 1998 : conseillère générale du canton de Montbazon (Indre-et-Loire). I 1997 à 2012 : députée de la 3e circonscription d’Indre-et-Loire. I 1997-2005 : secrétaire nationale du Parti socialiste à la solidarité et la protection sociale. I 1988-1991 : conseillère technique au cabinet du Premier ministre Michel Rocard. I 1979 : après Sciences Po Paris, entre à l’École normale supérieure de Sèvres, puis obtient une agrégation en sciences économiques et sociales.

4 I No 1254 I Novembre 2013

L’Assurance maladie propose de porter à 46 % la part d’honoraires dans la rémunération officinale après dix mois de retard. Allez-vous continuer à appuyer les honoraires pharmaceutiques ?

rendu (SMR) sur les boîtes sera-elle concomitante ?

Je privilégierai plutôt cette logique, mais le travail n’est pas terminé puisque cette mesure nécessite un décret.

Les pharmaciens sont des piliers de notre système de La stratégie nationale de santé (SNS), qui sera santé et de la politique que je veux mener, qui repose lancée en 2014 dans le cadre d’une loi de santé notamment sur une offre de soins de proximité, ter- publique, repose principalement sur les médecins. ritorialisée. C’est pour cela que j’ai demandé à la Quel sera le rôle précis des pharmaciens dans cette Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) d’accé- grande réforme de l’offre de soins ? lérer la mise en place des nouveaux honoraires. Les Partout dans le monde, l’excellence de notre système pharmaciens ont un rôle important et ces honoraires de santé est reconnue. Mais il faut admettre qu’il a entrent dans la logique de ce que j’entreprends : au- vieilli et qu’il faut aujourd’hui l’adapter aux changedelà de la dispensation du ments majeurs qui touchent médicament, les pharmaciens « Nous irons vers encore notre société. Je pense par doivent voir reconnaître leur exemple à l’allongement de rôle de conseil, de prévention plus de rémunérations l’espérance de vie, qui est une et d’accompagnement. Je sou- sur objectifs de santé très bonne chose, mais aussi haite qu’à partir de mainteau développement des malapublique. » nant, les choses avancent dies chroniques ou aux inégarapidement. Le pourcentage lités qui sont importantes. des honoraires est du ressort de la Cnam : j’assume- La SNS vise à restructurer notre système de soins rais mes responsabilités s’il devait y avoir un échec. pour répondre à ces défis. Elle se base, entre autres, Mais une négociation double, avec la Cnam d’une sur la « révolution du premier recours », ce que les part et le ministère d’autre part, serait incompréhen- Canadiens appellent le « virage ambulatoire », qui sible et inefficace. Je laisserai donc les négociations repose, certes, sur les médecins mais pas uniquement. se faire. La SNS s’appuie sur l’ensemble des professionnels de proximité, dont les pharmaciens qui ont donc un Une entrée en vigueur au 1er juillet 2014 vous semble- rôle essentiel de proximité mais aussi de prévention. t-elle raisonnable ? Beaucoup de Français, lorsqu’ils s’interrogent, Je serai très vigilante sur l’avancée des négociations, poussent la porte de leur officine, pour les petites sans interférer. choses du quotidien, comme pour le suivi de pathologies lourdes. Cela est possible grâce à l’implantation Vous réservez-vous le droit d’intervenir à nouveau ? des pharmacies sur tout le territoire, notamment en Je suis déjà intervenue, je le referais si nécessaire. dehors des grands centres urbains. Il y a quelques mois, j’ai visité une maison de santé pluridisciplinaire La disparition des vignettes a également été repous- (MSP) qui avait été créée à l’initiative d’un pharmasée à juillet 2014. L’inscription du Service médical cien. On a trop tendance à dire que les MSP doivent


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être fondées par les médecins, en relation éventuellement avec une pharmacie. Mais il peut y avoir une pharmacie intégrée au projet de départ, pas nécessairement physiquement au même endroit d’ailleurs – si c’est le cas, ça n’en est que mieux. L’existence d’une pharmacie peut ainsi justifier qu’une MSP s’installe à un endroit donné. Le système doit être cohérent : une fois sorti de chez le médecin, le patient pourra passer à l’officine sans avoir à se déplacer. Le pharmacien peut donc être un moteur pour ces projets territoriaux mais aussi un acteur à part entière du travail d’équipe. Il y a eu la loi Bertrand, la loi Bachelot… La stratégie nationale de santé sera-t-elle la loi Touraine ?

Je porterai cette loi avec fierté. La France, à écouter des économistes de la santé comme Didier Tabuteau, n’a jamais consacré assez de budget à la prévention. Les financements serontils au rendez-vous pour de nouvelles missions ?

Il y aura des ressources. J’ai indiqué que nous irions vers encore plus de rémunérations sur objectifs de santé publique. Mais attention, nous dépensons déjà beaucoup pour notre santé en France, que cela soit d’ailleurs de la dépense publique ou privée. Il ne faut donc pas aller vers le « toujours plus », mais vers le « toujours mieux ». On ne peut se contenter d’additionner les dépenses : la prévention permettra d’ailleurs d’économiser des soins dans la durée. Nous devrons être attentifs à cela. Je sais que les professionnels de santé sont sensibles à cette démarche parce que pour que notre politique reste acceptée, elle doit être supportable financièrement. Je dis donc oui à de nouvelles organisations des dépenses, oui à davantage de ressources consacrées à la prévention. Mais dans la responsabilité.

© MIGUEL MEDINA

Les pharmaciens sont contre la dispensation à l’unité : les expérimentations prévues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 mèneront-elles à une généralisation du dispositif ?

Nous allons tester les modalités possibles dans les expérimentations à venir. Nous n’en connaissons évidemment pas encore les conclusions, mais le constat est partagé : il y a dans notre pays une consommation de médicaments, prescrits ou en automédication, qui est trop importante. Cela doit évoluer : chaque Français consomme 48 boîtes de médicament par an, soit près d’une boîte par semaine, même s’il y a des différences énormes selon l’âge des patients. Cette consommation excessive remplit les armoires à pharmacie. Nous voulons mieux la réguler, mieux l’encadrer : si des économies sont possibles, tant mieux, mais ce n’est pas l’objectif premier. III Novembre 2013 I No 1254 I 5


L’INTERVIEW

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© MIGUEL MEDINA

« Les pharmaciens ont à gagner à pratiquer la transparence sur les génériques. » III

Ma préoccupation est de lutter efficacement contre ces résistances : cela suppose naturellement des échanges avec le monde agricole et vétérinaire. Lutter­ contre la prescription excessive chez les humains est insuffisant si, dans le même temps, on ne contrôle pas l’utilisation des antibiotiques chez les animaux. Nous partageons cette préoccupation au sein du gouvernement.

Peut-être d’ailleurs sera-t-il démontré à la fin que cela ne change rien sur le plan économique mais que la dispensation à l’unité apporte un vrai plus sur la consommation et la relation aux médicaments. D’autres pays la pratiquent, notamment les pays anglo-saxons, et ils le font généralement de façon ciblée sur certains médicaments… Nous verrons. C’est une manière d’envoyer un signal : il faut éviter le gaspillage, qui a toujours quelque chose de choquant, que cela soit en matière de médicament ou d’alimentation. Par ailleurs, pour une meilleure information, j’ai lancé il y a quelques jours la première base publique de données recensant l’ensemble des informations disponibles sur les médicaments, hébergée sur Medicaments.gouv.fr. Ce site marque la première étape du projet du gouvernement de mettre en place un service public d’information en santé.

Vous en avez discuté avec Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture ?

L’expérimentation constitue donc bien un prélude à une généralisation.

Il y avait donc quelque chose à clarifier dans les coopérations commerciales ?

Absolument, si cela fonctionne. Mais nous n’en sommes qu’au stade de l’expérimentation avec des pharmacies volontaires, dans des territoires où il y a un intérêt à mener ce projet. Le pharmacien dans son officine ne pourra pas porter seul l’expérimentation : il lui faudra être accompagné par des équipes, notamment celles des Agences régionales de santé. Nous allons avancer vite, selon un protocole précis.

Les pharmaciens ont joué un rôle très important dans le développement des génériques – ce qu’ils sont, comment ils fonctionnent –, mais il y a toujours des interrogations dans l’opinion sur leur équivalence avec le princeps. Il faut donc que cette activité liée au générique soit identifiable pour renforcer la confiance.

La durée d’expérimentation est longue – trois ans – et le nombre d’officines concernées est limité. N’aurait-il pas fallu faire le test sur une durée plus courte mais avec plus d’officines ?

Si les choses se déroulent bien la première année, nous pourrons étendre et accélérer l’expérimentation, qui commence tout de même avec 200 à 400 officines. Les antibiotiques « critiques » seront-ils la seule classe thérapeutique concernée ?

Pour commencer, oui. À terme, l’idée est évidemment d’aller au-delà, en concertation avec les Agences régionales de santé. 6 I No 1254 I Novembre 2013

Un courrier de l’Association nationale de la pharmacie vétérinaire d’officine (ANPVO) a alerté les pouvoirs publics sur le projet d’interdiction des coopérations commerciales sur les antibiotiques vétérinaires. Que leur répondez-vous ?

Bien sûr, et nous prendrons des dispositions qui permettront d’avancer dans ce domaine. Nous aurons l’occasion d’en reparler très prochainement. Dans le PLFSS, un deuxième point intéresse particulièrement les pharmaciens : la déclaration au Comité économique des produits de santé des coopérations commerciales versées à l’officine par les génériqueurs. Quel est le but de cette opération ?

La transparence ! Elle doit s’imposer à tous et partout dans le monde de la santé. Lorsqu’il n’y a pas de transparence, les doutes apparaissent, qu’ils soient fondés ou pas. Nous devons la garantir sur les coûts, les prix, les pratiques : tout le monde a à y gagner, les pharmaciens les premiers.

Les coopérations commerciales sont estimées entre 500 millions et 1 milliard d’euros par an. Prévoyezvous des baisses de prix encore plus massives sur les génériques ?

Pour le moment, nous sommes dans un effort de transparence. Nous voulons savoir et connaître le système avant de prendre des décisions, quelles qu’elles soient. Vous avez également proposé que les pharmaciens puissent substituer les biosimilaires à l’initiation du traitement. Ne craignez-vous pas de rouvrir le débat sur la sécurité des génériques ?

Le débat sur les génériques n’existe qu’en France avec une telle intensité. Concernant les III


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L’INTERVIEW

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Il serait aussi prévu d’alourdir la fiscalité des contrats qui ne seraient pas considérés comme responsables ?

© MIGUEL MEDINA

« Les femmes n’ont pas nécessairement envie d’acheter leur test de grossesse en officine. »

III

biosimilaires­, il y aura des modalités de réalisation et de traçabilité à mettre en place mais je sais que les pharmaciens s’emploieront à les appliquer comme ils ont fait en sorte que se développent les génériques. Nous sommes dans une logique de même type avec les biosimilaires, même si ce ne sont pas des génériques au sens strict du terme, donc je suis confiante. Toujours dans le PLFSS, vous souhaitiez redéfinir ce qu’est un contrat solidaire et responsable et fixer les contours d’une couverture minimale. Quels en seront les principes ?

L’un des enjeux est de garantir à chaque Français une couverture complémentaire santé de qualité. Aujourd’hui, 4 à 5 % des Français n’ont pas de couverture complémentaire. Mais, au-delà de ce chiffre, se pose la question de la qualité de ces complémentaires. On voit bien les écarts extrêmement élevés d’un contrat à un autre, entre des contrats de base proposés à des étudiants et ceux proposés à certaines personnes âgées. Il s’agit donc de redéfinir les critères de ce que l’on appelle les contrats responsables et solidaires, pour mieux réguler l’offre de soins. Cela implique de définir un panier de soins minimum qui devrait être pris en charge par ces contrats mais aussi des niveaux de solvabilisation maximum, par exemple sur les dépassements d’honoraires ou encore les lunettes, pour ne pas encourager un marché inflationniste. Parallèlement, dès l’année prochaine, je lancerai des appels d’offres qui permettront de sélectionner des contrats pour les personnes ayant droit à une aide à la complémentaire santé (ACS). Ces dernières peuvent à présent recevoir une aide financière mais on ne leur fait pas de recommandations quant aux contrats qu’elles peuvent acquérir. L’idée est de sélectionner un certain nombre de contrats labellisés, en quelque sorte, « aide à la complémentaire santé » qui garantiront une prise en charge de qualité. 8 I No 1254 I Novembre 2013

Oui, nous y réfléchissons. Cela ne figure pas dans les textes initiaux du PLFSS ; nous verrons comment avance la discussion avec le Parlement. Dans un autre projet de loi, celui relatif à la consommation, la possibilité de vendre des tests de grossesse en grandes et moyennes surfaces (GMS) constitue une brèche dans le monopole officinal. Soutiendriez-vous la libéralisation d’autres produits « frontières » ?

La question est : comment garantir un bon accès de l’ensemble de nos concitoyens à des produits de santé de qualité et sécurisés ? J’ai réaffirmé la place des officines et j’ai encadré, autant que le droit le permet, la vente de médicaments sur Internet. J’ai réaffirmé à cette occasion que je n’étais pas favorable à la vente de médicaments en grandes surfaces. Mais les tests de grossesse ne sont pas des médicaments. La disposition est intervenue d’ailleurs à l’initiative d’une sénatrice qui porte cette idée depuis des années, et nombre de femmes, de jeunes femmes mais pas seulement, disent que l’achat d’un test de grossesse relève, pour des raisons psychologiques indéfi­nissables, d’une démarche qu’elles n’ont pas nécessairement envie d’effectuer en pharmacie. Il faut que les femmes puissent accéder à un test de grossesse sans inquiétude. Il s’agit d’anonymisation, ces femmes se sentant – à tort – jugées. Doivent-elles pouvoir accéder à un conseil ? Évidemment, mais elles peuvent aller demander ce conseil en dehors de l’achat du test ou même après avoir effectué ce test. Enfin, les tests de grossesse resteront toujours en vente aussi en pharmacie. D’autres produits pourraient-ils se retrouver de la même façon en grandes surfaces ?

Ce sont des décisions au cas par cas. J’ajoute que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donné un avis favorable pour les tests de grossesse, auquel je me suis conformée. Les instances compétentes sont à chaque fois consultées. L’Autorité de la concurrence a récemment préconisé la vente des produits d’automédication en grandes surfaces. N’est-ce pas là aussi le début d’une ouverture du monopole ?

Non ! Aujourd’hui, je vous l’accorde, plus personne ne s’interroge pour savoir si on peut acheter des pansements en grandes surfaces : on y trouve ainsi des produits qu’autrefois on ne trouvait que dans les pharmacies. Mais, encore une fois, nous ne sommes pas au début de quelque chose ; l’essentiel, à savoir ce qui est lié au conseil officinal, reste en pharmacie. III J’y suis très fortement attachée.


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L’INTERVIEW

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Benoît Hamon, qui porte le projet de loi relatif à la consommation, avait avancé des arguments économiques pour justifier le passage des tests de grossesse en GMS. Partagez-vous son opinion ?

Si cela baisse le prix des tests de grossesse, tant mieux pour les femmes. Mais ça n’est pas le sujet. Le sujet, c’est faciliter l’accès. Le prix du test est un des facteurs d’accès mais, je vous l’ai dit, j’ai été frappée, depuis que cette disposition est envisagée, par le nombre de femmes qui m’ont dit qu’acheter un test de grossesse n’était pas anodin sur le plan psychologique et que sa vente en grandes surfaces serait appréciée.

« Le régime de retraite des libéraux est un régime spécial comme celui des fonctionnaires. »

Quelques mois après l’autorisation de la vente en ligne d’OTC, des cas de cybersquatting ont été révélés. Êtes-vous satisfaite de l’encadrement de cette mesure ou envisagez-vous d’aller plus loin ?

Une directive européenne nous imposait d’autoriser cette vente sur Internet mais permettait aussi à chaque État de l’encadrer. Je l’ai fait et ai été aussi loin que le permet la réglementation européenne : en imposant que les sites de vente soient adossés à des pharmacies physiques, en limitant la vente sur Internet aux médicaments sans ordonnance, en instaurant une autorisation préalable à la création de ces sites, en publiant la liste des sites labellisés (une soixantaine aujourd’hui) sur le site du ministère et du Conseil de l’ordre des pharmaciens, en lançant une campagne sur Internet contre les contrefaçons lors d’un achat sans précaution. J’avais souhaité être encore plus restrictive au départ et cela n’a pas été possible sur le plan juridique. Maintenant, il s’agit de faire en sorte que les règles fixées soient respectées et de saisir la justice à chaque fois que des manquements ou des fraudes sont constatés, ce que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de faire. Le projet de loi de réforme des retraites que vous portez envisage de remanier le régime de retraite des professions libérales. Vous l’avez qualifié de « régime spécial » : maintenez-vous ces propos ?

C’est un régime spécial, comme tous les régimes qui ne relèvent pas du régime général, à l’instar du régime des fonctionnaires par exemple. Mais il ne s’agit pas de réformer ce régime : il s’agit d’en réformer la gouvernance, ce qui n’est pas la même chose. C’est-à-dire la manière dont il fonctionne et est organisé. Des discussions ont d’ailleurs eu lieu avec les représentants des professions libérales et de la caisse et nous sommes arrivés à un compromis satisfaisant, qui a été adopté lors de la discussion à l’Assemblée nationale. Est-il bien question désormais que le conseil d’administration de la CNAVPL soumette au gouvernement trois noms pour le poste de directeur ?

C’est l’inverse. C’est l’État qui proposera trois noms au conseil d’administration et celui-ci choisira l’un

© MIGUEL MEDINA

III

d’entre eux. Sera également établie une convention d’objectifs et de gestion puisque c’est le seul régime qui aujourd’hui n’en dispose pas. Ce sont des règles de bonne gestion qui doivent s’imposer à tous et qui ont fait, me semble-t-il, l’objet de compromis satisfaisants de part et d’autre. Cela pourra-t-il changer la prise en charge des assurés concernés ?

Cela ne changera rien pour les assurés de base, mais il y a actuellement des assurés qui attendent jusqu’à un an avant de pouvoir commencer à percevoir leur pension. Personne ne peut s’en satisfaire. Les représentants des professions libérales convenaient d’ailleurs que des évolutions étaient acceptables, voire souhaitables. En juillet 2012, vous avez suspendu la réforme du régime minier engagée par votre prédécesseur, Xavier Bertrand. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Une concertation a été engagée. Le gouvernement précédent avait pris des décisions brutales, comme souvent, et sans concertation. J’en ai donc engagé une, qui est en train de se terminer et que j’ai confiée au préfet Ritter. La question des pharmacies minières fera l’objet des discussions que je vais maintenant avoir avec les élus et les représentants des fédérations minières, au même titre que d’autres sujets. Le site Internet unique sur lequel doivent être publiés les liens d’intérêt entre professionnels de santé et industriels était annoncé pour 2014. Est-ce toujours le cas ?

Oui, tout cela est en train de se mettre en place parfaitement dans les temps. Dès novembre, les industriels commenceront à envoyer leurs données. Celles-ci sont prévues pour être publiées en avril. C’est le délai inscrit dans le décret. x Novembre 2013 I No 1254 I 11


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Actualité En bref

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

ILS L’ONT DIT

INTERPRO ❙❙L’Assurance maladie a signé avec l’intersyndicale de la biologie médicale un protocole d’accord triennal de maîtrise des dépenses. Ce protocole, qui agit à la fois sur les prix et les volumes, s’engage sur une économie de 10 millions d’euros en 2014, 20 millions en 2015 et 30 millions en 2016. ❙❙L’Ordre infirmier prépare un recours devant le Conseil d’État visant à obliger le gouvernement à publier son code de déontologie. Ce texte avait été remis en 2010 au ministère de la Santé qui, en 2012, avait déclaré ne pas souhaiter le valider. Depuis, les infirmiers attendent toujours ce qui devrait constituer « la colonne vertébrale » de leur ordre. ❙❙Le nouveau président de l’Union nationale des omnipraticiens français (Unof, voir « Nominations », p. 16) se fixe, entre autres priorités, de revaloriser le tarif de la consultation des généralistes. Selon Luc Duquesnel, la valeur du C (23 euros) est « complètement obsolète » et doit être rapidement portée à 25 euros. ❙❙Le contrat d’accès aux soins est prêt à entrer en vigueur puisqu’il comptabilise, au dernier décompte, 8 611 signataires. Les syndicats de médecins libéraux, l’Assurance maladie et les complémentaires santé ont ainsi pu entériner sa mise en œuvre, subordonnée à un seuil de signataires d’au moins un tiers des médecins éligibles. Ce contrat propose notamment aux médecins de secteur 2 de geler pour trois ans puis de réduire progressivement leur taux moyen de dépassement en échange d’une prise en charge accrue de leurs cotisations sociales.

14 I No 1254 I Novembre 2013

« Le trou de la Sécu, c’est les maladies attrapées par les gros ! »

Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de santé, lors de la présentation du projet stratégique de l’institution [l’index thérapeutique doit remplacer à terme le SMR/ASMR, NDLR].

Karl Lagerfeld, couturier de son état, sur la chaîne Direct 8. (Source : Le Nouvel Observateur)

DR

DR

Arnaud Richard, député UDI, critique dans Le Quotidien du médecin les économies prévues sur le médicament dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

« Si index thérapeutique relatif il y a, il sera pour 2014. » © MIGUEL MEDINA

« Vous passez le médicament au pilon. »

selas

Deux ans, pas davantage Les Selas n’ont pas réussi à reporter le délai de mise en conformité au décret SPFPL.

C’

est un deuxième coup porté aux Selas, ces sociétés d’exercice libéral par actions simplifiées dans lesquelles l’exploitant peut être associé minoritaire en capital et qui ont deux ans pour se mettre en conformité avec le décret d’application des sociétés de participations financières

de profession libérale (SPFPL), donc pour réserver la majorité du capital aux pharmaciens exerçants (voir « Enjeux », Le Pharmacien de France, no 1252). Constituées en collectif, certaines d’entre elles avaient déposé cet été un recours devant le Conseil d’État, arguant d’un « préjudice économique grave et immédiat » entraîné par les nouvelles règles, d’une « atteinte manifestement excessive au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre » et de

l’impossibilité juridique de respecter la limitation du nombre de participations dans les sociétés­d’exercice libéral (SEL) et les SPFPL. Mais le Conseil d’État a rejeté la demande de report du délai de mise en conformité, estimant qu’il était suffisant. Et il précise­que « la requête au fond sera jugée dans les délais les plus brefs compatibles avec son instruction complète et, en tout cas, bien avant le terme de cette période transitoire ». Un espoir ? ❙

honoraires

concurrence

Si tout se passe comme les partenaires conventionnels le prévoient, les honoraires pharmaceutiques verront le jour le 1er juillet prochain. Avec une conséquence insoupçonnée sur les prix des médicaments. En effet, à partir du moment où une partie de la rémunération des pharmacies sur le médicament remboursable est convertie en honoraires versés directement par l'Assurance maladie, le montant de marge correspondant disparaît du calcul du prix du médicament. Celui-ci va donc baisser. Logique… mais la réforme imposera un revignettage généralisé, sauf si la vignette disparaît à cette date, comme il est dorénavant prévu. ❙

Éditée en septembre dernier, la contribution du Leem, représentant les industriels du médicament, à la consultation lancée par l’Autorité de la concurrence est passée plutôt inaperçue… et pourtant. Le Leem tique en particulier sur le fait que l’Autorité relaie certains messages des grossistes sans fournir « d’analyses économiques » pour les étayer et en profite pour pointer un marché de la répartition « oligopolistique » provoquant une « atonie concurrentielle ». Et va jusqu’à affirmer que « cet échelon de distribution ne saurait en aucun cas être considéré comme un passage obligé et systématique pour les entreprises pharmaceutiques ». Ouch. ❙

Revignettera, revignettera pas

L’industrie tape sur les grossistes


En bref Actualité

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

REPÈRES

289 000 51 % euros

C’est le coût du site Medicaments.gouv.fr, lancé début octobre par le ministère de la Santé et qui rassemble toute l’information publique sur le médicament. (Source : Challenges)

C’est la proportion de pharmaciens qui considèrent leur travail comme pénible, dans un sondage mené du 29 août au 17 septembre auprès de 679 lecteurs du Journal international de médecine.

17,08

836,5

C’est le prix qu’ont payé en moyenne les enquêteurs de l’association de consommateurs CLCV dans les pharmacies d’Arras, les moins chères de leur panel, pour six produits : Synthol, Maalox, Actifed rhume, Efferalgan vitamine C, Imodium lingual, Nurofen 200. À Paris 15e, ce même panier coûtait 33,70 euros…

millions d’euros

euros

Ce sont les économies liées aux franchises médicales, tous régimes confondus, en 2012, un chiffre en diminution de 4,1 % par rapport à 2011, qui s’explique par la diminution du nombre de boîtes de médicaments remboursés en 2012. (Source : DSS)

L’IMAGE DUMOIS

Agressions quotidiennes Marie-Christine Ho, titulaire à Paris 11e depuis février 2012, fait l’objet depuis son installation d’intimidations régulières : il lui faudrait donner « gratuitement des médicaments ou des produits de beauté. J’ai toujours refusé », témoigne-t-elle au Parisien. Malgré l’agression ici filmée, elle tient tête : « Je vis un calvaire mais je ne me laisserai pas faire. »

LAQUESTIONDUMOIS

« Êtes-vous pour la dispensation à l’unité des médicaments ? » Au moins, la réponse n’est pas ambiguë ! À la proposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine d’expérimenter la dispensation à l’unité de médicaments, les trois quarts des titulaires interrogés répondent « Non, en aucun cas ». L’expérimentation ne porterait pourtant que sur les antibiotiques dits « critiques », ce qui permet de

convaincre tout de même 15 % d’entre vous du bienfondé de cette initiative. Restent 6 % d’optimistes qui se verraient bien dispenser en sachets ou en piluliers dans tous les cas. Les autorités auront donc fo r t à fa i re ava n t d e convaincre les pharmaciens que la délivrance comprimé par comprimé a un quelconque avenir.

75 %

Non, en aucun cas

4 % NSP

6 %

Oui, pour tous les médicaments

15 %

Oui, mais restreinte à certaines spécialités (antibiotiques…)

Étude réalisée par le département Gestion de Call Center de Celtipharm, sur un échantillon représentatif stratifié de 400 officines françaises sélectionnées dans sa base de données (étude administrée entre le 14/10/2013 et le 16/10/2013).

Novembre 2013 I No 1254 I 15


Actualité En bref

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

CE QU’ILS ILS L’ONT DIT ONT DIT

Feu vert US pour la substitution Tandis que l’idée est discutée dans le cadre du nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la substitution des biosi­ milaires vient d’être autorisée par l’État californien. Pour ce faire, la Food and Drug Administration doit d’abord juger que le biosimilaire est « interchangeable » et le médecin devra être informé de la substitu­ tion. Très bien, sauf qu’aucun bio­ similaire n’a à ce jour été approuvé aux États-Unis… Chacun pose la première pierre qu’il souhaite. ❙

cyclamed

De nouveaux cartons renforcés Chose promise, chose due (voir Le Pharmacien de France, no 1253) : depuis le 1er novembre, Cyclamed met à disposition ses nouveaux cartons, moins lourds (« 25 % de poids en moins ») et plus pratiques grâce à un nouveau système de montage et de fermeture sans adhésif. Deux poignées les rendent aussi plus transportables selon des « tests techniques de perforation, de pression latérale, d’éclatement et de résistance à la compression ». Tout pour faire oublier les problèmes de sécurité rencontrés précédem­ ment. Et Cyclamed précise que ces cartons seront « toujours disponibles gratuitement ». ❙ 16 I No 1254 I Novembre 2013

« J’ai aussitôt pensé à deux choses : d’abord aux 500 morts, puis […] si j’avais pris moi-même du Mediator. » L’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand, au cours des Tribunes de la santé 2013 organisées par la Chaire santé de Sciences Po Paris.

dépendance

Les Paerpa marchent au pas Mesure emblématique de la stratégie nationale de santé (SNS), les Paerpa se développent petit à petit.

Q

ui connaît les Parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (Paerpa), une des mesures phare de la stratégie nationale de santé, chère à la ministre de la Santé Marisol Touraine ? Pas grand monde mais cela devrait changer. À comp­ ter de janvier 2014, huit départements seront

concernés : l’Indre-et-Loire, la Meurthe-etMoselle, Paris, les Hautes-Pyrénées­, la Mayenne, la Gironde, la Corrèze et le Nord. Concrètement, les pharmaciens pourront intervenir avec les médecins et les infirmiers au sein d’un plan personnalisé de santé (PPS) établi pour chaque patient. À la clé, des rémunérations possibles, même si leurs montants ne sont pas encore stabilisés. Il est question aujour­d’hui d’un forfait de 100 euros par an et par patient pour le PPS et même de 200 euros par session d’éducation thérapeutique pour les patients bénéficiant déjà d’un PPS. Les expérimentations sont prévues pour durer cinq ans. ❙

MAD

Tu seras observant ou déremboursé ! Les patients souffrant d’apnée du sommeil étrennent un nouveau modèle de prise en charge lié à l’observance. Le changement paraît infime, e t p o u r t a n t . D e p u i s le 1er octobre, tous les appareils à pression positive continue (PPC) prescrits pour un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sont équipés d’un système de télésuivi qui permet aux prestataires de vérifier l’observance du traitement par les patients. Surtout, un arrêté du 9 janvier dernier y conditionne le remboursement par

DR

biosimilaires

Dr Jean-François Lemoine, chroniqueur, à propos de la dispensation à l’unité dans Le Nouvel Observateur.

DR

DR

Pierre Palmade, dans Le Parisien Magazine.

« Tous les ministres de la Santé ou presque, l’ont un jour envisagé. » © MIGUEL MEDINA

« Je pourrais guérir deux pays sousdéveloppés avec tous les médicaments que je transporte : maux de gorge, de tête, de ventre, je suis paré. Même les pharmaciens viennent se ravitailler chez moi. »

l’Assurance maladie : le patient doit utiliser son appareil à PPC pendant au moins 84 heures sur 28 jours consécutifs, à raison d’au moins 3 heures par jour pendant au moins 20 jours, sous peine de voir la prise en charge de son traitement diminuer, voire cesser totalement

« s’il demeure non-observant ». Le patient peut aussi se voir demander la restitution de l’appareil ou sera redevable d’une indemnisation d’immobilisation à verser au prestataire. Selon la toute nouvelle Fédération des prestataires de santé à domicile, qui réunit les syndicats Synalam et Synapsad, 100 000 patients sont entrés dans le dispositif sur les 600 000 qui seront équipés d’ici 2015. Et les associations de patients qui ont porté l’affaire devant le Conseil d’État n’ont rien pu y faire.


Actualité

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

REPÈRES

5,1 C’est la note, sur 10, que les Français donnent à leur système de santé, selon le dernier baromètre Europ Assistance. Tout juste la moyenne ! Les plus satisfaits sont les Autrichiens, qui attribuent 6,3 à leur Sécu.

36,4 % 54,6 % 100 % C’est le taux de médecins généralistes de secteur 1 qui pratiquent le tiers payant. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé une généralisation du tiers payant pour 2017. (Source : Assurance maladie)

des titulaires en France sont des femmes. À l’heure où Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, lance un classement des entreprises les plus vertueuses en matière d’égalité professionnelle, la pharmacie semble avoir un temps d’avance. (Source : Ordre des pharmaciens)

Comment récupérer les franchises ?

P

DR

our Marisol Touraine, ministre de la Santé, la généralisation du tiers payant voulue pour 2017 ne se fera pas sans mal. Outre la résistance prévisible des médecins, un autre problème se pose : comment récupérer le montant des fran­ chises pour les patients qui doivent s’en acquitter ? Sacré casse-tête : à partir du moment où les patients n’avancent plus d’argent, comment défalquer de leurs remboursements le montant des franchises – l’euro de solidarité par consultation, examen radiologique ou analyse biologique – et autres tickets modérateurs – 0,50 euro par boîte de médicament ? Le Canard enchaîné avait déjà relevé ce souci en 2012, estimant le montant de l’indu pour l’Assurance maladie à 314 millions d’euros à fin 2011. Une somme qui serait certainement multipliée si le tiers payant était réellement géné­ ralisé dans quelques années. ❙

asthme

Questions autour du recrutement

Q

ui seront les patients recrutés pour bénéficier des entretiens pharma­ ceutiques dans l’asthme ? Ils auraient dû être lancés au 30 juin dernier, mais les discussions entre syndicats et Assurance maladie font apparaître quel­ ques difficultés, au contraire des entretiens de suivi des patients sous AVK (voir « 30 000 entretiens plus tard », p. 26). Le dossier pharmaceutique ne disposant que d’un historique de quatre mois, c’est la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) qui serait pour l’instant chargée du recrutement des patients asthmatiques hors ceux atteints de bronchopneumo­pathie chronique obstructive (BPCO) non contrôlés. Reste encore à calculer la rémunération des entretiens, ainsi que leur nombre et leur durée… et à convaincre les médecins de leur bien-fondé, ce qui passera certainement par un accord interprofessionnel. ❙ DR

tiers payant

C’est le taux d’acceptation par les patients d’une expérimentation de transfert de compétence entre ophtalmologistes et orthoptistes dans la Sarthe pour le renouvellement des lunettes, selon le Syndicat des ophtalmologistes. Preuve que l’interpro n’est pas toujours un vain mot.

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Actualité En bref

LABORATOIRES ❙❙Le groupe AstraZeneca a annoncé l’acquisition par sa filiale spécialisée dans les biotechnologies, MedImmune, de la société britannique Spirogen pour une somme pouvant aller jusqu’à 440 millions de dollars. Elle est spécialisée dans les conjugués anticorps-médicament appliqués à l’oncologie. ❙❙Bayer a annoncé qu’il comptait faire rentrer cinq nouveaux composés en phase III d’ici 2015 dans les domaines notamment de l’oncologie (copanlisib dans le traitement du lymphome non hodgkinien), la cardiologie (finerenone et BAY-1021189 dans l’insuffisance cardiaque chronique) et la gynécologie (SPRM dans le fibrome utérin symptomatique).

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

NOMINATIONS x Marc Mortureux est renouvelé dans sa fonction de directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Nommé en 2009 directeur général de l’Afssa (alimentation), il avait été chargé de sa fusion avec l’Afsset (environnement et travail) pour créer l’Anses un an plus tard, qu’il dirige depuis. x Catherine Curutchet a été nommée directrice générale d’Allergan France, succédant à Vincent Cheney. Ce dernier

devient vice-président Europe, Afrique et Moyen-Orient de la division neurosciences et urologie du groupe. x Le Dr Luc Duquesnel, jusqu’alors secrétaire général, a été élu président de l’Union nationale des omnipraticiens français (Unof), la branche généraliste de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français). Il succède ainsi au Dr Michel Combier, qui occupait la tête du syndicat depuis 2002. x La directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Pays-de-la

Loire, Marie-Sophie Desaulle, a été désignée présidente du collège des directeurs généraux d’ARS. x Paulette Guinchard, secrétaire d’État aux Personnes âgées sous le gouvernement Jospin, de 2001 à 2002, et vice-présidente de l’Assemblée nationale à deux reprises (2002-2004 et 2004-2006), préside désormais la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). x Sébastien Dias a été nommé directeur général de la filiale française de Becton Dickinson (BD).

À votre santé ! par Martin Vidberg

Ruptures et conséquences Les ruptures de stock sont un problème récurrent pour les pharmaciens et leurs patients, parfois pour des raisons insoupçonnées…

❙❙Merck Sharp & Dohme (MSD) France souhaite céder son usine de production de La Vallée, à Saint-GermainLaprade (Haute-Loire), et procéder à 115 suppressions de postes dans le cadre d’une structuration de ses activités essentiellement de production en France. Sur les 175 postes que compte cette usine de production chimique inaugurée en 1985, 35 seront supprimés à la fin de l’année par le biais d’un plan de départs volontaires. Ce plan touche aussi le site de RiomMirabel (Puy-de-Dôme), avec 80 postes supprimés sur 664. ❙❙Le groupe Teva a annoncé qu’il allait « accélérer son programme de réduction des coûts », ce qui va notamment le conduire à diminuer de 10 % ses effectifs. Teva souhaite « optimiser ses structures et procédures » dans le prolongement de son programme de restructuration initié en décembre 2012. Le groupe va procéder à 5 000 licenciements au niveau mondial. ❙❙Le groupe français Innothéra a inauguré une unité de conditionnement au sein de son usine de Chouzy-surCisse (Loir-et-Cher), à l’occasion des 100 ans du groupe, pour un budget de 8 millions d’euros, a indiqué son PDG, Arnaud Gobet. Ce projet s’est matérialisé par la construction d’un nouveau bâtiment de 5 000 m2.

18 I No 1254 I Novembre 2013

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Le Kiosque

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Les médias parlent de vous, on vous en parle... par Laurent Simon AFP (16 octobre)

LEFIGARO.FR (17 octobre)

Un kangourou derrière le comptoir !

Casseurs de prix professionnels Et l’officine Citypharma (Paris 6e) de refaire parler d’elle dans cet article du Figaro.fr, ainsi que des quelques centaines de pharmacies en France spécialisées dans le discount sur la para. L’article cite aussi le cas de la pharmacie Monge (Paris 5e), ainsi que de la pharmacie Prado-­Mermoz (Marseille). Comment font-ils ? « Il n’y a pas de miracle : nous réduisons nos marges et […] commandons en grande quantité », témoigne David Abenhaïm, de la pharmacie Prado-Mermoz. ❙ CAPITAL.FR (17 octobre)

Profession cyberapothicaire Le site de l’hebdomadaire s’intéresse au modèle de 1001pharmacies.com et à son créateur Cédric O’Neil, qui aurait réussi à « prendre de vitesse » É.Leclerc, entre autres mérites. Son but ? Rien moins que devenir « l’Amazon de la pharmacie ». Ambition, quand tu nous tiens… ❙

Un petit sourire dans cette actualité très chargée : la scène se passe en Australie, où cet aimable marsupial a pris possession d’une pharmacie située dans l’aéroport de Melbourne. Il a fallu l’intervention des rangers australiens pour en déloger l’animal. Ce dernier s’est retrouvé dans les rayonnages de la boutique après avoir été tamponné par une voiture. Que les âmes sensibles se rassurent : le kangourou a été pris en charge par les services vétérinaires.

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ (10 octobre)

LA CHARENTE LIBRE (4 octobre)

Création de site à rebondissements

Le désert gagne le rural

Laurence Silvestre, titulaire iséroise, est une pionnière d’Internet : elle s’est mise à vendre de l’OTC à l’étranger dès janvier 2012, avec « le consentement de l’Ordre », puis dès janvier 2013 aux patients français. Las. Elle se retrouve poursuivie par l’Agence régionale de santé pour publicité et traînée en chambre de discipline pour « refus d’obtempérer », risquant « une interdiction temporaire d’exercer ». ❙

La pharmacie de Montignac (Dordogne) va fermer ses portes et sera transférée dans un centre commercial à proximité. Les officiels du village s’inquiètent : après la disparition de la perception, qu’arrivera-t-il au centre de courrier ? Dans la région, une dizaine d’officines ont tiré le rideau. « C’est dans l’air du temps », regrette JeanChristophe Decobert, l’ex-titulaire de Montignac. ❙

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L’EST RÉPUBLICAIN (14 octobre)

Inquiétudes au congrès estudiantin Le congrès de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) a permis aux futurs pharmaciens de tenter de se rassurer sur l’avenir des « gardiens des poisons », selon le quotidien régional. « Les marges des officines se réduisent, mettant en difficulté les plus fragiles », relève L’Est républicain. Pour sortir du tunnel, il n’y a pas quarante solutions : des nouvelles missions, de la déontologie et le respect des patients seront la clé. On ne pourrait pas être plus d’accord. ❙ AUJOURD’HUI EN FRANCE (12 octobre)

Un blâme pour Lailler Philippe Lailler, pharmacien à Caen et pionnier controversé de la vente d’OTC par Internet, s’est fait taper sur les doigts par l’Ordre national pour « promotion de son officine », relève le quotidien, qui ajoute que pas moins de « 200 plaintes » avaient été déposées contre lui. ❙

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Le Kiosque

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Les médias parlent de vous, on vous en parle... par Laurent Simon LIBÉRATION (8 octobre)

Débordés par les charlatans Le quotidien national revient sur les interdictions de publicité que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) émet à l’encontre des nombreuses méthodes thérapeutiques plus ou moins exotiques qui foisonnent sur le Net : « énergétique freedom technique » pour une irrigation du côlon, Gold reflect line pour une remise en forme(s) totale grâce à un tissu aux propriétés magiques qui favorise la circulation sanguine… La liste est longue. « Avec Internet, on est débordé », détaille un officiel de l’ANSM interrogé par Libération, qui croule sous les demandes de publicité grand public. ❙

LE JOURNAL DE L’ÎLE DE LA RÉUNION (3 octobre)

LE JOURNAL DE SAÔNE-ET-LOIRE (20 septembre)

Douze emplois en sursis

Test en GMS, quid du conseil ?

Qu’arrivera-t-il aux employés de la pharmacie Ylang-Ylang ? Eux-mêmes aimeraient bien le savoir. Leur entreprise fait l’objet d’une fermeture administrative depuis le 20 septembre 2013, suite à l’annulation d’une autorisation de transfert prononcée par la justice. Au départ : une saisine du syndicat des pharmaciens de la Réunion sur fond de bisbilles entre titulaires. L’autorisation de rouvrir le point de vente, un temps annoncée pour début octobre, a été repoussée à mi-novembre. En attendant la résolution du conflit, les douze employés battent le pavé devant les locaux de leur ex-pharmacie. ❙

La proposition de loi de passer les tests de grossesse en grandes surfaces a pris la profession de court. Les pharmaciens chalonnais réagissent avec véhémence : « C’est une connerie, l’État n’a qu’à mettre les pilules du lendemain en distributeur automatique pendant qu’on y est », vitupère un titulaire anonyme. « Il suffit de voir les forums de femmes sur Internet pour se rendre compte que nos conseils et recommandations sont précieux », témoigne un autre. Certaines femmes ne feraient même pas de différence entre test de grossesse et test d’ovulation. Un argument qui ne porte pas… pour l’instant. ❙

OUEST FRANCE (3 octobre)

Redressements angevins Le tribunal de commerce de la ville d’Angers ne chôme pas… pour le plus grand malheur des professionnels concernés. Deux procédures de redressement judiciaire ont été ouvertes à l’encontre de pharmacies. La ville compte 50 officines mais, pour deux d’entre elles, c’est la cessation de paiement et une période d’observation d’une durée de six mois qui ont été décidées. « Dans le département comme ailleurs, de nombreuses pharmacies sont descendues sous le seuil de viabilité », témoigne Denis Macé, président du syndicat des pharmaciens du Maine-et-Loire. Le cas angevin a des airs de déjà-vu… ❙

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Mises en garde spéciales et précautions d’emploi* : Hypotension - patients hypovolémiques ; Sténose de l’artère rénale - Hypertension artérielle rénovasculaire ; Insuffisance rénale et transplantation rénale ; Insuffisance hépatique ; Sténose de la valve aortique et mitrale, cardiomyopathie obstructive hypertrophique ; Hyperaldostéronisme primaire ; Effets métaboliques et endocriniens ; Equilibre hydroélectrolytique ; Lithium ; Test antidopage ; Général ; Grossesse ; Lactose ; Myopie Aiguë et Glaucome Aigu Secondaire à Angle Fermé. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions* : Autres antihypertenseurs ; Lithium ; Médicaments modifiant la kaliémie ; Médicaments dont l’effet est influencé par des perturbations de la kaliémie ; Anti-inflammatoires non stéroïdiens ; Autres informations sur les interactions de l’irbésartan ; Autres informations sur les interactions de l’hydrochlorothiazide. Grossesse* : Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARAII) : L’utilisation des ARAII est contre-indiquée aux 2 ème et 3 ème trimestres de la grossesse. ; Hydrochlorothiazide ; Allaitement* : IRBÉSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE BIOGARAN ® n’est pas recommandé. Fécondité*. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines*. 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Actualité Enjeux

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

On n’aura jamais autant parlé des coopérations commerciales entre génériqueurs et pharmacies qu’en cette rentrée 2013. En jeu : la répartition entre l’industrie, l’État et les officines des 700 millions d’euros que représentent ces remises sur les génériques. par Laurent Simon

LES REMISES SE DÉVOILENT Il faut rendre à César ce qui appartient à César : ce n’est pas la pharmacie qui a inventé

les marges arrière, le pendant des coopérations commerciales, mais… la grande distribution. En 1990, le taux des coopérations commerciales établi par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) se « Les coopérations montait à 2 % dans ce secteur, pour atteindre entre 20 et 60 % en 2003, commerciales lorsque la circulaire Dutreil, censée les sont légales. » réguler, est sortie. « Le système juriMarisol Touraine, ministre de la Santé dique français comporte en effet une interdiction, assortie de quelques exceptions, de revendre des produits en dessous de leur prix d’achat effectif », expliquaient Francis Delbarre, avocat honoraire, et Michel Glais, professeur­agrégé de sciences économiques, dans un article sur les coopérations commerciales publié à l’époque. Historiquement problématique En ce qui concerne l’officine, l’existence des coopérations commerciales débute, à écouter tous les pharmaciens interrogés, dès l’invention du droit de substitution, en 1999. Quinze ans plus tard, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 vient mettre en lumière ces pratiques : son article 40 veut imposer la transparence sur les sommes versées aux pharmaciens, par le biais du Comité économique des produits de santé. Tout y passe : devront être déclarés « les montants totaux, par année civile et par spécialité pharmaceutique, des chiffres d’affaires hors taxes réalisés en France et des remises, ristournes et avantages commerciaux et financiers assimilés de toute nature, y compris les rémunérations de services », précise la pre22 I No 1254 I Novembre 2013

mière mouture du fameux article. Unités gratuites, facturation de services inexistants… la mèche a été allumée par l’émission Les Infiltrés de février dernier, qui a démontré les pratiques de certains génériqueurs. Aujourd’hui sous le feu des projecteurs, ils se défendent bec et ongles (voir « 3 questions à… », page de droite). 100 % des pharmaciens concernés Logique : tout le monde sait qu’il y a litige sur le mode de rémunération des pharmaciens par les génériqueurs. « La rémunération [des contrats de coopération commerciale, NDLR] a permis de stabiliser le résultat courant avant impôt sans l’augmenter pour autant, ce qui a évité une chute brutale des résultats », résumait en octobre Philippe­Gaertner, président de la FSPF, lors d’un entretien avec Denis Morin, directeur de cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine. Mais après les contrôles effectués par la DGCCRF dans tout l’Hexagone et qui vont mener au procès le titulaire d’une pharmacie picarde fin novembre, la pression monte. Car les témoignages sont unanimes : tous les pharmaciens pratiquent les coopérations commerciales avec les génériqueurs. Il serait même « suicidaire » de ne pas y avoir recours, selon certains titulaires interrogés. « Ce serait d’ailleurs fou car, avec cette manne, je survis en ayant pour salaire le règlement de mes charges sociales et de ma mutuelle », témoigne l’une d’entre eux. Cela fait quelques années que les génériqueurs eux-mêmes s’inquiètent des niveaux de remises accordées aux pharmaciens. Pour autant, la course à l’échalote n’a jamais cessé : ces industriels restent aussi nombreux sur le marché français malgré les prévisions et certains s’implantent même encore, comme le croate Krka. Difficile en effet de se


Enjeux Actualité

Le PHaRMaCIeN

© MIGUEL MEDINA

DEFRANCE

3QUESTIONSÀ…

Pascal Brière

président de l’association Gemme (Générique même médicament)

La transparence prônée dans le PLFSS vous convient-elle ? Les génériqueurs vont subir 300 millions d’euros de baisses de prix dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, alors rien ne nous convient pour l’instant. En France, on ne demande rien au prescripteur, alors que, dans les autres pays, le taux de prescription dans le Répertoire est de 60 à 70 % : cela permettrait d’économiser 2 milliards d’euros. C’est une question de courage politique. Tout cela est un nondébat parce que la transparence ne peut pas être

décrétée isolément. S’il ne s’agit que de rapatrier les flux de coopérations commerciales vers l’État, c’est une erreur. Libéraliser les remises, est-ce la solution ? La libéralisation des remises n’existe que dans les pays où les prix sont libres, y compris pendant la période de protection. Dans ces pays (Pays-Bas, États-Unis, Angleterre…), cela profite au final à l’innovation thérapeutique et à l’État. Ici, les pharmaciens n’en sortiront pas gagnants alors que la Sécurité sociale rembourse 78 % des dépenses. Donc pourquoi

© MIGUEL MEDINA

passer du quatrième marché mondial… De fait, les montants des remises n’ont pas cessé d’augmenter, jusqu’à atteindre 34 000 euros pour 2013 en estimation basse. Au niveau national, les sommes se montent à 500 millions d’euros selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, près de 1 milliard selon d’autres sources. L’estimation médiane prévaut aujour­ d’hui : 700 millions d’euros par an. Mais, en un sens, la profession l’a échappé belle : « À mon avis, l’État ne veut pas requalifier les coopérations commerciales juridiquement mais juste économiquement et veut s’assurer que le prix des médicaments correspond vraiment à ce qu’il doit être. À ce propos, la ministre a tenu des propos sans ambiguïté », analyse Patrick Bordas, responsable­du secteur pharmaciens et professionnels de la santé chez KPMG, cabinet d’experts-comptables. Marisol Touraine a ainsi déclaré sur France Info que les coopérations commerciales « sont des pratiques tout à fait légales : les industriels qui fabriquent des médicaments génériques ont des contrats avec les pharmacies pour faciliter les livraisons et expliquer l’intérêt du médicament. Il faut que les données de ces contrats soient parfaitement transparentes et claires ». Plutôt que de casser le système, l’État a décidé d’y prendre sa quote-part pour renflouer l’Assurance maladie par l’intermédiaire de baisses de prix ciblées sur les génériques. x

pas libéraliser les remises mais libéralisons aussi les prix du médicament ! Et si cette transparence visait à faire chuter le prix des génériques ? Il y a une volonté manifeste de chercher tous les éléments d’économie possibles mais les vrais gisements d’économie sont dans la prescription dans le Réper­toire. Les coopérations commerciales font partie d’un dispositif plus global de soutien à l’officine.

Novembre 2013 I No 1254 I 23


Publi rédactionnel

GESTION DU TIERS PAYANT

L’engagement d’une coopérative de pharmaciens La Société des pharmaciens du Centre propose de réaliser, pour l’officine, toute la gestion du tiers payant. La condition : adhérer à cette coopérative créée par et pour les pharmaciens. La Société des pharmaciens du Centre (SPC) a été créée en 1978, sous la forme d’une coopérative, dans l’objectif alors de défendre le travail des pharmaciens d’officine indépendants : en offrant à la population le service du tiers payant, les pharmaciens ont pu éviter la création d’une pharmacie mutualiste à Orléans. Regroupant à l’origine des officinaux de la seule région Centre, la coopérative a décidé, en 2001, de s’ouvrir à tous les pharmaciens de France. Aujourd’hui, elle compte plus de 800 adhérents issus de toutes les régions et représente une vraie force engagée dans la défense de la profession et le soutien des confrères dans leur pratique quotidienne.

GAIN DE TEMPS, PAIEMENTS GARANTIS

Jean-Marc Franchi, président de la SPC.

Depuis sa création, en collaboration avec Résopharma qui assure le transport des flux, la SPC propose à ses adhérents de réaliser, à leur place, la gestion des opérations de tiers payant : pointage des bordereaux de paiement, traitement des rejets, recyclage des factures, relance auprès des organismes payeurs, rapprochement bancaire, etc. Pour le pharmacien d’officine, il s’agit d’un travail particulièrement chronophage lorsqu’il est réalisé en interne, avec le risque de laisser passer des erreurs ou d’oublier de traiter un dossier. « Le service que nous avons mis en place permet au titulaire de libérer du temps et d’être plus disponible au comptoir. Il peut ainsi se recentrer sur son cœur de métier. De plus, nous l’aidons à diminuer le nombre de rejets et donc les impayés », indique Jean-Marc Franchi, président de la SPC. Comment la société coopérative organiset-elle cette gestion ? Avec rapidité et efficacité grâce à une méthodologie de travail rigoureuse, une banque de données exhaustive et des contacts privilégiés avec les caisses et mutuelles. « Nous ne rentrons jamais dans le système informatique du

pharmacien », tient à préciser Jean-Marc Franchi. La coopérative reverse aux pharmaciens, par virement, les sommes correspondant aux factures adressées aux régimes obligatoire (RO) et complémentaire (RC). Pour les règlements et les coûts, elle propose plusieurs options. Le pharmacien a ainsi le choix parmi quatre délais moyens de paiement : x5   jours, soit 8 virements mensuels (option A) ; x7   jours, soit 8 virements mensuels (option B) ; x9   jours, soit 5 virements mensuels (option C) ; x 13 jours, soit 5 virements mensuels (option D). Ceci pour un engagement d’une télétransmission journalière (RO+RC). Un relevé des sommes versées est envoyé tous les quinze jours, composé d’une ligne par journée de télétransmission. « Au jour choisi pour le virement, le pharmacien sait que l’argent est sur son compte. À charge pour nous de récupérer les sommes dues auprès des caisses. C’est, pour le profes-

sionnel, un vrai avantage qui fait la différence entre nous et les autres sociétés de gestion du tiers payant. Celles-ci en effet gèrent le flux financier sans s’occuper si l’argent rentre sur le compte du titulaire », souligne Jean-Marc Franchi. Par ailleurs, confier la gestion de son tiers payant à la coopérative confère un autre avantage : celui d’avoir des mois de facturation gratuite du service quand la trésorerie de la société le permet. Autant d’arguments convaincants pour adhérer à la SPC et s’unir dans l’intérêt de tous. x

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Actualité Témoignages

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

30 000 entretiens plus tard Lancés officiellement en juin avec quelques mois de retard, les entretiens de suivi des patients sous antivitamines K (AVK) se déploient en France… avec quelques rebondissements.

26 I No 1254 I Novembre 2013

Gilles Barthélémy, pharmacien adjoint au Poiré-sur-Vie (Vendée), jusqu’à ce que j’en rencontre un qui me raconte que son médecin lui avait dit de jeter à la poubelle le courrier de la Sécu. » Même écho du côté d’Olonne-sur-Mer où le premier patient de la pharmacie Massieux devant prendre rendezvous en a été « dissuadé par son médecin généraliste », témoigne le

Laurent Simon

3QUESTIONSÀ…

Claude Wilthien vice-président de MG-France

A p r è s le s a v o i r dénoncés au départ, quel regard portezvous aujourd’hui sur les entretiens AVK ? Le retour de la part des confrères est clair : à notre sens, c’est un coup d’épée dans l’eau. Je vois quelques patients revenir avec le papier de l’Assurance mala­ die en main et me demander ce que

vient faire le phar­ macien dans la gestion­de leur trai­ tement AVK. La plu­ part tombent un peu des nues. Que vous disent les patients ? J’ai tous les jours des fax avec les résultats biologiques de suivi qui arrivent à mon cabinet, charge à moi d’adapter le traite­

ment des patients. C’est ancré dans leur esprit qu’il revient au médecin de gérer leur traitement AVK et ils ne saisissent pas le rôle du pharmacien. Que faudrait-il améliorer selon vous ? Il y a certes des pro­ blèmes de suivi avec les anticoagulants mais les entretiens ont été conçus de

DR

Médecins réticents De quoi faire mentir la prévision de MG-France, qui estimait en avril dernier qu’il était « peu probable que la population suive [les pharmaciens] sur cette voie sans issue » (voir « Trois questions à… Claude Wilthien » ci-contre). Le succès estil aujourd’hui à portée de main ? Cela ne va pas sans quelques résistances sur le terrain. « Nous avons essayé de prendre contact avec des patients qui étaient susceptibles de relever de cette démarche, témoigne

© MIGUEL MEDINA

C

ela avait commencé en avril dernier par la « stupéfaction  » conjointe de MGFrance, syndicat de médecins généralistes, et du Syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux. Sans compter la réticence de l’association de patients AVK Control, par la voix de sa présidente Agnès Pelladeau : « Nous pensons que cet accord de valorisation du rôle du pharmacien n’est pas efficient et qu’il va à l’encontre de l’intérêt du patient. » Pourtant, les chiffres après six mois d’entretiens AVK sont bons : au 8 octobre dernier, 51 628 bulletins d’adhésion ont été remplis, 9 080 officines participent au dispositif et près de 30 000 entretiens avaient déjà été réalisés dans 7 341 officines, selon des chiffres de l’Assurance maladie.

titulaire. Ambiance. « Comme pour le générique, il me semble que nous passons plus en force qu’en collaboration », analyse le titulaire de la pharmacie de la Mairie à Bron (Rhône). De fait, la réussite des entretiens semble liée à la qualité du dialogue interprofessionnel. Là où médecins et pharmaciens ont l’habitude d’échanger, particulièrement en milieu rural, la pilule passe mieux : « À la fin d’une soirée de formation que nous avions à la maison de santé du village, témoigne Philippe Caussignac, pharmacien à Salles-Curan et président du syndicat des pharmaciens de l’Aveyron, j’ai présenté les entretiens AVK. Les trois médecins présents les ont tous estimés positifs. » Philippe Bourgade, président du syndicat du Cher et titulaire à Sancoins, abonde : « Lorsque les médecins ont su que nous allions faire les entretiens AVK, ils ont demandé à nous rencontrer. Tout se passe très bien depuis. » Il ne faut tout de même pas oublier que le succès des entretiens se mesurera en vies sauvées… et en économies pour la collectivité. Le véritable bilan sera donc dressé par l’Assurance maladie dans quelques mois. ❙

façon à ce que les pharmaciens ne puissent pas vérifier les résultats d’INR. Je n’ai absolument rien contre la profession mais contre la façon dont le système a été pensé par l’Assurance maladie.


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Analyse Actualité

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Fernando-Pessoa persiste et signe La première promotion pharmacie de Fernando-Pessoa vient de démarrer ses cours à Toulon, au Centre libre d’enseignement supérieur international, nouveau nom de l’antenne française de l’université privée de Porto.

Autre particularité par rapport à la Paces, les langues étrangères : quatre heures hebdomadaires d’anglais, obligatoires dans un cursus LMD (licence, master, doc� torat) – enseignées par un phar� macien anglais –, et de portugais, dispensées par une enseignante brésilienne.

© MIGUEL MEDINA

I

ls sont douze à avoir démarré en pharma au Centre libre d’en� seignement supérieur interna� tional (Clesi) le 23 septembre. Douze étudiants retenus sur une trentaine de candidats, recrutés sur dossier et en fonction de leurs notes du bac ou de la Paces (pre� mière année commune aux études de santé). La moitié de ces futurs pharmaciens est en effet issue de la Paces ; plus de la moitié sont même enfants de pharmaciens. « Ce sont de bons éléments », indique Arielle Margutti, docteur en pharmacie et responsable du cursus pharmacie du Clesi, qui vise à terme des promotions de 60 élèves. « C’est forcément le cas quand on échoue à quatre places au concours de Paces. Et tout le monde n’est pas fait pour le système du questionnaire à choix multiples. Par ailleurs, il est très agréable d’avoir des étudiants issus de terminale, non encore “moulinés”… »

Arielle Margutti insiste sur l’intérêt pour ces étudiants de ne suivre que des matières liées à la phar� macie dès la première année, le programme de Toulon étant calqué sur celui de Porto *. Les frais de scolarité restent fixés à 9 500 euros par an. L’acquisition des semestres se fera par contrôle continu avec moyenne obligatoire dans toutes les matières, et une possibilité de rattrapage personnalisé mais aus� si de redoublement en cas d’échec.

Près de la moitié des étudiants inscrits en première année de pharma au Clesi sont issus de Paces (ci-dessus Paris-5).

Cachez cette université que je ne saurais voir… L’université Fernando-Pessoa (UFP) aura mis six mois à trouver la parade pour lancer son cursus pharmacie. Suite à l’opposition des doyens, du Centre national des professions libérales de santé, des syndicats étudiants…, le ministère de l’Enseignement supérieur avait porté plainte début 2013 contre l’UFP pour utilisation abusive du terme « université », théoriquement réservé en France à l’enseignement public : l’antenne française de l’université privée de Porto a donc changé de nom, s’intitulant désormais Centre libre d’enseignement supérieur international (Clesi). Le rectorat de Nice contestait, lui, la conformité de ses locaux : le Clesi a déménagé à quelques centaines de mètres, dans des locaux plus spacieux de 2 500 m2. Les maîtres de stage laissaient quant à eux planer la menace d’un boycott : qu’à cela ne tienne, le stage de dernière année se fera à Porto, comme les trois dernières années d’études…

Trois petits tours et puis s’en va… Et pour cause : seules les deux premières années se dérouleront à Toulon, les semestres 5 à 10 s’effectuant sur le site de Porto de l’université Fernando-Pessoa. À la clé, l’obtention du diplôme de pharmacie portugais, master 2 valable pour exercer dans toute l’Europe, y compris en France (le Portugal compte neuf universités de pharmacie, dont quatre pri� vées). « Les 120 European Credit Transfer System [��������������� ECTS, ��������� ancienne� ment UV, NDLR] obtenus à Toulon seront d’ailleurs valables, en termes d’équivalence, dans les universités de l’Union européenne… sauf en France, le ministère de l’Enseignement supérieur s’y étant opposé », précise Arielle Margutti. Pourtant, juridiquement parlant, rien n’interdit la création de for� mations privées en médecine ou en pharmacie, et le numerus clausus étudiant français n’est applicable qu’à l’enseignement public, pas au privé ni aux diplômes délivrés par un État étranger (voir « Décryptage », Le Pharmacien de France, no 1247). En l’occurrence, la finalisation des études sur le sol portugais coupe court à cette question. ❙ François Silvan * Détails du programme : portail.clesi.fr/ sciences-de-la-sante/pharmacie Novembre 2013 I No 1254 I 29


Les dossiers de la Fédé

expérimentation

La BasseNormandie aux avantpostes Comment rémunérer la préparation des doses à administrer (PDA) et quel impact sur la prise en charge des patients ? Ces questions toutes simples, la profession se les pose depuis des années, en vain pour le moment, puisque l’arrêté de bonnes pratiques, actuellement à sa 17e version, est toujours en attente. Une expérimentation menée en Basse-Normandie (Orne, Calvados et Manche) en partenariat avec la FSPF – sous la houlette de son secrétaire général Claude Baroukh – et la société Medissimo, sur des patients polymédiqués de plus de 75 ans, apportera certainement quelques réponses. Medissimo a mis à disposition des piluliers sécurisés et le système de transmission Service soins infirmiers domicile personnes âgées (Siadpa). L’expérimentation se tient depuis le 1er septembre dernier jusqu’au 31 décembre prochain et concerne environ 100 pharmaciens et 500 patients dont il s’agira de mesurer l’observance tout au long des quatre mois de l’expérimentation. Les pharmaciens qui s’impliqueront à la fois en termes de formation – une demi-journée par officine –, de préparation des piluliers – 30 minutes par mois – mais aussi d’accompagnement des participants – 50 minutes par patient et par semaine – se verront rémunérés 7 euros par semaine (1 euro par jour/ patient). En cas de résultats positifs, les pharmaciens auront de sérieux arguments pour négocier la rémunération de la PDA. ❙

30 I No 1254 I Novembre 2013

DEFRANCE

Premières pistes vers les honoraires NÉGOCIATIONS. Après de savants calculs, l’Assurance maladie a fait des propositions aux syndicats lors de la séance de négociations du 10 octobre. Détails et explications.

L

e chiffre a marqué les esprits début octobre mais nécessite quel­ ques explications : 46 % de la rémunération versés sous forme d’honoraires ! La marge officinale représente environ 5,3 milliards d’euros chaque année sur le médica­ ment remboursable. C’est la somme reversée par l’Assurance maladie aux pharmacies, actuel­ lement sous forme de marge commerciale calculée sur le prix public du médicament, à laquelle s’ajoutent 53 centimes par boîte de médicament déli­ vrée : cette marge, actuellement administrée par l’État, ne peut être modifiée que par décret. Une première historique Le 10 octobre dernier, le direc­ teur général de la Caisse natio­ nale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric Van Roe­ keghem, a proposé rien moins qu’une remise à plat de ce sys­ tème en faisant entrer dans le champ conventionnel – c’està-dire soumis à négociation entre syndicats et Assurance maladie –, près de la moitié de cette marge, soit 2,5 milliards d’euros. De quelle manière ? C’est là que les choses se com­ pliquent. Les deux mécanismes sont connus : verser 1 euro par boîte de médicament délivrée auquel viendra s’ajouter 0,50 euro pour les ordonnances complexes – cinq lignes ou plus – dans la limite de cinq renouvellements par ordon­

© MIGUEL MEDINA

ETAUSSI

Le PHaRMaCIeN

nance. « Les honoraires de dispensation sur les ordonnances complexes ne représentent que 45 millions d’euros sur les 2,5 milliards mais c’est un premier pas », analyse Philippe Gaertner, président de la FSPF. Négos marathon Même symbolique, cette recon­ naissance du rôle du pharma­ cien dans la délivrance des médicaments est la réelle nou­ veauté de ces propositions. Pour autant, que deviennent les 54 % restants ? Cette part de la rémunération sera tou­ jours calculée sur le prix du médicament sous forme de marge mais son mécanisme

devra évoluer pour s’adapter à la nouvelle donne. Les hypo­ thèses déjà évoquées font état d’un plafonnement de la rému­ nération des médicaments les plus chers et d’une modifica­ tion des tranches de marges intermédiaires. La fixation de tous ces paramètres sera le grand enjeu des négociateurs pour les prochains mois. Der­ nière (petite) bonne nouvelle : ces propositions de l’Assurance maladie ne se feront pas tout à fait à enveloppe constante comme supposé au départ puisqu’elle propose de réinjec­ ter entre 40 et 50 millions d’euros dans le réseau officinal. C’est toujours ça de pris. ❙


RÉPONDRE AUX BESOINS D’AUJOURD’HUI CRÉER LES SOLUTIONS DE DEMAIN Entreprise française à capital familial, les Laboratoires Urgo ont pour mission d’identifier les besoins de soins et de santé des consommateurs et d’apporter des réponses innovantes à partir de leur savoir-faire technologique et scientifique.

HUMEX, UNE GAMME COMPLÈTE POUR LE TRAITEMENT DE L’ORL HUMEX, leader dans le traitement des affections des voies respoiratoires, occupe des positions fortes sur le marché du rhume et de l’allergie : • HUMEX est la marque la plus connue sur le marché de l’ORL avec 90% de notoriété globale(2) • HUMEX est la 1ère marque Médication Familiale(3) • HUMEX est la 1ère marque ORL

Les laboratoires Urgo font partie des laboratoires reconnus tant par le grand public que par les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, etc). Leader en France sur de nombreux marchés, l’entreprise affiche une volonté claire de se développer à l’international qui représente déjà plus de 50% de son chiffre d’affaires. Une ambition soutenue par une démarche permanente d’innovation, des investissements importants en recherche et développement, en production et en recherche clinique pour démontrer l’efficacité thérapeutique des produits. Les Laboratoires Urgo sont organisés en deux grand pôles d’expertise : la division Urgo Santé propose au grand public des solutions adaptées à ses maux du quotidien avec des marques de référence, et la division Urgo Médical propose aux professionnels de santé des produits de haute technologie en cicatrisation pour améliorer la prise en charge des plaies les plus difficiles. En septembre 2013, les Laboratoires Urgo ont inauguré leur unité de transposition industrielle qui a pour objectif de réduire le temps d’accès au marché des innovations issues de la recherche Urgo et d’avoir toujours un temps d’avance.

LA DÉMARCHE MERCHANDISING URGO :

à l’écoute des consommateurs pour mieux vendre Les Laboratoires Urgo, leaders sur leurs marchés de référence avec les marques Urgo et Humex, ont construit leur démarche merchandising autour des consommateurs et de leurs clients pharmaciens. En observant attentivement les consommateurs en pharmacie et en les impliquant dans sa démarche, le petit infirmier bleu s'attache à faciliter le repérage et la compréhension des produits en officine. Afin de déployer leur démarche merchandising au quotidien, les Laboratoires Urgo se sont dotés d’un réseau de Conseillers en Développement des Ventes, tous experts du merchandising et de la formation officinale.

LA FONDATION URGO LES LABORATOIRES URGO DYNAMISENT LE MARCHÉ DES PANSEMENTS La marque Urgo innove régulièrement sur le pansement traditionnel depuis sa création. Et encore plus aujourd’hui avec des technologies innovantes, performantes et appropriées à une blessure spécifique. Ainsi, Urgo a notamment : • Mis à disposition du grand public une innovation médicale et brevetée, la Technologie Lipido Colloïde (TLC), dans ses pansements pour traiter les brûlures • Révolutionné le domaine des Premiers Soins avec le lancement du premier pansement liquide avec technologie Filmogel, en 2003. Un marché qui a plus que doublé en 15 ans(1) grâce aux innovations technologiques URGO. En 2011, les Laboratoires Urgo ont d’ailleurs été choisis comme le laboratoire le plus innovant par les pharmaciens français.

AN6-10/2013

(1) Source IMS : marché du pansement Base Marque Urgo + Compeed + Tricostéril PPTTC. PDM sorties conso valeur K€ PPTTC CAM octobre 2011 (2) Etude IPSOS novembre 2011 auprès de 484 personnes / (3) Source : IMS OTC IO – Sorties consommateurs (Non remboursables, AMM, non-AMM), CAM septembre 2011

Laboratoires URGO 42 rue de Longvic - 21300 Chenôve - FRANCE / Tel. : 03.80.54.50.00 - Fax : 03.80.44.74.52

www.laboratoiresurgo.fr

En 2010, les Laboratoires Urgo ont créé leur Fondation d’entreprise. Celle-ci s’est fixé trois axes d’intervention majeurs : • Soutenir la recherche scientifique • Accompagner l’éducation et la prévention en matière de santé • Remettre des prix scientifiques et des bourses pour récompenser le travail de professionnels de santé ou encore soutenir et accompagner des chercheurs au démarrage de projets.

Innover et développer le marché, c'est la responsabilité d'un leader, c'est le rôle d'URGO.


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La grande distribution pourrait-elle réellement peser sur les prix de l’OTC si la distribution de cette dernière était libéralisée ? L’Autorité de la concurrence semble le croire, vu l’agressivité hors norme des enseignes hexagonales, passées maîtres dans la péréquation de marge.

 

L’officine a perdu le marché du lait maternisé en juin 1987. Depuis, la guerre des prix fait rage.

L’OTC à tout prix

D 500

corners de parapharmacie en GMS sont prêts à vendre de l’OTC.

ans sa consultation publique estivale, l’Autorité de la concurrence a relancé l’idée d’une libéralisation des produits frontières et des médicaments d’automédication. Elle y reprend largement à son compte les idées de l’UFC-Que choisir et du Conseil national de la consommation : redynamiser la concurrence pour faire baisser les prix dans un contexte de déremboursements, de « fièvre tarifaire » (sic), de relative opacité des prix, de tendance européenne à la libéralisation et de failles constatées dans le conseil officinal. Bilan européen en trompe-l’œil L’UFC-Que choisir chiffre entre 11 et 16 % l’économie potentielle pour les consommateurs sur l’OTC. En Italie, vue comme un « laboratoire » depuis la libéralisation de l’OTC en 2006, l’association de consommateurs AltroConsumo a en effet constaté un différentiel de prix « pouvant atteindre 17 % » en grandes surfaces. « Les données 2012 suggèrent que les prix, en moyenne, sont moins élevés en supermarché qu’en pharmacie, nous confirme John Chave, président du Groupement pharmaceutique de l’Union euro-

« Libéralisation n’est pas forcément synonyme de baisse de prix. » John Chave, directeur du Groupement pharmaceutique de l’Union européenne

32 I No 1254 I Novembre 2013

Par François Silvan Photos Miguel Medina

péenne (GPUE). Mais ces “moyennes” sont trompeuses, car elles ne concernent en réalité qu’une gamme choisie de produits. » Au Portugal, autre pays suivi de près, après avoir baissé de 3,6 % dans les deux ans qui ont suivi la libéralisation de 2005, les prix ont depuis légèrement augmenté, selon l’agence portugaise des médicaments. « Les fonctionnaires de la Commission européenne ont été surpris de découvrir, il y a trois ans, à l’appui des données IMS, que libéralisation n’était pas forcément synonyme de baisse des prix », continue John Chave. Si l’enseigne italienne leader, Coop, a pu casser ses prix sur l’aspirine + vitamine C (2 euros les 20 comprimés effervescents alors que l’enseigne vendait 4 euros les marques classiques) et sur le paracétamol (1,50 euro les 20 comprimés à 500 mg contre 4 euros en officine), c’est en sortant ses propres produits à la marque de distributeur (MDD) avec l’aide d’un génériqueur nommé E-pharma (comme l’a fait Tesco au Royaume-Uni avec, à la clé, du paracétamol à 47 cents…). Mais les enseignes françaises présentes en Italie (É. Leclerc, Carrefour, Auchan) ne se sont pas lancées dans l’aventure MDD et aucune n’a accepté de nous donner d’éléments sur sa compétitivité prix dans la Péninsule. La faible part de marché (PDM) de la grande distribution sur l’OTC limite son pouvoir de négociation, observe John Chave. En effet, l’enquête « James Dudley OTC Distribution in Europe » montre la faible percée


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DÉCRYPTAGE xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx L’OTC à tout prix

Symbole de ces produits frontières entre grande distribution et officine, le Fluocaril est un dentifrice d’usage courant mais aussi un médicament. Les centres É. Leclerc y font expressément référence dans leur dernière campagne de publicité.

de la GMS chez la plupart de nos voisins : + 0,6 % entre 2010 et 2012 en Italie pour 8 % de PDM (voir graphique p. 32). Agressivité et efficacité Au vu de ces expériences contrastées, peut-on estimer que les grandes et moyennes surfaces (GMS) disposeraient en France de la « puissance d’achat compensatrice » souhaitée par l’Autorité de la concurrence face à une industrie pharmaceutique qu’elle considère en position dominante ? « La France est un champion de la grande surface, y compris côté consommateurs, analyse Charlotte de Panafieu, avocate chez LexCase et spécialisée en droit de la concurrence. La grande distribution hexagonale a atteint des sommets en termes de compression de coûts, de centrales d’achats, de techniques de négociation, de marges arrière… Elle est considérablement plus agressive et plus pro qu’en Italie. » « Oui, la distribution française est objectivement meilleure acheteuse que chez nos voisins, notamment du Sud », confirme Olivier Dauvers, consultant pour la grande distribution. Autre point notable : la France compte sept centrales d’achats de grande distribution contre cinq maximum dans des pays comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne. « Quand vous mettez des loups autour d’une proie, plus vous avez de loups, plus ils sont violents entre eux », illustre Olivier Dauvers… Sans parler des comportements de négociation allant jusqu’à l’humi-

liation. « Je ne pense pas que les commerciaux des laboratoires y soient préparés », estime Alain Gorny, également avocat associé chez LexCase, spécialisé en droit des produits de santé. Les « moins 25 % » systématiquement avancés par Michel-Édouard Leclerc dans ses campagnes de communication seraient-ils pour autant accessibles ? « En moyenne, certainement pas, analyse encore Olivier Dauvers. Mais ponctuellement ou sur une période donnée, c’est sûr. Grâce à la péréquation de marge, une enseigne pourra se permettre de faire zéro de marge « Le pharmacien ne devra sur certains médicaments pas trop faire la fine bouche pendant six mois ou un an. » pour se lancer dans les En revanche, Olivier Dauvers ne croit pas au développe- nouvelles missions. » ment de marques de distri- Alain Gorny, avocat associé chez LexCase buteurs sur le médicament dans l’Hexagone : « Le niveau de confiance des Français en ces marques n’est pas assez élevé pour porter un produit à la promesse médicale affirmée comme un médicament. On l’a déjà vu sur le préservatif. » Pour Alain Gorny, la création d’établissements pharmaceutiques – statut légal indispensable pour vendre des médicaments mais contraignant – et la complexité des dossiers réglementaires à constituer sont aussi de nature à dissuader les GMS de développer leurs MDD. « Lorsque l’on essaie d’identifier aujourd’hui les leviers de croissance, on aboutit assez rapi- III Novembre 2013 I No 1254 I 33


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Un arrêt de la cour d’appel de Poitiers a restreint en 2007 à 150 mg par comprimé le dosage de vitamine C en grandes surfaces.

« Le sucre sans sucre interdit chez É. Leclerc, qui se sucre ? » Ce slogan des centres É. Leclerc a marqué le tournant de la communication du groupe en 1986.

dement aux produits frontières et au médicament », analyse cependant Nathalie Namade, directrice juridique de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). III

Une réalité dès 2014 ? La consultation publique de l’Autorité de la concurrence bouclée le 16 septembre est étudiée avec acuité… La concomitance avec le vote sans coup férir en première lecture au Sénat d’un amendement au projet de loi Consommation libéralisant la vente des tests de grossesse et produits pour lentilles constitue un autre signal d’alerte, même si les politiques (voir notre interview p. 4) protègent toujours l’OTC. « Attention, une chose peut en amener une autre, met en garde John Chave, président du Grou-

34 I No 1254 I Novembre 2013

pement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE). En Italie, où l’OTC a été libéralisé en 2006, il y a eu l’an dernier tentative d’autoriser la vente de certains médicaments sous prescription hors pharmacie »… En France, la Fédération du commerce et de la distribution réinterprète le concept de monopole, qui serait « double » – « celui des pharmaciens et celui de l’officine » –, pour réclamer la vente des produits frontières et de l’OTC sous contrôle du pharmacien. D’autant que la libéralisation n’a pas

provoqué de problèmes sanitaires chez nos voisins, d’après le GPUE. Mais le nombre de médicaments concernés reste faible (300 références chez Coop en Italie). Dans l’immédiat, quel sera l’impact de cette consultation de l’Autorité de la concurrence ? « L’Autorité émettra probablement d’ici fin 2013, début 2014, des lignes directrices faisant office de “soft law”, des bonnes pratiques sur lesquelles commenceront à se nouer les futures relations commerciales », décrit l’avocate Charlotte de Panafieu.

Le médicament, produit psycho Alors qu’elle affirmait le contraire il y a encore trois ans, la FCD réclame désormais ouvertement de pouvoir vendre de l’OTC, au nom de toutes ses enseignes adhérentes possédant des « corners santé » : Carrefour, Auchan, Cora, Casino, Monoprix… « Sous certaines conditions, car nous ne voulons pas banaliser ce genre de produits : espace réservé, présence d’un pharmacien diplômé, point d’encaissement spécifique, dans le respect de la traçabilité. Il ne s’agit pas d’en faire des produits d’appel. » La marge est faible mais les points de vente sont là (près de 500 corners de parapharmacie en GMS selon Olivier Dauvers), des pharmaciens diplômés ont déjà été embauchés… L’offre serait donc élargie sans nécessiter de gros investissements. Pourquoi sortir du bois maintenant ? En raison d’une conjonction de vues avec les associations de consommateurs, de l’évolution des mentalités, de la crise, de l’accumulation des rapports « qui pointent du doigt ce secteur »…, explique Nathalie Namade. Ajoutez-y les déremboursements continus sur les petites pathologies et le


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L’industrie raccord avec les pharmaciens

« On se fout de perdre des procès tant que la cause est bonne », dixit Leclerc père. Après 437 procédures, la grande distribution a réussi à libéraliser les prix de l’essence.

mouvement de libéralisation européen, dont seules la France, la Belgique et l’Espagne restent à l’écart… Dans ce contexte, deux enjeux majeurs expliquent l’attrait du médicament pour les GMS aux dires d’Olivier Dauvers. Le premier lié au business pur : toutes les enseignes sont confrontées à une stagnation de la consommation, y compris sur l’alimentaire (entre + 1 % et + 1,5 %, soit 0 % en volume). « Un nouveau marché – surtout sans risque – qui n’est pas une niche les intéresse donc forcément. » Second enjeu : l’image prix. C’est par exemple sur ce seul terrain que Carrefour a repris la première place de la grande distribution devant É. Leclerc cet été selon le panéliste Kantar. Thierry Desouches, chargé des relations extérieures de Système U, nous confie que le médicament OTC pourrait très bien entrer dans la catégorie des « produits psycho » : ceux qui jouent sur l’image prix indépendamment des volumes, comme l’essence, sur laquelle certains magasins se permettent de perdre de l’argent… É. Leclerc en boutefeu Tout pourrait justement partir de la stratégie de É. Leclerc, estime-t-il. En cas d’assouplissement législatif, le fil des événements semble écrit pour Thierry Desouches : « Après en avoir fait un combat emblématique, É. Leclerc utili-

L’industrie pharmaceutique applique des pratiques commerciales peu favorables aux centrales de son secteur. Celles de la grande distribution s’en sortiraientelles mieux ? « L’industrie s’adaptera, répond Nathalie Namade, directrice juridique de la Fédération du commerce et de la distribution. Nous sommes tous soumis au Code du commerce, même les laboratoires. Et nous connaissons déjà certains d’entre eux par la parapharmacie… » La « discrimination » est possible entre partenaires économiques en situations différentes, rappelle Charlotte de Panafieu, avocate. « En l’occurrence, des conditions générales

de vente spécifiques seraient donc justifiables. » Certains laboratoires pourraient même réduire leurs prix de bon gré vu le peu de logistique engagée versus la quantité livrée, analyse-t-elle. De là à voir d’un bon œil une libéralisation… « On ne peut pas généraliser, observe Alain Gorny, avocat spécialisé dans la santé. Ceux qui ont une gamme de produits très large, médicaments et autres, dont certains se rapprochant de la grande consommation, sont intéressés. Ceux qui misent sur le médicament éthique sont très réticents. Cela étant, ils sont obligés de regarder… » « Mais de manière générale, l’indus-

trie soutient le modèle réglementé », complète John Chave, président du Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE). En cas de libéralisation, certains laboratoires pourraient-ils s’opposer à la distribution de leurs produits en GMS ? « Le refus de vente n’est pas interdit… sauf pour une entreprise en position dominante ou s’il y a menace de concurrence déloyale », analyse Charlotte de Panafieu. Les marques les plus populaires, indispensables à la vente dans un contexte d’automédication, se retrouveraient donc, in fine, dans les rayons des grandes surfaces, estime Alain Gorny.

sera forcément le médicament pour un effet d’affichage. Il déclenchera une guerre des prix dans laquelle toutes les autres enseignes devront s’engager. Impossible de vous en exclure au risque de voir les clients déserter vos magasins… » Michel-Édouard Leclerc ne nous adresse pas la parole, mais il est intarissable sur sa stratégie dans LSA, « le magazine de la grande consommation ». « Notre plan est d’être multicanal en 2015, plus que multiformat », y résumait-il en juin dernier en évoquant son offensive online et « un double levier de croissance » : d’abord une rénovation de l’offre alimentaire, ensuite le développement de la santé et de la culture. La croissance de demain viendra autant du Web… que des nouveaux univers, dont la santé, explique-t-il, toujours dans LSA : « Avec un marché d’environ 2 milliards d’euros, le médicament non remboursé n’est que la partie émergée de la nouvelle offre. La conjoncture n’est pas favorable, mais c’est l’avenir des dépenses. Sur le modèle de nos concepts spécialisés, nous devons faire des rayons non alimentaires III Novembre 2013 I No 1254 I 35


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Les pharmacies résistent à la libéralisation de l’OTC Selon le contexte local, la pharmacie s’en tire plus ou moins bien face aux autres circuits. Les PaysBas font figure d’exception, l’OTC y ayant quitté l’officine depuis 2005. En Italie, la part de marché (PDM) de la GMS montre une légère progression de 0,6 point en deux ans. En Suède, l’officine perd 6,3 points par rapport à 2010 mais conserve près de 83 % du marché. En Suisse, l’officine a repris 8,6 points de PDM et au Royaume-Uni, la GMS a perdu 3 points. Globalement, l’un des premiers facteurs influençant le marché est la dérégulation continue qui s’opère sur les réseaux d’officine et la vente par Internet.

Proportion des acheteurs qui se procurent de l’OTC hors du circuit pharmaceutique. MOYENNE DES 19 PAYS ÉTUDIÉS

14,27 % 85,00 %

PAYS-BAS

37,00 %

ROYAUME-UNI

25,00 %

RUSSIE

24,40 %

SUISSE

20,60 %

NORVÈGE

17,28 %

SUÈDE

14,68 %

POLOGNE

13,31 %

DANEMARK RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

10,00 % 8,00 %

ITALIE ALLEMAGNE HONGRIE

5,00 % 1,00 %

des univers de destination. » Le tout couplé au Web, donc. Fin 2012, l’enseigne a racheté la société Eye’at (un prix de 300 000 euros a circulé), regroupant des sites de vente en ligne de lentilles (Candelens) et de parapharmacie (Santessima). Et Michel-Édouard Leclerc de situer ce rachat dans sa stratégie de constituer un pôle santé autour d’Internet, de ses quelque 60 magasins d’optique et 180 de parapharmacie : « Nous allons déployer très rapidement une offre accrue de parapharmacie, de services de soins, en atten« Les officines doivent dant de pouvoir vendre des montrer une valeur ajoutée médicaments OTC », ajoutaitil en mai dernier dans Le pour garder le monopole. » Figaro. Avec quelle rentabiJohn Chave, directeur du Groupement lité ? « Quelle que soit la propharmaceutique de l’Union européenne fitabilité, l’intérêt de vendre du médicament OTC restera énorme en raison du vieillissement de la population et des volumes qui ne cesseront d’augmenter avec l’accroissement des déremboursements dans les petites pathologies », observe Alain Gorny. III

Commercialité et services Pour nos observateurs, qui tendent à juger l’évolution en cours inéluctable, la pharmacie gardera de sérieux atouts face à ces nouveaux concurrents. En Italie, l’officine a conservé 92 % du marché de l’OTC, au prix… d’un effort sur les prix. La Fédération des pharmaciens italiens, 36 I No 1254 I Novembre 2013

Source : Enquête « James Dudley OTC Distribution in Europe ».

Federfarma, a estimé à 13 % le rabais moyen pratiqué par les officinaux sur l’OTC après la libéralisation de 2006. « Ceux qui se posent la question de la commercialité de leur officine ont le bon réflexe, estime Olivier Dauvers. Quelle différence, quelle baisse des prix et quel travail sur l’image prix ? Car l’argument lié à la qualité spécifique du conseil officinal basique est battu en brèche par les enquêtes. » Un discours très « grande distribution » visiblement écouté dans la profession, puisque Olivier Dauvers a été consulté par un groupement de pharmaciens dont il préfère taire le nom. Pour Alain Gorny et Charlotte de Panafieu, qui ne croient pas non plus à terme en l’argument du conseil différenciant en officine, le salut du pharmacien passera par les services liés au médicament prescrit. « Cela nous amène aux nouvelles missions du pharmacien. Il ne faudra pas trop faire la fine bouche pour se lancer. Il est urgent pour les pharmaciens de rendre ces services », insiste Alain Gorny. « Mais il ne faut pas se cacher que les officines de pharmacie doivent aussi démontrer une valeur ajoutée en termes sanitaires pour garder le monopole, prévient John Chave. Les enquêtes consommateurs qui se suivent et se ressemblent doivent faire réfléchir les pharmaciens européens sur leur manière d’interagir avec le patient dans le cadre de l’automédication… » x Les légendes des photos sont issues de l’ouvrage de Frédéric Carluer-Lossouarn, Leclerc : enquête sur un système, Éditions Bertrand Gobin, 2008.


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Santé Enquête

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Le fentanyl fait partie des opiacés de palier 3 : sels de morphine, hydromorphone, oxycodone, buprénorphine. La méthadone peut également être utilisée en première intention dans l’antalgie, notamment en cas d’insuffisance rénale.

Stupéfiants mésusages L’Agence nationale de sécurité du médicament dénonce les mésusages des spécialités à base de fentanyl transmuqueux. À tort ou à raison ?

NOTABENE GALÉNIQUES À GOGO

❙ Abstral, comprimés sublinguaux À placer sous la langue (humectée si besoin avec de l’eau), le plus loin possible. ❙ Breakyl, film orodispersible La face rose contient le fentanyl. La face blanche permet de minimiser la libération du fentanyl dans la salive. ❙ Actiq, applicateurs buccaux À placer contre la face interne de la joue, puis à déplacer à l’aide de l’applicateur. ❙ Effentora, comprimés gingivaux À placer entre joue et gencive ou sous la langue. Il se dissout en général en 15 à 25 minutes. ❙ Instanyl/Pecfent, pulvérisateurs nasaux Déconseillés en cas de congestion nasale traitée par un vasoconstricteur local ou d’épistaxis récurrentes. Source : Comité de lutte contre la douleur, hôpitaux de Toulouse.

38 I No 1254 I Novembre 2013

L

a lecture du dernier compte rendu de la commission des stupéfiants de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait froid dans le dos. Pertes des dents totale ou quasi totale, détresses respiratoires, soumissions chimiques, voire morts inexpliquées de patients… Ajoutez à cela une prescription massive hors des indications officielles. Sur le banc des accusés, les formes à libération immédiate de fentanyl transmuqueux : Abstral, Actiq, Effentora, Instanyl et, plus récemment, Pecfent (voir « Nota bene » ci-contre). Dérapages hors AMM Toutes ces spécialités sont indiquées dans le « traitement des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes recevant déjà un traitement de fond opioïde pour des douleurs chroniques d’ori-

gine cancéreuse ». En complément, donc, d’un traitement déjà établi. Toutes ces spécialités permettent une biodisponibilité importante de l’opioïde en un délai très court, moins de 20 minutes. Où le bât blesse-t-il ? Selon les données recueillies par la commission des stupéfiants, la prescription hors AMM est en nette augmentation pour ces spécialités, à savoir des patients non cancéreux ou ne bénéficiant pas de traitement de fond préexistant. « C’est un risque pour le patient. Le fentanyl est 100 fois plus puissant que la morphine : le flash morphinique peut provoquer des dépressions respiratoires si l’organisme n’y est pas déjà habitué », pointe Christine Guimond, médecin-conseil RSI (régime social des indépendants) pour les régions Île-de-France et Centre. Dans 70 % des cas, les prescriptions hors des clous émanent de généralistes et sont très variables :

L’ACTIQ EST LEADER SUR LE MARCHÉ DEPUIS 2003. C’est la seule spécialité dotée d’une ASMR de niveau 3. (modeste). cela va des douleurs rhumatologiques en passant par les douleurs liées aux soins, voire la fibromyalgie dans 5 % des cas. Une étude menée par le RSI rapporte un chiffre de 30 % d’utilisation hors AMM. Il serait en réalité plus proche de 50 % si l’on se fie aux données de l’ANSM. L’Assurance maladie a, elle aussi, récemment lancé sa propre étude sur le thème de la fraude liée à ces molécules. « Or la sous-déclaration des effets indésirables, qui n’est pas spécifique au fentanyl, implique que seuls 10 % des effets indésirables sont réellement signalés », précise Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments en neurologie, antalgie et stupéfiants à l’ANSM. Par ailleurs, la fraude et le mésusage


Enquête Santé

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LE LABORATOIRE TEVA a demandé une extension d’indication, actuellement à l’étude, dans les douleurs paroxystiques hors cancer.

DÉVELOPPÉ EN BELGIQUE dans les années 1950, le fentanyl est un opioïde 80 à 100 fois plus puissant que la morphine.

Actiq et suiveurs Abus, mésusage… le cas de cette patiente consommant 82 sucettes d’Actiq par jour ne serait-il pas isolé ? Certains professionnels tentent d’éteindre le feu de la polémique, tel Philippe Poulain, responsable du groupe de travail qui a émis les recommandations de bon usage concernant le fentanyl transmuqueux et spécialiste des soins palliatifs (voir ci-contre « Trois questions à… ») : « Il faut calmer le jeu : que l’ANSM montre ses sources ! En pratique, nous n’avons jamais rencontré d’effets indésirables tels que les décrit l’Agence. Il y a certes eu des réactions d’intolérance locale mais elles n’ont jamais constitué des situations catastrophiques. » Le problème ne viendrait-il pas plutôt

d’une profusion de formes galéniques à disposition sur le marché ? Sucettes, pulvérisateurs nasaux… aucun de ces dispositifs n’est équivalent en termes de titration de dose. « La diversité des formes galéniques et la complexité de la réglementation sont difficiles à suivre pour le professionnel de santé », confirme Nathalie Richard. Devant le succès de l’Actiq depuis 2003, qui bénéficie d’une Amélioration du service médical rendu (ASMR) de niveau 3 et d’un prix élevé, les fabricants se sont lancés dans la course à la forme galénique en visant les prescripteurs de ville pour diffuser au maximum ces spécialités. « Les laboratoires ont démarché les généralistes pour qu’ils prescrivent de façon large », confirme Christine Guimond. Et ce n’est pas fini ! Le marché s’est récemment étoffé avec la sortie du Breakyl et, selon Philippe Poulain, d’autres fabricants feront de même sous peu. Aucune raison donc de voir ces mésusages diminuer dans un avenir proche. ❙   Laurent Simon

3QUESTIONSÀ…

Philippe Poulain responsable de l’unité de soins palliatifs à la clinique des Ormeaux (Tarbes)

Que vous inspirent les restrictions de prescription proposées par l’ANSM ? Disons qu’elles nous semblent plus motivées par des volontés d’économie que par les effets secondaires décrits. C’est toujours le malade qui trinque… Une inhalation coûte entre 5 et 7 euros. Nous allons réagir à cette prise de position de l’Agence. Reste le problème de la prescription hors AMM par les médecins… Le hors-AMM existe : tous les médecins y sont confrontés. Il faut l’inscrire sur l’ordonnance, mais cela reste très difficile à assumer pour le médecin et le patient pour des raisons de rembourse-

DR

ne sont pas les seuls motifs d’inquiétude pour les régimes : le surcoût engendré par ces spécialités en est un autre. Il a en effet été estimé à 580 000 euros sur l’année 2011 par le seul RSI, qui représente seulement 5 à 6 % des assurés sociaux.

ment. Toutefois, avec un suivi, cela ne devrait pas être source de risques. Faut-il restreindre la prescription de fentanyl ? Non. En France, on ne prescrit pas des opioïdes à toutva, comme aux États-Unis où l’Actiq est prescrit, à tort, pour des migraines par exemple. Ceci étant, il faut faire des rappels aux médecins. Les prescriptions hors cancer des morphiniques doivent répondre à certaines règles ; ces recommandations existent mais sont souvent ignorées en ville.

Novembre 2013 I No 1254 I 39


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Panorama Santé

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L’IMAGE DUMOIS

© #VAP_IN_LIBERTY

L’Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce) et le Collectif des acteurs de la cigarette électronique sont à l’origine du mouvement.

Touche pas à mon e-clope ! « Vive la vapote libre », « Liberté, égalité, vapoter », « Pour le sexe, t’as la capote. Pour la clope, t’as la vapote »… Sous ces slogans, utilisateurs et industriels s’étaient rassemblés le 7 octobre dernier devant le Parlement européen, à Strasbourg, pour appeler les députés à ne pas faire de la cigarette électronique un médicament. Pari réussi puisque le Parlement a le lendemain refusé de conférer le statut de médicament à ces produits qui peuvent donc toujours être vendus… en dehors des officines.

Selon les organisateurs, 400 « vapoteurs » venus de toute l’Europe s’étaient mobilisés à la veille de l’examen de la nouvelle législation anti-tabac par le Parlement européen.

automédication

Le discret déclin d’Alli Ni vu ni connu, GSK a retiré du marché français l’an dernier sa pilule anti-obésité Alli.

France avec le blanc-seing de l’Agence européenne du médicament qui, en mars 2012, confirmait un bénéfice/risque favorable dans le traitement du surpoids, associé à un régime alimentaire.

L

a revue Prescrire l’annonçait dans son édition de septembre : « En 2013, la spécialité Alli, à base d’orlistat 60 mg et destinée au marché de l’automédication, a cessé d’être commercialisée en France.  » Le laboratoire GlaxoSmithKline l’a ensuite confirmé, par l’intermédiaire d’une porte-parole : « Nous avons eu un problème d’approvisionnement de la molécule en janvier 2012 et avons décidé par la suite de ne pas relancer la commercialisation d’Alli en raison du contexte français, lié notamment à l’affaire du Mediator. » Et c’est ainsi que le médicament « anti-obésité » sorti

dans l’Hexagone à l’aube de l’été 2009 à grand renfort de publicité et de marketing, devenu très vite aussi célèbre que les pertes anales qu’il provoquait, a quitté les rayons puis les stocks. Molécule controversée aux effets secondaires potentiellement dangereux, l’orlistat s’était pourtant déjà fait remarquer pour ces raisons outre-Atlantique. Ce qui ne l’a pas empêché de passer la barrière du comptoir en

Reste le 120 mg Si Alli est un échec commercial et thérapeutique en France, il continue d’être distribué dans la plupart des autres pays européens ainsi qu’aux États-Unis, indique le laboratoire. D’autres spécialités à base d’orlistat, Xenical et son générique, sont toujours disponibles sur le marché français mais uniquement sur ordonnance. Une molécule qui, selon Prescrire, est pourtant à retirer « purement et simplement du marché » vu son peu d’efficacité au regard de ses effets indésirables. ❙

AGENDA 13-16 novembre. 13e congrès

national de la Société française d’étude et de traitement de la douleur / CNIT Paris-La Défense,

2, place de la Défense, 92800 Puteaux. Renseignements et inscriptions : www.congres-sfetd.fr 15 novembre. 3es Rencontres

d’éducation thérapeutique /

Espace Tête-d’Or, 103, boulevard de la Bataille-de-Stalingrad, 69100 Lyon/ Villeurbanne. Renseignements et inscriptions : www.se-for.com 15-16 novembre. 6e congrès

européen de l’Association nationale de télémédecine / Eurosites George-V, 28, avenue George-V, 75008 Paris. Renseignements et inscriptions : www.congres-antel.com 22 novembre. 64es Journées

pharmaceutiques internationales de Paris (JPIP) 2013 : la diabésité /

Faculté de pharmacie Paris-Descartes, 4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris. Renseignements et inscriptions : www.congres-jpip.com 2-4 décembre. 20es Journées

Pédiadol (association pour le traitement de la douleur de l’enfant) : la douleur de l’enfant, quelles réponses ? / Faculté

Saint-Antoine, 27, rue Chaligny, 75012 Paris. Renseignements et inscriptions : www.pediadol.org

Novembre 2013 I No 1254 I 41


Santé Conseil

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Pletix au beau fixe Le pharmacien dispose d’un appareil lui permettant de dépister l’insuffisance veineuse. Réelle opportunité ou gadget ? Enquête. Pletix est un test non invasif de dépistage de l’insuffisance veineuse.

Mode d’emploi L’utilisation de Pletix débute par un interrogatoire du patient (généralités, signes ressentis et visibles) guidé par l’appareil. Vient ensuite la phase de mesure : après un temps de repos défini par la machine, le patient effectue une dizaine de dorsiflexions du pied, qui ont pour but de « vider le sang » du mollet. S’ensuit une phase de repos de 45 secondes environ pendant laquelle Pletix mesure le temps que met le sang à revenir dans cette partie du membre inférieur (temps de retour veineux ou TRV) sachant que la vitesse normale est supérieure à 24 secondes. Plus le TRV est faible, plus les valvules du mollet sont incontinentes et donc plus l’insuffisance veineuse est importante. Pour finir, l’appareil propose une série de mesures correctrices qui, comme le résultat, peuvent être imprimées à l’usage du patient.

42 I No 1254 I Novembre 2013

P

généralistes, quant à eux, y ont peu recours et préfèrent orienter directement le patient vers un angiologue. S’il est relativement peu utilisé en France, au contraire d’autres pays européens comme l’Allemagne, c’est en grande partie à cause du non-remboursement de cet acte de dépistage par l’Assurance maladie.

rès de 80 % des femmes souffrent d’insuffisance veineuse et, la plupart du temps, la consultation médicale n’inter- Un investissement financier vient qu’une fois le problème déjà ins- mais pas seulement tallé. C’est la raison pour laquelle le Ce dispositif médical, unique sur le marché pharmacien a ici une carte à jouer : celle actuellement, a en effet un coût plutôt élevé : environ 4 000 euros. C’est donc un du dépistage. Jean-Marc Leder, pharmacien titulaire investissement mais il constitue également dans le XXe arrondissement de Paris, l’a un vecteur potentiel d’augmentation des bien compris et a opté pour Pletix. Pour ventes de veinotoniques et d’articles de lui, les choses sont claires : « Cet appareil compression. Pour le laboratoire, difficile reflète bien les missions de santé publique de parler de rentabilité : tout dépend de dans lesquelles le pharmacien pourrait et la demande et de l’implication de l’équipe devrait s’investir ». En effet, à l’instar des officinale. C’est avant tout la fidélisation autotensiomètres, ce test non invasif est de la clientèle et l’image de la pharmacie qui prévaut. Pour Didier facilement utilisable au Dubreuil, manager chez comptoir. Il est très rapide « Cet appareil Optimabio, « il faut savoir et fiable. La méthode ? reflète bien les se différencier des autres Par le biais d’une sonde collée sur le mollet, Pletix missions du et aller dans le sens de la loi Hôpital, patients, santé analyse la quantité de pharmacien. » et territoires ». Selon Brilumière réfléchie par l’hémoglobine et calcule de Jean-Marc Leder, titulaire à Paris gitte Merlet, le pharmacien vient ici jouer un rôle cette façon le temps de retour veineux (TRV), c’est-à-dire le temps complémentaire à celui du médecin : que met le sang à revenir dans le mollet « C’est une bonne chose que le client puisse à la suite d’un mouvement forcé l’ayant se faire dépister, c’est intéressant comme vidé momentanément. Brigitte Merlet, première approche. » angiologue à Neuilly-sur-Seine, confirme En conclusion, même si dans le contexte que « c’est un paramètre tout à fait validé. économique la réticence est de mise, un Avant l’arrivée de l’écho-doppler, ce TRV test de TRV apporte de la crédibilité au servait de référence pour diagnostiquer les pharmacien désireux de faire de son problèmes circulatoires ». Le patient est conseil une priorité. Ce dépistage peut préalablement soumis à un interrogatoire être rendu payant afin de rentrer dans ses et, en fonction du résultat du TRV, Pletix frais, comme le suggère Jean-Marc Leder. propose ensuite un conseil associé (règles Autre possibilité pour ne pas grever le hygiéno-diététiques, principes actifs uti- budget de l'officine : acheter cet appareil lisables…), voire oriente vers le médecin à plusieurs et établir un planning d’utilitraitant. Il indique même la classe de sation partagé entre pharmacies. ❙ Élise Brunet compression si le cas le justifie. Cet appareil, encore peu distribué en officine, est néanmoins plus répandu dans le de renseignements : milieu hospitalier et les cabinets médicaux Plus www.optimabio.com de spécialistes libéraux. Les médecins www.pharmapolitan.com


Fiche Conseil

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On estime à plus de 9 millions le nombre de paires d’articles de compression vendues chaque année en France. Néanmoins, un patient sur quatre ne les porte pas et se contente de les remiser au placard.

Bien conseiller la compression veineuse 

par Élise Brunet

Orienter vers un produit de compression veineuse ne se fait pas au hasard. Plusieurs paramètres sont à considérer. Voici une méthode en trois étapes pour conseiller le bon produit au bon patient.

1) PRENDRE LES MESURES Une bonne prise de mesures est capitale. En découlent l’efficacité de la compression et le confort du patient. I Le tour de cheville doit être pris à la partie la plus fine (généralement 3 cm audessus de la malléole). I Mesurer le tour de mollet au plus large. I Prendre le tour de cuisse à 5 cm sous le pli fessier. I Pour les bas et les collants, la hauteur mesurée est celle entre le sol et l’entrejambe. Concernant les mi-bas, chaussettes ou bas-jarrets, prendre la hauteur entre le sol et un point situé à 3 cm sous le genou. Mesurer les deux jambes, dénudées, le matin pour ne pas fausser les valeurs obtenues par d’éventuels œdèmes apparus au cours de la journée. Privilégier les gammes ayant de riches tableaux de taillage afin d’éviter le recours au sur-mesure (exemples : Radiante, Innothéra…). 2) CHOISIR LES MATIÈRES La majorité des produits sont en microfibre mais d’autres matières peuvent être privilégiées selon le profil du patient. I Conseiller le coton aux peaux sensibles. I La viscose de bambou est un bon thermorégulateur, doux et souple. I La laine est un très bon isolant thermique et absorbe facilement l’humidité. I La soie convient aux peaux fragiles et sensibles, aux personnes ayant des difficultés d’enfilage ou aux patients particulièrement frileux. N’hésitez pas à demander des tirettes d’échantillons aux fabricants afin de

borées pour respecter une dégressivité de la pression exercée sur la cuisse, le mollet et la cheville. I Pour prévenir une constriction importante des orteils souvent mal supportée, les laboratoires ont là aussi mis au point différentes solutions. C’est le cas de Mediven, avec son brevet Soft Elastic et ses coutures ultraplates bord à bord. Mais également Fast de chez Thuasne, qui propose une pointe de pied tricotée sans compression et sans coutures. Pensez à proposer les modèles à pieds ouverts de série, la plupart des gammes en proposent (Gibaud, Innothéra, Varisan, Mediven, Thuasne, Sigvaris...). permettre au patient de tester les différentes matières.

3) OPTIMISER LE CONFORT La plupart des gammes ont développé des procédés permettant de pallier les difficultés majeures rencontrées par les patients. I Pour améliorer l’enfilage : pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, optez pour les systèmes Foot Improved Profile d’Innothéra, Fast de Thuasne ou encore les produits Mediven dotés des techniques Perfect Fit et Soft Elastic. Que ce soit par un mode de tricotage spécifique, un embossage au niveau du cou-de-pied ou une réduction importante des pressions sur le dos du pied, ces produits sont conçus pour être plus faciles à enfiler. I Pour assurer une bonne tenue de l’article de compression tout au long de la journée, conseillez les systèmes Jarfix (Radiante), 3Up (Innothéra) et Fast (Thuasne). I Pour éviter l’« effet garrot » au niveau du mollet, plainte qui revient fréquemment, plusieurs solutions existent. Les technologies Fast (Thuasne), Jarfix (Radiante) et « revers recto-verso » (Sigvaris) sont éla-

LESPLUS Plusieurs gammes ont inséré dans leurs produits des fibres permettant une meilleure régulation de la transpiration (fibres Britex et Aquarius chez Sigvaris, fibres climatiques thermo­ actives de Mediven, BeCool chez Innothéra, fibres Tencel chez Gibaud). À conseiller aux hommes en particulier. x Pour prévenir les mauvaises odeurs, Mediven a conçu des produits à base de fibres d’argent et Thuasne a intégré un traitement antibactérien dans certains de ces produits. x La semelle est un atout supplémentaire pour les pieds sensibles. Celle-ci peut être renforcée et massante (Gibaud), absorbante et aérante (Sigvaris), à double tricotage (Mediven) ou à tricot renforcé du talon et de la voûte plantaire (Thuasne). x La contention peut aussi devenir glamour : Sigvaris sort un collant pailleté pour les fêtes et Varisan innove avec sa gamme Diva… parfumée à la vanille ! x

Novembre 2013 I No 1254 I 43


Fiche Conseil

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE DEFRANCE

La plainte de jambes lourdes est fréquente au comptoir. Néanmoins, l’orientation du conseil officinal vers l’insuffisance veineuse ne doit pas être automatique.

« J’ai mal aux jambes » DE QUELLE NATURE EST VOTRE DOULEUR ?

x Un ou plusieurs symptômes parmi les suivants : lourdeurs, impatiences nocturnes, engourdissements, prurit,

brûlures, picotements, tension du mollet, crampes, et ceci en fin de journée.

Une douleur importante, une crampe violente imposant l’arrêt systématique de l’activité, à la marche uniquement.

PRÉSENTEZ-VOUS UN ŒDÈME DES MOLLETS ET/OU DES CHEVILLES ?

OUI

NON PRÉSENTEZ-VOUS D’AUTRES ŒDÈMES AU NIVEAU DES MEMBRES INFÉRIEURS ?

EST-IL BILATÉRAL ?

OUI

NON

Attention à l’érysipèle, la phlébite.

CONSULTATION

NON CET ŒDÈME DISPARAÎT-IL PENDANT LA NUIT ?

NON CONSULTATION IMMÉDIATE

Penser à l’artériopathie des membres inférieurs.

Insuffisance cardiaque à écarter.

OUI Insuffisance veineuse très probable.

OUI x Insuffisance veineuse possible. x Ne pas négliger le risque de

neuropathie : conseiller une consultation si les symptômes persistent malgré les conseils ci-dessous.

Orteils et dos du pied sont œdématiés. Insuffisance lymphatique possible.

CONSULTATION CONSULTATION

PRÉSENTEZ-VOUS UNE PLAIE SUR UN TRAJET VEINEUX OU UN ECZÉMA SUR LE MOLLET OU LA CHEVILLE ? (à vérifier visuellement si besoin)

OUI Insuffisance veineuse probablement à un stade avancé.

CONSULTATION

NON x Compression veineuse (voir recto). x Veinotoniques par voie orale (Ginkor, Daflon,

Endotélon…) et externe (Antistax, Crème Rap, Jouvence de l’Abbé Soury…). x Conseiller une consultation de bilan.

VOS CONSEILS ASSOCIÉS x Éviter la station assise prolongée, pratiquer une activité physique régulière (marche, natation, vélo…). x Fuir la chaleur (exposition prolongée au soleil, chauffage au sol, sauna…). x Porter des chaussures avec un talon de 3 à 4 cm, conseiller des semelles à retour veineux (Activline Gibaud). x Boire beaucoup (eau minérale légèrement diurétique, type Contrex). x Arrêter de fumer le cas échéant. x Surélever les pieds du lit de 5 cm.

44 I No 1254 I Novembre 2013


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Qualité certifiée « Efficacité compressive » : Veinamitex favorise le retour veineux et soulage les lourdeurs des jambes.

VEINAMITEX, orthèses élastiques de contention des membres. Dispositif médical de classe I. Marquage CE. Propriétés : exerce sur la jambe une pression décroissante de la cheville vers la cuisse. Classes de pression : classe I (entre 10 et 15 mmHg), classe II (entre 15,1 et 20 mmHg), classe III (entre 20,1 et 36 mmHg). Au vu des connaissances actuelles1, la compression agirait selon plusieurs mécanismes d’action supposés : réduction du calibre des veines, opposition à la stase veineuse, facilitation du retour veineux, limitation des œdèmes, facilitation de l’oxygénation tissulaire, amélioration de la microcirculation lymphatique. Indications : affections veineuses des membres inférieurs2. Contre-indications : artériopathie oblitérante des membres inférieurs avec indice de pression systolique < 0,6, microangiopathie diabétique évoluée pour une compression > 30 mmHg, phlegmatia cœrulea dolens, Pour toute commande ou thrombose septique, allergie aux constituants. Informations pour un bon usage : Lire attentivement les instructions sur la face intérieure du packaging. Pour une renseignement contactez bonne adaptation à la morphologie du patient, bien respecter le tableau de taillage. Composition : femme : polyamide, élasthane ; homme : polyamide, élasthane, notre service commercial coton. Fabricant : Laboratoires Pharma 2000. Rembt : remboursable selon le tarif LPPR : consultez www.ameli.fr. MLPS-VTEX-2013-01-08. 1. Rapport d’évaluation « Dispositifs de compression médicale à usage individuel – Utilisation en pathologies vasculaires », septembre 2010, HAS. 2. Pour plus de détail, se référer à la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR) et aux recommandations disponibles sur le site de la HAS.

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Santé International

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Interdit aux moins de 18 ans Pour réchauffer le début de l’automne, rien de tel que quelques nouvelles scientifiques de sous la ceinture. Couchez les enfants et partagez. par Anne-Laure Mercier

ROYAUME-UNI Dis-moi combien tu gagnes…

ÉTATS-UNIS Il y a ceux qui s’en occupent et les autres. Une équipe s’est penchée sur les raisons biologiques qui pourraient expliquer l’investissement de certains pères de famille. Leur verdict est paru dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) : plus les testicules de monsieur sont petits (mais mignons), plus il prend soin de sa progéniture. Mais les auteurs hésitent : se pourrait-il que ce soit parce que les pères changent les couches, donnent le bain ou emmènent le bambin chez le médecin que leurs bijoux rétrécissent ? L’anthropologie est un métier fascinant.

Monsieur a du goût Toujours dans les PNAS, une autre étude pourrait en laisser plus d’un bouche bée : les testicules humains seraient dotés de récepteurs gustatifs ! Découverte par erreur – que l’on se rassure –, la présence de ces récepteurs n’est pas unique : les chercheurs en ont aussi trouvé dans l’estomac, le pancréas et l’anus. Peu sensibles, ils ne réagiraient qu’au sucré et à l’umami (comme le glutamate) mais seraient essentiels à la reproduction. Une fois inhibés chez les souris, ces dernières ne pouvaient ainsi plus procréer. En attendant d’en comprendre le mécanisme, gardez votre pantalon.

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© GOINGSLO

Si, la taille compte !

Des chercheurs de l’université Anglia Ruskin ont établi un lien de cause à effet entre le nombre de relations sexuelles hebdomadaires et le salaire moyen : ceux qui profitent d’au moins quatre rapports sexuels par semaine gagneraient en moyenne 5 % de plus que les autres. Les abstinents toucheraient à l’inverse des revenus inférieurs de 3 % à ceux dont la vie sexuelle est bien remplie. Selon l’un des auteurs, l’absence d’amour et donc de reconnaissance dans la vie privée entraînerait anxiété et dépression, affectant toute velléité de carrière. Et inversement ?


International Santé

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

ÉCOSSE © KF0NZ1

Le nez au vent « Les vrais portent le kilt. » Sous ce titre, une étude du Scottish Medical Journal rapporte que la jupe écossaise portée régulièrement à la place d’un pantalon durant les années consacrées à la procréation est bénéfique pour la spermatogenèse et pour la qualité du sperme, et donc favorable à la fertilité. Le port du kilt créerait ainsi un environnement physiologique idéal pour le scrotum.

AUSTRALIE Instinct de reproduction

© SASPOTATO

Le sperme n’est pas bon… que pour les cheveux. Une étude parue dans Biology Letters vante les mérites nutritifs de cette semence chez les céphalopodes, en l’occurrence chez le calmar Sepiadarium austrinum. Au moment de l’accouplement, le mâle dépose des capsules de sperme, appelées spermatophores, dans la cavité buccale externe de la femelle. Celle-ci peut les conserver durant trois semaines et, si elle ne les utilise pas pour féconder ses œufs, elle les ingère pour bénéficier de leurs nutriments. Ce que les mâles ne voient pas toujours d’un bon œil, développant différentes stratégies de contournement comme déposer leurs spermatophores dans un endroit de la cavité buccale inatteignable pour la femelle. C’est qui le patron ?

AFRIQUE DU SUD Le journal sud-africain The Sowetan n’est pas une revue scientifique mais pourrait inspirer une étude clinique : il rapporte que des seniors y utilisent le lubrifiant des préservatifs pour soulager leurs douleurs articulaires. Les retraités de Senaone, à Soweto, font ainsi des razzias de capotes pour masser leurs articulations avec la « graisse » des condoms. Une méthode qui les soulagerait. L’effet placebo du préso ?

© MIGUEL MEDINA

Système D

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Officine Investissement

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Faire appel à un client mystère Outil clé du suivi qualité, la visite mystère permet de dresser un état des lieux de votre officine… en toute objectivité.

D

ans les entreprises de services comme les pharmacies où l’accueil et le relationnel sont essentiels, le client mystère est devenu un outil clé du suivi qualité. Largement utilisé par les grandes enseignes et les groupements, il est aujourd’hui proposé par de nombreux prestataires spécialisés dans le conseil aux officines. « Pour le titulaire, le client mystère va permettre de faire auditer sa pharmacie en identifiant les dysfonctionnements et en mettant en place les mesures pour y remédier », explique Cécile Lascombes, responsable commerciale chez Vitalis Consulting. Pour Christian Martin, directeur associé de Socco Consult, « faire appel au client mystère permet d’améliorer la qualité de l’accueil et du service rendu, et ainsi de valoriser les collaborateurs au comptoir, de renforcer la fidélisation des clients et l’image de l’officine, de se démarquer par rapport à la concurrence, de pérenniser les résultats et d’améliorer la marge ».

QUI EST LE CLIENT MYSTÈRE ? C’est un enquêteur, plus ou moins bien formé selon les prestataires, qui se rend anonymement dans l’officine pour se mettre en situation réelle de conseil et d’achat. Pour représenter au mieux la diversité de la clientèle des officines, différents profils sont recrutés, issus de zones géographiques, de catégories socioprofessionnelles et de classes d’âge différentes. Le client mystère observe et analyse les différentes opérations de service en mettant à profit son expérience pour pointer les éventuels dysfonctionnements. Pour ce faire, différents scénarios sont imaginés en fonction des objectifs de 48 I No 1254 I Novembre 2013

l’officine ou encore de la saisonnalité, des pics de pathologies, etc. « On obtient ainsi une photographie à un instant T de tous les points forts et faibles », indique Christian Martin. Les services du client mystère peuvent également inclure des appels téléphoniques.

QU’OBSERVE-T-IL ? Le client mystère se réfère à une grille d’évaluation qui liste les éléments à mesurer. Ces derniers pourront concerner l’environnement de l’officine (propreté et aménagement de l’intérieur, accessibilité des comptoirs, éclairage…), l’offre produits (disposition de la publicité sur le lieu de vente, visibilité des promotions, facilité du repérage et de l’identification des produits, diversité de l’offre…), le savoir-faire de l’équipe (accueil, gestion de l’attente, dispensation de l’ordonnance, conseil, pertinence de la vente…) et son comportement au comptoir (convivialité, confidentialité, amabilité, écoute…). L’évaluation peut aussi servir à mettre en perspective la performance de l’officine par rapport à la

concurrence. La grille est préalablement définie en fonction des besoins spécifiques de l’officine. « Nous apportons notre expertise pour l’élaboration de cet outil, mais c’est un travail commun qui se fait en partenariat avec l’officine », précise Cécile Lascombes. « À partir de 80 % de réponses positives, on peut dire que le niveau de qualité est bon », poursuit Christian Martin.

Quel coût ? x Compter entre 60 et 100 euros par

x La fréquence des visites peut-être

visite (le coût dépendant du volume des visites), grille d’évaluation et synthèse des résultats incluses. Le débriefing est souvent en option. x Pour bénéficier aussi d’un plan d’actions, voire d’un accompagnement et d’un suivi, compter plusieurs centaines d’euros par mois. Exemple : 700 à 900 euros par mois la première année chez Socco Consult, puis tarif dégressif.

mensuelle, bi- ou trimestrielle. « Au bout d’un an, on a déjà une bonne vision, la démarche d’amélioration est en route, mais il faut compter trois ans pour une véritable démarche qualité », intervient Cécile Lascombes, responsable commerciale chez Vitalis Consulting. En sachant qu’une démarche qualité peut être entreprise à vie, dans un processus d’amélioration permanente.


Investissement Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

En pratique x Démarche intéressante pour toutes les catégories d’officines : la qualité

© NIKLAS

est ou n’est pas ! Cela est valable quelle que soit l’ancienneté du titulaire : en début d’exercice, le titulaire a besoin de soutien et, en milieu ou en fin de carrière, d’un regard extérieur, notamment pour vérifier l’efficacité de son management à certains moments clés, par exemple après des travaux, suite à un changement de personnel ou, au contraire, après une longue période sans changement. En outre, les clients sont de plus en plus attentifs à la qualité et à l’accueil, ils veulent être considérés et dépenser « utile » x Le titulaire doit s’impliquer et y consacrer du temps : lire les résultats, discuter avec l’équipe, donner envie de s’améliorer, mettre en place un plan d’action. Le client mystère ne doit pas rester « théorique », sous peine d’être inutile. x Un regard extérieur apporte beaucoup : l’équipe est plus encline à entendre les préconisations et consignes d’un professionnel extérieur à l’officine (ce que le titulaire peut répéter inlassablement…) et à les appliquer. Cet échange induit de la dynamique. Le titulaire s’enrichit lui aussi par ce regard extérieur et la discussion avec l’évaluateur permet de prendre du recul. x Avoir une équipe stable est un point fort même s’il faut parfois « bousculer » une certaine inertie.

LE RÔLE DU TITULAIRE Si le pharmacien fait appel de manière individuelle à un prestataire extérieur, il souhaite généralement être impliqué car il poursuit des objectifs précis ; le profil du client mystère est ainsi fonction du suivi d’une démarche qualité appliquée à la dispensation, de la politique commerciale et/ou qualitative de la pharmacie ou encore de l’évolution de la surface de vente. Si le titulaire passe par les services de son groupement, ce dernier peut proposer sa propre grille, laquelle permet alors d’évaluer le groupement au travers de l’officine auditée. Dans tous les cas, la visite mystère nécessite de bien définir en amont l’objectif à atteindre.

L’IMPLICATION DE L’ÉQUIPE Si le titulaire doit être prêt à une remise en question, il doit aussi impliquer son équipe. « Nous préconisons une totale transparence, ce qui signifie en parler et faire participer les collaborateurs à la défi-

nition de la grille et au challenge », recommande Cécile Lascombes. Le message à faire passer ? Pour améliorer l’approche au comptoir et le confort de travail, dresser un état des lieux s’impose. « Le but est de faire naître l’idée de groupe afin que l’équipe s’approprie la démarche. L’objectif est que chacun s’améliore au niveau organisationnel et au comptoir », commente Christian Martin­. Un résultat négatif dans la grille d’évaluation devra par exemple initier des questions comme : « À votre avis, que doiton faire pour s’améliorer ? Que mettre en place au niveau de l’accueil ? » Parfois, cependant, l’équipe n’est impliquée qu’au rendu des résultats et dans la mise en œuvre des solutions à apporter. Quoi qu’il en soit, il est important que la visite mystère ne soit pas mal perçue ; elle ne doit d’ailleurs en aucun cas être présentée comme un outil de sanction. « Le client mystère est un tableau de bord et non un outil de “flicage” », insiste Christian Martin. « Il ne vise personne en particulier, mais l’officine en général », ajoute pour sa part Cécile Lascombes.

ET APRÈS ? Après la visite mystère, les données de l’enquête sont rassemblées, les points forts déterminés et les axes de progrès repérés. L’échange avec le prestataire au moment de l’analyse des résultats est généralement

bien apprécié par l’équipe officinale. « Nous présentons une analyse en deux temps : d’abord avec le titulaire, pour savoir ce qu’il en pense ; ensuite avec les collaborateurs, au cours d’un débriefing. Un plan d’action est alors proposé avec le titulaire afin de susciter l’adhésion de l’équipe », rapporte Christian Martin. Certains prestataires donnent en effet des idées d’amélioration et accompagnent l’équipe dans la mise en place de ces actions. « Nous proposons un coaching sur la base des résultats », informe ainsi Martin Kiefer, associé gérant de Reflet Client.

CÔTÉ GROUPEMENTS L’utilité du client mystère n’a pas échappé aux enseignes et groupements qui peuvent par ce biais apprécier la qualité du service de leurs adhérents. « La satisfaction du patient/consommateur est une priorité et elle se mesure au travers de la performance de l’équipe », indique Dorothée Le Beux, responsable régionale des consultants point de vente Alphega Pharmacie-Grand Est. La visite mystère permet ainsi d’évaluer le réseau au travers de l’image véhiculée par l’officine. Un « programme de développement et d’accompagnement de la pharmacie » a par ailleurs été développé par ce groupement afin d’apporter des préconisations aux adhérents et les orienter vers les bonnes formations pour améliorer le conseil. x Claire Grevot Novembre 2013 I No 1254 I 49


Officine En bref

❙ Jusqu’au 30 novembre, Pharmagest propose aux pharmaciens équipés de LGPI Global Services une campagne de sensibilisation de leurs patients atteints de psoriasis : un questionnaire en ligne intégré au logiciel de gestion permet d’éditer une fiche conseil adaptée à chaque cas, sur les règles d’hygiène de vie à respecter. Les officines participantes pourront se signaler par un autocollant à apposer sur la vitrine. ❙ Un an après le lancement de son offre de services adaptée aux nouvelles missions, Teva propose l’application en ligne Suivi’santé. Elle guide le pharmacien dans l’organisation des entretiens AVK, depuis la gestion de rendez-vous jusqu’au suivi des patients, et stocke les données par l’intermédiaire d’un hébergeur agréé par le ministère de la Santé. L’application est adaptée aux différents supports numériques (ordinateur, tablette et smartphone) et sera mise à jour dès les entretiens asthme autorisés. ❙ Pour le suivi des AVK, Alliance Healthcare a opté pour un serious game. Accessible à partir de l’Espace pro du site Alliance-healthcare.fr, il permet à l’équipe de suivre un parcours de formation individualisé sur ces entretiens. Le format des cas, volontairement court, porte sur l’interrogatoire du patient, la sensibilisation aux résultats des analyses INR et la dispensation d’ordonnance. ❙ A  stera a lancé Léo 2.0, une nouvelle génération de son logiciel qui intègre notamment une messagerie et un agenda pour planifier les entretiens pharmaceutiques, un éditeur de tableaux statistiques pour le suivi et une gestion automatisée des stocks, de l’approvisionnement et de la dématérialisation des ordonnances, le tout sous une interface inspirée de Windows 8.

50 I No 1254 I Novembre 2013

DEFRANCE

fiscalité

Qui dit BNC, dira surtaxe Le nouveau projet de loi de finances aggrave le montant de la cotisation foncière des entreprises sous le régime des bénéfices non commerciaux.

E

n attendant que les sénateurs se penchent dessus et tandis qu’il est en train d’être examiné à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances (PLF) pour 2014 fait déjà bondir les libéraux. S’il paraît de prime abord plutôt favorable à la fiscalité entrepreneuriale – le texte souhaite notamment alléger le régime des plus-values mobilières et diminue l’imposition des plus-values immobilières –, il réaménage la cotisation foncière due par les petites entreprises au détriment de celles assujetties aux bénéfices non commerciaux (BNC), dénonce l’Union nationale des professions libérales (UNAPL). Le nouveau barème de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pourra­désormais comporter six tranches d’imposition contre trois actuellement. Un barème plus intéressant, donc. Mais le PLF 2014 assortit cette disposition de la possibilité pour les collectivités locales de distinguer les redevables titulaires de BNC des autres « afin de tenir compte des charges

© MIGUEL MEDINA

ÀSAVOIR

Le PHaRMaCIeN

plus faibles qui pèsent sur les titulaires de BNC et donc de leur capacité contributive différente pour un même chiffre d’affaires ». Donc de taxer davantage les libéraux au régime des BNC, soit « l’essentiel des effectifs des entreprises libérales », estime l’UNAPL­qui refuse « une fiscalité à deux vitesses ». La balle est à présent dans le camp des députés. ❙ Consultez le texte du PLF 2014 : www.assemblee-nationale.fr/14/projets/pl1395.asp

horaires

accessibilité

Si aucune pharmacie d’officine n’était concernée par les décisions de justice rendues en septembre par le tribunal de commerce de Bobigny, lequel a condamné les enseignes de bricolage Castorama et Leroy Merlin à cesser d’ouvrir leurs magasins franciliens le dimanche, l’ouverture dominicale des commerces est devenue source de préoccupations jusque dans les bureaux de Matignon. Jean-Marc Ayrault a ainsi missionné Jean-Paul Bailly, l’ancien président du groupe La Poste, pour qu’il « examine les faiblesses du dispositif actuel, éclaire les enjeux de l’ouverture de certains commerces le dimanche et fasse des propositions au gouvernement ». Son rapport et ses propositions sont attendus pour la fin du mois de novembre. ❙

Pour répondre aux difficultés qu’entraîne pour certains professionnels libéraux la mise en conformité de leurs locaux à l’accueil des personnes handicapées, obligatoire à partir du 1er janvier 2015, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a signé un partenariat avec l’Union nationale des syndicats français d’architectes (UNSFA). Les entreprises adhérentes aux membres de l’UNAPL, dont la FSPF, peuvent ainsi bénéficier d’une réduction sur le coût d’un diagnostic d’accessibilité et, le cas échéant, sur la conception et le suivi des travaux. Elles restent libres ensuite de contracter avec les prestataires de leur choix pour réaliser ces travaux. L’UNAPL espère nouer le même type de partenariat avec des ingénieurs, des géomètres experts, etc. ❙

L’ouverture le Des architectes dimanche en débat vous conseillent


En bref Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Éco&Vous

REMBOURSABLE

PHARMACIE MOYENNE

ÉVOLUTION DU CA MOIS PAR MOIS

– 3,5 %

– 2,9 %

– 2,7 % OTC

❙❙En août dernier, le CA total des pharmacies atteignait 2,5 milliards d’euros, soit une baisse de 2,9 % par rapport au mois d’août 2012.

❙❙En cumul mobile annuel, le CA moyen par pharmacie s’élève à 1,47 million d’euros. ❙❙Pour le seul mois d’août, le CA moyen par pharmacie atteint 109 971 euros.

août 2013

Le baromètre du médicament

– 6,2 %  + 2,4 % DISPOSITIFS MÉDICAUX

CA TOTAL EN CUMUL MOBILE ANNUEL VENTILATION PRODUITS (pharmacie moyenne)

– 1,4 %

+ 5,2 % 

❙❙Entre septembre 2012 et août 2013, le CA total du réseau officinal (remboursable, OTC, dispositifs médicaux et cosmétiques) s’élève à 33,4 milliards d’euros, en baisse de 1,4 % par rapport au cumul mobile annuel septembre 2011-août 2012.

❙❙Remboursable : 76,8 %. ❙❙OTC : 7,2 %. ❙❙Dispositifs médicaux : 7,1 %. ❙❙Parapharmacie : 8,9 %.

retraite

PARAPHARMACIE

+ 0,8 % + 2,8 % évolution mensuelle

évolution annuelle

(Source : FSPF-Pharmastat.) Évolutions mensuelles comparées entre août 2012 et août 2013

tva

Indemnité revalorisée Un avenant à la convention collective offre aux salariés, depuis le 1er octobre, un mode de calcul plus favorable de leur indemnité de départ en retraite.

© MIGUEL MEDINA

D

epuis le 1er octobre, les salariés des pharmacies d’officine bénéficient d’une revalorisation de leur indemnité de départ en retraite grâce à un avenant à la convention nationale collective signé le 26 septembre entre la FSPF et l’Uspo d’une part, la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres), FO (Force ouvrière) et la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) d’autre part. Pour les salariés justifiant de plus de 25 ans d’ancienneté dans la même officine, cet avenant introduit un nouveau palier de calcul de l’indemnité de départ, équivalent à 2 mois de salaire. Il revalorise également le montant de l’indemnité versée après 30 ans d’ancienneté, qui passe de 2 mois à 2,5 mois de salaire. Enfin, pour les

+ 3,3 %

Non-soumis à l’IS, télédéclarez ! Après les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) en 2012, ce sont les entreprises non soumises à l’IS et réalisant un chiffre d’affaires (CA) hors taxes supérieur à 80 000 euros qui sont obligées depuis le 1er octobre de déclarer et payer la TVA en ligne, le seuil étant fixé à 230 000 euros jus­qu’alors. En octobre 2014, l’obligation de télédéclarer la TVA sera étendue à toutes les entreprises, sans condition de CA. ❙

liquidation

Fichage supprimé salariés bénéficiant du dispositif de retraite progressive et dont la réduction du temps de travail entraîne inévitablement une diminution du montant de l’indemnité de départ à la retraite, le texte prévoit que la rémunération à prendre en considération pour le calcul de cette indemnité soit celle que le salarié aurait perçue s’il avait maintenu son temps de travail. ❙

Dorénavant, les dirigeants d’entreprises ayant été mises en liquidation judiciaire ne sont plus recensés dans le fichier de la Banque de France. Et, depuis le mois de septembre, le code qui affectait les dirigeants ayant connu une liquidation judiciaire depuis moins de cinq ans a été supprimé de ce fichier bancaire, y compris pour les situations en cours. Une excellente nouvelle qui permettra aux entrepreneurs d’obtenir plus facilement des prêts bancaires, même en cas de faillite récente. ❙ Novembre 2013 I No 1254 I 51


Officine Nouvelles technologies

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Excel en pratique En partenariat avec

Après la théorie (voir Le Pharmacien de France, no 1251), voilà la pratique ! Voici quatre cas où utiliser un tableur pourra vous aider à suivre votre activité et optimiser­la gestion de votre officine.

www.caduciel.com

CAS 1 CRÉER UN PLANNING

CAS 1

À l’officine, on a chaque année besoin de réaliser des plannings : formations, congés, affectations de tâches, etc. Voici, pour l’exemple, comment afficher simplement les congés et les absences de cinq collaborateurs. ❙ A1 : saisissez « Congés 2013 ». ❙ A3 à A7 : saisissez le nom

des cinq employés. ❙ B1 : tapez « lundi ». ❙ Sélectionnez B1 et tirez la poignée (carré noir en bas à droite de la cellule) à droite jusqu’à la cellule H1 : Excel affiche les jours jusqu’à dimanche. ❙ B2 : entrez la date et cliquez sur Format/Cellule/Nombre/ Date pour afficher le format de date souhaité (ex : 02/09/13). ❙ Sélectionnez B2 et tirez la poignée à droite jusqu’à la cellule H2 : Excel inscrit les dates jusqu’à dimanche*. Vous venez de créer une série qui doit être recopiée autant de fois que de semaines à inclure dans le planning. ❙ Sélectionnez la série créée B1:B2 à H1:H2 et tirez la poignée à droite aussi loin que vous le voulez : Excel copie alors les semaines jusqu’à la date souhaitée. ❙ Sélectionnez la zone du planning qui sera complétée avec les données (C pour congé, A pour absent par exemple). 52 I No 1254 I Novembre 2013

CAS 2 1. Créez les en-têtes de colonnes (ligne 2) et saisissez vos données en B3 et D3.

2. Après avoir cliqué sur la cellule C3, créez une formule de calcul pour le PVHT (toutes les formules commencent par =) : =B3/(1-D3). Celle-ci apparaît dans la barre de formule (le signe / correspond à une division).

Activez la « Mise en forme conditionnelle » dans l’onglet Accueil/Style. Les possibilités sont multiples. Par exemple, vous pouvez cliquer sur « Règle de mise en surbrillance des cellules », sélectionner « Égal

3. Créez une formule de calcul pour la marge en euros : =C3-B3.

Vous pouvez modifier les données de ces deux champs comme vous le désirez. Excel calculera automatiquement le PVHT et la marge en euros.

à C » et choisir la couleur du fond de la cellule et du texte. Vous visualisez ainsi facilement tous les jours de congés de vos collaborateurs. Renouvelez ensuite l’opération pour les absences.

CAS 2 ÉVALUER UN PRIX DE VENTE OU D’ACHAT Calcul du prix de vente hors taxe (PVHT) : Excel calcule automatiquement le prix de


Nouvelles technologies Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

vente minimum auquel vous devez vendre vos produits en fonction de la marge désirée et du prix d’achat. Exemple : vous souhaitez réaliser une marge de 30 % sur un produit acheté 17,50 €. Pour calculer le prix d’achat hors taxe (PAHT) : si vous avez déjà déterminé le prix de vente (prix public conseillé, alignement sur la concurrence, etc.), vous pouvez de la même manière calculer le prix d’achat maximum du produit en fonction de la marge désirée. Dans ce cas, saisissez dans la cellule B3 la formule : = C3*(1-D3).

CAS 3 SUIVRE SES REMISES PAR FOURNISSEUR Excel peut calculer automatiquement les remises par fournisseur et le prix d’achat net de tous vos produits. Grâce à ces formules, il vous est possible de suivre vos remises mois par mois. Pour un suivi à l’année, sélectionnez les cellules de B1 à G3 et faites un copier/coller pour afficher les 12 mois ; vous pourrez ensuite modifier mensuellement, selon vos besoins, PAHT, taux de remise ou PVHT.

CAS 4 SUIVRE SON CHIFFRE D’AFFAIRES Excel vous permet de suivre le chiffre d’affaires par mois et par produit et calcule le taux d’évolution d’un mois sur l’autre. Il peut également être intéressant de calculer la part de chaque produit dans le CA. ❙ Claire Grevot * Cette opération est appelée incrémentation : Excel rajoute à chaque cellule une valeur identique, dans ce cas, + un jour à chaque fois.

CAS 3

3. Créez une formule de calcul pour la marge : =F3-E3.

1. Créez une formule de calcul pour le montant de la remise en euros : =B3*C3. 2. Créez une formule de calcul pour le PAHT net : =B3-D3.

CAS 4 Pour le CA total par produit, entrez la formule = B2+C2. Entrez la formule =(C2-B2)/B2 en D2.

Pour le total, entrez la formule =SOMME(E2:E5).

Entrez la formule =E2/$E$6 en F2. Pour ce type de formule où le dénominateur est toujours le même (dans ce cas : E6), il faut impérativement insérer le signe $ (dollar) pour indiquer que E6 est la cellule référence absolue ; sinon, il n’est pas possible de recopier la formule dans la colonne en tirant sur la poignée.

Important à savoir pour tous ces calculs x Vous pouvez entrer n’im-

porte quelle valeur dans les cellules blanches, Excel effectue le calcul pour vous (cellules jaunes). x Vous ne devez jamais entrer

de données dans les cellules

contenant des formules de calcul (cellules jaunes). Utilisez éventuellement la protection des cellules dans l’onglet « Révisions » ce qui rendra impossible la modification du contenu de la cellule par erreur.

x Vous pouvez recopier auto-

matiquement les formules de calcul en cliquant sur la cellule concernée et en tirant sur la poignée en bas à droite (carré noir) vers le bas sur autant de lignes que de nombre de produits.

Novembre 2013 I No 1254 I 53


Officine Produits

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Quoi de neuf en prescription ? par Élise Brunet AUTRESPRODUITS ENBREF ❙❙DERMAGOR ❙❙Erycalm lotion micellaire peaux réactives. Flacon de 400 ml / ACL : 3700138600468 / Prix conseillé : 10 €. ❙❙Erycalm lotion micellaire peaux réactives en lingette individuelle. 14 lingettes sous étui / ACL : 3700138600475 / Prix conseillé : 6 €.

%

65

EEN

SMR important (ostéoporose post-ménopausique) /

insuffisant (perte osseuse associée à un traitement anti-cancéreux) ASMR niveau 4 (mineure) PROLIA 60 mg, seringue préremplie sécurisée de 1 ml, boîte unitaire / CIP : 3400949285785 / PPTTC : 207, 16 €. Laboratoire AMGEN.

Prolia est un anticorps monoclonal, remboursé uniquement dans l’ostéoporose postménopausique et en deuxième intention. Un traitement par bisphosphonates pendant au moins trois mois consécutifs devra être suivi avant l’instauration de Prolia. Le dénosumab, en se fixant spécifiquement sur le ligand du récepteur Rank, réduit la résorption osseuse et donc le risque de fractures.

❙❙EMBRYOLISSE ❙❙Secret de maquilleurs stick éclat du regard. Stick de 4,5 g / ACL : 3350900000653 /  Prix conseillé : 13,50 €. ❙❙NUTERGIA ❙❙Ergy D. Flacon de 15 ml / ACL : 3401541235383 / Prix conseillé : 11 €. ❙❙SECRETS DE LÉA ❙❙BB cream nude teinte dorée aux fleurs de cerisier. Tube de 40 ml / EAN : 3517360006995 / Prix conseillé : 17,90 €. ❙❙BB cream nude teinte hâlée aux fleurs de cerisier. Tube de 40 ml / EAN : 3517360007138 / Prix conseillé : 17,90 €.

LE CONSEIL DU PHARMACIEN ❙❙La

posologie recommandée de Prolia est de 1 injection sous-cutanée tous les six mois, dans la cuisse, l’abdomen ou l’arrière du bras. ❙❙Ne pas agiter la seringue préremplie de manière excessive. ❙❙Procéder à une injection lente du produit. ❙❙Une fois sorti du réfrigé­ rateur, Prolia peut être

❙❙URGO ❙❙Humer nez très bouché, sinusite, rhume. Flacon spray de 15 ml / ACL : 3401040149211 /  Prix conseillé : 13,50 €.

XALKORI (CRIZOTINIB) H Spé

❙❙URIAGE ❙❙Liniment oléothermal. Flacon de 400 ml / ACL : 3661434002496 /  Prix conseillé : 6,38 €. ❙❙Premier shampooing extra-doux sans savon. Tube de 200 ml / ACL : 3661434002076 / Prix conseillé : 7,91 €. ❙❙Premier change. Tube de 100 ml / ACL : 3661434002298 / Prix conseillé : 7,91 €. ❙❙Soin péri-oral. Tube de 30 ml / ACL : 3661434002304 /  Prix conseillé : 6,63 €. ❙❙Soin croûtes de lait. Tube de 40 ml / ACL : 3661434002502 / Prix conseillé : 10,58 €.

SMR important ASMR niveau 3 (modérée)

LE CONSEIL DU PHARMACIEN

❙❙La

S!

54 I No 1254 I Novembre 2013

%

100

Xalkori est le premier médicament ciblant la mutation ALK+ dans le cancer bronchique non à petites cellules. Cet inhibiteur de tyrosine kinase du récepteur ALK constitue un traitement de seconde ligne au stade avancé, après les sels de platine et les taxanes notamment. La population cible de ce médicament spécifique est d’environ 630 patients par an.

PAR UN MÉDICAMENT (SMR) correspond à son intérêt en fonction notamment de ses performances cliniques et de la gravité de la maladie traitée. La commission de la Transparence de la HAS évalue le SMR, qui peut être important, modéré, faible ou insuffisant, pour que le médicament soit pris en charge par la solidarité nationale. Source : HAS

Liste II

conservé 30 jours à température ambiante. ❙❙Les patients doivent poursuivre leur supplémentation en calcium et en vitamine D. ❙❙Prolia peut être à l’origine d’une ostéonécrose de la mâchoire. Il est conseillé au patient de faire un bilan dentaire avant la mise en place du traitement, d’éviter tout geste dentaire invasif et de maintenir une bonne hygiène buccale.

XALKORI 200 mg, boîte de 60 gélules / CIP : 3400926762568 / PPTTC : 5 777,10 €. XALKORI 250 mg, boîte de 60 gélules / CIP : 3400926762797 / PPTTC : 5 777,10 €. Laboratoire PFIZER.

SMR LE SERVICE MÉDICAL RENDU

Liste I

PROLIA (DÉNOSUMAB)

Délivrance Stupéfiant

posologie de Xalkori est de 250 mg deux fois par jour. Elle peut être diminuée à 200 mg deux fois par jour, voire 250 mg une fois par jour en fonction de la tolérance individuelle, en particulier hépatique. ❙❙En cas d’oubli d’une dose, prendre la gélule oubliée à condition que la prise suivante habituelle ait lieu au moins six heures plus tard.

E! Médicament d’exception

H Prescription hospitalière

❙❙L’association avec des inhibiteurs puissants du

cytochrome CYP3A4 (macrolides, antifongiques azolés, jus de pamplemousse…) ainsi qu’avec des inducteurs reconnus de ce même cytochrome (carbamazépine, antituberculeux, millepertuis…) est à éviter. ❙❙Le crizotinib étant lui-même un inducteur enzymatique, l’efficacité des contraceptifs oraux peut être modifiée. Il convient donc d’associer une contraception mécanique jusqu’à 90 jours après l’arrêt du traitement par Xalkori. ❙❙Xalkori est susceptible d’entraîner des troubles visuels importants (vision floue, diplopie…). ❙❙La toxicité au niveau du foie de ce médicament justifie un bilan de la fonction hépatique deux fois par mois au cours des deux premiers mois de traitement, puis une fois par mois si nécessaire.

Spé Prescription initiale hospitalière

Prescription spécialiste

Surveillance particulière

Sortie de la réserve hospitalière

Nouvelle molécule


Produits Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Quoi de neuf en prescription ?

MIKICORT (BUDÉSONIDE) %

65

ENBREF

Stylo Clearclick

EEN

SMR important ASMR niveau 4 (mineure, colite

collagène) / niveau 5 (inexistante, maladie de Crohn) MIKICORT 3 mg, boîte de 50 gélules gastrorésistantes / CIP : 3400935692610 / PPTTC : 55,70 €. Laboratoire MAYOLY SPINDLER.

Anciennement commercialisé sous le nom de Rafton, Mikicort est utilisé dans le traitement d’attaque de la maladie de Crohn et le traitement de la diarrhée chronique liée à la colite collagène. À base de budésonide, Mikicort est un corticoïde possédant un effet anti-inflammatoire puissant. Sa présentation en gélules gastrorésistantes permet de libérer le principe actif au niveau de l’iléon et du côlon ascendant. Mikicort présente donc une action uniquement locale : les effets indésirables retrouvés classiquement avec les corticoïdes systémiques sont très rares.

FORTIMEL PROTEIN % %

60

LE CONSEIL DU PHARMACIEN

❙❙La

posologie recommandée est de 1 gélule trois fois par jour (matin, midi et soir), une demiheure avant le repas avec un grand verre d’eau. ❙❙La durée du traitement d’attaque ne doit pas dépasser huit semaines. ❙❙L’arrêt du traitement doit être progressif : diminuer la posologie à 1 gélule matin et soir pendant une semaine puis 1 gélule le matin pendant une semaine également avant de stopper complètement le traitement. ❙❙À éviter pendant la grossesse.

CLINUTREN ENERGY FIBRE % %

24

60

h

24

h

SR inconnu ASR inconnue

FORTIMEL PROTEIN BANANE, EAN : 8716900561511 FORTIMEL PROTEIN FRAISE, EAN : 8716900561474 FORTIMEL PROTEIN MOKA, EAN : 8716900561498 FORTIMEL PROTEIN VANILLE, EAN : 8716900561450 / Pack de 4 bouteilles de 200 ml / PPTTC : 8,77 € (au 01/11/13) Laboratoire NUTRICIA NUTRITION CLINIQUE.

CLINUTREN ENERGY FIBRE VANILLE, ACL : 7613034213051 ; CLINUTREN ENERGY FIBRE FRUITS DES BOIS, ACL : 7613034212993 ; CLINUTREN ENERGY FIBRE CAFÉ, ACL : 7613034213037 ; CLINUTREN ENERGY FIBRE ABRICOT, ACL : 7613034213686 ; CLINUTREN ENERGY FIBRE CHOCOLAT, ACL : 7613034213662 ; CLINUTREN ENERGY FIBRE NEUTRE, ACL : 7613034213013 / Pack de 4 bouteilles de 200 ml / PPTTC : 8,77 € (au 01/11/13) Laboratoire NESTLÉ CLINICAL NUTRITION.

LE CONSEIL DU PHARMACIEN

❙❙La posologie est de 1 bouteille par jour, à adap-

ter selon les besoins nutritionnels du patient. ❙❙Il est nécessaire de bien s’hydrater. ❙❙La bouteille entamée peut être conservée 24 heures au réfrigérateur. ❙❙Ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans. ❙❙À utiliser seulement sous contrôle médical. %

Médicament orphelin

Remboursement

NR Non remboursable

Actipoche allaitement

❙❙Une méthode efficace et naturelle pour faciliter la vie des jeunes mamans. Utilisé chaud, cet outil permet de stimuler la montée laiteuse, de prévenir et de diminuer le risque d’engorgement. Froid, il soulage immédiatement la douleur. Une solution prête à l’emploi, pratique à utiliser par sa forme travaillée et économique, Actipoche allaitement étant réutilisable. ACTIPOCHE ALLAITEMENT, boîte de 2 coussins / ACL : 3401020525448 / Prix libre. Laboratoire COOPER.

SR inconnu ASR inconnue

La gamme Fortimel s’agrandit avec Fortimel Protein ciblant la dénutrition en cas de maladie. Une bouteille contient 29 grammes de protéines et apporte 480 kcal. Ce produit, ne renfermant ni lactose ni gluten, doit être utilisé en supplémentation d’une alimentation normale.

❙❙Nouveau stylo prérempli pour l’auto-injection de Viraferonpeg. Ce dispositif d’administration est plus maniable et sécurisé que le précédent. Une brochure décrivant précisément les trois étapes de manipulation de Clearclick est disponible sur le site de l’Agence du médicament. D’autre part, une vidéo de démonstration est visualisable sur le site Internet du laboratoire MSD. Clearclick étant à usage unique, pensez à distribuer des collecteurs d’aiguilles à vos patients.

Ce nouveau produit apportant 400 kcal constitue une collation chez les personnes dénutries ayant des troubles du transit (diarrhée, constipation) grâce aux 18 grammes de protéines et aux 5 grammes de fibres qu’il renferme. De plus, Clinutren Energy Fibre est sans gluten. LE CONSEIL DU PHARMACIEN

❙❙La dose recommandée est de 1 à 2 bouteilles

par jour, à adapter si besoin. ❙❙Après ouverture, la bouteille est à mettre au réfrigérateur, à consommer dans les 24 heures. ❙❙Agiter avant emploi. ❙❙Peut être utilisé dès 3 ans.

Mag 2 24 h

❙❙Nouvelle forme galénique pour Mag 2. Cette spécialité se décline désormais aussi sous forme de comprimé bicouche, qui libère en une seule prise quotidienne la dose nécessaire de magnésium et de vitamine B6 de manière progressive. Un plus pour l’observance et la tolérance digestive. À partir de 15 ans. MAG 2 24 h, boîte de 45 comprimés / ACL : 3401540380633 / Prix libre. Laboratoire COOPER.

ASMR L’AMÉLIORATION DU

SERVICE MÉDICAL RENDU (ASMR) correspond au progrès thérapeutique apporté par un médicament par rapport aux traitements existants. L’ASMR, cotée de I, majeure, à IV, mineure. Une ASMR de niveau V signifie « absence de progrès thérapeutique ». Source : HAS

3

EEN Présence d’excipient à effet notoire

ans

Précautions sur la route

Contre-indiqué durant la grossesse

Contre-indiqué durant l’allaitement

À conserver au réfrigérateur

Durée de conservation après ouverture

Novembre 2013 I No 1254 I 55


Pour des aérosols plus faciles à délivrer ! (vu au congrès national de Lyon) PARI BOY® SX / PARI LC SPRINT® SP Traitement des Pathologies Pulmonaires (Asthme, BPCO, mucoviscidose …) Système PNEUMATIQUE (compresseur + valise + nébuliseur avec embout buccal, masque pour enfants < 5 ans) Remboursé par la sécurité sociale

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Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Un générique aux rayons X par Élise Brunet DIFFICULTÉ LIÉE À L’OFFRE FAIBLE. Les comprimés et les suspensions buvables sont référencés par la grande majorité des génériqueurs.

REPORT DE PRESCRIPTION FAIBLE. La céfixime, antibiotique de la même classe fréquemment prescrit, est aussi génériquée.

Substituons !

RISQUE DE « NS » MOYEN Selon les statistiques de l’Assurance maladie, le risque de « NS » est de 4 %, ce qui n’est pas négligeable au regard d’autres molécules.

cefpodoxime

DIFFICULTÉ À SUBSTITUER FAIBLE. Le faible risque de report de prescription sur son concurrent, la céfixime, qui de plus n’est pas toujours disponible, vient contrebalancer une réticence de substitution de cette molécule.

PDM 21,9 %

PDM 21,3 %

PDM 11,7 %

PDM 8,6 % PDM 19,8 %

ARROW

EG

ISOMED

RATIOPHARM

ZYDUS

(non représenté)

(non représenté)

(non représenté)

(non représenté)

(non représenté)

PDM 6 %

PDM 3,5 %

PDM 2,3 %

PDM 1,8 %

PDM 1,7 % PDM : part de marché (génériques)

LA MOLÉCULE

LE MARCHÉ

DCI : cefpodoxime

CONDITIONNEMENT TRIMESTRIEL : NON

PRINCEPS : Orelox

INSCRIPTION RÉPERTOIRE : OUI

Données FSPF/Pharmastat

MARCHÉ TOTAL : 55 millions d’euros CLASSE THÉRAPEUTIQUE : antibiotique de la famille des bêtalactamines et du groupe (princeps + générique, CMA août 2013) des céphalosporines orales de troisième MARGE TOTALE : 40,5 millions d’euros génération. (princeps + générique hors performance, MÊME CLASSE (génériqué / non génériqué) : CMA août 2013) Céfixime (Oroken) ; Céfotiam (Taketiam, Texodil). ROTATION GLOBALE : 46 boîtes par mois (princeps + générique) INDICATIONS : traitement des infections respiratoires hautes et basses dues aux MARGE PAR OFFICINE : germes sensibles à la cefpodoxime. 153,90 euros par mois (princeps + générique hors P4P) ASSOCIATION : NON

L’ANALYSE DU Inutile de dire que vous êtes déjà très impliqués dans la substitution de la cefpodoxime, étant donné que le taux actuel est de 93,9 % ! La marge de progression est donc très faible puisque le seuil intermédiaire fixé par l’Assurance maladie est de 94 %. Il y a donc tout à parier que la grande majorité d’entre vous touchera la prime à la performance pour cette molécule. Et pour ceux qui parmi vous rencontrent plus de difficultés, pas d’inquiétude, le seuil bas n’est que de 69 %. Avec l’hiver et ses pathologies respiratoires qui approchent, il sera profitable de maintenir, voire d’augmenter, la substitution de cette molécule.

LA SORTIE DU MOIS

DCI : latanoprost / timolol PRINCEPS : Xalacom CLASSE THÉRAPEUTIQUE : antiglaucomateux, bêtabloquant + prostaglandine.

Novembre 2013 I No 1254 I 57


Officine Banc d’essai

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Les crèmes pour peau atopique Maladie chronique de la peau qui touche près d’un enfant de moins de 3 ans sur sept, la dermatite atopique nécessite l’application quotidienne d’une crème émolliente adaptée. L’occasion pour le pharmacien d’apporter son expertise aux familles concernées. Anaïs Bellan

L

e nourrisson présente des plaques rouges, une sécheresse cutanée importante et des démangeaisons : il s’agit de dermatite atopique. Chez ces enfants, le film hydrolipidique de l’épiderme est plus fragile, d’où une plus grande sensibilité aux allergènes et à certains facteurs environnementaux (températures hautes ou basses, excès d’hygiène cutanée, frictions…). Les crèmes à conseiller ne doivent pas seulement hydrater mais aussi relipider la peau. La présence d’actifs antiprurigineux est également essentielle pour le confort du nourrisson. Dans ce contexte, le rôle de l’équipe officinale ne s’arrête pas au conseil d’un soin adapté. Le rappel des mesures hygiénodiététiques est indispensable pour optimiser l’efficacité de la crème. Plus précisément, il convient d’éviter les bains trop longs et chauds (> 36 °C) et les savons irritants. L’enfant doit être séché en le tamponnant et habillé de vêtements en coton. Enfin, en cas de poussée sévère ayant des répercussions sur le sommeil du nourrisson, il est indispensable d’orienter vers une consultation médicale. La prescription temporaire d’un dermocorticoïde et/ou d’un antihistaminique complétera alors l’usage quotidien d’une crème émolliente. Celle-ci reste le pilier central du traitement chronique de la dermatite atopique. Elle doit être appliquée sans modération, contrairement aux crèmes à base de cortisone. À vous de faire passer le message. ❙

58 I No 1254 I Novembre 2013

STELATOPIA BAUME RELIPIDANT (Expanscience) Tube de 200 ml / ACL : 3504105022464 / PMC : 13,81 €. Principes actifs : glycérine, vaseline, cire de carnauba, huile de graines de tournesol, extrait de graines de prunier, cire de candelilla, céramide 3, phytosphingosine. À savoir : convient pour le visage et le corps. ON AIME La texture crémeuse qui ne colle pas, le fort pouvoir hydratant lié à l’association de six actifs (dont quatre sont d’origine végétale), la présence de céramide 3 et de phytosphingosine qui restaurent le film hydrolipidique cutané et protègent la peau de la déshydratation, ainsi que l’emballage carton issu de forêts gérées durablement. ON REGRETTE L’odeur des corps gras, discrète mais présente, et la trop grande quantité d’informations sur le packaging.

BÉBÉBIAFINE BAUME HYDRATANT PROTECTEUR (Johnson&Johnson) Tube de 100 ml / ACL : 3574660653533 / PMC : 7,41 €. Principes actifs : glycérine, glycérides de coco, huile de graines de tournesol, vitamine E. À savoir : convient pour le visage et le corps. ON AIME La texture crémeuse qui ne colle pas, le parfum et le packaging aux couleurs pastel qui place le produit entre la dermatologie et la cosmétologie. ON REGRETTE Le faible pouvoir réparateur et apaisant du produit, la présence de phénoxyéthanol, conservateur remis en cause au même titre que les parabènes (d’autant plus regrettable que le laboratoire vante sur l’emballage une « charte de formulation spécifique […] sans parabènes, sans phtalates ») et le petit format, peu économique au regard d’un usage quotidien pour le corps et le visage.

ABCDERM ATO+ BAUME ÉMOLLIENT NUTRI-PROTECTEUR (Bioderma) Tube de 200 ml / ACL : 3401397076468 / PMC : 11,20 €. Principes actifs : huile de paraffine, glycérine, cire synthétique, vitamine B5, huile de graines de jojoba. À savoir : convient pour le corps mais peu recommandé pour le visage (produit très gras). ON AIME Le tube transparent qui permet de visualiser la quantité

restante de crème, les actions réparatrice et apaisante de la vitamine B5 sur la peau, et le petit prix du produit. ON REGRETTE La texture pâteuse qui pénètre difficilement ainsi que la mise en avant d’une sécurité dermatologique en dépit de l’usage d’émulsifiants controversés (PEG-100, myreth-3 myristate, steareth-21).


Banc d’essai Officine

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

du nourrisson

Les leaders du marché EXCIPIAL KIDS LOTION APAISANTE (Spirig) Tube de 150 ml / ACL : 3401399501401 / PMC : 10,73 €. Principes actifs : glycérine, dicaprylyl carbonate et cetearyl isononaoate (émollients), vitamine B5, acide hydroxyphényl propamidobenzoïque (substance active synthétique de l’avoine dotée d’une action antiprurigineuse). À savoir : convient pour le visage et le corps. Existe en formule crème, plus adaptée pour le visage.

© MIGUEL MEDINA

ON AIME La texture fluide qui ne colle pas, l’odeur neutre, la présence de vitamine B5 qui assure un pouvoir réparateur et apaisant, et l’absence d’ingrédients controversés dans la formule. ON REGRETTE Le packaging qui fait peu référence à l’univers du bébé en dehors du terme « kids ».

TRIXÉRA+ BAUME ÉMOLLIENT (Avène) Tube de 200 ml / ACL : 3282779179669 / PMC : 14 €. Principes actifs : huile de paraffine, glycérine, huile d’onagre, extrait lipidique de soja, glycocolle (ou glycine). À savoir : convient pour le visage et le corps. Existe au format économique de 400 ml, disponible en flaconpompe.

LIPIKAR BAUME AP (La Roche-Posay) Tube de 200 ml / ACL : 3337872411762 / PMC : 13,66 €. Principes actifs : beurre de karité, glycérine, vitamine PP, huile de paraffine, huile de canola. À savoir : convient pour le visage et le corps. Existe au format économique de 400 ml, disponible en flacon-pompe. ON AIME La texture fondante qui ne colle pas, la formule riche en beurre de karité

qui répare efficacement la peau, l’action apaisante de la vitamine PP, le tube allégé en plastique. ON REGRETTE L’usage du phénoxyéthanol comme conservateur, la forte densité des informations disponibles sur l’emballage et l’ouverture peu pratique du tube (capuchon aplati).

ON AIME La texture fondante dont l’absorption est relativement rapide, l’action hydratante et réparatrice des actifs végétaux, associée aux propriétés apaisantes du glycocolle, et la lisibilité des informations disponibles sur l’emballage. ON REGRETTE L’odeur des corps gras et la présence dans la formule de butylhydroxytoluène (BHT) et de phénoxyéthanol, conservateurs controversés.

NOTABENE PMC = prix moyen constaté

JOHSON&JOHNSON (Bébébiafine)

SPIRIG (Excipial Kids)

(+ 298,48 %)

(+ 501,29 %)

2,38 %

0,17 %

AUTRES

5,56 %

(+ 2,92 %)

A-DERMA (Primalba)

3,07 %

(– 19,98 %) KLORANE (Klorane bébé)

8,35 %

(+ 30,07 %)

BIODERMA (ABCDerm)

9,64 %

EXPANSCIENCE (Mustela)

(+ 30,03 %)

57,30 %

AVÈNE (Pédiatril)

(+ 21,78 %)

13,53 %

(– 2,42 %)

Source : FSPF-Pharmastat.

xx % Part de marché en chiffre d’affaires (cumul mobile annuel) en 2012. – xx % + xx % Évolution des CA entre 2011 et 2012.

Affichant près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires (CA) en 2012, le marché des crèmes hydratantes pour bébé se porte bien. Son CA a enregistré une progression de 18,19 % entre 2011 et 2012. Dans le top 5, seuls les laboratoires Expanscience, Johnson&Johnson et Bioderma proposent des produits destinés aux peaux atopiques du nourrisson. Ces crèmes spécifiques, bien que confidentielles – Stélatopia représentait 12,71 % des ventes de la gamme Mustela en 2012 –, bénéficient d’une bonne dynamique. Entre 2011 et 2012, les ventes de Stélatopia ont ainsi augmenté de pratiquement 50 % et celles d’ABCDerm Ato+ de 33,80 %. Le baume Bébébiafine a, lui, réussi son entrée sur le marché en quadruplant ses ventes sur la même période. Le laboratoire Klorane se taille une belle part du gâteau avec 8,35 % des parts de marché (PDM) en CA en 2012, en progression de 30 % sur un an. La gamme Klorane Bébé n’est cependant pas indiquée pour les peaux atopiques, tout comme les produits Pédiatril et Primalba, commercialisés respectivement par Avène et A-Derma. Ces derniers ont d’ailleurs enregistré des évolutions négatives de leur CA entre 2011 et 2012. TriXéra+ – que le laboratoire souhaite à terme remplacer par XeraCalm – et Exomega, respectivement premier et cinquième acteurs sur le marché des crèmes pour peaux atopiques, s’adressent à toutes les tranches d’âge. De la même, La Roche-Posay propose Lipikar Baume AP pour toute la famille et s’empare de la deuxième place avec un CA de près de 7 millions d’euros en 2012. Novembre 2013 I No 1254 I 59


Officine Aperçu

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

Des livres, des sites Internet…

L’officiel du médicament Censée devenir « le seul référentiel exhaustif public », selon les termes du ministère de la Santé, la base de données sur le médicament a été mise en ligne le 1er octobre. Accessible gratuitement et librement sur Medicaments.gouv.fr, elle permet de rechercher un produit par son nom de marque ou sa DCI, puis d’accéder à une fiche d’information synthétisant l’essentiel, du prix au taux de remboursement en passant par le SMR. Cette base sera mise à jour tous les mois en attendant d’offrir d’autres fonctionnalités. ❙

Promenons-nous dans les bois… Grâce à cet ouvrage écrit par deux spécialistes dont un pharmacien, vous serez capables d’identifier toutes les espèces végétales à fruits charnus de France métropolitaine ! Son organisation selon le port des espèces (herbacée, sous-arbrisseau, arbrisseau, espèce lianescente, arbuste et arbre) et la couleur du fruit permet de rapidement retrouver chaque plante. Ses quelque 400 photographies couleur de bonne qualité associent le fruit, la plante et un détail de la fleur ou du feuillage. En outre, des pictogrammes indiquent en un coup d'œil si la plante est comestible ou toxique. Riche et bien documenté, que demander de plus ? ❙ Baies et fruits sauvages de France métropolitaine, Alain et Marie-Jeanne Génevé, Éditions du Rouergue, 224 p., 28 €

Le dernier cru des Recos Vidal

L

a 5e édition de Vidal Recos vient de paraître. Elle comprend 240 arbres décisionnels et 175 recommandations qui toutes ont été révisées sur la base des dernières publications françaises et internationales. Les dix nouvelles Recos de cette édition 2014 concernent des classes thérapeutiques (anesthésie, antibiotiques, antiviraux, biomédicaments immunorégulateurs, immunoglobulines) ou des pathologies et situations de prescription (hémophilie, insuffisance veineuse chronique, lymphome non hodgki-

nien de l’adulte, mélanome cutané, phénomène de Raynaud, prophylaxie en chirurgie de la thrombose veineuse profonde). Elles sont complétées par les listes exhaustives des médicaments « prescriptibles » dans le contexte de la pathologie, et classés selon qu’ils sont « recommandés » ou « non recommandés  ». Un ouvrage de référence incontournable qui se révélera souvent précieux au comptoir. ❙ Vidal Recos 2014, 5e édition, sous la direction du Pr Charles Caulin, 2 200 p., 39,90 €.

L’IVG selon le gouvernement Pour couper l’herbe sous le pied de sites anti-IVG tels que Ivg.net, le ministère de la Santé a lancé son propre site Ivg.gouv.fr pour regrouper toute l’information validée sur le sujet. Bonne idée, sauf que la présentation du site laisse encore à désirer. À consulter pour la liste mise à jour des adresses utiles ; côté pédagogie et éducation du patient, un site comme Ivginfo.com, bien que développé par Nordic Pharma, sera préférable. ❙ 60 I No 1254 I Novembre 2013

Mieux armés contre la douleur Qu’il s’agisse de douleur aiguë ou chronique, ce guide apporte rapidement des réponses aux questions que vous pouvez vous poser dans la prise en charge de la douleur. Il rappelle l’arsenal thérapeutique : antalgiques mais aussi antiépileptiques ou antidépresseurs à visée antalgique, voire co-analgésiques. Il aborde également les particularités liées au terrain du malade (cancer, sujets âgés, insuffisants rénaux, enfants, toxicomanes…) ainsi que les associations à privilégier ou à déconseiller. Ses tableaux synthétiques facilitent sa consultation fréquente. Complet et actualisé, il vous deviendra vite indispensable ! ❙ Guide pratique. Antalgiques au quotidien, I. Azaïs, J. Cheminet, J. Faucher-Grassin et S. Valero, 134 p., 24 €.


THÈMES 2013 pris en charge par le FIF-PL

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par professionnel pour les formations prioritaires, (prise en charge au coût réel plafonnée à 250 € par EPU mais correspondant à une journée de formation sur le quota annuel pour les formations EPU citées ci-dessous). Prise en charge au coût réel plafonnée à 150 € par jour et limitée à 300 € par an et par professionnel pour les formations non prioritaires, en déduction du forfait de prise en charge des formations prioritaires.

Seules les formations soumises à la Commission professionnelle des pharmaciens peuvent faire l’objet d’une prise en charge.

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Toute formation liée à la pratique professionnelle DIPLÔMES UNIVERSITAIRES

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LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE LIÉE À L’ACTE FORMATIONS NON PRIORITAIRES

THÉRAPEUTIQUE À L’OFFICINE

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Toute formation relative à l’exercice professionnel Attention, la liste ci-dessous est non exhaustive

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et Internet (hormis les formations sur site et pro-logiciels) • Le pharmacien face aux risques ATTENTION ! Sont éligibles les formations d’une durée minimale de 6 h sur une journée ou cycle de 6 h par module successif de 2 h minimum. Sont également éligibles les formations d’une durée minimale de 4 h correspondant à une prise en charge d’une demi-journée.

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PRISE EN CHARGE DU PATIENT

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CULTURE

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

en partenariat avec

DES  LIVRES

www.zone-litteraire.com

Mumbai explose les genres

DR

Le chaos de la capitale commerciale de l’Inde aux 18 millions d’habitants génère une littérature à son image : violente et baroque. Analyse et sélection de deux spécimens issus de cette jungle urbaine.

O

ubliez Bollywood, ses comédies musicales gnangnan, les saris chatoyants et les histoires d’amour impossibles sur fond d’al­pages suisses. Il y a bien plus intéressant au cœur de Bombay, à commencer par sa

langue : en effet, la ville a la taille critique suffisante pour générer son propre langage, le bambaya, un mélange de marathi, d’anglais et d’hindi. Si vous voulez vous familiariser avec cette ville superlative, deux solutions : y aller ou compulser

Bombay Maximum City (Buchet/Chastel, 2009) de Suketu Mehta. Ce journaliste d’origine indienne implanté aux États-Unis y décrit sur près de 800 pages son retour au pays, sur fond de guerre des gangs, de prostitution et de drogues. Et dresse un portrait insoupçonné de la ville, bien loin des images d’Épinal. Un exemple : les hijras, ce troisième sexe – tantôt eunuques, tantôt travestis – dont la communauté tient le marché lucratif de la prostitution. Métamor-

phosée en à peine quelques années au point d’accueillir maintenant les sièges sociaux de Jaguar et Land Rover, propriété du groupe Tata, la ville produit une littérature surpuissante. Chez ces émigrés indiens comme Vikram Chandra ou Jeet Thayil, généralement partis aux États-Unis, le mélange de sordide et de grâce, de sacré et de profane, produit un résultat détonant. Nul besoin d’imagination quand la réalité dépasse la fiction. ❙

Narcopratiquant

Gangs of Bombay

Avec les drogués, c’est pile ou face : le désert intellectuel ou l’ouverture des portes de la perception, chères à Aldous Huxley. Avec Jeet Thayil, on tape plutôt dans la deuxième catégorie. Ce premier roman halluciné emmène le lecteur dans l’intimité d’une fumerie d’opium des années 1970 aux années 2000 en compagnie d’une hijras (voir ci-dessus) prénommée Fossette. Évidemment décousu parce que très haut perché, le roman dessine tout de même en creux le portrait d’un personnage plus fascinant que tous les autres : Bombay. ❙

Après Bombay côté drogue, voici Bombay côté armes. Dans ce polar ultra-informé de 1 037 pages (en première édition) qui a demandé huit ans d’enquête à l’auteur, on suit les pas d’un petit flic de quartier qui prend dans ses filets un poisson beaucoup plus gros que lui : Ganesh Gaitonde, roi de la pègre, qu’il retrouve « suicidé » dans son bunker. L'enquête sera naturellement prétexte à une visite presque exhaustive de la ville, entre exploration des bas-fonds et montée dans les gratte-ciels. ❙

Narcopolis, Jeet Thayil, traduit par Bernard Turle, Éditions de l’Olivier, 298 p., 22 €.

62 I No 1254 I Novembre 2013

Le Seigneur de Bombay, Vikram Chandra, traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj, Robert Laffont, 1 037 p., 24 €.

AGENDA MUSIQUE

❙❙ Ayo, Ticket to the World. En tournée : le 23 novembre à Nancy, le 25 à Lyon, le 26 à Toulouse, le 27 à Bordeaux, le 29 à Nîmes… ❙❙ Simple Minds. Le 24 novembre à Paris (Zénith). ❙❙ Nolwenn Leroy, Ô tour de l’eau. En tournée : les 27 et 28 novembre à Paris, le 30 à Dijon, le 1er décembre à Besançon, le 13 à Rennes, le 18 à Lyon, le 20 à Marseille… ❙❙ Milow. En tournée : le 28 novembre à La Roche-sur-Yon, le 29 à Hérouville-Saint-Clair, le 30 à Callac, les 4 et 5 décembre à Paris, le 7 à Lyon. ❙❙ Édith, Marilyn, Simone et Montand. Jusqu’au 28 décembre à Paris (Théâtre du Gymnase). ❙❙ Spin Doctors. Le 24 février 2014 à Paris (New Morning).

SPECTACLES

❙❙ 50 et des nuances ! En tournée : jusqu’au 10 novembre à Paris, le 5 février au Mans, le 6 à Caen, le 7 à Amiens, le 8 à Lille, le 28 à Nantes… ❙❙ Le Grand Noël du Puy-du-Fou. Du 30 novembre au 23 décembre au Puy-du-Fou. ❙❙ Sexe pour les nuls. Jusqu’au 14 décembre à Toulouse (Café-Théâtre Les Minimes). ❙❙ Écoute-moi quand je te mens ! Jusqu’au 18 décembre à Nantes (Théâtre Jeanne). ❙❙ Une heure de tranquillité. Jusqu’au 31 décembre à Paris (Théâtre Antoine). ❙❙ Alice au pays des merveilles. Théâtre pour enfants. Jusqu’au 3 janvier à Paris (Théâtre SaintGeorges). ❙❙ Cher trésor. En tournée : jusqu’au 5 janvier 2014 à Paris, le 24 à Calais, le 30 à Yutz, le 31 à Saint-Avold…

EXPOS

❙❙ Rodin, la lumière de l’antique. Du 19 novembre au 16 février 2014 au musée Rodin (Paris). ❙❙ La Fontaine & Fragonard : contes et dessins. Jusqu’au 31 décembre au musée Fragonard (Grasse). ❙❙ Georges-Antoine Rochegrosse, les fastes de la décadence. Jusqu’au 5 janvier 2014 au musée Anne-de-Beaujeu (Moulins). ❙❙ Allegro Barbaro. Béla Bartók et la modernité hongroise, 1905-1920. Jusqu’au 5 janvier 2014 au Musée d’Orsay (Paris). ❙❙ Corot. Dans la lumière du Nord. Jusqu’au 6 janvier 2014 au musée de la Chartreuse (Douai). ❙❙ Dans la ligne de mire. Jusqu’au 2 mars 2014 au musée des Arts décoratifs (Paris). ❙❙ Mythologies de Paul Dardé. Jusqu’au 30 mars au musée de Lodève.


CULTURE

Le PHaRMaCIeN DEFRANCE

SUPERFLU ! CONTRE  CULTURE

Les deux héros de la série Breaking Bad.

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La meth superstar

Poignet artificiel

taire et de quelques éprouvettes, peut produire en masse de la meth. Dans la série télévisée, le héros, Heisenberg, se jette dans la production de stupéfiants pour mettre sa famille à l’abri financièrement parce qu’il se sait atteint d’un cancer des poumons. Chimie du pauvre En réalité, la méthamphétamine est produite à la va-vite dans des labos clandestins grâce à des procédés et des ingrédients simples, facilement trouvables en grande surface ou en magasins de bricolage : nitrate d’ammonium (un engrais), soude, divers solvants, sel de table, eau distillée… et, bien sûr, de la pseudoéphédrine. La méthode dite du « shake & bake » – littéralement «  secouer et cuire » – permet d’obtenir très

rapidement et à peu de frais des cristaux de méthamphétamine. Devant les ravages causés par cette drogue de pharmacie, pourquoi ne pas en avoir restreint l’accès en la limitant à la prescription médicale ? C’est le cas en Oregon depuis 2006, mais il semble bien que les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique n’aient pas laissé l’épidémie de relistage se répandre… Voilà de la matière pour une autre série. Laurent Simon

NOTABENE Les perfectionnistes consulteront les nombreux ouvrages disponibles sur Internet (en anglais) : Large-Scale Methamphetamine Manufacture par Louis Freeh sur Erowid.com ou Secrets of Methamphetamine Manufacture par Uncle Fester sur Thepiratebay.sx.

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Q

uel lien peut-il exister entre un médicament contre le rhume et des trafiquants de drogue ? Réponse : la pseudoéphédrine. Cette molécule très commune en OTC (Actifed, Dolirhume, Humex…) est utilisée comme précurseur de la fabrication de méthamphétamine, une drogue peu chère aux effets dévastateurs sur leur consommateur. La série américaine Breaking Bad, dont le dernier épisode a été diffusé en France fin septembre, a largement contribué à vulgariser les conditions du commerce et de la fabrication de crystal, d’ice ou de Yaabaa, ses noms d’usage. Le succès de la série – et de la drogue en question – repose sur une idée simple : n’importe qui, armé d’un manuel de chimie élémen-

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Le succès international de la série Breaking Bad a mis sur le devant de la scène cette drogue, synthétisée à partir de médicaments contre le rhume.

Quelle peut bien être la fonction de ce mystérieux objet au prix proprement astronomique (18 000 dollars sur Hammacher.com) et qui recèle une montre sous sa bulle de cristal soufflé ? Un coffret antivol ? Non. On vous le dit, car vous ne devinerez jamais : ce mécanisme sophistiqué sert à… remonter les montres automatiques que leur fortuné propriétaire n’aurait pas le temps de porter au poignet. Reste à économiser pour se payer une montre.

Poisson pilote C’est la deuxième colle du mois : à quoi peut bien servir cet accessoire qui ressemble diablement à une montre à quartz ? Un Tamagotchi ? Non. Il s’agit tout simplement d’un sonar à poissons dont l’écran de contrôle se porte élégamment au poignet lors de parties de pêche entre gentlemen. De quoi épater vos amis sur vos talents de pêcheur… en toute discrétion bien sûr. Toujours sur Hammacher.com au prix modique de 149,95 dollars.

NOTRE SÉLECTION DVD Le Passé

Effets secondaires

De Asghar Farhadi. Avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa.

De Steven Soderbergh. Avec Rooney Mara, Jude Law, Catherine Zeta-Jones.

Le film, qui valut à Bérénice Bejo le prix d’interprétation féminine à Cannes cette année, est aussi la nouvelle réalisation de l’auteur du très remarqué Une séparation. Asghar Farhadi quitte cette fois l’Iran pour raconter les difficultés d’une famille recomposée. Délicat et violent à la fois, trop bavard pour certains, il parvient en tout cas à instiller un suspense gênant et, surtout, beaucoup de vérité.

Rien à faire : Steven Soderbergh maîtrise la réalisation. Si Effets secondaires n’est certes pas son plus grand film, il reste très efficace. Ce thriller pharmaceutique – un nouvel antidépresseur est suspecté d’effets secondaires dramatiques – réunit de très bons acteurs et pose la question de la responsabilité du prescripteur comme de l’industrie. Mais rassuronsnous : ce n’est que pure fiction !

et aussi… Des gens qui s’embrassent

De Danièle Thompson. Avec Éric Elmosnino, Kad Merad, Lou de Laâge.

Infiltré

De Ric Roman Waugh. Avec Dwayne Johnson, Susan Sarandon, Barry Pepper.

Only God Forgives

De Nicolas Winding Refn. Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Tom Burke.

Star Trek Into Darkness De J.J. Abrams. Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Saldana.

5 caméras brisées

Documentaire d’Emad Burnat et Guy Davidi.

Les Gamins D’Anthony Marciano. Avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain.

Un jeune homme en passe d’épouser sa belle remet tout en question en rencontrant son futur beau-père, quinqua en crise. Cette sympathique comédie existentielle, principalement portée par le couple de « gamins » donc, vaut par son rythme et ses quelques scènes potaches. C’est souvent drôle, rarement surprenant. Sandrine Kiberlain y est en tout cas hilarante, comme d’autres excellents seconds rôles.

Novembre 2013 I No 1254 I 63


JEUX DE MOTS

par l’association À la croisée des mots

Dégrippasses

Un copain

Coloration à l’iode

Diminuent la note

Peau dure

Scanne les corps

Pas vif à la montée

L’argent

Explication de texte

Mise au jour

Pomper

On y vend la crème solaire

Dirigées

Elle est innocente Issu En tête

Le fer

Négoce très prometteur

Il a marché sur la Lune

Jamais, mais c’est vieux

C’est lui

Donne la fièvre

Solitaires à éviter

Ils font bon accueil

Marx brother ?

Rendra costaud

Fut à l’agonie

Réalisée au pif

Emplissent la pharmacie

Plante médicinale

Béant

Se dit de l’asthme

Empereur

Il aime la gadoue

Durée d’un exercice Paresseux

Parcouru

Reste en orbite

Leur addition est salée

Filon de vieux Fils d’Abraham À lui

Le meilleur dans l’aspirine

Fleuve à Saint-Omer Sein du sein

Secours populaire

Offrit un siège

Pouffe

Service qu’il vaut mieux éviter

Flash-back

Ordonnance

Trouver une anagramme de chaque mot à l’aide d’une définition pour découvrir dans la colonne grisée le mot qui répond à la définition : Vedette de la bobologie. GARDEES

Des balles qu’on aime sucer

FIBULES

Saute en courant fort

SPECULA

Recherché par le placomusophile

AMOLLIT

Se mouille dans l’effort

GERBONS

Dans Les Confessions, les rois d’un royaume

INTUBER

Place offerte dans Le Monde

GLANAGE

Il faut parfois le déchiffrer

POINTES

Auto stoppeurs

Solutions disponibles sur www.lepharmacien.fr le 15 novembre.

64 I No 1254 I Novembre 2013


merci

aux pharmaciens

venus participer au 66e congrès

ainsi qu’à

nos partenaires

pour leurs contributions à cette manifestation

ABm ABocA - m3G AlAntiKA Alere AlliAdis AlliAnce heAlthcAre Alteor AmPli mUtUelle ArroW GeneriqUes ActAvis Bien-être et sAnté BioGArAn Boiron cedAGe cerP france cerP rhin rhone méditerrAnée chAnnels codeX

demAPhArm eUrAf eXPAnscience eZY WrAP fif-Pl GroUPe Phr GtP hArtmAnn sA hPi ifmo isiPhArm leo KrKA lAB leem lifescAn mAcsf medissimo meditech mtrl

mYlAn nAtUre effiscience net PlUs nUterGiA nUtriciA oBserviA ocP répartition omeGA PhArmA oniris oPUs osPhAreA PAri (Pulmomed) PArm concePt PelimeX PhArmAGest PhArmetUdes PhoeniX PhArmA PlUs PhArmAcie

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Une gamme complète de lecteurs de glycémie Particulièrement adapté aux patients diabétiques de Type 2 sous insulinothérapie conventionnelle ou en passe de l’être(1)

Particulièrement adapté aux patients diabétiques sous insulinothérapie intensive

Fonctionne avec les bandelettes OneTouch® Verio®

(1) Étude réalisée par une agence de recherche indépendante en mars 2010 pour LifeScan. Enquête en ligne réalisée sur un échantillon randomisé de 150 infirmières spécialisées en diabétologie ayant recommandé ou présenté le système d’AutoSurveillance Glycémique OneTouch® Vita® à leurs patients dans les 6 derniers mois en France (50 infirmières), en Allemagne (50 infirmières) et au Royaume-Uni (50 infirmières). 91 % d’entre-elles sont d’accord sur le fait que OneTouch® Vita® est utile pour les patients diabétiques de Type 2 sous insuline ou débutant une insulinothérapie. Données sur fichier.

01/2013 Dispositif d’AutoSurveillance Glycémique (ASG) destiné aux personnes atteintes de diabète. DM-DIV Liste B. Organisme notifié : DEKRA. Lire attentivement la notice. L’ASG ne doit pas être une mesure automatiquement généralisée à l’ensemble des personnes atteintes de diabète; ni une mesure passive, n’entraînant pas de conséquence thérapeutique immédiate. Ces dispositifs sont remboursés au titre de la LPP dans les limites suivantes : - Lecteur (Adulte : 1 par 4 ans. Enfant : 2 par 4 ans) - Autopiqueur (Adulte : 1 par an. Enfant : 2 par an) - Bandelettes (200 par an pour DT2 non insulinodépendant) LifeScan Europe, division de Cilag GmbH International (Zug - Suisse) Réf : 1301LFSTR028 LifeScan, LifeScan Logo, OneTouch® et OneTouch® Verio®IQ sont des marques déposées de LifeScan Inc. © 2012 LifeScan Europe, Division of Cilag GmbH International AW 099-110A. LifeScan France, division d’Ortho-Clinical Diagnostics S.A.S. - 1 Rue Camille Desmoulins - TSA 40007 - 92787 Issy-les-Moulineaux Cedex 09 RCS de Nanterre B330202334.

Pharmacien de France n°1254  

Novembre 2013